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Dictionnaire de philosophie/Morale
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{{DicoPhilo|Morale}}
La morale est un ensemble de règles qui déterminent quelles conduites ou quels propos les hommes doivent tenir ou adopter dans le but de bien faire.
Les questions que l'on se pose à propos de la morale peuvent être réduites à un petit nombre, chacune ayant pour objet une notion morale importante : Pourquoi dois-je suivre certaines règles ? qui pose la question du ''devoir'', ou ''obligation'', moral. Que dois-je faire ? c'est-à-dire quel ''bien'' dois-je viser et comment puis-je le savoir ? Dans quels cas mes actions et mes paroles peuvent-elles être moralement qualifiées, qui pose la question de la ''responsabilité'' et de la ''liberté''. Enfin, la morale est-elle contraire au bien-être ou est-elle une condition, sinon la condition, du ''bonheur''.
Le devoir, le bien, la liberté, la responsabilité et le bonheur sont ainsi des notions fondamentales de la morale.
== Introduction ==
La définition de la morale proposée au début de cet article n'est qu'un point de départ intuitif. Par « intuitif », nous entendons simplement le genre d'idées, que l'on a cependant rassemblées en une seule proposition, dont on peut penser qu'elles viendraient à l'esprit d'un individu du XXI{{ème}} siècle vivant en Occident lorsqu'il tente de comprendre ce qu'il entend par morale. Il y a donc là une part d'arbitraire et de généralisation vague que nous assumons afin de pouvoir commencer quelque part l'analyse de la notion.
Nous commencerons par examiner les idées qui apparaissent dans cette définition de la morale et nous proposerons également un certain nombre de distinctions en vue de comprendre du mieux possible ce qu'il peut y avoir là de spécifique par rapport à d'autres domaines. L'ensemble de ces analyses conduira ou non à une révision de la définition de départ. Nous en reprendrons les résultats dans une section récapitulative, reprise qui pourra servir, sinon de définition, du moins de description plus ou moins fiable.
== Premiers éléments d'analyse ==
=== Règle ===
La notion de règle semble liée intuitivement à celle de morale, sans qu'il soit nécessaire de préciser au préalable la nature de ce lien. Supprimons en effet cette idée de règle ; on supprime du même coup l'idée de prescription, tout semble alors permis et c'est la morale même qui disparaît. L'idée de règle est donc de manière évidente une idée constitutive de la morale, c'est-à-dire que l'on ne peut penser la morale sans la règle.
En quoi consiste cette idée de règle ? Une règle est une formule qui indique ou prescrit ce que l'on doit faire dans tel ou tel cas. Il y a des règles à suivre en logique, mais aussi en art, dans nos relations sociales, dans les sciences en général. Toutes ces règles ne sont pas morales ; les règles de formation d'une proposition logique ne sont pas morales ; leur acquisition et leur mise en œuvre relève d'un savoir technique dont la finalité est la distinction du vrai et du faux. De même, les règles de l'art sont des techniques dont la finalité est le beau, le sublime, et d'autres effets esthétiques. Qu'est-ce qui distingue la règle morale de la technique artistique, du raisonnement, de l'expérience scientifique ?
La règle morale suppose connaissance et conscience d'un sujet ; conscience et sentiment d'une prescription, ce que l'on appelle une obligation morale ; une détermination de la volonté ; une fin à atteindre.
=== Conduites ===
=== Bien ===
== Distinguer la morale du droit ==
La morale n'est pas le seul ensemble de règles qui nous dit ce que nous devons faire et dire, ou ne pas faire ni dire. Le droit le fait également par le moyen des lois. D'ailleurs, en morale aussi on parle de lois pour désigner les devoirs qui s'imposent à nous. Morale et droit se ressemblent donc beaucoup et il faut voir si on peut les distinguer.
=== Différence par rapport aux sanctions ===
D'abord, le droit sanctionne les comportements et les propos contraires à la loi. Sans ces sanctions, les lois apparaissent sans force, et donc complètement inutiles. En revanche, la morale ne sanctionne pas toujours, et pourtant l'absence de sanction ne signifie pas que nos devoirs soient inutiles ni que la morale soit abolie. Ainsi l'absence de sanction abolit le droit, mais laisse intacte la morale.
=== Différence par rapport aux sentiments ===
La différence entre droit et morale peut également être constatée par la différence des sentiments que nous pouvons avoir ou non à leurs égards. Nous pouvons craindre la sanction de la loi, ou ne pas la craindre. Dans les deux cas, la loi reste valide tant que sa violation est sanctionnée ; peu importe les sentiments des individus, la loi règne tant qu'ils s'y conforment. En revanche, on ne peut parler de morale indépendamment de la manière dont les individus accomplissent leur devoir : obéir par contrainte, par habitude, par plaisir, ne permet pas de dire qu'une action est morale, c'est même tout le contraire, puisque de telles actions ne sont pas morales du tout, et peuvent même être immorales malgré les apparences contraires.
=== Différence par rapport à la finalité ===
Le droit vise à réguler des comportements humains au sein d'une société ; en dehors de ce contexte, les lois ne semblent pas avoir de sens. Il faut en effet que des rapports aux autres soient institutionnalisés pour pouvoir établir un droit qui régule ces rapports. Le but de cette régulation est souvent appelé ''justice''. La morale a en revanche un sens même en l'absence d'autrui : j'ai des devoirs envers moi-même, qui me dictent par exemple de me respecter. Ainsi, en toutes circonstances, dois-je agir non seulement suivant la justice, mais également suivant le ''bien''.
Autrui n'est bien sûr pas absent de la morale, mais cette remarque permet de voir que la morale s'adresse d'abord à des individus dans leurs conduites singulières, par rapport à eux-mêmes et par rapport aux autres, tandis que le droit s'adresse à ces mêmes individus dans leurs conduites réciproques, en laissant souvent de côté bon nombre de relations de l'individu à lui-même.
=== Conclusion ===
Le droit et la morale se distinguent tant par les caractéristiques qui en font des obligations et par la manière dont ces obligations peuvent et doivent être appréhendées, que par leurs finalités. Il s'agit donc bien de deux choses tout à fait différentes.
== Comment sait-on ce qui est bien et mal ? ==
Les distinctions précédentes sont utiles pour bien délimiter le domaine de la morale et identifier ce dont on parle. Toutefois, jusqu'ici, nous nous sommes surtout attachés à élucider une conception intuitive de la morale. Ces élucidations auront peut-être permis au lecteur de se faire une idée plus claire des notions qu'il associe à la morale. Mais, pour en acquérir une connaissance véritablement justifiée, il convient maintenant d'aborder les choses de manière plus fondamentale, et la question qui doit se présenter en premier lieu est celle de notre connaissance même des valeurs morales, car nous avons fait jusqu'à présent comme si cette connaissance allait de soi.
=== Raison et sentiment ===
=== Les différentes sources de la morale ===
D'une manière très générale, il existe deux types de conception des fondements de la morale :
*'''une conception objectiviste''', qui affirme que les lois morales ne dépendent pas de l'homme, mais :
**sont des lois de la nature (philosophie grecque en général);
**sont des commandements divins ;
**sont des lois de la raison, en tant que tout être raisonnable (donc outre l'homme) doit y obéir.
*'''une conception relativiste''', pour laquelle les valeurs morales ont une origine humaine :
**parce qu'elles sont imposées par la société ou par un groupe quelconque ;
**parce qu'il appartient à l'individu en tant que tel de les définir.
Dans la conception objectiviste (ou réaliste), les valeurs morales sont éternelles et universelles, ou, au moins, absolues ; on ne peut donc les changer ni les détruire. Au contraire, dans la seconde conception, les valeurs morales sont variables d'une société, d'un groupe ou d'un individu à l'autre. Cette seconde conception est souvent présentée de manière descriptive, alors que la première est normative. Dans le deuxième, il est difficile de condamner des pratiques qui appartiennent à d'autres sociétés (peine de mort, soumission des femmes, etc.), alors que la morale du premier type prétend s'imposer à tout être raisonnable, dans tous les temps et dans tous les lieux.
== Qu'est-ce que le bien ? ==
=== Morale de la perfection ===
Cette morale définit le bien désirable comme perfection ; cette perfection n'est pas subjective, mais peut se décrire objectivement. Par exemple le [[savoir]], la réussite, etc. Ce bien est conçu comme le fondement du bonheur, mais sans impliquer la satisfaction subjective. Ce bien représente souvent la réalisation optimale de la nature humaine, et se trouve être de ce fait inégalitaire. Il définit en effet une [[hiérarchie]] des perfections à atteindre, hiérarchie d'où découle le mérite des [[individu]]s.<br />
"Toutes les actions de notre âme qui nous acquièrent quelque perfection sont vertueuses, et tout notre contentement ne consiste qu'au témoignage intérieur que nous avons d'avoir quelque perfection." ([[Descartes]], Lettre à Elisabeth).<br />
=== Morale de la vertu ===
Ce type de morale insiste moins sur les règles à suivre en matière de morale, que sur les bonnes habitudes que nous devons prendre pour nous perfectionner et acquérir un bon caractère (dont les traits sont par exemple : générosité, bienveillance, etc.). C'est sans doute la morale philosophique la plus ancienne de notre civilisation. Ainsi, pour Platon, notre perfection consiste en l'acquisition de quatre vertus cardinales: la [[sagesse]], le [[courage]], la [[tempérance]] et la [[justice]]. Pour Aristote, la vertu est une bonne habitude acquise dans le but de réguler les émotions (par exemple, ne pas fuir face au danger), et consiste en un juste milieu qui nous fait éviter les extrêmes qui sont des vices, par exemple : lâcheté <-- courage --> témérité.
La détermination de ce juste milieu (ou médiété) n'est pas une chose facile, et demande un examen de la raison. À ces vertus, les théologiens ajoutèrent la foi, l'espérance et l'amour.
Cette conception de la vertu implique également que l'on évite les mauvaises habitudes, i.e. les vices, telles que la lâcheté, l'injustice et la vanité. Ce genre de morale exige une éducation morale développée dès le plus jeune âge, ce qui rend les adultes responsables de la conduite morale des enfants et du développement de leurs vertus.
Le concept de vertu a joué un grand rôle jusqu'au milieu du XIX{{ème}} siècle, puis déclina face à de nouvelles morales (évolutionnisme, utilitarisme, etc.). Mais, au milieu du XX{{ème}} siècle, cette idée a retrouvé une nouvelle jeunesse avec des philosophes comme [[Anscombe]] et [[MacIntyre]] estimant que les philosophes avaient trop négligé le développement du caractère humain et que la vertu joue un rôle fondamentale dans la vie sociale.
=== Morale du devoir ===
Les morales du devoir fondent le caractère moral de nos actions par le concept d'obligation. Ce type de morale se conçoit indépendamment de toute conséquence qui pourrait résulter de nos actions. Par exemple, selon [[Kant]], on ne doit pas mentir pour éviter un meurtre, car l'obligation de dire la vérité est absolue et ne tolère aucune condition particulière.
Il existe plusieurs théories des devoirs :
*[[Pufendorf]] distingue trois type de devoir :
**devoirs envers Dieu (dévotion interne et externe) ;
**devoirs envers soi-même (devoirs envers l'âme : par exemple développer ses talents, et devoirs envers le corps -ne pas se tuer, ne pas se nuire) ;
**devoirs envers autrui (devoirs absolus : ne pas nuire, etc. et devoirs conditionnels : tenir sa parole, etc.).
*'''théorie des droits''' (par exemple [[Locke]]), dans laquelle :
**les droits sont naturels (par exemple, vivre, être libre, rechercher le bonheur) ;
**ils sont universels ;
**ils sont les mêmes pour tous ;
**ils sont inaliénables.
Il faut souligner que tous droit appelle un devoir.
*'''l'impératif catégorique''' : c'est la théorie [[Kant|kantienne]] de la morale. Kant distingue plusieurs types d'impératifs :
**l'impératif hypothétique nous dit que si nous voulons ceci, nous devons faire telle ou telle chose ;
**l'impératif catégorique nous dit seulement que nous devons faire telle chose, quoique nous voulions ou désirons.
Les théories du devoir n'exposent pas seulement le ou les principes qui rendent morale une action, mais s'efforcent également de résoudre les conflits qui résultent de nos devoirs eux-mêmes.
=== Morales conséquentialistes ===
Dans nos actions, nous prenons souvent en compte les conséquences de nos actes. Ces conséquences peuvent donc être considérées comme des critères possibles de notre comportement, ce qui fait de ce type de morale, un type normatif. Pour une morale de ce genre, une conduite est morale si les conséquences d'un acte sont plutôt bénéfiques que défavorables. L'évaluation de la moralité d'une conduite se fait donc sur la base de ce qui est observable, plutôt que sur l'intention qui a un caractère privé et difficile à appréhender.
Plusieurs types de conséquentialisme peuvent être distingués, selon le critère que l'on choisit pour déterminer ce qui est bénéfique et ce qui est nuisible :
*l'altruisme : les conséquences de l'action favorables à quiconque excepté l'agent déterminent ce qui est bien et ce qui est mal
*l'égoïsme : les conséquences de l'action favorables à l'agent et à lui seul déterminent ce qui est bien et ce qui est mal ;
*l'[[utilitarisme]] : les conséquences de l'action favorables à tous déterminent ce qui est bien et ce qui est mal. [[Bentham]] est l'un des premiers philosophes utilitaristes. Il propose d'une part de considérer les conséquences de nos actions, et, d'autre part, de mesurer le plaisir et la peine qui en résultent, d'où le nom d'[[hédonisme]] utilitariste de cette doctrine.
== Débats contemporains ==
*bioéthique
*l'éthique des affaires
*les droits de l'homme
*la tolérance
== Bibliographie ==
De nombreux classiques sont sur internet. Nous nous efforcerons d'en donner les liens. Les titres en bleu clair dirigent vers les textes disponibles sur [[s:Accueil|Wikisource]].
=== Ouvrages abordables ===
*''[[s:Lettre à Ménécée|Lettre à Ménécée]]'', Épicure
*''[[s:Manuel d’Épictète|Manuel]]'', ''Entretiens'', Épictète
*''[[s:De la vie heureuse|De la vie heureuse]]'', Sénèque
*''Le Fondement de la morale'', Schopenhauer
=== Bibliographie générale ===
*''Phédon'', [[Platon]]
*''Éthique à Nicomaque'', Aristote
*''Les politiques'', Aristote
*''La République'', Cicéron
*''Des Lois'', Cicéron
*''Des biens et des maux'', Cicéron
*''Des devoirs'', Cicéron
*''Contre les moralistes'', Sextus Empiricus
*''Contre le mensonge'', Augustin d'Hippone
*''Traité des passions'', Descartes
*''Lettres à la princesse Élizabeth'', Descartes
*''Traité de morale'', Malebranche
*''Éthique'', Spinoza
*''Essais de théodicée'', Leibniz
*''Essai philosophique concernant l'entendement humain'', Locke
*''Traité de la nature humaine'', Livres II et III, Hume
*''Enquête sur les principes de la morale'', Hume
*''Critique de la raison pratique'', Kant
*''Métaphysique des mœurs'', Kant
*''Déontologie ou science de la morale'', Bentham
*''Fondements de la morale et de la religion'', Maine de Biran
*''Système de l'éthique'', Fichte
*''Principes de la philosophie du droit'', Hegel
*''L'Unique et sa propriété'', Stirner
*''L'Utilitarisme'', Mill
*''Aurore, réflexions sur les préjugés moraux'', [[Nietzsche]]
*''Par-delà bien et mal'', Nietzsche
*''Généalogie de la morale'', Nietzsche
*''Les Bases de la morale évolutionniste'', Spencer
*''Les Deux Sources de la morale et de la religion'', Henri Bergson
*''L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme'', Max Weber
*''Principia Ethica'', Moore
*''Le Formalisme en éthique et l'éthique matérielle des valeurs'', Scheller
*''La Conquête du bonheur'', Bertrand Russell
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Manuel de terminale de philosophie/Langage
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== I. Qu'est-ce que le langage ? ==
Pour comprendre le langage philosophiquement, trois questions doivent nous guider. Le langage est-il un simple outil de communication, ou bien la condition même de la pensée ? Est-il naturel, conventionnel, ou socialement institué ? Libère-t-il la pensée, ou peut-il aussi l'appauvrir, la tromper, voire la confisquer ? Ces axes traverseront chaque section du cours et permettront de relier entre elles les doctrines présentées.
=== La définition du langage ===
==== Ce qu'est le langage ====
Chez l'être humain, le langage désigne la capacité à créer et à utiliser des systèmes de signes articulés, conventionnels et productifs, qui nous permettent de communiquer et de nous exprimer. La question de savoir si d'autres espèces possèdent quelque chose de comparable sera examinée plus loin. Mais attention : le langage n'est pas la même chose qu'une langue, ni qu'une parole. Le linguiste suisse Ferdinand de Saussure a établi une distinction importante entre ces trois notions<ref>Ferdinand de Saussure, ''Cours de linguistique générale'', Paris, Payot, 1916, p. 25-32</ref>. La langue, c'est un système précis comme le français, l'anglais ou le chinois. La parole, c'est la façon dont chaque personne utilise concrètement cette langue au quotidien. Le langage, lui, c'est la faculté générale qui rend tout cela possible<ref>Ferdinand de Saussure, ''Cours de linguistique générale'', Paris, Payot, 1916, p. 25-32</ref>.
Saussure invite donc à penser à trois niveaux : le langage comme capacité universelle de l'espèce humaine, la langue comme institution sociale partagée par une communauté, et la parole comme acte individuel et unique à chaque instant.
==== Les propriétés essentielles du langage humain ====
Le langage humain présente plusieurs caractéristiques qui le rendent original. Premièrement, il repose sur des signes arbitraires et conventionnels. Cela signifie qu'il n'existe pas de lien naturel nécessaire entre le mot et la chose : un arbre s'appelle « arbre » en français, « tree » en anglais ou « Baum » en allemand sans qu'aucun de ces noms ait davantage de droits que les autres. Cet arbitraire, chez Saussure, ne suppose pas qu'une communauté ait un jour explicitement décidé d'un accord : il signifie que le rapport entre signifiant et signifié relève d'une institution sociale héritée et partagée. Concrètement : nous recevons les mots d'une communauté linguistique avant de les utiliser nous-mêmes, et nous n'avons pas le pouvoir d'en changer arbitrairement la valeur.
Deuxièmement, le langage possède une structure grammaticale qui donne un pouvoir créatif considérable : avec un nombre limité de mots, on peut former une infinité de phrases nouvelles<ref>Noam Chomsky, ''Le langage et la pensée'', Paris, Payot, 1970, p. 15-28</ref>. Le linguiste Noam Chomsky a beaucoup insisté sur cette propriété : nous ne répétons pas seulement des phrases apprises, nous produisons constamment de nouveaux énoncés que nous n'avons jamais entendus auparavant<ref>Noam Chomsky, ''Le langage et la pensée'', Paris, Payot, 1970, p. 15-28</ref>.
Enfin, le langage articule plusieurs dimensions complémentaires. La dimension phonétique concerne les sons que nous produisons. La dimension morphologique touche à la formation des mots (comment on construit « refaire » à partir de « faire », par exemple). La dimension syntaxique organise les phrases selon des règles (on ne dit pas « le chien court » de la même façon qu'« court le chien »). La dimension sémantique porte sur le sens des mots et des phrases. Et la dimension pragmatique concerne l'usage du langage en contexte réel : dire « il fait froid ici » peut être une simple constatation ou une façon de demander à quelqu'un de fermer la fenêtre<ref>Catherine Kerbrat-Orecchioni, ''L'énonciation. De la subjectivité dans le langage'', Paris, Armand Colin, 1980, p. 17-30</ref>.
Cette complexité du langage explique pourquoi il est à la fois si naturel pour nous (nous l'apprenons spontanément enfants) et si sophistiqué dans son fonctionnement (il faut des années d'étude pour en comprendre tous les mécanismes).
=== Le langage, ce qui fait l'humanité ===
==== Aristote : parole, raison et cité ====
Depuis l'Antiquité, de nombreux philosophes ont vu dans le langage une caractéristique majeure de l'humanité. Aristote, dans son ouvrage ''la Politique'', affirme que l'homme est par nature un « animal politique » (en grec : ζῷον πολιτικόν, ''zoon politikon'')<ref>Aristote, ''Politique'', I, 2, 1253a, traduction J. Tricot, Paris, Vrin, 1995, p. 27-28</ref>. Pourquoi ? Parce qu'il possède le λόγος (''logos''), un mot grec qui désigne en même temps la parole et la raison<ref>Aristote, ''Politique'', I, 2, 1253a, traduction J. Tricot, Paris, Vrin, 1995, p. 27-28</ref>. Pour Aristote, les animaux peuvent utiliser leur voix pour exprimer la souffrance ou le plaisir. Mais seul le logos humain permet, selon lui, d'exprimer des notions morales comme le juste et l'injuste, le bien et le mal. C'est cette capacité qui rendrait possible la vie en société et l'organisation politique.
==== La vision de Rousseau : langage et liberté ====
Au XVIIIe siècle, Jean-Jacques Rousseau a développé cette idée dans son ''Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes''<ref>Jean-Jacques Rousseau, ''Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes'', 1755, Première partie, Paris, Flammarion, 1992, p. 94-95</ref>. Il distingue le langage de convention, propre aux humains, des simples cris naturels qui servent seulement à exprimer des besoins immédiats<ref>Jean-Jacques Rousseau, ''Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes'', 1755, Première partie, Paris, Flammarion, 1992, p. 94-95</ref>. Pour Rousseau, le langage humain marque un écart avec l'instinct animal : il montre que nous ne sommes pas prisonniers de la nécessité naturelle, mais que notre esprit est libre. Cet écart est rendu possible par ce que Rousseau appelle la « perfectibilité » : à la différence des animaux, l'homme n'est pas fixé par son instinct ; il peut apprendre, se transformer et se déprendre de ses déterminations naturelles. Le langage et la perfectibilité vont donc de pair, car parler suppose la capacité d'inventer, de transmettre et de modifier ce qui se dit d'une génération à l'autre.
==== Communications animales et spécificité du langage humain ====
Le langage est-il vraiment le propre de l'homme ? Les sciences contemporaines apportent à cette question une réponse nuancée. Le langage humain présente plusieurs caractéristiques qui le distinguent, mais il s'inscrit dans une continuité partielle avec d'autres systèmes de communication animale. La spécificité humaine n'est pas une coupure absolue : elle tient à une combinaison de propriétés que l'on retrouve, séparément, ailleurs dans le vivant.
===== Les communications animales =====
De nombreuses espèces communiquent de manière organisée. Les grands singes peuvent apprendre à utiliser des symboles arbitraires : le bonobo Kanzi, étudié par Sue Savage-Rumbaugh, a appris à communiquer au moyen de lexigrammes (symboles abstraits sur un clavier) et comprend certains énoncés en anglais parlé. Les chercheurs estiment qu'il en reconnaît et en utilise environ trois cents<ref>Sue Savage-Rumbaugh et Roger Lewin, ''Kanzi : the Ape at the Brink of the Human Mind'', New York, Wiley, 1994, p. 158-178</ref>. Il faut donc se garder de confondre langue des signes utilisée par certains chimpanzés (comme Washoe) et l'usage des lexigrammes propre aux bonobos.
Les baleines à bosse produisent des chants longs et organisés selon une structure hiérarchique : des unités sonores forment des phrases, qui se regroupent en thèmes<ref>Roger S. Payne et Scott McVay, « Songs of Humpback Whales », ''Science'', vol. 173, n° 3997, 1971, p. 585-597</ref>. Les abeilles, étudiées par Karl von Frisch (prix Nobel de physiologie en 1973), transmettent par leur danse l'emplacement d'une source de nourriture : l'angle de la danse indique la direction par rapport au soleil, sa durée la distance<ref>Karl von Frisch, ''Vie et mœurs des abeilles'', traduction A. Dalcq, Paris, Albin Michel, 1955, p. 82-114</ref>. Les singes vervets émettent des cris d'alarme distincts selon le type de prédateur (léopard, aigle, serpent), et leurs congénères réagissent différemment à chaque cri<ref>Robert M. Seyfarth, Dorothy L. Cheney et Peter Marler, « Monkey Responses to Three Different Alarm Calls », ''Science'', vol. 210, n° 4471, 1980, p. 801-803</ref>.
Des recherches récentes ont identifié dans certaines communications animales des formes de combinaison structurée. Une étude publiée en 2023 a ainsi montré, chez les chimpanzés sauvages, des combinaisons d'appels suggérant une forme de traitement compositionnel<ref>Maël Leroux et al., « Call combinations and compositional processing in wild chimpanzees », ''Nature Communications'', vol. 14, 2023, article 2225</ref>. Chez les singes de Campbell, certains appels se concatènent en séquences corrélées à des contextes spécifiques<ref>Karim Ouattara, Alban Lemasson et Klaus Zuberbühler, « Campbell's monkeys concatenate vocalizations into context-specific call sequences », ''PNAS'', vol. 106, n° 51, 2009, p. 22026-22031</ref>.
===== Ce qui caractérise le langage humain =====
Ces découvertes invitent à formuler avec prudence ce qui distingue le langage humain. Plutôt que de soutenir que les cris animaux ne se décomposent jamais, on dira que les animaux ne possèdent pas, à notre connaissance, une syntaxe productive comparable à celle du langage humain.
La productivité illimitée. Avec un nombre fini de mots et de règles, les locuteurs humains produisent et comprennent une infinité de phrases nouvelles. Vous comprenez la phrase « Le chien violet a mangé un croissant cosmique sur Jupiter » même si vous ne l'avez jamais entendue : le sens vient à la fois des mots et de leur agencement. Cette propriété générative a été particulièrement étudiée par Noam Chomsky depuis les années 1950<ref>Noam Chomsky, ''Structures syntaxiques'', traduction M. Braudeau, Paris, Seuil, 1969 (1957), p. 13-28</ref>.
Le déplacement. Le langage humain permet de parler de ce qui n'est pas là : le passé, l'avenir, des lieux lointains, des situations imaginaires ou hypothétiques. Charles F. Hockett a fait du « déplacement » l'un des traits définitoires du langage humain<ref>Charles F. Hockett, « The Origin of Speech », ''Scientific American'', vol. 203, n° 3, 1960, p. 88-96</ref>. Le déplacement existe sous des formes limitées dans certaines communications animales, comme on l'a vu avec la danse des abeilles, qui désigne une source de nourriture absente du lieu de la danse. Mais le langage humain le généralise : il permet de parler librement du passé, de l'avenir, du possible, du fictif et de l'abstrait, là où les communications animales restent, le plus souvent, indexées sur la situation présente et limitées à un nombre restreint de messages possibles.
L'acquisition d'une langue particulière. Aucun enfant ne naît en parlant français, anglais ou chinois. La langue maternelle s'acquiert dans un milieu social, durant une période sensible de l'enfance. Le cas de Genie, jeune fille américaine retrouvée à treize ans après une privation extrême d'environnement linguistique, étudié à partir de 1970 par la linguiste Susan Curtiss, montre que cette acquisition ne peut être pleinement compensée plus tard<ref>Susan Curtiss, ''Genie : A Psycholinguistic Study of a Modern-Day "Wild Child"'', New York, Academic Press, 1977, p. 9-39</ref>.
Il faut toutefois distinguer deux niveaux. La langue particulière (français, japonais, swahili) s'acquiert dans une communauté donnée. Mais la capacité d'acquérir une langue, elle, suppose des dispositions biologiques et cognitives propres à l'espèce humaine. C'est précisément ce que défend la thèse chomskyenne de la « grammaire universelle ». La formule « tout s'apprend » serait donc trop rapide : ce qui s'apprend, c'est telle ou telle langue ; ce qui rend cet apprentissage possible relève d'une faculté que partagent tous les enfants humains.
===== Bases biologiques du langage =====
Sur le plan génétique, le gène FOXP2 a souvent été présenté, à tort, comme un « gène du langage ». Sa découverte est plus modeste. En 2001, des chercheurs ont identifié dans la famille KE, dont plusieurs membres souffrent d'un trouble sévère de la parole et du langage, une mutation de ce gène<ref>Cecilia S. L. Lai et al., « A forkhead-domain gene is mutated in a severe speech and language disorder », ''Nature'', vol. 413, 2001, p. 519-523</ref>. En 2002, une étude comparative a suggéré que la version humaine de FOXP2 a connu, depuis la séparation d'avec les chimpanzés, deux changements d'acides aminés qui auraient pu être sélectionnés au cours de l'évolution<ref>Wolfgang Enard et al., « Molecular evolution of FOXP2, a gene involved in speech and language », ''Nature'', vol. 418, 2002, p. 869-872</ref>. FOXP2 est donc un facteur parmi d'autres : il intervient dans le contrôle moteur fin de l'articulation et dans certains aspects du développement du langage, mais il n'explique pas à lui seul la faculté humaine de parler.
Sur le plan cérébral, les travaux de Paul Broca (1861) puis de Carl Wernicke (1874) ont identifié deux régions, dans l'hémisphère gauche pour la majorité des locuteurs, dont les lésions provoquent des troubles spécifiques : l'aire de Broca, liée à la production de la parole, et l'aire de Wernicke, liée à la compréhension. Les recherches en imagerie cérébrale ont depuis nuancé ce schéma classique : le langage mobilise un réseau cortical étendu, et les locuteurs des langues des signes présentent une organisation cérébrale comparable à celle des locuteurs de langues parlées<ref>Laura-Ann Petitto et al., « Speech-like cerebral activity in profoundly deaf people processing signed languages », ''PNAS'', vol. 97, n° 25, 2000, p. 13961-13966</ref>.
===== Bilan =====
Le langage humain n'est ni absolument séparé des communications animales, ni de même nature qu'elles. Il combine plusieurs propriétés : productivité grammaticale, déplacement, articulation entre une faculté biologique et l'acquisition d'une langue particulière. Steven Pinker propose à ce sujet l'idée d'un « instinct du langage » : une disposition cognitive propre à l'espèce, qui s'inscrit néanmoins dans l'histoire évolutive du vivant<ref>Steven Pinker, ''L'Instinct du langage'', traduction M.-F. Desjeux, Paris, Odile Jacob, 1999 (1994), p. 17-43</ref>.
== II. Les grandes conceptions philosophiques du langage ==
=== Le structuralisme linguistique : Saussure et la théorie du signe ===
Ferdinand de Saussure inaugure la linguistique moderne en définissant la langue comme un système de signes. Pour lui, le signe linguistique unit un signifiant (l'image acoustique, le son) et un signifié (le concept, l'idée)<ref>Ferdinand de Saussure, ''Cours de linguistique générale'', op. cit., p. 97-103</ref>. Cette union est arbitraire : il n'existe aucun lien naturel entre le mot « chien » et l'animal qu'il désigne.
Plus profondément, Saussure montre que dans la langue, il n'y a que des différences. Un mot ne tire pas sa valeur de son rapport direct aux choses, mais de ses relations avec les autres mots du système : « mouton » et « sheep » ont le même sens, mais pas la même valeur, puisque l'anglais distingue l'animal vivant (sheep) de sa viande (mutton)<ref>Ibid., p. 158-160</ref>. Cette conception structurale de la langue marquera profondément la philosophie du XXe siècle, notamment le structuralisme et la pensée de Maurice Merleau-Ponty.
L'analyse saussurienne reste interne à une perspective linguistique : elle décrit le système des signes au sein d'une langue donnée. Une autre tradition, issue de la logique, abordera le langage par un autre versant. La question n'y sera plus « comment les signes se distinguent-ils dans une langue ? », mais « comment un énoncé peut-il être vrai ou faux ? ». C'est le tournant que prend la philosophie du langage avec Frege.
=== La philosophie analytique : sens et référence chez Frege ===
Le philosophe et logicien allemand Gottlob Frege établit une distinction entre le sens (''Sinn'') et la référence (''Bedeutung'') d'une expression linguistique<ref>Gottlob Frege, « Sens et référence » (''Über Sinn und Bedeutung''), 1892, dans ''Écrits logiques et philosophiques'', traduction C. Imbert, Paris, Seuil, 1971, p. 102-126</ref>. La référence d'un nom propre est l'objet qu'il désigne dans le monde, tandis que son sens est le mode de présentation de cet objet, la manière dont nous y accédons. Ainsi, « l'étoile du matin » et « l'étoile du soir » ont la même référence (la planète Vénus) mais des sens différents : ces deux expressions présentent Vénus selon deux points de vue distincts.
Cette distinction permet à Frege de résoudre des problèmes logiques importants et inaugure une approche du langage centrée sur la logique et la vérité. Pour lui, la dénotation d'une phrase complète n'est pas un état de choses mais une valeur de vérité : le Vrai ou le Faux<ref>Ibid., p. 109-112</ref>. Cette conception oriente durablement la philosophie analytique et la sémantique formelle contemporaine. Là où Saussure pensait la langue comme un système clos de différences, Frege ouvre la question du rapport entre les énoncés et la réalité qu'ils décrivent.
=== Les actes de langage : Austin et Searle ===
Le philosophe britannique John Langshaw Austin propose une autre rupture en montrant que parler n'est pas seulement décrire le monde, mais aussi agir sur lui<ref>John L. Austin, ''Quand dire, c'est faire'' (''How to do Things with Words''), traduction G. Lane, Paris, Seuil, 1970, p. 41-54</ref>. Austin critique « l'illusion descriptive » selon laquelle toutes les phrases auraient pour fonction de décrire des états de choses et d'être vraies ou fausses. Il introduit la notion d'énoncés performatifs : dire « je promets de venir » ou « je te baptise », ce n'est pas décrire une promesse ou un baptême, c'est accomplir ces actes.
Quelques exemples permettent de mieux saisir cette idée. Lorsqu'un officier d'état civil prononce devant les futurs époux « Je vous déclare unis par les liens du mariage », il ne décrit pas un mariage déjà existant : il le réalise par sa parole même. Lorsque je dis à un ami « Je te promets de venir demain », je crée une obligation qui n'existait pas auparavant. Lorsqu'un président de séance déclare « La séance est ouverte », il ouvre effectivement la séance. Lorsque je dis « Je m'excuse », je n'informe pas mon interlocuteur de mes regrets, j'accomplis l'acte de m'excuser. Ces énoncés ne sont ni vrais ni faux ; ils peuvent en revanche être réussis ou ratés, selon les conditions sociales et institutionnelles dans lesquelles ils sont prononcés (un mineur ne peut pas se marier, un simple passant ne peut pas ouvrir une séance officielle).
Austin distingue trois dimensions de tout acte de langage : l'acte locutoire (produire des sons dotés de sens), l'acte illocutoire (accomplir une action par la parole : promettre, ordonner, affirmer) et l'acte perlocutoire (produire un effet sur l'interlocuteur, comme convaincre ou effrayer)<ref>Ibid., p. 109-120</ref>. Cette théorie sera développée par John Searle, qui insiste sur le rôle des intentions et des conventions dans le fonctionnement du langage<ref>John R. Searle, ''Les actes de langage. Essai de philosophie du langage'', traduction H. Pauchard, Paris, Hermann, 1972, p. 52-88</ref>.
=== L'innéisme linguistique : Chomsky et la grammaire universelle ===
Le linguiste américain Noam Chomsky défend l'idée que l'acquisition du langage suppose des structures cognitives innées, propres à l'espèce humaine<ref>Noam Chomsky, ''Règles et représentations'', traduction A. Khim, Paris, Flammarion, 1985, p. 28-47</ref>. Il existerait selon lui une « grammaire universelle », ensemble de principes et de paramètres communs à toutes les langues humaines, dont la maîtrise serait rendue possible par une disposition cognitive partagée par tous les enfants. Cette grammaire universelle expliquerait pourquoi les enfants du monde entier acquièrent leur langue maternelle si rapidement et avec une exposition linguistique relativement pauvre.
L'argument principal de Chomsky repose sur la « pauvreté du stimulus » : les données linguistiques auxquelles les enfants sont exposés seraient trop limitées et imparfaites pour qu'ils puissent en induire les règles grammaticales complexes qu'ils maîtrisent pourtant. Il faut donc supposer qu'une structure innée guide l'apprentissage<ref>Noam Chomsky, ''Le langage et la pensée'', op. cit., p. 42-59</ref>. Cette position innéiste s'oppose aux théories empiristes qui considèrent le langage comme le résultat d'un apprentissage par conditionnement. Cette thèse a profondément marqué la linguistique contemporaine, même si ses formulations les plus fortes ont depuis été discutées et révisées, notamment par les approches dites « fonctionnalistes » et par certains travaux issus de la linguistique cognitive.
=== La phénoménologie du langage : Merleau-Ponty et l'expression ===
Maurice Merleau-Ponty développe une approche phénoménologique du langage qui refuse de le réduire à un simple instrument de communication ou à un code de signes arbitraires<ref>Maurice Merleau-Ponty, ''Phénoménologie de la perception'', Paris, Gallimard, 1945, p. 203-221</ref>. Pour lui, le langage n'exprime pas des pensées préexistantes : il est le lieu même où la pensée se constitue. La parole n'est pas le « signe » de la pensée au sens où elle l'annoncerait de l'extérieur ; elle est l'accomplissement même de la pensée.
S'inspirant de Saussure, Merleau-Ponty montre que le langage fonctionne de manière diacritique, par différences et écarts : les mots n'ont de sens que dans leur relation les uns aux autres<ref>Maurice Merleau-Ponty, ''La prose du monde'', Paris, Gallimard, 1969, p. 22-35</ref>. Il distingue la « parole parlante », créatrice et authentique, qui ouvre de nouvelles significations, de la « parole parlée », sédimentée et constituée, qui reprend des significations déjà établies. Cette conception dynamique du langage comme expression créatrice marque durablement la philosophie française contemporaine.
=== Heidegger et le langage comme « maison de l'être » ===
Martin Heidegger accorde au langage une place centrale dans sa pensée de l'être. Dans la ''Lettre sur l'humanisme'', il affirme que « le langage est la maison de l'être. Dans son abri habite l'homme »<ref>Martin Heidegger, ''Lettre sur l'humanisme'' (''Brief über den Humanismus'', 1946), traduction R. Munier, dans ''Questions III'', Paris, Gallimard, 1966, p. 85</ref>.
La formule peut surprendre. Pour Heidegger, dire que « le langage parle » ne signifie pas qu'une entité mystérieuse parlerait à notre place. C'est une critique de la conception courante qui fait du langage un simple outil dont disposerait un sujet souverain. Avant que je puisse exprimer quoi que ce soit, j'ai déjà été pris dans une langue, dans des manières de dire et de penser que je n'ai pas choisies et qui orientent mon rapport au monde. Le langage n'est donc pas une chose que j'utilise : il est ce dans quoi je suis déjà. La poésie occupe une place privilégiée parce qu'elle écoute le langage au lieu de simplement s'en servir, et qu'elle laisse paraître les choses dans une nouvelle lumière<ref>Martin Heidegger, « ...l'homme habite en poète... » (1951), dans ''Essais et conférences'', traduction A. Préau, Paris, Gallimard, 1958, p. 224-245</ref>.
== III. Les enjeux philosophiques du langage ==
=== Langage et pensée : une relation d'interdépendance ===
Peut-on penser sans langage ? Le langage est-il un simple instrument au service d'une pensée qui lui préexisterait, ou bien pensée et langage sont-ils indissociables ? Ce débat traverse toute la philosophie moderne.
Hegel défend une thèse forte selon laquelle nous ne pensons que dans et par les mots : « Nous ne pouvons penser sans parole »<ref>Georg Wilhelm Friedrich Hegel, ''Philosophie de l'esprit'' (1830), § 462, dans ''Encyclopédie des sciences philosophiques'', tome III, traduction B. Bourgeois, Paris, Vrin, 1988, p. 260-262</ref>. L'ineffable, dit-il, n'est que « la pensée obscure, la pensée à l'état de fermentation », qui ne devient claire que lorsqu'elle trouve le mot qui lui correspond. La réalité n'a de sens que par la médiation du langage, et la pensée n'acquiert sa consistance qu'objectivée dans les mots.
Émile Benveniste prolonge cette position en affirmant que « la forme linguistique est donc non seulement la condition de transmissibilité, mais d'abord la condition de réalisation de la pensée »<ref>Émile Benveniste, ''Problèmes de linguistique générale'', tome I, Paris, Gallimard, 1966, p. 63-64</ref>. Il n'y aurait donc pas de pensée sans langage, et l'illusion d'une pensée pure résulterait simplement de notre méconnaissance des opérations linguistiques qui la rendent possible.
À l'inverse, Henri Bergson souligne les limites du langage face à la richesse de notre expérience vécue. Le langage fixe, généralise et spatialise, là où la conscience est mouvement, singularité et durée<ref>Henri Bergson, ''Essai sur les données immédiates de la conscience'', Paris, PUF, 1889, p. 95-102</ref>. Les mots, toujours généraux, ne peuvent restituer l'unicité de nos états intérieurs : « combien de choses différentes ne désigne-t-on pas par le mot "amour" ! » Cette critique bergsonienne ouvre la voie à une réflexion sur l'indicible et sur les limites de l'expression linguistique.
=== Le relativisme linguistique : l'hypothèse de Sapir-Whorf ===
L'hypothèse dite « de Sapir-Whorf », formulée par les linguistes américains Edward Sapir et Benjamin Lee Whorf, soutient que la langue que nous parlons influence notre manière de penser et de percevoir le monde<ref>Benjamin Lee Whorf, ''Linguistique et anthropologie'', traduction C. Carme, Paris, Denoël, 1969, p. 133-159</ref>. L'expression elle-même est postérieure aux deux auteurs et regroupe sous une même bannière des positions parfois assez différentes. Dans sa version forte (déterminisme linguistique), cette hypothèse affirme que notre pensée est entièrement déterminée par les catégories de notre langue. Dans sa version faible (relativisme linguistique), elle suggère seulement que la langue exerce une influence sur notre cognition sans la déterminer complètement.
Whorf a notamment étudié la langue hopi, qui ne possède pas les mêmes catégories temporelles que les langues européennes, et en a conclu que les Hopis ne conceptualisent pas le temps de la même façon que nous. La version forte de la thèse est aujourd'hui largement abandonnée. Si la langue déterminait entièrement la pensée, la traduction et l'apprentissage d'une langue étrangère seraient impossibles, ce qui n'est pas le cas. La version faible reste discutée sous des formes plus prudentes : les travaux contemporains montrent que les catégories grammaticales d'une langue peuvent orienter certaines habitudes d'attention ou de classification (perception des couleurs, expression du temps, repérage spatial), sans pour autant enfermer la pensée dans un cadre clos<ref>John A. Lucy, ''Language Diversity and Thought : A Reformulation of the Linguistic Relativity Hypothesis'', Cambridge, Cambridge University Press, 1992, p. 257-275 ; Dan I. Slobin, « From thought and language to thinking for speaking », dans John J. Gumperz et Stephen C. Levinson (dir.), ''Rethinking Linguistic Relativity'', Cambridge, Cambridge University Press, 1996, p. 70-96</ref>.
Wilhelm von Humboldt avait développé au début du XIXe siècle l'idée que chaque langue possède une « forme intérieure » spécifique qui façonne la pensée de ses locuteurs<ref>Wilhelm von Humboldt, ''Introduction à l'œuvre sur le kavi'' (1836), traduction P. Caussat, Paris, Seuil, 1974, p. 181-207</ref>. Pour Humboldt, la langue n'est pas un simple produit (''ergon'') mais une activité créatrice (''energeia'') qui structure notre rapport au monde. Il existe ainsi une relation dialectique entre langue et pensée : la langue donne forme à la pensée, et la pensée en retour enrichit et transforme la langue.
=== Langage et communication : informer ou agir ? ===
Le langage a-t-il pour fonction première de communiquer des informations, ou possède-t-il d'autres dimensions essentielles ? La théorie des actes de langage d'Austin et Searle montre que la communication ne se réduit pas à la transmission d'informations : parler, c'est aussi accomplir des actions, établir des relations sociales, exercer un pouvoir.
On peut distinguer plusieurs fonctions du langage. La fonction référentielle ou descriptive permet de représenter le monde et de transmettre des connaissances. La fonction expressive permet de manifester nos états intérieurs, nos émotions, nos désirs. La fonction conative vise à agir sur l'interlocuteur : ordonner, demander, persuader. La fonction phatique maintient le contact et la relation avec autrui. La fonction métalinguistique permet de parler du langage lui-même<ref>Roman Jakobson, « Linguistique et poétique », dans ''Essais de linguistique générale'', traduction N. Ruwet, Paris, Minuit, 1963, p. 209-248</ref>.
Cette pluralité des fonctions du langage invite à penser la communication au-delà d'un simple modèle émetteur-récepteur. Communiquer, ce n'est pas seulement encoder et décoder des messages, c'est participer à un jeu social complexe où se nouent des relations de pouvoir, de reconnaissance, de coopération ou de conflit.
=== Langage et vérité : peut-on tout dire ? ===
Le rapport entre langage et vérité constitue un enjeu majeur. Si le langage est notre moyen d'accès à la vérité, comment s'assurer qu'il ne nous trompe pas ? Peut-on exprimer toute vérité dans le langage ?
Platon, dans le ''Cratyle'', interroge la justesse des noms et se demande si le langage peut nous donner accès à l'essence des choses<ref>Platon, ''Cratyle'', 383a-440e, traduction L. Méridier, Paris, Les Belles Lettres, 1931</ref>. Le dialogue ne propose pas de théorie positive simple du langage : il met dos à dos le naturalisme, qui suppose un lien naturel entre les mots et les choses, et le conventionnalisme pur, qui ne voit dans les noms qu'un effet de l'usage. Platon en conclut surtout que la justesse des noms, à la supposer même établie, ne suffit pas à garantir la connaissance des choses : la philosophie doit s'appuyer sur les choses elles-mêmes, et non sur les mots qui les désignent.
Wittgenstein, dans le ''Tractatus logico-philosophicus'', établit que les limites de mon langage sont les limites de mon monde<ref>Ludwig Wittgenstein, ''Tractatus logico-philosophicus'' (1921), proposition 5.6, traduction G.-G. Granger, Paris, Gallimard, 1993, p. 91</ref>. Ce qui peut être dit peut l'être clairement, mais ce qui ne peut être dit (l'éthique, l'esthétique, le mystique) « se montre » au lieu de pouvoir s'énoncer. Wittgenstein ne condamne donc pas toute philosophie : il critique les pseudo-propositions métaphysiques qui prétendent dire ce qui ne peut que se manifester. Le langage pose ainsi sa propre limite et ouvre sur l'ineffable.
Le second Wittgenstein, celui des ''Recherches philosophiques'' (cf. infra, texte 6), abandonne en partie cette conception. Il renonce à l'idée d'une essence du langage et étudie la pluralité des « jeux de langage » dans leurs usages concrets. La question de la vérité ne disparaît pas, mais elle se reformule : ce qu'il faut comprendre, ce ne sont plus seulement les conditions logiques d'une proposition vraie, mais les règles partagées qui rendent un énoncé acceptable dans une forme de vie donnée.
=== Langage et pouvoir : les dimensions politiques de la parole ===
Le langage n'est pas neutre : il est traversé par des rapports de pouvoir et peut être utilisé comme instrument de domination. Cette dimension politique du langage a été analysée par plusieurs philosophes et sociologues.
Pierre Bourdieu développe la notion de « violence symbolique » pour désigner la manière dont le langage légitime reproduit et renforce les inégalités sociales<ref>Pierre Bourdieu, ''Ce que parler veut dire. L'économie des échanges linguistiques'', Paris, Fayard, 1982, p. 99-134</ref>. La maîtrise du langage légitime (celui de l'école, de l'administration, des institutions) confère un capital symbolique qui se traduit par des avantages sociaux. Ceux qui ne possèdent pas ce capital sont marginalisés et dominés à travers le langage lui-même.
Quelques exemples permettent de mesurer la portée concrète de cette analyse. Lors d'un entretien d'embauche, l'aisance à l'oral, la maîtrise du vocabulaire scolaire ou administratif, l'absence d'accent régional marqué et la correction grammaticale fonctionnent comme des marqueurs de compétence et d'appartenance sociale, indépendamment des qualifications réelles du candidat. À l'école, l'enfant issu d'un milieu où l'on parle déjà la langue scolaire arrive avec une avance qui n'est pas perçue comme telle : elle est intériorisée comme un don ou un mérite. La correction d'une faute, l'évaluation d'un exposé, le commentaire sur une copie ne sont jamais de simples actes pédagogiques neutres : ils participent à un classement social que la maîtrise du langage légitime contribue à reproduire.
Le langage peut aussi être utilisé pour manipuler, tromper, dissimuler la réalité. George Orwell, dans ''1984'', décrit la « novlangue », langue artificielle destinée à rendre impossible l'expression de la pensée critique et de la révolte<ref>George Orwell, ''1984'', traduction A. Audiberti, Paris, Gallimard, 1950, appendice « Les principes de la novlangue », p. 438-455</ref>. Cette fiction dystopique illustre le pouvoir politique du contrôle du langage.
== IV. Sujets de dissertation ==
Ces sujets permettent d'approfondir les différents aspects philosophiques du langage et d'en explorer les enjeux. Chaque sujet appelle une réflexion organisée mobilisant les conceptions des auteurs étudiés et une prise de position argumentée.
=== Sujets sur la spécificité du langage humain ===
* Le langage est-il le propre de l'homme ?
* Peut-on parler d'un langage animal ?
* En quoi le langage distingue-t-il l'homme de l'animal ?
* La communication animale peut-elle être qualifiée de langage ?
''Éléments de réponse'' : ces sujets invitent à confronter la tradition philosophique (Aristote, Rousseau, Descartes), qui pose le langage comme propre de l'homme, aux apports des sciences contemporaines, qui montrent l'existence de communications animales structurées. Un bon plan évite à la fois de dissoudre la spécificité humaine dans la continuité animale et de poser une coupure absolue. On distinguera trois niveaux : la communication, largement partagée chez les animaux ; le langage articulé, productif et déplaçable, propre à l'homme ; l'usage proprement humain de la parole pour exprimer le juste, l'injuste, le vrai, le faux. Auteurs et travaux à mobiliser : Aristote (''Politique'' I, 2), Rousseau (''Discours sur l'origine de l'inégalité''), Descartes (''Discours de la méthode'', V), les études sur Kanzi, sur les chimpanzés et sur les singes de Campbell, et Hockett pour la notion de déplacement.
=== Sujets sur le rapport entre langage et pensée ===
* Peut-on penser sans le langage ?
* Le langage trahit-il la pensée ?
* La pensée fait-elle le langage en se faisant par le langage ?
* Les mots disent-ils les choses ou les créent-ils ?
* La diversité des langues est-elle un obstacle à l'universalité de la pensée ?
* Apprendre à parler, est-ce apprendre à penser ?
* Le langage est-il un instrument ou un obstacle à la pensée ?
''Éléments de réponse'' : le débat oppose deux familles de thèses. D'un côté, ceux pour qui pensée et langage sont indissociables : la pensée n'atteint sa clarté qu'objectivée dans les mots (Hegel, Benveniste, Merleau-Ponty), et la subjectivité elle-même se constitue dans le « je » dit (Benveniste). De l'autre côté, ceux pour qui le langage masque une expérience plus riche (Bergson) ou structure inégalement notre rapport au monde selon les langues (Humboldt, Sapir-Whorf). Un plan possible : (1) la conception classique du langage comme simple instrument d'une pensée préexistante ; (2) le langage comme condition même de la pensée (Hegel, Benveniste, Merleau-Ponty) ; (3) le langage comme limite ou cadre culturel imposé à l'expérience (Bergson, Humboldt, Whorf). La conclusion peut articuler dépendance et résistance : nous pensons par les mots, mais nous pouvons aussi les retravailler, en inventer, en discuter le sens.
=== Sujets sur les fonctions du langage ===
* Le langage sert-il seulement à communiquer ?
* Parler, est-ce nécessairement communiquer ?
* Le langage permet-il seulement d'exprimer la réalité ?
* Peut-on tout dire ?
* Le silence a-t-il un sens ?
* Y a-t-il nécessairement des imperfections dans le langage ?
''Éléments de réponse'' : ces sujets demandent de sortir du modèle simple « émetteur, message, récepteur ». Les fonctions distinguées par Jakobson (référentielle, expressive, conative, phatique, métalinguistique, poétique) montrent qu'on parle pour informer, mais aussi pour exprimer, agir sur autrui, maintenir le contact, parler du langage lui-même ou créer une forme. La théorie d'Austin et de Searle prolonge cette analyse : parler, c'est aussi accomplir des actes (promettre, baptiser, ordonner). Sur la question « peut-on tout dire ? », on confrontera Hegel, qui valorise le mot contre l'ineffable, à Bergson et au premier Wittgenstein, qui réservent un domaine à ce qui ne peut être dit. Sur le silence, mobiliser Wittgenstein (''Tractatus''), Heidegger (la poésie comme écoute du langage), et la tradition mystique du silence comme parole supérieure.
=== Sujets sur la vérité et le langage ===
* Le langage est-il fait pour dire le vrai ?
* Les mots peuvent-ils nous tromper ?
* La maîtrise du langage garantit-elle la maîtrise de la pensée vraie ?
* Un philosophe peut-il se passer de langage pour exprimer la vérité ?
''Éléments de réponse'' : le langage est-il un instrument neutre de description du vrai, ou est-il toujours susceptible de tromper ? Platon, dans le ''Cratyle'', montre que la justesse des noms ne suffit pas à connaître les choses ; dans le ''Gorgias'' et le ''Phèdre'', il oppose la rhétorique des sophistes, qui vise la persuasion, à la dialectique philosophique, qui vise le vrai. Frege distingue sens et référence et fait de la valeur de vérité la dénotation d'une phrase. Bergson souligne que le mot général déforme la singularité de l'expérience. Bourdieu montre que la maîtrise du langage légitime peut donner une apparence de vérité à des positions sociales. Un plan possible : (1) le langage comme outil privilégié de la vérité (Platon contre les sophistes, Frege, tradition logique) ; (2) le langage comme source possible d'illusion ou de tromperie (sophistes, Bergson, Bourdieu, novlangue d'Orwell) ; (3) la vérité comme exigence éthique sur l'usage de la parole : franchise, témoignage, philosophie comme art du dialogue.
=== Sujets sur les dimensions politiques et sociales ===
* Le langage est-il un instrument de domination ?
* La maîtrise du langage donne-t-elle du pouvoir ?
* Recourir au langage, est-ce renoncer à la violence ?
* Faut-il limiter la liberté d'expression ?
''Éléments de réponse'' : ces sujets invitent à mobiliser Aristote (le langage humain comme fondement de la cité, par opposition à la simple voix), Bourdieu (capital linguistique, violence symbolique), Orwell (la novlangue comme contrôle de la pensée par la langue), et la tradition antique de la rhétorique. Sur « recourir au langage, est-ce renoncer à la violence ? », un plan possible : (1) parler plutôt que frapper, c'est entrer dans l'argumentation et la délibération (Aristote, Habermas) ; (2) mais le langage est lui-même traversé par des rapports de pouvoir (Bourdieu) ; (3) toute parole n'est pas pacificatrice : la propagande, l'insulte ou la novlangue peuvent prolonger la violence par d'autres moyens. La conclusion peut esquisser une éthique de la parole. Sur la liberté d'expression, on distinguera le principe juridique, ses conditions sociales d'exercice (capital linguistique inégalement réparti), et ses limites légitimes (incitation à la haine, diffamation, mensonge délibéré).
== V. Extraits d'œuvres à étudier ==
Ces extraits permettent d'entrer directement dans les textes des philosophes et d'analyser leurs arguments. Chaque texte doit faire l'objet d'une étude approfondie : identification de la thèse, repérage de la structure argumentative, analyse des concepts mobilisés, discussion critique.
=== Texte 1 : Aristote, ''Politique'' - La parole comme fondement de la cité ===
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La raison pour laquelle l'homme est un être politique, plus que n'importe quelle abeille et que n'importe quel animal grégaire, est claire. La nature, en effet, selon nous, ne fait rien en vain ; or seul parmi les animaux l'homme a un langage. Certes la voix est le signe du douloureux et de l'agréable, aussi la rencontre-t-on chez les animaux ; leur nature, en effet, est parvenue jusqu'au point d'éprouver la sensation du douloureux et de l'agréable et de se les signifier mutuellement. Mais le langage existe en vue de manifester l'avantageux et le nuisible, et par suite aussi le juste et l'injuste. Il n'y a en effet qu'une chose qui soit propre aux hommes par rapport aux autres animaux : le fait que seuls ils aient la perception du bien, du mal, du juste, de l'injuste et des autres notions de ce genre. Or avoir de telles notions en commun, c'est ce qui fait une famille et une cité.<ref>Aristote, ''Politique'', livre I, chapitre 2, 1253a7-18, traduction P. Pellegrin, Paris, Flammarion, 1993, p. 91-92</ref>
</blockquote>
Explication : Aristote établit ici la distinction entre la voix (''phonè''), commune aux animaux, et le langage (''logos''), propre à l'homme. La voix exprime seulement les affections sensibles (plaisir et douleur), tandis que le langage permet d'exprimer des valeurs (le juste et l'injuste, le bien et le mal). Cette capacité linguistique fonde la possibilité de la vie politique et de l'existence de la cité, car elle permet aux hommes de délibérer ensemble sur ce qui est avantageux ou nuisible pour la communauté.
=== Texte 2 : Rousseau, ''Essai sur l'origine des langues'' - Les premières langues furent passionnées ===
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On nous fait du langage des premiers hommes des langues de géomètres, et nous voyons que ce furent des langues de poètes. Cela dut être. On ne commença pas par raisonner, mais par sentir. On prétend que les hommes inventèrent la parole pour exprimer leurs besoins ; cette opinion me paraît insoutenable. L'effet naturel des premiers besoins fut d'écarter les hommes et non de les rapprocher. Il le fallait ainsi pour que l'espèce vînt à s'étendre et que la terre se peuplât promptement ; sans quoi le genre humain se fût entassé dans un coin du monde et tout le reste fût demeuré désert. De cela seul il suit avec évidence que l'origine des langues n'est point due aux premiers besoins des hommes ; il serait absurde que de la cause qui les écarte vînt le moyen qui les unit. D'où peut donc venir cette origine ? Des besoins moraux, des passions. Toutes les passions rapprochent les hommes que la nécessité de chercher à vivre force à se fuir. Ce n'est ni la faim, ni la soif, mais l'amour, la haine, la pitié, la colère, qui leur ont arraché les premières voix.<ref>Jean-Jacques Rousseau, ''Essai sur l'origine des langues'', chapitre II, Paris, Flammarion, 1993, p. 61-62</ref>
</blockquote>
Explication : Rousseau s'oppose ici à la conception utilitariste et rationaliste de l'origine du langage. Pour lui, les premiers langages ne furent pas des outils pratiques destinés à satisfaire les besoins matériels (qui conduisent plutôt à l'isolement), mais des expressions passionnées destinées à rapprocher les êtres humains. Le langage naît du désir de communiquer des émotions, non des nécessités pratiques. Cette thèse implique que la dimension poétique et affective du langage est première par rapport à sa dimension utilitaire et rationnelle.
=== Texte 3 : Hegel, ''Encyclopédie des sciences philosophiques'' - Le mot donne à la pensée sa véritable existence ===
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C'est dans le nom que nous pensons. Nous avons la conscience et c'est en elle que se trouve notre être pensant, mais nous pensons à même les noms. […] C'est dans les noms que nous pensons. […] On croit bien souvent qu'il y a quelque chose de plus haut que ce qui est exprimé. Mais le mot donne aux pensées leur existence la plus haute et la plus vraie. Sans doute, on peut se passer de mots, quand on est dans un état de sentiment intérieur, de ressouvenir. Mais l'ineffable, c'est en fait la pensée obscure, en fermentation, qui ne gagne en clarté que lorsqu'elle parvient à trouver le mot. Ainsi, le mot confère à la pensée son être-là le plus digne et le plus vrai.<ref>Georg Wilhelm Friedrich Hegel, ''Encyclopédie des sciences philosophiques en abrégé'' (1830), § 462, Remarque, traduction M. de Gandillac, Paris, Gallimard, 1970, p. 289-290</ref>
</blockquote>
Explication : Hegel affirme l'unité essentielle de la pensée et du langage. Contrairement à la conception romantique qui valorise l'ineffable comme expression d'une pensée supérieure au langage, Hegel soutient que la pensée n'atteint sa clarté et sa vérité que lorsqu'elle trouve son expression linguistique. L'ineffable n'est pas une pensée sublime mais une pensée confuse et inachevée. Le mot ne traduit pas une pensée préexistante : il donne à la pensée son existence effective.
=== Texte 4 : Bergson, ''Essai sur les données immédiates de la conscience'' - Le langage fixe les sentiments ===
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Nous ne saisissons de nos sentiments que leur aspect impersonnel, celui que le langage a pu noter une fois pour toutes parce qu'il est à peu près le même, dans les mêmes conditions, pour tous les hommes. Ainsi, jusque dans notre propre individu, l'individualité nous échappe. Nous nous mouvons parmi des généralités et des symboles, comme en un champ clos où notre force se mesure utilement avec d'autres forces ; et fascinés par l'action, attirés par elle, pour notre plus grand bien, sur le terrain qu'elle s'est choisi, nous vivons dans une zone mitoyenne entre les choses et nous, extérieurement aux choses, extérieurement aussi à nous-mêmes. […] Pour tout dire enfin, nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles. Cette tendance, issue du besoin, s'est encore accentuée sous l'influence du langage. Car les mots (à l'exception des noms propres) désignent tous des genres. Le mot, qui ne note de la chose que sa fonction la plus commune et son aspect banal, s'insinue entre elle et nous.<ref>Henri Bergson, ''Essai sur les données immédiates de la conscience'', Paris, PUF, 2007 (1889), p. 97-98</ref>
</blockquote>
Explication : Bergson dénonce ici les limites du langage dans la saisie de notre expérience véritable. Le langage, pour des raisons pratiques et sociales, ne retient que l'aspect général et impersonnel de nos états de conscience, occultant leur richesse singulière et leur nuance individuelle. Les mots fonctionnent comme des étiquettes qui masquent la réalité au lieu de la révéler. Cette critique bergsonienne suggère que l'intuition directe peut accéder à une connaissance plus authentique que celle médiatisée par le langage.
=== Texte 5 : Benveniste, ''Problèmes de linguistique générale'' - C'est dans le langage que l'homme se constitue comme sujet ===
<blockquote>
C'est dans et par le langage que l'homme se constitue comme sujet ; parce que le langage seul fonde en réalité, dans sa réalité qui est celle de l'être, le concept d' ''ego''. La « subjectivité » dont nous traitons ici est la capacité du locuteur à se poser comme « sujet ». Elle se définit, non par le sentiment que chacun éprouve d'être lui-même (ce sentiment, dans la mesure où l'on peut en faire état, n'est qu'un reflet), mais comme l'unité psychique qui transcende la totalité des expériences vécues qu'elle assemble, et qui assure la permanence de la conscience. Or nous tenons que cette « subjectivité », qu'on la pose en phénoménologie ou en psychologie, comme on voudra, n'est que l'émergence dans l'être d'une propriété fondamentale du langage. Est ''ego'' qui dit ''ego''. Nous trouvons là le fondement de la « subjectivité », qui se détermine par le statut linguistique de la « personne ».<ref>Émile Benveniste, ''Problèmes de linguistique générale'', tome I, Paris, Gallimard, 1966, p. 259-260</ref>
</blockquote>
Explication : Benveniste montre que la subjectivité n'est pas une donnée psychologique première, mais qu'elle se constitue dans et par le langage. C'est l'acte d'énonciation, le fait de dire « je », qui institue le sujet comme tel. La conscience de soi comme sujet unique et permanent n'est possible que parce que le langage offre la catégorie de la personne et permet à chacun de s'approprier la langue en disant « je ». Cette thèse a une portée philosophique considérable : elle suggère que le langage n'est pas l'expression d'un sujet préexistant, mais la condition de possibilité de la subjectivité elle-même.
=== Texte 6 : Wittgenstein, ''Recherches philosophiques'' - Les jeux de langage ===
<blockquote>
Le mot "jeu de langage" doit faire ressortir ici que le parler du langage fait partie d'une activité, ou d'une forme de vie. Représente-toi la diversité des jeux de langage à partir des exemples suivants, et d'autres encore : Commander et agir d'après des commandements ; Décrire un objet d'après son aspect, ou d'après des mesures prises ; Reconstituer un objet d'après une description (un dessin) ; Relater un événement ; Faire des conjectures sur l'événement ; Échafauder une hypothèse et l'examiner ; Présenter les résultats d'une expérimentation par des tableaux et des diagrammes ; Inventer une histoire, et lire ; Jouer du théâtre ; Chanter des "rondes" ; Deviner des énigmes ; Faire un mot d'esprit, raconter ; Résoudre un problème d'arithmétique pratique ; Traduire d'une langue dans une autre ; Solliciter, remercier, maudire, saluer, prier.<ref>Ludwig Wittgenstein, ''Recherches philosophiques'' (''Philosophische Untersuchungen'', 1953), § 23, traduction F. Dastur et al., Paris, Gallimard, 2004, p. 39</ref>
</blockquote>
Explication : Wittgenstein introduit la notion de « jeu de langage » pour montrer la multiplicité des usages du langage et leur ancrage dans des formes de vie concrètes. Le langage n'a pas une essence unique ni une fonction privilégiée (représenter le monde) : il comporte une diversité irréductible d'activités qui n'ont entre elles que des « ressemblances de famille ». Cette conception pragmatique du langage s'oppose aux théories essentialistes qui cherchent à définir le langage par une propriété unique. Elle invite à examiner comment les mots fonctionnent effectivement dans leurs contextes d'usage.
=== Texte 7 : Merleau-Ponty, ''Phénoménologie de la perception'' - La parole n'est pas le signe de la pensée ===
<blockquote>
La parole n'est pas le "signe" de la pensée, si l'on entend par là un phénomène qui en annonce un autre comme la fumée annonce le feu. La parole et la pensée n'admettraient cette relation extérieure que si elles étaient l'une et l'autre thématiquement données ; en réalité elles sont enveloppées l'une dans l'autre, le sens est pris dans la parole et la parole est l'existence extérieure du sens. […] La pensée n'est rien d' "intérieur", elle n'existe pas hors du monde et hors des mots. […] Le sujet pensant lui-même est dans une sorte d'ignorance de ses pensées tant qu'il ne les a pas formulées pour soi ou même dites et écrites […]. La parole est l'acte même où elle se complète et s'exprime.<ref>Maurice Merleau-Ponty, ''Phénoménologie de la perception'', Paris, Gallimard, 1945, p. 207-213</ref>
</blockquote>
Explication : Merleau-Ponty critique la conception instrumentaliste du langage qui fait de la parole le simple vêtement d'une pensée préexistante. Au contraire, pensée et parole sont indissociables : c'est dans l'acte de parole que la pensée se réalise et prend conscience d'elle-même. La parole n'exprime pas du dehors une pensée intérieure constituée, elle est l'accomplissement même de la pensée. Cette conception phénoménologique du langage met l'accent sur la dimension expressive et créatrice de la parole.
== Conclusion ==
Une tension parcourt toutes les conceptions évoquées dans ce cours. D'un côté, le langage rend possible la pensée commune, la délibération politique, la transmission des savoirs et la construction des sociétés humaines : sans lui, il n'y aurait ni science, ni droit, ni amitié partagée, ni cité au sens d'Aristote. Le langage est ce qui ouvre l'humain à la vérité et au monde commun, ce par quoi la pensée elle-même prend forme (Hegel, Benveniste, Merleau-Ponty).
De l'autre côté, ce même langage peut figer l'expérience vécue dans des catégories générales qui en effacent la singularité (Bergson), orienter notre vision du monde sans que nous le sachions (Whorf, Humboldt), ou reproduire silencieusement les rapports de domination dont une société est tissée (Bourdieu, Orwell).
C'est pourquoi la philosophie du langage est inséparable d'une éthique et d'une politique de la parole. Apprendre à parler, c'est aussi apprendre à se méfier de ce qu'on dit, à interroger ce que les mots font passer pour évident, à reconnaître que la liberté de pensée passe par un travail patient sur la langue elle-même. Le langage est tout à la fois ce qui nous donne accès à la vérité et ce qui peut nous en éloigner ; et c'est cette ambivalence, plus que la définition d'une essence, qui constitue son véritable problème philosophique.
== Bibliographie indicative ==
=== Textes classiques ===
* Aristote, ''De l'interprétation'', traduction J. Tricot, Paris, Vrin, 1969
* Aristote, ''Politique'', livre I, traduction P. Pellegrin, Paris, Flammarion, 1993
* Platon, ''Cratyle'', traduction L. Méridier, Paris, Les Belles Lettres, 1931
* Rousseau, Jean-Jacques, ''Essai sur l'origine des langues'', Paris, Flammarion, 1993
* Hegel, Georg Wilhelm Friedrich, ''Encyclopédie des sciences philosophiques'', tome III : ''Philosophie de l'esprit'', traduction B. Bourgeois, Paris, Vrin, 1988
=== Philosophie du langage contemporaine ===
* Austin, John L., ''Quand dire, c'est faire'', traduction G. Lane, Paris, Seuil, 1970
* Benveniste, Émile, ''Problèmes de linguistique générale'', tomes I et II, Paris, Gallimard, 1966 et 1974
* Bergson, Henri, ''Essai sur les données immédiates de la conscience'', Paris, PUF, 2007
* Frege, Gottlob, ''Écrits logiques et philosophiques'', traduction C. Imbert, Paris, Seuil, 1971
* Heidegger, Martin, ''Acheminement vers la parole'', traduction J. Beaufret et al., Paris, Gallimard, 1976
* Merleau-Ponty, Maurice, ''Phénoménologie de la perception'', Paris, Gallimard, 1945
* Saussure, Ferdinand de, ''Cours de linguistique générale'', Paris, Payot, 1916
* Searle, John R., ''Les actes de langage. Essai de philosophie du langage'', traduction H. Pauchard, Paris, Hermann, 1972
* Wittgenstein, Ludwig, ''Tractatus logico-philosophicus'', traduction G.-G. Granger, Paris, Gallimard, 1993
* Wittgenstein, Ludwig, ''Recherches philosophiques'', traduction F. Dastur et al., Paris, Gallimard, 2004
=== Linguistique ===
* Chomsky, Noam, ''Le langage et la pensée'', traduction L.-J. Calvet, Paris, Payot, 1970
* Chomsky, Noam, ''Règles et représentations'', traduction A. Khim, Paris, Flammarion, 1985
* Humboldt, Wilhelm von, ''Introduction à l'œuvre sur le kavi'', traduction P. Caussat, Paris, Seuil, 1974
* Jakobson, Roman, ''Essais de linguistique générale'', traduction N. Ruwet, Paris, Minuit, 1963
* Savage-Rumbaugh, Sue et Lewin, Roger, ''Kanzi : the Ape at the Brink of the Human Mind'', New York, Wiley, 1994
* Pinker, Steven, ''L'Instinct du langage'', traduction M.-F. Desjeux, Paris, Odile Jacob, 1999
=== Ouvrages d'introduction et de référence ===
* Auroux, Sylvain (dir.), ''Histoire des idées linguistiques'', tomes I-III, Liège-Bruxelles, Mardaga, 1989-2000
* Bouquet, Simon, ''Introduction à la lecture de Saussure'', Paris, Payot, 1997
* Bouveresse, Jacques, ''Le mythe de l'intériorité. Expérience, signification et langage privé chez Wittgenstein'', Paris, Minuit, 1976
* Calvet, Louis-Jean, ''La sociolinguistique'', Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1993
* Ducrot, Oswald et Schaeffer, Jean-Marie, ''Nouveau dictionnaire encyclopédique des sciences du langage'', Paris, Seuil, 1995
* Jacob, André, ''Introduction à la philosophie du langage'', Paris, Gallimard, 1976
* Laurier, Daniel, ''Introduction à la philosophie du langage'', Liège, Mardaga, 1993
* Normand, Claudine, ''Saussure'', Paris, Les Belles Lettres, 2000
* Recanati, François, ''La transparence et l'énonciation. Pour introduire à la pragmatique'', Paris, Seuil, 1979
* Yaguello, Marina, ''Alice au pays du langage. Pour comprendre la linguistique'', Paris, Seuil, 1981
== Notes et références ==
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[[Catégorie:Manuel de terminale de philosophie (livre)]]
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Philosophie
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EN-TÊTE
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ŒUVRE À LA UNE (Idée 7)
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<div style="background: #9a7840; color: #f4ebe0; text-align: center; padding: 34px 4px; font-size: 13px; letter-spacing: 0.15em; font-weight: 500; border-radius: 2px;">1641</div>
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<div style="font-size: 0.72em; letter-spacing: 0.25em; text-transform: uppercase; color: #9a7840; font-weight: 600; margin-bottom: 6px;">Œuvre à la une</div>
<div style="font-size: 1.3em; font-weight: 600; color: #1a2230; line-height: 1.2; margin-bottom: 3px;">''[[Méditations métaphysiques|Méditations métaphysiques]]''</div>
<div style="font-size: 0.92em; color: #7a6238; font-style: italic; margin-bottom: 10px;">René Descartes</div>
<div style="font-size: 0.9em; color: #4a5568; line-height: 1.65;">Six méditations qui fondent la connaissance sur le doute hyperbolique et la certitude du cogito. Le commentaire de l'œuvre est disponible sur Wikilivres.</div>
<div style="margin-top: 10px; font-size: 0.88em;">[[Méditations métaphysiques|Lire le commentaire →]]</div>
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CLUSTER 1 — MÉTAPHYSIQUE ET ÉPISTÉMOLOGIE (bleu ardoise)
══════════════════════════════════════════════ -->
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<div style="font-size: 1.15em; font-weight: 700; color: #1a2230;">Métaphysique et épistémologie</div>
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<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">[[Philosophie/Théorie de la connaissance|Théorie de la connaissance]] <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(11)</span></div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Théorie de la connaissance/Une définition traditionnelle|Définition traditionnelle]]</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Théorie de la connaissance/Le Problème de Gettier|Problème de Gettier]]</span><br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Vérité|Vérité]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Certitude|Certitude]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/A priori|A priori]]<br/>
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[[Dictionnaire de philosophie/Empirisme|Empirisme]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Épistémologie|Épistémologie]]
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<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">[[Dictionnaire de philosophie/Métaphysique|Métaphysique]] <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(12)</span></div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
[[Dictionnaire de philosophie/Absolu|Absolu]]<br/>
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[[Dictionnaire de philosophie/Attribut|Attribut]]<br/>
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<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Philosophie de l'esprit/Introduction|Introduction]]</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Philosophie de l'esprit/Ce que Marie ne savait pas|Ce que Marie ne savait pas]]</span><br/>
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[[Dictionnaire de philosophie/Émergence|Émergence]]<br/>
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<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Manuel de terminale de philosophie/Langage|Langage]]</span><br/>
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[[Dictionnaire de philosophie/Action|Action]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Aboulie|Aboulie]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Altruisme|Altruisme]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Authenticité|Authenticité]]<br/>
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<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Philosophie de la religion <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(6)</span></div>
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[[Dictionnaire de philosophie/Déisme|Déisme]]<br/>
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[[Dictionnaire de philosophie/Panthéisme|Panthéisme]]
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CLUSTER 2 — THÉORIE DE LA VALEUR (argile toscane)
══════════════════════════════════════════════ -->
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<div style="font-size: 1.15em; font-weight: 700; color: #1a2230;">Théorie de la valeur</div>
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<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Éthique normative <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(10)</span></div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Morale|Morale]]</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Manuel de terminale de philosophie/Devoir|Devoir]]</span><br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Bonheur|Bonheur]]<br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Manuel de terminale de philosophie/Liberté|Liberté (terminale)]]</span><br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Ataraxie|Ataraxie]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Amour|Amour]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Amitié|Amitié]]
</div>
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<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Éthique appliquée <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(3)</span></div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
[[Dictionnaire de philosophie/Avortement|Avortement (éthique)]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Animal|Animal (droits)]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Anthropocentrisme|Anthropocentrisme]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Intelligence animale|Intelligence animale]]
</div>
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<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Esthétique <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(5)</span></div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Manuel de terminale de philosophie/Art|Art]]</span><br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Art|Art (dictionnaire)]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Art (introduction)|Art — introduction]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Art et Vérité|Art et vérité]]<br/>
</div>
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<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Philosophie sociale et politique <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(7)</span></div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Manuel de terminale de philosophie/État|État]]</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Manuel de terminale de philosophie/Justice|Justice]]</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Manuel de terminale de philosophie/Travail|Travail]]</span><br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Absolutisme|Absolutisme]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Anarchisme|Anarchisme]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Aliénation|Aliénation]]
</div>
</td>
<td style="width: 33.33%; vertical-align: top; background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #a86b3d; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 12px 16px 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Autrui et reconnaissance <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(4)</span></div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Autrui|Autrui]]</span><br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Altérité|Altérité]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Autorité|Autorité]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Autonomie|Autonomie]]
</div>
</td>
<td style="width: 33.33%; vertical-align: top; background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #a86b3d; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 12px 16px 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Métaéthique <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(3)</span></div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
[[Dictionnaire de philosophie/Absurde|Absurde]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Affection|Affection]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Angoisse|Angoisse]]
</div>
</td>
</tr>
</table>
<!-- ══════════════════════════════════════════════
CLUSTER 3 — SCIENCE, LOGIQUE ET MATHÉMATIQUES (vert sauge)
══════════════════════════════════════════════ -->
<div style="margin: 22px 0 10px; padding: 6px 0 4px; border-bottom: 1px solid #1a2230;">
<div style="font-size: 1.15em; font-weight: 700; color: #1a2230;">Science, logique et mathématiques</div>
</div>
<table style="width: 100%; border-collapse: separate; border-spacing: 14px 14px;">
<tr>
<td style="width: 33.33%; vertical-align: top; background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #5a7a4a; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 12px 16px 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Logique <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(6)</span></div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
[[Dictionnaire de philosophie/A (logique)|A (logique)]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Abstraction|Abstraction]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Antinomie|Antinomie]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Aporie|Aporie]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Axiome|Axiome]]
</div>
</td>
<td style="width: 33.33%; vertical-align: top; background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #5a7a4a; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 12px 16px 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Philosophie des sciences <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(4)</span></div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Théorie et expérience|Théorie et expérience]]</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Manuel de terminale de philosophie/Science|Science]]</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Manuel de terminale de philosophie/Technique|Technique]]</span><br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Épistémologie|Épistémologie]]
</div>
</td>
<td style="width: 33.33%; vertical-align: top; background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #5a7a4a; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 12px 16px 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Philosophie du vivant <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(3)</span></div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Manuel de terminale de philosophie/Nature|Nature]]</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Manuel de terminale de philosophie/Vivant|Vivant]]</span><br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Animal|Animal]]
</div>
</td>
</tr>
</table>
<!-- ══════════════════════════════════════════════
CLUSTER 4 — HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE (parchemin vieilli)
══════════════════════════════════════════════ -->
<div style="margin: 22px 0 10px; padding: 6px 0 4px; border-bottom: 1px solid #1a2230;">
<div style="font-size: 1.15em; font-weight: 700; color: #1a2230;">[[Philosophie/Histoire de la philosophie|Histoire de la philosophie]] <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400; font-size: 0.92em;">(33)</span></div>
</div>
<table style="width: 100%; border-collapse: separate; border-spacing: 14px 14px;">
<tr>
<td style="width: 33.33%; vertical-align: top; background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #9a7840; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 12px 16px 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Antiquité <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(15)</span></div>
<div style="font-size: 0.82em; color: #8a94a3; margin-bottom: 6px;">VI<sup>e</sup> av. — V<sup>e</sup> siècle</div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
<span style="font-weight: 500; color: #1a2230;">Présocratiques</span> <span style="color: #1a2230; font-weight: 300;">([[Philosophie/Présocratiques/Liste des Présocratiques|<small>Liste complète</small>]])</span><br/>
[[Philosophie/Thalès de Milet|Thalès de Milet]] - <span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Anaximandre de Milet|Anaximandre]]</span> - [[Dictionnaire de philosophie/Anaxagore|Anaxagore]] - [[Dictionnaire de philosophie/Empédocle|Empédocle]]<br>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Pour lire Platon|Platon]]</span><br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Aristote|Aristote]]<br/>
<span style="font-weight: 500; color: #1a2230;">Philosophie hellénistique</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Commentaire philosophique/Lettre à Ménécée|Épicure]]</span> - <span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Ataraxie|Stoïcisme]]</span><br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Acatalépsie|Scepticisme — Acatalépsie]]
</div>
</td>
<td style="width: 33.33%; vertical-align: top; background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #9a7840; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 12px 16px 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Philosophie médiévale <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(0)</span></div>
<div style="font-size: 0.82em; color: #8a94a3; margin-bottom: 6px;">V<sup>e</sup> — XV<sup>e</sup> siècle</div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #8a94a3; line-height: 1.85; font-style: italic;">
<span style="color: #c8bc8a; font-style: normal;">○</span> Augustin<br/>
<span style="color: #c8bc8a; font-style: normal;">○</span> Anselme<br/>
<span style="color: #c8bc8a; font-style: normal;">○</span> Thomas d'Aquin<br/>
<span style="color: #c8bc8a; font-style: normal;">○</span> Averroès<br/>
<span style="font-size: 0.85em; color: #a8aeb8;">— pages à rédiger</span>
</div>
</td>
<td style="width: 33.33%; vertical-align: top; background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #9a7840; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 12px 16px 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Philosophie classique <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(6)</span></div>
<div style="font-size: 0.82em; color: #8a94a3; margin-bottom: 6px;">XVI<sup>e</sup> — XVIII<sup>e</sup> siècle</div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Méditations métaphysiques|Descartes — Méditations]]</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Commentaire du passage à propos de l'Homme esclave du divertissement|Pascal — Divertissement]]</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Commentaire de l'Éthique|Spinoza — Éthique]]</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Vocabulaire/David Hume|Hume]]</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Vocabulaire/Kant|Kant]]</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Commentaire philosophique/Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes|Rousseau — Inégalité]]</span>
</div>
</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 33.33%; vertical-align: top; background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #9a7840; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 12px 16px 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Philosophie contemporaine <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(7)</span></div>
<div style="font-size: 0.82em; color: #8a94a3; margin-bottom: 6px;">XIX<sup>e</sup> — XXI<sup>e</sup> siècle</div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
[[Dictionnaire de philosophie/Karl Marx|Karl Marx]]<br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Nietzsche|Nietzsche]]</span><br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Moritz Schlick|Moritz Schlick]]
</div>
</td>
<td style="width: 33.33%; vertical-align: top; background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #9a7840; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 12px 16px 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Courants du XX<sup>e</sup> siècle <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(3)</span></div>
<div style="font-size: 0.82em; color: #8a94a3; margin-bottom: 6px;">Écoles et traditions</div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Philosophie analytique|Philosophie analytique]]</span><br/>
<span style="color: #1a2230; font-weight: 500;">[[Philosophie/Existence et temps|Existentialisme]]</span><br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Dasein|Phénoménologie / Dasein]]
</div>
</td>
<td style="width: 33.33%; vertical-align: top; background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #9a7840; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 12px 16px 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">Traditions non occidentales <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(2)</span></div>
<div style="font-size: 0.82em; color: #8a94a3; margin-bottom: 6px;">Afrique, Amériques</div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #5a6578; line-height: 1.75;">
[[Dictionnaire de philosophie/Philosophie africaine|Philosophie africaine]]<br/>
[[Dictionnaire de philosophie/Argentine (Philosophie)|Argentine — XX<sup>e</sup> siècle]]
</div>
</td>
</tr>
</table>
<!-- ══════════════════════════════════════════════
CLUSTER 5 — OUVRAGES DE RÉFÉRENCE (gris encre)
══════════════════════════════════════════════ -->
<div style="margin: 22px 0 10px; padding: 6px 0 4px; border-bottom: 1px solid #1a2230;">
<div style="font-size: 1.15em; font-weight: 700; color: #1a2230;">Ouvrages de référence et pédagogiques</div>
</div>
<!-- Autres ouvrages -->
<table style="width: 100%; border-collapse: separate; border-spacing: 14px 14px;">
<tr>
<td style="width: 33.33%; vertical-align: top; background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #4a4a4a; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 12px 16px 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">[[Manuel de terminale de philosophie|Manuel de terminale]] <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(26)</span></div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #1a2230; line-height: 1.75;">
Éthique & action <span style="color: #8a94a3;">(4)</span><br/>
Esprit & conscience <span style="color: #8a94a3;">(4)</span><br/>
Connaissance & vérité <span style="color: #8a94a3;">(5)</span><br/>
Monde & société <span style="color: #8a94a3;">(4)</span><br/>
Culture & sens <span style="color: #8a94a3;">(6)</span><br/>
Méthode & ressources <span style="color: #8a94a3;">(3)</span>
</div>
</td>
<td style="width: 33.33%; vertical-align: top; background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #4a4a4a; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 12px 16px 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">[[:Catégorie:Commentaire philosophique|Commentaires d'œuvres]] <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(20)</span></div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #1a2230; line-height: 1.75;">
<span style="font-weight: 500;">[[Commentaire philosophique/Lettre à Ménécée|Lettre à Ménécée]]</span> <span style="color: #8a94a3;">·</span> Épicure<br/>
<span style="font-weight: 500;">[[Méditations métaphysiques|Méditations]]</span> <span style="color: #8a94a3;">·</span> Descartes<br/>
<span style="font-weight: 500;">[[Commentaire de l'Éthique|Éthique]]</span> <span style="color: #8a94a3;">·</span> Spinoza<br/>
<span style="font-weight: 500;">[[Commentaire philosophique/Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes|Inégalité]]</span> <span style="color: #8a94a3;">·</span> Rousseau<br/>
<span style="font-weight: 500;">[[Philosophie/Commentaire du passage à propos de l'Homme esclave du divertissement|Divertissement]]</span> <span style="color: #8a94a3;">·</span> Pascal
</div>
</td>
<td style="width: 33.33%; vertical-align: top; background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #4a4a4a; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 12px 16px 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; margin-bottom: 6px;">[[:Catégorie:Vocabulaire philosophique|Vocabulaires]] <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(4)</span></div>
<div style="font-size: 0.88em; color: #1a2230; line-height: 1.75;">
<span style="font-weight: 500;">[[Pour lire Platon/Vocabulaire|Platon]]</span><br/>
<span style="font-weight: 500;">[[Philosophie/Vocabulaire/David Hume|David Hume]]</span><br/>
<span style="font-weight: 500;">[[Philosophie/Vocabulaire/Kant|Kant]]</span>
</div>
<div style="height: 1px; background: #e2e8ef; margin: 10px 0;"></div>
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; margin-bottom: 10px;">[[Philosophie/Une brève introduction|Une brève introduction]] </div>
</td>
</tr>
</table>
<!-- Dictionnaire — pleine largeur -->
<div style="background: #fbfcfd; border: 1px solid #d4dae2; border-left: 4px solid #4a4a4a; border-radius: 0 8px 8px 0; padding: 14px 16px 16px; margin-bottom: 14px; box-shadow: 0 1px 4px rgba(26,34,48,0.05);">
<div style="font-size: 0.96em; font-weight: 600; color: #1a2230; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid #dfe4eb; margin-bottom: 10px;">[[Dictionnaire de philosophie|Dictionnaire de philosophie]] <span style="color: #8a94a3; font-weight: 400;">(35+)</span></div>
<!-- Sélection d'articles thématiques du Dictionnaire -->
<table style="width: 100%; border-collapse: separate; border-spacing: 5px 5px;">
<tr>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/A|A]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/B|B]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/C|C]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/D|D]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/E|E]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/F|F]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/G|G]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/H|H]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/I|I]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/J|J]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/K|K]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/L|L]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/M|M]]</td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/N|N]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/O|O]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/P|P]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/Q|Q]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/R|R]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/S|S]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/T|T]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/U|U]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/V|V]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/W|W]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/X|X]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/Y|Y]]</td>
<td style="width: 7.69%; text-align: center; background: #eef2f7; border: 1px solid #dbe2eb; border-radius: 4px; padding: 9px 0; font-size: 1.08em; font-weight: 500;">[[Dictionnaire de philosophie/Z|Z]]</td>
</tr>
</table>
</div>
<br>
<!-- ══════════════════════════════════════════════
PIED DE PAGE (+ légende de convention, idée 5)
══════════════════════════════════════════════ -->
<div style="margin-top: 10px; padding: 14px 0 4px; border-top: 1px solid #d4dae2; font-size: 0.86em; color: #555e6b;">
<div style="margin-bottom: 6px;"><span style="font-weight: 600; color: #1a2230;">Consulter ailleurs</span> · [[w:Philosophie|Wikipédia]] · [[wikt:philosophie|Wiktionnaire]] · [[v:Philosophie|Wikiversité]] · [[s:Portail:Philosophie|Wikisource]]</div>
<div style="margin-bottom: 10px;"><span style="font-weight: 600; color: #1a2230;">Catégories sources</span> · [[:Catégorie:Discipline philosophique|Disciplines]] · [[:Catégorie:Histoire de la philosophie|Histoire]] · [[:Catégorie:Philosophe|Philosophes]] · [[:Catégorie:Dictionnaire de philosophie (livre)|Dictionnaire]] · [[:Catégorie:Manuel de terminale de philosophie (livre)|Manuel]] · [[:Catégorie:Commentaire philosophique|Commentaires]]</div>
</div>
</div>
[[Catégorie:Philosophie|*]]
l1m3ydactj9sh2mrc6dppg8yhgnmlr1
Le système d'exploitation GNU-Linux/Installer Debian via le réseau
0
23629
765623
514684
2026-04-30T21:07:19Z
JackPotte
5426
/* Installation de Debian par le réseau */
765623
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>
{{Linux}}
</noinclude>
===Installation de Debian par le réseau===
'''packets nécessaire '''
# dhcp
# tftp
# pxe
<pre>
#apt-get install dhcp-server atftpd pxe syslinux
</pre>
Copiez ensuite le fichier /usr/lib/syslinux/pxelinux.0 dans /tftpboot
'''Configuration du dhcp'''
<pre>
/etc/dhcp3/dhcpd.conf
ddns-update-style none;
option domain-name "diskless.net";
'#'option domain-name-servers gw.diskless.net;
default-lease-time 600;
max-lease-time 7200;
log-facility local7;
subnet 192.168.30.0 netmask 255.255.255.0 {
range 192.168.30.100 192.168.30.110;
'#'option routers rtr-239-0-2.example.org;
}
next-server 192.168.30.224;
option root-path "192.168.30.224:/tftpboot/pxelinux.0";
filename "/tftpboot/pxelinux.0";
#redémarer le service /etc/init.d/dchp3-serveur restart
</pre>
'''tftp'''
</pre>
/etc/inetd.conf
tftp dgram udp nowait root /usr/sbin/tcpd /usr/sbin/in.tftpd /tftpboot
</pre>
'''configuration pxe'''
<pre>
/etc/pxe.conf
.# which interface to use
interface=eth0
default_address=192.168.30.210
.# the multicast ip address to listen on
multicast_address=224.0.1.2
.# mtftp info
mtftp_address=192.168.30.210
mtftp_client_port=1758
mtftp_server_port=1759
.# the port to listen on
listen_port=4011
.# enable multicast?
use_multicast=1
.# enable broadcast?
use_broadcast=1
.# user prompt
prompt=Press F8 to view menu ...
prompt_timeout=10
.# what services to provide, priority in ordering
.# CSA = Client System Architecture
.# service=<CSA>,<min layer>,<max layer>,<basename>,<menu entry>
service=X86PC,0,0,local,Local boot
service=X86PC,0,0,pxelinux,PXELinux
.# tftpd base dir
tftpdbase=/tftpboot
.# domain name
.# domain=bla.com
</pre>
redémarrer le service
#/etc/init.d/pxe restart
''' Mettre la machine que vous voulez installer en boot PXE et vous devriez avoir l'interface d'installation de Debian.'''
nntk3frhgkrzaddd4tizlz39gmvyabt
Discussion utilisateur:DavidL
3
26158
765579
765364
2026-04-30T14:58:00Z
Alex Mtlr
103840
Question mise en forme et standardisation sur Wikibooks
765579
wikitext
text/x-wiki
{{/Onglets}}
{| class="flexible" style="width:100%;"
| style="vertical-align: top;" | <div style="padding: 20px; font-size: 120%; border: thin solid #A7D7F9;">
[[Image:Chat bubbles.svg|123px|right]]
Bienvenue sur ma page de discussion.
<!-- le lien "ajouter un message" -->
<div class="noprint plainlinks" style="background-color: #9292924f; width: 300px; margin-top: 30px; margin-left: auto; margin-right: auto; padding: 5px 25px 5px 25px; text-align: center; border: 1px solid #9292924f; font-size:12pt; -moz-border-radius:5px; -webkit-border-radius:5px; -o-border-radius:5px; border-radius:5px; background: -webkit-gradient(linear, 0% 0%, 0% 100%, from(#00000000), to(#93939328)); background:-moz-linear-gradient(0% 90% 90deg, #93939328, #00000000);">
[{{fullurl:Discussion utilisateur:DavidL|action=edit§ion=new}} Ajouter un message]
</div>
{{clr}}
</div>
| style="vertical-align: top;" | __TOC__
|}
<!--{{OngFin}}-->
<!-- *************************************** -->
== Salut David ==
Ça fait un bail ! Merci pour ta correction dans le chapitre consacré à la création des projets de mon bouquin sur le Mouvement Wikimédia.
J'en profite pour te dire que le livre devrait, enfin et si tout se déroule comme prévu, être publié au format de poche en début de cette nouvelle année. Raison pour laquelle je suis en train de tout relire et remettre en forme tout en corrigeant pas mal d'informations parfois fausses ou en tout cas mal formulées.
Dans ce travail de relecture, j'ai découvert que l'outil de création automatique d'une référence au départ de l'URL d'une page ne fonctionne pas sur Wikilivre. Tu vois ce dont je parle ? C'est une option du menu qui apparait dans l'éditeur visuel. Quand tu cliques sur « sourcer » un encart te proposes d'introduite une référence automatiquement, manuellement, ou de dupliquer le renvoi vers une référence déjà existante.
Et bien sur Wikilivres, la fonction automatique ne fonctionne pas pour l'instant, alors qu'elle fonctionne sur Wikipédia et Wikiversité, là où je crée mes références avant de les copier-coller dans Wikilivres en attendant que le problème soit résolut.
As-tu du temps pour voir ce qui pose un problème ? Moi, je suis un peu à la bourre pour terminer ma relecture à temps... [[User:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]] <sup><big>✉</big> [[User talk:Lionel Scheepmans|Contact]]</sup> <sub>Désolé pour ma [[w:dysorthographie|dysorthographie]], [[w:dyslexie|dyslexie]] et [[wikt:distraction|"dys"traction]].</sub> 3 janvier 2026 à 18:03 (CET)
:Salut Lionel
:J'ai testé : j'obtiens un message d'avertissement dans la console :
: « Mapping(s) missing from citoid-template-type-map.json: dataset, preprint, standard »
: « Empty template Lien web produced. Check this template has a correctly configured citoid map in the template data. »
:et également une erreur de requête HTTP dans la réponse en JSON : « error "Unable to retrieve data from ..." »
:Il doit y avoir une différence quelque part dans [[Module:Biblio|le module Biblio]] avec wikipédia.
:-- ◄ [[Utilisateur:DavidL|'''D'''avid '''L''']] • [[Discussion Utilisateur:DavidL|discuter]] ► 4 janvier 2026 à 00:39 (CET)
::Je vois que tu as plus de compétence que moi en la matière. Je voudrais bien développé mes connaissances en informatique, mais dela demande du temps, de la motivation et un certaine organisation. Merci pour ton aide ! [[User:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]] <sup><big>✉</big> [[User talk:Lionel Scheepmans|Contact]]</sup> <sub>Désolé pour ma [[w:dysorthographie|dysorthographie]], [[w:dyslexie|dyslexie]] et [[wikt:distraction|"dys"traction]].</sub> 4 janvier 2026 à 04:41 (CET)
== Texte indigeste ==
Salut David,
Je n'ai pas compris ta dernière modif sur [[Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC|Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC]], en quoi est-ce indigeste ? [[Utilisateur:Alex Mtlr|Alex Mtlr]] ([[Discussion utilisateur:Alex Mtlr|discussion]]) 17 mars 2026 à 08:51 (CET)
:Salut Alex,
:Il s'agit du code wiki de la page qui n'est pas du tout lisible, il y a plus de code HTML que de contenu. Alors qu'il faudrait utiliser le style commun, ne pas faire du formatage systématique, utiliser les modèles standards pour avoir un code wiki simple.
:-- ◄ [[Utilisateur:DavidL|'''D'''avid '''L''']] • [[Discussion Utilisateur:DavidL|discuter]] ► 17 mars 2026 à 08:54 (CET)
::Salut David,
::A vrai dire, je n'ai utilisé que le strict nécessaire pour rendre la page la plus lisible possible, est-ce que tu as des exemples de structuration de code en tête pour le rendre plus clair ? [[Utilisateur:Alex Mtlr|Alex Mtlr]] ([[Discussion utilisateur:Alex Mtlr|discussion]]) 18 mars 2026 à 08:59 (CET)
:::La page [[Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC|Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC]] fait 1M d'octets.
:::Il faudrait la diviser en sous pages, supprimer le formatage pour utiliser une syntaxe wiki claire, éviter les boîtes déroulantes, les défilements dans des zones de hauteur limitée.
:::Les autres livres ont un texte source clair, et sont de taille raisonnable :
:::* [[Programmation Java/Commentaires]] 2383 octets,
:::* [[Étude scientifique de la technique du piano/L’étude scientifique de la technique]] 36907 octets,
:::* [[Photographie]] 7898 octets,
:::* [[Photographie/Conseils aux débutants/Acheter un appareil numérique]] 27852 octets.
:::-- ◄ [[Utilisateur:DavidL|'''D'''avid '''L''']] • [[Discussion Utilisateur:DavidL|discuter]] ► 18 mars 2026 à 19:12 (CET)
:::: Bonjour David,
:::: Pour les pages [[Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC|Textes et traductions Ier millénaire AEC]] et [[Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_EC|Textes et traductions Ier millénaire EC]], je n'ai uniquement utilisé l'éditeur wikicode et jamais d'éditeur html. Par contre, pourquoi ne peut-on pas utiliser la mise en forme que l'on souhaite sur Wikibooks ? Sur les autres portails je comprends la nécessité de standardisation, mais les livres sur Wikibooks sont tous différents... [[Utilisateur:Alex Mtlr|Alex Mtlr]] ([[Discussion utilisateur:Alex Mtlr|discussion]]) 30 avril 2026 à 16:57 (CET)
== Merci David ==
j'ai observé que tu avais mis mon livre le "miroir brisé" ...... sur l'établi MERCI et bien cordialement :-) [[Utilisateur:Clopeau|Clopeau]] ([[Discussion utilisateur:Clopeau|discussion]]) 18 mars 2026 à 07:22 (CET)
== You may be an eligible candidate for the U4C election ==
<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Greetings,
The [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee|Universal Code of Conduct Coordinating Committee (U4C)]] seeks candidates for the 2026 election. The U4C is the global committee responsible for overseeing enforcement of the [[foundation:Special:MyLanguage/Policy:Universal Code of Conduct|Universal Code of Conduct]]. Elections are held annually, if elected a committee member serves for two years.
This year the U4C requires candidates to hold administrator rights on at least one wiki, which is why you are being contacted as you appear to hold this right. There are other requirements, such as candidates must be at least 18 years old and may not be employed by the Wikimedia Foundation or other related chapters and affiliates. You can find more information in the [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2026#Call_for_Candidates|call for candidates on Meta-wiki]]. Additionally, the committee's working language is English; some ability to communicate in English is required.
The election opens on 18 May, if you are eligible and interested you have until 10 May to submit your candidacy. There will week between for candidates to answer questions from the community. Voting takes place privately in [[m:Special:MyLanguage/SecurePoll|SecurePoll]], successful candidates must receive at least 60% support. More information is available on [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2026|the 2026 Elections page]], including timelines and other candidacy information. If you read over the material and consider yourself qualified, please consider submitting your name to run for the committee. If you think someone else in your community might be interested and qualified, please encourage them to run.
In partnership with the U4C -- [[m:User:Keegan (WMF)|Keegan (WMF)]] ([[m:User_talk:Keegan (WMF)|talk]]) 28 avril 2026 à 20:33 (CEST) </div>
<!-- Message envoyé par User:Keegan (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Keegan_(WMF)/test&oldid=30471754 -->
ovey0p26h9yd9udj14m8ql80po2niwl
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2026-04-30T17:14:49Z
DavidL
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/* Texte indigeste */
765597
wikitext
text/x-wiki
{{/Onglets}}
{| class="flexible" style="width:100%;"
| style="vertical-align: top;" | <div style="padding: 20px; font-size: 120%; border: thin solid #A7D7F9;">
[[Image:Chat bubbles.svg|123px|right]]
Bienvenue sur ma page de discussion.
<!-- le lien "ajouter un message" -->
<div class="noprint plainlinks" style="background-color: #9292924f; width: 300px; margin-top: 30px; margin-left: auto; margin-right: auto; padding: 5px 25px 5px 25px; text-align: center; border: 1px solid #9292924f; font-size:12pt; -moz-border-radius:5px; -webkit-border-radius:5px; -o-border-radius:5px; border-radius:5px; background: -webkit-gradient(linear, 0% 0%, 0% 100%, from(#00000000), to(#93939328)); background:-moz-linear-gradient(0% 90% 90deg, #93939328, #00000000);">
[{{fullurl:Discussion utilisateur:DavidL|action=edit§ion=new}} Ajouter un message]
</div>
{{clr}}
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| style="vertical-align: top;" | __TOC__
|}
<!--{{OngFin}}-->
<!-- *************************************** -->
== Salut David ==
Ça fait un bail ! Merci pour ta correction dans le chapitre consacré à la création des projets de mon bouquin sur le Mouvement Wikimédia.
J'en profite pour te dire que le livre devrait, enfin et si tout se déroule comme prévu, être publié au format de poche en début de cette nouvelle année. Raison pour laquelle je suis en train de tout relire et remettre en forme tout en corrigeant pas mal d'informations parfois fausses ou en tout cas mal formulées.
Dans ce travail de relecture, j'ai découvert que l'outil de création automatique d'une référence au départ de l'URL d'une page ne fonctionne pas sur Wikilivre. Tu vois ce dont je parle ? C'est une option du menu qui apparait dans l'éditeur visuel. Quand tu cliques sur « sourcer » un encart te proposes d'introduite une référence automatiquement, manuellement, ou de dupliquer le renvoi vers une référence déjà existante.
Et bien sur Wikilivres, la fonction automatique ne fonctionne pas pour l'instant, alors qu'elle fonctionne sur Wikipédia et Wikiversité, là où je crée mes références avant de les copier-coller dans Wikilivres en attendant que le problème soit résolut.
As-tu du temps pour voir ce qui pose un problème ? Moi, je suis un peu à la bourre pour terminer ma relecture à temps... [[User:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]] <sup><big>✉</big> [[User talk:Lionel Scheepmans|Contact]]</sup> <sub>Désolé pour ma [[w:dysorthographie|dysorthographie]], [[w:dyslexie|dyslexie]] et [[wikt:distraction|"dys"traction]].</sub> 3 janvier 2026 à 18:03 (CET)
:Salut Lionel
:J'ai testé : j'obtiens un message d'avertissement dans la console :
: « Mapping(s) missing from citoid-template-type-map.json: dataset, preprint, standard »
: « Empty template Lien web produced. Check this template has a correctly configured citoid map in the template data. »
:et également une erreur de requête HTTP dans la réponse en JSON : « error "Unable to retrieve data from ..." »
:Il doit y avoir une différence quelque part dans [[Module:Biblio|le module Biblio]] avec wikipédia.
:-- ◄ [[Utilisateur:DavidL|'''D'''avid '''L''']] • [[Discussion Utilisateur:DavidL|discuter]] ► 4 janvier 2026 à 00:39 (CET)
::Je vois que tu as plus de compétence que moi en la matière. Je voudrais bien développé mes connaissances en informatique, mais dela demande du temps, de la motivation et un certaine organisation. Merci pour ton aide ! [[User:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]] <sup><big>✉</big> [[User talk:Lionel Scheepmans|Contact]]</sup> <sub>Désolé pour ma [[w:dysorthographie|dysorthographie]], [[w:dyslexie|dyslexie]] et [[wikt:distraction|"dys"traction]].</sub> 4 janvier 2026 à 04:41 (CET)
== Texte indigeste ==
Salut David,
Je n'ai pas compris ta dernière modif sur [[Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC|Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC]], en quoi est-ce indigeste ? [[Utilisateur:Alex Mtlr|Alex Mtlr]] ([[Discussion utilisateur:Alex Mtlr|discussion]]) 17 mars 2026 à 08:51 (CET)
:Salut Alex,
:Il s'agit du code wiki de la page qui n'est pas du tout lisible, il y a plus de code HTML que de contenu. Alors qu'il faudrait utiliser le style commun, ne pas faire du formatage systématique, utiliser les modèles standards pour avoir un code wiki simple.
:-- ◄ [[Utilisateur:DavidL|'''D'''avid '''L''']] • [[Discussion Utilisateur:DavidL|discuter]] ► 17 mars 2026 à 08:54 (CET)
::Salut David,
::A vrai dire, je n'ai utilisé que le strict nécessaire pour rendre la page la plus lisible possible, est-ce que tu as des exemples de structuration de code en tête pour le rendre plus clair ? [[Utilisateur:Alex Mtlr|Alex Mtlr]] ([[Discussion utilisateur:Alex Mtlr|discussion]]) 18 mars 2026 à 08:59 (CET)
:::La page [[Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC|Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC]] fait 1M d'octets.
:::Il faudrait la diviser en sous pages, supprimer le formatage pour utiliser une syntaxe wiki claire, éviter les boîtes déroulantes, les défilements dans des zones de hauteur limitée.
:::Les autres livres ont un texte source clair, et sont de taille raisonnable :
:::* [[Programmation Java/Commentaires]] 2383 octets,
:::* [[Étude scientifique de la technique du piano/L’étude scientifique de la technique]] 36907 octets,
:::* [[Photographie]] 7898 octets,
:::* [[Photographie/Conseils aux débutants/Acheter un appareil numérique]] 27852 octets.
:::-- ◄ [[Utilisateur:DavidL|'''D'''avid '''L''']] • [[Discussion Utilisateur:DavidL|discuter]] ► 18 mars 2026 à 19:12 (CET)
:::: Bonjour David,
:::: Pour les pages [[Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_AEC|Textes et traductions Ier millénaire AEC]] et [[Philosophie/Thalès de Milet/Textes_et_traductions_Ier_millénaire_EC|Textes et traductions Ier millénaire EC]], je n'ai uniquement utilisé l'éditeur wikicode et jamais d'éditeur html. Par contre, pourquoi ne peut-on pas utiliser la mise en forme que l'on souhaite sur Wikibooks ? Sur les autres portails je comprends la nécessité de standardisation, mais les livres sur Wikibooks sont tous différents... [[Utilisateur:Alex Mtlr|Alex Mtlr]] ([[Discussion utilisateur:Alex Mtlr|discussion]]) 30 avril 2026 à 16:57 (CET)
:::::Bonjour Alex,
:::::Les livres sont tous différents en mises en forme, mais il y a des règles et recommandations à respecter, notamment [[Aide:Syntaxe#Les erreurs à éviter|ne pas abuser du HTML et privilégier la syntaxe wiki]]. Les pages doivent pouvoir être mises à jour par tous. Il faut notamment utiliser [[Wikilivres:Modèles|les modèles disponibles]] plutôt que d'inventer une mise en forme. Il faut surtout ne pas utiliser le copier-coller, mais soit utiliser un modèle existant, soit en créer de nouveaux pour les utiliser de nombreuses fois dans les pages ; par exemple, cela permet de modifier le style de tous les paragraphes en un seul endroit : dans le modèle.
:::::-- ◄ [[Utilisateur:DavidL|'''D'''avid '''L''']] • [[Discussion Utilisateur:DavidL|discuter]] ► 30 avril 2026 à 19:14 (CEST)
== Merci David ==
j'ai observé que tu avais mis mon livre le "miroir brisé" ...... sur l'établi MERCI et bien cordialement :-) [[Utilisateur:Clopeau|Clopeau]] ([[Discussion utilisateur:Clopeau|discussion]]) 18 mars 2026 à 07:22 (CET)
== You may be an eligible candidate for the U4C election ==
<div lang="en" dir="ltr" class="mw-content-ltr">
Greetings,
The [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee|Universal Code of Conduct Coordinating Committee (U4C)]] seeks candidates for the 2026 election. The U4C is the global committee responsible for overseeing enforcement of the [[foundation:Special:MyLanguage/Policy:Universal Code of Conduct|Universal Code of Conduct]]. Elections are held annually, if elected a committee member serves for two years.
This year the U4C requires candidates to hold administrator rights on at least one wiki, which is why you are being contacted as you appear to hold this right. There are other requirements, such as candidates must be at least 18 years old and may not be employed by the Wikimedia Foundation or other related chapters and affiliates. You can find more information in the [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2026#Call_for_Candidates|call for candidates on Meta-wiki]]. Additionally, the committee's working language is English; some ability to communicate in English is required.
The election opens on 18 May, if you are eligible and interested you have until 10 May to submit your candidacy. There will week between for candidates to answer questions from the community. Voting takes place privately in [[m:Special:MyLanguage/SecurePoll|SecurePoll]], successful candidates must receive at least 60% support. More information is available on [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2026|the 2026 Elections page]], including timelines and other candidacy information. If you read over the material and consider yourself qualified, please consider submitting your name to run for the committee. If you think someone else in your community might be interested and qualified, please encourage them to run.
In partnership with the U4C -- [[m:User:Keegan (WMF)|Keegan (WMF)]] ([[m:User_talk:Keegan (WMF)|talk]]) 28 avril 2026 à 20:33 (CEST) </div>
<!-- Message envoyé par User:Keegan (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Keegan_(WMF)/test&oldid=30471754 -->
c4n93j2qiy9mh7qzreymylv5dm96o59
Wikilivres:Compilations/Dictionnaire de philosophie
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JackPotte
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'''Livre en cours d'écriture'''
== Dictionnaire de philosophie ==
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:[[Dictionnaire de philosophie/A (logique)|A]]
:[[Philosophie/Acte/Puissance|Acte/Puissance]]
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:[[Philosophie/Morale|Morale]]
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Fonctionnement d'un ordinateur/L'encodage des données
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/* Le choix de la base */
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Vous savez déjà qu'un ordinateur permet de faire plein de choses totalement différentes : écouter de la musique, lire des films/vidéos, afficher ou écrire du texte, retoucher des images, créer des vidéos, jouer à des jeux vidéos, etc. Pour être plus général, on devrait dire qu'un ordinateur manipule des informations, sous la forme de fichier texte, de vidéo, d'image, de morceau de musique, de niveau de jeux vidéos, etc. Dans ce qui suit, nous allons appeler ces informations par le terme '''données'''.
On pourrait définir les ordinateurs comme des appareils qui manipulent des données et/ou qui traitent de l'information, mais force est de constater que cette définition, oh combien fréquente, n'est pas la bonne. Tous les appareils électroniques manipulent des données, même ceux qui ne sont pas des ordinateurs proprement dit : les exemples des décodeurs TNT et autres lecteurs de DVD sont là pour nous le rappeler. Même si la définition d’ordinateur est assez floue et que plusieurs définitions concurrentes existent, il est évident que les ordinateurs se distinguent des autres appareils électroniques programmables sur plusieurs points. Notamment, ils stockent leurs données d'une certaine manière (le codage numérique que nous allons aborder).
==Le codage de l'information==
Avant d'être traitée, une information doit être transformée en données exploitables par l'ordinateur, sans quoi il ne pourra pas en faire quoi que ce soit. Eh bien, sachez qu'elles sont stockées… avec des nombres. Toute donnée n'est qu'un ensemble de nombres structuré pour être compréhensible par l'ordinateur : on dit que les données sont codées par des nombres. Il suffit d'utiliser une machine à calculer pour manipuler ces nombres, et donc sur les données. Une simple machine à calculer devient une machine à traiter de l'information. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, un ordinateur n'est qu'une sorte de grosse calculatrice hyper-performante. Mais comment faire la correspondance entre ces nombres et du son, du texte, ou toute autre forme d'information ? Et comment fait notre ordinateur pour stocker ces nombres et les manipuler ? Nous allons répondre à ces questions dans ce chapitre.
Toute information présente dans un ordinateur est décomposée en petites informations de base, chacune représentée par un nombre. Par exemple, le texte sera décomposé en caractères (des lettres, des chiffres, ou des symboles). Pareil pour les images, qui sont décomposées en pixels, eux-mêmes codés par un nombre. Même chose pour la vidéo, qui n'est rien d'autre qu'une suite d'images affichées à intervalles réguliers. La façon dont un morceau d'information (lettre ou pixel, par exemple) est représenté avec des nombres est définie par ce qu'on appelle un codage, parfois appelé improprement encodage. Ce codage va attribuer un nombre à chaque morceau d'information. Pour montrer à quoi peut ressembler un codage, on va prendre trois exemples : du texte, une image et du son.
===Texte : standard ASCII===
Pour coder un texte, il suffit de savoir coder une lettre ou tout autre symbole présent dans un texte normal (on parle de '''caractères'''). Pour coder chaque caractère avec un nombre, il existe plusieurs codages : l'ASCII, l'Unicode, etc.
[[File:ASCII full.svg|vignette|Caractères ASCII imprimables.]]
Le codage le plus ancien, appelé l''''ASCII''', a été inventé pour les communications télégraphiques et a été ensuite réutilisé dans l'informatique et l'électronique à de nombreuses occasions. Il est intégralement défini par une table de correspondance entre une lettre et le nombre associé, appelée la ''table ASCII''. Le standard ASCII originel utilise des nombres codés sur 7 bits (et non 8 comme beaucoup le croient), ce qui permet de coder 128 symboles différents.
Les lettres sont stockées dans l'ordre alphabétique, pour simplifier la vie des utilisateurs : des nombres consécutifs correspondent à des lettres consécutives. L'ASCII ne code pas seulement des lettres, mais aussi d'autres symboles, dont certains ne sont même pas affichables ! Cela peut paraitre bizarre, mais s'explique facilement quand on connait les origines du standard. Ces caractères non-affichables servent pour les imprimantes, FAX et autres systèmes de télécopies. Pour faciliter la conception de ces machines, on a placé dans cette table ASCII des symboles qui n'étaient pas destinés à être affichés, mais dont le but était de donner un ordre à l'imprimante/machine à écrire... On trouve ainsi des symboles de retour à la ligne, par exemple.
[[File:ASCII-Table.svg|centre|vignette|upright=2.0|ASCII-Table]]
La table ASCII a cependant des limitations assez problématiques. Par exemple, vous remarquerez que les accents n'y sont pas, ce qui n'est pas étonnant quand on sait qu'il s'agit d'un standard américain. De même, impossible de coder un texte en grec ou en japonais : les idéogrammes et les lettres grecques ne sont pas dans la table ASCII. Pour combler ce manque, des '''codages ASCII étendus''' ont rajouté des caractères à la table ASCII de base. Ils sont assez nombreux et ne sont pas compatibles entre eux. Le plus connu et le plus utilisé est certainement le codage '''ISO 8859''' et ses dérivés, utilisés par de nombreux systèmes d'exploitation et logiciels en occident. Ce codage code ses caractères sur 8 bits et est rétrocompatible ASCII, ce qui fait qu'il est parfois confondu avec ce dernier alors que les deux sont très différents.
Aujourd'hui, le standard de codage de texte le plus connu est certainement l’'''Unicode'''. L'Unicode est parfaitement compatible avec la table ASCII : les 128 premiers symboles de l’Unicode sont ceux de la table ASCII, et sont rangés dans le même ordre. Là où l'ASCII ne code que l'alphabet anglais, les codages actuels comme l'Unicode prennent en compte les caractères chinois, japonais, grecs, etc.
===Image===
[[File:Imagematricielle.gif|vignette|Image matricielle.]]
Le même principe peut être appliqué aux images : l'image est décomposée en morceaux de même taille qu'on appelle des '''pixels'''. L'image est ainsi vue comme un rectangle de pixels, avec une largeur et une longueur. Le nombre de pixels en largeur et en longueur définit la résolution de l'image : par exemple, une image avec 800 pixels de longueur et 600 en largeur sera une image dont la résolution est de 800*600. Il va de soi que plus cette résolution est grande, plus l'image sera fine et précise. On peut d'ailleurs remarquer que les images en basse résolution ont souvent un aspect dit pixelisé, où les bords des objets sont en marche d'escaliers.
Chaque pixel a une couleur qui est codée par un ou plusieurs nombres entiers. D'ordinaire, la couleur d'un pixel est définie par un mélange des trois couleurs primaires rouge, vert et bleu. Par exemple, la couleur jaune est composée à 50 % de rouge et à 50 % de vert. Pour coder la couleur d'un pixel, il suffit de coder chaque couleur primaire avec un nombre entier : un nombre pour le rouge, un autre pour le vert et un dernier pour le bleu. Ce codage est appelé le '''codage RGB'''. Mais il existe d'autres méthodes, qui codent un pixel non pas à partir des couleurs primaires, mais à partir d'autres espaces de couleur.
Pour stocker une image dans l'ordinateur, on a besoin de connaitre sa largeur, sa longueur et la couleur de chaque pixel. Une image peut donc être représentée dans un fichier par une suite d'entiers : un pour la largeur, un pour la longueur, et le reste pour les couleurs des pixels. Ces entiers sont stockés les uns à la suite des autres dans un fichier. Les pixels sont stockés ligne par ligne, en partant du haut, et chaque ligne est codée de gauche à droite. Les fichiers image actuels utilisent des techniques de codage plus élaborées, permettant notamment décrire une image en utilisant moins de nombres, ce qui prend moins de place dans l'ordinateur.
===Son===
Pour mémoriser du son, il suffit de mémoriser l'intensité sonore reçue par un microphone à intervalles réguliers. Cette intensité est codée par un nombre entier : si le son est fort, le nombre sera élevé, tandis qu'un son faible se verra attribuer un entier petit. Ces entiers seront rassemblés dans l'ordre de mesure, et stockés dans un fichier son, comme du wav, du PCM, etc. Généralement, ces fichiers sont compressés afin de prendre moins de place.
==Le support physique de l'information codée==
Pour pouvoir traiter de l'information, la première étape est d'abord de coder celle-ci, c'est à dire de la transformer en nombres. Et peu importe le codage utilisé, celui-ci a besoin d'un support physique, d'une grandeur physique quelconque. Et pour être franc, on peut utiliser tout et n’importe quoi. Par exemple, certains calculateurs assez anciens étaient des calculateurs pneumatiques, qui utilisaient la pression de l'air pour représenter des chiffres ou nombres : soit le nombre encodé était proportionnel à la pression, soit il existait divers intervalles de pression correspondant chacun à un nombre entier bien précis. Il a aussi existé des technologies purement mécaniques pour ce faire, comme les cartes perforées ou d'autres dispositifs encore plus ingénieux. De nos jours, ce stockage se fait soit par l'aimantation d'un support magnétique, soit par un support optique (les CD et DVD), soit par un support électronique. Les supports magnétiques sont réservés aux disques durs magnétiques, destinés à être remplacés par des disques durs entièrement électroniques (les fameux Solid State Drives, que nous verrons dans quelques chapitres).
Pour les supports de stockage électroniques, très courants dans nos ordinateurs, le support en question est une '''tension électrique'''. Ces tensions sont ensuite manipulées par des composants électriques/électroniques plus ou moins sophistiqués : résistances, condensateurs, bobines, amplificateurs opérationnels, diodes, transistors, etc. Certains d'entre eux ont besoin d'être alimentés en énergie. Pour cela, chaque circuit est relié à une tension qui l'alimente en énergie : la '''tension d'alimentation'''. Après tout, la tension qui code les nombres ne sort pas de nulle part et il faut bien qu'il trouve de quoi fournir une tension de 2, 3, 5 volts. De même, on a besoin d'une tension de référence valant zéro volt, qu'on appelle la '''masse''', qui sert pour le zéro.
Dans les circuits électroniques actuels, ordinateurs inclus, la tension d'alimentation varie généralement entre 0 et 5 volts. Mais de plus en plus, on tend à utiliser des valeurs de plus en plus basses, histoire d'économiser un peu d'énergie. Eh oui, car plus un circuit utilise une tension élevée, plus il consomme d'énergie et plus il chauffe. Pour un processeur, il est rare que les modèles récents utilisent une tension supérieure à 2 volts : la moyenne tournant autour de 1-1.5 volts. Même chose pour les mémoires : la tension d'alimentation de celle-ci diminue au cours du temps. Pour donner des exemples, une mémoire DDR a une tension d'alimentation qui tourne autour de 2,5 volts, les mémoires DDR2 ont une tension d'alimentation qui tombe à 1,8 volts, et les mémoires DDR3 ont une tension d'alimentation qui tombe à 1,5 volts. C'est très peu : les composants qui manipulent ces tensions doivent être très précis.
==Les différents codages : analogique, numérique et binaire==
[[File:Codage d'un chiffre décimal avec une tension.png|vignette|Codage numérique : exemple du codage d'un chiffre décimal avec une tension.]]
Le codage, la transformation d’information en nombre, peut être fait de plusieurs façons différentes. Dans les grandes lignes, on peut identifier deux grands types de codages.
Le '''codage analogique''' utilise des nombres réels : il code l’information avec des grandeurs physiques (quelque chose que l'on peut mesurer par un nombre) comprises dans un intervalle. Par exemple, un thermostat analogique convertit la température en tension électrique pour la manipuler : une température de 0 degré donne une tension de 0 volts, une température de 20 degrés donne une tension de 5 Volts, une température de 40 degrés donnera du 10 Volts, etc. Un codage analogique a une précision théoriquement infinie : on peut par exemple utiliser toutes les valeurs entre 0 et 5 Volts pour coder une information, même des valeurs tordues comme 1, 2.2345646, ou pire…
Le '''codage numérique''' n'utilise qu'un nombre fini de valeurs, contrairement au codage analogique. Pour être plus précis, il code des informations en utilisant des nombres entiers, représentés par des suites de chiffres. Le codage numérique précise comment coder les chiffres avec une tension. Comme illustré ci-contre, chaque chiffre correspond à un intervalle de tension : la tension code pour ce chiffre si elle est comprise dans cet intervalle. Cela donnera des valeurs de tension du style : 0, 0.12, 0.24, 0.36, 0.48… jusqu'à 2 volts.
===Les avantages et désavantages de l'analogique et du numérique===
Un calculateur analogique (qui utilise le codage analogique) peut en théorie faire ses calculs avec une précision théorique très fine, impossible à atteindre avec un calculateur numérique, notamment pour les opérations comme les dérivées, intégrations et autres calculs similaires. Mais dans les faits, aucune machine analogique n'est parfaite et la précision théorique est rarement atteinte, loin de là. Les imperfections des machines posent beaucoup plus de problèmes sur les machines analogiques que sur les machines numériques.
Obtenir des calculs précis sur un calculateur analogique demande non seulement d'utiliser des composants de très bonne qualité, à la conception quasi-parfaite, mais aussi d'utiliser des techniques de conception particulières. Même les composants de qualité ont des imperfections certes mineures, qui peuvent cependant sévèrement perturber les résultats. Les moyens pour réduire ce genre de problème sont très complexes, ce qui fait que la conception des calculateurs analogiques est diablement complexe, au point d'être une affaire de spécialistes. Concevoir ces machines est non seulement très difficile, mais tester leur bon fonctionnement ou corriger des pannes est encore plus complexe.
De plus, les calculateurs analogiques sont plus sensibles aux perturbations électromagnétiques. On dit aussi qu'ils ont une faible immunité au bruit. En effet, un signal analogique peut facilement subir des perturbations qui vont changer sa valeur, modifiant directement la valeur des nombres stockés ou manipulés. Avec un codage numérique, les perturbations ou parasites vont moins perturber le signal numérique. La raison est qu'une variation de tension qui reste dans un intervalle représentant un chiffre ne changera pas sa valeur. Il faut que la variation de tension fasse sortir la tension de l'intervalle pour changer le chiffre. Cette sensibilité aux perturbations est un désavantage net pour l'analogique et est une des raisons qui font que les calculateurs analogiques sont peu utilisés de nos jours. Elle rend difficile de faire fonctionner un calculateur analogique rapidement et limite donc sa puissance.
Un autre désavantage est que les calculateurs analogiques sont très spécialisés et qu'ils ne sont pas programmables. Un calculateur analogique est forcément conçu pour résoudre un problème bien précis. On peut le reconfigurer, le modifier à la marge, mais guère plus. Typiquement, les calculateurs analogiques sont utilisés pour résoudre des équations différentielles couplées non-linéaires, mais n'ont guère d'utilité pratique au-delà. Mais les ingénieurs ne font cela que pour les problèmes où il est pertinent de concevoir de zéro un calculateur spécialement dédié au problème à résoudre, ce qui est un cas assez rare.
===Le choix de la base===
Au vu des défauts des calculateurs analogiques, on devine que la grosse majorité des circuits électronique actuels sont numériques. Mais il faut savoir que les ordinateurs n'utilisent pas la numération décimale normale, celle à 10 chiffres qui vont de 0 à 9. De nos jours, les ordinateurs n'utilisent que deux chiffres, 0 et 1 (on parle de « bit ») : on dit qu'ils comptent en binaire. On verra dans le chapitre suivant comment coder des nombres avec des bits, ce qui est relativement simple. Pour le moment, nous allons justifier ce choix de n'utiliser que des bits et pas les chiffres décimaux (de 0 à 9). Avec une tension électrique, il y a diverses méthodes pour coder un bit : codage Manchester, NRZ, etc. Autant trancher dans le vif tout de suite : la quasi-intégralité des circuits d'un ordinateur se basent sur le '''codage NRZ'''.
Naïvement, la solution la plus simple serait de fixer un seuil en-dessous duquel la tension code un 0, et au-dessus duquel la tension représente un 1. Mais les circuits qui manipulent des tensions n'ont pas une précision parfaite et une petite perturbation électrique pourrait alors transformer un 0 en 1. Pour limiter la casse, on préfère ajouter une sorte de marge de sécurité, ce qui fait qu'on utilise en réalité deux seuils séparés par un intervalle vide. Le résultat est le fameux codage NRZ dont nous venons de parler : la tension doit être en dessous d'un seuil donné pour un 0, et il existe un autre seuil au-dessus duquel la tension représente un 1. Tout ce qu'il faut retenir, c'est qu'il y a un intervalle pour le 0 et un autre pour le 1. En dehors de ces intervalles, on considère que le circuit est trop imprécis pour pouvoir conclure sur la valeur de la tension : on ne sait pas trop si c'est un 1 ou un 0.
: Il arrive que ce soit l'inverse sur certains circuits électroniques : en dessous d'un certain seuil, c'est un 1 et si c'est au-dessus d'un autre seuil c'est 0.
[[File:Codage NRZ.png|centre|vignette|upright=2|Codage NRZ]]
L'avantage du binaire par rapport aux autres codages est qu'il permet de mieux résister aux perturbations électromagnétiques mentionnées dans le chapitre précédent. À tension d'alimentation égale, les intervalles de chaque chiffre sont plus petits pour un codage décimal : toute perturbation de la tension aura plus de chances de changer un chiffre. Mais avec des intervalles plus grands, un parasite aura nettement moins de chance de modifier la valeur du chiffre codé ainsi. La résistance aux perturbations électromagnétiques est donc meilleure avec seulement deux intervalles.
[[File:Comparaison entre codage binaire et décimal pour l'immunité au bruit.png|centre|vignette|upright=2|Comparaison entre codage binaire et décimal pour l'immunité au bruit.]]
===La conversion entre analogique et numérique===
Nous venons de dire qu'un ordinateur traite des données encodées sous forme numérique, et plus précisément en binaire. Cependant, l'ordinateur s'interface avec un monde extérieur qui est analogique par nature. Prenons un exemple : la lecture d'un fichier audio sur des hauts-parleurs. Le fichier audio contiendra des données numériques, codées en binaire, mais le signal envoyé sur les haut-parleurs ou dans votre casque sera analogique. Il y a donc eu une conversion du numérique vers l'analogique.
Et la conversion peut aussi se faire dans l'autre sens. Par exemple, imaginez que vous voulez enregistrer quelque chose avec votre microphone, dans un fichier audio. Votre voix sera un signal analogique, mais son enregistrement dans le fichier audio sera purement numérique. Quelque chose aura fdit la conversion de l'analogique vers le numérique.
Dans les deux exemples précédents, c'est la carte son de l'ordinateur qui fait les conversions entre numérique et analogique. Dans le cas général, la conversion entre analogique et numérique est le rôle des entrées-sorties. Les entrées convertissent des entrées analogiques en numérique, les sorties font l'inverse. Elles contiennent pour cela des circuits qui portent les noms de convertisseur analogique-numérique et de convertisseur numérique-analogique.
* Le '''convertisseur analogique-numérique''' (CAN) traduit des signaux analogiques en données numériques. Les entrées en contiennent au moins un.
* Le '''convertisseur numérique-analogique''' (CNA) fait lui la traduction dans le sens inverse : des données numériques sont traduites en données analogiques. Les sorties en contiennent au moins un.
[[File:CAN & CNA.png|centre|vignette|upright=2.5|CAN & CNA]]
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{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
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/* La conversion entre analogique et numérique */
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Vous savez déjà qu'un ordinateur permet de faire plein de choses totalement différentes : écouter de la musique, lire des films/vidéos, afficher ou écrire du texte, retoucher des images, créer des vidéos, jouer à des jeux vidéos, etc. Pour être plus général, on devrait dire qu'un ordinateur manipule des informations, sous la forme de fichier texte, de vidéo, d'image, de morceau de musique, de niveau de jeux vidéos, etc. Dans ce qui suit, nous allons appeler ces informations par le terme '''données'''.
On pourrait définir les ordinateurs comme des appareils qui manipulent des données et/ou qui traitent de l'information, mais force est de constater que cette définition, oh combien fréquente, n'est pas la bonne. Tous les appareils électroniques manipulent des données, même ceux qui ne sont pas des ordinateurs proprement dit : les exemples des décodeurs TNT et autres lecteurs de DVD sont là pour nous le rappeler. Même si la définition d’ordinateur est assez floue et que plusieurs définitions concurrentes existent, il est évident que les ordinateurs se distinguent des autres appareils électroniques programmables sur plusieurs points. Notamment, ils stockent leurs données d'une certaine manière (le codage numérique que nous allons aborder).
==Le codage de l'information==
Avant d'être traitée, une information doit être transformée en données exploitables par l'ordinateur, sans quoi il ne pourra pas en faire quoi que ce soit. Eh bien, sachez qu'elles sont stockées… avec des nombres. Toute donnée n'est qu'un ensemble de nombres structuré pour être compréhensible par l'ordinateur : on dit que les données sont codées par des nombres. Il suffit d'utiliser une machine à calculer pour manipuler ces nombres, et donc sur les données. Une simple machine à calculer devient une machine à traiter de l'information. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, un ordinateur n'est qu'une sorte de grosse calculatrice hyper-performante. Mais comment faire la correspondance entre ces nombres et du son, du texte, ou toute autre forme d'information ? Et comment fait notre ordinateur pour stocker ces nombres et les manipuler ? Nous allons répondre à ces questions dans ce chapitre.
Toute information présente dans un ordinateur est décomposée en petites informations de base, chacune représentée par un nombre. Par exemple, le texte sera décomposé en caractères (des lettres, des chiffres, ou des symboles). Pareil pour les images, qui sont décomposées en pixels, eux-mêmes codés par un nombre. Même chose pour la vidéo, qui n'est rien d'autre qu'une suite d'images affichées à intervalles réguliers. La façon dont un morceau d'information (lettre ou pixel, par exemple) est représenté avec des nombres est définie par ce qu'on appelle un codage, parfois appelé improprement encodage. Ce codage va attribuer un nombre à chaque morceau d'information. Pour montrer à quoi peut ressembler un codage, on va prendre trois exemples : du texte, une image et du son.
===Texte : standard ASCII===
Pour coder un texte, il suffit de savoir coder une lettre ou tout autre symbole présent dans un texte normal (on parle de '''caractères'''). Pour coder chaque caractère avec un nombre, il existe plusieurs codages : l'ASCII, l'Unicode, etc.
[[File:ASCII full.svg|vignette|Caractères ASCII imprimables.]]
Le codage le plus ancien, appelé l''''ASCII''', a été inventé pour les communications télégraphiques et a été ensuite réutilisé dans l'informatique et l'électronique à de nombreuses occasions. Il est intégralement défini par une table de correspondance entre une lettre et le nombre associé, appelée la ''table ASCII''. Le standard ASCII originel utilise des nombres codés sur 7 bits (et non 8 comme beaucoup le croient), ce qui permet de coder 128 symboles différents.
Les lettres sont stockées dans l'ordre alphabétique, pour simplifier la vie des utilisateurs : des nombres consécutifs correspondent à des lettres consécutives. L'ASCII ne code pas seulement des lettres, mais aussi d'autres symboles, dont certains ne sont même pas affichables ! Cela peut paraitre bizarre, mais s'explique facilement quand on connait les origines du standard. Ces caractères non-affichables servent pour les imprimantes, FAX et autres systèmes de télécopies. Pour faciliter la conception de ces machines, on a placé dans cette table ASCII des symboles qui n'étaient pas destinés à être affichés, mais dont le but était de donner un ordre à l'imprimante/machine à écrire... On trouve ainsi des symboles de retour à la ligne, par exemple.
[[File:ASCII-Table.svg|centre|vignette|upright=2.0|ASCII-Table]]
La table ASCII a cependant des limitations assez problématiques. Par exemple, vous remarquerez que les accents n'y sont pas, ce qui n'est pas étonnant quand on sait qu'il s'agit d'un standard américain. De même, impossible de coder un texte en grec ou en japonais : les idéogrammes et les lettres grecques ne sont pas dans la table ASCII. Pour combler ce manque, des '''codages ASCII étendus''' ont rajouté des caractères à la table ASCII de base. Ils sont assez nombreux et ne sont pas compatibles entre eux. Le plus connu et le plus utilisé est certainement le codage '''ISO 8859''' et ses dérivés, utilisés par de nombreux systèmes d'exploitation et logiciels en occident. Ce codage code ses caractères sur 8 bits et est rétrocompatible ASCII, ce qui fait qu'il est parfois confondu avec ce dernier alors que les deux sont très différents.
Aujourd'hui, le standard de codage de texte le plus connu est certainement l’'''Unicode'''. L'Unicode est parfaitement compatible avec la table ASCII : les 128 premiers symboles de l’Unicode sont ceux de la table ASCII, et sont rangés dans le même ordre. Là où l'ASCII ne code que l'alphabet anglais, les codages actuels comme l'Unicode prennent en compte les caractères chinois, japonais, grecs, etc.
===Image===
[[File:Imagematricielle.gif|vignette|Image matricielle.]]
Le même principe peut être appliqué aux images : l'image est décomposée en morceaux de même taille qu'on appelle des '''pixels'''. L'image est ainsi vue comme un rectangle de pixels, avec une largeur et une longueur. Le nombre de pixels en largeur et en longueur définit la résolution de l'image : par exemple, une image avec 800 pixels de longueur et 600 en largeur sera une image dont la résolution est de 800*600. Il va de soi que plus cette résolution est grande, plus l'image sera fine et précise. On peut d'ailleurs remarquer que les images en basse résolution ont souvent un aspect dit pixelisé, où les bords des objets sont en marche d'escaliers.
Chaque pixel a une couleur qui est codée par un ou plusieurs nombres entiers. D'ordinaire, la couleur d'un pixel est définie par un mélange des trois couleurs primaires rouge, vert et bleu. Par exemple, la couleur jaune est composée à 50 % de rouge et à 50 % de vert. Pour coder la couleur d'un pixel, il suffit de coder chaque couleur primaire avec un nombre entier : un nombre pour le rouge, un autre pour le vert et un dernier pour le bleu. Ce codage est appelé le '''codage RGB'''. Mais il existe d'autres méthodes, qui codent un pixel non pas à partir des couleurs primaires, mais à partir d'autres espaces de couleur.
Pour stocker une image dans l'ordinateur, on a besoin de connaitre sa largeur, sa longueur et la couleur de chaque pixel. Une image peut donc être représentée dans un fichier par une suite d'entiers : un pour la largeur, un pour la longueur, et le reste pour les couleurs des pixels. Ces entiers sont stockés les uns à la suite des autres dans un fichier. Les pixels sont stockés ligne par ligne, en partant du haut, et chaque ligne est codée de gauche à droite. Les fichiers image actuels utilisent des techniques de codage plus élaborées, permettant notamment décrire une image en utilisant moins de nombres, ce qui prend moins de place dans l'ordinateur.
===Son===
Pour mémoriser du son, il suffit de mémoriser l'intensité sonore reçue par un microphone à intervalles réguliers. Cette intensité est codée par un nombre entier : si le son est fort, le nombre sera élevé, tandis qu'un son faible se verra attribuer un entier petit. Ces entiers seront rassemblés dans l'ordre de mesure, et stockés dans un fichier son, comme du wav, du PCM, etc. Généralement, ces fichiers sont compressés afin de prendre moins de place.
==Le support physique de l'information codée==
Pour pouvoir traiter de l'information, la première étape est d'abord de coder celle-ci, c'est à dire de la transformer en nombres. Et peu importe le codage utilisé, celui-ci a besoin d'un support physique, d'une grandeur physique quelconque. Et pour être franc, on peut utiliser tout et n’importe quoi. Par exemple, certains calculateurs assez anciens étaient des calculateurs pneumatiques, qui utilisaient la pression de l'air pour représenter des chiffres ou nombres : soit le nombre encodé était proportionnel à la pression, soit il existait divers intervalles de pression correspondant chacun à un nombre entier bien précis. Il a aussi existé des technologies purement mécaniques pour ce faire, comme les cartes perforées ou d'autres dispositifs encore plus ingénieux. De nos jours, ce stockage se fait soit par l'aimantation d'un support magnétique, soit par un support optique (les CD et DVD), soit par un support électronique. Les supports magnétiques sont réservés aux disques durs magnétiques, destinés à être remplacés par des disques durs entièrement électroniques (les fameux Solid State Drives, que nous verrons dans quelques chapitres).
Pour les supports de stockage électroniques, très courants dans nos ordinateurs, le support en question est une '''tension électrique'''. Ces tensions sont ensuite manipulées par des composants électriques/électroniques plus ou moins sophistiqués : résistances, condensateurs, bobines, amplificateurs opérationnels, diodes, transistors, etc. Certains d'entre eux ont besoin d'être alimentés en énergie. Pour cela, chaque circuit est relié à une tension qui l'alimente en énergie : la '''tension d'alimentation'''. Après tout, la tension qui code les nombres ne sort pas de nulle part et il faut bien qu'il trouve de quoi fournir une tension de 2, 3, 5 volts. De même, on a besoin d'une tension de référence valant zéro volt, qu'on appelle la '''masse''', qui sert pour le zéro.
Dans les circuits électroniques actuels, ordinateurs inclus, la tension d'alimentation varie généralement entre 0 et 5 volts. Mais de plus en plus, on tend à utiliser des valeurs de plus en plus basses, histoire d'économiser un peu d'énergie. Eh oui, car plus un circuit utilise une tension élevée, plus il consomme d'énergie et plus il chauffe. Pour un processeur, il est rare que les modèles récents utilisent une tension supérieure à 2 volts : la moyenne tournant autour de 1-1.5 volts. Même chose pour les mémoires : la tension d'alimentation de celle-ci diminue au cours du temps. Pour donner des exemples, une mémoire DDR a une tension d'alimentation qui tourne autour de 2,5 volts, les mémoires DDR2 ont une tension d'alimentation qui tombe à 1,8 volts, et les mémoires DDR3 ont une tension d'alimentation qui tombe à 1,5 volts. C'est très peu : les composants qui manipulent ces tensions doivent être très précis.
==Les différents codages : analogique, numérique et binaire==
[[File:Codage d'un chiffre décimal avec une tension.png|vignette|Codage numérique : exemple du codage d'un chiffre décimal avec une tension.]]
Le codage, la transformation d’information en nombre, peut être fait de plusieurs façons différentes. Dans les grandes lignes, on peut identifier deux grands types de codages.
Le '''codage analogique''' utilise des nombres réels : il code l’information avec des grandeurs physiques (quelque chose que l'on peut mesurer par un nombre) comprises dans un intervalle. Par exemple, un thermostat analogique convertit la température en tension électrique pour la manipuler : une température de 0 degré donne une tension de 0 volts, une température de 20 degrés donne une tension de 5 Volts, une température de 40 degrés donnera du 10 Volts, etc. Un codage analogique a une précision théoriquement infinie : on peut par exemple utiliser toutes les valeurs entre 0 et 5 Volts pour coder une information, même des valeurs tordues comme 1, 2.2345646, ou pire…
Le '''codage numérique''' n'utilise qu'un nombre fini de valeurs, contrairement au codage analogique. Pour être plus précis, il code des informations en utilisant des nombres entiers, représentés par des suites de chiffres. Le codage numérique précise comment coder les chiffres avec une tension. Comme illustré ci-contre, chaque chiffre correspond à un intervalle de tension : la tension code pour ce chiffre si elle est comprise dans cet intervalle. Cela donnera des valeurs de tension du style : 0, 0.12, 0.24, 0.36, 0.48… jusqu'à 2 volts.
===Les avantages et désavantages de l'analogique et du numérique===
Un calculateur analogique (qui utilise le codage analogique) peut en théorie faire ses calculs avec une précision théorique très fine, impossible à atteindre avec un calculateur numérique, notamment pour les opérations comme les dérivées, intégrations et autres calculs similaires. Mais dans les faits, aucune machine analogique n'est parfaite et la précision théorique est rarement atteinte, loin de là. Les imperfections des machines posent beaucoup plus de problèmes sur les machines analogiques que sur les machines numériques.
Obtenir des calculs précis sur un calculateur analogique demande non seulement d'utiliser des composants de très bonne qualité, à la conception quasi-parfaite, mais aussi d'utiliser des techniques de conception particulières. Même les composants de qualité ont des imperfections certes mineures, qui peuvent cependant sévèrement perturber les résultats. Les moyens pour réduire ce genre de problème sont très complexes, ce qui fait que la conception des calculateurs analogiques est diablement complexe, au point d'être une affaire de spécialistes. Concevoir ces machines est non seulement très difficile, mais tester leur bon fonctionnement ou corriger des pannes est encore plus complexe.
De plus, les calculateurs analogiques sont plus sensibles aux perturbations électromagnétiques. On dit aussi qu'ils ont une faible immunité au bruit. En effet, un signal analogique peut facilement subir des perturbations qui vont changer sa valeur, modifiant directement la valeur des nombres stockés ou manipulés. Avec un codage numérique, les perturbations ou parasites vont moins perturber le signal numérique. La raison est qu'une variation de tension qui reste dans un intervalle représentant un chiffre ne changera pas sa valeur. Il faut que la variation de tension fasse sortir la tension de l'intervalle pour changer le chiffre. Cette sensibilité aux perturbations est un désavantage net pour l'analogique et est une des raisons qui font que les calculateurs analogiques sont peu utilisés de nos jours. Elle rend difficile de faire fonctionner un calculateur analogique rapidement et limite donc sa puissance.
Un autre désavantage est que les calculateurs analogiques sont très spécialisés et qu'ils ne sont pas programmables. Un calculateur analogique est forcément conçu pour résoudre un problème bien précis. On peut le reconfigurer, le modifier à la marge, mais guère plus. Typiquement, les calculateurs analogiques sont utilisés pour résoudre des équations différentielles couplées non-linéaires, mais n'ont guère d'utilité pratique au-delà. Mais les ingénieurs ne font cela que pour les problèmes où il est pertinent de concevoir de zéro un calculateur spécialement dédié au problème à résoudre, ce qui est un cas assez rare.
===Le choix de la base===
Au vu des défauts des calculateurs analogiques, on devine que la grosse majorité des circuits électronique actuels sont numériques. Mais il faut savoir que les ordinateurs n'utilisent pas la numération décimale normale, celle à 10 chiffres qui vont de 0 à 9. De nos jours, les ordinateurs n'utilisent que deux chiffres, 0 et 1 (on parle de « bit ») : on dit qu'ils comptent en binaire. On verra dans le chapitre suivant comment coder des nombres avec des bits, ce qui est relativement simple. Pour le moment, nous allons justifier ce choix de n'utiliser que des bits et pas les chiffres décimaux (de 0 à 9). Avec une tension électrique, il y a diverses méthodes pour coder un bit : codage Manchester, NRZ, etc. Autant trancher dans le vif tout de suite : la quasi-intégralité des circuits d'un ordinateur se basent sur le '''codage NRZ'''.
Naïvement, la solution la plus simple serait de fixer un seuil en-dessous duquel la tension code un 0, et au-dessus duquel la tension représente un 1. Mais les circuits qui manipulent des tensions n'ont pas une précision parfaite et une petite perturbation électrique pourrait alors transformer un 0 en 1. Pour limiter la casse, on préfère ajouter une sorte de marge de sécurité, ce qui fait qu'on utilise en réalité deux seuils séparés par un intervalle vide. Le résultat est le fameux codage NRZ dont nous venons de parler : la tension doit être en dessous d'un seuil donné pour un 0, et il existe un autre seuil au-dessus duquel la tension représente un 1. Tout ce qu'il faut retenir, c'est qu'il y a un intervalle pour le 0 et un autre pour le 1. En dehors de ces intervalles, on considère que le circuit est trop imprécis pour pouvoir conclure sur la valeur de la tension : on ne sait pas trop si c'est un 1 ou un 0.
: Il arrive que ce soit l'inverse sur certains circuits électroniques : en dessous d'un certain seuil, c'est un 1 et si c'est au-dessus d'un autre seuil c'est 0.
[[File:Codage NRZ.png|centre|vignette|upright=2|Codage NRZ]]
L'avantage du binaire par rapport aux autres codages est qu'il permet de mieux résister aux perturbations électromagnétiques mentionnées dans le chapitre précédent. À tension d'alimentation égale, les intervalles de chaque chiffre sont plus petits pour un codage décimal : toute perturbation de la tension aura plus de chances de changer un chiffre. Mais avec des intervalles plus grands, un parasite aura nettement moins de chance de modifier la valeur du chiffre codé ainsi. La résistance aux perturbations électromagnétiques est donc meilleure avec seulement deux intervalles.
[[File:Comparaison entre codage binaire et décimal pour l'immunité au bruit.png|centre|vignette|upright=2|Comparaison entre codage binaire et décimal pour l'immunité au bruit.]]
===La conversion entre analogique et numérique===
Nous venons de dire qu'un ordinateur traite des données encodées sous forme numérique, et plus précisément en binaire. Cependant, l'ordinateur s'interface avec un monde extérieur qui est analogique par nature. Prenons un exemple : la lecture d'un fichier audio sur des hauts-parleurs. Le fichier audio contiendra des données numériques, codées en binaire, mais le signal envoyé sur les haut-parleurs ou dans votre casque sera analogique. Il y a donc eu une conversion du numérique vers l'analogique.
Et la conversion peut aussi se faire dans l'autre sens. Par exemple, imaginez que vous voulez enregistrer quelque chose avec votre microphone, dans un fichier audio. Votre voix sera un signal analogique, mais son enregistrement dans le fichier audio sera purement numérique. Quelque chose aura fait la conversion de l'analogique vers le numérique.
[[File:Analogue Digital Conversion.png|centre|vignette|upright=2|Conversions entre analogique et numérique. dans un ordinateur.]]
Dans les deux exemples précédents, c'est la carte son de l'ordinateur qui fait les conversions entre numérique et analogique. Dans le cas général, la conversion entre analogique et numérique est le rôle des entrées-sorties. Les entrées convertissent des entrées analogiques en numérique, les sorties font l'inverse. Elles contiennent pour cela des circuits qui portent les noms de convertisseur analogique-numérique et de convertisseur numérique-analogique.
* Le '''convertisseur analogique-numérique''' traduit des signaux analogiques en données numériques. Les entrées en contiennent au moins un.
* Le '''convertisseur numérique-analogique''' fait lui la traduction dans le sens inverse : des données numériques sont traduites en données analogiques. Les sorties en contiennent au moins un.
: Les deux circuits sont respectivement appelés avec les abréviations CAN et CNA.
[[File:CAN & CNA.png|centre|vignette|upright=2.5|CAN & CNA]]
Il y a peu à dire sur la conversion du numérique vers l'analogique. Un CNA prend en entrée un nombre codé sur N bits et fournit en sortie une tension proportionnelle à ce nombre. La tension de sortie se situe entre une tension minimale (souvent zéro) et une tension maximale.
[[File:8 bit DAC.svg|centre|vignette|upright=1.5|CNA de 8 bits.]]
Pour la conversion analogique vers numérique, on s'attend à ce qu'un CAN fasse la même chose : il prend en entrée une tension analogique, puis fournit en sortie un nombre codé sur N bits. Et en effet, un CAN ne fait rien de plus. Cependant, un signal analogique varie continuellement, à chaque instant. Un CAN ne peut cependant pas fournir un nombre en sortie à chaque instant, il lui faut un peu de temps pour faire la conversion analogique vers numérique. Il est en effet impossible de faire la conversion au fil de l'eau, en temps réel.
À la place, le signal analogique est mesuré à intervalle réguliers, et sa valeur à chaque mesure est envoyée au CAN. Cette mesure régulière du signal analogique est appelée l''''échantillonnage'''. Il est souvent réalisé par un circuit séparé du CAN, en général un circuit dit ''échantillonneur-bloqueur'', mais c'est là un détail. La conversion analogique vers numérique se fait donc en deux temps : échantillonnage, puis conversion analogique proprement dite. D'abord le circuit échantillonneur mesure le signal et le transforme en tension électrique. Puis, cette tension analogique est traduite en un nombre binaire sur N bits.
{|
|[[File:Sampled.signal.svg|vignette|signal échantillonné.]]
|[[File:Digital.signal.discret.svg|vignette|Signal discrétisé.]]
|}
Le nombre de mesures par seconde s'appelle la '''fréquence d'échantillonnage'''. Plus celle-ci est élevée, plus la conversion sera de bonne qualité et fidèle au signal original. Il est relié au temps entre deux mesures, qui est toujours le même. Ce temps entre deux mesures s'appelle la période d'échantillonnage, notée <math>T_e</math>. Les deux sont reliés par la relation :
: <math>f_e = \frac{1}{T_e}</math>.
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{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
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| prevText=Introduction
| next=Le codage des nombres
| nextText=Le codage des nombres
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/* La conversion entre analogique et numérique */
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Vous savez déjà qu'un ordinateur permet de faire plein de choses totalement différentes : écouter de la musique, lire des films/vidéos, afficher ou écrire du texte, retoucher des images, créer des vidéos, jouer à des jeux vidéos, etc. Pour être plus général, on devrait dire qu'un ordinateur manipule des informations, sous la forme de fichier texte, de vidéo, d'image, de morceau de musique, de niveau de jeux vidéos, etc. Dans ce qui suit, nous allons appeler ces informations par le terme '''données'''.
On pourrait définir les ordinateurs comme des appareils qui manipulent des données et/ou qui traitent de l'information, mais force est de constater que cette définition, oh combien fréquente, n'est pas la bonne. Tous les appareils électroniques manipulent des données, même ceux qui ne sont pas des ordinateurs proprement dit : les exemples des décodeurs TNT et autres lecteurs de DVD sont là pour nous le rappeler. Même si la définition d’ordinateur est assez floue et que plusieurs définitions concurrentes existent, il est évident que les ordinateurs se distinguent des autres appareils électroniques programmables sur plusieurs points. Notamment, ils stockent leurs données d'une certaine manière (le codage numérique que nous allons aborder).
==Le codage de l'information==
Avant d'être traitée, une information doit être transformée en données exploitables par l'ordinateur, sans quoi il ne pourra pas en faire quoi que ce soit. Eh bien, sachez qu'elles sont stockées… avec des nombres. Toute donnée n'est qu'un ensemble de nombres structuré pour être compréhensible par l'ordinateur : on dit que les données sont codées par des nombres. Il suffit d'utiliser une machine à calculer pour manipuler ces nombres, et donc sur les données. Une simple machine à calculer devient une machine à traiter de l'information. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, un ordinateur n'est qu'une sorte de grosse calculatrice hyper-performante. Mais comment faire la correspondance entre ces nombres et du son, du texte, ou toute autre forme d'information ? Et comment fait notre ordinateur pour stocker ces nombres et les manipuler ? Nous allons répondre à ces questions dans ce chapitre.
Toute information présente dans un ordinateur est décomposée en petites informations de base, chacune représentée par un nombre. Par exemple, le texte sera décomposé en caractères (des lettres, des chiffres, ou des symboles). Pareil pour les images, qui sont décomposées en pixels, eux-mêmes codés par un nombre. Même chose pour la vidéo, qui n'est rien d'autre qu'une suite d'images affichées à intervalles réguliers. La façon dont un morceau d'information (lettre ou pixel, par exemple) est représenté avec des nombres est définie par ce qu'on appelle un codage, parfois appelé improprement encodage. Ce codage va attribuer un nombre à chaque morceau d'information. Pour montrer à quoi peut ressembler un codage, on va prendre trois exemples : du texte, une image et du son.
===Texte : standard ASCII===
Pour coder un texte, il suffit de savoir coder une lettre ou tout autre symbole présent dans un texte normal (on parle de '''caractères'''). Pour coder chaque caractère avec un nombre, il existe plusieurs codages : l'ASCII, l'Unicode, etc.
[[File:ASCII full.svg|vignette|Caractères ASCII imprimables.]]
Le codage le plus ancien, appelé l''''ASCII''', a été inventé pour les communications télégraphiques et a été ensuite réutilisé dans l'informatique et l'électronique à de nombreuses occasions. Il est intégralement défini par une table de correspondance entre une lettre et le nombre associé, appelée la ''table ASCII''. Le standard ASCII originel utilise des nombres codés sur 7 bits (et non 8 comme beaucoup le croient), ce qui permet de coder 128 symboles différents.
Les lettres sont stockées dans l'ordre alphabétique, pour simplifier la vie des utilisateurs : des nombres consécutifs correspondent à des lettres consécutives. L'ASCII ne code pas seulement des lettres, mais aussi d'autres symboles, dont certains ne sont même pas affichables ! Cela peut paraitre bizarre, mais s'explique facilement quand on connait les origines du standard. Ces caractères non-affichables servent pour les imprimantes, FAX et autres systèmes de télécopies. Pour faciliter la conception de ces machines, on a placé dans cette table ASCII des symboles qui n'étaient pas destinés à être affichés, mais dont le but était de donner un ordre à l'imprimante/machine à écrire... On trouve ainsi des symboles de retour à la ligne, par exemple.
[[File:ASCII-Table.svg|centre|vignette|upright=2.0|ASCII-Table]]
La table ASCII a cependant des limitations assez problématiques. Par exemple, vous remarquerez que les accents n'y sont pas, ce qui n'est pas étonnant quand on sait qu'il s'agit d'un standard américain. De même, impossible de coder un texte en grec ou en japonais : les idéogrammes et les lettres grecques ne sont pas dans la table ASCII. Pour combler ce manque, des '''codages ASCII étendus''' ont rajouté des caractères à la table ASCII de base. Ils sont assez nombreux et ne sont pas compatibles entre eux. Le plus connu et le plus utilisé est certainement le codage '''ISO 8859''' et ses dérivés, utilisés par de nombreux systèmes d'exploitation et logiciels en occident. Ce codage code ses caractères sur 8 bits et est rétrocompatible ASCII, ce qui fait qu'il est parfois confondu avec ce dernier alors que les deux sont très différents.
Aujourd'hui, le standard de codage de texte le plus connu est certainement l’'''Unicode'''. L'Unicode est parfaitement compatible avec la table ASCII : les 128 premiers symboles de l’Unicode sont ceux de la table ASCII, et sont rangés dans le même ordre. Là où l'ASCII ne code que l'alphabet anglais, les codages actuels comme l'Unicode prennent en compte les caractères chinois, japonais, grecs, etc.
===Image===
[[File:Imagematricielle.gif|vignette|Image matricielle.]]
Le même principe peut être appliqué aux images : l'image est décomposée en morceaux de même taille qu'on appelle des '''pixels'''. L'image est ainsi vue comme un rectangle de pixels, avec une largeur et une longueur. Le nombre de pixels en largeur et en longueur définit la résolution de l'image : par exemple, une image avec 800 pixels de longueur et 600 en largeur sera une image dont la résolution est de 800*600. Il va de soi que plus cette résolution est grande, plus l'image sera fine et précise. On peut d'ailleurs remarquer que les images en basse résolution ont souvent un aspect dit pixelisé, où les bords des objets sont en marche d'escaliers.
Chaque pixel a une couleur qui est codée par un ou plusieurs nombres entiers. D'ordinaire, la couleur d'un pixel est définie par un mélange des trois couleurs primaires rouge, vert et bleu. Par exemple, la couleur jaune est composée à 50 % de rouge et à 50 % de vert. Pour coder la couleur d'un pixel, il suffit de coder chaque couleur primaire avec un nombre entier : un nombre pour le rouge, un autre pour le vert et un dernier pour le bleu. Ce codage est appelé le '''codage RGB'''. Mais il existe d'autres méthodes, qui codent un pixel non pas à partir des couleurs primaires, mais à partir d'autres espaces de couleur.
Pour stocker une image dans l'ordinateur, on a besoin de connaitre sa largeur, sa longueur et la couleur de chaque pixel. Une image peut donc être représentée dans un fichier par une suite d'entiers : un pour la largeur, un pour la longueur, et le reste pour les couleurs des pixels. Ces entiers sont stockés les uns à la suite des autres dans un fichier. Les pixels sont stockés ligne par ligne, en partant du haut, et chaque ligne est codée de gauche à droite. Les fichiers image actuels utilisent des techniques de codage plus élaborées, permettant notamment décrire une image en utilisant moins de nombres, ce qui prend moins de place dans l'ordinateur.
===Son===
Pour mémoriser du son, il suffit de mémoriser l'intensité sonore reçue par un microphone à intervalles réguliers. Cette intensité est codée par un nombre entier : si le son est fort, le nombre sera élevé, tandis qu'un son faible se verra attribuer un entier petit. Ces entiers seront rassemblés dans l'ordre de mesure, et stockés dans un fichier son, comme du wav, du PCM, etc. Généralement, ces fichiers sont compressés afin de prendre moins de place.
==Le support physique de l'information codée==
Pour pouvoir traiter de l'information, la première étape est d'abord de coder celle-ci, c'est à dire de la transformer en nombres. Et peu importe le codage utilisé, celui-ci a besoin d'un support physique, d'une grandeur physique quelconque. Et pour être franc, on peut utiliser tout et n’importe quoi. Par exemple, certains calculateurs assez anciens étaient des calculateurs pneumatiques, qui utilisaient la pression de l'air pour représenter des chiffres ou nombres : soit le nombre encodé était proportionnel à la pression, soit il existait divers intervalles de pression correspondant chacun à un nombre entier bien précis. Il a aussi existé des technologies purement mécaniques pour ce faire, comme les cartes perforées ou d'autres dispositifs encore plus ingénieux. De nos jours, ce stockage se fait soit par l'aimantation d'un support magnétique, soit par un support optique (les CD et DVD), soit par un support électronique. Les supports magnétiques sont réservés aux disques durs magnétiques, destinés à être remplacés par des disques durs entièrement électroniques (les fameux Solid State Drives, que nous verrons dans quelques chapitres).
Pour les supports de stockage électroniques, très courants dans nos ordinateurs, le support en question est une '''tension électrique'''. Ces tensions sont ensuite manipulées par des composants électriques/électroniques plus ou moins sophistiqués : résistances, condensateurs, bobines, amplificateurs opérationnels, diodes, transistors, etc. Certains d'entre eux ont besoin d'être alimentés en énergie. Pour cela, chaque circuit est relié à une tension qui l'alimente en énergie : la '''tension d'alimentation'''. Après tout, la tension qui code les nombres ne sort pas de nulle part et il faut bien qu'il trouve de quoi fournir une tension de 2, 3, 5 volts. De même, on a besoin d'une tension de référence valant zéro volt, qu'on appelle la '''masse''', qui sert pour le zéro.
Dans les circuits électroniques actuels, ordinateurs inclus, la tension d'alimentation varie généralement entre 0 et 5 volts. Mais de plus en plus, on tend à utiliser des valeurs de plus en plus basses, histoire d'économiser un peu d'énergie. Eh oui, car plus un circuit utilise une tension élevée, plus il consomme d'énergie et plus il chauffe. Pour un processeur, il est rare que les modèles récents utilisent une tension supérieure à 2 volts : la moyenne tournant autour de 1-1.5 volts. Même chose pour les mémoires : la tension d'alimentation de celle-ci diminue au cours du temps. Pour donner des exemples, une mémoire DDR a une tension d'alimentation qui tourne autour de 2,5 volts, les mémoires DDR2 ont une tension d'alimentation qui tombe à 1,8 volts, et les mémoires DDR3 ont une tension d'alimentation qui tombe à 1,5 volts. C'est très peu : les composants qui manipulent ces tensions doivent être très précis.
==Les différents codages : analogique, numérique et binaire==
[[File:Codage d'un chiffre décimal avec une tension.png|vignette|Codage numérique : exemple du codage d'un chiffre décimal avec une tension.]]
Le codage, la transformation d’information en nombre, peut être fait de plusieurs façons différentes. Dans les grandes lignes, on peut identifier deux grands types de codages.
Le '''codage analogique''' utilise des nombres réels : il code l’information avec des grandeurs physiques (quelque chose que l'on peut mesurer par un nombre) comprises dans un intervalle. Par exemple, un thermostat analogique convertit la température en tension électrique pour la manipuler : une température de 0 degré donne une tension de 0 volts, une température de 20 degrés donne une tension de 5 Volts, une température de 40 degrés donnera du 10 Volts, etc. Un codage analogique a une précision théoriquement infinie : on peut par exemple utiliser toutes les valeurs entre 0 et 5 Volts pour coder une information, même des valeurs tordues comme 1, 2.2345646, ou pire…
Le '''codage numérique''' n'utilise qu'un nombre fini de valeurs, contrairement au codage analogique. Pour être plus précis, il code des informations en utilisant des nombres entiers, représentés par des suites de chiffres. Le codage numérique précise comment coder les chiffres avec une tension. Comme illustré ci-contre, chaque chiffre correspond à un intervalle de tension : la tension code pour ce chiffre si elle est comprise dans cet intervalle. Cela donnera des valeurs de tension du style : 0, 0.12, 0.24, 0.36, 0.48… jusqu'à 2 volts.
===Les avantages et désavantages de l'analogique et du numérique===
Un calculateur analogique (qui utilise le codage analogique) peut en théorie faire ses calculs avec une précision théorique très fine, impossible à atteindre avec un calculateur numérique, notamment pour les opérations comme les dérivées, intégrations et autres calculs similaires. Mais dans les faits, aucune machine analogique n'est parfaite et la précision théorique est rarement atteinte, loin de là. Les imperfections des machines posent beaucoup plus de problèmes sur les machines analogiques que sur les machines numériques.
Obtenir des calculs précis sur un calculateur analogique demande non seulement d'utiliser des composants de très bonne qualité, à la conception quasi-parfaite, mais aussi d'utiliser des techniques de conception particulières. Même les composants de qualité ont des imperfections certes mineures, qui peuvent cependant sévèrement perturber les résultats. Les moyens pour réduire ce genre de problème sont très complexes, ce qui fait que la conception des calculateurs analogiques est diablement complexe, au point d'être une affaire de spécialistes. Concevoir ces machines est non seulement très difficile, mais tester leur bon fonctionnement ou corriger des pannes est encore plus complexe.
De plus, les calculateurs analogiques sont plus sensibles aux perturbations électromagnétiques. On dit aussi qu'ils ont une faible immunité au bruit. En effet, un signal analogique peut facilement subir des perturbations qui vont changer sa valeur, modifiant directement la valeur des nombres stockés ou manipulés. Avec un codage numérique, les perturbations ou parasites vont moins perturber le signal numérique. La raison est qu'une variation de tension qui reste dans un intervalle représentant un chiffre ne changera pas sa valeur. Il faut que la variation de tension fasse sortir la tension de l'intervalle pour changer le chiffre. Cette sensibilité aux perturbations est un désavantage net pour l'analogique et est une des raisons qui font que les calculateurs analogiques sont peu utilisés de nos jours. Elle rend difficile de faire fonctionner un calculateur analogique rapidement et limite donc sa puissance.
Un autre désavantage est que les calculateurs analogiques sont très spécialisés et qu'ils ne sont pas programmables. Un calculateur analogique est forcément conçu pour résoudre un problème bien précis. On peut le reconfigurer, le modifier à la marge, mais guère plus. Typiquement, les calculateurs analogiques sont utilisés pour résoudre des équations différentielles couplées non-linéaires, mais n'ont guère d'utilité pratique au-delà. Mais les ingénieurs ne font cela que pour les problèmes où il est pertinent de concevoir de zéro un calculateur spécialement dédié au problème à résoudre, ce qui est un cas assez rare.
===Le choix de la base===
Au vu des défauts des calculateurs analogiques, on devine que la grosse majorité des circuits électronique actuels sont numériques. Mais il faut savoir que les ordinateurs n'utilisent pas la numération décimale normale, celle à 10 chiffres qui vont de 0 à 9. De nos jours, les ordinateurs n'utilisent que deux chiffres, 0 et 1 (on parle de « bit ») : on dit qu'ils comptent en binaire. On verra dans le chapitre suivant comment coder des nombres avec des bits, ce qui est relativement simple. Pour le moment, nous allons justifier ce choix de n'utiliser que des bits et pas les chiffres décimaux (de 0 à 9). Avec une tension électrique, il y a diverses méthodes pour coder un bit : codage Manchester, NRZ, etc. Autant trancher dans le vif tout de suite : la quasi-intégralité des circuits d'un ordinateur se basent sur le '''codage NRZ'''.
Naïvement, la solution la plus simple serait de fixer un seuil en-dessous duquel la tension code un 0, et au-dessus duquel la tension représente un 1. Mais les circuits qui manipulent des tensions n'ont pas une précision parfaite et une petite perturbation électrique pourrait alors transformer un 0 en 1. Pour limiter la casse, on préfère ajouter une sorte de marge de sécurité, ce qui fait qu'on utilise en réalité deux seuils séparés par un intervalle vide. Le résultat est le fameux codage NRZ dont nous venons de parler : la tension doit être en dessous d'un seuil donné pour un 0, et il existe un autre seuil au-dessus duquel la tension représente un 1. Tout ce qu'il faut retenir, c'est qu'il y a un intervalle pour le 0 et un autre pour le 1. En dehors de ces intervalles, on considère que le circuit est trop imprécis pour pouvoir conclure sur la valeur de la tension : on ne sait pas trop si c'est un 1 ou un 0.
: Il arrive que ce soit l'inverse sur certains circuits électroniques : en dessous d'un certain seuil, c'est un 1 et si c'est au-dessus d'un autre seuil c'est 0.
[[File:Codage NRZ.png|centre|vignette|upright=2|Codage NRZ]]
L'avantage du binaire par rapport aux autres codages est qu'il permet de mieux résister aux perturbations électromagnétiques mentionnées dans le chapitre précédent. À tension d'alimentation égale, les intervalles de chaque chiffre sont plus petits pour un codage décimal : toute perturbation de la tension aura plus de chances de changer un chiffre. Mais avec des intervalles plus grands, un parasite aura nettement moins de chance de modifier la valeur du chiffre codé ainsi. La résistance aux perturbations électromagnétiques est donc meilleure avec seulement deux intervalles.
[[File:Comparaison entre codage binaire et décimal pour l'immunité au bruit.png|centre|vignette|upright=2|Comparaison entre codage binaire et décimal pour l'immunité au bruit.]]
===La conversion entre analogique et numérique===
Nous venons de dire qu'un ordinateur traite des données encodées sous forme numérique, et plus précisément en binaire. Cependant, l'ordinateur s'interface avec un monde extérieur qui est analogique par nature. Prenons un exemple : la lecture d'un fichier audio sur des hauts-parleurs. Le fichier audio contiendra des données numériques, codées en binaire, mais le signal envoyé sur les haut-parleurs ou dans votre casque sera analogique. Il y a donc eu une conversion du numérique vers l'analogique.
Et la conversion peut aussi se faire dans l'autre sens. Par exemple, imaginez que vous voulez enregistrer quelque chose avec votre microphone, dans un fichier audio. Votre voix sera un signal analogique, mais son enregistrement dans le fichier audio sera purement numérique. Quelque chose aura fait la conversion de l'analogique vers le numérique.
[[File:Analogue Digital Conversion.png|centre|vignette|upright=2|Conversions entre analogique et numérique. dans un ordinateur.]]
Dans les deux exemples précédents, c'est la carte son de l'ordinateur qui fait les conversions entre numérique et analogique. Dans le cas général, la conversion entre analogique et numérique est le rôle des entrées-sorties. Les entrées convertissent des entrées analogiques en numérique, les sorties font l'inverse. Elles contiennent pour cela des circuits qui portent les noms de convertisseur analogique-numérique et de convertisseur numérique-analogique.
* Le '''convertisseur analogique-numérique''' traduit des signaux analogiques en données numériques. Les entrées en contiennent au moins un.
* Le '''convertisseur numérique-analogique''' fait lui la traduction dans le sens inverse : des données numériques sont traduites en données analogiques. Les sorties en contiennent au moins un.
: Les deux circuits sont respectivement appelés avec les abréviations CAN et CNA.
[[File:CAN & CNA.png|centre|vignette|upright=2.5|CAN & CNA]]
Il y a peu à dire sur la conversion du numérique vers l'analogique. Un CNA prend en entrée un nombre codé sur N bits et fournit en sortie une tension proportionnelle à ce nombre. La tension de sortie se situe entre une tension minimale (souvent zéro) et une tension maximale.
[[File:8 bit DAC.svg|centre|vignette|upright=1.5|CNA de 8 bits.]]
Pour la conversion analogique vers numérique, on s'attend à ce qu'un CAN fasse la même chose : il prend en entrée une tension analogique, puis fournit en sortie un nombre codé sur N bits. Et en effet, un CAN ne fait rien de plus. Cependant, un signal analogique varie continuellement, à chaque instant. Un CAN ne peut cependant pas fournir un nombre en sortie à chaque instant, il lui faut un peu de temps pour faire la conversion analogique vers numérique. Il est en effet impossible de faire la conversion au fil de l'eau, en temps réel.
À la place, le signal analogique est mesuré à intervalle réguliers, et sa valeur à chaque mesure est envoyée au CAN. Cette mesure régulière du signal analogique est appelée l''''échantillonnage'''. Il est souvent réalisé par un circuit séparé du CAN, en général un circuit dit ''échantillonneur-bloqueur'', mais c'est là un détail. La conversion analogique vers numérique se fait donc en deux temps : échantillonnage, puis conversion analogique proprement dite. D'abord le circuit échantillonneur mesure le signal et le transforme en tension électrique. Puis, cette tension analogique est traduite en un nombre binaire sur N bits.
{|
|[[File:Sampled.signal.svg|vignette|signal échantillonné.]]
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|}
Le nombre de mesures par seconde s'appelle la '''fréquence d'échantillonnage'''. Plus celle-ci est élevée, plus la conversion sera de bonne qualité et fidèle au signal original. Pour donner quelques chiffres, le signal audio est échantillonné à des fréquences standards, de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. La fréquence d’échantillonnage est reliée au temps entre deux mesures, qui est toujours le même. Ce temps entre deux mesures s'appelle la '''période d'échantillonnage''', notée <math>T_e</math>. Les deux sont reliés par la relation :
: <math>f_e = \frac{1}{T_e}</math>.
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Fonctionnement d'un ordinateur/Les processeurs de traitement du signal
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/* Les contraintes dites temps réel */
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wikitext
text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon). Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L’absence de cache de données==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisations quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
==Les modes d’adressage sur les DSP==
Les DSP incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés. Par exemple, beaucoup implémentent l'adressage indirect à registre avec post- ou préincrément/décrément, que nous avions vu dans le chapitre sur l'encodage des instructions. Mais il en existe d'autres qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
===L'adressage « modulo »===
Les DSP implémentent des modes d'adressages servant à faciliter l’utilisation de files, des zones de mémoire où l’on stocke des données dans un certain ordre. On peut y ajouter de nouvelles données, et en retirer, mais les retraits et ajouts ne peuvent pas se faire n'importe comment : quand on retire une donnée, c'est la donnée la plus ancienne qui quitte la file. Tout se passe comme si ces données étaient rangées dans l'ordre en mémoire.
Ces files sont implémentées avec un tableau, auquel on ajoute deux adresses mémoires : une pour le début de la file et l'autre pour la fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour. Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Le mode d'adressage « modulo » a été inventé pour faciliter la gestion des débordements. Avec ce mode d'adressage, l'incrémentation de l'adresse au retrait ou à l'ajout est donc effectué automatiquement. De plus, ce mode d'adressage vérifie automatiquement que l'adresse ne déborde pas du tableau. Et enfin, si cette adresse déborde, elle est mise à jour pour pointer au début du tableau. Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
===L'adressage à bits inversés===
L'adressage à bits inversés (bit-reverse) a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier (un « calcul » très courant en traitement du signal). Cet algorithme va prendre des données dans un tableau, et va fournir des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre d'arrivée des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
{|class="wikitable"
|-
!Ordre normal!!Ordre Fourier
|-
||000||000
|-
||001||100
|-
||010||010
|-
||011||110
|-
||100||001
|-
||101||101
|-
||110||011
|-
||111||111
|}
Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Nos DSP disposent donc d'un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire, afin de gérer plus facilement les algorithmes de calcul de transformées de Fourier. Une autre technique consiste à calculer nos adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à notre adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l’exécution de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
<noinclude>
{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
| prevText=Les processeurs 8 bits et moins
| next=Les architectures actionnées par déplacement
| nextText=Les architectures actionnées par déplacement
}}
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/* L’absence de cache de données */
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Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon). Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP : une adaptation à l'absence de cache de données==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisations quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
==Les modes d’adressage sur les DSP==
Les DSP incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés. Par exemple, beaucoup implémentent l'adressage indirect à registre avec post- ou préincrément/décrément, que nous avions vu dans le chapitre sur l'encodage des instructions. Mais il en existe d'autres qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
===L'adressage « modulo »===
Les DSP implémentent des modes d'adressages servant à faciliter l’utilisation de files, des zones de mémoire où l’on stocke des données dans un certain ordre. On peut y ajouter de nouvelles données, et en retirer, mais les retraits et ajouts ne peuvent pas se faire n'importe comment : quand on retire une donnée, c'est la donnée la plus ancienne qui quitte la file. Tout se passe comme si ces données étaient rangées dans l'ordre en mémoire.
Ces files sont implémentées avec un tableau, auquel on ajoute deux adresses mémoires : une pour le début de la file et l'autre pour la fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour. Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Le mode d'adressage « modulo » a été inventé pour faciliter la gestion des débordements. Avec ce mode d'adressage, l'incrémentation de l'adresse au retrait ou à l'ajout est donc effectué automatiquement. De plus, ce mode d'adressage vérifie automatiquement que l'adresse ne déborde pas du tableau. Et enfin, si cette adresse déborde, elle est mise à jour pour pointer au début du tableau. Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
===L'adressage à bits inversés===
L'adressage à bits inversés (bit-reverse) a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier (un « calcul » très courant en traitement du signal). Cet algorithme va prendre des données dans un tableau, et va fournir des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre d'arrivée des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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!Ordre normal!!Ordre Fourier
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Nos DSP disposent donc d'un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire, afin de gérer plus facilement les algorithmes de calcul de transformées de Fourier. Une autre technique consiste à calculer nos adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à notre adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l’exécution de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
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{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
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/* L'architecture mémoire des DSP : une adaptation à l'absence de cache de données */
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Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon). Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP : des adaptations à l'absence de cache de données==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
==Les modes d’adressage sur les DSP==
Les DSP incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés. Par exemple, beaucoup implémentent l'adressage indirect à registre avec post- ou préincrément/décrément, que nous avions vu dans le chapitre sur l'encodage des instructions. Mais il en existe d'autres qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
===L'adressage « modulo »===
Les DSP implémentent des modes d'adressages servant à faciliter l’utilisation de files, des zones de mémoire où l’on stocke des données dans un certain ordre. On peut y ajouter de nouvelles données, et en retirer, mais les retraits et ajouts ne peuvent pas se faire n'importe comment : quand on retire une donnée, c'est la donnée la plus ancienne qui quitte la file. Tout se passe comme si ces données étaient rangées dans l'ordre en mémoire.
Ces files sont implémentées avec un tableau, auquel on ajoute deux adresses mémoires : une pour le début de la file et l'autre pour la fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour. Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Le mode d'adressage « modulo » a été inventé pour faciliter la gestion des débordements. Avec ce mode d'adressage, l'incrémentation de l'adresse au retrait ou à l'ajout est donc effectué automatiquement. De plus, ce mode d'adressage vérifie automatiquement que l'adresse ne déborde pas du tableau. Et enfin, si cette adresse déborde, elle est mise à jour pour pointer au début du tableau. Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
===L'adressage à bits inversés===
L'adressage à bits inversés (bit-reverse) a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier (un « calcul » très courant en traitement du signal). Cet algorithme va prendre des données dans un tableau, et va fournir des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre d'arrivée des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
{|class="wikitable"
|-
!Ordre normal!!Ordre Fourier
|-
||000||000
|-
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|-
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|-
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|-
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|-
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|-
||111||111
|}
Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Nos DSP disposent donc d'un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire, afin de gérer plus facilement les algorithmes de calcul de transformées de Fourier. Une autre technique consiste à calculer nos adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à notre adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l’exécution de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
<noinclude>
{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
| prevText=Les processeurs 8 bits et moins
| next=Les architectures actionnées par déplacement
| nextText=Les architectures actionnées par déplacement
}}
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2026-04-30T16:05:17Z
Mewtow
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/* Un flux de données échantillonné */
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wikitext
text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon). Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP : des adaptations à l'absence de cache de données==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
==Les modes d’adressage sur les DSP==
Les DSP incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés. Par exemple, beaucoup implémentent l'adressage indirect à registre avec post- ou préincrément/décrément, que nous avions vu dans le chapitre sur l'encodage des instructions. Mais il en existe d'autres qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
===L'adressage « modulo »===
Les DSP implémentent des modes d'adressages servant à faciliter l’utilisation de files, des zones de mémoire où l’on stocke des données dans un certain ordre. On peut y ajouter de nouvelles données, et en retirer, mais les retraits et ajouts ne peuvent pas se faire n'importe comment : quand on retire une donnée, c'est la donnée la plus ancienne qui quitte la file. Tout se passe comme si ces données étaient rangées dans l'ordre en mémoire.
Ces files sont implémentées avec un tableau, auquel on ajoute deux adresses mémoires : une pour le début de la file et l'autre pour la fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour. Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Le mode d'adressage « modulo » a été inventé pour faciliter la gestion des débordements. Avec ce mode d'adressage, l'incrémentation de l'adresse au retrait ou à l'ajout est donc effectué automatiquement. De plus, ce mode d'adressage vérifie automatiquement que l'adresse ne déborde pas du tableau. Et enfin, si cette adresse déborde, elle est mise à jour pour pointer au début du tableau. Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
===L'adressage à bits inversés===
L'adressage à bits inversés (bit-reverse) a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier (un « calcul » très courant en traitement du signal). Cet algorithme va prendre des données dans un tableau, et va fournir des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre d'arrivée des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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|-
!Ordre normal!!Ordre Fourier
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||000||000
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||001||100
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Nos DSP disposent donc d'un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire, afin de gérer plus facilement les algorithmes de calcul de transformées de Fourier. Une autre technique consiste à calculer nos adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à notre adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l’exécution de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
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{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
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/* L'architecture mémoire des DSP : des adaptations à l'absence de cache de données */
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text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
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Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon). Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
==Les modes d’adressage sur les DSP==
Les DSP incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés. Par exemple, beaucoup implémentent l'adressage indirect à registre avec post- ou préincrément/décrément, que nous avions vu dans le chapitre sur l'encodage des instructions. Mais il en existe d'autres qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
===L'adressage « modulo »===
Les DSP implémentent des modes d'adressages servant à faciliter l’utilisation de files, des zones de mémoire où l’on stocke des données dans un certain ordre. On peut y ajouter de nouvelles données, et en retirer, mais les retraits et ajouts ne peuvent pas se faire n'importe comment : quand on retire une donnée, c'est la donnée la plus ancienne qui quitte la file. Tout se passe comme si ces données étaient rangées dans l'ordre en mémoire.
Ces files sont implémentées avec un tableau, auquel on ajoute deux adresses mémoires : une pour le début de la file et l'autre pour la fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour. Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Le mode d'adressage « modulo » a été inventé pour faciliter la gestion des débordements. Avec ce mode d'adressage, l'incrémentation de l'adresse au retrait ou à l'ajout est donc effectué automatiquement. De plus, ce mode d'adressage vérifie automatiquement que l'adresse ne déborde pas du tableau. Et enfin, si cette adresse déborde, elle est mise à jour pour pointer au début du tableau. Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
===L'adressage à bits inversés===
L'adressage à bits inversés (bit-reverse) a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier (un « calcul » très courant en traitement du signal). Cet algorithme va prendre des données dans un tableau, et va fournir des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre d'arrivée des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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|-
!Ordre normal!!Ordre Fourier
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Nos DSP disposent donc d'un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire, afin de gérer plus facilement les algorithmes de calcul de transformées de Fourier. Une autre technique consiste à calculer nos adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à notre adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l’exécution de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
<noinclude>
{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
| prevText=Les processeurs 8 bits et moins
| next=Les architectures actionnées par déplacement
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Mewtow
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/* L'adressage « modulo » */
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wikitext
text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon). Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
==Les modes d’adressage sur les DSP==
Les DSP incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés. Par exemple, beaucoup implémentent l'adressage indirect à registre avec post- ou préincrément/décrément, que nous avions vu dans le chapitre sur l'encodage des instructions. Mais il en existe d'autres qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
===L'adressage « modulo »===
Les DSP implémentent des modes d'adressages servant à faciliter l’utilisation des files mentionnées plus haut, à savoir des zones de mémoire où l’on stocke des échantillons dans un certain ordre.
On peut y ajouter de nouvelles données, et en retirer, mais les retraits et ajouts ne peuvent pas se faire n'importe comment : quand on retire une donnée, c'est la donnée la plus ancienne qui quitte la file. Tout se passe comme si ces données étaient rangées dans l'ordre en mémoire.
Ces files sont implémentées avec un tableau, auquel on ajoute deux adresses mémoires : une pour le début de la file et l'autre pour la fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour. Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Le mode d'adressage « modulo » a été inventé pour faciliter la gestion des débordements. Avec ce mode d'adressage, l'incrémentation de l'adresse au retrait ou à l'ajout est donc effectué automatiquement. De plus, ce mode d'adressage vérifie automatiquement que l'adresse ne déborde pas du tableau. Et enfin, si cette adresse déborde, elle est mise à jour pour pointer au début du tableau. Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
===L'adressage à bits inversés===
L'adressage à bits inversés (bit-reverse) a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier (un « calcul » très courant en traitement du signal). Cet algorithme va prendre des données dans un tableau, et va fournir des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre d'arrivée des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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|-
!Ordre normal!!Ordre Fourier
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||000||000
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Nos DSP disposent donc d'un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire, afin de gérer plus facilement les algorithmes de calcul de transformées de Fourier. Une autre technique consiste à calculer nos adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à notre adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l’exécution de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
<noinclude>
{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
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Mewtow
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/* L'architecture mémoire des DSP */
765600
wikitext
text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon). Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
==Les modes d’adressage sur les DSP==
Les DSP incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés. Par exemple, beaucoup implémentent l'adressage indirect à registre avec post- ou préincrément/décrément, que nous avions vu dans le chapitre sur l'encodage des instructions. Mais il en existe d'autres qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
===L'adressage « modulo »===
Les DSP implémentent des modes d'adressages servant à faciliter l’utilisation des files mentionnées plus haut, à savoir des zones de mémoire où l’on stocke des échantillons dans un certain ordre.
On peut y ajouter de nouvelles données, et en retirer, mais les retraits et ajouts ne peuvent pas se faire n'importe comment : quand on retire une donnée, c'est la donnée la plus ancienne qui quitte la file. Tout se passe comme si ces données étaient rangées dans l'ordre en mémoire.
Ces files sont implémentées avec un tableau, auquel on ajoute deux adresses mémoires : une pour le début de la file et l'autre pour la fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour. Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Le mode d'adressage « modulo » a été inventé pour faciliter la gestion des débordements. Avec ce mode d'adressage, l'incrémentation de l'adresse au retrait ou à l'ajout est donc effectué automatiquement. De plus, ce mode d'adressage vérifie automatiquement que l'adresse ne déborde pas du tableau. Et enfin, si cette adresse déborde, elle est mise à jour pour pointer au début du tableau. Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
===L'adressage à bits inversés===
L'adressage à bits inversés (bit-reverse) a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier (un « calcul » très courant en traitement du signal). Cet algorithme va prendre des données dans un tableau, et va fournir des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre d'arrivée des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Nos DSP disposent donc d'un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire, afin de gérer plus facilement les algorithmes de calcul de transformées de Fourier. Une autre technique consiste à calculer nos adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à notre adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l’exécution de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
<noinclude>
{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
| prevText=Les processeurs 8 bits et moins
| next=Les architectures actionnées par déplacement
| nextText=Les architectures actionnées par déplacement
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wikitext
text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon). Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
===Les modes d’adressage sur les DSP===
Les DSP incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés. Par exemple, beaucoup implémentent l'adressage indirect à registre avec post- ou préincrément/décrément, que nous avions vu dans le chapitre sur l'encodage des instructions. Mais il en existe d'autres qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Les DSP implémentent des modes d'adressages servant à faciliter l’utilisation des files mentionnées plus haut, à savoir des zones de mémoire où l’on stocke des échantillons dans un certain ordre. Le mode d'adressage « modulo » a été inventé pour faciliter la gestion des débordements. Avec ce mode d'adressage, l'incrémentation de l'adresse au retrait ou à l'ajout est donc effectué automatiquement. De plus, ce mode d'adressage vérifie automatiquement que l'adresse ne déborde pas du tableau. Et enfin, si cette adresse déborde, elle est mise à jour pour pointer au début du tableau. Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
===L'adressage à bits inversés===
L'adressage à bits inversés (bit-reverse) a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier (un « calcul » très courant en traitement du signal). Cet algorithme va prendre des données dans un tableau, et va fournir des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre d'arrivée des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Nos DSP disposent donc d'un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire, afin de gérer plus facilement les algorithmes de calcul de transformées de Fourier. Une autre technique consiste à calculer nos adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à notre adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l’exécution de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
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{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
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/* Un flux de données échantillonné */
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Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
===Les modes d’adressage sur les DSP===
Les DSP incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés. Par exemple, beaucoup implémentent l'adressage indirect à registre avec post- ou préincrément/décrément, que nous avions vu dans le chapitre sur l'encodage des instructions. Mais il en existe d'autres qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Les DSP implémentent des modes d'adressages servant à faciliter l’utilisation des files mentionnées plus haut, à savoir des zones de mémoire où l’on stocke des échantillons dans un certain ordre. Le mode d'adressage « modulo » a été inventé pour faciliter la gestion des débordements. Avec ce mode d'adressage, l'incrémentation de l'adresse au retrait ou à l'ajout est donc effectué automatiquement. De plus, ce mode d'adressage vérifie automatiquement que l'adresse ne déborde pas du tableau. Et enfin, si cette adresse déborde, elle est mise à jour pour pointer au début du tableau. Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
===L'adressage à bits inversés===
L'adressage à bits inversés (bit-reverse) a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier (un « calcul » très courant en traitement du signal). Cet algorithme va prendre des données dans un tableau, et va fournir des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre d'arrivée des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Nos DSP disposent donc d'un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire, afin de gérer plus facilement les algorithmes de calcul de transformées de Fourier. Une autre technique consiste à calculer nos adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à notre adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l’exécution de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
<noinclude>
{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
| prevText=Les processeurs 8 bits et moins
| next=Les architectures actionnées par déplacement
| nextText=Les architectures actionnées par déplacement
}}
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Mewtow
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/* L'adressage à bits inversés */
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wikitext
text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
===Les modes d’adressage sur les DSP===
Les DSP incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés. Par exemple, beaucoup implémentent l'adressage indirect à registre avec post- ou préincrément/décrément, que nous avions vu dans le chapitre sur l'encodage des instructions. Mais il en existe d'autres qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Les DSP implémentent des modes d'adressages servant à faciliter l’utilisation des files mentionnées plus haut, à savoir des zones de mémoire où l’on stocke des échantillons dans un certain ordre. Le mode d'adressage « modulo » a été inventé pour faciliter la gestion des débordements. Avec ce mode d'adressage, l'incrémentation de l'adresse au retrait ou à l'ajout est donc effectué automatiquement. De plus, ce mode d'adressage vérifie automatiquement que l'adresse ne déborde pas du tableau. Et enfin, si cette adresse déborde, elle est mise à jour pour pointer au début du tableau. Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier (un « calcul » très courant en traitement du signal). Cet algorithme va prendre des données dans un tableau, et va fournir des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre d'arrivée des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
{|class="wikitable"
|-
!Ordre normal!!Ordre Fourier
|-
||000||000
|-
||001||100
|-
||010||010
|-
||011||110
|-
||100||001
|-
||101||101
|-
||110||011
|-
||111||111
|}
Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Nos DSP disposent donc d'un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire, afin de gérer plus facilement les algorithmes de calcul de transformées de Fourier. Une autre technique consiste à calculer nos adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à notre adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l’exécution de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
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{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
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/* Les modes d’adressage sur les DSP */
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Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
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===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
===Les modes d’adressage sur les DSP===
Les DSP incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés. Par exemple, beaucoup implémentent l'adressage indirect à registre avec post- ou préincrément/décrément, que nous avions vu dans le chapitre sur l'encodage des instructions. Mais il en existe d'autres qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Les DSP implémentent des modes d'adressages servant à faciliter l’utilisation des files mentionnées plus haut, à savoir des zones de mémoire où l’on stocke des échantillons dans un certain ordre. Le '''mode d'adressage « modulo »''' a été inventé pour faciliter la gestion des débordements. Avec ce mode d'adressage, l'incrémentation de l'adresse au retrait ou à l'ajout est donc effectué automatiquement. De plus, ce mode d'adressage vérifie automatiquement si l'adresse ne déborde pas du tableau. Et si cette adresse déborde, elle est mise à jour pour pointer au début du tableau.
Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier (un « calcul » très courant en traitement du signal). Cet algorithme va prendre des données dans un tableau, et va fournir des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre d'arrivée des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Nos DSP disposent donc d'un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire, afin de gérer plus facilement les algorithmes de calcul de transformées de Fourier. Une autre technique consiste à calculer nos adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à notre adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l’exécution de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
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/* Les modes d’adressage sur les DSP */
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Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans l'intervalle [ adresse de début , adresse de fin ] de la file. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début.
Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier (un « calcul » très courant en traitement du signal). Cet algorithme va prendre des données dans un tableau, et va fournir des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre d'arrivée des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
{|class="wikitable"
|-
!Ordre normal!!Ordre Fourier
|-
||000||000
|-
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|-
||010||010
|-
||011||110
|-
||100||001
|-
||101||101
|-
||110||011
|-
||111||111
|}
Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Nos DSP disposent donc d'un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire, afin de gérer plus facilement les algorithmes de calcul de transformées de Fourier. Une autre technique consiste à calculer nos adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à notre adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l’exécution de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
<noinclude>
{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
| prevText=Les processeurs 8 bits et moins
| next=Les architectures actionnées par déplacement
| nextText=Les architectures actionnées par déplacement
}}
</noinclude>
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765606
765605
2026-04-30T17:52:24Z
Mewtow
31375
/* Les registres des DSP */
765606
wikitext
text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans l'intervalle [ adresse de début , adresse de fin ] de la file. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début.
Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier (un « calcul » très courant en traitement du signal). Cet algorithme va prendre des données dans un tableau, et va fournir des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre d'arrivée des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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!Ordre normal!!Ordre Fourier
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Nos DSP disposent donc d'un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire, afin de gérer plus facilement les algorithmes de calcul de transformées de Fourier. Une autre technique consiste à calculer nos adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à notre adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l’exécution de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
<noinclude>
{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
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/* Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs */
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text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
===Les registres d'adresse et d'indice===
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans l'intervalle [ adresse de début , adresse de fin ] de la file. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début.
Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier (un « calcul » très courant en traitement du signal). Cet algorithme va prendre des données dans un tableau, et va fournir des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre d'arrivée des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
{|class="wikitable"
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!Ordre normal!!Ordre Fourier
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Nos DSP disposent donc d'un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire, afin de gérer plus facilement les algorithmes de calcul de transformées de Fourier. Une autre technique consiste à calculer nos adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à notre adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l’exécution de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
<noinclude>
{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
| prevText=Les processeurs 8 bits et moins
| next=Les architectures actionnées par déplacement
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765608
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Mewtow
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/* L'architecture mémoire des DSP */
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wikitext
text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans la file, à savoir dans l'intervalle [ adresse de début du tableau , adresse de fin du tableau ]. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin du tableau, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début du tableau.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier rapide, un « calcul » très courant en traitement du signal. Cet algorithme lit des échantillons dans un tableau, et fournit des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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!Ordre normal!!Ordre Fourier
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Inverser les bits d'une adresse peut être fait avec des opérations bit à bit, des décalages et rotations, mais cela prendrait beaucoup d'instructions. Il est possible d'imaginer une instruction REVERSE qui inverse les bits d'une adresse. Ce serait là une solution fort intéressante, que certains DSPs doivent sans doute implémenter. Mais beaucoup de DSP préférent utiliser un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire : l'adressage ''bit-reverse'' mentionné plus haut.
Une autre solution utilise un adressage indicé, mais qui calcule les adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à l'adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
===Les registres d'adresse et d'indice===
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Ils sont notamment très utiles pour implémenter l'adressage modulo et bit-''reverse''. Suivant le DSP, ce mode d'adressage est géré plus ou moins différemment. La première méthode utilise des registres « modulo », qui stockent la taille du tableau. Chaque registre est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. Cette adresse est souvent alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée. Autre solution : utiliser deux registres, un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour sa longueur. Et enfin, dernière solution, utiliser un registre pour stocker l'adresse de début, et un autre pour l'adresse de fin.
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
<noinclude>
{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
| prevText=Les processeurs 8 bits et moins
| next=Les architectures actionnées par déplacement
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Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans la file, à savoir dans l'intervalle [ adresse de début du tableau , adresse de fin du tableau ]. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin du tableau, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début du tableau.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier rapide, un « calcul » très courant en traitement du signal. Cet algorithme lit des échantillons dans un tableau, et fournit des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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!Ordre normal!!Ordre Fourier
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Inverser les bits d'une adresse peut être fait avec des opérations bit à bit, des décalages et rotations, mais cela prendrait beaucoup d'instructions. Il est possible d'imaginer une instruction REVERSE qui inverse les bits d'une adresse. Ce serait là une solution fort intéressante, que certains DSPs doivent sans doute implémenter. Mais beaucoup de DSP préférent utiliser un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire : l'adressage ''bit-reverse'' mentionné plus haut.
Une autre solution utilise un adressage indicé, mais qui calcule les adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à l'adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
===Les registres d'adresse et d'indice===
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul d'adresse spécialisée. L'unité de calcul d'adresse implémente des modes d'adressages complexes, comme l'adressage modulo, l'adressage ''bit-reverse'', en plus des adressages indicés classiques.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les registres d'adresse sont notamment très utiles pour implémenter l'adressage modulo et bit-''reverse'', idem pour les registres d'indice. Suivant les DSP, le mode d'adressage modulo est géré différemment. La méthode la plus évidente utilise deux registres : un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour l'adresse de fin. Une solution alternative n'utilise pas l'adresse de fin, mais la taille/longueur du tableau. Cette dernière se marie bien avec des registres d'indices : la longueur du tableau est comparée avec l'indice courant, pour vérifier si l'adresse dépasse la fin du tableau.
Une seconde méthode utilise un registre « modulo », qui stocke la taille du tableau. Il est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. La ruse ne fonctionne que pour des files/tableaux de petite taille. L'adresse est alors alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256 octets. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée.
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
<noinclude>
{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
| prevText=Les processeurs 8 bits et moins
| next=Les architectures actionnées par déplacement
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Mewtow
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/* Les DSPs sont multiports */
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wikitext
text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
Un autre point important est que l'écriture des échantillons en mémoire RAM ne passe pas par le DSP, histoire de lui économiser du travail. Le DSP est vraiment utilisé uniquement pour faire des calculs, pas pour gérer des entrées-sorties. Les échantillons sont écrits en mémoire en utilisant le ''Direct Memory Access''. La mémoire RAM est associée à un contrôleur DMA, qui transfère les échantillons nécessaires du convertisseur analogique-numérique, vers la mémoire RAM.
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans la file, à savoir dans l'intervalle [ adresse de début du tableau , adresse de fin du tableau ]. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin du tableau, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début du tableau.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier rapide, un « calcul » très courant en traitement du signal. Cet algorithme lit des échantillons dans un tableau, et fournit des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Inverser les bits d'une adresse peut être fait avec des opérations bit à bit, des décalages et rotations, mais cela prendrait beaucoup d'instructions. Il est possible d'imaginer une instruction REVERSE qui inverse les bits d'une adresse. Ce serait là une solution fort intéressante, que certains DSPs doivent sans doute implémenter. Mais beaucoup de DSP préférent utiliser un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire : l'adressage ''bit-reverse'' mentionné plus haut.
Une autre solution utilise un adressage indicé, mais qui calcule les adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à l'adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
===Les registres d'adresse et d'indice===
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul d'adresse spécialisée. L'unité de calcul d'adresse implémente des modes d'adressages complexes, comme l'adressage modulo, l'adressage ''bit-reverse'', en plus des adressages indicés classiques.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les registres d'adresse sont notamment très utiles pour implémenter l'adressage modulo et bit-''reverse'', idem pour les registres d'indice. Suivant les DSP, le mode d'adressage modulo est géré différemment. La méthode la plus évidente utilise deux registres : un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour l'adresse de fin. Une solution alternative n'utilise pas l'adresse de fin, mais la taille/longueur du tableau. Cette dernière se marie bien avec des registres d'indices : la longueur du tableau est comparée avec l'indice courant, pour vérifier si l'adresse dépasse la fin du tableau.
Une seconde méthode utilise un registre « modulo », qui stocke la taille du tableau. Il est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. La ruse ne fonctionne que pour des files/tableaux de petite taille. L'adresse est alors alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256 octets. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée.
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
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Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
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===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
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Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
Un autre point important est que l'écriture des échantillons en mémoire RAM ne passe pas par le DSP, histoire de lui économiser du travail. Le DSP est vraiment utilisé uniquement pour faire des calculs, pas pour gérer des entrées-sorties. Les échantillons sont écrits en mémoire en utilisant le ''Direct Memory Access''. La mémoire RAM est associée à un contrôleur DMA, qui transfère les échantillons nécessaires du convertisseur analogique-numérique, vers la mémoire RAM.
Il faut absolument éviter que le DSP et le contrôleur DMA se marchent sur les pieds. Pas question qu'il accèdent en même temps à la mémoire RAM. Et il faut éviter absolument que le contrôleur DMA monopolise la RAM et laisse le DSP patienter trop longtemps, idem pour le cas inverse. La majorité des DSPs intègre des techniques d'arbitrage du bus mémoire assez complexes. Une solution alternative, elle aussi très utilisée, dédie un port mémoire au contrôleur DMA. Le contrôleur DMA accède à la RAM via son propre port mémoire dédié, en même temps que le processeur, les deux peuvent faire un accès mémoire en même temps. Plus besoin d'abitrer le bus mémoire.
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans la file, à savoir dans l'intervalle [ adresse de début du tableau , adresse de fin du tableau ]. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin du tableau, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début du tableau.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier rapide, un « calcul » très courant en traitement du signal. Cet algorithme lit des échantillons dans un tableau, et fournit des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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!Ordre normal!!Ordre Fourier
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Inverser les bits d'une adresse peut être fait avec des opérations bit à bit, des décalages et rotations, mais cela prendrait beaucoup d'instructions. Il est possible d'imaginer une instruction REVERSE qui inverse les bits d'une adresse. Ce serait là une solution fort intéressante, que certains DSPs doivent sans doute implémenter. Mais beaucoup de DSP préférent utiliser un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire : l'adressage ''bit-reverse'' mentionné plus haut.
Une autre solution utilise un adressage indicé, mais qui calcule les adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à l'adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
===Les registres d'adresse et d'indice===
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul d'adresse spécialisée. L'unité de calcul d'adresse implémente des modes d'adressages complexes, comme l'adressage modulo, l'adressage ''bit-reverse'', en plus des adressages indicés classiques.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les registres d'adresse sont notamment très utiles pour implémenter l'adressage modulo et bit-''reverse'', idem pour les registres d'indice. Suivant les DSP, le mode d'adressage modulo est géré différemment. La méthode la plus évidente utilise deux registres : un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour l'adresse de fin. Une solution alternative n'utilise pas l'adresse de fin, mais la taille/longueur du tableau. Cette dernière se marie bien avec des registres d'indices : la longueur du tableau est comparée avec l'indice courant, pour vérifier si l'adresse dépasse la fin du tableau.
Une seconde méthode utilise un registre « modulo », qui stocke la taille du tableau. Il est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. La ruse ne fonctionne que pour des files/tableaux de petite taille. L'adresse est alors alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256 octets. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée.
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
<noinclude>
{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
| prevText=Les processeurs 8 bits et moins
| next=Les architectures actionnées par déplacement
| nextText=Les architectures actionnées par déplacement
}}
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/* Les DSPs sont multiports */
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text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
Un autre point important est que l'écriture des échantillons en mémoire RAM ne passe pas par le DSP, histoire de lui économiser du travail. Le DSP est vraiment utilisé uniquement pour faire des calculs, pas pour gérer des entrées-sorties. Les échantillons sont écrits en mémoire en utilisant le ''Direct Memory Access''. La mémoire RAM est associée à un contrôleur DMA, qui transfère les échantillons nécessaires du convertisseur analogique-numérique, vers la mémoire RAM.
Il faut absolument éviter que le DSP et le contrôleur DMA se marchent sur les pieds. Pas question qu'il accèdent en même temps à la mémoire RAM. Et il faut éviter absolument que le contrôleur DMA monopolise la RAM et laisse le DSP patienter trop longtemps, idem pour le cas inverse. La majorité des DSPs intègre des techniques d'arbitrage du bus mémoire assez complexes. Une solution alternative, elle aussi très utilisée, dédie un port mémoire au contrôleur DMA. Le contrôleur DMA accède à la RAM via son propre port mémoire dédié, en même temps que le processeur, les deux peuvent faire un accès mémoire en même temps. Plus besoin d'abitrer le bus mémoire.
[[File:DSP avec controleur DMA.png|centre|vignette|upright=2|DSP avec controleur DMA]]
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans la file, à savoir dans l'intervalle [ adresse de début du tableau , adresse de fin du tableau ]. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin du tableau, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début du tableau.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier rapide, un « calcul » très courant en traitement du signal. Cet algorithme lit des échantillons dans un tableau, et fournit des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Inverser les bits d'une adresse peut être fait avec des opérations bit à bit, des décalages et rotations, mais cela prendrait beaucoup d'instructions. Il est possible d'imaginer une instruction REVERSE qui inverse les bits d'une adresse. Ce serait là une solution fort intéressante, que certains DSPs doivent sans doute implémenter. Mais beaucoup de DSP préférent utiliser un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire : l'adressage ''bit-reverse'' mentionné plus haut.
Une autre solution utilise un adressage indicé, mais qui calcule les adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à l'adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
===Les registres d'adresse et d'indice===
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul d'adresse spécialisée. L'unité de calcul d'adresse implémente des modes d'adressages complexes, comme l'adressage modulo, l'adressage ''bit-reverse'', en plus des adressages indicés classiques.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les registres d'adresse sont notamment très utiles pour implémenter l'adressage modulo et bit-''reverse'', idem pour les registres d'indice. Suivant les DSP, le mode d'adressage modulo est géré différemment. La méthode la plus évidente utilise deux registres : un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour l'adresse de fin. Une solution alternative n'utilise pas l'adresse de fin, mais la taille/longueur du tableau. Cette dernière se marie bien avec des registres d'indices : la longueur du tableau est comparée avec l'indice courant, pour vérifier si l'adresse dépasse la fin du tableau.
Une seconde méthode utilise un registre « modulo », qui stocke la taille du tableau. Il est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. La ruse ne fonctionne que pour des files/tableaux de petite taille. L'adresse est alors alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256 octets. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée.
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
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{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
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| next=Les architectures actionnées par déplacement
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Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
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===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
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Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
Un autre point important est que l'écriture des échantillons en mémoire RAM ne passe pas par le DSP, histoire de lui économiser du travail. Le DSP est vraiment utilisé uniquement pour faire des calculs, pas pour gérer des entrées-sorties. Les échantillons sont écrits en mémoire en utilisant le ''Direct Memory Access''. La mémoire RAM est associée à un contrôleur DMA, qui transfère les échantillons nécessaires du convertisseur analogique-numérique, vers la mémoire RAM.
Il faut absolument éviter que le DSP et le contrôleur DMA se marchent sur les pieds. Pas question qu'il accèdent en même temps à la mémoire RAM. Et il faut éviter absolument que le contrôleur DMA monopolise la RAM et laisse le DSP patienter trop longtemps, idem pour le cas inverse. La majorité des DSPs intègre des techniques d'arbitrage du bus mémoire assez complexes. Une solution alternative, elle aussi très utilisée, dédie un port mémoire au contrôleur DMA. Le contrôleur DMA accède à la RAM via son propre port mémoire dédié, en même temps que le processeur, les deux peuvent faire un accès mémoire en même temps. Plus besoin d'abitrer le bus mémoire.
[[File:DSP avec controleur DMA.png|centre|vignette|upright=2.5|DSP avec contrôleur DMA.]]
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans la file, à savoir dans l'intervalle [ adresse de début du tableau , adresse de fin du tableau ]. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin du tableau, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début du tableau.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier rapide, un « calcul » très courant en traitement du signal. Cet algorithme lit des échantillons dans un tableau, et fournit des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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!Ordre normal!!Ordre Fourier
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Inverser les bits d'une adresse peut être fait avec des opérations bit à bit, des décalages et rotations, mais cela prendrait beaucoup d'instructions. Il est possible d'imaginer une instruction REVERSE qui inverse les bits d'une adresse. Ce serait là une solution fort intéressante, que certains DSPs doivent sans doute implémenter. Mais beaucoup de DSP préférent utiliser un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire : l'adressage ''bit-reverse'' mentionné plus haut.
Une autre solution utilise un adressage indicé, mais qui calcule les adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à l'adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
===Les registres d'adresse et d'indice===
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul d'adresse spécialisée. L'unité de calcul d'adresse implémente des modes d'adressages complexes, comme l'adressage modulo, l'adressage ''bit-reverse'', en plus des adressages indicés classiques.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les registres d'adresse sont notamment très utiles pour implémenter l'adressage modulo et bit-''reverse'', idem pour les registres d'indice. Suivant les DSP, le mode d'adressage modulo est géré différemment. La méthode la plus évidente utilise deux registres : un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour l'adresse de fin. Une solution alternative n'utilise pas l'adresse de fin, mais la taille/longueur du tableau. Cette dernière se marie bien avec des registres d'indices : la longueur du tableau est comparée avec l'indice courant, pour vérifier si l'adresse dépasse la fin du tableau.
Une seconde méthode utilise un registre « modulo », qui stocke la taille du tableau. Il est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. La ruse ne fonctionne que pour des files/tableaux de petite taille. L'adresse est alors alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256 octets. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée.
==Les boucles sont optimisées sur les DSPs==
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
==Les registres des DSP==
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée. Les DSP fournissent l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge, ce calcul étant très courant dans les algorithmes de traitement de signal. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée.
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{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
| prevText=Les processeurs 8 bits et moins
| next=Les architectures actionnées par déplacement
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wikitext
text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
Un autre point important est que l'écriture des échantillons en mémoire RAM ne passe pas par le DSP, histoire de lui économiser du travail. Le DSP est vraiment utilisé uniquement pour faire des calculs, pas pour gérer des entrées-sorties. Les échantillons sont écrits en mémoire en utilisant le ''Direct Memory Access''. La mémoire RAM est associée à un contrôleur DMA, qui transfère les échantillons nécessaires du convertisseur analogique-numérique, vers la mémoire RAM.
Il faut absolument éviter que le DSP et le contrôleur DMA se marchent sur les pieds. Pas question qu'il accèdent en même temps à la mémoire RAM. Et il faut éviter absolument que le contrôleur DMA monopolise la RAM et laisse le DSP patienter trop longtemps, idem pour le cas inverse. La majorité des DSPs intègre des techniques d'arbitrage du bus mémoire assez complexes. Une solution alternative, elle aussi très utilisée, dédie un port mémoire au contrôleur DMA. Le contrôleur DMA accède à la RAM via son propre port mémoire dédié, en même temps que le processeur, les deux peuvent faire un accès mémoire en même temps. Plus besoin d'abitrer le bus mémoire.
[[File:DSP avec controleur DMA.png|centre|vignette|upright=2.5|DSP avec contrôleur DMA.]]
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans la file, à savoir dans l'intervalle [ adresse de début du tableau , adresse de fin du tableau ]. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin du tableau, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début du tableau.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier rapide, un « calcul » très courant en traitement du signal. Cet algorithme lit des échantillons dans un tableau, et fournit des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Inverser les bits d'une adresse peut être fait avec des opérations bit à bit, des décalages et rotations, mais cela prendrait beaucoup d'instructions. Il est possible d'imaginer une instruction REVERSE qui inverse les bits d'une adresse. Ce serait là une solution fort intéressante, que certains DSPs doivent sans doute implémenter. Mais beaucoup de DSP préférent utiliser un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire : l'adressage ''bit-reverse'' mentionné plus haut.
Une autre solution utilise un adressage indicé, mais qui calcule les adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à l'adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
===Les registres d'adresse et d'indice===
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul d'adresse spécialisée. L'unité de calcul d'adresse implémente des modes d'adressages complexes, comme l'adressage modulo, l'adressage ''bit-reverse'', en plus des adressages indicés classiques.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les registres d'adresse sont notamment très utiles pour implémenter l'adressage modulo et bit-''reverse'', idem pour les registres d'indice. Suivant les DSP, le mode d'adressage modulo est géré différemment. La méthode la plus évidente utilise deux registres : un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour l'adresse de fin. Une solution alternative n'utilise pas l'adresse de fin, mais la taille/longueur du tableau. Cette dernière se marie bien avec des registres d'indices : la longueur du tableau est comparée avec l'indice courant, pour vérifier si l'adresse dépasse la fin du tableau.
Une seconde méthode utilise un registre « modulo », qui stocke la taille du tableau. Il est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. La ruse ne fonctionne que pour des files/tableaux de petite taille. L'adresse est alors alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256 octets. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée.
==Le jeu d'instruction des DSPs==
Maintenant que nous venons de voir l'architecture mémoire des DSPs, voyons leur jeu d'instruction. Nous avons déjà parlé des modes d'adressage, qui font partie du jeu d'instruction. Mais nous allons ici nous concentrer sur les instructions elles-mêmes. Les instructions d'un DSP sont optimisées pour les algorithmes de traitement de signal les plus courants. Ils ne vont pas au point d'implémenter des instructions aussi spécifiques que peut l'être l'adressage ''bit-reverse'', elles restent assez conventionnelles.
Les algorithmes de traitement de signal utilisent beaucoup des suites de multiplications et d'additions, des calculs du type a * b + c. Aussi, vous ne serez pas étonnés d'apprendre que les DSP fournissent systèmatiquement l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge. Pour rappel, la première travaille sur des opérandes entières, la seconde des opérandes flottantes. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée, histoire de pouvoir faire plus d'opérations MAD/FMAC par cycle d'horloge.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée.
===Les boucles sont optimisées sur les DSPs===
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
===Les registres des DSP===
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De nombreuses applications de traitement du signal ayant besoin d'une grande précision, les DSP sont dotés de registres accumulateurs très grands, capables de retenir des résultats de calcul intermédiaires sans perte de précision.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
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{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
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Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
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===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
Un autre point important est que l'écriture des échantillons en mémoire RAM ne passe pas par le DSP, histoire de lui économiser du travail. Le DSP est vraiment utilisé uniquement pour faire des calculs, pas pour gérer des entrées-sorties. Les échantillons sont écrits en mémoire en utilisant le ''Direct Memory Access''. La mémoire RAM est associée à un contrôleur DMA, qui transfère les échantillons nécessaires du convertisseur analogique-numérique, vers la mémoire RAM.
Il faut absolument éviter que le DSP et le contrôleur DMA se marchent sur les pieds. Pas question qu'il accèdent en même temps à la mémoire RAM. Et il faut éviter absolument que le contrôleur DMA monopolise la RAM et laisse le DSP patienter trop longtemps, idem pour le cas inverse. La majorité des DSPs intègre des techniques d'arbitrage du bus mémoire assez complexes. Une solution alternative, elle aussi très utilisée, dédie un port mémoire au contrôleur DMA. Le contrôleur DMA accède à la RAM via son propre port mémoire dédié, en même temps que le processeur, les deux peuvent faire un accès mémoire en même temps. Plus besoin d'abitrer le bus mémoire.
[[File:DSP avec controleur DMA.png|centre|vignette|upright=2.5|DSP avec contrôleur DMA.]]
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans la file, à savoir dans l'intervalle [ adresse de début du tableau , adresse de fin du tableau ]. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin du tableau, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début du tableau.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier rapide, un « calcul » très courant en traitement du signal. Cet algorithme lit des échantillons dans un tableau, et fournit des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
{|class="wikitable"
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!Ordre normal!!Ordre Fourier
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|}
Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Inverser les bits d'une adresse peut être fait avec des opérations bit à bit, des décalages et rotations, mais cela prendrait beaucoup d'instructions. Il est possible d'imaginer une instruction REVERSE qui inverse les bits d'une adresse. Ce serait là une solution fort intéressante, que certains DSPs doivent sans doute implémenter. Mais beaucoup de DSP préférent utiliser un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire : l'adressage ''bit-reverse'' mentionné plus haut.
Une autre solution utilise un adressage indicé, mais qui calcule les adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à l'adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
===Les registres d'adresse et d'indice===
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul d'adresse spécialisée. L'unité de calcul d'adresse implémente des modes d'adressages complexes, comme l'adressage modulo, l'adressage ''bit-reverse'', en plus des adressages indicés classiques.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les registres d'adresse sont notamment très utiles pour implémenter l'adressage modulo et bit-''reverse'', idem pour les registres d'indice. Suivant les DSP, le mode d'adressage modulo est géré différemment. La méthode la plus évidente utilise deux registres : un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour l'adresse de fin. Une solution alternative n'utilise pas l'adresse de fin, mais la taille/longueur du tableau. Cette dernière se marie bien avec des registres d'indices : la longueur du tableau est comparée avec l'indice courant, pour vérifier si l'adresse dépasse la fin du tableau.
Une seconde méthode utilise un registre « modulo », qui stocke la taille du tableau. Il est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. La ruse ne fonctionne que pour des files/tableaux de petite taille. L'adresse est alors alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256 octets. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée.
==Le jeu d'instruction des DSPs==
Maintenant que nous venons de voir l'architecture mémoire des DSPs, voyons leur jeu d'instruction. Nous avons déjà parlé des modes d'adressage, qui font partie du jeu d'instruction. Mais nous allons ici nous concentrer sur les instructions elles-mêmes. Les instructions d'un DSP sont optimisées pour les algorithmes de traitement de signal les plus courants. Ils ne vont pas au point d'implémenter des instructions aussi spécifiques que peut l'être l'adressage ''bit-reverse'', elles restent assez conventionnelles.
===Les instructions arithmétiques===
Les DSP se classent en deux sous-types : ceux qui utilisent des nombres flottants et ceux qui utilisent des nombres à virgule fixe. Les premiers DSPs utilisaient la virgule fixe. Le cas classique était des DSP utilisant des opérandes de 24 bits : 16 pour la partie entière, 8 pour la partie fractionnaire. Notons que 24 bits était la norme pour encoder de l'audio sur des CD audio, ce qui fait que les DSPs de l'époque utilisaient cette précision. Par la suite, des DSP 16 et 32 bits sont apparus, puis des DSP flottants.
Les algorithmes de traitement de signal utilisent beaucoup des suites de multiplications et d'additions, des calculs du type a * b + c. Aussi, vous ne serez pas étonnés d'apprendre que les DSP fournissent systèmatiquement l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge. Pour rappel, la première travaille sur des opérandes entières, la seconde des opérandes flottantes. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée, histoire de pouvoir faire plus d'opérations MAD/FMAC par cycle d'horloge.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée, car c'est assez naturel quand on manipule un signal qui peut... saturer ! Quand un signal sonore sature, cela veut dire que l'intensité sonore dépasse le maximum représentable. En clair, l'intensité sonore dépasse le maximum encodable avec un entier/flottant, il y a un débordement entier/flottant. Si on traitait ce débordement en ne conservant que les bits de poids faible du résultat, un son qui sature donnerait un son très faible, ce qui n'est pas le comportement attendu. Il est plus naturel de mettre le son à la valeur maximale représentable.
Les DSP les plus simples n'utilisent que l'arithmétique saturé, mais d'autres plus complexes permettent de configurer si on utilise l'arithmétique saturée ou non. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée.
Les DSPs ont des besoins en termes de précision plus important que sur un ordinateur classique. Il n'est pas acceptable de perdre en qualité d'image ou sonore, parce que le processeur a fait un arrondi un peu trop visible. Et leurs instructions arithmétiques sont conçues pour ne pas arrondir quand il ne le faut pas. Pour cela, ils utilisent des registres accumulateur de grande taille. En général, les résultats d'une multiplication sont mémorisés dans un accumulateur, qui fait facilement 56 bits ou plus. Ainsi, les résultats d'une multiplications ne sont pas arrondis ou tronqués, tous les bits du résultat sont mémorisés dans l'accumulateur. Pour les additions, les accumulateurs sont plus petits, mais contiennent souvent 4 à 8 bits de plus que les opérandes, afin de ne pas déborder facilement.
===Les boucles sont optimisées sur les DSPs===
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
===Les registres des DSP===
Pour des raisons de couts, tous les DSP utilisent un faible nombre de registres spécialisés. Un DSP a souvent des registres entiers séparés des registres flottants, ainsi que des registres spécialisés pour les adresses mémoires. On peut aussi trouver des registres spécialisés pour les indices de tableau ou les compteurs de boucle. Cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale.
De plus, certaines instructions et certains modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. Certaines instructions d'accès mémoire peuvent prendre comme destination ou comme opérande un nombre limité de registres, les autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
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Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
Un autre point important est que l'écriture des échantillons en mémoire RAM ne passe pas par le DSP, histoire de lui économiser du travail. Le DSP est vraiment utilisé uniquement pour faire des calculs, pas pour gérer des entrées-sorties. Les échantillons sont écrits en mémoire en utilisant le ''Direct Memory Access''. La mémoire RAM est associée à un contrôleur DMA, qui transfère les échantillons nécessaires du convertisseur analogique-numérique, vers la mémoire RAM.
Il faut absolument éviter que le DSP et le contrôleur DMA se marchent sur les pieds. Pas question qu'il accèdent en même temps à la mémoire RAM. Et il faut éviter absolument que le contrôleur DMA monopolise la RAM et laisse le DSP patienter trop longtemps, idem pour le cas inverse. La majorité des DSPs intègre des techniques d'arbitrage du bus mémoire assez complexes. Une solution alternative, elle aussi très utilisée, dédie un port mémoire au contrôleur DMA. Le contrôleur DMA accède à la RAM via son propre port mémoire dédié, en même temps que le processeur, les deux peuvent faire un accès mémoire en même temps. Plus besoin d'abitrer le bus mémoire.
[[File:DSP avec controleur DMA.png|centre|vignette|upright=2.5|DSP avec contrôleur DMA.]]
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans la file, à savoir dans l'intervalle [ adresse de début du tableau , adresse de fin du tableau ]. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin du tableau, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début du tableau.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier rapide, un « calcul » très courant en traitement du signal. Cet algorithme lit des échantillons dans un tableau, et fournit des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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|-
!Ordre normal!!Ordre Fourier
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||110||011
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||111||111
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Inverser les bits d'une adresse peut être fait avec des opérations bit à bit, des décalages et rotations, mais cela prendrait beaucoup d'instructions. Il est possible d'imaginer une instruction REVERSE qui inverse les bits d'une adresse. Ce serait là une solution fort intéressante, que certains DSPs doivent sans doute implémenter. Mais beaucoup de DSP préférent utiliser un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire : l'adressage ''bit-reverse'' mentionné plus haut.
Une autre solution utilise un adressage indicé, mais qui calcule les adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à l'adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
===Les registres d'adresse et d'indice===
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul d'adresse spécialisée. L'unité de calcul d'adresse implémente des modes d'adressages complexes, comme l'adressage modulo, l'adressage ''bit-reverse'', en plus des adressages indicés classiques.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les registres d'adresse sont notamment très utiles pour implémenter l'adressage modulo et bit-''reverse'', idem pour les registres d'indice. Suivant les DSP, le mode d'adressage modulo est géré différemment. La méthode la plus évidente utilise deux registres : un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour l'adresse de fin. Une solution alternative n'utilise pas l'adresse de fin, mais la taille/longueur du tableau. Cette dernière se marie bien avec des registres d'indices : la longueur du tableau est comparée avec l'indice courant, pour vérifier si l'adresse dépasse la fin du tableau.
Une seconde méthode utilise un registre « modulo », qui stocke la taille du tableau. Il est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. La ruse ne fonctionne que pour des files/tableaux de petite taille. L'adresse est alors alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256 octets. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée.
==Le jeu d'instruction des DSPs==
Maintenant que nous venons de voir l'architecture mémoire des DSPs, voyons leur jeu d'instruction. Nous avons déjà parlé des modes d'adressage, qui font partie du jeu d'instruction. Mais nous allons ici nous concentrer sur les instructions elles-mêmes. Les instructions d'un DSP sont optimisées pour les algorithmes de traitement de signal les plus courants. Ils ne vont pas au point d'implémenter des instructions aussi spécifiques que peut l'être l'adressage ''bit-reverse'', elles restent assez conventionnelles.
Les anciens DSP avaient des caractéristiques peu communes sur les CPUs. Les instructions s'exécutaient toutes en un seul cycle d'horloge, mais elles tendaient à faire pas mal de traitements assez complexes. De nos jours, les DSPs tendent à utiliser des techniques de pipeline très avancées, que nous n'avons encore abordées dans ce cours. La conséquence est que la contrainte "1 cycle = une instruction" est battue en brèche.
Les premiers DSPs étaient des architectures à accumulateur, avec peu de registres autres. Elles ont progressivement évoluées pour ajouter de plus en plus de registres spécialisés. Les DSPs modernes tendent à se passer d'accumulateurs, mais c'est loin d'être la règle. L'accumulateur est souvent complété par des registres pour les opérandes, des registres séparés pour les adresses, des registres d'indice, des registres pour les compteurs de boucles, et quelques autres. Tout cela pour dire que les DSPs ne sont pas des architectures à registres généraux classiques.
La plupart des instructions et modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. L'encodage des instructions est alors simplifié, mais cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale. Il n'est pas étonnant de constater que les DSP ont longtemps été programmés en assembleur, et il n'est pas rare qu'ils le soient toujours.
===Les instructions arithmétiques===
Les DSP se classent en deux sous-types : ceux qui utilisent des nombres flottants et ceux qui utilisent des nombres à virgule fixe. Les premiers DSPs utilisaient la virgule fixe. Le cas classique était des DSP utilisant des opérandes de 24 bits : 16 pour la partie entière, 8 pour la partie fractionnaire. Notons que 24 bits était la norme pour encoder de l'audio sur des CD audio, ce qui fait que les DSPs de l'époque utilisaient cette précision. Par la suite, des DSP 16 et 32 bits sont apparus, puis des DSP flottants.
Les algorithmes de traitement de signal utilisent beaucoup des suites de multiplications et d'additions, des calculs du type a * b + c. Aussi, vous ne serez pas étonnés d'apprendre que les DSP fournissent systèmatiquement l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge. Pour rappel, la première travaille sur des opérandes entières, la seconde des opérandes flottantes. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée, histoire de pouvoir faire plus d'opérations MAD/FMAC par cycle d'horloge.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée, car c'est assez naturel quand on manipule un signal qui peut... saturer ! Quand un signal sonore sature, cela veut dire que l'intensité sonore dépasse le maximum représentable. En clair, l'intensité sonore dépasse le maximum encodable avec un entier/flottant, il y a un débordement entier/flottant. Si on traitait ce débordement en ne conservant que les bits de poids faible du résultat, un son qui sature donnerait un son très faible, ce qui n'est pas le comportement attendu. Il est plus naturel de mettre le son à la valeur maximale représentable.
Les DSP les plus simples n'utilisent que l'arithmétique saturé, mais d'autres plus complexes permettent de configurer si on utilise l'arithmétique saturée ou non. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée.
Les DSPs ont des besoins en termes de précision plus important que sur un ordinateur classique. Il n'est pas acceptable de perdre en qualité d'image ou sonore, parce que le processeur a fait un arrondi un peu trop visible. Et leurs instructions arithmétiques sont conçues pour ne pas arrondir quand il ne le faut pas. Pour cela, ils utilisent des registres accumulateur de grande taille. En général, les résultats d'une multiplication sont mémorisés dans un accumulateur, qui fait facilement 56 bits ou plus. Ainsi, les résultats d'une multiplications ne sont pas arrondis ou tronqués, tous les bits du résultat sont mémorisés dans l'accumulateur. Pour les additions, les accumulateurs sont plus petits, mais contiennent souvent 4 à 8 bits de plus que les opérandes, afin de ne pas déborder facilement.
===Les boucles sont optimisées sur les DSPs===
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
autres leur étant interdits. Cela permet de diminuer le nombre de bits nécessaire pour encoder l'instruction en binaire.
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{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
| prevText=Les processeurs 8 bits et moins
| next=Les architectures actionnées par déplacement
| nextText=Les architectures actionnées par déplacement
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Mewtow
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/* Les boucles sont optimisées sur les DSPs */
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wikitext
text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
Un autre point important est que l'écriture des échantillons en mémoire RAM ne passe pas par le DSP, histoire de lui économiser du travail. Le DSP est vraiment utilisé uniquement pour faire des calculs, pas pour gérer des entrées-sorties. Les échantillons sont écrits en mémoire en utilisant le ''Direct Memory Access''. La mémoire RAM est associée à un contrôleur DMA, qui transfère les échantillons nécessaires du convertisseur analogique-numérique, vers la mémoire RAM.
Il faut absolument éviter que le DSP et le contrôleur DMA se marchent sur les pieds. Pas question qu'il accèdent en même temps à la mémoire RAM. Et il faut éviter absolument que le contrôleur DMA monopolise la RAM et laisse le DSP patienter trop longtemps, idem pour le cas inverse. La majorité des DSPs intègre des techniques d'arbitrage du bus mémoire assez complexes. Une solution alternative, elle aussi très utilisée, dédie un port mémoire au contrôleur DMA. Le contrôleur DMA accède à la RAM via son propre port mémoire dédié, en même temps que le processeur, les deux peuvent faire un accès mémoire en même temps. Plus besoin d'abitrer le bus mémoire.
[[File:DSP avec controleur DMA.png|centre|vignette|upright=2.5|DSP avec contrôleur DMA.]]
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans la file, à savoir dans l'intervalle [ adresse de début du tableau , adresse de fin du tableau ]. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin du tableau, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début du tableau.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier rapide, un « calcul » très courant en traitement du signal. Cet algorithme lit des échantillons dans un tableau, et fournit des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
{|class="wikitable"
|-
!Ordre normal!!Ordre Fourier
|-
||000||000
|-
||001||100
|-
||010||010
|-
||011||110
|-
||100||001
|-
||101||101
|-
||110||011
|-
||111||111
|}
Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Inverser les bits d'une adresse peut être fait avec des opérations bit à bit, des décalages et rotations, mais cela prendrait beaucoup d'instructions. Il est possible d'imaginer une instruction REVERSE qui inverse les bits d'une adresse. Ce serait là une solution fort intéressante, que certains DSPs doivent sans doute implémenter. Mais beaucoup de DSP préférent utiliser un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire : l'adressage ''bit-reverse'' mentionné plus haut.
Une autre solution utilise un adressage indicé, mais qui calcule les adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à l'adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
===Les registres d'adresse et d'indice===
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul d'adresse spécialisée. L'unité de calcul d'adresse implémente des modes d'adressages complexes, comme l'adressage modulo, l'adressage ''bit-reverse'', en plus des adressages indicés classiques.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les registres d'adresse sont notamment très utiles pour implémenter l'adressage modulo et bit-''reverse'', idem pour les registres d'indice. Suivant les DSP, le mode d'adressage modulo est géré différemment. La méthode la plus évidente utilise deux registres : un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour l'adresse de fin. Une solution alternative n'utilise pas l'adresse de fin, mais la taille/longueur du tableau. Cette dernière se marie bien avec des registres d'indices : la longueur du tableau est comparée avec l'indice courant, pour vérifier si l'adresse dépasse la fin du tableau.
Une seconde méthode utilise un registre « modulo », qui stocke la taille du tableau. Il est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. La ruse ne fonctionne que pour des files/tableaux de petite taille. L'adresse est alors alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256 octets. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée.
==Le jeu d'instruction des DSPs==
Maintenant que nous venons de voir l'architecture mémoire des DSPs, voyons leur jeu d'instruction. Nous avons déjà parlé des modes d'adressage, qui font partie du jeu d'instruction. Mais nous allons ici nous concentrer sur les instructions elles-mêmes. Les instructions d'un DSP sont optimisées pour les algorithmes de traitement de signal les plus courants. Ils ne vont pas au point d'implémenter des instructions aussi spécifiques que peut l'être l'adressage ''bit-reverse'', elles restent assez conventionnelles.
Les anciens DSP avaient des caractéristiques peu communes sur les CPUs. Les instructions s'exécutaient toutes en un seul cycle d'horloge, mais elles tendaient à faire pas mal de traitements assez complexes. De nos jours, les DSPs tendent à utiliser des techniques de pipeline très avancées, que nous n'avons encore abordées dans ce cours. La conséquence est que la contrainte "1 cycle = une instruction" est battue en brèche.
Les premiers DSPs étaient des architectures à accumulateur, avec peu de registres autres. Elles ont progressivement évoluées pour ajouter de plus en plus de registres spécialisés. Les DSPs modernes tendent à se passer d'accumulateurs, mais c'est loin d'être la règle. L'accumulateur est souvent complété par des registres pour les opérandes, des registres séparés pour les adresses, des registres d'indice, des registres pour les compteurs de boucles, et quelques autres. Tout cela pour dire que les DSPs ne sont pas des architectures à registres généraux classiques.
La plupart des instructions et modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. L'encodage des instructions est alors simplifié, mais cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale. Il n'est pas étonnant de constater que les DSP ont longtemps été programmés en assembleur, et il n'est pas rare qu'ils le soient toujours.
===Les instructions arithmétiques===
Les DSP se classent en deux sous-types : ceux qui utilisent des nombres flottants et ceux qui utilisent des nombres à virgule fixe. Les premiers DSPs utilisaient la virgule fixe. Le cas classique était des DSP utilisant des opérandes de 24 bits : 16 pour la partie entière, 8 pour la partie fractionnaire. Notons que 24 bits était la norme pour encoder de l'audio sur des CD audio, ce qui fait que les DSPs de l'époque utilisaient cette précision. Par la suite, des DSP 16 et 32 bits sont apparus, puis des DSP flottants.
Les algorithmes de traitement de signal utilisent beaucoup des suites de multiplications et d'additions, des calculs du type a * b + c. Aussi, vous ne serez pas étonnés d'apprendre que les DSP fournissent systèmatiquement l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge. Pour rappel, la première travaille sur des opérandes entières, la seconde des opérandes flottantes. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée, histoire de pouvoir faire plus d'opérations MAD/FMAC par cycle d'horloge.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée, car c'est assez naturel quand on manipule un signal qui peut... saturer ! Quand un signal sonore sature, cela veut dire que l'intensité sonore dépasse le maximum représentable. En clair, l'intensité sonore dépasse le maximum encodable avec un entier/flottant, il y a un débordement entier/flottant. Si on traitait ce débordement en ne conservant que les bits de poids faible du résultat, un son qui sature donnerait un son très faible, ce qui n'est pas le comportement attendu. Il est plus naturel de mettre le son à la valeur maximale représentable.
Les DSP les plus simples n'utilisent que l'arithmétique saturé, mais d'autres plus complexes permettent de configurer si on utilise l'arithmétique saturée ou non. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée.
Les DSPs ont des besoins en termes de précision plus important que sur un ordinateur classique. Il n'est pas acceptable de perdre en qualité d'image ou sonore, parce que le processeur a fait un arrondi un peu trop visible. Et leurs instructions arithmétiques sont conçues pour ne pas arrondir quand il ne le faut pas. Pour cela, ils utilisent des registres accumulateur de grande taille. En général, les résultats d'une multiplication sont mémorisés dans un accumulateur, qui fait facilement 56 bits ou plus. Ainsi, les résultats d'une multiplications ne sont pas arrondis ou tronqués, tous les bits du résultat sont mémorisés dans l'accumulateur. Pour les additions, les accumulateurs sont plus petits, mais contiennent souvent 4 à 8 bits de plus que les opérandes, afin de ne pas déborder facilement.
===Les boucles sont optimisées sur les DSPs===
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
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Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, out oute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
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===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz , 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelé un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/21ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulées dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contraintes dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelles, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger toutes leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
Un autre point important est que l'écriture des échantillons en mémoire RAM ne passe pas par le DSP, histoire de lui économiser du travail. Le DSP est vraiment utilisé uniquement pour faire des calculs, pas pour gérer des entrées-sorties. Les échantillons sont écrits en mémoire en utilisant le ''Direct Memory Access''. La mémoire RAM est associée à un contrôleur DMA, qui transfère les échantillons nécessaires du convertisseur analogique-numérique, vers la mémoire RAM.
Il faut absolument éviter que le DSP et le contrôleur DMA se marchent sur les pieds. Pas question qu'il accèdent en même temps à la mémoire RAM. Et il faut éviter absolument que le contrôleur DMA monopolise la RAM et laisse le DSP patienter trop longtemps, idem pour le cas inverse. La majorité des DSPs intègre des techniques d'arbitrage du bus mémoire assez complexes. Une solution alternative, elle aussi très utilisée, dédie un port mémoire au contrôleur DMA. Le contrôleur DMA accède à la RAM via son propre port mémoire dédié, en même temps que le processeur, les deux peuvent faire un accès mémoire en même temps. Plus besoin d'abitrer le bus mémoire.
[[File:DSP avec controleur DMA.png|centre|vignette|upright=2.5|DSP avec contrôleur DMA.]]
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans la file, à savoir dans l'intervalle [ adresse de début du tableau , adresse de fin du tableau ]. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin du tableau, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début du tableau.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier rapide, un « calcul » très courant en traitement du signal. Cet algorithme lit des échantillons dans un tableau, et fournit des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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!Ordre normal!!Ordre Fourier
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Inverser les bits d'une adresse peut être fait avec des opérations bit à bit, des décalages et rotations, mais cela prendrait beaucoup d'instructions. Il est possible d'imaginer une instruction REVERSE qui inverse les bits d'une adresse. Ce serait là une solution fort intéressante, que certains DSPs doivent sans doute implémenter. Mais beaucoup de DSP préférent utiliser un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire : l'adressage ''bit-reverse'' mentionné plus haut.
Une autre solution utilise un adressage indicé, mais qui calcule les adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à l'adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
===Les registres d'adresse et d'indice===
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul d'adresse spécialisée. L'unité de calcul d'adresse implémente des modes d'adressages complexes, comme l'adressage modulo, l'adressage ''bit-reverse'', en plus des adressages indicés classiques.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les registres d'adresse sont notamment très utiles pour implémenter l'adressage modulo et bit-''reverse'', idem pour les registres d'indice. Suivant les DSP, le mode d'adressage modulo est géré différemment. La méthode la plus évidente utilise deux registres : un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour l'adresse de fin. Une solution alternative n'utilise pas l'adresse de fin, mais la taille/longueur du tableau. Cette dernière se marie bien avec des registres d'indices : la longueur du tableau est comparée avec l'indice courant, pour vérifier si l'adresse dépasse la fin du tableau.
Une seconde méthode utilise un registre « modulo », qui stocke la taille du tableau. Il est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. La ruse ne fonctionne que pour des files/tableaux de petite taille. L'adresse est alors alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256 octets. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée.
==Le jeu d'instruction des DSPs==
Maintenant que nous venons de voir l'architecture mémoire des DSPs, voyons leur jeu d'instruction. Nous avons déjà parlé des modes d'adressage, qui font partie du jeu d'instruction. Mais nous allons ici nous concentrer sur les instructions elles-mêmes. Les instructions d'un DSP sont optimisées pour les algorithmes de traitement de signal les plus courants. Ils ne vont pas au point d'implémenter des instructions aussi spécifiques que peut l'être l'adressage ''bit-reverse'', elles restent assez conventionnelles.
Les anciens DSP avaient des caractéristiques peu communes sur les CPUs. Les instructions s'exécutaient toutes en un seul cycle d'horloge, mais elles tendaient à faire pas mal de traitements assez complexes. De nos jours, les DSPs tendent à utiliser des techniques de pipeline très avancées, que nous n'avons encore abordées dans ce cours. La conséquence est que la contrainte "1 cycle = une instruction" est battue en brèche.
===Les registres d'un DSP et leurs accumulateurs===
Les premiers DSPs étaient des architectures à accumulateur, avec peu de registres autres. Par exemple, le TMS32010 était un DSP de ce type. Il disposait d'un multiplieur et d'une unité de calcul, couplés à trois registres : un registre accumulateur, un registre T et un registre P pour les multiplications. Le registre T mémorisait la première opérande d'une multiplication, la seconde opérande était lue depuis la mémoire RAM, le résultat était mémorisé dans le registre P. L'ALU entière prenait une opérande dans l'accumulateur, et la seconde opérande dans le registre P. Une telle organisation était conçue pour faire des opérations MAD.
Les DSPs ont progressivement évoluées pour ajouter de plus en plus de registres spécialisés. Les DSPs modernes tendent à se passer d'accumulateurs, mais c'est loin d'être la règle. L'accumulateur est souvent complété par des registres pour les opérandes, des registres séparés pour les adresses, des registres d'indice, des registres pour les compteurs de boucles, et quelques autres. Tout cela pour dire que les DSPs ne sont pas des architectures à registres généraux classiques.
La plupart des instructions et modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. L'encodage des instructions est alors simplifié, mais cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale. Il n'est pas étonnant de constater que les DSP ont longtemps été programmés en assembleur, et il n'est pas rare qu'ils le soient toujours.
===Les instructions arithmétiques===
Les DSP se classent en deux sous-types : ceux qui utilisent des nombres flottants et ceux qui utilisent des nombres à virgule fixe. Les premiers DSPs utilisaient la virgule fixe. Le cas classique était des DSP utilisant des opérandes de 24 bits : 16 pour la partie entière, 8 pour la partie fractionnaire. Notons que 24 bits était la norme pour encoder de l'audio sur des CD audio, ce qui fait que les DSPs de l'époque utilisaient cette précision. Par la suite, des DSP 16 et 32 bits sont apparus, puis des DSP flottants.
Les algorithmes de traitement de signal utilisent beaucoup des suites de multiplications et d'additions, des calculs du type a * b + c. Aussi, vous ne serez pas étonnés d'apprendre que les DSP fournissent systèmatiquement l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge. Pour rappel, la première travaille sur des opérandes entières, la seconde des opérandes flottantes. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée, histoire de pouvoir faire plus d'opérations MAD/FMAC par cycle d'horloge.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée, car c'est assez naturel quand on manipule un signal qui peut... saturer ! Quand un signal sonore sature, cela veut dire que l'intensité sonore dépasse le maximum représentable. En clair, l'intensité sonore dépasse le maximum encodable avec un entier/flottant, il y a un débordement entier/flottant. Si on traitait ce débordement en ne conservant que les bits de poids faible du résultat, un son qui sature donnerait un son très faible, ce qui n'est pas le comportement attendu. Il est plus naturel de mettre le son à la valeur maximale représentable.
Les DSP les plus simples n'utilisent que l'arithmétique saturé, mais d'autres plus complexes permettent de configurer si on utilise l'arithmétique saturée ou non. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée.
Les DSPs ont des besoins en termes de précision plus important que sur un ordinateur classique. Il n'est pas acceptable de perdre en qualité d'image ou sonore, parce que le processeur a fait un arrondi un peu trop visible. Et leurs instructions arithmétiques sont conçues pour ne pas arrondir quand il ne le faut pas. Pour cela, ils utilisent des registres accumulateur de grande taille. En général, les résultats d'une multiplication sont mémorisés dans un accumulateur, qui fait facilement 56 bits ou plus. Ainsi, les résultats d'une multiplications ne sont pas arrondis ou tronqués, tous les bits du résultat sont mémorisés dans l'accumulateur. Pour les additions, les accumulateurs sont plus petits, mais contiennent souvent 4 à 8 bits de plus que les opérandes, afin de ne pas déborder facilement.
===Les boucles sont optimisées sur les DSPs===
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
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{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
| prevText=Les processeurs 8 bits et moins
| next=Les architectures actionnées par déplacement
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Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, ou toute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz, 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelée un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/24ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulés dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contrainte dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelle, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger tous leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
Un autre point important est que l'écriture des échantillons en mémoire RAM ne passe pas par le DSP, histoire de lui économiser du travail. Le DSP est vraiment utilisé uniquement pour faire des calculs, pas pour gérer des entrées-sorties. Les échantillons sont écrits en mémoire en utilisant le ''Direct Memory Access''. La mémoire RAM est associée à un contrôleur DMA, qui transfère les échantillons nécessaires du convertisseur analogique-numérique, vers la mémoire RAM.
Il faut absolument éviter que le DSP et le contrôleur DMA se marchent sur les pieds. Pas question qu'ils accèdent en même temps à la mémoire RAM. Et il faut éviter absolument que le contrôleur DMA monopolise la RAM et laisse le DSP patienter trop longtemps, idem pour le cas inverse. La majorité des DSPs intègre des techniques d'arbitrage du bus mémoire assez complexes. Une solution alternative, elle aussi très utilisée, dédie un port mémoire au contrôleur DMA. Le contrôleur DMA accède à la RAM via son propre port mémoire dédié, en même temps que le processeur, les deux peuvent faire un accès mémoire en même temps. Plus besoin d'arbitrer le bus mémoire.
[[File:DSP avec controleur DMA.png|centre|vignette|upright=2.5|DSP avec contrôleur DMA.]]
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans la file, à savoir dans l'intervalle [ adresse de début du tableau , adresse de fin du tableau ]. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin du tableau, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début du tableau.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier rapide, un « calcul » très courant en traitement du signal. Cet algorithme lit des échantillons dans un tableau, et fournit des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
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!Ordre normal!!Ordre Fourier
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Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Inverser les bits d'une adresse peut être fait avec des opérations bit à bit, des décalages et rotations, mais cela prendrait beaucoup d'instructions. Il est possible d'imaginer une instruction REVERSE qui inverse les bits d'une adresse. Ce serait là une solution fort intéressante, que certains DSPs doivent sans doute implémenter. Mais beaucoup de DSPs préfèrent utiliser un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire : l'adressage ''bit-reverse'' mentionné plus haut.
Une autre solution utilise un adressage indicé, mais qui calcule les adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à l'adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
===Les registres d'adresse et d'indice===
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul d'adresse spécialisée. L'unité de calcul d'adresse implémente des modes d'adressages complexes, comme l'adressage modulo, l'adressage ''bit-reverse'', en plus des adressages indicés classiques.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les registres d'adresse sont notamment très utiles pour implémenter l'adressage modulo et bit-''reverse'', idem pour les registres d'indice. Suivant les DSP, le mode d'adressage modulo est géré différemment. La méthode la plus évidente utilise deux registres : un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour l'adresse de fin. Une solution alternative n'utilise pas l'adresse de fin, mais la taille/longueur du tableau. Cette dernière se marie bien avec des registres d'indices : la longueur du tableau est comparée avec l'indice courant, pour vérifier si l'adresse dépasse la fin du tableau.
Une seconde méthode utilise un registre « modulo », qui stocke la taille du tableau. Il est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. La ruse ne fonctionne que pour des files/tableaux de petite taille. L'adresse est alors alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256 octets. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée.
==Le jeu d'instruction des DSPs==
Maintenant que nous venons de voir l'architecture mémoire des DSPs, voyons leur jeu d'instruction. Nous avons déjà parlé des modes d'adressage, qui font partie du jeu d'instruction. Mais nous allons ici nous concentrer sur les instructions elles-mêmes. Les instructions d'un DSP sont optimisées pour les algorithmes de traitement de signal les plus courants. Ils ne vont pas au point d'implémenter des instructions aussi spécifiques que peut l'être l'adressage ''bit-reverse'', elles restent assez conventionnelles.
Les anciens DSP avaient des caractéristiques peu communes sur les CPUs. Les instructions s'exécutaient toutes en un seul cycle d'horloge, mais elles tendaient à faire pas mal de traitements assez complexes. De nos jours, les DSPs tendent à utiliser des techniques de pipeline très avancées, que nous n'avons encore abordées dans ce cours. La conséquence est que la contrainte "1 cycle = une instruction" est battue en brèche.
===Les registres d'un DSP et leurs accumulateurs===
Les premiers DSPs étaient des architectures à accumulateur, avec peu de registres autres. Par exemple, le TMS32010 était un DSP de ce type. Il disposait d'un multiplieur et d'une unité de calcul, couplés à trois registres : un registre accumulateur, un registre T et un registre P pour les multiplications. Le registre T mémorisait le premier opérande d'une multiplication, la seconde opérande était lue depuis la mémoire RAM, le résultat était mémorisé dans le registre P. L'ALU entière prenait un opérande dans l'accumulateur, et la seconde opérande dans le registre P. Une telle organisation était conçue pour faire des opérations MAD.
Les DSPs ont progressivement évolués pour ajouter des registres spécialisés. Les DSPs modernes tendent à se passer d'accumulateurs, mais c'est loin d'être la règle. L'accumulateur est souvent complété par des registres pour les opérandes, des registres séparés pour les adresses, des registres d'indice, des registres pour les compteurs de boucles, et quelques autres. Tout cela pour dire que les DSPs ne sont pas des architectures à registres généraux classiques.
La plupart des instructions et modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. L'encodage des instructions est alors simplifié, mais cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale. Il n'est pas étonnant de constater que les DSP ont longtemps été programmés en assembleur, et il n'est pas rare qu'ils le soient toujours.
===Les instructions arithmétiques===
Les DSP se classent en deux sous-types : ceux qui utilisent des nombres flottants et ceux qui utilisent des nombres à virgule fixe. Les premiers DSPs utilisaient la virgule fixe. Le cas classique était des DSP utilisant des opérandes de 24 bits : 16 pour la partie entière, 8 pour la partie fractionnaire. Notons que 24 bits était la norme pour encoder de l'audio sur des CD audio, ce qui fait que les DSPs de l'époque utilisaient cette précision. Par la suite, des DSP 16 et 32 bits sont apparus, puis des DSP flottants.
Les algorithmes de traitement de signal utilisent beaucoup des suites de multiplications et d'additions, des calculs du type a * b + c. Aussi, vous ne serez pas étonnés d'apprendre que les DSP fournissent systèmatiquement l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge. Pour rappel, la première travaille sur des opérandes entiers, la seconde des opérandes flottants. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée, histoire de pouvoir faire plus d'opérations MAD/FMAC par cycle d'horloge.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée, car c'est assez naturel quand on manipule un signal qui peut... saturer ! Quand un signal sonore sature, cela veut dire que l'intensité sonore dépasse le maximum représentable. En clair, l'intensité sonore dépasse le maximum encodable avec un entier/flottant, il y a un débordement entier/flottant. Si on traitait ce débordement en ne conservant que les bits de poids faible du résultat, un son qui sature donnerait un son très faible, ce qui n'est pas le comportement attendu. Il est plus naturel de mettre le son à la valeur maximale représentable.
Les DSP les plus simples n'utilisent que l'arithmétique saturé, mais d'autres plus complexes permettent de configurer si on utilise l'arithmétique saturée ou non. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée.
Les DSPs ont des besoins en termes de précision plus important que sur un ordinateur classique. Il n'est pas acceptable de perdre en qualité d'image ou sonore, parce que le processeur a fait un arrondi un peu trop visible. Et leurs instructions arithmétiques sont conçues pour ne pas arrondir quand il ne le faut pas. Pour cela, ils utilisent des registres accumulateurs de grande taille. En général, les résultats d'une multiplication sont mémorisés dans un accumulateur, qui fait facilement 56 bits ou plus. Ainsi, les résultats d'une multiplication ne sont pas arrondis ou tronqués, tous les bits du résultat sont mémorisés dans l'accumulateur. Pour les additions, les accumulateurs sont plus petits, mais contiennent souvent 4 à 8 bits de plus que les opérandes, afin de ne pas déborder facilement.
===Les boucles sont optimisées sur les DSPs===
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
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/* Les registres d'adresse et d'indice */
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text/x-wiki
Les '''processeurs de traitement du signal''', sont des jeux d'instructions spécialement conçus pour travailler sur du son, de la vidéo, des images, ou toute autre forme de signal. Ils sont aussi appelés des DSP, abréviation de ''Digital Signal Processor''. Le jeu d'instruction d'un DSP est assez spécial, car il est conçu pour des applications très spécifiques. Et la conséquence est que leur jeu d'instruction est complétement à part du reste, au point où leur donner un chapitre à part est une nécessité.
==Contexte : le traitement temps réel d'un signal==
Le traitement du signal regroupe tout ce qui traite de l'audio, de la vidéo, mais aussi d'autres formes de signaux plus difficiles à conceptualiser. Il était autrefois réalisé par des composants purement analogiques. Les circuits analogiques de ce type étaient utilisés dans les anciennes radios, les chaines HI-FI, les télévisions, les magnétoscopes, et bien d'autres composants électroniques moins familiers. De nos jours, le signal est traité par des processeurs numériques. Un système audio/vidéo/autres fonctionne cependant encore avec des signaux analogiques. Simplement, il y a une conversion analogique vers numérique, un traitement par un DSP, puis une conversion numérique vers analogique.
[[File:DSP block diagram.svg|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP.]]
[[File:Dsp bloc fr.png|centre|vignette|upright=2|Chaine de traitement de signal utilisant un DSP, en français.]]
===Un flux de données échantillonné===
Le signal sonore/vidéo/autre qui est capté est un signal analogique : il change en permanence, il n'a pas de fréquence définie. Mais ce signal est échantillonné, à savoir que l'on mesure sa valeur à une fréquence prédéterminée, appelée la '''fréquence d’échantillonnage'''. Par exemple, pour un signal sonore, la fréquence d’échantillonnage est de 44,1 kHz, 48 kHz, 96 kHz ou 192 kHz. Soit une mesure approximativement toutes les 22,6 µs, 20,83 µs, 10,4 µs, 5,2 µs. L'intensité sonore mesurée à un instant est appelée un échantillon sonore. Il existe un équivalent pour la vidéo : les échantillons sont les images à afficher à l'écran, il y en a une toutes les 1/24ème de secondes pour une vidéo à 24 FPS.
[[File:Sampled.signal.svg|centre|vignette|upright=1.5|Signal échantillonné.]]
Les échantillons sont généralement accumulés dans une structure de donnée en mémoire RAM, appelée une '''file'''. Il s'agit d'un paquet d'échantillon classés par ordre d'arrivée (une structure de donnée de type FIFO). Elle a une taille finie, ce qui fait que le nombre d'échantillons est prédéfini à l'avance. Quand un échantillon est ajouté dans une FIFO pleine, la donnée la plus ancienne est éliminée (elle a déjà été traitée de toute façon).
Les FIFOs de ce type sont conçues à partir d'un tableau, auquel on a ajouté deux pointeurs : un pour la donnée la plus ancienne, un pour la plus récente. Pour le dire autrement, ces deux pointeurs correspondent au début de la file et à sa fin. Le début de la file correspond à l'endroit où l'on insère les nouvelles données. La fin de la file correspond à la donnée la plus ancienne en mémoire. À chaque ajout de donnée, on doit mettre à jour l'adresse de début de file. Lors d'une suppression, c'est l'adresse de fin de file qui doit être mise à jour.
Ce tableau a une taille fixe. Si jamais celui-ci se remplit jusqu'à la dernière case, (ici la cinquième), il se peut malgré tout qu'il reste de la place au début du tableau : des retraits de données ont libéré de la place. L'insertion continue alors au tout début du tableau. Cela demande de vérifier si l'on a atteint la fin du tableau à chaque insertion. De plus, en cas de débordement, si l'on arrive à la fin du tableau, l'adresse de la donnée la plus récemment ajoutée doit être remise à la bonne valeur : celle pointant sur le début du tableau. Tout cela fait pas mal de travail.
Les DSPs ont des modes d'adressages spécialisés pour accéder à des données dans de telles files, comme on le verra plus bas.
===Les contraintes dites ''temps réel''===
Un DSP exécute soit un algorithme de filtrage, soit un algorithme de transformée de Fourier rapide, soit un algorithme de ''Finite Impulse Response'', ou tout autre algorithme de traitement de signal. L'algorithme de filtrage travaille sur un nombre fini d'échantillons, qui sont traités en même temps par l'algorithme, et sont lus depuis la file décrite plus haut. Le DSP doit exécuter un algorithme de traitement de signal entre deux arrivées d'échantillon. Il y a donc un délai temporel très strict à respecter : le traitement doit être fini avant l'arrivée du prochain échantillon.
Cette contrainte dite ''temps réel'' font que l'on ne peut pas utiliser de mémoire virtuelle, d'interruptions, ou beaucoup d'autres fonctionnalités courantes sur les processeurs modernes. Par exemple, les branchements sont une source de problèmes pour le ''temps réel''. Le temps d'exécution du code change selon que le branchement est pris ou non, les deux codes exécutés suivant que la condition est valide ou non ne faisaient pas forcément le même temps. En conséquence, les DSP incorporent des instructions à prédicats pour remplacer les branchements hors-boucles.
==L'architecture mémoire des DSP==
La présence de caches est une source de problèmes dans les systèmes ''temps réel'', car le temps d'exécution dépend de si les accès mémoire font des succès ou des défauts de cache. En conséquence, les premiers DSP commercialisés n'utilisaient pas de mémoire cache pour les données, et assez rarement pour les instructions. L'absence de cache était compensée par des instructions mémoire spécifiques et une architecture mémoire particulière, qu'on détaille dans ce qui suit.
===Les DSPs sont multiports===
Pour compenser l'absence de cache, les DSP utilisent plusieurs optimisations. Une optimisation quasi-systématique est l'usage d'une architecture Harvard, ce qui permet au processeur de charger une instruction en même temps que ses opérandes. En complément, si un DSP ne possède généralement pas de cache pour les données, il a parfois un cache d'instructions pour accélérer l'exécution des boucles.
Les instructions des DSPs sont capables d'effectuer plusieurs accès mémoires simultanés par cycle, en parallèle. Par exemple, certains permettent de charger tous leurs opérandes d'un calcul depuis la mémoire en même temps, et éventuellement d'écrire le résultat en mémoire lors du même cycle. Il existe aussi des instructions d'accès mémoires, séparées des instructions arithmétiques et logiques, capable de faire plusieurs accès mémoire par cycles : ce sont des ''déplacements parallèles'' (''parallel moves''). Notons qu'il faut que la mémoire soit multiport pour gérer plusieurs accès par cycle.
[[File:Architecture mémoire des DSP.png|centre|vignette|upright=2|Architecture mémoire des DSP.]]
Un autre point important est que l'écriture des échantillons en mémoire RAM ne passe pas par le DSP, histoire de lui économiser du travail. Le DSP est vraiment utilisé uniquement pour faire des calculs, pas pour gérer des entrées-sorties. Les échantillons sont écrits en mémoire en utilisant le ''Direct Memory Access''. La mémoire RAM est associée à un contrôleur DMA, qui transfère les échantillons nécessaires du convertisseur analogique-numérique, vers la mémoire RAM.
Il faut absolument éviter que le DSP et le contrôleur DMA se marchent sur les pieds. Pas question qu'ils accèdent en même temps à la mémoire RAM. Et il faut éviter absolument que le contrôleur DMA monopolise la RAM et laisse le DSP patienter trop longtemps, idem pour le cas inverse. La majorité des DSPs intègre des techniques d'arbitrage du bus mémoire assez complexes. Une solution alternative, elle aussi très utilisée, dédie un port mémoire au contrôleur DMA. Le contrôleur DMA accède à la RAM via son propre port mémoire dédié, en même temps que le processeur, les deux peuvent faire un accès mémoire en même temps. Plus besoin d'arbitrer le bus mémoire.
[[File:DSP avec controleur DMA.png|centre|vignette|upright=2.5|DSP avec contrôleur DMA.]]
===Les modes d’adressage spécifiques aux DSPs===
Les DSPs incorporent pas mal de modes d'adressages spécialisés, conçus pour fonctionner au mieux avec les files mentionnées plus haut. Déjà, ces files sont implémentées avec des tableaux, ce qui fait que les modes d'adressages indicés sont une nécessité absolue. Les DSPs implémentent l'adressage indirect à registre, avec post- ou préincrément/décrément, histoire de réduire le nombre d'instructions à exécuter. Mais il existe d'autres modes d'adressages spécifiquement conçus pour les files qu'on ne retrouve que sur les DSP et pas ailleurs. Il s'agit de l'adressage modulo et de l'adressage à bits inversés.
Le '''mode d'adressage « modulo »''' est une variante de l'adressage indirect avec post- ou pré-incrément/décrément. Pour rappel, avec le mode d'adressage indicé avec post- ou pré-incrément/décrément, l'adresse est dans un registre qui est incrémenté/décrémentée à chaque accès mémoire. Le mode d'adressage modulo garantit de plus que l'adresse reste dans la file, à savoir dans l'intervalle [ adresse de début du tableau , adresse de fin du tableau ]. Si lors d'une incrémentation, on dépasse l'adresse de fin du tableau, l'adresse est réinitialisée pour pointer sur l'adresse de début du tableau.
L''''adressage à bits inversés''' (''bit-reverse'') a été inventé pour accélérer les algorithmes de calcul de transformée de Fourier rapide, un « calcul » très courant en traitement du signal. Cet algorithme lit des échantillons dans un tableau, et fournit des résultats dans un autre tableau. Seul problème, l'ordre des résultats dans le tableau d'arrivée est assez spécial. Par exemple, pour un tableau de 8 cases, les données arrivent dans cet ordre : 0, 4, 2, 6, 1, 5, 3, 7. L'ordre semble être totalement aléatoire. Mais il n'en est rien : regardons ces nombres une fois écrits en binaire, et comparons-les à l'ordre normal : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
{|class="wikitable"
|-
!Ordre normal!!Ordre Fourier
|-
||000||000
|-
||001||100
|-
||010||010
|-
||011||110
|-
||100||001
|-
||101||101
|-
||110||011
|-
||111||111
|}
Comme vous le voyez, les bits de l'adresse Fourier sont inversés comparés aux bits de l'adresse normale. Inverser les bits d'une adresse peut être fait avec des opérations bit à bit, des décalages et rotations, mais cela prendrait beaucoup d'instructions. Il est possible d'imaginer une instruction REVERSE qui inverse les bits d'une adresse. Ce serait là une solution fort intéressante, que certains DSPs doivent sans doute implémenter. Mais beaucoup de DSPs préfèrent utiliser un mode d’adressage qui inverse tout ou partie des bits d'une adresse mémoire : l'adressage ''bit-reverse'' mentionné plus haut.
Une autre solution utilise un adressage indicé, mais qui calcule les adresses différemment. Il suffit, lorsqu'on ajoute un indice à l'adresse, de renverser la direction de propagation de la retenue lors de l'addition. Certains DSP disposent d'instructions pour faire ce genre de calculs.
===Les registres d'adresse et d'indice===
Il est fréquent que les DSP aient des registres séparés pour les adresses, voire des registres d'indice. Ils existent aussi bien sur les DSP qui utilisent des accumulateurs, que ceux qui n'en ont pas. Le premier cas est cependant plus fréquent, la présence de registres d'adresse va souvent de pair avec des accumulateurs. De tels DSPs incorporent un banc de registre séparé pour les registres d'adresse, un autre pour les registres d'indice, ainsi qu'une unité de calcul d'adresse spécialisée. L'unité de calcul d'adresse implémente des modes d'adressages complexes, comme l'adressage modulo, l'adressage ''bit-reverse'', en plus des adressages indicés classiques.
[[File:Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice.png|centre|vignette|upright=2|Unité d'accès mémoire avec registres d'adresse ou d'indice]]
Les registres d'adresse sont notamment très utiles pour implémenter l'adressage modulo et bit-''reverse'', idem pour les registres d'indice. Suivant les DSP, le mode d'adressage modulo est géré différemment. La méthode la plus évidente utilise deux registres : un pour stocker l'adresse de début du tableau et un autre pour l'adresse de fin. Une solution alternative n'utilise pas l'adresse de fin, mais la taille/longueur du tableau. Cette dernière se marie bien avec des registres d'indices : la longueur du tableau est comparée avec l'indice courant, pour vérifier si l'adresse dépasse la fin du tableau.
Une seconde méthode utilise un registre « modulo », qui stocke la taille du tableau. Il est associé à un registre d'adresse pour l'adresse/indice de l’élément en cours. Vu que seule la taille du tableau est mémorisée, le processeur ne sait pas quelle est l'adresse de début du tableau, et doit donc ruser. La ruse ne fonctionne que pour des files/tableaux de petite taille. L'adresse est alors alignée sur un multiple de 64, 128, ou 256 octets. Cela permet ainsi de déduire l'adresse de début de la file : c'est le multiple de 64, 128, 256 strictement inférieur le plus proche de l'adresse manipulée.
En théorie, il serait possible d'utiliser des registres généraux et de mettre les adresses/indices/limites dedans. Le problème est que l'encodage des instructions serait alors assez complexe. Il devrait encoder trois numéros de registres par instruction d'accès mémoire : un pour l'adresse de base, un pour l'indice, un pour la limite. Or, les DSPs préfèrent utiliser des instructions courtes, pour limiter la taille du port de la mémoire ROM. Les DSPs ayant beaucoup de ports/bus, mieux vaut utiliser des ports assez petits. En utilisant un registre spécialisé pour l'adresse de base, un autre pour l'indice et un dernier pour la limite, ceux-ci peuvent être adressés implicitement. Pas besoin de les encoder dans l'instruction.
==Le jeu d'instruction des DSPs==
Maintenant que nous venons de voir l'architecture mémoire des DSPs, voyons leur jeu d'instruction. Nous avons déjà parlé des modes d'adressage, qui font partie du jeu d'instruction. Mais nous allons ici nous concentrer sur les instructions elles-mêmes. Les instructions d'un DSP sont optimisées pour les algorithmes de traitement de signal les plus courants. Ils ne vont pas au point d'implémenter des instructions aussi spécifiques que peut l'être l'adressage ''bit-reverse'', elles restent assez conventionnelles.
Les anciens DSP avaient des caractéristiques peu communes sur les CPUs. Les instructions s'exécutaient toutes en un seul cycle d'horloge, mais elles tendaient à faire pas mal de traitements assez complexes. De nos jours, les DSPs tendent à utiliser des techniques de pipeline très avancées, que nous n'avons encore abordées dans ce cours. La conséquence est que la contrainte "1 cycle = une instruction" est battue en brèche.
===Les registres d'un DSP et leurs accumulateurs===
Les premiers DSPs étaient des architectures à accumulateur, avec peu de registres autres. Par exemple, le TMS32010 était un DSP de ce type. Il disposait d'un multiplieur et d'une unité de calcul, couplés à trois registres : un registre accumulateur, un registre T et un registre P pour les multiplications. Le registre T mémorisait le premier opérande d'une multiplication, la seconde opérande était lue depuis la mémoire RAM, le résultat était mémorisé dans le registre P. L'ALU entière prenait un opérande dans l'accumulateur, et la seconde opérande dans le registre P. Une telle organisation était conçue pour faire des opérations MAD.
Les DSPs ont progressivement évolués pour ajouter des registres spécialisés. Les DSPs modernes tendent à se passer d'accumulateurs, mais c'est loin d'être la règle. L'accumulateur est souvent complété par des registres pour les opérandes, des registres séparés pour les adresses, des registres d'indice, des registres pour les compteurs de boucles, et quelques autres. Tout cela pour dire que les DSPs ne sont pas des architectures à registres généraux classiques.
La plupart des instructions et modes d'adressage ne sont utilisables que sur certains types de registres. L'encodage des instructions est alors simplifié, mais cette spécialisation des registres pose de nombreux problèmes pour les compilateurs, qui peuvent donner lieu à une génération de code sous-optimale. Il n'est pas étonnant de constater que les DSP ont longtemps été programmés en assembleur, et il n'est pas rare qu'ils le soient toujours.
===Les instructions arithmétiques===
Les DSP se classent en deux sous-types : ceux qui utilisent des nombres flottants et ceux qui utilisent des nombres à virgule fixe. Les premiers DSPs utilisaient la virgule fixe. Le cas classique était des DSP utilisant des opérandes de 24 bits : 16 pour la partie entière, 8 pour la partie fractionnaire. Notons que 24 bits était la norme pour encoder de l'audio sur des CD audio, ce qui fait que les DSPs de l'époque utilisaient cette précision. Par la suite, des DSP 16 et 32 bits sont apparus, puis des DSP flottants.
Les algorithmes de traitement de signal utilisent beaucoup des suites de multiplications et d'additions, des calculs du type a * b + c. Aussi, vous ne serez pas étonnés d'apprendre que les DSP fournissent systèmatiquement l'instruction ''multiply and accumulate'' (MAC) ou ''fused multiply and accumulate'' (FMAC), qui effectuent une multiplication et une addition en un seul cycle d'horloge. Pour rappel, la première travaille sur des opérandes entiers, la seconde des opérandes flottants. Il n'est pas rare que l'instruction MAC soit pipelinée, histoire de pouvoir faire plus d'opérations MAD/FMAC par cycle d'horloge.
Les DSP utilisent souvent l'arithmétique saturée, car c'est assez naturel quand on manipule un signal qui peut... saturer ! Quand un signal sonore sature, cela veut dire que l'intensité sonore dépasse le maximum représentable. En clair, l'intensité sonore dépasse le maximum encodable avec un entier/flottant, il y a un débordement entier/flottant. Si on traitait ce débordement en ne conservant que les bits de poids faible du résultat, un son qui sature donnerait un son très faible, ce qui n'est pas le comportement attendu. Il est plus naturel de mettre le son à la valeur maximale représentable.
Les DSP les plus simples n'utilisent que l'arithmétique saturé, mais d'autres plus complexes permettent de configurer si on utilise l'arithmétique saturée ou non. Certains permettent d'activer et de désactiver l'arithmétique saturée, en modifiant un registre de configuration du processeur. D'autres fournissent chaque instruction de calcul en double : une en arithmétique modulaire, l'autre en arithmétique saturée.
Les DSPs ont des besoins en termes de précision plus important que sur un ordinateur classique. Il n'est pas acceptable de perdre en qualité d'image ou sonore, parce que le processeur a fait un arrondi un peu trop visible. Et leurs instructions arithmétiques sont conçues pour ne pas arrondir quand il ne le faut pas. Pour cela, ils utilisent des registres accumulateurs de grande taille. En général, les résultats d'une multiplication sont mémorisés dans un accumulateur, qui fait facilement 56 bits ou plus. Ainsi, les résultats d'une multiplication ne sont pas arrondis ou tronqués, tous les bits du résultat sont mémorisés dans l'accumulateur. Pour les additions, les accumulateurs sont plus petits, mais contiennent souvent 4 à 8 bits de plus que les opérandes, afin de ne pas déborder facilement.
===Les boucles sont optimisées sur les DSPs===
L'algorithme est répété à chaque arrivée d'échantillon, ce qui fait qu'il est exécuté en boucle. L'algorithme est souvent assez "simple", avec peu d'instructions. Mais celles-ci sont exécutées en boucle. Aussi, l'exécution des boucles est fortement optimisée sur les DSPs. L'exécution de fonctions/procédures est aussi souvent absente, car les algorithmes exécutés sont généralement assez courts.
Pour accélérer les boucles for, les DSP ont des instructions qui effectuent un test, un branchement et une mise à jour de l'indice en un cycle d'horloge. Le compteur de boucle, qui compte le nombre d'itérations restantes, est placé dans un registre dédié pour les compteurs de boucles.
Autre fonctionnalité : les instructions autorépétées, des instructions qui se répètent automatiquement tant qu'une certaine condition n'est pas remplie. L'instruction effectue le test, le branchement, et l’exécution de l'instruction proprement dite en un cycle d'horloge. Cela permet de gérer des boucles dont le corps se limite à une seule instruction. Cette fonctionnalité a parfois été améliorée en permettant d'effectuer cette répétition sur des suites d'instructions.
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{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les processeurs 8 bits et moins
| prevText=Les processeurs 8 bits et moins
| next=Les architectures actionnées par déplacement
| nextText=Les architectures actionnées par déplacement
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Fonctionnement d'un ordinateur/Sommaire
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__NOTOC__
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Introduction|Introduction]]
==Le codage des informations==
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/L'encodage des données|L'encodage des données]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Le codage des nombres|Le codage des nombres]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les codes de détection/correction d'erreur|Les codes de détection/correction d'erreur]]
==Les circuits électroniques==
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les portes logiques|Les portes logiques]]
===Les circuits combinatoires===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits combinatoires|Les circuits combinatoires]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits de masquage|Les circuits de masquage]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits de sélection|Les circuits de sélection]]
===Les circuits séquentiels===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les bascules : des mémoires de 1 bit|Les bascules : des mémoires de 1 bit]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits synchrones et asynchrones|Les circuits synchrones et asynchrones]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les registres et mémoires adressables|Les registres et mémoires adressables]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits compteurs et décompteurs|Les circuits compteurs et décompteurs]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les timers et diviseurs de fréquence|Les timers et diviseurs de fréquence]]
===Les circuits de calcul et de comparaison===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits de décalage et de rotation|Les circuits de décalage et de rotation]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits pour l'addition et la soustraction|Les circuits pour l'addition et la soustraction]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits de comparaison|Les circuits de comparaison]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les unités arithmétiques et logiques entières (simples)|Les unités arithmétiques et logiques entières (simples)]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits pour l'addition multiopérande|Les circuits pour l'addition multiopérande]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits pour la multiplication et la division|Les circuits pour la multiplication et la division]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits de calcul logique et bit à bit|Les circuits de calcul logique et bit à bit]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits de calcul flottant|Les circuits de calcul flottant]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits de calcul trigonométriques|Les circuits de calcul trigonométriques]]
===Les circuits intégrés à semi-conducteurs===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les transistors et portes logiques|Les transistors et portes logiques]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits intégrés|Les circuits intégrés]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/L'interface électrique entre circuits intégrés et bus|L'interface électrique entre circuits intégrés et bus]]
==L'architecture d'un ordinateur==
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/L'architecture de base d'un ordinateur|L'architecture de base d'un ordinateur]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/La hiérarchie mémoire|La hiérarchie mémoire]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/La performance d'un ordinateur|La performance d'un ordinateur]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/La loi de Moore et les tendances technologiques|La loi de Moore et les tendances technologiques]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les techniques de réduction de la consommation électrique d'un processeur|Les techniques de réduction de la consommation électrique d'un processeur]]
==Les bus électroniques et la carte mère==
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/La carte mère, chipset et BIOS|La carte mère, chipset et BIOS]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les bus et liaisons point à point (généralités)|Les bus et liaisons point à point (généralités)]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les encodages spécifiques aux bus|Les encodages spécifiques aux bus]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les liaisons point à point|Les liaisons point à point]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les bus électroniques|Les bus électroniques]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Quelques exemples de bus et de liaisons point à point|Quelques exemples de bus et de liaisons point à point]]
==Les mémoires RAM/ROM==
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les différents types de mémoires|Les différents types de mémoires]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/L'interface d'une mémoire électronique|L'interface d'une mémoire électronique]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Le bus mémoire|Le bus mémoire]]
===La micro-architecture d'une mémoire adressable===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les cellules mémoires|Les cellules mémoires]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Le plan mémoire|Le plan mémoire]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Contrôleur mémoire interne|Le contrôleur mémoire interne]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Mémoires évoluées|Les mémoires évoluées]]
===Les mémoires primaires===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les mémoires ROM|Les mémoires ROM : Mask ROM, PROM, EPROM, EEPROM, Flash]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les mémoires SRAM synchrones|Les mémoires SRAM synchrones]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les mémoires RAM dynamiques (DRAM)|Les mémoires RAM dynamiques (DRAM)]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Contrôleur mémoire externe|Le contrôleur mémoire externe]]
===Les mémoires exotiques===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les mémoires associatives|Les mémoires associatives]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les mémoires FIFO et LIFO|Les mémoires FIFO et LIFO]]
==Le processeur==
===L'architecture externe===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Langage machine et assembleur|Langage machine et assembleur]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les registres du processeur|Les registres du processeur]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Le modèle mémoire : alignement et boutisme|Le modèle mémoire : alignement et boutisme]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les modes d'adressage|Les modes d'adressage]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/L'encodage des instructions|L'encodage des instructions]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les jeux d'instructions|Les jeux d'instructions]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/La pile d'appel et les fonctions|La pile d'appel et les fonctions]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les interruptions et exceptions|Les interruptions et exceptions]]
===La micro-architecture===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les composants d'un processeur|Les composants d'un processeur]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Le chemin de données|Le chemin de données]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/L'unité de chargement et le program counter|L'unité de chargement et le program counter]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/L'unité de contrôle|L'unité de contrôle]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/L'implémentation matérielle des branchements|L'implémentation matérielle des branchements]]
===Les jeux d'instruction spécialisés ou exotiques===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les architectures à accumulateur|Les architectures à accumulateur]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les architectures à pile et mémoire-mémoire|Les architectures à pile et mémoire-mémoire]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les processeurs 8 bits et moins|Les processeurs 8 bits et moins]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les processeurs de traitement du signal|Les processeurs de traitement du signal]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les architectures actionnées par déplacement|Les architectures actionnées par déplacement]]
===L'espace d'adressage du processeur et la multiprogrammation===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/L'espace d'adressage du processeur|L'espace d'adressage du processeur]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/L'abstraction mémoire et la mémoire virtuelle|L'abstraction mémoire et la mémoire virtuelle]]
==Les entrées-sorties et périphériques==
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les méthodes de synchronisation entre processeur et périphériques|Les méthodes de synchronisation entre processeur et périphériques]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/L'adressage des périphériques|L'adressage des périphériques]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les périphériques et les cartes d'extension|Les périphériques et les cartes d'extension]]
==Les mémoires de stockage==
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les mémoires de masse : généralités|Les mémoires de masse : généralités]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les disques durs|Les disques durs]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les solid-state drives|Les solid-state drives]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les disques optiques|Les disques optiques]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Compléments sur les mémoires de masse|Compléments sur les mémoires de masse]]
==La ou les mémoires caches==
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les mémoires cache|Les mémoires cache]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Le préchargement|Le préchargement]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Le Translation Lookaside Buffer|Le ''Translation Lookaside Buffer'']]
==Le parallélisme d’instructions==
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Le pipeline|Le pipeline]]
===Les branchements et le ''front-end''===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/La prédiction de branchement|La prédiction de branchement]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les optimisations du chargement des instructions|Les optimisations du chargement des instructions]]
===Les pipelines multicycles simples===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les pipelines multicycles|Les pipelines multicycles]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/L'émission dans l'ordre des instructions|L'émission dans l'ordre des instructions]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Le contournement (data forwarding)|Le contournement (data forwarding)]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les premiers processeurs Intel|Les premiers processeurs Intel]]
===L’exécution dans le désordre===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/L'exécution dans le désordre|L'exécution dans le désordre]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Le renommage de registres|Le renommage de registres]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Le scoreboarding et l'algorithme de Tomasulo|Annexe : Le scoreboarding et l'algorithme de Tomasulo]]
===Les optimisations des accès mémoire===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/La désambiguïsation mémoire|La désambiguïsation mémoire]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Le parallélisme mémoire|Le parallélisme mémoire]]
===L'émission multiple===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les processeurs superscalaires|Les processeurs superscalaires]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Exemples de microarchitectures CPU : le cas du x86|Exemples de CPU superscalaires: le cas du x86]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les processeurs VLIW et EPIC|Les processeurs VLIW et EPIC]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les architectures dataflow|Les architectures dataflow]]
==Les architectures parallèles==
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les architectures parallèles|Les architectures parallèles]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Architectures multiprocesseurs et multicœurs|Les architectures multiprocesseurs et multicœurs]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Architectures multithreadées et Hyperthreading|Les architectures multithreadées et Hyperthreading]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les architectures à parallélisme de données|Les architectures à parallélisme de données]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/La cohérence des caches|La cohérence des caches]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les sections critiques et le modèle mémoire|Les sections critiques et le modèle mémoire]]
==Annexes==
===Annexes sur les nombres flottants et les FPUs===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Un exemple de jeu d'instruction : l'extension x87|Un exemple de jeu d'instruction : l'extension x87]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les coprocesseurs : FPU et IO|Les coprocesseurs : FPU et IO]]
===Autres annexes===
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/L'accélération matérielle de la virtualisation|L'accélération matérielle de la virtualisation]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les ISA optimisés pour la compilation/interprétation|Les ISA optimisés pour la compilation/interprétation]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Le matériel réseau|Le matériel réseau]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/La tolérance aux pannes|La tolérance aux pannes]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les architectures systoliques|Les architectures systoliques]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les architectures neuromorphiques|Les réseaux de neurones matériels]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les ordinateurs de première génération : tubes à vide et mémoires|Les ordinateurs de première génération : tubes à vide et mémoires]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les ordinateurs à encodages non-binaires|Les ordinateurs à encodages non-binaires]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits réversibles|Les circuits réversibles]]
* [[Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits de conversion analogique-numérique|Les circuits de conversion analogique-numérique]]
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Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits réversibles
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text/x-wiki
Un circuit électronique consomme naturellement de l'énergie, qui est dissipée sous forme de chaleur. La consommation énergétique d'un ordinateur a différentes causes, liées au fonctionnement des transistors. Mais au-delà de ces considérations techniques, il y a une limite à la quantité de chaleur que peut dégager un ordinateur. Un ordinateur est avant tout un gros bloc de matière, et est donc soumis aux lois de la physique : ce sont ces lois qui posent des limites à la consommation d'énergie d'un ordinateur. Les lois de ce qu'on appelle la thermodynamique vont ainsi jouer de sales tours aux concepteurs de processeurs. Les lois de la thermodynamique permettent de décrire à haut niveau la quantité d'énergie utile que l'on peut tirer du fonctionnement d'un système physique, et quelle est la part d'énergie gaspillée en chaleur. À partir de ces lois, on peut poser une limite à la consommation d'énergie d'un ordinateur normal : cette limite s'appelle la '''limite de Landauer'''. Dans ce qui va suivre, nous allons voir d'où sort cette limite, et surtout : comment concevoir une architecture matérielle qui permette de contourner cette limite ! Pour commencer, nous allons faire une petite introduction sur les notions de thermodynamique qui nous seront utiles, avant de voir ce qu'on appelle les '''circuits réversibles'''.
==Rappels de thermodynamique==
Si on prend un machin quelconque (notre ordinateur, par exemple), celui-ci possède une certaine quantité d'énergie, que l'on appelle l'énergie interne. Cette énergie peut prendre plusieurs formes : de l'énergie chimique, mécanique, cinétique, nucléaire, électrique, etc.
===Énergie interne et chaleur===
La thermodynamique nous dit qu'il existe une forme d'énergie qui correspond intuitivement à la chaleur d'un objet : l'énergie thermique. Il faut de l’énergie pour chauffer un objet, peut importe que la source de l'énergie soit des réactions chimiques, des processus mécaniques, ou autre : de l'énergie, sous n'importe quelle forme, peut se transformer en énergie thermique. L'inverse est aussi vrai : on peut transformer de la chaleur en une autre forme d'énergie nommée travail : pensez aux locomotives à vapeur qui transformaient la chaleur de la vapeur en mouvement. Dans toutes ces transformations entre différentes formes d'énergie, l’énergie totale est conservée : de l'énergie peut se transformer d'une forme à une autre, mais toute création ou destruction d'énergie est impossible. Pour paraphraser, on peut dire que toute variation de l'énergie interne d'un objet est égale à la quantité d'énergie entrante, moins la quantité d'énergie sortante. C'est la première loi de la thermodynamique. Si on crée de la chaleur, cela signifie donc qu'une portion de l'énergie interne de l'ordinateur a été transformée en chaleur via une transformation.
====Macro-états====
Lors de son fonctionnement, l'ordinateur, comme tout système physique, va changer d'état, et de l'énergie va se transformer en permanence : des bits vont changer d'états, des atomes vont changer de place, de la chaleur va être créée, etc. Extérieurement, on peut voir certaines grandeurs physiques varier : la température augmente, par exemple. Et ce n'est pas spécifique à un ordinateur : tout objet physique peut subir des transformations de ses propriétés externes. Ces transformations vont faire varier certaines propriétés de l'objet considéré :
* sa température va varier (l'ordinateur chauffe, par exemple) ;
* sa pression peut augmenter (cas d'un gaz qu'on chauffe) ;
* son volume aussi (idem) ;
* sa composition chimique peut varier ;
* etc.
L'ensemble de ces grandeurs à grande échelle forme ce que l'on appelle le macro-état d'un système, qui est défini par la température, la pression, le volume et la composition chimique et la masse. Un système peut passer d'un macro-état à un autre via diverses transformations. Certaines de ces transformations vont transformer de l'énergie non-thermique en énergie thermique et vice-versa : la température du système peut augmenter ou diminuer, comme dans le cas d'un ordinateur en fonctionnement.
====Transformations réversibles et irréversibles====
Certaines de ces transformations d'énergie ont la particularité d'être inversibles : il existe un moyen pour revenir exactement à l'état initial en repassant par tous les états rencontrés lors de la transformation. En clair, on peut repasser le film à l'envers sans aucun problème pour revenir à la situation de départ. Lorsqu'on rembobine le film, on gagne autant d'énergie dans la transformation qu'on en dépense pour revenir à l'état initial : la chaleur créée lors de la transformation peut être récupérée et être transformée en une autre forme d'énergie.
Cependant, une transformation d'énergie n'est pas toujours inversible : il se peut qu'on ne puisse pas toujours revenir exactement à l'état initial sans perdre plus d'énergie qu'on en a utilisé pour la transformation. Par exemple, essayez de dissoudre un morceau de sucre dans de l'eau : croyez-vous que l'on puisse revenir exactement à l'état initial, pour retrouver le morceau de sucre à l'identique, à l'atome prêt, sans dépenser d'énergie ? Quand une transformation non-inversible a lieu, un peu d'énergie est définitivement transformée en chaleur.
===Entropie===
D'où vient cette perte d'énergie lors d'une transformation irréversible ? Pour comprendre le phénomène, les physiciens ont dû introduire une grandeur physique que l'on nomme l''''entropie'''. En première approche, celle-ci permet de déterminer si une transformation est possible sans apport d'énergie extérieure. Le second principe de la thermodynamique nous dit que cette entropie ne se conserve pas : on peut en créer facilement, mais pas en détruire. Si on diminue l'entropie d'une entité, c'est que de l'entropie a été déplacée en-dehors de l'entité. Dit autrement, une entité isolée, c'est à dire qui n'échange pas d'énergie avec l'extérieur, voit son entropie augmenter ou rester constante : son entropie ne peut pas diminuer.
Il est impossible de créer de l'entropie lors d'une transformation réversible : de l'entropie peut être échangée avec l'extérieur, mais celle-ci peut revenir à sa place en inversant la transformation. Par contre, toute transformation irréversible va créer de l'entropie. Cette augmentation d'entropie fait que l'énergie utile diminue : de l'énergie se transforme en énergie thermique, énergie thermique qui ne peut pas être récupérée sans faire varier la température du machin en question. C'est de là que provient la perte de chaleur dans un ordinateur : les calculs qu'il fait ne sont pas réversibles, et vont donc créer de l'entropie.
====Le point de vue à grande échelle====
En supposant la température constante et une transformation réversible, l'entropie peut être définie pour une transformation réversible :
: <math>\Delta Q = T \times \Delta S</math>
* Q est la quantité d'énergie thermique contenue par le système (sa variation représente un transfert de chaleur) ;
* T est la température ;
* S est l'entropie.
Vu qu'il s'agit d'une réaction réversible, cette entropie est échangée avec l'extérieur de l'objet : lors d'une réaction réversible, l'entropie globale (entité et extérieur compris) reste constante.
====Le point de vue microscopique====
D'un point de vue physique, l'entropie d'un objet dépend uniquement de sa structure interne. N'importe quel machin est toujours constitué d'un ensemble de particules élémentaires, de champs énergétiques (électriques, gravitationnels, etc). Ces particules et champs peuvent s'agencer de diverses façons en fonction des contraintes extérieures. Par exemple, les atomes d'un liquide peuvent se répartir d'un très grand nombre de façons dans l'espace, sans compter que les vitesses des atomes sont plus ou moins dispersées dans un intervalle bien précis.
Un macro-état peut être satisfait par un grand nombre de configurations possibles : à composition chimique, température, pression, et volume donné, les atomes pourront se répartir de diverses manières. Chaque configuration s'appelle un micro-état. Pour faire simple, un micro-état est une description totale du système observé, description qui ne peut pas être plus complète : il s'agit de toute l'information disponible sur le système, une fois le macro-état de celui-ci fixé. Dit autrement, un objet peut passer d'un micro-état à un autre sans pour autant changer de macro-état. L'entropie peut être définie en fonction de la probabilité d'observer chaque micro-état lors d'une mesure donnée. Si on note cette probabilité <math>p</math>, l'entropie vaut :
: <math>S = - k_B \times \sum \left( p \times \ln{p} \right)</math>
: <math>k_B</math> est une constante, nommée la constante de Boltzmann. Ce coefficient kB est un coefficient qui sert à donner une unité à l'entropie : celle d'une énergie divisée par une température.
==La quantité de chaleur minimale d'une écriture==
Grâce aux formules du dessus, on peut calculer la chaleur minimale dégagée par le changement d'entropie d'un système. On peut donc calculer la chaleur minimale obtenue lors de l'écriture d'un bit en comparant l'entropie d'un bit avant et après son écriture.
===Comparaison d'entropie avant et après écriture d'un bit===
Du point de vue de la théorie de l'information, un bit est un symbole qui peut prendre deux valeurs équiprobables : 0 et 1. Dit autrement, un bit est une entité qui ne possède que deux micro-états équiprobables. L'entropie d'un de ces micro-état est donc égale à :
: <math>S = - k_B \times \sum \left( \frac{1}{2} \times \ln \frac{1}{2} \right)</math>
Vu qu'il en a deux (0 et 1), la formule nous donne :
: <math>S = - k_B \times \left( \ln \frac{1}{2} \right)</math>
: <math>S = k_B \times \ln 2</math>
Si on modifie ce bit, on le fait passer avec certitude à l'état 0 ou 1. Après modification, ce bit est dans un état bien précis qui est connu : c'est soit 0, soit 1, avec une probabilité de 1. L'incertitude étant nulle, l'entropie du bit est donc nulle elle aussi. La différence d'entropie entre un bit avant et après écriture est donc égale à :
: <math>S = 0 - k_B \times \ln 2</math>
: <math>S = - k_B \times \ln 2</math>
===Limite de Landauer===
En multipliant cette entropie par la température, on en déduit quelle est la la quantité de chaleur minimale dépensée pour modifier un bit de manière irréversible. Il suffit simplement d'appliquer la formule <math>\Delta Q = T \times \Delta S</math>, en remplaçant le <math>\Delta S</math> par la valeur que l'on vient de calculer. On obtient la limite de Landauer, la quantité de chaleur minimale que produit un calcul sur un bit.
: <math>\Delta Q = k_B T \times \ln 2</math>
De nombreux travaux ont cherché à vérifier la véracité de cette limite, et les observations expérimentales actuelles vont toutes dans le sens de l’hypothèse de Landauer. Mais quelques travaux théoriques semblent remettre cette limite en question, même s'ils n'ont pas donné lieu à des observations en laboratoire : la limite de Landauer tient toujours.
Pour le moment, les ordinateurs actuels ont une consommation énergétique par modification de bit qui est largement supérieure à la limite de Landauer : la différence est d'un facteur 1000, voir plus. Il faut dire qu'une grande partie de la consommation énergétique provient du fait que les circuits d'un ordinateur ne sont pas supraconducteurs : la résistance électrique des interconnexions et les condensateurs cachés dans les transistors fait que de l’énergie se transforme irrémédiablement en chaleur d'une manière apparemment décorrélée de la limite de Landauer. Ceci dit, cela n’empêche pas de regarder vers l'avenir, et de prévoir ce qui se passera une fois que l'on aura atteint cette limite de Landauer.
==Calcul réversible==
La seule solution pour contourner cette limite est de faire en sorte que les calculs effectués soient totalement réversibles. À chaque étape du calcul, on doit pouvoir revenir à l'étape précédente à partir du résultat ! Pour cela, il faut créer des architectures matérielles qui permettent ce genre de calcul réversible. Et les portes logiques actuelles ne permettent pas cela. Prenons par exemple une simple porte logique ET : impossible de retrouver les deux bits de départ à partir du bit de résultat. Et le problème se pose aussi avec le XOR, le NAND, et toutes les portes logiques du même acabit. La raison est simple : pour retrouver l'original à partir du résultat, il faut que l'opération soit une bijection. Et qui dit bijection dit autant de sorties que d'entrées.
===Portes réversibles===
Pour passer outre ce problème, les chercheurs en architecture des ordinateurs ont inventés de nouvelles portes logiques qui sont réversibles, et forment une bijection entre le résultat et les opérandes. Ces nouvelles portes logiques ont donc autant d'entrées que de sorties : certaines de ces sorties sont utiles, tandis que d'autres sont bonnes pour la poubelle et ne servent qu'à rendre le calcul réversible. Il suffit de relier ces portes logiques réversibles entre elles pour obtenir un circuit réversible. Les portes réversibles les plus connues sont :
* la porte de Toffoli ;
* la porte de Fredkin.
====Porte de Toffoli====
La porte de Toffoli est une porte à trois entrées et trois sorties, qui seront notées e0, e1, e2 et s0, s1 et s2. Son fonctionnement est simple :
* quand e0 et e1 sont tous les deux à 1, la sortie s2 est égale à l'inverse de l'entrée e2 ;
* dans le cas contraire, la sortie s2 est égale à l'entrée e2.
On se retrouve alors avec :
: <math>s2 = e2 \oplus (e1.e0)</math>
: <math>s1=e1</math>
: <math>s0=e0</math>
====Porte de Fredkin====
La porte de Fredkin est aussi une porte à trois entrées et trois sorties. Son fonctionnement est simple :
* l'entrée e0 est recopiée sur la sortie s0 ;
* quand l'entrée e0 est à 1, elle échange les deux autres entrées ;
* dans le cas contraire, elle recopie les deux autres entrées sur les sorties adéquates.
On se retrouve alors avec :
: <math>s2 = (e2.\overline{e0}) \oplus (e1.e0)</math>
: <math>s1 = (e1.\overline{e0}) \oplus (e2.e0)</math>
: <math>s0 = e0</math>
===Problèmes===
Cependant, il y a un problème pour l'approche du calcul réversible : il faut repasser le calcul à l'envers pour récupérer l'énergie dépensée. Et cela signifie refaire passer les portes logiques utilisées par les macro-états qu'elles ont traversé lors du calcul. Cela pose quelques contraintes :
* les entrées doivent devenir des sorties (et vice-versa) et doivent refaire le calculs à l'envers ;
* sans compter qu'elles doivent le faire en repassant par touts les états traversés lors du calcul initial : l'évolution de la température lors du retour-arrière doit être strictement inverse à celle obtenue lors du calcul.
Les portes logiques actuelles ne permettent pas ce genre de fantaisies et la solution proviendra sans doute de circuits supraconducteurs spécialisés. Par exemple, des physiciens travaillent à l'heure actuelle pour créer des portes réversibles avec ce qu'on appelle des jonctions Josephson, des espèces de condensateurs aux armatures supraconductrices.
Les architectures réversibles sont prometteuses, mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Il faudra certainement plusieurs années de recherche, peut-être même plusieurs décennies, avant d'avoir des architectures réversibles réellement utilisables. En attendant, nous devrons nous contenter des améliorations d'efficacité énergétique de nos processeurs. Il reste encore de la marge pour diminuer la consommation des processeurs et des autres composants et la recherche à ce sujet est encore en cours. Mais rien ne nous empêche de penser à l'après-demain.
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Fonctionnement d'un ordinateur/Les transistors et portes logiques
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/* Les désavantages et avantages des circuits TTL */
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text/x-wiki
Dans le chapitre précédent, nous avons abordé les portes logiques. Dans ce chapitre, nous allons voir qu'elles sont fabriquées avec des composants électroniques que l'on appelle des '''transistors'''. Ces derniers sont reliés entre eux pour former des circuits plus ou moins compliqués. Pour donner un exemple, sachez que les derniers modèles de processeurs peuvent utiliser près d'un milliard de transistors.
==Les transistors MOS==
[[File:Transistor basic flow.svg|vignette|Un transistor est un morceau de conducteur, dont la conductivité est contrôlée par sa troisième broche/borne.]]
Les transistors possèdent trois '''broches''', des pattes métalliques sur lesquelles on connecte des fils électriques. On peut appliquer une tension électrique sur ces broches, qui peut représenter soit 0 soit 1. Sur ces trois broches, il y en a deux entre lesquelles circule un courant, et une troisième qui commande le courant. Le transistor s'utilise le plus souvent comme un interrupteur commandé par sa troisième broche. Le courant qui traverse les deux premières broches passe ou ne passe pas selon ce qu'on met sur la troisième.
Il existe plusieurs types de transistors, mais les deux principaux sont les transistors bipolaires et les transistors MOS. De nos jours, les transistors utilisés dans les ordinateurs sont tous des '''transistors MOS'''. Les raisons à cela sont multiples, mais les plus importantes sont les suivantes. Premièrement, les transistors bipolaires sont plus difficiles à fabriquer et sont donc plus chers. Deuxièmement, ils consomment bien plus de courant que les transistors MOS. Et enfin, les transistors bipolaires sont plus gros, ce qui n'aide pas à miniaturiser les puces électroniques. Tout cela fait que les transistors bipolaires sont aujourd'hui tombés en désuétude et ne sont utilisés que dans une minorité de circuits.
===Les types de transistors MOS : PMOS et NMOS===
Sur un transistor MOS, chaque broche a un nom, nom qui est indiqué sur le schéma ci-dessous.On distingue ainsi le '''drain''', la '''source''' et la '''grille''' On l'utilise le plus souvent comme un interrupteur commandé par sa grille. Appliquez la tension adéquate et la liaison entre la source et le drain se comportera comme un interrupteur fermé. Mettez la grille à une autre valeur et cette liaison se comportera comme un interrupteur ouvert.
Il existe deux types de transistors CMOS, qui diffèrent entre autres par le bit qu'il faut mettre sur la grille pour les ouvrir/fermer :
* les transistors NMOS qui s'ouvrent lorsqu'on envoie un zéro sur la grille et se ferment si la grille est à un ;
* et les PMOS qui se ferment lorsque la grille est à zéro, et s'ouvrent si la grille est à un.
[[File:Td7bfig2.png|centre|vignette|upright=2|Illustration du fonctionnement des transistors NMOS et PMOS.]]
Voici les symboles de chaque transistor.
{|
|[[File:Transistor CMOS.png|vignette|upright=0.5|Transistor CMOS]]
|[[File:IGFET N-Ch Enh Labelled simplified.svg|vignette|upright=0.5|Transistor MOS à canal N (NMOS).]]
|[[File:IGFET P-Ch Enh Labelled simplified.svg|vignette|upright=0.5|Transistor MOS à canal P (PMOS).]]
|}
===L'anatomie d'un transistor MOS===
À l'intérieur du transistor, on trouve simplement une plaque en métal reliée à la grille appelée l'armature, un bout de semi-conducteur entre la source et le drain, et un morceau d'isolant entre les deux. Pour rappel, un semi-conducteur est un matériau qui se comporte soit comme un isolant, soit comme un conducteur, selon les conditions auxquelles on le soumet. Dans un transistor, son rôle est de laisser passer le courant, ou de ne pas le transmettre, quand il faut. C'est grâce à ce semi-conducteur que le transistor peut fonctionner en interrupteur : interrupteur fermé quand le semi-conducteur conduit, ouvert quand il bloque le courant. La commande de la résistance du semi-conducteur (le fait qu'il laisse passer ou non le courant) est réalisée par la grille, comme nous allons le voir ci-dessous.
[[File:Transistor CMOS - 1.png|centre|vignette|upright=2|Transistor CMOS]]
Suivant la tension que l'on place sur la grille, celle-ci va se remplir avec des charges négatives ou positives. Cela va entrainer une modification de la répartition des charges dans le semi-conducteur, ce qui modulera la résistance du conducteur. Prenons par exemple le cas d'un transistor NMOS et étudions ce qui se passe selon la tension placée sur la grille. Si on met un zéro, la grille sera vide de charges et le semi-conducteur se comportera comme un isolant : le courant ne passera pas. En clair, le transistor sera équivalent à un interrupteur ouvert. Si on met un 1 sur la grille, celle-ci va se remplir de charges. Le semi-conducteur va réagir et se mettre à conduire le courant. En clair, le transistor se comporte comme un interrupteur fermé.
{|
|[[File:Transistor CMOS - 3.png|vignette|upright=1.5|Transistor NMOS fermé.]]
|[[File:Transistor CMOS - 4.png|vignette|upright=1.5|Transistor NMOS ouvert.]]
|}
===La tension de seuil d'un transistor===
Le fonctionnement d'un transistor est légèrement plus complexe que ce qui a été dit auparavant. Mais pour rester assez simple, disons que son fonctionnement exact dépend de trois paramètres : la tension d'alimentation, le courant entre drain et source, et un nouveau paramètre appelé la tension de seuil.
Appliquons une tension sur la grille d'un transistor NMOS. Si la tension de grille reste sous un certain seuil, le transistor se comporte comme un interrupteur fermé. Le seuil de tension est appelé, très simplement, la '''tension de seuil'''. Au-delà de la tension de seuil, le transistor se comporte comme un interrupteur ouvert, il laisse passer le courant. La valeur exacte du courant dépend de la tension entre drain et source, soit la tension d'alimentation. Elle aussi dépend de la différence entre tension de grille et de seuil, à savoir <math>U_G - U_\text{seuil}</math>.
Le paragraphe qui va suivre est optionnel, mais détaille un peu plus le fonctionnement d'un transistor MOS. Tout ce qu'il faut comprendre est que la tension de seuil est une tension minimale pour ouvrir le transistor. Le plus important à retenir est que l'on ne peut pas baisser la tension d'alimentation sous la tension de seuil, ce qui est un léger problème en termes de consommation énergétique. Ce détail reviendra plus tard dans ce cours, quand nous parlerons de la consommation d'énergie des circuits électroniques.
Dans les cas que nous allons voir dans ce cours, la tension d'alimentation est plus grande que <math>U_G - U_\text{seuil}</math>. Le courant est alors maximal, il est proportionnel à <math>U_G - U_\text{seuil}</math>. Le transistor ne fonctionne alors pas comme un amplificateur, le courant reste le même. Si la tension d'alimentation est plus petite que <math>U_G - U_\text{seuil}</math>, le transistor est en régime linéaire : le courant de sortie est proportionnel à <math>U_G - U_\text{seuil}</math>, ainsi qu'à la tension d'alimentation. Le transistor fonctionne alors comme un amplificateur de courant, dont l'intensité de l'amplification est commandée par la tension.
[[File:MOSFET enhancement-mode n-channel en.svg|centre|vignette|upright=2.5|Relations entre tensions et courant d'un MOSFET à dopage N.]]
==La technologie CMOS==
Les portes logiques que nous venons de voir sont actuellement fabriquées en utilisant des transistors. Il existe de nombreuses manières pour concevoir des circuits à base de transistors, qui portent les noms de DTL, RTL, TLL, CMOS et bien d'autres. Les techniques anciennes concevaient des portes logiques en utilisant des diodes, des transistors bipolaires et des résistances. Mais elles sont aujourd'hui tombées en désuétudes dans les circuits de haute performance. De nos jours, on n'utilise que des logiques MOS (''Metal Oxyde Silicium''), qui utilisent des transistors MOS vus plus haut dans ce chapitre, parfois couplés à des résistances. On distingue :
* La '''logique NMOS''', qui utilise des transistors NMOS associés à des résistances.
* La '''logique PMOS''', qui utilise des transistors PMOS associés à des résistances.
* La '''logique CMOS''', qui utilise des transistors PMOS et NMOS, sans résistances.
Dans cette section, nous allons montrer comment fabriquer des portes logiques en utilisant la '''technologie CMOS'''. Avec celle-ci, chaque porte logique est fabriquée à la fois avec des transistors NMOS et des transistors PMOS. On peut la voir comme un mélange entre la technologie PMOS et NMOS. Tout circuit CMOS est divisé en deux parties : une intégralement composée de transistors PMOS et une autre de transistors NMOS. Chacune relie la sortie du circuit soit à la masse, soit à la tension d'alimentation.
[[File:Principe de la conception de circuit en technologie CMOS.png|centre|vignette|upright=2|Principe de conception d'une porte logique/d'un circuit en technologie CMOS.]]
La première partie relie la tension d'alimentation à la sortie, mais uniquement quand la sortie doit être à 1. Si la sortie doit être à 1, des transistors PMOS vont se fermer et connecter tension et sortie. Dans le cas contraire, des transistors s'ouvrent et cela déconnecte la liaison entre sortie et tension d'alimentation. L'autre partie du circuit fonctionne de la même manière que la partie de PMOS, sauf qu'elle relie la sortie à la masse et qu'elle se ferme quand la sortie doit être mise à 0
[[File:Fonctionnement d'un circuit en logique CMOS.png|centre|vignette|upright=2|Fonctionnement d'un circuit en logique CMOS.]]
Dans ce qui va suivre, nous allons étudier la porte NON, la porte NAND et la porte NOR. La porte de base de la technologie CMOS est la porte NON, les portes NAND et NOR ne sont que des versions altérées de la porte NON qui ajoutent des entrées et quelques transistors. Les autres portes, comme la porte ET et la porte OU, sont construites à partir de ces portes. Nous parlerons aussi de la porte XOR, qui est un peu particulière.
===La porte NON===
Cette porte est fabriquée avec seulement deux transistors, comme indiqué ci-dessous.
[[File:Porte NON fabriquée avec des transistors CMOS. 01.jpg|centre|vignette|upright=1|Porte NON fabriquée avec des transistors CMOS.]]
Si on met un 1 en entrée de ce circuit, le transistor du haut va fonctionner comme un interrupteur ouvert, et celui du bas comme un interrupteur fermé : la sortie est reliée au zéro volt, et vaut donc 0. Inversement, si on met un 0 en entrée de ce petit montage électronique, le transistor du bas va fonctionner comme un interrupteur ouvert, et celui du haut comme un interrupteur fermé : la sortie est reliée à la tension d'alimentation, et vaut donc 1.
[[File:Porte NON fabriquée avec des transistors CMOS - fonctionnement.png|centre|vignette|upright=2|Porte NON fabriquée avec des transistors CMOS - fonctionnement.]]
===Les portes NAND et NOR===
Passons maintenant aux portes logiques à plusieurs entrées. Pour celles-ci, on va devoir utiliser plus de transistors que pour la porte NON, ce qui demande de les organiser un minium. Une porte logique à deux entrées demande d'utiliser au moins deux transistors par entrée : un transistor PMOS et un NMOS par entrée. Rappelons qu'un transistor est associé à une entrée : l'entrée est directement envoyée sur la grille du transistor et commande son ouverture/fermeture. Pour les portes logiques à 3, 4, 5 entrées, la logiques est la même : au minimum deux transistors par entrée, un PMOS et un NMOS.
Nous allons d'abord voir le cas d'une porte NOR/NAND en CMOS. Avec elles, les transistors sont organisées de deux manières, appelées '''transistors en série''' (l'un après l'autre, sur le même fil) et '''transistors en parallèle''' (sur des fils différents). Le tout est illustré ci-dessous. Avec des transistors en série, plusieurs transistors NMOS ou deux PMOS se suivent sur le même fil, mais on ne peut pas mélanger NMOS et PMOS sur le même fil.
[[File:Transistors CMOS en série et en parallèle.png|centre|vignette|upright=2|Transistors CMOS en série et en parallèle]]
====Les portes NAND/NOR à deux entrées====
Voyons d'abord le cas des portes NAND/NOR à deux entrées. Elles utilisent deux transistors NMOS et deux PMOS.
Avec des transistors en série, deux transistors NMOS ou deux PMOS se suivent sur le même fil, mais on ne peut pas mélanger NMOS et PMOS sur le même fil. Avec des transistors en parallèle, c'est l'exact inverse. L'idée est de relier la tension d'alimentation à la sortie à travers deux PMOS transistors distincts, chacun sur son propre fil, sa propre connexion indépendante des autres. Pour la masse (0 volt), il faut utiliser deux transistors NMOS pour la relier à la sortie, avec là encore chaque transistor NMOS ayant sa propre connexion indépendante des autres. En clair, chaque entrée commande un transistor qui peut à lui seul fermer le circuit.
On rappelle deux choses : chaque transistor est associée à une entrée sur sa grille, un transistor se ferme si l'entrée vaut 0 pour des transistors PMOS et 1 pour des NMOS. Avec ces deux détails, on peut expliquer comment fonctionnent des transistors en série et en parallèle. Pour résumer, les transistors en série ferment la connexion quand toutes les entrées sont à 1 (NMOS) ou 0 (PMOS). Avec les transistors en parallèle, il faut qu'une seule entrée soit à 1 (NMOS) ou 0 (PMOS) pour que la connexion se fasse.
Une porte NOR met sa sortie à 1 si toutes les entrées sont à 0, à 0 si une seule entrée vaut 1. Pour reformuler, il faut connecter la sortie à la tension d'alimentation si toutes les entrées sont à 0, ce qui demande d'utiliser des transistors PMOS en série. Pour gérer le cas d'une seule entrée à 1, il faut utiliser deux transistors en parallèle entre la masse et la sortie. Le circuit obtenu est donc celui obtenu dans le premier schéma. Le même raisonnement pour une porte NAND donne le second schéma.
{|
|[[File:Porte NOR fabriquée avec des transistors. 02.png|centre|vignette|upright=1|Porte NOR fabriquée avec des transistors.]]
|[[File:Porte NAND fabriquée avec des transistors. 04.png|centre|vignette|upright=1|Porte NAND fabriquée avec des transistors.]]
|}
Leur fonctionnement s'explique assez bien si on regarde ce qu'il se passe en fonction des entrées. Suivant la valeur de chaque entrée, les transistors vont se fermer ou s'ouvrir, ce qui va connecter la sortie soit à la tension d'alimentation, soit à la masse.
Voici ce que cela donne pour une porte NAND :
[[File:Porte NAND fabriquée avec des transistors - Fonctionnement.png|centre|vignette|upright=2|Porte NAND fabriquée avec des transistors.]]
Voici ce que cela donne pour une porte NOR :
[[File:Porte NOR fabriquée avec des transistors - Fonctionnement.png|centre|vignette|upright=2|Porte NOR fabriquée avec des transistors.]]
====Les portes NAND/NOR/ET/OU à plusieurs entrées====
Les portes NOR/NAND à plusieurs entrées sont construites à partir de portes NAND/NOR à deux entrées auxquelles on rajoute des transistors. Il y a autant de transistors en série que d'entrée, pareil pour les transistors en parallèle. Leur fonctionnement est similaire à leurs cousines à deux entrées. Les portes ET et OU à plusieurs entrées sont construites à partie de NAND/NOR suivies d'une porte NON.
{|
|[[File:NAND plusieurs entrées.png|vignette|NAND plusieurs entrées]]
|[[File:NOR plusieurs entrées.png|vignette|NOR plusieurs entrées]]
|}
En théorie, on pourrait créer des portes avec un nombre arbitraire d'entrées avec cette méthode. Cependant, au-delà d'un certain nombre de transistors en série/parallèle, les performances s'effondrent rapidement. Le circuit devient alors trop lent, sans compter que des problèmes purement électriques surviennent. En pratique, difficile de dépasser la dizaine d'entrées. Dans ce cas, les portes sont construites en assemblant plusieurs portes NAND/NOR ensemble. Et faire ainsi marche nettement mieux pour fabriquer des portes ET/OU que pour des portes NAND/NOR.
====Les portes ET/OU sont fabriquées à partir de NAND/NOR en CMOS====
En logique CMOS, les portes logiques ET et OU sont construites en prenant une porte NAND/NOR et en mettant une porte NON sur sa sortie. Il est théoriquement possible d'utiliser uniquement des transistors en série et en parallèle, mais cette solution utilise plus de transistors.
{|
|[[File:CMOS AND Layout.svg|vignette|Porte ET en CMOS]]
|[[File:CMOS OR.svg|vignette|Porte OU en CMOS]]
|}
Pour ce qui est des portes ET/OU avec beaucoup d'entrées, il est fréquent qu'elles soit construites en combinant plusieurs portes ET/OU moins complexes. Par exemple, une porte ET à 32 entrées sera construite à partir de portes à seulement 4 ou 5 entrées. Il existe cependant une alternative qui se marie nettement mieux avec la logique CMOS. Rappelons qu'en logique CMOS, les portes NAND et NOR sont les portes à plusieurs entrées les plus simples à fabriquer. L'idée est alors de combiner des portes NAND/NOR pour créer une porte ET/OU.
Voici la comparaison entre les deux solutions pour une porte ET :
{|
|[[File:12 input AND gate via cascade of AND gates.svg|vignette|ET plusieurs entrées]]
|[[File:12-input AND gate from NAND and NOR.svg|vignette|ET plusieurs entrées]]
|}
Voici la comparaison entre les deux solutions pour une porte OU :
{|
|[[File:12-input OR gate via cascade of OR gates.svg|vignette|OU plusieurs entrées]]
|[[File:12-input OR gate via NOR and NAND gates.svg|vignette|OU plusieurs entrées]]
|}
D'autres portes mélangent transistors en série et en parallèle d'une manière différente. Les portes ET-OU-NON et OU-ET-NON en sont un bon exemple.
===Une méthode générale===
Il existe une méthode générale pour créer des portes logiques à deux entrées. Avec elle, il faut repartir du montage avec deux transistors NMOS/PMOS en série. En théorie, il permet de relier la sortie à la tension d'alimentation/zéro volt si toutes les entrées sont à 0 (PMOS) ou 1 (NMOS). L'idée est de regarder ce qui se passe si on fait précéder l'entrée d'un transistor par une porte NON. Pour deux transistors, cela fait 4 possibilités, 8 au total si on fait la différence entre PMOS et NMOS. Voici les valeurs d'entrées qui ferment le montage à transistor en série, suivant l’endroit où on place la porte NON.
[[File:Transistors CMOS en série.png|centre|vignette|upright=2|Transistors CMOS en série]]
Mine de rien, avec ces 8 montages de base, on peut créer n'importe quelle porte logique à deux entrées. Il faut juste se souvenir que d'après les règles du CMOS, les deux transistors PMOS se placent entre la tension d'alimentation et la sortie, et servent à mettre la sortie à 1. Pour les deux transistors NMOS, ils sont reliés à la masse et mettent la sortie à 0. Pour mieux comprendre, prenons l'exemple d'une porte XOR.
Appliquons la méthode que je viens d'expliquer avec une porte XOR. Le résultat est sous-optimal, mieux vaut fabriquer une porte XOR en combinant d'autres portes logiques, mais c'est pour l'exemple. L'idée est très simple : on prend la table de vérité de la porte logique, et on associe deux transistors en série pour chaque ligne. Regardons d'abord la table de vérité ligne par ligne :
{|class="wikitable"
|-
!Entrée 1!!Entrée 2!!Sortie
|-
||0||0||0
|-
||0||1||1
|-
||1||0||1
|-
||1||1||0
|}
La première ligne a ses deux entrées à 0 et sort un 0. La sortie est à 0, ce qui signifie qu'il faut regarder sur la ligne des transistors NMOS, qui connectent la sortie à la masse. Le montage qui se ferme quand les deux entrées sont à 0 est celui tout en bas à droite du tableau précédent, à savoir deux transistors NMOS avec deux portes NON.
Les deux lignes du milieu ont une entrée à 0 et une à 1, et leur sortie à 1. La sortie à 1 signifie qu'il faut regarder sur la ligne des transistors PMOS, qui connectent la tension d'alimentation à la sortie. Les deux montages avec deux entrées différentes sont les deux situés au milieu, avec deux transistors PMOS et une porte logique.
La dernière ligne a ses deux entrées à 1 et sort un 0. La sortie est à 0, ce qui signifie qu'il faut regarder sur la ligne des transistors NMOS, qui connectent la sortie à la masse. Le montage qui se ferme quand les deux entrées sont à 1 est celui tout en bas à gauche du tableau précédent, à savoir deux transistors NMOS seuls.
En combinant ces quatre montages, on trouve le circuit suivant. Notons qu'il n'y a que deux portes NON marquées en vert et bleu : on a juste besoin d'inverser la première entrée et la seconde, pas besoin de portes en plus. Les portes NOn sont en quelque sorte partagées entre les transistors PMOS et NMOS.
[[File:Cmos xor.svg|centre|vignette|upright=1|class=transparent|Porte XOR en logique CMOS.]]
Si les deux entrées sont à 1, alors les deux transistors en bas à gauche vont se fermer et connecter la sortie au 0 volt, les trois autres groupes ayant au moins un transistor ouvert. Si les deux entrées sont à 0, alors les deux transistors en bas à droite vont se fermer et connecter la sortie au 0 volt, les autres quadrants ayant au moins un transistor ouvert. Et pareil quand les deux bits sont différents : un des deux quadrants aura ses deux transistors fermés, alors que les autres auront au moins un transistor ouvert, ce qui connecte la sortie à la tension d'alimentation.
On peut construire la porte NXOR sur la même logique. Et toutes les portes logiques peuvent se construire avec cette méthode. Le nombre de transistors est alors le même : on utilise 12 transistors au total : 4 paires de transistors en série, 4 transistors en plus pour les portes NON. Que ce soit pour la porte XOR ou NXOR, on économise beaucoup de transistors comparés à la solution naïve, qui consiste à utiliser plusieurs portes NON/ET/OU. Si on ne peut pas faire mieux dans le cas de la porte XOR/NXOR, sachez cependant que les autres portes construites avec cette méthode utilisent plus de transistors que nécessaire. De nombreuses simplifications sont possibles, comme on le verra plus bas.
Dans les faits, la méthode n'est pas utilisée pour les portes XOR. À la place, les portes XOR sont construites à base d'autres portes logiques plus simples, comme des portes NAND/NOR/ET/OU. Le résultat est que l'on a un circuit à 10 transistors, contre 12 avec la méthode précédente.
[[File:CMOS10TrXOR.svg|centre|vignette|Porte XOR en CMOS en 10 transistors.]]
===Les circuits plus complexes (''full adder'', ...)===
Il est possible de fusionner plusieurs portes ET-OU-NON en un seul circuit à transistors CMOS, ce qui permet des simplifications assez impressionnantes. Pour donner un exemple, le schéma suivant compare l'implémentation d'un circuit qui fait un ET entre les deux premières entrées, puis un NOR entre le résultat du ET et la troisième entrée. L'implémentation à droite du schéma avec une porte ET et une porte NOR prend 10 transistors. L'implémentation la plus simple, à gauche du schéma, prend seulement 6 transistors.
[[File:AOI21 complex vs standard gates.svg|centre|vignette|upright=1.5|Porte ET-OU-NON à trois entrées (de type 2-1) à gauche, contre la combinaison de plusieurs portes à droite.]]
Une conséquence est que des circuits assez complexes gagnent à être fabriqués directement avec des transistors. Prenons l'exemple de l'additionneur complet. Une implémentation naïve, avec 5 portes logiques, utilise beaucoup de transistors. Deux portes XOR, deux portes OU et une porte ET, cela dépasse la trentaine de transistors. Faisons le compte : 10 transistors par porte XOR, 6 pour les trois autres portes, cela fait 38 transistors. Les additionneurs des processeurs modernes sont optimisés directement au niveau des transistors, pour leur permettre d'économiser des transistors. Par exemple, l'implémentation suivante en utilise seulement 24 !
[[File:Inverting full adder CMOS 24T.svg|centre|vignette|upright=1.5|Additionneur complet fabriqué avec 24 transistors.]]
Et c'est sans compter que l'additionneur complet naïf n'est pas forcément le top du top en termes de performances. Là encore, une implémentation avec des transistors peut être optimisée pour être plus rapide, notamment au niveau du calcul de la retenue, ou au contraire d'économiser des transistors. Tout dépend de l'objectif visé, certains circuit optimisant à fond pour la vitesse, d'autres pour le nombre de transistors, d'autres font un compromis entre les deux. Les circuits de ce genre sont très nombreux, trop pour qu'on puisse les citer.
==La ''pass transistor logic''==
La '''''pass transistor logic''''' est une forme particulière de technologie CMOS, une version non-conventionnelle. Avec le CMOS normal, la porte de base est la porte NON. En modifiant celle-ci, on arrive à fabriquer des portes NAND, NOR, puis les autres portes logiques. Les transistors sont conçus de manière à connecter la sortie, soit la tension d'alimentation, soit la masse. Avec la ''pass transistor logic'', le montage de base est un circuit interrupteur, qui connecte l'entrée directement sur la sortie. Le circuit interrupteur n'est autre que les portes à transmission vues il y a quelques chapitres.
La ''pass transistor logic'' a été utilisée dans des processeurs commerciaux, comme dans l'ARM1, le premier processeur ARM. Sur l'ARM1, les concepteurs ont décidé d'implémenter certains circuits avec des multiplexeurs. La raison n'est pas une question de performance ou d'économie de transistors, juste que c'était plus pratique à fabriquer, sachant que le processeur était le premier CPU ARM de l'entreprise.
S'il est intéressant de voir la ''pass transistor logic'', c'est qu'elle est souvent utilisée pour simplifier certains circuits CMOS normaux. Par exemple, il est possible d'implémenter toutes les portes logiques en CMOS normal, sauf la porte XOR qui est implémentée avec la ''pass transistor logic''. Cela permet une petite économie de circuits, vu que la porte XOR est bien plus simple en ''pass transistor logic''. La ''pass transistor logic'' est aussi utilisée pour simplifier les multiplexeurs et les démultiplexeurs, et certains additionneurs. Aussi, ne soyez pas étonné si nous revenons sur certains circuits vus dans les chapitres précédents, dans cette section.
===La porte à transmission===
Le circuit de base est une porte logique que nous n'avons pas encore vu pour le moment, appelée la '''porte à transmission'''. Elle agit comme un interrupteur commandé par une entrée de commande. Pour rappel, un interrupteur fermé laisse passer le courant, alors qu'un interrupteur fermé ne le laisse pas passer. La porte à transmission fait pareil : soit elle connecte l'entrée et la sortie, soit elle les déconnecte. Pour choisir entre les deux, une porte à transmission possède une entrée de commande sur laquelle on envoie un bit de commande. La porte est fermée si le bit de commande est à 1, ouvert s'il est à 1.
[[File:Tristate buffer.svg|centre|vignette|upright=2|Porte à transmission.]]
Il est possible de la voir comme une porte OUI améliorée dont la table de vérité est celle-ci :
{|class="wikitable"
|-
!Commande!!Entrée!!Sortie
|-
||0||0||Déconnexion
|-
||0||1||Déconnexion
|-
||1||0||0
|-
||1||1||1
|}
Intuitivement, on se dit qu'une porte à transmission est faite avec un seul, vu qu'un transistor fonctionne déjà comme un interrupteur commandable. Mais une porte à transmission est construite avec deux transistors. La raison la plus intuitive est que la logique CMOS associe toujours un transistor PMOS à un transistor NMOS. Mais une autre raison, plus importante, est que les transistors NMOS et PMOS ne sont pas des interrupteurs parfaits. Les NMOS laissent passer les 0, mais laissent mal passer les 1 : la tension en sortie, pour un 1, est atténuée. Et c'est l'inverse pour les PMOS, qui laissent bien passer les 1 mais fournissent une tension de sortie peut adéquate pour les 0. Donc, deux transistors permettent d'obtenir une tension de sortie convenable.
Le montage de base est illustré ci-dessous. Les deux entrées A et /A sont l'inverse l'une de l'autre, ce qui fait qu'il faut en théorie rajouter une porte NON CMOS normale, pour obtenir le circuit complet. Mais dans les faits, on arrive souvent à s'en passer. Ce qui fait que la porte à transmission est définie comme étant le circuit à deux transistors précédents.
[[File:CMOS transmission gate.PNG|centre|vignette|upright=1|CMOS Transmission gate]]
Une porte logique en logique CMOS connecte directement sa sortie sur la tension d'alimentation ou la masse. Mais dans une porte logique en ''pass transistor logic'', il n'y a ni tension d'alimentation, ni masse (O Volts). La sortie est connectée sur l'entrée, rien de plus. Et cela explique plusieurs différences entre CMOS et ''pass transistor logic''.
La première différence est que certaines portes logiques sont impossibles avec la ''pass transistor logic'' pure. Les portes logiques CMOS peuvent générer un 1 ou un 0 distinct de ce qu'il y a sur leur entrée. Par exemple, elles peuvent sortir un 1 même si toutes leurs entrées sont à 0, car elles reliées à la tension d'alimentation. Les portes à transmission ne peuvent pas le faire. Elles se contentent de recopier une entrée sur leur sortie : impossible d'avoir un 1 en sortie avec uniquement des zéros en entrée. La conséquence est qu'il n'est pas possible de créer de porte NON, ni de porte NOR/NAND directement.
Une autre différence est que l’électricité est fournie par l'entrée, ce qui fait qu'elle se dissipe un peu lors du passage dans une porte à transmission. Le résultat est que si on enchaine les portes à transmission, la tension de sortie a tendance à diminuer, et ce d'autant plus vite qu'on a enchainé de portes à transmission. Il faut souvent rajouter des portes OUI pour restaurer les tensions adéquates, à divers endroits du circuit. La ''pass transistor logic'' mélange donc porte OUI/NON CMOS normales avec des portes à transmission. Afin de faire des économies de circuit, on utilise parfois une seule porte NON CMOS comme amplificateur, ce qui fait que de nombreux signaux sont inversés dans les circuits, sans que cela ne change grand chose si le circuit est bien conçu.
Par contre, ce défaut entraine aussi des avantages. Notamment, la consommation d'énergie est fortement diminuée. Seules les portes amplificatrices, les portes NON CMOS, sont alimentées en tension/courant. Le reste des circuits n'est pas alimenté, car il n'y a pas de connexion à la tension d'alimentation et la masse. De même, la ''pass transistor logic'' utilise généralement moins de transistors pour implémenter une porte logique, et un circuit électronique en général. L'exemple avec la porte XOR est assez parlant : on passe de 12 à 6 transistors par porte XOR. Des circuits riches en portes XOR, comme les circuits additionneurs, gagnent beaucoup à utiliser des portes à transmission.
===Les multiplexeurs en ''pass transistor logic''===
Les portes à transmission sont très utilisées dans les multiplexeurs et les démultiplexeurs. Prenons l'exemple d'un multiplexeur 2 vers 1. L'idée est de relier chaque entrée à la sortie par l'intermédiaire d'une porte à transmission. Quand l'une sera ouverte, l'autre sera fermée. Le résultat n'utilise que deux portes à transmission et une porte NON. Voici le circuit qui en découle :
[[File:Multiplexeur fabriqué avec des portes à transmission et-ou des tampons trois-états.png|centre|vignette|upright=1.5|Multiplexeur fabriqué avec des portes à transmission]]
En utilisant les portes à transmission CMOS vues plus haut, on obtient le circuit suivant :
[[File:Multiplexeur fabriqué avec des portes à transmission.png|centre|vignette|upright=1.5|Multiplexeur fabriqué avec des portes à transmission CMOS.]]
La même méthode fonctionne pour les multiplexeurs avec plus de deux entrées. Pour rappel, un multiplexeur est composé d'un décodeur qui commande une couche de portes ET, les sorties des portes ET sont combinées avec une porte OU.
[[File:Multiplexeur 2 vers 4 conçu à partir d'un décodeur.png|centre|vignette|upright=2|Multiplexeur 2 vers 4 conçu à partir d'un décodeur]]
Il est possible de remplacer les portes ET par des portes à transmission. L'idée est de ne connecter sur la sortie que l'entrée qui a été sélectionnée et de déconnecter les autres. En faisant ainsi, on peut se passer de la porte OU, qui est remplacée par un simple fil. Il n'y a qu'une seule entrée qui est connectée à la sortie à chaque instant, pas besoin d'utiliser de porte OU. Le résultat est le circuit suivant :
[[File:Mux Funktionsprinzip.svg|centre|vignette|upright=1.5|Multiplexeur basé sur des interrupteurs.]]
Les multiplexeurs en ''pass transistor logic'' sont plus simple que leurs cousins en CMOS normal. Beaucoup de circuits utilisent des multiplexeurs et nous en avons déjà vu pas mal : les circuits de décalage, les bascules, les additionneurs, quelques autres. Comment se comportent-ils si leurs MUX sont implémentés avec la ''pass transistor logic'' ? La réponse est que l'usage de la ''pass transistor logic'' ne change pas la donne pour les circuits de décalage, alors qu'elle change drastiquement la donne pour les bascules et les additionneurs. Voyons cela dans le détail.
===Les bascules D avec des portes à transmission===
[[File:Multiplexer-based latch (positive).svg|class=transparent|right|Bascule D créée avec un multiplexeur.]]
Une bascule D est, pour rappel, un circuit qui mémorise un bit. Elle peut être implémenté avec un multiplexeur 2 vers 1, en bouclant la sortie du multiplexeur sur une entrée. Pour un multiplexeur fabriqué avec des portes CMOS, boucler sa sortie sur son entrée ne pose pas de problème. Mais avec des portes à transmission, le circuit ne fonctionne pas. Le problème est qu'une porte à transmission est électriquement équivalente à un simple interrupteur, ce qui réduit le circuit à une boucle entre un interrupteur et un fil. Le courant qui circule dans le fil et l'interrupteur se dissipe rapidement du fait de la résistance du fil et disparait en quelques micro- ou millisecondes.
La solution est de rajouter une porte OUI (celle qui recopie son entrée sur sa sortie) dans la boucle pour régénérer le signal électrique. Et la manière la plus simple de fabriquer une porte OUI utilise deux portes NON qui se suivent, ce qui donne le circuit ci-dessous. Cela garantit que la boucle est alimentée en courant/tension quand elle est fermée. Son contenu ne s'efface pas avec le temps, mais est automatiquement régénéré par les portes NON. L'ensemble sera stable tant que la boucle est fermée.
[[File:Implémentation conceptuelle d'une bascule D.png|centre|vignette|upright=2|Implémentation d'une bascule D avec des portes à transmission.]]
Le circuit précédent utilise seulement 10 transistors, alors qu'un multiplexeur en CMOS normal en utilise 14. Un autre avantage est que ce circuit permet d'avoir les deux sorties Q : la sortie Q inversée est prise en sortie de la première porte NON. Une variante du circuit précédent est utilisée dans les mémoires dites SRAM, qui sont utilisées pour les registres du processeur ou ses mémoires caches. Mais nous verrons cela plus en détail dans le chapitre sur les cellules mémoires.
Certaines bascules D ont une entrée R, qui met à zéro le bit mémorisé dans la bascule quand l'entrée R est à 1. Pour cela, elles ajoutent un circuit de mise à zéro, que nous avons déjà vu dans le chapitre sur les opérations bit à bit. Ce circuit de mise à zéro est placé après la seconde porte NON, et sa sortie est bouclée sur l'entrée du circuit. Le circuit obtenu est le suivant :
[[File:Bascule D avec entrée Reset.png|centre|vignette|upright=2|Bascule D avec entrée Reset]]
Le circuit peut se simplement fortement en fusionnant les trois portes situées entre les deux sorties Q, à savoir la porte ET et les deux portes NON qui la précédent. La loi de De Morgan nous dit que l'ensemble est équivalent à une porte NOR, ce qui donne le circuit suivant :
[[File:Bascule D avec entrée Reset, simplifiée.png|centre|vignette|upright=2|Bascule D avec entrée Reset, simplifiée]]
===L'additionneur ''Manchester Carry Chain''===
Les portes à transmission étaient autrefois utilisées pour simplifier les additionneurs, et plus précisément les additionneurs à propagation de retenue. Pour rappel, un additionneur à propagation de retenue additionne deux opérandes, bit par bit. Elle additionne les deux bits de poids faible, ce qui donne un bit de résultat et un bit de retenue. Le bit de retenue est alors envoyé à la colonne suivante, où deux bits sont additionnés avec la retenue, et ainsi de suite. De tels circuits sont composées en enchainant des additionneurs complets, des circuits qui additionnent trois bits : deux bits d'opérandes et une retenue.
[[File:Ripplecarryadder.png|centre|vignette|upright=2.5|Additionneur à propagation de retenue.]]
Un défaut des additionneurs à propagation de retenue est leur lenteur. Le résultat n'est connu qu'une fois que les retenues ont été propagées d'une colonne à l'autre. Et cette propagation est assez lente. Les additionneurs modernes utilisent des techniques très complexes pour résoudre ce problème, comme nous l'avons vu il y a quelques chapitres. Mais ces solutions utilisent beaucoup plus de transistors. De nombreux processeurs comme le 8086 d'Intel, ou d'autres processeurs 8-16 bits de cette époque, ne pouvaient pas se le permettre. À la place, ils utilisaient une optimisation à base de portes à transmission.
L'optimisation en question s'appelle la ''Manchester Carry Chain''. L'idée est d'optimiser les additionneurs complets de manière à ce qu'ils propagent les retenues plus rapidement. L'idée est de partir d'un additionneur construit avec un multiplexeur. Pour rappel, la retenue sortante est soit égale à la retenue entrante, soit est générée par l'additionneur. Le choix entre les deux est réalisé par un multiplexeur, qui est commandé par une porte logique qui détermine s'il faut propager la retenue ou non. Si propagation de retenue il y a, la retenue sortante est égale à la retenue entrante. Sinon, la retenue sortante est celle calculée par l'additionneur.
[[File:Additionneur complet basé sur un MUX.png|centre|vignette|upright=2|Additionneur complet basé sur un MUX]]
Avec la ''Manchester Carry Chain'', le multiplexeur est implémenté avec des portes à transmission. Le circuit obtenu est illustré ci-dessous. L'avantage est que la propagation de la retenue est beaucoup plus rapide. Ps besoin de traverser deux à trois portes logiques, la retenue passe juste à travers un simple interrupteur, une porte à transmission. La propagation de la retenue ne rencontre pas d'obstacle, si ce n'est la résistance des fils, elle ne subit pas de délai liés au temps de propagation des portes logiques.
[[File:Manchester carry chain.png|centre|vignette|upright=2|Manchester carry chain]]
Cependant, l'usage de portes à transmission a quelques défauts. Le principal est que, vu que la retenue d'entrée est envoyée sur la sortie à travers des interrupteurs, la tension sur la retenue de sortie est plus faible que la tension de la retenue d'entrée. Ce qui pose des problèmes quand on doit enchainer plusieurs additionneurs de ce type, mais laissons cela pour plus tard. Il existe une version de cet additionneur en logique dynamique, où les portes à transmission sont utilisées comme des condensateurs, mais nous n'en parlerons pas ici.
===La ''pass transistor logic'' utilise des multiplexeurs 2 vers 1===
La ''pass transistor logic'' est rarement utilisée, à une exception de taille : la porte XOR. Pour rappel, une porte XOR est une sorte d'inverseur commandable, à savoir un circuit prend un bit d'entrée A, et l'inverse ou non suivant la valeur d'un bit de commande B. Et cela nous dit comment implémenter une porte XOR avec un multiplexeur. Un multiplexeur choisit sa sortie parmi deux entrées : A et <math>\overline{A}</math>, le second bit B est envoyé sur l'entrée de commande ! Le circuit obtenu, est celui-ci :
[[File:XOR implémenté avec un MUX.png|centre|vignette|upright=2.5|XOR implémenté avec un MUX.]]
Il est possible de simplifier le circuit en rusant un peu, ce qui donne le circuit ci-dessous. Comme vous pouvez les voir, il mélange porte à transmission et portes NON CMOS normales.
[[File:CmosXORGate.svg|centre|vignette|upright=1|XOR en ''pass transistor logic'']]
Dans les deux cas, l'économie en transistors est drastique comparé au CMOS normal. Plus haut, nous avons illustré plusieurs versions possibles d'une porte XOR en CMOS normal, toutes de 12 transistors. Avec ''pass transistor logic'', une porte XOR utilise 4 à 8 transistors. Le gain est clairement significatif, suffisamment pour utiliser la ''pass transistor logic'' pour la porte XOR, quitte à utiliser des portes CMOS normales pour le reste. Quelques processeurs faisaient cela dans le temps, comme le mythique processeur Z80.
La ''pass transistor logic'' implémente les autres portes logiques avec un multiplexeur 2 vers 1 couplé à quelques portes NON ! Et intuitivement, vous vous dites que les deux entrées de la porte logique correspondent aux deux entrées de donnée du multiplexeur. Sauf qu'en réalité, un bit d'entrée est envoyé sur l'entrée de commande, et l'autre bit sur une entrée de donnée du multiplexeur. Suivant ce qu'on met sur la seconde entrée du multiplexeur, on obtient une porte ET, OU, XOR, etc. Il y a quatre choix possibles : soit on envoie un 0, soit un 1, soit l'inverse du bit d'entrée, soit envoyer deux fois le bit d'entrée.
: Plus haut, nous avions dit que les portes à transmission ne permettaient pas d'implémenter certaines portes logiques, car elles recopient leur entrée sur leur sortie. Impossible d'avoir un 1 en sortie si les entrées valent 0. Mais remarquez que les circuits précédents utilisent les portes NON. Ce sont ces portes NON qui fournissent l'électricité en sortie nécessaire pour avoir un 1 en sortie alors que les entrées sont à 0.
[[File:Portes logiques faites à partir de multiplexeurs.png|centre|vignette|upright=2|Portes logiques faites à partir de multiplexeurs]]
==Les technologies PMOS et NMOS==
Dans ce qui va suivre, nous allons voir la technologie NMOS et POMS. Pour simplifier, la technologie NMOS est équivalente aux circuits CMOS, sauf que les transistors PMOS sont remplacés par une résistance. Pareil avec la technologie PMOS, sauf que c'est les transistors NMOS qui sont remplacés par une résistance. Les deux technologies étaient utilisées avant l'invention de la technologie CMOS, quand on ne savait pas comment faire pour avoir à la fois des transistors PMOS et NMOS sur la même puce électronique, mais sont aujourd'hui révolues. Nous en parlons ici, car nous évoquerons quelques circuits en PMOS/NMOS dans le chapitre sur les cellules mémoire, mais vous pouvez considérer que cette section est facultative.
===Le fonctionnement des logiques NMOS et PMOS===
Avec la technologie NMOS, les portes logiques sont fabriqués avec des transistors NMOS intercalés avec une résistance.
[[File:Circuit en logique NMOS.png|centre|vignette|upright=2|Circuit en logique NMOS.]]
Leur fonctionnement est assez facile à expliquer. Quand la sortie doit être à 1, tous les transistors sont ouverts. La sortie est connectée à la tension d'alimentation et déconnectée de la masse, ce qui fait qu'elle est mise à 1. La résistance est là pour éviter que le courant qui arrive dans la sortie soit trop fort. Quand au moins un transistor NMOS qui se ferme, il connecte l'alimentation à la masse, les choses changent. Les lois compliquées de l'électricité nous disent alors que la sortie est connectée à la masse, elle est donc mise à 0.
[[File:Fonctionnement d'un circuit en technologie NMOS.png|centre|vignette|upright=2|Fonctionnement d'un circuit en technologie NMOS.]]
Les circuits PMOS sont construits d'une manière assez similaire aux circuits CMOS, si ce n'est que les transistors NMOS sont remplacés par une résistance qui relie ici la masse à la sortie. Rien d'étonnant à cela, les deux types de transistors, PMOS et NMOS, ayant un fonctionnement inverse.
===Les portes logiques en NMOS et PMOS===
Que ce soit en logique PMOS ou NMOS, les portes de base sont les portes NON, NAND et NOR. Les autres portes sont fabriquées en combinant des portes de base. Voici les circuits obtenus en NMOS et PMOS:
{|class="wikitable flexible"
|-
! colspan="5 | NMOS
|-
| class="transparent" | [[File:NMOS NOT.svg|class=transparent|100px|Porte NON NMOS.]]
| class="transparent" | [[File:NMOS NAND.svg|class=transparent|100px|NMOS-NAND]]
| class="transparent" | [[File:NMOS NOR.png|100px|NMOS-NOR]]
| class="transparent" | [[File:NMOS AND gate.png|100px|NMOS AND]]
| class="transparent" | [[File:NMOS OR gate.png|100px|NMOS OR]]
|-
! colspan="5 | PMOS
|-
| class="transparent" | [[File:PMOS NOT.png|100px|PMOS NOT]]
| class="transparent" | [[File:PMOS NAND corr.png|100px|PMOS NAND]]
| class="transparent" | [[File:PMOS NOR corr.png|100px|PMOS NOR]]
| class="transparent" |
| class="transparent" | [[File:PMOS OR gate.png|100px|PMOS OR]]
|}
====Les portes logiques de base en NMOS====
Le circuit d'une porte NON en technologie NMOS est illustré ci-dessous. Le principe de ce circuit est similaire au CMOS, avec quelques petites différences. Si on envoie un 0 sur la grille du transistor, il s'ouvre et connecte la sortie à la tension d'alimentation à travers la résistance. À l'inverse, quand on met un 1 sur la grille, le transistor se ferme et la sortie est reliée à la masse, donc mise à 0. Le résultat est bien un circuit inverseur.
{|class="wikitable flexible"
|[[File:NMOS NOT.svg|class=transparent|Porte NON NMOS.]]
|[[File:Not.PNG|class=transparent|Porte NON NMOS : fonctionnement.]]
|}
La porte NOR est similaire à la porte NON, si ce n'est qu'il y a maintenant deux transistors en parallèle. Si l'une des grilles est mise à 1, son transistor se fermera et la sortie sera mise à 0. Par contre, quand les deux entrées sont à 0, les transistors sont tous les deux ouverts, et la sortie est mise à 1. Le comportement obtenu est bien celui d'une porte NOR.
{|class="wikitable flexible"
|[[File:NMOS NOR.png|NMOS-NOR-gate]]
|[[File:Funktionsprinzip eines NOR-Gatters.png|class=transparent|Fonctionnement d'une porte NOR NMOS.]]
|}
La porte NAND fonctionne sur un principe similaire au précédent, si ce n'est qu'il faut que les deux grilles soient à zéro pour obtenir une sortie à 1. Pour mettre la sortie à 0 quand seulement les deux transistors sont ouverts, il suffit de les mettre en série, comme dans le schéma ci-dessous. Le circuit obtenu est bien une porte NAND.
{|class="wikitable flexible"
|[[File:NMOS NAND.svg|class=transparent|centre|NMOS-NAND-gate]]
|[[File:Funktionsprinzip eines NAND-Gatters.png|class=transparent|centre|Funktionsprinzip eines NAND-Gatters]]
|}
===Les avantages et inconvénients des technologies CMOS, PMOS et NMOS===
La technologie PMOS et NMOS ne sont pas totalement équivalentes, niveau performances. Ces technologies se distinguent sur plusieurs points : la vitesse des transistors et leur consommation énergétique.
La vitesse des circuits NMOS/PMOS/CMOS dépend des transistors eux-mêmes. Les transistors PMOS sont plus lents que les transistors NMOS, ce qui fait que les circuits NMOS sont plus rapides que les circuits PMOS. Les circuits CMOS ont une vitesse intermédiaire, car ils contiennent à la fois des transistors NMOS et PMOS.
Pour la consommation électrique, les résistances sont plus goumandes que les transistors. En PMOS et NMOS, la résistance est traversée par du courant en permanence, peu importe l'état des transistors. Et résistance traversée par du courant signifie consommation d'énergie, dissipée sous forme de chaleur par la résistance. Il s'agit d'une perte sèche d'énergie, une consommation d'énergie inutile. En CMOS, l'absence de résistance fait que la consommation d'énergie est liée aux transistors, et celle-ci est beaucoup plus faible que pour une résistance.
Les transistors PMOS sont plus simples à fabriquer que les NMOS, ils sont plus simples à sortir d'usine. Les premiers processeurs étaient fabriqués en logique PMOS, plus simple à fabriquer. Puis, une fois la fabrication des circuits NMOS maitrisée, les processeurs sont tous passés en logique NMOS du fait de sa rapidité. La logique CMOS a mis du temps à remplacer les logiques PMOS et NMOS, car il a fallu maitriser les techniques pour mettre à la fois des transistors NMOS et PMOS sur la même puce. Les premières puces électroniques étaient fabriquées en PMOS ou en NMOS, parce qu'on n’avait pas le choix. Mais une fois la technologie CMOS maitrisée, elle s'est imposée en raison de deux gros avantages : une meilleure fiabilité (une meilleure tolérance au bruit électrique), et une consommation électrique plus faible.
==La logique dynamique MOS==
La '''logique dynamique''' permet de créer des portes logiques ou des bascules d'une manière assez intéressante. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, le signal d’horloge est alors utilisé pour fabriquer des circuits combinatoires !
===Un transistor MOS peut servir de condensateur===
Les technologies CMOS conventionnelles mettent la sortie d'une porte logique à 0/1 en la connectant à la tension d'alimentation ou à la masse. La logique ''pass transistor'' transfère la tension et le courant de l'entrée vers la sortie. Dans les deux cas, la sortie est connectée directement ou indirectement à la tension d'alimentation quand on veut lui faire sortie un 1. Avec la logique dynamique, ce n'est pas le cas. La sortie est maintenue à 0 ou à 1 en utilisant un réservoir d'électron qui remplace la tension d'alimentation.
En électronique, il existe un composant qui sert de réservoir à électricité : il s'agit du '''condensateur'''. On peut le charger en électricité, ou le vider pour fournir un courant durant une petite durée de temps. Par convention, un condensateur stocke un 1 s'il est rempli, un 0 s'il est vide. L'intérieur d'un condensateur est formé de deux couches de métal conducteur, séparées par un isolant électrique. Les deux plaques de conducteur sont appelées les armatures du condensateur. C'est sur celles-ci que les charges électriques s'accumulent lors de la charge/décharge d'un condensateur. L'isolant empêche la fuite des charges d'une armature à l'autre, ce qui permet au condensateur de fonctionner comme un réservoir, et non comme un simple fil.
Il est possible de fabriquer un pseudo-condensateur avec un transistor MOS. En effet, tout transistor MOS a un pseudo-condensateur caché entre la grille et la liaison source-drain. Pour comprendre ce qui se passe dans ce transistor de mémorisation, il faut savoir ce qu'il y a dans un transistor CMOS. À l'intérieur, on trouve une plaque en métal appelée l'armature, un bout de semi-conducteur entre la source et le drain, et un morceau d'isolant entre les deux. L'ensemble forme donc un condensateur, certes imparfait, qui porte le nom de capacité parasite du transistor. Suivant la tension qu'on envoie sur la grille, l'armature va se remplir d’électrons ou se vider, ce qui permet de stocker un bit : une grille pleine compte pour un 1, une grille vide compte pour un 0.
[[File:Transistor CMOS - 1.png|centre|vignette|upright=2|Anatomie d'un transistor CMOS]]
L'utilisation de transistors MOS comme condensateur n'est pas spécifique à la logique dynamique. Certains mémoires RAM le font, comme nous le verrons dans le chapitre sur les cellules mémoires. Aussi, il est intéressant d'en parler maintenant, histoire de préparer le terrain. D'ailleurs, les mémoires RAM sont remplies de logique dynamique.
===L'utilisation des pseudo-condensateurs en logique dynamique===
Un circuit conçu en logique dynamique contient un transistor est utilisé comme condensateur. Il s’insère entre la tension d'alimentation et la sortie du circuit. Son rôle est simple : lorsqu'on utilise la sortie, le condensateur se vide, ce qui place la sortie à 1. le reste du temps, le condensateur est relié à la tension d'alimentation et se charge. Un circuit en logique dynamique effectue son travail en deux phases : une phase d'inactivité où il remplit ses condensateurs, et une phase où sa sortie fonctionne. Les deux phases sont appelées la '''phase de précharge''' et la '''phase d'évaluation'''. La succession de ces deux phases est réalisée par le signal d'horloge : la première phase a lieu quand le signal d'horloge est à 1, l'autre quand il est à 0.
Voici un exemple de porte NAND en logique dynamique MOS. La porte est alors réalisée avec des transistors NMOS et PMOS, le circuit ressemble à ce qu'on a en logique NMOS. En bas, on trouve les transistors NMOS pour relier la sortie au 0 volt. Mais au-dessus, on trouve un transistor CMOS qui remplace la résistance. Le fonctionnement du circuit est simple. Quand l'entrée ''clock'' est à 1, le condensateur se charge, les deux transistors NMOS sont déconnectés de la masse et le circuit est inactif. Puis, quand ''clock'' passe à 0, Le transistor PMOS se comporte en circuit ouvert, ce qui déconnecte la tension d'alimentation. Et son pseudo-condensateur se vide, ce qui fournit une tension d'alimentation de remplacement temporaire. Le transistor NMOS du bas se ferme, ce qui fait que les deux transistors A et B décident de si la sortie est connectée au 0 volt ou non. Si c'est le cas, le pseudo-condensateur se vide dans le 0 volt et la sortie est à 0. Sinon, le pseudo-condensateur se vide dans la sortie, ce qui la met à 1.
[[File:Dlnand.svg|centre|vignette|Porte NAND en logique CMOS.]]
Il est aussi possible de créer une bascule D en utilisant la logique dynamique. L'idée est de prendre une bascule D normale, mais d'ajouter un fonctionnement en deux étapes en ajoutant des transistors/interrupteurs. Pour rappel, une bascule D normale est composée de deux inverseurs reliés l'un à l'autre en formant une boucle, avec un multiplexeur pour permettre les écritures dans la boucle.
[[File:Implémentation conceptuelle d'une bascule D.png|centre|vignette|upright=2|Implémentation conceptuelle d'une bascule D]]
[[File:Animation du fonctionnement d'une bascule.gif|vignette|upright=2|Animation du fonctionnement de la bascule précédente.]]
Le circuit final ajoute deux transistors entre les inverseurs tête-bêche. Les transistors en question sont reliés à l'horloge, l'un étant ouvert quand l'autre est fermé. Grâce à eux, le bit mémorisé circule d'un inverseur à l'autre : il est dans le premier inverseur quand le signal d'horloge est à 1, dans l'autre inverseur quand il est à 0 (en fait son inverse, comme vous l'aurez compris). Le tout est illustré ci-contre. Cette implémentation a été utilisée autrefois, notamment dans le processeur Intel 8086.
[[File:Bascule D en logique Dynamique, avec entrée Enable.png|centre|vignette|upright=2|Bascule D en logique Dynamique, avec entrée Enable]]
Il existe une variante très utilisée, qui permet de remplacer le multiplexeur par un circuit légèrement plus simple. Avec elle, on a deux entrées pour commander la bascule, et non une seule entrée Enable. L'entrée Enable autorise les écriture, l'entrée Hold ferme la boucle qui relie la sortie du second inverseur au premier. Chaque entrée est associé à un transistor/interrupteur. Le transistor sur lequel on envoie l'entrée Enable se ferme uniquement lors des écritures et reste fermé sinon. À l'inverse, le transistor relié au signal Hold est fermé en permanence, sauf lors des écritures. En clair, les deux signaux sont l'inverse l'un de l'autre. Il permet de fermer le circuit, de bien relier les deux inverseurs en tête-bêche, sauf lors des écritures. On envoie donc l'inverse de l'entrée Enable sur ce transistor.
[[File:Bascule D en logique dynamique.png|centre|vignette|upright=2|Bascule D en logique dynamique]]
Une manière de comprendre le circuit précédent est de le comparer à celui avec le multiplexeur. Le multiplexeur est composé d'une porte NON et de deux transistors. Il se trouve que les deux transistors en question sont placés au même endroit que les transistors connectés aux signaux Hold et Enable. En prenant retirant la porte NON du multiplexeur, on se retrouve avec le circuit. Au lieu de prendre un Signal Enable qui commande les deux transistors, ce qui demande d'ajouter une porte NON vu que les deux transistors doivent faire l'inverse l'un de l'autre, on se contente d'envoyer deux signaux séparés pour commander chaque transistor indépendamment.
Des circuits nettement plus complexes peuvent être créés en logique dynamique. Pour les curieux, sachez que le ''barrel shifter'' du processeur Intel 386 était construit en logique dynamique. Le ''barrel shifter'' en question était un circuit capable de décaler des opérandes de 32 bits, ce qui était beaucoup pour l'époque. Il faisait environ 2000 transistors, ce qui correspondait à environ la moitié des transistors du CPU 6502 de Motorola, un CPU 8 bits. Et il aurait sans doute fait plus s'il n'avait pas utilisé la logique dynamique, ainsi que diverses optimisations. L'article suivant, assez complet, détaille ce circuit : [https://www.righto.com/2023/12/386-barrel-shifter.html Reverse engineering the barrel shifter circuit on the Intel 386 processor die ]
===Avantages et inconvénients===
Les circuits en logique dynamique sont opposés aux circuits en logique statique, ces derniers étant les circuits CMOS, PMOS, NMOS ou TTL vu jusqu'à présent. Les circuits dynamiques et statiques ont des différences notables, ainsi que des avantages et inconvénients divers. Si on devait résumer :
* la logique dynamique utilise généralement un peu plus de transistors qu'un circuit CMOS normal ;
* la logique dynamique est souvent très rapide par rapport à la concurrence, car elle n'utilise que des transistors NMOS, plus rapides ;
* la consommation d'énergie est généralement supérieure comparé au CMOS.
Un désavantage de la logique dynamique est qu'elle utilise plus de transistors. On économise certes des transistors MOS, mais il faut rajouter les transistors pour déconnecter les transistors NMOS de la masse (0 volt). Le second surcompense le premier.
Un autre désavantage est que le signal d'horloge ne doit pas tomber en-dessous d'une fréquence minimale. Avec une logique statique, on a une fréquence maximale, mais pas de fréquence minimale. Avec un circuit statique peut réduire la fréquence d'un circuit pour économiser de l'énergie, pour améliorer sa stabilité, et de nombreux processeurs modernes ne s'en privent pas. On peut même stopper le signal d'horloge et figer le circuit, ce qui permet de le mettre en veille, d'en stopper le fonctionnement, etc. Impossible avec la logique dynamique, qui demande de ne pas tomber sous la fréquence minimale. Cela a un impact sur la consommation d'énergie, sans compter que cela se marie assez mal avec certaines applications. Un processeur moderne ne peut pas être totalement fabriqué en logique dynamique, car il a besoin d'être mis en veille et qu'il a besoin de varier sa fréquence en fonction des besoins.
Le dernier désavantage implique l'arbre d'horloge, le système d'interconnexion qui distribue le signal d'horloge à toutes les bascules d'un circuit. L'arbre d'horloge est beaucoup plus compliqué avec la logique dynamique qu'avec la logique statique. Avec la logique statique, seules les bascules doivent recevoir le signal d'horloge, avec éventuellement quelques rares circuits annexes. Mais avec la logique dynamique, toutes les portes logiques doivent recevoir le signal d'horloge, ce qui rend la distribution de l'hrologe beaucoup plus compliquée. C'est un point qui fait que la logique dynamique est assez peu utilisée, et souvent limitée à quelques portions bien précise d'un processeur.
==La logique TTL : un apercu rapide==
Tous ce que nous avons vu depuis le début de ce chapitre porte sur les transistors MOS et les technologies associées. Mais les transistors MOS n'ont pas été les premiers inventés. Ils ont été précédés par les '''transistors bipolaires'''. Nous ne parlerons pas en détail du fonctionnement d'un transistor bipolaire, car celui-ci est extraordinairement compliqué. Cependant, nous devons parler rapidement de la logique TTL, qui permet de fabriquer des portes logiques avec ces transistors bipolaires. Là encore, rassurez-vous, nous n'allons pas voir comment fabriquer des portes logiques en logique TTL, cela serait trop compliqué, sans compter que le but n'est pas de faire un cours d'électronique. Mais nous devons fait quelques remarques et donner quelques explications superficielles.
La raison à cela est double. La première raison est que certains circuits présents dans les mémoires RAM sont fabriqués avec des transistors bipolaires. C'est notamment le cas des amplificateurs de lecture ou d'autres circuits de ce genre. De tels circuits ne peuvent pas être implémentés facilement avec des transistors CMOS et nous expliquerons rapidement pourquoi dans ce qui suit. La seconde raison est que ce cours parlera occasionnellement de circuits anciens et qu'il faut quelques bases sur le TTL pour en parler.
Dans la suite du cours, nous verrons occasionnellement quelques circuits anciens, pour la raison suivante : ils sont très simples, très pédagogiques, et permettent d'expliquer simplement certains concepts du cours. Rien de mieux que d'étudier des circuits réels pour donner un peu de chair à des explications abstraites. Par exemple, pour expliquer comment fabriquer une unité logique de calcul bit à bit, je pourrais utiliser l'exemple du Motorola MC14500B, un processeur 1 bit qui est justement une unité logique sous stéroïdes. Ou encore, dans le chapitre sur les circuits additionneurs, je parlerais du circuit additionneur présent dans l'Intel 8008 et dans l'Intel 4004, les deux premiers microprocesseurs commerciaux. Malheureusement, malgré leurs aspects pédagogiques indéniables, ces circuits ont le défaut d'être des circuits TTL. Ce qui est intuitif : les circuits les plus simples ont été inventés en premier et utilisent du TTL plus ancien. Beaucoup de ces circuits ont été inventés avant même que le CMOS ou même les transistors MOS existent. D'où le fait que nous devons faire quelques explications mineures sur le TTL.
===Les transistors bipolaires===
Les '''transistors bipolaires''' ressemblent beaucoup aux transistors MOS. Les transistors bipolaires ont trois broches, appelées le collecteur, la base et l'émetteur. Notez que ces trois termes sont différents de ceux utilisés pour les transistors MOS, où on parle de la grille, du drain et de la source.
Là encore, comme pour les transistors PMOS et NMOS, il existe deux types de transistors bipolaires : les NPN et les PNP. Là encore, il est possible de fabriquer une puce en utilisant seulement des NPN, seulement des PNP, ou en mixant les deux. Mais les ressemblances s'arrêtent là. La différence entre PNP et NPN tient dans la manière dont les courants entrent ou sortent du transistor. La flèche des symboles ci-dessous indique si le courant rentre ou sort par l'émetteur : il rentre pour un PNP, sort pour un NPN. Dans la suite du cours, nous n'utiliserons que des transistors NPN, les plus couramment utilisés.
{|
|[[File:BJT PNP symbol.svg|vignette|BJT PNP]]
|[[File:BJT NPN symbol.svg|vignette|BJT NPN]]
|}
Plus haut nous avons dit que les transistors CMOS sont des interrupteurs. La réalité est que tout transistor peut être utilisé de deux manières : soit comme interrupteur, soit comme amplificateur de tension/courant. Pour simplifier, le transistor bipolaire NPN prend en entrée un courant sur sa base et fournit un courant amplifié sur l'émetteur. Pour s'en servir comme amplificateur, il faut fournir une source de courant sur le collecteur. Le fonctionnement exact est cependant plus compliqué.
[[File:Transistor bipolaire, explication simplifiée de son fonctionnement.png|centre|vignette|upright=1.5|Transistor bipolaire, explication simplifiée de son fonctionnement]]
Les transistors bipolaires sont de bons amplificateurs, mais de piètres interrupteurs. À l'inverse, les transistors CMOS sont généralement de bons interrupteurs, mais de moyens amplificateurs. Pour des circuits numériques, la fonction d'interrupteur est clairement plus adaptée, car elle-même binaire (un transistor est fermé ou ouvert : deux choix possibles). Aussi, les circuits modernes privilégient des transistors CMOS aux transistors bipolaires. À l'inverse, la fonction d'amplification est adaptée aux circuits analogiques.
C'est pour ça que nous rencontrerons les transistors bipolaires soit dans des portions de l'ordinateur qui sont au contact de circuits analogiques. Pensez par exemple aux cartes sons ou au vieux écrans cathodiques, qui gèrent des signaux analogiques (le son pour la carte son, les signaux vidéo analogique pour les vieux écrans). On les croisera aussi dans les mémoires DRAM, dont la conception est un mix entre circuits analogiques et numériques. Nous les croiserons aussi dans de vieux circuits antérieurs aux transistors MOS. Les anciens circuits faisaient avec les transistors bipolaires car ils n'avaient pas le choix, mais ils ont été partiellement remplacés dès l'apparition des transistors CMOS.
===Les portes logiques complexes en TTL===
Le détail le plus important qui nous concernera dans la suite du cours est le suivant : on peut créer des portes logiques exceptionnellement complexes en TTL. Pour comprendre pourquoi, sachez qu'il existe des transistors bipolaires qui possèdent plusieurs émetteurs. Ils sont très utilisés pour fabriquer des portes logiques à plusieurs entrées. Les émetteurs correspondent alors à des entrées de la porte logique. Ainsi, une porte logique à plusieurs entrées se fait non pas en ajoutant des transistors, comme c'est le cas avec les transistors MOS, mais en ajoutant un émetteur sur un transistor. Cela permet à une porte NAND à trois entrées de n'utiliser que deux transistors bipolaires, au lieu de quatre transistors MOS.
[[File:Multiemitter Transistor.svg|centre|vignette|upright=1|Transistor bipolaire avec plusieurs émetteurs.]]
De plus, là où les logiques PMOS/NMOS/CMOS permettent de fabriquer les portes de base que nous avons précédemment, elles ne peuvent pas faire plus. Au pire, on peut implémenter des portes ET/OU/NAND/NOR à plusieurs entrées, mais pas plus. En TTL, on peut parfaitement créer des portes de type ET/OU/NON ou OU/ET/NON, avec seulement quatre transistors. Par exemple, une '''porte ET/OU/NON''' de type 2-2 entrées (pour rappel, qui effectue un ET par paire d’entrée puis fait un NOR entre le résultat des deux ET) est bien implémenté en une seule porte logique, pas en enchainant deux ou trois portes à la suite.
[[File:TTL AND-OR-INVERT 1961.png|centre|vignette|upright=2|TTL AND-OR-INVERT 1961]]
===Les désavantages et avantages des circuits TTL===
Pour résumer, le TTL à l'avantage de pouvoir fabriquer des portes logiques avec peu de transistors comparé au CMOS, surtout pour les portes logiques complexes. Et autant vous dire que les concepteurs de puce électroniques ne se gênaient pas pour utiliser ces portes complexes, capables de fusionner 3 à 5 portes en une seule : les économies de transistors étaient conséquentes.
Et pourtant, les circuits TTL étaient beaucoup plus gros que leurs équivalents CMOS. La raison est qu'un transistor bipolaire prend beaucoup de place : il est environ 10 fois plus gros qu'un transistor MOS. Autant dire que les économies réalisées avec des portes logiques complexes ne faisaient que compenser la taille énorme des transistors bipolaires. Et encore, cette compensation n'était que partielle, ce qui fait que les circuits PMOS/NMOS/CMOS se miniaturisent beaucoup plus facilement. Un avantage pour le transistor MOS !
De plus, les schémas précédents montrent que les portes logiques en TTL utilisent une résistance, elle aussi difficile à miniaturiser. Et cette résistance est parcourue en permanence par un courant, ce qui fait qu'elle consomme de l'énergie et chauffe. C'est la même chose en logique NMOS et PMOS, ce qui explique leur forte consommation d'énergie. Les circuits TTL ont donc le même problème.
[[File:TTL Input voltage.svg|vignette|upright=0.5|TTL voltage.]]
Un autre défaut est lié à la une tension d'alimentation. Les circuits TTL utilisent une tension d'alimentation de 5 volts, alors que les circuits CMOS ont une tension d'alimentation beaucoup plus variable. Les circuits CMOS vont de 3 volts à 18 volts pour les circuits commerciaux, avec des tensions de 1 à 3 volts pour les circuits optimisés. Les circuits CMOS sont généralement bien optimisés et utilisent une tension d'alimentation plus basse que les circuits TTL, ce qui fait qu'ils consomment moins d'énergie et de courant.
De plus, rappelons que coder un zéro demande que la tension soit sous un seuil, alors que coder un 1 demande qu'elle dépasse un autre seuil, avec une petite marge de sécurité entre les deux. Les seuils en question sont indiqués dans le diagramme ci-dessous. Il s'agit des seuils VIH et VIL. On voit que sur les circuits TTL, la marge de sécurité est plus faible qu'avec les circuits CMOS. De plus, les marges sont bien équilibrées en CMOS, à savoir que la marge de sécurité est en plein milieu entre la tension max et le zéro volt. Avec le TTL normal, la marge de sécurité est très proche du zéro volt. Un 1 est codé par une tension entre 2 et 5 volts en TTL ! Une version améliorée du TTL, le LVTTL, corrige ce défaut. Elle baisse la tension d'alimentation à 3,3 Volts, mais elle demande des efforts de fabrication conséquents.
[[File:Niveaux logiques CMOS-TTL-LVTTL.png|centre|vignette|upright=2|Niveaux logiques CMOS-TTL-LVTTL]]
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Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits de conversion analogique-numérique
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Dans ce chapitre, nous allons voir un dernier type de circuits, qui font les conversion entre de l'analogique et du numérique. Il en existe deux types . Le circuit qui convertit un signal analogique en signal numérique cela est un CAN ('''convertisseur analogique-numérique'''). Le circuit qui fait la conversion inverse est un CNA ('''convertisseur numérique-analogique''').
[[File:CAN & CNA.png|centre|vignette|upright=2.5|CAN & CNA]]
De nos jours, les CNA et CAN sont surtout utilisés dans les cartes son. Elle intègrent un un CAN pour convertir le signal provenant d'un microphone en un signal numérique utilisable par l'ordinateur, ainsi qu'un CNA qui produit un signal analogique à destination des haut-parleurs.
[[File:VGA-Buchse.JPG|vignette|Connecteur VGA]]
Les anciennes cartes graphiques incorporaient aussi un CNA dans l'interface avec l'écran. Les anciens écrans CRT avaient des entrées analogiques, connues sous le nom de connecteur VGA. C'est le fameux connecteur bleu typique des anciens écrans, qui tend de plus en plus à disparaitre. Pour s'interfacer à l'entrée VGA, la carte graphique incorporait un circuit CNA pour transformer les pixels encodés en numérique en signaux analogiques compatibles avec l'entrée VGA. Le CNA était souvent appelé le RAMDAC.
==Le convertisseur numérique-analogique==
Les CNA sont plus simples à étudier que les CAN, ce qui fait que nous allons les voir en premier. Les CNA convertissent un nombre en binaire codé sur <math>N</math> bits en tension analogique. la tension de sortie est comprise dans un intervalle, qui va du 0 volts à une tension maximale <math>U_{max}</math>. Un 0 binaire sera convertie en une tension de 0 volts, tandis que la valeur binaire <math>2^N - 1</math> est codée avec la tension maximale. Tout nombre entre les deux est compris entre la tension maximale et minimale.
[[File:8 bit DAC.svg|centre|vignette|upright=1.5|CNA de 8 bits.]]
[[File:2-bit parallel flash AD converter thermometric scale.png|vignette|Exemple avec un CNA de 2 bits : chaque nombre binaire de 2 bits correspond à un intervalle de tension précis, tous identiques.]]
La relation entre entrée numérique et tension de sortie varie pas mal selon le CNA, mais la plupart sont des convertisseurs dits linéaires. L'idée est que si on incrémente l'entrée, la tension de sortie augmente toujours d'un '''quantum de tension''' et vaut <math>U_{max} \over 2^N</math>. Il s'agit de la différence de tension minimale que l'on obtient en changeant l'entrée. Par exemple, supposons qu'un 5 et un 6 en binaire donneront des tensions différentes de 1 volt. Alors ce sera la même différence de tension entre un 10 binaire et un 11, entre un 1000 et 1001, etc. Pour résumer, la tension de sortie est proportionnelle au nombre à convertir, le coefficient de proportionnalité est le quantum de tension.
[[File:Linear DA converter ideal characteristic.svg|centre|vignette|upright=1|CNA linéaire.]]
Un CNA peut être construit de diverses manières, qui utilisent toutes des composants analogiques nommés résistances et amplificateurs analogiques, que vous avez certainement vu en cours de collège ou de lycée.
Le premier type de CNA, les '''CNA uniformes''' utilise autant de générateurs de tension qu'il y a de valeurs possibles en sortie. En clair, ce CNA possède <math>2^N</math> générateurs de tension (en comptant la masse et la tension d'alimentation). L'idée est de connecter le générateur qui fournit la tension de sortie et de déconnecter les autres. Chaque connexion/déconnexion se fait par l'intermédiaire d'un interrupteur commandable, comme un transistor. Pour faire le lien entre chaque transistor et la valeur binaire, on utilise un décodeur. Il suffit de relier chaque sortie du décodeur (qui correspond à une entrée unique) au transistor (la tension) qui correspond.
[[File:CNA uniforme (non-pondéré).png|centre|vignette|upright=1.5|CNA uniforme (non-pondéré).]]
Les '''CNA pondérés''' réduisent le nombre de tensions à implémenter. Partons d'un nombre binaire de <math>N</math> bits <math>a_N, a_{n-1}, a_{N-2}, ..., a_2, a_1, a_0</math>. Si le bit <math>a_0</math> correspond à un quantum de tension <math>U</math>, alors la tension correspondant au bit <math>a_1</math> est de <math>2 U</math>, celle de <math>a_2</math> est de <math>4 U</math>, etc. Une fois chaque bit convertit en tension, il suffit d'additionner les tension obtenues pour obtenir la tension finale. Toute la difficulté est de convertir chaque bit en tension, puis d'additionner le tout. C’est surtout l'addition des tensions qui pose problème, ce qui fait que la plupart des circuits convertit les bits en courants, plus faciles à additionner, avant de convertir le résultat final en tension. Dans ce qui va suivre, nous allons voir deux circuits : les CNA pondérés à résistances équilibrées et non-équilibrées.
{|class="wikitable"
|[[File:DigitalAnalogEmsetzer1.png|CNA à résistances non-équilibrées.]]
|[[File:R2r-netzwierk1.jpg|CNA à résistances équilibrées.]]
|}
Le circuit suivant utilise des résistances pour convertir un bit en un courant proportionnel à sa valeur. Rappelons que chaque bit est codé par une tension égale à la tension d'alimentation (pour un 1) ou un 0 volt (pour un 0). Cette tension est convertie en courant par un interrupteur, une tension et une résistance. Le courant est obtenu en faisant passer une tension à travers une résistance, l'interrupteur ouvrant ou fermant le circuit selon le bit à coder. Quand le bit est de zéro, l'interrupteur s'ouvre, et le courant ne passe pas : il vaut 0. Quand le bit est à 1, l'interrupteur se ferme et le courant est alors mis à sa valeur de conversion. La valeur de la résistance permet de multiplier chaque bit par son poids (par 1, 2, 4, , 16, ...) : c'est pour cela qu'il y a des résistances de valeur R, 2R, 4R, 8R, etc. Les courants en sortie de chaque résistance sont ensuite additionnés par le reste du circuit, avant d'être transformé en une tension proportionnelle.
[[File:Convertisseur numérique-analogique.PNG|centre|vignette|upright=2|Convertisseur numérique-analogique]]
Le circuit précédent a pour défaut d'utiliser des résistances de valeurs fort différentes : R, 2R, 4R, etc. Mais la valeur d'une résistance est rarement très fiable, surtout quand on commence à utiliser des résistances assez fortes. Chaque résistance a une petit marge d'erreur, qui fait que sa résistance véritable n'est pas tout à fait égale à sa valeur idéale. Avec des résistances fort variées, les marges d'erreurs s'accumulent et influencent le fonctionnement du circuit. Si on veut un circuit réellement fiable, il vaut mieux utiliser des résistances qui ont des marges d'erreur similaires. Et qui dit marges d'erreur similaire dit résistances de valeur similaires. Pas question d'utiliser une résistance de valeur R avec une autre de valeur 16R ou 32R. Pour éviter cela, on doit modifier le circuit précédent de manière à utiliser des résistances de même valeur ou presque. Cela donne le circuit suivant.
[[File:Convertisseur numérique analogique R-2R.PNG|centre|vignette|upright=2|Convertisseur numérique analogique R-2R]]
==Le convertisseur analogique-numérique==
Les convertisseurs analogique-numérique convertissent une tension en un nombre binaire codé sur <math>N</math> bits. Comme pour les CNA, la tension d'entrée peut prendre toutes les valeurs dans un intervalle de tension allant de 0 à une tension maximale. L'intervalle de tension est découpé en sous-intervalles de même taille, chacun se voyant attribuer un nombre binaire. Si la tension d'entrée tombe dans un de ces intervalle, le nombre binaire en sortie est celui qui correspond à cet intervalle. Des intervalles consécutifs correspondent à des nombres binaires consécutifs, le premier intervalle codant un 0 et le dernier le nombre <math>2^N - 1</math>. En clair, le nombre binaire est plus ou moins proportionnel à la tension d'entrée. La taille de chaque intervalle est appelé le quantum de tension, comme pour les CNA.
La conversion d'un signal analogique se fait en plusieurs étapes. La toute première consiste à mesurer régulièrement le signal analogique, pour déterminer sa valeur. Il est en effet impossible de faire la conversion au fil de l'eau, en temps réel. À la place, on doit échantillonner à intervalle réguliers la tension, pour ensuite la convertir. La seconde étape consiste à convertir celle-ci en un signal numérique, un signal discret. Enfin, ce dernier est convertit en binaire. Ces trois étapes portent le nom d’échantillonnage, la quantification et le codage.
{|
|[[File:Sampled.signal.svg|vignette|signal échantillonné.]]
|[[File:Digital.signal.discret.svg|vignette|Signal discrétisé.]]
|}
===L'échantillonnage===
L’échantillonnage mesure régulièrement le signal analogique, afin de fournir un flux de valeurs à convertir en numérique. Il a lieu régulièrement, ce qui signifie que le temps entre deux mesures est le même. Ce temps entre deux mesures est appelée la période d'échantillonnage, notée <math>T_e</math>. Le nombre de fois que la tension est mesurée par seconde s'appelle la '''fréquence d'échantillonnage'''. Elle n'est autre que l'inverse de la période d’échantillonnage : <math>f_e = \frac{1}{T_e}</math>. Plus celle-ci est élevée, plus la conversion sera de bonne qualité et fidèle au signal original. Les deux schémas ci-dessous montrent ce qui se passe quand on augmente la fréquence d’échantillonnage : le signal à gauche est échantillonné à faible fréquence, alors que le second l'est à une fréquence plus haute.
{|
|[[File:Digital.signal.svg|vignette|Signal échantillonné à basse fréquence.]]
|[[File:Quantized.signal.svg|vignette|Signal échantillonné à haute fréquence.]]
|}
L’échantillonnage est réalisé par un circuit appelé l’'''échantillonneur-bloqueur'''. L'échantillonneur-bloqueur le plus simple ressemble au circuit du schéma ci-dessous. Les triangles de ce schéma sont ce qu'on appelle des amplificateurs opérationnels, mais on n'a pas vraiment à s'en préoccuper. Dans ce montage, ils servent juste à isoler le condensateur du reste du circuit, en ne laissant passer les tensions que dans un sens. L'entrée C est reliée à un signal d'horloge qui ouvre ou ferme l'interrupteur à fréquence régulière. La tension va remplir le condensateur quand l'interrupteur se ferme. Une fois le condensateur remplit, l'interrupteur est déconnecté isolant le condensateur de la tension d'entrée. Celui-ci mémorisera alors la tension d'entrée jusqu'au prochain échantillonnage.
[[File:Sample-hold-circuit.svg|centre|vignette|Echantillonneur-bloqueur.]]
===La quantification et le codage===
Le signal échantillonné est ensuite convertit en un signal numérique, codé sur plusieurs bits. Le nombre de bits du résultat est ce qu'on appelle la '''résolution du CAN'''. Plus celle-ci est important,e plus le signal codé sera fidèle au signal d'origine. La précision du CAN sera plus importante avec une résolution importante. Malgré tout, un signal analogique ne peut pas être traduit en numérique sans pertes, l'infinité de valeurs d'un intervalle de tension ne pouvant être codé sur un nombre fini de bits. La tension envoyée va ainsi être arrondie à une tension qui peut être traduite en un entier sans problème. Cette perte de précision va donner lieu à de petites imprécisions qui forment ce qu'on appelle le '''bruit de quantification'''. Plus le nombre de bits utilisé pour encoder la valeur numérique est élevée, plus ce bruit est faible.
[[File:ADC voltage resolution.svg|centre|vignette|upright=1.5|Résolution d'un CAN.]]
====Le CAN Flash====
Un CAN peut être construit de diverses manières, à partir de composants nommés résistances et amplificateurs analogiques. Par exemple, voici à quoi ressemble un '''CAN Flash''', le type de CAN le plus performant. C'est aussi le plus simple à comprendre, bizarrement. Pour comprendre comment celui-ci fonctionne, précisons que le CAN code la tension analogique sur <math>N</math> bits, soit des valeurs comprises entre 0 et <math>2^N - 1</math>. Chaque nombre binaire est associée à la tension d'entrée qui correspond. L'idée est de comparer la tension avec toutes les <math>2^N</math> valeurs de tension correspondantes. On utilise pour cela un comparateur pour chaque tension, qui fournit un résultat codé sur un bit : ce dernier vaut 1 si la tension d'entrée est supérieure à la valeur, 0 sinon. Les résultats de chaque comparateur sont combinés entre eux pour déterminer la tension la plus grande qui est proche du résultat. La combinaison des résultats est réalisée avec un encodeur à priorité. Les résultats des comparateurs sont envoyés sur l'entrée adéquate de l'encodeur, qui convertit aussi cette tension en nombre binaire.
[[File:Comparateur flash.PNG|centre|vignette|upright=2|Comparateur flash]]
Ce circuit, bien que très simple, a cependant de nombreux défauts. Le principal est qu'il prend beaucoup de place : les comparateurs de tension sont des dispositifs encombrants, sans compter l'encodeur. Mais le défaut principal est le nombre de comparateurs à utiliser. Sachant qu'il en faut un par valeur, on doit utiliser <math>2^N</math> comparateurs pour un CAN de <math>N</math> bits. En clair, le nombre de comparateurs à utiliser croît exponentiellement avec le nombre de bits. En conséquence, les CAN Flash ne sont utilisables que pour de petits convertisseurs, limités à quelques bits. Mais il existe des CAN construits autrement qui n'ont pas ce genre de problèmes.
====Le CAN simple rampe====
Le '''CAN simple rampe''' est un CAN construit avec un compteur, un générateur de tension, un comparateur de tension et un signal d'horloge. L'idée derrière ce circuit est assez simple : au lieu de faire toutes les comparaisons en parallèle, comme avec un CAN Flash, celles-ci sont faites une par une, une tension après l'autre. Ce faisant, on n'a besoin que d'un seul comparateur de tension. Les tensions sont générées successivement par un générateur de rampe, à savoir un circuit qui crée une tension qui croit linéairement. La tension en sortie du générateur de rampe commence à 0, puis monte régulièrement jusqu’à une valeur maximale. Celle-ci est alors comparée à la tension d'entrée. Tant que la tension générée est plus faible, la sortie du comparateur est à 0. Quand la tension en sortie du générateur de rampe dépasse à la tension d'entrée, le comparateur renvoie un 1.
Tout ce système permet de faire les comparaisons de tension, mais il n'est alors plus possible d'utiliser un encodeur pour faire la traduction (tension -> nombre binaire). L'encodeur est remplacé par un autre circuit, qui n'est autre que le compteur. Le compteur est initialisé à 0, mais est incrémenté régulièrement, ce qui fait qu'il balaye toutes les valeurs que peut prendre la sortie numérique. L'idée est que le compteur et la tension du générateur de rampe se suivent : quand l'un augmente, l'autre augmente dans la même proportion. Ainsi, la valeur dans le compteur correspondra systématiquement à la tension de sortie du générateur. Pour cela, on synchronise les deux circuits avec un signal d'horloge. À chaque cycle, le compteur est incrémenté, tandis que le générateur augmente d'un quantum de tension. Ce faisant, quand le comparateur renverra un 0, on saura que la tension d'entrée est égale à celle du générateur. Au même cycle d'horloge, le compteur contient la valeur binaire qui lui correspond. Il suffit alors d’arrêter le compteur et de recopier son contenu sur la sortie.
[[File:Comparateur simple rampe.png|centre|vignette|upright=2|Comparateur simple rampe.]]
Ce CAN a l'avantage de prendre bien moins de place que son prédécesseur, sans compter qu'il utilise très peu de circuits. Pas besoin de beaucoup de comparateurs de tension, ni d'un encodeur très compliqué : quelques circuits très simples et peu encombrants suffisent. Ce qui est un avantage certain pour les CAN avec beaucoup de bits. Mais ce CAN a cependant des défauts assez importants. Le défaut principal de ce CAN est qu'il est très lent. Déjà, la conversion est plus rapide pour les tensions faibles, mais très lente pour les grosses tensions, vu qu'il faut balayer les tensions unes par unes. On gagne en place ce qu'on perd en vitesse.
====Le CAN delta====
Le '''CAN delta''' peut être vu comme une amélioration du circuit précédent. Il est lui aussi organisé autour d'un compteur, initialisé à 0, qui est incrémenté jusqu'à tomber sur la valeur de sortie. Encore une fois, ce compteur contient un nombre binaire et celui-ci est associé à une tension équivalente. Sauf que cette fois-ci, la tension équivalente n'est pas générée par un générateur synchronisé avec le compteur, mais directement à partir du compteur lui-même. Le compteur relié à un CNA, qui génère la tension équivalente. La tension équivalente est alors comparée avec la tension d'entrée, et le comparateur commande l'incrémentation du compteur, comme dans le circuit précédent.
[[File:Convertisseur CAN de type Delta.png|centre|vignette|upright=1.5|Convertisseur CAN de type Delta.]]
====Le CAN par approximations successives====
Le '''CAN par approximations successives''' effectue une comparaison par étapes, en suivant une procédure dite de dichotomie. Chaque étape correspond à un cycle d'horloge du CAN, qui met donc plusieurs cycles d'horloges pour faire une conversion. Le CAN essaye d'encadrer la tension dans un intervalle, est divisé en deux à chaque étape. L'intervalle à la première étape est de [0 , Tension maximale en entrée ], puis il se réduit progressivement, jusqu'à atteindre un encadrement suffisant, compatible avec la résolution du CAN. À chaque étape, le CAN découpe l'intervalle en deux parties égales, séparées au niveau d'une ''tension médiane''. Il compare l'entrée à la tension médiane et en déduit un bit du résultat, qui est ajouté dans un registre à décalage.
Pour comprendre le concept, prenons l’exemple d'un CAN qui prend en entrée une tension comprise entre 0 et 5 Volts.
* Lors de la première étape, le CAN vérifie si la tension d'entrée est supérieure/inférieure à 2,5 V.
* Lors de la seconde étape, il vérifie si la tension d'entrée est supérieure/inférieure 3,75 V ou de 1,25 Volts, selon le résultat de l'étape précédente : 1,25 V si l'entrée est inférieure à 2,5 V, 3,75 V si elle est supérieure.
* Et on procède sur le même schéma, jusqu’à la dernière étape.
Pour faire son travail, ce CAN comprend un comparateur, un registre et un CNA. Le comparateur est utilisé pour comparer la tension d'entrée avec la tension médiane. Le registre à décalage sert à accumuler les bits calculés à chaque étape, dans le bon ordre. En réfléchissant un petit peu, on devine que les bits sont calculés en partant du bit de poids fort vers le bit de poids faible : le bit de poids fort est calculé dans la première étape, le bit de poids faible lors de la dernière, .... Le CNA sert à générer la tension médiane de chaque étape, à partir de la valeur du registre. L'ensemble est organisé comme illustré dans le schéma ci-dessous.
[[File:SA ADC block diagram.png|centre|vignette|upright=2.0|CAN à approximations successives.]]
Voici une animation du CAN à approximation succesive en fonctionnement :
[[File:4-bit Successive Approximation DAC.gif|centre|vignette|upright=2.0|4-bit Successive Approximation DAC]]
<noinclude>
{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les circuits de calcul trigonométriques
| prevText=Les circuits de calcul trigonométriques
| next=Les transistors et portes logiques
| nextText=Les transistors et portes logiques
}}
</noinclude>
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text/x-wiki
Dans cette annexe, nous allons voir les circuits qui font la conversion entre de l'analogique et du numérique. Il en existe deux types. Le circuit qui convertit un signal analogique en signal numérique cela est un CAN ('''convertisseur analogique-numérique'''). Le circuit qui fait la conversion inverse est un CNA ('''convertisseur numérique-analogique''').
[[File:CAN & CNA.png|centre|vignette|upright=2.5|CAN & CNA]]
De nos jours, les CNA et CAN sont surtout utilisés dans les cartes son. Elle intègrent un un CAN pour convertir le signal provenant d'un microphone en un signal numérique utilisable par l'ordinateur, ainsi qu'un CNA qui produit un signal analogique à destination des haut-parleurs.
[[File:VGA-Buchse.JPG|vignette|Connecteur VGA]]
Les anciennes cartes graphiques incorporaient aussi un CNA dans l'interface avec l'écran. Les anciens écrans CRT avaient des entrées analogiques, connues sous le nom de connecteur VGA. C'est le fameux connecteur bleu typique des anciens écrans, qui tend de plus en plus à disparaitre. Pour s'interfacer à l'entrée VGA, la carte graphique incorporait un circuit CNA pour transformer les pixels encodés en numérique en signaux analogiques compatibles avec l'entrée VGA. Le CNA était souvent appelé le RAMDAC.
==Le convertisseur numérique-analogique==
Les CNA sont plus simples à étudier que les CAN, ce qui fait que nous allons les voir en premier. Les CNA convertissent un nombre en binaire codé sur <math>N</math> bits en tension analogique. la tension de sortie est comprise dans un intervalle, qui va du 0 volts à une tension maximale <math>U_{max}</math>. Un 0 binaire sera convertie en une tension de 0 volts, tandis que la valeur binaire <math>2^N - 1</math> est codée avec la tension maximale. Tout nombre entre les deux est compris entre la tension maximale et minimale.
[[File:8 bit DAC.svg|centre|vignette|upright=1.5|CNA de 8 bits.]]
[[File:2-bit parallel flash AD converter thermometric scale.png|vignette|Exemple avec un CNA de 2 bits : chaque nombre binaire de 2 bits correspond à un intervalle de tension précis, tous identiques.]]
La relation entre entrée numérique et tension de sortie varie pas mal selon le CNA, mais la plupart sont des convertisseurs dits linéaires. L'idée est que si on incrémente l'entrée, la tension de sortie augmente toujours d'un '''quantum de tension''' et vaut <math>U_{max} \over 2^N</math>. Il s'agit de la différence de tension minimale que l'on obtient en changeant l'entrée. Par exemple, supposons qu'un 5 et un 6 en binaire donneront des tensions différentes de 1 volt. Alors ce sera la même différence de tension entre un 10 binaire et un 11, entre un 1000 et 1001, etc. Pour résumer, la tension de sortie est proportionnelle au nombre à convertir, le coefficient de proportionnalité est le quantum de tension.
[[File:Linear DA converter ideal characteristic.svg|centre|vignette|upright=1|CNA linéaire.]]
Un CNA peut être construit de diverses manières, qui utilisent toutes des composants analogiques nommés résistances et amplificateurs analogiques, que vous avez certainement vu en cours de collège ou de lycée.
Le premier type de CNA, les '''CNA uniformes''' utilise autant de générateurs de tension qu'il y a de valeurs possibles en sortie. En clair, ce CNA possède <math>2^N</math> générateurs de tension (en comptant la masse et la tension d'alimentation). L'idée est de connecter le générateur qui fournit la tension de sortie et de déconnecter les autres. Chaque connexion/déconnexion se fait par l'intermédiaire d'un interrupteur commandable, comme un transistor. Pour faire le lien entre chaque transistor et la valeur binaire, on utilise un décodeur. Il suffit de relier chaque sortie du décodeur (qui correspond à une entrée unique) au transistor (la tension) qui correspond.
[[File:CNA uniforme (non-pondéré).png|centre|vignette|upright=1.5|CNA uniforme (non-pondéré).]]
Les '''CNA pondérés''' réduisent le nombre de tensions à implémenter. Partons d'un nombre binaire de <math>N</math> bits <math>a_N, a_{n-1}, a_{N-2}, ..., a_2, a_1, a_0</math>. Si le bit <math>a_0</math> correspond à un quantum de tension <math>U</math>, alors la tension correspondant au bit <math>a_1</math> est de <math>2 U</math>, celle de <math>a_2</math> est de <math>4 U</math>, etc. Une fois chaque bit convertit en tension, il suffit d'additionner les tension obtenues pour obtenir la tension finale. Toute la difficulté est de convertir chaque bit en tension, puis d'additionner le tout. C’est surtout l'addition des tensions qui pose problème, ce qui fait que la plupart des circuits convertit les bits en courants, plus faciles à additionner, avant de convertir le résultat final en tension. Dans ce qui va suivre, nous allons voir deux circuits : les CNA pondérés à résistances équilibrées et non-équilibrées.
{|class="wikitable"
|[[File:DigitalAnalogEmsetzer1.png|CNA à résistances non-équilibrées.]]
|[[File:R2r-netzwierk1.jpg|CNA à résistances équilibrées.]]
|}
Le circuit suivant utilise des résistances pour convertir un bit en un courant proportionnel à sa valeur. Rappelons que chaque bit est codé par une tension égale à la tension d'alimentation (pour un 1) ou un 0 volt (pour un 0). Cette tension est convertie en courant par un interrupteur, une tension et une résistance. Le courant est obtenu en faisant passer une tension à travers une résistance, l'interrupteur ouvrant ou fermant le circuit selon le bit à coder. Quand le bit est de zéro, l'interrupteur s'ouvre, et le courant ne passe pas : il vaut 0. Quand le bit est à 1, l'interrupteur se ferme et le courant est alors mis à sa valeur de conversion. La valeur de la résistance permet de multiplier chaque bit par son poids (par 1, 2, 4, , 16, ...) : c'est pour cela qu'il y a des résistances de valeur R, 2R, 4R, 8R, etc. Les courants en sortie de chaque résistance sont ensuite additionnés par le reste du circuit, avant d'être transformé en une tension proportionnelle.
[[File:Convertisseur numérique-analogique.PNG|centre|vignette|upright=2|Convertisseur numérique-analogique]]
Le circuit précédent a pour défaut d'utiliser des résistances de valeurs fort différentes : R, 2R, 4R, etc. Mais la valeur d'une résistance est rarement très fiable, surtout quand on commence à utiliser des résistances assez fortes. Chaque résistance a une petit marge d'erreur, qui fait que sa résistance véritable n'est pas tout à fait égale à sa valeur idéale. Avec des résistances fort variées, les marges d'erreurs s'accumulent et influencent le fonctionnement du circuit. Si on veut un circuit réellement fiable, il vaut mieux utiliser des résistances qui ont des marges d'erreur similaires. Et qui dit marges d'erreur similaire dit résistances de valeur similaires. Pas question d'utiliser une résistance de valeur R avec une autre de valeur 16R ou 32R. Pour éviter cela, on doit modifier le circuit précédent de manière à utiliser des résistances de même valeur ou presque. Cela donne le circuit suivant.
[[File:Convertisseur numérique analogique R-2R.PNG|centre|vignette|upright=2|Convertisseur numérique analogique R-2R]]
==Le convertisseur analogique-numérique==
Les convertisseurs analogique-numérique convertissent une tension en un nombre binaire codé sur <math>N</math> bits. Comme pour les CNA, la tension d'entrée peut prendre toutes les valeurs dans un intervalle de tension allant de 0 à une tension maximale. L'intervalle de tension est découpé en sous-intervalles de même taille, chacun se voyant attribuer un nombre binaire. Si la tension d'entrée tombe dans un de ces intervalle, le nombre binaire en sortie est celui qui correspond à cet intervalle. Des intervalles consécutifs correspondent à des nombres binaires consécutifs, le premier intervalle codant un 0 et le dernier le nombre <math>2^N - 1</math>. En clair, le nombre binaire est plus ou moins proportionnel à la tension d'entrée. La taille de chaque intervalle est appelé le quantum de tension, comme pour les CNA.
La conversion d'un signal analogique se fait en plusieurs étapes. La toute première consiste à mesurer régulièrement le signal analogique, pour déterminer sa valeur. Il est en effet impossible de faire la conversion au fil de l'eau, en temps réel. À la place, on doit échantillonner à intervalle réguliers la tension, pour ensuite la convertir. La seconde étape consiste à convertir celle-ci en un signal numérique, un signal discret. Enfin, ce dernier est convertit en binaire. Ces trois étapes portent le nom d’échantillonnage, la quantification et le codage.
{|
|[[File:Sampled.signal.svg|vignette|signal échantillonné.]]
|[[File:Digital.signal.discret.svg|vignette|Signal discrétisé.]]
|}
===L'échantillonnage===
L’échantillonnage mesure régulièrement le signal analogique, afin de fournir un flux de valeurs à convertir en numérique. Il a lieu régulièrement, ce qui signifie que le temps entre deux mesures est le même. Ce temps entre deux mesures est appelée la période d'échantillonnage, notée <math>T_e</math>. Le nombre de fois que la tension est mesurée par seconde s'appelle la '''fréquence d'échantillonnage'''. Elle n'est autre que l'inverse de la période d’échantillonnage : <math>f_e = \frac{1}{T_e}</math>. Plus celle-ci est élevée, plus la conversion sera de bonne qualité et fidèle au signal original. Les deux schémas ci-dessous montrent ce qui se passe quand on augmente la fréquence d’échantillonnage : le signal à gauche est échantillonné à faible fréquence, alors que le second l'est à une fréquence plus haute.
{|
|[[File:Digital.signal.svg|vignette|Signal échantillonné à basse fréquence.]]
|[[File:Quantized.signal.svg|vignette|Signal échantillonné à haute fréquence.]]
|}
L’échantillonnage est réalisé par un circuit appelé l’'''échantillonneur-bloqueur'''. L'échantillonneur-bloqueur le plus simple ressemble au circuit du schéma ci-dessous. Les triangles de ce schéma sont ce qu'on appelle des amplificateurs opérationnels, mais on n'a pas vraiment à s'en préoccuper. Dans ce montage, ils servent juste à isoler le condensateur du reste du circuit, en ne laissant passer les tensions que dans un sens. L'entrée C est reliée à un signal d'horloge qui ouvre ou ferme l'interrupteur à fréquence régulière. La tension va remplir le condensateur quand l'interrupteur se ferme. Une fois le condensateur remplit, l'interrupteur est déconnecté isolant le condensateur de la tension d'entrée. Celui-ci mémorisera alors la tension d'entrée jusqu'au prochain échantillonnage.
[[File:Sample-hold-circuit.svg|centre|vignette|Echantillonneur-bloqueur.]]
===La quantification et le codage===
Le signal échantillonné est ensuite convertit en un signal numérique, codé sur plusieurs bits. Le nombre de bits du résultat est ce qu'on appelle la '''résolution du CAN'''. Plus celle-ci est important,e plus le signal codé sera fidèle au signal d'origine. La précision du CAN sera plus importante avec une résolution importante. Malgré tout, un signal analogique ne peut pas être traduit en numérique sans pertes, l'infinité de valeurs d'un intervalle de tension ne pouvant être codé sur un nombre fini de bits. La tension envoyée va ainsi être arrondie à une tension qui peut être traduite en un entier sans problème. Cette perte de précision va donner lieu à de petites imprécisions qui forment ce qu'on appelle le '''bruit de quantification'''. Plus le nombre de bits utilisé pour encoder la valeur numérique est élevée, plus ce bruit est faible.
[[File:ADC voltage resolution.svg|centre|vignette|upright=1.5|Résolution d'un CAN.]]
====Le CAN Flash====
Un CAN peut être construit de diverses manières, à partir de composants nommés résistances et amplificateurs analogiques. Par exemple, voici à quoi ressemble un '''CAN Flash''', le type de CAN le plus performant. C'est aussi le plus simple à comprendre, bizarrement. Pour comprendre comment celui-ci fonctionne, précisons que le CAN code la tension analogique sur <math>N</math> bits, soit des valeurs comprises entre 0 et <math>2^N - 1</math>. Chaque nombre binaire est associée à la tension d'entrée qui correspond. L'idée est de comparer la tension avec toutes les <math>2^N</math> valeurs de tension correspondantes. On utilise pour cela un comparateur pour chaque tension, qui fournit un résultat codé sur un bit : ce dernier vaut 1 si la tension d'entrée est supérieure à la valeur, 0 sinon. Les résultats de chaque comparateur sont combinés entre eux pour déterminer la tension la plus grande qui est proche du résultat. La combinaison des résultats est réalisée avec un encodeur à priorité. Les résultats des comparateurs sont envoyés sur l'entrée adéquate de l'encodeur, qui convertit aussi cette tension en nombre binaire.
[[File:Comparateur flash.PNG|centre|vignette|upright=2|Comparateur flash]]
Ce circuit, bien que très simple, a cependant de nombreux défauts. Le principal est qu'il prend beaucoup de place : les comparateurs de tension sont des dispositifs encombrants, sans compter l'encodeur. Mais le défaut principal est le nombre de comparateurs à utiliser. Sachant qu'il en faut un par valeur, on doit utiliser <math>2^N</math> comparateurs pour un CAN de <math>N</math> bits. En clair, le nombre de comparateurs à utiliser croît exponentiellement avec le nombre de bits. En conséquence, les CAN Flash ne sont utilisables que pour de petits convertisseurs, limités à quelques bits. Mais il existe des CAN construits autrement qui n'ont pas ce genre de problèmes.
====Le CAN simple rampe====
Le '''CAN simple rampe''' est un CAN construit avec un compteur, un générateur de tension, un comparateur de tension et un signal d'horloge. L'idée derrière ce circuit est assez simple : au lieu de faire toutes les comparaisons en parallèle, comme avec un CAN Flash, celles-ci sont faites une par une, une tension après l'autre. Ce faisant, on n'a besoin que d'un seul comparateur de tension. Les tensions sont générées successivement par un générateur de rampe, à savoir un circuit qui crée une tension qui croit linéairement. La tension en sortie du générateur de rampe commence à 0, puis monte régulièrement jusqu’à une valeur maximale. Celle-ci est alors comparée à la tension d'entrée. Tant que la tension générée est plus faible, la sortie du comparateur est à 0. Quand la tension en sortie du générateur de rampe dépasse à la tension d'entrée, le comparateur renvoie un 1.
Tout ce système permet de faire les comparaisons de tension, mais il n'est alors plus possible d'utiliser un encodeur pour faire la traduction (tension -> nombre binaire). L'encodeur est remplacé par un autre circuit, qui n'est autre que le compteur. Le compteur est initialisé à 0, mais est incrémenté régulièrement, ce qui fait qu'il balaye toutes les valeurs que peut prendre la sortie numérique. L'idée est que le compteur et la tension du générateur de rampe se suivent : quand l'un augmente, l'autre augmente dans la même proportion. Ainsi, la valeur dans le compteur correspondra systématiquement à la tension de sortie du générateur. Pour cela, on synchronise les deux circuits avec un signal d'horloge. À chaque cycle, le compteur est incrémenté, tandis que le générateur augmente d'un quantum de tension. Ce faisant, quand le comparateur renverra un 0, on saura que la tension d'entrée est égale à celle du générateur. Au même cycle d'horloge, le compteur contient la valeur binaire qui lui correspond. Il suffit alors d’arrêter le compteur et de recopier son contenu sur la sortie.
[[File:Comparateur simple rampe.png|centre|vignette|upright=2|Comparateur simple rampe.]]
Ce CAN a l'avantage de prendre bien moins de place que son prédécesseur, sans compter qu'il utilise très peu de circuits. Pas besoin de beaucoup de comparateurs de tension, ni d'un encodeur très compliqué : quelques circuits très simples et peu encombrants suffisent. Ce qui est un avantage certain pour les CAN avec beaucoup de bits. Mais ce CAN a cependant des défauts assez importants. Le défaut principal de ce CAN est qu'il est très lent. Déjà, la conversion est plus rapide pour les tensions faibles, mais très lente pour les grosses tensions, vu qu'il faut balayer les tensions unes par unes. On gagne en place ce qu'on perd en vitesse.
====Le CAN delta====
Le '''CAN delta''' peut être vu comme une amélioration du circuit précédent. Il est lui aussi organisé autour d'un compteur, initialisé à 0, qui est incrémenté jusqu'à tomber sur la valeur de sortie. Encore une fois, ce compteur contient un nombre binaire et celui-ci est associé à une tension équivalente. Sauf que cette fois-ci, la tension équivalente n'est pas générée par un générateur synchronisé avec le compteur, mais directement à partir du compteur lui-même. Le compteur relié à un CNA, qui génère la tension équivalente. La tension équivalente est alors comparée avec la tension d'entrée, et le comparateur commande l'incrémentation du compteur, comme dans le circuit précédent.
[[File:Convertisseur CAN de type Delta.png|centre|vignette|upright=1.5|Convertisseur CAN de type Delta.]]
====Le CAN par approximations successives====
Le '''CAN par approximations successives''' effectue une comparaison par étapes, en suivant une procédure dite de dichotomie. Chaque étape correspond à un cycle d'horloge du CAN, qui met donc plusieurs cycles d'horloges pour faire une conversion. Le CAN essaye d'encadrer la tension dans un intervalle, est divisé en deux à chaque étape. L'intervalle à la première étape est de [0 , Tension maximale en entrée ], puis il se réduit progressivement, jusqu'à atteindre un encadrement suffisant, compatible avec la résolution du CAN. À chaque étape, le CAN découpe l'intervalle en deux parties égales, séparées au niveau d'une ''tension médiane''. Il compare l'entrée à la tension médiane et en déduit un bit du résultat, qui est ajouté dans un registre à décalage.
Pour comprendre le concept, prenons l’exemple d'un CAN qui prend en entrée une tension comprise entre 0 et 5 Volts.
* Lors de la première étape, le CAN vérifie si la tension d'entrée est supérieure/inférieure à 2,5 V.
* Lors de la seconde étape, il vérifie si la tension d'entrée est supérieure/inférieure 3,75 V ou de 1,25 Volts, selon le résultat de l'étape précédente : 1,25 V si l'entrée est inférieure à 2,5 V, 3,75 V si elle est supérieure.
* Et on procède sur le même schéma, jusqu’à la dernière étape.
Pour faire son travail, ce CAN comprend un comparateur, un registre et un CNA. Le comparateur est utilisé pour comparer la tension d'entrée avec la tension médiane. Le registre à décalage sert à accumuler les bits calculés à chaque étape, dans le bon ordre. En réfléchissant un petit peu, on devine que les bits sont calculés en partant du bit de poids fort vers le bit de poids faible : le bit de poids fort est calculé dans la première étape, le bit de poids faible lors de la dernière, .... Le CNA sert à générer la tension médiane de chaque étape, à partir de la valeur du registre. L'ensemble est organisé comme illustré dans le schéma ci-dessous.
[[File:SA ADC block diagram.png|centre|vignette|upright=2.0|CAN à approximations successives.]]
Voici une animation du CAN à approximation succesive en fonctionnement :
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text/x-wiki
Dans cette annexe, nous allons voir les circuits qui font la conversion entre de l'analogique et du numérique. Il en existe deux types. Le circuit qui convertit un signal analogique en signal numérique cela est un CAN ('''convertisseur analogique-numérique'''). Le circuit qui fait la conversion inverse est un CNA ('''convertisseur numérique-analogique''').
[[File:CAN & CNA.png|centre|vignette|upright=2.5|CAN & CNA]]
De nos jours, les CNA et CAN sont surtout utilisés dans les cartes son. Elle intègrent un un CAN pour convertir le signal provenant d'un microphone en un signal numérique utilisable par l'ordinateur, ainsi qu'un CNA qui produit un signal analogique à destination des haut-parleurs.
[[File:VGA-Buchse.JPG|vignette|Connecteur VGA]]
Les anciennes cartes graphiques incorporaient aussi un CNA dans l'interface avec l'écran. Les anciens écrans CRT avaient des entrées analogiques, connues sous le nom de connecteur VGA. C'est le fameux connecteur bleu typique des anciens écrans, qui tend de plus en plus à disparaitre. Pour s'interfacer à l'entrée VGA, la carte graphique incorporait un circuit CNA pour transformer les pixels encodés en numérique en signaux analogiques compatibles avec l'entrée VGA. Le CNA était souvent appelé le RAMDAC.
==Le convertisseur numérique-analogique==
Les CNA sont plus simples à étudier que les CAN, ce qui fait que nous allons les voir en premier. Les CNA convertissent un nombre en binaire codé sur <math>N</math> bits en tension analogique. la tension de sortie est comprise dans un intervalle, qui va du 0 volts à une tension maximale <math>U_{max}</math>. Un 0 binaire sera convertie en une tension de 0 volts, tandis que la valeur binaire <math>2^N - 1</math> est codée avec la tension maximale. Tout nombre entre les deux est compris entre la tension maximale et minimale.
[[File:8 bit DAC.svg|centre|vignette|upright=1.5|CNA de 8 bits.]]
[[File:2-bit parallel flash AD converter thermometric scale.png|vignette|Exemple avec un CNA de 2 bits : chaque nombre binaire de 2 bits correspond à un intervalle de tension précis, tous identiques.]]
La relation entre entrée numérique et tension de sortie varie pas mal selon le CNA, mais la plupart sont des convertisseurs dits linéaires. L'idée est que si on incrémente l'entrée, la tension de sortie augmente toujours d'un '''quantum de tension''' et vaut <math>U_{max} \over 2^N</math>. Il s'agit de la différence de tension minimale que l'on obtient en changeant l'entrée. Par exemple, supposons qu'un 5 et un 6 en binaire donneront des tensions différentes de 1 volt. Alors ce sera la même différence de tension entre un 10 binaire et un 11, entre un 1000 et 1001, etc. Pour résumer, la tension de sortie est proportionnelle au nombre à convertir, le coefficient de proportionnalité est le quantum de tension.
[[File:Linear DA converter ideal characteristic.svg|centre|vignette|upright=1|CNA linéaire.]]
Un CNA peut être construit de diverses manières, qui utilisent toutes des composants analogiques nommés résistances et amplificateurs analogiques, que vous avez certainement vu en cours de collège ou de lycée.
Le premier type de CNA, les '''CNA uniformes''' utilise autant de générateurs de tension qu'il y a de valeurs possibles en sortie. En clair, ce CNA possède <math>2^N</math> générateurs de tension (en comptant la masse et la tension d'alimentation). L'idée est de connecter le générateur qui fournit la tension de sortie et de déconnecter les autres. Chaque connexion/déconnexion se fait par l'intermédiaire d'un interrupteur commandable, comme un transistor. Pour faire le lien entre chaque transistor et la valeur binaire, on utilise un décodeur. Il suffit de relier chaque sortie du décodeur (qui correspond à une entrée unique) au transistor (la tension) qui correspond.
[[File:CNA uniforme (non-pondéré).png|centre|vignette|upright=1.5|CNA uniforme (non-pondéré).]]
Les '''CNA pondérés''' réduisent le nombre de tensions à implémenter. Partons d'un nombre binaire de <math>N</math> bits <math>a_N, a_{n-1}, a_{N-2}, ..., a_2, a_1, a_0</math>. Si le bit <math>a_0</math> correspond à un quantum de tension <math>U</math>, alors la tension correspondant au bit <math>a_1</math> est de <math>2 U</math>, celle de <math>a_2</math> est de <math>4 U</math>, etc. Une fois chaque bit convertit en tension, il suffit d'additionner les tension obtenues pour obtenir la tension finale. Toute la difficulté est de convertir chaque bit en tension, puis d'additionner le tout. C’est surtout l'addition des tensions qui pose problème, ce qui fait que la plupart des circuits convertit les bits en courants, plus faciles à additionner, avant de convertir le résultat final en tension. Dans ce qui va suivre, nous allons voir deux circuits : les CNA pondérés à résistances équilibrées et non-équilibrées.
{|class="wikitable"
|[[File:DigitalAnalogEmsetzer1.png|CNA à résistances non-équilibrées.]]
|[[File:R2r-netzwierk1.jpg|CNA à résistances équilibrées.]]
|}
Le circuit suivant utilise des résistances pour convertir un bit en un courant proportionnel à sa valeur. Rappelons que chaque bit est codé par une tension égale à la tension d'alimentation (pour un 1) ou un 0 volt (pour un 0). Cette tension est convertie en courant par un interrupteur, une tension et une résistance. Le courant est obtenu en faisant passer une tension à travers une résistance, l'interrupteur ouvrant ou fermant le circuit selon le bit à coder. Quand le bit est de zéro, l'interrupteur s'ouvre, et le courant ne passe pas : il vaut 0. Quand le bit est à 1, l'interrupteur se ferme et le courant est alors mis à sa valeur de conversion. La valeur de la résistance permet de multiplier chaque bit par son poids (par 1, 2, 4, , 16, ...) : c'est pour cela qu'il y a des résistances de valeur R, 2R, 4R, 8R, etc. Les courants en sortie de chaque résistance sont ensuite additionnés par le reste du circuit, avant d'être transformé en une tension proportionnelle.
[[File:Convertisseur numérique-analogique.PNG|centre|vignette|upright=2|Convertisseur numérique-analogique]]
Le circuit précédent a pour défaut d'utiliser des résistances de valeurs fort différentes : R, 2R, 4R, etc. Mais la valeur d'une résistance est rarement très fiable, surtout quand on commence à utiliser des résistances assez fortes. Chaque résistance a une petit marge d'erreur, qui fait que sa résistance véritable n'est pas tout à fait égale à sa valeur idéale. Avec des résistances fort variées, les marges d'erreurs s'accumulent et influencent le fonctionnement du circuit. Si on veut un circuit réellement fiable, il vaut mieux utiliser des résistances qui ont des marges d'erreur similaires. Et qui dit marges d'erreur similaire dit résistances de valeur similaires. Pas question d'utiliser une résistance de valeur R avec une autre de valeur 16R ou 32R. Pour éviter cela, on doit modifier le circuit précédent de manière à utiliser des résistances de même valeur ou presque. Cela donne le circuit suivant.
[[File:Convertisseur numérique analogique R-2R.PNG|centre|vignette|upright=2|Convertisseur numérique analogique R-2R]]
==Le convertisseur analogique-numérique==
Les convertisseurs analogique-numérique convertissent une tension en un nombre binaire codé sur <math>N</math> bits. Comme pour les CNA, la tension d'entrée peut prendre toutes les valeurs dans un intervalle de tension allant de 0 à une tension maximale. L'intervalle de tension est découpé en sous-intervalles de même taille, chacun se voyant attribuer un nombre binaire. Si la tension d'entrée tombe dans un de ces intervalle, le nombre binaire en sortie est celui qui correspond à cet intervalle. Des intervalles consécutifs correspondent à des nombres binaires consécutifs, le premier intervalle codant un 0 et le dernier le nombre <math>2^N - 1</math>. En clair, le nombre binaire est plus ou moins proportionnel à la tension d'entrée. La taille de chaque intervalle est appelé le quantum de tension, comme pour les CNA.
La conversion d'un signal analogique se fait en plusieurs étapes. La toute première consiste à mesurer régulièrement le signal analogique, pour déterminer sa valeur. Il est en effet impossible de faire la conversion au fil de l'eau, en temps réel. À la place, on doit échantillonner à intervalle réguliers la tension, pour ensuite la convertir. La seconde étape consiste à convertir celle-ci en un signal numérique, un signal discret. Enfin, ce dernier est convertit en binaire. Ces trois étapes portent le nom d’échantillonnage, la quantification et le codage.
{|
|[[File:Sampled.signal.svg|vignette|signal échantillonné.]]
|[[File:Digital.signal.discret.svg|vignette|Signal discrétisé.]]
|}
===L'échantillonnage===
L’échantillonnage mesure régulièrement le signal analogique, afin de fournir un flux de valeurs à convertir en numérique. Il a lieu régulièrement, ce qui signifie que le temps entre deux mesures est le même. Ce temps entre deux mesures est appelée la période d'échantillonnage, notée <math>T_e</math>. Le nombre de fois que la tension est mesurée par seconde s'appelle la '''fréquence d'échantillonnage'''. Elle n'est autre que l'inverse de la période d’échantillonnage : <math>f_e = \frac{1}{T_e}</math>. Plus celle-ci est élevée, plus la conversion sera de bonne qualité et fidèle au signal original. Les deux schémas ci-dessous montrent ce qui se passe quand on augmente la fréquence d’échantillonnage : le signal à gauche est échantillonné à faible fréquence, alors que le second l'est à une fréquence plus haute.
{|
|[[File:Digital.signal.svg|vignette|Signal échantillonné à basse fréquence.]]
|[[File:Quantized.signal.svg|vignette|Signal échantillonné à haute fréquence.]]
|}
L’échantillonnage est réalisé par un circuit appelé l’'''échantillonneur-bloqueur'''. L'échantillonneur-bloqueur le plus simple ressemble au circuit du schéma ci-dessous. Les triangles de ce schéma sont ce qu'on appelle des amplificateurs opérationnels, mais on n'a pas vraiment à s'en préoccuper. Dans ce montage, ils servent juste à isoler le condensateur du reste du circuit, en ne laissant passer les tensions que dans un sens. L'entrée C est reliée à un signal d'horloge qui ouvre ou ferme l'interrupteur à fréquence régulière. La tension va remplir le condensateur quand l'interrupteur se ferme. Une fois le condensateur remplit, l'interrupteur est déconnecté isolant le condensateur de la tension d'entrée. Celui-ci mémorisera alors la tension d'entrée jusqu'au prochain échantillonnage.
[[File:Sample-hold-circuit.svg|centre|vignette|Echantillonneur-bloqueur.]]
===La quantification et le codage===
Le signal échantillonné est ensuite convertit en un signal numérique, codé sur plusieurs bits. Le nombre de bits du résultat est ce qu'on appelle la '''résolution du CAN'''. Plus celle-ci est important,e plus le signal codé sera fidèle au signal d'origine. La précision du CAN sera plus importante avec une résolution importante. Malgré tout, un signal analogique ne peut pas être traduit en numérique sans pertes, l'infinité de valeurs d'un intervalle de tension ne pouvant être codé sur un nombre fini de bits. La tension envoyée va ainsi être arrondie à une tension qui peut être traduite en un entier sans problème. Cette perte de précision va donner lieu à de petites imprécisions qui forment ce qu'on appelle le '''bruit de quantification'''. Plus le nombre de bits utilisé pour encoder la valeur numérique est élevée, plus ce bruit est faible.
[[File:ADC voltage resolution.svg|centre|vignette|upright=1.5|Résolution d'un CAN.]]
====Le CAN Flash====
Un CAN peut être construit de diverses manières, à partir de composants nommés résistances et amplificateurs analogiques. Par exemple, voici à quoi ressemble un '''CAN Flash''', le type de CAN le plus performant. C'est aussi le plus simple à comprendre, bizarrement. Pour comprendre comment celui-ci fonctionne, précisons que le CAN code la tension analogique sur <math>N</math> bits, soit des valeurs comprises entre 0 et <math>2^N - 1</math>. Chaque nombre binaire est associée à la tension d'entrée qui correspond. L'idée est de comparer la tension avec toutes les <math>2^N</math> valeurs de tension correspondantes. On utilise pour cela un comparateur pour chaque tension, qui fournit un résultat codé sur un bit : ce dernier vaut 1 si la tension d'entrée est supérieure à la valeur, 0 sinon. Les résultats de chaque comparateur sont combinés entre eux pour déterminer la tension la plus grande qui est proche du résultat. La combinaison des résultats est réalisée avec un encodeur à priorité. Les résultats des comparateurs sont envoyés sur l'entrée adéquate de l'encodeur, qui convertit aussi cette tension en nombre binaire.
[[File:Comparateur flash.PNG|centre|vignette|upright=2|Comparateur flash]]
Ce circuit, bien que très simple, a cependant de nombreux défauts. Le principal est qu'il prend beaucoup de place : les comparateurs de tension sont des dispositifs encombrants, sans compter l'encodeur. Mais le défaut principal est le nombre de comparateurs à utiliser. Sachant qu'il en faut un par valeur, on doit utiliser <math>2^N</math> comparateurs pour un CAN de <math>N</math> bits. En clair, le nombre de comparateurs à utiliser croît exponentiellement avec le nombre de bits. En conséquence, les CAN Flash ne sont utilisables que pour de petits convertisseurs, limités à quelques bits. Mais il existe des CAN construits autrement qui n'ont pas ce genre de problèmes.
====Le CAN simple rampe====
Le '''CAN simple rampe''' est un CAN construit avec un compteur, un générateur de tension, un comparateur de tension et un signal d'horloge. L'idée derrière ce circuit est assez simple : au lieu de faire toutes les comparaisons en parallèle, comme avec un CAN Flash, celles-ci sont faites une par une, une tension après l'autre. Ce faisant, on n'a besoin que d'un seul comparateur de tension. Les tensions sont générées successivement par un générateur de rampe, à savoir un circuit qui crée une tension qui croit linéairement. La tension en sortie du générateur de rampe commence à 0, puis monte régulièrement jusqu’à une valeur maximale. Celle-ci est alors comparée à la tension d'entrée. Tant que la tension générée est plus faible, la sortie du comparateur est à 0. Quand la tension en sortie du générateur de rampe dépasse à la tension d'entrée, le comparateur renvoie un 1.
Tout ce système permet de faire les comparaisons de tension, mais il n'est alors plus possible d'utiliser un encodeur pour faire la traduction (tension -> nombre binaire). L'encodeur est remplacé par un autre circuit, qui n'est autre que le compteur. Le compteur est initialisé à 0, mais est incrémenté régulièrement, ce qui fait qu'il balaye toutes les valeurs que peut prendre la sortie numérique. L'idée est que le compteur et la tension du générateur de rampe se suivent : quand l'un augmente, l'autre augmente dans la même proportion. Ainsi, la valeur dans le compteur correspondra systématiquement à la tension de sortie du générateur. Pour cela, on synchronise les deux circuits avec un signal d'horloge. À chaque cycle, le compteur est incrémenté, tandis que le générateur augmente d'un quantum de tension. Ce faisant, quand le comparateur renverra un 0, on saura que la tension d'entrée est égale à celle du générateur. Au même cycle d'horloge, le compteur contient la valeur binaire qui lui correspond. Il suffit alors d’arrêter le compteur et de recopier son contenu sur la sortie.
[[File:Comparateur simple rampe.png|centre|vignette|upright=2|Comparateur simple rampe.]]
Ce CAN a l'avantage de prendre bien moins de place que son prédécesseur, sans compter qu'il utilise très peu de circuits. Pas besoin de beaucoup de comparateurs de tension, ni d'un encodeur très compliqué : quelques circuits très simples et peu encombrants suffisent. Ce qui est un avantage certain pour les CAN avec beaucoup de bits. Mais ce CAN a cependant des défauts assez importants. Le défaut principal de ce CAN est qu'il est très lent. Déjà, la conversion est plus rapide pour les tensions faibles, mais très lente pour les grosses tensions, vu qu'il faut balayer les tensions unes par unes. On gagne en place ce qu'on perd en vitesse.
====Le CAN delta====
Le '''CAN delta''' peut être vu comme une amélioration du circuit précédent. Il est lui aussi organisé autour d'un compteur, initialisé à 0, qui est incrémenté jusqu'à tomber sur la valeur de sortie. Encore une fois, ce compteur contient un nombre binaire et celui-ci est associé à une tension équivalente. Sauf que cette fois-ci, la tension équivalente n'est pas générée par un générateur synchronisé avec le compteur, mais directement à partir du compteur lui-même. Le compteur relié à un CNA, qui génère la tension équivalente. La tension équivalente est alors comparée avec la tension d'entrée, et le comparateur commande l'incrémentation du compteur, comme dans le circuit précédent.
[[File:Convertisseur CAN de type Delta.png|centre|vignette|upright=1.5|Convertisseur CAN de type Delta.]]
====Le CAN par approximations successives====
Le '''CAN par approximations successives''' effectue une comparaison par étapes, en suivant une procédure dite de dichotomie. Chaque étape correspond à un cycle d'horloge du CAN, qui met donc plusieurs cycles d'horloges pour faire une conversion. Le CAN essaye d'encadrer la tension dans un intervalle, est divisé en deux à chaque étape. L'intervalle à la première étape est de [0 , Tension maximale en entrée ], puis il se réduit progressivement, jusqu'à atteindre un encadrement suffisant, compatible avec la résolution du CAN. À chaque étape, le CAN découpe l'intervalle en deux parties égales, séparées au niveau d'une ''tension médiane''. Il compare l'entrée à la tension médiane et en déduit un bit du résultat, qui est ajouté dans un registre à décalage.
Pour comprendre le concept, prenons l’exemple d'un CAN qui prend en entrée une tension comprise entre 0 et 5 Volts.
* Lors de la première étape, le CAN vérifie si la tension d'entrée est supérieure/inférieure à 2,5 V.
* Lors de la seconde étape, il vérifie si la tension d'entrée est supérieure/inférieure 3,75 V ou de 1,25 Volts, selon le résultat de l'étape précédente : 1,25 V si l'entrée est inférieure à 2,5 V, 3,75 V si elle est supérieure.
* Et on procède sur le même schéma, jusqu’à la dernière étape.
Pour faire son travail, ce CAN comprend un comparateur, un registre et un CNA. Le comparateur est utilisé pour comparer la tension d'entrée avec la tension médiane. Le registre à décalage sert à accumuler les bits calculés à chaque étape, dans le bon ordre. En réfléchissant un petit peu, on devine que les bits sont calculés en partant du bit de poids fort vers le bit de poids faible : le bit de poids fort est calculé dans la première étape, le bit de poids faible lors de la dernière, .... Le CNA sert à générer la tension médiane de chaque étape, à partir de la valeur du registre. L'ensemble est organisé comme illustré dans le schéma ci-dessous.
[[File:SA ADC block diagram.png|centre|vignette|upright=2.0|CAN à approximations successives.]]
Voici une animation du CAN à approximation succesive en fonctionnement :
[[File:4-bit Successive Approximation DAC.gif|centre|vignette|upright=2.0|4-bit Successive Approximation DAC]]
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2026-04-30T15:40:15Z
Mewtow
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/* Le convertisseur analogique-numérique */
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Dans cette annexe, nous allons voir les circuits qui font la conversion entre de l'analogique et du numérique. Il en existe deux types. Le circuit qui convertit un signal analogique en signal numérique cela est un CAN ('''convertisseur analogique-numérique'''). Le circuit qui fait la conversion inverse est un CNA ('''convertisseur numérique-analogique''').
[[File:CAN & CNA.png|centre|vignette|upright=2.5|CAN & CNA]]
De nos jours, les CNA et CAN sont surtout utilisés dans les cartes son. Elle intègrent un un CAN pour convertir le signal provenant d'un microphone en un signal numérique utilisable par l'ordinateur, ainsi qu'un CNA qui produit un signal analogique à destination des haut-parleurs.
[[File:VGA-Buchse.JPG|vignette|Connecteur VGA]]
Les anciennes cartes graphiques incorporaient aussi un CNA dans l'interface avec l'écran. Les anciens écrans CRT avaient des entrées analogiques, connues sous le nom de connecteur VGA. C'est le fameux connecteur bleu typique des anciens écrans, qui tend de plus en plus à disparaitre. Pour s'interfacer à l'entrée VGA, la carte graphique incorporait un circuit CNA pour transformer les pixels encodés en numérique en signaux analogiques compatibles avec l'entrée VGA. Le CNA était souvent appelé le RAMDAC.
==Le convertisseur numérique-analogique==
Les CNA sont plus simples à étudier que les CAN, ce qui fait que nous allons les voir en premier. Les CNA convertissent un nombre en binaire codé sur <math>N</math> bits en tension analogique. la tension de sortie est comprise dans un intervalle, qui va du 0 volts à une tension maximale <math>U_{max}</math>. Un 0 binaire sera convertie en une tension de 0 volts, tandis que la valeur binaire <math>2^N - 1</math> est codée avec la tension maximale. Tout nombre entre les deux est compris entre la tension maximale et minimale.
[[File:8 bit DAC.svg|centre|vignette|upright=1.5|CNA de 8 bits.]]
[[File:2-bit parallel flash AD converter thermometric scale.png|vignette|Exemple avec un CNA de 2 bits : chaque nombre binaire de 2 bits correspond à un intervalle de tension précis, tous identiques.]]
La relation entre entrée numérique et tension de sortie varie pas mal selon le CNA, mais la plupart sont des convertisseurs dits linéaires. L'idée est que si on incrémente l'entrée, la tension de sortie augmente toujours d'un '''quantum de tension''' et vaut <math>U_{max} \over 2^N</math>. Il s'agit de la différence de tension minimale que l'on obtient en changeant l'entrée. Par exemple, supposons qu'un 5 et un 6 en binaire donneront des tensions différentes de 1 volt. Alors ce sera la même différence de tension entre un 10 binaire et un 11, entre un 1000 et 1001, etc. Pour résumer, la tension de sortie est proportionnelle au nombre à convertir, le coefficient de proportionnalité est le quantum de tension.
[[File:Linear DA converter ideal characteristic.svg|centre|vignette|upright=1|CNA linéaire.]]
Un CNA peut être construit de diverses manières, qui utilisent toutes des composants analogiques nommés résistances et amplificateurs analogiques, que vous avez certainement vu en cours de collège ou de lycée.
Le premier type de CNA, les '''CNA uniformes''' utilise autant de générateurs de tension qu'il y a de valeurs possibles en sortie. En clair, ce CNA possède <math>2^N</math> générateurs de tension (en comptant la masse et la tension d'alimentation). L'idée est de connecter le générateur qui fournit la tension de sortie et de déconnecter les autres. Chaque connexion/déconnexion se fait par l'intermédiaire d'un interrupteur commandable, comme un transistor. Pour faire le lien entre chaque transistor et la valeur binaire, on utilise un décodeur. Il suffit de relier chaque sortie du décodeur (qui correspond à une entrée unique) au transistor (la tension) qui correspond.
[[File:CNA uniforme (non-pondéré).png|centre|vignette|upright=1.5|CNA uniforme (non-pondéré).]]
Les '''CNA pondérés''' réduisent le nombre de tensions à implémenter. Partons d'un nombre binaire de <math>N</math> bits <math>a_N, a_{n-1}, a_{N-2}, ..., a_2, a_1, a_0</math>. Si le bit <math>a_0</math> correspond à un quantum de tension <math>U</math>, alors la tension correspondant au bit <math>a_1</math> est de <math>2 U</math>, celle de <math>a_2</math> est de <math>4 U</math>, etc. Une fois chaque bit convertit en tension, il suffit d'additionner les tension obtenues pour obtenir la tension finale. Toute la difficulté est de convertir chaque bit en tension, puis d'additionner le tout. C’est surtout l'addition des tensions qui pose problème, ce qui fait que la plupart des circuits convertit les bits en courants, plus faciles à additionner, avant de convertir le résultat final en tension. Dans ce qui va suivre, nous allons voir deux circuits : les CNA pondérés à résistances équilibrées et non-équilibrées.
{|class="wikitable"
|[[File:DigitalAnalogEmsetzer1.png|CNA à résistances non-équilibrées.]]
|[[File:R2r-netzwierk1.jpg|CNA à résistances équilibrées.]]
|}
Le circuit suivant utilise des résistances pour convertir un bit en un courant proportionnel à sa valeur. Rappelons que chaque bit est codé par une tension égale à la tension d'alimentation (pour un 1) ou un 0 volt (pour un 0). Cette tension est convertie en courant par un interrupteur, une tension et une résistance. Le courant est obtenu en faisant passer une tension à travers une résistance, l'interrupteur ouvrant ou fermant le circuit selon le bit à coder. Quand le bit est de zéro, l'interrupteur s'ouvre, et le courant ne passe pas : il vaut 0. Quand le bit est à 1, l'interrupteur se ferme et le courant est alors mis à sa valeur de conversion. La valeur de la résistance permet de multiplier chaque bit par son poids (par 1, 2, 4, , 16, ...) : c'est pour cela qu'il y a des résistances de valeur R, 2R, 4R, 8R, etc. Les courants en sortie de chaque résistance sont ensuite additionnés par le reste du circuit, avant d'être transformé en une tension proportionnelle.
[[File:Convertisseur numérique-analogique.PNG|centre|vignette|upright=2|Convertisseur numérique-analogique]]
Le circuit précédent a pour défaut d'utiliser des résistances de valeurs fort différentes : R, 2R, 4R, etc. Mais la valeur d'une résistance est rarement très fiable, surtout quand on commence à utiliser des résistances assez fortes. Chaque résistance a une petit marge d'erreur, qui fait que sa résistance véritable n'est pas tout à fait égale à sa valeur idéale. Avec des résistances fort variées, les marges d'erreurs s'accumulent et influencent le fonctionnement du circuit. Si on veut un circuit réellement fiable, il vaut mieux utiliser des résistances qui ont des marges d'erreur similaires. Et qui dit marges d'erreur similaire dit résistances de valeur similaires. Pas question d'utiliser une résistance de valeur R avec une autre de valeur 16R ou 32R. Pour éviter cela, on doit modifier le circuit précédent de manière à utiliser des résistances de même valeur ou presque. Cela donne le circuit suivant.
[[File:Convertisseur numérique analogique R-2R.PNG|centre|vignette|upright=2|Convertisseur numérique analogique R-2R]]
==L'échantillonnage==
La conversion d'un signal analogique se fait en plusieurs étapes. La toute première consiste à mesurer régulièrement le signal analogique, pour déterminer sa valeur. Il est en effet impossible de faire la conversion au fil de l'eau, en temps réel. À la place, on doit échantillonner à intervalle réguliers la tension, pour ensuite la convertir. La seconde étape consiste à convertir celle-ci en un signal numérique, un signal discret. Enfin, ce dernier est convertit en binaire. La première étape porte le nom d’échantillonnage, la seconde est la conversion analogique-numérique proprement dite. Voyons immédiatement comment se fait l’échantillonnage, avant de voir la conversion avec le CAN.
{|
|[[File:Sampled.signal.svg|vignette|signal échantillonné.]]
|[[File:Digital.signal.discret.svg|vignette|Signal discrétisé.]]
|}
L’échantillonnage mesure régulièrement le signal analogique, afin de fournir un flux de valeurs à convertir en numérique. Il a lieu régulièrement, ce qui signifie que le temps entre deux mesures est le même. Ce temps entre deux mesures est appelée la période d'échantillonnage, notée <math>T_e</math>. Le nombre de fois que la tension est mesurée par seconde s'appelle la '''fréquence d'échantillonnage'''. Elle n'est autre que l'inverse de la période d’échantillonnage : <math>f_e = \frac{1}{T_e}</math>. Plus celle-ci est élevée, plus la conversion sera de bonne qualité et fidèle au signal original. Les deux schémas ci-dessous montrent ce qui se passe quand on augmente la fréquence d’échantillonnage : le signal à gauche est échantillonné à faible fréquence, alors que le second l'est à une fréquence plus haute.
{|
|[[File:Digital.signal.svg|vignette|Signal échantillonné à basse fréquence.]]
|[[File:Quantized.signal.svg|vignette|Signal échantillonné à haute fréquence.]]
|}
L’échantillonnage est réalisé par un circuit appelé l’'''échantillonneur-bloqueur'''. L'échantillonneur-bloqueur le plus simple ressemble au circuit du schéma ci-dessous. Les triangles de ce schéma sont ce qu'on appelle des amplificateurs opérationnels, mais on n'a pas vraiment à s'en préoccuper. Dans ce montage, ils servent juste à isoler le condensateur du reste du circuit, en ne laissant passer les tensions que dans un sens. L'entrée C est reliée à un signal d'horloge qui ouvre ou ferme l'interrupteur à fréquence régulière. La tension va remplir le condensateur quand l'interrupteur se ferme. Une fois le condensateur remplit, l'interrupteur est déconnecté isolant le condensateur de la tension d'entrée. Celui-ci mémorisera alors la tension d'entrée jusqu'au prochain échantillonnage.
[[File:Sample-hold-circuit.svg|centre|vignette|Echantillonneur-bloqueur.]]
==Le convertisseur analogique-numérique==
Le signal échantillonné est ensuite convertit en un signal numérique, codé sur plusieurs bits. La traduction est le fait d'un circuit convertisseur analogique-numérique, ou CAN. Un CAN convertit une tension en un nombre binaire codé sur <math>N</math> bits. Comme pour les CNA, la tension d'entrée peut prendre toutes les valeurs dans un intervalle de tension allant de 0 à une tension maximale. L'intervalle de tension est découpé en sous-intervalles de même taille, chacun se voyant attribuer un nombre binaire. Si la tension d'entrée tombe dans un de ces intervalle, le nombre binaire en sortie est celui qui correspond à cet intervalle. Des intervalles consécutifs correspondent à des nombres binaires consécutifs, le premier intervalle codant un 0 et le dernier le nombre <math>2^N - 1</math>. En clair, le nombre binaire est plus ou moins proportionnel à la tension d'entrée. La taille de chaque intervalle est appelé le quantum de tension, comme pour les CNA.
Le nombre de bits du résultat est ce qu'on appelle la '''résolution du CAN'''. Plus celle-ci est important,e plus le signal codé sera fidèle au signal d'origine. La précision du CAN sera plus importante avec une résolution importante. Malgré tout, un signal analogique ne peut pas être traduit en numérique sans pertes, l'infinité de valeurs d'un intervalle de tension ne pouvant être codé sur un nombre fini de bits. La tension envoyée va ainsi être arrondie à une tension qui peut être traduite en un entier sans problème. Cette perte de précision va donner lieu à de petites imprécisions qui forment ce qu'on appelle le '''bruit de quantification'''. Plus le nombre de bits utilisé pour encoder la valeur numérique est élevée, plus ce bruit est faible.
[[File:ADC voltage resolution.svg|centre|vignette|upright=1.5|Résolution d'un CAN.]]
====Le CAN Flash====
Un CAN peut être construit de diverses manières, à partir de composants nommés résistances et amplificateurs analogiques. Par exemple, voici à quoi ressemble un '''CAN Flash''', le type de CAN le plus performant. C'est aussi le plus simple à comprendre, bizarrement. Pour comprendre comment celui-ci fonctionne, précisons que le CAN code la tension analogique sur <math>N</math> bits, soit des valeurs comprises entre 0 et <math>2^N - 1</math>. Chaque nombre binaire est associée à la tension d'entrée qui correspond. L'idée est de comparer la tension avec toutes les <math>2^N</math> valeurs de tension correspondantes. On utilise pour cela un comparateur pour chaque tension, qui fournit un résultat codé sur un bit : ce dernier vaut 1 si la tension d'entrée est supérieure à la valeur, 0 sinon. Les résultats de chaque comparateur sont combinés entre eux pour déterminer la tension la plus grande qui est proche du résultat. La combinaison des résultats est réalisée avec un encodeur à priorité. Les résultats des comparateurs sont envoyés sur l'entrée adéquate de l'encodeur, qui convertit aussi cette tension en nombre binaire.
[[File:Comparateur flash.PNG|centre|vignette|upright=2|Comparateur flash]]
Ce circuit, bien que très simple, a cependant de nombreux défauts. Le principal est qu'il prend beaucoup de place : les comparateurs de tension sont des dispositifs encombrants, sans compter l'encodeur. Mais le défaut principal est le nombre de comparateurs à utiliser. Sachant qu'il en faut un par valeur, on doit utiliser <math>2^N</math> comparateurs pour un CAN de <math>N</math> bits. En clair, le nombre de comparateurs à utiliser croît exponentiellement avec le nombre de bits. En conséquence, les CAN Flash ne sont utilisables que pour de petits convertisseurs, limités à quelques bits. Mais il existe des CAN construits autrement qui n'ont pas ce genre de problèmes.
====Le CAN simple rampe====
Le '''CAN simple rampe''' est un CAN construit avec un compteur, un générateur de tension, un comparateur de tension et un signal d'horloge. L'idée derrière ce circuit est assez simple : au lieu de faire toutes les comparaisons en parallèle, comme avec un CAN Flash, celles-ci sont faites une par une, une tension après l'autre. Ce faisant, on n'a besoin que d'un seul comparateur de tension. Les tensions sont générées successivement par un générateur de rampe, à savoir un circuit qui crée une tension qui croit linéairement. La tension en sortie du générateur de rampe commence à 0, puis monte régulièrement jusqu’à une valeur maximale. Celle-ci est alors comparée à la tension d'entrée. Tant que la tension générée est plus faible, la sortie du comparateur est à 0. Quand la tension en sortie du générateur de rampe dépasse à la tension d'entrée, le comparateur renvoie un 1.
Tout ce système permet de faire les comparaisons de tension, mais il n'est alors plus possible d'utiliser un encodeur pour faire la traduction (tension -> nombre binaire). L'encodeur est remplacé par un autre circuit, qui n'est autre que le compteur. Le compteur est initialisé à 0, mais est incrémenté régulièrement, ce qui fait qu'il balaye toutes les valeurs que peut prendre la sortie numérique. L'idée est que le compteur et la tension du générateur de rampe se suivent : quand l'un augmente, l'autre augmente dans la même proportion. Ainsi, la valeur dans le compteur correspondra systématiquement à la tension de sortie du générateur. Pour cela, on synchronise les deux circuits avec un signal d'horloge. À chaque cycle, le compteur est incrémenté, tandis que le générateur augmente d'un quantum de tension. Ce faisant, quand le comparateur renverra un 0, on saura que la tension d'entrée est égale à celle du générateur. Au même cycle d'horloge, le compteur contient la valeur binaire qui lui correspond. Il suffit alors d’arrêter le compteur et de recopier son contenu sur la sortie.
[[File:Comparateur simple rampe.png|centre|vignette|upright=2|Comparateur simple rampe.]]
Ce CAN a l'avantage de prendre bien moins de place que son prédécesseur, sans compter qu'il utilise très peu de circuits. Pas besoin de beaucoup de comparateurs de tension, ni d'un encodeur très compliqué : quelques circuits très simples et peu encombrants suffisent. Ce qui est un avantage certain pour les CAN avec beaucoup de bits. Mais ce CAN a cependant des défauts assez importants. Le défaut principal de ce CAN est qu'il est très lent. Déjà, la conversion est plus rapide pour les tensions faibles, mais très lente pour les grosses tensions, vu qu'il faut balayer les tensions unes par unes. On gagne en place ce qu'on perd en vitesse.
====Le CAN delta====
Le '''CAN delta''' peut être vu comme une amélioration du circuit précédent. Il est lui aussi organisé autour d'un compteur, initialisé à 0, qui est incrémenté jusqu'à tomber sur la valeur de sortie. Encore une fois, ce compteur contient un nombre binaire et celui-ci est associé à une tension équivalente. Sauf que cette fois-ci, la tension équivalente n'est pas générée par un générateur synchronisé avec le compteur, mais directement à partir du compteur lui-même. Le compteur relié à un CNA, qui génère la tension équivalente. La tension équivalente est alors comparée avec la tension d'entrée, et le comparateur commande l'incrémentation du compteur, comme dans le circuit précédent.
[[File:Convertisseur CAN de type Delta.png|centre|vignette|upright=1.5|Convertisseur CAN de type Delta.]]
====Le CAN par approximations successives====
Le '''CAN par approximations successives''' effectue une comparaison par étapes, en suivant une procédure dite de dichotomie. Chaque étape correspond à un cycle d'horloge du CAN, qui met donc plusieurs cycles d'horloges pour faire une conversion. Le CAN essaye d'encadrer la tension dans un intervalle, est divisé en deux à chaque étape. L'intervalle à la première étape est de [0 , Tension maximale en entrée ], puis il se réduit progressivement, jusqu'à atteindre un encadrement suffisant, compatible avec la résolution du CAN. À chaque étape, le CAN découpe l'intervalle en deux parties égales, séparées au niveau d'une ''tension médiane''. Il compare l'entrée à la tension médiane et en déduit un bit du résultat, qui est ajouté dans un registre à décalage.
Pour comprendre le concept, prenons l’exemple d'un CAN qui prend en entrée une tension comprise entre 0 et 5 Volts.
* Lors de la première étape, le CAN vérifie si la tension d'entrée est supérieure/inférieure à 2,5 V.
* Lors de la seconde étape, il vérifie si la tension d'entrée est supérieure/inférieure 3,75 V ou de 1,25 Volts, selon le résultat de l'étape précédente : 1,25 V si l'entrée est inférieure à 2,5 V, 3,75 V si elle est supérieure.
* Et on procède sur le même schéma, jusqu’à la dernière étape.
Pour faire son travail, ce CAN comprend un comparateur, un registre et un CNA. Le comparateur est utilisé pour comparer la tension d'entrée avec la tension médiane. Le registre à décalage sert à accumuler les bits calculés à chaque étape, dans le bon ordre. En réfléchissant un petit peu, on devine que les bits sont calculés en partant du bit de poids fort vers le bit de poids faible : le bit de poids fort est calculé dans la première étape, le bit de poids faible lors de la dernière, .... Le CNA sert à générer la tension médiane de chaque étape, à partir de la valeur du registre. L'ensemble est organisé comme illustré dans le schéma ci-dessous.
[[File:SA ADC block diagram.png|centre|vignette|upright=2.0|CAN à approximations successives.]]
Voici une animation du CAN à approximation succesive en fonctionnement :
[[File:4-bit Successive Approximation DAC.gif|centre|vignette|upright=2.0|4-bit Successive Approximation DAC]]
<noinclude>
{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les circuits réversibles
| prevText=Les circuits réversibles
}}
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2026-04-30T15:44:21Z
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wikitext
text/x-wiki
Dans cette annexe, nous allons voir les circuits qui font la conversion entre de l'analogique et du numérique. Il en existe deux types. Le circuit qui convertit un signal analogique en signal numérique cela est un CAN ('''convertisseur analogique-numérique'''). Le circuit qui fait la conversion inverse est un CNA ('''convertisseur numérique-analogique''').
[[File:CAN & CNA.png|centre|vignette|upright=2.5|CAN & CNA]]
De nos jours, les CNA et CAN sont surtout utilisés dans les cartes son. Elle intègrent un un CAN pour convertir le signal provenant d'un microphone en un signal numérique utilisable par l'ordinateur, ainsi qu'un CNA qui produit un signal analogique à destination des haut-parleurs.
[[File:VGA-Buchse.JPG|vignette|Connecteur VGA]]
Les anciennes cartes graphiques incorporaient aussi un CNA dans l'interface avec l'écran. Les anciens écrans CRT avaient des entrées analogiques, connues sous le nom de connecteur VGA. C'est le fameux connecteur bleu typique des anciens écrans, qui tend de plus en plus à disparaitre. Pour s'interfacer à l'entrée VGA, la carte graphique incorporait un circuit CNA pour transformer les pixels encodés en numérique en signaux analogiques compatibles avec l'entrée VGA. Le CNA était souvent appelé le RAMDAC.
Si nous les voyons à la tout fin de ce cours, c'est parce que le fonctionnement exacte de ces circuits n'est pas de l'électronique numérique. Jusqu'ici dans ce cours, nous n'avons manipulés que des circuits numériques, qui travaillaient avec du binaire. Nous n'avons presque pas parlé de résistance, de condensateurs, ou de quoique ce soit d'autre d'analogique. Sauf dans certains chapitres sur les mémoire RAM, quand nous avons parlé des cellules mémoire et des lignes de bits, de leur précharge, etc. Mais c'était par nécessité. Les circuits CAN et CNA sont eux très fortement analogique, et c'est assez évident au vu de leur rôle. Aussi, j'ai préféré mettre un chapitre dédié aux CNA et CAN en annexe.
==Le convertisseur numérique-analogique==
Les CNA sont plus simples à étudier que les CAN, ce qui fait que nous allons les voir en premier. Les CNA convertissent un nombre en binaire codé sur <math>N</math> bits en tension analogique. la tension de sortie est comprise dans un intervalle, qui va du 0 volts à une tension maximale <math>U_{max}</math>. Un 0 binaire sera convertie en une tension de 0 volts, tandis que la valeur binaire <math>2^N - 1</math> est codée avec la tension maximale. Tout nombre entre les deux est compris entre la tension maximale et minimale.
[[File:8 bit DAC.svg|centre|vignette|upright=1.5|CNA de 8 bits.]]
[[File:2-bit parallel flash AD converter thermometric scale.png|vignette|Exemple avec un CNA de 2 bits : chaque nombre binaire de 2 bits correspond à un intervalle de tension précis, tous identiques.]]
La relation entre entrée numérique et tension de sortie varie pas mal selon le CNA, mais la plupart sont des convertisseurs dits linéaires. L'idée est que si on incrémente l'entrée, la tension de sortie augmente toujours d'un '''quantum de tension''' et vaut <math>U_{max} \over 2^N</math>. Il s'agit de la différence de tension minimale que l'on obtient en changeant l'entrée. Par exemple, supposons qu'un 5 et un 6 en binaire donneront des tensions différentes de 1 volt. Alors ce sera la même différence de tension entre un 10 binaire et un 11, entre un 1000 et 1001, etc. Pour résumer, la tension de sortie est proportionnelle au nombre à convertir, le coefficient de proportionnalité est le quantum de tension.
[[File:Linear DA converter ideal characteristic.svg|centre|vignette|upright=1|CNA linéaire.]]
Un CNA peut être construit de diverses manières, qui utilisent toutes des composants analogiques nommés résistances et amplificateurs analogiques, que vous avez certainement vu en cours de collège ou de lycée.
Le premier type de CNA, les '''CNA uniformes''' utilise autant de générateurs de tension qu'il y a de valeurs possibles en sortie. En clair, ce CNA possède <math>2^N</math> générateurs de tension (en comptant la masse et la tension d'alimentation). L'idée est de connecter le générateur qui fournit la tension de sortie et de déconnecter les autres. Chaque connexion/déconnexion se fait par l'intermédiaire d'un interrupteur commandable, comme un transistor. Pour faire le lien entre chaque transistor et la valeur binaire, on utilise un décodeur. Il suffit de relier chaque sortie du décodeur (qui correspond à une entrée unique) au transistor (la tension) qui correspond.
[[File:CNA uniforme (non-pondéré).png|centre|vignette|upright=1.5|CNA uniforme (non-pondéré).]]
Les '''CNA pondérés''' réduisent le nombre de tensions à implémenter. Partons d'un nombre binaire de <math>N</math> bits <math>a_N, a_{n-1}, a_{N-2}, ..., a_2, a_1, a_0</math>. Si le bit <math>a_0</math> correspond à un quantum de tension <math>U</math>, alors la tension correspondant au bit <math>a_1</math> est de <math>2 U</math>, celle de <math>a_2</math> est de <math>4 U</math>, etc. Une fois chaque bit convertit en tension, il suffit d'additionner les tension obtenues pour obtenir la tension finale. Toute la difficulté est de convertir chaque bit en tension, puis d'additionner le tout. C’est surtout l'addition des tensions qui pose problème, ce qui fait que la plupart des circuits convertit les bits en courants, plus faciles à additionner, avant de convertir le résultat final en tension. Dans ce qui va suivre, nous allons voir deux circuits : les CNA pondérés à résistances équilibrées et non-équilibrées.
{|class="wikitable"
|[[File:DigitalAnalogEmsetzer1.png|CNA à résistances non-équilibrées.]]
|[[File:R2r-netzwierk1.jpg|CNA à résistances équilibrées.]]
|}
Le circuit suivant utilise des résistances pour convertir un bit en un courant proportionnel à sa valeur. Rappelons que chaque bit est codé par une tension égale à la tension d'alimentation (pour un 1) ou un 0 volt (pour un 0). Cette tension est convertie en courant par un interrupteur, une tension et une résistance. Le courant est obtenu en faisant passer une tension à travers une résistance, l'interrupteur ouvrant ou fermant le circuit selon le bit à coder. Quand le bit est de zéro, l'interrupteur s'ouvre, et le courant ne passe pas : il vaut 0. Quand le bit est à 1, l'interrupteur se ferme et le courant est alors mis à sa valeur de conversion. La valeur de la résistance permet de multiplier chaque bit par son poids (par 1, 2, 4, , 16, ...) : c'est pour cela qu'il y a des résistances de valeur R, 2R, 4R, 8R, etc. Les courants en sortie de chaque résistance sont ensuite additionnés par le reste du circuit, avant d'être transformé en une tension proportionnelle.
[[File:Convertisseur numérique-analogique.PNG|centre|vignette|upright=2|Convertisseur numérique-analogique]]
Le circuit précédent a pour défaut d'utiliser des résistances de valeurs fort différentes : R, 2R, 4R, etc. Mais la valeur d'une résistance est rarement très fiable, surtout quand on commence à utiliser des résistances assez fortes. Chaque résistance a une petit marge d'erreur, qui fait que sa résistance véritable n'est pas tout à fait égale à sa valeur idéale. Avec des résistances fort variées, les marges d'erreurs s'accumulent et influencent le fonctionnement du circuit. Si on veut un circuit réellement fiable, il vaut mieux utiliser des résistances qui ont des marges d'erreur similaires. Et qui dit marges d'erreur similaire dit résistances de valeur similaires. Pas question d'utiliser une résistance de valeur R avec une autre de valeur 16R ou 32R. Pour éviter cela, on doit modifier le circuit précédent de manière à utiliser des résistances de même valeur ou presque. Cela donne le circuit suivant.
[[File:Convertisseur numérique analogique R-2R.PNG|centre|vignette|upright=2|Convertisseur numérique analogique R-2R]]
==L'échantillonnage==
La conversion d'un signal analogique se fait en plusieurs étapes. La toute première consiste à mesurer régulièrement le signal analogique, pour déterminer sa valeur. Il est en effet impossible de faire la conversion au fil de l'eau, en temps réel. À la place, on doit échantillonner à intervalle réguliers la tension, pour ensuite la convertir. La seconde étape consiste à convertir celle-ci en un signal numérique, un signal discret. Enfin, ce dernier est convertit en binaire. La première étape porte le nom d’échantillonnage, la seconde est la conversion analogique-numérique proprement dite. Voyons immédiatement comment se fait l’échantillonnage, avant de voir la conversion avec le CAN.
{|
|[[File:Sampled.signal.svg|vignette|signal échantillonné.]]
|[[File:Digital.signal.discret.svg|vignette|Signal discrétisé.]]
|}
L’échantillonnage mesure régulièrement le signal analogique, afin de fournir un flux de valeurs à convertir en numérique. Il a lieu régulièrement, ce qui signifie que le temps entre deux mesures est le même. Ce temps entre deux mesures est appelée la période d'échantillonnage, notée <math>T_e</math>. Le nombre de fois que la tension est mesurée par seconde s'appelle la '''fréquence d'échantillonnage'''. Elle n'est autre que l'inverse de la période d’échantillonnage : <math>f_e = \frac{1}{T_e}</math>. Plus celle-ci est élevée, plus la conversion sera de bonne qualité et fidèle au signal original. Les deux schémas ci-dessous montrent ce qui se passe quand on augmente la fréquence d’échantillonnage : le signal à gauche est échantillonné à faible fréquence, alors que le second l'est à une fréquence plus haute.
{|
|[[File:Digital.signal.svg|vignette|Signal échantillonné à basse fréquence.]]
|[[File:Quantized.signal.svg|vignette|Signal échantillonné à haute fréquence.]]
|}
L’échantillonnage est réalisé par un circuit appelé l’'''échantillonneur-bloqueur'''. L'échantillonneur-bloqueur le plus simple ressemble au circuit du schéma ci-dessous. Les triangles de ce schéma sont ce qu'on appelle des amplificateurs opérationnels, mais on n'a pas vraiment à s'en préoccuper. Dans ce montage, ils servent juste à isoler le condensateur du reste du circuit, en ne laissant passer les tensions que dans un sens. L'entrée C est reliée à un signal d'horloge qui ouvre ou ferme l'interrupteur à fréquence régulière. La tension va remplir le condensateur quand l'interrupteur se ferme. Une fois le condensateur remplit, l'interrupteur est déconnecté isolant le condensateur de la tension d'entrée. Celui-ci mémorisera alors la tension d'entrée jusqu'au prochain échantillonnage.
[[File:Sample-hold-circuit.svg|centre|vignette|Echantillonneur-bloqueur.]]
==Le convertisseur analogique-numérique==
Le signal échantillonné est ensuite convertit en un signal numérique, codé sur plusieurs bits. La traduction est le fait d'un circuit convertisseur analogique-numérique, ou CAN. Un CAN convertit une tension en un nombre binaire codé sur <math>N</math> bits. Comme pour les CNA, la tension d'entrée peut prendre toutes les valeurs dans un intervalle de tension allant de 0 à une tension maximale. L'intervalle de tension est découpé en sous-intervalles de même taille, chacun se voyant attribuer un nombre binaire. Si la tension d'entrée tombe dans un de ces intervalle, le nombre binaire en sortie est celui qui correspond à cet intervalle. Des intervalles consécutifs correspondent à des nombres binaires consécutifs, le premier intervalle codant un 0 et le dernier le nombre <math>2^N - 1</math>. En clair, le nombre binaire est plus ou moins proportionnel à la tension d'entrée. La taille de chaque intervalle est appelé le quantum de tension, comme pour les CNA.
Le nombre de bits du résultat est ce qu'on appelle la '''résolution du CAN'''. Plus celle-ci est important,e plus le signal codé sera fidèle au signal d'origine. La précision du CAN sera plus importante avec une résolution importante. Malgré tout, un signal analogique ne peut pas être traduit en numérique sans pertes, l'infinité de valeurs d'un intervalle de tension ne pouvant être codé sur un nombre fini de bits. La tension envoyée va ainsi être arrondie à une tension qui peut être traduite en un entier sans problème. Cette perte de précision va donner lieu à de petites imprécisions qui forment ce qu'on appelle le '''bruit de quantification'''. Plus le nombre de bits utilisé pour encoder la valeur numérique est élevée, plus ce bruit est faible.
[[File:ADC voltage resolution.svg|centre|vignette|upright=1.5|Résolution d'un CAN.]]
====Le CAN Flash====
Un CAN peut être construit de diverses manières, à partir de composants nommés résistances et amplificateurs analogiques. Par exemple, voici à quoi ressemble un '''CAN Flash''', le type de CAN le plus performant. C'est aussi le plus simple à comprendre, bizarrement. Pour comprendre comment celui-ci fonctionne, précisons que le CAN code la tension analogique sur <math>N</math> bits, soit des valeurs comprises entre 0 et <math>2^N - 1</math>. Chaque nombre binaire est associée à la tension d'entrée qui correspond. L'idée est de comparer la tension avec toutes les <math>2^N</math> valeurs de tension correspondantes. On utilise pour cela un comparateur pour chaque tension, qui fournit un résultat codé sur un bit : ce dernier vaut 1 si la tension d'entrée est supérieure à la valeur, 0 sinon. Les résultats de chaque comparateur sont combinés entre eux pour déterminer la tension la plus grande qui est proche du résultat. La combinaison des résultats est réalisée avec un encodeur à priorité. Les résultats des comparateurs sont envoyés sur l'entrée adéquate de l'encodeur, qui convertit aussi cette tension en nombre binaire.
[[File:Comparateur flash.PNG|centre|vignette|upright=2|Comparateur flash]]
Ce circuit, bien que très simple, a cependant de nombreux défauts. Le principal est qu'il prend beaucoup de place : les comparateurs de tension sont des dispositifs encombrants, sans compter l'encodeur. Mais le défaut principal est le nombre de comparateurs à utiliser. Sachant qu'il en faut un par valeur, on doit utiliser <math>2^N</math> comparateurs pour un CAN de <math>N</math> bits. En clair, le nombre de comparateurs à utiliser croît exponentiellement avec le nombre de bits. En conséquence, les CAN Flash ne sont utilisables que pour de petits convertisseurs, limités à quelques bits. Mais il existe des CAN construits autrement qui n'ont pas ce genre de problèmes.
====Le CAN simple rampe====
Le '''CAN simple rampe''' est un CAN construit avec un compteur, un générateur de tension, un comparateur de tension et un signal d'horloge. L'idée derrière ce circuit est assez simple : au lieu de faire toutes les comparaisons en parallèle, comme avec un CAN Flash, celles-ci sont faites une par une, une tension après l'autre. Ce faisant, on n'a besoin que d'un seul comparateur de tension. Les tensions sont générées successivement par un générateur de rampe, à savoir un circuit qui crée une tension qui croit linéairement. La tension en sortie du générateur de rampe commence à 0, puis monte régulièrement jusqu’à une valeur maximale. Celle-ci est alors comparée à la tension d'entrée. Tant que la tension générée est plus faible, la sortie du comparateur est à 0. Quand la tension en sortie du générateur de rampe dépasse à la tension d'entrée, le comparateur renvoie un 1.
Tout ce système permet de faire les comparaisons de tension, mais il n'est alors plus possible d'utiliser un encodeur pour faire la traduction (tension -> nombre binaire). L'encodeur est remplacé par un autre circuit, qui n'est autre que le compteur. Le compteur est initialisé à 0, mais est incrémenté régulièrement, ce qui fait qu'il balaye toutes les valeurs que peut prendre la sortie numérique. L'idée est que le compteur et la tension du générateur de rampe se suivent : quand l'un augmente, l'autre augmente dans la même proportion. Ainsi, la valeur dans le compteur correspondra systématiquement à la tension de sortie du générateur. Pour cela, on synchronise les deux circuits avec un signal d'horloge. À chaque cycle, le compteur est incrémenté, tandis que le générateur augmente d'un quantum de tension. Ce faisant, quand le comparateur renverra un 0, on saura que la tension d'entrée est égale à celle du générateur. Au même cycle d'horloge, le compteur contient la valeur binaire qui lui correspond. Il suffit alors d’arrêter le compteur et de recopier son contenu sur la sortie.
[[File:Comparateur simple rampe.png|centre|vignette|upright=2|Comparateur simple rampe.]]
Ce CAN a l'avantage de prendre bien moins de place que son prédécesseur, sans compter qu'il utilise très peu de circuits. Pas besoin de beaucoup de comparateurs de tension, ni d'un encodeur très compliqué : quelques circuits très simples et peu encombrants suffisent. Ce qui est un avantage certain pour les CAN avec beaucoup de bits. Mais ce CAN a cependant des défauts assez importants. Le défaut principal de ce CAN est qu'il est très lent. Déjà, la conversion est plus rapide pour les tensions faibles, mais très lente pour les grosses tensions, vu qu'il faut balayer les tensions unes par unes. On gagne en place ce qu'on perd en vitesse.
====Le CAN delta====
Le '''CAN delta''' peut être vu comme une amélioration du circuit précédent. Il est lui aussi organisé autour d'un compteur, initialisé à 0, qui est incrémenté jusqu'à tomber sur la valeur de sortie. Encore une fois, ce compteur contient un nombre binaire et celui-ci est associé à une tension équivalente. Sauf que cette fois-ci, la tension équivalente n'est pas générée par un générateur synchronisé avec le compteur, mais directement à partir du compteur lui-même. Le compteur relié à un CNA, qui génère la tension équivalente. La tension équivalente est alors comparée avec la tension d'entrée, et le comparateur commande l'incrémentation du compteur, comme dans le circuit précédent.
[[File:Convertisseur CAN de type Delta.png|centre|vignette|upright=1.5|Convertisseur CAN de type Delta.]]
====Le CAN par approximations successives====
Le '''CAN par approximations successives''' effectue une comparaison par étapes, en suivant une procédure dite de dichotomie. Chaque étape correspond à un cycle d'horloge du CAN, qui met donc plusieurs cycles d'horloges pour faire une conversion. Le CAN essaye d'encadrer la tension dans un intervalle, est divisé en deux à chaque étape. L'intervalle à la première étape est de [0 , Tension maximale en entrée ], puis il se réduit progressivement, jusqu'à atteindre un encadrement suffisant, compatible avec la résolution du CAN. À chaque étape, le CAN découpe l'intervalle en deux parties égales, séparées au niveau d'une ''tension médiane''. Il compare l'entrée à la tension médiane et en déduit un bit du résultat, qui est ajouté dans un registre à décalage.
Pour comprendre le concept, prenons l’exemple d'un CAN qui prend en entrée une tension comprise entre 0 et 5 Volts.
* Lors de la première étape, le CAN vérifie si la tension d'entrée est supérieure/inférieure à 2,5 V.
* Lors de la seconde étape, il vérifie si la tension d'entrée est supérieure/inférieure 3,75 V ou de 1,25 Volts, selon le résultat de l'étape précédente : 1,25 V si l'entrée est inférieure à 2,5 V, 3,75 V si elle est supérieure.
* Et on procède sur le même schéma, jusqu’à la dernière étape.
Pour faire son travail, ce CAN comprend un comparateur, un registre et un CNA. Le comparateur est utilisé pour comparer la tension d'entrée avec la tension médiane. Le registre à décalage sert à accumuler les bits calculés à chaque étape, dans le bon ordre. En réfléchissant un petit peu, on devine que les bits sont calculés en partant du bit de poids fort vers le bit de poids faible : le bit de poids fort est calculé dans la première étape, le bit de poids faible lors de la dernière, .... Le CNA sert à générer la tension médiane de chaque étape, à partir de la valeur du registre. L'ensemble est organisé comme illustré dans le schéma ci-dessous.
[[File:SA ADC block diagram.png|centre|vignette|upright=2.0|CAN à approximations successives.]]
Voici une animation du CAN à approximation succesive en fonctionnement :
[[File:4-bit Successive Approximation DAC.gif|centre|vignette|upright=2.0|4-bit Successive Approximation DAC]]
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/* Le convertisseur analogique-numérique */
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text/x-wiki
Dans cette annexe, nous allons voir les circuits qui font la conversion entre de l'analogique et du numérique. Il en existe deux types. Le circuit qui convertit un signal analogique en signal numérique cela est un CAN ('''convertisseur analogique-numérique'''). Le circuit qui fait la conversion inverse est un CNA ('''convertisseur numérique-analogique''').
[[File:CAN & CNA.png|centre|vignette|upright=2.5|CAN & CNA]]
De nos jours, les CNA et CAN sont surtout utilisés dans les cartes son. Elle intègrent un un CAN pour convertir le signal provenant d'un microphone en un signal numérique utilisable par l'ordinateur, ainsi qu'un CNA qui produit un signal analogique à destination des haut-parleurs.
[[File:VGA-Buchse.JPG|vignette|Connecteur VGA]]
Les anciennes cartes graphiques incorporaient aussi un CNA dans l'interface avec l'écran. Les anciens écrans CRT avaient des entrées analogiques, connues sous le nom de connecteur VGA. C'est le fameux connecteur bleu typique des anciens écrans, qui tend de plus en plus à disparaitre. Pour s'interfacer à l'entrée VGA, la carte graphique incorporait un circuit CNA pour transformer les pixels encodés en numérique en signaux analogiques compatibles avec l'entrée VGA. Le CNA était souvent appelé le RAMDAC.
Si nous les voyons à la tout fin de ce cours, c'est parce que le fonctionnement exacte de ces circuits n'est pas de l'électronique numérique. Jusqu'ici dans ce cours, nous n'avons manipulés que des circuits numériques, qui travaillaient avec du binaire. Nous n'avons presque pas parlé de résistance, de condensateurs, ou de quoique ce soit d'autre d'analogique. Sauf dans certains chapitres sur les mémoire RAM, quand nous avons parlé des cellules mémoire et des lignes de bits, de leur précharge, etc. Mais c'était par nécessité. Les circuits CAN et CNA sont eux très fortement analogique, et c'est assez évident au vu de leur rôle. Aussi, j'ai préféré mettre un chapitre dédié aux CNA et CAN en annexe.
==Le convertisseur numérique-analogique==
Les CNA sont plus simples à étudier que les CAN, ce qui fait que nous allons les voir en premier. Les CNA convertissent un nombre en binaire codé sur <math>N</math> bits en tension analogique. la tension de sortie est comprise dans un intervalle, qui va du 0 volts à une tension maximale <math>U_{max}</math>. Un 0 binaire sera convertie en une tension de 0 volts, tandis que la valeur binaire <math>2^N - 1</math> est codée avec la tension maximale. Tout nombre entre les deux est compris entre la tension maximale et minimale.
[[File:8 bit DAC.svg|centre|vignette|upright=1.5|CNA de 8 bits.]]
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La relation entre entrée numérique et tension de sortie varie pas mal selon le CNA, mais la plupart sont des convertisseurs dits linéaires. L'idée est que si on incrémente l'entrée, la tension de sortie augmente toujours d'un '''quantum de tension''' et vaut <math>U_{max} \over 2^N</math>. Il s'agit de la différence de tension minimale que l'on obtient en changeant l'entrée. Par exemple, supposons qu'un 5 et un 6 en binaire donneront des tensions différentes de 1 volt. Alors ce sera la même différence de tension entre un 10 binaire et un 11, entre un 1000 et 1001, etc. Pour résumer, la tension de sortie est proportionnelle au nombre à convertir, le coefficient de proportionnalité est le quantum de tension.
[[File:Linear DA converter ideal characteristic.svg|centre|vignette|upright=1|CNA linéaire.]]
Un CNA peut être construit de diverses manières, qui utilisent toutes des composants analogiques nommés résistances et amplificateurs analogiques, que vous avez certainement vu en cours de collège ou de lycée.
Le premier type de CNA, les '''CNA uniformes''' utilise autant de générateurs de tension qu'il y a de valeurs possibles en sortie. En clair, ce CNA possède <math>2^N</math> générateurs de tension (en comptant la masse et la tension d'alimentation). L'idée est de connecter le générateur qui fournit la tension de sortie et de déconnecter les autres. Chaque connexion/déconnexion se fait par l'intermédiaire d'un interrupteur commandable, comme un transistor. Pour faire le lien entre chaque transistor et la valeur binaire, on utilise un décodeur. Il suffit de relier chaque sortie du décodeur (qui correspond à une entrée unique) au transistor (la tension) qui correspond.
[[File:CNA uniforme (non-pondéré).png|centre|vignette|upright=1.5|CNA uniforme (non-pondéré).]]
Les '''CNA pondérés''' réduisent le nombre de tensions à implémenter. Partons d'un nombre binaire de <math>N</math> bits <math>a_N, a_{n-1}, a_{N-2}, ..., a_2, a_1, a_0</math>. Si le bit <math>a_0</math> correspond à un quantum de tension <math>U</math>, alors la tension correspondant au bit <math>a_1</math> est de <math>2 U</math>, celle de <math>a_2</math> est de <math>4 U</math>, etc. Une fois chaque bit convertit en tension, il suffit d'additionner les tension obtenues pour obtenir la tension finale. Toute la difficulté est de convertir chaque bit en tension, puis d'additionner le tout. C’est surtout l'addition des tensions qui pose problème, ce qui fait que la plupart des circuits convertit les bits en courants, plus faciles à additionner, avant de convertir le résultat final en tension. Dans ce qui va suivre, nous allons voir deux circuits : les CNA pondérés à résistances équilibrées et non-équilibrées.
{|class="wikitable"
|[[File:DigitalAnalogEmsetzer1.png|CNA à résistances non-équilibrées.]]
|[[File:R2r-netzwierk1.jpg|CNA à résistances équilibrées.]]
|}
Le circuit suivant utilise des résistances pour convertir un bit en un courant proportionnel à sa valeur. Rappelons que chaque bit est codé par une tension égale à la tension d'alimentation (pour un 1) ou un 0 volt (pour un 0). Cette tension est convertie en courant par un interrupteur, une tension et une résistance. Le courant est obtenu en faisant passer une tension à travers une résistance, l'interrupteur ouvrant ou fermant le circuit selon le bit à coder. Quand le bit est de zéro, l'interrupteur s'ouvre, et le courant ne passe pas : il vaut 0. Quand le bit est à 1, l'interrupteur se ferme et le courant est alors mis à sa valeur de conversion. La valeur de la résistance permet de multiplier chaque bit par son poids (par 1, 2, 4, , 16, ...) : c'est pour cela qu'il y a des résistances de valeur R, 2R, 4R, 8R, etc. Les courants en sortie de chaque résistance sont ensuite additionnés par le reste du circuit, avant d'être transformé en une tension proportionnelle.
[[File:Convertisseur numérique-analogique.PNG|centre|vignette|upright=2|Convertisseur numérique-analogique]]
Le circuit précédent a pour défaut d'utiliser des résistances de valeurs fort différentes : R, 2R, 4R, etc. Mais la valeur d'une résistance est rarement très fiable, surtout quand on commence à utiliser des résistances assez fortes. Chaque résistance a une petit marge d'erreur, qui fait que sa résistance véritable n'est pas tout à fait égale à sa valeur idéale. Avec des résistances fort variées, les marges d'erreurs s'accumulent et influencent le fonctionnement du circuit. Si on veut un circuit réellement fiable, il vaut mieux utiliser des résistances qui ont des marges d'erreur similaires. Et qui dit marges d'erreur similaire dit résistances de valeur similaires. Pas question d'utiliser une résistance de valeur R avec une autre de valeur 16R ou 32R. Pour éviter cela, on doit modifier le circuit précédent de manière à utiliser des résistances de même valeur ou presque. Cela donne le circuit suivant.
[[File:Convertisseur numérique analogique R-2R.PNG|centre|vignette|upright=2|Convertisseur numérique analogique R-2R]]
==L'échantillonnage==
La conversion d'un signal analogique se fait en plusieurs étapes. La toute première consiste à mesurer régulièrement le signal analogique, pour déterminer sa valeur. Il est en effet impossible de faire la conversion au fil de l'eau, en temps réel. À la place, on doit échantillonner à intervalle réguliers la tension, pour ensuite la convertir. La seconde étape consiste à convertir celle-ci en un signal numérique, un signal discret. Enfin, ce dernier est convertit en binaire. La première étape porte le nom d’échantillonnage, la seconde est la conversion analogique-numérique proprement dite. Voyons immédiatement comment se fait l’échantillonnage, avant de voir la conversion avec le CAN.
{|
|[[File:Sampled.signal.svg|vignette|signal échantillonné.]]
|[[File:Digital.signal.discret.svg|vignette|Signal discrétisé.]]
|}
L’échantillonnage mesure régulièrement le signal analogique, afin de fournir un flux de valeurs à convertir en numérique. Il a lieu régulièrement, ce qui signifie que le temps entre deux mesures est le même. Ce temps entre deux mesures est appelée la période d'échantillonnage, notée <math>T_e</math>. Le nombre de fois que la tension est mesurée par seconde s'appelle la '''fréquence d'échantillonnage'''. Elle n'est autre que l'inverse de la période d’échantillonnage : <math>f_e = \frac{1}{T_e}</math>. Plus celle-ci est élevée, plus la conversion sera de bonne qualité et fidèle au signal original. Les deux schémas ci-dessous montrent ce qui se passe quand on augmente la fréquence d’échantillonnage : le signal à gauche est échantillonné à faible fréquence, alors que le second l'est à une fréquence plus haute.
{|
|[[File:Digital.signal.svg|vignette|Signal échantillonné à basse fréquence.]]
|[[File:Quantized.signal.svg|vignette|Signal échantillonné à haute fréquence.]]
|}
L’échantillonnage est réalisé par un circuit appelé l’'''échantillonneur-bloqueur'''. L'échantillonneur-bloqueur le plus simple ressemble au circuit du schéma ci-dessous. Les triangles de ce schéma sont ce qu'on appelle des amplificateurs opérationnels, mais on n'a pas vraiment à s'en préoccuper. Dans ce montage, ils servent juste à isoler le condensateur du reste du circuit, en ne laissant passer les tensions que dans un sens. L'entrée C est reliée à un signal d'horloge qui ouvre ou ferme l'interrupteur à fréquence régulière. La tension va remplir le condensateur quand l'interrupteur se ferme. Une fois le condensateur remplit, l'interrupteur est déconnecté isolant le condensateur de la tension d'entrée. Celui-ci mémorisera alors la tension d'entrée jusqu'au prochain échantillonnage.
[[File:Sample-hold-circuit.svg|centre|vignette|Echantillonneur-bloqueur.]]
==Le convertisseur analogique-numérique==
Le signal échantillonné est ensuite convertit en un signal numérique, codé sur plusieurs bits. La traduction est le fait d'un circuit convertisseur analogique-numérique, ou CAN. Un CAN convertit une tension en un nombre binaire codé sur <math>N</math> bits. Comme pour les CNA, la tension d'entrée peut prendre toutes les valeurs dans un intervalle de tension allant de 0 à une tension maximale. L'intervalle de tension est découpé en sous-intervalles de même taille, chacun se voyant attribuer un nombre binaire. Si la tension d'entrée tombe dans un de ces intervalle, le nombre binaire en sortie est celui qui correspond à cet intervalle. Des intervalles consécutifs correspondent à des nombres binaires consécutifs, le premier intervalle codant un 0 et le dernier le nombre <math>2^N - 1</math>. En clair, le nombre binaire est plus ou moins proportionnel à la tension d'entrée. La taille de chaque intervalle est appelé le quantum de tension, comme pour les CNA.
Le nombre de bits du résultat est ce qu'on appelle la '''résolution du CAN'''. Plus celle-ci est important,e plus le signal codé sera fidèle au signal d'origine. La précision du CAN sera plus importante avec une résolution importante. Malgré tout, un signal analogique ne peut pas être traduit en numérique sans pertes, l'infinité de valeurs d'un intervalle de tension ne pouvant être codé sur un nombre fini de bits. La tension envoyée va ainsi être arrondie à une tension qui peut être traduite en un entier sans problème. Cette perte de précision va donner lieu à de petites imprécisions qui forment ce qu'on appelle le '''bruit de quantification'''. Plus le nombre de bits utilisé pour encoder la valeur numérique est élevée, plus ce bruit est faible.
[[File:ADC voltage resolution.svg|centre|vignette|upright=1.5|Résolution d'un CAN.]]
===Le CAN Flash===
Un CAN peut être construit de diverses manières, à partir de composants nommés résistances et amplificateurs analogiques. Par exemple, voici à quoi ressemble un '''CAN Flash''', le type de CAN le plus performant. C'est aussi le plus simple à comprendre, bizarrement. Pour comprendre comment celui-ci fonctionne, précisons que le CAN code la tension analogique sur <math>N</math> bits, soit des valeurs comprises entre 0 et <math>2^N - 1</math>. Chaque nombre binaire est associée à la tension d'entrée qui correspond. L'idée est de comparer la tension avec toutes les <math>2^N</math> valeurs de tension correspondantes. On utilise pour cela un comparateur pour chaque tension, qui fournit un résultat codé sur un bit : ce dernier vaut 1 si la tension d'entrée est supérieure à la valeur, 0 sinon. Les résultats de chaque comparateur sont combinés entre eux pour déterminer la tension la plus grande qui est proche du résultat. La combinaison des résultats est réalisée avec un encodeur à priorité. Les résultats des comparateurs sont envoyés sur l'entrée adéquate de l'encodeur, qui convertit aussi cette tension en nombre binaire.
[[File:Comparateur flash.PNG|centre|vignette|upright=2|Comparateur flash]]
Ce circuit, bien que très simple, a cependant de nombreux défauts. Le principal est qu'il prend beaucoup de place : les comparateurs de tension sont des dispositifs encombrants, sans compter l'encodeur. Mais le défaut principal est le nombre de comparateurs à utiliser. Sachant qu'il en faut un par valeur, on doit utiliser <math>2^N</math> comparateurs pour un CAN de <math>N</math> bits. En clair, le nombre de comparateurs à utiliser croît exponentiellement avec le nombre de bits. En conséquence, les CAN Flash ne sont utilisables que pour de petits convertisseurs, limités à quelques bits. Mais il existe des CAN construits autrement qui n'ont pas ce genre de problèmes.
===Le CAN simple rampe===
Le '''CAN simple rampe''' est un CAN construit avec un compteur, un générateur de tension, un comparateur de tension et un signal d'horloge. L'idée derrière ce circuit est assez simple : au lieu de faire toutes les comparaisons en parallèle, comme avec un CAN Flash, celles-ci sont faites une par une, une tension après l'autre. Ce faisant, on n'a besoin que d'un seul comparateur de tension. Les tensions sont générées successivement par un générateur de rampe, à savoir un circuit qui crée une tension qui croit linéairement. La tension en sortie du générateur de rampe commence à 0, puis monte régulièrement jusqu’à une valeur maximale. Celle-ci est alors comparée à la tension d'entrée. Tant que la tension générée est plus faible, la sortie du comparateur est à 0. Quand la tension en sortie du générateur de rampe dépasse à la tension d'entrée, le comparateur renvoie un 1.
Tout ce système permet de faire les comparaisons de tension, mais il n'est alors plus possible d'utiliser un encodeur pour faire la traduction (tension -> nombre binaire). L'encodeur est remplacé par un autre circuit, qui n'est autre que le compteur. Le compteur est initialisé à 0, mais est incrémenté régulièrement, ce qui fait qu'il balaye toutes les valeurs que peut prendre la sortie numérique. L'idée est que le compteur et la tension du générateur de rampe se suivent : quand l'un augmente, l'autre augmente dans la même proportion. Ainsi, la valeur dans le compteur correspondra systématiquement à la tension de sortie du générateur. Pour cela, on synchronise les deux circuits avec un signal d'horloge. À chaque cycle, le compteur est incrémenté, tandis que le générateur augmente d'un quantum de tension. Ce faisant, quand le comparateur renverra un 0, on saura que la tension d'entrée est égale à celle du générateur. Au même cycle d'horloge, le compteur contient la valeur binaire qui lui correspond. Il suffit alors d’arrêter le compteur et de recopier son contenu sur la sortie.
[[File:Comparateur simple rampe.png|centre|vignette|upright=2|Comparateur simple rampe.]]
Ce CAN a l'avantage de prendre bien moins de place que son prédécesseur, sans compter qu'il utilise très peu de circuits. Pas besoin de beaucoup de comparateurs de tension, ni d'un encodeur très compliqué : quelques circuits très simples et peu encombrants suffisent. Ce qui est un avantage certain pour les CAN avec beaucoup de bits. Mais ce CAN a cependant des défauts assez importants. Le défaut principal de ce CAN est qu'il est très lent. Déjà, la conversion est plus rapide pour les tensions faibles, mais très lente pour les grosses tensions, vu qu'il faut balayer les tensions unes par unes. On gagne en place ce qu'on perd en vitesse.
===Le CAN delta===
Le '''CAN delta''' peut être vu comme une amélioration du circuit précédent. Il est lui aussi organisé autour d'un compteur, initialisé à 0, qui est incrémenté jusqu'à tomber sur la valeur de sortie. Encore une fois, ce compteur contient un nombre binaire et celui-ci est associé à une tension équivalente. Sauf que cette fois-ci, la tension équivalente n'est pas générée par un générateur synchronisé avec le compteur, mais directement à partir du compteur lui-même. Le compteur relié à un CNA, qui génère la tension équivalente. La tension équivalente est alors comparée avec la tension d'entrée, et le comparateur commande l'incrémentation du compteur, comme dans le circuit précédent.
[[File:Convertisseur CAN de type Delta.png|centre|vignette|upright=1.5|Convertisseur CAN de type Delta.]]
===Le CAN par approximations successives===
Le '''CAN par approximations successives''' effectue une comparaison par étapes, en suivant une procédure dite de dichotomie. Chaque étape correspond à un cycle d'horloge du CAN, qui met donc plusieurs cycles d'horloges pour faire une conversion. Le CAN essaye d'encadrer la tension dans un intervalle, est divisé en deux à chaque étape. L'intervalle à la première étape est de [0 , Tension maximale en entrée ], puis il se réduit progressivement, jusqu'à atteindre un encadrement suffisant, compatible avec la résolution du CAN. À chaque étape, le CAN découpe l'intervalle en deux parties égales, séparées au niveau d'une ''tension médiane''. Il compare l'entrée à la tension médiane et en déduit un bit du résultat, qui est ajouté dans un registre à décalage.
Pour comprendre le concept, prenons l’exemple d'un CAN qui prend en entrée une tension comprise entre 0 et 5 Volts.
* Lors de la première étape, le CAN vérifie si la tension d'entrée est supérieure/inférieure à 2,5 V.
* Lors de la seconde étape, il vérifie si la tension d'entrée est supérieure/inférieure 3,75 V ou de 1,25 Volts, selon le résultat de l'étape précédente : 1,25 V si l'entrée est inférieure à 2,5 V, 3,75 V si elle est supérieure.
* Et on procède sur le même schéma, jusqu’à la dernière étape.
Pour faire son travail, ce CAN comprend un comparateur, un registre et un CNA. Le comparateur est utilisé pour comparer la tension d'entrée avec la tension médiane. Le registre à décalage sert à accumuler les bits calculés à chaque étape, dans le bon ordre. En réfléchissant un petit peu, on devine que les bits sont calculés en partant du bit de poids fort vers le bit de poids faible : le bit de poids fort est calculé dans la première étape, le bit de poids faible lors de la dernière, .... Le CNA sert à générer la tension médiane de chaque étape, à partir de la valeur du registre. L'ensemble est organisé comme illustré dans le schéma ci-dessous.
[[File:SA ADC block diagram.png|centre|vignette|upright=2.0|CAN à approximations successives.]]
Voici une animation du CAN à approximation succesive en fonctionnement :
[[File:4-bit Successive Approximation DAC.gif|centre|vignette|upright=2.0|4-bit Successive Approximation DAC]]
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Les débats de Gérard de Suresnes/L'amour donne de la force
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L'amour donne de la force
La première partie de cet ouvrage a permis de montrer plusieurs faits stylisés importants pour comprendre ce qui suit. Le premier est la transition que vivait le monde de la radio, entre le modèle des années 80 et ses radios libres, et celui des années 2000 et son capitalisme. Ce n'est pas un hasard si la décennie voit autant de mouvements de personnel entre les stations, notamment orientées vers un public jeune, et une recomposition permanente du tissu de la FM. C'est aussi une période d'essais de concepts, comme le fut celui du mélange entre la télévision et la radio, de l'association des auditeurs en temps réel par le Minitel et l'écrit, etc. La suite nous permettra d'examiner l'héritage de ces tentatives.
Symbole de ce moment, Max et son émission. Véritable OVNI dans la radio, il incarne toutefois une aspiration, tant du public que des cadres, en quête d'émissions originales, décalées et proches des gens. Les débats de Gérard, quoique dans un cadre bien spécifique car hors des heures de sondages, peuvent s'analyser dans ce contexte.
Cette émission, on l'a vu, répond à certains rouages. Il est important de les comprendre. Tout comme un tableau, nous avons choisi de montrer d'abord l'esprit des acteurs avant de présenter les différentes pièces de théâtre que va nous jouer la véritable troupe qui entoure Gérard entre 1998 et 2001. Le lecteur comprendra mieux le format de l'émission et ses évolutions sur la période. Mais nous y reviendrons de manière moins systématique, notamment car ils restent redondants et dans la trajectoire générale du personnage.
Car c'est presque du théâtre auquel on va assister, où seront présentées de véritables pièces surréalistes. Nous osons ici une proposition audacieuse : tous les participants étaient des comédiens, y compris Gérard. Il ne s'agit pas ici d'alimenter une fausse rumeur longtemps évoquée sur l'aspect factice de Gérard lui-même, mais d'inscrire cet homme dans un contexte. Ce qui est attesté par les entretiens avec les membres de l'équipe de Max a posteriori, c'est que chacun avait l'impression de participer à l'élaboration d'un produit radiophonique, sans prendre de recul sur le résultat produit, qu'ils n'ont découvert qu'après la fin de l'émission. D'ailleurs, personne n'avait de liens avec Gérard en-dehors du studio de radio. De son côté, il est évident que Gérard peut sembler la victime de ce jeu et la seule personnalité authentique. Mais comme on le verra, à plusieurs reprises, ses rêves, le réel et sa conscience ont connu un entremêlement complexe, qui l'ont amené à comprendre en quoi il faisait rire par ses réactions, sa victimisation, et à entretenir ce feu. Ce quasi-volontariat dans le jeu de rôle que lui donnait l'émission nous semble pouvoir, avec prudence, l'ajouter à la liste des acteurs. Certes, il est le plus authentique, très semblable entre la scène et la ville, mais il ne se comporte pas dans une parfaite spontanéité naïve, mais en écho à ce qu'il comprend de ce qu'il suscite. Cette partie va également insister sur ces plis baroques où Gérard oscille entre l'authenticité et un jeu d'acteur avéré. Comme on le saura plus tard en lien avec Nicolas, le plus proche collaborateur de Gérard finalement, l'homme était motivé par les débats dans leur forme, ils représentaient sa vie, sa raison d'être.
Cette partie va donc se structurer très différemment de la première, puisqu'elle va se contenter de présenter, l'un après l'autre, les tableaux surréalistes offerts par la radio. La présentation retenue est fortement imparfaite à un expert de l'émission, mais elle nous semble le meilleur compromis entre l'écrit et l'oral spontané de la radio. Car pour nuancer ce qui a été dit plus haut, si l'hypothèse du théâtre est poussée plus loin, notamment pour des raisons méthodologiques, il faut tout de suite parler de théâtre d'improvisation. Rien n'était vraiment préparé, nous aurons l'occasion d'y revenir.
Le choix proposé ici est donc de raisonner en trois temps. Pour chaque débat, une première section racontera leur contexte, et une analyse critique pour présenter ce qu'ils révèlent, les moments forts au plan de l'histoire de l'émission et de la société française en général dans cette période. La seconde section évoquera, comme au théâtre, la liste des acteurs (les distributions) et les rôles qu'ils jouent dans la mesure où ils sont connus (car ce sont souvent des auditeurs anonymes). Enfin, une section se propose de retranscrire le débat. Cette transcription n'est pas fidèle : les aspects les plus inutilement vulgaires seront supprimés ou censurés, les interruptions ne faisant pas sens seront supprimées, les interactions également (par exemple, les réponses des auditeurs lorsqu'ils sont accueillis à l'antenne). Il sera aussi épargné au lecteur des redondances dans les émissions. Cette section pourra parfois se décomposer en deux à trois parties, présentant les éventuelles réunions préparatoires ou les émissions précédant le débat, si elles apportent quelque chose à l'histoire. Elle sera ponctuée de nombreuses notes de bas de page, tant pour éclairer certains moments par l'actualité de l'époque que pour leur donner un sens par rapport à d'autres moments où Gérard passe dans l'émission de Max, d'autres jours dans la semaine, alimentant les débats. Il faut également se rappeler qu'à l'écrit, nous ne pourrons pas retranscrire le ton bafouillant, en permanence, de Gérard, qui n'est que rarement dans une totale fluidité. Il n'est pas rare qu'il accroche sur des mots, cherche comment dire quelque chose, mais nous ne le retranscrirons pas. De même, il faut avoir en tête que à l'entendre, l'équipe elle-même était hilare, chose sur laquelle on ne reviendra pas systématiquement. Mais il ne faudra jamais oublier que l'équipe était tout à la fois actrice et spectatrice de ce programme. Notre défi, c'est illustrer le surréalisme des débats en évitant l'ennui d'un écrit retranscrivant la redondance d'un personnage car, évidemment, rien n'est linéaire dans ce parcours. Par exemple, le premier trimestre 1998, mais aussi quelques phases de 1999, donneront l'impression d'un total retour à novembre 1997. Nous éviterons de trop mettre en valeur ces redondances.
Pour finir, le lecteur doit savoir que de nouvelles conventions d'écriture accompagneront cette partie. D'abord, les explications sonores voire visuelles, voire contextuelles, au milieu de l'émission, seront en italique ou sous forme d'émoticônes, pour plus de réalisme. Ensuite, le dialogue sera présenté de manière théâtrale. Enfin, dans les sections de retranscription, il faut que le lecteur soit préparé à ce que chaque mot, même en italique, relève du second degré. Les verbes d'action, de sentiment, de ressenti, sont des sortes de didascalies : ce sont les postures adoptées par les acteurs à un instant donné. Seules les didascalies concernant Gérard révèlent davantage la véracité d'une réaction authentique, encore qu'elle soit à inscrire dans la logique évoquée plus haut. La première section éclairera le lecteur sur les passages où même l'équipe gagne en authenticité dans tel ou tel moment de l'émission.
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L'hiver 1997 peut laisser des doutes quant à l'avenir de l'émission. Mais les multiples nuances qu'on a abordées en conclusion de la précédente partie permettent d'avoir des chances raisonnables de poursuivre. Ce que le monde ne sait pas tout à fait, c'est que Gérard, malgré tout, entretient une correspondance épistolaire avec des filles et, pour l'une d'entre elles, les choses se précisent. Au 1er Janvier 1998, on découvre qu'il a une copine officielle : Sandy.
Ce personnage est d'une complexité certaine. Pour certains, elle profitera de la notoriété, même relative de Gérard, pour approcher sa véritable idole, Max. Pour d'autres, elle reste héroïque, car elle a affronté avec lui toutes les épreuves de cette période et, surtout, a représenté un véritable stabilisateur. La vérité est probablement entre ces deux réalités. Factuellement, elle vivra plusieurs années avec Gérard et participera activement aux sketchs l'impliquant, souvent en complicité avec les équipes de la radio.
Ce personnage, couplé à une stabilisation au sein de l'équipe, va immédiatement changer la logique des débats, vers un surréalisme littéraire et non seulement de situation. Bien sûr, Gérard reste confronté à ses démons, mais l'axe majeur reste le progrès.
De Janvier à Février, il entretient une correspondance avec Sandy. C'est peut-être ce qui explique, justement, ses hésitations comportementales. Il faudra attendre leur mise en ménage pour que le destin puisse continuer son œuvre.
== Le débat sur l'informatique ==
=== Contexte ===
Au plan biographique, Gérard a donc retrouvé la radio début Janvier, dans la même ambiance qu'en Décembre, pour un best-of de l'année 1997. Ce best-of consistait à redire les questions les plus incroyables de tous ses débats, ramassées dans une soirée unique. Pas étonnant dès lors qu'en ce 8 Janvier 1998, on retrouve un schéma peu différent de celui qu'on a pu décrire au mois de Décembre.
Cette semaine-là, il semble partir sur de nouveaux thèmes, probablement inspirés par Max, Nicolas et peut-être Sandy.
Au plan radiophonique, les courriers, le personnage, etc. continuent. Dans la continuité de Décembre, Françoise de la Courneuve est désormais associée aux lettres des auditeurs et pénètre malgré elle cet immense sketch. Tous les sketchs de Gérard sont toujours d’actualité et le resteront toute cette période du premier trimestre, voire au-delà. Julie a démissionné depuis Décembre 1997. De nouveaux acteurs rentreront dans le jeu, et notamment la personne chargée de la sécurité des locaux de la radio la nuit. Cet homme, appelé Thierry, participera au débat et, plus généralement, au contexte mis en place par l'équipe.
Au plan historique, le thème est particulièrement d'actualité. À cette époque-là, le grand public découvre les atouts de l'ordinateur et d'Internet, mais aussi du téléphone mobile. C'est le début de la bulle technologique, qui gonflera jusqu'en 2001.
Dans les années 90, le monde des ordinateurs et de la communication électronique sort des laboratoires universitaires ou des environnements professionnels, pour pénétrer, petit à petit, les foyers des citoyens. Dès cette époque, la société se fracture sur le sujet du numérique, entre les villes, reliées par le téléphone par lequel transite Internet, et les campagnes, plus reculées. On parle alors de fracture primaire car la France est loin d'être uniforme s'agissant de la connexion de son territoire au réseau.
Dans ces conditions, les autorités nationales n'impulsent que timidement, via des associations ou de petits projets de recherche, une ambition de préparer la population à ce monde numérique. Beaucoup n'y croient pas et pensent que le Minitel reste au sommet de la modernité, l'ordinateur et Internet n'étant que des modes venues des États-Unis. D'autres sont persuadés que les choses vont aller de soi, s'imposer par elles-mêmes, pourvu que les pouvoirs publics soutiennent l'équipement et l'accès à ces technologies.
Pour les gens de l'époque, Internet se résume à la connexion d'un modem qui utilise une ligne téléphonique traditionnelle pour y échanger des fréquences. Ainsi, non seulement on ne peut pas concevoir de téléphoner et d'utiliser Internet simultanément sur la même ligne, mais les conditions d'accès au réseau coûtent cher. En même temps, l'offre de service est faible : messageries, quelques forums de discussion, quelques sites vitrines. C'est encore l'époque où l'on peut compter le nombre de pages Web en ligne.
Au plan matériel, la norme est à l'ordinateur de bureau, avec une tour contenant les accessoires requis (disque dur, processeur, divers composants électroniques), un écran et un clavier. Les ordinateurs portables sont rares, lourds et chers. Les écrans couleurs sont arrivés autour de 1995, la souris relève de la miniature, le tactile étant totalement ignoré des gens de l'époque. Les machines, rares au demeurant, pèsent plus de 2.5kg, et leurs capacités ne sont guère supérieures à des calculatrices : environ 500 Mo (mégaoctets) de disque dur, quelques mégas de mémoire vive. Mais comme sur Internet, les besoins sont également faibles : on échange surtout des donnés textuelles, via des CD-ROM ou des disquettes. S'agissant des disquettes, elles ont une taille de 1.44 Mo. Les CDs sont d'environ 600 Mo et le DVD n'existe pas. Pour regarder des films, on utilise des cassettes vidéo.
Enfin, au niveau logiciel, Microsoft et Apple commencent à peine à croître auprès du grand public. Windows peut encore s'installer à partir de disquettes et offre les premières interfaces graphiques permettant à l'utilisateur de commander sa machine sans taper du code. C'est le début d'une révolution, dont il faut comprendre que rien n'est acquis, tout est à construire, y compris les usages et les perspectives, réservées pour l'heure à quelques pionniers. C'est d'ailleurs aussi pour cela que la radio a un tel succès, bien qu'elle aussi soit en construction industrielle.
Aussi ce débat tombe à pic, dans une époque où les gens communiquent encore essentiellement par téléphone fixe de manière limitée du fait du coût, et découvrent le téléphone portable et l'ordinateur avec appréhension ou émerveillement. L'informatique n'a, alors, rien d'évident ni d'universel. Il suscite de vrais débats de société et, aussi surréaliste que soient les émissions de Gérard, certains points le reflètent.
=== Personnages ===
* Franck Bargine : Max
* Gérard Cousin : Gérard
* Olivier Bouchet : Olivier
* Manu
* Reego
* Rita : Cécile
* Tony Morestin : Christophe, Gilbert
* Cyril : Claude, Darwin, Jean-Pat
* Ultraman : Victor, Laurent, Kévin
* Arnet : Thierry
* Thierry : David
* Mickaël
* Hakim
* Virigine
* Muguet
* Christina
* Estelle
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Bonsoir à tous. Ah euh non mais alors là...
'''Olivier''' : Ah, déjà un problème. Qu'est-ce qu'il se passe, Gérard ?
'''Gérard''' : J'ai pas de retour. Donc bonsoir à tous, c'est les débats de Gérard du jeudi soir. Donc, le premier débat c'est sur l'informatique. Pour ça on va accueillir Muguet, Cécile, Christiana, Estelle, Mickaël et Claude, bonsoir.
Savez-vous utiliser une souris ? On va commencer par Claude. C'est pas la peine de commencer déjà à rigoler et ne mettez pas de musique ou de radio derrière vous, parce que sinon vous allez gerber, vite fait. Et jouez pas avec les téléphones, parce qu'il y en a qui commencent à jouer avec les téléphones là, ça commence déjà à me prendre la tête ''[bruit de fil de téléphone dans un combiné]''. Je vous préviens : soyez sympa avec moi si vous voulez que je sois sympa avec vous. Tout le monde est d'accord avec moi ? [R''éponse unanime de oui''].
'''Claude''' : Moi je suis en école d'informatique, donc je sais parfaitement me servir d'une souris. Nous on appelle cela un mulot aussi d'ailleurs, c'est pareil. C'est pas compliqué, tu la fais bouger, t'appuies sur les boutons et ça roule.
'''Mickaël''' : Moi je fais de l'informatique en musique, donc une souris, pas de problème.
'''Gérard''' : Non mais une souris sur informatique, je te parle quand tu tapes sur quelque chose, pas sur de la musique. Je sais pas si Claude va être d'accord avec moi... ARRÊTEZ AVEC LE TÉLÉPHONE PARCE ÇA COMMENCE À ME PRENDRE LA TÊTE LÀ !
'''Cécile''' : C'est sûrement quelqu'un qui a un portable.
'''Muguet''' : Gérard c'est moi. Je fais pas exprès, c'est qu'il craque un peu. Je vais essayer d'éviter de bouger.
'''Gérard''' : Ok. Mickaël, tu me disais qu'on pouvait s'amuser avec une souris pour de la musique ? Claude, t'as déjà vu qu'on pouvait jouer, pour faire des disques, avec une souris.
'''Claude''' : Oui, parce que sur l'ordinateur, t'as des logiciels qui existent pour faire de la musique.
'''Gérard''' : Ok, c'était pour confirmer.
'''Muguet''' : c'est possible d'avoir le nom du logiciel qui permet de faire de la musique sur PC ?
'''Gérard''' : Tu verras ça hors antenne. Estelle.
'''Estelle''' : J'ai suivi des études de bureautique, donc je sais me parfaitement servir d'une souris.
'''Christina''' : Depuis que je suis sorti du bahut, je fais plus d'informatique et je me suis jamais servie d'une souris. Ça a toujours été sur clavier.
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, si on t'apprend à te servir d'un clavier, tu peux te servir d'une souris. Donc je vois pas pourquoi tu me dis que tu t'en es jamais servie.
'''Christina''' : Je m'en suis jamais servi au bahut. Si on me demande de m'en servir, je saurai.
'''Cécile''' : Moi c'est quand je surfe sur Internet, j'ai besoin de la souris, donc je sais très bien m'en servir.
'''Gérard''' : Claude, tu peux me confirmer qu'on peut essayer avec une souris sur Internet ?
'''Claude''' : On peut faire tout marcher. Tout marche avec la souris dans ton ordinateur, quasiment.
'''Gérard :''' Même sur Internet ?
'''Claude''' : Oui..
'''Gérard :''' Muguet.
'''Muguet''' : Oui, tu verras dans le courrier que tu recevras demain matin, je me suis servie de la souris, entre autre.
'''Gérard''' : Je peux vous dire une chose. Pour l'instant, moi j'ai eu l'occasion, on m'en a donné un, puis on me l'a repris. Mais me servir d'une souris, je voudrais bien qu'on me fasse voir comment ça fonctionne, c'est tout.
'''Muguet''' : T'en as déjà vu ?
'''Olivier''' : [''malicieux]'' : T'as bien eu des petites souris Gérard.
'''Gérard''' : Non mais quand je te parle des souris, je te parle de...
'''Olivier''' : Genre Christine.
'''Gérard''' : Non mais attends. Là tu va pas commencer. Sinon je vais pas rester longtemps.
'''Olivier :''' Ah, c'était pas ma petite souris ?
'''Gérard''' : Non, non, non. J'en ai rien à foutre de sa gueule.
'''Olivier :''' Ah, j'écoutais pas. Je m'excuse, reprenons.
'''Gérard''' : Donc moi les souris, j'ai jamais eu l'occasion de m'en servir.
'''Muguet''' : Mais t'en as déjà vu ?
'''Gérard''' : Oui mais je ne sais pas comment qu'on s'en sert.
'''Claude''' : La souris, c'est pas compliqué, tu la prends dans ta main, il y a un coup de main à prendre, tu la fais glisser et t'as deux ou trois boutons sur lesquels tu peux appuyer et c'est tout.
'''Gérard''' : ''[Olivier montre une souris à Gérard''] Non, parce que là on m'en présente une, avec un bouton rond. Est-ce que c'est le même système avec les deux boutons comme tu me dis ?
'''Claude''' : Le bouton rond en général est au milieu et il te sert à d'autres fonctions. Tu peux lui donner une fonction particulière et c'est tout. Mais en fait c'est très simple à s'en servir.
'''Gérard''' : Donc tu peux taper ce que tu veux avec donc, en fin de compte.
'''Claude''' : La souris, elle sert pas à taper, elle sert à se déplacer dans ton environnement. Quand tu te sers d'une souris, tu te sers encore du clavier. Tu te sers des deux à la fois en fait.
'''Mickaël''' : C'est une flèche sur l'écran et avec la souris, tu déplaces la flèche sur l'écran.
'''Cécile''' : Mais moi j'ai pas compris Gérard, tu disais qu'on t'avais confié un ordinateur ?
'''Gérard''' : J'ai eu un ordinateur et la personne que j'avais hébergée, parce que j'ai été trop gentil, elle est partie, en plus c'était un ordinateur qu'elle avait récupéré dans les ordures. Il l'a trafiqué. Bon je vas pas tout dire maintenant. ''[Une voix de canard dit : oui c'est sûr''.] Celui qui s'amuse à se prendre pour un canard il va pas rester longtemps. Vous allez pas commencer, il est 1h19, sinon ça va gerber. Mickaël tu vas pas commencer.
''' Manu''' : Non c'est pas Mickaël, c'est une fille.
'''Gérard''' : On verra par la suite. Avec tous les Intermarché et les Continents, etc, avez-vous besoin des Internet ? Hmmm je comprends pas du tout moi non plus.
'''Olivier''' : C'est pas toi qui l'a fait ?
'''Gérard''' : Celle-là je vois pas du tout le rapport. Donc, avec tous les Intermarchés, les Continents, etc, avez-vous besoin des internés ?
'''Manu''' ''[prend la feuille'' ''des questions du débat]'' : c'est la 3, je relis. avec tous les [[https://fr.wikipedia.org/wiki/Intermarch%C3%A9|Intermarchés]], les [[https://fr.wikipedia.org/wiki/Continent_(hypermarch%C3%A9)|Continent]], etc, avez-vous besoin des Internet ? Donc cela veut dire les continents, Europe, Afrique, États-Unis, etc, et le rapport c'est qu'Internet, c'est mondial pour se connecter d'un continent à l'autre. Et les Intermarchés, c'est là où tu peux acheter Internet et ça se trouve sur les Continents.<ref name="hist1"></ref>
'''Claude''' : Moi je dis que les Internet dans les Intermarchés sur les Continents, ça peut toujours servir. L'Internet c'est assez utile. On peut trouver tout ce qu'on veut. Moi par exemple, cet après-midi, j'ai communiqué avec quelqu'un du Québec, alors que j'étais à Paris. Tu peux avoir toutes les images que tu veux, toutes les informations, des vidéos de cul, etc.
'''Mickaël''' : Moi je suis d'accord avec Claude, c'est utile, on peut communiquer entre tous les continents et...
'''Gérard''' : Pas la peine de dire que t'es d'accord avec Claude, si c'est pour me dire à toutes les questions que t'es d'accord avec Claude, c'est même pas la peine !
'''Mickaël''' : Ah non, la première, c'est lui qui était d'accord avec moi.
'''Gérard''' : Pour la première question, je lui ai demandé de réagir sur ce que tu disais, maintenant tu me dis que t'es d'accord avec lui. Si t'es pas capab' de répondre sur une question, je vais te dire une chose, je vais pas sans arrêt demander à Claude qu'il t'explique. Parce que ça servira à rien que tu viennes participer au débat.
'''Mickaël''' : J'ai Internet chez moi, donc je vais pas être pas d'accord avec lui puisque je l'ai.
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, explique-moi par rapport à la question que je viens de te poser, sans me dire que t'es d'accord avec Claude.
'''Mickaël''' : C'est très simple : si j'ai besoin d'écrire à quelqu'un qui est aux États-Unis, je le fais sans passer par le courrier. Je prends Internet, je lui écris, point. Et je reçois la réponse dans la minute qui suit.
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, tu réponds à peu près ce que Claude a dit.
'''Mickaël''' : Oui on se sert des mêmes appareils.
'''Gérard''' : ''[Bruit de bouche d'exaspération]''
'''Cécile''' : Gérard, des fois, y a des phénomènes de télépathie. Donc ça marche entre Claude et Mickaël.
'''Estelle''' : Moi je pense que c'est l'avenir, tu peux faire des échanges, discuter avec des tas de personnes, et je pense même que bientôt, on pourra faire les courses de chez nous, on n'aura plus besoin d'aller aux Intermarchés.
'''Claude''' : Ça se fait déjà. Tu commandes et les gars te l'apportent chez toi. Et tu paies par carte bleue.
'''Muguet''' : C'est plus cher ou moins cher ?
'''Claude''' : J'ai jamais essayé.
'''Christina''' : Moi je m'en suis jamais servie et ça me manque pas du tout. On peut vivre sans.
'''Gérard''' : Ouais enfin tu sais taper sur un ordinateur. Donc apparemment Internet, c'est à peu près pareil.
'''Christina''' : Oui mais je ne m'en suis jamais servi, j'ai jamais eu besoin de faire quoique ce soit avec et voilà.
'''Cécile''' : Moi je suis pas d'accord. Internet, c'est l'instrument du futur. Ça a un rôle très social, tu peux envoyer des e-mails partout dans le monde.
'''Christina''' : Moi je trouve pas ça si social que ça.
'''Cécile''' : T'es à Paris, t'envoies un e-mail à Tokyo ou à n'importe quel village qui se trouve au Tibet, c'est cool tu découvres la culture, tu dialogues, etc
'''Christina''' : Mais avant qu'il y ait Internet, tu le faisais aussi.
''[Mickaël sort. Des bruits perturbent les communications avec un sifflement].''
'''Olivier''' : Parce que tu parles pas devant ton micro Gérard, c'est pour ça.
'''Gérard''' : Moi je réponds à la question de Cécile. C'est pas parce que y a Internet, même par le bien de l'ordinateur, je pense que tu pouvais dialoguer avec quelqu'un.
'''Cécile''' : Mais le courrier ça prend vachement longtemps. Et t'as pas toutes les adresses. Si t'as envie de dialoguer avec quelqu'un qui se trouve en Sibérie...
'''Muguet''' : Je sais pas qui est-ce qui disait que c'était vachement social. Moi je trouve pas parce que plus ça va aller, plus de monde aura Internet et ils vont tous rester cloîtrés chez eux. Ils vont uniquement se rencontrer par le biais de l'ordinateur, s'écrire et se parler sans se voir. Au bout du compte, tout le monde restera tout seul chez soi et dans leur petit univers et personne se rencontrera dans les rues, etc.
'''Cécile''' : C'est pessimiste tout ça.
'''Manu''' : On accueille Christophe, 22 ans de Rodez.
'''Christophe''' : Bonsoir tout le monde, bonsoir Gérard.
'''Muguet''' : Je peux terminer ?
'''Christophe''' : Oui bien sûr, vas-y.
'''Gérard''' : Tu vas pas commencer à vouloir jouer les gros caïds parce que sinon tu vas pas rester longtemps, toi. Je te préviens d'entrée. De tt' manière, ta voix me dit quelque chose. Muguet.
'''Muguet''' : Je termine ?
'''Gérard''' : Attends on va faire interroger le dernier arrivé.
'''Olivier''' : Elle était en train de parler, faudrait peut-être qu'elle termine.
'''Cécile''' : Gérard ? Je vouais dire aussi que Internet, c'est assez éducatif.
'''Claude''' : Ouais pour le cul.
'''Gérard''' : Bon celui qui commence à parler de cul, je vais te dire une chose, on en a rien à foutre ! On sait très bien que sur Internet et le bien des ordinateurs...
'''Muguet''' : Le biais ! ''[Tentant de rattraper avec bienveillance les problèmes de dictions et de vocabulaires de Gérard]''
'''Gérard''' :...on peut faire des rencontres cul. Alors tu vas pas commencer comme ça toi. Sinon tu vas retourner d'où que tu viens.
'''Christophe''' : Mais j'ai rien dit, excuse moi mais c'est l'autre personne.
'''Gérard''' : À part toi et Claude...
'''Christophe''' : Ben c'est Claude.
'''Gérard''' : Ah c'est Claude, comme par hasard ! Tu me prendrais pas pour un con là ? Tu m'y laisses !
'''Christophe''' : Mais pourquoi tu me cries comme ça dessus ? J'aimerais répondre aux questions sur l'informatique.
'''Gérard''' : Ouais mais dans ces cas-là, t'as pas besoin de parler du truc de cul. Pour l'instant, c'était pas le thème du débat. Pour l'instant tout le monde a bien répondu, c'est pas toi qui va semer ta merde. [''Cri d'acclamation du studio et des auditrices]''. Alors maintenant tu réponds.
'''Christophe''' : Tu peux me répéter la question s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Ah nan ''x4'', allez hop, bonne nuit ! [P''rotestations de Christophe, bruit de protestations envoyés par Olivier].''
'''Manu''' : Ça y est, il est parti.
'''Olivier''' : Sur Minitel, il y a Galaxian qui dit que maintenant, par Internet, on pourrait même s'enfoncer les coton-tiges dans le cul.
'''Gérard''' : Lui j'y répondrai pas. Muguet tu voulais rajouter quelque chose ?
'''Muguet''' : Je disais que plus personne allait se rencontrer, que c'était dramatique et qu'ils vont rester pourrir devant leur ordinateur. ''[Avec insistance car Cécile essaie de l'interrompre].'' Mais d'autre part, j'ai pas fini, je trouve que c'est très bien. J'ai un abonnement Internet mais je m'en suis pas encore servie, parce que j'ai pas trop le temps je voudrais m'y mettre pleinement. C'est très bien, c'est très instructif. Mais il faut pas perdre tout son temps là-dessus.
'''Gérard''' : Ça coûte vachement cher il paraît.
'''Muguet''' : Quand t'achètes ton PC, souvent t'as un abonnement, et tu paies tes communications à part. Mais par le biais de [[https://fr.wikipedia.org/wiki/France_T%C3%A9l%C3%A9com|France Télécom]] tu peux avoir un tarif réduit.
'''Gérard''' : Qui c'est qui voulait rajouter quelque chose ? |G''ros bruit dans un téléphone, d'une voix qui imite la truie'']. Oh la mais c'est qui s'amuse là ?
'''Manu''' : Je crois que c'est Muguet.
'''Gérard''' : Nan nan nan nan.
'''Manu''' : Si si, je t'assure Gérard.
'''Gérard''' : Non elle vient de parler à l'instant.
'''Manu''' : Je le vois au petit truc vert en dessous le standard, Gérard. Je te jure
'''Olivier''' : C'est pas très grave Gérard. Continue ton débat. on va essayer de choper.
'''Gérard''' : Préférez-vous les ordinateurs portab' ou les ordinateurs pas portab' ? ''[Olivier'' ''répète la question afin d'essayer de comprendre tout en créant un double son].'' Bon en fin de compte, je vais modifier, préférez-vous le portable ou pas ?
'''''Olivier '''[reformulant la question]'' : Est-ce qu'on préfère l'ordinateur portable ou pas d'ordinateur, c'est ça ?
'''Gérard''' : Ben disons c'est, soit que quelqu'un a besoin d'un ordinateur portable, dans le train, pour taper, pour son boulot... Bon qu'est-ce qu'il y a derrière toi ? Qui c'est qui se fout de ma gueule ? [R''ires dans un téléphone].'' Claude, tu te foutrais pas de ma gueule ? ''[Se tournant vers Manu''] Qui c'est qu'il y a, à part Claude ?
'''Manu''' : Y a que lui comme garçon.
'''Gérard''' : Parce que pour l'instant, t'es pas capable d'en trouver.
'''Manu''' : Mais je calmais Christophe.
'''Gérard :''' Non c'est pas la peine, lui tu peux lui dire au revoir, tu reprends quelqu'un d'autre et c'est tout.
'''Olivier''' : Y a quelqu'un sur le minitel d'ailleurs. Donc Albert raccroches ton Minitel. Tu l’éteins....
'''Gérard''' : Non mais tu prends d'autres personnes. Là y a des lignes qui sonnent. Bon alors Claude. Préférez-vous les ordinateurs portables ou pas ?
'''Cécile''' : Je réponds, Cécile. Moi j'aime bien les ordinateurs portables, tu peux les balader où tu veux : dans la rue, quand tu prends ta douche, quand tu bouffes...
'''Gérard''' :Cécile, tu crois que tu vas t'amuser à écrire sous une douche avec ton ordinateur ?
'''Claude''' : Y a des modèles d'ordinateurs étanches. C'est sorti, cela existe ''[Tentant de faire croire à Gérard que c'est la vérité]''.
'''Olivier''' :Il y a Stardust sur Minitel qui dit que certains vont même dans les chiottes de la Loco.
'''Gérard''' : Je vais te dire une chose :
'''Manu''' ''[Parle en arrière plan]'' : On parle pas de cela, Oliv'.
'''Gérard''' : ...c'est même pas la peine de me balancer des conneries comme ça sur Minitel, autant que tu me balances des questions réelles. Je préviens sur Minitel : c'est pas la peine de vous amuser avec les chiottes de la Loco et les coton-tiges.
'''Olivier''' : Coton-tiges portables.
'''Gérard''' : Il est hors de question.
'''Muguet''' : Je veux aller au standard.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Muguet''' : Il faut que je lui parle.
'''Manu''' : Bon ben, j'arrive alors.
''[Gérard reste silencieux, déçu.]''
'''Olivier''' : Mmh mmh ''[air interrogateur].'' Je crois que là, Gérard....
'''Claude''' : En fait les portables c'est bien, mais t'as pas de mulot sur les portables. faut tâter la boule. Faut bouger ton doigt sur la boule.<ref name="hist2"></ref> C'est pas pareil qu'une souris, c'est aussi une habitude à prendre.
'''Olivier''' : ''[Pouffe de rire face à cette explication].''
'''Gérard''' : Mais toi tu préfères quoi, le portable normal ou chez toi ? Parce que ça dépend ce que tu fais comme études.
'''Claude''' : En informatique. C'est sur la programmation et tout. T'as besoin d'un ordinateur chez toi, toujours. Parce que l'écran c'est plus grand, tu peux faire beaucoup de choses. Mais un portable c'est toujours bien. Si jamais t'es très occupé, tu peux en faire pendant que tu prends ta douche ou à la plage, tu peux en faire n'importe où. Par conte pour le portable, tu n'as pas de souris, il faut tâter la boule.
'''Muguet''' : Moi j'aime pas ça les portables. J'ai l'impression qu'ils sont pas complets. Tandis que dans un PC, t'as la disquette, le CD-ROM, t'as plein de trucs.
'''Claude''' : Sur les portables aussi.
'''Gérard''' : C'est ce qu'elle dit, Claude.
'''Muguet''' : Je sais que je me trompe mais moi j'ai l'impression que c'est pas complet. Et puis j'aime bien les choses stables dans la vie, j'aime pas les choses qu'on se traîne partout derrière soi.
'''Christina''' : Moi je trouve que les ordinateurs portables, c'est bien pour certaines personnes qui sont toujours en déplacements. Mais moi je préfère le fixe.
'''Manu''' : Gérard, on accueille Victor, 19 ans et il est en études d'informatique donc va pouvoir nous renseigner.
'''Gérard''' :J'espère que tu l'as bien prévenu que les questions, c'est moi qui les pose et qu'il mette pas trois plombes pour répondre à une question.
'''Victor''' : Comment ça va mon frère ?
'''Claude''' : Ça va et toi ?
'''Gérard''' : Bon vous allez pas commencer tous les deux. Sinon vous allez gerber. ''[Rot d'Oliver qui s'entend à l'antenne].'' Christina tu disais ?
'''Christina''' : J'ai fini. Je disais que c'était bien pour ceux qui se déplaçaient souvent, mais moi je préfère celui qu'on garde chez soi.
'''Estelle''' : Sur un portable, t'as pas beaucoup de mémoire. En plus, la batterie s'use relativement vite. Si t'as pas l'occasion de te déplacer fréquemment, je trouve que ça sert à rien. Vaut mieux le bon vieux PC que tu gardes chez toi.
'''Christina''' : Bien parlée, petite !
'''Victor''' : Un portable c'est bien, dans la mesure où on peut utiliser pas mal de logiciels comme Turbo Pascal comme Cubase X ou Windows qui demandent pas beaucoup de mémoire. C'est des programmes qu'il faut qu'on ait tout le temps sous la main comme moi par exemple qui fait des études d'informatique à haut niveau, au niveau du DOS et pas mal de compression de données avec Winzip. Un portable c'est bien pour quelqu'un qui en a l'utilité. Mais autrement, je recommande le bon vieux PC Home Essential comme on dit par chez nous.
'''Gérard''' : Moi de tt'manière, je peux vous dire une chose, déjà d'entrée...''[Olivier répète de tt'manière, en se moquant légèrement de l'une des expressions favorites de Gérard]''...personnellement j'ai jamais eu de portable, donc...
'''Olivier''' : T'as un téléphone quand même.
'''Gérard''' : Non mais attends, c'est pas du tout la même chose. Ça n'a rien à voir entre l'informatique et... bref là c'est les ordinateurs. ''[Diffusion en fond sonore d'une chanson de sur Gérard reprenant un air de Francis Cabrel qu'avait fait un auditeur dans la libre antenne de Max].'' Bon tu me prends Claude et VIctor...
'''Manu''' : C'est pas eux Gérard.
'''Gérard''' : Ouais ben la musique ça commence à me gonfler, déjà, d'entrée. Si je réponds à la question, j'aime pas entendre des musiques. Donc moi je suis tout à fait contre les ordinateurs portables.
'''Victor''' : Mais Gérard, c'est quoi les notions que t'as en informatique en fait ?
'''Gérard''' : Aucune. Je sais taper sur un ordinateur, ça oui.
'''Victor''' : Mais t'as fait des jeux ou des trucs comme ça ?
'''Claude''' : C'est le minimum de faire des jeux quand même.
'''Gérard''' : Non.
'''Claude''' : On a beau dire mais l'ordinateur c'est quand même vachement mieux qu'une console.
''[La chanson de sur Gérard revient à travers un téléphone].''
'''Gérard''' : Celui qui a de la musique arrête !
'''Estelle''' : Mais pourquoi t'as fait un débat sur l'informatique si t'y connais rien ? C'est pour que tu t'instruises ?
'''Gérard''' : Parce qu'au moins je peux savoir vos pensées.
'''Victor''' : Hé, Claude ?
'''Gérard''' : Non mais attends Victor s'il te plaît, t'essaies pas de parler à Claude quand je réponds, merci ! ''[Encore une musique parasite le débat].'' CELUI QUI MET DE LA MUSIQUE, CELA COMMENCE À ME FAIRE CHIER ! Et de voir si un jour si j'ai l'occasion de me mettre à taper sur un ordinateur, si je comprends pas, d'essayer de voir avec la personne comment que ça fonctionne, c'est tout.
'''Victor''' : Y'a pas des PC's à Fun pour qu'ils puissent te faire voir ? Il doit bien y'en avoir un qui s'y connait là-dedans.
'''Estelle''' : Ça prendrait trop de temps pour lui expliquer.
'''Olivier''' : Pour le moment, là on lui montre comment l'allumer déjà.
''[Rire très caractéristique de Cécile qui est en fait celui de Rita].''
'''Manu''' : Gérard ne sait pas très bien l'allumer.
''[Des interférences dans le téléphone avec des bandes son de la voix de Gérard'']
'''Gérard''' : OOOOHHHH !
'''Cécile''' : Je crois qu'il y a quelqu'un qui habite près d'un Zoo.
'''Gérard''' : Ouais, j'ai l'impression.
'''Cécile''' : C'est pour ça que l'on entend des bruits d'animaux.
'''Muguet''' : Cela à voir avec son enfance.
.''[Toujours la diffusion d'interférences avec la voix de Gérard'']
'''Gérard''' :Bon si vous continuez, je vais attaquer l'autre débat avant 4H.
'''Olivier''' : Ouais, on aura fini avant, c'est cool !
'''Gérard''' : Si tu veux te casser avant, je prends quelqu'un d'autre à ta place pour mettre de la musique, j'en n'ai rien à foutre si tu veux te barrer avant.
'''Estelle''' : Si tu veux être moins bête, écoute jusqu'au bout.
'''Gérard''' : Merci Estelle.
'''Olivier''' ''[espiègle]'' : Cela va pas être facile.
'''Claude''' : On avance dans le débat là ?
'''Gérard''' : Si t'es pas content, c'est le même prix. D'accord ?
'''Olivier''' : Gérard, il arrive pas à commander.
'''Claude''' : Je suis content mais pour le prix que j'ai payé, je voudrais qu'on avance quand même.
'''Gérard''' : Pour l'instant, c'est pas vous qui payez.
'''Estelle''' : Bien sûr que l'on paye Gérard.
'''Manu''' : Pour l'entrée des débats, c'est 120 francs.
'''Claude''' : C'est comme à la Loco pendant les chiottes.
'''Gérard''' : Bon Claude et Victor vous dégagez, hop.
'''Manu''' : C'était Claude et pas Victor, Claude est parti,ça y est.
'''Victor''' : Est-ce que tu connais le jeu Fight Tracker II ?
'''Gérard''' : Non. J'ai pas les moyens de m'acheter un ordinateur et de jouer avec les trucs qui sortent à l'heure actuelle, tu vois.
'''Estelle''' : Et tu connais personne qui en possède un ?
'''Gérard''' : Non.
'''Estelle''' : Pourquoi tu vas pas dans un cybercafé ?
'''Gérard''' : J'ai pas les moyens d'aller dans des super cafés pour m'amuser sur un Mikendo. Les ordinateurs servent-ils plus à jouer qu'à travailler ?
'''Victor''' : En ce qui me concerne, ça me sert vachement plus à travailler. Les jeux je les fais. Bon c'est vrai que cela me sert à jouer pour les tester. Mais on avait calculé la fréquence avec mon prof d'IUT que je salue au passage parce qu'il nous écoute...
'''Gérard''' : Non mais les bonjour...Négatif ! [''Bruits de jeux vidéos électroniques].'' Bon Victor, dehors ! [L''es bruits continuent'']. Bon alors musique ! Ça commence à bien faire.Tu me mets Phildar au standard. ''[Max arrive'']. Moi je continue pas.
'''Cécile''' : Tu renvoies Manu ou quoi ?
'''Gérard''' : Oui
'''Cécile''' : Ah non, tous pour Manu !
''[Tout le monde scande le nom de Manu y compris Olivier''].
'''Gérard''' : Bon ben tu me vires tout le monde. Comme t'as l'habitude de virer tout le monde, voilà. Musique. ''[La musique démarre. À la fin du titre, Gérard reprend la parole'']. On continue donc sur l'informatique. Si vous voulez continuer les débats, participer aux débats; c'est le 0803 08 5000 et 0800 70 5000. Et 3615 code Funradio rubrique « Direct », 1.29 franc la minute. N'hésitez pas à appeler y a Manu et Ringo au standard qui vous accueillent les bras ouverts.
'''Manu''' : Avec les nanas, on accueille David, 23 ans de Dijon. Et on accueille Thierry, 21 ans de Rouen.
''[Nouveau rot d'Olivier en direct à l'antenne].''
'''Gérard''' : Bon donc les ordinateurs servent-ils plus à jouer ou à travailler ? Alors, Thierry.
'''Thierry''' : Non pas du tout, en fait l'ordinateur sert beaucoup plus à travailler, à programmer en JavaScript ou Java tout court.
'''Manu''' : C'est des logiciels Java ?
'''Thierry''' : Non, c'est une source sur Internet pour se procurer des pages Web. Donc juste pour jouer, non je ne pense pas. Tu t'achètes une Playstation ou Nintendo 64 ou une Game boy. Sinon le PC, c'est beaucoup plus nécessaire pour le travail.
'''David''' : Moi je suis pas du tout branché informatique.
'''Estelle''' : Ben, pourquoi t'es là ?
'''David''' : Je suis là parce que je voulais parler à Gérard et participer au débat, mais...
'''Gérard''' : Non mais moi je te demande de réagir sur les débats. [E''ncore des bruits de jeu vidéo].'' Allez hop, ça commence à bien faire là !
'''Manu''' : Comme tu l'as vu par toi même tout à l'heure, ça ne vient pas du standard.
'''Olivier''' : Tu te fous de la gueule du monde, Manu.
'''Gérard''' : Je sens que tout à l'heure, y'aura pas de deuxième débat, je vais me casser.
'''Estelle''' : Cela ne vient pas de nous.
'''Olivier''' : Manu, il appelle des copains à lui au lieu de faire le standard. C'est des habituels en plus.
'''Thierry''' : Une fille disait tout à l'heure que quand on avait Internet chez soi, on sortait plus et y avait plus se sociabilité. C'est pas du tout ça parce que c'est pour avoir des informations, c'est pas pour passer ta vie dessus. J'ai Internet depuis un bon moment et je suis pas bloqué chez moi.
'''Gérard''' : C'est pour ça que tu t'amuserais pas à m'appeler de temps en temps sur mon portable et t'aurais pas eu mon numéro de portable ? Comme par hasard.
'''Thierry''' : Je sais que ton numéro de portable est diffusé sur internet.
'''Cécile''' : Je crois que David est amoureux de toi.
'''Gérard''' : Je suis pas amoureux de lui tu vois, j'aime pas les hommes.
''[Jouissance suggestive d'Olivier à l'écoute de ces derniers propos].''
'''Estelle''' ''[d'un air gentiment moqueur]'' : C'est vrai que t'as une voix tellement sensuel Gérard.
'''David''' : Ah oui mais je suis follement amoureux de Gégé.
'''Gérard''' : Bon une question minitel.
'''Olivier''' : C'est pas une question, en fait c'est Nathalie. ''[voix sensuelle].'' Donc elle s'appelle Nathalie, Christine Carole, ses trois prénoms. Elle a 29 ans, elle habite dans le département 52, elle dit qu'elle est prête à venir à Suresnes et à t'apprendre à jouer sur son ordinateur : il y a très peu de touches, deux sur les seins, une sur le clito, une sur le nez, cinq sur chaque main et la puce, c'est sa langue.
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, Nathalie, tu laisses ton numéro de téléphone et si tu veux participer au deuxième débat, y'a pas de problème.
'''David''' : Donne ton numéro de portable qu'elle t'appelle directement, Gégé.
'''Gérard''' : Bon Thierry et David, hop, ils dégagent. Estelle, donc je repose la même question.
'''Estelle''' : Ça dépend des utilisateurs. Y'en a qui vont les acheter uniquement pour jouer et d'autres, uniquement pour travailler, et puis d'autres pour faire les deux.
'''Muguet''' : Faut être débile pour mettre une plaque là-dedans uniquement pour jouer.
'''Estelle''' : Et bien écoute tu dis ça à mon petit frère à ce moment-là parce que lui il a un PC dans sa chambre, il a je ne sais combien de jeux qu'il a achetés, il s'en sert uniquement pour jouer. Il a eu 16 ans et s'en sert uniquement pour jouer, c'est clair.
'''Muguet''' : Je disais que c'était idiot de mettre une plaque où je sais pas combien...
'''Olivier''' : 100 000 francs c'est un million maintenant les ordinateurs, je crois.
'''Cécile''' : Oui c'est dans ces eaux-là.
'''Muguet :''' Et c'est idiot de mettre 10 000 francs dans un ordinateur uniquement pour jouer. Alors que ça permet de faire beaucoup de choses très intéressantes aussi. C'est vrai que c'est intéressant de jouer, mais moi je pense que quand j'ai beaucoup travaillé dessus que je suis un peu fatiguée, pour me détendre, je joue un petit peu mais je joue pendant un quart d'heure/20 minutes ça dépend, et après je reprends ou alors j'éteins tout.
'''Estelle''' : Ce que je voulais dire c'est que tu vas pas demander à un gamin de 14 ans de bosser sur son PC c'est clair, il pense qu'à une chose c'est jouer.
'''Muguet''' : C'est vrai ! Mon petit frère qui a 12 ans sur son PC, il pense qu'à jouer, le reste il s'en fout.
'''Cécile''' : Moi je dis que ça dépend des horaires. C'est-à-dire que le matin t'as plus envie de bosser, l'après-m', t'as plus envie de t'amuser. ''[Muguet se moque de la réponse de Cécile].'' Donc, c'est une question de lever et de coucher du soleil, d'horaire.
'''Gérard''' ''[Bruit de bouche montrant sa désapprobation]'' : Je ne vois pas le rapport !
'''Estelle''' : Ça dépend aussi de la lune
'''Gérard''' : Dans ces cas-là Cécile, pour ces cas-là, si tu dis que ça dépend du soleil, pourquoi pas avec les étoiles ? On peut pas s'amuser avec les étoiles ?
'''Cécile''' : Mais si. Ce sont les horaires à respecter.
'''Gérard :''' Moi je vois pas le rapport là-dessus.
'''Manu''' : Gérard, on accueille Ultraman, c'est un passionné d'informatique. ''[Rire de Cécile avant que des bruits de jeux vidéo retentissent'']. Ça vient pas là ''! [Les bruits continuent]''. Ça vient pas de nous ! C'est Olivier qui joue avec les boutons.
'''Olivier''' : Je fais rien moi, j'ai les mains ici.
'''Gérard''' : Non, j'ai demandé à ce que la nana qui voudrait participer à l'informatique, elle voudrait être rappelé.
'''Manu''' : Oui mais on n'arrive pas à l'avoir.
'''Gérard''' : Ben, qu'elle raccroche son numéro.
'''Olivier''' : 36 15 Fun Radio, y'a Manu qui donne le serveur des chiottes de la loco : www.chiottemagique.fr.
'''Gérard''' : c'est bon c'est pas la peine de jouer là-dessus. Donc Ultraballe là !
'''Ultraman''' : Ouais mais quand j'étais au standard, j'ai pas entendu les questions.
'''Gérard''' : Non non oh !
'''Olivier''' : C'est pas grave, tu réponds comme ça, moi aussi j'écoute pas.
'''Gérard''' : Pour l'instant tu réponds, tu peux très bien écouter la radio en appelant le standard. Ne me prends pas pour un con tu veux. Non tu m'y prends pas tu m'y laisses. Donc si tu veux pas répondre, tu vas pas rester longtemps.
''[Ferveurs et applaudissements dans le studio pour soutenir la répartie de Gérard].''
'''Ultraman''' : C'est pas que je veux pas répondre c'est que je sais pas la question.
'''Gérard''' : Tu sais pas la question ? Et t'es pas un habituel ?
'''Manu''' : Non, promis Gérard. Tu veux son numéro de téléphone ? Tu veux le comparer avec celui des autres ?
'''Gérard''' : Tu lui demandes du coup quand il appelle le standard s'il écoute pas la radio. Alors il écoute la radio des deux oreilles. Il y a un truc Ultraballe, il y a un truc que j'arrive pas à comprendre. C'est que tout le monde a compris la question, il y a que toi !
'''Manu''' : Il discutait avec moi.
'''Gérard''' : Donc t'as deux combinés, tu te les mets sur les oreilles.
'''Cécile''' : Gérard, je vais lui répéter la question si tu veux : l'ordinateur est-ce que ça sert plus à travailler ou à jouer ?
'''Olivier''' : Au niveau de la différence d'âge.
'''Ultraman''' : Je trouve que l'ordinateur, ça sert plus à travailler. Il y a pleins de logiciels pour faire du traitement de texte des trucs qui ont été mis au point pour faire des graphiques et je pense pas qu'un ordinateur, on a inventé des imprimantes des scanners, c'est pas pour faire des jeux. Donc à mon avis, l'ordinateur ça sert plus à travailler qu'à jouer...
'''Christina''' : Moi je voulais dire que c'est vrai qu'il sert plus à travailler mais la plupart des gens que je connais, qui travaillent dans des bureaux, la plupart du temps ils jouent, pour passer le temps.
'''Gérard''' : Bon maintenant qu'Ultraman a compris la question, comme Estelle, Christina, Cécile et Muguet...
'''Manu''' : ...Et Hakim qui vient d'arriver.
'''Gérard''' : Bon ok tu me refais une fiche. À l'heure du déjeuner, y'en a qui s'amusent à faire des jeux dessus.
'''Les filles''' : Ah mais même pendant les heures de boulot.
'''Cécile''' : Moi quand je suis au restaurant, j'ai mon petit ordinateur portable et je m'amuse.
'''Olivier''' : Moi c'est aux chiottes. ''[Rire de Cécile].''
'''Ultraman''' : Moi en ce moment, je fais un stage à France Télécom. Et le midi, pour décompresser, tous les PCs de réseaux sont reliés entre eux et on joue au démineur. Les jeux ça sert à décompresser. Mais comme je te disais tout à l'heure, si on a sorti des scanners, des imprimantes, des modems pour se connecter au réseau téléphonique, je pense pas qu'un ordinateur c'est fait pour jouer, pour ça on a la Nintendo.
'''Muguet''' : À ce sujet, il faudra m'expliquer la règle du démineur, j'ai rien compris. On m'expliquera hors antenne, comme le nom du logiciel qu'on m'a toujours pas donné.
'''Gérard''' : Toi tu veux beaucoup de choses, Muguet.
'''Ultraman''' : Mais Hors Antenne, c'est un logiciel pirate fait par Crisis de Poitiers, donc tu l'auras jamais.
'''Cécile''' : Il faut trouver le nom de code.
'''Ultraman''' : Le nom de code, c'est MQX Libs.
'''Gérard''' : Bon à mon avis, il est pas tout seul, derrière quelqu'un lui souffle. Parce que j'entends des voix.
'''Ultraman''' : Je suis tout seul dans une chambre d'étudiant.
'''Estelle''' : Gérard, tu te laisses déborder, reprends ton débat.
'''Gérard''' : Pour ou contre l'Internettre ? Euh...l'internet.
'''Les filles crient :''' Pour
'''Gérard''' : On va demander au spécialiste de France Télécom, Comme il s'amuse, qu'il nous donne des trucs bidons et qu'il a du monde derrière lui...
'''Ultraman''' : J'ai pas de monde derrière moi, Gérard.
'''Manu''' : si je peux me permettre Gérard, je m'y connais un peu et les noms des logiciels c'est pas bidon. Le nom qu'il a donné, c'est un vrai logiciel.
'''Muguet''' : C'est quoi, j'ai pas entendu.
'''Ultraman''' : MQX Libs. Tu peux demander à Manu. ''[Bip d'une touche de téléphone appuyée].''
'''Gérard''' : Celui qui s'amuse avec la touche de téléphone, il arrête, s'il vous plaît, merci !
'''Ultraman''' : Tu voulais me poser la question de pour ou contre l'Internet. C'est bien, dans la mesure où c'est le seul truc où on peut s'exprimer librement et faire circuler n'importe quelle information. ''[Nouveau bip d'une touche].'' Mais vous arrêtez !
'''Gérard''' : Pour l'instant, c'est pas toi qui commandes, Ultraballe !
'''Ultraman''' : Je te donne un coup de main, Gérard.
'''Gérard''' : Non mais tu permets !
'''Ultraman''' : Comme je te le disais, c'est la libre circulation de toute sorte d'informations. Bon c'est sûr, il y a du cul, des sectes, il y a n'importe quoi, mais...
'''Gérard''' : Euh y'a certains trucs que je veux bien entendre.,Les sectes, j'en n'ai rien à foutre.
'''Ultraman insiste, Gérard persiste''' : On n'en a rien à foutre !
''[Encore des bips de touches].''
'''Gérard''' : OOOHHH, CELUI QUI JOUE AVEC LES TOUCHES DU TÉLÉPHONE, IL ARRËTE !
'''Ultraman :''' C'est Muguet !
'''Gérard''' : Non, c'est pas Muguet. Attends Ultraman, parce que tt'à l'heure, c'est toi qui va virer. Tu crois que je vais la virer pour ta gueule ? ''|Rire caustique de Cécile]''. Là tu rêves ! Alors Ultraman, c'est la dernière fois que je te pose la question. Pour ou contre l'Internet, mais je te préviens : tu modifies ce que tu dis parce que sinon tu gerbes.
'''Ultraman''' : Je suis pour l'Internet parce que c'est une mine d'informations formidable. Tu trouves ce que tu veux sur n'importe quel sujet. Mais y'a des trucs qui sont pas visitables. C'est pour ça qu'il faudrait des comités de censure d'Internet, y'a des trucs vraiment pas admissibles.
'''Gérard''' : Ok ok.Hakim.OOOHHH, TU TE RÉVEILLES MAINTENANT !
'''Hakim''' : Je suis pour Internet. Vu qu'on peut faire beaucoup de choses dedans : mettre de l'argent sur les comptes, etc
'''Gérard''' : Ah bon, tu dis qu'on peut mettre de l'argent sur son compte sur Internet ?
'''Hakim''' : Non, transférer.
'''Gérard''' : Mais si, c'est ce que tu as dit ! J'ai très bien entendu, je suis pas sourd. J'aurai peut-être confirmation ''[malgré son air dubitatif face à l'information d'Hakim].''.. Estelle pour toi.
'''Estelle''' : Je suis pour aussi. ¨Parce que comme je te le disais tout à l'heure, c'est l'avenir. Tu peux faire beaucoup de choses avec Internet. Visiter des sites. Apprendre énormément de choses. Dialoguer avec plein de monde, bref... des possibilités infinies avec l'Internet.
'''Gérard''' : Et t'es d'accord avec ce qu'a dit Hakim ?
'''Estelle''' : Quand tu vois qu'au guichet de ta banque, avec le petit ordinateur que t'as au guichet, tu peux faire des virements rien qu'avec ces ordinateurs là. Alors imagine par Internet.
''[Manu tousse bruyamment, micro ouvert].''
'''Ultraman''' : Je peux parler ?
'''Gérard''' : Non toi ça commence à bien faire avec tes réactions. Tu laisses finir Estelle.
'''Estelle''' : Ah mais j'ai fini, je te dis que ce qu'il a dit est vrai, on peut faire des virements sans aucun problème.
'''Hakim''' : Et il n'y a pas que ça. J'ai entendu dire, je pense que c'est vrai ça, qu'on peut ouvrir des entreprises d'ici à l'autre bout du monde, par internet. C'est l'avenir.
'''Gérard''' : Christina ?
'''Christina''' : Moi je suis contre parce que ça va supprimer beaucoup d'emplois.
'''Gérard''' : Je pense que celui qui a inventé ça, il aurait mieux fait de se casser une patte.
'''Cécile''' : Mais au fait tu sais qui a inventé l'Internet, Gérard ?
'''Gérard''' : Non et je cherche même pas à savoir. ''[Les deux garçons l'appellent].'' Bon minute, les deux mecs, arrêtez de dire Gérard ! Je sais que je suis là, mais laissez parler un peu les nanas, merde !
'''Ultraman''' : D'accord mais je veux juste m'exprimer, moi.
'''Gérard''' : Encore ! Ultraman, tu commences à gonfler.
'''Ultraman''' : Je suis pas tellement d'accord avec ce que tu dis, que le gars qui a inventé Internet aurait mieux fait de se casser une jambe. Mais d'abord, c'est quoi ta définition de l'Internet, Gérard ?
'''Gérard''' :Pour l'instant, j'ai pas encore donné ma réponse, si tu laisserais les gens un peu s'exprimer...
'''Hakim''' : Pour moi Internet, c'est facilité d'utilisation et perte d'emplois.
'''Gérard''' :Qu'est-ce que tu veux encore, c'est Ultraman, alors vas-y !
'''Ultraman''' : Mais ça va quand même créer des emplois.
'''Gérard''' : Mais non ça va pas créer d'emplois, abrouti ! ''[Du Larsen s'entend dans les studios]'' Qui c'est qui fait du Larsen ?
'''Ultraman''' : Il faut bien des gens pour héberger les sites Internet, pour les concevoir.
'''Gérard''' : Mais de tt' manière, ils se les conçu eux-mêmes ! Sois pas bête un peu dans ta tête !
'''Ultraman''' : T'as des entreprises qui créent des emplois qui proposent de créer des sites Internet pour pas cher, cela crée des emplois.
'''Gérard''' : Mais bientôt, tout va être sur informatique.
'''Ultraman''' : Mais tout y est déjà, Gérard.
'''Gérard''' : C'est pour ça qu'il y a tant de chômage. On n'est pas là pour un débat sur le chômage !
''[Olivier et Manu crient, comme Gérard, en vociférant].''
'''Cécile''' : Moi je suis pour l'Internet. C'est un moyen de communication super, rapide. Mais le seul inconvénient, c'est que c'est cher.
'''Muguet''' : Moi je suis plutôt mitigée.
'''Gérard''' : Bon Olivier, si tu t'amuses avec les boutons, tu vas virer de la pro. Tu vas pas me faire chier longtemps. La semaine dernière, c'était mieux que ça.
'''Olivier''' : Ça s'est bien passé ? Je t'ai manqué ?
'''Gérard''' : C'était mieux que ça, on s'amusait pas avec tout ça. Tu vas pas faire comme en 97. C'est prévu que 98 soit pas comme ça.
'''Olivier''' :Ok mon chéri. OK mon poulet.
'''Gérard''' : Et je suis pas ton chéri. En de bonne entendeur salut, prends ça dans ta tête. Muguet, pour finir ?
''[Reego et Manu applaudissent la répartie de Gérard].''
'''Reego''' : Ça rigole pas là !
'''Manu''' : Là Oliv, tu fais moins le malin déjà.
'''Muguet''' : C'est bien, à petite dose. Et avec beaucoup plus de surveillance et de restrictions. Parce que il y a des choses pas jolies à voir.
'''Ultraman''' :C'est ce que j'ai dit tout à l'heure.
'''Muguet''' : c'est l'inconvénient de parler en dernier.
'''Gérard''' : C'est ça l'inconvénient du direct, c'est que je prends les gens comme je veux, je fais parler les personnes et....
'''Olivier''' : Sur Minitel, une femme nommée Pentagone dit qu'elle t'adore.
'''Gérard''' : Qu'elle laisse son numéro, on verra.
'''Olivier''' : Elle adore tes débats. Et Max.
'''Cécile''' : Mais Gérard, t'es bien hétérosexuel ? Parce que il y a des rumeurs qui courent que t'aimerais les hommes. Je l'ai lu sur un magazine.
'''Gérard''' : Et quel magazine ?
'''Cécile''' : Homo Mag.
'''Gérard''' : Alors Cécile, si tu continues à parler d'un truc comme ça, encore une fois, tu vas retourner au standard. C'est bien clair.
'''Ultraman''' : Mais on parlait d'informatique au départ, non ?
'''Gérard''' : Moi je vais répondre à Cécile. Écoute bien ce qu'on dit à la radio.
'''Hakim''' : Pour son truc où il dit que ça crée pas le chômage, Internet. Dans une petite entreprise, une comptable. Elle va tout gérer par ordinateur. Sans ordinateur, on aurait combien de comptables...
'''Christina''' : T'as l'heure, tu as dit que tu étais pour !
'''Hakim''' : Je suis pour, mais ça crée du chômage.
'''Gérard''' : Bon Hakim, c'est bien toi qui viens de parler ?
''[Silence dans le débat].''
'''Gérard''' : OOOOHHH ! Vous vous réveillez là les deux mecs quand je vous demande quelque chose ! Vous foutez pas de ma gueule tous les deux. Vous êtes deux mecs. Sur les deux mecs, y en a un qui a dit qu'il y avait une comptable et que... tout ça.
'''Ultraman''' : c'est Hakim
'''Gérard''' : Bon alors ! Quand je te demande quelque chose, tu peux répondre !
'''Cécile''' : Tu obéis !
'''Gérard''' : Bon Hakim tu dégages !
'''Manu''' : On a quelqu'un à la place ''[Bip de l’alerte au feu].'' Ouh la, qu’est-ce qu’il se passe ?
C'est Gilbert, 30 ans, de Lyon.
'''Gérard''' : À la place ?
'''Manu''' : À la place d'Estelle, qui est partie, qui était fatiguée.
'''Gérard''' ''[déçu]'' : Vous raccrochez au nez des gens comme ça...ça commence à me faire chier.
'''Manu''' : D’accord, c’est nous, Gérard.
'''Ultraman''' : Muguet, t’es toujours là ?
'''Muguet''' : Toujours là.
'''Gérard''' : Tu la laisses tranquille, Ultraman, d’accord ? Et tu vas vraiment dire ton nom, parce que tu t'appelles pas Ultraman, d’accord ?
'''Muguet''' : Moi je voudrais vraiment hors antenne, si c’est possible, avoir Ultraman après, pour qu'il me donne des noms de logiciels.
'''Gérard''' : Bon, Muguet mollo, toi...
'''Olivier''' : Bon, on reprend le débat, Gérard. T’en es où dans tes questions, Gérard ?
'''Gérard''' : On va mettre un disque. La prochaine. Un ordinateur compte-t-il plus vite que vous ?
'''Gilbert''' : Que toi, sûrement ?
'''Gérard''' : Qui a dit ça ?
'''Gilbert''' : Ultraman.
'''Ultraman''' : C’est faux !
'''Gérard''' : Je veux savoir qui vient de me répondre, il va gerber avec moi. C’est quoi le titre du disque ? ''[Un bip de sonar qui est inséré par l’équipe du studio].''
'''Cécile''' : Ouh la, je crois qu’on a un message intergalactique là.
'''Gérard''' : Bon on va écouter Coton Tige in my ass. ''[Rires des auditrices à l’annonce du titre tandis qu’une musique Rock se lance].''
'''Olivier''' : Redis-le ?
''[À la fin du disques, silence dans le studio et une chaise vide apparait sur l’écran de la retransmission de Fun TV].''
'''Olivier''' : Alors Gérard ?
'''Gérard''' : Ben, je ne sais pas ce qu’il se passe.
'''Manu''' : Il a tout cassé. Il a tout pété.
'''Olivier''' : Ah lalala !
'''Gérard''' : Bon y’en a plus qu'un maintenant ?
'''Olivier''' ''[désignant la chaise de l’animateur pour retourner devant le micro]'' : Allez va en face !
'''Max''' : Ben arrête de passer ton temps au standard.
'''Olivier''' : Alors, je vous explique. En fait, Gérard, pendant le disque, il est en train d'essayer de draguer.
'''Manu''' : Tu passes ta vie avec les auditrices...
'''Olivier''' : Mais dès qu'on n'est plus là, t'es perdu. Tu passes ton temps à vouloir qu'on s'en aille mais finalement.
'''Gérard''' : Bon donne-moi une taffe.
''[Olivier et Manu huent Gérard à cause de son manque de professionnalisme''].
'''Manu''' : Ben non.
'''Reego''' : Censuré.
'''Olivier''' : Allez, travaille !
'''Gérard''' : On accueille Muguet, Céline, …
'''Cécile et Ultraman''' : On entend mal.
'''Muguet''' : Olivier, je t'aime.
'''Gérard''' : Qui c’est qui vient de dire ça ?
'''Gilbert''' : Olivier, je t'emmerde.
'''Gérard''' : Bon, Gilbert tu dégages.
'''Cécile''' : Manu, je t'aime.
'''Gilbert''' : Non c'est pas Gilbert, c'est Ultraman...
'''Gérard''' : Alors Ultraman, tu dégages !
'''Olivier''' : Non Gérard, repose ta question. C’était la différence d’âge ?
'''Gérard''' : Ultraman il a dit « Olivier, je t’emmerde ». Niet ! Alors dans ces cas-là, hop tu dégages ! Cela va aller vite, allez hop !
'''Olivier''' : Non mais je l’excuse.
'''Gilbert''' : Non il n’y a pas à l’excuser, tu dégages !
'''Gérard''' : Hop, Ultraman bonne nuit.
'''Muguet''' : Olivier, je t'aime.
'''Cécile''' : Manu, je t'aime.
'''Gilbert''' : Olivier, je t'emmerde.
'''Gérard''' : Gilbert, dehors ! VOUS COMMENCEZ À ME FAIRE CHIER ! ''[Rires des auditrices].'' C’est clair ? ''[Silence autant dans le studio qu’à la radio].''
'''Virginie''' : C’est clair.
'''Gérard''' : Les mecs, vous allez commencer à fermer vos gueules !
'''Virginie''' : Je vais te dire ouais.
''[Olivier imite une mouche imaginaire qui traverserait le studio].''
'''Gérard''' : Parce que tt’a l’heure, le deuxième débat, il n'y en aura pas.
'''Gilbert''' : Tu serais pas un peu antisémite, Gérard ?
''[Rire d’une auditrice].''
'''Olivier''' : Non alors là, attention tout de même.
'''Gérard''' : Qui c’est qui vient de dire ça ?
'''Ultraman''' : Puisque tu vires Ultraman, toujours.
'''Gérard''' : Tu dégages.
'''Manu''' : Mais il est parti !
'''Olivier''' : C'est pas lui. C’est Tony.
'''Gérard''' : C’est qui ?
'''Olivier''' : C’est Tony.
'''Gilbert''' : Mais non rien à voir ! Je suis en train de dormir...
'''Reego''' : Mais non, il n’est pas là Tony.
'''Olivier''' : C’est David alors.
'''Gilbert''' : Je suis en train de dormir...
'''Muguet''' : Olivier, je t'aime.
'''Olivier''' ''[à la limite de rire]'' : Non mais c’est des habituels.
'''Gérard''' : Moi je reprends pas le débat.
'''Olivier''' : Ultimatum.
'''Reego''' : Mais y’a plus de mecs, il y a que des nanas.
'''Manu''' : Parle leur, tu verras.
'''Muguet''' : On est toutes là pour toi.
'''Gérard''' : Bon Virginie, Christiana, ''[Olivier et Manu imitent des voix féminines qui répondent oui]'' Céline et Muguet. Donc, Ok la question – ''[à destination du standard]'' c'est pas la peine de me mettre des mecs, ils vont virer avec moi.
'''Muguet''' : Olivier, je t'aime.
'''Manu''' : Ah ben qui dit plus de mecs, dit plus de nanas.
'''Gérard''' : Tu permets, c'est moi qui commande.
'''Manu''' : Ouais mais on peut pas faire de débats sans mecs. Tout le monde te le dira.
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, la semaine dernière, les débats se sont mieux passés qu'avec toi. Cette semaine, c’est le vrai bordel.
'''Manu''' : Oui mais y’avait des mecs. Et là t’en veux pas.
'''Olivier''' ''[explique la situation pour celles et ceux derrière la radio]'' : Donc, règlements de compte.
'''Gérard''' : Ouais, mais quand je demandais quelque chose à Phildar, c'était fait.
'''Manu''' : Moi aussi c’était fait, il n’y a plus de mecs à l’antenne. C’est seulement que tu m’en veux personnellement.
'''Gérard''' : Et les lignes là. Et là, ça sonne.
'''Reego''' : Mais il y a que des mecs.
'''Olivier''' ''[assure le rôle d’animateur radio pour éviter les blancs]'' : C’est Fun Radio, il est 2h07.
''[Rire caustique de Cécile].''
'''Manu''' : Mais je peux pas leur parler et te parler en même temps, Gérard.
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, vous faites votre boulot.
'''Olivier''' ''[en grand professionnel, recentre l’audition afin de sortir de cette cacophonie et de revenir au débat] :'' 0 803 08 5000. 0 803 70 5000. 36 15 Code Fun Radio rubrique Direct. Les débats de Gérard. Gérard, c’est à toi on est à l’antenne.
'''Gérard''' : Un ordinateur compte-t-il plus vite que vous ? Alors, Virginie.
'''Virginie''' : D'après moi, ouais.
'''Gérard''' : Pourquoi ? ''[Une auditrice émet un grognement comme pour prouver le ridicule de la question de l’animateur''].
'''Virginie''' : C'est son devoir de calculer plus vite que nous.
'''Gérard''' : Dans quel sens ?
'''Virginie''' : Dans tous les sens, essaie de faire un programme à côté d'un ordinateur, l'ordinateur va le faire en 30 secondes, toi tu vas galérer pendant deux heures.
'''Gérard''' : Je crois que quelqu'un répond aussi en même temps. T'as pas quelqu'un derrière toi, Virginie ? C'est bizarre, j'entends certaines voix derrière toi, quand même.
'''Virginie''' : Non, parce dans d’autres pièces, il y a d’autre personnes qui parlent, c'est pour ça.
'''Gérard''' : Si t'as des échos, c'est pas la peine.
'''Virginie''' : Non, j’ai pas d’écho ''[rire d’exaspération].''
'''Gérard''' : Christina.
'''Christina''' : Ben c'est plus rapide que nous, oui.
'''Gérard''' : Olivier a été chercher son portable et il me le fait voir et apparemment, y’a des jeux dessus.
'''Christina''' : Quand t'as des multiplications de milliards et de milliards, tu vas pas t'amuser à les faire. Le temps que tu mets alors que l’ordinateur il te le fait tout de suite.
''[Des voix chez Virginie s’élèvent encore plus même si l’auditrice essaye de calmer ces personnes derrière elle].''
'''Gérard''' : Bon tu me prends Virginie, tu me la calmes.
'''Manu''' : Elle est partie. D'ailleurs on a une question qui vient de nous arriver au standard, Gérard, pour toi. David de Clermont-Ferrand nous demande si le PC Neutron 13 Pentium est plus puissant que le PQ 526 ou pas ?
''[Rires des auditrices].''
'''Gérard''' ''[hoche la tête]'' : Bon le PQ c'est pour se torcher le cul, donc... sa question elle est bidon.
'''Manu''' : C’est un modèle de portable.
'''Muguet''' : PQ, cela veut dire Personal Qomputer.
'''Manu''' : Exactement.
'''Gérard''' : D’accord. Donc, Virginie, tu me la calmes, elle a du monde derrière elle, c’est pas la peine qu'elle continue le débat.
'''Manu''' : Elle est partie, Gégé.
'''Cécile''' : Moi je dis que ouais, ça calcule plus vite que nous. L'homme a créé la machine pour qu'elle le dépasse dans tous les domaines. Donc en ce qui concerne les calculs, ouais.
'''Muguet''' : Ils ont tout dit. À chaque fois je passe en dernier et ils ont tous dit alors je dis oui.
'''Gérard''' ''[sourire aux lèvres]'' : Hé, vous vous calmez au standard ou quoi ?
'''Manu''' : Tu veux qu’on fasse notre boulot maintenant alors on les prend. On gère. D’ailleurs, en parlant de ça, on accueille Laurent, 26 ans, de Nice.
'''Laurent''' : Si je peux répondre à la question, un ordinateur, ça calcule...
'''Muguet''' ''[exaspérée]'' : Mais à chaque vois que je réponds, il y a quelqu'un pour parler à ma place, c’est pas possible.
'''Gérard''' : Laurent, donc tu permets parce que Muguet, elle n'a pas fini
'''Cécile''' : Ouais, c’est vrai les mecs, ils nous interrompent tout le temps.
'''Laurent''' : Vas-y, excuse-moi Muguet.
'''Gérard''' : Laurent, tu te calmes s'il te plaît. Tu laisses finir Muguet de parler. Parce que, la pauvre, elle finit toujours la dernière et tout le monde lui prend la parole.
'''Laurent''' : T'as qu'à pas la mettre derrière.
'''Gérard''' : Non mais attends, je fais ce que je veux, d'accord ? Si ça te plaît pas que je pose les questions aux nanas, dans ces cas-là, t'appelles pas.
'''Muguet''' : Il y a des ordinateurs, des PQ qui calculent vachement vite, et d'autres qui vont moins vite parce qu'ils sont moins performants, mais des P sont très performants et ça va très vite.
'''Laurent''' : Un ordinateur, ça calcule beaucoup plus vite qu'un homme et je vais t'expliquer pourquoi. Comme ça, tu sauras un peu plus sur l'informatique.
'''Muguet''' : Bon moi je vais chercher des clopes.
'''Cécile''' : Bon moi je vais aller faire mes courses pendant ce temps-là.
'''Christina''' : moi mais laissez-le parler, oooooh !
'''Gérard''' : Non mais Laurent, t'essaies de faire vite.
'''Laurent''' : Un ordinateur, ça tourne. Par exemple, le PQ133, il tourne à 133Mhz, c'est à dire qu'il fait 133 millions de calculs par seconde. Donc oui, les ordinateurs calculent bien plus vite que nous.
''[Est diffusé comme bruit parasite, un enregistrement des derniers mots de Gérard adressés à Laurent et lui disant que s'il n'était pas content, il n'appelait pas]''.
'''Gérard''' : Merci pour la double voix ! Merci Olivier. C’est pas la peine de me mettre ça dans les oreilles.
'''Laurent''' : Olivier arrête avec tes boutons.
'''Olivier''' : Je joue avec mon ordinateur.
'''Manu''' : On accueille Darwin, mais c'est un peu particulier, il appelle des États-Unis. Il nous capte grâce à Interned et il veut nous parler de tous les programmes informatiques qui viennent aux US et pas en France.
'''Gérard''' : Mouais que ça dure pas trois heures hein.
'''Darwin''' : ''[fait un bruit de ligne qui crachote avec sa gorge pour faire croire à une liaison satellite]''
'''Reego''' : Ouh la !
'''Manu''' : Ouh la, la liaison satellite, elle est pourrie.
'''Darwin''' : Hello, Gerard... Hello. Everybody. Je parle un tout petit peu français.
'''Laurent''' ''[accent français]'' : If you want, you can speak English and I translate to Gerard in français.
'''Olivier''' : Va falloir le baisser un peu ''[puisque le gain du micro est plus important, prouvant que c’est quelqu’un qui le fait depuis les studios].''
'''Muguet''' : Je peux traduire aussi.
'''Darwin''' : Very well.
'''Gérard''' : Laurent, pour l'instant, tu te calmes...
'''Olivier''' : Sur Minitel, Bruce Lee dit qu'il a vu la personne qui a mis la lettre dans la boîte aux lettres de Gégé. Il y a beaucoup de monde sur le Minitel, 3615 Funradio.
'''Gérard''' : Ça j'en n'ai rien à foutre. Muguet, tu comprends un peu l'anglais ? ''[Olivier parle un anglais yaourt, Darwin poursuit ces tentatives de parler interrompant Gérard, toujours avec un effet crachotant].'' Non mais attends Olivier... Muguet... t'essaies de me traduire ça.
'''Reego''' : Ah, la liaison satellite.
'''Darwin''' : If you speed please, because it's very cher, l'Internet.
'''Gérard''' : Non mais il parle aussi bien français que moi je suis... donc non. C'est bon, c'est pas la peine, il s'amuse là.
'''Manu''' : Mais c'est obligé qu'il soit aux États-Unis, quand je l'ai rappelé, je suis passé par tout un tas de services.
'''Darwin''' : Oui Manu, c’est exactly.
'''Cécile''' : Ah ben Gérard, t'as qu'à lui parler en anglais.
'''Darwin''' : Well, you translate ?
'''Muguet et Laurent''' : Oui je traduis
'''Laurent''' : Je peux transcrire, j'ai une maîtrise de deux ans de langue anglaise.
'''Gérard''' : Non mais attends Laurent ! Je t'ai pas appelé pot de chambre, quand je t'appellerai pot de chambre tu sortiras de dessous le lit ! Ok ? J'ai demandé à Muguet, je t'ai pas demandé à toi.
'''Laurent''' : Mais ça va aller beaucoup plus vite.
'''Gérard''' : Laurent tu la fermes !
'''Darwin''' : Here we go... ok... Gerard, in English. What do you want when you coton tige in your face.
'''Gérard''' : Bon allez hop, j'ai entendu coton tige, c'est bon ! C'est pas le thème du débat. DEHORS ! ''[hurlé 5 fois d'affilé].''
'''Manu''' : Mais je pense que ça veut pas dire la même chose en anglais. Écoute Muguet, 30 secondes.
'''Muguet''' : Non ça veut pas dire la même chose. En Anglais et en Français, beaucoup de mots se ressemblent. Mais ça veut pas dire la même chose, faut pas se méprendre. Alors : what do you want with your coton tige in your face? Il demande si l'ordinateur que tu as eu quand tu as hébergé quelqu'un tu t'en es servi pendant longtemps.
'''Darwin''' : Oui, exactly.
''[Silence de Gérard tandis que résonnent les rires de Cécile puis de Manu, en décalé].''
'''Muguet''' : Gérard tu as entendu la traduction ou pas ?
'''Gérard''' : Non.
'''Muguet''' ''[interrompue par Darwin à l'aide de gros mots]'' : Il demande, quand tu as eu un ordinateur chez toi, si tu t'en es servi pendant longtemps ou pas ?
'''Gérard''' : Non, je m'en suis pas servi longtemps. Non mais merde Laurent, ferme ta gueule un peu. ''[Crachotements]'' Bon c'est bon, il s'amuse avec quelque chose derrière lui.
'''Manu''' : Mais ces bruits, c'est la liaison satellite... ''[Les crachotements continuent]''.
'''Darwin''' : Here we go.
'''Olivier''' ''[imitant Darwin comme si il imitait la façon d’utiliser ces mots dans le morceau « Hey Boy, Hey Girl » de Chemical Brothers]'' : Here we go, here we go ''[commençant de chantonner faussement le morceau].''
'''Gérard''' : Bref, il reste plus qu'un quart d'heure et trois questions, allez hop !
'''Darwin''' : ''[pendant qu’Olivier bredouille quelque chose en Anglais]'' All right, six minutes. OK?
'''Olivier''' : OK ! Wait.
'''Gérard''' : Mais merde Olivier ! il est 2h15, il reste trois questions ! L'informatique facilite-t-elle la vie ? Laurent, comme t'as une grande gueule.
'''Laurent''' : Je l'assume. Oui, l'informatique facilite la vie.
'''Gérard''' : Oui, t’as une grande gueule et tu l'assumes, tu vas répondre et abréger vite fait tes questions.
''[Max fait une double voix des propos de Gérard qui passe inaperçu''].
'''Laurent''' ''[parlant à toute vitesse]'' : C'est vrai que l'informatique ça facilite la vie parce que si t'as quelque chose à taper, tu peux le rendre vite fait propre, bien imprimé, scanner des photos, donc oui, ça facilite la vie.
'''Gérard''' : D'accord ''[finalement de dernier mot de Gérard est répété par Max et Gérard le comprend].'' Bon Olivier au lieu de jouer, t'es pas payé pour jouer ! T'es payé pour écouter un peu ce qui se passe. Sinon tu vas saquer ''[alors qu’il se fait engueuler, Olivier rigole]''.
'''Manu''' : Excuse-moi mais j'ai une autre question qui m'est arrivée du standard : les Américains ont-ils plus de chances de posséder le logiciel ID Band Speedly que les Français ? Darwin pourrait peut-être nous répondre.
'''Gérard''' : Mais qu'est-ce qu'il fait encore là ? Je t'ai dit de le saquer. Bon de toute manière c'est simple, c'est la dernière question. Comme ça ça va aller vite.
'''Manu''' : Moi je voulais te demander si tu connaissais le logiciel ID Band Speedly.
'''Gérard''' : Je ne connais aucun logiciel, Ok ? Pas la peine de continuer. Christina.
'''Muguet''' : Il connaît pas grand-chose...
'''Laurent''' : J'ai rien dit.
'''Gérard''' : Tu vas voir si je connais pas grand-chose. Attends Laurent, tu fermes ta gueule.
''[Rire puissant de Cécile].''
'''Gérard''' : Et je sens que y’a quelqu'un qui a du monde derrière lui. ''[On entend une voix en fond qui ne proviendrait pas des auditeurs].'' Laurent, bonne nuit. T'as du monde derrière toi, ça t'apprendra.
'''Laurent''' : [énervé] Putain mais j’ai pas de monde derrière moi, t’arrêtes, merde !
'''Muguet''' : Tu vois, ça t'apprendra à recevoir du monde, t'as qu'à rester tout seul.
'''Christina''' : Moi je suis d'accord avec Laurent. C'est vachement mieux parce que quand tu veux écrire une lettre, tout ça, c'est vachement plus rapide. Donc ça facilite vachement la vie.
'''Muguet''' : Ça facilite la vie, surtout quand on en a un.
'''Gérard''' : Je vais pas te demander à toi la dernière.
'''Muguet''' : Oui, je vais marmonner et après je vais être chiante.
'''Gérard''' : Parce qu'après tu vas dire que je suis toujours la dernière et que tout le monde a répondu ce que tu voulais répondre.
'''Muguet''' : Ça facilite la vie si on en a un et si on sait s'en servir.
'''Cécile''' : Ouais, ça facilite la vie, sur tous points de vue : imprimer, taper des lettres, donc c'est cool.
'''Christina''' : Et toi, qu’est-ce que t’en penses, Gégé ?
'''Gérard''' : Moi personnellement, pour taper des CV’s, je veux bien, mais à une condition que j'en aille un.
'''Muguet''' ''[air gentiment moqueur face aux problèmes de diction de l’animateur]'' : Oui que j'en aille un.
'''Olivier''' : De feuille, de CV ou d'ordinateur ?
'''Gérard''' : Non, un ordinateur.
'''Olivier''' ''[tournant son ordinateur portable vers Gérard]'' : Eh bien tiens, voilà. On va donc taper ton CV. Tout le monde va t'aider.
'''Manu''' : Bon on accueille Jean-Pat. ''[Rire de Cécile]''. À la place de Darwin. [Regard inquisiteur de Gérard envers Manu]. Pourquoi tu me regardes comme ça ?
'''Gérard''' : Quoi ? Et c’est tout ? Alors vas-y.
'''Jean-Pat''' : Salut, c'est Jean-Pat. Moi j'appelle pas longtemps, je voulais juste te dire que je t'écoute depuis longtemps, les débats sont géniaux, etc, et comme j'ai des computers chez moi, je me suis amusé à créer, avec des images de synthèse, un petit personnage Gérard et je le fais évoluer dans différents levels. Bon je t'ai jamais vu, donc j'ai dessiné un petit bonhomme avec une sale tête, ''[pendant ce temps là, Gérard retire son casque, se lève de sa chaise et chuchote en aparté avec Manu],'' il se bat contre des méchants mais il a toujours son coton-tige avec lui...Et donc dans le jeu, il se met des cotons tige dans le cul et tout ça, c’est assez drôle comme jeu. Je voudrais ton autorisation, déjà te le montrer et pourquoi pas essayer de le commercialiser, pourquoi pas.
'''Gérard''' ''[exultant]'' : Alors tu vois mon pote...
'''Jean-Pat''' : Je suis pas ton pote, je suis Jean-Pat.
'''Gérard''' : Tu vois, j'ai mis toutes les filles hors antenne, et là tu viens de dire ça devant plus de 2,5 millions d'auditeurs.
'''Jean-Pat''' : Ah non moi on m'a dit que j'étais au standard et que voilà...
'''Gérard''' ''[hilare]'' : eh ouais, mais manque de pot, t'es en direct ! C'est enregistré ! T'es baisé mon con ! Ça t'apprendra.
'''Jean-Pat''' : Ah mais si t'es pas d'accord pour le commercialiser, je le fais tout seul.
'''Gérard''' : C'est bien enregistré ? ''[On entend des bruits parasites comme ceux de R2D2].'' Oh Putain !
'''Manu''' : Quoi, la DAT <ref name="hist8"></ref> elle a pas marché ? Merde...
'''Reego''' : Elle est arrêtée la DAD !
'''Gérard''' ''[déçu]'' : Putain, vous l'avez fait exprès ou quoi ? Olivier au lieu de jouer...
'''Reego''' : Je la remets ! ''[Pendant que Jean Pat commence à reprendre la parole, Gérard fait un geste à Reego pour que l’on puisse bien enregistrer les propos de Jean-Pat'']. C’est bon c’est reparti.
'''Jean-Pat''' : Donc on peut commercialiser ou pas ?
'''Manu''' ''[pendant que Gérard se retourne et bouscule Olivier pour qu'il enregistre et arrête de jouer ; il quémande en hurlant la présence de Max]'' : Tu pourrais nous répéter ou pas ?
'''Jean-Pat''' : J’imagine que tout le monde connait les jeux, tu parcours, tu ramasses des bonus, les coton-tiges. Et au premier level, ''[Manu, calmant Gérard en lui chuchotant que l'enregistrement a repris],'' il est obligé de coucher avec une fille pour passer à l’autre level. Bon je suis toujours au standard ?
'''Manu''' ''[alors qu’Olivier diffuse des sons et que Gérard lui demande d’arrêter en chuchotant]'' : Oui bien sûr, tu es au standard, je t’écoute.
'''Jean-Pat''' : Donc je te disais que le premier level est assez éclatant
'''Manu''' : Le jeu consiste en quoi alors ? Tu essaies d'attraper la Christine ?
''[Dans le studio, les uns veulent sortir Jean-Pat de l'antenne tandis que Gérard explose d'enthousiasme, voulant à la fois qu'il parle et qu'on l'enregistre].''
'''Jean-Pat''' : Tu essaies de la monter par derrière. C'est pas évident.
'''Manu''' : Faut que tu sautes, y'a des obstacles...
'''Jean-Pat''' : Niveau graphisme, j'ai pas eu assez de place sur l'écran pour la mettre.
'''Manu''' : T'as inclus les coton-tiges et la Loco, tout ça ? C’est d’autres mondes ?
'''Jean-Pat''' : Ouais, on a d'autres mondes dans le jeu, j'ai pris des photos à la Loco et puis ça il le sait pas mais bon. Je te le passerai, je te ferai une copie et te le montrerai. Pour l'instant, il est en noir et blanc, je vais essayer de le mettre en couleurs mais bon, quand t'es jeune, t'as pas d'argent. S’il a pas mal d'argent, s’il pouvait me sponsoriser, ça serait bien.
'''Manu''' : On va lui demander alors.
'''Jean Pat''' : Vas-y, passe-le-moi à l'antenne.
'''Gérard''' : Tu te rends compte de ce que t’as annoncé ?
'''Olivier''' : T’es à l’antenne.
'''Jean-Pat''' : Bonsoir, c'est Jean-Pat. Donc j'ai fait un jeu, ... Allo ? J'entends pas...''[Bruits de jeux vidéo en fond sonore].''
'''Gérard''' : Moi je t'entends. On va te laisser, on va te souhaiter une bonne nuit et on va avancer.
'''Jean-Pat''' : Manu, je suis encore au standard là ?
'''Manu''' : Non t’es à l’antenne''.''
'''Jean-Pat''' : Ah !
'''Gérard''' : T'es en direct. On va te souhaiter une bonne nuit. Et on te remercie pour ce que tu viens de dire, maintenant on sait que tu vas t'amuser à te faire du blé sur mon dos, on a tout enregistré mon pote. Tu étais en direct sur l'antenne.
'''Reego''' : Ah mais c’est pas vrai, ça s'est encore arrêté !
'''Gérard''' : Bon vous l'avez fait exprès, allez hop, c’est bon ! Je fais les deux dernières questions.
'''Olivier''' : Allez Gérard, enchaîne sur la deuxième question.
'''Gérard''' : Déjà le mec, tu le vires.
'''Manu''' : Pas de problème.
'''Gérard''' : Tu me remets, Christina, Cécile et Muguet. Bon les filles, qu'est-ce que vous en pensez de ce qu'il vient de dire ? ''[On entend des bruits de jeu vidéo dans le micro, olivier jouant à un jeu].'' Oh Olivier, arrête de jouer, Merde !
'''Olivier''' : Attends, je joue, je vais perdre.
'''Gérard''' : Moi, pour l’instant, j’ai personne. ''[Toujours les bruits de jeux vidéo qui fait excéder l’animateur].'' OLIVIER ! Mais merde, tu te casses avec ton bordel et tu vas jouer dans ton bureau !
'''Cécile''' : Ben c'est des conneries. de la foutaise, il est bête.
'''Christina''' : Il a rien d'autre à foutre.
'''Gérard''' : Donc qu'est-ce qu'une disquette système ? Alors là, je vois pas du tout le rapport. Bon si Olivier tu pouvais quand même m'aider…
'''Olivier''' : Mais je vais perdre...
'''Gérard''' : T’es quand même là pour m’aider à faire des débats, pas pour t’amuser.
'''Olivier''' : C'est dommage j'ai la bonne couleur en plus.
'''Gérard''' : Mais j'en ai rien à foutre ! Comme ça, il va s'amuser à faire des conneries et je crois que ça va être vous ''[Rire de Cécile pendant que la partie d’Olivier s’arrête].''
'''Olivier''' : Bon j'ai perdu ''[les bruits de jeux continuent]''.
'''Gérard''' : Olivier, ça suffit ! T'es même pas capable de t'occuper d'une DAT.
'''Olivier''' ''[tout penaud]'' : Je sais.
'''Gérard''' : Le mec, je suis sûr que tu l'as même pas enregistré.
'''Olivier''' : J'y connais rien en DAT. Bon tu veux que je t'aide sur quoi ?
'''Cécile''' : Une disquette système, c'est une disquette qu'on formate et... voilà.
'''Olivier''' : Pas du tout !
'''Muguet''' : Moi je sais ce qu'est une disquette, mais pas une disquette système.
'''Manu''' : Excuse-moi Gérard, il y a Kévin qui appelle pour répondre à ta question.
'''Christina''' : Kévin Costner ?
'''Kévin''' : Bonsoir Gérard et les filles. Une disquette système, c'est très simple.
'''Gérard''' : Pour l'instant, je demande aux nanas ce que c'est et après, tu vas pouvoir peut-être répondre. Tu permets, je demande aux filles d’abord.
'''Kévin''' : Pas de malaise, je vais me taper un petit Tetris en attendant.
'''Gérard''' : Je sens que tout à l'heure, tu vas te retaper le standard. Cela va aller vite fait, bien fait avec moi.
'''Olivier''' : On va peut-être se connecter sur le réseau et je pourrai jouer avec toi.
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, tu joueras pour le deuxième débat parce que je te veux pas si c'est pour faire ça.
'''Olivier''' : Joseph, sur Minitel, t'aide en disant que la disquette système permet de mettre sur la mémoire de l'ordinateur ce qu'on appelle un BIOS, c'est-à-dire le langage.
'''Gérard''' : Tu vois à peu près, Muguet, ce que ça veut dire ?
'''Cécile''' : C’est ça, ça veut dire formater une disquette.
'''Kévin''' : Non, formater une disquette, ça veut dire l'effacer.
'''Gérard''' : À mon avis, t'es complètement à côté de la plaque. Formater une disquette, pour moi, c'est enregistrer quelque chose dessus ''[l’indiquant avec un aplomb incroyable, presque victorieux de connaître la vérité sur le sujet d’après lui].'' Nuance !
'''Muguet''' : Formater une disquette, c'est ce qui consisterait à la dépuceler pour qu'elle soit prête à enregistrer.
'''Kévin''' : Tu formates une disquette pour l'effacer.
'''Gérard''' : N'importe quoi... Arrêtez vos conneries. Mais vas-y connard, tu t'y connais mieux que moi, vas-y !
'''Kévin''' : C'est moi le connard ? ''[Olivier, hilare dans les studios].''
'''Gérard''' : Ouais, c’est toi le connard ! Tu vas te magner parce que sinon tu vas gerber.
'''Kévin''' : Formater une disquette, ça veut dire l'effacer totalement.
'''Gérard''' : Qu'est-ce qu'une disquette système ! ABROUTI ! ''[Applaudissements dans le studio].''
'''Kévin''' : Quand ton PC a planté, à cause du logiciel M Matrix.th, ''[les filles scandent en chœur, « N’importe quoi »]''.
'''Gérard''' : Attendez, laissez-le parler parce que je crois que c’est un monsieur je sais tout de je sais pas d’où.
'''Kévin''' : Quand ton PC a planté, tu éteins ton PC, tu remets ta disquette dedans et tu l'allumes et hop ça le répare tout de suite. C’est à cause du logiciel crée par la boîte Crio CH.
'''Gérard''' : D’accord, OK ''[retirant son casque, se grattant les cheveux, bougonnant en n’y comprenant rien].''
'''Manu''' : Je viens d'avoir une info par le standard, il paraît qu'aux États-Unis, ils ont inventé un ordinateur pour chien et au lieu que cela soit une souris, c'est un chat.
'''Gérard''' : J'en ai rien à foutre de leurs conneries. Dernière question parce qu’il est 22h28 ''[Rire générale dans le studio et aux téléphones].'' Il est 2h28.
'''Cécile''' : Gérard, il en est où Olivier dans la partie ?
'''Gérard''' : J’en sais rien.
'''Olivier''' : Là je suis sur l’hyper card.
'''Kévin''' : Il est connecté sur mon compte.
'''Gérard''' : Toi ta gueule, tu vas pas me faire chier longtemps, toi. Alors la dernière question : L'informatique est-elle trop compliquée ? Je pense que vous allez tous répondre oui.
'''Kévin''' : Oui.
'''Gérard''' : Toi ta gueule, je t’ai pas sonné. Bon, Muguet. Je savais que t'allais me répondre ça.
'''Muguet''' : Ah, j’ai pas répondue encore.
'''Olivier''' : Gérard, une question Minitel. Il y a Sagaro qui demande si tu n’aurais pas joué dans le Cobaye, le rôle du benêt...
'''Gérard''' : N’importe quoi celui-là ''[rires des filles]. N''on mais les mecs sur Minitel, posez des questions sérieuses pas des questions cons. Sinon dépensez votre fric.
'''Muguet''' : Ça dépend à quel niveau, il y a des choses très faciles et des choses très compliquées. Point à la ligne.
'''Gérard''' : Ouais, point final à la ligne. Ok, je te remercie. De tt’ manière, on fera la conclusion après.
'''Muguet''' : Moi j’aimerai bien conclure avec toi.
'''Gérard''' : De quoi, de quoi ? Je croyais Muguet que tu voulais conclure avec moi ? ''[Olivier réagit vivement à cette information].''
'''Manu''' : Excusez-moi. Parce qu’au standard, on me demande si quelqu'un peut expliquer ce qu'est un disque dur.
'''Kévin''' : Moi je sais ce que c’est.
'''Gérard''' : Alors vas-y le connard alors ''[hilarité féminine face à cette répartie vulgaire tombant comme un cheveu sur la soupe alors que Gérard est exaspéré des connaissances de Kévin].''
'''Kévin''' : Un disque dur, ça a une capacité de stockage beaucoup plus importante qu'une disquette, c'est à l'intérieur du PC. Tu peux pas l'enlever, mais tu peux en faire ce que tu veux.
'''Christina''' : Oh, il travaille sur Arte lui ou quoi ?
'''Gérard''' : Hey connard ''[rire de Cécile]''! Me prends pas pour un con. C'est pas parce que j'ai eu un ordinateur pendant un mois, tu vas pas me dire qu'on peut pas effacer ni un disque dur, ni une disquette. Tu peux tout effacer. Espèce d’abrouti ! ''[La foule est en délire aussi bien dans le studio et que derrière les combinés].'' T’as simplement qu’à changer ton truc et t’efface tout. Ok ? T'y connais rien, alors ferme ta gueule.
'''Kévin''' : Toi non plus !
'''Cécile''' : Pour moi c'est pas compliqué, il suffit d'avoir un cerveau rempli de neurones et puis c’est bon.
'''Gérard''' : Et pourquoi pas de cranosones ? ''[Applaudissements, cris enthousiastes dans le studio]''.
'''Manu''' : Paye ta vanne !
'''Gérard''' : Pourquoi que les majorettes ont un chromosome de plus que les chevals ?
'''Kévin''' : pour pas chier quand elles défilent.
'''Gérard''' : ta gueule, c'est pas à toi que je m'adressais, connard.
'''Reego et Manu''' : La réponse, Gérard ?
'''Gérard''' : C’est bon, il a répondu l’autre connard.
'''Manu''' : Ah, c’était ça ?
'''Christina''' : Moi je dis qu'il y en a qui sont super faciles alors qu'il y en a super durs et c'est pas parce qu'on est plus bête ou plus intelligent qu'on va y arriver.
'''Gérard''' : Et maintenant, l'abrouti de service N°9.
'''Manu''' : Ouais, je suis là Gérard.
'''Gérard''' : Non pas toi Manu, celui qui connaît mieux que tout le monde. Monsieur je sais tout.
'''Olivier''' : je pense que l'informatique, c'est un système...
'''Gérard''' ''[en direction d’Olivier]'' : Mais ta gueule à toi, occupe toi de mettre deux disques.
'''Olivier''' : Ah mais y’a pas de disques prévus. On enchaîne direct. En plus, y’a trois débats ce soir.
'''Gérard''' : Non deux. Bon conclusion. Muguet, qu’est-ce que t’as pensée du débat ?
'''Muguet''' : J'ai trouvé que ce débat était super bien tenu et organisé et structuré, c’était très intéressant et instructif.
'''Cécile''' : C'était très instructif. ''[Gérard émet un rot énorme dans le micro]''.
''[Désapprobation dans le studio].''
'''Muguet''' : Gérard, tu nous as roté à la gueule.
'''Gérard''' ''[se marre]'' : Excuse-moi Cécile.
'''Cécile''' : Gérard, tu as roté pendant que je parlais... Bref c'était instructif, les questions hyper intelligentes, j'ai passé un bon moment, c’était cool.
'''Christina''' : Comme je suis la dernière, je vais dire que je suis d'accord avec les autres.
'''Gérard''' : L’espèce de trou du duc qui connait mieux que tous les autres [rire bruyant de Cécile].
'''Manu''' : Kévin.
'''Gérard''' : OOOH Kévin, tête de con !
'''Manu''' : Gérard, poli poli.
'''Gérard''' : Ouais, on fait le deuxième mais deux disques. Conclusion.
'''Kévin''' : Le débat s'est très bien passé, mais je regrette qu'on ait pas parlé du logiciel Pantatec.
'''Gérard''' : J'en ai rien à cirer. Peut-être un prochain débat. Le deuxième débat ça portera sur l'école.
'''Cécile''' : Est-ce qu'on peut écouter les demoiselles de Suresnes si c’est possible ?
'''Gérard''' : Non, on va écouter Mes fesses sur mon ordinateur.
== Le débat sur l'école ==
=== Contexte ===
Le seul élément nouveau à mentionner sur ce débat est d'ordre radiophonique. Pour une raison irrationnelle, Gérard s'est pris d'amitié pour un auditeur, qui l'amuse, par un accent maghrébin très prononcé et un humour décapant : Couscous. Avec son compagnon, Bébert, joué par Cyril, il plaît à Gérard. Ce que l'animateur ne sait pas, c'est que ce personnage est précisément celui qui joue son double, le faux Gégé. À sa décharge, à ce stade, personne ne connaît la vraie identité de ce garçon.
C'est aussi le premier moment où Gérard semble lire les débats écrits par Nicolas, son jeune auteur. Malgré une préparation en amont, il ne comprend pas les questions posées et ça se voit. C'est le début d'une longue série qui permettra à Max de réagir quelque temps plus tard.
=== Personnages ===
* Olivier Bouchet : Olivier
* Gérard Cousin : Gérard
* Tony Morestin : René, Force_verte, Professeur Kimble
* Cyril : Maxime, Jean-Paul T, Julien, Hulk, Paul, Bébert, Jean-Paul T, Détroit
* Axel : Couscous
* Franck Bargine : Max, Bioman, Angelo
* Ultraman : Frédéric
* Sylvie
* Rita : Olivia
* Manu
* Muguet, Paola, Sylvie, Mélanie
* Igor : Reego, Fabien
=== Transcription ===
'''Gérard''' '':'' Donc on reprend, c'est la suite des débats du jeudi. Vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 ou 0800 70 5000 et pour les belges, c'est 033 1 79 5000.
'''Olivier''' '':'' Pendant ce temps-là sur minitel, pour finir sur le premier débat, il y’a une petite devinette. Quelle différence y’ a-t-il entre Gérard et une carte réseau ?
'''Gérard''' ''[haussant le sourcil] :'' C’est quoi la réponse ?
'''Olivier''' : Pour que Gérard est le réseau, il faut qu’il compose un numéro en 36 68 et encore il n’est pas sûr d’être compatible. C’est très recherché. Il y’a Monsieur et Madame ment soif, Gérard. Parce que j’ai rarement soif.
'''Jérôme''' : Et Monsieur et Madame Martin ont un fils. Non, cherche pas, ils ont un fils c’est tout.
'''Gérard''' : Hé, y’a Monsieur Connard ''[rire expressif d’Olivia]'' et tentacule qu’ont un fils comment qu’il l’appelle ?
'''René''' : Ah, ça c’est le prénom de ta sœur.
'''Gérard''' : Ah comment qu’elle s’appelle ma sœur ? Alors Frédéric, tu dégages, allez !
'''Manu''' ''[à destination de l’auditeur qui a lancé la vanne]'' : Alors là, il t’a cassé !
''[Validation de la part de l’équipe dans le studio]''
'''Frédéric''' : J’ai rien dit !
'''Manu''' : C’était pas Fred ! C’était Jérôme.
''[Un sifflement faisant penser à un larsen se fait entendre]''
'''Gérard''' : Merci pour le larsen.
'''Olivier''' '':'' Et Monsieur et Madame Hergé belle ont un garçon.
'''''Gérard''''' ''[arrive un larsen puissant] :'' OOOH LE LARSEN !
'''Olivia''' : Ouh La !
'''Gérard''' : On est pas là pour poser des devinettes. On est jeudi et il y’a Monsieur Morgan qu’est déjà impatient de prendre.
'''Olivier''' : Ouais, c’est ça. Surtout que Morgan s’appelle Bart.
'''Gérard''' ''[rigole se rendant de sa bévue]'' : Merde, Bart qu’est déjà là, il s’impatiente.
'''Muguet''' : Morgan il est trop beau.
'''''Gérard''''' ''[sourire aux lèvres] :'' Vos gueules un peu les mouettes.
'''Fred''' : Surtout que Gérard aussi.
'''Gérard''' : Oh ta gueule, toi, Fred.
'''Olivier''' : Bon Gérard, tu commences ou on finit ?
'''Gérard''' : Non on va commencer.
'''Olivier''' : Non on va arrêter là, on va mettre un disque.
'''Gérard''' ''[de bonne humeur, à destination de Bart]'' : Tu vas au bois de Boulogne après ?
'''Olivier''' : Le débat, c’est sur quoi ?
'''Gérard''' : Le débat c’est sur l'école. Je pense que vous avez entendu la première question. ''[Sifflement que Gérard assimile comme un larsen].'' LE LAAAAARSEN !
'''Olivia''' : Ouh La !
'''Gérard''' : On est pas là pour poser des devinettes. On est jeudi et il y a Monsieur Morgan qu’est déjà impatient de prendre.
'''Olivier''' : Ouais, c’est ça. Surtout que Morgan s’appelle Bart.
'''Gérard''' ''[rigole se rendant de sa bévue]'' : Merde, Bart qu’est déjà là, il s’impatiente.
'''Muguet''' : Morgan il est trop beau.
'''''Gérard''' [sourire aux lèvres] :'' Vos gueules un peu les mouettes.
'''Fred''' : Surtout que Gérard aussi.
'''Gérard''' : Oh ta gueule, toi, Fred.
'''Olivier''' : Bon Gérard, tu commences ou on finit ?
'''Gérard''' : Non on va commencer.
'''Olivier''' : Non on va arrêter là, on va mettre un disque.
'''Gérard''' ''[de bonne humeur, à destination de Bart]'' : Tu vas au bois de Boulogne après ?
'''Olivier''' : Le débat, c’est sur quoi ?
'''Gérard''' : Le débat c’est sur l'école. Je pense que vous avez entendu la première question. ''[Sifflement que Gérard assimile comme un larsen].'' LE LAAAAARSEN !
'''Olivier''' : C’est sur l’école, c’est ça ? Donc la première question, c’est quoi ?
'''Manu''' : Avant de commencer à poser la question, on finit d’accueillir les gens''. [Gérard s’agace d’avoir été interrompu dans son animation].'' Il y’a deux personnes qui sont arrivées, c’est pour ça. Donc il y’a René et Maxime.
'''Maxime''' ''[en voix de tête très aigu]'' : Bonsoir.
'''Manu''' : Il a treize ans, Maxime.
'''Gérard''' : Non non mais ''[faisant un signe négatif du doigt à Manu tout en tapotant sa montre pour signifier qu’il est trop tard de faire passer à l’antenne un gamin de cet âge].''
'''Manu''' : Non mais c’est pour parler de l’école, il a pleins de trucs à dire.
'''Maxime''' : Non mais c’est pas grave, il y’a mon père à côté de moi, ne t’inquiète pas Gégé. Tu veux que je te le passe ou pas ?
'''Gérard''' : Non mais c'est bon le travelo, dégage. Il a pas treize ans, dégage. L'école apporte-t-elle... ''[Gérard est alors interrompu par Maxime, qui finit par être éliminé par Manu, puis des bruits d'une bande son d'un troupeau de vaches qui meuglent. Pendant ce temps, les auditeurs posent des questions].''
'''Frédéric''' : C'est vrai que tu as eu un BEP en pâte à modeler ?
'''René''' : Est-ce que tu penses que si ta mère avait pas fait une fausse couche, tu aurais une gueule potable ?
'''Olivier''' : Attends, il y a Gérard qui parle ''[il remet la bande son des vaches tandis que Gérard enlève son casque violemment].''
'''Olivia''' : Il y a quelqu'un a une ferme à côté.
''[Rire d’Olivier]''
'''Gérard''' : Vous vous réveillez au standard, sinon j'arrête dans un quart d'heure [tout le monde dans le studio exulte de joie].
'''Olivier''' : Alors Gérard, la question c’est quoi ? Sur la différence d’âge…
'''Gérard''' : Alors l'éducation à l'école est-elle efficace ? ''[Muguet dit non tout fort au-devant de tout le monde].'' Bon et ils vont pas commencer le deuxième débat dans un bordel comme ça, sinon tu mets Phildar.
'''Muguet''' : Phildar il est beau.
'''Gérard''' : Pour l'instant, ça commence à me prendre la tête.
'''Max''' ''[à peine audible car pas devant un micro].'' Bon allez, faut démarrer là.
'''Gérard''' : Bon qui on a ? Maxime, il est parti, j'espère ?
'''Manu''' : Maxime et René sont partis, tu les as virés froidement et sans complexe.
'''Frédéric''' : Pour moi, l'éducation à l'école, c'est vachement important. D'ailleurs je passe mon diplôme de professeur des écoles, ce qu'on appelait autrefois enseignant. L'école c’est de la même famille que l'éducation, donc oui, c'est vachement important. Tu as l'éducation civique, les maths la géo, c'est une assise de culture ''[Gérard s’impatiente de la fin de la réponse à cause de ce discours trop intellectuel pour lui]'' et on a cette chance qu'une fois, donc oui c'est important.
'''Sylvie''' : Moi je dis que si les profs apprennent pas aux gosses à respecter les gens depuis qu'ils sont petits, après c'est foutu. Donc oui c'est vachement important l'école.
'''Olivia''' : L'école est efficace quand il y a de bons profs. Ceux qui ont la pédagogie, pas les profs qui foutent les élèves dehors, qui leur foutent des 0 et qui les engueulent. Des profs sympas quoi.
'''Frédéric''' : Comme moi.
'''Gérard''' : Bon attends toi tu as déjà répondu donc tu vas laisser finir les gens. Muguet.
'''Muguet''' : Je pense que non, parce que tu parles de l'éducation à l'école et l'école, c'est pas fait pour éduquer un enfant mais pour lui apprendre des tas de choses.
'''Frédéric''' ''[pendant que Muguet parle] :'' carré, trois multiplié par la racine de ...
'''Gérard''' : Frédéric !
'''Frédéric''' : Je fais mes maths là.
'''Gérard''' : Tes maths, tu sais tout à l'heure où tu vas aller les faire : au standard. Tu vas pas me faire chier quand je parle.
'''Frédéric''' : OK, j’arrête.
'''Muguet''' : je disais que l'éducation dépendait pas de l'école mais des parents, l'école est là pour enseigner, simplement. Ils ont déjà du mal à enseigner, si en plus ils devaient éduquer...
'''Gérard''' : Mais l'éducation à l'école est-elle efficace, c'est ça la question que je pose.
'''Muguet''' : Alors, l'enseignement.
'''Gérard''' : Oui, c'est à peu près pareil, l’éducation ou l’enseignement.
'''Muguet''' : Ce sont des choses très différentes.
'''Manu''' : On accueille Jean-Paul T, professeur à la Sorbonne.
'''Gérard''' ''[s’énerve instantanément] :'' Si c'est pour avoir des connards, c'est pas la peine.
'''Jean-Paul T''' : Je préfère garder l'anonymat, parce que j'ai des choses à dire sur l'éducation. Ne t'énerves pas, je vais répondre à tes questions.
'''Gérard''' ''[excédé] :'' Alors, vas-y, vas-y !
'''Manu''' : Pose ta question, il va répondre à tes questions, Gérard !
'''Gérard''' : Tu te réveilles et puis c'est tout, tu restes pas 107 ans à dire ouais, machin, tu réponds à la question et c'est tout.
'''Jean-Paul T''' : Dès que je veux intervenir, j'interviens, aucun problème.
'''Gérard''' : Tu réponds à la question, c'est tout maintenant.
'''Jean-Paul T''' : Étant donné que j'étais au standard, j'ai pas pu écouter la question.
'''Gérard''' : Ah non non ! Moi je répète pas la question !
'''Manu''' : Il répondra à la deuxième maintenant.
'''Jean-Paul T''' : Alors j'attendrai la deuxième, aucun problème. Sois intelligent.
'''Gérard''' : Je te répète la question pour la dernière fois, tu vas répondre, sinon tu vas gerber vite fait bien fait. L'éducation à l'école est-elle efficace, oui ou non ?
'''Jean-Paul T''' : En tant qu'ancien professeur, c'est pour ça que je garde l'anonymat, ''[soufflement de Gérard dans le micro lors de ces dires trop sérieux pour lui tandis que s’entend le rire reconnaissable d’Olivia]'' je voulais dire que ça dépend ''[rire de Muguet face à cette réponse évasive].'' Y’a des jours où j'ai rencontré énormément de problèmes avec les élèves comme avec les professeurs, d'autres où c'était très bien. ''[Gérard remonte sa mèche de cheveux avant de placer sa main devant son visage, l’air exaspéré].''
'''Frédéric''' : Qui ? Je veux des noms.
'''Gérard''' : Non mais attends, je vois pas le…''[bruit de bouche d’exaspération pour couper court à l’intervention de Jean-Paul T].'' C’est bon x3.
'''Jean-Paul T''' : Y’a deux côtés dans l’éducation.
'''Olivier''' : D'ailleurs, si un ancien professeur de Gérard pouvait nous appeler...
'''Jean-Paul T''' : Tout à fait. Y’a le bon côté et le mauvais côté de l’éducation.
'''Olivia''' : Gérard ! Il veut dire qu’il y’a des jours avec et des jours sans.
'''Frédéric''' : Gérard, tu as été jusqu'où à l'école ?
'''Gérard''' ''[bougon] :'' Ça te regarde pas.
'''Olivier''' : Il a été jusqu'à la porte.
'''Muguet''' : Moi j'ai envie de dormir.
'''Gérard''' : Ok Muguet ''[rengainant son stylo de façon fulgurante, déçu de cette décision].''
'''Frédéric''' ''[parle en même temps que Muguet] :'' BEP pâte à modeler, CAP ...
'''Gérard''' : Ta gueule à toi le mec.
'''Jean-Paul T''' : C'est à moi que tu parles ?
'''Gérard''' : Oui c'est à toi que je m'adresse. Pour l'instant tu vas t'écraser.
'''Jean-Paul T''' : Est-ce qu'on peut passer à la deuxième question ? ''[alors qu’une femme essaye de se manifester pour prendre la parole].'' Tout le monde a répondu peut-être...
'''Gérard''' : Non mais attends, c'est pas toi qui commandes. Si t'as envie d'aller plus vite que moi, tu dégages.
'''Jean-Paul T''' : Je n’irais pas plus vite que toi, il y’a pas de problème ''[expression utilisée souvent par Couscous qui est joué par Cyril tout comme ce Jean-Paul T. D’ailleurs, il l’indique une deuxième fois en riant parce que Gérard ne capte pas ce rapprochement].''
'''Gérard''' : Tu vas fermer ta gueule maintenant. On va dire bonsoir à Muguet parce qu’elle est fatiguée''. [Pendant que quelqu’un siffle dans les micros du standard].'' Je sens que le larsen... si y en a un qui s'amuse avec un portable, c'est pas la peine.
'''Jean-Paul T''' : C’est pas drôle, non.
'''Frédéric''' : C'est Olivier qui met son casque sur le micro, je le vois sur Fun TV.
'''Gérard''' : Toi tu vas t'écraser, parce que sinon tu vas dégager.
'''Jean-Paul T''' : Qui ça, Jean-Paul ?
'''Gérard''' : Oui.
'''Jean-Paul T''' : Pas de problème, moi je reste cool. Je suis juste intervenu au débat pour parler de l'éducation. Comme je te l'ai dit, y’avait un côté positif...
'''Gérard''' : Pour l'instant ça y est, tu as répondu, maintenant tu vas fermer ta gueule ! Et tu vas me laisser parler maintenant''. [Jean-Paul T continue à parler].'' Allez hop, dehors !
'''Manu''' : Pour ramener le calme dans tout ça avant la deuxième question, on accueille Paola.
'''Paola''' : Bonsoir.
'''Jean-Paul T''' : Non mais c’est un trav ça.
'''Gérard''' : Non mais attends Manu, arrête de me prendre des travelos !
'''Manu''' : Mais écoute la Gérard, ce n’est pas un travelo ''[rire des auditrices et faux rire masculin imitant le féminin].''
'''Max''' ''[indique en fond sonore pendant que Gérard le regarde] :'' Ta gueule, c’est toutes les 10 secondes.
'''Paola''' : Non, je suis pas un travesti.
'''Gérard''' : OK !
'''Jean-Paul T''' : J'avais une question à poser : quel est le rapport entre le travelo et éducation ?
'''Gérard''' : Quel est le rapport que tu retournes au standard et tu vas me foutre la paix avec ton larsen.
'''Manu''' ''[faisant une double voix derrière son micro]'' : …larsen.
'''Gérard''' : Il y’a trop de larsen alors tu me le vires. À moins que ça soit Olivier qui fasse du larsen, sinon c'est pas bon.
'''Olivier''' : Comment cela pourrait être moi ? On comprend pas ce que tu dis.
'''Gérard''' : L'école est-elle obligatoire ? Hmm Paola tu voulais peut-être réagir à la première question ?
'''Olivier''' : Gérard tu fais chier.
'''Paola''' : On me l'a pas proposé.
'''Gérard''' : Ben je te propose, moi.
'''Paola''' : Oui, l'école fait très bien son travail et ils ont beaucoup de mal.
'''Gérard''' : Mais l'éducation à l'école est-elle efficace ? C'était ça la question.
'''Paola''' : Oui, c'est efficace, ils se donnent beaucoup de mal et je les félicite.
'''Olivia''' : Oui, l'école est obligatoire. Tout enfant doit avoir une éducation. C'est écrit dans le code de l'éducation nationale. ''[Alors que résonne dans le studio des sifflements fait à la bouche faisant penser à un larsen].''
'''Gérard''' : Y en a un qui a du larsen... j'aime pas ça, au standard. ''[Il tend à Reego un papier].'' Tu me rappelles ces deux-là, s'il te plaît merci.
'''Reego''' : …on essaye de prendre des gens au standard, Gérard.
'''Gérard''' ''[tend à Reego un papier] :'' Tu me rappelles ces deux-là, s'il te plaît merci.
'''Manu''' : On accueille Julien.
'''Julien''' ''[voix de tête]'' : Salut
'''Gérard''' : Eh Julien, tu prends une voix normale, s'il te plaît.
'''Julien''' : J'ai 13 ans.
'''Olivia''' : Je peux continuer ?
'''Paola''' : Non.
'''Gérard''' : Vas-y Olivia, continue.
'''Olivia''' : L'école est obligatoire jusqu'à 16 ans.
'''Frédéric''' : Oui, c'est dans les textes.
'''Gérard''' : Frédéric, tu te tais s'il te plaît, merci.
'''Olivia''' : C’est dans les textes de l’éducation nationale.
'''Paola''' : C'est surtout dans les textes des allocations familiales.
'''Julien''' : vous me dites quand c'est à moi.
'''Gérard''' : Ouais ben attends toi pour l'instant, tu vas te taire. Je suis pas encore décidé à t'appeler.
'''Julien''' ''[interrompt Sylvie qui commence à parler]'' : Je joue à la Game Boy, alors.
'''Paola''' : Sylvie, tu paies ta pipe ?
'''Gérard''' : Bon hé ! Tu prends Julien et tu lui dis qu'il reste poli.
'''Julien''' : J'ai rien dit !
'''Gérard''' : T'as rien dit, mes genoux !
'''Julien''' : c’est ça, enc...
'''Gérard''' : Allez hop, dehors ! Tu lui raccroches au nez, comme ça ça va plus vite avec moi.
'''Manu :''' Il a rajouté tête de c… je crois.
'''Sylvie''' : Je disais que c'était obligatoire jusqu'à 16 ans mais ça serait mieux si c'était obligatoire au moins jusqu'à 18.
'''Gérard''' : je vais répondre à ta question après.
'''Frédéric''' : L'école est obligatoire jusqu'à 16 ans, c'est l'article 5 de l'article 7 du code civil...
'''Gérard''' : Non mais c'est pas la peine de reprendre ce qu'Olivia a dit. Soit tu changes de réponse, tu vas pas reprendre ce qu'Olivia a dit. Parce que sinon, tu vas virer.
'''Frédéric''' : L'école et obligatoire, c'est sûr. Je trouve qu'on devrait réviser le système scolaire français.
'''Gérard''' : On va y venir là-dessus. On va y venir sur certains trucs, mais je vais peut-être abréger parce que les questions sont trop longues.
'''Manu''' : On accueille Hulk et il est vert parce qu'il aime pas l'école ''[rire caractéristique d’Olivia].''
'''Gérard''' : Je t'ai dit de rappeler deux personnes qui veulent participer !
'''Manu''' : Je n'ai pas assez de lignes Gérard et on va pas prendre que des filles ''[tandis que Gérard souffle dans le micro sa déception'' ''face à ce refus].''
'''Frédéric''' : Je peux te poser une question Gérard ?
'''Hulk''' ''[avec une grosse voix]'' : Non, c'est Hulk qui parle.
'''Gérard''' : Déjà tu vas commencer à te taire.
'''Manu''' : je pense que Hulk est un habituel et qu'il s'appelle David Banner.
'''Gérard''' : Si c'est un habituel, c'est pas la peine.
'''Hulk''' : Bon t'arrêtes de raconter tes vannes, elles sont bidon, d'accord.
'''Gérard''' : Allez hop, dans ces cas-là, tu restes poli avec les gens du standard, tu dégages. Bonne nuit.
'''Frédéric''' : Laissez Batman.
'''Paola''' : Pour un mon chéri tu fais quoi ?
'''Frédéric''' : Je voulais te poser une question. ''[Gérard, exaspéré, le presse à répondre à la question].'' J’ai déjà répondu à la question.
'''Paola''' : L'école est obligatoire parce que sinon, on te coupe tes allocations familiales. Alors ils laissent leurs gosses à l'école et c'est tout.
'''Gérard''' : Je vois pas du tout le rapport.
''[Face au fait que Gérard a l’air hébété face à la réponse de Paola, cette dernière le provoque en pensant qu'il se fout de sa réponse].''
'''Paola''' : C'est-à-dire que si tu retires ton enfant avant 16 ans de l'école, ils te coupent les allocations familiales.
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, tu n'as plus la prime pour la scolarité.
'''Paola''' : Oui, s'ils le laissent à l'école, c'est pas pour une question de morale et qu'il soit éduqué, c'est parce qu'ils ont besoin de pognon.
'''Manu''' : On accueille Force Verte, il est dans une école privée de Paris.
'''Gérard''' : Mais attends c'est des habituels ils vont se faire passer, ils vont prendre n'importe quel nom !
'''Manu''' : ... la Bioman School.
'''Force verte''' : Oh oui ! dis-moi des mots d'insultes ave ta grosse queue gluante !
'''Gérard''' : Allez hop, il commence pas comme ça ! Parce que moi, tout à l'heure, je vais arrêter !
'''Force verte''' : Oh oui, fais-moi mal ! ''[Rire général à l’antenne].''
'''Bioman''' : Euh là c'est pas Bioman, il vient d'arriver et j'ai rien dit.
'''Gérard''' : Tu dégages !
'''Bioman''' : J'ai rien dit.
'''Paola''' ''[chante le générique du dessin animé Bioman] :'' Moitié homme, moitié robot.
'''Gérard''' : Bon Olivier ! T'essaies de gérer là ? Tu les fais se calmer ou quoi ? Au lieu de t'amuser ! Bon moi j'arrête.
'''Olivier''' : J’écoute des lasers.
'''Gérard''' : Bon allez, moi j’arrête !
'''Olivier''' : Ultimatum ''[Gérard s’énerve].'' Bon j'ai coupé tout le monde. Qu'est-ce qu'il se passe Gérard ?
'''Manu''' : Tu suis rien Oliv aussi.
'''Gérard''' : Mais suis ! C'est le bordel, je continue pas. Donc la prochaine question, tu mets un disque.
'''Olivier''' : Un ultimatum…Attends, si tu continues pas, pas de prochaine question, c'est pas la peine.
'''Gérard''' : Attends, je vais pas m’amuser avec des connards…
'''Bioman''' : Allo, c'est Bioman !
'''Gérard''' : …voilà. Qu'est-ce qu'il vient faire encore, lui ?
'''Manu''' : Il t'a rien dit, c'est Force Verte que t'as viré.
'''Bioman''' : Je voulais juste savoir si c'était possible de passer un petit bonjour à Sun Kukai.
'''Gérard''' : Allez bonne nuit.
'''Manu''' : Pas de bonjour, ni à Chewbacca, ni à tout ça.
'''Gérard''' : Bonne nuit !
'''Bioman''' : Tu passes le bonjour à ta sœur.
'''Gérard''' : Frédéric tu dégages, bonne nuit. Tu me les dégages. J'en ai marre.
'''Frédéric''' : Enculé.
'''Olivier''' : Non mais là, vraiment, c’est hallucinant, tu te laisses faire.
'''Gérard''' : Les enculés, alors tu les vires. Sylvie tu voulais me dire ?
'''Sylvie''' : Que l'école, ce serait bien que ça soit obligatoire jusqu'à 18 ans. Parce qu'il y’a beaucoup de délinquance. Tant qu'ils sont à l'école ils vont pas casser les voitures.
'''Olivia''' : C'est hors-sujet tout ça. C'est pas le thème du débat, Gérard…
'''Gérard''' : Je vais te dire une chose, Olivia et Paola, comme il reste plus que vous et Sylvie, je vais répondre quand même. Ce que Sylvie vient de dire, si. Parce que si les parents faisaient bien plus attention à leurs mômes, je pense que ça n'arriverait pas.
'''Bioman''' : Je suis d'accord avec Gérard.
'''Gérard''' : Frédéric, je t'ai pas demandé.
'''Olivia''' : C'est un schéma de pyramides tout ça.
'''Olivier''' : Pyramide carrée, pyramide ronde ?
'''Bioman''' : On n'entend pas bien nous.
'''Gérard''' : Si t'entends mal...
'''Olivier''' : C'est un schéma de pyramide, c'est-à-dire ?
'''Olivia''' : En haut, t'as l'éducation, ensuite t'as les élèves et ensuite t'as la délinquance.
'''Bioman''' : Je suis pas d'accord.
'''Olivier''' : Moi non plus !
'''Gérard''' : Moi je suis d'accord.
'''Bioman''' : Bon mais ta gueule, on peut discuter.
'''Gérard''' : Attends moi je vais te dire que ta gueule, moi je t'emmerde, alors tu dégages !
''[Cris de galvanisations dans le studio tandis qu’un auditeur se plaint parce que ce n’est pas lui qui a fait cette remarque].''
'''Tony''' : J'aimerais parler de mon bizutage moi, à savoir que...
'''Gérard''' : Toi aussi tu dégages !
'''Bioman''' : On t'a reconnu Tony !
'''Tony''' : Mais non, c’est pas moi...
'''Gérard''' : Bon tu me les dégages. Je reprends pas la question.
'''Manu''' : Attends : Tony.
'''Tony''' : Oui ?
'''Manu''' : C'est pas Tony ?
'''Tony''' : Non c'est pas moi.
'''Gérard''' : Non c’est pas Tony, presque pas !
'''Tony''' : Ils me mettaient devant une grosse, ils me disaient de la sauter et tout ça en me conton-tigeant.
'''Gérard''' : Allez hop, dehors !
'''Paola''' : Et tu feras un gros bisou à Constan.
'''Cyril''' : Et à sa sœur aussi.
'''Gérard''' : Et à ta mère aussi !
'''Cyril''' : Tu la connais ?
'''Gérard''' : Tu dégages. L'école débouche-t-elle sur quelque chose ?
'''Paola''' : Je sais pas si l'école débouche sur quelque chose, mais les coton-tiges si.
''[Pendant ce temps, Bioman dit allo].''
'''Gérard''' : Qui vient de dire ça ? ''[La voix se déforme et du larsen arrive].'' Olivier !
'''Bioman''' : C’est quoi ta voix, elle est bizarre.
'''Gérard''' : Bon moi j'arrête ! ''[Gérard enlève son casque et le jette violemment sur la table du studio].'' Terminé.
'''Olivia''' : Gérard, je réponds.
'''Paola''' : Il a mangé du clown.
'''Olivier''' : Qu’est-ce qui se passe ? ''[Pendant que Gérard s’énerve en passant ses bras derrière son cou].'' Bon de tt’ manière, coton tiges.
'''Gérard''' : Tu te démerdes, tu te casses. La semaine dernière, ça s'est bien passé, là c'est le bordel.
'''Bioman''' : Mais c’est qui hurle !
'''Gérard''' : Je leur dis de rester polis, regarde ! ''[Il se fait insulter en parallèle par Bioman et Cyril tandis qu’une voix au standard lui dit qu’il insulte tout le temps, Gérard se défendant que là cela n’était pas le cas].''
'''Max''' : Allô ? Le PDG qui appelle. Ce n’est pas la pause café. Il faut se calmer, Manu tu te réveilles un peu.
'''Gérard''' : Tu vas te réveiller, sinon tu vas dégager. Et Rico, la dernière fois, tu m'as fait du boulot mieux que ça. ''[Cela discute au standard avec le micro ouvert].'' Olivia ! ''[La voix se déforme].''
'''Olivia''' : Je crois qu'il y’a un souci de satellite là.
'''Manu''' : T’arrête avec le micro Oliv’.
'''Gérard''' : Bon c'est quoi là Olivier ? Bon moi c'est fini. ''[Tout le monde dans le studio crie son désappointement].'' La semaine dernière, t'étais pas là, c'était pas le bordel. Cette semaine, t'es là, c'est le bordel.
'''Olivier''' ''[plaintif] :'' mais c'est pas de ma faute !
'''Gérard''' : Non c'est la faute de qui ?
'''Sylvie''' : Faut pas crier, le pauvre chouchou, moi je l'aime.
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, tu te démerdes, tu fais les débats avec lui. T'as qu'à venir et lui tailler une pipe. ''[Applaudissements dans le studio].'' Là ça commence à bien faire. Je suis pas d'accord.
'''Olivier''' : Sur Minitel, il y’a Ducon qui dit que Gérard est allé à l'école avec une bouteille à la main et un coton-tige dans le c...
'''Gérard''' : On a que des questions bidons comme ça depuis tout à l'heure !
'''Olivier''' : J’y peux rien, c’est pas moi, c’est sur minitel.
'''Gérard''' : Bon et toi, mon café il arrive quand ? ''[regardant Cyril]'' Je t'ai filé cinq balles ! Bon et la double voix !!! [La voix est déformée].
'''Olivier''' : Moi, j'ai pas de double voix.
'''Gérard''' : T'as pas de double voix, tu t'amuses. J’arrête…
'''Olivia''' : Bon moi tout d'abord, je voudrais dire Manu, je t'aime...
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, Olivia tu retournes au standard.
'''Olivia''' : Oui, l'école débouche sur quelque chose.
'''Olivier''' : Pourquoi ?
'''Olivia''' : parce que c'est cool d'avoir un bagage à soi quand même.
'''Gérard''' ''[fait une boule de papier, regarde les gens présents dans le studio, dont l'animateur de la nuit, Barth] :'' Ah mais tu vas prendre bientôt l'antenne. Tu prends pas à 4h, tu prends dans 12 minutes.
'''Olivier''' : Gérard en a strictement rien à foutre de ce que tu lui dis, puisqu'il parle à Barth. Il ne t'écoute même pas, il s'en fout. Donc, Gérard, ta question, c'est quoi ?
'''Manu''' : Y’a plus que des filles on air, on a viré tout le monde.
'''Max''' : T'as posé combien de questions là ?
'''Gérard''' : On n'en est qu'à la deuxième, ils arrivent pas à gérer les gens au standard.
'''Max''' : Il n’y’a plus que des filles. T'insultes tout le monde et tous les mecs, tu les jettes.
'''Julien''' : C'est vrai ça !
'''Max''' : J'ai écouté tout à l'heure, une fois sur deux tu jettes les mauvais.
'''Gérard''' : Et là c'est qui qu'on a ?
'''Julien''' : Les deux premières questions, elles étaient très bien...
'''Gérard''' ''[tend hors champ le casque à Max pour qu’il puisse entendre la voix haut perché]'' : Mais il sort d'où ?
'''Max''' : C’est un mec ça.
'''Manu''' : Je crois que c’est Paola.
'''Gérard''' : Non moi c'est fini.
'''Max''' : Y’a un mec qui insulte et toi tu te trompes une fois sur deux.
'''Gérard''' : Là il s'amuse à je sais pas quoi...
'''Olivier''' ''[agacé] :'' Je t'écris le nom du prochain disque !
'''Cyril''' : Moi je m'en fous, je retourne au standard si y’a plus d'autres questions.
'''Olivier''' : Bon Gérard, enchaîne sur la troisième question. Reprends ton débat y’a des gens qui veulent répondre, donc vas-y, réponds.
'''Olivia''' : Donc oui l'école débouche sur quelque chose, c'est cool d'avoir un diplôme. Et puis ben... ça débouche sur rien quoi.
'''Sylvie''' : Ça débouche sur quelque chose pour les élèves qui ont envie de bosser. Le gamin qui veut rien faire, il débouchera sur rien. C'est un délinquant...
'''Olivia''' : Je suis pas d’accord.
'''Gérard''' : Non non, moi je suis pas non plus d'accord avec ce qu'elle vient de dire.
'''Paola''' : Moi je vais dire que que le gamin bosse ou pas, ça débouche sur quelque chose : le chômage.
'''Gérard''' : Et ben voilà. En fin de compte, on revient à la question que Sylvie disait, moi je suis de ton avis Paola. Olivia, je pense que ça va être pareil''. [Un gros larsen se fait entendre].'' Merci pour le larsen.
'''Paul''' : Ah pardon j'étais en train de chier.
'''Gérard''' : Il sort d'où lui ?
'''Manu''' : Je viens de le rappeler, j'ai pas eu le temps de l'annoncer il a parlé tout seul.
'''Paul''' : J'ai entendu clic. ''[Nouveau larsen].'' Ah pardon. Mais c’est pas ça, je suis en train de m'essuyer.
'''Tony''' : Est-ce que je peux parler de mon expérience ?
'''Gérard''' : Tu réponds à la question, on en a rien à foutre du reste.
'''Olivier''' : Donc, réponds à la question.
'''Tony''' : Donc moi, au début, j'avais 0.6 de moyenne au premier trimestre, en 85. Et en 68...
'''Gérard''' : L'école débouche-t-elle sur quelque chose ? on te demande pas combien t'as eu, si tu comprends pas la question, tu dégages tout de suite.
'''Paul''' : Moi j'aurais voulu répondre, j'ai un parcours idéal.
'''Tony''' : Pas moi.
'''''Gérard''''' ''[à destination d’Olivier] :'' Et toi tu laisses faire !
'''Olivier''' : Mais c'est pas à moi de gérer, c'est toi qui gères, c'est ton débat.
'''Gérard''' : Mais merde !
'''Tony''' : J’écoute ton témoignage avec grand intérêt.
'''Paul''' : Merci !
'''Gérard''' : Qu'est-ce qu'ils viennent me parler de n'importe quoi ?
'''Olivier''' : Ben tu leur dis !
'''Paul''' : Mais qui me parle dessus ?
'''Tony''' : Vas-y.
'''Paul''' : Donc j'ai eu un parcours idéal. J'ai eu une enfance seule, parce que...
'''Gérard''' : Allez hop ! Dehors 4 fois ! Dehors celui-là !
'''Tony''' : Est-ce que tu veux dire que tu es un enfant de la DASS ?
'''Gérard''' : Voilà, aller hop, toi aussi dehors ! Bonne nuit, ça va vite.
'''Olivia''' ''[outrée des remarques des deux auditeurs] :'' Vous êtes quand même dégueulasse.
'''Gérard''' : Vos profs sont-ils compétents ?
'''Olivia''' : Non, ils sont cons, chiants...
'''Paola''' : Ils sont cons pétants.
'''Gérard''' : Mais pourquoi ? Le mec qui s'amuse à passer sur tout le monde, c'est pas la peine ! Je te dis de dégager une bonne fois pour toute.
'''Olivia''' : Les profs sont tous pareils. Ils nous prennent pour des imbéciles. Ils sont incompétents. Ils ont pas le sens de la pédagogie.
'''Sylvie''' : Tu vois quand tu travailles, quand t'es plus en cours, t'as une autre idée des profs. Quand t'es en cours, tu dis que les profs sont des connards, etc. Et quand tu travailles, tu te dis que t'aurais mieux fait d'écouter le prof. Je peux te le dire puisque je ne suis plus dans ton cas.
'''Manu''' : On accueille Bébert.
'''Gérard''' : Ah, enfin !
'''Bébert''' : ça fait plaisir !
'''Gérard''' : Maintenant, on voudrait bien avoir Couscous aussi.
'''Bébert''' : Ah ouais ! Si Couscous il était là, ça serait bien ''! [la voix de Gérard se déforme par un effet de grave].'' Qu'est-ce qu'il se passe avec ta voix ?
'''Gérard''' : Les profs sont-ils compétents, musique !
'''Olivier''' : Attends, il y’a le titre du disque.
'''Gérard''' : Minute Bébert. Le titre : Badaboum avec un Tige de coton. Allez hop c'est bon, à tout de suite. ''[Gérard se lève précipitamment dès la fin de l’annonce, comme énervé].''
''[Pause musicale]''
'''Olivier''' : C’est Fun Radio''. [Tandis que Gérard essaye de parler devant un micro éteint].'' Et tu allumes le micro, cela serait mieux.
'''Gérard''' : Bon ben voilà…bon ben vous venez d’écouter Badaboum et voilà. C’est la suite et...
'''Olivier''' : Suite et fin ? Et c'était quoi le titre ?
'''Gérard''' : Non, la suite des débats. Le titre c'est Badaboum avec une Tige de coton, donc voilà, celui qui s'amuse à dire une connerie ça va aller vite, il va gerber tout de suite. ''[Rigolade collective des auditeurs et auditrices face au titre].'' Ah attends, Coucous, cinq minutes.
'''Couscous''' ''[un accent algérien très prononcé] :'' Allô Gérard, c'est Couscous. Ah qu’est-ce qui fout Manu au standard ?
'''Gérard''' : Attends, Manu il est taré ce soir.
'''Manu''' : Je t’ai mis tous ceux que tu voulais ce soir.
'''Bébert''' : Hey Couscous ! C'est ton ami Bébert.
'''Couscous''' : Ça va être la fête à la merguez !
'''Gérard''' : Couscous et Bébert, vous vous calmez, s'il vous plaît !
'''Couscous''' : D'accord, Gérard !
'''Rambo''' ''[avec la voix grave et cassé comme le soldat des films] :'' Il y’a Rambo qui est là aussi, qui voulait parler sur l'éducation !
''[Des bruits de vache, des rires]''
'''Gérard''' : Non, mais là, ça commence ! C'est toi, là, Olivier ! Olivier, c'est toi ! C'est toi ! Olivier, c'est toi, merci ! Tu me fais chier, là !
'''Bébert''' : C'est quoi, ce son, là ?
'''Gérard''' : Tu vois que c'est toi ! Là, ça commence à bien faire, Olivier !
'''Manu''' : Entre parenthèses Gérard, tu vois que c'est pas moi au standard, hein ?
'''Gérard''' : Olivier, ça commence à bien faire ! On récupère..''. [les vaches s'arrêtent, des bruits de larsen arrivent].'' Le Larsen, merci ! On récupère Paola ! Olivia ! Attention le larsen. Sylvie !
'''Gérard''' : Parle plus fort s’il te plaît ma chérie.
'''Olivier''' : Plus fort encore ''[Rire de Paola].''
'''Gérard''' : Rambo !.
'''Rambo''' : 5 sur 5 mon ami.
'''Gérard''' : Le professeur... ''[Rire de Paola pendant qu’un nouveau larsen retentit].'' Oh, le larsen ! Non, mais je sens... Je sens que vous allez gerber les 3 pétasses, hein !
'''Olivier''' : Ça va gerber !
'''Bébert''' : Il y’a du larsen dans la radio !
'''Olivier''' : Gérard, le débat ! Le débat !
'''Gérard''' : Professeur Kimbao, là !
'''Manu''' : Gérard, je crois que je vais remplacer Cécile et Christina, hein !
'''Gérard''' : J'ai l'impression...
'''Bébert''' : Qu'est-ce qu'il se passe dans la maison, là ?
'''Christine''' : On t'a pas insulté, hein !
'''Gérard''' : Comment ?
'''Paola''' : Je t'ai dit qu'on t'a pas insulté, espèce de gros tas pour que tu nous appelles pétasses !
'''Gérard''' : Euh, qui c'est qui vient de dire ça ? ''[Silence, sonnerie de téléphone portable des années 90].'' Alors, c'est bien... Je sens qu'il y’a des nanas qui vont gerber !
'''Professeur Kimble''' : C'est le professeur Kimble, j'aimerais témoigner sur Gérard quand il était écolier !
'''Gérard''' : Non, alors, je vais te dire une chose, c'est pas la peine de t'amuser comme ça !
'''Professeur Kimble''' : C'est CPN, option jardinage, il se tournait les pouces toute la journée, hein !
'''Manu''' : Gérard, Gérard, excuse-moi, tu vas être content parce qu'on accueille Cécile et on accueille Christina.
'''Gérard''' : À la place ?
'''Manu''' : À la place d'Olivia et Sylvie, hein !
'''Gérard''' : Voilà, comme ça, ça ira plus vite, alors, Cécile...
'''Cécile''' : Salut, Gégé !
'''Olivier''' : Bon, Gérard, donc tu reviens dans le débat...
'''Gérard''' : Donc, maintenant, vous allez... Professeur Kimbao, là, qui voulait parler sur ma...
'''Professeur Kimble''' : Professeur Kimble, bonsoir !
'''Gérard''' : Bon, Couscous et Bébert, vous vous calmez tous les deux. OK ?
'''Bébert''' : Y a pas de problème. T’es un ami, je te fais un prix.
'''Olivia''' : J’aimerais bien avoir Rambo hors antenne.
'''Rambo''' : Ouais je t’adore ma chérie ''[toujours la même voix grave pendant qu’Olivia rit].''
'''''Gé''rard''' : Bon tu commences à te taire. Alors, vos preuves sont-ils intelligents ? Donc, on va demander à Paola !
'''Paola''' : Ben ouais !
'''Gérard''' : Tu te réveilles, s'il te plaît !
'''Paola''' : Ouais, ben moi, je te dis qu'ils sont intelligents !
'''Gérard''' : Mais pourquoi ?
'''Paola''' : Tu vas pas me gonfler avec tes questions, non plus !
'''Gérard''' : Bon, alors, si je te gonfle, ben, tu dégages ! Allez, hop, bonne nuit ! Hop, hop, tu me la sors !
'''Manu''' : Ça, ça se fait pas de parler comme ça, hein !
'''Gérard''' : Tu la sors ! Allez, hop, tu me prends une autre nana !
'''Professeur Kimble''' : Un mec, un mec, un habituel !
'''Manu''' : Je pourrais peut-être appeler Tony !
'''Gérard''' : Non, non, non ! ''[Pendant qu’un bruit de ping pong est diffusé].'' T'appelles pas les habituels, tu me prends en... T'essayes de voir, là, sur ce qui sonne !
'''Reego''' : Ok, j'y vais, j'y vais !
'''Gérard''' : Vous me prenez une nana à la place de Paola ! Donc, Cécile ''! [Philar répète en écho la dernière syllabe des phrases].''
'''Cécile''' : Oui ! Est-ce que les profs sont intelligents ? Ouais, certainement, quoi !
'''Gérard''' : Olivier, s'il te plaît, tu t'amuses pas comme ça !
'''Olivier''' : Je m'amuse pas ! ''[Musique de trompette]''
'''Bébert''' : Qu'est-ce qu'il se passe avec le double fond, là ?
'''Coucous''' : Il y a de la musique dans l'air, Bébert !
'''Gérard''' : Max ! Non, non, tu commences à m'énerver, Olivier !
'''Olivier''' : Tu vas me faire virer, après !
'''Gérard''' : Tu lui dis qu'il arrête d'appuyer sur une touche !
'''Manu''' : On accueille Mélanie à la place de Paola !
'''Gérard''' : Mélanie, bonsoir !
'''Mélanie''' : Bonsoir !
'''Gérard''' : On se calme, Gérard, pose ta question, est-ce qu'il est incapable de... Donc, alors, Mélanie, pour vous, est-ce que les profs sont-ils compétents ? Voilà la question que je posais depuis tout à l'heure.
'''Rambo''' : C'est Rambo, je peux répondre ? ''[confusion]''
'''Gérard''' : Non, Rambo, pour l'instant, c'est pas à toi que je m'adresse, tout à l'heure, tu appelles.
'''Imitateur de Rambo''' : Je vais te faire une putain de guerre.
'''Rambo''' : Ah non, c'est pas moi qui ai parlé, il y a quelqu'un qui a imité ma voix !
'''Gérard''' : Je sens qu'entre Rambo et Professeur Kimbao, ça va mal se terminer !
'''Bébert''' : Il n'y a pas de problème ! Il n'y a pas de problème, Gérard, laisse-les tranquilles, ils sont sympas, on les a eu en antenne !
'''Gérard''' : Bon, Mélanie, pour toi ?
'''Mélanie''' : Oui, ben moi, je pense que oui, puisque je suis professeur d'anglais en collège et les professeurs sont compétents, puisqu'ils sont arrivés jusqu'à ce stade, mais avec les élèves, c'est pas tous les jours facile.
'''Gérard''' : Euh, sans indiscrétion, je peux savoir quel âge que t'as pour être prof d'anglais.
'''Mélanie''' : J'ai 28 ans, et ça fait un an que j'enseigne.
'''Professeur Kimble''' : Euh, Mélanie, sans indiscrétion, est-ce que tu suces ?
'''Mélanie''' : Oui !
'''Gérard''' : Bon Manu, s'il te plaît, tu me prends Rambo !
'''Rambo''' : Non, non, non, Gérard, s'il te plaît !
'''Professeur Kimble''' : C'est le professeur Kimble, le professeur Kimble ! ''[Gérard passe des consignes hors micro au standard].''
'''Rambo''' : Non tu vires pas Rambo. Les filles, elles veulent un vrai mâle, elles veulent Rambo.
'''Cécile''' : Gérard, est-ce qu'on peut écouter ce que Rambo a à dire, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Non, non, pour l'instant, c'est...
'''Rambo''' : Non, mais je voudrais témoigner, il y en a pas pour longtemps, Je voudrais quand même te dire que, tu sais, nous, en tant que routier, on a quand même eu une jeunesse sur les bords de route, sur les bords de périphériques ou d'autoroutes... Voilà !
'''Gérard''' : Cécile ? Donc, pour toi, ah non toi, tu m'as répondu, tu m'as dit que non, pour toi, à ton avis...
'''Cécile''' : Si ils sont compétents, parce que quand même, s'ils sont arrivés, c'est qu'ils avaient quand même des cases de pleine, quoi ! Donc, voilà !
'''Gérard''' : D'accord, Christiana ?
'''Christina''' : Ouais, ben, moi, je voulais dire que... intelligents peut-être, mais compétents pas tous.
'''Gérard''' : C'est-à-dire, pour toi ?
'''Christina''' : Ben, y en a qui en ont rien à foutre des élèves, ils ont leur salaire à la fin du mois, et...
'''Mélanie''' : C'est faux !
'''Christina''' : Qu'ils y arrivent ou pas, ils en ont rien à foutre !
'''Jean-Paul T''' : Moi j'ai des trucs à dire.
'''Gérard''' : Attends, attendez, attendez, attends ! Mais il sort d'où, lui ?
'''Jean-Paul''' : Mais j'étais au premier débat, je te dis !
'''Gérard''' : Il sort d'où, Jean-Paul T ?
'''Manu''' : Je sais pas, normalement, il est pas là !
'''Jean-Paul T''' : Mais non, mais je suis resté coincé, je sais pas quoi, dans le standard !
'''Gérard''' : Ben, t'es resté coincé, maintenant, tu vas te décoincer !
'''Manu''' : C'est l'informatique, hein, ça marche jamais !
'''Jean-Paul T''' : J'étais... On parlait des ordinateurs et tout ça, et ben, moi, je veux bien parler de l'éducation, y a pas de problème ! Non, mais c'est intéressant !
'''Gérard''' : Rico ! Rico, essaye de voir, là, de me sortir Jean-Paul T, là ! Il a rien à foutre, là-dedans !
'''Reego''' : Il a bidouillé l'informatique, je crois, il a incrusté dans le standard !
'''Gérard''' : Non, non, mais il a rien à foutre, là !
'''Jean-Paul T''' : Non, mais je peux pas sortir avant 5h !
'''Gérard''' : Eh ben, tu vas sortir tout de suite !
'''Jean-Paul T''' : Non, mais attends, le plus drôle, Gérard, c'est que...
'''Gérard''' : Non, mais il sort d'où, là ?
'''Reego''' : Attends, Gérard, on enlève tout le monde, on va voir !
'''Jean-Paul T''' : Ouais ! Non, mais le plus drôle, c'est pas ça ! Jusqu'à 5h, ce qui fait que je me tape la Fun embrouille, après ! Tu vois le truc, Gérard ? Allô ? Y a encore quelqu'un, ou pas ?
'''Reego''' : Ouais, on t'entend, on t'entend, mais on essaye de t'enlever, apparemment !
'''Manu''' : On aimerait bien plus t'entendre, quoi !
'''Jean-Paul T''' : Bah, ok pas de problème mais j'entends plus Gérard. Qu'est-ce qu'il se passe ? Je sais pas, ils ont continué, là, ils sont en train de faire le débat, ou pas ?
'''Gérard''' : Je te demande de te retirer !
'''Jean-Paul T''' : Je peux pas ! C'est comme ça, jusqu'à 5h !
'''Gérard''' : Non, mais là, moi, je continue pas avec un connard comme ça !
'''Jean-Paul T''' : Je suis obligé de me taper la fun embrouille, tu crois que ça m'amuse ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, dans ce cas-là, tu dégages !
'''Professeur Kimble''' : T'as pas des images à filmer, là ?
'''Gérard''' : Tu raccroches, et ça me fera les pieds ! Bon qui c'est qui veut me poser une question ?
'''Jean-Paul T''' : Bah, c'était moi !
'''Christina''' : Non, mais moi, j'ai pas fini, hein !
'''Gérard''' : Euh, Christina, là, oui !
'''Christina''' : Ouais, je disais que les profs, ils étaient intelligents, mais y en a qui ont rien à foutre des élèves, quoi ! Ils sont pas tous compétents.
'''Mélanie''' : C'est archi-faux !
'''Cécile''' : Mais non, c'est pas archi-faux, hein !
'''Gérard''' : Alors, euh... Attends ! Attends, Mélanie et Cécile, attendez ! On va demander quand même l'avis à Bébert et à Couscous !
'''Bébert''' : Y’a pas de problème ! Vas-y, Couscous, mon ami, je te laisse la parole !
'''Gérard''' : Bébert !
'''Bébert''' : Non, je laisse la parole à Couscous en premier !
'''Gérard''' : Non, non, vas-y, Bébert, je te demande de répondre !
'''Couscous''' : Vas-y, Bébert, vas-y, vas-y ! [Bébert prend un fou-rire]. Couscous, tu me fais rire, là !
'''Reego''' : Vas-y, Gérard. Vas-y, pose ta question !
'''Gérard''' : Allez, Bébert, on se dépêche, là, s'il te plaît !
'''Bébert''' : Ok, tu sais, ça a pas toujours été facile pour nous autres, hein ? Et toi, comme nous, y’a pas de problème !
'''Gérard''' : Ok ! Euh, Couscous ?
'''Couscous''' : Ouais, ben, des profs, y en a des compétents, y en a des pas compétents... Pour nous, comme dit Bébert, c'est pas facile !
'''Gérard''' : Bébert, s'il te plaît !
'''Couscous''' : Dans la cité, y’a toujours des petits problèmes !
'''Bébert''' : Moi, je me rappelle d'une prof de mathématiques, elle avait des grosses lunettes, et...
'''Couscous''' : Ah ouais, on aimait bien la peloter et la salope, hein !
'''Gérard''' ''[qui n'écoute pas] :'' Non mais y’a un larsen là.
'''Gérard''' : Oh, c'est bon ! [Bébert et Couscous se parlent dessus dans la confusion]
'''Couscous''' : Ouais, ouais, ouais, c'était une grosse salope !
'''Gérard''' : Oh, Bébert ! Bébert et Couscous, s'il vous plaît, on se calme !
'''Manu''' : Gérard, là, c'est pas nous, hein ! Essaie de gérer, d'au moins de poser ta question, et que les gens répondent dans l'ordre !
'''Olivier''' : C'est pas grave, c'est nul, là ! C'est nul, tu gères pas, Gérard !
'''Gérard''' : Ouais, non, mais attends ! Pour l'instant, quand Bébert et Couscous, ils auront...
'''Bébert''' : Y’a pas de problème !
'''Couscous''' : Y’a pas de problème, mon petit Gégé !
'''Gérard''' : Donc alors, moi, je vais répondre quand même, là, parce que les trois filles arrêtaient pas de se battre en duel, là, pour me dire qu'ils étaient d'accord ou pas d'accord sur les profs compétents. Moi, je peux vous dire une chose, que de toute manière, les profs, t'en as des compétents, et t'en as qui sont pas compétents. Pourquoi ? Parce que c'est... Faut dire une chose, que dès qu'ils nous posent une question, ils vont tellement trop vite à les poser, qu'on n'a pas le temps d'y répondre !
'''Manu''' : C'est dégueulasse, les cons pétant !
'''Gérard''' : Alors, maintenant, la prochaine question, je sais que ça... [une boucle répète la phrase de Gérard]. Olivier, s'il te plaît ! Tu vas arrêter s'il te plaît ! [Chaque phrase est répétée en boucle et par-dessus la boucle précédente].
'''Olivier''' : Tu te fous de la gueule du monde, ou quoi, toi, maintenant ? Tu te fous de qui, là ? Tu vas pas faire ça tous les jeudis, là ! [Manu répète en écho la dernière syllabe de chaque phrase]. Ah non, mais là, je commence à en avoir ras-le-bol, hein ! Ça commence à bien faire, hein ! ''[Pendant ce temps, Bébert et Couscous répètent « Là, je crois qu'il y’a un problème, là ! » et se parlent avec quelques expressions magrébines].'' Oh, tu me les calmes, là, les deux, là !
'''Manu''' : C'est toi qui as voulu que je les rappelle, et maintenant, ils foutent le bordel, là !
'''Gérard''' : Tu leur dis qu'ils se calment !
'''Manu''' : Oui, je sais, mais c'est à toi de leur dire, quand même, Gérard !
'''Gérard''' : Bon, Bébert et Couscous, vous vous calmez, maintenant, d'accord ?
'''Olivier''' : C'est vrai que c'est trop le bordel, là, donc il faut vous calmer un peu !
'''Gérard''' : Je sais que ça ne va pas faire plaisir à Mélanie, parce qu'elle est prof d'anglais, et ça, la question, je ne pouvais pas la passer à côté : pourquoi qu'elles nous montrent... Pourquoi que certaines profs nous montrent leurs culottes ? ''[éclats de rire de Cécile]. ''Alors, attendez, attendez, attendez ! Alors, Couscous, tu réponds, s'il te plaît ! Après, on va demander aux filles !
'''Couscous''' : Eh ben, pourquoi les filles montrent la culotte ?
'''Gérard''' : Ouais, non, mais les profs !
'''Couscous et Bébert, l'un sur l'autre''' : Parce que c'est des salopes !
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non !
'''Manu''' : pas tous en même temps !
''[Les deux continuent et Gérard ne parvient pas à les arrêter]''
'''Couscous''' : Donc, je disais que, ouais, moi et Couscous, on était dans la même classe ! Et on avait une prof qui s'appelait Aïcha ! Derrière le bureau, elle écartait bien les cuisses, elle envoyait sa culotte et même la foufoune ! Et ça puait la merguez, bien grillée !
'''Gérard''' : non mais c'est bon Couscous, ça y est ''[un écho fait son apparition sur la voix de Gérard]''. Bon, Olivier, s'il te plaît, tu ne vas pas t'amuser à me mettre des doubles voix ! Parce que là, t'es en train de faire le con ! Alors, tu vas arrêter tout de suite ! Olivier, tu me retires le double son, s'il te plaît ! Olivier, tu commences à m'énerver, là !
'''Cécile et Christina''' : Gérard, je peux répondre à la question ? ''[Les garçons continuent à échanger « y’a pas de problèmes » et autres phrases sans but »].''
'''Gérard''' : Non, mais moi, je m'en pousse de faire le bordel ! Quand tu auras terminé tes conneries avec ton double voix, tu me préviendras !
'''Manu''' : Gérard, en attendant qu'Olivier soit calmé, on accueille Angelo !
'''Rambo''' : Eh, il y’a encore Rambo au standard, tu peux me virer !
'''Cécile''' : Non, non, reste, Rambo, reste !
'''Olivier''' : Là, Gérard, tu ne gères rien du tout, parce que...
'''Gérard''' ''[répondant à des « quoi !? » outrés d'Olivier] :'' T'as qu'à arrêter ton border ! Tu me fais chier ! Tu me fais chier ! Tu me fais chier !
'''Rambo''' : Ça fait 5h que je suis coincé dans le standard.
'''Olivier''' : Tu n'es pas gentil !
'''Gérard''' : C'est tout ce que j'ai à te dire ! Tu me fais chier, c'est tout ! Maintenant, Bébert et Couscous, vous vous calmez ! Bébert, Couscous, vous vous calmez ! ''[Rambo, Bébert et Couscous crient, Gérard et Manu aussi, et l'apogée est un OOOOOOH ! général].''
'''Manu''' : On accueille Ramundo, quand même !
'''Gérard''' : Olivier, tu commences à me faire chier ! ''[Gérard a enlevé son casque, regard de travers en direction du standard].'' Non, non, mais là, il arrête !
'''Olivier''' : Mais j'ai rien fait ! J'ai rien fait ! Je suis innocent ! Tu ne gères pas ! Tu ne gères pas ton débat !
'''Gérard''' : Tu me fais chier, tu n'arrêtes pas de faire des conneries !
'''Olivier''' : Je n'ai rien fait !
'''Gérard''' : Bon, Bébert, Couscous, maintenant, vous vous calmez, ça commence à bien faire ! Alors, Christiana ! ''[Elle ne peut pas parler, les garçons se parlent dessus, sifflent, polluent l'ambiance sonore, Manu essaie de ramener le calme, Gérard hurle pour calmer Couscous et Bébert et faire taire Ramundo qui, avec un accent sudaméricain, évoque un décalage de voix sans finalité, la séquence d'énervement avec Manu dure une trentaine de secondes].''
'''Christina''' : Bon, alors, je vais dire qu'il y’a des profs qui sont très vicieuses, autant mecs comme nana, et que quand j'étais en 6ème, j'avais un...''[coupure du son de la voix au téléphone]'' ...de français.
'''Gérard''' : C'est bien, parce que les trois quarts des mots que j'ai... J'ai presque rien entendu sur ta question, sur ce que tu m'as dit... C'est plus possible, c'est plus possible. Non, non, parce qu'il y en a un qui s'amuse à faire des bruits de dents et qui a coupé au même moment que tu voulais dire quelque chose. Alors, reprends dans ta question.
'''Christina''' : Oui, je répète. Il y’a des profs femmes qui sont vicieuses autant que des mecs, quoi.
'''Gérard''' : Hum, hum. Olivier, s'il te plaît, t'arrêtes un petit peu maintenant ! Tu viens d'appuyer sur un bouton pour lui couper. Moi, je m'en fous ! Tant qu'elle n'aura pas fini de répondre, je continuerai. Alors, Christiana, tu me redis pour la troisième fois.
'''Christina''' : Bon, il y’a des profs femmes qui sont vicieuses, et il y’a des profs mecs qui sont vicieux aussi. Et donc, je disais que quand j'étais en 6e, il y’avait un qui s'est tapé à prof de français.
'''Angelo''' : Gérard aussi s'est tapé à sa prof de français.
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire ça ?
'''Angelo''' : C'est Angelo Spaghetti.
'''Gérard''' : Eh ben, Angelo Spaghetti, tu dégages. Ça t'apprendra d'être un peu plus poli avec moi. Allez, hop, bonne nuit. Cécile.
'''Cécile''' : Oui, Gérard, ben, écoute, moi, je pense que il y’a des profs qui sont vicieux, quoi. Et Qui prennent plaisir à montrer leur culotte, et c'est tout, quoi. Mais je voulais te dire, Gérard. En fait, là, Couscous et Bébert, j'avais l'impression que c'était Éric et Ramzy, hein.
'''Gérard''' : Non, mais on verra, on verra, on verra. Laisse-moi continuer de poser des questions. On verra après. Mélanie, comme t'es prof d'anglais...
'''Mélanie''' : Oui, ben, moi, j'aurais deux choses à dire. Je trouve déplorable...
'''Bébert''' : You don't speak English, what I mean.
'''Gérard''' : Oh ! Celui qui s'amuse à parler anglais, tu le dégages ? J’y’ai pas demandé de réagir. Alors, maintenant, ça va aller vite fait.
'''Olivier''' : Go out.
'''Mélanie''' : Oui, je disais qu'en tant que professeur, je trouve tout à fait déplorable...
'''Olivier''' : One again for a year.
'''Mélanie''' : ...qu'on ait droit à un tel spectacle de langage de vulgarité.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Mélanie''' : Aussi bien de la part des auditeurs que de toi.
'''Olivier''' : Yes, yes, alright.
'''Mélanie''' : Première chose. Deuxième chose...
'''Gérard''' ''[pendant qu'Olivier lance des phrases en anglais] :'' Bon, Olivier, s'il te plaît, t'arrêtes de parler anglais quand on parle.
'''Olivier''' : Mais c'est pas... c'est pas moi.
'''Gérard''' : Allez, hop, de toute manière, il est deux heures et demie, moi... Trois heures et demie, j'arrête, terminé. Non, non, mais ça va aller vite. Là, comme t'en as rien à foutre, Olivier, t'es en train de faire le con. Déjà, Christiana, elle a posé une... Elle a répondu à la question, tu l'as coupée à moitié, j'ai même pas entendu ce qu'elle voulait me dire. Maintenant, tu t'es mise à faire le con.
'''Olivier''' : One again again.
'''Gérard''' : Voilà. Alors, si c'est pour faire le con, moi, j'arrête.
'''Cécile''' : Allez, Gérard ! Vas-y, Mélanie, dis ce que t'as à dire, là.
'''Mélanie''' : Si certains professeurs, surtout des femmes, s'exhibent comme ça, montrent leur culotte, si ça fait partie de leur fantasme, c'est pas très intelligent, par rapport à des enfants qui sont souvent mineurs. Et Olivier a un très très bon accent. C'est plus l'accent américain que l'anglais, mais c'est pas grave.
'''Angelo''' : Gérard ! Est-ce que t'as couché avec ta prof de français, c'est Angelo Spaghetti, là.
'''Gérard''' : Non, non, mais toi, je t'ai demandé de dégager. Tu commences à m'énerver, maintenant. OK ? Alors, tu dégages avec tes questions bidon.
'''Angelo''' : Quoi ? La prof de maths ?
'''Gérard''' : Ouais, bah, tu dégages. Allez, hop.
'''''Olivier''''' ''[accent américain] :'' Gérard, excuse-moi, est-ce qu'on pourrait avancer un peu sur le débat ?
'''Gérard''' : Ouais, bah, maintenant, il est 33...
'''Christina''' : Il est 33, tu connais ça, toi, hein.
'''Angelo''' : Il est 69 avec ta prof de français, c'est bon.
'''Gérard''' : Allez, hop, hop ''! [il se retourne vers Manu et l'interpelle violemment].''
'''Manu''' : Quoi, Gérard, quoi ?
'''Gérard''' : Je t'ai demandé de dégager Olivier Spaghetto ! Je t'ai demandé de dégager...
'''Manu''' : Je crois que c'est Angelo Spaghetti.
'''Gérard''' : Ouais, bah, tu le dégages !
'''Olivier''' : Moi, je dégage aussi.
'''Gérard''' : ça commence à bien faire là, vos conneries de discuter tous les deux.
'''Manu''' : Ça fait longtemps qu'on s'est pas vus, et...
'''Gérard''' : Ouais, non, mais... Vous êtes là pour faire le standard, pour discuter.
'''Olivier''' : Gérard, tu y vas ?
'''Mélanie''' : Après on dira que ce sont les filles qui sont bavardes. [Un bruit de téléphone raccroché se fait entendre].
'''Gérard''' : Et bien c’est bien ! Alors, êtes-vous pour la semaine des quatre jours ? Mélanie ? Mélanie ?
'''Mélanie''' : Pour la sodomie de quoi ''? [La sonnerie du téléphone une fois raccroché revient].''
'''Gérard''' : La semaine des quatre jours.
'''Mélanie''' : Ah, euh... Oui, oui, tout à fait.
'''Cécile''' : Ah, bah ouais, elle est prof, elle.
'''Christina''' : Bon, c'est pas possible de parler dans cette émission, hein.
'''Gérard''' : Non, mais quand... T’manière, t'inquiète pas, je vais vous prendre tous en rentraine tout à l'heure. Vous allez voir que la première qui va pas vouloir écouter ce que je vais lui dire...
'''Olivier''' : Non, Gérard, tout à l'heure, tu vas faire ça, d'accord ? Continue ton débat.
'''Gérard''' : Donc, êtes-vous pour la semaine des quatre jours ? On met un disque...
'''Olivier''' : Non, on va mettre un disque après, je le cherche pour le moment. Donc, tu continues.
'''Gérard''' : Ah, ouais, bah, tu le mets...
'''Olivier''' : Bah ouais.
'''Cécile''' : Je suis contre, Gérard.
'''Manu''' : Gérard, on accueille Détroit à la place de Bébert, il a raccroché.
'''Mélanie''' : Moi, c'est Mélanie. Je suis contre la semaine des quatre jours parce que ça donne beaucoup trop de travail aux élèves.
'''Gérard''' : Et pourquoi ?
'''Mélanie''' : Parce que c'est comme ça, c'est... Les heures de cours sont restreintes à quatre jours. Donc, tout le programme d'une semaine, tu dois le faire en quatre jours. Donc, ça fait beaucoup plus de travail. Ça fait trop de charges.
'''Cécile''' : Ouais, voilà, c'est ça.
'''Olivier''' : il y’a la CSG à payer... [continue les phrases en Anglais].
'''Gérard''' : Bon, ça commence à bien faire, là. Olivier, tu commences à m'énerver, là, avec ton bordel. Tu mets un disque.
'''Olivier''' : Non, je le cherche.
'''Mélanie''' : Gerard, do you want to fuck me with a coton tige?
'''Gérard''' : Attention, attention à celle qui dit un mot de travers, là, parce que ça va dégager. Tu mets un disque.
'''Olivier''' : Je le trouve pas, d'ailleurs.
'''Cécile''' : Gérard, je dis que moi, je suis contre la semaine des quatre jours.
''[Elle est interrompue par Mélanie répétant la phrase en anglais, niant ensuite qu'elle le fait]''
'''Détroit''' : C'est vrai, on fait quoi les autres jours de la semaine ?]
'''Gérard''' : Détroit, tu la fermes, c’est pas toi qui commande. Pour l'instant, ce n'est pas à toi que je m'adresse. Allez, 35, vous réfléchissez à la question.
'''Détroit''' : C'est quoi, il y’a des codes ? C'est quoi, 35 ?
''[Mélanie arrive encore à placer sa question anglaise avec les cotons tiges sans se faire griller]''
'''Gérard''' : On met quoi comme disque ?
'''Olivier''' : On met on va à la cocole et on est content. ''[Musique]''
'''Olivier''' ''[réintroduisant l’émission après la pause musical] :'' Fun Radio, c’est les Fun Lovin’ Criminals, c’est les débats de Gérard. Et Gérard est toujours pas installé. Tranquille, prends ton temps. Voilà, tranquille, doucement. Voilà ! ''[tandis que Gérard se relève de sa chaine].''
'''Gérard''' ''[dos au micro, le regard vers le standard sans personne devant] :'' Ils sont même pas au standard.
'''Olivier''' : Gérard est énervé parce qu'il n'y’a personne au standard.
'''Gérard''' : J'ai viré Détroit parce qu'ils étaient à deux, il y’avait une nana derrière, je l'ai viré.
'''Olivier''' : Ils m'entendent pas, moi. Parle !
''[Le cahot s'installe avec le retour de Bébert et Couscous qui parlent en même temps, chantent Aïcha, crient]''
'''Gérard''' : Mais y’a personne là pour s'occuper ! Tu me calmes Couscous, tu me les remets mais...
''[Olivier s'approche du standard]''
'''Manu''' ''[en arrière-plan avec une console de jeu portable dans les mains] :'' 315 millions ! 315 millions !
'''Olivier''' : De quoi ? Au flipper ?
'''Manu''' : Ouais.
'''Gérard''' : Et alors ? J'en ai rien à foutre.
'''Manu''' : C’est mortel !
'''Gérard''' : Eh, on n'est pas là pour le flipper.
'''Manu''' : 315 millions !
'''Gérard''' : Bah, dégage ! Mais il est complètement con, lui.
'''Olivier''' : En tout cas, il est meilleur au flipper qu'au standard.
'''Gérard''' : Ouais, j'ai l'impression.
'''Phildar''' : C'est bon, Gérard, je t'ai mis Bébert et Couscous.
''[Le cahot reprend]''
'''Gérard''' : Bon allez, 3h40 ! 3h40, ça va être la fin. ''[Flottement chaotique, Gérard est tourné vers le standard, demande aux assistants de calmer le bruit, les filles explosent de colère pour que Gérard parle, Couscous dit n'importe quoi]''
'''Christina''' : Putain, mais laissez Gérard parler !
'''Cécile''' : La ferme ! Gérard, tu fais pas la loi, là, ou quoi ?
''[Mélanie place encore sa phrase fétiche tandis que se déclenche l'introduction de la chansons Aïcha, de Khaled. Gérard ferme son classeur en disant que c'est terminé, Couscous chante]''
'''Phildar''' : Ah, tiens ! C'est bon, il a raccroché ! ''[Alors que l a musique vient de s’arrêter].'' C’est Manu, il est chaud !
'''Gérard''' : Bon, Couscous, tu t'écrases ou tu dégages, maintenant ?
'''Bébert''' : Hé, c’est toi qui s’endort mon ami !
'''Couscous''' : Mais Gérard, moi, je t'aime bien, je t'ai jamais rien fait, hein !
'''Gérard''' : Non, mais pour l'instant, tu te calmes, s'il te plaît !
'''Christina''' : Gérard, repose ta question !
'''Gérard''' : Alors, maintenant, je vais reprendre ! Mélanie, Cécile, Christinia
'''Olivier''' ''[remarquant qu’il prononce correctement le prénom pour la première fois] :'' Oooh. Et il y’a que des femmes avec toi là.
'''Gérard''' : Détroit... alors Détroit... Ouais, alors, Détroit, je crois que je t'avais raccroché au nez parce que t'avais quelqu'un derrière toi !
'''Olivier''' : Moi, Gérard, j'ai plus l'impression que le problème de Détroit, c'est d'être un garçon, en fait !
'''Détroit''' : Pourquoi tu me dis ça, toi ?
'''Olivier''' : Et que tu zappes tous les mecs, Gérard !
'''Détroit''' : C’est vrai ça.
'''Gérard''' : Eh, Couscous, pour finir ! Alors, on continue ! Alors, maintenant, êtes-vous pour ? Êtes-vous pour la semaine des 4 jours ? Donc, Couscous, tu réponds, mais sérieusement, je préviens d'entrer !
'''Couscous''' : Oui, bien sûr, je suis pour la semaine des 4 jours ! Comme ça, le vendredi, samedi, dimanche, on a tout le temps de baiser la zoubida !
'''Bébert''' : Y'a pas de problème, hein !
'''Gérard''' : Ok, c'est bon ! Détroit !
'''Détroit''' : Écoute, moi, je pense que la semaine des 4 heures, c'est idiot !
'''Gérard''' : Des 4 jours !
'''Manu''' : Tu vas te calmer d’abord. On accueille Fabien.
'''Détroit''' : Gérard, excuse-moi ! C’est pas terrible. Parce que qu'est-ce que t'en fais, des autres jours ?
'''Gérard''' : Et attends, hé, oh ! C'est comme ça, hein ? Et alors, tu fais ce que tu veux !
'''Détroit''' : Et toi, tu fais quoi ?
'''Gérard''' : Eh ben, moi, pendant les 2 jours de repos, ben, je me repose, hein ! Quand y'a pas d'école, je me repose !
'''Détroit''' : Attends, mais est-ce qu'il serait pas possible de se reposer à l'école pour pouvoir faire ses devoirs, entre-temps ?
'''Christiana''' : Ça fait 30 ans qu'il se repose !
'''Gérard''' : Merci, pour celle qui dit ça, tout à l'heure, elle va gerber vite fait. Attention !
'''Détroit''' : Bon, très bien !
'''Fabien''' : Je vais répondre.
'''Gérard''' : Fabien... non tu permets, c'est pas toi qui commandes Détroit, parce que tout à l'heure, tu as dégager !
'''Fabien''' : Ouais, je suis là, Gérard !
'''Détroit''' : On t'entend pas, Fabien, t'as un portable, hein !
'''Fabien''' : Ah, non, non, non, non, non, c'est pas un portable !
'''Gérard''' : Eh, oh, c'est un portable, ça !
'''Manu''' : Non, non, non, j'ai le numéro, c'est pas un portable !
'''Détroit''' : Désolé, moi, je reconnais, hein !
'''Gérard''' : Alors, Fabien, tu te réveilles, s'il te plaît !
'''Fabien''' : Bah, là, je pense que celui qui a parlé avant, il avait raison, là !
'''Détroit''' : Eh ben, c'est moi, c'est Détroit !
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, Détroit, pour l'instant, s'il te plaît ! Ok, bah, très bien !
'''Fabien''' : Mais, attends, je voudrais dire un truc à Gérard !
'''Détroit''' : Ok, vas-y, dis !
'''Fabien''' : Euh, qu'est-ce qu'il fait pendant les deux jours, là ? Il faisait rien.
'''Détroit''' : Il a dit, il faisait rien pendant les deux jours !
'''Fabien''' : Ouais, mais, quand il se repose, il fait quoi ? Il se repose, juste ?
'''Détroit''' : Mais, il dort, il... je sais pas, il...
'''Gérard''' : Bon, Détroit, s'il te plaît, tu la fermes ! Pour l'instant c'est pas à toi qu'il a posé la question, c'est à moi. Alors tu la fermes !
'''Détroit''' : Il était d'accord avec moi !
'''Gérard''' : Bon, alors, tu t'écrases !
'''Fabien''' : Gérard, tu me réponds, alors !
'''Gérard''' : Bon, Fabien, pour finir...
'''Fabien''' : C'est quoi, ton repos ? Qu'est-ce que tu fais ?
'''Gérard''' : Eh ben, je dors, hein, je l'ai dit...
'''Fabien''' : Tu dors pendant 2 jours ?
'''Détroit''' : Je sais pas, par exemple, moi, si je me repose, je fais comme Gérard, je lis, je regarde la télé, je m'instruis...
'''Gérard''' : Bon, Détroit, tu la fermes !
'''Cécile''' : Gérard, je vais te poser une question !
'''Manu''' : Gérard, avant qu'elle pose sa question, pour pas l'interrompre, on va accueillir Will, de Brest ! Y’avait une place de libre !
'''Will''' : Salut, Gégé, ça va ?
'''Détroit''' : Salut, Will ! ''[tandis que Détroit veut monopoliser la parole].''
'''Gérard''' : Non, non, non, Détroit, Fabien, vous dégagez !
'''Manu''' : c'est pas Fabien, c'est Détroit...
'''Gérard''' : Ouais, non, mais... Alors, tu le dégages, tu le dégages ! Bonne nuit pour Détroit, comme ça, ça me fera une place de libre pour quelqu'un d'autre ! Donc, Will...
'''Will''' : Oui, alors, moi, ce que je fais pendant ces deux jours, je fais mon boulot, c'est tout. [Pendant que l’on entend un bruit de truie]. Mon boulot d'école, et puis, peut-être que le vendredi soir, je fonce dans les chiottes de la loco, aussi.
'''Gérard''' : Eh ben, dans ce cas-là, Will, ça t'apprendra de parler des chiottes de la Loco, tu peux retourner chez toi. Au revoir ! Euh... Christiana ?
'''Christiana''' : Oui, alors, moi, je suis contre. Parce qu'après, l'emploi du temps, il est vachement chargé, et puis, avant la fin des cours, t'écoutes même plus tellement t'es crevé.
'''Gérard''' : D'accord. Alors, qui c'est qui a du bruit derrière ?
'''Bébert''' : Ah, il n'y’a pas Bébert, hein, qui a du bruit, hein. C'est peut-être Manu au standard, hein.
'''Gérard''' : Non, non, c'est pas Manu au standard, Couscous, je viens de lui demander qu'il contrôle.
'''Bébert''' : Non, c'est Bébert, hein.
'''Gérard''' : Donc, Christiana, t'as dit que t'étais contre ?
'''Christiana''' : Ouais, je suis contre.
'''Gérard''' : Ok. Euh, Cécile ?
'''Cécile''' : Ouais, ben, je suis contre, parce que ça casse l'horloge biologique, quoi. [Une femme chante en arrière plan]. Et, euh, cervicale.
'''''G''érard''' : Oui, j'écoute, mais attends, celui qui essaie de m'appeler, pour l'instant, il va la fermer.
'''Bébert''' : Non, je voulais juste te dire que j'étais d'accord avec elle. C'est vrai que ça te nique un peu ton horloge biologique, hein.
'''Gérard''' : Non, Bébert, je croyais que t'étais déjà plus là.
'''Bébert''' : Mais j'ai remplacé Détroit, tu l'as viré, donc j'ai rappelé.
'''Christiana''' : Ouais, ben, laisse parler Cécile, hein.
'''Bébert''' : Ok, mais je suis d'accord avec elle, hein.
'''Cécile''' : Mais Bébert, tu peux te taire un peu, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Bon, Bébert, Bébert, tu te la fermes, s'il te plaît, une bonne fois pour toutes.
'''Bébert''' : Il n'y’a pas de problème, hein.
'''Cécile''' : Je voulais te demander, est-ce que quand t'as du temps libre, tu vas au cinéma ?
'''Gérard''' : Euh, non.
'''Cécile''' : Tu vas jamais au cinéma ?
'''Fabien''' : Où est le rapport avec l'école ?
'''Olivier''' : Il y’a une question sur le 36 15 Fun Radio, Gérard. Hippolyte qui te demande, quel jour tu enlèverais, toi, dans la semaine, pour que ça fasse plus que 4 jours ?
'''Gérard''' : Déjà le lundi, comme ça, c'est après le week-end.
'''Olivier''' : Ça, ça fait un jour, alors après un autre que tu retires. Parce qu'il y en a quand même 7 des jours dans la semaine. Donc, il ne reste plus que 4. Donc, si on calcule bien, il faut en retirer 5, c'est ça ?
'''Gérard''' : Ben non. T'as lundi, mardi, le mercredi et le jeudi. Ben, tu retires le mercredi, ça te fait 4 jours dans la semaine.
'''Olivier''' : Ah ben voilà, t'en retires 2, ça te fait 4 jours dans la semaine. Génial. Donc, la semaine, il faut 6 jours.
'''Bébert''' : Ah ben, ça casse la semaine, hein.
'''Gérard''' : Non, parce que le samedi, c'est rare quand il y en a qui ont école et le mercredi, c'est pareil. ''[Couscous, Bébert et Fabien recommencent le cahot].''
'''Manu''' : Gérard, si je peux me permettre une petite réflexion, quand même. C'est toi qui a voulu que je les appelle, mais j'aurais mieux fait d'appeler Tony, quoi. Parce qu'il est plus calme, hein.
'''Cécile''' : Ah, bah non, on veut Tony, hein.
'''Christiana''' : Non, parce que franchement, le Bébert, le Couscous, depuis tout à l'heure, ils arrêtent pas de parler.
'''Gérard''' : Euh, Cécile... Eh, Cécile et Christiana, c'est... Eh, Cécile et Christiana, c'est moi qui ai demandé à vous rappeler. Alors, si vous n'êtes pas contentes, tout à l'heure, vous allez virer. Ça va être vite fait. Bon, alors, maintenant, vous allez me laisser parler. Donc, Cécile, pour finir. ''[Des aboiements dans un combiné].'' Celui qui s'amuse à perdre le chien commence à me faire chier. Bon tu me calmes Bébert, comme il est encore là. Tu calmes Couscous et Fabien.
'''Fabien''' : Eh, mais moi, j'ai rien fait, Gérard. J'attends depuis tout à l'heure.
'''Gérard''' : Ouais, t'attends depuis tout à l'heure. Et qui c'est qui s'amuse à perdre le chien ?
'''Fabien''' : C'est pas moi, Gérard.
'''Gérard''' : Non, c'est jamais personne. Comme par hasard, là, on te demande qui c'est, si c'est pas toi. Comme par hasard, ça s'arrête.
'''Fabien''' : Non, mais c'est pas moi, Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, mais tu me prends pas pour un con''. [Les aboiements reprennent].''
'''Fabien''' : Tiens, tu vois, ça continue. Tu vois que c'est pas moi.
'''Gérard''' : De toute manière, j'arrête là dans deux minutes. Mélanie, comme t'as pas répondu. J'espère que tu vas pouvoir répondre si tout le monde se calme.
'''Mélanie''' : Ben, je suis bien obligée d'attendre que tout le monde se taise. Ben, pour la semaine des quatre jours, je suis pas d'accord.
'''Bébert''' : Y’a pas de problème, hein.
'''Gérard''' : Non, non, là, ce coup-là, tu me le vires.
'''Couscous''' : Mais c'est pas moi, Gérard !
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non ! Non, non, ça commence à bien faire, là.
'''Manu''' : Non, là, c'est plus possible, hein.
'''Olivier''' : Qui c'est qui s'amuse à faire le chien.
'''Gérard''' ''[alors que les aboiements continuent] :'' Bon, tu me dégages, Fabien.
'''Manu''' : Ah, c'est pas Fabien que je l'avais mis en attente ? C'est ou Bébert, ou Couscous.
'''Gérard''' ''[se calme] :'' Alors, Mélanie, s'il te plaît, tu réponds.
'''Mélanie''' : Je ne suis pas d'accord.
'''Gérard''' : Et pourquoi ?
'''Mélanie''' : Parce que ça fait un surplus de travail avec un temps restreint. Voilà, tout simplement. Je l'avais déjà dit avant la chanson, hein.
'''Olivier''' : Question suivante.
'''Gérard''' : Dois-je retourner à l'école pour faire une parfaite... Dois-je retourner à l'école pour...
'''Mélanie''' : Pour tout refaire, pour tout refaire.
'''Gérard''' : Ouais, pour faire mon éduc... Je vois pas le rapport. Bon ça commence à vraiment me gonfler là. Alors préférez-vous le système allemand avec l'école le matin et activités libres l'après-midi. Alors, on va demander à Bébert.
'''Bébert''' : Y'a pas de problème, hein.
''[Les aboiements recommencent].''
'''Gérard''' : Bon, allez, hop. Tu me dégages ça. Tu me les dégages, c'est bon. Non, Olivier... Là, Olivier, tu te fous de moi... Là, tu vois, tu vas me faire... Mais c'est toi qui fais le con. ''[Olivier siffle maladroitement].'' Tu vois, maintenant, j'arrive à voir. C'est toi qui fais le con.
'''Couscous''' : Non, moi, je crois que c'est Rico et Manu au standard.
'''Manu''' : Alors là, c’est pas possible.
'''Gérard''' : Non, non, allez, Bébert.
'''Bébert''' : Y'a pas de problème, hein. C'est pas facile, tu sais. Hé, qu'est-ce qui se passe, là ? [Olivier siffle]. Y'a du son... Moi, je peux pas parler. Y'a pas de problème, hein.
'''Cécile''' : Vous êtes lourds, hein.
'''Gérard''' : Allez, conclusion, conclusion.
'''Olivier''' : Non, non, Gérard.
'''Manu''' : Non, non, Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, tu te fous trop de ma gueule.
'''Olivier''' : Non, Gérard, c'est dommage. C'est dommage, ta question est intéressante.
'''Gérard''' : Non, tu vois, tu te fous trop de la gueule du monde. [La scène se prolonge entre les suppliques d'Olivier et le refus de Gérard. Olivier se met à genoux, Bébert souffle dans le téléphone, créant une atmosphère chaotique. Après près de deux minutes de ce ping-pong, Olivier élimine les garçons].
'''Gérard''' : Tu me les vires. Tu me vires les mecs, tu me laisses que les nanas, ça leur apprendra. Que les nanas.
'''Olivier''' : On va faire un truc. Pour la prochaine question, on va faire une dernière question. Il n'y’aura que des nanas, Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, mais de tte manière, je reconnaitrai les voix... Je te préviens, la semaine prochaine, c'est pas la peine de compter sur moi avec lui à la pro. Parce que là, il le fait exprès.
'''Olivier''' : Qu'est-ce que j'ai fait ? T’as plus que les nanas là Gérard.
'''Gérard''' : Alors, préférez-vous le système allemand avec l'école le matin et l'activité l'après-midi ? Alors, Christina ?
'''Christiana''' : Ouais, ben moi, je préfère.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ? Pourquoi ?
'''Christiana''' : Ben, avec l'activité, tu veux dire quoi ? Qu'on peut être libre ? Eh ben, c'est bien pour les élèves. Comme ça, ils peuvent avoir un petit boulot à mi-temps. Et comme ça, ils se font de l'argent de poche, quoi.
'''Gérard''' : En fin de compte, c'est libre l'après-midi. Et l’activité est libre l'après-midi.
'''Christiana''' : Ouais, ben moi, je trouve que c'est bien pour les élèves. Parce que comme ça, ça les poussent à étudier plus longtemps. Comme ça, ils ont un peu d'argent. Parce que il y en a plein qui arrêtent leurs études parce qu'ils n'ont pas d'argent et parce qu'ils aiment être indépendants.
'''Gérard''' : D'accord. Cécile ?
'''Cécile''' : Ouais, ben moi, je dis qu'en fait, c'est cool parce que ça libère un peu l'esprit, quoi. Donc, le matin, tu bosses tout ça. Et l'après-midi, bon, t'as des activités. Donc, tu fais du roller. Je sais pas, tu joues au billard. Tu fais plein de trucs, quoi. Donc, ça libère un peu l'esprit. T'es relax. Donc c’est bien.
'''Gérard''' : D'accord. Donc, c'est bien. Mélanie ?
'''Mélanie''' : Oui, je pense que c'est très bien. Mais pourquoi pour toi ?
'''Gérard''' : Parce que comme toi, t'es prof d'anglais, donc...
'''Mélanie''' : Ben, disons que c'est bien parce que les journées sont bien moins chargées. Mais ce qu'il faudrait savoir, c'est s'ils profitent un petit peu de leur temps libre pour travailler un petit peu plus.
'''Gérard''' : D'accord. Moi, je peux... Moi, je peux... dire, en fin de compte, le... Bon, d'avoir l'école le matin, ouais, c'est bien. Puis, d'être libre l'après-midi, comme ça, ça permet de réviser.
'''''Olivier''' [répétant le dernier mot de la phrase de Gérard] :'' Alors, le problème, c'est que toi, t'allais à l'école le matin et tu pensais que l'après-midi, c'était libre, sauf qu'il y’avait des cours.
'''Gérard''' : Non, mais, je veux dire, t'avais pas un cours toute une journée. Nuance. Donc, il y’a une question que je vais proposer, parce que ça...
'''Olivier''' : Il y’a Hippolyte sur Minitel, quand même, qui dit que, ben, lui, il préfère le système allemand parce qu'il y’a l'Airbag et l'ABS.
'''Gérard''' : Je vois pas du tout le rapport avec le truc de l'école. Conclusion. Mélanie ? Donc, malheureusement, on a...
'''Mélanie''' : Ben, on est obligés d'écourter, mais moi, je pense que le... Quand t'imagines le bordel qu'il y’a eu ce soir, on était 7 ou 8. Ben, quand t'imagines quand ils sont 35 dans une classe comme ça, ben, après, on viendra dire que les professeurs sont incompétents.
'''Olivier''' : Gérard met beaucoup de bordel à lui, tout seul aussi.
''[Max rentre dans le studio]''
'''Gérard''' : Non, dans ce cas-là... Je vais te dire une chose, tu vois, Olivier. ''[Olivier tourne la tête vers Manu et le regarde]'' Le jour de... Oh, Olivier ! Quand je te parle, s'il te plaît, tu t'écoutes. C'est qu'au 1er janvier, t'étais pas là. Eh ben, je vais te dire une chose, qu'avec Max, il y’a eu moins de bordel. Et au standard, c'était moins de bordel que ce soir. D'accord ? ''[Manu applaudit].'' Alors, la semaine prochaine, c'est pas la peine. Voilà, celui qui s'amuse à faire ça... ''[Olivier répond un Hmmm distant, inattentif].''
'''Max''' : Il s'en va, d'ailleurs, Gérard.
'''Gérard''' : Celui qui s'amuse à faire ça, c'est pas mal, derrière. Donc, Cécile, pour toi, la conclusion des deux débats...
'''Cécile''' : Ouais, les questions, elles étaient intéressantes. Le 1er, il était super chouette. Le 2e, un peu le bordel, avec Bébert et tout. Mais bon, ça va, quoi. C'était cool, on a bien rigolé ''[une imitation de l’expression favorite de Bébert en arrière plan].''
'''Gérard''' [''regardant vers Olivier] :'' Et il est encore là.
'''Olivier''' ''[en écho à Gérard dans la dernière phrase] :'' Il est encore là. Pour la conclusion, quand même.
'''Gérard''' : Et Christiana ?
'''Olivier''' : Christiana ?
'''Christiana''' : Moi, je trouve que c'est dommage qu'on n'ait pas pu parler plus longtemps de ce débat. C'était vachement intéressant.
'''Gérard''' : Il y’avait 13 questions.
'''Christina''' : Et puis, je réponds à Mélanie. C'est vrai que si t'as une classe de 30 filles, t'as moins de bordel qu'avec une classe de 30 mecs.
'''Gérard''' : Ouais, mais si c'est mélangé et que t'as un bordel comme on a ce soir avec un standardiste à moitié…
'''Max''' : Bourré ! Parce que tu sens un peu l'alcool, quand même.
'''Manu''' ''[s’offusquant] :'' Quoi ?
'''Gérard''' : Je vais te dire une chose, que la semaine dernière, c'était moins le bordel. Et j'ai l'impression que je demandais que ça soit Phildar qui fasse le standard, maintenant. Parce que toi, je te veux plus le jeudi. Tu feras tes soirées avec Max, mais moi, le jeudi, je te veux plus avec moi.
'''Max''' : On va voir, on va gérer ça. À moins qu'on le fasse travailler vraiment très fortement. Qui doit encore faire une conclusion sur ce débat ?
'''Manu''' : Il y’a Couscous qui est toujours là.
'''Max''' : Couscous, conclusion.
'''Manu''' : Bébert il est parti.
'''Couscous''' : L'école, c'était un bon sujet de débat. Parce que l'école, c'est une bonne chose. Ça permet aux enfants de montrer ce qu'ils ont dans la tête. Et je veux aussi dire, vive le star system.
'''Gérard''' : Ok. Donc, il n'y’a plus personne. Donc, je vais quand même annoncer les deux débats pour la semaine prochaine. Si les gens respectent ce que j'ai a annoncé. Sur la beauté.
''[Cela crie dans les couloirs du studio].''
'''Max''' : Devant le micro, qu'on entend mieux. Parce que c'est pénible pour les auditeurs. Je te jure, souvent, il faut penser à eux, quoi.
'''Gérard''' : On va faire sur la beauté.
'''Max''' : Ah bien !
'''Gérard''' ''[hésitant] :'' Et sur les... Sur les portables. Je vais le refaire parce que...
'''Max''' : Non, non, non. On l'a déjà fait.
'''Gérard''' : Sur l'écriture.
'''Max''' : D'accord, à la rigueur. Mais alors, je veux que ce soit toi qui prépares les questions. Parce que des questions, c'est pas toi qui les as préparées. Elles sont tapées à la machine. Et j'aime pas ça, Gérard. Parce que tes questions de ce soir, il y en a qui étaient chiantes. Parce que c'est pas toi qui les avais préparées.
'''Gérard''' : Ah, non, mais attends. Là, sur l'école, t'as voulu qu'on laisse les 13 questions. Sur 13 questions, quand même, j'en ai modifiées.
'''Max''' : Combien ? Une, deux, trois. Bon, enfin, bref. Je vais regarder tout de suite tes questions pour le prochain débat. Et on verra. D'accord. Merci d'avoir passé la soirée avec nous. Il est 4h du matin. On va laisser Barth pour ses funs en bruit.
'''Gérard''' ''[à destination de Manu] :'' Tu leur raccroche pas au nez aux nanas, moi je veux leur parler.
'''Max''' : Moi, je vous retrouve tout à l'heure à partir de 22h pour le Star System avec nous. N'oubliez pas le résumé d'un des deux débats de ce soir, si nous avons le temps. Et puis, surtout, le Kikix, le son sur le retour du Jedi. Vous allez, à mon avis, vous éclater. Différence entre le son Kikix et le son THX, vous verrez qu'il y’a quand même une sacrée différence. Et Gérard, donc, la semaine prochaine, deux débats. Un sur l'écriture et un autre sur la beauté. Bonne nuit.
'''Gérard''' : À une condition que tout soye respecté, sinon il n'y’aura rien.
'''Max''' : Voilà, exactement. On vous souhaite une bonne nuit. Et dans un instant, Barth.
''[Gérard se met au standard et, hors antenne, parle avec les filles]''
== Le débat sur la beauté ==
=== Contexte ===
Une semaine s'est écoulée, nous sommes le 15 janvier 1998. Aucun incident différent n'est à signaler ici : réception de courrier (prétendant se domicilier chez Gérard sur autorisation fictive de Françoise), atteintes à une pseudo vie privée, ironie de Max, menaces de départ de Gérard suite au courrier et au fait que Manu n'ait sélectionné que des garçons, plaintes, ultimatum. Dans les courriers, Sandy devient le centre de l'attention, elle devient la cible avec son amoureux, les gens commençant à construire un portrait type d'elle sur Minitel comme ils l'avaient fait de Gérard à partir de bribes d'informations et de leur imagination. Goldorak parle de facochère, Gérard montre des photos, il a déjà identifié le rôle des auditeurs dans le montage de cette fiction burlesque. Malheureusement, les insultes pleuvent sur le compte de la jeune femme. Tout ceci rend Gérard de mauvaise humeur. Il croit faire preuve d'héroïsme en lançant le nom de Fesse de Babouin et de gens ayant, évidemment, revêtu des faux noms et de fausses villes. Il menace de porter plainte, bien que l'histoire dira que Nicolas l'en dissuade systématiquement.
Les auditeurs découvrent que Arnet participe aux délires du courrier, les autres continuent à bloquer le beeper de Gérard. Il faut rappeler ici que la sécurité des appareils électroniques, dans un monde qui le découvre, était totalement absente.
Plus généralement, retenons qu'en coulisses, Maxx, au fond, tente d'obtenir une petite rémunération pour l'animateur. La direction s'y refuse, mais Max lui laisse l'ensemble de ses tickets restaurant et règle certaines de ses factures. On peut donc parler, dès cette période et jusqu'à ce que Gérard obtienne un contrat, d'une vraie aide providentielle de Max.
Sur ce débat en particulier, on retrouve Manu au standard, Olivier et Phildar. L'ambiance TV a reculé, donc Phildar va pouvoir jouer un rôle plus actif au standard, aux côtés de Manu, préfigurant ce que cette période va mettre en place. Max s'inscrit, dans son style ironique, en soutien de Gérard, amené à être chef face à l'équipe. La moquerie en reste le centre, Gérard insulte les auteurs des courriers, son ex copine qui a enregistré au standard des propos notoirement faux mais drôles sur Gérard évoquant notamment les coton-tiges. Dans sa régulation, Max fait peser la pression de la direction et la présence des auditrices, pour interdire la vulgarité en début d'émission et insister pour que Gérard crie moins. En tout cas, il faut aussi se souvenir que Nicolas est de nouveau l'auteur de ces deux débats.
Plus étonnamment, on observe déjà ce qui va préfigurer de manière plus ou moins violente par la suite : Phildar est un peu le bouc-émissaire de l'animateur, faisant dès ce débat l'objet d'insultes. Bien sûr, il faut toujours se rappeler que chez Gérard, rien n'est à prendre très au sérieux. Mais c'est un fait notable quand on sait que Phildar semble s'installer dans l'équipe de Max, dont il est devenu le colocataire et l'ami.
Le format « radiophonique » se confirme, par opposition au cahot qui prédominait en 1997. Dans ce studio où la liberté domine, on retrouve des amis de Gérard (Henri, etc). Sur le fil entre mauvaise humeur et satisfaction, Gérard a malgré tout, dans l'avant-débat, des échanges amusés avec Max, il joue une comédie. L'audience annoncée est de 22 millions de personnes.
=== Les personnages ===
* Franck Bargine : Max
* Olivier Bouchet : Olivier de la pro
* Gérard Cousin : Gérard
* Manu
* Philippe : Phildar
* Mégane : Claire
* Rita: Nihila, Nina, Jeanne
* Tony Morestin : Jérôme, Gilbert
* Franck (nouvel auditeur, probablement joué par Axel et futur habituel de la période), jouant Will ensuite, Clémentine (apparue depuis octobre)
* Vanessa
* Arnet : Luc
* Cyril: Noël, K2R, Zedboule Dragon, Hubert
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Voilà, donc bonsoir à tous. Donc, bienvenue pour la suite de la libre antenne. Donc, les débats du jeudi soir.
'''Olivier''' : Sur Fun Radio, quand même.
'''Gérard''' : Sur Fun Radio, si vous voulez nous appeler, donc n'hésitez pas. 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et toujours 3615 Code Fun Radio, rubrique direct. Donc, on va accueillir Claire.
'''Claire''' : Bonsoir.
'''Gérard''' : Nina, bonsoir.
'''Nina''' : Bonsoir, Gérard.
'''Gérard''' : Clémentine. Franck. Jérôme. Et Vanessa.
'''Olivier''' : Jérôme faut parler plus fort.
'''Gérard''' : Et Vanessa pareil. Donc, le premier débat, ça va porter sur la beauté. Donc, alors, première question. Pensez-vous que tout le monde peut...
'''Olivier''' : Attends, le premier débat, c'est sur quoi ?
'''Gérard''' : Sur la beauté. Et le deuxième, ça portera sur l'écriture, voilà.
'''Olivier''' : D'accord.
'''Gérard''' : Donc, alors, pensez-vous que tout le monde peut être beau ? Donc, on va demander à Vanessa.
'''Vanessa''' : Tout le monde peut être beau ? Pas dès la naissance, mais je crois qu'on peut le devenir avec la chirurgie esthétique.
'''Gérard''' : Non, mais ça, c'est justement... Ça, c'est la dernière question du débat, tu vois. Il ne faudrait pas... Donc, il ne faut pas commencer déjà à jouer en prenant la onzième question pour la première.
'''Vanessa''' : OK. J'essaie d'être plus conne, alors.
'''Gérard''' : Comment ?
'''Olivier''' : Vanessa ? Tu n'as pas un autre téléphone ?
'''Vanessa''' : Ah, non. Pourquoi ?
'''Gérard''' : C'est un portable ?
'''Vanessa''' : Non.
'''Olivier''' : Parce qu'il est pourri, ton téléphone.
'''Gérard''' : Pourtant, on a essayé de te rappeler, mais c'est un téléphone pourri que t'as.
'''Jérôme''' : Oui, mais sa voix est si belle.
'''Gérard''' : Attends, ça ne va pas commencer déjà à vouloir jouer comme ça, parce que sinon, ça va aller vite, ce soir. J'ai prévenu d'entrée que ce soir, je n'avais pas l'intention de m'amuser longtemps.
'''Manu''' : C'est clair. Ce soir, on ne rigole pas.
'''Vanessa''' : On se calme.
'''Nina''' : À tes ordres, Gérard.
'''Gérard''' : Donc, Jérôme.
'''Jérôme''' : Oui ''[hésitation totale].'' Non, non, parce qu'il y a un problème...
'''Gérard''' : Non, mais, oh, Jérôme, tu te réveilles ou sinon, tu vas gerber tout de suite, maintenant.
'''Jérôme''' : Non, mais, non, je te jure que je ne le fais pas exprès.
'''Gérard''' : Non, mais, si tu ne le fais pas exprès, alors, dans ce cas-là, pourquoi tu appelles ?
'''Manu''' : Non, mais est-ce que tout le monde peut être beau ?
'''Jérôme''' : Ah, voilà. Ben oui, je pense que oui. Bon, moi, déjà, je suis un beau gosse. Et je pense qu'il y a de la place dans ce monde pour tous les beaux gosses, comme moi. Modestement, je veux dire.
'''Gérard''' : Ouais, ouais. Franck ?
'''Franck''' : Oui, donc, moi, je pense que tout le monde peut être beau, mais je ne pense pas qu'on se trouve spécialement beau. C'est les autres qui te trouvent beau, donc tu plais forcément à quelqu'un, donc tout le monde peut être beau.
'''Gérard''' : D'accord. Clémentine ?
'''Clémentine''' : Moi, je pense que tout le monde ne peut pas être beau, mais je pense que tout le monde peut être charmant. Et c'est le charme qui compte, c'est pas la beauté.
'''Franck''' : Oui, tout à fait. N'est-ce pas ?
'''Gérard''' : Nina ?
'''Nina ''' : Euh, ouais, Gérard, est-ce que tout le monde peut être beau ? Ben, je pense que, au fait, il y a la beauté physique et la beauté intérieure et je trouve que la beauté intérieure, elle est plus intéressante, quand même.
'''Jérôme''' : On s'en fout des poumons.
'''Gérard''' : Non, mais oh ! Qui c'est qui dit ça, là ? ''[silence]'' Hé, j'aime bien...
'''Jérôme''' : Jérôme, excuse-moi, excuse-moi.
'''Gérard''' : Non, mais vous allez... Quand je demande qui c'est qui dit ça, vous êtes priés de donner vos noms, d'accord ?
'''Nina''' : Gérard, je continue, là. Donc, je disais, tout le monde est beau de l'intérieur, c'est clair.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ? Comment ça ?
'''Nina''' : Ben, tout le monde a, au fond de soi, un bon cœur, quoi. Et en ce qui concerne la beauté physique, non, tout le monde ne peut pas être beau. C'est clair.
'''Gérard''' : OK, Claire.
'''Claire''' : Oui, alors moi, je conclue, c'est pas évident, parce que, en fait, tout le monde a raison, parce que je suis d'accord avec tout le monde. La beauté, c'est pas dehors, et puis c'est le charme qui compte, c'est pas la tronche.
'''Gérard''' : Donc, moi, je vais quand même vous répondre là-dessus.
'''Jérôme''' : On est obligés ?
'''Claire''' : Ah merde !
'''Gérard''' : Ben oui, vous êtes obligés d'écouter ce que j'ai à vous dire, quand même. Parce que si vous voulez pas écouter, c'est simple, le premier qui ne veut pas écouter, il gerbe ''[bruit d'auditrice qui vomit]''. OK ?
'''Jérôme''' : OK, pas de problème.
'''Gérard''' : Donc, ben, je pense que Mina, t'as tout à fait tort. Claire, par contre, je vois pas du tout le rapport. Moi, je peux te dire une chose, que ça soit côté intérieur, intérieur ou physique, de toute manière, les deux ont le rapport. D'accord ?
'''Claire''' : C'est exactement ce que j'ai dit. Non, c'est Claire qui te parle. Si tu comprends pas ce que je dis, ben...
'''Gérard''' : Ben si, hein. ''[début d'une musique après un bruit aigu]''
'''Jérôme''' : Et ça commence.
'''Gérard''' : Bon, et ça commence, mais... Olivier, tu joues à quoi, là ? Tu joues déjà à quoi, là ? Tu t'amuses à quoi, là ?
'''Manu''' : On a dit, ce soir, on rigole pas tous au garde-à-vous. Le premier qui bouge, dehors.
'''Franck''' : Achtung ''[expression Allemande qui veut dire Attention]''.
'''Gérard''' : C'est quoi, là, cette histoire de musique, déjà ?
'''Jérôme''' : On était partis sur des bonnes bases et Olivier, il a déconné.
'''Gérard''' : Donc, peut-on être trop beau pour être vrai ? Donc, on va demander à Claire.
'''Claire''' : D'abord, il n'y a pas de t à être. Peut-on être quoi ?
''[Larsen puis de la musique]''
'''Gérard''' : Bon, Olivier, tu joues à quoi, là ?
'''Olivier''' : C'est pas moi.
'''Gérard''' : Non, c'est qui, alors ?
'''Olivier''' : Je sais pas.
'''Gérard''' : Ça fait déjà deux, hein. Ça va pas continuer longtemps, hein. Donc, Claire.
'''Claire''' : Oui, peut-ont être quoi ?
'''Gérard''' : Peut-ont être trop beau pour être vrai ?
'''Claire''' : Bien sûr.
'''Gérard''' : Alors, pourquoi ?
'''Claire''' : Ben, je sais pas, c'est le proverbes, hein. Peut-ont être beau pour être vrai, c'est sûr. C'est un proverbe, je veux dire, c'est tout le monde, c'est une vérité, quoi. C'est pas discutable.
'''Gérard''' : D'accord. Euh, Nina ?
'''Nina''' : Euh, ouais, bon, ben, ta question, elle est un peu métaphysique, là, Gérard. Donc, euh... Euh, moi, je pense que non.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Nina''' : Ben, je pense qu'on peut pas être beau pour être vrai.
'''Gérard''' : Mais pourquoi ? Moi, je te pose la question, maintenant. Pourquoi ?
'''Nina''' : Euh, pourquoi ? Je sais pas, c'est métaphysique, ça demande de la réflexion, Gérard, cette question.
'''Gérard''' : Bon, ben, réfléchis, puis quand t'auras réfléchi, tu me le diras. Clémentine ?
'''Clémentine''' : Euh, je pense que trop beau pour être vrai, non, mais trop beau pour toi, oui.
'''Gérard''' : D'accord. Franck ?
'''Franck''' : Moi, je pense que trop beau pour être vrai, ça dissimule quelque chose, parce que si on veut avoir l'air trop beau, trop beau gosse et tout, c'est qu'on dissimule une personne qui n'a pas une si grande valeur que ça.
'''Claire''' : Il y a anguille sous roche.
'''Jérôme''' : C'est pour moi que tu dis ça ?
'''Franck''' : Quoi ?
'''Jérôme''' : C'est pour moi que tu dis ça ?
'''Franck''' : Ah non, je dis pas ça pour toi. Je fais une généralité pour les gens qui sont dans ce cas-là.
''[Un rot se fait entendre dans les studios]''
'''Vanessa''' : Ah, mais toi, t'es beau naturellement, je parie.
'''Gérard''' : Jérôme. S'il vous plaît,vous évitez de discuter entre vous, là.
'''Claire''' : C'est un débat, t'es gentil.
'''Manu''' : Je pense qu'ils peuvent s'échanger deux, trois opinions, quand même. C'est un débat.
'''Gérard''' : Ouais, ben, Jérôme ?
'''Jérôme''' : Donc, moi, pour répondre à la question, bon, je t'ai dit que j'étais un beau gosse, c'est vrai.
'''Franck''' : Prouve-le.
'''Jérôme''' : Ah, il y a des gens qui peuvent témoigner, hein.
'''Gérard''' : Non, non, mais je crois qu'il y en a... Je crois que... ''[un larsen refait son apparition]''... Oh, merci pour le larsen ! Je crois qu'il y en a, les fleurs, elles vont pas leur coûter cher cette année, hein.
'''Jérôme''' : Pourquoi tu dis ça ? Pourquoi tu m'insultes ?
'''Gérard''' : Non, mais je t'insulte pas. ''[De la musique revient]''. Oh, vous arrêtez avec la musique !
'''Clémentine''' : Si, si, tu l'as insulté Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais attends... Quand je dis qu'il y en a que pour eux, les fleurs, cette année, vont pas coûter cher, c'est pas une insulte, OK ?
'''Claire''' : C'est dégueulasse.
'''Jérôme''' : Je le prends mal.
'''Gérard''' : Non, non, non, c'est pas une insulte. Je suis désolé. Eh ben, si tu le prends mal, si t'es pas content, tu retournes au standard, d'accord, Jérôme ?
'''Franck''' : Ça veut dire quoi, Gérard?
'''Gérard''' : Non, parce que... J'ai pas l'intention de...
'''Jérôme''' : Vas-y, fais des proverbes, qu'on se marre.
'''Gérard''' : C'est que pour toi, cette année, les fleurs vont pas être... Ça va pas te coûter cher, hein. Parce que, pour l'instant, à mon avis...
''[Demande collective des auditeurs et auditrices pour savoir ce que cette expression veut dire]''
'''Jérôme''' : Parce que je suis radin c'est ça ?
'''Gérard''' : Voilà. Vanessa.
'''Vanessa''' : Trop beau pour être vrai ? Moi, je pense qu'il y a la beauté naturelle et puis il y a la beauté qui est un peu cachée, c'est-à-dire le maquillage et tout, et tout, quoi. Donc, il faut faire la différence, quoi, c'est tout.
'''Gérard''' : D'accord. Donc, Nina, tu voulais rajouter ?
'''Nina''' : Ouais, ben, ma réflexion est terminée. En fait, pour être vraie, il faut pas être trop beau, hein.
'''Gérard''' : Ouais, d'accord.
'''Jérôme''' : J'ai pas compris ta connerie sur les fleurs.
'''Gérard''' : Non, ben, c'est pas grave. Si tu comprends pas, c'est pas de ma faute, hein. Si je te dis que cette année, pour toi, les fleurs ne vont pas être chères...
'''Claire''' : C'est clair !
'''Gérard''' : Ça veut dire que le jour où tu vas offrir un bouquet de fleurs à quelqu'un, je crois que ça te coûtera pas cher.
'''Jérôme''' : Parce que tu prétends que j'ai des business, c'est ça ?
'''Gérard''' : Non, non, mais comme tu prétends... Ça fait la deuxième question que je te pose, depuis la deuxième... Depuis tout à l'heure, t'arrêtes pas de te vanter. Donc c'est pour ça que je te dis que cette année, les fleurs, elles vont pas te coûter cher, cette année.
'''Jérôme''' : Mais c'est de ma faute si je suis une bête de sexe ?
'''Gérard''' : Ouais, mais t'as pas trop les chevilles qui enflent, aussi.
'''Jérôme''' : Si, si, un petit peu, ouais.
'''Gérard''' : Ah, bah, ouais. C'est bien ce qui me semblait. Donc, comment peut-on voir la beauté intérieure puisqu'elle est cachée ? Alors, donc, on va demander à Jérôme, comme il se prétend beau, vous m'excuserez les nanas. On va demander au ventard.
'''Jérôme''' ''[d'un ton fier]'' : Oui, c'est moi.
'''Gérard''' : Alors, le ventard, vas-y.
'''Jérôme''' : Ben oui, la beauté intérieure, c'est important, aussi, parce que ça... Ça sert à rien d'être beau physiquement si on n'a pas quelques valeurs humaines, je veux dire ''[rires des filles]''. Donc, non, mais c'est sérieux ce que je dis.
'''Gérard''' : Non, mais vas-y, ben, continue.
'''Jérôme''' ''[s'énerve crescendo]'' : Non, j'entends que ça ricane. Tu vois, tes fleurs, elles seront pas prêtes au printemps, toi !
'''Gérard''' : Attends, mais, oh ! Hé, Jérôme ! Encore une connerie comme ça, je te préviens, tu vas même pas finir le débat, là.
'''Jérôme''' : Attends, mais c'est pas une connerie, c'est un proverbe.
'''Claire''' : C'est un proverbe Gérard.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais tu vas te calmer, mon pote, là. Je te le dis tout de suite.
'''Manu''' : Il a rien dit, Gérard, là.
'''Jérôme''' : Ben ouais, j'ai rien dit, faut pas déconner. Merci, Manu.
'''Gérard''' : Non, mais attends, si t'es pas content, c'est le même prix. Donc, Franck ?
'''Franck''' : Oui, moi, je pense que on peut découvrir la beauté intérieure de quelqu'un en allant vers sa personne, en parlant avec elle, et c'est déjà surpasser la beauté extérieure, qu'elle soit moche ou pas.
'''Gérard''' : Ouais, mais, Franck, est-ce que t'as bien compris la question ?
'''Franck''' : J'ai compris la question.
'''Gérard''' : C'est ça, parce que là, je sais pas ce que tu me réponds, parce qu'apparemment...
'''Franck''' : Peut-être que je me suis égaré dans ma réponse, mais... Bon, comment est-ce qu'on peut découvrir la beauté intérieure de quelqu'un ?
'''Gérard''' : Comment peut-on voir la beauté intérieure puisqu'elle est cachée ?
'''Franck''' : Eh ben, c'est justement en ayant des conversations avec la personne...
''[Olivier siffle avec sa bouche tandis que les lumières du studio s'éteignent et se rallument en clignotant]''
'''Gérard''' : Olivier, s'il te plaît, t'arrêtes de jouer avec la télécommande et vous arrêtez de jouer avec les lumières, à les éteindre et à les allumer sans arrêt. Parce que là, ça commence à me prendre la tête.
'''Nina''' : Il y a des fantômes dans le studio, à ce que je vois.
'''Gérard''' : Olivier, s'il te plaît !
'''Olivier''' : J'ai rien fait.
'''Claire''' : Jour nuit ''[citation extraite du film Les Visiteurs]''
'''Gérard''' : Ça commence à bien faire, hein, maintenant, tes conneries.
'''Jérôme''' : Faut pas tuer l'ours avant de mettre la charrue avant les bœufs, tt manière.
'''Claire''' : Exactement.
'''Gérard''' : Bon, Clémentine.
'''Clémentine''' : Un tien vaut mieux que deux boeuf tu l'auras.
'''Vanessa''' : Et l'habit ne fait pas le moine.
'''Jérôme''' : Et la bite quoi ?
'''Gérard''' : Euh, Clémentine... Clémentine, tu réponds à la question, sinon tu vas gerber.
'''Clémentine''' : Excuse-moi, excuse-moi. Euh, ouais, la beauté intérieure, avec une échographie, ou... Il y a des personnes qui s'appellent les devins et qui ouvrent des animaux et qui regardent leurs entrailles. Et donc, elles peuvent voir à l'intérieur...
'''Jérôme''' : On a dit qu'on parlerait pas de Sandy.
'''Clémentine''' : Excuse moi, j'ai oublié.
'''Gérard''' : Attendez, attendez, attendez ! Qui sais qui vient de parler de Sandy ? C'est Jérôme, alors, Jérôme, bonne nuit.
'''Jérôme''' : Non non, c'est pas moi.
'''Clémentine''' : C'est moi, je suis désolée.
'''Gérard''' ''[regarde Manu]'' : T'essayes de savoir, là, sur les deux mecs et Clémentine, je sens que tu vas pas finir le débat, toi.
'''Clémentine''' : Oh, non, mais c'est pas gentil, là. Tu me fais beaucoup de peine, Gérard.
'''Gérard''' : Et alors, j'en ai rien à foutre.
'''Clémentine''' : Oh, bah, merci, hein. T'es sympa avec les filles, au moins.
'''Gérard''' : Alors, Nina ?
'''Nina''' : Ouais, bah, moi, je dis qu'en fait, la beauté intérieure, on la découvre par le dialogue, donc avec des conversations, tout ça, des sorties, des promenades, tout ça. On découvre la personne. Et on voit ce qui se cache derrière, quoi.
'''Gérard''' : D'accord. Claire ?
'''Claire''' : Oui, bah, moi, je suis d'accord avec machine. Donc avec Nina. C'est en parlant avec les gens qu'on découvre ce qu'ils sont, mais c'est surtout en les laissant parler. Il faut être plus malin qu'eux.
'''Gérard''' : D'accord. Et Vanessa, pour finir ?
'''Vanessa''' : Oui, bah, moi, je pense que... Oui, je pense que la beauté intérieure, elle est, enfin, presque aussi importante que celle de la beauté extérieure.
''[Olivier siffle]''
'''Gérard''' : Olivier, attends, s'il te plaît avec cette télécommande. Excuse-moi, Vanessa.
'''Claire''' ''[alors qu'Olivier siffle encore]'' : C'est pas très courtois de couper la parole aux filles.
'''Gérard''' : Oh ! Olivier, s'il te plaît, t'arrêtes avec la télécommande ou quoi là ? Merde !
'''Jérôme''' : Mais c'est pas grave, c'est pas grave.
'''Gérard''' : La semaine dernière, c'était l'ordinateur, maintenant, c'est la télécommande, aujourd'hui.
'''Vanessa''' : Fous-lui des claques.
'''Gérard''' : Punaise, tu vas pas commencer comme ça à la troisième question, hein ?
'''Jérôme''' : On essaie de faire un débat sérieux.
'''Manu''' : Pour une fois que ça se passe bien Oliv...
'''Claire''' : Pourri pour une fois.
'''Vanessa''' : Oui donc pour dire que c'est bien d'avoir un beau cul, une belle gueule, mais il fallait aussi un cerveau, voilà, c'est tout.
'''Jérôme''' : Moi, j'ai tout ça.
'''Vanessa''' : D'accord, t'as bien de la chance. T'habites où ?
'''Jérôme''' : J'habite Paris.
'''Franck''' : J'ai que le cerveau moi.
'''Gérard''' : Alors, une belle-mère peut être laide ?
'''Vanessa''' : C'est une question ?
'''Gérard''' ''[riant]'' : Oui, c'est la question, malheureusement.
'''Jérôme''' : C'est du vécu ou...
'''Gérard''' : Non, mais je vous pose la question.
'''Franck''' : Franck, je peux répondre ?
'''Gérard''' : Vas-y.
'''Franck''' : Une belle-mère peut être laide ? Non, pas forcément, tu vois. Par exemple, t'as Claudia Schiffer en belle-mère, tu te maries avec sa fille... Elle sera pas affreuse, quoi. Une belle-mère peut être belle ou moche, oui.
'''Vanessa''' : Ouais, mais Claudia Schiffer, ça pourra jamais être ta belle-mère, parce qu'à partir du moment où c'est ta belle-mère, c'est qu'elle a au moins 40 ans, 45 ans, quoi.
'''Jérôme''' : Mais si elle nique avec David Copperfield, je veux voir la gueule du gosse, quand même.
'''Vanessa''' : C'est clair.
'''Claire''' : Moi je dis qu'elle doit être belle.
'''Olivier''' : J'ai un message sur 3615 Fun Radio de Savannah qui dit « Mon Gégé, la pointe de mes seins se durcit de plus en plus, ma main glisse lentement entre mes cuisses pour fouiller mon intimité. » Elle a laissé son numéro de téléphone.
'''Gérard''' : C'est pas mal. Tu la rappelles.
'''Phildar''' : Salope.
'''Gérard''' : Euh...salope...minute, on commence pas. Jérôme ?
'''Jérôme''' : Oui.
'''Gérard''' : Bon, tu te réveilles ou quoi ?
'''Jérôme''' : Ouais, ouais, ouais.
'''Olivier''' : Non, tu dors. Non, mais non. Allez, tu dégages.
'''Jérôme''' : Non, non, mais attends.
'''Gérard''' : Non, non, j'attends pas, j'attends pas.
'''Jérôme''' : Non, mais la question, je sais pas, on a parlé de Cindy Croford, tout ça.
'''Gérard''' : Non, non, mais moi, j'attends pas, Jérôme. C'est terminé pour toi.
'''Olivier''' : On n'a jamais parlé de Cindy Croford. C'est sur la différence d'âge, le débat.
'''Jérôme''' : Ah, d'accord. Alors, moi, je suis contre. Je suis contre, moi.
'''Gérard''' : Allez, hop, allez, hop. Dehors pour lui, c'est terminé. Vanessa ?
'''Vanessa''' : Écoute, moi, je pense que ma future belle-mère, elle a quand même beaucoup de charme.
'''Franck''' : Mais est-ce qu'elle est belle ? Ta belle-mère a beaucoup de charme, mais je veux dire dans le sens où c'est une femme agréable ou est-ce qu'elle est belle de visage ?
'''Vanessa''' : Écoute, je pense qu'elle est mignonne et sympathique, vivante, elle a beaucoup de charisme. Donc, franchement, c'est quelqu'un de bien, quoi.
'''Franck''' : Donc, c'est l'opposé du stéréotype de la belle-mère, quoi.
'''Vanessa''' : Ah ouais, c'est clair, quoi. Elle est ouverte d'esprit, c'est ça qui est important, quoi.
'''Gérard''' : Donc, Clémentine ?
'''Clémentine''' : Ben, moi... Ben, moi, pour l'instant, j'ai pas de belle-mère, tu vois. Donc, je peux pas te dire, mais oui, bien sûr qu'une belle-mère peut être belle. D'ailleurs, je salue toutes les belles-mères de France.
'''Franck''' : D'où le nom de belle-mère.
'''Clémentine''' : Gérard, au fait, ta belle-mère, à toi, elle est comment ?
'''Gérard''' : Ben, je peux pas répondre sur cette question-là, malheureusement.
'''Clémentine''' : Ah, tu connais pas la mère de...
'''Gérard''' : Non, non, c'est tout, c'est tout.
'''Olivier''' : Y a Catherine qui est belle-mère sur minitel, qui a 40 ans et qui demande si on a besoin d'avoir son opinion.
''[Larsen]''
'''Claire''' : Non, non.
'''Gérard''' : Bon, Olivier, t'arrêtes, s'il te plaît, avec la télécommande, ça commence à m'énerver, maintenant.
'''Olivier''' : Moi, je trouve ça sympa, ça fait ce stroboscope dans la...
'''Gérard''' : Ouais, mais merde ! Tu commences à m'énerver. Merde, quand même. C'est toi qui me fais du larsen, là, maintenant.
'''Olivier''' : Non, non.
'''Manu''' : Il fait du larsen avec la lumière.
'''Nina''' : Bon, je réponds, Gérard, je réponds.
'''Manu''' : Gérard, Gérard, on accueille Luc à la place de Jérôme.
'''Luc''' : Oui, bonsoir, bonsoir, tout le monde.
'''Nina''' : Donc, je réponds ? Donc, pour moi, toutes les belles-mères sont laides. Il n'y a que ma maman qui est belle. Toutes les mamans sont belles. Les belles-mères sont moches.
'''Gérard''' : D'accord. Claire ?
'''Claire''' : Ouais, ben, moi, je dis que quand t'épouses la fille, t'épouses la mère. Donc, si ta femme est belle, ta belle-mère le sera aussi.
'''Gérard''' : Alors, donc, moi, je pense qu'il y a un proverbe qui dit pour avoir la fille...
'''Franck''' : Faut avoir la mère.
'''Gérard''' : Voilà.
'''Claire''' : Oui, non, mais c'est pas du tout ce que je te dis.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais je sais, mais c'est un proverbe.
'''Olivier''' : Ça veut dire qu'il faut coucher avec la mère pour avoir la fille ?
'''Claire''' : Exactement.
'''Olivier''' : Eh ben, dis donc, c'est dégueulasse. C'est immonde. Et t'as couché avec la mère de ta copine ?
'''Claire''' : Gérard, il n'est pas au zoophile.
'''Luc''' : Tu pourrais me répéter la question ? Je viens d'arriver, moi.
'''Gérard''' : Une belle-mère peut être laide ?
'''Luc''' : Ben, oui, tout à fait. J'en suis la preuve vivante.
'''Claire''' : Tu es une belle-mère ?
'''Luc''' : Ben, non, pas du tout. Mais vous comprenez tout de traviole. C'est que je veux dire que j'ai une belle-mère toute chome, quoi. Autant de l'intérieur que de l'extérieur.
'''Nina''' ''[riant]'' : J'ai rien compris, Gérard.
'''Gérard''' : Moi non plus.
'''Manu''' : je crois que chome, ça veut dire moche, mais c'est du verlan.
'''Gérard''' : Non, mais Olivier, s'il te plaît, t'essaies de me redonner un peu plus de retour dans mon casque, parce que là, c'est le vrai bordel.
'''Olivier''' : Non, c'est pas bien pour toi, parce que après tu deviens sourd.
'''Gérard''' : Non, mais là, j'entends très mal ce qu'ils me disent.
'''Franck''' : Il y a un larsen, c'est horrible.
'''Olivier''' ''[agacé, mais sur fond de larsen]'' : Oui, je sais, je n'y peux rien, ce n'est pas de ma faute.
'''Franck''' : Lâche ta télécommande, alors.
''[Une série de larsens s'enchaînent]''
'''Gérard''' : Bon, alors, allez, les vieux beaux...
'''Nina''' : Vas-y, Gérard, pose ta question, vas-y.
'''Gérard''' : Non, mais là, ça commence à m'énerver, ce larsen.
'''Olivier''' : Gérard, t'énerves pas, on est à 3 000.
'''Nina''' : C'est un problème de satellite, ça va partir, Gérard.
'''Gérard''' : Oui, c'est ça.
'''Olivier''' : Bien sûr. Elle a tout compris.
'''Gérard''' : Quand ils font du sport, est-ce les beaux suent ''[question posée en bafouillant car Gérard ne la comprend pas, la déchiffre mal].''
'''Manu''' : Est-ce que t'es bossu ? Surtout quand ils font du sport, c'est notre dame.
'''Olivier''' : Attends, c'est quoi la question, on n'a rien compris.
''[Gérard arrive enfin à répétér la question correctement]''.
'''Franck''' : Oh le jeu de mots !
'''Luc''' : De notre Dame ou de?
'''Gérard''' : Bon, Vanessa, allez.
'''Vanessa''' : Je pense que tout le monde sue. On est tous humains, même les beaux, autant que les moches.
'''Gérard''' : D'accord. Luc ?
'''Luc''' : Je pense que tout le monde sue, tout le monde pue, tout le monde chie, tout le monde pisse.
'''Olivier''' : Il a raison dans un certain sens.
'''Franck''' : La transpiration est un phénomène général, donc tout le monde transpire, donc ça comprend aussi les beaux.
'''Gérard''' : D'accord. Clémentine ?
'''Clémentine''' : La transpiration permet l'élimination des toxines, et c'est utile.
'''Gérard''' : Nina ?
'''Nina''' : Ouais, bah tout le monde sue, c'est intergalactique. Tout être humain sue, c'est normal.
'''Franck''' : Même Ultraman.
'''Gérard''' : Claire ?
'''Claire''' : Bah ouais, tous les peaux suent, tous les boney M, tout le monde est beau.
'''Gérard ''' : Alors, peut-on...
'''Olivier''' : Non, non, non, et toi ? Et toi ?
'''Gérard''' : Bah, de toute manière, la transpiration, tu peux rien faire malheureusement.
'''Olivier''' : Toi, tu sues beaucoup, tu sues beaucoup, quand même.
'''Gérard''' : Bah, comme tout le monde, c'est tout.
'''Olivier''' : C'est pour ça que tu mets beaucoup d'Adidas, non ?
'''Gérard''' : Non, j'en ai plus.
'''Manu''' : Maintenant, il en a tellement mis qu'il sue de l'Adidas, maintenant.
'''Olivier''' : Tu te mets quoi maintenant ? Weezar au WC qui pue ?
'''Gérard''' : Si y'en a qui pouvaient envoyer de l'Adidas...
'''Luc''' : Bah, Gérard, moi, je vais t'envoyer de l'Air Week à la radio.
'''Nina''' : Je voulais savoir, tu te laves chaque matin les aisselles avec du savon avant de mettre du déo, d'abord ?
'''Gérard''' : Bah, oui.
'''Claire''' : Est-ce que tu mets de l'eau ?
'''Gérard''' : Ben en principe, quand tu te laves avec du savon, tu te laves sans eau ?
'''Claire''' : Non, mais je te demande.
'''Clémentine''' : C'est à toi qu'on pose la question, hein.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais... Moi, je te renvoie la pareille : est-ce que tu mets de l'eau pour te mouiller ?
'''Claire''' : Pour mouiller, je mets de l'eau.
'''Nina''' ''[suspicieuse]'' : Gérard, chaque matin, tu te laves ?
'''Olivier''' : Tous les matins ?
'''Luc''' : Non mais ça j'y crois pas trop.
'''Claire''' : Tous les lundis matins.
'''Gérard''' : Bah, oui. Donc, alors, peut-on prendre son pied s'il est beau ?
'''Nina''' ''[en rigolant]'' : Un verbe, un sujet, un complément.
'''Franck''' : Gérard, c'est Franck. Dans ta question, tu dis s'il est beau, mais c'est aussi s'il est belle.
'''Luc''' : On ne ressemble pas tous à Gérard donc...
'''Gérard''' : Bah, si tu veux, à la rigueur, oui. Donc, j'avais demandé à Claire de répondre avant que Franck ait coupé la parole.
'''Franck''' : Excuse-moi, Claire.
'''Claire''' : Oui, non, mais je t'en prie. Bah, s'il est beau, mais si t'en as rien à foutre, ça, en général, tu le vois pas, et puis, c'est l'amour, c'est pas... C'est pas la photo de quelqu'un, quoi. C'est du sentiment, c'est autre chose. Donc, évidemment, tu prends ton pied si tu l'aimes.
'''Gérard''' : Arrête, Olivier, s'il te plaît, de te foutre de ma gueule, parce que, tout à l'heure, tu vas gerber de la pro. Je te le dis tout de suite, tu vois.
'''Luc''' : J'ai jamais gerbé de la production, moi.
'''Nina''' : Bah, écoute, s'il est beau, ça dépend ce que ça veut dire, si on veut dire beau, quoi. Donc, je sais pas, on le trouve beau, quoi.
'''Olivier''' : Beautiful, beautiful.
'''Manu ''' : Mais ça dépend aussi où est-ce qu'on place l'échelle de la beautitude ?
'''Olivier''' : Ça dépend de la langue, aussi. Beautiful, en anglais, c'est pas la même chose que beau, en français.
'''Claire''' : Verchun.
'''Gérard''' : Euh, Clémentine, je crois.
'''Clémentine ''' : Ouais, bah, moi, j'aime beaucoup mes pieds. D'ailleurs, j'arrive à me gratter l'oreille avec le pied, et c'est très utile, hein.
'''Gérard''' : Alors, là, tu as... tu vas m'expliquer comment que tu peux faire.
'''Manu''' : Il veut que tu lui apprennes.
'''Clémentine''' : Oh, bah, il suffit d'être un peu souple. D'ailleurs, là, en ce moment, je me gratte l'oreille avec le pied [B''ruit de grattement avec la gorge].''
'''Gérard''' : D'accord.
'''Luc''' : Faut la gerber, Gérard, celle-là.
'''Gérard''' : Ouais, j'ai l'impression.
'''Franck''' : Peut-on prendre son pied s'il est beau ? Peut-on prendre son pied si elle est belle ? Ben... ''[Olivier siffle avec ses lèvres]'', je pense... Je pense que la beauté physique a rien à voir là-dedans.
'''Gérard''' : Non, s'il est beau !
'''Franck''' : Oui, s'il est beau ! Le pied, bah... Oui, moi, je suis pas tellement... Enfin, je veux dire, la beauté physique, pour moi, ça n'a rien à voir, quoi. Enfin, j'ai pas envie vraiment de m'exprimer là-dessus pour dire quelque chose que je pense pas, quoi.
'''Gérard''' : D'accord. Luc ?
'''Luc''' : Ouais, bah, moi, vu que j'ai de jolis pieds, de beaux pieds, bah, je vais arriver à les prendre dans la main, ouais.
'''Gérard''' : Vanessa ?
'''Vanessa''' : Bah, moi, je pense que c'est quand même important parce qu'on prendra plus son pied avec un top bon qu'avec une grosse baleine, quoi. Et c'est clair que tu vas mettre un mec devant un monstre, il va débander, quoi.
'''Franck''' : Il va récrécir, même.
'''Luc''' : Il suffit que tu mettes Gérard et le tour est joué !
'''Gérard''' : Non, mais avec les pieds, je te parle.
'''Vanessa''' : Avec les pieds ? Bah, tu fais ce que tu fais avec tes pieds, hein.
'''Franck''' : Tu veux dire le pied, le machin qui a cinq orteils ?
'''Gérard''' : Hum-hum.
'''Franck''' : Ah, d'accord, j'avais pas compris.
'''Claire''' : Tu parlais du pied de chaise ?
'''Gérard''' : Si on nous referme avec une belle...
'''Olivier''' : Gérard, c'est pas toi qui as préparé ton débat, là ?
'''Gérard''' : Bah, certaines questions, non.
'''Manu''' : Non, et toutes, hein, parce que ça se sent, là.
'''Max''' ''[rentré dans le studio depuis quelques instants]'' : Non, mais ça se sent tout de suite parce que t'as quand même des questions avec des jeux de mots et tu comprends même pas les jeux de mots qu'il y a dans tes questions, donc c'est pour te dire. Donc ce qui fait que du fait que c'est pas tes questions, tu réponds chacun son tour, c'est mou. T'en es déjà la cinquième, donc, quoi, dans dix minutes, on a fini ?
'''Manu''' : Conclusion, c'est bidon.
''[Suit un moment un peu confus où chacun soutient le discours de Max tandis que Gérard fuit]''
'''Olivier''' : Sur Minitel, il y a Aristo qui dit que je sens la merde, c'est vachement plus intéressant.
'''Gérard''' : dans ces cas-là s'il sent la merde, il a qu'à se laver, ce con.
'''Nina''' : Gérard, vas-y, pose ta prochaine question, vas-y.
'''Gérard''' : Bah, de toute manière, vous allez réfléchir, on va mettre un disque.
'''Olivier''' : Ah, merde, j'ai pas préparé de disque.
'''Manu''' : Olivier, tu fais pas ton boulot correctement.
'''Olivier''' : J'ai pas préparé le disque.
''[Confusion : Olivier fait semblant de chercher un disque, les auditeurs réclament des titres, Gérard laisse un moment de flottement où il élimine Luc, qui l'attaque sur la sexualité. Franck est éliminé dans le même contexte, en une minute. Finalement, Gérard enchaîne, contrarié de ne pas avoir de disque]''
'''Gérard''' : Alors, c'est... Si on est enfermé avec une belle, peut-on se la faire ?
'''Nina''' : Bon, ben, on répond, là ?
'''Gérard''' : Non, vous allez attendre, vous allez réfléchir.
'''Olivier''' : On va écouter, on va écouter, "Spin, spin, sugar", là.
'''Clémentine''' ''[joyeuse]'' : Ouais !
'''Olivier''' : Parce que tu l'as demandé.
'''Clémentine''' : Ben ouais, c'est gentil.
'''Olivier''' : Ouais, ça, c'est nul, comme truc.
'''Clémentine''' : Mais non, c'est...
'''Nina''' : Non, on écoute les demoiselles de suresnes.
'''Gérard''' : Y'en a pas.
''[Nouveau débat, Olivier lance deux introductions de disque pendant trois secondes]''
'''Gérard''' : C'est quoi, là, ce cirque que tu me fais, là, Olivier ?
'''Olivier''' : C'est la fanfare, pour rassurer.
'''Gérard''' [''rire expressif de Phildar]'' : C'est quoi ce rire. Phildar qui rigole comme un canard sauvage. Donc, c'est la suite des débats, donc continuez de nous appeler. Je voudrais des réactions sur Minitel, quand même, sur le thème, sur la beauté, quand même, parce qu'on en a pas beaucoup, et je voudrais que ça se réveille un petit peu sur Minitel 3615 code Funradio, rubrique direct.
'''Olivier''' ''[enthousiaste, lançant la fanfare]'' : Ouais !
'''Gérard''' : Toujours au standard ! Ca y est Olivier, t'as terminé de jouer au con, quand j'annonce les numéros, pour que les gens puissent continuer d'appeler. Donc, vous pouvez toujours nous appeler sur le 3615, Funradio, rubrique direct.
'''Olivier''' : Alors là, vous dites allô, sur le 3615, Funradio, rubrique direct.
'''Gérard''' : Et au 0800... Au 0870 5000 et 0803 70 5000. ''[reprise de la fanfare, Gérard s'agace].''
'''Olivier''' : Tu t'es trompé sur le 0803, t'as dit 0803 70 5000, et c'est 0803 08 5000.
'''Gilbert''' : Gérard, est-ce que t'arrives à tenir les allons sur ton nez, là, tu sais comme les phoques ?
'''Gérard''' : Gilbert, tu vas pas commencer, parce que sinon, tu vas dégager tout de suite.
'''Gilbert''' : D'accord, d'accord, monsieur.
'''Olivier''' : Il y a Savannah sur Minitel qui dit : « Mon Gégé d'amour, ma main fouille de plus en plus profondément dans mon intimité et je sens la jouissance monter dans tout mon être. Appelle-moi. »
'''Gérard''' : Qu'elle est son numéro.
'''Gilbert''' : On va t'appeler la chienne.
'''Gérard''' : La chienne, Gilbert, alors... La chienne, tu vois...
'''Gilbert''' : Non, mais c'est une chienne, attends, elle est en train de se... Elle se met des doigts.
'''Gérard''' : Mais toi t'es un chien, parce que tu la traites comme ça, donc si tu continues, c'est elle qui va prendre ta place.
'''Gilbert''' : Ah, ouais, moi, je suis un chien, je suis une chienne, je vais la prendre en levrette.[''début de fanfare de type cirque].''
'''Gérard''' : Ça y est, on peut continuer les débats plutôt que de jouer au con, Olivier ?
'''Gilbert''' : Vas-y, Bozo, pose ta question.
''[Les auditeurs et Olivier, chantent, tour à tour, la chanson Mais non, mais non].''
'''Gérard''' : Ça y est, on se calme ! Donc, si on est enfermé avec elle, avec une belle, peut-on se la faire ? Alors, je vous préviens, vous allez tous répondre d'un seul coup, mais si je vois que c'est le bordel, je vais vous calmer d'entrée, d'accord ?
'''Olivier''' : Attention, 3, 2, 1... Tout le monde...
''[Tout le monde parle normalement mais chacun suivant une improvisation de bavardage, les uns sur les autres et sans discuter entre eux. Gérard hurle pour calmer le bruit. Olivier relance la fanfare de cirque, Gérard s'agace].''
'''Gérard''' : Olivier, ça commence à bien faire, tes conneries. Donc, j'ai pas demandé de faire le bordel...
'''Franck''' : Et tu lâches cette télécommande.
'''Gérard''' : Toi je t'emmerdes, si t'es pas content.
'''Vanessa''' : C'est pas toi qui l'as faite, la question ?
'''Gérard''' : Bah, si c'est pas moi qui l'ai faite, moi, je vous pose la question, donc.
'''Nina''' : C'est pas grave, Gégé, je réponds. Donc, c'est Nina. Donc, au fait, bah, écoute, ça dépend du consentement mutuel, quoi. Ça dépend des deux, quoi.
'''Gérard''' : Dans quel sens ?
'''Nina''' : Gérard, je vais faire un schéma. Donc, il y a deux personnes. L'autre personne est plus belle que l'autre. Donc, je sais pas, c'est le consentement.
'''Olivier''' : Ouais, mais ils sont deux à combien ?
'''Manu''' : Ah, j'ai rien compris.
'''Nina''' : Ah vous n'avez pas compris.
'''Claire''' : Il y en a plusieurs, déjà.
'''Clémentine ''' : Gérard, il faudrait que tu nous expliques. Je voudrais savoir comment ce serait possible qu'une belle fille se retrouve enfermée avec un mec dans une chambre noire. Comment c'est possible ? Raconte-moi l'histoire, là.
'''Gilbert''' : Tu l'as prends en otage.
'''Gérard''' : Bah, à ton avis... Mais, automatiquement, il y a certaines filles, quand on fait l'amour, elles aiment bien être dans le noir.
'''Clémentine''' : Oui, mais pourquoi est-ce qu'elle est rentrée avec un mec moche dans une chambre noire ?
'''Gilbert''' : Pour pas le voir, justement.
'''Gérard''' : Bah, voilà !
'''Franck''' : Elle avait pas vu que c'était moi.
'''Gérard''' : Bon, et qui c'est qui répond des trucs cons comme ça, là ? Non, mais donnez vos noms, parce que tout à l'heure, les deux mecs, vous allez gerber.
'''Olivier''' : Il y a Sacha, sur Aristo, qui vient de me donner ton numéro de portable.
''[Trois auditeurs donne trois paire de chiffres du numéro de téléphone mobile]''
'''Gérard''' : Oui, alors là, maintenant... Alors là, maintenant, vous gerbez tous. Allez, hop !
'''Gilbert''' : Jingle ! Jingle ! ''[La fanfare de cirque reprend, les auditeurs chantent dessus].''
'''Gérard''' : Non, non, mais moi, je rigole pas.
'''Manu''' : Mais ils l'ont pas donné, il y a beaucoup de portables qui commencent comme ça, c'est pour ça qu'ils peuvent être au courant sans avoir ton numéro, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais... Non, non, mais qu'on s'amuse pas à commencer à donner des numéros comme ça à l'antenne, parce que sinon, ça va mal se terminer pour tous.Parce que moi, si vous continuez, vos numéros de téléphone, je vais les prendre et je vais les balancer aussi à l'antenne.
'''GIlbert''' : Je m'en fous, vas-y, fais-le, fais-le !
'''Gérard''' : Alors, je vous préviens d'entrée, calmez-vous. D'accord ?
'''Gilbert''' : Des menaces, toujours des menaces.
'''Manu et Gilbert''' : Alors, donc, Gilbert, 01 43 61.
'''Gérard''' : Claire, donc, si tu...
'''Franck''' : Oui, 05.
'''Claire''' : Ouais, bah, moi, je veux dire que si un mec croise ça, il peut se toucher profond, quoi.
'''Gilbert''' : Tu dis ça pour moi ?
'''Claire''' : Non, pour celui que tu veux.
'''Gérard''' : Bon, alors, toi... Toi, tu donnes ton nom quand tu dis toi, parce que sinon, ça va pas aller du tout, toi.
'''Gilbert''' : Pourquoi tu veux que je donne mon nom ?
'''Gérard''' : Eh alors, tu peux très bien répondre en donnant ton nom quand tu parles. Donc Nina.
'''Mina''' : Oui, Gégé. Bah, écoute, moi, je t'ai répondu, hein. Donc, ça dépend, donc, ça dépend. Les deux personnes, elles vont se retrouver. Donc, si ça chauffe bien, si tout le monde est... Si la personne est en forme, si elle est bien excitée, tout ça, donc, ça va se faire, quoi. Gérard, la question, c'est l'excitation. Si la personne est excitée ou pas.
'''Gérard''' : Non, en fin de compte, si on est enfermé avec une belle, peut-on se la faire ?
'''Mina''' : Bah, oui, on peut se la faire, ouais. Si on est excité, ouais.
''|Bruit de fantôme]''
'''Gérard''' : Bon, celui qui s'amuse à faire la mouche, priez d'arrêter, parce que...
'''Clémentine''' : C'est un fantôme, Gérard. C'est pas une mouche.
'''Gérard''' : ça commence à bien faire.
'''Olivier''' : Bon, qui fait le fantôme ? Non, mais je veux des noms, là. Qui fait le fantôme, Manu ?
'''Manu''' : On se dénonce. Moi je sais pas.
''[Gérard se tait deux secondes, laissant le bruit seul habiter l'antenne]''
'''Gérard''' : Non, mais c'est bien, parce que les blancs, on va continuer à les perdre tant que le mec, il se calmera pas.
'''Olivier''' : Les blancs, comme les fantômes.
''[Cris de loup par un auditeur en voix de tête, bruits de fantôme]''
'''Jérôme''' : Jingle du cirque avec le fantôme.
''[Olivier lance la fanfare de cirque]''
'''Gérard''' : Bon Gilbert et Will dehors. T'arrêtes avec cette merde, maintenant. Sinon, j'arrête. Pauvre con va ! C'est le dernier jeudi que tu fais la pro, toi.
'''Olivier''' ''[inquiet]'' : Eh déconne pas ?
'''Gérard''' : Non, mais si.
'''Olivier''' : Non. Je vais me faire virer. Après, je vais être obligé de revendre les...
'''Gérard''' : Alors, essaye.
'''Franck''' : Mais tu dis ça tous les jeudis.
'''Claire''' : Gérard, il va finir, il va plus y avoir personne dans le studio. Y'aura personne au standard, tu vas tout faire.
'''Gérard''' : Vanessa.
'''Vanessa''' : Je crois que s'il est enfermé, il peut pas se la faire, non ?
'''Gérard''' : Non, mais si, si on est enfermé avec une belle fille.
'''Olivier''' : Pourquoi ?
'''Gérard''' : Vanessa, tu te réveilles ou tu dégages !
'''Vanessa''' : Putain, je peux pas parler, t'as vu le bordel.
'''GIlbert''' : Donc, moi, j'aimerais répondre, c'est Gilbert. Moi, je pense qu'une belle fille, je pourrais me la faire, surtout si je l'attache et je la frappe avant.
''[Rires féminins à l'écoute de cette réponse]''
'''Gérard''' ''[indigné]'' : De quoi ? Attends, attends, j'ai mal entendu, j'ai cru mal entendre quelque chose.
'''Gilbert''' : Moi, si je suis dans une pièce avec une jolie fille, je pourrais me la faire, surtout si je la frappe et je l'assomme avant.
'''Olivier''' : Et tu tues son chien, c'est normal.
'''Nina''' : Il lui manque une case.
'''Gérard''' : Gilbert, Gilbert. Attendez, attendez, attendez. Parce que là, Gilbert, je vais te dire une chose. Tu crois, tu crois que t'es sûr de trouver quelqu'un si tu t'amuses à lui dire ça d'entrée, à la nana ?
''[Olivier répète, avec enthousiasme et soutien, Tu crois, tu crois... ]''
'''Gérard''' : Tu arrêtes de me couper la parole.
'''Olivier''' : Je fais les débats. Tu crois, tu crois, franchement, que si tu t'amuses à lui dire ça, tu crois, tu crois, tu crois que...
'''Manu''' : Non, mais là, je pense que c'est pas possible.
'''Franck''' : Dans la mesure où c'est pas applicable...
'''Gilbert''' : Mais oui, je crois, et si elle parle, je lui casse la mâchoire en deux.
'''Gérard''' : Gilbert, tu dégages, bonne nuit.
'''Gilbert''' : Mais non, mais attends, j'ai le droit de dire ce que je fais. ''Crie cresecndo'' : On est dans un pays libre !
'''Olivier''' : Tu dégages, non, arrête, tais-toi, tais-toi. Tu dégages.
''[Les auditeurs chantent, sans musique, l'air de la fanfare de cirque]''
'''Gérard''' ''[menaçant]'' : Tu permets ta gueule un peu, Olivier, maintenant. D'accord ?
'''Gilbert''' : Tu crois, Olivier, tu crois que tu vas continuer comme ça ?
'''Olivier''' : Je tiens à dire que Gérard a failli me frapper, parce que s'il me frappe, là, j'arrête tout. Ouais, ben, dans ce cas-là, tu as...
'''Gilbert''' : Lance un dernier atum vas-y.
'''Olivier''' : Jusqu'à une date ultérieure. Je tiens à signaler...
'''Gérard''' : Bon, Olivier, tu t'écrases, s'il te plaît, maintenant.
'''Olivier''' : C'est mon débat.
'''Gérard''' : Non, c'est pas ton débat, tu vas la fermer, ou sinon, c'est moi qui dégage. Je l'ai fait une fois à 2h du matin.
'''Franck''' : Ça s'appelle le débat de Gérard, je te rappelle, Olivier.
'''Gérard''' : Alors, fais gaffe à ce que tu fais, maintenant.
'''Olivier''' : Bon, je m'écrase, je dis plus rien.
'''Nina''' : Non, c'est bon, embrassez-vous, allez, faites la paix.
'''Olivier''' : Je peux aller l'embrasser ?
'''Nina''' : Allez, embrassez-vous, Gérard, faites la paix.
'''Olivier''' : Oui, je vais l'embrasser.
'''Franck''' : Une poignée de main, une poignée de main.
''[Olivier fait mine de se lever pour aller vers Gérard, celui-ci se met en position défensive]''
'''Gérard''' : Essaye.
''[Le studio encourage la scène, Olivier se lève et va vers Gérard, qui se met en garde, tout le monde se rasseoit]''
'''Gérard''' : Donc, Gilbert. Tu crois, tu crois qu'en levant la main sur une nana...
'''Gilbert''' : Mais je plaisante Gégé, je plaisante.
'''Claire''' : T'as pas d'humour !
'''Gérard''' : Non, mais attends. Attends, moi, je vais te dire tout de suite, en levant la main sur une nana, c'est que t'as pas de cœur. Donc, Will, pour toi.
'''Gilbert''' : Les filles, je vous aime !
'''Will''' : Oui, je vous aime. Pour moi, en général, si on t'enferme avec une gonzesse dans le noir, à mon avis, tu penses plutôt à t'échapper plutôt qu'à faire l'amour avec elle.
'''Gérard''' : Non, pourquoi ? Non, mais pourquoi, Will ?
'''Wille''' : Je sais pas, tu dis pendant ta question, si on vous enferme.
'''Gérard''' ''[sérieux]'' : Si on est enfermé.
'''Will''' : Si on est enfermé, mais je veux dire, ça dépend si on a été enfermé ou si on a voulu s'enfermer. Parce que si on a voulu s'enfermer, oui, je pense que les deux personnes sont consentantes dès le départ.
'''Clémentine''' : C'est vrai, peut-être que la fille est dangereuse, on n'en sait rien.
'''Gérard''' : Ah ouais, si c'est la fille, c'est vraiment sur le mec.
'''Nina''' : Gérard, c'est tout un roman policier, cette situation, c'est...
'''Will''' : C'est du Cocteau, hein.
'''Nina''' : Ouais, voilà, c'est un roman policier, tout ça. La fille, je sais pas, elle kidnappe le mec, elle l'enferme dans le noir. Un peu de femme fatale, tu vois, le style...
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, attends. Attendez, mais pourquoi... Femme fatale, moi, je vois pas du tout... Bon, Olivier, s'il te plaît, tout de suite...
'''Gilbert''' : Moi je crois Gérard, que tu es un croisement entre Patricia Highsmith et une pute.
'''Claire''' : Et toi, Gérard, si un jour tu te retrouvais enfermé dans un ascenseur, par exemple, avec une belle, tu crois que tu te la ferais ?
'''Gérard''' : Ça dépend s'il y a personne, oui, s'il y a du monde, non.
'''Will''' : Gérard, c'est Will, on en revient à ce que tu disais tout à l'heure, si tu te retrouves coincé dans un ascenseur, en général, tu veux sortir.
'''Claire''' : Avec une belle.
'''Clémentine''' : Ouais, c'est un peu Walt Disney, la belle et le clochard dans l'ascenseur.
'''Nina''' : J'ai une question à te poser. Gérard, il y a une femme fatale, tu vois, grosse poitrine, blonde, pulpeuse ''[une auditrice dit Christine en pensant sarcastiquement à cette description]'', tout ça, qui te ligote les mains et tout, et qu'est-ce qu'il se passe ? Qu'est-ce que tu vas faire ? Quelle est ta réaction ? Tu vas te le faire, tu vas être content, qu'est-ce que tu fais ?
'''Gérard''' : Déjà, je ne me laisserai pas ligoter.
'''Gilbert''' : Comment il va boire après ?
'''Nina''' : Non, mais elle te baillonne, elle te ligote. Et elle te dit que si tu veux qu'elle te détache, il faudra passer à l'action, quoi. Alors, qu'est-ce que tu fais ?
'''Gérard''' : Déjà, je ne me laisserai pas ligoter, déjà, pour commencer. Non, mais moi, je peux te dire tout de suite que je ne me laisserai pas ligoter d'entrée, donc, automatiquement, je ne pourrai pas me la faire.
'''Nina''' : Non, mais elle te détache seulement si tu acceptes de passer à l'action.
'''Gérard''' : Ben, c'est à elle de décider, c'est pas à moi.
'''Gilbert''' : Et mieux, mieux, si nous, nous deux, Gérard, on se trouvait dans un carton sous un pont, est-ce que tu me violerais ?
'''Gérard''' : Bon, qui c'est qu'il vient de dire ça ?
'''Olivier''' : Non, mais c'est intéressant. Il faudrait demander l'avis de Sandy, non, pas de Sandy, de...de Ana ?
'''Claire''' : Ana, c'est qui ?
'''Olivier''' ''[ne voulant pas se faire griller par Gérard parce qu'il a cité Sandy]'' : Je sais pas !
'''Gilbert''' : Alors lui, il est complètement chtarbé !
'''Nina''' : Si tu te retrouves avec un mec, qu'est-ce que tu fais ? Il te ligotte, il te baillonne et tout ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, j'ai déjà dit que tout à l'heure, j'avais pas encore viré ma cutie, donc, je serai...
'''Olivier et Manu''' : Non, ta goupille.
'''Gérard''' : Bon, je dis ce que je veux, d'accord ? ''[La fanfare de cirque reprend].'' Tu fais chier avec ta merde toi !
'''Manu ''' : Un mot de vocabulaire de plus, ça fait jamais mal.
'''Gérard''' : Putain c'est complètement connard toi ! Alors là, la question, ça va plaire à toutes les nanas, même aux deux abrutis de service.
'''Olivier''' : Non, non, mais toi, t'as pas répondu, Gérard, je pense à la...
'''Gérard''' : Mais moi, j'ai dit que de toute manière, le jour où je me ferais enfermer par quelqu'un...
'''Olivier''' : Ça serait un rêve. Ça serait un rêve. En attendant, sur le 3615 Fun Radio, il y a Savannah qui laisse un message. « Ma main s'enfouit au plus profond de moi. »
'''Gérard''' : Mais, depuis tout à l'heure, on te demande de prendre son numéro de téléphone, vous ne le prenez pas.
'''Olivier''' : « Et ma main se mouille de plus en plus. »
'''Gérard''' : Non, mais toi, Olivier, quand on te demande quelque chose, ça devient dur pour toi.
'''Olivier''' : »Un fluide, s'écoule de plus en plus. »
'''Gérard''' : À quoi que ça sert que tu viennes faire l'appro le jeudi ?
'''Nina''' : Gégé ? Si tu te fais enfermer par Fesse de Babouin, qu'est-ce que tu ferais ?
'''Gérard''' : Bon, alors, Nina, tu la vires direct.
'''Olivier''' ''[abasourdi]'' : Nina, non, tu dégages une fille ?
'''Gérard''' : Allez, au revoir, Nina. [''Fanfare de cirque à nouveau].''
'''Clémentine''' : À tout à l'heure.
'''Claire''' : Tu seras qui, après ?
'''Gérard''' : Nina, bonne nuit. C'est pas la peine de rappeler, tu passeras pas, là, ce coup-là. ''[Des auditrices tentent de lancer une parodie des chiffres et des lettres, Olivier ne suit pas].'' Donc, faut-il être beau pour faire l'amour ?
'''Clémentine et Claire''' : Heureusement que non, hein.
'''Gérard''' : Alors, qui, non ? Mais répondez, mais donnez-vous non, merde. Ça commence à bien faire, là.
'''Olivier''' : Laisse-les parler un peu, aussi, Gérard.
'''Gérard''' : Ouais, mais je leur pose la question qu'ils répondent.
'''Olivier''' : Alors, c'est quoi, la question ?
'''Gérard''' : Faut-il être beau pour faire l'amour ?
'''Claire''' : Mais non, je dis heureusement que non, c'est Claire.
'''Max''' ''[mécontent envers gérard qui se distrait]'' : Oh !
'''Olivier''' : Pourquoi ?
'''Claire''' : Moi, je vais dire un proverbe. Heureusement que Dieu a inventé l'alcool, c'est pour permettre aux moches de pouvoir faire l'amour.
'''Gérard''' : Alors, qui c'est qui vient me dire ça ?
'''Claire ''' : C'est Claire.
'''Gérard''' : Et pourquoi tout de suite l'alcool ?
'''Claire''' : C'est un proverbe, Gérard. Oui, non, mais c'était pas du tout pour toi.
'''Will''' : À noter que Gérard prend vite la mouche.
'''Claire''' : Non mais cela n'était pas du tout pour toi.
'''Gilbert''' : Hé, Gérard, t'as déjà goûté à la liqueur de chêne ?
'''Will''' : T'as qu'à me sucer le gland !
'''Gérard''' : Bon alors Gilbert, dehors !
'''Gilbert''' : C'est pas moi qui ai dit la chute.
'''Clémentine''' : Belle coordination, hein.
'''Gérard''' : Non, mais je sens que... Ou Will ou Gilbert, vous allez dégager. ''[Conciliation où Gilbert et Will s'accusent de mettre le désordre pour faire éliminer l'autre].'' Non, mais Gilbert, tu vas pas foutre ton bordel longtemps, je te le dis tout de suite.
'''Gilbert''' : Ah, non, mais je suis sage, je suis sage.
'''Gérard''' : Donc, maintenant, vous allez... Vous répondez. Alors, si vous voulez pas répondre, vous dégagez. Non, mais vous vous réveillez ou quoi ? ''[Les auditeurs réagissent vigoureusement pour dire qu'ils sont là. Gérard s'adresse à Manu, quittant son micro]'' : Ils dorment ou quoi, là, ce soir ?
'''Manu''' : Mais non, il dorme pas.
'''Olivier''' : Non, mais attends, attends, Gérard. Laisse-le parler un peu, au moins.
'''Will''' : Will, Will, je réponds.
'''Gilbert''' : Vas-y, Will.
'''Will''' : Je peux y aller, Gérard ?
'''Gérard''' : Ouais. Gilbert, tu t'écrasses, c'est pas toi qui...
'''Olivier''' : Vas-y, Gérard, laisse-le parler un peu, Will. Vas-y, Will.
'''Will''' : Bon, alors, Will, il dit que, heureusement que non, on n'a pas besoin d'être beau pour faire l'amour. On peut être moche aussi, parce que le pouvoir sexuel est quelque chose que Dieu a donné à tout le monde et... Et les beaux n'ont pas le droit de le monopoliser. Voilà.
'''Claire''' : De toute façon, tu sais ce qu'on dit, c'est pas les beaux qui baisent le mieux.
'''Gérard''' : Et qui c'est qui dit ça, qui réagit comme ça ?
'''Claire''' : C'est Claire.
'''Olivier''' : Oui, c'est clair.
'''Gérard''' : Eh, Clémentine, tu te révailles, s'il te plaît ?
'''Clémentine''' : Ben oui, ce que je voulais dire, c'est que l'amour est aveugle, donc de toute façon, être beau ou laid, ça n'a aucune importance.
'''Claire''' : Sa canne est blanche.
'''Gérard''' : Non, mais là, je vois...
'''Olivier''' : Ben, il voit pas le rapport.
'''Gilbert''' : Et quand l'amour traverse, je l'écrase.
'''Gilbert''' : C'est une image.
'''Gérard''' : N'importe quoi. Bon, Vanessa ?
'''Vanessa''' : Ouais, mais je voulais dire que tout le monde avait le droit de baiser, quoi. Et pas que les beaux, que les maigres, que les gros, et etc., quoi.
'''Will''' : Un trou est un trou, la bite n'a pas d'œil.<ref name="renvoi1"></ref>
'''Gérard''' : T'te manière... Comme... Comme disait Claire ou Clémentine, je sais pas... Donc, l'amour rend aveugle.
'''Clémentine''' : De toute façon, dans le noir, on est tous beaux.
'''Gérard''' : Ça, pas évident, hein. Il y en a qui préfèrent avec la lumière, il y en a d'autres sans lumière.
'''Olivier''' : Il y a Sandy, il y a Sandy sur Minitel, qui dit : « Heureusement qu'il ne faut pas être beau pour faire l'amour, sinon, Gérard, tu serais encore puceau. »
'''Gilbert''' : Quelle conne !
'''Claire''' : C'est dégueulasse ce qu'elle te fait là.
'''Gérard''' : Alors, je vais te dire une chose, que celle-là, qui s'amuse à prendre ce pseudo-là... T'es priée.
'''Claire''' : Non, c'est Sandy, elle prendrais pas ce pseudo.
'''Olivier''' : Gégé, pour un smarties, moi, je te suce.
'''Gérard''' : J'en ai rien, je m'en fous.
'''Olivier''' : Toujours la même.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, ben, qu'elle laisse son numéro, je vais savoir tout de suite si c'est elle. Et qu'elle s'amuse pas à prendre des surnoms comme ça, parce que ça va chier pour son matricule.
'''Olivier''' : Et on demande si Sandy est aveugle.
'''Gérard''' : Ah ben là, je répondrai pas du tout à cette question-là.
'''Claire''' : Non, elle est morte.
'''Will''' : À quel âge t'as eu ton premier amour ?
'''Gérard''' : À 13 ans.
''[Autant Olivier que les auditeurs félicitent tout en se moquant gentiment du pouvoir de séduction de Gérard].''
'''Olivier''' : C'était dans un bois, à côté de la radio.
'''Will''' : Gérard, dit Francky Vincent, le tombeur !
'''Gérard''' : Donc, je voulais vous poser une question à tous. Donc, parmi vous, et parmi les deux mecs et les trois filles qui nous restent, est-ce que vous avez déjà fait... Est-ce que certaines ont déjà fait l'amour dans le noir ou la lumière allumée ?
'''Olivier''' : Attends, attends, la question, c'est est-ce que certains ou certaines ont déjà fait l'amour dans le noir ou la lumière allumée ? Si vous n'avez pas fait l'amour ni dans le noir ni avec la lumière allumée, vous ne l'avez pas fait du tout !
'''Manu ''' : Olivier, s'il te plaît, 30 secondes ! On accueille Jeanne !
'''Will''' : Oui, Gérard, c'est Will ! Oui, moi, j'ai déjà fait l'amour dans le noir et tout allumé. En fait, j'ai fait l'amour dans tous les jeux de lumière possibles, inimaginables, que ce soit dans le noir ou super bien éclairé. Et je dois dire que les sensations, quoi, c'est les mêmes, quoi. C'est pas l'éclairage...
'''Olivier''' : Je suis pas d'accord.
'''Gérard''' ''[agacé et bougon]'' : Attends, Olivier, s'il te plaît !
'''Will''' : Non, moi, je veux dire, c'est pas l'éclairage qui te fera avoir plus de plaisir ou autre chose, c'est vraiment le fait de partager quelque chose de bien apprécié avec une femme. Pour moi, c'est ça.
'''GIlbert''' : Moi, je préfère faire dans le noir parce que quand j'allume la lumière...
'''Gérard''' : Non, non, non, c'est pas chacun leur tour !
'''Olivier''' : Tu les laisses parler un peu, Gérard ! Mais c'est un débat ! Laisse-les parler un peu !
'''Gérard''' : C'est pour ça que je les laisse parler, mais laisse-les réagir au lieu de leur couper la parole !
'''Jeanne ''' : Mais Gégé, vas-y, dis chacun son nom, quoi !
'''Gilbert''' : Donc, c'est Gilbert, je peux répondre ?
'''Olivier''' : Donc Gilbert.
'''Gérard''' : Olivier, tu t'écrases, s'il te plaît, c'est moi qui mène le débat, c'est pas toi !
'''Olivier''' : D'accord, Monsieur Gérard.
'''Gilbert''' : Moi, je préfère faire l'amour dans le noir qu'allumer parce que quand la lumière est allumée, je te vois faire des grimaces.
'''Gérard''' : Non, mais attends, là, Gilbert ! Je crois que t'as pas du tout compris la question !
'''Gilbert''' : Mais si, tout à fait, oui, je t'encule, c'est ça le message !
'''Gérard''' : Ben alors Gilbert, tu dégages !
'''Gilbert''' : Je te prends les fesses, c'est ça le message.
'''Will''' : Bon, allez-moi, je raccroche, au revoir, vous m'énervez, là !
'''Gilbert''' : Moi aussi, allez, j'en ai marre !
'''Claire''' : Moi aussi. ''[Une série de sonneries de combinés raccrochées se fait entendre]''.
'''Gérard''' : Tu coupes euh...
'''Olivier''' : ...tout le monde là.
'''Gérard''' : Donc, il ne reste plus que qui, alors, Vanessa ?
'''Vanessa''' : Ouais, je suis là !
'''Gérard''' : Donc, Clémentine ?
'''Clémentine''' : Ouais !
'''Gérard''' : Jeanne ?
'''Jeanne''' : Ouais, je suis là !
'''Gérard''' : Et Claire ?
'''Manu''' : Elle a raccroché, je crois !
'''Gérard''' : Elle a raccroché, ben c'est bien comme ça ! Je sens que ça va être vite fait, moi ! Je crois qu'à deux heures et demie, ça va être bâclé !
'''Manu''' : Ah ben là, il n'y a plus personne !
'''Gérard''' : Si, il reste Vanessa, Clémentine et Jeanne !
'''Manu''' : Non, non, mais non ! Ils ont tous raccroché !
'''Gérard''' : Bon, ben alors, c'est terminé, je rentre !
'''Olivier''' : Bon, voilà ! Donc, c'est Fun Radio, vous allez pouvoir retrouver les nuits sans pub ! Avec Barth ! Gérard s'en va ! C'était la dernière, Gérard ? Non, parce que ça s'est mal passé, là ! C'est fini !
'''Manu''' : C'est mort, c'est enterré.
'''Gérard''' ''[en colère]'' : Non mais toi, tu n'arrêtes pas de faire tes conneries avec une musique ! Donc, moi, c'est terminé ! Bon, ben voilà, c'est fini ! ''[Fanfare de cirque, Max rentre dans le studio].''
'''Gérard''' ''[prenant Max à témoin pendant la musique]'' : Alors, voilà ! Voilà, tu vois ! Non mais ça l'amuse. Non, mais ça l'amuse ! Donc, moi, je rentre chez moi et c'est tout ! Je l'ai déjà fait une fois, mais là, je le refais encore une autre fois ! Oui, tant pis pour vous ! Salut !
''[Gérard se détourne du micro et range ses affaires. Max le regarde, il regarde méchamment Manu].''
'''Manu''' : J'ai rien fait, ce soir, Gérard !
'''Max''' ''[sévère]'' : Non mais c'est pas ça, tu vas pas jusqu'au bout, tu ne vas pas jusqu'au bout ! C'est un métier !
'''Gérard''' ''[revenant au micro]'' : Mais attends, ouais !
'''Olivier''' : Ils ont tous raccroché ! Je les laisse réagir et tous !
'''Manu''' : Je suis en train de les rappeler, là !
'''Gérard''' : Personne ne réagit ! Lui, il ne s'arrête pas ! Lui, il ne s'arrête pas avec sa musique ! Il coupe la parole à tout le monde, il s'amuse !
'''Olivier''' : Je n'ai rien fait !
'''Gérard''' : Alors, ce n'est pas la peine ! Si tu veux faire de la pro merdique, tu restes chez toi ! Tu ne viens pas me faire chier ! ''[Max l'encourage, par un ouais d'ovation].'' C'est tout ! Alors, maintenant, tu trouves un disque ! En attendant que tout le monde...
'''Manu''' : Je suis en train de les rappeler ! Ça y est, ça y est, j'ai le dernier ! Donc, alors, attention !
'''Olivier''' : On accueille Kaliméro.
'''Manu ''' : Donc on accueille Clémentine, Jeanne ! Claire ! Noël ! Gilbert ! Et Vanessa !
'''Gérard''' : Non, non, Gilbert ! Gilbert m'a traité d'enculé !
'''Gilbert''' : Non, non, ce n'est pas moi ! Ce n'est pas moi !
'''Manu''' : Mais non, c'était Will ! C'était Will ! J'ai viré Will !
'''Gérard''' : Tu me remarques tous les noms !
'''Manu''' : Ok, c'est les mêmes ! Sauf Noël qui a remplacé Will !
'''Jeanne''' : Bon, vas-y, allez, pose la question !
'''Gérard''' : Bon, alors, je vous ai posé la question ! Donc, qui c'est qu'on récupère ? Claire, Jeanne, Clémentine ! Noël, Gilbert et Vanessa ! Donc alors... La question était... Est-ce que vous préférez faire l'amour avec la lumière allumée ou pas ? Voilà la question ! Donc... Maintenant, vous pouvez tous réagir, mais sans bordel ! En donnant vos noms ! Oui, Claire !
'''Claire''' : Ben, les deux, c'est bien ! Mais quand tu peux regarder ton partenaire dans les yeux... Enfin, bon, ça ne se décrit pas, quoi ! Ça se ressent, mais c'est quelque chose de très fort qui passe, quoi !
'''Gérard''' : Mais, pour toi, donc, tu préfères faire...
'''Claire''' : Non, non, les deux ! J'aime bien dans le noir aussi, quoi ! Tu fais ton truc à toi, quoi !
'''Gérard''' : Mmmh mmh ! Vanessa !
'''Vanessa ''' : Je préfère dans le noir parce qu'en fait, ça fait plus fantasmé, en fait, on imagine plus, donc je trouve que c'est mieux.
'''Clémentine''' : Moi, j'aime bien une lumière tamisée, tu vois, un peu orange, ou le coin du feu, comme ça, on est dix fois plus beaux, quoi !
''[Olivier explose de rire, Gérard le regarde et n'écoute plus les auditrices].''
'''Manu''' : Fais-moi partagé, ça a l'air marrant !
'''Olivier''' : Non, c'est parce qu'il y a un message de Sandy_salope, c'est marqué, qui donne le téléphone de Gérard ?
'''Gérard''' ''[s'avançant vers l'écran, rageur]'' : Tu peux le faire voir, s'il te plaît ?
'''Olivier''' : Ah, ben, bien sûr, attends ! ''[Il tourne l'écran vers Gérard].''
'''Clémentine''' : Tu peux le dire ?
'''Gérard''' : Non, non, non, non !
'''Manu''' : Donc, Olivier est en train de me monter le Minitel à Gérard...
'''Gérard''' : D'accord, c'est bien, ça !
'''Manu''' : Ça lui a pas fait plaisir, je crois !
'''Olivier''' : Voilà, comme quoi je mens pas, Gérard, hein, parce que tu avais l'air de pas me croire !
'''Gérard''' : Elle a intérêt de faire gaffe à son matricule celle-là, là, parce que c'est pas la mienne !
'''Gilbert''' : Donc, je peux répondre, c'est Gilbert ?
'''Gérard''' : Ouais, vas-y !
'''Gilbert''' : Donc, moi, je fais l'amour la lumière allumée, parce que moi, j'ai tendance à cracher pour lubrifier ma copine ! Donc, l'autre fois, je crachais, j'avais des molars plein les murs, dans le noir, donc maintenant, je fais ça, la lumière allumée !
'''Claire''' : Mais il faut pas cracher à distance, il faut cracher tout près !
'''Gilbert''' : Bah ouais, mais même, même, j'ai des mollars terrible.
'''Gérard''' : Non, mais donnez vos noms quand vous voulez réagir ! Non, mais, Gilbert ! Je pense que, là, ce que tu dis de cracher comme ça, je vais te dire une chose, c'est vraiment... C'est dégoûtant !
'''Gilbert''' : Non, mais c'est une technique indienne, si tu veux !
'''Gérard''' : Ouais, bah peut-être, mais c'est un peu dégueulasse !
'''Gilbert''' : Ouais, c'est dégueulasse, mais bon...
'''Vanessa''' : Je plains ta copine !
'''Gilbert''' : Pourtant, elle jouit !
'''Claire''' : Ça s'appelle le baiser du dragon !
'''Gérard''' : Hé, Gilbert, réveille-toi quand on dit quelque chose ! Jeanne !
'''Jeanne''' : Oui ! Bah, écoute, Gégé, moi, je suis pucelle, hein, donc je sais pas quoi dire, mais j'aimerais bien qu'il y ait beaucoup de lumière ! Qu'il y ait une lumière aveuglante !
'''Gérard''' : Et qui c'est qui disait, là, avec une lumière tamisée, style... ?
'''Clémentine''' : Clémentine ! Je disais que c'était plus joli, tu vois, ou au coin du feu, ou... Tu vois, des lumières un peu oranges et tout, chaleureuses... Bah, je sais pas, je trouve ça joli !
'''Gérard''' : Ouais, genre... Comment qu'on peut dire ça, déjà ? Des jeux de lumière un peu de toutes les couleurs, là ? ''[Gilbert imite un DJ en boîte de nuit. Rire des autres].'' Non, mais il y a un truc que je disais, donc... Je réponds à Clémentine, quand même, à ta question... Donc, je pense que ton truc, là, bon, avec différentes couleurs...
'''Clémentine''' : Non, mais non, moi, c'était une seule couleur, hein ! C'était juste une lampe orange, où, tu vois, qui fasse une jolie lumière, tu vois ! Mais pas forcément toutes les couleurs, on n'est pas en boîte, non plus !
'''Gérard''' : Ouais, mais admettons que, sur une musique aussi, tu peux...
'''Clémentine''' : Ah ouais, ouais, ouais, un peu de musique, de l'encens... La totale, quoi !
'''Gérard ''' : Et Noël ?
'''Noël''' : Bah, moi, je partage un peu l'avis de tout le monde, hein ! J'imagine que faire l'amour, soit de couleur ou en noir et blanc, ça peut être intéressant ! On a essayé le noir et blanc, bon, on a vu qu'aujourd'hui, avec les techniques modernes, on pouvait atteindre des effets spéciaux, etc... J'imagine que c'est intéressant ! ''[Accord des auditrices]''. On peut atteindre des couleurs de l'infini, ces choses-là, plus de la musique, bon, bah, après, on fait un scénario, et puis on s'éclate, et puis voilà ! On est à plusieurs à faire l'amour, on partage différentes choses, de son et de lumière, c'est... C'est... Non ?
'''Gérard''' : D'accord !
'''Noël''' : Non, mais je sais pas, tu me dis oui, d'accord !
'''Gérard''' : Non, mais, moi, maintenant, je vais quand même vous répondre ! Moi, personnellement, je préfère faire l'amour lumière éteinte ! ''[Cris provocateurs dans le studio]''. Même pas...
'''Noël''' : Excuse-moi, mais je trouve ça un peu frustrant...
'''Gérard''' : Comment ça ?
'''Noël''' : Bah, écoute, j'imagine que, dans le noir, il n'y a aucune liberté, quoi, tu réduis tout !
'''Vanessa''' : Mais non, pas du tout, au contraire, ça dérange ton imagination !
'''Noël''' : Oui, mais comme Gérard, il a... Enfin, vous voyez ce que je veux dire, quoi, le niveau imagination, c'est pas ça ! J'imagine Christine sans jeu de lumière, sans rien, avec toi, dans le noir, ça devait être...
'''Phildar''' ''[hurlant du fond du studio]'' : On parle pas de Christine !
'''Gérard''' : Attendez, attendez, attendez ! Noël ! C'est toi qui viens de parler de Christine ?
'''Noël''' : Bah, tout à fait !
'''Gérard''' : Eh bah, alors, bonne Noël, au revoir à toi ! Allez, hop ! Noël dehors ! Allez, hop ! Voilà, merci !
'''Gilbert''' : Allez hop !
'''Jeanne''' : Gégé ? C'est Jeanne ! Ouais, je voulais te dire, tu sais, c'est... Bon, je voulais te donner une petite info, là... Il paraît qu'il y a Christine qui a contacté un éditeur pour... Pour écrire un bouquin sur toi !
'''Gérard''' : Alors, Jeanne... Je te préviens une chose... Ou tu te calmes, avec ce nom-là, ou sinon, tu gerbes aussi !
'''Gilbert''' : En plus, Jeanne, elle a la voix de Nina, c'est la même ! On me la fait pas à moi !
'''Gérard''' : Ouais, j'ai l'impression, hein, que Jeanne et Nina, c'est la même !
'''Manu''' : C'est pas possible, elles sont sur deux lignes différentes !
'''Gérard''' : Non, non, parce que Nina, on l'a plus ! Et ça a été remplacé par Jeanne, et c'est bizarre ! Elle a dit qu'elle allait rappeler pour se faire passer sous un autre nom ! Alors, on me le fait pas à moi !
'''Manu''' : Mais c'est pas le bon numéro !
'''Gilbert''' : Gérard, il est pas né de la dernière pluie !
'''Gérard''' : Il faut pas prendre les gens pour des canards sauvages ! ''[Olivier imite un canard version Donald Duck]''. Comment ? Qui c'est qui vient de dire que c'était con ?
'''Claire''' : Gérard, c'est absolument que tu utilises tes cotons-tiges pour tes oreilles, quoi !
'''Gérard''' : Qui c'est ?
'''Claire''' : C'est Claire ! Je te dis que t'étais pas si con !
'''Phildar''' : Limpide.
'''Manu''' : Comme de l'eau de roche.
'''Gilbert''' : Donc toi, Gérard, tu fais l'amour dans le noir ?
''[Phildar explose de rire, bruyamment bien que loin des micros, Manu surenréchérit].''
'''Gérard''' : Ben ouais, pourquoi ?
'''Manu''' : Et toi, connard de Phildar, vas-y !
'''Phildar''' : Moi, je fais l'amour avec Manu donc bon...
'''Manu''' : Dans la baignoire, tout nu, dans la lumière, avec des flambeaux, dans des boîtes, par exemple !
'''Phildar''' : Avec des photos de Christine, ça m'excite !
'''Manu''' : Grave, grave, grave ! On accueille K2R ''[faisant la liaison avec un Z à la fin du 2]'' !
'''K2R''' : Non K2R. Eh, Gérard ! Là, tu m'entends ?
'''Gérard''' : Eh, je te préviens, il ne faut pas que les mecs, ils s'amusent à rappeler !
'''Manu''' : Je te préviens que ce n'est pas moi qui l'ai sélectionné, alors tu ne t'adresses pas à moi, Gérard !
'''Gérard''' : Ouais, non, non, mais moi, je te le dis tout de suite, ce n'est pas la peine qu'ils essaient !
'''K2R''' : Ouais, c'est K2R, ouais, tout à fait ! Je ne sais pas qui c'est qui a dit ça, Manu, t'es vraiment un branleur ! Je tiens à le dire, déjà, d'une, je ne sais pas si on m'entend bien, j'espère...
'''Manu''' : OK, au revoir.
'''Vanessa''' : D'accord, c'est direct !
'''Phildar''' ''[outré]'' : Regarde ce qu'il fait !
'''Manu''' : Attends, il m'a insulté, hein !
'''Gilbert''' : Ouais, Manu, je t'aime, moi ! Je t'adore !
'''Gérard''' : Voilà, c'est bon ! Alors, que pensez-vous de... Alors, maintenant, la question, il est... Deux heures douze !
'''Olivier''' : Oh, dis donc, le temps avance !
'''Gilbert''' : Gérard, sur le fait que tu fais l'amour dans le noir, moi, je voulais dire que ça m'arrange, parce que pendant que tu mets des coups de quéquette dans la couette, moi, je fertilise ta copine !
'''Gérard''' : Alors, Gilbert, bonne nuit à toi !
'''Gilbert''' : Non, c'est K2R, c'est K2R !
'''Gérard''' : K2R, je crois qu'on t'avait viré !
'''Phildar''' : Non il est zappé, K2R.
'''Gérard''' : Non, c'est lui que je viens d'avoir !
'''Gilbert''' : Voilà, allez, bonne nuit, K2R, bonne nuit !
'''Clémentine ''' : Mais comment tu fais pour mettre ta capote dans le noir, Gérard ?<ref name="hist3"></ref>
'''Gérard''' [''gêné]'' : Ah bah, ça, manière...
'''Claire''' : Il met un sac plastique !
'''Clémentine''' : Dans un cellophane.
'''Gérard''' : Même pas, tu vois ! Non, même pas !
'''Clémentine''' : La lumière du radioréveil, c'est peut-être pas assez, hein ?
'''Gérard''' : Non, mais même sans avoir l'heure sur le cadran, je vois pas le rapport !
'''Jeanne''' : Il y a pas de rapport, là !
'''GIlbert''' : Il a une capote en forme de réveil !
'''Clémentine''' : Dans le noir, la seule lumière, c'est le radioréveil !<ref name="hist4"></ref>
'''Claire''' : Bah oui !
'''Gérard''' : Même en ayant une lumière rouge, ça gêne pas, hein ?
'''Clémentine''' : Ouais, mais comment est-ce que tu fais pour mettre ta capote dans le noir ?
'''Gérard''' : Bah, de toute manière, tu la mets avant, déjà, pour commencer.
'''Clémentine''' : Ah ouais, ouais, tu la mets avant !
'''Manu''' : Tu la mets le matin en sortant de ta douche tu la gardes jusqu'au soir.
'''Clémentine''' : Et après, tu te lèves et tu vas éteindre.
'''Gérard''' : Voilà. Non, comme j'ai la lumière à côté de ma main, donc, moi, ça me suffit.
'''Clémentine''' : Ah ouais, et tout ce qui se passe avant, donc, c'est pas dans le noir, en fait. Les préliminaires, c'est allumé.
'''Gérard''' : Ah bah non, les préliminaires, on les fait en même temps, hein !
'''Olivier''' : Ouais, il y a un message de Sandy sur Minitel qui dit d'ailleurs qu'elle est obligée d'éteindre la lumière après les préliminaires pour pouvoir finir, sinon, elle n'y arriverait jamais. ''[Rires des auditrices]''.
'''Gérard''' : Non, mais alors, elle, elle va éviter de prendre le nom de ma copine parce que ça commence à me brouter, surtout en balançant mon numéro de portable comme elle a fait.
''[Fanfare de cirque]''
Non, Olivier, si tu veux, t'arrêtes avec cette musique. Donc, on va passer à la neuvième question. Que pensez-vous des top modèles à la radio ?
'''Gilbert''' : Y'en a pas, y'en a pas.
'''Gérard''' : Ah bah si, y'en a sur certaines radios, je suis désolé.
'''Gilbert''' : Ah bon ? Des noms, des noms.
'''Gérard''' : Ah non, mais je donnerai pas de nom de radio, je vous pose la question.
'''Jeanne''' : Ah, mais c'est vrai qu'à Fun, y a un top modèle. C'est toi Gégé.
'''Gérard''' : Et qui c'est qui dit ça ? ''silence''. Non, mais je pense qu'on va mettre un disque et vous allez réfléchir.
'''Olivier''' : Ouais, on va mettre un disque, mais vas-y, tu vas y réfléchir maintenant. Ta question, c'est quoi la question déjà ?
'''Gérard''' : C'est que pensez-vous des top modèles à la radio ?
'''Olivier''' : À la radio, quand on les voit à la radio. Compliqué, ça.
'''Manu''' : Moi, je pense que ça dépend du profil sous lequel on le voit. Droite ou gauche ?
'''Olivier''' : Qui veut répondre ?
'''Manu''' : Moi, je veux bien.
'''Olivier''' : Vas-y, vas-y.
'''Manu''' : Bah ouais, mais je disais, ça dépend de quel profil on les voit.
'''Phildar''' ''[agacé]'' : Il est nul, Manu, putain. Il est 0 au standard...
'''Olivier''' ''[murmurant]'' : Allez, tu dégages, Manu. Il est nul, Gérard.
'''Gérard''' : Toi, à la pro, c'est encore pire.
'''Olivier''' : Moi, c'est moi.
'''Manu''' : Excuse-moi Gérard, on accueille Zedboule Dragon.
'''Olivier''' : Ah, il y a Sandy qui relaisse ton numéro de portable. Elle dit appelle-moi.
'''Manu''' : Merci Oliv. On accueille Zedboule Dragon.
'''Zedboule Dragon''' ''[faisant des bruits de friture avec la gorge, ton méprisant]'' : Salut, les meufs.
'''Gérard''' : Oh tu restes poli quand même avec les nanas. Tu ne dis pas les meufs, d'accord ?
'''Zedboule Dragon''' : Salut, les zoz.
'''Gérard''' : Donc, alors, j'ai posé la question, si vous voulez répondre.
'''Zedboule Dragon''' : Pas tout de suite, on met le disque, on y va.
'''Gilbert''' : Je vais faire pipi un coup, là.
'''Gérard''' : Alors, on met le disque.
''[Musique de Boney M, Daddy cool. À la fin, silence de quelques secondes]''
'''Olivier''' : Merci. Attends, on va recommencer, peut-être.
'''Gérard''' : Bah non, ce n'est pas la peine de recommencer. Donc, vous venez d'écouter Boney M avec Daddy Cool. [''Un son de Will Smith vient de démarrer]''. Et si vous voulez continuer de nous appeler pour la libre antenne du jeudi, dans les débats, donc, vous pouvez y aller aux 0800 08 5000 et 0800 70 5000 et 3615 code FunRadio, rubrique Direct. Donc, on récupère Clémentine. Jeanne. Claire. Zedboule Dragon 2 ''[une auditrice se moque gentiment en répétant la présentation de ce dernier auditeur car Gérard l'indique en détachant bien les 3 mots].'' Gilbert . En espérant que tu vas te calmer, parce que sinon, tu vas virer vite fait, toi. Pas comme tout à l'heure. Et Vanessa, pour finir. ''[Des bruits'']. Gilbert, ça commence à bien faire.
'''Gilbert''' : Pas moi.
'''Gérard''' : Merci. Donc, que pensez-vous des top modèles à la radio ? Donc, je vous écoute.
'''Vanessa''' : Moi, j'aime bien Phildar.
'''Gérard''' : D'accord.
'''Gilbert''' : On a dit les top modèles.
'''Olivier''' : On n'a pas dit les moches.
'''Gérard''' : On n'a pas dit les animateurs.
'''Zedboule''' '''''Dragon''''' ''[en voix de tête] :'' On n'a pas dit les animatrices.
'''Claire''' : Moi, j'aime bien Manu.
'''Gérard''' : Attends, celui qui s'amuse à prendre la voix de Nana, il va dégager. Ça va aller vite, hein.
'''Zedboule Dragon''' ''[voix de tête]'' : Ouais, s'il te plaît, tu ne me parles pas comme ça.
'''Gérard''' : C'est comment ton nom ?
'''Zedboule Dragon''' ''[voix de tête]'' : Hein ?
'''Gérard''' : C'est comment ton nom ?
'''Zedboule''' '''Dragon''' ''[voix de tête]'' : C'est Vanessa.
'''Gilbert''' : Moi, celui qui me fait bander à la radio, c'est Cyril ''[Tony dit cela car Zeboule Dragon est joué par Cyril]''.
'''Jeanne''' : Bon, Gégé je réponds. C'est Jeanne.
'''Gilbert''' : Avec sa coupe courte, il m'excite.
'''Jeanne''' : Ouais, bon, moi, les top modèles... Le seul top modèle que je connais, c'est Manu.
'''Manu''' : Merci.
'''Phildar''' : Oh là là, n'importe quoi !
'''Hubert''' : Allô, tu m'entends bien, Gérard ?
'''Olivier''' : C'est le grand bordel là.
'''Gérard''' : C'est qui, là ?
'''Hubert''' : Ouais, c'est Hubert. Je me suis branché sur son tatoo. C'est un grand bordel ? Il y a du monde pour le tatoo, hein. Je peux intervenir, hein ?
'''Gérard''' : Attends, attends. Qui c'est qui parle de tatoo, là ?
'''Hubert''' : Oh, c'est Hubert.
'''Gérard''' ''[tourné vers le standard, en colère et loin du micro]'' : Mais d'où qu'il sort, celui-là ?
'''Phildar''' : Je sais pas, je sais pas !
'''Hubert''' : Qu'est-ce que c'est, ce bordel, là ?
'''Gérard''' : D'où qu'il sort, celui-là ?
'''Hubert''' : On m'a dit non, non, tu passeras pas, je peux pas passer.
'''Gérard''' : il passe sur tout le monde par le biais du Tatoo, il a dû pirater, je sais pas ce qu'il a fait.
'''Hubert''' : Attends, je suis dans la cabine, là ''[rires des auditrices]''.
'''Phildar''' : Allez, en vrai, Gérard, c'est pas grave. Vas-y, allez.
'''Hubert''' ''[en voix de tête]'' : Mais c'est quoi, ce bordel, là ?
'''Jeanne''' : C'est quelqu'un qui a piraté la ligne téléphonique.
'''Gérard''' : Alors, que pensez-vous des top modèles à la radio ?
'''Hubert''' ''[voix de tête]'' : Ça dépend si elles sont en morning ou plus tard dans la soirée...
'''Gérard''' : Ta gueule toi !
'''Gilbert''' : Ça existe pas, les top modèles à la radio.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Claire''' : C'est tous des thons, à la radio.
'''Olivier''' : Attends, attendez, laisse-le un peu répondre, là.
'''Gilbert''' : Parce que... ''[riant'']. Ah, tu veux me piéger, toi ?
'''Olivier''' : Ouais, ouais.
'''Gilbert''' : Ça existe pas à la radio, mais ça dépend des radios. Je veux dire, des radios à grande écoute, comme Fun Radio, je pense qu'il y a des top modèles [é''xultant'']. Ah, je t'ai bien niqué, là ! Ah, t'as voulu me piéger ? Ouh !
'''Gérard''' : Tu vas la fermer, ta gueule, maintenant ? ''[L'équipe dans le studio soutient la répartie de Gérard]''. Zedboule Dragon ?
'''Zedboule Dragon''' : Ouais, bah moi, j'imagine mal le doc en femme, quoi. Tu vois ? C'est ce que je veux dire, quoi. J'imagine mal faire l'amour avec lui.
'''Gérard''' : Ah, d'accord. C'est pas mal.
'''Zedboule Dragon''' : Non, mais c'est ça que je veux dire, quoi. C'est que c'est pas un top modèle, quoi.
'''Gilbert''' : C'est Cyril, ce salaud, qu'est-ce qu'il m'excite !
'''Gérard''' : Eh, reste poli, s'il vous plaît !
'''Gilbert''' : Ah, le Cyril, il tortille du cul !Ah, Cyril, tu m'excites !
'''Jeanne''' : Non, moi, c'est... Gérard ? Ouais, c'est Jeanne.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Jeanne, s'il te plaît, je voudrais bien que Vanessa, Claire et... Et Zedboule dragon qu'il termine quand même, là.
'''Vanessa''' : Bah, moi, j'ai dit que des top modèles à la radio, j'en connaissais pas, mais que Phildar était pas mal.
'''Gérard''' : Bon, bah, d'accord.
'''Zedboule Dragon''' : Mais y en a aux Etats-Unis, hein.
'''Gérard''' : Mais c'est qui qui vient de dire ça ?
'''Zedboule Dragon''' : Zedboule Dragon.
'''Gérard''' : Non, mais qui parlait de Phildar. ''[Silence]''. Oh, les nanas, là, quand je vous demande qui c'est ! Ouais, mais réveillez-vous un peu, merde !
'''Zedboule Dragon''' : Ouais, mais on n'avance pas, là, dans le débat, on parle que de Phildar.
'''Vanessa''' : T'es jaloux ?
'''Zedboule Dragon''' : Ouais.
'''Gérard''' : Bon, Gilbert, si ça te plaît pas, c'est le même prix.
'''Zedboule Dragon''': c'est pas Gilbert, c'est Hubert
'''Gérard''' : Bon, y a pas d'Hubert sur ma liste, alors tu fermes ta gueule, maintenant, et tu raccroches, OK ?
'''Jeanne''' : C'est le pirate, c'est tout.
'''Clémentine''' : Euh, bah, je pense qu'il y a pas de top modèle à la radio, parce que la radio, ça rapporte pas assez.
'''Gérard''' : Et pourquoi ?
'''Clémentine''' : Je crois que tortiller son cul sur un podium, ça rapporte vachement plus que de parler à la radio.
'''Jeanne''' : Oh, t'es pessimiste, hein.
'''Gérard''' : Ouais, mais... Claire... Clémentine. Moi, je te pose la question, pourquoi, maintenant ? ''[Ton de défi].''
'''Olivier''' ''[applaudissant]'' : Ouais, ouais.
'''Clémentine''' : Bah, parce qu'à la radio, la top modèle, on la voit pas. Alors que quand on la voit, bah, on est content. Enfin, on est content.
'''Zedboule Dragon''' : C'est vrai. Ouai, tout à fait.
'''Clémentine''' : Bah, ouais, on l'imagine, en fait.
'''Gérard''' : Non, mais rien qu'à... Rien qu'au son de la voix.
'''Zedboule Dragon''' : Non, mais rien qu'à regarder.
'''Gilbert''' ''[d'une voix en plein effort]'' : Ah, là, je suis en plein effort.
'''Gérard''' : Oh, ta gueule, toi. Vas te faire foutre.
'''Gilbert''' : J'ai démoulé un de ses cakes, un papy brossard, là.
'''Gérard''' : Donc, qui c'est qui a pas répondu ? Vanessa, t'as répondu ?
'''Claire''' : Moi, j'ai pas répondu, c'est Claire. Bah, ça dépend, en fait, si c'est de la radiophonie ou de la radiovisuelle. Bon, en général, les top modèles, il vaut mieux les voir que les entendent parler, donc...
'''Gilbert''' : Ah il y a encore un bout, là.
'''Gérard''' : Oh, ta gueule, toi ! Putain !
'''Gilbert''' ''[écœuré]'' : Ah, ça pue, là !
'''Gérard''' : Putain, mais c'est pas vrai, ça. Moi, ça commence à bien faire, là. Les mecs, ils passent sur tout le monde, hein.
'''Zedboule Dragon''' : Ouais, attends, c'est pas tous, hein. Ouais, bah, attends, ouais, fais pas un catalogue de tous les mecs.
'''Gérard''' : Mais c'est qui qui répond, là ?
'''Zedboule Dragon''' : C'est Hubert.
'''Gérard''' : Hubert, je t'emerde. Tu raccroches et tu me fais chier. Quand je t'appellerai pot de chambre, tu sortiras de sous le lit. Et va te faire e... Allez, hop ! Donc, Claire... ''[Hubert essaie de parler]''. Oh, écrase, s'il te plaît, Hubert !
'''Zedboule Dragon''' : Non, mais c'est pas Hubert. Personne répond à tes questions.
'''Gérard''' : Claire ! Oh, ta gueule, Hubert !
'''Zedboule Dragon''' : T'as vu, t'es grossier, vas-y, vas-y.
'''Gérard''' : Ouais, bah, moi, je te dis ta gueule, maintenant, d'accord ?
'''Olivier''' : Non, t'es grossier, Gérard, c'est vrai.
'''Gérard''' : Non, mais attends ! Dans ce cas-là, il a pas à passer sur tout le monde, d'accord ? J'ai pas d'Hubert sur ma fiche. Il a pas à faire chier le monde quand je parle. Claire ?
'''Claire''' : Oui ? Mais j'ai terminé, hein.
'''Gérard''' : T'as terminé, donc... Qui c'est qui voulait réagir, encore ?
'''Jeanne''' : Je voulais te poser une question existentielle. Donc, Gérard, est-ce que tu te trouves beau ?
'''Gérard''' : À ton avis, si j'ai trouvé quelqu'un, est-ce que je suis beau ?
'''Manu''' ''[hilare avec Phildar]'' : Pas forcément, hein !
'''Gérard''' : Ça veut rien dire hein.
'''Olivier''' : Non, il y a même des moches qui ont quelqu'un.
'''Jeanne''' : Non, Gégé, défends...
'''Gérard''' : Ah non, mais moi, je vais pas m'amuser à défendre le sexe faible, hein.
'''Jeanne''' : Non, je t'ai dit, Gérard, est-ce que toi, tu es beau ?
'''Gérard''' : Mais à ton avis ? Si j'ai trouvé quelqu'un, c'est qu'elle m'a trouvé beau.
'''Phildar''' : Non, c'est qu'elle a un à l'œil gauche et deux à l'œil droit, c'est tout. Elle voit pas grand-chose.
'''Gérard''' : N'importe quoi, toi.
'''Zedboule Dragon''' : Ouais, mais elle a combien de QI, aussi ?
'''Phildar''' : Pas de cul ! Oh là là !
'''Gérard ''' : Qu'il est con, celui-là. Bon, enfin, bref.
'''Jeanne''' : Non, Gérard, quelle est la partie de ton corps que tu préfères ?
'''Zedboule Dragon''' : Arrêtez de jouer avec les boutons.
'''Gérard''' : Je sens que tout à l'heure, il y en a qui vont gerbé.
'''Zedboule Dragon ''' : C'est Zedboule Dragon qui fait le con.
'''Gérard''' : Bon. Pourquoi...
'''Gilbert''' : La partie de ton corps que tu préfères.
'''Jeanne''' : Gérard, tu n'as pas répondu à ma question.
'''Claire''' : Quelle est la partie de ton corps que tu préfères ?
''[Bruit de sons des touches d'un téléphone numérique]''
'''Gérard''' : Bon, celui qui joue avec les...
'''Claire''' : Arrête de jouer avec les boutons.
'''Gérard''' : Oui, mais...
'''Gilbert''' : À mon avis, c'est une dent. Manque de pot, il l'a perdue.
'''Gérard''' : Bon, alors, Gilbert, tu dégages.
'''Gilbert''' : Non, c'est pas moi, c'est l'autre, là, comment il s'appelle.
'''Gérard''' : Non, non, c'est toi qui viens de parler.
'''Jeanne''' : Gérard, vas-y, réponds-moi. Quelle est la partie de ton corps que tu préfères le plus ? Ton bras, je ne sais pas quoi. Vas-y, dis-moi.
'''Gérard''' : Mon nez.
'''Jeanne''' : Ton nez ? Ah, ben, c'est bon.
'''Gérard''' : Voilà. Vous êtes contentes ?
'''Vanessa''' : Oui, oui, tu pourrais te décrire, Gérard.
'''Zedboule Dragon''' : Pourquoi le nez ?
'''Gérard''' : Parce que.
'''Zedboule Dragon''' : Parce que quoi ?
'''Jeanne''' : Il est droit, il est petit, il est comment ?
'''Gérard''' : Il est normal, comme tous les nez de mec. Voilà, ça y est.
'''Zedboule Dragon''' : C'est-à-dire ?
'''Gérard''' : Ben, comme tous les nez de mec, c'est tout. Ben, c'est-à-dire... Mais de toute manière, qu'est-ce que tu veux que je... Je ne vais pas te décrire mon physique.
'''Zedboule Dragon''' : Je ne sais pas, je te dis que le mien, il est gros avec des boutons.
'''Gérard''' : Non, et moi, le mien, il n'est pas comme le tien, c'est tout.
'''Zedboul''' : Ben, comment il est, le tien ?
'''Gérard''' : Ben, voilà, il est normal, c'est tout.
'''Zedboule Dragon''' : Et comment ? Il est crochu, il est... Je ne sais pas, il est...
'''Gérard''' ''[agacé]'' : Il est normal !
'''Zedboule Dragon''' : Oui, c'est-à-dire normal ?
'''Gérard''' : Non, mais oh t'es con ou quoi, toi ?
'''Zedboule Dragon''' : Eh ben, est-ce que t'aimerais bien te le refaire, alors, en chirurgie esthétique, je ne sais pas.
'''Gérard''' : Mais, justement, la question, ça va être là, que je vais vous la poser tout à l'heure. Alors, maintenant, je vais vous poser la question. Pourquoi aimez-vous les top modèles comme Pamela Anderson ou Samantha Fox ?
'''Zedboule Dragon''' : Moi, je veux répondre.
'''Gérard''' : Qui ?
'''Zedboule Dragon''' : C'est Noël.
'''Gérard''' : Non, mais attends, il n'y a pas de Noël, tu ne t'amuses pas à passer sur tout le monde, ok ?
'''Zedboule Dragon''' : Mais non, c'est comme ça, c'est Manu qui fait le con au standard.
'''Jeanne''' : À bas, les pirates !
'''Zedboule Dragon''' : Bon, c'est quoi la question ? J'ai perdu le fil.
'''Gérard''' : Vanessa.
'''Vanessa''' : Ben, écoute, spécialement...
'''Zedboule Dragon''' : D'accord ben je me suis fait griller...
'''Gérard''' ''[hurle]'' : Oh, Noël, tu la fermes !
'''Zedboule Dragon''' : Non, mais c'est parle à mon cul, ma tête est malade, quoi. C'est ça, quand je commence à répondre à la question, tu m'envoies bouler. Du coup, je perds le fil, je ne sais plus c'est quoi la question, tellement elle m'a choqué, quoi.
'''Gérard''' : Non, mais ce n'est pas à toi que je m'adressais, d'accord ?
'''Vanessa''' : Ben, écoute, moi, je ne les admire pas spécialement, quoi. ''[Coupure de son pendant quelques secondes]''.
'''Gérard''' : Oh, mais à quoi vous jouez, là ?
'''Phildar''' : Oh, mais Manu, merde !
'''Gérard''' ''[se jette vers le standard à côté de Manu]'' : Eh, putain, t'arrêtes de couper les gens toi ?
'''Olivier''' : Je crois que Manu va se faire frapper.
'''Gérard''' : Donc, Vanessa.
'''Vanessa''' : Oui, j'aime bien leur coiffure.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Vanessa''' : Parce que... Elles sont bien coiffées.
'''Gérard''' : Et toi, Gilbert ?
'''Zedboul''' : Non, Noël.
'''Gérard''' : Non, c'est Gilbert.
'''Zedboule Dragon''' : Oh, pardon. Ben, moi, j'aime bien parce qu'elles ont des grosses poitrines.
'''Gérard''' : Je ne vois pas le rapport.
'''Zedboule Dragon''' : Ben si, c'est toujours mieux, des petites.
'''Ggérard''' : Non, mais attends. Gilbert ? Tu te fous de ma gueule, ou quoi, là ?
'''Zedboule Dragon''' ''[en riant]'' : Absolument pas !
'''Gérard''' : Non, ben, si. Alors, tu te fous de ma gueule. Allez, Gilbert, là, vous le dégagez pour de bon, ce coup-là. Non, non, c'est dehors pour de bon, lui. Non, non, ça fait déjà deux fois que tu t'amuses encore. Allez, hop, terminé.
'''Zedboule Dragon''' : Eh ben, je m'en vais, alors.
'''Gérard''' : Voilà, au revoir. Donc, Zedboule...
'''Gilbert''' : Ouais, Zedboule Z. Donc, moi, c'est vrai que...
'''Gérard''' ''[le studio est hilare]'' : Qu'est-ce que je vous ai dit de me dégager, Gilbert ?
'''Gilbert''' : Mais non, mais c'est pas Gilbert, c'est Zedboul Z. Moi, les Samantha Fox...et Pamela Anderson, ça me fait bander, elles ont des gros seins.
'''Gérard''' : D'accord. OK. Donc, Clémentine, Jeanne et Claire, là, si vous voulez réagir, réagissez quand même un peu.
'''Gilbert''' : Oui, allez-y, les filles.
'''Gérard''' ''[silence des filles]'' : Oh ! Eh, mais merde, là, qu'est-ce que vous me faites, au standard ?
'''Gilbert''' : Elles sont plus là, elles ont raccroché.
'''Gérard''' : Eh, Clémentine, Jeanne et Claire, elles sont où, là ?
'''Phildar''' ''[sans micro, à l'opposé du studio]'' : Elles sont là !
'''Gérard''' : Ben non, elles répondent pas.
'''Manu''' : Ah si, elles sont là, Gérard.
'''Gérard''' : Oh, Clémentine ! Eh, là, tu te réveilles ou quoi ?
'''Clémentine''' : Mais je te parle en ce moment, abruti.
'''Gérard''' : Non, tu me parles pas.
'''Clémentine''' : Mais si, je suis en train de te parler.
'''Gérard''' : Et Jeanne ?
'''Jeanne''' : Oui, oui, je suis là, je te réponds, Gérard.
'''Gérard''' ''[sans chaleur]'' : Et Claire ?
'''Claire''' : Ben, je te réponds, hein, mais t'écoutes pas.
'''Gérard''' : Ben non, mais si, au standard, vous arrêtez vos conneries, un peu, là, de les zapper sans arrêt.
'''Manu''' [''loin d'un micro''] : C'est pas nous.
'''Gérard''' : Ou c'est Olivier qui s'amuse encore au con. Bon, alors, répondez, là, un peu.
'''Manu''' ''[toujours au loin]'' : Ben ouais.
'''Jeanne''' : Ben, écoute, c'est Jeanne. Donc, je réponds, donc en fait, Pamela An.... ''[silence].''
'''Gérard''' : Oh, mais merde ! Mais merde, tu me fais chier, là ! ''[Dos au micro, regard enflammé envers Manu et Phildar, devant le standard].'' Putain, mais vous êtes des cons, au standard, ce soir.
'''Jeanne''' : Qu'est-ce qui se passe ?
'''Gilbert''' : Vous êtes pas galants les mecs, là.
'''Manu''' : J'ai rien fait, ça se passait bien jusqu'à ce que Philippe arrive.
'''Gérard''' : Alors, Phildar, tu vas bosser de l'autre côté. Allez, hop, casse-toi. Casse-toi, ça vaudra mieux.
'''Manu''' : Je suis solidaire.
'''Gilbert''' : Vas-y, Jeanne, on t'écoute.
'''Jeanne''' : Oui, donc, au fait, Pamela Anderson et Samantha Fox sont des idéales masculins.
'''Claire''' : Idéaux...
'''Gilbert''' : Ouais, mais elles sont bonnes, il faut le dire, elles sont bonnes.
'''Jeanne''' : C'est des fantasmes masculins. Voilà, la blonde pulpeuse avec une grosse poitrine, tout ça. Et donc, en fait, les hommes adorent ce genre de femmes. Mais elles sont inaccessibles. Elle n'appartiennent qu'à un seul homme, malheureusement.
'''Gérard''' : Non, mais donnez vos noms quand vous voulez réagir.
'''Jeanne''' : C'est Jeanne.
'''Gérard''' : Ouais, mais Jeanne laisse quand même Clémentine et Claire et Vanessa répondre et Zedboule dragon, quand même. ''[regardant de travers le standard]''. Il y en a qui vont se... Il y en a qui, tout à l'heure, ils vont se prendre des baffes. Je le sens. Donc Claire ? Donc pour toi, à ton avis ?
'''Claire''' : Moi, je n'ai pas envie de répondre à cette question.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Claire''' : Je n'ai aucun avis.
'''Gérard''' : Alors dis-donc, si tu n'as aucun avis sur ce truc-là...
'''Vanessa''' : Non, mais c'est une question qui concerne spécialement les garçons, c'est vrai.
'''Gérard''' : Mais non, mais je vous demande votre avis à tous.
'''Claire''' : Moi, déjà, personnellement, je ne trouve pas qu'elles sont canons, donc je n'ai aucun avis.
'''Vanessa''' : Elles ne sont absolument pas naturelles.
'''Jeanne''' : Ce sont des poupées gonflables.
'''Gilbert''' : Je prends, je prends quand même.
'''Jeanne''' : Ouais, mais elles sont inaccessibles, mon pauvre. Tu crois qu'elles vont s'intéresser à un petit mec comme toi ?
'''Gilbert''' : Bien sûr que si ! Bien sûr, vous êtes jalouses.
'''Gérard''' : Qui c'est là qui répond ?
'''Gilbert''' : C'est Zedboule Dragon.
'''Jeanne''' : Ces femmes, elles sont inaccessibles, elles n'appartiennent qu'à un seul homme.
'''Gilbert''' : Mais tu rigoles ou quoi ? Quand je veux... ''[coupure].''
'''Gérard''' : Eh, mais t'as fini, Manu, s'il te plaît !
'''Manu''' : Mais c'est pas moi, et puis de toute façon, je peux rien faire, il n'y a plus Phildar, alors.
'''Gérard''' : Non, mais attends, tu sais qu'il s'amuse à le couper à chaque fois qu'il réagit, lui ? Ça commence à bien faire, ce soir, hein.
'''Zedboule Dragon''' : Non, mais le standard, il est pourri.
'''Jeanne''' : C'est Jeanne. ''[Blanc d'une seconde].''
'''Gérard''' ''[hurle]'' : Oh, mais merde ! Oh, Manu, tu me fais chier, là !
'''Manu''' : Mais je peux rien faire sans Phildar, tu l'as viré !
'''Gérard''' : Et alors, je veux pas savoir, tu coupes pas les gens comme ça quand ils parlent, merde !
'''Manu''' : Mais c'est pas moi, je peux rien faire... ''[il appelle Phildar en criant]''. Appelle Phildar, Gégé.
'''Gérard''' : Putain, mais ça commence à bien faire, hein.
'''Clémentine''' : Gégé, tu m'entends ?
'''Gérard''' : Oui, j'écoute. ''[blanc d'une demi seconde]''. Bon, je sens qu'à deux heures et demie, j'arrête.
'''Manu''' : Ah, il est 22, ouais.
'''Jeanne''' : Donc, je voulais te demander, pour toi, donne-moi ton idéal féminin, une actrice ou une chanteuse française ?
'''Clémentine''' : C'était Séverine Ferrer, tu l'avais déjà dit.
'''Gérard''' : Voilà. C'est Séverine Ferrer, et puis la nouvelle, là, qui est arrivée sur M6...
'''Olivier''' : Ophélie Winter, la nouvelle.
'''Gérard''' : Non. Celle qui fait...
'''Olivier''' : Charlie ?
'''Gérard''' : Celle qui fait les... des clips et des bulles.
'''Olivier''' : Lulu ?
'''Manu''' : Léonoardo di Caprio.<ref name="hist10"></ref>
'''Jeanne''' : Moi, je pensais que t'allais me dire Jeanne Moreau ou Catherine Deneuve.
'''Gérard''' : Ah, non, pas du tout. ''[Un cri en voix de tête].''
'''Gérard''' : Bon, tu me le vires, celui qui s'amuse à faire le con, là.
'''Manu''' : Je peux rien faire sans Phildar. Non, non, je suis solidaire.
'''Gérard''' : Bon, allez, hop, moi, j'arrête. ''[cris de frustration]''
'''Olivier''' : Sur Minitel, ils comprennent pas, hein.
'''Gérard''' : Non, non, mais ils comprennent pas ben... c'est la nuit sans pub et ce coup-là, c'est terminé.
'''Olivier''' : Non, non, Gérard. Tu finis le débat, Gérard. ''[Cris en voix de tête, Manu appelle Phildar deux fois, les auditeurs crient pour retenir Gérard]''. Gérard, tu continues le débat.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Toi, t'es à la pro, tu vas te démerder un peu. Tu vas essayer de... Tu vas essayer de... parce que là ça commence à bien faire, vos conneries, là, à tous. Vous commencez à me faire chier. Eh, je te préviens, Olivier, c'est la dernière fois que je te le dis. Si le deuxième débat, c'est le même bordel que là, je jure que j'arrête. Je te préviens, Olivier, t'as intérêt de te réveiller.
'''Jeanne''' : Mais, Gégé ! Je voulais te dire, j'ai l'impression que tu n'aimes que les femmes très jeunes, parce que celles que tu m'as dit, elles n'ont que 20 ans.
'''Gérard''' : Non, mais attends, de toute manière, j'ai pas dit l'âge de Sandy, encore. Et ça, je le dirai pas.
'''Jeanne''' : Elle a quand même entre 20 et 30, donne-nous une tranche d'âge, quoi.
'''Gilbert''' : 25, je vous dis.
'''Gérard''' : Attends, attends, attends. Déjà toi, tu vas donner ton nom, maintenant.
'''Jeanne''' : Gilbert, je crois.
'''Gérard''' : Tu me le dégages, lui. Attends, il sort d'où, lui ?
'''Olivier''' : Il y Manu, sur Minitel, « Gérard, pour un Carambar, tu sors le tien ? »
'''Gérard''' : Non, pas du tout. Il sort d'où, celui-là, là ? ''[L'équipe se parle, confuse]''. Parce qu'à part Zedboule Dragon, c'est tout ce qu'on a, il ne réagit pas beaucoup, lui.
'''Jeanne''' : Gégé, tu ne m'as pas dit.
'''Gérard''' : Ben, je t'ai dit, entre presque la trentaine. Donc Zedboule Dragon, si tu pouvais répondre, quand même, aussi.
'''Gilbert''' : Oui, donc, c'est encore sur les blondes ? Oui, oui, ben, de toute façon, j'ai déjà répondu, j'ai dit que j'aimais bien ça.
'''Gérard''' : Et toi, Vanessa ?
'''Vanessa''' : J'ai déjà répondu, j'ai dit que cette question ''[coupure]'' était destiné aux garçons et que...
'''Olivier''' : C'est pénible, hein.
'''Gérard''' : Non, non, c'est Manu, je viens de le voir faire. ''[Le regard enflammé vers Manu, les yeux rivés sur lui et ce qu'il touche sur la table de mixage]''. C'est toi qui t'amuses, là.
'''Manu''' : C'est pas moi, hein.
'''Gérard''' : Non, tiens. Je viens de voir le coup, hein. Ouais, ouais. C'est toi qui t'amuses. Donc, la dernière question, comme ça, on va pouvoir faire la conclusion du premier débat. Je vous dis tout de suite que le premier débat, vous m'avez fait tout chier.
'''Olivier''' [''dépité] :'' Non, non, non. Non, non, non.
'''Gérard''' : entre Olivier de la pro et le standard, ça a été le bordel complet. ''[Tous les auditeurs parlent par-dessus, dépités aussi]''.
'''Zedboule Dragon''' : Allô ? Allô ? Oui, je voulais répondre, allô ?
'''Gérard''' : Non, toi, tu dégages, on t'a pas sonné.
'''Zedboule Dragon''' ''[la voix un peu plus aigue]'' : Allô, qu'est-ce qui se passe avec les télécoms, là ''[donnant un ton presque similaire aux expressions de Couscous, personnage que Cyril joue également]'' ? J'entends plus, là.
'''Olivier''' : Attends, attends, il y a Gérard qui va poser sa question.
'''Gérard''' : Donc, faut-il se faire une chirurgie esthétique pour être beau ?
'''Zedboule Dragon''' : Dans ton cas, vaut mieux oui.
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit ça ?
'''Zedboule Dragon''': C'est Hubert.
'''Gérard''' : Alors, Hubert, tu dégages, je veux plus t'entendre.
'''Gilbert''' : Donc, moi, c'est Abdul Dragon, je pourrais répondre ?
'''Gérard''' : Oui.
'''Gilbert''' : Donc, moi, j'ai pas besoin de chirurgie esthétique, parce que bon... Je suis un beau gosse.
'''Gérard''' : D'accord. Zedboule Dragon, c'est bizarre, il se fait passer ...
'''Gilbert''' : Non, pas du tout, pas du tout.
'''Gérard''' : Non, presque pas. T'as pris Zedboule Dragon, alors que tu as...
'''Zedboule Dragon''' : Il y a des limites, ouais, c'est une discussion.
'''Gérard''' : Bon, ben, alors, vous commencez à m'énerver, tout à l'heure, ça va...
'''Gilbert''' : Moi, j'aimerais qu'on parle un peu de chômage, aussi, hein.
'''Gérard''' : Non, non, ben, alors, tu dégages.
'''Gilbert''' : Non, mais pourquoi ? Attendez.
'''Gérard''' : Tu dégages. ''[Répété quatre fois, pendant que Gilbert tente de continuer'' ''avec un air sérieux]''.
'''Olivier''' : Gérard, Gérard, si tu reprenais un peu le débat, ça serait bien, hein.
'''Gérard''' : Non, mais déjà...
'''Olivier''' : Sérieusement ! Non, mais Gérard, il te reste quatre minutes pour finir le premier débat.
'''Jeanne''' : Moi, je réponds. C'est Jeanne. Moi, je dis qu'en fait, c'est... Il ne faut pas... La chirurgie esthétique, c'est de la merde. Il faut être soi-même, il faut s'accepter.
'''Zedboule Dragon''' ''[voix de tête]'' : Non, mais je ne suis pas d'accord, ça dépend.
'''Gérard''' : Bon, vous essayez de me gerber celui-là.
'''Gilbert''' : Mais il a 13 ans, il a le droit de parler, aussi.
'''Jeanne''' : Non, moi, je suis... Comment ? Non, mais je n'ai même pas fini ma réponse, là. Il vaut mieux rester soi-même...
'''Gilbert''' : Allez, vas-y, continue.
'''Gérard''' : Oh, ta gueule, à toi.
'''Jeanne''' : Gérard, il faut être...
'''Gilbert''' : Allez, vas-y, merde.
'''Phildar''' ''[au loin]'' : Manu !
'''Gérard''' : Putain, moi, je sens que... Bon, allez, hop, conclusion du débat. Je ne pose même pas la question.
'''Claire''' : Gérard, je n'ai pas répondu.
'''Gérard''' : Non, non, mais pour l'instant, au standard, ça devient le vrai bordel.
'''Phildar''' : On virer tous les mecs.
'''Gilbert''' : vas-y, je peux revenir en trav'.
'''Gérard''' : Non. Non, dégage. Tu ne reviens plus. Donc, Clémentine. ''[Aboiement d'un homme'']. Bon, hé, c'est quoi, là ?
'''Phildar''' : Attends, je me suis trompé.
'''Clémentine''' : Je pense que... Je pense que... ''[coupure]''.
'''Gérard''' : Mais merde !
'''Olivier''' : Non, là, il reste trois minutes pour le débat.
'''Clémentine''' : C'est pas la peine. Gérard... Bon, moi je réponds plus.
'''Gérard''' : Voilà, comme ça, vous êtes contents de vos conneries, au standard. Bien ! Bravo ! ''[Il applaudit sèchement, sarcastiquement, nerveusement. Les auditeurs et le studio ovationnent joyeusement]''. Bravo, bravo ! Le deuxième vous dégagez !
''[Max rentre dans le studio]''.
'''Olivier''' : Fayot !
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, vous m'avez fait chier, là.
'''Olivier''' : Tu veux tout dire à Max, t'es qu'un fayot.
'''Gérard''' : Toi, déjà, tu vas arrêter tes conneries parce que t'es un vrai con. D'accord ? Donc, conclusion. Conclusion du débat. Comme ça, il reste plus que deux minutes. Je fais la conclusion en deux minutes. Clémentine, conclusion.
'''Clémentine''' : Conclusion, je trouve que tu t'énerves un peu, là, sur la fin. C'est dommage.
'''Gérard''' : Oui, parce qu'au standard, c'est le vrai bordel.
'''Clémentine''' : C'est dommage parce que c'était intéressant.
'''Olivier''' : Ça s'était bien passé, en plus.
'''Gérard''' : Ouais, c'est bien. Avec toi qui n'arrêtes pas de faire le con avec une télécommande...
'''Manu''' : Allez, on s'en fiche.
'''Olivier''' : Allez, avance.
'''Gérard''' : Donc, Jeanne ?
'''Jeanne''' : Oui, ma conclusion, c'est que les questions, elles étaient très intelligentes. Je me suis très bien amusée. Donc, les questions, elles étaient intelligentes. Je me suis bien marrée, voilà. Mais à la fin, t'as insulté tout le monde, donc c'est dommage.
'''Claire''' : Oui, alors moi, je voulais dire que je préfère quand t'es bourré, parce qu'au moins on se marre plus.
'''Gérard''' : D'accord, ah ben... N'importe quoi, Claire, hein.
'''Claire''' ''[très faible volume vocal]'' : Ben oui, mais non, c'est...
'''Gérard''' : Ouais, ben, c'est vrai, ben, quand tu parleras plus fort devant ton combiné, ça me fera... je comprendrai peut-être encore mieux.
'''Claire''' ''[plus fort]'' : Je dis que je préfère quand tu es bourré, parce que pour moi, on se marre plus.
'''Gérard''' : Ouais, ben, quand je suis bourré, je viens pas, d'accord ? Alors c'est bon. Vanessa ?
'''Vanessa''' : Eh ben, moi, j'ai trouvé que certaines questions étaient...
'''Zedboule Dragon''' ''[voix de tête]'' : Eh, Vanessa, tu me fais kiffer.
'''Gérard''' : Vanessa, s'il te plaît.
'''Vanessa''' : Oui, que certaines questions étaient très subtiles, et c'était bien, et puis je voulais te remercier de nous avoir écoutés, voilà, quoi, c'est tout.
'''Gilbert''' : Donc, moi, c'est Abdul Dragon, donc je suis un beau gosse. Je serai en exposition à la place de la Concorde pour partager avec tout le monde, quoi, ma beauté naturelle.
'''Vanessa''' : C'est quoi, la voix de Pédé qu'on entend, là ?
'''Gérard''' : J'en sais rien. C'en est un qui s'amuse à passer sur tout le monde, et comme au standard, apparemment, je sais pas ce qu'ils sont en train de foutre.
'''Zedboule Dragon''': Mais non, j'ai juste changé ma voix.
'''Olivier''' : La conclusion à toi, Gérard.
'''Gérard''' : La conclusion, c'est que vous avez...
'''Olivier''' : Non, mais pas sur le débat, parce que ça, on s'en fout complètement, que ça se soit mal passé ou pas.
'''Gérard''' : Tu permets ? Je réponds sur ce que je veux, d'accord, et tu vas t'écraser, toi. Moi, la conclusion, c'est que t'as foutu trop ta merde, donc je suis pas d'accord. Au standard, ça a été pareil, c'est malheureux. Si tous les jeudis, les débats se passent comme ça, dès le début, c'est pas la peine de faire des débats.
'''Olivier''' : Et la conclusion sur le débat, donc, sur le sujet ?
'''Gérard''' : Sur le sujet, sur la beauté, je pense qu'il y avait certaines questions qui étaient bien, d'autres trop...
'''Zedboule Dragon''' ''[voix de tête] :'' Et tu es encore... Il y a encore des choses à faire.
'''Gérard''' : Ta gueule, toi, va te faire enculer.
'''Phildar''' ''[outré]'' : Oh, Gérard, Gérard !
'''Gilbert''' : Sois poli avec le jeune homme.
'''Gérard''' : Ouais, ben, si je veux, d'accord. Ouais, ouais, ben, tu vas retourner chez toi.
'''Olivier''' : Donc, ta conclusion, vas-y, parce qu'on t'a coupé.
'''Gérard''' : Donc, conclusion, ben, maintenant, on va attaquer le deuxième.
'''Olivier''' : Ta conclusion sur le débat sur la beauté, qu'est-ce que t'en penses ?
'''Gérard''' : Je trouve que ça a été un peu dur au début, et...
'''Phildar''' : Mais putain, mais tu comprends rien, ou quoi ?
'''Manu''' : T'es con, toi.
'''Gérard''' : Comme toi, tu vois. ''[Ovations du studio, applaudissements]''. Avec un con comme moi, on s'amuse, avec un con comme toi, on se fait chier. ok ? Donc, voilà, donc, deuxième...
'''Olivier''' : Donc, ta conclusion sur le débat.
'''Gérard''' : Bon, ça y est, je viens de le dire, tu vas pas me faire chier.
'''Phildar''' ''[ironique]'' : Ca s'est assez bien passé au début, et à la fin, ça a merdé. C'est pas une conclusion, ça ?
'''Gérard''' : T'te manière, ça a merdé bien avant. Avec toi, avec la télécommande, ça a bien merdé au départ.
'''Olivier''' : Mais ça fait un an que ça merde.
'''Gérard''' : Ouais, ben, avec toi, c'est tout le temps que ça merde.
'''Olivier''' : Non, mais le problème, c'est la beauté, toi, tu en penses quoi ?
'''Gérard''' : Je te l'ai déjà dit, tu vas pas me faire chier, j'ai déjà dit que c'était bien. C'est tout, voilà, terminé, point final à la ligne.
'''Olivier''' : Tu penses que tu es beau, alors ? Tu es moche, tu es beau, tu es comment ?
'''Gérard''' : Je vais pas te répondre, de toute manière, ça te regarde pas à toi. Voilà. Donc, la deuxième, tu me changes tout le monde, tu reprends des nouveaux auditeurs.
'''Phildar''' : Mais on n'a pas de couche ! Comment veux-tu qu'on les change ? Ils ont 20 ans, on va pas les changer, ils pissent plus dans leurs culottes.
'''Manu''' : C'est fini, hein.
'''Gérard''' : Attends, je fais ce que je veux. Si je te demande des nouveaux auditeurs, t'en prends d'autres.
'''Phildar''' : Des quoi ?
'''Zedboule Dragon''' ''[voix de tête]'' : Mais, c'est pas grave, si t'es pas beau, Gérard, on t'aime bien, c'est drôle.
'''Gérard''' : Le travlo, tu dégages.
'''Gilbert''' : C'est pas un travelo, il a 13 ans.
'''Gérard''' : Bon, ben, toi, tu t'écrases, Zedboule dragon. Donc, deuxième débat, c'est l'écriture, donc, voilà. On se retrouve après les deux disques.
'''Olivier''' : D'accord, les deux disques, je crois qu'il y a Will Smith, le nouveau, qui a été calé par Max.
'''Gérard''' : Et puis, le deuxième, je crois, ça doit être Un Dos Tres.
'''Olivier''' : C'est qui, ça ?
'''Gérard''' : Euh... Ricky Martins, sur Fun radio.
== Le débat sur l'écriture ==
=== Contexte ===
Deux disques plus tard, on retrouve Gérard, finalement égal à lui-même. Par souci de légèreté, on ne remettra pas les personnages déjà présents dans le précédent débat.
Plus encore que tout à l'heure, les questions sont pleines de jeux de mots qui dépassent l'animateur, si bien qu'il sera pris en flagrant de délit de paresse et Max saura jouer sur ce défaut.
Inventif à l'infini, Max, voyant venir un flottement dans l'émission entre la vacuité des questions, l'incompréhension de celui qui les pose, le calme des auditeurs sélectionnés par Manu et le besoin d'une ambiance plus agitée mais restant organisée, s'implique lui-même dans le montage d'un nouveau produit.
D'abord, il introduit un nouveau concept : les réunions « internes », entre membres de l'équipe, en direct à l'antenne. Ce concept de réunion va se poursuivre pendant toute la période où Gérard est présent régulièrement et elles seront enregistrées, dans le même registre surréaliste que les débats. Le thème est toujours le même, sauf que gérard est imposé par Max comme le chef, avec toute l'ambiguïté qu'on peut imaginer.
Ensuite, fidèle à son impertinence créatrice et redoutablement efficace, Max intervient lui-même comme auditeur envahissant, décapant et sarcastique. Il finira par empêcher le débat de se poursuivre en faisant miroiter à Gérard l'idée qu'il a face à lui un de ses harceleurs par courrier qui, selon le scénario, sollicite la complicité de l'équipe et avoue sans le savoir ses agissements, en direct. Cette scène, après plusieurs dizaines de minutes de confusion, clôture le débat, dont personne ne voulait une fois acquis que Gérard ne comprenait pas ses questions. Elle restera cependant une des scènes d'improvisation les plus incroyables, révélant tout le talent de Max et la synergie qu'il entretenait à ce moment avec son collocataire, Phildar, et Olivier. Leur mise en scène, parfaitement imprévue, est totalement fluide et sans faille.
Si bien que malgré les carences de Gérard et le flottement qui en résulte, le nouveau format, sous l'impulsion de Manu et de Max, devient de plus en plus visible : les auditeurs sont comiques, mais ni insultants, ni cahotiques, et l'équipe le perturbe. Bien sûr, les dérapages cahotiques ne s'interrompent pas, notamment sur au moins un des deux débats, mais ils sont davantage des perturbations que des insultes ou des hurlements d'auditeurs.
Dans ce format, on retrouve Manu et Phildar au standard, Olivier à la réalisation, et surtout, Gérard au centre exigeant, sans l'obtenir, que les standardistes débusquent les fauteurs de trouble, qu'il ne reconnaît pas lui-même, et les punissent. Le standard doit donc, dans cette émission, chercher des gens intéressants et écarter les autres, en lieu et place de l'animateur.
=== Les personnages ===
* Clémentine : Mandarine, Amandine
* Tony Morestin : Esteban, Hugues Aufray, Richard Klederman
* Arnet : Jean-Christophe
* Rita : Véronique, Céline
* Mégane : Cynthia, Byzance
* Cyril : Fan Quiz, Petit Tonnerre
* Max : Steven, Alain Farmer, Confucius, Chaperon Rouge, Raclette
* Jean-Luc, Mylène, Curedent
=== Transcription ===
''Gérard met l'ambiance en chantant, avec les auditeurs en ligne la chanson Un, Dos, Tres de Ricky Martin. Au retour, Max est présent et silencieux dans le studio aux côtés des autres.''
'''Gérard''' : Et voilà vous venez d'écoutert Ricky Martins avec Un, dos, tre, bien sûr avant c'était c'était quoi avant, Phildar s'il te plaît ?
'''Phildar''' : C'était will smith avec "Prends ça si tu le veux". C'était bien.
'''Gérard''' : Voilà eh bien donc si vous voulez continuer les débats du jeudi soir, donc sur l'écriture, vous pouvez nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et toujours le 36 15 code Funradio rubrique Direct. Et là on accueille donc Mandarine
'''Mandarine''' : Bonsoir. ''[Jean-Christophe imite l'accent parisien de Gérard sur le mot Direct''.'']''
'''Gérard''' : Bonsoir et celui qui s'amuse à passer sur tout le monde, ça va pas aller là. Donc Véronique.
'''Véronique''' : Bonsoir. ''[Jean-Christophe lance : il va gerber lui].''
'''Gérard''' : Bonsoir. Cinthia
'''Cinthia''' : Salut.
'''Gérard''' : Fan Quiz.
'''Jean-Christophe''' : Je crois que tu regardes trop les chaînes de télé
'''Esteban''' : Fan Quiz... non mais je rêve...
'''Gérard''' : Ben c'est ce que j'ai sous les yeux désolé.
'''Jean-Christophe''' : Nom de Dieu, qu'est-ce qu'ils foutent au standard...
'''Gérard''' : C'est quoi là, ce nom là ?
'''Manu''' : Ben c'est ce qu'il m'a donné, moi j'ai pas vu sa carte d'identité par téléphone.
'''Gérard''' : Esteban.
'''Esteban''' : Bonsoir.
'''Gérard''' : Et Jean-Christophe ?
'''Jean-Christophe''' : Salut Gérard, salut, ça va ? ''[une voix de tête lance : Jean-Chri Chri]''.
'''Gérard''' : Eh, celui qui s'amuse à passer sur tout le monde, ça va pas être bon là, hein, maintenant. On commence pas le deuxième débat comme ça. ''[Bruit de poule]''. Même celui qui fait le coq.
'''Phildar''' ''[au loin]'' : Non c'est une poule.
'''Gérard''' : C'est pareil. Aimez-vous écrire ? Alors, euh... Donc ce thème, c'est l'écriture quand même, hein, le thème du 2. ''[Le bruit de poule continue]''.
'''Jean-Christophe''' : Est-ce que tu sais écrire, Gérard ?
'''Phildar''' ''[au loin]'' : Oh mais Manu !
'''Esteban''' : Ah, il y a Sandy qui est en train de me picorer la testicule.
'''Gérard''' : Voilà. Celui qui vient de dire Sandy, tu peux le virer tout de suite, hein. ''[Rire de max en fond]''.
'''Manu''' : Ça y est, déjà avant que tu le dises.
'''Gérard''' : Voilà, comme ça, ça a été vite, là.
'''Véronique''' : Bon, je réponds.
'''Gérard''' : Donc, aimez-vous écrire ? ''[Silence]''. Oh, oh ! Non, mais, oh !
'''Véronique''' : Oui, je réponds, c'est Véronique. Je réponds.
'''Gérard''' : Bah, vas-y.
'''Véronique''' : Oui, j'adore écrire. J'écris des... ''[coupure''].
'''Gérard''' : Bon, non, moi, j'arrête, Max, là. C'est plus possible de travailler comme ça.
'''Jean-Christophe''' : Moi, je suis pas d'accord, il y a du favoritisme, mais bon, c'est pas grave.
'''Véronique''' : Mais, Gérard, tu m'écoutes ?
'''Gérard''' : Je t'écoute.
'''Véronique''' : J'adore écrire, je trouve que l'activité de l'écriture, c'est très enrichissant. Ça fait travailler les méninges, ça fait travailler ton cerveau, c'est super, quoi.
'''Gérard''' : Mandarine ? Non, mais répondez tous, essayez de...
'''Jean-Christophe''' : De poser un débat, en fait.
'''Esteban''' : Ouais, percutez, là, percutez.
'''Jean-Christophe''' [''à toute vitesse]'' : On va tous percuter. Donc, en fait, moi, je pense que l'écriture, c'est très bon, c'est très bien.
'''Gérard''' : Ouais, mais sans couper trop la parole aux filles, quand même.
'''Jean-Christophe''' [''vindicatif''] : Ok, bah, on va laisser parler les meufs et on on va se casser, c'est ça que tu veux, non ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, tu restes poli, s'il te plaît.
'''Esteban''' : Non, mais ne prends pas mal, ne prends pas mal, quand même.
'''Gérard''' : Non, mais tu restes poli, s'il te plaît. Je vous donne, je vous laisse le choix de répondre, tous ensemble, mais si ça se passe mal, ça va casser. ''[Une voix de tête reprend la dernière phrase, faite par Cyril]''.
'''Jean-Christoiphe''' : Ah, il y a un petit malin qui passe sur le...
'''Gérard''' : Ouais, j'ai l'impression, là, bah, au standard, je sais pas ce qu'ils foutent, encore.
'''Esteban''' : Bon, c'est pas grave, c'est pas grave.
'''Gérard''' : Donc, alors, donc... [''coupre, blanc'' ''à l'antenne]''.
'''Véronique''' : Il y a un meurtre dans la radio, là, ou quoi ?
'''Gérard''' : Donc, aimez-vous écrire ? Donc, alors, répondez tous, si vous voulez.
'''Esteban''' : En même temps ? ''|tout le monde parle en même temps]''
'''Gérard''' : Non, mais... en donnant vos noms.
'''Olivier''' ''|s'ajoutant à la cohue]'' : Moi, j'aime bien ça.
'''Manu''' ''|par-dessus la cohue]'' : Ok moi c'est Manu...
''Gérard hurle un oh pour faire cesser le brouhaha. Il coupe le micro d'Olivier et le regarde méchamment, Oliivier coupant tous les autres''.
'''Gérard''' : Tu commences à faire chier. C'est pas toi que je m'adresse, d'accord ? Tu les laisses répondre.
'''Olivier''' : D'accord. Parce que t'as dit « tout le monde répond ».
'''Gérard''' : Non, mais pas vous. Vous, vous fermez vos gueules, vous êtes là pour gérer si ça se passe mal.
'''Jean-Christophe''' : Ouai, Gérard, c'est Jean-Christophe. Moi, j'aime pas écrire, parce que... c'est chiant, c'est c'est tout ça, donc voilà.
'''Gérard''' : Mais pourquoi t'aimes pas écrire ?
'''Jean-Christophe''' : Parce que c'est fatigant, ça te prend la tête. Toi, t'as pas l'habitude d'écrire, mais...
'''Gérard''' : Non, attends, j'écris, je...
'''Jean-Christophe''' : T'écris trois lignes sur un poème, et puis voilà, mais... Mais c'est...
'''Esteban''' : Je voulais te dire je t'aime, ringard va.
'''Gérard''' : Bon, alors, qui c'est qui vient de dire ça ? Oh, là, les deux mecs !
'''Jean-Christophe''' : C'est pas moi, Gérard..J'étais en train de te parler. Je pense que c'est le mec qui passe sur tout le monde qui a dit ça ?
'''Gérard''' : Mais qui c'est qui s'amuse à passer sur tout le monde, là ?
'''Esteban et Jean-Christophe''' : C'est le gamin de 13 ans.
'''Gérard''' : Oui, ça commence à bien faire. Non, non, là, ça commence à bien faire, au standard.
'''Manu''' ''|blasé]'' : Mais oui, c'est nous !
'''Véronique''' : Gérard, on peut rien faire, Gérard, parce qu'il a piraté la ligne.
'''Esteban''' : J'aime pas trop comment tu parles à ton équipe, hein. Un petit peu de respect, quand même.
'''Gérard''' : Tu sais qui dit ça ?
'''Jean-Christophe''' : Heureusement que je suis là quand même.
'''Esteban''' : C'est le gamin de 13 ans.
'''Gérard''' : Non, mais toi, tu dégages.
'''Fan_Quiz''' : C'est le petit qui a rien fait.
'''Jean-Christophe ''' : Voilà, tu vois, c'est lui, encore.
'''Véronique''' : Mais t'es pas couché encore à cette heure-ci ?
''Silence, mais Manu murmure, micro allumé, une conversation au téléphone avec quelqu'un, mais conclut par je t'embrasse, laissant penser à une conversation personnelle, devant le regard outré de Gérard''.
'''Gérard''' : Ça va, Manu ?
'''Manu''' ''[innocent]'' : Qu'est-ce qu'il se passe ?
'''Esteban ''' : Il fait passer ses messages perso Manu, tranquille..
'''Gérard''' : Les gens parlent et tu t'amuses à donner tes messages perso en direct.
'''Manu ''' : Je rappelais ma mère mais...
'''Gérard''' : Nan mais t'es complètement chartbé toi !
'''Manu''' : Ah, pardon.
'''Fan_Quiz ''' : Manu, ta ma mère, elle chausse du 2...
'''Esteban''' : Bien joué, Manu, bien joué.
'''Véronique''' : Mais t'es pas couché encore toi ?
''Oivier murmure sans articuler, micro ouvert, des propos similaires''.
'''Gérard''' ''[hurle]'' : Bon oh ! Eh, tu te sens bien, toi, Olivier, aussi ? Eh putain mais vous êtes cons ou quoi, là ?
'''Olivier''' ''[penaud]'' : J'appelle ma mère.
'''Gérard''' : Ouais, bah, vous passez vos coups de fil après, bande de cons.
'''Manu''' : Elle va bien ?
'''Olivier''' : Ouais.
'''Véronique''' : Elle va bien, ta mère, Manu ?
'''Manu''' : Impeccable. Elle te passe le bonjour.
'''Fan_Qui''z''''' ''[voix normale]'' : Et puis, ça continue comme ça, on parle de la mère de Gérard.
'''Esteban''' : Non, c'est pas bon ça !
'''Gérard''' : Attention, qui c'est qui vient de dire ça ? Il y a trois mecs, je veux savoir les trois mecs.
'''Manu''' ; Je veux un nom !
'''Véronique '':''''' C'est le gamin !
'''Fan_Qui''z :''''': Ouais, moi, je suis pour rien, je suis le gamin, le petit, j'ai rien fait.
'''Gérard''' : Bon, toi, tu dégages. Allez, hop ! Alors, qui c'est qui voulait jouer au con, là ? Entre Fan Queen et...
'''Esteban''' : C'est moi ! On joue, on joue, tous les deux, hein ?
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, vas-y. C'est comment ton nom ?
'''Fan_Quiz''' : Jean-Christophe.
'''Jean-Christophe''' : Mais non, c'est pas moi ! ''[Rire général dans les studios car tout le monde a compris que c'était Fan Quiz...sauf Gérard].''
'''Gérard''' : Eh bien, alors, Jean-Christophe, tu dégages.
'''Jean-Christophe''' ''[hurlant]'' : Mais non c'est pas pas Jean-Christophe !
'''Fan_Quiz''' : Et moi, je suis une boule de nègre. ''|Rire de Véronique]''.
'''Gérard''' : Eh, ça commence à bien faire au standard, là. Ça commence à bien... Bon, eh, Olivier. Eh, quand tu fais la pro, ça t'arrive d'essayer de... De t'occuper de quelque chose, là ?
'''Esteban''' : Artisan, cibiste.
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit ça ?
'''Fan_Quiz''' : Ouais, je te reçois 5-5.
'''Gérard''' : Bon, et au standard, vous avez les trois mecs.
'''Phildar''' : Allez, je vire tous les mecs.
'''Gérard''' : Alors, mandarine.
'''Mandarine''' : Oui. Là, avec tout ça, j'ai oublié la question, Gérard.
'''Gérard''' : Donc aimez-vous écrire ? Pour continuer
'''Mandarine''' : Moi, ça me fatigue.
'''Gérard''' [''parlant à Max qui vient de rentrer dans le studio]'' : Non, mais là, ça commence... Attends, mandarine. Ça commence à bien faire, parce que lui, il fait que des conneries (''pointant du doigt Olivier''). Et là, c'est même pas capable de gérer ''[pointant le standard sans regarder les deux jeunes devant]''.
'''Manu''' : C'est pas vrai.
'''Olivier''' ''[puéril devant Max]'' : Il dit n'importe quoi, Gérard.
'''Gérard''' : Ça n'arrive pas à gérer de savoir qui c'est qui passe sur tout le monde.
'''Mandarine''' : Bon, Gérard, ça n'avance pas. Quel est le problèmes, là, Gérard ? Qu'est-ce qui t'arrive ?
'''Max''' : Attends, top, top, top. On fait une pause. Tu mets tout le monde hors antenne, on fait une réunion d'antenne. Une réunion de débat.
'''Olivier''' : Oui, de pro.
'''Max''' : Bon Gérard, qu'est-ce qui ne va pas ?
'''Gérard''' : Bon, déjà, au standard, eux...
'''Manu et Phildar''' ''[ensemble, alternant les phrases l'un et l'autre] :'' C'est pas vrai. C'est pas nous. C'est pas vrai. C'est pas nous. On n'est pas au standard.
'''Max''' [''sérieux mais hilare''] : On est pas à l'antenne, peut-être, mais c'est une réunion. C'est la première fois que je fais une réunion extraordinaire des débats. Qu'est-ce qui se passe ?
'''Gérard''' : Les mecs, au standard, quand je vous demande qui c'est qui s'amuse à faire le con, vous essayez de le savoir.
'''Manu''' : Mais ils piratent. On ne les a pas sur les lignes.
'''Gérard''' : Mais quand il y en a un qui s'amuse à dire ma mère, dans ce cas-là, tu essaies...
'''Manu''' : Mais c'est celui qui pirate. Je ne peux pas le virer.
'''Gérard''' : Non, mais dans ce cas-là, moi, ce n'est pas la peine d'insister.Sinon, le débat, il va s'arrêter là.
'''Olivier''' : C'est ok pour archive alors.
'''Phildar''' : Il peut dire quoi, alors ? Ta sœur ?
'''Gérard''' : Non, même pas.
'''Max''' : Bon, donc, déjà, là, vous trouvez le mec qui pirate, le gamin. Là, moi, j'écoute depuis tout à l'heure.
'''Phildar''' : Manu, il sait qui c'est, Gérard.
'''Max''' : On se tait, on écoute, Gérard. Ensuite.
'''Gérard''' : Ça commence à bien faire. Lui, là-bas.
'''Max''' : Alors, Olivier.
'''Gérard''' : Pareil.
'''Max''' : Qu'est-ce qui se passe ?
'''Manu et Phildar en chœur ''' : Lui, il est zéro. Zéro, c'est nul à la pro ! La pro.
'''Gérard''' : Lui, il n'est même pas capable, quand je donne l'autorisation à tout le monde...
'''Max''' : Je n'écoutais pas, je n'écoutais pas.
'''Gérard''' : ...de parler, Monsieur s'amuse à dire que des conneries.
'''Olivier''' : J'ai rien fait !
'''Max''' : Olivier, ton boulot, c'est de réaliser. C'est la pro. Ce n'est pas de faire l'animation. L'animation, c'est Gérard. Quoi d'autre encore ?
'''Gérard''' : C'est tout.
'''Max''' : Ah, ben, ça va. Il n'y a pas grand-chose.
'''Gérard''' : Non, mais quand je demande quelque chose, je voudrais qu'au standard, ça soit bien respecté. Sinon, ça ne sert à rien.
'''Max''' : Bon, la réunion est terminée. On reprend le débat. C'est parti.
'''Manu''' : Ok
'''Gérard''' : Donc, alors, je repose pour la quatrième fois la même question. Aimez-vous écrire ? Donc, j'attends vos réponses''.''
'''Olivier''' : Et il y archives sur minitel qui particiope au débat. Mais sur minitel.
''Un son de rayonnement et des lignes qui sonnent occupées, entrecoupés de brefs silences''
'''Phildar''' : Oh, merde !
'''Manu''' : Oh, là, là !
'''Gérard''' : Eh ben, c'est bien. Alors, tu peux envoyer un disque ?
'''Phildar''' : Ah, mais non ! C'est Manu qui a fait une mauvaise manip.
'''Max''' : On peut savoir qu'est-ce que vous avez fait ?
''Manu et Phildar se renvoient puérilement la faute''
'''Olivier''' : C'est tout le temps comme ça avec eux...
''Dans une clameur générale, les auditeurs reviennent''
'''Manu et Phildar''' ''[ensemble]'' : Mais non, on rigole !!!
'''Max''' : La réunion n'a sert à rien, parce qu'on vous demande de respecter Gérard. Alors, soyez sympas.
''Fanfare de cirque''
'''Gérard''' : Bon, toi, t'arrêtes avec ça.
'''Max''' : Arrête !!!!
'''Gérard''' : Parce que t'à l'heure, tu vois, la mallette, je vais la fermer, je vais te la balancer dans la gueule.
''Fan_quiz aliais Cyril demande d'une voix de tête plaintive que Gérard arrête d'hurler''
'''Gérard''' : Bon, toi, tu dégages. Mais attends, il sort d'où, celui-là ?
'''Esteban''' : Il a le droit de parler comme tout le monde.
'''Véronique''' : Non, je crois qu'il a de la fièvre.
'''Esteban''' [''voix de tête plaintive''] : Mais c'est pas ça ! Mais moi, je voulais répondre à la question.
'''Olivier''' : Allez, hop, dehors. Allez, hop, il dégage.
'''Véronique''' : Bon, Gégé, tu peux poser ta deuxième question. On a répondu, Gégé.
'''Olivier''' : Ils ont tous répondu. Deuxième question.
'''Gérard''' : Pour la deuxième question, à qui écrivez-vous ?
'''Jean-Christophe''' : Moi, Gérard. Alors, j'écris à ma mère. à mon père, à mes frères, ...
'''Esteban''' : Oh, c'était le bonheur.
'''Jean-Christophe''' : J'écris un petit peu à Gérard aussi. Et voilà.
'''Gérard''' : Esteban, ''[prononcé à la française''], répondez en donnant vos noms, s'il vous plaît, parce que je ne vais pas faire que...
'''Véronique''' : Véronique. Donc, oui, moi, j'écris à ma mère, toute la famille, quoi. Et puis, voilà, quoi.
'''Jean-Christophe''' : Je me demande même si elle ne t'écrirait pas, la demoiselle.
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire ça ? Non, mais ça commence... Vous êtes trois, vous commencez à me casser les couilles, là, tous les trois.
'''Jean-Christophe''' : Il faut comprendre qu'il y en a toujours qui mentent. C'est pas eux, alors bon, voilà.
'''Véronique''' : Ah oui, et Gégé ? Véronique : dernièrement, j'ai écrit une lettre d'amour.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Jean-Christophe''' : Poil au Kiki.
'''Esteban''' Il est pas mal celui là.
'''Gérard''' : Mandarine
'''Mandarine''' : Ouais, moi, j'écris rarement. Enfin, quand j'écris, en général, c'est à mon copain quand il s'en va.
'''Esteban''' : Moi, l'autre fois, j'ai écrit aux impôts parce que attends, mais...
'''Gérard''' : Tu donnes ton nom, s'il te plaît.
'''Esteban''' [''hurlant de révolte''] : On est des vaches à lait, ma parole !
'''Gérard''' : Tu donnes ton nom. Tu donnes ton nom.
'''Esteban''' : C'est... Estéban, Estéban.
'''Gérard''' : Ouais, ben... Quand je demande ton nom, t'es prié de te réveiller un peu.
'''Véronique ''' : Como estas Estéban ?
'''Fan_Quiz''' : Muy bién y ti ?
'''Gérard''' : Bon, Estéban, tu dégages. Dehors.
'''Fan_Quiz''' : Oui, no problémo.
'''Mandarine''' : C'est vrai que les impôts, ils nous sucent jusqu'à la moelle, quoi.
'''Fan_Quiz''' : Il n'y a pas de ça qu'ils sucent.
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit ça ? Non, mais attendez, attendez, là. Il me reste deux mecs, je voudrais savoir lequel des deux qui s'amuse à dire des conneries comme ça.
'''Fan_Quiz''' : C'est pas fan_quiz. Moi, je n'ai rien dit depuis le début.
'''Gérard''' : Estéban, je t'avais dit de le dégager.
'''Fan_Quiz''' : C'est vrai, ouais.
'''Jean-Christophe ''' : Ouais, allez hop. Allez hop, dehors.
'''Gérard''' : Voilà. Donc, Jean-Christophe.
'''Jean-Christophe''' : Ouais, ben, moi, je disais que j'écris à plein de monde. Enfin, des gens, des amis.
'''Fan_Quiz''' : C'est-à-dire ?
'''Gérard''' : Ben, non, pas de C'est-à-dire, Tu n'es pas forcé de donner les noms.
'''Jean-Christophe :''' J'écris à Gérard tout ça donc non. J'écris à ma mère, tout ça, à mes parents, c'est super.
'''Fan_Quiz ''' : Ben, moi, je ne me rappelle plus parce que... Ouais, je n'ai pas d'amis.
''Clameur de tristesse dans le studio et à l'antenne''
'''Jean-Christophe''' : Tu veux qu'on soit tes amis ?
'''Fan_Quiz ''' : Ouais, je veux bien... Mais pas Gérard.
'''Gérard''' : De toute manière, je ne veux pas de toi.
'''Jean-Christophe''' : Ouais, tu as bien raison, Gérard. Il est méchant, celui-là.
'''Gérard''' : Ben si tu n'es pas content tu retournes au standard. Comme ça, tu ne m'emmerderas pas longtemps. Donc, Cynthia ?
'''Cynthia''' : Oui, alors, moi, j'ai plein d'amis. Donc, je veux bien être l'amie de Fan_quiz. Et je n'écris pas, en fait.
'''Fan_Quiz''' [''faiblement heureux''] : Ouais ! Mais pas Gérard.
'''Gérard''' : Bon, Fan_quiz, c'est la seule... Encore une connerie comme ça et tu vas dégager.
'''Fan_Quiz''' : Ouais, ouais, mais sans toi, si je dégage.
''Rire de Phildar dans les studios''
'''Gérard''' : Allez, hop, tu dégages, c'est bon, ce coup-là. Allez, hop. Allez, tu me le prends... Tu me le vires complètement.
'''Fan_Quiz''' : Je ne sais pas comment elle a fait, Christine.
''Tollé chez les auditeurs dès que la citation sur Christine est envoyé''
'''Gérard''' : Allez, hop.
'''Phildar''' : Je le vire. Je le vire.
'''Manu''' : Et on accueille Hugues Aufray.
'''Hugues Aufray''' : Bonsoir, bonsoir.
'''Gérard''' : À la place de qui ?
'''Manu''' : À la place d'Estéban
'''Hugues Aufray''' : Hé, vous êtes vache, quand même.
'''Olivier''' : Et sur le minitel, 3615 Funradio il y a Savannah qui dit : « Gégé, rappelle-moi pour ton débat, je serai réveillée avec ma voix sensuelle de chatte qui attend son Gégé. »
'''Jean-Christophe''' : C'est une mytho.
'''Hugues Aufray''' : Si en plus, elle peut m'exciter, alors c'est la totale.
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit ça ?
'''Hugues Aufray''' : C'est celui qui est parti, là.
'''Gérard''' : Non, mais oh, oh, oh ! Quand je vous demande de dégager un mec qui dis que des conneries, là.
'''Manu et Phildar''' [ensemble) : Il est dégagé !
'''Hugues Aufray''' : Ça y est, il est viré, là. Je crois qu'il est viré.
'''Jean-Christophe''' : Il est parti, il est bon, reprends ton débat, t'énerve pas.
'''Véronique''' : Il est parti, il est parti.
'''Gérard''' : Faut-il apprendre... Faut-il... Faut-il prendre l'alphabet au pied de la lettre ?
'''Hugues Aufray''' : C'est un jeu de mots, ça. C'est Jean Roucas qui a fait les questions.
'''Cynthia''' : Ouais, est-ce que tu peux m'expliquer ? Parce que là, j'ai pas compris.
'''Gérard''' : Faut-il prendre l'alphabet au pied de la lettre ?
'''Cynthia''' : Oui, mais est-ce que tu peux m'expliquer ? Parce que là, j'ai pas compris.
'''Gérard''' [''penaud et fuyant''] : J'ai pas eu le temps de regarder.
'''Olivier''' : Non, c'est surtout que c'est pas toi qui as fait la question.
'''Cynthia''' : Oui, alors pose une question que t'as faites, parce que là, franchement, ça veut rien dire.
'''Olivier''' : Ouai, ça sera mieux Gérard. Tu la comprends pas, la question. Il y a un jeu de mots dedans, tu les comprends pas.
'''Hugues Aufray ''' : Allez, fais une question que t'as faite là : de tte manière, combien de lettres, alphabet ?
'''Gérard''' : Qui c'est qui parle, là ?
'''Hugues Aufray''' : Elle est partie, là. On l'a virée, déjà.
'''Gérard''' : Non, non, mais moi, je voudrais que vous donniez vos noms, là. Il reste Jean-Christophe et Hugues Aufray.
'''Hugues Aufray''' : Bah, c'est pas moi. Regarde ma voix. Jean-Christophe, je suis tranquille.
'''Véronique''' : Hé, Gégé ? C'est Véronique. Tu peux nous réciter l'alphabet sur un fond de musique ?
'''Gérard''' : Non.
'''Hugues Aufray''' : Comme Chantal Goya <ref name="hist4b"></ref> vas-y.
'''Gérard''' : Qui c'est ? Qui c'est, ça ?
'''Jean-Christophe''' : Il a rien dit. Il a dit Chantal Goya.
'''Gérard''' : Non, non, mais attends.
'''Manu''' [''agacé''] : Ils ont rien dit.
'''Olivier''' : Il y a Archive qui dit : « Gérard, il faudrait déjà que tu lises l'alphabet pour comprendre la question. »
''Tout le monde demande à Gérard de réciter l'alphabet, il refuse, sous pression, voire une menace que les gens raccrochent''
'''Gérard''' : Si vous voulez pas répondre, vous dégagez.
'''Jean-Christophe''' : Moi, je veux bien répondre.
'''Hugues Aufray''' : Lèche cul.
'''Jean-Christophe''' : Ouais, donc... Je pense qu'il faut... Ouais, je pense qu'il faut... Quand même, apprendre son alphabet. C'est certain, Gérard.
'''Gérard''' : Hugues Aufray.... ''Gérard l'appelle trois fois sans réponse''.
'''Hugues Aufray''' : Je suis là !
'''Gérard''' : Oh, tu te réveilles ?
'''Hugues Aufray''' : Ouais, mais non, mais attends, j'étais hors antenne.
'''Jean-Christophe''' : Ouais, c'est ça.
'''Hugues Aufray''' : Donc, l'alphabet, c'est important pour écrire des lettres. Enfin, des mots, quoi. Faire des mots pour donner des phrases.
'''Mandarine''' : C'est Mandarine, j'ai une question. Est-ce que tu sais qui a écrit l'alphabet ?
'''Gérard''' : Non.
'''Jean-Christophe''' : Certainement pas, Gérard.
'''Gérard''' : Bon, qui c'est, celui-là ?
'''Phildar''' ''[triomphant''] : C'est Jean-Christophe ! C'est Jean-Christophe ! Je le lire !
'''Hugues Aufray''' : Ouais, ouais, c'est Jean-Christophe !
'''Manu''' : Suce boule. Alors, on accueille... Attendez, on accueille Steven, membre des Rubettes. Et on accueille Petit Tonnerre.
'''Petit Tonnerre''' : En fait, c'est des malins au standard.
'''Olivier''' : Ouh là, le téléphone est pourri, là.
'''Petit Tonnerre''' : Eh, ne te laisse pas faire Gérard, c'est des malins, au standard. Bon peu importe, c'est quoi la question ?
'''Olivier''' : Non, je suis désolé, t'as un téléphone pourri, tu vas dégager.
'''Petit Tonnerre''' : Il t'emmerde mon téléphone !
'''Gérard''' : Allez, allez, allez !
'''Steven''' : Bonsoir, Gérard ! Steven des membres des Rubettes. Bonsoir, Tony, bonsoir, Arnet aussi.
'''Hugues Aufray''' : Ah non non, pas du tout.
'''Gérard''' : Euh attention, qui c'est là ?
'''Hugues Aufray''' : C'est Gugu.
'''Petit Tonnerre''' : Peu importe, qui c'est !
'''Gérard''' : Hé tu me dégages, là, celui-là, là. Celui qui a un téléphone pourri.
'''Petit Tonnerre''' : Mais il t'emmerde mon téléphone ! Laisse-le où il est.
'''Phildar ''' : Mais non, il n'est pas pourri, son téléphone, il a que ça. Il est pauvre, on n'y peut rien. Alors, il n'y a que les riches qui ont le droit d'appeler dans tes débats ?
'''Manu''' : C'est dégueulasse, ça va.
'''Petit Tonnerre''' : Ouais, Steven, on t'écoute.
'''Steven''' [''accent américain maladroit''] : Yeah, hello. Je parle un peu français, je suis de Londres. Je suis Steven des Rubettes.
'''Petit Tonnerre''' : Ouais, bah précise ton nom.
'''Gérard''' : Ta gueule, toi, Petit Tonnerre.
'''Steven''' : Alors, d'abord, bonsoir à tous. Hello, everybody.
'''Gérard''' : Il sort d'où celui-là ?
'''Steven''' : Bonsoir, Gérard.
'''Gérard''' [''maussade''] : Bonsoir.
'''Steven ''' : L'écriture. Alors, euh... L'écriture ?
'''Petit Tonnerre''' : Non, mais précise ton nom.
'''Gérard''' : Ouais, déjà, déjà, c'est... Attendez. Déjà, c'est toi qui vas préciser ton nom.
'''Petit Tonnerre''' : C'est P'tit Tonnerre. T'as dit que j'avais un téléphone portable. T'as déjà oublié ?
'''Gérard''' : Bah, alors, tu dégages. On laisse parler Steven, il est anglais. Ça coûte cher des États-Unis.
'''Gérard''' : Allez, allez, tu dégages, P'tit Tonnerre !!! Allez, il dégage, il dégage, P'tit Tonnerre. Eh, vous êtes sûrs, c'est nous ou quoi ?
'''Manu''' : Écoute un peu, ils sont plus là. Alors, arrête.
'''Steven''' : Alors, bon, moi, je veux parler de l'écriture. Hum. Euh, moi, je trouve que c'est important de l'avoir de l'écriture. Et, euh, because l'écriture, ça permet d'écrire aux gens. Et ça permet surtout d'écrire.
'''Gérard''' : D'accord. Ok. Euh, Hugues Aufray.
'''Steven''' : Because, euh...
'''Gérard''' : Hugues Aufray, s'il te plaît.
'''Steven''' : Non, l'écriture, c'est très important, euh...
'''Gérard''' : Bon, bah, c'est bon, Steven.
'''Steven''' : Eh, fuck you, hein.
'''Gérard''' : Bon, bah, c'est bon. Hugues Aufray.
'''Olivier''' : Y a Savannah qui est d'accord pour t'apprendre l'alphabet sur ses seins.
'''Steven''' : Yeah, hello. Donc, euh...
'''Gérard''' : Putain, merde !
'''Hugues Aufray''' : Bonsoir, Steven. Bonsoir, Steven.
'''Steven''' : Hello.
'''Hugues Aufray''' [''pendant que Gérard discute avec le standard''] : J'adore tes chansons. Je suis un chanteur français. [''Il reprend le refrain de Sugar Baby Love]'' Je suis un grand fan.
'''Steven''' : Thank you. Donc, euh...
'''Gérard''' : Hugues Aufray dehors.
'''Manu''' : C'est bien, pourtant.
'''Gérard''' : Non, mais attends, tu permets, euh... Quand je pose la question, il répond à la question, d'accord ?
'''Hugues Aufray''' : Bah, ouais, c'est normal.
'''Manu''' : J'ai pas entendu, tu parlais pas dans ton micro.
'''Steven''' : Parce que l'écriture à Londres, il est pas la même que la Paris, hein.
'''Olivier''' : Déjà, il y a combien de lettres dans l'écriture, dans l'alphabet à Londres ?
'''Steven''' : Euh, il doit y en avoir 29, je crois. 3 de plus que la Paris.
'''Olivier''' : Et Gérard, en France, il y en a combien ?
'''Gérard''' : J'en sais rien.
'''Steven''' : Enfin, pour lui, il doit y avoir 3 lettres, hein. 3 de plus que la Paris, il en a combien ?
'''Véronique''' : Et, euh, Steven ? Euh, on, euh, tu connais l'alphabet en anglais ?
'''Gérard''' : Mais c'est qui qui pose cette question ?
'''Steven''' : Je suis anglais, alors je parle, bien sûr, je parle l'anglais.
'''Hugues Aufray''' :Alors, j'aimerais changer de nom, parce qu'Hugues Aufray, ça fait un peu ringard.
'''Petit Tonnerre''' : Eh, moi, j'ai l'impression que Steven, c'est pas un vrai américain.
'''Gérard''' : Bon Petit Tonnerre, tu dégages !
'''Petit Tonnerre''' : Non, mais je dis ce que je pense.
'''Gérard''' : Petit Tonnerre, tu dégages !
'''Steven''' : Petit Tonnerre, je suis pas américain, je suis anglais.
'''Petit Tonnerre''' : Eh ouais, mais précise ton nom.
''Rire dans le studio''
'''Steven''' : Steven des Rubettes. Mais moi, j'ai pas l'impression que tu as 13 ans, tu dois avoir dans les 13 ans et demi, 14 ans, non ?
'''Petit Tonnerre''' : Ouais, mais peu importe.
'''Gérard''' : Petit Tonnerre, tu dégages.
'''Petit Tonnerre''' : Ouais, mais Gérard, je t'ai dit, je t'aime pas.
'''Gérard''' : Tu dégages !
''Phildar éclate de rire''
'''Gérard''' : Bon, putain, moi, j'arrête, c'est pas la peine de continuer.
'''Phildar''' : Non, non, je le dégage. je le dégage...
'''Gérard''' : Non, non, vous le dégagez pour de bon, ce coup-là.
'''Jean-Christophe''' : Mais non Gérard, qu'il reste avec nous.
'''Olivier''' : Il y a Chewbacca sur Minitel qui demande à Gérard quel est son style d'écriture.
'''Gérard''' : Je n'en sais rien.
'''Cynthia''' : C'est plutôt gothique ?
'''Olivier''' : Essayez d'être un peu plus intéressants sur Minitel.
'''Gérard''' : Ouais, ben c'est bien. S'ils sont pas contents, ils ont qu'à envoyer les thèmes de débat.
'''Véronique''' : C'est Véronique. Tu peux nous réciter l'alphabet en chantonnant ?
'''Gérard''' : Véronique, tu commences à me faire chier.
'''Jean-Christophe''' : Mais non, mais arrête ! Il connaît même pas, il va pas plus loin que le d, laisse-le tranquille, le pauvre.
'''Véronique''' : Ouais, c'est vrai, t'as raison, ouais.
'''Gérard''' : Bon, alors, Véronique, tu dégages. Véronique dehors, parce que elle, elle m'énerve.
'''Petit Tonnerre''' : Ouais, salut !
'''Gérard''' : Petit Tonnerre dehors.
'''Phildar''' : Il est pas là, Petit Tonnerre !
'''Gérard''' : Non, je viens de le voir.
'''Petit Tonnerre''' : Non, mais là, c'est Petit Tonnerre. Hé, mais Petit Tonnerre, laisse-le parler à Phildar. Pour une fois, Phildar, il est pas idiot.
'''Gérard''' : Non, mais moi, j'en veux pas.
''Petit Tonnerre prend l'antenne en otage en discutant avec un second personnage (Petite Foudre), qu'il crée avec lla même voix. Gérard sifflotte d'impatience.''
'''Gérard''' : Hé, oh ! Ça t'arrive de gérer, toi aussi, avec moi ? Ou t'as envie de te branler avec le micro ?
L''a conversation continue sur l'organisation du week-end des deux intrus''
'''Olivier''' : Il y a Sandy sur Minutel qui dit : « Monsieur, Madame, Manjouy ont un fils. Comment s'appelle-t-il ? Gérard ! J'ai rarement joui. »
'''Petit Tonnerre''' : Mais t'es bidon, à la pro ! Allez, Gérard, la troisième question, s'il te plaît.
'''Gérard''' : Je sens que tout à l'heure, je vais arrêter à la quatrième, ça va aller très vite, ce soir.
'''Petit Tonnerre''' : Tu sais compter que jusqu'à 4 alors ça t'arrange.
'''Manu''' : Gérard, pour calmer les esprits, on accueille Richard Klederman.
'''Klederman''' : Bonsoir.
'''Gérard''' [''déçu, agancé, en colère''] : Les mecs, ils vont tous passer, ils vont tous prendre des noms bidon.
''Petite foudre et Petit Tonnerre continuent d'interagir''
'''Gérard''' : Non, mais Olivier, c'est quand tu veux.
'''Phildar''' : Arrête de te branler Olivier !
'''Gérard''' : Pauvre con, allez, moi, j'arrête.
'''Jean-Christophe''' : Pauvre cave !
'''Mandarine''' : J'aime beaucoup ce que tu fais, Richard.
'''Gérard''' : Max ! ''[en attendant'' ''sa venue''], Bon tu me les...
'''Phildar''' : Mais qu'est-ce que je fais avec les auditeurs ? S'il n'y a plus d'auditeurs, il n'y a plus de débat.
'''Jean-Christophe''' : Eh, Gégé ! QUand est-ce que tu poses tes questions, bordel ?
'''Gérard''' : Attends, toi, tu vas déjà t'écraser.
''Petit Tonnerre reprend des commentaires, finissant par dire qu'il aime bien Gérard, lequel hurle pour qu'il s'en aille''
'''Gérard''' : Petit Tonnerre, tu dégages !
'''Olivier''' ''[imitant l'intonation de Gérard]'' : Tu dégages !
'''Gérard''' : Vous lui raccrochez au nez pour de bon !
'''Klederman''' : T'as tellement une petite b... qu'au moindre petit effort, tu transpires du sperme.
'''Olivier''' : B comme bite dans la loco, ça fait déjà une lettre.
'''Petit Tonnerre''' : Ouais mais faut pas dériver.
'''Max''' : Allô ?
'''Gérard''' : Max, s'il te plaît, tu reviens !
'''Max''' : Alain Farmer, à l'appareil, le mari de Mylène.
'''Gérard ''' : Allez, hop moi, j'arrête.
'''Olivier''' : Ah, c'est le mari de Mylène Farmer, quand même qu'on là, ça rigole pas..
'''Phildar''' : Non, mais Gérard, t'as des stars dans tes débats et toi tu fais le con, là.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, pour l'instant, c'est vous qui le faites, vous savez pas gérer un standard.
'''Manu''' : Oui, comme par hasard, comme d'habitude.
'''Alain''' : Allô ? Allô ?
'''Olivier''' : Monsieur Ferme ?
'''Alain''' : Oui, bonsoir, c'est Farmer. Monsieur Farmer, à l'appareil.
'''Olivier''' : Monsieur Farmer.
'''Alain''' : Alain Farmer.
'''Gérard''' : Max !
'''Olivier''' : On vous appelle.
'''Gérard''' : Max ! Max, s'il te plaît !
'''Max''' : Bon ben j'arrive.
''Un malaise s'installe car tout le monde pense que Gérard va, via cette erreur d'Olivier, reconnaître Max et ses rôles. Mais Gérard continue sans scier.''
'''Cynthia''' : Non, mais il n'a pas compris.
''Phildar sort du studio. Max rentre. ''
'''Gérard''' ''[à Max''] : Lui, il fait rien, il est en train de se branler avec le micro. Quand on leur demande quelque chose, ils ne veulent rien foutre, moi, j'arrête, je rentre chez moi.
'''Phildar''' [''imitant à la perfection le timbre vocal de Max} :'' Dites-moi, Monsieur Gérard. Monsieur Gérard.
'''Gérard''' : Toi, tu dégages.
'''Phildar''' : C'est Alain, Alain Farmer.
'''Max''' : Tout le monde hors antenne.
'''Gérard''' : Parce que là, ça commence à bien faire.
'''Max ''' : Bon, réunion, réunion, Phildar !!!
''Tout le monde hurle pour faire venir Phildar, il sort du studio''
'''Gérard''' : là, ça commence à bien faire, ça fait trois fois que c'est la merde.
'''Phildar''' [''revenant en courant, hilare''] : On peut pas être au téléphone et faire une réunion.
''Rire général''
'''Gérard''' : Ça fait trois fois que c'est le bordel, j'arrête et c'est terminé. Maintenant, je rentre chez moi.
'''Max''' : Tu rentres chez toi, là ?
'''Gérard''' : Non, tant pis, il est 3h03 du matin, c'est tout. Là-bas, ça merde quand tu leur demandes quelque chose, de virer quelqu'un.
'''Max''' : En plus, j'ai entendu un peu tout à l'heure, quand on vous demande de virer quelqu'un, Phildar et Manu, putain écoutez au moins Gérard, c'est lui le chef.
'''Gérard''' : L'autre, il est en train de se branler avec le micro, tu vois. Tu lui demandes quelque chose, il n'en a rien à foutre.
'''Max''' : Eh bien, tu lui demandes de partir de la pro, il n'y a pas besoin de lui, tu t'en occupes toi-même.
'''Gérard''' : Non, non, mais ce n'est pas la peine de continuer comme ça.
'''Olivier''' : Tu devrais venir ici, à ma place.
'''Gérard''' : Non, non, mais tu te démerdes, tu mets un disque, je reprendrai qu'après.
'''Olivier''' : Non, je n'ai pas, il n'y a plus de disque.
'''Max''' : Oh, c'est dommage.
'''Phildar''' : Ça partait bien, hein ?
'''Manu''' : C'était surpuissant, on a appris trop de trucs.
'''Gérard''' : Ça partait bien ? T'as Petit Tonnerre qui n'arrêtait pas de dire des conneries, Hugues Aufray, l'autre aussi.
'''Olivier''' : Monsieur Farmer.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Véronique, Véronique, elle se fait passer pour un autre nom. Elle était déjà dans le premier débat, elle se fait passer pour un autre nom.
'''Max''' : Il faut changer, il y a des gens, vous ne foutez rien, ils bossent au moins au standard ou pas ?
'''Gérard''' : Non, même pas, ils ne prennent personne. Donc, on met un disque et puis terminé.
''Musique''
'''Gérard''' : Suite des débats du jeudi. Donc, si vous voulez continuer de nous appeler, s'il vous plaît, les filles, réveillez-vous, j'ai besoin de plus de filles que de mecs au standard qui puissent réagir sur l'écriture. Ça me ferait bien plaisir et sur Minitel aussi. Donc, les numéros, c'est 0803 08 5000 et 0800 70 5000. 3615 code Funradio rubrique direct. Là, sur Minitel, il n'y a que deux de connectés et soi-disant une dénommée Sandy qui me connaît, moi, je ne te connais pas, donc tu vas arrêter.
'''Olivier''' : Non, et puis sur Minitel, il faut laisser des messages qui sont avec le débat et il faut arrêter de se plaindre qu'on ne lit pas vos messages parce que sinon, ça ne sert à rien.
'''Gérard''' : Voilà, donc il est 3h12 et je voudrais bien que vous vous réveillez un petit peu.
'''Olivier''' : Et on ne parle pas de Christine, du pont de l'Alma, tout ça, parce que ce n'est pas bien.
'''Gérard''' : Oui, parce que là, ça commence à me prendre la la tête et ni de...
'''Olivier''' : Ni de Sandy, ni des chiottes de la Loco, ni du coton-tige, tout ça.
'''Gérard''' : Voilà. Donc, on accueille Amandine.
'''Amandine''' : Bonsoir, Gérard, je ne parlerai pas de tout ça, c'est promis.
'''Gérard''' : Ok, Céline. Byzance. Et Jean-Luc.
'''Jean-Luc''' : Oui bonsoir. Je voulais dire que la dernière quand il y avait "Jean-Luuuccc" ''[avec l'intonation de Gérard lorsqu'il appelait en étant exaspéré de ne pas obtenir de réponse],'' c'était pas moi donc merci !
'''Manu''' : Excuse-moi. On accueille Confucius, en plus.
'''Phildar''' : Et Mylène.
'''Manu''' : Confucius et Mylène.
'''Gérard''' : Mylène et Confucius.
'''Conficius''' : Oui, bonsoir.
'''Céline''' : Le grand sage.
'''Confucius''' : Tu peux m'appeler Clarinette, c'est comme tu veux.
'''Gérard''' : Tu ne commences pas, s'il te plaît, parce que je ne vais pas m'amuser sans arrêt à vouloir arrêter, ok ?
'''Confucius''' : Je te laisse le choix, Clarinette ou Confucius.
'''Gérard''' : Bon, ben, tu as déjà commencer par te calmer.
'''Confucius''' : Je suis calme, rassure-toi.
'''Gérard''' : Bon, alors, faut-il prendre l'alphabet...
'''Confucius''' : Bonsoir à tous.
''Tout le monde répond Bonsoir en même temps, autant les auditeurs qu'Olivier''.
'''Gérard''' : Ça y est, ça y est, ça y est. Bon, ça y est. Oh, vous vous calmez, là ?
''Les auditeurs se saluent entre eux. Gérard sifflotte, d'un air agacé,''.
'''Gérard''' : Bon, ça y est, Conficius ? T'as fini ton cinéma ?
'''Confucius''' : Euh, moi, je ne suis pas Ben Hur, attention.
'''Gérard''' : Je te demande si t'as fini ton cinéma.
'''Confucius''' : Je te réponds, je ne suis pas Ben Hur.
'''Gérard''' : Parce que tout à l'heure, si at'arrêtes pas, tu vas pas rester longtemps, toi.
'''Confucius''' : Allez, vas-y, Covadis.
'''Phildar''' : Attendez, excusez-moi deux secondes. On a accueilli aussi Cure dent.
''Hilarité générale, et une fille crie « Et coton-tige ! »''
'''Gérard''' : Alors, attends, qui c'est qui vient de sortir ça ?
'''Phildar''' : Je crois que c'est une nana, mais je ne suis pas sûr.
'''Gérard''' : Si si, moi c'est une nana que j'ai entendue.
'''Confucius''' : Ouais, moi aussi.
'''Céline''' : Non, c'est un mec qui a pris la voix d'une nana.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non. Non, c'était une nana. C'est une nana qui a dit ça. C'est qui qui a sorti ça ?
'''Jean-Luc''' : C'est une nana, il faut la jarter. Réponds, salope.
'''Céline''' : Hé oh, soyez poli avec les filles de temps en temps.
'''Phildar''' : Je sais qui c'est, c'est Mylène. C'est bon, je la jarte, c'est Mylène. Il y a encore Hanson, voilà.
''Quelqu'un chante''
'''Gérard''' : Attends, celui qui s'amuse à chanter, tout à l'heure, ça va éclater.
'''Olivier''' : Voilà, je les ai coupés. Pose ta question.
'''Gérard''' : Donc, faut-il prendre l'alphabet au pied de la lettre ? Maintenant, ils vont répondre et...
'''Amandine''' : On a déjà répondu.
'''Jean-Luc''' : Alors, au pied de la lettre, c'est amusant quand même pour l'alphabet.
''Rire forcé''
'''Céline''' : Allez, on récite tous l'alphabet en même temps.
'''Gérard''' : Et comment que ça se fait que c'est encore à peu près les mêmes voix de nanas qu'on a eues tout à l'heure ? Parce que quand je pose la question, c'est bizarre, les nanas me disent on a déjà répondu, donc apparemment, c'est encore les mêmes.
'''Manu''' : Elles ont peut-être répondues chez elles.
'''Petit Tonnerre''' : Ouais mais précise ton nom !
'''Olivier''' : Oh, il y a Louis Fidjio sur Minitel qui vient d'arriver : Ça y est, Gégé, j'emménage chez toi. Quand tu arriveras, sois gentil. Amène des croissants et fais pas de bruit pour pas réveiller Sandy, car je l'ai épuisée. On a baisé toute la nuit.
'''Gérard''' : Eh bah, alors toi, mon pote, Tu iras te faire foutre.
'''Byzance''' : Sandy, c'est une salope.
'''Gérard''' : Alors, tu dégages, toi, pétasse. Allez, hop ! La pétasse qui vient de dire Sandy, c'est...
'''Manu''' : Je crois qu'elle parlait pas de la tienne.
'''Gérard''' : Non, non, presque pas. Faut pas prendre les gens pour des cons.
'''Manu''' : Ça peut être sa sœur, une amie à elle.
'''Gérard''' : Non, mais elle a bien précisé.
'''Confucius''' : Bon, est-ce qu'on peut poser les questions, là ? Parce que ça traîne ton débat, là.
'''Gérard''' : Donc, alors... La quatrième...
'''Confucius''' : Il a picolé ou quoi ?
'''Byzance''' : Malheureusement, non.
'''Gérard''' : Bon, si t'es pas content, tu dégages.
'''Céline''' : Bon, je réponds. Ouais, il faut apprendre l'alphabet au pied de la lettre pour savoir écrire.
'''Confucius''' : N'importe quoi.
'''Gérard''' : Bon, celui qui vient de dire n'importe quoi, c'est comment, ton nom ?
'''Confucius''' : Confucius.
'''Petit Tonnerre''' : Ou Clarinette, on sait ! De toute façon, ils font n'importe quoi au standard.
'''Confucius''' : Ouais, bah, Confucius. J'ai pas répondu encore, là, depuis le début.
'''Gérard''' : Bah, alors, tu réponds.
'''Confucius''' : Parce que je me fais chier depuis cinq minutes, mais j'aimerais bien... C'est Confucius. Bon, alors, la question, c'est ?
'''Gérard''' : La question, c'est que tu redégages au standard.
'''Confucius''' : Je vais répondre. Je vais répondre à la question de Gérard.
'''Petit Tonnerre''' : Voilà, tu sais même pas la question Clarinette.
'''Gérard''' : Tu le vires, tu le vires, tu le vires. Tu le vires, tu le vires, tu le vires, tu le vires.
'''Confucius''' : Je réponds à la question de Gérard, tu retournes au standard, je lui réponds non. Bah, non, c'est pas une question, ça.
'''Gérard''' : Si, moi, je te dis que si.
'''Confucius''' : Faut-il prendre l'alphabet au pied de la lettre ? Bon, tout d'abord, je tenais à me présenter, parce que je m'appelle Confucius, c'est pour gagner l'anonymat.
''Intervention répétée en voix de tête, de Cyril''
'''Cyril''' : Non, mais essayez, on t'en...
'''Gérard''' : Bon, qui c'est, celui qui fait la voix de mec, là ? La voix d'un gamin ?
'''Confucius''' : On dirait... C'est marrant, on dirait l'alligator. Cyril l'alligator, on dirait.
'''Hanson''' : C'est Hanson C'est l'uin des frères Hanson.
'''Jean-Luc''' : Jeaaaan Luuuc !
'''Gérard''' : Allez, tu dégages ça. Voilà. Donc, Confucius. Donc, si tu veux répondre, tu réponds.
'''Confucius''' : Oui, je veux bien.
'''Gérard''' : Alors, vas-y.
'''Confucius''' : Alors, bon, je suis professeur d'arithmatique...
'''Klederman''' : D'arithmatique.
'''Confucius''' :...d'arithmétique, ce qui va sûrement vous aider. Bon, moi, je pense que prendre l'alphabet au pied de la lettre, je pense que c'est plutôt important de le prendre plutôt au bouche de la lettre, parce que l'alphabet ne démarre pas par le pied, il démarre directement dans la bouche.
'''Jean-Luc''' : Non, mais à l'épaule aussi, il y a l'épaule qui joue un rôle quand même important.
'''Gérard''' : Qui c'est qui parle par-dessus, là ?
'''Confucius''' : Non, mais là, c'est un débat, donc s'ils veulent intervenir...
'''Gérard''' : Non, mais qui donne son nom quand ils parlent ?
'''Jean-Luc''' : Jean-Luc.
'''Gérard''' : Ouais Jean-Luc.
''Confucius joue de la glotte avec sa bouche, ce qui fait marrer les filles.''
'''Confucius''' : Donc, pardon. Donc, moi, dans mon écriture, dans mon écriture, c'est très important, l'écriture se divise en deux, trois parties. Très succinctes les unes aux autres, que je vais diviser en 24 parties.
'''Gérard''' : Non mais Confucius, c'est pas le thème du...
'''Jean-Luc''' : Laisse-le aller au bout de sa pensée.
'''Byzance''' : Grand I, Grand A, petit A
'''Confucius''' : Disons que le pied de la lettre, c'est intéressant comme question, Gérard, je vous trouve très sympathique, d'ailleurs, au demeurant.
'''Jean-Luc''' : Ça dépend quelle lettre, quand même.
https://www.youtube.com/watch?v=k0K8XBDEdYk
33mn05
'''Confucius''' : Alors, quand vous dites au pied de la lettre, c'est quelle lettre ? Alors, bon, je vais prendre comme exemple la lettre à Élise.
On a eu la chance d'avoir Klederman tout à l'heure. Donc, chanson et pied de la lettre, bien entendu, dans l'ambiguïté des gens qui donnaient la possibilité. Je pense que... La lettre n'a qui en 1432.
'''Gérard''' : Bon, ben, ça y est, c'est bon, Confucius, parce que t'as...
'''Confucius''' : En parlant de la lettre à Élise, est-ce qu'on pourrait pas dire que prendre la lettre à Élise au pied de la lettre, ce serait prendre par le piano.
'''Gérard''' : Bon tu le vires ! x ''trois
'''Olivier''' : D'où les pianos à pied, d'ailleurs.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non. Oh, c'est bon, là, parce que...
'''Confucius''' : J'ai même pas eu le temps de terminer ma prothèse... ma thèse.
'''Gérard''' : Oh ! Oh, merde. Ben, mets-moi-le ON AIR. Mets-moi-le en...en ce que tu veux, là, moi, je veux plus de l'entendre, là.
'''Confucius''' : Il est con ce mec ou quoi, il laisse même pas parler.
'''Jean-Luc''' : Non, Gérard, je crois que Confucius a soulevé une idée importante.
'''Gérard''' : Non, non, non, mais c'est bon, Confucius...
'''Manu''' : On accueille Carla.
'''Gérard''' : Euh... Bon. Préférez-vous le R majuscule ou le R de rien ?
'''COnfucius''' : Ou l'air de rien. Gérard, qui a rédigé les questions, Gérard ?
'''Jean-Luc''' : C'est pas lui, hein ?
'''Gérard''' : Confucius, tu t'écrasses, s'il te plaît, parce que tout à l'heure, tu vas gerber pour de bon.
'''Confucius''' : Qui a rédigé les... les... les... les...
'''Gérard''' : Bon, allez, hop. Celui qui s'amuse à dire qu'il est con, allez, hop, maintenant, tu me le vires.
'''Olivier''' : Il y a Pistache, un Minitel qui dit Christine, l'a appelé et te rappelle de ramener les croissants et les... les crocs.
'''Gérard''' : Manu, tu me vires, Confucius.
'''COnfucius''' : Eh, mais je n'ai rien dit, hein.
'''Gérard''' : Je ne veux pas le savoir. Tu dégages, tu dégages, tu dégages. Tu dégages, Confucius.
'''COnfucius''' : Oh, putain, mais ce n'est pas vrai.
'''Olivier''' : Merci, c'est comme ça.
'''Gérard''' : C'est comme ça. Eh, ouais.
'''COnfucius''' : C'est vraiment une fable, ce mec.
'''Céline''' : Je peux demander un truc ? Est-ce qu'on peut laisser Confucius nous donner l'origine de l'écriture ?
'''Gérard''' : Non.
'''Cynthia''' : Non, ça nous intéresse. Tes conneries ne nous intéressent pas, c'est Confucius.
'''Phildar''' : Non, mais de toute façon, il est parti, Confucius, donc on va continuer le débat. Gérard, vas-y, attaque. Et tu gères un peu, Gérard.
'''Gérard''' : Alors, Amandine ?
'''Amandine''' : Euh, ouais, bah, écoute, moi, la friture, c'est pas un sujet qui m'intéresse. Je trouve que ça sent mauvais dans les escaliers et j'ai pas noté les références du truc qui passe à la télé, dans la pub, là, pour que ça sente plus mauvais dans les escaliers, la friture.
'''Gérard''' : Bon, OK, alors... Eh bah, c'est bien Amandine.
'''Amandine''' : Ouais, j'ai envie que Manu me calme hors antenne.
'''Gérard''' : Bon, allez, hop. Tu la dégages complètement, tu la calmes même pas, tu la vires. Cécile ! Allez, allez, allez. Tu réponds à la question ?
'''Céline''' : Euh, bah, moi, je dis que oui, hein.
'''Manu''' : Donc, Confucius, tu me disais quoi, hors antenne ?
'''COnfucius''' : Ouais, c'est parce qu'en fin de compte, moi, je suis pas Confucius, je suis Chaperon rouge.
'''Manu''' : Ah, OK. Chaperon Rouge.
'''COnfucius''' : Et, euh... tu me passes pas à l'antenne, hein ?
'''Manu''', ''dans la confidence'' : Non, non, non, t'es hors antenne, là.
'''COnficius''' : Et tu diras à Gérard que je suis en train de lui préparer un truc chez lui, là, que je vais venir chez lui avec des copains.
'''Manu''' : Mm-hmm.
'''COnfucius''' : Et que même s'il prévient les flics et tout, de toute façon, je vais mettre son numéro...
'''Manu''' : t'en as rien à foutre quoi.
'''Confucius''' : J'ai mis son numéro de, le numéro de sa copine Sandy sur l'Internet. Et, euh... Je suis à l'antenne, là, ou pas, non ?
'''Manu''' : Non, non, t'es au standard, t'es au standard.
'''Confucius''' : Et, euh... Tu me passeras Phildar, parce qu'avec Phildar, c'est avec lui que j'ai préparé un truc, ça fait 15 jours, là.
'''Manu''' : Ah, OK. Donc, c'est avec Phildar.
'''Confucius''' : Tu peux me le passer, parce que je suis en train de...
'''Manu''' : Oui, bah, pas de problème. C'est lui qui t'a donné l'adresse de Gégé, c'est ça, et le numéro de portable ?
'''Confucius''' : Non, non, c'est moi qui lui ai donné, mais je lui avais dit qu'on allait préparer un truc sur l'Internet. Et tu sais Chaperon Rouge, là... Dis-lui que je suis Chaperon Rouge, qu'il me passe le mot.
'''Manu''' : OK, Phildar.
'''Confucius''' : Fais gaffe, tu me passes pas, fais gaffe, tu me passes pas Gérard.
'''Manu''' : Non, non, c'est bon.
'''Manu''' : C'est Chaperon rouge pour toi, tu sais, le coup que...
'''Phildar''' : Ah, vas-y, vas-y, vas-y.
'''Manu''', ''voix basse, complice'' : Gérard, écoute, peut-être.
''Gérard est pétrifié, attentif à l'extrême, conetnant mal sa joie''
'''Phildar''' : Allô ?
'''Confucius''' : C'est Phildar ?
'''PHildar''' : Ça va ?
'''Confucius''', ''chuchotant'' : Ouais. Et, euh, tu sais, le truc que tu m'as demandé de faire sur l'Internet ?
'''Phildar''' : Ouais, ouais, bah, je t'ai demandé, ouais, de foutre le numéro de Sandy.
'''Confucius''' : Ouais. Et bah, ça y est, c'est fait. Donc, tout le monde l'a... De toute façon, j'ai l'adresse de Gérard. C'est la Colombe qui m'a donné le numéro.Enfin, c'est pas elle qui m'a donné, mais j'ai son numéro à elle aussi.
'''Phildar''' : Ah, d'accord.
'''Confucius''' : Et tu ne dis pas Gérard ?
'''Phildar''' : Non, non, non, mais je ne dis rien à Gérard. Mais, euh, donc c'est toi qui étais avec la colombe l'autre fois ? Tu sais, quand tu l'appelais à 4h du matin ?
'''Confucius''' : Ouais. Mais j'étais tout seul parce que lui, il croit qu'il y a Tony, etc, machin, mais je suis tout seul, moi. Il faut faire croire à Gérard et tout. Tu peux me passer sur l'antenne ou pas ?
'''Phildar''' : Euh, ouais.
'''Confucius''' : Ah, tu donnes un faux nom, t'as qu'à me donner... Je sais pas, tu me fais appeler Raclette.
'''Olivier''', ''feignant l'intrusion en direct de Raclette'', : Ah, sur Minitel, il y a... C'était Gérard, je suis avec Sandy dans ma chambre et elle me demande de me foutre des cotons-tiges dans le cul, ça lui rappelle des bons souvenirs.
'''Gérard''', ''jouant ma la comédie'' : N'importe quoi.
'''Manu''' : Bon, Gérard, on accueille Raclette. Pose ta nouvelle question, c'est parti.
''Accueil de tous les auditeurs''
'''Raclette''' : Bonsoir, tout le monde. Bonsoir, Gérard, bonsoir.
'''Gérard''', ''grand sourire dans la voix'' : Salut, Raclette. Alors, normalement, on a Cécile. On a Byzance. On a Jean-Luc. Carla et Raclette. On a aussi Cure-dent, ... Qu'est-ce que c'est que Barbara, là ?
'''Phildar''' : Ah, mais c'est bon, on a tout ça. Cure-dent, Mylène. Mais t'inquiète pas, on a 8 lignes, maintenant. On a fait des travaux.
'''Gérard''' : Refaites-moi une liste.
'''Manu''' : Oh là là, Gérard, le papier, ça vaut cher quio.
'''Amandine''' : Hé, Gérard. Tu m'as toujours pas virée. Moi, je t'avais dit que je voulais que Manu me calme hors antenne et je suis toujours pas calmée. Là, ça va pas du tout.
'''Gérard''' : Eh ben, Phildar, il va te calmer hors antenne, d'accord ?
'''Jean-Luc''' : Il va te caresser la raie des fesses, Gérard, ça te faire du bien.
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire ça ? ''silence''. Non, mais vous êtes prié de donner les noms quand vous dites des saloperies.
'''Raclette''' : Ouais, c'est Raclette, là. Je peux répondre ? Raclette, il aimerait repasser hors antenne. Il voudrait dire un truc à Phildar, c'est possible ?
'''Jean-Luc''' : Phildar, il va te toucher la raie des fesses aussi, fais gaffe.
'''Manu''' : Pas de problème.
'''Gérard''' : Bon, il faut calmer Amandine.
'''Phildar''' : Allô Raclette ?
'''Raclette''' : Ouais.
'''Phildar''' : Ouais, t'es hors antenne.
'''Raclette''' : Ouais, c'est Max, là. Il est là, Max ?
'''Phildar''' : Mais non, il est pas là.
'''Raclette''' : Tu peux pas me le passer ?
'''Phildar''' : Bah, je sais pas où il est.
'''Raclette''' : Faut pas que tu lui dises non plus parce que...
'''Phildar''' : Mais non, non, mais qu'est-ce que tu veux, Raclette ?
'''Raclette''' : C'est pour dire qu'on lui prépare un truc vendredi à la loco.
'''Phildar''' : Ah bon, quoi ?
'''Raclette''' : Des affiches où ils se font enc... dans les chattes de la loco. On va mettre des affiches partout.
'''Phildar''' : Non, non, mais c'est chiant, Raclette. Change un peu, change un peu. C'est toujours la même chose. Je sais pas, tu peux faire un autre truc, quoi, où ils se tripotent la queue ou je sais pas quoi...
'''Raclette''' : Il y a le mec de Belgique qui m'a appelé aussi qui fait les vidéos.
'''Phildar''' : Fesse de babouin ?
'''Raclette''' : Ouais, il demande si c'est possible d'avoir des... que vous pouvez me donner des images de Fun TV, comme ça, on fait des cassettes.
'''Phildar''' : Ouais, pas de problème. On va t'envoyer ça.
'''Raclette''' : On les vend et vous pouvez vous faire de l'argent aussi. Ne dites rien à Gérard. Je donnerai mon adresse.
'''Phildar''' : OK, on te refout à l'antenne.
'''Gérard''' : Donc, vous avez calmé Amandine ?
'''Amandine''' : Ouais, ça y est, je suis calmée. Ça m'a fait beaucoup de bien. Merci, Gérard.
'''Gérard''' : OK, donc, Cécile ? Byzance ? Raclette ?
'''Raclette''' : Oui, mais moi, je vais y aller, moi.
'''Raclette''' : Ta mère.
'''Cynthia''' : Salut, raclette.
'''Gérard''' : Curedent ? Carla ? (''dernière syllabe répétée en écho par Jean-Luc et Olivier''). Olivier, fais pas chier avec tes double-voix et tu réponds pas à ma place. Carla ? Jean-Luc ? Et Mylène ? ''(Même répétition en écho''). Bon, et Olivier, tu commences à me faire chier, toi. D'accord ?
'''Olivier''' : Moi, ça va.
'''Gérard''' : Bon, écrivez-vous avec des bons ou mauvais caractères ? ''écho'' Olivier, tu fermes ta gueule maintenant !
'''Barbara''' : Gérard, tu me fais peur quand tu cries.
'''Céline''' : Ouais, Gérard, tu me fais peur, là.
'''Cynthia''' : Gérard, tu m'excites quand tu cries.
'''Jean-Luc''' : Ah, elle a envie qu'on lui touchela raie des fesses, putain.
'''Phildar''' : Ah, tu voulais me dire un autre truc, Raclette ? Attends, vas-y.
Tu peux parler, là, vas-y.
'''Raclette ''' : Ouais, c'est Chaperon Rouge. Dernier truc, mais tu dis pas à Gérard, mais comme j'ai le numéro de Sandy, je l'ai appelée, là, parce qu'apparemment, elle m'a dit qu'elle avait eu un problème et que, normalement, j'ai un rencard avec. Je devrais la voir, ouais. Comme ça, je vais récupérer plein de trucs sur GG.
'''Phildar''' : Et tu la vois quand ?
'''Raclette''' : Je sais pas. Faut que je la rappelle, elle m'a dit.
'''Phildar''' : Mais t'as eu les infos par qui ?
'''Raclette''' : C'est elle qui me l'a dit.
'''Phildar''' : Mais c'est quoi ? C'est sérieux, entre vous ?
'''Raclette''' : Non, mais je la connais pas, mais je l'ai eue au téléphone et tout. Je sais qu'elle est avec Gérard, mais je suis sûr qu'on va la voir avec des copains, avec les mecs de Belgique. On va la filmer et puis on va faire de la vidéo. Et j'ai un copain qui est à Suresnes et tout, c'est le mec qui met, c'est un pote à moi qui met les affiches comme quoi il veut prendre la boîte aux lettres. Il a dit qu'il les avait surpris et qu'il les avait trouvés tous les deux et qu'il va prendre des photos.
'''Phildar''' : Ah ouais, comme Voici, quoi.
'''Raclette''' : On va peut-être les donner dans un magazine.
'''Phildar''' : Et tu veux te la faire, Sandy ?
'''Raclette''' : Non, mais je m'en fous. De toute façon, elle est conne, elle est laide. Mais ... Faut pas lui dire, Gérard. Et vendredi, t'es à la loco ?
'''Phildar''' : Ouais, ouais, bah...
'''Raclette''' : Avec Max et tout ça ?
'''Phildar''' : Ouais, on sera tous... Mais Gérard sera là aussi,
tu peux...
'''Raclette''' : Bah, je vais voir. Il me connaît pas, il m'a jamais vu, mais moi, je le vois à chaque fois.
'''Phildar''' : Et t'es comment ? T'es comment ?
'''Oliiver''', ''chuchottant à Gérard près du micro'' : J'enregistre, j'enregistre.
'''Raclette''' : Je suis petit, brun. Je fais 1m67, 1m68. J'ai 19 ans.
'''Phildar''' : Tu seras habillé comment, vendredi ?
'''Raclette''' : J'aurai un tee-shirt blanc avec une... Avec un truc de... Un peu plus ou moins, un truc un peu Mickey et tout.
'''Olivier''', ''à Gérard, bouillonnant'' : Vas-y Gérard, Casse-le.
'''Phildar''' : Moi, comme ça, si tu veux, on pourra mettre ça au point vendredi, donc comme ça, je peux te repérer.
'''Olivier''' : J'ai tout enregistré.
'''Raclette''' : Tu sais, Olivier de la Pro, là ? Tu pourras me le passer parce que je suis sûr que lui, il peut me faire des trucs, on peut faire des montages, des trucs de production.
'''Phildar''' : Ouais, mais attends, tu bouges pas, tiens, je te le passe. Je te passe le téléphone.
'''Olivier''' : Ouais, allô ?
'''Raclette''' : Vous mettez pas l'antenne.
'''Olivier''' : Non, non.
'''Raclette''' : Il y a le débat, là ?
'''Olivier''' : Ouais.
'''Raclette''' : Bon, et pour ne pas faire trop de bruit, je suis Chaperon Rouge.
'''Olivier ''' : Ah, t'es Chaperon Rouge.
'''Raclette''' : C'est un mec qui fait chier Gérard avec des copains.
'''Gérard''', ''triomphal'' : Eh, petit con ! Trouduc ! Tu vois, c'est con, ce que tu viens de dire.
'''Raclette''' , ''surpris'': Allô ?
'''Gérard''' : Ouais, ouais. Eh, c'est con, là, ce que tu viens de dire.
'''Phildar''' : Non, mais c'est Gérard. Il vient de me piquer le téléphone, Chaperon Rouge. Je peux rien faire.
'''Olivier''' : Mais t'es pas en direct, par contre.
''Raclette raccroche, on entend la sonnerie de fin de communication. Enthousiasme général, ils ont attrapé ce harceleur !''.
'''Gérard''', ''exultant'' : On a les preuves !
'''Olivier''', ''embarrassé'' : Merde !
'''Gérard''' : On a les preuves !
'''Manu''' : Comment ça, non ? Qu'est-ce qu'il y a, Olive ?
'''Olivier''' : Il n'y a plus de bande.
'''Gérard''' : Eh, ouais, mais on a toutes les preuves, maintenant.
'''Phildar''' : Mais non, mais ça a pas enregistré, regarde !
'''Phildar et Manu''' : Oh, putain, mais Olivier ! Putain, merde ! Oh, non ! Merde, Olivier !
'''Manu''' : T'es vraiment un gros bœuf Olive.
'''Phildar''' : Putain, il est zéro, là, pro. Il est zéro. Putain, allez, dégage. Non, vas-y, il en a ras-le-cul, là !
'''Gérard''' : Bon allez, c'est pas la peine, on arrête.
'''Manu''', ''déçu'' : Non, non, franchement, là, tu chies, quoi !
''Tout le monde quitte le studio''
'''Olivier''' : Ah, non ! Oh ! Oh, mais revenez ! Non, mais ils m'ont laissé tout seul... Revenez, oh ! On est tout seul ! On est là ! J'ai oublié d'enregistrer. J'ai oublié.
Il y avait un mec qui balançait tout à l'antenne.
''Les gens reviennent dans le studio, avec Max, Gérard raconte ce qu'il s'est passé mais très loin du micro, de manière inaudible par l'antenne. Les auditeurs parlent entre eux pour repréciser qui est présent dans le débat.''.
'''Olivier ''' : Vous êtes tous à l'antenne. Et Gérard est à la porte, en train d'essayer de discuter avec Max.
''Les auditeurs appellent le retour de Gérard''
'''Max''' : Ce qu'on fait, c'est que... on va rappeeler via des téléphones télécommandés. Gérard, tu ne parles pas, mais à ce moment-là, essaye d'avoir de l'info. Mais il va revenir ! Vous lui parlez tous les trois, vous lui dites que vous êtes d'accord. Qu'est-ce qu'il disait ?
'''Gérard''', ''boudeur'' : Il disait tout.
'''Max''' : Je n'ai pas écouté, qu'est-ce qu'il disait ?
'''Gérard''' : Il balançait comme quoi il avait piraté le portable à Sandy et tout, alors qu'il n'a pas son numéro.
'''Max''' : Si, il paraît qu'il l'a, mais sur l'Internet, il va le mettre.
'''Gérard''' : Oui, ben qu'il ne le met pas sur l'Internet, parce que c'est moi qui l'ai, son portable. Donc, qu'il ne s'amuse pas à ça.
'''Max''' : Essayez de le rappeler. Je vais écouter, je vais écouter.
'''Gérard''' : Donc, on récupère Amandine, Céline, Bizange, Cure-ent, Carla, Jean-Luc, Mylène et Barbara. Donc, alors, écrivez-vous... Bon, non, Olivier, s'il te plaît, tu ne commences pas, là ? ''beep d'un jeu électronique et Olivier parle par-dessus Gérard via des honomatopées''
Donc, écrivez-vous avec des bons ou mauvais caractères ? Barbara.
'''Barbara''' : Oui, ben à mon avis, ça dépend du caractère de chacun. Parce que, selon les caractères que tu prends, la phrase, elle change de sens. Regarde, avec des petits caractères, tu as des petites phrases. Avec des grands caractères, tu as des grandes phrases. Tu comprends ma théorie ?
'''Gérard''' : D'accord. Mylène ? Mylène ? ''Silence malgré plusieurs tentatives''
'''Phildar''' : Mais qu'est-ce qu'elle a, Mylène, bordel ? Mais c'est n'importe quoi, qu'est-ce que tu demandes, Mylène ? Et Barbara, coupe ta radio.
'''Jean-Luc''' : Elle fait autre chose, en même temps.
'''Gérard''' : Bon, Jean-Luc ? Bon, tu réponds, s'il te plaît.
'''Jean-Luc''' : Ben, répondre à quoi ?
'''Gérard''' : À la question.
'''Jean-Luc''' : Ah, excuse, j'étais... Il y a Manu qui m'a calmé hors antenne, j'étais pas là.
'''Cure-dents''' : Ah, voilà, ça fait une demi-heure qu'on attend.
'''Jean-Luc''' : Pour une fois que Manu fait son boulot, excuse, vas-y.
'''Phildar''', ''voix basse'' : Gérard, Gérard, Gérard. J'ai réussi à rappeler Chaperon Rouge. Ouais, Chaperon Rouge, c'est Phildar.
'''Chaperon Rouge''' : Ouais. Comment t'as eu mon numéro ?
'''Phildar''' : Ben, attends, on rappelle tous les gens quand ils passent à l'antenne. Ouais, pourquoi t'as raccroché tout à l'heure ?
'''Chaperon Rouge''' : Parce que j'ai cru entendre Gérard. Mais je veux pas qu'il sache, moi.
'''Phildar''' : Mais non, mais attends, il m'avait chopé le téléphone, je pouvais rien faire.
'''Chaperon Rouge''' : Ouais, mais bon, faites de gaffe, quand même.
'''Phildar''' : Ouais, bon, moi, je te repasse, Olivier.
'''Chaperon Rouger''' : Et tu peux me faire un truc à la pro ?
'''Olivier''' : Quoi ? Qu'est-ce que tu veux ?
'''Chaperon Rouge''' : Tu peux me faire un nouveau remix de Gérard ?
'''Olivier''' : Ouais, bien sûr, ouais.
'''Chaperon Rouge''' : Et comme ça, tu me le mets sur une cassette, et puis moi, je fais des copies, et puis on...
'''Olivier''' : Je peux t'en faire un avec Sandy, si ça t'intéresse.
'''Chaperon Rouge''' : Non, ben, m'en fous d'elle pour l'instant. Pour l'instant, j'ai mis son numéro sur l'Internet, alors... Pour faire chez Gérard. Et tu me fais un remix, tu peux me le donner l'instant prochain, et puis moi, comme ça, je fais des cassettes, et puis moi, je les vends 50 balles, et puis toi, je te file 10 balles.
'''Olivier''' : Attends, je peux te faire des lasers ?<ref name="hist5"></ref>
'''Chaperon Rouge''' : Ouais, et puis moi, je te file 10 balles<ref name="hist6"></ref> les lasers, et puis moi, je les revends. C'est ce que j'ai fait pour les remixes, et puis il y a le mec de la Belgique, il va faire une vidéo. Il va venir filmer, comme il va venir à la loco vendredi aussi, peut-être, et puis aussi, il viendra filmer Gérard, et puis après, on va voir.
'''Olivier''' : Ok, ok, aucun problème. Je te repasse Phildar.
'''Phildar''' : Ouais, donc Chaperon Rouge. Mais fais gaffe, parce qu'il écoute, enfin, tu vois, il se méfie d'un truc, là, je pense qu'il a...
'''Chaperon Rouge''' : Ouais, tu parles. Il comprend rien, lui.
'''Manu''' : Et sinon, Chaperon Rouge... c'est toi qui a mis les merdes devant sa porte ?
'''Chaperon Rouge''' : Non, ça, c'est pas moi, ça.
'''Manu''' : C'est qui, ça ?
'''Chaperon Rouge''' : C'est quelqu'un, mais je donnerai pas son nom.
'''Phildar''' : Ah, vas-y, tu peux y aller. C'est une fille ou un garçon ?
'''Phildar''' : C'est une fille. Bon, donc, ça tient toujours pour la loco, vendredi ?
'''Chaperon Rouge''' : Ouais, vendredi à la loco, je vais mettre des affiches, et même si je mets pas d'affiches, de toute façon, je prépare des trucs, et je vais distribuer des tracts, et dans la loco, peut-être, je vais voir. Et je serai habillé, donc, brun et tout, avec un tee-shirt.
'''Phildar''' : Ok, bon, bah, ça roule, Chaperon Rouge.
'''Chaperon Rouge''' : Et tu peux, parce que j'ai eu... J'ai Henri, une fois, il m'avait donné son numéro, mais je l'ai perdu, tu sais, c'est le copain de... Tu connais, c'est le copain de...
'''Olivier''' : Bah, je vais te faire de numéro de Gérard, attends.
'''Chaperon Rouge''' : C'est lui, des fois, c'est Henri qui me donne des infos.
'''Olivier''' : C'est 0685... 20... hmmm... hmmmm...
'''Chaperon Rouge''' : D'accord.
'''Chaperon Rouge''' : Bah, je vais le rappeler, ouais. Et tu dis à Gérard que vous, c'est pas moi, que Chaperon Rouge, c'est pas moi qui fais les bêtisiers et tout.
'''Phildar''' : Non, non, non, bien sûr, bien sûr. Mais fais gaffe, quoi, parce que si jamais il te chope, vu tout ce que t'as dit, là, t'es mal, hein.
'''Olivier''' : Et tu veux faire des trucs à la loco ou pas ?
'''Chaperon Rouget''' : Je sais pas ce que je vais faire. Je vais l'enregistrer, je vais essayer de le filmer en cachette, ou en tous les cas, je vais mettre des tracts, et puis si tu me fais le remix, et bah comme ça, on pourra faire des clips, parce qu'on a plein d'images de Fun TV, on a fait un clip de 4 minutes et on va le distribuer pour les chaînes de télé.
'''Olivier''' : C'est toi qui mets des saloperies devant la porte de chez Gérard ?
'''Chaperon Rouge''' : Non, c'est une fille. Je dirai pas le nom. Par contre, je connais le mec qui utilise sa boîte aux lettres, il va vraiment le faire, quoi. Et il paraît qu'il y en a plein qui vont le faire.
'''Phildar''' : C'est pas une grosse, la fille, qui met des merdes devant ? C'est pas Christine ?
'''Chaperon Rouge''' : Moi, je l'ai déjà appelée, Christine, elle m'a dit qu'elle voulait faire des trucs sur lui.
'''Phildar''' : Non... Elle voulait faire quoi ?
'''Chaperon Rouge''' : Elle m'a dit qu'elle pouvait me donner des informations sur lui, de comment il était et tout, pour que je l'aie sur l'internet. Comme elle disait??? Bon les coton-tiges, il paraît que c'est pas vrai. C'est pour déconner, mais pareil qu'elle disait...
'''Phildar''' : C'était autre chose, non ?
'''Chaperon Rouge''' : Non, non, mais il disait qu'effectivement, il faisait pipi à côté, c'est vrai, qu'il faisait pas sa vaisselle et que c'était un porc et qu'il se changeait jamais et qu'il sentait la transpiration et qu'il était bourré tout le temps et elle m'a demandé si c'était possible de le mettre sur l'internet.
'''Phildar''' : Ah ouais ? Et tu vas le mettre, tout ça ?
'''Chaperon Rouge''' : Je vais voir, ouais, peut-être, ouais. C'est Christine qui m'a demandé. Elle m'a dit qu'elle me fait des 100 balles si je le mets.
'''Olivier''' : 100 balles ? Putain, attends, tu te fais arnaquer, là. Tu vas être riche ?
'''Chaperon Rouge''' : Non, mais elle me paye en chèque. Pas en liquide. Comme ça, je peux pas me faire avoir.
'''Phildar''' : Bon, bah, ce qu'on fait, tu passes plus à l'antenne, là ?
'''Manu''' : Chaperon rouge ? Ouais, Tony, Arnette, Luigi et tout ça, ils sont avec toi ou pas ?
'''Chaperon Rouge''' : Euh, je les connais, ouais. Surtout Tony. Tony et Arnette, c'est les deux que je connais le plus, et ouais.
'''Manu''' : C'est bon à savoir.
'''Phildar''' : Et Constant, et Constant ?
'''Chaperon Rouge''' : Oh, bah, Constant, lui c'est un enculé, parce que lui, il dit toujours qu'il fait rien, mais c'est le pire des enculés, ouais. C'est lui qui a tout manigance au début. Mais Tony, au début, il a fait plein de trucs avec David, Luigi, tout ça, ils étaient tous dedans. Il arrêtait pas de dire, ouais... Ouais, mais pas méchant, mais il disait tout le temps, ouais, on va venir devant la radio et tout.
'''Olivier''', ''chuchotant'' : J'enregistre tout, on pourra les repasser.
'''Chaperon Rouge''' : Je me demande si c'est pas Tony qui... En fin de compte, il y a des filles mais je me demande si c'est pas Tony qui était venu une fois, qui avait chié devant chez lui la première fois.
'''Phildar''' : Ah bon, tu crois ?
'''Chaperon Rouge''' : Ouais, je crois que c'est lui.
'''Phildar''' : T'as reconnu son caca ?
'''Chaperon Rouge''' : Ouais. Non, mais je sais, parce qu'il me l'avait dit. Il m'avait dit qu'il avait demandé à l'Alligator si c'était possible de venir filmer pour Fun TV, mais que l'Alligator, il a dit non.
'''Phildar''' : Ah, carrément.
'''Chaperon Rouge''' : J'ai reconnu la voix de l'Alligator, il est passé à l'antenne quand il faisait le petit gamin de 13 ans, c'était l'Alligator.
'''Phildar''' : Et c'est toi Homomag ?
'''Chaperon Rouge''' : Non, c'est pas moi.
'''Phildar''' : Tu connais les mecs qui font Homomag ou pas ?
'''Chaperon Rouge''' : Ouais, ouais.
'''Phildar''' : C'est qui ?
'''Chaperon Rouge''' : C'est des mecs de Bordeaux.
'''Olivier''' : Et Max ? Max, il t'a aidé là-dedans ou pas ? Il est au courant, Max ?
'''Chaperon Rouge''' : Euh, non. J'ai voulu lui parler à la Loco, on a déjà parlé avec lui, mais il savait pas que c'était moi. Sinon, il m'aurait chopé avec Gérard et il m'aurait fait la fête. Mais tu veux me faire le remix ? Tu me l'envoies quand ?
'''Olivier''' : Bah, je te l'envoie dès demain.
'''Chaperon Rouge''' : Il faut que je te donne mon adresse ou pas ?
'''Phildar''' : Ouais, tu vas me filer ton adresse hors antenne.
'''Chaperon Rouge''' : Bah, je te donnerai pas mon adresse à moi, je te donnerai une boîte aux lettres neutre des PTT<ref name="hist7"></ref> où t'envoies et après j'irai récupérer mon courrier en cachette. Une boîte aux lettres secrète où, de toute façon, tu peux pas dévoiler, même si t'as l'adresse, tu peux pas savoir où j'habite.
'''Olivier''' : Une boîte postale, quoi.
'''Phildar''' : Ok, mais t'habites en France ou t'es de passage ?
'''Chaperon Rouge''' : J'ai habité en Belgique avant. Et je suis de province.
'''Phildar''' : Ah, d'accord, tu viens de Belgique et là t'es de province.
'''Chaperon Rouge''' : Je suis de Tours. Bref je vais vous laissez, là. Parce que si Gérard, il entend et tout, s'il arrive et tout, je vous laisse.
'''Gérard''', ''souriant'' : Eh ouais, mais trop tard, mon pote.
'''Phildar''' : Ah, merde, je suis désolé, Chaperon Rouge, il m'a encore piqué le téléphone.
'''Gérard''' : Eh ouais, pauvre con. Eh ouais. ''Le téléphone raccroche''
'''Céline''' : Gégé,, il s'est passé quoi, là ?
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, c'est normal, on a voulu savoir quelque chose et...
'''Jean-Luc''' : Ouais, bien joué les gars, vous l'avez eu ! Ouai !
'''Gérard ''' : Non, non, mais c'est bon, on a eu maintenant toutes les preuves de...
'''Cure-dent''' : Ça pourrait s'excuser, au moins.
'''Gérard''' : Donc, excusez-nous du petit problème.
'''Céline''' : Raconte-nous, Gégé, qu'est-ce qu'il se passe ?
'''Gérard''' : Non, c'est que, ben... Ce qui s'est passé, c'est que, ben, ce fameux chaperon rouge, là, ben, on va...
'''Jean-Luc''', ''dérision'' : On va le coincer avec les policiers.
'''Barbara''' : le grand méchant loup dans l'histoire...
'''Gérard''' : Non, non, mais on va vous remettre, juste avant de continuer, là, on va essayer de...
'''Manu''' : L'enregistrement, alors, Olive.
'''Gérard''' : On va essayer de vous le faire passer, donc... Ouais, ça a été enregistré.
'''Manu''' : Eh, Gérard, on l'a bien baisé, quand même, hein.
'''Gérard''' : Là, on va s'amuser, maintenant.
'''Phildar''' : Là, tu vas faire quoi ? Tu vas porter plainte ? Tu vas aller voir les flics ?
'''Manu''' : Ben, avec ça, tu peux, hein, là.
'''Cure-dent''' : Eh, mais Gérard, ça donne quoi d'avoir une bande ? Tu sais toujours pas qui c'est ?
'''Gérard''' : Mais, il a donné son nom, maintenant, ça y est.
'''Manu''' : Si, si, c'est décrit, il a dit un T-shirt Mickey, tout ça, machin.
'''Phildar''' : On va le choper, à la loco.
'''Manu''' : Donc, c'est bon, Olive ?
'''Olivier''', ''gêné, confus'' : Je sais pas où ça sort, le DAT!ref name="hist8"></ref>.
'''Gérard''' : Donc, on revient à Aimez-vous et écrivez-vous avec des bons ou mauvais caractères, et avant, on va vous faire écouter tout ce qui s'est passé.
''Olivier diffuse alors un extrait de l'avant-débat, au cours duquel Max et Gérard échangeaient en direct sur la composition de l'équipe des débats de ce soir.''
'''Manu ''' : C'est quoi ça ? C'est la réunion, ça, c'est la réunion, Olivier.
'''Phildar''' : Mais c'est le début de l'émission !
'''Olivier''', ''confus'' : Je sais pas ce qui s'est passé.
'''Gérard''' : Tu sais pas ce qui s'est passé ?
'''Manu''' : Ouais, comme par hasard. Attends, ça veut dire quoi, ça...
'''Gérard''' : Ce coup-là, tu... Il se démerde tout seul, là, il nous énerve.
'''Jean-Luc''' : Fous-lui une claque et arès tu reprends ton débat !
'''Manu''' : T'as qu'à faire le débat, Olivier !
'''Gérard''' : tu passes le prochain disque et tu me le vires, là-bas.
'''Olivier''' : Ah, non, s'il te plaît, Gérard.
'''Phildar''' : Bon ben c'est pas grave, on va essayer de retrouver. On aura peut-être des autres cassettes. Continue le débat.
'''Gérard''' : Ouais, ben, je voulais que tout le monde écoute, là, parce que...
'''Cure-dent''' : Gégé, ça fait une heure que j'attends pour t'entendre raconter des conneries.
'''Jean-Luc''' : Eh, Gérard, mets-lui une claque à Olivier !
'''Gérard''' : Bon, allez, on reprend, bon alors... Amandine, Céline, Bizange, Cure, Dan, Carla, Jean-Luc, Mylène et Barbara... donc, qui c'est qui veut répondre à la question ?
'''Jean-Luc''' : Jean-Luc, moi !
'''Gérard''' : Merci, Olivier, encore.
'''Jean-Luc''' : Ouais, merci, Olivier, hein, merci, c'est sympa !
'''Gérard''' : Ben, tu peux... tu peux... tu peux... préparer un disque, hein, d'accord ?
'''Céline''' : Euh, ouais, donc, ça dépend des caractères.
'''Gérard''' : Ben c'est comme ce que Barbara a dit avant... avant qu'on vous recoupe, euh... pour écouter ce que Chaperon Rouge disait...
'''Céline''' : Il y a les gros caractères, il y a les gros, les petits, les grands, les... Les bons, les méchants. Il y a toutes sortes de caractères.
'''Gérard''' : D'accord. Euh, pour toi, Mylène ?
'''Mylène''' : À mon avis, les caractères... les caractères, hein, c'est... c'est plutôt important, euh... pour ce que tu vas en faire, hein, donc, moi, comme... comme elle disait avant, franchement, moi, je préfère les gros caractères. C'est beaucoup mieux. Parce que les petits, on peut pas faire grand-chose avec.
'''Cure-dent''' : Non, mais les gros coléoptères, les gros coléoptères, ils sont hyper dangereux. Ouais, c'est... à une époque, c'est eux qui dominaient le monde, quand même.
'''Gérard''' : Ouais, mais qui c'est qui vient de parler, là ?
'''Cure-dent''' : Bernard.
'''Gérard''' : Non, y a pas de Bernard. Non, mais normalement, j'ai un cure-dent. Bon, Jean-Luc, alors, pour toi ?
'''Jean-Luc''' : Pour moi, je sais pas, t'as bon ou mauvais caractère, toi ?
'''Gérard''' : Non, mais en écriture, je te parle pas de caractère physique.
'''Jean-Luc''' : ben je sais pas écrire. Bah, en fait, ouais, c'est ce qui se passe, quoi. Moi, là, j'ai appris dans la rue, quoi. J'ai jamais été à l'école, je sais pas écrire, quoi.
'''Céline''' : J'ai une question.
'''Gérard''' : Bah, attends, Céline.
'''Jean-Luc''' : Donc, c'est pas super marrant, quoi. Je sais pas si tu connais cette situation-là. Bon, tu sais, tu peux même pas lire les journaux, tu peux même pas lire les vitrines, ni rien, c'est chiant, quoi. Moi, je suis un mec plutôt paumé, j'ai pas envie de foutre le blues à tout le monde, mais bon, ça va pas, quoi.
'''Gérard''' : OK, Carla ?
'''Jean-Luc''' : Non, mais ça va pas, je te dis pas. Tu pourrais t'occuper de moi, un peu, putain, merde. Ça va pas dans ma vie, moi, merde. Qui c'est qui va régler ma vie, moi ? Qui c'est qui va m'apprendre à écrire ?
'''Gérard''' : Bon, vous me prenez Jean-Luc hors antenne, là, quand je demande quelqu'un d'autre.
'''Manu''' : Ouais, mais lui, il a des problèmes, quand même.
'''Gérard''' : Non, non, mais tu lui demandes qu'il se calme.
'''Jean-Luc''' : Et même toi, Gérard, sans déconner, t'étais dans la merde et tout, tu veux même pas m'aider, putain. Ah, laisse tomber, laisse tomber.
'''Gérard''' : Carla, tu veux une réponse, s'il te plaît ?
'''Carla''' : Voilà, donc, est-ce que t'as un caractère de cochon ? ''Toutes les voix sont alors compressées dans un compresseur qui enlève le grave''
'''Gérard''' : Ah, bah, alors là, Carla, t'as...
'''Jean-Luc''' : Eh, parle dans un tuyau, Carla !
'''Cure-dent''' : Elle a le téléphone dans le cul, Carla.
'''Gérard''' : Là, apparemment, c'est Olivier. ''Bruit d'interférences et de beeps''. Eh, à quoi tu joues, là ?
Putain, Carla !
''Fin du bruit''
'''Carla''' : Tu me réponds, Gérard ?
'''Gérard''' : Ouais, je t'écoute.
'''Carla''' : Est-ce que t'as un caractère de cochon ?
'''Gérard''' : Bah, à ton avis ?
'''Jean-Luc''' : La question, c'est n'importe quoi.
'''Gérard''' : C'est sur l'écriture, c'est pas un caractère physique que je viens de dire. Bon, alors, Curedent. ''silence car le ton est menaçant, l'auditeur croit qu'il va être éliminté.'' Bon, alors, tu te réveilles, là, ou quoi ? T'es là, ou quoi ?
'''Curedent''' : Ouais. Bah, moi, j'suis Scorpion.
'''Gérard''' : Bon, allez, hop ! Bon tte manière, je pense qu'on va... On arrête là, puis terminé.
'''Jean-Luc''' : Attends, Gérard ! On a poireauté jusqu'à 3H du matin pour participer à un débat, tu vas jusqu'au bout, ça va, et... T'es de quel signe ?
'''Gérard''' : C'est pas l'écriture.
'''Jean-Luc''' : Tu sais, tu remarques qu'on peut faire un débat sur l'astrologie pour finir ?
'''Gérard''' : C'est prévu pour la semaine prochaine.
'''Barbara''' : Moi, je suis vierge !
'''Jean-Luc''' : Viens, ma chérie, que je te caresse le clyto.
'''Gérard''' : Alors, Byzange ?
'''Byzance''' : Oui, c'est Byzance. Bah, moi, j'ai bon caractère.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais je te parle de l'écriture.
'''Jean-Luc''' : C'est ta mère !
'''Gérard''' : Jean-Luc ou Curedent, ça suffit de dire des conneries comme ça.
'''Curedent''' : C'est pas Curedent. Moi je ferme ma gueule.
'''Gérard''' : Bon, bah, tu raccroches et c'est tout.
'''Cure-dent''' : Non, je t'écoute et je réponds quand j'ai envie.
'''Gérard''' : Manu, tu vires Curedent, comme ça, il répondra pas encore. ''Les deux garçons continuent à échanger des noms de famille et des prénoms.'' Mais, Manu, oh ! ''Les deux standardistes discutent sans se préoccuper de gérard.'' Bon moi j'arrête, terminé !
'''Manu''', ''interrompu dans sa discussion'' : Oui, qu'est-ce qu'il y a Gérard ?
'''Gérard''' : Non, non, non, allez, hop. Moi, vous discutez entre vous, c'est terminé, le débat est fini.
'''Olivier''' : On va écouter un petit raid.
'''Manu''' : On va écouter un petit disque, pose tes questions d'après, Gérard.
'''Gérard''' : C'est terminé.
''Musique.''
'''Gérard''' : La suite est la fin des débats du jeudi, donc on va récupérer Amandine, Céline, Bizange, Curedent, Carla, Jean-Luc, Mylène et...
'''Manu''' : Non, Curedent, je l'ai viré, tu m'as dit.
'''Gérard''' : Ok, donc on va récupérer tout ce beau monde pour dire une petite conclusion.
'''Jean-Luc''' : Attends, on a quelle question, là ? ''Céline parle par-dessus, protestant''.
'''Gérard''' : Non, non, c'est terminé.
'''Jean-Luc''' : Mais attends gérard, fais pas chier, putain, fais pas ta petite bite, là merde.
'''gérard''' : C'est terminé !
'''Phildar''' : Calmez-vous, calmez-vous, calmez-vous !
'''Gérard''' : Non, non, c'est terminé, on fait la conclusion, c'est tout.
'''Manu''' : Attendez, attendez !
''Tout le monde hurle de colère. Manu, n'obtenant pas le silence, coupe tout le monde de l'antenne.' Conclusion, chacun votre tour.
'''Gérard''' : Amandine ?
'''Amandine''' : Ouais, qu'est-ce qu'il faut faire ?
'''gérard''' : Bah, la conclusion sur le...
'''Amandine''' : ah ben non moi j'ai pas répondu à la question 4.
'''Phildar''' : Bon, Gégé, t'as posé combien de questions ?
'''Jean-Luc''' : Trois ou quatre, à peine !
'''Byzance''' : T'as posé trois questions, t'es nul !
'''Phildar''' : Mais ça suffit pour faire une conclusion, ça suffit !
'''Gérard''' : On en a posé cinq, exactement.
'''Byzance''' : Bah, t'es nul !
'''Amandine ''' : moi je m'en souviens pas.
'''Phildar''' : Rappelle-les, rappelle les questions, Gérard, et on te fait une conclusion par rapport aux questions, écoutez-moi.
'''Gérard''' : Donc c'était : aimez-vous écrire ? À qui écrivez-vous ? Faut-il prendre l'alphabet au pied de la lettre ? Et préférez-vous le R majuscule ou le R de rien ? Et écrivez-vous avec des bons ou mauvais caractères, voilà.
'''Jean-Luc''' : Voilà, cinq questions, super, pour un débat, jusqu'à quatre heures du matin, on s'est bien fait chier pour rien, merci.
'''Amandine''' : Non, mais je veux dire, Gérard, on paye pour participer à tes débats...
'''Gérard''' : Non, pour l'instant, c'est vous... Non, c'est vous qui avez appelé, donc on vous a rappelé, donc nuance, c'est pas pareil. Parce que le numéro, il est gratuit, donc vous payez pas. Alors, faut pas prendre les gens pour des cons, là.
''Max rentre dans le studio.''
'''Amandine''' : On paye la radio pour participer, hein.
'''Gérard''' : Ah bon, tu payes... C'est nouveau, maintenant, tu payes...
'''Jean-Luc''' : Eh ben ouais, eh ben ouais...
'''Gérard''' : Non, parce que je vous signale que c'est un numéro vert, et un numéro vert, vous le payez pas.
'''Jean-Luc''', ''furax'' : Non, mais ils veulent qu'on leur donne le numéro de carte bleue aux standardistes,
et après, ils nous débitent des trucs au guichet, et tout...
'''Phildar''' : Mais ça, faut pas le dire, faut pas le dire à l'antenne, ça !
'''Jean-Luc''' : Non, mais sans déconner, j'en ai marre, moi, il est quatre heures du matin, j'ai pas encore dormi... ''Il est coupé et mis hors antenne.''
'''Gérard''' : Bon, ben voilà, donc...
'''Curedent''' : C'est des acteurs, c'est des comédiens, c'est du bidon, ton émission.
'''Byzance''' : C'est dégueulasse.
'''Amandine''' : Et puis, de toute façon, Gérard, c'est un acteur...
'''Byzance''' : Mais il a raison, il faut le dire.
'''Jean-Luc''' : Tiens, toi, t'es payé combien, Gérard ?
'''Gérard''' : Ça te regarde pas ?
'''Jean-Luc''' : Ouais, ben, tu devrais nous en filer un petit peu, parce qu'on participe bien, hein.
'''Barbara''' : Gérard, Gérard, je suis contrôleur du fisc ! T'es payé pour faire cinq questions, t'es... ''Coupée''
'''Phildar''' : Bon, Gégé, on y va. Chacun à leur tour.
'''Gérard''' : Donc, Amandine...
'''Amandine''' : Je voulais savoir, c'est quoi ton vrai nom ? Parce qu'on sait très bien que t'es un acteur.
'''Manu''' : Conclusion, Amandine.
'''Amandine''' : Bon, ben, ma conclusion, c'est que l'écriture, c'est utile, hein. Voilà. Depuis la nuit des temps.
'''gérard''' : Cécile ?
'''Céline''' : Ah, ben... L'écriture, c'est important. Et puis, bon, ben, j'ai passé un bon moment. Et puis, ben, je t'embrasse et j'embrasse Manu.
'''gérard''' : Bisange ?
'''Byzance''' : Non, putain, ça fait 5 15 fois que je te le dis. Ouvre tes oreilles. Eh ben, 5 questions, c'est nul, quoi. Franchement nul, quoi. J'aurais mieux fait d'aller me coucher plutôt que de te parler, quoi.
'''Gérard''' : Eh ben, OK. Au revoir. Carla ?
'''Phildar''' : Elle est relou, elle, hein.
'''Carla''' : Alors, moi, je suis d'accord avec Byzance, celle d'avant. Ton débat était pourri, comme toi. C'était nul, comme d'habitude, et...
'''Gérard''' : Allez, c'est bon, si c'est nul, dans ce cas-là... Donc, on n'a plus Jean-Luc ? Bon, alors, Jean-Luc, conclusion ?
'''Jean-Luc''' : Donc, en fait, ce soir, je sais pas qui s'est fait baiser entre les auditeurs ou les animateurs. Sinon, je voulais faire un gros bisou à Lali et puis à Phildar, quand même, que j'ai vus récemment. Et puis, Gérard, je te fais un bisou, quand même, même si t'as un gros nez, quoi.
'''Gérard''' : D'accord, OK, je te remercie. Peut-être à la semaine prochaine, si tu veux.
'''Jean-Luc''' : Donc...
'''Phildar''' : Mais, Manu, arrête de les couper quand c'est intéressant, ce qu'ils disent.
'''Jean-Luc''' : Donc, Gérard, tu seras prêt à m'accueillir la semaine prochaine ?
'''Gérard''' : Ben, si c'est pas le bordel comme cette semaine, oui.
'''Jean-Luc''' : Ben, écoute, c'est super gentil à toi, ben, je t'appellerai avec plaisir, je te remercie. J'espère que tu vas passer une bonne fin de soirée.
'''Gérard''' : OK, je te remercie. Allez, à la semaine prochaine. Mylène ?
'''Mylène''' : Oui, bon, moi, bon, pour conclure, je dirais que l'écriture, c'est utile pour écrire. Et c'est tout.
'''Gérard''' : OK, je te remercie. Et Barbara, pour finir ?
'''Barbara''' : Ouais, moi, ce que je voulais dire, c'est que, bon, Gérard, même si t'as un gros nez, même s'il est pas beau, ben, je t'aime quand même.
'''Gérard''' : OK, je te remercie. Au revoir. Donc, ben, c'est dommage qu'il y ait eu des petites coupures de temps en temps, mais sinon, bon, ben, ça aurait pu aller plus loin. Mais là, bon, ben, malheureusement, on a eu des petits problèmes avec un auditeur, donc on a voulu le passer en direct pour qu'il dise, vraiment, ce qu'il faisait. Donc, voilà. Donc, sur l'écriture, c'est dommage qu'on n'a pas pu aller plus loin. Sur les cinq questions, c'était pas mal. Donc, en tout, sur les deux débats, bon, moi, j'ai... À part le premier qu'il y a foiré, mais sinon, tout s'est bien passé. Donc, j'espère vous retrouver la semaine prochaine avec les deux thèmes de débat. Je vous annonce maintenant... Ça sera sur la musique et sur les signes astrologiques. Donc, alors, sur la musique, ça sera style techno house (''prononcé Haousse''), et autre.
'''Phildar''' : Il y aura un peu de deep ou pas, non ?
'''Manu''' : Et c'est quoi, les autres ?
'''Gérard''' : Ben, autre style de musique que les gens aiment. Donc, je vais étudier ça avec précaution.
'''Phildar''' : Et sur les signes, ça sera quoi ?
'''Gérard''' : Ben, ça sera sur tous les signes astrologiques, bon, ben, soit avec les ascendants et tout ça.
'''Manu''' : Il y aura les poissons, les béliers, les limaces, les calamars...
'''Phildar''' : Astrologie chinoise et tout, non ?
'''Gérard''' : Non, non, non. ça sera sur les signes.. français. Voilà. Et, ben, voilà. Donc, je vous retrouve la semaine prochaine et...
'''Phildar''' : Attends, il y a un message de Gilles, un dernier message qui dit : « J'ai enregistré un petit peu de la conversation que tu as eue avec Chaperon Rouge. Si tu veux, je peux te l'envoyer. »
'''Gérard''' : Ben, t'écris au 143, Avenue Charles de Gaulle, 92521 Neuilly-sur-Seine Cedex et on attend ta cassette. Donc, je vous souhaite une bonne nuit à tous et vous allez retrouver... Bart pour la nuit sans pub et, bien sûr, tous les autres animateurs de la journée. Et n'oubliez pas, demain soir, 22h minuit, Max, le Star System, avec un résumé des débats. Je ne sais pas sur lequel encore.
'''Phildar''' : Sur l'avortement, je crois.
'''Gérard''' : Non, non, non.
''Musique''
== Le débat sur la musique ==
=== Contexte ===
22 janvier 1998. Le nouveau cadre des débats semble désormais acquis. L'équipe est stabilisée et leur intention est claire : insister davantage sur le personnage de Gérard et ses interactions avec son équipe plutôt que sur les insultes des auditeurs à son égard. Les interventions répétées de Phildar et Manu en sont une bonne illustration. La participation, désormais active, de Max lui-même aux débats en tant qu'auditeur, mais aussi de Reego, futur personnage clé de l'émission, renforcent cette idée : l'exemplarité d'un domaine où l'absurde et le surréalisme prédominent. Pour orner le tout, la radio fait intervenir un autre personnage emblématique de l'émission, Françoise. Ancienne travailleuse dans la restauration, la jeune femme, d'une quarantaine d'années, vit désormais dans un milieu pauvre, alcoolisée et malvoyante, dans un modeste appartement de la Courneuve et se fait connaître dans l'émission pour ses coups de gueule, souvent sous l'emprise de l'alcool, adressés à TF1, devant laquelle elle passe le plus clair de son temps. Elle juge ainsi chaque semaine les séries, les scénarios, les animateurs, avec franchise et naïveté. Fin 1997, elle sera l'actrice d'un conflit monté de toute pièce entre gérard et elle, où de prétendus avocats (adolescents d'une quinzaine d'années) rapportent à Françoise des insultes à son sujet sur d'autres radios, fausses preuves à l'appui, et gérard s'en défend violemment. Résultat, des discussions houleuses, absurdes, dont l'apogée sera une confrontation face à face, sous les caméras de Fun TV? en janvier 1998. Mais comme malgré la crédulité et les faiblesses des individus, une tendresse subsiste, elle est présente ici. Il faut préciser qu'elle joue bien mal des rôles, incapable de sortir de son propre personnage bégayant et impulsif.
C'est dans ce nouveau cadre que commence ce nouveau débat, plus tôt que les précédents, notamment parce que la phase de lecture du courrier a été écourtée. Gérard, au centre de la scène, acquiert petit à petit l'idée d'une hiérarchie où, pour les débats, il est le chef. C'est Max qui le conforte dans ce rôle burlesque, mais toute l'équipe y participe et en joue allègrement. Ce soir, il décrète qu'Olivier et Phildar seront au standard, Manu à la technique. La technique, c'est considéré comme le plus haut grade parmi les assistants d'antenne, selon Gérard. C'est aussi de là que les réalisateurs lisent l'écran du Minitel, seul lien en temps réel avec les auditeurs. Reste que dans cette période, et c'est visible à l'antenne, les auditeurs sont téléguidés par le standard, apparaissant ou disparaissant au gré de l'humeur de l'émission et devant adopter le rôle souhaité pour rester. C'est le début d'une équipe plus stable et canalisée, incarnée notamment par Ultraman et ses déclinaisons. Phildar et Manu transforment en profondeur la teneur des propos des auditeurs, voire les poussent à changer de surnom, les retirent si trop envahissants, même si c'est temporaire, bref, ils donnent le tempo véritable à l'émission en ouant sur les effets comiques faisant réagir Gérard et tournant le débat au burlesque. D'ailleurs, dès que le débat s'enlise, tout simplement car le fond est absent, soit la technique, soit un auditeur poussé par le standard, relancent une dynamique, sans que jamais personne ne soit définitivement éliminé.
Enfin, ce débat est marquant par les rapports de forces qui semblent s'insinuer entre les auditeurs. Rita devient peu à peu la risée des autres, car elle est disciplinée, doucereuse, et cela finira par apparaître plus violemment lors du débat sur la Saint Valentin. Tony et Franck, eux, commencent à s'affronter, dans un jeu de style direct, comique mais non moins viril, pour occuper la place. On n'est pas encore tout à fait dans l'entente qui sera le décor de la fin de l'année 1998. Mais une complicité, dans la scène à jouer, se met toutefois en place. Bref, le cahos s'organise, autour de Gérard, pour donner à ce produit radiophonique une dimension surréaliste et burlesque, et non plus simplement une corrida dont gérard est le taureau condamné.
Dernier fait notable : dès le début de l'émission, Sandy est à côté de Gérard, dans le studio. Pétrifiée, les yeux pleins d'admiration et de reconnaissance envers tout le monde et l'animateur, elle est immobile, muette, intimidée. Gérard en dresse une description partiellement vraie vers la fin du débat. Il ment sur son âge, puisqu'on saura plus tard qu'elle a alors moins de 30 ans, et ne la décrit qu'imparfaitement.
=== Les personnages ===
* Feuille de rose : Laura
* Franck : Ultraman
* Gigi,
* Carole : Stanislava : devient Victoria, Susson
* Max
* Tony Morestin : Jérôme, Jean-Pierre Mader, Barney, Préboir
* Rita: Tulippe
* Arnette : Rudy
* Reego : Anthony, Thierry
* Françoise de la Courneuve : Katia
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Et voilà, bonsoir à tous, donc on commence un peu plus tôt les débats prévus, donc c'est pas grave, donc vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et toujours le 3615 Code FunRadio, rubrique direct. Donc on accueille Laura, 21 ans, de Paris.
'''Laura''' : Salut Gérard !
'''Gérard''' : Bonsoir Laura, Franck, bonsoir.
'''Franck''' : Bonsoir Gérard.
'''Gérard''' : Jérôme, bonsoir.
'''Jérôme''' : Bonsoir Gérard, bonsoir tout le monde.
'''Gigi''' : Bonsoir Gigi.
'''Gigi''' : Bonsoir Gégé.
'''Gérard''' : Stanislav.. bonsoir.
'''Stanislava''' : Stanislava, bonsoir gégé
'''Gérard''' : Bonsoir, et Tulippe, 20 ans, bonsoir.
'''Gulippe''' : Bonsoir Gérard.
'''Gérard''' : Donc alors, la première question c'est sur la musique, alors aimez-vous la techno mieux que la house ? ''prononcé haousse'' Ou mieux que la housse ?
'''Stanislava''' : Pardon ?
'''Gérard''' : Aimez-vous la techno ou mieux que la housse ?
'''Tulippe''' : La housse ?
'''Gérard''' : La housse ?
'''Olivier''' : Moi c'est la dance.
'''Gigi''' : La housse de la couette ?
'''Gérard''' : Si tu ne comprends pas tout à l'heure ma petite, tu ne vas pas comprendre. Tu ne vas pas faire la première question, tu vas aller tout de suite voir comment ça se passe au standard. Je préviens donc.
'''Laura''' : Gérard, est-ce que tu peux nous expliquer ce que c'est que la techno et la house ?
'''Gérard''' : Bon, alors la techno, si tu sors en boîte et que tu vas à la loco, tu as de la techno et de la housse en même temps.
'''Laura''' : Oui, mais c'est quoi la différence ?
'''Gérard''' : Ce n'est pas du tout la même chose.
'''Laura''' : Oui, mais d'accord, mais c'est quoi ?
'''Stanislava''' : Alors pourquoi tu nous demandes si on préfère la house ou la techno si c'est la même chose ?
'''Gérard''' : Eh bien, si je vous pose la question, c'est pour savoir vos goûts.
'''Tulipe''' : C'est tulipe. Moi je préfère la house.
'''Stanislava''' : Oui, c'est Nislava
'''Tulipe''' : Comment ?
'''Stanislava''' : Non, non, non.
'''Gérard''' : Si, vous pouvez réagir tous, n'ayez pas peur. Si ce n'est pas trop le bordel...
'''Tulipe''' : Non, moi je préfère la house parce que ça dance. Donc ça dance, c'est cool quoi. C'est trop bien.
'''Gérard''' : D'accord. Mais Jérôme et Gilles, vous dormez ? Et puis Franck ?
'''Franck''' : Non, non, on laisse les filles s'exprimer.
'''Jérôme''' : Ah ouais, je préfère pas parler, sinon je vais t'énerver.
'''Gigi''' : Moi je connais pas, moi j'aime pas trop les deux, donc je connais pas la différence.
'''Gérard''' : Ah ouais, mais qu'est-ce que t'aimes comme musique alors sinon ? Tte manière, ça va être une question aussi, hein.
'''Gigi''' : Moi j'aime le rock et tout, parce que ça bouge trop la techno et ça me gave au bout d'un moment, quoi.
'''Gérard''' : Eh ben, le rock, ça bouge pas ?
'''Jiji''' : Ouais, mais la techno, c'est toujours boum, boum, boum, c'est chiant quoi au bout d'un moment, quoi.
'''Stanislava''' : Ouais, mais il faut avoir aussi une certaine culture pour le côté de la techno, hein.
'''Tuippe''' : Non, en fait, ça c'est une question de rythme, hein.
'''Gérard''' : Ouais, mais donnez vos noms, donnez vos noms si vous voulez réagir quand même, là.
'''Tulipe ''' : C'est Tulipe. Moi je dis que ça c'est une histoire de rythme. Si t'as pas de rythme dans le sang, si tu bouges pas ton corps avec les vibrations de la musique, ça peut pas marcher, hein.
'''Stanislava''' : Stanislava, je suis tout à fait d'accord.
'''Gérard''' : Ok. Qui c'est qui voulait réagir, là, comme garçon ?
'''Benoît''' : Benoît.
'''Gérard''' : Non, mais attends, commence pas à te foutre de moi, euh...
'''Jiji''' : Eh, Gérard ? C'est Gigi ?
'''Benoît''' : Eh, Gérard, tu m'entends ? Attends, attends, attends deux secondes, Gérard, tu m'entends ?
'''Gérard''' : Ouais.
'''Benoît''' : Je suis un belge.
'''Gérard''' : Oh non, mais... Eh, c'est quoi, là ? C'est qui, celui-là, alors ?
'''Manu''' : Oliv, tu commences pas.
'''Gérard''' : Eh, c'est qui, celui-là, alors ?
'''Phildar''' : C'est Olivier, c'est Olivier ! Il met m
les habituels.
'''Manu''' : Ça y est, ça commence. Ça commence.
'''Gigi''' : Eh, Gérard ? C'est Gigi ? Et moi, je voudrais savoir, tu préfères la techno ou la house ?
'''Gérard''' : Pareil, moi, j'aime les deux.
'''Gigi''' : Et t'aimes bien danser ?
'''Gérard''' : Ben, quand j'ai l'occasion, oui.
'''Stanislava''' : T'as bien souvent l'occasion, Gérard, non ?
'''Jérôme ''', ''en fond derrière Stanislava'' : il est plus souvent au bar, quand même.
'''Gérard''' : Tu sais qui dit que je suis souvent au bar ?
'''Jérôme''' : Euh, le belge, là, Benoît.
'''Gérard''' : Ouais, c'est ça. Bon, alors, Jérôme, tu dégages.
'''Jérôme''' : Mais c'est pas moi.
'''Gérard''' : Non, c'est pas toi....
'''Franck''' : Euh, Gérard, c'est Franck. Est-ce que t'aurais pu faire DJ comme Max ou Jean-Marie K ?
'''Gérard''' : Non.
'''Franck''' : Pourquoi ?
'''Gérard''' : Parce que ça me dit rien du tout, pour l'instant. Peut-être que ça viendra un jour, on sait pas.
'''Stanislava''' : Gérard, c'est Stanislava. Quel genre de techno, t'aimes ?
'''Gérard''' : Tous les genres de techno que Max passe à l'antenne.
'''Jérôme''', ''imitant en voix de tête la voix de Stanislava, un peu ridicule'' : Eh, Gérard, c'est Gérard, t'aimes le hardcore ?
'''Gérard''' : Eh, Jérôme, tu dégages, allez, hop. Bonne nuit. Vous me changez, Jérôme.
'''Phildar''' : Pourquoi, il a fait dans sa culotte ?
'''Gérard''' : Allez, hop.
'''Jérôme''' : Mais attends, je pose une question et tu m'envoies bouler ?
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, tu prendras ta voix normale, tu prendras pas la voix d'un travlo, d'accord ? Laura.
'''Laura''' : Dis-moi, tu dis que tu danses sur la techno, toi ? Mais je t'ai pas souvent vu danser sur la techno, pourtant tu vas souvent à la loco.
'''Jérôme''' : Peut-être que tu l'as pas vu au bon endroit. Il danse pas sur la piste, lui. Il remue surtout les fesses ... ailleurs...
'''Franck''' : dans les WC non ?
'''Stanislava''' : Ouais, ouais.
'''Jérôme''' : Ouais, voilà.
'''Gérard''' : Bon, alors, attendez, qui c'est qui vient de dire dans les WC, déjà, pour commencer ? ''silence''. Eh, répondez, là, les deux, sinon vous allez gerber tous les deux d'entrée, là, maintenant. Franck et Jérôme, lequel des deux ?
'''Franck''' : Ah non, mais c'est pas moi, hein.
'''Gérard''' : Vous voulez pas répondre ? Alors, bonne nuit à vous deux. Allez, hop. Bonne nuit, bonne nuit, bonne nuit, ça vous apprendra.
'''Jérôme''' : Eh, Gérard, c'est pas pour dénoncer, c'est Franck.
'''Franck''' : Eh, non, mais c'est n'importe quoi, dans la mesure où c'est pas moi, j'ai pas mesure de me dénoncer, donc c'est à l'autre de parler, hein.
'''Jérôme''' : Bah ouais, donc je te dénonce, c'est Franck.
'''Franck''' : Non, c'est pas moi, c'est toi.
'''Stanislava''' : mais sérieux, personna a dit des WC là.
'''Gérard''' : Non, presque pas, j'ai pas entendu. Deuxième question, bah, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon. Tte manière, le premier qui dit ça, il va dégager, je vais pas chercher qui c'est.
'''Tulipe''' : Bon, vas-y, Gérard, pose la deuxième question.
'''Gérard''' : Quelle musique aimez-vous écouter le plus ?
'''Tulipe''' : Ouais, bah, moi, j'adore Dick Rivers.
'''Phildar''' : c'est pas de la techno ça.
'''Gérard''' : Mais quel genre de musique ? Attendez, il y a une question.
'''Manu''' : Il y a un message, il y a un message Minitel, et on nous dit, pour voir danser Gégé à la loco, c'est ou les chiottes, ou le bar ? C'est vrai ?
'''Gérard''' : N'importe quoi. Euh, ça commence pas sur Minitel, sinon, si tu vois des questions comme ça, c'est pas la peine de couper pour me les annoncer, parce que j'en veux pas du tout. Non, non, mais... J'avais bien précisé d'entrer avant de commencer les débats, hein.
'''Manu''' : Ok, pardon.
'''Gérard''' : Donc, quelle musique aimez-vous le plus écouter ? Quelle musique écoutez-vous le plus ? Tulipe ? Oh !
''silence''. Eh, c'est quoi, là, ce bordel ? Alors ? Vous répondez, là ? Bon, euh, Olivier, là, s'il te plaît. Olivier, je..
'''Olivier''' : Non, je regarde, je regarde, Gérard, je regarde. Je sais pas d'où ça vient, là.
'''Phildar''' : Qu'est-ce qu'il y a, Gérard ? Y a plus personne à l'antenne.
'''Phildar''' : Ah, bah, c'est Olivier qui les a tous mis en wait.
'''Gérard''' : Bon, allez, Olivier, tu dégages, aller ! Olivier, va voir dans ton studio de pro, là, ce qu'il se passe. Bon, euh, qui c'est qui voulait réagir, là, Tulipe ? ''silence''. Bon, bah, j'ai personne. ''Tout le monde se manifeste en même temps''. Oui ben allez-y ! Bon Laura !
''Laura ''' : Non, moi, je disais que ce que j'aimais, c'était... J'adore la techno. Euh, j'adore la dance. Enfin, j'adore tout ce qui bouge, parce que j'adore danser. Donc, en général, c'est tout ce qui... tout ce qui bouge... Enfin, j'aime pas tellement le... J'aime bien écouter le reggae et tout ça, mais, euh... C'est tout, quoi.
'''Gérard''' : D'accord. Euh, Franck ?
'''Franck''' : Ouais, moi, je suis surtout... Je suis pas très techno, musique électronique, mais, euh... En revanche, je suis à fond dans tout ce qui est sonorité rock'n'roll, rock'n'roll, hard rock, metal tout ça... Bon, c'est plutôt pas mal, quoi. Je sais pas si tu connais, Gérard, mais, euh...
'''Gérard''' : Ouais, d'accord. Ouais, je vois.
'''Stanislava''' : C'est Sophie. Moi, j'aime bien les remixes de Gégé.
'''Gérard''' : Mais attends. Eh, oh, Sophie, tu sors d'où, toi ? Elle sort d'où, celle-là, là ? Elle sort d'où, là, Sophie ?
'''Stanislava''' : C'est Stanislava, Gérard.
'''Gérard''' : Jérôme ? Tu te réveilles ou tu vires ?
'''Jérôme''' : C'est comme Franck, moi, j'aime bien le rock'n'roll.
'''Gérard''' : Ouais, bah, bien sûr, dès que tu en as un et qui dit ça, automatiquement, toi, t'as...
'''Jérôme''' : Bah, j'ai le droit d'avoir les mêmes opinions que lui, hein.
'''Gérard''' : Bon, bah, tu fais ce que tu veux, hein.
'''Tulipe''' : Ouais, Tulip, je réponds. Ouais, bah, Gégé... Ouais, bah, moi, j'adore le rock français à la con. Genre...
'''Franck''' : Noir Désir ?
'''Tulipe''' : Non, non, si tu Dick Revers et Eddy Mithcell tout le rock français à la con, j'adore ça, moi.
'''Manu''' : Il y a une question sur Minitel, on nous demande si danser la Foumois-là.
'''Gérard''' : N'importe quoi. Enfin...
'''Laura''' : Gérard, c'est Laura. Euh... Qu'est-ce que t'écoutais quand t'étais plus jeune ?
'''Gérard''' : De tout.
'''Laura''' : De tout ? C'est-à-dire ?
'''Gérard''' : Bah, de tout, tout ce qui se passe... Tout ce qui passe à l'heure actuelle.
'''Laura''' : Ouais, mais quand t'étais plus jeune, que je sais pas, moi, quand t'avais 15-20 ans.
'''Gérard''' : Non, bah, attends, 15-20 ans, j'écoutais déjà un peu de Techno...<ref name="hist9"></ref>
'''Gigi''' : Claude François.
'''Gérard''' : Non, mais ouais, bien sûr, en plus, c'est entre autres, hein.
'''Laura''' : Et puis ?
'''Gérard''' : Entre autres, Clo-Clo, et puis, tout ce qu'il y a comme chansons à l'heure actuelle, maintenant.
'''Laura''' : Tu penses que ce que tu écoutais avant, donc quand t'étais plus jeune, c'est revenu aujourd'hui, quoi ?
'''Gérard''' : Non, c'est... Il y en a pas assez à l'heure actuelle, là.
'''Laura''' : Il y en a pas assez de quoi ?
'''Gérard''' : Il y a pas assez de musique comme on avait au début.
'''Laura''' : Tu préférais ? Pourquoi tu préférais ?
'''Gérard''' : Parce que... C'était pas mal comme musique. Bon, bah, maintenant, c'est différent.
'''Gigi''' : Et Gégé ? Qu'est-ce que t'écoutais quand tu te branlais ?
'''Gérard''' : Alors, Gigi, tu dégages, bonne nuit. Allez, hop ! Hop là !
'''Phildar''' : Mais c'est une meuf !
'''Gérard''' : Je veux pas le savoir ! Allez, hop, C'est terminé, hop ! Voilà. Stanislava ?
'''Stanislava''' : Ben euh...
'''Stanislava''' : Bon tu te réveilles ou tu fais comme Gigi de tout à l'heure ?
'''Stanislava''' : Ah, mais non, non, mais attends, j'écoute, hein. C'était quoi, la question ?
'''Gérard''' : Bon, Stanislava, tu vas retourner voir Olivier au standard, Ossandra, il va t'expliquer.
'''Stanislava''' : Ah, mais je veux pas, attends !
'''Jérôme''' : La voix de Calimero, moi, j'aime pas trop.
'''Tulipe''' : c'est un travlo la voix de Tatislana.
'''Stanislava''' : Déjà, t'apprends à dire mon prénom, toi.
'''Gérard''' : Ouais, si t'es pas contente, ma petite, tu dégages. D'accord ? je t'ai dit, tu vas voir Olivier Ossandra, il va t'expliquer ce que c'est, un débat. Ok ? Olivier ? Ou Manu, là...
'''Phildar''' : Tu m'appelles pas Manu, d'accord ?
'''Manu''', ''à Olivier'' : Elle va bien, d'ailleurs ? Est-ce qu'elle a aimé la galette ?
'''Gérard''' : Bon, eh, vous arrêtez vos conneries, tous les deux, là, ou sinon, vous allez dégager. Non, non, mais moi, je veux pas le savoir. On n'est pas là pour parler de votre mère, d'accord ?
'''Jérôme''' : Eh, au fait, Gérard, t'as reçu la galette que je t'ai laissée sur ton paillasson ?
'''Gérard''' : Alors, Jérôme, tu dégages.
'''Jérôme''' : Ah, non, c'est pas moi.
'''Gérard''' : Jérôme, tu dégages, tu me sors Jérôme. Allez, hop, aussi.
'''Phildar''' : Je le sors où ?
'''Gérard''' : Tu le vires, tu le vires, tu le vires.
'''Rudy''' : Bonsoir...
'''Franck''' : Salut, Arnette.
'''Gérard''' : Non, c'est qui, la parfaite de Gigi ?
'''Phildar''' : C'est Rudy.
'''Stanilava''', ''la voix perçante(( : Allez, Gérard, tu poses ta question.
'''Gérard''' : Oh ih Stanislava, je te dis de dégager. Oh, Olivier, tu me prends Stanislava, tu lui expliques ce que c'est, un débat, s'il te plaît, merci.
'''Tulipe''' : Ouais, exactement, ouais.
'''Stanislava''' : Oh, toi, tu crèves, là-bas, la grenouille.
'''Gérard''' : Bon, allez, tu me la dégages complètement, celle-là.
'''Franck''' : Eh, arrête de virer tout le monde, Gérard, on va se retrouver à deux dans dix minutes.
'''Gérard''' : Bon, alors, Tulipe.
'''Tulipe''' : Oui, mon petit Gérard, je t'ai dit, moi, j'adore le rock français à la con, Eddy Mitchell, Dick Revers, tout ça quoi.
'''Gérard''' : Et Rudy ? ''Un enregistrement de la voix de Gérard lance : « J'en ai rien à foutre. »
'''Rudy''' : Qu'est-ce que j'aime ?
'''Gérard''' : Quelle musique aimez-vous écouter le plus ?
'''Rudy''' : Ouais, le son que Groovy New Jack Hardcore.
'''Gérard''' : C'est quoi, ça ?
'''Rudy''' : Tu connais pas ?
'''Gérard''' : C'est quoi, comme musique ?
C'est un truc nouveau, enfin, c'est surtout, je '''Rudy''' :vais dans le milieu underground, en Angleterre, tu vois.
'''Tulipe''' : Ouais, j'en ai entendu parler, aussi, ouais.
'''Rudy''' : Ouais, ouais, tu connais, c'est un truc qui arrive, ça arrivera bientôt.
'''Phildar''' : C'est quoi le milieu underground, Gégé ?
'''Gérard''' : J'en sais rien.
''Phildar ''' : Ah, bon. Bon, c'est pas grave. Jean-Pierre Madère, on accueille Jean-Pierre Madère à la place de Jérôme, et Victoria à la place de Stanislava.
'''Jean-Pierre Madère''' : Bonsoir.
'''Gérard''' : Salut, Madère. Bon, alors, je répète pour les... à moins que vous ayez écouté la question numéro deux.
'''Jean-Pierre Madère''' : Ah, non, on était au standard, nous.
'''Victoria''' : Non, c'est vrai, on n'a pas entendu.
'''Franck''' : C'est le désavantage du standard, on n'entend jamais les questions.
'''Gérard''' : Bon, alors, donc, pour la dernière fois, pour les deux qui viennent d'arriver, donc, quelle musique aimez-vous le plus écouter ? Alors, Madère ou Victoria, non ?
'''Victoria''' : Victoria.
'''Jean-Pierre Madère ''' : Jean-Pierre Madère, Jean-Pierre, s'il te plaît. Je t'appelle pas Cousin moi.
'''Gérard''' : oh ben Je t'emmerde ! Parce que tout à l'heure, tu as dégagé vite fait, toi.
'''Jean-Pierre Madère''' : Donc, moi, j'aime bien tout ce qui est rock'n'roll, pop, techno, rap, et le reste. J'aime bien tout.
'''Gérard''' : D'accord. Victoria ?
'''Victoria''' : Victoria aime bien la musique classique et la techno.
'''Tulipe''' : D'ailleurs Gégé, je voulais te dire, j'adore Elvis Presley. Est-ce que tu connais Edith Presley ?
'''Gérard''' : Qui c'est que tu parles ?
'''Tulipe''' : C'est Tulipe. Est-ce que tu connais Elvis Presley ?
'''Franck''' : Tu serais capable de nous chanter quelque chose, Gérard ?
'''Gérard''' : Non, pour l'instant, on ne chante pas, d'accord ? On fait des débats.
'''Manu''' : Gérard ? Oui, sur Minitel, on nous demande si tu es une ancienne clodette.
'''Victoria''' : Gérard, je suis sûr que tu as une belle voix, allez.
'''Gérard''', ''hurle'' : OH ! Vous fermez vos gueules, s'il vous plaît. S'il vous plaît ! ''les auditeurs commencent à chanter, Only you, Je ne veux qu'elle, etc. Les standardistes discutent à voix basse.''
'''Phildar''' : Il y a une pizza, il arrive.
'''Jean-Pierre Madère''', ''chantant'' : Only you, Sandy...
'''Gérard''' : Eh, vous vous calmez, là, tous les deux, au stanadard ? Bon, alors, la question Minitel, là, parce que tout le monde gueulait, puis eux, là, ils parlaient entre eux. La question Minitel, c'était quoi ?
'''Manu''' : C'était, est-ce que tu es une ancienne clodette cachée ?
'''Gérard''' : Ouais. Eh, pensez-vous que sur la FM, il n'y a pas assez de rap ? ''silence''. ''La voix de Gérard : « Ben, ça me fait une belle jambe. »''
'''Gérard''' : Bon eh, c'est quoi, là, ce bordel ?
'''Victoria''' : Les rap, ça a des belles jambes ?
'''Manu''' : Ça ne vient pas d'ici, Gérard.
'''Gérard''' : Alors, je répète ma question, et vous allez vous réveiller, parce que je sens que tout à l'heure, ça va...
'''Tulipe''' : Non, non, non, on n'a pas répondu à la deuxième.
'''Gérard''' : Si, vous avez tous répondu, vous me faites chier, maintenant.
'''Victoria''' : Gérard si tu ne poses pas de question, comment tu veux qu'on te réponde ?
'''Gérard''' : Pensez-vous que sur la FM, il n'y a pas assez de rap ? ''Silence''
'''Laura''' : de rapt ?
'''Gérard''' : de RAPEUH ! Eh, tu vas te réveiller, sinon, tu vas faire comme Gigi, tu vas dégager. Non, mais, oh, là, c'est quoi, là, ce bordel, là ?
'''Franck''' : Bon, eh, Franck, je vais répondre à ta question, Gigi.
'''Gérard''' : Non, non, mais, eh !
''Olivier regarde les boutons du standard, l'air perdu''.
'''Olivier''' : C'est parce que je ne sais pas bien comment ça fonctionne. Donc là, je leur raccroche le nez.
'''Manu''' : C'est comme moi, à la réa.
'''Tulipe''' : Gérard, répète la question, s'il te plaît.
'''Olivier''' : Là, je les retire, c'est ça ?
'''Manu''', ''depuis son poste de réalisateur'' : Ouais, ouais, c'est ça. En fait, tout en haut, tu les retires, tout en bas à gauche, quoi.
'''Gérard''', ''siffle de mécontentement'' : Ça commence à bien faire, là, au standard.
'''Jean-Pierre Madère''' : Gérard, c'est Jean-Pierre Madère, je voudrais rép...
'''Lara''' : Ah, ouais, c'est sympa.
'''Jean-Pierre Madère''' : Il n'arrête pas de nous coupe au standard, là.
'''Gérard''' : Bon, je sens que je vais mettre un disque et vous allez dégager.
'''Phildar''' : C'est une cavale, c'est les auditeurs eux-mêmes qui se coupent !
'''Gérard''' : Attends, parce que si c'est le standard comme ça qui coupe tout le monde, c'est plus...
'''Manu''' : Reprends ta question, Gérard, reprends ta question.
'''Gérard''' : Pensez-vous que sur la FM, il n'y a pas assez de rap ? Tu peux répondre, Laura ?
'''Laura''' : Oui. Moi, je trouve que, non, il y en a assez, ça suffit.
'''Victoria''' : Oui, il y en a en trop, déjà.
'''Rudy''' : Ouais, ouais, moi, je suis d'accord, il y en a en trop, parce que c'est de la musique d'il y a 15 ans et c'est naze. Et puis, il faut passer à autre chose, quoi, maintenant.
'''Gérard''' : D'accord, Victoria ?
'''Victoria''' : Je trouve qu'il y en a même beaucoup trop. Et je ne supporte pas cette musique-là.
'''Gérard''' : Ouais, d'accord. Madère ?
'''Jean-Pirre Madère''' : Ouais, mais le rap, moi, je suis assez tolérant sur ce point-là. Je trouve qu'il devrait plutôt, au lieu de chanter du rap, trouver du travail. Parce que pendant que des gens cherchent du boulot et se lassent du gouvernement, qu'est-ce qu'ils font ? ''Gérard tente de l'interrompre sans succès''. Des vieux tubes ! Des vieux tubes de Elvis Presley !
'''Rudy''' : Exactement !
'''Jean-Pirre Meder''', ''exalté'' : Faire du rap par-dessus !
'''Gérard''', ''alors que le ton monte chez tous les auditeurs en soutien'' : Hé, ça suffit, là, Tulipe ! Tulipe !
'''Phildar''' : Attends, on la brief.
'''Laura''' : Écoute, moi, c'est toi, Gérard, que je vais te dire. Gégé ? Gérard ?
'''Gérard''' : Quoi ?
''le son se hachure''. Hé, putain, mais... Hé, vous arrêtez au standard ou quoi, là ?
'''Jean-Pierre Madère''' : On dit pas putain, on dit Sandy travaille.
'''Gérard''' : Ah, là, attends, attends, là, là !
'''Manu''', ''outré'' : Vas-y, Gérard, alors là !
'''Gérard''' : Tu me saques les trois mecs ! Tu me saques les trois mecs, je veux pas le savoir. Tu me les saques complètement, j'avais prévenu. Allez, hop, dehors, pour...
'''Jean-Pierre Madère''' : Moi, je veux pas payer pour lui.
'''Gérard''' : Non, non, je veux pas le savoir. Tu payes pour tout le monde, toi.
'''Franck''' : On va pas payer pour les conneries d'un seul !
'''Gérard''' : Je veux pas le savoir, ça leur apprendra. Hé, non, je veux pas le savoir ! Bon, bah, quand vous serez décidés de...
'''Laura''' : Gérard, mon amour ? Oui, je peux répondre à la question ?
'''Gérard''' : C'est qui ?
'''Laura''' : C'est Laura. Donc, c'était à propos du rap, toujours ? Non, mais moi, je voulais dire que, tout simplement, donc, le rap, je trouve qu'il y en avait assez, et donc, j'aime pas du tout cette... Enfin, c'est pas que j'aime pas du tout, mais j'apprécie pas du tout, même, le rap.
'''Tulipe''' : Oui, Tulipe, je peux me répondre ?Bon, moi, je voulais te dire, Gérard, que moi, j'aime toutes les musiques, quoi. Je suis ouverte à toutes les musiques, du moment qu'elles ont un sens, hein. Je suis pour, oui. Bon, c'est une musique qui décrit les réalités, quoi. Donc, que ça soit du rap américain ou du rap français, il y a un sens derrière tout ça. Il y a une réalité qui se dessine.
'''Victoria''' : Je voudrais dire que les paroles de rap français sont trop nulles.
'''Gérard''' : Pourquoi ? Et puis, dans quel sens tu veux dire ça ?
'''Victoria''' : Parce que les mecs, ils ont pris un, je sais pas, un télépoche au Télérama, ils ont vu ce qui passe à la télé, ils ont construit une chanson.
''Manu fait un signe''
'''Gérard''' : Attends 5 minutes, Victoria, il y a une question Minitel.
'''Manu''' : Non, non, c'est pas une question, c'est un truc qui vient de nous arriver. Et on nous dit, donc, Gégé, c'est Sainte-Anne, rentre tout de suite et arrête de te prendre pour un animateur.
'''Gérard''' : D'accord, eh ben, c'est bien, c'est lui qui dépense son fric, moi, j'en ai rien à foutre, je fais ce que je veux. Donc, qui continue, là, c'était... ''Jean-Pierre Madère et Franck se manifestent''. Non, non, mais attends, eh, il m'avait semblé de...Oh, oh, oh !
'''Phildar''' : Non, mais je l'ai viré, il se fout de ta gueule, là.
'''Gérard''' : Non, mais... C'est bizarre, il est encore là.
'''Rudy''' : Oui, mais il y a trop de gros cons comme Gérard sur la FM.
'''Gérard''' : Bon, ben, alors, tu dégages.
'''Phildar''' : Je le vire, je le vire, et on n'a que Jean-Pierre François.
'''Gérard''' : Ah, ben, c'est bien, parce que là, ils vont tous changer... Tu vas les faire changer de nom, ils vont rester.
'''Phildar''' : Eh, c'est des pseudo.
'''Franck''' : Attendez, Gérard, Gérard, c'est Franck. Bien, je... Gérard, c'est Franck. Alors, je voudrais m'excuser pour le comportement que j'ai eu tout à l'heure vis-à-vis de Sandy, quoi. C'était pas sympa de ma part.
'''Victoria''' : Oui, t'es mauvais, hein. T'es mal poli.
'''Gérard''' : Attendez, attendez, taisez-vous, les filles.
'''Franck''' : Non, c'était complètement nul de ma part d'incriminer Sandy dans tes histoires. Je sais que t'as assez d'ennuis comme ça. Bon, ben...
'''Victoria''' : Oh, t'es un lèche-cul !
'''Franck''' : Non, mais faut reconnaître quand on fait des erreurs, et voilà, donc...
'''Jean-Pierre Madère''' : Non, mais c'était même pas toi.
'''Franck''' : Non, Ouai je sais, c'était Jean-Pierre Marielle, mais il faut quand même que je prenne un peu sur moi et dire que j'étais quand même assez consentant, je disais ce qu'il disait, quoi.
'''Gérard''' : D'accord. Donc, on va passer à la quatrième.
'''Franck''' : il s'en fout complètement, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais de toute manière, elle est à côté de moi et ça ne lui a pas tellement fait plaisir ce que tu lui as dit...
'''Jean-Pierre Madère''' : C'est pas moi qui lui ai dit, c'est mon camarade.
'''Gérard''' : Non, non, non, je veux pas le savoir.
'''Franck''' : Sandy, excuse-moi, s'il te plaît.
'''Tulipe''' : Gégé ? C'est Tulipe, je voulais te dire, il paraît que Sandy, c'est un vrai canon.
'''Gérard''' : Et alors ?
'''Gérard''', ''gêné'' : Ben, c'est bien.
'''Manu''' : Gérard, c'est un compliment, ça.
'''Victoria''' : Mais putain, vous êtes des lèches-culs, hein.
'''Tulipe''', ''excédée'' : Non, mais attends, le trav, là. Non, mais attendez, Olivier, Manu, s'il vous plaît, le trav, là, qui s'enlève, il faut comprendre, là, c'est quoi, ça ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, qui c'est qui parle comme ça, là ?
'''Tulipe''' : C'est le trav, là, qui interrompt, qui raconte des conneries.
'''Gérard''' : Non, mais qui c'est, là, qui parle comme ça ?
'''Tulipe''' : C'est Tulipe.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Tulipe, c'est moi qui gère les débats, si ça va pas, ça va être tout le monde qui va gerber pendant la musique. Je vais tous vous massacrer.
'''Franck''' : Si t'es pas capable de reconnaître n'importe qui, aussi.
'''Gérard''' : Donc, pensez-vous que la musique adoucisse les meufs ?
'''Laura''' : Les quoi, les meufs ?
'''Gérard''' : Ouais, les meufs. Une meuf ? Tu sais pas ce que c'est ?
'''Franck''' : La musique adoucit les mœurs ?
'''Gérard''', ''excédé'' : Les meufs !
'''Jean-Pierre Madère''' : J'ai l'expression, c'est pas ça, c'est la musique adoucit les morses.
'''Gérard''' : Non, les meufs.
'''Jean-Pierre Madère''' : Non, les éléphants.
'''Gérard''' : Je sens que, tout à l'heure, on va... Ça va gerber.
'''Laura''' : Est-ce que tu peux nous expliquer le sens de la phrase, Gérard ?
'''Gérard, ''' : Des musiques, style Oslo, est-ce que ça peut adoucir une meuf ?
'''Rudy''' : Mais c'est pas ça, l'expression.
'''Franck''' : C'est pas ça, l'expression, Gérard. C'est les mœurs.
'''Gérard''' : Bon, hé, vous allez vous réveiller quand je pose ces questions, c'est moi qui les pose et vous changez pas d'accord ? Ou sinon vous dégagez !
'''Rudy''' : C'est qu'on les met correctement, andouille.
'''Gérard''' : Alors l'andouille elle t'emmerde, tu dégages.
'''Laura''' : Gérard, mon amour, Gérard, mon amour, pourquoi est-ce que tu t'énerves ?
'''Gérard''' : Allez, hop, ça va plus vite.
'''Jean-Pierre Madère''' : Si je peux me permetttre, tes fleurs, elles seront pas prêtes au printemps.
'''Gérard''' : Et ta connerie, elle est prête au printemps ?
''La lumière s'éteint''.
'''gérard''' : Bon, hé, tu me refais la... Merci pour la lumière.
'''Phildar''' : Putain, Manu, merde !
'''Manu''' : Je sais pas sur quoi j'ai appuyé, je connais pas.
'''Phildar''' : Mais t'es blaireau ou quoi ? Le interrupteur.
''La lumière revient''.
'''Manu''' : Ah, voilà, voilà.
'''Gérard''' : Donc, Laura. Donc, pour toi.
'''Laura''' : Non, mais j'ai pas compris le sens de ta question.
'''Gérard''' : Pensez-vous que la musique adoucisse les meufs ?
'''Laura''' : Non, mais j'ai compris, mais est-ce que tu peux m'expliquer ?
'''Gérard''' : Bah, par exemple...
'''Olivier''' : Devant ton micro, Gérard.
'''Gérard''' : Un slow. Bon, pour toi. Si t'as un mec, tu danses bien un slow avec lui ? Bon, est-ce que ça t'adoucit ou pas ?
'''Laura''' : Bien sûr que ça m'adoucit.
'''Gérard''' : Bon, bah, voilà, c'est ça le thème de la question.
'''Tulipe''' : Bon, je réponds.
'''Laura''' : Tu sais quoi, Gérard ? Ça m'adoucirait encore plus si je le sansais avec toi.
'''Gérard''' : Non, mais tu vois, maintenant, moi, je...
'''Jean-Pierre Madère''' : Moi, si je dansais avec toi, ça me durcirait bien.
'''Gérard''' : Qui ? ''Silence'' Mais donnez-vous noms, là, les mecs, quand vous parlez.
'''Jean-Pierre François''' : Jean-Pierre François.
'''Gérard''' : Ouais, cherche pas, parce que tout à l'heure, tu vas...
'''Laura''' : Gérard, Gérard, Gérard, mon amour. Oui, tu m'as pas répondu.
'''Gérard''' : Ouais, mais Laura, je te signale quand même que maintenant, entre parenthèses... ''Brève suspension de la lumière''. Non, mais depuis le temps que ça a été dit à l'antenne, il me semble que maintenant, c'est pas la peine d'essayer de vouloir choisir mon cœur. Maintenant, il est pris déjà, d'accord ?
''Flottement entre gens voulant prendre la parole et n'aboutissant pas''.
'''Tulipe''' : Je veux dire que Sandy, elle a de la chance parce que t'es un homme unique, Gégé.
'''Rudy''' : Heureusement ! Oh, putain, imagine, il y a 5000 Gégés. Je te raconte pas la... Putain, la mort.
'''Gérard''' : Qui c'est qui parle comme ça ? Non, mais attendez, de toute manière, pendant la pause, vous allez gerber, là, les mecs.
'''Franck''' : Gérard, il paraît que tu as fait un bâtard au cinéma ?
'''Gérard''' : Ouais, mais c'est ça.
'''Phildar''' : On revient au débat, Gégé, merci.
'''Gérard''' : Vous répondez à la question ?
'''Franck''' : Ouais, c'est Franck qui répond à ta question. Donc, moi, je pense que la musique adoucit les meufs, mais ça dépend du tempo de la musique, tu vois. Je pense pas que de la techno lancée à fond à un rythme assez violent peut adoucir une meuf. En revanche, un slow, ça peut la rendre sensuelle, tu vois.
'''Gérard''' : C'est ce que Laura a dit tout à l'heure.
'''Franck''' : Voilà, donc, je suis quand même assez d'accord avec ce qu'elle dit.
'''Gérard''' : Tulipe ?
'''Une voix''' : Oui, alors, bonsoir, Gérard.
'''Gérard''' : Bon, allez, hop. Non, non, non, non, non, non, non, non. Vous réfléchissez à la question. On va mettre la musique. Le petit poucet avec Un petit slip et on vous retrouve après.
''Musique''.
'''Gérard''' : Et donc, c'est la suite de la libre antenne. Vous pouvez, la suite des débats du jeu du soir, vous pouvez nous appeler, toujours au 0803 08 5000 et 0800 70 5000, toujours 3615 code Funradio Rubrique Direct. Donc, on récupère Laura. Ultraman.
'''Ultraman''' : Salut, Gérard.
'''Gérard''' : Bani.
'''Phildar''' : Barney.
'''Gérard''' : Barney.
'''Barney''', ''petite voix'' : Bonsoir.
'''Gérard''' : Salut. Réveille-toi, parce que...
'''Barney''' : Je suis réveillé, je suis réveillé.
'''Gérard''' : Anthony. ''Silence'' Anthony !
'''Anthony''' : Ouais, je suis là, Gérard.
'''Gérard''' : Moi, tu te réveilles.
'''Anthony''' : Ouais, pas de problème.
'''Gérard''' : Victoria. Et Tulipe. Donc, qui c'est qui veut répondre à la question ? Donnez vos noms.
'''Ultraman''' : Rappelle la question d'abord, déjà, pour commencer.
'''Victoria''' : Il y a des nouveaux, Gérard.
'''Gérard''' : Alors, pensez-vous que la musique adoucisse les meufs ?
'''Ultraman''' : C'est Ultraman, tu peux répondre ?Alors, je pense que la musique peut adoucir les meufs, mais à condition que ce soit un tempo assez lent, genre un slow, et puis point la ligne, quoi.
'''Victoria''' : C'est pas vrai, Victoria. Je ne suis pas du tout d'accord.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Victoria''' : Mais parce que...
'''Gérard''' : Non, mais attends, Victoria. Si vous voulez, si vous voulez réagir sur ce qu'a dit Victoria, vous pouvez, n'hésitez pas.
'''Olivier''' : Non, je voulais dire un truc, c'est que Victoria, elle a une voix pourrie.
'''Gérard''' : Bon, toi ta gueule un peu, là-bas.
'''Ultraman''' : C'est Victoria des Spice Girls ?
'''Gérard''' : Bon, donnez vos noms si vous voulez réagir sur ce qu'on dit. Alors, Victoria, pourquoi tu n'es pas d'accord ?
'''Victoria''' : Bah, parce qu'on n'est pas obligés d'écouter de la musique douce pour s'adoucir.
'''Ultraman''' : Oui, mais je veux dire, quand tu veux, si tu veux adoucir une meuf avec de la musique, tu ne vas pas t'amuser à passer du techno speed dance encore.
'''Victoria''' : Bah, si, pourquoi ? La techno, ça excite vachement et tu peux faire beaucoup de choses calines en écoutant de la techno.
'''Ultraman''' : En fait, ça dépend de la meuf en question, de toute façon, je crois. Donc, je trouve qu'il ne sert à rien de généraliser là-dessus et de polémiquer sur ce genre de choses.
'''Gérard''' : Ben si mais... ''Olivier murmure un Hmm''. Olivier, t'arrêtes, s'il te plaît ! T'arrêtes, t'arrêtes, tout à l'heure, tu vas te prendre un bouquin dans ta gueule, hein.
'''Anthony''' : T'occupes pas de lui, Gérard.
'''Gérard''' : Tu commences à me faire chier, là.
'''Tulipe''' : Pour moi, c'est une histoire de rythme, tout ça.
'''Victoria''' : Ouais, je suis tout à fait d'accord.
'''Gérard''' : Qui est d'accord avec elle ?
'''Victoria''' : Victoria.
'''Gérard''' : Ouais. Mais Anthony, Barney et puis Ultraman, on vous entend pas beaucoup.
'''Ultraman''' : Gérard, il faut savoir, parce que nous, quand on parle en même temps que les filles ou quand on parle avant elles, on se fait engueuler.
'''Gérard''' : Non, mais là, c'est moi qui vous demande de réagir sur les questions, c'est tout. Si c'est pas le bordel...
'''Ultraman''' : Je suis d'accord, c'est une question de rythme, quoi. À mon avis,
plus le rythme est lent, plus t'as des chances
de... que la meuf soit beaucoup plus caline avec toi, quoi.
'''Phildar''' : C'est une question de merde, aussi.
'''Gérard''', ''explose'' : Bon hooo ! Ça commence à me faire au standard, maintenant.
'''Manu''' : En revanche, on a une bonne question Minitel...
'''Phildar''' : Ferme ta gueule, Manu, tu parles trop.
'''Olivier''' : Parle devant ton micro, Manu, s'il te plaît.
'''Manu''' : On nous demande si t'aimes pas le titre du Doc Gynéco, Ma salope à moi, parce que ça te rappelle Sandy ?
''Cris des auditeurs, outrés...''
'''Gérard''' : Je réponds même pas, Manu. Je réponds même pas, tu vois. Hé ! Il me semble que je t'ai dit de pas passer des questions comme ça à con sur Minitel.
'''Ultraman''' : Bonjour à Sandy.
'''Manu''' : Bah, elle me semblait bien.
''Tous les auditeurs disent bonjour à Sandy, qui reste muette. Barney glisse discrètement « Bonsoir cochonne »''.
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire ça ?
'''Laura''' : Fais pas attention, Gérard. Fais pas attention.
'''Gérard''' : Je sens qu'entre Anthony, Barnet et Ultraman, celui qui s'amuse à dire ça va saquer vite fait.
'''Ultraman''' : C'est pas moi, c'est Anthony.
'''Anthony''' : C'est pas moi, j'ai rien dit, Gérard. Non, non, non, moi, j'attends pour répondre depuis tout à l'heure.
'''Gérard''' : Bah, réponds.
'''Anthony''' : Alors, moi, je voulais dire que c'était peut-être une question de rythme, mais surtout une question de rythmique.
'''Gérard''' : Mais dans quel sens ?
'''Anthony''' : Bah, dans le sens que le zouk, ça adoucit plus une meuf que la techno.
'''Gérard''' : Bah, même le slow.
'''Anthony''' : Ouais, mais le slow, la rythmique, ça les endort.
'''Ultraman''' : Gérard, c'est Ultraman. Pour adoucir une meuf, la référence, de toute façon, c'est le slow et point à la ligne.
'''Anthony''' : Non, je suis pas d'accord, là.
'''Barnet''' : C'est le cash, c'est le cash, la monnaie.
'''Anthony''' : Je suis d'accord, là.
'''Victoria''' : Oui, moi, je m'endors sur le slow.
'''Gérard''' : Bah, peut-être.
'''Tulip''' : Moi, y'a pas mieux que le reggae. Regarde, tu connais
'''Gérard''' : Oui.
'''Anthony ''' : Ça fait pas longtemps qu'il connaît.
'''Victoria''' : Bob, mon copain Bob.
'''Gérard''' : Bon, ça y est, vous vous calmez, là. Embrassez-vous votre copine sur de la techno ?
'''Barnet''' : Ah, non, moi seulement sur du rap.
'''Gérard''' : Qui ?
'''Barnet''' : Moi, euh...
'''Gérard''' : Non, mais change pas ton nom, c'est ou Anthony ou Barnet ou Ultraman.
'''Barnet''' : Attends, attends.
'''Ultraman''' : Quoi, j'ai rien dit ?
'''Barnet''' : Barney, Phil Barney, Phil Barney.
'''Ultraman''' : C'est Ultraman, je vais répondre à la question. Oui, il m'arrive d'embrasser ma copine sur de la techno, mais tu sais, y'a pas besoin d'avoir de la techno ou un autre type de musique pour que je l'embrasse, quoi. C'est tout à fait accessoire, la musique, hein. Il peut y avoir même pas de musique du tout, ça m'empêchera pas de l'embrasser, quoi.
'''Barnet''' : C'est Phil Barney, c'est un beau gosse...
'''Gérard''' : J'en connais un tout à l'heure, qui va garder son nom Barney ou sinon il va retourner à Roissy.
'''Barnet''' : On n'a pas compris la blague, tu peux peut-être l'expliquer.
'''Ultraman''' : C'est quoi le truc rigolo, là ?
'''Gérard''' : Non, ouais, vous allez voir. Vous allez voir. Anthony, donc, pour toi ?
'''Ultraman''' : Ben, disons que... j'ai pas tellement d'opinion là-dessus, moi. Surtout que j'ai pas de copine, donc je pensais un peu comme Ultraman, tu vois, ça dépend de la musique exceptionnellement, mais il m'arrive d'embrasser mes copines quand j'en ai sur la techno, quoi.
'''Gérard''' : D'accord. Barney ?
'''Barney''' : Ouais ?
'''Gérard''' : Tu réponds ?
'''Barney''' : Encore ? ''bruit de larsen''
'''Gérard''' : Merci pour le Larsen.
Bon, tu veux pas répondre... Bon tu veux pas répondre ?
'''Barney''' : Si, si, mais je t'ai dit tout à l'heure que j'étais un beau gosse.
'''Gérard''' : Alors, Barney... bon eh, Philippe, tu prends Barney et tu lui expliques ce que c'est un débat. ''l'auditeur proteste, les autres interviennent, c'est le chaos. Bruit de larsen''. Oh, le Larsen, là ! Non, non, mais... ''à Olivier'' : Eh, mais retire le casque du micro toi...
'''Manu''' : Oh, merde, vous êtes abrutis, les mecs, sérieux.
'''Gérard''' : Non, mais là, tu vas dégager Olivier, parce que tu m'énerves. Voilà. ''à Phildar'', Bon, tu prends Barney et tu lui expliques ce que c'est un des bars.
'''Phildar''' : Mais j'ai pas mon dico, j'ai pas la def, la définition du débat.
'''Gérard''' : Non, non, mais tu lui expliques comment ça se passe un débat.
'''Olivier''' : Un débat c'est facile, c'est Gérard qui parle et Gérard, Gérard, Gérard, et puis des filles aussi.
'''Gérard''' : Voilà. Donc, Barney, tu réponds aux questions...
'''Phildar''' : Quand Gérard pose une question, tu réponds absolument pas. Voilà.
'''Gérard''' : Bon, Olivier, tu dégages maintenant. Allez, hop, tu dégages, Olivier.
'''Laura''' : Ça va, Gérard ? Tu te prends pas pour le petit chef, là ?
'''Anthony''' : Je suis pour Olivier, je veux pas qu'il s'en aille. ''Ultraman et Anthony scandent le nom d'Olivier''.
'''Manu''' : Là il en peut plus Oliv...
'''Gérard''' : Bon, Laura...
'''Tulip''' : Moi, je veux que Manu. Manu, je t'aime.
'''Phildar''', ''avec autorité'' : On revient au débat, merci.
'''Tulip''' : Moi, je dis au fait que j'embrasse toujours mes mecs quand il y a du reggae et du rock français.
'''Victoria''' : Juste quand il y a du rock et du reggae.
'''Gérard''' : Et toi, Victoria ?
'''Victoria''' : Oui moi, j'embrasse tout le temps. Sur tout genre de musique, même quand il n'y a pas de musique, pas la peine de...
'''Ultraman''' : Ouais, peu importe les circonstances, quoi. C'est ce que j'ai dit tout à l'heure.
'''Gérard''' : Donc, Laura ?
'''Laura''' : Pareil, pareil que Victoria.
'''Anthony''' : Et moi, Gérard. C'est Anthony.
'''Gérard''' : Bah, t'as déjà répondu, hein.
'''Victoria''' : Non, mais il faut se réveiller, mon cher.
'''Anthony''' : Je vous laisse tous parler, hein. Faut bien, hein.
'''Gérard''' : Alors, vas-y.
'''Anthony''' : Alors, moi, je voulais dire que je préférais la funk, en fait. Ouais, pour ce genre de situation, je trouve ça excellent.
'''Ultraman''' : Mais t'as dit tout à l'heure que t'aimais la soul, hein.
'''Gérard''' : Non, mais Anthony... Oh, Anthony ! Je me demande si t'as vraiment compris la question.
'''Anthony''' : Bah oui, j'ai compris la question.
'''Gérard''' : Bah, ça fait trois fois que tu me dis que t'embrasses que sur ça, donc t'avais déjà répondu.
'''Ultraman''' : Bah oui, mais tu me demandes de répondre à chaque fois.
'''Gérard ''' : Ouais, Victoria, au lieu de faire le travlo.
'''Victoria''' : Ouais, c'est ça. Alors, je voulais dire qu'il n'y a pas besoin de la musique quand on aime.
'''Tulip''' : Prends ta voix normale Victoria s'il te plaît.
'''Barney''' : C'est sa voix normale.
'''Gérard''' : Sortez-vous avec les filles que vous rencontrez à la...
'''Laura''' : On sort avec des filles, Gérard.
'''Victoria''' : Oui, nous aussi.
'''Gérard''' : Oh, là, les trois pétasses, vous vous la fermez ? ''acclamations du studio''.
'''Manu''' : Vire-les, Gérard, vire-les.
'''Gérard''' : Oh, les trois pétasses, vous allez me laisser parler, sinon vous allez dégager.
'''Ultraman''' : Oh, les greluches là, vous arrêtez ?
'''Anthony''' : Bon eh, oh... Qui c'est qui a dit pétasses ?
'''Gérard''' : Eh, vous vous la fermez un peu quand je pose les questions ? DOnc sortez-vous avec les filles en boîte sur de la techno ?
'''Ultraman ''' : Tu vois, je n'ai jamais rien ramené en fille en discothèque, tu vois.
'''Gérard''' : Eh, qui c'est qui fait du bruit derrière comme ça, là ? ''bruit dans un téléphone''. Non, mais Gérard, juste pour te dire que moi, je sors pas mal en discothèque, en boîte, tu vois, tout ça, mais je n'ai jamais ramené aucune fille, quoi.
'''Tulip''' : Ouais, je réponds, moi, je ne suis jamais sortie avec un mec en discothèque, je sors avec les mecs quand je les rencontre dans les bals masqués. C'est chouette, parce que, tu sais, il y a toujours du mystère, tu ne sais pas qui se trouve derrière ce masque et tout. Qu'est-ce que t'en penses, Gégé ?
'''Gérard''' : D'accord.
'''Ultraman''' : Tu n'as pas peur de tomber sur quelqu'un qui se déguise physiquement, mentalement aussi ?
'''Tulip''' : Non, non, non, non... ''coupure''.
'''Barney''' : Ah, elle a été coupée.
'''Tulip''' : Non, c'est excitant, Gégé, les bals masqués.
'''Gérard''' : Eh, mais à quoi vous jouez, là ? Eh, vous me faites chier, là !
'''Barney''' : Je voulais écouter son récit sur les bals masqués, là.
'''Gérard''' : Eh, tu fais quoi, là ? ''se levant vers Olivier, menaçant''.
'''Manu''' : Gérard, Gérard, Gérard. Assieds-toi. Reprends le débat.
'''Tulip''' : Ouais, la dernière fois, j'ai rencontré un mec dans un bal masqué qui était Zoro, mais il était excellent.
'''Gérard''' : D'accord. Victoria ? Victoria ? Tu te réveilles ?
'''Victoria''' : Oui, je suis là, j'écoute.
'''Gérard''' : Ben alors, réponds à la question.
'''Victoria''' : Ben, moi, j'aime pas les mecs en boîte. Parce que tout le monde va en boîte pour se la péter et pour se la jouer les playboys et moi, ça m'intéresse pas.
'''Gérard''' : Qui c'est qui voulait réagir, là ?
'''Anthony''' : Moi, c'est Anthony. Ben, moi, je voulais dire que les nanas, moi, je les regarde pas trop. Je suis comme Phildar, je préfère les garçons, quoi. Mais, euh... ''il s'interrompt, pris d'un fou-rire, puis est coupz''.
'''Gérard''' : Oh, merde !
'''Phildar''' : Attends, je l'ai coupé, il dit que je suis pédé. Bon, je le remets, OK. Il arrête de dire que je suis pédé.
'''Anthony''' : Phildar, pourtant, je rêve de toi.
'''Gérard''' : Bon, allez, hop, c'est bon, ce coup-là, c'est terminé, allez, hop. Barney !
'''Barney''' : Donc, moi, c'est Barney. Bon, on peut trouver des filles en boîte, mais aussi des hommes parce que, bon, le Phildar, pour mettre les mains au cul, c'est pas le dernier.
'''Gérard''' : Ben, d'accord, bonne nuit.
'''Phildar''' : Je l'ai zappé, Gérard.
'''Gérard''' : Voilà, Laura ?
'''Laura''' : Oui ? Oui, bonsoir.
'''Phildar''' : Elle a dit que j'étais pédé aussi, je la zappe.
'''Laura''' : Ah, non. Je peux jamais dire ça.
'''Ultraman''' : Mais attends, Phildar, tu dis que t'es pas pédé et puis, Mac, il dit que...
'''Phildar''' : Je l'ai zappé.
'''Victoria''' : Il n'y a pas de mal d'être pédé.
'''Phildar''' : Oh, ça va, oui.
'''Gérard''' : Bon, il est 1h27, ben, tu peux envoyer deux disques, hein, on va... ''cris de protestation dans le studio. Les auditeurs reviennent''.
'''Laura''' : Gérard, est-ce que toi, ça t'est déjà arrivé de sortir avec une fille en boîte ?
'''Gérard''' : Ben, jusqu'à maintenant, j'en ai pas rencontrée en boîte, j'en ai rencontrée que par courrier, c'est pour ça que j'ai Sandy qui est avec moi maintenant. Voilà, c'est pas... Tte manière, c'est pas le ...
'''Victoria''' : C'est par courrier, Sandy ?
'''Laura''' : Gérard ? Est-ce que tu es heureux ?
'''Gérard''' : C'est qui qui pose ça ?
'''Laura''' : C'est Laura.
'''Gérard''' : Oui. Oui, je suis heureux, pourquoi ?
'''Laura''' : Non, ben, simplement, c'est une question, je voulais t'entendre dire, c'est tout.
'''Gérard''' : Ben, voilà.
'''Tulip''' : Gégé, je voulais te donner un scoop.
'''Gérard''' : Je t'écoute.
'''Tulip''' : Un scoop exclusif. En fait, je voulais te dire que, en fait, Michel Sardou va interrompre Bercy. Oui, parce qu'à cause de plagiat, quoi. Il a copié les chansons de Michael Jackson et Bob Marley.<ref name="renvoi2"></ref>
'''Gérard''' : Oui, ben, c'est ça. Ben alors là ma petite...
'''Tulip''' : Non, mais Gérard, je l'ai lu dans un magazine que je ne citerai pas.
'''Gérard''' : Ouais ouais, c'est ça.
'''Tulip''' : en fait, il va aller en tôle parce que, ben, voilà, quoi, il n'arrête pas de copier...
'''Gérard''' : Ouais, c'est pas le... C'est pas le thème du débat, mais... Non, mais c'est pas le thème du débat.
'''Barney''' : c'est sur les Beatles qu'il copie.
''la lumière s'éteint''.
'''Olivier''' : Manu, la lumière !
'''Manu''' : Pardon, pardon, je cris que c'est quand j'enlève mon casque, en fait. ''la lumière revient''.
'''Tulip''' : Gégé, qu'est-ce que t'en penses ?
'''Gérard''' : Ben, de toute manière, c'est des conneries que tu es en train de me dire, donc c'est tout.
'''Tulip''' : Non, non, c'est la vérité. Je me fous pas de ta gueule moi.
'''Gérard''', ''excédé'' : Oh, mais j'en ai rien à foutre pour l'instant, c'est pas le thème du débat, merde ! Tu commences à m'énerver, Tulip. Alors, embrasse... Tout le monde a répondu, donc on va passer à la septième.
'''Ultraman''' : Gérald, combien de questions dans ton débat ?
'''Gérard''' : Dix, pourquoi ça te gêne ?
'''Ultraman''' : Non, parce que des fois, t'en fais onze, c'est pour ça.
'''Gérard''' : Non, mais là, il y en a que dix, et puis ça suffira largement... surtout... pour... vous entendre dire que des conneries.
'''Ultraman''' : Attends, du moment qu'on pense pas comme toi, ça y est, c'est des conneries.
'''Gérard''' : Non, mais quand vous me parlez de n'importe quoi, ça sert à rien du tout de faire un débat sur la musique si vous me dites des conneries sur certains chanteurs.
'''Ultraman''' : ON te dit pas n'importe quoi, on essaie de t'informer sur certains chanteurs...
'''Gérard''' : pour l'instant, on a décidé de faire un débat sur la musique style techno, house et autres. Vous me parlez de Michel Sardou ou de Phil Barney. Mais là, c'est pas du tout le rapport avec la techno, bande de nazes. Alors, aimez-vous faire l'amour sur la musique, la lambada ? ''hilarité dans les auditeurs''. Bon Manu, t'arrêtes un peu de mettre n'importe quoi, là.
'''TUlip''' : Gérard, c'est toi qui as écrit les questions ?
'''Gérard''' : Oui.
'''Ultraman''' : Alors, c'est très agréable de faire l'amour sur de la musique.
'''Gérard''' : Mais je te parle de la lambada.
'''Ultraman''' : Mais pas la lambada, quoi.
'''Gérard''' : Bon, d'accord. Non, mais alors, Ultraman, maintenant, je te pose la question, pourquoi ?
'''Barney''' : haha ! T'es bien piégé, là.
'''Ultraman''' : Alors, j'étais en train de répondre, tout le monde parlait... Donc, la lambada, bon, c'est un rythme qui est quand même assez vieux. Par rapport à ce qui passe maintenant, c'est assez ringard. Si tu veux vraiment faire l'amour sur de la musique, bah là, je reviens à ce que je disais tout à l'heure, les slows, quoi.
'''Gérard''' : D'accord. Laura ?
'''Laura''' : Pareil.
'''Gérard''' : D'accord. Barney ?
'''Barney''' : Moi, je pense que la lambada, c'est bien pour les préliminaires.
'''Olivier''' : Pourquoi ?
'''Gérard''' : Pourquoi ? Bon, Olivier, c'est quand même moi qui fais les débats, c'est pas toi. Toi, tu t'occupes du standard.
'''Manu''' : C'est vrai, ça Oliv, c'est n'importe quoi.
'''Gérard''' : Barney ?
'''Barney''' : Oui. Je disais que c'était bien pour les préliminaires parce que ça chauffe bien la quéquette, hein.
'''Gérard''' : Oui, mais pourquoi ?
'''Laura''' : Il t'a répondu !
'''Gérard''' : D'accord. Anthony ? ''silence''. Anthony !
'''Anthony''' : Oui, oui, je suis là, Gérard.
'''Gérard''' : Bon, alors, tu te réveilles ?
'''Anthony''' : Bah, moi, comme je t'ai dit tout à l'heure, les filles, ça m'intéresse pas trop....
'''Victoria''' : tu peux toujours faire l'amour sur la lambada, même si les filles ne t'intéressent pas, hein.
'''Anthony''' : Voilà, bah, c'est exactement ce que je disais. Je disais qu'entre garçons, on aime beaucoup la lambada et toutes les autres musiques comme ça, tous les trucs très fêtes.
'''Ultraman''' : Gérard, c'est Ultraman. Est-ce que tu penses que la musique que t'écoutes peut avoir une influence sur ta libido ?
'''Gérard''' : Sur ?
'''Ultraman''' : Sur ta libido.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ? Ouais, je vois pas,
je vois pas le rapport.
'''Ultraman''' : T'as une libido, une Renault 5 ?
'''Gérard''' : Ah non, pas du tout, j'ai pas de voiture, tu vois. Donc, Victoria.
'''Barney''' : Gérard, t'as quoi comme descente de libido ?
'''Gérard''' : Bon, ça suffit, c'est Victoria, maintenant.
'''Victoria''' : Euh, oui, bah, alors, pour moi, la lambada, c'est anti-musique et je ne ferai jamais l'amour sur la lambada.
'''Gérard''' : D'accord. Tulipe ?
'''Tulipe''' : Bah, écoute, moi, je suis pucelle, donc je peux pas te répondre, hein, mais j'aime pas la lambada, donc ça marchera pas, quoi.
'''Barney''' : Tu danses la lambada avec Sandy ?
'''Gérard''' : Ah, bah, ça, ça vous regarde pas ce que je fais. Ah, bah, ça, avec Sandy, on n'a pas eu l'occasion d'écouter, parce qu'on l'a pas, la lambada, on a que des musiques douces, nous.
'''Anthony''' : C'est plus du rap.
'''Victoria''' : Iron Meden
'''Barney''' : Tu fais la chenille avec tes voisins ?
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit ça ?
'''Barney''' : Barney.
'''Gérard''' : Ouais, bah, Barney, tu...
'''Laura''' : Mais non, il rigolait, allez... Continue, Gérard.
'''Anthony''' : Mais à propos de Barney, Phil Barney, c'est bien aussi, pour faire l'amour, c'est bien.
'''Gérard''' : Ouais. Alors, laquelle ? Sur laquelle ?
'''Ultraman''' : La Croisière s'amuse, c'est bien aussi pour faire l'amour.
'''Gérard''' : N'importe quoi.
''la musique de la Lambada démarre, en fond''.
'''Phildar''' : Ah, Gérard, on l'a ! Tiens, tu peux faire l'amour avec Sandy, sur la lambada ?
'''Gérard''' : C'est vrai que je pourrais. ''cris de joie dans le studio''. Non, mais pas maintenant oh ! Bon hé, tu coupes là. ''tout le monde chante, et notamment Olivier, à tue-tête, devant le micro, faux et à contre-temps''. Non, mais allez,
tu coupes, là.
'''Phildar''' : Fais l'amour, là. Elle est là.
'''Gérard''' : Non, mais ça va, ouais.
'''Olivier''' : O Sandy ! ''la voix sexuelle''
'''Gérard''' : toi tu dégages, allez tu viers ! ''Après une trentaine de secondes, la musique s'arrête enfin''.
'''Anthony''' : Gérard, gère ton débat, s'il te plaît.
'''Gérard''' : Bon, alors, la huitième question.
'''Tulipe''' : Gérard, t'as pas sauté des questions, là ?
'''Gérard''' : Non.
'''Tulipe''' : Gérard, je crois que t'as mal dû marquer, là.
'''Gérard''' : Non, mais on en est déjà à la huitième, je sais pas si vous êtes au courant, mais il faudrait peut-être vous réveiller.
'''Victoria''' : On a dû répondre à quatre questions, Gérard, là.
'''Ultraman''' : Au fait, Gérard, c'est Ultraman. Est-ce que tu savais que c'était le vingtième anniversaire de la mort de Clo-Clo, cette année ?
'''Gérard''' : Je le sais, mon pote.
'''Barney''' : D'ailleurs, on rend hommage à EDF-GDF.<ref name="hist11"></ref>
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit ça ? Les mecs, je sens que vous allez virer, si vous continuez.
'''Ultraman''' : C'est pas moi, Gérard. C'est pas Ultraman, c'est Tony.
'''Manu''' : Gérard, repose ta question et demande à tout le monde dans l'ordre, quoi.
'''Olivier''', ''murmure'' : Parce que là, c'est le bordel.
'''Gérard''' : Donc, avez-vous... Bon, bah, déjà, celui qui dit que c'est le bordel, tu vas commencer déjà à te taire.
'''Ultraman''' : C'est Manu.
'''Gérard''' : Non, non, mais même celui qui a répété ce que Manu a dit, donc, pour l'instant... Bon, bah, alors, vous vous la fermez. Avez-vous beaucoup de CD de rap ou de NTM ou IAM ? Alors, Laura...
'''Anthony''' : Gérard, Gérard, moi, je voulais dire juste un truc.
'''Tulipe''' : Est-ce que vous avez écouté ce que Manu a dit ? Chacun son prénom
et on secalme...
'''Ultraman''' : Chacun son tour.
'''Anthony''' : C'est mon tour.
'''Gérard''' : Anthony, on t'écoute.
'''Anthony''' : Ah, bah, je suis content. Bah, moi, j'aime beaucoup NTM, Gérard. J'aime beaucoup le groupe Nique ta mère, Gérard.
'''Gérard''' : Eh ben, Anthony...
'''Manu''' : Gérard, Gérard, Gérard, Gérard. C'est le nom du groupe, NTM, ça veut dire Nique ta mère.
'''Ultraman, ''' : Non, nettoie tes mains, ça veut dire.
'''Gérard''' : Oui, voilà. Ça serait peut-être un peu mieux. Ouais, question rap, ou IAM, Anthony, toi t'es pas trop... T'es pas trop branché, alors. ''silence''. Anthony !
'''Phildar''' : Il est parti, il est parti, il a zappé. On rappelle, on rappelle, on rappelle.
'''Gérard''' : Là, tu prends quelqu'un d'autre, maintenant, hein, Gérard.
'''Olivier''' : Une fille, plutôt, non ?
'''Manu''' : Gérard, il y a une question Minitel : on nous demande si tu pètes à 120 BPM sur la techno ?
'''Gérard''' : n'importe quoi... Ultraman.
'''Ultraman''' : Ouais, moi, j'ai pas de CD d'eux, mais j'ai des cassettes, par contre, j'ai pas de platine laser.
'''Gérard''' : Non, mais... style de cassette ou CD, c'est pareil, hein.
'''Ultraman''' : Ouais, ouais, j'en ai, j'en ai des trucs d'IAM, mais par contre, pas de NTM, parce que je trouve vraiment que c'est un groupe qui ne mérite même pas l'appellation groupe musical, quoi.
'''Gérard''' : Et du rap, pas trop, non plus ?
'''Ultraman''' : Bah, je dois avoir deux trucs de rap, mais j'ai essentiellement du rock, des slow, quoi.
'''Gérard''' : D'accord. Tulip, tu veux répondre ?
'''Tulipe''' : Ouais, Tulip. Ouais, bah, moi, écoute, j'ai surtout des CD de musique classique.
'''Ultraman''' : Tu voudrais pas m'en prêter ?
'''Tulip''' : Ouais, j'adore Beethoven, et j'ai du rap aussi, j'ai Tommy Bugy, j'adore, c'est cool.
'''Gérard''' : Et sinon, NTM ou IAM ?
'''Tulip''' : J'aime bien les nouveaux groupes, Passy, tout ça, The Mask, tout ça, tout ça.
'''Phildar''' : Excuse-moi, on accueille Katia, qui a 27 ans, qui est de Bazard.
'''Katia''' : Bonsoir.
'''Gérard''' : Bonsoir, Katia. Donc, Barney, tu as quelque chose à dire ?
'''Barney''' : Non, pas grand-chose, pas grand-chose, rien d'intéressant.
'''Gérard''' : D'accord. Tu veux continuer les deux dernières questions ? Si tu veux pas répondre, tu t'en vas.
'''Barney''' : Celle-là, elle m'inspire pas trop.
'''Gérard''' : Oh, non, bah, dans ce cas-là, c'est pas la peine que tu continues.
'''Barney''', ''caricaturant un animateur télé'' : J'adore le rap, Gérard. NTM c'est super, et IAM aussi.
'''Gérard''' : C'est qui ?
'''Barney''' : C'est Barney.
'''Gérard''' : Bon, bah, alors, réveilles toi quand je te demande quelque chose, un peu, là.
'''Barney''' : Bah, voilà.
'''Gérard''' : Bon, bah, OK. Laura ?
'''Laura''' : Non, moi, Laura, moi, j'ai aucun CD de rap et j'aime pas tellement... Enfin, j'aime pas du tout NTM et Ayam, voilà.
'''Victoria''' : Voilà, t'as raison.
'''Gérard''' : Victoria ?
'''Victoria''' : Oui, je suis tout à fait d'accord avec Laura, c'est ça. C'est pas de la musique, hein.
'''Gérard''' : Ah, bon ?
''les gens se parlent dessus''.
'''Olivieir''' : Attendez, attendez. Attendez, il y a Katia qui veut répondre. Laissez parler Katia.
'''Ultraman''' : Vas-y, réponds, Katia.
'''Katia''' : Oui, je suis tout à fait d'accord. Tout à fait d'accord avec les filles, là.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Barney''' : Ah, Katia, c'est une habituzllz.
'''Tulip''' : Non, c'est une habituelle, Katia. Je voudrais répondre.
'''Gérard''' : Non, mais Tulip, s'il te plaît, tu te calmes un peu parce que tout à l'heure, tu vas zapper parce que tu coupes tout le monde sans arrêt.
'''Manu''' : Laissez s'exprimer, Katia, elle vient d'arriver.
'''Gérard''' : Katia, pourquoi t'es pas d'accord ? T'es d'accord avec ce qu'elles ont dit ? ''silence, Katia est intimidée par le brouhaha, mais elle est aussi hors-antenne, Phildar essayant de l'aider sur quoi dire, se donner une contenance''. Oh, Katia !
'''Katia''' : Je suis d'accord, justement. Avec toutes les filles, là, pour le moment.
'''Gérard''' : Mais pourquoi ?
'''Katia''' : Bah, parce que... Comme ça...
'''Gérard''', ''agacé'' : Je vois pas le rapport, moi. Je te demande... Alors, si t'es d'accord avec tout le monde, alors, dans ces cas-là, t'aimes quoi comme musique, alors ?
'''Katia''' : Moi, j'adore plutôt Claude François, Joe Dassin, les trucs comme ça.
'''Gérard''' : Ouais, mais alors, dans ces cas-là, t'aimes pas la techno ni la rousse ?
'''Katia''' : Disons que la techno, bon, quand on l'écoute de temps en temps, ça va, mais sinon, c'est un peu lourd, quand même, moi, je trouve, à mon avis.
'''Gérard''' : D'accord. Donc, tu peux me remettre Tulip t Victoria ? Merci.
'''Tulip''' : Ouais, Tulip. Ouais, bon, bonsoir, Katia, d'abord.
'''Katia''' : Bonsoir.
'''Tulip''' : Et donc, je voulais te dire, en fait, non, il faut se dire que le rap, il y a différents raps, mais les paroles, la musique, c'est cool, quoi. Je te dis, ça défoule...
'''Victoria''' : Les paroles, ça défoule, ça défoule.
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, Tulip, qu'est-ce que tu trouves de cool dans le rap, toi ?
'''Tulip''' : Bah, dans le rap, déjà, t'as le rythme. Tu bouges, quoi. Tu danses.
Et t'as... T'as ton corps... Enfin, ton corps bouge, quoi. Et puis, je sais pas, il y a le son, il y a les paroles, tout ça fait cool, quoi.
'''Victoria''' : Franchement, les paroles, elles n'ont aucune sens.
'''Tulip''' : Ah, ouais, bah, explique.
'''Victoria''' : Prends les dernières chansons de Passy, je sais pas quoi.
'''Tulip''' : Ouais, tu trouves pas que c'est vrai ? Que tu zappes et tu mates, tu trouves pas que c'est vrai ?
'''Gérard''' : Eh, Laura, si tu veux réagir, Victoria et puis Barney...
'''Tulip''' : Quand il dit « On nous a vus à la télé il y a du sexe » et... ''coupure''.
'''Victoria''' : Où est-ce que t'as vu à la télé du sexe ?
'''Gérard''' : Eh, Olivier, t'arrêtes de les couper à chaque fois qu'ils réagissent parce que tu vas dégager tout de suite, quoi, maintenant. Tu vas arrêter tes conneries, maintenant. Y en a marre, hein. Ça, ça commence à bien faire. Donc...
'''Manu''' : Bah, tu pourrais t'excuser, quoi.
'''Gérard''' : Non, mais, tu me l'es remet, là ? Tu me remets tout le monde, là ?
'''Manu''' : Bah, ils y sont, hein.
'''Gérard''' : Donc, vous réagissez ?
'''Tulip''' : Ouais, bah, je disais, en fait, à la télé, on nous montre bien les guerres, le sexe et la violence, hein. Donc, c'est pas vrai ce qu'il dit, Passy ?
'''Victoria''' : Ouais, mais bon, c'est peut-être vrai, mais franchement, ça, on peut le lire dans le télé-poche ou dans le Télérama.
'''Ultraman''' : Bon, t'essaies de débarrasser avec ton opinion à deux balles, mais ça marche pas avec nous, quoi.
'''Gérard''' : Qui c'est, qui c'est, qui c'est qui... Attendez, qui c'est qui réagit comme ça ?
'''Barney''', ''ironisant le discours de Tulipe'', : Non, mais vous trouvez pas que c'est vrai quand il dit surtout la une et la deux, je zappe et je mate, la trois et la quatre ? Vous croyez pas que c'est vrai, franchement ?
'''Gérard''' : Ouais, mais c'est qui ? Mais donne ton nom là !
'''Ultraman''' : Attends, attendez, c'est Ultraman. Heureusement que la chanson de Passy est courte parce qu'il aurait fait les chaînes câblées et on aurait pour 30 minutes de chansons.
''Brouhahaha, grésillement sur un téléphone, TUlipe proteste qu'ils n'ont rien compris''.
'''Barney''' : C'est vrai quand Doc Gynéco il dit je suis né ici et pas là-bas ?
'''Gérard''' : Ouais, c'est pareil. Laura ?
'''Victoria''' : moi je suis pas né ici, heureusement.
'''Barney''' : Ah, ben pourquoi t'es pas resté là-bas, alors ?
'''Ultraman''' : Le débat s'est passé très bien jusqu'à ce que t'arrives.
'''Gérard''' : Non, non, mais c'est bon, elle peut dire ce qu'elle a à dire, c'est normal.
'''Barney''' : Ouais, mais elle a la voix de Calimero, attends...
'''Gérard''' : Non, mais attendez, pour l'instant... Laura ?
'''Laura''', ''l'air absent'' : Oui ?
'''Gérard''' : Toi, donc, t'es d'accord avec ce que vient de dire Katia ou pas ?
'''Ultraman''' : Oui, bien sûr.
'''Gérard''' : Parce qu'à chaque fois, je te demande de réagir mais tu dors, là.
'''Laura''' : Katia, tu peux pas répéter ce que t'as dit ? Je m'en souviens pas.
'''Gérard''' : Oh là là, ça commence à bien faire, hein.
'''Laura''' : Bon, je sais plus qui est-ce qui a dit que le rap, c'était pas de la musique ? ah Victoria. Bon moi je suis pas d'accord. J'aime pas tellement le rap, enfin, j'aime pas le rap français, du moins, je préfère le rap américain.
'''Victoria''' : Ouais, bon, là, jusqu'à là, je suis d'accord.
'''Laura''' : Mais dire que c'est pas de la musique, non, peut-être pas, à ce point-là. Mais c'est vrai que moi, particulièrement, j'achète pas de CD de rap.
'''Gérard''' : Barney ? Tu veux réagir ?
'''Ultraman''' : Vous aimez bien des rappeurs comme Sepultura, Metallica ?
'''Laura''' : Ah ouais, sûrement.
'''Tulip''' : Non, mais Gégé ? Je veux te dire, c'est TUlipe. Tu sais, la musique, c'est comme les couleurs, ça se discute longuement, quoi.
'''Ultraman''' : C'est vrai que là, on est là, on se tire dans les pattes « Ouais, le rap, c'est bien. C'est bien, le rap, le rap, c'est pas bien », mais en fait, il faut faire la part des choses, quoi.
'''Tulipe''' : Non, mais chacun défend la musique qu'il aime. Donc voilà, c'est une question qui était très intéressante, Gégé.
'''Ultraman''' : Par contre, il faut pas dire non plus c'est nul et tout pue, quoi. Il faut surtout pas qu'on en vienne là, quoi.
''Gérard regarde son équipe, moment de flottement''.
'''Manu''' : Il reste combien de questions, Gérard ?
'''Gérard''' : Deux. Donc là, on va mettre... Un disque.
''Phildar écrit le titre, Manu cherche le CD''.
'''Phildar''' : Vas-y, pose la question. Une second, on arrive.
'''Gérard''' : Attendez, attendez, attendez. Attendez, je vais vous poser la question, comme ça, vous allez...
'''Ultraman''' : Ouais, mais Gérard, attends, c'est Ultraman. Est-ce que tout à l'heure, on pourrait se ravoir hors antenne tous ensemble, c'était assez sympa ?
'''Gérard''' : Ben, vous allez y aller, là, je vous pose la question. Que pensez-vous
des CD jetables ? Et on s'écoute les... Donc, on s'écoute les pétales sont jolis dans mon petit... je sais pas quoi. ''Musique''.
Vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et n'oubliez pas toujours le 3615, code Fun radio rubrique Direct. Je voudrais bien qu'il y ait des gens sur la huitième question, s'ils sont d'accord avec ce qu'on venait de dire, je voudrais bien avoir un peu des réactions sur la musique parce qu'on n'a pas beaucoup de monde qui réagissent comme ça. Donc, n'hésitez pas. Donc, 3615, Funradio rubrique Direct, et on accueille Laura, toujours. Bonsoir,
'''Laura''' : Rebonsoir, mon amour.
'''Gérard''' : Ultraman.
'''Ultraman''' : Bonsoir, mon chou.
'''Gérard''' : Va te faire foutre, je suis pas ton chou, d'accord ? OK, bon.
'''Phildar''' : Barney est parti, c'est Préboir.
'''Préboir''', ''faiblement'' : Salut
'''Gérard''' : oh tu te réveilles ! ''Préboir réitère''. Eh oh ! Tu me le prends, là ? Tu me le réveilles ou tu le sors, celui-là.
'''Préboir''' : Je suis réveillé, je suis réveillé.
'''Phildar''' : Tu le prends par derrière non ?
'''Gérard''' : Bon, quand on te dit bonsoir, ça... Quand on te dit bonsoir, ça ne te dérange pas de...
'''Préboir''' : Je t'ai dit, je t'ai dit salut, toi.
'''Ultraman''' : A cette heure, on dit bonjour.
'''Gérard''' : Là, on dit bonsoir, d'accord ? Ouais, moi, je dis ce que je veux, d'accord ?
'''Préboir''' : Bon, pas de politique.
'''Gérard''' : Bon, salut, Susson. Tulipe et Katia. Donc, alors, vous avez eu le temps de réfléchir à la question ?
'''Susson''' : Tu peux la répéter, je viens d'arriver, c'est Susson, comme sucer et suceuse.
'''Gérard''' : Ouais, d'accord. Tout à l'heure, tu vas sucer au standard, tu vas voir.
'''Susson''' : J'aime bien sucer, Gérard.
'''Phildar''' : Ouais, bah ouais, on veut bien, hein.
'''Ultraman''' : Est-ce que tu es pour ou contre le CD jetable ?
'''Gérard''' : Que pensez-vous des CD jetables ?
'''Ultraman''' : Ah, c'est pas pareil. Alors, déjà, Gérard, c'est Ultraman, je ne pense pas qu'un CD jetable, enfin, j'en ai jamais entendu parler, si tu peux m'apporter plus de précisions.
'''Gérard''' : Bah si, il y en a, malheureusement, hein.
'''Tulipe''' : Mais si ça existe ?
'''Victoria''' : Bah, explique.
'''Gérard''' : Bah, il y en a... je ne sais plus, dans... Qui c'est ? Où tu m'as dit que t'en avais trouvés, toi déjà ?
'''Phildar''' : En laverie, et aussi sur le charcutier. C'est des offres promotionnelles, c'est 5 balles le CD, tu l'écoutes une fois.
'''Manu''' : Et je crois que c'est pour 2 merguez achetées.
'''Susson''' : C'est comme les appareils photos, hein, jetables, hein.
'''Gérard''' : Ouais, voilà.
'''Tulipe''' : Ouais, ça s'achète au Casino.
'''Susson''' : Ça s'achète en... Tu connais le service photo ? Donc, ça s'achète là-bas aussi, quoi.
'''Gérard''' : D'accord. Euh, Préboir ?
'''Ultraman''' : Est-ce qu'ils font les 33 tours jetables ?
'''Gérard''' : Non, on parle des CD, on parle pas...
'''Phildar''' : Pauvre cave !
'''Gérard''' : Et je sens que Préboir, si t'as...
'''Préboir''' : C'est pas Préboir, c'est l'autre.
'''Gérard''' : C'est qui ? Non, mais attendez, parce que là, il y a que 2 mecs. Katia.
'''Katia''' : Moi, je trouve que c'est très intéressant, les CD jetables, parce que si, par exemple, on n'aime pas la musique, on a plus qu'à la foutre à la poubelle.
'''Susson''' : T'es con ou quoi, Gérard ? Les CD jetables, ça existe pas.
'''Gérard''' : Attends, qui c'est ? Qui c'est qui dit que je suis con, là ?
'''Ultraman''' : Tout le monde, Gérard.
'''Préboir''' : Bah oui.
'''Tulipe''' : Non, non, je dis pas que t'es con.
'''Manu''' : Tout le monde dehors.
'''Susson''' : Non, Susson, elle veut bien te sucer, Gérard.
'''Gérard''' : Bon, alors, Susson, tu dégages. Allez, hop, bonne nuit.
'''Manu''' : Gérard, Gérard, on a un message minitel de Nanou. Elle me signale que depuis l'an dernier, elle a acheté un gode et qu'elle aimerait bien t'enfiler.
'''Gérard''' : Ouais, bah, elle va se faire foutre.
'''Tulipe''' : Ouais, je réponds, bah, écoute, les CDs jetables, ça existe depuis belle lurette, hein.
'''Ultraman''' : Non, ça existe pas. Donc, moi,
j'ai acheté plusieurs CD jetables, je les ai lavés en machine à laver avec de la lessive, tout ça, quoi, y a pas de problème.
'''Gérard''' : D'accord.
'''Ultraman''' : C'est vrai que tu peux les laver qu'avec Dash 2 en 1 ?
'''Gérard''' : Ouais, mais donnez vos noms, s'il vous plaît. Et toi, Laura ?
'''Laura''' : Euh, moi, je trouve... Non, moi, j'ai jamais vu ça, donc je sais pas, je peux pas te dire, j'en ai jamais acheté, et à mon avis, je sais pas.
'''Gérard''' : D'accord. Euh, Préboir ?
'''Laura''' : Mais par contre, tu vois, j'aimerais bien qu'il y ait quand même des GG jetables.
'''Gérard''' : Bah, ça, ça existe pas encore, parce que si tu continues encore à dire une connerie comme ça, tu sais où tu vas...
'''Susson''' : Mais c'est pour rigoler, Gérard !
'''Gérard''' : Ouais, non, mais faudrait peut-être quand même...
'''Ultraman''' : Depuis qu'il y a Sandy dans les locaux, aucune forme d'humour, aucune atteinte personnelle, pour déconner, hein.
'''Susson''' : Non, mais Gérard est devenu sérieux, même à la loco, il fait la bise à personne, hein. Ouais, moi, j'arrive, c'est plus la bise du tout.
'''Préboir''' : Hop, sodomie, direct, cash !
'''Gérard''' : Euh, qui c'est qui dit ça ?
'''Laura''' : Gérard, tu sais que le meilleur moyen pour garder une fille, c'est l'humour, hein.
'''Gérard''' : Non, mais je commence à en avoir marre, là, des... Entre Préboir et Ultraman, celui qui s'amuse à dire la sodomie, là, tout à l'heure, tu l'as dégagé, vite fait, toi. Donc, Préboir pout oi ?
'''Ultraman''' : Moi, j'ai grave envie de baiser, ce soir.
'''Gérard''' : Bon, Prébois, dégage.
'''Préboir''' : Non, mais attends...
'''Gérard''' : On parle des CD, d'accord ?
'''Préboir''' : D'accord, bah, moi, j'estime que c'est un peu cher, parce que c'est 150 balles, je sais pas si t'es au courant, les CD, quand même. Donc, tu peux les jeter, si tu veux...
'''Ultraman''' : 300 balles, les 4, quand même.
'''Préboir''' : Ouais, je les garde, moi, les CD, je les jette pas.
'''Susson''' : Bah, moi, je trouve que c'est stupide d'acheter des CD jetables et de les jeter, après.
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit ça ?
'''Susson''' : C'est, euh... Sucette.
'''Gérard''' : Putain, celle-là, elle commence à débloquer, celle-là. Je crois qu'elle va retourner... elle va retourner chez elle.
'''Susson''' : C'est pour rigoler, un peu, les débats, non ? C'est pour rigoler, c'est pas vrai. T'es un peu coincé, ou quoi ?
'''Tulipe''' : J'ai une petite question. Je voulais te dire, tu te souviens du premier CD que t'as acheté ? C'était quel chanteur ?
'''Susson''' : Jacques Brel.
'''Préboir''' : C'était Clo-Clo, je suis mouillé.
'''Gérard''' : Non, parce que des CD, j'en ai jamais encore achetés.
'''Susson''' : T'as jamais acheté des CD ?
'''Ultraman''' : Quelle est la première cassette que t'as achetée, alors ?
'''Phildar''' : C'était une porno, c'était une porno.
'''Préboir''', ''alors que les garçons rient'' : Mets-moi un doigt dans le cuir.
''Tulipe ''' : Non, c'était quoi, la cassette ?
'''Susson''' : Non, mets-moi un doigt dans la chatte, quand même.
'''Préboir''' : Perversion anale.
'''Gérard''' : Mais, oh, oh, oh, oh, oh, oh, vous vous calmez, là ? Eh, vous vous calmez, que je réponde à la question. La première cassette,
c'était Michel Sardou. Voilà.
'''Tulipe''' : C'était quoi, le titre ?
'''Gérard''' : C'était Je vole et un accident.
'''Ultraman''' : C'était pas en live...
'''Susson''' : accident sous le point de l'Alma ?
'''Phildar''' : J'ai entendu un truc, Gégé !
'''Gérard''' : Alors, qui c'est qui vient me dire ça ? Katia, Tulipe, Susson ou Laura ? Qui c'est qui vient de dire le pont de l'Alma ? Qui c'est qui vient dire le pont de l'Alma ?
'''Susson''' : Personne l'a dit, tu l'as pas entendu, déjà.
'''Olivier''', ''murmure'' : Je vais bientôt rentrer, de toute façon c'est bientôt fini tout ça.
'''Manu''' : Olive, Olive, le micro, il est ouvert.
'''Gérard''' : De toute manière, c'est la dernière, hein. Je vous le dis tout de suite.
'''Phildar''' : C'est le dernier débat ?
'''Préboir''', ''murmurant'' : on se fait chier là.
'''Gérard''' : Non, c'est la... Comment ? Attendez, qui c'est qui vient dire que ça fait chier ? Vous commencez à me casser les couilles, là, hein.
'''Phildar''' : Pas d'insultes. Pas d'insultes, Gégé.
'''Tulipe''' : Gégé ? Moi, c'est Tulip. J'ai deux billets pour le concert de Sardou, je t'invite.
'''Gérard''' : Non, j'ai déjà refusé une fois, donc je ne reprends pas une deuxième fois. ''la voix se trouble par un effet sonore''. Merci Olivier... euh Manu.
'''Olivier''', ''tout au fond de la pièce, indigné'' : De suite c'est moi ! Tu vois ? Alors que c'est même pas moi.
'''Manu''' : Oliv, tu fais que des conneries au standard.
'''Susson''' : Est-ce que tu peux t'inviter au concert de Ricky Martin ?
'''Gérard''' : On verra.
'''Ultraman''' : Gérard, par contre, moi, j'ai deux billets pour Sardou, et je veux bien te le donner à toi et à Sandy.
'''Gérard''' : Bon ben tu les envoies à la radio, Ultraman.
'''Tulipe''' : Non, mais Gégé, pourquoi tu ne veux pas venir avec moi ?
'''Susson''' : Parce que t'es pas belle.
'''Laura''' : Non, mais ça y est, maintenant, il est pris.
'''Phildar''' : Attends, Tulip, je la zappe, je l'ai reconnue, c'est Françoise. Je la zappe.
'''Gérard''' : Allez, c'est bon. Dépensez-vous beaucoup d'argent pour un CD ou pour une pipe ? Alors là, je n'ai pas du tout le rapport...
'''Susson''' : Gérard, un peu obsédé hein...
'''Ultraman ''' : Ça dépend de la qualité de la pipe, parce que dans le tabac, t'as pas de bonne pipe.
'''Susson''' : Moi, je dépense pas d'argent pour la pipe, étant donné que je suis Sucette, donc Suceuse, mais par contre, je dépense beaucoup d'argent pour les CDs.
'''Gérard''' : C'est-à-dire que... Quelle style de musique ?
'''Susson''' : Moi, j'écoute...
'''Préboir''' : Ultraman, t'es là ?
'''Ultraman''' : Oui, je suis là.
'''Préboir''' : Ultraman, je t'emmerde.
'''Ultraman''' : Moi aussi, je t'emmerde.
'''Gérard''' : Eh, Trébois !
'''Laura''' : Qui c'est qui a dit je t'aime, là ?
'''Préboir''' : C'est Ultraman.
'''Gérard''' : Trébois ! Tu te tais, s'il te plaît.
'''Susson''' : Gérard, je t'aime.
'''Gérard''' : Bon, eh, tu me dégages. Eh, tu me prends les deux mecs, là. Ultraman, hop.
'''Susson''' : Laura, je t'aime.
'''Laura''' : Moi aussi.
'''Susson''' : Katia, je t'aime.
'''Ultraman''' : On va se faire une touse ?
''approbation générale des filles''.
'''Laura''' : Gérard, on t'invite.
''Les auditeurs parlent entre eux, Gérard ne reprend pas le dessus et le son est perturbé par les effets. Il hurle''.
'''Gérard''' : Oh, oh, oh, oh ! ''Un son lance la voix de Gérard criant : « Oh six minutes ». Bon, j'arrête, j'arrête. Putain ! Tu commences à me faire chier Olivier hein ! Olivier, vous me faites chier, là ! Y'en a qui veulent balancer leur truc en direct, faites gaffe, un peu !
'''Susson''' : Tony, est-ce qu'elle est belle, Sandy ?
'''Préboir''' : Sandy, je l'ai jamais vue. J'ai seulement fait l'amour avec elle dans le noir.
'''Gérard''' : Bon, allez, hop, terminé, moi, je pose pas la dernière... Tu me vires les deux mecs, là. Par ta faute, conard. ''la lumière séteint, les propos insinuant que Sandy est l'ex de Tony et autres bêtises continuent.''
'''Phildar''' : La lumière, Manu !
'''Susson''' : Il va péter un plomb là, bon moi gérard, je réponds à ta question. Allô, Gérard ? Oui, donc, je te disais que pour les pipes, je dépense pas d'argent, étant donné que je m'appelle Sucette. Mais pour les CD, je gaspille énormément d'argent.
'''Ultraman''' : Moi, je peux poser une question à Sucette ?
'''Susson''' : Oui.
'''Ultraman''' : Est-ce que tu es péripététicienne dans la vie ?
'''Susson''' : Euh, oui, exactement. Directement.
'''Gérard''' : Donc, euh, Katia ?
'''Katia''' : Oui, oui, oui, je me réveille. Bah, disons que moi, euh, moi, c'est... C'est pareil, moi, je... Je dépense aussi beaucoup d'argent sur les CD, mais pas des jetables.
'''Susson''' : Les Sucettes ?
'''Katia''' : Les Sucettes, euh, de temps en temps. Surtout au chocolat, hein.
'''Gérard''' : Ah, d'accord. Tréboir, tu réponds ?
'''Ultraman''' : Ouais. Donc, moi, je pense que... Je préfère d'abord les pipes.
'''Susson''' : À la vanille ?
'''Ultraman''' : Euh, non, je préfère les pipes aux cigarettes, déjà, pour commencer. Et bon, ça dépend le bureau de tabac où tu les achètes, quoi. Puis ça dépend si c'est artisanal ou industriel. Enfin, ça dépend de pas mal de facteurs. Moi, en général, je préfère la pipe.
'''Gérard''', ''effet sonore déformant la voix'' : : Et les CD... Oh, Manu, s'il te plaît.
'''Manu''' : Attends, je... Je sais pas, moi.
'''Laura''' : la voix est plus sensuelle comme ça.
'''Préboir''' : C'est Ultraman, je peux répondre ? Il se trouve que je suis un con quoi. J'aimerais être lourdé.
'''Ultraman''' : Ouais. Non, non, et euh... C'est Prébois là.
'''Gérard''', ''même effet vocal dérofmant légèrement la voix par une surcouche'' : Ouais, bah, je t'écoute. Bon, Manu, s'il te plaît, là, c'est quoi ?
'''Manu''' : Attends, je suis en train de chercher, là. C'est la première fois que je suis là, Gérard.
'''Ultraman''' : Je suis un pauvre type, quoi.
'''Susson''' : Eh, tu pues du gland ?
'''Ultraman''' : Ah, exactement.
''[Max ouvre la porte et reste juste devant].''
'''Max''', ''[la voix également déformée par l'effet car elle passe par le micro de Gérard, en fond]'' : Le standard, c'est zéro à la pro.
'''Gérard''' : Oh, là, là, c'est quoi, ce cirque, là ?
'''Phildar''' : Eh, putain, Merde, Manu !
'''Olivier''' : C'est vraiment dur des fois, tu vois, Gérard ?
'''Gérard''' : Prébois !
'''Ultraman''' : bon on va dire que je suis Ultraman et que toi, t'es Préboir ok ? On va échanger. Laura, je t'aime.
'''Gérard''' : Tu me les prends tous les deux, là ?
'''Phildar''' : Ouais, je les prends et après ?
'''Gérard''' : Ouais, tu leur fais comprendre que lorsque je pose une question, ils n'ont pas besoin de se parler entre eux. Laura !
'''Katia''' : Sucette, tu trouves que c'est intéressant, son débat, là ?
'''Susson''' : Euh, bof, bof, hein. Limite du jetable, hein ?
'''Katia''' : Encore, je ne sais même pas si ça existe, les jetables.
'''Susson''' : Ah, si, ça existe, hein.
'''Préboir''' : Moi, je trouve que si Françoise, elle faisait les débats le jeudi soir, ça serait bien mieux.
'''Gérard''' : Conard !
'''Laura''' : Ce serait super sympa.
'''Susson''' : Ah, ouais, en plus, elle est moins concinée, elle parle de cul et tout.
'''Laura''' : En plus, elle ne s'énerve pas, quoi. Ouais, ça, c'est bien.
'''Katia''' : Il paraît qu'elle est cool, la Françoise.
'''Gérard''' : Laura, Susson, Tulip et Katia, vous retournez au standard, merci. Non, non, vous retournez au standard, ça vous apprendra.
'''Laura''' : Explique-nous d'abord pourquoi.
'''Gérard''' : Parce que vous n'avez pas à dire des conneries.
'''Ultraman''' : Attends, attends, si tu vires les gens pour le plaisir de les virer et de montrer à Sandy que tu gères vachement les débats alors que c'est pas vrai, c'est pas la peine.
'''Katia ''' : ah je suis tout à fait d'accord.
'''Gérard''' : Non, eh, je vous signale que les questions, c'est moi qui les ai faites, alors là, vous allez fermer vos gueules. Donc, maintenant, vous répondez à la question, elle est posée, je la repose pas une deuxième fois.
D'accord. Donc, Laura...
'''Laura''' : Moi aussi, je t'aime.
'''Gérard''', ''excédé'' : Bon, allez, vous répondez à la question ou quoi, là ?
'''Susson''' : Pose ta question, aussi.
'''Gérard''' : Eh, mais merde, les oreilles, c'est comme le cul, ça se lave, hein, vous me faites chier, là.
'''Susson''' : Ben va te laver toi-même.
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit ça, qui est pas contente ? Alors, pour la dernière fois, dépensez-vous beaucoup d'argent pour un CD ou pour une pipe ?
''Protestation générlae selon laquelle les auditeurs ont déjà répondu''. Vous avez répondu, alors conclusion !
'''Ultraman''' : Gérard, c'est le traman, j'ai pas répondu.
'''Ultraman''' : Alors, réponds. Merci pour le son comme ça.
'''Ultraman''' : Donc, moi, je préfère dépenser plus d'argent pour un CD qu'une pipe.
'''Gérard''' : Et pourquoi ?
'''Ultraman''' : Parce qu'en général, si tu demandes une pipe, c'est que tu trouves pas de meuf et tout ça, et je trouve ça décadent, donc je préfère tout foutre mon fric dans un CD.
'''Susson''' : Mais ça a rien à voir avec la pipe qui se suce, c'est une pipe que t'achètes au tabac.
'''Ultraman''' : Moi, j'ai des instructions du standard.
'''Olivier''' : Par contre, tu peux faire une pipe pour avoir un CD.
'''Gérard''' : Hé, Manu, s'il te plaît, t'es aussi con que...
'''Manu''' : attends, excuse moi, je sais pas d'où ça vient !
'''Ultraman''' : Laura, donne-moi ton numéro de téléphone, ste plaît.
'''Gérard''' : Alors, Ultraman et Laura au standard. Laura, Ultraman au standard, je veux plus vous entendre.
'''Laura''' : Mais c'est l'amour, Gérard, c'est l'amour, tu comprends pas ?
'''Ultraman''' : Écoute, Gérard, je suis amoureux de Laura, Laura est amoureuse de moi.
'''Gérard''' : Eh ben, vous vous démerdez au standard.
'''Susson''' : Bon, Gérard, est-ce que tu préfères faire des pipes ou acheter des CD ?
'''Gérard''' : Moi, je préfère acheter des CD que de faire une pipe, en tout cas.
'''Katia''' : Pourquoi ? On peut savoir pourquoi ?
'''Gérard''' : Parce que c'est mieux d'acheter un CD que de se faire faire une pipe.
'''Gérard''' : Ah, donc, ça veut dire qu'on t'a dit acheter des pipes, alors ?
'''Ultraman''' : Gérard, c'est en totale contradiction avec ce que tu disais tout à l'heure. Parce que tu disais que tu préfères acheter des CD, mais t'as jamais acheté de CD.
'''Gérard''' : Eh ben, maintenant, si, j'en achète.
'''Préboir''' : Moi, il me semble bien que tu fais des pipes au mec du Virgin Megastore pour avoir des CDs.
'''Phildar''' : Qu'est-ce qu'il a dit, lui, là ?
'''Gérard''' : Allez, hop, conclusion.
'''Susson''' : Mais non, Gérard, je viens d'arriver.
'''Gérard''' : Non, ben, ça y est, c'est terminé, le débat ma petite.
'''Phildar''' : C'était la dernière question, ça, Gérard ?
'''Manu''' : Ah, faut que t'en refasses huit, là.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non, non, je continue pas. C'est le deuxième débat.
'''Olivier''' : Ah, ouais, on va reprendre au début. On va reprendre au début.
'''Manu''' : Première question, Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non. C'est terminé.
'''Phildar''' : Et pour les gens qui arrivent en dernier, qui n'ont pas répondu aux premières...
'''Gérard''', ''dans un brouhaha informe des auditeurs et du studio'' : Je ne veux pas le savoir, c'est moi qui décide, j'arrête. Le débat est terminé. Manu, t'arrêtes, s'il te plaît, ce son.
'''Manu''' : Attends, je peux pas.
'''Susson''' : Gérard, on vient d'arriver, j'aimerais bien répondre aux premières questions.
'''Gérard''' : Ah non, mais je veux pas le savoir.
'''Phildar''' : Pourquoi tu dis qu'il est con, Gérard, Olivier ? Putain, il dit n'importe quoi sur toi, il dit que t'es con.
'''Gérard''' : Bon, alors, conclusion.
'''Ultraman''' : Gérard, j'ai une question. J'ai une question que j'adresse à tout le monde dans le débat. Alors, est-ce que vous pensez que le métissage de la musique, c'est l'avenir sonore du futur ?
'''Gérard''' : Je vois pas le rapport avec le débat sur la techno.
'''Ultraman''' : Gérard, laisse-les aller au bout s'il te plaît.
'''Gérard''' : Attends Ultraman, si t'es pas content, je t'emmerde.
'''Ultraman''' : Attends, Gérard, je vais répéter ma question dans un français un peu moins démagogue. Est-ce que le mélange des musiques, c'est l'avenir de la musique ?
'''Gérard''' : Bon, allez, moi, j'arrête là, conclusion, parce qu'au standard, vous me faites chier.
'''Phildar''' : Ah, il est con, Olivier, mais je te l'avais dit, hein, il faut le gérer, il faut le gérer.
'''Gérard''' : Conclusion.
'''Phildar''' : Non, par contre, Gérard, Gérard, ce qu'ils pourraient faire, les auditeurs, s'ils ont des questions à te poser, tu pourrais leur répondre au niveau de la musique. Par exemple, genre, si tu vas sortir un CD, je sais pas, vu que maintenant t'es une star qui passe sur Envoyé spécial, on va peut-être sortir un CD ou des trucs comme ça, non ? Tu composes, tu composes un peu ou pas ?
'''Gérard''' : Alors, Ultraman et tout ça, là, si vous avez des questions... Vous avez 12 minutes ! Non, non, mais chacun votre tour, hein.
'''Susson''' : Est-ce que t'as déjà composé une musique ?
'''Gérard''' : Pas encore.
'''Susson''' : Et t'aimerais bien ?
'''Gérard''' : Ben, ça va dépendre.
'''Susson''' : Est-ce que tu te sens star ?
'''Gérard''' : Ben, pour l'instant, je peux pas te répondre franchement là-dessus.
'''Susson''' : Ben si, t'as des CD et tout, moi, à ta place, je serais une star, hein.
'''Gérard''' : Bon, ben, on verra par la suite. Katia, t'as une question ?
'''Katia''' : Euh, oui, j'aimerais bien t'entendre chanter, par exemple.
'''Préboir''' : Accapella, accapella, ouais.
'''Susson''' : Ouais, une chanson, Gérard.
'''Gérard''' : Non, je vous ai dit, vous me posez une question, je fais la conclusion.
'''Phildar''' : Hé, Gérard, c'est ce que tu devrais faire ? C'est mettre tes poèmes en chanson.
'''Katia''' : Avant de faire la conclusion, je voudrais que tu chantes une chanson pour voir comment que tu chantes.
'''Manu''' : Ouais, ouais, allez, Gérard !
'''Ultraman''' : Gérard, tu veux chanter L'homme qui tombe à pic ?
'''Gérard''', ''fermé'' : Non.
'''Préboir''' : Phil Barney, l'enfant de toi.
'''Gérard''' : Non, plus ! Vous me posez une question, sinon j'arrête.
'''Laura''' : C'est Laura. Quelle est ta chanson préférée ?
'''Gérard''' : Phil Barney, on vient de te le dire.
'''Préboir''' : Alors, vas-y, chante.
'''Gérard''' : Non, je chanterai pas.
'''Susson''' : Moi, je connais pas, Gérard.
'''Laura''' : Pour Sandy, tu la chantes.
'''Gérard''' : Non.
'''Susson''' : Pour ton amour de beauté, de gloire et d'amour.
'''Laura''' : C'est un beau cadeau que tu lui ferais, là, tu sais.
'''Préboir''' : Ouais, et à nous aussi.
'''Susson''' : Ouais, parce que moi, je la connais pas. C'est quoi, comme musique ?
'''Gérard''' : On essaie de la trouver, si on l'a.
'''Préboir''' : Juste le refrain, Gérard.
'''Phildar''' : Si il y a un débat sur la musique, tu chantes pas, je vois pas l'intérêt.
'''Gérard''' : Ils ont qu'à la trouver, je sais qu'on l'a.
'''Phildar''' : Mais Manu c'est un cave...
'''Gérard''' : Ultraman, t'as une question à poser ? Ultraman !
''Les auditrices parlent entre elles, se demandant si Gérard chante bien ce qu'elles ont eu à Noël, le chahut s'installe''.
'''Katia''' : Je trouve qu'il chante comme une casserole trouée.
'''Gérard''' : Alors, attends, qui c'est qui vient de dire ça ?
'''Laura''' : Je suis sûre que Françoise, elle était là, elle nous chanterait une chanson.
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire que je chante comme une casserole trouée ?
'''Phildar''' : C'est Barbara. C'est Barbara, c'est Barbara, Barbara, je vais la jarter, je la jarte, c'est bon.
'''Gérard''' : Mais j'ai pas de Barbara.
'''Phildar''' : Mais oui, mais justement, elle était arrivée entre temps, et je t'avais pas dit qu'elle était là. Je suis désolé.
'''Susson''' : Non, mais de toute façon, Gérard, si tu veux pas changer de musique, il y aura plus de nanas, il y aura que des mecs.
'''Ultraman''' : Donc, moi, j'avais pas de questions spéciales. Et Aïe... ''coupure''.
'''Gérard''' : Bon, allez, Ultraman, tu dégages.
'''Phildar''' : Mais où ?
'''Gérard''' : J'en sais rien, quand on leur parle, il y a personne derrière les combinés.
'''Phildar''' : Ultraman, t'es là ?
'''Ultraman''' : Mais je suis là !
'''Gérard''' : Voilà, Ultraman, t'étais où, là, encore ?
'''Ultraman''' : J'étais là, Gérard, hein.
'''Gérard''' : T'étais où, Ultraman ?
'''Ultraman''' : J'ai dû avoir un problème au standard.
''Le studio interpelle Manu''.
'''Manu''' : Quoi ? Je cherche la musique.
'''gérard''' : Ouais, mais c'est pas la peine de t'amuser avec le bouton.
'''Ultraman ''' : Je vais prendre un café.
'''Gérard''' : Ouais ben tu vas prendre un café, c'est pas la peine de revenir en tous les cas.
'''Susson''' : Katia, est-ce que t'es amoureuse de Gérard ?
'''Katia''' : Ah non, pas du tout.
'''Ultraman''' : Laura, est-ce que t'es amoureuse de moi ?
'''Laura''' : Oui.
'''Gérard''' : Alors, tu me sors Ultraman et Laura.
'''Laura''' : Non, Gérard. Gérard, écoute-moi, Gérard. Tu as la chance d'être avec Sandy, moi, j'ai la chance d'être avec Ultraman.
'''Gérard''' : Eh ben, vous réglez vos trucs hors antenne, mais pas sur l'antenne, d'accord ? Alors, vous retournez tous les bouts, ce temps-là.
'''Préboir''' : Moi je vais avoir la chance d'éjaculer sur le combiné là, tout à l'heure.
'''Gérard''' : Prébois, t'as une question à poser ? Prébois !
'''Préboir''' : Oui, oui, bah, oui.
'''Gérard''' : T'as une question à me poser ?
'''Préboir''' : Non, pas du tout. Attention, c'est pour bientôt, là. Voilà.
'''Gérard''' : Prébois, Gérard.
'''Phildar''' : Il se branle, il se branle, Gérard.
'''Gérard''' : Dehors, s'il a pas de questions à poser, moi, j'en ai marre.
'''Ultraman''' : Gérard, c'est Ultraman, j'ai une question à poser, quand même. Alors, avec tous les débats que tu fais, le jeudi soir, est-ce que c'est difficile de reconnaître tous les habituels ?
'''Gérard''' : Oui. Comme toi, par exemple.
'''Préboir''' : C'est dur, hein. Ah mon Gégé, c'est dur.
'''Gérard''' : Comme je sais qu'on vous a demandé d'appeler exprès pour ça, donc le deuxième débat, ça sera pas les habituels, ça sera des nouveaux.
'''Susson''' : Est-ce que je pourrais te poser une question indiscrète ?
'''Gérard''' : Bah, dis.
'''Susson''' : Est-ce que t'as déjà fait l'amour avec Sandy ?
'''Gérard''' : Bien sûr.
'''Susson''' : Et est-ce que c'était bon ?
'''Gérard''' : Non, bah, ça, euh...
'''Ultraman''' : Eh, Gérard, si Sandy est avec toi dans les locaux, elle pourrait peut-être nous dire un mot, non ?
''Tout le monde dit bonsoir à Sandy, elle fait des gestes de recul vigoureux, paniqués''.
'''Gérard''' : Non, elle veut pas vous parler.
'''Susson''' : Allez, Sandy, sois pas timide.
'''Phildar''' : Laissez-la tranquille, occupez-vous de Gérard, déjà. Il y a assez de boulot.
'''Susson''' : Gérard, est-ce qu'elle a des gros seins ?
'''Gérard''' : Non.
'''Susson''' : Est-ce qu'elle a une foufoune rasée ?
'''Gérard''' : Non.
'''Ultraman''' : Est-ce qu'elle est mignonne ?
'''Gérard''' : Oui.
'''Ultraman''' : Elle est blonde, brune, rousse ?
'''Gérard''' : Brune.
'''Susson''' : Est-ce qu'elle a des poils sous les bras ?
'''Gérard''' : Non.
'''Susson''' : Est-ce qu'elle a des poils sur les jambes ?
'''Gérard''' : Non.
'''Laura''' : De quelle couleur sont ses yeux ?
'''Gérard''' : Vert.
'''Ultraman''' : Est-ce que c'est la sœur de Nono d'MTI ?
'''Gérard''' : Non.
'''Susson''' : Elle a quel âge ?
'''Gérard''' : 35 ans.
'''Susson''' : Elle fait quoi dans la vie ?
'''Gérard''' : Elle a défoncé les portes ouvertes.
'''Ultraman''' : Elle a gonflé les roues de train.
'''Préboir''' : Elle est mlein d'air, c'est pour ça qu'elle sort avec Gégé.
'''Gérard''' : Attends, qui c'est qui vient de dire ça ?
'''Ultraman''' : C'est pas moi qui ai dit ça, c'est Prébois.
'''Gérard''' : Non, mais vous vous foutez de ma gueule ou quoi ?
'''Préboir''' : Oui, c'est ça qui m'a mort, justement.
'''Susson''' : Gérard, qu'est-ce qu'elle fait dans sa vie ?
'''Gérard''' : Elle fait des...
Elle continue ses études pour être secouriste.
'''Laura''' : Non, mais il n'y a pas d'âge pour faire des études, hein.
'''Katia''' : Elle n'a pas 35 ans, il paraît qu'elle a 25.
'''Ultraman''' : Gérard, elle passe en BAPS, alors.
'''Gérard''' : Oui.
'''Susson''' : Non, mais Gérard, j'aimerais bien quand même entendre sa voix pour voir le mental.
''Gérard regarde Sandy, il la pousse à parler, elle recule, paniquée, déterminée''.
'''Manu''' : Gérard, elle ne veut pas, elle ne veut pas, c'est bon.
'''Phildar''' : Bon, pour faire la conclusion, parce qu'on va arrêter ces délires.
''Manu lance la musique d'une chanson paillarde, puis celle de Partenaire particulier''.
'''Gérard''' : Je ne sais pas, je ne la connais pas. C'est pas ça.
'''Phildar''' : Je volais simplement dire qu'on accueille Thierry.
'''Gérard''' : C'est terminé, hein, c'est plus la peine d'en donner, des mecs, hein. C'est terminé, à mon avis.
'''Phildar''' : Non, mais si pour participer à la conclusion.
''La musique s'arrête''.
'''Gérard''' : Non, mais là, on va faire la conclusion, et puis, on va se mettre un disque, et puis, je vais...
'''Ultraman''' : Gérard, j'ai une dernière question. Alors, qu'est-ce que tu penses de Françoise, en fait ?
'''Gérard''' : Bon, là, je vais te dire une chose, je te répondrai que lorsqu'on fera les coups de gueule, et c'est tout. Voilà.
'''Susson''' : Bon Gérard, j'ai une question, c'est Sucette. Euh, comment tu l'as rencontrée, Sandy ?
'''Gérard''' : Par courrier, je l'ai déjà dit plusieurs fois. Donc, maintenant, conclusion sur le... sur la musique.
'''Susson''' : Non, t'es pas agréable, Gérard.
'''Laura''' : Non, t'es pas très agréable.
'''Susson''' : Maintenant que t'as une copine, ça y est, tu nous jettes comme ça, comme des torchons.
'''Gérard''' : Conclusion ! Laura.
'''Laura''' : Oui, Laura. Euh, moi, conclusion. Donc, euh, la musique, euh, ce que je préfère, c'est la techno. Et sur ton débat, bah, écoute, euh, il est un peu... disons comme d'habitude, quoi, ça change pas, euh...
'''Ultraman''' : Mais t'as rencontré un mec.
'''Laura''' : Et en plus, j'ai rencontré un mec.
'''Gérard''' : Ok, ok, ok. Ultraman.
'''Ultraman''' : Alors, euh, tes débats, euh, les débats sur la musique, bon, alors, moi, je suis pas très, trop amateur de techno, je suis plutôt rock. Et bon, euh, je dis pas non plus que les autres, c'est nul, chacun a le droit d'écouter ce qu'il veut. Et, euh, autrement, dans l'ensemble, les débats se sont assez bien passés, il y a pas trop de personnes qui ont été virées, et puis, bon, euh, ça m'a permis de rencontrer quelqu'un.
'''Gérard''' : Ouais, bah, je vais te dire une chose. ''Phildar répète, micro éteint, avec une demi-seconde de décalage, les syllabes de Gérard''.
'''Ultraman''' : Olivier, arrête.
'''Gérard''' : Prébois.
'''Préboir''' : Ouais, tes, tes débats, super, passe-moi Sandy, là.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non, non.
'''Laura''' : Eh, Gérard, Gérard, c'est Laura. Est-ce que t'aurais l'intention de faire un débat, enfin, un duo avec, euh, avec Sandy, euh, au débat ?
'''Gérard''' : Ça vous regarde pas, ça vous regarde pas. ''Son de larsen''. Donc Susson pour la conclusion.
'''Susson''' : Bah, écoute, euh, moi, je trouve que depuis que tu sors avec Sandy, euh, tu lâches toutes les meufs. Par contre, j'aime bien la techno, mais j'aime toutes sortes de musiques, euh, mais plus techno. Et puis, je trouve que tu te la joues ce soir, parce qu'elle est dans les studios, voilà, point à la ligne.
'''Gérard''' : Tulipe. ''Silence, seul Ultraman dit Oui''. Oh, Phildar s'il te plaît !
'''Phildar''' : Quoi, je suis au phone avec une meuf.
'''Gérard''' : Et Tulipe, elle est plus là ?
'''Susson''' : Allez, coquelicot !
'''Gérard''' : Non, non, mais, c'est la conclusion.
'''Phildar''' : Mais non, à la place de Tulipe, c'est Thierry, voilà, c'est ce que je voulais dire.
'''Thierry''' : Salut à tous. Et Tulipe, elle est partie, ça y est ? Oh, c'est dommage.
'''Gérard''' : Bon la conclusion, là.
'''Thierry''' : Moi, ma conclusion ? Eh, je viens d'arriver, donc je vais dire par rapport à ce que j'ai entendu. Euh, ça tombe bien, parce que je travaille dans un magasin de CD. Et, euh, donc, Gérard, je te le dis tout de suite...
'''Gérard''' : Attends, attends, 5 minutes, Thierry. 5 minutes, s'il te plaît.
'''Thierry''' : Attends, ça fait une heure que j'attends.
'''Gérard''' : Attends, ça fait une heure, tu vas encore attendre 5 minutes, s'il te plaît. ''S'adressant à Phildar, discrètement'' : Au fur et à mesure, tu les... Bah, tous ceux qui ont répondu, tu te débrouilles avec Laura. Tu te débrouilles avec Laura et Ultraman, ils veulent s'échanger le numéro, tu te démerdes avec eux. Bon Thierry, conclusion. Sur ce que t'as écouté, à peu près.
'''Thierry''' : Donc, alors, moi, je te dis, je vends des CD sur Paris. Je peux te dire qu'il n'y a pas de CD jetable. Ça n'existe pas.
'''Phildar puis Susson''' : Mais si.
'''Thierry''' : Alors, vous n'allez pas commencer à m'énerver, les petits jeunes, là.
'''Gérard''' : Hé, Thierry, tu te calmes, s'il te plaît.
'''Thierry''' : Moi, j'ai 28 ans et... Hé, Gérard, tu ne veux pas me dégager, ceux qui insultent, là ?
'''Gérard''' : Allez, hop, là, tu me vires tous ceux qui ont répondu, maintenant.
'''Thierry''' : Merci, Gérard. Moi, je te disais, justement, qu'il n'y a pas de CD jetable, et je peux te dire que c'est quelque chose qui marche très bien. On achète beaucoup de CD en France. Et plus particulièrement, plus particulièrement, les CD des chansons françaises des années 80.
'''Gérard''' : Oui, mais, Thierry, donc, si tu veux, en deux mots, là, sur... En deux mots, si tu veux, pour ce que tu dis...
'''Katia''' : je suis pas d'accord moi.
'''Gérard''' : Non, mais attends, cinq minutes, Katia.
'''Katia''' : D'accord. Mais moi, je ne suis pas d'accord du tout.
'''Gérard''' : Non, mais tu permets, j'ai le droit de répondre. Bon, donc, moi, je ne sais pas, j'ai entendu dire que, bon, il y avait des CD jetables, je n'en ai jamais trouvé, moi, non plus. Mais je peux te dire une chose, qu'il n'y a pas que la musique française, non plus, en CD. Il y a le rap, il y a la techno, il y a la...
'''Katia''' : Mais, attends une minute, Gérard !
'''Gérard''' : Mais, attends une minute, Katia, s'il te plaît !
'''Katia''' : Mais, non ! C'est nul là.
'''Gérard''' : J'ai le droit de répondre ?
'''Katia''' : Oui, mais, dépêche-toi, à ce moment-là.
'''Gérard''' : Oui, mais, Katia, tu dégages, si ça ne te plaît pas.
'''Katia''' : Mais, je ne peux pas. ''des larsen ponctuent cet échange''.
'''Gérard''' : Bon, alors, tu dégages, moi, je te dis.
'''Katia''' : Non, je ne peux pas.
'''Gérard''' : Moi je te dis que si, tu me vires Katia.
'''Phildar''' : mais je peux pas, elle passe sur tout le monde.
'''Susson''' : Mais laisse-la !
'''Gérard''' : Non, non, mais, attends, tu permets ?
'''Susson''' : Mais, attends, la pauvre, elle vient d'arriver et tout.
'''Gérard''' : Oh, le larsenne ! ''le larsen persiste''.
'''Thierry''' : Ah, ce n'est pas moi, Gérard.
'''Gérard''' : Donc, moi, je réponds à la question à Thierry, si elle n'est pas contente, Katia, c'est le même prix.
'''Thierry''' : Vas-y, l'écoute pas, réponds-moi.
'''Gérard''' : Donc, moi, je te dis, je n'ai pas encore eu l'occasion de trouver des CD jetables, d'accord ? Mais, moi, tu me dis qu'il n'y a que des CD de chansons françaises.
'''Thierry''' : Je ne te dis pas que, je te dis que ce sont ceux qui marchent le plus.
'''Gérard''' : Oui, mais même la techno, même la House (''toujours prononcéhaousse''), même le rap, aussi.
'''Susson''' : même la haousse oui.
'''Gérard''' : Bah, ça, je viens de le dire. Bon, toi, donc, Thierry, ok. Attends, de toute manière, tu restes, toi, comme tu viens d'arriver pour le deuxième débat, d'accord ?
''Les auditrices se plaingnent qu'elles aussi, elles viennent d'arriver, sur fond de larsen''.
'''Gérard''' : C'est moi qui décide, les gens qui resteront pour le deuxième débat. ''Supplications de Susson''. Suson, tu as déjà répondu, donc, tu vas au standard, s'il te plaît, merci.
'''Susson''' : Je ne peux pas participer au deuxième débat, s'il te plaît.
'''Gérard''' : Oh, le larsen !
'''Susson''' : Gérard, s'il te plaît, s'il te plaît.
'''Gérard''' : On verra, Katia.
'''Katia''' : Gérard, aest-ce que je peux participer au deuxième débat, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Bon, Katia, elle est où, celle-là ?
'''Phildar''' : Elle est là !
'''Katia''' : Je suis là, je suis là.
'''Gérard''' : Bon, tu fais la conclusion ?
'''Katia''' : Eh bien, ça y est, je l'ai déjà dit, j'ai dit que je trouvais ça bidon.
'''Gérard''' : D'accord. Barbara !
'''Phildar''' : Elle est partie, Barbara !
'''Gérard''' : Bon, bah, alors, voilà. Donc, moi, je vais faire la conclusion, quand même, sur le...
'''Thierry''' : Merci, Gérard, je t'écoute, moi.
'''Gérard''' : Merci pour le larsen, quand même. Donc, conclusion. Je pense que, pour une fois... ''larsen'' Eh, mais ça commence à bien... Eh, ça commence à bien faire, là, du larsen.
'''Manu''' : Pardon, pardon, pardon, pardon, je n'arrive pas à gérer, je suis désolé. Pas la peine de m'engueuler, quoi.
''Max rentre dans le studio''.
'''Max''' : Il fait le standard, après.
'''Gérard''' : Eh, mais c'est quoi, là, encore, ce larsen ? Donc, conclusion. Pour une fois...
Pour une fois, le premier débat s'est bien passé. J'espère que le deuxième va se passer pareil.
'''Laura''', ''sur fond de larsen'' : Et si on garde les mêmes personnes, ça se passera aussi bien.
'''Gérard''' : Eh, bah, ça, c'est moi qui commande.
''Flottement pendant lequel les auditeurs se parlent, le larsen continue et Gérard regarde de tous les côtés pour trouver le souci. Brusquement, il voit un casque posé sur un micro''.
'''Gérard''' : Eh, oh, la réa, quand il y a du larsen, tu peux travailler un petit peu ?
'''Olivier''' : T'es vraiment nul à la pro, hein.
'''Gérard''' : Non, mais, Olivier ! Tu retires déjà le casque de là-haut.
'''Manu''' : Oh, là là Olive ! J'avais pas vu hein.
''Les auditeurs continuent à échanger entre eux''.
'''Gérard''' : Tu me retires tout le monde. C'est quoi comme disque ?
'''Manu''' : Non, mais, Gérard, je crois que... Avant de mettre un disque, comme c'était un débat sur la musique, tu vas chanter ?
'''Gérard''' : Non.
'''Manu''' : Ah, si, Gérard ! Gérard, tu vas chanter, on va tous chanter. On va tous chanter, là !
''Manu lance les Champs Elysées de Joe Dassin''.
'''Olivier''' : Tu la connais bien, en plus, celle-là.
'''Gérard''' : Je veux pas chanter.
''Dès la fin de la première strophe, Gérard chante en duo avec Joe Dassin. Tout le studio chante jusqu'au refrein, y compris Olivier qui braille plus qu'il ne chante. Pendant l'intermède musical, les auditrices se joignent au chant, Susson montrant une julie voix. Le studio et Gérard fredonnent plus qu'ils ne chantent à partir du dernier couplet. Dès la première eépétition du refrein, tout le monde applaudit Gérard''.
'''Gérard''' : Voilà terminé.
''Gérard se lève et quitte le studio, calmement. L'équipe est hilare, la chanson se termine''.
'''Olivier ''' : Au revoir Gérard, on retrouve Barthe et la nuit sans pub...
''Gérard revient quand la musique s'arrête''.
'''Gérard''' : Vous venez d'écouter Joe Dassin, et j'ai chanté pour faire plaisir à tous ceux qui étaient là. ''Il faut dire que Sandy l'avait encouragé des yeux à le faire''. On va se quitter pour quelques minutes et n'oubliez pas, vous pouvez toujours nous appeler pour la suite des débats qui continuent encore. Le prochain débat, c'est sur l'astrologie, donc vous pouvez nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et toujours le 3615 Code Fun Radio Rubrique direct ! ''triomphant'' : enfin j'y suis arrivé ! Et on s'écoute
J'aime le pâté en croûte surtout avec ma grosse... ben c'est bien, et le pâté de foi, j'aime aussi, avec ma cochonne. On se retrouve tout à l'heure pour l'astrologie, le prochain débat. À tout de suite.
== Le débat sur les signes astrologiques ==
=== Contexte ===
Second débat de la soirée. Comme le veut la routine qui s'est installée progressivement, c'est le moment où Max prend part plus directement au spectacle. L'équipe poursuit de nombreux tests de sketchs, qui seront précieux pour la suite des événements : les sondages, les micros allumés, etc.
=== Les personnages ===
* Feuille de Rose : Capucine, Sylvie
* Franck (qui joue Cyril ensuite, puis Guillaume puis Patrick)
* Françoise de la Cour-Neuve : Odile
* Igor: Thierry, Reego
* Franck Bargine : Lutèce, Nostra Anus, Saint-Glinglin, Max
* Tony Morestin : Jean, Pierrot, Jeannot, Jaco
* Carole : Susson, Anissa, Joconde
* Rita : Cécile
* Samy
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Suite des débats du jeudi soir, le Minitel s'il vous plaît, réveillez-vous parce que un connecté à 2h30 du matin ça commence à me gonfler là. Alors si vous voulez réagir n'hésitez pas, sinon ça ne va pas aller du tout, ça ne me fait pas plaisir deux connectés à 2h30 du matin. C'est clair, c'est clair et net. Donc deuxième débat, vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000.
'''Phildar''' : Il se casse Olive.
'''Gérard''' : Tu dégages.
'''Manu''' : Oh bah non, reste avec moi au standard.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, j'en veux pas.
'''Manu''' : Mais si, mais si, il va se calmer.
'''Olivier''' : Je vais faire le débat avec toi.
'''Gérard''' : Non, non, tu dégages. Tu dégages, je ne veux pas de toi. Donc vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et toujours 3615 Code FunRadio, rubrique direct mais sur Minitel, je veux au moins plus de 15 connectés avant 3h30. Sinon j'arrête. Alors on accueille Capucine.
'''Capucine''' : bonsoir Gérard.
'''Gérard''' :Franck.
'''Franck''' : Bonsoir Gérard. Bonsoir tout le monde.
'''Gérard''' : Jean, bonsoir.
'''Jean''' : Bonsoir.
'''Gérard''' : Odile.
'''Odile''' : Bonsoir.
'''Gérard''', ''la voix déformée'' : Suzon.
'''Suzon''' : Bonsoir.
'''Franck''' : Gérard, t'es dans les chiottes là ou quoi ?
'''Gérard''', ''la voix toujours déformée'' : Qui c'est qui parle ?
'''Suzon''' : Bah je sais pas, t'as une drôle de voix Gérard.
'''Gérard''' : Ça commence là. Attends, ça commence là, Phildar.
'''Phildar''' : C'était là, c'était Olivier avant de partir, il avait bisouillé l'effet.
'''Gérard''' : Rebonsoir Thierry.
'''Thierry''' : Et rebonsoir à tous.
'''Gérard''' : Et voilà, donc on attaque sur l'astrologie.
'''Franck''' : Gérard, C'est Franck. Alors voilà, t'as dit qu'il fallait qu'on te donne son signe, alors je te donne mon signe.
'''Gérard''' : Non mais attendez, c'est la dernière question, donc on va...
'''Jean''' : Mais comme ça on abrège, vite fait là.
'''Gérard''' : Non, attends, qui c'est qui dit ça ?
'''Thierry''' : T'occupes pas, t'occupes pas de ça Gérard, on va jamais avancer sinon.
'''Gérard''' : Non mais attends, je fais ce que je veux, d'accord ?
'''Capucine''' : Alors première question s'il te plaît.
'''Thierry''' : Je voulais dire à Capucine qu'elle avait une belle voix.
'''Gérard''' : Non mais alors, oh ! Alors avez-vous déjà consulté... ''larsen'' Oh ! Phildar, quand je pose la question, j'aime pas avoir du larsen.
'''Manu''' : Attends, Gérard, Gérard, avant ta première question, on accueille Lutèce en plus.
'''Les auditeurs''' : Bonsoir Lutèce.
'''Lutèce''' : Bonsoir.
'''Gérard''' : Lutèce, bonsoir.
'''Lutèce''' : Bonsoir à tous, bonsoir à toutes.
'''Gérard''' : donc avez-vous déjà consulté un voyant ou autre ? Franck.
'''Franck''' : Donc, non, je n'ai jamais consulté un voyant et je n'en consulterai jamais un, puisque, avec tout ce qu'on voit dans les pubs, les magazines, tout ça, je considère que c'est des charlatans, des brigands, des gangsters, des voleurs, donc je ne m'abaisserai pas à ça, tu vois.
'''Gérard''' : D'accord. Donc, si tu prends un magazine ou autre, tu ne lis jamais ton signe astrologique, alors ?
'''Franck''' : Si, ça m'arrive, par curiosité. Mais tu vois, par exemple, si tous les voyants voyaient pareil, dans tous les magazines, tu aurais le même horoscope. Alors que tu prends, par exemple, X magazine et Y magazine, dans la même semaine, tu as deux horoscopes différents. Donc il faut voir quoi.
'''Thierry''' : Moi je suis d'accord avec lui.
'''Sucette''' : Je peux répondre, c'est Sucette ?
'''Gérard''' : Attends, attends, Sucette. Jean.
'''Jean''' : Jean, donc, j'aimerais témoigner, moi, sur ma propre expérience.
'''Franck''' : Ah, c'est Tony.
'''Phildar''' : Je te l'avais dit que c'était Tony.
'''Jean''' : Mais non, rien à voir, rien à voir.
'''Gérard''' : Non, non, mais Tony, tu gardes... ''réverbération sur la voic, Gérard s'interrompt et cherche à frapper Phildar''.
'''Jean''' : Ils veulent tous ma mort, pourquoi vous m'aimez pas ?
'''Lutèce''' : Mais on t'adore, Tony.
'''Gérard''' : Non, mais Tony, tu... Voilà, maintenant, comme ça, on t'a reconnu, donc, maintenant, tu vas garder ton vrai nom, maintenant. ''réverbération sur la voix''. Merci Phildar...
'''Franck''' : Alors, réponds, enculé.
'''Gérard''' : Eh, oh ! Qui c'est qui vient de dire ça, là ?
'''Jean''' : J'ame pas trop qu'on me traite d'enculé.
'''Franck''' : Gérard, pourquoi quand on dit enculé tu te sens de suite concerné ?
'''Gérard''' : Tu me rechopes tout, sauf Thierry, parce qu'apparemment, ça ne vient pas de là. Tu me chopes tous les autres, là. Lutèce, Tony et Franck, là, tu me les fais calmer, je vais... ils reviendront pas. ''protestations diverses''. Donc, Odile...
'''Thierry''' : Gérard, c'est Thierry. Tu peux me laisser répondre ?
'''Gérard''' : Non, attends, attendez, attendez, je vais reprendre. Donc, Capucine t'a répondu. Donc, Odile, maintenant.
'''Odile''' : Euh... Moi, j'y crois pas, moi.
'''Gérard''' : Non, mais est-ce que t'as consulté un voyant sur les signes astrologiques ?
'''Odile''' : Oui, bien sûr, bien sûr.
'''Capucine''' : T'as déjà consulté, on t'a jamais dit la vérité.
'''Odile''' : Non, jamais.
'''Capucine''' : T'as consulté sur quoi ? Sur Minitel ou...
'''Odile''' : Non, non, sur...
'''Lutèce''' : Ah, c'est Françoise ! Salut Françoise !
'''Odile''' : Voir une dame...
'''Lutèce''' : C'est Françoise.
'''Capucine''' : Mais non ! Mais non, mais non.
'''Gérard''' : Bon, allez, moi... ''Musique de fond méditative''.
'''Phildar''' : Manu !
'''Gérard''' : Manu, s'il te plaît.
'''Phildar''' : Il y a de la musique.
'''Manu''' : Ben oui, je sais bien. Ben, attends, je cherche.
'''Thierry''' : Bon, Gérard, c'est Thierry, là. Depuis tout à l'heure, j'attends, je peux pas répondre.
'''Gérard''' : Alors, vas-y, Thierry. J'en ai marre.
'''Jean''' : On t'écoute.
'''Thierry''' : Ah, je te remercie. Ben, en fait...
'''Gérard''' : Alors, attends, Thierry, avant de répondre, je voudrais qu'on arrête la musique. Je voudrais qu'on arrête la musique.
'''Manu''' : Ça arrivait pas quand j'étais à la réa, hein.
'''Thierry''' : Je vais vous dire, en fait, moi, je préfère pas aller voir un voyant ou une voyante, je préfère les marabouts.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Thierry''' : Parce qu'ils sont beaucoup plus proches de la vérité.
'''Franck''' : Pourquoi ?
'''Thierry''' : Ben, parce que moi, j'ai eu tout simplement l'expérience avec une voyante, je vais pas dire son nom, parce que...
'''Franck''' : Tu couches avec ?
'''Thierry''' : Alors ça ça vous regarde pas.
'''Thierry''' : Merci, Gérard.
'''Gérard''' : Vas-y, Thierry, continue.
'''Thierry''' : OK, donc moi, j'ai eu une expérience avec une voyante qui s'est mal passée, elle m'a dit n'importe quoi... Non, mais je peux pas vous raconter, c'est ma vie privée.
'''Lutèce''' : Elle t'a dit que tu sera=is beau et intelligent et t'es con et pas bea, c'est ça ?
'''Gérard''' : Qui c'est qui parle comme ça ?
'''Franck''' : Lutèce.
'''Gérard''' : Non, ben Lutèce, tu te calmes, s'il te plaît.
'''Lutèce''' : Ah, c'est pas moi, là, hein ?
'''Franck''' : non c'était Tony, il veut se la jouer Max, le star System, mais il y arrivera pas.
'''Manu''' : Gérard, on vient de me donner un... On vient de me donner un sondage au Standard. Il y a 39% des Français qui croient en l'astrologie et 98% qui n'y croient pas. Qu'est-ce que t'en penses ?
'''Gérard''' : Moi, personnellement, j'y crois pas trop.
'''Lutèce''' : Non, mais Lutèce n'a pas répondu.
'''Gérard''' : Attends, Lutèce, tu permets que je réponde ? Moi, personnellement,
je suis dans les... ceux qui croient pas du tout à...
'''Manu''' : Donc t'es dans les 98% ?
'''Thierry''' : j'ai pas fini !
'''Gérard''' : Thierry, s'il te plaît, tu te calmes. Suçon tu te calmes pour l'instant, s'il te plaît merci. Donc moi, je suis dans les 40%.
'''Manu''' : Non, il y a 39% qui croient et il y en a 98 qui ne croient pas.
'''Gérard''' : Moi, je suis dans les 98 parce que j'y crois pas du tout. Donc Thierry, si tu veux finir.
'''Thierry''' : Ah voilà, donc je voulais dire que moi, j'ai eu une très bonne expérience avec un marabout.
'''Franck''' : Est-ce que c'était un marabout ?
'''Phildar''' : de ficelle ?
'''Thierry''' : Alors, tu peux me gérer celui qui a dit ça, là ?
'''Gérard''' : Non, mais c'est Phildar. Non, non, mais on peut quand même rigoler un peu, quand même.
'''Thierry''' : Gérard, je te suis. Tu as raison. Donc, je voulais juste dire que j'ai eu une très bonne expérience avec un marabout dans la mesure où ma petite amie, si ce n'est ma femme, s'est en allée avec un autre homme et grâce à mon marabout, on a pu lui jeter une malédiction qui a fait qu'il ne pouvait plus bander.
'''Franck''' : Ah, enculé, c'est toi !
'''Thierry''' : Du coup, elle est revenue vers toi.
'''Franck''' : C'est toi, parce que je ne peux plus bander, maintenant.
'''Gérard''' : Lutèce ?
'''Lutèce''' : Oui ? Je préfère aller voir les non-voyants. Moi, je préfère voir les aveugles.
'''Gérard''' : Non, mais attends, je vois... Eh, tu réponds correctement à la question, sinon tu dégages.
'''Sucette''' : Ben, il y a des non-voyants qui sont voyants, hein ?
'''Lutèce''' : Ben, évidemment. C'est-à-dire que je préfère aller voir un voyant qui est non-voyant. Au moins, ça prouve bien qu'il voit ce qu'il voit par rapport à un voyant qui ne voit pas.
'''Manu''' : Ce n'est pas con, ce qu'il a dit.
'''Gérard''' : Non, mais attends, mais même... Je ne vois pas le rapport avec la question.
'''Thierry''' : Et s'il est myope, seulement.
'''Lutèce''' : Ah, non, non, non. Pas de myope. Moi, je veux... Non-voyant, seulement.
'''Thierry''' : Et s'il a un berger allemand, le non-voyant ?
'''Lutèce''' : Oui, là ça peut aller.
'''Sucette''' : Gérard, tu peux gérer ceux qui me dérangent, là ?
'''Gérard''' : Oh, oh, oh ! 5 minutes, 5 minutes. Vous laissez parler, Suzon, maintenant.
'''Franck''' : Je voulais poser une question à Lutèce, avant.
'''Gérard''' : Ouais, ben, attends, t'attends ton... ''réverbération''. Phildar, s'il te plaît.
'''Phildar''' : Je suis en train de lire le message de Minitel.
'''Gérard''' : Non, non, mais t'arrêtes avec ça, là.
'''Franck''' : Est-ce qu'il allait voir un aveugle au lieu d'un non-voyant ?
'''Lutèce''' : Non, non plus. Je préfère voir un non-voyant qu'un aveugle.
'''Sucette''' : Alors, Suzon, moi, j'y crois à donf, parce que j'ai connu un voyant qui s'appelait Gérard Couillos, et donc, il m'a dit des choses vraies, quoi.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Sucette''' : C'est intime, c'est sexuel.
'''Lutèce''' : Comme quoi ?
'''Gérard''', ''dos au micro'' : Eh, oh ! Manu, s'il te plaît, tu commences pas ton bordel, t'éteins ton micro, il y a deux...
'''Manu''' : Pourquoi j'ai rien dit, j'ai rien fait.
'''Gérard''' : Non, attends, t'as le micro, t'es au téléphone. Eh, oh !
'''Manu''' : Pourquoi, tu m'as entendu ?
'''Gérard''' : Bah ouais, eh, oh ! Eh, puis, si y en a qui font le bordel, là, faut peut-être t'occuper aussi du standard.
'''Manu''' : Bah, t'as qu'à me dire.
'''Phildar''' : Excuse-moi, Gérard, j'ai un message Minitel, pardon : « Gérard, on n'a pas besoin de lui jeter un sort pour l'empêcher de bander, il suffit de regarder Sandy à poil. »
'''Gérard''' : Non, bah, ça, je t'ai dit de pas...
'''Phildar''' : Il m'a dit, si tu le lis pas, je vais te choper à la sortie de fun.
'''Sucette''' : Eh, Gérard, si t'aimerais Sandy, tu zapperais.
'''Lutèce''' : Si t'aimerais Sandy ou si t'aimerais incendie.
'''Gérard''' : C'est qui qui vient de dire ça ?
'''Jean''', ''ironique'' : Un petit peu d'humour quand même, hein, Gérard ?
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire ça ?
'''Phildar''' : C'est Tony.
'''Franck''' : c'est Lutèce.
'''Gérard''' : Alors, Lutèce, tu dégages.
''Lutèce proteste mais tous les auditeurs et Phildar lui disent bonne nuit, se mélangeant d'ailleurs à des voix qui disent bonne nuit à Tony''.
'''Sucette ''' : Gérard, ta deuxième question, s'il te plaît.
'''Gérard''' : Bah, tout le monde n'a pas répondu. Euh, Odile ?
'''Odile''' : Ça y est, j'ai répondu, j'ai dit que j'étais contre.
'''Gérard''' : Eh, Françoise, ça vaudra peut-être mieux de passer sur ton vrai nom, maintenant.
'''Phildar, Franck et Capucine''' : Mais c'est pas Françoise, ça va pas.
'''Gérard''' : Si, si, si, si, si, si, si, si. Tout le monde l'a reconnue.
'''Franck''' : C'est comme si je disais que Lutèce, c'était Max.
'''Gérard''' : Non, non, c'est pas ça. ''réverbération''. Oh, s'il te plaît, là.
'''Phildar''' : Pardon.
'''Gérard''' : Mais tu commences à être chiant, Phildar.
'''Franck''' : Comme si je disais que Ultraman et Franck c'était la même chose.
'''Jean''' : Comme si je disais que Gérard, c'était un con, quoi.
'''Gérard''' : Bon, bah alors, tu dégages. Allez, hop, ça va aller vite ce soir.
'''Manu''' : Gérard, Gérard, excuse-moi. On accueille un... un astrologue réputé.
'''Gérard''' : Non, non, non, je veux pas des astrologues.
'''Manu''' : Mais si, c'est important pour le débat.
'''Phildar''' : Attends, dans un débat sur l'astrologie. C'est important.
'''Manu''' : Il s'appelle Nostra Anus.
'''Gérard''' : On t'écoute. Eh, merde ! ''Gérard jette des objets violemment sur Phildar, à l'hilarité générale''. Oh, t'éteins ta merde, là, ou quoi !
'''Capucine''' : Bonsoir, Nostra Anus. Est-ce que tu peux prédire l'avenir pour Gérard ?
'''Gérard''' : Tu commences à me faire chier, là, hein ? Toi, tu vas dégager aussi, tout à l'heure, de la réa. Ça va aller vite, hein.
'''Capucine''' : Gérard. Gérard.
'''Franck''' : Attends, je vais remplacer Gérard, vas-y.
'''Gérard''' : Attends, tu sais qu'il veut me remplacer, là ?
'''Capucine''' : Est-ce que Nostra Anus
peut prédire, donc, son avenir ?
'''Gérard''' : Ben, j'attends. J'attends qu'il réponde.
'''Thierry''' : Mon marabout m'a dit qu'on ne pouvait prédire l'avenir de quelqu'un d'autre.
'''Nostre Anus''' : Moi, je peux le faire, oui. Gérard est d'accord ?
'''Phildar''' : Laissez-moi parler à l'astrologue.
'''Nostra Anus''' : Non mais c'est dommage, j'arrive, je dis pas bonsoir.
'''Capucine''' : Oh, pardon, pardon. Bonsoir, Nostra Anus.
Bonsoir, Nostra Anus.
'''Nostra Anus''' : Je vais demander à Gérard s'il est possible de me donner trois chiffres.
Alors, le 56, le 23 et le 13.
'''Franck''' : Alors le 56, le 23 et le 13.
'''Gérard''' : Tu me dégages, Franck.
'''Franck''' : C'est pas moi !
'''Gérard''' : Je veux pas le savoir, tu dégages, Franck.
'''Manu''' : Ça y est, il est parti, Gérard.
'''Nostra Anus''' : Vous pouvez en répéter les chiffres, Gérard ?
'''Capucine''' : 4, 2, 1.
'''Nostra Anus''' : Gérard, allez-y, donnez-moi trois chiffres.
'''Gérard''' : Le 6. Le 9 et l'as.
'''Nostra Anus''' : Le 1. Très bien. Je vais vous demander, est-ce que vous voulez me poser une question ? Il faut que quand vous posez la question, vous réfléchissez bien fort.
'''Gérard''' : Je voudrais savoir l'avenir avec la personne avec qui je suis à l'heure actuelle.
''un fond de musique médidative commence''.
'''Nostra Anus''' : D'accord. Votre amie, je crois, qui est à côté de vous. Sandy.
'''Thierry''' : Elle est à côté de toi, Sandy, Gérard ?
'''Gérard''' : C'est qui qui parle comme ça ?
'''Sucette''' : C'est la vache qui rit.
'''Nosta Anus''' : Je vais tâcher d'y répondre. Alors, bon, le 6, c'est un très bon signe, d'abord. Je ne sais pas pourquoi vous avez choisi ces chiffres-là. Au hasard, ou ce sont des chiffres qui évoquent quelque chose pour vous ?
'''Gérard''' : Non, c'est des chiffres comme ça, au hasard.
'''Nostra Anus''' : D'accord. Alors, déjà, le 1 est un très bon signe parce que c'est le chiffre du gagnant, parce que le 1, généralement, c'est gagnant. Là, c'est l'une des meilleures, à part le joker, qui est la meilleure. Donc, déjà, on peut dire que dans la vie, vous êtes bien partant. Par contre, vous me dites, si je me trompe, parce que je ne vous connais pas bien, vous avez choisi le 9. Est-ce que ça a un rapport avec le fait que vous ayez une tête d'œuf ?
'''Gérard''' : Non.
'''Phildar''' : Un petit peu, quand même.
'''Nostra Anus''' : Et donc le 6, en fin de compte, c'est que, bon, là, par contre, au niveau de l'amour, disons qu'il y a une disparité par rapport à l'abstinence qui vous est due. Je crois savoir
que vous avez eu plusieurs amies avant.
'''Gérard''' : C'est bizarre.
'''Nostra Anus''' : Je crois que c'est votre première amie.
'''Gérard''' : C'est la troisième, oui.
'''Nostra Anus''' : C'est la troisième. Donc, en fin de compte, le 6, c'est normalement le chiffre de la femme qui fera la fin de votre vie. Ce qui veut dire qu'en fin de compte, si c'est votre troisième femme avec qui vous êtes aujourd'hui, il vous en faut encore trois. Donc, ce n'est malheureusement pas... Enfin, ce ne sont que des chiffres. Vous allez m'en donner trois autres, s'il vous plaît.
'''Gérard''' : Le 4, le 2 et le 7.
'''Nostra Anus''' : Et le 7. OK. Bon, là, le 4 veut dire que vous avez des petits problèmes sexuels.
'''Phildar''' : On le savait.
'''Nostra Anus''' : Ce qui veut dire que, bon, le 4, c'est le chiffre de la sodomie. Donc, je ne sais pas si vous êtes pour ou contre la sodomie.
'''Gérard''' : Je suis contre. Tout à fait contre.
'''Nostra Anus''' : D'accord. Donc, il va falloir vous y mettre parce que le 2, c'est le nombre de relations sexuelles que votre femme a besoin chaque soir, mais en se faisant enc...
'''Gérard''' : Ah. OK. Et le 7, pour terminer.
'''Nostra Anus''' : Le 7, c'est le...
''Gérard cherche l'origine du bruit de musique mis en fond''.
'''Phildar''' : La radio.
'''Gérard''' : Non, non, c'est toi, là, s'il te plaît.
'''Phildar''' : Ah, pardon.
'''Nostra Anus''' : Le 7, c'est tout simplement le degré de connerie. Alors, on sait que c'est sur une échelle de 1 à 8. Donc, vous êtes très con.
'''Gérard''' : D'accord. OK, je vous remercie. Ah, c'est pas mal. Si c'est pour continuer
le débat comme ça...
'''Manu''' : Il est fort, quand même. Il est fort.
'''Gérard''' : Enfin, bref.
'''Nostra Anus''' : Alors, redonnez-moi trois autres chiffres.
'''Gérard''' : Non, non, non, c'est terminé. Maintenant, on passe au débat. Donc, on récupère Capucine.
'''Capucine''' : Oui, Gérard.
'''Nostra Anus''' : Capucine, c'est à vous. Donnez-moi trois chiffres, allez-y.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non, non, non. On est au débat. Bon, allez, tu me le vires.
'''Capucine''' : Non, mais... Attends, mais c'est super important. On a la chance d'avoir Nostra Anus.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non.
'''Nostra Anus''' : Si vous me donnez trois chiffres, je peux te donner ton avenir.
'''Capucine''' : Oui, c'est vrai.
'''Phildar''' : Bon, Manu, tu fais quoi, là ?
'''Manu''' : Je gère, je gère.
'''Nostra Anus''' : Le 08-36-47-22-22-22. C'est 25 francs la minute.
'''Phildar''' : Manu, il donne son numéro.
'''Manu''' : Ça y est, c'est bon. Attends, il n'a pas donné les huit derniers chiffres. Il a donné que les premiers.
'''Gérard''' : Non, non, il a tout donné. Il a tout donné.
'''Manu''' : Mais non, parce qu'il appelait de Guadeloupe. Il y a 37 chiffres quand on appelle de Guadeloupe.
'''Gérard''' : Bon, alors, qui c'est qu'on a d'autres ?
'''Phildar''' : Dans ton micro, Gérard, s'il te plaît, merci.
'''Gérard''' : Qui c'est qu'on a aussi ?
'''Manu''' : Alors, donc, on a Capucine. On a Cyril. On a Derschlich. On a Odile. On a Susson. Et on a Thierry.
'''Capucine''' : Et Franck est parti.
'''Cyril''' : Oui. C'est dommage, hein.
'''Gérard''' : Ah ben, c'est comme ça, c'est tout.
'''Jean''' : C'est la vie, c'est la vie.
'''Cyril''' : Gérard, je voulais simplement dire un truc. J'ai écouté, là, quand j'arrivais dans ton débat au Standard, et j'ai bien observé mon pote, et je peux te dire que c'est pas Franck qui l'avait dit le truc.
'''Gérard''' : C'était qui ?
'''Cyril''' : C'était Lutèce.
'''Gérard''' : De toute manière, c'est pas grave, Lutèce aussi est parti.
'''Cyril''' : Ah oui, mais bon, Franck avait des réflexions assez intéressantes, c'était pour ça.
''Bruit de bébé qui babille''.
'''Phildar''' : Oh, il y a un bébé, là !
'''Thierry''' : Gérard, c'est Thierry. Tu peux poser ta question suivante ?
'''Gérard''' : Oui, c'est ce qu'on va faire. Croyez-vous à l'astrologie ? Si oui, pourquoi ? Alors, Capucine.
'''Capucine''' : Oui, je crois à l'astrologie.
'''Gérard''' : Alors, pourquoi ?
'''Capucine''' : Parce qu'il suffit de savoir bien lire l'astrologie, de ne pas tomber sur les charlatans, et moi, je sais que, spécialement, je consulte assez souvent, et j'en suis assez satisfaite.
'''Gérard''' : D'accord. Cyril ?
'''Manu''' : Attends, excuse-moi, Cyril, avant que tu répondes, on accueille Saint-Glinglin
'''Cyril''' : Salut, Saint-Glin-Glin.
''Bruit de fantôme''.
'''Cyril''' : Le fantôme, le fantôme est de retour.
'''Susson''' : Arrêtez, j'ai peur.
'''Saint-Glinglin''' : Bonsoir, Gérard.
'''Cyril''' : Capucine, t'as peur ?
'''Capucine''' : Oui, j'ai peur.
'''Gérard''' : Bon, je sens que tout à l'heure...
'''Susson''' : Gérard, je vais répondre à ta question.
'''Thierry''' : Gérard, tu peux gérer, s'il te plaît ?
'''Cyril''' : Capucine, je t'aime.
'''Capucine''' : Moi aussi, je t'aime.
'''Susson''' : Oh, vous êtes chiants.
'''Gérard''' : Bon, allez, ça commence à bien faire. Cyril Berniche et Saint-Glin-Glin, ça commence à bien faire.
'''Manu''' : Derschlich.
'''Gérard''' : Oui, ça commence à bien faire.
'''Saint-Glinglin''' : Écoutez, je viens juste d'arriver. Saint-Glin-Glin vient d'arriver.
'''Gérard''' : Oui, alors ça commence à bien faire. Vous allez vous calmer.
''Fanfare de cirque''.
'''Manu''' : Mais pour qui tu te prends, Phildar ?
'''Saint-Glinglin''' : Je boufferais bien la chatte de Sandy moi.
''Cris outrés dans le studio et en ligne''.
'''Gérard''' : Tous les mecs de voir, sauf Thierry. Alors Odile.
'''Capucine''' : Odile.
'''Odile''', ''de mauvaise humeur'' : Oui, oui, je suis là.
'''Capucine''' : vas-y tu peux répondre.
'''Odile''' : non, ça m'énerve.
'''Gérard''' : J'ai prévenu tout le monde.
'''Manu''' : Ça y est, mais ça y est, ça y est.
'''Capucine''' : Mais non, Odile, réponds, vas-y.
'''Gérard''' : Odile !
'''Capucine''' : Ben, réponds.
'''Phildar''' : Ben, Gérard, tu gères un peu le débat, là.
'''Gérard''' : Odile, tu te réveilles !
'''Odile''', ''explose'' : Bon ça va maintenant, ta gueule un peu !
'''Gérard''' : Bon, allez, c'est Françoise, tu la dégages !
'''Odile''', ''en ébullition'' : Ecrase-la, pépère !
'''Gérard''' : Bon, ben, tu dégages, tu dégages. Tu dégages, Françoise, merci. Voilà, comme ça, ça va être vite fait, là. Bon, là, euh...
'''Thierry''' : Gérard, c'est Thierry, là.
'''Gérard''' : Thierry, vas-y.
'''Thierry''' : Oui, donc, par rapport à si on peut avoir confiance en un voyant ou une voyante, c'est ça ta question ?
'''Gérard''' : Non, c'est croyez-moi l'astrologie. Si oui, pourquoi ?
'''Thierry''' : Ah !
'''Thierry''' : Non, c'était ta première question, ça.
'''Gérard''' : Non, non, c'est la deuxième, là.
'''Thierry''' : Eh ben, je te réponds la même chose, je ne crois pas à l'astrologie du fait que... Voilà, j'ai été voir un astrologue et il n'a pas pu me conseiller et mon marabout m'a très bien satisfait.
'''Gérard''' : Ah, ok, d'accord. Donc, tu reviens à peu près sur... Tu reviens au même propos que la première question.
'''Thierry''' : Ben, ta première question... Ta première question était un peu la même, je suis désolé, Gérard. Ma réponse, en tout cas, s'en rapproche obligatoirement vu que c'est le même exemple.
'''Gérard''' : Ok. Suzon ?
'''Susson''' : Alors, moi, c'est pareil, c'est comme je te disais tout à l'heure, ta question, elle ressemble un peu à la première. Donc, moi, j'ai été voir un astrologue qui a...
''Musique en fond''.
'''Gérard''' : Attends cinq minutes, Suzon. Eh, Phildar ! Ça ne te dérange pas que les gens répondent et puis que tu mettes la musique en même temps ?
'''Manu''' : Les essais de son, c'est seulement chez Bart, hein.
'''Suzon''' : Oui, donc, je disais... Attends, je remets la cassette, là. Donc, je disais... Attends, un petit peu, là, je me rends en avant, c'est bon ?
'''Gérard''' : Non, non, mais c'est bon, tu réponds tout de suite ou sinon tu vas faire comme les autres.
'''Suzon''' : Je disais que j'ai été voir un astrologue qui s'appelait Gérard Couillos. Et donc, tout ce qu'il m'a dit, ben, c'était n'importe quoi parce que, finalement, ben, Gérard, t'as pas voulu de moi, quoi.
'''Capucine''' : Ah, là, là !
'''Susson''' : Et même si je suis plus belle que Sandy, t'as pas voulu de mes gros seins.
'''Capucine''' : Et il faut pas perdre espoir, ça va changer, hein. Ça peut changer, tu sais.
'''Susson''' : Ouais, mais de toute façon, je sais que quand il traçera Sandy, après, il sera à mes pieds, alors.
'''Gérard''' : Là, tu rêves, Suzon.
'''Capucine''' : Donc, attends le moment où ça se passera, quoi, c'est tout.
'''Susson''' : Je suis patiente.
'''Gérard''' : Ouais, ben, tu peux toujours attendre, maintenant, hein.
'''Susson''' : Tu verras, tu verras. (''elle chante le refrain de Claude Nougaro'').
'''Gérard''' : Bon, oh ! Bon, ouais, t'envoies un disque, là, parce que ça commence à bien. ''musique de fanfare''. Envoie la musique complète.
'''Phildar''' : J'envoie quoi ?
'''Gérard''' : J'en sais rien, moi, tu mets un disque.
'''Phildar''' : J'ai pas de titre, j'ai rien.
'''Gérard''' : Moi, non plus, j'ai pas de titre. Comment tu veux que je mette de la musique ?
'''Phildar''' : Pose une question, pose une question, ils vont réfléchir, je vais chercher un disque.
'''Les auditeurs''' : 1, 2, 3. ''ils chantent au clair de la lune sur la musique de fanfare''.
'''Gérard''' : Thierry, Suzon et Capucine, vous vous la fermez. Vous vous taisez.
'''Susson''' : Ok, Gérard, troisième question, s'il te plaît.
Ben, vous allez y réfléchir.
'''Gérard''' : Ben vous allez y réfléchir. Peut-on dire que le signe astrologique d'une personne détermine son caractère ? Et on se retrouve juste /caractère et on se retrouve tout de suite après. Donc, vous pouvez nous appeler au 0803 08 5000 et 0870 5000 et toujours le 3615 Code Fun Radio,rubrique direct. Et on s'écoute la petite fleur avec des stérilés.
''Une musique de fond démarre pendant que Gérard répète les informations d'appel. Une fois le titre terminé, subsiste une musqiue de fond de type méditatif.''
Donc, on récupère Capucine. Guillaume. Pierrot. Cécile. Suçon et Thierry. Donc, alors, peut-on dire que...
'''Phildar''' : Attends, Gérard, excuse-moi. Juste avant, j'ai un message Minitel de Yaourt qui nous dit : « J'ai fait signer une pétition pour que GG se lave ou au moins que Sandy le lave. C'est du sérieux. Ayrton Senna, Lady Diana, Garcimore et Herbert Lenard ont déjà signé. »
'''Thierry''' : Non, mais Phildar... c'est Thierry. Je voulais juste dire que de ma radio, ça pue toujours autant.
'''Manu''' : Gérard. Attends, excuse-moi.
Parce que j'ai noté un truc au standard pendant la pause. On nous a dit qu'Elisabeth Fessier avait révélé que pour l'année 98, un fléau s'abattrait sur la France tous les jeudis.
'''Gérard''' : Hé, Thierry. C'est toi qui viens de dire que ça pue toujours. Je te préviens, je t'ai gardé pour continuer le deuxième débat. Si ça va pas, tu vires. ''effet sonore sur le dernier mot''.
'''Thierry''' : Bah, t'étais le premier à me dire qu'on pouvait rire, quand même.
'''Gérard''', ''la voix déformée'' : Ouai non, mais il y a des limites. Il y a des limites. Hé, Phildar !
'''Phildar''' : Ah, pardon.
'''Gérard''' : Hé, ça commence à bien faire.
'''Susson''' : Gérard, c'est Sucette. Est-ce que je pourrai péter quand j'en aurais envie ?
'''Gérard''' : Non.
'''Pierrot''' : Bien sûr, bien sûr.
'''Susson''' : Mais c'est marrant, Antenne.
'''Cécile''' : Euh, ouais, s'il vous plaît, l'image des filles, là, hein...
'''Susson''' : Est-ce qu'on peut poser des questions à Sandy ?
'''Gérard''' : Non. Bah, attendez, pour l'instant, c'est le débat, c'est pas le...
'''Capucine''' : Bon, allez, vas-y, Gérard.
'''Gérard''' : De toute manière, Sandy, elle veut pas parler. Donc, vous la laissez.
'''Susson''' : Elle est coincée, ou quoi ?
'''Gérard''' : Bah, vous la laissez tranquille, pour l'instant, c'est tout.
'''Thierry''' : Oh, gros bisous, Sandy.
'''Gérard''' : Ouais, bah, vous lui foutez la paix.
'''Thierry''' : Gros bisous Dandy.
'''Susson''' : je t'aime Sandy.
'''Guillaume''' : Je te kisse, Sandy.
'''Gérard''' : Tiens, Pierrot et Guillaume, continuez pas, sinon vous allez virer.
'''Pierrot''' : Elle penche un peu vers la gauche, là.
'''Gérard''' : Bon, allez, hop. Allez, hop. Tu vires Guillaume et Pierrot, je veux pas le savoir.
'''Pierrot''' : Ah, j'ai rien dit, moi.
'''Manu''' : Bon, dénoncez-vous, dénoncez-vous.
'''Phildar''' : Bon, un peu de calme, s'il vous plaît.
'''Gérard''' : Je sens, je sens que ça va virer, tout le monde va virer, hein?
'''Thierry''' : Gérard, c'est Thierry, continue ton débat, Gérard.
'''Gérard''' : Alors, peut-on dire que les signes astrologiques d'une personne déterminent son caractère ? Capucine.
'''Capucine''' : Alors, moi, je dirais que ça peut, mais si on dit que chaque signe a un caractère spécifique, ça voudrait dire que tous les taureaux, toutes les balances, tous les capricorns, etc., auraient le même caractère, alors que personne n'a le même caractère.
''Max rentre dans le studio et s'installe devant le standard''.
'''Gérard''' : Attends, attends 5 minutes, Capucine. Oh, les nanas, vous vous réveillez un peu au standard, s'il vous plaît. ''la voix est déformée par un effet sonore''. Oh, Olivier ! Euh Phildar, tu commences pas ta merde, là, ou quoi ? Non, mais moi, je veux qu'il y ait des nanas qui appellent au standard, aussi.
'''Susson''' : Mais t'en as déjà une, nana !
'''Capucine''' : Ouais, t'en as déjà une, alors maintenant...
'''Gérard''' : Ouais, non, non, mais même...
'''Max''' : Je suis là maintenant, merde c'est Max !
'''Pierrot''' : Elles sont en train de te parler, les nanas.
'''Gérard''' : Ouais, il y a Max qui est au standard, alors les nanas, appelez, s'il vous plaît, merci ! En nombre !
'''Susson''' : Elle te suffit pas, Sandy ?
'''Gérard''' : Donc, Capucine ? Donc, pour finir...
'''Capucine''' : Donc, pour finir... Donc, je disais qu'il y a plusieurs choses qui rentrent en... Qui rentrent en... Je sais pas comment on dit...
'''Pierrot''' : Dans la chatte, dans la chatte.
'''Capucine''' : Non, il n'y a pas que le signe astrologique, il y a aussi l'ascendant, etc.
'''Susson''' : Je peux péter ?
'''Gérard''' : Guillaume ?
'''Guillaume''' : Donc, moi, je pense qu'un signe astrologique, ça peut influer sur le comportement d'une personne, mais de là à déterminer son caractère dès la naissance, c'est pas possible, quoi.
'''Gérard''' : Ouais, mais dans quel sens ?
'''Guillaume''' : Je veux dire, tu vois, comme...
''Susson lâche un soupir de bien-être après avoir fait ce qu'elle annonçait.''
'''Gérard''' : Bon, Suzon, tu dégages ! Tu dégages, Suzon !
'''Guillaume''' : Tu sais, par rapport à ce que disait Capucine tout à l'heure, par exemple, le taureau aura tel comportement, le lion aura tel comportement, je pense pas que le fait d'être né au mois d'avril ou au mois d'août puisse vraiment influer sur ton comportement. Mais, des fois, il y a des trucs qui se retrouvent, quoi.
'''Capucine''' : Guillaume, t'es de quel signe ?
'''Guillaume''' : je suis lyon ascendant sagitaire.
'''Gérard''' : Pierrot ?
'''Pierrot''' : Oui, Pierrot, donc... Oui, moi, je crois pas trop en...
'''Guillaume''' : Capucine, j'ai des choses, là.
'''Capucine''' : Hein ?
'''Gérard''' : Guillaume, s'il te plaît, tu te tais, merci !
''musique de fond de jeu''
'''Pierrot''' : ...de l'astrologie. Je pense pas qu'une position de la planète par rapport à une autre peut...
'''Gérard''' : Non, mais est-ce que t'as compris la question ?
'''Pierrot''' : Bien sûr, bien sûr.
'''Gérard''' : Bon, ben, là, tu réponds à côté.
'''Pierrot''' : Je réponds en plein dedans.
'''Gérard''' : Mais non !
'''Pierrot''' : Je dis que tu poses une question sur l'astrologie, sur les caractères.
'''Gérard''' : Oui, mais peut-on...
'''Pierrot''' : Moi, je suis en train de te répondre que les positions des planètes, à mon avis, ça...
'''Gérard''' : Non, mais c'est pas ça !
'''Pierrot''' : ... n'a rien à voir avec les caractères des gens.
'''Gérard''' : Oui, non, mais peut-on dire que le signe astrologique, pas la planète, ça n'a rien à voir.
'''Pierrot''' : Oui, mais justement, l'astrologie, si t'es pas trop... Voilà. Eh ben, tu saurais que c'est les positions des planètes.
'''Gérard''' : D'accord. Cécile ?
'''Cécile''' : Ouais, écoute, ben, moi, je vais te dire qu'il faut tenir compte, quand même, du signe du Zodiac, quoi. T'es né sous une planète, sous un signe, donc c'est normal que la planète t'influence, quoi.
'''Gérard''' : D'accord.
'''Cécile''' : Par exemple, moi, je vais te donner un exemple. Je peux te donner un exemple ?
'''Pierrot''' : Bien sûr !
'''Cécile''' : En fait, moi, je suis influencée par la position des planètes, quoi. Tu vois, quand Vénus et Saturne se rencontrent, il y a des choses qui se passent, quoi. C'est pour chacun de nous.
'''Gérard''' : D'accord.
'''Cécile''' : Quand les planètes se rencontrent, il y a des choses qui se passent.
'''Pierrot''' : Je sais que, quand il y a la pleine Lune, mes poils, ils poussent.
'''Gérard''' : Qui qui dit ça ?
'''Pierrot''' : C'est Pierrot.
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, Pierrot, pour l'instant, tu laisses finir, Cécile. Eh Phildar, tu fais la réa comme il faut s'il te plaît !
'''Pierrot''' : Moi, je pense que c'est Pierrot. Moi, je pense que les planètes, elles ont quelque chose à voir, dans la planète.
'''Guillaume''' : La Lune a bien une influence sur le comportement humain.
'''Gérard''' : Bon, Thierry ? Donc, pour toi ?
'''Thierry''' : Ben, pour moi, en fait, tout dépend de l'origine de l'astrologie.
''sonnerie de portable d'époque qui retentit''.
'''Gérard''' : Attendez, attendez, Thierry, qui c'est qui a un portable avec lui, là ?
'''Capucine''' : Mais personne. Ah, il y a un portable qui sonne.
'''Manu''', ''cherchant sur lui'' : Attends, attends, je crois que... Attends, excuse-moi. C'était ma montre.<ref name="hist12"></ref>
'''Phildar''' : Putain, mais Manu ! Tu l'arrêtes, ta montre, avant de faire le débat.
'''Manu''' : Non, c'est parce que, d'habitude, je me réveille à 3 heures, et donc, là...
'''Pierrot''' : Il a une montre de 1000 watts.
'''Gérard''' : Euh... Suzon, elle n'est plus là. ''le bruit de sonnerie recommence''. Oh, Manu, merde !
'''Manu''', ''agitant son bras'' : Attends, attends, elle déconne, elle déconne.
'''Gérard''' : Oh, tu fais chier, là !
'''Gérard''' : Tu vas dégager du standard, tout à l'heure, toi. ''la lumière baisse et se tamise, gérard est déconcentré''.
'''Cécile''' : Qu'est-ce qui se passe dans les studios, Gérard ?
'''Manu''' : C'est plus intime pour toi et Sandy, Gérard. C'est mieux.
'''Gérard''' : N'importe quoi, toi. ''bruit de vaches dans leur étable''.
'''Guillaume''' : Ah, vous voyez, on a entendu Sandy !
'''Phildar''' : Vire-le, vire-le.
'''Pierrot''' : En train de jouir, en plus.
'''Thierry''' : Bon, Gérard, c'est Thierry, j'attends toujours. Alors, moi, je voulais dire que tout dépendait de l'astrologie en question. On peut souvent penser que le signe, voire l'animal qui nous représente, peut influencer le caractère. Je pense surtout aux taureaux qui sont dits très fonceurs. Tu vois de quoi je parle, Gérard ?
'''Gérard''' : Ouais, ouais.
'''Thierry''' : Je dirais que tout dépend de l'astrologie dans la mesure où, en astrologie chinoise, moi, par exemple, je suis tigre.
'''Guillaume''' : Moi, je suis coq.
'''Thierry''' : Et en astrologie yougoslave, je suis skrutmout, qui veut dire marmotte, en fait. Et on ne peut pas comparer le comportement d'un tigre et d'une marmotte.
'''Manu''', ''pendant que Gérard hurle sur Phildar et le menace de jeter un magazine dans sa tête, la voix déformée par un effet de son'' : Excuse-moi, Thierry. Moi, au standard, on vient de me dire qu'en fait, pour l'année 98, les vaches, scorpions et les caniches balances, ils seraient voués à la déprime. Est-ce que tu peux certifier ou...
'''Thierry''' : Alors, je ne peux pas certifier parce que je ne connais pas bien l'horoscope thaïlandais, cependant...
'''Guillaume''' : Je crois que ça concernait seulement les libellules rhinocéros.
'''Manu''' : Parce que moi, je crois qu'en Serbie du sud, c'était plutôt les...
'''Gérard''' : Non, mais Manu, tu te sens bien, là ?
'''Manu''' : Pourquoi ?
'''Gérard''' : Non, mais si tu veux, tiens. ''il lui jette sa feuille''. TU prends ma feuille et je rentre chez moi.
'''Manu''' : c'est vrai ? ''tout le monde encourage Manu, Gérard a la voix déformée par l'effet, il se met à bouder''. Non, mais c'est bon. Fais pas la gueule Gérard, reprends.
'''Gérard''', ''la voix de plus en plus déformée par l'effet'' : Non, mais c'est bon, moi. Dans ces cas-là... Fai le débat et je rentre chez moi.
'''Manu''', ''voix de tête imitant la voix déformée de Gérard'' : non mais vas-y c'est pas grave.
'''Thierry''' : T'as une drôle de voix, Gérard.
'''Gérard''' : Mais toi... Toi, tu fais gaffe parce que tu t'es déjà pris un bouquin dans la tranche.
'''Guillaume''' : Il s'est pris ma femme actuelle dans la tronche.
'''Gérard''' : Quatrième question. Les signes astrologiques vous rendent-ils amoureux ?
'''Manu''' : Attends, Gérard, avant la question, on va accueillir Anissa.
'''Gérard''' : À la place de ?
'''Manu''' : À la place de Susson que tu m'as demandée, très gentiment, de dégager.
'''Thierry'' : C'est Thierry, tu pourrais me dire bonsoir quand même, Anissa.
'''Anissa''' : Bonsoir, Thierry.
'''Cécile''' : C'est de quelle origine, Anissa ?
'''Anissa''' : Je suis d'origine turque.
'''Thierry''' : Tu peux nous parler de l'astrologie turque, alors ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, Thierry.
'''Thierry''' : Excuse-moi, Gérard, excuse-moi.
''Anissa a une voix un peu grave et avec un accent comparable à celui russe''.
'''Anissa''' : Par exemple, Gérard, c'est le signe de la vache.
'''Gérard''' : Et toi, t'es le signe du cochon, d'accord ? ''ovation dans le studio''.
'''Manu''' : Il me semblait que c'était un bison cendré.
'''Gérard''' : Tu prendras a voix normale, sinon tu gerbes tout de suite.
'''Anissa''' : Écoutez, j'ai une voix comme ça, monsieur Gérard.
'''Gérard''' : Ouais, ouais. Une voix de travelo, ça vaudrait peut-être mieux.
'''Anissa''' : Je suis une femme. Je suis un transsexual.
'''Gérard''' : Ouais, bah, allez. Bon, alors, laissez-le.
'''Pierrot''' : C'est quel signe, ça, transsexual ?
'''Gérard''' : Non, mais c'est bon, Guillaume. Thierry, c'est moi qui pose les questions, donc maintenant, vous allez...
'''Thierry''' : Gérard, je te signale que je n'ai rien dit.
'''Guillaume''' : Gérard, je te dirais que je n'ai rien dit non plus.
'''Pierrot''' : Moi non plus.
'''Gérard''' : Alors, pour l'instant, vous me laissez poser la question.
'''Anissa''' : Donc, je disais que Sandy, c'est le signe de la vache...
'''Gérard''' : Ouais, eh bien, alors, Sandy, elle t'emmerde et tu dégages au standard. ''Acclamation générale en studio et en ligne''.
'''Cécile''' : Vas-y, Gégé pose ta question.
'''Pierrot''' : Moi, je suis cochon ascendant Sandy.
'''Gérard''' : Les signes astrologiques vous rendent-ils amoureux ? Capucine.
'''Capucine''' : Oui ! Ah bah oui, forcément !
33:34
'''Gérard''' : Dans quel sens ?
'''Capucine''' : Dans quel sens ? Bah écoute, être amoureux, c'est... Il n'y a rien de plus beau. Et justement, je suis en train de vivre en direct, tu vois, ce... Je ne sais pas, c'est...
Voilà, c'est comme ça.
'''Gérard''' : D'accord. Guillaume ?
'''Thierry''' : Bouge pas trop ton téléphone, ça va faire de la friture.
'''Guillaume''' : Oui ?
'''Gérard''', ''fusillant du regard, le cahier à la main'' : Eh, Phildar, tout à l'heure, tu vas te reprendre le bouquin dans la gueule.
'''Phildar''', ''ironique, les yeux rivés sur l'écran du Minitel'' : Je suis en train de lire des messages Minitel, c'est passionnant.
'''Gérard''' : Oui, oui. Tu lis peut-être tes messages Minitel, mais tu t'en... ''la voix se déforme par un effet sonore. Gérard empoigne le cahier, le brandit violemment''. Quoi ? J'ai rien fait, vas-y, continue le débat.
'''Gérard''' : Fais gaffe ! Je l'ai fait tout à l'heure, fais gaffe ! Sinon, la semaine prochaine, tu vas... ''effet sonore''. Tu vas gerber tout à l'heure, toi. Guillaume.
'''Guillaume''' : Oui, donc... Bon, pour être heureux en amour, je crois que des astrologues ont...s Établi des compatibilités entre les signes. Par exemple, tel taureau ira avec tel gémeau. Et je crois que ça peut influer quand même sur une relation amoureuse. Je pense que oui. Par exemple, Capucine, t'es de quel signe ?
'''Capucine''' : C'est taureau.
'''Guillaume''' : Parfait, c'est parfait avec moi.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Guillaume, Guillaume. Pour l'instant, on s'en prouve de quel signe qu'elle est. D'accord ?
'''Capucine''' : C'est important pour notre avenir, Gérard.
'''Gérard''' : Oui, non, mais attends, Capucine, quand même. Il y a d'autres personnes qui veulent répondre. Donc, tu les laisses parler, s'il te plaît.
'''Capucine''' : Excuse-moi, excuse-moi.
'''Guillaume''' : Je n'ai pas fini, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais ça y est, pour l'instant, c'est bon. On ne va pas s'éterniser sur vos deux signes entre toi et Capucine, d'accord ? Parce qu'il y a encore Pierrot, il y a Cécile et Thierry.
'''Cécile''' : D'accord, je réponds. Comme je te dis, Gérard, c'est une question de planète, quoi. Donc, ça influe Saturne sur Vénus, etc., quoi. Mars sur Jupiter. Et donc, il y a de l'amour dans tout ça, quoi, tu vois ?
'''Gérard''' : D'accord.
'''Cécile''' : Donc, ça influe... Il y a des ondes. Il y a des ondes planétaires qui gèrent tout ça, quoi, voilà.
'''Manu''' : Gérard ? Gérard ? On accueille Joconde.
'''Joconde''' : Salut, Gérard.
'''Capucine''' : Salut, Joconde.
'''Max''' : Avignon. Avignon. D'Avignon, en fait.
'''Joconde''' : Gérard, moi, je viens d'arriver. C'est quoi, la question ?
'''Gérard''' : Les signes astrologiques vous rendent-ils amoureux ? Donc, Pierrot ?
'''Pierrots''' : Moi, je voudrais qu'on m'explique. Moi, je suis Sagittaire, donc... Avec les scorpions.
'''Gérard''' : Oh, là, Guillaume, tu vas te taire, s'il te plaît.
'''Guillaume''' : C'est pas moi, j'ai rien dit.
'''Gérard''' : Oh, non, mais c'est jamais toi, alors.
'''Pierrot''' : Il y a des filles scorpions dans la salle ?
'''Gérard''' : Non, il n'y a pas de scorpions ici. Donc, Pierrot, tu réponds, s'il te plaît. ''Se retourne vers Phildar''. Oh !
'''Phildar''' : Mais quoi ?
'''Gérard''' : Mais tu vas m'éteindre ta merde, là !
'''Cécile''' : Oh, là, là, j'ai entendu un cri !
'''Phildar''' : C'est un jingle ! C'est un jingle !
'''Manu''' : Gérard, Gérard... Gérard, excuse-moi, j'ai une question personnelle à te poser.
'''Gérard''' : Vas-y.
'''Manu''' : T'es pas scorpion, toi, Gérard ?
'''Gérard''' : Non.
'''Manu''' : Bah, je croyais que tu piquais avec ta queue, non ?
s
'''Gérard''' : Pauvre con, là ! Hé, Manu !
'''Manu''' : Oui ?
'''Gérard''' : Toi, il est 3h du matin, tu te réveilles à 3h !
'''Manu''' : 3h06.
'''Gérard''' : Il est 3h...
'''Manu''' : Je suis réveillé, là, non ?
'''Gérard ''' : Mais 3h06, si tu continues, tu vas rentrer chez toi. ''effet surround sur la voix''. Et toi, Phildar, aussi !
'''Phildar''' : Mais quoi ? ''hilarité de Phildar''.
'''Gérard''' : Fais gaffe ! T'amuses pas là-bas, parce que sinon, je vais finir de travailler, là, moi. Tu vas arrêter ton bordel, quoi !
'''Cécile''' : Gégé, t'es de quel signe ? tu nous as pas dit.
'''Gérard''' : Non, bon, pour l'instant, je vous ai dit... À la fin des débats ! À la fin, à la fin des débats. Pierrot ?
'''Pierrot''' : Oui, ça y est, j'ai répondu, donc je sais que je vais avec les scorpions, donc c'est bien.
'''Gérard''' : D'accord. Thierry ?
'''Thierry''' : Oui, je t'écoute.
'''Gérard''' : Bah, t'as compris la question ?
'''Thierry''' : Oui, oui, bah, en fait, moi, je voulais savoir de quel signe astrologique était Phildar, à ce propos.
'''Gérard''' : Phildar ?s Quel signe astrologique, qu'on te demande ?
'''Max''' : À la fin, à la fin, à la fin !
'''Thierry''' : Parce que j'ai mon horoscope devant moi et je voulais savoir s'il y avait rien, s'il y avait quelque chose avec Phildar.
'''Gérard''' : Non, non, c'est moi qui le dira et c'est tout.
'''Thierry''' : C'est toi qui gère avec Phildar ? Je croyais que t'étais avec Sandy, je comprends rien.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Thierry. Hé, t'arrêtes, s'il te plaît, comme ça. C'est moi qui dira ce qui vous arrivera...
''' Thierry'' : Qui dirai, Gérard.
s
'''Guillaume''' : Gérard, t'es cancer, toi ?
'''Gérard''' : Ça te regarde pas. Joconde.
'''Joconde''' : Est-ce que tu peux me répéter la question ?
'''Gérard''', ''après un long soupir d'agacement'' : Les signes astrologiques vous rendent-ils amoureux ?
'''Joconde''' : Oui, oui, moi je le crois. Quand tu lis ton horoscope et qu'il est bon et qu'on te dit que tu vas être amoureux, ben oui, ça te rend amoureux.
'''Gérard''' : D'accord. Ok, ben, je pense qu'on a fait le tour de la quatrième.
'''Phildar''' : J'ai un message minitel e GGPD, c'est son pseudo. « Le signe chinois de Gérard, c'est l'âne sodomisateur. »
'''Gérard''' : C'est ça, ben j'en ai rien à foutre.
'''Thierry''' : C'est pas du Fildar, ça ? Ah non, le Phildar, c'est sodomisé.
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire ça ? Non, mais là, je voudrais que la personne se dénonce, maintenant. Parce que ça commence à bien faire. Bon, tu m'envoies un disque, alors. Il est quand même 3h10.
'''Guillaume''', ''enthousiate'' : Ouais, on va tous se retourner hors antenne.
'''Manu'' : Mais Gérard, bouh ! Pas de disque, continue, là.
s
'''Phildar''', ''lance un CD sur la table devant Gérard, tout près de lui'' : Tiens, Gérard. Gérard. Ben quoi, je t'envoie un disque. Gérard.
'''Gérard''' : T'es complètement barjots. Envoie-moi une musique, là, quoi.
'''Capucine''' : Allez, c'est nous qui allons faire la musique.
'''Phildar''' : Attends, on vient de reprendre. Tu gères ton débat et c'est tout quoi.
'''Gérard''' : Non, mais attends, on est déjà à la cinquième question. Il est déjà 3h10.
'''Phildar''' : Eh ben, tu demandes à tous les gens. C'est bon, on a le temps, là.
'''Gérard''' : Attendez, peut-on faire l'amour avec les deux mêmes signes ? Joconde.
''Diffusion de la phrase Mets de l'huile. dans la chanson du même nom''.
'''Manu''' : C'est vraiment n'importe quoi, Phildar.
'''Pierrot''', ''sur l'air des couplets de la chanson, acapella'' : Tu n'es pas intelligent. Fais des débats le jeudi. ''Gérard sifflotte, mécontent''. Mets de la vaseline, que je t'encule. ''Gérard jette son casque''.
'''Phildar''' : Allez, sérieux.
'''Manu''' : Ça va casser, là. Sérieux, reprends le débat, sérieux. On reprend dans le calme. ''Plus sévère et fort que les auditeurs''. Tout le monde se calme. S'il vous plaît. Tout le monde se calme. Gérard, tu vas reposer ta question et vous allez tous répondre dans l'ordre quand il va demander vos noms.
'''Gérard''' : Alors, peut-on faire l'amour avec les deux mêmes signes ? Alors Joconde.
'''Joconde''' : Mais ça n'a absolument rien à voir.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Joconde''' : Parce que, à la limite, est-ce que le signe fait tomber amoureux ? OK. Mais elle est débile, la question.
'''Gérard''' : Par exemple, deux gémeaux qui font l'amour ensemble ou autre, je ne vois pas pourquoi...
'''Pierrot''' : C'est dégueulasse, entre frères.
'''Gérard''' : Non, mais attends...
'''Joconde''' : Non, mais est-ce qu'on peut faire l'amour entre scorpions ou entre béliers ? C'est ça ?
'''Gérard''' : Ben oui.
'''Capucine''' : Oui, bien sûr, mais ça dépend. Ça dépend de ton signe.
'''Joconde''' : Ouais, mais bon...
'''Gérard''' : Bon d'accord. Thierry ?
'''Thierry''' : Moi, je suis un peu d'accord avec tout le monde, là.
'''Gérard''' : Bon, attends, pour l'instant, tout le monde n'a pas répondu alors tu réponds.
'''Thierry''' : Ben si, moi, j'ai compris. Si tu n'es pas capable de comprendre ce que les gens ont dit, c'est ton problème, Gérard.
'''Gérard''' : Moué ok. Cécile ?
'''Cécile''' : Ouais, eh ben, écoute, moi, je pense que... Ouais, des... Les mêmes signes, ouais. C'est possible, quoi. Parce qu'ils ont... Les ondes passent mieux, quoi.
'''Thierry''' : Un fluide, un fluide.
'''Cécile''' : Non, les ondes passent mieux parce que, comme c'est de la même planète, donc, tu vois, les ondes sont positives. Donc, ça va. Voilà.
'''Gérard''' : Euh, Pierrot ?
'''Pierrot''' : Je passe.
'''Gérard''' : Non, alors, Pierrot, tu dégages.
'''Pierrot''' : Mais je comprends pas la question.
'''Gérard''' : Non, ben, tu comprendras mieux chez toi. Voilà, bonne nuit. Guillaume ?
'''Guillaume''' : Oui, moi, je trouve que, en ce qui concerne, donc, cette histoire de faire l'amour entre deux mêmes signes, je pense que le fait d'être soit bélier comme ton partenaire ou d'avoir le même signe que ton partenaire, ça n'a rien à voir dans la relation. Donc, c'est une question pour rien, quoi.
'''Gérard''' : D'accord. Capucine ?
'''Capucine''' : Ben, je suis complètement d'accord avec Guillaume.
'''Pierrot''' : On m'a expliqué la question, j'ai tout compris.
'''Manu''' : Je viens d'expliquer à Pierrot, il peut répondre si tu veux, Gérard.
'''Pierrot''' : Donc, oui, de faire l'amour avec deux signes, c'est tout à fait possible. Je vois pas pourquoi deux signes seraient rétroactifs en présence de...
'''Gérard''' : D'accord. (''voix déformée''). Bon, Phildar, ça suffit, s'il te plaît.
'''Phildar''' : Gérard, je suis là, je ne fais rien.
'''Guillaume''', ''voix déformée et drôle'' : On parle beaucoup des signes, mais où sont les canards ?
'''Cécile''' : Je voulais ajouter un truc.
'''Gérard''' : Ben, vas-y.
'''Cécile''' : Donc, je voulais te dire, parce qu'en fait, c'est mieux que le signe soit opposé.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Cécile''' : Ben, c'est-à-dire, comme tu sais très bien que, généralement, les gens qui s'attirent, ils sont opposés, quoi.
'''Gérard''', ''voix déformée'' : Non, mais comment ? Phildar, s'il te plaît !
'''Phildar''' : Gérard, tu vois bien que je ne touche pas. Je ne suis pas là, regarde, je ne suis pas là en train de tripoter, là.
'''Gérard''' : Ça commence à bien faire, ce son pourri.
'''Phildar
''' ''' ://''' : Je suis en train de caler le disque suivant.
'''Gérard''' : Ça commence à bien faire, ce son pourri.
'''Phildar''' : Eh ben, tu fais une note à la technique, ce ne sera pas la première.
'''Cécile''' : Comme tu disais, Gérard, comme tu sais très bien le proverbe qui dit les plus et les moins s'attirent.
'''Pierrot''' : Mais pourquoi ?
'''Cécile''' : Tu connais ça, Gégé ?
'''Gérard''' : Oui, mais pourquoi alors ?
'''Cécile''' : Ben, écoute, parce que le plus ne peut pas être attiré par le plus.
'''Pierrot''' : Mais pourquoi ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, je ne vois pas le rapport avec les deux mêmes signes, le plus et le moins.
'''Manu''' : Gérard, excuse-moi, je me posais une question, parce que, en fait, tu dis, par exemple, bélier et bélier. Mais bélier et bélier, c'est homosexuel, c'est bélier et brebis.
''soupir méprisant de Gérard et Phildar, enthousiasme des auditrices''.
'''Gérard''' : Mais n'importe quoi ! Bon, enfin, bref.
'''Cécile ''' : Gérard, qu'est-ce que t'en penses ?
'''Gérard''', 'un léger écho de la voix'' : Moi, je m'en fous.
'''Guillaume''' : Moi personnellement, je ne comprends pas le fait que deux vierges fassent l'amour.
'''Gérard''', ''toujours avec l'écho'' : Mais pourquoi ?
'''Cécile''' : Parce que les ondes sont négatives.
'''Gérard''', ''écho'' : Mais c'est quoi ce bruit, là, Manu ?
'''Manu''' : Non, impossible, impossible. Impossible, Olivier, il a refait tous les inserts cet après-midi, le son et tout, ça ne peut pas venir de...
'''Gérard''', ''écho'' : Bon qui c'est qui...
'''Phildar''' : La radio, les auditeurs !
'''Manu''', ''écho avec sa voix'' : Oh là là, oh là là, oh là là...
'''Cécile''' : Mais que se passe-t-il ?
'''Gérard''' : Bon, c'est quoi la musique ? Moi, je mets une... ''il jette le casque''. Aller hop.
''un écho s'installe sur toutes les voix, même celle des auditeurs, notamment de Cécile, qui rit aux éclats''.
'''Phildar''' : Bon, allez, reprends le débat, je vais essayer de gérer.
'''Gérard''' : Non, non, moi, je ne continue pas comme... ''fin de l'écho''. Tu vois que c'est toi, là ? Tu vois ? ''à Max'' : Mais attends, je te signale, il est trois heures et un quart et il reste quatre questions après.
'''Phildar''' : T'es sûr que tu demandes à tous les auditeurs qui sont à l'antenne avec nous ?
'''Gérard''' : Tout le monde a répondu, tu vois.
'''Phildar''' : Mais ils répondent n'importe quoi, alors.
'''Gérard''' : Alors pensez-vous qu'un gémeau et un verso s'aiment,
'''Guillaume''' : Oui, je pense qu'un verso et un gémeau peuvent s'aimer puisque je m'y connais un tout petit peu en astrologie et ce sont deux signes qui sont tout à fait compatibles.
'''Thierry''' : Ce n'est pas s'ils peuvent s'aimer, c'est s'ils s'aiment.
'''Guillaume''' : Oui, mais normalement, s'ils peuvent s'aimer, ça veut dire qu'ils s'aiment.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Guillaume. Qui c'est qui a coupé la parole à Guillaume, là ?
'''Thierry''' : C'est moi, c'est Thierry. Tu ne me laisses jamais parler.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Thierry ! ''la voix se déforme''.
'''Thierry''' : Ouais, je t'écoute.
'''Gérard''' : Oh, Phildar ! Putain, mais ce n'est pas vrai. ''une musique se lance, douce. Gérard le regarde, découragé.''.
'''Phildar''' : Mais moi, je mets un bed.<ref name="radio1"></ref>
'''Capucine''' : Eh, Guillaume ? Tu dis quoi sur les lions et les taureaux ?
'''Gérard''' : Non, mais Phildar... Et Guillaume !
'''Manu''', ''voix basse mais dans le micro allumé'' :tu fais le bed pour faire le lit ce soir ?
'''Gérard''' : Non, mais ça va, oui, là !
'''Manu''' : Non, mais il parlait de bed, c'est pour ça.
'''Gérard''' : Non, mais si vous voulez parler entre vous en direct, c'est bon.
'''Manu''' : Je lui demandais juste s'il avait lavé la couette.
'''Gérard''' : Non, mais ça va, vous ne vous gênez pas non plus (''voix déformée sur les dernières syllabes''.
'''Capucine''' : Toi, tu es ascendant en Sagittaire ?
'''Gérard''' : Bon, allez ! ''voix déformée''
'''Capucine''' : Moi, je suis ascendant en Balance.
'''Gérard''', ''voix toujours déformée'' : Non, vous vous calmez ! Bon, Phildar, moi, j'arrête allez hop ! Moi, je rentre chez moi, terminé.
'''Phildar''', ''la voix aussi déformée'' : Manu, coupe le son !
'''Joconde''' : Oh, il déconne au standard.
'''Manu''' : Ça y est, ça y est, ça y est.
'''Phildar''' : C'est bon, Gérard.
'''Gérard''' : Alors, Guillaume, je te répète la question parce qu'apparemment, tu n'as pas compris. ''micro coupures dans la voix''.
'''Phildar''' : Je sais que c'est le bordel. Je crois qu'on va le virer, Manu.
'''Gérard''' : Non, mais toi aussi, je crois.
'''Phildar''', ''outré'' : Hein ?
'''Manu''' : Moi, quand j'étais à la réa, ça se passait bien. Tu peux demander à Gérard.
'''Gérard''' : À un moment donné, tu t'amuses à me couper le micro, alors ne t'amuses pas trop.
'''Phildar''' : Alors, vas-y.
'''Gérard''', ''voix entrecoupée de silences de coupure de micro'' : Alors, pensez-vous qu'un gémeau et un berceau s'aiment ? Bon, allez !
'''Phildar''', ''levant les mains'' : Ben, voilà, les mains en l'air !
'''THierry''' : Bon, Gérard, on ne comprend rien, là.
'''Guillaume''' : Gérard, je n'ai rien entendu.
'''Gérard''' : Pensez-vous qu'un gémeau et un berceau s'aiment ?
'''Thierry''' : Ils s'aiment quoi ? Ils sèment quoi ?
'''Guillaume''' : Ben, ils s'aiment, ils sont amoureux l'un de l'autre !
'''Phildar''' : Ben, ils font l'amour !
'''Guillaume''' : Gérard, un berceau et un gémeau peuvent s'aimer, c'est évident. Peu importe le signe, quand on est amoureux d'une personne, on est amoureux, et puis, point à la ligne. Le signe astrologique, tu vois, pour moi, c'est accessoire.
''Réprobation de Cécile, Joconde cherche à parler, Guillaume à continuer, Gérard essaie de reprendre la main sans succès. Finalement il laisse Guillaume poursuivre''. Comme je disais, le signe astrologique, c'est accessoire, quoi. C'est fait pour confirmer quelque chose, mais je ne pense pas qu'on puisse baser une relation uniquement sur le fait qu'un signe arrive bien
'''Gérard''' : Qui c'est qui n'est pas d'accord ?
'''Cécile et Thierry l'un après l'autre'' : Cécile. Thierry.
'''Gérard''' : Mais alors, pourquoi ?
'''Cécile''' : Ben, alors, Cécile qui répond. Ben, écoute, Gérard, on vient d'une planète, tu vois, et tout autour, il y a des ondes qui sont, je ne sais pas, qui traversent les esprits, tout ça, quoi. Donc, tu vois, Gérard, par exemple, tu ne peux pas dire... par exemple, un sagittaire, c'est rien, ça ne veut rien dire. Tu ne peux pas dire qu'un verseau, ça ne veut rien dire, ce n'est pas possible.
'''Gérard''' : Bon, Thierry.
'''Thierry''' : Donc, voilà, aussi bien que les deux signes, les deux mêmes signes, à mon avis, peuvent établir une relation, tant bien qu'il... Alors, si vous essayez d'accoupler un Gérard, avec une Sandy...
'''Gérard''', 'luttant contre les coupures de son micro'' : Alors, Thierry, tu dégages.
'''Manu''' : Alors, là, il y a des trucs... On ne rigole pas, quoi.
'''Joconde''' : Eh non, mais moi, je suis pas du tout d'accord, quoi, parce que si tu... Si une fille te paie, la première question qui va te venir... À l'esprit. À l'esprit, c'est... Elle me plaît, j'ai pas...
'''Cécile''' : Il y a des ondes qui...
'''PHildar''', ''à Gérard qui essaie de parler mais est inaudible car son micro est coupé'' : Parle plus fort, je suis en train d'essayer de voir les niveaux.
'''Joconde''' : mais si un mec qui te plaît, si, par exemple, il est gémeau, tu t'entends pas avec les gémeaux, tu vas pas te dire, bon, ben, c'est bon, je le laisse.
'''Cécile''' : Non, mais tu sais pas...
'''Gérard''' : Non, non, non, mais c'est pas la question.
'''Joconde''' : Ouais, mais tu peux lui demander, quoi.
'''Gérard''' : C'est pas la question, Cécile. C'est pensez-vous qu'un gémeau et un berceau s'aiment. Vous répondez à côté de la plage.
'''Joconde''' : Pourquoi spécialement un gémeau et un verseau ?
'''Gérard''', ''micro éteint'' : Comme ça.
'''Phildar'', ''gestes à l'appui''' : Mais regarde, Gérard, tu prends ton micro, tu parles en face. C'est pas compliqué ?
'''Gérard''', ''micro coupé'' : Ça devient le bordel, ce soir. J'en ai marre.
'''Manu''' : Gérard, histoire de reprendre nos esprits, je crois qu'on accueille Samy à la place, donc, de Thierry.
'''Capucine''' : Bonsoir, Samy.
'''Phildar''' : Ça fait un petit bien.
'''Cécile''' : How are you ?
'''Manu''' : Il était lourd, le Thierry, quand même.
'''Guillaume''' : What do you want when you cotontige.
'''Gérard''' : Bon, Samy, tu te réveilles.
'''Phildar''' : Gérard, devant le micro. On t'entend pas.
'''Samy''' : Salut, Gérard.
'''Gérard''' : Salut. Bon, tu te réveilles, s'il te plaît.
'''Samy''' : Comment ça va, Gérard ?
'''Gérard''' : Bon, c'est pas... On s'en fout.
'''Samy''' : Ah bon, excuse-moi.
'''Cécile''' : Gérard, on t'entend pas mal, hein ?
'''Gérard''' : Ouais, mais vous commencez à me les gonfler, là. Bon envoie un disque, là.
'''Phildar''' : Encore ?
'''Gérard''' : Non mais attends mais oh !
''Pendant que Phildar et Gérard discutent hors micro, Cécile et Joconde discutent. Les autres auditeurs couvrent le bruit, Phildar renvoie un CD devant Gérard, qui s'énerve de plus en plus''.
'''Phildar''' : Bon, Gérard, tu te rasseois. Bon, les auditeurs, j'aimerais qu'on se calme un peu, s'il vous plaît !
'''Gérard''' : Non, non, non, moi, il est 3h20, moi, je veux... On envoie un CD, là ! T'envoies une musique, là, c'est tout, moi, tout le monde se calme !
'''Phildar''', ''tend un CD à Gérard'' : Tiens !
'''Gérard''' : Je continue pas ! Non, tu envoies par là (''il désigne la machine lançant les titres''). C'est tout, tu te démerdes ! T'envoies là ?
'''Phildar''', ''feignant de découvrir le matériel et ses boutons'' : Là, je lance là ?
'''Gérard''' : Putain, mais fais pas le con, merde !
'''Manu''' : Un peu plus à gauche ! À gauche, Philou, à gauche !
'''Phildar''' : Où ?
'''Manu''' : Voilà ! Voilà, stop ! Nickel !
'''Phildar''' : T'as une préférence pour le disque que j'envoie ?
'''Gérard''', ''micro coupé'' : Tu mets ce que tu veux, j'en ai rien à foutre !
'''Phildar''' : Qu'est-ce que tu dis ? Allume ton micro, quand tu parles !
'''Gérard''' : Tu mets ce que tu veux, c'est tout !
'''Phildar''' : Et je mets quoi, alors ?
'''Gérard''' : J'en sais rien, tu me donnes pas une pointe de... Non, mais attends, tu fais de la réa comment toi ?
''La musique se lance. Au retour, les auditeurs discutent, Gérard est incapable de s'imposer. Manu discute avec eux, micro ouvert''.
'''Phildar''' : Non mais c'est le débat de Manu ou le débat de Gérard, là ?
'''Gérard''' : Bon, Manu, tu dégages !
'''Manu''' : Mais annonce le disque, alors, GG ! Moi, je comble, je comble pour pas qu'il y ait de blanc, Gérard !
'''Guillaume''' : Manu, je veux Capucine hors antenne !
'''Gérard''', ''micro coupé'' : Non, t'auras rien à dire !
'''Capucine''' : Moi, je veux Guillaume hors antenne, Manu !
''Les discussions reprennent, pendant que Gérard essaie de parler, micro éteint''.
'''Gérard''' : Non, mais de tte manière, on va mettre un disque, parce que là, ça commence à bien faire ! Alors, les vaches, avec des poils tout noirs, allez hop !
''NOuvelle musique. Au retour, Reego entre dans le studio et s'asseoit au standard, près de Manu, non loin de Sandy et Max qui assistent à la scène''.
'''Gérard''' : Sur Minitel, on est 4 connectés, j'avais demandé...
'''Phildar''' : Non, 3, maintenant !
'''Gérard''' : 3, ben, malheureusement, il n'y aura plus rien, donc... Donc, vous pouvez encore nous appeler pendant... Pendant une bonne demi-heure ! Encore une bonne petite demi-heure, donc si vous voulez continuer à nous appeler, vous pouvez appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000, vous pouvez toujours nous appeler, il y a Manu qui vous attend. Et en nombre des nanas, s'il vous plaît, merci ! Donc, on récupère Capucine...
'''Capucine''' : Bonsoir à tous ! Et bonsoir spécialement à Guillaume !
'''Gérard''' : Guillaume !
'''Guillaume''' : Bonsoir à tout le monde, et bonsoir spécialement à Capucine !
'''Gérard''' : Bon, si vous commencez comme ça, tous les deux, vous allez dégager tous les deux au standard !
'''Capucine''' : Avec grand plaisir !
'''Gérard''' : Allez, bonne nuit ! Avec grand plaisir, Capucine et Guillaume ! Allez, hop ! On y va ! Comme ça, on reprendra d'autres personnes ! Comme ça, c'est réglé ! Comme ça, on reprendra d'autres personnes ! Donc, Pierrot !
'''Pierrot''' : Bonsoir ! Un spécial salut à mon arem.
'''Gérard''' : Cécile, rebonsoir ! Euh... Samy, rebonsoir ! Et Joconde, rebonsoir pour finir ! Alors, donc, euh... On va attaquer la septième...
'''Samy''' : Déjà ?
'''Gérard''' : Bah oui, hein ! Ah bah, t'as pas répondu à la sixième ? Samy ?
'''Samy''' : Ben non, pas du tout !
'''Gérard''' : Alors, pensez-vous qu'un Gémeau et un Verseau s'aiment ?
'''Samy''' : Bah, écoute, Gérard, ça tombe bien parce que moi, je suis effectivement Verseau ! Tu vois ? Et je sors actuellement avec une copine qui est Gémeau ! Donc, ça prouve bien, effectivement, qu'un Gémeau et un Verseau peuvent sortir ensemble !
Donc, je suis entièrement d'accord avec toi !
'''Gérard''' : Donc, Cécile, tu vois que ça peut très bien se faire !
'''Samy''' : Et peut-être que Cécile est Gémeau et, étant moi verseau, on pourrait peut-être...
'''Pierrot''' : Lâche l'affaire, lâche l'affaire !
'''Cécile''' : Non, merci, lâche l'affaire, comme il dit, là !
'''Samy''' : Ah, d'accord !
'''Gérard''' : Donc, Pierrot, c'est bon, t'avais répondu ?
'''Pierrot''' : Ben non, mais moi, tu sais, moi, je crois pas trop en ces choses de l'astrologie, mais moi, j'aimerais qu'on parle de loups-garous et des elfes !
'''Gérard''' : Non ! Euh, Pierrot ? C'est un thème sur l'astrologie, c'est pas un thème sur ce que tu veux !
'''Pierrot''' : Ah, d'accord, excuse-moi !
'''Gérard''' : Donc, alors, pensez-vous vous branler sur un signe astrologique ?
'''Cécile''', 'riant'' : Alors là, là, elle est trop forte, cette question ! Moi, je refuse de répondre, parce qu'elle est vulgaire !
'''Samy''' : Ouais, je refuse aussi !
'''Gérard''' : Attendez, on peut, on a le droit, j'ai le droit de mettre ce que je veux dans mes débats, hein !
'''Samy''' : Non, mais c'est perso, Gérard, là, quand même, hein !
'''Gérard''', ''se retenant de rire'' : Ouais et alors, on a le droit, on a le droit, hein !
''Samy''' : Oui, on a le droit de poser la question, mais nous, on n'est pas obligés de répondre !
'''Cécile''' : Ouais, mais les nanas, elles peuvent pas répondre, hein, parce que ça nous concerne pas, ça !
'''Gérard''' : Ben, peut-être, mais...
'''Pierrot''' : Ben, tu peux te toucher !
'''Cécile''' : Non, non, non, pas pour les filles, hein !
'''Gérard''' : Bon, ben, je suis désolé, hein, il y en a qui se touchent sur des signes astrologiques, hein, je suis désolé, mais...
'''Cécile''' : Tu parles de qui, là ? De Christine ?
'''Manu''' : Excusez-moi, pardon, tout le monde, excusez-moi ! Donc, on accueille Sylvie à la place de Capucine, bonsoir, Sylvie ! Et on accueille Patrick à la place de Guillaume, bonsoir, Patrick !
'''Pierrot''' : On se fout du monde, c'est les mêmes, n'importe quoi !
'''Cécile''' : Tais toi, Pierrot ! Salut, tout le monde !
'''Patrick''' : Salut, moi, c'est Patrick, hein !
'''Sylvie''' : Et moi, c'est Sylvie !
'''Gérard''' : Salut, Sylvie et Patrick ! Bon, donc, je répète la question, pensez-vous vous branler sur un signe astrologique ?
'''Sylvie''' : Ben, écoute, ça m'est encore jamais arrivé, mais pourquoi pas ?
'''Gérard''' : Patrick ?
'''Patrick''' : Question achement vulgaire mais bon... ça me dispensera pas d'y répondre... Non, euh... Je pense qu'il y a un fantasme... Quand tu te branles, c'est bien réel, et tu fantasmes pas sur tel ou tel signe astrologique, quoi...
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Patrick''' : Ben, je sais pas, si par exemple... Ton idéal féminin, c'est X personnes... Et que cette personne est, par exemple, taureau... Tu vas pas t'amuser en te branlant, en imaginant un taureau dans ta tête, donc déjà, ta question, elle est vulgaire, et je pense pas qu'on se branle en pensant à tel ou tel signe, quoi...
''Gérard''' : D'accord. Euh, Pierrot ? (''La voix de Jean-Paul ANdé, chantant Je te prendrai nu, premiers mots de la SInca 1000 des Chevaliers du Fiel, retentit''. Non, mais ça va, là... Phildar, non, mais ça va, là, ou quoi, là ?
'''Manu''' : C'est vrai, Phildar ?
'''Phildar''' : Ah ouais, moi, j'aimerais bien...
'''Gérard''' : Non, mais, hé... C'est bon, là, tous les deux ?
'''Reego''' : Je vais les calmer, je vais les calmer...
'''Reego''', ''criant hors micro'' : Arrêtez les mecs, là oh !
'''Samy''' : Oh, il doit être mignon, Fildar !
'''Gérard''' : Donc, Pierrot... (''de nouveau Je te prendrai nue''). Bon Phildar, s'il te plaît, t'arrêtes !
'''Phildar''' : On peut plus rire, ici, c'est quoi ? C'est la prison ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, hé, oh, je demande à Pierrot qu'il réponde, s'il te plaît.
'''Phildar''' : Ouais, puisque c'est ça, je me casse.
'''Gérard''' : Eh ben, casse-toi, et puis, Manu, il va faire...
'''Manu''' : Je vais faire les deux, entre le standard et... Il n'y a que 3,50 mètres.
'''Gérard''' : Pierrot ! Réponds.
'''Pierrot''' : Non, je ne me suis jamais branlé sur des signes astrologiques.
'''Phildar''' : Non, mais parle devant ton combiné, Pierrot.
'''Pierrot''' : Oui, j'ai fait des trucs...
'''Phildar''' : Pourtant, t'es un habituel, tu devrais savoir.
'''Pierrot''' : Oui, c'est vrai. J'ai fait des trucs débiles, genre appelé à tes débats, mais me branler sur les signes astrologiques, jamais.
'''Gérard''' : D'accord. Cécile ! ''silence puis Je te prendrai nue''. Putain, Phildar, tu commences à me faire chier, là.
'''Cécile''' : Je crois pas que ça m'arrivera un jour. Mais généralement, Gérard, les filles, elles ne se branlent pas.
'''Samy''' : Ben, je peux répondre, s'il vous plaît ?
'''Gérard''' : Samy, ouais ?
'''Samy''' : Ben, non, moi, c'est pareil, ça ne m'est jamais arrivé.
'''Gérard''' : Et Joconde, si elle est encore là ?
'''Joconde''' : Ben, moi, c'est comme la fille, la Sylvie, ça ne m'est jamais arrivé, mais pourquoi pas.
'''Gérard''' : D'accord. OK. Donc, la huitième question. Croyez-vous qu'un signe astrologique vous donne... vous donne le sexe de votre enfant ? Donc, Joconde.
'''Joconde''', ''dubitative'' : Ouais, ouais, ouais.
'''Pierrot''' : Je ne sais pas, je suis stérile.
'''Gérard''' : Non, mais attendez, attendez. Qui c'est qui a encore pas compris la question ? Il y en a une qui vient de dire qu'elle n'avait pas compris, là, encore. ''Manu et Phildar échangent, micro ouvert, sur les gens n'ayant pas compris la question, évoquant les noms de Tony, Arnet, et''. Bon, ça y est, oui, tous les deux, là, Manu et Phildar. Ça ne vous gêne pas de me laisser poser la question et de vous parler ensemble ? Je répète. Croyez-vous qu'un signe astrologique vous donne le sexe de l'enfant ?
'''Samy''' : Ah, bah oui.
'''Joconde''' : Mais ça dépend l'époque à laquelle il naît.
'''Patrick''' : Non. Non, ce n'est pas possible.
'''Patrick''' : Non, ce n'est pas possible. Parce que dans le ventre de la mer, le sexe de l'enfant est formé avant qu'il naisse. C'est le fruit du hasard.
'''Phildar''' : De la fraissange ?
'''Patrick''' : Que ce soit l'un ou l'autre, ce qui concerne le sexe de l'enfant ou le signe astrologique, c'est le fruit du hasard. De toute façon, le sexe de l'enfant est déterminé avant son signe astrologique.
'''Gérard''' : D'accord. Sylvie ?
'''Sylvie''' : Non, moi, pareil que Patrick.
'''Gérard''' : Non, mais ça, ça m'aurait étonné, hein ?
'''Sylvie''' : Non, mais écoute...
'''Gérard''' : Non, mais attends. Toi, à chaque fois que quelqu'un dit quelque chose, tu es tout de suite d'accord avec la personne. Mais ne t'inquiète pas, je me doute quitté, toi, Sylvie.
'''Patrick''' : Non, mais Gérard, ça veut dire que si les gens n'ont pas le droit de penser pareil, ça veut dire qu'à chaque fois que quelqu'un dit quelque chose, il faut une opinion différente.
'''Sylvie''' : Bon, alors, attends, Gérard. Je ne suis pas du tout d'accord avec Patrick.
'''Gérard''' : Qui, qui, qui, qui ?
'''Sylvie''' : Bah, c'est Sylvie, puisque tu dis que je n'ai pas le droit d'être d'accord avec Patrick. Donc, je te dis que je ne suis pas d'accord.
'''Pierrot''' : Moi, je ne suis pas d'accord avec Sylvie quand elle dit qu'elle n'est pas d'accord avec Patrick.
'''Patrick''' : Et moi, je ne suis pas d'accord avec Tony quand il dit qu'il n'est pas d'accord avec moi.
'''Gérard''' : Oh là là, mais ça y est, vous allez régler vos comptes tout à l'heure hors antenne, et puis c'est tout. Donc, Pierrot... ''Je te prendrai nue''. Bon, mais Phildar, s'il te plaît, ça...
'''Pierrot''' : C'est pas vrai, c'est comme par hasard, ça tombe sur moi. Tu peux mettre le jingle sur quelqu'un d'autre ?
'''Phildar''' : J'ai rien fait, je ne comprends pas. Attends, j'ai un message. D'ailleurs, deux secondes, excusez-moi. « Je suis docteur en neuropsychologie, et je pense que le dénommé Gérard souffre d'une overdose de résidus cotonneux accumulés par voie anale et déposés dans les cellules régissant la pensée intelligente. On doit donc proscrire l'utilisation de coton-tige jusqu'à nouvel ordre. »
'''Gérard''' : C'est ça, eh ben, ils iront se faire foutre.
'''Manu''' : Moi, on m'a demandé un autre truc, Gérard. On m'a dit que les astrologues en Amérique, ils mangeaient moins de salade qu'au Pérou. Et tu me dis, c'est vrai ou faux ? Qu'est-ce que t'en penses, Gégé ?
'''Gérard''' : Personnellement, j'en ai rien à foutre.
'''Pierrot''' : Non, réponds. Nous aussi, on est obligés de répondre à des questions débiles.
'''Gérard''' : Bon, ben, Pierrot, si ça te plaît pas, tu dégages. Allez, salut. Pierrot, dehors.
'''Phildar''' : Aller bonne nuit, Pierrot !
'''Cécile''' : Gégé, je réponds. Cécile. Donc, en fait, moi, je te dis, tout ça, c'est scientifique.
'''Gérard''' : Dans quel sens ?
'''Cécile''' : Ben, dans quel sens que... En fait, le nouveau-né, quand il est dans le ventre de sa maman, ben, le sexe, c'est déjà... c'est un hasard, quoi. C'est ou X ou XY. C'est scientifique, quoi.
'''Samy''' : Sur les chromosomes 22, 23.
'''Gérard''' : Donc, Samy ?
'''Samy''' : Ben, je pense que la fille, avant moi, a très, très bien répondu, Gérard, parce que c'est vrai. On ne peut pas savoir, et effectivement...
'''Patrick''' : Ouais, mais t'as pas le droit d'avoir le même raisonnement qu'elle.
'''Sylvie''' : Ouais, t'as pas le droit.
'''Samy''' : Non, mais je pense avoir répondu correctement, Gérard.
'''Gérard''' : Bon, ça y est, vous allez vous calmer, donc, Samy ?
'''Samy''' : Merci, Gérard.
'''Cécile et Patrick''' : Vas-y, Samy ! Vas-y, Sam ! ''silence''.
'''Gérard''' : Bon, Samy, tu travailles ou tu dégages ?
'''Samy''' : Ah, non, non, je veux pas dégager.
'''Gérard''' : Bon, ben alors, tu te réveilles.
'''Patrick''' : Je peux t'appeler Sam, Samy, quand même ?
'''Samy''' : Euh, oui, si tu veux.
'''Patrick''' : D'accord. Ça me fait plaisir. C'est plus court.
'''Gérard''' : Qui c'est qui parle là, comme ça ? Ça commence à bien faire. Alors, Samy ?
'''Samy''' : Oui, Gérard, je t'écoute.
'''Gérard''' : Ben, je t'ai posé la question, tu réponds.
'''Samy''' : Ah, mais...
'''Cécile''' : Vas-y, oncle Sam, vas-y.
'''Joconde''' : Ah, Gérard, je voulais répondre, c'est Joconde.
'''Samy''' : Ah, oui, Joconde, vas-y, réponds.
'''Cécile''' : Mais laissez l'oncle Sam parler.
'''Gérard''', ''faisant signe à Manu que l'auditeur doit s'en aller'' : Non, non, mais...
'''Joconde''' : Il parle pas, il met trois heures pour parler.
'''Manu''' : Je crois que Samy, il a rien dit, là, hein, c'est plus...
'''Samy''' : Si si, il a déjà dit, merci t'es gentil.
'''Gérard''' : Donc, Joconde...
'''Joconde''' : Oui, ben moi, c'est un truc qui me dépasse complètement, donc je peux pas répondre.
'''Patrick''' : Ah bon ?
'''Gérard''' : Mais pourquoi ?
'''Joconde''' : Ben, je sais pas, c'est la première fois qu'on me pose une question comme ça, c'est... Il faut vachement y réfléchir, à ça. Donc, moi, je peux pas te répondre comme ça, en deux secondes.
'''Gérard''' : Ben oui, mais c'est le thème du débat, c'est le thème des débats, hein.
'''Joconde''' : Ouais, ben écoute, moi, je dirais que... Oui, c'est possible.
'''Gérard''' : Dans quel sens ?
'''Joconde''' : Dans le sens où... Je sais pas...
'''Cécile''' : C'est biologique, hein.
'''Joconde''' : Ouais, voilà, c'est biologique.
'''Gérard''', ''agacé'' : Ok. Ok, ben...
'''Cécile''' : Hé, Gégé ? Je voulais te poser une question, une petite parenthèse, quoi. Je voulais savoir si c'est vrai que t'as joué la doublure de Leonardo DiCaprio dans Titanic.
'''Manu''' : Non, il a fait la doublure du Titanic, hein, genre.
'''Gérard''' : Ça veut dire quoi, ça ? ''boucle sonore sur la phrase, transformée par une forte réverbération. Max, entré peu avant dans le studio, ressort''.
'''Phildar''' : Alors, t'as vu, Max, il passe pour foutre des sons. Non, mais Max !
'''Gérard''' : Hé, tu m'éteins ça.
'''Samy''' : Gérard, est-ce que c'est vrai que tu doubles Rocco Siffredi ?
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit ça ? Non, mais hé...
'''Manu''' : Là, c'est plus plausible.
'''Samy''' : Ben, c'est Sandy qui doit être contente, alors.
'''Gérard''' : Bon, alors, Patrick, tu dégages.
'''Patrick''' : C'est pas moi !
'''Gérard''' : Si, si, j'ai reconnu ta voix, Patrick.
'''Patrick''' : Non, non, c'est pas moi, c'était Tony.
'''Gérard''' : Bon, moi, moi, de toute manière, vous allez arrêter vos conneries, parce que sinon, le débat, il est terminé.
'''Manu''' : Vas-y, reprends, Gérard, reprends, Gérard.
'''Gérard''' : Donc, alors, Cécile, je te préviens, je réponds pas sur la question...
'''Manu''' : Attends, Gérard, avant de reprendre, on va accueillir Jeannot, quand même.
'''Gérard''' : À la place de Pierre ?
'''Jeannot''' : À la place de Pierrot, bonsoir.
'''Phildar''', ''dégoûté'' : C'est le même.
'''Cécile''' : Gégé, je peux répondre à la question ?
'''Gérard''' : Vas-y. Alors... C'est qui ?
'''Cécile''' : Tu peux me la répéter, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Non, mais c'est bon, tu l'as déjà vue, hein. T'as déjà répondu, alors...
'''Cécile''' : Ah bon, ben, c'est bon, alors.
'''Jeannot''' : Pour ceux qui ont pas vu Titanic, Léonard DiCaprio, il meurt congelé à la fin.
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit ça ?
'''Joconde''' : Oh, putain, t'es dégueulasse !
'''Cécile''' : C'est déguelasse !
'''Samy''' : Ah, merci, je vais le voir demain soir, moi.
'''Gérard''', ''la voix déformée'' : Tu mets Samy, Jeannot et Patrick.
'''Manu''', ''même déformation de voix'' : Ok.
'''Gérard''', ''même voix'' : Bon Phildar s'il te plaît ! Tu te calmes, là ? Ou j'arrête ?
'''Phildar''', ''déformation'' : Ben, j'arrête, alors. Je réalise pas.
'''Patrick''' : C'est con, hein, et le diamant.
'''Jeannot''' : Ouais, ben, un diamant, bon.
'''Patrick''' : C'était le diamant qui appartenait à Louis XIII.
'''Jeannot''' : Louis XVI. Louis XVI. Donc, elle l'envoie dans la mer.
'''Patrick''' : La vieille a 101 ans, quand même, ça le fait pas.
'''Gérard''' : Manu, s'il te plaît ! Manu !
'''Manu''' : Oui, pardon ?
'''Gérard''' : Tu me les calmes, là ? Ils ont pas besoin de se parler entre eux.
'''Manu''' : Ben, tu m'as pas dit où les mettre, hein. Moi, je les ai mis à l'antenne.
a'''Jeannot''' : Tu te rends compte, la débauche d'effets spéciaux, quand même.
'''Gérard''', ''jetant ses papiers'' : Bon, allez, terminé, moi, je fais... ''voix déformée''. Je rentre chez moi.
'''Phildar''' : Gégé, on continue le débat, puis si t'es gentil, on mettra un remix.
'''Gérard''' : Non, non, mais toi, déjà, tu vas te calmer. ''la voix déformée'' et t'arrêtes ! Ou tu prends mon café dans ta dans ta gueule, là ! ''gobelet de café à la main, l'air menaçant''.
'''Manu''' : Non, non, la console, Gérard, Gérard, Gérard.
'''Phildar''' : Attends, il y a du matos, là.
'''Gérard''' : alors tu te calmes.
'''Manu''' : Le bouquin, ce que tu veux, mais pas le café, quoi.
''Max revient dans le studio''.
'''Gérard''' : Tu me le vires, là, je le veux plus.
'''Max''', ''à Phildar, air sévère mais hilare'' : Qu'est-ce que tu fous ?
'''Gérard''' : Non, non, tu le vires, là.
'''Phildar''' : Mais attends, Olive, il m'a dit, si je mettais pas mal d'effets, il me filait 500 balles. Alors, moi, je les fous, j'en ai rien à foutre.
'''Gérard''' : Allez, hop. Va voir dans les studios.
'''Cécile''' : Gégé, vas-y, pose ta question.
'''Max''' : Putain, fais gaffe. ''Phildar n'a pas bougé''.
'''Gérard''' : Oh, tu me laisses du son, là, ou quoi, merde ? ''voix souvent déformée''.
'''Phildar''' : Mais quoi ?
'''Gérard''' : Il n'y a pas de retour.
'''Phildar''' : J'ai rien fait.
'''Gérard''', ''voix déformée'' : Mais c'est quoi, ce bordel ? J'ai même plus de son. ''il range ses papiers, après un flottement où son regard parcourt le studio, les auditeurs veulent le ramener au débat, l'équipe est hilare''.
'''Max''' : Vous êtes nuls parce que Gérard, il avait prévu un truc à la fin, un truc sympa que je lui avais demandé de préparer.
'''Cécile''' : Non, non, Gégé, vas-y, on est là, on t'écoute.
'''Gérard''' : non, je l'ai pas fait.
'''Max''' : Comme d'habitude, toute façon, le jour où tu feras le jour, je te le dirai. D'ailleurs, c'est pour ça que moi aussi, j'avais envie de t'aider, mais finalement, j'ai pas le temps. Je le ferai la semaine prochaine, peut-être, je commencerai quand t'auras décidé de travailler.
'''Gérard''' : Vous deux, attendez avant qu'on reprenne. Et toi, tu vas pas continuer, sinon ça va être le café...
'''Phildar''' : Mais qu'est-ce que je fais, là ?
'''Manu''' : Attention, réunion, réunion, antenne, débattre, Gérard.
'''Max''' : Le matos, le matos, Gérard. Tout le monde se calme, le matos, Gérard.
'''Gérard''' : Alors, il va arrêter ses doubles sons. Vous deux, vous arrêtez de vous parler avec les micros allumés. Ça vaudra mieux. Alors, neuvième question. Avez-vous eu des rapports avec d'autres signes astrologiques ? ''deux derniers mots, la voix déformée''.
'''Phildar''' : Attends, tu dis rien quand c'est Max qui met les voix.
'''Max''', ''la voix déformée aussi'' : Non ! Alors, comme si c'était moi.
'''Patrick''' : Je trouve que t'as toujours des raisonnements assez intéressants.
'''Gérard''' : Qui ? Qui qui dit ça ?
'''Patrick''' : C'est Patrick.
'''Gérard''' : Non, mais il m'avait semblé vous demander de dégager, vous.
'''Manu''' : Je les ai calmés, Gérard.
'''Gérard''' : Alors, je repose la question et c'est moi qui vais décider par qui je commencerai, d'accord ? Donc, avez-vous eu des rapports avec d'autres signes astrologiques, Sylvie ? Sylvie ! ''aucune réponse''. Eh putain, mais c'est quoi, là ? Eh, Fildar, tu commences à me casser les couilles, mais sérieusement, là.
'''Cécile''' : Non, non, non, non, non, on dit pas ça, Gérard, on dit pas ça.
'''Gérard''', ''poursuivant loin de son micro en regardant de travers Phildar'' : Hein ? Sérieusement !
'''Samy''' : Ah, il rigole plus, là, hein ?
'''Gérard''' : C'est sérieux.
'''Gérard''' : Alors, Sylvie ! ''Manu siffle, imitant un larcen, et aucune réponse n'arrive''.
'''Phildar''' : Mais là, j'ai rien fait, mais je suis là, regarde.
'''Gérard''' : Non, non, non, il n'y a personne !
'''Phildar''' : Mais si, ils sont là, regarde.
'''Gérard''' : Eh c'est tous les jeudis, hein ?
'''Sylvie''' : Tout le monde est là, c'est Sylvie, tu m'écoutes.
'''Gérard''' : On s'écoute.
'''Sylvie''' : Bon, oui, ça m'est déjà arrivé d'avoir des relations avec des personnes qui ont des signes astrologiques différents. Ça s'est très bien passé. ''Pendant qu'elle parle, Reego et Manu discutent, micro fermé mais à haute voix, donc on l'entend en bruit de fond invasif''.
'''Gérard''' : Non, mais ça va, là, tous les deux, au standard, Reego et Manu. Vous ne vous faites pas chier.
'''Manu''' : Bon, à vrai dire, un peu, hein ?
'''Gérard''', ''la voix complètement déformée'' : Hé, Phildar, ça commence à bien faire maintenant ! Tu éteins ta merde, là ! Hé, vous êtes cinglés ou quoi, là ? ''Manu et Reego continuent à discuter, cette fois le micro ouvert, de jeux vidéos''. Bon, allez, moi, j'arrête.
'''Phildar''' : Mais non, on n'est pas cinglés, on fait de l'audience.
'''Gérard''' : Non, mais attends, mais c'est quoi, là, ce bordel ? Eh, dégagez tous les deux ! ''la voix reste déformée, il tente de pousser dehors les standardistes, Ma et Phildar évitent, on lance le générique de Rabbit Jacob, le cahot se réinstalle. Les auditeurs rappellent Gérard mais dans le vide''. Donc, on reprend.
'''Sylvie''' : Oui, alors, c'est Sylvie. Oui, donc, je disais que ça m'était bien arrivé
d'avoir des relations avec des signes astrologiques différents. Ça c'était très bien passé, et notamment avec un lion.
'''Samy''' : Et les verseaux ?
'''Sylvie''' : Pas spécialement.
'''Patrick''' : Oui, donc, moi, je vais te dire, j'ai fait l'amour avec, bon, les 12 signes différents. Et à chaque fois, je trouvais pas que c'était exceptionnel, mais à chaque fois, j'ai fait l'amour avec, bon, les 12 signes différents. Sauf pour le taureau, mais bon... Mais, euh... Bon, tu vois, je pense pas que le fait d'être avec un partenaire différent de ton signe soit vraiment... Enfin, influe vraiment sur la relation que tu vas avoir avec ton partenaire.
'''Manu''' : Est-ce que vous nous entendez, là ? Allô ? Allô ? Allô ? Allô ? Oh là là là là là là là là.
'''Samy''' : Allô, c'est Samy ? Est-ce que je peux répondre ?
'''Manu''' : Non, attendez, attendez. Est-ce que vous nous entendez bien tous, là ?
'''Les auditeurs''' : Non, non, non.
'''Manu''' : Vous entendez, Gérard, ou pas ?
'''Les auditeurs''' : Non, non, non.
'''Manu''' : Bon, on va prendre dans l'ordre. Moi, c'est Manu, vous m'entendez ?
'''Les auditeurs''' : Oui !
'''Manu''' : Vas-y Gérard, parle pour voir s'ils t'entendent.
'''Phildar''' : Moi, c'est Phildar, vous m'entendez ?
'''Les auditeurs''' : Oui !
'''Reego''' : Moi, c'est Reego, vous m'entendez ?
'''Les auditeurs''' : Oui !
'''Samy''' : Oui, Reego, on t'aime !
'''Reego''' : Merci, merci.
'''Phildar''' : Vous entendez, Gérard ? Gérard, parle.
'''Gérard''' : Bon, Phildar, t'arrêtes, s'il te plaît, maintenant.
'''Phildar''' : Mais qu'est-ce que je fais ?
'''Gérard''' : Non, t'arrêtes. Tu t'amuses pas avec le micro, parce que là, ça commence à me gonfler. ''larcen''.
'''Jeannot''' : Moi, je fais l'amour seulement de... De mon signe. Je fais seulement l'amour à mon signe.
'''Gérard''' : Cécile.
'''Cécile''' : Eh ben, écoute, moi, comme je t'ai dit, ça dépend des affinités avec les... Tes... C'est surtout une histoire d'onde. C'est électrique, tout ça.
'''Gérard''' : Samy.
'''Samy''' : Ben, moi, Gérard, je suis verso, comme je te disais, et je ne fais l'amour qu'avec des femmes verso.
'''Cécile''' : C'est pas bon, ça.
'''Samy''' : Ah bon, et pourquoi ?
'''Cécile''' : Non, parce qu'il faut toujours avoir un signe opposé à l'autre.
'''Samy''' : Moi, je suis verso, et je sais comment les verso réagissent, donc je fais l'amour avec des verso. Moi, j'ai une fille en boîte de nuit, par exemple, où je fais la connaissance d'une fille. Si elle m'apprend qu'elle n'est pas verso, je... ''Joconde essaie de parler mais est couverte par la tirade de Samy''.
'''Gérard''' : Oh, vous vous taisez, s'il vous plaît !
'''Jeannot''' : Samy, c'est intéressant. Raconte-nous cette histoire.
'''Gérard''' : Bon, ben, regarde l'autre, là-bas. Là, il joue à quoi, là ? Non, mais ça va, tu coupes tout le monde quand il parle.
''Le cahot s'installe, avec les garçons qui parlent fort et Joconde qui crie car elle est couverte.''
'''Gérard''' : Bon, Samy, tu t'écrases ! Bon, allez, conclusions... ''le calme revient''.
'''Joconde''' : Gégé, c'est Joconde !
'''Gérard''' : Non, mais attends, c'est quoi, là, ce bordel ? Je t'écoute !
'''Joconde''' : Moi, j'ai fait l'amour avec plein de signes différents, mais les mieux, c'est les lions et les balances.
''La suite est visuelle, les deux standardistes se parlent, Gérard tentant de les repousser, jette un magazine sur le standard, dans un cahot certain. Les audituers parlent sur les signes astrologiques, Phildar ajoute un écho à la voix de Gérard.''.
'''Gérard''' : PHILDAR !
'''Phildar''' : Ah, excuse-moi, j'étais en train de lire un truc.
'''Gérard''' : Croyez-vous à l'astrologie chinoise ou sur les magazines ? Sylvie ?
'''Sylvie''' : Non, mais, je sais pas, tu peux répéter ?
'''Cécile''' : Je réponds à sa place.
'''Samy''' : Ben, pourquoi ?
'''Gérard''' : Non, non, non, il n'y a pas que tu réponds à sa place, c'est moi qui commande.
'''Samy''' : Ben oui, tout à fait, vas-y, Gérard commande.
'''Gérard''' : Alors, croyez-vous à l'astrologie chinoise ou sur les magazines ?
'''Sylvie''' : Alors, l'astrologie chinoise, ben, écoute, je me suis jamais renseignée, donc je sais pas du tout. Et sur les magazines, spécialement, ça m'amuse plus qu'autre chose.
'''Manu''', ''en grande discussion avec Reego, micro éteint mais assez fort pour faire bruit de fond avec la réponse'' : Le 23 janvier, c'est mon anniversaire, le 23 janvier.
'''Sylvie''' Le 23 janvier ? Donc, t'es Capricorne ?
'''Gérard''', ''un écho dans la voix, tapant sur la table'' : Gênez-vous pas, tous les deux.
''Les auditeurs réalisent que c'est la période d'anniversaire de Manu, le lui souhaitent joyeusement, il a 20 ans. Phildar coupe tout le monde, Manu se montre faussement penaud et déçu qu'on ait coupé cet hommage.''
'''Gérard''', ''bougon'' Conclusion.
'''Cécile''' : Non, mais Gégé, on peut répondre ? On n'a pas répondu à la question.
'''Samy''' : Eh, Gérard, j'ai pas répondu, moi.
'''Joconde''' : Moi non plus, j'ai pas répondu.
'''Cécile''' : Bon, je réponds, c'est Cécile.
'''Gérard''' : Alors, dépêche-toi.
'''Cécile''' : Alors, écoute, qu'est-ce que j'allais te dire ? Bah, écoute, je sais plus ce que j'allais dire, Gégé, tu m'as troublée, là. T'as des ondes positives sur moi.
'''Gérard''' Croyez-vous à l'astrologie chinoise ou sur les magazines ?
'''Cécile''' : Je crois en l'astrologie et dans les magazines, Gégé.
'''Joconde''' : Moi, j'y crois quand ça m'arrange, quand je vais bien. C'est pas la peine de le lire, mais quand ça va pas, je me sens obligée de le lire pour que ça me redonne... me redonne du punch.
'''Gérard''' : Samy ?
'''Samy''' : Bah, moi, Gérard, j'écoute mon horoscope qu'à la radio. Y a que celui-là qui est vrai, les autres, c'est tous des faux.
'''Gérard''' : Patrick.
'''Samy''' : C'est la marabout qui m'a dit, Gérard, je peux y aller ? Eh, j'ai pas terminé, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Non, mais tu permets ?
'''Phildar''' : De toute façon, vous avez tous terminé. Après, Gérard, il va demander chacun votre tour, votre signe, et puis il va vous donner votre astrologie.
''Pendant que les deux standardistes discutent entre eux, sans micro mais fort, les deux auditeurs Patrick et Samy échangent autour de ce dernier point''.
'''Samy''' : Non, non, Patrick, c'est Samy, je peux terminer ?
'''Patrick''' : Attends, Gérard m'a dit que je devais répondre.
'''Cécile''' : Bon, l'oncle Sam, vas-y.
'''Samy''' : Gérard, je voudrais savoir, ton marabout, est-ce qu'il t'a dit qu'il allait gagner la Coupe du Monde ?
'''Phildar''' : Qu'est-ce qui se passe, Gérard, avec le standard ?
'''Gérard''', ''voix déformée'' : Non, non, attends !
'''Cécile''' : Le retour de Dark, Gérard.
'''Samy''' : Dark Vador ? Dark Vador est de retour ?
'''Gérard''', ''voix déformée'' : Je sais que tu t'amuses avec les boutons.
'''Phildar''' : J'en ai pas de boutons, regarde, j'ai une peau de bébé.
'''Gérard''' : Tu te fous de ma gueule ? Éteins ça !
'''Phildar''' : C'est fait.
'''Gérard''' : Jeannot, tu réponds à la dernière question, s'il te plaît.
'''Jeannot''' : Moi, je ne crois pas en toutes ces conneries.
'''Gérard''' : D'accord, si tu ne crois pas...
'''Jeannot''' : C'est mon droit, c'est mon droit.
'''Gérard''' : Bonne nuit, Jeannot. Bonne nuit ! Patrick ?
'''Patrick''' : Oui, donc, moi, déjà, à la base, je ne crois pas aux horoscopes des magazines. Donc, il me serait très difficile de croire en l'horoscope chinois. Mais vu que je n'ai aucune notion de l'horoscope chinois en lui-même, je ne peux pas trop m'étendre sur cette question.
'''Samy''' : Il faut écouter l'horoscope en chinois à la radio, il n'y a que ça qui est vrai.
'''Gérard''' : Alors, Sylvie ?
'''Sylvie''' : Oui ?
'''Gérard''' : Donc, et toi ?
'''Sylvie''' : Et moi, mais j'ai f"jà répondu, Gérard.
'''Gérard''' : Donc, tout le monde a répondu. Bon, alors maintenant, ceux qui croient, ceux qui sont là, donc, Patrick, il est calmé. Et tu vas me le calmer, s'il ne veut pas son signe astrologique, on lui dira au revoir tout de suite.
'''Patrick''' : Mais si, mon signe astrologique, c'est Lyon, Gérard.
'''Manu''' : On accueille Jaco.
'''Jaco''' : J'y crois dur comme fer à l'astrologie.
'''Cécile''' : Je voulais poser une question.Je voulais savoir, Gégé ? Non, mais, une petite parenthèse. Est-ce que t'as une peau de bébé, Gégé ?
'''Gérard''' : Oui.
'''Cécile''' : J'adore les mecs qui ont des peaux de bébé. Elle est douce, ta peau, Gégé ?
'''Gérard''' : Bon, ça y est, terminé.
'''Samy''' : Je voulais savoir si t'avais déjà été voir un marabout ?
'''Gérard''' : Non.
'''Samy''' : Pourquoi ? T'en as peur, ou...
'''Gérard''' : Non, mais, même...
'''Patrick''' : Un marabout de ficelle ?
'''Gérard''' : Bon, qui c'est qui parle, là, derrière ?
'''Samy''' : Non, mais, c'est quand même une question sérieuse. Alors, celui qui déconne derrière, il va gerber, hein.
'''Gérard''' : Non, mais, Manu, ça te dérange pas ?
'''Manu''' : Non, je croyais qu'on était partis sur les jeux de mots, donc...
'''Reego''' : Un marabout yabès, aussi.
'''Manu''' : Un maraboutique, un maraboutien...
'''Gérard''' : Ça te dérange pas, maintenant ? Bon, alors, Sylvie, ton signe astrologique. ''Premiers mots de la chanson des chevaliers du Fiel, acapela : Je te prendrai nu''. Bon, PHildar, s'il te plaît ! Bon, et vous arrêtez, maintenant.
'''Samy''' : Hé, Gérard, tu m'as pas répondu.
'''Phildar''' : Allez, rapide, rapide, on a plus que dix minutes. Allez, hop !
'''Gérard''' : Non, non, il me reste huit minutes, ça va aller vite. Donc, au fur et à mesure, je vous donne... Bon Sylvie !
'''Phildar''' : Chacun votre tour, tu les mets tous hors antenne, et voilà.
'''Gérard''' : Alors, Sylvie !
'''Sylvie''' : Taureau, j'ai dit.
'''Gérard''', ''feuillette le magazine'' : Alors, taureau, taureau, taureau, taureau... Alors, en amour... Alors, les relations natives du début du signe s'améliorent, les conflits s'apaisent.
Mais attention, une nouvelle crise n'est pas impossible.
Dans peu de temps, il faut donc s'efforcer de comprendre l'autre.
Un voyage pourrait être idéal pour retrouver la sincérité.
'''Sulvie''' : Non, non, c'est bien, parce que je vais partir en voyage, donc c'est parfait.
'''Phildar''' : Gérard, il sait des trucs.
'''Gérard''' : Donc, travail argent, pour continuer... Ça, c'était l'amour, hein ? Donc, du bon et du mauvais sont programmés dans ce secteur. Certes, la carrière, les projets ne sont pas très favorables en ce moment. Mais le troisième décan pourrait conclure un bon arrangement financier. S'ils savent agir dans la discrétion, les natifs du deuxième décan assurent leurs arrières.
'''Sylvie''' : C'est exactement ça, brav Gérard.
'''Gérard''' :
'''Sylvie ''' : eh bien c'est exactement ça, bravo Gérard.
'''Gérard''' : Ok. Et santé, détente impératif.
'''Sylvie''' : Oui, ça c'est vrai aussi.
'''Phildar''' : Ça fait 500 balles, Sylvie.
'''Gérard''' : Donc, Sylvie, qu'est-ce que tu as pensé du débat ? En même temps, je fais la conclusion.
'''Sylvie''' : Je trouve que ça a été très sympa. Franchement, c'est un des débats que j'ai préférés. Tout le monde était super sympa et tout. Et je trouve que tu t'es un petit peu calmé.
'''Gérard''' : Ok. Voilà. Ok, je te remercie.
'''Sylvie''' : Mais merci à toi.
'''Gérard''' : Ok. Allez, à la prochaine. Salut. Alors, Patrick, maintenant.
'''Patrick''' : Lion.
'''Gérard''' : Lion. Alors, les Lions, les Lions... Alors, entre étapes... ''bruits dans les combinés téléphoniques''. Bon, Phildar, s'il te plaît, là, c'est pas... T'arrêtes un peu, maintenant.
'''Patrick''' : Vas-y, Gérard, je t'écoute.
'''Gérard''' : Donc, alors, étape sentimentale importante pour les natifs du début du... du deuxième décan. Certains pourraient prendre la décision d'une vie en commun. Si ce n'est pas... Si ce n'est pas... Si ce n'est d'un mariage, début des signes. D'une façon ou d'une autre, le partenaire actif semble lointain, indifférent. On se sent seul. Donc, bon passage professionnel pour le troisième décan. Ses idées sont bien accueillies. Il peut faire équipe quelques freins sur les lieux du travail pour le deuxième décan. Rien de grave. Les associés l'aident qu'on... concrétiser et stabiliser ses projets, sa carrière et pour ta santé, éviter les efforts physiques. Donc, qu'est-ce que tu as pensé du débat ?
'''Patrick''' : Ce que j'ai pensé du débat, c'était très instructif.
On a pu échanger pas mal d'opinions puisque les... les protagonistes du débat ont de très bons raisonnements les uns comme les autres et je trouvais que c'était l'un de tes meilleurs débats.
'''Gérard''' : D'accord. Ok, je te remercie. Allez,
à la prochaine.
'''Phildar''' : À la semaine prochaine. Ouais.
'''Gérard''' : Cécile ! ''silence''. OH vous me mettez Cécile !
'''Phildar''' : Manu, putain !
'''Cécile''' : Je suis poisson !
'''Gérard''' : Le calme règne dans l'université
sentimentale et certains ne s'en plaindront pas. Ils se reposent peut-être du récent climat un peu trop passionné à leur goût. ''Phildar émet des bruits de pet avec sa bouche''. Merci pour celui qui s'amuse à péter.
'''Cécile''' : Gérard, j'ai rien compris.
'''Phildar''' : Ouais, ben... T'inquiète pas, moi non plus.
'''Cécile''' : Gérard, tu peux répéter parce que j'ai pas suivi...
'''Gérard''' : Ouais, non mais attends, il me reste quatre minutes et il y a encore...
'''Cécile''' : Ben vas-y, moi j'ai besoin que de l'amour, c'est tout, ne me dis rien d'autre.
'''Gérard''' : Alors, se protéger du froid.
'''Cécile''' : Non, j'ai dit amour, Gérard, j'ai pas dit santé. Ben ben...
'''Gérard''' : Oh, ouais, je viens de te le dire. Ils se reposent peut-être d'un récent climat un peu trop passionné à leur goût. Les amis sont le refuge des natifs
du deuxième décan, mais attention de ne pas mêler argent et amitié. Voilà. Donc, qu'est-ce que t'as pensé du débat ?
'''Cécile''' : Ben écoute, j'ai pensé du débat, c'était bien, je me suis bien amusée, et puis comme toujours, Manu, c'est le meilleur, et Gérard, c'est le meilleur. Gérard, un peu moins, mais bon, c'est bon, quoi.
'''Gérard''' : Ok, ben tu vas revoir...
'''Manu''' : 23 janvier, mon anniversaire pour aujourd'hui, hein, merci.
'''Cécile''' : Et je vous embrasse, joyeux anniversaire, Manu.
'''Gérard''' : Samy ?
'''Samy''' : Je suis verso, Gérard.
'''Phildar''' : Verso litaire ?
'''Samy''' : Oui, tout à fait.
'''Gérard''' : Ouf, dans un climat sentimental,
plus serein que les natifs du premier décan, abordent l'année nouvelle, attention, ce déchaînement de passion pourrait de nouveau se déclarer d'ici à quelques semaines. Tous les signes évoluent à l'aise dans son environnement.
'''Samy''' : Oh, c'est ma passion pour toi, Gérard.
'''Gérard''' : Les natifs du troisième décan continuent sur leur lancée vers leur réussite et des succès. Un accord professionnel pourrait concrétiser cette tendance très dynamique. Le deuxième décan sait très bien canaliser, cette énergie. Il a même progressé vers les buts. Tous les signes sont... Tous les signes sont en forme. Voilà. Et qu'est-ce que t'as pensé du débat ?
'''Samy''' : Ah, très bien, Gérard. Un très bon débat, un très bon sujet. Je voulais juste te demander, savoir, dans ton horoscope, qui va gagner la Coupe du Monde de football ?
'''Gérard''' : Ah, là, je sais pas.
'''Samy''' : Tu peux pas me le dire ?
'''Gérard''' : Non, parce que je suis pas amateur de foot.
'''Samy''' : Ah, mais c'est pas marqué dans l'horoscope ?
'''Gérard''' : Non.
'''Samy''' : C'est un horoscope qui vient d'où ?
'''Gérard''' : D'un magazine.
'''Phildar''' : D'un magazine télé, hein.
'''Samy''' : Ah, c'est un magazine télé.
'''Phildar''' : Si tu veux le retrouver, tu sais où tu vas.
'''Gérard''' : Donc, voilà, Samy.
'''Samy''' : Eh ben, Gérard, je te souhaite une bonne soirée. Et puis, félicitations pour tes sujets. Et à la semaine prochaine.
'''Gérard''' : OK. Joconde.
'''Joconde''' : Moi, je suis verso, donc je viens d'entendre. Et donc, voilà.
'''Gérard''' : Ben, OK. Ben, je suis désolé.
'''Manu''' : C'est pas grave, t'as qu'à dire que t'es balance.
'''Phildar''' : Conclusion du débat, quand même.
'''Reego''' : Et toi, Gérard, toi.
'''Joconde''' : Ben, moi, j'ai trouvé ce débat excellent. Je trouve qu'il y avait une super ambiance. Bon, des fois, un peu le bordel avec le standard, quoi. Mais je t'ai trouvé super ce soir. C'est peut-être Sandy qui t'a rendu comme ça. Mais j'espère qu'il y aura plein de débats qui se passeront aussi bien.
'''Gérard''' : OK, je te remercie. Au revoir. Jaco.
'''Jaco''' : Madame Irma, donc, je suis Sagittaire. Je vais trouver du taf ?
'''Gérard''' : Ah, ben, attends, je vais te le dire. Alors, Sagittaire, c'est encore l'environnement proche très aimé qui permet à l'ensemble des signes de s'épanouir. On y est populaire et on joue les leaders. Le tout début du premier décan séduit. Les natifs du deuxième décan s'établissent solidement dans leurs liens actifs. Travail et argent, les contacts, entretiens, cours, voyages sont toujours... sont toujours au programme. Très, très favorables. Les études et les stages permettent des succès.
Les natifs du troisième décan pourraient signer un accord, un contrat qui renflouerait leurs finances.
Deuxième décan. Une deuxième... Une deuxième...
'''Jaco''' : Excuse-moi, Gérard, c'est quoi cette histoire de décan ?
'''Gérard''' : Ben, c'est... C'est des décans, ça dépend de...
'''Phildar''' : De où, aussi ? De quand et d'où.
'''Manu''' : De comment aussi, je crois.
'''Gérard''' : Bon, non, mais attends, Manu, s'il te plaît.
'''Max''' : Mais Caen, c'est pas une ville, Gérard, au départ ?
'''Manu''' : C'était pour expliquer.
''Bart, animateur succédant à Gérard sur la grille, entre dans le studio''.
'''Gérard''' : Non.
'''Max''' : Il y a des décans aussi, de camp.
'''Gérard''' : Mais non !
'''Bart''' : Les rillettes de Caen, par exemple.
'''Gérard''' : Mais non ! Ouais, mais c'est bon, Bart.
'''Manu''' : La moutarde de Dijon et les saucisses de Strasbourg.
'''Gérard''' : Si tu veux, je vais te laisser finir, comme ça.
'''Phildar''' : Bon, t'arrêtes les embrouilles, Bart, c'est bon.
'''Gérard''' : Et toi, tu te tais, merci.
'''Manu''', ''se mouche bruyamment, micro ouvert'' : Pardon, excusez-moi.
'''Jaco''' : J'aimerais que tu me répondes sérieusement, quand même, parce que...
'''Gérard''' : Non, mais deuxième décan...
'''Jaco''' : C'est important, c'est mon avenir, quand même.
'''Gérard''' : Ouais, mais deuxième décan, ça dépend déjà du quel mois que t'es.
'''Jaco''' : Moi je suis du mois de décembre.
'''Gérard''' : Décembre, ouais, mais quel mois, quel jour ?
'''Jaco''' : Premier, premier.
'''Gérard''' : Premier décembre, bon, c'est ça, c'est le premier décan, à mon avis.
'''Jaco''' : Ah, premier décan.
'''Phildar''' : Voilà, Tony, bonne nuit.
'''Gérard''' : Voilà, et puis, pour la santé, que je termine, deuxième décan, fatigue, voilà.
'''Jaco''' : Fatigue ? Donc, je pourrai participer, quand même, la semaine prochaine, même si je suis fatigué ?
'''Gérard''' : Non, si t'es fatigué, tu participeras pas.
'''Jaco''' : Oh, ben, j'aurai la pêche, alors.
'''Gérard''' : Ouais, ben, j'espère.
'''Gérard''' : Bon, ben, je voulais te souhaiter une bonne soirée, quand même. Puis, peut-être demain, à la loco.
'''Gérard''' : Non, ben, j'y vais pas, malheureusement.
'''Jaco''' : Moi, j'irai, moi.
'''Gérard''' : Ben, c'est bien. Donc, ben, sur ce, le deuxième débat, s'est...
'''Phildar''' : S'est bien passé, hein, comment ?
'''Manu''' : C'était super bien, ce soir.
'''Gérard''' : Non, c'était un peu bordel.
'''Phildar''' : C'était bien sympa, on s'est bien marrés.
'''Gérard''' : C'était un peu le bordel avec Manu.
'''Manu''' : Non, c'était bien.
'''Phildar''' : Oh, non, c'était bien.
'''Reego''' : Il y a même un moment où t'as été beau.
'''Manu''' : Oh, la vache.
'''Reego''' : Non, mais sérieux, je t'ai regardé à la télé, t'étais beau.
'''Manu''' : Dis pas des trucs comme ça, dis pas des trucs comme ça.
'''Gérard''' : Donc, voilà, donc, vous allez retrouver la nuit sans pub avec Bart et puis les fun embrouilles.
'''Phildar''' : Non, c'est fini, ça, Gérard.
'''Gérard''' : Et puis, je vous retrouverai peut-être la semaine prochaine si ça s'est calmé avec ce que j'ai dit en début d'émission. Donc, ben, sur ce, je vous dis à la semaine prochaine et puis...
'''Phildar''' : Et on se quitte avec quoi ?
'''Gérard''' : On se quitte avec un remix et puis c'est tout.
''Une musique est lancée''.
== Le débat sur les stations ==
=== Contexte ===
Nous sommes le 29 janvier 1998. Le format de l'émission semble désormais stabilisé : Gérard a réussi à se passer d'Olivier, le trouble-fait des effets techniques, remplacé de manière plus permanente par Phildar. Manu, seul au standard, est parfois entouré de Reego. C'est d'ailleurs un peu lui qui, en lien privilégié avec les « habituels », que sont alors surtout Tony, Franck (Ultraman), Rita et quelques autres, devient une sorte de chef d'orchestre. Ralentissant le mouvement lorsque l'émission s'emballe, l'accélérant quand elle se refroidit, c'est un peu lui qui, aux côtés de Phildar qui amplifie par des commentaires remarquables et des initiatives sonores à succès, donne la température à l'émission. Ce nouveau foramt, moins bruyant, moins vulgairte, donne toute sa place à gérard dans son expression. Si bien qu'il prend cette place et trace alors magnifiquement des tableaux surréalistes. Tableaux d'autant plus simple qu'il est emmené sur des sujets hors de son champ de prédilection. Ce soir-là, ce débat a été écrit par Fesse de Babouin, comme de nombreu autres. Il est probable qu'il l'ait aidé à écrire l'autre, d'ailleurs, sur un sujet que Max a suggéré mais qu'il ne connaît pas le moins du monde.
Le point d'histoire ici, c'est de rappeler que Reego était assistant d'antenne sur Funradio depuis 1997. Mais il passait ses nuits dans les studios. Il semble aujourd'hui inconcevable de voir des gens passer autant de temps sur leur lieu de travail. On aura l'occasion de le redire, quand on verra toute l'équipe présente en direct la veille de Noël, mais cette époque était celle du métier passion, où chcaun sacrifiait un peu de sa vie personnelle, car la radio leur offrait une ambiance amicale, du matériel et des ressources musicales inestimables et uniques, à une époque où l'accès à tout cela était très difficile pour des amateurs. Ironiquement, on notera d'ailleurs que cela n'a empêché personne de faire sa vie, généralement au début des années 2000, avec femme et enfants.
Comme d'habitude, l'émission commence par une libre antenne avec les auditeurs : Constant, auditeur auteur de nombreuses productions sur le personnage de Gérard, propose une fausse lettre/poème d'excues face au harcèlement de Gérard. Tout en rappelant les faits de harcèlement subis par l'animateur, il lui adresse un message pour son personnage, d'une violence certaine, que Gérard ne comprend tout simplement pas. Surpris, Max feint l'agacement sur la violence du message, avant de se rendre compte que Gérard n'a pas compris et donc, d'abonder dans le sens de l'histoire : de belles excuses qu'il faut transmettre par courrier chez Gérard. Max passe immédiatement au registre ironique en soulignant combien le texte « est limpide » et sans ambiguïté. Cette réconciliation aboutit immédiatement à la reprise des sketchs autour de courrier, des habituels, etc.
On retrouve également les fameuses statistiques de Goldorak, agaçant toujours Gérard et amusant toujours beaucoup Max. Goldorak et les habituels commencent à tisser de vrais liens avec l'équipe d'animateurs. Ce lien se concrétisera par une venue directe et physique dans les studios de la radio en février. Nous y reviendrons. Chose inédite, Goldorak, devenu Goldo, fait son apparition au cœur des débats, en tant que participant.
Le courrier est à l'honneur, les fausses excuses de Manu, bref tout y passe. Max commence à donner d'utiles conseils à Gérard : face au courrier reçu chez lui, il n'a qu'à le jeter sans le lire. On apprend, ce soir-là, que Sandy vient de s'installer chez Gérard. Elle vit donc désormais avec lui. Le couple est né. Elle est encore présente dans le studio, silencieuse et immobile, mais hilare face au courrier. Elle commence à trouver le jeu à l'encontre du personnage de Gérard plutôt amusant. C'est une première bascule pour elle.
Autre bascule fondamentale, Goldorak, devenant Goldo, fait sa première apparition hors des statistiques, il devient un acteur des débats. Ce sera son premier d'une très longue série qui, comme Tony, Mégane et Arnet, le conduira jusqu'à la fin de cette épisode de l'histoire en 2002.
C'est également dans cette émission que, constamment, l'équipe donne à Gérard des titres ubuesques à lire. Cette pratique, qui ne quittera plus jamais l'émission, sera, à terme, l'une des plus belles preuves que gérard était parfaitement conscient de ce qu'il se passait autour de lui et l'acceptait comme contrepartie du bénéfice qu'il tirait de son rôle. Sans avoir joué un rôle purement fictif, il en jouait un, qu'il assumait, mais nous le verrons lors du débat approprié.
=== Les personnages ===
* Gérard Cousin : Gérard
* Franck Bargine : Max
* Manu et Phildar
* Pauline, Stéphanie, Barbara
* Rita : Nicole
* Mégane : Marie-Monique, Bénédicte
* Fred, Curedent
* Goldo : Cédric, Albator, Xor, Éric, Patrick
=== Transcription ===
''[Sandy est assise près de Gérard, immobile et silencieuse]''.
'''Gérard''' : Donc, bonsoir à tous, nous, nous voilà partis pour au moins durer jusqu'à 4 heures, si tout se passe bien. Donc, les deux thèmes de débat ce soir, c'est sur le ping-pong et les stations service. Alors, si vous voulez nous joindre, c'est toujours le 0803 08 5000 et 0800 70 5000, et toujours le 3615 code Funradio rubrique direct. Donc, on accueille Pauline.
'''Pauline''' : Salut Gérard.
'''Gérard''' : Bonsoir. Nicole. Marie-Monique. Fred. Curedent. Et Cédric. Donc, alors, la première question sur les stations. Allez-vous souvent dans les stations service ?
'''Marie-Monique''' : Oui.
'''Gérard''' : Oui qui ?
'''Marie-Monique''' : Oui, Marie-Monique. Je vais faire le plein, donc, ouais, j'y vais.
D'accord.
'''Pauline''' : Ouais, c'est Pauline, ouais. Ouais, non, moi, j'y vais jamais,
mais sauf pour acheter de la bouffe, ouais, j'y vais, ouais.
'''Gérard''' : Hum. Nicole.
'''Nicole''' : Ouais, ben moi, j'y vais. Je vais dans les stations service et pour faire le plein et pour rencontrer de jolis garçons.
'''Gérard''' : D'accord. Fred.
'''Fred''' : Ben, écoute, moi, j'y vais simplement pour gagner des cadeaux, tu sais, des assiettes, tout ça, les bons, les peluches. J'en ai 50 chez moi.
'''Gérard''' : Hum. Cure-dents.
'''Curedent''' : Moi, j'y vais pour aller aux chiottes.
'''Gérard''' : Hum. D'accord. Et Cédric ?
'''Cédric''' : Ouais, ben, j'y vais, ben, quand j'ai besoin d'un service, quoi, d'un coup de main.
'''Gérard''' : D'accord. Non, mais attendez pas que je vous demande à chaque fois pourquoi vous y allez, hein. Parce que là, vous commencez à me les gonfler, là, déjà, dès le début, hein.
'''CUredent''' : Ah, on t'entend mal, Gégé.
'''Gérard''' : Ouais, ben, vous m'entendez mal, vous n'avez qu'à vous réveiller aussi un peu, hein, parce que ça...
'''Fred''' : Ben, pour les peluches, Gérard, de toute façon.
'''Gérard''' : Ouais, ben, peut-être, mais c'est pas... Y a pas que ça, hein, pour...
'''Fred''' : Ah, si, y a que ça.
'''Pauline''' : Et toi, tu vas pour quoi, toi ?
'''Gérard''' : Ben, moi, j'y vais, c'est pour... Bon, j'ai pas... ''[sonnerie d'un vieux téléphone fixe à cadrant]''. Eh, qui c'est qui s'amuse à ça, là ?
'''Nicole''' : C'est chez toi, ça, Gégé ?
'''Gérard''' : Oh, c'est qui, là, qui s'amuse avec un téléphone, là ? C'est qui qui joue avec un téléphone ? Mais si ça joue comme ça, ça va sauter d'entrée, hein. Je vous préviens d'entrée.
'''Pauline''' : C'est Sandy, c'est Sandy.
'''Gérard''' : La première qui recommence à ça, je vais virer les trois nanas, je vais en reprendre d'autres. Faites gaffe à vous.
'''Cédric''' : Attention les filles, attention.
'''Gérard''' : Donc, pendant l'été, avez-vous été dans les stations thermales ?
'''Phildar''' : C'est quoi une station thermale, Gégé ?
'''Gérard''' : Une station thermale, c'est de... Bon, ben, c'est un truc pour... Thermale. Une station thermale, c'est une station thermale.
'''Phildar''' : C'est pour prendre la température ? Ah ouais, d'accord.
'''Gérard''' : Pas spécialement.
'''Nicole''' : Moi, j'y vais, c'est pour soigner mon rhumatisme. Donc, j'ai les os un peu fragiles et puis, moi, je me fais... On me fait des massages avec de la boue et de l'argile. Tout ça, c'est cool, quoi. Les jets de douche tout froid dans le dos. Ouais, ça me remet d'applomb parce que je souffre de rhumatismes, voilà.
'''Gérard''' : D'accord.
'''Fred''' : Là, c'est Fred, là. Ouais, ben, moi aussi, j'y vais aussi pour me relaxer, me décontracter et tout. Puis, ils font souvent des promos aussi pour les cadeaux et j'en ai eu pas mal, quoi, là-bas.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Eh, Fred, tu dégages. Non, non, Fred, tu dégages parce que... Dans les stations thermales, je n'ai jamais vu de cadeaux.
'''Fred''' : Si on peut gagner à la télévision dans des jeux toute une semaine.
'''Gérard''' : Ouais, mais si tu regardes trop la télé, mon pote.
'''Fred''' : C'est vrai, Gérard. Une semaine dans une station, c'est pour ça qu'il existe.
'''Pauline''' : Ouais, moi, j'ai gagné un bon 100 balles, moi.
'''Gérard''' : Ouais, mais il y en a qui regardent trop les pubs à la télé.
'''Curedent''' : Je vais souvent à Deauville, moi.
'''PHildar''' : Excuse-moi, Gégé, il y a une question d'un mec au standard qui vient de m'appeler. Il me demande si on peut faire le plein dans une station thermale.
'''Gérard''' : Non.
'''Nicole''' : Ben, si.
'''Gérard''' : Le plein de quoi ?
'''Fred''' : Le plein de forme.
'''Nicole''' : Le plein d'essence, de plomb, de gazole, du coup.
'''Gérard''' : Ben oui, c'est ça. Dans une station thermale, tu vas faire le plein de gasoil, toi. Non, mais tu es complètement chtarbée, Nicole.
'''Manu''' : Tu prends des bains au gasoil.
'''Gérard''' : Ouais, tu prends des bains plutôt au gasoil. Curedent.
'''Curedent''' : Je vais à Deauville, moi.
'''Gérard''' : Attends 5 minutes. Phildar, s'il te plaît.
'''Phildar''' : Oui, Gérard.
'''Gérard''' : Tu me réveilles, là ? Tu me les réveilles ? Curedent et puis Cédric, là, il faudrait peut-être qu'ils se réveillent un peu, là.
'''Phildar''' : Je leur file quoi ? Un petit Banania ?
'''Gérard''' : Monique, là, vous vous réveillez, là, ou quoi ?
'''Phildar''', ''[hurle hors micro]'' : Oh, tu te réveilles !
'''Marie-Monique''' : Ben, moi, je vais dans les clubs échangistes thermales. Tu fais ton truc dans la boue, tu fais des trucs sous la douche et c'est vachement... Ça relaxe.
'''Gérard''' : D'accord.
'''Pauline''' : Ouais, moi, non, moi, je vais en thermale mais pas en station, moi.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Pauline''' : C'est-à-dire, ben, je vais en thermale mais pas en station, quoi.
'''Gé"rard''' : il y a des stations... Il y a des stations thermales, mais explique pourquoi que tu vas pas en station thermale ?
'''Pauline''' : Parce que je vais en thermale et pas en station.
'''Gérard''' : Mais alors, mais pourquoi ? Explique !
'''Pauline''' : Non, parce que station, moi, c'est station de ski, mais non, moi, je vais pas en station, quoi. En thermale, c'est tout.
'''Gérard''' : Mais il y a station de ski et station thermale, hein. Je suis désolé.
'''Cédric''' : Il y a station thermique.
'''Phildar''', ''[crie hors micro]'' : Mais n'importe quoi, les auditeurs !
'''Cédric''' : Ben, les bains douche, les bains thermaux, tout ça.
'''Gérard''' : Non, mais il y en a... Là, je crois que vous êtes en train de dormir, là, pour l'instant.
'''Cédric''' : Les bains turcs, tu connais ou pas ?
'''Gérard''' : Non. C'est qui qui dit ça ?
'''Cédric''' : C'est Cédric.
'''Gérard''' : Non, je connais pas.
'''Nicole''' : Et Gégé ? C'est Nicole. Tu t'es jamais fait masser dans une station thermale ? T'es jamais allé ?
'''Gérard''' : Non.
'''Nicole''' : Ah ben, c'est très relaxant, hein.
'''Curedent''' : moi je vais dans les hammam pour les hommes.
'''Phildar''' : C'est quoi un hammam, Gérard ?
'''Gérard''' : Un hammam, c'est un truc pour se relaxer, qu'on accroche aux arbres. ''[hilarité générale]''. Fred ! Fred !
'''Nicole''' : C'est un hamac, ça !
'''Gérard''' : Fred !
'''Marie-Monique''' : T'es vraiment trop bête, Gérard.
'''Gérard''' : Bon ben... Attends, qui c'est qui vient de dire que j'éttais trop bête ?
'''Pauline''' : C'est Nicole.
'''Nicole''', ''[outrée]'' : Ça va pas, non ? Tu te calmes, ma pauvre.
'''Gérard''' : J'en connais, tout à l'heure, qui vont gerber.
'''Fred''' : Calmez-vous, les enfants.
'''Gérard''' : Fred, tu te réveilles !
'''Fred''' : Ouais, je suis là, y a pas de problème. Écoute, moi, ouais, je suis dans la station thermale, j'y vais souvent, ouais, parce que je te dis que c'est relaxant, c'est agréable et y a plein de femmes, quoi.
'''CUredent''' : C'est vrai que c'est bandant, quand même.
'''Gérard''' : Eh dis donc, vous êtes pas... Au premier débat, vous dormez un peu, là. ''[bruit de klaxon de voiture]''.
'''Marie-Monique''' : J'arrive.
'''Gérard''' : Eh oh, qui c'est qui s'amuse, là ?
'''Marie-Monique''', ''[réagissant à un nouveau bruit de klaxon émis par le studio]'' : T'attends deux secondes, j'arrive.
'''Gérard''' : Qui c'est, là ?
'''Marie-Monique''' : Je suis au téléphone là, t'attends. ''[nouveau bruit de klaxon]''
'''Marie-Monique''' : T'attends deux secondes, j'arrive.
'''Curedent''' : Putain, mais ferme ta fenêtre, sans déconner.
'''Pauline''' : Vas-y, fais la question suivante, hein.
'''Gérard''' : Non, mais attends, moi, je veux savoir qui c'est qui s'amuse à klaxonner derrière.
'''Pauline''' : Mais on s'en fout.
'''Curedent''' : C'est dehors, Gégé, elle a pas fermé sa fenêtre.
'''Gérard''' : Bon, pensez-vous qu'il n'y a pas assez de place de stationnement ?
'''Fred''' : Ah, t'as bégayé, on comprend rien.
'''Gérard''' : Pensez-vous qu'il n'y a pas assez de place de stationnement ?
'''Fred''' : Où ?
'''Gérard''' : Partout.
'''Pauline''' : Dans les stations thermales ?
'''Curedent''' : Non, dans les stations de ski.
'''Gérard''' : Soit dans les stations de ski ou quand y a des matchs.
'''Cédric''' : Une station de ski, c'est pas fait pour se garer, hein.
'''Fred''' : Alors, je suis allé au Stade de France et on m'a volé ma voiture.
'''Nicole''' : Ça fait de la bonne pub, hein.
'''Gérard''' : Ça fait une superbe pub, hein, Fred.
'''Fred''' : Écoute, je sais pas, hein.
'''Gérard''' : Je te parle des places de stationnement, je te demande pas si on t'a piqué ta voiture.
'''Fred''' : Ah, mais je l'ai retrouvée, hein. Je l'avais mal garée, quoi.
'''Nicole''' : Moi, je dis qu'il n'y en a pas assez, hein.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Nicole''' : Bah, écoute, aux heures de pointe, à n'importe quelle heure, c'est toujours plein. Et, euh... C'est chiant, quoi. T'es obligé de descendre ta voiture et de la garer n'importe où.
'''Fred''' : Tu la gares où tu veux. Tu t'en fous.
'''Curedent''' : Ah, tu viens en métro ?
'''Nicole''' : Sous un arbre, tu te trouves des coins isolés, hein, parce qu'il n'y a pas assez de place.
'''Curedent''' : Ouais, bah, moi, je trouve qu'il y a trop de places de parking, ouais. Il y a trop de pollution.
'''Cédric''' : Non, non. Il n'y en a pas assez. Tu te fais embarquer ta voiture à la fourrière. Tu la retrouves, elle est avec des Pékinois, des Tekel, des Clébard, et tout ça.
'''Gérard''' : Curedent, tu te réveilles ?
'''Curedent''' : Bah, je t'écoute.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Curdeent, tu dégages. Allez, là ce coup-là, tu m'énerves.
'''Phildar''' : Mais pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a fait ?
'''Gérard''' : Mais attends, je lui pose la question,
'''Phildar''' : Mais c'est Curedent qui avait répondu et tu demandais à Cédric.
'''Cédric''' : Mais non, c'est Cédric qui avait répondu.
'''Phildar et Cédric''' : Oh là là.
'''Gérard''' : Ouais, mais je pense qu'ils dorment, là, ce soir. Eh, Pauline, là, tu te réveilles ou quo ?
'''Pauline''' : Ouais, ouais, c'est bon, je suis réveillée, ouais. Vas-y, tu peux répéter la question, s'il te plaît ?
'''Gérard''', ''[agacé]'' : Eh, tu te fous de moi, là, ou quoi, Pauline ?
'''Nicole''' : Est-ce qu'il y a assez de places ?
'''Gérard''' : Pensez-vous qu'il n'y a pas assez de places ? Eh, c'est quoi, là,
ce bruit, là ? (''on entend, en bruit de fond de Pauline, un bruit de moteur type ventilateur ou appareil ménager qui tourne, bruyamment'').
'''Phildar''' : Mais c'est un mec avec... C'est un routier, c'est routier. C'est... Curedent, c'est un routier, il est en camion, je ne sais pas.
'''Curedent''' : Va fermer ta fenêtre, sans déconner.
'''Cédric''' : T'appelles une station service, ça tombe bien.
'''Gérard''' : D'accord. Bon, alors, Pauline ? Pensez-vous qu'il n'y a pas assez de place de stationnement ? Réveille-toi, s'il te plaît.
'''Pauline''' : Oui, il y en a assez, ouais, il y en a assez, ouais, mais il y a trop de voitures.
''Un extrait des petites anonces de Elie Semoun est lancé, disant le mot « Bonjour ». Amusés, deux auditeurs répètent le mot avec son accent russe''.
'''Gérard''' : Bon, ouais, je sens que ça va pas... Curedent, il va sauter, lui.
'''Phildar''' : Mais Curedent, je l'ai mis en attente, c'est même pas lui, alors arrête de dire des conneries.
'''Gérard''' : Bon, alors, c'est qui ?
'''Phildar''' : J'en sais rien.
'''Marie-Monique''' : Moi, je trouve qu'il n'y en a pas assez, parce que quand je vais à Inter ou quand je vais à Mamout, il n'y a jamais de place pour se garer, t'es loin, et puis c'est chiant, il n'y a pas assez de place.
'''Pauline''' : Mais tu vas en vélo, hein.
'''Marie-Monique''' : En vélo, quand tu vas faire tes courses, c'est pas pratique.
'''Pauline''' : Eh ben, tu prends un sac à dos.
'''Cédric''' : T'as le caddie.
'''Gérard''' : Ben ouais, ben voilà, tiens. C'est qui qui vient de dire ça ?
'''Cédric''' : C'est Cédric.
'''Gérard''' : Ouais, ben... Avec un caddie, tu peux aller jusqu'à ta voiture, quand même.
'''Pauline''' : Mais non, mais tu prends tes patins à roulettes et tu pousses le caddie avec tes patins.
'''Marie-Monique''' : Mais même, c'est chiant, tu tournes trois heures, il y a des connards...
'''CUredent''' : Tu piques le caddie d'une vieille dans le supermarché, ça suffit.
'''Pauline''' : Ouais, mais de toute façon, t'as des klaxons sur les caddies, maintenant.
'''Gérard''' : Comment ? Hein ? T'as des klaxons, maintenant, sur les caddies. Ah bon c'est nouveau ça.
'''Marie-Monique''' : Ouais, ben si, hein. Tu vas à Mamout, il y a des klaxons sur les caddies. Il y a des feux rouges, même, maintenant, entre les allées.
'''Cédric''' : Maintenant faut même un permis. T'as ton permis de caddie, Gégé, ou pas ?
'''Gérard''' : Ouais.
'''Cédric''' : T'as ton permis de caddie ? Ah, c'est cool.
'''Marie-Monique''' : Priorité à droite et tout. Putain, tu te fais aligner, en plus.
'''Gérard''' : Ouais, mais ça, de toute manière, il y a des feux rouges, maintenant, s'ils mettent des feux rouges, c'est parce qu'il y a eu sûrement des accidents.
'''Marie-Monique''' : Des accidents mortels, c'est sûr.
'''Nicole''' : T'as ton permis de caddie depuis quand ?
'''Gérard''' : Ben, depuis... Depuis peu.
'''Nicole''' : Ah, depuis peu. Ah ouais, parce qu'au fait... Ben ouais, parce que moi, je l'ai pas encore passé, j'aimerais bien le passer, quoi.
'''Curedent''' : T'as quoi comme voiture, Gégé ?
'''Gérard''' : J'en ai pas.
'''Cédric''' : Tu fais des dérapages au frein à main avec ton caddie, Gégé ?
'''Gérard''' : Non, je le balance dans les jambes des gens.
'''Cédric''' : Est-ce que, sur ton caddie, Gégé, t'as fait du tuning, si t'avais mis des jentes larges, un pot chromé, tout ça ?
'''Gérard''' : Non.
'''Marie-Monique''' : T'as la CB ?
'''Gérard''' : Non.
'''Gérard''' : Bon, on continue, là, parce que ça commence à dormir et j'aime pas trop. Pourquoi moins de places de stationnement pour la Coupe du Monde ?
'''Cédric''' : Ben, c'est parce qu'on veut pas qu'en fait, si tu veux, les gens, ils vont venir de partout, du monde entier, t'sais, d'Amérique du Sud, tout ça. Et s'ils viennent tous avec leur caddie, ça va être le bordel. Donc, s'il y a pas beaucoup de place de stationnement, ben, ils viendront pas avec leur caddie.
'''Gérard''' : On parle pas de caddie, on parle de voiture pour l'instant.
'''Cédric''' : Ah, bon, excuse-moi.
'''Marie-Monique''' : Ben, c'est la même chose, en fait, hein. S'ils viennent... C'est Marie-Monique. S'ils viennent avec leur caisse, c'est clair, hein. Y aura pas de place. Imagine 80 000 places. Tu les mets où ?
'''Curedent''' : Faut y aller en TGV.
'''Marie-Monique''' : Ouais, mais tu le gares où ton TGV.
'''Cédric''' : Mais tu vas en hélico... pénard.
'''Nicole''' : Ben, écoute, comme tu sais, à la Coupe du monde, y aura le monde entier qui va venir, donc... L'Alaska, l'Amérique du Sud, tout ça. Et donc, chacun va venir avec son tracteur, son vélo, sa brouette...
'''Fred''' : Ça va être le bordel.
'''Nicole''' : ... son caddie et tout, quoi.
'''Gérard''' : Attendez a5 minutes, s'il vous plaît.
'''Manu''' : Sur Minitel, on nous demande... Tu as quoi comme permis ? 39 ou 44 tonnes ?
'''Gérard''' : 19.
'''Phildar''' : Christine, c'était une 19 tonnes ?
'''Manu''' : Elle faisait plus, hein.
''Le bruit de moteur reprend, intensément.''
'''Gérard''' : Eh, Curedent ! Curedent, s'il te plaît. Tu fermes ta glace ou t'arrêtes ton moteur.
'''Nicole''' : Gégé ? Je voulais savoir à quel âge t'as appris à conduire ? Je veux dire, je parle de voitures, quoi.
'''Gérard''' : C'était à 19 ans.
'''Nicole''' : À 19 ans ? La première fois que t'as pris le volant, c'était à 19 ans ?
'''Marie-Monique''' : Tu l'as eu au bout de combien de fois, ton permis ?
'''Gérard''' : Du premier coup.
'''Nicole''' : Ah, tu l'as eu du premier coup ?
'''Manu''' : Comme quoi, tout le monde peut l'avoir hein.
'''Cédric''' : Eh, Gégé, t'aimerais bien faire de la route ? ça te brancherait ?
'''Gérard''' : Ben, si j'en ai l'occasion, pourquoi pas.
'''Pauline''' : Je peux te prêter mon vélo, si tu veux.
'''Fred''' : t'as que le permis camin, c'est tout ?
'''Gérard''' : Non, j'ai le permis voiture et tout.
'''Fred''' : Ah, OK. Et moto ?
'''Gérard''' : Euh...
Jusqu'à 80 cm3. Ah ouais, Gégé !
'''Cédric''' : et tricycle ?
'''Fred''' : Et scooter des mers ? Sous-marin ?
'''Gérard''' : Non plus, mais ça, c'est des permis spécial.
'''Marie-Monique''' : Est-ce que t'aimerais avoir un permis spécial, tu vois, un permis d'hélico, n'importe quoi, pour t'évader ?
'''Gérard''' : Non, pas du tout. Bon, Pauline ?
'''Pauline''' : Oui, mon amour.
'''Gérard''' : Tu te calmes. Tu te calmes, Pauline.
'''Pauline''' : Oh, excuse-moi.
'''Cédric''' : Ça va être un drame.
'''Fred''' : Il est maqué maintenant.
'''Cédric''' : On rigole plus, les filles.
'''Gérard''' : Pauline ? Alors, tu te réveilles ?
'''Pauline''' : Attends, mais moi, j'ai parlé, ça y est. J'ai parlé du salon de l'automobile et tout.
'''Gérard''' : Bon, Nicole ?
'''Nicole''' : Écoute, Gégé, je t'ai dit. Chacun va venir avec son moyen de locomotion.
'''Pauline''' : Il faudrait peut-être que t'écoutes aussi, Gégé.
'''Gérard''' : Fred ?
'''Fred''' : Ouais, tu vas venir comment au stade ?
'''Gérard''' : Moi, j'y vais pas.
'''Cédric''' : Pourquoi, Gégé, t'as pas le foot ?
'''Gérard''' : Si, mais je préfère le regarder à la télé. Non, mais à la télé, c'est mieux. À la télé, c'est mieux. C'est mieux parce que, comme ça, si ça se baston, t'es pas dedans.
'''Marie-Monique''' : Ouai mais bon, t'as pas la PUlsion. Quand il y a le but, t'as pas la PUlsion de la foule qui monte.
'''Gérard''' : Ouais, mais ça, c'est pas pareil.
'''Cédric''' : Gégé ? Cédric, tu préfères le foot ou le foutre ?
'''Gérard''' : Cédric ? Eh, Cédric ?
'''Phildar''' : Va te faire foutre.
'''Gérard''' : Eh, Cédric ? Tu dis encore une connerie comme ça et tu sors.
'''Cédric''' : Un petit peu d'humour, un brin d'humour ne fait de mal à personne.
'''Gérard''' : Non, mais je te le dis tout de suite. Curedent, tu réponds, s'il te plaît.
'''Curedent''' : Moi, j'y vais en voiture électrique. J'aime pas l'essence. Je suis contre la pollution, Gégé.
'''Cédric''' : T'es contre Gérard, alors.
'''Gérard''' : Je vais te dire une chose, CUredent. Tu crois qu'une voiture électrique, tu pourras la recharger le temps des 45 minutes, des 90 minutes ?
'''Cédric''' : Tu prends des piles, c'est tout.
'''Nicole''' : Ah, moi, je trouve que c'est de la foutaise.
'''Cédric''' : Mais non, tu prends des piles avant, c'est tout.
'''Pauline''' : Mais non, tu prends une rallonge, tu la branches sur secteur.
'''Curedent''' : Mais je la branche dans le stade, moi. J'ai une rallonge
dans mon coffre.
'''Marie-Monique''' : Il y a des places exprès. <ref name="hist13"></ref>
'''Fred''' : Tu parlais du foot, là, tout à l'heure. Pourquoi tu veux pas y aller dans un stade ? T'as peur d'une baston ? T'as peur de la déclencher, toi ?
'''Gérard''' : Non, c'est que dans un stade, je sais pas si t'as vu tous les matchs qu'il y a eu pendant un moment donné, mais t'as qu'à voir aussi les supporters qui y sont.
'''Curedent''' : C'est vrai qu'on se prend des coups sur la gueule.
'''Pauline''' : Non, mais il peut y aller tranquiller avec Sandy, quoi.
'''Marie-Monique''' : Tu vas faire la tribune présidentielle.
''[des bruits d'animaux retentissent et se prolongent, du type phoque]''
'''Gérard''' : Oh ! On se calme un peu, là, s'il vous plaît.
'''Nicole''' : Je crois qu'il y a quelqu'un qui habite dans un laboratoire.
'''Manu''' : Gérard ? Sur Minitel, on nous demande si tu as tapé dans le ballon de Sandy.
'''Gérard''' : Je répondrai pas. ''[les bruits reprennent]'' Là, je crois qu'il faudrait peut-être qu'ils arrêtent de se foutre de sa gueule parce que j'aime pas trop ça.
'''Cédric''' : Ouais, ça se fait pas.
'''Curedent''' : J'aimerais bien l'entendre, on l'entend jamais, ça.
'''Cédric''' : On pourra entendre sa voix, Gégé.
'''Gérard''' : Non.
'''Pauline''' Elle est muette ?
'''Gérard''' : Elle veut pas. Elle veut pas.
'''Manu''', ''[réussissant à faire taire le mouvement de foule qui cherche à encourager Sandy à prendre la parole]'' : Gérard, Gérard, on a une question sur Minitel. On nous demande comment reconnaît-on Gérard dans un train ? C'est le seul qui cherche les chiottes dans la loco.
'''Gérard''', ''[sous l'hilarité générale]'' : N'importe quoi !
'''Pauline''' : Non, c'est parce qu'il sent l'Adidas, hein.
'''Gérard''' : Hé, Nicole, si tu continues, tu vas gerber, je te dis, toi.
'''Nicole''' : Ah, mais Gégé, ça me fait rire !
'''Gérard''' : Ouais, tu vas voir, tout à l'heure, ça va te faire rire, tu vas retourner au standard. Alors, cinquième question : achetez-vous votre ticket de métro dans les stations ou dans les tabac ?
'''Pauline''' : Moi, je prends jamais le métro, moi.
'''Marie-Monique''' : Bah, moi non plus, hein.
'''Gérard''' : Mais alors, qui ?
'''Cédric et Pauline''' : Bah, personne.
'''Gérard''' : Personne prend le métro comme par hasard.
'''Pauline''' : Et puis, quand je prends le métro, moi, je paye pas de ticket, moi.
'''Cédric''' : Et le bus, t'en fais quoi, Gégé, le bus ?
'''Gérard''' : Bah, si t'as la carte orange, c'est pareil, hein.
'''Pauline''' : Et l'avion, alors ?
'''Cédric''' : Et toi Gégé, ta carte orange, tu l'achètes où ? Dans les stations ou dans les...
'''Marie-Monique''' : Ou dans les bus.
'''Gérard''' : Tu peux acheter un ticket de métro n'importe où, hein.
'''Nicole''' : Ouais, exactement. Moi, je les achète dans les bureaux de tabac.
'''Cédric''' : ben dans les bouglangeries, n'importe où.
'''Pauline''' : moi je vais chez l'épciier du coin.
'''Curedent''' : Chez l'arabe du coin, ouais.
'''Marie-Monique''' : Ouais, je suis pas à Paris, donc... C'est pas top, hein.
'''Gérard''' : Donc, Pauline ? Donc, toi, tu l'achètes où ?
'''Pauline''' : Ah non, mais moi, je prends pas le métro, moi.
'''Gérard''' : Tu fais comment, alors ?
'''Pauline''' : Moi, j'y vais à pied, en patin à roulettes, en vélo, en avion, en bateau.
'''Curedent''' : Moi, je fais du stop et le taxi.
'''Gérard''' : Ouais, bah, d'accord. C'est qui, ça ?
'''Curedent''' : Curedent.
'''Gérard''' : Bah, c'est pas mal. Cédric ?
'''Fred''' : Ouais, non, Fred, moi.
'''Gérard''' : Ouais, Fred ?
'''Fred''' : Fred, voilà. Sinon...
'''Gérard''' : Non, mais attends, si je demande Cédric, Fred, tu te tais, merci. Cédric.
'''Cédric''' : Merci, Gégé, merci. Bah, moi, non, j'ai une caisse, donc je prends pas trop le métro, non.
'''Gérard''' : D'accord. Fred, maintenant ?
'''Fred''' : Moi, le métro, c'est simple, en fait. Ca sert à rien de banquer : tu montes sur le toit, discrètement...
'''Pauline''' : Ou entre les wagons, aussi.
'''Fred''' : Entre les wagons, t'es là, personne te voit.
''{les bruitages de phoqur reviennent, couplés à des extraits sonores de films]''.
'''Gérard''' : Tu me calmes celui qui s'amuse à faire le phoque, là, parce que...
'''Phildar''' : Mais non, mais attends, c'est...
'''Nicole''' : Je crois que quelqu'un a un phoque domestique.
'''Phildar''' : Mais non, c'est Curedent, il transporte des phoques.
'''Curedent''' : C'est le bordel, attends. C'est les phoques dans le coffre, ils arrêtent pas de foutre le bordel.
'''Gérard''' : Ouais, ouais. Ben Curedent, sot que t'arrêtes, ou on prend quelqu'un d'autre à ta place. Parce que ça va pas durer comme ça tout le long.
'''Nicole''' : Oui, Gégé ? Nicole, moi, j'achète mes tickets de métro au supermarché.
'''Gérard''' : Ah bon ?
'''Phildar''' : N'importe quoi, elle.
'''Gérard''' : Ah ouais, alors, dis-moi dans quel... Où ? Explique.
'''Nicole''' : Bah, écoute, à chaque entrée
de supermarché, il y a une sorte de bureau de tabac, et puis j'achète et puis c'est bon.
'''Nicole''' : Bah, alors, dans ce cas-là, quand on dit bureau de tabac, je crois que je me suis bien fait comprendre.
'''Nicole''' : Mais c'est pas nécessairement un bureau de tabac aussi, ça peut être...
'''Cédric''' : C'est un bureau de tickets, Gégé, c'est pareil.
'''Gérard''' : Ouais, n'importe quoi.
'''Gérard''' :Si, si, aux entrées du supermarché, c'est parce que tu vas pas souvent au supermarché.
'''Nicole''' : C'est les distributeurs, Gégé, c'est comme les distributeurs de coca et tout, quoi.
'''Curedent''' : C'est comme les capotes devant les pharmacies.
'''Cédric''' : Voilà. ça te connaît, Gégé, les capotes ?
''[silence. Les auditeurs encouragent]''
'''Nicole''' : Faut pas aller là-dedans, allez, Gégé, vas-y, pose ta question.
'''Manu''' : Non, toi, réponds à la question, Gérard. Toi, qu'est-ce que t'en penses ?
'''Gérard''', ''[gêné]'' : Moi, personnellement... Moi, personnellement, j'achète les tickets dans les bureaux de tabac ou souvent dans les stations.
'''Cédric''' : Et les capotes ?
'''Gérard''' : Les capotes, dans un distributeur, d'accord ?
'''Manu''' : Mais par exemple, je sais pas, moi, qu'est-ce qui te ferait préférer les tabacs, justement ?
'''Gérard''' : Parce que comme ça, ça me permet d'acheter des cigarettes en même temps.
'''Manu''' : Alors que dans les stations, tu peux pas.
'''Pauline''' : Mon amour ?
'''Gérard''' : Quoi ?
'''Pauline''' : Je t'aime.
'''Gérard''' : Qui c'est ? ''[bruit de chasse d'eau dans un téléphone]'' Oh ! C'est qui ? Pauline ! Et c'est qui qui joue à ça ? ''{les auditeurs se désignent mutuellement]''. Qui c'est qui a joué à ça ?
'''Pauline''' : C'est Curedan.
'''Cédric''' : Il est dans un zoo.
'''Curedent''' : D'où tu dis que c'est Curedent ? Je suis dans la rue, moi. Ouais, je suis dans une cabine.
'''Cédric''' : Devant un zoo, alors.
'''Pauline''' : Devant une station service.
'''Curedent''' : À côté des phoques.
''[silence et extraits de films, gérard attend)''.
'''Nicole''' : Vas-y, Gégé.
'''Gérard''' : Attends, Nicole, tu permets ? Tu te calmes un peu. Tu te calmes un petit peu, parce que tout à l'heure, tu vas virer, parce qu'avec toi, si tu veux, le débat, dans trois minutes, il est terminé. C'est ça que tu veux ?
'''Cédric''' : Gégé, on s'endort.
'''Pauline''' : Allez, mon amour !
'''Gérard''' : Qui c'est qui s'amuse à dire "mon amour" ? Vous commencez à me casser les burnes, les nanas.
'''Cédric''' : On respecte les femmes, Gégé. La galanterie, c'est Cédric. La galanterie, s'il te plaît. Elles sont charmantes, ces jeunes filles.
'''Curedent''' : C'est vrai qu'elles sont bandantes.
'''Manu''' : Gérard, on nous dit que toi, tu n'achètes pas de ticket, que tu montes directement sur Sandy.
'''Gérard''' : Je t'ai dit que je ne répondrais pas à des questions comme ça.
'''Manu''' : J'avais pas compris la question, c'est pour ça.
'''Gérard''' : Mais c'est simple, je ne répondrais pas à des questions comme ça. Je préviens que ceux qui s'amusent, ceux qui font le 36-15 comme Funradio, rubrique direct, si vous voulez dire des conneries comme ça, ce n'est pas la peine d'insister. C'est pour réagir sur le débat. C'est bien simple.
'''Curedent''' : Et Gégé, ce n'est pas logique. Ça rapporte de la thune.
'''Gérard''' : Oui, mais peut-être. Mais pour insulter les gens, c'est pas la peine.
'''Curedent''' : c'est eux qui te paient tes capotes, n'oublie pas.
'''Gérard''' : Sixième question.
'''Phildar''' : Déjà ? Dis-donc ça speed, tu pourrais leur poser des questions quand même aux auditeurs.
'''Gérard''', ''{excédé]''' : Mais de toute manière, il y en a les trois quarts qui se foutent de la gueule du monde.
'''Cédric''' : c'est scandaleux !
'''Gérard''' : Quand tu leur poses pour les tickets de métro, il y en a la moitié qui te disent non.
'''Cédric''' : Mais Gégé, ce n'est pas notre faute si on ne prend pas le métro.
'''Phildar''' : Donne-leur des conseils. Où tu penses qu'ils peuvent aller acheter des tickets, etc
'''Manu''' : Et les tickets de parcmètre, par exemple. Où est-ce qu'ils achètent leurs tickets de parc-metre ?
'''Gérard''' : Les tickets de parc-metre, c'est dans un parc-metre !
'''Manu''' : Ben non.
'''Phildar''' : Il y a aussi les tickets de rationnement.
'''Panu''' : Il y a aussi les tabacs. Il y a aussi les piscines. Il y a aussi plein de trucs.
'''Pauline''' : Et quel est le rapport entre un ticket de métro et les stations thermales ? Explique-moi.
'''Cédric''' : Ah ben là est l'intérêt du débat. ''[bruit puis chansons paillarde]''.
'''Gérard''' : qui c'est qui joue avec ça ?
'''Phildar''' : Dénoncez-vous.
'''Cédric''' : Oh là là. Les filles. Merde.
'''Marie-Monique''' : Non, non, c'est pas nous.
'''Gérard''' : Moi, je m'en fous. Je continue pas le débat sans savoir qui c'est qui s'amuse à mettre ça.
'''Manu''' : Sur Minitel, on nous demande aussi : « Et les tickets avec les meufs ? »
'''Gérard''' : Je vois pas le rapport.
'''Manu''' : Tu sais, quand t'as un ticket avec une meuf.
'''Phildar''' : Tu connais pas l'expression avoir un ticket avec une meuf ?
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Phildar''' : T'as un ticket, tu vois, ça peut être un ticket de métro, un ticket resto...
'''Manu''' : C'est à peu près cette grandeur-là, la grandeur d'un CD.
'''Phildar''' : Et quand t'es avec une meuf et que tu te le partages. Voilà.
'''Cédric''' : Ça s'appelle donner son ticket.
'''Phildar''' : Ou avoir un ticket avec une meuf. Ça t'est déjà arrivé ?
'''Gérard''' : Non. Pas encore.
'''Cédric''' : Gérard il a pas eu beaucoup de tickets, mais beaucoup de lapins.
''[Bruit d'un béné qui pleure]''.
'''Gérard''' :Bon, tu sais qui s'amuse à ça, là ?
'''Phildar''' : Qui s'amuse à faire des bébés quoi ?
'''Gérard''' : Ça commence à bien faire, là.
'''Cédric''' : Putain, mais torchez-le, foutez-lui un biberon, faites quelque chose.
'''Nicole''' : Vous entendez quelque chose ? Moi, j'entends rien du tout.
'''Gérard''' : Bon, c'est qui ?
'''Marie-Monique''' : J'entends un petit chat qui miaule, moi.
'''Gérard''' : C'est qui qui s'amuse à ça ?
'''Cédric''' : C'est Curedent.
'''Gérard''' : Non, c'est pas Curedent. Arrêtez de dire que c'est Curedent parce que tout à l'heure, ça va être tout le monde qui va le gerber.
'''Gérard''' : La prochaine qui fait ça, je cherche pas qui c'est, je la vire. ''[bruit]''. Allez hop, Pauline dehors.
'''Curedent''' : Ah mais attends, demande-lui s'il y a un gosse au moins.
'''Gérard''' : Qui c'est ? Pauline, t'as de la musique à côté de toi ?
'''Pauline''' : Ah non, non, non.
''{les bruit reprend]''.
'''Gérard''' : Marie-Monique ? C'est toi ?
'''Marie-Monique''' : Ah non, pas du tout.
'''Gérard''' : Nicole ?
'''Nicole''' : Bah écoute, moi j'entends rien du tout, donc je peux pas te dire.
'''Pauline''' : Attends, mais un bébé a le droit de pleurer, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais pas à la radio, s'il vous plaît. Quand on fait des débats, on s'amuse pas à faire des conneries comme ça. Ou sinon, c'est pas la peine d'appeler.
'''Marie-Monique''' : C'est libre-antenne, hein.
'''Gérard''' : Non, c'est des débats, c'est pas une libre-antenne, désolé. Pensez-vous qu'il y a... qu'il n'y a pas assez de stations de radio ?
''[silence, attendant que Gérard donne a parole, puis bruitage de bébé]''
'''Gérard''' : Je répète pas la question. Oh, ça commence à bien faire, là, celui-là !
'''Nicole''' : Il a besoin d'une couche propre.
'''Manu''' : Gérard, il y a Toto qui demande à Sandy de lui rapporter son caleçon, il l'a oublié sous le lit.
'''Phildar''' : Oh là là, Manu !
'''Gérard''' : Manu, ça commence à bien faire, je t'ai déjà dit, des questions comme ça que j'en veux pas.
'''Manu''' : Mais non, mais c'est un message, moi. Je fais la commission, c'est tout.
'''Gérard''' : J'en veux pas, je répondrai pas.
'''Manu''' : Mais c'est pas pour qu'il y ait une réponse. C'est juste pour signaler que le caleçon, il est sous le lit, quoi.
'''Gérard''' : Ouais, ben, il se démerde. Donc, si vous voulez répondre... Oh ! ''[silence]''.
'''Manu''' : Alors, Gérard ?
'''Gérard''', ''(à Phildar]'' : Eh, oh, tu fais quoi, là ?
'''Manu''' : Qu'est-ce qui se passe ?
'''Gérard''' : Eh, Manu, tu kpies ) quoi, là ? C'est simple, y a personne.
'''Manu''', ''[montrant la table de miage à Gérard]'' : Oui, mais c'est pas moi. Regarde, c'est rouge, là. Quand c'est rouge, là, ils y sont.
'''Phildar''' : Éteins-voir, éteins-voir, là.
'''Manu''' : Voilà, ça y est, j'ai éteint.
'''Phildar''' : Allume-voir. Ça y est.
'''Phildar''' : Allô ? Allô ?
''[Les auditeurs réapparaissent, parlent en même temps, appellent Gérard, et s'ajoute le bruit du bébé]''.
'''Gérard''' : Bon, envoie une musique, on va...
'''Curedent''' : Non, Gérard, on est là !
'''Gérard''' : attends, il est 33 !
'''Phildar''' : Bon, ben, pose la question, je te donne le titre. Ils vont y réfléchir.
'''Gérard''' : Alors, pensez-vous qu'il n'y a pas assez de stations... de radio ?
'''Max''', ''[regardant Manu alors que les auditeurs apparaissent en clignotement à l'antenne]'' : C'est lui !
'''Gérard''' : C'est là, moi, ça va mal se finir, là.Des stations de radio, vous réfléchissez, on va mettre un disque.
'''Manu''' : On n'a rien compris, Gérard.
'''Gérard''' : Pensez-vous qu'il n'y a pas assez de stations de radio ? Vous êtes sourds ou quoi ?
'''Curedent''' : Mais radio quoi ? Grandes ondes, petites ondes, FM, TV ?
'''Gérard''' : Toutes les radios.
'''Manu''' : Radio chez le médecin, radiographie, radio télécom ?
'''Gérard''' : Toutes les stations de radio, c'est simple.
'''Fred''' : Radio télécommande ?
'''Nicole''' : On répond après le disque.
'''Phildar''' : C'est-à-dire Europe 1, Skyrock, tout ça ?
'''Marie-Monique''' : Radio du poumon ?
'''Curedent''' : Europe 1, comme par hasard, Gégé.
'''Cédric''' : Comme par hasard, oui.
'''Gérard''' : Les cinq pucelles de... ''[il se fige]'' Les petites.
'''Phildar''' : C'est le titre, mais c'est... C'est une nouveauté, c'est une nouveauté fan radio.
'''Gérard''' : Donc c'est avec beurre.
'''Phildar''' : Mais non, attends, lis le titre...
'''Gérard''' : C'est les petites pucelles de Suresne avec du beurre, voilà.
''[pause musicale]''
'''Gérard''' : On va continuer les débats. Donc c'est toujours le 0803 08 5000, 0800 70 5000, et toujours 3615 code Funradio, rubrique direct.
'''Manu''' : La Belgique.
'''Gérard''' : Et 033 1 47 99 5000 pour les Belges. ''[99 étant prononcé péniblement elon la norme belge]''.
'''Manu''' : 79 5000. ''[même contrainte de prononciation]''
'''Gérard''' : 79 5000 pour les Belges. Donc on récupère Pauline. En espérant qu'elle est réveillée, parce que sinon elle ne va pas rester longtemps.
'''Pauline''' : Attends, mais moi je suis réveillée depuis le début.
'''Gérard''' : Dis-donc, tu ne réponds pas beaucoup.
''[Réponse inaudible de l'auditrice, entrecoupée par coupures de son toutes les demi secondes]''
'''Gérard''' : Oh, Manu, arrête de t'amuser, là.
'''Cédric''', ''[réagissant au bruit de chien haletant puis d'aboiement qu'on entend à travers un téléphone]'' : Oh, le clébard. Couché !
'''Gérard''' : Nicole. Marie-Monique. Fred.
'''Fred''' : Frédéric, je suis là.
'''Curedent''' : Tu vas fermer ta gueule, le clébard, là. Couché, putain.
'''Gérard''' : Eh, vous arrêtez, là, avec ce bruit.
'''Marie-Monique''' : C'est un berger allemand, ça.
'''Gérard''' : Qui c'est qui s'amuse, là ?
'''Curedent''' : Ah, mais j'ai un sale clébard à côté de la cabine, là.
'''Gérard''' : Ouais, mais Curedent, ça commence à bien faire. ''[Gérard, soupir d'agacement, le bruit init par cesser]''
'''Cédric''' : Regarde, tu fous le bordel, il y en a d'autres.
'''Nicole''' : Non, non, ne lui fais rien, ce pauvre chien.
'''Curedent''' : Bon, ça y est, il s'est cassé.
'''Gérard''' : Bon, Cédric. Donc, alors, pensez-vous qu'il n'y a pas assez de stations de radio ? Alors, déjà, pour commencer, Pauline, t'écoutes quoi comme fréquence ?
'''Pauline''' : Comme fréquence ?
'''Fred''' : Radio, ça veut dire quoi ?
'''Pauline''' : Comme fréquence de quoi ?
'''Marie-Monique''' : Radio de quoi ?
'''Gérard''' : Radio, sur la bande FM ou autre.
'''Phildar''' : Les radios pour les poumons, tout ça ?
'''Pauline''' : J'ai fait un scanner, il n'y a pas longtemps.
'''Gérard''', ''[dépité]'' : Pfff, oh làlà...
'''Marie-Monique''' : J'ai fait une échographie, il n'y a pas longtemps.
'''Pauline''' : Ah, ouais, alors ça a donné quoi ?
'''Cédric''' : Non, non, c'était un garçon ou une fille ?
'''Marie-Monique''' : C'est les deux, ouais.
'''Pauline''' : C'est des jumeaux ?
'''Gérard''' : C'est qui, là ?
'''Marie-Monique''' : C'est Marie-Monique.
'''Nicole''' : Nicole, tu te réveilles ?
'''Nicole''' : Bah, écoute, les stations radio, je trouve qu'il y en a beaucoup, quand même.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Nicole''' : C'est-à-dire que, je ne sais pas, il y a... Il y a plein de fréquences...
'''Cédric''' : Europe 1, tout ça...
'''Nicole''' : Fréquences de radiologie, tout ça, quoi.
'''Pauline''' : Mais moi, je dis, c'est Pauline qui parle, là. Il y a des fréquences qui ne devraient même pas exister, quoi, moi, je dis.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Pauline''' : Bah, des radios vraiment pouraves, quoi. Ça ne devrait pas exister.
'''Gérard''' : Non, mais quoi ?
'''Pauline''' : Je te cite des noms ?
'''Gérard''' : Bah, vas-y.
'''Pauline''' : Radio Chalom, Radio Montmartre...
'''Cédric''' : Radio Descharges...
'''Gérard''' : Non, mais attendez, attendez, laissez-la finir, ça m'intéresse, là.
'''Cédric''' : Radio Chaton... ''[des bruits de chat qui miaule dans le téléphone]''
'''Gérard''' : Bon, c'est qui, là ?
'''Curedent''' : C'est à qui, le chat, là ?
'''Gérard''' : Bon, eh, tu me choppes les trois mecs, là, tu leur demandes qu'est-ce qu'il y a, sinon ils vont virer.
'''Curedent''', ''[indigné]'' : Non, mais pourquoi, les mecs ? Putain, les nanas, elles ont des chattes, aussi.
'''Phildar''' : Bon, vous vous calmez, les mecs. ''[Cédric cite encore radio canard]''
'''Nicole''' : Je vais te donner des noms de radios qu'il faudrait supprimer.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Pauline, elle était dessus.
'''Phildar''' : Elle était sur quoi ? ''[les bruits de chat continuent]''
'''Gérard''' : Bon, ça commence à bien faire, celui qui a le chat.
'''Phildar''' : Bute-le, bute-le.
'''Gérard''' : C'est qui qui a le chat ?
'''Curedent''' : C'est une chatte, hein, Gégé.
'''Cédric''' : C'est une chatte, Gégé.
'''Curedent''' : Enfin, tant qu'elle est mignonne, ça doit être une chatte.
'''Gérard''' : Tu les prends hors antenne, tu me les calmes, ces trois-là.
'''Nicole''' : Gégé ?
'''Gérard''' : Ouais, alors ?
'''Nicole''' : Bah, écoute, je crois qu'il faudrait bannir certaines radios, comme 8FM, NRJ, toute la merde, là. Ca sert à rien ça.
'''Pauline''' : Bleu, vert, jaune, aussi.
'''Nicole''' : Radio Tracteur, Radio Chaise...
'''Fred''' : Radio Chaton, aussi.
'''Gérard''' : Il n'y a pas Radio Connerie pour celui qui vient de dire Radio Chaton. ''[applaudissement dans le studio par Manu et Phildar]''
'''Cédric''' : Gégé, le directeur d'antenne à Radio Connerie.
'''Manu''' : Gérard, sur Minitel, on nous dit que ta radio de l'anus, elle est énorme.
'''Gérard''' : Complètement con, celui-là.
'''Pauline''' : Eh, Gégé, Gégé, Gégé, Gégé... Moi, je t'écoutais du temps où t'étais à Europe 1, et franchement, t'étais super génial, quoi.
'''Gérard''' : C'est qui ?
'''Pauline''' : C'est Pauline, hein.
'''Gérard''' : Qu'est-ce que tu viens de dire ?
'''Pauline''' : Je t'écoutais du temps où t'étais à Europe 1, et honnêtement, t'étais vraiment...
'''Cédric''' : Ah, ouais, avec Malère, avec Malère et Hubert, ouais.
'''Gérard''' : Pauline !
'''Pauline''' : Oui, mon amour ?
'''Gérard''' : Tu sais ce que tu vas faire ? Eh ben, je vais te dire bonsoir, et tu vas retourner au standard, parce que tu viens de dire des conneries. Allez, au revoir, Pauline !
''[tout le monde est outré, Pauline dépitée]''
'''Phildar''' : Qu'est-ce que j'en fais, de la Pauline, là ?
'''Gérard''' : Tu la vires, tu me mets quelqu'un d'autre. Ca lui apprendra.
'''Phildar''' : Je la dégage, je la dégage ?
'''Gérard''' : Ouai ouai, de toute manière, elle dormait à moitié.
''[Divers bruits de bébés, d'animaux, etc]''
'''Nicole''' : Je crois que quelqu'un a dit qu'à côté d'un refus, là.
'''Cédric''' : Non, un zoo, je t'ai dit !
'''Gérard''' : Eh, ça commence à bien faire, ces bruits-là ! Fred !
'''Fred''' : Écoute, moi, je dirais que ça a commencé à dégénérer en 1951, quoi. Tu sais, quand Radio Andorre est arrivée.
'''Gérard''', ''[encouragé par le rire de Nicole]'' : N'importe quoi, toi !
'''Fred''' : C'était l'ancêtre de Sud Radio, et à partir de là, t'as eu des millions de radios qui sont arrivées, tout radio chaton, et là, ça a commencé à dégénérer.
'''Gérard''' : Et c'est pas toi qui s'amuserait à faire le chat, par hasard ?
'''Fred''' : Non, j'ai pas de chat, et je suis pas un imitateur.
'''Gérard''' : Curedent
'''Curedent''' : Ouais, ben moi, j'écoute Radio Bidas.
'''Gérard''' : C'est quoi, cette radio ?
'''Curedent''' : Ben, c'est une radio de l'armée.
'''Gérard''' : Ça existe ? ''[hilarité générale]''
'''Curedent''' : Ben si, Radio Bidas, vous connaissez pas, ça vous fait rire, en plus ?
'''Gérard''' : Ouais, ça nous fait rire, et c'est... C'est quelle fréquence ?
'''Curedent''' : Quelle fréquence ? 100.3.
'''Nicole''' : Je crois qu'on l'obtient qu'en piratant la ligne.
'''Curedent''' : Non, mais c'est en Bretagne.
'''Manu''' : Gérard ? On nous dit que ton code sur la CB, c'est Anus de Feu.
'''Gérard''' : qui c'est ?
'''Manu''' : C'est pas signé.
'''Gérard''' : C'est pas signé parce que c'est un trou du cul.
'''Manu''', ''[admiratif comme tout le studio]'' : Jeu de mots, jeu de mots, Gérard.
'''Phildar''' : Gérard, à la place de Pauline, on accueille Stéphanie, quand même. Ça a l'air d'être une sacrée cochonne.
''[Tout le monde dit bonjour]''
'''Cédric''' : Salut, cochonne.
'''Fred''' : C'est quoi ton numéro, Stef ?
'''Curedent''' : Salut, Stéphane. Stéphanie, pardon.
'''Stéphanie''' : 39 69 69. 36 69 69 69.
'''Gérard''' : Bon, ben, Stéphanie... Si tu t'amuses à donner des numéros comme ça, je crois que tu vas retourner d'où que tu te viens.
'''Stéphanie''' : Oh, excuse-moi, Gérard. Je voulais pas t'offenser.
'''Gérard''' : Bon, alors... Curedent, bon, c'est Radio Bidas, que tu m'as dit ?
'''Curedent ''' : Ouais. Attends, je vais te faire écouter un peu.
'''Gérard ''' : Non, non, non, non, non.
'''Curedent''' : Attends, ben, tu me dis ce que t'en penses.
'''Gérard''' : Non !
'''Curedent''' : Écoute. ''[après un silence et le constat que ça ne marchait pas, se déclenche un beep de type morse puis un blanc]''
'''Gérard''' : Non, mais c'est pas mal, hein, le blanc, ce Curedent, hein.
'''Curedent''' : Alors, t'en penses quoi ?
'''Gérard''' : On n'a rien entendu du tout.
'''Marie-Monique''' : Ben, moi, j'aime bien.
'''Phildar''' : Non, parce qu'il dormait, là, c'est pour ça.
'''Gérard''' : Ouais, j'ai l'impression que tout à l'heure, il va aller dormir dans son camion.
'''Curedent''' : Qu'est-ce que t'as contre les routiers ?
'''Gérard''' : Rien, mais je pense que...
'''Curedent''' : Soldiarité, mec, hein.
'''Gérard''' : Ouais, mais t'aurais pu mettre du son, mon pote.
'''Curedent''' : Moi aussi, je fumes des gitanes et je nique des grosses.
'''Gérard''' : Curedent, tu restes poli, s'il te plaît. Tu restes poli, Curedent, si tu veux continuer.
'''Cédric''' : Curedent, tu sens mauvais, aussi ?
'''Marie-Monique''' : tu te parfumes à l'Adidas ?
'''Cédric''' : ok donc t'as la totale alors. Ouais, tu peux me répéter la question, JG, parce qu'avec tout ce bordel...
'''Gérard''' : Pensez-vous qu'il n'y a pas assez de stations de radio ?
'''Cédric''' : De quoi ? Attends, j'ai pas entendu.
'''Gérard''' : Pensez-vous qu'il n'y a pas assez de stations de radio ?
'''Phildar''' : Thermales ou pas ?
'''Gérard''' : Bon, allez, hop, Cédric, tu me le réveilles un peu.
'''Cédric''' : Moi, Gégé, c'est Cédric, je vais dans les stations service, ben, pour avoir des services, ouais.
'''Gérard''' : Des stations de radio, je te parle !
'''Cédric''' : Ah, excuse-moi, donc, dans les stations de ski, ben, le forfait, le ticket, ouais, il est cher, ouais.
'''Gérard''' : Bon, allez, hop, dehors, Cédric. Allez, hop, dehors, dehors, il comprendra mieux chez lui. Il comprendra mieux en écoutant.
'''Fred''' : Ouais, Gérard ? Est-ce que tu sais quand est-ce qu'est née Fun Radio ?
'''Gérard''' : En 89.
'''Nicole''' : Gégé ? Bah, écoute, moi, il y a une radio que j'écoute toujours, c'est Radio Autoroute.
'''Gérard''' : Radio Autoroute, ouais, ben, ça, c'est quand tu fais de la route.
'''Curedent''' : Ben, ouais, je la connais, celle-là, je l'écoute tout le temps, aussi.
'''Nicole''' : Ouais, il y a Radio Autoroute et Radio Routier, je crois.
'''Curedent''' : Quand je vais dans le sud, je zappe de Radio Bidas à Radio Autoroute.
'''Gérard''' : Euh, Stéphanie ?
'''Stéphanie''' : Oui ?
'''Gérard''' : Donc, t'as entendu la question ?
'''Stéphanie''' : Oui, oui, tout à fait.
''[dans un téléphone, la voix de l'imiateur de gérard sur un dictaphone, ainsi que celle de Gérard lui-même, est émise disant Fun radio,, pas d'insultes]''
'''Stéphanie''' : Non, mais je comprends pas ce que tu dis, là.
'''Gérard''' : Non, mais c'est pas ici, hein. C'en est un qui s'amuse. Alors, qu'est-ce que t'en penses, toi ?
'''Stéphanie''' : Non, je pense qu'il y a assez de stations de radio, ouais.
'''Gérard''' : Non, mais je te demande, pensez-vous qu'il n'y en ait pas assez ?
'''Stééphanie''' : Oui, il y en a assez, hein.
''[La voix de Gérard, dans un dictaphone, dans un téléphone ; Alors, vous laissez Christine de côté, s'il vous plaît. C'est une citation d'un ancien débat de 1997]''
'''Gérard''' : Bon, qui c'est qui joue avec ça ?
'''Nicole''' : Gégé ? Ouais, c'est Nicole. Je vais te poser une petite question, s'il te plaît. Je voulais savoir, est-ce qu'un jour, ça te tenterait de... Est-ce que c'est vrai que tu vas travailler sur Nostalgie ?
'''Gérard''' : Non.
'''Phildar''' : Non, c'est Europe 1.
'''Gérard''' : Non plus.
'''Phildar''' : Ah bon ? Tu signes pas, alors ?
'''Nicole''' : Ouais, c'est ça ce que j'ai entendu dire, que tu devais signer un gros contrat.
'''Marie-Monique''' : C'est sur France Info.
'''Curedent''' : Radio Chatte, pour Gégé.
'''Gérard''', ''[réagisaà un autre extrait sonore disant Point final, à la ligne]''nt : Oh, Manu, tu joues à quoi, là-bas, s'il te plaît ?
'''Phildar''' : Excuse-moi, Gérard, à la place de Cédric, on accueille Albator.
'''Albator''' : Bonsoir.
'''Curedent''' : Salut, Alba.
'''Gérard''' : Bon, alors, Albator...
'''Fred''' : Albator, tu chantes ta chanson ?
'''Gérard''' : Albator !
''[Les garçons chantent en chœur la chanson du générique du dessin animé Albator, capitaine de la mort.
'''Gérard''' : Albator, tu réponds à la question, s'il te plaît.
'''Albator''' : Tu peux répéter la question, Gégé ?
'''Gérard''' : Non, tu l'as entendue.
'''Phildar''' : Mais il vient d'arriver.
'''Gérard''' : Pensez-vous qu'il n'y a pas assez de stations de radio ?
'''Albator''' : Ben, écoute, ouais, il faudrait que la bande FM soit plus large.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Albator''' : Il faudrait que la bande FM soit plus large, et il y aurait, ben, forcément, plus de radios.
'''Gérard''' : Ouais, mais c'est-à-dire, pourquoi ?
'''Albator''' : Ben, pour qu'il y ait plus de radios, abruti, ouais.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Alors, abruti, tu dégages. Bonne nuit, Albator.
'''Phildar''' : Non, il s'excuse.
'''Gérard''' : Il n'y a pas d'excuse aller hop !.
''[s'ensuit un échange cahotique où Albator supplie, Gérard insiste, les auditeurs défendent la personne, sans succès]''
'''Stéphanie''', ''[dans ce cahot]'' : t'as un super beau cul
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire ça ? C'est une nana. C'est une nana, là. C'est qui qui vient de dire ça ?
''[commencent des mots, par les auditeurs, de désir sexuel]''
'''Gérard''' : Allez, Stéphanie, dehors.
'''Stéphanie''' : Mais ce n'est pas moi.
'''gérard''' : Je ne continue pas comme ça.
'''Phildar''' : Il fait froid dehors, si je la fous dehors.
'''Manu''' : Gérard, sur Minitel, on nous dit que la meilleure des radios, c'est la radio de tes dents. Elle est toute noire.
'''Gérard''' : C'est un connard. Bon, alors, il s'est calmé Albator ?
'''Albator''' : Ben, ouais, je t'ai dit, il faut élargir la bande FM.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Albator''' : Ah, mais il est con, quoi.
'''Gérard''' : Bon, allez, là, le mot con. Là, tu dégages pour de bon. Non, non, non, hop. Tu dégages, tu dégages. Allez, hop. Au standard. Bonne nuit.
'''Albator''' : À tout de suite.
'''Gérard''' : Non, non, non, il ne passe pas sur un autre nom.
'''Phildar''' : Non, non, non, il passera seulement sous le nom de Pierre, c'est tout.
'''Gérard''' : Non, non, non plus.
'''Manu''' : On nous dit aussi qu'il paraît que tu animes sur Fréquences Gay l'après-midi, c'est vrai ?
'''Gérard''' : Non plus. Bon, donc, apparemment, vous avez l'air de vous en foutre quand on vous pose des questions.
'''Marie-Monique''' : Très intéressante. Moi, je n'ai pas répondu, d'ailleurs.
'''Gérard''' : Ah, ben, Marie-Monique, vas-y, avant que je réponde.
'''Marie-Monique''' : Moi, je m'en fous.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Marie-Monique''' : Parce que, de toute façon, je n'écoute pas la radio.
'''Gérard''' : Mais alors, pourquoi ?
'''Marie-Monique''' : J'écoute des cassettes, j'écoute des disques. Je mets des disques à moi, je me fais ma radio à moi.
'''Gérard''' : Mais alors, pourquoi tu appelles pour participer à un débat sur 101.9 ?
'''Marie-Monique''' : parce que tu passes pas de disque.
'''Gérard''' : Si on passe de disques, sinon...
'''Curedent''' : Gégé, elle se contredit, il faut la gerber, celle-là.
'''Gérard''' : Non, parce que, dans ce cas-là, pourquoi tu as appelé pour participer au débat ?
'''Marie-Monique''' : Je disais que fun, c'était pas pareil. La nuit, c'est pas la radio, le fun, c'est autre chose.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Marie-Monique''' : C'est pas la radio. En fait, c'est le seul truc que j'écoute, sauf mes disques. C'est le fun de la nuit.
'''Phildar''' : Ça fait un peu radio locale, quoi.
'''Marie-Monique''' : Exactement. C'est fait par des petits gamins d'à côté de chez moi.
'''Manu''' : Il y a le même matos, hein.
'''Phildar''' : Excusez-moi, avant qu'on parle avec Nicole, on accueille Xor à la place d'Albator.
'''Gérard''' : Ouai bien sûr ! Tu lui as demandé de prendre un autre nom.
'''Phildar''' : Mais non, Gérard, tu me connais.
''[Les gens saluent et on entend de nouveau l'enregisrement sur dictaphone de la voix de Gérard disant J'en n'ai rien à foutre]''
'''Gérard''' : Bon, ça commence à bien faire, celui qui joue à ça depuis tout à l'heure. Moi, je vais pas faire le deuxième débat, ça va aller vite. Xor.
'''Xor''' : Ouais, ben, écoute, moi, je suis animateur sur une radio locale qui s'appelle Radio Furoncle. Et je suis pour les radios, spécialement les radios locales, parce qu'après, ça permet de pouvoir travailler dans des grandes radios comme Fun Radio. Et je voulais savoir si toi, t'étais passé par une petite radio locale avant de faire de l'antenne sur une radio nationale.
'''Curedent''' : Est-ce que t'as couché, Gégé ?
'''Stéphanie''' : Non, il est passé sur Radio Pustule.
'''Stéphanie''' : Qui c'est qui vient de dire ça ?
'''Phildar''' : Non, c'était Panari FM.
'''Manu''' : Gérard ? On nous dit que Sandy, on l'appelle la station Mir, car elle adore sucer l'orbite de Gérard.
'''Curedent''' : C'est de la poésie, Gégé.
'''Gérard''' : Manu, tu me laisses les messages cons comme ça, tu les passes plus.
'''Phildar''' : Manu, tu prends les adresses du Minitel.
''[Un bruit, via téléphone, de sirène continue retentit. Les auditeurs réagissent, le bruit s'arrête mais gérard voit Manu bouger ses mains sur le clavier]''
'''Gérard''' : Ouais, Manu ? Ouais, tu vois, je viens de te voir.
'''Manu''', ''[ironique et indifférent]'' : Oh, merde ! T'as vu que c'était moi qui mettais le bip ?
'''Gérard''' : Ouais, manque de pot, je viens de te voir faire.
'''Phildar''' : Ah, t'es grillé, Manu.
'''Curedent''' : Après, tu nous accuses, Gégé.
'''Gérard''' : Non, mais ça y est, j'ai vu qui c'était.
''[Nicole, qui s'apprête à intervnie, est entrecopée]''
'''Gérard''' : Bon, Manu, s'il te plaît ! Tu commences à me gzitr vhirt, là, aussi.
'''Manu''' : C'est rouge, Gérard, c'est rouge. C'est rouge, ça marche. C'est rouge, ça marche.
''[Nicole intervient, Manu la coupe ostensiblement, Gérard menace d'arrêter, agacé]''
'''Manu''' : Tu vois, là, c'est moi. Avant, c'était pas moi.
'''Nicole''' : Gégé je disais, qu'est-ce que tu écoutais comme radio dans ta jeunesse ?
'''Gérard''' : 101.9
'''Phildar''' : Dans ta jeunesse ! Tu crois que faire une radio, quand t'avais 20 ans, ça existait, toi ?
di GérardOuais, bien sûr.
'''Phildar''' : Pauvre cave.
'''Gérard ''' : Toi-même, abruti. J'écoutais RTL, voilà.
'''Curedent''' : Oh là là, les goûts de bof, Gégé.
'''Gérard''' : On pose la prochaine question. Donc, croyez-vous que les stations de métro sont propres ?
'''Xor''' : Ça dépend par rapport à quoi.
'''Phildar ''' : Avant ou après ton passage ?
'''Xor''' : Ouais, bah, ça dépend par rapport à quoi. Si c'est par rapport à chez toi ou à son top nickel, ouais.
'''Xor''' : Bon, bah, Xor. Au revoir. Bonne nuit, Xor.
'''Xor''' : Bah, quoi, je compare.
'''Gérard''' : Non, non, mais c'est bien. T'as comparé. Bah, maintenant, tu repars chez toi. Tu vas comparer chez toi si c'est propre. Allez, hop, bonne nuit.
'''Nicole''' : Parce qu'en plus, ça, Gérard, il fait le ménage chez lui, alors...
'''Xor ''' : Il fait travailler Sandy, c'est pour ça qu'il s'est pris une gonzesse.
'''Phildar''' : Il peut s'excuser avant, non ?
'''Gérard''' : Non, non, non, non, s'excuse pas. Dehors, direct.
'''Xor''' : Il fallait que je dénonce.
'''Gérard''' : Ouais, bah, tu vas dénoncer chez toi, ouais.
'''Manu''' : Gérard ? On nous dit que la seule radio que tu connais, c'est la radio de ton foie.
'''Gérard''' : N'importe quoi. Curedent pour toi.
'''Curedent''' : Ouais, bah, c'est propre, les couloirs, ouais.
'''Gérard''' : Tu crois ? Ben, pendant un bout de temps, là, c'était pas tellement propre, les stations.
'''Curedent''' : Non, mais parce qu'il y avait la grève des contrôleurs.
'''Gérard''' : Ouais, mais non, pas des contrôleurs.
'''Curedent''' : Ouais, bah, si.
'''Nicole''' : Gégé ? Ouais, moi, je voudrais dire, en fait, les stations de métro, elles sont des fois crades. C'est pas tout le temps propre.
'''Gérard''' : Non, mais de toute manière, il faut voir aussi les gens comme... Bon, bah, maintenant, tu me diras, avec ce qui s'est produit, les poubelles, elles sont fermées. Mais dès que... Même quand elles étaient ouvertes, t'avais toujours...
'''Nicole''' : Gégé, c'est vrai que... Par exemple, je sais pas, moi, il y a quelqu'un qui bouffe un truc, bah, il va pas le jeter dans la poubelle, il va le jeter...
'''Gérard''' : Par terre.
'''Nicole''' : Ouais, voilà. Bah, je trouve que c'est scandaleux.
'''Marie-Monique''' : Moi, je peux répondre, moi ?
'''Marie-Monique''' : Bon, moi, je suis pas parisienne, donc le métro, je le prends pas tous les jours.
'''Gérard''' : T'es du quel côté ?
'''Marie-Monique''' : Je suis du côté de Lille, hein.
'''Gérard''' : Bah, à Lille, c'est pareil, hein, il y a des métros, quand même.
'''Marie-Monique''' : Vous parlez du métro parisien, c'est pas du tout la même chose.
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, Marie-Monique. On parle pas que spécialement du métro parisien, on parle dans tout.
'''Marie-Monique''' : Ah non, mais c'est une anecdote. Les métros, ils sont nickels, hein. Il y a des mecs avec des mitraillettes, si tu fous un truc par terre, ils te tirent dessus, hein.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non.
'''Phildar''' : Ah si, j'ai vu, j'ai vu, j'ai vu, j'ai vu.
'''Gérard''' : Non, non, ça, c'est pour les attentats, ça, c'est différent.
'''Phildar''' : Ah oui, c'est le plan Vigie Corsaire, là, le truc.
'''gérard''' : Ouais, le plan Vigie Pirate.
'''Stéphanie''' : Récemment, moi, je suis allée sur Mars, et honnêtement, c'est vrai que c'est la galère, quoi.
'''Gérard''' : Ouais, t'as été sur la planète Mars ? Non, mais tu prends les gens pour des canards sauvages, toi ? ''[acclamations du studio]''
'''Stéphanie''' : Oui, mais mon petit amour, moi, je les dresse, moi, les canards sauvages.
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, je suis pas ton petit amour, d'accord ?
'''Stéphanie''' : Rien ne tempêche de monter un harem.
'''Gérard''' : Ouais, t'as monté un harem. Bah, n'importe quoi, t'as monté un harem de ta connerie, oui.
'''Fred''' : Bah, écoute, moi, j'en ai pris un à Belle-Île-en-Mer, un métro, mais nickel, quoi. C'était super propre et tout. Tu sais, il allait d'une plage à une autre, mais nickel.
''[des bruits de canard retentissent]''
'''Phildar''' : Eh, des canards sauvages.
'''Gérard''' : Putain, ça commence à bien faire, là. La semaine dernière, le premier était bien passé. Cette semaine, c'est un vrai bordel. Toi, tu gères rien quand on te demande de virer. Ça devient inadmissible, lui, là-bas. C'est pareil. ({{[désignant Manu]''.
'''Manu''' : Ah non, j'ai rien fait, Gérard, ce soir.
'''Gérard''' : Toi, t'es pareil. T'es pareil. On est déjà à la septième question. C'est le vrai bordel. Quand on vous demande quelque chose, vous voulez rien foutre.
'''Phildar''' : Attends, Xor, je l'ai viré, et là, on accueille Éric à la place.
'''Eric''', ''[ponctué par un bruitage de sifflet de merle]'' : Oui, alors, moi, je voulais réagir pour dire que le métro à Paris, c'est vrai, il est dégueulasse. Le monde, franchement, c'est dégueulasse.
'''Gérard''' : Bon, vous arrêtez de siffler quand on répond !
'''Eric''' : Par contre, moi, j'ai souvent voyagé à Tombouctou, par exemple. Le métro, il est nickel. Et on devrait prendre exemple sur les métros d'Abidjan, Tombouctou et toutes ces villes-là.
'''Gérard''' : C'est fini, là, ou quoi ?
'''Stéphanie''' : T'es allé à Marrakech ?
'''Eric ''' : À Marrakech, il n'y a pas de métro. Il y a un réseau de tramways. Les tramways sont assez bien aussi.
'''Manu''' : On nous dit sur Minitel, Gérard, il n'y a que le métro qui ne lui est pas rentré dans le trou du cul.
'''Gérard''' : Je te dis des questions comme ça, j'en veux pas.
'''Manu''' : Oui, merde, c'est vrai.
'''Gérard''' : T'es un peu con ou quoi, toi ?
'''Manu''' : Excuse-moi, j'avais oublié, j'avais oublié.
'''Curedent''' : Non, mais Gégé, il faut filtrer le Minitel.
'''Manu''' : C'est ce que je fais. Je balance que les plus marrants.
'''Gérard''' : La preuve que non, tu ne le filtres pas.
'''Manu''' : Ça dépend dans quel sens on appelle filtrer, quoi.
'''Nicole''' : Moi, je te dis, Gégé, en Alaska, le métro, il est nickel.
'''Gérard''' : Oui, mais attends, je réponds à Éric. Moi, je peux te dire une chose, c'est que j'étais en Allemagne, c'est que là-bas, si vous mettez un papier par terre, même en Angleterre, vous avez une amende.
'''Curedent''' : en France aussi, on a une amende. Un chien qui chie sur le trotoir, il a une amende.
'''Eric''' : Il ne peut pas payer le chien, il ne travaille pas.
'''Eric''' : Le mec qui l'accompagne.
'''Stéphanie''' : Non mais vous envoyez l'amende chez Gérard et puis c'est lui qui paie, moi.
'''Gérard''' : Attends, qui c'est qui vient de dire ça ? Et là, il y a une des deux filles, entre Stéphanie et Marie-Monique, qui vient de dire que c'est moi qui allais payer.
'''Stéphanie''' : C'est Nicole, elle est où, Nicole ?
'''Gérard''' : Non, non, c'est pas Nicole.
'''Phildar''' : Mais on peut avoir que des amandes, ou on peut avoir des noisettes aussi, en Allemagne ?
'''Manu''' : Non, non, tu as des noix de pécan, plutôt.
'''Phildar''' : Mais qu'est-ce que t'as été foutre en Allemagne, Gérard ?
'''Gérard''' : À l'armée.
'''Phildar''' : Ah, t'as fait l'armée en Allemagne ?
'''Eric''', ''[admiratif]'' : T'as fait l'armée en Allemagne, Gégé ?
'''Stéphanie ''' : Tu peux avoir des coton-tige aussi.
'''Gérard''' : Non, allez, tu me chopes les deux, là, que tu leur demandes qu'elles se calment, entre Marie-Monique et Stéphanie.
'''Marie-Monique''' : Mais c'est pas moi.
'''Gérard''' : Non, non, c'est pas toi, je reconnais les voix douces.
''[Chants divers sur les coton tiges]''
'''Gérard''' : Je sens qu'il y en a qui vont virer vite fait. Ça va vite virer entre Fred, Curedent et Éric. Je sens que ça va pas continuer longtemps.
'''Curedent''' : Attends, mais c'est les nanas.
'''Gérard''' : Non, non, non, c'est un mec. C'est une voix de mec.
'''Phildar''' : On se calme, les auditeurs, on écoute Gérard. Merci.
'''Gérard''' : Alors, pensez-vous que le stationnement devrait être gratuit toute l'année ?
'''Eric''' : Ben, quand tu vas faire du ski dans les stations de ski, il faut bien que tu gardes ta voiture. Donc, déjà, t'as le forfait à payer, la location des skis et tout. Donc, il faudrait que le stationnement dans les stations de ski ou les stations thermiques, thermales, anales, tout ça, il faudrait que ça soit gratuit, voilà.
'''Gérard''' : Non, mais attends, je te parle des stationnements.
'''Eric''' : Ben oui, stationnement, avec le caddie ou la voiture, comme on a dit...
'''Gérard''' : Mais non, mais je vois pas le rapport avec le caddie. Le caddie, c'est pas une voiture.
'''Eric''' : Alors, ça y est, j'ai compris, je suis pas d'accord. Alors, le lundi, oui, le mardi, non, en janvier, non, et en février, non. Sinon, le reste de l'année, ouais.
'''Gérard''' : Ben, c'est toute l'année.
'''Eric''' : Non, non, non, je te dis toute l'année, non. Non, parce que le samedi, ça se fait pas, c'est tout.
'''Nicole''' : Ouais, ben écoute, moi, je voudrais faire une petite revendication. C'est que dans les stations-service, j'aimerais bien que le stationnement soit gratuit, quand même. Oui, ben écoute, dans les stations-service, c'est toujours, il faut payer, y'en a marre, quoi.
'''Manu ''' : T'as fait ton service en Allemagne, donc.
'''Gérard''' : Ouais.
'''Manu''' : On nous dit que c'est de ta faute si le mur de Berlin, il est tombé.
'''Gérard''' : Non, tu vois, c'était même pas la peine de dire ça.
'''Phildar''' : Putain, mais Manu, on t'a dit, quand c'est une connerie, tu la fermes.
'''Manu''' : Je sais pas, c'est une question...
'''Gérard''' : Mais merde ! Mais tu vois la suite, après !
'''Eric''' : Je voulais te demander qu'est-ce que tu pensais des stations de pompage.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Eric''' : Bah, je sais pas, quand ils pompent...
'''Gérard''' : Non, mais attends, hé ! Non, mais Éric, ta question, elle est complètement con, j'y répondrai pas.
'''Eric''' : Non, c'est une blague, c'est une blague.
'''Phildar''' : Est-ce que tu peux répondre, Gérard, à la question qu'avait posée une des filles, je sais plus laquelle... Pourquoi, tu penses, que les stations-service sont payantes et ça te gave, je sais pas.
'''Nicole''' : Ouais, c'est Nicole. Parce que quand tu vas à la pompe, il faut payer.
'''Eric''' : Bah oui ! Quand tu vas à la pompe, faut payer, faut payer pour te faire pomper.
'''Nicole''' : Faut payer le stationnement aussi, hein. Pendant deux minutes, tu fais le plein, t'es obligé de payer les deux minutes, hein.
'''Gérard''' : Attends, t'as vu ça où ? Dans quelle station ?
'''Nicole''' : Écoute, dans les stations-service du monde entier, hein.
'''Eric''' : Courchevel, tout ça.
'''Gérard''' : Non, non, attends, attends, attends. Attendez, je vais y répondre à Nicole, parce que pour l'instant, je crois qu'elle a pas tellement compris. Les stationnements, je te parle pas dans les stations-service. Tu payes pas le stationnement. Alors, si tu payes, c'est que t'es vraiment cloche.
'''Nicole''' : J'ai été en Alaska, j'ai été partout en Angleterre, partout. Il fallait tout le temps payer. Et même ici, en France, j'ai...
'''Gérard''' : Non, t'es une menteuse.
'''Phildar''' : Moi, il m'est arrivé une fois de payer.
'''Eric''' : Je suis d'accord avec elle, ça peut arriver.
'''Stéphanie''' : T'as une voiture déjà, Gérard ?
'''Gérard ''' : Non.
'''Stéphanie ''' : Et alors, comment tu peux savoir ?
'''Marie-Monique''' : Et Gérard, elle a raison, hein, parce que dans les stations de lavage, c'est pareil. Tu laisses ta voiture deux minutes, au bout de deux minutes, elle est lavée, et on te la fout dehors.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Marie-Monique. Dans ce cas-là, quand tu laves ta voiture, c'est normal que tu payes, mais tu payes pas le stationnement après.
'''Nicole''' : Si, c'est vrai, t'as un ticket, t'as tout, hein.
'''Phildar''' : C'est pareil, quand Gérard, il va dans les boîtes de nuit gay,
il file deux francs, puis on lui nettoie les fesses, et puis il est propre après.
'''Manu''' : En parlant de ça, on nous dit que chez Gérard, ce n'est pas des toilettes qu'il a, c'est des stations d'épuration.
'''Gérard''' : Manu, ce n'est pas la peine de faire la réa sur le deuxième débat.
'''Manu''' : D'accord, mais je pourrai quand même prendre le Minitel au standard, ça me fait marrer.
'''Gérard''' : Non, non, non, non.
'''Eric''' : Et à la pompe, pour se faire pomper, il faut payer ou pas ?
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Eric''' : Quand tu vas dans une station service, on dit aller à la pompe. Donc je voulais savoir si pour se faire pomper, il fallait payer. Tu vas dans une station de pompage, OK ?
'''Gérard''' : Oui.
'''Eric''' : OK, tu vas dans une station de pompage, ou une station de lavage, ou une station service, comme tu veux. Je voudrais savoir...
''[la voix de Gérard dit Ta gueule]''
'''Gérard''' : Tu restes poli, s'il te plaît, parce que tout à l'heure, tu as gerbé Bill P, toi, mon pote.
'''Eric''' : Qu'est-ce que j'ai dit ?
'''Marie-Monique''' : C'est toi qui as dit ça, en plus, Gérard.
'''Gérard''' : Ah ouais, c'est moi... Bon, continue ta connerie.
'''Gérard''' : Parce que quand tu arrives à la pompe, quand tu arrives à la pompe pour te faire pomper, est-ce qu'après, il faut que tu payes ?
'''Gérard''' : Non, mais attends. Déjà, quand tu vas à la station service, tu ne te fais pas pomper, tu te sers de l'essence abruti.
'''Nicole''' : On dit bien pomper de l'essence, hein.
'''Gérard''' : Dans ce cas-là, ça s'appelle siffler de l'essence dans les voitures des autres. Ça, ça veut dire voler. Nuance.
'''Eric''' : Non, siffler, c'est quand tu mets ta tête dans le réservoir et que tu commences à ''[il siflotte]''.
'''Gérard''' : C'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, Éric. Ça y est, c'est bon.
'''Manu''' : On a une question, une vraie, sur Minitel. Il y en a une vraie, il y en a une vraie. On nous demande, est-ce que t'es pour... ''[Gérard prend un paquet de cigarettes et menace de le lancer sur Manu]''. Non, arrête. On nous demande si t'es pour le stationnement gratuit pour les piétons.
'''Gérard''' : J'ai jamais vu les piétons payer, moi.
'''Manu''' : Les piétons, ils payent pas ? Et quand ils se garent, ils font comment ?
'''Gérard''' : Et toi, tu te gares où, toi ? Tu te gares où quand tu marches ?
'''Gérard''' : Tu sors de ta voiture, t'es piéton. Quand tu vas au parcmètre, tu prends un ticket, t'es à pied. Donc t'aurais pas besoin de payer, normalement. Tu t'es plus dans ta voiture. Oui, mais faut que tu rentres dans ta voiture. Entre l'intervalle où tu rentres, où t'es dans ta voiture, et tu passes le ticket.
'''Phildar''' : Mais quand tu vas prendre un ticket et que t'as pas de voiture, où tu mets le ticket ?
'''Gérard''' : Moi, je suis piéton, j'ai jamais payé pour...
'''Phildar''' : J'appelle les flics. Tu fraudes.
'''Gérard''' : Toi, de toute manière, ta poubelle, on sait même pas où qu'elle est. Tu roules avec la poubelle du chef.
'''Nicole''' : Mais Gégé, tu vas payer le stationnement quand t'es sur une propriété privée, pour le piéton, tu dois payer.
'''Gérard''' : Non, mais t'es aussi cloche que Manu, toi.
'''Nicole''' : Mais Gégé, quand t'es sur une propriété privée, t'es obligé de payer.
'''Stéphanie''' : Ma mère est pervanche, elle peut te le confirmer.
'''Gérard''' : Alors, dans ce cas-là, s'il y a une pervanche qui m'écoute, qu'elle appelle.
'''Stéphanie''' : Gérard, c'est Stéphanie. Tu veux que je te passe ma mère, elle va te le confirmer, si tu veux.
'''Gérard''' : Bah, vas-y. Si c'est une pervanche, ouais.
'''Stéphanie''' : Ouais, attendez, je vais l'appeler.
'''Gérard''' : Attendez, taisez-vous. Les autres derrière, s'il vous plaît. Ah bah, si elle est trop loin, c'est pas la peine, hein.
'''Stéphanie''', ''[lion de son téléphone]'' : Maman ! 2 secondes, ya Gérard qui a une question à te poser.
'''Eric''' : Attends, Gégé, profites-en pour balancer Fijo et tout ça, hein.
'''Stéphanie''', ''[la voix vieillie]'' : Oui, allô ?
'''Gérard''' : Attendez, s'il vous plaît. Mets-moi les tous en R là, les autres. Oui, je vous écoute.
'''Stéphanie''', ''[maman]'' : Bonsoir. C'est Gérard ?
'''Gérard''' : Oui.
'''Stéphanie''' : Oui, bonsoir, je suis la mère de Stéphanie. Je suis pervanche et oui, effectivement, vous devez payer un ticket en tant que piéton.
'''Gérard''' : Ah bon ?
'''Stéphanie''' : Oui. Sinon, vous avez une amende.
'''Gérard''' : Bah, ça vient de sortir quand, ça ?
'''Stéphanie''' : Bah, c'est la loi du 19 juillet 1942.
'''Gérard''' : Bah, moi, c'est la première fois que j'entends dire ça, parce que j'ai jamais payé, moi, en étant piéton.
'''Stéphanie''' : Ah, si, monsieur. C'est une amende de 500 francs.
'''Gérard''' : Ah bon ?
'''Stéphanie''' : Oui.
'''Manu''' : Gérard ? On nous dit que toi, t'es un PV à toi tout seul, et ce que tu préfères, c'est quand tu te fais sauter.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Manu. Il me semble que je t'ai dit quelque chose.
'''Manu''' : Bah, je filtre.
'''Gérard''' : Non, bon, bah, je vous remercie de votre réaction, madame.
'''Stéphanie''' : Je vous en prie, monsieur.
'''Nicole''' : Gégé ? C'est Nicole. Ma mère est flic hein.
'''Gérard''' : Ouais, bah, attends, c'est bon, toi. Non, non, non, mais c'est bon, Nicole, ça y est, ça y est.
'''Marie-Monique''' : Ma mère, c'est le ministre de l'Intérieur.
'''Gérard''' : Et moi, Sandi, c'est la femme de Jacques Chirac.
'''Nicoole''' : Gégé, je te passe ma mère. Attends, elle va te le confirmer.
'''Gérard''' : Ouais, c'est ça.
'''Nicole''' : Euh, maman, s'il te plaît. Maman ?
'''Eric''' : Ça finir en tôle cette histoire, Gérard.
'''Nicole''', ''[la voix vieillie]'' : Bonsoir, monsieur Gérard. Donc, non, bah, j'ai été flic et j'ai mis des PV, hein, pour les... Le stationnement est interdit pour les piétons. Je le confirme, monsieur. Ça fait 20 ans que je fais ce boulot et je peux vous le confirmer.
'''Gérard''' : D'accord. Eh ben, je me renseignerai. Et puis, je donnerai ma réponse aussi.
'''Nicole''' : Merci, monsieur.
'''Gérard''' : Y a pas de quoi.
'''Curedent''' : T'as des ex-pervenches ?
'''Curedent''' : Bah, Curedent, tu vois, ça fait un bout de temps que je t'ai pas entendu. Maintenant que tu te réveilles, il serait un petit peu temps.
'''Curedent''' : Bah, attends, je te pose une question.
'''Gérard''' : Bah, je te réponds, j'ai pas d'ex-pervenches.
'''Stéphanie''', ''[voix normale]'' : Ah bon ? Peut-être une future ?
'''Gérard''' : Non.
'''Eric''' : Gégé, c'est Éric. Mon père, il est travlo, il veut te parler.
'''Gérard''' : Non, non, non, Éric, tu dégages.
'''Eric''', ''[la voix déformée]'' : Oui, allô, Gérard ? Oui, Gérard ?
''[La voix efféminée dit n'importe quoi, pendant que Gérard hurle à Phildar de dégager Eric, allant le bousculer physiquement.]..
'''Une voix de tête''' : Il faut même des tickets de stationnement pour les chiottes de la loco.
'''Gérard''' : Bon, allez hop, tu me vires les trois mecs, allez hop, terminé.
'''Curedent''' : C'est pas les mecs, c'est les nanas, attends ! Les nanas, Gérard.
'''Gérard''' : Ouais, les nanas, c'est les mecs qui disent des conneries, puis vous voulez que je vire les nanas, bande de...
'''Eric''' : C'est mon père, c'est mon père, Gérard.
'''Gérard''' : Ouais, non, tu vires. Non, non, mais tu vires, tu vires, tu vires, tu vires, tu vires.
'''Gérard''' : Mais pourquoi ? On n'a pas le droit d'avoir un père différent ?
'''Gérard''' : Hé, tu vires. Allez, hop, dégage, dégage, dégage !
'''Eric''' : C'est dégueulasse de virer les gens parce qu'ils sont différents.
'''Gérard''' : Tu sors, Eric, et tu te magnes !
'''Phildar''' : On se calme, on se calme, il va poser la question. Gérard, pose la prochaine question, on va mettre un disque.
'''Gérard''' : Payez-vous moins cher les stations thermales ? Et on met quoi ? Hé, te goures pas dans les titres.
''[Dans la confusion, le disque démarre]..
'''Phildar''' : Alors à la place de Stéphanie qui dormait, Barbara, et à la place d'Eric qui avait un père travlo, Patrick.
'''Nicole''' : Gégé ? C'est quoi le titre de la chanson ?
'''Gérard''' : C'est la main de ma sœur dans la culotte d'un zouab. Donc, alors, vous avez compris la question ? Alors, payez-vous moins cher les stations thermales ?
'''Patrick''' : Attends, Gégé, moins cher que quoi ?
'''Gérard''' : Ben, que les stations de sport d'hiver ou autre. Ou que les stationnements, ça dépend si vous avez...
'''Barbara''' : Oui, c'est Barbara. Ben, moi, personnellement, je ne suis jamais allée dans une station thermale, donc je ne pourrais pas te répondre, quoi, en fait.
'''Gérard''' : Mais, tu connais quand même ?
'''Barbara''' : Ouais, ouais, je connais, ouais.
'''Curedent''' : Mais, Gégé, c'est pour maigrir, les stations thermales.
'''Gérard''' : Non, c'est pour faire de la thalasso...
'''Curedent''' : C'est pour Sandy !
'''Patrick''' : C'est quoi, les talas chauds ?
'''Gérard''' : Ben, thalasso, c'est les trucs avec les jets d'eau.
'''Curedent''' : on se prend des jets d'eau dans le cul, ça fait du bien.
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit ça ? Attendez, attends, 5 minutes, Nicole. Qui c'est qui vient de dire des jets d'eau dans le cul ? C'est qui ? ''[silence]''. C'est qui ?
'''Patrick''' : C'est pas Patrick.
'''Nicole''' : C'est Curedent.
'''Curedent''' : Ouais, c'est Curedent, mais c'est la vérité. Tu te prends un jet d'eau dans le cul, non, quand t'es dans les cures ? On te met de l'argile sur le corps et puis on t'asperge d'eau.
'''Nicole''' : Pour soigner mes rhumatismes, on mettait bien des jets d'eau partout.
'''Barbara''' : Et les hémorroïdes ?
'''Gérard''' : Non, quand même pas à ce point-là.
'''Nicole''' : Écoute, moi, je pense que le stationnement dans les stations thermales, c'est beaucoup moins cher que les stationnements dans les stations radio.
'''Gérard''' : Oui, mais je ne vois pas tellement le rapport avec les stations radio.
'''Nicole''' : Ben, les stations radio, c'est moins cher. Il y a un tarif, il y a la TVA, il y a un pourcentage.
'''Gérard''' : Même dans les stations thermales, je suis désolé.
'''Curedent''' : Mais non, mais les stations thermales, elles récupèrent du fric sans stationnement. Réfléchis un peu, Gérard.
'''Barbara''' : En fait, c'est une question de thermalisation de stations, tu vois.
'''Patrick''' : Vers l'avant ou vers l'arrière ?
'''Barbara''' : Vers l'arrière.
'''Patrick''' : Ce qui est bien, c'est que, par exemple, dans les stations thermales, comme vous disiez, les jets d'eau, tout ça, tu peux te faire laver au Karcher pour pas cher, par contre. Il y a des gens qui en ont besoin.
'''Curedent''' : Ça fait maigrir aussi.
'''Voix de tête''' : C'est vrai que Sandy, elle en a vachement besoin.
'''Gérard''' : C'est qui ? Qui c'est qui vient de dire ça ? De toute manière, vous ne répondrez pas tant que je ne saurai pas qui c'est.
'''Barbara''' : C'est Manu.
'''Manu''' : Mais non, c'est pas moi. J'ai rien dit.
'''Phildar''', ''[voix de tête]'' : Oh, mais c'est peut-être moi, non ?
'''Gérard''' : C'est qui ?
'''Phildar''', ''[voix de tête]'' : C'est peut-être moi. C'est peut-être moi, Gérard. Je suis désolé, c'est Phildar, mais j'ai peut-être pas fait exprès.
'''Gérard''' : Non, mais tu restes poli.
'''Nicole''' : Gégé, ben comme je te disais, il y a un pourcentage.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Nicole''' : Ben, écoute, par exemple, quand tu stationnes dans les stations radio, ben, t'as un pourcentage qui est déduit de ton stationnement par rapport à la station thermale ou ton service.
'''Patrick''' : C'est à peu près 60% d'ailleurs.
'''Barbara''' : Mais tu peux avoir aussi des réductions dans les stations de service.
'''Nicole''' : Mais Gérard, qu'est-ce que t'en penses ?
'''Gérard''' : Ben, je vous laisse répondre, Marie-Monique.
'''Marie-Monique''' : En fait, c'est moins cher après 18h.
'''Gérard''' : De quoi qui est moins cher après 18h ?
'''Curedent''' : Bientôt, ça va être 18h, 18 francs.
'''Nicole''' : Ouais, mais ça dépend des radios, hein, parce que, par exemple, dans les stations radio comme Chaton ou...
'''Patrick''' : Mais c'est à cause de la TVA, c'est tout.
'''Fred''' : Ben, écoute, dans les stations thermales, c'est vrai qu'on paye... C'est moins cher parce que, bon, tu m'étonnes, tu sais, tu te lèves le matin, déjà, t'es fatigué. Et il suffit de donner à manger à ton chat, déjà, tu paniques intérieurement. Et il suffit qu'après, la station thermale, elle, elle fait des prix et toi, tu payes plus cher, quoi.
'''Gérard''' : Curedent ?
'''Curedent''' : Eh ben, je t'ai déjà répondu. Je t'ai dit que les stations thermales, elles récupéraient du fric sur le stationnement. Et que bientôt, ça sera 18h, 18 francs.
'''Gérard''' : Mais je pense qu'à mon avis, il y a des abonnements pour ça, maintenant.
'''Patrick''' : Comme au ski, comme au ski, il y a des forfaits.
'''Nicole''' : Ça dépend aussi, parce qu'il y a des tarifs.
'''Gérard''' : Ouais, mais avec un abonnement, tu peux payer très bien moins cher qu'en prix, qu'en tarif normal. ''[on entend ponctuellement des miaulements de chat dans un téléphone]''. Bon, celui qui s'amuse à faire le chat, ça commence à bien faire.
'''Nicole''' : C'est mon chat, je suis désolée.
'''Curedent''' : Mais donne-lui du lait, sans déconner.
'''Nicole''' : Non, mais attends, mais elle a faim. Allez, Minou, reste là.
'''Gérard''' : Bon, je pense que tout le monde a fait le tour de la question.
'''Marie-Monique''' : Super, cette question. Elle restera dans les annales.
'''Nicole''' : Gérard, tu ne nous as pas dit ce que t'en pensais, hein ?
'''Gérard''' : Moi, personnellement, j'ai jamais eu l'occasion d'aller dans les stations thermales. Les stations thermales, donc...
'''Barbara''' : On va se cotiser pour toi, et puis on va t'offrir une semaine dans une station service.
'''Nicole''' : Gérard, ça t'intéresserait d'aller dans une station thermale ?
'''Gérard''' : Non, pas du tout.
'''Marie-Monique''' : Non, dans une station de lavage.
'''Gérard''' : Marie-Monique, tu dégages, bonne nuit.
'''Phildar''' : Je dégage qui, là ?
'''Gérard''' : Marie-Monique.
'''Curedent''' : Quand on va dans les stations, c'est aussi pour se vider, c'est pour maigrir.
'''Nicole''' : Gérard, on a oublié aussi les stations service. Il y a le lavage, pour les humains, il faut payer aussi, le stationnement.
'''Gérard''' : Non.
'''Nicole''' : Si, Gégé, pour se laver...
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, ça, c'est des douches.
'''Curedent''' : Ah, les douches municipales, t'as connu, Gégé ?
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit ça ? Attendez, attendez, qui c'est qui vient de dire ça ? ''[silence, impatience des auditeurs. A Phildar]''. De tte manière, tu reprends personne pour l'instant. On finit comme ça.
'''Phildar''' : Non, mais j'ai seulement repris une meuf. Elle s'appelle Bénédicte.
''[Suit une confusion avec des gens passant un bruit de fond de gens qui parlent, ce qui énerve Gérard, puis jouant le sketch de ne pas entendre Gérard et de se parler entre eux au standard. Patrick joue même le rôle du standardiste de libre-antenne.]''
'''Gérard''' : Bon, Fred, Curedent, Patrick, dehors.
'''Patrick''' : Allô, bonsoir, tu veux parler de quoi ?
''[Le cahot se poursuit une vingtaine de secondes et Manu lance la fanfare de cirque.]''
'''Phildar''' : Bon, les auditeurs, on écoute Gérard. Et Bénédicte, tu réponds à la question, tu viens d'arriver.
'''Gérard''' : Alors, payez-vous moins cher les stations thermales ?
'''Bénédicte''' : Je ne sais pas trop. Moi, je suis jamais dans les stations thermales. Je pense, oui.
'''gérard''' : Dans quel sens ?
'''Bénédicte''' : Vertical.
'''Gérard''' : Mais attends, Bénédicte. Si c'est pour dire des conneries, c'est pas la peine de passer.
'''Bénédicte''' : Non, mais je ne sais pas trop.
'''Nicole''' : Je voulais te dire, mais en fait, on a oublié de dire, en fait, que le ticket pour la station thermale, c'était beaucoup moins cher qu'un ticket de métro.
'''Barbara''' : Oui, et puis, il faut l'acheter en station-service, d'ailleurs.
'''Marie-Monique''' : Oui, il faut, il y a dans les distributeurs, tout ça, devant les pharmacies.
'''Barbara''' : Oui, mais tu en as aussi dans les chiotes de la loco.
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire ça ? Eh, les nanas, vous répondez ou quoi, là ? Non, mais ça commence à bien faire, là, maintenant. De toute manière, il n'y a plus que trois nanas, alors.
'''Manu''' : Gérard, on nous dit que chez toi, c'est tellement crade que même M. Propre, il s'est mis à boire.
'''Gérard''' : T'es vraiment plus con qu'Olivier, toi.
'''Manu''' : Mais qu'est-ce que j'ai fait ?
'''Gérard''' : Tu balances des conneries comme ça, t'es aussi con qu'Olivier.
'''Manu''' : Tu préfères le double son ?
'''Phildar''' : Attends, on peut dire ça, puisque c'est drôle, puisqu'on sait que c'est pas vrai, donc t'as pas à te heurter.
Pourquoi tu te heurtes comme ça ?
'''Gérard''' : J'ai dit des questions comme ça, j'en veux pas.
'''Phildar''' : Mais c'est un débat, ça peut être drôle, aussi.
'''Gérard''' : Moi, je ne réponds pas sur des conneries comme ça, c'est tout.
'''Phildar''' : On ne te demande pas de répondre, c'est une constatation.
''[Des bruits de singe à travers un téléphone]''.
'''Gérard''' : Donc, on termine avec vous, trois.
'''Bénédicte''' : Et on veut du mec, on veut du mec.
'''Gérard''' : Non, non, c'est moi qui décide, si j'ai viré les mecs, c'est qu'ils disaient trop de conneries, c'est tout. Donc, dernière question. Après, on fait la conclusion. Faites-vous l'amour dans les stations de sport d'hiver. Alors, qui c'est qui veut réagir ?
'''Barbara''' : Oui, bah moi, à chaque fois que je vais en station d'hiver, ouais, ouais, j'y vais, ouais. Je fonce.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Barbara''' : Bah, toutes les cinq minutes, je me prends un mec différent, et puis hop, hop, hop, dans la neige...
'''Gérard''' : Ouais, tu dois avoir froid, après.
'''Barbara''' : Oh, mais non.
'''Nicole''' : Non, il y a le phénomène d'hypothermie. L'hypothermie, hein. Quand t'es dans le froid, t'es chaud.
'''Barbara''' : Et puis, tu penses que t'es sous le soleil, et puis, tu penses pas avoir froid, quoi. Tu penses à l'amour.
'''Bénédicte''' : Ouais, moi, c'est pareil.
''[Des bruits de fond persistent, Gérard regarde méchamment Manu]''
'''Manu''' : Gérard, arrête de me regarder, ça vient pas de moi.
'''Nicole''' : J'imagine le regard de Gégé.
'''Manu''' : Ah, bah, ça fait peur, hein. Une semaine pour s'en remettre, et hop, c'est reparti, alors.
'''Barbara''' : C'est comme quand je me couche, quoi. Je pense à toi, et j'ai envie de faire l'amour avec toi, tu vois.
'''Gérard''' : Non, mais tu vois, mon cœur est déjà pris, hein.
'''Barbara''' : Non, je suis prête à partager, hein.
'''Gérard''' : Mais, par contre, elle est très jalouse, donc elle partagera pas, hein.
'''Barbara''' : Ah, bah, je peux te laisser mon numéro de téléphone, si tu veux, et une fois que tu la largues, moi, je suis là, hein.
'''Gérard''' : Bon, bah, là, je vais te dire une chose, ça m'étonnerait, hein, que je la largue, là.
'''Nicole''' : C'est pour la vie, hein, Gégé.
'''Barbara''' : Tu ferais ça pour moi, on ferait ça sous la neige, et tout.
'''Phildar''' : Et Gégé, si c'est elle qui te largue ?
'''Gérard''' : Oh, non, ça m'étonnerait, hein.
'''Barbara''' : On ferait ça dans la neige, Gérard. Dans les stations thermales.
'''Gérard''' : Non. Donc, Nicole, pour toi ?
'''Nicole''' : Bah, écoute, moi, je suis pucelle. Et donc, ouais, ouais, mais ça serait cool dans les stations thermales, près de la cheminée.
'''Phildar''' : Elle est où, cette station de sport d'hiver, la pucelle, c'est où ?
'''Gérard''' : La station de sport d'hiver, elle est où, au lieu de la station thermale ?
'''Nicole''' : À Courchevel.
'''Gérard''' : À Courchevel.
'''Bénédicte''' : À côté de Courchevel, la pucelle.
'''Nicole''' : Et puis, bah, c'est cool, hein, il y a la cheminée, les draps, bah, ça va être cool, quoi. Pas de problème.
'''Phildar''' : Par contre, Gérard, j'ai remis les mecs pour qu'ils répondent, parce qu'ils se sont
calmés, donc tu peux leur poser des questions, ils sont là.
'''Bénédicte''' : Et moi, je voudrais répondre avant. Ouais, alors, moi, mon surnom, c'est Bénédicte Aime-la-Bite. Donc, en station thermale, en station d'hiver, ça y va, quoi. Dans toutes les stations, où tu veux.
'''Gérard''' : D'accord, Fred ? Donc, toi ?
'''Fred''' : Bah, tu peux rappeler, parce que nous, on a été zappés, donc...
'''Gérard''' : Non, mais bien sûr, vous aviez qu'à être un peu plus polis, vous n'auriez pas été zappés. Donc, faites-vous l'amour dans les stations de sport d'hiver ?
'''Manu''' : Gérard ? Il y a un étudiant en médecine qui nous dit que le bruit qu'on vient d'entendre, c'est pas un singe, mais c'est Sandy qui fait de l'asthme.
'''Gérard''' : Manu, c'est la dernière fois que tu fais la réa le jeudi avec moi. C'est la dernière.
'''Curedent''' : Et tu vas mettre qui, alors, Gégé ?
'''Manu''' : Bah, Olive, hein, Olive va revenir pour le deuxième débat, ouais.
'''Gérard''' : Non, non, ça sera... Il est hors de question. Donc, Fred ? ''[Fou rire de l'équpe en studio]''. Bon, allez, conclusion du débat, terminé. Je ne fais pas le deuxième débat, c'est tout.
'''Phildar''' : Non, mais allez, Manu, s'excuse. Manu, c'est bon.
'''Manu''' : Oui, pardon, je suis désolé. Faut qu'ils arrêtent sur Minitel aussi.
'''Gérard''' : Non, mais je vais te dire une chose, elle commence à en avoir ras-le-bol tous les jeudis d'entendre des conneries comme ça.
'''Nicole''' : Non, Gégé, dis-toi que les mecs du minitel... Les mecs du minitel sont des cons. C'est eux qui laissent les messages, c'est pas Manu.
'''Gérard''' : Ouais, mais Manu, il n'a pas à les lire, aussi.
'''Manu''' : Des fois, je fais pas gaffe, j'en vois un, hop, ça part.
'''Nicole''' : Ils ne font que constater, ils affirment des affirmations écrites, quoi.
'''Bénédicte''' : Mais ils disent ça parce qu'ils t'aiment.
'''Gérard''' : Non, mais moi, je les emmerde, c'est pas pareil. Donc, Fred ?
'''Fred''' : Écoute, ouais, parce qu'il y a plein de touristes, des femmes qui viennent du monde entier.
'''Gérard ''' : ok, conclusion.
'''Bénédicte''' : mio je trouve que les stations c'est bien, et puis, moi aussi, je veux bien faire l'amour sur la Tour Eiffel.
'''Gérard''' : Nicole ?
'''Nicole''' : Ouais, bah, écoute, je me suis bien amusée. Et puis, bah, écoute, le stationnement, c'est un phénomène de société. Donc, il fallait en parler. Je crois que ça va être inscrit dans les annales.
'''Barbara''' : Barbara, bah, ce qu'elle en dit, c'est que c'est vraiment super. Et elle est vraiment contente d'être avec toi, Gérard. Et voilà, quoi.
'''Gérard''' : Ok. Bah, moi, je vais vous faire la conclusion. Bon, moi, apparemment, bon, il y a eu quelques petits problèmes. Mais sinon, je pense que celui-là, c'est pas trop mal passé. J'espère que le deuxième se passera à peu près mieux, dans de meilleures conditions.
'''Phildar''' : Mais toi, tu préfères quoi comme station ? Parce que, bon, tes conclusions, c'est toujours les mêmes.
'''Gérard''' : Donc, les tickets de métro, je les prends dans les tabacs, parce que, comme ça, ça me permet d'acheter mes cigarettes. Les stations de radio... bon, moi, je pense qu'il y en a pas assez à l'heure actuelle. On devrait virer certaines stations de radio qui passent des trucs cons.
'''Nicole''' : NRJ par exemple.
'''Gérard''' : Non, pas spécialement NRJ. Non, mais il y a certaines radios qui n'ont rien à foutre sur la bande FM.
'''Bénédicte''' : Non, moi, je ne suis pas d'accord. Il en faut pour tout le monde.
'''Gérard''' : Oui, mais peut-être. Il en faut peut-être pour tout le monde, mais moi, je ne suis pas trop d'accord.
'''Bénédicte''' : Eh bien ouai mais si ça se trouve, il y en a qui gerbent sur Fun, qui disent que ça devrait... Ça ne devrait même pas exister. Donc, laisse à tout le monde le droit de s'exprimer. Même si c'est une radio pourrie, au moins, ça plaît à une personne. C'est le principe, Gérard. Ce n'est même pas le contenu, à la rigueur. C'est le principe.
'''Nicole''' : Oui, je voulais te dire, moi, je comprends pourquoi énerger les radios numéro un, parce que je trouve que c'est une radio complètement nulle.
'''Bénédicte''' : Mais c'est eux qui le disent, ce n'est pas vrai.
'''Phildar''' : Donc, toi, tu fréquentes plus les stations quoi, toi ?
'''Gérard''' : Moi, je fais plus les stations... J'aurais une voiture, je serais plus en station service.
'''Phildar''' : Ah, d'accord. T'irais au ski, t'irais dans les stations de ski, d'accord.
'''Gérard''' : Voilà ''[applaudissement ironqiues]''. Donc, on se retrouve pour le deuxième débat, ça sera sur le ping-pong. Voilà. Donc, alors, on se retrouve juste après. Donc, on va écouter deux disques. On va écouter la femme de mon pote qui est beaucoup plus belle que la mienne avec du pâté. C'est bien, on avait dit deux.
''[musique]''
== Le débat sur le ping pong ==
=== Contexte ===
Ce débat fait intervenir beaucoup de participants du premier, dans la même atmosphère de discussions ssurréalistes. Il introduira un autre concept : les auditeurs interprètent des personnages célèbres auprès de Gérard, qui toutefois les méprise profondément.
Ce débat est aussi l'occasion de comprendre que, dans ce climat beaucoup plus posé même si absurdement surréaliste, la seule part de réelle communication entre l'équipe, les auditeurs acteurs et l'extérieur est le minitel. Il est clair, ici, que ce que les gens lisent sur le petit écran ne procède pas de leur imagination mais bien de ce que les auditeurs proposent sur le serveur interactif. Cet îlot d'intégrité sera conservé très longtemps, au moins jusqu'en 2001.
Enfin, Gérard sortant de ses sujets de prédilection et ouvrant des sentiers inconnus de lui, il devient constant qu'il s'appuie sur les autres pour réagir. Si les audituers ou l'équipe rient, il comprend que c'est une bêtise et prend la posture adéquate. L'attitude de l'équipe et celle des audituers devient donc importante car elles le font agir. Il prend même des temps d'arrêt, fréquents, pour scruter la réaction des autres en studio.
=== Les personnages ===
* Olivier Bouchet : Olivier de la pro
* Franck Bargine : Max
* Barbara (meme actrice qu'au précédent débat),
* Franck : Jean, Guillaume, Jean-Philippe Gatien (JPG), a
* Rita : Olivia, Cynthia
* Mégane : Thérèse
* Tony Morestin : Benjamin, Jérôme, Bob, René
* Amuse-gueule (ancien curedent), Ricky, Arthur
* Eddy
=== Transcription ===
'''Gérard''' :Donc on récupère Barbara, Olivia, Thérèse, Benjamin, AMuse-gueule et Jean. Donc alors le deuxième débat c'est sur les ping-pong.
'''Amuse-gueule''' : C'est quoi le ping-pong ?
'''Gérard''' : A ton avis ? Ça se joue avec deux raquettes et une balle en plastique. D'accord ? ''[silence]''. Bon, qu'est-ce qu'il se passe là ?
'''Phildar''' : Je sais pas.
'''Gérard''' : On a déjà plus personne.
'''Amuse-gueule''' : On est là Gégé.
'''Gérard''' : Donc je vous pose la première question. De quelle origine est le mot ping-pong ?
'''Jean''' : Moi je sais, c'est Jean. C'est chinois.
'''Gérard''' : Voilà.
'''Amuse-gueule''' : Donc ben... Ben voilà, ben c'est bien, on est contents.
'''Olivia''' : Je suis pas d'accord.
'''Benjamin''' : Un point, un point.
'''Jean''' : Non, Jean, j'ai une question.
'''Jean''' : Citer un membre de l'équipe de France de ping-pong.
'''Barbara''' : Gatien !
'''Jean''' :Bravo !
'''Gérard''' : Ouai mais il y en a d'autres, hein.
'''Jean''' : Ouais, comme qui ?
'''Gérard''' : Je sais plus qui.
'''Jean''' : David Douillet aussi en fait partie, je crois.
'''Gérard''' : Non, c'est du judo.
'''Barbara''' : Mais non, c'est karaté, ça.
'''Olivia''' : Gégé ? C'est Olivia, je suis pas d'accord, hein. C'est pas d'origine chinoise, hein.
'''Gérard''' : Ah bon ?
'''Olivia''' : C'est d'origine sibérien.
'''Gérard''' : Non, mais non, mais... Oh, regarde bien dans le dictionnaire le mot ping-pong.
'''Olivia''' : Je fais des études d'étymologie et je connais parfaitement ce que je dis. C'est d'origine sibérien. C'était avant les hommes des neiges.
'''Gérard''' : Bon, alors attendez. On va se mettre d'accord. Tu peux m'appeler Enji ?<ref name="radio2"></ref> Il va nous le confirmer, je viens de demander.
'''Phildar''' : Pourquoi il fait du ping-pong, Enji ?
'''Gérard''' : Non, non, mais Enji m'a confirmé que c'était bien d'origine chinoise. Donc on va lui demander, on va lui l'appeler, on va lui demander.
'''Amuse-gueule''' : D'ailleurs, déjà, explique qui c'est, Enji, parce que je suis plus que dalle, hein.
'''Phildar''' : C'est sa meuf.
'''Barbara''' : Attends, Barbara, Barbara. Ouais, bah, ça fait dix ans que je fais du ping-pong, moi. Enfin, du tennis de table, pour être...
'''Gérard''' : Voilà, ça s'appelle dans...
'''Barbara''' : Pour parler français.
'''Jean''' : Un pratiquant de tennis de table se dit un pongiste, entre parenthèses.
'''Barbara''' : Exactement.
'''Thérèse''' : Non, un ping-pongueur.
'''Barbara''' : Non, parce que le bon Français moyen, si tu veux, il dit ping-pong. Et en fait, ping-pong, c'est le ping-pong de campagne. Donc, moi, ça fait dix ans que je fais du tennis de table, donc. Et ça vient du Japon, hein.
'''Jean''' : Gérard, j'ai d'ailleurs la signification exacte du mot ping-pong. Ça veut dire attrape, envoie.
'''Gérard''' : N'importe quoi.
'''Amuse-gueule''' : Envoie quoi ?
'''Jean''' : La balle.
'''Manu''' : N'importe quoi. Ping et pong, c'est le nom des deux inventeurs.
''[Olivia essaie de parler mais n'y parvient pas. Elle est interrompue par des gens qui lui répondent à la palce de Gérard, l'échange vire à un cahot de quinze secondes. C'est Phildar qui ramènera le calme.]''.
'''Olivia''' : C'est bien d'origine sibérien et ça veut dire Vas-y, reviens et envole-toi dans les airs.
'''Barbara''' : Et même que la balle est carrée.
'''Manu''' : Donc, on accueille Eddy, de Belgique.
'''Benjamin''' : Olivia, moi, je t'aime bien.
''[le cahot se réinstalle rapidement. Les auditeurs, feignant de ne pas entendre Gérard, lancent des formules assassines : { T'es resté dans Sandy ou quoi ? Elle a fermé les dents, c'est pour ça. » Ou « Tes parents auraient mieux fait mieux fait de faire une tache sur le lit qu'une tache dans le monde. ». Gérard menace d'arrêter. Phildar essaie de reprendre le contrôle, le cahot dure environ 1 minute. Le tout se ponctue d'extraits sonores, sur dictaphone, de Gérard qui hurle. Il essaie de faire intervenir le belge, en affrontant même les filles. Amuse-gueule est sorti de l'antenne, au hasard]''
'''Phildar''', ''[ironique]'' : Je veux seulement dire un truc, c'est Fildar, c'est que c'est un peu plus le bordel que le premier débat et c'est malsain. Ça va partir en couille très vite.
'''Eddy''' : Je trouve que c'était autre chose quand c'était Phildar qui était au standard.
'''Phildar''', ''[fier]'' : Ah, mais c'est Manu, bon, il ne sait pas gérer, ce n'est pas grave.
'''Manu''' : C'est Gérard, il ne veut plus que je sois à la réa, alors...
'''Phildar''' : Essayez de gérer de vous-même.
'''Jean''' : Le meilleur standard, c'est Manu, de toute façon.
'''Manu''' : Merci.
'''Phildar''' : Bon, on va reprendre le débat calmement, Gérard, à toi.
'''Gérard''' : Donc, Eddy, d'où vient... de quelle origine est le mot ping-pong ?
'''Eddy''' : De quelle origine ? À mon avis, je crois que ça vient d'un petit bled dans la Champagne-Ardenne, vers Levallois-Péret.
'''Benjamin''' : Ouh, toi, t'es un comique, toi.
'''Eddy''' : Et c'est deux gars en fait qu'on créait ça, quoi.
'''Gérard''' : Non, mais, Eddy, je ne vois pas le rapport avec Levallois-Péret.
'''Eddy''' : Moi non plus.
'''Phildar''' : Eddy, sois bon, quand même.
'''Gérard''' : Parce que tout à l'heure, tu ne vas pas rester longtemps, malgré que tu appelles de Belgique.
'''Eddy''' : Ah, ben, c'est dur de vous avoir.
'''Barbara''' : Là, j'ai l'encyclopédie, là, sous les mains. Et en fait, ça vient de Tanzanie.
'''Gérard''' : Non, non, moi, je ne suis pas d'accord avec toi.
'''Barbara''' : Ah, ben, c'est dans l'encyclopédie.
'''Eddy''' : Est-ce qu'il n'y aurait pas un rapport avec le Ying et le Yong ?
'''Barbara''' : Tout à fait.
'''Benjamin''' : Eh, remettez des habituels, parce que c'est du n'importe quoi.
'''Jean''' : Eh, vous appelez Tony et Ultraman.
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit ça ?
'''Jean''' : Ben, il faut des habituels, quand même.
'''Gérard''' : Non, mais qui c'est qui vient de dire ça ?
'''Jean''' : Euh, c'est le Belge, là.
'''Gérard''' : Non, non, non, non. Alors, Jean et Benjamin, bonne nuit.
'''Eddy''' : Ah, non, j'ai rien dit.
'''Benjamin''' : Allez, salut le Belge.
'''Eddy''' : Eh, arrêtez, j'ai rien dit. C'est Amuse-gueule qui n'est pas encore sorti du standard.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Je t'ai dit de me virer Amuse-gueule.
'''Manu''' : Mais il est parti, Gérard.
'''Gérard''' : Alors, maintenant, tu cherches à savoir qui c'est qui me demande les habituels et tu le vires directement celui-là.
'''Manu''' : Mais pourquoi ? Peut-être qu'il les aime bien.
'''Gérard''' : Non, moi, j'en veux pas dans mes débats.
'''Jean''' : Gérard, est-ce que t'aimes Ultraman et Tony ?
'''Gérard''' : Non.
'''Jean''' : Mais pourquoi ? Ils sont sympas.
'''Gérard''' : Mais t'es qui, toi ?
'''Jean''' : Moi, c'est Jean. Moi, j'aime Ultraman et Tony. Ils sont trop cools, quoi.
'''Gérard''' : Ouais, ben, toi, t'es déjà un habituel.
'''Phildar''' : Bon, on va faire une petite pause minitel. J'ai une petite blague sur Sandy, mais très drôle. Alors, j'ai pas le début, donc je vais essayer de m'en souvenir... Je vais être très fort... Merde, je m'en rappelle plus.
'''Manu''' : Super, Philou.
'''Phildar''' : Merde, je m'en rappelle plus. Non, c'est sur le fait de la bouche d'incendie, donc le mec, s'il m'entend, ben, tu remets la blague, merci.
'''Manu''' : En revanche, moi, je me souviens d'un truc sur Minitel, c'était quand tu sors sur un
balcon avec les pigeons, les pigeons, ils te prennent pour une gargouille parce que t'es laid.
'''Gérard''' : T'es vraiment con, toi.
'''Benjamin''' : Manu, il assure, c'est pas comme Phildar, ce blaireau.
'''Phildar''' : Oh, ta gueule, Tony.
'''Gérard''' : Alors, Jean, tu le dégages.
'''Jean''' : C'est pas moi !
'''Gérard''' : Jean, tu dégages parce que tu t'appelles Tony, maintenant.
'''Phildar''' : ah j'en ai une autre, de Fred : Ping-pong, c'est le bruit que Gérard fait quand il bourre Sandy.
'''Gérard''' : Non, mais ça, c'est pas à passer, je t'ai déjà dit.
'''Phildar''' : Ok, j'arrête, alors.
'''Olivia''' : Je voudrais donner une réponse sérieuse. Donc, moi, je fais des études d'étymologie.
'''Gérard''' : Non, mais ça y est, je crois que tu nous l'as déjà dit.
'''Olivia''' : Oui, alors, je te dis, Gérard, ping-pong signifie en sibérien, ça vient d'un petit village de Sibérie, qui veut dire petite balle, envoie et revient, et vole en l'air, et revient dans les airs. ''[après envoie, un écho proédant d'une radio allumée parmi les audituers et mise à fort volume accompagne Olivia]''. Voilà sa signification.
'''Barbara''' : Ouais, non, mais attends, Olivia, il sait pas ce que ça veut dire, étymologie, si tu veux.
'''Gérard''' : Non, mais c'est bon, on va poser la deuxième question, parce que vous commencez...
'''Eddy''' : Non, mais Gérard, qu'est-ce que ça veut dire, étymologie ? Moi, je sais pas, moi, non plus.
'''Gérard''' : Je vois pas, j'en sais rien. De toute manière, Olivia, pour l'instant, t'es en train de me dire des conneries. Non, non, mais attends, déjà, tu t'es fait passer de telle heure pour... Pour... ''[il siffle et fait de grands signes agacés à Manu'']
'''Manu''' : Quoi, Gérard ? Mais quoi, quoi ? Pas la peine de siffler et de faire ça, dis-moi.
'''Gérard''' : Non, mais Olivia, de toute manière, t'es déjà passée dans le premier débat.
'''Olivia''' : Mais Gérard, qu'est-ce que tu racontes ? J'arrête pas d'appeler depuis 8h du soir.
'''Eddy''' : Mais ça sert à rien de s'énerver, t'as tort, t'as tort, allez hop au standard.
'''Olivia''' : Gérard, ça fait depuis 8h que j'appelle, on vient de m'appeler, là, alors qu'est-ce que tu me racontes ? ''[écho radio]''
'''Gérard''' : Euh, Philippe, s'il te plaît, t'arrêtes le double son, là.
'''Phildar''' : Mais Gérard, je fais pas de double son, là.
'''Gérard''' : Non, non, ça, ça commence à bien faire.
'''Phildar''' : Donc, j'ai retrouvé ma blague sur Sandy. Donc, en fait, la blague, c'était Sandy a-t-elle une bouche ? Parce que bouche d'incendie. Voilà.
'''Gérard''' : Qui sait qu'on a la place d'amuse-gueule ? Personne ? Ok. Donc, on va poser la deuxième question. Aimez-vous jouer au ping-pong entre amis ?
'''Barbara''' : Ah non, moi, je préfère jouer avec le mur, moi.
'''Eddy''' : Tout seul, moi, avec le mur, pareil.
'''Eddy''' : De toute façon, tu joues tout seul ou contre Gérard, à mon avis, ça revient à peu près au même.
'''Benjamin''' : D'ailleurs, je voudrais faire... Enfin, j'ai fait une partie hier avec Gérard.
'''Gérard''' : Benjamin, tu dégages.
'''Benjamin''' : Quoi ?
'''Gérard''' : Olivier, s'il te plaît, qui c'est qu'il y a à la place ?
'''Manu''' : D'abord, tu m'appelles pas Olivier.
'''Benjamin''', ''[pendant l'échange entre Manu et Gérard et ensuite]'' : J'ai joué avec toi, je t'ai mis 15 0 et TU LA RAMENAIS MOINS TA GRANDE GUEULE ! TU LA RAMENAIS MOINS TA GRANDE GUEULE QUAND JE T'AI MIS 15 0 !
'''Gérard''' : Philippe, tu me mets un disque, je continue pas le débat pour l'instant. Il y avait quelqu'un qui s'amuse à passer sur tout le monde, j'veux pas le savoir.
''[Olivier rentre dans le studio]''
'''Phildar''' : Soyez compréhensifs, ça fait que 20 minutes, c'est déjà le bordel, merde. Moi, ça continue, je me casse, j'arrête tout.
'''Manu''' : Moi aussi, j'en ai marre.
'''Olivier''' : Je te remplace, si tu veux.
'''Gérard''' : Non, non, toi, tu dégages, tu vas dans ton studio de réa.
'''Manu''' : Tu veux prendre le standard, Olive ?
'''Gérard''' : Non, non, non.
'''Eddy''' : Je crois qu'Olive, de toute façon, ça peut pas être pire que Manu.
'''Phildar''' : Donc, on va faire comme à l'école, vous levez votre doigt et vous donnez votre prénom.
''[Olivier s'asseoit près de Manu, au standard, et touche des boutons]''
'''Gérard''' : Alors, Olivia, il y a... Euh, Barbara.
'''Barbara''' : Oui. ''[silence de deux secondes]''
'''Gérard''' : Bon, allez, hop, moi, j'arrête.
'''Eddy''' : Attends, je lève la main, mais je suis au fond de la salle, tu me vois pas.
''[Gérard se précipite, loin du micro, vers le standard, et pousse vigoureusement Olivier vers la sortie du studio en lui criant de dégager. Celui-ci recule, Gérard le pousse malgré une faible force physique. Olivier sort, Gérard revient à sa place]''.
'''Phildar''' : Non, parce qu'il y a un problème avec Olivier, il a foutu son bordel au standard, donc Gérard a commencé à lui taper dessus.
'''Gérard''' : Tu dégages !
'''Phildar''' : Bon, Gérard, sérieux, il est parti. On va reprendre calmement, merci, les auditeurs.
'''Gérard''' : Barbara ! Alors, pour toi ?
'''Barbara''' : Oui, non, mais moi, j'ai déjà répondu, hein, je préfère jouer toute seule.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Barbara''' : Bah, c'est-à-dire, tu prends la table et tu joues toute seule.
'''Eddy''' : Parce que t'as besoin d'une table pour jouer au ping-pong, toi.
'''Barbara''' : Bah ouais, tu peux jouer dans l'eau aussi, si tu veux, mais bon, c'est un petit jeu.
'''Gérard''' : Ouais, mais c'est pas du tout le même jeu, aussi.
'''Thérèse''' : Non, c'est le waterpong.
'''Eddy''' : Ah, c'est le waterpong, ouais, bah moi, je préfère jouer à waterpong, carrément. Parce que nous, on adapte toujours les jeux, hein. Le waterpong, en effet, c'est vachement plus drôle dans l'eau, hein.
'''Barbara''' : Et tu joues avec des raquettes ou des mousses ?
'''Gérard''' : Ouais, ouais, ouais, c'est des raquettes en mousse, ça. C'est ça, Eddy ? C'est des raquettes en mousse et que la balle, elle se colle dessus.
'''Eddy''' : Exactement. Exactement, mais apparemment, t'as déjà joué, donc Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais je connais ce jeu-là, parce que ça, on en voit souvent. Sur la plage. Donc, Olivia.
'''Olivia''' : Écoute, ben écoute, moi, je joue souvent avec mon frère, sur la neige, et avec mon chien, mon chat, de tout, quoi.
'''Thérèse''' : Ouais, moi, je joue toute seule, comme ça, c'est moi qui gagne. L'autre, il rattrape jamais la balle.
'''Manu''' : Gérard ? On accueille Guillaume. À la place de Jean.
''[Les gens se disent bonsoir et l'écho radio revient. Gérard veut savoir qui met la radio]''.
'''Eddy''' : Eh, mais je crois que c'est lui qui vient d'arriver, là, hein.
'''Gérard''' : Benjamin ? Tu réponds, s'il te plaît ?
'''Benjamin''' : Ouais, ben, j'ai répondu. Je t'ai dit que hier, j'ai joué avec toi. On n'avait pas de balle de ping-pong. Et on a remplacé la balle par le stérilet de Sandy.
'''Gérard''' : Bon, alors, Benjamin, tu dégages. Benjamin, dehors. Benjamin, dehors, ça y apprendra.
'''Olivia''' : C'est pas gentil.
'''Gérard''' : Eh, Manu, s'il te plaît. Manu, s'il te plaît, tu vires Benjamin ou j'arrête ? Merci. Donc, Guillaume.
'''Guillaume''' : Oui, ben... Moi, j'ai pas vraiment d'opinion là-dessus. Tu sais, c'est quelque chose qui me dépasse. Donc, je préfère pas m'avancer en disant les choses fausses et que je ne penserais pas.
'''Barbara''' : Ben, pourquoi tu participes au débat, alors ?
'''Guillaume''' : Parce que peut-être qu'il y a des questions auxquelles je pourrais mieux répondre.
'''Olivia''' : Ben, je voulais te dire, en fait, que le ping-pong, c'était un jeu très intellectuel.
'''Guillaume''' : Oui, Gérard, c'est Guillaume. Ouais, c'est mathématique, en fait.
'''Olivia''' : Ben, écoute, je te disais, tu dois réfléchir beaucoup. C'est très compliqué, le ping-pong.
'''Guillaume''' : Gérard, c'est Guillaume. Ouais, c'est une question de...
''[Confusion entre écho radio, Guillaume et Eddy qui cherchent à parler en même temps, Eddy disant Allô, c'est Eddy en boucle. Barbara se mêle au cafouillage.]''.
'''Guillaume''' : Je disais que le ping-pong était le sport le plus technique après les échecs, donc ça prouve bien ce que ça veut dire.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Guillaume''' : Ben, les échecs, il faut... Je ne sais pas si tu as déjà joué aux échecs, Gérard ?
'''Gérard''' : Non.
'''Thérèse''' : Non, mais il en a eu.
'''Guillaume''' : Eh bien, c'est quelque chose de très intellectuel.
'''Eddy''' : Il faut déjà deux raquettes.
'''Gérard''' : Ah ouais, pour jouer aux échecs ?
'''Guillaume''' : Non, c'est faux, c'est complètement faux. Il faut simplement un échiquier et quelques pions pour aménager des stratégies. Et le ping-pong est le sport le plus technique après les échecs.
'''Barbara ''' : Non, mais les deux, en fait, ça se relie parce que c'est une question de trajectoire quand même.
'''Olivia''' : Mais Gégé, je voulais te dire aussi que Louis XVI, c'est un rappel historique, je voulais dire que Louis XVI et Henri IV, c'étaient des champions en ce qui concerne...
'''Gérard''' : Non, mais attends, Barbara, Barbara...
'''Olivia''' : Non, c'est Olivia.
'''Gérard''' : Non, non, mais Olivia, on ne s'amuse pas à parler de Louis XVI et tout ça. On est en train de parler des trucs de ping-pong. Non, mais si tu t'amuses à dire ça sans arrêt tout le long du débat, tu es à gerber, ma petite.
'''Phildar, voix de tête, effet téléphone''' : Et on peut jouer avec des cotons-tiges ?
'''Phildar''' : Ça, je n'aime pas trop.
'''Eddy''' : Ça sent la fille.
'''Gérard''' : Oui, c'est ça. Je sens que tout à l'heure, les dix questions ne vont pas se faire.
'''Olivia''' : Et toi, est-ce que tu joues au ping-pong ?
'''Gérard''' : J'ai joué...
'''Eddy''' : Allô, c'est Eddy.
'''Gérard''' : Oh, Eddy, tu t'écrases un petit peu.
''[Eddy continue à boucler, Guillaume essaie de parler, le cahot revient]''
'''Olivia''' : Mais vous allez vous calmer, là ?
'''Gérard''' : Oh, les deux têtes de pioche, là, vous vous calmez ?
'''Eddy''' : Ouais, mais ouais, mais moi, je lève tout le temps la main, mais on ne me voit pas.
'''Gérard''' : Non, mais pour l'instant, tu la fermes un petit peu. Merci.
'''Olivia''' : Mais arrêtez de vous parler les uns sur les autres, quand même.
'''Guillaume''' : Tu dis, Gérard, qu'il ne faut pas parler de l'ancienneté du tennis de table. Donc, moi, je fais des études en holozoïsme, mais je peux te dire que le tennis de table est quand même un sport qui a 4 500 ans. Donc, ce serait bien de parler de son ancienneté.
'''Barbara''' : Non, 4 600 ans.
'''Gérard''' : Bon, de toute manière, ça n'a rien à voir.
'''Manu''' : Il y a quelqu'un qui va peut-être pouvoir nous aider sur l'origine du ping-pong. Il s'appelle Jérôme, il remplace Benjamin.
'''Jérôme''' : Bonsoir. Donc, je vais vous aider sur quoi ? Sur le ping-pong ?
'''Gérard''', ''[agacé]'' : Sur le ping-pong.
'''Olivia''' : L'historique du ping-pong.
'''Jérôme''' : Non, mais il est vache, Manu, là. ''[Hésitant]''. Ouais, ben, alors, le ping-pong, naquit.
'''Guillaume''' : Naît.
'''Jérôme''' : non, non, naquit, ça fait plus le langage recherché.
'''Thérèse''' : Naissa
'''Jérôme''' : Naissa, ouai. Naissa dans la préhistoire. Les gens jouaient avec une table en pierre.
'''Phildar''', ''[voix de tête dans téléphone]'' : et des coton-tige
'''Jérôme''' : Et donc, ensuite, ça a évolué jusqu'à notre époque.
'''Eddy''' : Ils jouaient avec les mains, non, au début, je crois.
'''Jérôme''' : Non, avec les petits bâtons, là, qu'on voit dans la famille Pierre-à-feu, là.
'''Guillaume''' : Je crois que les balles étaient en testicules de mammouths, hein.
'''Jérôme''' : Exactement.
'''Gérard''' : Qui c'est''' ''' : qui vient de dire ça ?
'''Guillaume''' : C'est Guillaume.
'''Guillaume''' : Ah ben, Guillaume, bonne nuit.
'''Jérôme''' : Il a tout à fait raison, hein.
'''Gérard''' : Bon, ben, Jérôme, tu t'écrases un petit peu. Donc, la troisième question. Faites-vous des compétitions de ping... ''[interrompu par Guillaume qui parle]''. Bon, Guillaume, tu dégages.
'''Guillaume''' : C'est pas moi !
'''Manu''' : C'est pas grave, Guillaume. Allez, salut.
'''Phildar''' : Il gère, Manu.
'''Olivia''' : Je voulais rectifier, parce qu'en fait, les raquettes étaient en peau de bison, hein.
'''Gérard''' : Bon, eh, Olivia. Tu vas commencer par te calmer un petit peu avec tes conneries, parce que ça...
'''Eddy''' : Moi, je trouve ça étonnant, c'est qu'elle, elle ne se fait pas jarter. Guillaume, il se fait jarter direct, hein.
'''Gérard''' : Non, mais t'inquiète pas, elle va jarter aussi, elle, si elle continue.
'''Olivia''' : Je suis une nana, moi.
'''Gérard''' : Non, non, mais tu vas te faire jarter aussi, si tu continues, toi.
'''Eddy''' : Parce que les nanas, il n'en a plus rien à foutre, il a Sandy, maintenant.
'''Gérard''' : Bon, si t'es pas content, Guillaume...
'''Jérôme''' : Bien sûr, on est content, on est content, ça fait une de moins pour nous.
'''Gérard''' : Bon, ben alors, Guillaume, elle t'emmerde, Sandy, tu vois.
'''Manu''', ''[concoliant]'' : Il n'a rien dit, Gérard. Pourquoi t'es aussi vulgaire...
'''Eddy''' : Moi, je voudrais bien l'entendre dire qu'elle m'emmerde, hein.
'''Gérard''' : Qui ?
'''Eddy''' : Sandy.
'''Jérôme''' : Non, mais celle-là, c'est une potiche.
'''Gérard''' : Bon, allez, hop. Tu me sors celui qui s'amuse à insulter les gens, comme ça.
'''Phildar''' : Un peu de respect, un peu de respect, quand même.
'''Barbara ''' : Non, non, non, mais attends, Gérard, elle pourrait dire bonjour, quand même, Sandy. Depuis le temps qu'elle est à l'antenne.
'''Gérard''' : Elle ne veut pas, elle ne veut pas parler dans un micro.
'''Phildar''' : Quel est le rapport entre Sandy et le ping-pong ? ''[ponctuation par des bruits de klaxon]''.
'''Gérard''' : Celui qui s'amuse à klaxonner comme ça va dégager.
'''Barbara''' : Eh, mais Gérard, elle est muette ?
'''Gérard''' : Elle ne veut pas parler, c'est tout.
'''Phildar''' : Je vais vous dire un truc, Sandy, elle ne veut pas parler, mais elle joue très bien au ping-pong, donc foutez-lui la paix, quoi.
'' [écho radio, bruit de klaxon démultiplié comme en zone urbaine dense]''.
'''Gérard''' : Manu, s'il te plaît, tu essaies de savoir qui c'est qui joue, là. ''[Manu reste immobile]'' Oh !
'''Manu''' : Ben, j'essaye.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais t'essaies, c'est pas en restant avec ton casque, hein.
'''Manu''' : Ah bon, j'enlève le casque, alors. ''[il retire le casque mais n'utilise pas le standard]''.
'''Gérard''' : Mais tu prends le téléphone, sinon je vais jarter tout le monde, moi, tout à l'heure.
'''Eddy''' : Eh, Gégé, tu ne pourrais pas faire le standard, la réa et animateur en même temps ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, si tu n'es pas content, toi, tu vas dégager tout à l'heure. Alors, faites-vous des compétitions de ping-pong, Barbara ?
'''Barbara''' : Euh, oui, comme je te l'ai expliqué tout à l'heure, ça fait dix ans que je fais du ping-pong. Je suis classée 15-14.
'''Thérèse''' : Pas mal !
'''Barbara''' : Ouais, c'est pas mal, hein ? Et, ben, j'ai été sélectionnée pour les Jeux Olympiques de 94.
'''Thérèse''' : Pas mal !
'''Barbara''' : Mais, malheureusement, je me suis cassée un ongle, donc, ben, j'ai pas pu le faire, quoi.
'''Thérèse ''' : Comment ça ? Mais t'es quel niveau à l'IP3 ?
'''Barbara''' : IP3 ? Non, je suis en IP5, moi.
'''Gérard''' : Qui est-ce qui rajoute derrière ? C'est Thérèse ?
'''Thérèse''' : Ouais, parce que moi, je m'y connais hyper en ping-pong, en tennis de table, quoi. Et aussi en tennis.
'''Thérèse''' : Non, mais, en fait, Thérèse, t'as pas beaucoup réagi, toi, sur la deuxième question.
'''Eddy''' : C'est vrai, Thérèse, c'était tout de même très calme, hein ?
'''Thérèse''' : Oui, ben, Thérèse est très calme, oui.
'''Gérard''' : Ouais, parce qu'elle n'est pas comme vous. Au moins, une, entre Thérèse et Barbara, je peux vous dire que c'est ces deux-là qu'on moins réagi sur la deuxième question. Par rapport aux autres, c'était le vrai cirque. Donc, alors, Thérèse, si tu veux réagir sur la deuxième question, quand même.
'''Thérèse''' : Oui, tu peux me la répéter ?
'''Gérard''' : Donc, aimez-vous jouer au ping-pong entre amis ?
'''Thérèse''' : Ouais, ben, entre amis, ouais, mais en compète aussi, ouais, ouais. '' (ton d'un coach sportif]''. Moi, je joue, moi, je joue, moi. Je suis à fond dedans, moi.
'''Phildar''' : J'ai peut-être la solution, enfin, j'ai peut-être... Je sais pourquoi, en fait, Sandy, elle veut pas parler dans le micro, parce qu'en fait, ça lui rappelle la queue de Gégé sans l'odeur, heureusement. C'est Sylvain, hein, sur Minitel, c'est pas moi.
'''Eddy''' : Mais ça semble logique.
'''Gérard''' : Non, mais alors, Sylvain ! Sylvain, tu laisses ton numéro de téléphone, pas un faux numéro.
'''Phildar''' : Ah, ben, je l'ai, je l'ai.
'''Gérard''' : Ah, ben, alors, tu... Manu, s'il te plaît.
'''Phildar''' : Manu, on va rappeler Sylvain.
'''Manu''' : Je peux pas, j'ai pas de ligne.
'''Phildar''' : On va dégager une meuf, c'est pas grave.
'''Manu''' : On dégage tout le monde.
'''Gérard''' : On va en trouver une, une ligne. TU vas voir. Note son numéro.
'''Manu''' : On accueille Bob, et on accueille Jean-Philippe Gatien.
'''Gérard''' : À la place de qui ?
'''Manu''' : À la place de ceux que t'as virés, Gérard.
'''JPG''' : Bonsoir, Gérard, c'est Jean-Philippe Gatien. Donc, je me présente, je suis titulaire en équipe de France de ping-pong. Je sais pas si tu me connais, Gérard.
'''Gérard''' : Non.
'''JPG''' : J'ai fait troisième aux championnats du monde de Koga, au Japon.
'''Jérôme''' : Et Jean-Philippe, tu trouves pas que c'est un sport de pédé, franchement, entre nous ?
'''JPG''' : Écoute, je ne te permettrais pas de...
'''Gérard''' : Attends, attendez, attendez, attendez ! Eh, tu donnes ton nom, là, celui qui vient de dire que c'est un sport de pédé.
'''Manu''' : C'était Bob, je crois.
'''Gérard''' : Alors, Bob, dehors.
'''Manu''', ''[agacé]'' : Mais pourquoi ? Il a le droit de s'exprimer, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Il n'a pas besoin de dire que c'est un sport de pédé.
'''Manu''' : C'est son opinion, c'est tout.
'''JPG''' : Gérard, tu devrais gérer, tu as quand même un vice-champion du monde à l'antenne.
'''Gérard''' : Eddy, t'es toujours là ?
'''Eddy''' : Ben ouais, toujours. Moi, j'attends mon tour pour parler.
'''Gérard''' : Ouais, ben, donc, alors... On était à...
'''Eddy''' : À Jean-Philippe, je crois. Parce que moi, je voudrais un autographe de lui, après.
'''JPG''' : Pas de problème.
'''Gérard''' : Olivia ?
'''Olivia''' : Ben, écoute, moi, ça fait 20 ans que je fais de la compétition de ping-pong en solo.
'''JPG''' : Et tu me connais, alors ?
'''Olivia''' : Et puis, ben, ça se passe très bien.
'''Gérard''' : Non, mais Olivia. Faudrait peut-être que tu réagisses aux questions que je pose. Pas des conneries. Parce que pour l'instant... Non, mais...
C'est simple. Sur les trois questions, tu dis que des conneries.
'''Olivia''' : Gégé, je fais de la compétition en solo et de la compétition à deux. ''[écho radio]''
'''Jérôme ''' : Et en plus, elle a la radio.
'''Gérard''' : Et en plus, elle a la radio, tu la sors. Allez, hop !
'''Jérôme''' : Allez, hop !
'''Thérèse''' : Oui, je voulais dire que l'été dernier, là, il y avait une nouvelle discipline qui est apparue. C'était le beach-pong.
'''Jérôme''' : Oui, le fameux jeu, là, où tu joues sur la plage.
'''Thérèse''' : Voilà, beach-pong.
'''Eddy''' : C'est pareil que le water-pong, non, mais en fait, c'est sur le sable.
'''Thérèse''' : C'est comme le water-pong, sauf que t'es pas dans l'eau.
'''Barbara''' : Ouais, mais tu joues avec un volant, là.
'''JPG''' : Le badminton.
'''Gérard''' : Non, mais le jeu qu'on parle, là, c'est un espèce... Non, c'est un espèce de truc qu'on se colle...
'''Manu''' : Gérard ? On a Sylvain du Minitel.
'''Gérard''' : Alors, Sylvain ! Sylvain !
''[Se lance alors un extrait du DVD des petites annonces de Elie Semoun : « Bonjour. Je t'ai remarqué dans le métro. Nous étions assis, je dirais, l'un en face de l'autre. Nous nous sommes regardés. Nous nous sommes, je dirais, faits... fixés du regard. Tu t'es levée. Je me suis levé, y compris. Nous nous sommes bousculés. Par timidité, je n'ai osé t'aborder. Je voudrais savoir si tu n'as pas vu mon portefeuille. » Pendant l'annonce, Gérard essaie de prendre la parole et ne comprend pas que l'interlocuteur ne s'arrête pas de parler. Dès qu'il a fini, Gérard tente d'interprler Sylvain et la bande recommence.]''
'''Gérard''' : Oh, tu arrêtes de te foutre de ma gueule, là, s'il te plaît ! Bon, Sylvain, je te signale, je vais m'occuper de ton cas hors antenne. Allez, va te faire sauter, espèce de petit con. Allez c'est bon, sors-moi le, c'est même pas lui. C'est un faux, c'est un faux. Retire-le. Oh, sors-le ! Non, non, sors-le, Manu !
'''Gérard''' : Manu, laisse-moi le hors antenne. Laisse-moi le hors antenne. Je vais m'en occuper. Jérôme ?
''[Olivier rentre dans le studio]''.
'''Jérôme''' : Remets la bande hors antenne.
'''Gérard''' : Non, non, Jérôme, s'il te plaît. Bon, allez, moi, j'arrête. ''[hors micro, Olivier]'' : FDP !
'''Olivier''', ''[outré]'' : Quoi ? Pardon ? Qu'est-ce que t'as dit, là ?
'''Gérard''' : Tu t'amuses à faire des conneries.
'''Phildar''' : Mais non, c'est pas lui, Jérôme !
'''Manu''' : Et après, tu dis que t'insultes personne. Eh ben, il va être content, Goldo.
'''Olivier''' : Et après, Gérard dit qu'il insulte personne. Il vient me traiter de fils de pute, quand même. C'est bien, c'est du propre, Gérard.
'''Phildar''' : Attends, Gérard, comment veux-tu qu'il fasse des trucs alors qu'il est dans le studio ?
'''Olivier''' : Excuse-toi !
'''Gérard''' : Non, non, tu vas te faire voir. Jérôme ? Donc, pour toi, est-ce que tu fais des compétitions ?
'''Jérôme''' : Ah non, non, j'aime pas trop jouer à ce jeu-là.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Jérôme''' : Parce que je trouve que c'est un sport respectable, il est vrai. Mais je n'aime pas trop ce sport-là. Moi, c'est plus football, natation, musculature, tout ça.
'''Gérard''' : D'accord. Jean-Philippe ?
'''JPG''' : Écoute, Gérard, comme je t'ai dit tout à l'heure, mon nom, c'est Gatien, donc je suis titulaire de l'équipe de France. J'ai fait beaucoup de compétitions. Ce qui m'a amené à un niveau quand même assez honorable puisque mon plus grand titre, c'est vice-champion olympique en 92 à Barcelone. Gérard, je peux te poser une question ? C'est Jean-Philippe.
'''Jérôme''' : Oui, bien sûr.
'''JPG''' : Non, écoute, tu n'es pas Gérard.
'''Gérard''' : Déjà, pour commencer.
'''Jérôme''' : Heureusement. Quel con, ce Gérard.
'''JPG''' : Qu'est-ce que ça te fait d'avoir Jean-Philippe Gatien au téléphone, quand même ? Une petite érection non ?
'''Gérard''' : Non. Donc, Bob ?
'''Phildar''' : On va quand même essayer de rappeler Sylvain.
'''Jérôme''', ''[le timbre légèrement plus haut et fort]'' : Oui, c'est Bob, oui. Donc, moi, je fais du ping-pong. Donc, je suis classé aussi.
'''Barbara''' : Ah ouais, t'es classé combien ?
'''JPG''' : Bob, est-ce que tu es le Robert Robichet de l'équipe de France ?
'''Jérôme''' : Ah, je ne regarde pas le cinéma. Et donc, je fais des Jeux olympiques, des championnats du monde.
'''JPG''' : Avec moi, donc.
'''Manu''' : Gérard, ça y est, il y a Sylvain qui est là à nouveau.
''[Nouvelle petite annonce de Elie Semou : « Bonjour, c'est un message qui s'adresse à vous. Il s'adresse au connard qui habite à côté de chez moi. Eh, mon con, la charmante voisine, c'est moi. Alors, deux choses. T'arrêtes de m'envoyer tes lettres de PD et t'arrêtes de gratter à ma porte la nuit. Parce que la prochaine fois, je te latte la gueule. » Gérare fusille du regard Manu]''
'''Phildar''' : C'est qui, Gérard ?
'''Manu''' : Me regarde pas comme ça, c'est pas moi hein.
'''JPG''' : Mais Gérard, il fallait faire un débat sur le karaté parce que t'es mal, là, à mon avis.
'''Gérard''' : Non, mais c'est même pas Sylvain, non plus.
'''Eddy''' : Eh, tu fais chier ton voisin, Gérard ?
'''Gérard''' : Non, pas du tout. Non, parce que le dénommé Pluto, qui s'amuse à envoyer des lettres un peu bizarroïdes à tout le monde, ça commence à bien faire aussi, cette histoire.
'''Manu''' : Sylvain, je crois qu'il est toujours là, d'ailleurs.
'''Phildar''' : Bah, tu l'as rappelé, là ?
'''Manu''' : Ouais, bah ouais, il est toujours là. Allô ?
''[Nouvelle petite annonce, ponctuée par les réprbations de Gérard : « Bonjour. Cette annonce s'adresse à toi, ma voisine. Ça fait un an que je vis à côté de toi, je t'entends... chanter, pleurer... ... prendre ta douche aussi... Et depuis un an, j'ai envie de te connaître... Je sens une grande solitude en toi... »]{{
'''Gérard''' : Attends, je te dis que c'est pas lui, c'est pas lui !
'''Manu''' : Oui, mais comment tu sais ?
'''Gérard''' : Je reconnais sa voix, c'est pas lui !
'''Manu''' : Il vient du Minitel !
'''Gérard''' : Il me harcèle sur le portable, c'est pas lui ! C'est une DAT, c'est bon. J'ai compris, maintenant, votre cirque.
'''Jérôme''' : Je le connais, Sylvain Seymoun, c'est lui.
'''Gérard''' : Ouais, c'est ça. T'as raison, Bob. Eddy ? Donc, toi, est-ce que t'as fait des compétitions ?
'''Eddy''' : Joker.
'''Gérard''' : Non, il n'y a pas de Joker ou tu rentres chez toi.
'''Eddy''' : Bah, non, j'ai pas fait de compétition.
'''Jérôme''' : Ouf, t'as été sauvé.
'''Eddy''' : Putain, ouais, là, j'ai failli, hein.
''[un accord de guitare dans le téléphone]''.
'''JPG''' : Gérard, c'est Jean-Philippe.
'''Gérard''' : Ouais.
'''Jérôme''' : Ah il joue de la guitare, Jean-Philippe, aussi.
'''JPG''' : Non, c'est pas moi.
'''Manu''' : On accueille Cynthia, quand même. À la place d'Olivia. {{[la guitare reprend]''.
'''Eddy''' : Allô, Cynthia, ça va ?
'''Gérard''' : Putain, ça commence à bien faire, ce soir, hein.
'''Eddy''' : Bon, alors, Cynthia, tu veux parler de quoi ?
'''Cynthia''' : Je ne réponds qu'à Gérard.
'''Phildar''' : Bon, Manu, ''[écho radio et accords de guitare saturés]''.
'''Manu''' : J'aimerais bien que ça vienne de chez moi, mais...
'''Phildar''' : Ben, ça vient d'où ?
'''Manu''' : Ben, pas de moi.
'''JPG''' : Eh ben, la DAT marche, les gars, hein.
'''Phildar''' : Non, non, c'est pas... Il n'y a pas de DAT, là. Je ne sais pas ce qui se passe, là. On est piratés. Vas-y, Gérard.
'''Gérard''' : Ouais, ben, on va mettre un disque et on reprend après.
'''Phildar''' : Bon, alors, ce que tu vas faire, Gérard, c'est que tu vas poser la question et tu vas tous les reprendre hors antenne et leur dire de se calmer, autrement, on arrête tout de suite. OK ?
'''Gérard''' : Alors, donc, la question, c'est préférez-vous le tennis ou le ping-pong ? Voilà, et on se retrouve après.
''[Musique]''.
'''Gérard''' : Vous pouvez toujours... Toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et toujours 3615 Code Fun Radio, rubrique direct, mais pas pour des insultes, surtout pour réagir sur le ping-pong.
'''Phildar''' : Tu les as calmés au standard, c'est bon ?
'''Gérard''' : Ouais, ouais, ouais.
'''Gérard''' : Donc, j'espère, si ça ne va pas, à trois heures et demie, on arrêtera. Ça ira plus vite, hein. Donc, on accueille Barbara. Cynthia. Thérèse.
'''JPG''', ''[voix grave]''' : Tu suces pour un carambar ?
'''Gérard''' : Qui c'est qui parle comme ça ? Déjà, ça commence à bien...
'''JPG''' : C'est Eddy.
'''Eddy''', ''[outré]'' : Attendez, il ne m'a même pas appelé !
'''JPG''' : Attends, Edsy, on s'était mis d'accord hors antenne, on ne fout plus le bordel, OK ?
'''Eddy''' : Attends, moi, il m'a calmé, Gérard, il m'a pris en antenne, il m'a calmé grave.
'''Jérôme''' : Mais la preuve qui t'a calmé, tu te mets à faire des conneries.
'''Gérard''' : Bob, il me semble que je t'ai dit quelque chose aussi à toi.
'''Jérôme''' : Oui, mais non, mais c'est Eddy qui fout son bordel.
'''Gérard''' : Non, non, mais toi, tu vas te calmé parce que tout à l'heure, tu vas saquer. Donc, alors, préférez-vous le tennis ou le ping-pong ? Alors, Barbara ?
'''Barbara''' : Oui, ben moi, je préfère le ping-pong puisque, comme je te le dis encore, ça fait dix ans que j'en fais en compétition.
'''Cynthia''' : Moi, je préfère le tennis. Ouais, parce qu'en fait, le tennis, c'est un sport, c'est très physique, quoi. Donc, tu vois, tu cours alors qu'en fait, le ping-pong, ben, t'es toujours sur place, y'a pas trop de...
'''Thérèse''' : Ouh, là, détrompes-toi, ma chérie, hein ?
'''JPG''' : Au ping-pong, il arrive de t'éloigner de 4 à 5 mètres de la table, quand même, hein.
'''Phildar''' : Non, je voulais seulement dire que la différence entre le tennis et le ping-pong, c'est qu'au tennis, tu courais sur la table, t'étais debout sur la table.
'''Gérard''' : Non, c'est pas pareil, tu cours pas sur une table de... sur une table, hein ? Le tennis, ça se joue avec une balle en mousse, avec deux raquettes sur un terrain. Le ping-pong, ça se joue sur une table avec un filet. La table, elle est moins longue.
'''Eddy''' : La table, elle est plus grande au tennis, c'est ça ?
'''Cynthia''' : Moi, je te dis qu'en fait, j'aimais le tennis parce que c'est plus physique, quoi. Donc, voilà, alors que le ping-pong, ben, il n'y a pas trop d'efforts physiques, voilà.
'''Phildar''' : C'est bien ce que disait Bob tout à l'heure, c'est un sport de pédé, quand même.
'''Gérard''' : Mais non, mais tout de suite, pourquoi dire que... Alors, dans ce cas-là, tous les sports, le foot, c'est un sport de pédé, le rugby aussi...
'''Jérôme''' : AH non non non !
'''Gérard''' : Ben, si, Bob, dans ce cas-là, si...
'''Jérôme''' : Ah, non, non, non, par contre, la formule 1, il y a plein de pédés là-dedans.
'''Gérard''' : Ben comme toi ! Alors, tu dégages, Bob, salut ! Salut, salut, salut, Bob !
'''Jérôme''' : Olivier Pénis, c'est un pédé, ce mec-là !
'''Gérard''' : Allez, hop ! Bob, bonne nuit ! Donc, Thérèse ? Donc, toi ?
'''Thérèse''' : Ben, moi, j'aime bien les deux, mais par contre, je ne jouerais pas au tennis avec des raquettes de ping-pong.
'''Gérard''' : Ben, ça, j'ai jamais vu jouer au tennis avec une raquette de ping-pong.
'''Th&eèqz''' : Alors, si, moi, j'ai une tribu rwandaise, ça existe, dans une tribu rwandaise, et c'est très impressionnant à voir.
'''Eddy''' : En Espagne, c'est arrivé jusqu'en Espagne.
'''Gérard''' : Jérôme !
'''Manu''' : Jérôme, il n'est pas là depuis une demi-heure.
'''Eddy''' : Il faut se réveiller, Gérard, un petit peu.
'''JPG''' : Ouais, donc, Gérard, comme je te l'ai dit, je suis en équipe de France, donc je préfère automatiquement jouer au tennis de table plutôt qu'au tennis.
'''Gérard''' : Ouais, mais... Mais, donc, on peut... C'est Cynthia qui disait qu'il y avait moins de...
'''JPG''' : C'est faux. C'est faux. C'est faux. Parce que tu dois quand même tenir 21 points en un temps illimité. Ce qui fait que les matchs... Moi, j'ai vu des matchs qui ont même duré 8 heures d'affilée, tu vois. Et, bon, des fois, tu t'éloignes de 4 à 5 mètres de la table avec des balles qui fusent entre 90... 90 et 120 kilomètres heure. Il faut les rattraper. Il faut vraiment pas mal gérer. Il faut revenir à la table. Quand tu en es éloigné à 5 mètres, il faut calculer ses coups. C'est pour ça qu'à la fin d'un match, même s'il a duré 20 minutes, t'es très crevé, quoi.
'''Cynthia''' : Je ne suis pas d'accord.
'''Gérard''' : Attendez, moi, je suis d'accord avec lui. C'est vrai qu'au tennis de table, on dit ça ping-pong, mais normalement, c'est tennis de table. Je pense que Jean-Philippe, il va être d'accord avec moi.
'''Cynthia''' : Mais Gérard, le court de tennis, il est plus grand. La surface, elle est plus grande.
'''JPG''' : Oui, mais d'accord. Mais dans un tennis, ça se compte par 15, 30 et 40. Après, t'as les avantages. Tandis qu'au ping-pong, c'est pas pareil. Ça se compte par 1. Les matchs sont plus longs que sur un terrain de tennis.
'''Cynthia''' : Gérard, je te rappelle qu'un match de tennis, ça peut durer 5 heures.
'''Gérard''' : Oui, mais t'as déjà suivi des compétitions de tennis de table ?
'''Phildar''' : Ça dure 15 jours.
'''Manu''' : Les 24 heures du Mans de tennis de table, je connais pas.
'''JPG''' : Gérard, c'est Jean-Philippe. Quand j'avais 19 ans, aux Jeux Olympiques de Barcelone, j'ai fait un match contre le russe Tchékov. On a commencé à 8h du matin et à 7h le soir, on n'avait pas encore fini.
'''Eddy''' : Il n'y avait que 7-0, je crois.
'''JPG''' : Non, j'ai gagné par 21-19. J'ai dormi quand même pendant 72 heures d'affilée.
'''Eddy''' : Moi, je préfère le tennis. Largement, parce que les buts sont plus grands.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Là, tu parles de foot... ''[coupure et le sketch de personne qui n'entend Gérard se déclenche]''. Mais qu'est-ce que c'est ce bordel à la réa ?
'''Phildar''' : Mais attends, c'est pas moi. Mais si, vous l'entendez. ''[avec autorité]''. Maintenant, vous l'entendez, OK ?
''[Nouvelle confusion, cependant]''.
'''Gérard''' : Non, la semaine prochaine, je veux plus de vous. Mais attends, je veux plus de vous la semaine prochaine.
'''Manu''' : Il va faire tout, tout seul, le standard, la réa...
'''Phildar''' : Mais c'est les auditeurs qui font les cons, là.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non. C'est pas les auditeurs, faut pas déconner.
'''Phildar''' : Je voulais seulement dire, excuse-moi, Barbara, deux secondes. C'est que Sylvain, je dirais pas tous tes messages qu'il y a sur le Minitel, parce que c'est dégueulasse et c'est que sur Sandy. Donc, je vous préviens, je le fais plus. T'as vu comment je suis clean ?
'''Gérard''' : Donc, je vais quand même vous dire ce que je préfère, moi. En fin de compte, je préfère le tennis de table par rapport au tennis normal. Parce que, déjà, quand il flotte, t'as pas besoin d'être interrompu par la pluie.
'''Eddy''' : Bah, tu sais, t'as des tennis couverts.
'''Gérard''' : Oui, mais peut-être, mais ça, c'est... Tu veux parler de Wimbledon ?
'''Eddy''' : Petit pont sur Saône aussi, hein, c'est couvert, hein.
'''Barbara''' : Mais Gérard, à Suresnes, il n'y a pas de tennis couvert ?
'''Gérard''' : Jusqu'à maintenant, j'en n'ai pas entendu parler.
'''Eddy''' : Par contre, je crois que t'as une table de ping-pong en plein air, quoi.
'''Gérard''' : Ouais. Pourquoi ? T'as bien au courants, Eddy.
'''Phildar''' : Ouais. C'est pas Christine, en fait, Eddy ?
'''JPG''' : Gérard, c'est Jean-Philippe. Est-ce que tu as déjà assisté à l'Open de Briou sur boutonne ?
'''Gérard''' : Non.
'''Thérèse''' : Bah, tu devrais y aller, Gérard. Ça vaut le coup d'œil.
'''Manu''' : Avant de poser ta question, on accueille René à la place de Bob.
'''René''' : Je peux répondre à la question sur le tennis de table ? Donc, moi, je préfère le tennis. Parce que moi, j'aime bien les cuisses à Martina Hinguis. Je sais pas si tu connais.
'''Gérard''' : Donc, cinquième question. Pensez-vous que c'est un jeu dangereux, Eddy ?
'''Eddy''' : Euh... Ça dépend, hein. Ça dépend comment tu joues, hein. Bah, je sais pas si tu joues en plein air ou si tu joues en intérieur, hein.
'''Thérèse''' : Tu mets ta ceinture, y'a pas de problème.
'''Gérard''' : Non, mais je vois pas le rapport avec ça, hein.
'''Eddy''' : Réfléchis, Gérard, c'est logique. Si tu joues en plein air, c'est plus dangereux. T'as les crottes de chien par terre, quand il pleut et tout, ça glisse.
'''Cynthia''' : Ça dépend des... ça dépend de la météo, quoi.
'''Gérard''' : Hum, d'accord. René ?
'''René''' : Ouais, bah, bah oui, c'est plus dangereux. Moi, l'autre fois, j'étais en train de jouer au ping-pong dehors, et je me suis pris un oeuf pendant mardi gras.
'''Gérard''' : N'importe quoi. Jean-Philippe ?
'''JPG''' : Non, c'est pas plus dangereux, parce que les balles sont d'une texture assez légère, qui fait que même si les balles vont, comme je te le disais tout à l'heure, jusqu'à... 120 km à l'heure, tu peux te les prendre dans le visage, bon, ça fait rien. Le plus grand risque que tu as, c'est que le joueur qui est en face de toi pète tes plombs et qu'il t'envoie sa raquette dans la gueule.
'''Gérard''' : Ouais, ça, je suis d'accord avec toi.
'''René''' : D'ailleurs, je m'excuse, Gérard.
'''Gérard''' : De quoi ?
'''René''' : Bah, l'histoire de la raquette, tout ça. Dans les dents.
'''Manu''' : Gérard ? On accueille Ricky.
'''Eddy''' : Alors, Ricky, t'es foot ou rugby ?
'''Cynthia''' : GG ? C'est Cynthia. Je réponds ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, pour l'instant, je vais reposer la question à Ricky, merci.
'''Eddy''' : Alors, foot ou rugby ?
'''Gérard''' : Qui c'est qui parle, là ?
''[appui d'une touche de téléphone numérique]''.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Bon, vous arrêtez de jouer avec les combinés téléphones, s'il vous plaît.
'''Manu''' : C'est Ricky, hein.
'''Gérard''' : Alors, Ricky, arrête ou tu dégages. ''[de nouveau le bruit]''. Bon, Ricky, dehors. Allez, hop, Ricky.
'''RIcky''' : C'est pas moi !
'''Gérard''' : Je ne veux pas le savoir, dehors. ''[Ricky débat, Gérard résiste, du larsen retentit]''. J'ai l'impression que dans 4 minutes, je vais arrêter, moi.
'''Phildar''' : Je peux poser une question qui vient du Minitel ? Elle est gentille. Ça concerne Sandy, mais ça te concerne aussi. C'est pas méchant envers elle. Est-ce vrai que Sandy joue au ping-pong avec les couilles de GG ?
'''Eddy''' : C'est une métaphore sexuelle.
'''Manu''' : Tu réponds pas ?
'''Gérard''' : Non. Thérèse donc, pour toi ? Non, pensez-vous que c'est un jeu dangereux ? On est déjà à la cinquième.
'''Thérèse''' : D'accord. Non, c'est pas dangereux. Non, non, il faut savoir s'y prendre, quoi. Quand on sait s'y prendre, c'est pas dangereux. Si tuy sais pas s'y prendre, ça peut être dangereux.
'''Eddy''' : Faut bien savoir prendre le manche de la raquette.
'''Thérèse''' : Voilà. C'est sûr. Si tu tiens mal, après, t'as les accidents.
'''Cynthia''' : Ben, écoute, moi, je dis que, en fait, je sais pas, ça peut être dangereux. Il y a deux solutions. Ça dépend de la vitesse de la balle. Si c'est une vitesse qui est très élevée, ben, ça peut dériver, quoi. Et puis, je crois pas que c'est plus dangereux qu'un autre... Qu'un autre sport.
'''Barbara''' :Ouais, non, moi, je pense la même chose. Mais, par contre, il m'est arrivé une expérience. C'est que j'avais battu... Une chinoise, il y a quatre ans, au championnat du monde. Et elle m'a lancé la table, mais carrément la table à la figure, quoi.
'''Gérard''' : Non, mais là, je vais te dire, Barbara, je vois pas du tout le rapport avec...
'''Cynthia''' : Gérard ?
'''Gérard''' : Bon, attends, Cynthia, s'il te plaît. Tu vas te calmer un peu quand quelqu'un répond. Merci. Donc, Cynthia ?
'''Barbara''' : Non, Barbara, je peux continuer. Oui, donc, je disais, comme quoi, le ping-pong peut être dangereux. Quand même, vu que j'ai reçu une table...
'''Gérard''' : Non, mais ça, ça me paraît bizarre, ton histoire.
'''Barbara''' : Ah, ben non, c'est vrai, c'est véridique.
'''JPG''' : Non, il faut savoir que les... Bon, je vais dénoncer quelque chose, c'est Jean-Philippe. Les Chinois sont très dopés, très drogués pour pouvoir tenir le coup des matchs. Même la bouffe. Et ils ont des forces surhumaines, quoi.
'''Gérard''' : Hé, Jean-Philippe ! Je sais pas si t'es déjà tombé pour jouer avec eux, mais je vais te dire une chose, qu'ils ont une drôle de façon de tenir leur raquette...
'''JPG''' : Mais c'est normal, Gérard.
'''René''' : Moi, j'ai déjà couché avec une Chinoise, elle m'a fait tourner, elle m'a fait des trucs.
'''Gérard''' : Bon, René, tu vas prendre ton nom normal, et puis tu vas me dire qui c'est, maintenant, parce que je t'ai reconnu.
'''Phildar''' : Si tu l'as reconnu, donne son nom.
'''Gérard''' : C'est Tony.
'''Phildar''' : Oh, t'es démasqué, Tony.
'''JPG''' : Tony, t'as pas de chance.
'''Tony''' : Ouais, bonsoir, bonne année.
'''Gérard''' : Ouais, ouais. Enfin, tu vas rester... ''[désabusé]''.
'''Tony''' : Bah ouais, tant qu'à faire.
'''Phildar''' : C'est Noël, ce soir.
'''Manu''' : Alors là, 3h29, exceptionnel. Tony reste dans un débat.
'''Phildar''' : Attends, Gérard dit à Tony de rester.
'''Eddy''' : C'est beau, c'est beau.
'''Tony''' : Non, mais je vais être sage.
'''JPG''' : Gérard, je peux continuer, c'est Jean-Philippe. Donc, je continue sur l'étrange façon des Chinos de tenir leur raquette. Donc, eux, il paraît que ça les aide beaucoup plus à envoyer la balle plus précisément, puisque la largeur, donc, de la poignée de la raquette correspond exactement à 3 cm, si tu préfères. Et la poignée de la raquette fait 3 cm aussi. Et eux, ça les aide à mieux cadrer, quoi.
'''Gérard''' : Ouais, mais t'as vu le style de service qu'ils ont, aussi ?
'''JPG''' : Ouais, c'est normal. Ce sont des services bien spécifiques à eux. Disons que leur service est beaucoup plus imprévisible que le nôtre, puisqu'eux, ils servent carrément de dos. Voilà, tandis que nous, en équipe de France, on sert de face. Ce qui fait qu'on est beaucoup plus à découvert et qu'on est beaucoup plus prévisible. C'est pour ça que, techniquement, on n'est pas très fort.
'''Gérard''' : D'accord. Alors, à combien on peut jouer au ping-pong ? Alors, Barbara ?
'''Barbara''' : Ben, moi, je pense qu'on peut y jouer à 20, 30. Sans problème, ouais.
'''Gérard''' : Non.
'''Barbara''' : Tu sais, mais si, le système de tournante.
'''Eddy''' : La tournante. Mais si, comme Sandy a fait la tournante, c'est pareil.
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire ça ?
'''JPG''' : C'est Eddy.
'''Gérard''' : Alors, Eddy, bonne nuit.
'''JPG''' : Non, mais Eddy, on s'était mis d'accord hors antenne.
'''JPG''' : Attends, on s'était mis d'accord avec Tony, n'est-ce pas, Tony ?
'''Tony''' : Non, pas du tout. Moi, je t'aime pas. Casse-toi.
'''JPG''' : Toi, tu dégages aussi, Tony.
'''Tony''' : Moi, Gérard, il m'aime.
'''Barbara''' : Oui, donc, je disais, on peut jouer à 30. T'es déjà allé en colonie de vacances ?
'''Gérard''' : Oui, mais j'ai pas eu l'occasion de jouer au tennis de table.
'''Barbara''' : Ah bon ? Parce que des fois, en colonie de vacances, tu peux jouer à 20, 30.
'''Gérard''' : Oui, ben d'accord. Cynthia ?
'''Cynthia''' : Ben écoute, à ma connaissance, il n'y a que deux joueurs.
'''Gérard''' : Ben, deux ou quatre. Moi aussi, à ma connaissance.
'''Manu''' : Tu peux jouer à trois au ping-pong, Gérard, je crois.
'''Gérard''' : Non.
'''Manu''' : Ben si, deux d'un côté et un de l'autre.
'''Phildar''' : S'il y a un champion d'un côté et deux merdes de l'autre, c'est bon. Ça équilibre.
'''Gérard''' : Ouais, mais s'ils sont deux contre un, c'est plus du tennis, c'est plus du tennis de table.
'''Manu''' : Oui, mais imagine, il y a un gars qui est super fort, il est tout seul. Et il y a deux gars qui sont nazes.
'''Phildar''' : Non, mais si de l'autre côté, il y a des frères siamois.
'''Gérard''', ''[souriant]'' : Ouais, d'accord. Thérèse ? Donc toi ?
'''Thérèse''' : Ben en fait, ça dépend combien t'as de table.
'''Gérard''' : Mais non, mais Thérèse, il n'y a qu'une table de ping-pong. Il n'y en a pas 50.
'''Thérèse''' : Non, mais c'est ce que je te dis.
'''Gérard''' : Non, mais s'il y a une table, il y a combien de joueurs ?
'''Thérèse''' : Ben deux ou quatre. Un plus un pour l'arbitre.
'''Gérard''' : Non, mais attends, je vois pas le rapport.
'''Barbara''' : Mais t'as les juges de touche aussi.
'''Thérèse''' : Attends, t'as le mec qui a le doigt posé sur le filet, qui dit let quand la balle...
'''Gérard''' : Ah non, pas au tennis de table.
'''Barbara''' : T'as un juge de ligne.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non.
'''JPG''' : Écoute, Gérard, on est en équipe de France tous les deux, ça se passe comme ça.
'''Tony''' : Ouais, t'as même les ramasseurs de balles.
'''Thérèse''' : Tout à fait, t'as les larbins derrière qui courent.
'''Gérard''' : Non, non, là, je peux démentir.
'''JPG''' : Eh Tony, t'as fait ramasseur de balles, non ?
'''Tony''' : Ah non. Lâchez-moi un peu, là.
'''JPG''' : Donc, on peut jouer soit à deux, soit à quatre. C'est pour ça, d'ailleurs, qu'il y a des lignes horizontales, non, verticales, sur les tables de ping-pong.
'''Gérard''' : Ok. Tony ?
'''Tony''' : Non, moi, je joue pas au ping-pong, désolé.
'''Gérard''' : Ben, tu peux répondre quand même à la question.
'''Tony''' : Ouais, désolé. Ben, répète-la-moi, s'il te plaît.
'''Thérèse''' : T'es nul au Game Boy ?
'''Tony''' : Un petit peu de respect, moi et Gérard, on est potes, ok ?
'''Gérard ''' : Vous vous calmez, les filles ?
'''JPG''' : Est-ce que t'es mon pote ? C'est Jean-Philippe ? Je demande à Tony s'il est mon pote.
'''Tony''' '[[méprisant]'' : Oui, je t'aime bien, allez, tais-toi.
'''Gérard''' : Non, Tony, tu te calmes, s'il te plaît. Donc, à combien on peut jouer au ping-pong ?
'''Tony''' : Ben, oui, comme disait la jeune fille précédemment, à deux ou à quatre. C'est bien. C'est possible qu'un de ces quatre, on se fasse une petite partie, toi et moi ?
'''Gérard''' : Non, non, moi, j'aime pas trop ça, tu vois. Moi, je joue plus au tennis.
'''Phildar''' : C'est quand la dernière fois que t'as joué au tennis, Gérard ?
'''Gérard''' : Il y a un bout de temps.
'''Phildar''' : Ah oui, il y a au moins 25 ans, ouais.
'''Cynthia''' : Gégé ? T'as joué souvent au ping-pong ?
'''Gérard''' : Non.
'''Cynthia''' : T'as jamais joué ?
'''Gérard''' : Non.
'''Cynthia''' : Et au tennis ? Mais au fait, Gégé, tu nous as jamais dit quel sport tu pratiquais dans ta jeunesse.
'''Gérard''' : Le sport en chambre.
''[Ovations du studio et du standard]''.
'''Manu''' : Ah, le malin !
'''Cynthia''' : Gégé ! Elle est forte, c'est formidable. Non, sérieux, Gégé, t'as fait de l'équitation ?
'''Gérard''' : Non.
'''Manu''' : Il a monté, ouais.
'''Phildar''' : Non, c'est le cheval qui lui montait dessus.
'''Gérard''', ''[souriant]'' : Donc, avez-vous une table de ping-pong chez vous ? Tony ?
'''Tony''' : Ah, non, pas de table de ping-pong.
'''Phildar''' : C'est bizarre, Tony, quand on sait que c'est lui, il est pas aussi drôle, hein.
'''Gérard''' : Non, non, mais il a peur que s'il dit une connerie, que je le zappe.
'''Cynthia''' : Mais laissez-le, Tony, il est mignon.
'''Gérard''' : Oh, toi, Cynthia, tu vas dégager tout à l'heure, toi. Toi, si tu continues, tu vas gerber, ma cocotte.
'''Gérard''' : Non, Gégé, qu'est-ce que j'ai dit de mal ? Je dis que Tony est mignon et sympa.
'''Gérard''' : Ouais, bah alors, tu te calmes, parce que sinon, tu vas gerber.
'''Phildar''' : Ce qui est bien, c'est que Tony, il est comme Sandy, la copine de Gérard, c'est qu'il a un piercing.
'''JPG''' : Bah moi des tables de ping-pong, j'en ai quatre chez moi.
'''Gérard''' : Bah, d'accord.
'''JPG''' : Bah, j'en ai quatre. Écoute, je suis en équipe de France, champion du monde, vice champion olympique, faut bien que je m'entraîne, quoi.
'''Gérard''' : Ouais, mais tu gagnes pas des tables de ping-pong à chaque fois ?
'''JPG''' : Non, mais bon, je les achète ou j'en emprunte...
'''Gérard''' : Ouais, non, mais attends, ça doit... Bon, on en rediscutera tout à l'heure de ça, parce que...
'''Cynthia''' : Mais Gégé, c'est Cynthia. Je voulais te dire, tu trouves pas bizarre qu'on n'ait que des champions olympiques, là ? Parce que tous ceux qui sont passés sont des champions qui ont fait... Qui ont fait les Jeux...
'''JPG''' : Écoute, je peux t'expliquer ?
'''Manu''' : Non, avant que tu lui expliques, on accueille Arthur. À la place de Ricky.
'''JPG''' : Tantôt, on a reçu un fax à l'équipe de France, quoi. On s'entraîne rue Lecourbe, à Paris. Et on nous a dit que Gérard faisait un débat sur le ping-pong. Donc, c'était un fax signé Manu.
'''Gérard''' : C'est vrai ?
'''Manu''' : Bah oui, je me suis renseigné pour qu'il y ait des gens qui appellent pour que t'aies des gens dans ton débat.
'''Gérard''' : Ouais, c'est vrai qu'on en avait discuté, tu crois.
''[Nouveau sketch du ON n'entend plus Gérard]''
'''JPG''' : Son plombage a été aimanté avec le piercing de Sandy, ou quoi ?
''[Manu et Phildar eux-mêmes semblent démunis]..
'''Phildar''' : Ça peut être que Olivier, dans le CDM ? On va demander gentiment à Olivier qui doit être dans le CDM. S'il te plaît, Olivier, remets...
'''Manu''' : Tu peux arrêter, c'est vraiment lourd, quoi. Il y a des fois, c'est marrant. Là, franchement, c'est la blague de gros merdeux, quoi.
'''Phildar''' : Remets les auditeurs pour Gérard.
'''Manu''' : Ce serait sympathique.
'''Gérard''' : Bon, alors ça... Ouais, ça commence à bien faire, là, son bordel, là, Olivier, hein. Bon, allez, hop, moi, j'arrête. Non, mais c'est quoi, ce bordel ? Non, non, j'arrête, j'arrête.
Non, non, mais j'arrête, là, ce coup-là, c'est terminé. Terminé, quatre heures moins... Non, non, mais quatre heures moins le quart, terminé, ça vous apprendra, Olivier, de se calmer.
'''Phildar''' : Alors, on va tous, on va tous huer, Olivier. Ouh ! Ouh !
'''Gérard''' : Non, non, moi, j'arrête.
'''Phildar''', ''[autoritaire]'' : Oh, hé ho, le gamin ! C'est bon, c'est un gamin avec qui on a piqué ses billes, alors vas-y.
'''Gérard''' : Ça fait depuis tout à l'heure, ça arrête pas, donc c'est terminé, j'arrête.
''[Chant dans le studio de Il est vraiment phénoménal. Les auditeurs argumentent en même temps. La séquence dure 30 secondes]''.
'''Phildar''' : Il y a Sylvain sur Minitel qui dit, si t'arrêtes, je déconnecte.
'''Manu''' : Ben non, ben non, Sylvain, reste là.
'''Gérard''' : Qu'il déconnecte. Ça lui apprendra à dire des conneries. Non, ben c'est bien, vous mettez un disque et on verra.
'''Phildar''' : Alors, Gérard, Gérard, tu poses la question et je mets un disque. Allez.
'''Gérard''' : De toute manière, c'est la dernière et après, j'arrête. Donc, pensez-vous que c'est un jeu qui s'apprend à l'école et on se retrouve après.
''[Musique]''
'''Gérard''' : Il nous reste un petit quart d'heure à passer ensemble. Si ça se passe bien, on va continuer quand même jusqu'à 4 heures. Si ça se passe mal, on arrêtera avant. Donc, on reprend sur le ping-pong. On récupère Barbara. Cynthia. Thérèse. Arthur. Jean-Philippe. Et Tony.
Donc, alors, pensez-vous que c'est un jeu qui s'apprend à l'école ? On va demander à Tony.
'''Tony''' : Oui, tu m'aimes bien. Tu commences toujours par moi.
'''Gérard''' : C'est toi le dernier de la liste Donc, c'est toi qui réponds.
'''Tony''' : Ça me fait plaisir.
'''Gérard''' : Mais si vous voulez... Attendez, attends, Tony. Si tout le monde veut parler, mais si ça ne fait pas le bordel, je veux bien. Si ça fait le bordel, négatif.
'''Tony''', ''[miéleux]'' : Oui, c'est normal, Gérard.
'''JPG''' : Non, mais ça sera le bordel d'avance.
'''Gérard''' : Non, mais qui c'est qui dit que ça fera le bordel d'avance ?
'''JPG''' : Jean-Philippe.
'''Phildar''' : Allez, dégage.
'''Tony''' : Je n'aime pas trop qu'on déconne dans les débats, Gégé.
'''Gérard''' : Non, mais Tony, tu vas pas commencer à faire ta loi parce que sinon, tu vas saquer, là.
'''Cynthia''' : On respecte la loi de Gégé.
'''Gérard''' : Bon, toi, Cynthia, tu vas commencer par te calmer un petit peu. Bon, alors, Arthur.
'''Arthur''' : Moi, je n'ai jamais appris à jouer au foot à l'école. C'était le hand...
'''JPG''' : On ne parle pas de foot.
'''Gérard''' : Hé, abruti. On parle de ping-pong. Abruti, c'est le ping-pong, ce n'est pas le foot.
'''Arthur ''' : Non, je n'ai jamais appris à jouer au ping-pong, sauf dans un club.
'''Gérard''' : Ah, ben voilà. À l'école, non, jamais.
'''Arthur''' : Non.
'''JPG''' : Ça, c'est de la réponse, mon pote.
'''Gérard''' : Ok. Jean-Philippe ?
'''JPG''' : Oui, le ping-pong, s'apprend à l'école, à partir de la classe de seconde jusqu'à la classe de terminale, puisque c'est une épreuve que tu peux choisir quand tu passes ton bac dans l'option sport.
'''Barbara''' : Moi, j'en ai fait avant. Moi, j'en ai fait en primaire, du ping-pong.
'''Gérard''' : Oui, mais de toute manière, il y a des écoles de tennis de tabac.
'''JPG''' : Oui, mais ça dépend des établissements et surtout, ça dépend des académies.
'''Tony''' : C'est qui la sportive ? Comment elle s'appelle ?
'''Thérèse''' : C'est Thérèse.
'''Tony''' : Je suis sûr que t'as la peau ferme.
'''Gérard''' : Tony, s'il te plaît, tu te calmes. C'est bon, là. On revient sur le débat.
'''Tony''' : C'est possible d'avoir ton numéro de téléphone ?
'''Thérèse''' : D'accord.
'''Gérard''' : Tony, Ddnc alors, toi ? Non, non, toi, t'as répondu. Oui, t'as répondu, t'as répondu, toi. Tu m'as dit que t'aimais pas ça, puis que...
'''Tony''' : Je peux répondre une deuxième fois, ce ne sera pas la première fois.
'''Gérard''' : Non, non, mais ça y est, c'est bon, c'est bon. Donc, Thérèse.
'''Thérèse''' : Ben, moi, je te dis, j'ai commencé hyper tôt, quoi, dans mon jardin. Et puis, voilà, club, et puis... Championnat d'Europe. Et puis, voilà, je suis vice-championne d'Europe. J'ai rejoint Jean-Philippe il n'y a pas longtemps, dans le sud.
'''Cynthia''' : Ben, écoute, moi, j'ai appris le ping-pong au lycée.
'''Thérèse''' : Tu l'as pris en troisième langue.
'''Cynthia''' : En secondaire.
'''Gérard''' : Ah ouais, au lycée, en secondaire.
'''Cynthia''' : Non, je réponds. Attends, je répète. Le lycée, c'est l'établissement en secondaire. Et donc, c'était option sport. Je me faisais toujours battre.
'''Gérard''' : Non, ça ne m'étonne pas, en tout cas.
'''Cynthia''' : Ah, mais pourquoi, Gégé ?
'''Arthur''' : C'est dégueulasse, Gégé, là.
'''Phildar''' : Pourquoi, Gérard, ouais ?
'''Gérard''', ''[gêné]'' : Boarf de toute manière, si elle ne sait pas jouer au tennis de table, ce n'est pas de sa faute.
'''Cynthia''' : Ouais, mais Gérard, tu ne me battras jamais au tennis. Je veux dire, le vrai tennis.
'''Gérard''' : Non, mais attends, je vais te dire une chose, tu vois. Tu me trouves les moyens, tu me trouves les raquettes. Le nécessaire, je vais te dire une chose. On va à l'île de Puteau, il y a des tennis. Et moi, je vais te dire une chose, je te bats en deux sets.
''[ovation ironique de tout le studio autour de ce défi]''
'''Cynthia''' : Gégé, Gégé, je relève le défi.
'''Gérard''' : D'accord. Quand tu veux.
'''Barbara''' : C'est des tennis couverts ou découverts ?
'''Gérard''' : Découverts à l'île de Puteau.
'''Cynthia''' : Ah ouais, Gégé, moi, je te bats. Je te bats, moi, c'est clair.
'''Tony''' : Gérard, si tu perds ton gage, ça sera de faire des débats tous les jeudis soirs.
'''Gérard''' : Boh alors là, c'est si je veux, maintenant.
'''Cynthia''' : Gégé ? Non, mais c'est un pari : si je gagne, qu'est-ce que tu m'offres ?
'''Gérard''' : Rien du tout. Tu rêves, là. Tu crois au Père Noël ? Elle aura le droit de goûter au manche de la raquette. Barbara ?
'''Phildar''' : Deux secondes, j'ai un petit message de Sylvain avant, sur le Minitel, qui dit que Gégé n'a jamais été à l'école, il a juste un certificat de crèche, donc il n'a jamais fait de tennis.
'''Gérard''' : Hé, Sylvain !
'''Phildar'' : Attendez, attendez, attendez, attendez, on va essayer de le rappeler, on va essayer de le rappeler.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, c'est pas la peine. C'est pas la peine, c'est un connard.
'''JPG''' : T'as calé la cassette ?
'''Manu''' : Tu me dis quand t'es prêt, Filou.
'''Gérard''' : C'est ça.
'''Manu''' : Quoi ? Bah c'est pour le mettre à l'antenne.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, mais surtout que tu vas encore changer de voix, c'est pas la peine.
'''Manu''' : C'est bon, on a Sylvain là, je crois.
'''Phildar''' : Attends, allô, Sylvain ?
'''Manu''' : Ouais, vas-y.
''[Lancement de la première petite annonce diffusée plus haut]''.
'''Gérard''', ''[immédiatement]'' : Bon, allez, sors-moi ça, sors-moi ça, allez, sors ça. Remets-moi les auditeurs, là. Bon, tu me le vires ça, Je réponds pas, c'est un connard. Allez, allez, allez, sors-moi ça, putain, ça me fait chier. Donc, Barbara ?
'''Cynthia''' : Oui ? Mais Gérard, c'est vrai ce qu'il disait ?
'''Gérard''' : Bah non, c'est des conneries, mais attends, toi, tu crois n'importe qui, toi.
'''Cynthia''' : Mais Gérard, il a dit qu'il t'a rencontré dans le métro.
'''Gérard''' : Bon Barbara.
'''Barbara''' : Mais j'ai déjà répondu, oui, j'ai commencé en primaire.
'''Gérard''' : Alors, pourquoi qu'il n'y a pas assez d'adhérents à ce sport, Barbara ?
'''Barbara''' : Ah, mais si, il y a énormément d'adhérents, hein.
'''JPG''' : On est la cinquième fédération en France.
'''Gérard''' : Attends cinq minutes, Jean-Philippe, merci.
'''Barbara''' : Si, si, il n'a pas tort, c'est vrai.
'''Thérèse''' : Après le foot, le rugby, le ping-pong, il y a nous.
'''Arthur''' : Eh, Gégé, le ping-pong, c'est un sport qui n'accepte pas les grands.
'''JPG''' : C'est faux, c'est faux, c'est complètement faux. Si, c'est complètement faux, je fais 1m92.
'''Cynthia''' : Non, pour moi, le ping-pong, c'est un sport... Comment dire ? C'est un sport intellectuel, c'est un sport sportif. Non, il n'y a pas assez d'adhérents. Oui, parce que, Gégé, c'est un sport qui coûte cher, quand même.
'''JPG''' : Mais est-ce qu'il y a du ruban adhésif, par contre ?
'''Phildar''' : Attends, Gérard, de toute façon, c'est quoi un adhérent ?
'''Manu''' : C'est un truc comme sur les Bombers.
'''Gérard''' : Un adhérent, c'est une personne qui a une licence pour l'année.
'''Phildar''' : Une licence 4 ?
'''Gérard''' : Non, non, une licence pour jouer au ping-pong. Ce n'est pas une licence 4 ni rien.
'''Barbara''' : Non, mais attends, mais licence, ça veut dire chômeur.
'''Phildar''' : C'est-à-dire que le mec qui a un café qui a une licence 4, il peut jouer au ping-pong ?
''' Gérard'' : Mais non, n'importe quoi.
'''Cynthia''' : Mais Gégé, il faut la payer, la licence, quand même. C'est vachement cher.
'''Gérard''' : Ah bon ? Déjà, je vais te dire une chose. Est-ce que tu as été voir le prix des raquettes ?
'''Cynthia''' : Ben oui, c'est 20 000 francs. <ref name="hist14"></ref> C'est 20 000 francs, l'abonnement.
'''Barbara''' : Oui, c'est 10 francs par balle.
'''Arthur''' : Et puis, il faut la tenue, aussi.
''[Gérard veut intervenir mais tout le monde parle en même temps]''
'''Phildar''' : Bon, on va dire que Gérard a de l'autorité, maintenant.
'''Gérard''' : Alors, moi, je vais te dire une chose. Tu as déjà rien qu'une raquette de ping-pong, ça vaut 50 balles.
'''Cynthia''' : Ouais, moi, je veux un truc avec une griffe dessus, hein.
'''JPG''' : Eh, parce que moi, ma raquette de ping-pong, Gérard, j'en ai pour 4 500 balles à chaque match, hein.
'''Phildar''' : Excusez-moi, j'ai un message Minitel, encore de Sylvain, ton copain, Gérard, qui dit que Gérard, avec son camion, a perdu sa licence à cause d'une perte d'adhérence.
'''Gérard''' : Allez, dernière question, parce que ça commence à me gonfler des conneries Minitel.
'''Cynthia''' : Gégé ? Tu n'as même pas répondu aux questions.
'''Gérard''' : De toute manière, je ne répondrai que plus tard, et c'est tout. Quand l'autre abruti de Sylvain sera retiré du Minitel, je ne continuerai plus. Donc, dernière question, et après, ça fera la conclusion, et puis ça sera terminé.
'''Arthur''' : C'est quoi ce débat de naze, là ?
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire ça ?
'''JPG''' : Arthur, encore...
'''Gérard''' : Eh ben, Arthur, tu t'en vas.
'''Arthur''' : Quoi, j'ai le droit de donner mon avis ?
'''Gérard''' : Non, ben, tu t'en vas, si c'est un débat de naze, eh ben, tu t'en vas.
'''Arthur''' : On n'a pas le droit de donner son avis ?
'''Manu''' : C'est le seul débat, les débats de Gérard, où tu n'as pas le droit de parler.
'''Arthur''', ''[hilare]'' : C'est pour que tu t'améliores, Gégé. Le premier, il était génial !
'''Gérard''' : Donc, faites-vous du ping-pong dans un lit, donc, Tony ?
'''JPG''' : J'ai pas répondu à la question des adhérents.
'''Gérard''' : Ben, vas-y.
'''JPG''' : Donc, pourquoi on n'a pas beaucoup d'adhérents ? Bon, c'est parce qu'il y a une mauvaise médiatisation de notre sport. Puisque, par exemple, à la télé, à la radio, qu'est-ce que tu vois ? Tu vois du foot tout le temps. Monopolisé par le foot. Et c'est pas seulement un handicap pour le ping-pong, c'est également un handicap pour les autres sports, comme le hand. Bon, le rugby, il y en a à la télé, mais les horaires sont mal placés. Autrement, t'as que du foot, du foot, et même du foot, des fois.
'''Gérard''' : Mais sur Eurosport, je suis pas d'accord.
'''Tony''' : T'aimes bien le rugby, Gégé ?
'''Gérard''' : Non.
'''Tony''' : Moi non plus.
'''JPG''' : Attends, Eurosport, il faut le câble pour ça, Gérard. Mais je veux dire, la 1, la 2, la 3, la 4, la 5, la 6...<ref name="hist15"></ref> Je zappe et je mate.
'''Manu''' : Je zappe et je zappe et je mate.
'''Gérard''' : Non, non, mais je sais, mais la 4, j'ai jamais vu Canal+ faire montrer du sport, à part du foot, c'est tout.
'''Phildar''' : Quoi ? Ya de tout sur Canal : du catch, du basket, etc.
'''JPG''' : La 4, ya même du sport en chambre, le premier samedi de chaque mois.
'''Gérard''' : Ouais, bah, c'est bien une chose.
'''Tony''' : J'ai vu sur Canal+, il y avait deux cochonnes qui jouaient au ping-pong.
'''Max''' : Gérard, pourquoi t'achètes pas... Je sais pas, pourquoi tu mets pas une parabole chez toi avec le satellite ?
'''Gérard''' : Non, non, non, ça m'intéresse pas personnellement. Donc, alors, la dernière question. Faites-vous du ping-pong dans un lit ?
'''Tony''' : Non, mais attends. Non, mais attends.
'''Thérèse''' : Réfléchis deux secondes.
'''JPG''' : Pauvre cave !
'''Gérard''' : Attends, Tony ? Alors, Tony, là, tu dégages.
'''Tony''' : C'est pas moi, je me serais pas permis.
'''Manu''' : C'est pas Tony, hein.
'''Phildar''' : C'était pas une voix d'homo, c'était pas Tony.
'''TOny''' : Tu peux parler, toi.
'''Gérard''' : Tony, s'il te plaît, tu te calmes ou tu dégages avant la fin. Ok, alors tu réponds.
'''Tony''' : Non, j'ai jamais fait de ping-pong dans un lit, hein.
'''JPG''' : Non, moi non plus. De toute façon, c'est pas possible. La balle rebondirait pas. ''[rires du studio]''.
'''Phildar''' : C'est pas con, hein.
'''Thérèse''' : Bah ouais, bah non, hein.
'''JPG''' : Qu'est-ce qui vous a fait marrer, les branleurs, là-bas ?
'''Gérard''' : Non, mais c'est bon, Jean-Philippe, tu te calmes, hein.
'''Tony''' : Parce que t'as un visiophone, ils ont vu ta face.
'''Gérard''' : Tony ! Tu te calmes, s'il te plaît, aussi.
'''Tony''' : Excuse-moi, c'est sorti tout seul.
'''Gérard''' : Cynthia ?
'''Cynthia''' : Oui ? Bah écoute, moi, je fais du ping-pong sur le lit, quand les draps sont propres. C'est du sport, on chambre chez moi.
'''Barbara''' : Non, moi, j'en ai jamais fait, non.
'''Gérard''' : Bah moi non plus, hein. Parce qu'en fin de compte, j'aurais du mal à faire du ping-pong dans un lit.
'''Barbara''' : Pourquoi tu poses cette question, Jean-Philippe ?
'''Gérard''' : Parce que il fallait bien que je termine sur une question, comme sur le premier débat.
'''JPG''' : C'était la question piège.
'''Gérard''' : C'était la question piège. Donc, alors, conclusion de ce débat. Donc, conclusion, Barbara ?
'''Barbara''' : Ouais, bah moi, j'invite tout le monde à jouer au ping-pong. Parce que c'est vraiment un sport super, quoi. Mais surtout le ping-pong, quoi.
'''Cynthia''' : Écoute, le ping-pong, c'est un sport... C'est un sport cool. Je me suis bien amusée. Les questions, elles étaient, comme d'habitude, intelligentes. Et j'embrasse Manu.
'''Thérèse''' : Moi, je suis vice-championne d'Europe de tennis. J'ai la peau ferme. Et je vous invite tous à nous retrouver, Jean-Phil et moi, au club de... tennis couvert.
'''JPG''' : Ouais, donc, moi, c'est pareil. Le ping-pong, bah... C'était ma passion, c'est ma vie, hein. Vice-champion olympique, champion du monde.
'''Gérard''' : Tony, pour finir.
'''Tony''' : Ouais, bah, je trouve que ça s'est bien passé. Très, très bien passé. Je suis heureux de voir que tu m'aimes bien, en fait. T'as été quand même plus poli que d'habitude.
'''Gérard''' : Au moins pendant 4 mois, il a quand même viré son fusil d'épaule.
'''Tony''' : J'ai complètement changé en 4 mois, t'as vu ?
'''Manu''' : En 4 jours, il a fait des progrès immenses.
'''Gérard''' : Donc, bah, moi, pour la conclusion, c'est dommage qu'il y ait eu un peu trop de bordel par moment donné, mais sinon, j'ai trouvé que c'était pas mal.
'''Phildar''' : Donc, qu'est-ce que tu penses du ping-pong, toi ? Tu encourages des gens à jouer au ping-pong ?
'''Gérard''' : Bah, oui. J'encourage tout le monde à en faire et, bon, bah, c'est un sport qui est assez...
'''Phildar''' : C'est complet comme sport.
'''Gérard''' : Non, mais c'est un sport qui est comme le tennis et c'est pas mal.
'''Phildar''' : Les débats de la semaine prochaine ?
'''Gérard''' : Donc, peut-être si tout le monde... ''[Max encourage à les faire]''. Non, non, parce que si on continue à nous harceler sur les portables, c'est pas la peine. Donc, si on arrête de nous harceler, Sandy et moi, sur mon portable, la semaine prochaine, ça sera l'euro. Donc, je préviens, sur l'euro, c'est la monnaie. Ça sera la monnaie.
'''Phildar''' : Ah, c'est pas le truc au Stade de France, là ?
'''Gérard''' : Non, non, non, non. Et sûrement, comme sport, on va mettre la Formule 1, tiens. Pour changer.
'''Manu''' : Je croyais que c'était la pétanque. Avec le cochonnet et tout, c'était bien.
'''Gérard''' : Non, non, non.
'''Max''' : C'est mieux, la pétanque. Parce que c'est pas d'actualité, la Formule 1, quand ça sera d'actualité.
'''Manu''' : Alors que la pétanque, il y a le championnat du monde, je crois, la semaine prochaine.
'''Max''' : La pétanque, c'est le sport le plus utile.
'''Gérard''' : Ouais, bah, dans ce cas-là... Alors, je veux bien faire la pétanque, mais alors, dans ce cas-là, qu'on ait des Marseillais. Parce que c'est à Marseille que ça se joue le plus.
'''Manu''' : J'espère que Tony sait imité l'accent marseillais.
'''Gérard''' : Non, non, Tony, non, non. Non, non, pas là, parce que là, il faudra quand même prendre des gens de Marseille. Donc, on va se quitter sur ce. On va laisser la place à Barth pour la nuit sans pub. Et puis, demain, vous retrouvez toute la bande. Et bien sûr, la Loco demain soir. Et puis, je vous souhaite un bon week-end. Je vous dis à demain à la Loco. Et sinon, à la semaine prochaine.
== Le débat sur l'Euro ==
=== Contexte ===
5 février 1998. L'émission semble désormais avoir trouvé un rythme de croisière. Quoique versatile, Gérard reste plus stable grâce à son amour débutant. Les débats sont désormais codécidés par Max et, indirectement, Nicolas qui écrit les plus absurdes. L'auteur va, d'ailleurs, soumettre des questions préfabriquées à Gérard pour les débats sur lesquels il est le moins à l'aise. Max, sur un sujet innovant comme celui-là, est présent. Nous rappellerons aussi ici quelque chose d'important : Gérard rejette les travestis et homosexuels, sans avoir la moindre idée de ce que cela signifie et implique. Le rejet n'a aucune explication ni fondement. D'où un passage au milieu de l'émission qui le montre, dans une époque où les propos phobiques contre les genres étaient moins ciblés qu'aujourd'hui.
Ce thème n'est pas tout à fait là par hasard. Dans le cadre de sa participation aux communautés européennes, devenant l'Union Européenne, la France a décidé, en 1992, par référendum, de ratifier le traité de Maastricht. Ce traité prévoit, entre autres, la mise en place d'une monnaie commune entre 12 États-membres, dont la France. Il s'agit d'État qui l'ont accepté et qui sont éligibles économiquement. Pour être admis dans la zone Euro, et dans un souci de stabilité monétaire, les critères sont d'ailleurs stricts, obligeant les États à une rigueur de gestion budgétaire.
Concrètement, c'est un changement majeur dans le quotidien des Français. Aussi, l'État entame-t-il leur éducation dès 1998, en expliquant les enjeux et les conséquences sur chacune et chacun. Notamment, se met en place tout une campagne d'affichage, permettant aux gens de vor les conversions de prix entre le Franc et l'Euro, de commencer à manipuler ces nouveaux chiffres. Il faut dire qu'en 1999, la bourse de Paris sera en euro, puis les transactions bancaires écrites, celles fiduciaires devant attendre 2002.
Le sujet est donc d'actualité et tout le monde est impacté, quel que soit son rapport à l'information. Au tout début de cette période de changement, il faut bien dire qu'il fait peur, d'autant que le taux de conversion entre les monnaies sont tout à fait différents et le calcul ne se fait pas de tête. En France, 1 euros vaut 6,55957 francs. L'industrie diffuse d'ailleurs des convertisseurs pour aider les plus vulnéarbles. L'état de connaissance du sujet est donc excellent, pour donner lieu à des propos surréalistes.
=== Les personnages ===
* Igor : Reego
* Gérard Cousin : Gérard
* Franck Bargine : Max
* Christine (déjà présente lors des débats sur l'école et l'informatique)
* Curedent, Stérilet
* Fred, Sylvain (la voix exagérément grave), Sylvain (voix normale)
* Cyril: Bizarre, Jean-Philippe (JP), Dany, Thierry, Jean-Pascal (JP), Darwin, Jeton
* Mégane : Aglaé
* Rita : Orchidé, Clochette, Sirène
* Tania
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Voilà bienvenue dans les débats de la nuit, donc vous pouvez nous joindre au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et toujours le 3615 code Funradio rubrique direct, donc si vous voulez réagir sur l'euro en premier, surtout pas de conneries sur Minitel parce que je ne répondrai pas aux conneries, pas comme la semaine dernière, voilà c'est tout ce que j'avais à dire. donc on accueille Orchid(''[prononcé Orshidé avant que l'auditrice ne le corrige]'', Aglaé, bonsoir. Christine, bonsoir. Bizarre bonsoir. Fred. et Curedent. Donc alors on va parler un peu de l'euro Donc la première question, quelle est la valeur en franc d'un euro ?
'''Christine''' : Non moi je crois que c'est 6 francs et quelques, 6 francs 50
'''Curedent''' : T'as vu ça où ?
'''Christine''' : Ben je me suis renseignée mais je me rappelle plus trop
'''Fred''' : Ben non c'est le dollar ça.
'''Gérard''' : Non, non, non, 6 francs 50 on pense mais pour l'instant on sait pas parce que c'est vrai qu'on en entend parler que ça va venir. On en entend régulièrement parler
'''Manu''' : Sur Minitel on nous dit aussi 6 francs 50 ?
'''Gérard''' : Donc apparemment tout le monde a l'air d'être d'accord avec... Mais non qui c'est qui dit que c'est le dollar là ?
'''Fred''' : C'est Fred, non ?
'''Gérard''' : Non c'est pas le dollar Fred.
'''Aglaé''' : Si c'est le dollar aussi mais c'est pour s'aligner sur le dollar
'''Gérard''' : Mais comme pour l'instant on en entend parler, on en entend parler régulièrement donc pour l'instant j'ai pas eu...
'''Bizarre''' : Ben moi j'ai rien vu
'''Gérard''' : Ben si, faut écouter les informations quand même
'''Fred''' : Ouais, Gérard c'est Fred là T'es allé à la bourse non ? Pour voir le taux et tout ?
'''Gérard''' : Non parce que là on sait que ça va commencer en 2002... Non en 2002 je crois qu'on va changer de monnaie. Donc pour l'instant tout le monde, même je pense qu'à l'heure actuelle on peut pas exactement dire vraiment le prix réel d'un euro par rapport au franc
'''Orchidé''' : C'est pas en 2020 que l'euro va exister ?
'''Gérard''' : Non, non c'est en 2002
'''Bizarre''' : Ouais c'est bizarre Mais est-ce que l'euro il va changer par rapport aux pays ? Tu dis 6 francs 50 mais en France ?
'''Gérard''' : Ah bah oui, oui, oui, ça va être uniquement dans les pays, le pays français
'''Fred''' : Donc en fait un franc ça vaudra 6 francs 50 ?
'''Gérard''' : Non. Non, non je pense pas
'''Aglaé''' : Et un deutschmark ça vaut combien ?
'''Gérard''' : Ah non mais là si on commence à parler des monnaies, de la monnaie allemande c'est plus du tout le thème.
'''Curedent''' : Et des euros français ça vaudra combien en euros anglais ?
'''Gérard''' : Ah là je sais pas hein.
'''Fred''' : Donc en conclusion un franc en 2020 égale 6 francs 50.
'''Bizarre''' : Ouais mais pas en euros anglais
'''Christine''' : Mais non un euro c'est 6 francs 50
'''Curedent''' : Bah 6 francs 50 en France mais en Angleterre ça sera un euro anglais et ça sera pas la même chose
'''Gérard''' : Mais non mais on parle pas de la monnaie anglaise ni allemande on parle de l'euro. C'est ce qui va changer notre pays à nous.
'''Aglaé''' : Et quand ce sera l'euro est-ce qu'il faudra diviser ou multiplier par 6 francs 50 ?
'''Gérard''' : Ah là je sais pas hein tu me poses une question que je pourrais pas te répondre dessus
'''Max''' : On nous dit que l'euro en fin de compte c'est 6 francs 60 85
'''Gérard''' : On va arrondir parce qu'après ça me fera des chiffres dans ma tête et ça me fera travailler ma cervelle alors ça sera bon.
'''Bizarre''' : ON dit 7 alors.
'''Gérard''' : Ouais carrément on a arrondi à 7 francs c'est bon.
'''Curedent''' : Ça veut dire qu'on va gagner plus alors ?
'''Max''' : Bah ouais là on nous dit sur Minitel qu'il faut multiplier par le taux en fonction de savoir si t'es sur Itinéris ou SFR.<ref name="hist16"></ref>
'''Gérard''' : Ouais mais alors là ça n'a rien à voir avec les portables quand même
'''Aglaé''' : Parce qu'en fait quand tu gagneras 7000 balles en francs tu gagneras 1000 euros.
'''Bizarre''' : Ah ouais on parle en euros français
'''Christine''' : Non mais il y a les euros cents, aussi
'''Gérard''' : C'est quoi c'est quoi ça ?
'''Christine''' : Bah c'est moins qu'un euro quoi, c'est comme les centimes.
'''Bizarre''' : Voilà les euros 10 000 c'est la multiplication des euros
'''Gérard''' : C'est un peu compliqué pour moi
'''Curedent''' : Eh Gégé c'est une émission de maths là
'''Gérard''' : Bah ouais c'est ce que je vois et apparemment vous avez l'air de bien vouloir apprécier qu'on passe un débat sur ça.
'''Curedent''' : T'es bon en maths toi Gégé ?
'''Gérard''' : Pas tellement non.
'''Bizarre''' : Faut dire que c'est l'actualité. On en entend parler dans tous les médias
'''Orchidé''' : Ouais moi l'euro en fait je crois que ça va dépendre quand même de la bourse, de la fluctuation, du dollar et tout ça.
'''Gérard''' : Non non non je pense pas.
'''Orchidé''' : Bah quand même il y a une cotation de la bourse donc il faudra quand même...
'''Gérard''' : Ah non pour l'instant c'est pas... on sait pas on entend parler que c'est... C'est pas encore sûr. ON sait que c'est en 2002 mais...
'''Curedent''' : Ton paquet de clopes, ton paquet de gitanes Gégé, tu vas l'acheter encore en euros alors ?
'''Gérard''' : Bah oui mais justement, ça va être justement... on va y venir à cette fameuse question.
'''Bizarre''' : Aujourd'hui tu payes combien le paquet ?
'''Gérard''' : Bah le paquet il est à 13,90 francs.
'''Bizarre''' : Bon, on arrondit à 14. En euros français, ça fait combien en 2020 ?
'''Gérard''' : Bah j'en sais rien.
'''Bizarre''' : Bah calcule. Bah multiplié par 7, par 7 de 14, la règle de 2...
'''Gérard''' : Oh là oh là c'est trop compliqué ça pour moi
'''Curedent''' : Demande à Sandy Gégé demande à Sandy
'''Gérard''' : Ah mais non Sandy elle pourra pas vous répondre non plus là dessus hein.
'''Fred''' : Au début on disait l'EKU, après on a dit l'euro. Maintenant on parle de... j'ai entendu dans les journaux Koku. Qu'est-ce t'en penses toi ? C'est quoi le nom vraiment en fait ?
'''Gérard''' : Mais non, ça s'appellera pas Koukou, ça s'appellera, l'euro.
'''Aglaé''' : A Marseille ça s'appellera couscous.
'''Curedent''' : Mais Gégé ? Quand tu vas aller acheter ton paquet de gitanes chez Ginette. Ginette elle va te vendre tes gitanes et elle va dire bon bah vous me devez 70 euros ?
'''Gérard''' : Bah on verra
'''Christine''' : Non mais de toute façon il va y avoir des calculatrices spéciales pour les euros.
'''Gérard''' : Oh non mais attends. Là si on commence à faire le tour avec les calculatrices après et tout, on va pas en finir.
'''Curedent''' : Bah ça va être le bordel de toute façon
'''Orchidé''' : Ce système monétaire ça te bouleverse pas ?
'''Gérard''' : Bah ça ça va être la question.
'''Aglaé''' : Est-ce que tu parles encore en anciena franc ?
'''Gérard''' : Euh je sais pas. Donc là comme on a fait à peu près le tour de la première, on va aller sur la deuxième. Êtes-vous pour l'euro ou pas ?
'''Aglaé''' : Bah qu'on soit pour ou contre, on n'a pas trop le choix.
'''Bizarre''' : Ça va être imposé, c'est les lois. C'est les lois monétaires : en 2020, ça sera comme ça tu pourras pas dire oui ou non.
'''Gérard''' : Mais non mais c'est pas en 2020 que ça va changer, c'est en 2002
'''Orchidé''' : Bah écoute moi je pense sincèrement que l'interchange planétaire monétaire va complètement changer quoi. Donc tu seras pas toujours sur les mêmes bases, et ça va être vraiment difficile quoi. Tu t'imagines ? Tu vas vouloir acheter ton paquet de cigarettes, des tomates, des trucs comme ça, il faudra tout le temps que t'aies dans ta tête des calculs à faire.
'''Curedent''' : Au départ ils vont nous gruger sur les prix, forcément.
'''Gérard''' : Mais non mais justement là pour l'instant, c'est... Mais je crois que... donc pour l'instant ils sont en train de faire une étude là dessus.
'''Bizarre''' : Mais dans quelle ville ?
'''Gérard''' : Mais j'en sais rien, je sais que c'est en province, mais savoir où... Non je sais pas si c'est du côté de Toulouse, Marseille, Bordeaux.
'''Bizarre''' : Bon elle haibit où Sandy ?
'''Gérard''' : Elle habite au troisième bouton de ma braguette. Si tu veux savoir l'étage, c'est quatrième porte... C'est quatrième porte à gauche en sortant des toilettes.
'''Orchidé''' : Mais Gégé ? Mais écoute, les gens par exemple, tu t'imagines quand tu devras toujours faire un calcul... Et pour les gens qui sont faibles en maths.
'''Bizarre''' : Mais non, tu seras habitué !
'''Orchidé''' : Tu pourras te faire avoir quoi, parce que bon on va te donner des chiffres et on va te dire voilà ça c'est ça.
'''Christine''' : Ouais non mais ce que je veux dire, c'est qu'il va y avoir des calculatrices spéciales. Ce qui va être plus chiant, c'est quand on va aller genre en Espagne, alors là c'est même pas la peine...
'''Gérard''' : Attendez attendez Christine Christine 5 minutes je te coupe. Je crois qu'il y a une question Minitel.
'''Manu''' : Ouais exactement. On nous demande ce sera combien les tarifs d'une sodomie ou d'une pipe en euros ?
'''Gérard''' : Alors Manu qu'est-ce que j'ai dit ? Des conneries comme ça ça m'intéresse pas.
'''Manu''' : Mais non mais ça peut être intéressant.
'''Fred''' : Moi je pense sincèrement que l'euro est pas réalisable, car je vois mal des pays comme... je sais pas... le Groenland, la Grèce ou même...
'''Gérard''' : Mais non mais attends... On parle en France. On parle pas des pays qui sont... des pays étrangers.
'''Christine''' : On fera du change.
'''Aglaé''' : Non on fera pas de change.
'''Gérard''' : Ah bah si on sera obligé Si si je pense que
'''Christine''' : Si tu vas genre en Amériqu, tu vas changer.
''' Bizarre'' : Mais pouruqoi ?
'''Gérard''' : Pour avoir la monnaie du pays où qu'on ira.
'''Bizarre'''' : Mais c'est à dire ?
'''Gérard''' : Oh mais attends... C'est qui là qui arrive pas à comprendre là ?
'''Aglaé''' : Si tu vas en Italie, tu vas payer en quoi ?
'''Gérard''' : Eh bah en pesetas
'''Bizarre''' : Bon Orchidé, si t'arrives pas à comprendre, tu lâches l'affaire
'''Orchidé''' : Ouais je vais te dire, en fait l'euro... bon ça va être quand même une monnaie qui sera un peu européenne. Donc tu vois, tu auras l'Océanie par exemple, donc en Australie tout ça, bah tu seras obligé de payer...
'''Gérard''' : Bah tu seras obligé de payer avec la monnaie du pays.
'''Curedent''' : Moi j'aimerais bien savoir un truc : quand on sera en euro, on paiera en billets ou en pièces ?
'''Gérard ''' : Ça sera en billets et en pièces à mon avis.
'''Fred''' : C'est pas vrai, je crois que c'est uniquement en Traveller chèque, tickets restaurant et tout ça
'''Curedent''' : Non mais je crois que pour l'euro, ils passeront tout en pièces. Il n'y aura plus de billets parce que pour les aveugles, sinon, ils vont pas comprendre.
'''Gérard''' : Mais si mais il y aura des billets et des pièces à mon avis.
'''Curedent''' : Mais comment ils vont faire les aveugles ?
'''Gérard''' : Bah je sais pas justement.
'''Manu''' : Ils seront en braille.
'''Curedent''' : Avec la calculatrice, les billets, les pièces, ils vont pas s'y retrouver. Le gars il est aveugle, il va acheter son paquet de gitanes chez Ginette,...
'''Gérard''' : Mais non mais Curedent, on n'en a rien à foutre de Ginette, d'accord ?
'''Curedent''' : Bon il va acheter son paquet de gitanes, il a sa calculatrice...
''[Interruption par des bruits divers dans le téléphone, tels que des sons sons de jeux vidéo etc]''.
'''Orchidé''' : Je voulais te dire un truc. En fait moi je trouve que le fond du problème, c'est que toute l'Europe va être chamboulée, donc t'as toute l'Europe quoi. L'Amérique du Nord, l'Afrique, tout ça...
'''Gérard''' : Mais ça n'a rien à voir, on parle des des pays européens, on parle de la France... Non mais attends : quand tu vas aller en Allemagne, tu vas payer en Deutschmark !
'''Aglaé''' : Mais non, tu vas payer en euros !
'''Aglaé''' : Mais non mais réfléchis : l'euro ça va être la monnaie européenne, donc en fait l'Allemagne ,c'est en euros donc on va payer en euros. L'euro ça va être la monnaie européenne...
'''Gérard''' : Bon d'accord d'accord ça y est c'est bon c'est bon c'est bon. On a fait le tour de la question.
'''Orchidé''' : Ouais mais Gégé c'est important de dire où se situe l'Europe.
'''Gérard''' : ouais mais Orchidé, tu laisses un peu les autres parler, parce que... tu vas pas faire comme d'habitude de prendre sans arrêt la parole.
'''Curedent''' : Si jamais je vais à Monaco, on paiera en euros aussi ou on paiera en francs ?
'''Gérard''' : bah à mon avis je pense que ça sera en euros. Faudrait essayer de se renseigner là-dessus.
'''Manu''' : Sur Minitel, on nous demandait comment on va faire pour le Rotarie et l'europération ?
'''Gérard''' Ouais mais attends le mec.. le mec c'est quoi ça ?
'''Manu''' Bah je sais pas.
'''Gérard''' Moi non plus je sais.
'''Manu''' : Il y avait l'europinion aussi.
'''Bizarre''' : Il y a aussi l'euro disney
'''Orchidé''' : C'est des termes très scientifiques, tout ça.
'''Gérard''' : c'est bon c'est bon ça y est c'est bon. Christine il faudrait peut-être que tu te réveilles un peu là.
'''Christine''' : Bah hé tout le monde parle.
'''Gérard''' : Non mais tu pourrais réagir quand même.
'''Christine''' : Bah oui mais moi je voudrais parler mais pas en même temps que les autres.
'''Gérard''' : Ah bah hé hé un débat c'est quoi ?
'''Christine''' : Mais moi j'ai déjà répondu.
'''Orchidé''' : Mais Gérard un débat, c'est entre plusieurs quoi, mais à chaque fois qu'on parle, tu dis il faut se faire.
'''Gérard''' : Mais dans ces cas là, vous donnez vos noms au fur et à mesure et c'est tout.
'''Christine''' : Non mais attends, tout à l'heure j'ai parlé et tu m'as coupée avec le Minitel.
'''Curedent''' : C'est vrai que tu coupes souvent les gens quand même, Gégé.
'''Gérard''' : Mais ouais mais c'est normal ! S'il y a une question minitel intéressante faut bien que j'y réponde aussi.
'''Aglé''' : Oui c'était très intéressant.
'''Gérard''' : Est-ce que l'euro va changer votre vie... votre habitude votre habitude dans la vie ?
'''Bizarre''' : Bah à partir de 2020, moi je suis d'accord que...
'''Gérard''' : qui ? ''[silence, Gérard explose de frustration]''. Oh tu donnes ton nom tu dégages toi ! Tu vas pas me prendre la tête comme ça là. Tu vas te réveiller un peu toi. Tu donnes ton nom ! ''[silence car fou-rire]''.
'''Manu''' : C'est bizarre ce qui se passe Gégé.
'''Gérard''' : Ouais ouais ben Bizarre, tu me le vire. Comme ça il répondra.
'''Manu''' : mais j'ai pas dit que c'était Bizarre, j'ai dit c'est bizarre ce qui se passe.
'''Gérard''' : Non mais attends, l'autre il donne même pas son nom, celui qui veut répondre.
'''Manu''' : Bah c'est bizarre
'''<h"tztf''' : Eh bah alors Bizarre tu le sors.
'''Manu''' : Mais c'est pas lui, c'est que c'est bizarre.
'''Christine''' : Allo c'est Christine. Ouais bah moi ça va me changer la vie parce que ça va me prendre la tête quoi, de calculer les euros en francs.
'''Bizarre''' : Je suis pas d'accord. Bah faut voir dans l'avenir. Bientôt, on payera plus par carte ou billets, ça sera des puces... Tout ça seramonétaire, ça sera une loi.
'''Gérard''' : Qui c'est qui t'a dit qu'on allait nous supprimer les cartes ? Personne encore.
'''Bizarre''' : Mais aujourd'hui on commence à supprimer les chèques !
'''Gérard''' : Mais non mais ils vont pas... Pour l'instant ils parlent de changer la monnaie, ils ont pas dit qu'ils allaient supprimer les cartes bleues ou les carnets de chèques encore.
'''Bizarre''' : Ouais mais entre nous soit dit... hein... ''[coupure]''
'''Gérard''' ''[explose]'' : Ouais oh bizarre tu dégages ! Allez hop, ça sera bizarre chez toi. Allez hop bonne nuit.
'''Orchidé''' : Je voulais te dire en fait, moi je pense que ouais, ça va vraiment me changer la vie parce que bon... on va vers l'an 2000, donc vers le nouveau millénaire, tout ça. Donc le système de change tout ça tout va changer et il y aura... il y aura plein de trucs qui vont disparaître dont le chèque quoi.
'''Gérard''' : Bah pour l'instant ils ont pas encore étudié ce problème là. Ils parlent de changer uniquement que la monnaie française.
'''Bizarre''' : Pardon ?
'''Gérard''' : Mais vous allez vous réveiller ou vous gerbez là ?
'''Phildar''' : Ouais mais attends, Phildar il vient de reprendre le standard. Les choses elles sont là.
'''Gérard''' : Bizarre moi je te dis...
'''Bizarre''' : Il y a que la monnaie française qui va changer, c'est clair. Ouais mais c'est ça c'est l'émission, c'est les débats. Tout le monde ne peut pas entendre la question mais j'étais en R avec Phildar. ''[Phildar est loin du standard, à l'autre bout du studio]''.
'''Gérard''' :
Eh Phildar... Phildar s'il te plaît. Tu viens t'occuper un peu du standard ou quoi ? S'il te plaît merci merci voilà. ''[Phildar s'asseoit devant le standard]''.
'''Phildar''' : Ouais ouais Gérard attends il m'a dit si je le vire, il va me choper à la sortie, il va me choper à la sortie de fun radio et...
'''Gérard''' : Et alors ? C'est pas mon...
'''Phildar''' : Qu'est-ce que je fais moi s'il vient me choper ?
'''Bizarre''' : J'ai pas entendu la question.
'''Gérard''' : Non t'as pas entendu la question, tu dégages et c'est tout.
'''Phildar''' : Attends il a un grand frère d'un mètre quatre-vingt-dix...
'''Gérard''' : Il dégage il dégage ! Allez hop allez !
'''Manu''' : Gérard, il y a une question minitel : on nous dit en 2002 à Suresnes, on paiera pas en euros mais en eu-pets.
'''Gérard''' : N'importe quoi... Mais qu'ils arrêtent de donner les noms de ville comme ça ? Parce que ça me prend la tête.
'''Curedent''' : Ça va te changer les habitudes toi ou pas ?
'''Gérard''', ''[excédé]'' : Qui me pose la question ?
'''Aglaé''' : Tout le monde.
'''Gérard''' : Mais répondez quand vous me posez la question donnez vos noms !
c'est qu'urban ça va te changer ça
'''Curedent''' : C'est Curedent. Ça va te changer tes habitudes toi de payer en euros ?
'''Gérard''', ''[impatient]'' : Dans quel sens ? Oh là là... eh Curedent mais merde !
'''Curedent''' : Mais quoi ? Mais tu m'entends pas ?
'''Gérard''' : Dans quel sens que ça va me changer mes habitudes ?
'''Curedent''' : Eh bah par exemple à la machine à café, tu vas payer en quoi ? Tu vas payer en francs ?En euros ?
'''Gérard''' : Mais justement la question on va y venir là-dessus.
''' Phildar'' : Excuse-moi Gérard. À la place de Bizarre, on a Étrange, merci.
'''Gérard''' : Non mais attends eh je te préviens ! Quand on vire quelqu'un, c'est pas la peine de le reprendre sous un autre nom.
'''Orchidé''' : Gégé ? Est-ce que tu penses que... est-ce que l'aube de l'an 2000 te fait peur ? Est-ce que le nouveau millénaire te fait rassurer ?
'''Gérard''' : Eh c'est pas le thème du débat, Orchidé. Orchidé tu me reposes encore une question comme ça, tu vas retourner chez toi vite fait toi aussi.
'''Orchidé''' : Gégé, tu te calmes !
'''Gérard''' : Si t'es pas contente, tu dégages.
'''Curedent''' : Orchidé elle est hors sujet quand même.
'''Orchidé''' : Non pas du tout, mais c'est important savoir si l'aube du nouveau millénaire...
'''Gérard''' : Mais cc'est pas le thème du débat !
'''Fred''' : Ouais bah moi personnellement...
'''Gérard''' : Vos habitudes dans la vie de quoi ?
'''Orchidé''' : Bah oui bah
'''Gérard''' : Mais attends Orchidé, laisse finir Fred merde !Tu commences à me gonfler là.
'''Orchidé''' : Ouais bah toi aussi gg.
'''Gérard''' : Bon allez hop Orchidé tu dégages.
'''Phildar''' : Attends, attends qu'est-ce qu'il se passe là ? Il est 1h30 t'as déjà 20 de tension là. Qu'est-ce qu'il se passe Gérard ? Alors les auditeurs on se calme un peu parce que là Gérard il va pas finir à 4h, il va finir à 2h, ça va être vite fait.
'''Gérard''' : Déjà Orchidé, bonne nuit.
'''Orchidé''' : Tu restes poli avec moi
'''Phildar''' : Je l'arrose et je la remets c'est ça ?
'''Gérard''' : Non non hop bonne nuit ! On reprend quelqu'un d'autre à sa place, ça ira vite. Aglaé. Donc pour toi est-ce que ça va nous changer la vie ?
'''Aglaé''' : Bah oui non moi ça va pas du tout me changer mes habitudes, sauf qu'au début je pense que ça serait sympa, j'aurais toujours l'air d'habiter à l'étranger, vu que tu payes plus avec ta monnaie, c'est sympa et puis bon au bout de deux jours, ça te gonfle quoi. Je pense que ça va me gonfler.
'''Gérard''' : Christine tu réponds ?
'''Christine''' : J'ai répondu tout à l'heure Bon Étrange. Étrange ?!!! ''[silence]''. Oh allez hop, tu me le sors lui, il répondra demain lui. Tu me le vires, là parce qu'il comprend rien.
'''Phildar''' : D'accord et à la place d'Orchidé, on a Clochette.
'''Fred''' : Donc pour répondre à ta question, bah moi je pense que ouais c'est un bouleversement quand même, de changer ses monnaies et tout ça. Et je pense que l'adaptation va être dure quoi. Ça me fait flipper, j'y pense souvent et ça me fait flipper moi.
'''Aglaé''' : Est-ce que tu en rêves la nuit ?
'''Fred''' : Bah un peu ouais, je suis allé voir des psys et tout et ça me fait flipper.
'''Aglaé''' : et qu'est-ce qu'ils disent ?
'''Fred''' : Bah ils me disent faites attention l'euro l'euro... ils me parlent du yen et tout, puis moi je dors toute la nuit puis voilà quoi.
'''Curedent''' : C'est vrai qu'il y a le yen aussi.
'''Aglaé''' : Non mais c'est dangereux le hyène.
'''Gérard''' : Oh c'est pas le thème du débat. Donc Clochette.
'''Curedent''' : Le thème du débat, c'est l'euro. L'euro c'est quoi ? c'est de la monnaie.
'''Gérard''' : Oui c'est de la monnaie.
'''Curedent''' : Bah voilà. Eh bah le yen c'est de la monnaie.
'''Fred''' : Faut en parler des hyènes...
'''Gérard''' : Non mais ça c'est une monnaie...
'''Phildar''' : Non c'est loups ça.
'''Gérard''' : Bon Fred tout à l'heure, tu vas dégager.
'''Clochette''' : ben écoute oui, je pense que ça va nous changer la vie.
'''Gérard''' : Dans quelles circonstances à peu près ?
'''Clochette''' : Ben c'est à dire que notre monnaie va changer quoi. Donc voilà.
'''Gérard''' : D'accord c'est bien. Donc qui c'est qu'on a à la place d'Étrange ?
'''JP''' : Jean-Philippe.
''[Des bruits d'animaux divers dans un téléphone]''
'''Gérard''' : Je préviens que celui qui continue comme ça va gerber tout de suite encore. Ça va aller vite. Donc Jean-Philippe.
'''JP''' : Ben excuse-moi Gérard, je te prie de pas me jeter pour une fois au standard mais comme j'étais au standard, je n'ai pas entendu la question.
'''Gérard''' : Alors est-ce que l'euro va changer votre votre... vos habitudes dans la vie ?
'''JP''', ''[accent d'une personne ivre]'' : Ben effectivement effectivement, de manière évidente, l'euro va changer totalement ma forme de vie parce que je vais payer en billets. En 2020, je crois que ma vie va changer vestimentairement ou bien encore par mes loisirs.
'''Gérard''' : Eh t'aurais pas fumé la moquette avant de... avant de de répondre à la question toi ?
'''JP''' : C'est Jean-Philippe.
'''Phildar''' : Tu peux l'appeler Jean-Phi, hein/
'''Gérard''' : Bon calme-le lui, parce que...
'''Phildar''' : Qu'est-ce que je lui fais ? Je lui donne un morceau de moquette ?
'''JP''' : Moi je veux dire moi j'avance, je suis jeune, c'est pour l'avenir, j'ai 25 ans, j'habite Cambrais. ''[Rires des audituers et du studio, Phildar se moque]''. Bon voilà maintenant que j'appelle, on se fout de ma gueule, bon ben je peux très bien me casser, y'a pas de problème.
'''Gérard''' : Si tu veux hein. Y'a pas de problème si tu veux te casser tu te casses.
'''JP''' : Je sais pas, je croyais que j'étais bienvenu...
'''Aglaé''' : Non je voudrais qu'il reste.
'''Gérard''' : Oh ben c'est bon on.
'''Fred''' : On parle de l'euro et tu retournes au Moyen-Âge, Gérard.
'''Gérard''' : Oh ouais Fred tu vas te calmer... Alors combien coûtera un café en euros ? Voilà, comme tout le monde me faisait chier là-dessus, ben on y vient cette question.
'''JP''' : Un café en euros ?
'''Aglaé''' : Ça dépend ouais.
'''Fred''' : un euro, j'ai gagné !
'''Gérard''' : c'est-à-dire ?
'''Fred''' : 6 francs 50.
'''Fred''' : Un yen.
'''Curedent''' : Eh ben donc ils vont nous gruger sur le prix. Parce qu'un café c'est combien gg ?
'''Gérard''' : Alors à l'heure actuelle, ça dépend. C'est 5 francs je crois à Fun. C'est 2 francs ça sera peut-être 3 francs après, on sait pas.
'''CUredent''' : Ouais et en écu, ça fera combien ?
'''Gérard''' : Ben j'en sais rien.
'''Fred''' : Et en yen ?
'''Gérard''' : J'en sais rien.
'''Phildar''' : De toute façon, Fun va être équipé en euros.
'''Curedent''' : Ah oui en euros ça fera combien ?
'''Gérard''' : Ben ça fera 6 francs 50 on te l'a dit.
'''Curedent''' : Et ben donc on va nous baiser la gueule.
'''Clochette''' : Je voulais dire quand même que ça dépend d'où tu te trouves quoi, dans quel pays tu te trouves pour ton café, parce que généralement ça n'a pas le même prix.
'''Gérard''' : ouais mais attends comment ça ? Parce que là j'arrive pas à suivre ton truc là.
'''Clochette''' : Je t'explique : l'euro ça dépend dans quelle partie du monde tu seras quoi. Si tu seras en Allemagne ou si tu es en Angleterre, ben le café, le prix ça sera pas le même.
'''JP''' : ouais mais là on t'a dit en eurohein.
'''Chlchette''' : En euro ben bien sûr, la valeur n'est pas la même.
'''Aglaé''' : Ben il paraîtrait que l'euro parisien serait un peu plus élevé que l'euro provincial parce que à Paris la vie est plus chère...
'''Fred''' : Déjà on se fait berner là.
'''Gérard''' : Oh ouais c'est bon là celui qui parle derrière merci !
'''Aglaé''' : À Paris, tu peux compter le café à 10 balles, en province c'est 5 balles...
'''Gérard''' : Non non non attends Aglaé, là je suis pas d'accord avec toi.
'''Aglaé''' : Non mais à Paris dans les vrais cafés, pas dans les bars à Ginette.
'''Gérard''' : Ah non mais moi je peux te dire une chose, tu vas dans n'importe quel café, ça dépend bien sûr là où tu te trouves mais je sais que...
'''JP''' : Quand tu dis café, tu dis aussi brasserie ?
'''Gérard''' : Ben oui, abruti.
'''JP''' : D'accord d'accord, continue.
'''Phildar''' : Excuse-moi Gérard, est-ce que t'es déjà allé prendre un café en province ? ''[Oui de la tête]''. C'est combien toi ?
'''Gérard''' : C'est 5 francs
'''Phildar''' : 5 francs et à Paris ?
'''Gérard''' : Ben à paris, c'est pareil.
'''Phildar''' : Bon alors laissez gérard expliquer pourquoi il estime que c'est le même prix à Paris et en province.
'''Aglaé''' : Tu rigoles Gérard ? J'ai pris un café à Saint-Germain, il était à 14,50 le café.
'''Gérard''' : Ouais mais attends, à quelle heure tu l'as pris ?
'''Curedent''' : Ça dépend où tu l'as pris aussi.
'''JP''' : T'as pas un peu fumé la moquette ?
'''Gérard''' : Jean-Philippe tu dégages. Dehors pour lui c'est pas la peine.
'''Clochette''' : Je trouve que tu as tout à fait raison, ça dépend des horaires, exactement.
'''Christine''' : Oui bon ben j'ai déjà payé le café 50 balles hein. Sur les Champs.
'''Gérard''' : Sur les Champé Élysées, un café, 50 balles ?! À quelle heure ?
'''Christine''' : Ben il était 11h du soir. Tu connais pas le café qui fait karaoké là à côté de l'arc de triomphe ? Le Leffe.
'''Clochette''' : Je voulais te dire mais tu as tout à fait raison parce que ça dépend de l'horaire, ça veut dire que où que tu sois en Europe, ça dépend de l'horaire.
'''Gérard''' : Hé Clochette, hé réveille-toi un petit peu toi parce que tout à l'heure tes cloches, elles vont sonner.
'''Clochette''' : J'ai pas fumé la moquette non,
'''Gérard''' : Non mais moi je vais te dire une chose, Clochette, l'horaire, ça dépend à quelle heure tu le prends. Si c'est à 6h du matin ou à 22h.
'''Curedent''' : Ça dépend où tu le prends aussi Gégé. Si tu le prends au comptoir, c'est moins cher.
'''Phildar''' : Non Gérard, il le prend souvent dans le cul quand même.
'''Aglaé''' : Si tu prends dans un bar pmu c'est 5 balles.
'''Gérard''' : Toi, tout à l'heure, tu vas te prendre les cassettes vidéo si tu commences comme ça toi. Ça va être vite fait toi aussi. Je crois qu'au bout dela quatrième question, vous commencez à me prendre la tête là.
'''Curedent''' : Ouais, parce qu'on en arrivé au bout, gégéa.
'''Gérard''' : Ouais bah il reste encore 6 questions.
'''Phildar''' : Gérard, tu poses la question pendant que je te trouve le titre de la musique.
'''Gérard''' : alors comment va-t-on enlever les anciennes monnaies ? Voilà. Non non mais c'est bon, vous réfléchissez...
'''Manu''' : Rappelle les numéros de téléphone.
''[Pendant ce temps, Phildar trouve un papier et un stylo et écrit un titre]''.
'''Gérard''' : Donc si vous voulez nous joindre c'est au 0803 08 5000, merci pour celui qui fait le cochon. Les mecs, vous allez saquer là. Fred et Curedent, vous allez dégager pendant la pause. Bref, si vous voulez nous joindre au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et 3615 code Funradio, rubrique direct et bien sûr pour les belges, 033 1 47 79 5000 ''[prononcé dans le style belge]''. Et on écoute le petit poucet, Il sent des pieds avec ses tongues. Cc'est pas mal, je suis sûr que ça va être encore pas ça comme
musique. On se retrouve tout de suite après.
'[[Musique]''.
'''Gérard''' : 1h47, on a écouté quoi comme musique là ? Parce que vous m'avez filé...
'''Phildar''' : Je te l'ai dit, le petit poucet sent des pieds avec ses tongues.
'''Gérard''' : Non parce que celui-là il déconne à moitié, il dort, il a dû fumer la moquette avant de venir. Donc on récupère Clochette ''[silence]''. Clochette !
'''Phildar''' : Manu ! Putain c'est Manu !
'''Gérard''' : Ouais y'a pas putain, on dit d'accord toi ?
'''Phildar''' : Y'a Gérard alors.
'''Gérard''', ''[distrait]'' : Aglé, Christine, Fred.
'''Fred''' : Rebonsoir, Gérald.
'''Gérard''' : Ouais toi tu vas te calmer parce que tu vas sortir.
'''Phildar''' : Gérald des G-squad ?
'''Gérard''' : Bon c'est pas le thème du débat. Curedent.
'''Curedent''' : Bonsoir Sandy, bonsoir Gégé.
'''Gérard''' : Sandy t'emmerde.
'''Manu''',''[sévère]'' : Il a rien dit Gérard, là il a rien dit du tout.
'''Curedent''' : Reste poli s'il te
plaît.
'''Gérard''' : Si je veux. Pas avec les gens qui parlent des autres.
'''Curedent''' : Je l'ai pas insulté...
'''Gérard''' : Ouais non mais même elle est pas...
'''Curedent''' : Bah si elle est là ouais.
'''Gérard''' : Elle est là mais elle a pas envie de vous parler, c'est tout.
'''Curedent''' : Bah je lui dis bonsoir quand même.
'''Gérard''' : Bon ça y est les bonsoirs, donc qui c'est qu'on a à la place de Jean-Philippe ?
'''Phildar''' : Euh Bizarre,
'''Bizarre''', ''[voix de tête]'' : On a Bizarre, je lui dis bonsoir à lui.
'''Gérard''', ''[détaché]'' : Hop, dehors celui-là.
'''Bizarre''', ''[voix de tête pour toute la suite]'' : Non, je suis pas dehors.
'''Gérard''' : Non mais t'es pas bien. Bah tu vas être bien, tu vas rentrer chez toi, mon pote. Allez hop, bonne nuit. Allez hop.
'''Bizarre''' : Écoute, je t'explique, je veux pas qu'on me reconnaisse, c'est tout.
'''Fred''' : Il a des problèmes en privé.
'''Phildar''' : Qu'est-ce qu'il y a, Gérard ?
''' Gérard'' : Tu le saques, lui. J'aime pas les ... abrutis.
'''Bizarre''' : Mais je change ma voix, c'est tout.
'''Gérard''' : Bon c'est bon, travlo,
'''Bizarre''' : Mais je suis pas un travlo, je change juste ma voix.
'''Agléas''' : C'est Elie Semoun !
'''Phildar''' : Hh Gérard, t'as même pas reconnu qu'on avait une star avec nous au standard.
'''Bizarre''' : Il est idiot, il a pas compris.
'''Gérard''' : J'en ai rien à foutre.
'''Phildar''' : Tu l'as pas reconnu ?
'''Gérard''' : Non, j'en ai rien à foutre.
'''Fred''' : C'est Madonna.
'''Clochette''' : Non, c'est Michael Jackson.
'''Phildar''' : Bon allez, on reprend le débat. Allez, on reprend le débat. Allez Gérard, pose la question.
'''Gérard''' : Bon déjà, c'est qui ? C'est qui là qu'on a ?
'''Phildar''', ''[improvisant]'' : Tu l'avais pas reconnu ? Garcimor. Tu l'as même pas reconnu.
'''Gérard''' : Ouais, je m'en fous. Bon allez, comment va-t-on enlever les anciennes monnaies ? C'était la question que je vous ai posée avant le disque.
'''Christine''' : Ouais, bah je sais pas du tout.
'''Fred''' : Ouais, bah moi je sais pas non plus.
'''Curedent''' : Bah je sais pas.
'''Clochette''' : aOrchidé ? Bah écoute, moi je pense que...
'''Gérard''' : Tu vas reprendre ton... Tu vas commencer à me reprendre la tête.
'''Clochette''' : Non, Gégé, c'est Clochette là. Orchidé, elle s'est tirée. J'ai remplacé.
'''Gérard''' : Ouais, bah je sais, c'est moi qui l'ai virée.
'''Clochette''' : Bah écoute, moi je pense que on va on va la supprimer à coup de... à coup d'ordinateur.
'''Gérard''' : À coup d'ordinateur, pas mal. Pour toi, c'est pas mal là.
'''Clcohette''' : Bah attends, je peux finir ? Donc on va effacer tous les systèmes d'enregistrement de ce qui concerne la monnaie. Donc on va effacer toute trace d'ancienne monnaie.
'''Gérard''' : Ouais, alors donc, tu crois que ça va être mis sur ordinateur, toi ?
'''Clochette''' : On va mettre une puce électronique qui va effacer tous les systèmes monétaires du monde.
'''Gérard''' : Non mais ils feraient mieux de mettre une puce électronique dans ton cerveau et puis et changer ta cervelle parce que ... Bon c'est bon. Aglaé tu voulais dire ?
'''Aglaé''' : J'en ai aucune idée.
'''Gérard''' : Donc là, il y a quelqu'un qui m'a dit que sûrement, ... qui m'a posé une question, qui est là dans le studio, et qui m'a dit comme ça qu'à un moment donné bientôt, avec le système de la monnaie Euro, on va avoir des espèces de petites boîtes magnétiques.
'''Phildar''' : Pourquoi faire ?
'''Gérard''' : Pour savoir les prix en Euros. Ça c'est en étude aussi. Et à l'heure actuelle, il y en a dans des grandes surfaces.
'''Bizarre''' : Ça sera comme des petites télécommandes.
'''Fred''' : Comme à Monoprix, tu sais.
'''Bizarre''' : Non, ils ont déjà commencé. Moi, j'ai vu ça à la télé.
'''Gérard''' : Eh oh, ouais t'as vu ça dans Spirou magazine, toi. Pour l'instant, tu me laisses finir. J'aime pas j'aime pas qu'on me coupe la parole. Merci.
'''Bizarre''' : Moi, je trouve que t'es un peu mesquin.
'''Gérard''' : Oh bah alors, dans ce cas-là, si c'est mesquin, tu dégages. Allez hop, c'est bon, tu me le vires.
'''Phildar''' : Pas d'insulte hein.
'''Fred''' : Gérard, laisse-le, il a 12 ans.
'''Clochette''' : Gégé, oui. Je voulais te dire, dans une revue économique, il était marqué justement comment effacer... comment changer de monnaie. Et il était bien dit clair et net qu'il y avait une sorte de puce électronique qu'on allait mettre sur internet et qui allait effacer tous les interchanges monétaires.
'''Gérard''' : Non mais attends, hé Clochette, je vais te dire une chose, que ce que je viens de dire...
'''Clochette''' : Ouais, c'est c'est... mais en fait, c'est la même chose que ce que je viens de dire. En fait, ça se rejoint, Gégé.
'''Gérard''' : Mais attends, mais moi ce que je disais, c'était pour calculer les prix, d'accord ?
'''Clochette''' : Ouais, c'est vrai, mais c'est exactement la même chose que j'ai dite, en fait.
'''Gérard''' : Bon bah alors, bah voilà. Mais dans ce cas-là, c'est pas dans une revue. Et puis on donne pas les noms des revues, s'il te plaît, merci.
'''Manu''' : Gérard, on nous demande comment on va faire pour l'Euro-tissoir et l'Euroti.
'''Gérard''' : N'importe quoi cette question. De toute manière, c'est des conneries. Je vais pas répondre sur des conneries.
'''Manu''' : Et pour l'Euro-Karina, non ?
'''Bizarre''' : Et l'Euro-Tunnel.
'''Christine''' : Ouais, l'Euro-Vision.
'''Curedent''' : Et l'Euro-Disney.
'''Gérard''' : Bon, ça y est. Et vous allez commencer à vous calmer parce qu'il est 2h et je pense que tout à l'heure, ça va virer vite fait là.
'''Manu''' : Et pour l'Euro-Dition, tu pourrais...
'''Curedent''' : Et l'Euro-Mag.
'''Gérard''' : Bon allez hop, celui qui vient de dire ça, dehors. Cherche pas. Allez hop, Fred. Au hasard.
'''Fred''' : Mais non, attends, tu rigoles ou quoi ? C'est pas moi. Vas-y, t'as pas le droit.
'''Gérard''' : Au hasard, je veux pas le savoir. Bon allez, vous allez vous réveiller au standard parce que ça commence à bien faire. Pensez-vous que les personnes âgées s'y habitueront ? ''[Clochette éclate de rire]''. Bon alors, Closette, tu dégages. J'aime pas que tu te foutes de ma gueule. Clochette, tu dégages.
'''Clochette''' : C'est pas moi qui a rigolé.
'''Gérard''' : Je veux pas le savoir. Clochette, tu dégages.
'''Phildar''' : Deux secondes, deux secondes. On va accueillir Tania. Donc Tania... Tania est d'origine de l'Est, hein, des États-Unis. Donc elle parle pas beaucoup le français. Oui, donc sois indulgent.
''[Bruit de bébé et voix de tête de Bizarre]''
'''Gérard''' :Oh, celui qui, celui qui. Hé, Curedent et Fred. Vous commencez à me les casser là. Vous commencez à me les gonfler tous les deux.
'''Curedent''' : Mais pourquoi c'est toujours les mecs ?
'''Gérard''' : Parce que ya que vous deux qui faites les cons. Pour l'instant, j'ai demandé à Aglaé.
'''Aglaé''' : Gérard, tu m'excuses, mais j'étais en train de changer le téléphone d'oreille et j'ai pas entendu. ''[COnfidentiel, sincère]'' Non, c'est vrai en plus.
'''Gérard''' : Pensez-vous que les personnes âgées s'y habiteront ?
'''Aglaé''' : Euh non. Non, je pense qu'ils vont en crever.
'''Bizarre''' :Bah moi, je trouve qu'ils auront encore...
'''Gérard''' : Oh quoi, le travlo, tu t'éclases.
'''Bizarre''' : Parce que déjà, quand on a changé la monnaie, quand on a changé les petites pièces de 10 Francs et tout ça, ils ont eu du mal. ''[Gérard sifflotte, impatient]''. Ouais, avec tu sais, au milieu quand c'était en or et autour, en argent. Ils voyaient... ils confondaient les pièces, les petits vieux.
'''Gérard''' : Hé, tu peux donner ton nom, s'il te plaît, quand tu parles ?
'''Bizarre''' : Mais c'est Bizarre. Tu sais très bien.
'''Gérard''' : Ouais, bah Bizarre, tout à l'heure, tu as dégager parce que tu commences à me faire chier.
'''Bizarre''' : Daccord. Mais dis pas que j'ai pas raison.
'''Gérard''' : Non, t'as tort.
'''Fred''' : Bah moi, mes grands-parents, quand on a fait les nouveaux billets de 100 Francs, bah ils sont morts, quoi. ''[Rires de Manu et PHildar]''.
'''Gérard''' : Daccord. Et bah Fred, tu sais ce que tu vas faire ?
'''Fred''' :Non mais attends, mais c'est vrai.
'''Gérard''' : Non mais tu sais ce que tu vas faire ? Tu vas aller dormir maintenant. Au revoir Fred. Bonne nuit pour Fred. Bonne nuit Fred.
'''Bizarre''' : Hé, tu sais quoi, les petits vieux, tu sais pourquoi ils ont des mal ? Parce que ils seront plus là en 2020.
'''Gérard''' : Allez hop, Bizarre, tu dégages. Bizarre aussi. Allez Bizarre, Fred, dehors.
'''Phildar''' : Bon alors, à la place de Fred, on accueille Sylvain. Salut Sylvain. Et à la place de Clochette, on accueille Sirène. La Sirène.
'''Sirène''',''[voix sensuelle] : Bonsoir bonsoir.
'''Curedent''' : Oh là là, la voix Gégé, la voix.
'''Gérard''' : Bon, ça y est. Oh punaise. Hé, je sens que les 4 premières questions sont bien passées. On va pas commencer à foirer sur la 6ème. ''[Tania commence une conversation avec quelqu'un près d'elle. Cela interrompt Gérard et il demande ce qu'il se passe. Surpris, Phildar rit]..
'''Phildar''' : Attends, Tania elle a un problème. On accueille Dany à la place de Bizarre.
'''Christine''' : allô. C'est Christine. Oui, moi je disais que les vieux, ils avaient du mal déjà avec l'ancien Franc et le nouveau Franc. Alors avec l'Euro, laisse tomber quoi.
'''Dany''' : Non mais oui, écoute, je suis d'accord avec toi, ma poupée.
'''Dany''' : Oh Dany, s'il te plaît, tu te calmes un petit peu.
'''Slvain''' : J'ai toujours pas répondu.
'''Dany''' : Non mais excuse-moi, je veux intervenir. J'en ai pas pour longtemps. Je veux dire, moi en tant que forain, on a déjà du mal à s'y reconnaître avec toutes les pièces. Et bon, je voyage beaucoup et c'est vrai que déjà aujourd'hui, on a pu rencontrer déjà de l'Euro.
'''Gérard''' : Non mais pour les personnes âgées.
'''Dany''' : Effectivement, même en tant que forain.
'''Gérard''' : Non mais pour les... Oh mais Dany, t'as pas compris.
'''Dany''' : Je comprends très bien. Mais écoute, déjà j'ai fait de mon portable, ça passe très mal. Je voulais te dire oui, les personnes âgées aussi on a rencontré. J'ai rencontré dans les pays plus au nord des personnes âgées qui paieraient des gens au Euro.
'''Slvain''' : Moi, je pense sincèrement que les vieux quoi, sont au sommet de l'économie en tant que... L es vieux dans le domaine économique et financier, ils sont obligés de s'adapter. L'euro sera, quelque part, pour eux, un petit enfant.
'''Sirène''' : Je voudrais répondre s'il vous plaît. C'est Sirène. ''[Bruit de sirène dans un téléphone]''.
'''Sirène''' : Ça commence à bien faire...
'''Dany''' : C'est Dany, c'est à la fête à côté, ça fait un peu de bruit, je suis désolé.
'''Gérard''' : Bon alors, Dany, bonne nuit.
'''Dany''' : Ouais, bah je m'en vais. Et encore un big kiss à Sandy.
'''Gérard''' : Très bien. Bah va te faire foutre, qu'elle te dit.
'''Sirène''' : Tous les vieux allaient avoir une crise cardiaque. Parce que ça va... ça va produire un choc émotionnel. Ça va produire un choc émotionnel.
''[La phrase est entrecoupée de Dany qui part bruyamment en disant Salut. Au surplus, ponctuations par des bruits d'appui sur un clavier numérique de téléphone]''.
'''Gérard''' : Je sens que ça commence à bien faire. Celui qui s'amuse avec un portable au lieu de laisser parler les gens, ça commence à me prendre la tête. Alors Dany, tu dégages. '[[La situation ne change pas, Sirène répète sa phrase et les interruptions sont les mêmes. Gérard explose]''. OH ! Curedent tu dégages !
'''Curedent''' : J'écout
'''Gérard''' : e Dany.De toute manière, Dany, il dégage. Bon allez hop.
'''Phildar''' : Bon allez, moi je... Bon allez allez, sérieux, on se calme deux minutes. On va pas commencer le bordel.
'''Gérard''' : Vous me virez Dany et Curedent, moi je veux plus le savoir maintenant.
'''Phildar''' : Mais qui joue avec le téléphone ? C'est une fille en plus.
'''Gérard''' : Non non, quand je te demande de virer les mecs, tu les vires et c'est tout.
'''Phildar''' : C'est fait
'''Gérard''' : Ouais, bah tu prends d'autres personnes sans prendre les mêmes avec les mêmes noms. Alors Sirène, tu disais.
'''Sirène''' : Bah oui, moi je disais qu'en fait, ça va leur produire un choc émotionnel. Parce que ils vont être habitués à un autre mode de de monnaie. C'est pas possible tout ça. Ouais, donc voilà.
'''Phildar ''' : Tu te calmes, parce que ...
'''Gérard''' : Oh ! Ça te dérange pas que que j'écoute les gens au lieu de parler là ?
'''Phildar''' : Ah non mais ça me dérange pas, tu peux. Vas-y, allez vas-y.
'''Gérard''' : Ouais, donc quand je te dis quand je suis au courant... ''[Gérard se jette vers Phildar et éteint son micro, violemment]''. Ah pardon. Ah, le micro. Pardon.
'''Gérard''' : Donc Aglaé, pour toi.
'''Aglaé''' : Ils vont crrever.
'''Gérard''' : Ouais, mais non mais attends, c'est bien beau de dire qu'ils vont crever mais est-ce qu'ils vont s'y habituer ou pas ?
'''Agléa''' : Bah non, ils vont en crever. Donc, ils vont pas s'y habituer. Attends, mais Gérard. Deux fois en quarante ans, ils vont pas s'en remettre.
'''Gérard''' : Mais mais attends. De tte manière, tout le monde va pas s'y habituer. Même nous, on aura du mal à s'habituer au début.
'''Aglaé''' : Toi, tu auras du mal.
'''Gérard''', ''[autoritaire]'' : Tout le monde.
'''Aglaé''', ''[obstinée]'' : Toi, tu auras du mal.
'''Gérard''' : Non mais attends, Aglaé, si je te dis que tout le monde va avoir du mal à s'y habituer...
'''Aglaé''' : toi, tu auras du mal.
'''Gérard''' : Et pourquoi ?
'''Aglaé''' : Moi, j'ai l'habitude d'aller à l'étranger. J'ai aucun problème pour les opérations, pour payer, aucun problème.
'''Phildar''' : Alors, à la place de je sais plus comment il s'appelait là, Dany, on accueille Sergio. Et à la place de Curedent, on accueille Stérilet. ''[explosition de rire de Sirène]''.
'''Gérard''' : Je sens que tu les as repris avec d'autres noms.
'''Sergio''' : J'ai pas précisé que j'étais non-voyant.
'''Sergio''' : Ah oui, Sergio est non-voyant.
'''Gérard''' : Moi, je te dis, t'as repris les mêmes et tu leur as demandé qu'ils changent de nom. C'est pas possible ça.
'''Phildar''' : C'est pas eux qui changent de nom. Si jamais, ils changent de nom, c'est moi, c'est moi qui leur donne. Mais là, c'est pas le cas.
'''Stérilet''' : T'as qu'à faire le standard macaque.
'''Gérard''' : Attends, qui c'est qui vient de dire ça ? Bon alors, maintenant, c'est simple, tu me les dégages tous. Hop, tu laisses les nanas. Tu me dégages tous les mecs. Ça leur apprendra d'être polis avec moi. Je viens de te parler. Bah oui, donc tu les bires tous et tu vas te reprendre d'autres.
'''Phildar''' : Non mais c'est bizarre. Je viens de te remettre trois mecs, trois nouveaux mecs et je les dégage déjà. Je ne suis pas une usine à auditeurs.
'''Sirène''' : Je voulais te dire que je suis vraiment heureuse que tu sois poli avec les nanas.
'''Gérard''' : Attention, ça pourrait peut-être changer d'ici la fin du débat. Alors, combien coûtera un téléphone en Euros ? C'est la septième question.
'''Christine''' : Ça dépend si tu prends un téléphone avec répondeur ou pas déjà.
'''Gérard''' : Ouais, mais que ça soit avec répondeur ou autre, ça sera pareil.
'''Christine''', ''[réfléchit]'' : Je sais pas, si tu prends un téléphone à 400 Francs... Je ne sais pas... 1 Euro 7 Francs. Donc je ne sais pas... 50 Euros.
'''Aglaé''' : Ca dépend où t'appelles.
'''Gérard''' : Combien coûtera un téléphone en Euros ? Donc on peut partir sur le téléphone normal et sur la facture... C'est à peu près la question.
'''Christine''' : Oui, ça sera en Euros cent quoi. Si ta communication a fait 0,65, et ben ça fera genre 10 Euros cent, je pense.
'''Aglaé''' : Oui, je t'ai répondu.
'''Gérard''' : Non, c'est Christine qui vient de répondre.
'''Algaé''' : Oui, non mais je t'ai dit que ça dépendait d'où t'appelais.
'''Gérard''' : Ouais, mais si t'achètes un téléphone.
'''Aglaé''' : Ouais, mais si t'achètes un téléphone, si t'achètes une brique de lait, c'est pareil.
'''Gérard''' : Bon allez, Aglaé...
'''Gérard''' : Mais tu dégages tout le monde là. Comment je fais moi ?
'''Gérard''' : Attends. Ben, tu reprends des gens ou sinon...
'''Gérard''' : Mais attends, ils sont pas tous intelligents les auditeurs comme toi.
'''Gérard''' : Les 4 premières, ça s'est passé impeccable. On arrive déjà à la 7ème que ça commence à foirer. Depuis que t'es arrivé, c'est le bordel. C'est Bizarre. C'est Bizarre.
'''Manu''' : Tu l'as viré Bizarre.
'''Phildar''' : J'ai des nouveaux mecs. Thierry de Perpignan. Bon Stérilet, il est revenu parce que c'était 2 minutes qu'il était là. Il est cool, je le connais. Et il y a un autre Sylvain, c'est pas le même mais c'est encore un Sylvain.
'''Gérard''' : Donc vous avez entendu la question ?
'''Sylvain''' : Tu peux la répéter, on vient juste d'arriver.
'''Gérard''' : Alors, combien coûtera un téléphone en Euros ainsi que la facture, j'ai oublié de préciser.
'''Sylvain''' : Ouais, c'est Sylvain. Moi, je pense style 30 Euros à peu près et des poussières. Et la facture pareil.
'''Gérard''' : Ça va dépendre combien de temps que tu restes au téléphone.
'''Sylvain''' : Et aussi des numéros qui sont faits à l'étranger ou national ou local.
'''Gérard''' : Daccord. ''[friture sur la ligne]''. Qui c'est qui a un téléphone pourri ? Stérilet, Sylvain ou Thierry ? Qui c'est qui a un téléphone pourri ? Qui c'est qui a un téléphone pourri ?
'''Thierry''' : C'est peut-être toi, c'est peut-être ta radio qui est pourrie.
'''Gérard''' : Oh bah alors, tu dégages.
'''Phildar''' : Oh mais Gérard, il a rien dit.
'''Gérard''' : Mais attends, la radio pourrite...
'''Phildar''' : Mais attends, si ça se trouve, c'est ton casque qui est pourri.
'''Sylvain''' : Oui, il y a un problème de retour, on entend bien.
'''Gérard''' : Ouais, si t'es pas content, tu dégages, toi.
'''Thierry''' : Ouais, bah vire-moi alors, vas-y.
'''Gérard''' : C'est qui ?
'''Thierry''' : C'est Thierry.
'''Gérard''' : Thierry, bah tu dégages.
'''Sirène''' : Je réponds. C'est Sirène. Écoute, moi je voulais te dire que ça dépend de ce que tu veux dire par téléphone.
'''Gérard''' : Mais quand tu achètes... quand tu vas dans au télécom pour acheter un téléphone, automatiquement...
'''Sirène''' : Bah, c'est-à-dire...
'''Gérard''' : Bah, si tu prends avec répondeur ou sans répondeur.
'''Sirène''' : Ouais, mais ça dépend.
'''Aglaé''' : ça dépend, ça dépasse.
'''Sirène''' : Ça dépend du modèle que tu prends. Et donc à partir du modèle, bah ta facture, elle est... ta facture est sur ce modèle quoi.
'''Sylvain''' : Non mais... Et à ton avis, toi, tu dis combien ?
'''Gérard''' : Bah, je sais pas. Tout à l'heure, on a la première question, quelle est la valeur en Franc d'un Euro ? On a dit tous 6 Francs 50 voire 7 Francs.
'''Sylvain''' : On a dit 7 Francs. Donc là, tu dis combien pour le téléphone et les dépenses ?
'''Gérard''' : Mais j'en sais rien justement. 300 Francs peut-être. On sait pas. Donc je...
'''Sylvain''' : Non, parce que je suis en train de prendre des notes.
'''Gérard''' : Non, bah tu prends des notes. Tu verras bien. T'as qu'à écouter les informations et tu verras bien.
'''Sirène''' : C'est ce que je disais, ça dépend du modèle que tu prends. Et les portables, ça sera pareil. Ça dépend du modèle du portable.
'''Gérard''' : Ça s'écrit comment, portable ?
'''Gérard''' : Et conneries, ça s'écrit comment ? Daccord ? Mais même, ça sera pareil. Que ça soit tous les appareils qu'on aura, ça va dépendre de l'appareil.
'''Stérilet''' : Même les appareils ménagers ?
'''Gérard''', ''[découragé]'' : C'est qui ? C'est qui ?
'''Phildar''' : C'est pas grave. Réponds, Gérard. Vas-y, t'énerve pas.
'''Thierry''' : Ouai, c'est Thierry, tu me vires pas ok ?
'''Gérard''' : Ouais, bah tu vas te calmer. Daccord. Sinon, tu vas gerber. Daccord ?
'''Thierry''' : On sait, on connait la leçon.
'''Gérard''' : Alors reste un peu calme que je réponde quand même à la question.
'''Thierry''' : C'est toi qui es véner depuis tout à l'heure.
'''Gérard''' : Bon allez, Thierry, tu dégages pour de bon ce coup-là. Ça commence à bien faire. Allez hop, bonne nuit.
'''Thierry''' : Et bah voilà. Voilà, ça prouve bien encore une fois que t'es véner.
'''Gérard''' : Ouais, bah tu dégages. Allez hop, salut. Bonne nuit à toi. Allez allez. Daccord, tu le vires et c'est tout.
'''Phildar''' : Bah ça y est, il est viré.
'''Gérard''' : Non non non, tu le vires complètement parce que tout à l'heure, c'est moi qui va le virer. ''[sonnerie d'un vieux téléphone à cadran]''. Bon, moi, j'arrête. Je continue pas. Ça va là, vous commencez à me les gonfler. Bon et tu te réveilles, t'es au standard quand je te dis quelque chose.
'''Phildar''' : Mais Thierry, je l'ai viré.
'''Gérard''' : Depuis que t'es arrivé, c'est le bordel.
'''Phildar''', ''[indigné]'' : Mais tu veux regarder ? Thierry, il est plus là. Qu'est-ce que tu veux que je te dise moi ?
'''Gérard''' : Bah bah, tu reprends quelqu'un.
'''Phildar''' : s'il y a un téléphone qui sonne, j'y peux rien moi.
'''Gérard''' : Donc qui c'est qui me posait la question entre Sirène, Aglaé, Christine, Stérilet ? Non, bah y'a une nana qui m'a posé une question aussi en même temps et Thierry faisait le con.
'''Sirène''' : Ouais, c'est Sirène, pardon. Ouais, bah je te dis, ça dépend du modèle.
'''Gérard'' : Ouais, mais c'est ce que je disais.
'''Manu''' : on nous dit de toute façon, on s'en fout parce que c'est en 2002 et en l'an 2000, y'a la fin du monde. Donc en fait, l'Euro on s'en fout parce qu'on sera tous morts.
'''Gérard''' : Mais lui, il sera mort avant, cet espèce de con. Donc la huitième, pourquoi on passe du Franc à l'Euro ? Ça, c'est la question que je voudrais....
'''Aglaé''' : C'est une question intéressante quand même. Depuis le début qu'on attendait.
'''Phildar''' : On accueille Jean-Pascal qui travaille à la Bourse. Donc, il pourra te parler de l'Euro parce qu'il connait très bien. Enfin, un spécialiste.
'''Manu''' : On nous dit sur minitel que c'est chiant ce soir parce que t'es trop intellectuel et les gens ils comprennent pas.
'''Gérard''', ''[triomphal]'' : C'est bien pour une fois. Pour une fois que les gens, ils comprennent pas, ça me fait bien plaisir. Au moins, ils voient que je suis pas un con comme on a l'air de dire. Tu vois là, moi, je leur baise la gueule ce soir. ''[Phildar éclate de rire et tout le studio applaudit et crie en chœur : Gérard président]''.
'''Manu''' : Par contre, on nous dit... Attends, Gérard, excuse-moi. Encore une petite question minitel. On nous dit qu'en Euros, l'Adidas, ça va raquer grave.
'''Gérard''' : Bon, lui, je l'emmerde avec ses conneries.
'''Phildar''', ''[confidentiel]'' : Eh attention oh, t'es intelligent. Tu dis pas je l'emmerde.
'''Sirène''' : Gégé, je voulais te demander, ça te plairait d'être un jour président de la République Française ?
'''Gérard''' : Non.
'''Sylvain''' : Député ?
'''Gérard''' : Non plus. Bon, vous me laissez poser la question parce qu'il reste deux questions puis on va se mettre un petit disque après. Alors donc, on répond à celle-là. Donc pourquoi on passe du Franc à l'Euro ? Donc Sirène, pour toi...
'''Sirène''' : Bah écoute, parce que le monde change. Donc il y a l'économie, les bouleversements économiques. C'est normal qu'on passe à autre chose. Nous sommes à l'aube du millénaire, Gégé.
'''Gérard''' : Ouais mais... on sait qu'on est qu'on est à l'aube du millio... du.... du je sais plus quoi Aglaé ?
'''Aglaé''' : Donc comment... pourquoi on passe de l'Euro en Franc ? Parce que... ben parce que. ''[Gérard soupire de dépit]''. Parce que... ''[elle éclate de rire]''. Parce que je pense... Par(ce qu'on passe aussi la Peseta en Euro, la Livre en Euro, la Lire en Euro. Donc du Franc en Euro, quoi.
'''Gérard''' : D'accord. ''[Manu fait un signe]''. Il y a une question minitel ?
'''Manu''' : Non, c'est pas vraiment une question. On nous dit Gérard est une lumière mais il n'a pas été livré avec l'ampoule. C'est Taz qui nous dit ça.
'''Gérard''' : Taz ? Pauvre con.
'''Manu''' : Et il y en a une autre : on nous demande si t'es eurotiste.
'''Phildar''' : Autiste tout court.
'''Gérard''' : N'importe quoi. Donc Christine ?
'''Christine''' : Ouais, ben je sais pas ce qu'ils ont. Ils ont rien à foutre quoi. À part changer les Francs en Euro, je vois pas pourquoi ils changent les Francs en Euro. C'est con.
'''Sirène''' : Je suis désolée. Je suis pas d'accord. Il faut tenir compte du contexte économiste, ma chère. ''[réaction vexée de Christine, approbation des garçons]''.
'''Gérard''' : Bon et ben ce que vous allez faire, vous allez réfléchir à la question.
'''Aglaé''' : Gérard, est-ce que le monsieur de la Bourse pourrait nous parler ?
'''Gérard''' : Oui mais justement, on va se retrouver tous après. Et on va s'écouter le disque : la vie est dure quand tu manges des carottes avec des capotes.
''[Musique]''.
'''Gérard''' : Voilà on se retrouve donc sursur l'Euro. Donc on récupère... Donc si vous voulez toujours nous appeler pour le deuxième débat qui portera sur la pétanque, n'hésitez pas à nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000. Et bien sûr le 3615 code Fun Radio rubrique direct. On récupère Sirène, Aglaé, Christine,
'''Christine''' : Eh en fait Gérard, tu peux me passer le standard deux minutes ? J'ai un problème avec mon téléphone.
'''Gérard''' : Daccord. Ringo, tu peux prendre Christine. Je te remercie. Stérilet, Sylvain, Jean-Pascal et Tania.
'''Stérilet''' : oh la voix de salope que t'as...
'''Gérard''' : Attends, Stérilet ou Sylvain, tu restes poli, s'il te plaît. Parce que tout à l'heure...
'''Les deux, successivement''' : , C'est pas Sylvain. C'est pas Stérilet non plus.
'''Gérard''' : C'est qui ?
'''JP''' : C'est Jean-Pascal.
'''Gérard''' : Jean-Pascal, si la voix te plaît pas, tu vas dégager, toi.
'''JP''' : Bah attends, avoue quoi. T'as vu la voix qu'elle a ?
'''Gérard''' : Et alors, ça te gêne ?
'''JP''' : Ouais, ça me gêne.
'''Gérard''' : Et bah alors, Jean-Pascal, bonne nuit. Salut Jean-Pascal. ''[A Phildar et Reego]((. Tu le vires. Comme ça au moins, il sera poli avec les... avec les les gens. Voilà. Donc alors, la question, c'est pourquoi on passe du Franc à l'Euro ? Donc on va demander à Sylvain.
'''Sylvain''' : Bah écoute, pourquoi on passe du Franc à l'Euro ? À ton avis ?
'''Gérard''' : Bah moi, je te pose la question.
'''Sylvain''' : Et moi, je te la repose.
'''Gérard''' : Bah moi, si tu veux pas répondre, tu vas dégager.
'''Sylvain''' : Si si, mais attends, je demande. Je voudrais être inspiré par tes réponses.
'''Sirène''' : C'est un débat. J'ai... Bah oui, mais...
'''Aglaé''' : C'est la semaine dernière le ping-pong.
'''Gérard''' : Ouais, c'était la semaine dernière l'histoire des ping-pong.
'''Sylvain''' : Daccord. Bon bah, je dirais simplement que c'est un processus de mondialisation irrévocable qui mène irrévocablement vers la mondialisation.
'''Gérard''' : Oh là là. Daccord. Euh Stérilet ?
'''Stérilet''' : Je pense que c'est pour être aussi fort que le Dollar. Parce que le Dollar, c'est la monnaie la plus forte.
'''Sylvain''' : Avec le Yen.
'''Gérard''' : Non mais pourquoi ? Pourquoi qu'on passe du Franc à l'Euro ?
'''Stérilet''' : Et bah pour être aussi fort que les Américains. T'es pas d'accord, Gégé ?
'''Gérard''' : Hum, personnellement non.
'''Sirène''' : Gérard, quelle est la monnaie la plus forte actuellement sur le marché ?
'''Gérard''' : Ah là, j'en sais rien. Là, je peux pas te répondre.
'''Stérilet''' : Bah voilà. Bah je te dis, c'est le Dollar.
'''Reego''' : Gérard, excuse-moi, euh à la place de je sais plus qui tout à l'heure, on accueille Darwin qui ... Chicago. Donc euh j'explique aux auditeurs qu'on l'a par internet. Donc euh voilà. On accueille Darwin.
'''Sirène''' : Hello. Hello Darwin.
'''Darwin''', ''[à travers un bruit métallique de type connexion d'un modem de l'époque]'' : Good evening
'''Reego''' : C'est la liaison satellite. C'est la liaison internet. C'est normal, Gérard. J'essaye de régler ça.
'''Darwin''' : Hello Gégé. Hello les Français.
''[Manu et Phildar sont autour du standard et cherchent un disque à diffuser]''.
'''Gérard''' : Eh à quoi vous jouez là-bas là ?
'''Manu et Phildar''' : On répare, on répare. Y'a un problème.Ouais, c'est bon maintenant. C'est bon.
'''Sirène''' : Ouais, bah moi, je dis que c'est un projet intergalactique de modernisation de la monnaie. ''[Pendant ce temps, une musique se déclenche, suscitant la satisfaction de Phildar]''.
'''Gérard''' : Non mais ça va ouais ? Euh t'es pas trop gêné là, Phildar ?
'''Phildar''' : Je faisais un essai, si ça vous plaît, on le mettra tout à l'heure.
''[Tout le monde commence à chanter. Gérard n'arrive pas à ramener le calme et par-dessus, retentit le bruit de modem affaibli]''.
'''Reego''' : Gérard, on a un problème avec la liaison internet.
'''Gérard''' : Non mais je m'en fous moi de la liaison internet. C'est que les nanas se calment un peu là.
'''Stérilet''' : Ouais, ben Gérard, tu vas pas dire que c'est pas les nanas là.
''[Le larsen devient plus envahissant)''.
'''Aglaé''' : Qui c'est qui a un appareil auditif ?
'''Gérard''' : Qui c'est qui a un portable ? Personne répond, c'est bien.
'''Manu''' : Gérard, on nous dit un truc sur minitel. On nous dit que t'as pas de chance parce qu'à cause de l'Euro, tu devras réapprendre ta table de multiplication par 6.
'''Gérard''' : Lui, il ferait mieux d'apprendre ses conneries, à savoir combien ça va lui coûter la facture de téléphone avec le minitel. On va voir combien il va payer avec sa facture de minitel. ''[Applausdissements du studio sr cette répartie]''. On va rigoler. Aglaé.
'''Aglaé''' : Oui, je suis en train de répondre justement. Ça dépend du flux. Le flux, le reflux, c'est mondial. C'est trop long à expliquer.
'''Gérard''' : Christine. Si ton téléphone va mieux. ''[Pas de réponse]''. Bon au standard, s'il vous plaît. Qu'est-ce qu'il se passe avec Christine ?
'''Phildar''' : Christine, elle est partie parce qu'on devait la rappeler. Elle avait un problème de téléphone.
'''Gérard''' : Darwin ?
'''Darwin''', ''[Accent américain]'' : OK. Si je peux répondre à la question d'avant. Non, ça n'atteint pas le Dollar.
'''Gérard''' : Bon ben ça, c'est pas moi qui ai posé cette question là. Daccord ?
'''Darwin''' : Ouais, OK. Mais je préfère répondre quand même. Et quand tu disais que le Franc allait se transformer en Euro, j'étais d'accord. Moi, je crois que la politique aujourd'hui française et ce que tu disais, le débat est.. ''[COupure par le son modem fait avec la bouche]''. Mais après tout, c'est peut-être... ''[idem]''. enfin, tu crois que peut-être non ?
''[Générique de dessin animé qui se lance]''.
'''Gérard''' : Non mais Manu, ça va ? Ça va de balancer la musique. Bon Tania ?
'''Tania''', ''[fort accent russe]'' : Donc parce que je suis un peintre, je pense que les murs de l'agence sont simplement plus jolies comme papier et plus jolis comme couleur.
'''Gérard''' : Pourra-t-on faire un crédit avec la monnaie de l'Euro ? Donc Sirène ?
'''Phildar''' ''[après un bruit de sirène urbaine]'' : Ah, elle répond Sirène. Ouais, c'était la Sirène.
'''Phildar''' : Excuse-moi Gérard, on a récupéré Christine qui a un téléphone correct.
'''Sirène''' : Ouais, je réponds. Bah écoute, ça dépend un crédit sur quoi.
'''Gérard''' : Pour acheter une voiture ou des électroménagers.
'''Darwin''' : Oui, mais quel genre d'électroménager ?
'''Gérard''' : Tout. Machine à laver, cuisinière, frigo, télé...
'''Phildar''' : Brosse à dents.
'''Darwin''' : Et quel genre de voiture ?
'''Gérard''', ''[agacé]'' : Mais n'importe quelle voiture.
'''Sirène ''' : Ça dépend de la banque, si elle veut te faire un prêt.
'''Darwin''' : C'est parce que les crédits sont difficilement acceptables. On a du mal à les obtenir. J'imagine qu'on est pareil en Europe...
'''Christine''' : Bien sûr, je crois qu'on peut faire crédit comme si c'était des Francs. C'est pareil.
'''Gérard''' : Ouai mais est-ce que la société de crédit acceptera aussi ? C'est ça.
'''Christine''' : On nous impose l'Euro. Donc bien sûr qu'on peut faire crédit.
'''Sirène''' : Ça dépend de plusieurs critères, en fait.
'''Gérard''' : Qui c'est qui qui réagit là ?
'''Sirène''', ''[accompagnée d'un bruit de sirène]'' : Sirène.
'''Gérard''' : Aglaé. Aglaé, tu réponds, s'il te plaît.
'''Darwin''' : Tu dors un peu, Aglaé.
'''Gérard''' : Bon, Darwin, tu t'écrases, s'il te plaît, merci.
'''Darwin''' : Eh, shit on you.
'''Gérard''' : Alors tu vas te faire chier toi-même, pauvre tache. AZllez hop, tu dégages.
'''Phildar''' : Mais non, en Anglais, ça ne veut pas dire pareil.
'''Darwin''' : Cool, cool.
'''Gérard''' : Dégage, dégages, dégages, dégages. C'est bon. Aglaé, donc, pourra-t-on faire un crédit avec la monnaie de l'Euro ?
'''Darwin''' : Bien sûr.
'''Gérard''' : Bon, Darwin, tu t'écrases, s'il te plaît, merci.
'''Darwin''' : OK. Cool. Shit on you.
'''Gérard''' : Bon, tu me le dégages.
'''Phildar''' : Il te souhaite bienvenue.
'''Gérard''' : Non, non, mais hop...
'''Darwin''' : It's staellite.
'''Gérard''' : Allez, allez. Je m'en fous moi.
'''Sylvain''' : Bonjour l'image de la France, Gégé.
'''Darwin''' : It is mondial.
'''Gérard''' : Bon, alors, conclusion conclusion. Non, non, non, je ne veux pas le savoir. On conclut parce que vous m'énervez.
'''Sirène''' : Darwin, tu te calmes un peu ?
'''Darwin''' : OK. Eh, reverse. Cool.
''[Gérard soupire avant d'exploser]'' : Eh, au standard, là, vous le dégagez ou quoi ? Merde !
'''Darwin''' : Merde in your hou Cool.
''[Gérard envoie un projectile violemment vers Phildar.
'''Phildar''' : Mais attends, tu sais comment ça nous a coûté la liaison satellite, là, avec Chicago ?
'''Gérard''' : Tu dégages ça. Putain, ça commence à me faire chier, là.
'''Phildar''' : Allez, sérieux, ton débat, il n'avance pas, il est bidon.
'''Gérard''' : Oui ben il est bidon, vous déconnez, là, depuis que tu es arrivé. Oui, c'est comme par hasard depuis que t'es là, c'est le bordel.
'''Stérilet''' : Oui, c'était mieux au début.
'''Gérard''' : C'est simple, on arrive aux deux dernières questions. Tu arrives, c'est le vrai bordel avec toi. Tu commences à nous faire chier, hein. Bon AZglaé, pour toi ?
'''Phildar''', ''[dans le silence et micro allumé]'' : C'est bon. Je fais la gueule, c'est plus la peine.
'''Gérard''', ''[véhément]'' : Oh ! Tu peux éteindre ton micro, s'il te plaît, merci.
'''Phildar''' : Excuse-moi.
'''Aglaé''' : Oui, on peut faire un crédit, bien sûr.
'''Sirène''' : Oui, ben moi, je t'ai dit, au fait, c'est Sirène. Moi, j'ai dit, ça dépend. T'as des critères, quoi ? C'est-à-dire, bon, il faudra quand même avoir assez de sous. Hum, ben, on voit ta gueule, aussi. Si t'as pas l'air d'un voyou, d'un voleur.
'''Aglaé''' : Ben, dis que, dis que Gégé, il a une sale gueule !
'''Sirène''' : Non, Gégé, ça dépend de la gueule, aussi, hein. Si t'as une sale gueule, ben, on te prend pas, hein.
'''Darwin''' : Mais, Gégé, ça fait des années que personne lui accorde un crédit.
'''Gérard''' : Ben, toi, heu, Darwin, tu dégages. Et merci, au revoir, aller, c'est terminé.
'''Sirène''' : Gégé, que penses-tu du critère physique pour qu'on te... on t'accorde un crédit ?
'''Gérard''' : Dans quel sens ?
'''Sirène''' : Ben, c'est-à-dire qu'en fait, le mec qui va vouloir te donner un crédit, il faut qu'il voit ta gueule. Si t'as une sale gueule, ben, il te donne rien. Maintenant, c'est un critère. Si t'es pas... tu rentres dans les normes. Si t'as une sale gueule, ben... Qu'est-ce que t'en penses, Gégé ?
'''Gérard''' : Ben, personnellement, pour l'instant, j'en sais rien, hein.
'''Sirène''' : Tu penses que c'est normal qu'on regarde ta gueule pour t'accorder un crédit ?
'''Gérard''' : Ben, ça dépend des mecs qui acceptent les crédits ou pas, hein. Ça dépend des sociétés.
'''Manu''' : Sur minitel, il y a Yoyo qui nous dit que c'est plus agréable de se retourner un ongle plutôt que d'écouter tes débats.
'''Gérard''' : Et ben, dans ce cas-là... Dans ce cas-là, qu'il aille se faire foutre, c'est bon, lui.
'''Sirène''' : Gégé, tu sais pourquoi ils aiment pas le débat, ce soir ? Parce qu'en fait, c'est intellectualisant. Tu leur as prouvé...
'''Manu''' : Ah, ils sont pas habitués, hein.
'''Phildar''' : Vous inquiétez pas, après, c'est la pétanque.
'''Manu''' : Ça va revenir comme d'hab, hein.
'''Gérard''' : Stérilet ?
'''Phildar''' : Excuse-moi, avant que t'accueilles Stérilet pour la conclusion, j'aimerais qu'on accueille Jeton, qui vient d'arriver, à la place de Darwin, pour une conclusion. Heu...
'''Gérard''' : Non, il reste une question, c'est pas grave. Il reste une question.
'''Stérilet''' : Ouais, je pense qu'on pourra faire des crédits, ouais.
'''Sylvain''' : Alors, moi, je te dirais simplement une petite citation. Si tu fais crédit...
'''Jeton''' : Je m'en fous de ta citation, moi, je voudrais répondre.
'''Gérard''' : Oh ! C'est bon, Jeton, tu vas te calmer ?
'''Jeton''' : OK. Je croyais que tu m'avais pas pris.
'''Gérard''' : Ben si, mais pour l'instant, tu te calmes, tu laisses Sylvain répondre.
'''Sylvain''' : C'est Sylvain, là. Je peux répondre ? La citation, c'est la suivante. C'est une citation Coréenne. Si tu fais crédit, tu ne feras jamais ton nid.
'''Jeton''' : Ouais, ben, elle est bidon, ta citation.
'''Sylvain''' : TU rigoles ? J'ai mis dix ans à trouver.
'''Gérard''' : Ben, dis donc, t'as... Tu ferais mieux de réfléchir à la question que je viens de poser que de répondre à côté. Ouais. Donc, Tania ?
'''Tania''' : Oui, à mon avis, moi, je pense que si tu demandes crédit correctement gentiment, tu vas avoir. Sinon, je pense que c'est pas un problème.
'''Gérard''' : Daccord. Hé, Jeton ?
'''Jeton''', ''[faisant des bruits obsènes à la voix de Tania]'' : Ta gueule, laisse la meuf parler.
'''Gérard''' : Alors, Jeton, tu dégages, tu vas te faire enculer, pauvre con. Allez hop.
'''Manu''', ''[sévère]'' : Pas d'insultes, Gérard.
'''Gérard''' : Je veux pas le savoir, il dégage.
'''Manu''' : Non, mais non. Il dégage, mais tu lui dis pas "va te faire enculer", quoi. Ça se fait pas.
'''Gérard''' : Aller hop, tu le vires comme ça, il aura compris la question. Donc, alors, la dernière question. Donc, pourra-t-on acheter des CD avec l'Euro ?
'''Aglaé''' : passer en PV ?
'''Sirène''' : Pourra-t-on prendre le TGV ?
'''Gérard''' : Acheter des CD !
'''Aglaé''' : Ah, si t'es décédé ?
'''Gérard''' : Vous commencez à me les gonfler, là, les nanas.
'''Phildar''' : Et quand t'es décédé, tu peux pas prendre des Euros.
'''Gérard''', ''[excédé]'' : des CDs abruti ! Un Compact Disc !
'''Manu''' : Bah oui, mais précis, Gérard, on peut pas savoir nous.
'''Gérard''' : Mais attends, un CD, c'est quoi ?
'''Manu''' : Bah oui, mais tu dis des CDs, alors...
'''Sylvain''' : Si t'es décédé, bah, tu peux pas prendre tes PV, ouais.
'''Gérard''' : Bon, bah, allez, tu dégages, Sylvain, bonne nuit.
'''Sirène''', ''[ponctuée par des bruits de sirène urbaine]'' : Je pense qu'avec l'Euro, on peut acheter des CD, parce que... Comme l'industrie de la musique, elle est prospère, donc, c'est normal que la monnaie va changer aussi. Donc, on peut acheter des CD.
'''Aglaé''' : Oui, bah oui, je pense, oui.
'''Gérard''' : Tu réponds pareil que Sirène alors. OK. Christine ?
'''Christine''' : Ouais, bah, je suis d'accord avec Sirène, aussi.
'''Stérilet''' : Moi, je les vole, mes CD. Je les achète pas.
'''Tania''' : Oui, moi, je pense, tu peux acheter les CD avec l'Euro. Mais ça dépend où est-ce que tu veux acheter. Par exemple, si tu veux acheter un grand centre musical comme Virgin, tu peux. Si tu veux acheter un supermarché, je pense, ça peut poser des problèmes. Et encore, deuxième chose. ''[Gérard sort un ouchoir de sa poche et se mouche dans le micro]''. Je pense, si tu veux faire les compils...
'''Phildar''' : Gérard, il s'en fout, il se mouche.
'''Gérard''' : Daccord, OK. Bah, alors, on va faire la conclusion. ''[joie générale]''. On termine parce que ça, je pense que...
'''Manu''' : C'est pas trop tôt... On a appris plein de trucs.
'''Gérard''' : On a fait quand même le tour.
'''Manu''' : Grave, grave, grave.
'''Gérard''' : Donc, alors, Sirène, pour toi, qu'est-ce que tu en as pensé ?
'''Sirène''' : Bah, écoute, moi, je vais te dire que le premier débat était excellent. Les questions, elles étaient intelligentes. Et tu leur as prouvé, Gégé, ce soir en avant-première mondiale que tu étais intelligent, Gégé. Que tu avais des facultés intellectuelles. Voilà. Et bah, je me suis bien amusée.
'''Phildar''' : Non, Gérard n'a pas été à la fac. Je te le dis tout de suite.
'''Aglaé''' : Bah, moi, j'ai retenu plein de choses. Entre autres, que c'est en 2020, que ça va faire crever tous les vieux. Que ça sera que en France et qu'en Allemagne, on paiera toujours en deux du mark.
'''Christine''' : Ouais, bah, je trouve que le débat était super. Mais bon, l'Euro, c'est nul, quoi. C'est trop naze. Ça nous prend la tête, quoi.
'''Stérilet''' : Bah, j'ai appris beaucoup de choses. C'est sympa. Qu'on va payer en Euros. On paiera plus en Francs. Et, bah, t'as été super. T'es excellent, Gégé.
'''Tania''' : Moi, je pense que, comme d'habitude, c'est très original. Une chose que je n'ai pas compris, pourquoi tu penses que je suis travlo ?
'''Gérard''' : Non, non, mais c'est bon, ça y est, c'est fini. On n'en parle plus de ça.
'''Phildar''' : Si, t'as cru que c'était un travlo. Dis pourquoi, Gérard. Non mais explique, explique.
'''Gérard''' : Tu t'écrases, toi, parce que, depuis que t'es revenu, c'est un vrai bordel avec toi.
'''Tania''' : Non, écoute, Gérard, parce que tu m'as vue tout à l'heure au studio. Tu m'as fait le sourire et tu essayais de me draguer.
'''Darwin''' : Mais c'est ta voix, t'as une voix de cochonne.
'''Gérard''' : Bon, Stérilet, tu dégages, merci.
'''Sylvain''' : C'est Sylvain, je n'ai même pas parlé.
'''Gérard''' : Toi, t'es encore là, je t'avais dit que tu dégages.
'''Phildar''' : Je l'ai laissé pour le débat, quand même. Quand même, pour la conclusion.
'''Sylvain''' : Écoute, ouais, débat très sympa, un peu houleux. Mais depuis la fin de ce débat, je te considère quasiment comme mon oncle.
'''Gérard''' : Moi, je peux vous dire que pour une fois, ça s'est bien passé. À part que, depuis que y a eu Philippe, ça a été le bordel. Avec tout le monde parce qu'il a pas fait ce qu'on lui demandait, mais ce n'est pas grave. Sinon, moi, je pense qu'on a on a encore quand même pas mal de trucs à essayer de voir.
'''Sirène''' : En conclusion, tu pourrais dire, quand même, aux gens qui nous écoutent, qu'est-ce que l'Euro ?
'''Gérard''' : Ben, l'Euro, en fin de compte si j'avais eu le temps de pouvoir regarder dans dans le dico...
'''Phildar''' : C'est vrai que t'as pas le temps, tu cherches du boulot...
'''Gérard''' : Bon, Fildar, merci.
'''Manu''' : Et puis, il ne fait que ça jour et nuit.
'''Phildar''' : Il fait des câlins à Sandy.
'''Gérard''' : Bande de cons, va, que vous êtes. Entre deux cons comme vous, c'est bien.
'''Phildar''' : Mais non, tu ne peux pas regarder ce que c'est que l'Euro dans un bico, ça prend 5 minutes. Et trouver du boulot. Et faire l'amour avec Sandy.
'''Gérard''' ''[rageur]'' : Écrase un peu !
'''Phildar''' : Écrase quoi ?
'''Gérard''' : Écrase, c'est tout. Depuis que tu es là, c'est le vrai bordel. Je te le dis tout de suite, toi.
'''Phildar''' : Tu sais qu'on est payé 10 000 balles de plus pour faire tes débats ?
'''Gérard''' : Merde !
'''Manu''', ''[à mi-voix]'' : 15 000.
'''Phildar''' : Ah, ça a augmenté.
'''Gérard''' : Ça y est, vous la fermez un peu, là, tous les deux ? Bon, allez, c'est simple. On va reprendre le deuxième débat dans moins de 3 minutes. ''[explosion de rire dans le studio]''.
'''Phildar''' : Non, mais il y a deux disques, là. Il y a deux disques, hein, Gérard.
'''Gérard''' : Donc, les débats sur l'Euro il pue avec Gérard. ''[il balance la feuille sur la table, rageur]''. Ça, c'est pas mal. C'est une petite connerie. ''[Regardant Manu de travers]'' : Toi, tu es vraiment une tache quand tu mets des disques. Ça ne changera pas. Donc, et puis, on se retrouve pour le deuxième débat à tout de suite.
'''Manu''' : Non, ben non non. Gérard, tu relances les numéros, comme le minitel, parce qu'on n'est plus que 4.
'''Gérard''' : Et alors, sur le minitel, comme ils savent pas réagir...
'''Manu''' : Mais si, mais si, ils savent réagir.
'''Gérard''' : Non, ils savent réagir en disant des conneries.
'''Phildar''' : Si tu veux que Manu parle du minitel tout le temps, ça parlera de Sunday tout le temps.
'''Gérard''' : Bon, ça, c'est mon problème, c'est pas le vôtre, d'accord ? Donc, ben, si vous voulez nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000, vous pouvez toujours nous joindre. Et toujours 3615 Cop, Fun Radio rubrique direct. Et on se retrouve tout à l'heure avec le deuxième débat sur la pétanque.
== Le débat sur la pétanque ==
=== Contexte ===
Comme l'expérience l'a montré, l'agacement, voire la rage, de Gérard envers son équipe a vite fait de s'estomper. Il suffit d'une cigarette, et tout est comme avant. La bascule entre l'histérie de mauvaise humeur et le rire sincère est aussi rapide que pour un nouveau-né. Ce débat le montre encore une fois.
Le thème a clairement été inspiré par Max, dont il est permis de penser qu'il est à l'origine de certaines questions. Dans une idée de diversification sur des sports plus ou moins connus, Max a ainsi inspiré ce thème, tout comme il inspirera une série de débats sportifs les prochaines semaines.
Sur la forme, le contrôle du format par l'équipe devient très clair, notamment avec le poids nouveau de Phildar et Manu qui organisent vraiment le rythme des échanges, le niveau de cahot et organisent un véritable produit radiophonique, loin du cahot des années précédentes. Ce rôle, toutefois, les exposera à être eux-mêmes dans l'humour, devenant alternativement alliés et ennemis de Gérard.
Cette équipe, elle participera même activement aux débats, puisque Reego sera un des acteurs importants de cette émission. Mais comme on le voit sur la fin, tout n'est pas stabilisé. L'exercice étant difficile, un flottement s'installe, par lequel l'improvisation s'essouffle, jusqu'à emporter les auditeurs qui se lassent. Les discussions pendant la conclusion reflètent un certain malaise : Gérard est moins virulent car mieux encadré, l'équipe est moins jusque-boutiste et moins inspirée par les gags historiques, les habituels ne savent pas bien où se positionner, le thème est creux du fait de l'animateur, bref, le nouveau format se cherche.
Il faut dire aussi que cette période, sur laquelle nous reviendrons, est particulière, parce que Max vient d'accepter d'animer, à partir de fin avril, sur le créneau de la matinale. Non habitué au format de cette tranche horaire, il va avoir besoin de soutien, de gens pour apporter du contenu. Du coup, outre son équipe, il se rapproche aussi des auditeurs emblématiques de ses émissions, dont les intervenants dans les débats. D'un autre côté, vu de cet angle, l'impression est que c'est la fin d'une époque et les gens flottent pendant cette transition; ,e sachant trop où aller, voire si leur avenir radiophonique est assuré, même en tant qu'auditeurs.
C'est probablement un peu de tout cela qui s'exprime, à près de 4H du matin, la fatigue aidant, dans les échanges conclusifs de ce débat. Ce qui est sûr, c'est que ce qui est dit, à partir de la conlusion, sort du cadre théatral. Un peu comme si les acteurs de cette pièce d'improvisation quittaient leur rôle, fatigués par la durée, et réglaient des comptes. La posture de Reego est d'ailleurs d'autant plus particulière qu'auditeur à cet instant, il est lui-même dans l'équipe. Et ce qui est sûr, c'est que les auditeurs témoignent de quelque chose de vrai : depuis le début de son histoire d'amour, Gérard semble moins ouvert aux autres, ce qui se comprend mais a des dommages colatéraux certains.
=== Les personnages ===
* Gérard Cousin
* Franck Bargine : Max
* Rita: Sharon, Kate, Naomie
* Mégane : Sidonie
* Anne-Laure (même que Christine précédemment)
* Tony Morestin : Jérôme, Léonardo, Cyril, C'estPasMoi (Cpamoi)
* Igor : Thierry, René
* Cyril : Simon
* Marcel
=== Transcription ===
'''Gérard''' : et voila, çl est 2H48 du matin, donc vous pouvez toujoours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000, et tojours le 3615 Funradio, rubrique Direct. Et on accueille Saron, bonsoir.
'''Sharon''' : C'est Sharon. Sharon Stone, oui.
'''Gérard''' : Sidonie. Anne-Laure. Tania, rebonsoir. Simon. Jérôme et Thierry.
'''Simon''' : Thierry, il y a du monde derrière toi.
'''Gérard''' : Oh, mais c'est bon, ce n'est pas toi qui décide, c'est moi, d'accord ?
'''Jérôme''' : Elle est revenue, Prescovitch ?
'''Gérard''' : Bon, vous allez commencer par vous calmer. Pasque sinon, moi, je vais vous calmer tout de suite.
'''Sharon''' : C'était quoi, le dernier disque, c'était quoi ?
'''Gérard''' : Le dernier, je ne sais plus. C'était quoi, le dernier ?
'''Phildar''' : C'était U2.
'''Gérard''' : U2, voilà.
'''Jérôme''' : Gérard, si je peux me permettre une petite critique. Il était à chier ton premier débat.
'''Gérard''' : Eh bien, si tu n'es pas content...
'''Jérôme''' : Non, ce n'est pas de ta faute, ce n'est pas de ta faute, Gérard.
'''Gérard''' : Si tu n'es pas content, c'est le même prix.
'''Manu''' : Vas-y, Gérard, Gérard. Ne l'écoute pas, pose ta question. On enchaîne.
'''Gérard''' : Donc, alors, le deuxième débat, c'est sur la pétanque, comme on a dit. Donc, d'où vient le mot pétanque ?
'''Jérôme''' : Excuse-moi, Gérard, je peux dire quelque chose, aussi ? Pourquoi est-ce que je tombe toujours sur des débats à la con, là, sur les sports ? Ping-pong, c'est quoi, la semaine prochaine, badbinton ?
'''Gérard''' : Oui.
'''Jérôme''' : Oh, la putain de merde.
'''Gérard''' : Bon, alors, toi, là, tu le prends, tu le calmes, celui-là, parce que sinon, il va...
'''Manu''' : Pas de problème, Gégé, je gère.
'''Sidonie''' : Oui, alors, en fait, c'est un mot qui date de la Première Guerre. C'était pendant les tranchées, les mecs ne savaient pas trop quoi faire. Ils jouaient à lancer leurs casques. Et comme ils mangeaient beaucoup de faillots, ils pétaient. Et comme ils jouaient près des tanks, ils ont fait pétanque. C'est Véridique. C'est mon grand-père qui a fait la guerre qui m'a raconté. Il pétait à côté des tanks à cause des faillots.
'''Manu''' : Gérard, si je peux me permettre, une réaction au standard. On nous dit, toi, t'es un petit cochonnet et t'arrêtes pas de tirer.
'''Gérard''', ''[amusé]'' : Ça, c'est pas mal. C'est bien. C'est bien, celui qui... Qui c'est qui a dit ça ?
'''Gérard''' : C'est Alexandre, au standard.
'''Gérard''' : Ah, ben, c'est bien.
'''Jérôme''' : Si je comprends bien, Sandy, c'est la boule de pétanque.
'''Gérard''' : Alors là, Jérôme, tu dégages. Bonne nuit, ce coup-là.
'''Manu''' : C'est parti, je l'enlève.
'''Gérard''' : Alors là, comme ça, ça va vite, là. Celui-là, il aura compris tout de suite ce que ça voulait dire. là, d'où vient le mot pétanque. Donc, Saron.
'''Sharon''' : Eh ben, écoute, moi, je te dis que, en fait, ça vient... L'origine, c'est sans concession, ça vient de Marseille. Ça vient de Marseille, ça venait d'un petit village, à Marseille. Et puis, voilà, tout le monde s'est mis à jouer à la pétanque.
'''Manu''' : Excusez-moi, pardon. On accueille Léonardo à la place de Jérôme.
'''PHildar''' : C'est Caprio ?
'''Léornardo''' : Oui, c'est moi, bonsoir. Salut, les filles.
'''Thierry''' : Salut Carpaccio.
'''Sharon''' : I love you, Léonardo.
'''Simon''', ''[en voix de tête]'' : Eh, Thierry, il y a du monde derrière toi.
'''Thierry''' : C'est Thierry, là, il y a quelqu'un qui se moque de moi.
'''Gérard''' : Bon, Léonardo, tu vas te calmer, s'il te plaît. Ou Thierry, tu te calmes aussi.
'''Thierry''' : Ah non, Gérard, attends, il y a quelqu'un qui...
'''Gérard''' : Bon, ben, tu te calmes, c'est tout, c'est moi qui décide. Tu te calmes, merci.
'''Thierry''' : OK, Gérard, excuse-moi.
'''Gérard''' : Donc, par contre... Je voulais quand même dire un petit mot, parce que j'avais... Merci pour celui qui le fait exprès de me couper sans arrêt la parole. ''[un auditeur se racle la gorge]''. Donc, j'avais demandé, mardi, comme on faisait le débat sur la pétanque. J'aurais bien voulu avoir un Marseillais qui appellle, au moins, ça nous ferait plaisir, quand même. Parce que si ça... Comme ils savent y jouer, donc j'aurais bien voulu que des gens de Marseille nous appellent. Merci. ''[Olivier rentre dans le sutdio]''. Non, mais c'est bon, toi, je t'ai pas dit de venir ? Olivier, merci.
'''Léonardo''' : Ça a bien changé, tes débats.
'''Phildar''' : C'est vrai que ça a bien changé, hein.
'''Anne-Laure''' : Ouais, c'est vrai que ça a changé, hein. ''[Une cohue réprobatrice se met en place, reprochant à gérard et aux débats d'avoir changé, vieilli]''.
'''Phildar''' : Donc, ce qu'on va essayer de faire, c'est de faire les débats comme avant. On va surtout demander aux auditeurs de parler chacun leur tour, pour pas que ce soit le bordel dès le début. Merci. Merci, tout le monde. Et puis, vous écoutez surtout Gérard, parce que c'est lui qui commande.
'''Gérard''' : Donc, Anne-Laure.
'''Anne-Laure''' : Ouais, moi, je disais que je savais pas d'où ça venait, le mot.
'''Simon''', ''[voix de tête]'' : Ah, mais c'est Thierry, là !
'''Gérard''', ''[hurle]'' : OH ! Tu vas te canner, toi, à l'abruti !
'''Thierry''' : En plus, Gérard, c'est Thierry, là. Il arrête pas de se moquer de moi.
'''Gérard''' : Ouais, bah tiens, comme t'es là, tu vas répondre à la question. Comme ça, ça m'évitera de te la poser.
'''Thierry''' : Bah, en fait, moi aussi, j'ai un grand-père qui a fait la guerre. Et il m'a raconté exactement la même histoire que celle de Sidonie. Ça venait du fait qu'il mangeait beaucoup de faillots pendant la guerre et qu'il arrêtait pas de... ''[Thierry fait l'objet de petites coupures]''.
'''Gérard''' : Olivier, attendez cinq minutes. Olivier, tu dégages. Olivier, tu dégages, parce que là, tu... Tu viens de couper à moitié Thierry sur la question. Tu dégages.
'''Sidonie''' : dans quelle légion il était, ton grand-père ?
'''Gérard''' : Non, mais c'est bon. Sidonie, on ne fait pas un débat sur l'armée.
'''Sidonie''' : Ça se trouve, ils se connaissaient.
'''Gérard''' : Bon, bah, peut-être, mais on ne fait pas un débat sur l'armée, d'accord ?
'''Thierry''' : On le fera quand, Gérard ?
'''Gérard''' : On ne le fera pas du tout.
'''Thierry''' : Pourquoi ?
'''Gérard''' : Parce que ce n'est pas le prochain thème des débats.
'''Thierry''' : C'est quoi le prochain thème des débats, Gérard ?
'''Gérard''' : Ben, pour l'instant... Léonardo.
''[On lance la musique Je suis raide dingue de toi d'un groupe de Boys Band.]''.
'''Sharon''' : I love you, Léonardo.
'''Léonardo''' : I love you too. Donc, ouais, la pétanque, je ne sais pas d'où ça vient, franchement. Là, je ne vais pas te raconter de conneries sur ce fait-là, je ne sais rien. Je peux dire que je suis un beau gosse, l'affreux ?
'''Phildar''' : Excuse-moi, Gérard, j'ai deux petits messages militaires, donc un gentil. Est-ce que Sandy essuie les boules de Gégé avant qu'il joue ? Si oui, avec quoi ? Est-ce que tu joues à la pétanque et est-ce que c'est Sandy qui essuie tes boules ?
'''Gérard''' : Bon, alors, Tu ne fais pas la réa pour dire des conneries comme ça, sinon tu dégages.
'''Phildar''' : D'accord, sinon j'en ai une autre. Donc, c'est une devinette de yo-yo. Gérard, comment s'appelle la partie située entre le vagin et l'anus ?
'''Gérard''' : Je ne répondrai pas sur des questions comme ça, ce n'est pas du tout des questions, ça.
'''Phildar''' : Ben si, parce que ça s'appelle le cochonnet, parce que c'est là que tapent les boules.
'''Gérard''' : N'importe quoi. Simon. Simon.
'''Manu''' : Il est parti.
'''Gérard''' : Tania.
'''Manu''' : Non, elle est partie aussi, Tania, elle est partie voir Franck mixer.
'''Gérard''' : Bon, et hop. Donc, deuxième question. Donc, pour l'instant, on n'a toujours pas de Marseillais.
'''Thierry''' : Gérard, c'est Thierry, on peut appeler mon cousin. J'ai un cousin à Marseille, on peut peut-être essayer de l'appeler.
'''Gérard''' : Non, on verra. Donc, à combien peut-on jouer à la pétanque ? Donc, Thierry, tiens. ''[Silence]''. Thierry !
'''Thierry''' : Je t'écoute, je t'écoute, j'étais en train de boire un verre d'eau.
'''Gérard''' : Non, mais à combien peut-on jouer à la pétanque ?
'''Thierry''' : À la pétanque, je crois qu'on ne peut pas jouer au-dessus de 5.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Thierry''' : À cause du nombre de boules dans la partie. Il y a un nombre de boules limité par partie.
'''Gérard''' : Oui, mais ça, je pense que...
'''Thierry''' : Que quoi ?
'''Gérard''', ''[en train de lire son papier]'' : Je pense que...
'''Thierry''', ''[plus intense]'' : Que quoi ?
'''Gérard''' : Je vais poser la question. Oh, écrase, Thierry.
'''Thierry''' : Je ne comprends rien.
'''Gérard''' : J'ai dit, on posera la question. Justement, c'est la troisième question après. Donc, Léonardo.
'''Léonardo''' : Lâche-moi.
'''Gérard''' : Bon, Léonardo, tu dégages. Hé, oh ! Manu, s'il te plaît. Dors, Léonardo, c'est bon. Comme ça, il comprendra sa douleur, celui-là.
'''Manu''' : Ok, ça y est, il est parti. Et on accueille Cyril à la place de Léonardo.
'''Cyril''' : Ah, oui, oui. Ah, non, je n'avais pas percuté. Oui, bonsoir.
'''Gérard''' : Donc, à combien peut-on jouer à la pétanque ?
'''Cyril''' : Euh... Bah, comme disait l'auditeur précédent, ça dépend. Donc, oui, bah, c'est mieux de jouer à deux. Moi, je pense que c'est mieux de jouer à deux. C'est plus tactique.
'''Gérard''' : Anne-Laure ?
'''Anne-Laure''' : Oui, bah, tu peux jouer en doublette ou en triplette.
'''Cyril''' : Hé, Gérard, tu peux jouer en tapette, toi.
'''Gérard''' : Cyril, tu vas commencer à te calmer parce que ça commence à bien faire, tes insultes.
'''Thierry''' : C'est un habitué, Cyril ?
'''Cyril''' : Euh, pas du tout.
'''Cyril''' : Euh, là, tu vas commencer à te calmer, toi, Cyril, parce que sinon, tu vas dégager vite fait, toi. Je te le dis tout de suite, reste poli. Donc, Sidonie ?
'''Sidonie''' : Oui, moi, j'aime bien jouer aux boules avec mon copain.
'''Gérard''' : D'accord. Et Saron ?
'''Sharon''' : Euh, Sharon. Ouais, moi, je pense qu'il y a un nombre limité, quand même. Donc, pas plus de dix.
'''Gérard''' : Non, mais moi, je peux vous dire une chose, que normalement, ça se joue soit à deux ou à quatre. Pas à cent.
'''Anne-Laure''' : Non, si t'es en triplette, tu peux jouer à trois.
'''Sharon''' : Non, mais explique-nous, alors.
'''Sidonie''' : Deux équipes de trois.
'''Gérard''' : Non, bah, ouais, à la rigueur. Ouais, mais deux équipes de trois, normalement, c'est mieux d'avoir deux tireurs et deux pointeurs.
'''Manu''' : Gérard ? Excuse-moi de te couper, mais on a un professionnel, là. On a René, il est de Marseille, à la place de Thierry.
'''Phildar''' : Quand même, Gérard, tu te réveilles, Manu.
'''Manu''' : Eh, dis donc, tu veux venir le faire, le standard ?
'''René''', ''[accent caricatural marseillais, verbe haut]'' : On m'entend là-dedans ?
'''Gérard''' : Ouais, René !
'''Thierry''' : Oh, bonsoir, Gérard ! Ça va, tout le monde ?
'''Sharon''' : Quel temps, à Marseille ?
'''René''' : IL fait chaud eh !
'''Anne-Laure''' : t'as combien de boules ?
'''René''' : Ah, tu verras, hein.
'''Gérard''' : Donc, toi, René, pour toi, à combien qu'on peut jouer à la pétanque ?
'''René''' : Eh bien, on peut jouer tant qu'on est, hein. Tant qu'il y a des joueurs, on peut jouer.
'''Gérard''' : Non, mais à combien ?
'''René''' : Eh bien, ça va de tout seul. Jusqu'à beaucoup.
'''Gérard''' : Mais c'est-à-dire ?
'''René''' : C'est-à-dire que nous, avec les collègues, quand on joue, on va dire qu'on est entre 7 et 15.
'''Gérard''' : D'accord. Ok.
'''Thierry''' : Mais, Gérard, on peut jouer seul à la pétanque ?
'''Manu''' : Ouais, donc on accueille Marcel. Il est de Lyon, lui.
'''Gérard''' : À la place de ?
'''Manu''' : À la place de Simon.
'''Gérard''' : Marcel, bonsoir.
'''Marcel''' : Allô, bonsoir. C'est Marcel. Ouais, je vous appelle parce que moi, je suis de Lyon. Et tu sais, Gérard, qu'à Lyon, on sait bien de jouer à la pétanque aussi.
'''Sidonie''' : La pétanque lyonnaise.
'''Marcel''' : Bah voilà, c'est connu.
'''Sharon''' : Non, mais la meilleure, c'est la pétanque marseillaise.
'''René''', ''[toujours volubile et expansif]'' : Ah ouais, je te remercie. Je te remercie. Eh, le Lyonnais ! Comment ils jouent chez vous ?
'''Gérard''' ''[amusé]'' : Eh, le Marseillais, là, tu te calmes, s'il te plaît. Merci.
'''Thierry''' : Excuse-moi, Gérard, mais tu sais, dans le sud, il fait chaud. On aime se détendre et rigoler beaucoup.
'''Gérard''' : Donc, combien faut-il de boules pour jouer ? Non, mais attention, je parle pas des boules qu'on a dans nos culottes.
'''René''' : On ne peut jouer... On peut jouer, en fait, à partir d'une boule. C'est exactement comme le nombre de joueurs.
'''Gérard''' : Non, non, là, je suis pas d'accord avec toi, je te dirai pourquoi tout à l'heure.
'''René''' : Ah, mais tu ne joues pas, peut-être, peut-être pas à la même pétanque que moi.
'''Gérard''' : Non, non, mais je te dirai tout à l'heure. Cyril !
'''Cyril''', ''[forçant péniblement u accent du Sud]'' : Oui, c'est Cyril. Je le fais bien ou pas, l'accent ?
'''René''' : Oh, Cyril, tu te fous de ma gueule !
'''Cyril''' : Pas du tout. Est-ce que tu pourrais répéter ta question ? J'étais au standard.
'''Gérard''' : Combien faut-il de boules pour jouer ? Ça commence à bien faire.
'''Cyril''' : Il faut un cochonnet et puis un jeu de boules.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Cyril''' : 8 boules. Ou que tu t'entraîner à viser.
'''René''' : Eh marseillais, va caguer, ouais.
'''Marcel''' : Nous, dans notre spécialité à Lyon, on joue à une seule boule. Une boule chaque année.
'''René''' : C'est ce qu'on appelle l'amour subite.
'''Manu''' : Au standard, on nous demande si tu as l'habitude de jouer avec des boules de guéchat.
'''Gérard''' : N'importe quoi, tu peux l'envoyer chier.
'''Phildar''' : Sinon, j'ai un petit message mini-tel de Bob Lee : quand Gérard était petit, il faisait des tournois de pétanque dans son village et les servait de cochonnets.
'''Gérard''' : Complètement con, toi.
'''Cyril''' : Pourquoi ils visaient les dents ?
'''Gérard''' : Oh ! Vous vous calmez, parce que tout à l'heure, vous allez gerber vite.
'''Marcel''' : Il coulait ou il restait statique ?
'''Phildar''', ''[explose de rire en lisant 'lécran, Gérard s'énerve]'' : Est-ce que Sandy arrive à réussir à lire l'avenir dans les boules de Gérard ?
'''Gérard''', ''[loin du micro]'' : Bon allez, tu m'éteins le minitel. Comme ça, il n'y aura plus de... C'est même plus la peine de réagir, je ne répondrai pas aux questions. Donc, Anne-Laure...
'''Anne-Laure''' : Ouais, normalement, c'est trois ou quatre boules, je crois.
'''Marcel''' : Mais non
'''Anne-Laure''' : Mais si, je suis désolée, mon père, il joue au pétanque.
'''René''' : Ouais, mais ton père, il joue à Paris, ton père.
'''Gérard''' : Oh, René ! Tu te calmes, s'il te plaît, là.
'''Anne-Laure''' : Et alors ? Qu'est-ce que t'as contre les parisiens, toi ?
'''René''' : Moi, j'ai rien contre les Parisiens.
'''Cyril''' : Vive l'OM, quand même.
''[Les auditeurs se chambrent sur les équipes. Et disent clairement qu'ils ne sont pas de Marseille, mais Gérard n'y prête pas attention, occupé à hurler qu'ils se calment]''.
'''Sidonie''' : Ben, mon copain, il a deux boules, mais j'ai deux boules. Mais bon, s'il y a d'autres copains, il y a plus de boules, hein.
'''Anne-Laure''' : Ben, mon mec, il en a trois.
'''Gérard''' : OK, c'est bien. Euh, Saron ?
''[Lancement du début de Je suis raide dingue de toi. Gérard hurle.]''.
'''Gérard''' : Tu te sens bien, toi, là, ou quoi ?
'''Phildar''' : Non, je sens un peu la transpiration.
'''Gérard''' : Pauvre con !
'''Thierry''' : C'est vrai que ça pue un peu dans la radio.
'''Gérard''' : Eh, Manu, s'il te plaît, tu me les calmes, là, les mecs, ou quoi, quand je parle un peu ?
'''Phildar''' : T'es une cave, Manu, ou quoi, là ?
'''Gérard''' : Non, mais c'est quoi, là, ce cirque, là ? On va pas commencer déjà la troisième question... Non, mais attends, dès la troisième question, ils commencent déjà à foutre leur merde, là. Ça va pas, là, on va pas faire les dix questions dans un bordel, hein.
'''Manu''' : Donc, la prochaine question, c'est sur le cirque : qu'est-ce que vous pensez des trapézistes ?
'''Phildar''' : Non, on a dit qu'on allait pas faire le débat dans un bar à putes.
'''Manu''' : Ah, merde ! Bah, comment on fait, alors ?
'''Phildar''' : Bah, je sais pas.
'''Manu''' : Faut qu'on sorte.
'''Sharon''' : Gégé je peux répondre ? C'est Sharon Stone.
'''René''' : Oh, tu te l'empêtes, toi, hein !
'''Gérard''' : Oh ! Vous vous calmez là ! Bon, tu me les calmes, Manu, s'il te plaît.
'''Sharon''' : Je crois qu'il doit y avoir cinq boules.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Sidonie''' : Une de chaque côté.
'''Sharon''' : Parce que, généralement, quand t'achètes ta boîte de boules, il y en a cinq.
'''Gérard''' : Alors, moi, je peux... Bon, moi, je peux vous dire une chose, qu'à la pétanque, on joue à trois boules, chez moi.
'''Phildar''' : Mais, Gérard, est-ce que t'as déjà joué à la pétanque ?
'''Gérard''' : Oui.
'''Phildar''' : T'as joué où ?
'''Gérard''' : À Suresnes. Comme ça, ça rassurera tout le monde.
'''PHildar''' : Mais t'as joué où, à Suresnes ? Y a des terrains de boules, à Suresnes ?
'''Gérard''' : Y en a. Donc...
'''Sidonie''' : T'as joué dehors, en bas du HLM ?
'''Gérard''' : Non, pas du tout. Donc, je peux vous dire que ça se joue à trois boules. Alors, prochaine question, donc, à quatre.
'''René''' : Hé, Gérard, c'est René.
'''Cyril''' : Vas-y, René.
'''René''' : Eh ben, je n'ai pas répondu à la troisième.
'''Gérard''' : Si, t'as répondu, déjà.
'''René''' : Non, non, j'ai répondu lors de la deuxième, et tu m'as dit que c'était la même qu'à la troisième, et que j'allais répondre.
'''Gérard''' : Eh ben, alors, combien faut-il de boules pour jouer, voilà.
'''René''' : Eh ben, ce que je t'ai dit tout à l'heure, c'est que nous, on peut jouer à une boule comme on peut jouer à un nombre comme 15 boules.
'''Gérard''' : Donc, tu vois que tu prends les gens pour des cons parce que t'as déjà répondu. D'accord ?
'''Sharon''' : On ne la fait pas, Gégé.
'''Marcel''' : Ce n'est pas grave, Gégé. Enchaîne, enchaîne.
'''René''' : Mais ce n'était pas cette question-là, Gérard.
'''Gérard''' : Bon oh ! C'est moi qui décide, d'accord, maintenant, Marcel. OK ? Bon. Que veut dire le mot Fanny à la pétanque ? ''[silence]''. C'est bien, je n'ai plus personne, là, ou quoi ?
'''Phildar''' : Ben non, mais j'attends que tu dises qui veut... Qui veut parler, parce que, autrement, c'est le bordel, on ne s'entend pas.
'''Gérard''' : Donc, on va demander à René.
'''René''' : Oui, Gérard. Eh ben, fanny, c'est quand tu ridiculises l'adversaire.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''René''' : C'est-à-dire quand il ne marque aucun point.
'''Sidonie''' : Quand tu fais 13-0.
'''Gérard''' : Voilà. Même à 7-0, c'est déjà fanny, hein.
'''Phildar''' : Est-ce que 14-1, c'est fanny, aussi ?
'''Gérard''' : Euh, non. Ah non, il n'y a pas 14... On ne joue pas avec... Ça ne fait pas... C'est 13 points, la pétanque, hein. Ce n'est pas 14.
'''Phildar''' : Et si on a le temps, on ne peut pas aller jusqu'à 15 ?
'''Gérard''' : Normalement, la première, c'est 13, 15, 21.
'''Manu''' : Tu ne peux pas, il y a l'apéro qui arrive avant.
'''Gérard''' : Non, mais entre deux, bien sûr, tu as l'apéro, ça, c'est vrai. Mais ça, c'est la question...
'''Phildar''' : Chut, garde le suspense, Gérard.
'''René''' : Gérard, c'est René. J'ai l'impression qu'on se moque beaucoup de Marseille dans cette émission.
'''Gérard''' : Et alors ?
'''René''' : Et alors, moi, ça ne me fait pas rire.
'''Gérard''' : Non, mais attends, dans ce cas-là, si ça ne te plaît pas, Marcel, tu sais ce que tu fais, tu raccroches et c'est tout.
'''René''' : Gérard, c'est toi qui as demandé que des Marseillais appellent. Maintenant, tu te moques d'eux dans ton émission. Et après, tu viens me faire la chanson comme ça.
'''Gérard''' : OH ! Ça y est, ouai ? Cyril.
'''Cyril''' : Oui, bon, Gérard, en tant que Marseillais, j'estime que la pétanque, ça se joue à plusieurs... ''[perdant l'accent]''. Putain je mélange tout.
'''Sharon''' : Non, qu'est-ce que le fanny ?
'''Gérard''' : Que veut dire le mot fanny !
'''Cyril''', ''[début d'accent marseillais mais avec roulement sur les r devenant un accent plutôt portugais]'' : Que veut dire le mot fanny ? Non, Gérard, je ne comprends pas. Je ne comprends pas ce mot-là.
'''Gérard''' : Bon, tu ne comprends rien. De toute manière, n'essaie pas d'apprendre la voix de René, s'il te plaît. Merci. Marcel.
'''Marcel''' : Gérard, j'ai le livre de la Fédération Internationale sous les yeux. Et fanny, c'est vrai que c'est quand on ridicule son adversaire, qu'il met zéro point.
'''Gérard''' : D'accord. Anne-Laure ?
'''Anne-Laure''' : Oui, ben, je suis d'accord. Je suis d'accord avec ce qu'ils ont dit.
'''Sidonie''' : Oui, ben, moi, je t'ai dit, c'est quand tu fais 13-0.
'''Gérard''' : Même à 7-0, c'est pareil.
'''Marcel''' : Mais ça, je ne suis pas sûr, Gérard.
'''Sidonie''' : On verra qu'on se fasse une petite partie de boules tous les deux, tu verras.
'''Gérard''' : Je vais dire une chose, déjà, qu'à 7-0, c'est bon, hein. Tu continues même pas.
'''Marcel''' : Et moi, Gérard, je me permets de te répondre, parce que j'ai le livre, donc, sous les yeux, comme je te l'ai dit. Et à 7-0, c'est pas considéré comme Fanny.
'''Gérard''' : Ouais, mais de tte manière, à 7-0, tu ne peux pas continuer de jouer, déjà.
'''Marcel''' : Mais si, justement, parce qu'il faut aller jusqu'à 13 points.
'''Gérard''' : Ouais, mais d'accord, mais dans ce cas-là, à 7-0, il n'y a plus de jeu si personne marque. Tu me diras, ça dépend sur qui on tombe, c'est ça ?
'''Sharon''' : Ouais, eh ben, écoute, moi, je te dis, tout ça, c'est... C'est un jeu de stratégie.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Sharon''' : C'est-à-dire qu'en fait, tu fais tout, tout, tout, en ton possible. Tu fais tout ce que tu peux pour faire... Tu fais tout ce que tu peux, Gégé, pour faire tomber l'adversaire.
'''Gérard''' : Attendez, attendez, attendez, attendez, attendez, attendez. Hé. Hé, Saron. Hé, sois plus claire quand tu réponds, parce qu'on comprend pratiquement rien.
'''Sharon''' : D'accord, je répète. Je répète, c'est de la stratégie.
'''Gérard''' : Mais pourquoi, que je te demande ?
'''Sharon''' : Mais pourquoi, parce que tu vas tout faire pour que ton adversaire tombe. Tu vas le battre en tous points. Tu vas connaître ses points faibles pour le faire tomber.
'''Anne-Laure''' : Ouais, tu vas le dominer.
'''Marcel''' : Moi, j'ai l'impression qu'il y a beaucoup d'amateurs, ce soir.
'''René''' : Tu as raison, Marcel.
'''Sharon''' : C'est une sorte de relation sadomasochiste, un peu.
'''Anne-Laure''' : Ah, ouais, ouais, je suis d'accord avec toi.
'''Marcel''' : Oui, sans le fouet. Sans le fouet, s'il vous plaît.
'''Gérard''' : Personnellement, moi, je sais que j'ai déjà joué. Je suis tombé sur des adversaires. On a... l'équipe avec qui j'étais. Même en étant un-deux par...
'''Phildar''' : T'as joué avec qui ?
'''Gérard''' : Ça, j'ai joué avec des gens que je connaissais.
'''Phildar''' : Avec deux cochons dinde ?
'''Gérard''' : Non, tout de suite.
'''Phildar''' : Attends, j'ai un petit message Minitel, parce que je l'ai rallumé, parce qu'il s'éteint jamais, en fait. C'est Yoyo, et ça parle des boules, certainement. C'est que... il dit, vu la taille de celles de Gérard, Sandy a dû apprendre à jouer aux billes.
'''Gérard''' : Bon, alors, je te préviens. Tu le fermes ''[il le ferme de force, rabattant violemment le clavier à la verticale devant l'écran]'', je ne réponds plus aux questions Minitel. Parce que là, tu le fais exprès, et elle commence à en avoir ras-le-bol d'entendre des conneries comme ça sur Minitel.
'''Phildar''' : Mais c'est pas sur elle, c'est sur toi.
'''Gérard''' : Non, mais même ! C'est pas la peine de les poser, parce qu'on en a ras-le-bol.
'''Anne-Laure ''' : Moi, j'aimerais bien faire une partie de boule avec toi.
'''Gérard''' : D'accord, ben, on verra ça.
'''Marcel''' : Et Anne-Laure, tu veux pas en faire une avec moi ?
'''Anne-Laure''' : Ouais, si tu veux.
'''Sharon''' : Gégé ?
'''René''' : Gérard, c'est René, là.
'''Sharon''' : Calmez-vous, là, les mecs. Gégé ? C'est Sharon. Je voulais te dire un truc, tu trouves pas, en fait, moi, je trouve que la pétanque, c'est un jeu un peu sadomasochiste.
'''Gérard''' : Non, pas du tout.
'''Sharon''' : Ben, si.
'''Gérard''' : Non, moi, je te dis que non, donc...
'''Sharon''' : Écoute, Gégé, moi, je trouve que tu fais souffrir l'autre, et l'autre souffre, etc. C'est une relation ambiguë, en fait.
'''Gérard''' : Non, mais de toute manière, à la pétanque, t'es obligé de faire souffrir ton adversaire pour gagner, voyons. Sinon, c'est plus un jeu, hein.
'''Phildar''' : Pourquoi, Gérard ?
'''Gérard''' : Parce que c'est plus un jeu, sinon, voilà. Donc, quatrième, aimez-vous la pétanque ? Bon, René, tu voulais dire quelque chose ?
'''René''' : Ah, oui, je voulais dire quelque chose. C'est qu'à Marseille, quand on parle d'adversaires faibles, on appelle ça des trompettes.
'''Gérard''' : Mais pourquoi ?
'''René''' : Parce que ça couine, ça n'arrête pas de couiner, comme quoi ça va te battre, et ça te bat jamais. On leur met fanny tout le temps. C'est juste pour mes collègues. C'est mes collègues qui écoutent les trompettes.
'''Gérard''' : Oui, d'accord, d'accord, j'ai bien compris ton message. Aimez-vous la pétanque ou d'autres sports ? Donc, René ?
'''René''' : Oui, ben, Gérard, moi, tu sais, à mon âge, je ne pratique plus que la pétanque.
'''Anne-Laure''' : T'as quel âge ?
'''René''' : Ah, j'ai 48 ans.
'''Gérard''' : Ok, Cyril ?
'''Cyril''', ''[sans accent]'' : Oui, moi, je préfère les autres sports, parce que je trouve que la pétanque, le ping-pong, le badminton, c'est...
'''Gérard''' : Déjà, tu passeras sous ton... Sous ton nom normal ?
'''René''' : C'est des sports de boff ?
'''Gérard''' : Ouais, des sports de bof. Alors, le sport de bof, tu dégages, ce coup-là.
Non, mais non, mais non.
'''Cyril''' : Mais non, j'ai le droit d'avoir mon opinion.
'''Gérard''' : Ok, c'est bon, c'est bon, c'est bon. ''[un fort bruit d'eau qui coule dans un bac d'eau plein, tel un homme urinant, se fait entendre, longuement]''. Eh, ça va pas, toi ?
'''Phildar''' : Ça va.
'''CYril''' : Ouais, donc, moi, je te disais que les sports comme le ping-pong, le badminton, pétanque, c'est des sports de bof. Moi, je préfère les sports d'hommes, comme le football, le rugby. Ça, c'est pas des sports de bof.
'''Gérard''' : Non, mais ça, c'est... Non, mais, Cyril, je t'ai dit, tu prendras ton nom normal, s'il te plaît.
'''Cyril''' : Ok, ok, d'accord.
'''Gérard''' : Hein, Tony ? Bon, Marcel ?
'''Marcel''' : Ah, moi, j'aime la pétanque et le football. Comme tout le monde. J'espère que toi aussi, t'aimes le football.
'''Gérard''' : Pas tellement, non.
'''Anne-Laure''' : Qu'est-ce que tu préfères, Gérard ?
'''Gérard''' : La Formule 1. C'est un sport comme tous les autres, sauf que tu restes deux heures à entendre les voitures tourner.
'''Marcel''' : Regarder sur ton canapé en buvant de la bière.
'''Sharon''' : J'ai pas trop bien compris, t'as dit quel sport qu'on aime, qu'on pratique, quoi ?
'''Gérard''' : Non, soit la pétanque ou d'autres sports.
'''Marcel''' : Le catch féminins.
'''Anne-Laure''' : Moi, c'est le sport en chambre.
'''Gérard''' : Je sens que tout à l'heure, il y a une nana qui commence à me gonfler, là. Depuis tout à l'heure, elle va sortir, celle-là. C'est la Saron. Elle va commence à me prendre la tête, elle, hein. C'est elle qui répond comme ça. (''[à chaque réplique précédente, elle rit bruyamment aux éclats]'').
'''Sharon''' : Je peux répondre ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, pour l'instant, je t'ai pas appelée.
'''Sharon''' : Je t'ai pas appelée pot-de-chambre, d'accord.
'''Gérard''' : Bon, alors tu dégages.
'''Sharon''' : Oh Gégé, tu te calmes, hein. Tu me parles pas comme ça, s'il te plaît. Tu restes poli avec les nanas.
'''Cyril''' : Arrête de dégager des gens, là. Ça devient chiant, là.
'''Gérard''' : Bon, Tony, tu dégages. Manu, s'il te plaît. Manu, s'il te plaît. Tu vires... Tu vires Cyril. Pour de bon.
'''Manu''' : Ça y est.
'''Gérard''' : Non, non, mais pour de bon, il repasse pas sous un autre nom.
'''Anne-Laure''' : Gérard ? C'est Anne-Laure.
'''Marcel''' : René ?
'''Anne-Laure''' : Est-ce que t'aimes bien le karting ? ''[pendant ce temps, René répond brièvement mais bruyamment à Marcel]''.
'''Gérard''' : Oh, mais vous vous calmez, là, Marcel et René, s'il vous plaît.
'''Gérard''' : Oh, excuse-moi, Gérard, mais je m'ennuie, là. On me pose plus de questions.
'''Gérard''' : Bah... bah, minute, pour l'instant, on fait le tour, on le fait.
'''Marcel''' : Excuse-moi, Gérard.
'''René''' : OK, les trompettes.
'''Manu''' : Gérard, excuse-moi, au standard, on nous dit que t'as pris la litière à Sandy pour te faire un terrain de boules à Suresnes.
'''Gérard''', ''[se précipite vers le standard, rageur]'' : Attends, donne-moi le, celui-là, au standard.
'''Manu''' : Allô ? T'es là ? Il a raccroché, Gégé.
'''Gérard''' : C'est ça, ya personne.
'''Manu''' : Il était là, Gégé, il a raccroché.
'''Anne-Laure''' : Ouais, je demandais si t'aimais bien le karting.
'''Gérard''' : Euh, comme sport ? Non, parce que c'est un sport... c'est un truc assez dangereux, ça. C'est un sport qui est plus dangereux qu'autre chose, hein.
'''Marcel''' : C'est plus dangereux que la Formule 1, bien sûr.
'''Anne-Laure''' : T'as déjà essayé ?
'''Gérard''' : Non, personnellement, non. Donc, Sidonie, pour toi ?
'''Sidonie''' : Euh, ouais, ben alors, moi, je joue aux boules... aux boules en plastique, ça, fait moins mal. Je joue au cricket, aux jocaries, enfin, bon, voilà, je joue.
'''René''' : Gérard, c'est René.
'''Gérard''' : Oh, 5 minutes, René, s'il te plaît, je vais demander à... Saron ?
'''Sharon''' : Oui, ben, écoute, moi, je te dis, moi, j'adore l'équitation et j'adore le golf. Et, euh, voilà. Et, Gégé, je voulais te poser une petite question, s'il te plaît. Si Ayrton Senna t'invitait à faire un circuit en Formule 1, est-ce que t'acceptes ?
'''Gérard''' : Euh, ça dépend où.
'''Sharon''' : Ben, euh, au circuit d'Immola, ben, n'importe quel circuit, quoi.
'''Gérard''' : Ben, non, j'irais pas en Italie, j'irais peut-être plus du côté de Manicourt.
'''Sharon''' : Ah, d'accord, donc si Ayrton Senna, aujourd'hui, ce soir, t'appelle, tu acceptes ?
'''Gérard''' : Ben, si quelqu'un me fait participer à un Grand Prix, c'est ce que je rêve toujours depuis longtemps.
'''Sharon''' : Non, mais ça, c'est Ayrton Senna, c'est le champion qui te le demande. Tu le fais ou pas ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, il est décédé, donc on va pas en parler.
'''Phildar''' : On a dit qu'on parlait plus des CD, là. C'est bon, c'est fini, l'euro.
'''Anne-Laure''' : Eh, au fait, Gérard, j'ai pas répondu. Ouais, ben, moi, j'aime bien la pétanque, parce qu'il faut être agile de ses mains.
'''Gérard''' : Hum ? Et au tennis et au badminton, il faut pas être agile de ses mains ?
'''Anne-Laure''' : Ouais, non, mais attends, avec la pétanque, il faut bien viser, il faut bien tirer, tu vois.
'''Gérard''' : D'accord, ok. Donc, on va s'écouter à...
'''Phildar''' : Je vais te demander une question, Gérard. Quand tu joues à la pétanque, tu tires ou tu pointes ?
'''Gérard''' : Je tire.
'''Sharon''' : Mais, Gégé ? Je trouve qu'en fait, la pétanque, c'est un sport qui est très physique.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ? Non, pas forcément.
'''René''' : Elle a raison, là-dessus, Gérard.
'''Marcel''' : Gégé, c'est Marcel, je peux te poser une question ? Tu sais combien ça pèse, une boule de pétanque ?
'''Gérard''' : Non.
'''René''' : Ça pèse au moins 10 kilos, hein.
'''Gérard''' : Non, non, attends... Non, non, René, René, René. Non, non, dis pas quand même n'importe quoi, je pense pas.
'''René''' : Moi, je te dit, par rapport à mes muscles, quand je les ramasse, je souffre, quand même. C'est pour ça que j'ai acheté un fil avec un aimant.
'''Marcel''' : Oui, Gérard, c'est Marcel. Tu sais qu'à Marseille, ils grandissent un petit peu tout. Non, ça doit peser 2 kilos, une boule de pétanque, non ?
'''Gérard''' : Je sais pas.
'''René''' : Qu'est-ce que tu me dis, toi ?
'''Gérard''' : Non, mais c'est bon.
'''Sharon''' : Mais Gégé ? Moi, je trouve qu'en fait, la pétanque, c'est un jeu de pépé, hein.
'''Gérard''' : Mais de tte manière, il n'y a pas d'âge pour jouer à la pétanque. Je suis désolé, hein. De toute manière, il n'y a pas d'âge pour jouer à la pétanque.
'''Phildar''' : Mais est-ce que des petits de 9-10 ans peuvent jouer à la pétanque ?
'''Gérard''' : Bien sûr.
'''Phildar''' : Avec quel matériel ?
'''Gérard''' : Ils peuvent jouer avec des boules normales ou des boules en plastique.
'''Manu''' : C'est le truc sur la plage où il y a l'eau dedans dégueulasse, de toutes les couleurs.
'''Marcel''' : Gérard, c'est Marcel. Tu sais que nous, à Lyon, on joue avec des boules en fonte.
'''Gérard''' : De toute manière, il y a plusieurs sortes de boules, apparemment.
'''Sharon''' : Il y a même des boules en bois.
'''Gérard''' : Oui, mais ça, c'est plutôt le... C'est plutôt le style cricket, ça.
'''Phildar''' : Et pour la pétanque aquatique, ils utilisent des boules en mousse.
'''Gérard''' : N'importe quoi. C'est quoi, comme disque, qu'on met ?
'''Phildar''' : Attends, je vais te le donner. ''[il prend un papier pour écrire]''. Vas-y, pose la question, qu'ils réfléchissent.
'''Gérard''' : Donc, peut-on jouer à la pétanque toute l'année ? Donc, on s'écoute un disque et on se retrouve tout à l'heure.
'''Phildar''' : Je t'ai pas donné le titre.
'''Manu''' : Bah, Gérard, numéro de téléphone ?
'''Gérard''' : Donc, 0803 08 5000 et 0800 70 5000. Donc, vous pouvez toujours nous appeler.
'''Manu''' : Et la ligne de Belgique et de Minitel ?
'''Gérard''' : Non, non, le Minitel, je le donne plus parce que c'est pour dire des conneries, c'est pas la peine.
'''Manu''' : Si, si, 3615 Code Fun Radio pour laisser vos messages à Gérard.
'''Gérard''' : Oui, ben, si c'est des messages d'insultes, ils iront vite en l'air.
'''Manu''' : Vite fait à l'antenne. Et vas-y, donne le numéro de Belgique.
'''Gérard''' : Et donc, pour la Belgique, 033 1 47 79 5000 ''[prononcé dans le style belge]''. Et on s'écoute les cors aux pieds, c'est bien avec du sel, voilà. Et on se retrouve tout à l'heure. ''[Musique]''. Ah, bah, donc, c'est la suite et c'est la fin du débat de la pétanque. Donc, on réaccueille Saron. Sidonie. Anne-Laure. Oh ! Vous répondez à chacun à votre tour, s'il vous plaît. Merci.
'''Manu''' : Non, s'il vous plaît, c'est Manu au standard, là. Calmez-vous. On a dit, on reprend dans le calme.
'''Gérard''' : Non, attends, toi, tu vas pas en foutre ton bordel, toi.
'''Manu''' : Mais non, je les gère, là.
'''Gérard''' : C'est toi, tout à l'heure, tu vas te prendre un verre de coca dans la tête si tu fous ta merde.
'''Manu''' : Non, il y a du matos, il y a du matos.
'''Gérard''' : Donc, Anne-Laure, bonsoir.
'''Sharon''', ''[la voix grave]'' : Bonsoir.
'''Gérard''' : Ouais, tu prends ta voix normale, là. Merci.
'''Phildar''' : C'est un travelo, ou quoi ?
'''Gérard''' : Non, mais ça commence à bien faire, ça. Marcel. Donc, Anne-Laure. C'estpasmoi là.
'''Anne-Laure''' : Non, mais je sais pas quelqu'un qui a répondu à ma place.
'''Gérard''' : Ouais, mais je sais pas qui c'est, mais c'est pas grave. Et René.
'''Sharon''' : Gégé ? C'était quoi, c'était de la chanson ?
'''Gérard''' : J'en sais rien. Alors, peut-on jouer à la pétanque toute l'année ?
'''Sharon''' : Ben, écoute, ça dépend des saisons.
'''Gérard''' : Mais, c'est-à-dire ?
'''Manu''' : Gérard, excuse-moi, donc René est parti aux toilettes. Il revient dans trois minutes.
'''Sharon''' : En hiver tu joues. En automne, tu joues pas. Au printemps et en été, ben, tu joues. En fait, c'est une histoire de climat. Quand il fait beau, quand les cigales chantent, ben, tu joues à la pétanque. ''[bruit de chasse d'eau]''.
'''Phildar''' : Ben, dis à René de couper le téléphone.
'''Manu''' : Ben ouais, mais attends, il est sur un portable. On entend la chasse d'eau et tout.
'''Marcel''' : Quel cradeau, ce René, alors.
'''Sharon''' : On peut pas faire ça en toute intimité, quand même.
''' ''' : Bon vous vous calmez, s'il vous plaît, merci. ''[bruit de touche de téléphone]''. Bon, celui qui s'amuse avec le téléphone, c'est pareil. DOnc Sidonie, pour toi.
'''Sidonie''' : Ben, tu peux jouer tout le temps. Tu fais de la pétanque en salle.
'''Gérard''' : Ah bon... Anne-Laure ?
'''Anne-Laure''' : Ouais, ben non, t'as des saisons pour jouer aux pétanques.
'''Gérard''' : À la pétanque, oui. Marcel ?
'''Marcel''' : Ben, moi, Gérard, j'aime bien jouer l'été avec mon débardeur et mon bob Pastis. Mais j'aime bien jouer aussi l'hiver sur la neige, c'est très agréable.
'''Cpamoi''' : Ouais, moi, j'aime bien... J'aime bien aussi jouer toute l'année. Mais par contre, je sais pas ce que t'en penses, toi, Gérard. Je trouve ça ridicule, les gens qui jouent à la plage avec les boules de couleurs.
'''Gérard''' : Bon, ben moi, je peux vous dire qu'on joue pas toute l'année à la pétanque, comme il y en a une qui m'a dit qu'on joue en hiver. Ouais, ben, je sais pas comment qu'on peut jouer en hiver à la pétanque si...
'''Phildar''' : Ben, tu mets des bonnets aux boules.
'''Sharon''' : Je répète. Ben, écoute, il y a des zones qui sont couvertes. C'est comme au football.
Quand il neige, ben, tu joues bien au foot, hein ?
'''Cmamoi''' : Moi, je l'aime bien, Philippe.
'''Sharon''' : Regarde maintenant ce qui se passe pour le football à Saint-Denis. Ben, le terrain, il est gelé. Mais on va le dégeler, puisqu'il faut que samedi, il y a un match de rugby qui va se passer. Donc, on va dégeler le stade.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Jvais te dire une chose : réveille-toi, parce qu'ils ont déjà onze appareils qui sont déjà en train de dégeler le terrain.
'''Cpamoi''' : Onze séchoirs.
'''Marcel''' : Des séchoirs géants.
'''Gérard''' : Non, c'est pas des séchoirs, c'est des... Des ventilateurs. Non, c'est un genre de ventilateur, je ne sais plus quoi.
'''Cpamoi''' : Il paraît même que Sandy, elle pète sur la pelouse pour réchauffer la pelouse.
'''Gérard''' : Eh ben, c'estpasmoi, tu dégages, ça t'appellera. Hop. Ce coup-là, c'est pas la peine. C'est pour la pétanque. Il dégage pour de bon, parce qu'il reprend encore d'autres noms et j'aime pas trop. Alors, il dégage pour de bon, celui-là.
'''Manu''' : J'ai un message Minitel de Yo-Yo qui dit, vu l'âge de Gérard, il doit marcher sur ses boules.
'''Manu''' : Bon, Manu, tu me dégages Yo-Yo du Minitel.
'''Manu''' : Ok, pas de problème.
'''Gérard''' : Ouais, bah, allez, combien faut-il de points pour gagner la partie ?
'''Sharon''' : Gérard, t'as pas répondu, toi, à la question.
'''Gérard''' : Bah si, j'ai répondu, je crois.
'''Marcel''' : Bah non, non, non, tu nous as parlé de la pelouse, mais tu nous as pas parlé du terrain.
'''Gérard''' : Mais je t'ai dit qu'on ne jouait pas, on ne joue pas en hiver, d'accord ?
'''Sharon''' : Bah alors, donne-nous les autres saisons om il faut jouer, quoi.
'''Gérard''' : Bah, au printemps, déjà.
'''Marcel''' : Est-ce que je peux te poser une question, Gérard, c'est Marcel ? Donc, effectivement, on ne peut pas jouer en hiver, mais si on joue sur un terrain couvert, mon petit Gérard ?
'''Gérard''' : Mais attends, je pense pas qu'ils ayent faire des salles pour jouer à la pétanque encore.
'''Marcel''' : Ah, bah si. Des boulodromes, Gérard.
'''Gérard''' : Où, où, où ?
'''Marcel''' : Eh ben, il y en a en région parisienne. J'ai un frère qui habite en région parisienne, donc dans le Val-de-Marne, et il y a un boulodrome, là-bas. Peut-être, toi, Gérard, tu vas jouer à Suresnes, mais c'est un terrain à découvert, non ?
'''Manu''', ''[face à Phildar qui gesticule]'' : Philou, un problème ?
'''Phildar''' : Non, j'avais seulement une question minitel de demi-molle pour Gérard. Le célèbre joueur de pétanque, Haroun Tazieff, est mort. Qu'en penses-tu, Gérard ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, là, ça ne sert à rien de poser des questions comme ça, hein. Donc, Haroun Tazieff n'a jamais joué à la pétanque, il s'occupait des volcans, d'accord ? Donc, il faudrait peut-être qu'il se réveille un peu, celui-là.
'''Phildar''' : Bah, dis-lui à l'antenne.
'''Gérard''' : Donc, apprends ta géographie, mon pote, hein. Les volcans et la pétanque, ce n'est pas du tout pareil, hein ?
'''Sidonie''' : On peut jouer à la pétanque sur un volcan.
'''Sharon''' : Mais, Gégé ? Euh, c'est Sharon.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais attends, toi, tu vas te calmer, tu ne vas pas sans arrêt ramener ta fraise, hein, maintenant.
'''Sharon''' : Non, mais Gégé, tu te calmes, je vais te dire un truc. Je voulais te dire qu'en fait, ce soir, une fois encore, tu as montré tes facultés intellectuelles, c'est bien.
'''Gérard''' : Bon, bah, ça y est, tu as fini, je peux poser ma question ?
'''Sharon''' : Vas-y, je te permets, vas-y.
'''Gérard''' : Bon, bah, attends, c'est moi qui commande encore, hein, sur mes débats, d'accord ? Combien faut-il de points pour gagner la partie ? ''[quelqu'un crie Triiiic]''. Euh, Manu, s'il te plaît, tu me calmes le standard, là, parce que ça commence à bien faire.
'''Manu''', ''[regardant l'appareil en face]'' : Alors, le standard, tu te calmes. Tu te calmes ! OK ?
'''Gérard''' : Complètement con, quoi.
'''Manu''' : Bah, j'ai calmé le standard, Gégé.
'''Gérard''' : Celui qui s'amuse à dire des conneries, tu le calmes. Ça vaudra mieux.
'''Manu''', ''[regarde Phildar sévèrement]'' : Non, Phildar, tu te calmes.
'''Phildar''' : Gérard, tu te calmes.
'''Gérard''' : Bon, moi, je sens que tout à l'heure, je vais conclure le débat et je vais laisser... Donc Marcel, pour toi ?
'''Marcel''' : Ah, pour moi, donc, la pétanque lyonnaise se joue en trois parties de 39 points.
'''Gérard''' : Ça m'étonnerait.
'''Manu''' : Si, si, ça, c'est vrai, Gérard. J'ai passé mes dernières vacances à Lyon, si je peux me permettre, et c'est exact.
'''Gérard''', ''[avec mépris]'' : 31 points... Alors que la première, c'est à 13, la deuxième...
'''Manu''' : Mais non, c'est pas la même pétanque.
'''Gérard''' : Bon, arrêtez de dire des conneries.
'''Manu''' : Sans déconner, ça joue sur des lacs gelés.
'''Gérard''' : C'est des conneries que vous êtes en train de dire, c'est tout. Anne-Laure ? Il faut combien de points pour gagner la partie ?
'''Gérard''' : Ah, 13.
'''Gérard''' : D'accord. C'est ça que je voulais savoir. Donc, Sidonie...
'''Sidonie''' : C'est en 5 sets, gagnant. 3 sets gagnants.
'''Gérard''' : Non, mais Sidonie, je vais te dire une chose. T's intérêt de réviser ton truc, parce que c'est pas en 5 sets.
'''Manu''' : Gérard, je peux me permettre une petite réflexion sur ta dernière question ?
'''Phildar''' : Mais t'arrêtes pas de l'ouvrir, Manu, là. C'est ton débat ou c'est celui de Gérard ?
'''Manu''' : Non, mais c'est parce que je me pose une question. Une question pour faire avancer le débat.Non, en fait, c'est que tu demandes en combien de points ça se joue. Mais une fois qu'il y en a un, le premier, par exemple, il a dit la bonne réponse. Après, ça sert à quoi avec les autres ?
'''Gérard''' : Ben, c'est pour savoir. Y'en a qui disent en cinq sets, on joue pas au tennis à la pétanque chez moi.
'''Sharon''' : Ben, écoute, moi, je dis que 2 fois 6, 13, quoi.
'''Sidonie''' : Plus 1, le cochonnet, ouais.
'''Gérard''' : Donc, huitième question. René, il est toujours pas revenu ? Ni rien du tout.
'''Manu''', ''[sur un bruit de chasse d'eau]'' : Je crois qu'il avait une grosse envie, hein.
'''Gérard''' : Non, hop là, ça y est. Bon, ben, c'est bon, tu peux le virer complètement, celui-là. Bon, quand ça sera terminé, ce bordel, on me fera signe.
'''Manu''' : Je crois qu'il est bloqué dans les toilettes, il n'y avait plus de papier.
''[Le bruit continue, puis Max rentre dans le studio. Le bruit s'arrête.]''. Ça, c'est pas mal. Dès que Max arrive, le bruit, il arrête.
'''Manu''' : Ah, ben, c'est le chef, c'est le chef.
'''Gérard''' : Dès que Max arrive, c'est bizarre, il n'y a plus rien, hein. C'est louche, là, votre bordel.
'''Phildar''' : Essaie : ''[Max sort, le bruit revient, puis s'arrête dès qu'il retourne dans le studio]''. Ah, ouais, ça marche.
'''Sharon''' : Ah, c'est assez crade, quand même.
'''Gérard''' : Non, non, mais c'est Pildart qui s'amuse. À Marseille, peut-on jouer à la pétanque la nuit ? Donc, Saronne ?
'''Sharon''' : Ben, bien sûr, avec le chant des cigales. Un pastis à la main. On joue tranquillement. Donc, avec le vent... Avec le vent qui souffle. Donc, tout va bien, on est relax, et tout va bien.
'''Sidonie''' : Ben, en fait, à Marseille, il n'y a pas longtemps, il y a eu un arrêté. Il disait qu'après 22 heures, on ne pouvait plus jouer aux boules en toute saison, parce que c'était considéré comme tapage de boules nocturne.
'''Anne-Laure''' : Ouais, ben, je crois que oui, si c'est bien éclairé, hein.
'''Gérard''' : Ah, d'accord, ça, au moins, elle a compris la question, ce n'est pas comme Sidonie qui dit n'importe quoi.
'''Manu''' : Gérard, excuse-moi, on accueille de nouveau René, hein. Ça y est, il a fini son teruc.
'''Marcel''' : Ah, cousin, te revoilà.
'''René''' : Oh, Gérard, je me sens mieux, hein.
'''Gérard''' : Ouais, ben, c'est bien, maintenant, tu vas te réveiller. Donc, Marcel.
'''Marcel''' : Ah, merci, Gérard. Écoute, Sidonie a tout à fait raison. Je vais t'expliquer quelque chose. Tu sais qu'à Marseille, quand les gens jouent à la pétanque, ils boivent quand même pas mal. Hein ?
'''Gérard''' : Ouais, ben, vas-y, vas-y.
'''Marcel''' : Donc, à partir de 22h, il est interdit de jouer à la pétanque, maintenant, car les gens sont de plus en plus bourrés.
'''Gérard''' : N'importe quoi, toi. Entre toi et Sidonie, vous ne comprenez rien du tout.
'''René''' : Bon, Gérard, je peux répondre ? Ah je te remercie Gérard, depuis le temps... ''[Phildar entonne le début de la chanson de Francis Cabrel, la Corrida, avec son accent du Sud-Ouest : « Depuis le temps que je patiente dans cette chambre noire »]''. Je vous écoutais avec la petite radio que j'ai dans mes toilettes. En fait, l'arrêté préfectoral, il dit bien qu'on n'a plus le droit de jouer après 22h. Mais nous, on s'en moque éperdument. On ne va pas s'arrêter de jouer sous prétexte que le tapage de boules nocturne... Mais qu'est-ce que c'est, ces histoires-là de trompettes ?
'''Anne-Laure''' : Et toi tu joues aux boules, toi ? Après 10h ?
'''René''' : Moi, je joue tant qu'il y a des boules, je vous ai dit, tant que l'on est des gens, tant qu'il y a du pastis, on joue.
'''Gérard''' : S'il vous plaît. ''[Réverbération modérée sur la voix, comme s'il était aux toilettes]''. Bon, Philippe. Tu me retires le son, s'il te plaît, là, parce que ça commence à bien faire. ''[retour à la normale]''
'''Manu''' : Ça faisait longtemps.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais tu t'amuses, là. C'est pas la peine de t'amuser toutes les semaines.
'''Manu''' : Ah, ça rappelle les bons souvenirs, hein.
'''Phildar''', ''[sur fond de larsen]'' : Ah, mais ça manquait, attends, ça faisait...
'''Gérard''' : Oh, le Larsen, merci ! Donc, moi, je peux vous dire une chose, parce que j'ai pas encore entendu parler qu'il y avait un arrêté préfectoral à Marseille pour jouer.
'''René''' : Mais moi, je te l'ai dit.
'''Marcel''' : Faut se renseigner !
'''Gérard''' : Oh, mais ça y est, c'est moi qui...
'''Phildar''' : Laissez Gérard répondre, quand même.
'''Gérard''' : Ça commence à bien faire, là. Vous commencez à me les gonfler, là, ce soir.
'''Phildar''' : Non, chiant ! Vous arreês pas, quand il parle, de vous parler toujours dessus, à chaque fois.
'''Gérard''' : Donc, moi, je peux...
'''Phildar''' : Alors, ça commence à être chiant, hein.
'''Cpa moi''' : Ça a bien changé, les débats, bien changé.
'''Gérard''' : Alors, êtes-vous prêts ?
'''Phildar''' : Bon, parce que si vous voulez parler quand il parle, voilà, quoi.
'''Gérard''' : Toi, tu vas la fermer, merci.
'''Phildar''' : Ah, pardon.
'''Gérard''' : Ça me fera des vacances. Donc je disais...
'''PHildar''' : Non, mais sérieux, taisez-vous !
'''Gérard''' : Oh ! Tu vas la fermer, toi !
'''Phildar''' : Mais ils s'arrêtent pas de parler !
'''Gérard''' : Tu vas arrêter de me prendre la tête tous les jeudis, aussi, toi, à la réa, hein. Parce que depuis...
'''Sharon''' : Il a raison, Fildar, là, hein, Gégé. Il le fait pour ton bien, alors... Je vios pas pourquoi tu l'engueules, hein.
''[Gérard sifflotte]''.
'''Phildar''' : Ah, le pont de la rivièreKwaï, Gérard, non ?
'''Gérard''' : Bon, donc, moi, je peux vous dire que j'ai jamais...
'''Manu''' : Mais c'est... Phildar, t'as raison, quand même, hein.
'''Gérard''' : T'éteins ton micro, s'il te plaît ! Vous commencez à me percher, tous les deux, hein.
'''Anne-Laure''' : Vas-y, chéri.
'''Gérard''' : Ouais, oh, je suis pas ton chéri, d'accord ?
'''Phildar''' : Oh, c'est pas ton chéri, hein.
'''Gérard''' : Peut-on se retrouver autour d'un pastis à la fin de chaque partie ?
'''René''' : Mais, Gérard, laisse-moi répondre ! Moi, je suis consommateur de pétanque et de pastis. Moi, je te dis que quand on joue... On boit. Et quand je bois, je joue. Et ce qui fait que je bois avant, après, pendant.
'''Marcel''' : Nous, on boit de la bière, Gérard.
'''Anne-Laure''' : Bah, attends, ça dépend si t'aimes le pastis ou pas.
'''Gérard''' : Non, mais si t'aimes pas le pastis, tu peux boire un coca aussi. Pas forcément du pastis.
'''Anne-Laure''' : Ouais, non, non, moi, j'aime pas le pastis.
'''René''' : Oh, mais c'est conseillé, quand même.
'''Phildar''' : Gérard, est-ce que tu penses qu'il est mieux de boire le pastis avant ou après de jouer à la pétanque ?
'''Gérard''' : Plutôt en fin de partie, c'est mieux. Parce que, au moins, t'es plus concentré sur ton jeu pendant le match.
'''Sidonie''' : Moi, je suis plutôt... allô ?
'''Gérard''' : Oui
'''Sidonie''' : Moi je suis plutôt tequila.
'''Phildar''' : Non, tu viens de dire que t'étais à l'eau.
'''Sidonie''' : Non, je suis pas à l'eau, pas du tout. Je suis plutôt tequila dry.
'''Sharon''' : Bah, ouais, Saron Stone.
'''Cpamoi''' : Elle a le droit de rêver.
'''Sharon''', ''[à mi-voix]'' : Non, tu te calmes, Tony, merci. Je veux dire, en fait, je trouve ça scandaleux ce que tout le monde a dit. Parce que, la pétanque, on doit boire du Pastis, donc à-bas la tequila, le coca et tout ça. Mais ça va pas ! Ça va pas avec le rituel de la pétanque.
'''Sidonie''' : Je v'ai pas me rendre malade parce que je joue la pétanque.
'''Marcel''' : Bah, oui, nous, à Lyon, on boit de la bière. On boit pas de pastis. Je suis désolé.
'''Sharon''' : Sinon, c'est comme si tu dis... C'est comme... C'est comme une rose sans parfum.
'''Anne-Laure''' : Eh, mais attends, à chaque fois que tu vas boire un pastis, il faut que tu joues aux boules.
'''René''' : C'est comme ça qu'on fait.
'''Sharon''' : Non, mais vous avez pas compris.
'''Gérard''' : Non, mais c'est quoi, là, ce cirque ?
'''Manu''' : Gérard, attendez, on a une question standard. On nous demande si tu penses que Lady D a eu les boules quand elle s'est plantée sur le pont de l'Alma.
'''Gérard''' : Pauvre con, va. T'es vraiment le plus con... Le plus con des standardistes, c'est bien toi. Ouais, ouais, non, mais il est complètement cynique.
'''Manu''', ''[le téléphone à l'oreille]'' : Allô Bertrand ? Ouais, ça lui a pas plu du tout, je te laisse.
'''Gérard''', ''[outré, sous les rires de Phildar]'' : Complètement con, toi. Complètement con. Ah, lui, plus con que lui, il y a pas sur terre.
'''Sharon''' : Je veux faire une petite déclaration. Gégé ? Je trouve que t'as quand même la grosse tête. Je crois que Max, il devrait te mettre au régime, là, parce que t'insultes tous les mecs du standard et je suis pas d'accord.
'''Gérard''' : Alors, toi, si t'es pas contente, tu dégages.
'''Sharon''' : Non, je reste ici.
'''Gérard''' : Ben, tu dégages, moi, je te dis.
'''Marcel''' : C'est Manu qui décide.
'''Gérard''' : Non, c'est pas Manu qui commande dans les débats, c'est moi. Oh, tu me dégages, Sharon, et c'est tout, je veux plus l'entendre, maintenant.
'''Phildar''' : J'ai un message de Chmoldu sur le Minitel qui dit : « Gégé s'est fait greffer deux boules au but pour avoir des sensations extrêmes lorsqu'il court. La pétanque sport extrême. »
'''Manu''' : Gérard, Gérard, Gérard, excuse-moi, on accueille Kate, Kate Moss, à la place de Sharon Stone.
'''Gérard''' : Ben, je te préviens, il reste 9 minutes, je peux finir dans 4 minutes.
'''Marcel''' : Est-ce qu'on s'en fait, Christophe Revault, parce qu'il sait pas jouer au foot, il peut se mettre à la pétanque, maintenant ?
'''Gérard''' : Bon, Kate Mousse, là. ''[silence]''. Oh, Kate Moss, là ! Putain ! Elle dort ou quoi, celle-là ?
'''Manu''' : Moi, ça me fait pas rigoler, hein.
'''Gérard''' : Bon, alors, tu réponds, là ? Ouais, bonsoir. Donc, tu disais ? Tu voulais réagir ?
'''Kate''' : Oui, je disais que le pastis, c'est important quand on joue à la pétanque.
'''Anne-Laure''' : Moi, je suis pas d'accord. Parce que, si t'as envie de boire un pastis, faut que tu joues à la pétanque ?
'''Gérard''' : Mais t'es pas forcée de jouer à la pétanque pour boire un pastis.
'''Anne-Laure''' : C'est ce qu'elle vient de dire.
'''Kate''' : Non, c'est pas ce que je disais. Je disais que c'était un rituel. Non, je dis que le pastis, ça fait partie du rituel de la pétanque, du jeu.
'''Anne-Laure''' : Ah, ouais, d'accord. Alors, si t'as envie de boire un pastis à midi, faut que tu joues à la pétanque avant.
'''Kate''' : Non, mais attends, t'es pire que Gégé, ou quoi ? Tu comprends rien, ou quoi ?
'''Anne-Laure''' : Non, mais moi, je dis que j'étais pas pas d'accord, quoi. Non, mais sinon, on fait une bouillabaisse aussi pendant qu'elle y est.
'''Marcel''' : Oui, Gérard, moi, je suis pas d'accord non plus. Bah, parce qu'on peut jouer aussi à la pétanque en compétition, et tu peux bien te douter que si on se bourre la gueule, on peut pas non plus gagner des matchs. Donc, on n'est pas obligés de boire du pastis.
'''Sidonie''' : Et si tu joues à 3h de l'après-midi, t'as pas forcément envie de boire du pastis.
'''Gérard''' : Bah oui, mais de toute manière, il y a pas d'heure pour boire du pastis, je pense. N'est-ce pas, René ?
'''René''' : C'est une bonne parole.
'''Gérard''' : N'est-ce pas, René ? René, le Marseillais ! Oh ! Tu te réveilles ou quoi ?
'''René''' : Eh, mais je suis réveillé, mais là, tout le monde parle en même temps, je cmprends plus rien, moi.
'''Gérard''' : Bah, je se pose la question.
'''René''' : Et la bouillabaisse, c'est une tradition de par chez nous.
'''Gérard''' : Ouais...
'''Phildar''' : Bon, Gérard, tu te réveilles un peu, tu gères un peu ton débat, là.
'''ANne-Laure''' : Gérard, tu aimes la bouillabaisse ?
'''Gérard''' : Non. J'ai pas été à Marseille, encore, pour manger. Bon, pensez-vous que ce jeu est dangereux pour les enfants de bas âge ? Alors, René ?
'''René''' : Ah, mais... Moi, je conseille toujours aux enfants de ne jouer qu'à partir d'environ 7 ans. Parce qu'il est arrivé que des enfants se trouvant trop près, voulant ramasser les boules... Tu sais comment c'est, les enfants. Ça veut toujours toucher à tout, ça veut toujours tout savoir. Et les petites... Enfin, moi, ça m'énerve. Et je voulais dire, par rapport à ça, que quand des petits gamins comme ça, ils sont à côté des boules, on sait jamais ce qui peut arriver. Il suffit qu'un de mes collègues, la trompette, il fasse un mauvais geste, et là-bas, la boule peut partir dans la tête d'un petit.
'''Gérard''' : Marcel ?
'''Marcel''' : Bah, écoute, Gérard, je suis tout à fait d'accord avec mon camarade René. Lui, c'est un professionnel comme moi, donc il a tout à fait raison.
'''René''' : Merci, Marcel.
'''Marcel''' : Je voudrais signaler aussi que les personnes de petite taille, sous 1m50, c'est très dangereux aussi pour elles. Phildar, il peut pas, malheureusement.
'''Anne-Laure''' : Ouais, bah... ''[musique Je suis raide dingue de toi. Marcel chante To be free or not to be]''.
'''Cpamoi''' : Moi, j'aimerais raconter une anecdote. Si c'est possible.
'''Gérard''' : Non, mais toi, tu t'écrases.
'''Cpamoi''' : Donc, c'est possible.
'''Gérard''' : Oh, Tony, tu t'écrases.
'''Phildar''' : Il est encore là, Tony ?
'''Gérard''' : Ouais, mais pour l'instant, l le vire pas au standard. Oui, Anne-Laure ?
'''Anne-Laure''' : Oui. Je veux dire que c'est vachement dangereux, quoi. T'as vu le poids d'une boule de pétanque ?
'''René''' : Eh bien, c'est bien ce que j'ai dit. C'est de plus en plus lourd.
'''Gérard''' : Sidonie ?
'''Cpamoi''' : Tu veux que je raconte mon anecdote ?
'''Gérard''' : Non, mais toi, ton anecdote, tu vas t'écraser.
'''René''' : Ton anecdote s'écrase, trompette.
'''Sidonie''' : Euh... Ben, c'est oui, c'est déconseillé, évidemment, aux enfants au-dessous d'un an. Et puis, après, ben... Tu sais, tu les fais commencer avec des petites boules, elles font pas mal. Puis tu montes le poids.
'''René''' : Mais, Gérard, c'est René, je peux répondre à ça encore ? Ben, ce que je voulais dire, c'est que c'est bien d'habituer les enfants à jouer avec des boules en plastique, je dis pas le contraire. Mais, forcément, un jour ou l'autre, l'enfant, il veut venir toucher aux boules qui pèsent lourd. Et alors, il y a l'accident et la confrontation de la boule avec la tête ou avec n'importe quelle autre partie du corps. Et on n'en sort plus comme ça.
'''Kate''' : gégé ? C'est Kate Moss. Je voulais dire... Je voulais dire un truc. Ben, Manu, t'en c..., hein.
'''Gérard''' : Ben, moi, je t'emmerde, pétasse. Ben, Manu, tu la vires. Ça lui apprendra.
'''Manu''' : OK, pas de problème.
'''Gérard''' : Sidonie, tu voulais dire quelque chose ?
'''Sidonie''' : Ben, non, pas du tout. Moi, je dors depuis tout à l'heure. Je laissais parler Kate Moss.
'''Gérard''' : Bon, ben, c'est bien. On va faire la conclusion. Ah, ben, si, c'est fini. ''[mouvement de réprobation générale]''.
'''Manu''' : Oh, 30 secondes. On accueille Naomi Whiskey.
'''Naomie''' : Non, s'il te plaît, mon chou, c'est Naomi Campbell.
'''Marcel''' : La décadence, je vous le disais.
'''René''' : Bon, Manu, tu pourras venir avec nous jouer aux boules.
'''Gérard''', ''[à Phildar]'' : Bon, donc, tu disais quoi ? Bon. Tu disais... On se met à disque avant la conclusion ?
'''Phildar''' : Mais t'as plus de questions, là ? T'as terminé, là ?
'''Gérard''' : Non, ben, c'est fini, hein.
'''Phildar''' : D'accord, bon bah ce qu'on va faire...
'''Manu''' : Moi, j'en ai une. Est-ce qu'on peut jouer à la pétanque en Russie ? Allez, c'est parti. Chacun votre tour.
'''Sidonie''' : Ben, ça se joue sur un terrain glacé avec des patins et c'est pour éviter de tomber, quoi.
'''Marcel''' : Et ça s'appelle le hockey sur glace ?
'''Sidonie''' : Non, non, pas du tout.
'''René''' : Gérard, c'est René, je peux t'en parler.
'''Marcel''' : Mais toi, t'es marseillais, tais-toi.
'''René''' : Oh, qui m'insulte, là ?
'''Gérard''' : Bon, vous réfléchissez, on...
'''Manu''' : Attends, il y a une petite remarque standard...
'''Gérard''' : Non, non, c'est des conneries. ''[Manu poursuit mais Gérard tente de couvrir sa voix par des refus]''.
'''Gérard''' : On nous dit que t'es gaulé comme une boule et intelligent comme un cochonnet. ''(Plus Gérard refuse, plus il hurle cette phrase. Gérard se pécipite vers Manu pour éteindre son micro, Manu l'en empêche, ils s'empoignent, sans vraie force]''.
'''Phildar''' : Oh, il y a baston avec Manu et Gérard, là.
'''Gérard''' : Tu balances un disque, on fait conclusion, ça ira plus vite.
'''Phildar''' : Tu as pas un message perso à passer ? Parce que l'intro, elle est hyper longue. Il faudrait que tu combles. Vas-y, comble, Gérard.
'''Gérard''', ''[boudeur]'' : Non, je n'ai rien à dire. C'est tout, on fait la conclusion après. Ça sera terminé pour aujourd'hui.
'''Phildar''' : Et à 4h, tu fais quoi ?
'''Gérard''' : À 4h, je rentre chez moi et c'est tout. Au revoir.
'''Phildar''' : Tu vas jouer à la pétanque ?
''[Musique. Au retour, Gérard réinterpelle les auditeurs, tous un peu endormis, et Gérard doit gérer une voix déformée qui finit par s'estomper]''.
'''Gérard''' : Donc, on récupère Sidonie. Bon, Sidonie, qu'est-ce que t'as pensé du débat ?
'''Sidonie''' : Euh... On a pas répondu à la question.
'''Gérard''' : Bah, si, vous avez tous répondu. Je vous ai répondu. Je suis désolé.
'''Sidonie''' : C'était la pétanque en Russie.
'''Gérard''' : Ah, ouais, bah, allez-y, il vous reste 6 minutes.
'''Sidonie''' : Ouais, ça se joue avec des os de pingouin.
''[Les gens se dispersent, Phildar met un effet sur sa propre voix, en fait le temps est long et personne n'a la force de combler. Flottement]''.
'''Manu''' : Il reste 6 minutes, alors répondez à la question.
'''Cpamoi''' : Il a envie de rentrer chez lui, le Manu.
'''Anne-Laure''' : Ouais, bah, attends, en Russie, je sais pas comment ils pourraient jouer à la pétanque.
'''Marcel''' : Bah, écoute, Gérard, je sais pas d'où tu tiens cette information, mais tu devrais un peu te renseigner, quand même, parce que je sais pas du tout quand, en Russie, on joue à la pétanque.
'''Gérard''' : Bah, ça, c'est une question que Manu a voulue poser, c'est pas moi.
'''René''' : Je peux répondre, ouais. Alors, moi, je peux te dire qu'une seule chose sur la pétanque en Russie, c'est que c'est sûrement dangereux de jouer à la pétanque sur du verglas ou sur des couches de lacs gelés. Si la boule tombe et elle casse la glace, il peut y avoir un accident, encore.
'''CPamoi''' : Ah, mais laisse tomber, personne t'écoute. T'arrête, laisse tomber. Vas-y, allez, à la conclusion que j'aimme me coucher.
'''René''' : Oh il doit y avoir au moins 10 millions de personnes qui m'écoutent.
'''Cpamoi''' : Ouais, y'a que des insomniaques et des drogués, lâche l'affaire.
'''Naomie''' : Gégé ? Donc, je te disais, je pense que c'est un sport qui est très pratiqué chez les Eskimos.
'''Gérard''' : D'accord. Donc, on va faire... On a conclu à peu près, donc on va faire la conclusion du débat. Donc, alors... Naomie Campbell, là. ''[silence]''. Ouais, tu te réveilles ?
'''Naomie''' : Dis mon nom correctement, s'il te plaît.
'''Gérard''' : Bon, bah, tu fais la conclusion, s'il te plaît.
'''Naomie''' : Comment je m'appelle ?
'''Gérard''' : Naomi Campbell, vas-y, conclusion.
'''Naomie''' : Bah, écoute, j'ai trouvé le débat fort intéressant. Je me suis bien amusée. Et puis, bon, t'étais un peu... un peu énervé, mais bon, c'était cool, quoi. Je me suis bien amusée. Et voilà.
'''Sidonie''' : Oui. Bah, moi, je me suis un peu ennuyée, je dois t'avouer. Et franchement, remets-toi à la picole.
'''Gérard''' : D'accord. Bah, je le ferai dès demain, d'accord ? Alors, bonne nuit. Anne-Laure ?
'''Anne-Laure''' : Ouais, bah, ton débat, ouais, était cool, mais bon, un peu mort, quoi. Et je sais pas, t'as changé, quoi.
'''Gérard''' : Bah, ouais, c'est normal.
'''Anne-Laure''' : Depuis que t'es maqué, laisse tomber, quoi.
'''Gérard''' : Bah, c'est normal.
'''Anne-Laure''' : Bah, ouais, non, mais d'accord, mais bon, laisse tomber, on s'ennuie, quoi.
'''Gérard''' : Ah, bah, dans ce cas, vous n'avez qu'à trouver des thèmes de débat plus intéressants. Vous n'avez qu'à m'envoyer des questions de débat plus intéressants. OK, bon, bah, c'est bien. Marcel ?
'''Phildar''' : Ouais, vous allez tous finir votre conclusion, et puis ceux qui ont déjà répondu, vous allez réfléchir à des débats que vous aimeriez faire avec Gérard, d'accord ?
'''Marcel''' : Ah, moi, j'en ai plein, moi.
'''Phildar''' : Bah, attends.
'''Gérard''' : Marcel ? Donc, conclusion ?
'''Marcel''' : Bah, écoute, moi, Gérard, moi, je te trouve toujours aussi super. Continue comme ça, t'as de l'avenir dans la radio.
'''René''' : Marcel a raison, Gérard, tu nous fais bien plaisir. Mais moi, je voulais juste passer un petit message à tous mes compagnons de pétanque qui doivent sûrement écouter, parce qu'il y en a qui travaillent la nuit. Et je voulais passer un super big up à tous les Marseillais qui nous écoutent. Tous les vrais de la Terre, de la Terre du Soleil. Tous les gens qui parlent le phrasé magique.
'''Gérard''' : Ok. Qui c'est qu'il y avait encore ?
'''Manu''' : Bah, il y a Tony, quand même.
'''Tony''' : Donc, Gérard, moi, je comprends pas. Il y a une semaine, tu m'aimes, l'autre semaine, tu m'aimes pas.
'''Gérard''' : Ouais, mais t'avais qu'à être poli.
'''Tony''' : Ce que je comprends pas, c'est que tu passes ton temps à virer des gens, quoi. Je comprends pas, il faut que tu changes de comportement, parce que c'est plus possible.
'''Gérard''' : Ouais, bah, dans ce cas-là, tu trouves des thèmes de débat ?
'''Tony''' : Mais, je sais pas, tu fais des débats sur la pétanque, je sais pas, tu trouves...
'''Gérard''' : Bah, et alors ? J'ai le droit de faire des débats sur ce que je veux. Si la semaine prochaine, j'ai envie de faire un débat sur la Formule 1, je le ferai.
'''Tony''' : Ouais, d'accord, mais je sais pas, élargis un petit peu le...
Mais t'es trop intellectuel.
'''Anne-Laure''' : Non, mais il a raison, là, Tony.
'''Tony''' : Non, Gégé en fait, t'as changer, parce qu'en fait, t'as pris la grosse tête.
'''René''' : On va faire un débat sur la grosse tête de Gérard.
'''Gérard''' : Bah, bah... Donc, qui est-ce qui a des idées de débat ?
'''René''' : Moi, je disais qu'on peut faire un débat sur le fait que tu aies pris la grosse tête, ce dernier temps, Gérard. T'as changé, Gérard, t'as changé. Je te reconnais plus, t'es plus le même après toutes ces années, Gérard.
'''Tony''' : Plus de poèmes, plus rien.
'''René''' : Plus rien, c'est fini, les poèmes. C'est fini, les « je voudrais te dire je t'aime dans l'oreille, mais tu écoutes ton Walkman. » C'est fini, c'est ça. Nous on en veut Gérard.
''[Gérard écoute, impassible]''.
'''Naomie''' : Depuis que t'es avec Cindy Crawford, bah écoute, t'as changé, je trouve.
'''Gérard''' : Déjà, celle qui vient de dire ça, dans ce cas-là, tu sais ce qu'elle te dit, Cindy Crawford, elle te dit merde.
'''Manu''' : Mais c'est un compliment, Gérard, c'est un mannequin, c'est un compliment. Gérard, Gérard, écoute-moi 30 secondes. C'est vrai, tu prends tout mal, c'est un compliment, ça. Ils ont dit quoi, là ?
'''René''' : Là, tu as raison, il a changé, Gégé.
'''Naomie''' : Gégé, t'aurais jamais... dans le passé, t'aurais jamais dit merde à une nana.
'''ANne-Laure''' : Je te signale que depuis que t'es avec ta nana, tu nous insultes, les femmes.
'''Gérard''' : Pas tout le temps.
'''Naomie''' : Avant, t'étais bien content qu'il y ait des nanas, hein. Et maintenant, tu les envas toutes balader, tu nous insultes, allez, hop. Tu respectes plus le standard, t'arrêtes pas d'insulter les femmes.
'''Anne-Laure''' : D'ailleurs, Gérard, eh, Gérard. Je te signale qu'on avait rendez-vous il y a un mois, et puis tu m'as même pas téléphoné, quoi.
'''René''' : Gérard, qui n'est pas un gentleman, alors ?
'''Gérard''' : Attends, René, s'il te plaît, je sais pas qui c'est qui vient me dire que j'avais rendez-vous avec elle il y a un mois.
'''Anne-Laure''' : Anne-Laure. Tu m'as laissé un message sur mon répondeur en me disant que tu me rappellerais, ben... J'ai jamais eu ton message.
'''Phildar''' : Je vais te dire, c'est une chance pour toi.
'''Naomie''' : Eh, Gégé. Moi, je te dis qu'avant, je te trouvais frais. Je te trouvais naturel.
'''Tony''' : C'est connu dès qu'un homme se fait dépuceler, il change complètement.
'''Anne-Laure''' : Eh, Gérard. Tu m'as pas répondu, hein.
'''Gérard''' : Non, mais je vais voir ça tout à l'heure en rentonne avec toi.
'''Phildar''' : Non, ce que je voulais seulement dire, c'est que quand t'étais seul, les nanas, quand elles venaient à l'antenne, t'étais gentil avec elles, tout ça, pour essayer de les rappeler et d'avoir un rencard. Mais maintenant que t'es avec une gonzesse, t'en as plus rien à foutre des auditeurs, surtout des meufs.
'''René''' : T'as changé, Gérard. Je te reconnais plus. T'es plus le même après toutes ces années, Gérard. C'est les spécialistes qui le disent, Gérard.
'''Anne-Laure''', ''[faussement larmoyante]'' : Il nous abandonne et c'est dommage.
'''Naomie''' : Non, Gégé, là, on t'aime plus comme avant. Avant, on t'aimait bien. On était cool avec toi quand on t'aimait, quoi. Mais là, vraiment, les nanas, tu nous as baladées. À chaque fois qu'on te dit un truc, ouais...
'''René''' : Gérard, je sais plus qui disait ça, mais c'est vrai. Tu deviens parano, Gérard.
'''Naomie''' : Un parano, t'insultes tout le monde. Alors, Manu, tu le traites que de con, de sale petit con. Olivier, pareil. C'est quand même... un peu de respect pour l'équipe qui bosse avec toi, quand même.
'''René''' : Moi, Gérard, je voulais te dire, je t'aime, tu vois. C'est pour que ça aille mieux que je te dis tout ça, tu vois. C'est pour que tout s'arrange autour de l'émission, tu vois. Moi, je suis pour que les choses aillent mieux, que je ris de plus en plus dans ma radio, que ça sente de moins en moins mauvais dans ma radio. Pourtant, ça pue toujours autant.
'''Naomie''' : Mais, Gégé, je trouve que c'est un bon signe parce que tu nous as pas tous envoyés balader, tu nous as laissés parler. Donc, je crois que c'est un bon signe, quand même.
'''Tony''' : C'est un bon début. Que tu nous écoutes et que tu te foutes un peu de notre gueule parce que t'en as rien à foutre de ce qu'on raconte.
'''Naomie''' : Non, non, non, là, il écoute attentivement.
'''Gérard''' : Non, mais attends, je vais te dire une chose, Tony. Si ça te plaît pas, c'est le même prix, hein.
'''Tony''' : Tu vois, tu recommences. Tu vois, tu continues.
'''Manu''' : Je crois que l'important, c'est de repartir sur de bonnes bases.
'''Phildar''' : Donc, voilà, donc là, on s'est réconciliés, on peut dire, avec les auditeurs, que c'était clair.
'''Gérard''' : Sidonie, at'as quelque chose à rajouter ?
'''Phildar et Manu''' : Non, mais là, c'est terminé, Gérard.
'''Tony''' : Oui, j'ai quelque chose à rajouter, Gérard.
'''Phildar''' : Rapidement, rapidement, vite.
'''Tony''' : C'est que je t'aime.
'''Phildar''' : Voilà. Bon, sur ces mots d'amour, Gérard, on va se quitter. Hein, mon Gérard ? Donc, tu réfléchis bien à ce qu'on vient de dire avec les auditeurs, qui t'aiment quand même, malheureusement. D'accord ? Donc, tu révises bien ce qu'ils viennent de te dire et puis tu prépares deux bons débats pour la semaine prochaine.
'''Gérard ''' : Je sais pas encore ce que je vais faire comme débat.
'''Phildar''' : C'est pas grave. Bah non, tu vas te démerder déjà à les préparer, à penser à des débats.
'''Gérard''' : Moi, je vais voir ce que je vais faire, c'est tout.
'''Phildar''' : Et puis, on va se dire une bonne nuit, on va souhaiter une bonne nuit, Gérard. Tu vas faire quoi, là ?
'''Gérard''' : Moi ? Là, je rentre. Donc, on va retrouver Bart pour la nuit sans pub et...
'''Phildar''' : Non, c'est pas Bart, ce soir, c'est une jolie demoiselle, voilà.
'''Gérard''' : Ah, d'accord. Bah, comme je sais pas qui c'est, donc tu l'annonces à ma place. C'est qui ?
'''Phildar''' : Je sais pas comment elle s'appelle, je sais pas. Donc, bonne nuit, Gérard.
'''Gérard''' : Bonne nuit.
== Le débat sur la Saint-Valentin ==
=== Contexte ===
13 février 1998. Moment ô combien symbolique dans les sociétés occidentales, associé à la Saint-Valentin, fête des amoureux. Comment éviter un débat sur le thème à un moment où Gérard est au comble du bonheur ?
Ce débat, outre son contexte calendaire évident, révèle toutes els contradictions de cette période particulière de Gérard. Max et son équipe en font le chef de l'émission, ayant autorité sur Phildar et Manu. S'acquittant de bonne grâce de ce rôle, ils n'en restent pas moins en total contrôle de l'émission. Gaëlle, standardiste de Max, ne participe plus à cette émission et Olivier est écarté par Gérard.
Pour la première fois, Max et gérard improvisent une réunion de travail sur les débats. Ce sera la première d'une longue série de supercheries, où les réunions prparatoires des débats, associant toute l'équipe, seront diffusées en direct, tout en faisant croire à Gérard que tel n'était pas le cas mais qu'elles n'étaient qu'enregistrées. Ces réunions sont l'occasino de vastes sketchs, entre soumission des deux assistants à l'autorité du chef et dérision.
Côté auditeurs, ce jour-là marquera de vrais grands moments. Les habituels sont en effet présents, physiquement, dans la radio. Ceci parce qu'ils viennent échanger avec Max sur les projets de la future émission matinale. Gérard ne les voit pas, mais ils participeront tous, malgré le refus annoncé de l'animateur, depuis les bureaux de la station et même derrière le même téléphone (d'où parfois, Tony qui parle sans jamais avoir été présenté, à la place d'un autre présent à quelques centimètres de lui). C'est ainsi que pour la première fois, Goldorak alias Goldo, entre en scène dans les débats et ne les quittera plus. Hors antenne, ils mettent beaucoup de pression sur Rita. Cette dernière, dont on a vu une personnalité envahissante et quelque peu ambigu"avec Gérard, devient un peu la cible de moqueries, de plaisanteries mesquines, et s'en trouvera affectée. C'est peut-être, d'ailleurs, pour cela que lors de ce débat, elle fondra en larmes, authentiquement, ce qui représente un incident unique dans l'histoire des débats. C'est, d'ailleurs, la seule qui ne sera pas dans les locaux de Funradio pendant cette soirée.
Une qui y sera, comme toutes les semaines, c'est Sandy. De on poste d'observation, elle fera nécessairement la connaissance avec les habituels. Prise dans l'ambiance, elle va rompre sa timidité naturelle et fera donc son entrée en scène, en tant qu'actrice à part entière des débats, jouant un jeu certain et prenant un rôle de plus en plus prépondérant.
Comme illustration de ce temps ambigu, le début du débat est hésitant quant à l'ordre des débats de la soirée, que Gérard veut imposer, contre l'avis même de Max, en autorité sur ses équipes, mais elles finissent par l'emporter, avec l'arbitrage de Max-même qui conforte leur autorité (tout en signeant son soutien à l'autorité de Gérard).
En constante, on retrouve les sujets classiques où Gérard partage ses ennuis avec sa vie privée, s'en plaint et menace. Tous les gens qui harcèlent Gérard par courrier, voire au-delà, sont encore cités, le courrier piégé est aussi lu, dans l'humour général de l'équipe et la rage de gérard.
=== Les personnages ===
* Franck Bargine : Max
* Manu, Phildar
* Sandy Threadkell : Marguerite, Sylvie, Véronique, Patricia
* Arnet : Cédric, Kiwi, Vosgica, Formica
* Rita : Cosette, Cruella
* Christophe : Benjamin, Poisson Lune
* Mégane: Stéphanie
* Gargamel, Azraël
* Goldo : Patrick, Melon, Lapère
* Tony Morestin : Banane, Pomme, Lapère (après Goldo), Perfouras (Père FOuras)
* Igor : Reego
* Cyril : Valentin, Gérard
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Donc on va accueillir Cédric ?
'''Cédric''' : Oui bonsoir Gérard
'''Gérard''' : Ouais c'est bien, ça c'est encore pas une voix d'un habituel.
'''Cédric''' : Oui oui bien entendu plus comme d'habitude ce toute façon.
'''Gérard''' : Ouais Benjamin bonsoir.
'''Benjamin''' : Mes respects du soir Gérard.
'''Gérard''' : Stéphanie, bonsoir. Et Cosette. Bonsoir. Réveillez-vous un peu s'il vous plaît.
'''Cosette''' : Gérard, c'est vrai que t'es beau et tout parfumé ce soir ?
'''Cédric''' : C'est du mytho ça.
'''Gérard''' : Ouais, qui c'est qui dit ça, là ?
'''Cédric''' : C'est pas moi. Donc, moi alors, qui représente la Saint-Valentin pour vous ? Rien du tout.
'''Gérard''' : Bon, alors attends. Déjà, qui t'a posé cette question ?Bon, alors Phildar, s'il te plaît, ça commence déjà bien...
'''Cédric''' : Bah, j'ai dit ça au hasard, t'énerve pas Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, ça commence déjà bien... Les questions sont à peine posées que y'en a déjà un qui pose déjà la question. C'est lui qui va faire le débat ?
'''Phildar''' : Si ça se trouve, le mec il a posé une question comme ça, et que toi tu l'avais posée aussi.
'''Gérard''' : Ouais, mais c'est pas à lui de la poser, c'est à moi, d'accord ?
'''Phildar''' : Bah oui. Bon, bah, on les remet à l'antenne.
'''Gérard''' : Voilà. Donc, alors, celui qui vient de poser ça, bah, maintenant tu réponds.
'''Cédric''' : Ouais, réponds !
'''Gérard''' : Non, mais tu vas répondre à la question comme ça, toi qui l'as posée à Brouty ?
'''Cédric''' : C'est quoi la question ?
'''Gérard''' : C'est quoi la question ? Tu te fous de ma gueule ou tu prends le train ?
'''Cédric''' : Pour ou contre, c'est ça ?
'''Gérard''' : Eh, déjà, t'as du monde derrière. T'as du monde derrière toi.
'''Cédric''' : Ah, non, pas du tout. Alors, donc, la première question c'était quoi ? C'était quoi, tu m'as dit ? La Saint-Valentin, vous aimez bien ? Ouais, non, ça représente l'amour.
'''Gérard''' : Alors, t'es qui, toi ? Alors, Cédric, tu vas te calmer au standard. Tu vas te calmer, tu vas comprendre ta douleur.
'''Cédric''' : Ok mon petit canard.
'''Gérard''' : Comment, mon petit canard ? Alors, là, tu dégages complètement ! Allez hop ! Tu me retires Cédric d'entrée.
'''Manu''' : Ça commence, Gérard !
'''Cédric''' : C'est bon, j'ai dit "mon petit canard", tu vas pas stresser.
'''Gérard''' : Non, non, c'est bon, celui-là, tu me le retires. Ça y apprendra. Attention ! Pas le repasser pour quelqu'un d'autre.
'''Phildar''' : Je le vire.
'''Gérard''' : Donc, alors, Benjamin, la première question. On va y aller. Il nous reste donc Benjamin, Stéphanie et Cosette. C'est bien ça ?
'''Cosette''' : C'est vrai que t'es tout beau et tout parfumé, ce soir ?
'''Gérard''' : Oui. Comme Cédric vous l'a dit, que représente la Saint-Valentin pour vous, maintenant ?
'''Benjamin''' : Ouais, c'est Benjamin, là. Je crois que c'est un... Symbole, là... Symbole de la détresse humaine face à l'amour. On peut quand même... on peut remonter à la philosophie égyptienne.
'''Stéphanie''' : Ah oui, s'il te plaît !
''[Cosette explose de rire]''.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Benjamin ! Benjamin ! Benjamin !Qui c'est qui se marre, là, comme une perdue ? Ça commence à bien faire, là. Non, non, attends, Benjamin. Entre Stéphanie et Cosette, vous avez pas commencé...
'''Stéphanie''' : Oui, mais enfin, moi, je suis intéressée par l'art égyptien.
'''Gérard''' : Oui, mais non, mais on en a rien à foutre ! Non, non, on va pas commencer à se prendre la tête à savoir 13ème siècle, 21ème siècle et autres.
'''Manu''' : On a un conseil pour toi sur le Minitel. On nous dit qu'il faudrait que t'arrêtes de gueuler, parce que tu vas faire exploser la couche d'ozone.
'''Gérard''' : Et alors, dans ce cas-là, ils ont qu'à se calmer. Quand je dis quelque chose, c'est moi qui fais les débats, c'est pas eux.
'''Manu''' : Oui, mais sans eux, tu fais pas de débat aussi, Gégé.
'''Gérard''' : Non, bah, peut-être, mais... Dans ce cas-là, on n'a pas besoin de... d'avoir les mêmes que la semaine dernière.
'''Manu''' : C'était pas les mêmes.
'''Gérard''' : Non, c'est pas les mêmes, c'est vrai que c'était pas les mêmes. On va pas s'amuser à faire comme la semaine dernière, à jouer sur... sur les siècles.
'''Benjamin''' : C'est Benjamin, je peux passer tout de suite à l'Empire Romain, tout de suite !
'''Gérard''' : Non, mais je viens de te dire ! Benjamin, tu vas pas commencer à me prendre la tête là-dessus.
'''Benjamin''' : D'accord, alors pas d'histoire ce soir, OK, OK !
'''Phildar''' : Excuse-moi, Gérard, donc, à la place de ceux que t'as virés, on accueille Gargamel et Patrick.
'''Gérard''' : Non, mais attends, tu me donnes la liste !
'''Phildar''' : Tu marques à la suite Gabriel et Patrick, c'est tout. ''[Gérard écrit, pendant que les auditeurs se saluent]''.
'''Gargamel''' : Ouais, salut. Tu peux répéter ta question déjà, si tu veux, parce que je viens d'arriver.
'''Gérard''' : Alors, que représente la Saint-Valentin pour vous ?
'''Stéphanie''' : Gérard, j'ai juste un petit truc à te dire : est-ce que tu peux sourire quand tu nous poses des questions ? On le ressent vachement.
'''Gérard''' : Bon, vous répondez à la question, et c'est tout.
'''Gargamel''' : Bah, alors moi, tu vois, j'ai une copine, tu vois, mais je dis que c'est complètement commercial, la Saint-Valentin.
'''Gérard''' : Bon, ouais, mais attendez, parce que là ça commence à bien faire, c'est hors sujet.
'''Gargamel''' : Oh non, non, pas déjà !
'''Cosette''' : Hors sujet... ''[rire]''
'''Gérard''' : Non, non, non, toi tu vas pas recommencer comme la semaine dernière ! Allez hop ! Donc, Patrick, pour toi ? Non, mais tu te réveilles, parce que tout à l'heure tu vas sortir, et vite fait.
'''Patrick''' : Alors, c'est quoi la question ? Que représente la Saint-Valentin, c'est ça ?
'''Benjmain''' : Dans l'art égyptien...
'''Patrick''' : Bah, dans l'art égyptien, la fête de tous les cachalots, Gégé, si tu vois ce que je veux dire.
'''Gérard''' : Bon, alors, Benjamin et Patrick !
'''Patrick''' : Mais attends, c'est pas méchant ! La Saint-Valentin, pour les animaux, ils ont le droit !
'''Gérard''' : Ouais, mais attendez ! J'ai dit on parlait pas des... des trucs... des siècles !
'''Patrick''' : C'est pas des siècles, c'est des cachalots, cachalots maritimes, baleines...
'''Gargamel''' : Ouais, bah, moi je t'ai dit. Moi je dis, c'est commercial, c'est pour vendre, c'est tout.
'''Gérard''' : Ouais, mais c'est-à-dire ?
'''Gargamel''' : Ouais, c'est-à-dire, franchement Gérard, pourquoi le 14 février et pas le 30 février, enfin je sais pas quoi, tu vois ? Pourquoi cette date là, quoi ?
'''Benjamin''' : Ouais, c'est Benjamin, là. Je suis désolé, tu vois, il pose une bonne question, et il faut qu'on parle de l'art égyptien dans ces conditions. Parce que tout part de là, Gérard. Tout part de là !
Bon, bah...
'''Gargamel''' : Mais toi, qu'est-ce que t'en penses, Gérard ?
'''Gérard''' : Mais attendez, pour l'instant on a pas fini. Stéphanie, pour toi ? Stéphanie ? Bon, tu te réveilles, s'il te plaît.
'''Stéphanie''' : Excuse-moi. Bah, pour moi, ça représente un gros cœur rouge avec plein de chocolat dedans. Mais c'est tout, tu sais. Pour moi, ça n'a rien à foutre de la Saint-Valentin, quoi. Ton amour, tu le trouves pas en offrant une boîte de chocolat de merde, ou de rose de merde.
'''Gargamel''' : Ouais, mais on peut offrir des coton-tiges !
'''Stéphanie''' : Mais ça représente... Je veux dire, ton amour, tu le trouves tous les jours, quoi. T'as pas besoin d'attendre une date précise, quoi.
'''Cosette''' : Bah, écoute, moi, pour moi, la Saint-Valentin, ça représente... ça représente Cupidon.
'''Gérard''' : Hein ?
'''Cosette''' : Ça représente Cupidon avec sa flèche. Bah, c'est-à-dire, c'est le symbole de l'amour, c'est quand Cupidon lance sa flèche vers quelqu'un, et c'est l'amour qui explose, quoi. Donc c'est... Et puis la Saint-Valentin, c'est les cadeaux, les boîtes de chocolat, les roses, et tout ça.
'''Gérard''' : Non, mais attendez ! Attends, Cosette. Les boîtes de chocolat pour la Saint-Valentin, j'ai jamais vu ça, hein.
'''Cosette''' : Les romantiques, ils offrent toujours pour la Saint-Valentin, ils offrent des boîtes de chocolat et un bouquet de roses. C'est romantique, tout ça.
'''Gargamel ''' : Les Montchéri aussi, ça marche.
'''Gérard''' : Ouais, mais ça, c'est un truc qui revient à la mode maintenant.
'''Phildar''' : Et toi, Gérard, qu'est-ce que t'en penses de la question ?
'''Gérard''' : Bah, moi personnellement... Moi, je pense que représenter la Saint-Valentin, pour moi, c'est... Personnellement, bon bah, c'est une preuve d'amour vis-à-vis de la personne.
'''Patrick''' : Gérard, c'est Patrick. Ouais, je voulais te demander... On parlait de Cupidon, la fille a parlé de Cupidon il y a deux secondes, je voulais te demander : t'es cupide toi ou pas ? Est-ce que t'es cupide ?
'''Gérard''' : Non.
'''Phildar''' : Ça veut dire quoi, Gérard ?
'''Gérard''' : Justement, je voudrais bien savoir comme c'est lui...
'''Patrick''' : T'es quoi, alors ? Si t'es pas cupide, t'es quoi ? T'es hétéro ?
'''Gérard''' : Non, non plus. Non, mais attends. Si ça te fait rire, tu vas pas rigoler longtemps, toi.
'''Gargamel ''' : Et toi, Gérard, comment t'as préparé ta Saint-Valentin ? T'as prévu quelque chose ?
'''Gérard''' : Non, pour l'instant, j'ai rien prévu. Voilà. Donc, qu'offrez-vous à la Saint-Valentin à votre copine ou à votre concubine ? Donc, on va demander à Cosette.
'''Cosette''' : Bah, écoute, moi jusque-là, j'ai rien offert du tout. On m'a rien offert, je suis triste. Je suis triste, mais voilà. Ouais, mais... Si tu pouvais m'offrir quelque chose, ça serait sympa. Voilà.
'''Gérard''' : Tu rêves.
'''Cosette''' : Bah, pourquoi ?
'''Gérard''' : Bah, tu rêves. Crois au Père Noël ! Le Père Noël, c'est 25 décembre, d'accord ?
'''Phildar''' : On accueille Marguerite. Bonsoir Marguerite. ''[tout le monde lui dit bonsoir en même temps et plusieurs fois]''. Laissez Marguerite répondre.
'''Marguerite''' : Donc, c'est quoi la question déjà ?
'''Gérard''' : Qu'offrez-vous à Saint-Valentin à votre concubin, à votre concubine ou copine ?
'''Marguerite''' : Bah, ça dépend, ça dépend quel cadeau.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Marguerite''' : Bah, du parfum. Donc, si la personne aime bien le parfum, on peut lui offrir du parfum. Et sinon, des CD ou des cassettes.
'''Gérard''' : Ouais, mais quoi comme CD ou cassette ou autre, je sais pas ? Approfondis ta... Approfondis ta...
'''Stéphanie''' : Des CD de musique.
'''Marguerite''' : Voilà, des CD sur de la musique. Tout dépend de ce que la personne elle aime comme musique.
'''Stéphanie''' : Par exemple, si je sais pas... Par exemple, si elle aime le rap, tu lui offres quoi ?
'''Benjamin''' : Des CD de rap.
'''Marguerite''' : Voilà, des CD de rap.
'''Manu''' : Excusez-moi, il y a un petit truc sur Minitel. On nous dit que Gérard...
'''Phildar''' : Attention, Manu.
'''Manu''' : Ouais, mais je fais gaffe, non, mais c'est pas méchant. On nous dit que Gérard, t'étais tellement manch à ta naissance que t'avais mis des vitres teintées sur ta couveuse.
'''Gérard''' : Bon, alors, tu vois, Manu... Je crois que tout à l'heure on avait prévenu. Donc, des questions comme ça Minitel, j'en veux pas.
'''Manu''' : Ah, mais c'est pas une question.
'''Gérard''' : Non, non, mais même...
'''Manu''' : C'est une affirmation.
'''Gérard''' : Ouais, bah, peut-être, mais ça, moi... sur Minitel, moi, tu vois, je vais te dire une chose, tu vois, tu veux que tout le monde soit poli avec moi, et bah moi, je vais te dire une chose, je sais pas son nom, mais celui-là, c'est un petit con, il va se faire enc...
'''Manu''' : C'est fouf.
'''Benjamin''' : Non il va se faire sodomiser.
'''Gérard''' : Voilà. Bah, il va se faire sodomiser, comme on vient de dire.
'''Gargamel''' : Ouais, c'est Gargamel. Tu vois, il y a une bonne idée de cadeau aussi, c'est des sous-vêtements.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Gargamel''' : Bah, des sous-vêtements sexy, quoi.
'''Phildar''' : Des chaussettes !
'''Cosette''' : Des caleçons.
'''Gérard''' : Non, mais Cosette, s'il te plaît, merci. Merci. Tu vas te calmer, merci.
'''Benjamin''' : Ouais, ou des chaussettes, mais des chaussettes hyper sexy, quoi. Mais bon. Des sous-vêtements, tu vois, ou enfin des trucs qui... qui fait que la Saint-Valentin, tu la passes au pieu, quoi.
'''Stéphanie''' : Le cadeau, il est surtout pour le mec, parce que la fille, elle est... elle les porte sur elle, elle les voit pas, quoi.
'''Benjamin''' : Attends, ça fait hyper plaisir à une fille quand on lui offre des sous-vêtements. Des sous-vêtements... et au mec aussi, bah ouais. C'est la fête des deux, ouais.
'''Manu''' : Gérard, on nous demande aussi sur Minitel si t'as offert un *Head Fucking* à Sandy. ''[Rire de Benjamin, Gérard s'immobilise et regarde Manu, durement]''. Non, c'est pas méchant. C'est un parfum.
'''Stéphanie''' : C'est Jean-Paul Gautier.
'''Gérard''' : Non plus.
'''Phildar''' : Tu penses que tu vas lui en offrir un ou pas ? Maintenant que tu connais le parfum, est-ce que tu vas lui offrir ? Tu vas lui en offrir un ?
'''Gérard''' : Non, mais de toute manière, elle l'a déjà eu sa Saint-Valentin.
'''Phildar''' : Ah bon ? Mais elle a jamais eu le parfum. Elle l'a déjà eu avec... Tu lui as offert quoi alors ? Vas-y.
'''Tony''' : Une giclée de sperme.
'''Gérard''' : Comment ? J'ai mal entendu, là. J'ai mal entendu.
'''Tony''' : Alors, je vais te décomposer... Je vais te décomposer... Une giclée...
'''Phildar''' : Je l'ai coupé.
'''Gérard''' : Voilà, bah, dans ce cas-là, tu peux le couper complètement, lui. Tu peux lui dire au revoir. Tu peux lui dire au revoir complètement à celui-là. ''[Phildar et Manu crient au revoir, en chœur]''. Donc, c'était qui ? Non, mais pour de bon. C'était qui ? C'était qui ? C'était qui, quoi ?
'''Phildar''' : C'était Patrick.
'''Gérard''' : Patrick. Eh bah, voilà ! Bonne nuit, Patrick. Voilà. C'est pas la peine de...
'''Gargamel''' : Mais Gérard ! Attends, c'est Yargamel. Mais t'as pas respecté ! Pourquoi tu t'es offert ton cadeau avant ?
'''Gérard''' : Non, mais attends. Moi, j'ai offert le cadeau à la personne que j'aime, c'est tout. Avant !
'''Stéphanie''' : Mais c'est quoi ?
'''Gargamel''' : Pourquoi avant ?
'''Gérard''', ''[gêné]'' : Bah... ce que c'est... c'est... Si je me souviens bien, c'est un petit... Un petit tailleur... euh... un petit tailleur en... en cuir gris.
'''Benjamin''' : Non ! Un tablier pour la cuisine ?
'''Gérard''' : Tout à l'heure, je vais te mettre un tablier quelque part !
'''Manu''' : Gérard ! Gérard ! Excuse-moi. C'est du cuir vachette, non ?
'''Gérard''' : Non, je sais pas.C'est les trucs avec des franges, là, style... Bon, non, mais... Donc, Benjamin !
'''Benjamin''' : Ouais, bah écoute, moi, j'offre trois choses à ma copine, j'ai décidé. Donc, première chose, donc, une bague en or avec des émeraudes. Deuxième chose, des cactus. Et un couple d'hamsters.
'''Gérard''' : Ah ouais. Mais ça... j'ai remarqué une chose, Benjamin, même Gargamel, et Stéphanie, Cosette, et Marguerite. Donc, réveillez-vous quand on vous appelle, s'il vous plaît. Merci. Donc, je pense que Benjamin, la première question, c'est ce qui revient le plus souvent à la mode.
'''Benjamin''' : De quoi, les cactus ?
'''Stéphanie''' : Les hamsters ?
'''Gérard''' : Non, non. L'histoire des bagues.
'''Benjamin''' : C'est rare quand même, c'est Saint-Valentin, non ?
'''Stéphanie''' : T'en offres une fois. T'en offres une fois, mais pas tous les ans.
'''Benjamin''' : C'est surtout les animaux, en ce moment, les hamsters.
'''Gérard''' : Non, mais... Ce qui revient le plus à la mode, je pense... De toute manière, ça fera marcher... Le commerce. Ce qui revient le plus à la mode, je sais pas si vous êtes... si vous allez être d'accord avec moi, mais ce qui revient le plus à la mode le jour de la Saint-Valentin, c'est ou les dessous féminins ou des bouquets de roses. Je sais pas ce que vous en pensez.
'''Phildar''' : Et toi, Gérard, tu préférais offrir un hamster ou des fleurs ?
'''Gérard''' : Moi, personnellement, je préfère lui offrir un bébé.
'''Phildar''' : Un hamster, quoi !
'''Gérard''' : Non, un bébé.
'''Cosette''' : Je voulais te poser une question. Je voulais savoir quel est ton... quel est le... le cadeau de la Saint-Valentin que t'as reçu et qui t'a fait le plus plaisir ?
'''Gérard''' : Pour l'instant, ce qu'on m'a offert, bah, rien.
'''Benjamin''' : Si, l'Adidas, Menteur. On t'a offert de l'Adidas.
'''Cosette''' : Même quand t'étais adolescent ?
'''Gérard''' : Bah, même... De toute manière, j'ai pas connu l'amour.
'''Stéphanie''' : T'as pas été adolescent ?
'''Gérard''' : Bah, si, mais j'ai pas connu l'amour comme ça.
'''Gérard''' : Sandy, elle t'a rien offert pour la Saint-Valentin ? ''[Gérard, très gêné]''. Je te demande : est-ce que Sandy t'offre quelque chose pour la Saint-Valentin, Gérard ?
'''Gérard''' : Bah, je sais pas, on va lui demander.
'''Cosette''' : Mais ça te ferait plaisir, Gégé, qu'on t'offre quelque chose ?
'''Gérard''' : Ah bah oui, moi j'attends que ça.
'''Gargamel''' : Faut que t'attendes samedi encore.
'''Benjamin''' : Faut être patient, Gérard.
'''Phildar''' : Bah, attends. On va demander, par exemple... On va demander aux filles. Vous... Bon, on va commencer par Marguerite. Marguerite, si t'étais avec Gérard, tu lui offrirais quoi ?
'''Marguerite''' : Moi, je lui offrirais du parfum.
'''Cosette''' : Je lui offrirais...
'''Benjamin''' : un dictionnaire.
'''Cosette ''' : Je lui offrirais une lame à raser et du savon.
'''Stéphanie''' : Un cerveau.
'''Gérard''' : Bah, pourquoi un cerveau ?
'''Phildar''' : Parce que t'as perdu le tien, il paraît.
'''Benjamin''' : Ouais, mais ça se retrouve, attention.
'''Gérard''' : Hé, Stéphanie, t'as envie de continuer le débat, là ?
'''Stéphanie''' : Non, mais c'est une blague.
'''Cosette''' : Et je lui offrirais de beaux caleçons avec des Mickeys dessus. Parce que j'adore les caleçons. Non, mais Gégé ! J'en ai... Gégé ! Moi, je voulais dire, en fait, pour la Saint-Valentin, je suis pas d'accord, parce qu'en fait, je trouve que c'est un gros business quand même.
'''Gérard''' : Bah, ouais, mais de toute manière, c'est ce qui rapporte le plus le jour de la Saint-Valentin, ou il y a les fêtes de fin d'année.
'''Cosette''' : Ouais, mais tu trouves pas que c'est une sorte de gros sous, tout ça ?
'''Gérard''' : Bah, ouais, mais de toute manière, c'est là, c'est là où qui... qu'ils se font leur beurre, les commerçants.
'''Benjamin''' : Attends, attends. On dit qu'on parlait pas de cuisine ce soir.
'''Phildar''' : Excusez-moi, à la place de Patrick, on accueille Kiwi. J'avais oublié. Excusez-moi. Salut Kiwi.
'''Kiwi''' : Salut, bonsoir. Bonsoir tout le monde. Bonsoir Gérard. Gérard, j'aurais deux questions à te poser avant tout. C'est quoi ton parfum préféré, et combien tu payes les bouteilles de parfum ?
'''Gérard''' : Attends.
'''Phildar''', ''[comme un écho à Gérard]'' : Non, mais...
'''Gérard''' : Oh, c'est quoi ce son, Manu, s'il te plaît ? Donc, Kiwi. Donc, ta question, j'y répondrai pas, d'accord ? Parce que c'est pas...
'''Kiwi''' : Non, mais je te respecte, et je suis d'accord, je suis d'accord avec ton opinion.
'''Gérard''' : Mais de tte manière, les questions, c'est pas à toi de les poser, c'est à moi, d'accord ?
'''Max''' : Y'a Max, là, juste une petite parenthèse, que l'un des directeurs de la station, qui a entendu qu'on t'avait jamais offert de cadeaux. ''[Il lui tend un paquet]''. Donc, de la part de la direction de la programmation... Le directeur...''[applaudissement]''
'''Gérard''', ''[gêné]'' : Merci.
'''Max''' : Regarde ce que c'est.
'''Kiwi''' : C'est quoi ? C'est un gode ?
'''Cosette''' : C'est quoi ?
''[Gérard ouvre la boîte et exhibe une montre à l'éfigie de la station]''.
'''Max''' : Non. Non, c'est pas un gode cette fois-ci.
'''Gérard''' : C'est une montre. Merci. Merci du coup. Merci, Monsieur le Directeur.
'''Manu''' : Il faudra bien lubrifier quand même avec une montre.
'''Benjamin''' : Fais un poème, Gérard, au moins. Un poème pour le directeur.
'''Phildar''' : Tu peux improviser un petit poème.
'''Manu''' : T'es obligé, Gérard. Un poème pour le directeur.
'''Phildar''' : Trois-quatre lignes. Comme tout à l'heure.
'''Gérard''' : On revient... on revient sur le tome du débat, s'il vous plaît. Merci.
'''Benjamin''' : Ouais, ouais. Il a bien raison, Gérard.
'''Gargamel ''' : Mais c'est ta première montre ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, Kiwi. Déjà, ta question, c'est pas toi qui les pose, d'accord ? C'est moi. Oui, non, mais attends, Kiwi. Kiwi, déjà, la question que tu viens de poser, elle est prévue dedans. Donc, c'est... si tu t'amuses déjà à interverser les questions, ça sert à rien. On est bien d'accord.
'''Gargamel''' : C'est ta première montre, Gérard ?
'''Gérard''' : Non.
'''Kiwi''' : Déjà, faudrait qu'il apprenne à lire l'heure.
'''Gargamel''' : C'est que des chiffres ou des aiguilles.
'''Gérard''' : Non, mais on revient... on revient sur le thème du débat, merci. Donc, pour la Saint-Valentin, invitez-vous votre copine au restaurant ?
'''Kiwi''' : Bah, moi, j'aimerais bien inviter Sandy.
'''Gérard''' : Philippe, s'il te plaît. Donc, tu me prends... tu me prends les trois... les trois mecs. Les trois mecs. et t'essayes de savoir lequel qu'a été dire "Sandy". D'accord ?
'''Phildar''' : D'accord. Et à la place de Marguerite, qui dormait, on accueille Sylvie. Bonsoir Sylvie.
'''Stéphanie''' : Bah, moi, en fait, je vais l'inviter, puis c'est moi qui vais faire la cuisine, quoi. Parce que je fais jamais la cuisine. Je déteste faire la cuisine. Et là, pour lui, je vais faire la cuisine.
'''Gargamel''' : Ah, ça c'est beau ! C'est une belle preuve d'amour. C'est une belle preuve d'amour, ça.
'''Stéphanie''' : Bon. Bolino, chips et poulet froid. Mais bon, au moins j'aurais fait chauffer l'eau.
'''Gérard''' : Ah ouais, mais attends. Bolino, chips... Merci. Ça... ''[Cosette proteste]''. Non mais attends Cosette, s'il te plaît, tu te calmes. Hein. Je vais quand même répondre un peu à Stéphanie. Parce que je... je peux... je peux quand même répondre sur les questions. J'ai quand même le droit. Donc, moi, je vais te dire une chose, Stéphanie, tu vois, tu viens de dire "chips ou Bolino". Ça, à longueur de journée, c'est ce que les gens, ils mangent.
'''Stéphanie''' : Ouais, bah, attends. Il a qu'à être moins radin, et m'inviter au resto.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais attends. Oui, mais attends, Stéphanie. D'accord. Il a qu'à être moins radin. Mais ok. Mais attends. Toute une journée, quand tu vois les gens qui travaillent, les trois quarts du temps, qu'est-ce qu'ils mangent ? Ou un sandwich, ou... Ils ont... Mais attends.
'''Benjamin''' : C'est pas vrai.
'''Gérard''' : Alors, qui c'est qui est pas d'accord avec moi ? Ouais, alors Benjamin, vas-y.
*'''Benjamin''' : Bah, je sais pas, mais je voulais te contredire, c'est tout.
'''Cosette''' : Bah, moi, je suis d'accord.
'''Gargamel''' : Mais attends. Il y a McDo aussi. Il y a McDo.
'''Stéphanie''' : Tu vas au McDo, tu prends une salade. Tu peux très bien manger des choses saines.
'''Gérard''' : Ouais, mais Stéphanie, dans ce cas-là, c'est ce que tu... c'est ce que tu remangeras le soir chez toi.... Attendez ! Attendez. Il y a une question Minitel, je pense.
'''Manu''' : Gérard, il y a Gaberman qui voudrait savoir si ton resto préféré, c'est bien Superphénix.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Le mec... Ça sert à rien qu'il pose des questions. On pose des questions sérieuses. On s'amuse pas... on s'amuse pas sur les trucs. C'est pas un resto.
Non, c'est un hôtel. C'est un hôtel.
'''Phildar''' : Il fait pas resto ?
'''Manu''' : C'est quoi ?
'''Gérard''' : C'est un truc nucléaire !
'''Manu''' : Ah, merde ! C'est une centrale nucléaire ? Je savais pas, Gégé.
'''Gargamel''' : T'es sûr, Gérard ? T'es sûr que c'est pas un jeu vidéo ?
'''Phildar''' : Donc, à la place de Kiwi, on accueille Melon. Bonsoir.
'''Melon''' : Salut. Bonsoir à tous. T'en veux une tranche ? T'en veux une tranche de Melon ?
'''Gérard''' : Tu commences pas, s'il te plaît. Merci.
'''Melon''' : Ok, ok, je me calme.
'''Cosette''' : Moi, j'en veux bien deux.
'''Gérard''' : Bon, Sylvie. Donc, pour toi ?
'''Sylvie''' : Non, moi je préfère que le mec m'invite au restaurant.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Sylvie''' : Bah, qui... qu'on fasse un... qu'il m'invite au restaurant, quoi.
'''Gérard''' : Ouais, mais comment ça ?
'''Gargamel''' : Mais quel resto ? Quel resto ? Mais quel resto ?
'''Sylvie''' : N'importe quel resto. Mais... Pas McDo ni... Ouais, je préfère le restaurant, quoi. Normal.
'''Phildar''' : Bon, tu te réveilles, Sylvie.
'''Sylvie''' : Non, mais je suis réveillée, hein.
'''Stéphanie''' : Mais chinois, indien ?
'''Sylvie''' : Oh non, non, pas chinois, non. Non, pas chinois. Oh non, français. Français, ouais.
'''Sylvie''' : Bah, bah, mange chez toi.
'''Sylvie''' : Mais un restaurant chic quand même.
'''Gargamel''' : Ouais. Bah, moi... Ouais, moi j'aime bien Planet Hollywood. Parce que on peut voir les acteurs. Et puis sinon McDonald, quoi.
'''Gérard''' : Bon bah ça, McDonald, c'est ce qui est...
'''Gargamel''' : Attends, attends. Le menu Best Of Plus.
'''Gérard''' : Ouais, mais d'accord. Mais d'accord. Mais c'est ce que tu manges toute une journée, hein.
'''Sylvie''' : Ouais, mais moi j'aime bien les McDo, hein.
'''Gargamel''' : Tu sais, des fois, Gérard, faut pas faire compliqué, hein. Des fois, tu sais, tu fais compliqué, ça plaît pas. Alors moi, je dis euh McDo.
'''Gérard''' : Ouais, mais... Ouais, mais alors, par exemple, moi je vais te prendre un... je vais prendre un truc comme ça, au hasard. Par exemple, pour ton anniversaire... Tu as... tu as... tu as demandé à ta copine qu'elle t'offre un McDo pour ton anniversaire ?
'''Gargamel''' : Ah bah non.
'''Phildar''' : Ouais, mais avec le McDo, y'a la pipe !
'''Gérard''' : Donc, moi, je te disais, donc, pour... pour ton anniversaire, donc, tu préfères aller au McDo que d'aller dans un bon restaurant, je sais pas moi... Ouais, mais y'a d'autres restaurants que le McDo.
'''Gargamel''' : Ouais, c'est vrai. Y'a Quick.
'''Phildar''' : Toi tu irais dans quel genre de resto ? Chez Flunch ?
'''Gérard''' : Non, mais je vais vous dire. Bon bah, on a quand même... on a quand même bien mangé, et puis tout. Non, c'est vrai. On était euh... on était une dizaine, et bah, on s'est quand même régalé...
'''PHildar''' : C'est toi qui as payé ?
'''Gérard''' : Tout le monde. Tout le monde a participé.
'''Gérard''' : On t'a offert quand même la pizza ? Attendez, stop. Y'a une question Minitel.
'''Manu''' : On nous demande : quel est le point commun entre Gérard et le dernier prix Goncourt ? La réponse, tu sais, Gégé ?
'''Gargamel''' : La couverture.
'''Manu''' : Ils ont tous les deux été tirés à 100 % en mille exemplaires.
'''Gérard''' : N'importe quoi ! Ok. Euh, Benjamin.
'''Benjamin''' : Ouais. Bah, écoute, moi, j'ai un plan. Ça fait à peu près deux ans que je suis dessus. Donc, j'emmène ma copine dans un restaurant thaïlandais, je fais semblant de me laver les mains, et je me casse avec ma maîtresse le jour de la Saint-Valentin.
Ah, mais ça franchement, nickel. J'ai tout prévu depuis deux ans.
'''Gérard''' : N'importe quoi !
'''Benjamin''' : C'est génial, hein ?
'''Gérard''' : Non, mais non, pas du tout. Là, c'est pas... Ça me fait... Non, tu vois, là, je vais te dire une chose, que ça me fait pas rire du tout.
'''Benjamin''' : Ça fait deux ans que je suis là-dessus, Gérard.
'''Melon''' : Ouais, c'est Melon. Bah, je voulais savoir... Tu parlais de cuisine. Sandy, elle fait bien la bouffe ?
'''Gérard''' : Euh, oui, très bien.
'''Melon''' : Et Quand est-ce que tu nous invites à manger chez toi, Gégé ?
'''Gérard''' : Jamais.
'''Gargamel''' : Alors, là, ça c'est pas sympa.
'''Gérard''' : Si c'est pas sympa. Dans ce cas-là, Melon, tu retournes voir...
'''Melon''' : T'as peur qu'on s'empoisonne ? C'est pas gentil de faire travailler des esclaves juste pour toi. Faut en faire profiter les autres. Si t'as pris Sandy, c'est pour une raison. On m'a dit que tu l'avais pris pour le ménage, la cuisine, les fenêtres, nettoyer les chiottes, parce que toi, c'est clair, t'es pas capable. Il paraît que chez toi c'est dégueu. Depuis qu'il y a Sandy, il paraît que c'est vachement plus propre.
'''Gérard''' : Alors, qui t'a dit ça ?
'''Melon''' : Bah, je sais pas. C'est des rumeurs qui courent...
'''COsette''' : sur internet.
'''Gérard''' : Non, non, attends. Toi, Cosette... Tu vas déjà...
'''Phildar''' : Bon, on va se calmer. On va revenir au débat, d'accord ?
'''Cosette''' : Ouais, Gégé, je réponds à la question. C'est Cosette. Donc, moi, il y a deux solutions. C'est clair et net. Première : un bon restaurant, tu vois, la totale quoi. Et la deuxième solution : bah, je prépare un bon petit dîner à mon petit Jules, tu vois, la totale, les chandelles, un bon petit plat, et puis ça va quoi.
'''Gargamel''' : Il y a un resto qui marche bien en ce moment, c'est Hippopotamus, où tu manges des steaks d'hippopotame.
'''Gérard''' : Non, mais de toute manière, il n'y a pas besoin d'aller dans un grand restaurant.
'''Cosette''' : Ouais, mais on fait pas de pub pour un restaurant, Gégé.
'''Gargamel''' : Tout à l'heure, tu disais qu'il faut pas aller dans McDo, alors on va où ?
'''Gérard''' : Mais non, mais il n'y a pas... Mais tu... Pourquoi ? Mais je te dis, il n'y a pas que le McDo qui compte ! Mais non, mais tu peux aller n'importe où, dans n'importe quel restaurant, sans aller manger ce que tu manges toute une journée.
'''Manu''' : Et on nous demande un autre nom de resto, si t'aimes bien, c'est La Bouche des Goûts. ''[Cosette éclate de rire, Gérard boude]''. Non, mais c'est en deux mots, Gérard.
'''Phildar''' : C'est dans le Marais, c'est à Paris, dans le Marais.
'''Gargamel''' : Mais c'est pas à côté, c'est pas à côté de Superphénix ?
'''Cosette''' : Moi, je crois que c'est à côté de Planet Hollywood.
'''Gérard''' : Non, mais toi, Cosette, tout à l'heure... tu vas aller faire Planet Hollywood dans ton lit, toi.
'''Gargamel''' : Bon, allez, question suivante, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais vous êtes pressés ? Ah, non. Non, mais moi, j'ai jusqu'à... moi, j'ai jusqu'à 4h du matin. Donc, si vous êtes pressés, vous allez réfléchir. On va...
'''Gargamel et Benjamin''' : On est motivé, c'est pas pareil. On est motivé.
'''Sylvie''' : Moi, par contre, je suis pressée d'aller me coucher.
'''Gérard''' : Ah bah, alors, Sylvie. Bah, Sylvie, si t'es pressée d'aller te coucher, bah, je vais te laisser. Je pourrais rêver de toi, comme ça.
'''Phildar''' : Oh là là, on dirait qu'elle est amoureuse de toi.
'''Gérard''' : Ah bah, tant pis. Si elle est pressée d'aller se coucher, bah, tu lui dis au revoir, alors. Tant pis pour elle.
'''Gargamel''' : Laisse-lui une chance encore. Une petite chance.
'''Gérard''', ''[souriant]'' : Allez-vous vous marier le jour de la Saint-Valentin ?
'''Cosette''' : C'est Cosette. Je me marierai jamais le jour de la Saint-Valentin. C'est clair.
'''Gérard'' : Pourquoi ? Pourquoi ?
'''Cosette''' : Moi, je trouve que c'est ridicule.
'''Gérard''' : Mais attends. Mais là, c'est une preuve d'amour !
'''Cosette''' : Non, mais je comprends pas. Non, mais attends. Je comprends pas pourquoi le 14 février, c'est la Saint-Valentin. Ça peut être le 3 mars, le 15 avril.
'''Gérard''' : Mais c'est pas de notre faute si le calendrier a été choisi comme ça. Mais attends. Mais attends, Cosette. Dans ces cas-là, dans ces cas-là, pourquoi qu'une fois par an, le 13 tombe toujours un vendredi, c'est de la faute à qui ?
'''Gargamel''' : T'es sûr de ça ?
'''Cosette''' : Oh, mais ça, ça remonte à l'histoire.
'''Gérard''' : Oui, mais là... Là, pourquoi... pourquoi qu'aujourd'hui, on est le 13... et pourquoi que vendredi, on est le 14 ?
'''Benjamin''' : Je peux parler de l'art égyptien, si vous voulez, pour ça.
'''Gérard''' : Non, non, non. De l'art égyptien... Benjamin...
'''Benjamin''' : Bah, ouais, mais ça explique tout aussi.
'''Gérard''' : Non, non, mais on en a rien à foutre !
'''Stéphanie''', ''[agacée]'' : Mais tu cherches même pas à te cultiver !
'''Gargamel''' : Mais alors, à ce moment-là aussi, pourquoi le 1er avril, on met des poissons dans le dos, quoi ?
'''Stéphanie''' : Exactement ! C'est commercial. Ça, c'est commercial.
'''Gargamel''' : Pour vendre du poisson.
'''Stéphanie''' : Pourquoi le jour de son anniversaire, on reçoit des cadeaux ?
'''Gérard''' : Bon, ça, vous vous calmez, s'il vous plaît. On me parle, merci !
'''Stéphanie''' : On remplit les blancs, je te ferais dire.
'''Cosette''' : Bon, Gégé, vas-y, continue ce que tu fais. ''[blanc]''. On n'entend plus rien.
'''Gérard''' : Non, je suis revenu.
'''Cosette''' :Ouais, Gégé, c'est ce que je te disais. Pourquoi le 14 février ? Ça remonte à des siècles. Ça remonte à l'histoire.
'''Benjamin''' :Ouais, Gérard, je peux te poser une question ? C'est Benjamin. Tu parlais des dates. Si le jour de l'an, la veille, le 31 décembre, ça tombait un vendredi 13, tu le fêterais quand même ou pas, toi ?
'''Stéphanie''' : Ah, moi, je le fête pas, c'est clair.
'''Manu''' :Ouais, on nous demande si la Saint-Valentin, c'est le 14 février, on nous dit que c'est la fête des amoureux, pourquoi la Saint-Gérard, c'est pas la fête des enc ?
'''Gérard''' : Alors là, là, par contre, la question minutelle, que ça soit la fête des amoureux, je veux bien, mais alors que l'autre partie, je suis pas d'accord. Parce que si le jour de la Saint-Gérard, c'est pas le jour des enc..., dans ce cas-là, celui qui a dit ça, c'est lui-même l'enc... ''[applaudissement encourageants du studio]''.
'''Phildar''' : Sur ces belles paroles, on accueille Banane à la place de Kiwi, ou Melon, je sais plus.
'''Cosette''' : On a un beau panier de fruits,
'''Phildar''' : Et Véronique.
'''Gargamel''' : Mais au fait, c'est quoi la Saint-Gérard, alors ?
'''Gérard''' : Euh, ça, je te le dirai pas. Donc, alors, je répète la question pour Banane et Véronique. Donc, allez-vous vous marier le jour de la Saint-Valentin, donc pour toi, Véronique ?
'''Véronique''' : Euh, non, je me marierai jamais le jour de la Saint-Valentin.
'''Gérard''' : Et pourquoi ?
'''Véronique''' : Bah, si je suis pas amoureuse...
'''Cosette''' : Non, mais c'est hors sujet, ça.
'''Gérard''' : Non, non, mais c'est bon, vas-y... c'est hors sujet, Cosette, tu permets ?
'''Véronique''' : Non, moi, je suis prête à me marier le jour de mon anniversaire, par contre.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Véronique''' : Bah, parce que c'est mon anniversaire.
'''Stéphanie''' : Ouais, mais bon, si tu te maries et que ton anniversaire, t'auras deux fois plus de cadeaux.
'''Gérard''' : Ouais, mais dans ces cas-là, même à la Saint-Valentin, tu peux te marier le jour de la Saint-Valentin. Si le jour de ton anniversaire tombe le jour de la Saint-Valentin, mettons, et que tu te maries ce même jour, t'as le double de cadeaux.
'''Gargamel''' : Ouais, mais... Faut voir, Gérard, qu'on se caille les miches le 14 février.
'''Gérard''' : Attends, moi, je vais te dire une chose. Là, je vais te dire une chose, tu te trompes, parce que je vais te dire, quand même, c'est pas le truc de la météo, mais faut quand même dire que pour un 12 février, on a eu quand même 17 degrés. ''[ovation du studio]''. Oui, c'est qu'on n'a pas eu d'hiver.
'''Phildar''' : Et ça, c'est grâce à Gérard, vous le savez pas. Donc, vous réfléchissez, on peut envoyer un petit disque...
'''Manu''' : Juste avant, il y a un truc sur Minitel de la part de Roby. Il nous demande quelle est la différence entre Gérard et la techno hardcore. Tu sais, Gérard ? Non, personne ? Aucune. C'est tous les deux 200 bits par minute. Voilà.
'''Gérard''' : Ben c'est bien. C'est bon, t'envoies, tu me donneras le titre tout à l'heure.
'''Reego''' : Non, non, on a le titre, on a le titre !
'''Gérard''' : On a le titre, j'espère que c'est pas un titre bidon. J'espère pour toi, Phildar. Donc, on a fait le tour de la cinquième. Alors, je pose la sixième. Faites-vous l'amour le jour de la Saint-Valentin ? Donc, on se retrouve tout de suite après. On va s'écouter les Das Pouk avec 809 Révolution. Et toujours le 3615 Code Fun Radio, rubrique direct.
''[Musique des Daft Punk]''
'''Gérard''' : Et on récupère Banane. Gargamel. Stéphanie. Cosette.
'''Phildar''' : Elle est virée, j'en prends une autre.
'''Gérard''' : Ok.
'''Banane''' : Il y a la Belgique qui sonne.
'''Gérard''' : Et Véronique.
'''Véronique''' : Salut, mon amour.
'''Gargamel''' : Tu veux pas avoir un Américain pour savoir ce qu'il pense de la Saint-Valentin ?
'''Gérard''' : Non, non, on va... J'ai pas l'intention de... de faire des débats de merde comme la semaine dernière. Donc, je voudrais que ça se fasse...
'''Gargamel''' : Non, c'était pas de la merde.
'''Gérard''' : Non, mais la semaine dernière, c'était le vrai bordel. Donc, cette semaine, je voudrais que les deux débats, au moins, pour une fois, dans l'année, je voudrais qu'au moins... que les deux débats se passent comme tout le monde le souhaite. Parce que si ça se passe mal, il n'y aura plus de débat.
'''Gargamel''' : On peut rigoler quand même de temps en temps.
'''Gérard''' : Oui, mais d'accord. Mais il y a rigoler et rigoler. Moi, je voudrais qu'une fois, au moins une fois par semaine, qu'on fasse des débats un peu, qu'on puisse réagir tous, mais au moins qu'il n'y aye pas d'insultes. C'est tout ce que je demande.
''[ovation du studio]''.
'''Banane''' : Alors faites-vous l'amour le jour de la Saint-Valentin.
'''Phildar''' : Et on accueille Cruella.
'''Gérard''' : Bon, réveille-toi, parce que si ça commence à dormir, ça ne va pas aller vite.
'''Véronique''' : Je suis réveillée.
'''Gargamel''' : Écoute, je crois que c'est... Oui, c'est sûr, je vais faire l'amour, mais surtout, je pense que j'ai déjà demandé si elle veut bien se faire sodomiser. Je n'ai jamais essayé. Je trouve que justement, la Saint-Valentin, ça pourrait être l'occasion de demander.
'''Gérard''' : Oui, mais moi, je vais te poser une question, Benjamin, comme c'est toi qui viens de parler.
'''Gargamel''' : Ah non, c'est Gargamel.
'''Gérard''' : Donc, est-ce que tu crois que le jour de la Saint-Valentin, c'est comme ça que tu donnes une preuve d'amour à ta comine en lui faisant mal par derrière ?
'''Gargamel''' : Sérieusement, tu peux lui exposer tes fantasmes le jour de la Saint-Valentin, quoi.
'''Gérard''' : Oui, mais d'accord, mais si elle n'est pas d'accord ?
'''Gargamel''' : Eh bien, j'insiste pas. Mais dans la bouche.
'''Gérard''' : Eh bien, si elle ne veut pas ?
'''Gargamel''' : Ah, dis donc, je ne sors pas avec des nonnes, hein.
'''Gérard''' : Ah, ben oui, mais attends, dans ce cas-là, si elle te refuse la sodomie...
'''Gargamel''' : Ça, je suis d'accord, c'est normal, mais la bouche, quand même, merde.
'''Gérard''' : Eh bien, si elle ne veut pas, si elle n'aime pas, tu ne vas pas la forcer ?
'''Gargamel''' : Ben non, je ne vais pas la forcer, mais... c'est triste quoi.
'''Gérard''' : Dans ce cas-là, tu vas la quitter parce qu'elle ne veut pas...
'''Gargamel''' : Ah non, je n'ai pas dit ça. Ben, je me taperai une main droite, quoi.
'''Gérard''' : Comme tu veux. Donc, Benjamin, pour toi ?
'''Banane''' : La question, c'est faites-vous l'amour le jour de la Saint-Valentin. La septième, c'est avez-vous connu l'amour le jour de la Saint-Valentin. La huitième, a-t-on...
'''Phildar''' : Je l'ai coupé.
'''Gargamel ''' : C'est pas lui qui t'a envoyé le débat ?
''Benjamin''' : Ouais, donc, ben écoute, ouais, c'est symbolique. Autant faire... Est-ce que tu peux parler moins fort, Gérard ? Parce que je sors du resto, là, et ça me fait mal à la tête.
''Gérard ''' : Oh, mais attends, ben...
'''Benjamin''' : Attends, laisse-moi finir. Et ouais, ouais, je fais ça aussi le jour de la Saint-Valentin, ouais.
'''Stéphanie''' : Eh ben, moi, l'année dernière, j'ai demandé à mon copain qu'il me sodomise<ref name="explic1"></ref> le jour de la Saint-Valentin.
'''Gargamel''' : Ah, tu vois, tu vois, Gérard ?
'''Gérard''' : Oui, non, mais attends, attends. Gargamel, s'il te plaît, tu...
'''Gargamel''' : Oh, mais c'est pour dire que je suis pas tout seul, quoi.
'''Gérard''' : Oui, mais alors, t'as accepté ?
'''Stéphanie''' : Non, c'est moi qui lui ai demandé de le faire.
'''Gérard''' : Ah, c'est toi ? Ah, donc, nuance. Et il a bien voulu ?
'''Stéphanie''' : Ben oui, attends, tu proposes à un mec de t'e..., il dit pas non, hein.
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, dans ce cas-là, il y a un proverbe qui dit... L'homme propose, la femme dispose.
'''Stéphanie''' : Ben là, c'est moi qui ai proposé.
'''Gargamel''' : T'as encore lu le dictionnaire, Gérard.
'''Gérard''', ''[souriant]'' : Véronique ? Oh, tu te réveilles, s'il te plaît, merci.
'''Véronique''' : C'est quoi, déjà, la question ?
'''Gérard''' : Eh, les oreilles, c'est comme le cul, ça se lave, ma chérie, hein.
'''Gargamel''' : Ah, ben, on en revient au cul, encore, tiens.
'''Véronique''' : Non, mais y a pas de problème, mon amour.
'''Gérard''' : Faites-vous l'amour le jour de la Saint-Valentin ?
'''Véronique''' : Euh, non. Pas le jour de la Saint-Valentin, parce que moi, je fais ça tous les jours.
'''Gargamel''' : Il paraît que c'est très bon pour la santé.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais il paraît qu'à la fin, ça rend les c... molles, hein.
'''Gargamel''' : C'est n'importe quoi.
'''Gérard''' : Quoi, c'est n'importe quoi ? Mais attends, tu vas b... tous les jours pendant 24 heures, et après, tu vas pas avoir les c... molles.
'''Gargamel''' : D'accord, Gérard, mais 1 fois par jour, pas 24 heures.
'''Gérard''' : Y en a qui veulent ça toute une journée, hein, je suis désolé. Donc, Cruella, pour toi ?
'''Cruella''', ''[ton exagélément sexy]'' : Moi, je suis pucelle.
'''Gérard''' : Non, mais alors, Cruella. Tu vas parler bien fort devant ton combiné, parce que sinon...
'''Stéphanie''' : Mais c'est parce qu'elle est sensuelle.
'''Gérard''' : Non, mais attends, moi, des voix comme ça, ça me prend la tête quand on pose des questions et qu'elles répondent pas.
''[Elle recommence, tentant de draguer Gérard, devant le studio épaté]''.
'''Curella''' : Je t'attends, Gégé.
'''Gérard''' : Ah, tu m'attends ? Ouais. Eh ben, je t'attends, je t'attends, ben... Ouais, bah, quand t'en auras marre de m'attendre, eh ben, tu verras le jour se lever, hein.
'''Curella''' : Ouais, je serai comme Pénélope.
'''Gérard''' : Voilà. Ok, merci. Donc, on va passer à la prochaine question.
'''Phildar''' : Avant, Gérard, j'aimerais qu'on accueille les nouveaux, parce que j'en ai viré, comme d'habitude. Alors, on accueille Pomme et Poirot.
'''Gérard''' : Pomme, Poirot. Ah, ben, c'est pas mal. C'est bizarre, ce soir, on va dans les fruits. Donc, avez-vous connu l'amour le jour de la Saint-Valentin ?
'''Poirot''' : Par devant ou par derrière ?
'''Gérard''' : Ben, avez-vous connu l'amour ?
'''Benjamin''' : Ouais, c'est Benjamin. Avec ma grand-mère, ouais.
'''Véronique''' : Euh, non, pas du tout.
'''Gérar''' : Pourquoi ?
'''Véronique''' : Ben, parce que j'ai pas connu l'amour.
'''Gérard''' : Non, mais répondez tous en même temps... ''[Tout le monde parle en même temps, il faudra l'aide de Phildar pour ramener de l'ordre]''. Je vous ai pas dit de faire le bordel.
'''Benjamin''' : Ben, on a répondu.
'''Gargamel''' : On a répondu tous en même temps.
'''Benjamin''' : Tu sais, Gérard, tu fais de la radio, fais attention à ce que tu dis, parce que c'est...
'''Gargamel''' : Chaque parole, chaque parole, c'est hyper chaud.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais... Non, mais il y a certains trucs qu'il faut quand même respecter quand je dis répondez tous en même temps, c'est-à-dire réagissez, mais sans foutre la merde. OK. Hein ? C'est pas en mettant le bordel que tout le monde comprendra. Curella ?
'''Cruella''' : Ouais, je l'ai connu.
'''Gérard''' : Bon, mais attends, eh Cruella ! Tu vas te réveiller, parce que tout à l'heure, tu vas gerber, toi.
'''Gargamel''' : Mais Cruella, Cruella, c'est toi qui es pucelle ? Est-ce que tu serais prête à donner ta virginité le jour de la Saint-Valentin ? À Gérard, bien sûr.
'''Curella''' : Ouais, ouais, tout à fait, ouais.
'''Stéphanie''' : Et quelqu'un d'autre ?
'''Curella''' : Non, non, rien qu'à Gérard.
'''Gérard''' : Vosgica ?
'''Vosgica''' : J'ai pas très bien entendu la question, désolé. Je suis arrivé en cours de route.
'''Gérard''' : Avez-vous connu l'amour le jour de la Saint-Malentin ?
'''Vosgica''' : Non, bon, voilà.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Vosgica''' : Tu vas pas me gonfler, parce que... ''[il explose de rire]''.
'''Gérard''' : Bon, alors je vais pas te gonfler, toi non plus. Allez hop, tu vires. Comme ça, je vais pas te gonfler, tu vas te dégonfler. Bonne nuit. Bonne nuit, Vosgica.
'''Phildar''' : Je l'ai viré, on accueille Lapère aussi.
'''Gérard''' : Donc, Benjamin, pour toi.
'''Benjamin''' : Je t'ai dit avec ma grand-mère, mais tu m'as zappé. Elle m'a expliqué un peu, à ce moment-là, tout ce qui se passait dans l'amour. Et après, bon, j'ai connu d'autres femmes, quoi.
'''Gargamel''' : Ouais, ben, moi, non. Enfin, moi, un jour, je me suis fait draguer par un garçon, mais c'est tout. C'est dans une boîte, mais... Non, non, c'est pas dans les chiottes.
'''Gérard''' : Alors, Gargamel, bonne nuit.
'''Gargamel''' : Arrête, mais qu'est-ce que je t'ai fait ?
'''Gérard''' : Ça t'apprendra, bonne nuit. Bonne nuit.
'''Phildar''' : Et on accueille Formica à la place de Vosgica.
'''Formica''' : Ouais, ouais, ouais, salut, je suis là, je viens d'arriver. Désolé, je m'étais un petit peu endormi.
'''Gérard''' : Ouais, ben, tu vas te réveiller, parce que sinon, tu vas être endormi.
'''Curella''' : Gérard ? Est-ce que tu t'es déjà fait draguer par des mecs ?
'''Gérard''' : C'est qui ? Ah, c'est Cruella qui pose la question. Non, pas du tout, tu vois. Jamais. Non.
'''Stéphanie''' : Est-ce que tu as déjà visité une prison turque ?
'''Benjamin''' : Est-ce que tu aimes les physiques gladiateur ?
'''Curella''' : Gérard, ça t'intéresserait d'être dragué par un mec ?
'''Formica''' : Gérard ? Gérard, je ne sais pas si tu es d'accord avec moi, mais Véronica, elle n'est pas drôle du tout.
'''Gargamel''' : En plus, elle est chiante. Non, mais attends. Tu n'es pas d'accord ? Non, mais franchement, honnêtement.
'''Gérard''' : Bon, et Benjamin, si tu n'es pas content...
'''Benjamin''' : Non, j'ai une question à te poser, moi. Est-ce que tu aimes quand un chien, il s'agrippe à ton mollet, il fait des mouvements de haut en bas ?
'''Gérard''' : Benjamin ?
'''Formica''' : Allez, hop, tu me le dégages, le Benjamin.
'''Gérard''' : Oui, voilà. Bonne nuit, Benjamin.
'''Phildar''' : Donc, on accueille Azraël.
'''Azraël''' : Tu as un peu viré méchamment, quand même.
'''Lapère''' : Moi, j'aimerais bien faire un bébé le jour de la Saint-Valentin, Gégé.
'''Véronique''' : C'est quoi la question ?
'''Gérard''' : Allez, bonne nuit. ''[Entre rire et à mi-voix]'' : Elle est bouchée celle-là ou quoi ?
'''Formica''' : Elle est trop conne, mais vire-la moi celle-là.
'''Cruella''' : Tu te calmes.
'''Formica''' : C'est pas drôle Véronique, c'est pas marrant ce que tu fais.
'''Cruella''' : Et toi tu crois que t'es drôle ?
'''Gérard''' : Tu restes poli, d'accord ? C'est pas toi qui commandes, le lascar qui dit que c'est une conne, d'accord ? Parce qu'avec une conne comme elle, on s'amuse avec une conne comme toi, on fait chier.
'''Phildar''' : Bon, là je vais accueillir deux nouveaux candidats au superbe jeu de Gérard. Mais après, on répond aux questions. Alors, Poisson Lune à la place de Benjamin et Patricia, pardon, à la place de Véronique.
'''Gérard''' : Donc, alors, attendez-vous un bébé le jour de la Saint-Valentin ? Ou faites-vous un bébé le jour de la Saint-Valentin ? Azrael, tu peux répondre ?
'''Azraël''' : Oui. Donc, écoute, je pense que c'est quand même ce qu'il y a de plus beau, quoi. Faire un bébé à sa copine le jour de la Saint-Valentin, c'est magique, quoi. Tu ne penses pas ? Ça fait un petit Capricorne, après.
'''Cruella''' : Ah non, non, ça ne veut rien dire.
'''Azraël''' : Tu te rends compte ? Tu dis à ton enfant que tu l'as fait le jour de la Saint-Valentin, quoi.
'''Cruella''' : C'est con.
'''Azraël''' : Oui, mais toi, tu es une paysanne. Ce n'est pas possible.
'''Cruella''' : Ils n'arrêtent pas de me traiter de pouf. et de conne. Alors réagis, quand même.
'''Azraël''' : C'est vrai qu'il y a beaucoup d'insultes entre auditeurs ce soir.
'''Gérard''' : Je vais vous prévenir d'une chose, soit que vous arrêtez de vous insulter ensemb, ou soit que je vous vire tous, on met un disque et je reprends du monde.
'''Max''' : Non on arrête de virer les gens toutes les deux secondes, tu vires les gens toutes les deux secondes.
'''Formica''' : Tu peux passer à ta prochaine question, s'il te plaît ? Parce que je pense qu'on s'embrouille un peu dans le débat et que ça part mal.
'''Gérard''' : Alors Formica, si ça te plaît pas...
'''Max''' : Il est d'accord avec toi !
'''Formica''' : Je dis ça pour ton bien et le bien de tes auditeurs.
'''Gérard''' : Oui, mais dans ces cas-là, c'est moi qui pose les questions, c'est tout. Faites-vous un bébé le jour de la Saint-Valentin, c'est tout. Ce n'est pas toi qui commandes.
''[Arnet et Goldo se font alors passer pour Gargamel, puis Azraël, disant à Gérard qu'ils l'emmerdent.
'''Manu''' : Gérard, reprends ton débat avec la question et tout le monde va répondre un par un parce que là, c'est le bordel.
'''Gérard''' : Faites-vous un bébé le jour de la Saint-Valentin. Formica ? Formica ?
'''Formica''' : Ouais, donc la question, je ne suis pas tout à fait d'accord avec.
'''Gérard''' : D'accord. Poisson lune ?
'''Poisson Lune''' : Je vais te dire ouais.
'''Gérard''' : D'accord. Comme ça, tu réponds vachement vite, toi.
'''Poisson Lune''' : Je voulais être concis, c'est pour ça. Je voulais être concis dans cette réponse.
'''Cruella''' : Je passe.
'''Gérard''' : Tu passes, c'est bien. Qui c'est qui nous reste encore ?
'''Lapère''' : Ouais, moi, j'attends un petit bébé labrador pour la Saint-Valentin. On s'est cassé le cul à le faire et tout. Il a fallu gérer. Enfin, tu vois le genre.
'''Patricia''' : Non, je n'ai pas encore de bébé, mais j'aimerais bien en avoir un de toi, par contre.
'''Cruella''' : Ouai ben au secours...
'''Gérard''' : Pourquoi au secours ?
'''Azraël''' : Ben, parce qu'Alien 4, c'est déjà sorti.
'''Stéphanie''' : Non, moi je n'ai pas répondu.
'''Gérard''' : Ouais, ben, je t'écoute.
'''Stéphanie''' : Ben, non.
'''Gérard''' : Et pourquoi non ?
'''Stéphanie''' : Ben, parce que... Ça ne se calcule pas, c'est tout. Parce que... Il faut que le cycle ovulatoir tombe... voilà... faut attendre et tout... En plus, ça tombe une fois par an. Il suffit que cette semaine-là, j'aie mes trucs, eh ben, il faut que j'attende l'année d'après. Donc, je n'ai pas à me casser le cul à calculer 14 février, 25 juin. J'en ai rien à foutre. Ça sera quand mon cycle ovulatoire me le permettra. C'est tout.
'''Gérard''' : Ben, moi, je peux te dire une chose. Si la nana a un bébé le jour de la Saint-Valentin, si elle veut le porter 9 mois, elle le porte 9 mois. Sinon, ben... C'est pas la peine.
'''Phildar''' : Et si elle veut le porter 12 mois ?
'''Manu''' : Et si elle veut le porter en 5 ans ?
'''Azraël''' : D'ailleurs, je trouve ça dégueulasse. Elles ne sont jamais libres de faire ce qu'elles veulent.
'''Gérard''' : Non, non, mais attends. Azrael, c'est... Je vais te dire une chose. Si elle veut... C'est elle qui décide...
'''Azraël''' : Ouais, mais Phildar a raison, pourquoi pas 12 mois ?
'''Gérard ''' : Mais non, c'est 9 mois. C'est 9 mois. C'est pas 12 mois. J'ai jamais vu quelqu'un qui porte un bébé 12 mois.
'''Azraël''' : Ben, tout ça, c'est ce que je te dis. C'est comme la Saint-Valentin. C'est comme le 1er avril. Tout ça, c'est commercial, quoi.
'''Poisson Lune''' : T'as jamais vu quelqu'un qui porte un bébé 12 mois ? Vas en Hongrie, tu verras.
'''Curella''' : Je voulais savoir combien tu voudrais le bébé, toi.
'''Gérard''' : Moi, j'en veux 9.
'''Manu''' : 9 petits Gérard, t'imagines le tableau.
'''Gérard''' : 9 babouins.
'''Phildar''' : Ah, ben oui, c'est le cas de le dire.
'''Gérard''' : Avez-vous reçu des CDs pour la Saint-Valentin ?
'''Stéphanie''' : Moi, mes CDs, je me les achète toute seule.
'''Gérard''' : Et pourquoi ? ''[Max en écho]'' Merci, Manu.
'''Stéphanie''' : Oui, parce qu'à chaque fois qu'on m'offre un truc, ça me plaît pas. Donc là, je suis sûre que ça me plaît.
'''Patricia''' : Non, moi, on m'offre les CD, moi.
'''Gérard''' : Et si on te demande d'en offrir un à quelqu'un, tu serais prête à le faire ?
'''Patricia''' : Non, pas du tout, parce que je suis radine, donc...
'''Gérard''' : Ah, d'accord. ''[Max en écho]''. Et toi, Stéphanie, si quelqu'un t'offre un CD ? Donc, tu le prends ou pas ?
'''Stéphanie''' : Non, je t'ai dit non. Moi, c'est moi qui m'achète mes CD. Bon, je le prends si ça me plaît, évidemment. Je vais pas craché dessus. Mais j'aime pas qu'on me fasse des cadeaux, parce qu'en général, c'est toujours moche, ça me plaît pas. Donc voilà, je préfère en faire.
'''Cruella''' : Moi, je suis pas d'accord. Faut tenir compte du geste.
'''Stpéhanie''' : Non, mais... Je veux dire, c'est pas... C'est pas le cadeau pourri qui compte, quoi. C'est vrai que c'est le geste.
'''Cruella''' : Non, mais attends, je suis désolée. Quelqu'un fait un geste, tu l'acceptes pas, c'est vrai ?
'''Stéphanie''' : Mais non, c'est pas que je l'accepte pas, mais... Un truc POURRI, on t'offre un truc POURRI, t'es contente ?
'''Azraël''' : De toute façon, si ça te plaît pas, tu peux le refiler, après, encore.
'''Gérard''' : Non, non, non, tu vas pas aller chez le magasin, parce que le cadeau, il te plaît pas. ''[Max en écho sur les non]''.
'''Stéphanie''' : Non, moi, je le revends, hein.
'''Poisson-Lune''' : Moi, si on m'offre un CD le jour de Saint-Valentin, je m'en sers pour caler la table de la cuisine.
'''Phildar''' : Formica, il est parti, et justement, à la place de Formica, on accueille Valentin.
'''Stéphanie''' : Bonne fête, Valentin.
'''Valentin''', ''[voix de tête tout du long]'' : Merci à vous aussi.
'''Azraël''' : Ah bah, c'est un trav encore, ça.
'''Valentin''' : Oui.
'''Azraël''' : Gérard, t'es encore fait avoir.
'''Gérard''' : Oh. Eh, ça y est, là, ou quoi ? Eh, il se réveille, lui, là, ou quoi ?
'''Manu et Phildar''' : Ouais, réveille-toi. Oui, c'est vrai, réveille-toi.
'''Valentin''' : Ah, vous parlez de moi, j'imagine.
'''Gérard''' : Non, on parle du pape. ''[écho par Max]''.
'''Valentin''' : Ah. Oui, mais je n'ai pas entendu la question, j'arrive du du standard.
'''Gérard''' : Bon, allez, c'est bon, on va faire... ''[écho]''. Dixième, faites-vous un voyage le jour... ''[écho]''. Manu ! Merde !
'''Manu''', ''[indigné]'' : C'est moi, t'as vu mes mains ? Elles sont sur les boutons ? elles sont en l'air, mes mains. Je fais le son avec mes mains ? Comme par hasard. C'est pas mes mains.
'''Gérard''' : Vous allez vous calmer, parce que le premier débat, il commence à foirer, ça commence à me plaire. Il est quand même 2h10 et il commence déjà à foirer, il reste encore 5 questions.
'''Lapère''' : Eh, Gérard, je vais t'offrir le CD de Ricky Martins dans tes fesses, tu vas voir.
'''Phildar''' : Je l'ai coupé.
'''Gérard''' : Voilà, comme ça, celui-là, tu peux lui dire... Même au revoir tout de suite, à lui. Donc, faites-vous un voyage le jour de la Saint-Valentin ?
'''Azraël''' : Ben, écoute, là, tu viens de me donner une idée, ben ouais, pourquoi pas, tiens.
'''Stéphanie''' : Tu vas l'emmener où ?
'''Azraël''' : Ben... Ah, un truc où on va jamais... Tiens, à Euro Disney, tiens.
'''Stéphanie''' : Ou au Center Park, tiens, parfait.
'''Azraël''' : Au Center Park. Comme ça, il y a des jacuzzis, moi, j'aime bien baiser dans les jacuzzis.
'''Gérard''', ''[absent]'' : D'accord.
'''Azraël''' : Attends, Gérard, tu aimes pas baiser dans les jacuzzis ?
'''Gérard''' : Bon, attends, tu permets qu'on... qu'on voie un peu les gens, ce qu'ils ont à répondre là-dessus ?
'''Phildar''' : Tu peux répondre rapide, est-ce que t'aimes faire ça avec un jacuzzi ?
'''Gérard''' : Non. Je sais même pas ce que c'est. C'est quoi ?
'''Phildar''' : C'est quoi un jacuzzi, Azrel ?
'''Azraël''' : Ben, un jacuzzi, c'est...
'''Stéphanie''' : Un gros bonhomme. On appelle ça les jacous. C'est un sport, au Japon.
'''Azraël''' : Non, sérieusement, c'est une espèce de piscine où il y a des bulles et où l'eau est chaude, mais fais gaffe, Gérard, c'est hyper dangereux de baiser dans une piscine et tu sais pourquoi, Gérard ? Parce que...
''[Bruit de touches de téléphone, puis Gérard 'en plaint mais chaque phrase a un écho de Max, il s'agae]''.
'''Manu''' : Ce que je te propose de faire, c'est tu poses ta question, on met un disque et on revient après.
'''Gérard''' : Donc, faites-vous un voyage pour la Saint-Valentin et on se retrouve juste après. ''[écho sur la dernière partie de la phrase]''.
'''Manu''' : Les numéros de téléphone, quand même.
'''Gérard''' : 0800 70 5000 et 0803 08 5000 et 3615 code funradio rubrique Direct. ''[tout est avec l'écho de Max sacadé. La musique se lance]''.
Bon suite et fin du débat sur la Saint Valentin. On récupère Valentin. Poisson Lune. Azraël. Lapère. Cruella. Stéphanie et Patricia. Donc, alors, faites-vous un voyage le jour de la Saint-Valentin. On va demander à Azraël, tiens.
'''Azraël''' : Eh bah, oui. Moi, je vais en faire un. Je pense que je vais aller... Normalement, je devrais aller au Brésil.
'''Gérard''' : Non, mais ça va. J'entends même pas ce que les auditeurs disent. Vous parlez entre vous, là. Non, mais c'est bien, Manu. Bon, euh... Lapère.
'''Lapère''' ''[Joué par Tony]'' : Donc, moi, je pars pas en voyage. J'ai pas de thunes.
'''Valentin''' : Ouais, mais si t'en avais, t'irais où ?
'''Lapère''' : Si j'en avais, j'irais... La banlieue proche. Suresnes. L'auberge de jeunesse, Suresnes. Cité Carnot.
'''Gérard''' : Donne ton nom, toi. Donne ton nom !
'''Lapère''' : Arnet !
'''Arnet''', ''[au fond de la pièce, loin du téléphone]'' : Non c'est Tony !
'''Azraël''' : Comment tu veux qu'il te le donne par téléphone ?
'''Valentin''', ''[désormais la voix normale]'' : Je voulais quand même répondre. Si je devais partir quelque part pour l'été, je partirais pas tout seul. Je partirais accompagné et je prendrais peut-être le train ou le bateau.
''[Gérard n'éoute plus, il regarde son équipe, perdu, et elle attend. La confusion s'installe, Max participant à cette situation par des bonsoirs sonores et anonymes. Gérard s'énerve de plus en plus]''.
'''Gérard''' : Y en a qui s'amuse à passer sur tout le monde, ça va pas commencer ! ''[Bruit de touches de téléphone]''. Bon, Patricia, t'arrêtes, s'il te plaît, merci.
'''Patricia''' : Ah non, mais je t'assure, c'est pas moi.
'''Valentin''' : Réveilels toi Patricia.
'''Gérard''' : Attends, toi, tu t'écrases, s'il te plaît.
'''Valentin''' : Valentin il te disait... ''[il réprime un fou rire]''. que si on était à deux, on irait bien plus loin que tout seul. C'est ça, l'avantage de la Saint-Valentin. C'est pour ça que c'est une fête. C'est l'amour qui est représenté.
'''Poisson Lune''' : Bah, écoute, moi, j'aimerais partir sur l'île de Pâques, avec Christelle, avec le Titanic.
'''Valentin''' : Ouais, mais précise ton nom, Valentin.
'''Gérard''' : Je sens que tout à l'heure, les mecs, vous allez saquer, ça va aller vite.
'''Valentin''' : On va tout savoir le jour de la Saint-Valentin. Propose-nous, toi, où tu vas partir avec Sandy.
'''Reego''' : Il est aux toilettes, Azraël. Il revient. Il m'a dit hors antenne qu'il était aux toilettes, Azraël.
'''Gérard''' : Non, mais c'est bon. Les mecs, s'ils font des débats et qu'ils vont aux toilettes entre deux, c'est pas la peine.
'''Phildar''' : Surtout qu'il raccrochen, parce qu'on le rappelle.
'''Gérard''' : Ouais, bah alors, bonne nuit. Hop. Lapère.
'''Valentin''' : Oui, mon chéri.
'''Gérard''' : Ouai, bah, tu te réveilles, s'il te plaît. Je suis pas ton chéri, parce que tout à l'heure, tu vas dégager. ''[lancement d'une musique, à très faible volume, pendant 2 secondes]''. Tu m'éteins, ta saloperie de radio derrière.
'''Lapère''' : Ouais, éteins, s'il te plaît, Goldorak.
'''Gérard''' : Allez, hop. C'est bon. Philippe. Tu me vires Lapère.
'''Valentin''', ''[sur fond de larsen]'' : En fait, je crois que la Saint-Valentin, c'est le jour où on peut rêver de l'amour.
'''Cruella''' : Moi, je dis, il y a deux trucs, quoi. Premièrement, une croisière à bord du Titanic. Et deuxièmement, dans le désert australien avec...
L'étoilé. Tu ferais une croisière avec moi à bord du Titanic ?
'''Gérard''' : Non. Stéphanie.
'''Poisson Lune''' : Ah, Stéphanie !
'''Gérard''' : Ah, mais ça y est, Valentin, ou Poisson Lune, vous vous calmez !
'''Poisson Lune''' : C'est Poisson Lune, j'adore Stéphanie.
'''Gérard''' : Ouais, ben, tu te calmes, sinon tu vas dégager, toi, maintenant.
'''Valentin''' : Mais reste cool, Gérard.
'''Poisson Lune''' : Gérard, c'est Poisson Lune, j'ai fait deux ans de karaté, fais gaffe.
'''Gérard''' :Tout à l'heure, Poisson Lune, tu vas dégager, tu vas faire du karaté dans ta flotte. Oh là là ! Deux heures et demie, vous commencez à foutre le bordel à la dixième question, c'est pas bon, hein. Le débat, il n'est pas fini.
'''Valentin''' :C'est pas vrai, c'est pas les auditeurs qui foutent le bordel. Attention, là, tu vas un peu loin dans ce que tu dis. C'est toi qui t'énerves sans arrêt, depuis tout à l'heure, j'essaie de répondre, tu m'entends même pas.
'''Gérard''', ''[par-dessus la deuxième phrade de Valentin]'' : Non, mais c'est vous. Ouais, ben, dans ce cas-là, vous vous calmez, vous me laissez. C'est bizarre. Bon, ça y est, toi, tu te calmes. Donc, Stéphanie.
'''Stéphanie''' :Ben, moi, en fait, j'ai fait pleins de voyages, ouais. Pour l'instant, je suis seule, donc le voyage toute seule, ça me fout les boules, quoi.
'''Gérard''' :Attendez, il y a une question Minitel avant de passer à Patricia.
'''Manu''' : C'est une petite devinette. C'est, en athlétisme, quelle est la distance préférée de Gégé ? Le Sandy mètres haie.
'''Gérard''' :Non, l'autre, complètement con. Patricia.
'''Phildar''' :Attends, avant, j'aimerais qu'on accueille quand même des nouveaux. Il y a Perfouras. Et on retrouve Azrael qui est revenu des toilettes.
'''Valentin''' : Eh, Azrael, je peux te poser une question personnelle ? Tu te torches de la main droite ou de la gauche ?
'''Perfouras''' :Avec la langue du Perforas.
'''Poisson Lune''' : Eh, Perforas. Est-ce que t'as eu une relation sexuelle avec Passepartout ?
'''Phildar''' :On continue le débat, s'il vous plaît. Le débat, Gérard, est à la onzième question. Allez. Avec une autre question.
'''Valentin''' : Gérard, tu te torches de quelle main ?
'''Goldo''' : Gégé, c'est Passepartout, je suis avec le Perforas et on se demandait si les nains pouvaient fêter la Saint-Valentin.
'''Phildar''' :C'est une bonne question, mais on y reviendra à la fin du débat. Vas-y, Gérard, continue.
'''Gérard''' :Patricia, pour toi ?
'''Patricia''' : Ben non, je peux pas voyager parce que c'est pareil, c'est le manque d'argent.
'''Cruella''' : Gégé ? Moi, j'ai une question à te poser, s'il te plaît. Je voulais savoir quel pays t'as visité, toi ? À part la France, bien sûr.
'''Gérard''' : Ben t'as qu'à écouter quand Max annonce des soirées que je vais avec lui.
'''Cruella''' :Non, mais dans quel pays ?
'''Stéphanie''' :Il a été en Belgique. En Allemagne.
'''Valentin''' : T'as déjà vu la mer, en gros ?
'''Valentin''' : Mais franchement, t'es sourd ou quoi ? On te pose des questions, tu réponds pas, t'es dans le vent, tu dors ! Connard !
'''Gérard''' :Je viens de vous dire l'Allemagne, OK ? Quoi ? Qu'est-ce que t'as ? T'es pas content ? Dégage. Allez, hop.
'''Valentin''' :Et donc, réponds à ma question, t'as déjà vu la mer ?
'''Gérard''' : Et qui t'es qui, toi ? Tu donnes ton nom, tu dégages tout de suite. Alors, Valentin, comme tu m'as traité de connard...
'''Phildar''' : Non, c'est pas lui qui t'a traité de connard. Je sais pas, je vais chercher, mais réponds.
'''Valentin''' : C'est beau de courir sur un bateau et de voir les vagues frotter contre la coque et de mettre des buts à ma meuf.
'''Gérard''' : Alors, t'es qui, toi ?
'''Valentin''' :Rien que l'horizon... C'est Valentin qui explique son amour de la Saint-Valentin.
'''Gérard''' :Non, mais c'est bon, dans ces cas-là, je pose quand même mes questions, d'accord ?
'''Valentin''' : Ouais, c'est bon, la Saint-Valentin.
'''Gérard''' : Non, c'est pas bon, parce qu'il y a 15 questions et... C'est moi qui commande, d'accord ? Et le deuxième, il y en a 15 aussi. Alors, que représente la Saint-Valentin pour un mec ? Patricia ?
'''Poisson Lune''' : Mais Patricia c'est pas un mec !
'''Patricia''' : Non, non, je vous assure, je suis une fille, hein. Bah... Que représente l'amour pour un garçon, c'est ça ?
'''Gérard''' : Que représente la Saint-Valentin pour un mec ?
'''Patricia''' : Bah... Cool s'il est amoureux.
'''Stéphanie''' : Pour moi, c'est les sous-vêtements, c'est... Et puis, tout ce qui s'ensuit, quoi. C'est pas le romantisme.
'''Gérard''' : Alors, Cruella ? Non, mais qui c'est qui s'amuse à mettre de la musique, là ? C'est qui ?
'''Phildar''' : Je sais pas, je vais gérer. Continue, Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, mais là, moi, je continue pas avec de la musique en parlant aux auditeurs.
'''Manu''' : Mais c'est pas grave. Elle est toute douce, vas-y continue.
'''Cruella''' : Donc, je réponds. Bah, je crois que pour les mecs, c'est une occasion pour offrir aux nanas des dessous sexys.
'''Azraël''' : Bah, écoute, moi, je pense que c'est l'occasion de faire une bonne chose, quoi. Voilà.
'''Gérard''' : Perfouras ? Oh ! Allô, oui ? Tu te réveilles ?
'''Azraël''' : Le sablier tourne.
'''Stéphanie''' : Et il est vieux, hein.
'''Gérard''' : Bon, allez, tu me le dégages, lui. Allez, hop, il a pas compris. Non, non, mais c'est bon, c'est bon, c'est bon, allez, hop. Bonne nuit pour lui. ''[Phildar rit aux éclats en écoutant Perfouras dire n'importe quoi : t'as vu comme j'ai les mains enflées, je vais prendre Sandy dans le bureau]''. Terminé, moi, je fais conclusion.
'''Phildar''' : Je le vire, je le vire !
'''Manu''' : Non, pas conclusion, Gérard.
'''Gérard''' : Eh, ça commence à bien faire, Phildar, hein. Bon, euh... Tu le casses. Comme ça, il va se désenfler les mains dans les chiottes, lui. Poisson lune ?
'''Poisson Lune''' : Là, trop fort. 19, Gérard. Écoute, moi, non, pour moi, c'est une fête commerciale. Je préfère un bon bain dans l'océan Atlantique.
'''Gérard''' : D'accord. Et toi, Valentin ? Valentin ! Valentin, une fois. Tu te réveilles ?
'''Valentin''' : Oui. Ah, mais je comprends, maintenant...
'''Cruella''' : Putain, t'es lourd, hein.
'''Gérard''' : Bon, allez, Valentin, tu me le dégages, aussi. Donc, peut-on divorcer le jour de la Saint-Valentin ?
'''Cruella''' : Gégé, t'as pas répondu, toi, à la question précédente.
'''Stéphanie''' : C'est un peu tabou, comme question.
'''Azraël''' : Là, tu casses l'ambiance, quand même.
'''Gérard''' : Non, bah, peut-être, mais... Quand vous arrêterez de dire... de jouer au con, bah, moi aussi.
'''Poisson Lune''' : Gérard, c'est Poisson lune. Alors, moi, j'ai fait des études de droit, et on n'a pas le droit de divorcer le jour de la Saint-Valentin. C'est un décret de 1892.
'''Gérard''' : Oui, mais pourquoi ?
'''Poisson Lune''' : Bah, pourquoi ? Parce que, justement, ça serait une attaque, si tu veux, au symbole... Au symbole premier du mariage, quoi.
'''Cruella''' : Non, non, je suis pas d'accord.
'''Gérard''' : Attends Stéphanie, s'il te plaît !
'''Azraël''' : Ça, c'est seulement si t'es hétérosexuel, attention.
'''Gérard''' : Bon, OK. Azraël ?
'''Azraël''' : Bah, écoute, non, je pense quand même que ce serait triste, quoi. C'est dommage, quoi.
'''Cruella''' : Bah, écoute, d'après le code pénal, l'article 212.23... Code civil. C'est pas possible. Parce que ça provoque un traumatisme crânien.
'''Gérard''' : Ah, ouais, ça provoque ça. Ça provoque un traumatisme crânien...
'''Cruella''' : Et un choc émotionnel. Bah, c'est la loi, il faut respecter la loi, hein.
'''Stéphanie''' : Non, non, moi, je suis pas d'accord. Divorcer ce jour-là, non, je suis pas d'accord. Ça, ça représente pas grand-chose, mais c'est quand même le jour des amoureux, et même si t'aimes plus la personne, tu peux pas faire ça, quoi.
'''Cruella ''' : Gégé, qu'est-ce que t'en penses toi ?
'''Gérard''' : Bon mais attends... tu permets Cruella ?
'''Azraël''' : Non, mais c'est vrai que t'as pas beaucoup répondu aux questions.
'''Cruella''' : Non, parce que tu réponds jamais, Gégé.
'''Azraël''' : À aucune question. Aucune question, t'as donné ton avis, aujourd'hui.
'''Cruella''' : Tu fais que poser les questions, comme ça, une, deux, trois, et allons-y.
'''Gérard''' : J'ai répondu, je suis désolé. Je suis désolé, vous avez qu'à vous déboucher les oreilles, c'est comme le cul, ça se lave.
'''Cruella''' : Non, non, Gégé t'as pas répondu, je suis désolé.
'''Gérard''', ''[agressif]'' : Attends, Cruella, déjà, tu vas pas commencer à mêler ton grain de sel.
'''Cruella''' : Non, mais Gérard, pas mon grain de sel, mon grain de poivre.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, toi, tu vas pas commencer, parce que déjà, la semaine dernière, tu m'as cassé les burnes, comme ça, tout le long des débats. Alors, tu vas pas recommencer, cette semaine. Je te le dis tout de suite.
'''Cruella''' : Je suis une nouvelle...
'''Gérard''' : Je suis une brêle ? Alors si je suis une brêle, tu dégages.
'''Phildar''' : Non, je suis une nouvelle, elle a dit.
'''Gérard''' : Ouai ! C'est une nouvelle, comme par hasard, c'est une nouvelle aussi.
'''Cruella''' : Je suis une nouvelle, je viens d'appeler.
'''Phildar''' : Bon, c'est pas grave, c'est pas grave, Gérard répond à la question, alors.
'''Gérard''' : Donc, Patricia, pour toi. Patricia !
''[Une voix de femme dit : Je t'emmerde. Gérard bondit et hurle]''. Attends, tu m'emmerdes ? Alors, là, attends. Là, Cruella, tu dégages, moi, je t'encule.
'''Cruella''', ''[choquée, hurle aussi]'' : C'est pas moi qui a parlé, mais t'es malade ou quoi ?
'''Phildar''' : Non, non, Gérard, c'est Patricia qui a dit ça.
'''Azraël''' : C'est le tribunal, là.
'''Cruella''', ''[histérique]'' : Non, c'est pas moi qui ai dit ça. Attends, Gégé, là, il faut que tu m'expliques. À chaque fois que je dis un truc, t'arrêtes pas de me faire chier, quoi. T'arrêtes pas de m'envoyer. C'est pas moi qui a parlé, là.
'''Gérard''' : Non, c'est qui, alors qui vient de dire qu'on m'emmerde ?
'''Cruella''' : Alors, voilà, quelqu'un t'a dit je t'emmerde, donc la seule personne à qui tu penses, c'est moi.
'''Gérard''' : On va remettre la DAT. On met la DAT, on va le savoir !
'''Cruella''' : Alors, remettons-la, vas-y.
'''Gérard''' : Non, non, mais là, vous allez tous hors antenne, on va le savoir.
'''Manu''' : Et moi, je suis sûr que c'est pas elle, hein.
'''Cruella''', ''[désespérée]'' : Vas-y, parce qu'à chaque fois que quelqu'un dit un gros mot, tu dis toujours... que c'est Cruella.
''[L'enregistrement défile sur les secondes précédentes]''.
'''Manu et Phildar''' : Tu vois, c'est pas elle !
'''Cruella''' : Gégé, j'exige des excuses.
'''Gérard''' : Si je veux.
'''Manu''' : Non non, là, je pense que tu peux là, vraiment. Là, t'as eu la preuve.
'''Cruella''' : Parce qu'en fait, si je participe aux débats, c'est parce que je t'aime bien, tu vois. Si tu me casses les c..., moi je m'en vais. Tu comprends maintenant ?
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, si t'es pas contente, tu t'en vas !
'''Manu''' : Une auditrice en moins, bravo !
''[Phildar et Max sont outrés]''.
'''Cruella''', ''[déraille]'' : Je reste pas amie ! Maintenant, je vais pleurer toute la nuit, Gégé ! ''[elle éclate en sanglots réels]''. Là vraiment, t'as ... des trucs... Manu au standard, stp.
'''Azraël''' : Gérard, excuse-toi, Gérard. Gérard, excuse-toi. C'est naze, c'est naze.
'''Phildar''' : Et voilà, elle pleure, maintenant. Je vais la prendre hors antenne.
'''Gérard''' : N'importe quoi.
'''Manu''' : C'est malin, Gérard. Bravo, mais non, mais ouais. C'est à la veille de la Saint-Valentin, Gérard. C'est malin, tu fais pleurer une meuf.
'''Gérard''' : Je m'en fous. Patricia ?
'''Azraël''' : Non, on peut pas continuer si tu t'excuses pas.
'''Manu''' : Non, sérieusement, c'est pas possible.
'''Gérard''', ''[rageur]'' : Vous voulez pas continuer ? Bah, dans ce cas-là, je rentre chez moi. ''[Il range ses feuilles]''. Vous me faites chier ! Tout à l'heure je vous ai prévenu allez hop terminé.
'''Azraël''' : Mais Gérard t'as fait pleurer... t'as fait pleurer une fille !
'''Gérard''' : je rentre chez moi je rentre chez moi c'est tout. Vous me faites chier
'''Manu''', ''[à Max, interrogateur]'' : Il veut pas s'excuser !
'''Max''', ''[sévère]'' : non mais attends tu vas pas partir toutes les 5 minutes oh !
'''Manu''' : Tu l'as fait pleurer Gérard !
'''Gérard''' : J'en ai rien à foutre !
''[Huées de tout le studio]''.
'''Azraël''' : T'étais pas comme ça il y a pas si longtemps que ça, ça c'est depuis que t'es maqué !
'''Reego''' : T'as changé Gérard.
'''Manu''' : Ça nous a pas fait plaisir.
'''Gérard''' : Donc Stéphanie ?
'''Stéphanie''' : Oui donc pour moi... attends c'était quoi parce que là je suis émue, tu l'as fait pleurer, je suis émue...
'''Gérard''' : Peut-on divorcer le jour de la Saint-Valentin ?
'''Stéphanie''' : Non je t'ai dit que non ça me faisait mal au cœur. Même si t'aimes plus le mec ou la fille, c'est trop dégueulasse.
'''Gérard''' : D'accord. Et pour toi Patricia ?
'''Patricia''' : non on peut pas divorcer on peut pas divorcer le jour de la Saint-Valentin mais par contre on peut divorcer le jour de Noël.
'''Gérard''' : Non mais c'est pareil... Attendez il y a une question minitel
'''Manu''' : Ouais, on nous demande quand est-ce que tu feras un débat nylon ?
'''Gérard''' : Un débat sur le nylon ? C'est qui qui pose ça comme question ?
'''Manu''' :c'est Chmouldu. C'est peut-être une bonne idée, il faut étudier.
'''Gérard''' : mais dans ce cas-là qui te donne des questions, tu les marques
'''Azraël''' : Mais tu fais plus ton taf après, tu fais plus ton taf !
'''Gérard''' : non mais après c'est moi qui fais les... qui reprend les questions. Si elles me plaisent pas, je les change.
'''Stéphanie''' : Gérard, et un débat résille ?
'''Gérard''' : Donc moi je peux vous dire une chose, que c'est vrai que pour le jour de la Saint-Valentin, si on divorce, c'est un peu... ça fait mal au coeur à la personne, ça c'est sûr.
'''Poisson Lune''' : Bah ouai, c'est interdit, c'est tout !
'''Gérard''' : Bon donc je vais... je vais quand même... je vais quand même... parce que tout le monde dit ouais je réponds pas aux questions, donc là je viens de vous répondre.
'''Poisson Lune''' : Eh petit bonhomme, c'est pas assez bien répondu hein.
'''Azraël''' : Mais non mais t'as pas... je trouve que t'as pas trop expliqué quoi. Explique un peu...
'''Gérard''' : Mais attends, est-ce que tu peux divorcer le jour de la Saint-Valentin ? Non, tu peux pas, parce que si tu te maries, tu vas pas divorcer.
'''Poisson Lune''' : Ouais, c'est vraie, remarque.
'''Azraël''' :Ouais, tu peux me rappeler ta moyenne de mathématiques, Gérard ?
'''Gérard''' :Moyenne de mathématiques ? ''[bruit de clavier de téléphone]''. Merci, merci celui qui joue avec le téléphone. Donc, que représente la Saint-Valentin pour un mec ? Bon bah, s'il est tout seul, c'est vrai qu'il se retrouvera tout seul dans un coin, il sera... ça sera malheureux pour lui.
'''Azraël''' : Et d'ailleurs, t'en as pas parlé, t'en as pas parlé des mecs qui se retrouvent tout seuls le jour de la Saint-Valentin.
'''Gérard''' : Mais que représente la Saint-Valentin pour un mec qui est tout seul ?
'''Azraël''' : C'est quelque chose de terrible, c'est quelque chose de terrible. Tu sais qu'il y a des suicides ?
'''Gérard''' : Ouais, d'accord, ok. Non, mais je continue de faire mon tour...
'''Phildar''' : Excuse-moi. On accueille de nouveau (parce que tu les as virés) : donc il y a Gérard, il s'appelle Gérard, et Passe-Partout. Bonsoir !
'''Azraël''' : Gérard, juste une question : comment on va reconnaître, enfin, toi et l'aute Gérard, l'auditeur ?
'''Gérard''' :Bah non, bah de toute manière tu peux savoir. Tu connais la voix maintenant. On va demander... donc on va demander au Gérard qui vient d'arriver.
'''Gérard''' : Je t'écoute oui, bon ben...
'''Gérard''' :Je crois que tout le monde va confondre entre moi et puis lui. On va l'appeler...
'''Gérard''' : Alors, qu'est-ce que tu voulais me demander ? J'ai pas saisi, là.
'''Gérard''' : Non, là je pense que on va pas pouvoir continuer comme ça avec toi.
'''Stéphanie''' : Gérard ?
'''Gérard''' : Quoi ?
'''Stéphanie''' : Non, pas toi, l'autre. Donc, Gérard, disras, toi, que représente la Saint-Valentin pour toi, un mec ?
'''Azraël ''' : Juste Gérard, je peux te poser une question ?
'''Gérard''' : Oui.
'''Azraël''' : Non, non pas toi, l'auditeur.... Comment s'appelle ta copine ?
'''Gérard''' : Je peux pas le dire à l'antenne !
'''Gérard''' : Non, mais celui-là, c'est pas la peine.
'''Gérard''' : Quand tu la verras, tu comprendras.
'''Stéphanie''' : Bon bah, on dit qu'elle s'appelle Antoinette ?
'''Gérard''' : Ouais, au Footix !
'''Gérard''' : Donc je continue de répondre, quand même sur les douze premières questions. Donc : faites-vous un voyage pour le jour de la Saint-Valentin ? Moi, pour l'instant, jusqu'à maintenant, j'ai pas encore eu l'occasion de voyager le jour de la Saint-Valentin.
'''Stéphanie''' : Même quand t'étais à l'armée ?
'''Poisson Lune''' : Avec ton sergent.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ? C'est-à-dire... c'est-à-dire, ce que ça veut dire.
'''Gérard''' : Si tu pouvais partir, tu partirais où ?
'''Gérard''' : Bon, c'est bon ! C'est qui qui pose cette question ? Non, mais vous allez être gentils, vous allez donner vos noms quand...
'''Phildar''' : C'est Gérard, c'est Gérard !
'''Gérard''' : Donc, vas-y alors, tu disais ? ''[silence]''. Bon bah ok, bon. Avez-vous déjà reçu des CD pour la Saint-Valentin ? Moi, jusqu'à maintenant, j'en ai pas encore. À part une montre, là, qu'on vient de m'offrir tout à l'heure, en direct vous l'avez bien... vous l'avez bien vue.
'''Stéphanie''' : Mais c'est pas ta copine.
'''Gérard''' : On peut la revoir encore une fois ? La montre ?
'''Gérard''' : Bah non, la montre, vous l'avez déjà vue !
'''Azraël''' : Tu peux la décrire un peu, comment elle est ?
'''Gérard''' : On verra ça tout à l'heure. Bon, les CD, donc je vous l'ai dit. Attendez-vous un bébé le jour de la Saint-Valentin ? Donc moi, je voudrais bien en avoir un si ça se fait. Donc ça se fera...
'''Azraël''' : Attends, mais de qui ? Attends, là tu lances un appel, Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, non.
'''Gérard''' : Tu veux un bébé de qui ?
'''Gérard''' : Bah, un bébé de...
'''Poisson Lune''' : De Poisson-Lune ?
'''Gérard''' : Non, de ma copine, c'est tout !
'''Passe-Partout''' : Tu voudrais un bébé de Tony et Arnet ?
'''Azraël''' : DOnc Sandy, à bon entendeur, salut ?
'''Gérard''' : Bah, tu veux coucher avec Sandy ?
'''Gérard''' : Non mais attends, bah je couche avec... je couche avec elle, oui ! Et si je veux un bébé avec elle, j'aurai un bébé avec elle !
'''Azraël''' : D'accord, attends Gérard, là c'est grave : tu viens quand même de lui lancer un message que tu veux faire un bébé dans deux jours, quoi.
'''Passe-partout''' : Est-ce que tu ferais un bébé avec Tony et Arnette...
'''Gérard''' : Tu mets ton doigt avant ou pas ?
'''Gérard''' : Non mais ça, ça vous regarde pas ! Donc, avez-vous... avez-vous connu l'amour le jour de la Saint-Valentin ? Je peux vous dire que ça va être la première année que je connais l'amour. Donc là... Faites-vous l'amour le jour de la Saint-Valentin ? C'est un truc qui pourrait se réaliser.
'''Phildar''' : Ça va être ça, son cadeau ? Ça va être ça son cadeau de la Saint-Valentin ? Tu vas coucher avec ?
'''Gérard''', ''[gêné]'' : Bah, elle sait ! Elle sait ! Donc allez-vous... merci, vous me laissez finir... Donc : allez-vous vous marier le jour de la Saint-Valentin ? Pour l'instant on en a pas discuté. Je pense qu'on en a... si, on en a discuté. Et comme Max en a parlé, donc c'est prévu pour le mois de juin...
'''Max''' : Là, je suis en train de discuter avec la fille que t'es en train de faire chialer depuis tout à l'heure, bravo !
'''Gérard''' : C'est pas grave !
'''Max''' : Non, c'est pas grave ? Je crois qu'on va être obligé de mettre un peu les points sur les I Gérard, parce que t'es devenu, depuis un mois, très exécrable. Depuis que t'es maqué, ça va plus du tout.
'''Manu''' : Réunion... Je pense.
'''Max''' : Je pense que tous les gens en ont un peu marre, vraiment, parce que t'es devenu très méchant.
'''Gérard''' : C'est bizarre... Dans ces cas-là, on n'avait qu'à pas m'insulter comme on m'a insulté, c'est tout. Moi je suis pas un chien. Donc : allez-vous vous marier le jour de la Saint-Valentin ? Donc je pense qu'on en a discuté, donc je viens de le dire, qu'on allait sûrement se marier pour le mois de juin. Ça c'est une question qu'on confirmera, mais ça je vous le dirai pas en direct, ça regardera pas les auditeurs. Donc : pour la Saint-Valentin, invitez-vous votre copine au restaurant ? Bon ben, pour l'instant moi je peux vous dire qu'on en a discuté, mais... vu les moyens, on peut pas. Qu'offrez-vous à la Saint-Valentin à votre copine ou concubine ? ''[Bruit de touches de téléphone]''. Merci pour celle qui joue ou celui qui joue au téléphone ! Bon celui qui fait la double-voix, tu vs te calmer ou tu vas dégager !
'''Passe-partout''' : Gérard, j'ai une question. Je suis à For Boyard, je suis enfermé dans une cellule avec Sandy, c'est l'épreuve de force. J'ai besoin d'aide.
'''Gérard ''' :Fort Boyart, tu retournes chez toi.
'''Max''', ''[sévère]'' : On arrête de virer les gens toutes les cinq secondes, c'est terminé maintenant. Les gens restent à l'antenne jusqu'à nla fin.
'''Gérard''' :Ouai mais dans ces cas-là, ils ont aps besoin de balancer des noms pourris. ok ? Alors tu t'écrases !
'''Passe-partout''' : C'est l'épreuve de recherche, je suis dans le noir, au secours !
'''Stéphanie''' : Faut tourner la clepsydre.
'''Gérard''' : Tu restes poli, s'il te plaît, merci.
'''Gérard''' : Est-ce que Sandy a déjà choisi sa robe ?
'''Manu''' : J'ai une devinette, sur le minitel. De la part de Mist qui vous demande : qu'est-ce que ça fait un Gégé qui met le feu à sa petite amie ? Un incendie.
'''Gérard''' : Ça, je le savais. Qu'offrez-vous à la Saint-Valentin, à votre copine ou concubine ? Je l'ai déjà dit, ce qu'elle avait eu.
'''Gérard''' : Une pipe ?
'''Gérard''' : Elle a eu un truc avec des... Comme les Indiens, là....
'''Poisson Lune''' : Tu t'es bien foutu de sa gueule.
'''Gérard''', ''[indigné]'' : Oui, c'est ça. Je me suis bien foutu de sa gueule, toi, abruti.
'''Stéphanie''' : À 50 balles.
'''Gérard''' : Oui, à 50 balles. C'est ça, t'as raison.
'''Azraël''' : Gérard, Gérard. De toute façon, la valeur, ça n'a aucune importance.
'''Gérard''' : De toute manière, c'est pas l'argent qui compte, c'est le geste. Donc, que représente la Saint-Valentin pour vous ? Pour moi, le plus gros cadeau qu'on peut faire à quelqu'un, c'est une preuve d'amour, c'est tout.
'''Gérard''' : Oui, mais c'est quand même une fête, avant tout.
'''Gérard''' : Oui, c'est une fête, mais...
'''Azraël''' : On en vient aux fêtes. Est-ce que tu vas la sodomiser pour la Saint-Valentin ou pas, quand même ?
'''Gérard''' : Ça, ça ne vous regarde pas. OK. Donc, alors, 13e question. Croyez-vous au cadeau le jour de la Saint-Valentin ?
'''Phildar''', ''[empressé]'' : Conclusion. ''[il tape dans ses mains]''. C'est la dernière question. C'est la dernière question, carrément, directement. On passe à la dernière question, parce que là, on est à la bourre.
'''Passe-Partout''' : Pensez-vous que la Saint-Valentin, c'est mieux que la Saint-Jean ?
'''Gérard''', ''[explose]'' : Voilà. Donc, alors, celui-là, celui-là, il n'a pas besoin de passer dans les débats, c'est moi qui commande. ''[Phildar explose de rire]''. Alors, toi, t'as donné la feuille à quelqu'un !
'''Azraël''' : Elle est sur le net, elle est sur Internet.
'''Gérard''' : Mais oui, c'est ça. Mais voyons, ça y est, maintenant, les questions sont sur Internet. Non, mais attends, Phildar, tu te crois où, là ?
'''Passe-partout''' : Je peux même te dire la 13 et la 14 qu'on n'a pas faites, c'est croyez-vous au cadeau le jour de la Saint-Valentin pour votre anniversaire et que pensez-vous du vendredi 1er avant la Saint-Valentin numéro 14 ?
'''Gérard''', ''[dépité]'' : Merci, Phildar. Ben il est temps que tu te casses.
'''Passe-partout''' : Avec les photos, on voit Gégé avec une queue de 1 mètre.
'''Gérard''' : Non, mais moi, je... Moi, et le deuxième... Alors, dans ce cas-là, tu prends tous les auditeurs, tu peux faire le deuxième débat. Abruti va ! Allez, conclusion. Allez, c'est terminé. Je ne fais même pas la dernière. Conclusion. Poisson lune pour toi. Qu'est-ce que tu as pensé du débat ?
'''Poisson Lune''' : Je ne sais pas. Je n'ai pas trop compris. Mais c'était plutôt cool, quand même. Et je t'aime.
'''Gérard''' : D'accord, mais moi, je ne t'aime pas. Voilà, Passepartout.
'''Passepartout''', ''[voix de Arnet]'' : Oui, ton débat, c'est de la merde, comme d'habitude.
'''Gérard''' : Oui, d'accord, Tony. Oui, dans ce cas-là, si c'est de la merde, pourquoi tu as appelé ?
'''Arnet''' : Parce que je n'ai rien d'autre à foutre. Non, mais pour avoir la 7e quête, tu sais e qu'il faut faire ?
'''Gérard''' : Voilà, tu rentres chez toi. Voilà, bonne nuit. Azrael ?
'''Azraël''' : Bah, écoute, tu sais que moi, je suis un de tes fans, mais je regrette quand même, là, aujourd'hui, tu as fait pleurer une fille, et ça, c'est triste. Je ne comprends pas ce qui t'est arrivé, quoi. Ça ne t'est jamais arrivé avant l'antenne, et là, je ne sais pas, t'as craqué, là. Qu'est-ce qui t'est passé ?
'''Gérard''' : Voilà, donc, Stéphanie ?
'''Stéphanie''' : Oui, bah, moi, je suis choquée, je suis outrée. Tu as été méchant avec une femme, et je n'aurais jamais cru ça de toi.
'''Azraël''' : Ça, il y a deux mois, jamais tu ne l'aurais fait. Avoue-le, au moins.
'''Poisson Lune''' : C'est scandaleux, Gérard. Non, mais il est clair d'une chose, il faut remettre les points sur les i. Et les barres sur les t...
'''Gérard''' : Bon, ça y est, c'est terminé, merci.
'''Poisson Lune''' : Il a représenté le mal parfait.
'''Poisson Lune''' : Le stupide.
'''Azraël''' : Gérard, tu lances tes ultimatums, mais on s'en branle de tes ultimatums, quoi.
'''Gérard''', ''[rageur]'' : Eh bien, vous vous en branlez des ultimatums, et ben dans ce cas-là, il n'y a pas de deuxième débat ! Il est trois heures, moi, j'arrête ! Oui, vous me faites chier Vous me faites chier.
'''Max''' : Au revoir, Gérard.
'''Azraël''' : Mais tu fais pleurer des filles, maintenant.
'''Gérard''' : Oui, mais moi, dans ce cas-là, il y a des abrutis qui font passer des débats sur Internet. Alors qu'on avait bien dit mardi, pas de question comme ça ! Alors ça sert à quoi ? A rien !
'''Max''' : Mais là c'est pisser comme dans un violon, Phildar. Parce que tout ça, parce qu'il s'en va sur NRJ, alors monsieur, il met les débats...
'''Gérard''' : Comme ça, il n'y a pas de deuxième débat.
'''Max''' : C'est pour ça qu'il se fait virer.
'''Azraël''' : Gérard, s'il n'y a pas de deuxième débat, tu m'expliques comment tu vas gagner ta thune ?
'''Max''' : Fais-le quand même. Fais-le quand même, Gérard, le débat.
'''Phildar''' : Je ne le veux plus au standard. Ni à la réa.
'''Max''' : Il passe à la réa, comme ça, il se taira.
'''Gérard''' : Non il va s'amuser encore.
'''Max''' : Non, non, non. Patricia, pour toi.
'''Azraël''' : Parce qu'en fait, Gérard, tu dis tout le temps que tu vas arrêter, mais tu ne peux pas. Sinon ya plus de thune.
'''Gérard''' : Bon, ben moi, je peux vous dire une chose, que vous avez été un peu cons.
'''Phildar''' : C'est pas ça la conclusion du débat, Gérard.
'''Max''' : Toi aussi, t'as été un peu con. Tu as fait pleurer une fille quand même. C'est un peu dégueulasse. C'est dégueulasse.
'''Manu''' : Moi, je suis outré, Gérard.
'''Max''' : Moi aussi, un peu. Les gens sont très choqués, en tout cas. Il y a du shocking, du shocking réflexe (''[en se retenant difficilement de rire]'' du côté du standard.
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit... Qui c'est qui parle comme ça ?
'''Max''' : T'es toujours en train de gueuler, t'es jamais souriant. Tu sais sourire, Gérard ?
'''Stéphanie''' : T'es pas agréable à écouter.
'''Cyril''' : Tu te rends compte de ce que tu fais ?
'''Max''' : Tous les auditeurs qui passent à l'antenne, ils sont blessés.
'''Cyril''' : C'est pire que ça, ça nous a atteints dans notre petit cœur, tu comprends ?
'''Gérard''', ''[enragé]'' : Tu parles, moi, je couche pas avec des mecs, d'accord ?
'''Azraël''' : Non, mais ok, ça n'a rien à voir, Gérard. On n'est pas dans les chiottes de la loco là.
'''Gérard''', ''[hurle]'' : Voilà, tout de suite, les chiottes de la loco ! VOus voyez comment vous parler !
'''Max''' : Arrête de crier !!!!!! ''[à Phildar]'', Baisse-lui le micro, parce que il gueule tout le temps.
'''Azraël''' : Non, mais tu dis qu'on drague, mais c'est pas vrai, on ne drague pas, Gérard.
'''Gérard''' : Non, alors pourquoi vous n'arrêtez pas de parler des chiottes de la loco ?
'''Azraël''', ''[proteste]'' : Arrête, c'est la première fois de la soirée.
'''Cyril''' : C'est la vérité, c'est tout.
'''Gérard''' : Tous les jeudis, c'est pareil !
'''Azraël''' : T'es du parano, mon Gégé.
'''Cyril''' : Tu vis avec, maintenant, tu fais comme ça. C'est du mito !
'''Gérard''', ''[entrecoupé par Phildar qui coupe le micro]'' : Bon allez c'est bon ! Moi la conclusion du premier...
'''Max''' : On coupe un peu le son, tu cries trop, le mec, il n'en peut plus, le patron. Il a dit, c'est bon, il gueule trop, il faut l'enlever, le mec.
'''Azraël''' : Il va reprendre ta montre, il va reprendre ta montre.
'''Gérard''' : Toi, tu commences à m'énerver, Phildar, sérieusement. De toute manière, tu ne fais pas le deuxième débat, tu dégages. Je ne veux pas te voir ici. Je ne veux pas te voir ici.
'''Max''' : Viré avant l'heure.
'''Max''' : Parce qu'il part à NRJ, il a pris la grosse tête, le Phildar.
'''Gérard''' : Bon, vous me laissez faire la conclusion ou pas ?
'''Azraël''' : Allez, c'est ta dernière chance.
'''Gérard''' : C'est ma dernière chance... Donc, c'est dommage parce que les dix premières questions se sont bien passées.
'''Max''' : Mais les 40 suivantes...
'''Poisson Lune''' : Oui, si on veut.
'''Gérard''' : De toute manière, tu n'as pas participé tout le long, donc toi, tu ne peux pas le savoir. C'est dommage parce que... Si tu as écouté, c'est bien. Moi, ça me fait une belle jambe.
'''Azraël''' : De toute façon, ça s'est bien passé jusqu'à ce que tu aies fait pleurer la fille.
'''Gérard''' : Oui, mais moi, ça s'est bien passé. J'avais dit que je voulais que les deux débats se passent... Dans le truc le plus complet, il y a eu cette histoire... Maintenant, il y en a qui se font passer pour Poisson Lune, Passepartout, Azraël ou autre...
'''Poisson Lune''' : J'ai perdu deux nageoires à cause de toi.
'''Cyril''' : On pourrait peut-être quand même remercier Valentin qui a été au-dessus de tout le monde.
'''Gérard''' : Tu t'écrases un peu, s'il te plaît. Moi, j'ai perdu mes deux boules pour jouer à la pétanque. Si tu m'emmerdes, moi, je te chie au bec.
'''Max''', ''[dur]'' : Ce n'est pas drôle. C'est nul.
'''Azraël''' : Même tes blagues sont nulles.
'''Gérard''' : Si vous n'êtes pas content, vous n'avez qu'à venir... Le deuxième débat sera sur le parfum. En espérant qu'il se passe...
'''Max''' : On met un disque.
'''Azraël''' : Et pourquoi tu dis plus le titre des disques ?
'''Gérard''' : Parce que les trois quarts des disques...
'''Max''' : J'espère qu'il n'y a pas des gens. On ne veut aucun auditeur, Phildar, qui a gagné sur Internet, qui a les questions sur l'Internet.
'''Phildar''' : Ah mais c'est plus moi qui va gérer le débat, là.
'''Gérard''' : Ça ne sert à rien de jouer comme ça.
'''Azraël''' : Pourquoi tu ne lis plus le titre des disques, alors ?
'''Gérard''' : Parce qu'on ne me les marque plus, c'est tout.
'''Phildar''' : Là, ça va être Agde avec Els.
== Le débat sur les parfums ==
=== Contexte ===
Après un tel incident, difficile de repartir, sauf pour Gérard, à la fois indifférent et versatile à l'extrême. Mais puisque tout le monde est réuni physiquement et à son insu, les habituels et Max ont partagé les questions de Gérard. Cyril est dans la confidence, dans un rôle beaucoup moins cahotique qu'à l'accoutumée. Ils lancent un sketch, qui aura un effet remarquable, sur les questions du débat.
Très vite, ce sketch réveillera les démons de Gérard et replacera Max en position de régulateur autoritaire, lui permettant de prolonger l'incident du débat précédent. C'est le début d'une phase où Gérard a bien du mal à se maîtriser, où il boucle sur le comportement de l'équipe, dans une logique instable et tristement agressive. Cette dynamique conduira à une rupture quelques semaines plus tard, éphémère mais avérée.
Plus précisément, on voit que l'équipe cherche, en direct, une modalité de fonctionnement régulant le rire et les dérapages de l'animateur. Et le faire en présentiel n'est pas chose facile, ce qu'on voit par l'intervention de tout le monde sous le même pseudonyme, sans concertation ni organisation. Cette soirée, naissance probable d'une équipe qui durera jusqu'en 2002, n'en reste pas moins cahotique en coulisses, surréaliste sur la scène.
Symbole de cette soirée étrange, en fin de débat, les trois habituels masculins et Sandy réunis depuis le début, rejoignent Gérard en studio, dans une scène conviviale et apaisée. Et comme la soirée est celle des surprises, après seulement quelques semaines de relation et alors qu'ils ne vivent pas encore ensemble, Gérard et Sandy annoncent fièrement leur mariage futur, à l'étonnement de toute l'équipe, elle aussi réunie, pour un des finals sans doute les mieux réussis de la période.
=== Les personnages ===
* Franck Gargine : Max, Merlant, Chaussure (en alternance des autres)
* Goldo : Chaussure (en alternance avec Arnet et Tony Morestin)
* Manu, Phildar
* Igor : Guitare
* Cyril : Exotic
* Arnet : Chaussure
* Mégane : Priscillia
* Merlant (ancien Benjamin)
* Rita : Jeanne
* Marine
=== Transcription ===
'''Gérard''', ''[bougon]'' : Donc le deuxième débat c'est sur les parfums, si j'ai les noms ça sera...
'''Manu''' : Alors donc, il y a Exotic, Merlant, Chaussure et Priscillia.
'''Exotic''' : Alors la première...
'''Gérard''' : Bon, tu vas déjà commencé à te calmer s'il te plaît ?
'''Exotic''' : Oui, excuse, excuse.
'''Gérard''' : On ne va pas faire un deuxième débat de merde. Donc quel est votre parfum préféré ?
'''Chaussure''' : Alors, Chaussure, je peux répondre ? Fleur d'anus de chez Jean-Petre.
'''Exotic''' : Exotic, bah, surtout les parfums qui sont bons.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Exotic''' : Bah, ceux qui... que j'aime bien quoi, tu vois.
'''Gérard''' : Ouais, mais quoi ?
'''Exotic''' : En fait, ceux qui me procurent, grâce au nez, des envolées et tout, qui me font halluciner quoi. Tu sais, il y a des parfums hallucinogènes.
'''Phildar''' : La drogue ?
'''Exotic''' : Non, non, des parfums. Non, mais c'est comme les bons vins.
'''Priscillia''' : Moi, j'adore les parfums pour mecs.
'''Exotic''' : Bah, les parfums de mecs, ils sont plus corsés, c'est pour ça.
'''Priscillia''' : Ouais, mais moi, j'adore sentir les parfums.
'''Exotic''' : Ouais, mais t'as du nez ou pas ?
'''Gérard''' : Ouais, Priscilla, mais explique, dis-moi, à peu près, quel parfum ?
'''Gérard''' : Tu veux des noms ? Alors, un parfum épicé. Avec du musque. Enfin, je sais pas, un parfum...
'''Exotic''' : Ça ressemble pas du tout à l'Adidas, hein.
'''Priscillia''' : Un parfum enivrant... Non, pas du tout, non.
'''Exotic''' : Eh, l'Adidas, ça doit être une goutte d'eau, et puis, euh, on sait pas trop quoi avec.
'''Priscillia''' : Et puis de la pisse d'ail.
'''Exotic''' : Ouais, enfin, des substances qu'on connaît pas encore.
'''Chaussure''' : Ouais, Gérard, t'as des trucs qui tuent les mouches. On va dire que mon parfum, en fait, je le paye vachement cher.
'''Gérard''' : Non, mais... Non, mais attends, eh. Chaussure, tu vas pas commencer à attaquer la deuxième question avant moi, d'accord ?
'''Chaussure''' : Pourquoi ? C'est la deuxième ?
'''Exotic''' : Ouais, il y a ceux qui l'ont sur Internet.
'''Gérard''' : Non, mais là, ça commence à bien faire, hein.
'''Exotic''' : Mais, dis-donc, il faut dire au standard qu'il est bien.
'''Merlant''' : Ouais, ta question, exactement, c'est quoi ?
'''Gérard''' : C'est quel est votre parfum préféré ?
'''Merlant''' : Ouais, il faut dire une marque ou pas ?
'''Gérard''' : Non, mais sans citer de marque. Tu dis si tu préfères le parfum...
'''Chaussure''' : Je fais collection des bouteilles de parfum.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Chaussure''' : Bah, j'en fais collection.
'''Priscillia''' : Moi aussi, on peut faire des échanges, si tu veux, j'en ai plein d'autres.
'''Exotic''' : Bah, mais t'en fais quoi, le fait que t'en fais collection ?
'''Chaussure''' : Bah, de toute façon, le problème, c'est que, bon, les bouteilles, elles me durent pas trop longtemps, quoi.
'''Exotic''' : Mais tu les gardes ? Quand tu fais la collection ou pas ?
'''Chaussure''' : Bah, disons que moi, ce que je pense, lorsqu'une femme m'offre du parfum, c'est...
'''Priscillia''' : Tu gardes la bouteille.
'''Exotic''' : Ça n'a rien à voir avec ce que je dis.
'''Gérard''' : Non, mais alors, pour l'instant, vous n'avez pas commencé à me foirer le débat, là, les trois mecs.
'''Exotic''' : Ouais, c'est la première question, et ça part déjà en couille. Enfin, bon, c'est pas grave.
'''Chaussure''' : On peut passer à la huitième, non ?
'''Gérard''' : Ouais, bah, tout à l'heure, tu as attaqué la huitième chez toi.
'''Exotic''' : Et toi, c'est quoi ton parfum préféré, en fait ? Pour une fois, je me suis pas foutu de ta gueule.
'''Gérard''' : Mais qui c'est qui vient... Qui c'est qui me pose cette question ?
'''Exotic''' : Bah, c'est...
'''Phildar''', ''[souffleur hors micro]'' : C'est Exotic.
'''Gérard''' : Ouais, enfin, il faudrait peut-être te réveiller quand je demande ton nom, s'il te plaît.
'''Exotic''' : Excuse-moi, c'est bon, j'entends pas grand-chose, mon téléphone est pourri.
'''Gérard''' : Non, ouais, mais si t'es avec un portable, c'est pas la peine, hein ?
'''Exotic''' : Mais non, c'est pas un portable, c'est un pauvre téléphone que j'ai pas payé, il est pourri.
'''Gérard''' : Ouais, bah, ça s'entend, hein.
'''Exotic''' : Bah, excuse-moi, on n'est pas tous riches, hein ?
'''Gérard''' : Donc, alors, moi, j'aime toutes sortes de parfums. Bah, je citerai pas les noms, c'est tout, je fais pas de pub.<ref name="hist17"></ref>
'''Exotic''' : C'est quoi que t'as mis, ce soir ? Rapproche-toi du micro, que ça sente bon.
'''Priscillia''' : Rapproche-toi, qu'on sente.
'''Gérard''' : Non, mais ça y est, bon, bah...
'''Exotic''' : Ah, ah, ah, t'as mangé quoi ?
'''Gérard''' : De... de l'ail.
'''Chaussure''' : La ch... de Sandy.
'''Gérard''' : Alors, je préviens tout de suite que le premier qui va s'amuser à déconner sur quel... Comme ça, ça va gerber sec, hein.
'''Exotic''' : Comment ça s'appelle, ta copine ?
'''Gérard''' : Ça te regarde pas.
'''Exotic''' : Ah, ok, ça te regarde pas, c'est bidon, comme ça. Enfin, tout le monde le sait, mais ça ne me regarde pas.
Voilà.
'''Gérard''' : Régis. Alors, euh, deuxième question. Combien payez-vous une bouteille de parfum ? Alors, moi, je peux vous dire tout de suite qu'il y a différents prix, hein. Alors, euh, on va... Attendez, attends Chaussure. Attends, je suis... on va quand même demander à... Non, mais, euh, Exotic, s'il te plaît. Exotic, on va demander à Priscillia, sa...
'''Chaussure''' : Mais non, pourquoi, elle, en premier ?
'''Priscillia''' : Parce que je suis une fille.
'''Chaussure''' : Ah, ok, excusez-moi.
'''Gérard''' : Mais on n'a qu'une fille, là, au standard ?
'''Manu''' : Ah, bah, maintenant que tu l'as faite chialer, c'est clair qu'elles ne veulent plus appeler, hein.
'''Exotic''' : Ouais, mais c'est pas grave, on a dit que j'étais une affaire oubliée.
'''Priscillia''' : Ouais, je vais être leur porte-parole.
'''Exotic''' : D'accord. Bah, vas-y, c'est quoi ton prénom ?
'''Priscillia''' : Priscillia.
'''Gérard''' : Prsicillia, donc, pour toi, combien que tu payes... Alors, je répète bien la question, hein, pour que tout le monde la comprenne, parce que je veux pas qu'on me dise, ouais, euh... Combien tu mets pour acheter une bouteille de parfum ? Combien payez-vous une bouteille de parfum ?
'''Priscilla''' : Bah, moi, tu vois, j'ai jamais acheté un seul parfum pour moi. En revanche, j'en offre souvent à mes amis, et la dernière fois que j'en ai acheté, c'était 400 balles, c'était pour ma mère.
'''Exotic''' : Ça fait cher, hein ? Parce que, aux environs de Noël, ils font des soldes, hein. Et c'était quoi, la marque, sans la citer ?
'''Priscilla''' : Je sais pas trop ce que c'est.
'''Chaussure''' : Allô, Gérard ? C'est Chaussure, moi, je voulais te dire que mes bouteilles de parfum, en moyenne, je les payais 17 000 francs.
'''Gérard''' : Non, non, attends. Non, non, non, non, non, non, non, non. Non, non, là, je crois que tu...
'''Chaussure''' : Je suis pas dans le bas de gamme.
'''Exotic''' : Mais t'habites où ? Neuilly, non ?
'''Chaussure ''' : Non, pas du tout. J'habite dans le 16e arrondissement. Avenue Victor Hugo.
'''Gérard''' : Ouais, bah, c'est bien. Bah, voyons, tu veux pas donner non plus ton nom de famille et puis tout, non plus, non ?
'''Phildar''' : C'est Boulard, son nom, c'est Boulard. 14 rue... Avenue Victor Hugo. Dans le 16e.
'''Exotic''' : Et ta mère, elle est pas parfumeuse ?
'''Gérard''' : Oh, ça y est, là, s'il vous plaît, merci !
'''Chaussure''' : Vous restez polis avec ma mère, s'il te plaît.
'''Exotic''' : Bah, on te demande si elle est parfumatrice.
'''Priscilla''' : Parfumière, on dit.
'''Gérard''' : Bon, ça y est ? Donc, Exotic, pourquoi ?
'''Exotic''' : Ouais, bah, écoute, moi, je préfère bien les parfums, en fait, discrets. Mais, en fait, j'avais une question. Parce qu'on parle du parfum, mais, tu sais, ça nous rappelle un livre aussi. Tu connais, tu vois quoi ?
'''Priscilla''' : Le parfum.
'''Exotic''' : Exactement, très bien. Et, en fait, je voulais savoir si, toi, tu te rappelles des parfums de ton enfance.
'''Gérard''' : Non, mais, pour l'instant, je te demande combien payez-vous une bouteille de parfum ?
'''Exotic''' : Ah, excuse-moi, bah, pas grand-chose, tu sais, j'ai pas beaucoup d'économie, quoi. Mais, si j'avais un cadeau à faire, si c'était un parfum, je sais pas, je pense qu'un petit parfum tranquille, 250 francs ?
'''Priscilla''' : Bah, c'est pas beaucoup, hein. Bah, ouais, non, mais, tu sais, pour un vrai parfum, faut...
'''Exotic''' : Ouais, faut mettre le prix, mais je parle d'un petit flacon, je parle pas d'un...
'''Gérard''' : Priscillia, moi, je peux te dire une chose, même Chaussure, Merlant et Exotic, moi, je peux vous dire une chose, que j'ai travaillé dans le parfum, et moi, je peux vous donner un prix, et ça, Priscilla... le prix de la bouteille de parfum que tu m'as annoncé à 250 francs, je vais te dire une chose, 450, moi, je peux te dire une chose, qu'une bouteille, pour une fille, tu me diras, je donne pas la marque du parfum, et bah, moi, je peux te dire une chose, que ça varie... Moi, je peux te dire une chose, que la bouteille... La bouteille de parfum, ça tourne entre 2000 et 5000 francs, la bouteille.
'''Phildar et Manu''' : Oh, n'importe quoi ! N'importe quoi, il connaît rien !
'''Gérard''' : Ouais, j'y connais rien ! Alors, dans ce cas-là, va sur les Champs-Elysées, c'est Léonard Parfums, et demande du balaé ! Va voir à combien qu'elle est !
'''Manu''' : Du balai, mais poil dur, pour les feuilles, ou pour la poussière ?
'''Gérard''' : C'est bon, c'est bon, tais-toi, tais-toi, tais-toi, tais-toi, tais-toi, parce que...
'''Manu''' : Arrête, tu vas me faire pleurer, Gérard.
'''Gérard''' : Attends, un balai, je te parle du balaé, abruti !
'''Phildar''' : Attends, un balai de 1000 francs sur les Champs-Elysées, Gérard !
'''Manu''' : Il est fou, il est fou ! C'est le prix d'une moto-cross, pas d'un balai !
'''Gérard''' : Vous êtes tous les deux barjots !
'''Exotic''' : Dans des petits Superette et tout ça, tu trouves des parfums beaucoup moins chers qu'à ce prix-là.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, c'est ça !
'''Exotic''' : Si tu fais tes courses sur les Champs, c'est ton problème. Maintenant, pose la troisième question, parce que je crois qu'on a fait le tour de la deuxième.
Gérard, c'est Merlant.
'''Merlant''' : Ça coûte combien, le parfum sur Suren ? Le parfum sur Suresnes, ça coûte combien ?
'''Gérard''' : Ça te regarde pas, et puis arrête de dire Suresnes, s'il te plaît, parce que je commence à en avoir ras-le-bol.
'''Merlant''' : T'as dit qu'il fallait pas donner de marques, tout à l'heure, et t'as donné des marques.
'''Gérard ''' : Ouais, là, moi, je peux vous dire une chose que... Merlant !
'''Phildar''' : Pas tous en même temps, laissez répondre, Gérard, de temps en temps.
'''Exotic''' : Mais est-ce qu'on nous entend bien ?
'''Phildar''' : Eh oui !
'''Exotic''' : Bon, bah, parfait !
'''Gérard''' : Ah, vas-y, Merlant !
'''Merlant''' : Ouais, bah, je disais, à peu près 300 balles, mais il paraît qu'à Suresnes, vu que t'es un bourge, toi, ça doit être plus cher, là-bas.
'''Exotic''' : Ouais, mais lui, il a des... t'as des promotions, toi, de temps en temps, tu les connais bien.
'''Merlant''' : Sur la transpiration, surtout, il a de la promotion.
'''Exotic''' : T'es connu, ça se trouve, t'as ton parfum à ton nom, non ?
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire la transpiration ?
'''Exotic''' : On s'en fout, je te demande si, en fait, t'aimerais bien avoir ton parfum à ton nom.
'''Gérard''' : Attends, on s'en fout, tu permets ? J'ai le droit de dire ce que je veux ?
'''Merlant''' : Non, mais tu t'en fous, Gérard, c'est Merlant.
'''Exotic''' : Allô ? Réponds !
'''Gérard''' : Moi, je te dis, j'ai déjà travaillé dedans, et je peux te dire que la bouteille, ça tourne entre 2000... 2500 et 3000. OK ? Troisième question !
'''Manu''' : Avant la troisième question, Gérard, on accueille Guitare.
'''Phildar''' : Ouais, et j'ai aussi un petit message Minitel de Chmoldu qui dit, bah, puisque t'as... Enfin, on sait maintenant que t'as travaillé dans le parfum, mais pourquoi t'es pas tombé dedans ?
'''Gérard''' : N'importe quoi, lui.
'''Exotic''' : Bah, parce que, à mon avis, c'est une question qui te regarde pas.
'''Gérard''' : Eh, celui qui s'amuse à répondre à ma place tout à l'heure, il va dégager sec !
'''Chaussure''', ''[joué ici par Franck Bargine]'' : C'est Chaussure à l'appareil. Je voulais juste savoir, à ton avis, Gérard, ça dure combien de temps, une bouteille de parfum ?
'''Gérard''' : Ça dépend.
'''Exotic''' : Ça dépend, si tu t'en mets plus sous les bras, ça dure moins longtemps, à mon avis.
'''Gérard''' : Et qui c'est qui parle comme ça ?
'''Exotic''' : C'est Exotic.
'''Gérard''' : Ouais, ben Exotic, tu laisses parler les gens et tu réponds pas à ma place, s'il te plaît, merci. Maintenant, c'est la troisième question.
'''Merlant''', ''[idem]'' : Avant la troisième question, excuse-moi, Chaussure. Combien de temps ça dure, une bouteille de parfum, pour toi, Gérard ?
'''Gérard''' : Je t'ai déjà répondu.
'''Merlant''', ''[idem]'' : Eh, Gérard, est-ce qu'on peut mélanger toutes sortes de parfums, à ton avis ?
'''Gérard''', ''[enragé]'' : Oh, hé ! Bon, eh, eh ! Eh, vous commencez à me brouter de répondre avant moi ! Là, vous avez été piquer...
'''Exotic''' : Il y en a qui disent que quand tu mets le parfum sur la peau, ça peut t'abîmer la peau. Est-ce que toi, tu t'en es mis sur la gueule ?
'''Gérard''' : Eh, toi, est-ce que t'en as mis sur ta queue, espèce de con ?
'''Phildar''' : Oh, pas d'insultes, Gérard !
'''Exotic''' : Ah, je crois qu'il y a une insulte, là. Est-ce qu'on peut avoir un juge ou quelqu'un qui peut noter l'insulte ?
'''Merlant''' : Ouais, Gérard, c'est Merlant.
'''Perlant''', ''[joué par Goldo]'' : Gégé, peut-on se laver au parfum avec un scotch brite ?
'''Gérard''' : Bon, moi, je continue plus. Non, non, non, non ! Non, non, moi, les mecs, ils ont été chercher les questions, ils font le débat à ma place et c'est tout.
'''Phildar''' : Mais attends, on n'y peut rien si c'est le modernisme.
'''Gérard''' : Non, non, mais t'as pas à faire de conneries, toi, non plus.
'''Phildar''' : Elles sont sur le Minitel, en plus. Alors, tu continues le débat, et puis voilà, quoi.
''[Chacun essaie de prendre la parole, rendant impossible la reprise par Gérard]''
'''Gérard''' : Oh, le standard ! là, tu fais quoi ?
'''Manu''' : Bah, tu m'as dit de virer personne, hein. J'attends que tu me dises, moi.
'''Gérard''' : Bah, tu leur demandes qu'ils se calment.
'''Manu''' : Ok.
'''Gérard''' : Ça commence à bien faire, là.
'''Phildar''' : Non, mais t'as raison, Gérard. ''[blanc court]''. On va attendre qu'ils se calment. Manu va prendre donc les six auditeurs, hein, Gérard.
'''Gérard''' : Non, il n'y en a pas six.
'''Phildar''' : Il y en a combien ?
'''Gérard''' : J'en ai que cinq.
'''Phildar''' : Bon, bah, ça va prendre cinq minutes. Donc, voilà. Sinon, ça se passe bien, Gérard, le débat ?
'''Gérard''' : Non, bah, avec tes conneries, non.
'''Phildar''' : Et sinon, à part ça, ça se passe bien, le débat. Ils sont sympas, les auditeurs.
'''Gérard''' : Ouais, comme par hasard, tout le monde a déjà les questions. Je sais pas où qu'ils ont été les chercher, mais tout le monde a déjà les questions.
'''Phildar''' : Sur Internet, sur Internet.
'''Gérard''' : Bah, ouais, qui c'est qui a été les mettre sur Internet, c'est toi.
'''Phildar''' : Mais non.
'''Gérard''' : Non, c'est qui ?
'''Phildar''' : Bah, je sais pas, mais bon, tu sais, il y a des taupes, hein. Il y a des taupes dans toutes les sociétés, Gérard.
'''Gérard''' : Hum, comme toi.
'''Phildar''' : Ok, bon, on peut y retourner, là. C'est bon, Manu, ils sont calmés ? Manu ?
'''Manu''' : Bah, non, pas encore, hein.
'''Gérard''' : Attends, on va attendre un disque.
'''Manu''' : Ah, bah, non, non, non.
'''Phildar''' : Non, non, non, on va continuer. Sinon, ça va ?
'''Gérard''' : Non, mais envoie un disque, comme ça, on va pouvoir les calmer après.
'''Phildar''' : Mais non, on a repris depuis cinq minutes, déjà. On va pas remettre un disque, déjà, ils vont être calmés. Ça y est, ça y est, c'est bon, tu vois, Manu, il gère bien.
'''Exotic''', ''[bruit de sonnerie de téléphone derrière lui]'' : Gégé ? C'est quoi, ta chaîne préférée à la télé ?
'''Gérard''' : Non, mais ça y est, on... Donc, faites-vous collection des bouteilles de parfum. Donc, comme j'ai entendu Priscilla qui a dit oui...
'''Exotic''' : Non, mais moi, je fais collection de paquets de cigarettes.
'''Gérard''' : C'est pas le thème du débat, d'accord ? Tu donneras ton nom. Et tu éteindras la radio, s'il te plaît, derrière toi, merci.
'''Exotic''' : C'est Exotic et j'ai pas la radio allumée.
'''Gérard''' : Bon, alors, donc, toi, tu dis non, pourquoi ?
'''Exotic''' : Parce que je faisais pas collection de ça avant.
'''Gérard''' : Hum-hum. T'as toujours collectionné les paquets de cigarettes ?
'''Exotic''' : Bah, ça fait... Je sais pas, j'ai commencé... Bah, quand j'ai commencé à fumer.
'''Gérard''' : D'accord. Merlant ?
'''Merlant''' : Moi, non... Non, je trouve ça un peu con de faire collection de parfum, quoi.
'''Priscilla''' : Pourquoi ?
'''Merlant''' : Parce que je trouve que bouteilles vides de parfum, je sais pas...
'''Chaussure''', ''[joué par Goldo]'' : T'es fermé d'esprit, hein ?
'''Exotic''' : Ouais, mais il y en a des belles !
'''Gérard''' : Ouais, mais donc, alors... Toi, tu fais collection des paquets de cigarettes et tu dis que maintenant, il y a des belles bouteilles de parfum. Non, mais attends, il faudrait savoir ce que tu collectionnes, mon pote.
'''Exotic''' : Bah ouais, mais c'est pas parce que tu fais collection... C'est vrai, il y en a qui font collection de godes, je veux dire.
'''Guitare''' : Gérard, c'est Guitard. Moi, je fais collection... En fait, j'ai pas les moyens de m'acheter des parfums, je fais la collection des déodorants.
'''Chaussure''', ''[idem]'' : Est-ce que t'as de l'Antarctique ?
'''Exotic''' : Eh Guitare, on voulait savoir si t'étais barbu.
'''Guitare''' : Ça a aucun rapport. Je fais d'ailleurs aussi la collection des bonbonnes de mousse à raser.
'''Exotic''' : Pourquoi ?
'''Guitare''' : Bah, des vides, hein.
'''Gérard''' : Non, mais vous laissez parler...
'''Max''', ''[en écho]'' : Non, mais vous laissez...
'''Gérard''' : Merci, Phildar ! Ouais, t'arrêtes, s'il te plaît, là, un peu.
'''Guitare''' : Gérard, c'est Guitare, je peux continuer ?
'''Priscillia''' : Bien sûr, Guitare.
'''Chaussure''', ''[idem]'' : Vas-y, gratte.
'''Guitare''' : J'ai pas fini, Gérard, c'est Guitare.
''[Gérard quitte son micro et hors micro, tente de recadrer Manu et Phildar]''.
'''Exotic''' : Ouais, Guitare, bah, pendant qu'il se démêle avec les autres, au standard, je voulais savoir, y en a qui disent, le parfum, quand tu le mets sur la peau, ça l'abîme. Est-ce que Gérard, il s'en est mis sur la gueule ?
'''Guitare''' : Je sais pas.
'''Gérard''' : Alors, Guitare, tu dégages.
'''Max''', ''[en écho]'' : Alors, Guitare, tu dégages.
'''Guitare''' : Eh, mais c'est pas moi, Gérard, on me posait une question.
'''Chaussure''', ''[idem]'' : Allez, gratte, hop.
'''Gérard''' : Non, non, tu dégages. ''[Max répète en écho]''. Eh, Phildar, t'arrêtes, s'il te plaît, de jouer déjà avec le...
'''Exotic''' : Eh, Gérard, on en est à la 4, on a fini la 3.
'''Phildar''' : T'as même pas reconnu qui c'était, t'es vraiment bouché.
'''Chaussure''' ''[idem]'' : Gérard, c'est Chaussure. Je voulais savoir si on pouvait parfumer le sexe de sa copine.
'''Gérard''' : Non. ''[max en écho]''.
'''Gérard''' : Oh, le deuxième son, là !
'''Exotic''' : Bah, moi, je sais comment on peut. On peut mettre du parfum sur le sexe de sa copine.
'''Chaussure''', ''[idem]'' : Ah, comment on fait, alors ?
'''Guitare''' : Vas-y, Exotic, vas-y.
'''Exotic''' : Bah, tout simplement, tu prends des fruits, et puis, tu vois quoi. Tu les touilles bien, tu mouilles bien tout ce qu'il faut bien. Et puis, bah, ça va forcément sentir quelque chose, hein. Eh, Gérard, t'as déjà fait ça avec... On n'a pas le droit de dire son nom ?
'''Gérard''' : Non.
'''Merlant''' : Gérard, c'est Merlant. T'en fais la collection, toi ?
'''Exotic''' : Il fait déjà la collection de conneries.
'''Guitare''' : Il fait la collection des échantillons de parfum.
'''Exotic''' : Ouais, il paraît qu'il faisait la collection des cotons-tige, je sais. Mais ça, faut pas le dire.
'''Gérard''' : Je sens qu'on va couper vite fait. Il est déjà trois heures et quart. Celui qui s'amuse derrière, il va s'amuser. Il va continuer. Donc, ça va aller.
'''Priscilla''' : Gérard, il collectionne les rateaux.
'''Gérard''' : Comment ? J'ai mal entendu, là, Priscillia.
'''Priscilla''' : Non, non, c'était une blague. C'est pas grave.
'''Manu''' : On accueille Jeanne.
'''Phildar''' : Encore une meuf ? C'est bizarre, ça, tiens.
'''Exotic''' : Eh, Guitare. Ouais, il paraît que tu collectionnes du vent, aussi.
'''Guitare''' : Ouais, mais du vent qui sent bon.
'''Exotic''' : Ah, d'accord.
'''Gérard''' : Exotic et Guitare, vous commencez à vous calmer, s'il vous plaît.
'''Chaussure''' ''[idem]'' : Il y a que Chaussure qui est calme.
'''Exotic''' : Mais il est gentil, Chaussure.
'''Chaussure''', ''[idem]'' : Ouais, il est tout sympa.
'''Exotic''' : Ouais, mais un peu trop. Bon, ça, ça nous regarde pas.
'''Gérard''' : Oh, Guitare et Exotic, vous vous la fermez, s'il vous plaît.
'''Guitare''' : Je dis rien depuis tout à l'heure, c'est Guitare.
'''Gérard''' : Ouais, mais vous vous calmez, s'il vous plaît. Donc, Jeanne.
'''Jeanne''' : Oui, quelle était la question, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Donc, combien... Faites-vous collection des bouteilles de parfum ?
'''Jeanne''' : Ouais.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Jeanne''' : Non, je trouve que ça fait joli sur une étagère.
'''Exotic''', ''[sur fond de sonneries monotones de portables]'' : Ouais, mais vide ou pleine ?
'''Gérard''' : Bon, au standard, s'il vous plaît, là. ''[Max en écho]''
'''Manu''' : Bah ouais, mais c'est toi le chef. Moi, j'attends que tu me dises qui virer, hein.
'''Gérard''' : Eh, celui qui s'amuse dans les studios derrière, t'arrêtes tes bêtises avec le double son. Merci, Olivier. ''[Les audituers parlent entre eux autour du sujet des collections de bouteilles pleines ou vides]''. Bon, Manu, s'il te plaît, tu me calmes Exotic et Guitare, un peu. Parce que ça commence à bien faire, tous.
'''Manu''' : Alors, Exotic et guitare, du calme.
'''Gérard''' : Non, mais c'est pas comme ça qu'on les calme.
'''Manu''' : C'est comment, alors ?
'''Gérard''' : C'est en les prenant au téléphone.
'''Manu''' : Ah, OK. ''[met le combiné téléphonique du standard à l'oreille]''. Alors, Exotic et Guitare, vous vous calmez.
'''Phildar''' : Et sans le micro allumé, Manu.
'''Gérard''' : Ouais, s'il te plaît. Parce que si c'est pour faire le clown, autant qu'il prenne le standard à ta place, celui qui est à côté de toi.
'''Phildar''' : Il y a assez de Gérard.
'''Manu''' : Oui, c'est vrai.
'''Jeanne''' : Bah, écoute, je te disais, ça va être très joli sur les étagères. Genre, c'est pour les décors, quoi. Donc, voilà, quoi, je les dispose. Ils sont beaux, à ma vue. Et puis, voilà, tout est bon.
'''Gérard''' : D'accord. Et toi, Priscillia ? Donc, comme t'as dit tout à l'heure, tu faisais collection, maintenant que ça se calme. Donc, tu vas pouvoir réagir.
'''Priscillia''' : Je fais effectivement collection des bouteilles de parfum.
'''Exotic''' : Moi, je dirais qu'une chose, ça se calme parce qu'on le veut bien.
'''Gérard''' : Bah, c'est moi qui décide que ça se calme, et c'est tout.
'''Chaussure''' : Eh, Gégé, est-ce qu'on peut parfumer un chien ? Un animal, domestique, je pense.
'''Gérard''' : Olivier, s'il te plaît, tu arrêtes tes conneries ! Merci !
'''Exotic''' : Moi, je voulais savoir une chose. C'était quoi, la quatrième question ?
'''Gérard''' : On y vient : combien de temps...
'''Chaussure''' : Alors, la quatrième, combien de temps vous dure une bouteille de parfum ?
'''Gérard''' : Bon ! Alors, Exotic, Merlant, Chaussure et Guitare, vous vous la fermez !
'''Merlant''' : On n'a rien fait !
'''Gérard''' : Alors, Olivier ! Tu arrêtes, s'il te plaît !
'''Phildar''' : Olivier, arrête ! Olivier, en fait, Gérard, Olivier n'est pas là, il est parti.
'''Gérard''' : Non, ouais ! Il est dans le bureau, il est en train de faire le clown !
'''Jeanne''' : Gégé, tu peux poser ta question, s'il te plaît ?
'''Phildar''' : Non, mais là, il va pas continuer, parce qu'il est énervé, parce que vous l'énervez, donc...
'''Max''' : Allô, là, c'est Max, à l'appareil. Tu m'entends, Gérard ?
'''Gérard''' : Oui, je t'écoute.
'''Max''' : Là, j'écoute, là, les mecs, vous déconnez, là, arrêtez avec le double son et laissez faire le débat de Gérard, c'était intéressant, merci.
'''Gérard''' : Alors, combien de temps vous dure une bouteille de parfum ?
'''Exotic''' : Ouais, quand je pars en vacances, ça me fait environ, bah, l'année.
'''Gérard''' : Tu pars pendant un an en vacances ?
'''Exotic''' : Un jour, j'emmène ma bouteille et le jour d'après, non.
'''Merlant''' : Ouais, c'est Merlant. Bah, je sais pas.
'''Chaussure''' : Ouais, Gérard, c'est Chaussure. Tu penses quoi quand tu croises une femme qui sent le parfum ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, c'est pas toi qui pose des questions à ma place.
'''Chaussure''' : Non, je te pose une question.
'''Gérard''' : Non, mais moi, pour l'instant, moi, je te demande de répondre à la quatrième.
'''Chaussure''' : Et t'achètes le parfum dans une grande surface ou pas ?
'''Gérard''' : Bon, alors, moi, c'est terminé. Moi, je laisse tomber.
'''Exotic''' : Moi, je veux bien répondre une deuxième fois à la question.
'''Gérard''' : Tu mets ça, tu mets le disque.
'''Max''' : Gérard, est-ce que tu m'entends ? C'est Max. Ça passe pas à l'antenne, y'a que moi. Les auditeurs peuvent pas m'entendre, y'a que moi, là. Essaies de gérer ton truc intelligemment. Les auditeurs sont un peu idiots, ce soir, mais essaie de faire ça intelligemment. Le patron m'a dit que c'était bien.
'''Gérard''' : Bah, tu demanderas à Phildar...
'''Max''' : Non, mais on peut pas, ils peuvent pas, parce que sinon, ça va passer à l'antenne. Mais là, je passe pas à l'antenne, là. C'est hors antenne, d'accord ?
'''Gérard''' : Ok, de tte manière, je te verrai tout à l'heure, quoi.
'''Max''' : Voilà, on retourne en direct, là, c'est parti.
'''Gérard''' : Bon donc, vous répondez à la quatrième, donc on va demander après... Eh, t'éteins la musique, Phildar, s'il te plaît.
'''Guitare''' : Gérard, c'est Guitare, j'ai pas répondu.
'''Exotic''' : Je crois qu'il s'en foute un peu de ce qu'on répond.
'''Gérard''' : Donc, alors, Chaussure, vas-y.
'''Chaussure''' : Non, c'est Guitare, il voulait répondre.
'''Guitare''' : Ah, ça me fait plaisir. En fait, je voulais dire que... Bah, moi, j'utilise pas... ''[Exotic interrompt chaque phrase]''. Est-ce que vous pouvez me laisser parler ? Gérard, tu gères ou... Ok, merci. Bah, comme je t'ai dit tout à l'heure, moi, j'achète pas de parfum, j'achète que des déodorants et ça me tient assez longtemps.
'''Exotic''' : Mais tu prends des sticks ou pas ?
'''Guitare''' : En général, comme je suis pauvre, je t'ai dit, je vais voir les déodorants qui ont genre 50 % de produits gratuits.
'''Exotic''' : Et tu sais quoi, il y a même mieux à faire le matin avant d'aller à l'école ou des choses comme ça. Tu passes au supermarché.
'''Gérard''' : Oh ! Vous vous calmez, s'il vous plaît ! Vous vous calmez ! Bon, Guitare et Chaussure, vous vous calmez, s'il vous plaît.
'''Guitare''' : Bah, je réponds à la question, Gérard.
'''Gérard''' : Ouais, mais l'autre, il a pas besoin de répondre des conneries. Priscillia ?
''[Elle ne peut pas répondre, couverte par Goldo qui, prenant une voix de tête, dit des obsénités]''. Bon, moi, vous commencez à m'énerver, je vais conclure tout de suite. Bon, allez, envoie un disque.
'''Phildar''' : Envoie, envoie.
'''Chaussure''' : Vas-y, balance !
'''Gérard''' : Mets quelque chose, ils vont se calmer, parce que ça commence à bien faire.
'''Exotic''' : Moi, je te préviens, s'il y a un disque, je me casse.
'''Phildar''' : Attention Gérard, tu prends un risque. Si jamais on met un disque et qu'ils se cassent tous, qu'est-ce qu'on fait ?
'''Gérard''' : Eh ben, on arrête et c'est tout, parce que là, ça devient le bordel. C'est impossib ! C'est impossib, tu mets... Là, tu t'amuses là, donc c'est même plus la peine de faire un débat. Ça, tu dégages de la réa, toi, je te veux plus, hein. Là, c'est le bordel. Merci pour me couper le son, donc... ''[Gérard se lève, une musique se délchence. Un échange démarre pendant la musique, qui finit par être coupée pour le laisser entendre]''.
'''Manu''' : Mais non !
'''Gérard''' : Eh ! J'ai quoi, là, dans les oreilles ? J'ai rien !
'''Manu''' : Bah, c'est pas normal. Nous, c'est bon, hein.
'''Gérard''' : Non, moi, je te le dis, je continue pas.
'''Phildar''' : Mais qu'est-ce que je fais, moi, alors ?
'''Gérard''' : Non, non, tu te démerdes, tu rentres chez toi et c'est tout. Moi, c'est ce que je fais aussi. Tu envoies le disque et c'est tout.
'''Max''' : On va discuter, on va discuter. Tu mets le disque, on discute.
''[cette fois, la musique passe entièrement]''.
'''Gérard''' : Donc, c'est la suite et la fin du débat sur les parfums. Donc, c'est toujours le jeudi 11. Donc, on récupère Exotic. ''[les audituers parlent entre eux]''. Oh, vous êtes à l'antenne !
'''Phildar''' : Vous êtes à l'antenne, les auditeurs !
'''Gérard''' : Eh, vous êtes à l'antenne ! Vous êtes à l'antenne ! Oh !
'''Manu''' : Allô ? Allô, les auditeurs ? Vous m'entendez, les auditeurs ?
'''Gérard''' : Oh, vous êtes à l'antenne, je vous signale !
'''Manu''' : Vous m'entendez, les auditeurs ? Je crois que ça y est, c'est revenu. Vous entendez, Gérard.
'''Gérard''' : Vous êtes à l'antenne !
'''Priscilla''' : Manu, on va être à l'antenne, là ?
'''Manu''' : Ouais, ouais, ça y est. Vous entendez Gérard, là ?
'''Gérard''' : Vous êtes à l'antenne ! Bon, bonne nuit.
'''Phildar''' : Mais non ! Pas bonne nuit ! On va réparer. Allô, les audituers ?
'''Manu''' : Ouais donc, vous êtes à l'antenne. Oh, il faut le dire comment ? Vous êtes maintenant à l'antenne, on arrête la blague !
'''Gérard''' : Alors, Exotic !
'''Exotic''' : Eh ouais, qu'est-ce qu'il se passe ?
'''Gérard''' : Bonsoir.
'''Guitare''' : C'est tout le temps Exotic qui parle.
'''Gérard''' : Ouais, bah, oh ! Vous vous calmez, Merlin !
'''Perlant''' : Bonsoir, mon jeune ami.
'''Gérard''' : Merci de couper... Oh, mais merde !
'''Phildar''' : Mais regarde, c'est pas moi !
'''Exotic''' : Oh, est-ce qu'on m'entend, on nous entend ?
'''Manu''' : Ouais, on vous entend, ouais.
'''Gérard''' : Bon j'arrête. C'est le vrai bordel à la réa. On fait conclusion, moi, trois ans de nuit, j'arrête, j'arrête, j'arrête, j'arrête, j'arrête, j'arrête. Non, non, j'arrête, c'est tout.
'''Phildar''' : Non, Gérard, arrête pas. Excuse-moi, Exotic. Dites-le à Gérard de ne pas arrêter les auditeurs.
'''Gérard''', ''[rageur]'' : Peut-on mélanger toutes sortes de parfums ?
'''Guitare''' : Bah, je crois que t'en es la preuve vivante, Gérard.
''[Gérard s'interrompt, jette le casque, hurle]'' : Ça commence, ça vient faire maintenant !
'''Exotic''' : Gérard, calme-toi, tu deviens parano, Gérard. Eh, t'as abusé du parfum, mon copain.
'''Guitare''' : On pourrait peut-être cotiser pour payer une semaine de décontraction à Gégé, ça lui ferait du bien.
''[Ma rentre dans le studio, hilare]''
'''Gérard''' : Marre toi Je te signale. C'est la dernière question que je fais. Si, si, moi, trois heures demi, j'arrête.
'''Exotic''' : Étant donné que t'es connu, tu veux pas lancer une marque de parfum ? Je sais pas, le Gégé qui pue ou...
'''Max''' : C'est sa dernière demi-heure, après il est viré.
'''Gérard''' : Ouais, mais c'est pas la peine qu'il nous emmerde, hein. Peut-on mélanger toutes sortes de parfums ? Jeanne, tu voulais répondre.
'''Jeanne''' : Bah, écoute, je te réponds, Gégé. Donc, ça dépend des fragrances. Bah, ça dépend de.. C'est-à-dire, en fait, ça dépend ce que tu mélanges.
'''Exotic''' : Ouais, mais excuse-moi, c'est Exotic. Plus ou moins fort ou pas ? Je sais pas, moi, comment on fait.
'''Jeanne''' : Du musque, de la vanille, des trucs comme ça. Il faut que ça colle, les senteurs. Faut pas faire n'importe quoi.
'''Guitare''' : Maintenant, c'est selon les goûts, les couleurs et les odeurs, quoi. Mais de toute façon, je pense que t'en es la preuve vivante, Gégé, qu'on peut mélanger des parfums. Moi, j'ai eu l'occasion de te croiser pas loin des chiottes de la loco. Bon, je vais pas en parler.
'''Gérard''' : Ben Guitare, tu continues comme ça, tu vas dégager.
'''Guitare''' : Non, non, mais c'était juste pour te dire où je t'avais croisé, quoi. Histoire que tu vois un petit peu, je sais pas si tu te rappelles. Et quand tu es passé devant moi, j'ai senti, effectivement, qu'on pouvait mélanger des parfums, vu que j'ai pas vraiment compris ton odeur, disons. Je voulais juste te dire que ça puait toujours autant dans ma radio, quoi.
'''Gérard''' : D'accord, si ça te plaît pas, t'éteins ta radio et ça me fait de belles jambes.
'''Phildar''' : Gérard, est-ce que toi, tu mélanges plusieurs parfums ?
'''Gérard''' : Bah, attends, je finis... Je finis avec les gens, d'accord ?
'''Phildar''' : Ok, tu répondras après ?
'''Gérard''' : Je répondrai après.
'''Chaussure''' : Gérard, c'est Chaussure, je voulais savoir si le nouveau slogan de Fun Radio, c'était
« C'est fun, ça pue » ?
'''Gérard''' : Euh, et tes chaussures, elles sentent bon ?
'''Guitare''' : Que le jeudi, hein. Que le jeudi, de 1h à 4h, ok ? Et tous les jeudis, c'est pareil !
'''Merlant''' : Ouais, bah, écoute, non, c'est impossible de mélanger des parfums. C'est inconscient de poser une question comme ça. C'est inconscient.
'''Exotic''' : Moi, je crois qu'on peut pas mélanger les parfums. Et tu sais pourquoi ? Parce que quand on mélange les parfums, bah, en fait, tu formes une nouvelle forme de parfum. Et je crois que les dérivés qui ont montré que le parfum lui-même, qui est au début mélangé par les premiers parfums qui, eux, sont déjà mélangés par d'autres, ce qui fait que quand, toi, tu te vaporises de ce parfum, c'est un parfum inodore, en fait, puisque tout a été mélangé. Et moi, ce que je voulais savoir si, aujourd'hui, on pourrait vendre ou non des parfums qui ne sentent rien.
'''Gérard''' : Une question que j'ai posée, là, je pense que tout à l'heure...
'''Phildar''' : Tu réponds pas, toi. Tu réponds pas, donc, comme tu m'as dis.
'''Gérard ''' : Moi, je mélange du parfum, ça dépend des jours, c'est tout.
'''Phildar''' : Qu'est-ce que tu mélanges comme parfum ?
'''Gérard''' : De tout.
'''Exotic''' : Tu es pas d'accord avec moi, Gérard, quand je dis que quand tu mélanges des parfums, ça sent plus rien ?
'''Gérard''' : Non, pas du tout. Bon, celui qui s'amuse à faire ça... il arrête, s'il te plaît. Merci. ''[réponse à Goldo qui fait des bruits]''. Donc, alors, que pensez-vous...
'''Chaussure''' : Pensez-vous que les parfums ne sont pas à la mode ?
'''Exotic''' : En fait, toi, toi qui as posé la question, t'es pas drôle, quoi.
'''Chaussure''', ''[désormais joué par Tony]'' : Mais je cherche pas à être drôle, moi, je pose les questions, c'est tout.
'''Gérard''' : C'est pas toi qui commandes, d'accord ? Bon, ça y est, oui ?
'''Exotic''' : Ben, pose-le toi-même, la question.
'''Gérard''' : Alors, moi, la question que je pose... Que pensez-vous lorsque vous croisez une femme qui sent le parfum ?
'''Exotic''' : Ben, une belle femme, quand tu la vois, quoi, tu vois, quand t'es dans la rue, ou, je sais pas, sur une esplanade, ou sur un trottoir, ou bien encore, même sur une plage, ou tout... De toute façon, les senteurs, tu peux les avoir partout. En fait, ce que je veux dire, c'est que quand tu croises la fille et que tu ressens quelque chose pour elle, ben, le parfum, y a qu'après que tu le découvres.
'''Gérard''' : Eh, oh ! Celui qui s'amuse à m'envoyer de la musique, il arrête, s'il te plaît, merci !
'''Manu''' : Mais y a pas de musique !
''[Gérard tend son casque aux autres qui écoutent, constatent qu'il n'y a rien]''.
'''Phildar''' : Là, Gérard va mettre le casque sur les oreilles, y a rien !
'''Gérard''' : Bien sûr !
'''Merlant''' : Ben, écoute, moi, ouais, ça me fait craquer, quoi, de voir une femme qui passe avec un bon parfum, et je me retourne et je la mate, quoi, et je fais « Hey, hey ! »
'''Guitare''' : Gérard, c'est Guitare. Ben, je vais pouvoir répondre. Moi, je voulais dire que j'apprécie les femmes qui ont un bon parfum, mais surtout si elles sont bonnes, en fait.
'''Gérard''' : D'accord. Euh, Chaussure ?
'''Chaussure''' : Lâche-moi...
'''Gérard''' : Bon, ben, alors, lâche-moi, ben, dans ce cas-là, tu dégages. Voilà, comme ça, je vais te lâcher. Bonne nuit, Chaussure. Priscillia ?
'''Priscilla''' : Ben, moi, franchement, quand je croise une femme qui sent le parfum...
'''Exotic''' : Tu te touches ?
'''Priscilla''' : Non, non, je me touche pas du tout, je me dis qu'en fait, elle pue le parfum.
''(Démarre un échange entre Guitare, vexé que Gérard lui refuse de répondre, Exotic et Priscilla, laquelle finit par dire qu'elle se touche avec 4 doigts. Gérard n'arrive pas à arrêter cet échange spontané avant que Jeanne ne tente de parler]''.
'''Gérard''' : Bon, allez, hop, terminé, conclusion. Merci, Phildar.
'''Phildar''' : Merci de quoi ?
'''Gérard''' : Non, non, mais merci, tout le monde est coupé. Moi, j'ai de la musique dans mon casque. J'entends même pas ce que les gens disent. C'est super, c'est bien pour ta dernière. Tu fous bien ta merde, et ben, on fait conclusion.
'''Jeanne''' : Gégé, je peux répondre ? Euh, c'est Jeanne. Je voulais te donner une citation.
'''Exotic''' : Non, excuse-moi, tu veux pas te rapprocher de ton combiné ?
'''Jeanne''' : Ouais, voilà.
'''Exotic ''', ''[reniflant]'' : Ça, tu sens bon, ma chérie.
'''Jeanne''' : Ouais, merci.
'''Phildar''' : Gérard, tu reprends le débat là ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, tu permets, quand on arrêtera de mettre de la musique dans le casque... Merci, voilà. Comme ça, voilà. On a France Info dans le casque ! Ouais, France Info. Allez hop. Bonne nuit à tous ! ''[il jette son casque et se lève. Max le retient]''.
'''Phildar''' : Mais, Gérard, d'un côté, tu fais ton débat, et de l'autre côté, tu t'informes.
'''Gérard''' : Attends, je travaille pas comme ça, non, non, non. Non, non, non, non, c'est fini, là. C'est terminé, c'est terminé.
'''Jeanne''' : Oui, bah, écoute, je te disais, moi, je vais te donner une... Comme disait le poète, écrivain français Montaigne, il disait que quand une femme...
'''Guitare''' : Montaigne ou Montagné ?
'''Gérard''' : Bon, bon, bon, bon, allez, allez. Au lieu de machiner là, je voudrais bien avoir les auditeurs, hein.
'''Chaussure''' : C'est possible de lui mettre rire et chansons dans le casque, pour qu'il nous raconte une blague ?
'''Exotic''' : Celui qui qui a les questions, il veut pas les poser ?
'''Gérard''' : Non, non, non, il y a... Conclusion, conclusion, conclusion ! Non, non, non, non, non, non, non, non !
'''Manu''' : 25 minutes d'émission, pas de conclusion, hein, c'est pas possible.
'''Gérard''' : Non, non, mais dans ce cas-là, moi, je continue pas à travailler avec vous, pour l'instant, moi, j'arrête.
'''Manu''' : Bon, bah, Phildar, alors, on sort, hein, on fait comment, on sort ?
'''Phildar''' : Qu'est-ce qu'il se passe, Gérard, y a quoi dans le casque ?
'''Gérard''' : Bah, attends, de la Formule 1, maintenant, y en a un qui s'amuse à mettre la radio.
'''Phildar''' : Je croyais que t'aimais bien, la Formule 1.
'''Max''' : Non, mais attendez, on est en train de passer France Info sur Fun Radio, c'est n'importe quoi ! Bon, on va écouter les infos, quand même. Mais gère ton truc, putain, ça va gueuler, mon patron va me tuer.
'''Gérard''' : Non, attends, moi, je travaille pas avec deux...
'''Manu''' : Bah, c'est de notre faute, peut-être !
'''Max''' : J'ai la honte, putain, mon patron va me tuer.
'''Gérard''' : Attends, mais c'est quoi, là, ce bordel ? Moi, je continue pas avec...
'''Phildar''' : Mais c'est la dernière, de toute façon, tu vois, je me casse.
'''Gérard''' : Non, mais tu dégages déjà, toi.
'''Manu''' : Moi aussi, alors.
'''Phildar''' : Dans 20 minutes, je me casse.
'''Gérard''' : Non, non, mais tu vas te casser tout de suite. J'arrête tout.
'''Gérard''' : Ouais, bah, tu m'envoies les auditeurs et tu la fermes.
'''Phildar''' : Et c'est terminé. Vous m'avez trop fait chier.
'''Gérard''' : Ouais, bah, toi aussi. Bon, allez. Donc, Jeanne...
'''Jeanne''' : Ouais, bah, écoute, moi, je te disais, comme disait le poète Français Montaigne... Je disais que quand une femme passe avec vous, si une femme passe à côté de vous et qu'elle sent le parfum, vous êtes perdu.
''[Le chaot du casque continue, Gérard rie, les audituers se dispersent]''.
'''Gérard''' : Bon. Bon, allez, on fait conclusion. Conclusion, d'accord ?
'''Exotic''' : Hé, Gérard, tu veux pas faire un petit quart d'heure de libre-antenne avant ?
'''Gérard''' : Non, non, non, moi j'arrête. Demandez à Max.
'''Max''' : Ouais, moi je suis d'accord, libre-antenne avec Gérard.
'''Gérard''' : Pas avec des doubles sons.
''[Le cahot du son continue, Gérard, devant Max, hilare, commence à chercher à frapper Phildar. Max l'en empêche].
'''Max''' : Attendez, parce que là, ça va finir en bagarre dans le studio. Il y a le Phildar qui va se prendre des coups pour de vrai, en plus. Arrête, Gérard, calme-toi. Non, mais c'est bien, le son, il est bon, là !
'''Phildar''' : C'est le son de tous les jours.
'''Gérard''' : Non, c'est ça, c'est le son de tous les jours, pauvre tache. Donc, conclusion.
'''Max''' : Ils veulent pas conclure, les mecs, ils ont envie d'attendre la fin du débat.
'''Max''' : Il y a encore 20 minutes de débat, là.
'''Gérard''' : Non, non, moi j'arrête, je continue pas dans des conditions comme ça.
''[Max va vers le standard et le montre à Gérard]'' : Regarde, les mecs, ils appellent, les mecs, ils appellent, relance le standard.
'''Phildar''' : Tu sais qu'il y a des mecs qui font une semaine de jeûne pour bouffer tes débats, hein.
'''Gérard''' : Alors donc, si vous voulez continuer d'appeler, vous pouvez toujours appeler au 0803 08 5000 et 08000 70 5000 et toujours 3615 code, fun, radio, rubrique, direct, on se retrouve tout à l'heure pour la suite des débats.
'''Manu''' : Ouais, attends, Gérard, Gérard. Non, écoute-moi, honnêtement, comment tu veux que les gens, ils appellent ? T'as pas le sourire, t'as l'air aigri. Fais-le avec le sourire, les numéros de téléphone.
'''Gérard''' : Vous, vous avez qu'à arrêter de nous faire, vous avez qu'à arrêter de foutre votre merde, un peu.
'''Manu''' : Ah bah, c'est nous, peut-être.
'''Gérard''' : Donc, si vous voulez toujours nous appeler...
'''Manu''', ''[engageant]'' : 0803 08 5000, c'est pas compliqué ! 0800 70 5000.
'''Gérard''' : Alors, pensez-vous que le parfum attire les gens et on se retrouve juste après.
''[Musique]''
'''Gérard''' : Voilà, c'était Pro DJ, donc on récupère Exotic. Merlant. Chaussure. Prisillia. Guitare.
'''Guitare''' : ah c'est pas Guitare, c'est Violon.
'''Gérard''' : Et Jeanne pour finir. Alors, donc... ''[écho de Max]''. Et ça recommence. Phildar, tu vas me faire chier jusqu'à 4h du matin ?
'''Guitare''' : Non, mais là, commentce à bien faire ?
'''Exotic''' : J'énerve pas, je dis non, ça sert à rien.
'''Gérard''' : Pensez-vous que le parfum attire les gens ? Ah, moi, par contre, il y a la question que j'ai pas répondu, là. Moi, je peux vous dire une chose, que dans le métro, quand vous croisez une nana, je sais pas si Guitare, Merlant et Exotic, t'as suivi.
'''PHildar''' : Ah, bah, Guitare, il en croise souvent dans le métro, des nanas.
'''Gérard''' : Moi, je peux te dire une chose, que dans le métro, quand tu croises une nana, on se demande si elle a pas vidé la bouteille de parfum sur elle.
'''Guitare''' : C'est un peu comme toi, Gérard.
'''Exotic''' : Moi, je réponds, c'est Exotic, je dis que t'as bien raison quand tu dis ça, parce qu'il y a des grosses putes, soit des meufs qui sont énormes, et bah, qui puent. Généralement, c'est les grosses qui puent.
'''Gérard''' : Non, mais, non, pas généralement, mais moi, je peux vous dire, la personne qui vient prendre ma place tout à l'heure, je viens de sentir, je sais pas ce que c'est comme parfum, mais alors...
'''Phildar''' : Marine, Marine, est-ce que tu peux sentir, Gérard, pour nous dire s'il sent bon ?
'''Gérard''' : Mais j'ai mis de l'Antarctique, hein !
'''Marine''' : Tu sens super bon, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais moi, j'ai mis de l'Antarctique.
'''Guitare''' : T'as mis de l'Arpique WC ?
'''PHildar''' : Gérard, il pue la merde.
'''Exotic''' : Hey Violon, est-ce qu'elle est grosse ?
'''Guitare''' : Qui ?
'''Exotic''' : Bah, Martine !
'''Guitare''' : Martine, je sais pas, je connais pas de Martine.
'''Phildar''' : Marine, je t'ai dit que l'Antarctique, c'était pour les chiottes.
''[Gérard sillotte pendant que PHildar et les audituers échangent sur son parfum et son odeur]''.
'''Phildar''' : Et là, il est en train de vous siffler ce qu'il fait quand il chie, quoi.
'''Exotic''' : Tu sais ce qu'il aime, Gérard ? Il met un coton-tige dans son cul.
'''Guitare''' : Qui a dit ça ? Qui a dit ça ?
'''Exotic''' : Bah, quand on dit, tu sais ce qu'il aime, Gérard, toi, tu réponds, un coton-tige dans son cul.<ref name="radio3"></ref> C'est ce qu'il se dit dans le 92, hein. Ah, bah, à la sortie des écoles.
'''Gérard''' : Ah, bah, c'est bien, alors. Tu me diras où.
'''Exotic''' : Qu'est-ce qu'il aime, Gérard ?
'''Guitare''' : Mettre un coton-tige dans son cul.
'''Gérard''' : Bon, alors, pour faire nir, que pensez-vous...
'''Exotic''' : Pour faire nir, il sait même pas parler.
'''Gérard''' : Si t'es pas content, c'est le même prix, merci.
'''Max''' : Bon, c'est Max, là. Gérard, tu m'entends ? Ils m'entendent pas, là. Le dernier quart d'heure, essaye de les gérer correctement, parce qu'apparemment, ils sont un peu abrutis, ce soir.
'''Gérard''' : Ouais, j'ai l'impression.
'''Max''' : Bon, on va retourner sur l'antenne. Attention, Phildar, tu peux nous remettre sur l'antenne ?
'''Phldar''' : Top antenne.
'''Max''' : Attention, top antenne.
'''Guitare et Priscillia''' : On est sur l'antenne ?
'''Gérard''' : Oui, vous êtes à l'antenne.
'''Priscillia''' : Je comprends plus rien, là.
'''Gérard''' : Ouais, mais vous êtes à l'antenne. Alors, pensez-vous que le parfum attire les gens ?
'''Priscillia''' : C'est fait pour.
'''Exotic''' : Non, c'est pas vrai. Parce que, par exemple, Gérard, lui, s'il met du parfum, c'est pour une raison bien particulière.
'''Prisicllia''' : Bon, c'est répulsif, Gérard, mais en général, c'est...
'''Guitare''' : Mais non, c'est pas répulsif. C'est que, comme je vous l'ai expliqué tout à l'heure, il est pro du mélange d'odeurs, quoi.
'''Exotic''' : Ben voilà, il y a des gens qui puent naturellement, et lui, c'est son problème. Il est obligé de mettre plusieurs parfums.
'''Max''' : Gérard, tu m'entends ?
'''Gérard''' : Oui.
'''Max''' : NOn mais parle pas, ça passe pas à l'antenne. Ouais, mais ça passe par l'antenne. Non, ne parle pas, toi. Eux, ils ne m'entendent pas. Ne te laisse pas faire par les auditeurs quand ils te parlent.
'''Guitare''' : Pourquoi il y a du blancs, là ? Qu'est-ce qui se passe ?
'''Gérard''' : Jeanne ! Jeanne, s'il te plaît, tu réponds, merci.
'''Guitare''' : Ah, c'est pour ça que ça pue dans ma radio.
'''Jeanne''' : Donc, bien sûr que ça attire le parfum, sa connotation.
'''Exotic''' : Ah, mais ça attire les animaux... Il attire les guêpes, Gérard.
'''Jeanne''' : La première fonction du parfum, Gégé... La séduction, tu vois.
'''Jeanne''' : Donc, c'est comme les abeilles qui sont attirées par le miel.
'''Prisillica''' : Tu as des miels dans les oreilles.
'''Max''' : Te laisses pas faire, Gérard, parce que là, c'est nul, le débat.
'''Jeanne''' : Et puis, donc voilà, c'est important, quoi. C'est bien, forcément, que ça attire les gens.
'''Max''' : Tu veux que je t'aide un peu ? Tu veux que je t'aide ? C'est Max.
'''Gérard''' : Ouais, ben viens, viens, parce que c'est le bordel, là-bas. Reviens, là, si tu peux, parce que c'est le bordel.
'''Max''' : Je suis tout en haut pour les émetteurs.
'''Poisson Lune''' : Ouais, Gérald, t'es une vraie tapette, hein.
'''Exotic''' : C'est pas une tapette, c'est un trou du cul.
'''Poisson Lune''' : Il n'arrive pas tout seul à gérer son débat.
'''Gérard''' : Priscilla, s'il te plaît, tu réponds. Pensez-vous que le parfum attire les gens ?
'''Priscillia''' : Oui, oui, mais je te dis, c'est fait pour... Tu le fais pour toi, mais c'est aussi pour plaire à l'autre, et donc l'attirer, en un seul mot.
'''Gérard''' : Tu crois qu'en mettant du parfum, ça attirera les gens plus que... Qu'avant ?
'''Exotic''' : Hey, Gégé, c'est Exotic. À ton avis, si le parfum que ta copine, elle se met, OK ? Et dans le métro, tu reconnais ce parfum-là, d'accord ? Et tu la vois de dos, d'accord ? Et tu fais, ah, Sandy, c'est toi. Elle se retourne, tu vois que c'est un mec...
'''Gérard''' : Eh ben, Exotic, tu retournes au standard. Salut, Exotic.
'''Exotic''' : Non, mais c'était pour prouver que le parfum...
'''Gérard''' : Salut, Exotic.
'''Jeanne''' : Gégé ? Je voulais te... Je voulais te donner une situation très simple. Imagine-toi, il y a deux nanas dans le métro. Il y en a une qui pue et l'autre qui sent bon. Vers qui tu vas aller ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, de toute manière, la question, la question, on l'a déjà posée tout à l'heure.
'''Jeanne''' : Mais Gégé, là, tu poses bien la question. Est-ce que le parfum vous attire ?
'''Gérard''' : Ouais, mais moi, j'irais vers celle qui a plus de parfum. Ou même plus de charme.
'''Jeanne''' : Non, mais c'est une question d'odeur. C'est olphactif.
'''Gérard''' : Mais, mais, mais, je viens de te répondre.
'''Jeanne''' : Donc, tu vas aller vers celle qui pue, c'est ça ?
'''Gérard''' : Mais non, je viens de te dire, celle qui a le plus de parfum.
'''Exotic''' : Et pourquoi ?
'''Guitare''' : Gérard, c'est Trompette. Qu'est-ce qu'elle se met comme parfum, Sandy ?
'''Gérard''' : Ça te regarde pas, salut.
'''Priscillia''' : Elle se met de l'eau de toilette.
'''Exotic''' : Eh, Gégé, on voulait savoir, est-ce que tu te parfumes au parfum ?
'''Gérard''' : À ton avis ? Je me parfume à quoi ?
'''Exotic''' : Ça peut être aux toilette, ein.
'''Guitare''' : Ça peut être au déodorant comme moi.
'''Exotic''' : Ou au stick. Ou tout simplement. Ou à l'eau de colonne, ou encore des choses comme ça.
'''Gérard''' : Alors, la dernière... Ouais, c'est bon, là, vous vous calmez, c'est bon.
'''Manu''' : Pour la dernière, on accueille Lacet.
'''Lacet''' : Oui, bonsoir.
Bonsoir, Gérard, je suis pas trop content, c'est Tony, là. Je suis avec Goldorak et Arnett. Je suis pas trop content, parce que je suis obligé de prendre des faux noms pour passer dans tes débats, donc là, je descends. Je suis à côté de la radio. Je casse la tête à Enji, puis je descends. A tout de suite. ''[il raccroche]''.
'''Phildar ''' : T'as entendu ? Ils sont tellement vénères qu'ils vont venir te pécho, là, quoi.
'''Manu''' : Ils vont venir, hein.
'''Exotic''' : Qu'est-ce qu'il se passe dans la maison ?
'''Jeanne''' : Ça te fait pas peur ?
'''Gérard''', ''[indifférent]'' : C'est des conneries, puis c'est tout.
'''Phildar''' : Si ils arrivaient, là, tu ferais quoi ?
''[Max, Sandy et les trois habituels masculins arrivent en trombe dans le studio]''.
'''Phildar''' : Oh, bah, putain, les voilà.
'''Manu''' : Oh, bah, les voilà. Tu fais moins le malin.
'''Gérard''' : Pourquoi vous venez ?
'''Arnet''' : Ça m'a pas fait plaisir.
'''Gérard''' : Ouais, bah, ça t'a pas fait plaisir, c'est le même prix. Achetez-vous votre parfum dans une grande surpasse, ou pas ?
'''Exotic''' : C'est Pierre, je veux répondre.
'''Tony''' : Vous allez répondre ? Mais c'est le bordel, vous allez répondre, les auditeurs. J'aime pas trop qu'il y ait la merde, comme ça, dans le studio.
'''Guitare''' : Eh, c'est Detroit.
'''Gérard''' : Qu'est-ce que tu veux, D4 ?
'''Guitare''' : C'est D3, j'ai pas dit D4.
'''Gérard''' : Bon, tu réponds, parce que vous commencez à me gonfler.
'''Guitare''' : Alors, moi, je voulais répondre, parfaitement, c'est D4.
'''Phildar''' : T'as pas de clope, Gérard, s'il te plaît ?
''[un auditeur fait des vocalises dans le studio]''
'''Guitare''' : Gérard, tu peux faire quelque chose ?
'''Gérard''' : Bon, allez, terminé, mio j'arrête. Conclusion, conclusion, conclusion.
'''Guitare''' : Gérard, tu peux faire ta conclusion en premier ?
'''Gérard''' : Alors, vas-y, on arrête.
'''Guitare''' : Ok, donc, c'est D4. Par rapport aux parfums, je voudrais dire que... ''[Exotic fait des vocalises avec la bouche]''. J'aimerais bien que t'arrêtes, là, je sais pas qui c'est. Je voudrais dire que ça pue toujours autant dans ma radio, malgré que tu mettes du parfum.
'''Gérard''' : Eh ben, c'est bien, bonne nuit à toi. Bonne nuit à toi.
'''Exotic''' : Ça pue quoi ?
'''Guitare''' : Ça pue la merde, la chiasse, le vomi, tout en même temps, quoi.
'''Exotic''' : Comment ça se fait ?
'''Guitare''' : Je crois que c'est à cause de Gérard, ça pue que le jeudi.
'''Exotic''' : Mais pourquoi c'est Gérard qui puerait comme ça ?
'''Guitare''' : Parce que c'est lui qui est à l'antenne.
'''Gérard''', ''[battu]'' : Bande de caves.
'''Exotic''' : C'est à cause de qu'est-ce qu'il fait avec sa main droite ?
'''Max''' : Ouais, mais les mecs, merde, Gérard, tu gères tout ça, là.
'''Guitare''' : À mon avis, c'est son haleine dans le micro que je sens.
'''Exotic''' :À mon avis, c'est parce qu'il se lave pas.
'''Max''' : Phildar, Phildar.
'''Phildar''' : Moi, je dis plus rien, parce qu'à chaque fois que j'ouvre ma gueule, c'est une connerie.
'''Guitare''' : Moi, je plains l'animateur qui passe derrière Gérard et qui a le nez sur le même micro, quoi.
'''Exotic''' : À mon avis, il se lave pas.
'''Phildar''' : Ah, mais Marine, elle se le met pas sous le nez, le micro, t'inquiète.
'''Exotic''' : Eh, pourquoi Martine, elle est pas là, encore ?
'''Guitare''' : Ah, c'est peut-être pour ça que Martine, elle se parfume autant.
'''Exotic''' : Bah, pourquoi Gérard, il pue autant ?
'''Gérard''' : Eh, pourquoi t'es aussi con ?
'''Exotic''' : C'est des questions qui restent en suspens, qui ont été posées et qui ont pas de réponse.
'''Guitare''' : Voilà, prochain débat. Gérard, tu peux faire un prochain débat, comme ça : pourquoi tu pues ?
'''Gérard''' : Et pourquoi vous êtes aussi cons avec moi ?
'''Jeanne''' : Pourquoi t'es aussi con avec nous ?
'''Guitare''' : C'est surtout ça, Gérard, pourquoi t'es aussi con avec nous, quoi.
'''Phildar''' : Comme tous les jeudis, maintenant, règlement de compte. Allez, 10 minutes.
'''Manu''' : Et pourquoi tu fais pleurer les filles ?
'''Max''' : Pourquoi tu fais pleurer les filles, Gérard ?
'''Guitare''' : Ouais, Gérard, c'est honteux, là.
'''Manu''' : Tu t'es même pas excusé.
'''Guitare''' : Gérard, tu fais pleurer les femmes. Arrête de te parfumer au lacrymo.
'''Exotic''', ''[voix de tête]'' : Gérard, tu fais pleurer les hommes. Tu ne sais pas qui c'est qui peut faire la loi. C'est l'auditeur qui commande.
'''Max''' : Oh là là là là là là là là là là. Non, mais là, t'as été nul, Gérard, sur les débats.
'''Manu''' : En plus, t'écoutes même pas les critiques.
'''Guitare et Exotic''' : T'as changé, Gérard.
'''Max''', ''[Gérard posant son casque et détournant le regard]'' : Non, ton métier, tu refais ton métier, c'est ton métier.
'''Guitare''' : On m'a dit qu'il y a Tony et tout ça, ils étaient là ?
'''Max''' : Bon, allez, conclusion.
'''Exotic''' : Tony et Arnet, il paraît qu'ils puent. C'est vrai ou pas ?
'''Tony''' : Ouais, ouais, c'est vrai. Je suis à côté de Max, il peut confirmer.
'''Priscillia''' : C'est vrai que Sandy, c'est un bondin ?
'''Max''' : C'est impressionnant, vous l'avez pas devant vous.
'''Gérard''' : Jeanne, tu dégages, bonne nuit.
'''Jeanne''' : Ah non, c'est pas moi !
'''Exotic''' : Et nous, les auditeurs, on voudrait savoir comment il est.
'''Manu''' : Bon, Tony, conclusion.
'''Gérard''' : Comme t'as écouté à peu près les deux débats, comme t'es là maintenant, tu vas peut-être pouvoir nous dire ce que tu penses des deux débats.
'''Tony''' : Donc, le premier débat, c'était sur le parfum ?
'''Gérard''' : Non, sur la Saint-Valentin.
'''Tony''' : Sur la Saint-Valentin, j'ai trouvé ça très bien. Donc, j'aimerais savoir ce que tu vas faire pour ta Saint-Valentin avec Cindy.
'''Gérard''', ''[amusé]'' : Bah... tu lui demanderas tout à l'heure, parce qu'elle va sûrement t'engueuler.
'''Phildar''' : Cindy Crawford.
'''Tony''' : Pourquoi elle va m'engueuler ?
'''Gérard''' : Tu verras bien avec elle.
'''Tony''', ''[faussement inquiet]'' : Elle fait du catch ?
'''Gérard''' : Non, mais tu verras avec elle.
'''Gérard''' : Donc, moi, c'est dommage parce qu'il y en a un qui fout sa merde. Ça se voit que c'est sa dernière, mais il a foutu sa merde.
'''Phildar''' : J'ai chié dans le coin, là. J'ai chié dans le coin, là. J'ai chié sous la console et je te chie au c....
'''Gérard''' : Voilà, donc, vous allez retrouver Marine pour la nuit sans pub et Max...
'''Phildar''' : On est en avance, hein.
'''Gérard''' : Ben oui. On finit avec 5 minutes d'avance. Comme t'es aussi con que la semaine dernière, c'est pas de mal.
'''Max''' : Non, mais attends, t'as encore 2 minutes. Discute avec les gens 2 minutes.
'''Phildar''' : Tu veux pas me faire un poème pour ma dernière, en fait ?
'''Gérard''' : Non, non, là, tu vas te faire foutre.
'''Manu''' : Moi, je suis désolé, mais je pense quand même que tu devrais t'excuser auprès de la fille que t'as fait pleurer.
'''Gérard''' : Je m'excuse auprès de personne, là, c'est tout.
'''Manu''' : Et tu trouves ça poli, toi ? Tu l'as fait pleurer, tu t'excuses pas ? Après, tu veux que les gens, ils soient polis ?
'''Gérard''' : Non, mais toi, quand on vous demande quelque chose, vous foutez le bordel.
'''Phildar''' : Mais toi, ça fait combien de temps que tu fais de la radio et tu sais même pas parler devant un micro ?
'''Gérard''' : Allez, c'est bon, terminé.
'''Phildar''' : Bon, alors, ce que je disais, c'est que ce qu'on pouvait faire, c'est pour la Saint-Valentin, tu pourrais faire une déclaration à Sandy, quand même, parce que c'est samedi.
'''Gérard''' : Non, mais de toute manière, la conclusion, la déclaration, je lui ferai moi-même et tout seul, pas devant tout le monde.
'''Phildar''' : Ben oui, mais attends, je vais pas lui faire moi-même, c'est toi qui va la faire, mais fais-le devant tous les auditeurs.
'''Gérard''' : Non, mais de toute manière, elle sait ce que j'ai à lui dire, c'est tout.
'''Phildar''' : Qu'est-ce que t'as à lui dire ?
'''Goldo''' : Allez Gégé, un petit poème. Un petit poème pour Sandy ? Pour Phildar, pour Phildar ! Pour le départ de Phildar, putain, souhaite-lui bonne chance !
'''Phildar''' : Qu'est-ce que tu dirais à Sandy le jour de la Saint-Valentin ? Vas-y, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais elle sait très bien ce que j'ai à lui dire, c'est tout.
'''Phildar''' : Et c'est quoi ? Et c'est quoi ?
'''Gérard''' : Ben, elle le sait. Elle est derrière. Et moi, je sais pas. Ben, elle n'a qu'à venir vous le dire à l'antenne.
'''Phildar''', ''[regardant Sandy, à travers la vitre, celle-ci étant hésitante]'' : Tu sais, Sandy, ce qu'il va te dire ? Ben, viens, viens le dire, viens le dire.
'''Gérard''', ''[brutalement]'' : Viens là !
''[Timidement, Sandy rentre dans le studio, sous des ovations mi-amicales mi-sarcastiques de l'assistance]''.
'''Phildar''' : Viens, ma chérie !
''[Gérard va vers elle pour l'attirer vers lui. Il se retourne violemment vers Phildar]'' : Toi, calme-toi, sinon tu te prendre le portable dans la tranche.
'''Phildar''' : Non, mais je déconne. Je suis sorti que deux moi, avec.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, ben, tu la laisses tranquille.
'''Sandy''', ''[timidement mais assurée]'' : Oui, je crois savoir. Il va sans moins dire qu'il m'aime et puis que moi, je vais lui dire que je l'aime aussi.
'''Phildar''' : Vous allez faire un bébé, alors ?
'''Goldo''' : Bravo. Moi aussi, je t'aime, Gégé.
'''Arnet''' : Ouais, moi, Gérard, je voudrais te faire ma déclaration d'amour, quand même, parce que j'apprécie pas. Bon, il y a Sandy qui vient tâter le terrain avant moi et je vais te déclarer ma flamme flamme pour demain, mais bon.
'''Gérard''' : Ah, ben, tu vas te démerder. Non, mais de toute manière, on a prévu quelque chose et on... Non, on a discuté ensemble avec Sandy et je pense que...
'''PHildar''' : Vous allez faire un bébé ? Un chien ?
'''Gérard''' : Un chien, toi, tu ferais mieux d'aller voir les singes.
'''Max''', ''[exité de curiosité]'' : Gérard, c'est quoi, le truc ? C'est quoi, parle dans le micro ?
'''Gérard''' : Ben, je sais pas, je pense que Sandy a peut très bien le confirmer par, comme j'ai dit tout à l'heure, pour la Saint-Valentin. Donc, ce que j'ai à lui dire, elle l'a eu. Donc, et puis, je pense qu'on a décidé quelque chose qui est normalement prévu pour, si tout se passe bien, normalement, pour l'été, le jour de l'été.
'''Max''' : C'est quoi, c'est quoi ?
'''Sandy''' : Ben, je pense qu'on va se marier. ''[ovation sarcastique du studio]''.
'''Max''' : Là, j'avoue que même moi, Max, j'étais pas du tout au courant, je l'apprends en même temps, vous !
'''Goldo''' : Oh, le choc !
'''Max''' : Alors, alors, là, je vais te dire, si tu te maries, c'est la méga teuf, là !
'''Gérard''' : Ben, ben, voilà. On en a discuté dans le courant de la semaine et puis, bon, ben, elle est d'accord, donc, moi, il n'y a pas de problème, non plus.
'''Max ''' : Le 21 juin, quoi, le jour de la fête de la musique ou le jour de quoi ? Le fête de l'été ou la fête de la musique ?
'''Gérard''' : Ben, pour les deux, le jour de l'été et puis, là, pour la fête de la musique.
'''Arnet''' : Eh, Gérard, tu nous enverras des faire-parts ?
'''Gérard''' : Ah, non, ça...
'''Goldo''' : On est tous invités, on vient tous !
'''Max''' : On fera une grosse boum, alors, on fera une grosse soirée de folie, là !
'''Phildar''' : Tu peux pas répéter la bonne nouvelle ? C'est pour avoir un souvenir.
'''Gérard''' : Non, mais toi, j'en ai rien à foutre de ta gueule.
'''Max''' : Non, mais redis, redis. Qu'est-ce qui va se passer ? Vas-y. Auditeurs, auditrices, écoutez bien. Gérard va vous le dire en direct.
'''Gérard''' : Donc, pour le jour de la fête de la musique et le jour de l'été, ben, on se mariera. Avec Sandy. Voilà. On vous laisse là-dessus, vous allez recouler Marine pour la nuit, sans pub. Voilà.
'''Gérard''' : Croyez-vous qu'en hiver, on puisse faire l'amour sur le hockey sur glace ?
== Le débat sur les sports de glisse ==
=== Contexte ===
La semaine précédente était haute en couleurs, émouvante mais aussi tendue. Une réunino, ubuesque et enregistrée quoique privée officiellement, s'est tenue dans la semaine entre Gérard et l'équipe. Gérard y a été installé comme chef, à savoir le responsable de l'émission. Il a, dans cette émission, le même statut que Max. Cette vaste plaisanterie aura un rôle clé pour la suite des choses, car l'équipe s'investira dans ce rôle à la perfection. Avec le recul, la présence de Phldar est confirmée, plus que jamais, même si officiellement, Gérard veut le remplacer pour le punir de ses lectures intempestives du courrier désagréable pour Gérard. Mais Olivier, lui, est par contre devenu l'homme indésirable. La réunion est aussi l'occasion d'entendre les questions à l'avance, tout autant amusantes qu'à la coutumée. Gérard découvre que les réunions sont enregistrées, ce qui ne l'empêchera pas d'e convoquer d'autres, nombreuses et assumées, et d'y jouer les sketchs classiques. C'est une autre preuve que Gérard, contrairement à beaucoup d'affirmations, était lucide sur le déroulé des événements et l'acceptait. Sa lucidité sur la pratique ne doit pas eê écartée. Mais il persiste et signe, porté par la passion de la radio et le lien social que cette aventure lui confère.
Mais ses démons ne sont jamais loin. De mauvaise humeur, poursuivi par ses sketchs, il n'est jamais loin du dérapage face aux provocations incessantes. L'équipe joue de mieux en mieux son rôle, notamment ici avec l'éternel sujet de l'ordre des débats, que les deux assistants discutent avec espièglerie, mais aussi celui du son et des soucis de sonorisation du casque. Il faut le dire, au fond, Gérard se montre aigri et enragé, au milieu d'une meute de gens calmes mais actifs. Un malaise semble s'installer.
Après la pétanque et le ping pong, ce sont les sports de glisse qui sont à l'honneur ce soir. La raison de ce thème est, de surcroît, assez évidente. C'est un débat d'actualité puisqu'ont lieu, dans cette période de février 1998, les Jeux Olympiques d'hiver, à Nagano. Tout un contexte de sketchs possibles en perspective.
=== Les personnages ===
* Christophe : Steve
* Cyril : Edouard, Darwin
* Franck : Denis
* Carole : Gabriela
* Rita : Jeanne
* Mégane : Delphone
* Olivier Bouchet : Olivier de la pro
* Gérard Cousin : Gérard
* Franck Bargine : Max
* Benjamin
* Phildar, Manu
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Donc on va commencer sur le premier, les sports de glisse et après ça sera sur les aspirateurs. Donc là vous venez d'écouter, c'était quoi Manu s'il te plaît ?
'''Manu''' : Je ne sais pas du tout Gérard. Chef pardon, excuse-moi.
'''Gérard''' : Moi je ne sais pas non plus, donc j'aurais bien voulu savoir.
'''Manu''' : Pourtant c'est toi le chef, tu devrais savoir.
'''Gérard''' : C'était quoi le titre ?
'''Max''' : Pro DJ ''[prononcé Pro dji dji]''. Avec Fire Tarter.
'''Gérard''' : Donc pour l'instant on n'a pas trop grand chose, donc on va continuer de discuter un petit peu parce que pour l'instant j'attends qu'on me fasse la liste et qu'on me la donne. Donc quand ils seront décidés au standard, ça ira. On se dépêche parce qu'on ne va pas faire trop de blanc longtemps. ''[Olivier met du son dans le casque de Gérard]''. Bon, je ne sais pas, merci Olivier pour... Non, non, Olivier s'il te plaît, tu ne vas pas commencer comme ça parce que sinon moi ça va aller vite, je ne vais même pas commencer le premier débat. Olivier s'il te plaît, merci. Non, bon ben... Olivier s'il te plaît, tu ne commences pas d'accord ? Olivier tu ne commences pas, tu ne t'amuses pas.
'''Manu''' : Il règle le son Gérard, c'est son taf.
'''Gérard''' : Non, parce que là je n'ai plus rien du tout. Non, non, non, non, non, non, non, non. Non, moi là pour l'instant je n'ai rien du tout dans les oreilles. Si on commence... Non, là non plus. Si on commence les débats comme ça, ça ne va pas être bon.
'''Olivier''' : Tu ne t'entends pas là ?
'''Gérard''' : Avec du mal. Non, mais là je pense que les auditeurs, on ne va pas les entendre. Alors, on va accueillir Edouard, bonsoir. Denis. Bonsoir, Steve.
'''Steve''' : Je te souhaite un bon débat, Gérard.
'''Gérard''' : Gabriela. Delphine. Et Jeanne.
'''Jeanne''' : Comment vas-tu ce soir ?
'''Gérard''' : Je n'ai pas regardé.
'''Edouard''' : En espérant que le débat se passe bien, malgré ton mécontentement persistant et l'incompétence de l'équipe qui t'entoure.
'''Gérard''' : Voilà, j'espère de votre côté que ça va bien se passer, que je ne serai pas obligé de trois minutes de virer les gens.
'''Denis''' : Il ne tient qu'à nous de nous faire valoir et de ne pas nous faire jeter.
'''Gérard''' : Oui, ben, c'est à vous aussi d'être correct et tout.
'''Gabriela''' : Et Gérard, c'est à toi de nous montrer que tu as des couilles aussi.
'''Gérard''' : Oui, ben alors déjà, on va commencer par...
'''Steve''' : Ça dégage.
'''Gérard''' : Euh, non, on ne va pas commencer comme ça, d'accord ?
'''Phildar''' : Non, on ne dégage personne, on va tous s'écouter les uns après les autres. Ça va être magnifique ce soir, je crois qu'on va faire le plus beau débat de la nuit.
'''Gérard''' : Donc, avez-vous déjà été aux sports d'hiver ? Denis.
'''Denis''' : Oui, je suis déjà allé aux sports d'hiver. Donc, j'y vais généralement l'hiver quand il y a de la neige pour aller faire du ski, de la luge, du snowboard et des batailles de boules de neige. C'est très agréable. Gérard, c'est une question à poser, c'est Denis. Pourquoi faire un débat sur les sports d'hiver ? Tu as dû déjà y toucher pour pouvoir faire un débat.
'''Gérard''' : Disons que, vu qu'à l'heure actuelle, comme tout le monde me dit, on aurait pu le faire en deuxième, mais comme à l'heure actuelle, c'est les sports de Nagano, c'est les Jeux Olympiques de Nagano, c'est pour ça que je voulais faire un truc là-dessus.
'''Gabriela''' : Gérard, est-ce que je pourrais faire une petite parenthèse pour les auditeurs ? C'est juste pour leur informer que sur Cnal, il y a le film de cul en ce moment.
'''Gérard''' : Non, mais ça, c'est bien. Merci, Gabriela.
'''Jeanne''' : C'est hors sujet, là, Gabriela.
'''Gabriela''' : C'est une parenthèse, Gérard, je te l'ai dit, tu m'as dit oui, alors c'est bon.
'''Gérard''' : Non, non, mais attendez, on sait que sur Canal, c'est bizarre que... Ah bah oui, c'est une rediffusion du film de cul.
'''Edouard''' : Je crois qu'on s'écarte du débat. Écoute, moi, je voudrais ouvrir une parenthèse, je n'ai pas de décodeur.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Edouard, s'il te plaît. On est aux sportx de glisse. Avez-vous déjà été aux sports d'hiver ?
'''Gabriela''' : Oui, Gabriela, je réponds, je fais souvent du sport de glisse, qu'il fasse chaud ou froid, Que ce soit dehors ou dedans. Je fais souvent du sport de glisse.
'''Gérard''' : Donc toi Edouard ? Edouard s'il te plaît ?
'''Edouard''' : Le sport de glisse c'est une chose que je pratique à l'occasion de mes vacances. Lorsque je peux financer ces vacances.
'''Gérard''' : Non mais attends Edouard. Tu vas déjà commencer par te réveiller.
'''Phildar''' : Il faut que je te signale un truc Gérard, c'est qu'en fait Edouard est étudiant en bioneurologie. Donc tu vois, il a du mal à s'exprimer rapidement parce qu'en fait il réfléchit tout le temps, Edouard. Donc c'est un étudiant...
'''Edouard''' : C'est-à-dire qu'à l'heure où je te parle, je réponds à tes questions, je suis en train de faire mes devoirs.
'''Phildar''' : Donc tu vois il faut que tu aies de la compassion.
'''Steve''' : Bah écoute moi j'ai eu la chance et j'ai encore la chance de beaucoup voyager, donc sports de glisse ouais, j'ai eu la chance de le faire à côté du Fujiyama au Japon. Excellent ! Tu parles de Nagano, bon bah c'est vrai que c'est pas loin...
'''Gérard''' : Oui mais ça on en reviendra.
'''Steve''' : On en parlera bien sûr, donc c'est vraiment les sports de glisse, j'en fais pas mal, bah surtout à l'étranger quoi.
'''Gabriela''' : Gérard ? Et toi est-ce que tu glisses beaucoup ?
'''Gérard''' : Bah, attendez, on va continuer. Je vais répondre quand même à la question après.
Delphine ? Donc, pour toi...
'''Delphine''' : Bah, moi je glisse tout le temps.
'''Denis''' : Gérard, c'est Denis, je peux te poser une question ?
'''Gérard''' : Oh là, qui c'est qui a un mauvais son, là ? Donc Jeanne, s'il te plaît.
'''Jeanne''' : Bah écoute, moi j'ai pratiqué les sports d'hiver en Alaska, à Nagano aussi. Mais c'était dans le temps, c'était avant. Et petite station ici,
'''Gabriela''' : Moi je me suis cassée la gueule en faisant du snow.
'''Dekphine''' : Est-ce que quelqu'un a le décodeur ? Parce que moi, je ne l'ai pas.
'''Gérard''' : Non, mais vous n'allez pas commencer comme ça, d'accord ?
'''Gabriela''' : Bon, et toi, Gérard, est-ce que tu aimes glisser souvent ?
'''Edouard''' : Est-ce que je peux préciser quelque chose avant de commencer ?
'''Gérard''' : Qu'est-ce que tu veux préciser, toi ?
'''Edouard''' : Est-ce que tu peux parler plus fort quand tu hurles parce qu'on ne t'entend pas ?
'''Gérard''' : Ah oui, mais là, je n'y peux rien. Là, je vais vous dire une chose, je n'y peux rien. Je n'y peux rien si vous m'entendez très mal. Même moi, j'ai du mal à... Par moment donné, j'ai du mal à vous entendre quand vous répondez à la question.
'''Phildar''' : Moi aussi, chef. Moi aussi, chef, j'ai du mal à entendre.
'''Manu''' : Moi aussi, chef, on ne m'entend pas bien.
'''Gérard''' : Alors moi je peux vous dire une chose, que jusqu'à maintenant, j'ai été qu'une fois aux sports d'hiver, et c'est tout, mais c'était très dur.
'''Delphine''' : T'as fait de la luge ?
'''Gérard''' : Euh... Même pas.
'''Jeanne''' : Mais t'as fait quoi, au juste ?
'''Gérard''' : Ben... J'ai été sur les pistes, et c'est tout. Mais je n'ai jamais fait de ski.
'''Edouard''' : T'as été médaillé ? Mais t'as ton flocon, ou je ne sais plus quoi, là ?
'''Gérard''' : Ah ben, attends. Qui c'est qui pose ce question, là ? Non, non, mais attendez, attendez, s'il vous plaît. S'il vous plaît. Il m'avait semblé avoir dit que le premier qui répondait déjà aux questions avant, ça ne servait à rien.
'''Denis''' : Mais Gérard, comment veux-tu qu'on sache que le flocon fasse partie de tes questions ? Le flocon, quand tu parles de sport d'hiver, c'est évident.
'''Gérard''' : Oui, mais alors, si vous avez écouté mardi ce qu'il s'est passé dans le bureau, vous avez très bien compris les questions. Donc, on en revient à ça. Savez-vous skier, si oui, quelle médaille avez-vous ? Or, argent, bronze, ou le flocon ?
'''Gabriela''' : Alors, moi, j'ai la médaille gode. Gold, en anglais, c'est or, Gérard. Gode.
'''Gérard''' : Ouais, ben, OK, on a compris. Bon, Edouard ?
'''Edouard''' : Ouais ? Ben, moi, non, non, je pratique juste pour m'amuser, en fait, pas plus.
'''Denis''' : Moi, je suis ceinture noire de snowboard.
'''Edouard ''' : Ça, c'est des conneries, ça n'existe pas.
'''Gérard''' : Attends, Denis, ceinture noire de snowboard ? Ouais, non, mais allez-y, allez-y, rentrez dans... Non, mais si vous commencez déjà, à la deuxième question, à vouloir jouer, à dire...
'''Manu''' : Excuse-moi, chef, ô combien magnifique, il y a une question sur Minitel. On nous dit, pourquoi tu cries alors que le débat a l'air de si bien commencer ?
'''Gérard''' : Ouais, mais pourquoi que je crie ? Parce que les auditeurs, ceux qui sont à l'antenne, ne m'entendent pas. Ils viennent de me le dire à l'instant.
'''Manu''' : Mais non, ils t'entendent.
'''Jeanne''' : Mais Gégé, il paraît que t'as cassé le matos.
'''Gérard''' : Euh... Celle qui commence à dire ça, ça va pas aller longtemps. Alors, Denis, donc, pour ta question, je vais te dire une chose, j'ai jamais vu de ceinture noire là-dessus.
'''Denis''' : Écoute, Gérard, c'est que le snowboard a été marginalisé, n'a pas été considéré comme un sport de glisse tout de suite. Alors, pour se démarquer des autres sports qui sont populaires, comme le ski, la luge, tout ça, eh bien, eux, ils n'ont pas adopté le système des flocons, ils ont adopté le système des ceintures des arts martiaux.
'''Gérard''' : Non, tu veux jouer sur le judo.
'''Denis''' : Non, non, non, pas du tout.
'''Phildar''' : Et qu'est-ce t'en penses de ça, Gérard ?
'''Delphine''' : Je ne sais vraiment pas pourquoi tu dis ça.
'''Gabriela''' : Non, je suis d'accord avec lui, parce que même quand tu fais du sport de glisse, quand ça glisse, si tu veux, ça pénètre, donc quelque part, ça fait un peu mal quand tu tombes.
'''Denis''' : De toute façon, si Manu et Gérard font leur boulot au standard, je suis sûr qu'ils arriveront à choper des snowboardeurs qui, de toute façon, confirmeront ce que je dis.
'''Gérard''' : Moi, je peux te dire une chose, c'est qu'il n'y a pas de ceinture là-dessus, d'accord ?
'''Denis''' : Bah, écoute, Gérard, je te fais... Alors, dans ces cas, je retire ce que j'ai dit et je te fais totalement confiance.
'''Gabriela''' : Oui, mais Gérard, ya aussi des ceintures godes.
'''Gérard''' : Oui, mais ça, ça, c'est des trucs de cul. D'accord ? On n'est pas sur...
'''Gabriela''' : Mais c'est pas du cul.
'''Phildar''' : Non, Gérard, il y a une différence entre les godes ceintures et les ceintures godes.
'''Denis''' : Gérard, je peux te poser une question ? Est-ce que tu connais des champions de snowboard ?
'''Gérard''' : Non.
'''Jeanne''' : Gégé ? Ouais, je réponds. Donc, moi, j'ai participé aux Jeux Olympiques en Arizona.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Jeanne. Jeanne, s'il te plaît, tu vas pas commencé.
'''Jeanne''' : Mais écoute, Gégé, je réponds à la question.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, mais attends, tu vas pas commencer à ramener ta fraise, OK ? Ouais, mais tu vas pas commencer à me parler des Jeux bizarroïdes.
'''Jeanne''' : Non, mais Gégé, c'est les Jeux Olympiques.
'''Gérard''' : Jeanne, s'il te plaît, tu te calmes. On se calme. Ya une question...
'''Manu''' : C'est en fait un compliment. C'est Aristo 16 qui dit, Gérard, ce soir, tes débats ont l'air mieux que d'habitude. C'est génial.
'''Denis''' : Gérard, c'est Denis. Gérard, c'est Denis. C'est normal que tes débats soient bien. Il n'y a pas Tony, il n'y a pas Arnett, il n'y a pas Ultraman.
'''Gérard''' : Non, mais c'est bon, c'est bon, c'est bon, Denis, merci.
'''Gabriela''' : Mais pour répondre à la question, est-ce que, Gérard, tu connais donc des joueurs olympiques comme Natakisha Wataka ?
'''Denis''' : Est-ce que tu connais quand même Franck Esposito ?
'''Gabriela''' : Est-ce que tu connais Natakisha Wataka ?
'''Gérard''' : Bon, Steve, s'il te plaît, je voudrais que tu te réveilles parce que tu vas pas rester longtemps.
'' '
'''Gabriela''' : Gérard, tu réponds même pas aux questions.
'''Gérard''' : Attends Jeanne, s'il te plaît ! Déjà, tu vas commencer par te taire. Tu ne vas pas me faire comme d'habitude, OK ?
'''Jeanne''' : Mais c'est pas moi qui a parlé !
'''Gérard''' : S'il te plaît !
'''Steve''' : Oui, écoute, bon, premièrement, c'est vrai qu'on t'entend assez mal. Et deuxièmement, je voyage beaucoup. J'ai un décalage horaire en pleine tête. Je suis un peu fatigué. Donc, tu peux répéter ta question, s'il te plaît ?
'''Gabriela''' : T'as été à Nagano ?
'''Gérard''' : Alors, savez-vous skier ? Si oui, quelle médaille avez-vous eue ?
'''Gabriela''' : On n'a pas répondu.
'''Gérard''' : Non, vous n'avez pas tous répondu. Je suis désolé.
'''Steve''' : Alors, moi, je sais skier avec des fidles. C'est des petits skis. Donc, je l'ai fait aussi ça en France, mais un peu partout aussi. Et j'ai simplement gagné un mouflon, quoi. C'est tout.
'''Gérard''' : C'est-à-dire, c'est quoi ça ?
'''Steve''' : C'est une médaille. C'est-à-dire, c'est une médaille avec un... On t'offre un animal, en plus. C'est une sorte de petite antilope des montagnes.
'''Denis''' : Je peux te poser une question ? Enfin, ce n'est pas vraiment une question. Je voulais simplement dire que c'est quand même bien que tu t'intéresses au passé sportif de tes auditeurs. C'est vraiment bien. Je trouve que tu es le seul à faire ça.
'''Gabriela''' : Lèche cul
'''Jeanne''' : Tu te calmes, ma mignonne.
'''Gabriela''' : Tu te calmes, la chouette.
'''Gérard''' : S'il vous plaît, là. S'il vous plaît, vous vous calmez.
'''Denis''' : Alors, attendez, c'est Denis qui parle à Gérard et qui se fait casser à longueur de débat par Tony, Ultraman, tout ça. Et à chaque fois qu'il y a des gens bien à l'antenne qui le félicitent sur son travail, il y a toujours des gens pas très sympathiques qui cassent.
'''Gérard''' : Bon, ça y est, mais c'est bon. Ce n'est pas le thème du débat.
'''Delphine''' : Moi, je ne sais pas skier, donc bon, quitte à avoir une médaille, autant avoir une médaille en or, quoi.
'''Gabriela''' : Parce que la meilleure, c'est la gode. C'est celle en or.
'''Edouard''' : C'est le sommet. Tu ne peux pas aller plus haut.
'''Gérard''' : Ah ben je suis désolé. Après la médaille d'or, chez moi, il y a le chamois.
'''Edouard''' : Oui, mais tu confonds les disciplines, Gérard.
'''Denis''' : Gérard, il y a le chamois d'or.
'''Delphine''' : Permets-moi de te dire que tu te trompes.
'''Gérard''' : Bon, celui qui s'amuse à faire du bruit comme ça, il va se calmer. Il va se calmer très vite. ''[o entend des bruits de grenouilles dans les combinés du téléphone]''.
'''Jeanne''' : Je voulais savoir, est-ce que tu as déjà rêvé... Parce que c'est le rêve de chacun, quoi, de gagner une médaille olympique ?
'''Gérard''' : Non, mais attends. Jeanne, s'il te plaît.
'''Steve''' : Et dans quelle discipline ?
'''Gérard''' : Bon, vous vous calmez déjà. Dans les meilleurs auditeurs, j'aurais voulu qu'on me laisse parler. Merci. Voilà, comme ça, ça va plus vite. Non, car moi, je te réponds, Jeanne, c'est pas du tout le thème des débats, le rêve. Non, mais fallait écouter. Fallait écouter ce soir.
'''Gabriela''' : Non, mais Gérard, excuse-moi, tu ne comprends rien à la question qu'elle t'a posée.
'''Gérard''' : Attends, mais c'est quoi, là, ce cirque ? ''[il jette son casque, les autres membres du studio s'impatientent en disant qu'il n'y a rien, Max en fait partie]''. Attends, il est où l'autre, encore ?
'''Max''' : Il n'y a rien, Gérard.
'''Gérard''' : Non, les auditeurs m'entendent très mal aussi.
'''Max''' : Vous l'entendez bien, là ? Non, mais sérieusement, vous l'entendez bien ? Tu parles trop fort, tu cries quand tu parles. Tu parles au lieu de me parler normalement, tu parles comme ça.
: ''[En hurlant] Alors, bon, alors, ça va, Max ? Ça va aujourd'hui ? Ça va, t'as passé une bonne journée ? Ça va, Gérard ? Ça va bien ? Mais non, mais tu cries quand tu parles.
'''Gérard''', ''[à Olivier, présent]'' : Mais qu'est-ce que tu fais, là, toi ? Toi, tu dégages ! Tu dégages, tu dégages, tu dégages ! Tu dégages ! Tu dégages, là ! ''[il tente de le pousser physiquement]''. Bon, maintenant, on revient au débat. ''[bruit de grenouille dans le combiné]''. Déjà, celui qui s'amuse à faire le cochon va dégager. Le ski est-il, pour vous, votre sport préféré ?
'''Denis''' : Oui, le ski, pour moi, c'est mon sport préféré, mais moi, je le pratique sous plusieurs formes. C'est-à-dire ski de fond, ski alpin, ski de bosse, saut à ski. Mais bon, le problème avec le ski, c'est que c'est saisonnier, tu ne peux pas en faire toute l'année, il faut attendre qu'il y ait de la neige, c'est vraiment dommage.
'''Steve''' : Oui, c'est Steve, là. Écoute, moi, je préfère les sports de combat, les arts martiaux séculaires qui ont traversé le temps et les époques, comme la Tewaza, tu sais, dans la Chine Antique.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Steve ! Je vais te dire une chose, ce n'est pas la question, d'accord ? Les arts martiaux n'ont rien à voir dans les sports de glisse.
'''Denis''' : Gérard, c'est Denis.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Denis, tu vas te calmer, s'il te plaît...
'''Edouard''' : Oh, attendez, attention, les débats partent dans un mauvais sens.
'''Gérard''' : Oui, ben, j'ai l'impression que Denis, si tu continues à vouloir mettre... trop la ramener... ton grain de sel, tu vas dégager.
'''Gabriela''' : Alors, moi, j'aime bien le ski qui va jusqu'au fond et puis le ski de glisse, surtout. Voilà.
'''Edouard''' : Ben, dans la mesure où je peux partir lorsque mon boulot me le permet et que je peux faire du ski en haute altitude, j'aime bien, je trouve,
ça amusant. Surtout à plusieurs, on peut se promener dans les différentes pistes, noires, bleues, violettes ou encore oranges.
''Gérard ''' :Non, non, attends, attends, Edouard, Edouard, j'ai jamais vu de pistes violettes et oranges.
''Edouard ''' :En Allemagne, si.
''Gérard ''' : Non, non, non, je suis désolé. Je peux vous confirmer que là, pour l'instant, Edouard, tu es en train de me sortir des pistes...
'''Edouard''' : Je suis daltonien donc... Gérard, si je pouvais me permettre une petite blague...
'''Gérard''' : Non, non, il n'y a pas de petite blague. On est dans les débats, d'accord ? Delphine, Delphine, s'il te plaît.
'''Denis''' : Ça vous avance à quoi de prendre Gérard pour un con, là ?
'''Gérard''' : Toi, ça t'avance à quoi de te taire ?
'''Phildar''' : Attends, Gérard, il te défend. Tu pourrais être aussi aimable avec lui.
'''Gérard''' : Non, mais attends, pour l'instant, je demande à Delphine. Delphine, s'il te plaît.
'''Delphine''' : Ben non, le ski n'est pas mon sport favori.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Steve''' : Elle préfère les arts martiaux.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Edouard, s'il te plaît.
'''Edouard''' : Non, c'est Steve, mais Gérard, si je peux me permettre une petite blague ?
'''Gabriela''' : Mais Edouard, il coupe la parole à tout le monde !
'''Steve''' : Non, rappelez les habituels, parce que là, c'est du n'importe quoi.
'''Gérard''' : Moi, je sens... Phildar, s'il te plaît. Tu me calmes, Edouard et Steve, s'il te plaît, parce que là, ça commence à bien faire.
'''Edouard''' : Non, il suffit, Gérard, s'il te plaît.
'''Gérard''' : Ça commence à bien faire, ces deux-là. Donc, Delphine.
'''Delphine''' : Donc, non, le ski n'est pas mon sport favori. Mon sport favori, c'est les sports violents, comme la boxe, le karaté et des choses comme ça, où il y a du sang.
'''Gérard''' : Oui, mais attends, mais là, dans ces cas-là, c'est même plus un sport. C'est énorme... Oui, mais attends, Delphine. Delphine, dans ces cas-là, moi, je ne suis pas d'accord avec toi. Parce que le mec qui va être en sang, tu vas hurler là-dessus ?
'''Delphine''' : Ça m'excite.
'''Gérard''' : Moi, je vais te dire une chose, voir du sport ou que tu aies du sang, pour moi, ce n'est pas du sport. Ce n'est même pas un sport.
'''Denis''' : T'es contre les arts martiaux, Gérard, alors ?
'''Gérard''' : Ah oui, moi, je suis tout à fait contre.
'''Delphine''' : Gérard, tu me déçois.
'''Gabriela''' : Moi, je suis d'accord avec toi, Gérard. J'ai horreur du sang.
'''Delphine''' : Et quand Ayrton Senna, il s'est scratché, tu crois qu'il y avait pas du sang ?
'''Gérard''' : Non, mais attends. Dans ce cas-là, Ayrton Senna, c'est lui qui s'est planté à plus de 300 kilomètres. On ne sait toujours pas pourquoi il s'est planté, d'accord ?
'''Gabriela''' : Gérard, moi, je suis d'accord. Je déteste le sang. Je préfère le sperme.
'''Jeanne''' : Écoute, moi, je n'aime pas du tout le ski. Je vais t'expliquer. Pour moi, le ski, c'est un sport qui demande beaucoup d'exercices physiques. Il faut vraiment être physiquement très costaud. Il faut avoir un bon rythme vasculaire. Donc, c'est le cœur qui travaille. Si ton cœur te lâche, tu es foutu.
'''Gérard''' :Dans tous les sports, alors.
'''Jeanne''' : Non, parce que moi, j'aime bien la Formule 1. Parce que pendant trois heures, tu es sur ta chaise en train de regarder.
'''Gérard ''' :Ah oui, non, mais attends. Le ski est-il pour vous votre sport préféré, d'accord, Tu préfères regarder la Formule 1. Tu es comme moi. Moi aussi, j'adore regarder la Formule 1. Mais moi, je vais te dire une chose, la Formule 1, c'est pareil. Tu as quand même le niveau des jambes et des bras qui travaillent constamment pendant deux heures.
'''Jeanne''' :La différence, c'est que nous, on ne fait pas ce sport.
'''Gabriela''' :Il n'y a rien de sportif là-dedans.
'''Jeanne''' : C'est que nous, on reste assis.
'''Gérard''' : Oui, mais d'accord. D'accord, Jeanne. D'accord, tu préfères... Tu n'aimes pas le ski. Je suis d'accord avec toi.
'''Denis''' :Gérard, c'est Denis. Je peux te poser une question ? Alors, tu ne supportes pas de voir les gens des arts martiaux se cogner dessus et avoir du sang. Mais qu'est-ce que ça t'apporte quand tu vois un pilote comme Olivier Panisse ou Ayrton Senna se crasher à plus de 300 km/h ?
'''Jeanne''' : Non, mais arrêtez, c'est morbide.
'''Gérard''' : Non, non, non. Attends, Jeanne. Attends, moi, je vais répondre. Là, c'est quand même eux qui ont décidé de faire ce sport-là. Dans ce cas-là, pourquoi... Dans ce cas-là, on va prendre pareil. Sur le foot, il y en a quand même qui risquent leur vie. Les rugbymans, pareil. Les hockeyeurs, c'est pareil.
'''Edouard''' : Oh, je suis désolé. En patinage artistique, on n'a jamais vu personne se faire...
'''Gérard''' : Mais oui, mais attends. En patinage artistique, fais-moi confiance qu'il y en a quand même... Tu prends le patinage artistique. Dans ce cas-là, le tennis...
'''Steve''' : Si tu parles de la dangerosité des sports, c'est vrai que tous les sports sont dangereux. Moi, je me souviens d'une partie de pétanque où mon grand-père, il a pris une boule en pleine tête.
'''Gérard''' :Non, mais attends. Là, ce n'est plus du tout le thème du débat. Non, non, ce n'est plus le thème du débat. Non, non, mais...
'''Edouard''' : Peut-on dire que le débat est un débat sur le sport ?
'''Denis''' : Là, on généralise et ce n'est pas bien.
'''Edouard''' :Je crois que ce n'est pas bon de généraliser.
'''Gérard''' :Non, mais on fait un débat sur les sports de glisse. Moi, je peux vous dire que là, tout à l'heure, je reviens avec ce que disait Gabriela. Donc, moi, je ne suis pas d'accord de voir des gens qui sont en sang. Non, mais dans ce cas-là... Eh, regarde. Je ne sais pas si vous avez... Si tout le monde a suivi le match de mardi. PSG... PSG... Metz. Bon. Tu n'as qu'à regarder l'autre qui est ressorti. Il avait quand même une balafre sous le cou.
'''Edouard''' : Attention, des fois, il y a des terrains minés. Gérard, est-ce que tu ne crois pas qu'il est déjà dangereux de mettre des crampons ?
'''Gérard''' : Oui, mais ça, de toute manière, c'est...
'''Phildar''' : Il y a une question au standard. Est-ce que tu penses qu'on peut jouer au foot sans crampons ?
'''Gérard''' : Oui. Parce que tu as des salles qui sont adaptées maintenant. Tu as des salles où tu peux jouer sans crampons. Tu ne joues qu'en basket.
'''Phildar''' :Oui, mais attends. Généralement, le foot, ça se joue dehors.
'''Gérard''' : Oui, mais peut-être. Maintenant, à l'heure actuelle... À l'heure actuelle, si tu veux, Phildar, je réponds à la question que tu viens de me dire. À l'heure actuelle, tu as des gymnases qui sont adaptés pour jouer au foot en basket.
'''Phildar''' : Mais oui, mais moi, je te dis s'ils sont dehors. Est-ce qu'on peut jouer dehors au foot sans crampons ?
'''Gérard''' : Oui, tu peux. Bien sûr. Tu peux très bien jouer en basket ou au foot. Je suis désolé.
'''Gabriela''' : Et sans ballon ?
'''Gérard''' : Ah ben non, ça non. Quand même pas.
'''Edouard''' : Et sur du sable ? Est-ce qu'on peut jouer au foot ?
'''Gérard''' : Dans ce cas-là, l'été... Non, mais l'été, quand tu vas sur le sable, à la mer, tu peux très bien jouer au foot.
'''Jeanne''' : Je voulais te dire, Gégé, quelle est la tenue vestimentaire d'un footballeur ? Explique-moi, parce que moi, je connais rien à ce jeu.
'''Gérard''' : C'est une paire de chaussures avec des crampons, des chaussettes, un short et un tee-shirt. Voilà.
'''Jeanne''' : De quelle longueur le short ?
'''Gérard''' :Le short, c'est des shorts... ''[quelqu'un ronfle dans un téléphone]''. Celui qui s'amuse à romper, tout à l'heure, tu vas dégager. Bon, s'il te plaît, Phildar, tu me les calmes, là encore, parce que ça commence à faire.
'''Phildar''' : Ce que tu vas faire, Gérard, c'est que tu vas poser la question, puis on va faire une petite pause, on va mettre un disque.
'''Gérard''' : Alors, faites-vous de la glisse en faisant l'amour ?
'''Manu''' : Vous réfléchissez, on met un disque avant ?
'''Gérard''' : Oui, mais c'est quoi ?
'''Manu''' : Je t'en supplie, vas-y.
'''Phildar''' : Bah, vas-y, envoie, on va dire ce que c'est. ''[la musique est lancée]''.
'''Gérard''' : On revient, donc, c'est la suite des débats. Donc, vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et toujours le 3615 Code Fun Radio, rubrique direct. Et on récupère, donc, Edouard.
'''Jeanne''' : Gérard, c'était quoi, le disque ?
'''Gérard''' : Alors, le disque, c'était... Rachid Tata
'''Manu''' : Avec bouffe-la moi.
'''Gérard''' :Voilà, c'est Manu qui le met, parce que moi, j'ai pas les titres sous les yeux, hein, d'accord ? Donc, on récupère Edouard. Denis.
'''Denis''' : Bonsoir, Gérard. Bonsoir, Manu. Bonsoir, Phildar.
'''Steve''' : Steve le Voyageur t'adresse ses respects du soir, Gérard.
'''Gabriela''' : Ouais, Gérard, je voulais te dire que tu as fait énormément de progrès au niveau de la radio.
'''Gérard''' : Ok. Delphine. Jeanne. ''{une fille fait un bruit de jouissance stimulée]''. Le premier qui s'amuse à pousser des soupirs va dégager. Et j'ai pas l'intention de dégager quelqu'un à 1h36. Alors, donc, je pense que vous l'avez tous entendue, la question....
'''Denis''' : Gérard, avant que tu poses ta question, est-ce que je peux dire quelque chose ? Une réflexion générale. Alors, je voulais simplement dire à Goldorak, s'il nous écoute, avec ses sondages bidons, que Gérard n'a pas débité une seule insulte depuis le début du débat.
'''Steve''' : Il a dit abruti, Gérard, tout à l'heure.
'''Gérard''' : Bon, ben, c'est pas pareil. Ça, c'est parce que tu l'as cherché.
'''Phildar''' : C'est une gentille insulte.
'''Denis''' : Et tout ça pour une seule raison. Regardez, on n'a pas Tony, on n'a pas Ultraman.
'''Gérard''' : S'il vous plaît, s'il vous plaît, on revient au thème du débat. Merci. Alors, faites-vous de la glisse en faisant l'amour.
'''Gabriela''' : Oui, on fait beaucoup de glisse. Pparce que c'est normal que quand on fait du ski, ça glisse, c'est mouillé, ça sent la transpi, ça dépoile et tout, quoi. Eh bien, tu me dis en amour. Moi, je te dis, moi, je glisse souvent en amour. Surtout si tu me touches, Gérard. Moi, j'aimerais bien que tu me touches la chounette. Ça va glisser. Ça va énormément glisser avec toi, Gérard.
'''Gérard''' : Ça y est, moi, je touche déjà la founette de quelqu'un d'autre et ça glisse super.
'''Gabriela''' : La mienne, c'est la meilleure. Quand tu la toucheras, tu verras. T'arriveras à jouir.
'''Steve''' : Personnellement, je l'ai touchée, c'est du bon cru, hein. Bah, écoute, non, moi, je pense pas que ce soit possible de faire l'amour en descendant.
'''Delphine''' : Steve, faudra qu'on se rencontre.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Steve. Oui ? Steve, tu peux répéter, parce qu'il y en a un qui s'amuse. ''[Edouard imite un auditeur qui chantait sur l'antenne de Max lorsqu'il était en duo avec Jenny, avec un accent très prononcé : Adieu joli]''. Il disait Adieu jolies... J'ai pas tellement compris ce que tu m'as dit.
'''Steve''' : Bon, bah, j'ai répété, mais c'est bien parce que c'est toi, hein. Non, je disais que c'était impossible, en fait, de pouvoir faire l'amour en descendant à fond avec tout chose, avec des skis et ta nana, quoi.
'''Gabriela''' : Toi, tu descends jamais à fond, peut-être ?
'''Gérard''' : Non, mais attendez, ça, de toute manière, je pense que ça va être sûrement une question.
'''Manu''' : Oui, il y a Jean-Michel sur Minitel qui nous dit une chose toute simple et qui est à méditer. Gérard, t'es le meilleur.
'''Gérard''' : D'accord. Je le remercie.
'''Denis''' : Je suis en entière cohabitation avec cette réflexion.
'''Gérard''' : Alors, Edouard, tu réponds ?
'''Steve''' : Avec ta blague ?
'''Edouard''' : Non, pas sur ce sujet.
'''Gérard''' : Alors, si tu veux pas répondre, Edouard, tu vas voir Phildar, tu vas lui...
'''Phildar''' : Il y a des questions à qui on peut pas...
'''Edouard''' : Cette question va dans mon intimité, j'ai vraiment pas envie de la dévoiler, ce soir.
'''Gérard''' : Ouais, mais alors, dans ces cas-là, Edouard, dans ces cas-là, pourquoi que t'as répondu...
'''Edouard''' : Non, non, hors de question, je ne veux pas... Non, non, non, il en est...
'''Gérard''' : Ok, ok, bon, mais c'est pas grave. Non, mais c'est pas grave. Il veut pas répondre, il va rester dans son coin, on lui posera plus de questions, c'est tout. Mais ta blague, ta blague, tu vas te la garder toute la nuit, parce qu'on te la fera pas passer. Tant pis, ça t'apprendra.
'''Edouard''' : Est-ce que je peux avoir le standard ?
'''Gérard''' : Oui, ben, tu vas y aller au standard. Tu prends Edouard, Phildar.
'''Denis''' : C'est pas facile de parler de notre vie sexuelle devant 24 milliards d'auditeurs.
'''Gérard''' : Oui, mais dans ces cas-là... Non, mais là, c'est sur un débat. Je vous demande pas de dévoiler votre vie sexuelle.
'''Gabriela''' : Oui, mais la question s'y rapporte.
'''Gérard''' : Mais oui, mais dans ces cas-là, c'est normal que je fasse des questions, quand même, pour... Mais dans ces cas-là, je vais vous dire une chose, sur les aspirateurs, c'est pareil, il y a des questions...
'''Steve''' : Gérard, c'est Steve, j'ai une question à te poser. Je voudrais savoir, donc, t'as posé une question, moi, je te la retourne, comment tu fais pour pouvoir faire l'amour quand tu descends tout chousse avec une nana ? Parce que moi, j'ai beaucoup voyagé, et je crois pas...
'''Delphine''' : T'as été où, Steve ?
'''Steve''' : Partout. Iles de Pâques...
'''Denis''' : Est-ce que t'as déjà été à Briou sur boutonne ?
'''Jeanne''' : Moi, dans un film que je tournais, qui s'appelait La neige au Sahara.
'''Gérard''' : Non, mais moi, je peux vous dire que c'est vrai que c'est dur de faire l'amour sur de la glisse.
'''Steve''' : T'as essayé, Gérard ? C'est Steve. T'es d'accord avec moi, c'est impossible.
'''Gérard''' : Non, mais je pense que c'est assez compliqué.
'''Gabriela''' : Non, mais Gérard, avec moi, t'y arriveras, je te promets.
'''Gérard''' : On verra, on verra, on verra, on verra, on verra. D'accord, OK.
'''Denis''' : Moi, je pense qu'on peut faire l'amour tout chousse indirectement. Avec une femme, tu découvres forcément des collines et des vallons cachés.
'''Delphine''' : Oh, c'est beau. C'est super beau.
'''Gérard''' : Oui, mais attends, des collines et des vallons cachés, c'est-à-dire ?
'''Denis''' : Tu vois pas de quoi je veux parler, Gérard ?
'''Gabriela''' : Va chercher dans le dictionnaire, Gérard.
'''Gérard''' : Oui, mais j'ai pas de dictionnaire, là.
'''Phildar''' : C'est les nichons et les culs, t'as rien compris.
'''Gérard''' : Non, mais j'attendais qu'ils le disent.
'''Phildar''' : Parce que t'avais compris, t'avais compris ?
'''Manu''' : Bah, il est pas con, le chef, hein.
'''Denis''' : Oui, j'en suis persuadé.
'''Gabriela''' : Mais là, tes questions, elles sont pas nettes.
'''Jeanne''' : Tes questions, elles ont le même champ lexical, hein.
'''Gabriale''' : Alors, oui, parce que, regarde, déjà, quand tu fais l'amour, quand tu glisses, je veux dire, dans le hockey, là, tu peux glisser aussi. Donc, forcément, tu pourras faire l'amour en même temps. Tu pourras glisser, tu pourras faire du hockey, tu pourras sauter. Tu pourras même être regardé. Tu comprends ?
'''Denis''' : Moi, je peux te dire que oui, parce que... tu promets de pas te vexer, Gérard ? J'ai simplement vu un film X, une fois, qui se passait dans une patinoire et les gens qui faisaient l'amour étaient sur des patins, c'est tout.
'''Steve''' : Écoute, je trouve cette question un peu obscène, je ne préfère pas y répondre.
'''Phildar''' : Excuse-moi, à la place d'Edouard, qui est parti, on va accueillir Darwin, qu'on a eu sur Internet, un numéro de téléphone sur Internet, et voilà.
'''Denis''' : Gérard, c'est Denis, est-ce que je pourrais faire des questions ?
'''Phildar''' ''[Gérard lève les yeux en entendant un son de mauvaise qualité, type cibie derrière téléphone, coupures, etc]'' : Ah, parce qu'il a une liaison un peu bidon.
'''Darwin''' : Oui, Gérard, c'est Darwin, à Nagano.
'''Gérard''' : Delphine ! T'as répondu, toi, non ?
'''Delphine''' : Non, non, moi, j'ai pas répondu, mais en fait... Oui, moi, j'ai déjà fait l'amour sur une patinoire, mais c'était tellement chaud que la glace a fondu.
'''Jeanne''' : Écoute, je trouve cette question particulièrement vulgaire et sans intérêt, donc je réponds pas.
'''Delphine''' : Allez, lâchez-vous, soyez pas pudiques.
'''Gérard''' : Hé, attends, hé, Jeanne. Je vais te dire une chose, que la sixième, elle est pareille. Je peux te dire une chose, que les autres, elles sont à peu près de la même façon.
'''Jeanne''' : Alors, explique-nous pourquoi tu as choisi ce champ lexical.
'''Gérard''' : Mais attends, j'ai choisi ce débat...
'''Jeanne''' : Non, non, je te parle du champ lexical.
'''Delphine''' : Oui, champ lexical. On parle pas de fond, mais de forme.
'''Steve''' : Le champ des baleines, quoi.
'''Gérard''' : Je fais mes questions en fonction... du nombre d'auditeurs que je vais avoir, comment ça va se passer, et je prends les questions en fonction du temps que j'ai. Et comme, maintenant, on est à deux à les préparer, c'est normal que, même le deuxième débat, je peux vous dire que le deuxième débat va parler aussi de sexe. On passe à la six.
'''Phildar''' : Attends, t'as pas fait répondre Darwin, le nouveau qui vient d'arriver.
'''Gérard''' : On l'entend très mal.
'''Phildar''' : Mais oui, mais ça va aller mieux, là.
'''Gérard''' : Non, mais s'il vous plaît, vous le laissez répondre, merci.
'''Darwin''' : OK. Here we go. Je crois que le patinage artistique se débrouille pas trop mal. La championne est actuellement en train de faire une bonne performance.
'''Jeanne''' : What about Philippe Candeloro ?
'''Gérard''' : Darwin. C'était pas le thème de la question, d'accord ? Alors, maintenant, on pose la sixième.
'''Darwin''' : OK, mais vu le décalage satellite...
'''Gérard''' : Ouais, le décalage satellite, tu ferais mieux d'en mettre un petit peu dans ta petite tête, aussi. ''[ovation du studio et des auditeurs]''. Aimez-vous faire l'amour sur une motoneige ?
'''Gabriela''' : Gérard, qu'est-ce qu'une motoneige ?
'''Gérard''' : Une motoneige, c'est une moto que... C'est une moto avec des skis.
'''Delphine''' : Une moto avec des skis ? Tu mets où, les roues ?
'''Gérard''' : Non, il n'y a pas de roues.
'''Steve''' : Mais non, Gérard, c'est Steve. Une motoneige, c'est une moto qui a pris la neige, basta, c'est tout, quoi. C'est recouverte de neige, quoi.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Steve, s'il te plaît. Quand t'auras une connerie à ressortir... Non, mais moi, je vais répondre à ta question.
'''Denis''' : Moi, ça va être vite fait. Je ne suis jamais monté sur une motoneige.
'''Gabriela''' : Non, mais attends. Gérard, qu'est-ce qu'une motoneige ?
'''Gérard''' : Une motoneige, c'est une moto avec un guidon.
'''Gabriela''' : Oui, mais il est où, le guidon ? Il est placé où par rapport aux skis ?
'''Gérard''' : Ben, il est devant. Ben, il est devant sur le ski de devant, sur le seul ski devant.
'''Gabriela''' : Oui, mais le moteur, il est où, le moteur ?
'''Gérard''' : Ben, le moteur, il est derrière, il est sous les fesses.
'''Gabriela''' : Ah oui, donc en fait, c'est une moto posée sur des skis, il n'y a pas de roues, c'est ça ?
'''Darwin''', ''[accent américain]'' : Yeah ! Oui, c'est sur des skis de moto.
'''Gérard''' : Bon, ben, c'est bon, Darwin, s'il te plaît, merci. Donc, Darwin, si tu veux répondre. Vas-y, Darwin, parle. Darwin, parle !
'''Darwin''' : Ok, ici, à Nagano, c'est courant d'utiliser les véhicules motorisés.
''' ''' : Bon Darwin, c'est bon...
'''Phildar''' : Mais il t'explique, il t'explique que les motoneiges sont utilisés à Nagano.
'''Gérard''' : Il est en train de nous dire ce qu'il se passe à Nagano, on n'en a rien à foutre.
'''Phildar et Manu''' : Ben, c'est les sports de glisse !
'''Phildar''' : Mais il dit que les motoneiges sont utilisées à Nagano, c'est intéressant.
'''Gérard''' : Oui, mais attends, l'autre, il est à moitié dans le cirage, il a dû fumer, il fume la moquette, lui. Bon, Denis ?
'''Denis''' : Ben, j'ai déjà répondu tout à l'heure. Moi, je ne suis jamais monté sur une motoneige et à mon grand regret.
'''Steve''' : Ben, écoute, donc, tu m'as expliqué ce qu'était une motoneige. Bon, tu me demandes si on peut faire l'amour dessus, c'est ça la question ? Je ne l'ai jamais fait. Mais j'avoue que, tu sais, l'ancienne question, je n'ai pas voulu répondre parce que je trouvais ça obscène. Mais là, je commence à être excité grave, quoi.
'''Gérard''' : Ben, tant mieux. Ça va être comme ça...
'''Darwin''' : Here we go !
'''Gérard''' : Oh, s'il vous plaît, on se calme derrière. Merci.
'''Gabriela''' : Oui, alors, moi, j'aimerais bien savoir comment tu peux faire l'amour, toi, Gérard, sur une moto, avec les skis en dessous, et donc ta femme actuelle, tu sais qui c'est.
'''Gérard''' : Ben, je te répondrai tout à l'heure. Ne t'inquiète pas.
'''Gabriela''' : Ah, ben non, il faut répondre en direct, sinon c'est pas un débat.
'''Gérard''' : Non, non, mais moi, je vais te répondre. Dans ce cas-là, si la femme, elle est devant toi, tu peux très bien faire l'amour si elle est face au guidon.
'''Gabriela''' :Ouais, mais la moto risque de tomber, avec le poids des deux.
'''Gérard''' :Ben, non. Non, parce que si elle... Si elle... Si elle, elle est... Si elle, elle est sur... Sur le guidon.
'''Gabriela''' : Sur le guidon, les jambes écartées, c'est ça ?
'''Gérard''' : Voilà. ''[Steve est Gabriela se lancent dans un soupir obscène]''. Non, s'il vous plaît, là, derrière, vous arrêtez de... Steve, tu te calmes. S'il te plaît.
'''Steve''' : Attends, je suis excité, maintenant.
'''Gérard''' : Ouais, ben, Steve, tu te calmes, s'il te plaît. Tu te calmes.
'''Steve''' : T'as pas qu'à m'exciter.
'''Darwin''' : Ok, ici, tout est calme à Nagano.
'''Gérard''' : Oh, Darwin, s'il te plaît, c'est pas toi qui commandes, c'est moi.
'''Jeanne''' : Gérard, on aimerait bien avoir des messages de Nagano par Darwin.
'''Phildar''' : Non, mais je voudrais savoir... Gérard, je vais te poser une question. Faire l'amour sur une moto neige, ça veut dire qu'il y a de la neige, donc qu'il fait froid.
Donc, tu fais l'amour à poil.
'''Gérard''' : Ben oui. Mais ça, c'est la prochaine question. C'est la question numéro 8.
'''Gabriela''' : Mais Gérard, comment Sandi serait positionnée par rapport à la moto, aussi ?
'''Gérard''' : Ah, ben, elle serait sur le guidon.
'''Gabriela''' : Ouais, mais est-ce que ça va tenir ? Ça va tomber ?
'''Darwin''' : Ici, je suis à Nagano, en levrette.
'''Gérard''' : Bon, c'est bon, là, tu me dégages, Darwin, s'il te plaît.
'''Steve''' : Et toi, Gérard, tu seras assis où ?
'''Gérard''' : Non, mais... Moi, je suis assis... Non, mais je suis normalement assis sur mon siège.
'''Delphine''' : Ben, moi, j'ai jamais essayé, mais bon, j'attends que ça, quoi.
'''Gabriela''' : Moi, j'attends que ça avec Gérard.
'''Gérard''' : Ben, tu peux toujours attendre. ''[bruit dans le combiné de téléphone]''. Steve...
'''Phildar''' : C'est la liaison avec Darwin, j'essaie d'améliorer la liaison.
'''Gérard''' : Avec Darwin, ça commence à suffire, lui.
'''Gérard''' : Non, mais il est bien, lui, il est intéressant. Donc, Jeanne ?
'''Jeanne''' : Oui, bonsoir. Je passe cette question.
'''Darwin''', ''[avec u peu moins d'accent, la voix un peu plus aiguë]'' : Oui, Gérard, je vais répondre.
'''Gérard''' : Attends, t'es qui, toi, déjà ? Non, ben, s'il vous plaît, vous allez pas commencer à déformer les voix, parce que sinon, je vais arrêter.
'''Jeanne''' : Je passe cette question, parce que, franchement, j'ai rien à dire. Je te le dis franchement.
'''Gérard''' : Alors, donc, on va passer à la septième. Alors, peut-on... Peut-on avoir des envies de sexe avec les spatules de ski ? ''[cris et rires enthousiastes dans le studio]''. Ah, ben, ça, ça, je vous ai prévenu. La suite des questions, c'est...
'''Gabriela''' : Ouais, alors, je dis que... Quand j'ai les spatules, tu vois, dans les mains... Quand j'ai les spatules dans les mains, eh ben, j'imagine que c'est deux grosses queues que j'ai dans les mains. Et puis, comme ça, je me ferais une double pénétration avec les deux, quoi.
'''Steve''' : Putain, tu m'excites grave avec tes questions.
'''Gérard''' : Si ça te plaît pas, Steve...
'''Steve''' : Je sais pas, j'imagine, je sais pas, Pamela Anderson, tu sais, avec une spatule dans la main gauche, une autre dans la main droite, et moi je lui ferai tout.
'''Gérard''' : Eh, Steve, si ça te plaît pas, les questions comme ça, tu le dis.
'''Gabriela''' : Mais ça l'excite au contraire.
'''Steve''' : Ouais, j'ai pas voulu répondre. Maintenant, je réponds et tu me casses.
'''Denis''' : Oui, euh... Ben, déjà, vous m'excuserez de mon incompétence et de mon intelligence qui est peut-être pas à la hauteur, mais c'est quoi une spatule de ski ?
'''Gérard''' : Alors, tu sais pas ce que c'est ? T'as jamais vu des skis ?
'''Denis''' : Ben si, je sais, je sais skier, mais moi, j'emploie pas le terme spatule.
'''Gérard''' : Non, mais la spatule de ski, Denis. Je vais t'expliquer. C'est le bout du ski, d'accord ?
'''Denis''' : Euh, mais non. Ça me viendrait jamais à l'idée d'avoir ça, même pour ma copine, tu vois. C'est horrible. C'est horrible. ''[fausses larmes]''. Ça diot faire vachement mal, quand même.
'''Gérard''' : Bon, eh, Steve, s'il te plaît, tu laisses finir Denis. Si ça te plaît pas, Steve, tu vas aller au standard. Tu vas te calmer avec Phildar. Parce que tu commences à m'énerver, maintenant.
'''Denis''' : T'imagines bien, ça doit faire vachement mal, quoi. Enfin, ceci dit, non, j'ai jamais eu d'envie sexuelle avec une spatule de ski. Par contre, Gérard, toi, il y a du vécu. Il y a du vécu, quand même. Apparemment.
'''Phildar''' : Ben, toi, est-ce que t'aimerais, avec Sandy, lui faire l'amour avec des spatules ? On attend que ça, que tu répondes. Parce que chaque fois, tu dis que tu vas répondre, mais tu réponds jamais.
'''Gérard''' : Mais si, j'ai répondu à toutes les questions. Maintenant, j'attends que tout le monde réponde. Donc, Delphine ?
'''Delphine''' : Oui. Ben, moi, non, c'est en voyant plutôt les surfs. Ben, c'est plus large.
'''Gérard''' : Ouais, mais c'est à peu près... D'accord, c'est un peu plus grand, mais c'est à peu près pareil.
'''Delphine''' : C'est surtout plus large, oui.
'''Steve''' : C'est proportionnel à l'ouverture, quoi.
'''Gérard''' : Steve ? Euh Darwin, pardon ? Darwin, s'il te plaît, tu te réveilles.
'''Darwin''' : Ok, je crois qu'ici, à Nagano, en live, je crois que...
'''Gérard''' : Ouais, c'est bon.
'''Phildar''' : Écoute-le, écoute-le, mais t'es chiant.
'''Gérard''' : Il va nous parler de Nagano tout le long du débat. Ça commence à me prendre la tête, là.
'''Darwin''' : Alors, à remplir, effectivement, les sacs des sportifs, des contrôles de douane ont été effectués.
'''Manu''' : C'est d'actualité, Gérard.
'''Darwin''' : Mais je crois que le sport est aujourd'hui...
'''Gérard''' : Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre des trucs de douane ? On parle pas des trucs de douane. C'est pas un débat sur la douane. Merde. Complètement chtarbé, Darwin.
'''Darwin''' : Mais je voulais quand même dire que le sexe était présent à Nagano, en live.
'''Max''', ''[hilare]'' : Non, mais Gérard, ce qui est intéressant, c'est Max. Attendez. Gérard, ce qui est intéressant, c'est qu'on a la chance d'avoir un mec en direct de Nagano. Tu parles... tu fais un débat sur les sports de glisse avec Nagano, puisque t'as regardé, ça t'a inspiré. Et tu profites pas d'un journaliste qui est là-bas pour nous dire un petit peu comment ça se passe. C'est dommage.
'''Gérard''' : Ouais, mais dans ce cas-là, qu'il se réveille, qu'il réponde pas un truc de douane.
'''Max''' : C'est normal qu'il y ait un décalage. Il est en satellite. Il y a une seconde de décalage. Attends. Je vais lui parler. Darwin, tu m'entends ?
'''Gérard''' : Darwin ! ''[le blanc dure 4 secondes]''.
'''Darwin''' : OK.
'''Max''' : Comment ça se passe ?
'''Darwin''' : En live à Nagano, je vous entends.
'''Max''' : Qu'est-ce qui se passe à Nagano ?
'''Darwin''', ''[réprimant difficilement un fou-rire]'' : Il y a encore des heures... Il y a des heures de neige avant que nous puissions atteindre les premières...
'''Gérard''' : Non, c'est bon, là. Non, là, c'est bon.
'''Darwin''', ''[au bord du rire]'' : Les compétitions vont débuter dès les premières...
'''Gérard''' : Là, c'est bon, tu peux le calmer. Là, il est en train de faire le con et il est en train de faire le canard. ''[protestation de Gabriela, bruitage de grenouille dans un combiné de téléphone]''. Bon, merci pour celui qui s'amuse à faire le bruit, là.
'''Gabriela''' : Mais c'est Nagano, c'est le décalage, Gérard.
'''Phildar''', ''[grand sourire dans la voix]'' : Bon, c'est Phildard. Si jamais je chope, le mec qui a le son, là. Parce que j'ai fait le tour tout à l'heure, on m'a dit que c'était personne. Là, je vais le pécho, ça va être chaud pour lui. Alors, Gérard, à toi.
'''Gérard''' : Alors, Jeanne, pour finir la question.
'''Jeanne''' : Tout d'abord, Gégé, j'aimerais que tu me dises, Gégé, où se trouve Nagano ?
'''Gérard''' : Nagano, c'est au Japon. D'accord.
'''Jeanne''' : Et c'est où, le Japon ?
'''Gérard''' : Je peux pas te dire dans quel continent, d'accord ? Mais c'est pas le thème de la question.
'''Gabriela''' : C'est l'Afrique, Gérard.
'''Gérard''', ''[sarcastique]'' : Ah ouais, c'est l'Afrique. Le Japon est en Afrique ! Ah ouais, alors attends, attends, Jeanne. Qui c'est qui vient de me dire que le Japon était en Afrique ?
'''Jeanne''' : J'en sais rien.
'''Gabriela''' : Moi non plus, hein.
'''Gérard''' : Non, mais c'est bizarre, c'est une nana qui a dit ça et vous en savez rien. Jeanne. Tu réponds à la question, s'il te plaît, merci.
'''Jeanne''' : Euh, je passe.
'''Gérard''' : Tu passes, d'accord. Alors, croyez-vous faire du ski nu sur de la glace ? Ah bah ouais, on continue sur le cul.
'''Gabriela''' : Attends, Gérard, juste un truc. Toi, tu n'as pas répondu à la question. J'aimerais bien que tu y réponds, s'il te plaît.
C'est-à-dire, vas-y. Alors, répète la question. C'est toi qui l'as, la question, c'est pas moi.
'''Delphine''' : Est-ce que c'est vrai que t'as pris une spatule dans le cul ? Non ? Tu préfères les coton-tiges ?
'''Gérard''' : Attendez, attendez. La première qui s'amuse à sortir les comptons-tiges va dégager.
'''Gabriela''' : Ah, c'est personne. Attends, là, t'as mal entendu, Gérard.
'''Darwin''' : Nagano est une petite ville à côté des comptons-tiges.
'''Gérard''' : Bon, lui, il dégage. Oh, s'il vous plaît, là. Je voudrais bien... Oh, s'il vous plaît !
'''Phildar''' : Calmez-vous, Gérard va parler. Le chef va parler. Chut.
'''Gérard''' : Donc on pose la huitième et on... Et on met un disque.
'''Phildar et Manu''' : T'as tout compris. T'as tout compris, Gérard. T'es le plus fort, t'es le meilleur. T'es magnifique.
'''Gérard''' : Croyez-vous faire du ski nu sur la glace ? Et on s'écoute... Anti Lootre. Anti-Lootre et vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et 3615 code Funradio rubrique Direct. ''[Musique]''
Voilà, donc, vous venez d'écouter Manu, s'il te plaît, tu peux rien annoncer parce que j'ai pas les titres... Vous me donnez pas les titres comme avant.
'''Phildar''' :Anti-Prout avec... T'as du beurre, chérie.
'''Gérard''' : Ah bon, c'est ça. OK. Donc, on récupère... Darwin, il est toujours là ?
'''Darwin''', ''[voix robotique dans le téléphone]'' : Ici à Nagano, en direct, il neige toujours.
'''Gérard''' : Non, mais... Là, il va falloir le calmer, hein. Il va falloir le calmer parce que... Soit qu'il dit bonsoir et c'est tout, il s'amuse pas à nous sortir n'importe quoi. Denis ?
'''Denis''' :Bonsoir et c'est tout, je m'amuse pas à sortir n'importe quoi.
'''Gérard''' :Non, mais c'est pas toi, c'est Darwin, d'accord ?
'''Denis''' :Non, excuse-moi, Gérard. Donc, bonsoir aussi à Manu et à Phildar, faut pas les oublier.
'''Jeanne''' : T'es lourd, vraiment, mec.
'''Denis''', ''[se moquant des larmes de Rita de la semaine dernière]'' : Non, mais là, j'en ai vraiment ras-le-bol que vous me traitiez de lèche-cul !
'''Gérard''' : Steve, s'il te plaît.
'''Steve''' : Ouais, c'est Steve, c'est bon, je suis moins excité avec la musique, là, ça va.
'''Gérard''' : OK, Gabriela, t'es toujours là ? Gabriela ! OK et Jeanne pour finir. Donc, alors, croyez-vous faire du ski nu sur la glace ? Alors, qui veut répondre ? Jeanne ?
'''Jeanne''' : Donc, premièrement, Gégé, être nue dans la glace, il faut vraiment le faire, quoi, parce qu'il y a quand même un phénomène d'hypothermie, hein. Donc, quand même, le chaud et le froid, ça le fait, hein. Et puis, quand même, ça le fait pas, quoi.
'''Gabriela''' : Tu devrais le savoir, Gérard.
'''Gérard''' : Pourquoi ? Qui c'est qui me pose cette question-là ?
'''Gabriela''' : C'est moi, Gabriela, tu devrais le savoir, que, bon, on peut mourir, je veux dire, si t'as vu Titanic, tu vois, quoi.
'''Gérard''' : Ah non, j'ai pas encore vu le film.
'''Gabriela''' : Ah, bah, faut aller le voir, tu vas sanglotter.
'''Gérard''' : S'il dure trois heures...
'''Gabriela''' : Mais on voit pas le temps passer, tu verras, on ira ensemble.
'''Gérard''' : Moi, je reste pas trois heures assis dans un fauteuil à regarder un film, hein. Euh, Delphine ?
'''Delphine''' : Euh, oui, alors... Je suis tout à fait d'accord avec les filles. Bon, moi, je suis infirmière de métier, et j'ai beaucoup vu de cas d'hypothermie, de cas de pneumonie provoqués par la neige, des gens fous qui se trouvaient nus dans la neige et qui en sont morts, effectivement. Donc, non, non, le sac dans la neige, mauvaise idée, hein. Ou alors mettes des capotes.
'''Gabriela''' : Oui, alors, moi, alors... Allô ? Oui ? Oui, donc, je te disais, Gérard, est-ce que toi, par exemple, tu pourrais faire l'amour nu sur la glace ?
'''Gérard''' : Eh bah, ça, ça, ça dépend, ça dépendra...
'''Gabriela''' : Je pense que oui, parce que déjà, quand tu sors, t'es toujours en t-shirt. Oui, donc, je disais que je pense que toi, t'aurais la possibilité de faire l'amour... sur une glace, tout nu, parce que t'es assez fort.
'''Delphine''' : Non, non, il aurait le kiki tout mou.
'''Gabriela''' : ... T'es toujours en t-shirt, t'as jamais froid.
'''Gérard''', ''[fier]'' : Ah, non, mais moi, de toute manière, été comme hiver, je suis en t-shirt, quand on est là, même à l'heure actuelle, je suis venu... on est venu en voiture avec Sandy et j'avais juste une veste sans pull derrière.
'''Phildar''' : Et t'as le t-shirt de quoi, Gérard ?
'''Gabriela''' : Ricky Martins !
'''Gérard''' : Non, je suis vraiment phénoménal. ''[l'équipe chante la chansons]''.
Il est vraiment... Il est vraiment... Il est vraiment phénoménal.
'''Steve''' : Ouais, bah écoute, la question, la question, c'est croyez-vous faire du ski nu, c'est ça ? D'accord, alors oui, je crois faire du ski nu sur la glace, pour répondre à ta question. Et à mon avis, ouais, ça doit être un bon délire, quoi, descendre, tu vois, dévaler une montagne à poil, quoi.
'''Gérard''' : Dévaler une montagne, chez moi, je dévale pas une montagne, je dévale les pistes.
'''Steve''' : Bon, alors, avaler une montagne, comme tu veux. On va pas chipoter.
'''Phildar''' : Je voudrais te poser une question, Gérard, parce que peut-être que l'infirmière Delphine pourrait me répondre, c'est que, généralement, on dit que quand on met son...
'''Gérard''' : Attends, l'infirmière a 17 ans ?
'''Phildar''' : Non, non, Delphine, elle a pas 17 ans. Ah, si, si, si. Elle fait des études, elle fait des études d'infirmière. Je voulais savoir, parce qu'en fait, on dit souvent que quand on se met le kiki dans du froid, il devient tout petit. Alors, comment on peut faire l'amour dans la neige si on a un kiki tout petit et qu'il peut pas être tout dur ?
'''Delphine''' : C'est pratiquement impossible.
'''Gérard''' : Ah, voilà. Et pourquoi ?
'''Delphine''' : Parce que, en fait, ton sexe, ton pénis, c'est composé d'une substance pongeuse qui est... Comment dire ? Qui est irriguée par des petites vénules qui t'envoient du sang. ''[Steve et Gabriale émettent des sons obscènes]''.
'''Gérard''' : Oh, s'il vous plaît, vous la laissez répondre, vous arrêtez vos bêtises, s'il vous plaît, merci !
'''Delphine''' : Quand ton corps est dans le froid, il ne va plus dans tes extrémités, donc plus dans ton sexe, plus dans tes doigts. C'est pour ça que t'as les doigts blancs. Et donc, tu es incapable de bander parce que t'as pas de sang. Donc, pour bander, il faut du sang.
'''Gérard''' : Ouais, mais dans ce cas-là, je vais te reposer une autre question parce que c'est pas du tout le thème du débat. Mais c'est pas grave, comme c'est Phildar qui t'a posé la question. Est-ce que, par rapport aux veines, ça a le même rapport ?
'''Delphine''' : Tu peux t'éclater des veines, ouais. Donc, en plus, c'est dangereux.
'''Phildar''' : Est-ce que tu le ferais, toi, Gérard, par rapport à ce que tu viens d'entendre ?
'''Gérard''' : Non, personnellement, non.
'''Denis''' : il prendra des stalactites dans le cul.
'''Gérard''' : Bon, alors, toi, tu dégages, merci. Alors, là, celui-là, tu cherches qui c'est, moi, je...
'''Phildar''' : C'est le lèche-cul, je vais le virer.
'''Denis''', ''[plaintif]'' : C'est pas vrai, attends.
'''Gérard''' : Non, non, mais ça y est, c'est bon pour toi, on a compris.
'''Darwin''', ''[voix synthétique]'' : Gérard, tu pues du cul !
'''Gérard''' : Oh là là ! Il commence à m'énerver, lui, hein.
'''Dekphine''' : Il pue jusqu'à Nagano, attends.
'''Gérard''' : Non, mais ça y est, tu me le saques, lui.
'''Manu''' : Excusez-moi, sur Minitel, on nous demande, l'infirmière va peut-être pouvoir nous répondre, on nous dit que le cerveau rétrécit avec le froid, c'est pour ça que Gérard, il est pas en forme.
'''Delphine''' : Non, Gérard devrait se couvrir, parce que la chaleur se diffuse par le cerveau, et il devrait se couvrir, oui. Parce que le cerveau rétrécit, en étant moins irrigué, c'est ce que je t'expliquais tout à l'heure, les extrémités.
'''Gérard''' : Alors, moi, je vais te dire une chose, Delphine, pourquoi se couvrir d'un temps comme il fait à l'heure actuelle ?
'''Delphine''' : Non, mais c'est pas le temps, c'est pas le soleil qui tape, c'est... C'est que c'est dangereux de se promener pas couvert quand il fait froid, c'est tout. Même si t'as pas froid, ton corps est froid, même si tu le ressens pas, ton corps est froid. Ton corps refroidit, et ta chaleur s'en va par le cerveau.
'''Gabriela''' : Donc, mentalement, ça fait des effets secondaires.
'''Gérard''' : C'est bon, c'est bon, on s'éloigne du débat, là.
'''Jeanne''' : Gégé, c'est Jeanne. Je vais te dire, je vais te raconter une petite anecdote. ''[soupir de réprobation de gÉRARD]''. Donc, lors d'un tournage que je faisais en Alaska...
'''gÉRARD''' : Non, mais on s'en fout, ça, de l'Alaska, d'accord ?
'''jEANNE''' : Gégé, c'est une expérience qui a rapport avec la question, alors tu me laisses parler.
'''gÉRARD''' : Ouais, s'il te plaît, tu vas te calmer, hein.
'''mANU''' : Gérard, non, c'est vrai, elle a raison, tu pourrais l'écouter.
'''jEANNE''' : Alors, je te disais, lors d'un tournage en Alaska, parce que je suis comédienne, je devais jouer une scène d'amour, et j'ai été gelée avec mon partenaire pendant trois jours. Et on nous a mis dans une baignoire pleine d'eau chaude, mais c'était affreux, Gégé, donc je ne le conseille à personne. qu'est-ce que t'en penses ?
'''gÉRARD''' : Personnellement, rien du tout.
'''jEANNE''' : Est-ce que tu le ferais, toi, sur la neige, Gégé ?
'''gÉRARD''' : Personnellement, non. Donc, vous me laissez finir, s'il vous plaît, qu'on passe le tour.
'''Gabriela''' : Oui, alors moi, je pense que ça m'exciterait beaucoup, étant donné que le froid fait bander les tétons. Donc, je pense qu'en fait, si tu suces le mec, il n'aura pas froid, donc il pourra bander. Tu es bien d'accord avec moi ? Et donc, on pourra faire l'amour, comme tu dis, là.
'''Gérard''', ''[détaché]'' : D'accord.
'''Gabriela''' : Tu n'es pas d'accord ?
'''Gérard''' : Si, je suis tout à fait d'accord avec toi. ''[la voix synthétique de Darwin]''. Ouais, c'est bon, là ! Tu vas te calmer, toi, avec Nagano, maintenant, s'il te plaît. Merci ! Mais il sort d'où, celui-là ?
'''Phildar''' : Bah, de Nagano. Mais tais-toi, il répond.
'''Gérard''' : Non, mais attends, je peux quand même demander aux gens ce qu'ils en pensent.
'''Phildar''' : Bah ouais, mais tu ne lui as jamais demandé depuis tout à l'heur.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais pour l'instant, il va se calmer, lui. Steve ?
'''Steve''' : Ouais, la question, répète.
'''Gérard''' : Non, non, non, tu l'as entendu. Oh là là !
'''Phildar''' : Bon, je le mettrai quand tu lui poseras la question. Vas-y, pose à Steve.
'''Gérard''' : Steve ? Ouais, vas-y. Apparemment, t'es en train de me prendre pour un guignol, là. Non, non, non, pour l'instant, il est en train de se foutre de moi. Il a très bien compris la question.
'''Steve''' : Mais non, je te dis, non, ça serait lourd, sinon.
'''Gérard''' : Ça fait cinq fois qu'on l'a posée avant le disque et après le disque.
'''Steve''' : Bah je t'ai raconté quand je dévalais la montagne.
'''Gérard''' : Non, bah, alors, t'as déjà répondu. Alors, Denis.
'''Phildar''' : Mais Denis, il est parti.
Tu ne suis plus, Gérard. À la place de Denis, on accueille Benjamin.
'''Benjamin''', ''[voix guturale]'' : Bonsoir à toi, mon ami Gérard. Il y a une chaude ambiance, ce soir. ''[la voix robotique de Nagano]''.
'''Gérard''' : Oh, il commence à m'énerver. Celui-là a passé sur tout le monde ! Phildar, s'il te plaît. Il commence à m'énerver.
'''Gabriela''' : Est-ce que nous pouvons accéder à la neuvième question, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Il commence à m'énerver, celui de Nagano. Alors, peut-on faire du ski nautique à quatre ? ''[les auditeurs gloussent bruyamment, dont Gérard]''.
'''Benjamin''' : J'essaie de répondre sérieusement. Il y a un débat sérieux qui se fait. Oui, pourquoi pas. Moi, je pense, pourquoi même pas à huit ou à six, Gérard. Nous pourrions travailler ta question. Nous pourrions faire du ski nautique à neuf, à douze.
'''Jeanne''' : Oui, écoute, je suis tout à fait d'accord. On peut le faire à plusieurs, à cinquante même. Donc, ouais, ouais, c'est bon.
''' ''' : Eh bien, ouais, tu peux en faire. C'est deux qui skient, puis deux sur les épaules.
'''Gabriela''' : Alors, moi, j'aimerais bien faire du ski nautique avec toi, Gérard.
'''Jeanne''', ''[hilare]'' : Mais laisse tomber, Gégé, il ne veut pas de toi.
'''Gabriela''', ''[amusée]'' : T'inquiète, t'inquiète. Quand il va me voir, il va tomber dans les pommes.
'''Gérard''' : C'est ça.
'''Gabriela''' : Donc, Gérard, j'aimerais bien le faire avec toi, qu'on aille au milieu de la mer et qu'on fasse l'amour sur le ski nautique.
'''Delphine''' : T'es pas un peu scato ?
'''Gérard''' : J'ai l'impression, hein.
'''Phildar''' : Ça veut dire quoi, scato, Gérard ?
'''Gérard''' : Je n'en sais rien, mais je voudrais bien qu'elle continue, parce que je crois que, pour l'instant, depuis le début, elle n'arrête pas de parler, ouais, avec toi, avec toi, mais je vais te dire une chose. ''[La bande son ici à Nagano revient en boucle, Gérard s'énerve et pose son casque]''.
'''Manu''' : Gérard, Gérard, reprends, reprends le débat.
'''Gérard''' : Non, mais là, ça commence à me gonfler. Phildar, tu vas faire quelque chose.
'''Phildar''' : Ça y est, c'est fait.
'''Gérard''' : Tu le vires complètement, celui-là. Parce qu'il m'énerve !
'''Jeanne''' : GG ? Pour toi, Sandy, c'est la plus belle femme du monde, n'est-ce pas ?
'''Gérard''' : Voilà, bon, ça y est, on vous l'a cédé qu'elle était belle, d'accord ?
'''Jeanne''' : Ouais, mais belle comme qui ? Comme Madonna ?
'''Gabriela''' : Ou comme Pamela Anderson ?
'''Gérard''' : Non, comme Madonna. C'est pas le thème du débat. Steve ? Steve ? Pour toi ?
'''Steve''' : Pour moi, non, c'est impossible de faire du ski nautique à quatre. Parce que c'est trop.
'''Gérard''' : Mais attends, c'est faisable, je vais te dire une chose.
'''Steve''' : Moi, j'ai voyagé, j'ai visité le monde entier, des peuples complètement différents et variés. J'ai jamais vu ça. Donc, je ne sais pas d'où tu prends ces questions, mais je ne vois pas.
'''Jeanne''' : Si, moi, j'ai déjà vu ça, GG. Au cirque en plein hiver, j'ai déjà vu ça.
'''Gabriela''' : Au cirque d'hiver, à Nagano.
'''Gérard''' : Non, mais moi, je peux vous dire une chose, que du ski nautique à quatre, c'est faisable. ''[un jeu de ping pong s'installe entre Steve et gérard, en deux échanges, l'un disant non et l'autre si]''.
'''Gabriela''' : T'en as déjà fait ?
'''Gérard''' : Non, j'en ai jamais fait, mais moi, je peux vous dire que c'est faisable. Mais attendez, attendez, moi, je vais vous dire pourquoi. Parce que sur le bateau qui tire, s'il y a quatre cordes, vous êtes à quatre, et le bateau tire à quatre. Je suis désolé.
'''Gabriela''' : Parce que, maintenant, on fait du ski nautique avec un bateau qui tire.
'''Gérard''' : Ah, bah oui.
'''Phildar''' : Gérard, si on n'a que deux cordes.
'''Gérard''' : Si ya que deux cordes, on est à deux sur deux. Avec la poignée.
'''Steve''' : Gérard, c'est Steve. Tant que tu diras ça, tu me trouveras toujours contre toi. Parce que ce n'est pas vrai. C'est impossible. Je m'élèverai toujours contre cette idée de dire qu'on peut faire du ski nautique à quatre. Alors que c'est impossible, concrètement.
'''Gérard''' : Je te dis que c'est possible. On est bien d'accord.
'''Steve''' : T'en as fait. Et où ?
'''Gérard''' : Moi, je te dis que c'est possible. C'est tout. Mais moi, je peux vous dire que c'est faisable. Mais moi, je te dis que si, Steve. Ne me contredis pas parce que tu auras tort avec moi. Tu auras tort.
'''Benjamin''' : Moi, je me range du côté de Gérard. Je suis sûr que c'est possible.
'''Gabriela''' : Mais non, ce n'est pas possible.
'''Jeanne''' : Tu ne comprends rien ou quoi ?
'''Gabriela''' : Mais non, je ne comprends pas. Moi, écoute, je sors dans le froid parce que ça fait des effets secondaires.
'''Jeanne''' : Non, non mais si Gégé dit que c'est possible, c'est possible.
'''Gabriela''' : Non, mais moi, je dis... Gérard, tu confonds. Gabriela, elle a dit que c'était possible.
'''Delphine''' : Moi, je m'en fous.
'''Gérard''' : Qui c'est qui n'est pas d'accord ? Qui c'est qui n'est pas d'accord avec moi comme fille, alors ?
'''Steve''' : C'est moi, Steve.
'''Gérard''' :Non, mais toi, Steve. Steve, c'est bon. On a compris. Le ski est-il plus fatigant que de faire l'amour ? Et on continue.
'''Benjamin''' : Ça dépend de ce que tu fais comme piste. Si tu prends une piste noire avec plein de bosses dans tous les sens, c'est sûr que ça va être très dur. Mais si tu prends une piste verte, c'est sûr que ce sera beaucoup moins dur que de faire l'amour, évidemment, Gérard. Je ne sais pas ce que tu en penses, toi, d'ailleurs.
'''Gérard''' :Attends, attends, attends. Benjamin. Benjamin. T'as déjà vu des pistes vertes ?
'''Benjamin''' :Bien sûr.
'''Gérard''' : Ah bon, où ?
'''Jeanne''' : Des pistes avec du gazon, c'est vert.
'''Benjamin''', ''[déformant un peu sa voix]'' :À Nagano.
'''Gérard''' : Ah, c'est bon. Celui qui s'amuse avec Nagano, ça commence à me gonfler, hein. Ça commence à me gonfler, là. Sérieusement, hein.
'''Gabriela''' : Gérard, c'est Gabriela. Oui ? T'aurais dû poser la question comme ceci. Pensez-vous que vous pouvez faire l'amour sur un ski nautique ? C'est plus simple.
'''Benjamin''' : À quatre.
'''Darwin''' : Dans le creux d'une vague.
'''Gérard''' : Gabriela, c'est pas la question. C'est la question le ski est-il plus fatigant que de faire l'amour ? Voilà.
'''Benjamin''' : Gérard, est-ce que tu as une expérience, toi, de vécu pour nous dire ça ?
'''Gérard''' : Ah ben, ça, je vous répondrai tout à l'heure. Maintenant, vous laissez parler les gens.
'''Phildar''' : Gérard, t'as déjà fait du ski ou pas ?
'''Gérard''' : Oui.
'''Phildar''' : T'en as fait où ?
'''Gérard''' : J'étais en Savoie. ''[bande son de Nagano]''. Oh, hé ! c'est bon. Celui-là, il commence à me gonfler.
'''Phildar''' : Est-ce que tu penses que toi, est-ce que tu penses que le ski, c'est plus fatigant que faire l'amour ? Surtout avec Sandy, quoi.
'''Gérard''' : Disons, le plus chiant, c'est de faire l'amour. Ah ouais.
'''Manu''' : C'est plus chiant que de faire du ski ?
'''Gérard''' : Ah ouais, je préfère faire du ski que l'amour parce que l'amour, ça devient chiant.
'''Phildar''' : C'est sympa pour Sandy.
'''Gérard''', ''[souriant, puérilement]'' : Elle est au courant, elle.
'''Manu''' : Ça veut dire que tu préférais... On te propose, t'as un choix. T'as un billet d'avion pour partir à la montagne t'éclater sur les pistes pendant 15 jours. Et t'as une capote dans l'autre main pour faire l'amour avec Sandy. Qu'est-ce que tu choisis ?
'''Gérard''' : Attends, moi, je préfère faire l'amour avec Sandy et prendre le billet d'avion que de prendre la capote.
'''Manu''' : Non, mais... C'est pas le problème. Tu choisis entre les deux.
'''Gérard''' : Maintenant, la capote, on s'en sert plus.
'''Manu''' : Oui, bon, OK. Admettons, t'as Sandy d'un côté, le ski de l'autre. Tu choisis le ski, toi ?
'''Gérard''' : Ah non, je choisis Sandy. Ah, désolé. C'est normal.
'''Manu''' : C'est pas ce que t'as dit il y a 5 secondes.
'''Gérard''' : Ouais, mais peut-être. Mais ça, c'est... C'est pour savoir ce qu'elle va me dire tout à l'heure parce que je sens que je vais m'en prendre plein la poire. Enfin, bref. Jeanne. Oh, c'est bon, Nagano, là.
'''Gabriela''' : Gérard, c'est Gabriela. Ça veut dire qu'en fait, tu ressens plus rien avec Sandy, quoi, quand tu fais l'amour ?
'''Gérard''' : Ah si, au contraire.
'''Gabriela''' : Tu dis que t'en as marre. C'est chiant de faire l'amour.
'''Benjamin''' : T'as peine à jouir, Gérard ?
'''Gérard''' : Ça, ça te regarde pas.
'''Gabriela''' : Est-ce que tu mets des préservatifs ?
'''Gérard''' : Non.
''[Cris de stupeur des filles]'' : Tu mets pas de préservatifs ? Mais t'es fou ? Mais t'es malade ? <ref name="hist18"></ref>
'''Gérard''' : Non, mais attendez.
'''Benjamin''' : Est-ce que t'as fait le test, d'abord ?
'''Delphine''' : T'es inconscient, Gérard, là.
'''Gérard''', ''[gêné comme un enfant pris en faute]'' : Non, mais je peux vous dire une chose, qu'on a fait le test et je suis tout à fait confiant de mes actes.
'''Gabriela''' : Ouais, mais qui dit que Sandy va pas voir ailleurs ? C'est dangereux de pas mettre de préservatifs.
'''Gérard''' : Ah non, mais alors là, je peux te dire une chose, qu'elle est tellement attachée à moi, qu'elle ira pas voir ailleurs et même si on veut, on peut lui...
'''Phildar''' : Non, on peut pas. Mais ce que je veux dire, c'est que vous inquiétez pas parce que Gérard, quand il fera du ski, il mettra des capotes.
'''Jeanne''' : Gégé ? Je voulais te parler justement à propos du ski. Il y a un nouveau truc, c'est le ski sur la pelouse.
'''Gérard''' : Ouais, du ski sur neige. Non, mais ça, c'est pas du tout le thème du débat, d'accord ?
'''Jeanne''' : Non, mais c'est du ski sur neige sur pelouse.
'''Gérard''' : C'est du ski sur herbe. Avec des roulettes. Voilà. Voilà, merci. Avec des skis aussi. Oui, oui, mais je connais. C'est des skis qui sont adaptés sur des roulettes, d'accord ?
'''Gabriela''' : Gérard, tu connais le ski sur goudron ?
'''Gérard''' : Non... Ben oui, c'est avec des patins à roulettes. Merci.
'''Steve''' : Ouais, ben écoute, donc je te remercie. Donc, je pense que ça dépend donc des pistes et ça dépend du style d'amour, mais je pense que faire l'amour, c'est beaucoup plus plaisant que faire du ski. Mais faire du ski, c'est plus fatigant que faire l'amour, à moins que ce soit le contraire.
'''Gérard''' : Alors, attends, attends, attends, alors Steve, Steve, tu viens de dire que faire du ski, c'était plus fatigant que faire l'amour, c'est ça ?
'''Steve''' : Oui, à moins que ce soit le contraire ou vice-versa, en dernier lieu.
'''Gérard''' : Ah oui, mais alors maintenant, moi, je te retourne la question. Pourquoi que faire du ski, c'est plus fatigant que faire l'amour ? Parce que t'es obligé de pousser sur les bâtons ?
'''Manu ''' : Gérard, Gérard. On va accélérer un peu.
'''Gérard''' : Ben, il reste deux questions et c'est fini après. Donc, pensez-vous qu'à Nagano, ils roulent des patins ? Ça, c'est la question à Phildar.
'''Phildar''' : On peut demander à Darwin puisqu'il est à Nagano.
''[Les audituers font des bruits obscènes, des appels avec l'accent anglais mais Darwin ne répond pas]''.
'''Gérard''' : C'est bon, Darwin, il n'est plus là. Ouais, ben, c'est bon, c'est bon. C'est bien. Merci, Darwin. Darwin, bonne nuit. Steve ?
'''Steve''' : La question, c'était quoi ?
'''Gérard''' : Oh, Steve ! Steve !
'''Steve''' : J'ai entendu Nagano !
'''Gérard''' : Non, mais Steve, tu commences à me gonfler. Tu me fais répéter toutes les questions sans arrêt. Pensez-vous qu'à Nagano, il roule des patins.
'''Steve''' : Ils roulent des patins. Tu veux dire quoi ? Rouler une pelle ou... Oui, je pense qu'à Nagano, ils roulent des patins. Quelle question !
'''Gabriela''', ''[la voix sensuelle]'' : Gérard. Gérard, elle est nulle, ta question.
'''Jeanne''' : Gégé, je réponds.
''' ''' : Gabriela ?
'''Gabriela''' : Je pense qu'à Nagano, on ne peut pas rouler des patins étant donné qu'il neige, donc on ne peut pas mettre des patins à roulettes sur de la neige.
'''Delphine''' : Oui. Ben oui, quoi. Ben oui, je pense.
'''Gabriela''' : Ben oui, les soupes de langue, c'est possible.
'''Gérard''' : Delphine, je vais te dire une chose. Je ne sais pas, mais tu n'as pas l'air de...
'''Delphine''' : Je te dis que je pense que les gens échangent aussi leur fluide corporel et leur skip jaune.
'''Jeanne''' : Écoute... Ouais, tout à fait. Ouais, ils roulent des luges, des skis, des patins, tout ce que tu veux, quoi. Tout ce qui a rapport, tout ce qui glisse sur la neige. C'est pas de problème.
'''Benjamin''' : Ben oui, à mon avis, why not ? Ça doit se rouler des patins dans tous les sens, à Nagano, ça doit bien rigoler. D'ailleurs, notre ami Darwin, s'il n'était pas aussi fou, pourrait nous le confirmer, mais malheureusement...
'''Gérard''' : Non, mais c'est pas de sa faute, mais de toute manière, je... ''[La bande reparle, sacadée, et Darwin dit : ici à Nagano, on voit des patins]''.
'''Phildar''' : Voilà, il l'a signalé tout à fait. Ben voilà, tu vois, si tu le laissais parler, il n'y aurait pas de problème.
'''Gérard''' : Bon, enfin, bref. Donc, moi, je peux vous dire une chose, que je ne pense pas pour l'instant qu'on puisse rouler des patins à Nagano.
'''Benjamin''' : Est-ce que t'y es déjà allé à Nagano, en Afrique ?
'''Gérard''' : Nagano, c'est pas en Afrique, d'accord ? Apprenez votre géographie. Nagano, c'est au Japon.
'''Gabriela''' : Gérard, si t'es si fort, où c'est alors ?
'''Gérard''' : C'est au Japon.
'''Benjamin''' : Le Japon, c'est en Afrique, Gérard. Bien sûr ! À côté de Madagascar. Entre Lille et Grenoble.
'''Gérard''' : Ouais, c'est ça, entre Lille et Grenoble, pourquoi pas entre Marseille et Paris ? Entre Lyon et Nîmes.
'''Benjamin''' : Ils doivent rouler des patins aussi, là-bas.
'''Gérard''' : Bon, bon, dernière question. Et après, on fait la conclusion, parce que dans 4 minutes, on... Alors, êtes-vous pour les Jeux Olympiques d'hiver à Tahiti ? Et voilà, ce sera la dernière. ''[éclat de rire général]''. Ça, vous demandez à Phildar, c'est Phildar qui s'amuse à trouver des questions bidons.
'''Benjamin''' : Phildar, si c'est pour donner des questions à la con, ce n'était pas la peine.
'''Gérard''' : Ah ben, tant pis, c'est Phildar qui a choisi... Eh, je peux vous dire une chose, que les deux dernières questions, c'est Phildar qui me les a posées.
'''Jeanne''' : Non, je trouve que la dernière question, c'est la meilleure du débat.
'''Gérard''' : Non, mais de toute manière, je pense que vous avez... On va demander à Benjamin.
'''Benjamin''' : Déjà, à Tahiti, il n'y a pas de montagne, c'est compliqué pour tout ce qui est slalom et tout ça. Par contre, pour ce qui est de rouler des patins à Tahiti, sur le sable, je ne pense pas que ça pose beaucoup de problèmes. Je ne sais pas ce que tu en penses, toi, Gérard. Est-ce que tu es allé à Tahiti ?
'''Gérard''' : Non, jamais, mais je peux te dire une chose, que...
'''Benjamin''' : C'est à 2 km de Marseille, pourtant, c'est pas loin.
''[La voix robotique : en direct de Tahiti]''.
'''Phildar''' : Ah ! En direct de Tahiti.
'''Manu''' : Il a un jet privé.
'''Jeanne''' : Donc, je réponds. Bah, écoute, moi, je suis tout à fait d'accord, parce qu'à Tahiti, le climat est tout à fait favorable. La neige tombe tout le temps. Elle atteint des sommets. C'est une région très montagneuse, donc c'est bon pour l'équilibre, c'est bon pour la glisse.
'''Gérard''' : Attends, Jeanne ? Tu as déjà vu des montagnes à Tahiti ?
'''Jeanne''' : Bien sûr !
'''Manu''' : Gérard, je suis originaire de là-bas, et je peux te dire qu'il y a des montagnes à Tahiti.
'''Jeanne''' : Et les volcans à Tahiti,
'''Gérard''' : OK, bah... quand on m'enverra une carte postale de là-bas, je verrai s'il y a des montagnes, parce qu'à mon avis, ya que la mer.
'''Delphine''' : Bah, ouais, moi, je trouve que c'est une super idée, en fait, parce qu'à Tahiti, au moins, les gens, ils doivent faire la teuf. Il y aurait des vahinés, il y aurait de la musique, il y aurait des sterpés qui rouleraient. Enfin, bon, ça serait super, quoi. Enfin, des Jeux Olympiques intéressants.
'''Gabriela''' : Oui, alors, moi, je t'emmènerais bien à Tahiti faire du sport de glisse dans la neige.
'''Steve''' : J'ai beaucoup voyagé, je continue à beaucoup voyager. C'est vrai que c'était un projet, en fait, de faire des Jeux Olympiques d'hiver à Tahiti, mais ça a été abandonné, c'est sûr.
'''Phildar''' : On va demander à Darwin, quand même, parce que je pense qu'il a une réponse.
'''Darwin''', ''[voix robotique]'' : Ici, à Nagano, il y a aussi la mer.
'''Gérard''' : Bon, ça y est, c'est bon, on a compris. Merci. Tiens, tu le fais conclure, lui, parce que...
'''Phildar''' : Bon, Darwin, conclue. Attends, attends, on passe déjà les autres.
'''Gérard''' : Non, on fait Darwin en premier. Ça lui apprendra, parce qu'il commence à me gonfler, lui.
'''Darwin''', ''[voix robotique]'' : Nagano, Tahiti, la neige...
'''Gérard''' : Voilà, merci. OK, ben... De toute manière, ça, c'est... C'est mon point de vue. Donc chacun a son point de vue là-dessus. OK. De toute manière, tu pourras demander, le jour qu'il y aura un sportif qui viendra dans les locaux de fun, tu pourras lui demander.
'''Benjamin''' : Je suis sûr que Gérard a raison.
'''Steve''' : Très bon débat, Gérard. Très bon débat.
'''Gabriela''' : Oui, alors, pour moi, la conclusion, c'est que... C'est que, ben, écoute, ton débat s'est très, très bien déroulé. Je suis très contente de toi, très, très fière de toi. Et j'aimerais bien, un jour, pouvoir te s... la q..., voilà.
'''Gérard''' : Ben, c'est bien. Ben, ça, tu demanderas l'autorisation à...
'''Gabriela''' : Non, non, on le fera toutes les deux.
'''Phildar''' : À Phildar. Ben, j'autorise. Tu pourras lui s... la q...
'''Manu''' : Moi aussi, je permets, je suis solidaire avec Phildar.
'''Gérard''' : Delphine, pour toi ?
'''Delphine''' : Ben, moi, pareil, j'ai trouvé que c'était un super débat qui a bien avancé, intelligent. Petit bémol, également, je suis pas contente parce que tu mets pas de capote. Et puis, ben, vive Phildar, quoi.
'''Gérard''' : Non, mais attends, moi, je vais te dire une chose, je mets pas de capote parce qu'on a fait les tests. Attends, je suis libre, je suis libre, je suis libre de mon corps, c'est tout.
'''Delphine''' : Déjà, c'est pas intelligent de le dire, c'est pas un bon exemple.
'''Gérard''' : Mais alors, mais de quoi ? Mais attends, mais je suis libre de dire ce que je veux. Vous m'avez posé la question, est-ce que je mets des capotes ? Je vous ai répondu.
'''Delphine''' : Il y a des gamins qui t'écoutent.
'''Gérard''' : Mais alors ? Mais moi, je suis libre de dire ce que je veux. On m'a posé la question, est-ce que je faisais l'amour ? Mais attendez, s'il vous plaît.
'''Phildar''' : Non, mais de toute façon, Gérard, il met plus de capote, il a fait le test, donc il n'y a pas de problème, les gamins, ils font pas le test, ils mettent des capotes.
'''Gérard''' : C'est tout, chacun va midi à sa porte.
'''Benjamin''' : C'est Gérard le plus malin.
'''Gérard''' : Chacun fait ce qu'il veut de son corps. Voilà, donc Jeanne.
'''Jeanne''' : Bah écoute, moi, le débat a été fort enneigé, donc on a un peu glissé sur les pistes endiablées de Nagano. Bon débat, peu intéressant.
'''Gérard''', ''[rageur]'' : Bon bah d'accord, toi, le jour où tu vas me dire que les débats sont intéressants, tu me feras signe. Les poules, elles auront des dents. J'en parlerai à mon cheval. Benjamin, pour finir ?
'''Benjamin''' : Bah moi, Gérard, bon, j'aimerais bien te s... la q... aussi, mais bon, ça, on va pas le dire tout de suite.
'''Gérard''' : Bon, bah ça, je vais te dire une chose, pas par toi, d'accord, et puis si c'est pour me dire des conneries comme ça, c'est pas la peine.
'''Benjamin''' : C'était un débat admirablement conduit. Il n'y a pas eu beaucoup de dérapages. On a bien glissé sur les questions, ça s'est bien enchaîné, et Gérard, nous te remercions pour cette politesse dont tu as fait preuve dans ce débat qui est d'une rareté phénoménale.
'''Gérard''' : Ça j'avais prévenu l'équipe mardi, j'avais dit que si ça se passait mal, que ça allait se terminer au vinaigre.
'''Benjamin''' : Et tu as bien fait, tu as mis les points sur les i et les barrds aux t, et tu as bien fait, Gérard.
'''Gérard''' : Donc, pour moi, je peux vous dire ma conclusion. Je suis content pour une fois. J'espère que le deuxième va se passer comme celui-là, parce que si il se passe mal, je préviens d'entrée qu'à la quatrième question, je vais dormir chez moi. ''[Phildar applaudit]''.
'''Phildar''' : Donc... On écoute quoi, Gérard ?
'''Gérard''' : Là, on va s'écouter... J'aime mieux péter avec une capote, ça fait mions de bruit. Donc, voilà. Et on vous retrouve après pour le deuxième débat sur l'aspirateur.
== Le débat sur les aspirateurs ==
=== Contexte ===
Second débat de la nuit. On retrouve les mêmes personnes, auxquelles s'ajoutent Max lui-même, ainsi que Reego, particpant à la fête.
Ce débat montre que Max, dans ce rôle, n'a aucune limite. Devant un débat qui s'enlise dans l'ennui, avec l'aide de l'équipe, il n'hésitera pas à tirer violemment sur la corde sensible de Gérard, ici l'abandon, pour créer une détonation. On retrouve ainsi son côté impertinent et prêt à tout pour susciter le rire par l'excès, quitte à atteindre un point sensible de son protégé.
=== Les personnages ===
* Eddy (déjà rencontré lors du débat sur le ping pong)
* Phildar
* Manu
* Gérard
* Benjamin
* Mégane : Ludivine
* Rita : Jeanne
* Carole : Gabriela
* Maïté
* Christophe (ancien Azraël ou Gargamel)
* Franck Bargine : Jean, Ben Guigui (BGG), Max
* Cyril : Édouard
* Reego : Alberto
* OLivier Bouchet : Olivier de la pro, Jean-Charles (JC)
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Suite des débats, il est 2h40 et vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et toujours le 3615 Code Fun Radio Rubrique Direct et j'oublie pas les belges, 033 1 49 79 5000.
'''Phildar''' : Et ouais le Minitel ça marche bien en plus Gérard, donc il faut qu'ils continuent à se connecter, c'est super. Parce qu'il y a plein de connectés, c'est les vacances, c'est génial et en plus ils sont tous contents ce soir parce que ça se passe très bien tes débats et ils sont contents, contents, contents !
'''Gérard''' : J'espère que le deuxième il va bien se passer, on récupère Benjamin. Maïté. Gabriela. Ludivine. Jeanne.
'''Jeanne''', ''[sensuelle]'' : Bonsoir.
'''Gérard''' : Jeanne s'il te plaît tu te réveilles ou sinon tu vas sortir avant la première question. Manu s'il te plaît tu me réveilles Jeanne, merci.
'''Benjamin''' : Jeanne tu vas gerber.
'''Gérard''' : Benjamin, tu vas te calmer parce que sinon c'est toi qui va gerber. Alors avez-vous un aspirateur chez vous, c'est le thème du débat. Donc c'est sur les aspirateurs. Alors oui, je vous préviens tout de suite que le thème du débat des aspirateurs risque de... il y a des questions qui risquent de se passer comme le premier. Alors je préfère prévenir Gabriela quand même.
'''Gabriela''' : Ah oui, Gérard ! S... moi la c...
'''Gérard''' : Ok, donc tu te calmes s'il te plaît, merci. Donc la première question : avez-vous un aspirateur chez vous ? Donc, Jeanne ?
'''Jeanne''' : Est-ce que j'ai un aspirateur chez moi ? Ben Gérard, excellente question : oui, j'en ai un. Mais j'en ai pas en même temps, quoi.
'''Gérard''' : Hein ? C'est-à-dire ?
'''Jeanne''' : Ben c'est-à-dire qu'il y en a un qui moisit dans le placard. Ça fait depuis des années... ça fait depuis 10 ans.
'''Gérard''' : Ah ok,.
'''Manu''' : Avant que tu interroges quelqu'un d'autre, il nous reste une ligne, on accueille Édouard. Bonsoir Édouard !
'''Edouard''', ''[en voix de tête]'' : Salut. Ouais, je t'entends.
'''Gérard''' : Ben, tu te réveilles s'il te plaît ?
'''Jeanne''' : Je crois que c'est un trav, GG.
'''Gérard''' : Ah ben, ah ben... Jeanne, tu te calmes s'il te plaît !
'''Manu''' : C'est qu'il est jeune, c'est tout.
'''Ludivine''' : Édouard, t'as Nagano ?
'''Edouard''' : Ouais.
'''gérard''' : Non mais tu me le... Réveille-le Manu, parce que là, ça va pas être possib avec lui ! Ludivine ?
'''Ludivine''' : Oui, moi j'ai un aspirateur, mais je préfère utiliser mon balai.
'''Gérard''' : Ouais, ben ça... ouais, non mais... ça, attends. Ça, je peux te dire une chose, c'est qu'on va s'amuser aussi. On va voir, ça va être pareil. D'accord. Gabriela ?
'''Gabriela''' : Ouais, ben moi c'est pareil : je préfère mon gode à l'aspirateur.
'''Gérard''' : Ah bon ? Donc t'as pas d'aspirateur, tu préfères ton gode ?
'''Gabriela''' : Oui, j'ai un aspirateur chez moi, mais j'aime bien les deux. Mais préférence, le gode, quand même.
'''Phildar''' : Mais est-ce que tu fais le ménage avec ton gode aussi ?
'''Gérard''' : Non mais attends, Phildar !
'''Manu''' : Attends Phildar, c'était la question 6 !
'''Phildar''' : Ah merde.
'''Jeanne''' : On a dit qu'on sautait pas les questions !
'''Gérard''', ''[plaisantant]'' : Oh, oh, oh, hé ! Ça m'a pas fait plaisir. ''[Les filles reprennent en chœur en riant]''.
'''M ïté''' : Oui, j'en ai deux.
'''Gérard''' : Ah, t'en as deux ? Moi aussi, j'en ai deux. ''[rire ironique du studio]''
'''Edouard''', ''[voix normale]'' : Deux fois plus de conneries.
'''Gérard''' : Non, mais moi, j'en ai deux, mais elles sont dans ma culotte. J'ai pas deux aspirateurs. ''[rire forcé en général]''.
'''Gabriela''' : On a compris, Gérard...
'''Jeanne''' : C'était vraiment drôle.
'''Phildar''' : Je voulais seulement dire qu'en ce moment, elles sont pas comme les sacs d'aspirateur : elles sont pas pleines.
'''Gérard''' : Bah si, elles sont pleines ! Parce qu'elles servent à faire des bébés, parce qu'il y en a peut-être un qui est en cours, on sait pas. ''[cris de stupeur et de rire dans le studio]''.
'''Ludivine''' : Gérard papa ! Ça va pas la tête... Faut les empêcher à tout prix d'avoir un gosse.
'''Gérard''' : Comment ? Attends, attends Maïté. Qui c'est qui vient de dire "C'est fou d'avoir un gosse" ?
'''Edouard''' : Elle a pas dit ça. Elle a dit : "Comment Sandy elle a pu faire un... de faire un gamin avec un gode ?"
'''Gérard''' : N'importe quoi.
'''Manu''' : Laisse tomber, on enchaîne, vas-y.
'''Gérard''' : Benjamin, donc toi ?
'''Benjamin''' : Moi personnellement, j'en ai deux : j'en ai un cassé et un qui ne marche pas. Ce qui m'avance donc pas vraiment d'en avoir deux. Ce qui fait que j'utilise mon balai, comme une précédente auditrice qui l'avait dit... je sais plus laquelle.
'''Gérard''' : Bon, mais ça, c'est la question que je vais poser. Édouard maintenant, s'il est réveillé ? Allô, Édouard ? Édouard ! Ouais, Édouard s'il te plaît, tu te réveilles ! Bon allez, hop, Édouard bonne nuit, allez. Non, non, il va se coucher. Il va se coucher, comme ça, ça se voit que c'est les vacances.
'''Phildar''' : Et message Minitel : j'aimerais que Gargamel raccroche.
'''Gérard''' : Gargamel, tu raccroches ton Minitel s'il te plaît, on essaye de te joindre, merci. Et on... Non, on n'a personne à la place d'Édouard ?
'''Manu''' : Ben non, pas tout de suite. Ça va arriver, ça va arriver.
'''Gérard''' : Ok. Alors : combien de fois passez-vous l'aspirateur chez vous ? Donc, Benjamin ?
'''Benjamin''' : Moi personnellement, comme je n'ai pas d'aspirateur, comme je l'ai dit précédemment... mais je vais jouer le jeu : j'ai un aspirateur qui marche, en parfait état, et je le passe environ trois fois par jour. Il y a des pièges dans tous les sens dans ma maison.Les rats, les cafards... Des oiseaux...
'''Ludivine''' : T'es pas un peu maniaque ?
'''Gérard''' : Combien de fois ?
'''Benjamin''' : Trois fois à peu près. Mais je suis payé, évidemment.
'''Gabriela''' : Ah, c'est une femme de ménage alors.
'''Gérard''' : Ah, c'est une femme de ménage, c'est pas du tout pareil.
'''Jeanne''' : T'es payé combien à l'heure ?
'''Benjamin''' : Je suis payé à peu près 50 francs le passage d'aspirateur. Ce qui n'est pas vraiment cher payé, mais bon. D'un chômage longue durée, j'ai donc accepté cet emploi.
'''Gérard''' : D'accord. Maïté ?
'''Maïté''' : J'aimerais avoir la fréquence : hebdomadaire ou mensuelle.
'''Ludivine''' : Par semaine ou par mois.
'''Gérard''' : Non mais attends, mais... la fréquence ? Quelle fréquence ?
'''Benjamin''' : Celle de Fun !
'''Maïté''' : Non mais pour l'aspirateur ! Parce que je peux te dire combien de fois je le passe par jour ou par semaine.
'''Gérard''' : Non mais par... Combien de fois passez-vous l'aspirateur chez vous ? Oui, ça se fait par jour ou autre. Comme tu veux.
'''Maïté''' : Deux à trois fois par jour.
'''Gabriela''' : Ben moi, je te passerais bien l'aspirateur, hein.
'''Jeanne''' : Lâche l'affaire !
'''Gabriela''' : Ensemble, Gérard, on passerait l'aspirateur chez moi, tout nus. Voilà. Tout nus tous les deux.
'''Gérard''' : Ouais, "tout nu et tout bronzé", d'accord. C'est ça. Ah ouais, c'est ça, tout nu et tout bronzé, d'accord. Ludivine ?
'''Ludivine''' : Ouais, moi je passe l'aspirateur une fois par semaine. Mais je me mets un coup de balai... je me mets un coup de balai au moins une fois par jour.
'''Gérard''' : Ouais, mais ça, ça... OK.
'''Phildar''' : Gérard ? J'ai une question Minitel. En fait, les auditeurs voudraient savoir si c'est toi ou Sandy qui passez l'aspirateur chez vous.
'''Gérard''' : Alors, un coup c'est moi et un coup c'est Sandy. Mais maintenant, c'est plus Sandy que moi.
'''äïté''' : Ah, le maccio !
'''Gérard''' : Ah, mais c'est normal. Ben, il faut bien faire travailler les femmes maintenant !
''[huées des auditeurs, Ludivine le traite de connard]''.
'''Gérard''' : Attends, attendez, attendez, attendez. Attendez, attendez, attendez s'il vous plaît. La prochaine que j'entends me traiter de connard va dégager.
'''Maïté''' : On t'a pas traité de connard, Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, non, j'ai vaguement entendu.
'''Manu''' : T'as mal entendu. Ouais, Gérard, Gérard, c'est pas grave. On accueille Christophe qui est vendeur d'aspirateurs. Qui va peut-être pouvoir nous aider.
'''Christophe''' : Oui, bonsoir Gérard. Oui, effectivement. En fait, je suis vendeur d'aspirateurs à Darty...
'''Gérard''' : Non, mais c'est bien de préciser la marque du magasin.
'''Christophe''' : Ah pardon, excuse-moi.
'''Phildar''', ''[ton de la confidence]'' : Dis-leur de pas dire de marque.
'''Gérard ''' : Non, mais Christophe ? C'est pas la peine de citer les marques du magasin, d'accord ?
'''Benjamin''' : Et ça se vend bien les aspirateurs, Christophe ?
'''Gérard''' : Non, non, mais c'est bon Jeanne, s'il te plaît pour l'instant.
'''Jeanne''' : Oui, ben je réponds. Ben écoute, moi je passe l'aspirateur chez moi quotidiennement 5 fois par jour.
'''Gérard''' : 5 fois par jour ? Alors donc tu passes le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi et le vendredi ?
'''Jeanne''' : Ouais.
'''Christophe''' : Alors là, il faut faire attention quand même. Il faut faire attention parce que là, j'entends qu'on passe 5 fois l'aspirateur par jour, c'est quand même dangereux.
'''Gérard''' : Mais pourquoi ?
'''Christophe''' : Oui, ben moi je te dis ça parce que même si je suis vendeur d'aspirateurs, moi je sais qu'il y a des gens qui sont venus me voir en se plaignant parce qu'eux aussi ils passaient trop souvent l'aspirateur et ils ont eu un blocage de dos, quoi.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non, je suis désolé. Non, non, attends Christophe, tu permets ? J'ai jamais vu qu'on peut avoir un blocage de dos avec un aspirateur. À l'heure actuelle, il y a des aspirateurs qu'on peut se mettre sur l'épaule, qu'ils font voir à la télé en pub, ok ? Moi j'ai un aspirateur, je peux vous dire qu'il recrache 800 watts derrière.
'''Ludivine''' : C'est pas toi qui le passes, c'est Sandy qui aura mal au dos !
'''Gérard''' : Ah non, mais même ! De toute manière, il est sur roulettes le mien. Non, non, c'est pas un aspirateur en plastique... Faites-moi confiance que quand vous avez ça, quand vous entendez ça au réveil le matin, faites-moi confiance que vous avez une grosse tête toute la journée.
'''Manu''' : Gérard, excuse-moi. Excuse-moi, on a Jean qui s'est blessé avec un aspirateur.
'''Jean''' : Je tenais juste à dire que, bon, en règle générale, Gérard avait raison. Bonsoir Gérard.
'''Gérard''' : Salut.
'''Jean''' : Et donc je passais également souvent l'aspirateur parce que ma femme ne voulait jamais le passer. Et une fois, j'ai eu une sorte de luxation au dos. Et j'ai eu, en fin de compte, un claquage des vertèbres.
'''Christophe''' : Non mais Gérard, tu vois que...
'''Gérard''' : Attends, attends, attends Christophe s'il te plaît. Moi je vais poser une question à Jean maintenant. Alors Jean, comment tu peux avoir un claquage au dos avec un aspirateur ? Alors explique-moi. Non, non, mais explique-moi. Si, si, si, si, si, tu l'as dit !
'''Jean''' : Non, j'ai dit que j'avais eu un claquage aux vertèbres.
'''Gérard''' : Oui, ben alors explique-moi ! Explique-moi. Non, mais explique-moi...
'''Manu''' : Non mais Gérard. C'est pas la peine, pour lui dire qu'il t'explique, de crier. Tu peux lui dire : Jean, explique-moi s'il te plaît.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais que les autres ils se calment aussi ! Donc moi, je peux vous dire une chose...
'''Jean''' : J'ai pas répondu, je peux t'expliquer.
'''Gérard''' : Oui mais attends Jean, s'il te plaît. Je vais répondre, je sais ce que c'est des vertèbres. Pour la nana qui a dit que je savais pas ce que c'était, j'ai quand même eu deux tassements de vertèbres. Ok ? ''[admiration générale]''
'''Phildar''' : En passant l'aspirateur ?
'''Gérard''' : Non, non, en accident.
'''Benjamin''' : Quel cascadeur ce Gérard ! Il a voulu faire des folies de son corps...
'''Gérard''' : Oui, c'est ça, c'est ça.
'''Christophe''' : C'est suite aux positions que tu pratiques ça, Gérard ?
« 'Gabriela' ''' : Alors, moi je voudrais dire que je passe l'aspirateur qu'une fois par an chez moi.
'''Gérard''' : Il doit y en avoir des moutons.
'''Gabriela''' : Je fais comme gérard hein.
'''Gérard''' : Non mais moi, attends ! L'aspirateur, il est passé pratiquement deux fois par semaine.
'''Jean''' : Aujourd'hui parce que t'as une copine, mais peut-être qu'il y a trois ans, c'était une fois par...
'''Gabriela''' : par an.
'''Gérard''' : Non.
'''Jeanne''' : Mais Gégé ? Tu passes l'aspirateur dans quel coin ? Sur la moquette ?
'''Gérard''' : Non mais moi, j'ai pas de moquette. Non mais j'ai pas de moquette !
'''Jeanne''' : Alors tu passes l'aspirateur dans quoi ? Dans le plafond ?
'''Gérard''' : Non, c'est du parquet.
'''Jeanne''' : Et pourquoi tu n'utilises pas un balai ?
'''Ludivine''' : Est-ce que tu fais les carreaux ?
'''Gabriela''' : Est-ce que tu aspires les murs ?
'''Benjamin''' : Est-ce que tu mets du Viakal sur les robinets ?
'''Phildar''' : Attendez, laissez-le répondre ! Posez pas lui 15 000 questions en même temps, quoi.
'''Jean''' : Est-ce que tu mets du Destop ?
'''Gérard''' : Non, attends ! Le Destop c'est pas fait pour passer l'aspirateur, hein.
'''Gabriela''' : C'est fait pour quoi ?
'''Gérard ''' : C'est fait pour déboucher les éviers, hein.
'''Gabriela''' : C'est aussi fait pour aspirer, hein.
'''Jean''' : Ah ouais ? Ça peut être fait aussi pour déboucher le tube ! Parce que moi, justement, quand je me suis bloqué mes vertèbres, c'est parce que le sac était plein et donc, en fin de compte, j'ai déjà passé l'aspirateur et j'ai ramassé la poussière avec les mains. Et je le mettais dans le sac. Donc à force de me baisser... puis un jour on m'a dit : "Tiens, prends du Destop, ça te fera du bien à tes vertèbres."
'''Gérard''' : Ouais, c'est ça. C'est ça. Oui. Ouais, mais donnez vos noms quand vous voulez me poser une question !
'''Jeanne''' : Je voulais te dire, ton aspirateur, est-ce qu'il est électrique ?
'''Gérard''' : Ben oui.
'''Jeanne''' : Ben écoute, moi j'en ai un au gasoil.
'''Benjamin''' : Moi, il est à piles, le mien.
'''Gérard''' : Non mais attendez, attendez ! Quelle est l'abruti qui a été me dire qu'il y avait des aspirateurs au gasoil ?
'''Jeanne''' : C'est moi. Le mien, il est au gasoil.
'''Christophe''' : Et ça, c'est un vieux, hein. C'est un vieux modèle, mais ça existe, Gérard.
'''Gérard''' : Non mais c'est bon, c'est bon, c'est bon. Stop, stop, stop ! Stop ! Stop ! Merci !
'''Manu''' : On a accueille Alberto.
'''Gérard''' : À la place ?
'''Manu''' : À la place de personne, on a accueille Alberto.
'''Gabriela''' : Moi, mon aspirateur, il est jetable.
'''Gérard''' : Alors : combien de fois passez-vous l'aspirateur chez vous ? Pour Alberto que je pose la question.
'''Alberto''' : Combien de fois quoi ? Combien de fois dans ma vie je l'ai passé, ou...
'''Gérard''' : Combien de fois passez-vous l'aspirateur chez vous ?
'''Jean''' : C'est Alberto Tomba ça, non ?
'''Gérard''' : Oh là là ! Oh ! S'il vous plaît !
'''Benjamin''' : Il arrive, il est Game Over quoi.
'''Alberto''' : Mais non, mais tout simplement, je comprends pas. Par jour, par mois, par an... tu me parles de quoi ?
'''Manu''' : Par semaine, par semaine.
'''Jeanne''' : Par semaine quotidiennement.
'''Gérard''' : Oh Jeanne, s'il te plaît, tu te calmes un peu là !
'''Alberto''' : On va dire tous les deux jours.
'''Gérard''' : Ah voilà. OK. Donc, troisième question, pardon.
'''Jean''' : Non, Jean n'a pas répondu ! Jean n'a pas répondu.
'''Gérard''' : Si, si, il a répondu.
'''Jean''' : Non, Jean n'a pas répondu !
'''Manu''' : Non, il a dit qu'il s'était blessé, il a un tassement de vertèbres.
'''Gérard''' : Bon, alors vas-y. Non mais on va pas s'amuser à faire un tassement de vertèbres, d'accord ?
'''Jean''' : Justement, j'ai dit que j'étais intervenu là-dessus, mais je n'avais pas répondu à la question.
'''Gérard''' : Bon, alors interviens. Réponds.
'''Jean''' : La question qui est sur le combien de fois par semaine, c'est ça ?
'''Gérard''' : Combien de fois passez-vous l'aspirateur chez vous, soit par semaine ou autre ? Oh là là, t'es lourd hein Jean ?
'''Gabriela''' : Tu pèses combien ?
'''Christophe''' : Gérard, Gérard, c'est quoi que tu passes sur les questions chaudes, là ?
'''Gérard''' : Bon, Manu ! Manu s'il te plaît. Tu reprends Jean, tu lui fais comprendre les questions, parce qu'apparemment il débloque. Préférez-vous. l'aspirateur ou le balai ? Alors, Jeanne ?
'''Ludivine''' : Moi je préfère le balai.
'''Jeanne''' : Écoute-moi très sincèrement Gégé... mais je te réponds très sincèrement hein ! Donc très sincèrement, je préfère le bon vieux balai. Tu vois, un bon vieux balai. Les choses les plus anciennes sont les meilleures quoi.
'''Gérard''' : Ouais mais attends, quel style de balai ? Les balais à paille de riz ?
'''Gabriela''' : Les vertical ? Les jetables ? Les portables ?
'''Gérard''' : Mais non ! Oh, attendez s'il vous plaît ! Je pose une question à Jeanne. Donc, Jeanne, quel style de balai ? Les balais à paille de riz ?
'''Jeanne''' : Euh non, à paille de pâte.
'''Christophe''' : À paille de quoi ? À paille de riz. À paille de riz. À paille de poêle et balai.
''[Jean chante les balai, les balais, les balais]''.
'''Gérard''' : Oh c'est bon là, vous n'allez pas commencer là !
'''Alberto ''' : Attends, c'est Alberto. Ouais, moi j'aime bien les balais quoi. D'autant plus que, en plus de nettoyer, pour faire des caresses c'est sympa un balai quand même. Un balai à poils mous.
'''Benjamin''' : Oui. Tu peux le foutre dans le cul aussi.
'''Alberto''' : Ouais mais d'accord. Non, non, attendez, attendez. Mais je préfère l'aspirateur ! Oui, parce que pour la masturbation, quoi.
'''Gérard''' : D'accord. OK, OK. Bon c'est bon Alberto. C'est bon, c'est bon, c'est bon Alberto.
'''Phildar''' : J'ai une question Minitel. Enfin pas une question, j'ai un mec qui réagit par rapport à cette question, Gérard. Il dit en fait : c'est mieux les balais parce qu'en fait tu dépenses moins d'énergie, surtout l'électricité.
'''Alberto''' : Et si t'aimes ça, tu peux te mettre le manche.
'''Gérard''' : Ouais mais ça je... D'accord. Mais attendez, attendez, je vais quand même répondre à la question Minitel. Donc c'est sûr, c'est vrai qu'on dépense moins d'électricité en passant le balai, ça c'est sûr. Automatiquement là-dessus, je vois très bien ce qu'il voulait dire. Mais même un aspirateur, tu peux très bien le passer une fois ou deux par semaine. C'est pas ce qui va te bouffer le plus de courant. T'es bien d'accord ?
'''Manu''' : Ouais, mais Gérard, il y a Christophe là qui est à l'antenne, qui m'a dit au standard qu'en fait, maintenant, il existait des balais électriques.
'''Phildar''' : C'est ce que j'allais te dire parce que j'avais justement sur Minitel cette sous-machin.
'''Gérard''' : J'ai jamais vu de balais électriques encore.
'''Manu''' : Bah c'est tout nouveau, ça vient de sortir en magasin. Peut-être que Christophe pourra t'en parler.
'''Benjamin''' : Oui ? Bah moi je pense que rien ne vaut un bon vieux balai pour bien nettoyer un peu partout, sauf sur la moquette. Sinon sur un parquet, rien ne vaut un bon vieux balai.
'''Jean''' : Jean n'est pas d'accord. Jean n'est pas d'accord.
'''Gérard''' : Non mais attends Jean, s'il te plaît, pour l'instant tu vas te calmer. Moi je vais répondre à Benjamin. Tu dis... c'est toi qui viens de dire "passer sur la moquette, tu peux pas le passer", c'est ça ? Oui mais attends. Oui, mais dans ce cas-là, il y a deux sortes de balais. Il y a le balai normal que tu passes régulièrement, plus le balai à brosse que...
'''Jean''' : Il y a aussi le balai de l'Opéra de Bastille hein.
'''Gérard''' : Non, non mais attends ! Attends, celui qui s'amuse à dire ça, tu vas pas commencer s'il te plaît. Merci.
'''Ludivine''' : Il y a le balai de chambre !
'''Gérard''' : Bon Maïté, Maïté.
'''Maïté''' : Oui bah moi vraiment sans hésiter, je pense que le balai c'est le mieux. C'est le plus efficace.
'''Jean''' : Bon, je suis pas d'accord. ''[bruit de fil de téléphone]''.
'''Gérard''' : Attendez s'il vous plaît, celui qui s'amuse avec son téléphone ça commence à me gonfler !
'''Alberto''' : Gérard, c'est Alberto. Tu peux dire à Maïté qu'elle aille balayer sa cuisine ?
'''Gérard''' : Ouais bah Alberto, tout à l'heure tu allais balayer ton lit, toi !
'''Alboerto''' : J'ai l'aspirateur dans le lit, je t'ai dit, pour la masturbation.
'''Gérard''' : Ouais bah tout à l'heure tu vas aller te masturber tout seul dans ton lit si tu continues ! Gabriela ?
'''Gabriela''' : Alors moi je préfère les aspirateurs à piles. Ça vibre. Donc quand je l'introduis dans ma chounette, ça vibre. Et c'est excellent, je te jure c'est excellent.
'''Gérard''' : Non mais attends, Gabriela.
'''Gabriela''' : Écoute, les aspirateurs à piles ça existe, je suis désolée. Viens voir chez moi.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, bah j'irai jamais voir chez toi. Bon, Ludivine ?
'''Ludivine''' : Oui ? Moi j'aime les balais parce que c'est phallique.
'''Gérard''' : Oh là. Mais qui c'est qui s'amuse avec le téléphone là ? Ça m'énerve !
'''Jean''' : Les filles vous êtes quand même vachement cochonnes avec les aspirateurs.
'''Gérard''' : Ludivine ? Ludivine ? Tu réponds s'il te plaît ?
'''Ludivine''' : Je te réponds depuis tout à l'heure !
'''Gérard''' : Mais ouais, mais tout le monde passe sur toi ! J'entends pas ce que tu me dis.
'''Ludivine''' : Je t'ai dit que le balai est phallique, que le balai est excitant, que tu peux faire plein de choses avec ton balai quoi.
'''Jean''' : Qu'est-ce que tu veux faire avec un balai ?
'''Ludivine''' : Vive les balais !
'''Jeanne''' : Bah écoute moi je t'ai dit : moi je préfère le bon vieux balai et je trouve que c'est plus économique qu'un aspirateur quand même. Moi par exemple, j'ai mon deuxième aspirateur et ça marche au gasoil et ça me fait chier quoi.
'''Gérard''' : Ouais bah pour l'instant tu vas arrêter de nous parler du gasoil parce que...
'''Jeanne''' : Écoute, Gégé, ça existe.
'''Gérard''' : Ouais bah tu me diras où hein !
'''Manu''' : Non mais tu sais, tu sais Gérard, c'est comme les tondeuses : il y en a à essence et il y en a à l'électrique. Les aspirateurs c'est pareil.
'''Gérard''' : Ouais mais... des aspirateurs à essence j'en ai jamais vus encore !
'''Jeanne''' : Il appartenait à mon arrière grand-père.
'''Manu''' : Les premiers, les premiers étaient comme ça.
'''Phildar''' : Justement Gérard, par rapport à ce qu'on dit au sujet du phallique tout ça, j'ai Fred sur Minitel qui te demande si tu t'es déjà fait pomper par un aspirateur ou si t'aimerais te servir d'un balai pour faire des trucs sexuels.
'''Gérard''' : Non bah alors là, je vais dire une chose : lui il n'est même pas du tout dans le thème du débat. Il est carrément à l'opposé hein.
'''Phildar''' : D'accord, bah Fred t'es à côté du débat hein.
'''Manu''' : On peut même dire qu'il est à l'opposé.
'''Christophe''' : Écoute, moi personnellement je trouve qu'avec le balai tu vas plus dans les coins quoi. Tu ramasses plus les poils. Et moi j'ai des clientes, généralement quand même, elles m'achètent plus d'aspirateurs que de balais parce qu'apparemment, effectivement, le fait que tu vois qu'il y ait des vibrations, que ce soit électrique tout ça, qui est surtout... enfin un gros manche apparemment, elles préfèrent ça quoi.
'''Jean''', ''[prend un accent caricaturalement portugais pour toutes les répliques suivantes]'' : Oui. Je suis le compain de Jean.
'''Gérard''' : Non, Jean bonne nuit. Ce coup-là c'est plus la peine.
'''Manu''' : Mais tu peux l'écouter quand même Gérard !
'''Gérard''' : Mais non ! Tout à l'heure il parlait français, maintenant il va parler portugais !
'''Jean''' : Je suis un ami, je vais parler de l'aspirateur. C'est le balai, il est bien. Le balai il est bien pour passer la poussière. Mais nous au Portugal, on préfère l'aspirateur.
''[Jeanne est explosée de rire, bruyante et exubérante, contribuant à énerver Gérard]''.
'''Gérard''' : Oui d'accord. Oui oui oui c'est bon c'est bon c'est bon c'est bon c'est bon c'est bon ! C'est bon c'est bon c'est bon c'est bon !
'''Jean''' : Y préfère la poussière. Y préfère la poussière parce que la poussière elle est fatidique alors que l'aspirateur il est... satanique. Il est satanique.
'''Gérard''' : D'accord. Bon s'il vous plaît s'il vous plaît là on se calme, on se calme on se calme. On a compris Jean, merci. ''[Jean continue, Gérard répète plusieurs fois]''. On a compris ! Oh ! On a compris, vous me faites pas crier à la quatrième !
'''Phildar''' : Gérard tu vas poser la quatrième question puis on va mettre un disque.
'''Gérard''' : Alors : dormez-vous à côté d'un aspirateur ? Voilà. Et on se met...
'''Alberto''' : Tu peux répéter la question, gérard ?
'''Gérard''' : Non c'est "Dormez-vous..." Jean s'il te plaît tu vas te calmer, tu vas aller voir Manu au standard. Parce que là tu...
'''Jean''' : Tu peux parler en portugais s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Oui non mais tu vas parler au standard là pour l'instant !
'''Jean''' : Que l'aspirateur est la meilleur ! Balai balai
'''Gérard''' : Donc c'est : "Dormez-vous avec..." Allez allez. Bon c'est bon Jean s'il te plaît merci. Donc : dormez-vous à côté de l'aspirateur ? Et on écout L'aspirateur c'est mieux qu'avec un doigt ou... mieux avec deux doigts où je pense.
''[Musique]''.
Donc vous pouvez toujours nous appeler au 0800 70 5000 et 0803 08 5000 et toujours le 3615 code FUN RADIO rubrique direct. Apparemment ça a l'air de bien se passer d'après ce que me dit Phildar.
'''PHildar''' : D'après ce que je dis ça se passe bien et surtout Yann, raccroche ton Minitel parce qu'on va te rappeler ! Ça fait 15 messages qu'il laisse, il veut absolument participer à tes beaux débats.
'''Gérard''' : Alors Yann dans ces cas-là raccroche ! On te le dit depuis tout à l'heure de raccrocher ton Minitel ! Alors dépêche-toi s'il te plaît merci. Et vous pouvez toujours aussi nous appeler par l'intermédiaire de la Belgique au 0... au 0... 1... 01... Oh merde je me souviens plus.
'''Phildar''' : 00 33 1 47 79 5000 ou 79 5000 si vous ne comprenez pas le français.
'''Gérard''' : Voilà. Donc on récupère Alberto. Benjamin. Maïté. Gabriela. Ludivine. Jeanne. Christophe. et Jean.
'''Manu''' : Il est parti Jean. Il est parti c'est ma faute. Mais tu m'as dit de le gérer, il n'a pas voulu se calmer je l'ai dégagé.
'''Gérard''' : Bon bah c'est bien. Alors donc : dormez-vous à côté d'un aspirateur ou de votre aspirateur, comme vous voulez ? Donc on va demander à Christophe.
'''Christophe''' : Bah écoute moi je vends déjà toute la journée des aspirateurs alors j'évite. Moi si jamais je dors à côté d'un aspirateur, il ne faut pas qu'il ronfle, parce que sinon moi je le frappe.
'''Gérard''' : Ouais mais attends, mais de toute manière un aspirateur une fois que c'est coupé ça ne ronfle pas quand même, je suis désolé.
'''Christophe''' : Enfin ça dépend. Sur les vieux modèles des fois il reste de l'énergie dans les condensateurs et ça se rallume quoi.
'''Jeanne''' : Bah écoute moi j'ai absolument besoin de mon aspirateur. C'est comme mon nounours. Donc pour dormir, moi j'ai mon nounours et j'ai mon aspirateur aussi.
'''Gérard''' : Mais Jeanne ? Je voulais te demander, il n'y a pas quelqu'un derrière toi ?
'''Jeanne''' : Euh non.
'''Gérard''' : J'ai l'impression d'entendre du monde.
'''Manu''' : Je ne crois pas que ce soit derrière Jeanne. Je cherche qui c'est.
'''Gérard''' : Non non mais d'accord, c'est pour savoir parce que depuis tout à l'heure on entend du bruit et ça commence à m'énerver là. ''[un soufflement retentit, comme un bruit de pas dans des feuilles mortes]''.
'''Jeanne''' : Oui tu ne m'as pas écouté, tu n'as pas écouté ma réponse.
'''Gérard''' : Non mais là... là j'ai un espèce de soufflement. Je ne sais pas si...
'''PHildar''' : Il y a quelqu'un qui passe le balai là, ce n'est pas possible !
'''Manu''' : Je pense que oui. Qui c'est qui fait le ménage chez lui là ?
'''Ludivine''' : Moi. Je vais débrancher l'aspirateur !
'''Phildar''' : Non elle passe le balai, mais bon si elle passes le balai elle va le faire un peu moins fort.
'''Gérard''' : D'accord. Donc Jeanne tu disais que tu préférais dormir avec ton nounours qu'un aspirateur ?
'''Jeanne''' : Non le contraire ! C'est-à-dire que je dors avec mon nounours tout le temps et j'ai besoin aussi de mon aspirateur.
'''Gérard''' : Mais attends je ne comprends pas là. Tu as besoin de ton nounours plus ton aspirateur pour dormir ? Non mais attends mais là tu as un lit de combien de places alors ?
'''Jeanne''' : Trois places.
'''Gérard''' : Ah tu as un trois places, donc c'est... c'est plus pratique.
'''Jeanne''' : Non parce que j'ai besoin de cet objet quoi. Ça me rassure. Pour moi c'est une sécurité quoi.
'''Ludivine''' : Oui ? Moi non non, je ne dors pas avec mon aspirateur.
'''Gabriela''' : Oui, alors moi j'ai absolument besoin que mon aspirateur soit à côté de mon lit parce que... parce que quand il a... quand il fait des caprices, quand il s'allume tout seul il vibre, donc je suis obligée de faire la mort avec mon aspirateur. Sinon, il veut plus aspirer après, il me fait la tête.
'''Maïté''' : Ouais ben moi non. Je le laisse au placard jusqu'au lendemain.
'''Benjamin''' : Moi perso aussi je m'en fous de mon aspirateur et puis quand bien même il vient à dormir avec moi, je le passe par la fenêtre quoi.
'''Jeanne''', ''[indignée]'' : Ah non c'est pas d'accord !
''' ''' : Non Jeanne s'il te plaît.
'''Alberto''' : Gérard c'est Alberto. OK ben moi je dors avec mon aspirateur c'est clair, non seulement pour me satisfaire mais aussi à cause des acariens quoi. Parce que souvent la nuit je suis réveillé par les acariens sur mon lit.
'''Gérard''' : D'accord. Moi je peux vous dire une chose : que je préfère dormir avec une femme que dormir avec un aspirateur parce que je m'en vois mal avec un aspirateur dans mon lit.
'''Phildar''' : À mon avis il y a des aspirateurs qui font beaucoup plus de trucs que certaines nanas hein.
'''Gérard''' : Ah ouais non mais moi pour l'instant j'ai pas à me plaindre. Yann il veut toujours pas raccrocher son Minitel.
'''Phildar''' : Bah je sais pas. Par contre j'ai une question Minitel. Je sais plus qui voulait savoir ça, mais il voulait savoir comment tu passes l'aspirateur... Dans quelle tenue tu passes l'aspirateur ?
'''Gérard''' : Moi je le passe en... Ah oui c'est vrai ! Non non mais attendez c'est vrai que j'ai... c'est vrai tu fais bien de poser cette question parce que j'ai pas répondu quand même à la question numéro 2 : combien de fois passez-vous l'aspirateur chez vous ? Donc normalement moi je le passe que le week-end. Et quand je le passe c'est en short. Ah oui je me mets en short chez moi.
'''Phildar''' : En tongs aussi non ?
'''Gérard''' : Ouais ouais ouais. En tongs et en short. Je me mets en short et en tongs hein.
'''Manu''' : Torse-nu ?
'''Benjamin''' : Bah sinon c'est pas bien passé hein.
'''Gérard''' : Ah bah peut-être mais...
'''Alberto''' : Mais Gérard c'est Alberto t'as rien compris là !
'''Gérard''' : Quoi ? Non mais attends je vous ai pas répondu à la question alors Alberto commence pas à me dire que j'ai pas compris d'accord ?
'''Alberto''' : Ben si tu me sors la 2 ça n'a rien à voir avec le débat !
'''Gérard''' : Oui mais parce que j'ai pas répondu à la question numéro 2 d'accord ? Alors Alberto si ça te plaît pas tu vas sortir !
'''Alberto''' : Ouais mais je vais pas tarder de toute façon hein.
'''Gabriela''' : Mais Gérard sois pas agressif comme ça hein !
'''Alberto''' : Gérard le souci c'est que tu gueules tout le temps Gérard ! Même quandle débat est calme, tu gueules quand même !
'''Benjamin''' : Non mais n'énerve pas Gérard parce que sinon on va pas s'en sortir.
'''Gérard''' : Non Alberto je réponds à la question numéro 2 parce que j'avais pas répondu d'accord ?
'''Phildar''' : Et en même temps il a répondu à la mienne comme ça tout le monde est content !
'''Alberto''' : Parfait merci merci tout le monde.
'''Gérard''' : Donc moi je peux vous dire que... Non je n'ai jamais dormi à côté d'un aspirateur. Alors maintenant la question... Là ça va commencer à être chaud.
'''Jeanne''' : Excuse-moi, c'est Jeanne. Excuse-moi, je voulais te poser juste une petite question. Si tu permets, merci. Je voulais savoir, mais quand... Souviens-toi quand tu dormais seul dans ton lit. Avec quoi tu te consolais ?
'''Gabriela''' : Avec un aspirateur à queue.
'''Ludivine''' : Avec un coton tige dans le ...
'''Gérard''' : Oh, ça commence à bien faire. Oh, Ludivine !
'''Manu''' : Non, c'est elle qui a dit ça.
'''Gérard''' : C'est toi qui a dit ça ?
'''Manu''' : Non mais ça y est, elle est partie.
'''Gérard''' : Voilà, c'est bien. Alors donc, la question que Gabriella attendait... Même Jeanne, je pense que là, on va s'amuser. Alors, vous me laissez poser la question ? Alors, faites-vous l'amour avec votre aspirateur ? Alors, on va demander à Alberto...
'''Christophe''' : Attends c'est Christophe.
'''Gérard''' : Non, c'est Alberto. Je demande à Alberto. Je demande pas à Christophe, mais je demande à Alberto.
'''Christophe''' : Non mais j'ai une question, Gérard.
'''Alberto''' : Ouai mais Christophe, c'est à moi de répondre là.
'''Gérard''' : Christophe, s'il te plaît, tu te tais, je demande à Alberto.
'''Alberto''' : Voilà. Eh ben, moi, je t'ai déjà dit, je pratique régulièrement la masturbation à l'aide de mon aspirateur. Mais pas le balai, quoi. Vraiment...
'''Gérard''' : Non mais attends, Alberto, est-ce que t'as compris la question ?
'''Gabriela''' : Bah oui, il l'a compris. C'est toi Gérard qui a pas compris.
'''Gérard''' : Non mais c'est... Faites-vous l'amour avec votre aspirateur.
'''Alberto''' : Toi, tu comprends quoi, en fait ?
'''Gérard''' : Non mais je te demande si tu prends ton aspirateur pour faire l'amour ? Voilà ce que je veux te poser.
'''Gérard''' : Tu remplis le sac. - Oui, tu remplis le sac de sperme, d'accord. Et après ? Tu vas mettre ça dans la foufoune d'une nana ?
'''Alberto''' : Bah après, je débranche, sinon c'est trop dangereux.
'''Benjamin''' : Bah moi, personnellement, mon aspirateur, il y a une sorte d'hélice dedans. Donc si je mets ma queue dedans, je vais me faire broyer. Donc il vaut que j'évite ce genre d'expérience.
'''Gérard''' :Attends, Benjamin ? T'as déjà vu des aspirateurs avec des hélices ?
'''Benjamin''' : Bien sûr, comment fait-il pour aspirer ? Ya des hélices au fond.
'''Gérard''' : Non mais attendez, vous allez me prendre pour un clown, là ? Non mais attendez, mais moi, j'ai jamais vu un aspirateur avec des hélices. Non, non, ça existe pas.
'''Phildar''' : Mais si, mais si, il y a le ventilateur pour le refroidir.
'''Manu''' : À l'intérieur.
'''Gérard''' : Mais non, il n'y a pas de ventilateur.
'''Manu''' : Pour refroidir le moteur.
'''Gérard''' : Dans ces cas-là trouve-moi un aspirateur avec une hélice. Moi, je démonte un aspirateur, il n'y a pas d'hélice.
'''Manu''' : Pour nettoyer les avions, je crois, dans les avions.
'''Gérard''' : Mais non, c'est pas avec des hélices, c'est des hélices des avions, tu veux me dire. Mais ça n'a rien à voir avec l'aspirateur, Manu. Parce que attendez, attendez, je vais répondre à la question à Manu. Mais Manu, si on fait tourner l'hélice, tu ne peux pas faire l'amour, ça va te couper en deux, voyons.
'''Manu''' : Bah justement, c'est pour ça qu'il faut vérifier le modèle d'aspirateur. Sinon, tu peux te blesser.
'''Gérard''' : Mais je ne vois pas le rapport avec... Faites-vous l'amour avec l'aspirateur. L'hélice, c'est pas un objet d'amour.
'''Manu''' : Gérard, je pense que peut-être Christophe qui est vendeur pourra nous répondre.
'''Phildar''' : - Oui, surtout qu'Alberto, c'est un pervers, oui, c'est tout.
'''Christophe ''' : Écoute, moi, Gérard, tout ce que je peux te dire, c'est qu'en tout cas, Manu, il n'a pas forcément tort.. Parce que bon, effectivement, sur les petits Black & Decker qu'on pose sur le mur, là, t'as une hélice, quoi. Mais c'est sûr, c'est plus difficile de faire l'amour avec un Black & Decker qu'avec un Miele. Ça, c'est sûr.
'''Phildar''' : Pas de marque, pas de marque Gérard.
'''Gérard''' : Christophe. Christophe, tu me recites encore une marque, tu dégages.
'''Jeanne''' : Il faut payer Gérard pour la pub. Écoute, je te disais, est-ce que tu peux nous décrire ton aspirateur ?
'''Gérard''' Non, pour l'instant, je ne te décrirai pas l'aspirateur. Tu réponds à la question.
'''Jeanne''' : Tu peux la répéter, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Oh hé, tu commences à me les gonfler, toi.
'''Jeanne''' : Bon, je laisse Alberto répondre à ma place.
'''Gérard''' : Bon, alors, Gabriela, tu réponds.
'''Gabriela''' : Alors, moi, il faut que je fasse impérativement l'amour avec mon aspirateur une fois par semaine parce que j'adore quand il aspire mon clitoris.
'''Gérard''' : Alors, moi, je vais te dire une chose. Je n'arrive pas à comprendre comment tu fais. Explique-moi, tu passes l'aspirateur une fois par semaine est tu fais l'amour une fois par semaine ?
'''Gabriela''' : Je t'explique.
'''Gérard''' : Explique-moi, parce que là, je ne comprends pas.
'''Gabriela''' : Alors, je t'explique. Mon aspirateur, il a des piles, il vibre. Donc, ce qu'il fait, le tuyau, je le rapproche de mon clitoris et ça aspire mon clitoris, ça me fait un cunilingus et je jouis parfaitement bien.
'''Gérard''', ''[hilare]'' : Attends, un cunilingus, tu sais ce que c'est ?
'''Gabriela''', ''[ton vexé]'' : Merci, Gérard.
'''Gérard''' : Tu peux me l'expliquer, parce que moi, je ne m'en souviens plus.
'''Gabriela''' : Et mon cul, tu t'en souviens ?
'''Gérare''' : Ah non, mais moi, je prendrais bien ton cul pour une tasse à café s'il y avait un hanse. ''[applaudissement]''. Hey, j'irais encore plus loin ! Je prendrais bien ton cul pour... Attends, merde, je suis en train de chercher la question... Tu ne prendrais pas mon cul pour du poulet, j'en prendrais bien une cuisse. ''[ovation ironique du studio]''.
'''Benjamin''' : Bien joué maître Capello.
'''Maïté''' : Oui, ça m'arrive, en levrette.
'''Gérard''' : En levrette ? Donc tu te mets à quatre pattes et puis l'aspirateur... Bon d'accord.
'''Jeanne''' : Est-ce qu'on pourrait écouter ce qu'Alberto a à dire ?
'''Gérard''' : Oui ben..., qu'il fasse vite, parce qu'il a déjà répondu. Bon, vas-y, Alberto. Oh Alberto, tu te réveilles s'il te plaît maintenant !
'''Alberto''' : Non, mais je suis là, je suis là.
'''Gérard''' : Bon, tu réponds ?
'''Alberto''' : Réponds, réponds, vous êtes marrant, Manu, il me parlait hors antenne.
'''Gérard''' : Maintenant, tu n'es pas hors antenne, tu es sur l'antenne. Parce que tout à l'heure, tu vas aller hors antenne.
'''Alberto''' : Mais moi, je t'ai déjà répondu, Gérard. Je t'ai dit que je fais l'amour avec mon aspirateur. C'est mon aspirateur, ma compagne. Et voilà, tout simplement. Justement, par rapport aux hélices, je voulais dire tout à l'heure, il faut faire très attention aux aspirateurs de petite taille. Pour ne pas se coincer avec l'hélice.
'''Gérard''' : Mais attends, mais moi, je vais te dire une chose, un aspirateur avec une petite taille, si tu le trouves, avec une grosse foufoune, tu...
'''Phildar''' : D'ailleurs sur Minitel, j'ai un conseil pour ça, si vous avez un petit aspirateur, il faut lui mettre une petite ficelle, parce que si vous le mettez dans la grosse foufoune, au moins, vous pourrez le retirer.
'''Gérard''' : Ouai mais ça c'est un tampax.
'''Jeanne''' : C'est crade ce que vous dites.
'''Gérard''' : Désolé, si ça te plait pas, les questions, si elles sont pas bonnes... Dans ces cas là... Tu vas passer l'aspirateur et tu nous fous la paix, tu vas voir si ton aspirateur il a envie de te prendre en levrette !
'''Christophe''' : Gérard, n'oublie pas que tu as des mineurs, quand même, qui écoutent.
'''Gérard''' : Mais alors ? De tte manière, il est 3H20 du matin...
'''Gabriela''', ''[le ton sévère]'' : Je trouve inadmissible que Gérard ait ces paroles, ce langage si familier...
'''Gérard''' : Qui dit ça ?
'''Gabriela''' : L'arrache kiri.
'''Christophe''' : Moi je dis ça pour toi Gérard, parce que comme t'as déjà reçu une lettre du commissaire, j'aimerais pas que t'en reçois une autre quoi !
'''Gérard''' : Ouais bah c'est bon alors... Êtes-vous pour ou contre la poussière chez vous ?
'''Gabriela''' : Alors moi j'adore la poussière chez moi parce qu'elle caresse mon corps !
'''Gérard''' : D'accord, dis donc... Maïté ?
'''Maïté''' : Moi je suis totalement contre, parce que qui dit poussière dit saleté, qui dit saleté dit acarien, enfin bref, la totale !
'''Jeanne''' : C'est quoi un acarien JG ?
'''Gérard''' : Jeanne, tu réponds comme tu veux jacter.
'''Gabriela''' : Mais il sait pas ce que c'est !
'''Jeanne''' : JG, avant de répondre, je voudrais que tu m'expliques c'est quoi un acarien...
'''Gérard''' : Oh s'il te plait, tu vas commencer par te calmer, c'est moi qui gère mes débats, d'accord ? Alors tu vas déjà répondre à la question, sinon tu vas retourner au standard !
'''Jeanne''' : Est-ce que j'aime la poussière ? Eh ben pas du tout ! Parce que je suis très maniaque et je déteste la poussière ! Je trouve que ça te fait éternuer, et je trouve que la poussière c'est dégueulasse ! Tu vois, ça s'envole partout, t'en as sur tes vêtements, donc il vaut mieux la supprimer avec un bon aspirateur !
'''Christophe''' : Bah écoute, moi pareil, parce que moi je suis contre, parce que je suis allergique, donc c'est pour ça que je vends des aspirateurs !
'''Benjamin''' : Moi chez moi, il y a de la poussière dans tous les sens, j'adore ça, c'est excellent ! Quand il y en a partout, tu bouges tes meubles, ça fait des nuages et tout, tu fais des dessins !
'''Jeanne''' : Non mais dans quel sens?
'''Gérard''' : Non mais attendez, attendez, je vais répondre à Benjamin ! Alors Benjamin, donc tu aimes bien vivre dans un appartement où tu ne fais jamais les poussières ?
'''Benjamin''' : Voilà, exactement !
'''Gérard''' : Mais moi je vais te dire une chose, j'ai horreur de ça ! Ah non mais moi j'ai horreur de vivre dans un appartement où c'est plein de poussière, même chez moi, je peux te dire une chose, je suis assez dur là-dessus, j'aime bien que ça soit propre ! ''[applaudissement de Phildar et bruit d'applaudissements]''.
'''Alberto''' : Gérard, c'est Alberto ! Moi en fait, j'ai un problème, c'est que je n'ai pas de poussière chez moi ! Alors s'il y a des gens qui vendent de la poussière ou quoi, qui peuvent m'en prêter, des gens qui collectionnent de la poussière, je ne sais pas comment on appelle un collectionneur de poussière, tu sais ça Gérard ? Un poussiétorophile
'''Gérard''' : Ouais ! Ok, comme vous voulez ! Donc je pense qu'on va... On se met un disque...
'''Phildar, ''[conseillant]''''' : Ah non, vas-y, vas-y, pose encore une, attends, on a le temps !
'''Jeanne''' : Gégé ? J'ai une question à te poser, s'il te plait ! Donc je voulais savoir comment se forme la poussière, parce que moi je ne connais pas du tout ce phénomène physique, alors explique-moi s'il te plait !
'''Gérard''' : De quoi ?
'''Gabriela''' : Qu'est-ce que la poussière ?
'''Jeanne''' : Bon, Gabriella s'il te plait, merci !
'''Gérard''' : Ouais, oh Jeanne, s'il te plait, tu laisses si Gabriela a l'envie de...
'''Jeanne''' : Non mais je pose à toi la question, pas à Gabriela.
'''Gérard''' : Non mais attends, si Gabriella a envie de me poser une question aussi...
'''Manu''' : Non mais elle coupe la parole, tu dis que tu ne veux pas, donc...
'''Gérard''' : Non, alors vas-y ! Alors vas-y ! La poussière se forme, ben... par l'intermédiaire du vent, c'est tout, tu peux avoir de la poussière chez toi, ou des moutons, n'importe comment !
'''Phildar''' : Tu peux avoir des moutons chez toi, par le vent ? C'est quoi des moutons, Gérard ? C'est des animaux ?
'''Gérard''' : Non, c'est des espèces de trucs en peluche, là...
'''Alberto''' : Gérard, c'est Alberto, là !
'''Gérard''' : Ouais Alberto, s'il te plait, on se calme !
'''Alberto''' : Je voulais t'expliquer ce qu'est la poussière !
'''Gérard''' : Non mais c'est bon ! C'est bon, ça y est, ça y est, ça y est ! Bon ben c'est bon, fariez-vous une teuf avec votre aspirateur !
'''Alboerto''' :Gérard, c'est Alberto encore !
'''Gérard''' : Alors toi, Alberto, tu commences à me gonfler sérieux, toi ! Ouais, tu me casses les couilles ! Et encore, je suis poli !
'''Alboerto''' : Ok, je te remercie. Alors moi, c'était par rapport à la création de la poussière. Comme je t'expliquais tout à l'heure, en fait, c'est des acariens...
'''Gérard''' : Bon, Alberto ! La question, c'est feriez-vous une teuf avec votre aspirateur, ok ? Parce que sinon, tu retournes au standard !
'''Phildar''' : Mais ça veut dire quoi ? C'est que l'aspirateur, il passerait des disques ? C'est ça ?
'''Gérard''' : Non, tu peux prendre ton aspirateur et puis faire une teuf !
'''Alboerto''' : J'ai appris le mix à mon apsirateur, il il mixe vachement bien !
'''Benjamin''' : Bah mon aspirateur, il a un deuxième prénom, c'est Laurent Garnier<ref name="hist19"></ref>, donc si tu veux, dès que je fais une fête, je l'invite et puis...
'''Gérard''' : Eh ben Benjamin ! Tu vas passer voir Manu au standard pour éviter de prononcer des noms, d'accord ?
'''Phildar''' : Il a rien dit, il a prononcé Laurent Garnier ! C'est pas une marque ça.
'''Gérard''' : Bref, feriez-vous une teuf avec votre aspirateur ?
'''Manu''' : Et on accueille Jean-Charles, au passage !
'''Maïté''' : Ouais, donc non, non, pas du tout, mais je ferais bien un petit feu de Saint-Jean, parce que t'as les... les feux d'artifice avec !
'''Gabriela''' : Oui, alors moi, comme mon aspirateur, il me demande de... Quand c'est son anniversaire, en fait, j'invite ses amis aspirateurs à faire la fête, et puis on fait la fête ensemble, et puis on danse, je danse avec mon aspirateur, avec ses amis, et c'est super !
'''Phildar''' : J'ai un message, excusez-moi, sur Minitel, ça cartonne, merci ! Est-ce que vous préférez danser un slow ou un rock avec votre aspirateur ?
'''Gérard''' : Alors attendez, on va demander à chaque... Je reprendrai tout le monde pour la septième ! Donc Alberto, tu peux répondre à la question Minitel, s'il te plaît ?
'''Phildar et Manu''' : Non, il est parti, Alberto ! Il est parti, Alberto ?
'''Benjamin''' : Bah moi, mon aspirateur, vu le bruit qu'il fait, c'est plus hardcore qu'autre chose, donc ouais, moi je veux bien danser du hardcore avec mon aspirateur, pourquoi pas !
'''Gérard''' : Non mais attends, slow ou rock ? Slow ou rock, c'est la question qui a été posée Minitel !
'''Benjamin''' : Rock alors, parce que slow, ça va pas être possible, donc rock !
'''Maïté''' : Ben quand je diminue les watt, ya pas de problème, je mets une perruque sur mon aspirateur et je lui colle une photo et y'a pas de problème !
'''Gabriela''' : Oui, alors moi, je le sers bien contre moi et on danse un slow, on s'embrasse et tout !
'''Jeanne''' : Bah je préfère le rock, parce que ça twist bien !
'''Christophe''' : Bah écoute, moi, plutôt un slow quand même !
s'''JC''' : Pourquoi pas !
'''Gérard''' : Pourquoi pas quoi ?
'''Christophe''' : C'est le titre d'un slow, Gérard !
'''Gérard''' : Non mais, moi je peux... Non mais Jean-Charles, faudrait peut-être que tu te réveilles s'il te plaît !
'''JC''' : C'est-à-dire que je suis réveillé, mais je dis pourquoi pas ! Pourquoi pas danser avec son aspirateur un slow... ?
'''Gérard''' : Ah voilà ! Moi aussi je préfère un slow.
'''Phildar''' : Tu peux embrasser ton aspirateur comme ça.
'''Gérard''' : C'est pas évident hein.
'''Gabriela''' : Gérard je peux te poser une question ?
'''Manu''' : On revient sur la question et on accueille Eddy.
'''Eddy''' : Bonsoir. Moi pour le slow ou le rock ben c'est pourquoi pas hein. Mais le rock
'''Gérard''' : D'accord. Maintenant on revient sur la question donc je la répète pour toi comme tu viens d'arriver. Feriez-vous une teuf avec votre aspirateur ? Alors attends laissez Eddy répondre s'il te plait. Merci.
'''Eddy''' : Ben ça demande pas mal de réflexion parce qu'au point de vue de l'organisation, déjà, faut faire venir les autres aspirateurs et tout, c'est pas évident. Et puis l'électricité, t'imagines le nombre de prises qu'il faut et tout, c'est la lutte.
'''Jeanne''' : Écoute, mio, chaque voisine et chaque voison apporte son aspirateur avec sa musique. Alors il y a techno, rock, slow, tout ça, et puis ben voilà, chacun sa musique, on fait une bonne teuf, ya pas de problème.
'''Christophe''' : Moi généralement, quand je fais une fête avec mon aspirateur, on la fait tous les deux, tranquilles, mais j'évite parce que lui, il tease un max, et surtout il fume. Il fume de tout.
'''JC''' : Moi souvent l'aspirateur me demande de faire des fêtes à la maison, je suis concincé, car comme tout le monde le sait très bien, l'aspirateur est égal à la racine carrée du cubique de trois, et le problème, c'est que je n'arrive absolument pas à trouver des aspirateurs qui soient aussi intelligents voire autant intelligents que le mien.
'''Phildar''' : Tain les intello, dans le débat, ça va pas.
'''Manu''' : Ça casse tout !
'''Phildar''' : Tiens j'ai une autre question sur Minitel de Coyote. Est-ce qu'on peut prendre sa douche avec son aspirateur et pourquoi ?
'''JC''' : Bien sûr !
'''Gérard''' : Alors moi je vais te dire une chose, c'est que prendre une douche avec son aspirateur, s'il est branché, tu te prends du courant.
'''Christophe''' : Avec des cocon-tiges.
'''Gérard''' : Jean-Charles ? C'est toi qui viens de dire coton-tige ?
'''JC''' : Absolument pas Gérard.
'''Gérard''' : Là vous voyez il est trois heures et demi...
'''Manu''' : Gérard c'est pas grave je gère continue.
'''Gérard''' : Alors la huitième question et je pense qu'on va se mettre un disque avant.
'''Jeanne''' : Mais Gérard je peux répondre un truc là ? Je voulais dire à propos du mec à qui a dit on peut prendre une douche avec son aspirateur. Je trouve que c'est vrai. Si c'est un aspirateur à pile, ben il n'y a pas de problème.
'''Eddy''' : Ah oui mais là l'aspirateur est mal traité. Ça ne va pas du tout là.
'''Gabriela''' : Il a bien besoin de se laver l'aspirateur.
'''Gérard''' : Non mais attendez attendez attendez attendez attendez attendez attendez attendez attendez attendez. Non mais attends moi là je suis là on s'éloigne un peu du débat. Bon la question sur Mitel c'était prenez vous une douche avec votre aspirateur. Moi je peux te dire une chose que c'est impossible.
'''Christophe''' : C'est que c'est dangereux quoi. Tu peux t'électrocuter.
'''Gabriela''' : Moi je prends une douche avec mon aspirateur parce que faut bien qu'on le lave de temps en temps. Donc je savonne, je lave le kiki, je lui lave tout... les oreilles... Je lui lave lave bien évidemment les oreilles avec des cotons tiges.
'''Gérard''' : Oui ben Gabriela tu vas te calmer avec les cotons tiges parce que c'est...
'''Gabriela''' : Moi je me lave les oreilles avec des cotons tiges, Gérard.
'''Gérard''' : Oui mais d'accord mais ça on s'en fout d'accord maintenant ? Non mais attendez on est déjà à la huitième question. Personne n'a parlé de Loco, ni de coton tige, ni d'autre. Ce n'est pas Gabriela qui va commencer. Oh s'il te plaît.
'''Gabriela''' : On peut plus parler de propreté alors.
'''Gérard''' : Non mais attendez là il est 3h30. On est à la huitième question. On ne va pas commencer à foirer le débat. Sinon je vais m'énerver. Et en plus...
'''Phildar''' : Jean-Charles deux secondes. Je veux dire que c'est quand même vachement dangereux, quand même, de prendre sa douche avec un aspirateur parce qu'on peut finir comme Frédéric François.
'''Gérard''' : Non Claude François.
'''Phildar''' : Le prochain disque est là. Gérard va vous poser la question. Vous allez réfléchir. On va s'écouter un petit disque.
'''Gérard''' : Alors la prochaine question, la huitième, c'est allez-vous vous marier avec un aspirateur.
'''Manu''' : Gérard, excuse-moi. Avant que tu poses ta question, Ben Guigui. Donc si tu peux la répéter parce qu'on accueille Ben Guigui. Donc si tu peux répéter ta question pour lui.
'''Gérard''' : Allez-vous vous marier avec un aspirateur. Et le balai ce n'est pas mal non plus quand tu fais caca avec des copains. ''[musique]''
Et violà, c'était Le balai ce n'est pas mal non plus quand tu fais caca avec des copains, et vous pouvez toujours nous appeler. Il vous reste encore une petite demi-heure pour nous appeler. Donc 0-803-08-5000 et 0-800-70-5000. Et toujours le 36-15, Code fun radio, rubrique direct. Et on récupère Christophe...
'''Benjamin''' : Et la Belgique ?
'''Gérard''' : Et la Belgique. 0-33-1 47-79-5000.
'''Christophe''' : Ça fait au mions 20 chiffres là, Gérard.
'''Gérard''' : Ouai ben c'est pas grave.
'''Gabriela''' : Gérard, je t'entends mal.
'''Phildar''' : T'as qu'à mieux écouter.
'''JC''' : T'as qu'à retirer tes coton-tiges.
'''Gérard''' : Oh, Gabriela, si tu m'entends mal... Attendez s'il vous plaît. On se calme. On ne va pas foirer les débats. Merci. Donc, Christophe. Benjamin. Maïté. Eddy. Ben Guigui.
'''BGG ''' : Oui, bonsoir, d'ailleurs. 32 ans de Nice. Je fais partie de la SPA, la Société Protechiste des Aspirateurs.
'''Gérard''' : Attends, s'il te plaît Ben Guigui. Oh, Ben Guigui ! Tu te calmes s'il te plaît, merci.
'''BGG''' : Je me présente, on n'a pas eu le temps de parler.
'''Gérard''' : Non, non, mais on dit bonsoir, c'est tout. On cherche pas à savoir si t'es président de la SPA des Aspirateurs ou autre. D'accord ?
'''Christophe''' : Je sens que je vais pas m'entendre avec Ben Guigui.
'''BGG''' : Société Protechiste des Aspirateurs.
'''Gérard''' : Oui, oui, oui. Ben Guigui, si tu commences comme ça, tu vas aller voir Manu au standard, merci. Gabriela ? Ça y est, tu m'entends mieux maintenant ? Jean-Charles ? Et Jeanne, pour finir. Allez-vous vous marier avec un aspirateur ? C'était la question. Donc, on va demander à Christophe.
'''Christophe''' : Ben écoute, question étrange, réponse étrange. Écoute, si l'aspirateur est bien membré, oui.
'''Benjamin''' : Ben si je trouve un aspirateur avec des formes avantageuses, l'aspirateur idéal, ben pourquoi pas. L'aspirateur de ma vie.
'''Maïté ''' : Ben si je flash sur un aspirateur, ça se pourrait bien.
'''Eddy''' : Je crois que le problème, ça va être la robe de mariée, donc on oublie tout de suite.
'''BGG''' : Il y a une petite étude qui a été faite sur les aspirateurs. 72% des aspirateurs souhaitent se marier, 7% divorcent et 20% des aspirateurs ne se prononcent pas. L'aspirateur est un fléau et... vous avez raison pour le mariage. Moi je suis...
''[Jeanne éclate de rire]''
'''Gérard''' : Bon, d'accord. Tu vois, pour l'instant, t'es en train de te faire foutre de toi, mon pote.
'''Gabriela''' : Ben alors écoute, franchement, tu me déçois là, parce que franchement, Gérard, est-ce qu'on se marie avec un aspirateur ?
'''Gérard''' : C'est la question.
'''BGG''' : 72% hein... 72% !
'''Gérard''' : Ben Guigui, s'il te plaît ! Non, mais 72%, pour l'instant, tu laisses parler les autres. D'accord, merci. -
'''BGG''' : Ben oui mais c'est un dialogue, c'est un débat. C'est pas la dictature, c'est pas la Deuxième Guerre Mondiale.
'''Gérard''' : Attends, pour l'instant, tu laisses...
'''JC''' : C'est un peu ça, quand même.
'''Jeanne''' : Un débat, c'est à plusieurs.
'''Christophe''' : Gérard, c'est Christophe, je voudrais bien connaître ta réponse sur cette question.
'''Gérard''' Oui, mais je vais répondre. Gabriel, donc pour toi ?
'''Gabriela''' : Oui, donc je disais que, est-ce que pour toi, on se marie avec un aspirateur ?
'''Gérard''' : Mais justement, je vais répondre après.
'''Gabriela''' : Mais c'est stupide cette question ! Reviens sur terre un peu.
'''Jeanne''' : Mais non, elle est intéressante cette question, qu'est-ce que tu racontes.
'''Gérard''' : Eh Jeanne et Gabriela, vous allez pas vous prendre la tête toutes les deux, parce que sinon, je vais vous calmer, moi. Non mais attends toi, 72%, pour l'instant je suis en train de faire l'arbitre. Alors Jeanne et gabriela, vous allez vous calmer parce que sinon, y'en a une des deux qui va gerber.
'''BGG''' : Vous allez passer sous la douche !
'''Gérard''' : Parce que pour l'instant, j'ai gerbé encore aucune nana, depuis le premier débat.
'''Manu''' : Ludivine.
'''Gérard''' : Oui Ludivine, à part qu'elle a dit une connerie, c'est tout. Mais si vous commencez à vous prendre le chignon..
'''BGG''' : On peut ne pas être d'accord, c'est de la discussion, on ne peut pas toujours être d'accord.
'''Gabriela''' : C'est de la discussion, Gérard.
'''Benjamin''' : Gérard, j'ai une question à te poser. Mais tu me promets de ne pas le prendre mal. Est-ce que tu quitterais Sandy pour un aspirateur ? Non, tu la quitterais pas ? Et qu'est-ce qu'elle a de plus qu'un aspirateur, Sandy ?
'''Jeanne''' : Gérard, je peux répondre ?
'''Gérard''' : Jean-Charles ?
'''JC''', ''[la voix exagérément pédante]'' : Oui, alors bonjour, c'est Jean-Charles.
'''Gérard''' : Bon, c'est bon, Jean-Charles, tu réponds s'il te plaît, parce qu'on a déjà fait... Tu prends ta voix normale, s'il-te-plaît, merci.
'''Phildar''' : C'est un bourge, il habite dans le 16e, il a un aspirateur en or et tout.
'''JC''' : C'est-à-dire que si l'aspirateur aime avaler... je veux bien marier avec lui.
'''Jeanne''' : Ben écoute, Gégé, moi je dis, il y a un critère important pour moi. Pour que je puisse dire oui à l'aspirateur, il faut que son regard me capte. Il faut qu'il ait un regard, mais électrisant quoi. Il faut qu'il y ait une sorte de coup de foudre, une sorte de courant électrique.
'''BGG''' : Il faut savoir que dans la Société Protectrice des Aspirateurs, 20% des aspirateurs ont les yeux bleus.
'''JC''' : Mais ils sont où les yeux sur un aspirateur ?
'''BGG''' : Sous le code-barre.
'''Gérard''' : Bon alors Ben Guigui ! Tu vas commencé par t'écraser, hein, parce que tes sondages, on n'en a rien à foutre des 72% d'aspirateurs qui ont les yeux bleus. Je n'en ai rien à foutre, je n'en ai rien à foutre, je n'en ai rien à foutre.
'''BGG''' : Il y a des aspirateurs qui sont abandonnés sur le bord de la route et qu'on écrase.
'''Gérard''' : Ben Guigui, tu me le sors, merci.
'''Jeanne''' : Gégé ? Gégé ? C'est Jeanne. Je voudrais poser une question à Ben, Guigui : Je voulais te demander, est-ce que les couples qui se marient avec les aspirateurs, est-ce que c'est le premier regard ? Est-ce que c'est ça ?
'''BGG''' : C'est-à-dire qu'en fin de compte, la première fois, c'est très important. La chose qu'il faut quand même savoir, c'est que...
''[Gérard s'agace et s'agite devant sa table, bruyamment]''
'''Jeanne''' : - Qu'est-ce qui détermine le mariage en fin de compte ?
'''BGG''' : C'est très très simple. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'entre deux aspirateurs, à partir du moment que ça...
'''Benjamin''' : Que le courant passe...
'''Gérard''' : Bon aller Ben, Guigui, c'est bon. Attendez, attendez, attendez. Là Manu, s'il te plaît, tu me dégages, Ben Guigui, parce que ce coup-là, il n'est même pas... ''[Olivier rentre dans le studio, Gérard le foudroie du regard]''. Non, non, toi tu dégages, tu dégages, tu dégages. Tu dégages Olivier, s'il te plaît. Tu t'en vas.
'''Manu''' : Gérard, Gérard, reprends, reprends, reprends. C'est de la radio quand même, hein Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, non, mais c'est bon, Ben Guigui, tu vas au standard. Peut-on regarder "Fantasman" avec... Ben Guigui, s'il te plaît, tu t'en vas, merci.
'''BGG''' : Je n'ai pas répondu à la question de la demoiselle.
'''Manu''' : Ça peut peut-être faire avancer le débat, remarque.
'''Gérard''' : Oui, mais de toute manière, on s'en fout. Oui, mais attends, tu permets, c'est moi qui gère mon débat, d'accord ?
'''BGG''' : Je suis d'accord.
'''Gérard''' : Bon, alors maintenant, tes histoires de sondage, on n'a rien à cirer.
'''BGG''' : Je ne donnais pas des chiffres, je répondais à une question, Gérard.
'''Gérard''' : Oui, mais de toute manière, on s'en fout.
'''BGG''' : Mais non, mais elle me pose une question. Tu lui demandes... tu lui dis d'accord, pose-lui la question et quand je pourrais répondre, tu me dis que je donne des sondages, je donne pas de chiffres.
'''Gérard''' : Non, mais dans ce cas-là... Tu réponds, tu réponds à sa question sans donner de chiffres, c'est tout.
'''BGG''' : Alors, je ne donne pas de chiffres, je voulais simplement dire que donc, par rapport au mariage, si le coup de foudre par rapport à des aspirateurs, c'est effectivement les yeux. Je tenais à dire une chose très importante, c'est que c'est la plupart des...
'''Christophe''' : Pourquoi tu l'as coupé Gérard ?
'''Gérard''' : C'est pas moi qui l'ai coupé,
'''Eddy''' : C'est Manu qui l'a coupé, non ?
'''Manu''' : Non, non, non, c'est pas Manu. C'est peut-être les essais de son, je ne sis pas.
'''Gérard''' : Bon alors : peut-on avoir des fantasmes avec u aspirateur ?
'''BGG''' : Oh ben oui !
'''Gérard''' : Qui, oui ?
'''BGG ''' : Kiwi ou banane. Ce qui est très important, c'est que, dans les fantasmes, effectivement, moi ça m'est déjà arrivé, je me souviens que j'étais avec un aspirateur, et un moment donné j'ai voulu...
'''Gérard''' : Bon Ben Guigui, ce coup-là...
'''Manu''' : Attends, Gérard. Gérard, je l'ai entendu, moi, hein. Regarde ton casque, en bas, là, le... Le machin, ouais.
'''Christophe''' : Gérard, là, elles sont où tes mains, Gérard ? Enlève les mains des boutons.
'''Manu''' : Je sais pas, ça doit venir de ton casque, parce que moi, j'ai entendu.
'''JC''' : Oui, je suis d'accord avec Ben Guigui, qui dit que...
'''Gérard''' : Ben, qu'est-ce qui se passe, là ?
'''Manu''', ''[poursuivant la conversation]'' : Ben, c'est clair, c'est clair.
'''Gérard''' : Non, non, attendez, là, ça commence à bien faire. C'est pas parce que je demande à Olivier qu'il fasse plus partie de l'équipe, qu'il s'amuse derrière, à nous faire le bordel. Non, non, mais attendez, attendez, attendez, attendez, attendez. Je repose la question. Peut-on avoir des fantasmes... Peut-on avoir des fantasmes avec un aspirateur ? On va demander à Christophe.
'''Christophe''' : Ben, écoute, moi, je pense personnellement qu'un jour, ça m'est arrivé de...
'''Gérard''' : Oh, mais qu'est-ce qui se passe, là ? Mais merde, non ! Non, mais... Non, non, attendez, là, ça commence à bien faire.
'''Benjamin''' : Ouais, là, je crois qu'il y en a marre, là.
''[Max rentre dans le studio]''.
'''Max''' : Qu'est-ce qui se passe, Gérard ?
'''Gérard''' : Non, mais tout le monde... Ça fait trois points que quelqu'un parle et qu'on lui coupe la parole. Olivier, tu t'en vas, s'il te plaît, merci. Alors, Christophe... Non, mais c'est pas possible !
'''Christophe''' : Allô, Gérard ? Oui, c'est Christophe. Donc, ben, moi, je te dis, je pense que, ouais, c'est naturel d'avoir des fantasmes envers son aspirateur, quoi.
'''Benjamin''' : Moi, me faire frapper par la prise d'un aspirateur pour qu'il me mette au courant, pourquoi pas.
'''Maïté''' : Moi, quand je me suis lancée dans la cuisine, j'ai eu besoin de l'aspirateur et au fil des années, je me suis rendue compe que ça pouvait servir à bien d'autres choses que la première fonction de l'aspirateur, qui est d'aspirer.
'''Gérard''' : Oh là, là... Là, j'ai mal compris...
'''Christophe''' : Parce qu'elle parlait en verlan, Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, mais même, j'ai mal compris parce qu'il y a eu des coupures entre deux, c'est pas grave. Eddy ? Eddy ?
'''Eddy''' : Oui, j'étais sur une île déserte avec mon aspirateur. Et donc, c'était formidable.
'''BGG''' : Oui, moi aussi, j'ai eu un fantasme, c'est effectivement d'être avec une partouze d'aspirateurs. J'avais donc trois aspirateurs dans le cul et qui m'aspiraient le zizi. Et à ce moment-là, l'aspirateur me dit que c'était...
'''Gérard''' : Bon, d'accord. Alors, là, Ben Guigui, c'est même plus la peine. Allez, hop, ce coup-là, tu peux...
'''Manu''' : C'est pas lui, Gérard.
'''Eddy''' : C'est pas Ben Guigui ! Attends, il a raison. Moi, j'ai compris la fin de son truc.
'''Gérard''' : Non, mais moi, j'ai pas compris.
'''BGG''' : ...ils m'ont dit, ben d'accord, si tu veux, on t'e... Ouais, et donc, je me suis retrouvé...
'''Gérard''' : Non, là, c'est pas mon casque. Non, non, ça vient pas de mon casque. Non, non, là, c'est lui. Non, là, c'est lui, tu vois. Alors là, c'est même plus la peine. Bon, Gabriela, Gabriela, Gabriela.
'''Gabriale''' : Oui, alors moi, en fait mon fantasme est de...
'''Gérard''' : Oh, mais c'est pas possible ! Qu'est-ce qui se passe, Manu ? ''[les auditeurs se parlent come si Gabriela avait fini sa phrase, elle finit par reprendre à la demande de Gérard]''
'''Gabriela''' : Moi, mon fantasme est de faire l'amour avec deux aspirateurs et faire la double pénétration avec.
'''JC''', ''[voix exagérément pédante]'' : Oui, mio, Jean-Charles...
'''Gérard''' : Non mais tio tu vas prendre ta voix normale comme tout à l'heure ou sinon tu vas gerber ce coup-là !
'''Christophe''' : Lui, il habite pas à Suresnes, ça c'est sûr.
'''Jeanne''' : Oui, écoute, Gégé, moi, je te dis que... Moi, je te dis qu'en fait, l'aspirateur, ça fait partie des fantasmes de l'humain. Donc, à travers les temps, les âges...
'''BGG''' : C'est vrai pour 42 % des gens.
'''Jeanne''' : Donc, au fait, à travers les temps, la nuit des âges, l'aspirateur a... a eu une fonction dans les fantasmes de l'homme.
'''BGG''' : Oui, pour 42 % des gens, oui.
'''Gérard''' : Bon, ça y est, c'est bon, on a fait le tour.
'''Maïté''' : Gérard, c'est Maïté. J'aimerais poser une question, vite fait. J'aimerais savoir si tu donnes un petit nom à ton aspirateur. Et est-ce que tu fais l'amour avec ton aspirateur ? Est-ce que tu as des fantasmes ?
'''Eddy''' : Est-ce que tu as un aspirateur ?
'''Christophe''' : T'en as combien ?
'''Gérard''' : J'en ai un, je l'ai dit... Non, mais ça y est. J'ai déjà dit combien de fois que je passais l'aspirateur chez moi, d'accord ?
'''Eddy''' : Pourquoi il ne parle jamais, ton aspirateur ?
'''Gérard''' : Parce qu'il ne parle pas, c'est tout, abruti. Bon, ça y est, c'est tout, allez hop ! Votre aspirateur est-il un fidèle ami ?
'''Jeanne''' : Aaaah ! Question très intéressante !
'''BGG''' : Mais c'est débile !
'''Gérard''' : Bon, qui c'est qui n'est pas content, là ? ''[Chaque auditeur répète la question]''.
'''Gabriela''' : Personne. Bon, alors continuons.
'''Jeanne''' : Oui, eh ben écoute, Gérard, très bonne question. Donc, Gégé, je te réponds. Donc, tout à fait, l'aspirateur est un fidèle ami. Parce que tu vois, où que tu sois, que t'es seul dans ta maison, il y aura toujours une compagnie, il y aura toujours l'aaspirateur qui te fera la conversation et qui sera là pour toi.
''[Pendant ce temps, Eddy et BGG échangent sur Jeanne, par des paroles obscènes sur ses pratiques sexuelles]''.
'''Gérard''' : Manu, s'il te plaît, tu me calmes. Tu me calmes ceux qui s'amusent à insulter les gens comme ça, parce que ça commence à bien faire. Il est 4h moins 10. Là, le deuxième débat se passe. Comme le premier, je voudrais pas qu'on commence à foirer, parce qu'il y en a qui s'amusent à insulter les gens quand ils parlent. Ça, c'est un truc que j'ai horreur.
'''Christophe''' : Gérard, c'est Christophe, je peux répondre ?
'''Gérard''' : Pour l'instant, je demande à Gabriela.
'''Gabriela''' : Alors moi mon aspirateur, je peux pas le quitter. Il vient avec moi au travail, il dort avec moi, il se lave avec moi, il mange avec moi, il mange avec moi. C'est mon confident.
'''BGG''' : Moi, je suis très étonné, parce que Gérard, c'est une question qu'on peut se poser, parce que si les femmes sont aussi folles amoureusese de leur aspirateur, en fin de compte, elles font un peu cocu leur mec ou est-ce que leur mec devienne plus leur mec ? Je sais pas, qu'est-ce que t'en penses, Gérard ?
'''Gérard''' : Ça, personnellement, euh... ''[Gabriela essaie d'intervenir]''.
'''Jeanne''', ''[virulente]'' : Non, mais Gabriela, est-ce que tu peux laisser Gérard répondre !
'''Gérard''' : Non, mais attends, pour l'instant... Oh, s'il-vous-plaît, là, Jeanne et Gabriell, vous vous calmez, sinon vous allez vous faire calmer au standard.
'''Gabriela''' : On dialogue Gérard.
'''Gérard''' :Alors vous allez vous faire calmer au standard toutes les deux, ça commence à bien faire depuis tout à l'heure. Merci. Ben Guigui, donc...
'''BGG''' : Qu'est-ce que t'en penses, Gérard ?
'''Gérard''' : Moi, personnellement, je voudrais bien que tu me répètes ta question, parce que...
'''BGG''' : C'est-à-dire que si on entendait les femmes tout à l'heure qui disaient qu'elles mangent avec leur aspirateur, qu'elles faisaient l'amour avec, tout ça... Oui. Donc si, en plus, dans leur vie, elles ont vraiment un mec, en plus de leur aspirateur, est-ce que, quelque part, l'homme, c'est-à-dire leur mec, n'est pas un peu fait cocu à cause de leur aspirateur ?
'''Gérard''' : Personnellement, si, je pense. Je pense.
'''BGG''' : On est d'accord.
'''Jeanne''' : Mais pourquoi cocu ? Pourquoi ?
'''BGG''' : Parce que si vous êtes tout le temps avec votre mec, enfin, si vous êtes tout le temps avec votre aspirateur, vous partez, apparemment, vous allez au travail avec, vous couchez avec, vous faites la course avec, vous êtes plus souvent avec votre aspirateur qu'avec votre mec, et donc, à un moment donné, votre mec, moi, je sais que je serais votre mec, je dirais tiens, je me fais... Je suis cocu par l'aspirateur de ma femme.
'''Gérard''' : D'accord. Non, non, mais attendez, attendez, attendez, mais qui c'est qui n'est pas d'accord ?
'''Gabriela''' : Je suis pas d'accord parce que quand on n'a pas de mec, on a son aspirateur, je suis désolée.
'''Gérard''' : Non, mais attends, attends, Gabriela, moi, je vais te répondre tout de suite clair et net, parce qu'on va demander, quand même, à Eddy, Maïté, Benjamin et Christophe de répondre à la question. Mais je vais te dire une chose, attendez, attendez. Pour l'instant, vous la fermez. Gabriela, là, tu vois, ta question, je ne vois pas, je ne vois pas le rapport.
'''Gabriela''' : Je répondais à une question hein. J'ai répondu à une question.
'''BGG''' : Non, mais là, les filles, zéro, vous ne répondez pas aux questions de Gérard.
'''Gabriela''' : J'ai répondu à ta question.
'''Gérard''' : Ben Guigui, moi, je suis tout à fait d'accord avec ce qu'il a dit. C'est vrai que même si on a un mec, je ne vois pas pourquoi qu'on va prendre un aspirateur, parce que je ne vois pas du tout le rapport.
'''Gabriela''' : Mais si on n'a pas de mec ?
'''Gérard''' : Mais dans ce cas là, il n'y a pas besoin d'un aspirateur pour...
'''Jeanne''' : Je suis d'accord.
'''Gabriela''' : Ben si, sinon on est toute seule.
'''Gérard''' : Mais dans ce cas là, mais des mecs... Mais dans ce cas là, dans ce cas là, si tu n'as pas de mec, tu vas promener ton aspirateur avec toi au boulot. Tu vas pas taper. Non, mais attends, attends, Gabriela, là, tu vas pas t'amuser à taper à la machine à écrire avec ton aspirateur.
'''Gabriela''' : Mais je le pose à côté de moi, t'es bête ou quoi ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, mais je ne vois pas. Mais attends, mais dans ce cas là, attends, le patron, tu crois qu'il va accepter ton aspirateur à côté de toi ?
'''BGG ''' : Est-ce que tu le sors un peu en laisse pour lui faire faire pipi à ton aspirateur ?
'''Gérard''' : Bon attends, Jeanne, tu me la poseras après la question, on va demander à Eddy de répondre à la question.
'''Eddy''' : Par rapport à... si je sortais mon animal en fait, parce que c'est un peu mon animal.
'''Gérard''' : Non, votre aspirateur est-il votre fidèle ami ?
'''Eddy''' : Ben oui, il est assez fidèle, oui. Il va pas se balader à droite à gauche, non ça va.
'''Maïté''' : C'est un fidèle ami, c'est clair, tu peut lui raconter tout ce que tu veux. Il répètera pas, lui.
'''Benjamin''' : Pour te répondre à toi Gérard, on peut dire qu'un aspirateur, quand tu lui confies un secret, il ne peut donc pas le répéter. Mais sinon, pour répondre à Ben Guigui, on est en droit de se poser la question, par rapport à ce qu'il a dit, si aspirer, c'est tromper.
'''Christophe''' : Ben écoute, moi il m'a toujours accompagné, mon aspirateur, il m'a jamais quitté, mais bon, moi je dis si une femme a besoin d'un aspirateur, à la limite, pourquoi un homme il aurait pas besoin d'une poupée gonflable, truc dans le genre.
'''Gérard''', ''[hilare]'' : Ben oui, ben voilà, mais ça, c'est pas le thème d'un débat. Ça ça va être le thème d'un... ah mais attendez ! Oooooh...
'''Phildar et Manu''', ''[hilares]'' : Gérard a une idée !
'''Gérard''', ''[triomphant]'' : On va faire un débat sur les poupées gonflables, bientôt !
'''Christophe''' : Là, je t'ai fait plaisir, Gérard.
'''Phildar''' : Comme quoi l'aspirateur, ça mène à tout.
'''Gérard''' : Voilà, alors, donc, Jeanne, tu voulais me poser une question ? Jean-Charles... Il est encore là, lui ?
'''Manu''' : Ben oui, je l'ai calmé, il n'a rien dit depuis tout à l'heure, il est sage.
'''Gérard''' : Jean-Charles, s'il te plaît, vite, vite, vite. Il nous reste encore deux questions à poser, alors, Jean Charles, s'il te plaît.
'''JC''' : Eh bien, tout à fait, tout à fait, je suis d'accord.
'''Jeanne''' : Oui, écoute, je voulais savoir une question un peu existentielle. Est-ce que tu penses que l'aspirateur entreacite par rapport à l'homme ?
'''Gérard''' : Bon. Je vois pas le rapport avec, votre aspi... Pensez-vous que c'est bien... Alors ça, c'est une question à Phildar. Je n'aime pas trop celle-là, mais c'est pas grave. Pensez-vous que c'est bien que les... Pensez-vous que c'est bien les gens qui abandonnent leur aspirateur sur le bord de la route ?
'''Jeanne''' : Eh ben écoute, moi, je suis... Je sais pas, je voudrais demander au mec de la SPA...
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non. Pour l'instant, tu réponds, s'il te plaît, Jeanne.
'''Jeanne''' : Mais écoute, je suis... Je suis pas d'accord. Je suis pas d'accord parce qu'en fait, l'aspirateur, ça représente quand même quelque chose. C'est ton ami fidèle, donc tu peux pas lui faire ça.
'''Gérard''' : C'est bon, c'est bon, c'est bon. Attendez, attendez. Il me reste encore une question. Je voudrais qu'on accélère. Jean-Charles, s'il te plaît, merci.
'''JC''' : Oui, ben je pense que c'est comme les bébés. Faut les abandonner sur le bord de la route.
'''Gérard''' : D'accord. Alors là, Jean-Charles, tu peux dégager tout de suite. T'auras pas la treizième. Bonne nuit pour toi.
'''Manu''' : À chacun ses idées, Gérard. À chacun son opinion.
'''Gérard''' : Non, non, mais attends. Là, parler des bébés abandonnés sur le bord de la route, c'est pas... Ça, c'est un truc que j'aime pas entendre.<ref name="gege1"></ref> Alors c'est bon pour lui. C'est bon, c'est bon. C'est bon, Jean-Charles. C'est bon. C'est fini pour toi. Gabriela ?
'''Gabriela''' : Oui, alors moi, malheureusement, j'ai déjà perdu mon aspirateur qui s'appelait Jacouillet. J'ai dû l'enterrer et tout, et puis j'étais vraiment très malheureuse. Et là, je l'ai remplacé par mon deuxième aspirateur que j'ai appelé Omuald.
'''BGG''' : Oui, alors justement, alors là, je suis obligé de parler de pourcentage.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, tu parles pas de pourcentage. Tu fais vite, s'il te plaît. Il me reste trois minutes. Il reste encore une question. Il reste encore une question. Il reste trois minutes. Tu te dépêches, s'il te plaît. Merci. Non, mais je m'en fous. Tu réponds. Non. Jean, s'il te plaît, tu me laisses. Non. Ben Guigui. Ben Guigui, ça commence. Ben Guigui. Tu me coupes Ben Guigui. Non, non, mais moi, pour l'instant, il me reste encore trois minutes.
'''Ben Guigui''', ''[pendant ce temps]'' : Gérard, juste quatre chiffres. 13%, sur 50 0000 aspirateurs, 2000 sont abandonnés. 13% en hiver. 13% en automne. 32% en été et 30% au printemps. Pourquoi ? Il faut pas abandonner les aspirateurs, mais plutôt les animaux. ''[il raccroche]''.
'''Eddy''' : Alors moi, c'est un peu comme Ben Guigui, mais plus les grands-mères. Je préfèrerais abandonner les grands-mères.
'''Gérard''' : n'importe quoi, toi. Maïté ?
'''Maïté''' : Je trouve ça lamentable d'abandonner son aspirateur sur le bord de la route.
'''BGG''' : C'est comme les enfants qu'on abandonne à la maternité.
'''Eddy''' : Ouais, les grands-mères, c'est pareil. Gérard, s'il vous plaît. Maïté. Oui, je disais que c'était lamentable de l'abandonner sur le bord de la route. Ça se fait pas. C'est comme un animal.
'''Maïté''' : Ça se fait pas, autant le ranger dans sa cave, dans son garage.
'''Benjamin''' : Oui, par la même occasion tu jettes ton chien et ton chat, comme ça, tu fais une économie de laisse.
'''BGG''' : Il y en a qui sont noyés dans la mer. Oui, 30 %, c'est.
'''Gérard''' : Ouais, ben 30 %, t'es un ch'tarbé, toi. Christophe.
'''Christophe''' : Bah moi, en tant que vendeur d'aspirateur, oui, moi, je suis pour qu'on abandonne ses aspirateurs à bord de la route, comme ça, ils vont en acheter d'autres quoi.
'''Gérard''' : Tu crois qu'on viendra t'acheter des aspirateurs en disant des conneries comme ça.
'''Christophe''' : Si on abandonne son aspirateur, forcément, on vient en racheter un autre.
'''Gérard''' : Moi, je pense pas. Donc, la dernière question... ''[Manu fait des signes peu discrets en rappelant qu'il reste deux minutes]''. Emmeneriez-vous votre aspirateur en vacances?
'''Christophe''' : Ça, c'était LA question.
'''Manu''' : C'est la question bonus sortie de nulle part.
'''Gérard''', ''[fier]'' : C'est une question subsidiaire.
'''Phildar''' : Non, il a changé la question. Elle était mieux, c'était pas ça, la question. Non, non, non. C'est pensez-vous...
'''BGG''' : Sur 50 000, il y en a 2000 abandonnés.
'''Gérard''' : Non, non, j'ai fait celle-là.
'''Phildar''' : Non, elle est bidon, cette question. La vraie question, c'était pensez-vous que Gérard manque d'aspiration comme un vieil aspirateur pourri? ''[cris d'approbation des auditeurs]''.
'''Christophe''' : Faut pas changer les questions, gérard.
'''Gérard''' : Mais je fais ce que je veux.
'''BGG''' : Non tu fais pas ce que tu veux.
'''Gérard''' : Attends, si t'es pas content, tu retournes au standard, alors... Bon, allez, allez, allez, vous répondez, c'est terminé, il ne reste plus qu'une minute.
'''BGG''' : Effectivement, nous, on a vraiment l'impression que tu ressembles plutôt à un vieil aspirateur, effectivement tout pourri, avec plein de merde et plein de poussière.
'''Benjamin ''' : Tu t'essouffles dans tous les sens.
'''Eddy''' : En tout cas, t'as dû bien aspirer, vu que t'as plus de dents.
'''Gérard''' : Alors, là, tu peux... Là, tu... Qui c'est qui vient de dire ça?
'''Phildar''' : C'est Ben Guigui.
'''Manu''' : C'est Jean-Charles, je crois. Mais ça y est, je l'ai viré.
'''Jeanne''' : Bah, écoute, à quelle question je réponds, à la tienne ou à l'autre?
'''Gérard''' : Non, non, non, mais allez, allez.
'''Manu''' : Celle que tu veux, mais vite.
'''Gérard''' : Vite, parce que là, c'est terminé.
'''Jeanne''' : Ben écoute, c'est vrai que tu es un vieil aspirateur et tu aspires plus.
'''Gabriela''' : Oui, alors moi, moi, j'amène pas mon aspirateur en vacances. S'il a besoin de se reposer, je lle laisse dans le placard.
'''BGG''' : C'est pas la question.
'''Gérard''' : D'accord. Eddy? Allez, non, non, mais je m'en fous, moi. Vous répondez aux deux questions, c'est tout. Bon, allez, bon, ça y est... ''[tout le monde parle en même temps, entraîné par l'excitation de Gérard sous la pression du temps.
'''Phildar''' : On va faire la conclusion, Gérard, parce qu'ils ont l'air un peu excités et toi aussi.
'''Gérard''' : Ouais, je vois. Alors, conclusion du débat, donc.
'''Christophe''' : Ben, ouais, alors, c'est Christophe, je fais ma conclusion. Ben, moi, je pense qu'effectivement, je crois que tu peux marquer ce jour-là d'une pierre blanche, parce qu'on a vraiment, c'était deux super débats. Et donc, quand même, une petite conclusion, ce qui est sûr, c'est que bon, ça, là, je me fais plaisir. Tu n'auras jamais une bite aussi longue qu'un tuyau d'aspirateur.
'''Gérard''' : D'accord, OK. Benjamin, pour toi, pour finir, la conclusion.
''Eddy ''' : Je vais la faire en même temps que lui, comme ça, ça ira plus vite.
'''Gérard''' : Non, vous vous calmez.
'''Benjamin''' : Alors, la conclusion du premier débat, j'étais là, donc je vais dire pareil que pour le deuxième débat, donc, pareil.
'''Gérard''' : Donc, pareil que sur le premier ?
'''Benjamin''' : Voilà.
'''Maïté''' : Ben, pour la conclusion, je dirais que... les débats sont mieux qu'avant et que... et vive les aspirateurs !
'''Eddy''' : Moi, la conclusion du débat, j'ai trouvé ça pas mal pour une fois. C'est vrai que ça a un peu changé. Je suis assez fier de toi. Je crois que dans les statistiques, ça se verra.
'''BGG''' : Moi, j'ai été ravi quand même, parce qu'effectivement, le débat s'est bien passé. Je vais juste donner l'adresse de la société protectrice des aspirateurs. Alors 37 rue des Handicapés.
'''Gérard''', ''[tentant de couvrir la voix de BGG]'' : Non, non, c'est bon, tu ne donneras pas d'adresse. Manu, s'il te plaît. Merci.
'''Gabriela''' : Alors, moi, je trouve que le débat s'est très, très bien passé, les deux débats, et je suis très contente que ça se soit bien passé, et puis voilà, salut.
'''Jeanne''' : Eh ben, écoute, débat fort intéressant, questions très bien, et c'était très important de parler des aspirateurs, parce que ça va être le compagnon de la femme du futur.
'''Gérard''' : D'accord. Moi, je peux vous dire une chose, je pense que ce qu'on avait discuté mardi lors de la petite réunion avec Max, Phildar et Manu, je pense que ça a... Ça a porté ses fruits.
'''Phildar''' : T'es content, chef, de nous? T'es content, chef?
'''Manu''' : C'était bien.
''[Max rentre dans le studio]''.
'''Gérard''' : Pour une fois, ça s'est bien passé, les deux dé"bats se sont super bien passés, donc j'espère que la semaine prochaine, ça sera autant.
'''Max''' : Tu peux remercier Phildar et Manu, quand même.
'''Gérard''' : Enfin, vous avez quand même fait des efforts, c'est vrai. Je reconnais, je reconnais. La semaine prochaine, les deux débats vont porter sur les grandes surpasses et sur les sports automoto. Et là, on va se quitter pour la nuit sans pub avec...
'''Phildar''' : On va leur faire plaisir, quand même.
'''Gérard''' : C'est qui, c'est Marine? Donc Marine pour la nuit sans pub et demain... vous auriez... Vous allez avoir le droit au Best of Techno, parce que Max n'est pas là pour vous faire la libre antenne du soir.
'''Max''' : Mais je serai dans le bus, quand même, en direct.
'''Gérard''' : Il sera en direct dans le bus, en direction de la Belgique. Donc il va faire une teuf là-bas, donc allez-y, nombreux surtout. Comme tout le monde a été calme, vous avez le droit à un petit remix.
== Le débat sur les fantasmes ==
=== Contexte ===
Avec l'amour, on voit bien que Gérard acquiert petit à petit une forme de stabilisation. Bien sûr, on le verra, rien ne sera linéaire, comme toute la vie de Gérard. Mais pour quelques courtes semaines, la stabilité s'installe, l'amour lui donne la force dont il a besoin pour rester solide face à ses démons.
Il reste, dans un tel état, une personnalité importante de l'émission de Max. Ce débt en est une illustration. Au lieu de le faire venir le jeudi, comme prévu, Max le rappelle dès ce lundi 23 février, premier jour de vacances scolaires. Dans une radio libre nocturne très tardive, il lance le sketch de l'imitateur de Gérard qui avait été initié mi-novembre 1997. L'effet est immédiat et Gérard, pour prouver que son imitateur est un faux, se déplace dans les studios. Quitte à être présent, Max lui offre une heure d'antenne, en sa présence, pour un débat improvisé sur les fantasmes. À moment exceptionnel, dispositif exceptionnel : si on retrouve quelques habituels comme Tony ou Rita, il est intéressant de remarquer que de nouveaux auditeurs font partie, et ce sera presque leur seule émission, des débats. L'histoire ne dit pas si ce sont des gens authentiques ou des membres de la radio.
Ce débat, rompant la régularité hebdomadaire, est un bon témoignage de l'importance qu'a cet animateur pour Max.
Sur le fond, on revient dans les thèmes de prédilection de Gérard, même s'il n'en maîtrise rien, par naïveté et pudeur. Au fond, le thème ne le met d'ailleurs pas très à l'aise quand il doit parler de lui, et il manque beaucoup d'inspiration. Sur la fin, c'est Phildar lui-même qui a écrit les questions pour Gérard, au fil de l'eau.
=== Les personnages ===
* Franck Bargine : Max
* Gérard, Manu, Phildar
* Rita : Marie
* Tony Morestin : Pierre
* Benoît (idem que Christophe la semaine dernière)
* Goldo : Gabriel
* Olviier BOUCHET : Olivier de la pro
=== Transcription ===
'''Max''' : Débat donc sur les fantasmes, ce soir, cette nuit. On va accueillir les auditeurs, gérard. Est-ce qu'on peut avoir les âges d'abord ? Pierre, tu as quel âge ?
'''Pierre''' : 28
'''Max''' : D'accord. Comment elle s'appelle ? Adélaïde ?
'''Manu''' : Adeline
'''Max''' : Adeline, quel âge as-tu ?
'''Adeline''' : 18 ans
'''Max''' : 18 ans, très bien. Qui il yh a d'autre ?
'''Gérard''' : Marie ?
'''Marie''' : Bonsoir, 20 ans
'''Gérard''' : Mathieu ?
'''Mathieu''' : Salut Gégé, salut Max, 18 ans
'''Gérard''' : Benoît ?
'''Benoît''' : Salut Gégé, 23 ans
'''Gérard''' : Maïva
'''Maëva''' : Oui, 19 ans, bonsoir
'''Gérard''' : Alors donc, on fait un débat sur les fantasmes. Alors, quel est votre... Quel est votre fantasme préféré ? Alors on va demander, ben allez-y... Benoît
'''Benoît''' : Ouais. Ben moi je trouve que c'est dans l'eau que c'est le plus agréable quoi.
'''Gérard''' : Ben dans quel sens ?
'''Benoît''' : Ben dans le sens où, enfin mon fantasme, moi mon fantasme c'est de faire ça dans l'eau. Dans la mer, dans l'océan, c'est super quoi.
'''Gérard''' : Même dans une piscine ? Dans une piscine, sous une douche, dans une baignoire ?
'''Benoît''' : Ouais, dans une baignoire, ouais mais ça c'est trop commun ça. Tu vois, un océan c'est un peu différent quoi. La piscine c'est beaucoup plus dur parce que t'as toujours trop de monde. Mais moi l'océan ça me plaît bien quoi.
'''Pierre''' : Parce que le chlore ça irrite les boules.
'''Benoît''' : Bah ouais c'est pour ça que je prends pas la piscine quoi. Voilà, le gros sel est beaucoup mieux.
'''Maëva''' : Moi je serais de mettre de la crème qu'il y a dans les Bueno sur le corps de mon mec et de le lécher.
'''Benoît''' : Moi je préfère la confiture Bonne maman, c'est plus sympa.
'''Mathieu''' : Nutella, Nutella.
'''Gérard''' : Ouais mais attends, Kinder Bueno c'est déjà tout enveloppé.
'''Maëva''' : Mais non mais à l'intérieur il y a une crème vachement bonne.
'''Gérard''' : Ah ouais !
'''Benoît''' : T'enlèves le papier Gérard.
'''Gérard''' : Ouais, ouais non mais je vois, je vois. C'est comme si tu... Non mais c'est comme si la nana prenait du chocolat puis qu'elle mette sur le gland d'une nana. Du mec.
'''Maëva''' : Mais non parce que la crème a un autre goût.
'''Gérard''' : Bah ouais mais avec du chocolat ou de la vanille ça doit pas être mauvais.
'''Pierre''' : Moi mon fantasme Gégé ça serait de fourrer ma copine avec de la béchamel.
'''Gérard''' : Mais pourquoi pas avec de la mayonnaise ou de la moutarde ?
'''Pierre''' : Ouai non, ça pique après j'ai les lèvés jersés.
'''Benoît''' : Non non la mayonnaise, ketchup. La mayonnaise mais si tu vois les femmes ont déjà des oeufs un peu. Donc avec de la mayonnaise...
'''Pierre''' : C'est pas des oeufs c'est des ovaires on me la fait pas.
'''Marie''' : Oui et ben moi mon fantasme ce serait d'enduire mon mec avec de... La crème de cacahuètes.
''Max ''' : Ton vrai fantasme Marie ce serait pas par exemple d'avoir une véritable relation sexuelle enfin.
'''Marie''' : Mais Max je t'offre ma virginité à toi seul.
'''Benoît''' : Y'en a qui ont de la chance hein Max tu me donneras la recette.
'''Max''' : Y'en a qui ont de la chance j'ai pas encore vu la gueule.
'''Benoît''' : Attends de voir, attends de voir.
'''Gérard''' : Je vais vous poser une autre question.
'''Pierre''' : Qu'est-ce que tu mets sur Sandy, toi ?
'''Gérard''' : Ah mais ça c'est trop... ça te regarde pas.
'''Max''' : Quel est ton fantasme Gérard toi ?
'''Gérard''' : Moi le mieux c'est avec du chocolat.
'''Mathieu''' : Chocolat blanc ou chocolat noir ?
'''Gérard''' : Non du chocolat normal.
'''Max ''' : Non le caca lui. C'est quand il a le chocolat au bord des lèvres.
'''Benoît''' : Gérard t'as du chocolat au lait, du chocolat noir, t'as différents chocolats.
'''Gérard''' : Mais non mais des Danette que t'achètes. Des trucs de Danette que t'achètes.
'''Max''' : Je pense que Danette normalement ils auraient rien dit. Mais là de savoir que le fantasme de Gégé c'est du Danette. A mon avis Gérard, à mon avis Danette ils vont pas bien le prendre le truc.
'''Benoît''' : Il faut se mettre debout avec Danette non Gérard ?<ref name="hist20"></ref>
''Gérard ''' : Non mais nous on n'a pas besoin d'être debout on se met couché.
'''Pierre''', ''[chantant l'air de la publicié]'' : On se met en levrette pour Danette.
'''Marie''' : Voilà. Je vois que tu es très épanoui sexuellement maintenant.
'''Gérard''' : Ah bah c'est normal.
'''Marie''' : Pourquoi explique moi ?
'''Gérard''' : Bah c'est normal maintenant que j'ai trouvé tous les points faibles de la personne. Et puis qu'elle a trouvé les miens.
'''Benoît''' : T'as trouvé la zone G Gérard ?
'''Gérard''' : Ah bah attends pour l'instant le point G j'ai pas encore trouvé.
'''Benoît''' : Bon bah dis donc c'est quoi ça ? Va falloir te réveiller Gérard, parce que là je sens qu'il y a encore des choses à découvrir.
'''Gérard''' : Non mais attendez. Non mais déjà c'était pas prévu que je vienne. Et puis comme y'en a un qui s'est fait passer pour moi, donc automatiquement j'ai été forcé de venir.
'''Max''' : Non non non c'était pas le faux Gérard.
'''Benoît''' : Gérard c'était toi. ON t'a tout de suite reconnu avec ta petite voix. Avec tes citations « bon ben... » et tout.
'''Gérard''' : La preuve que le gars qui s'est fait passer pour moi...
'''Max''' : Ça n'a rien à voir.
'''Gérard''' : À quelle heure préférez-vous avoir un fantasme ?
'''Benoît''' : Alors moi... Benoît moi ça serait le matin. À la rosée. Parce que c'est là où c'est le plus agréable. Tu sais très bien que les ébats sexuels sont le plus développés le matin. C'est dans une étude.
'''Pierre''' : Et tu roules sur l'herbe dans la rosée c'est ça ?
'''Benoît''' : Voilà tout à fait.
'''Gérard''' : De toute manière il n'y a pas d'heure pour avoir des fantasmes.
'''Mahtieu''' : Il n'y a pas d'heure pour en manger du bâton de berger.<ref name="hist21"</ref>
'''Gérard''' : Ouai mais sans trop citer de nom quand même.
'''Benoît''' : C'est selon une étude statistique de l'INSEE.
'''Gérard''' : Ouais mais on s'en fout de ça.
'''Benoît''' : Attends c'est marqué que 85% des personnes...
'''Gérard''' : Ouais mais c'est bon on va pas s'amuser à. Mais non mais on va pas s'amuser à faire des débats sur des trucs comme ça avec des statistiques. C'est pas de sondage, on s'en fout de ça. Adeline.
'''Adeline''' : Ouais ? Bah moi c'est à partir de 22h.
'''Gérard''' : Ouais jusqu'à ?
'''Benoît''' : Ouais mais attends t'écoutes plus Max là c'est pas normal.
'''Gérard''' : Eh non mais de toute manière il n'y a pas besoin. On peut faire très bien... On peut très bien avoir des fantasmes...
'''Adeline''' : Mon fantasme, ça serait de rencontrer Phildar.
'''Gérard''' : Ouais mais on peut très bien avoir des fantasmes en écoutant Max.
'''Benoît''' : T'en as des fantasmes en écoutant Max ?
'''Gérard''' : Ouais ouais moi je peux te dire... Ah oui je peux te dire une chose que même en regardant la télé, Même en regardant la télé Sandy elle met la main bien placée.
'''Benoît''' : Eh dis donc Gérard Gérard quand t'écoutes Max, est-ce que t'as ta quéquette qui bande ?
'''Gérard''' : Ah bah ça... si ça est avec Sandy oui. Surtout quand j'entends des cochonnes... Quand j'entends des cochonnes à la radio.
'''Pierre''' : Il faut dire que voir le visage de Sandy c'est un contraceptif aussi.
'''Gérard''' : Mais attends toi déjà tu vas te calmer. Marie pour toi alors ?
'''Marie''' : Bah écoute moi c'est au coucher du soleil. Et on peut...
'''Benoît''' : On peut se rejoindre.
'''Gérard''' : Ouais mais y'a pas besoin d'être au coucher du soleil pour avoir des fantasmes.
'''Marie''' : Ouais si moi ça fonctionne comme ça.
'''Benoît''' : C'est hyper bien tu vois t'as un peu... C'est comme une lumière tamisée tu vois. Le soir, t'as le reflet du soleil... Enfin je sais pas t'as jamais fait ça toi je suppose ?
'''Gérard''' : Bah non pour l'instant je sais pas.
'''Marie''' : Gégé, au coucher du soleil c'est un phénomène physique qui se passe. T'as toutes les couleurs qui se rejoignent. Et ça, ça... ça donne un coup à ton cerveau quoi.
'''Max''' : Ecoutez écoutez écoutez chut chut chut. ''[Max émet un authentique pet dans le micro, créant l'hilarité écœurée générale]''.
'''Manu''' : J'espère que la DAT tournait.
'''Max''' : Là vous pouvez archiver c'est un prout en direct live.
'''Manu''' : Dans le best-of.
'''Mathieu''' : Avant de dormir ça détend.
'''Gérard''' : Pourquoi avant de dormir ?
'''Mathieu''' : Comme ça t'as fait B.A.
'''Gérard''' : Ouais mais tu peux... Tu peux le faire... Tu peux le faire en dormant ou au réveil.
'''Mathieu''' : Ah bah ouais les deux ouais. Un petit coup avant de commencer la journée, ça fait du bien aussi.
'''Gérard''' : Et même avant d'aller travailler.
'''Benoît''' : Gérard ? Toi t'as toujours fait ça dans ton lit ou quoi ?
'''Gérard''' : Ah ouais ouais.
'''Benoît''' : Mais change un peu. Fais des choses qui sortent de la réalité quoi. Enfin je sais pas moi, c'est... C'est trop banal ce que tu fais là.
'''Mathieu''' : Mais non les bras c'est la zone souvenir.
''' ''' : Faut la faire sortir du lit, aussi, la Sandy.
'''Benoît''' : Fais ça dans un zoo ou truc comme ça quoi. T'imagines ça avec des singes ?
'''Gérard''' : Ah ouais bah avec les singes dans un zoo, moi je veux bien hein. Si tu m'invites.
'''Benoît''' : Bah voilà tu vois. Y'a plein de choses à faire. T'imagines avec un ours ?
'''Marie''' : Gérard ? Y'a un truc que j'ai pas compris, c'est pourquoi dans un zoo. Est-ce que c'est les animaux qui font un effet ou.
'''Benoît''' : Mais justement oui. Avec Sandy et Gérard, le zoo marcherait quoi. T'imagines la reproduction à travers les grilles ?
'''Mathieu''' : Ouais, phénomène de foire.
'''Benoît''' : Bah c'est clair. C'est tout un programme.
''[Gérard se fait perturber par une double voix, en écho, dans son casque, et il entend mal les auditeurs, avant de finir par donner la parole à Maëva]''.
'''Maëva''' : Bah y'a pas d'heure pour en avoir. Bah je sais pas, ça arrive n'importe quand. Je vais pas me dire : « Tiens tous les matins à 6h, je vais en avoir un.
'''Marie''' : Moi je pense qu'en fait, c'est vrai en fait. Un fantasme, tu l'as quand tu veux. C'est quand tes hormones sont en ébullition... Bah voilà quoi. C'est bon.
'''Maëva''' : Sauf le jeudi de 1-3h.
'''Phildar''' : Et toi les fantasmes, tu préfères à quelle heure ?
'''Gérard''' : Moi y'a pas d'heure, c'est toute la nuit.
'''Pierre''' :À quelle heure il passe le facteur ?
'''Gérard''' : Mais toi, fais gaffe. Ouais bah toi, tu vas aller voir Phildar au standard. Ça va t'apprendre ee parler des... ''[Olivier rentre dans le studio]'' Non non. Toi tu sors. Tu fais plus partie de l'équipe. ''[Gérard se lève pour le pousser physiquement vers la sortie]''
'''Manu''' : Jérard. Jérard. Jérard ! Devant ton micro, va t'asseoir.
'''Gérard''' : Est-ce que les fantasmes devraient être interdits par la loi ? Si oui lesquels ? Oh Marie. Attendez attendez. Marie comme tu rigoles cComme une vieille taupe, alors vas-y.
'''Maëva''' : Les taupes ne rient pas.
'''Gérard''' : Ah les taupes elles rigolent pas ? Bref, Marie.
'''Marie''' : Bah écoute, il y a plusieurs lois qui rentrent en vigueur... En fait ça dépend des... Ça dépend du code pénal quoi.
'''Gérard''' : Qu'est-ce que t'entends par là ?
'''Marie''' : C'est-à-dire que t'as certaines lois qui interdisent les fantasmes à certains...
'''Gérard''' : aAtendez... attends Marie, il y a Manu qui se marre là comme un perdu...
'''Manu''' : Non c'est parce que j'ai vu un truc sur minitel. T'es sûr que tu veux que je le lis, Gérard ? Mon fantasme : serrer les couilles de Gégé dans un étau pendant que Sandy, déguisée en oiseau, lui picore les pépites de caca prises dans les poils de son cul.
'''Phildar''', ''[pendant que Gérard rit à gorge déployée]'' : C'est tellement vrai.
'''Benoît''' : Ouais je peux répondre à ta question ? Ben selon l'article 395.1 du code pénal, nous avons une interdiction des rapports sexuels et des fantasmes selon une période donnée. Qu'est-ce que t'en penses Gérard, de tout ça ?
'''Gérard''' : Oh là, mais je vais te dire, moi je m'en fous des codes pénals, moi je fais l'amour quand je veux puis c'est tout.
''[nouveau sketch des auditeurs qui n'entendent plus Gérard]''.
'''Marie''' : Bah écoute, je te disais, ça dépend il y a certaines lois qui interdisent les fantasmes à certaines périodes et il y en a d'autres... libre à vous de faire ce que vous voulez quoi.
'''Maëva''' : Ah bah moi, je pense, comme les autres étant donné que l'article stipule toutes ces choses, on le suit hein.
'''Pierre''' : Moi c'est Pierre, j'ai répondu à aucune question.
'''Gérard''' : Bah vas-y, tu vas répondre.
'''Pierre''' : Donc moi, mon fantasme, ouais, c'est un jour avec deux filles. Deux illes mais le soir plutôt, ouais, le soir, voilà. Et puis bah, n'importe quelle heure aussi, ouais.
'''Benoît''' : Mais où ? Dans quel lieu aussi ?
'''Pierre''' : Bah j'aime bien mon lit, moi.
'''Benoît''' : Faut éviter les cabines, surtout à Suresnes, c'est pas le bon plan pareil.
'''Marie''' : GG, je voulais te demander un truc s'il te plaît. Je voulais savoir : est-ce que toi, t'es d'accord avec ces nouvelles lois-là qu'ils font, là ?
'''Benoît''' : Ouais, l'article 384-1 du code pénal.
'''Manu''', ''[à voix basse mais micro allumé et parlant distinctement]'' : Allô maman ? Ouai. Je vais rentrer plus tard, il y a un débat de Gérard, ce soir...
'''Gérard''' : Non, mais c'est bon, Manu ! Tu passeras tes coups de fil perso plus tard !
'''Manu''' : Je t'embrasse, hein ! Pardon, c'était ma mère.
'''Benoît''' : C'est dégueulasse ! Bon eh, Gérard, c'est dégueulasse, Manu il est avec sa mère !
'''Manu''' : Attends, bah oui, j'habite chez ma mère, il y a un problème ?
'''Benoît''' : Bah voilà, exactement, il a le droit de parler avec sa mère ! Eh Gérard, c'était un peu mal...
'''Phildar''' : Il a le droit d'avoir ce fantasme-là, merde !
'''Benoît''' : Voilà. Non mais c'est vrai, l'inceste c'est hyper important aussi, hein Gérard.
'''Pierre''' : T'habites chez tes parents, Manu ?
'''Pierre''' : Oui, tout à fait.
'''Pierre''' : C'est pas ce que tu m'as dit ! Toutes ces promesses que tu m'as faites, salaud !
'''Gérard''' : Pensez-vous que l'on peut avoir des mêmes...
'''Marie''' : Mais Gérard, t'as pas répondu à ma question ! Euh, t'es d'accord avec toutes les lois, toutes les lois pardon qui viennent d'être votées, qui interdisent les fantasmes ?
'''Gérard''' : Bah moi non... mais non, mais de toute manière pour l'instant moi j'ai pas entendu...
'''Pierre''' : Tu penses vraiment que Clinton il s'est s'est fait sucer ?<ref name="hist22"></ref>
'''Gérard''' : Non, mais ça je parle pas politique, tu vois.
'''Benoît''' : Il s'est fait su... par Saddam Hussein, mais bon.
'''Gérard''' : Non non non, mais ça y est, ça y est, on va pas déborder sur des thèmes bizarroïdes.
'''Marie''' : Gégé, je t'ai dit : est-ce que t'es d'accord avec ces lois qui interdisent à l'homme de fantasmer et pas la femme ?
'''Gérard''' : Non, mais de toute manière y'a pas que la femme ou l'homme, c'est les deux !
'''Benoît''' : Et Gérard, est-ce que tu es au courant que les chiens ont droit de fantasmer ?
'''Mathieu''' : Surtout les pitbulls !
'''Gérard''' : Non non non, ça on va pas s'amuser à déborder sur des trucs bidons. Bon... euh... bon bah les gars, bon, je pense qu'on va s'écouter... Il est vraiment phénoménal ?
'''Phildar''' : Ah non, c'est pas un vrai disque ça ! Tu poses la question déjà, Gérard !
'''Gérard''' : Pensez-vous que l'on peut avoir les mêmes fantasmes en France et en Europe ?
'''Manu''' : Les deux numéros de téléphone ?
'''Manu''' : Donc : 0803 08 5000 et 0800 70 5000. Et toujours le 3615 code Fun Radio, rubrique direct. La Belgique et le 03314979 5000...
'''Phildar''', ''[effronté]'' : Je m'en fous, je ne réponds pas aux Belges !
''[Musique]''.
'''Gérard''' : Voilà c'était PicMol. Vous pouvez toujours nous joindre au...
'''Manu''' : Avec Anarchie dans son froc !
'''Gérard''' : Voilà, donc c'est Manu qui vous le dit... vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000. On récupère Pierre. Adeline. Marie. Mathieu. Benoît. et Maëva.
'''Marie''' : Oui excuse-moi, c'était quoi le disque ? Je n'ai pas entendu...
'''Gérard''' : C'était Anarchie ! Voilà.
'''Manu''' : C'était Sexe Bitmole avec Anarchie dans son froc.
''[sketch du micro coupé]''.
'''Gérard''' : Pensez-vous que l'on peut avoir les mêmes fantasmes en France et en Europe ?
'''Marie''' : Ouais c'est Marie. Ouais je réponds : donc moi, je pense que les fantasmes c'est international, c'est intergalactique. Ça touche toutes les tranches d'âge, les humains, tout le monde, donc il n'y a pas de problème.
'''Ademine''' : Bof... Ils sont libres de faire ce qu'ils veulent tous quoi.
'''Benoît''' : Benoît là...
'''Gérard''' : Attends tu permets ?
'''Benoît''' : C'est bon, si tu ne veux pas me laisser parler moi je raccroche !
'''Gérard''' : Il y a une question minitel...
'''Manu''' : Gaberman sur minitel nous dit : "le Gégé français est scato, le Gégé italien est uro et le Gégé anglais est head fucking.
''[sketch de Gérard inaudible des auditeurs]''.
'''Phildar''', ''[simulant en sacadant ses mots des micro coupures de son micro, trahies par sa respiration sous l'effet des sacades]'' : Donc on accueille à la place de Benoît... Jim !
''[NOuveau sketch de coupure]''.
'''Jim''' : Ouais ouais je t'écoute Gérard. Bah disons que j'ai pas trop entendu vu que j'ai dû baisser la radio, alors tu pourrais me la répéter ?
'''Gérard''' : Pensez-vous que l'on peut avoir les mêmes fantasmes en France et en Europe ?
'''Jim''' : Bah c'est clair que non. Les mentalités sont pas les mêmes. Parce que d'un pays à l'autre ça change quoi, c'est pas du tout pareil. Regarde aux États-Unis, ils n'ont pas du tout la même mentalité qu'en France.
''[Gérard regarde méchamment Manu et scrute du regard le studio, cherchant l'origine du son qui s'est coupé dans son casque. Pendant ce blanc, les autres auditeurs expriment leur désaccord]''.
'''Marie''' : Je suis pas d'accord. Bah écoute, parce que les fantasmes c'est universel hein, ça touche pas à une mentalité particulière, les hommes sont les mêmes. L'humain c'est le même quoi.
'''Gérard''' : Non mais Jim, je voudrais bien qu'il aille au fond de sa pensée !
'''Jim''' : Bah je suis allé au fond de ma pensée, j'ai même touché le bout hein !
'''Pierre''' : Alors ressors !
'''Maëva''' : Ben il est pas loin hein.
'''Jim''' : Je pense quand même pas qu'un Japonais ait les mêmes fantasmes qu'un Français quoi.
'''Phildar''' : mais bon, le Japon c'est pas en Europe hein !
''[Sketch des audityeurs n'entendant pas Gérard]''.
'''Manu''' : Allo les auditeurs c'est Manu là, vous m'entendez ou pas ?
'''Gérard''' : Olivier ça commence à bien faire ton cinéma là !
'''Maëva''' : Manu, c'est quoi ton fantasme ?
'''Manu''' : Mon fantasme ? Ouais bah moi ce serait avec Phildar, mais je peux pas le dire... Non, pas là, il y a des oreilles indiscrètes !
'''Gérard''' : Bon bah c'est bien, moi Max il va pouvoir finir parce que ça va commencer à bien faire avec toi Olivier !
''[Max se place au seuil du studio]''
'''Max''' : C'est pas Olivier, il est parti. Il est parti il y a un quart d'heure c'est pas lui !
'''Gérard''' : Mais comment ça se fait que personne m'entend ?
'''Maëva''' : Mais on t'entend Gérard ! Un petit rendez-vous chez l'orthophoniste ?
'''Gérard''' : Non mais attends Maïva ! T réponds ?
'''Max''' : Voilà ! C'est elle aussi.
'''Maëva''' : Mais moi je le dis depuis tout à l'heure quoi !
'''Max''', ''[au micro]'' : Maïva elle a déjà répondu à la question !Puisque quand tu as parlé... hein Maëva, tu as déjà répondu ?
'''Maëva''' : Oui j'ai déjà répondu !
'''Max''' : Bah c'est toi qui n'entendais pas.
'''Mathieu''' : On a tous répondu et on attend la prochaine question.
'''Marie''' :Non, on attend la réponse de Gégé !
'''Gérard''' : Bah moi de toute manière mes fantasmes... ''[Max réitère le pet]''.
'''Max''', ''[fier]'' : Il fouette ! Ce qui est très rare, un peu qu'il pue et qu'il fait du bruit.
'''Pḧildar''' : C'est normal, ça sent la gitane hein !
'''Gérard''' : Oh putain ça pue dans le studio !
'''Marie''' : Gégé ça te dérange pas cette odeur ?
'''Pierre''' : Il est habitué, il couche avec Sandy !
'''Gérard''' : Eh Pierre tu vas te calmer s'il te plaît maintenant.
'''Pierre''' : Ça y est monsieur se vexe parce que Max lui a pété dans le nez !
'''Gérard''' : Oh tu commences à te calmer toi ! Alors : Pensez-vous que l'on peut acheter des fantasmes à La Redoute ?<ref name="hist23"></ref> Merci Phildar pour la pub ! Maëva ?
''[éclat de rire général des auditeurs]''.
'''Maëva''' : Ah bah je t'ai dit il y en a plein à vendre.
'''Gérard''' : À La Redoute ?
'''Jim''' : T'as jamais regardé La Redoute Gérard ? Plutôt Les Trois Suisses, toi.
'''Gérard''' : Non plus. Jim ?
'''Jim''' : Oui alors. Alors pensez-vous qu'on peut acheter des fantasmes à La Redoute ?
''[Dans le studio, micro ouvert, Manu, Phildar et Max mangent un paquet de ships, machant la pomme de terre croquante devant le micro, ce qui pterutbe gérard]''.
'''Gérard''' : Manu, tu joues à quoi là ?
'''Manu''' : Je mange des gâteaux d'apéritif !
'''Gérard''' : Jim, bon tu réponds, s'il te plaît ?
'''Jim''' : Alors tu vas me répéter la question.
'''Gérard''' : Non tu l'as bien entendue
'''Jim''' : Euh non puisqu'il y a eu du bordel derrière et je ne l'ai pas entendue. Tout à fait. Donc je te saurais gré de t'entendre redire la question. Non mais tu haches à chaque fois ! Si tu haches la question, je l'entendrai jamais.
'''Gérard''' : Bon celui qui s'amuse à mettre de la musique ça commence à bien faire ! Alors Jim ? Pensez-vous que l'on peut acheter des fantasmes à La Redoute ? Merde la musique ! ''[Gérard jette son casque sur la table]''.
'''Manu''' : Gérard remets ton casque !
'''Gérard''', ''[loin du micro, le regard tourné vers Phildar, enflammé]'' : Vous commencez à me faire chier !
'''Manu''' : Ça vient pas de nous, on sait pas d'où ça vient.
'''Gérard''' : Ça commence à bien faire cette musique !
'''Max''', ''[au seuil du studio]'' : Mais calme-toi, je suis toujours obligé de descendre, je suis là-haut !
'''Jim''' : Donc moi je pense que La Redoute n'est peut-être pas l'endroit où on peut acheter des fantasmes. Bah maintenant si tu crois qu'on peut en acheter t'es bien le seul ! Mais non, moi je pense pas qu'on puisse en acheter, non.
'''Mathieu''' : Bah si y'en a entre le rayon bricolage et le rayon strings en cuir.
'''Marie''' : Bah écoute, je pense que ça dépend, ça dépend de la taille des fantasmes.
. Que veux-tu dire par là ? MARIE : Bah ça dépend de la taille des fantasmes !
'''Gérard''' : Je sens que vous allez terminer l'émission avec Max parce que ça commence à bien faire celui qui met de la musique !
'''Jim''' : Gérard là t'assures vraiment bien quoi !
'''Phildar''' : C'est spécial vacances Gérard ! Faut que tu sois là !
'''Ademine''' : Ouais bah moi faudrait me donner les pages parce que j'ai pas encore trouvé quoi !
'''Gérard''' : Ben faudra que tu cherches alors.
'''Mathieu''' : Tu lis peut-être pas la Redoute
'''Adeline''' : Si quand même.
'''Pierre''' : Ouais moi j'ai jamais trouvé de fantasme à La Redoute ! J'ai cherché partout, dans la correspondance et tout.
'''Jim''' : Le rapport qualité-prix est pas génial.
''[Phildar et Manu se regardent et jouent à papier, feuille et ciseau, jeu de devinette de ce que l'autre fait, à haute voix, micro ouvert. Gérard les fusille du regard]''
'''Phildar''' : T'es prêt Manu ?
'''Manu''' : Ouai. 1, 2, 3. ''[Ensemble]'' : ciseaux, égalité. 1 2 3. ''[seul]'' : cidzau.
'''Phildar''' : Feuille. Mais on dérange pas on joue pendant ton débat ! Attends, Gérard, deux secondes, ya la belle là : 1, 2, 3, ceseaux.
'''Manu''' : Pierre, j'ai gagné ! Ouai !!!!
'''Marie''' : Gégé ? T'as pas répondu toi !
'''Gérard''' : Personnellement moi je vais pas chercher mes fantasmes dans un bouquin... un magazine comme ça.
'''Maëva''' : Tu vas les chercher où ?
'''Gérard''' : Nulle part !
'''Mathieu''' : Plutôt à Pygalles ?
'''Adeline''' : C'est sa propre ligne de vêtements chez Handimag.
'''Mathieu''' : Homomag !
'''Gérard''' : Comment ? J'ai mal entendu là ! Ouais c'est bizarre le mec il se casse vite là.
'''Manu''' : J'ai bien entendu, il a dit au Mahamag, c'est un magasin dans Paris.
'''Mathieu''' : C'est 37 Boulevard Victor Hugo
'''Phildar''' : Putain les adresses là Manu !
'''Manu''', ''[à Phildar]'' : Tu coupes là !
'''Phildar''' : C'est toi qui coupes !
'''Mathieu''' : C'est vrai qu'au niveau des adresses, faut faire gaffe.
'''Marie''' : Il a fait de la pub là !
'''Gérard''' : Non non mais c'est pas grave là hein... on va s'écouter...
'''Phildar''' : Gérard, pose la question, ils vont réfléchir.
'''Gérard''' : Pensez-vous qu'il faut appeler Police Secours quand on a un fantasme ? Vous réfléchissez.
'''Manu''' : Les numéros de téléphone, tout ça, Gérard ?
'''Gérard''' : donc : 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et toujours 3615 code Funradio, rubrique Direct. On s'écoute les moumoutes vertes !
''[Musique]''.
'''Gérard''' : Donc on récupère Pierre.
''[Ne l'entendant pas, malgré leur mise en onde, les audituers discutent à bâton rompu de football]''.
Putain mais t vas me les calmer Jim et tout ça là ? Bon on récupère Adeline, Marie, Mathieu, Jim et Maëva. Pensez-vous qu'il faut appeler Police Secours quand on a un fantasme ?
'''Maëva''' : Euh oui tout de suite ! Parce que ça peut être très dangereux !
'''Gérard''' : Dans quel sens ?
'''Maëva''' : Dans beaucoup de sens... ça peut engendrer beaucoup de choses, donc dès qu'on en a un faut vite appeler.
'''Jim''' : Euh moi aussi je suis d'accord avec Maïva ! Faut carrément sauter sur le téléphone parce que ça peut devenir vraiment un gros problème quoi. Imagine t'es québlo dans la nana, bah t'appelles Police Secours et ils viennent te déverrouiller quoi ! Ça t'est jamais arrivé avec Sandy ? Bah non c'est tout à fait possible ! Même dans les journaux j'ai lu ça, des mecs qui étaient coincés dans les nanas quoi ! Ou alors un fantasme un mec qui met sa bite dans une bouteille de Coca et qui est coincé ! Dans ce cas-là t'appelles Police Secours ! Mais c'est à ça qu'ils servent, surtout !
'''Pierre''' : Il paraît que t'as fait venir l'armée GG quand t'étais coincé dans Sandy.
'''Gérard''' : Pierre tu dégages ! Alors Adeline pour toi ?
'''Mathieu''' : Trop gourmand Pierrot.
'''Adeline''' : Oh bah si vraiment on en a un gros, oui quoi !
'''Jim''' : Qu'est-ce que t'appelles gros ?
'''Maëva''' : Ben à partir de quand il est gros ?
'''Gérard''' : Tiens Marie, tiens, réponds toi.
'''Manu''' : Elle en a jamais vu Marie !
'''Marie''' : Ben pourquoi tu dis ça ?
'''Gérard''' : Ben vu que t'es pucelle on l'a entendu tout à l'heure !
'''Marie''' : Ben oui, mais alors j'ai des fantasmes hein ! Et gros comme ça GG ! Donc écoute franchement GG, appeler Police Secours ça ne le fait pas quoi... t'imagines ? Non c'est pas possible ! Tu vas casser l'imagination !
'''Jim''' : Ben attends, imagine qu'il y a un petit sapeur-pompier qui arrive chez toi ! Ça ne te fait pas quelque chose ?
'''Mathieu''' : Quand t'as le feu quelque part, faut appeler les pompiers.
'''Mathieu''' : Tout dépend s'il arrive avec sa lance ou pas quoi...
'''Gérard''' : En principe c'est avec une matraque qu'ils arrivent ! Donc y a-t-il une différence entre un fantasme et un orgasme ?
'''Marie''' : Mais Gégé, t'as pas répondu à la question...
'''Gérard''' : Moi personnellement j'appelle personne.
'''Marie''' : Alors t'as jamais eu l'occasion d'appeler Police Secours ? Et tu le ferais pas ?
'''Gérard''' : Non bah parce qu'ils vont se foutre de ta gueule tout de suite !
'''Mathieu''' : Ça, de toute manière, tu t'y attends un peu avant d'appeler.
'''Marie''' : Pourquoi ils se foutront de ma gueule, pourquoi ? GG qu'est-ce que t'en penses toi ?
'''Jim''' : Faut appeler qui alors ?
'''Gérard''' : Non mais dans ces cas-là vous appelez personne c'est tout !
'''Marie''' : Si j'ai envie de les appeler je les appelle !
'''Gérard''' : Je vais te dire une chose : ils vont pas gober déjà et puis tu vas te faire foutre de ta gueule !
'''Mathieu''' : Le mec va arriver dans la piaule il va golri comme un chien !
'''Gérard''' : Tu crois qu'ils vont se déplacer pour ça ?
'''Marie''' : Bah oui hein ! Bah c'est une urgence !
'''Gérard''' : Donc je pose la septième : Y a-t-il une différence entre un fantasme et un orgasme ?
'''Jim''' : Bah non ça finit en "asme" pour tous les deux !
'''Mathieu''' : Déjà au niveau de la rime ça le fait bien.
'''Phildar''' : C'est pas un orgasme, en plus, ce que j'ai noté c'est un anagrasme ! Gérard il sait ce que c'est un anagrasme il pourrait vous expliquer !
'''Gérard''' : Non non non je sais pas ce que c'est tu vois... malheureusement.
'''Mathieu''' : Dans fantasme y'a fanta ouais !
'''Jim''' : Et ça fait des bulles !
'''Gérard''' : C'est comme le Coca.
'''Manu''' : On a dit, pas de pub.
'''Gérard''' : C'est comme des boissons pétillantes. Adeline ?
'''Ademine''' : Bah moi les deux me conviennent très bien.
'''Mathieu''' : Pareil ouais ça me convient très bien.
'''JIM''' : Ouais j'aime bien l'orthographe des deux mots ! Faut reconnaître que ça sonne pas mal. Franchement, quand tu dis ça, ça tape quoi.
'''Maëva''' : OMoi pareil, je suis !
'''Phildar''' : C'est bon je passe. Et en même temps, j'accueille celui qui remplace Pierre c'est Gabriel, 22 ans de Paris.
'''Gérard''' : Bon Gabriel t'as entendu la question ? Y'a-t-il une différence entre un orgasme et un anagrasme ?
'''Gabriel''' : Attends quand même que je vérifie dans le dico ! On est pas aux chiffres et aux lettres<ref name="hist24"></ref>, mais je préfère vérifier.
'''Mathieu''' : Tu veux aller voir le Gros Robert ?
'''Gabriel''' : Euh le Petit Robert ça suffira !
'''Mathieu''' : Ou la Grande Rousse !
'''Marie''' : Gégé je réponds : y'a de la poésie dans tout ça hein et puis je crois que ça sonne bien quoi. Je crois que ça se passe bien, ça pétille de toute part et doit être cool.
'''Gérard''' : Bon ben on va faire la dernière.
'''Marie''' : Mais Gégé tu m'as pas expliqué c'est quoi un anagrasme ?
'''Gérard''' : Je ne sais pas ! Je te le dirai dès que...
'''Gabriel''' : Y'a peut-être pas de définition en fait.
'''Mathieu''' : Ça prend du temps et c'est plutôt chiant c'est vrai.
'''Marie''' : Gégé ? C'est quand la dernière fois que t'as ouvert un dico ?
'''Gérard''' : Ça te regarde pas Marie d'accord ?
'''Manu''' : C'est un fantasme justement pour Gérard d'ouvrir un dico !
'''Gérard''' : Bon alors la dernière : Faut-il coucher pour avoir un fantasme ? Ça sera la dernière question pour ce soir.
'''Mathieu''' : Non c'est gratuit un fantasme !
'''Jim''' : Faut déjà le penser le fantasme tu vois? Faut que ça bouillonne dans ta tête ! T'es pas obligé de passer à l'acte pour avoir un fantasme.
'''Maëva''' : Euh bah moi je suis vierge et j'ai des fantasmes, donc je ne pense pas qu'on soit obligé de coucher.
''[Phildar glisse un papier à Gérard, lequel le lit et crée un blanc de deux secondes, pendant lequel Gabriel propose de parler. Et brusquement :]''.
'''Gérard''', ''[sur le jingle du top horaire]'' : Il est 4 heures c'est Fun et c'est les tubes avec Gérard ! C'est cool !
'''Jim''' : Franchement je te vois bien animateur hein !
'''Gérard''' : Allez c'est bon ?
'''Phildar''' : Excusez-nous les auditeurs hein ! Il était 4 heures donc fallait faire le top horaire et comme c'était Gérard, on n'avait que ça sous la main, on l'a fait avec Gérard.
'''Gérard''' : Bon vous réfléchissez à la question... on va se mettre un petit disque.
'''Manu''' : Ah non pas de disque maintenant hein !
'''Phildar''' : Bon bah ce qu'on va faire... vous réfléchissez... on va refoutre le top horaire parce que c'est quand même un grand moment de radio. Manu mixe !
'''Manu''' : Je vais te dire ouais. ''[il relance le jingle. Gérard ne réagit pas, Phildar et Manu l'encouragent]''.
'''Gérard''' : Allez il est 4 heures et c'est Fun et c'est avec Gérard et c'est cool ! Et on se retrouve juste après.
''[Musique]''.
Et on retrouve Gabreil, Adeline, Marie, Mathieu, Jim. Oh c'est bon celui qui s'amuse à mettre France Info dans le casque ! Alors faut-il coucher pour avoir un fantasme ?
'''Jim''' : Évidemment que non ! Parce que sinon ça casse le truc !
'''Gabriel''' : Ouais ouais je préfère moi les fantasmes plutôt assis ou plutôt même debout carrément debout plutôt que couché.
'''Jim''' : Ou à l'envers aussi !
'''Mathieu''' : Ben les fantasmes c'est dans la tête, donc ça se fait avant de coucher quoi.
'''Adeline''' : Je dis non moi.
'''Marie''' : Bah écoute ça se mijote un fantasme !
'''Jim''' : On dirait Maïté elle, on se croirait dans une émission de cuisine, c'est halucinant.
'''Marie''' : Et pour toi, est-ce que ça se prépare un fantasme ?
'''Gérard''' : Bon bah moi de toute manière je couche pas pour...
'''Marie''' : Ah on entend plus rien !
'''Gérard''' : Non mais je sais pas ce qui se passe, c'est comme tout à l'heure, ya un problème de son.
'''Marie''' : Est-ce que c'est toi qui t'amuses avec les boutons ?
'''Gérard''' : Non c'est pas moi qui est à la réa donc...
'''Manu''' : En tout cas moi j'entends rien dans mon casque, tout est normal Gégé.
'''Marie''' : C'est bizarre Gégé parce que tout le monde entend sauf toi !
'''Jim''' : Gérard quand est-ce que tu fais gagner une voiture dans ton émission ?
'''Mathieu''' : Ah on y vient !
''[Gérard bougonne contre la technique et Manu en particulier]''.
'''Manu''' : Qu'est-ce que j'ai fait moi ?
'''Gérard''' : Manu s'il te plaît ! Ça commence à bien faire ça se voit que c'est les vacances !
'''Manu''' : Mais mène ton débat, je comprends pas, qu'est-ce qu'il se passe ?
'''Jim''' : Il y a du relâchement dans l'air là !
'''Gérard''' : Alors : les fantasmes sont-ils autorisés en Formule 1 ? C'est pas mal parce que les questions, je les refais pas jeudi hein.
'''Gabriel''' : Ça dépend : dans les virages à droite oui, dans les virages à gauche non ! Tout dépend de la voiture aussi !
'''Jim''' : TOut dépend de la voiture aussi. C'est vrai que ça peut changer beaucoup de choses quoi. T'as quoi comme voiture Gérard ?
'''Gérard''' : J'en n'ai pas !
'''Manu''' : Sur minitel on nous dit que en fait les problèmes techniques du son viennent de ton odeur qui fait brouillage !
'''Gérard''' : N'importe quoi ! Tout à l'heure, vous allez continuer moi je vais me casser chez moi, ce coup-là ! Vous allez voir si c'est moi qui vous fais chier.
'''Gabriel''' : Tu parles de fantasme en Formule 1, mais sur la piste ou dans les stands ?
'''Gérard''' : Je demande à Maïva de répondre si elle se réveille !
'''Maëva''' : Non mais je suis là depuis tout à l'heure ! ''[coupure]''. En Formule 1 tout à fait !
'''Gérard''' : Y'en a qui s'amusent à couper les gens ça commence à bien faire !
'''Manu''' : Pourtant, elle a bien répondu, je trouve, c'était clair.
'''Marie''' : C'est bizarre quand Manu arrive ça sent bon et quand Gégé parle...
'''Gérard''' : Bon alors Marie moi je t'emmerde !
'''Manu''' : Oh Gérard un peu de délicatesse et de poésie !
'''Gérard''' : Non mais moi je ferai pas jusqu'à 6h. Parce que là, c'est le vrai bordel, donc ça sert à rien de continuer.
'''Phildar''' : À la place d'Adeline on a Billy !
''[Flottement : Gérard n'entend pas et n'est pas entendu, Billy et les auditeurs réagissent avec légèreté sur le prénom de Billy, Billy boy, Nagano, etc. Quand Gérard interroge Gabriel, c'est le silence. Il menace d'arrêter encore, Max entre dans le studio]''.
'''Gérard''' : Non moi je continue pas là ! Max tu reprends !
'''Max''' : Qu'est-ce qu'il y a ? Stop, faut tout arrêter !
'''Gérard''' : Non tu reprends, moi je continue pas, c'est pas la peine.
'''Max''' : Qu'est-ce qu'il se passe ? J'entends pas, j'ai pas le casque.
''[Les coupures continuent, les invectives envers Olivier puis Manu s'enchaînent, Gérard répète qu'il arrête]''.
'''Manu''' : S'il vous plaît ! Répondez au moins à une question un par un dans le calme. Parce que là, franchement...
'''Marie''' : Putain les mecs vous vous calmez là ou quoi ?
''[Max sort du studio, à la recherche d'Olivier]''.
'''Gérard''' : Gabriel tu réponds s'il te plaît.
'''Gabriel''' : Tu peux répéter la question ?
''[Gérard soupire de frustration]''.
'''Manu''' : On reprend du départ, tu reposes la question et voilà.
'''Gérard''' : : Les fantasmes sont-ils autorisés en Formule 1 ?
'''Gabriel''' : Je pense que non parce que dans une Formule 1 tu peux mettre qu'une seule personne ! Je vois mal comment tu peux zob à deux dans une Formule 1 vu qu'il n'y a qu'une place.
'''Billy''' : Moi je pense qu'en Formule 1 ça va être dur quand même parce qu'à un tout seul à 350 km/h, ça doit être vachement dur de fantasmer. Le mec qui fantasme, il prend le mur, direct.
'''Marie''' : Écoute moi je crois que ça dépend quand même du pays où tu te trouves, parce que ça dépend de l'atmosphère, etc... Ça dépend de l'ambiance du pays, ensuite t'as le modèle de la bagnole...
'''Billy''' : Il y a des courses qui sont plus dangereuses que d'autres.
'''Marie''' : ...Et Gégé je voulais te dire un truc : c'est que Michael Schumacher moi ça me fait vraiment fantasmer !
'''Mathieu''' : Moi je pense que ça va être dur parce qu'il n'y a pas de coffre sur une Formule 1 pour ranger les fantasmes !
'''Jim''' : Moi je pense que c'est assez dangereux à 350 km/h ! Déjà, on peut pas faire deux choses à la fois...
'''Gérard''' : Attends Jim attends 5 minutes ! Il y a une question minitel.
'''Manu''' : C'est pas une question, c'est une remarque, je sais pas si ça va te faire plaisir, mais on nous dit : "oui c'est possible mais uniquement en Mercedes". J'ai pas rajouté sous le pont de l'Alma mais...
'''Gérard''' : Non mais ça je m'en doutais ! De toute manière les débats de jeudi si on s'amuse comme ça, c'est même pas la peine de faire un débat sur Automoto !
'''Phildar''' : Moto crampons ou moto revues...
'''Gérard''' : Non mais je vais trouver autre chose. Donc Jim.
'''Jim''' : Oui donc je te disais que c'était dangereux de faire deux choses à la fois : tu ne peux pas conduire et avoir un orgasme surtout à 350 km/h ! L'erreur n'est pas possible.
'''Gérard''' : Oui d'accord vous voulez parler de l'histoire d'Ayrton Senna, c'est ça ? Oui non mais lui ce n'est pas à 350 qu'il s'est tué ! ''[Olivier apparaît derrière la vitre du studio]''. Hé Olivier je te préviens tu vas arrêter ton bordel ! Ce n'est pas parce que tu ne fais plus partie de l'équipe que tu vas foutre ta merde ! ''[Olivier proteste de la tête]''. Je vais te dire une chose... tout le monde m'entendait pas, à un moment donné, c'est qui t'amuses à faire le con ! ''[Olivier rentre dans le studio]'' Non non c'est bon Olivier !
'''Olivier''' : Tu as dit que je ne faisais plus partie de l'équipe...
'''Gérard''' : ben tu n'as pas à foutre ta merde maintenant d'accord ? Alors préférez-vous les fantasmes avant ou après la coupe du monde de Nagano ? Maëva. ''[silence]''. Voilà, on a encore plus personne.
'''Manu''' : Olivier qu'est-ce que tu fous ? Remets-les !
'''Max''', ''[de loin]'' : Regarde, c'est toi là !
'''Manu''' : Oh merde pardon... c'est moi là !
'''Gérard''' : T'as envie de faire partie de l'équipe ?
'''Manu''' : Ouai, mais là c'est une erreur de ma part, je suis désolé.
'''Gérard''' : De toute manière c'est fini ! Après moi je laisse la place à Max ! Non non, je fais pas de libre antenne jusqu'à 6h. ''[protestations des auditeurs]''
'''Mathieu''', ''[ironique]'' : Si c'est fini, Fun s'arrête.
'''Gérard''' : Moi je ne continue pas jusqu'à 6h !
'''Olivier''', ''[de loin]'' : Tant mieux.
'''Jim''' : Allez il y a la soupe à l'oignon après !
'''Gérard''' : Ouai ben la soupe à l'oignon, moi j'ai envie de dormir, désolé.
'''Billy''' : Tu dormiras plus tard, ça va, tu fous rien de ta journée Gérard.
'''Maëva''' : Moi je pense qu'après les médailles c'est mieux !
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''Jim''' : Tu te sens plus libre. T'as l'esprit complètement dégagé, tu penses plus qu'à ça quoi. Avant il y a quand même l'esprit olympique tu vois c'est plus pareil. Ouais c'est plus sympa quand t'as la médaille et que tu baises après quoi !
'''Mathieu''' : Si tu veux... la coupe du monde là c'est l'orgasme entier quoi ! Au début tu fantasmes, pendant que tu le fais, t'atives et puis après ben... t'es arrivé au bout quoi.
'''Jim''' : En fait la médaille c'est l'éjaculation quoi !
'''Marie''' : Écoute moi je pense après quand même parce que t'es plus relax quoi.
'''Billy''' : Ouais ! Je pense que la coupe du monde de ping-pong à Nagano c'est hyper intéressant pour avoir des orgasmes.
'''Mathieu''' : Quand il y a du brouillard ou de la neige c'est pas évident quand même !
'''Gabriel''' : Ouais mon chou ! À Nagano, tu te trompes parce que le sponsor c'était pas Fantasme, c'était Coca ! Vous faites erreur !
'''Manu''', ''[à voix basse mais micro ouvert]'' : Pas de marque !
'''Gérard''' : Gabriel ?
'''Gérard''' : Oui chéri !
'''Gérard''' : Je suis pas ton chéri d'accord ! T'es prié de pas citer une marque !
''[Pendant ce temps, Phildar chuchotte, micro ouvert]''.
'''Phildar''' :Manu ? Qu'est-ce qu'il a dit comme marque ?
'''Manu''' : Je crois qu'il a dit Fanta, Coca, tout ça...
'''Phildar''' : Putain on avait dit pas les marques ! ''[les deux hommes montent d'un ton en s'échangeant des reproches sur les marques]''
'''Manu''' : Arrêtez de dire Fanta, Coca tout ça c'est lourd ! Faut pas les dire à l'antenne, Fanta et Coca.
''[les deux recommencent, Gérard jette violemment une barre chocolatée sur Manu qui crie de douleur]''.
'''Gérard''', ''[goguenard]'' : L'autre, il vient de se recevoir un...
'''Manu''' : Kinder Bueno sans citer la marque, dans les...
'''Gérard''' : roupettes ! ''[Phildar et Manu reprennent leurs invectives mutuelles sur les marques, à voix basse]''. Bon allez allez ! Je vais laisser la place à Max !
'''Phildar''' : Fais une conclusion Gérard quand même !
'''Gérard''' : On va faire une conclusion. Donc Gabriel, pour toi, qu'est-ce que t'as pensé du mini-débat qu'on devait faire et que je ne devais pas faire ce matin ?
'''Gabirel''' : Franchement le lundi ça ne te va pas du tout ! C'est beaucoup mieux le jeudi.
'''Gérard''' : Bah ouais mais le jeudi c'est normal mais là comme c'est les vacances, Max a voulu insister...
'''Max''' : Je disais que c'est normal que c'est moins bon que le jeudi parce que comme il n'a eu que 4 jours pour décompresser... Faut lui laisser le temps, le temps que les neurones se mettent en action.
'''Phildar''' : Il ne sera jamais prêt pour jeudi alors !
'''Max''' : Ben du coup on l'a mis sur surrégime là. Demain il a une journée hyper chargée ! Je sais pas si tu peux nous en parler, demain c'est quoi ton programme ?
'''Gérard''' : Demain c'est de sauter Sandy ! ''[éclat de rire]''.
'''Manu''' : En parlant de ça, Gérard une dernière question sur minitel : "est-ce vrai que Sandy crache des balles de ping-pong avec son vagin ?"
'''Phildar''' : C'est des boules de bowling qu'elle crache !
'''Gérard''', ''(hilare]'' : Toi Phildar fais gaffe parce qu'il va t'arriver une tuile ! Billy ?
'''Billy''' : Moi je suis arrivé un peu tard sur le débat, en attendant, j'attends toujours de savoir ton grand fantasme Gérard !
'''Gérard''' : Ça vous le saurez jeudi !
'''Phildar''' : Allez une exclu là Gérard ! Non mais maintenant c'est un débat sur les fantasmes !
'''Jim''' : On s'en fout du débat de Sandy, mais dis-nous au moins el tien quoi.
'''Gérard''' : Je fais ce que je veux c'est jeudi que je dirai mes fantasmes !
'''Marie''' : Mais sérieusement ta journée tu la passes qu'au lit ou quoi ?
'''Jim''' : Pratiquement ! Quand il se réveille, il va à Fun.
'''Marie''' : Genre le matin, l'aprem et le soir ? T'as aucune autre activité ?
'''Mathieu''' : T'arrives à avoir combien d'orgasmes par jour Gérard ?
'''Gérard''' : Cinq !
'''Marie ''' : Oh là là j'ai du mal à croire quand même !
'''Gérard''' : Bon tu fais la conclusion Marie s'il te plaît !
'''Marie''' : Ta journée tu la passes à l'activité sexuelle quoi y'a rien d'autre ! Tu lis pas, tu regardes pas la télé, tu cherches pas du boulot ? Rien.
'''Jim''' : il en a du boulot, il fait les débats !
'''Gérard''' : Bon ça y est mais Mathieu pour toi la conclusion du petit débat ?
'''Mathieu''' : Bah c'était bien sympa on a appris beaucoup de choses ! Y'a pas de frontières pour les fantasmes. Les fantasmes, c'est pareil que l'orgasme.
'''Jim''' : Bah moi je trouve que tu t'es vraiment décarcassé au niveau des questions ! Franchement beaucoup plus pertinentes qu'avant ! Tu deviens vraiment meilleur à la radio qu'avant quoi. Ya vraiment un changement quo. Je sais pas si tu l'as trouvé aussi ? Tu t'écoutes de temps en temps ? Tu devrais t'enregistrer parce que franchement, ça en vaut le détour.
'''Gérard''' : Bah non parce que je peux pas avoir de cassette !
'''Maëva''' : Les questions étaient originales et recherchées c'était sympa !
'''Max''' : J'espère que au niveau des questions... Dommage qu'il y a eu des problèmes techniques... J'espère que jeudi ça se passera pas comme ça parce que les débats de la semaine dernière s'étaient plutôt bien passés. Gérard, petite conclusion quand même de ce débat, qu'est-ce que tu as à rajouter ?
'''Gérard''' : Bah rien de spécial à part qu'on a eu des petits problèmes !
'''Max''' : En tout cas on a été ravis de t'accueillir dans cette radio-libre spéciale vacances ! 4h20 c'est pas encore terminé !
''[Musique]''
== Le débat sur les autos-motos ==
== Le débat sur les autos-motos ==
=== Contexte ===
Nous voilà revenus à la norme : les débats du jeudi soir, 26 février 1998. Fidèle à la coutume, Gérard arrive avant l'émission, vers 23H, et il débrief sa semaine privée avec Max et participe à sa libre antenne, dans une relation frontale avec les auditeurs. Cette fois, s'ajoute au jeu l'intervention, via des auditeurs qui imitent les voix sur le répondeur de Gérard, d'habituels de la libre antenne de Max. Ce soir-là, c'est Stéphane, dit l'alcoolo, qui est concerné. Il démentira toutefois toute implication avec une lucidité et une sincérité très inhabituelles chez lui. On retrouve, dans la libre-antenne, l'habituel Goldo et ses statistiques, les dénonciations, le courrier imaginaire, les sondages loufoques, les soirées fictives, etc. Gérard veut déchirer son courrier qu'il déteste toujours, menaçant de changer de nouveau d'équipe (ce qui est fictif car peu d'alternatives sont possibles). Ce qui est sûr, c'est que ce courrier le rend aigri et en colère, d'autant que certaines lettres insultent Sandy. Est-ce la seule raison ? On peut en douter a posteriori, parce que les semaines suivantes vont se dégrader rapidement, comme si les démons de Gérard resurgissaient. Toujours est-il que du coup, le format des débats est un savant mélange entre l'ordre apparent de la semaine d'avant et les dérapages de l'animateur en furie.
Sans ce débat pourtant, on voit se profiler un fonctionnement qui va faire tout le succès de l'émission, malgré de nombreuses variantes : Manu ou Phildar qui régulent les audituers, mais aussi Gérard. Phildar se positionne comme un vrai relai de l'autorité de Max, même s'il laisse Gérard développer son illusion de commandement. Il sera un des éléments stabilisateurs de l'émission pendant toute la période, malgré les apparents conflits permanents avec Gérard. Pour la première fois, Max est absent ce soir-là et laisse l'équipe gérer la situation.
Sur le fond, ce premier débat porte sur un des thèmes chers à Gérard, encore qu'il n'y comprend pas grand chose : le sport automobile. Nouveau thème dans la série des sports. Mais celui-ci, Gérard prétend le connaître, et il pourra donc en parler, au fil des défis et pièges tendus par l'équipe et les auditeurs. Ce déroulé posera les bases de futures émissions car Gérard, sur n'importe quel sujet, a quelque chose à dire, même si c'est limité. Reego dira, bien plus tard, que son objectif avec Gérard, c'était d'abord de le faire parler, parce que ce qu'il avait à dire était en soi surréaliste. C'est en effet quand Gérard discute et dialogue, sans vriller dans les attaques et scènes parasites, que les débats seront les plus piquants et surréalistes. Et pour l'aider dans cette tendance, l'équipe se mobilise, comme Phildar le fait dès ce soir-là en rédigeant une bonne part des questions. Là encore, cette mécanique où l'équipe rédige et l'accepte, les auditeurs le savent mais jouent le jeu et gérard s'appuie sur cette base pour jouer son potentiel surréaliste, apparaît particulièrement dans ce débat. Ce sera moins visible ensuite, parce que la méthode deviendra tacite.
On retiendra aussi, pour les nostagliques, qu'à cette époque, fumer en intérieur, même dans un studio de radio, était parfaitement admis et que les gobelets de boissons étaient tn plastique. Les préoccupations environnementales et de santé étaient beaucoup moins prégnantes qu'elles ne le seront trente ans plus tard.
Enfin, avec évidence, nous pouvons remarquer la lucidité de Gérard, beaucoup moins naïf et innocent que cela est parfois dit. Sans le dire avec certitude, on comprend parfaitement qu'il a saisi le jeu de Rita et qu'il la reconnaît derrière ses noms de personnage. À dire vrai, il semble probable qu'avec le temps, il reconnaisse souvent les gens, mais ne s'en émeut plus, montrant qu'il a compris les rouages de l'émission et n'en est pas juste le pantin qu'on présente souvent.
=== Les personnages ===
* Manu, Phildar
* Yasmine
* Christophe : Steve
* Rita : Billy Jean (BJ)
* Tony Mrestin : Marceau
* Carole : Yola
* Benji (présent aussi au dernier débat)
* Casimir
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Bonsoir à tous, donc voilà, vous pouvez toujours nous contacter au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et toujours le 3615 Code Fun Radio rubrique direct. Et on va accueillir Benji. ''[silence]''. Allo ? Allo ?
'''Phildar''' : Attends, il est peut-être parti mettre la cassette.
'''Gérard''' : Oh non, attends, on commence pas des débats avec les mecs qui se cassent quand on leur demande.
'''Phildar''' : Mais non, mais il m'a dit deux minutes, je vais mettre la cassette, donc c'est bon, t'attaques le deuxième.
'''Manu''' : C'est bon, t'énerves pas tout de suite, Gérard.
'''Gérard''' : DOnc yasmine.
'''Yasmine''' : Salut la France, salut Paris.
'''Gérard''' : Salut. Steve ?
'''Steve''' : Salut Gérard, je te souhaite un bon débat, Gérard.
'''Gérard''' : Merci. Billy.
'''PHildar''' : Billy Jean.
'''Gérard''' : Bonsoir. Marceau et Yola.
'''Yola''' : Bonsoir mon chéri, bonsoir tout le monde.
'''Gérard''' : Non, je suis pas ton chéri, d'accord ?
'''Yola''' : Oulala, t'es nerveux là.
'''Gérard''' : Tu commences pas, non, non, mais tu commences pas, d'accord ?
'''Manu''' : Il est énervé ce soir, je vous préviens.
'''Gérard''' : Et bon, Benji, il est pas là ?
'''Benji''' : Si, il est là.
'''Gérard''' : Ah, quand même. Bonsoir. Donc, alors, premier débat, c'est sur le automoto. ''[cris enthousiastes du studio]''.
'''Steve''' : Et après, il y a téléfoot ?<ref name="hist25"></ref>
'''Gérard''' : Non, mais vous allez pas commencer comme ça, parce que sinon ça va très mal se terminer, d'accord ?
'''Yola''' : Gérard, je voudrais juste te dire un truc, c'est que tu es très désagréable ce soir et nous on t'a pas rien fait, s'il te plaît, alors du calme.
'''Gérard''' : Ouais, ben vous, vous allez vous calmer parce que je veux un débat comme la semaine...
'''Yola''' : Mais nous on est calmes, c'est toi qui est énervé, Gérard.
'''Gérard''' : Moi, je veux un débat comme la semaine dernière.
'''BJ''' : Sois pas aigri, s'il te plaît.
'''Manu''', ''[sérieux]'' : Gérard, écoute-moi 30 secondes. Si tu commences en gueulant et en étant aigri, c'est sûr que les auditeurs, ils vont pas être sympas avec toi, ils t'ont rien fait pour l'instant. Donc, sois cool avec eux.
'''Marceau''' : Évidemment, Manu, évidemment.
'''BJ''' : On est cool !
'''Gérard''' : Donc, alors, regardez-vous à la télé la Formule 1, la première question sur le premier débat automoto. Donc, je vous écoute.
'''Steve''' : Ouais, ben écoute, à la télé, ouais, de temps en temps, juste la fin, parce qu'après, il y a la téléfoot, en fait, mais sinon, je préfère me déplacer carrément, tu vois, dans des...
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, c'est Steve, là, qui répond ? La Formule 1, chez moi, commence pas avant téléfoot, ça dépend des grands prix, d'accord ?
'''Steve''' : Ce que je veux dire, c'est que je préfère me déplacer, en fait, dans des lieux où il y a carrément des courses automobiles, tu vois, où t'es carrément présent, quoi, pour voir les explosions et les voitures et tout.
'''Gérard''' : Non, mais je te demande, est-ce que tu le suis à la télé, c'est tout ?
'''Steve''' : Ouais, ouais, bah, je te dis, ouais, juste avant téléfoot, ouais.
'''Gérard''' : Mais c'est pas avant, c'est pas...
'''Benji''' : Ça dépend de l'heure.
'''Gérard''' : Ouais, ça dépend de l'heure, déjà, pour commencer. Bon, Benji ?
'''Benji''' : Bah, non, moi, c'est chiant, ça tourne, ça tourne, ça n'arrête plus, hein, moi, je regarde pas ça, moi, des fois, éventuellement, je regarde la fin pour voir qui c'est qui gagne, mais sinon, je m'en fous totalement, hein.
'''Yasmine''' : Ouais, moi, je regarde pas, je trouve que c'est tout naze, y a rien à voir de voir des voitures qui tournent, y a aucun sens.
'''Gérard''' : Non, mais pourquoi ?
'''Yasmine''' : Parce que ça n'a aucun sens, ça n'a rien à voir, y a des voitures qui tournent autour d'un petit passage, comme ça, y a rien à voir.
'''Marceau''' : C'est toujours la même chose, et en plus, c'est pas marrant, ils tournent tous dans le même sens.
'''Yola''' : Non, mais c'est excitant quand ils se doublent, ouais, c'est vachement excitant quand ils se doublent, tu vois, quand ils...
'''Benji''' : Ils se rendent dedans.
'''BJ''' : Euh, ouais, moi, je regarde la Formule 1, c'est seulement pour voir les beaux garçons, quoi, Michael Schumacher, c'est fantastique, quoi.
'''Gérard''' : Attends, attends, euh, donc, euh, ça, c'est pas, c'est pas le thème de la question, de toute manière.
'''BJ''' : Non, mais oui, mais je regarde, moi, je regarde uniquement la Formule 1 à la télé, pour ça, quoi, c'est pour mater, euh, Mika Häkkinen, Schumacher, et tout, quoi.
'''Yasmine''' : Voilà, c'est des beaux gosses, c'est agréable à voir.
'''Phildar''' : Comment vous faites, comment vous faites pour voir des beaux gosses, alors qu'ils sont tous avec des casques ?
'''Yasmine''' : Non, mais quand ils gagnent, à la fin.
'''Phildar''' : Gérard, qu'est-ce que t'en penses, toi ?
'''Gérard''' : Non, mais même, euh, Phildar, il a raison sur, sur ce qu'il dit, comment vous pouvez le voir... euh, d'accord, à la fin, mais, euh, encore, euh, c'est pas évident, hein.
'''BJ''' : Mais Gérard, on voit ses yeux, j'ai... Non, on voit que ses yeux, quand ils sont en train de tourner...
'''Marceau''' : Surtout qu'il gagne un million par course, aussi, il faut le dire.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, ouais, ça, ça, non, non, attends, attends, qui c'est, qui, qui c'est qui vient de poser cette... Ouais, mais Marceau, je vais te dire une chose, là, euh, comment tu peux savoir qu'ils gagnent un million par, euh, par course ?
'''Marceau''' : Parce que j'ai fait ça en amateur.
'''Gérard''' : Ah, ouais, c'est ça, ouais, c'est ça, c'est ça, ouais, ouais, ouais, ouais. Non, mais, on verra. Euh, donc, toi, Marceau ?
'''Marceau''' : Ouais, moi, j'aime pas trop voir, les... les courses de, de Formule 1 à la télé, je trouve ça chiant. Je m'endors toujours avant la fin.
'''Gérard''' : Hé, Marceau ? Euh, je crois que t'as, t'as un téléphone pourri.
'''BJ''' : T'as quelqu'un derrière toi.
'''Marceau''' : C'est pas possible, parce que j'appelle toutes les semaines et c'est toujours le même.
'''Gérard''' : Ah, ouais, bah, je m'en doutais. Euh, Yola ?
'''Yola''' : Oui, alors, moi, j'aime bien regarder, c'est, euh, comme, euh, Billy Jean, parce que, euh, en fait, les mecs, ils sont vachement excitants quand on les voit en train de faire le tour de la piste et tout, et surtout, j'adore quand ils se rentrent dedans. Moi, ça m'excite quand ils se rentrent dedans.
'''Gérard''' : Non, mais, non, mais, euh, euh, euh, attendez, moi, je vais, je vais répondre. Là, moi, je suis pas d'accord avec toi, Yola.
'''Yola''' : Écoute, quand tu dis que tu les vois se doubler, c'est vachement excitant, ils se frôlent et tout.
'''Gérard''' : Oui, oui, mais d'accord, mais moi, je suis pas, je suis pas tout à fait d'accord avec toi, parce que dans ces cas-là, si, si, si t'aimes bien regarder un Grand Prix de Formule 1 à la télé, pour les voir se rentrer dedans, c'est, c'est pas du tout, euh... que ça soit sur du goudron ou autre, euh, je m'en fous.
'''Yola''' : C'est sur de l'herbe, Gérard, hein.
'''Gérard''' : Ouais, mais moi, je trouve pas ça drôle de, de regarder un Grand Prix pour les voir se rentrer dedans, moi, c'est plus, c'est plus de, euh, pour moi, c'est pas un sport.
'''Yola''' : Ouais, mais quand ils tournent, à force, ma tête, elle tourne après.
'''Gérard''' : Ouais, mais ça, c'est sûr, euh, faut aimer, euh... Faut aimer, parce, euh, faut, faut aimer la, la Formule 1, déjà, euh, pour commencer, euh, faut, faut pouvoir, euh, regarder du début jusqu'à, jusqu'à la fin.
'''Marceau''' : Non, mais, Gérard, excuse-moi, mais qu'est-ce que tu trouves d'excitant à regarder ça, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Ouais, mais moi, moi, moi, j'adore la Formule 1, je suis désolé, je suis un passionné de Formule 1. Euh, je peux vous dire une chose, que je resterais des heures devant, devant mon poste, hein.
'''Yasmine''' : Pourquoi ? Mais qu'est-ce qui t'excites ? Qu'est-ce qui t'intéresse ? Non, mais c'est, c'est les tours, tu comptes les tours, c'est ça ?
'''Gérard''' : Non, non, ce qui m'intéresse, c'est de, déjà, en premier, c'est le départ, parce que le départ, c'est le plus, le primordial, c'est de savoir lequel qui va partir le premier.
'''Benji''' : Voilà, si t'as raté le départ, t'as tout raté.
'''Gérard''' : Oui, non, mais, euh, ça dépend, ça dépend, parce que celui qui part le premier, je suis désolé pour, euh...
'''Yola''' : Il peut faire doubler, hein.
'''Gérard''' : Non, non, mais moi, s'il prend un faux départ, pour moi, il passera, il gagnera pas.
'''Marceau''' : Et pourquoi il prend pas un vrai départ ?
'''BJ''' : Euh, ouais, c'est Billy. Je voulais te dire un truc, moi, je vais te le dire, parce que je crois qu'en fait, ils n'ont rien compris à la Formule 1. Il faut dire qu'en fait, la Formule 1, ben, c'est excitant, en fait. Il y a du suspense à mort, tu sais pas qui c'est, tu sais pas qu'est-ce qui va se passer, les accidents.
'''Yasmine''' : Quand il faut qu'il change les roues, tu vois.
'''Gérard''' : Je suis d'accord avec ce que tu dis, là, Billy, Billy Jean. Mais moi, je peux te dire que tout, tout peut jouer sur le ravitaillement et le changement de pneus, ça, c'est vrai.
'''Benji''' : Et voilà, Gérard, conseil technique.
'''Gérard''' : Ça, ça, oui, mais moi, je suis d'accord avec toi, parce que moi, je suis un passionné de Formule 1. L'année dernière, j'ai regardé tous les Grands Prix, et fais-moi confiance que le dernier Grand Prix s'est joué à quoi... À un point.
'''Benji''' : Ouais, même pas, ils étaient tous sur le même centième, hein, si je me rappelle.
'''Gérard''' : Non, non, c'est, non, non, entre Mickaël Schumacher et... ''[tout le monde cite des pilotes de l'époque (Olivier Panis, Coulthard, Ayrton Senna, etc]''.
'''Gérard''' : Non, non, non, pas Ayrton Senna, merci.
'''Gérard''' : Euh, Schumacher et Villeneuve. ''[agacé]''. Villeneuve et Schumacher. Ouais, arrêtez de dire des bêtises, là, s'il vous plaît.
'''Yola''' : Est-ce que tu aimes bien, comment il s'appelle, Pénis, c'est ça ?
'''Gérard''' : Olivier Panis. Ben, c'est un pilote français, lui, il a gagné...
'''Phildar''' : Non, il est canadien. Il est québécois.
''[Dans la cacophonie, tout le monde confirme avec enthousiqsme]''.
'''Marceau''' : Il fait un débat sur la Formule 1 et il sait même pas les nationalités.
'''Gérard''' : Bon, attends, toi, si t'es pas content, tu vas pas commencer, d'accord ?
'''Manu''' : Il y a une question sur le 3615 Fun Radio, où vous pouvez nous rejoindre. On nous dit que... Est-ce que ça t'excite tellement que tu bandes ?
'''Gérard''' : N'importe quoi.
'''Manu''' : Ben ça peut arriver. Il m'arrive quand j'écoute une zik que vraiment j'aime bien, et ben ça me fait bander.
'''PHildar''' : Par exemple, au départ, est-ce que t'as la trique ?
'''Steve''' : Tu bandes peut-être devant un changement de pneu ou un truc comme ça ?
'''Gérard''' : N'importe quoi. Bon, bon, ça y est, ça y est, ça y est, on a fait le tour de la question.
'''BJ''' : Non, mais attends, Gégé, je voulais te dire un truc, c'est Billy. Je voulais te dire, parce qu'en fait, il a raison, parce que moi, quand j'entends le... Tu vois, le... Comment on appelle ça ? Les vibrations du moteur et tout ça, moi, ça m'excite, hein.
'''Gérard''' : N'importe quoi.
'''Yola''' :Mais si, Gérard, c'est comme le vibro, on pose le vibro, tu vois ?
'''Benji''' : Ouais, mais si tu te mets une voiture de Formule 1 là où je pense, ça la fout mal, quoi. Ouais, je voulais te poser une question, là, Gérard, c'est Benjamin. Est-ce que tu m'autorises à faire un paradoxe avec la Formule 1 et le tennis ? C'est un peu toujours la même chose, regarde. Ils s'envoient la balle d'un côté, l'autre, il la renvoie, puis il se renvoie la balle de l'autre côté, c'est comme la Formule 1, c'est toujours la même chose.
'''Gérard''' : Eh ben, Benjamin, c'est bon. Non, mais moi, je te dis, ça ne m'intéresse pas du tout, tu vois.
'''Phildar''' : Gérard, je voudrais te poser une question, parce que lors de la dernière course, de la saison dernière, moi, j'ai encore entendu dire qu'il y avait un des coureurs qui avait perdu les clefs de sa Formule 1.
'''Gérard''' : Non, ils n'ont pas de clefs sur une Formule 1, je suis désolé.
'''Phildar''' : Comment ça démarre, alors ?
'''Yola''' : Si, ils en ont une, Gérard.
'''Phildar''' : Laissez Gérard qui va répondre.
'''Gérard''', ''[vendicatif]'' : Je connais mieux que vous, et je peux vous dire qu'il n'y a pas de clefs comme sur une voiture. Non, non, ça ne se démarre pas avec une clef de contact.
'''Yola''' : Gérard, je te pose une question, c'est Yola. Est-ce que c'est aussi, enfin, ça coûte combien ? Parce que moi, je n'ai jamais été dans l'hôtel Formule 1. Ça coûte combien, la nuit ?
'''Marceau''' : Moi, je te le paye, si tu veux.
'''Gérard''' : Non, mais c'est bien, parce que la pub. Là, vous êtes en train de faire de la pub, et on n'est pas là pour...
'''Manu''' : Non, mais Gérard, excuse-moi. Gérard, on pourrait se poser, est-ce qu'ils ont le droit, justement, à l'hôtel, de prendre le nom Formule 1 ? Parce que d'où ça vient ? Pourquoi ça s'appelle Formule 1 ? C'est du plagiat, ils ont pas le droit, normalement.
'''Gérard''' : Non, mais je ne sais pas d'où ça vient, et donc, automatiquement, pourquoi ils ont pris ces trucs-là, je n'en sais rien, tu vois.
'''Marceau''' : Parce que c'est automatique, aussi, c'est des boîtes automatiques.
'''Gérard''' : Bon, ben, c'est bon, toi, tu vas commencé à te calmer, toi.
'''Steve''' : Steve, j'ai une question. Steve. Ouais, tu parlais de publicité, ça ne te gêne pas, toute la pub qu'il y a à la télévision par rapport aux Formule 1, quand tu vois une course, c'est une pub.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais ça...
'''Steve''' : Ah, tu fais moins le malin, là !
'''Gérard''' : Non, non, mais même, de toute manière, je n'aime pas... Je peux te le dire tout de suite, là-dessus, je suis d'accord avec toi. Moi, ce que j'ai horreur, c'est vrai, c'est ça, quand tu es bien passionné dans les tours,
et que d'un seul coup, tu es forcé, tu es coupé par une pub, ça, je déteste. Donc, voilà.
'''Marceau''' : Ce qu'il faut dire, Gérard, c'est que tu regardes la Formule 1 pour jouer aux jeux top position, pour acheter des meubles pour chez toi.
'''Gérard''' : Bon, alors, Marceau, tu dégages, bonne nuit.
'''Phildar''' : Non, mais c'était une petite blague comme ça, ça va, Gérard. Non, mais on ne dégage pas comme ça, Gérard.
'''Gérard''' : Marceau, il s'en va. Ou tu le calmes. Tu le calmes tout de suite.
'''Manu''' : Il n'a rien dit de mal.
'''Gérard''' : Il se calme, et tu le calmes, Phildar, s'il te plaît, j'ai dit qu'on faisait des débats comme la semaine dernière.
'''Benji''' : Gérard, Gérard, j'ai une question. Gérard, c'est Benjamin. Je ne sais pas si tu te souviens d'un slogan, Renault, qui disait « Six palmarès de champions, c'est plus qu'un palmarès, c'est un hold-up ». Qu'est-ce que tu penses de ce slogan ? C'est un vrai slogan, Gérard, c'est véridique. Je te pose une question sérieuse. Qu'est-ce que tu penses de ce slogan ?
'''Gérard''' : Attends, tu l'as vu où ?
'''Benji''' : Ah, mais si, c'est marqué partout, sur les panneaux de métro et tout ça. « Six titres de champions, Renault, c'est plus qu'un palmarès, c'est un hold-up ». C'est tellement malin, ce n'est pas moi qui ai pu l'inventer.
'''Phildar''' : C'est quoi un hold-up, Gérard ?
'''Gérard''' : On ne va pas parler de ça, s'il te plaît, d'accord ? On n'est pas là pour parler de hold-up, on est là pour faire des débats.
'''Phildar''' : Ah c'est le terme de Formule 1 qui signifie, quand tu doubles et que tu n'as pas le droit, c'est ça ?
'''Gérard''' : Non, non, hold-up, c'est autre chose.
'''BJ''' : Je voulais te dire un dernier truc, s'il te plaît. Je voulais te dire, parce qu'en fait, est-ce que tu penses que le départ, le ravitaillement, tout ça, c'est un coupe pour la pub ? Est-ce que tu crois que ça a un rapport, tout ça.
'''Gérard''' : Non, mais attends, dans quel sens ?
'''BJ''' : C'est-à-dire, le ravitaillement, tout ça, il y a la pub qui arrive, il y a...
'''Gérard''' : Attends, alors moi, excuse-moi de te couper la parole. Moi, je peux te dire une chose, que le ravitaillement et le changement de pneus se fait avant la pub. Non, non, on va en terminer là-dessus. Moi, je peux vous dire une chose, que tous les ravitaillements et les changements de pneus se font après...
'''Yola''' : Yola n'est pas d'accord. C'est pendant la course.
'''Gérard''' : Attendez, attendez, il y a Manu qui veut me poser une question.
'''Manu''' : Oui, on nous demande sur le Minitel si, au contrôle technique, toi, tu as déjà fait changer ton pot ?
'''Gérard''' : Je ne vois pas le rapport avec la Formule 1.
'''Manu''' : Tu sais, si, quand ils s'arrêtent au stand.
'''Gérard''' : Non, mais je ne vois pas le rapport avec la Formule 1.
'''Steve''' : Est-ce que ton pot brûle ?
'''Gérard''' : Non, mais, je ne vois pas du tout le rapport. Je préviens tout de suite, entre Steve, Benjamin et Marceau, vous allez vous calmer tous les trois.
'''Yola''' : Il faut rigoler un peu, Gérard.
'''Gérard''' : Oui, mais peut-être, il y a rigoler et rigoler, d'accord ? Moi, je veux faire des débats dans de meilleures conditions qu'on a fait l'année dernière. Donc, je voudrais que, cette année... la semaine dernière, le débat s'est super bien passé...
'''Phildar''' : Non, mais, Gérard, il ne faut pas non plus que ça devienne une obsession. Le débat se passe bien, donc arrête d'en parler et continue.
'''Gérard''' : Donc, alors, participez-vous à des compétitions dans ce sport ?
'''Yola''' : Oui, c'est Yola. Alors, je disais que, moi, je participe, effectivement, à la mécanique. C'est-à-dire que je change les pneus pendant les courses, après les courses et avant les courses.
'''Marceau''' : Et tu peux t'occuper de mon gicleur, il y a un problème.
'''Gérard''' : Eh, je préviens tout de suite que celui qui a...
'''Marceau''' : Non, pardon, pardon, excusez-moi.
'''Yola''' : C'est une blague, Gérard.
'''Gérard''' : Attendez, s'il vous plaît. Il y en a un qui a un téléphone pourri et ça s'entend. Il y en a un qui a avec un portab. Marceau ? Donc, toi ?
'''Marceau''' : Non, je ne m'occupe pas trop de ce sport et je ne fais pas de compétition, non. Désolé.
'''Gérard''' : Non, mais est-ce que tu participes ?
'''Marceau''' : Non, non plus, puisque je ne m'occupe pas de ce sport.
'''Yola''' : Mais est-ce que tu donnes de l'argent à la compétition, là ?
'''BJ''' : Il répond pas à la question, là.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Marceau ? Tu as compris la question ou pas ?
'''Marceau''' : Bien sûr, bien sûr.
'''Gérard''' : Participez-vous à des compétitions ? On ne te demande pas si tu aimes ou pas.
'''Marceau''' : Non, je ne participe pas à des compétitions, ça ne m'intéresse pas. Ça ne m'intéresse pas, tu ne comprends pas ?
'''Phildar''' : Est-ce que tu as quelqu'un de ta famille, alors ?
''[Marceau répète que ça ne l'intéresse pas, de manière appuyée, et les filles éclatent de rire]''.
'''Gérard''' : Oh, vous vous calmez, là. C'est pas parce que Max n'est pas là que tu vas foutre ton bordel, toi.
'''Phildar''' : Pas de problème, Gérard, c'est toi le chef.
'''BJ''' : Oui. Oui, en fait, oui, je participe en tant qu'hôtesse. Donc, ça me permet de mater tous les beaux mecs, quoi.
'''Gérard''' : Oui, c'est ça. Non, mais attends.
'''BJ''' : J'ai fait hôtesse au circuit... J'ai fait hôtesse au circuit de Manicourt.
'''Gérard''', ''[sceptique]'' : Tu crois que je vais te croire ?
'''Manu''' : Gérard, pourquoi tu ne crois personne, jamais ?
'''Gérard''' : C'est bon, je vais voir après.
'''BJ''' : Je t'enverrai des photos, Gégé.
'''Benji''' : Tu leur donnais à boire au pilote ?
'''Yola''' : Et tu disais quoi au micro ?
'''Gérard''' : Attends, alors, vas-y, attends. Donc, tu lui donnais à boire comment au pilote ?
'''BJ''' : Par le casque.
'''Benji''' : Il passe, il tend la main et puis il l'attrape.
'''Gérard''' : Par le casque, alors comment ? Attendez, attendez, attendez. Donc, par le casque, comment ils peuvent boire ?
'''BJ''' : Avec une paille.
'''Gérard''' : Alors, tu as tout faux. Alors, je vais te dire une chose, tu vois. Déjà, là, c'est du baratin, ce que tu es en train de me dire, celle de Nice. Pour l'instant, c'est du baratin. T'es une menteuse. Parce que déjà une, ils ne boivent pas avec des pailles. Et ils sont reliés, ils ont quelque chose sur eux, relié avec un petit tuyau. Donc, dans ce cas-là.
'''Phildar''' : Non, ça, c'est la sonde. C'est la sonde pour pisser, ça.
'''BJ''' : On le place avant, Gégé. On le place dans la mécanique.
'''Gérard''' : Oui, non, non, mais c'est bon. Tu vois, je viens de te coincer. T'es une menteuse. ''[Phildar ironise en imitant les enfants d'une cour d'école se mentant entre eux, BJ rit en promettant une photo, les autres surenhérissent]''. Steve. Steve, à toi.
'''Steve''' : Bah, écoute, moi, je... Je dirais que je participe d'une façon purement symbolique. C'est-à-dire que je recense un peu, tu vois, j'ai des statistiques et puis je note un peu tout, quoi. C'est-à-dire que, bah, par exemple, je vais te poser une question. Qui a fini troisième du championnat du monde 97 ?''[silence]'' Ah, tu fais moins le malin.
'''Benji''' : C'est Metz, c'est Metz.
'''Gérard''' : Eh, on parle pas de foot, d'accord.
'''Steve''' : C'est l'Olympique de Marseille.
'''Manu''' : Gérard, si t'es un vrai fan de Formule 1, tu dois répondre.
'''Gérard''' : Non, mais attends, il parle de foot. Moi, je parle pas de foot.
'''Manu''' : Il parlait pas de foot, déjà.
'''Gérard''' : Déjà de une, le premier, ça a été Schumacher.
'''Steve''' : Non, Villeneuve.
'''Gérard''' : Schumacher, il a été déclassé.
'''Steve''' : Villeneuve 81 points, Schumacher 78 points...
'''Gérard''' : Non, Schumacher, Schumacher, il a été déclassé.
'''Marceau''' : Schumacher, c'est un gardien de but.
'''Gérard''' : Et tout à l'heure, tu vas retourné au standard, tu vas être le gardien de but aussi, toi.
'''Steve''' : Tu as raison, c'est marqué avant le déclassement de Schumacher, le 11-11-97. Pour finir, le troisième, c'est Frenzen, et le quatrième, c'est Alain Prost, qui a quand même fait un...
'''Gérard''' : Non, Alain Prost, il est directeur d'écurie.
'''BJ''' : Pourquoi il a été déclassé, moi, je veux dire, pourquoi ?
'''Gérard''' : Non, parce qu'il a voulu jouer, il a voulu faire comme AYrton Senna. Moi, je l'ai toujours dit, c'est un AYrton Senna numéro 2. Il a voulu jouer les fanjo, vis-à-vis de Jacques Villeneuve sur le dernier Grand Prix.
'''Phildar''' : C'est Fanjo ou Ayrton Senna ? Je ne comprends plus.
'''Manu''' : Sur Minitel, Gérard. Il y a une question sur Minitel, Gérard. On nous dit que toi, tu participes à des crash-tests et que depuis, on connaît la suite. Est-ce que c'est vrai ? Non, mais je ne sais pas ce que c'est des crash-tests.
'''Gérard''' : Non, mais j'ai l'impression, les gens sur Minitel, soit que vous réagissez comme il faut sur le débat, ou soit que vous n'appelez plus pour dépenser votre pognon, on va arrêter le Minitel. Parce que là, c'est complètement des conneries.
'''Manu''' : C'est quoi, Gérard, c'est quoi des crash-tests ?
'''Gérard''' : Je n'en sais rien.
'''Manu''' : Alors, si ça se trouve, ce n'est pas des conneries, comment tu peux dire ?
'''Gérard''' : De toute manière, je demande aux gens qui réagissent sur les questions qu'on pose, pas sur des conneries.
'''Manu''' : Oui, mais tu as demandé, est-ce que tu participes à des Grands Prix aux auditeurs. Et lui, il dit que tu participes à des crash-tests. Tu ne sais même pas ce que c'est des crash-tests et tu gueules, je ne comprends pas.
'''Gérard''' : Moi, je demande à ce que les gens, ceux qui ont l'habitude de regarder des Grands Prix de Formule 1 ou autre, réagissent sur Minitel.
'''Benji''' : Non, mais Gérard, c'est quand tu craches le plus loin, les crash-tests. Oui, donc moi, je voulais dire que je ne participe pas aux compétitions parce que ça va beaucoup trop vite. Mais sinon, je peux faire des compétitions de brouettes. Si ça intéresse quelqu'un, j'ai une brouette à vendre. Mais sinon, Formule 1, ça va beaucoup trop vite pour moi, c'est trop dangereux.
'''Yasmine''' : Donc, moi, je me vois mal faire de la Formule 1 au milieu de ma petite ville, là, sur une petite route, en train de m'afficher devant tout le monde avec une petite voiture et de tourner en rond.
'''Gérard''' : Eh pourtant, tu n'es pas loin, toi. Tu n'es quand même pas tellement loin, toi, de... du Grand Prix de Manicours.
'''Yasmine''' : Non, mais même, c'est tout petit. Et je n'aime pas la Formule 1. C'est nul. On tourne en rond. On ne fait que des tours et ça donne mal à la tête.
'''Benji''' : Gérard, je ne peux vraiment pas dire ma blague ?
'''Gérard''' : Non. Eh, j'ai l'impression que... C'est qui qui veut faire la blague ? Benjamin. Alors, Benjamin, tu vas voir Phildar au standard, s'il te plaît.
'''Phildar''' : Et moi, je ne veux pas la voir, la blague, je m'en fous.
'''Gérard''' : Non, mais tu lui dis que les débats, ce ne sont pas des blagues.
'''Phildar''' : Eh bien, il ne la fait pas, c'est tout.
'''Yola''' : Eh, mais Gérard, c'est Yola. Tu as l'habitude de tourner en rond, parce que tu aimes bien la Formule 1.
'''Gérard''' : Moi, je peux regarder un Grand Prix de Formule 1 toute la nuit.
''Marceau''' : Gérard, c'est Marceau, j'ai une question à te poser sur le fait... Enfin, tu m'as dit qu'ils buvaient avec un flacon, c'est une paille, mais ils pissent où ? Dans le même flacon, ou ? C'est pour ça qu'il y a des queues de poissons, ils boivent de la pisse, en fait.
'''Gérard''' : Bon, Marceau, je sens que tu vas pas fini...
'''Marceau''' : Non, mais je te pose la question, Gégé.
'''Benji''' : Il y a un bidon pour boire et un bidon pour pisser.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, s'il vous plaît, on se calme.
'''Yasmine''' : C'est Yasmine, j'ai une question à te poser. Ça ne te donne pas trop mal à la tête de regarder pendant des heures, toute la nuit, un Paris-Dakar, comme ça, une compétition de Formule 1, tu n'as pas envie d'aspirine de temps en temps ?
'''Benji''' : Tu tiens la route, Gérard ?
'''Gérard''' : Moi, je peux te dire une chose, que la Formule 1, moi, j'adore ça. Parce que je suis un passionné de Formule 1, c'est tout. Et cette année, je... C'est Yasmine qui m'a posé la question. Moi, je peux te dire que, même cette année, je vais suivre tous les Grands Prix.
'''Marceau''' : Et Gérard, Gérard, qu'est-ce qu'elle fait, Sandy, pendant que tu te tapes tes queues devant Jean Alesi ?
'''Gérard''' : Bon, alors, c'est qui qui vient me dire ça ? Phildar, s'il te plaît. Non, non, tu me choppes ou Steve ou Marceau.
'''Steve''' : Mais ce n'est pas Steve.
'''Gérard''' : Non, mais attendez. Ce n'est jamais personne qui dit des conneries. Non, non. Là, pour l'instant, vous êtes en train de me faire chier ! Vous n'allez pas commencer comme ça.
'''Benji''' : Gérard, j'ai une question.
'''Gérard''', ''[furieux]'' : Non, on passe à la troisième. Êtes-vous pour le rallye Paris-Dakar au départ de Lyon jusqu'en Israël ? ''[il regarde Phildar, furieux]''. QUestion con hein, mais c'est pas grave...
'''Phildar''' : C'est Max qui l'a écrite, tu lui diras.
'''Benji''' : Oui, donc moi, je pense que non. Pourquoi le déplacer ? Il est très bien de Paris à Dakar. Donc pourquoi le déplacer de Lyon ? Parce que ça fera plus loin. Parce qu'avant, il fallait aller à Paris. Maintenant, il faudra aller jusqu'à Lyon. Pour ceux qui habitent à Lyon, ce sera plus près. Mais pour ceux qui habitaient à Paris, ça leur fera du chemin.
'''Gérard''' : Mais attends, Benjamin. En TGV, tu as deux heures.
'''Benji''' : Oui, mais la voiture, tu la mets où dans le TGV ?
'''Gérard''' : Mais attends. En voiture... En voiture, selon comment tu roules...
'''Benji''' : Avec une Formule 1 sur l'autoroute, pareil.
'''Manu''' : Tu es en voiture, tu le mets où, le TGV, en plus ?
'''Yasmine''' : On n'a pas tous des voitures. Moi, je dis pourquoi pas. Si on peut faire aussi Bordeaux-Bruxelles.
'''Benji''' : Non, mais là, tu vas vers le nord. Ce n'est pas bon de pas aller vers le sud.
'''Yasmine''' : Non, mais on peut faire ce qu'on veut, Paris-Dakar. Pourquoi faire tout le temps la même chose ?
'''Benji''' : Dans ces cas-là, pourquoi le Tour de France, ce ne serait pas le Tour de Suisse aussi ?
'''Yasmine''' : Oui, le Tour d'Espagne, si tu veux.
'''Yola''' : Bon Yola répond. ALlô ?
'''Gérard''' : Oui, Steve.
'''Steve''' : Putain, j'ai changé de voix. Je suis en train de muer, moi. Je te réponds, Gérard. Je suis là, oui. Donc moi, je dirais, oui, Lyon, très bien, parce que déjà, j'habite Lyon. Et en plus, pourquoi pas ? Donc c'est une bonne idée.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Steve. Tu te fous de ma gueule ou tu prends le métro ? Tu fais les deux ?
'''Steve''' : Non, mais explique-moi pourquoi.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Tu dis que tu habites à Lyon ? Et comment que ça se fait que moi, j'ai ta fiche et c'est marqué à Amiens ?
'''Steve''' : Parce que j'arrête pas de voyager et j'ai plusieurs fiches qui sont...
'''Gérard''' : Ah, ouais, ouais, t'as plusieurs fiches, abruti.
'''Steve''' : Ah une insulte pour Goldorak.
'''Gérard''' : Bon, ben, et alors ? J'en ai rien à foutre, Goldorak, c'est...
'''Marceau''' : Deux insultes, foutre, deux.
'''Gérard''' : Oh, hé, oh, si ça vous plaît pas, c'est le même prix, vous allez virer, vous, les mecs.
'''Yola''' : Bon, je peux répondre ?
'''Gérard''' : Bon, Billy Jean.
'''BJ''' : Oui. Écoute, Gégé, moi, je suis tout à fait d'accord. Mais je pense qu'il y aura un tout petit problème. Ce sera à propos du ravitaillement des pneus et de l'essence.
'''Gérard''' : Non, mais je te... Attends, HEY ! Tu te... Tu réponds à la question ou pas ? Non, mais êtes-vous pour le rallye de Paris-Dakar au départ de Lyon jusqu'en Israël... Non, mais attends, on te parle pas des ravitaillements de pneus ou des changements de pneus ! N'importe quoi, toi.
'''BJ''' : Il y aura des problèmes. Parce qu'à propos des pneus, ils seront usés parce que c'est une longue distance. Donc, il y aura un problème de pneus, de pub et de plein de trucs, quoi. ''[silence, Gérard regarde ailleurs]''. Gégé ?
'''Gérard''' : Oui, je t'écoute. ''[il fait des signes à Phildar lui demandant une cigarette]''
'''Phildar''' : Non, mais il s'en fout, Gérard, de ce que tu dis, hein.
''[Phildar lance une cigarette vers Gérard, elle retombe dans son gobelet en plastique contenant du café, provoquant l'hilarité générale, même de Gérard]''.
'''Marceau''' : Qu'est-ce qui se passe, là ? Qu'est-ce qui se passe ?
'''Phildar''' : Ah, mais j'ai fait un truc exceptionnel, là. Je lui lance une clope, et en fait, je lance la clope, elle tombe directement dans son gobelet de café, donc la clope est morte.
'''Manu''' : J'en profite, j'en profite, il y a une question sur Minitel. On nous dit, une Formule 1 suce 150 litres au 100. Et Gérard, c'est combien ?
'''Marceau''' : C'est pareil.
'''Gérard''' : Attends, non, mais attends, je vois... Attendez, attendez, attendez, attendez ! Je suis en train de chercher. Une Formule 1 suce 150 litres au 100 ?
'''Manu''' : Ouais, c'est ce qu'on nous dit sur Minitel, c'est Max Biaggi qui nous dit ça. Et on nous demande, toi, c'est combien ?
'''Phildar''' : Combien tu suces, toi, par jour, par exemple ?
'''Gérard''' : <jr dzid pzd<; Marceau ?
'''Marceau''' : Non, non, mais la question, elle n'est pas sérieuse, et moi, je réponds qu'aux questions sérieuses.
'''Gérard''' : Bon, alors, Marceau, Marceau, Marceau !
'''Mareau''' : J'aime pas trop qu'on déprécie l'image de la Formule 1.
'''Gérard''' : Bon, alors, Marceau, Marceau, Marceau ! Tu m'écoutes ? Eh ben, tu vas aller voir Phildar au standard si tu veux plus répondre aux questions. Soit que tu réponds correctement aux questions, ou soit que tu gerbes.
'''Manu''' : Gérard, mais ne crie pas.
'''Gérard''' : Non, mais alors, dans ce cas-là, tu prends Marceau...
'''Phildar''' : Mais attends, Gérard, quand il te pose une question que t'as pas envie de répondre, tu dis non, j'ai pas envie.
'''Gérard''' : C'est dans ce cas-là, pourquoi il participe au débat ?
'''Marceau''' : Non, mais la question, elle est débile, il faut le dire.
'''Gérard''' : Dans cescas-là, si elles sont débiles, les questions, vous faites une chose, eh ben, vous...
'''Benji''' : Non, j'ai pas dit qu'elles étaient toutes débiles, j'ai dit que celle-là, elle était débile.
'''BJ''' : Non, mais Marceau, réponds quand même.
'''Marceau''' : D'accord, ben, je trouve ça super qu'ils passent par Israël.
'''Gérard''' : Ouais, c'est bon, t'as rien compris. Yola ?
'''Yola''' : Oui, alors, moi, je préfère qu'ils démarrent à Pygalles, qu'ils fassent Barbès, et qu'ils arrivent à Boulogne.
'''Yasmine''' : Non, mais ça sera pas très long.
'''BJ''' : Non, mais t'as rien compris à la question.
'''Yola''' : Non, mais si, parce que Boulogne, ça existe en Israël, hein, vous connaissez pas Israël, désolé.
'''Yasmine''' : Ah, ben oui, on n'est pas israéliens.
'''Yola''' : Non, moi non plus, mais bon, y a la géographie.
'''BJ''' : Je voulais te demander, c'est Billie Jean qui te parle. Où se trouve Israël ? Parce que je sais pas du tout, hein.
'''Steve''' : En Écosse.
'''Gérard''' : Ouais, c'est ça. De toute manière, c'est pas le thème des débats, d'accord ? Je fais pas de débat sur la géographie.
'''Manu''' : Tu vois, tu réponds pas à la question, tu réponds jamais.
'''Gérard''' : Ben, pourquoi ? Parce que je... J'en sais rien.
'''Phildar''' : Voilà, mais dis-le, dis-le quand tu sais pas, c'est pas grave.
'''Gérard''' : C'est tout, mais moi, je dis pas que c'est une question débile, c'est que je ne sais pas, je suis pas comme Marceau qui dit ouais, mais c'est des questions débiles, c'est tout.
'''BJ''' : Israël, c'est en Afrique, c'est où ?
'''Gérard''' : Non, c'est pas en Afrique. Oh, non, mais attends, c'est pas en Afrique. Je ne sais pas, c'est tout.
'''Phildar''' : Gérard, Gérard, tu peux demander à Steve parce que c'est un grand voyageur.
'''Manu''' : Juste un truc, ce que je ne comprends pas, Gérard, c'est que tu dis ouais, c'est pas là, c'est pas là, mais après tu dis que tu sais pas, donc si ça se trouve, c'est quand même là.
'''Gérard''' : Je ne sais pas, c'est tout.
'''Manu''' : Oui, mais il te dit c'est en Afrique.
'''Gérard''' : Non, c'est pas en Afrique.
'''Manu''' : Ben, alors, c'est que tu sais où c'est, si tu dis que c'est pas en Afrique.
'''Yola''' : Bon, ben, t'es vraiment inculte.
'''Gérard''' : Bon, ça commence à bien faire, vos questions, là. Alors, pensez-vous que ce genre de sport est dangereux le matin ? Et là, on va mettre un disque. Vous allez réfléchir et on va mettre la vie, c'est bien, quand on n'a pas de caniche avec des carottes où je pense...
''[Musique]'''
VOilà toujours les débats du jduei. ON récupère Steve, Yasmine, Benji, Billy Jean, Marceau.
'''Marceau''' : Ouais, en chaîne, en chaîne.
'''Gérard''' : Marceau. Marceau, je te préviens, tu vas te calmer, tu vas pas commencer, d'accord ? Ok, parce que si j'enchaîne, tu vas enchaîner, je vais prendre quelqu'un d'autre à ta place, Marceau. Yola, pour finir. Donc, alors, la quatrième. Donc, je pense que vous avez eu le temps d'y réfléchir.
'''Marceau''' : On a fait que ça, on a fait que ça.
'''BJ''' : Tu peux la répéter, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Je vais pas m'amuser à répéter toutes les questions.
'''Benji''' : La quatrième, répète, il ne t'énerve pas, Gérard.
'''Gérard''' : Alors, pensez-vous que ce genre de sport est dangereux le matin ? Voilà.
'''BJ''' : Je réponds ? Donc, Billie Jean. Donc, moi, je pense que c'est dangereux quand même le matin. Parce que, écoute, comment dire, le climat n'est pas approprié. Ton physique n'est pas à point. Donc, t'es pas entraîné, tout ça. Et scientifiquement, le corps ne doit pas travailler le matin, quoi.
'''Marceau''' : Marceau, je peux répondre ? Donc, moi, le matin, comme j'ai la gaule, je conduis sans les mains.
'''Gérard''' : Bon, ben, Marceau, tu vas aller faire un petit stage...
'''Marceau''' : Mais quoi ? Mais c'est vrai !
'''Yola''' : Mais il a le droit de répondre, Gérard. Tu veux qu'il réponde, il répond.
'''Marceau''' : J'ai rien dit de méchant, c'est vrai. T'es jaloux, t'es jaloux, parce que je le conduis avec ma quéquette, c'est ça ?
'''Yola''' : Oui, alors, moi, je préfère que... Enfin, je pense que c'est plus dangereux le soir. Parce qu'étant donné que le soir, on voit rien et les routes ne sont pas éclairées.
'''Benji''' : Ouais, voilà, et puis il n'y a pas de phare sur une Formule 1. C'est mal indiqué, ça. Pour peu qu'il y ait un Grand Prix dans la nuit, une Formule 1, et paf, tout le monde dans le mur.
'''Gérard''' : Non, mais je vous parle du matin, je vous parle pas du soir.
'''Yola''' : Tu nous as dit, est-ce que c'est dangereux le matin. Moi, je te dis que c'est dangereux le soir. C'est plus dangereux le soir que le matin.
'''Marceau''' : Gégé, pourquoi est-ce qu'il n'y a pas de phares, d'allume-cigare et d'autoradio sur une Formule 1 ? Alors que ça coûte des millions.
'''Gérard''' : J'en sais rien. Steve ?
'''Steve''' : Bah, écoute, moi, je dirais que ouais, ouais, ouais. Je trouve que c'est très dangereux le matin, parce que quand tu regardes bien, Senna, il est mort le matin, et Alain Prost aussi.
'''Gérard''' : Alain Prost n'est pas mort, je te signale. Alain Prost est directeur d'écurie.
'''Phildar''' : Mais n'importe quoi ! Il n'est pas dans les chevaux.
'''Gérard''' : Il s'occupe d'une écurie de Formule 1. Je suis désolé.
'''BJ''' : Elle s'appelle comment, l'écurie de Prost ?
'''Gérard''' : Honda.
'''Phildar''' : N'importe quoi... Pas de pub en plus.
'''Yasmine''' : Moi, je suis tout à fait d'accord avec Yola. C'est plus dangereux le soir que le matin. Le soir, on ne voit rien, et c'est tout.
'''Benji''' : Si tu veux, le matin, comme tu as la tête dans le cul, si tu conduis avec le cul devant, tu risques d'avoir un accident. Je pense qu'il vaut mieux éviter de conduire le matin.
'''Phildar''' : Et toi, Gérard ?
'''Gérard''' : Personnellement, je pense que c'est plus dangereux le matin, et c'est tout.
'''Phildar''' : Est-ce que tu crois que le pilote de formule 1 doit prendre un petit déjeuner obligatoirement le matin avant de courir ?
'''Gérard''' : Ça, je ne peux pas te dire, parce que je ne sais pas ce qu'il... Je n'ai jamais été sur un circuit, donc je ne peux pas savoir ce qu'ils mangent exactement avant de partir.
'''Phildar ''' : Non, mais tu crois que c'est bien qu'ils mangent avant de prendre la route ?
'''Gérard''' : Il y en a qui mangent avant, il y en a qui mangent après.
'''Benji''' : Gérard ? J'ai une question, Benjamin. Est-ce que tu aurais voulu, quand tu étais petit, faire de la Formule 1 ?
'''Gérard''' : La Formule 1, ça se fait pas petit. Ça se fait quand même à l'âge adulte.
'''Benji''' : Quand tu étais petit, t'aurais rêvé, quand t'étais plus grand, de faire de la Formule 1 ? Tu sais, quand t'étais petit, est-ce que t'avais un rêve de te dire plus tard, quand je serai grand, que je ferai de la Formule 1 ?
'''Gérard''' : Moi, mon rêve, quand j'étais petit, c'était toujours de conduire des camions, c'est tout.
'''Manu''' : Gérard, par contre, on nous dit, sur Minitel, pas possible la Formule 1, parce que pas d'alcool au volant.
'''Gérard''' : Oui, mais je suis d'accord avec lui, c'est vrai.
'''BJ''' : Mais, Gégé, c'est Billy Jean, je voulais te dire un truc, si vraiment t'es un pro de la Formule 1, tu vas répondre à cette question. Les gamins qui vont être plus tard champions de Formule 1, ils commencent un sport, quand ils sont jeunes, ils conduisent, mais ils conduisent quoi ?
'''Gérard''' : Ben, les kartings.
'''BJ''' : Voilà, ben, excellent. Et après, ils montent en quoi ?
'''Gérard''' : Karting, Formule... Non, il n'y a pas de Formule 4, c'est Formule 3. Et après, c'est Formule 1. Donc, on continue.
'''Yasmine''' : Yasmine, elle a une question. Je voulais te demander, t'as déjà vu de la Formule 1 en direct, mais de près ?
'''Gérard''' : Non, mais justement, c'est la question. Allez-vous voir ce sport sur les circuits ou autre ?
'''Benji''' : Je peux répondre, Benjamin ? Je peux te dire que non, parce que j'y suis allé une fois et que ça fait un bruit de folie. Il faudrait mettre des sourdines là-dessus. Ou alors, il faudrait mettre un airbag ABS ou un truc comme ça. C'est trop de bruit, les Formules 1.
'''Gérard''' : Benjamin, donc, t'as été sur quel circuit, exactement ?
'''Benji''' : Sur Manicourt.
'''Gérard''' : Ah ouais, celui du côté de Nevers, là ?
'''Benji''' : Voilà, mais je le conseille à personne parce que ça fait un bruit de folie.
'''Gérard''' : Ouais, ben, ça, je suis d'accord avec toi. Même quand tu les suis pendant plus de deux heures à la télé...
'''Benji''' : Ouais, mais moi, déjà, ça me fait chier, en plus. Toi, encore, t'es un passionné, donc, à la limite, même le bruit, ça te gênerait pas trop. Alors, moi, déjà, ça me faisait chier d'y aller, en plus, avec le bruit.
'''Gérard''' : Celui de Monaco, il est quand même assez dangereux par rapport à Manicourt. Parce que celui-là, il se déroule en pleine ville.
'''Benji''' : Ouais, voilà, puis il y en a un qui s'était tué. Enfin, pas qui s'était tué, mais presque. Il avait failli, un pilote, je sais plus lequel. Tiens, Gérard Eclaircy-Malenterne. Qui c'est qui avait failli se tuer à Monaco ?
'''Gérard''' : Attends, ouais, je vois celui qui a voulu, qui a manqué de se tuer, c'est un Français, mais...
'''Benji''' : Non, non, tout le monde croyait qu'il allait mourir, et puis, en fait, au bout de 2-3 mois, il s'est remis.
'''Gérard''' : Oui, ben si, c'est Olivier Panisse, mais c'est pas sur le circuit de Manicourt. Donc, je suis d'accord avec toi, mais celui de Monaco, je vois... c'est à la sortie du pont qu'il y a un espèce de virage et que le mec qui s'est pris le... Ah, merde, comment on appelle ça ?
'''Phildar''' : Alfaïed ?
'''Gérard''' : Bon, Phildar, Phildar, la semaine prochaine, tu ne feras pas partie de l'équipe.
'''Manu''' : Excusez-moi, 30 secondes, juste pour dire à Maria Carey, sur Minitel, de me laisser son numéro de téléphone pour qu'on la rappelle après.
'''Phildar''' : Et on accueille Casimir à la place de Marceau.
'''Casimir''' : Bonsoir, tout le monde, c'est Casimir de l'île aux enfants.
''[Les auditeurs, poussés par Benji, commencent à chanter le générique de cette émission de télévision]''.
'''Casimir''' : C'est l'île aux enfants d'Angoulême.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, bah, peut-être, mais pour l'instant, c'est automoto, d'accord ? C'est le thème du débat. Yasmine, Yasmine.
'''Yasmine''' : Ouais, alors, moi, ça me ferait trop mal à la tête d'y aller. J'aurais trop la tête qui tourne et je trouve ça trop cher et trop loin.
'''Gérard''' : Non, mais, attends. Mais, Yasmine, pourquoi tu dis que ça te fait tourner la tête ? Je vois pas. ''[Steve et les auditeurs chantent la chanson d'Edith Piaf, Tu me fais tourner la tête, mon manège à moi, c'est toi...]''. Non, mais arrêtez, s'il vous plaît ! Bon oh ! Phildar, s'il te plaît, tu vas me les calmer, là, parce que ça commence à bien faire. Yasmine, pourquoi tu dis que ça te fait mal à la tête ?
'''Yasmine''' : Parce que je trouve qu'il n'y a aucun sens à regarder des voitures qui tournent dans tous les sens. Ça me donne la tête qui tourne.
'''Casimir''' : Moi, j'ai mal à la tête quand je vois Ayrton Senna qui s'écrate contre un mur.
'''Steve''' : Tu posais deux questions. Bah, écoute, moi, je suis allé au Grand Prix du Brésil et au Grand Prix de Monaco. Donc, le Grand Prix de Monaco, tu sais, c'est quand Schumacher avait gagné devant Barrichello...
'''Gérard''' : Ah, moi, à Monaco ? À Monaco, c'est Olivier Panis qui a gagné.
'''Steve''' : Non, c'est pas ça. Mais il y a longtemps, Gérard, on parle. Il y a 4 ans.
'''Casimir''' : Non, mais tu connais rien, Gérard.
'''Steve''' : Gérard, j'y étais, Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, attends, Steve. Tu permets ? J'y connais rien ? Je suis désolé. Mais à Monaco, il pleuvait et le seul... Le seul qui a terminé, ils sont restés à 6 voitures. Donc, Steve, je peux te dire une chose. Ils sont partis à 20. Ils étaient 20 qualifiés. Sur 20, il y avait 6 voitures à l'arrivée. Et le seul qui a gagné, c'est Olivier Panisse.
'''Casimir''' : Et tu l'as enregistré, Gérard ?
'''Steve''' : Non. Schumacher, premier.
'''Gérard''' : Non, c'est pas vrai.
'''Benji''' : Non, mais Gérard, on parle peut-être d'il y a plus longtemps, Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, Schumacher, tu sais où qu'il a terminé ? Il a terminé dans les trucs de sécurité. Billy Jean, Billy Jean.
'''BJ''' : Oui, écoute, je dis que oui.
'''Benji''' : Non, mais attends, mais bon, tu te fous de sa gueule ou tu prends le métro, là ?
'''BJ''' : Écoute, Gégé, présentement, je suis déjà allée à un circuit. Comme je t'ai dit, j'étais hôtesse...
'''Gérard''' : Oui, c'est ça. Mais attends, tu n'as même pas été capable de me répondre tout à l'heure à la question, donc je ne te crois plus. Yola.
'''Yola''' : Oui, alors moi, j'adore aller dans les Grands Prix du Brésil, parce que j'adore me mettre à poil et courir derrière les voitures et me faire courser par les flics. Et surtout, Gérard, j'ai une question importante à te poser qui me travaille la tête depuis tout à l'heure. C'est comment font-ils pour faire caca ?
'''Gérard''' : Moi, je n'en sais rien.
'''Yola''' : J'ai l'impression qu'ils mettent des couches. Si tu connais, tu devrais y répondre, quand même.
'''Casimir''' : Oui, Gérard. Moi, j'étais au standard avec Phildar.
'''Gérard''' : Allez-vous voir ce sport sur le circuit ou autre ?
'''Casimir''' : Alors, donc, je vais répondre...
'''Gérard''' : Oh, Casimir. Casimir. Tu vas baisser ta chambre d'écho, s'il te plaît.
'''Casimir''' : Il n'y a pas de radio.
'''Benji''' : Bon, Casimir, voici venu le temps de répondre.
'''Casimir''' : Alors, voici venu le temps de répondre. Donc, à côté de chez moi, à la Rochefoucauld, il y a un centre de karting. Et une fois, j'y suis allé complètement bourré avec ma mobilette et je l'ai cassée là-bas.
'''Gérard''' : Ouais, d'accord. N'importe quoi.
'''Benji''' : Et t'avais fumé quoi avant d'y aller ?
'''Gérard''' : T'avais pas fumé la moquette, non ?
'''Benji''' : Son cul, c'est du poulet. Vous en voulez une aile ?
'''Gérard''' : Vous restez polis, s'il vous plaît. Merci.
'''BJ''' : Gérard, je voulais te dire aussi, au fait, c'est possible de voir le circuit à la télé, quoi.
'''Gérard''' : Non, mais attends, mais... C'est qui qui vient de me poser cette question ?
'''Casimir''' : C'est l'autre, là, la lèche-cul, Rita, là.
'''Gérard''' : Ouais, Billie Jean, là.
'''BJ''' : GG ? T'acceptes que les mecs insultent les nanas comme ça ?
'''Yola''' : Il s'en fout, il a Sandy, maintenant.
'''Gérard''' : Je vais te dire une... Vous vous calmez ?
'''Casimir''' : C'est une habituée, elle.
'''BJ''' : Mais qu'est-ce que tu racontes ?
'''Phildar''' : On continue le débat, là ?
'''Gérard''' : Donc, ta question, je vois pas le rapport, parce que ça revient à la première question, et on en est déjà à la sixième, hein. Eh ben, on vient déjà de... La première question, c'est regardez-vous à la télé, la Formule 1.
'''Yola''' : Non, mais Gérard, c'est Yola. Yola, c'est important. Moi, je voudrais savoir si on peut regarder des circuits à la radio.
'''Gérard''' : Non. Non, tu peux les écouter.
'''Benji''' : Ouais, mais ça perd beaucoup de son intérêt, Gérard.
'''Gérard''' : Bon, euh... Ouais, vous vous calmez, s'il vous plaît. Merci. Avez-vous un pilote dans votre famille ? Alors, Benjamin ?
'''Benji''' : Ben oui, parce que, en fait, je voulais pas le dire, parce que je voulais passer incognito, mais parce que j'ai participé à ce débat, parce qu'en fait, j'ai un oncle... Qui s'appelle Jean Alési, quoi.
'''Phildar''', ''[ravi]'' : Oh, la vache, on a eu un fils de... Enfin, un frère de star, là.
''' ''' : J'y crois pas.
'''Manu''' : C'est possible Gérard.
'''Gérard''' : Bon, Yasmine, c'est bon, ça y est, ça y est, ça y est. Yasmine.
'''Phildar''' : Ben attends, il peut nous en parler un peu, quand même, si son frère, c'est Jean Alési.
'''Gérard''' : Non, mais moi, je continue le débat, parce que...
'''Benji''' : Je peux vous dire pourquoi il perd tout le temps, Jean Alési. Parce qu'il a toujours une bouteille de brandy dans sa Formule 1.
'''Gérard''' : N'importe quoi.
'''Casimir''' : Moi, je le connais pas bien, mon père, Jean Alési, parce qu'il m'a abandonné au bord de la route.
'''Phildar''' : Mais Gérard, c'est pas forcément un pilote de F1, ça peut être un pilote de tracteur, de...
'''Gérard''' : Moi, c'est... C'est tout, moi, c'est marqué un pilote dans votre famille, je sais pas de quoi, c'est tout.
'''Yola''' : C'est Yola, moi, j'ai mon cousin, il est pilote d'aspirateur.
'''Yasmine''' : Ouais, alors moi, mon frère, c'est Schumacher.
'''Gérard''' : Non, mais là, pour l'instant, Yasmine. Yasmine, tu vas te calmer, parce que sinon, tu vas dégager. Non, mais tu vas répondre comme il faut à la question, parce que pour l'instant, je t'y crois pas. Steve ?
'''Steve''' : Ouais, bah, j'avais un pilote, enfin, dans ma famille, un pilote, quoi, et j'avais dit hors antenne avec toi qu'on n'en parlait pas, enfin, bon, c'était Alain Prost, quoi, mais maintenant, il est mort, donc...
'''Gérard''' : Steve ? Steve ? Steve ? Tu commences à me les gonfler sérieusement, tu vas dégager dans moins de deux, toi.
'''Steve''' : Attends, je rentre de voyage, je suis fatigué, il faut bien rigoler un peu.
'''Gérard''' : Eh bien, alors, dans ce cas, si tu rentres de voyage, eh bien, tu vas te coucher, ...
'''Phildar''' : Non, mais ça le détend, de participer à tes débats, c'est tellement magnifique.
'''BJ''' : Moi, c'était mon arrière-grand-père qui a fait... il était pilote de chasse, c'était pendant la Seconde Guerre mondiale.
'''Gérard''' : Ouais, c'est ça.
'''BJ''', ''[en colère]'' : Bah, écoute, Gégé, tout ce que je te dis, tu le crois jamais...
'''Gérard''', ''[explose]'' : Non, tu vas te calmer ou tu dégages, toi ? Oh, Billy Jean, tu commences à me les gonfler, là, tu vas te calmer, là. Tu vas te calmer un petit peu, Billy Jean, quand je parle, OK ?
'''BJ''' : Tu crois personne.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, mais toi, tu participes toutes les semaines aux débats, ça commence à bien faire.
'''Casimir''' : Non, mais Gérard, Gérard, c'est une habituée, ouais, c'est Rita, après, qu'est-ce qu'elle a fait ?
'''BJ''' : Non, mais attendez, vous racontez n'importe quoi, hein.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, c'est ça, t'inquiète pas, toutes les semaines, tu changes de bois. Yola ?
'''Yola''' : Oui, alors, moi, je disais que j'avais un... mon cousin, il était pilote d'espérateur.
'''Gérard''' : Ah, ouais, t'avais répondu.
'''Casimir''' : Eh, Gérard ? Gérard, c'est Casimir. Oui, j'ai une envie de gloubi-boulga.
'''Gérard''' : Bon, Casimir, tu réponds correctement à la question, sinon, tu vas virer, toi, ça va aller vite.
'''Casimir''' : Je réponds, ben, mon père était pilote de chasse dans l'armée de l'air avant, mais c'est tout, quoi.
'''Gérard''' : Non, mais quel est le rapport avec le débat ?
'''Casimir''' : Tu demandes si on a un pilote dans la famille.
'''Gérard''' : Non mais pilote auto-moto.
'''Casimir''' : Ah, si, j'ai un oncle qui a fait le... comment ça s'appelle, le bordel, là... Le truc du Mans, là.
'''Gérard''' : Les 24 heures du Mans ?
'''Casimir''' : Les 24 heures du Mans, ouais, mais c'était dans les années 50, ça.
'''Gérard''' : Ah, d'accord.
'''Benji''' : Non, mais Gérard, si je peux me permettre de jouer le médiateur de ce débat, c'est-à-dire qu'à chaque fois, tu poses une question, tu poses des conditions à cette question, comme quoi tu ne sais pas, pilote de quoi c'est censé être. Ben, voilà. Et après, quand les gens te disent, mon père ou mon frère ou qui que ce soit...
'''Gérard''' : Non, mais Benjamin, le débat, c'est auto, moto, d'accord ? Benjamin, quand on parle de pilote, avez-vous un pilote dans votre famille ? C'est automatiquement sur le débat.
'''Benji''' : Oui, mais au départ, à la question... Au départ, à la question, Gérard, tu as dit, je ne sais pas maintenant si c'est quel pilote, pilote de quoi. Tu as dit toi-même au départ, tu ne savais pas.
'''Gérard''' : Ah, non, non, non, non, non, non, non, non. Non, non, non, mais ça, c'est Phildar qui m'a demandé, pilote de quoi, j'ai répondu j'en sais rien, parce que ce n'est pas moi qui ai fait cette question, d'accord ? Ok ? Alors, dépensez-vous beaucoup d'argent dans les magazines de F1, etc ? Alors, attendez, je précise bien, magazine de F1, oui, etc., c'est-à-dire automoto et tout ça, sur les magazines de Formule 1, sur les magazines...
'''Benji''' : Les avions, ça ne compte pas.
cord.
'''Gérard''' : Mais non, ça, je vois, qui c'est qui dit des avions, là ?
'''Benji''' : Benjamin. Non, mais je mets tout au clair au départ, comme ça, il n'y aura pas de...
'''Gérard''' : Non, mais parce qu'il y a, tu as les magazines pour acheter des voitures, donc, auto-journal et tout ça. Attendez, il y a une question Minitel.
'''Manu''' : Non, non, ce n'est pas une question, c'est juste pour dire à Maria Carey, de tout à l'heure, qu'elle a... qu'elle raccroche, maintenant, qu'on puisse la rappeler.
'''Phildar''' : Elle est en tournée, là, elle a le temps, c'est bon.
'''Benji''' : Oui, alors, oui, ben, moi, je pense que oui.
'''Gérard''' : Oui, mais, alors, dans...
'''Benji''' : Non, non, mais, pourquoi pas, pourquoi pas, on peut bien mettre ses argents dans des accessoires sexuels, donc, pourquoi pas, dans des revues Formule 1 et des revues de cinéma, aussi, on peut mettre de son argent dans toutes les revues qu'on veut, à condition, évidemment, qu'on soit fan. Donc, Gérard, ce serait tout à fait normal que, toi, tu mettes ton argent, justement, dans ces revues-là, puisque, toi, tu en es fan, mais à partir du moment où on n'est pas fan, je ne vois pas pourquoi on mettrait son argent dans...
'''Gérard''' : Ben, disons, moi, si tu veux, moi, je ne mets pas mon... Jusqu'à maintenant, j'ai qu'un bouquin de Formule 1, c'est tout.
'''Phildar''' : C'est lequel ?
'''Gérard''' : Euh, il est vieux, je ne l'ai pas, là.
'''Benji''' : Gérard, tu ne fais pas très fan, là, parce qu'à chaque fois qu'on te pose une question, soit tu ne sais pas, soit tu dis que tu n'en as pas beaucoup, donc tu ne fais pas très fan, là.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Je réponds à ta question, je te dis, je ne dépense pas mon fric là-dedans, si tu veux. J'en ai qu'un. J'ai celui de... je ne sais plus quelle année, et c'est tout. J'ai que celui-là comme...
'''Phildar''' : 72 ?
'''Benji''' : T'achètes quoi, comme autre magazine ?
'''BJ''' : Il y en a des quoi, des années 60 ?
'''Gérard''', ''[furieux]'' : Non, des années 60, attends. Non, mais attends, toi, Billy Jean, je sens que tu vas pas continué longtemps, toi. Yasmine ?
'''Yasmine''' : Alors, moi, en fait, je n'achète pas ces magazines parce que je trouve qu'ils gagnent assez d'argent en faisant des compétitions. Et voilà, donc je ne vois pas pourquoi je leur donnerais de l'argent parce qu'ils ne le méritent vraiment pas.
'''Gérard''' : Non, mais l'argent quand t'achètes le magazine, l'argent...
'''Casimir''' : C'est chiant, ce débat.
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire que le débat, il était chiant ?
'''Phildar''' : Personne ne va nous le dire, c'est clair. Non, mais ce que je voulais dire, moi, j'avais lu un truc comme quoi 60% des... Enfin, des recettes... Des magazines vendus étaient redonnés aux enfants des pilotes de F1.
'''Gérard''' : Non, c'est faux.
'''Benji''' : Ouais, mais pourquoi, à chaque fois, Gérard, tu ne crois pas à ce qu'on te dit ?
'''Gérard''' : Non, parce que moi, je peux te dire une chose, qu'il n'y a pas de fondation pour les...
'''Phildar''' : Non, mais pas de fondation, mais est-ce que tu penses, toi, si c'est vrai ce que je viens de dire, qu'est-ce que tu en penses ?
'''Gérard''' : Non, je te dis que c'est faux, c'est tout. Steve ?
'''Casimir''' : Gérard, est-ce que c'est vrai que tu as été réceptionné par la quête des orphelins de la Formule 1 ?
'''Gérard''' : C'est qui qui vient de dire ça ?
'''Benji''' : Là, tu vas gerber, là, celui qui a dit ça.
'''Gérard''' : Moi, je vais arrêter là, ça va être terminé.
'''Phildar''' : Mais tout va bien, là.
'''Gérard''' : Tu me calmes, celui qui vient de dire ça, s'il te plaît, merci. Je veux savoir qui c'est.
'''Phildar''' : C'est Casimir.
'''Gérard''' : Casimir, il s'en va.
'''Phildar''' : Non, je le calme.
'''Gérard''' : Non, mais tout de suite. C'est pas parce que Max est plus là qu'il va falloir foutre...
'''Phildar''' : Mais ça fait trois fois que tu le dis, on le sait, maintenant, on continue ton débat.
'''Gérard''' : Donc, Billie Jean.
'''BJ''' : Oui, écoute, moi, je dépense pratiquement tout mon fric dans les revues, parce qu'à chaque fois qu'il y a Michael Schumacher, je dois acheter.
'''Benji''' : C'est pas bête comme raison.
'''Yola''' : Oui, alors, moi, je suis pas très fan d'Automoto. Je préfère acheter les magazines du style... Parce que je suis plus fan de Playboy, Hot Shop Magazine, Sexy Boy... Partouz Boy...
'''Benji''' : Non, mais on fait pas de pub, on a dit qu'on faisait pas de pub.
'''Yola''' : Oui, mais je dis que je préfère ces magazines-là qu'aux magazines d'Automoto.
'''Gérard''' : Yola ! Quel est le rapport avec les magazines d'Automoto ?
'''Yola''' : Non, parce que tout à l'heure, tu expliquais que, bon, c'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui achètent les magazines d'Automoto. Mais bon, moi, je préfère dépenser mon argent dans les magazines Playboy, Homo Magazine, et des magazines plus comme ça, quoi. Tu comprends, Gérard ?
'''Phildar''' : En plus, il y a certains pilotes de F1 qui ont posé nus, déjà, dans les bouquins comme ça.
''[Manu éclate de rire, le regard rivé sur l'écran du Minitel]''.
'''Gérard''', ''[regarde Manu]'' : Oui, attendez, attendez, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
'''Manu''' : Mais non, mais tu vas gueuler, mais j'ai rigolé, mais ça va pas te faire plaisir, quoi. Enfin, bon, tant pis. Je suis abonné à une revue qui s'appelle Gérard et ses gros cubes, et on voit tous les protos de Gégé, Christine 125 et Sandy 750.
'''Benji''' : Non, mais Manu, s'il est pour dire ça, pour tout foutre en l'air l'ambiance de Gérard, c'est pas la peine.
'''Manu''' : C'est Triceps.
'''Gérard''' : Eh ben, Triceps, tu vas te faire enculer, connard. Voilà, c'est tout, ça y est.
'''Manu''' : C'était pas la peine, l'insulte, Gérard.
'''Casimir''' : Bon, ben, moi, j'achète pas beaucoup de bouquins d'automoto, jamais, même, parce que la Formule 1, moi, j'en ai rien à péter. Mais bon, j'aime bien quand même. Ben, écoute, ouais, déjà, bien, t'as bien raison de casser le mec qui t'a envoyé un message sur Minitel, c'est bien. Je suis avec toi. Deuxième chose, donc, ben, écoute, tu sais, je speed beaucoup, je voyage pas mal, mais quand je rentre un peu chez moi, il m'arrive, ouais, d'acheter une revue comme Le Monde, ouais.
'''BJ''' : Mais en fait, Gégé, je voulais te dire un truc. Je veux te dire, le problème, c'est que ça coûte énormément, ça coûte cher, quand même. Donc, tout ton fric, il passe, en fin de compte.
'''Gérard''' : Alors, moi, je vais te dire une chose, dans ces cas-là, je vais te renvoyer la pareille. Dans ce cas-là, si ça coûte cher, un magazine de F1, moi, je vais te dire une chose, que d'acheter d'autres magazines, ça revient aussi cher que d'acheter un magazine de F1.
'''Phildar''' : Quel genre de magazine, quel genre ?
'''Gérard''' : T'as qu'à prendre n'importe quel magazine sur des chanteurs, ben, ça revient aussi cher.
'''Yasmine''' : Yasmine a une question, tu pourrais répondre, s'il te plaît ? Non, mais aux questions que tu poses, tu réponds jamais.
'''Gérard''' : Ben, c'était une question... Moi, je t'ai dit... Donc, je te réponds, Yasmine, j'ai dit tout à l'heure que j'avais qu'un bouquin sur la formula, c'est tout.
'''Benji''' : Gérard, je peux te poser une question, c'est Benjamin. Donc, je te pose la question, tu dis que tu n'as qu'un magazine, mais est-ce que tu as des accessoires, style des casques, des volants ? ''[BJ explose de rire]''. Non, mais c'est absolument sérieux, ce que je te demande, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais celle qui se marre, celle qui se marre, quand on pose des questions comme ça, va dégagez ! Ouais, ouais, laisse tomber, je crois que toi, si je serais toi, je me calmerais tout de suite, aussi. Donc, je réponds, c'est Benjamin qui m'avait posé cette question. Bon, donc, pour répondre à la question à Benjamin, avant qu'on pose la question et qu'on fasse une pause, donc, je réponds tout de suite, non, je n'ai pas d'accessoires, ni de casque, ni de volant, ni de gants, ni rien.
'''Benji''' : Est-ce que tu voudras en avoir, par exemple ? Parce que si, par exemple, un pilote, un jour, se voit, se dit, ah, je vous reconnais, vous êtes Gérard de Suresnes, et ça, tenez, je vous offre mon casque, par exemple.
'''Gérard''' : Bon, attends, déjà, il faudrait que les pilotes écoutent la radio, quand même.
'''Benji''' : Non, mais imagine, même, il te connaît pas, même. On dit, alors, il rentre aux vestiaires, et toi, t'étais sur le chemin des vestiaires, et tout, tu l'acclames, le pilote, et puis lui, il fait, ah, bah, vous, vous avez une bonne tête, et tout, ce qui risque pas d'arriver, et il te donne le casque.
'''Gérard''' : Non, mais moi, je le prends, moi, je le veux bien.
'''Benji''' : Et tu... est-ce que tu lui fais la bise, tu lui dis merci, tu fais quoi ?
'''Gérard''' : Non, mais je lui sers la main, c'est tout, je...
'''Phildar''', ''[micro ouvert pendant que Gérard parle]'' : Fun bonsoir.Qui ? Alain Prost ? ''[Gérard s'énerve et lui demande d'éteindre son micro]''. Attends, j'ai Alain Prost qui veut participer au débat, là.
'''Gérard''' : Non, non, s'il te plaît, t'éteins le micro, s'il te plaît !
'''Phildar''' : Qu'est-ce que je lui dis à Alain ?
'''Gérard''' : T'éteins le micro, Tu fais pas comme la semaine dernière. ''[Phildar éteint le micro mais crie qu'il parle à Alain Prost]''. J'en ai rien à foutre. Bon, feriez-vous des câlins dans une voiture de course, et on s'écoute, quand je pense à Fernand, avec ce qu'il faut, je bande.
''[Musique]''.
Voilà toujours le débat du jeudi. Donc, vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000, et toujours le 3615 Code, funradio, rubrique direct, et pour les Belges, 033 1...
'''Phildar''' : On s'en fout, on s'en fout.
'''Gérard''' : 49 79 5000, non, je m'en fous pas des Belges, parce qu'ils sont quand même nombreux à nous écouter aussi, d'accord, Phildar ? Donc, on dit pas qu'on s'en fout, d'accord ?
'''Manu''' : Alors, si tu t'en fous pas, c'est pas 49, mais 47.
'''Gérard''' : Ouais, 47 5000, voilà.
'''Manu''' : 47 79 5000.
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, t'as qu'à me le marquer comme il faut, quelque part, et je m'en souviendrai pour...
'''Manu''' : Tu te connais pas encore, depuis 4 ans, Gégé ?
'''Gérard''' : Non, pas depuis 4 ans, depuis 2 ans. Disons 3, bientôt. Donc, on récupère Benjamin. Yasmine. Steve. Billy Jean. Yola. Et Casimir.
'''BJ''' : Gégé, c'est quoi le titre de la chanson, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Le titre, c'était... Quand je pense à Fernande avec ce qui faut, je bande. Voilà. Donc, alors, je repose la question. Donc, feriez-vous des câlins dans une voiture de course, Casimir ?
'''Casimir''' : Des câlins dans une voiture de course ? Ben, Diana et Dodi Alfaïed l'ont fait, donc...
'''Gérard''' : Alors, Casimir, tu vas aller voir Phildar, s'il te plaît.
'''Yola''' : Non, mais c'est vrai, Gérard, écoute.
'''Phildar''' : Attends, ça va, ça va, ça va, il a rien dit, il a rien dit. Bon, on enchaîne, allez, on enchaîne.
'''Gérard''' : Non, mais c'est pas comme ça, d'accord ? Bon, donc, toi ?
'''Casimir''' : Non, mais, ouais, je ferai des câlins, moi, ouais, bien sûr.
'''Benji''' : Eh ben, Gérard, c'est Benjamin. Ouais, moi, je pense que, là, tu baisses encore dans ta crédulité en tant que fan, puisque, je sais pas si t'as vu la place qu'il y a dans une Formule 1 pour le pilote, mais je vois pas comment tu peux faire des câlins dans cette petite place-là, où il y a juste la place pour tendre les jambes et mettre les pédales. Donc, là, tu baisses encore dans ta crédulité en tant que fan.
'''Gérard''' : Oh, Billy Jean, s'il te plaît, oh, Billy Jean ! Tu le laisses finir, s'il te plaît !
'''Benji''' : Voilà, non, mais ça y est, j'ai fini, Gérard. Je veux dire, pourquoi pas, mais je vois pas comment on pourrait faire ça, alors qu'il y a une toute petite place, Gérard. Le pilote, il a même pas la place de mettre ses coudes à l'horizontale.
'''Gérard''' : Ben, ça, c'est sûr.
'''Benji''' : Donc, Gérard, là, tu baisses encore dans mon estime, dans ta question, à moins que ce soit pas toi qui a écrit la question, mais sinon, bon...
'''Yasmine''' : Ouais, moi, c'est mon fantasme avec Manu.
'''Gérard''' : Manu ! Manu ! Yasmine, elle veut te faire des câlins dans une voiture de course.
'''Manu''' : Ouais, mais moi, je veux pas. Non, mais moi, je suis fidèle, je suis désolé.
'''Phildar''' : Non, mais moi, je veux bien avec toi, Gérard.
'''Benji''' : Il rentre pas dans la voiture, Manu.
'''Steve''' : Putain, ta question, elle m'excite grave, quoi. Ouais, ouais, je te disais, c'est très, très excitant. Ben, ouais, ouais, un câlin dans une voiture de Formule 1, pourquoi pas. J'ajouterais, pourquoi pas.
'''BJ''' : Écoute, moi, sincèrement, très sincèrement, je vais faire des grands fantasmes avec Michael Schumacher. On ferait plein de galipettes, vraiment, ce serait top.
'''Yola''' : Oui, alors, moi, j'aimerais bien, j'aimerais bien... te sucer dans une voiture de Formule 1. Moi, j'attends que ça.
'''Gérard''' : Bon, Yola, je vais te dire une chose que je suis déjà pris, d'accord ?
'''Yola''' : Mais c'est pas grave, on fait ça à trois.
'''Gérard''' : Non, non, moi, je partage pas.
'''Phildar''' : Est-ce que tu ferais ça avec Sandy en Formule 1 ?
'''Gérard''' : Pourquoi pas.
'''Phildar''' : Comment tu ferais ? Tu la mettrais où, Sandy ?
'''Gérard''' : Ben, je la mettrais sur mes genoux, hein.
'''Manu''' : Tu la mettrais pas dans le coffre de la Formule 1 ?
'''Gérard''' : Non, non, il y a pas de coffre dans une Formule 1, quand même.
'''Phildar''' : Non, mais ça tiendrait jamais dans le cockpit du pilote.
'''Gérard''' : Ah, ben, on sait jamais. Voilà. Donc, euh...
'''Manu''' : Ça, c'est de la réponse, hein.
'''Gérard''', ''[un auditeur éclate de rire]'' : Auriez-vous des fantasmes sur... Bon, celui qui rigole comme un perdu, il va...
'''Phildar''' : Non, parce que, à mon avis, il est en train d'imaginer la scène. Tu vois, toi, avec Sandy, dans une F1, ça devrait être extraordinaire.
'''Yola''' : En train de la sodom.
'''Gérard''' : Ah, ben, ça, ça reste à voir. Donc, avec Sandy, ben, ça va dépendre de la voiture qu'on aura, c'est tout. Si c'est une F1, si c'est une deux-pattes, je préfère dans une deux-pattes, parce que c'est quand même le mieux. Ah, ouais, ouais, parce que la deudeuche, je sais pas si tu connais, toi.<ref name="hist26"></ref>
'''Phildar''' : Ouais, je me suis déjà tapé Sandy dans une deudeuche, c'est pas mal.
'''Gérard''' : Voilà, donc, auriez-vous des fantasmes sur une moto ? Yola ?
'''Yola''' : Oui, alors, moi, j'aimerais bien... J'aimerais bien, par exemple, qu'on me fasse l'amour sur la moto, mais j'ai les jambes écartées, je suis assise sur le guidon. J'ai les jambes écartées, et puis le mec, il est assis normalement, comme s'il roulait, et puis, en fait, il me prend comme ça devant, enfin, toi de préférence, Gérard.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, je vois. Casimir ?
'''Casimir''' : Pas de problème.
'''BJ''' : Écoute, ouais, ouais, tout à fait, ouais, sur une moto, ce serait bien.
'''Gérard''' : Question Minitel, non ?
'''Manu''' : Non, du tout. Non, pas pour l'instant.
'''Gérard''' : Donc, Steve ? Euh, Phildar ?
'''Phildar''' : Non, ça va, ma mère va bien, elle vient d'appeler. Elle t'embrasse, elle t'embrasse.
'''Manu''' : Je lui passe le bonjour, d'ailleurs, Phildar.
'''Gérard''' : Ouais, bah, c'est bon, c'est bon, s'il vous plaît, là, tous les deux.
'''BJ''' : Mais Gérard ? Je voulais te dire qu'en fait, la moto, c'est un fantasme présent dans l'esprit de l'homme.
'''Steve''' : Oh, putain, tes questions, elles m'excitent de plus en plus. Je suis très excité, quoi. Oui, attends, je rentre de voyage, je suis fatigué, je peux m'exciter.
'''Gérard''' : Bon, alors, Steve, tu vas voir Phildar au standard.
'''Phildar''' : Il va s'exciter sur moi, après.
'''Gérard''' : Hop !
'''Steve''' : Je te réponds. Je peux ?
'''Phildar''' : Bah, vas-y, vas-y.
'''Steve''' : D'accord. Non, oui, c'est vrai que la moto peut être très excitante. Et je sais pas, je vois bien une femme sur une selle. Enfin, t'enlèves la selle, quoi. Ça peut être encore mieux, même.
'''Gérard''' : Euh... Stop, stop, stop ! ''[BJ rit aux éclats]''. Oh ! On se calme, là, avec des rires de cochon. Merci.
'''Manu''' : Sur Minutel, Maria Carey, donc, raccroche. On a repris ton nouveau numéro de téléphone, donc cette fois-ci, c'est bon, on va te rappeler.
'''BJ''' : Ah ce serait cool qu'elle chante quelque chose en direct.
'''Casimir''' : J'ai une question. ''[il répète tandis que BJ explose de rire et le chaos s'installe, Gérard appelant Yasmine]''.
'''Gérard''' : Vous allez vous calmer, là, ou quoi ? Vous allez vous calmer, maintenant, s'il vous plaît. Yasmine ?
'''Yasmine''' : Ouais, moi, j'ai pas de commentaire à la question, elle me plaît pas.
'''Benji''' : Moi, je pense que, déjà, sur une selle de moto, il y a du cuir, donc le cuir, à la base... Bon, je suis un peu comme Steve, hein, tu commences à m'exciter pas mal, là, avec tes questions, là, Gérard. Je sais pas qui c'est qui les a bossées, mais elles sont vraiment bien, bien faites, hein.
'''Casimir''' : Eh, Gérard ? J'ai une question, c'est Casimir. C'est quoi, la question suivante ?
'''Gérard''' : Bah, pour l'instant, tu vas te calmer.
'''Yola''' : Gérard, je peux te poser une question ? C'est Yola. Est-ce que tu me prêterais Sandy pour lui faire l'amour dans une moto ?
'''Steve''' : Gérard, c'est Steve, est-ce que je peux me caresser, là ?
'''Gérard''' : Ben, tu fais ce que tu veux, si t'as plus envie de répondre, tu vas au standard.
'''Casimir''' : Est-ce que je peux te spermer sur la bouche ? ''[réponse de Yola par un bruit obscène]''.
'''Phildar''' : Non, non, non, on verra ça plus tard, on répond aux questions.
'''Gérard''' : Pensez-vous que les soirées rallyes du 16ème rentrent dans les catégories auto-moto-cross, Benjamin ?
'''Benjamin''' : Je vais te dire tout de suite ta question, bon, je la trouve assez idiote, il faut bien le dire.
''[Gérard répète, par une lecture hésitante, et les auditeurs affirment ne rien comprendre]''.
'''Phildar''' : Attends, je vais la lire, la question, Gérard, je vais la lire.
'''Gérard''' : Non, non, mais ça y est, j'ai très bien compris. Ils vont répondre, parce que tout à l'heure, s'ils ne veulent pas répondre, ils vont tous gerber.
'''Manu''' : Mais Gérard, s'ils n'ont pas compris, ils ne peuvent pas répondre.
'''Phildar''' : Attends, je vais le dire en français. Est-ce que vous pensez que les rallyes du 16ème entrent... quoi ? Dans la catégorie auto-moto-cross ?
'''Benji ''' : Moi, j'ai compris, Benjamin. Donc, moi, je pense qu'à mon avis, non, parce que, bon, les habitants du 16ème, ils n'ont pas trop envie d'être dérangés. Et comme les moto-cross, ben, ça fait beaucoup de bruit, ben, je ne pense pas qu'on puisse les faire rentrer dans cette catégorie-là, parce qu'après, ce serait la police qui rentrerait dans le rallye, et bon, ce ne serait pas bon, quoi.
'''Yasmine''' : Moi, je vais te dire ouais, en fait.
'''Steve''' : Ben, moi, je ne crois pas qu'au XVIème siècle, il y avait des rallies.
'''Benji''', ''[ironique]'' : Hyper constructif comme réponse.
'''BJ''' : Non, mais on ne parle pas de siècles. Écoute, moi, je dis que oui, c'est tout à fait possible, parce que les soirées, le rallye, le 16ème, tout ça, ça fait une bonne mixture, et l'explosion ne peut être que bénéfique.
'''Yola''' : Ouais, alors, moi, je préfère qu'elle rentre quand même dans le 92ème.
'''Casimir''' : Moi, je pense que le 16ème amendement de la loi, en effet, autorise...
'''BJ''' : Non, non, c'est le 15ème amendement.
'''Yola''' : Non, mais là, ça n'a aucun rapport avec la question, Gérard.
'''Gérard''' : Casimir ? T'es à côté de la question.
'''Casimir''' : Mais je ne sais même pas de quoi on parle.
'''Phildar''' : Va un peu plus vers la gauche. Vers la gauche, t'as la question, tu la vois, là ? Plus haut, plus haut, voilà. Plus haut, monte, à gauche. Ah, c'est bon, t'es dessus, là.
'''Casimir''' : Euh... surtout le dimanche.
'''Gérard''' : D'accord. Ben, t'as toujours pas compris.
'''Yola''' : Et toi, Gérard ?
'''Gérard''' : Moi, personnellement, je peux vous dire une chose que ça m'étonnerait.
'''Phildar''' : Mais est-ce que tu penses que ce serait mieux dans le 15ème ou dans le 14ème arrondissement ?
'''Gérard''' : Non plus.
'''Phildar''' : Non plus ? Pourquoi ?
'''Gérard''' : Dans aucun arrondissement. Parce que je ne vois pas le rapport des rallies dans Paris. De Formule 1 ou autre.
'''Phildar''' : Tu veux dire, en fait, qu'ils n'ont pas le droit de faire du motocross dans le 15ème, dans le 16ème ?
'''Gérard''' : Il y a des terrains pour, tu me diras. Il y en a des terrains. Si, il y en a du côté de... Banlieue parisienne.
'''Benji''' : Gérard, j'ai une question. Alors, imaginons que dans ta question, à la place de mettre le 16ème arrondissement, on ait mis Suresnes. Est-ce que toi, tu aurais été dérangé, par exemple, si tu entendais un rallye motocross dans ta ville ?
'''Casimir''' : Non, il aurait été content, Gérard.
'''Benji''' : Est-ce que tu serais gêné ? Est-ce que ça te gênerait ? Ou alors, est-ce que, bon, ça ne te gênerait pas et tu te mettrais à ta fenêtre et ça serait plutôt cool comme ça, tu paies pas...
'''Gérard''' : Non, mais personnellement, jusqu'à maintenant, je n'ai jamais vu de rallye chez moi. Donc, le jour où ça se passera, je regarderai, pourquoi pas.
'''Yola''' : Gérard, est-ce que tu as vu des motocrottes chez toi ?
'''Gérard''' : Motocross, espèce de tache !
'''Benji et Yola''' : Non, mais les motocrottes, ça existe aussi, Gérard.
'''BJ''' : Je voulais te poser une question. Donc, je voulais te dire, si en fait, la... La commission de la Fédération Française disait qu'ils voulaient construire un circuit à Suresnes. Est-ce que tu serais d'accord ?
'''Gérard''' : Non ben, ça dépend de la municipalité, déjà, pour commencer. Puis, il faudrait déjà trouver les terrains adéquats. Non, mais ça y est, c'est terminé, maintenant. On va faire le... On fait la conclusion.
'''Les auditeurs''' : Déjà ?
'''Phildar''' : On a déjà fait le tour des questions. Ça va vite avec Gérard, ce soir, comme il est fatigué et qu'il n'a pas la pêche et que c'est zéro.
'''Yola''' : Non, mais je crois que Gérard, il a plus envie de faire les débats.
'''Casimir''' : Phildar ou Manu, allez lui chercher un café pour le réveiller, je sais pas ?
'''Yola''' : Je crois qu'il a trop envie d'aller rejoindre Sandy dans son petit lit là.
'''Manu''' : Je pense que c'est ça, maintenant. Je pense qu'il se fait chier avec nous et qu'il préfère rejoindre Sandy le plus vite possible.
'''Yola''' : Et il a trop envie de rentrer dans son trou à rats, hein.
'''Phildar''' :De toute façon, elle n'est pas là, Sandy. Elle est partie faire du motocross avec Enji, là.<ref name="radio4"></ref>
'''Gérard''' : Non, mais moi, je peux répondre à vos questions si ce n'est pas des questions bidons, hein.
'''Phildar''' : C'est Phildar. Bonsoir, Gérard. Est-ce que t'as déjà fait de la moto, toi ?
'''Gérard''' : Non.
'''Benji ''' : Gérard, Gérard, une question. Est-ce que tu serais prêt à faire une course de moto, mais avec Sandy derrière toi ?
'''Yola''' : Oh, le pauvre pneu !
'''Gérard''' : Non, mais attendez. Je viens de vous dire que je n'ai jamais fait de moto, donc je ne vois pas pourquoi que vous insistez avec...
'''Benji''' : Non, mais amdettons que tu fasses de la moto et que tu fasses des rallies. Est-ce que tu serais prêt à monter avec Sandy derrière toi ?
'''Gérard''' : Pourquoi pas.
'''Manu''' : Non, moi, j'avais une question, Manu Neuilly. Est-ce que t'as réussi à convertir Sandy à la Formule 1, ou est-ce que quand tu la regardes, elle se fait chier, quoi ? Elle repasse tes slips.
'''Gérard''' : Non, elle regarde le foot, et moi, je regarde autre chose, comme on...
'''Benji''' : En même temps, vous avez deux télés, alors ?
'''Gérard''' : Ben oui.
'''Manu''' : Deux télés, le Gérard. Trop la thune, le Gégé.
''' ''' : Non, mais on me les a données.
'''Benji''' : Les télés, attention, c'est qu'ils vont venir perquisitionner, là.
'''Casimir''', ''[ironique]'' : Ah, mais M. Gérard est une star. M. Gérard a reçu une montre de Fun radio et tout. M. Gérard...
'''Yasmine''' : Tu serais prêt à devenir pilote de Formule 1 ?
'''Gérard''' : Si j'en ai l'occasion, pourquoi pas.
'''Yasmine''' : Et t'as pas peur de t'éclater contre un mur ?
'''Gérard''' : Ben ça, c'est un sport qui est comme... Ils ont choisi de faire ça. C'est leur métier. C'est comme ceux qui ont choisi de jouer au foot et qui se cassent des tibia ou autres. C'est pareil.
'''Casimir''' : C'est pour une question. Est-ce que je peux te mettre mon poids lourd dans le derrière ?
'''Gérard''' : C'est qui qui vient de dire ça ?
'''Casimir''' : C'est Steve !
'''Steve''' : Mais non, c'est pas Steve. Ta gueule, Casimir.
'''Yola''' : Oui, alors, moi, Gérard, est-ce que... Moi, je te verrais bien, en fait, faire des courses de Solex avec un slip jaune sur la tête et gagner et faire tout le tour du circuit de Boulogne. Est-ce que t'es attiré ou pas ?
'''Gérard''' : Alors, moi, je vais te répondre tout de suite à ta question qui est bête et con. Non, mais moi, je vais te dire une chose. Attendez, s'il vous plaît. Merci. Donc, moi, Yola, tu vois, ce que je verrais bien en toi, c'est de te voir... piloter une Formule 1 sans soutien-gorge.
'''Yola''' : Gérard, tu me sucerais les tétons, en même temps ?
'''Gérard''' : Non, pas du tout. Steve !
'''Steve''' : Ouais, la question est la suivante. Certaines personnes disent que Ayrton Senna est encore vivant. Qu'en penses-tu ?
'''Gérard''' : Non, c'est faux.
'''Casimir''' : C'est Diana qui te l'a dit ?
'''Gérard''' : Non. Vous arrêtez, s'il vous plaît. ON parle pas de ça. Vous arrêtez, s'il vous plaît !
'''Casimir''' : Gérard, j'ai une question. Oui, j'ai une question, moi. Est-ce que c'est vrai que t'as une fille, Gérard ?
'''Gérard''' : Alors, là, je te réponds pas, tu vas voir... Hop, tu vas voir Phildar.
'''Benji''' : C'est Benjamin. C'est pour te demander si, moi qui suis le pro de la comparaison ce soir, est-ce que tu pourrais comparer la Formule 1, niveau vitesse, je parle évidemment, au parachutisme ? Mais attention, j'ajoute parachutisme en tongs.
'''BJ''' : C'est hors-sujet.
'''Gérard''' : Bon, Billy Jean, s'il te plaît, c'est pas à toi qu'on a posé la question. Je peux te dire, là, je vois pas du tout le...
'''Benji''' : Non, mais niveau vitesse, je parle. Est-ce que tu pourrais comparer, niveau vitesse, je parle, parce que bon, tu descends vite, évidemment, quand t'es lourd, tu tombes. Et donc, tu descends vite. Est-ce que niveau vitesse, niveau sensation, est-ce qu'on pourrait comparer ça à la Formule 1 ? Voilà. C'est la question que je te pose.
'''Gérard''' : Je pense pas, hein. Je pense pas. Je pense pas, parce que déjà, en parachutisme, je sais pas combien qui descendent, eux, je sais qu'en Formule 1, ils tournent à plus de 300 dans... Dans... Sur les circuits, et même voire 200...
'''Phildar''' : Dans les stands ? Dans les stands ?
'''Gérard''' : Non, non, dans les stands, c'est limité, maintenant. C'est limité à...
'''Phildar''' : À 20 ?
'''Gérard''' : Non, à 50 kilomètres. Donc, pour te répondre à ta question, donc, je vois pas du tout... Non, je pense pas.
'''Manu''' : Gérard, quand tu tombes en parachute, comment tu fais quand il y a une chicane ?
'''Gérard''' : Mais non, il y a pas de chicane dans les parachutes.
'''Benji''' : S'il y a un feu rouge, tu peux pas t'arrêter, t'es obligé de le griller ?
'''Phildar''' : Comment tu fais pour changer de parachute quand tu es en course ?
'''Gérard''' : Mais non, mais tu peux pas changer de parachute. Dans ces cas-là, tu tombes dans le vide, et puis c'est tout, et...
'''Yola''' : Est-ce que tu aimerais qu'on t'attache les bras sur une voiture de Formule 1 ? Qu'on te fasse faire les tours... Qu'on te fasse faire les tours à 300 à l'heure ?
'''Gérard''' : Non, mais là, c'est même plus... Non, mais moi, je...
'''Yola''' : Oui ou non ?
'''Gérard''' : Oh, ça y est, oui ?
'''Yola''' : Oui ? ouais !
'''Gérard''' : Donc, moi, je vais te dire une chose, Yola, c'est même plus de... C'est même plus du sport, c'est de la rage.
'''BJ''' : Écoute, Gégé, je voulais te poser une question, c'est à propos de la réglementation de la vitesse qui va se passer cette année. Donc, est-ce que tu es d'accord avec la réglementation de la vitesse par rapport à la pub, quoi ?
'''Gérard''' : Attends, mais là, attends, attends, attends, attends, Billy Jean, Billy Jean, Billy Jean, t'as entendu ça quand ?
'''BJ''' : Ben écoute, Gégé, ils l'ont dit. Non, mais ça, c'est vrai.
'''Yola''' : Aux informations.
'''Gérard''' : Non, non, attendez, attendez, attendez, attendez, laissez-la finir parce que...
'''BJ''' : Oui, alors, je te réponds, cette année, la réglementation pour 98, il va y avoir un système de... Ils pourront pas aller à une vitesse supérieure, je sais plus combien, quoi.
'''Benji''' : Oh, mais ça gâche le sport, à ce moment-là.
'''BJ''' : Oui, mais Gégé, c'est vrai, ils disent que ça gâche le sport.
'''Gérard''' : Attendez, attendez, là, moi, pour l'instant, Billy Jean, je sais pas quand est-ce que t'as entendu parler de ça. Non, non, non, mais attends, attends, attends, tu me poses la question, maintenant, tu me laisses répondre, s'il te plaît. Donc, moi, pour l'instant, j'en n'ai pas encore entendu parler, et ça m'étonnerait qu'il y ait eu une réglementation sur la vitesse. Non, non, attendez, ça m'étonnerait... J'en ai jamais entendu parler, hein.
'''PHildar''' : Et il paraît que si ça se passe pas bien, ils feraient tous les circuits en marche arrière.
'''Benji''' : Gérard, Gérard, Gérard, Gérard, j'ai une question, c'est Benjamin.
'''Phildar''' : Dernière question pour Benjamin et conclusion.
'''Benji''' : C'est-à-dire que, par rapport à ce que vient de dire Billy Jean, là, juste avant... Pour moi, là, ça confirme ce que nous disions tout à l'heure, c'est-à-dire que, comme tu n'as pas de preuves, tu ne la crois pas. Mais peut-être que c'est vrai, tu n'as pas de preuves, donc tu ne peux pas affirmer que c'est faux.
'''Gérard''' : Non, mais Benjamin... Attends, Billy Jean, s'il te plaît, je vais répondre. Benjamin. Donc, moi, j'ai jamais dit que j'ai pas de preuves, parce que moi, j'en ai pas encore entendu parler aux informations. Vu que les Grands Prix commencent pas avant la mi-mars, donc on peut pas savoir déjà, fin février, ce qui va se produire sur les circuits de Formule 1.
'''Casimir''' : Est-ce que tu as assisté aux Grands Prix où Senna est mort ?
'''Gérard''' : Non. Je l'ai vu à la télé, oui. Ils ont arrêté la course et ils ont... Et tous les pilotes à...
'''Steve''' : Ils ont passé des pubs.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non. Ils n'ont pas fait de pub.
'''Manu''' : Oui, ça a été quoi, ta réaction, justement ?
'''Gérard''' : Disons, on ne l'a pas su sur le... Sur le coup.
'''Manu''' : Non, il est tombé sur le haut du crâne. Pas sur le cou.
'''Phildar''' : Non, il a repris la course, mais en morceaux.
'''Gérard''' : Non. Vu comme ça s'est produit, il n'a pas... On ne sait pas s'il est mort sur le coup ou pendant son transfert à l'hôpital.
'''Steve''' : Gérard, c'est dans la tête, pas sur le cou.
'''Gérard''', ''[s'emporte]'' : Steve, s'il te plaît ! Non, Steve, s'il te plaît, tu vas te calmer, merci. ''[Steve insiste]''. Tu vas te calmer ! Non, mais moi, je vais répondre à Casimir. Donc, Casimir, pour ta question, on ne sait pas exactement... Si, il a été... Nous, ça a été annoncé... Attendez, s'il vous plaît. Merci. Ça a été annoncé dans les informations très tard, pas pendant le Grand Prix. Il y a eu un deuxième départ et les pilotes avaient mis déjà pied à terre. Ils ne voulaient pas repartir. Voilà, donc sur ce, on va faire la conclusion.
'''Yasmine''' : Je voulais te demander pourquoi à chaque fois, il n'y a pas de femmes, il n'y a pas de filles dans les compétitions de Formule 1.
'''Gérard''' : Ah ben ça, c'est peut-être un sport qui n'est pas pour les filles.
'''Phildar''' : Ben non, je crois qu'il y en a eu. Il y en a eu une année.
'''Benji''' : Gérard, c'est Benjamin. J'ai juste une précision à dire. C'est sur la mort d'Ayrton Senna qu'on parlait il y a 30 secondes. On ne peut pas affirmer qu'il est mort sur le coup étant donné qu'après avoir percuté le mur, il a bougé la tête.
'''Gérard''' : Oui, mais attends, Benjamin, Benjamin, Benjamin...
'''Benji''' : Non, mais Gérard, c'est véridique ce que je te dis.
'''Gérard''' : Oui, mais maintenant, savoir où... Parce que tout le monde dit qu'il est mort sur le coup. Donc ça ne peut pas être possible. Il a été mort pendant... Il a été mort pendant son transfert à l'hôpital ou à l'hôpital. C'est tout. Conclusion là-dessus. Donc conclusion du débat. Benjamin.
'''Benji''' : Donc moi, j'en conclue que bon, c'était pas trop mal. Bon, on a bien avancé. Il y avait une bonne vitesse. Je crois que les questions ont bien répondu. Même si elles n'étaient pas toujours admirablement posées mais bon, même si tout n'a pas été tout bien assimilé. Sinon, le débat en lui-même était manifestement bien conduit. Oui, moins bien conduit que la semaine dernière. Mais pas trop mal conduit quand même. Et bien joué Gérard pour cette autorité.
'''Gérard''' : Eh bien, si. C'était à peu près comme la semaine dernière. Sauf que là, les questions, c'est vrai...
'''Phildar''' : C'est-à-dire que le débat était bidon.
'''Gérard''' : Qui c'est qui a choisi ce débat ? C'est vous. C'est vous qui avez choisi de faire des débats comme ça. C'est toi avec Max qui a décidé de faire un débat sur Automoto. Voilà. Yasmine.
'''Yasmine''' : Le débat, il s'est à peu près bien passé. Même si tes questions, elles n'avaient pas trop de sens. Et on a tous remarqué que tu n'étais pas vraiment un fan de la Formule 1. Parce qu'à chaque fois, tu répondais que tu n'en savais rien ou que c'est ça.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Il faut dire une chose. Sur la Formule 1, vous ne m'avez pas tellement questionné.
'''Yola''' : Ah ben si, on t'a questionné Gérard.
'''Gérard''' : Je vous ai répondu. Il y a certains trucs que je ne pouvais pas vous répondre...
'''Manu''' : Gérard, quand tu réponds à une question, évite de répondre oui ou non. Essaye d'argumenter un peu parce que sinon...
'''Gérard''' : Non, mais là, comme j'ai toujours dit, sur le truc des magazines, c'est vrai que je n'en achète pas. Pourquoi ? Parce que c'est horriblement cher. Le bouquin, je peux te dire, il vaut à peu près 110 balles. Moi, je n'ai pas 110 balles à mettre dans un bouquin de Formule 1. Je suis désolé. Donc, Yasmine, pour toi, ça s'est à peu près bien passé.
'''Yasmine''' : Oui. À part que tes questions n'avaient pas trop de sens. Mais bon, ce n'est pas grave. C'est comme d'habitude.
'''Gérard''' : Oui, mais ça, il faut dire une chose. Les questions, c'est vrai qu'on n'a pas...
'''Casimir''' : C'est complètement con.
'''Gérard''' : Si ça ne te plaît pas, celui qui vient de dire ça, c'est le même prix. Ce n'est pas de ma faute. Parc que bon... Moi, les questions, personne... A chaque fois que je demande de m'envoyer des thèmes de débat, personne ne m'en envoie. Non, vous ne m'en avez pas envoyé.
'''Phildar''' : Ce n'est pas grave. On continue la conclusion.
'''Steve''' : Écoute, débat assez... bordélique en termes de gestion d'animation. Et je pense que... Non, mais plutôt quand même sympa. Mais je crois que tu ne maîtrises pas tout à fait le débat. Je suis désolé, Schumacher, il n'est pas polonais.
'''Gérard''' : Je n'ai jamais été dire ça, d'accord ?
'''Steve''' : Et Ayrton Senna est toujours vivant, c'était Steve. Tu verras. Regarde les journaux. Lis le Monde un peu plus.
'''Gérard''' : Oui, c'est ça, c'est ça. Billy Jean.
'''BJ''' : Écoute, débat fort intéressant. Nous avons été sur les circuits de toutes parts. Tu nous as fait rêver, Gérard, sur les circuits de Manicourt, du Brésil. Ça a été magnifique.
'''Gérard''' : Non, mais Brésil, ce n'est pas moi qui en ai parlé. Je crois que c'est Yola ou...
'''BJ''' : Non, mais comme d'habitude, tu nous fais rêver. Tes questions, elles te font rêver.
'''Yola''' : Oui, je suis d'accord. Oui, moi, je suis d'accord avec Billy Jean. C'est parce que j'aimerais bien faire un circuit à poil avec toi, Gérard.
'''Casimir''' : Alors, moi, j'ai deux choses à te dire. Tout d'abord, une phrase qui s'adapte au débat. Le philosophe Kant a dit, penser, c'est nuancer. Donc, ça s'adapte tout à fait au débat. Et la deuxième chose, c'est que j'ai eu plaisir à voir que, pour une fois, ce n'était pas trop con et que tu as pris plaisir à parler d'une de tes passions. Et ça, c'est bien. Ça fait plaisir, Gérard.
'''Gérard''' : Ça, la Formule 1, ça a toujours été ma passion. C'est comme le foot ou le tennis. C'est pour ça que souvent, je...
'''Casimir''' : Le tennis ?
'''Gérard''' : Oui, le tennis. Soit le tennis de table, le ping-pong, comme on a payé il n'y a pas si longtemps que ça. Il y a à peu près 15 jours. Donc, sur le ping-pong, ça a été pareil. Moi, c'est des sports que... Il y a des sports que j'aime et que je veux en parler. Il y a certains sports que je ne ferai pas de débat. Parce que c'est des débats que... Style, le rugby. Ça, c'est un sport que j'ai horreur. Sinon, il y a d'autres sports que je pourrais mettre. Le hockey sur glace, ce n'est pas tellement mon style. C'est plutôt... Quand tu vois les joueurs qui se tapent dessus, tout ça...
'''Casimir''' : Regarde, tu as vu ? Tu as vu, pour les Jeux Olympiques, la baston qui a duré 5 minutes 30 ?
'''Gérard''' : Oui oui, j'ai suivi les Jeux de Nagano. Donc, justement, tu parles de ça. Il y a aussi... Moi, il y a un débat que j'ai envie de faire. Mais ça, je ne sais pas si...
'''Manu''' : La pelote basque.
'''Gérard''' : Non, mais ça, c'est trop dangereux. C'est pour répondre à Casimir. Donc, il y a certains sports que je veux faire comme thèmes de débat. Mais ça, c'est sûr que c'est compliqué parce que j'ai... Des questions, c'est dur à trouver. Surtout que j'essaie de trouver des questions qu'on puisse mener tranquille. Et où qu'on puisse parler un peu cul. Ça, c'est vrai parce que le jeudi... Bon, ben...
'''Phildar''' : Le jeudi, c'est cul.
'''Gérard''' : On n'en parle pas trop de la libre antenne en ce moment. Je ne sais pas, ça se voit que c'est les vacances. C'est un peu caca boudin.
'''Phildar''' : Oh, dis donc !
'''Gérard''' : C'est un peu caca boudin. Ça fait deux jours que le chef il terminé à 1h du matin parce que les gens n'ont pas de sujet pour qu'ils puissent s'éclater. Je suis désolé. C'est caca boudin. Lundi, c'était super. Mardi, c'était caca boudin. Mercredi, il y avait Françoise. Sinon, après, à 1h, il a arrêté.
'''Phildar''' : En fait, Gérard, là, tu lances un message. Tu lances un message aux auditeurs. Qu'ils arrêtent d'être bêtes.
'''Gérard''' : Mais dans ce cas-là, moi, je demande une chose. C'est que si vous voulez que Max continue son émission de nous faire des trips comme il a l'habitude de faire. Dans ce cas-là, trouvez-lui des sujets que vous avez envie de parler avec lui, qu'on puisse se marrer, nous, derrière le poste, parce qu'on attend que ça, de se marrer. Mais vous nous faites pas rire, en ce moment, c'est les vacances.
''[Aplaudissements]''.
Donc moi je suis content et on va passer à la suite. ''[Musique]''.
== Le débat sur les grandes surfaces ==
=== Contexte ===
Nous arrivons au second débat de la soirée, dont le thème a probablement été inspiré par l'équipe. Il reste d'ailleurs probable qu'elle ait largement contribué à écrire les questions. Thème absurde, il contribue au surréalisme général de cette émission.
Dans ce schéma plus calme, on voit bien les efforts de l'équipe pour renouveler le panel des participants, bien que très sélectifs voire injustes. La tâche n'est pas facile à cette heure de la nuit et parce que l'esprit de l'émission n'est pas simple à appréhender, le moindre manque de dynamisme est sanctionné avec une violence comparable à celle de Max dans son émission. Il est intéressant de noter, d'ailleurs, que l'équipe des habituels présente alors, qu'on retrouvera pratiquement jusqu'à juillet 1998, diffère assez largement des classiques qu'on connaît et qui deviendront des incontournables la saison suiante. Mais leur côté irremplaçable se construit ici : quand ils interviennent, ponctuellement, comme Goldo, ils se démarquent immédiatement par l'originalité de leur humour.
Enfin, tant qu'on est sur un moment calme, on pourra aussi remarquer que Phildar et Manu s'emploient à relayer les messages du minitel, soit drôle, soit pertinents, selon l'ambiance. Il est probable qu'ils ne les inventent pas, comme ne le fera pas non plus d'ailleurs Reego, plus tard. Ce qui est évident, outre le vrai contrôle des choses assuré par l'équipe, c'est qu'ils profitent de cette accalmie pour explorer l'effet comique de laisser parler librement Gérard. Bien sûr, les dérapages sont toujours à surveiller, mais la liberté de parole lui donne un champ comique qui saute aux yeux dans ces émissions. Cette exploration aura toute sa valeur pour la suite des choses.
Fait rarissime, surtout à partir d'octobre 1998, Goldo va se présenter sous son vrai prénom. Il est très rare que Tony, Arnet et lui le fassent, c'est pour ça qu'il nous a semblé intéressant de le souligner. Tony ne le fera d'ailleurs jamais, Tony restant son nom d'artiste et il ne dérogera que très rarement à ce nom, même en se démasquant de ses personnages. Il l'a toutefois fait également, mais plutôt en 1997 en participant au débat sur les vacances sous le prénom Patrick. Bref, pour connaître le vrai prénom des habituels, il faut les détecter dans les très rares occasions où ils ne prennent pas de pseudo, notamment parce qu'ils se cherchent encore dans leurs jeux d'acteur d'improvisation.
=== Les personnages ===
* Jean-Luc (JL)
* Gérard Cousin, Phildar et Manu
* Christophe : Zack (anciennement Steve)
* Goldo : Fred
* Rita: Billy Jean (BJ)
* Franck : Laurent
* Carole : Jeannette
* Maria Carey (Maria)
* Tony Morestin : Pierre
* Igor : Reza
* Tom
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Voilà il nous reste une petite heure à passer ensemble, 1H19 eaactement. Donc vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et toujours le 3615 Code Fun Radio rubrique direct et bien sûr j'espère qu'on va avoir cette fameuse Maria Carey depuis le temps qu'on l'attend et qu'elle s'amuse à nous laisser des messages, j'espère que ce coup là on va l'avoir. Donc le deuxième débat, c'est sur les grandes surfaces, alors on va accueillir Jean-Luc. J'espère que tu vas te réveiller parce que sinon tu vas... Tiphène. Zack. Et Billy Jean ? Janette. Laurent. Bonsoir. Donc, bonsoir à tous. Donc voilà. Alors, êtes-vous pour l'ouverture des magasins de CD le samedi et le dimanche... le samedi et le dimanche, et le week-end et les jours de fête ? Alors, on va demander à... Ben, on va demander à Tiphène, comme c’est une caissière.
'''Tiphène''', ''[la voix sourde]'' : Bon alors, en fait, moi, pour ne pas citer la marque, je suis caissière à Carrefour.
'''Gérard''' : Euh, Manu, s’il te plaît ?
'''Manu''' : Bon, Tiphène, on est dans l’obligation de te dégager. Je suis désolé.
'''Gérard''' : Alors, on va demander à Laurent, qui est vigile.
'''Laurent''' : Oui, je suis vigile mais... Ben non, ben non ! Parce que ça fait plus de boulot !
'''Gérard''' : Bah oui, mais dans ce cas-là, les week-ends, vous êtes payés plus cher.
'''Laurent''' : Bon, on est payés quatre fois plus cher, quoi, mais bon, les heures, il faut les faire. Les heures, il faut les faire, et puis c’est chiant, quoi.
'''Jeannette''' : Oui. Alors moi, je pense qu’effectivement les grandes surfaces devraient être ouvertes, parce que, je veux dire, le vendredi soir on sort en boîte, le samedi après-midi on n’a pas le temps d’aller acheter des CD... Donc ça serait bien que ça soit ouvert le dimanche quand même. T’es pas d’accord avec moi, Gérard ?
'''Laurent''' : Attends, il faut faire des concessions, hein. Faut penser à ceux qui travaillent dans les supermarchés aussi.
'''Gérard''' : Oui, mais moi je suis d’accord, je suis d’accord avec... Qui c’est qui vient de dire ça ? Oui, moi je suis tout à fait d’accord avec toi, Laurent. Bon, ben d’accord. Tu me diras, faut faire des concessions. Mais faut dire aussi que ceux qui sortent en boîte le vendredi n'ont pas le temps de... Tu me diras, il y a certaines surfaces qui restent ouvertes quand même jusqu'à 22h.
'''Zack''' : 22h30 !
'''Gérard''' : Non, 22h. Non, non, non, 22h, 22h.
'''Laurent''' : Attends Gérard, je suis vigile, moi ! Il m’arrive de bosser jusqu’à 22h30, hein. Je travaille pour "les Mousquetaires", pour ne pas citer la marque.
'''Gérard''' : Ouais, ben voyons. Les Mousquetaires ? Ouais, Inter-Mammouth, d’accord, OK. Euh, Billy Jean, pour toi ?
'''BJ''' : Écoute Gégé, j'en profite pour faire... j’aimerais faire une petite déclaration si tu me permets.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non ! Hey ! Tu réponds à la question, sinon tu...
'''BJ''' : Oui, oui, je réponds à la question, mais parce que je suis tout à fait pour...
'''Laurent''' : Gérard, je fais des gaufres, t’en veux une ?
'''BJ''' : Gégé, je suis tout à fait pour l’ouverture des supermarchés et des trucs de disques, quoi, parce que le samedi et le dimanche, tu t’emmerdes. Et voilà, quoi. Donc c’est pour ça que je faisais une déclaration à l’Association des Supermarchés et des Magasins de Disques, quoi.
'''Laurent''' : Ouais, mais le problème, c’est que si les magasins ouvrent le dimanche, c’est que, ben, nous...
'''Gérard''', ''[face à Manu lui faisant un signe]'' : Attendez, attendez ! Attends, Laurent, Laurent, Laurent... T’attends cinq minutes s’il te plaît. Euh...
'''Laurent''' : Cinq minutes, hein, pas plus !
'''Manu''' : On accueille donc Maria Carey.
'''Maria''' : Ça y est, t’as quand même raccroché ton Minitel depuis le temps qu’on te l’a demandé ? Alors, euh, Laurent, donc tu disais, toi...
'''Laurent''' : Moi, je disais que c’est pas bien que les magasins de CD ouvrent le dimanche parce que, déjà, nous ça nous fait faire plus de boulot, nous on s’emmerde et, comme on s’emmerde, ben ça facilite la chourre, quoi.
'''Gérard''' : Ouais, mais vous vous emmerdez, mais dans ces cas-là, c’est là où vous avez le plus de monde. C’est là où il y a le plus de monde, hein, quand même.
'''Laurent''' : Bah oui, c’est vrai. Mais... Parce que nous, si on doit travailler le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi, le samedi et le dimanche, il reste plus beaucoup de jours dans la semaine pour qu’on se repose.
'''Maria''' : Mais si, vous avez le lundi et le mardi.
'''BJ''' : Gégé ? Mais d’un côté, en fait, je suis d'accord pour le dimanche parce que le dimanche, c’est le jour du Seigneur. Donc, comme tu sais bien, il ne faut pas travailler. Et donc, d’un côté je suis d’accord et d’un autre côté je suis pas d’accord, en fin de compte.
'''Zack''' : Bah écoute, moi je pense que ça pourrait relancer l’économie. On se fait tellement chier les dimanches... Donc ça peut faire aussi un petit peu d’activité. Voilà.
'''JL''' : Alors moi, je suis plutôt pour. Ah non, non, sans... je suis plutôt contre. Parce que moi, je regarde la télévision le dimanche...
'''Laurent''' : C’est vrai que le Sandy a servi d’emblème pour faire Mammouth ?
'''Gérard''' : Qui c’est qui vient de dire ça ?
'''Phildar''' : C’est une erreur en plus.
'''JL''' : Bon, Jean-Luc, moi je vais continuer... Je peux parler ? Bah non, j’ai plus envie.
'''Phildar'' : Bon, alors c’est pas grave, j’ai des messages sur le Minitel. Donc déjà, je tiens à saluer Yvanne qui voulait que je dise son nom à l’antenne. Et surtout, on te demande, Gérard, si tu vas à BUT le dimanche pour jouer aux boules.
'''Gérard''' : Non. ''[BJ éclate de rire]''. Bah oui, la boule aux Buttes, c'est ça ? ''[rires ironiques]''.
'''Maria''' : Ouais, bah je disais que j’étais pour, parce que vraiment, le dimanche, il n’y a rien à faire.
'''Phildar''' : Tu peux le faire maintenant en étant réveillée, ça nous arrangerait, Maria ?
'''Gérard''' : Ouais, parce que là, tu t’endors complètement et ça commence à devenir très, très, très grave.
'''BJ''' : Mzis Gégé ? Euh, je voulais te dire un truc, mais c’est pas grave, je te le dirai après. Parce que sinon tu vas gueuler.
'''Gérard''' : Mais si c’est une connerie sur Sandy, c’est pas la peine !
''' BJ''' : Non, non, c’est pas une connerie sur Sandy. Non, je voulais te dire, en fait : est-ce que toi tu es d’accord pour l’ouverture des magasins et tout ça, quoi ?
'''Gérard''' : Ah bah moi, oui, oui ! Je suis d’accord tout à fait, parce que le samedi ou le dimanche, moi je suis d’accord qu’il y ait certaines grandes surfaces qui soient ouvertes pour faire les courses, ça c’est sûr.
'''BJ''' : Donc en fait, t’es d’accord parce qu’on se fait chier le dimanche ?
'''Gérard''' : Bah oui. Voilà.
'''Jeannette''' : Tout à l’heure, t’as dit non, Gérard.
'''Gérard''' : Oui mais... Ah non, non, non, non ! C’est pas moi qui ai dit non. Attention, non, non, j’ai jamais dit non, non, non, non !
'''Laurent''' : C’est Laurent, là. Je peux poser une question ? Alors, vous me faites marrer parce que vous êtes là : "On se fait chier le dimanche", "On veut les magasins ouverts"... Mais faut penser à nous qui bossons !
'''BJ''' : Ouais, mais vous êtes payés plus, hein.
'''Laurent''' : Ah ouais, mais attends ! C'est pas avec de l'argent qu'on pourra se reposer, merde !
'''Maria''' : Faut faire des choix dans la vie, hein.
'''Gérard''' : Mais attends, Laurent, dans ces cas-là, vous avez quand même des jours de repos dans la semaine, hein.
'''Laurent''' : J'ai jamais de jours de repos dans la semaine, moi !
'''Gérard''' : Comment ? Attends, attendez, attendez, calmez-vous. Comment, Laurent ? J’ai pas tellement compris là. Tu dis que t’as jamais de jours de repos ? Tu te fous de moi, là ?
'''Phildar''' : Tu te fous de Gérard, là, ou quoi ?
'''Gérard''' : Laurent, je vais te dire une chose : j'ai jamais vu un agent de sécurité bosser 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, hein !
'''JL''' : Faut pas prendre les gens pour des canards.
'''Laurent''' : Non, Gérard. Je travaille tous les jours, j’ai rarement de jours de repos, parce qu'on ose à plein régime, quoi.
'''Phildar''' : Attends, t’es bien en week-end la semaine, toi, non ? Ah ouais, bah voilà ! Donc tu travailles que le week-end, toi.
'''Laurent''' : Bah, je travaille la semaine en week-end, quoi.
'''Phildar''' : Ah ouais, mais le week-end, c’est la semaine pour toi ? Le problème, c'est que j'ai des week-ends de 7 jours.
'''Gérard''' : Non, mais ça va pas, non... Non, mais de toute manière, on va faire un débat sur les agents de sécurité un de ces jours. ''[réprobation de Billy Jean et de Jeannette]''. Ah bah si, j’ai le droit de faire ce que je veux...
'''Manu''' : Mais t’auras pas de nanas, Gérard, réfléchis !
'''Gérard''' : Il y a des nanas qui font de la sécurité, je suis désolé, maintenant.
'''Phildar''' : Non, ça s’appelle des chiens, c’est pas des nanas.
'''BJ''' : Toi qui disais tout à l'heure, tu disais : "Ouais, Max et tout, on aimerait bien qu'il nous parle de sujets qui nous fassent rire, etc."... Bah je trouve que les sujets que tu choisis, ça fait pas rire. Les agents de sécurité, y a rien de drôle.
'''Phildar''' : Pour le moment, le débat c’est "les grandes surfaces". Le cul, ça va arriver, vous inquiétez pas ! Avec Gérard, ça arrive toujours. Et j’ai un message Minitel encore, de Ben, qui demande si toi, Gérard, pour te taper un délire, t’essaierais pas les lits dans les grandes surfaces avec Sandy.
'''Gérard''' : Mais... mais... mais attends ! L’autre, il pose une question, mais il va attendre un petit peu. Il va attendre un petit peu, parce que la question va sûrement...
'''Phildar''' : Bon bah Ben, attends. Ça se trouve, la question, Gérard il l’a écrite avec ses serviteurs...
'''Gérard''' : Donc là, je pense que je vais avoir des réactions vachement très, très dures... Même bidons, je pense, sur cette question. Alors, deuxième question : qu'achetez-vous le plus en grandes surfaces ? ''[les auditeurs demandent un pardon interrogatif, l'un après l'autre]''. Oh s’il vous plaît ! Vous vous calmez ou sinon vous allez tous dégager !
'''Jeannette''' : On n'a pas compris la question, Gérard. Tu peux répondre s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Qu'achetez-vous le plus en grandes surfaces ?
'''Jeannette''' : Ah oui, d’accord on a compris. Ouais. Moi, ce que j’achète le plus en grandes surfaces, c’est les cassettes de cul. Et surtout les ustensiles d’amour. C’est-à-dire gode, gode-ceinture... Tu vois ?
'''Phildar''' : Ouais, OK. Mais ça, tu le trouves pas en supermarché facilement. Gérard, est-ce que tu connais les supermarchés du sexe ?
'''Gérard''' : Non. Non, j’ai jamais... Je sais, à part les cassettes vidéo porno, c’est tout.
'''Jeannette''' : Tu veux que je t’emmène, Gérard ?
'''Gérard''' : Non, non, c’est bon.
'''Jeannette''' : Avec Sandy ?
'''Gérard''' : Non. Merci, Jeannette, pour...
'''Jeannette''' : Non, mais je vous emmène tous les deux pour découvrir. Si tu veux, je peux vous emmener dans une boîte d’échangisme.
'''Gérard''' : Non, non, mais j’ai pas besoin. Non, mais je te signale que je connais Paris mieux que toi ! Alors, je peux te dire que dans Paris, je connais pas mal de coins bien, OK ? Donc, on va demander à Jean-Luc.
'''JL''' : Bon ben moi, j’achète des crayons à papier rouges. Parce que c’est moins cher.
'''Gérard''', ''[dubitatif]'' : Et tu n'achètes pas des crayons à papier noirs non plus ?
'''JL''' : Non, que des rouges.
'''Gérard''' :— Parce que t’es raciste ?
'''Phildar''' : Oh, n’importe quoi Gérard ! C’est pas du tout ça... C’est nul. ''[Gérard se rétracte, penaud]''.
'''JL''' : Les rouges sont moins chers que les bleus. Bon, j’ai fait une petite comparaison : je vais plutôt chez Mammouth pour les rouges.
'''Gérard''' : Jean-Luc, s’il te plaît, tu vas arrêter de citer des...
'''Phildar''' :pas de marques, pas de pub !
'''JL''' : Je vais chez M.M.M.M. pour les crayons rouges. Pour les bleus, je vais chez M.M.M.M. ''[chantés sur le générique de l'époque des magasins Intermarché]''.
'''Phildar''' : INtermarché ?
'''Gérard''' : Et les verts ? Et les verts, tu vas où ?
'''JL''' : Alors là, les verts, j’ai du mal à en trouver parce qu’ils sont tous à peu près au même prix.
'''Laurent''' : Ben les verts, moi je te conseillerais d’aller chez M.M.M.M.
'''Phildar''' : Auchan ?
'''Manu''' : Mammouth, Leclerc, Casino...
'''Gérard''' : Non, mais c’est bon ! On a dit pas de marques, s’il vous plaît. Zack ?
'''Zack''' : Écoute, moi c’est simple. Les deux seuls produits que j’achète dans les grandes surfaces et autres, c’est les kiwis et les crevettes. Voilà. Des kiwis. Tu sais, c’est un fruit qui est tout vert. Les crevettes, c’est tout rose...
'''Gérard''' : Ouais, ben je le sais ça, c’est du poisson.
'''Zack''' : Non, c’est des crevettes. La crevette, c’est pas du poisson. C’est des crustacés.
'''Laurent''' :— Mon cul, c’est du poulet !
'''Gérard''' : Ouais, mon cul c’est du poulet, t’en veux pas une aile ? Billy Jean ?
'''BJ''' : Oui, écoute... Moi, je vais à Carrefour.
'''Gérard''' : Pas de noms ! On a dit pas de marques, s’il vous plaît.
'''BJ''' : D’accord, OK. Écoute, moi j’y vais, c’est pour acheter euh... c’est pour acheter des pots de peinture. Et euh, j’achète tout ce qui est bricolage, tout ça, et euh, et puis euh, j’achète des fruits et puis j’achète... Voilà.
'''Laurent''' : Ben écoute, moi...
'''Gérard''' : Attendez, attendez, attendez ! Il y a une question.
'''Phildar''' : Non, non, je vouslais seulement... seulement, après, n’oublie pas de répondre, toi.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, ouais, mais je vais répondre, t’inquiète pas. Euh, Laurent ?
'''Laurent''' : Ouais. Ben moi, étant donné que je travaille dans un milieu de supermarché, j’achète rarement, quoi. On me donne. Euh... ce qu’on me donne, ce sont des denrées alimentaires, quoi. De la bouffe : café, chocolat, Corn Flakes, quoi. Voilà, de la bouffe, quoi. Euh, c’est tout. De la bouffe pour manger, quoi. Le nécessaire pour survivre.
'''JL''' : C'est périmé !
'''Laurent''' : On me le donne bien parce qu’en plus de mon salaire, et j’ai pas à investir dans de la bouffe, quoi.
'''Gérard''' : Hum. Ouais, mais ça, c’est le directeur qui te le donne.
'''Laurent''' : Ben écoute, mon directeur, Monsieur Hum-hum-hum-hum, est sympathique et, là-dessus, ben il me file déjà un bon salaire de quelques... hein, et euh, en plus j’ai de la bouffe, donc j’ai pas à me plaindre. Je me plains des horaires parce que je travaille 7 jours par week-end.
'''Gérard''' : Ouais, c’est ça, 7 jours par week-end.
'''Phildar''' : Je voudrais seulement dire un truc. Claire, qui est sur le Minitel, qui est du département 06 : qu'elle raccroche et surtout qu'elle mette son numéro parce qu’elle veut te dire un truc très, très chaud, Gérard. Et aussi, on manque de filles, donc les filles, appelez au 0803 08 5000, merci !
'''Gérard''' : Ouais, parce que là on en a, mais je crois qu’elles dorment un peu. Euh, Jeannette ?
'''Jeanette''' : Oui. Alors moi, j’essaie d’acheter tout ce qui est concombres, carottes...— Salades vertes, raclette... Tout ce qui est plutôt fruits et légumes.
'''Gérard''' : Ouais, mais Jeannette ? Dans ces cas-là, si tu vas dans une grande surface et que t’achètes que des fruits et légumes, t’achètes jamais de viande alors ?
'''Jeanette''' : Bah non, parce que je préfère les fruits et légumes. Je suis végétarienne, donc...
'''Gérard''' : Ah d’accord. Mais de toute manière, ça t’empêche pas de manger de la viande quand même.
'''Jeannette''' : Bah non ! Quand on est végétarienne, on ne mange pas de viande, Gérard.
'''BJ''' : Ça veut dire quoi "de végétarien" ?<ref name="hist27"></ref>
'''Gérard''' : Bah, ça veut dire que tu manges pas de viande, à mon avis. C’est ça ?
'''Manu''' : Donc alors, on accueille Fred à la place de Maria Carey parce qu’elle disait rien.
'''Gérard''' : Donc alors, pour toi, Fred, je pense que t’as entendu la question.
'''Fred''' : Non, pas du tout.
'''Gérard''' : Alors : qu’achetez-vous le plus en grande surface ?
'''Fred''' : Euh... des paillassons.
'''Gérard''' : Ouais, pour faire quoi ?
'''Fred''' : Bah pour m’essuyer les pieds, qu’est-ce que tu crois ?
'''Manu''' : Tu t’essuies les fesses avec des paillassons, Gérard ?
'''Gérard''' : Ah non, c’est Fred, hein, c’est pas moi !
'''Phildar''' : Il se mouche, il se mouche avec un paillasson !
'''Gérard''' : Alors moi je peux... Donc je vais quand même vous dire. Moi, j’achète en plus grande quantité... Merci pour celui qui fait du bruit derrière. Donc euh, j’achète le plus de la nourriture et, bien sûr, euh... des préservatifs. Et je pensais qu’il allait y en avoir qui allaient me parler de ça, mais je pense que là vous allez...
'''Zach''' : Des cotons-tiges ?
'''Laurent''' : Moi j’en ai parlé, Gérard ! De la bouffe.
'''Gérard''' : Oui, mais je pensais que vous alliez me dire qu’on achète aussi des préservatifs, et personne n’y a repensé.
'''Phildar''' : Il y a une question, excusez-moi, sur le Minitel, de Zeus, qui demande si c’est Gérard ou Sandy qui font les courses au supermarché.
'''Phildar''' : D’accord. Et vous achetez quoi ? Toi, qu’est-ce que tu vas acheter dans le supermarché pendant que Sandy, elle, va acheter autre chose ?
'''Laurent''' : Non mais on est tous les deux à faire ! Oh, s’il vous plaît, vous pouvez répondre ? Merci. Oh, merci. Donc ce qu’on achète : on est tous les deux, on fait tous les deux les rayons et on achète ce qu’on a besoin.
'''Fred''' : Ouais, c’est Fred. Je voulais savoir si Sandy, elle te promène dans le caddie, tu sais, comme les bébés.
'''Gérard''' : Non, non, non, non ! Quand même pas.
'''Fred''' : Tu la promènes ou pas ?
'''Gérard''' : Quand même pas. Non, non, non ! Quand même pas à ce point-là. Laurent ? Oui, tu avais une question ?
'''Laurent''' : Combien est-ce que tu dépenses en moyenne par semaine hebdomadairement pour les courses ? Tous les jours.
'''Gérard''' : Tous les jours ou par semaine ?
'''Phildar''' : Quotidiennement, par semaine, combien ?
'''Gérard''' : Quand on fait les courses, on fait les courses pour un mois.
'''Zack''' : Donc tu les fais annuellement ?
'''Fred''' : C’est comme quand il se lave : pour le mois !
'''BJ''' : C’est toi qui achètes le savon, le shampoing et tout ça ?
'''Jeannette''' : Donc vous dépensez combien par mois ?
'''Gérard''' : En tout, ça nous fait du 1000 balles.
'''JL''' : Mais le problème avec le savon, c’est qu’il s’en sert pas parce qu’il n’y a pas de notice dans l’emballage !
'''Gérard''' : Qui c'est qui dit ça, là ? Donne ton nom là s’il te plaît.
'''Phildar''' : C’est Jean-Luc.
'''Gérard''' : Jean-Luc, bonne nuit !
'''Phildar''' : Mais non ! C’est une blague, c’était pas Jean-Luc.
'''Laurent''' : Alors moi, je suis vigile, je peux raconter des anecdotes ? Alors moi je suis vigile, je vais t’expliquer comment ça se passe. Alors toute la journée je me promène dans les magasins, je fais semblant d’acheter. En fait, j’achète pas.
'''Gérard''' : Non, non, non ! Attends. Déjà, tu fais pas semblant d’acheter. Tu es là pour surveiller ceux qui volent.
'''Laurent''' : Oui, je suis là pour surveiller. Je me fais passer pour un client, je fais semblant d’acheter mais j’achète pas. Et une journée, j’ai trouvé une femme qui planquait tout au niveau de sa poitrine. Et il se trouve qu’en fait, je me suis trouvé con parce que... c’était sa poitrine. C’est pas des conneries, quoi. Je me suis trouvé con et je me suis fait virer, quoi. ''[rire forca de Phildar et sourire de Gérard]''.
'''Gérard''' : D’accord. Jean-Luc ? T’as quelque chose à rajouter sur la question ?
'''JL''' : Ah non, je suis d’accord.
'''Laurent''' : Par contre, c’est Laurent. J’ai une deuxième anecdote.
'''Gérard''' : Attends, Laurent, s’il te plaît. Laurent, s’il te plaît ! Non mais attendez s’il vous plaît. Zack, t’as quelque chose d’autre à rajouter sur la question ?
'''Zack''' : Non, non, non. Aucun, aucun.
'''Gérard''' : Bon. Billy Jean, je pense que toi t’as encore quelque chose à rajouter.
'''BJ''' : Oui, comme d’hab. Et je voulais te dire : un flacon de shampoing, ça dure combien de temps chez toi ?
'''Gérard''' : Euh... ça me fait deux mois. En te lavant pas la tête toutes les semaines.
'''Jeannette''' : Une fois par semaine ?
'''Gérard''' : Non mais déjà, il y a eu une statistique de faite : si tu te laves trop souvent la tête, après t’as des problèmes de cheveux.
'''BJ''' : Et Gégé, toi tu te laves combien de fois par semaine ?
'''Gérard''' : Je me lave tous les jours !
'''Phildar''' : Et il y a une question sur Minitel...de... je-sais plus qui, parce que le nom est passé. Et il demande si, pour faire des économies de shampoing, tu te laves pas avec les chiens d’Henri.
'''Gérard''' : Hé ! Je te préviens, le mec, il a intérêt à se calmer parce que Henri, il est là-haut. Alors il ferait mieux de se calmer.
'''Manu''' : C’est pas sympa pour les chiens d’Henri, en plus.
'''Phildar''' : Calme-toi, Lascar. Et surtout, Yvanne... Donne ton numéro de téléphone ! C’est une fille, elle veut participer au débat.
'''Gérard''' : Alors qu’elle raccroche ou qu’elle donne son numéro.
'''JeanetteJ''' : Gérard, je peux te poser une question ? C’est Jeannette. Oui, j’aimerais savoir si tu mets du shampoing pour te laver l’anus. Si tu le mets à l’intérieur du... ou si tu laves juste le tour.
'''Gérard''' : Non mais attends, là...
'''Phildar''' : Non, non ! C’est pas le thème du débat, Gérard, ce qu’elle dit là.
'''Gérard''' : C’est pas du tout le thème, donc je répondrai pas à cette question.
'''Laurent''' : Gérard, c’est Laurent. J’ai une deuxième anecdote à propos de mon métier de vigile. Et celle-là, elle est moins marrante. C’est qu’un jour j’ai pris une femme à voler. Et je voulais dire que là, c’est dégueulasse parce que je me suis trouvé con, parce qu’elle volait pour donner à manger à ses enfants.
'''Gérard''' : Mais ça, c’est souvent.
'''Laurent''' : Ouais, mais ça c’est dégueulasse et je sais pas trop quoi faire dans ces cas-là. Ça, je peux te dire que ça m’est arrivé déjà trois ou quatre fois en deux mois de métier de vigile, et je peux te dire que c’est assez dur à assumer.
'''Gérard''' : Ouais, mais ça, je peux te dire une chose, Laurent : c’est fréquent ce que tu viens de dire. C'est régulier. Parce que t’as qu’à voir... je sais pas, là, pas en ce moment parce que je prends pas le métro, mais sinon t’as pas mal de personnes qui sont là devant l’entrée des bouches de métro et qui font la manche, et qui ont un petit avec eux... ''[Bruit d'une communication coupée sur le téléphone fixe]''. Qui c’est qui vient de raccrocher ?
'''Manu''' : C’est Zack.
'''Laurent''' : Et toi, Gérard ? Est-ce que tu donnes des pièces aux gens qui font la manche ?
'''Gérard''' : J’ai donné. Au début je donnais, mais maintenant je donne plus.
'''Fred''' : Je peux te poser une question ? C’est Fred. Donc sur les grandes surfaces... Il paraît que si on regarde ta cervelle, c’est une toute petite surface, c’est vrai ?
'''Gérard''' : Non, ça c’est faux. Alors Fred, tu as... tu as... tu as... tu vas te calmer !
'''Fred''' : Non mais je pense que je recentre le débat.
'''Gérard''' : Quelle différence y a-t-il entre un supermarché et une épicerie ?
'''Les auditeurs, l'un après l'autre, une voix un peu enfantine''' : Moi je sais ! Alors, Jeannette ?
'''Jeanette''' : Alors, la différence, c’est que dans une grande surface, on peut trouver beaucoup plus de choses que dans une épicerie. Et l’épicerie, c’est beaucoup plus cher que les grandes surfaces. Et dans les épiceries, on n’a pas de caddie, on est mal servis, on est mal accueillis, et voilà.
'''Fred''' : Ouais, les épiceries, c’est pour les vieux.
'''Gérard''' : Pas spécialement ! Mais Fred, moi je peux te dire une chose : quand tu as besoin de quelque chose et que la grande surface elle est fermée, t’es bien content d’avoir une épicerie quand même à côté de chez toi.
'''Laurent''' : Fred, je l’ai reconnu, c’est Ultraman !
'''Gérard''' : Ça y est, c’est tout ? Vous vous arrêtez ? Laurent ?
'''Laurent''' : Donc la différence entre un supermarché et une épicerie, c’est que bon bah déjà, c’est un commerce, donc il n’y en a pas vraiment. Mais l’épicerie, c’est un magasin de proximité plus cher qu’un supermarché, il est vrai.
'''Gérard''' : Non, mais tu reviens à la question que Jeannette disait !
'''Laurent''' : Exactement ! Je suis tout à fait complètement d’accord avec toi, mais d’un côté je préfère le supermarché quand même.
'''Gérard''' : Oui mais... D’accord, je suis d’accord avec toi, Laurent. Je vais revenir sur cette question-là après. On va demander déjà à Billy Jean qui va répondre et je vais réagir aussitôt derrière.
'''BJ''' : Écoute Gégé, moi je crois que c’est une question surface, donc l’aire c’est pas la même chose, quoi. Premièrement en 1...
'''Laurent''', ''[à mi-voix]'' : au carré du rectangle...
'''BJ''' : ...Et en 2, c’est que les prix, ils sont multipliés par 20. Hein !
'''Gérard''' : Non, non, non, non ! Attends, Billy Jean. Je vais te dire une chose : dans une grande surface, les prix sont quand même contrôlés. Dans les épiceries aussi. Nuance ! Nuance ! Attends, attends ! Si, si, je peux te dire que les prix sont contrôlés. Désolé.
'''BJ''' : Il y a une troisième différence, c’est que le nombre de caissiers et de caissières est limité.
'''Gérard''' : Mais attends ! Dans une épicerie, tu ne vas pas mettre 50 caissières.— Oui mais attendez. Par contre, si des fois vous pouvez avoir une caissière qui pourrait... ''[Fred lance un oui de réaction, en voix de tête]''. Non, mais c’est bon là le travlo...
'''Phildar''' : Non, c’est la caissière qui te répondait là, Gérard !
'''Manu''' : On va en avoir une, caissière, si Yvanne raccroche son Minitel.
'''JL''' : Bon ben moi, la différence qu’il y a entre une épicerie et un supermarché — c’est ça la question ? — c’est que sur l’épicerie, il y a marqué "Épicerie". Et au supermarché, il n’y a pas marqué "Épicerie", mais il n’y a pas marqué "Supermarché" non plus. Il y a marqué hmmm...
'''Phildar''' : ou alors il y a marqué "Intermarché", "Auchan"...
'''Fred''' : Pas de noms ! Pas de marques !
'''Manu''' : "Casino"...
'''JL''' : ...Ou alors des fois il y a marqué aussi hmmm...
'''Fred''' : Arrêtez de dire Mammouth ! On dit pas Mammouth !
'''Laurent''' : On dit pas mamouth, on dit Sandy.
'''JL''' : C’est une bonne réponse ?
'''Gérard''' : C’est pas mal, ouais. J’ai cru entendre un truc qui m’a pas fait plaisir. Donc alors, je vais répondre. Je vais quand même répondre à Laurent et à Jeannette sur ce qu'ils m'ont dit. Sur cette question-là, moi je peux vous dire une chose : on est bien content d’avoir des épiceries quand même. Parce que si les grandes surfaces sont fermées le dimanche — comme il y en a certaines — on est bien content d’avoir une épicerie pour aller chercher ce dont on a besoin à côté de chez soi.
'''Jeannette''' : T'as qu'à faire tes courses pour le mois.
'''Gérard''' : Oui, mais d’accord, mais tu peux pas tout trouver dans une grande surface. Parce que regarde... attendez, attendez !
'''Phildar''' : C'est vrai qu'il y a beaucoup plus de trucs dans une épicerie, c’est clair.
'''Gérard''' : Non mais regarde, Jeannette. Moi je vais te dire une chose. Quand t’as eu la grève, là, des routiers qui t’ont tout bloqué... Heureusement que t’avais des épiceries pour... ''[quelqu'un souffle dans le combiné de son téléphone]''. Oh, s’il vous plaît ! Vous arrêtez de faire du bruit derrière, merci ! Quand je réponds, sinon je ne vais plus répondre aux questions. Vous allez voir, ça va aller très vite avec moi, là ! Donc, quand il y a eu... je disais donc : quand il y a eu la grève des routiers, qu’ils ont tout bloqué les grandes surfaces et tout, donc tu étais bien contente d’avoir une petite épicerie pour trouver ce que tu avais besoin.
'''Jeannette''' : Bah oui ! Surtout que dans l’épicerie, c’est beaucoup plus grand qu’une surface.
'''Gérard''' : Non mais dans l’épicerie, c’est peut-être plus cher... Ça, je le reconnais, c’est vachement cher, ça c’est sûr. Mais c’est le problème... c’est le problème qu’on pourra jamais résoudre. Une épicerie, c’est trop cher.
'''Laurent''' : Gérard, c’est Laurent. Moi, je voulais te dire que je suis pas tellement d’accord avec ce que tu dis. Parce que les épiceries, comme les supermarchés qu’on avait à la grève des routiers, n'étaient pas ravitaillées non plus, hein. Donc les épiceries étaient plus facilement dévalisées que...
'''Gérard''' : Ah non, non, non, non ! Ça a été les grandes surfaces... ça a été les grandes surfaces qui ont été dévalisées en premier ! Je suis désolé, Laurent.
'''Laurent''' : Oui, mais les épiceries n'étaient pas ravitaillées non plus.
'''Gérard''' : Ouais, mais t’avais certaines épiceries qui étaient ravitaillées.
'''JL''' : Par hélicoptère, je crois.
'''Phildar''' : Par sous-marin, je crois !
'''Manu''' : On accueille donc une caissière : Yvanne. Yvanne, bonsoir.
'''Yvanne''' : Bonsoir.
'''JL et Laurent''' : C’est un travlo !
'''Gérard''' : Oh s’il vous plaît, là, vous vous calmez derrière ! Sinon ça va gerber sec, hein, maintenant. Attends ! Tu permets, Billy Jean ? On va demander à Yvanne de répondre. Donc : quelle est la différence... quelle différence y a-t-il entre un supermarché et une épicerie ?
'''Yvanne''' : Bah, la surface.
'''Phildar''' : C'est une caissière hein.
'''Gérard''' : Bah ouais, bah ça... Hé hé, c’est le débat sur les grandes surfaces ! Ça m’aurait étonné que tu me parles des surfaces. Ça, euh...
'''BJ''' : Gégé ? Je peux dire un truc ? Je voulais te dire : en fait, c’est vrai qu’il y a aussi un autre élément. C’est que dans les épiceries, il y a des articles que tu ne trouves pas en supermarché. Il y a des trucs... je sais pas, il y a plein de choses que tu ne peux pas trouver en supermarché. Je trouve que c’est dommage.
'''Gérard''' : Ouais, mais d’accord, OK. Donc on va poser la quatrième : seriez-vous prêt à danser dans un supermarché ? Et on s’écoute "Les Rois du MC" avec : "Tiens, moi ça, ça me gratte". Et on se retrouve tout de suite après. ''[Musique]''
0803 08 5000 et 0800 70 5000. Et toujours le 3615 code Fun Radio, rubrique "Direct",
'''Phildar''' : Où il y a Pamela qui doit raccrocher car on va la rappeler.
'''Gérard''' : Et voilà, c’est parti ! On récupère Jean-Luc... Yvanne... Billy Jean... Laurent...
'''Laurent''' : Bonsoir Gérard, bonsoir Manu, bonsoir Phildar, bonsoir tout le monde !
'''Gérard''' : Jeannette et Pierre. Bon... ''[La voix d'Yvanne crie : Bisou à Phildar !]''.
'''Phildar''' : On a compris, on continue le débat, merci !
'''Pierre''' : Tu dois kiffer comme un dingue.
'''Phildar''' : Vas-y Gérard, enchaîne !
'''Gérard''' : Seriez-vous prêt à danser dans un supermarché ? Pierre.
'''Pierre''' : Oui, oui ! S’il y a de la musique, s’il y a de la bonne musique, je suis prêt à danser dans le supermarché.
'''Jeannette''' : Ouais. Moi ce que je fais, c’est que je vais dans les rayons CD, j’écoute au casque... J’écoute au casque et là, je me mets à danser comme une folle !
'''Gérard''' : Ça, c’est tout le monde je pense, à mon avis.
'''Phildar''' : Sur quel genre de musique ?
'''Jeannette''' : Sur la techno, le rap, l'opéra, le classique, tout quoi.
'''Gérard''' : Sur la musique classique, tu danses ?
'''Jeannette''' : Ouais, opéra aussi. TU veux que je te montre ?
'''Gérard''' : Non c'est bon merci. Laurent ?
'''Laurent''' : Tu sais, sur "Radio Mousquetaire",<ref name="hist28"></ref> t'as pas tellement envie de danser...
'''Gérard''' : Laurent, si tu continues, si tu cites une marque de magasin, tu vas virer. Tu vas virer grave !
'''Laurent''' : C'est une radio, c'est une radio...
'''Gérard''' : Ouais, bah même les marques de stations de radio, d'accord ? C'est la dernière fois que je te le dis, OK ? Parce qu'il y a du monde qui attend derrière, je te le dis. Billly Jean ?
'''BJ''' : Oui. Écoute, j'ai pas écouté la question.
''[Gérard va s'énerver Manu l'interrompt]''.
'''Mnu''' : Non, c'est moi, c'est moi, Gérard, Gérard... C'est moi, je lui parlais au standard.
'''Gérard''' : Ah bon ? Alors : seriez-vous prêt à danser dans un supermarché ?
'''BJ''' : Écoute, s'il y a de la musique classique, s'il y a Beethoven, Mozart... ça met de l'ambiance, j'y vais, c'est clair !
'''Gérard''' : Ouais, d'accord. Tu danses sur de la musique classique, toi ?
'''BJ''' : Bien sûr.
'''Gérard''' : T'es comme Jeannette, là.
'''BJ''' : Bah oui. Quand il y a de la valse, du tango, tout ça, y'a pas de problème.
'''Jeannette''' : La salsa et tout.
'''Pierre''', ''[à mi-voix]'' : Ça va bien changé les débats...
'''Yvanne''' : Ouais, bah moi je serais prête à danser s'il y a Phildar avec moi.
'''JL''' : Bon bah moi, quand je vais acheter mes crayons bleus, je fais : *hum hum hum*. J'adore trop la musique qu'ils mettent, quoi, ça me fait trop triper ! Alors je prends un petit "exta" et tu me verrais, quoi, c'est grave... J'adore ! Je vais tout le temps là-bas, ils mettent de la pure zik. Et puis tout le temps je fais : *hum hum hum*, parce qu'ils mettent de la zik du tonnerre, quoi, c'est grave ! Il faudrait que tu viennes, Gérard, quoi, c'est : *hum hum hum*. Tu connais ?
'''Gérard''' : Moi personnellement, j'irais jamais danser dans une grande surface.
'''Pierre''' : Jean-Luc, tu veux pas que je te *hum hum hum* dans la cave ?
'''Gérard''' : S'il vous plaît, Pierre et Jean-Luc, vous vous calmez s'il vous plaît, merci. Sinon vous allez gerber tous les deux.
'''Laurent''' : Pierre ? Pierre ? Est-ce que je peux te prendre dans les cabines d'essayage ?
'''Pierre''' : Non non.
'''Gérard''' : Bon alors, Jean-Luc et Pierre...
'''JL''' : Mais c’est pas moi !
'''Manu''' : C'était pas Pierre, c'était Laurent.
'''Gérard''' : Tu prends Laurent et Jean-Luc, tu...
'''JL''' : — Mais c'est pas moi là oh ! Mais j'ai rien dit !
'''Gérard''' : Utilisez-vous les produits que vous achetez dans une grande surface ?
'''BJ''' : Non mais Gégé, t'as pas répondu là.
'''Gérard''' :Bah moi, je vous ai dit que j'aimais pas danser dans les supermarchés. Parce que quand tu fais tes courses, t'es pas là pour danser, t'es là pour faire tes courses.
'''JL''' : En plus c'est gratos, tu rentres gratos dans les courses.
'''Jeannette''' : En fait, la grande surface, c'est une boîte, hein !
'''Yvanne''' : Mais Gérard, faut joindre l'utile à l'agréable, faut danser.
'''Gérard''' : D'accord. Alors : utilisez-vous les produits que vous achetez dans une grande surface ?
'''Yvanne''' : Bah ouais, sinon je ne les achèterais pas.
'''BJ''' : Non, mais explique. C'est-à-dire ?
'''Yvanne''' : Bah, si je vais dans un supermarché, c'est quand même que j'ai besoin des produits que je vais acheter. Donc autant les utiliser après.
'''Pierre''' : Moi c'est le contraire. Moi ce que je fais, c’est que je les stocke, parce que j'ai flippé avec la Guerre du Golfe, là...
'''Gérard''' : Bon, Pierre, bonne nuit. Pierre, bonne nuit ! Allez, hop.
'''Manu''' : Il a rien dit là, Gérard. Tu t'es braqué contre lui, je sais pas pourquoi.
'''Gérard''' : Non, non, mais euh... il répond à côté de la question.
'''Manu''' : Mais non, il a dit qu'il stockait parce qu'il avait peur de la Guerre du Golfe !
'''Gérard''' : "Utilisez-vous les produits que vous achetez dans une grande surface", c'est pas le truc pour la Guerre du Golfe !
'''Manu''' : Et bah lui, il les stocke parce qu'il a eu peur.
'''Gérard''' : Bon, OK. Bon bah pour l'instant, il est euh... C'est pas le thème du débat.— C'est pas le thème du débat, d'accord Pierre. Alors, c'est la dernière fois que je te le dis aussi, à toi.
'''Pierre''' : Il y a de la discrimination, là !
'''Jeannette''' : Oui ! Alors moi, je ne les utilise pas. Je m'en sers d'objets de décoration et je les empile au fur et à mesure dans mon cagibi.
'''Laurent''' : Oui, bah moi, pas forcément. Parce que d'une part, comme je t'ai dit tout à l'heure, je ne les utilise pas.
'''Gérard''' : Bah ouais, et toi comme t'es vigile, donc...
'''Laurent''' : Des fois, je fais des dons aux Restos du Cœur.
'''Pierre''' : Pour nourrir ta famille !
'''Gérard''' : Ça suffit derrière s'il vous plaît avec les conneries !
'''Laurent''' : C'est Tony ! Non, rappelez les habituels parce que...
'''Gérard''' : Oh, ça commence à bien faire là ! Vous laissez parler Laurent s'il vous plaît, merci.
'''Laurent''' : Bah oui, mais attends, moi je me fais casser depuis tout à l'heure !
'''Gérard''' : Non, non, mais t'inquiète pas, entre Jean-Luc et Pierre, ça va, ils vont se calmer là.
'''Laurent''' : Moi je donne aux Restos du Cœur : Croix Rouge, Emmaüs, tout ça, quoi. Parce que moi, les trucs, je ne les paye pas. Donc pourquoi j'en ferais pas profiter les autres, quoi ? L'égoïsme, c'est pas mon truc.
'''BJ''' : Je réponds ? Écoute, moi j'achète plein... je fais des provisions, je fais des stocks, tout ça. Et euh... bah je les jette. Ou je les garde. En fait, ça dépend.
'''Gérard''' : Mais attends ! Tu vas acheter les produits que tu utilises, toi ? Tu jettes les produits que tu utilises ? Mais pourquoi ?
'''BJ''' : Bah écoute, euh... c'est psychologique, hein.
'''JL''' : Bah écoute, euh... moi j'achète des produits... ''[il est interrompu et couvert par des auditeurs qui se moquent, notamment Laurent]''.
'''Gérard''' : Bon, Jean-Luc s'il te plaît, tu te réveilles parce que ça commence à devenir lourd là.
'''JL''', ''[son faible]'' : Oui, mais je suis en train de parler, là !
'''Gérard''' : Non, mais tu te réveilles un peu plus. Tu te réveilles un peu plus et tu parles plus fort devant ton combiné s'il te plaît.
'''JL''', ''[criant et saturant le combiné]'' : Comme quand je vais acheter mes crayons bleus...
'''Gérard''' : Bon allez, Jean-Luc, c'est terminé pour toi. Terminé, terminé, c'est terminé ! Je commence à en avoir ras-le-bol de tes conneries. Allez hop, pour Jean-Luc, c'est fini. Manu, s'il te plaît !
'''Gérard''' : Euh, Pamela s'il te plaît, tu raccroches...
'''Phildar''' : On va essayer de la joindre. Bon, on a son numéro.
'''Gérard''' : Tu raccroches ton Minitel s'il te plaît, merci.
'''Laurent''' : Gérard, c'est Laurent. Euh, t'as le bonjour de ma mère. ''[éclat de rire général]''.
'''Gérard''' : D'accord, c'est... c'est bien. Oh, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît ! Je vais répondre. Donc alors, euh... les produits qu'on utilise, c'est des produits qui sont de démonstration. Et ça, je pensais que tout le monde allait en parler, mais ça, personne n'y est arrivé à cette question. Et pourtant, c'était une question qui était à peu près bien, hein. C'est des produits, c'est des trucs qui sont de démonstration. C'est comme le parfum : vous vous en mettez un peu sur la main pour savoir quelle odeur il a et si vous allez le prendre. Et derrière, vous avez les produits, vous avez le flacon neuf. Au début, c'est de la démo.
'''Jeannette''' : Ah, c'était ça Gérard ? On a mal compris la question.
'''Gérard''' : Ben "Utilisez-vous les produits que vous achetez dans une grande surface", c'est les produits qui sont en démo devant les trucs.
'''Phildar''' : Est-ce que t'as déjà goûté les saucissons, là ? Tu sais, des fois il y a des stands sur les côtés où ils coupent du saucisson, t'as déjà goûté ?
'''Manu''' : Ça, ça s'appelle un *peep-show*, les mecs.
'''Gérard''' : Non, mais ça c'est des démonstrations pour acheter de la charcuterie. Il y en a souvent dans les grandes surfaces, de ça.
'''Phildar''' : Mais t'en as déjà pris, des saucissons, ou pas ?
'''Gérard''' : Euh non, pas spécialement.
'''Phildar''' : Pas cette semaine, t'en as pas pris.
'''Manu''' : Attendez, excusez-moi... excusez-moi, on accueille Pamela. Mais je préviens tout de suite : c'est de la faute à Phildar si on l'a rappelée.
'''Jeannette''', ''[miéleuse]'' : Oui, Pamela, tu réponds à la question s'il te plaît.
'''Pamela''' : Oui. Est-ce que je peux avoir la question ? Parce que j'étais au standard, j'ai pas entendu.
'''Gérard''' : Utilisez-vous les produits que vous achetez en grande surface ?
'''Pamela''' : Ah bah bien sûr ! Sinon pourquoi on les achèterait, Gérard ?
'''Gérard''' : Pamela, tu vas te réveiller s'il te plaît. Oui, mais tu parles un petit peu plus fort. Oui, mais ça commence à m'endormir là, qu'elle parle tout doucement.
'''Pamela''' : Je sais Gérard, je me suis fait opérer il y a pas longtemps.
'''Gérard''' : Ah ouais, bah moi aussi ! Alors tu vas te réveiller s'il te plaît, merci. Il n'y a pas de "mon amour" qui tienne, d'accord ?
'''JL''' : Arrêtez de faire de la lèche à Gérard, il n'en a que pour Sandy.
'''Gérard''' : Bon alors maintenant, vous vous réveillez s'il vous plaît ! Alors Pamela, pour terminer ?
'''Pamela''' : Évidemment que j'achète les produits, Gérard. Pourquoi je les achèterais sinon ?
'''Phildar''' : D'accord, merci Pamela.
'''Phildar''' : Excuse-moi Gérard, deux secondes. Sur Minitel, il y a Céline qui a 19 ans. Ouais, laisse ton numéro, on peut te rappeler.
'''Gérard''' : Qui veut réagir au débat ?
'''Phildar''' : Non, non, elle veut seulement parler avec toi.
'''Gérard''' : Mais c'est bon, moi je veux pas voir...
'''Phildar''' : Mais non, je rigole ! Bien sûr qu'elle veut participer au débat, c'est tellement passionnant ce soir.
'''Laurent''' : Les gens qui volent les produits de démonstration, je ne peux pas les arrêter, quoi.
'''Gérard''' : Non mais attends. Les produits de démonstration, on l'a dit, c'est des trucs où la bouteille n'est pas complète.
'''Phildar''' : C'est qui le vigile, c'est Laurent ? Il paraît en ce moment, Laurent, je ne sais pas si tu l'as vu dans ton supermarché, il y a un moustachu qui traîne et qui volerait pas mal de trucs. Est-ce que tu l'as repéré ?
'''Manu''' : Au rayon de la vinasse, hein, bien sûr !
'''Gérard''' : C'est un petit moustachu qui a les...
'''Phildar''' : qui n'a plus de dents, oui c'est ça. Il n'a plus de dents,
'''Manu''' : Il a des croûtes sur les cheveux...
'''Pierre''' : Avec sa complice qu'on surnomme "Grosse Bertha" dans le milieu.
'''Gérard''', ''[rit de bon cœur, détournant la question vers Phildar]'' : T'es piégé là, mon pote ! Il a même une casquette, je peux te le dire, alors faites gaffe à lui.
'''Laurent''' : Je confirme. Il se balade avec une grosse qui a un piercing.
'''Pamela''' : Gérard, est-ce que tu penses que le supermarché généraliste a quelque chose à voir avec le premier débat ?
'''Gérard''' : Alors : prenez-vous de l'importance aux dates de consommation ? On va demander à Pamela. Pamela ? Pamela ?
'''Pamela''' : Oui, bonjour Gérard.
'''Laurent''' : Pierre, je peux causer avec toi ?
'''Manu''' : Gérard, moi je te propose un truc : Pamela, ça va pas être possible, on a besoin de la ligne en plus. Donc salut !
'''Phildar''' : Allez, bonne nuit Pamela, ciao. On va rappeler Céline, elle a l'air vraiment chaude.
'''Yvanne''' : Ouais, c'est important quand même.
'''Gérard''' : Mais dans quel sens ?
'''Yvanne''' : Bah, c'est-à-dire qu'on peut tomber malade si on ne fait pas attention.
'''BJ''' : Mais ça va pas ou quoi ? Je suis pas d'accord !
'''Gérard''' : Non mais attends Billie Jean ! Je vais te dire une chose : ce que dit Yvanne est tout à fait vrai. C'est vrai.
'''BJ''' : Bah je suis pas d'accord, hein !
'''Gérard''' : Bah si t'es pas d'accord, alors tu vas me dire pourquoi maintenant. Non, mais tout de suite !
'''Yvanne''' : Écoute Gégé, euh... ça ne veut rien dire les trucs, là, les dates de consommation, tout ça. Ça ne veut rien dire, quoi ! Je veux dire euh... Écoutez, pendant toutes les années, hein, depuis que... depuis que... depuis que le monde existe, jamais personne n'a crevé parce qu'il a bouffé un truc euh... dont la date de consommation c'était un mois après. T'as déjà vu ça, où ?
'''Yvanne''' : Mais non ! Mais t'as la chiasse, tu crèves pas !
— Non mais attends, hé ! Attendez, attendez, attendez, je vais vous répondre. Laurent ? Laurent !
'''Laurent''' : Oui ?
'''Phildar''' : Vigile ?
'''Gérard''' : Oh, tu te réveilles s'il te plaît, là !
'''Laurent''' : Oui, je me réveille.
'''Phildar''' : Pense ! Pense un peu ! Essaye !
'''Laurent''' : Oui alors... mais attends, c'est dur. Je suis vigile, je suis con comme un balai.
'''Gérard''' : Bon bah, c'est dur, bah tu accouches ! Si t'es con tu vas voir, tu vas dégager vite fait, toi !
'''Laurent''' : Moi, les produits de consommation, évidemment j'y fais gaffe. Parce que si tu manges par exemple un yaourt de marque *hum hum hum hum*...
'''Gérard''' : Laurent ? Tu arrêtes avec tes conneries de *hum hum* parce que ça commence à bien faire. Tu réponds !
'''Manu''' : Vas-y, dis "Mammouth", on s'en fout.
'''Gérard''' : Tu réponds correctement à la question sinon tu vas virer.
'''Laurent''' : Écoute Gérard, si on a mis des limites de consommation, il faut en tenir compte parce que sinon on se retrouve malade, quoi.
'''Jeannette''' : Oui, alors moi je pense que ma date limite de consommation est bonne. Mais est-ce que tu penses que la tienne elle est bonne ? Hum hum ? Et c'est ce qu'on montre justement au sondage Minitel.
'''Phildar''' : C'est ce qu'on demande, justement, sur Minitel.
'''Gérard''' : Hum hum... Ben là, je vois pas... je vois pas le rapport avec la question, hein Jeannette.
'''Phildar''' : C'est surtout au niveau des toilettes que tu peux le voir, si t'es périmé ou pas.
'''Jeannette''' : Mais ça, faut demander à Sandy.
'''Pierre''' :— Oui Pierre. Donc moi je mange tout périmé, hein. Mais ça laisse des séquelles, Gégé, parce que j'ai un kyste qui me pousse dans le cou.
'''Jeannette''' : T'as les dents qui tombent ?<ref name="renvoi3"></ref>
'''Gérard''' : Tu réponds à la question correctement ou tu vas gerber.
'''Pierre''' : T'as pas entendu ? Je t'ai dit que je mangeais tout périmé, que j'ai un kyste qui me pousse dans le cou ! J'ai les dents qui tombent !
'''Gérard''' : Bon alors, Pierre, bonne nuit pour toi.
'''Manu''' : Il a rien dit, il n'a pas arrêté d'insultes... Et on accueille Reza.
'''Gérard''' : Alors ? Prenez-vous de l'importance aux dates de consommation ?
'''Reza''' : Bah ouais quand même, ouais. On peut dire ouais, ouais...
'''Gérard''' : Alors attendez, maintenant je vais répondre.
'''Laurent''' : T'as le bonjour de ma grand-mère.
'''Gérard''' : Euh Laurent s'il te plaît, t'arrêtes, parce que ça commence à devenir lourd tes conneries.
'''Resa''' : Elle est périmée ?
'''Gérard''' : Ouais, je me demande si elle n'est pas périmée sa connerie à lui, hein. Donc alors, moi je peux vous dire une chose : tout produit a une date de consommation, et ça c'est le plus important, c'est la...
'''Laurent''' : Non, ça c'est archi faux.
'''Manu''' : Laissez répondre Gérard !
'''Laurent''' : Attends Gérard, c'est Laurent !
'''Manu''' : Non mais Laurent, attends 30 secondes, laisse répondre Gérard, tu pourras faire ta question après.
'''Laurent''', ''[poursuYvannet]'' : Attends, parce que sur les mousses à raser, les shampoings, tout ça...
'''BJ''' : Non mais attends, t'as pas écouté ce que Manu te dit là ?
'''Gérard''' : Donc alors, moi je peux vous dire une chose : tout produit a une grande importance. Et pas spécialement les produits euh... bien sûr, mousses à raser, tout ça, ça n'a pas de... je ne vois pas le rapport que Laurent voulait dire. Des produits de toutes marques. Tout... tout produit a une date limite de vente. Donc une fois que c'est périmé, normalement... si, normalement, une fois que c'est périmé, normalement dans les grandes surfaces, le responsable du rayon doit les retirer, ne doit pas les laisser en vente. Et ça, c'est ce qui se passe le plus fréquemment à l'heure actuelle, c'est qu'ils remettent des nouveaux produits et si la date est passée, ils ne les retirent pas, ils les laissent dans les rayons. Et ça, je l'ai vu récemment encore. ''[applaudissement de Manu]''. Je l'ai vu à côté de chez moi... Attendez, attendez, je vais continuer. Je vais continuer. Mais je peux vous dire une chose : qu'une fois j'ai voulu prendre un poulet cuit à côté de chez moi...
'''Manu''' : Mais il était cru.
'''Gérard''' : Non ! Ouais, il était cru et en plus la date était périmée !
'''Laurent''' : C'est vrai que t'es en procès avec Oncle Ben's ?
'''Pierre''' : Ouais, mais t'aurais dû voir parce qu'il volait encore, il avait des plumes !
'''Manu''' : Mais moi Gérard, j'ai une question. Euh, ne penses-tu pas qu'on devrait mettre une date limite de validité sur tes débats ?
'''Phildar''' : Parce qu'à mon avis, ils sont périmés.
'''Manu''' : Ouais, il y en a qui sentent vraiment le moisi, quoi !
'''Pierre''' : Ouais, ça a bien changé, ça a bien changé.
'''Jeannette''' : Ouais, ça a bien changé, c'est bien périmable.
'''Laurent''' : Je me rappelle du temps où il y avait Tony, Arnett...
'''Gérard''' : Ouais, mais ça... ça je peux vous dire... eh attendez, maintenant je vais vous répondre !
'''Manu''' : Attendez, attendez, laissez répondre Gérard maintenant.
'''Gérard''' : Attendez, je vais répondre. J'ai demandé à ce que... depuis la semaine dernière, j'ai demandé à ce qu'on fasse des débats corrects, que j'évite de gueuler, c'est pour ça que maintenant, les débats seront comme ça. Et j'ai demandé à ce que l'équipe soit plus sympa qu'au départ. Maintenant ça y est, c'est fait. Donc je garde les deux mêmes, et je ne changerai pas mon équipe.
'''Pierre''' : Et Olivier ? Olivier, il est où ?
'''Gérard''' : Non, Olivier ne fait plus partie de mon équipe.
'''Resa''' : Moi, je trouve que ton équipe, elle a toujours été sympathique, c'est toi qui l'étais pas au début.
'''Phildar''' : On s'évade, on s'évade.
'''Gérard''' : Non, non, mais on s'échappe du débat.
'''Laurent''' : Alors, pourquoi tu prends plus Tony ? Parce que dans le débat sur une ping-pong, t'as dit que tu le trouvais sympa.
'''Gérard''' : Non, mais attends, parce que Tony... Et ça, c'est hors sujet, d'accord ?
'''BJ''' : Mais, GG, j'ai une question à te poser. Je voulais te dire, est-ce que vraiment, dans ta vie, il t'es jamais arrivé, par exemple, d'acheter un poulet ? Comme t'as dit que c'était périné, mais qu'est-ce que tu fais ? Tu le jettes ou tu le bouffes, quand même ?
'''Gérard''' : Donc, moi, le poulet, une fois que j'ai vu qu'il était comme ça, je l'ai viré. J'ai été voir le responsable du magasin. Tu sais ce qu'il m'a dit ? Il fallait le ramener. Alors, moi, je vais dire une chose. Une fois que le poulet, pour moi, une fois que... Déjà, je lui ai dit, vous n'avez pas à laisser ça. Il m'a dit, de toute manière, il fallait nous le ramener. Je vous aurais remboursé. Non, mais attends, le mec...
'''BJ''' : Mais c'était dans quelle surface ?
'''Gérard''' : C'est à côté de chez moi. Non, non, je ne cite pas de magasin. Non, non. Non, mais ça ne sert à rien de continuer. Je ne citerai pas la marque du magasin.
'''Jeannette''' : Je voulais te poser une question, c'est Jeanette. Est-ce que tu penses qu'on devrait mettre des dates de limitation dans les chattes et les bites ?
'''Gérard''' : Ah, ben ça, dans les chattes... Qu'est-ce que tu veux mettre une date de limite sur une chatte ?
'''Jeannette''' : Est-ce que tu penses que toi, tu devrais avoir une date de limite ?
'''Gérard''' : Moi, je te renvoie la balle.
'''Jeannette''' : Moi, je trouve que ma date de limite, elle est bonne. Mais est-ce que la tienne est bonne ?
'''Gérard''' : Alors, si tu trouves que la tienne est bonne, la mienne aussi.
'''Laurent''' : Est-ce que tu crois qu'on devrait en mettre sur les cigarettes que tu fumes ?
'''Phildar''' : Je voudrais faire seulement une petite pause par le Minitel, justement, en parlant de Céline, qu'on essayait de rappeler tout à l'heure. Si tu veux venir à la radio, ma chérie, il n'y a pas de problème, on t'attend.
'''Manu''' : Phildar, fais attention, on a eu Pamela, tout à l'heure. Je te le rappelle et je te remercie d'avance. Et je t'embrasse.
'''Phildar''' : Je l'attends au virage, celle-là.
'''Laurent''' : Gérard ? Pourquoi tu ne veux plus d'habituels ?
'''Gérard''' : Parce que je ne veux plus d'habituels, c'est tout. Ce n'est pas le thème du débat, d'accord ? Le débat, c'est les grandes surfaces. Donc, oseriez-vous faire l'amour dans un rayon d'un supermarché ?
'''Phildar''', ''[feignant la révolet]'' : Non, non, non ! Toujours du cul ! Il y en a marre du cul dans tes débats.
'''Pierre''' : Oui, j'aimerais bien au rayon alcool.
'''Jeannette''' : Oui, alors moi, j'aimerais bien faire l'amour avec toi, Gérard, dans les rayons fruits-légumes. Comme ça, on pourrait utiliser les carottes, les concombres.
'''Gérard''' : Bon ben Jeannette, je commence à en avoir marre qu'à chaque fois, vous me disiez que vous vouliez faire l'amour avec moi. Je vous ai déjà dit que mon cœur était pris.
'''Jeannette''' : Mais écoute, Gérard, je t'aime, Gérard.
'''BJ''' : Tu comprends ? C'est tellement excitant.
'''Gérard''' : Mais maintenant, il fallait vous réveiller avant.
'''Jeannette''', ''[feignant le désespoir)'' : Je n'en peux plus, Gérard !
'''Gérard''' : Mais maintenant, il fallait vous réveiller avant. Mais ce n'est pas le thème du débat. Ce n'est pas le thème du débat.
'''Laurent''' : Oui, moi, je vais dire Gérard, ça m'est déjà arrivé, quoi. Tu veux que je vous raconte, non ?
'''BJ''' : Non, non, non, non. Non, non, j'ai envie d'écouter Réza, moi.
'''Gérard''' : Non, mais attends, pour l'instant, tu vas te calmer, parce que sinon, tu vas gerber, toi.
'''Laurent''' : C'était un soir, on faisait l'inventaire. J'étais avec une caissière qui est maintenant ma copine. On s'est embrassés et on a fait l'amour dans le rayon couches, serviettes, tampax quoi.
'''Gérard''' : À mon avis, elle devait avoir ses ragnagna
'''BJ''' : Mais Gégé, ça arrive tous les jours, ce genre de situation.
Tiens, ben vas-y, comme tu veux répondre. C'est Billie Jean ? Oui, c'est Billie Jean. Comment ? Eh, question bête, réponse bête. C'est Billie Jean. Donc, pour revenir à ce que disait Garçon, c'est vrai que ces situations, ça arrive tous les jours, quoi. Donc, je te réponds, moi, moi, je te dis... Moi, c'est négatif, hein.
'''Yvanne''' : Ouais, ouais, ben moi, uniquement dans le rayon bonbon avec Phildar.
'''Gérard''' : D'accord. Eh ben, qu'est-ce que vous en voulez, à Phildar, là ?
'''Resa''' : Je peux répondre ?
'''Gérard''' : Ouais, ben, vas-y, maintenant.
'''Resa''' : Ah, ça fait longtemps que j'attendais, hein. Alors moi je voulais juste raconter une petite anegdote, parce que moi, ça m'est arrivé dans un supermarché. Donc, j'ai rencontré une femme assez belle, en fait. Parce que, comme je suis très beau gosse...
'''Gérard''' : Y'en a qui vont avoir les... Ils doivent avoir les chevilles enflées, hein.
'''Resa''' : Non, ça va, ça va, tranquillement.
'''Pierre''' : Quand on est des beaux gosses comme nous, c'est dur.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais... Et les fleurs, elles coûtent pas cher, hein, cette année, hein.
'''Resa''' : Je peux continuer mon histoire, Gérard ?
'''Gérard''' : Ouais, ben, dépêche-toi, parce que je vais répondre. Après, on va faire une petite pause.
'''Resa''' : Je continue. Je vous explique. Donc, j'étais avec une très jolie femme et on s'est rencontrés dans un supermarché. Et, comme c'était presque l'heure de la fermeture, on s'est dirigés vers le coin camping et on s'est laissés... On s'est laissés enfermer dans le magasin toute la nuit, quoi.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, c'est vachement bien, comme situation.
'''Phildar''' : Je reviens sur mon histoire avec Céline, là. La chaude du Minitel, là. Elle dit, je déconnecte, j'arrive, me laisses-tu rentrer si je suis mignonne ?
'''Gérard''' : Ah, ah, ah ! J'irai voir avant !
''[les auditeurs créent la cacophonie, les unes criant non, les autres sifflant, etc]''.
'''Gérard''' : Chut, chut, chut ! Céline, si t'es belle, je te laisse rentrer. Si t'es pas belle, tu resteras dehors. Ouais, je vais déjà répondre. Dans quel rayon ? Dans quel rayon que je voudrais faire l'amour ? Eh ben, c'est Jeannette qui en a parlé, je crois, du rayon. Les légumes. Voilà, parce que c'est mieux. Là, t'as les carottes, t'as les concombres, t'as les bananes.
'''Manu''' : Un concombre, c'est toujours plus gros qu'un coton-tige.
'''Reza''' : Tu préfères pas le rayon propreté avec les coton-tiges ?
'''Gérard''' : Non, mais c'est bon, ça suffit. OK ?
'''Laurent''' : Est-ce que tu peux me dire la différence entre un super et un hyper marché ?
'''Phildar''' : Il y a une différence. Non, non, il y a une différence, Gérard. Faut que tu expliques. Les auditeurs attendent la réponse, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais de toute manière, c'est pareil.
'''Resa''' : Non, Gérard, c'est pas pareil. Hyper, c'est pas pareil que super. Moi, je suis super métrope, c'est pas pareil que hyper métrope.
'''Gérard''' : Ah, d'accord. N'importe quoi. Auriez-vous des fantasmes avec un caddie ? Vous allez réfléchir. Donc, si vous voulez toujours nous contacter, il vous reste encore une petite demi-heure. Donc, vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000. Et toujours le 3615 ode FunRadio, rubrique direct. Combien qu'on a de connectés, s'il te plaît, Phildar ?
'''Phildar''' : 47, pas mal hein ?
'''Gérard''' : Ah ben c'est bien ça augmente toutes les semaines. Alors, dans la founette d'une fille avec le cochon, ça pulse...
''[Musique. Au retour, Gérard rappelle le titre et les numéros, mais les audituers se parlent entre eux. Manu doit les faire taire pour parler]''
'''Manu''' : On accueille Tom.
'''Resa''' : Je voulais féliciter le gars qui a fait le remix.
'''Gérard''' : Eh bien, c'est... C'est Rico. Auriez-vous des fantasmes avec un caddie ? On va demander ça à Reza.
'''Reza''' : Ah, ben, ça tombe bien que je commence. C'est pour en revenir à la nuit. Ce n'est pas un fantasme. Moi, c'est un fantasme que j'ai réalisé. Donc, le soir où j'ai fait l'amour avec une superbe créature dans un stand de camping. Bon, comme on a passé toute la nuit là-bas et que... Moi, je suis informaticien, électronicien. On avait débranché toutes les caméras de surveillance. J'avais répété les bandes des heures de la veille, mais je ne vais pas vous expliquer ça en détail. Donc, excusez-moi, je continue. Et, ben, comme au bout de quelques heures, on en avait marre de tester toutes les tentes, tous les matelas gonflables là-haut et différents, quoi. DOnc on a testé avec le caddie différentes positions. Je peux vous dire que la grille, ça fait mal, quand même.
'''Ian''' : Moi, avec un caddie, non, mais avec Phildar, ouais.
'''Gérard''' : D'accord. Tu l'auras tout à l'heure hors antenne Phildar, hein. Billy Jan ?
'''Jeannette''' : Oui, alors, moi, j'ai effectivement déjà fait l'amour avec un caddie. C'était avec Billy Jean, hein, chez mmmm... Et donc, en fait, je l'ai mis... Je l'ai mis, tu sais, là où on met les petits enfants, tu sais, dans le caddie. En fait, moi, j'étais en dessous et puis je lui faisais un cunnilingus.
'''Maurent''' : Euh... Moi, j'ai pas de fantasme là-dessus, tu vois, parce que je me demande comment je pourrais mettre ma copine dedans ou même, tu vois, le manipuler parce que c'est bizarre comme objet, quand même. Je trouve ça bizarre, quoi. Je sais pas, t'as des fantasmes, toi, avec ça ?
'''Gérard''' : Non, personnellement, non. Pierre ? Pierre, s'il te plaît.
'''Pierre''' : Donc, moi, j'ai jamais réussi à faire l'amour avec un caddie parce que la fente de la pièce de 10 francs, elle est trop petite.
'''Tom''' : Écoute Gérard, moi je l'ai déjà fait j'étais assis sur la petite place où on met les enfants là, et ma copine elle poussait le caddie on était dans un petit rayon sympa et c'est vrai qu'elle me faisait une petite gâterie en même temps.
'''Gérard''' : D'accord, moi je peux vous dire que j'ai jamais fait ça et ça m'étonnerait que je le fasse.
'''Pierre''' : Gérard, ce qu'il faut dire aussi c'est que quand tu mets Sandy dans un caddie elle déborde des deux côtés aussi.
'''Gérard''' : Pierre tu te calmes s'il te plaît.
'''BJ''' : Oui écoute le caddie ça fait partie des fantasmes de l'homme, c'est clair. Donc ouai, ça me plairait bien sur un caddie quoi. Avec la sensation des barreaux, c'est cool quoi, c'est clair.
'''Gérard''' : Ok, donc Laurent tu voulais dire un truc ?
'''Laurent''' : Ouais je voulais dire que depuis le début du débat sur les grandes surfaces, tu nous dis qu'il ne faut pas t citer de marque, mais pourtant caddie c'est une marque, normalement on dit un chariot.
'''Gérard''' : Oui alors ?
'''Laurent''' : Bah tu dis qu'il ne faut pas te citer de marque alors que là tu fais de la pub pour Caddie en ce moment.
'''Gérard''' : Non mais je vais te dire une chose qu'un caddie, c'est un chariot. Et alors je peux mettre très bien dire caddie parce que caddie, ya longtemps que ça n'existe plus comme surface.
'''Reza''' : Gérard, j'ai pas fait mon anecdote sur le caddie, c'est Réza.
'''Gérard''', ''[soupire de lassitude]'' : Bon Réza ça suffit, allez hop bonne nuit toi parce que tu commences à me les gonfler toi. Manu s'il te plaît, tu me retires Réza.
'''Manu''' : Tu l'aimes pas ? Il avait une anecdote
'''Gérard''' : Non mais il est déjà trois heures moins de quart, il reste encore trois... Il reste trois questions donc je voudrais qu'on active un peu.
'''BJ''' : Non mais vas-y Réza.
'''Pierre''' : Bon on peut écouter Réza ou pas ?
'''Gérard''' : Non... Allez vite fait Réza magne toi vite fait parce que ça commence à bien faire tes anecdotes.
'''Reza''' : Je voulais juste dire une chose, c'est que si vous faites l'amour dans un caddie mettez les freins.
'''Gérard''' : Voilà c'est ça que tu voulais dire...
'''Reza''' : C'est tout, c'est toi qui m'as pas laissé parler.
'''Jeannette''' : Et toi Gérard t'as le fantasme ?
'''Gérard''' : Non j'ai pas de fantasme avec un caddie.
'''Jeannette''', ''[bougonnant à voix basse]'' : De toute façon, t'as rien du tout, toi.
'''Gérard''' : Si ça te plaît pas ma petite, c'est le même prix. Pourquoi que les grandes surfaces, en CDs, ne sont pas mieux organisées ?
'''Laurent''' : Alors là je sais. C'est que les grandes surfaces sont des magasins d'alimentation, balais, tout ça. Et ils savent qu'ils auront jamais le monopole sur les magasins spécialisés de CDs. Donc ils s'en occupent pas. Ils laissent ça tomber et ils laissent ça en plan quoi. Ils en ont rien à foutre en fait.
'''Gérard''' : D'accord. Réza ? J'espère que ça va pas être avec une anecdote. Parce que sinon tu vas gerber.
'''Reza''' : Pas du tout. par rapport... Moi je voulais dire qu'on trouve de bons organisers sur CD-ROM... Déjà par rapport à ça... Et ensuite les CDs ça fait partie du marché de la musique. T'achètes des CD dans les supermarchés, vu que les CD les plus vendus, c'est de la merde quotidienne qu'on entend sur pas mal de télé on va dire...
'''Pierre''' : Et de radio aussi.
Voici une version ponctuée de ce dialogue (issu des célèbres débats de Gérard de Suresnes). J'ai ajouté les majuscules, les points, les virgules et les points d'interrogation pour rendre les échanges lisibles tout en respectant le débit haché et spontané des intervenants.
'''Gérard''' : Réza, Réza, Réza ! Dans ce cas-là, moi, je vais te poser une question.
'''Réza''' : Vas-y, je t'en prie, ça me fait plaisir.
'''Gérard''' : Donc... Attendez, attendez ! S'il vous plaît ! ''[Laurent s'en va au standard avec Manu]''. OK. Donc Réza, tu viens de dire qu'il y avait certaines radios qui passaient de la merde, c'est ça ?
'''Réza''' : Ah non ! J'ai pas dit des radios, j'ai dit des télés.
'''Gérard''' : Oui, mais t'as parlé aussi des radios.
'''Pierre''' : Oui, oui, on t'a entendu. Même j'ai entendu Fun Radio, moi !
'''Réza''' : Oui, mais attends, justement !
'''Phildar''' : Jeudi soir...
'''Gérard''' : Moi, je vais te dire une chose : dans ces cas-là, ce que passe à l'heure actuelle Phildar, tous les trucs qu'on vient d'écouter, et puis ce que passe...
'''Reza''' : Tout était bien là !
'''Pierre''' : Non, non, non ! C'est pas ce que tu as dit.
'''Gérard''' : Non mais attends ! Non mais dans ces cas-là, ce que Fun passe, alors c'est de la merde aussi pour toi ? Non mais attendez, laissez-le répondre ! Comme il a dit qu'à la télé... il a dit des radios... Donc, est-ce que sur Fun, c'est de la saloperie qu'on passe ?
'''Réza''' : Laisse-moi répondre, je vais te répondre franchement.
'''Gérard''' : Vas-y.
'''Réza''' : Moi, j'écoute pas les disques qui passent sur Fun. J'écoute pas les disques qui passent sur les grandes autres radios. Et voilà, ça me plaît pas. C'est normal, c'est les goûts et les couleurs.
'''BJ''' : On est en démocratie, hein Gégé !
'''Reza''' : Toi, Gérard, est-ce que tu aimes tout ce que Fun Radio passe ? Oui ? Bah putain, tu rentres bien dans les normes.
'''Pierre''' : Faux cul !
''Gérard''' : C'est normal. Non, mais moi j'aime toute la musique qui est passée. Je trouve que c'est pas mal. Il n'y a pas de "faux-cul" qui compte. Il n'y a pas de "faux-cul" qui compte, c'est tout.
'''Yvanne''' : Non, c'est bien organisé je trouve.
'''Gérard''' : Moi je pense pas, hein.
'''Phildar''' : Pourquoi ?
'''Gérard''' : Ah ouais, bah moi je vais te dire une chose : quand tu cherches quelque chose, tu mets facilement un quart d'heure pour trouver ce que tu veux. Attends, Billie Jean ! Je réponds à Yvanne, je suis désolé. Moi je vais te dire une chose : j'ai cherché un CD, je sais plus de quoi... Il n'y a pas si longtemps que ça, c'est pour... non, c'est pour la Saint-Valentin, je crois, pour Sandy. Je peux te dire une chose... Oh, s'il vous plaît, merci ! Donc, je peux vous dire, je peux te dire une chose : ça serait mieux organisé s'il y avait les CD qui étaient mieux rangés par lettres, par ordre alphabétique.
'''Manu''' : Ouais, mais pour ça Gérard, c'est pas bon. Faut connaître ton alphabet !
'''Phildar''' : Non, mais attends Gérard, je vais t'expliquer un truc. Ils ont inventé un truc super, qui est vachement intelligent : c'est des gens, tu vois, qui sont dans les rayons et à qui tu peux demander des renseignements. Ça s'appelle des vendeurs.
'''Manu''' : Quand ils voient Gérard, ils se barrent ! Ils se barrent en courant !
'''Gérard''' : Ils ont rien ! Ils connaissent rien ! Tu leur demandes un CD, ils te disent : « C'est là, c'est là-dedans, vous regardez. » C'est tout, c'est tout, c'est tout ! Billie Jean ?
'''Reza''' : Quand ils voient Gérard, ils l'arrêtent parce qu'ils croient qu'il a volé quelque chose.
'''BJ''' : Oui ?
'''Gérard''' : Tu réponds ?
'''BJ''' : Oui, écoute. Moi je suis... en fait, je suis d'accord et je suis pas d'accord avec toi.
'''Gérard''' : Alors pourquoi ? Pourquoi que t'es pas d'accord ? Pourquoi que t'es d'accord déjà, pour commencer ?
'''BJ''' : Je suis d'accord avec toi parce que c'est vrai que c'est le bordel. C'est vrai que c'est le bordel. Le vendeur il t'envoie balader. Il te dit : « Ouais, ouais, cherche, c'est par là. » Tu t'y retrouves pas. Et deuxièmement, je suis pas d'accord parce que, comment dire... parce que quand même, il y a le vendeur qui peut t'indiquer, quoi.
'''Gérard''' : Donc tu reviens à ce que je disais : que ça soit mieux organisé par ordre alphabétique, avec les lettres, comme je sais plus dans quel magasin j'ai lu ça récemment.
'''BJ''' : Ouais, parce qu'en fait, par exemple t'as A et ensuite t'as Z, c'est pas possible !
'''Yvanne''' : Mais en fait Gérard, il connaît pas l'alphabet...
'''Reza''' : Gérard, c'est Reza, j'ai pas fini tout à l'heure...
'''Gérard''' : Non, non, mais c'est bon Reza. Ça commence à devenir...
'''Phildar''' : Bon Reza, pas d'anecdote ! Mais si t'as une petite histoire, pourquoi pas.
'''Jeanette''' : Oui. Alors moi, je suis un peu d'accord avec toi Gérard, parce que les disques ne sont pas classés, les vendeurs sont chiants. Et par rapport au magasin FNAC, je veux dire, j'ai jamais acheté de CD en grande surface parce que je trouve que je m'y retrouve pas du tout. Les casques, ils marchent pas. Tandis qu'à la FNAC ''[prononcé en lettres, suivi de Phildar qui donne le cygle tel qu'on le dit en prononçant la marque, en un mot]'', c'est classé et tout, et les vendeurs sont hyper agréables. Ils prennent le temps de t'accueillir et puis ils te renseignent très bien.
'''Gérard''' : Jeanette ? Donc est-ce que... donc tu viens de... c'était la FNAC, maintenant on peut le dire. Est-ce que t'as...
'''Phildar''' : Pas de marque Gérard !
'''Gérard''' : Mais je m'en fous ! Est-ce que t'as été voir déjà au Virgin ?
'''Jeanette''' : Oui, bah oui, c'est pareil.
'''Gérard''' : Non mais attends, au Virgin, est-ce que tu y as déjà été ? Est-ce que t'as vu...
'''Jeanette''' : Oui, bah c'est très bien classé aussi, c'est comme la FNAC ''[en lettres détachées]''.
'''Gérard''' : Oui, bah d'accord. Tu peux le dire, on s'en fout.
'''BJ''' : Non mais attends Gégé, je voulais te dire un truc. Tu vas me dire si t'es d'accord ou pas. Est-ce que t'es d'accord, par exemple, quand t'as le classement et t'as la lettre A, et ensuite t'as la lettre E ? Est-ce que t'es d'accord ?
'''Reza''' : Tu fais un classement par voyelles, voilà !
'''BJ''' : Mais t'es d'accord ou pas ?
'''Gérard''' : Non, mais je sais que c'est vraiment bidon leur truc.
'''BJ''' : Non, mais c'est mieux si c'est ABCD. Pas AE...
'''Gérard''', ''[impatient]'' : Oui, oui, oui. D'accord.
'''Phildar''' : Petite pause Minitel. Excuse-moi Gérard. Pas mal, on a encore 57 sur le Minitel, donc allez-y !
'''Manu''' : Encore trois et il explose !
'''Phildar''' : Voilà, continuez à vous connecter. Sinon, il y a Sophie du département 33, 22 ans, qui est chaude. Alors laisse ton numéro, on va essayer de te rappeler pour la fin du débat.
'''Pierre''' : Ouais. Ouais, je suis d'accord avec toi, c'est mal classé. L'autre fois, j'ai trouvé le CD de Ricky Martins entre deux côtelettes au rayon boucherie.
'''Yvanne''' : Quoi ? Il était bien classé !
'''Pierre''' : Mais attends, Ricky Martin, c'est pas de la viande quand même, merde !
'''Phildar''' : Non, c'est pour les bœufs !
'''Gérard''' : Pierre ? Tu te calmes s'il te plaît.
'''Pierre''' : Oui, d'accord. Non mais je me calme.
'''Gérard''' : Donc tu réponds ? Tu réponds comme il faut à la question.
'''Pierre''' : Non, mais c'est vrai, c'est du vécu !
'''Tom''' : Oui, ben moi Gérard, je suis d'accord avec toi. Mais la dernière fois, c'est pareil. Je vais dans le rayon disques, puis j'arrive au bout du rayon... je sais pas, il y avait une grande poubelle. Il y avait plein de trucs dedans, tu sais, style « To Be Free », tout ça. Alors je sais pas... C'est un peu mal rangé, quoi. Parce que moi je voulais acheter le CD pour ma petite sœur et je l'ai trouvé comme ça, dans une poubelle.
'''Gérard''' : Non, mais moi ce que je demande, c'est que déjà on soit mieux accueillis dans les grandes surfaces quand on leur demande quelque chose au rayon disques, ce serait déjà mieux. Parce que si on est mal accueillis, c'est pas la peine.
'''Reza''' : C'est sûr que si tu leur demandes Dafpuk, ils vont pas te comprendre !
'''Pierre''' : Et tu te ramènes en short aussi.
'''Gérard''' : De toute manière, je vais dire une chose : que les Das Puk, je les ai maintenant ! Alors je les ai tous ! Là, j'ai même le clip. J'ai tous les clips des Daft Punk. Et je peux vous dire que là, je suis en train d'en voir un sur Fun TV à l'heure actuelle, c'est le dernier.
'''BJ''' : Mais Gégé, Gégé ?
'''Gérard''' : Quoi ?
'''BJ''' : Il paraît que t'es fan des To Be Free et G-Squad ? C'est vrai ?
'''Gérard''' : Jamais moi !
'''BJ''' : Bah si, Gégé ! C'est ce que j'entendais dire.
'''Gérard''' : Ce que t'as entendu dire, c'est des conneries, d'accord ? Ça y est !
'''Manu''' : Je crois en plus, dans l'Entrevue de ce mois-ci, t'es sous la douche avec eux. C'est ça ?
'''Gérard''' : C'est ça; Bon, ça c'est Phildar qui va être content parce que c'est lui qui l'a rectifiée : « Poussez-vous votre caddie, tout nu sans chaussettes ? ». Ça, c'est Phildar qui a posé.
'''Reza''' : Je peux répondre en premier ? Comme ça ce sera fait. Moi, ça m'est arrivé, mais comme je vous ai dit, il y avait une superbe créature dans le caddie que je poussais. Je poussais pas que le caddie, quoi.
'''Phildar''' : C'est une anecdote ?
'''Gérard''' : C'est une anecdote encore ?
'''Manu''' : C'est nul.
'''Gérard''' : Non, mais ça commence à devenir... Hé Réza ! Hé Réza !
'''Réza''' : Ouais ?
'''Gérard''' : Ça commence à devenir lourd tes réponses.
'''Tom''' : Gérard, c'est Tom. Je peux répondre ?
'''Gérard''' : Non, on va demander à Yvanne, comme elle adore Phildar.
'''Yvanne''' : C'est une belle question parce que c'est Phildar qui l'a posée. Mais non, je pousse pas mon caddie comme ça.
'''BJ''' : Oui ! Écoute, écoute Gégé. Très sincèrement, être toute nue avec des chaussettes, ça le fait quand même.
'''Gérard''' : Mais est-ce que t'as déjà poussé un caddie tout nu avec des chaussettes ?
'''BJ''' : Bien sûr ! Ça existe les supermarchés par les plages nudistes. T'as pas entendu parler de ça ?
'''Gérard''' : Non. ''[Manu et Phildar se parlent fort, hors micro, et on entend le prénom de Pierre]''. Ouais, mais ça y est, vous arrêtez de vous engueuler là tout les deux ?
'''Manu''' : Je disais juste à Phildar que Pierre c'était Tony, c'est tout.
'''Gérard''' : Voilà bah on l'a reconnu, on l'a reconnu. Alors Tony ? Maintenant tu réponds ?
'''Phildar''' : Non, mais je voulais seulement savoir si Tony, comme dans le premier débat, il poussait le caddie avec sa quéquette. Qu'il avait pas besoin de ses mains.
'''Pierre''' : C'est pas un caddie ! T'as pas suivi, Phildar ! Une Formule 1 !
'''Phildar''' : Ouais, mais maintenant c'est le débat sur les grandes surfaces.
'''Reza''' : Ouais, c'est Réza.
'''Gérard''', ''[entre agacement et sourire]'' : Oh non, mais Réza, tu commences à me les gonfler là !
'''Manu''' : Réza, Réza, Réza... Réza, reviens dans le studio si je peux me permettre.
'''Phildar ''' : Bon, Réza, t'écris un livre et puis tu reviens après.
'''Pierre''' : Ouais. Donc non, moi je pousse pas le caddie avec la quéquette, parce que ça se coince entre les barreaux.
'''Gérard''' : Ouais, c'est pas... c'est pas la question, hein ! C'est pas la question !
'''Pierre''' : Bah si, c'est Phildar qui me l'a posée !
'''Phildar''' : Bah attends, si t'es tout nu... si t'es tout nu, t'as la quéquette à l'air.
'''Tom''' : Non, parce que ça tombe bien cette question. Parce qu'hier, j'ai été justement à côté de chez moi dans un hypermarché. J'ai vu quelqu'un qui poussait un caddie tout nu. C'est peut-être Réza, je ne sais pas. ''[Gérard éclate de rire]''.
'''Gérard''', ''[hilare]'' : Oh le pauvre, il en prend plein la tronche. Moi, personnellement, non. Ah, Jeannette, au fait, oui ?
'''Jeannette''' : Ouais, alors moi, tous les samedis soirs, je pousse mon caddie tout nu autour du parking du carrouf.
'''Tom''' : Lequel ?
'''Jeannette''' : Aulnay.
'''Gérard''' : S'il vous plaît !
'''Tom''' : Attends, Gérard, on est en train de conclure un rendez-vous.
'''Reza''' : T'es jaloux, Gérard !
'''Gérard''' : Vous conclurez votre rendez-vous après l'émission, c'est-à-dire hors antenne.
'''Pierre''' : C'est comme ça que t'as rencontré Sandy, non ?
'''Manu''' : Bon, sans vouloir foutre la merde, il reste 4 minutes, donc on va essayer de finir vite.
'''Gérard''' : Oui, alors pourquoi qu'il n'y a plus de rap dans les bacs techno ou rock alternatif et fusion jazz ? Question posée par Max et Phildar.
'''BJ''' : Elle est quand même pas mal. Donc, je réponds. C'est Billie Jean. Écoute Gégé, pourquoi il n'y en a pas ? Parce qu'aujourd'hui, il y a une fusion de la musique. Donc, il y a la techno qui fuse avec la musique, le rock avec la house, avec la dance, tout ça. Et c'est pour ça qu'en fait, voilà on mélange tout. C'est pour montrer aux clients qu'il y a fusion de musique.
'''Gérard''' : OK. Tom ?
'''Tom''' : Écoute, moi je ne comprends pas. Parce que dans l'hypermarché où je vais, je trouve tout. Je trouve tout ce que je veux.
'''Gérard''' : D'accord. Pierre ?
'''Pierre''' : Pareil.
'''Gérard''' : Pareil. Jeannette ?
'''Jeannette''' : Pareil.
'''Gérard''' : Pareil. Yvanne ?
'''Yvanne''' : Pareil.
'''Gérard''' : Pareil. Et Réza ?
'''Réza''' : Pareil.
'''Manu''' : Et Phildar ?
'''Phildar''' : Pareil. Attends, Réza, peut-être une petite histoire ?
'''Gérard''' : Allez, allez, avec ses anecdotes ! Alors, vas-y.
'''Réza''' : Alors, moi déjà, en tant que Réza, moi je suis producteur de rap. Donc, comme ça parle de rap... ouais. Et je voulais dire que moi, mes disques, ils ne sont pas dans les supermarchés, tout simplement. Donc ils ne peuvent pas être mélangés avec les autres genres de musique.
'''Manu''' : Son nom de famille, à Reza, c'est Perté.
'''Gérard''', ''[hilare]'' : Non, mais c'est bien, là, au standard.
'''Phildar''' : Tu l'as compris, Gérard, celle-là ?
'''Gérard''' : Non, non. Eh, l'autre là ! Pardon. Eh, l'autre là, la "chaude" là, qui voulait participer à la fin du débat... Elle rappelle quand, celle-là ? La chaude là.
'''Phildar''' : Non, Sophie, elle a marqué "Bon bah je pars, bonne nuit, dommage Gérard, t'as qu'une grande gueule".
'''Gérard''' : Bon alors va te faire sauter, pétasse.
'''Manu''' : Gérard, les statistiques là... Tu vas tout foutre en l'air.
'''Gérard''' : J'ai dit pétasse, j'ai pas dit salope, d'accord ? Qu'elle aille se faire sauter si elle a envie de dormir. Bon, allez, stop, stop ! Conclusion.
'''Manu''' : Conclusion, deux minutes.
'''Gérard''' : On va demander... On va commencer par le monsieur de l'anecdote.
'''Réza''' : C'est moi ! Réza, Réza, Réza ! Ah, ça me fait plaisir. Alors, conclusion sur les supermarchés ?
'''Phildar''' : Non, non, sur la différence d'âge.
'''Réza''' : Alors, par rapport à la différence d'âge des supermarchés, moi je préfère aller dans les plus gros possibles, en fait... Parce que, comme ça, je peux rencontrer un maximum de jolies femmes. Et en fait, moi je voulais juste dire un truc : il y a un truc qui m'énerve dans les supermarchés, c'est tous les gens qui ont des portables.
'''Gérard''' : D'accord. Allez, c'est bon, on a compris. Bonne nuit à toi Réza, et à la semaine prochaine si tu veux continuer. OK ? Yvanne ?
'''Yvanne''' : Bah, le thème était bien trouvé. Les questions étaient égales à elles-mêmes. Et puis, il n'y avait pas trop de bordel.
'''Gérard''' : Bah non, bah depuis que j'ai... Depuis que j'ai changé mon... que j'ai fait une réunion avec l'équipe, c'est pour ça.
'''Phildar et Manu''' : Oui chef ! Oui chef !
'''Gérard''' : Donc, OK, je te remercie Yvanne. Et je te dis peut-être à la semaine prochaine pour le débat. Billie Jean ?
'''BJ''' : Écoute Gégé, débat fort intéressant.
'''Gérard''' : Ouais, tu te réveilles au lieu de sucer là, parce que... ''[il éclate de rire]''. Ah, vas-y, accouche !
'''BJ''' : Écoute Gégé, je te dis... Débat fort intéressant... Les questions, elles étaient très bien. Et tu m'as fait marrer. Dommage que t'as pas trop gueulé, quoi, c'est ça.
'''Gérard''' : Bah je gueulerai plus maintenant, c'est tout.
'''BJ''' : Et au fait, Gégé, j'avais des thèmes de débat, et je sais pas si ça t'intéresse.
'''Gérard''' : Bah tu les envoies, c'est tout.
'''Billie Jean''' : Mais je les ai envoyés, tu m'as jamais répondu, Gégé !
'''Gérard''' : Tu les as envoyés quand ? C'est pas grave, on va gérer ça à la rentrée.
'''Phildar''' : C'st pas grave, on va gérer ça hors antenne.
'''Jeannette''' : Finalement, je préfère les grandes vieilles grandes surfaces de Formule 1. Et puis je te fais une soupe de langue bien baveuse !
'''Gérard''' : D'accord, bah moi je t'en fais pas. Euh... Tony ?
'''Pierre''' : Ouais. Donc, moi je voulais dire, ouais, ça s'est bien passé. Moi c'est dommage que tu gueules beaucoup. Mais je suis pas très content parce que j'ai pas encore reçu le faire-part de mariage.
'''Gérard''' : Bon, tu vas te faire sauter, d'accord ?
'''Manu''' : C'est vrai, c'est pas sympa.
'''Phildar''' : Non, c'est pas sûr encore qu'ils se marient ! Si çase trouve, ça aura capoté avant.
'''Tony''' : Ah, d'accord.
'''Tom''' : Bah écoute moi Gérard, je suis un peu déçu, je suis arrivé le dernier. Donc j'espère que la semaine prochaine vous penserez un petit peu à moi. Sinon, bah très bien. Gérard, égal à toi-même. Impeccable, quoi.
'''Gérard''' : Bah OK, je te remercie.
'''Tom''' : De rien, ça m'a fait plaisir.
'''Gérard''' : Donc moi je peux vous dire une chose : j'espère qu'on va continuer comme ça toutes les semaines. Donc les deux thèmes de la semaine prochaine : les poupées gonflables et les dépannages. Et là, vous allez retrouver Rousseau pour la nuit sans pub. Donc je vous dis à la semaine prochaine et on s'écoute un petit remix comme tout le monde était sage.
== Le débat sur le dépannage ==
=== Contexte ===
Une des forces que l'amour donne, c'est celle de lutter contre ses démons. L'autre, c'est l'apaisement face à ce qui nous touche, face aux autres. Entre janvier et février, on a vu que Gérard s'appuyait sur son nouvel amour pour mieux gérer ses démons, même si ce n'est pas linéaire. En mars, nous asisstont à une sorte d'aboutissement d'une forme d'apaisement avec certains personnages clés de l'émission de Max. On a vu que Stéphane avait sonné l'heure de l'apaisement, en introduction à un précédent débat. Ce soir du 5 mars, c'est Françoise, dite Françoise de la Courneuve, qui entre dans cette logique.
Françoise est un personnage clé de l'émission de Max. Ancienne serveuse de bar d'une quarantaine d'années, cette personne séduit Max très rapidement par sa crédulité et son rapport à la télévision, en particulier la première chaîne. Alors, régulièrement, elle est amenée par Max à se prononcer et à s'exprimer sur l'évolution des programmes de la chaîne, voire à exprimer sa colère vis-à-vis des gens de la chaîne, directement. Parfois alcoolisée, elle a une expression à la fois franche et confuse, mais devient à l'origine de véritables canulars de par son style et sa crédulité.
Ce dernier point, mêlé à un alcoolisme certain, aura d'autres conséquences : il donnera envie aux jeunes auditeurs de la rencontrer et de jouer avec elle, comme ils le font avec Gérard. Ils finissent par réunir les deux personnages en faisant croire à l'un comme à l'autre que l'un insulte ou humilie l'autre dans son quartier ou sur d'autres radios. La crédulité des deux protagonistes conduira à une vraie conflictualité dont le paroxysme sera atteint en janvier 1009 avec un face à face, orchestré par Max, où les deux personnes sont mises face à leur réputation respective, leurs défenseurs respectifs, leurs délateurs respectifs, et Françoise, malgré tout, finit par manifester une lucidité qui lui permettra de comprendre la comédie que représente ce débat et, partant, tout ce qui précède. Lors du second face à face, elle lancera donc une démarche de réconciliation. Et Gérard suivra, versatile qu'il est, ce qui finira par réunir les deux adversaires de 1997. Ils partageront alors des avis sur les émissions de TF1, sur leurs ennuis dans la vie réelle avec les harcèlements par courrier, et aboutiront à une union des souffrances pour mieux y faire face.
C'est dans cet atmosphère qu'il faut comprendre l'apparition joyeuse, ce soir-là, de Françoise de la Courneuve, dans les débats de Gérard. Elle ne participera qu'à quelques-uns d'entre eux, celui-ci étant le premier, mais elle fera pour autant des apparitions remarquées. Pour qu'elle accepte, Max lui fait d'ailleurs croire qu'elle pourrait animer, à terme, les débats à la place de Gérard. Cette fiction aura une double conséquence : la participation de Françoise et la déstabilisation de Gérard, se voyant concurrencé dans son précarré et décidé à sauver sa place (même si elle n'est toujours pas rémunérée). Max poussera cette pression loin, deux semaines plus tard, mais nous y reviendrons le moment venu. Cette première apparition de Françoise sera accompagnée du renouvellement du panl présent depuis environ deux semaines.
Comme d'habitude, l'émission est précédée de la lecture du courrier, des statistiques de Goldo (toutefois interrompues par un hurlement de Gérard lorsqu'il provoque Sandy), de l'énervement de Gérard, emporté dans un sketch avec Max sur l'importance du courrier, l'un faisant mine de s'énerver, l'autre finissant par en rire malgré son agacement. Gérard relance ses sketchs sur les habituels, la mauvaise humeur vis-à-vis de son équipe et de son chef lui-même, les menaces d'arrêt, etc. Surprenamment, Max se livre pour la première fois à une démarche pour rassurer Gérard et lui faire prendre du recul vis-à-vis de son courrier et lui donner la valeur d'humour. Gérard a du mal à intégrer la notion, mais il s'apaise petit à petit, par les mots et les CDs offerts par son chef. L'ambiguïté fait partie du jeu de Max et de son équipe, Gérard restant dans sa versatilité due à une réelle instabilité émotionnelle, immaturité affective. L'immaturité affective de Gérard se manifeste par son rapport même à cette participation de Françoise : hostile au début, il accepte vite de bon cœur après un échange avec elle. Comme un petit enfant, il lance un « non » réflexe, avant de revenir à une réaction plus mesurée face à la modération et la gentillesse de Françoise.
Sandy est, ce soir-là, présente, associée à ces sketchs et à cette bonne humeur. À écouter Max, Gérard est néanmoins spécialement excité ce soir-là, probablement du fait d'une semaine difficile face à ses démons et les accrocs de sa vie réelle, couverts par le courrier de harcèlement visant sa copine et lui.
Sur le plan biographique, on retrouve un pan de la vie de Gérard, celui où il a conduit des camions avant son accident de 1993. À vrai dire, difficile ede parler de routier, on parlerait pltuô de chauffeur-livreur sur de courtes distances, mais le métier correspondait à sa vision des choses.
Au plan plus historique, on notera que pour la première fois, la radio évoque l'idée que les auditeurs peuvent communiquer en direct avec le studio par Internet. C'est une tendance de l'époque : Internet remplace de plus en plus le Minitel et les facilités qu'il offre commencent à inciter les médias à l'utiliser pour proposer une autre expérience à leur public. C'est donc la première fois que Gérard y est confronté, chose qui ira en grandissant petit à petit, nous y reviendrons.
=== Personnages ===
* Franck Bargine : Max
* Gérard Cousin : Gérard
* Phildar et Manu
* Françoise
* Mégane : Delphone
* Lola
* Christophe : Steve
* Cyril : Goldman, Zarbi
* Sébastien, Sucette
* Fanta
* Tony Morestin : Babysitter
* Morgan
* Sandra
* Cécile
=== Transcription ===
''[Générique]''.
'''Gérard''' : Et voilà donc bienvenue à tous. Donc vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 0800 70 5000 et toujours le 3615 code Fun Radio rubrique direct. Et surtout sur le Minitel, évitez de me parler de la Loco, de Christine et de Sandy s'il vous plaît. Merci, on est bien d'accord. Donc vous pouvez toujours nous appeler et pour les Belges, c'est le... Manu s'il te plaît, tu rappelles le numéro des belges ? Parce que je l'écorche tout le temps...
'''Manu''' : Non non vas-y rappelle le.
'''Gérard''' : Donc 033 1 0033 1 47 79 5000 (''[soufflé par Phildar]''. Voilà donc vous pouvez toujours nous appeler à ce numéro là. Donc alors le premier débat, ça va porter sur le dépannage auto. Donc on va accueillir Françoise.
'''Françoise''' : Oui, oui, je suis là.
'''Gérard''' : Bonsoir Françoise.
'''Françoise''' : Bonsoir Gérard.
'''Gérard''' : Lola. Steve.
'''Steve''' : Bonsoir Gérard, je te souhaite un excellent débat.
'''Gérard''' : J'espère ! Parce que t'es déjà passé la semaine dernière, d'accord ?
'''Steve''' : Non, première fois, non.
'''Gérard''' : Non, non, t'es déjà passé la semaine dernière. Ok. Goldman ?
'''Goldman''', ''[voix endormie et étouffée]'' : Bonsoir Gégé. J'espère qu'on va passer ensemble un agréable débat.
'''Gérard''' : Non mais tu vas te réveiller un petit peu plus s'il te plaît.
'''Goldman''' : D'accord, je me réveille un petit peu plus. Je disais ''[avec plus d'entrain]'' : J'espère qu'on va passer un agréable débat.
'''Gérard''' : Non mais tu vas te réveiller ! Tu vas parler un petit peu plus fort devant ton combiné.
'''Goldman''' : D'accord, excuse-moi Gérard. On peut se tutoyerr ?
'''Gérard''' : Ouais, ben si tu veux. Mais pour l'instant tu vas te réveiller, tu vas parler un petit peu plus fort.
'''Goldman''' : Mais je suis en train de manger...
'''Gérard''' : Dans ces cas-là... Non mais dans ces cas-là, tu vas aller voir Phildar au standard. !
'''Phildar''' : Je n'ai pas faim. Je n'ai pas faim, Gérard.
'''Gérard''' : Non mais attends, il va déjà commencer par...
'''Phildar''' : Laisse-le manger, vas-y continue.
'''Gérard''' : Non mais il va déjà commencer à se calmer. Parce que dans ces cas-là, si on fait 11 questions et qu'il s'amuse à dire « j'ai faim » et « je mange mon fromage », il ne va pas répondre ! Bon, Babysitter ?
'''Babysitter''' : Oui, bonsoir Gérard. Je sens qu'on va bien s'amuser ce soir.
'''Goldman''' : On l'espère tous.
'''Delphine''' : Bonsoir Gérard, bonsoir à tous.
'''Gérard''' : Bonsoir. Donc alors, la première question donc, c'est : les dépannages automobiles, vous l'avez bien compris. Donc alors : combien coûte un dépannage ? Combien coûte un dépannage sur l'autoroute ?
'''Goldman''' : C'est la première question ? Elle est pas mal comme première question.
'''Gérard''' : Non mais attendez, vous n'allez pas commencer comme ça, parce que sinon moi je vais couper vite !
'''Phildar''', ''[apaisant]'' : Gérard, cool, on y va. Allez.
'''Françoise''' : 450.
'''Gérard''' : Alors, 450 francs pour toi.
'''Phildar''', ''[comme aux enchères]'' : Qui dit mieux ?
'''Lola''' : 3000 francs pour moi. Lola.
'''Babysitter''' : 3002.
''[Les gens disent des prix entre 3002 et 3007, l'un sur l'autre, comme dans une émission télé de l'époque intitulée le Juste prix où il fallait estimer la valeur d'un produit]''.
'''Babysitter''' : 3005, adjugé, vendu ! Le bof et sa pouf !
'''Gérard''' : Le bof et sa pouf, tout à l'heure, tu vas faire le bof et ton frère. ''[Phildar applaudit et acclame cette phrase]''.
'''Manu''' : Il est en forme ce soir le Gérard !
'''Steve''' : Ouais, c'est Steve, je peux répondre là ? ''[silence]''
'''Gérard''' : Alors, qui c'est qui disait 3000 balles sur l'autoroute ?
'''Lola''' : Moi. 3000 francs.
'''Gérard''' : Et pourquoi ?
'''Lola''' : Comme ça. Ça m'est déjà arrivé, j'ai payé 3000 francs.
'''Gérard''' : Hein ? Sur l'autoroute ?
'''Lola''' : Ouais.
'''Gérard''' : Attends, mais t'as pris quoi comme dépanneur ?
'''Lola''' : Je sais plus, je me rappelle plus le nom de la boîte.
'''Steve''' : Ah oui, mais faut s'en rappeler aussi.
'''Gérard''' : Non, non, mais attendez. Attendez, on ne cite pas de société de dépannage. Non mais 3000 balles ! Attends, 3000 balles ! Mais... mais y'a un problème là.
'''Lola''' : Ah bah non, non, y'a pas de problème. Et encore, c'est pas cher. 3000 francs pour te faire dépanner sur l'autoroute, j'étais loin. J'étais sur l'autoroute loin de chez moi.
'''Gérard''' : Ouais, mais où à peu près ? Grosso modo. Sans donner le nom de la ville, à peu près ?
'''Lola''' : Bah, à 800 kilomètres de chez moi j'étais.
'''Gérard''' : 800 ? Oh làlà... Attends, mais là moi je pense que c'est un peu trop cher.
'''Phildar''' : C'est de l'arnaque, non ?
'''Gérard''' : Non, là c'est de l'arnaque pure et simple. Je pense qu'à mon avis tu t'es fait avoir. Françoise ? Françoise pour toi ?
'''Françoise''' : Non, non, je t'écoute hein. Moi j'ai dit 350.
'''Gérard''' : Ouais mais d'accord, d'accord Françoise. Alors 300... 350, d'accord ok. Mais alors 350 mais... sur l'autoroute ?
'''Françoise''' : Oui, oui, sur l'autoroute.
'''Gérard''' ''[les auditeurs se parlent es uns sur les autres]'' : Non mais attendez, attendez s'il vous plaît derrière ! Non, non, mais attendez. Attendez s'il vous plaît. Là il y a Lola qui a répondu, il y a Françoise. Mais de toute manière je vais vous demander vos opinions. ''[Goldman jure]''. Non, il n'y a pas de « putain », d'accord ?
'''Goldman''' : C'est pas ça, c'est que si jamais je ne trouve pas une prise pour brancher le portable, bah jamais je vais pouvoir vous entendre parce que ça va couper, parce que j'ai plus de batterie.
'''Gérard''' : Bon alors dans ce cas-là, dans ce cas-là sur un portable je ne prends pas.
'''Goldman''' : Non mais attends, c'est les tout nouveaux !
'''Gérard''' : Non, non, non, je ne prends pas de personne sur un portable.
'''Goldman''' : Il est tout neuf le truc !
'''Gérard''' : Françoise ? Françoise, donc 350 pour toi.
'''Françoise''' : Bah 350. Tout dépend du parcours, du parcours où t'es, où t'es dépanné. Et puis bon bah, pour amuser la galerie, si tu lèves ta jupe, ça coûte encore moins cher.
'''Gérard''' : Non mais attends Françoise !
'''Françoise''' : Non mais là c'était pour déconner là...
'''Lola''' : Françoise, t'as levé ta jupe ?
'''Babysitter''' : Surtout si t'as pas de culotte, Françoise.
'''Gérard''' : Non mais attendez, attendez s'il vous plaît ! Hé Françoise, tu me dis 350 sur autoroute, mais alors comment que tu peux faire vu que t'as pas de voiture ?
'''Françoise''' : Bah... Et la voiture à mon fils ? Eh bah René, il est juste à côté, mais il faudrait que je lui demande.
'''Gérard''' : Non mais d'accord. D'accord Françoise. Non mais c'est bon. Bon, Steve ?
'''Steve''' : Ouais, ta question c'est en France ou à l'étranger ? En France ?
'''Gérard''' : Combien coûte un dépannage sur l'autoroute ? On ne cherche pas si c'est en France ou à l'étranger, d'accord ?
'''Steve''' : Moi en France j'en sais rien, parce que je suis jamais en France, je suis toujours à l'étranger.
'''Gérard''' : Bon bah alors dans ce cas-là, tu essaies... Non mais attends Steve. T'essaies de te réveiller s'il te plaît.
'''Steve''' : Je suis parfaitement réveillé là. Pour une fois cette semaine, j'ai même pas bougé... j'ai pas bougé, je suis resté en France. Mais ce que je veux dire par là, c'est que Lola en fait, ça lui a coûté 3000 balles, donc elle s'est fait vraiment arnaquer quoi. Moi ça m'a coûté 2900 francs, et nickel quoi.
'''Gérard''' : Eh bah alors ! Eh bah alors, toi aussi tu t'es fait arnaquer !
'''Steve''' : Elle ouais, moi non.
'''Lola''' : C'est déjà plus honnête.
'''Gérard''' : Non attends, attendez. Attendez, vous allez pas vous battre là. On va essayer d'éclaircir tout ça après. Goldman ? Oh, Goldman !
'''Phildar''' : Attends, il avait un problème de batterie, donc je... Je le rappelle dans 5 minutes.
'''Steve''' : Laisse-le, il bouffe Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, Goldman c'est pas la peine.
'''Manu''' : On nous demande : c'est combien un dépannage sous un pont ? Est-ce que c'est plus cher que sur l'autoroute ?
'''Gérard''' : Non alors là... Non mais j'ai prévenu ! Je... sur Minitel...
'''Phildar''' : C'est pas le pont de l'Alma hein !
'''Gérard''' : Non mais attends, ça n'a rien à voir ! On nous demande : sous un pont.
'''Gérard''' : Sous quel pont ?
'''Phildar''' : Le pont de Billancourt, par exemple.
'''Manu''' : Sous un pont, un pont quelconque.
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, t'as différents ponts.
'''Babysitter''' : Bah oui. Mais sous le pont de l'Alma, je crois que c'est gratuit parce que c'est un corbillard qui fait.
'''Gérard''' : Bon Steve, s'il te plaît, tu vas te calmer.
'''Babysitter''' : Steve, calme-toi ! S'il te plaît.
'''Steve''' : Mais c'est pas Steve ! Tais-toi toi !
'''Gérard''' : Vous allez vous calmer parce qu'il y a des voix que je reconnais, d'accord ? Donc Babysitter.
'''Babysitter''' : Donc oui, le dépannage... Le dépannage, moi je sais pas, j'ai pas de caisse.
'''Gérard''' : Ah, t'as pas de question ? J'ai pas de...
'''Babysitter''' : Non, j'ai pas de voiture. De voiture, non.
'''Gérard''' : Bah allez, Babysitter, attends. Tu vas faire une chose... Tu vas faire une chose...
'''Babysitter''' : Attends, parce qu'il faut avoir une voiture pour participer à tes débats aussi ? Faut être bisexuel et avoir une différence d'âge ?
'''Gérard''' : Attends, attends...
'''Max''', ''[à l'entrée du studio]'' : Attends, calme-toi. Il est une heure, t'auras plus de voix après !
'''Gérard''' : Hé Babysitter ? Pour l'instant, c'est moi qui gère le débat. Si tu veux pas répondre aux questions... C'est pas la peine.
'''Babysitter''' : Mais je te dis que j'ai pas de voiture !
'''Gérard''' : Ce n'est pas la peine ! J'ai envie de... j'ai envie de mener des débats comme il y a 15 jours, et je veux faire correctement les deux.
'''Ma
nu''' : Mais si tu cries, tu ne pourras pas y arriver.
'
''Gérard''' : Non mais attends s'il te plaît Manu, moi je veux des débats corrects. Je veux répondre sur les deux questions.
'''Goldman''' : C'est vrai, on veut des débats ! Ah au fait, j'ai fini de manger. ''[bruit de fuite électromagnétique du téléphone mobile sur une enceinte, caractéristique du portable trop près d'un appareil électronique]''.
'''Steve''' : C'était bon, ouais ?
'''Golmdan''' : Ouais. J'ai fumé une clope.
'''Steve''' : T'as bouffé quoi ?
'''Gérard''' : Bon, Delphine ?
'''Delphine''' : Oui ?
'''Gérard''' : Pour toi ?
'''Delphine''' : Ben moi je sais pas du tout, parce que je suis jamais tombée en panne sur l'autoroute.
'''Gérard''' : Ouais, mais est-ce que t'as une voiture ?
'''Delphine''' : Oui j'ai une voiture.
'''Steve''' : C'est quoi ?
'''Gérard''' : Non ! Arrêtez s'il vous plaît de demander quoi... D'accord. On ne cite pas de marque.
'''Delphine''' : Elle est rouge.
'''Gérard''' : Ouais, mais on s'en fout de la couleur ! On s'en fout.
'''Delphine''' : J'irais pas... j'irais pas payer jusqu'à 3000 balles. 2900 à la rigueur.
'''Steve''' : 2900 t'as vu ? T'as vu Gérard ? C'est Steve. 2900 c'est honnête, 3000 non.
'''Gérard''' : Non mais même ! Mais attendez, attendez. Vous croyez que vous allez payer 3000 balles un dépannage sur l'autoroute ?
'''Steve''' : 2900 Gérard, 2900.
'''Françoise''' : D'après mon fils, il faut compter à peu près 600 balles de dépannage.
'''Gérard''' : Hein ? Ouais mais d'accord, 600 balles à mon avis tu te fais arnaquer.
'''Babysitter''' : Gérard, pour les pannes sexuelles, tu prends combien ?
'''Gérard''' : Bon toi, tu dégages. Ça, les pannes sexuelles...
'''Phildar''' : Non mais est-ce que t'as besoin d'un dépannage... enfin d'une dépanneuse ?
'''Gérard''' : Non mais attends, dans ces cas-là, ils font le débat à ma place et puis c'est bon !
'''Babysitter''' : Non mais c'est le débat, c'est les pannes sexuelles.
'''Gérard''' : Non mais attends, pour l'instant c'est pas le thème du débat ! On n'est qu'à la première question.
'''Steve''' : Excuse-nous Gérard. Excuse-nous Gérard.
'''Gérard''' : Phildar, je crois que mardi on avait bien... on s'était mis d'accord et je voudrais qu'on le fasse comme la semaine dernière. Donc moi je reviens sur Lola. Donc Lola, à mon avis tu t'es fait avoir.
'''Lola''' : Bah ouais mais bon... Ça arrive hein.
'''Gérard''' : Ouais mais c'était sur autoroute ?
'''Lola''' : Ouais, sur autoroute ouais. Sur autoroute, 3000 balles, à Marseille.
'''Goldman''' : Tu roulais vite ou pas ?
'''Lola''' : Ouais.
'''Gérard''' : Non, non, non, il n'y a pas à savoir si elle roulait vite ou pas. Mais attends, tu me dis... Attends, 3000 balles à Marseille ?
'''Lola''' : À Marseille.
'''Delphine''' : À Marseille, c'est des voleurs ! Voilà.
'''Gérard''' : Attends, attendez ! J'ai peut-être une réaction... n''[une personne est entrée dans le studio]''.
'''Dépanneur''' : Oui. Alors à Marseille, moi sur l'autoroute j'ai l'habitude : c'est jamais plus de 2500. Faut être clair, sinon ils se font arnaquer.
'''Phildar''', ''[regardant Gérard, distrait]'' : Ah oui, c'est clair ! Gérard, qu'est-ce que tu en penses ?
'''Dépanneur''' : MNon mais là, on n'est pas plus voleur à Marseille qu'ailleurs. Je veux dire, 2500 c'est déjà hyper cher.
'''Gérard''' : Non mais... Non mais moi une question, une question que je vais te poser dans ces cas-là : si tu fais Paris-Marseille, tu tombes en panne admettons à Lyon, il va te prendre combien le dépanneur ?
'''Dépanneur''' : Oui, mais il va t'amener dans un garage à Lyon, il va pas te ramener à Marseille le mec.
'''Gérard''' : Ah ouais ben voilà.
'''Dépanneur''' : Il va te prendre 349 francs TTC.
'''Gérard''' : Ouais ? TTC ? Mais après...
'''Dépanneur''' : 349. Ouais, mais maintenant s'il te prend la bagnole en fourrière, c'est 600 balles plus le PV à 230 balles.
'''Gérard''' : Ah d'accord.
'''Dépanneur''' : Si tu prends la majoration, ça peut faire...
'''Phildar''' : Ça peut monter vite à 6000 balles.
'''Dépanneur''' : Non, ça peut aller à 2500.
'''Gérard''' : Ouais, mais dans ces cas-là, admettons que tu tombes... je sais pas, je sais pas si ça t'est déjà arrivé... admettons que tu tombes en panne sous le tunnel de Fourvière ?
'''Une voix d'auditeur''' : PD !
''[Max est assis, dans un coin du studio]''.
'''Gérard''' : Oh s'il vous plaît ! Vous vous calmez derrière, les mecs qui disent ça. Ok ? Là pour l'instant je suis en train de poser des questions. Donc s'il vous plaît, on se calme, merci.
'''Max''' : On se croirait en guerre ! On se croirait à la guerre, on dirait un interrogatoire. On n'a pas l'impression... Est-ce que tu viens pour t'amuser Gérard, ou est-ce que c'est une obligation ?
'''Gérard''' : Non mais moi je voudrais que Steve et...
'''Max''' : Non mais tu demandes aux gens de venir avec le crâne rasé, l'armée, et de faire leur lit au carré ! Là on est là pour s'amuser. Donc tu gueules... Il est une heure et quart, que tu t'énerveras vers 3h. Mais à une heure et quart : smile !
'''Gérard''' : Ouais mais dans ces cas-là, on demande aussi à Babysitter de se calmer, parce que c'est des habituels tout ça.
'''Max''' : Mais c'est des habituels ! Mais il faut toujours que tout le monde se calme, il faut surtout pas que les gens parlent avec toi.
'''Gérard''' : Donc, moi je repose la question. Je repose la question. Donc : sous le tunnel de Fourvière, par exemple.
'''Dépanneur''' : Si tu poses la question à quelqu'un de Marseille, le mec il ne passe pas sous le tunnel de Fourvière, il y a trop de pollution. C'est pas un endroit où on passe !
'''Gérard''' : Mais oui mais... si là on tombe en panne ! On ne peut rien faire, on est obligé d'appeler.
'''Dépanneur''' : Non, non, on ne passe plus là.
'''Gérard''' : Oui mais d'accord, il y a des contours. Mais admettons, avant qu'il y ait des contours et qu'on tombe en panne, là-dessous... Donc combien prend le dépanneur à peu près ?
'''Dépanneur''' : Moins de 2500 normalement quoi.
'''Phildar''' : Mais c'est beaucoup moins cher que sous le pont de l'Alma ? Toi qui es dépanneur, qu'est-ce que tu...
'''Gérard''' : Non, Phildar s'il te plaît.
'''Dépanneur''' : Non, c'est-à-dire qu'à l'époque, sous le pont de l'Alma c'était plus cher parce qu'ils avaient remplacé le zouave par une bouteille de Coca-Cola. Parce que « zouave d'aujourd'hui »... je ne sais pas si tu te rappelles du slogan de l'époque...
'''Manu''' : Gérard, j'ai aussi une réaction Minitel, un témoignage de Yo-Yo qui dit : « Moi j'ai eu un accident fin août avec ma Fiat Uno blanche et ça m'a coûté 2500 balles. »
'''Gérard''' : Là je vais te dire une chose, tu vois Manu... Manu s'il te plaît, tu vas calmer ces questions Minitel parce que j'en ai ras le bol ! Ou sinon le Minitel on va le couper.
'''Manu''' : Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a de méchant ?
'''Gérard''' : Non parce que Fiat Uno, ça a un rapport avec lady D, d'accord ?
'''Manu''' : Je ne savais pas !
'''Gérard''' : Donc tout le monde a répondu ? Alors Goldman, maintenant si tu veux répondre...
'''Goldman''' : Non, non. Tu vas me dire encore que je suis endormi.
'''Gérard''' : Bon d'accord, merci. Comme ça ça va plus vite. Appelez-vous souvent un dépanneur pour votre voiture ou votre moto ? Alors qui non ?
'''Lola''' : Moi. Lola.
'''Gérard''' : Alors vas-y.
'''Lola''' : Ben non. Non, je me débrouille avec des copains qui savent faire de la mécanique, sinon ça coûte trop cher. 3000 francs ça coûte cher !
'''Gérard''' : Non mais attends Lola. Lola. Lola. Là je ne te demande pas combien coûte un dépannage. Je te demande : appelez-vous souvent un dépanneur pour votre voiture ou votre moto ? Alors Lola, je pense que tu n'as pas dû comprendre. C'est est-ce que tu appelles par exemple... tu te promènes dans la rue, est-ce que tu appelles un dépanneur ? Un dépanneur si tu es en panne. Merci pour celui qui s'amuse à jacter derrière, parce que là ça commence à m'énerver là !
'''Lola''' : Non, j'appelle des copains qui s'y connaissent en mécanique. Voilà.
'''Gérard''' : D'accord. Françoise ?
'''Françoise''' : Oui, oui. Moi je ne peux pas répondre parce que étant donné que mon fils est mécanicien... Alors donc c'est difficile de te répondre sur cette question-là.
'''Gérard''' : Ok, d'accord. Steve ?
'''Steve''' : Écoute, moi j'appelle souvent un dépanneur. C'est un pote, il s'appelle Thierry Henry. Et je l'appelle souvent parce qu'il est dépanneur et parce que c'est un pote à moi quoi. On joue tous ensemble.
'''Gérard''' : D'accord. T'es prié d'éviter de dire les noms s'il te plaît, merci.
'''Steve''' : Non, je t'ai donné deux prénoms, c'est pas un nom.
'''Gérard''' : Oui mais t'évites, d'accord ?
'''Steve''' : Non, je t'ai donné ses deux prénoms de son baptême et son premier prénom.
'''Gérard''' : Oui mais t'évites s'il te plaît ! Donc alors ?
'''Steve''' : Je dis même pas les prénoms ?
'''Gérard''' : Non, mais tu dis rien du tout !
'''Steve''' : Alors je l'appelles comment ? Je l'appelle comment Gérard ?
'''Gérard''' : Non mais c'est bon. Babysitter ?
'''Babysitter''' : Oui, moi aussi j'ai un pote qui est en mécanique, qui s'appelle Zidane.
'''Gérard''' : Bon alors !
'''Babysitter''' : Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
'''Steve''' : Il a dit pas de prénom...
'''Babysitter''' : Mais non, mais non ! Mais non !
'''Gérard''' : Phildar s'il te plaît ! Tu me calmes Babysitter et Steve, s'il te plaît. ''[tentant de sourire]'', Tu me les calmes tous les deux !
'''Phildar''' : Ok, ok Gérard.
'''Gérard''' : Donc Delphine ? Delphine ?
'''Delphine''' : Bah moi j'appelle un dépanneur surtout pour ma machine à laver.
'''Gérard''' : Non mais je te parle de voiture auto ! Non mais attends Delphine... On parle de dépannage auto ! On parle de dépannage auto ! On ne parle pas de machine à laver !
'''Delphine''' : Oui mais bon, ça sert aussi les dépanneurs pour les machines à laver.
'''Gérard''', ''[luttant pour rester modéré]'' : Oui mais... mais pour l'instant on fait un dépannage auto ! D'accord ?
'''Delphine''' : Non, moi je l'emmène toujours chez le garagiste dès qu'il y a un petit truc.
'''Gérard''' : Oui mais c'est-à-dire... Bah alors attends. Appelez-vous souvent un dépanneur pour votre voiture ou votre moto ? Admettons, moi je vais te poser une colle. Là je sais pas si tu vas me répondre. Est-ce que... même Lola et Françoise... Moi je vais vous poser une colle à toutes les trois. Est-ce que vous appelez un dépanneur lorsque votre batterie est en panne ?
'''Delphine''' : Ah, ça c'est une colle, hein !
'''Fraçoise''' : J'ai pas compris là.
'''Gérard''' : Bah quand... quand ta batterie de ta voiture est en panne ? Est-ce que t'appelles un dépanneur ?
'''Françoise''' : Non. Bah non ! T'es pas obligée d'appeler un dépanneur pour la bonne raison c'est que t'as des fils, et que si t'as une bagnole qui peut te dépanner à ce moment-là, tu branches tes fils. Tes fils de dépannage.
'''Gérard''' : Dans ce cas-là, moi je vais... je vais te répondre Françoise : si par exemple tu n'as pas les cosses pour dépanner la voiture ?
'''Françoise''' : Ouais, mais la voiture... la voiture que tu demandes, si elle les a, à ce moment-là elle peut te dépanner.
'''Gérard''' : Oui mais... oui mais... mais Françoise !
'''Françoise''' : Oui ?
'''Gérard''' : Françoise, admettons que la personne que tu appelles pour te dépanner, il n'a pas les cosses pour ta batterie ? Tu fais quoi ?
'''Delphine''' : Bah si c'est un dépanneur et qu'il n'a pas de cosses, c'est pas un dépanneur !
'''Gérard''' : Oui non mais attends. C'est qui ? C'est qui ? C'est Delphine ?
'''Delphine''' : Delphine.
'''Gérard''' : Oui mais Delphine, je pense que t'as suivi... ouais mais t'as subi la question que je voulais dire. Si par exemple... mais admettons que t'as pas le temps d'appeler un dépanneur, que t'aies pas la borne sur la route ?
'''Babysitter''' : Non mais Gérard, Gérard quand t'as un problème avec ta batterie, il faut appeler EDF directement.
'''Gérard''' : Non mais attends ! Mais qu'est-ce que... EDF a à voir avec... Va voir Phildar au standard !
'''Babysitter''' : C'est électrique !
'''Max''', ''[outré]'' : Il peut parler Gérard, pourquoi il n'a pas le droit de se tromper ?
'''Gérard''' : Mais qu'est-ce qu'on a foutre avec EDF ?
'''Babysitter''' : Mais parce que c'est électrique ! Je sais pas moi, je suis un peu con sur les bords, tu comprends ?
'''Gérard''' : Bah oui mais t'es con, mais tu resteras con toute ta vie !
'''Manu''' : Justement Gérard, c'est à toi de lui apprendre. Donc c'est pas la peine de gueuler, essaie de lui expliquer.
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, moi je réponds à Françoise. Si par exemple quelqu'un vient te dépanner, que t'es en pleine cambrousse et que t'es en panne avec ta batterie, que personne n'a de cosses pour...
'''Babysitter''' : C'est quoi des cosses ?
'''Gérard''' : Oh des cosses, c'est pour faire quoi ?
'''Steve''' : Ouais c'est Steve. Moi je suis allé en Irlande du Nord, l'Écosse c'est pas mal aussi. Ah ouais ! Sauf que les gens sont un peu plus distants.
'''Phildar''' : Non Gérard, c'est quoi des cosses ? Explique.
'''Gérard''' : Les cosses c'est des trucs qui vont sur la batterie pour pouvoir la démarrer. On est bien d'accord ?
'''Steve''' : D'un autre côté, le Pays de Galles, c'est pas mal.
'''Gérard''' : Non, t'as le Pays de Galles et tout à l'heure tu vas dégager ! Tu vas voir si ça va être le Pays de Galles toi !
'''Phildar''', ''[applaudit et éacclame Gérard de sa phrase]'' : Ouais ! Gérard ! Tiens Gérard, à la place de Goldman qui est tombé en panne, on accueille Zarbi.
'''Zarbi''' : Salut Gégé ! Salut à tous.
'''Tous''' : Salut, salut.
'''Manu''' : Excusez-moi, on nous dit... il y a un témoignage sur le Minitel encore, Yo-Yo, où on nous dit qu'on peut se faire refaire le pot pour 250 balles au bois de Boulogne. Y'a pas de problème.
'''Gérard''' : Bon ! Alors le Minitel, tu sais ce que tu vas me faire ? Tu vas me le couper parce que j'en ai marre ! J'en ai marre ! C'est rien que des conneries ! C'est rien que des conneries ! Tu vas me le couper ! Tu me l'éteins.
'''Manu''' : Tu peux appeler Alan qui cherche une scie à métaux dans le local technique, on va le couper !
'''Gérard''' : Non, non, tu ne vas pas appeler Alan. Tu me refermes le Minitel, c'est tout ! Comme ça au moins je serai tranquille. On n'aura pas le pont de l'Almam.
'''Phildar''' : Le pont de l'Almam ? Non Francis Lalane.
'''Gérard''', ''[essayant de débancher la prise de l'appareil]'' : Non, non. Non, non.
'''Phildar''' : Il est coupé là...
'''Manu''', ''[ferme]'' : On ne peut pas le couper Gérard, arrête un peu !
'''Max''', ''[en colère]'' : Oh mais arrêtes un peu ! Tu fais toujours "Non, non ! Oh non, non !" 1h23... Pour l'instant tous les gens sont bien, y'a qu'une personne qui est chiante, c'est toi !
'''Gérard''' : Ouais bah dans ces cas-là, dans ces cas-là il lit pas les messages.
'''Max''' : Tu peux sourire un peu à l'antenne ? Ça fait 23 minutes que tu gueules. Ça fait 23 minutes que j'entends les auditeurs qui sont bien.
'''Gérard''' : Moi je sens que ça va aller vite.
'
''Manu''' : Ah bah je sens aussi que ça va aller vite avec toi !
'''Gérard''' : Troisième : choisissez-vous la bande ou l'autostop ?
'''Max''' : Mais rigole un peu ! Happy ! C'est des débats pour rigoler !
'''Gérard''' : Choisissez-vous la bande ou l'autostop ? Allez hop !
'''Lola''' : Quoi ? Quoi ? Tu peux répéter Gérard ?
'''Gérard''' : Choisissez-vous la bande ou l'autostop ?
'''Françoise''' : L'autostop.
'''Gérard''' : Ouais ? Pourquoi ?
'''Françoise''' : Bah parce que... parce que t'as plus de chance de te faire arnaquer comme ça. Pour aller plus vite vis-à-vis du garage.
'''Gérard''' : D'accord. Lola ?
'''Lola''' : Ouais, pareil. Moi aussi.
'''Steve''' : Choisissez-vous la bande ou l'autostop ? C'est ça ?
'''Gérard''' : Ouais.
'''Steve''' : Comme tu veux.
'''Gérard''' : Ouais, quand tu seras réveillée tu me feras signe, ok ?
'''Steve''' : Attends, je sors du resto et tu parles fort ! Tu me fais mal à la tête là.
'''Gérard''' : Ouais, si ça te plaît pas mon pote, tu dégages !
'''Steve''' : Mais si ça me plaît Gérard, ça me détend !
'''Zarbi''' : Bah je préfère l'autostop, et de loin, à la bande. Pourquoi tu vas me dire ? Bah tout simplement...
'''Gérard''' : Babysitter ? Allo ? Babysitter ?
'''Babysitter''' : L'autostop aussi. Pourquoi tu vas me dire ? Et tu vas me couper ?
'''Gérard''' : Non, vas-y !
'''Zarbi''' : Attends j'ai pas fini là !
'''Babysitter''' : Vas-y je t'en prie Zarbi.
'''Zarbi''' : Ah quand même... Putain comment il se vénère !
'''Gérard''' : Comment ? Allez hop ! Delphine ? Delphine ? Delphine ? Hop ! Delphine ?
'''Babysitter''', ''[prenant l'accent des jeunes de banlieue parisienne]'' : Et pourquoi tu laisses pas tchatcher Zarbi, lascar ?
'''Gérard''' : Ouais laisse tomber, laisse tomber. Lâche l'affaire. C'est bon. Laisse-moi au standard.
'''Delphine''' : J'ai fait pile ou face : alors je préfère la bande.
'''Gérard et Françoise''' : Et pourquoi ? Et pourquoi ?
'''Delphine''', ''[voix basse]'' : Parce que si ça avait été face, j'aurais dit autostop.
'''Gérard''' : Ouais d'accord. Quand tu parleras plus fort devant ton combiné, ça me ferait plaisir.
'''Babysitter''' : C'est Babysitter. Moi je préfère l'autostop parce que j'aime bien me faire ramasser par des routiers vicieux.
'''Gérard''' : Ouais bah dans ce cas tu donneras ton prénom, d'accord ?
'''Babysitter''' : C'est Babysitter. Mon prénom c'est Ba.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, c'est ça, c'est ça.
'''Steve''' : C'est Ibrahim.
'''Babysitter''' : Non, non c'est Ba... Le nom c'est Bysitter !
'''Gérard''' : Non mais c'est ça, c'est ça. T'as raison.
'''Phildar''' : Et toi Gérard, tu préfères quoi ?
'''Gérard''' : Aucun des deux. Aucune des deux. COmme ça...
'''Phildar''' : Et pourquoi ? C'est bon ! C'est bon on n'a plus le temps ! C'est bon, c'est bon.
'''Gérard''' : Pensez-vous qu'il faut diminuer les... les dépanneurs ?
'''Babysitter''' : Ça va vite !
'''Manu''' : Bah là on finit à deux heures !
'''Delphine''' : Qu'est-ce que t'as dit Gérard ?
'''Gérard''' : Pensez-vous qu'il faut diminuer les dépannages ? C'est-à-dire les gens qui viennent vous chercher quand vous êtes en panne.
'''Delphine''' : Ben non, au contraire.
'''Phildar''' : Tu peux pas expliquer ta question Gérard ? Pour qu'ils comprennent, le audituers ?
'''Gérard''' : Pensez-vous qu'il faut diminuer les dépannages ?
'''Phildar''' : Non mais je t'ai pas dit de la relire, je t'ai dit de l'expliquer.
'''Zarbi''' : Les diminuer dans quel dans, en les augmentant ?
'''Gérard''' : Non, les diminuer, c'est-à-dire en supprimant des sociétés de dépannage.
'''Babisitter''' : Tu veux faire des choômeurs encore en plus, c'est ça ? C'est ça que tu veux ? C'est faire des chômeurs à la France ?
'''Zarbi''', ''[en simultané de Babysitter]'' : C'est-à-dire, tu veux dire carrément avec des bulldozers ? C'est bizarre comme histoire, ce que tu nous dis là.
'''Steve''' : Je peux balancer une théorie économique sur les fusions et les lois antitrust ?
'''Babysitter''' : On t'écoute, de toute façon on est mal barrés là.
'''Steve''' : Oui, pour lever le niveau. Je te sens agressif Gérard, aujourd'hui, qu'est-ce qu'il se passe ?
'''Zarbi''' : Je crois, Gégé, que je t'ai vu lundi dans le métro. Et si on faisait un enfant ensemble ?
''[Sur toute la séquence, Gérard boude, silencieux, laissant des blancs gênants]''.
'''Phildar''' : Allez vas-y Steve, réponds.
'''Steve''' : Je disais que si on supprime les sociétés de dépannage, comme le veut apparemment Gérard, c'(est vrai que...
'''Gérard''' : Tu vas me les calmer, d'accord ?
'''Manu''' : Mais ils sont calmes Gérard !
'''Max''' : OH !
'''Gérard''' : Quoi ?
'''Max''' : Tu te calmes.
'''Gérard''' : Donc Françoise, pour toi ?
'''Fraçoise''' : Oui, ça fera du choômage, j'ai dit.
'''Gérard''' : Mais est-ce que tu penses qu'il faut les diminuer ou pas ?
'''Françoise''' : Non justement ! Parce que si tu les diminues, automatiquement, ça fera du chômage.
'''Gérard''' : Ben voilà ! Voilà ce que je veux dire.
'''Lola''' : Non parce qu'après yaura beaucoup de gens qui seront dans la galère, les gens qui seront en panne et tout, ils pourront pas appeler les sociétés, etc etc. Non non, faut les laisser.
'''Steve''' : Je t'ai déjà répondu mais si tu veux je te réponds comme tu veux : si on supprime, c'est pas bien, parce que si on supprime et... c'est le chômage.
'''Gérard''' : Tte manière, t'as pas dû écouter ce que Françoise t'a dit.
'''Steve''' : C'est vrai que c'est très différent, ce que j'ai dit, oui.
'''Zarbi''' : Moi je tiens ça de ma grand-mère donc...
'''Gérard''' : Ah ben d'accord, ben toi Zarbi, tu peux aler te coucher hein. Il tient ça de sa grand-mure, non mais n'importe quoi... Babysitter ?
'''Steve''' : T'as pas compris, il t'a lancé un message.
'''Babysitter''' : Message dubdiminal.
'''Zarbi''' : Mais il comprend rien depuis tout à l'heure.
'''Babysitter''' : Moi je suis comme Françoise, je trouve que ça fait trop de chômeurs.
'''Françoise''' : Non j'ai pas dit que ça faisait trop de chômeurs, j'ai dit que si on les enlève, à ce moment-là, ça fera trop de chômage.
'''Zarbi''' : Non mais c'est n'importe quoi, si on les enlève, ça fera pas de chômage.
'''Gérard''' : Bon je commence à en avoir marre entre Steve et Babysitter hein !
'''Babysitter''' : Mais qu'est-ce que t'as à gueuler ? TU commences à me saoûler !
'''Gérard''' : Si t'es pas content, tu dégages, ok ?
'''Zarbi''' : Faut arrêter les anfé hein...
'''Gérard''' : Hye mais attendez ! Apparemment, je crois que vous avez pas compris, mardi.
'''Max''' : Non mais on va faire une pause, parce que sinon on va être obligé d'abréger à 3H, oarce que tu gueules, ya pas de mouvement, par rapport à ya quinze jours et une semaine tu rigolais, là ce soir c'est n'importe quoi. T'es de mauvais poil !
'''Gérard''' : Oui mais pourquoi ? Steve il était là la semaine dernière, et Babysitter c'est des habituels ! ''[hurle]'' : Alors j'en ai ras-le-bol ! Alors maintenant, on va mettre un disque, et vous me changez toute la liste. Merci. ''[silence de 3 secondes]''.
'''Max''' : ON écoute quoi ?
'''Manu''' : Les numéros de téléphone et tout, Gérard ?
'''Gérard''' : Donc 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et toujours 3615 code Funradio, rubrique Direct.
''[Musique, puis jingle. Au retour, un blanc de deu secondes]''
'''Phildar''' : Allez c'est la fête !
'''Gérard''', ''[très loin de son micro, car debout devant le standard, en donnant des ordres]'' : Tu me changes tout, d'accord Manu ? Phildar tu prends la réa.
'''Phildar''' : Oh mais non ! J'aime bien le standard ! Non pas pour le moment, tout à l'heure. Tiens Gérard, t'as de nouveaux auditeurs, des tout frais, des tout gentils, qui t'embêteront jamais, et il t'en manque un, mais je te le ramène tout de suite. ''[Gérard va s'asseoir, bougon]''. Allô ! C'est super ! C'est les débats de Gérard !
'''Manu''', ''[le sourire forcé]'' : La bonne humeur ! 0803 08 5000, 0800 70 5000 ! Minitel 3615 Funradio.
'''Phildar''' : C'est pas ton boulot Manu, c'est celui de Gérard.
'''Manu''' : Ouai mais il le fait pas donc...
'''Gérard''' : Françoise bonsoir ! Lola ? Fanta ? Sébastien ? et Delphine. Quand vous appelez un dépanneur, attendez-vous longtemps ? ''[Olivier rentre dans le studio]''. Olivier, s'il te plaît égage ! Dégage !
'''Françoise''' : Faut compter au moins un quart d'heure, vingt minutes.
'''Fanta''' : Je dirais plutôt trente minutes moi.
'''Gérard''' : Bon attendez, on va pas s'énerver...
'''Phildar''' : Juste avant que tu reposes la question on accueille Sandra, à la place de Zarbi. Elle a 28 ans et elle habite à Royan.
'''Gérard''', ''[répondant au bonsoir de Sandra, faible]'' : Mais qu'est-ce qu'ils ont ce soir ? C'est le début du mois de mars, tout le monde dort ?
'''Phildar''' : Ils sont comme toi, ils ont leurs règles.
'''Fanta ''' : On bourgeonne.
'''Gérard''' : Ouai ben vous bourgeonnez... Ptt vous réveiller. Je répète la question : quand vous appelez un dépanneur, attendez-vous longtemps ? ''[un cri fait oui, à deux reprises]''. Bon celui qui s'amuse à dire oui oui oui, j'en n'ai rien à foutre ! ''[Pendant que Fanta et Françoise, deux personnes coupent la communication]''.
'''Max''', ''[en colère]'' : Ben les gens ils raccrochent, ils en ont marre. Je te donne cinq minutes pour te détendre, sinon on arrête.
'''Gérard''' : Bon allez hop ! Tu mets deu disques...
'''Max''' : Non tu vas où toi ? ON fait de la radio, les gens ils écoutent la radio, aies du respect pour les gens qui écoutent la radio. J'ai jamais vu ça ! Ça se passe bien, tu t'énerves tout seul. Tout seul, tout seul, tout seul. Tu fais rien de bien là. C'est zérà. J'écoute, c'est nul.
'''Gérard''', ''[tentant le sourire]'' : Fanta, t'attends une demi-heure ? Donc même si le bord de l'autoroute alors. Lola ?
'''Lola''' : Ouai cinq à dix minutes, c'est très rapide.
'''Gérard''' : Même sur le bord de l'autoroute, t'attends cinq à dix minutes ?
'''Lola''' : Ouai, ils mettent le turbo.
'''Gérard''' : Moi je peux te dire une chose, c'est que... 5 à 10 minutes, t'es généreuse hein Lola !
'''Deophine''' : Mais c'est pour ça que t'as payé 3000 balles !
'''Gérard''' : Ouais à mon avis c'est pour ça !
'''Lola''' : Service... service compris !
'''Gérard''' : Ah ouais mais non mais je pense que là, je pense que 5 à 10 minutes, tu vas vite hein ! Bon enfin bref... Donc Fanta m'a dit une demi-heure ?
'''Fanta''' : Oui.
'''Gérard''' : Euh... Sébastien ?
'''Sébastien''' : Ouais pareil.
'''Gérard''' : Combien ?
'''Sébastien''' : Bah pareil.
'''Françoise''' : Pareil quoi ?
'''Sébastien''' : Un peu plus quoi.
'''Gérard''' : Mais quoi pareil un peu plus ?
'''Sébastien''' : Pareil qu'avant quoi. 5 minutes quoi. J'attends 5 minutes, pas plus.
'''Gérard''' : Sébastien ! Sébastien ! Sébastien ! Je te demande : quand vous appelez un dépanneur, attendez-vous longtemps ? Donne-moi un chiffre !
'''Sébastien''' : 5 minutes 32 à peu près.
'''Gérard''' : Non... 5 minutes 32 ? Mais attends mais qu'est-ce qu'on en a à foutre des 32 minutes ?
'''Sébastien''' : Bah non il y a les minutes et les secondes Gérard !
'''Gérard''' : Mais en tout t'attends combien de temps ?
'''Sébastien''' : On va dire 5 minutes 30, on va arrondir.
'''Gérard''' : Bon t'attends 5 minutes c'est tout ! Tu mets pas les... tu mets 5 minutes et tu mets pas les secondes. Donc 5 minutes pour toi, le mec, il va aller rapidos.
'''Sébastien''' : Ah bah ouais, ouais ! Pour 3000 francs, vaut mieux quand même.
'''Phildar''' : On accueille, à la place de Sandra, on accueille Cécile, 22 ans, de Lille.
'''Gérard''' : Bonsoir Cécile. Donc Cécile, pour toi...
'''Cécile''' : Attendez, j'ai pas entendu la question aussi.
'''Gérard''' : — Alors, quand vous appelez un dépanneur, attendez-vous longtemps ?
'''Cécile''' : Une demi-heure en gros.
'''Gérard''' : Une demi-heure ? Donc ça dépend là où t'es en panne ? D'accord. Ok. Delphine ?
'''Delphine''' : Bah moi, une fois, j'ai touché pendant la panne avec une copine...
''[L'antenne est alors envahie de musique électronique type discothèque, pendant 4 seconde. Puis, elle disparaît. Ma, Phildar et Manu bondissent, ne comprenant pas]''.
'''Gérard''' : Je pense que le deuxième, il va pas se passer comme ça.
'''Manu''' : Ben je sais pas, c'est pas moi alors...
'''Gérard''' : Non mais tu le fais exprès ou quoi là ?
'''Manu''' : Ah bah ça, c'est clair ! Ouais, je le fais exprès, ouais. Ouais.
'''Gérard''' : Non mais continue !
''[La musique revient, comme si on changeait de plage de CD, avec le Ballet, de Céline Dion, diffusé quelqques secondes. Manu, les mains en l'air, attend]''.
'''Manu''' : C'est pas moi, c'est pas moi, vas-y ! Dis-moi de dégager ! Dis-moi de dégager, c'est pas moi !
'''Gérard''' : Non mais continue si tu veux, comme ça ça ira plus vite. Enfin ! Moi je peux vous dire une chose : c'est que j'attendrais pas moins d'un quart d'heure sur le bord de l'autoroute pour avoir un dépanneur.
'''Phildar''' : Pourquoi ? Pourquoi ?
'''Gérard''' : Ah ben moi si... sur la borne, t'es à côté de la borne... ''[interruption par la musique, cette fois plus quinzaine de secondes]''. Bon, moi je commence à en avoir marre.
'''Phildar''' : Je crois qu'on est piratés ! Arrêtez ça ! C'est Céline, arrêtez Céline !
'''Morgan''', ''[par-dessus la musique]'' : Fun Radio ! Fun Radio ! Putain, ce son ! Franchement... Fun Radio, le... Oh là là, le son est pourri ! Je peux pas travailler ! Fun Radio, c'est le meilleur mix à suivre... C'est le meilleur mix à suivre...
'''Phildar''', ''[hilare, pendant que Morgan fait des essais de micro sur le mot Fun]'' : Tais-toi Morgan !
'''Max''', ''[depuis le couloir, tourné vers un autre studio]'' : Ça passe à l'antenne.
'''Morgan''' : Ah ouai d'accord ! ''[savoix se coupe]''.
'''Manu et Phildar''', ''[soulagés]'' : Ah ! C'est merveilleux.
'''Morgan''' : Gérard ? Retourne à l'antenne.
'''Phildar''' : Vous êtes prêts les auditeurs ? ''[Lola rappelle Gérard par acclamation]''. On a cru qu'on était priatés alors qu'en fait c'est un problème de boutons.
'''Manu''' : Mais non ! Parce que tout à l'heure, il était commuté, je l'ai enlevé et ça passe quand même ! Ça passe quand même donc...
'''Gérard''', ''[à Olivier, dans le couloir]'' : Non mais oh ! Faut se calmer là ! C'est pas parce que tu fais plus partie de l'équipe que tu vas foutre ta merde !
'''Manu''' : Mais c'est pas lui !
'''Gérard''' : Oh ! Eh Morgan, c'est pareil !
'''Morgan''' : C'est pas moi !
'''Max''' : Morgan, il faisait son boulot. C'est que c'est un bouton. T'appuies sur un bouton... Ça passe là ou pas ?
'''Morgan''' : Ouais, ça passe. Allô, allô, allô ?
'''Manu''' : Ouais, Morgan est là. Oui bonjour, ça va bien ?
'''Morgan''', ''[hilare]'' : Mais qu'est-ce que je fous à l'antenne ? Je suis dans un autre studio là !
'''Manu''', ''[montrant à Max]'' : Ça passe tout. Morgan ?
'''Morgan''' : Ouais, je vais vous envoyer Céline Dion ? ''[il lance la plage CD]''.
'''Max''' : Non mais là, c'est pas normal. C'est qu'on a un problème parce qu'on a changé un truc dans le studio, ce qui fait qu'on peut plus... Faut plus allumer de tranches. Faut pas allumer de tranches.
'''Gérard''' : Alors faites-vous l'amour pendant le remorquage ? Et on met un disque. ''[réprobation générale]''.
'''Max''' : Gérard ! Professionnel !
'''Gérard''' : Ouais mais attends, c'est quoi ce bordel ?
'''Gérard''' : Bah attends, tu vas bientôt être pro ! Allez, on y va.
'''Gérard''' : Faites-vous l'amour pendant le remorquage ? Attendez, moi j'ai pas répondu ! J'ai pas répondu à la question !
'''Delphine''' : Ah oui, on voudrait savoir.
'''Gérard''' : Donc moi je peux vous dire que moi j'attends pas... pas moins d'un quart d'heure.
'''Françoise''' : Eh bah j'étais à peu près dans le même tarif que toi.
'''Gérard''' : Ouais mais moi, un quart d'heure ! Moi je vais te dire : je laisse la bagnole sur l'autoroute et je me casse !
'''Françoise''' : T'abandonnes ta bagnole ?
'''Gérard''' : Ah ouais, mais moi, si c'est une panne, que c'est trop long et que je suis à côté de la borne, et que le mec il vienne... il me dit... Donc moi, si je suis devant une borne et puis que derrière on me dise : "Bon bah on vient d'ici dix minutes à un quart d'heure", je regarde à l'heure que j'appelle... ''[un auditeur lance un Bon ben gutural, caractéristique des expressions de Gérard]''... Bon s'il te plaît derrière, tu te calmes, merci ! Hein ? Donc moi, quand j'appelle, je vai te dire une chose : j'aime bien qu'il soit rapide.
'''Delphine''' : Et s'il n'est pas là à l'heure, vraiment, comment tu fais ?
'''Gérard''' : Bah s'il n'est pas là à l'heure, bah je laisse sa bagnole sur l'autoroute et je me casse !
'''Delphine''' : Et tu rentres comment ?
'''Gérard''' : Je rentre à pied, en stop, et c'est tout !
'''Delphine''' : Et tu laisses ta bagnole ?
'''Gérard''' : Bah oui !
'''Delphine''' : Bah si elle est embarquée, tu payes je ne sais pas combien pour la fourrière !
'''Gérard''' : Et alors ? Moi, de tte manière, si c'est une vieille bagnole des années X...
'''Delphine''' : Plutôt que d'attendre cinq minutes sur l'autoroute, tu préfères laisser ta bagnole ? T'as plus de bagnole !
'''Gérard''' : Ah ouais, mais moi je préfère la laisser, c'est tout !
'''Delphone''' : T'es pété de thunes alors tu va te racheter une voiture ? Franchement...
'''Lola''' : T'es friqué comme on dit chez nous.
'''Gérard''' : Non mais moi... J'en ai rien à foutre. Moi si c'est une bagnole qui est pourrite et puis qu'il faut attendre une demi-heure le dépanneur, je suis désolé !
'''Delphine''' : Et si c'est une bagnole neuve ?
'''Gérard''' : Ah bah, si c'est une bagnole neuve... dans ces cas-là, j'appelle le numéro vert des trucs d'assistance et là, ils viennent tout de suite.
'''Delphine''' : Mais s'ils viennent après une demi-heure, tu fais comment ?
'''Gérard''' : J'attendrais, parce que la bagnole, si elle est neuve... Ouais, mais comme les voitures neuves sont sous garantie... donc c'est à leurs frais, c'est pas aux frais des gens qui appellent. C'est à leurs frais à eux.
'''Delphine''' : Bah ouais. Donc toi, tu paierais pas le dépanneur avec ta bagnole pourrite ?
'''Gérard''' : Non ! Attends, qui c'est qui me dit ça là ? Oui Delphine, mais regarde : t'achètes une voiture neuve. T'as un service dépannage ? Bon. Tu tombes en panne sur l'autoroute. Par exemple t'as un problème de batterie, je sais pas, ou autre... ou autre... Problème de batterie, de bougie, n'importe quoi. Bon. Tu vois que t'as un problème que t'arrives pas à le faire. Donc t'appelles le service dépannage, c'est à leurs frais ! Parce que ta voiture elle est sous garantie. Quand tu l'achètes, elle est sous garantie ! t'as une garantie ! tu payes la garantie sur la voiture !
'''Delphine''' : Ne t'énerve pas...
'''Gérard''' : Donc dans ces cas-là, vaut mieux attendre que la personne vienne pour savoir la panne. Si par exemple la panne est plus importante, ils l'emmènent, mais toi tu payes rien ! Parce que c'est à leurs frais. T'es d'accord avec moi ? Donc je pense que Delphine et Françoise, vous êtes d'accord avec moi toutes les deux.
'''Delphine''' : Non mais tout à fait ! Le fait sur lequel je ne suis pas d'accord, c'est que tu laisses ta bagnole pourrie... Voilà ! Imagine ta bagnole elle est plus sous garantie, mais bon elle est encore bien. Une bagnole de 5 ans, c'est bien. Toi tu la laisses parce que t'es plus sous garantie ? Tu vas payer !
'''Gérard''' : Oui mais dans ces cas-là, bon ben... je sais pas... là on peut aller loin.
'''Lola''' : Ah bah, tu vas loin ! On va loin !
'''Phildar''' : Non, si t'es en panne, tu peux pas aller loin, c'est sûr !
'''Françoise''' : De toute manière, avant de prendre la route, tu vérifies tous les niveaux ! Ton huile...
'''Sébastien''' : Tu trempes un coton-tige dans ton réservoir.
'''Gérard''' : Oh oh ! Sébastien !
'''Sébastien''' : Quoi ? Mais quand tu veux savoir le niveau du réservoir, tu trempes quelque chose dedans ?
'''Gérard''' : Non mais attends, Sébastien... Tu viens de dire "coton-tige". D'accord.
'''Sébastien''' : Mais non ! Mais un coton-tige, un truc, c'est un truc à niveaux pour mesurer !
— Oui non mais attends ! Dans ces cas-là, Sébastien, je vais faire le tour des questions et vous allez... le tour de la question que Françoise veut dire. Donc c'est moi qui vais commencer : Delphine, Françoise... tu m'excuseras si je reprends ta question. Donc, avant de partir en vacances par exemple, vous partez en vacances, Vous partez avec votre voitur. Quel niveau contrôlez-vous le premier ?
'''Delphine''' : Niveau de l'huile.
'''Sébastien''' : — Mais avec quoi tu mesures le niveau d'huile ?
'''Françoise''' : Bah t'as une tige pour ça.
'''Sébastien''' : On est d'accord.
'''Gérard''' : Sébastien ? Attends, Delphine ! Delphine ! Delphine, Françoise s'il vous plaît ! Sébastien ? T'as pas de voiture ?
'''Sébastien''' : Si si.
'''Gérard''' : Donc tu contrôles jamais ton niveau d'huile ?
'''Sébastien''' : Si, mais tu t'es emballé quand je t'ai dit avec un coton-tige ! Mais si tu perds la tige, tu peux le faire avec un coton-tige, un bout de bois, n'importe...
'''Gérard''' : Non, non, non ! Parce que dans ta voiture tu as un niveau d'huile, ça s'appelle une "jauge", une jauge à huile ! Donc tu peux savoir le minimum et le maximum d'huile qu'il te reste. D'accord ?
'''Sébastien''' : Moi j'ai une vieille voiture...
'''Gérard''' : Ouais, d'accord. Donc Delphine, tu m'as dit l'huile. Sébastien ?
'''Sébastien''' : Ouais, l'huile. L'huile et l'essence surtout. Bah si je pars faire 400 bornes, je vais pas partir sur la réserve !
'''Gérard''' : Non mais attends, d'accord ! Non mais en priorité ! En priorité tu contrôles ?
'''Sébastien''' : Bah oui, moi je te dis je contrôle l'essence, j'ai pas envie de tomber en rade au bout de 5 minutes, 50 bornes.
'''Françoise''' : L'huile. Après c'est les pneus.
'''Delphine''' : Non, après c'est l'eau !
'''Françoise''' : Ouais, t'as l'eau et t'as les pneus.
'''Cécile''' : Le niveau d'huile !
'''Fanta''' : Le niveau d'huile aussi.
'''Lola''' : L'huile aussi.
'''Gérard''' : L'huile. Donc vous avez tous bien répondu.
'''Phildar''' : Ils ont gagné quoi ?
'''Gérard''' : Non, non. Non, non ! Mais moi je vais vous répondre une chose...
'''Sébastien''' : Il va nous dire une chose.
'''gérard''' : Moi je contrôle le niveau d'huile, les bougies...
'''Cécile''' : T'as une voiture toi ?
'''Sébastien''' : Non mais il imagine qu'il a une voiture !
'''Gérard''' : Non, non ! Mais écoutez s'il vous plaît ! Allez ! Ou sinon je vais encore m'énerver ! Allez ! Vous voulez que je m'énerve ? Vous voulez que je réponde aux questions ?
'''Mau''' : Oui. Vas-y Gérard, réponds.
'''Gérard''' : Donc je contrôle le niveau d'huile, le niveau... les batteries et les bougies. Non mais la batterie, la batterie c'est important. La batterie c'est important. Sébastien, je vais te dire une chose : le jour où tu feras plus de 1000 bornes avec une batterie HS, et bah tu me diras si tu peux mettre toujours ta voiture en marche !
'''Sébastien''' : Ah non, non, mais je suis d'accord avec toi. Avant de partir, je contrôle : le niveau des batteries !
'''Gérard''' : Donc,en premier : l'huile, les bougies, la batterie, les niveaux de pneus... les pneus, les niveaux, la pression des pneus et l'eau.
'''Delphine''' : Et les bonbons à la menthe !
'''Gérard''' : Non !
'''Lola''' : C'est sympa de sucer des bonbons à la menthe quand tu conduis...
'''Sébqstien''' : Non, tu devrais en prendre, c'est bon ! Ça fait plaisir aux gens quand tu leur parles !
'''Gérard''' : Alors : faites-vous l'amour pendant le remorquage ?
'''Phildar''' : Ça commence à être chaud !
'''Manu ''' : Ça devient cul, attention !
'''Françoise''' : Oui ! Pourquoi pas, si j'ai un bon partenaire pour me dépanner... Ça peut s'imaginer si t'as un bon partenaire et un bon conducteur... l'autre il conduit et puis en attendant toi tu fais crac-crac !
'''Gérard''' : Non mais Françoise, par exemple... tu tombes sur un remorqueur qui est... tu appelles un dépanneur...
'''Sébastien''' : Et Gérard arrive pour dépanner...
'''Gérard''' : attendez s'il vous plaît ! S'il vous plaît ! Françoise, tu arrives, t'appelles un dépanneur... c'est un dépanneur qui est avec les deux... le système, tu sais, de fourrière... Le système fourrière, tu sais, les crochets là. Bon. T'es tractée. Est-ce que tu peux, même en ayant ta voiture en haut, est-ce que tu peux faire l'amour ?
'''Françoise''' : Bah oui !
'''Gérard''' : D'accord. Lola ? Lola ? Lola ?
'''Lola''' : Ah oui, moi ça m'arrive régulièrement de faire l'amour pendant que t'es remorquée ! Ouais, ouais. D'ailleurs, si tu veux venir me remorquer, y'a pas de problème !
'''Gérard''' : Ah ok. Ah mais moi, c'est quand tu veux ! Mais pas sur le tunnel...
'''Phildar''' : pas sous le pont de l'Alma ?
'''Gérard''' : Non, non ! Pas sous le pont de l'Alma ni sous le tunnel de Fourvière ! Ah parce que je ferais pas 500 kilomètres aller-retour !
'''Sébastien''' : Oh y'a bien 500 kilomètres jusqu'au pont de l'Alma !
'''Lola''' : pourquoi pas sous le pont de l'Alma ?
'''Gérard''' : Parce que j'en ai rien à foutre ! Moi je vais te dire une chose : je préfère te dépanner par exemple sous le tunnel... attendez que je me souvienne... sous le tunnel... sous le pont de Neuilly. ''[réation peu enthousiasite des auditeurs]''. Bon ! Bon ! Bon ! Bon ! Vous vous réveillez ou quoi la bande de pétasses ? ''[cris outrés des filles]''.
'''Phildar''', ''[imitant gérard]'' : Allez hop ! Tu dégages !
'''Gérard''', ''[hilare]'' : Eh y'a un tunnel au pont de Neuilly, je vous signale.
'''Delphine''' : Bah oui, mais on n'habite pas là-bas !
'''Gérard''' : Ah bah ouais ! Si vous habitez... vous habitez où ?
'''Lola''' : Bourges.
'''Gérard''' : Ouais Bourges. C'est les bourgeois !
'''Lola''' : Ouais bah ouais ! Je suis une bourgeoise !
'''Gérard''' : Ouais la bourgeoise ! On va demander à Fanta de Paris. La Parisienne !
'''Fanta''' : Non, je ferais pas l'amour, non.
'''Phildar''' : Pourquoi ?
'''Phildar''' : Parce qu'elle dépanne, c'est une dépanneuse !
'''Gérard''' : Ah tu préfères dépanner toi ? Ok. Ok. Euh... Cécile ?
'''Cécile''' : Moi ça m'est jamais arrivé, mais ça se pourrais.
'''Sébastien''' : Euh bon bah, si le dépanneur est vraiment, vraiment mignon, quoi...
'''Gérard''' : Ouais mais... hé hé hé ! Je change ! Admettons qu'on mette une nana à la place d'un mec au volant d'un camion ?
'''Sébastien''' : Je préfère un beau dépanneur à moustache, moi ! C'est mon choix !
'''Gérard''' : Ouais mais d'accord Sébastien, mais admettons qu'on mette une nana avec une grosse foufoune ?
'''Cécile''' : Ah mais s'il aime pas les filles !
'''Delphine''' : Ouais... Ouais ben je dirais au mec : "On le ferait après", et en fait je me tire.
'''Phildar''' : Et toi Gérard ? Si dans la dépanneuse il y a une grosse founette, tu fais quoi ?
'''Gérard''' : Moi ? Goulou goulou ! Goulou goulou ! Goulou goulou !
'''Manu''' : Tu ferais cocu Sandy, donc.
'''Gérard''', ''[hilare]'' : Si Sandy est avec moi pour faire goulou goulou, moi ya pas de problème ! Plus c'est bon, plus c'est bon hein !
'''Françoise''' : Si t'emmènes Sandy, automatiquement tu fais une partouze à ce moment-là.
'''Gérard''' : Bah ouai mais si on tombe en panne avec Sandy, automatiquement je suis obligé de faire goulou goulou !
'''Françoise''' : Devant l'autre partenaire ? Et tu crois que Sand elle sera d'accord ?
'''Gérard''' : Elle a pas le choix, la pauvre.
'''Lola''' : T'aimes bien quand on te regarde ?
'''Gérard''' : Ouai, j'adore ! Mais ya personne qui veut, ya que Sandy qui me regarde faire l'amour.
'''Françoise''' : T'aimes bien être filmé en faisant goulou goulou ?
'''Gérard''' : Ah non, je mate pas des films de cul.
'''Manu''' : Est-ce que tu as déjà fait des films de cul ?
'''Cécile''' : Tu devrais !
'''Gérard''' : Non mais ya pas de tu devrais. Donc la question c'est... une qustion à Phildar : avez-vous eu des problèmes avec un dépanneur sourd et muet ? On se retrouve après. Et on écoute Depech Mode avec Eau de javel aux ormones.
''[Musique]''
C'était Depech mode avec Eau de Javel aux ormones, vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000. Et pour les Belges, 033 1 47 79 5000 (''[le 79 prononcé à la belge, correctement, du premier coup]''. Et toujours le 3615 code Funradio rubrique Direct. Réveillez-vous, parce que là on est que 2 connectés la semaine dernière on est arrivés à presque 60, alors réveillez-vous !
'''Manu''' : Ya une différence, c'est que tu leur a crié dessus, tout à l’heure, Gérard, sur le Minitel. Donc ils n’osent plus venir te parler.
'''Gérard''' : Ouais, non mais... sur Minitel, d'accord ! Mais il y a des questions qui n’ont pas le rapport, on est bien d’accord Manu ?
'''Manu''' : On est toujours d’accord avec toi, c’est toi le chef !
'''Phildar''' : Ce qu’ils ont qu’à faire, c’est qu’ils ont qu’à mettre leur réveil. Comme ça, ils se réveilleront.
'''Gérard''' : Donc, qu’ils se réveillent ! S’il vous plaît !
'''Phildar''' : Mettez votre réveil pour 2h05, et puis comme ça, à 2h10, vous êtes sur le Minitel.
'''Gérard''' : Donc, avez-vous eu des problèmes avec un des dépanneurs sourds-muets ? Ça, c’est une question à Phildar. Donc, on va récupérer Françoise ? Lola ? Fanta ? Cécile ? Sébastien , et Delphine. Hmmm qui c'est qui a de la musique derrière ? ''[la porte du studio est ouverte, pour aérer et évacuer la forte odeur de Gérard]''
'''Phildar''' : Non, c’est parce que la porte est ouverte, Gérard. Parce que t’as besoin d’air.
'''Gérard''' : Ah ouais... Donc, avez-vous eu des problèmes avec un des dépanneurs sourds-muets ? Donc, on va... on va demander à Delphine.
'''Delphine''', ''[embarrassée]'' : Euh, ouais... Non bah non, moi je sais pas.
'''Sébastien''' : Oh la question...
'''Gérard''' : De quoi Sébastien ? Attends Delphine, avant de répondre. Qu’est-ce qu’il y a Sébastien ?
'''Sébastien''' : Non mais, il y a une chance sur un million, là, que ça arrive ton truc !
'''Gérard''' : Non mais attends Sébastien ! Sébastien, dans ces cas-là, tu vas voir Phildar ! Non mais Sébastien, s’il te plaît, tu me laisses finir ? Tu vas voir Phildar, tu vas lui demander gentiment : "Qu’est-ce que c’est que cette question ?" C’est Phildar qui me l’a demandée, d’accord ? Donc OK.
'''Phildar''', ''[voix basse mais micro allumé]'' : Ouais Sébastien, qu’est-ce qu’il y a ? Voilà, ouais.
'''Delphine''' : Oui, moi je te disais que je parle le langage des sourds et muets, donc j'ai quelques notions pour me faire comprendre, donc si tu veux que je t'apprenne, pour dire « Je suis en panne »... ''[Pendant ce temps, Phildar parle toujours à voix basse, murmurant des oui oui de discussion avec Sébastien]''.
'''Gérard''' : Phildar s'il te plaît ! Tu le prends gentiment et tu lui expliques...
'''Phildar''' : Je lui ai même fait la bise avant de le prendre !
'''Gérard''' : Non mais tu lui expliques... Non mais c'est tout !
'''Phildar''' : J'étais en train de lui expliquer !
'''Gérard''' : Si la question ne lui plaît pas, il ne veut pas répondre, dans ce cas-là il me dit "je m'abstiens" et c'est tout !
'''Phildar''' : Je lui expliquais pourquoi on peut avoir des problèmes quand on tombe sur un dépanneur sourd-muet.
'''Gérard''' : Oui mais dans ce cas-là, s'il ne veut pas répondre, s'il me dit que la question est bidon, dans ce cas-là qu'il me dise "je m'abstiens", c'est tout !
'''Phildar''' : Et puis il s'assoit aussi.
'''Delphine''' : Oui, donc je te disais que je parlais le langage des signes, machin... Et donc pour dire par exemple "je suis en panne, pouvez-vous me dépanner", tu mets ta main, tu formes un puits avec tes doigts, tu vois ? Tu le mets sous ton menton et tu montes et tu descends. Ça, c'est "pouvez-vous me dépanner". Pour dire par exemple "jauge à huile", tu mets ta main à plat, tu écartes les doigts et tu baisses le... le... l'auriculaire... non pas l'auriculaire, le majeur ! Et tu montes et tu descends. Et ça, ça veut dire "jauge à huile".
'''Gérard''' : Ah ouai mais là, je vais te dire une chose : celui-là, c'est celui que les hommes ils emploient tout le temps pour faire "va te faire"...
'''Delphine''' : Non, non ! Tu le mets vers le bas là, pas vers le haut !
'''Gérard''' : D'accord. Ok. Donc Sébastien, il s'est calmé maintenant ?
'''Phildar''' : Je lui ai expliqué, il est tout à fait prêt à répondre. Donc alors Sébastien ?
'''Sébastien''' : Donc en fait, je me suis dit : "Bon, je tombe en panne, j'appelle le dépanneur." Et donc je l'ai au téléphone, il est sourd et muet. C'est ça. Je lui explique... Donc il vient.
'''Françoise''' : Bah s'il est sourd et muet, il va pas t'entendre ! Il peut pas t'entendre !
'''Sébastien''' : Alors comment je fais pour l'appeler ?
'''Cécile''' : Bah voilà ! Et comment il fait pour venir déjà ?
'''Sébastien''' : Parce que moi je peux pas l'appeler, il va pas m'entendre au téléphone !
'''Françoise''' : Bah automatiquement !
'''Gérard''' : Mais de toute manière, attendez ! Françoise ? De toute manière, avant, tu tombes sur... t'es sur la borne. Donc automatiquement tu tombes sur le service de la gendarmerie. Donc là, ils t'envoient le dépanneur.
'''Cécile''' : Ouais d'accord, mais le dépanneur, il va pas entendre puisqu'il est sourd et muet !
'''Phildar''' : Ouais mais c'est pas grave, il peut conduire !
'''Cécile''' : Mais il n'entendra pas le message qu'on va lui donner !
'''Phildar''' : Non mais les gendarmes, ils connaissent le langage des signes !
'''Sébastien''' : Bah non ! Parce que le dépanneur, ils vont l'appeler sur son portable !<ref name="hist29"></ref> Tu vois Gérard pourquoi je te disais que c'est bizarre ?
'''Phildar''' : Explique-leur ! Explique-leur Gérard ! Explique-leur Gérard pourquoi toi tu sais que c'est possible !
'''Gérard''', ''[gêné]'' : Non mais je vais voir. Je vais continuer, je vais demander à Cécile.
'''Cécile''', ''[voix étouffée]'' : Non, ça m'est jamais arrivé.
'''Gérard''' : Ça t'est jamais arrivé ? Tu peux parler un petit peu plus fort devant ton combiné s'il te plaît ? Non mais tu retires ta main parce que là j'entends quedal, moi !
'''Fanta''' : Non, ça m'est jamais arrivé non plus.
'''Gérard''' : Moi je peux vous dire une chose... ''[Manu fait un geste de demande d eaprole]''. Non non, vas-y.
'''Manu''' : On nous dit que dans le cas d'un certain animateur du jeudi soir, ce serait bien qu'il soit sourd et muet. Et 'est Gork.
'''Françoise''' : Et si on met un cheval sur l'autoroute, comment qu'on fait ?
'''Manu''' : Ça, c'est une bonne question, Françoise.
'''Phildar''' : Bah t'appelles un dépanneur pour chevaux ! Un dépanneur de deux chevaux !
'''Gérard''' : Pourquoi il n'y a pas des dépanneurs de coccinelles ?
'''Phildar''', ''[rire forcé]'' : Parce que c'est pas la saison !
'''Gérard''' : Pour une panne de cœur, alors là je pense que ça va faire plaisir aux nanas, oui, malgré qu'on a Sébastien... Pour une panne de cœur, appelez-vous un dépanneur ?
'''Phildar''' : Ce soir, Gérard, il a réfléchi.
'''Manu''' : Pour changer d'humeur, on va chez ton coiffeur.
'''Françoise''' : SOS Détresse. Bah parce qu'au moins ils me conseillent. Ils vont me conseiller. Ils me conseillent pourquoi j'ai un gros... j'ai un gros mal de cœur. Eh bah si par exemple je suis fâchée avec mon chéri, par exemple, un exemple, alors je lui demande conseil et puis à ce moment-là ça repart aussitôt !
'''Phildar''' : Qu'est-ce que t'en penses toi, Gérard, de ce qu'elle vient de te répondre ?
'''Gérard''' : Non mais on va demander à Lola... Fanta...
'''Fanta''' : Moi j'appelle Gérard !
'''Lola''' : Bah moi aussi ! Moi je t'appelle !
'''Gérard''' : Ouais mais tu m'appelles dans quelles circonstances ?
'''Lola''' : Ah bah si ça va pas et tout avec mon mec et tout, il me largue, je t'appelle et puis après on fait crac-crac toute la nuit !
'''Fanta''' : Bah moi je t'appelle comme ça bah tu le remplaces !
'''Gérard''' : Ah bah je remplace qui ?
'''Fanta''' : Bah mon mec !
'''Gérard''' : Non mais pour une panne de cœur, appelez-vous un dépanneur ?
'''Fanta''' : Mais non, je t'appelle toi !
'''Gérard''' : Ouais mais moi... moi si je suis pas dépanneur.
'''Fanta''' : Bah tu pourras me conseiller !
'''Gérard''' : Ah ouais, mais c'est que c'est pas évident...
'''Phildar''' : Mais toi t'as ton diplôme toi pour réparer le cœur !
'''Gérard''' : Ah mais moi, moi j'ai mon diplôme pour réparer un cœur !
'''Fanta''' : Tu pourras réparer mon cœur aussi, on sait jamais !
'''Gérard''' : Ah non mais moi j'ai qu'un cœur à dépanner !
'''Fanta''' : C'est ce qu'on dit, hein ! Si je t'explique mon problème, tu pourras le réparer.
'''Gérard''' : Ah bah tu me l'expliqueras tout à l'heure à la prochaine pause. D'accord. C'est Fanta qui vient de me dire ça. Voilà. Ok. Euh... Cécile ?
'''Cécile''' : SOS Gérard ! Eh oui !
'''Fanta et Cécile''' : Parce que t'es le plus beau Gérard !
'''Gérard''' : Oh s'il vous plaît ! S'il vous plaît ! Non mais quand vous dites "SOS Gérard", dites-moi pourquoi !
'''Fanta''' : Parce que t'es le meilleur ! C'est le meilleur ! T'es le meilleur !
'''Phildar''', ''[criant du fond du studio]'' : Elles t'aiment toutes les meufs !
'''Gérard''', ''[gêné]'' : On se calme !
'''Manu''' : Elles sont folles de toi Gérard ! Elles veulent ton corps ! Elles veulent lécher ton sexe ! Lécher tes tétons ! Te mettre des mains au cul ! On te met des mains au cul ! (répétitions). Non, il répare un truc ! Laisse tomber Gérard, c'est pas grave !
'''Sébastien''' : Ouais bah moi je rappelle le dépanneur qui m'avait déjà dépanné s'il m'a plu quoi.
'''Delphine''' : Moi si j'ai une panne de cœur, j'appelle pas un dépanneur, j'appelle Fred ! C'est un copain.
'''Gérard''' : Ah ok. Bah moi je peux vous dire une chose : c'est que si j'ai un problème de cœur...
'''Fanta''' : Bah t'appelles Sandy !
'''Gérard''' : J'appelle pas un dépanneur. J'essaye d'appeler mon chef voir s'il peut faire quelque chose. J'appelle mon chef ! Ou sinon j'essaye d'aller me consoler vers les voisines.
'''Lola''' : Tu vas voir une pute ?
'''Fanta''' : Sinon tu vas me voir Gérard, ya pas de problème.
'''Gérard''' : Non non ! De toute manière n'ayez crainte, je vais m'occuper de vous tout à l'heure à la prochaine...
'''Sébastien''' : Tu commences par moi ?
''[les filles se battent oralement pour avoir la primeur de parler à Gérard, fier. La seule voix dissonnante est Delphine]''.
'''Gérard''' : Oh s'il vous plaît ! On se calme les chéries ! Qui c'est qui veut pas ? Delphine ? De toute manière j'irai pas jusqu'à Bourges !
'''Lola''' : Moi je vais venir jusqu'à Paris moi !
'''Cécile''' : Moi je viendrai à toi Gérard !
'''Gérard''' : Qui c'est qui habite Lille ? Cécile. Oh non mais moi je veux pas dans le Nord ! Et ça va pas ! Non mais même Bourges et Blois j'irai jamais vous voir !
'''Lola''' : Non mais j'habite à côté de Paris, j'y vais tout le temps moi !
'''Gérard''' : Non non mais attends ! Toi Lola, t'habites Blois et... attends !
'''Lola''' : Je monte à Paris tous les jours, je travaille là-bas !
'''Phildar''' : Gérard il monte Sandy tous les soirs ! La prochaine question Gérard !
'''Gérard''' : Ouais bah c'est bon ! Ouais ouais ouais ! Non ? Non non, moi je préfère me soulager tout seul ! Bon ça y est ! Je me fais pas dépanner par un mec ! Je me fais dépanner par... Bon : quand vous payez le dépannage, payez-vous en crédit ou carte bleue ?
'''Cécile''' : Je paye en nature !
'''Françoise''' : Ouais exactement ! Pour les filles c'est préférable de payer en nature ! Ça coûte moins cher ! Non mais : payez-vous un crédit ou aux cartes bleues ?
'''lOLA''' : Voilà, nature pour tout le monde !
'''gÉRARD''' : Donc pour toutes les femmes c'est nature ? Nature. Ouais bah ça vous êtes vraiment des cochonnes ! Vous êtes vraiment des cochonnes !
'''Lola''' : Il n'y a pas de mal à faire du bien Gérard ! On paye en nature !
'''Gérard''' : Ouais mais attendez, dans ces cas-là vous allez voir n'importe qui puis vous lui faites voir votre foufoune !
'''Françoise''' : Exactement !
'''Gérard''', ''[riant]'' : Françoise ! Je te croyais pas comme ça ma cochonne !
'''Françoise''' : Hé faut bien changer de temps en temps !
'''Gérard''' : Mais après tu vas dire : "Ouais mais Gérard il t'a insulté", mais là je te dis je te croyais pas comme ça !
'''Françoise''' : Je te signale que j'ai jamais dit ça encore !
'''Gérard''' : T'es vraiment une cochonne là Françoise ! T'es vraiment une cochonne !
'''Phildar''' : Attends Gérard, et toi si t'avais pas ta carte bleue sur toi ? Admettons que tu partes sans ta carte bleue.
'''Gérard''' : Moi je paye pas moi !
'''Manu''' : Et sans ton chéquier aussi parce que t'en as pas non plus ! Mais est-ce que tu paierais toi en nature s'il te dépannait ?
'''Gérard''' : Ah non mais moi je me casse ! Je me casse tout de suite moi ! Ah non moi je laisse les bagnoles ! Et puis je m'arrache !
'''Cécile''' :Et si c'est une nana ?
'''Gérard''' : Si c'est une nana et si elle est belle ? Qu'elle est comme Sandy ? Je fais goulou goulou goulou ! Moi quand elle va regarder dans mon moteur, si elle est belle, moi je fais goulou goulou par derrière !
'''Manu''' : Ouais mais tu sais Gérard il y en a pas beaucoup des comme Sandy ! C'est une perle rare quand même. Je ne sais pas où t'es allé la chercher mais... bien vu ! On peut dire comme une dépanneuse.
'''Gérard''' : Avez-vous des fantasmes avec un dépanneur ?
'''Fanta''' : Si c'est toi le dépanneur bah pourquoi pas !
'''Gérard''' : Ah voilà ! C'est ce que j'attendais !
'''Lola''' : C'est Lola ! Moi je t'imagine dans mes rêves en dépanneur et je rêve de toi tous les soirs !
'''Fanta''' : Moi aussi oh là là ! Si t'étais le seul dépanneur de la France, je tomberais tous les jours en panne !
'''Gérard''' : Moi je vais vous dire une chose : je suis sur l'autoroute, je suis sur le bord de l'autoroute et j'attends le dépanneur, je l'attends... Je l'ai appelé il y a à peu près... là on va prendre... Il est deux heures un quart. Et si je vois qu'à deux heures vingt il est pas là, même deux heures dix-sept il est pas là, je m'en vais !
'''Sébastien''' : Mais c'est pas la question d'il y a dix minutes ! C'est pas la question Gérard !
'''Gérard''' : Ouais mais Françoise... oui ? Françoise... Tu serais pas une cochonne si t'as déjà eu des fantasmes avec un dépanneur ? Ouais ouais ! Un petit peu quand même ! Bah tu serais pas une petite cochonne ?
'''Lola''' : Non Françoise n'est pas une cochonne ! Elle est une cochonne, elle a raison !
'''Gérard''' : Lola, Fanta ! Cécile et Delphine et Sébastien vous vous taisez ! Je rigole avec Françoise pour une fois que je l'ai dans mes débats, j'ai envie de rigoler avec elle ! Tu serais pas une petite cochonne ma petite Françoise ?
'''Françoise''' : Si Gérard.
'''Gérard''' : Ma petite Françoise adorée. T'aimes bien les framboises à la chantilly ?
'''Françoise''' : À l'annis ouais.
'''Sébastien''' : T'es vicieux quand même !
'''Gérard''' : Ouais ! C'est normal. Depuis le temps qu'elle n'a pas participé dans mes débats, faut bien que je la taquine un peu !
'''Phildar''' : Bah tu peux lui dire maintenant que tu l'aimes !
'''Gérard''' : Mais non bah moi ça y est, elle sait que mon cœur il est pris !
'''Delphine''' : Mais non ! Mais tu l'aimes Françoise ! Ça se voit !
'''Manu''' : Je crois que bientôt Sandy elle va dégager !
'''Françoise''' : Non non non ! Je ferais jamais ça à Sandy.
'''Gérard''' : Françoise, non là on rigole un petit peu, maintenant on va y aller sérieux. Avez-vous eu déjà des fantasmes avec un dépanneur ?
'''Françoise''' : Non. Bah parce que j'ai jamais eu l'occasion de tomber en panne et puis d'avoir appelé un dépanneur. Donc j'ai pas pu avoir un fantasme avec un dépanneur. Mais si l'occasion se présentait, peut-être ! Peut-être... ça serait ma chance !
'''Sébastien''' : Non je voulais savoir si Françoise avait une voiture !
'''Gérard''' : Mais non elle a pas une voiture ! C'est son fils qui conduit ! Donc tu vois, Sébastien, c'est pas la peine de couper la parole. Cécile ?
'''Gérard''' : Oui moi j'ai déjà eu des fantasmes.
'''Gérard''' : Et ça a duré combien de temps ?
'''Cécile''' : Bah, encore maintenant.
'''Gérard''' : Ok. Bah, Sébastien, t'as répondu ?
'''Sébastien''' : Ouais, ouais. J'avais dit que j'attendais 5 minutes.
'''Delphine''' : Bah moi, si c'est des dépanneurs... et un grand blond d'1m84, oui, j'ai des fantasmes.
'''Phildar''' : Gérard note ! Gérard note la taille !
'''Gérard''' : 1m84 ? Tu te rends pas compte de l'asperge ?
'''Sébastien ''' : C'est un géant pour Gérard !
'''Phildar''' : Non mais Gérard, elle parle pas de son sexe !
'''Gérard''' : Qui c'est qu'a un copain de 2m02 ?
'''Fanta''' : Moi, Fanta. Oui, 2m02. Il met du 56 aux piedd.
'''Lola''' : Oh putain !
'''Gérard''' : On dit pas "putain", hein. On dit maman travaille.
'''Sébastien''' : On dit "Gérard" !
'''Gérard''' : Sébastien, t'arrêtes s'il te plaît tes conneries. Et au standard aussi s'il vous plaît, merci. Euh, non mais vous restez calmes. 2m02, je vais te dire une chose : il fait du combien en pointure, sans indiscrétion ?
— 56.
'''Gérard''' : Attends, il va chercher... Tu lui achètes où ses pompes ?
'''Delphine''' : Mais non, il va acheter des Adidas, des sacs de sport.
'''Gérard''' : D'accord. Euh, bah moi je peux vous dire une chose : c'est que j'ai jamais eu de fantasme.
'''Cécile''' : C'est impossible !
'''Gérard''' : Non mais de toute manière, j'ai plus de voiture, donc je peux pas avoir des fantasmes.
'''Phildar''' : Est-ce que t'as eu des fantasmes quand t'étais en camion ? Est-ce que t'es déjà tombé en panne avec ton camion, en fait ? ''[Gérard fait non de la tête]''. Jamais ? Tu faisais bien les révisions et tout ?
'''Gérard''' : Non, c'est la société qui s'en occupait.
'''Phildar''' : Ah d'accord. Donc t'as jamais eu de fantasme quand tu conduisais la nuit dans ton camion ?
'''Gérard''' : La nuit, je pars, je m'arrête sur les bords d'autoroute pour manger, faire mes pauses normales...
''' Lola''' : T'as déjà pris une bonne sœur en stop ?
'''Gérard''' : Non, parce que normalement... De toute manière, c'est pas le thème du débat. Je pense que là-dessus, je vais pas faire un débat sur les chauffeurs routiers ou sur les autostoppeurs.
'''Manu''' : Oui, on nous demande si t'es déjà tombé en panne avec ton pot quand t'étais camionneur.
'''Gérard''', ''[n'a pas compris]'' : Non. Non mais je peux vous dire que là-dessus, je voudrais bien faire un truc sur les camionneurs ou l'autostop, mais j'ai peur que ça tourne mal.
'''Phildar''' : Au cul ? Ça tourne au cul, non ?
'''Gérard''' : Non, c'est pas ça. C'est que je voudrais bien faire un débat là-dessus...
'''Manu''' : Ça va tourner à droite, faut pas !
'''Gérard''' : Non, mais ce qu'il y a, c'est que si on fait un débat sur les routiers... on va voir uniquement que des...
'''Phildar''' : Que des routiers, ça va pas être possible.
'''Manu''' : C'est clair, sur des portables en CB.
'''Gérard''' : Non mais c'est pas ça, c'est qu'on va voir uniquement que des portables.
'''Lola''' : Mais non, mais non !
'''Cécile''' : Mais non, mais non, tu délires ! Y'a des routiers qui travaillent pas le jeudi soir.
'''Gérard''' : Non, non. Bah moi je peux vous dire que... je sais pas qui c'est qui vient de me poser ça, qui vient de me dire qu'il y a beaucoup de routiers qui travaillent pas le jeudi soir... Moi, je peux te démentir. Attendez, y'a une question militaire ou... ?
'''Manu''' : Non, non, Internet, pas minitel. Sur l'IRC Fun Radio. On nous demande si t'avais des fantasmes avec les routiers ou si t'en as toujours. Genre si t'as pas voulu le camion d'un autre ou...
'''Gérard''' : Non, j'ai toujours des rapports avec certains chauffeurs routiers que j'ai connus.
'''Phildar''' : Mais tu mets des préservatifs quand même ?
'''Gérard''' : Non, mais je garde contact ! Non, mais pas pour l'amour ! Je garde contact avec eux pour discuter. Non, en toute amitié, c'est-à-dire, bon bah quand je les vois : "Salut ! Salut, comment tu vas, qu'est-ce que tu deviens ?", c'est tout. Alors la dernière question, il reste plus que 8 minutes avant la conclusion et puis avant d'attaquer le deuxième débat. C'est dommage parce que je voulais que toutes les questions se passent bien. Il a fallu qu'on arrive à la septième pour que ça se passe bien, c'est dommage. Mais c'est pas grave. Donc : appelez-vous un dépanneur pour une baguette de pain, des cigarettes, un CD... ? Attendez, au lieu de rigoler ! Oh s'il vous plaît, vous vous calmez !
'''Phildar''' : Gérard, ils ont le droit de rire ! Tu peux continuer à poser ta question.
'''Gérard''' : Donc : appelez-vous un dépanneur pour une baguette de pain, des cigarettes, un CD, etc. ? Alors, on va demander à Françoise.
'''Françoise''' : Bah, moi, j'appellerais un dépanneur surtout pour mes cigarettes. Bah, euh... tu dois savoir que j'adore fumer. Alors donc, sans cigarettes, je ne sais pas comment je ferais. Alors là, je suis obligée d'appeler un dépanneur.
'''Gérard''' : Oui, mais Françoise ? Euh, par exemple, moi je sais pas, attends... Euh, je vais te répondre à ta question tout à l'heure, ça te dérange pas ?
'''Françoise''' : Non, non, pas du tout.
'''Gérard''' : Je vais demander à Lola quand même, on va faire le tour de la question là.
'''Lola''' : Bah moi, je demanderais un dépanneur pour tout : pour les cigarettes, pour des carottes, pour des petits pois... Tu vois, quand je manque de tout, quoi.
'''Gérard''' : Quand je parle de etc., c'est-à-dire fruits et légumes, viande et puis tout ça. On est d'accord ?
'''Lola''' : Ah bah oui, tout à fait d'accord.
'''Gérard''' : Françoise, au lieu de parler de cigarettes, c'est question nourriture aussi. Tu me comprends là-dessus.
'''Françoise''' : Ah bah à ce moment-là, tu achètes... euh, je prends des bananes et des oranges.
'''Cécile''' : Des préservatifs... J'ai plus de beurre !
'''Gérard''' : Non, non, bah attendez, attendez ! Euh, Fanta ?
'''Fanta''' : Des préservatifs.
'''Cécile''' : Des cigarettes. Regarde : parce que je fume, et je fume beaucoup, et ça m'arrive de plus en avoir et je suis sur les nerfs quand j'en ai plus.
'''Sébastien''' : Oh bah, pour un journal ou des cotons-tiges, je sais pas !
'''Manu''' : Gérard ? Gérard ? On nous demande... il y a Miglou sur l'IRC Fun qui nous demande encore, quand tu vas te dépanner chez un épicier ou tout ça : quand tu rapportes des fruits, tu les mets où ?
'''Gérard''' : Non, ça dépend des fruits.
'''Fanta''' : Il let met dans l'anus !
'''Manu''' : Les concombres...
'''Gérard''' : Ça, les concombres, je les fais tout de suite parce que j'adore les concombres à l'huile et au vinaigre.
'''Sébastien''' : Ca glisse mieux avec l'huile.
'''Delphine''' : Euh merde, c'était quoi déjà ? Ah oui : si j'appelais un dépanneur... Non, moi j'ai une bonne parce que je suis une bourgeoise, donc la bonne fait les courses et moi je fais rien.
'''Gérard''' : Ouais d'accord. Donc moi, Delphine, c'est dommage parce que t'as pas... je pense qu'à mon avis t'as pas tellement compris tout ça. À mon avis, t'as pas tellement compris la question. Mais appelez-vous un dépanneur ? Non mais attends, Delphine... Delphine ? Est-ce que t'as compris la question ? Appelez-vous un dépanneur pour une baguette de pain, des cigarettes, un CD, etc. ?
'''Gérard''' : Je te dis non !
'''Gérard''' : Mais si t'as une bonne, dans ces cas-là, c'est pas la peine de le dire !
'''Delphone''' : Je te dis non, j'envoie ma bonne !
'''Gérard''' : D'accord, d'accord, ok. Donc je vais répondre à Sébastien, Cécile, même toi Delphine, je vais vous répondre.
'''Sébastien''' : Attends, j'ai une question, moi ! Ouais, quand t'en es à la dixième bouteille de pinard le soir et que t'en as plus, t'appelles un dépanneur ? Non ? Bah tu fais comment alors ?
'''Sébastien''' : Non. Euh, là tu vois Sébastien ? Tu vois ta question, j'ai même pas envie d'y répondre, là.
'''Sébastien''' : Bah pourquoi ? Ah, t'as toujours du pinard en réserve ?
'''Gérard''' : Non, tu vois, je vais te dire une chose Sébastien : ta question, elle a ni queue ni tête.
'''Sébastien''' : Bah c'est pas le but de toute façon !
'''Gérard''' : Ouais, mais c'est pas le but, mais moi je te dis ta question, elle a ni queue ni tête.
'''Sébastien''' : Mais pourquoi j'en appellerais pas un pour du pinard ?
'''Gérard''' : Ouais, bah dans ces cas-là, bah tu peux raccrocher, euh, tu feras pas la conclusion dans ces cas-là.
'''Sébastien''' : Mais non, mais tu réponds pas à mes questions !
'''Sébastien''' : Bah je te dis, je te répondrai pas pourquoi ? Parce que... ta question elle a ni queue ni tête. Ta question elle a ni queue ni tête, et j'appellerais pas un dépanneur pour avoir une bouteille de vin. Alors euh, te fous pas de ma gueule, d'accord ? Alors tu vas aller voir Phildar au standard, je te dis bonne nuit, tu fais pas la conclusion.
'''Phildar''' : D'accord. Sinon Gérard, tu devais revenir sur la question de Françoise, enfin tu sais, sur la réponse de Françoise... t'as pas oublié ?
'''Gérard''' :Ouais bah donc... donc Françoise ? Donc, euh, même Lola, Fanta et Cécile et Delphine : apparemment, vous avez toutes parlé de cigarettes.
'''Fanta''' : Et de préservatif !
'''Gérard''' : Oui, euh, c'est euh, Fanta, ça. Ouais, mais je pense que Fanta, tu vois, le préservatif, tu dis : "J'appelle un dépanneur pour un préservatif"... Moi, je peux te dire, tu peux aller n'importe où à n'importe quelle heure, tu vas trouver des préservatifs parce que tu as un distributeur.
'''Fanta''' : Je peux pas sortir ! Gérard, mais tu as dit "etc.", donc je peux appeler pour n'importe quoi !
'''Gérard''' : Oui d'accord, mais euh, tu crois... tu crois que le mec, admettons par exemple, tu vois, je vais prendre une ville...— T'habites à Lyon ?— Bon, euh, le mec il habite je sais pas... tu l'appelles pour ça, il habite à 300 km de chez toi, tu crois qu'il va faire 300 bornes pour te ramener un préservatif ?
'''Fanta''' : Mais tu crois qu'il va faire 300 bornes pour me ramener des cigarettes aussi, Gérard ?
'''Gérard''' : Mais, mais ça, ça dépend ! Ça dépend... euh, si tu le connais bien. Si tu le connais bien, peut-être qu'il fera ce qu'il pourra pour toi.
'''Fanta''' : Mais si je le connais bien, il m'amènera des préservatifs puisque c'est pour me protéger !
'''Gérard''' : Oui, d'accord. D'accord, donc euh...
'''Phildar''' : Excusez-moi, on accueille à la place de Seb...
'''Gérard''' : Bah non, mais là c'est fini, on fait la conclusion !
'''Phildar''' : Non, mais c'est pas grave, il peut quand même donner sa conclusion, il a écouté le débat. Il s'appelle... c'est un pseudo, il s'appelle Sucette, et il appelle de Bordeaux.
'''Gérard''' : Allô ? Salut. Donc euh, pour toi Sucette ?
'''Sucette''' : Euh, tu peux répéter la question ?
'''Gérard''' : Oh non, mais ! Eh, ça commence à bien faire !
'''Manu''' : Ouais Gérard, c'est pas grave, tu peux la répéter une fois.
'''Gérard''' : Appelez-vous un dépanneur pour une baguette de pain, des cigarettes, un CD, etc. ?
'''Sucette''' : Euh, ouais, quand j'ai plus à boire par exemple. Euh, du vin.
'''Gérard''' : Bon allez hop ! Manu s'il te plaît.
'''Manu''' : Je peux pas, je peux pas tout gérer, Gérard !
'''Gérard''' : Phildar ! Oh non, tu dégages, lui ! Allez hop ! Phildar ! Allez hop ! Là tu me le vires, Sucette ! L'autre, il appelle pour des bouteilles de vin, c'est pas la peine ! Allez hop !
'''Phildar''' : Qu'est-ce qu'il a dit Sucette ?
'''Fanta''' : Gérard ? À quelle saison les nains sont-ils le plus heureux ? Au printemps ! Parce que l'herbe elle pousse, et ils sont contents parce que ça leur chatouille les couilles !
'''Gérard''' : Ouais, et puis ils bourgeonnent ! Donc on fait la petite conclusion. Donc euh, bon bah moi je vais vous répondre : moi j'ai jamais appelé un dépanneur pour quoi que ce soit.
'''Françoise''' : Même euh, comment euh... même pour tes cigarettes ?
'''Fanta''' : Même pour une roue de secours ?
'''Gérard''' : — Euh, même pareil. Non mais même... on parle pas de Sandy, d'accord ? Euh, quand j'ai pas de cigarettes, et ben...
'''Françoise''' : Et ben à ce moment-là, tu tapes sur les autres !
'''Gérard''' : Ben je demande aux autres, voilà.
'''Françoise''', ''[sarcastique]'' : Et ben oui, ça je sais.
'''Gérard''' : Voilà, donc on va faire la petite conclusion sur le premier débat. Donc on va demander à Françoise ce qu'elle en pense.
'''Françoise''' : Bah euh, pour le premier débat, c'était super.
'''Gérard''' : Ouais, mais à part euh, les six premières... les six premières... les six premières questions, elles ont... elles ont un petit peu foiré parce que...
'''Gérard''' : T'étais un peu énervé sur les bords, hein, quand même !
'''Gérard''' : Donc alors, Françoise, pour toi la... la conclusion du premier ? La conclusion du premier débat s'il te plaît.
'''Françoise''' : Bah je viens de te dire, euh, j'ai... j'ai trouvé ça super.
'''Lola''' : Ah, moi j'ai trouvé ça génial, fantastique ! Je trouve que t'assures, Gérard, que t'es une vraie star maintenant. Et ma conclusion, c'est que je voudrais que tu sois mon dépanneur, que tu viennes m'apporter mes cigarettes et mes préservatifs, et tu viennes nous faire l'amour et etc., etc., tu veux ? Tu veux ou pas ?
'''Gérard''' : Ok, on verra. Fanta ?
'''Fanta''' : Tu es une bête Gérard, tu es superbe ! Ouais, le meilleur !
'''Gérard''' : Non mais euh, vis-à-vis du premier débat... On s'en fout de savoir si je suis une bête ou autre.
'''Fanta''' : C'était bien Gérard, c'était superbe. Tu seras mon seul dépanneur maintenant !
'''Cécile''' : C'était très bien, et puis je suis contente d'avoir participé. J'espère participer à d'autres débats, quoi.
'''Gérard''' : Si tu te réveilles un peu plus et que tu parles plus dvant ton combiné...
'''Cécile''' : C'est mon téléphone qui est merdique !
'''Gérard''' : C'est un sans-fil ? Ouais, mais on t'entend très mal, hein Cécile. Là, moi je sais pas, tu vois, avec Phildar... Je peux rien te dire. Donc Delphine, pour toi ?
'''Delphine''' : Bah moi, ouais, c'était pas mal. Mais ça manque de mecs.
'''Gérard''' : Bah ouais, mais ça... ils vont se pencher sur... tu vois, sur certaines questions, il y a certains mecs qui vont aller parler du pont de l'Alma ou autre, des cotons-tiges... Tu vois, même la dernière question : "Appelez-vous un dépanneur pour une baguette de pain, des cigarettes ou autre... CD ou autre, etc. ?" Tout de suite, ils vont se pencher sur le vin. Mais ça, je m'en fous ! Mais d'accord, ça manque de mecs ! Mais moi je vais te dire une chose : je préfère qu'un débat se passe bien, que je puisse répondre aux questions. Bon, là les 6 premières, elles ont foiré parce que, bon, il y a eu des petits problèmes... Mais là la fin, ça a été bien. Là, moi je peux te dire une chose : j'appellerais jamais un dépanneur, même pour une baguette de pain ou un paquet de cigarettes, ou même un CD. Bon, des CD c'est différent parce que je peux en avoir. Des cigarettes, si j'en ai pas, je ne fume pas. Je ne fume pas ou je demande aux gens qui m'entourent s'ils en ont. Une baguette de pain, je peux me passer d'une baguette de pain.
'''Phildar''' : Non mais si par exemple, tu vois, tu n'as plus de capote, et qu'il y a des dépanneurs pour capote, est-ce que tu appellerais ?
'''Gérard''' : Non ! Ça là-dessus, je ne vais pas dévoiler ma vie privée là-dessus.
'''Manu''' : En revanche, peut-être qu'un dépanneur de café pour Gérard, ce serait bien. Une boîte qui monte un dépannage de café à domicile ! Ok Gérard, c'est pas grave.
'''Gérard''' : Donc on va se retrouver là, dans... d'ici un petit 10 minutes, pour le deuxième débat.
'''Phildar''' : Ah, les poupées gonflables !
'''Gérard''' : Donc on va s'écouter comme disque : "Les grosses caisses à poil", avec "J'ai une grosse vessie à vis".
'''Manu''' : Les numéros de téléphone pour que les gens puissent nous appeler ?
'''Gérard''' : Donc alors : 0803 08 5000 et 0800 70 5000. Et toujours le 3615 code Fun Radio rubrique "Direct".
'''Manu''' : Et l'Internet aussi si vous voulez.
'''Gérard''' : Et l'Internet ? Bah là, je ne le connais pas.
== Le débat sur les collections ==
=== Contexte ===
12 mars 1998. Nouvelle soirée qui s'annonce, toujours en présence de cet animateur attachant et versatile. Nous n'avons pas reproduit ici le débat sur les poupées gonflables, parce qu'il n'en existe pas d'enregistrement intégral. e reproduire que le début romprait avec l'objet d'art qu'on veut présenter ici.
Comme chaque semaine et toujours pour les mêmes raisons, Gérard arrive énervé. Il aurait reçu des livraisons de pizzas chez lui, qu'il n'a pas commandées. Autant dire que le courrier et les messages Minitel ne font qu'amplifier cet énervement. Il est aussi possible d'émettre l'hypothèse qu'en présence de Sandy dans le studio, il est surexcité, persuadé qu'il doit faire le spectacle devant elle. Or, ce soir, elle est là, justement. Active dès ce premier débat, près de son homme, elle gagne une assurance très éloignée de sa peur panique du début. Elle est dans une posture inédite et ouverte, répondant à ceux qui l'insultent avec calme et fermeté.
Ce qui est sûr, c'est que Gérard tombe dans ses démons ce soir-là. Face au courrier, il en veut à toute l'équipe, surtout Olivier, de tout, se montrant paranoïaque, insultant et violent. Cette posture assure le spectacle. Mais malgré la tentative d'atterrisage de Max et Sandy elle-même, Gérard a du mal à se poser. Il n'est pas centré, buté dans son mur de colère et de paranoïa et de crédulité excessive. Tout ce que lui dit tout le monde est réputé vrai pour lui, même si ce sont des éléments qui pourraient être repris par tout le monde en tout temps tant ils sont de notoriété publique. Pris dans son tourbillon, sous le regard un peu circonspect de l'équipe qui n'en reste pas moins dans la provocation, Gérard dit publiquement et à l'antenne, au détour d'une protestation répétée sur les livraisons de pizza à son insu, son nom de famille. Ce nom sera désormais trs souvent cité, à la rage de l'intéressé qui proteste pour sa vie privée. Mais ce soir-là, il le dévoile publiquement, malgré lui, bien qu'il soit connu depuis longtemps par ses harceleurs. On découvre aussi ce soir-là que la perspective de mariage recule, prévu désormais plutôt pour septembre.
Sur le fond des débats, l'équipe introduit ce soir un nouveau concept, pour la première fois : pour enrichir le débat, on fait lire à Gérard des sondages. Recueillis auprès de la population française par des instituts notoires, ils donnent l'avis des Français sur des questions cruciales. Le lecteur découvrira avec délice leur contenu et la portée de cette description. Ce format aura un beau succès et sera reconduit dans toutes les futures émissions, dès lors qu'elle se pérennisera. Ce premier sondage sera signé par Axel Duroux, nouveau PDG de la station.
On notera aussi le retour de Karine, au standard, après un bref essai fin décembre. Elle accompagnera l'équipe jusqu'à fin avril.
=== Les personnages ===
* Gérard
* Phildar et Manu
* Franck Bargine : Max
* Olivier Bouchet : Olivier de la pro
* Dodi, Coquelicot
* Laurent : Tir-bouchon (on découvre son vrai prénom d'acteur ce soir-là, on l'appelait Franck, ou Ultraman jusqu'ici).
* Rita : Marie Poppins (MP)
* Croissant (un futur habituel), Dodi
* Mégane : Tampon
* Tony Morestin : Tony
* Karine (standardiste)
* Sandy Threadkell : Casimir
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Et voilà, donc bienvenue. Il est 1h15 donc vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000, et 0800 70 5000, et toujours 3615, code Fun Radio, rubrique direct. Et donc, les premiers débats vont porter sur les... le premier débat sur les collectionneurs, et le deuxième sur les ascenseurs. Donc, on accueille Tir-bouchon.
'''Tir-bouchon''' : Bonsoir Manu, bonsoir Gérard, bonsoir Phildard, bonsoir Sandy.
'''Gérard''' : Bonsoir... Sandy, elle n'est pas à mes côtés. Ok, donc on accueille aussi... Croissant.
'''Croissant''' : Oui, bonsoir Gérard, bonsoir Paris, bonsoir Stéphane Chartier.
'''Gérard''' : Croissant, s'il te plaît, il n'y a pas de... Il n'y a pas de gens que tu viens de citer. Non, non, s'il te plaît, tu vas te calmer, merci. Ok, parce que sinon tu vas aller... Au standard, vite fait. Dodi.
'''Dodi''' : Bonsoir Gérard, bonsoir Sandy, bonsoir le fils de Gérard et Sandy.
'''Gérard''' : Bon, alors Dodi, déjà, tu vas commencer par te calmer, s'il te plaît, merci. Poussin. Marie Poppins.
'''MP''' : Bonsoir Paris, bonsoir Gérard.
'''Gérard''' : 17 ans de Brest... Ouais, ben en 17 ans, les gens à cette heure-ci, ils doivent être couchés.
'''Tir-bouchon''' : T'as ton bac à passer.
'''Gérard''', ''[résginé]'' : Tampon, bonsoir. Alors, premier débat, c'est sur les collectionneurs. ''[cris d'enthousiasme artificiel de Phildar et des auditeurs]''. Alors, que vous rapporte le fait de collectionner ?
'''Dodi''' : Des sous. Des sous, et ben quand t'as une belle collection très étoffée d'un objet multi-représenté...
'''Gérard''' : Oui, mais écoute-moi, ça te dérange de donner ton nom au premier ?
'''Dodi''' : C'est Dodi, Gérard. Dodi te dit qu'une collection de timbres très, très, très étoffée et très riche peut te rapporter plusieurs millions de francs. ''[léger bruit de souffle derrière]''
'''Gérard''' : Attends, Dodi ? Dodi, t'appelles d'un portable ?
'''Dodi''' : Non, j'appelle d'un téléphone tout à fait normal.
'''Gérard''' : Non, parce que c'est bizarre, il y a des souplements.
'''Dodi''' : Ah, ça vient pas de moi.
'''Gérard''' : Ah, ça vient pas de toi... ça vient de moi, alors ?
'''Dodi''' : Non, probablement pas non plus, Gérard, je pense que t'as du matériel à la hauteur.
'''Gérard''' : Ah ben oui, mais le soufflement, j'aime pas trop, ok ?
'''Dodi''' : Ah ben, je ferais tout pour empêcher le soufflement, Gérard.
'''Gérard''' : Oui, ben, dans ces cas-là, tu vas aller voir Phildar au standard, tout de suite. Non, parce que le soufflement, j'en veux pas.
'''Phildar''' : Ok, je vais l'arrêter de souffler.
'''Tampon''' : Gérard, c'est moi, c'est moi. Non, c'est moi qui souffle.
'''Gérard''' : Non, mais, bon, ben, Manu, Phildar, s'il te plaît. Tu prends Tampon, donc, à la place de Dodi.
s'amusait à... Bon Tir-bouchon. T'as à dire quoi là-dessus ? Oui, non, mais vous répondez correctement, parce que sinon, on va aller vite, là, ce soir.
'''Tir-bouchon''' : Un sujet, un verbe à complément ?
'''Croissant''' : C'est qu'il est raide, alors...
'''Tir-bouchon''' : Non, mais ta gueule, toi, bon.
'''Gérard''' : Bon, alors, celui qui dit que je suis raide, vous allez commencer par vous calmer.
s moi, non plus. Non, c'est jamais personne.
'''MP''' : Bon, calmez-vous, les mecs.
'''Tir-bouchon''' : Bon, c'est Tir-bouchon, je vais y aller. Bon, alors, moi, je collectionne les cartes postales, les timbres et les boîtes d'allumettes. Et ce que ça m'apporte, c'est très difficile à définir, parce qu'en fait, c'est une passion. Et une passion, c'est quand même quelque chose de très abstrait. Quand quelque chose te plaît, t'as du mal à expliquer pourquoi.
'''Gérard''' : Oui, mais alors, moi, je vais te renvoyer la balle. Par exemple, tu t'achètes des camions miniatures. Ça te rapporte quoi de faire une collection ? ''[un rot dans le téléphone]''. Merci, merci pour celui qui rote !
'''Manu''' : Non, s'il vous plaît, on ne va pas commencer à crier tout de suite. Donc, dans le respect de Gérard, toujours.
'''Gérard''' : Donc, Tir-bouchon, je te demande si tu fais collection de timbres.
'''Tir-bouchon''' : Oui, de timbres, de boîtes d'allumettes et de cartes postales. ''[rot]''
'''Gérard''' : Bon, celui qui rote, il va commencer à se calmer, parce que là, ça fait deux fois et je sens... que à la troisième fois, je virerai tous les mecs.
'''Manu''' : Par contre, sur Minitel, on nous dit que toi, Gérard, tu fais collection de râteaux, c'est vrai ?
'''Gérard''' : Alors là, tu vois, sur Minitel, si c'est pour me poser des questions comme ça, je ne réponds pas.
'''Manu''' : Ça peut être sympa, des râteaux dans son salon.
'''Gérard''' : Oui, oui, des râteaux, je sais ce que ça veut dire, d'accord ? Merci. Donc, Tir-bouchon, toi, tu disais que tu faisais collection des cartes postales et tout ça ?
'''Tir-bouchon''' : De timbres et de boîtes d'allumettes.
'''Gérard''' : Mais des cartes téléphoniques, est-ce que tu en fais collection ?
'''Tir-bouchon''' : Oui, j'en fais collection, enfin, j'en ai quelques-unes. Mais tu vois, c'est des très, très, très, très rare, tiré à 10, 15 000 exemplaires.
'''Gérard''' : Oui, mais de toute manière, quand tu achètes une carte téléphonique<ref name="hist30"></ref>, tu peux très bien en trouver plusieurs. Attends, tiens, Tir-bouchon, une question que je vais te poser. Est-ce que tu as eu, je ne sais pas, si tu as eu l'occasion de... Est-ce que tu as acheté déjà la... S'il vous plaît, derrière, merci. Est-ce que tu as eu l'occasion d'acheter la carte de la Coupe du Monde ?
'''Tir-bouchon''' : Oui, et je les ai eues même avant qu'ils sortent.
'''Gérard''' : Non, ce n'est pas vrai, tu...
'''Tir-bouchon''', ''[précipitamment]'' : Oui, parce que Gérard, Gérard, j'ai des relations à France Télécom.
'''Gérard''' : Non, mais alors là, c'est bon, tu vois, ce n'est pas la peine de dire France Télécom, parce que France Télécom, ils sont bien gentils...
'''Phildar''' : Gérard, pas de pub.
'''Gérard''' : Non, non, mais ils sont bien gentils mais il faudra peut-être qu'ils arrivent à laisser le standard ouvert, OK ? Donc, Tir-bouchon... Non, non, mais c'est bon, c'est bon, d'accord, Tir-bouchon. Donc, on va demander à Croissant, maintenant.
'''Croissant''' : Oui, alors, bonsoir, Gérard.
'''Croissant''' : Non, mais c'est bon, les bonsoirs, y'en a ras-le-bol, t'accouches ?
'''Croissant''' : Gérard, oui, Gérard, j'accouche. Donc, je fais collection de trois petites choses. Les cartes magiques, de couleur bleue, c'est un jeu de rôle. Je suis le deuxième plus gros collectionneur de cartes bleues en France. Je tiens à le signaler. Et ensuite, je fais collection de tout ce qui se rapporte à Kamel. Tout ce qui se rapporte à Kamel, c'est-à-dire les vieux briquets, les vieux zipo, enfin, tout le bordel.
'''Gérard''' : Non, non, et s'il vous plaît, Croissant ! Croissant, tu vas...
'''Phildar''' : Tu vas te tremper dans ton café.
'''Gérard''' : Croissant ! Croissant ! Tu retournes au standard, s'il te plaît, merci.
'''Croissant''' : Pourquoi ? J'ai pas fini de répondre.
'''Gérard''' : Non, non, mais c'est bien, tu vas aller voir au standard...
'''Croissant''' : Pourquoi ? Dis-moi pourquoi ?
'''Gérard''' : Parce que tu fais trop de pubs, allez, c'est bon. ''[il insiste]''. Dodi, Dodi, Dodi, Dodi, Dodi, Dodi !
'''Dodi''' : Allô, oui, je t'écoute. Oui, je t'écoute, Gérard. ''[léger écho]''
'''Gérard''' : Bon, alors, Dodi, t'as de la radio derrière, toi, tu...
'''Phildar''' : Non, je vais les calmer, mais continue le débat, Gégé. Avance.
'''Poussin''' : Oui, moi, je fais la collection de bouteilles de coca vide.
'''Gérard''' : Merci pour la pub, alors, Poussin ? On a dit de pas faire de pub.
'''Poussin''' : Bah ouais, mais bon, c'est ce que je fais, donc je vais pas te dire, je fais...
'''Tampon''' : Ils ont pas besoin qu'on leur fasse de la pub.
'''Poussin''' : Si, si, si, ils ont besoin, c'est bien.
'''MP''' : Euh, oui, Gérard, moi, je fais des collections de pierres précieuses et de rouges à lèvres. C'est un trésor inestimable. Voilà. ''[Gérard a la tête tournée vers son équipe, écoutant ce qu'on lui dit hors micro, laissant l'antenne à l'ababdon. Il consulte un papier qu'on vient de lui remettre]''.
'''Gérard''' : Euh, 5 minutes, 5 minutes, s'il vous plaît, les auditeurs.
'''Phildar''' : Attends, on est en train de lui expliquer un truc, là.
'''Tir-bouchon''' : C'est toujours les auditeurs, c'est jamais les auditrices.
'''Tampon''' : Ouais, ouais, c'est clair. Jamais.
'''Gérard''' : Non, mais c'est bon, on va demander... On va demander un Tampon.
'''Tampon''' : Oui. Moi, je collectionne les grenouilles et ça m'apporte beaucoup de plaisir.
'''Gérard''', ''[les yeux sur son papier remis par l'équipe]'' : D'accord. Donc, moi, je peux... Moi, d'après un... un sondage sur Internet, il y a 30% du bien-être, 20% des femmes, 25% de l'argent et 25% rien du tout. Alors, moi, je peux vous dire une chose.
'''MP''' : Et sinon, moi mon frère, il collectionne les camions Magnum.
'''Gérard''' : Oui, mais tu vois, là, tu viens de citer une marque.
'''MP''' : Ah, excuse-moi. Les petits camions, et voilà, ils sont très jolis.
'''Tampon''' : Il a quel âge ton frère ?
'''MP''' : Oh, il a 8 ans.
'''Tampon''' : 8 ans, c'est l'âge mental pour collectionner les camions.
'''Gérard''' : Ah, ben, si, je suis désolé, il n'y a pas d'âge pour faire des collections.
'''Tampon''' : Il n'y a pas d'âge, mais il y a un âge mental, quand même.
'''Gérard''' : Non, non, non, non.
'''Tir-bouchon''' : Il n'y a pas d'heure pour en manger.
'''Dodi''' : Je voudrais juste savoir si tu collectionnes toi les camions.
'''Gérard''' : Oui.
'''Dodi''' : Ah, c'est pour ça, d'accord. Je voulais juste savoir.
'''Gérard''' : J'aurais bien voulu savoir où que je pouvais me les procurer en miniature.
'''Max''' : Quel genre de camion ? C'est lesquelles marques ? Enfin, pas... sans citer des marques, mais quels ? C'est des trucks ? C'est des quoi ? C'est des...
'''Gérard''' : C'est des 40 tonnes, sans citer de marques.
'''Phildar''' : Le Magnum ?
'''Gérard''' : Voilà.
'''Poussin''' : Eh Gérard j'en ai ! TU en veux ? Des camions.
'''MP''' : Moi, j'ai un truc à dire, c'est Marie-Popins. Je veux dire, moi, je suis pas d'accord pour les gens qui se permettent de dire que les collectionneurs, tout ça, ils ont un âge. Moi, je dis qu'il n'y a pas d'âge.
'''Gérard''' : De toute manière, il n'y a pas d'âge, mais la... Eh, attends, Marie-Popins, la question, on n'en est pas là. D'accord ? Donc...
'''Tir-bouchon''' : Gérard, est-ce que t'es beau comme un camion ?
'''Gérard''' : Oh ! Ouais, on se calme, on se calme, on se calme. Alors, dépensez-vous beaucoup d'argent. Bon, deuxième question. C'est comme tout le monde a répondu. Donc, euh...
'''Manu''' : Avant la deuxième question, non, il y a... C'est pas une question, c'est une affirmation. On nous dit que tu devrais plutôt commencer une collection de cervelles et arrêter celle des wagons Ricard. Qu'est-ce que t'en penses ?
'''Gérard''' : Alors, là, tu vois, c'est qui, c'est qui ? C'est qui ?
'''Manu''' : Euh... C'est Palmier.
'''Gérard''' : Eh ben, Palmier, tu vas aller voir dans tes Palmiers s'il y a des noix de coco. ''[ovation du studio]''.
'''Manu''' : Tu l'as cassé, là, Gérard, tu l'as cassé. Et il est mort, là.
'''Tir-bouchon''' : C'est dingue ce que les gens peuvent dépenser comme fric sur Minitel pour dire des conneries.<ref name="hist31"></ref>
'''Gérard''', ''[ironique]'' : Oh, non, mais de tte manière... Non, mais c'est pas grave.
'''Tir-bouchon''' : Je peux vous dire que le jeudi, ça m'a ruiné.
'''Gérard''' : Ben, ben, ben, dans ces cas-là, pourquoi tu appelles encore ?
'''Tampon''' : C'est gratos.
'''MP''' : Bon Gégé, tu peux te poser la question, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Eh oh, oh, oh, tu vas te calmer, toi ? Celle qui me dit, tu vas poser la question, tu vas te calmer, s'il te plaît, d'accord ? Non, non, mais pour l'instant, il y a encore une...
'''Manu''' : Ouais, il y a juste... Ouais, il y a une autre... Il y a une autre question. Est-ce que ta passion pour les 40 tonnes a débuté à l'époque où t'as connu Christine ?
'''Gérard''' : Je répondrai pas là-dessus. Donc, alors, dépensez-vous beaucoup d'argent dans une collection ?
'''Dodi''' : Il vaut mieux prendre une collection qui ne te coûte rien, à la rigueur.
'''Gérard''' : Ah ouais ? Alors, trouve-moi une collection que tu...
'''Dodi''' : Par exemple, je collectionne les reçus de tickets de métro, par exemple.
'''Tir-bouchon''' : Ah ouais, mais t'es bien obligé de payer le ticket de métro.
'''Gérard''' : C'est qui, là, qui parle comme ça ? ''[blanc]''
'''MP''' : Donnez vos noms, hein !
'''Manu''' : Écoute, moi, c'est Manu. On m'a dit de donner mon nom.
'''Max''' : Pas de blanc !
'''Gérard''' : Mais oui, mais j'aurais bien voulu savoir, l'abruti qui a été donner un nom comme ça, parce qu'il va dégager vite fait, celui-là. Oui, celui qui a été dire les tickets de métro.
'''Tir-bouchon''' : Je crois que c'est celui qui collectionne les cartes magiques, là.
'''Croissant''' : Ça, ouais, non, mais attends, oh, non, non, non !
'''Gérard''' : Non, tampon, allez, hop ! Je prends dans l'ordre que je veux, c'est tout. Euh, tampon ? Donc, pour toi ? Non, mais tu te réveilles quand je pose des questions, parce que...
'''Tampon''' : Oui, excuse-moi, j'avais oublié ta question, parce que tu fais tellement d'interludes, enfin, bref...
'''Gérard''' : Ah ouais, je fais de l'interlude.
'''Phildar''' : Non, de l'Internet, il fait...
'''Tampon''' : Moi, je collectionne les grenouilles, donc... Ben, ça me coûte assez cher, ouais.
'''Gérard''' : Euh... Tu payes combien pour acheter une grenouille ?
'''Tampon''' : Je mets jamais plus de 100 balles, mais bon, ça coûte cher, quoi. Il y en a partout, chez moi.
'''MP''' : Écoute, moi, ce sont des pierres précieuses, donc ça dépend... Les prix varient, quoi, ça dépend, hein, ça dépend.
'''Tampon''' : Est-ce que tu as du quartz magnétisé ?
'''Gérard''' : Ouais, mais, Mary Poppins ? Tu peux parler un petit peu plus fort devant ton combiné ?
'''Tir-bouchon''' : Tu as de la kryptonite ?
'''MP''' : Oui, euh, oui, la kryptonite, j'en ai. Gégé, donne-moi des noms de pierres et je te dirai si je les ai ou pas, hein.
'''Gérard''' : Non, non, euh, je te donne pas de noms de pierres, s'il te plaît. S'il vous plaît ! S'il vous plaît ! Ah, non, mais attendez, on va y aller, euh, calmement. Parce que, moi, si vous voulez que je vous réponde, moi, j'ai des statistiques. Donc, je pourrai vous répondre sur les deux débats. Donc, Poussin.
'''Poussin''' : Eh ben, moi, ça me coûte 6 francs 50, parce qu'une bouteille de Coca, ça coûte 6 francs 50.
'''Gérard''' : Ouais, ben alors, Poussin, Poussin ! Poussin !
'''Phildar''' : Elle a pas fait de pub, elle a dit Coca, c'est pas Coca-Cola.
'''Gérard''' : Non, presque pas, elle a dit Coca-Cola, alors.
'''Phildar''' : Non, elle a dit une bouteille de Coca.
'''Manu''' : Elle aurait pu dire Pepsi ou Virgin-Cola, ça, ça aurait été de la pub.
'''Dodi''' : Ben, moi, je collectionne les... comment dire... les couvertures du journal Libération.
'''Gérard''' : Voilà, alors là, Dodi. Bonne nuit, Dodi ! Bonne nuit, Dodi ! Bonne nuit à toi ! Merci pour celui-là. Alors, bonne nuit pour lui.
'''Croissant''' : Mais Gérard, t'avais pas remarqué que Dodi, ça voulait dire Dodi Al-Fayed ?
'''Dodi''' : Deux de tension, Gérard.
'''Gérard''' : Dehors, celui-là.
'''Phildar''' : Je vire Dodi ? Je le dégage ? Je le fous sous le pont ?
'''Gérard''' : Non, mais rigole, rigole, rigole !
'''Dodi''' : Tu me vires parce que je suis libyien, fasciste !
'''Gérard''' : Voilà, merci !
'''Manu''' : Je crois que c'était le troisième poteau de la gauche.
'''Tir-bouchon''' : Attention, il va se fâcher.
'''Gérard''' : Croissant ! Croissant !
'''Croissant''' : Oui, alors, donc, moi, mes cartes Magic, justement, c'est très bien que tu en parles, parce qu'il y en a des très, très, très, très chères. Et moi, ça me coûte très, très, très cher, effectivement.
'''Gérard''' : Non, non, attends, attends, Croissant. Non, non, il rappelle pas du tout. Non, non, il rappelle pas du tout. Il s'en va complètement. Non, non, tu t'en vas complètement, je ne te veux plus ! Je ne te veux plus !
'''Manu''' : Mais là, c'est Croissant qui parle. Croissant, il n'a rien fait.
'''Phildar''' : Dodi, je l'ai viré, il a raccroché, là.
'''Croissant''' : Oui, bon, donc, je disais que les cartes hmmm sont cotées à la bourse. C'est vrai, il y a une véritable bourse qui existe, et la plus chère de toutes les cartes coûte environ 1200 francs.
'''Manu''', ''[espiègle]'' : Attends, excuse-moi, Croissant, si je peux me permettre, c'est quoi, comme cartes ?
'''Croissant''' : C'est des cartes Magic, c'est des jeux de rôle. Enfin, c'est...
'''MP''' : T'as la flûte enchantée ?
'''Croissant''' : Non, je l'ai pas non. J'ai la lampe d'Aladin. Plus ou moins, oui, mais je peux te dire, Gérard, que c'est vraiment très cher.
'''MP''' : Ça dépend, hein.
'''Croissant''' : Ah, non, non, non, ça dépend pas, quoi.
'''MP''' : Bah, si, ça dépend de la bourse, hein. Je suis désolée, hein.
'''Tir-bouchon''' : Oui, bah, moi, ma passion, bah, entre les cartes postales, les timbres, les boîtes d'allumettes, c'est vrai que ça me revient assez cher par mois, entre 400 francs et 1 000 francs.
'''Gérard''' : Ah, attends, attends, attends, attends. Entre 400 et 1 000 balles ?
'''Tir-bouchon''' : Ah, t'as des cartes postales, Gérard, qui ont, je sais pas, moi, 125 ans, qui valent très, très cher, tu sais ? Par exemple, les cartes postales... Les cartes postales qui ont été signées à Croix, où ils dessinent le port de Onfleur.
'''Gérard''' : Ouais, bah, moi, tu permets, euh...
'''Phildar''' : Vas-y, Gérard, il a quelques... statistiques.
'''Gérard''' : Donc, moi, j'ai un petit sondage, là, qui est sous les... Les yeux. Donc, j'ai 22% qui dépensent pas plus de 25 francs par mois. J'ai 28% qui ne dépensent rien, donc, là-dessus, je vois pas pour ça. J'en ai d'autres 13% pour 1 000 francs par mois. Et 37% n'ont pas de collection, mais dépensent quand même de l'argent pour aller voir des... ''[il a du mal à lire le mot, il est aidé de Manu]''. Péripatéticiennes. Donc, moi, je peux vous dire une chose, que moi, là-dedans, je dépenserai jamais trop d'argent, parce que...
'''Phildar''' : Dans les putes ?
'''Manu''' : Pas plus de 400 balles par mois, Gérard.
'''Gérard''' : Non, même pas. Même pas, tu vois, parce que je préfère... Non, mais, tu vois, moi, je préfère mettre 500 balles pour avoir mon camion, celui que j'attends, et c'est tout. Vendriez-vous votre collection pour de l'argent, si oui, pourquoi ?
'''Tampon''' : Attends, Gérard ! J'ai rien compris !
'''Gérard''' : Ben oui ! Vendreiez-vous...
'''Phildar''' : Non, pas vendredi, on est jeudi.
'''Gérard''' : Est-ce que vous allez vendre votre collection pour de l'argent, si oui, pourquoi ? On est bien clair !
'''Croissant''' : Question que je ne te répondrai pas.
'''Phildar''' : Non, je vais lui expliquer en antenne la question. T'inquiète pas.
'''Gérard''' : Et là, on va s'écouter... Donc, on va s'écouter le petit caca du soir avec des gants, c'est plutôt propre. Et on se retrouve juste après. Et si vous voulez nous appeler... 0803 08 5000 et 0800 70 5000 ettoujours 3615 code Funradio, rubrique direct.
''[Musique]''.
Voilà, c'est toujours la suite des débats du jeudi. Il est 8h38 et là, vous venez d'écouter le petit caca du soir avec des gants, c'est plutôt propre. Donc, on récupère Tir-bouchon.
'''Tir-bouchon''' : Ouais, bonsoir Gérard, bonsoir Manu, bonsoir Phildar, bonsoir Reego.
'''Gérard''' : On récupère Croissant.
'''Croissant''' : Bonsoir Momo, lolo, bonsoir Gérard.
'''Gérard''' : S'il vous plaît, on se calme derrière, on se calme. Bonsoir Poussin.
'''Phildar''' : Et à la place de Dodi, on accueille Tony.
'''Gérard''', ''[contrarié]'' : Oui. Donc, on récupère Mary Poppins.
'''Tir-bouchon''' : Pourquoi on n'appellerait pas Ultraman ?
'''Gérard''' : Oh eh, s'il vous plaît. Ouais, on se calme. D'accord, Tony. Bon Mary Poppins. Tampon. Et Tony, pour finir.
'''Tir-bouchon''' : Comment ça va Tony ?
'''Tony''' : Muy bién. OBligado.
'''Phildar''' : Allez, on y va, on continue le débat, allez !
'''Gérard''' : Alors, donc, vous avez compris la question ? Non, vous vous foutez de ma gueule ou vous prenez le train, là ?
'''Poussin''' : On prend le train.
'''Tir-bouchon''' : On prend le métro.
'''Gérard''' : Oui, vous prenez le métro... Alors, vendriez-vous votre collection pour de l'argent ? Si oui, pourquoi ?
'''MP''' : Je réponds.
'''Gérard''' : Ouais, mais Mary Poppins, tu vas te calmer un petit peu, hein. On va demander à Tony.
'''Tony''' : Pourquoi moi ?
'''Gérard''', ''[agressif]'' : Parce que là, tu vas passer. Si t'as pas envie de répondre, tu dégages.
'''Tony''' : Ok, sois pas agressif comme ça. Donc, moi, s'il y a des acheteurs de morpions, moi, je suis un collectionneur.
'''Gérard''' : Bon, ben, Tony.
'''Tony''' : Qu'est-ce qu'il y a ? Mais j'ai le droit de collectionner ce que je veux aussi.
'''MP''' : Dégé, il faut être tolérant.
'''Tony''' : J'ai commencé tout petit. Des morpions de poils roux, des morpions de poils blonds, des morpions de poils bruns. Donc, s'il y a quelqu'un qui est intéressé, qu'il me contacte. Avis aux amateurs.
'''Tampon''' : T'habites où ?
'''Gérard''' : Si vous voulez savoir où qu'il habite, vous verrez ça hors antenne. D'accord ? Donc, Tampon. Donc, toi ?
'''Tampon''' : Moi, en aucun cas, je ne vendrais ma collection de grenouilles.
'''Gérard''' : Même pour de l'argent ?
'''Tampon''' : Surtout pour de l'argent. C'est trop ma vie. Trop moi.
'''Gérard''' : Oui, mais admettons que la personne te propose 3 000 francs pour t'acheter des grenouilles.
'''Tampon''' : 3 000 francs ? Non, mais attends. Tu te moques, là ? Non, mais attends. J'ai plus de 300 grenouilles. Je ne vais pas vendre 3 000 francs mes 300 grenouilles. T'es fou.
'''Gérard''' : Eh bien, admettons 9 000 balles.
'''Tampon''' : 9 000 ? Mais tu rêves. Et les sentiments, ça ne se vend pas.
'''Tir-bouchon''' : Eh, Tony ? Pas encore super drôle ce soir.
'''Gérard''' : Oh, s'il vous plaît, oh !
'''Tony''' : Attends, je commence, je débute.
'''Gérard''' : Non, mais vous allez vous calmer, d'accord ? Donc, Tampon. Donc, même pour 9 000 balles, tu ne voudrais pas ?
'''Tampon''' : Même pour 9 000 balles, mais même pour 90 000, jamais je ne vendrais ma collection de grenouilles.
'''MP''' : Écoute, Gégé, je crois qu'il faut quand même tenir compte de la valeur sentimentale. Donc, moi, je ne vends... Je ne vendrais, pour tout l'or du monde, je ne vendrais jamais ma collection de pierres précieuses...
'''Tampon''' : C'est parce qu'on est des filles, en fait.
'''Gérard''' : Attendez, attendez, attendez, attendez, attendez, attendez. Attends, Tampon. Tampon, c'est toi qui parles sur Marie Poppins, là ?
'''Tampon''' : Non, je parle après, je ne parle pas sur.
'''Gérard''' : Donc, Marie Poppins, donc, vas-y, tu disais...
'''MP''' : Oui, merci. Je te disais, Gégé, en fait, il y a un critère qu'il faut tenir compte, c'est que... Quand tu as une collection, tu y es très attachée. Donc, toi, tu as des sentiments, tu ne peux pas négliger cela.
'''Gérard''' : Oui, mais moi, je vais te poser la question. Si tu as vraiment besoin d'argent... Est-ce que tu vendrais ta collection pour de l'argent ?
'''MP''' : Non, jamais.
'''Gérard''' : Pourquoi ?
'''MP''' : Non, Gégé, je ne peux pas... Je ne peux pas parce que, même si j'ai un, je n'ai pas de sous, je ne vendrais pas. Je n'ai pas besoin d'argent, moi. J'ai besoin du cœur.
'''Gérard''' : Non, mais même, attends, dans ce cas-là, tu ne vas pas vendre un truc qui a de la valeur... Par exemple, si tu n'as rien à bouffer, pour bouffer ?
'''MP''' : Oui, voilà.
'''Tony''' : Gérard, excuse-moi de te couper, là, parce que je n'ai pas suivi. Tu fais collection de quoi, toi ?
'''Gérard''' : C'est qui, là ?
'''Tony''' : C'est Tony.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Tony, pour l'instant...
'''Manu''' : De camions miniatures, Tony.
'''Poussin''' : Moi, oui, je la vendrais, ma collection de bouteilles de coca. Sans problème.
'''Gérard''' : Bon, alors, Poussin, ça commence à bien faire, tes pubs.
'''TIr-bouchon''' : Je te l'achète. Moi, j'achète tout ce qui est Orangina et Sprite.
'''Croissant''' : Eh bien, moi, non, je ne vais pas la vendre parce que je vais attendre que ça prenne de l'âge et de la valeur. Et non, c'est quelque chose... C'est quelque chose que... Pareil, quoi, j'y tiens beaucoup, quoi, c'est tout.
'''Gérard''' : Donc, dans ce cas-là, ça fait... Ouais, mais ça fait à peu près comme des... Des disques ou des cartes éphoniques.
'''MP''' : Mais, Gégé ?
'''Gérard''' : Attends, attends, Croissant. Je te réponds tout de suite après. Oui, c'est qui qui...
'''MP''' : Oui, c'est Mary Pippins : j'aurais une question, mais je la poserai après.
'''Gérard''' : Mais non, tu la poses maintenant, s'il te plaît.
'''MP''' : Oui, d'accord, ok. Je vais te poser cette question. Toi, qui fais la collection de camions en miniature... Eh bien, est-ce que tu... Si un jour, t'as pas un sou, t'as plus rien à manger, et quelqu'un qui vient te proposer 10 000 francs, est-ce que tu vas le vendre ? Réponds-moi. Tu vendrais ta collection pour bouffer ?
'''Tony''' : Gérard, j'aimerais savoir où...
'''MP''' : Ça me déchire le cœur, je...
'''Tony''' : Où ça en était, ta... ta collection de bouteilles d'alcool vides.
'''Gérard''' : C'est qui qui vient de dire ça ?
'''Tir-bouchon''' : C'est Tony, comme d'habitude.
'''MP''' : Tu m'as pas répondu pourquoi tu la vendrais.
'''Gérard''' : Attends, attends, attendez. Tony, s'il te plaît. Tu vas retourner voir la charmante...
'''Tony''' : Avec plaisir, avec plaisir. J'ai fait exprès, en plus.
'''Gérard''' : Donc, tu vas retourner voir la charmante...
'''Tony''' : Phildar, la charmante Phildar.
'''Gérard''' : Oh, Tony, s'il te plaît !
'''Karine''' : Tu me dis pas que t'as oublié mon prénom, Gérard ?
'''Gérard''' : Oh, six minutes ! Ah, voilà, tu vas retourner voir la charmante... ''[il se perd dans les mots en cherchant le prénom, donnant des cononnances arabes que Phildar reprend en chantant, tel un prédicateur]''. Phildar, s'il te plaît, tu vas te calmer. Donc, Tony, tu vas retourner voir celui qui t'a choisi au standard.
'''MP''' : Mais tu m'as pas répondu, hein !
'''Gérard''' : Non, mais moi, je t'ai dit oui, d'accord ?
'''MP''' : Non, mais tu m'as pas répondu pourquoi ?
'''Gérard''' : Parce que si j'ai besoin d'argent, je revendrais ma collection et c'est tout. Donc, Tony, tu retournes... Non, non, il n'y a pas de laisse-le. D'accord ?
'''MP''' : Bon, allez, c'est pas grave, Gégé.
'''Tir-bouchon''' : Gégé, Gégé ? Si Tony se casse, tout le monde se casse.
'''MP''' : Ouais, exactement.
'''Tony''' : Merci, collègue !
'''Gérard''' : Oh, s'il vous plaît ! Eh, je fais ce que je veux, c'est moi qui gère mes débats. D'accord ? C'est moi qui dis qui je veux que je dégage. Tony, Tony, tu retournes là-haut.
'''Phildar''' : Bon, je vais le calmer, continue ton débat.
'''Tir-bouchon''' : Oui, bah pour moi, tu vois, Gérard, ça me ferait chier de vendre ma collection. Parce que j'ai réussi à acquérir des pièces inestimables. Et en la vendant, j'aurais trop peur de me faire arnaquer, même si j'ai affaire à des professionnels.
'''Gérard''' : Oui, mais regarde ! Regarde, je prends ces... Attendez ! Euh... Ces Poussin ou Tampon qui avaient des cartes téléphoniques ? C'est qui ?
'''Tir-bouchon ''' : C'est moi. Bah, Tir-bouchon.
'''Gérard''' : Ouais, mais qui c'est qui avait des cartes aussi téléphoniques ?
'''Tir-bouchon''' : Le mec, là...
'''Croissant''' : Non, non, c'est pas moi, non, non. J'ai pas de carte téléphonique. Moi, j'ai des cartes de jeux de rôle, c'est tout.
'''Croissant''' : Non, mais c'est Dodi, mais tu l'as viré.
'''Gérard''' : Oui, non, mais... Mais par exemple, tu vois, moi, je vais t'échanger une carte téléphonique qui est tirée, admettons, à 150 000 exemplaires.
'''Tir-bouchon''' : J'en veux pas. J'en veux pas, parce que j'en ai à moins que ça.
'''Gérard''' : Attends, attends. Des cartes tirées à 150 000 exemplaires pour 200 balles, tu la prendras pas ?
'''Tir-bouchon''' : Non.
'''Gérard''' : Merci pour celui qui rote, d'accord ? Ça, c'est un truc que j'ai horreur quand je pose... Je pose la question.
'''Manu''' : C'est parce qu'il a bu du Sprite.
'''Gérard''' : Admettons qu'une carte, comme la Coupe du Monde, qui est tirée, je crois qu'elle doit être tirée à 150 000 ou 200 000 exemplaires.
'''Tir-bouchon''' : Ouai mais le foot, c'est de la merde.
'''Phildar''' : C'est un peu plus que la Cicciolina, quand même.
'''Gérard''' : Non, mais ça, on n'en a rien à foutre, d'accord, Phildar ? Et toi, tu vas commencer à te calmer, parce que tout à l'heure, tu vas rien faire de tout. Tu vas rentrer chez toi.
'''MP''' : C'est qui, ça, la Ciccio ? Je ne sais pas quoi, là.
'''Gérard''' : La Cicciolina, c'est une qui est en Italie.
'''MP''' : C'est une voiture ?
'''Tampon''' : Non, c'est dans le Muppet Show.
'''Gérard''' : Bon, d'après les sondages que j'ai sous les yeux...
'''Tampon''' : C'est quel journal, excuse-moi ?
'''Tir-bouchon''' : C'est Laurent Al-Fayed.
'''Gérard''' : Non, mais ce n'est pas un journal, c'est...
'''Tampon''' : Tu n'as pas tes sources ?
'''Gérard''' : Je préviens d'une chose, vous allez commencer à vous calmer par parler de Laurent Al Fayette, ok ? Oui, oui, de la main de ma soeur dans...
'''Manu''' : Laurent Lafaillite.
' ''Gérard''' : Il y a 30% qui disent non, parce qu'ils n'ont pas assez d'argent. Et il y a 55% qui disent collectionner les mannequins seulement de chez Prix-unique. Alors, à mon avis, tu vois, Manu, Manu, tu vois, là, là-dessus, ton truc comme ça, tu vas te le garder.
'''Manu''' : Oui, non, mais seulement, tu n'as pas bien lu, Gérard. Non, non, c'était la 4. C'était vendriez-vous votre collection pour de l'argent. 58% des gens vendent leur collection pour de l'argent. Pourquoi ? Pour de l'argent. Et 42% ne la vendraient pas, car c'est de la merde. C'est ça, là. T'as mal lu, t'as lu au-dessus. C'est la 4.
C'est bizarre, parce que la 4, on est à la question 3, et pour moi...
'''Gérard''' : C'est parce qu'ils ont inversé, c'est pas grave, Gérard.
'''Manu''' : C'est parce qu'ils ont inversé, c'est pas grave.
'''Gérard''' : Non, mais moi, des trucs comme ça, de toute manière, à mon avis, c'est toi qui t'amuses là-dessus.
'''Manu''' : Bah, écoute, tu iras t'expliquer avec le monsieur qui est noté en haut des sondages. Monsieur Axel. Tu iras t'expliquer avec lui, Gérard.
'''Gérard''' : Bon, s'il vous plaît, vous allez vous calmer, parce que tout à l'heure, ça va aller vite. Je vais couper à la 4 et je vais conclure. Alors, achetez-vous les collections de défilés de mode.
'''MP''' : Comment ?
'''Gérard''' : Ouais, comment, hé, oh. Toi, Marie Poppins, tu vas te réveiller, s'il te plaît, parce que moi, ça me les gonfler, là.
'''Poussin''' : Elle n'a rien fait.
'''Gérard''' : Ouais, elle n'a rien fait, elle ne comprend même pas les questions.
'''MP''' : Oui, écoute, Gégé, tout à fait, mais ça dépend des marques. Je ne sais pas, tu as plusieurs...
'''Tampon''' : On n'a pas le droit de dire les marques.
'''MP''' : On a le droit de donner les noms de couturiers ou pas, Gégé ?
'''Gérard''' : Non, plus.
'''Manu''' : Ce n'est pas vraiment une marque, les noms de couturiers, Gérard.
'''MP''' : Donc, en fait, ça dépend. Ouais, ouais, j'en achète, mais pas beaucoup, quand même. Donc, de temps en temps, une pièce rare, oui, ça le fait, quoi.
'''Tir-bouchon''' : Non, je n'achète pas, ça ne m'intéresse pas.
'''Gérard''' : Non, ça ne t'intéresse pas. Donc, tu achètes tes affaires où, toi ?
'''Tir-bouchon''' : Je les vole.
'''Gérard''' : Non, non, attends. Attendez, attendez. Tu les achètes où, tes affaires ?
'''Tir-bouchon''' : À Décathlon.
'''Gérard''' : Décathlon, bien sûr.
'''Tir-bouchon''' : Bah oui, pour les polos, tout ça.
'''Gérard''' : Ouai, Décathlon, à fond la forme, c'est ça ? Merci, Tir-Bouchon.
'''Tony''' : Pas de slogan, pas de slogan.
'''Croissant''' : Un peu comme Tir Bouchon, je ne sais pas trop.
'''Gérard''' : D'accord. Non, mais si vous ne voulez pas répondre aux questions, vous le dites tout de suite.
'''Poussin''' : Oui, moi, je préfère acheter chez Tati. Parce que c'est... C'est moins cher. C'est meilleur.
'''Croissant''' : C'est gentil, Tati.
'''MP''' : Oui, je t'ai déjà répondu. C'est Georges Armani, Jean-Paul Gauthier, Versace, plein de choses comme ça, oui, tout à fait.
'''Tir-bouchon''' : Emmaüs ? La Croix-Rouge ?
'''Tampon''' : Ben, moi, pas trop, parce que ça coûte un peu cher, puis bon...
'''Gérard''' : Eh, celui qui s'amuse à balancer des marques bidons, tout à l'heure, il va retourner au standard, ça va aller vite fait. Mais ce soir, vous n'allez pas commencer à me casser les burnes. C'est clair et net. Alors, Tony, comme tu veux...
'''Tony''' : Non, je trouve ça hors de prix, les collections des grands coquuriers, donc je n'achète pas. En plus, ils ne font pas de dessous-sexy, donc je ne vois pas l'intérêt.
'''MP''' : Non, mais je ne suis pas d'accord, Gégé.
'''Tony''' : Vas-y exprime-toi.
'''MP''' : Ouais, ouais, ben, je m'exprime. Gégé, c'est Marie-Popins. Je voulais dire que les vêtements haute couture, ça ne coûte pas cher. Gégé, qu'est-ce que t'en penses ? Qu'est-ce que t'en penses, Gégé ? Non, Gégé, est-ce que tu crois qu'une robe de Gauthier, ça va coûter, je ne sais pas, 30 000 francs ? ''[Gérard écoute à peine, distrait]''. Ça va pas ou quoi ?
'''Manu''' : Ben, attends, justement, il va te répondre, il a un sondage pour...
'''Gérard''' : Donc, il y a 35% qui disent non, car ils n'ont pas assez d'argent. Et 55% qui collectionnent les mannequins seulement...
'''manu''' : De chez une marque qu'on ne citera pas. C'est pas Mammouth.
'''Poussin''' : Et tu les achètes où tes fringues, Gérard ?
'''Gérard''' : Moi, mes fringues, ben, moi, je n'achète plus rien, parce que comme on me donne tout...
'''Manu''' : Sandy t'a quand même acheté un super blouson. Tu peux la remercier.
'''Poussin''' : Emmaüs ?
'''Gérard''' : Non, pas chez Emmaüs, tu vois.
'''Poussin''' : Eh, Gérard, qui c'est qui te les donne, tes fringues ?
'''Tir-bouchon''' : C'est Fijo<ref name="renvoi4"></ref> qui lui donne.
'''Gérard''' : Alors, celui qui vient de dire ça, tu le dégages. Bonne nuit à toi.
'''Tony''' : C'était Tir-Bouchon.
'''Gérard''' : Eh ben, Tir-bouchon, bonne nuit.
'''Tir-bouchon''', ''[vaincu et désespéré] : Oh non !
'''Phildar''' : Je le débouche ?
'''Tir-bouchon''' : Eh, Tony ! À tout à l'heure.
'''Gérard''' : Non, non, il n'y a pas de Tout à l'heure, tu ne repasses pas dans le deuxième débat.
'''Poussin''' : Gérard ? Tu n'as pas répondu. Qui c'est qui te les donne, tes vêtements ?
'''Gérard''' : Euh... Mes vêtements, euh... Je... On m'en donne, et comme il y a des gens qui... Qui sont à peu près de la même taille que moi, donc je peux récupérer tout ce que je veux, que ce soit en pantalons, chaussures, même t-shirts. Voilà. Et à l'heure actuelle, je peux vous dire une chose, que je tourne à plus de 400 t-shirts. ''[cris d'admiration des auditeurs]''.
'''Manu''' : pas mal, pas mal.
'''MP''' : C'est Marie-Popins. Je voulais te demander, à ton avis, un complet, ça doit coûter combien, par exemple, je ne sais pas, chez Gauthier ou chez... Un complet veston ?
'''Gérard''' : Un complet, tu veux dire, costume ?
'''MP''' : Ouais, chez Gauthier, ouais.
'''Gérard''' : Euh... Si je ne me trompe pas, j'ai dû voir un prix, normalement, ça doit te coûter pas loin de 1500 à 2000 francs. Attendez, il y a une question Minitel, s'il vous plaît, merci.
'''Manu''' : Ouais, sur Minitel, on nous dit que tu tournes à 400 t-shirts, mais par contre, tu tournes à un slip aussi.
'''Croissant''' : Jaune, jaune.
'''Gérard''' : Alors, c'est qui cet abruti ?
'''Manu''' : C'est Manu Mili. Son nom de famille, c'est Tari si tu veux le retrouver.
'''Tony''' : Gérard, je voulais te dire que les pantalons à pinces avec des tongs, c'est pas très esthétique.
'''MP''' : Non, mais c'est faux, parce que Gérard, il porte des caleçons, hein.
'''Croissant''' : Une dent en or.
'''Poussin''' : Comment tu le sais ?
'''MP''' : Gégé, tu portes des caleçons, tu l'as déjà dit ?
'''Gérard''' : Non. Non, mais c'est bon, je ne vais pas vous dévoiler ce que je porte.
'''Poisson''' : Il change de slip tous les deux jours.
'''Tampon''' : Des strings.
'''Gérard''' : Où rangez-vous votre collection ? Ça vaudra mieux que de répondre des conneries.
'''Phildar''' : Excuse-moi, avant que quelqu'un réponde, on accueille à la place de Tir-bouchon, que tu as viré, Coquelicot. Bonsoir.
'''Gérard''' : Alors, où rangez-vous votre collection ?
'''Croissant''', ''[perplexe]'' : Où rangez-vous ?
'''Gérard''' : Hé, attends ! Tu sais pas où que tu ranges ta collection, abruti ? Ouais, Coquelicot. Ouais, toi, ta collection, tu dois la ranger dans un champ. ''[ovation et applaudissements de Phildar et Manu]''.
'''Manu''' : Oh là là, c'est joli, ça.
'''Phildar''' : Un poète !
'''Coquelicot''' : Si tu veux, moi, dans ma salle de bain, si tu veux, je collectionne les pins, puis les coutons-tiges.
'''Gérard''' : Ouais, ben, Coquelicot, coton-tiges, tu vas aller voir Phildar...
'''Phildar''' : Non, mais attends. Moi je collectionne les coutons-tiges aussi,
et c'est pas pour ça que c'est envers toi.
'''Croissant''' : Moi, je collectionne les soutiens-gorges qui font 120D.
'''Gérard''' : Où rangez-vous votre collection, espèce d'abruti ?
'''Croissant''' : Abrouti ? ''[il se moque de la prononciation légèrement déformée du u par Gérard, sous l'effet de l'appui du mot par rage]''. Dans un classeur. Mes cartes sont toujours dans un classeur.
'''Gérard''' : Ah, voilà !
'''Croissant''' : T'es content ? ''[comme si on parlait à un chien ou chat]'' : Il est content le monsieur ! Il est content !
'''Phildar''' : Ouais, mais quand tu fais une collection de camions miniatures,
tu la mets pas dans un classeur, quand même ?
'''Gérard''' : Ah non, en principe, non. Je la mets dans une vitrine.
'''Croissant ''' : Moi, je les écrase sur l'autoroute, et je les mets dans le classeur.
'''Manu''' : Dans une vitrine de boulangerie, de boucherie, ou ça ?
'''Gérard''' : Alors, Croissant ? Ta réponse à ta question, je les range dans une vitrine et non comme ça a été dit, l'histoire sur ma chachouette. OK ? Donc, Poussin ?
'''Poussin''' : Ben, moi, comme j'en ai beaucoup, je commence à en avoir 5 000 des bouteilles de Coca...
'''Gérard''' : Ouais, ben alors, Poussin, avec tes bouteilles de Coca, tu vas aller voir Phildar...
'''Manu''' : C'est bon, c'est une collection. Gérard, Gérard, attends, écoute-moi, Gérard.
'''Gérard''', ''[crescendo jusqu'à l'explosion]'' : Phildar, s'il te plaît ! C'est moi qui décide, de la première jusqu'à la cinquième, elle me parle de bouteilles de Coca. C'est moi qui commande, OK ?
'''Manu''' : Mais Gérard, Gérard, c'est Manu, là, regarde-moi. ''[Olivier rentre dans le studio et Gérard se lève pour le pousser dehors et lui ordonner de dégager]'' Non, Olive. Olive, bon, je vous explique, Olive vient de rentrer dans le studio. Gérard, tu peux... Tu peux revenir à ton micro ? Non, mais c'est normal qu'elle en parle, si c'est sa collection, les bouteilles de soda.
'''Gérard''' : Non, elle dit bouteilles de Coca, je suis désolé.
'''Manu''' : Bon, ben, dorénavant, dorénavant, dit bouteilles de soda.
'''Poussin''' : Voilà, bouteilles de soda. Et où je les range ? Ben, partout, vu que j'en ai pleins, j'en mets dans la salle de bain, dans la chambre, dans le...
'''Gérard''' : Non, mais attends, je viens de demander à Marie Poppins.
'''Poussin''' : Mais oui, mais j'avais pas fini ma question.
'''MP''' : Bon, vas-y, finis Poussin, et je réponds après.
'''Poussin''' : Ça y est, ça y est, j'ai fini.
'''MP''' : Donc, ouais, Gégé, moi, sous le lit, sous mon lit et sur les étagères.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ? Ben, sur les étagères où ?
'''MP''' : À la troisième étagère, près...
'''Tampon''' : À côté de la fenêtre.
'''MP''' : Près de la fenêtre, en face de la cheminée.
'''Tony''' : Au nord, au sud ?
'''MP''' : Non, non, sud-ouest.
'''Tampon''' : Ben, moi, tant que j'aurai de la place, j'achèterai des grenouilles, donc il y en a partout. Partout, partout, partout.
'''MP''' : Non, ça me paraît bizarre, hein.
'''Tony''' : Et ça fait quel bruit quand tu les écrases ?
'''Gérard''' : Euh, Tony ? Ça fait quel... ça fait quel bruit quand... quand je vais te poser la question ?
'''Tony''' : Eh ben, moi, effectivement, ça fait le bruit d'une... ça fait le bruit d'une réponse. Donc, moi, j'aimerais parler aussi de ma passion pour les camions miniatures. Et ce que je fais, c'est que j'ai des petites figurines. J'ai une figurine Gérard, une figurine Sandy, des figurines Star System, et je fais des crash-tests avec mes camions.
'''Gérard''' : Alors, Tony ? Tu retournes voir Phildar au standard.
'''Tony''' : Mais je suis... j'ai le droit de parler...
'''Phildar''' : Mais je veux pas jouer avec Tony, moi. Je veux pas jouer avec Tony.
'''Gérard''' : Eh ben, tu le vires. Eh ben, tu le vires.
'''Phildar''' : Mais non, il participe au débat.
'''Coquelicot''' : Moi aussi, je des crash-tests avec mes cotons-tiges, hein. Ben...
'''Gérard''' : Eh, je vous préviens ! On est à la cinquième, si vous voulez... Si vous voulez que j'arrête 8P, il va être deux heures. Si vous voulez que j'arrête tout de suite le premier débat, vous le dites, continuez à parler des cotons-tiges et tout ça. Moi, je vais arrêter tout de suite.
'''Croissant''' :Moi, j'ai des crash-tests sous les ponts.
'''Manu''' : Sur Minitel... c'est pas grave, on l'écoute pas. Sur Minitel, il y a Butterfly qui nous dit que toi, ta collection, tu la ranges dans ton bar, c'est vrai ?
'''Gérard''' : Mon... ma collection, je la range un petit peu partout, et je peux...
'''Tony''' : Ah, tu vas prélever tes bouteilles un petit peu partout, alors ?
'''Gérard''' : Euh, Tony, s'il te plaît, tu vas la fermer. Merci. Celle qui parle du congèle, tout à l'heure, elle va dégager. Ça va aller vite fait aussi. Donc, je disais que moi, ma collection, elle est rangée sur différents trucs. Par exemple, les camions sont... Mes camions sont rangés sur une étagère. Bon, parce que...
'''Phildar''' : Dans quelle pièce ?
'''Gérard''' : Dans la salle à manger et tout.
'''Manu''' : Ça doit être joli chez toi, hein. Ça doit être sympa. ''[Gérard fait oui de la tête, fier et modeste]''.
'''Phildar''' : Et ça pue pas... Ça pue pas le gasoil dans ta salle à manger ?
'''Gérard''' : Non, parce que c'est pas du tout... C'est des camions miniatures, ça pue pas le gasoil comme dans ta bagnole pourrite à toi. Ok ?
'''Manu''' : En plus, c'est du sans plomb qu'ils mettent dedans, alors.
'''Gérard''', ''[regardant ses feuilles à nouveau et les montrant à Manu]'' : Donc, c'est...
'''Manu''' : Oui, c'est la 5.
'''Gérard''' : Donc, d'après... On me dit 31% dans une chambre, 59% dans leur salon. Alors, là... Là, tu vois, les 10%, je répondrai pas.
'''Manu''' : C'est ce que les gens ont dit.
'''Phildar''' : C'est quoi, vas-y, Gérard ? C'est de l'info, c'est de l'info.
'''Manu''' : Non, il veut pas dire que les 10%, c'est sous le pont de l'Alma. On le dit pas, on le dit pas, et puis c'est tout.
'''Gérard''' : Non, mais ça, tu vois, ce truc-là, je répondrai pas. Et l'autre, 0% dans une niche à chien. Alors, je vois pas pourquoi qu'on mettrait des collections dans une niche à chien.
'''Manu''' : Justement, c'est peut-être pour ça qu'il y a 0% des gens qui répondent.
'''Gérard''' : Mais c'est pas toi qui te serais amusé à faire ça, pour dire à Max...
'''Manu''', ''[pointant du doigt sur la feuille]'' : Tu sais lire ? Là, il y a marqué quoi ? Lis-le à l'antenne, il y a marqué quoi, là ?
'''Gérard''' : Non, non, mais...
'''Phildar''' : Ah, non, pas de marque.
'''Manu''' : Au début, tout en haut, il y a marqué quoi ?
'''Gé"rard''', ''[gêné]'' : Sam X...
'''Phildar''' : Non, non, c'est pas...
'''Max''', ''[à la porte du studio]'' : Allez, reprends ton débat, putain, c'est mou. Eh, faut pas picoler avant de venir.
'''MP''' : J'ai une petite question. Oui, ben écoute, Gégé, je voulais te dire... Parce que t'as pas dit sur quelle étagère t'avais ta collection.
'''Gérard''' : C'est dans ma salle à manger, c'est clair, net, précis. ''[blanc]''. C'est bien, si vous me coupez tout le monde quand on me parle.
'''Croissant''' : Non, mais tu peux la tutoyer.
'''MP''' : Euh, Gégé ? Je voulais te dire à propos des collections, justement. ''[Gérard siffle d'impatience]''. Est-ce que t'es d'accord pour la tolérance des collections des collectionneurs ?
'''Phildar ''' : C'est une bonne question, ça, Gérard. Mais faut que tu répondes, hein.
'''Gérard''' :Tu veux dire quoi ?
'''MP''' : Est-ce que tu penses qu'il faut qu'il y ait une tolérance par rapport aux collections des collectionneurs, par rapport à leur endroit où ils mettent ça ?
'''Gérard''' : Mais chacun met sa collection où il veut.
'''MP''' : Et t'es tolérant par rapport aux collections ? Parce qu'il y en a qui collectionnent les morpions, les vers. Est-ce que t'es tolérant ?
'''Gérard''' : Mais de toute manière, les gens collectionnent ce qu'ils veulent. Ils peuvent collectionner des camions, des cartes postales ou autre. Ils les mettent où qu'ils veulent. C'est leur problème. Ils les rangent où qu'ils veulent. Là où qu'ils ont de la place. On est d'accord ? Donc, en cas d'urgence, prêteriez-vous votre collection...
'''Coquelicot''' : Et attends, Gérard. Gégé, Gégé, c'est Coqueliicot. J'ai pas répondu. J'ai toujours pas répondu à la question précédente, tu sais, pour mes pins. Alors, en fait, si tu veux, mes pins, j'enlève l'épingle, l'attache, là, et je les enfonce dans des barils de lessive, des vieux barils de lessive, que j'ai recouverts avant de papier, pour les décorer.
'''Croissant''' : Tu les mets dans ton jardin.
'''Gérard''' : Alors, attends. Attends, Coquelicot ? Je vais te dire une chose, déjà. Un, les pins, tu les mets sur un tableau en liège. Alors, t'arrêtes tes conneries, s'il te plaît. Allez, hop !
'''Manu''' : Gérard, il peut les mettre où il veut, quand même.
'''Gérard''' : Non, mais même, c'est sur un tableau en liège, chez moi.
'''Manu''' : Oui, c'est là que c'est le plus beau. Mais s'il veut les mettre sur des bidons de lessive dégueulasses, c'est son problème.
'''Gérard''' : Tu crois que le mec, il va collectionner tous les barils de lessive vides, et puis qu'il va mettre son pins dessus ?
'''Manu''' : Mais non mais pleins, ça fait comme un tableau, sauf que comme ça, il peut les mettre dans le jardin.
'''Gérard''' : Mais pourquoi qu'on ne les mettrait pas sur ta tête ?
'''Manu''' : Ouais, tu m'as cassé, Gérard.
'''MP''' : Mais, Gégé ? Tu te contredis, hein ? Par rapport à la tolérance. Parce que, en général, on fait ce qu'on veut avec nos collections. C'est ce que t'as dit, hein ?
'''Gérard''' : Oui, mais d'accord. Mais il y a certains trucs qui se mettent sur des étagères, et c'est tout.
'''Manu''' : D'ailleurs, à propos de ça, sur Minitel, on nous dit que toi, t'es collectionneur, certes, mais collectionneur analphabite. Qu'est-ce qu'on pense ?
'''Gérard''' : C'est-à-dire ? Non, mais que le mec... Que le mec, qu'il soit précis sur ce qu'il dit sur Minitel, parce que les questions ne veulent rien dire. D'accord ? En cas d'urgence, prêteriez-vous votre collection à quelqu'un ? Coquelicot ! Est-ce que tu prêtes ta collection à quelqu'un ?
'''Coquelicot''' : Ah non, jamais. Elle est toujours à côté de moi, hein ?
'''Max''', ''[assis dans un coin du studio]'' : Donne un exemple, toi !
''[Gérard est bougon, notamment par la réponse de l'auditeur]''.
Ah, mais tu la gardes à côté de toi.
Gégé, attends. Mais je t'explique, en fait, pourquoi je les colle sur des barils lessive.
'''Gérard''' : Ah non, Coquelicot, tes barrils de lessive, tu commences à me les gonfler.
'''Coquelicot''' : Non, mais attends, je t'explique pourquoi, au moins. Parce que, si tu veux, quand je les échange, ça me permet de plus facilement les transporter.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Coquelicot. Par exemple, t'es avec quelqu'un dans la rue, tu as prêté ta collection de barrils de lessive, même...
'''Coquelicot''' : Mais non, mais il n'y en a qu'un seul. Il n'y en a qu'un seul de barril de lessive. Mais il y en a plein autour, quoi. Voilà, il y en a 200.
'''Croissant''' : C'est pratique. Il peut les transporter, comme ça.
'''Gérard''' : Attendez, attendez, Manu, comme tu te marres si bien, là.
'''Manu''' : Non, mais je ne peux pas le dire.
'''Gérard''' : Mais vas-y, vas-y !
'''Manu''' : Bon, ok, ok, d'accord. Ok, d'accord. Il y a Butterfly qui dit sur Minitel, « Moi, ma collection de photos de Sandy à poil, je la range dans mon album de singes. » Voilà, tu vas gueuler, hop là. Je ne voulais pas le dire, c'est de ta faute.
'''Coquelicot''' : Mais d'ailleurs, Butterfly m'a butiné l'autre jour, purée...
'''Tony''' : Et c'est possible d'en acheter ? C'est possible d'en acheter ?
''[Gérard boude]''.
'''Manu''' : Je ne voulais pas le dire ! Gérard, tu me forces.
'''Max''' : Il faut le virer, allez, vire-le !
'''Gérard''' : Eh Manu... Tu vas voir, moi, le Minitel, je vais le lire, moi.
'''Manu''' : Si tu veux, tu verras la même chose.
'''Croissant''' : Oui, il y a une personne de confiance, je vais donner son surnom, elle s'appelle Ouioui, et je lui prêterais bien volontiers. Voilà.
'''Gérard''' : Oui mais Croissant, je te demande en cas d'urgence prêteriez vous votre collection à quelqu'un. nNn mais réponds-moi pourquoi, pourquoi oui.
'''MP''' : Non mais tu n'as pas compris en cas d'urgence, complément d'objet direct.
'''Gérard''' : Complément d'objet direct et indirect, toi Mary Poppins, tu te calmes un petit peu s'il te plaît merci. Donc Poussin.
'''Poussin''' : Ah non, une collection, ça se prête pas. ''[sifflement de poussin]''.
'''Gérard''' : là ça va pas commencer comme ça. Manu à quoi tu joues là ?
'''Manu''' : Je fais rien.
'''Gérard''', ''[crescendo, Manu répétant sa phrase]'' : Ça va pas commencer comme ça ! ''[trois fois]''.
'''Manu''' : J'arrête de rien faire alors.
'''Gérard''' : Non parce que moi, je veux pas jouer comme ça.
'''Manu''' : C'est bien ce que je te dis, je m'excuse ! J'arrête de rien faire. Pardon.
'''MP''' : Écoute Gégé, en cas d'urgence... je sais pas, c'est une question très difficile, ça demande réflexion. En cas d'urgence, vraiment, je la confierais à ma mère, à ma maman. Oui, parce qu'elle en prendra soin.
'''Tampon''' : Oui. Est-ce que tu peux me définir un "cas d'urgence" ? Parce que franchement, je vois pas, là.
'''Phildar''' : C'est vrai Gérard, explique ce que ça veut dire pour toi, un cas d'urgence.
'''Gérard''' : Moi je vais te dire une chose, tu tu prêtes, tu prêtes quelque chose à quelqu'un. OEn cas d'urgence.
'''Tampon''' : Quoi en cas d'urgence ?
'''Gérard''' : Je sais pas, tu prêtes un CD, n'importe quoi... Est-ce que tu le prêterais en cas d'urgence ?
'''Tampon''' : Mais urgence de quoi ?
'''Gérard''' : Mais pour faire un remix !
'''Croissant''' : Urgence de l'arrivée de Gérard chez toi.
'''Tampon''' : Alors, est-ce que je prêterais ma collection de grenouilles pour faire un remix ?
'''Gérard''' : Voilà.
'''Tampon''' : Oui, si Max me demande, je prête ma collection de grenouilles pour faire un remix
'''Coquelicot''' : Ouais, mais à ce moment-là c'est chiant parce qu'il faut filer toute la bouffe et tout avec, quoi !
'''Tampon''' : Ah ouais, mais bon, ça va avec !
'''MP''' : Non mais Gégé...
'''Gérard''' : Oh Marie Poppins, on se calme s'il te plaît ! Tu as répondu, donc tu vas te calmer un petit peu toi.
'''Tony''' : En cas d'urgence, j'appelle les flics.
'''Gérard''' : Ah toi, tu appelles carrément les 22 ?
'''Tony''' : Les 22, exactement !
'''Gérard''' : Bah dis donc ! Pas moi.
'''Tony''' : Pourquoi ? T'as peur d'être embarqué ?
'''Croissant''' : Il a peur des flics Gégé.
'''Gérard''' : Non, non, pas du tout !
'''Tony''' : Mais il arrête pas de porter plainte tous les jours.
'''Gérard''' : Je porte plainte de toute façon, on m'emmerde et c'est tout !
'''Tony''' : Ils doivent bien se marrer les commissaires.
'''Gérard''' : Mais je les connais alors... Mais là je vais vous poser une question. On va essayer de répondre avant de lancer un petit disque.
'''Phildar''' : Et toi, t'as pas répondu à la question, Gérard ?
'''Gérard''', ''[regardant sa feuille]'' : En cas d'urgence, moi, d'après le... les trucs que j'ai eus : j'ai 53 % de "si la concierge est d'accord", 40 % "jamais après 21h".— Je ne vois pas pourquoi jamais après 21h.
'''Manu''' : Je sais pas moi.
'''Gérard''' : Tu n'en sais rien ? À mon avis, ça doit être toi qui dois t'amuser à ça. Mais seulement à un inconnu qui s'appelle Jean-Claude. Alors là, tu vois ? Tu vois ça ? ''[il brandit sa feuille, rageur]''.
'''Phildar''' : C'est un torchon, Manu ! C'est un torchon !
'''Manu''' : Tu feras une note à qui tu sais. ''[Manu lance la feuille vers la poubelle, faisant tomber le gobelet de café de Gérard sur la table. Rire général]''.
'''Phildar''', ''[hilare]'' : Voilà, bravo...
'''Gérard''' : Là Manu, je te remercie...
'''Manu''' : Je suis désolé, Gérard.
'''Gérard''' : Non mais moi, tu te démerdes.
'''Phildar''' : Lance le disque !
'''Manu''' : En lançant... Ma faille... j'ai renversé son café. Lance le disque.
'''Gérard''' : Les morpions, c'est bon. Et mes copains de Dauphine, voilà ! On se retrouve juste après. Manu va me nettoyer ma merde qu'il a faite devant moi. Merci.
''[Musique. Au retour, tout est rentré dans l'ordre, mais Gérard est sur un fauteuil un peu bas par rapport au micro]''
Donc, on va récupérer Coquelicot. Coquelicot ?
'''Coquelicot''' :''Coquelicot''' : Je suis là, je suis là, je suis là ! J'étais en train de fleurir, là, donc tu sais, j'étais occupé.
'''Gérard''' : Tu vas fleurir bientôt !
'''Phildar''' : Fais gaffe Gérard, il va t'arroser !
'''Gérard''' : Croissant ?
'''Croissant''' : Oui Gérard, D'Angoulême ?
'''Gérard''' : Poussin. Mary Poppins. Tampon. Et Tony. C'est bizarre, il me manque du monde là, non ? Donc : seriez-vous prêts à créer, donc, la septième ?
'''MP''' : Gégé, on t'entend pas !
'''Phildar''' : Gérard, tu peux changer de chaise ? Parce que là t'es mal installé, tu fais n'importe quoi ! Tu me vires cette chaise pourrie ! Allez, hop. ''[Gérard se lève et prend le fauteuil près de lui, réglé plus haut et plus stable]''
'''Tampon''' : Tu peux pas changer de radio ?
'''Tony''' : Change de fréquence.
'''Croissant''' : Change de bouteille !
'''Phildar''' : Merci. Ah ben voilà ! Là, t'es en face du micro, t'es bien. Voilà.
'''Gérard''' : Donc : seriez-vous prêts à créer une... à créer la FFC ?
'''Tony''' : C'est quoi ça ? C'est quoi ?
'''Gérard''' : Ah ! La Fédération Française de Collection.
'''Tampon''' : Mais elle existe, hein !
'''Croissant''' : Elle existe déjà, c'est pas la peine de la créer.
'''Gérard''', ''[excédé]'' : Et alors ? Ben je te demande si t'es prêt à la créer, abruti !
'''Tony''', ''[pendant que le studio est écroulé de rire, au bord d'applaudir]'' : Mais si elle existe déjà...
'''Gérard''' : Est-ce que t'es prêt à la créer ?
'''Tampon''' : Elle existe !
'''Gérard''', ''[agacé de honte]'' : Eh ben, si elle existe, est-ce que vous êtes prêts à la recréer une deuxième fois ? Oh, mais merde ! Vous êtes cons ou quoi ?
'''Tony''' : C'est toi ! C'est toi !
'''Gérard''' : Oh ! Si je suis con, moi, je vous emmerde !
'''Tampon''' : Eh, Gérard, t'as pas le droit !
'''Gérard''', ''[le studio est en fou rire]'' : Ouais, j'ai le droit de dire ce que je veux ! J'ai le droit de dire ce que je veux !
'''Coquelicot''' : Gérard ? Gérard ? C'est Coquelicot.— J'ai même créé, moi, la FFCPBL : c'est la Fédération Française des Collectionneurs de Pims sur les Barils de Lessive.
'''Gérard''' : Ouais, mais t'as pas collectionné la Fédération Française des... Fédération Française des Connards ?
'''Manu''' : Une insulte pour Goldo, une !
'''Coquelicot''' : C'est pas une insulte là, par hasard ?
'''Croissant''' : Qu'il est con ce débat !
'''Gérard''' : Ah ben s'il est con, tu retournes chez toi, c'est tout.
'''Coquelicot''' : Ben non, je suis déjà chez moi.
'''Gérard''' : Ben alors tu raccroches et on prend quelqu'un d'autre !
'''Coquelicot''' : Oh non, non, non ! Bon, je m'excuse.
'''Gérard''' : Bon alors, personne ne veut répondre ?
'''MP''' : Gégé, on attend que tu donnes les noms, parce que quand on se désigne nous-mêmes, tu dis qu'il faut se taire !
'''Gérard''' : Bon ben alors, répondez ! Qui ? Ben alors, Coquelicot ? Coquelicot !?
'''Coquelicot''' : Oui ! Ben c'est quoi la question ?
'''Gérard''' : Ouais, Coquelicot, tu m'énerves ! Non, non, je vais pas m'amuser à répéter les questions 50 fois !
'''COquelicot''' : Tu m'as dit... tu m'as demandé si je voulais créer la Fédération Française des Collectionneurs !
'''Gérard''' : Eh ben oui ! Ben alors tu as très bien compris !
'''Coquelicot''' : Ben oui, je la ferais bien, oui, oui !
'''Gérard''' : Ah ! Enfin !
'''Tampon''' : Elle existe déjà...
'''Coquelicot''' : Ben elle existe déjà, c'est même moi qui l'ai créée...
'''Gérard''', ''[agacé]'' : Et alors ?
'''Phildar''' : Vous la recréez !
'''Gérard''' : Putain... putain !
'''Croissant''' : Gérard, réalise que ta question n'a pas de sens !
'''Gérard''' : Si j'avais su, j'aurais jamais fait un débat sur ça, hein !
'''Coquelicot''' : Gégé, c'est Coquelicot ! J'ai même créé le site Internet !
'''Gérard''' : Ouais c'est ça, OK. Bonne nuit. Croissant ?
'''Coquelicot''' : Ben t'as qu'à vérifier !
'''Croissant''' : Euh ouais, ouais, je suis d'accord. Ben parce qu'il faut en créer un nouveau.
'''Poussin''' : Ben... euh... ouais. ''[gazouilli de poussin dans le téléphone]''.
'''Gérard''' : Eh ! Celui qui s'amuse à faire du bruit derrière, vous vous calmez !
'''Croissant''' : Il y a Phildar qui joue à la PlayStation, là.
'''MP''' : Oh, c'est mignon !
'''Poussin''' : Eh, Gérard, j'ai pas répondu !
'''Gérard''' : Ben attends, tu vas te calmer toi.
'''Poussin''' : Qui ? Qui, moi ?
'''Gérard''' : Ben j'en sais rien. Pour l'instant, vous allez... comme Mary Poppins... Comme Poussin, elle est en train de faire le con... Bon allez, hop ! Euh, 2h17, je vais faire la conclusion là.
'''Phildar et Manu''' : Oh ben non Gérard ! Ben non !
'''Gérard''', ''[crescendo]'' : Ben non, non ! Pour l'instant vous... pour l'instant tu ne gères rien toi, tu me fais chier ! D'ACCORD ?
'''Phildar''' : Qu'est-ce que j'ai fait ?
'''Gérard''' : Tu fais rien, tu fous ta merde !
'''Manu''' : T'en mets partout en plus, c'est dégueulasse !
'''Gérard''' : Allez, hop ! Tu dégages ! Tu me laisses Karine au standard ! Eh hop ! Dégage !
'''Phildar''' : Ça va être un beau bordel.
'''Gérard''' : Dégage, dégage, dégage ! Dégage, Gérard ! Phildar !
'''Max''' : ON va essayer de recoller les morceaux.
'''Manu''' : Bon, réunion. Réunion, réunion ! Je coupe les auditeurs.
'''Max''' : Coupe-moi, coupe-moi, coupe-moi ! Alors attends, qu'est-ce qui se passe Gérard ?
'''Gérard''' : J'en ai marre ! Là, il y en a un qui s'amuse à faire des...
'''Manu''' : Quoi, j'ai rien fait !
'''Gérard''' : L'autre, il suit rien du tout ! Alors il y a que Karine qui fait son boulot. Et c'est tout. Moi je commence à en avoir ras-le-bol ! Moi, c'est pas tous les jeudis que ça va être comme ça !
'''Max''' : Mais ça s'est bien passé depuis le début !
'''Gérard''' : Non, ça s'est bien passé. Tu te fous de ma gueule, toi ? ''[il brandit la feuille trempée de café devant Max]''. Regarde ! Regarde le torchon !
'''Max''', ''[apaisant]'' : Mais c'est pas à cause de ça que ça veut dire que c'est n'importe quoi, le débat ! C'est pas parce qu'il y a eu du café sur ta feuille !
'''Gérard''' : Non mais moi, je la mets où maintenant, ma feuille ?
'''Max''' : Mais c'est pas grave ! C'est pas parce qu'il y a eu du café sur ta feuille que ça veut dire que c'est le bordel !
'''Manu''' : En plus les questions, tu les as en triple, Gérard ! ''[Gérard déchire une feuille]''. Bah t'es en train de les déchirer...
'''Gérard''' : Ça, j'en veux pas de ta merde, d'accord ?
'''Manu''' : Bah c'est pas la mienne !
'''Max''' : Alors qu'est-ce qui se passait là ? J'écoutais pas. C'est quoi le problème avant qu'on reprenne la réunion ? C'est quoi ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
'''Gérard''' : Non mais moi j'en ai ras-le-bol et c'est tout ! Moi je travaille plus avec une équipe comme ça et c'est tout ! On va changer d'équipe et c'est tout ! C'est terminé !
'''Max''' : Eh ben, c'est votre dernière, les enfants !
'''Gérard''' : Alors profitez-en, foutez votre merde, mais...
''[Manu remet les auditeurs à l'antenne, qui se parlent. Il envoie des bruits de poule]''.
'''Max''', ''[faussement excédé]'' : Arrêtez !
'''Gérard''' : Non, non, mais si tu fous ta merde, tu vois, tu vas rentrer chez toi tout de suite, toi !
'''Manu''' : Ah ! Tu m'as dit d'y aller !
'''Max''' : Mais qui va faire... qui va remplacer Phildar et Manu ?
'''Gérard''' : Ya Karine et je trouverai quelqu'un d'autre par la suite. Parce que moi je vais trouver quelqu'un pour mon standard aussi. Voilà.
'''Max''' : Des filles ! On va pas s'emmerder, hein. Avec des nanas... ''[sourire espiègle]''.
'''Gérard''' : Donc Poussin ''[les gazouillis reprennent]''. Voilà, merci ! Merci Manu !
'''Manu''' : C'est pas moi !
'''Gérard''' : Non c'est pas toi, C'est la main de ma sœur dans la culotte d'un zouave, d'accord ?
'''Philda''' : OH ! Arrêtez !
'''MP''' : Oui je te disais : par rapport au FFC, donc c'est comme... je ne sais pas, d'après la loi tu as le droit de créer toutes les associations que tu veux ! Donc le code pénal, l'article 212-24, il dit bien que si on veut créer des associations par rapport aux collectionneurs, il n'y a pas de problème.
'''Tampon''' : Ouais, mais elle existe déjà !
'''MP''' : Non mais tu n'as rien compris à la question, hein !
'''Gérard''' : Attends Mary Poppins s'il te plaît, tu vas te calmer !
'''Tampon''' : La FFC elle existe déjà ! Donc je ne vois pas pourquoi je recréerais la FFC !
'''Croissant''' : Normal ! Bravo ! Ben tu crées la "FFC Prime" !
'''Coquelicot''' : Comme Street Fighter 2 Prime Turbo et machin.
'''Croissant''' : Toi, tu es d'Angoulême, toi, hein !
'''Croissant''' : Angoulême : ville star des débats de Gérard !
'''Gérard''', ''[en bruit de fond, on entend Phildar parlerau téléphone]'' : Tony ! OH ! Je serais toi, je parlerai encore plus fort quand t'es au standard, toi !
'''Phildar''' : Attends ! Je sais que Bulldog au téléphone, elle comprend rien !
'''Gérard''' : Attends ! Bulldog elle t'emmerde, d'accord ?
'''Manu''' : Elle peut l'emmerder et rien comprendre aussi en même temps, ça n'empêche rien !
'''Tony''' : Mais c'est qui Bulldog ?
'''Manu''' : C'est Sandy ! C'est Sandy !
''[Gérard explose de colère de ce démasquage. Il jette son casque et éteins son micro]''.
'''Phildar''' : Non mais non ! Il a dit n'importe quoi, il s'est trompé Gérard !
'''Manu''' : Sur Minitel, c'est ce qu'on me met.
'''Croissant''' : C'est Christine dans l'anonymat.
'''Phildar''' : Ben Gérard, reprends le casque ! On accueille Casimir. Bonsoir Casimir.
'''Casimir''' : Bonsoir à tous.
'''Croissant''' : Ah non ! Je refuse qu'on prenne un de mes anciens surnoms !
'''Gérard''' : Vous commencez à me faire chier, sérieusement !
'''Tony''' : Ah ben c'est bon signe alors ! On continue.
'''Gérard''' : Alors, Tony, tu dégages. Bonne nuit, tu dégages.
'''Phildar''' : Bonne nuit ! Allez, bonne nuit.
'''Gérard''' : Bonne nuit Tony et au revoir ! Non je veux plus t'entendre !
'''Phildar''' : C'est pas grave, il est viré. On continue le débat, Gérard. Et toi, je te préviens, tu vas te calmer aussi ! Sinon tu vas dégager ! Et Manu ça va être pareil !
'''Manu''' : On est calmes là, on dit plus rien.
'''Gérard''' : Donc, c'est la huitième.
'''MP''' : T'as pas répondu, Gégé !
'''Casimir''' : Moi non plus j'ai pas répondu ! Bah j'ai pas tellement entendu la question que t'as...
'''Phildar''' : Oh elle est relou ! Elle est...
'''Croissant''' : Mais Casimir c'est une habituelle !
'''Manu''' : Elle est relou ! Elle est nulle ! Elle est nulle !
'''Casimir''' : Non mais vas-y, répète la question.
'''Gérard''' : Seriez-vous prêts à faire une collection... Seriez-vous prêts à créer la FFC, Fédération Française de Collection ?
'''Casimir''' : Non pas du tout, non.
'''Gérard''' : Et pourquoi ?
'''Casimir''' : Bah dison que moi-même je fais... je fais une collection de peluches de gorilles...
'''Croissant''' : Je crois que Casimir c'est une pauvre fille, là.
'''Casimir''' : Et donc je ne vais pas créer une collection !
'''Gérard''', ''[rageur]'' : Eh ! Celui qui dit "pauvre conne", tout à l'heure, ta mère c'est une grosse conne ! ''[ovations des auditeurs, hilarité du studio]''. OK ? Vous la laissez parer !
'''MP''' : C'est la première fois que Gégé il défend une auditrice hein ! Bon vas-y Casimir.
'''Poussin''' : On dirait Sandy.
'''Gérard''' : Putain ! Vous me calmez s'il vous plaît !
'''MP''' : Exprime-toi, Casimir.
'''Casimir''' : Oui donc je fais une collection de peluches de gorilles.
'''MP''' : Pourquoi particulièrement des gorilles ?
'''Casimir''' : Bah parce que j'adore les gorilles.
'''Croissant''' : Parce qu'ils ressemblent à Gérard !
'''Gérard''' : Bon, Coquelicot tu dégages ! Croissant tu dégages ! ''[Protestations]''. Vous dégagez ! Vous dégagez !
'''Coquelicot''' : Gérard, c'était Tony !
'''Gérard''' : Tony c'est pareil, tu dégages !
'''Croissant''' : Gérard, c'est Coquelicot ! Qu'est-ce que j'ai dit de mal ?
'''Gérard''' : Poussin, Mary Poppins, Tampon et Casimir alors ? Vous voulez réagir sur ce que Casimir vient de dire ?
'''Poussin''' : Non, pas spécialement.
'''Gérard''' : OK. De toute manière ça va aller vite, je vais faire la conclusion parce que vous commencez à me les gonfler !
'''Phildar''' : Il reste combien de questions ?
'''Tampon''' : Et le sondage !
'''Gérard''' : Trois.
'''Phildar''' : Trois ! Bah vas-y, pose la septième.
'''MP''' : Mais toi t'as pas répondu, toi ! T'as pas répondu toi à la question !
'''Gérard''' : Je vais pas répondre là-dessus ! Mais de toute manière il n'y a pas besoin de recréer une fédération de collectionneurs !
'''Casimir''' : Si ! À part si tu perds ta collection !
'''Gérard''' : Et alors ? Si je perds ma collection, j'en refais une ! J'en recréerais pas une ! Je rachète et c'est tout !
'''Casimir''' : Bah oui ! Mais si tu rachètes, encore il va falloir que tu rachètes, tu vas avoir plus d'argent à dépenser !
'''Coquelicot''' : Tu pourras plus acheter de vêtements !
'''Gérard''' : Et alors ? Mais toi derrière, celui qui... Moi si je perds des T-shirts, je peux toujours en avoir n'importe où !
'''Croissant''' : Non mais à ta copine, là, Sandy, tu pourras plus...
'''MP''' : ON parle pas de Sandy, Ok ?
'''Gérard''' : Vous commencez à me les gonfler ! Donc, huitième : Pensez-vous que faire une collection est une manie ?
'''MP''' : Ça veut dire quoi "manie", Gégé ?
'''Gérard''' : Une manie ! Une manie c'est... c'est l'habitude de faire des collections, c'est tout !
'''Phildar''' : Non c'est... c'est la femme du papy !
'''Gérard''' : Bah tiens Coquelicot, comme t'as une grande gueule, tu vas l'ouvrir ! Coquelicot !
'''Phildar''' : Vous vous réveillez les auditeurs là ?
'''Coquelicot''' : Oui oui, c'est une manie en fait, parce que c'est une passion. Et à la fois on peut en devenir dépendant, je pense. C'est comme le pavot, qui est de la famille du coquelicot aussi. Tu vois ? En fait, je préférerais qu'on m'appelle par mon nom latin, c'est-à-dire : *Papaver rhoeas*.
'''Croissant''' : Ouais pour moi c'est une manie aussi. Parce que... non un truc qui est très très sérieux : c'est que tous les soirs avant de me coucher, je regarde ma collection et je me dis "Putain, je suis vraiment un veinard !"
'''Gérard''' : Et quand tu regardes ta bite, t'es vraiment un veinard ?
'''Casimir''' : Ah c'est Casimir... Je crois que t'es un peu trop vulgaire quand même, hein. Calme-toi un petit peu hein !
'''Tony''', ''[dégoûté]'' : Et tu vas épouser ça !
'''Gérard''' : Alors Tony, Là tu vas t'écraser, tu vas dégager complètement toi !
'''Tony''' : Non mais je croyais que j'étais hors-antenne, c'est pour ça !
'''Gérard''', ''[cresecndo]'' : Tony ! Tu me le vires complètement s'il te plaît, PHILDAR !
'''Casimir''' : Non mais je vous rassure, je ne suis pas Sandy, je suis Casimir !
'''Croissant''' : Non mais Casimir c'était moi il y a deux semaines !
'''MP''' : Ouais ben il y a ton sosie, c'est tout ! Oh merde !
'''Croissant''' : Oh merde ! Tu parles d'un sosie toi...
'''MP''' : Oui c'est moi qui réponds ! Merci ! Je réponds Gégé ? Donc tout à fait ! Moi je pense que c'est une manie, hein. Parce que d'après... comme tu as dit dans ta définition : t'es toujours là, tu recherches toujours la pièce rare pour compléter ta collection. Donc... C'est une manie, c'est tout à fait clair. C'est clair et net.
'''Gérard''' : Tampon ? Parce qu'elle, on ne l'entend pas beaucoup par rapport aux autres !
'''Tampon''' : Ben je vous écoute !
'''Coquelicot''' : Non mais elle pompe !
'''Gérard''' : Bon toi tu t'écrases s'il te plaît ! Parce que je sens que Coquelicot, Croissant, vous allez dégager...
'''Croissant''' : Hé ! J'ai rien dit moi !
'''Coquelicot''' : Non c'est vrai ! Moi non plus ! Putain moi j'ai rien dit moi !
'''Gérard''' : Ouais ben vous allez dégager ! Vous allez pas me casser les cacahuètes !
'''Tampon''' : C'est pas une manie, c'est une obsession pour moi. Il me faut ma grenouille par jour quoi.
'''Gérard''' : Ouais mais attends mais... Mais qu'est... Je vois pas...
'''Croissant''' : Tu la mets où la grenouille ?
'''Tampon''' : C'est pourtant clair !
'''MP''' : Non mais dans quel sens ?
'''Tampon''' : Ben vertical !
'''Gérard''' : Non mais... Là je vois pas le rapport avec les questions.
'''Tampon''' : Ben j'essaie de répondre assez intelligemment pour que tu puisses comprendre ! Mais apparemment non. Donc non, c'est pas une manie.
'''Gérard''' : Ouais à la rigueur si tu veux, je veux bien !
'''Poussin''' : Ben moi c'est une manie parce qu'à chaque fois que je passe devant un magasin ou une grande surface, je suis obligée d'acheter une bouteille de... ''[Les autres auditeurs complètent avec le mot Coca, espiègles, et Gérard enrage par un soupir découragé]''.
'''Gérard''' : Non, non mais c'est bon là. On va... Je vais conclure là-dessus parce que...
'''Manu''' : C'est pas grave Gérard ! On va faire la conclusion de celui-là et on va enchaîner sur les ascenseurs, OK ?
'''Tampon''' : Ouais OK. Ouais ça va être plus intéressant !
'''Gérard''' : Je te préviens Phildar : tu dégages ! Je te veux plus dans l'équipe là ! Non t'as rien fait ! Je t'ai demandé de virer Tony, je suis sûr qu'il est encore là pour la conclusion !
'''MP''' : Tony ?
'''Croissant''' : Non, non je suis pas là !
'''Gérard''' : Non presque pas !
'''Phildar''' : Mais non c'est un mec qui dit que c'est Tony ! C'est pas lui, c'est un autre !
'''MP''' : Il n'y a pas qu'un Tony dans la vie hein !
'''Gérard''' : Bon, conclusion sur le premier débat.
'''Max''' : Eh mais tu te réveilles Gérard ! C'est que des blancs ! C'est nul hein !
'''Gérard''' : Oh ! Vous vous réveillez !
'''Max''' : Non c'est toi ! C'est toi qui vas te réveiller Gérard ! C'est toi qui es mauvais !
'''Coquelicot''' : Ben moi je pense que faire des collections c'est super génial quand on s'éclate bien dans la vie ! Et quand on n'a pas de meuf, ben ça peut servir quoi. C'est cool.
'''Gérard''' : Ouais mais attends, Coquelicot ? Donc si t'as pas de meuf, comment tu peux faire une conclusion ? Euh... une collection ?
'''Coquelicot''' : C'est vrai, c'est dur ! Je suis inapte à faire une conclusion vu que j'ai pas de meuf ! Donc je ferme ma gueule.
'''Gérard''' : Une collection ? Tu fais collection de quoi toi ?
'''Coquelicot''' : Des meufs.
'''Gérard''' : Ah des meufs ! D'accord.
'''COquelicot''' : Et des pins. Chaque meuf a son pins !
'''Gérard''' : Ah ouais ? Chaque meuf a son pins... Alors moi je vais te demander une chose... Et... attends, attends ! Il est 2h30 normalement, je peux pas le faire ! Bon ben... est-ce que t'as déjà le pins rouge ?
'''Coquelicot''' : Le pins rouge ?
'''Tampon''' : C'est une Légion d'honneur ?
'''COquelicot''' : Ah oui ! Le truc sur le Sida là ?
'''Croissant''' : C'est communiste !
'''Coquelicot''' : Oui je l'ai ! Je l'ai, je l'ai ! Mais c'est pas un pins en fait, c'est une épinglette !
'''Gérard''' : Ouais. Euh... est-ce que t'es... t'es prêt à le revendre ?
'''Coquelicot''' : Ah non ! Celui-là surtout pas ! C'est un de mes préférés !
'''Gérard''' : Ah d'accord...
'''Max''' : Parce que Gérard il était prêt à l'acheter hein !
'''Gérard''' : Non, non, non, non ! C'était pour savoir !
'''Croissant''' : Eh Coquelicot ! Maintenant que j'ai ton adresse, je vais aller chez toi ! Je vais te l'acheter moi !
'''Coquelicot''' : Ouais mais en fait j'ai une usine aussi donc...
'''Gérard''' : Croissant ? Maintenant tu fais ta conclusion !
'''Croissant''' : Pour étayer ce débat, Sartre a dit "L'enfer c'est les autres". Je pense que celui-là s'adapte tout à fait. Dans "Huis clos". Dans "Huis clos". Donc je pense que oui, je suis content de ma collection et je conseille à tout le monde de faire des collections.
'''Gérard''' : Ouais mais tu baisseras ta radio le prochain coup que je te demande de faire une conclusion !
'''Croissant''' : J'ai pas de radio Gégé !
'''Poussin''' : Eh ben ouais ! Une collection c'est génial ! Il faut continuer ! Voilà.
'''Gérard''' : Ouais mais continuer sur quoi ?
'''Poussin''' : Sur la collection.
'''MP''' : Oui Gégé. La collection est un phénomène social ! Donc c'est bien, ça fait passer le temps, tu t'amuses bien ! Et puis... questions fort intéressantes et puis voilà.
'''Tampon''' : Ouais ben moi je préfère faire une collection plutôt que... que de faire n'importe quoi ! Donc ça m'occupe.
'''Casimir''' : Oui ben donc c'est agréable de collectionner et puis moi je vais continuer à collectionner mes peluches en gorille !
''[Pendant ce temps, des bruits d'aboiement, Manu fait presuq'une vocalise avec sa bouche comme pour appeler un chien]''.
'''Gérard''' : Donc moi je peux vous dire une chose : à part des petits problèmes — et ça je vais les résoudre rapidement là pendant les deux disques — je pense que ça va pas continuer comme ça, l'équipe !
'''Manu''' : C'est vrai ? Tu t'en vas ?
'''Gérard''' : Non ! Mais on est bien clairs : on va pas continuer dans un bordel !
'''Manu''' : Ah merde !
'''Gérard''' : Ah oui mais il n'y a pas de merde ! Donc euh... pendant les deux disques on va discuter.
'''Manu''' : Je peux pas ! Faut que j'aille faire pipi !
'''Gérard''' : Non ben tu vas vider ton réservoir d'essence ! Mais je te préviens que... t'as intérêt à te manier parce que...
'''Manu''' : J'ai beaucoup envie hein ! Ça risque de prendre six minutes !
'''Gérard''' : Conclusion pour moi c'est : le premier débat s'est très mal passé !
'''Max''' : Non ! Conclusion de... conclusion du débat !
'''Gérard''' : Très mal passé ! Très mal passé !
'''Max''', ''[hilare]'' : Et sur les collections !
'''Gérard''' : Non ! Très mal passé c'est tout !
'''Phildar''' : Il fait une collection de "très mal passé", tu peux le comprendre toi !
'''Gérard ''' : Non mais euh... c'est le premier débat, ça s'est très mal passé !
'''Max''' : Non c'est bien ! Moi je trouvais ça bien !
'''Gérard''' : Bon ben peut-être toi... toi ça te fait rire !
'''Max''' : Oui mais de l'autre côté de la radio ça se passe bien !
'''Gérard''' : Oui mais toi quand t'es derrière... mais quand tu viens là, c'est bizarre, ils arrêtent leurs conneries tous les deux !
'''Phildar''' : Mais il y a 68 connectés ! Ça cartonne encore !
'''Max''' : Eh ben alors c'est bien ! Bravo !
'''Gérard''' : "La petite aisselle de mon cochon avec un soutien-gorge" et ensuite... "Les slips de Chirac sentent la rose des prés" ! Et voilà ! Donc vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000. Et toujours 36 15, code FUN RADIO, rubrique Direct ! Et on se retrouve d'ici un petit quart d'heure pour le deuxième débat ! Sur les ascenseurs ! Sur les ascenseurs et... on prend pas les mêmes ! Je veux que ça change ! Merci !
== Le débat sur les ascenseurs ==
=== Contexte ===
Le premier débat représentait donc déjà une glissade de Gérard face à ses démons. Certes, il est provoqué par l'équipe, tant en studio qu'en ligne, mais il en dément pas les reproches de Max quant à son ivresse, qui le rend plus irritable, versatile et instable. Pour ce second débat, Sandy participera à ses côtés, en studio. On comprend alors son rôle futur : elle va réguler, stabiliser Gérard devant ses démons. Malgré les déboirs de Gérard, il se peut qu'elle parvienne à le recentrer pour éviter la chute.
On retrouve les sondages et on comprend aussi le schéma qui se profile. Gérard, par contre, fait filtrer des rumeurs internes à la radio quant à sa future organisation, avec notamment la fin définitive de lov'in Fun, ne collant plus à l'esprit de la station depuis l'arrivée de Axel Duroux. On voit ici le malaise de l'éuipe, la difficulté à contrôler l'animateur imprudent.
=== Les personnages ===
* Phildar et Manu
* Gérard Cousin : Gérard
* Sandy Threadkell : Tulipe
- Franck Bargine : Max
* Igor : Dino
* Poirot (ancien Coquelicot), Crevette
* Babar (ancien Croissant), Martin
* Merle (ancienne Poussin)
* Rita : Fantômette
* Mégane : Serviette
* Tony Morestin : Jérôme
* Goldo : Calimero
=== Transcription ===
'''Gérard''' : C'est la suite des débats du jeudi. Donc vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000. En premier, excusez-nous, c'est Phildar qui a fait une petite erreur : donc ce n'était pas « les petites aisselles de mon cochon avec un soutien-gorge », mais « Alexandre et Alexandra » de Claude François.
'''Manu''' : Ah pardon, excusez-nous de cette petite erreur, c'était presque pareil !
'''Gérard''' : Non, c'est pas du tout pareil, Manu, s'il te plaît. Merci. Donc, on va récupérer Poirot.
'''Poirot''' : Salut, c'est moi.
'''Gérard''' : Oh, tu te réveilles s'il te plaît ? Non mais, tu parles un peu plus fort devant ton combiné s'il te plaît. Euh... Babar ?
'''Babar''' : Bonsoir Gérard, c'est Babar.
'''Merle''', ''[faiblement]'' : Bonsoir.
'''Gérard''' : Oh là là, réveillez-vous s'il vous plaît ! Fantômette ?
'''Fantômette''' : Bonsoir.
'''Gérard''' : Et Serviette ?
'''Serviette''' : Bonsoir.
'''Gérard''' : Oh là là, mais c'est quoi les gens que tu me prends ? Ça dort ou ça dort ? C'est moi ou quoi, là ?
'''Phildar''' : C'est vrai Manu, ça dort.
'''Gérard''' : Oh non mais oh non !
'''Manu''' : Alors quand ils crient, quand ils sont agités, tu dis que t'en veux pas...
'''Gérard''' : Oh non mais attends, là pour l'instant ça dort.
'''Fantômette''' : GG, on est tous dans la place !
'''Phildar''' : Bon allez, ils vont se réveiller GG. Pose la première question, vas-y.
'''Gérard''' : Avez-vous un ascenseur dans votre immeuble ?
'''Phildar''' : Vous allez répondre chacun votre tour avec votre prénom, merci d'avance.
'''Poirot''' : Poirot ! Poirot ! Non mais si tu veux, il n'y a que deux étages.
'''Babar''' : Pomme de terre !
'''Gérard''' : Bon, celui qui s'amuse à dire pomme de terre, tout à l'heure, tu vas dégager, ça va Aller vite fait, moi je vais pas m'emmerder.
'''Poirot''' : Je déteste qu'on me traite de pomme de terre, c'est une insulte pour moi. Bon, revenons-en au débat. Je disais donc que pour mon immeuble, il n'y a que deux étages, donc ça sert à rien un ascenseur. Les escaliers, c'est largement suffisant et puis ça coûterait trop cher. Donc, pas d'ascenseur.
'''Babar''' : Non, moi je vis dans une maison, je n'ai pas d'ascenseur Gérard.
'''Gérard''' : OK. Merle ?
'''Merle''' : Moi aussi j'habite dans une maison, donc j'ai pas d'ascenseur.
'''Gérard''' : Fantômette ?
'''Fantômette''' : J'habite dans un immeuble qui fait 7 étages et on n'a pas besoin d'ascenseur.
'''Gérard''' : Ah bon ? Au 7ème étage ? Tu vas monter 7 étages ?
'''Fantômette''' : Non, il y a un ascenseur mais qui sert pas.
'''Gérard''' : Ah d'accord.
'''Fantômette''' : Les gens ne l'utilisent pas, ils préfèrent descendre les escaliers. Ils sont bizarres.
'''Gérard''' : Serviette ?
'''Serviette''' : Moi, il y a 12 étages à mon immeuble, donc il vaut mieux qu'il y ait un ascenseur.
'''Babar''' : Serviette, tu ne serais pas une copine de Tampon ?
'''Serviette''' : Non non, je connais pas.
'''Gérard''' : Non mais s'il vous plaît ! S'il vous plaît, vous n'allez pas commencer comme ça, d'accord ? Moi je peux vous dire une chose : dans un immeuble de 7 étages, je préfère avoir un ascenseur quand on a trop de choses à porter. Alors, c'est qui qui habite au 7ème étage ?
'''Fantômette''' : C'est Fantômette.
'''Gérard''' : Fantômette, moi je vais te dire une chose : je préfère avoir un ascenseur pour monter 7 étages. Parce que je me vois mal... Mais attends, je vais te dire pourquoi ! Je me vois mal monter un caddie sur 7 étages à pied avec toutes les courses dedans.
'''Babar''' : Mais Gégé, t'es pas obligé d'emmener le caddie !
'''Fantômette''' : Mais Gégé, je te réponds ! C'est-à-dire que moi, il y a la condition physique, il faut faire du sport dans la vie !
'''Gérard''' : Oui mais... ''[Début de la petite annonce de Elie Semoun : « Bonjour, c'est un voleur à l'appareil !]''. Non mais quand vous aurez pu finir vos conneries derrière... S'il vous plaît, merci !
'''Fantômette''' : Mais Gégé, comme je disais, c'est du sport de monter ton caddie pendant 7 étages. Ça dépend si t'as envie de faire du sport dans la vie. Ben... Voilà.
'''Gérard''' : Moi je vais te dire une chose : je me vois mal monter 7 étages avec des légumes congelés ou autre.
'''Fantômette''' : Mais Gégé, t'as pas envie de faire du sport dans ta vie ?
'''Gérard''' : Ah non ! Mais tu vois, je me vois mal parti faire 7 étages à pied comme ça.
'''Fantômette''' : Ben ça passe vite, hein ! ''[bruit de piano en fond]''.
'''Babar''' : J'aime bien le piano derrière moi...
'''Gérard''' : Non mais c'est bon, celui qui s'est mis à mettre du piano !
'''Phildar''' : Non mais c'est pas le débat, on revient au débat s'il vous plaît ! Merci, on arrête de jouer du piano.
'''Gérard''' : Donc, Fantômette, je viens de répondre à ta question. Je pense que t'as eu la réponse.
'''Fantômette''' : Ouais, merci.
'''Gérard''' : Tu me diras, c'est pas évident, mais moi je préfère monter 7 étages à pied avec un ascenseur...
'''Fantômette''' : Ouais, ben oui. Ça dépend des gens, hein.
'''Gérard''' : Ben oui mais, par exemple, une personne âgée, tu la vois monter 7 étages à pied, toi ?
'''Fantômette''' : Ah non non non, pas pour les personnes âgées.
'''Gérard''' : Attendez, attendez, attendez ! Donc je réponds à Fantômette : est-ce que tu vois une personne âgée aller faire ses courses et remonter 7 étages à pied ?
'''Fantômette''' : Ben écoute, d'un côté non, pour les personnes âgées non, je veux bien qu'elles prennent l'ascenseur. Mais d'un autre côté, les personnes âgées qui sont très dynamiques, elles montent les escaliers en flèche !
'''Babar''' : Moi j'y pique son sac et je la renverse dans l'escalier !
'''Gérard''' : Bon alors toi... Toi t'es un lâche.
'''Babar''' : C'est pour rire !
'''Gérard''' : Non mais c'est peut-être pour rire, mais moi je rigole pas là-dessus. D'accord ?
'''Poirot''' : C'est dégueulasse parce que dans son sac, elle aurait pu avoir des poireaux, quoi ! En revenant des courses !
'''Babar''' : Non, je veux dire, c'est une boutade.
'''Gérard''' : Donc, êtes-vous déjà restés coincés dans un ascenseur ? On a... tiens... on a Poirot.
'''Poirot''' : Ouais, moi ça m'est arrivé une fois avec une fille et je te raconte pas la suite.
'''Gérard''' : Ouais, d'accord. Non non non non non ! Mais attendez, attendez... Oh s'il vous plaît derrière ! Manu s'il te plaît, merde !
'''Phildar''' : Tu gères un peu Manu, là ?
'''Gérard''', ''[rageur]'' : Tu vas gérer le standard ou quoi ?
'''Manu''' : Ben je le gère, là !
'''Gérard''' : Ah ouai tu le gères avec celui qui met de la musique !
'''Phildar'' : C'est quoi ce travail ?
'''Manu''' : Ça y est, il est parti.
'''Gérard''' : Euh, j'ai l'impression que la semaine prochaine tu vas dégager. Tu vas dégager, hein !
'''Manu''' : Oh non !
'''Gérard''' : Y'a pas de « non », ça va être « oui » avec moi !
'''Manu''', ''[même ton plaintif]'' : Oh oui avec toi !
'''Gérard''' : Poirot, donc tu me disais que t'étais resté coincé avec une fille ? Poirot ?
'''Poirot''' : Oui oui, c'est vrai. Ça m'est arrivé une fois mais bon, j'ai le droit de ne pas raconter ce qui m'est arrivé. Ça m'est arrivé d'être coincé dans un ascenseur, on a appuyé sur le bouton de la sonnerie et puis bon, voilà, il y a un gars qui est venu dépanner.
'''Gérard''' : D'accord, OK. Non mais la question, on va y venir aussi. Bon, celui qui s'amuse avec le piano derrière, ça commence à me gonfler !
'''Merle''' : Non mais là vous allez déranger les voisins, c'est pas sympa hein !
'''Phildar''' : Surtout à cette heure-là, c'est vrai.
'''Babar''' : Oui, alors moi je vais te raconter une anecdote très rapide, c'est du vécu. C'est une histoire vraie : il y a un mois environ, j'étais avec deux copains dans un ascenseur. On a fait les cons, on faisait semblant de se faire le cul et on a bloqué l'ascenseur !
'''Gérard''' : Bon Babar...
'''Babar''' : Non, je te jure que c'est vrai ! Je le jure sur la tête de ma mère.
'''Gérard''' : Non mais écoute-moi Babar, si c'est pour me raconter tes anecdotes... Non mais apparemment tu as changé de nom, et la semaine dernière tu nous as raconté tes anecdotes pendant tout le long. Je commence à en avoir ras le bol ! Je commence à en avoir ras le bol !
'''Babar''' : Pff, n'importe quoi.
'''Fantômette''' : Non, déjà tu confonds, hein.
'''Babar''' : Là franchement tu confonds : j'étais là il y a deux semaines, mais pas la semaine dernière. Donc voilà l'anecdote, et j'ai pas fini ! On a appuyé sur la sirène et tout ça. Ils sont venus à 5-6 et tout pour nous sortir... des libraires et tout le bordel là, des bibliothécaires et tout ! Je peux te dire qu'on s'est payé une espèce de honte quoi, parce que comme un débile, j'étais en train de me refroquer en plus.
'''Gérard''' : D'accord... Merle ?
'''Merle''' : Euh ben moi, moi ça m'est déjà arrivé. Je suis restée coincée toute la nuit. Heureusement que j'avais des bouteilles d'eau. Par contre...
'''Gérard''' : Euh, sur Minitel, y'a quoi là ? Parce que...
'''Phildar''' : Pour le moment, y'a pas beaucoup de réactions Gérard. On est encore quand même 47 connectés donc c'est pas mal pour 3 heures. Mais il y en a qui... Ah si, y'a une question de Max Biaggi qui te demande : « T'es déjà monté dans la cabine de ton camion avec l'ascenseur ? »
'''Gérard''' : Non. Non. Donc...
'''Manu''' : Je crois que quelqu'un dans le studio a un témoignage ?
'''Tulipe''' : Oui alors, moi je voulais dire...
'''Gérard''' : Non s'il vous plaît, on se calme derrière, merci.
'''Tulipe''' : Moi je voulais dire que je suis restée une journée entière, enfin je suis restée coincée dans un ascenseur une journée entière. Et j'ai appelé... enfin je pouvais pas appeler un dépanneur vu que j'étais restée coincée donc...
'''Gérard''' : Ouais, mais moi une question que je te repose...
'''Phildar''' : Pas de nom, l'invitée mystère on va l'appeler.
'''Gérard''' : Donc... la Tulipe, une question que je voulais te poser : une journée entière dans un ascenseur, d'accord. Mais au bout de combien de temps le dépanneur est venu te dépanner ?
'''La Tulipe''' : Bah il est pas venu me dépanner vu que je pouvais demander à personne de me vouloir enfin de me dépanner.
'''Gérard''' : Hum hum, d'accord.
'''Manu''' : Moi j'ai une question aussi à l'invitée mystère si je peux me permettre.
'''Phildar''' : La Tulipe...
'''Manu''' : Oui, La Tulipe pardon, c'est pareil hein. Est-ce que ça t'a laissé des séquelles ?
'''La Tulipe''' : Oui, ça m'a laissé énormément de séquelles.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''La Tulipe''' : Bah maintenant j'ose même plus prendre un ascenseur parce que c'est un traumatisme.
'''Gérard''' : Mais pourquoi ?
'''La Tulipe''' : Bah parce que ça me fait peur de prendre un ascenseur.
'''Gérard''' : Mais pourquoi ?
'''La Tulipe''' : Mais je viens de te répondre ! Parce que ça me fait peur !
'''Gérard''' : Non mais pourquoi ?
'''Phildar''' : C'est un traumatisme !
'''Gérard''' : Non mais pourquoi que ça...
'''La Tulipe''' : Ça m'a traumatisée !
'''Gérard''' : Oui mais pourquoi ?
'''La Tulipe''' : Bah parce que ça m'a traumatisée. Je peux même plus prendre un ascenseur, je peux même plus regarder un ascenseur en face.
'''Manu''' : Ah ouais ! Mais attends, tu le regardes dans les yeux ? Ça va pas du tout !
'''La Tulipe''' : Bah oui, je le regarde comme je te regarde.
'''Gérard''' : Non mais moi j'en ai rien à foutre, je suis pas un ascenseur moi, je suis un asticot...
'''La Tulipe''' : Je t'ai pas comparé à un ascenseur !
'''Gérard''' : Hum. Donc là-dessus, moi il y a un petit truc que j'aurais voulu savoir.
'''Phildar''' : Oui, vas-y.
'''Gérard''' : Donc si ça traumatise de trop... pourquoi tu n'oses plus regarder un ascenseur en face ? Et pourquoi qut 'appelles pas un dépanneur ? Autant dans les ascenseurs, je suis désolé, hum, même si les gens... Poirot, Babar, Fantômette, Merle, Serviette, vous êtes d'accord avec moi ?
'''Tous''' : Oui, tout à fait, oui Gérard, oui.
'''Gérard''' : Donc dans les ascenseurs, je pense que tout le monde va être d'accord : je pense que dans les ascenseurs, il y a un système de sonnerie.
'''La Tulipe ''' : Moi ça marchait pas.
'''Serviette''' : Mais ça sonne chez le concierge.
'''Gérard''' : Non non, oui mais d'accord. Qui c'est qui vient de dire que ça sonnait chez le concierge ?
'''Serviette''' : Serviette !
'''Gérard''' : Non, Serviette.
'''Serviette''' : Normalement, je suis désolée, moi quand je sonne, c'est le concierge qui vient.
'''Gérard''' : Ah, c'est le concierge qui vient ?
'''Manu''' : Non, ça dépend des immeubles je crois. Dans les grosses sociétés c'est un dépanneur, et dans les immeubles de particuliers c'est la concierge.
'''Gérard''' : Mais admettons... Tu vois Manu, je vais te poser une question : par exemple, tu prends un ascenseur qui vient de se construire, sans citer la société qui l'a monté. Si c'est relié directement chez eux, comment tu fais ? Tu vas attendre que... ''[Un bruit de montre retentit]''
'''Phildar''' : Ah ya quelqu'un qui a un bruit de montre qui sonne.
'''Fantômette''' : Mais Gégé, je peux poser une question à Madame X ?
'''Phildar''' : La Tulipe.
'''Fantômette''' : Tulipe, je voulais te demander, est-ce que... comment dire... est-ce que tu as souffert psychologiquement du vide ?
'''La Tulipe''' : Comment ? J'ai pas compris.
'''Gérard''' : Est-ce que tu as souffert du vide psychologiquement ?
'''La Tulipe''' : Bah oui, disons que j'ai eu peur que l'ascenseur... l'ascenseur est resté immobile, mais il est resté quand même au 7ème étage.
'''Phildar''' : Mais il est tombé ou pas l'ascenseur ?
'''La Tulipe''' : Non non, il est pas tombé non.
'''Phildar''' : Tu l'as pas ramassé donc.
'''La Tuilpe''' : Non je l'ai pas ramassé, on. Il était trop lourd.
'''Poirot''' : Il suffit de voir *Speed* déjà, je crois que c'est un bon exemple. On voit un moment quand ils délivrent les gens qui sont dedans, il y en a une, elle a tellement peur qu'elle veut pas sortir. Elle devient claustrophobe. Alors je voulais savoir, Tulipe, qu'est-ce que tu est devenue claustrophobe ? Du claustrophobe ? C'est-à-dire que tu as peur d'être enfermée.
'''Gérard''' : De toute manière, si tu restes coincée dans un ascenseur pendant deux heures ou autre, sans lumière... je pense que tu restes bloquée...
'''Manu''' : Je pense que la question était à Tulipe.
'''La Tulipe''' : Par contre, j'ai peur du noir.
'''Fantômette''' : Mais Tulipe, t'as pas répondu. Est-ce que tu as peur d'être enfermée dans le noir ?
'''La Tulipe''' : Bah oui, vu que j'ai peur du noir, j'ai peur d'être enfermée et d'être dans l'obscurité.
'''Babar''' : Et Tulipe ? Tulipe ? Tulipe ? Je t'ai reconnue. Je peux t'avoir hors antenne après ?
'''Tulipe''' : Non pas du tout !
'''Fantômette''' : Non mais on n'a pas le droit de parler aux invités. J'avais une autre question. Donc je disais, est-ce que tu renouvellerais cette expérience ?
'''Gérard''' : Comment ça ? Non, là c'est moi qui parle.
'''Fantômette''' : Ah oui, excuse-moi Gégé.
'''Gérard''' : Donc Fantômette...
'''Fantômette''' : Oui ? Oui Gégé, quelle est ta question ?
'''Phildar''' : Quelle est ta question Gérard ?
'''Gérard''' : Non mais, êtes-vous déjà restés coincés dans un ascenseur ? Donc Fantômette, comme t'avais pas répondu...
'''Fantômette''' : Oui, écoute Gégé, très sincèrement, moi je te dis que j'ai eu une très mauvaise expérience comme Tulipe, et maintenant j'ai une phobie des ascenseurs.
'''Gérard''' : Alors pourquoi ?
'''Fantômette''' : Écoute Gégé, rester dans deux mètres carrés, dans le noir, pas de lumière, pas de sonnerie, rien... personne pour t'aider dans la nuit, personne aux alentours. Tu vois un peu le schéma ? Il faut le faire !
'''Gérard''' : Non mais c'est Fantômette là. Donc moi Fantômette, la question que je te dis : bon, est-ce que tu resterais combien de temps bloquée ?
'''Babar''' : Deux ans.
'''Gérard''' : Non non non, pas deux ans s'il te plaît.
'''Fantôme''' : Eh bien je pense, je sais pas, peut-être trois jours maximum parce qu'il y a le phénomène de déshydratation. Si tu bois pas, t'as aucune aide, c'est pas possible.
'''Manu''' : On accueille Dino au standard. à la place de personne, c'est un Belge.
'''Dino''' : Bonsoir ! Bonsoir à tous. Elle est encore là Casimir ? Parce qu'entre Dino... Je voulais la saluer.
'''Gérard''' : Non mais Dino, c'est pas le débat sur les Casimir, d'accord ?
'''Babar''' : Allô, c'est Casimir !
'''Tulipe''' : À propos de Casimir, j'en ai un chez moi !
'''Poireau''' : Tu veux nous faire le gloubi-boulga ?
'''Gérard''' : Donc Dino, s'il te plaît.
'''Dino''' : Oui, je t'écoute Gérard.
'''Gérard''' : Tu réponds à la question, merci.
'''Dino''' : Alors, la question c'est si on avait déjà été coincé dans un ascenseur, c'est ça ?
'''Gérard''' : Êtes-vous resté coincé dans un ascenseur ? Oui.
'''Dino''' : Alors ça m'est arrivé d'avoir été coincé, mais pas trop longtemps en fait. Juste quelques heures, quoi.
'''Gérard''' : Oui, mais combien de temps ?
'''Dino''' : Quelques heures ! Je viens de te le dire Gérard.
'''Gérard''' : Ouais, mais quelques heures ça me dit... tu me dis quelques heures mais attends, quelques heures c'est... vaste hein.
'''Dino ''' : Suffisamment pour avoir faim.
'''Poireau''' : Et Dino Ventura...
'''Gérard''' : D'accord, bon OK. Non mais attendez, attendez s'il vous plaît ! On va demander à Serviette.
'''Poirot''' : Dino, t'es qui ?
'''Gérard''' : S'il vous plaît ! Babar, Poirot, si vous voulez savoir qui c'est Dino, vous allez voir Manu au standard, il va vous le dire qui c'est. ''[Phildar crie non hors micro]''.
'''Fantômette''' : Non non, les téléphones et les adresses c'est au standard.
'''Gérard''' : Même les numéros de téléphone c'est au standard ! Voilà. Donc Serviette, pour toi ?
'''Serviette''' : Oui, moi j'ai été bloquée plein de fois dans mon ascenseur, mais bon je reste zen, je panique pas. J'attends.
'''Gérard''' : Donc tu vas attendre combien de temps à peu près ?
'''Serviette''' : J'attendrai le temps qu'il faudra ! Je chante :
'''Babar''', ''[sur l'air de Dalida]'' : « J'attendrai... ».
'''Gérard''' : Oui oui oui, attendez s'il vous plaît. On s'amuse pas à chanter s'il vous plaît !
'''Poirot''' : Ça m'est arrivé une fois dans un ascenseur de la TWA entre...
'''Gérard''' : STOP ! Celui de la TWA, tout à l'heure tu vas retourner à la TWA au standard ! Manu ? Manu s'il te plaît, tu essaies de savoir qui c'est qui joue avec...
'''Manu''' : Je suis en train ! J'essaie, j'essaie, j'essaie !
'''Gérard''' : OK, je te remercie.
'''Phildar''' : GG, on avait quelques petits pourcentages.
'''Gérard''' : Oui je sais, je l'ai là. ''[prend la feuille]''.
'''Phildar''' : Ah d'accord, bon tu vas les lire.
'''Gérard''' : Sur la première question...
'''Phildar''' : Ouais, bah on va passer directement à la deuxième puisqu'on est à la deuxième/
'''Gérard''' : Est-ce que vous êtes déjà restés coincés dans un ascenseur ? Donc il y a 58% des gens qui ne sont jamais restés coincés dans un ascenseur. 40% oui. Et 2% des gens sont restés coincés à l'extérieur d'un ascenseur plus de 3 jours. Oui mais alors moi, les 2% qui me disent qu'ils sont restés coincés à l'extérieur... comme c'est bien marqué, donc à l'extérieur, c'est pas à l'intérieur de l'ascenseur ! C'est dehors qu'ils ne puissent pas prendre l'ascenseur.
'''Phildar''' : Ah donc c'est pas à l'intérieur ?
'''Gérard''' : Ah oui, mais la question c'est : « Êtes-vous resté coincé DANS l'ascenseur ? ». C'est pas à l'extérieur !
'''Phildar''' : Ouais, mais on peut rester coincé à l'extérieur !
'''Gérard''' : Mais non, non !
'''Tulipe''' : Ça peut être au-dessus aussi !
'''Phildar''' : Quelqu'un a déjà été coincé à l'extérieur de l'ascenseur parmi les auditeurs ?
'''Fantômette''' : Oui, écoute, tout à fait. Je suis restée bloquée à l'extérieur bien qu'à l'intérieur, donc il n'y a pas de problème.
'''Gérard''' : Mais on doit... je demande si sur les 2% des gens, des gens sont restés coincés à l'extérieur d'un ascenseur plus de 3 jours ?
'''Fantômette''' : Ah mais oui, tout à fait ! ''[et tout le monde confirme]''.
'''Gérard''' : Attendez, attendez ! Répondez pas tous à la fois !
'''Serviette''' : Une fois il y avait quelqu'un qui était déjà bloqué dedans, donc moi j'étais obligée d'être bloquée dehors. Mais ouais, non, pas plus de 3 jours : 24 heures.
'''Manu''' : Excusez-moi les auditeurs, si vous pouviez éviter de vous parler entre vous... Je vous remercie vraiment de tout cœur.
'''Gérard''' : Alors Serviette pour toi ?
'''Serviette''' : Oui, je viens de te dire qu'une fois il y avait quelqu'un qui était déjà bloqué dans l'ascenseur, donc j'étais obligée d'être bloquée à l'extérieur et j'ai attendu 24 heures.
'''Gérard''' : D'accord. Fantômette ?
'''Fantômette''' : Écoute GG, je t'ai répondu. Pendant 3 jours je suis restée à l'extérieur.
'''Babar''' : 3 jours sans se laver !
'''Gérard''' : Non mais punaise, arrêtez de balancer des conneries comme ça !
'''Phildar''' : Il y a des salles de bains dans les ascenseurs.
'''Poirot''' : Non Gérard, Poirot il est sérieux.
'''Gérard''' : Hum hum. Merle ?
'''Merle''' : Ouais, moi je suis restée une semaine coincée à l'extérieur.
'''Gérard''' : Ouais mais une semaine... Hum... Une semaine ? Attends mais... Attends là il y a... Hum... Phildar ?
'''Phildar''' : Non mais je suis d'accord avec toi, vas-y réagis Gérard. Non parce que ça m'a interpellé comme toi qu'elle dise qu'elle soit restée une semaine dans un ascenseur...
'''Gérard''' : Non mais à l'extérieur ! Non mais c'est bizarre alors, c'est bizarre ton truc.
'''Babar''' : Moi pendant un an, mais je faisais le ramadan !
'''Gérard''' : Et GG... Oh attends, celui qui s'amuse à parler de ramadan, tu vas dégager toi ! Tu vas pas me gonfler !
'''Phildar''' : Pas de marque ! Pas de marque !
'''Dino''' : Ça m'est arrivé le jour où je suis resté coincé dans l'ascenseur également. Parce que comme j'étais coincé, j'ai essayé de m'en aller par la trappe qu'il y avait sur le plafond de l'ascenseur. Et elle était ouverte, j'ai réussi à sortir donc j'étais dans la machinerie au-dessus. Mais comme j'étais coincé entre deux étages et que je suis assez petit (je suis un petit Dino), j'ai eu du mal à récupérer l'étage du dessus. Je suis bien resté, on va dire je suis bien resté 17h quand même. Et euh, et ben j'ai eu une amende parce que j'avais très envie de chier, je vais le dire franchement.
'''Gérard''' : Non non, attendez attendez attendez attendez ! Merle ? Merle ? Poirot ? Serviette ? S'il vous plaît laissez-le finir. Attends, tu vois je vais te couper. Attends, attends Dino. Dino, moi je te coupe : pourquoi t'as eu une amende ?
'''Dino''' : Ben j'ai eu une amende parce que j'avais envie de chier, j'étais obligé de chier où j'étais : dans la machinerie de l'ascenseur. Le Syndicat des Ascenseurs Propres, le SAP...
'''Babar''' : Euh moi j'ai fait comme le rebelle dans Lorenzo Lamas : j'avais ma moto, j'ai défoncé la vitrine de l'ascenseur !
'''Gérard''' : Ouais ben Babar... Babar ? Tu sais ce que tu vas faire ? Tu vas aller défoncer ton lit tout de suite. Comme ça tu vas comprendre. Merci. Merci Babar, merci Babar. Et j'ai Poirot ? Poirot ?
'''Poirot''' : Oui bah alors moi ça m'est arrivé aussi une fois, mais si tu veux c'était dans un vieil immeuble il n'y avait pas de système de sécurité. Et j'avais mis mon bras pour entrer et la porte s'est refermée sur moi et mon bras est resté coincé. Et donc je suis resté coincé là comme ça dehors à glander pendant deux heures. Voilà, j'ai dû faire appel à un technicien.
'''Dino''' : C'est qui là ?
'''Poirot''' : C'est Poirot.
'''Dino''' : Ah bah t'es vraiment un poireau !
'''Poirot''' : Ben ouais c'est pour ça.
'''Gérard''' : Euh qui c'est ? Dino s'il te plaît tu te calmes.
'''Dino''' : Gégé ?
'''Gérard''' : Attends tu permets ?
'''Poirot''' : Non mais je ne renie pas mes origines hein Poirot !
'''Gérard''' : S'il vous plaît vous vous calmez ! Donc Poirot toi donc ça t'es arrivé ?
'''Poirot''' : Ouais.
'''Gérard''' : OK. Donc on va demander à La Tulipe ?
'''La Tulipe''' : Ben moi comme je t'ai dit tout à l'heure, oui je suis restée une journée coincée dans un ascenseur.
'''Gérard''' : Et trois jours ? Plus de trois jours ?
'''La Tulipe''' : Non non pas plus de trois jours, mais par contre une semaine oui.
'''Phildar''' : Ah oui c'est plus alors !
'''Tulipe''' : Oui donc c'est plus.
'''Fantômette''' : Et tu faisais comment pour te laver ?
'''Manu''' : Comme d'habitude.
'''Tulipe''' : C'est vrai que c'est une question.
'''Fantômette''' : Mais Gégé ? Est-ce que... j'avais une question à te poser ?
'''Gérard''' : Oui.
'''Fantômette''' : Je voulais savoir, imagine-toi cette situation : si un jour tu te retrouves bloqué hein dans un ascenseur... et tu connais la trappe qu'il y a au-dessus comme nous l'a dit euh... comme a dit Dino, est-ce que toi tu le ferais ? Hum ? Est-ce que toi tu monterais sur la trappe pour te dégager ?
'''Dino''' : Ben je lui conseille pas, je suis resté bloqué dix-sept heures !
'''Gérard''' : Bon euh Dino !
'''Dino''' : Ben ça parle de moi je m'explique !
'''Fantômette''' : Ben vas-y Gégé explique-moi, est-ce que tu le ferais ou pas ?
'''Gérard''' : Non mais euh Dino ?
'''Dino''' : Ouais ?
'''Gérard''' : Donc moi euh je peux... je peux répondre là parce qu'on me pose une question ? Moi je peux... moi je peux te dire une chose : c'est que je connais des ascenseurs et à l'heure actuelle, pour l'instant, tu n'as pas de trappe. ''[protestaion générale, y compris de Tulipe]''. Non non non non non non ! Pas dans tous les ascenseurs je suis désolé maintenant. Maintenant non non non non non ! Maintenant attendez, attendez... maintenant avec les immeubles qu'ils construisent, il faut que tu montes carrément sur la terrasse pour pouvoir être décoincé. Ou sinon pour que les pompiers y aillent, il y a un système spécial pour ouvrir les portes et savoir à quel étage est coincé l'ascenseur. Voilà c'est tout ça y est.
'''Fantômette''' : Mais attends mais Gégé, j'ai vu ça dans James Bond !
'''Gérard''' : Oui mais attends et euh... eh Fantômette ?
'''Fantômette''' : Oui ?
'''Gérard''' : Fantômette, dans ces cas-là tu regardes trop de films. Dans ces cas-là moi je vais te poser la même question : est-ce que dans la Tour Infernale tu pouvais sortir d'un ascenseur un peu ?
'''Fantômette''' : Bah c'est euh oui.
'''Gérard''' : Ah oui ? Alors tu peux me dire comment ? Attendez s'il vous plaît derrière ! Euh Poirot ?
'''Poirot''' : Oui ?
'''Gérard''' : Dino ?
'''Dino''' : Ouais ?
'''Gérard''' : Serviette et Merle, vous laissez Fantômette terminer.
'''Tous''' : OK OK.
'''Gérard''' : Alors vas-y Fantômette explique.
'''Fantômette''' : Tu me parles de quel film ? De James Bond ou de la Tour Infernale ?
'''Gérard''' : Non, la Tour Infernale. Comment tu peux sortir d'un ascenseur en feu ? Sans trappe, sans trappe ! Comment tu peux sortir d'un ascenseur en feu ? Explique-moi.
'''Fantômette''' : Ah bah alors là Gégé... tu me poses une colle.
'''Gérard''' : Alors ! Non non attendez, attendez je viens de lui poser une colle !
'''Phildar''' : Il faut la décoller maintenant Gérard !
'''Fantômette''' : Ah Gégé là tu me laisses bouche bée.
'''Gérard''' : Ah bah oui ! Non mais attends dans ces cas-là faut pas trop regarder les films parce que déjà moi le film La Tour Infernale, je l'ai vu. Et les gens il y en a beaucoup qui sont... qui sont restés euh morts dedans.
'''Fantômette''' : Mais Gégé on les a sauvés quand même non ?
'''Gérard''' : Non non non ils étaient morts ! Ils étaient morts brûlés ! Ils étaient morts vifs !
'''Phildar''' : Bah nous on nous a dit que c'était noyés par par les pompiers.
'''Manu''' : Non non ça c'est le Titanic !
'''Tulipe''', ''[micro éteint]'' : Exactement. Non non non.
'''Phildar''' : Ton micro Sandy ça ira mieux hein !
'''Tulipe''' : Tu fais pipi dessus et puis après ça bon bah...
'''Manu''' : Non non après ça pue !
'''Tulipe''' : Ça éteint le feu !
'''Manu''' : Ah oui... Donc euh... Excusez-moi 30 secondes on accueille Jérôme à la place de Babar. Bonjour Jérôme !
'''Gérard''' : Euh Manu ? Jérôme faut pas... faut pas... faut pas qu'il s'amuse à repasser euh tout le temps hein ?
'''Manu''' : On le dégage tout de suite alors.
'''Jérôme''' : Vas-y dégage-moi parce que je vais me coucher là ça me saoule.
'''Gérard''' : Bon alors va te coucher ! Bonne nuit ! Comme ça ça va plus te saouler. Si oui... si vous êtes resté coincé dans un ascenseur... Non attends, attends Poirot !
'''PHildar''' : Attends il explique.
'''Gérard''' : Donc euh je reprends la deux : « Êtes-vous déjà resté coincé dans un ascenseur ? ». Tout le monde a répondu que oui euh pendant euh le euh sur la deuxième ? Donc la troisième : « Si oui, faites-vous donc l'amour pour passer le temps tout ça alors ? ». Si vous êtes... non mais si vous êtes avec euh par exemple euh je sais pas qui c'est qui disait qu'il était coincé avec une fille ?
'''Poirot''' : C'est Poirot !
'''Gérard''' : Donc... Poirot ? Donc est-ce que tu faisais l'amour avec euh avec la personne avec qui tu étais coincé dedans ?
'''Poirot''' : Non je l'ai sodomisée ! Attends je t'explique : la sonnette, la sonnette elle marchait pas. Le seul moyen d'avertir quelqu'un c'était de pousser des gros hurlements si tu veux. On n'y arrivait pas. Et le seul moyen c'était que je la sodomise !
'''Gérard''' : Non mais attends Poirot ! Oui par exemple...
'''Poirot''' : En enfonçant le Poirot ça a bien été quoi...
'''Gérard''' : Non mais euh s'il te plaît Poirot ! Là c'est pas... c'est pas euh tu veux... tu veux... tu veux... si tu veux jouer comme ça dans ce cas-là je vais passer à une autre personne...
'''Poirot''' : C'est la réalité !
'''Fantômette''' : Non mais y'a pas assez de place hein !
'''Poirot''' : Mais c'était un grand ascenseur merde ! Y'avait vachement de place !
'''Fantômette''' : Non mais ça dépend de la surface alors.
'''Phildar''' : Justement j'ai une question sur Minitel de Navet qui habite dans le 75 qui dit : « Gérard et les auditeurs, est-ce que vous pensez que rester bloqué dans un ascenseur est un symbole érotique ? ».
'''Gérard''' : Bah justement la question elle est là : « Est-ce que vous faites l'amour pour passer le temps ? ».
'''Phildar''' : Non mais justement c'était une réaction du Minitel. Est-ce que c'est érotique si vous faites l'amour dans un ascenseur ?
'''Gérard''' : Bah oui !
'''Phildar''' : Est-ce que c'est un endroit érotique ?
'''Gérard''' : Ouais mais si y'a plusieurs personnes avec vous, comment que... comment que vous allez faire devant tous les gens ? Donc la question est là. Donc Dino ?
'''Dino''' : Ouais ? Bah euh... bah ouais !
'''Gérard''' : Ouais d'accord euh Dino...
'''Dino''' : Je peux t'expliquer mais euh...
'''Gérard''' : Non mais Dino ! Dino ! Si c'est pour me dire « euh bah ouais » dans ces cas-là moi je vais te dire ouais : tu vas aller voir Manu pour qu'il te réveille un peu plus au standard, d'accord ?
'''Dino''' : OK OK excuse-moi Gérard j'enchaîne tout de suite sur mon anecdote alors.
'''Gérard''' : Ah non bah alors là non ! Dino euh...
'''Dino''' : Je veux bien répondre... je te réponds à ta question ! Ça m'est arrivé, faut bien que je te raconte !
'''Gérard''' : Ouais mais attends... moi les anecdotes si c'est pour... non mais attends Dino s'il te plaît !
'''Dino''' : Ouais ?
'''Gérard''' : Si c'est pour avoir un mec pendant toutes les semaines pendant les débats (c'est le deuxième) qu'on s'amuse à avoir des anecdotes, le débat ne va pas avancer !
'''Dino''' : Bon bah alors je vais pas donner d'anecdotes, je vais raconter une histoire !
'''Gérard''' : Ouais bah voyons ! Après une anecdote c'est une histoire, et après ça va être un poème !
'''Dino''' : Bon alors... les poèmes je préfère te les laisser Gérard, malgré qu'on ne t'entende plus vraiment en faire...
'''Gérard''' : Ouais bah ça pour l'instant vous allez m'entendre X temps sans en faire ! Quand vous allez vous calmer quand je vous pose des questions et que vous allez me répondre correctement !
'''Fantômette''' : Moi j'ai un poème sur l'ascenseur !
'''Gérard''' : Ouais bah moi les poèmes sur les ascenseurs je peux en faire très bien chez moi rapidement.
'''Fantôme''' : Bah vas-y Gégé, improvise !
'''Gérard''' : Non mais pour l'instant... pour l'instant vous répondez aux questions c'est tout !
'''Dino''' : C'est ce que je veux faire.
'''Phildar''' : Donc Dino vas-y, raconte toute ton anecdote.
'''Dino''' : Ah merci ! Et bah en fait c'est le jour où je suis resté bloqué pplusieurs heures dans l'ascenseur. Comme je commençais à trouver le temps long et que j'étais avec ma chienne, Labrador, et bah disons que j'ai assouvi mes pulsions sur ma chienne... et depuis je le fais environ deux fois par semaine.
'''Gérard''' : Non mais attends Dino ! Tu crois... Dino ? Tu crois que tu vas faire ça avec un... avec un animal ?
'''Dino''' : Bah je l'ai fait ouais ! Avec ma chienne ouais ! Pas de problème ! Pour ceux qui aiment les poils d'ailleurs c'est génial !
'''Gérard''' : Oh c'est bon s'il te plaît ! Merci.
'''Merle''' : Moi j'aimerais bien rester coincé avec toi dans un ascenseur !
'''Gérard''' : Non mais attends pour l'instant euh...
'''Serviette''' : Non j'aurais peur hein !
'''Merle''' : Ah non moi j'ai pas peur hein !
'''Dino''' : T'as un cache-nez ?
'''Merle''' : Tu veux bien ?
'''Gérard''' : Ah ben... bah ça reste à... à désirer. Ça laisse à désirer. Ça dépend dans... dans quel ascenseur que tu te situes.
'''Merle''' : Eh bah à Paris !
'''Gérard''' : Ouais d'accord d'accord.
'''Merle''' : Donc t'es d'accord Gérard ?
'''Phildar''' : Bah qu'est-ce qu'elle va dire ta copine là ?
'''Gérard''' : On va demander à Fantômette ?
'''Fantômette''' : Oui eh bien Gégé tout à fait ! Je l'ai fait avec Michael Douglas, c'était très bien !
'''Gérard''' : Bon eh Fantômette ?
'''Fantômette''' : Oui ?
'''Gérard''' : Entre ton truc de Michael Douglas et puis l'autre, là tu commences à me les gonfler ! J'espère... j'espère que pour les six dernières questions tu ne vas pas essayer d'inventer un nouveau nom, d'accord ? STOP ! Merci !
'''Manu''' : Non c'est pas grave, y avait pas besoin de crier. On accueille Crevette !
'''Crevette''' : Bonsoir, c'est Crevette !
'''Gérard''' : Donc, t'as entendu la deuxième ?
'''Crevette''' : Non, pas du tout, Gérard.
'''Gérard''' : Ah ouais, mais voilà, je vais pas répéter les deux questions !
'''Crevette''' : Non, parce que je viens d'appeler, là. J'ai fait le 0800...
'''Gérard''' : OK. Alors, êtes-vous resté coincé dans un ascenseur ? Donc, il y a une statistique... J'ai un truc sous les yeux, donc plus de trois jours. Donc, je pense que toi, c'est quoi ?
'''Crevette''' : Non, moi, je suis jamais resté coincé dans un ascenseur. Par contre, il y a trois potes qui sont restés coincés dans un ascenseur. C'était dans une bibliothèque.
'''Gérard''' : D'accord. OK. Donc, maintenant : si oui, faites-vous donc l'amour pour passer le temps ?
'''Crevette''' : Euh... Avec une nana ?
'''Gérard''' : Bah oui.
'''Crevette''' : Avec une nana je veux bien oui, si elle est consentante.
'''Dino''' : Si t'as que ton chien, comme moi...
'''Gérard''' : Bon, celui qui s'amuse à dire « Tu tapes ton chien »...
'''Crevette''' : Ça tombe bien parce que mon chien n'a pas de dents, donc c'est bon.
'''Poirot''' : Je peux te poser une petite question ?
'''Gérard''' : Vas-y vite, vite, vite, vite. Vas-y, rapide, rapide ! Parce qu'il reste Serviette à répondre, là. Serviette et Tulipe. Vas-y.
'''Poirot''' : Est-ce que ça te ferait plaisir de rester coincé dans un ascenseur avec elle ?
'''Gérard''' : Ah, ça, c'est une question que... J'y répondrai pas.
'''Serviette''' : Moi, je fais pas l'amour, je chante.
'''Gérard''' : Non, mais Serviette... ''[Crevette tente d'appeler Poitor au téléphone]''. Attendez, s'il vous plaît. Ceux qui s'amusent à appeler les gens, vous allez dégager au standard, vous allez voir Manu. Parce que ça commence à bien faire depuis tout à l'heure ! J'entends des gens qui se disent « Ouais, Poirot ceci, cela ». Alors, vous allez voir au standard et ça va être bon, hein ?
'''Poirot''' : Ouais, mais j'aime pas qu'on m'appelle, c'est Poirot.
'''Gérard''' : Bon. Euh, Serviette ?
'''Serviette''' : Oui ? Moi, je te dis : je chante, je fais pas l'amour.
'''Fantômette''' : Mais pourquoi ?
'''Gérard''' : Euh, attends, Fantômette, s'il te plaît. Si tu veux faire les débats à ma place...
'''Fantômette''' : Non, non, mais j'essaie de...
'''Gérard''' : Non, non, mais Fantômette, s'il te plaît ! Fantômette, si tu veux faire mes débats à ma place, tu demandes à Man... Attends, Fantômette ! Si tu veux faire mes débats... Tu viens, hein ? Tu viens voir Max, tu lui présentes tes thèmes, et tu fais les débats, d'accord ? Mais tu réponds pas à ma place. Voilà. OK ?
'''Fantômette''' : Oui, chef.
'''Gérard''' : Donc, Fantômette, pourquoi ? Euh, Serviette ?
'''Fantômette''' : Excuse-moi chef, mais je posais la question à...
'''Gérard''' : Ouais, mais je suis assez grand pour lui poser la question moi-même, d'accord ?
'''Fantômette''' : Ah, ben, c'était... Ben, vas-y, ouais.
'''Gérard''' : Serviette, pourquoi ?
'''Serviette''' : Je chante parce que ça fait passer le temps.
'''Gérard''' : Oui, mais pourquoi ?
'''Serviette''' : Parce que ça fait passer le temps. Ça fait passer le temps plus vite.
'''Gérard''' : Mais attends, je te demande : pourquoi que ça fait passer le temps ? Alors... Mais t'es bouchée ou quoi ?
'''Serviette''', ''[soufflant d'impatience]'' : Ça fait passer le temps de chanter, c'est tout.
'''Gérard''' : Ben ouais, mais si t'es toute seule tu vas chanter dans un ascenseur ?
'''Serviette''' : Ben, exactement. Si je suis bloquée, je chante.
'''Merle''' : Ben, pourquoi pas, si elle est chanteuse.
'''Gérard''' : OK. Euh... Tulipe, pour toi ?
'''Tulipe''' : Non, j'ai jamais eu l'occasion de faire l'amour dans un ascenseur.
'''Gérard''' : Et pourquoi ?
'''Tulipe''' : Ben, parce que j'étais toute seule.
'''Phildar''' : Ouais, mais pourquoi ?
'''Tulipe''' : Mais j'ai jamais eu l'occasion de faire l'amour dans un ascenseur !
'''Les auditeurs''' : Ben ouais, mais pourquoi ? Pourquoi ?
'''Tulipe''' : Ben, parce que j'étais avec personne.
'''Merle''' : Ben, pourquoi t'étais toute seule ?
'''Gérard''', ''[impatient]'' : Mais pourquoi qu'elle était toute seule ? Parce qu'il n'y avait personne dans l'ascenseur, c'est tout. C'est clair et net.
'''Phildar''' : Ben, pourquoi ?
'''Gérard''' : Ben, s'il n'y a personne, si elle est toute seule, elle va pas faire l'amour avec...
'''Phildar''' : Mais non, mais pourquoi il n'y avait personne dans l'ascenseur ?
'''Tulipe''' : J'étais juste avec ma petite peluche, c'est tout. Voilà.
'''Fantômette''' : Ben, mais pourquoi t'étais seule ?
'''Phildar''' : Non, pourquoi il n'y avait personne ?
'''Tulipe''' : Bah, parce qu'il n'y avait personne.
''[Gérard fait des signes à Manu, Phildar les intercepte et lui parle à voix basse, mais micro allumé]''.
'''Phildar''', ''[voix basse]'' : Gérard, qu'est-ce qu'il y a ?
'''Manu''', ''[discret]'' : Il veut que je vire Fantômette, mais je vois pas pourquoi.
''[Gérard baisse la tête et lit sa feuille, pendant que Phildar lui demande d'expliquer, en chuchotant]''.
'''Gérard''' : Donc, d'après ce que j'ai... Faites-vous l'amour pour passer le temps ? Donc j'ai 70 % qui disent oui, surtout si on a oublié leur montre. Là, je vois pas du tout le truc. Non, parce qu'ils sont décédés... Alors là, tu vois, ça, c'est vraiment un truc con.
'''Phildar''' : Ben ouais, mais c'est des statistiques.
'''Gérard''' : ...Des gens font l'amour dans un ascenseur, mais qui n'est pas en panne. Alors là, je vois pas du tout le truc.
'''Phildar''' : Mais si, parce que regarde, Gérard : 70 % répondent oui, surtout quand ils ont oublié leur montre. C'est-à-dire que, comme ils veulent faire passer le temps, mais qu'ils n'ont pas leur montre, ils font l'amour. Tu vois ?
'''Gérard''' : Mais pourquoi ?
'''Phidar''' : Parce qu'ils n'ont pas leur montre !
'''Gérard''' : Bon, bon, bon, bon, bon. C'est pas grave. On va passer à...
'''Phildar''' : Bah si, c'est grave ! Ils n'ont pas leur montre.
'''Gérard''' : Alors, auriez-vous des fantasmes avec un réparateur d'ascenseur. Donc si vous voulez nous appeler, vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 50 00 et le 3615, code FUN RADIO, rubrique "Direct". Et là, on va s'écouter Ricky Martin avec « 1, 2, 3 ». Et j'espère que, Phildar, tu ne t'es pas trompé comme tout à l'heure pour me mettre du Claude François, « Alexandrie Alexandra ». Merci.
''[Musique, sur la fin de laquelle Gérard chante les paroles maladroitement et les auditeurs l'accompagnent, dans le chaot]''.
'''Gérard''' : C'était Ricky Martin avec... Oh, s'il vous plaît ! Merci.
'''Phildar''' : Je ne me suis pas trompé, Gérard, alors ?
'''Gérard''' : Non, pour une fois. Pas par rapport à tout à l'heure. Donc là, vous venez découter Ricky Martin avec « 1, 2, 3 », et il est 3h22. Donc si vous voulez encore nous appeler, il vous reste une petite demi-heure encore.
'''Manu''' : D'ailleurs, Gérard, en parlant d'appeler, il y a Calimero qui nous a appelés, qu'on accueille tout de suite.
'''Calimero''' : Bonsoir tout le monde.
'''Manu''' : C'était à la place de Jérôme.
'''Gérard''' : Non, Jérôme c'était Crevette alors.
'''Manu''' : Non, non, Crevette c'était Babar. Tu ne suis pas le débat, Gérard.
'''Gérard''' : Donc auriez-vous des fantasmes avec des réparateurs d'ascenseur ? Donc on va demander à Serviette. ''[clameur de déception de Dino]''. Non, mais attendez... 5 minutes les mecs. OK. Je peux prendre dans l'ordre que je veux. Ah bah tiens, Poirot ! Fais le malin maintenant, vas-y.
'''Poirot''' : Mais j'ai rien dit, moi.
'''Gérard''' : Eh bah alors, euh... Euh, Kelnuméro ?
'''Calimero''' : Euh, ouais. Alors le réparateur, s'il a un beau bleu de travail, ouais, à fond !
'''Gérard''' : OK. Mais c'est... Non, mais euh... ''[la musique de Ricky Martins reprend du début]''. Eh, Phildar, s'il te plaît !
'''Phildar''' : Attends, c'est pas moi !
'''Gérard''' : Non, mais celui qui s'amuse à l'enregistrer, qui le repasse... Ça va mal aller. ''[la musique continue, en fond et les auditeurs chantent, chaotiquement, dessus]''.
'''Gérard''' : Bon Dino, j t'écoute... Euh, je réponds à la question, alors ?
'''Dino''' : Bah oui. Bah, je sais pas, depuis tout à l'heure tu parles et... Bah, en fait, suite à quand je suis resté bloqué dans un ascenseur, j'ai décidé de faire des... ''[la musique repart]''. Eh, mais arrêtez de chanter là ! Je suis en train de parler !
'''Poirot''' : Ouais, un peu de respect.
'''Dino''' : Ouais, merci. Donc, bah, en fait, je me suis voué à fond dans la réparation de l'ascenseur. Et, bah, j'étais réparateur d'ascenseur pendant 6 mois. Ça paye bien, en plus. Mais j'ai été viré. Quand la Société Protectrice des Ascenseurs a vu mon nom, alors qu'ils avaient vu que j'avais chié dans un ascenseur, bah, ils m'ont viré.
'''Gérard''' : Ouais, d'accord. Dino, si c'est pour rester pendant pas loin de deux minutes à dire tes conneries comme ça, j'aurais préféré que tu t'abstiennes. Poirot ? Tu réponds, c'est à ton tour.
'''Poirot''' : Bon, alors, je voulais dire que j'ai aucun fantasme sur les réparatrices d'ascenseurs, surtout que dans mon pays, là, dans ma ville, on les surnomme les petits Discourds. Et si tu veux, c'est vraiment une sale gueule et on les aime pas du tout. C'est pour ça, quoi, j'ai aucun fantasme.
'''Gérard''' : Ok. Euh, Merle ?
'''Merle''' : Bah, moi, moi, ouais, effectivement, j'ai des fantasmes sur les réparateurs d'ascenseurs, surtout ceux qui s'appellent Gérard.
'''Phildar''' : Comme par hasard !
'''Merle''', ''[insistante crescendo]'' : C'est pas ma faute si je suis amoureuse de lui, hein ?
'''Gérard''' : Non, non, mais ça y est, mon cœur, il a déjà pris. Alors, donc, tu vas te calmer, s'il te plaît. Hein ? Merle, tu vas te calmer, tu vas arrêter de dire que t'es amoureuse de moi, d'accord ?
'''Merle''' : Je tente ma chance, hein, Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, mais, de toute manière, ta chance, tu l'auras pas avec moi.
'''Merle''', ''[transie]'' : Bah, si, je l'aurai.
'''Gérard''' : Non, tu l'auras pas.
'''Merle''', ''[presqu'agressive]'' : Si, je vais venir.
'''Gérard ''' : Bon, bah, alors là, tu viens quand tu veux devant la radio et...
'''Merle''' : Je vais venir, je vais te coincer dans l'ascenseur.
'''Phildar ''' : Il y a pas d'ascenseur à la radio ! On t'a eu, hein !
'''Merle''' : Dans les toilettes.
'''Gérard''' : Ouais, bah, moi, je te coince entre deux portes, hein.
'''Merle''' : Je vais ouvrir ta braquette.
'''Fantômette''' : Oui ! Euh... Oui, tout à fait ! Ça m'excite, les mecs qui portent des blouses. Voilà.
'''Gérard''' : Et pourquoi ?
'''Fantômette''' : Ils sont beaux, ils sont musclés.
'''Poirot''' : Un pharmacien, par exemple, ça t'excite ?
'''Fantômette''' : J'ai pas compris.
'''Gérard''', ''[explose ]'' : Un pharmacien, les oreilles, c'est comme le cul,
ça se lave !
'''Fantômette''' : Non, pas un pharmacien ! Juste ceux qui ont la blouse bleue.
'''Serviette''' : Bah, moi, si c'est un grand blond d'un mètre quatre-vingt-quatre, ouais, ça m'excite.
'''Dino''' : Ah, je suis là.
'''Gérard ''' : Un grand blond d'un mètre quatre-vingt-quatre ? ''[La musique Mais non, mais non, commence]''. Bon, ça y est, là, celui qui met de la musique de merde ! Manu, s'il te plaît !
'''Manu''' : Je suis en train de chercher, Gérard. Mais je sais pas d'où ça vient, c'est là, le problème.
'''Gérard''' : Ah, mais ça commence à bien faire, celui-là.
'''Manu''' : Je sais bien, mais je cherche.
'''Gérard''' : Ok, euh, et puis, qui c'est qu'il me reste ?
'''Crevette''' : Crevette !
'''Gérard''' : Non, euh... Bah, attends, comment que ça se fait qu'on a Crevette alors que...
'''Manu''' : Bah, c'est normal. Bah, on a Poirot, Crevette, Caliméro, euh, Dino, Merle, Fantômette et Serviette. Voilà.
'''Crevette''' : Et là, c'est crevette. Euh, bah, non, c'est pas trop mon truc. Mais non, mais non.
'''Gérard''' : Non, mais oui, mais oui, celui qui s'amuse à mettre ça, ça commence à me gonfler.
'''Crevette''' : Ouais, moi, c'est pas trop mon truc, mais s'il a de belles fesses et une belle clé à molette, ouais.
'''Gérard''' : D'accord. Et... Ah, bah, si, il nous reste... Il nous reste quelqu'un, quand même, Manu ?
'''Phildar''' : Bah, tulipe. Bah, elle est où, Tulipe ?
'''Tulipe''' : Je suis là.
'''Dino''' : C'est plutôt un chou-fleur.
'''Gérard''' : Le chou-fleur, il t'emmerde.
'''Tulipe''' : Non, j'ai aucun fantasme avec un réparateur.
'''Phildar''' : Pourquoi ?
'''Tulipe''' : Parce que j'ai aucun fantasme avec les réparateurs, ça m'excite pas du tout.
'''Gérard''' : Non, mais attendez, attendez. Laissez-la... Elle vous dit non. Moi, dans ce cas-là, je vais lui demander si un jour... t'as un problème avec, je sais pas, un réparateur d'ascenseur qui est du côté de la radio et qui te plaît, tu fais quoi ?
'''Phildar''' : Ah, oui, question piège. Ah, Tulipe, là, t'es mal barrée.
'''Manu''', ''[ironique]'' : Ah, là, c'est clair pour répondre.
'''Tulipe''' : Bah, on verra s'il est assez mignon, pourquoi pas.
'''Manu''' : Et s'il porte un t-shirt XL ?
'''Phildar''' : Ou une moustache ?
'''Tulipe''' : Là, je suis partante.
'''Merle''' : Gérard, je suis jalouse.
'''Gérard''' : Bon, bah, attends, Merle. Merle, je vais te dire... Merle, si t'es jalouse, je vais te dire une chose... Tu te calmes, OK ?
'''Calimero''' : Eh, Gégé, Tulipe, elle sent pas la rose.
'''Gérard''' : Mais alors, il vaut mieux sentir une tulipe qu'une grosse. Eh, il vaut mieux sentir... Eh, une tulipe, tu les récupères dans un champ de coquelicots ?
'''Merle''', ''[furieuse]'' : Eh, Gégé, tu dragues pas devant moi, hein.
'''Gérard''' : Bon, attends, je fais ce que je veux, d'accord ?
'''Tulipe''' : Par contre, je sens la lavande.
'''Poirot''' : Il est parti, coquelicot.
'''Merle''' : Moi, je sens la rose.
'''Gérard''' : Ouais, bah, moi, je sens la merde.
'''Crevette''' : Moi, je sens la crevette.
'''Phildar''' : Ah, ça, je savais.
'''Manu''' : Ça, tu viens de le dire, hein. On confirme tous. On est tous d'accord avec toi.
'''Gérard''' : Bon, attends, moi, mais les crevettes, j'aime pas ça. Euh, donc, s'il vous plaît. S'il vous plaît ! Oh, putain, il commence à m'énerver, lui, avec son mais oui, mais oui, là. Maintenant, je vais vous dire à peu près le truc que j'ai sous les yeux. Il y a 38... Oh !
'''Phildar''' : Vas-y, Gérard, pose les statistiques.
'''Gérard''' : Il y a 38% des gens qui ont été interrogés, qui ont dit oui pour jouer avec son gros câble et ses poulies. Attendez, au lieu de vous marrer comme des pétasses, là, derrière, merci.
'''Merle''' : Et oh, tu te calmes, le mongolien !
'''Gérard''' : Attends, si t'es pas contente, toi, la pétasse, tu vas te faire foutre. Alors, je vais te dire une chose que... Malpoli, moi, je t'emmerde. OK ? Merci à la nana qui est... Donc, non, elle préfère se mettre directement à l'ascenseur, ça, c'est pas mal. Et 10% n'ont pas écouté la question. Alors ça, les gens qui sont...
'''Phildar''' : Ils sont bêtes, les gens.
'''Gérard''' : Non, mais ils sont complètement cons. De tte manière, moi, je vais pas continuer à lire leur saloperie.
'''Phildar''' : Non, c'est pas grave s'ils sont bêtes, Gérard.
'''Manu''' : C'est la réponse des gens dans la rue. S'ils sont bêtes, on n'y peut rien, nous.
'''Gérard''' : Donc, la cinquième. Prenez-vous l'ascenseur ou un escalier ?
'''Manu''' : T'entends rien.
'''Phildar''' : Sandy, y a un problème ? Oh, merde !
'''Manu''' : Chut ! TUlipe.
'''Phildar''' : Mais non, mais non, c'est... Non, connerie, connerie.
'''Phildar''' : Je me suis trompé, je me suis trompé. Donc, tu peux répéter la question ?
'''Gérard''', ''[boudeur]'' : Alors, prenez-vous... Prenez-vous l'ascenseur ou plutôt l'escalier ?
'''Phildar''' : Alors, répondez, réveillez-vous, les auditeurs.
'''Manu''' : Non, ils sont bien dressés, là. Ils attendent que Gérard leur demande.
'''Gérard''', ''[crescendo]'' : Poirot ! POIROT ! Tu me le dégages, lui. Allez, hop !
'''Phildar''' : Allez, tu le remets dans le panier.
'''Gérard''' : Allez, lui, il va aller chercher ses pommes de terre pour faire sa soupe demain.
'''Manu''' : Cassé, cassé, cassé.
'''Tulipe''' : T'as oublié les carottes.
'''Gérard''' : Euh... Kelnuméro ?
'''Calimero''' : Ouais, alors, j'ai le problème, c'est que chez moi, c'est très compliqué. Alors, déjà, il faut prendre un ascenseur qui descend. Et après, t'as quand même 5 étages à faire avec un escalier en collimason de travers, quoi.
'''Gérard''' : Alors, tu connais le... Non, non, tu vas pas repasser au standard. Donc, avant que Dino, Crevette, Merle, Fantômette, Serviette et Tulipe répondent. Donc, est-ce que tu connais le... La petite blague ?
'''Calimero''' : Non, vas-y. Fais-nous rire, fais-nous rire.
'''Gérard''' : On va demander à Tulipe, parce que je pense qu'elle ne l'a jamais entendue. Donc, non, mais tu peux me les mettre tous là pour qu'ils écoutent.
'''Serviette''' : Raconte-la à Tulipe si tu ne l'as jamais entendue.
'''Gérard''' : Alors, qu'est-ce qui est vert, qui monte et qui descend ?
'''Phildar''' : Ah, alors ?
'''Poirot''' : Le cul de Tarzan.
'''Tulipe''' : La petite bêbête.
'''Calimero''' : Je ne sais pas, un lombric dans le derrière de Gégé ?
'''Gérard''' : Eh, punaise, mais arrêtez vos conneries. Qu'est-ce qui est vert, qui monte et qui descend ?
'''Manu''' : Il n'avait pas tort, hein.
'''Phildar''' : Je ne sais pas, un petit pois dans un ascenseur ?
'''Gérard''' : Voilà !
'''Manu''' : Elle est bonne !
'''Serviette''' : Elle est à chier !
'''Gérard''' : Qu'est-ce qui est orange et qui se prend avec un... Un... Un... Un économe ? Et qu'on mange pour être aimable dans un ascenseur ?
'''Calimero''' : Un ballon de basket ?
'''Fantômette''' : Une orange ?
'''Manu''' : Je crois qu'il vient de l'inventer, celle-là.
'''Tulipe''' : Des carottes !
Ouais !
'''Phildar''' : Des carottes comment ? À l'eau.
'''Manu''' : Non, râpées.
'''Tulipe''' : Ouais, des carottes râpées.
'''Gérard''', ''[déçu]'' : Ouais, mais qui c'est qui a été lui souffler ?
'''Manu''' : C'est moi.
'''Gérard''' : Il ne fallait pas.
'''Phildar''' : J'ai d'ailleurs... Sur Minitel, une petite pause Minitel, il y a pas mal de connectés, toujours Gestapo qui est super sympa, il y a aussi Steph. Gestapo, un fan de fun, hein, fan de fun. Et il y a Steph qui dit que Gégé est un grand comique et qu'il aimerait que tu fasses plus souvent des blagues.
'''Manu''' : Ah, là, il a raison sur ce point.
'''Gérard''' : Donc, on va demander à Dino.
'''Dino''' : Enfin ! Enfin ! Ben, en fait, moi, Gérard, je ne prends plus que l'escalier parce que je boycotte les ascenseurs suite à... ce que la compagnie générale m'ait renvoyé.
'''Calimero''' : Non, c'est pas bien, ça.
'''Dino''' : Ah, non, écoutez, je fais ce que je veux.
'''Gérard''' : Bon, ça y est, ça y est, ça y est.
'''Dino''' : Quoi, ça y est ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, Dino, c'est pas à toi que je dis ça y est, c'est celui qui te coupe la parole.
'''Poirot''' : C'est quoi, la question ?
'''Gérard''' : C'est quoi, la question ? Celui qui demande c'est quoi, la question, tu vas aller voir Manu au standard, s'il te plaît, merci.
'''Manu''' : Oui mais il ne peut pas me voir, on est au téléphone.
'''Dino''' : C'est pas fini, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais je t'écoute.
'''Dino''' : Ah, merci. Eh bien, comme je t'ai dit, comme j'ai été renvoyé, moi, maintenant, je boycotte les ascenseurs et ça me pose énormément de problèmes parce que maintenant, je suis laveur de carreaux et quand je travaille sur des grandes tours, des immeubles, il faut que je me tape des vingtaines d'étages à pied.
'''Gérard''' : Mais il y a des appareils... Non, mais attends, il y a quand même des appareils pour laver les ascenseurs ?
'''Manu''' : Il y a des ascenseurs pour laver les carreaux, c'est ça ?
'''Gérard''' : Voilà. Non, mais il y a des... Non, mais il y a... Donc, je te réponds, donc il y a des appareils maintenant pour laver les carreaux.
'''Dino''' : Mais tu n'as pas compris ce que je t'ai dit.
'''Gérard''' : Non, mais je ne comprends rien. Dis carrément que je suis con, ça vaudra mieux.
'''Manu''' : Allez, dis-le, dis-le.
'''Crevette''' : Oui, ben moi, j'ai peur des escaliers.
'''Gérard''' : Et pourquoi ?
'''Crevette''' : Parce que je me suis cassé la gueule quand j'étais gamin dans un escalier.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Crevette. Crevette, tu réponds correct... Crevette, s'il te plaît, tu réponds... Eh, dépêchez-vous parce que là, il me reste... Non, allez. Allez. Bon, ça y est, c'est tout ? T'as peur des ascenseurs, c'est tout.
'''Manu''' : Non, des escaliers.
'''Crevette''' : Non, je ne peux même pas répondre. J'ai un peu peur des ascenseurs, mais un peu moins que les escaliers.
'''Gérard''' : D'accord. Euh, Merle.
'''Merle''' : Oui, mon amour.
'''Géard''' : Non, je ne suis pas ton amour, d'accord ? Tu restes polie, s'il te plaît, merci. ''[Gérard éructe alors bruyamment]''. Pardon.
'''Manu''' : Ah, ben, c'est joli, ça. Ah, ben, après avoir dit d'être poli, ça, c'est sympathique.
'''Crevette''' : Moi, ça fait trois mois que je rote à l'antenne et à chaque fois, je me fais engueuler.
'''Gérard''' : Moi, je peux me permettre, parce que c'est mon émission, je fais ce que je veux.
'''Manu''' : Et moi, je peux, Gérard, j'ai une dérogation ?
'''Gérard''' : Non.
'''Manu''' : Oh, s'il te plaît.
'''Poirot''' : Allez, pour Manu.
'''Gérard''' : Vas-y, fais-la, ta dérogation. ''[Manu éructe, de manière forcée mais bruyante]''. Voilà, c'est bon. Bon Merle ?
'''Merle''' : Oui, mon chéri.
'''Gérard''' : Non, il n'y a pas de ton chéri, d'accord ?
'''Merle''' : D'accord, mon canard.
'''Gérard''' : Moi, tout à l'heure... Moi, je vais te poser une question, Merle.
'''Merle''' : Oui mon poussin ?
'''Crevette''' : Gérard, Gérard, bouge pas, je te... ''[bruit d'une touche de téléphone enfoncée]'' sous la table.
'''Gérard''' : Eh, Merle, à force de dire mon poussin, mon chéri, t'es jamais resté coincé à poil dans un ascenseur, toi ?
'''Merle''' : Si, je suis restée coincée avec toi.
'''Gérard''' : Oh non, pas avec moi, parce que je ne te connais pas. Merci. Fantômette ? Oui, tu réponds à la question.
'''Fantômette''' : Moi, je prends tout le temps l'escalier, c'est pour me muscler les mollets. Pour entretenir ma forme physique.
'''Serviette''' : Moi, je prends plutôt l'escalier, plus tard l'ascenseur.
'''Gérard''' : Ok. Donc, êtes-vous... Téléphonez-vous d'un ascenseur ou autre, ou monte-charge ? Euh, attendez, il y a Tulip qui n'a pas répondu, pardon.
'''Phildar''' : On l'avait oublié.
'''Merle''' : On s'en fout.
'''Gérard''' : Alors, attends, Merle, tu dégages, voilà, merci.
'''Merle''' : C'est pas moi... ''[coupure]''.
'''Phildar''' : Bien, Manu, pour une fois.
'''Manu''' : Sur le coup, numéro un, merci.
'''Tulipe''' : Non, moi, je préfère pas prendre l'ascenseur, vu que j'ai peur des ascenseurs, alors je prends toujours les escaliers.
'''Gérard''' : Euh, attention, celui qui recommence, parce que ça va faire comme avec Merle...
'''Manu''' : Oui, attention, mais Gérard, je viens de me poser... J'ai un énorme problème. Admettons que Tulip dise une connerie énorme. Comment je fais pour la mettre... Pour la zapper ? Pour la dégager ?
'''Serviette''' : Tu lui mets une tarte dans la gueule.
'''Crevette''' : Faut 'abord l'allonger.
'''Manu''' : Oui, ça, je pourrais, je pourrais tout faire, mais comment je fais, Gérard ?
'''Gérard''', ''[pointant Phildar]'' : Tu demandes en face de moi, là-bas.
'''Phildar''' : Eh ouais, c'est moi qui va la dégager.
'''Crevette''' : Tractopelle.
'''Gérard''' : Attends, toi, tractopelle, tu dégages. Merci pour tractopelle, tu me dégages ça, Manu, s'il te plaît.
'''Manu''' : Je finis de rire et je le tèj.
'''Phildar''' : Mais il rentrera jamais le tractopelle dans le studio.
'''Fantômette''' : Oui, Tulip. Quand tu prends l'escalier, t'en profites pour faire du sport ?
'''Tulipe''' : Bah oui, ça me muscle les jambes et puis les mollets, surtout.
'''Fantômette''' : Ouais, voilà, comme moi, voilà.
'''Calimero''' : Gégé, c'est Calimero. J'ai une question, moi aussi, pour Tulip. Est-ce que je pourrais la butiner ?
'''Gérard''' : Alors, là, tu vois...
'''Manu''' : C'est mignon, Gérard.
'''Phildar''' : C'est un poète. Tulip, alors ?
'''Tulipe''' : Non, non, pas du tout.
'''Calimero''' : Pourquoi ?
'''Tulipe''' : Pourquoi ? Parce que je préfère les hommes plus âgés, c'est tout.
'''Calimero''' : Bah, je peux te chatouiller le pistil.
'''Crevette''' : Elle préfère le gland gland des chênes.
'''Tukipe''' : Non, mais t'inquiète pas, j'ai déjà quelqu'un, donc...
'''Calimero''' : Mais j'ai une grosse racine et tout.
'''Gérard''' : Donc, ça y est, t'as fini tes conneries, Kelnuméro ? ''[sévère]''. Merci. Alors, téléphonez-vous d'un ascenseur ou d'un monte-charge ?
'''Phildar''' : Attends, Gérard, t'avais pas dit les petites statistiques sur cette question.
'''Gérard''' : Non, non, là-dessus...
'''Phildar''' : Non, mais moi, je vais les dire rapidement. Alors, 45... 55% des gens préfèrent prendre l'ascenseur... Euh, l'escalier, pardon, parce que c'est gratuit. Et 55% des gens préfèrent prendre l'ascenseur car ils aiment se regarder dans la glace. Voilà.
'''Gérard''' : Dans la glace de l'ascenseur, pour préciser.
'''Tulipe''', ''[confirmée par Gérard]'' : Et s'il n'y a pas de glace ?
'''Manu''' : Bah, ils changent d'ascenseur.
'''Gérard''' : Voilà, merci, Manu.
'''Crevette''' : Sinon, il y a le rétroviseur du tractopelle.
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire ça ?
'''Crevette''' : Dino.
'''Gérard''' : Eh bah, Dino, bonne nuit.
'''Phildar''' : Non, non, non, c'est pas Dino. La sixième question.
'''Gérard''' : Non, la septième parce que... Il est trop tard, maintenant. Il y a onze questions. Téléphonez-vous d'un ascenseur ou d'un monte-charge ou autre ?
'''Dino''' : Gérard, c'est Dino, je peux répondre ? Bah, en fait, moi, je téléphone quand il y a un téléphone dans l'ascenseur. Et... Et par rapport au monte-charge, je voulais faire une petite anecdote. ''[Gérard soupire d'impatience. Fantômette est joyeuse]''.
'''Gérard''', ''[explose]'' : Oh, là, Fantômette tu vas te calmer, s'il te plaît. Qu'est-ce que j'ai dit tout à l'heure ?
'''Manu''' : Non, c'est pas elle.
'''Dino''' : Alors, en fait, je voulais déconseiller aux gens d'utiliser leur téléphone sur un monte-charge parce que ça crée des interférences suite aux signaux gamma des pistons du monte-charge, mais je vais pas rentrer dans les détails. Et, bah, en fait, faut pas utiliser les téléphones cellulaires, quoi.
'''Crevette''' : Faudrait demander à Goldorak pour ça.
'''Calimero''' : Gégé, est-ce que toi, ton monte des charges ?
'''Gérard''' : C'est qui ? Bon, alors, Calimero, tu réponds à la question correctement, s'il te plaît, merci.
'''Calimero''' : Non, mais je te demandais à toi, tu montes des charges ou pas ?
'''Dino''' : Bah, il en monte une, en tout cas.
'''Manu''' : Bon, on va reprendre la question un par un, tout le monde. Ça va être bien.
'''Calimero''' : Tu peux me répéter la question ? Est-ce que je téléphone dans les ascenseurs ou dans les monte-charge, c'est ça ? Et les escaliers, t'en fais quoi ?
'''Manu''' : C'est ou autre, les escaliers ?
'''Calimero''' : Ah, non, moi, je téléphone que dans les escaliers. Parce que t'as dit relais dans les escaliers, dans un ascenseur, tu peux pas, c'est clair, c'est pas possible.
'''Dino''' : À moins que t'aies un téléphone à pièce.
'''Gérard''' : Tte manière, je peux te dire une chose, que dans un ascenseur, tu peux pas prendre ton portable, d'accord ?
'''Calimero''' : Si t'as un téléphone à pièce, comme disait Dino, tu peux appeler, hein.
'''Crevette''' : Je pense que j'appellerais pour foutre un peu le bordel dans l'immeuble, mais c'est tout.
'''Calimero''' : T'as déjà vu une crevette téléphoner, toi ?
'''Fantômette''' : Oui, moi, j'appelle de l'ascenseur ou des escaliers, ça dépend des machines, si c'est à sous ou bien à carte.
'''Gérard''' : Ah, bah, dans un ascenseur, t'as déjà vu des machines à sous ou à carte ?
'''Fantômette''' : Non, le téléphone, s'il faut mettre des pièces ou la carte.
'''Gérard''' : Non, mais dans un ascenseur, t'as déjà vu des machines... T'as déjà vu ça ? Tu me diras où.
'''Fantômette''' : Bah, dans l'immeuble où j'habite.
'''Manu''' : Il paraît que dans l'Empire State Building, aux Etats-Unis, il y a des cabines dans tous les ascenseurs. ''[Gérard soupire, dégoûté]''. Ah, c'est vrai, je suis désolé.
'''Serviette''' : Ouais, bah, moi, je téléphone d'une cabine téléphonique.
'''Tulipe''' : Non, moi, je peux pas t'appeler avec mon portable parce que...
'''Phildar''' : Il est pas rechargé ?
'''Tulipe''' : Mon téléphone, il est toujours en dérangement.
'''Crevette''' : Ah, mais c'est hors sujet, là.
'''Gérard''' : Non, mais téléphonez-vous d'un ascenseur ou autre, ou monte-charge. Tu peux très bien avoir un portable sur toi pour téléphoner d'un ascenseur ou dans une cage d'escalier ou dans un monte-charge.
'''Manu''' : Ou autre.
'''Dino''' : Appelez pas d'un monte-charge avec un portable. Ça peut vous ruiner le cerveau.
'''Calimero''' : Ça va péter à la gueule.
'''Gérard''' : Eh tu restes poli, celui qui dit ça, d'accord ? D'accord, Dino ? Alors, donc, il y a, d'après ce que j'ai... j'ai ça sous les yeux. 20% téléphonent... ''[bruit de clavier téléphonique]''. Bon, là, ça commence à bien faire, celui-là. 20% téléphonent avec un portable. 10% téléphonent avec un téléphone avec fil et portabe.
'''Calimero''' : Portable, le.
'''Serviette''' : Il y a un L. Entre le B et le E, il y a un L.
'''Gérard''' : Et entre ta chatte et ma bite, il y a quoi ?
'''Phildar''' : Ah, bah, il y a une différence.
'''Calimero''' : Oh, les gros mots, les insultes.
'''Manu''' : Elle n'est pas grande, la différence, mais il y en a une, quand même.
'''Gérard''' : Donc, 30%, ça dépend qui l'appelle. Et 40% ne téléphonent que dans les monte-charge à cause du poids du téléphone. Alors, là, je voudrais bien savoir le petit con qui a été mettre ça, parce que...
'''Phildar''' : Je ne sais plus comment il s'appelle, mais on l'avait interviewé dans la rue, oui.
'''Gérard''' : Alors, donc, on va faire la huitième. Parce qu'il me reste encore un petit quart d'heure.
'''Phildar''' : Bah, tu vas la poser, la huitième, et puis on va mettre un petit disque.
'''Gérard''' : Trouvez-vous qu'il n'y a pas assez d'ascenseurs dans les cités, donc on va s'écouter... La vie à deux, c'est mieux quand on est seul avec quelqu'un qui pue.
''[Musique]''
'''Gérard''' : Et voilà. Et voilà. Donc, c'est la suite et la fin des débats de Gérard. On récupère Tulip. Quel numéro ? Martin. Crevette. Fantômette. Serviette. Et à la place de Merle, n n'a personne, hein.
'''Manu''' : Ben non, j'ai pas trouvé de fille au standard.
'''Gérard''' : OK, c'est bon. C'est bon, c'est bon, c'est pas grave. Donc, alors, trouvez-vous qu'il y a moins de... qu'il n'y a pas assez d'ascenseurs dans les cités, donc on va demander à Kelnuméro ?
'''Calimero''' : Bon, mais elle vient d'où, cette question, là ?
'''Gérard''' : Elle vient d'où ? Ben, tu demanderas à Phildar, c'est lui qui a...
'''Phildar''' : Ah non, non, c'est pas moi, c'est pas moi.
'''Calimero''' : C'est toujours les autres !
'''Manu''' : C'est la tienne, celle-là.
'''Calimero''' : Eh, de toute façon, je vais te dire une chose, si c'est lui, ça veut dire que tu fais pas ton travail toi-même. Donc, c'est pas mieux.
'''Gérard''' : Et alors... J'ai le droit de venir le mardi pour savoir si les questions plaisent, OK ?
'''Calimero''' : Ouais, mais si on fait ton travail à ta place et que...
'''Phildar et Manu''' : C'est pas grave ! C'est pas grave, on va essayer de répondre.
'''Calimero''' : Alors, oui, dans « Les Cités d'Or », non, il n'y avait pas d'ascenseurs à l'époque.
'''Gérard''' : D'accord. Martin ?
'''Martin''' : Oui, ben moi, les ascenseurs, je trouve que c'est une espèce en voie de prolifération. Il faut vraiment stopper leur progression avant qu'ils n'envahissent toute la Terre. Donc : moins d'ascenseurs dans les banlieues, s'il vous plaît. Il y en a trop.
'''Gérard''' : Non, attends. Non. Crevette ?
'''Crevette''' : Ouais, ben Crevette, moi je dis qu'il en faut plus parce que, comme ça, on peut taguer partout dedans.
'''Fantômette''' : Écoute, moi je suis d'accord avec le garçon qui dit qu'il y en a marre des ascenseurs.
'''Martin''' : C'est Martin qui dit ça.
'''Fantômette''' : Bon, Martin, je suis d'accord avec Martin parce qu'il y en a marre des ascenseurs. Il faut arrêter le phénomène.
'''Martin''' : Moi aussi, je t'aime.
'''Serviette''' : Je m'en fous.
'''Gérard''' : Ah bon ? Et pourquoi tu t'en fous ?
'''Serviette''' : Bah, parce que je me suis pas posé la question et je m'en fous.
'''Gérard''' : Et Tulipe ?
'''Tulipe''' : Oui, je pense qu'il n'y a pas assez d'ascenseurs dans les cités parce que, dans les vieux immeubles, il n'y a pas d'ascenseurs. Et puis c'est gênant pour les personnes âgées quand elles reviennent avec des courses.
'''Serviette''' : Elles ont qu'à aller à la maison de retraite !
'''Gérard''' : Attends ! Qui c'est qui vient de dire ça ? Ouais, mais attends, Serviette ! Je vais te dire une chose, t'as quel âge, s'il te plaît ?
'''Serviette''' : J'ai 24 ans. Mais dans les maisons de retraite, il y a des ascenseurs.
'''Gérard''' : Ouais, mais attends ! Pourquoi tu réponds comme ça à Tulipe ? Moi, je vais te dire une chose : c'est que les personnes âgées ont le droit de prendre l'ascenseur comme tout le monde, d'accord ?
'''Martin''' : Ah, et il y a les gendarmes de Suresnes sur la une, là !
'''Gérard''' : Ouais, toi, tu vas dégager tout à l'heure. Tu vas voir les gendarmes de ta sœur tout à l'heure !
'''Tulipe''' : Il y a aussi des personnes qui aiment bien rester chez elles, les personnes âgées.
'''Martin''' : Ils sont chez M. Cousin !
'''Gérard''' : Alors toi, tu dégages. Bonne nuit. Bonne nuit pour celui-là.
'''Manu''' : Faut manger un couscous, il a dit !
'''Gérard''' : Ah non, mais je veux pas savoir qui c'est. Tu le dégages. Donc, Serviette, moi je vais te dire une chose : dans ce cas-là, le jour où tu verras une personne âgée avec un caddie, avec des courses, tu ne l'aideras pas à monter jusqu'à chez elle ?
'''Serviette''' : Elle se démarde !
'''Gérard''' : Attends, alors Serviette, je vais te dire une chose...
'''Crevette''' : Je la pousse !
'''Gérard''' : Non, non, attendez, attendez !
'''Calimero''' : Les cartes vermeil, il y en a trop.
'''Gérard''' : Bon, ben, vous me laissez finir ? Alors, Serviette, je vais te dire une chose : t'as pas de cœur pour les personnes âgées. Alors prends leur place, et tu verras comment que tu vas te faire jeter par les gens plus jeunes !
'''Serviette''' :Tu verras quand tu seras vieux.
'''Gérard''' : Pour l'instant, j'ai 35 ans et jusqu'à maintenant, c'est bon.
'''Phildar''' : Gérard, t'as déjà aidé une personne âgée à monter son caddie dans l'ascenseur ?
'''Manu''' : Oui, il l'a ramené chez lui, le caddie ! Bravo.
'''Gérard''' : Non, moi j'ai aidé des personnes âgées. Attends, Fantômette s'il te plaît, je réponds à la question à Phildar. Oui, j'ai aidé des personnes âgées à monter leur caddie. Oui.
'''Fantômette''' : J'ai une question à poser à Tulipe. Je voulais te demander, Tulipe : dans quel sens tu penses que les personnes âgées ont le droit de monter dans l'ascenseur avec du cœur ? Explique-moi.
'''Gérard''' : Non, mais attends, c'est moi qui te réponds. Dans quel sens tu veux dire "avec du cœur" ?
'''Tulipe''' : C'est parce qu'elle est cardiaque, ça doit être ça.
'''Fantômette''' : Voilà, c'est ça ! Ben voilà. Il faut l'aider, sinon elle va avoir une crise cardiaque. Voilà, c'est ce que je lui demande. Alors, dans quel sens tu penses faire monter les gens dans l'ascenseur avec du cœur ?
'''Crevette''' : En la poussant dedans.
'''Tulipe''' : Non, c'est pas ça. Mais disons que les personnes âgées, pour aller prendre l'ascenseur, il n'y a pas beaucoup de marches à monter. S'il y a trois-quatre marches, elle peut prendre les trois-quatre marches et puis prendre l'ascenseur après.
'''Calimero''' : Tulipe, je peux te poser une question ? C'est Calimero.
'''Tulipe''' : Oui ?
'''Calimero''' : Est-ce que je pourrais te rempoter ? Parce que j'ai l'impression que ça a besoin d'un rempotage.
'''Gérard''' : Alors, Kelnuméro !
'''Phildar''' : Quel numéro t'es, toi ? Quel numéro ?
'''Manu''' : C'est la ligne 3 sur mon standard.
'''Gérard''' : Quel numéro ? Tu vas... la 3 ? Tu retournes à la 3 et tu retournes chez toi ! Tu ne finiras pas les débats. Merci, salut. Salut, Kelnuméro. Salut, salut, salut...
'''Manu''' : C'est pas grave, on enchaîne. On enchaîne, on enchaîne. Si, c'est Gérard qui commande ! On enchaîne.
'''Gérard''' : C'est qui, pour finir, qui veut me poser une question vite fait, là ?
'''Martin''' : C'est Martin. Je me demandais ce que tu pensais des immeubles où il n'y avait que des escaliers et des handicapés qui circulent avec des fauteuils roulants. Comment ils font, à ton avis ?
'''Gérard''' : Justement, là, c'est une très... Non, non, attendez ! Vous me laissez répondre à la question de Martin. Je peux te dire une chose : j'ai subi ça. Et pour moi... Tu permets ? Celui qui veut répondre à ma place, s'il veut prendre mes débats, il le dit ! Il vient voir le chef tout de suite, d'accord ? Alors maintenant, vous allez vous calmer. Donc, Martin, moi j'ai vécu ça. Mais je peux te dire une chose : c'est que c'est pas tellement... ''[quelqu'un siffle un air]''.
'''Calimero''' : C'est quoi ça, déjà ?
'''Gérard''' : Bon Crevette et Kelnuméro, vous dégagez !
'''Crevette''' : Non, j'ai rien fait ! Attends, non mais oh !
'''Manu''' : Non, j'avais une réponse à la question : moi, je les ai vus passer par la fenêtre.
'''Gérard''' : Non. Moi, je peux te dire une chose : une personne qui est handicapée avec un fauteuil roulant, si t'as pas de voisin à côté pour l'aider à descendre, eh bien... Elle est bien emmerdée !
'''Martin''' : Mais c'est fini maintenant.
'''Gérard''' : Oui, peut-être c'est fini, mais j'ai eu des problèmes. C'est tout. C'est tout, c'est tout. Ça y est, c'est terminé. Donc conclusion, Kelnuméro, ta conclusion du deuxième débat.
'''Phildar''' : C'est Calimero, pas "quel numéro", Gérard.
'''Calimero''' : Donc, moi je voulais dire que t'as quand même oublié de parler d'une chose : c'est qu'il y a quand même une autre solution pour les personnes âgées et pour les ascenseurs, c'est qu'elles peuvent descendre en rappel le long du mur avec le fauteuil. Il n'y a pas de problème.
'''Serviette''' : Non, mais il y a un trou pour passer le cercueil de toute façon.
'''Gérard''' : D'accord, c'est bien. Merci à toi et à la prochaine. Martin ?
'''Martin''' : Oui, moi je trouve que les ascenseurs, c'est bien, mais en abuser, ça craint.
'''Gérard''' : Comment ?
'''Martin''' : Un ascenseur, c'est bien, mais en abuser, ça craint. Et une autre chose qu'on aurait pu aborder aussi, c'est le fait que les ascenseurs jeunent. Quand ils sont jeunes, si tu veux, ils ont plein de boutons, ils ont de l'acné. Et au fur et à mesure qu'ils vieillissent, ils ont de moins en moins de boutons.
'''Manu''' : C'est sûr !
'''Manu''' : Mais plus de rides.
'''Gérard''' : Et Crevette ?
'''Crevette''' : Oui ? Donc, moi ce que je peux dire, c'est que, en fait, Laura Clanvec avait dit par rapport à ce sujet : « J'entends une vague aux eaux rouges, une vague à l'écume noire ». Ça s'adapte à la conclusion.
'''Gérard''' : Oui, d'accord. Eh bien, alors, bonne nuit.
'''Fantômette''' : Écoute, Gégé, en fait, un débat intéressant. Donc, nous avons monté, nous avons descendu l'ascenseur et les escaliers. Nous avons fait de l'exercice physique et un débat très intéressant. Je t'embrasse, j'embrasse Ringo et toute l'équipe.
'''Serviette''' : Oui. Pour moi, je dis que l'ascenseur, c'est une belle invention et que c'est le meilleur ami de l'homme.
'''Gérard''' : Donc, Tulipe ?
'''Tulipe''' : Bah, écoute, oui, c'était un débat très intéressant et je pense qu'ils devraient faire plus d'ascenseurs sur les vieux immeubles.
'''Gérard''' : OK. Moi, je peux vous dire que c'est bizarre parce que j'ai remarqué une chose par rapport à mon équipe : c'est toujours le deuxième qui marche le mieux. Donc, je voudrais que la semaine prochaine... J'ai pas encore les thèmes du débat, donc dès que je les aurai, je vous en ferai part.
'''Phildar''' : Ça veut dire quoi, Gérard, ce que tu viens de dire, là ?
'''Gérard''' : Ben, ça veut dire que la semaine prochaine, je voudrais que les deux débats se passent comme le deuxième. Pas que le premier... il foire et que le deuxième se passe le mieux. Donc, sur les ascenseurs, ma conclusion : je pense que les ascenseurs, c'est fait pour tout le monde, donc pas uniquement pour les personnes âgées ou autres. C'est fait pour tout le monde. Sinon, ben, qu'est-ce que je peux vous dire d'autre là-dessus ? Pas grand-chose. C'est qu'on a pas assez le temps pour faire toutes les questions, parce qu'on a été pris par le temps. Et les auditeurs, vous n'avez pas été tellement corrects. Par contre, il y a un coup de gueule que je vais passer, et ça, il me reste encore une minute pour le faire. ''[Pris par une violente quinte de toux]''.
'''Manu''' : Ouais, ouais ! C'est bien, les coups de gueule, hein.
'''Gérard''' : Excusez-moi. Moi, je tiens à vous dire une chose : c'est que les auditeurs, du lundi au jeudi, je vous en prie, quand vous appelez le standard, ne dites pas que Manu c'est un enculé, que Gaelle c'est ce que ce ça soit, et que Max c'est un connard. Parce que dans ce cas-là, vous allez vous démerder ! Alors, trouvez-nous des débats potables, pas des conneries. Parce que ça, j'en ai ras-le-bol de l'entendre !
'''Manu''' : Merveilleux, merveilleux ! Bravo !
'''Gérard''' : Ça, c'est toutes les semaines. Et ça, toutes les semaines, on commence à en avoir ras-le-bol. Alors, à chaque fois, Max il s'arrête à une heure à cause de vous. Alors, il finit à deux heures. Alors, je vous en supplie : trouvez des trucs sérieux. Là, vous allez retrouver Manu... non, Rousseau ! Rousseau, pardon, pour « La Nuit Sans Pub ». Et demain, vous allez retrouver Lorenzo à partir de 6 heures... Le Doc, il paraît que...
'''Phildar''' : Le Doc fait le matin ?
'''Gérard''' : Non, non, il ne fait pas le matin, le Doc. Non, il fait à partir de 20 heures. Mais j'ai entendu dire que...
'''Phildar''' : Que je me casse. Voilà.
'''Manu''', ''[affolé]'' : Non, non, on n'a rien entendu du tout. On abrège, on abrège ! Non, le disque !
'''Gérard''' : J'ai vaguement entendu un petit truc, mais ce n'est pas grave, je demanderai à mon chef.
'''Phildar''', ''[espiègle]'' : T'as entendu quoi, Gérard ? ''[un échange de signes s'amorce où Gérard fait comprendre qu'il a eu écho de départs prochains. Phildar rit, gêné]''. Hein ? J'en sais rien.
'''Gérard''' : Je ne sais pas ce que j'ai entendu dire.
'''Phildar''' : Mais non, le Doc n'est pas viré. Bon, alors tu termines ?
'''Gérard''' : Et puis demain soir, vous allez retrouver Max et le Star System. Donc demain soir, je vais écouter.
'''Phildar''' : Rebalance un petit ultimatum...
'''Gérard''' : ...à minuit, vous allez avoir le résumé de ce soir. Mais trouvez des sujets valab ! Et n'oubliez pas qu'il y a la Loco, j'y serai. Bonne nuit à tous et à la semaine prochaine !
== Le débat sur les étoiles ==
=== Contexte ===
En cette mi-mars, les semaines se suivent et se ressemblent. Gérard reste confronté à ses démons, Sandy tente de le calmer, mais il devient difficile à vivre. Se croyant un peu au-dessus de son rôle réel, il devient pénible pour l'équipe et son hébriété fréquente n'aide pas. Sa légèreté et sa naïveté l'ont amené, la semaine dernière, à révéler des secrets de la radio, dans sa grille à venir, ce qui n'aide pas à apaiser Max.
Dans l'avant-débat, Gérard reprend sur la base de la semaine d'avant, critiquant les auditeurs et la libre antenne de Max. On retrouve le courrier,le sketch du départ de Gérard, les statistiques, qui échauffent bien l'animateur. Concernant Max, il fait monter un peu la pression, reprochant à Gérard de ne pas faire ce qui lui est demandé, de ne pas travailler, de se prendre trop au sérieux. Gérard, gêné, puéril, botte en touche et compense en hurlant sur l'équipe et son travail. Celle-ci, agacée, répond en expliquant, presque réellement, le fonctionnement technique du standard.
On retrouve le projet de mariage, ramené au 20 juin. Gérard, naïf, associe Max au mariage, voire à la future parentalité dont il rêve. Reste que Max semble un peu gêné d'être autant associé à l'intimité de Gérard, mais dépasse cela par le sketch de Gérard sur ses invités, excluant l'équipe et les auditeurs.
Sur le débat lui-même, il est fort à parier que le thème soit inspiré par Max lui-même ou par Nicolas. Un autre débat était prévu, sur le tourisme. Mais comme rien n'est simple avec Gérard, ce débat n'aura pas lieu. Parce que oui, ce soir en particulier, Max et son équipe ne supportent plus l'animateur et il interrompra son premier débat, pour ne pas reprendre et être expulsé. Ivre, il faut aussi bien dire qu'il manque de cohérence et de patience lui-même. Il ne devra son retour qu'à une intermédiation de Sandy, active et aidante, illustrant la force que donne l'amour, mais qui n'interviendra pas tout de suite. Ce soir est donc plutôt un soir de chute, Gérard étant pris face à ses démons, son alcoolisme, son malêtre. Et il dérape, comme il l'avait fait en novembre 1997, face à une équipe qui, cette fois, participe de cette chute et l'assume. Mais ce dérapage, en vérité, aura lieu essentiellement hors antenne, l'animateur semblant presque sous contrôle en direct. Par contre, de manière évidente, il n'a pas écrit les questions, dont on reconnaît le style de Nicolas, et il ne les comprned pas. C'est peut-être ce qui explique, d'ailleurs, son souhait d'arrêter le débat rapidement, même s'il prétexte le travail de l'équipe et la qualité des auditeurs.
=== Les personnages ===
* Franck Bargine : Max
* Gérard Cousin : Gérard
* Olivier BOUCHET : Olivier de la pro
* Phildar et Manu
* Rita : Vega
* Tony Morestin : Jérôme
* Greg
* Heidi
* Game boy
* Flo
* Marine : Sun puis animatrice de la nuit
* Cyril : Allô
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Ah oui, bonsoir à tous et bonsoir à toutes. Une heure huit, donc vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et toujours 3615, code Fun Radio, rubrique direct. Donc on va partir sur les étoiles, le thème du premier débat, on va accueillir Vega... Par contre, j'aurais bien voulu qu'on me donne, comme il faut, les titres de disques.
'''Manu''' : Je ne le connais pas, Phildar, c'est quoi ?
'''Gérard''' : C'est quoi qu'on vient d'écouter ?
'''Phildar''' : C'était Grand Master Flash avec The Message, Gérard. C'était la version maxi de 7 minutes. A la basse, il y avait Joe DiMambros, je me souviens bien. A la batterie, il y avait Tony Dino. A la gratte, il y avait Jean-Michel Duvivier. C'est un français, super sympa.
'''Tony''' : Et le producteur, c'était qui ?
'''Gérard''' : Le producteur, toi, tu vas commencer par te calmer, d'accord ?
'''Manu''' : Ce serait bien que tu répètes tout ça, Gérard.
'''Gérard''' : Non mais, donc, vous venez d'écouté ce que Phildar vient de nous dire,...
'''Phildar''' : Je répète, le batteur, c'était Tony DiMambros.
'''Gérard''' : Oh, Phildar ! Phildar, tu vas te calmer, parce que sinon, tu vas...
'''Manu''' : Le bassiste, c'était qui ?
'''Gérard''' : T'en es sûr de faire le standard jusqu'au bout ?
'''Phildar''' : Je ne crois pas, c'est toi qui vois.
'''Manu''' : Tu fais la réa après, Phildar, toute façon.
'''Phildar''' : Allez, on continue.
'''Gérard''' : Donc, on accueille Vega, bonsoir. Jérôme. Greg. Heidi !
'''Heidi''' : Oui, bonsoir, Gérard.
'''Gérard''' : Alors, réveille-toi, s'il te plaît. Merci.
'''Heidi''' : Oui, mais si tu prononçais mon prénom correctement.
'''Gérard''' : Oui, ben... Pour l'instant, moi, j'annonce comment on est marqué, ok ? Game Boy. Et Flo.
'''Flo''' : Salut, Candy.
'''Gérard''' : Non, Sandy, elle n'est pas là. Et Sandy, elle vous emmerde. Bon, là, ça ne va pas commencer, Manu ! Bon, moi, j'arrête.
'''Manu''' : Je règle, je règle.
'''Jérôme''' : Manu, il apprend, il apprend petit à petit.
'''Gérard''' : Attends, déjà, si ça ne te plaît pas, toi, tu vas dégager. D'accord, et Manu, tu ne vas pas commencer ta merde. OK ? Le premier, c'est sur les étoiles. ''[bruit d'une bouche qui souffle dans une paille]''Bon ben commencerzcomme ça, et vous allez voir comment ça va faire tout à l'heure. Vas-y. Alors, Phildar, tu...
'''Phildar''' : J'attends, j'attends, j'attends qu'il le refasse.
'''Gérard''' : Ah, ouais, ouais. Ouais, tu vas attendre qu'il le refasse. Moi, tu ne vas pas attendre longtemps avec moi, d'accord ? Parce que tu ne vas pas faire partie de l'équipe longtemps. Donc, connaissez-vous le nom des étoiles ?
'''Game boy''' : Alors, moi, j'en connais quelques-unes.
'''Jérôme''' : Moi, Jérôme, j'en connais, moi. Sharon Stone, Jackie Colson.
'''Gérard''' : Ouais, Sharon Stone, et pourquoi pas la main de ma sœur dans la culotte d'un zouave... D'accord ? ''[musique très faible]''. Merci pour celui qui a la musique derrière. C'est bien, parce qu'il y a un petit larsen, mais ça commence à bien faire.
'''Phildar''' : Non, je crois que c'est un portable.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais attends, les portables, moi, je vais faire comme Max. Aucun portabe dans les débats.
'''Jérôme''' : Portable, portable. Il y a un L entre le B et le E.
'''Gérard''' : Ouais, ta connerie, elle a quoi dans la tête ? Rien, donc, si c'est toi qui joues avec un portable, tu déconnes.
'''Jérôme''' : Bon, quels sont les noms des étoiles ?
'''Gérard''' : Ben, pour l'instant, tu vas te calmer, d'accord ?
'''Vega''' : Je peux te poser une question ? Qu'est-ce que t'as mangé à dîner ce soir, là ? Qu'est-ce que t'as bu, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Qu'est-ce que ça peut te foutre ?
'''Vega''' : Ben, comme ça, une question.
'''Gérard''' : C'est qui ton nom ?
'''Vega''' : C'est Vega.
'''Gérard''' : Alors, Vega, tu dégages. Bonne nuit. Allez, hop, ça commence.
Vega, tu la sors.
'''Phildar''' : D'accord, Gérard.
'''Jérôme''' : Et Gérard, qu'est-ce que t'as mangé pour accompagner le pinard ?
'''Gérard''' : Toi aussi, c'est pareil. Non, mais allez-y, continuez, parce que j'ai l'impression que ça va vite se terminer ce soir. Vous allez vous calmer. Donc, Greg ? GREG ! Tu te réveilles ou quoi ?
'''Greg''' : Qu'est-ce que t'as ?
'''Phildar''' : Gérard, qu'est-ce qu'il se passe ?
'''Gérard''' : Non, non, attends, Phildar, s'il te plaît. Moi, je commence pas un débat où les mecs, ils sont à moitié endormis.
'''Greg''' : Mais il y a Phildar qui me parle.
'''Phildar''' : Non, parce que là, j'étais en train de lui dire hors antenne que ça va être à lui qu'il faut qu'il réponde bien à tes questions. Donc, vas-y, tu peux lui poser maintenant, il va t'écouter.
'''Greg''' : Vas-y, je t'écoute.
'''Gérard''' : Non, mais il y a un portabe et les portabes, j'aime pas.
'''Phildar''' : J'essaie de le trouver, continue.
'''Gérard''' : Alors, Jérôme. ''[silence. Gérard s'apprête à jeter son casque et se lever]'' Bon, ben moi...
'''Phildar''' : Mais Gérard, parle !
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, Phildar.
'''Phildar''' : Qu'est-ce qu'il se passe ? Oh là là, tu commences mal, Gérard, encore ce soir.
'''Gérard''' : Oui, je commence mal ? Il faudrait peut-être mettre tout le monde en R.
'''Phildar''' : Mais ils sont en R, ils attendent tes questions.
'''Manu''', ''[montrant la table de mixage à Gérard]'' : C'est rouge, là, ils sont en R, Gérard.
'''Gameboy''' : Bon, alors... Bon, alors, moi, je connais trois étoiles. Je connais l'étoile La Grande Ours, tu la connais ?
'''Gérard''' : Non.
'''Gameboy''' : Non ? L'étoile du Berger, tu la connais ? Ouais, tu vois où elle se situe, un peu ?
'''Gameboy''' : Non, mais vas-y, dépêche-toi.
'''Gameboy''' : Et puis, je connais une étoile qui est dans ma classe, ça s'appelle Estelle. Et tu sais ce que ça veut dire, Estelle ? Ça veut dire étoile, aussi. Et voilà, il n'y a que celles-là que je connais.
'''Gérard''' : D'accord. Eda ?
'''Heidi''' : Ben, moi, c'est l'étoile des Grands Ours, pardon. Et celle du Berger, à peu près, c'est tout. Sinon, ouais, comme Gameboy, quoi.
'''Gérard''' : Ah ben, faut pas... essayez de trouver d'autres solutions que les auditeurs disent en premier, hein, d'accord ?
'''Greg''' : Ouais, Greg ? Ouais, moi, l'étoile de mer.
'''Gérard''' : C'est tout ? Alors, Greg, tu vas pouvoir retourner chez toi, bonne nuit. Flo ?
'''Phildar''' : Donc, non, justement, Florent, c'est celui qui avait le portable, donc je lui ai dit, désolé, il faut que tu raccroches, parce qu'il n'a pas d'autre téléphone. Donc, j'essaie de trouver quelqu'un à la place de Flo.
'''Gérard''' : Alors, Vega ?
'''Vega''' : Euh, oui, euh... Oui, je connais des étoiles interstellaires. Donc, euh... Vénus.
'''Gérard''' : Et après ?
'''Jérôme''' : Il n'y a pas d'étoile terrestre ?
'''Vega''' : Vénus, et puis, euh... Qu'est-ce qu'il y a ? Je crois qu'il y a la petite ours Et, euh... Et puis, euh... La grande étoile, je crois.
'''Gérard''' : C'est-à-dire ?
'''Vega''' : C'est une étoile qui se trouve dans l'univers intergalactique, qui s'appelle la grande étoile, c'est tout.
'''Gérard''' : D'accord. Euh, Jérôme ?
'''Jérôme''' : Ouais, moi, je connais pas beaucoup, je connais Castor, Pollux. Je connais les constellations, euh... Bah, d'étoiles, parce que je regardais quand j'étais petit, les Chevaliers du Zodiac. Mais sinon, euh... Voilà, c'est tout.
'''Vega''' : Et toi, Gégé ?
'''Gérard''' : Euh... Euh... Vega, tu vas déjà commencer à te calmer, d'accord ?
'''Jérôme''' : Attends, elle peut pas te poser une question ?
'''Gérard''' : Non, mais pour l'instant, moi, je vais vous répondre. Personne n'a été capable de me dire, euh... L'étoile filante, euh... Mars...
'''Greg''' : C'est pas vraiment une étoile, Gérard, hein, l'étoile filante.
'''Gérard''' : Ah, c'est pas une étoile, euh... C'est pas une étoile ?
'''Greg''' : C'est une marque de stylo, hein.
'''Gérard''' : Ah, oui, l'étoile filante, c'est une marque de stylo, abrouti. Bon, passons.
'''Jérôme''' : Y a quoi comme étoile, encore, Gégé ?
'''Gérard''', ''[à Phildar]'' : Oh, tu prends pas des gamins de 14 ans, hein, pour les débats.
'''Manu''' : Comme t'es grillé, Phildar.
'''Phildar''' : Qu'est-ce que je fais ? Il dort pas, qu'est-ce que je fais ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, tu vas te réveiller, d'accord ? Parce que là, on va pas commencer, on est déjà à la première question, et apparemment, ça commence déjà à foutre la merde. Alors, euh... Il est 1h16. Je préviens tout de suite que, si c'est le bordel, il n'y aura qu'un débat. Donc, euh, l'étoile filante, c'est une étoile, je suis désolé. Euh, Mars, c'est une planète.
'''Vega''' : Oh, bah, une planète est une étoile, hein, Gégé.
'''Gérard''' : Oui, bah, dans ces cas-là, Vénus. Vénus, c'est quoi ?
'''Vega''' : Bah, c'est une étoile.
'''Gérard''' : Hum, et c'est une planète. Euh, Neptune. Aussi.
'''Vega''' : Vas-y, continue, y en a 12 encore.
'''Greg''' : Hé, Gégé, y a le soleil aussi, hein, parce qu'il brille.
'''Vega''' : Vas-y, continue. Vas-y.
'''Gérard''' : Non, mais, euh, allez-y, euh...
'''Vega''' : Non, mais moi, je me souviens plus, alors, vas-y, dis-moi.
'''Gérard''' : Non, mais attends, toi, déjà, tu vas te calmer, parce que tu vas pas commencer à couper la parole aux auditeurs quand on parle, d'accord, Véga ?
'''Greg''' : Y a personne qui parle.
'''Jérôme''' : Alors, elle a le droit de parler, non ?
'''Gérard''' : Euh, si ça vous plaît pas, je vous préviens d'une chose, si ça vous plaît pas, ça va être pareil. Vous allez gerber.
'''Jérôme''' : C'est quoi, ta deuxième, là ?
'''Gérard''' : Bon, déjà, Greg ou Jérôme, vous allez dégager.
'''Manu''', ''[à Olivier, rentré dans le studio en coup de vent]'' : Sur la plage 10, dans un boîtier ? Ok.
'''Gérard''' : Non, mais, euh, c'est bon, vous vous calmez un peu, là, tous les deux, là, entre Manu et Olivier, d'accord ?
'''Jérôme''' : Il est où, Olivier, au fait ?
'''Vega''' : Il faut appeler Max à la rescousse, hein.
'''Jérôme''' : Question numéro 2 ?
'''Vega''' : Question numéro 2, s'il te plaît ?
'''Greg''' : On attend.
'''Gérard''' : Oh, vous allez pas commencer à me prendre la tête, parce que c'est moi qui commande, et moi, je vais vous gerber vite fait.
'''Vega''' : Oui, mais on attend tes questions.
'''Gérard''', ''[explose]'' : Attends, Véga, tu vas la fermer, d'accord ?
'''Vega''' : Non.
'''Gérard''' : Non, bah, alors, tu dégages. Et hop ! Tu me dégages, Véga, pour de bon.
'''Phildar''' : Ah bon, qu'est-ce que j'en fais ?
'''Gérard''' : Hop, tu la vires. Tu la vires, je... Elle repasse pas sur un autre nom. Hop, bonne nuit à toi, Véga. Non, non, mais tu la vires complètement, celle-là. Alors, euh... Quelles sont les pla... Les pla... Les planètes les plus proches du Soleil ?
'''Greg''' : Ouais, Greg. Mercure. Et puis, la terre.
'''Jérôme''' : La terre, c'est en trois.
'''Greg''' : Et en deux, c'est quoi ?
'''Gérard''', ''[fusillant Phildar du regard et n'écoutant pas]'' : Attends, attends, attends. Euh, Phildar. Soit tu me dégages des gens proprement au standard, ou tu dégages, toi.
'''Phildar''' : Qu'est-ce que j'ai fait ?
'''Greg''' : Ne gueule pas, Gérard.
'''Jérôme''' : Vas-y, occupe-toi de ton débat, là.
'''Gérard''' : Attends, vous allez pas commencer à me casser les burnes, OK ?
'''Phildar''' : Gérard, qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a ?
'''Gérard''' : Tu vires, Véga, pour de bon.
'''Phildar''' : Mais elle est partie.
'''Gérard''' : Sinon, moi, je demande à Marine de venir faire le standard.
'''Phildar''' : Mais je te dis qu'elle n'est plus là.
'''Jérôme''' : Complètement parano.
'''Phildar''' : Bon, c'est pas grave. Vas-y, Gérard, continue.
'''Gérard''' : Si c'est parano, vous allez voir comment ça va faire, tout à l'heure. Vous allez voir. Il n'y aura qu'un débat.
'''Jérôme''' : Je m'en fous, j'irai me coucher, plus tôt.
'''Gérard''' : Bon, alors, toi, tu vas te calmer, aussi.
'''Heidi''' : Heidi, je peux répondre ? Alors, Mercure, Saturne, Mars, Jupiter, la Terre... En cinq, peut-être ?
'''Gérard''' : Et après ? Non, mais il y en a hein...
'''Heidi''' : Je les connais pas toutes, hein.
'''Gérard''' : Non, mais quelles sont les planètes... Les planètes, les plus proches du Soleil, je crois que... On en a, on en a. Il y en a quand même pas mal.
'''Heidi''' : Bon, ben, vas-y, on t'écoute.
'''Jérôme''' : Il y avait aussi... C'est Jérôme. Il y avait aussi Gougou Dja, mais elle a brûlé parce qu'elle était trop près.
'''Gérard''' : Bon, Jérôme, tu dégages, bonne nuit.
'''Jérôme''' : Mais c'est vrai, c'est scientifique. ''[Olivier rentre dans le studio et s'asseoit près de Phildar, devant le standard]''.
'''Gérard''' : Non, non, attends, Olivier. Olivier, s'il te plaît. Non, non. Olivier, je te dis, on a un deuxième débat. Non, non, non, non, non.
'''Phildar''' : J'ai besoin d'aide, j'arrive pas à trouver des filles.
'''Gérard''' : Non, non, alors Marine.
'''Phildar''' : Non, mais pas des filles pour faire le standard. Au standard.
'''Jérôme''' : On pourrait parler de Gougou Dja ?
'''Gérard''' : Bon, ben, continuez comme ça. Moi, ça va aller vite. Je vais arrêter à la deuxième et je vais rentrer chez moi. Comme ça, ça ira plus vite.
'''Greg''', ''[après un soupir de gêne]'' : Bon, troisième question.
'''Gameboy''' : Gérard, j'ai pris mon dictionnaire pour t'aider et j'ai les 20 étoiles les plus brillantes du ciel.
'''Heidi''' : On s'en fout, on est à la Terre
'''Gérard''' : Bon, je sens qu'on va s'envoyer un disque et vous allez réfléchir parce que là, ça commence à bien faire.
'''Gameboy''' : Repose bien la question.
'''Gérard''' : Alors donc, il est une heure vingt, on va mettre un disque et vous allez bien réfléchir.
'''Jérôme''' : C'est trop tôt, c'est trop tôt.
'''Gérard''' : Toi, si ça te plaît pas, tu dégages, d'accord ? Merci. Donc, quelles sont les planètes les plus proches du Soleil ? On va s'envoyer, je vais vous annoncer le titre. C'est Rendez-vous de Jean-Michel Jarre. Donc, c'est sur la Coupe du monde 98.
'''Manu''' : Non, du tout, il y a un truc à faire. Je suis désolé, c'est Max qui vient de me le dire.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non, non, non.
'''Manu''' : Oliver, va chercher Max, s'il te plaît.
'''Phildar''' : Qu'est-ce qu'il y a, Gérard ?
'''Manu''' : C'est une promo qu'il faut qu'on passe.
'''Phildar''' : Bon, bah, vas-y, passe la promo avant, elle dure 30 secondes.
'''Manu''' : Non, il y a un disque après.
'''Olivier''' : Ce que tu fais, c'est que tu mets d'abord le disque et après, tu passes la promo. Continue, Gérard, il faut que tu combles.
'''Gérard''' : Non, mais c'est bon, vas-y, passe ton disque.
'''Manu''' : Mais non, vas-y, continue.
'''Heidi''' : Question numéro 3.
'''Gérard''' : Non, non, pour l'instant, on reste sur la 2 et vous allez vous réveiller parce que je sens que ça ne va pas aller comme ça. Moi, je vais arrêter là, je vais rentrer chez moi.
'''Jérôme''' :Ah, mais t'es de mauvaise humeur aussi, je ne comprends pas.
'''Gérard''' : Ah, je suis de mauvaise humeur, pour l'instant, j'avais demandé au standard qu'on prenne d'autres personnes.
'''Gameboy''' : Gérard, est-ce que Gameboy peut répondre à la question, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Bah, si tu veux, ouais.
'''Gameboy''' : Alors, les étoiles les plus proches du Soleil sont, dans l'ordre, Mercure, Vénus...
''[Phildar parle à Manu, à voix basse et hors micro]''.
'''Gérard''', ''[menaçant Phildar du doigt]'' : Qu'est-ce q'uil y a toi ? Attends, attends, attends, attends, attends, Gameboy. Qu'est-ce qu'il y a, Phildar ? ''[Crescendo]'' Qu'est-ce qu'il y a qui ne va pas ? Qu'est-ce qu'il y a qui ne va pas ?
'''Phildar''' : J'expliquais à Manu comment il devait faire son boulot, c'est tout. Pour que le débat se passe mieux.
'''Gérard''' : Pour l'instant, c'est moi qui commande, d'accord ? Donc, Manu, t'envoies le disque.
'''Manu''' : Dans 2 minutes.
'''Olivier''' : Non, dans 2-3 minutes.
'''Phildar''' : Donc, il faut que tu... On va faire la question, maintenant.
'''Gameboy''' : Vas-y, Gérard, je réponds, après, ils envoient le disque.
'''Phildar''' : Voilà, on va faire ça. Gérard, tu te réveilles ou tu dégages ?
'''Gérard''' : Attends, toi, déjà, vous allez me prendre des gens standards, là. Il y a les 24... ''[explosion]'' Attends, au standard, vous foutez quoi ? De la merde ! Ça commence à bien faire, tous les jeudis.
'''Phildar''', ''[retenant son impatience]'' : Donc, il y a 2 nouveaux candidats à ce jeu magnifique. Il y a Xavier...
'''Gérard''' : 2 nouveaux candidats à ce jeu magnifique. Toi, tu vas dégager. Non, non, c'est bon, Manu, tu mets le disque.
'''Manu''' : Non, on ne peut pas le mettre.
'''Phildar''' : Donc, Xavier... Xavier, 23 ans, de Nulizan. Bonsoir, Xavier. Et Son, 18 ans, de Lyon. ''[pendant cette réplique, Gérard hurle en appelant Max. Ce dernier rentre dans le studio]''.
'''Gérard''' : Non, non, moi, je ne continue pas, j'arrête, tu te démerdes. Moi, j'arrête, je rentre chez moi.
'''Jérôme''' : C'est quoi, le problème ? Pourquoi tu cries comme ça ?
'''Gérard''', ''[hors de lui]'' : C'est tout ! Il ne fout rien ! Non, non, ça ne fout rien ! Ça ne fout rien ! Ça ne fout rien ! Non, non, ça ne fout rien ! Ça ne fout rien, j'arrête !
'''Max''', ''[agacé]'' : Mais t'abuses aussi, Gérard ! Mais si !
'''Gérard''' : Non, mais attends, je demande quelque chose...
'''Phildar''' : Mais non, parce qu'il voulait qu'on envoie le disque. Et comme tu dois mettre la promo...
'''Gérard''' : Non, non, pour l'instant, tout le monde dort. Vous gerbez, vous dégagez. Je veux vous voir.
'''Max''' : Oh, Gérard, t'es chiant. Oh, t'es chiant. Moi, je t'écoute, t'es chiant. Non, t'es chiant, t'es devenu trop dictateur. Tu veux trop ton truc, ça devient n'importe quoi. Donc, il faut que tu te calmes, Gérard.
'''Gérard''' : Non, moi, je ne continue pas comme ça.
'''Max''' : Non, mais nous non plus, de toute façon. Donc, ça tombe bien.
'''Gérard''' : Dans ce cas-là, tu fais ta nuit monologue et moi, je rentre chez moi. Et les deux débats, on les fera la semaine prochaine.
'''Max''' : Ah non, non, il n'y a pas de semaine prochaine. Ça sera à partir du mois de juin. Puisqu'apparemment, t'as décidé... T'es chiant, t'es chiant. Qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est-ce qui se passe ?
'''Gérard''' : Non, mais attends. Pour l'instant, je demande à ce qu'on vire des mecs. Les 24 lignes sonnent. Ils sont en train de me prendre qui, là.
'''Max''' : Mais ça ne sert à rien de faire sonner... Ça ne sert à rien de prendre tout le temps les 24 lignes. Il faut qu'ils se concentrent sur le standard et des gens qu'on a déjà appelés.
'''Gérard''' : Mais attends. Mais il ne fait rien. Quand je demande à quelqu'un qu'il vire, il ne vire pas.
'''Phildar''' : Mais j'ai viré les filles, regarde. J'ai rappelé des nouveaux, là.
'''Gérard''' : Ouais. Tu parles. Xavier, c'est qui ?
'''Phildar''' : Xavier, c'est Xavier, 23 ans, de Mimizan.
'''Gérard''' : Et après ?
'''Phildar''' : Et il y a Sun, une jeune fille de 18 ans qui habite à Lyon.
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, tu vas me reprendre Vega ? Tu leur changes de nom. D'accord ?
'''Phildar''' : Bah écoute, et tu verras si c'est Vega.
'''Gérard''' : Attends, hé ho. Parce que quand je te demande de virer les mecs, les nanas ou les mecs, tu leur dis sur des autres noms. Moi, je ne marche pas.
'''Max''' : Bah oui, mais... Tu t'es fait avoir, donc voilà.
'''Gérard''' : Tu t'es fait baiser la gueule, ce n'est pas bon. Hop, on met deux disques et on reprend après. Si ça se passe bien. Si ça ne se passe pas, on arrête. Et je demande à Marine qui vient de faire le standard.
'''Max''' : D'accord. Par contre, la seule chose que je vais te demander, ce n'est pas de virer des gens, nous on écoute avec la Direction, c'est que dès qu'un mec dit un mot de travers, je crois qu'on avait dit que les gens avaient le droit de discuter, dès qu'ils disent un mot de travers, tu les vires. Donc on passe son temps à virer des gens toutes les deux minutes. Ce n'est pas une usine. On ne peut pas toutes les 30 secondes virer des gens, prendre des gens comme ça. Tu n'es pas non plus un dictateur. On n'est plus à l'époque de César, on n'est pas à l'époque de tout ça. Donc, essaie d'être un petit peu plus tolérant, de demander aux gens de se calmer, mais pas à toutes les deux minutes. Dès que quelqu'un te dit quelque chose, je le vire, j'en veux un autre. Ce n'est pas de la viande.
'''Gérard''' : D'accord. Je veux bien. Par contre, Manu, tu étais à la Réa, qu'est-ce que c'est que ce double son que j'ai entendu ?
'''Manu''' : Il n'y a pas eu de double son.
'''Gérard''' : Non, presque pas.
'''Max''' : Il me semble que non non plus. Je crois que Gérard, là, tu deviens un petit peu parano. Ça ne va plus aller. Je crois qu'on est bon pour la casse... Après, c'est terminé.
'''Gérard''' : Oh mais moi, je m'en fous.
'''Max''' : Moi aussi, parce que non plus... tu me fatigues. Tu me fatigues quand tu inventes des doubles sons, tu inventes des gens, tu inventes un petit peu de tout, n'importe quoi. On va retrouver Gérard d'ici quelques instants pour la suite de ses débats. Moi aussi, je vais faire des réunions pour demander à ce que tu te calmes un peu. Parce que pour une fois que ça se passe bien, c'est toi qui fait que ça ne se passe pas bien. Gérard, à cause de toi, c'est dommage. Dès le début du débat, ça ne se passe pas vraiment bien. On va essayer de remettre les pendules à l'heure pendant le temps d'un petit disque. 0800 70 5000 et 0803 08 5000. Et si samedi soir, vous avez envie de faire quelque chose de fort et de grand, écoutez bien ce qui arrive sur FUNRADIO.
''[Musique]''.
'''Gérard''' : Et voilà, c'était les Daft Punk avec Revolution 909. Et donc, on récupère...
'''Phildar''' : Ce n'était pas ça, Gérard. C'était Rolling & Scratching, tu sais, de la loco.
'''Gérard''' : Ah oui. Comme par hasard, ce n'était pas les Daft Punk, prends-moi pour un con.
'''Phildar''' : Si, mais c'était pas Révolution 909, c'était les Rolling & Scratching.
'''Gérard''' : Oui, mais c'est ça. D'accord.
'''Manu''' : De toute façon, on a tort.
'''Gérard''' : Qui c'est qu'on récupère ?
'''Phildar''' : Donc, on a Sun à la place de Vega. Sun, 18 ans, de Lyon, comme je t'ai dit tout à l'heure.
'''Sun''' : Salut, Gérard. Tu vas bien ? En forme ?
'''Gérard''' : Après, on récupère Jérôme.
'''Jérôme''' : Oui, bonsoir. Ça y est, ça va mieux ?
'''Gérard''' : Greg. Heidi. Gameboy. Et Flo.
'''Gameboy''' : Elle est partie.
'''Phildar''' : Non, mais Flo est parti parce que c'était celui qui avait le portable. Maintenant, c'est Xavier. Xavier, il s'appelle.
'''Gérard''', ''[rendant la fiche à Phildar]'' : Tu me fais la liste. Donc, quelles sont les planètes les plus proches du Soleil ? Gameboy.
'''Gameboy''' : Oui. Alors, je vais te les donner dans l'ordre. La plus près, c'est Mercure. Ensuite, tu as Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton.<ref name="hist32"></ref>
'''Gérard''' : Voilà. Comme moi, j'ai sous les yeux... Bon, moi, j'ai regardé un peu aussi dans le Dico.
'''Gameboy''' : Gérard, t'inquiète pas. Moi aussi, j'ai le Dico sous les yeux.
'''Xavier''' : On a regardé dans le Dico, Gégé.
'''Gérard''' : Non, mais moi, j'ai Terre et Jupiter. Je n'ai pas eu le temps de chercher toutes les planètes parce que je pense qu'on en a beaucoup.
'''Xavier''' : Ah, ben, ya Gameboy qui vient de te les donner.
'''Gérard''' : Oui, ben, je pense que toutes les planètes que tu as citées, Gameboy, je pense qu'à mon avis, c'est les mêmes.
'''Gameboy''' : Oui, à mon avis aussi. On est d'accord.
'''Gérard''' : Et Xavier ?
'''Xavier''' : Ben, qu'est-ce que je te dise de plus ? Il les a données pile poil dans l'ordre. Je ne peux pas rajouter, hein.
'''Gérard''' : Non, mais ça... Oui, mais essayez de me dire si des fois, vous en avez d'autres.
'''Jérôme''' : D'accord, on va les inventer.
'''Gameboy''' : Inventez les planètes.
'''Xavier''' : Tous les plus connus, les autres, on ne les connaît pas.
'''Sun''' : Ben, moi, si tu veux, Gérard, il y a des étoiles géantes, il y a l'étoile de...
'''Gérard''' : Oui, mais par contre... Voilà, tout à l'heure, j'ai demandé, connaissez-vous le nom des étoiles ? Tout le monde me dit, l'étoile pilante, ce n'en est pas une. Mais si, c'est une.
'''Gameboy''' : Elle est très connue, d'ailleurs, Gégé.
'''Phildar''' : Elles sont toutes filantes, les étoiles, non ? À un moment ou à un autre.
'''Sun''' : Ah, non, non, c'est un phénomène lumineux qui est quand même assez restreint, quoi. Ce n'est pas... Ça n'arrive pas toujours, quoi.
'''Gérard''' : Alors, là, une question que je vais poser. Donc, bon, je pense que je vous ai répondu sur la question, là.
'''Sun''' : Ben, on va faire avec.
'''Gérard''' : Ben, toute manière, qu'est-ce que vous voulez que je vous réponde d'autre, comme étoile ?
'''Gameboy''' : Ah, mais Gégé, c'est Gameboy. Tu sais, l'étoile filante, dans mon dictionnaire, c'est une météore. Donc, ce n'est pas vraiment une étoile, en fait, hein.
'''Gérard''' : Oui, mais elle fait partie, quand même, du style d'univers.
'''Gameboy''' : Ouais, c'est sûr. C'est comme l'étoile polaire, quoi.
'''Jérôme''' : Eh Gérard, c'est Jérôme. Il paraît que quand on voit des étoiles filantes, il faut faire des vœux. Mais moi, ça ne marche pas, parce que tu es toujours là.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Jérôme, s'il te plaît. Déjà, Jérôme, tu vas te calmer. Hein ? Parce que j'ai déjà reconnu ta voix. Donc, tu ne t'appelles pas Jérôme, mais tu t'appelles Tony. Voilà. ''[pointant du doigt et fusillant du regard Phildar]''. Donc, qu'est-ce que j'avais précisé, mardi, à la réunion ?
'''Phildar''' : Non, mais il est là depuis le début. On n'a pas...
'''Jérôme''' : J'étais sage, hein. Il faut l'avouer.
'''Phildar''' : Donc, on a dit qu'on rappelle les habituels de temps en temps. C'est ce que je fais.
'''Gérard''' : Ah oui. Mardi, je t'ai dit qu'on rappelait les habituels ? Non, mais attends. Tu te fous de ma gueule ou tu prends le train ?
'''Phildar''' : Non, non. Je ne me fous pas de ta gueule. Je ne prends pas le train non plus.
'''Greg''' : Il prend la locomotive.
'''Gérard''' : Ouais. Tu vas prendre la loco dans les chiottes comme on a l'habitude de me dire...
'''Greg''' : Non, non, non. On ne parle pas des chiottes dans la loco, Gégé.
'''Manu''' : Gérard, excuse-moi. Il y a une question sur Minitel qui t'est directement adressée. C'est Max Biaji qui te demande. Il nous dit que toi, ce que tu connais le mieux, c'est les trous noirs.
'''Gérard''' : Tu vois ? Moi, je te préviens, Manu. Encore une question con comme ça sur Minitel, le Minitel, on le referme. Et je ne fais plus de... Je n'annonce plus de 3615.
'''Manu''' : Donc, je ne lis pas le deuxième de Max Biagy. Ce n'est pas la peine.
'''Gérard''' : Non, ce n'est pas la peine. Si c'est pour dire des conneries comme ça, ça ne sert à rien.
'''Manu''' : Il disait que c'est ta lune qui est la plus proche de la loco, je ne le dis pas.
'''Gérard''' : Non. Alors, donc, l'histoire... Ça, ça commence à me prendre la tête. D'accord ? On est bien d'accord ?
'''Manu''' : OK, je ne referai plus.
'''Gérard''' : Parce que là, cette histoire de là et puis l'histoire de Diana, ça commence à me prendre la tête. C'est bien compris. Combien il y a d'étoiles dans l'univers ? On va demander à Xavier.
'''Xavier''' : C'est gentil de me laisser parler, Gégé. Alors, il y en a, il paraît, 12 653 942.
'''Gérard''' : Non, combien d'étoiles y a-t-il dans l'univers ?
'''Xavier''' : Je viens de te le dire. 12 643 642.
'''Heidi''' : Non moi je l'ai sous les yeux, c'est 100 milliards d'étoiles.
'''Game boy''' : Alors, les scientifiques évaluent le nombre d'étoiles et...
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, attends. Game Boy. Je te préviens, je ne veux pas savoir l'histoire des scientifiques. J'en ai rien à foutre.
'''Gameboy''' : Non, parce que moi, j'ai voulu les compter, mais je me suis endormi, quoi. Donc, ils doit y en avoir une infinité, je présume. On ne peut pas les compter, en fait.
'''Greg''' : Ouais, pareil, des milliards, ouais.
'''Gérard''' : Jérôme ? Disons, Tony ?
'''Jérôme''' : Non, non, appelle-moi Jérôme, je préfère. Plein, plein, plein, je ne sais pas. Bon, une infinité, comme disait la demoiselle.
'''Sun''' : Ben, moi, je pense qu'on ne peut pas les compter, parce que c'est qu'une illusion. Leur lumière, elle nous arrive que des années-lumière plus tard, et c'est un peu idiot de les compter, quoi. Enfin, je ne sais pas ce que tu en penses, Gérard, quoi, parce qu'on est dans un monde un peu virtuel, et ouais, la lumière, elle ne nous arrive que très tard, et ce ne sont plus les mêmes étoiles, elles sont déjà mortes depuis des années-lumière, quoi.
'''Jérôme''' : Je suis obligé de me taper les 15 saisons ?
'''Gérard''' : Bon, Jérôme, s'il te plaît, tu te calmes. Hein ? Moi, je peux vous dire une chose, que je préfère... À mon avis, je pense que c'est plutôt des milliards d'étoiles qu'il y a. On ne peut pas les compter.
'''Gameboy''' : Pourquoi pas une infinité, alors ?
'''Gérard''' : Oui, mais ça, tu ne peux pas les compter, les étoiles.
'''Jérôme''' : Oui, parce qu'une infinité, c'est une, donc tu peux la compter. Donc, il faut dire qu'il y a des milliards d'étoiles. Tu as raison, Gégé. Je suis avec toi. Vive l'illetttisme en France.
'''Gérard''' : Ça, c'est Jérôme qui vient de répondre, hein ? Oui, mais je m'en doutais que c'était toi.
'''Gameboy''' : Il y a aussi beaucoup d'étoiles d'araignées, hein ?
'''Jérôme''' : On va arrêter les jeux de mots.
'''Gérard''' : Non, mais ça, les toiles d'araignée, ça n'a pas le rapport avec les étoiles normales qu'on voit dans le ciel, d'accord ? Alors, par contre, la question, ça, c'est une question que je vais m'amuser avec vous.
'''Jérôme''', ''[obscène]'' : Ah oui, amuse-toi avec moi. Fouette-moi.
'''Gérard''' : Non, non, mais vous allez vous calmer parce que...
'''Gameboy''' : Aujourd'hui, on est calme, t'as remarqué.
'''Gérard''' : Attendez cinq minutes. ''[Max lui fait de grands signes d'impatience, depuis l'entrée du studio]''.
'''Max''' : Tu dors, tyu dors !
'''Gérard''' : Oui, mais c'est comme ça qu'on veut partir sur le premier débat, hein. Je suis désolé. Mais oui, mais même.
'''Manu''' : Là ils sont tous partis oui, c'est clair.
'''Gérard''' : Moi, je veux bien répondre aux questions qu'on me pose, mais il faudrait que... Là, déjà, une. Pour l'instant, c'est pas moi qui ai choisi les auditeurs, c'est là. Moi, si les auditeurs dorment, c'est pas la peine.
'''Phildar''' : Mais non, mais ils dorment pas, les auditeurs, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Manu, c'est pas à toi que je m'adresse, d'accord ?
'''Manu''' : Mais j'ai rien dit.
'''Gérard''' : Non, mais toi, pour l'instant, t'es à la réa.
'''Manu''' : Mais je t'ai rien dit, Gérard.
'''Phildar''' : Gérard, si tu penses qu'il y en a un qui dort, tu me le dis et je le réveille.
'''Gérard''' : Quand je suis des milliards... De toute manière, ça, les milliards, je sais pas... Bon. D'après vous, y a-t-il une vie sous une autre planète ?
'''Xavier''' : Xavier !
'''Gérard''' : Oh, mais merde, vous allez vous réveiller quand je parle ou pas ?
'''Xavier''' : J'allais parler, là. J'allais parler, Gégé, tu me laisses pas parler.
'''Gérard''' : Oh non, mais là, ça commence à bien faire.
'''Xavier''' : Oh, Gégé, tu me laisses parler ? Oh, Gégé, c'est Xavier, je peux parler ?
'''Gameboy''' : Et Game Boy aussi.
'''Xavier''', ''[tandis que Gérard souffle d'agacement]'' : On peut parler, Gégé, ou pas ? Alors donc, c'est Xavier. Moi, à mon avis, il y a plein de petits E.T. dans l'univers. C'est-à-dire qu'il y a plein de petites extraterrestres qui viennent nous voir, mais en fait, on les voit pas, mais ils se sentent invisibles.
'''Gérard''' : D'après vous, d'après vous, y a-t-il... y a-t-il une vie sur votre... sur notre planète ?
'''Gameboy''' : Bah, je sais que toi, t'es pas un être humain, mais... on sait qu'il y a de la vie sur Terre.
'''Greg''' : Tu t'en approches, quoi.
'''Sun''' : Ah ouais, on les effleure tous les jours, quoi, on les sent passer autour de nous et tout.
'''Xavier''' : En fait, ils sont invisibles, on peut pas les voir, Gégé.
'''Gérard''' : Mais pourquoi ?
'''Xavier''' : Bah, j'en sais rien, ils sont invisibles.
'''Sun''' : Non, parce qu'ils vivent dans une autre dimension, un autre monde, quoi. On peut pas les sentir.
'''Gérard''' : Et par exemple, si je vous dis demain, même, voire la semaine prochaine, on change de planète, d'après vous, est-ce qu'il y aura une autre étoile qui apparaîtra ?
'''Sun''' : C'est quoi le rapport, là ? C'est pas logique, ta question.
'''Gérard''' : Non, mais attends, d'après vous, y a-t-il une autre vie sur une autre planète ? Par exemple, moi, si je vous dis, sur une autre planète, si on change de planète, est-ce qu'il y aura autant d'étoiles ?
'''Xavier et Sun''' : Bah, bien sûr !
'''Phildar''' : Non, mais elles seront peut-être plus près ou plus loin, ça dépend de la planète où on est, Gérard.
'''Gameboy''' : Imagine, t'es au bout de l'univers, t'en verras que d'un côté, des étoiles.
'''Gérard''' : Tte manière, même à l'heure actuelle, t'en vois d'autres, des étoiles.
'''Xavier''' : Bah, évidemment que t'en vois d'autres, JG. Y'en a partout, des étoiles, JG. Y'en a partout autour.
'''Gameboy''' : Même sous tes pieds, y'en a, j'en suis sûr.
'''Heidi''' : Partout où tu vas, y'a des étoiles. C'est logique, quand même, tout autour de la Terre, y'a des étoiles, donc je vois pas pourquoi dans une autre planète, y'en aurait pas.
'''Gameboy''' : Même le petit prince, il a une étoile.
'''Gérard''' : Je voudrais poser une question, Gérard, tu sais, si, par exemple, tu disais qu'on pouvait être sur une autre planète, mais si, par exemple, il fait mauvais temps sur la planète. Tu sais, généralement, sur Terre, quand il fait mauvais temps, on les voit pas, les étoiles. Est-ce que tu penses qu'on peut les voir sur une autre planète, même s'il fait mauvais temps ?
'''Gérard''' : Ben, si on a un matériel adéquat, si, on peut les voir. Si on a...
'''Heidi''' : Un fer à repasser ?
'''Gérard''' : Un fer à repasser, alors toi, avec ton fer à repasser, tu dégages.
'''Jérôme''' : Ouais, c'est les périscopes, ça s'appelle.
'''Greg''' : C'est le Gégescope.
'''Phildar''' : C'est des caméscopes.
'''Gérard''' : Non, c'est des... Télé...
'''Greg''' : Des lunettes astronomiques.
'''Gérard''' : Des télescopes.
'''Phildar''' : Ben alors, vous saviez pas ? Ah, les caves, les caves, les caves !
'''Manu''' : Ils connaissent rien.
'''Gérard''' : C'est quoi, un cave ?
'''Jérôme''' : C'est toi.
'''Gérard''' : Ouais, c'est ça. Alors, les étoiles ont-elles une distance parmi nous ?
'''Gameboy''' : Ça veut dire quoi ?
'''Xavier''' : Tu peux le répéter en français, s'il te plaît ?
'''Sun''' : C'est-à-dire, Gérard ?
'''Gameboy''' : Gérard, t'as connu le CP ?
'''Gérard''' : Non, mais attendez, si c'est pour... Si c'est pour commencer à dire des conneries, vous allez dégager, et on va s'écouter...
'''Phildar''' : Attends, attends, attends... On a posé deux questions, Gégé.
'''Gérard''' : Non, mais attends, il faudrait peut-être... Déjà, quand je pose la question, qu'on me dise pas... Ouais, c'est quoi, cette question.
'''Phildar''' : Il faut que tu la répètes, parce qu'ils n'ont pas compris.
'''Gérard''' : Les étoiles ont-elles une distance parmi nous ?
'''Heidi''' : Et qu'est-ce que ça veut dire, ça ?
'''Phildar''' : Explique la question, Gérard, ils comprennent pas.
'''Gérard''' : Bon, alors, parmi nous, est-ce qu'on a une distance ?
'''Sun''' : Est-ce que les étoiles ont un sens pour nous, c'est ça que tu veux dire ?
'''Gérard''' : Oui ! Ont-elles une distance parmi nous, c'est le sens ou autre.
'''Sun''' : Écoute, elles doivent nous éclairer, quoi. Je pense que... Ouais.
'''Jérôme''' : On va pas la faire celle-là, saute.
'''Phildar''' : Donne ton avis, déjà, Gérard, ça va peut-être les inspirer.
'''Gérard''' : Non, non, mais... C'est même pas la peine qu'on le termine ce débat.
'''Phildar''' : Mais pourquoi ?
'''Jérôme''' : Mais t'as vu tes questions, aussi.
'''Phildar''' : Mais non, elles sont très bien, les questions. Vous les comprenez pas, les questions. Donc, allez, ils vont réfléchir à la question, et puis, répète-la, ils vont réfléchir, ils vont certainement trouver une solution, je suis sûr.
'''Gérard''' : Les étoiles ont-elles une distance parmi nous, et tu me dégages Jérôme, s'il te plaît, merci.
'''Heidi''' : 1,39 million de kilomètres. Eh bien, la distance entre nous et les étoiles, 1,39 million de kilomètres.
'''Greg''' : Ça dépend des étoiles. La plus près, je crois que c'est Proxima du Centaure.
'''Gérard''' : Non, attends, ça, c'est pas le nom d'une étoile...
'''Gameboy''' : Si, si, c'est Alpha Jet, aussi.
'''Gérard''' : Comment ? Alors, là, vous allez réfléchir à la question, parce que là, il y en a un qui vient de parler d'Al-Fayed, c'est pas la peine. Euh, non, mais, non, mais, jouez comme ça...
'''Manu''' : Je crois qu'il a parlé des Galeries Lafayette.
'''Gérard''' : Non, non, il a parlé d'Al-Fayed, tu vois.
'''Manu et Phildar''' : Non ALpha Jet !
'''Gameboy''' : C'est une marque d'avion.
'''Gérard''' : Oui, oui, bien sûr.
'''Gameboy''' : Gérard, il y a Game Boy qui veut répondre. Alors, en fait, ça dépend des étoiles, parce que si tu vois que l'étoile est petite, ça veut dire qu'elle est plus loin de nous. Et quand l'étoile, elle est grosse, ça veut dire qu'elle est plus près de nous. Tu comprends ce que je veux dire ou pas ? Tu vois, ça, c'est l'étoile qui est près de nous. ''[Manu envoie un effet sonore]''.
'''Gérard''' : Bon. Euh, là, Manu... Tu vois, tu viens pas d'entendre le bruit de la musique, là ?
'''Manu''' : Non. Non, non, j'ai rien entendu.
'''Heidi''' : Ouais, c'est E.T. qui arrive.
'''Manu''' : Bon, Gérard. On y va, là, parce que tout le monde s'endort, là.
'''Gérard''' : Ouais, ben, tout le monde s'endort... Vous avez qu'à pas foutre le bordel.
'''Manu''' : Mais on fout pas le bordel. Reprends ton débat, Gérard.
'''Gérard''' : Donc, prenez-vous l'ascenseur pour aller voir les étoiles ? ''[Phildar éclate de rire, discrètement]''. Non, non, attends. Euh... ''[pointant Phildar du doigt]''. Là, je veux savoir pourquoi tu te marres comme ça au standard.
'''Phildar''' : Parce qu'il y a un auditeur qui m'a dit une blague et elle était hyper drôle. Et si tu veux, il pourra te la dire. OK ? On continue. Donc, à la place de Jérôme, on accueille Allô.
'''Xavier''' : Allô, à l'huile ?
''[Nouveaux jingles]''.
'''Phildar''' : C'est quoi la musique, Manu, là ?
'''Gérard''' : Non, mais c'est bien. Il n'y a pas de musique.
'''Heidi''' : Eh non, mais tu halucines, Gérard.
'''Phildar''' : Tu poses la question, Gégé ?
'''Gérard''' : Prenez-vous l'ascenseur pour aller voir les étoiles et...
'''Phildar''' : On se retrouve après ton petit disque, là. Tu peux l'annoncer.
'''Manu''' : Pas tout de suite.
'''Gérard''' : Si, si, tout de suite. Si, si, tout de suite. Parce que je veux savoir d'où vient cette musique.
'''Phildar''' : C'est quoi ton disque, Gérard ? Annonce-le, alors.
'''Gérard''' : La question, c'est prenez-vous l'ascenseur pour aller voir les étoiles. Et on va se retrouver juste après. Et là, vous allez écouter Rendez-vous 98 de Jean-Michel Jarre.
''[Musique]''.
'''Gérard''' : Et voilà, donc, comme c'était prévu. Donc, vous venez d'écouter Jean-Michel Jarre dans Rendez-vous 98. Donc, c'est le thème... C'est le truc... La musique du film... La musique pour la Coupe du Monde 98. Et je sais qu'il y en a beaucoup qui n'aiment pas trop Jean-Michel Jarre. Mais je suis désolé. Donc, pour ceux qui n'aiment pas, ben... S'ils n'ont pas voulu écouter, tant pis pour eux. Mais moi, j'adore. Donc, on va récupérer... Sun. Greg, Heidi, Gameboy, Xavier... Celui qui s'amuse. Celui qui s'amuse derrière, va dégager.
'''Heidi''' :C'est Phildar.
'''Gérard''' : Non, c'est pas Phildar, il est au standard.
'''Sun''' : Non, il y a un extraterrestre parmi nous, je crois.
'''Gérard''' : Après, Xavier, qui c'est qu'on a ?
'''Phildar''' : Je t'ai dit, allô, tu vois, je te l'ai mis en dessous de Sun. Allô, 24 ans, de Toulouse. Et il est beau gosse. Il est beau gosse, en plus.
'''Gérard''' : Allô ? Ouais, bien sûr. Mais attends, quand je te demande de me virer les auditeurs qui ont l'habitude, c'est pas la peine de les reprendre sous un autre nom.
'''Phildar''' : Mais c'est pas le même.
'''Heidi''' : Parano, crois-nous.
'''Gérard''' : Alors, prenez-vous l'ascenseur pour aller voir les étoiles. Gameboy ?
'''Gameboy''' : Alors, t'as très bien fait de poser cette question, parce que moi, j'habite dans un immeuble qui fait 22 étages, et le soir, quand j'ai eu de voir les étoiles, bah, comme j'habite au premier étage, bah, je prends mon ascenseur, je vais tout en haut de l'immeuble, et je regarde les étoiles, et je prends le pied, quoi.
'''Allô''' : C'est allô. Précis, quel étage ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, allô ! Tu vas déjà commencer par te taire, tu vas laisser finir Gameboy. Bah, c'est quand il dit au 22ème étage de...
'''Gameboy''' : C'est au 23ème, hein.
'''Allô''' : Ouais, mais de quel immeuble ?
'''Gameboy''' : Bah, c'est le numéro 5, en face du 4.
'''Allô''' : Ah oui, je suis beau gosse, quand même.
'''Gérard''' : Putain, vous comprenez pas, bref. Bon, allez, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon. C'est bon, Gameboy et allô, vous avez répondu sur la question. Oh, c'est fini, la musique, ou quoi ? Merde !
'''Allô''' : C'est pas toi qui pose la question.
'''Gérard''' : Attends, si t'es pas content, tu dégages. Non, tu la fermes.
'''Allô''' : Non, c'est Allô qui veut répondre, Gégé.
'''Gérard''' je t'aurai appelé, tu répondras à la question, d'accord ? Alors, Xavier ?
'''Xavier''' : Ouais, donc moi, je dis, plus on est haut, plus mieux on voit les étoiles, donc vaut mieux prendre un ascenseur pour être le plus haut possible. C'est-à-dire que quand on est en bas, on voit les étoiles toutes petites, et plus on monte, plus elles grossissent, donc mieux on les voit.
'''Allô''' : Quand on prend de la hauteur.
'''Gérard''' : Non, mais donnez vos noms quand vous voulez répondre. Allô, je t'ai dit que pour l'instant, tu te la fermes.
'''Xavier''' : Vas-y, Heidi.
'''Gérard''', ''[Explosion]'' : Bon, Allô, tu LA FERMES ! Bon, tu me dégages, Allô.
'''Phildar''' : Mais il parle pas, il dit rien, Gégé.
'''Gérard''' : Non, non, non, là, c'est pas lui qui commande, d'accord ? C'est moi.
'''Phildar''' : Mais il commande pas, il le sait, c'est toi, le chef. Vas-y, continue.
'''Heidi''' : Oui, donc moi je disais, c'est un gégescope, donc j'ai pas besoin de monter dans l'ascenseur. Je vois très bien les étoiles d'où je suis, pardon. Donc voilà, quoi.
'''Manu''' : Ouais, mais pourquoi ? Bah, pourquoi, tu dois faire ça ?
'''Heidi''' : Mais pourquoi pas ?
'''Gérard''' : Oh, Heidi, tu te réveilles, s'il te plaît ? ''[regardant Phildar]''. Non, non, tu essaies pas de...
'''Sun''' : Sun, j'ai un truc à dire.
'''Allô''' : Heidi, t'es un peu dans les étoiles.
'''Manu''' : Vas-y, Sun, vas-y, parce que là, on s'endort tous.
'''Sun ''' : J'ai un ascenseur qui s'arrête jamais pour qu'on puisse vraiment... ...arriver dans le ciel complètement...
'''Xavier''' : C'est une super idée, ça, Gégé, hein.
'''ALlô''' : C'est un peu de la science-fiction, quelque part.
'''Greg''' : Bah ouais, mais bon, faut bien rêver de temps en temps, hein.
'''Gérard''' : Je sens que la réunion de mardi, vous avez pas compris, là, tous les deux, hein.
'''Sun''' : C'est qui, tous les deux ?
'''Manu''', ''[agacé]'' : C'est Phildar et Manu, on n'a pas compris.
'''Gérard''' : Non, je crois pas, hein. À mon avis, ça vous amuse, hein.
'''Manu''' : Bon, Gérard, on y va ?
'''Heidi''' : Tu peux y répondre, toi, Gérard, à ta question ?
'''Gérard''' : Personnellement, moi, je préfère aller voir les étoiles sur une terrasse d'un immeuble.
'''Xavier''' : Donc, tu prends l'ascenseur ?
'''Gérard''' : Je peux y aller aussi bien à pied.
'''Allô''' : À la campagne ou à la ville ?
'''Gérard''' : À la campagne, je me vois mal avec...
'''Gameboy''' : Ou à Suresnes ?
'''Gérard''' : Alors, celui qui vient de dire Suresnes, tu dégages, merci.
'''Allô''' : Ouais, mais précise la ville aussi, hein.
'''Gérard''' : Non, non. Y'a pas besoin de préciser de ville, d'accord ?
'''Phildar''' : Parce que, regarde, Gérard, y'a des villes qui sont en montagne, donc tu vois mieux les étoiles que si t'étais...
'''Gérard''' : Y'a pas besoin de préciser de ville.
'''Phildar''' : ...Dans le bassin parisien ou t'es dans une cuvette.
'''Gérard''' : Y'a pas besoin de préciser de ville, d'accord ?
'''Manu et Phildar''' : Pourquoi ?
'''Gérard''' : Bon, non, mais attendez, vous allez pas me faire chier quand je pose les questions, ok ?
'''Manu''' : Mais pourquoi ?
'''Gérard''' : Non, y'a pas de pourquoi, d'accord, Manu ?
'''Manu''' : Bon, d'accord, mais je vois pas pourquoi.
'''Phildar''' : Marine, elle a... Justement, Marine, Marine, elle a un truc à dire, justement, pour t'expliquer pourquoi c'est mieux de dire les villes. Vas-y, Marine.
'''Marine''' : Et la pollution, on en parle pas, on voit pas les étoiles.
'''Gérard''' : Ouais, mais je suis d'accord avec toi.
'''Sun''' : Faut un pays où il fait chaud, pour que ça soit dégagé le soir et tout, c'est bien, quoi.
'''Gérard''' : Pensez-vous que chaque étoile a des rapports sexuels, Sun ?
'''Sun''' : Alors, oui... Bah, écoute, je te dis ça plus tard, je vais voir ce que disent les autres.
'''Phildar''' : Elle veut copier, elle veut copier.
'''Sun''' : Euh, bah, je pense qu'une étoile naine et une étoile géante, ça doit donner une étoile moyenne. Mais, à part ça, sur la reproduction des étoiles, je sais pas, j'ai pas trop de notions, quoi.
'''Gérard''' : Ont-ils un rapport sexuel ?
'''Sun''' : Ouais, mais, euh, ouais, ils ont plusieurs branches, donc ça doit être pratique. Je pense que, ouais, ça le fait, quoi.
'''Allô''' : Bah, je pense que, euh, avec capote, ouais.
'''Greg''' : Euh, en fait, je sais pas du tout.
'''Gérard''' : Bon, bah, tu sais pas, alors, dans ces cas-là, tu vas aller voir Phildar au standard, comme ça, tu vas savoir.
'''Heidi''' : Bah, moi, je dis que oui, d'où les millions et milliards d'étoiles dans le ciel, quoi, ouais.
'''Gérard''' : Ouais, mais, dans ces cas-là, est-ce que t'as compris la question ?
'''Allô''' : Des rapports sexuels.
'''Heidi''' : Eh ben, oui, je disais oui. Ça l'avait, oui, elles en ont. D'où les millions et milliards d'étoiles dans le ciel, oui.
'''Manu''' : Mais pourquoi ?
'''Gérard''' : Mais y a pas de pourquoi, Manu, merde ! Putain mais arrêtez sans arrêt de me marquer... me dire, mais pourquoi ? Eh, vous commencez à me...
'''Manu''' : C'est parce que ça m'intéressait, je voulais savoir.
'''Gérard''', ''[hurle]'' : Moi, de savoir et pourquoi, sans arrêt, c'est pourquoi, moi, je commence à avoir marre, ok ? Alors, Manu, deuxième débat, tu dégages. Tu rentres chez toi, je te veux plus. Allez, hop, c'est terminé. Toi, c'est terminé, t'es rayé de la liste.<ref name="explic2"></ref> Bonne nuit.
'''Phildar''' : Gérard, Greg a la réponse, maintenant, à ta question, il va te la donner.
'''Greg''' : Ouais, j'ai trouvé. Parce qu'en fait, toutes les étoiles qui sont dans le ciel, c'est obligé qu'elles aient des relations sexuelles.
'''Gérard''' : Ouais, mais ça, c'est Phildar qui te l'a dit.
'''Phildar''' : T'as demandé que je lui dise, je lui ai dit.
'''Gérard''', ''[hors de lui]'' : Je t'ai demandé de le calmer, espèce de con ! Toi, c'est pareil, tu vas dégager du débat.
'''Phildar''' : Attends, laisse-le finir.
'''Sun''' : Ouais, je pense qu'en fait, c'est par phénomène de ventouse et tout, ça doit trop bien marcher, en fait.
'''Allô''' : Ouais, 69 avec une étoile, c'est le top.
'''Gameboy''' : Bah, moi, je pense que c'est comme tous les animaux, quoi. Pour qu'il y en ait plusieurs, il faut qu'ils fassent l'amour et qu'ils aient des enfants.
'''Gameboy''' : Bah, tu sais bien pourquoi il y a l'attraction terrestre ?
'''Gérard''', ''[explose]'' : Je parle des étoiles, je parle pas des animaux, merde !
'''Gameboy''' : Pourquoi l'attraction terrestre ?
'''Manu''' : Eh ben, c'est un animal, justement.
'''Gérard''' : Bon, de toute manière, je pense que je vais attaquer le deuxième et...
'''Phildar''' : Ah bah non, attends, il est que deux heures, Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non.
'''Phildar''' : Attends, ça fait qu'une heure qu'on est là.
'''Gérard''' : Non, non, pour l'instant, ça fait une heure que vous me foutez la merde, donc...
'''Phildar''' : Laisse répondre les auditeurs !
'''Gérard''' : Alors, Xavier... Attends, tu permets, c'est pas toi qui commandes, d'accord, Phildar ? Pour l'instant, c'est pas tes émissions le jeudi.
'''Manu ''' : Tu peux l'engueuler devant le micro, parce qu'on t'entend pas, Gérard.
'''Gérard''' : C'est mon émission, donc je fais ce que je veux. Alors, Xavier...
'''Xavier''' : Ouais, bah moi, je dis que c'est évident, d'ailleurs, ils devraient en avoir plein par jour, parce que sinon, il n'y aurait pas autant d'étoiles, quoi.
'''Allô''' : Elles doivent faire des partouzes dans le ciel.
'''Xavier''' : Plus il y en a, plus il y a de bébés.
'''Gérard''', ''[bondit de sa chaise, jette la feuille à Phildar, se rue vers la sortie]'' : Vas-y, tiens ! Vas-y, tiens !
'''Phildar''', ''[surpris]'' : Mais qu'est-ce qu'il se passe ? Mais j'ai rien dit, j'ai rien fait !
'''Manu''' : Ah, Gérard s'en va. Ça y est, il est parti.
'''Phildar''' : Manu, vas-y, va essayer de récupérer Gérard. Vous êtes là, les auditeurs ? Ouais, on va essayer de rechercher Gérard, parce que d'un seul coup, il a pété un plomb, il a donné les feuilles de débat à Manu. Il est parti en courant. Donc là, on est parti le chercher. Il est où, Manu ? Il cherche le chef ? Ah, il cherche le chef.
'''Manu''' : Sans le chef, il est perdu, hein, donc...
'''Phildar''' : Donc voilà, donc s'il ne trouve pas Max, ben on est en galère, quoi, parce que Gérard... Donc Manu, Manu, Manu, tu vas le chercher, tout de suite, tout de suite ! Tu vas le chercher. Ou Marine va le chercher, ou Sandy, quelqu'un... ''[Sandy, présente depuis le début, se lève, sort du studio]''. Appelez Samu, appelez tout, appelez le Samu, les pompiers, on ne sait plus où il est.
'''Manu''', ''[cherchant la feuille de Gérard au milieu d'une pile de papiers]'' : Ah non, c'est le courrier. Oh là là ! Donc il est deux heures et c'est fun, hein. ''[Olivier rentre dans le studio]''
'''Phildar''' : Olivier, t'aurais pas vu Gérard ? Parce que...
'''Manu''', ''[caricaturant Gérard]'' : Bon ben, bon ben, cinquième question.
'''Phildar''' : Non, attends, Manu, c'est pas tes débats. C'est les débats de Gérard, donc on attend Gérard, il faut aller le chercher.
'''Manu''' : Donc on en était à laquelle, là ?
'''Phildar''' : Vous avez réfléchi un peu à la question de Gérard, là ?
'''Allô''' : Est-ce que les étoiles ont de la puissance ?
'''Xavier''' : Y a-t-il des relations sexuelles entre les étoiles ?
'''Phildar''' : Donc profitez-en, il n'est pas là, donc réfléchissez à la question.
'''Manu''' : Ou sinon, pendant qu'il n'est pas là, dites des trucs intelligents, quoi.
'''Greg''' : Ouais, moi je voulais savoir si les étoiles pouvaient faire des... Faire des partouzes entre elles.
'''Manu''' : On a dit des trucs intelligents.
'''Phildar''' : Tu gardes la question, puis tu vas la poser à Gérard dès qu'il va revenir.
'''Allô''' : On peut réfléchir à haute voix ou pas ?
'''Phildar''' : Vas-y, vas-y, allô !
''[Max et gérard reviennent, dans le couloir puis vers le studio, gérard en furie, Max lui répondant avec agacement et force]''.
'''Gérard''' : Donc, vous répondez à la septième, vous faites la conclusion et on arrête là. On arrête, on arrête.
'''Manu''' : Gérard va être gentil, il va reprendre ses débats.
'''Greg''' : Ça se passe bien, Gérard, aujourd'hui ?
'''Gérard''' : Non, non, non, non. De toute manière, on fait conclusion, c'est tout, c'est terminé. C'est terminé, c'est terminé. Il n'y aura pas de deuxième débat. Il n'y aura pas de deuxième débat, c'est tout, c'est terminé. Il n'y aura pas de deuxième débat. Il n'y aura pas de deuxième débat.
'''Phildar''' : Gérard, c'est toi le meilleur dans les débats. Si t'arrêtes le jeudi soir les débats, les auditeurs, ils vont être malheureux. Donc, il faut que tu continues au moins celui-là, quoi.
'''Gérard''' : Non, non, non, non.
'''Allô''' : Gégé, c'est Allo qui te parle. T'as été beau, gosse.
'''Gérard''' : Non, non, c'est terminé, on fait conclusion. Conclusion. Non, je continue pas.
'''Greg''' : Mais si, Gérard, champion du monde.
''[Sandy fait des signes, désespérée]''.
'''Phildar''' : Même Sandy, même Sandy, elle te le demande.
'''Xavier''' : Champion du monde, Gérard.
''[Le studio et les auditeurs chantent une des chansons préférées de Gérard : il est vraiment phénoménal]''.
'''Phildar''' : Allez, Gérard, s'il te plaît, pour les auditeurs.
'''Allô''' : Allez, Gégé, au moins, prends un chewing-gum, s'il te plaît.
'''Gérard''' : Non, c'est terminé, c'est terminé. Vous faites la conclusion, vous faites conclusion, c'est terminé.
'''Sun''' : Ouais, alors, moi, je dirais que, je dirais qu'en fait, la voie lactée, c'est l'orgasme des étoiles.
'''Gérard''', ''[répondant à des signes de Sandy et de Max, en explosant]'' : Non, je veux pas le savoir !
'''Phildar''' : Ah si, quand même.
'''Gérard''' : Non, non, Phildar, tu t'écrases, c'est conclusion.
'''Phildar''' : Attends, ça t'intéresse pas ce qu'elle dit, Sun ? Tu veux pas le savoir, t'as dit.
'''Allô''' : Bon, allez, au deuxième.
'''Gérard''' : Non, non, y'a pas de deuxième débat. Non, non, il a pas à faire des signes à Phildar comme il a fait. Je suis désolé.
'''Max''', ''[crie]'' : Mais tu deviens parano ! Moi je viens pas te sortir de là hein. Non, mais attends, il faut toujours faire tout ce que tu veux.
'''Gérard''' : Non, mais attends, mardi, j'ai prévu quelque chose.
'''Max''' : Mais oui !
'''Gérard''', ''[hurle]'' : Mais pour l'instant, ils se foutent de ma gueule ! Alors, moi, c'est terminé ! Bonne nuit, je plie mes affaires. Bonne nuit. ''[Gérard range, hors de lui, sa malette]''. Allez, ciao, bonne nuit. Salut, salut, salut.
'''Allô''' : Allez, Gégé, on s'excuse.
'''Phildar''' : Ah, bah, là, à mon avis, il va partir, de toute façon. ''[Gérard et Max discutent violemment en fond de studio, se parlant surtout par gestes, Sandy tentant de jouer les médiateurs]''. Ah, ils sont en discussion avec le chef, là.
'''Manu''' : Ils parlementent.
'''Phildar''' : Ils parlementent, là. Ils sont en train de délibérer, là. Bon. Bon, Manu, tu nous as prévu un scud, là. Une bombe, encore une fois.
''[ils envoient une musique, dans la confusion]''.
'''Max''' : Voilà. C'était pile sur Fun Radio Rock Me Max au micro. Gérard a véritablement pété un peu, donc on a décidé de le mettre à la diète. Il dit qu'il peut très facilement se passer de nous, etc. Donc, on va vous dire en toute sincérité que Gérard est devenu excessivement parano dès que Manu lève un bras et est en direction de Phildar et que Phildar le regarde monter un bras, c'est forcément un signe pour foutre le bordel. Il entend des voix partout, tout le monde met des doubles voix, il ne comprend rien, etc. Alors que, bon, lui-même ne comprend pas grand-chose. Donc, ce soir, nous allons nous arrêter là pour les débats de Gérard. On en est désolé, mais c'est comme ça. Je pense qu'il vaut mieux s'arrêter ici. Gérard, je pense qu'il... enfin vous vous en êtes rendus compte depuis déjà pas mal de mois. Et vous l'avez fait remarquer dans le courrier, bien qu'on ne lui en ait pas parlé, qu'il avait déjà quand même pas mal de fois pété un plomb. Il se mettait à gueuler pour un oui, pour un non. Donc, comme monsieur veut jouer la star, nous, on peut s'en passer très facilement de Gérard sur Fond Radio. Et c'est ce que nous allons faire dès maintenant. Et je pense que c'est ce que nous ferons dans les jeudis à venir...
'''Phildar''' : Les débats de Rousseau !
''[rire général]''.
'''Max''' : Les débats de Rousseau, on va faire ça, oui. Qui, ce soir, va prendre la relève, contrairement à ce qu'on pensait. On pensait que c'était Marine, mais non.
'''Rousseau''' : Et non, c'est bien moi qui viens ce soir.
'''Manu''' : Sixième question, alors.
'''Max''' : Donc, ce qu'on va faire, c'est qu'on va te laisser la main, ce qui va nous permettre à nous de nous reposer pztce qu'on en a bien besoin. Ça ne nous fera pas de mal, d'ailleurs, d'avoir du GG en moins, parce que je peux vous assurer que ce n'est pas facile à gérer dans les studios. On en rigole, mais c'est assez éprouvant pour le cœur. Moi qui, normalement, suis censé me relaxer entre une heure et quatre heures, en fin de compte, ça devient de la gymnastique assez compliquée au niveau physique et mental. Donc, à mon avis, ça fera du bien pour tout le monde. On va se mettre un dernier petit morceau, programmation Star System, et puis ensuite, Rousseau, bien entendu, pour la nuit sans pub.
'''Rousseau''' : Ben, non problème, on va attaquer avec encore de la bonne zik, Ultimate Chaos, Silmarils, la totale.
'''Max''' : C'est ça que t'appelles la bonne zik, toi ? ''[Max lance la musique]''. Alors, voici de la merde, alors, apparemment, pour Rousseau. Future Sound of London, avec We Are Explosive. On vous souhaite une bonne fin de nuit avec Rousseau, et à demain, 22h, bien entendu, pour le Star System, sur Fun Radio.
== Notes et référence ==
{{Références|références=
<ref name="hist1">À cette époque, les fournisseurs d'accès à Internet utilisaient les enseignes de la grande distribution pour fournir des CDs qui permettaient de configurer automatiquement l'ordinateur, de passer les appels au modem, pour ensuite éventuellement s'abonner à leur service ou payer à l'heure de navigation. La tarification à la donnée ou la souscription directe n'existait pas.</ref>
<ref name="hist2">À cette époque, l'idée qu'on puisse commander un appareil par un dispositif tactile de type pad, trackpad ou autre n'était présente dans l'esprit de personne. L'idée n'émergera que quelques mois plus tard et n'avait rien de banal.</ref>
<ref name="renvoi1">Cette phrase renvoie à un des tous premiers débats de gérard, quand il construisait l'idée à propos des trous.</ref>
<ref name="hist3">Pour cette génération des années 90, parler de ce sujet était assez courant. Le Sida avait une dizaines d'années, il faisait peur, les sensibilisations se multipliaient auprès de la jeunesse de l'époque. Il n'est donc pas surprenant que le sujet soit central dans ce genre de discussion.</ref>
<ref name="hist4">Alors que les années 2010 ont introduit le téléphone comme accessoire indispensable au réveil matin, l'époque voulait que les gens aient un réveil. Tout comme les horloges, d'abord mécanique, cet objet devenait électronique, à affichage en cristaux liquides. L'innovation à succès du moment était l'introduction, sur cet accessoire, de la radio : l'alarme pouvait désormais être le déclenchement d'une statino de radio. Pour l'époque, c'était une révolution, permettant aux jeunes de s'éveiller plus doucement qu'avec une alarme brutale telle qu'elles pouvaient exister sur les réveils traditionnels.</ref>
<ref name="hist4b">Chantl Goya était une chanteuse à la mode de l'époque, dont le répertoire s'adresse plutôt aux enfants et aux jeunes enfants. Elle fait partie d'une tendance de la chanson pour enfants, incarnée aussi par Henri Dès et Dorothée, entre autres. Hugues Afray, lui, relève davantage de la génération précédente, chantant des succès des années 60-70.</ref>
<ref name="hist5">Le CD était, à cette époque, prisé par la jeunesse. D'une qualité sonore incomparaible par rapport à la cassette (qui était en définitive, une bande magnétique enroulée), il était également plus durable. Exigeant un peu de matériel pour être généré, tel qu'un graveur, dans un monde où l'ordinateur et ces outils étaient loin d'être démocratisés, il représentait une vraie valeur ajoutée.</ref>
<ref name="hist6">Souvenons-nous que nous parlions alors de Francs, de telles sommes représentant une centaine d'euros modernes environ.</ref>
<ref name="hist7">Bien que les services postaux et de télécommunication ne s'appelaient plus ainsi depuis quelques années, les gens avaient encore ce nom en tête dans la culture populaire. Les services de Poste, téléphone et télétransmission avaient cependant été séparés depuis quelque temps, en France Télécom, la Poste et France Télévision, dans une logique d'émancipation de ces services de l'État, préalable à une ouverture à la concurrence dans le contexte de l'économie de marché promue par l'Union Européenne. Depuis 1991, la France avait ratifié par référendum le traité de Maastricht qui la projetait dans le passage à l'Euro, nouvelle monnaie représentant un véritable défi économique et culturel pour la France de cette époque.</ref>
<ref name="hist8">Digital Audio Tape, à savoir une grande bande magnétique où les radios enregistraient leurs émissions en direct pour transmission à l'Institut National de l'AUdiovisuel et archivage, chose qui pouvait s'avérer indispensable en cas de contrôle ou de démêlés judiciaires. C'était un document obligatoire dans les stations.</ref>
<ref name="hist9">Quand Gérard avait 20 ans, c'était le début des années 80. La Techno n'existait pratiquement pas en France, les synthétiseurs ne faisant que leurs débuts avec l'arrivée de Daniel Balavoine ou Michel Berger.</ref>
<ref name="hist10">Charlie et Lulu sont deux animateurs, présentés comme des frères, animant un talk show de clips célèbre sur M6 à cette époque. Léonardo di Caprio est sous le feu des rampes depuis son passage, cette même année, dans Titanic.</ref>
<ref name="renvoi2">Dans la presse, le chanteur vedette français venait d'entamer une série de concerts, de mi-janvier à début février, à Bercy, devenue ensuite l'Akor Arena Arena, à Paris. C'est ce fait d'actualité, couplé au fait que Gérard prétend adorer ce chanteur, qui pousse l'auditrice à tenir ces propos absurdes. Impossible de croire dans ces propos, sauf au sens comique, d'une taquinerie envers l'amour porté par Gérard à son idole.</ref>
<ref name="hist11">Clo-clo, ou Claude François, est mort après une électrocution en changeant une ampoule dans sa salle de bain. Or EDF, ou électricité de France, était le fournisseur public et exclusif d'léectricité en France avant l'ouverture du marché à la concurrence sous l'influence de la réglementation européenne.</ref>
<ref name="hist12">Référence absurde à l'époque, où les objets connectés relevaient de la pure fiction et du fantasme. Les montres les plus modernes avaient juste un cadrant à cristaux liquides, révolutionnant l'affichage de l'heure reposant jusque-là sur des aiguilles.</ref>
<ref name="radio1">Dans la radio, un bed est un fond musical, mis à bas volume, permettant à la fois d'accompagner harmonieusement la voix du locuteur et de combler, en douceur, les blancs laissés par la voix humaine.</ref>
<ref name="hist13">Ce passage sur les voitures électriques est, à l'époque, absurde, car il ne vient à l'idée de personne que cela soit un jour possible. Nul ne sait à ce moment que telle sera la réalité près de 30 ans plus tard, faisant de cet échange un moment parfaitement avant-gardiste qui s'ignore.</ref>
<ref name="radio2">Prénom d'un des deux agents de sécurité embauchés par la station, à l'époque, pour assurer la sécurité du personnel et accueillir les visiteurs. Le second se nomme Thierry et sera un des participants aux débats, qu'on appellera Thierry de la sécu.</ref>
<ref name="hist14">Environ 3000-4000 euros. Le jeu de mot sur les licneces repose sur la réglementation française autorisant les cafés à vendre des types de boisson au prix d'une licence, en particulier les alcools.</ref>
<ref name="hist15">À cette époque, la France ne disposait que de six chaînes de télévision. Elles existaient depuis les années 80, l'État détenant un monopole jusque-là qui a lentement évolué. Outre ces six chaînes, des offres se lancent pour en avoir davantage autour de la diffusion par satellite et le câble, avec de chaînes thématiques ou à contenu exclusif. Ce modèle sera bousculé à partir du moment où Internet verra son débit augmenter, permettant aux opérateurs de télécom d'inclure à leur offre d'abonnement Internet un bouquet télévisuel, qui deviendra la norme à partir des années 2010. Ce modèle économique sera remis en cause à partir de 2025 où les postes de télévisions eux-mêmes, les chaînes de diffusion voire les sites de streaming permettent d'accéder à du contenu en ligne sans lien avec la moindre chaîne de télévision.</ref>
<ref name="hist16">Deux opérateurs français de téléphonie mobile. Itineris, filiale mobile de France Télécom, est devenu Orange.</ref>
<ref name="hist17">Dans ce monde émergeant de la radio, une règle était posée par toutes les station, jusqu'à l'autorité de régulation indépendante, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, devenu plus tard Autorité de régulation des communications : pour ne pas fragiliser les modèles économiques, en émission, aucune marque ne devait être mise en avant ou citée. Ou alors, toute citation devait s'accompagner de celle de tous les concurrents. Le discours devait donc s'abstenir de citer les marques en général. Cette doctrine a fini par évoluer, car elle rendait les interventions des auditeurs, non professionnels, ridicule, et avec la démocratisation de ce média, elle n'était plus tenable.</ref>
<ref name="explic1">Le sujet, certes malaisant, n'arrive pas par hasard. Il est le fruit de longues discussions où Gérard a exprimé une gêne et une ambiguïté qui a amusé la communauté des auditeurs et l'équipe. Dans son esprit, cet position sexuelle est douloureuse pour les filles et donc, inacceptable. Mais en réalité, sa copine révélera plus tard qu'il la pratique avec elle, en contradiction avec ce qui lui semblait indépassable. C'est pour chatouiller cette gêne que le sujet prend ici sa place, malgré son caractère déplacé.</ref>
<ref name="radio3">Ce dialogue question-réponse est isse d'un échange, construit par Chrsitine, ex copie de Gérard, et Max. Cette dernière, entrant dans le jeu parodique (et sans doute par mesquinerie], entraînée par Max, a alimenté les rumeurs sur la prétendue personnalité privée de Gérard. Ses déclarations en direct et enregistrées ne lâcheront jamais l'animateur, poursuivi par des imitations de ce dialogue, des bandes son qui le reprennent, malgré sa fureur. Ce dialogue fait partie des formules les plus célèbres qui hantent l'émission et l'animateur pendant toute son histoire.</ref<
<ref name="hist18">Depuis le milieu des années 80, la France et le monde ont découvert un terrible virus : le VIH. Il se transmet par le rapport sexuel, tue en détruisant le système immunitaire et aucune thérapie n'existe. Dans les collèges et lycées, de grandes campagnes sont menées pour la protection par le préservatif, non seulement pour lutter contre la procréation non voulue mais aussi pour se protéger des maladies sexuellement transmissibles. Au moment de cette émission, le sujet est très sensible dans les médias et dans l'espace public. Même si la réaction est sans doute exagérée pour les besoins du programme, elle n'en reste pas moins existante. Elle s'est ensuite atténuée les trente années suivantes, malgré des progrès thérapeutiques limités et un risque non négligeable.</ref>
<ref name="hist19">Nom d'un DJ travaillant avec Max assez régulièrement et étant célèbre dans cette période, quoiqu'à ses débuts. Il est un des pionniers de la musique électronique mixée. On le retrouvera régulièrement cité et parfois imité lors des débats de gérard.</ref>
<ref name="gege1">Ce que l'on sait alors, et selon la propre histoire de Gérard, c'est qu'il a été abandonné à la naissance et pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Ce sujet, pourtant réellement sensible chez Gérard, lui sera régulièrement ramené, déclenchant de vraies fureurs parfois radicales. Pourtant, la biographie de Gérard telle que découverte par Thibaut Raisse montre qu'en réalité, sa naissance est beaucoup plus complexe : il a eu une mère, qu'il a vue régulièrement. Certes, elle fut défaillante, il fit moultes aller-retour entre les foyers de jeunes et son foyer maternel, mais il n'a pasz été abandonné, comme il l'affirmera tout au long de sa vie radiophonique. Et il n'a bien sûr rien oublié, puisque le même ouvrage raconte qu'il présente sa première femme, mère de sa fille, à sa propre mère. Cet écart entre les faits et ce qui, pourtant, semble sa vie psychique, reste un exemple troublant des défauts d'une mémoire traumatique et cassée comme celle de Gérard.</ref>
<ref name="hist20">Référence à une vieille publicité de la marque où les personnages chantaient « On se lève tous pour Danette ». Elle fait partie de ces publicités qui ont marqué le pays à cette époque.</ref>
<ref name="hist21">Autre référence publicitaire à un slogan marketing d'une marque alimentaire. Les publicités à la télévision faisaient l'objet d'un travail d'écriture et de tournage qui en ont rendues certaines très célèbres dans l'hsitoire du commerce et des produits en France.</ref
<ref name="hist22">Cette question obscène renvoie à un fait d'actualité qui a frappé le monde récemment : l'abus prétendu du président américain Bill Clinton sur une sgatiaire de la Maison Blanche. Nous développerons le sujet plus avant dans le contexte d'un débat qui se propose, précisément, d'en discuter.</ref>
<ref name="hist23">Référence connue à l'époque, il s'agit d'un magazine de vente par correspondance. Les gens recevaient un catalogue et pouvaient commander leurs articles par téléphone ou voie postale, dans divers domaines, et spécialement celui du textile.</ref>
<ref name="hist24">Référence à une célèbre émission, qui a occupé les fins d'après-midi du service public de téléviion pendant plusieurs décennies. Le jeu consiste à trouver des mots à partir de lettres tirées au hasard et à trouver un résultat à partir d'une addition ou soustraction d'une suite de chiffres tirés au sort également.</ref>
<ref name="hist25">Gérard est un adepte de TF1. Tout comme Sandy et d'autres auditeurs marginaux de l'émission. Il faut aussi dire qu'à cette époque, la plupart des Français ne dispoaient que de cinq chaînes gratuites dont seules deux étaient privées. Est-ce pour cela que Gérard a, sans trop le savoir, utilisé le nom d'une de leurs émissions phares du dimanche matin pour titrer ce débat ? L'histoire ne le dit pas. Mais ironiquement, c'est fort logiquement que Steve interroge sur le débat suivant : le dimanche matin, après Auto-motos, se déroule l'émission téléfoot. Programme emblématique de l'époque, il fait le point sur les derniers résultats et les moments forts des matchs de championnat, de coupe d'Europe ou d'internationaux de la semaine.</ref>
<ref name="hist26">Référence à une très ancienne voiture, robuste et simple, produite depuis les années 60 : la deux-chevaux. Quoique peu confortable, elle reste un emblème du XXe siècle et continua longtemps à avoir des gans inconditionnels.</ref>
<ref name="radio4">Un des deux agents de sécurité chargés de l'accueil à la station, notamment le soir. Le second se nomme Thierry, dit Thierry de la sécu. Nous y reviendrons, car il participera à des débats directement.</ref>
<ref name="hist27">Le régime végétarien était, à l'époque, beaucoup moins en vogue qu'il ne le fut près de 30 ans plus tard. Les gens qui refusaient la consommation animale étaient plutôt à la marge du mouvement social, très carnacier, et le végétalisme était une absolue rareté. Les choses ont beaucoup évolué sous différentes influences : les maladies de la viande qui ont marqué le début des années 2000, la médiatisation de l'impact de la viande sur la santé et l'environnement, l'accélération des mouvements liés au bien-être, etc.</ref>
<ref name="hist28">À cette époque, le groupe propriétaire de ces magasins alimentaires y avait accollé son nom, donnant les Mousquetaires Intermarché. Ce nom marketing et dynamique, renvoyant au roman d'Alexandre Dumas, a fait le succès du groupe et de ses marques. Dans leurs magasins, ils ont diffusé une radio interne, tant pour les salariés que pour diffuser des publicités de leurs produits. C'est de cette radio dont il s'agit ici.</ref>
<ref name="renvoi3">Ce passage sur le kyste et les dents qui tombent fait rire parce qu'il renvoie à une réalité, moins drôle, concernant l'animateur. Son hygiène étant et ayant été précaire, il a en effet une très mauvaise dentition et dégage, en partie de ce fait mais aussi pour d'autres raisons, une odeur clairement très forte. Au surplus, depuis quelques mois, il a ce kyste, dans le cou, dont il mettra plusieurs mois à s'occuper avec le soutien d'une auditrice bienfaitrice. Cette apparence lui attirera de nombreuses moqueries récurrentes, qui le suivront d'ailleurs tout au long de sa carrière radiophonique.</ref>
<ref name="hist29">Ce passage est historiquement intéressant à trois titres. D'abord, parce qu'il est un peu un clin d'œoil de Phildar à sa vie personnelle, on saura beaucoup plus tard qu'il a un oncle malentendant. Il a donc une sensibilité au handicap, étonnamment transparente ici. Ensuite, parce qu'il s'inscrit dans une époque où l'humour sur le handicap était difficile, avec de fréquents procès de parents d'enfants handicapés contre des plaisanteries d'humoristes sur le handicap, jugées insultantes. Enfin, parce qu'il s'amuse d'une réalité typique de l'époque et que les jeunes de 2026 ne peuvent pas bien comprendre : à cette époque, ni les technologies mobiles, ni la connectivité Internet, ne laissait envisager la possibilité que les discussions puissent se faire en visio. Or, sans appel vidéo, pas d'interprétariat possible en langue des signes, ni directe ni indirecte par des services dédiés. C'(est donc une représentation intéressante de l'état des connaissances de l'époque sur la déficneice auditive dans le contexte technologique qui prévalait.</ref>
<ref name="hist30">POur comprendre ce passage, il est utile de savoir comment se passer la téléphonie en mobilité à cette époque. Les téléphones portables n'étant pas encore généralisés et coûtant assez cher dans leur usage, la pratique de la cabine téléphonique ne s'était pas encore estompée. Réparties en de nombreux endroits du territoire par l'opérateur historique public, elles permettaient de téléphoner au calme depuis un autre endroit que son domicile. Ce service était payant. Pour ce faire, les anciennes cabines recueillaient des pièces de monnaie qui offraient à l'utilisateur un temps de communication à la minute. Ce système a été ensuite remplacé par un système de cartes papier : l'utilisateur les achetait dans un bureau de tabac, à un prix correspondant au nombre de minutes délivrées par la carte, puis il l'insérait dans la cabine téléphonique, laquelle la scannait et lui ouvrait les droits. Ces cartes, de format cartes à jouer, faisaient donc l'objet d'ornements, de décorations graphiques qui pouvaient être prisées des collectionneurs de raretés, de dessins, etc. D'où cette possibilité, comparable à la collection de timbres postaux.</ref>
<ref name="hist31">À cette époque, il n'existait aucun forfait de consommation illimité dans la télécommunication. Le téléphone se payait à la minute et à tarif différencié selon le moment et le lieu de son destinataire. D'autres numéros, surtaxés, appartenaient à des entreprises offrant des services interactifs ou de forum téléphoniques, de toutes sortes (y compris les rencontres, les services pornographiques, etc). Le minitel, lui, suivait ces tarifications : à la minute, voire surtaxé sur le service d'entreprises. D'ailleurs, l'usage de minitel rendait la ligne téléphonique occupée. Donc il est vrai que passer sa soirée à envoyer des messages au studio de Funradio coûtait cher en temps et donc, en argent, à une époque où tout se payait.</ref>
<ref name="renvoi4">Gérard le vit mal car comme Nicolas de Puteaux, alias Fesse de Babouin, ces gens signent des courriers et des documents drôles et mettant Gérard hors de lui sur sa vie parallèle et imaginaire, mais ils sont en même temps ses soutiens, ses amis, sans qu'il ne s'en rende trop compte ni n'identifie les frontières. Evoquer Fijo est donc une trahsion, une douleur comme parler de ses ex compagnes, Christine et Carole.</ref>
<ref name="hist32">À cette époque, Pluton était toujours considérée comme une planète avant son déclassement en 2006 par l'Union internationale de l'astronomie. Donc tous les dictionnaires, les manuels scolaires, les encyclopédies l'incluaient au listing. Pour la suite, il faut également savoir que en 1998, la population n'était pas parfaitement et universellement informée du fait qu'il existait des planètes en-dehors du système solaire. La première exoplanète a été découverte en 1995 et il faut attendre encore quelques années pour que l'idée infuse dans la population non scientifique.</ref>
<ref name="explic2">Lors des réunoins hebdomadaires du mardi, où Gérard venait briefer son équipe, lire ses questions pour les faire valider par Max et l'équipe, il décidait qui participerait à l'émission. Pour ce faire, sachant qu'en pratique Olivier était souvent exclu, il élaborait une liste de noms, rayant les exclus et écrivant les autres, tell un coach d'équipe. Jouant le jeu, les assistants d'antenne prenaient cela très au sérieux, comme des enfant. Si bien que dès la veille du débat sur les sports de glisse, ces moments ont été diffusés en direct, plus ou moins à l'insu de Gérard.</ref>
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Lionel Scheepmans
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== Quatrième de couverture ==
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== Introduction : Wikimédia n’est pas Wikipédia ==
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== Première partie : La naissance du mouvement Wikimédia ==
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=== L'utopie Wikimédia ===
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Le mouvement Wikimédia/Introduction : Wikimédia n'est pas Wikipédia
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Lionel Scheepmans
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}
</noinclude>
Depuis le succès initial de Wikipédia, une myriade de projets de partage des connaissances, d’organisations et de groupes de soutien ont émergé pour former ce qu’on appelle aujourd’hui le mouvement Wikimédia. Même si l’encyclopédie libre reste l'activité phare du mouvement à ce jour, il serait regrettable de réduire l’ensemble du mouvement à cet unique projet pédagogique. Malheureusement, il arrive bien trop souvent qu'une seule version linguistique de Wikipédia suffise pour cacher l’étendue de la forêt Wikimédia.
En réalité, Wikimédia représente un mouvement social, international et interculturel complexe, au sein duquel Wikipédia n’est qu’une composante parmi d’autres. Dans le cadre d'un mémoire de master, on peut ainsi fournir en quelques mois une [[v:recherche:Culture_fr_Wikipédia|ethnographie du projet Wikipédia en français]]<ref>{{Lien web|titre=Culture fr Wikipédia, ethnographie du projet Wikipédia en français|url=https://web.archive.org/web/20250905132014/https://fr.wikiversity.org/wiki/Recherche:Culture_fr_Wikip%C3%A9dia|auteur=Lionel Scheepmans|site=Wikiversité|année=2011}}.</ref>. Alors que pour synthétiser les origines, l’organisation et les dynamiques globales du mouvement Wikimédia, une [[v:fr:Recherche:Imagine_un_monde|thèse de doctorat]]<ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Lionel|nom1=Scheepmans|lien auteur1=user:Lionel Scheepmans|titre=Imagine un monde : quand le mouvement Wikimédia nous aide à penser de manière prospective la société globale et numérique de demain|éditeur=UCL - Université Catholique de Louvain|année=2022|date=17/06/2022|lire en ligne=https://dial.uclouvain.be/pr/boreal/object/boreal:264603|consulté le=2024-03-10|nature article=Thèse de doctorat}}</ref> et cinq années de recul supplémentaires furent nécessaires.
[[Fichier:Wikimedia project stickers.jpg|vignette|<small>Figure 1. Série d’autocollants reprenant les logos des principaux projets collaboratifs actifs au sein du mouvement Wikimédia.</small>]]
À la fin de l'année 2025, l’ampleur numérique du mouvement est effectivement impressionnante. Chaque mois, des millions de modifications bénévoles sont effectuées sur plus de 500 millions de pages<ref>{{Lien web|auteur=Stat.wikimedia.org|titre=Statistiques de Wikimédia|url=https://web.archive.org/web/20251209230902/https://stats.wikimedia.org/#/all-projects}}.</ref>, réparties sur plus d’un millier de sites web<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20251217134333/https://wikistats.wmcloud.org/wikimedias_html.php?s=users_asc&th=0&lines=2000|titre=All Wikimedia Projects by Size|auteur=Wikistats wmcloud}}.</ref>, dont 358 seulement, correspondent aux [[m:List_of_Wikipedias|versions linguistiques de Wikipédia]]<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20251208041814/https://meta.wikimedia.org/wiki/List_of_Wikipedias|titre=List_of_Wikipedias|auteur=Méta-Wiki}}.</ref>. Ce qui prouve donc clairement que les activités en ligne portées par l'ensemble du mouvement Wikimédia dépassent largement ce qui se passe au sein de l’encyclopédie.
Il existe ainsi cinq autres espaces collaboratifs d'écriture susceptibles d'atteindre un jour l'envergure et la notoriété de Wikipédia, avec un objectif et un fonctionnement spécifiques à chacun. De manière détaillée, Wikilivres crée des livres pédagogiques ; Wikiversité rassemble des supports d'enseignement et des travaux de recherche ; Wikivoyage développe un guide touristique mondial ; Wikispecies établit un répertoire du vivant, tandis que Wiktionnaire définit des mots de toutes les langues, dans toutes les langues.
Contrairement à Wikipédia, tous ces projets ne sont pas soumis à une neutralité de point de vue, ni limités à l'usage de sources secondaires reconnues, au niveau de la rédaction des articles. La plupart d'entre eux acceptent aussi la publication de travaux de recherche ou de productions personnelles, alors que cela est tout à fait interdit dans Wikipédia.
Selon l'étymologie du mot encyclopédie, le but de Wikipédia est en effet de synthétiser ou, plus précisément, d'encercler le savoir humain déjà préexistant. Cette contrainte éditoriale limite donc les contributeurs et contributrices à l'usage de sources secondaires et tertiaires présentes dans des publications externes au projet. De ce fait, Wikipédia reproduit fatalement les biais systémiques, tels que les déséquilibres et les surreprésentations de genre et de culture, présents dans un monde de l'édition majoritairement occidental. Or, cette impasse éditoriale propre à Wikipédia n'existe pas dans les autres projets pédagogiques.
Comme ces projets frères, Wikipédia n'est pas non plus un projet complètement autonome des autres projets Wikimédia. L'encyclopédie compte en effet sur le projet Wikimedia Commons pour héberger l'ensemble de sa médiathèque. Elle utilise ensuite le contenu du projet Wikidata comme base de données structurée. Quant aux personnes qui produisent l'encyclopédie, elles peuvent aussi puiser leurs sources dans la bibliothèque Wikisource, ou se référer à des citations d'auteurs collectées dans le projet Wikiquote. Tout cela sans oublier que des dizaines de sites web traitent l'archivage permanent de Wikipédia et des autres projets Wikimédia, dans le but de fournir des analyses précieuses et totalement libres d’accès.
Enfin, il faut aussi garder à l'esprit qu'au-delà de tous ces sites web, Wikimédia, c'est aussi de nombreuses institutions et organisations affiliées au mouvement et dispersées dans le monde. Autour de la [[w:Fondation_Wikimédia|Fondation Wikimédia]] chargée de la gestion et de l’organisation internationales, avec près de 650 salariés de nationalités diverses<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimedia Foundation|titre=Les personnes derrière notre connaissance|url=https://web.archive.org/web/20250904032058/https://wikimediafoundation.org/fr/who-we-are/people/|site=|date=|consulté le=}}</ref>, se regroupent des centaines d'organisations satellites. Parmi celles-ci, on retrouve 2 [[m:Wikimedia_thematic_organizations/fr|associations thématiques]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=Wikimedia thematic organisations|url=https://web.archive.org/web/20250926235310/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_thematic_organizations|site=|date=|consulté le=}}.</ref>, 40 [[m:Wikimedia_chapters/fr|associations locales]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=Wikimedia chapters|url=https://web.archive.org/web/20251006092129/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_chapters}}</ref>, dont ''Wikimedia Deutschland'' qui regroupe plus de 170 employés<ref>{{Lien web|langue=|auteur=RocketReach|titre=Wikimedia Deutschlande. V. Information|url=https://web.archive.org/web/20251218034616/https://rocketreach.co/wikimedia-deutschland-e-v-profile_b5caf600f42e140f|site=|date=|consulté le=}}.</ref>, et finalement 141 [[metawiki:Wikimedia_user_groups/fr|groupes d’utilisateurs et utilisatrices]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=Wikimedia user groups|url=https://web.archive.org/web/20251008041452/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_User_Groups|site=|date=|consulté le=}}</ref>.
Tout ce qui vient d'être exposé dans cette introduction justifie donc la nécessité de distinguer le mouvement Wikimédia du projet Wikipédia. Imaginons seulement que l’on se limite à citer Paris pour décrire et comprendre un pays aussi vaste que la France. Certes, Paris est une ville mondialement connue et qui compte plus de deux millions d’habitants et un patrimoine culturel impressionnant. Mais est-ce pour autant qu'il faudrait oublier les autres villes, villages et métropoles françaises ? Sans compter que la France regroupe aussi des départements et des territoires d’outre-mer et qu'elle entretient des relations et des partenariats internationaux qui dépassent de loin ce qui se passe entre Paris et le reste du monde. Ne pas confondre le mouvement Wikimédia avec le projet Wikipédia relève donc du bon sens.
En 2019 cependant, la Fondation Wikimédia a envisagé de se renommer en Fondation Wikipédia et de remplacer le terme « Wikimédia » par celui de « Wikipédia » partout où ce terme est utilisé dans la sphère hors ligne du mouvement. Le but était d’acquérir une plus grande visibilité et d’attirer des milliards de personnes, grâce au nom de marque Wikipédia, considéré comme l’un des plus connus au monde<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Zack McCune|titre=Leading with Wikipedia: A brand proposal for 2030|url=https://web.archive.org/web/20210117025153/https://wikimediafoundation.org/news/2019/02/26/leading-with-wikipedia-a-brand-proposal-for-2030/|site=Wikimedia Foundation News|éditeur=|date=26 February 2019|consulté le=}}.</ref>. Ce changement n’a toutefois pas été accepté par de nombreuses personnes actives au sein du mouvement Wikimédia. En janvier 2020, ces opposants ont ainsi créé une page d’[[m:Requests_for_comment/Should_the_Foundation_call_itself_Wikipedia|appel à commentaires]], qui fut le siège d’un long débat<ref name="Requests for comment">{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=Requests for comment/Should the Foundation call itself Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20210905054842/https://meta.wikimedia.org/wiki/Requests_for_comment/Should_the_Foundation_call_itself_Wikipedia|consulté le=}}.</ref>. À l’issue de ce dernier, 73 représentants d’organisations affiliées et 984 personnes ont signé une [[m:Community_open_letter_on_renaming/fr|lettre ouverte]] adressée à la Fondation, qui comprenait le paragraphe suivant<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=Lettre ouverte de la Communauté sur le changement de nom|url=https://web.archive.org/web/20210122162652/https://meta.wikimedia.org/wiki/Community_open_letter_on_renaming/fr|consulté le=}}.</ref> :
<blockquote>
Depuis 20 ans, les bénévoles ont bâti la réputation de Wikipédia en tant que ressource indépendante et communautaire. Les projets du mouvement Wikimédia, dont Wikipédia, se développent autour de la décentralisation et du consensus. Il est essentiel d’établir des distinctions claires entre la Fondation Wikimédia, les affiliés et les contributeurs individuels. Tout changement qui affecte cet équilibre exige le consentement éclairé et la collaboration des communautés. Il est donc très préoccupant de voir « Wikipédia » présenté pour le nom de l’organisation et du mouvement malgré le mécontentement général de la communauté.
</blockquote>
En s’opposant aux idées de la Fondation, ces membres de la communauté Wikimédia ont ainsi fait preuve de sagesse. De plus, ils ont signalé dans de nombreux commentaires que beaucoup de personnes connaissent le mouvement Wikimédia uniquement au travers de son encyclopédie. Il est même étonnant d'observer que la méconnaissance du mouvement existe au sein même de sa propre communauté. Comme exemple, on peut observer que l'[[w:en:Wikimedia_movement|article Wikipédia en anglais]], consacré au mouvement Wikimédia, ne s’est développé qu’à partir de 2016<ref>{{Lien web|auteur=Wikipedia|titre=Wikimedia mouvement - old revision|url=https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Wikimedia_movement&oldid=716240586|consulté le=}}.</ref>, tandis que celui de la [[w:fr:Mouvement_Wikimédia|version francophone de l'encyclopédie]], n’est apparu qu’en 2019<ref>{{Lien web|auteur=Wikipédia|titre=Mouvement Wikimédia - version archivée|url=https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Mouvement_Wikim%C3%A9dia&oldid=158268859|consulté le=}}.</ref>. Quant aux autres versions linguistiques, il est tout aussi étonnant de constater qu'en octobre 2025, seulement [[wikidata:Q3568028|39 d'entre elles sur un total de 358]], possédaient un article dédié au mouvement Wikimédia<ref>{{Lien web|auteur=Wikidata|titre=Wikimedia Movement|url=https://web.archive.org/web/20251004091239/https://www.wikidata.org/wiki/Q3568028}}.</ref>.
Tous ces éléments justifient donc la nécessité d’offrir au monde, une meilleure connaissance du mouvement Wikimédia et des nombreux projets et organisations, qui participent à sa mission de partage du savoir. En ce sens, ce livre est une contribution importante aux défis stratégiques que doit relever le mouvement Wikimédia à l’approche de 2030. Car au-delà des [[wmf:Resolution:Next_Steps_for_Brand_Work,_2021|résolutions]] prises pour développer de nouveaux processus participatifs et délibératifs concernant les questions de marque<ref>{{Lien web|auteur=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Resolution:Next Steps for Brand Work, 2021|url=https://web.archive.org/web/20211020232912/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Resolution:Next_Steps_for_Brand_Work,_2021|date=|consulté le=}}.</ref>, c’est avant tout un travail d’information et de sensibilisation à destination du public qu'il reste à faire.
{| class="wikitable"style="margin: auto;" "text-align:center;"
|+
|[[Fichier:Qrcode Culture fr Wikipédia.svg|lien=https://fr.wikiversity.org/wiki/Recherche:Culture_fr_Wikip%C3%A9dia|100x100px|centré|sans_cadre]]
|[[Fichier:Qrcode Imagine un monde.svg|lien=https://fr.wikiversity.org/wiki/Recherche:Imagine_un_monde|centré|sans_cadre|100x100px]]
|[[Fichier:Code qr Wikiscan.svg|lien=http://wikiscan.org|100x100px|centré|sans_cadre]]
|[[Fichier:QR code Statistiques Wikimédia.png|lien=https://stats.wikimedia.org|centré|sans_cadre|100x100px]]
|[[Fichier:QR-code Wikistats wmcloud.png|lien=https://wikistats.wmcloud.org/wikimedias_html.php?s=users_asc&th=0&lines=2000|centré|sans cadre|100x100px]]
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|<small>QR 5 : Ethnographie Wikipédia</small>
|<small>QR 6 : ''Imagine un monde''</small>
|{{Centrer|<small>QR 7 : Wikiscan</small>}}
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Le mouvement Wikimédia/La naissance du mouvement Wikimédia
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Lionel Scheepmans
20012
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Il existe dans l'espace web, une multitude d’archives permettant de retracer les événements, qui ont conduit à la naissance du mouvement Wikimédia. Cette « préhistoire » du mouvement peut notamment être explorée grâce au réseau d’éducation populaire [[w:Framasoft|Framasoft]], dont le site est apparu environ un an avant la création de la version francophone de Wikipédia. On trouve sur cette plateforme une mine d’informations concernant les [[logiciels libres]] et la [[w:Culture_libre|culture libre]], soit deux épisodes majeurs de l’histoire de l’informatique et d’Internet, malheureusement méconnus du grand public.
[[Fichier:Wikipedia Michelangelo.JPG|alt=Le tableau La création d'Adam de Michel-Ange retouché par un Wikimédien de telle sorte à faire apparaitre le logo de Wikipédia entre le doigt de Dieu et celui d'Adam|gauche|vignette|<small>Figure 2. [[w:La_Création_d'Adam_(Michel-Ange)|''La création d’Adam'']] de [[w:Michel-Ange|Michel-Ange]] revisitée par un contributeur de Wikipédia.</small>]]
Grâce à Framasoft et bien d’[[w:Catégorie:Association_ou_organisme_lié_au_logiciel_libre_en_France|autres associations]], il est possible de découvrir l’organisation et les motivations des millions de personnes qui participent au [[w:fr:mouvement du logiciel libre|mouvement du logiciel libre]]. On peut apprendre par exemple, que ce mouvement politique et social, apparut au sein du milieu informatique, a été initié en 1983 par [[w: fr: Richard Stallman|Richard Stallman]]. Programmeur du [[w:Massachusetts_Institute_of_Technology|MIT]] à cette époque, c'est en effet lui qui fut le premier à proposer une alternative à la marchandisation du secteur informatique.
La philosophie de libre partage, concrétisée par le projet de Stallman, reflétait une certaine éthique et une organisation de travail originale, développées au sein d’une [[w:Sous-culture|sous-culture]], en vogue dans le milieu informatique depuis les années 1950. Celle-ci fut documentée dans de nombreux ouvrages, dont « ''[[w:L'Éthique_hacker|L’éthique hacker]]'' »<ref>{{Ouvrage|prénom1=Pekka|nom1=Himanen|titre=The Hacker Ethic and the Spirit of the Information Age|éditeur=Vintage|date=2001|isbn=978-0-09-942692-9|consulté le=}}.</ref>, un livre remarquable, dans lequel le philosophe finlandais, [[w:Pekka_Himanen|Pekka Himanen]], analyse en détail les origines de la [[w:Hacker_(sous-culture)|culture hacker]].
Un simple extrait de sa quatrième de couverture<ref>{{Ouvrage|prénom1=Pekka|nom1=Himanen|titre=L'éthique hacker et l'esprit de l'ère de l'information|éditeur=Exils|date=2001|isbn=2-912969-29-8|isbn2=978-2-912969-29-3|oclc=51085264|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref>, repris ci-dessous, permet d’appréhender la manière de penser de ces informaticiens, rejoints par Richard Stallman durant ses études universitaires, avant d'en devenir l’une des figures les plus charismatiques.
<blockquote>
On considérait jusqu’à présent le « hacker » comme un voyou d’Internet, responsable d’actes de piratage et de vols de numéros de cartes bancaires. Le philosophe Pekka Himanen voit au contraire les hackers comme des citoyens modèles de l’ère de l’information. Il les considère comme les véritables moteurs d’une profonde mutation sociale. Leur éthique, leur rapport au travail, au temps ou à l’argent, sont fondés sur la passion, le plaisir ou le partage. Cette éthique est radicalement opposée à l’[[w:Éthique_protestante_du_travail|éthique protestante]], telle qu’elle est définie par [[w:Max_Weber|Max Weber]], du travail comme devoir, comme valeur en soi, une morale qui domine encore le monde aujourd’hui.
</blockquote>
En introduisant cette première partie d'ouvrage de la sorte, nous pouvons déjà comprendre que le mouvement Wikimédia plonge ses racines dans une transition culturelle remplie d’utopie<ref>{{Article|langue=fr|prénom1=Anne|nom1=Bellon|titre=Qu’est devenue l’utopie d’Internet ?|périodique=Revue Projet|volume=371|numéro=4|date=2019-08-27|issn=0033-0884|doi=10.3917/pro.371.0006|lire en ligne=https://web.archive.org/web/20241209072859/https://shs.cairn.info/revue-projet-2019-4-page-6?lang=fr|consulté le=2025-12-21|pages=6–11}}</ref>. Une utopie qui s’oppose notamment à ce que l’historien et anthropologue [[w:Karl_Polanyi|Karl Polanyi]]<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Karl|nom1=Polanyi|prénom2=Fred|nom2=Block|prénom3=Joseph E|nom3=Stiglitz|titre=The great transformation: the political and economic origins of our time|éditeur=Beacon press|date=2001|isbn=978-0-8070-5643-1|oclc=1277370048}}.</ref> désignait, en 1944 déjà, comme un [[w:Libéralisme_économique|libéralisme économique]] qui « subordonne les objectifs humains à la logique d’un mécanisme de marché impersonnel »<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''subordinates human purposes to the logic of an impersonal market mechanism ».''</ref>. Étape par étape et en commençant par analyser cette utopie spécifiquement au niveau du mouvement Wikimédia, voyons maintenant ce qui s'est passé tout au long de cette révolution culturelle et numérique.
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Lionel Scheepmans
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Il existe dans l'espace web, une multitude d’archives permettant de retracer les événements, qui ont conduit à la naissance du mouvement Wikimédia. Cette « préhistoire » du mouvement peut notamment être explorée grâce au réseau d’éducation populaire [[w:Framasoft|Framasoft]], dont le site est apparu environ un an avant la création de la version francophone de Wikipédia. On trouve sur cette plateforme une mine d’informations concernant les [[logiciels libres]] et la [[w:Culture_libre|culture libre]], soit deux épisodes majeurs de l’histoire de l’informatique et d’Internet, malheureusement méconnus du grand public.
[[Fichier:Wikipedia Michelangelo.JPG|alt=Le tableau La création d'Adam de Michel-Ange retouché par un Wikimédien de telle sorte à faire apparaitre le logo de Wikipédia entre le doigt de Dieu et celui d'Adam|gauche|vignette|<small>Figure 2. [[w:La_Création_d'Adam_(Michel-Ange)|''La création d’Adam'']] de [[w:Michel-Ange|Michel-Ange]] revisitée par un contributeur de Wikipédia.</small>]]
Grâce à Framasoft et bien d’[[w:Catégorie:Association_ou_organisme_lié_au_logiciel_libre_en_France|autres associations]], il est possible de découvrir l’organisation et les motivations des millions de personnes qui participent au [[w:fr:mouvement du logiciel libre|mouvement du logiciel libre]]. On peut apprendre par exemple, que ce mouvement politique et social, apparut au sein du milieu informatique, a été initié en 1983 par [[w: fr: Richard Stallman|Richard Stallman]]. Programmeur du [[w:Massachusetts_Institute_of_Technology|MIT]] à cette époque, c'est en effet lui qui fut le premier à proposer une alternative à la marchandisation du secteur informatique.
La philosophie de libre partage, concrétisée par le projet de Stallman, reflétait une certaine éthique et une organisation de travail originale, développées au sein d’une [[w:Sous-culture|sous-culture]], en vogue dans le milieu informatique depuis les années 1950. Celle-ci fut documentée dans de nombreux ouvrages, dont « ''[[w:L'Éthique_hacker|L’éthique hacker]]'' »<ref>{{Ouvrage|prénom1=Pekka|nom1=Himanen|titre=The Hacker Ethic and the Spirit of the Information Age|éditeur=Vintage|date=2001|isbn=978-0-09-942692-9|consulté le=}}.</ref>, un livre remarquable, dans lequel le philosophe finlandais, [[w:Pekka_Himanen|Pekka Himanen]], analyse en détail les origines de la [[w:Hacker_(sous-culture)|culture hacker]].
Un simple extrait de sa quatrième de couverture<ref>{{Ouvrage|prénom1=Pekka|nom1=Himanen|titre=L'éthique hacker et l'esprit de l'ère de l'information|éditeur=Exils|date=2001|isbn=2-912969-29-8|isbn2=978-2-912969-29-3|oclc=51085264|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref>, repris ci-dessous, permet d’appréhender la manière de penser de ces informaticiens, rejoints par Richard Stallman durant ses études universitaires, avant d'en devenir l’une des figures les plus charismatiques.
<blockquote>
On considérait jusqu’à présent le « hacker » comme un voyou d’Internet, responsable d’actes de piratage et de vols de numéros de cartes bancaires. Le philosophe Pekka Himanen voit au contraire les hackers comme des citoyens modèles de l’ère de l’information. Il les considère comme les véritables moteurs d’une profonde mutation sociale. Leur éthique, leur rapport au travail, au temps ou à l’argent, sont fondés sur la passion, le plaisir ou le partage. Cette éthique est radicalement opposée à l’[[w:Éthique_protestante_du_travail|éthique protestante]], telle qu’elle est définie par [[w:Max_Weber|Max Weber]], du travail comme devoir, comme valeur en soi, une morale qui domine encore le monde aujourd’hui.
</blockquote>
En introduisant cette première partie d'ouvrage de la sorte, nous pouvons déjà comprendre que le mouvement Wikimédia plonge ses racines dans une transition culturelle remplie d’utopie<ref>{{Article|langue=fr|prénom1=Anne|nom1=Bellon|titre=Qu’est devenue l’utopie d’Internet ?|périodique=Revue Projet|volume=371|numéro=4|date=2019-08-27|issn=0033-0884|doi=10.3917/pro.371.0006|lire en ligne=https://web.archive.org/web/20241209072859/https://shs.cairn.info/revue-projet-2019-4-page-6?lang=fr|consulté le=2025-12-21|pages=6–11}}</ref>. Une utopie qui s’oppose notamment à ce que l’historien et anthropologue [[w:Karl_Polanyi|Karl Polanyi]]<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Karl|nom1=Polanyi|prénom2=Fred|nom2=Block|prénom3=Joseph E|nom3=Stiglitz|titre=The great transformation: the political and economic origins of our time|éditeur=Beacon press|date=2001|isbn=978-0-8070-5643-1|oclc=1277370048}}.</ref> désignait, en 1944 déjà, comme un [[w:Libéralisme_économique|libéralisme économique]] qui « subordonne les objectifs humains à la logique d’un mécanisme de marché impersonnel<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''subordinates human purposes to the logic of an impersonal market mechanism ».''</ref> ». Étape par étape et en commençant par analyser cette utopie spécifiquement au niveau du mouvement Wikimédia, voyons maintenant ce qui s'est passé tout au long de cette révolution culturelle et numérique.
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Lionel Scheepmans
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Il existe dans l'espace web, une multitude d’archives permettant de retracer les événements, qui ont conduit à la naissance du mouvement Wikimédia. Cette « préhistoire » du mouvement peut notamment être explorée grâce au réseau d’éducation populaire [[w:Framasoft|Framasoft]], dont le site est apparu environ un an avant la création de la version francophone de Wikipédia. On trouve sur cette plateforme une mine d’informations concernant les [[logiciels libres]] et la [[w:Culture_libre|culture libre]], soit deux épisodes majeurs de l’histoire de l’informatique et d’Internet, malheureusement méconnus du grand public.
[[Fichier:Wikipedia Michelangelo.JPG|alt=Le tableau La création d'Adam de Michel-Ange retouché par un Wikimédien de telle sorte à faire apparaitre le logo de Wikipédia entre le doigt de Dieu et celui d'Adam|gauche|vignette|<small>Figure 2. [[w:La_Création_d'Adam_(Michel-Ange)|''La création d’Adam'']] de [[w:Michel-Ange|Michel-Ange]] revisitée par un contributeur de Wikipédia.</small>]]
Grâce à Framasoft et bien d’[[w:Catégorie:Association_ou_organisme_lié_au_logiciel_libre_en_France|autres associations]], il est possible de découvrir l’organisation et les motivations des millions de personnes qui participent au [[w:fr:mouvement du logiciel libre|mouvement du logiciel libre]]. On peut apprendre par exemple, que ce mouvement politique et social, apparut au sein du milieu informatique, a été initié en 1983 par [[w: fr: Richard Stallman|Richard Stallman]]. Programmeur du [[w:Massachusetts_Institute_of_Technology|MIT]] à cette époque, c'est en effet lui qui fut le premier à proposer une alternative à la marchandisation du secteur informatique.
La philosophie de libre partage, concrétisée par le projet de Stallman, reflétait une certaine éthique et une organisation de travail originale, développées au sein d’une [[w:Sous-culture|sous-culture]], en vogue dans le milieu informatique depuis les années 1950. Celle-ci fut documentée dans de nombreux ouvrages, dont ''[[w:L'Éthique_hacker|L’éthique hacker]]<ref>{{Ouvrage|prénom1=Pekka|nom1=Himanen|titre=The Hacker Ethic and the Spirit of the Information Age|éditeur=Vintage|date=2001|isbn=978-0-09-942692-9|consulté le=}}.</ref>'', un livre remarquable, dans lequel le philosophe finlandais, [[w:Pekka_Himanen|Pekka Himanen]], analyse en détail les origines de la [[w:Hacker_(sous-culture)|culture hacker]].
Un simple extrait de sa quatrième de couverture<ref>{{Ouvrage|prénom1=Pekka|nom1=Himanen|titre=L'éthique hacker et l'esprit de l'ère de l'information|éditeur=Exils|date=2001|isbn=2-912969-29-8|isbn2=978-2-912969-29-3|oclc=51085264|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref>, repris ci-dessous, permet d’appréhender la manière de penser de ces informaticiens, rejoints par Richard Stallman durant ses études universitaires, avant d'en devenir l’une des figures les plus charismatiques.
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On considérait jusqu’à présent le « hacker » comme un voyou d’Internet, responsable d’actes de piratage et de vols de numéros de cartes bancaires. Le philosophe Pekka Himanen voit au contraire les hackers comme des citoyens modèles de l’ère de l’information. Il les considère comme les véritables moteurs d’une profonde mutation sociale. Leur éthique, leur rapport au travail, au temps ou à l’argent, sont fondés sur la passion, le plaisir ou le partage. Cette éthique est radicalement opposée à l’[[w:Éthique_protestante_du_travail|éthique protestante]], telle qu’elle est définie par [[w:Max_Weber|Max Weber]], du travail comme devoir, comme valeur en soi, une morale qui domine encore le monde aujourd’hui.
</blockquote>
En introduisant cette première partie d'ouvrage de la sorte, nous pouvons déjà comprendre que le mouvement Wikimédia plonge ses racines dans une transition culturelle remplie d’utopie<ref>{{Article|langue=fr|prénom1=Anne|nom1=Bellon|titre=Qu’est devenue l’utopie d’Internet ?|périodique=Revue Projet|volume=371|numéro=4|date=2019-08-27|issn=0033-0884|doi=10.3917/pro.371.0006|lire en ligne=https://web.archive.org/web/20241209072859/https://shs.cairn.info/revue-projet-2019-4-page-6?lang=fr|consulté le=2025-12-21|pages=6–11}}</ref>. Une utopie qui s’oppose notamment à ce que l’historien et anthropologue [[w:Karl_Polanyi|Karl Polanyi]]<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Karl|nom1=Polanyi|prénom2=Fred|nom2=Block|prénom3=Joseph E|nom3=Stiglitz|titre=The great transformation: the political and economic origins of our time|éditeur=Beacon press|date=2001|isbn=978-0-8070-5643-1|oclc=1277370048}}.</ref> désignait, en 1944 déjà, comme un [[w:Libéralisme_économique|libéralisme économique]] qui « subordonne les objectifs humains à la logique d’un mécanisme de marché impersonnel<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''subordinates human purposes to the logic of an impersonal market mechanism ».''</ref> ». Étape par étape et en commençant par analyser cette utopie spécifiquement au niveau du mouvement Wikimédia, voyons maintenant ce qui s'est passé tout au long de cette révolution culturelle et numérique.
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Le mouvement Wikimédia/Quatrième de couverture
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2026-05-01T03:29:29Z
Lionel Scheepmans
20012
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'''Le mouvement Wikimédia, l'aventure inspirante d'une organisation mondiale et altruiste, au service d'un savoir libre et authentique.'''
Quel est ce seul acteur à but non lucratif présent dans le top 100 des sites les plus visités sur le Web ?
Comment incarne-t-il l’expression la plus visible des valeurs de liberté, d’égalité et de partage, héritées de la révolution numérique et des mouvements sociaux des années 1960 ?
Comment, à partir de Wikipédia et suite à la création d’une quinzaine de projets frères distribués en centaines de versions linguistiques, le mouvement social Wikimédia a imaginé un monde dans lequel le savoir se produit et se partage librement ?
Et comment, en toute autonomie, des dizaines de projets pédagogiques, édités par des millions de bénévoles, soutenus par une fondation et près de 200 associations et groupes locaux, produisent-ils la plus grande intelligence collective au monde ?
Avec de nombreux codes QR, cet ouvrage répond à ces questions, tout en permettant de mieux comprendre le monde global et numérique qui nous entoure.
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[[Utilisateur:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]] est docteur en sciences politiques et sociales, militant de la culture libre et professeur d’anthropologie numérique. Il occupe plusieurs postes d’administrateur au sein du mouvement Wikimédia qu’il observe de manière participative depuis 2011. Ses travaux universitaires, du master à la thèse de doctorat, furent consacrés à l’organisation et aux enjeux de Wikipédia et du mouvement Wikimédia.
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Ce livre est publié sous [[ccorg:licenses/by-sa/4.0/legalcode.fr|licence CC.SA-BY 4.0]]
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![[Fichier:QR code Wikilivre Le mouvement Wikimédia.svg|lien=https://fr.wikibooks.org/wiki/Le_mouvement_Wikim%C3%A9dia|alt=|centré|sans_cadre|100x100px]]
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![[Fichier:Code QR audio Le mouvement Wikimédia.svg|lien=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/15/Le_mouvement_Wikim%C3%A9dia.oga|alt=Audio|centré|sans_cadre|100x100px]]
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Le mouvement Wikimédia/Avant-propos
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Lionel Scheepmans
20012
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Pour offrir un confort de lecture sur papier sans perdre la puissance du numérique, des [[w:Codes_QR|codes QR]] sont affichés tout au long de cet ouvrage. À l’aide d’une tablette ou d’un smartphone, ils permettent un accès direct à ce qui serait coûteux ou impossible à imprimer.
Par exemple, le code QR 1, présent à la fin de cette page, donne accès directement à la page web qui reprend l’intégralité de l’ouvrage. Une fois sur celle-ci, on peut alors visionner les illustrations en couleur ou les enregistrements qui s’y trouvent et consulter ensuite leurs pages de descriptions en cas de besoin. Cette version numérique comprend aussi de nombreux hyperliens pointant vers Wikipédia et d’autres sites du mouvement Wikimédia, où se trouvent des compléments d’informations et leurs mises à jour.
Pour économiser du papier lors de l’impression, la section regroupant les notes et les références de l’ouvrage n’est disponible qu’au format numérique, mais est directement accessible via le code QR 2 repris ci-dessous. Grâce aux indices de renvoi chiffrés et placés en exposant dans le texte imprimé, il est alors possible, au départ d'un smartphone ou d'une tablette, de retrouver les notes et les références en fonction de leur numérotation. Lorsque la référence correspond à une page web, un lien pointant vers le projet [[w:Internet_Archive|Internet Archive]] s’y trouve repris, pour garantir un accès aux archives des pages citées dans l’ouvrage, si jamais elles avaient disparu du web. Quant aux pages toujours existantes, elles restent accessibles via leurs hyperliens originels, pour consulter leurs éventuelles évolutions.
Étant donné que ce livre est produit sur une plateforme collaborative, tout le monde est invité à améliorer les prochaines versions. On peut le faire en corrigeant des fautes d’orthographe ou de syntaxe sur les pages web qui constituent les différents chapitres de l’ouvrage, ou encore en apportant des commentaires sur les pages de discussion qui leur sont associées. Cela peut se faire très simplement en cliquant sur « Modifier », quand on est sur une page de chapitre, et sur « Ajouter un sujet » , lorsque l'on est sur une page de discussion.
Une page de discussion générale est aussi accessible grâce au code QR 3. Elle permet de commenter le livre dans son ensemble, ou de poser une question à son sujet. Il suffit pour cela d’indiquer un titre dans le champ « Démarrer un nouveau sujet », avant d'écrire le contenu de son message dans l’encadré situé juste en dessous, et de cliquer finalement sur le bouton « Ajouter un sujet de manière anonyme », pour publier celui-ci.
Enfin, pour ceux qui voudraient agrémenter leur lecture d’un fond sonore relaxant et original, le code QR 4 donne accès à une page web qui diffuse une musique mélodieuse. Celle-ci est composée de sons spécifiquement produits chaque fois qu’une modification est apportée sur un projet Wikimédia, ou qu’un nouveau compte y est créé. Ce dispositif ingénieux offre ainsi, aux lecteurs qui le souhaitent, une ambiance sonore particulièrement confortable, ainsi qu’une nouvelle expérience immersive au sein du mouvement Wikimédia.
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|[[Fichier:Code_qr_version_complète_Le_mouvement_Wikimédia.svg|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://fr.wikibooks.org/wiki/Le_mouvement_Wikim%C3%A9dia/Version_compl%C3%A8te]]
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Lionel Scheepmans
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Pour offrir un confort de lecture sur papier sans perdre la puissance du numérique, des [[w:Codes_QR|codes QR]] sont affichés tout au long de cet ouvrage. À l’aide d’une tablette ou d’un smartphone, ils permettent un accès direct à ce qui serait coûteux ou impossible à imprimer.
Par exemple, le code QR 1, présent à la fin de cette page, donne accès directement à la page web qui reprend l’intégralité de l’ouvrage. Une fois sur celle-ci, on peut alors visionner les illustrations en couleur ou les enregistrements qui s’y trouvent et consulter ensuite leurs pages de descriptions en cas de besoin. Cette version numérique comprend aussi de nombreux hyperliens pointant vers Wikipédia et d’autres sites du mouvement Wikimédia, où se trouvent des compléments d’informations et leurs mises à jour.
Pour économiser du papier lors de l’impression, la section regroupant les notes et les références de l’ouvrage n’est disponible qu’au format numérique, mais est directement accessible via le code QR 2 repris ci-dessous. Grâce aux indices de renvoi chiffrés et placés en exposant dans le texte imprimé, il est alors possible, au départ d'un smartphone ou d'une tablette, de retrouver les notes et les références en fonction de leur numérotation. Lorsque la référence correspond à une page web, un lien pointant vers le projet [[w:Internet_Archive|Internet Archive]] s’y trouve repris, pour garantir un accès aux archives des pages citées dans l’ouvrage, si jamais elles avaient disparu du web. Quant aux pages toujours existantes, elles restent accessibles via leurs hyperliens originels, pour consulter leurs éventuelles évolutions.
Étant donné que ce livre est produit sur une plateforme collaborative, tout le monde est invité à améliorer les prochaines versions. On peut le faire en corrigeant des fautes d’orthographe ou de syntaxe sur les pages web qui constituent les différents chapitres de l’ouvrage, ou encore en apportant des commentaires sur les pages de discussion qui leur sont associées. Cela peut se faire très simplement en cliquant sur « Modifier », quand on est sur une page de chapitre, et sur « Ajouter un sujet » , lorsque l'on est sur une page de discussion.
Une page de discussion générale est aussi accessible grâce au code QR 3. Elle permet de commenter le livre dans son ensemble, ou de poser une question à son sujet. Il suffit pour cela d’indiquer un titre dans le champ « Démarrer un nouveau sujet », avant d'écrire le contenu de son message dans l’encadré situé juste en dessous, et de cliquer finalement sur le bouton « Ajouter un sujet de manière anonyme », pour publier celui-ci.
Enfin, pour ceux qui voudraient agrémenter leur lecture d’un fond sonore relaxant et original, le code QR 4 donne accès à une page web qui diffuse une musique mélodieuse. Celle-ci est composée de sons spécifiquement produits chaque fois qu’une modification est apportée sur un projet Wikimédia, ou qu’un nouveau compte y est créé. Ce dispositif ingénieux offre ainsi, aux lecteurs qui le souhaitent, une ambiance sonore particulièrement confortable, ainsi qu’une nouvelle expérience immersive au sein du mouvement Wikimédia.
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Lionel Scheepmans
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Pour offrir un confort de lecture sur papier sans perdre la puissance du numérique, des [[w:Codes_QR|codes QR]] sont affichés tout au long de cet ouvrage. À l’aide d’une tablette ou d’un smartphone, ils permettent un accès direct à ce qui serait coûteux ou impossible à imprimer.
Par exemple, le code QR 1, présent à la fin de cette page, donne accès directement à la page web qui reprend l’intégralité de l’ouvrage. Une fois sur celle-ci, on peut alors visionner les illustrations en couleur ou les enregistrements qui s’y trouvent et consulter ensuite leurs pages de descriptions en cas de besoin. Cette version numérique comprend aussi de nombreux hyperliens pointant vers Wikipédia et d’autres sites du mouvement Wikimédia, où se trouvent des compléments d’informations et leurs mises à jour.
Pour économiser du papier lors de l’impression, la section regroupant les notes et les références de l’ouvrage n’est disponible qu’au format numérique, mais est directement accessible via le code QR 2 repris ci-dessous. Grâce aux indices de renvoi chiffrés et placés en exposant dans le texte imprimé, il est alors possible, au départ d'un smartphone ou d'une tablette, de retrouver les notes et les références en fonction de leur numérotation. Lorsque la référence correspond à une page web, un lien pointant vers le projet [[w:Internet_Archive|Internet Archive]] s’y trouve repris, pour garantir un accès aux archives des pages citées dans l’ouvrage, si jamais elles avaient disparu du web. Quant aux pages toujours existantes, elles restent accessibles via leurs hyperliens originels, pour consulter leurs éventuelles évolutions.
Étant donné que ce livre est produit sur une plateforme collaborative, tout le monde est invité à améliorer les prochaines versions. On peut le faire en corrigeant des fautes d’orthographe ou de syntaxe sur les pages web qui constituent les différents chapitres de l’ouvrage, ou encore en apportant des commentaires sur les pages de discussion qui leur sont associées. Cela peut se faire très simplement en cliquant sur « Modifier », quand on est sur une page de chapitre, et sur « Ajouter un sujet », lorsque l'on est sur une page de discussion.
Une page de discussion générale est aussi accessible grâce au code QR 3. Elle permet de commenter le livre dans son ensemble, ou de poser une question à son sujet. Il suffit pour cela d’indiquer un titre dans le champ « Démarrer un nouveau sujet », avant d'écrire le contenu de son message dans l’encadré situé juste en dessous, et de cliquer finalement sur le bouton « Ajouter un sujet de manière anonyme », pour publier celui-ci.
Enfin, pour ceux qui voudraient agrémenter leur lecture d’un fond sonore relaxant et original, le code QR 4 donne accès à une page web qui diffuse une musique mélodieuse. Celle-ci est composée de sons spécifiquement produits chaque fois qu’une modification est apportée sur un projet Wikimédia, ou qu’un nouveau compte y est créé. Ce dispositif ingénieux offre ainsi, aux lecteurs qui le souhaitent, une ambiance sonore particulièrement confortable, ainsi qu’une nouvelle expérience immersive au sein du mouvement Wikimédia.
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Le mouvement Wikimédia/L'utopie Wikimédia
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Lionel Scheepmans
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text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Au fil du temps, Wikipédia fut perçu comme une utopie en marche<ref>{{Article|langue=|prénom1=Christian|nom1=Vandendorpe|titre=Le phénomène Wikipédia: une utopie en marche|périodique=Le Débat|volume=148|numéro=1|éditeur=Gallimard|date=2008|issn=0246-2346|pages=17}}.</ref>, puis comme une utopie réalisée<ref>{{Ouvrage|prénom1=Théo|nom1=Henri|directeur1=|titre=Wikipédia : une utopie réalisée ?|lieu=Université de Poitier|date=juillet 2013|pages totales=98|lire en ligne=https://web.archive.org/web/20211103122912/https://www.seies.net/sites/theo/doc/HENRI_theo_-_master_1_-_memoire.pdf}}.</ref>, et finalement comme la dernière utopie collective du Web<ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Dupont-Besnard|prénom1=Marcus|titre=Wikipédia, la dernière utopie collective du web ?|url=https://web.archive.org/web/20250516050814/https://www.numerama.com/tech/805447-wikipedia-la-derniere-utopie-collective-du-web.html|site=Numerama|date=2021-12-29|consulté le=2025-12-21}}</ref>. Mais qu'en est-il de l'ensemble du mouvement Wikimédia ? Pour nous aider à comprendre ce qui se passe dans la dimension numérique de ce mouvement, voici une métaphore qui décrit un quartier établi au sein d'une ville, imaginée au départ de l'espace web ». Dans cette ville imaginaire, Internet représenterait le réseau routier, pendant que des serveurs informatiques feraient office de bâtiments, et que les pages web qu'ils hébergent, constitueraient les différentes pièces de ces édifices.
En visitant le quartier Wikimédia, on découvrirait donc plus d’un millier de bâtiments. Au sein de ceux-ci et à l’exception de quelques lieux administratifs, chaque pièce peut être visitée gratuitement, mais aussi modifiée au niveau de son contenu. On peut ainsi y ajouter de nouvelles choses, telles que du texte, des photos, des vidéos ou des documents sonores, et même changer ou supprimer ce qui a été créé ou modifié par d’autres. Tout cela, bien sûr, dans le but de rendre ces endroits plus esthétiques, ou plus authentiques et en tenant compte des différentes idées et des éventuelles oppositions de point de vue concernant les aménagements. Pour faciliter l'entente entre les personnes qui s'investissent dans les modifications, chaque pièce des bâtiments Wikimédia possède un espace annexe dédié à la discussion.
Dans la plupart des bâtiments Wikimédia, une personne malintentionnée peut même faire disparaitre tout le contenu d'une pièce. Néanmoins, dans la seconde qui suit, un robot remettra tout en place, avant de transmettre un message concernant le traitement du vandalisme. Lorsqu'une action plus discrète n'est pas détectée par un robot, une personne qui surveille la pièce prendra certainement le relais pour annuler les changements malveillants, et contacter la personne responsable. En cas de multirécidive, celle-ci peut se voir privée de sa capacité de modifier les pièces, soit dans le bâtiment vandalisé, soit dans tout le quartier quand cela se justifie. Après discussion, cette sanction sera mise en application par un administrateur ou une administratrice bénévole, choisi ou choisie par l'ensemble des autres bénévoles qui prennent soin des bâtiments.
[[Fichier:The Digital City, Riyadh 191957.jpg|vignette|<small>Figure 3. Photo de la ''Digital City'' de [[w:Riyad|Riyadh]] et son aspect visuel en lien avec la métaphore du quartier Wikimédia.</small>]]
On comprend donc que tout le monde peut enrichir, mais également surveiller et protéger les richesses partagées dans le quartier Wikimédia. Il suffit pour cela de rejoindre le mouvement en se créant un compte et de profiter de nombreux outils, dont un système de notifications qui envoie des messages lorsqu'une pièce que l'on veut surveiller est modifiée. Pour créer ce compte, il n'est pas nécessaire de fournir une adresse ou un numéro de téléphone. Les seules informations personnelles indispensables au bon fonctionnement du quartier Wikimédia sont les [[w:Adresses_IP|adresses IP]] des visiteurs. Car contrairement à ce qui se passe dans les quartiers commerciaux de la grande ville numérique, tels que les [[w:GAFAM|GAFAM]], [[w:NATU_(Netflix,_Airbnb,_Tesla_et_Uber)|NATU]], [[w:BATX|BATX]], le quartier Wikimédia ne récolte et ne vend aucune donnée à des fins d'exploitation.
Même les adresses IP enregistrées par le système ne sont pas visibles par les autres visiteurs. Elles sont remplacées par les noms et les pseudonymes fournis lors de la création des comptes, ou masquées par des comptes temporaires pour les modifications faites par des personnes non connectées. Seules quelques personnes accréditées par la communauté pour effectuer des contrôles d’usurpation d’identité ont accès à ces informations<ref>{{Lien web|auteur=MédiaWiki|titre=Produit de confiance et de sécurité/Comptes temporaires|url=https://web.archive.org/web/20250813140004/https://www.mediawiki.org/wiki/Trust_and_Safety_Product/Temporary_Accounts/fr}}.</ref>. C’est là une précaution nécessaire au bon déroulement des votes qui succèdent parfois aux recherches de [[w:Consensus|consensus]] concernant l'aménagement du quartier Wikimédia.
Dans cette ville numérique que constituerait l'espace web, Wikimédia apparait ainsi comme le plus grand quartier dédié au partage de la connaissance. Tout d'abord, il y a les plus de 350 bâtiments [[w:Wikipédia:Accueil_principal|Wikipédia]], chacun dédié à une version linguistique de l'encyclopédie. Toujours séparés en versions linguistiques, on trouve ensuite : les bibliothèques [[:en:fr:accueil|Wikilivres]] et [[s:fr:Wikisource:Accueil|Wikisource]], les bâtiments lexicaux [[wikt:fr:Wiktionnaire:Page_d’accueil|Wiktionnaire]], les journaux [[n:fr:accueil|Wikinews]], les centres pédagogiques et de recherche [[v:fr:accueil|Wikiversité]], les syndicats d’initiative [[voy:fr:accueil|Wikivoyage]], le répertoire des êtres vivants [[species:main page|Wikispecies]] et enfin les instituts de citations d’auteurs [[q:fr:accueil|Wikiquote]]. Cela sans oublier le musée médiatique [[commons:main page|Wikimedia Commons]] et la banque [[wikidata:wikidata:main_page|Wikidata]], reconnue comme étant la plus grande banque d’informations structurées au monde. Deux bâtiments dont l'une des fonctions principales communes est d’enrichir les pièces situées dans les autres buildings du quartier Wikimédia.
Dans tous ces immeubles, il arrive souvent que plus de la moitié des étages soient uniquement attribués à l'organisation des activités qui s'y déroulent. Chaque bâtiment peut aussi compter sur le soutien d'autres édifices tels que [[mw:main page|MediaWiki]], [[wikitech:Main_Page|Wikitech]], [[w:fr:phabricator|Phabricator]], qui sont trois lieux entièrement dédiés aux maintenances techniques sur l'ensemble du quartier. Concernant les aspects administratifs, c'est dans le bâtiment [[metawiki:main page|Méta-Wiki]] que s'opère la gouvernance générale du quartier, alors que les courriers adressés à ce dernier sont traités en première ligne dans le bâtiment [[otrswiki:Main page|Wikimedia VRT]]. À la suite de quoi, il ne reste plus qu'à citer le bâtiment ''[[outreach:main page|Wikimedia Outreach]],'' pour des initiatives de sensibilisation, et le bâtiment du journal [https://diff.wikimedia.org Diff Wikimedia], comme lieu de publication d'actualités sur le mouvement.
En dehors de certains aspects techniques, tous ces bâtiments sont gérés exclusivement par des communautés bénévoles, qui sont toujours prêtes à accueillir de nouveaux membres. Les seuls immeubles du quartier qui diffèrent de ce principe sont les bâtiments vitrines de la Fondation Wikimédia et des autres associations Wikimédia qui engagent du personnel. Quant au bâtiment du conseil d'administration de la Fondation, des raisons officielles justifient le fait que la modification de ses pièces est réservée à ces membres et aux employés qui les soutiennent.
Face à tant d'utopies, on en vient donc à se demander comment tout cela fut rendu possible. Mais pour répondre à cette question, il faut alors parcourir tout un pan de l'histoire de la révolution numérique, depuis la [[w:Contre-culture_des_années_1960|contre-culture des années 1960]] jusqu'à nos jours. On y découvre que les pionniers du réseau Internet étaient des chercheurs et étudiants en informatique, fortement influencés par de nouvelles idéologies, telles que celles qui furent à la source des évènements de [[w:mai_68|mai 68]] en France. C'est donc de là que naîtra la philosophie de partage, de liberté, de décentralisation et ce mode d’organisation tout à fait spécifique, que l'on observe aujourd'hui au sein du mouvement Wikimédia.
Il y eut tout d'abord la création d'[[w:Internet|Internet]], comme réseau mondial de communication en libre accès, et le développement du ''[[w:World_Wide_Web|World Wide Web]]'', qui a grandement facilité les interactions humaines à l’échelle planétaire. Puis, ce fut l'arrivée du [[w:Web_2.0|Web 2.0]], caractérisé par l'apparition de nouveaux sites web directement modifiables à l'aide d’un simple navigateur. Or, parmi ceux-ci se trouvent les [[w:fr:Moteur de Wiki|moteurs de Wiki]], dont le plus puissant d’entre eux, [[w:MediaWiki|MediaWiki]], est un [[Logiciels libres|logiciel libre]] développé par la Fondation Wikimédia. Le moment est donc venu d'en savoir plus sur ce type de programme informatique, ainsi que sur le [[w:Mouvement_du_logiciel_libre|mouvement du logiciel libre]], qui a fortement influencé la philosophie et les valeurs véhiculées au sein du mouvement.{{AutoCat}}
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Le mouvement Wikimédia/Les plateformes Wiki
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Lionel Scheepmans
20012
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text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Un [[w:Wiki|wiki]], ou un [[w:Moteur_de_wiki|moteur de wiki]], est un logiciel que l'on installe sur un serveur informatique pour permettre la création d’un site web éditable et configurable à l’aide d’un simple navigateur. Plus précisément, c’est un [[w:Système_de_gestion_de_contenu|système de gestion de contenu]], dans lequel le code [[Le langage HTML|HTML]], [[Le langage CSS|CSS]], [[Programmation JavaScript|JavaScript]] et [[v:Lua|Lua]], ainsi que certains paramètres, peuvent être modifiés par tous les internautes. Cela peut se faire en se connectant à un compte utilisateur, afin de bénéficier des droits de modification et d’administration qui lui sont accordés, ou en utilisant la configuration attribuée par défaut aux personnes non connectées.
Sur les pages web d'un wiki, chaque modification provoque un nouvel enregistrement complet du [[w:Code_source|code source]] qui la compose. De la sorte, il est toujours possible, à partir d’une page reprenant l’[[w:Historique_(informatique)|historique]] des modifications, de rétablir l'une de ses anciennes versions. Grâce à ce système, on peut ainsi savoir quelle personne, ou quelle [[w:Adresse_IP|adresse IP]] est à l’origine d’un changement, et même voir l’endroit où la modification a été faite, et à quel moment celle-ci a été réalisée.
[[Fichier:Ward_Cunningham_1.jpg|alt=Logo du logiciel MediaWiki, le logiciel Wiki utilisé par les projets Wikimédia et dont le développement est soutenu par la fondation Wikimédia.|vignette|<small>Figure 11. Ward Cunningham en 2011.</small>]]
Le premier logiciel Wiki, qui portait le nom de [[w:fr: WikiWikiWeb|WikiWikiWeb]], a été créé et placé sous licence libre GPL par [[w:fr: Ward Cunningham|Ward Cunningham]] en mars 1995<ref>{{Lien web|auteur=Wiki.c2|titre=Wiki Wiki Web Faq|url=http://web.archive.org/web/20170106225231/http://wiki.c2.com/?WikiWikiWebFaq}}.</ref>. Grâce à la licence, d’autres programmes wiki ont vu le jour en copiant ou s’inspirant du code source de WikiWikiWeb, ou des autres projets wiki qui l'avaient fait auparavant. Cette émulation récursive, qui donna naissance à toute une panoplie de projets wiki est donc à nouveau une belle illustration des retombées positives que peut susciter l'application d'une licence libre.
Parmi les différents logiciels Wiki disponibles, [[w:en:UseModWiki|UseModWiki]] fut choisi par la société [[w:fr: Bomis|Bomis]] qui finança la création du premier projet Wikipédia en anglais. C'était un choix judicieux, car l’éclatement de la [[w:Bulle_Internet|bulle spéculative d’Internet]], à la fin des années 2000, confrontait l'entreprise à de grosses difficultés financières. Un programme gratuit, simple d’utilisation et peu gourmand en ressources informatiques, convenait donc parfaitement dans ce cadre. UseModWiki fut par après remplacé par un autre moteur de Wiki sans nom, mais plus performant et toujours produit sous licence libre<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Brion Vibber|titre=MediaWiki's big code & usability code & usability push|url=http://web.archive.org/web/20120517072350/http://leuksman.com/images/8/80/Brion-fosdem2009.pdf|site=Leuksman|date=2009|consulté le=}}.</ref>. Ce dernier fut ensuite amélioré par plusieurs programmeurs, dont Brion Vibber, le premier employé de la [[w:fr: Fondation Wikimédia|Fondation Wikimédia]], avant d’être finalement intitulé [[MediaWiki pour débutants|MediaWiki]].
Avec l’aide de nouveaux employés et des bénévoles actifs sur le site [[mw:Mediawiki|mediawiki.org]], ce système de gestion de contenu finit par apparaitre en tête du classement des wikis les plus utilisés<ref>{{Lien web|auteur=Wiki.c2|titre=Top Ten Wiki Engines|url=https://web.archive.org/web/20201127014153/http://wiki.c2.com/?TopTenWikiEngines|consulté le=}}.</ref>. Toujours grâce à sa licence libre, des milliers d'autres personnes et projets ont effectivement pu développer des sites Web, sans nécessairement faire partie du mouvement Wikimédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=MediaWiki|titre=Main page|url=https://web.archive.org/web/20201203135522/https://www.mediawiki.org/wiki/MediaWiki|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. Ce succès a par ailleurs justifié la programmation de rassemblements annuels entre 2016 et 2020<ref>{{Lien web|titre=Category:EMWCon|url=https://web.archive.org/web/20200319063245/https://www.mediawiki.org/wiki/Category:EMWCon|site=|date=|consulté le=|auteur=MediaWiki}}.</ref>, entre personnes et organismes qui utilisent le programme, pour discuter de son développement et de ses usages<ref>{{Lien web|langue=|auteur=David Strine|titre=MediaWiki is the software that underpins Wikipedia. This conference shows all the other ways it can be used|url=https://web.archive.org/web/20200313181919/https://wikimediafoundation.org/news/2019/05/01/mediawiki-is-the-software-that-underpins-wikipedia-this-conference-shows-all-the-other-ways-it-can-be-used/|site=Wikimedia Foundation News|lieu=|éditeur=|date=1 May 2019|consulté le=}}.</ref>.
Ceci étant dit, il existe dans la [[w:fr:Liste de logiciels wiki|liste des Wikis]] d’autres logiciels libres intéressants, tels que [[w:Dokuwiki|DokuWiki]], rendu populaire par sa simplicité d’installation et d’usage. Jusqu’à ce jour cependant, seul MediaWiki semble suffisamment stable et puissant pour permettre le développement optimal de l’ensemble des projets Wikimédia. Avec parmi ceux-ci, bien sûr, Wikipédia, l'encyclopédie libre et universelle, dont nous allons enfin découvrir la mise en place dans ce prochain chapitre.
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Le mouvement Wikimédia/L'encyclopédie libre et universelle
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Lionel Scheepmans
20012
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text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Dans les chapitres précédents, nous avons découvert toutes les innovations techniques et culturelles, sans lesquelles Wikipédia n’aurait jamais pu devenir la plus grande encyclopédie libre et universelle connue au monde. Son objectif est de synthétiser la totalité du savoir humain. Ce qui n’est autre, finalement, qu’un vieux rêve de notre humanité. Trois cents ans avant Jésus-Christ et durant la création de la bibliothèque d’Alexandrie, ce désir était aussi celui de [[w:fr: Ptolémée_Ier|Ptolémée <abbr>Iᵉʳ</abbr>]]. Puis, deux siècles [[w:Denis Diderot|Denis Diderot]] publie, avec [[w:Jean_Le_Rond_d'Alembert|Jean Le Rond d'Alembert]] et [[w:Louis_de_Jaucourt|Louis de]] Jaucourt en 1751, la première édition de l’''[[w:Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers|Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers]]''. Quant à [[w:fr: Paul Otlet|Paul Otlet]], qui a créé avec Henri La Fontaine la [[w:fr: Classification décimale universelle|classification décimale universelle]] en usage depuis 1905, il s’était mis en tête de répertorier l’ensemble du savoir humain au sein d'un seul édifice.
Peu connu à ce jour, ce [[w:Documentaliste|documentaliste]] belge rêvait pourtant de cataloguer le monde et de rassembler toutes les connaissances humaines, sous la forme d’un gigantesque [[w:Répertoire_bibliographique_universel|répertoire bibliographique universel]], situé à l'intérieur d'un [[w:Mundaneum|Mundaneum]]<ref>{{Ouvrage|prénom1=Alex|nom1=Wright|titre=Cataloging the world : Paul Otlet and the birth of the information age|éditeur=Oxford University Press|date=2014|isbn=978-0-19-993141-5|oclc=861478071}}.</ref>. En 1934, dans le [[s:fr: Traité de documentation|''Traité de documentation'']] écrit par celui qui voulait « classer le monde<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Françoise|nom1=Levie|titre=L' homme qui voulait classer le monde: Paul Otlet et le Mundaneum|passage=|lieu=|éditeur=Impressions Nouvelles|date=2008|pages totales=|isbn=978-2-87449-022-4|oclc=699650184}}.</ref> », Otlet décrit, de manière particulièrement visionnaire, un possible partage du savoir et de l’information''<ref>{{ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Paul|nom1=Otlet|titre=[[w: fr: Traité de documentation|Traité de documentation]]|sous-titre=Le Livre sur le livre, théorie et pratique|passage=428|lieu=Bruxelles|éditeur=Editions Mundaneum|année=1934|date=|pages totales=431|isbn=}}.</ref>''.
<blockquote>
Ici, la Table de Travail n’est plus chargée d’aucun livre. À leur place se dresse un écran et à portée un téléphone. Là-bas, au loin, dans un édifice immense, sont tous les livres et tous les renseignements, avec tout l’espace que requiert leur enregistrement et leur manutention…
De là, on fait apparaître sur l’écran la page à lire pour connaître la question posée par téléphone avec ou sans fil. Un écran serait double, quadruple ou décuple s’il s’agissait de multiplier les textes et les documents à confronter simultanément ; il y aurait un haut-parleur si la vue devrait être aidée par une audition. Une telle hypothèse, un [[w:fr: H. G. Wells|Wells]] certes l’aimerait. Utopie aujourd’hui parce qu’elle n’existe encore nulle part, mais elle pourrait devenir la réalité de demain pourvu que se perfectionnent encore nos méthodes et notre instrumentation.
</blockquote>
[[Fichier:Le_Répertoire_Bibliographique_Universel_vers_1900.jpg|vignette|<small>Figure 12. Photographie de l’intérieur du Répertoire Bibliographique Universel prise aux alentours de 1900.</small>|400x400px|gauche]]
À peu de choses près, cette utopie décrite en 1934 par Otlet correspond à l'usage que l'on fait du réseau Internet et de son espace web, lorsqu'on recherche de l'information aujourd'hui. Premièrement, allumer un système informatique, avec ou sans fil et muni d'un écran, ensuite, poser une question dans un moteur de recherche, puis finalement, être redirigé, comme cela arrive très souvent, vers l'une des versions linguistiques de Wikipédia.<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Alexa|titre=Wikipedia.org Competitive Analysis, Marketing Mix and Traffic|url=https://web.archive.org/web/20201002021753/https://www.alexa.com/siteinfo/wikipedia.org|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
Ce scénario, dans lequel les moteurs de recherche jouent un rôle central, explique la popularité de l'encyclopédie libre. D'autres projets similaires étaient pourtant apparus sur le Web avant l'arrivée de Wikipédia. Environ trois ans avant sa création, [[w:fr: Aaron Swartz|Aaron Swartz]], un activiste de la culture libre qui avait juste douze ans à l'époque, avait par exemple lancé une sorte de site encyclopédique produit et régi par ses usagers<ref>Brian Knappenberger, {{Lien web|titre=The Internet's own boy: The Story of Aaron Swartz{{!}}The Internet's own boy: The Story of Aaron Swartz|url=https://archive.org/details/youtube-gpvcc9C8SbM|éditeur=[[w:fr:Participant Media|Participant Medi]]|année=2014|passage=6:29 - 7:31 min|Auteur1=Brian Knappenberger}}.</ref>. Appelé ''The Info Network,'' ce site web avait d'ailleurs permis à son auteur de recevoir l'''[[w:en:ArsDigita|ArsDigita]] Prize'', un prix décerné aux jeunes créateurs de projets « utiles, éducatifs, collaboratifs et non commerciaux »<ref>{{Lien web|auteur=David Amsden|titre=The Brilliant Life and Tragic Death of Aaron Swarz|url=https://web.archive.org/web/20211010013454/https://www.rollingstone.com/culture/culture-news/the-brilliant-life-and-tragic-death-of-aaron-swartz-177191/|site=Penske Media Corporation|éditeur=|date=28/02/2013|consulté le=}}.</ref>.
Il faut savoir ensuite que l'expression « encyclopédie libre et universelle » apparut pour la première fois sur le Net sous la plume de Richard Stallman et durant l'année 2000, soit approximativement un an avant la naissance de Wikipédia. C'était dans un essai intitulé ''[[metawiki:The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource|The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource]]''<ref>{{Lien web|auteur=Richard Stallman|titre=The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource (1998 draft)|url=https://web.archive.org/web/20211029155052/https://www.gnu.org/encyclopedia/free-encyclopedia-1998-draft.html|site=GNU|date=2021/01/04}}.</ref>, qui, selon son auteur, avait été rédigé deux ans avant sa publication sur la liste de diffusion du projet GNU<ref name="Stallman">{{Lien web|langue=|auteur=Richard Stallman|titre=The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource|url=https://web.archive.org/web/20090201021222/http://www.gnu.org:80/encyclopedia/anencyc.txt|site=GNU|date=18 décembre 2000|consulté le=}}.</ref>. Repris ci-dessous, un extrait de ce texte, présente les particularités du projet.
<blockquote>
Le World Wide Web a le potentiel de devenir une encyclopédie universelle couvrant tous les domaines de la connaissance et une bibliothèque complète de cours d’enseignement. Ce résultat pourrait être atteint sans effort particulier, si personne n’intervient. Mais les entreprises se mobilisent aujourd’hui pour orienter l’avenir vers une voie différente, dans laquelle elles contrôlent et limitent l’accès au matériel pédagogique, afin de soutirer de l’argent aux personnes qui veulent apprendre.
Nous ne pouvons pas empêcher les entreprises de restreindre l’information qu’elles mettent à disposition ; ce que nous pouvons faire, c’est proposer une alternative. Nous devons lancer un mouvement pour développer une encyclopédie libre universelle, tout comme le mouvement des logiciels libres nous a donné le système d’exploitation libre GNU/Linux. L’encyclopédie libre fournira une alternative aux encyclopédies restreintes que les entreprises de médias rédigeront<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : ''The World Wide Web has the potential to develop into a universal encyclopedia covering all areas of knowledge, and a complete library of instructional courses. This outcome could happen without any special effort, if no one interferes. But corporations are mobilizing now to direct the future down a different track--one in which they control and restrict access to learning materials, so as to extract money from people who want to learn. […] We cannot stop business from restricting the information it makes available ; what we can do is provide an alternative. We need to launch a movement to develop a universal free encyclopedia, much as the Free Software movement gave us the free software operating system GNU/Linux. The free encyclopedia will provide an alternative to the restricted ones that media corporations will write.''</ref>.
</blockquote>
[[Fichier:Wikimania_2016_-_Press_conference_with_Jimmy_Wales_and_Katherine_Maher_01_(centred_crop).jpg|vignette|<small>Figure 13. Jimmy Wales en 2016.</small>|365x365px]]
En parlant d'un « mouvement pour développer une encyclopédie libre universelle », Stallman anticipait donc, sans le savoir, l'arrivée du mouvement Wikimédia, qui ne se concrétisa que des années plus tard. Quant à la soixantaine de paragraphes qui décrivent son projet, on y retrouve, dans une forme presque identique, les cinq principes fondateurs qui ont guidé la création de Wikipédia et qui sont toujours actifs à ce jour<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikipédia|titre=Principes fondateurs|url=https://web.archive.org/web/20230610010746/https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Principes_fondateurs|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
Le premier consiste bien sûr à [[w:fr:Wikipédia:Wikipédia est une encyclopédie|créer une encyclopédie]] ; le deuxième réclame une [[w:fr: wikipédia: Neutralité de point de vue|neutralité de point de vue]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikipedia|titre=Information for "Wikipedia: Neutral point of view"|url=https://web.archive.org/web/20201115191610/https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Wikipedia%3ANeutral_point_of_view&action=info|site=|date=|consulté le=}}.</ref>, chose que Stallman expliquait déjà en écrivant qu’« en cas de controverse, plusieurs points de vue seront représentés » ; le troisième implique le respect des droits d’auteur et l’adoption d'une [[w:fr:Wikipédia:Droit d'auteur|licence libre]], celle précisément dont Stallman avait été l'initiateur ; le quatrième inscrit le projet dans une [[w:fr:Wikipédia:Règles de savoir-vivre|démarche collaborative]], alors que Stallman précisait déjà que « tout le monde est le bienvenu pour écrire des articles » ; et le cinquième enfin, stipule qu’il n’y a [[w:fr:Wikipédia:Interprétation créative des règles|pas d’autres règles fixes]], une position très courante dans le milieu des hackers dont Stallman faisait partie.
[[Fichier:L_Sanger.jpg|vignette|<small>Figure 14. Larry Sanger en 2010.</small>|gauche|370x370px]]
Contrairement à ce que l'on peut croire, le projet d'encyclopédie libre et universelle n'était donc pas une idée originale de [[w:fr: Jimmy Wales|Jimmy Wales]] et [[w:fr: Larry Sanger|Larry Sanger]], tous deux reconnus à ce jour comme les deux fondateurs de Wikipédia. Ce qu'ils firent en revanche, c'est d'exploiter l'idée au sein de la société [[w:fr:Bomis|Bomis]], détenue par Wales, pour enrichir son encyclopédie commerciale [[w:fr: Nupedia|Nupedia]]. Cette dernière avait été lancée en avril 2000, soit environ dix mois avant Wikipédia, et sa rédaction était assurée par des experts engagés au sein d’un processus éditorial strict et formel<ref>{{Cite book|first1=Ned|last1=Kock|first2=Yusun|last2=Jung|first3=Thant|last3=Syn|title=Wikipedia and e-Collaboration Research: Opportunities and Challenges|journal=[[International Journal of e-Collaboration]]|volume=12|issue=2|publisher=IGI Global|date=2016|issn=1548-3681|doi=10.4018/IJeC.2016040101|url=http://cits.tamiu.edu/kock/pubs/journals/2016JournalIJeC_WikipediaEcollaboration/Kock_etal_2016_IJeC_WikipediaEcollaboration.pdf|archive-url=https://web.archive.org/web/20160927001627/https://cits.tamiu.edu/kock/pubs/journals/2016JournalIJeC_WikipediaEcollaboration/Kock_etal_2016_IJeC_WikipediaEcollaboration.pdf|archive-date=September 27, 2016|pages=1–8|author1-link=Ned Kock|url-status=live}}.</ref>. Malheureusement pour la firme Bomis, le nombre d’articles ne progressait que très lentement.
Dans le but d'accélérer le processus, Larry Sanger, docteur en philosophie et employé par Bomis pour assurer le rôle de rédacteur en chef de Nupedia, eut l'idée d'installer un logiciel wiki sur les serveurs de son entreprise. L'objectif était d'ouvrir un site web participatif, dans lequel des volontaires pourraient créer des articles encyclopédiques, pour qu'ils soient ensuite intégrés dans le projet commercial. Malgré le manque d’enthousiasme de son employeur<ref>{{Lien web|langue=|auteur=|nom1=Sanger|prénom1=Larry|titre=Let's make a wiki|url=https://web.archive.org/web/20030822044513/www.nupedia.com/pipermail/nupedia-l/2001-January/000676.html|site=Nupedia-l|lieu=|date=10 janvier 2001|consulté le=}}.</ref>, Sanger mit ses idées en application, et c'est ainsi que débuta l’[[w:fr:Histoire de Wikipédia|histoire de Wikipédia]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Geere Duncan|titre=Timeline:Wikipedia's history and milestones|url=http://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=https://www.wired.co.uk/news/archive/2011-01/11/wikipedia-timeline|site=Wired UK|date=11 janvier 2011|consulté le=}}.</ref>, avec sa toute première version en anglais.
C’était le 15 janvier 2001, précisément le même mois où Richard Stallman mit en ligne son propre projet d’encyclopédie libre et universelle, qu'il souhaitait intituler [[w:fr: GNUPedia|GNUPedia]]. Étonnamment, les noms de domaine gnupedia .com .net et .org avaient déjà été enregistrés au nom de Jimmy Wales<ref>{{Lien web|auteur=Jimmy Wales|titre=Re: [Bug-gnupedia] gnupedia.org resolves to nupedia|url=https://web.archive.org/web/20210302175447/https://lists.gnu.org/archive/html/bug-gne/2001-01/msg00472.html|site=GNU Mailing Lists|date=21 janvier 2001|consulté le=}}.</ref>, ce qui obligea Stallman à rebaptiser son projet GNE. Ce fait est d'autant plus surprenant que Wales affirma des années plus tard<ref name="Poe">{{Lien web|langue=|auteur=Marshall Poe|titre=The Hive|url=https://web.archive.org/web/20210427075913/https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2006/09/the-hive/305118/?single_page=true|site=The Atlantic|date=27-04-2021|consulté le=}}.</ref> : « n’avoir eu aucune connaissance directe de l’essai de Stallman lorsqu’il s’est lancé dans son projet d’encyclopédie »<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : ''« had no direct knowledge of Stallman’s essay when he embarked on his encyclopedia project »''</ref>.
Le site GNE ne ressemblait cependant pas vraiment à une encyclopédie, mais plutôt à un blog collectif<ref>{{Cite book|title=The Future of the Internet--And How to Stop It|last=Zittrain|first=Jonathan|authorlink=Jonathan Zittrain|publisher=Yale University Press|year=2008|isbn=9780300145342|pages=140|url=https://archive.org/details/futureoftheinternetandhow00zitt}}.</ref> ou une [[w:fr:Base de connaissance|base de connaissance]]<ref>{{Cite book|title=Good Faith Collaboration: The Culture of Wikipedia|last=Reagle|first=Joseph Michael|publisher=MIT Press|year=2010|isbn=9780262014472|pages=54|url=https://archive.org/details/goodfaithcol_reag_2010_000_10578531|url-access=registration}}.</ref>, tandis que sa page d’accueil précisait clairement qu’il s’agissait d’une bibliothèque d’opinion<ref>{{Lien web|titre=Home|url=https://web.archive.org/web/20210307060715/http://gne.sourceforge.net/eng/|date=|consulté le=|auteur=GNE}}.</ref>. Quant à sa modération, elle avait demandé d'engager un employé, car elle s'est avérée bien plus compliquée que prévu. À côté de cela, et probablement grâce aux spécificités de l’environnement wiki et aux soutiens apportés par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia réussit à mettre en place une organisation efficace au sein d'une communauté d'éditeurs grandissante.
[[Fichier:En_Wikipedia_Articles.png|vignette|<small>Figure 15. Évolution graphique du nombre d’articles sur Wikipédia.</small>]]
[[Fichier:Citizendium_number_of_articles_graph.png|vignette|<small>Figure 16. Évolution graphique du nombre d’articles sur Citizendium.</small>]]
Peut-être en raison de la concurrence libre faite par le projet GNE, Jimmy Wales décida d'abandonner le copyright que Bomis détenait sur son encyclopédie commerciale Nupedia, pour le remplacer par une licence Nupedia Open Content<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Andrew|nom1=Lih|titre=The Wikipedia revolution: how a bunch of nobodies created the world's greatest encyclopedia|passage=35|éditeur=Aurum|date=2010|isbn=978-1-84513-516-4|oclc=717360697|consulté le=}}.</ref>. Peu de temps après, il décida finalement d'adopter la [[w:fr: Licence de documentation libre GNU|licence de documentation libre GNU]] conçue pour protéger les textes de documentation des logiciels libres. Ce dernier choix fut une stratégie efficace, puisque cela incita Richard Stallman à transférer tout le contenu de son projet GNE vers Nupedia, et à encourager tout le monde à contribuer sur Wikipédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=GNU|titre=Le projet d'encyclopédie libre|url=https://web.archive.org/web/20201031191252/http://www.gnu.org/encyclopedia/encyclopedia.fr.html|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
Parmi les autres actions de Jimmy Wales qui ont contribué au succès de Wikipédia, il y eut cette idée d'ouvrir le projet aux « gens ordinaires<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Timothy|titre=The Early History of Nupedia and Wikipedia : A Memoir|url=https://web.archive.org/web/20201002023421/https://features.slashdot.org/story/05/04/18/164213/the-early-history-of-nupedia-and-wikipedia-a-memoir|site=Slashdot|lieu=|date=2005|consulté le=}}.</ref> ». C’était un choix qui s’opposait aux idéaux de Larry Sanger, qui de loin préférait le modèle de Nupedia avec son système de relecture par des experts. Cependant, Jimmy Wales, en tant qu'homme d’affaires, visait une croissance plus rapide du contenu de l'encyclopédie<ref name="Poe" />.
Cette croissance ne s'est toutefois pas faite sans difficulté. Le 26 février 2002, en effet, l'[[w:Enciclopedia_Libre_Universal_en_Español|Enciclopedia Libre Universal en Español]], un projet dissident du projet Wikipédia, fit son apparition. C'était une réaction à de la censure, à l'existence d'une ligne éditoriale et à la possibilité de voir apparaitre des publicités dans Wikipédia<ref>{{Lien web|titre=Good luck with your WikiPAIDia: Reflections on the 2002 Fork of the Spanish Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20250927011327/https://networkcultures.org/cpov/2011/01/15/spanish_fork/|auteur1=Institute of network cultures}}</ref>. En raison des remises en question que cette séparation suscitait parmi les bénévoles actifs dans les projets, Jimmy Wales renonça finalement à l'usage de la publicité et mit de côté ses visions en matière de profit.
Il faut aussi tenir compte du fait que cet évènement est survenu lors de l'éclatement de la [[w:Bulle spéculative (Internet)|bulle spéculative Internet]] et du [[w:fr:Krach boursier de 2001-2002|krach boursier de 2001-2002]]. Une conjoncture qui plaçait la société Bomis dans des difficultés financières, et surtout, dans l'incapacité de payer le salaire de Larry Sanger, son seul employé. En mars 2002 et après un mois d’activité bénévole, l’ex-employé décida alors de quitter les fonctions, qu'il occupait depuis un peu plus d'un an, dans Nupedia et Wikipédia<ref>{{Lien web|auteur=Meta-Wiki|titre=My resignation|url=https://web.archive.org/web/20210226005328/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=My_resignation--Larry_Sanger&oldid=23899|site=|consulté le=}}.</ref>. Avec le seul soutien de Jimmy Wales, les deux encyclopédies purent toutefois poursuivre leurs développements, toujours avec le concours d'experts dans Nupedia et d'une communauté bénévole au niveau de Wikipédia. Néanmoins, en septembre 2003 et vu l'écart qui se creusait entre les deux projets, l'encyclopédie Nupedia fut fermée et ses quelques dizaines d'articles transférées vers les milliers d'autres que comprenait déjà le projet Wikipédia.
Trois ans plus tard, Larry Sanger n’avait pas dit son dernier mot. En septembre 2006, il décida en effet de lancer sur fonds propres une encyclopédie intitulée [[w:Citizendium|Citizendium]]. Cette plateforme écrite en anglais uniquement et toujours active à ce jour, repose sur un système d’expertise, dans lequel les contributrices et les contributeurs doivent déclarer leur identité réelle. En avril 2026 cependant, Citizendium reprenait moins de 2000 articles<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20260414234905/https://www.citizendium.org/|titre=Welcome to Cityzendium|auteur=Cityzendium}}</ref>, tout avancement confondu, tandis que le projet Wikipédia en anglais en regroupait déjà plus de 7 millions<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20260423065306/https://en.wikipedia.org/wiki/Main_Page|titre=Welcome to Wikipedia|auteur=Wikipedia}}</ref>
Voici donc comment est née la plus grande encyclopédie du monde, dont la taille et la visibilité n'avaient jamais été égalées auparavant. Une encyclopédie qui, de plus, s'est rapidement déclinée en de nombreuses versions linguistiques, à l'instar de sa version francophone, lancée moins de quatre mois après le projet original en anglais<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Jason Richey|titre=new language wikis|url=https://web.archive.org/web/20210131074026/https://lists.wikimedia.org/pipermail/wikipedia-l/2001-May/000116.html|site=Wikipedia-l|lieu=|date=11 mai 2001|consulté le=}}.</ref>. Toutes ces versions ont formé les premières bases d’une organisation mondiale, bientôt chapeautée par une fondation. Avant cela, d'autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour au côté de Wikipédia. Intitulés « projets frères », ceux-ci se constituent à leur tour en de nombreuses versions linguistiques, tout en poursuivant le processus de création du mouvement Wikimédia.{{AutoCat}}
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Lionel Scheepmans
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Dans les chapitres précédents, nous avons découvert toutes les innovations techniques et culturelles, sans lesquelles Wikipédia n’aurait jamais pu devenir la plus grande encyclopédie libre et universelle connue au monde. Son objectif est de synthétiser la totalité du savoir humain. Ce qui n’est autre, finalement, qu’un vieux rêve de notre humanité. Trois cents ans avant Jésus-Christ et durant la création de la bibliothèque d’Alexandrie, ce désir était aussi celui de [[w:fr: Ptolémée_Ier|Ptolémée <abbr>Iᵉʳ</abbr>]]. Puis, deux siècles [[w:Denis Diderot|Denis Diderot]] publie, avec [[w:Jean_Le_Rond_d'Alembert|Jean Le Rond d'Alembert]] et [[w:Louis_de_Jaucourt|Louis de]] Jaucourt en 1751, la première édition de l’''[[w:Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers|Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers]]''. Quant à [[w:fr: Paul Otlet|Paul Otlet]], qui a créé avec Henri La Fontaine la [[w:fr: Classification décimale universelle|classification décimale universelle]] en usage depuis 1905, il s’était mis en tête de répertorier l’ensemble du savoir humain au sein d'un seul édifice.
Peu connu à ce jour, ce [[w:Documentaliste|documentaliste]] belge rêvait pourtant de cataloguer le monde et de rassembler toutes les connaissances humaines, sous la forme d’un gigantesque [[w:Répertoire_bibliographique_universel|répertoire bibliographique universel]], situé à l'intérieur d'un [[w:Mundaneum|Mundaneum]]<ref>{{Ouvrage|prénom1=Alex|nom1=Wright|titre=Cataloging the world : Paul Otlet and the birth of the information age|éditeur=Oxford University Press|date=2014|isbn=978-0-19-993141-5|oclc=861478071}}.</ref>. En 1934, dans le [[s:fr: Traité de documentation|''Traité de documentation'']] écrit par celui qui voulait « classer le monde<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Françoise|nom1=Levie|titre=L' homme qui voulait classer le monde: Paul Otlet et le Mundaneum|passage=|lieu=|éditeur=Impressions Nouvelles|date=2008|pages totales=|isbn=978-2-87449-022-4|oclc=699650184}}.</ref> », Otlet décrit, de manière particulièrement visionnaire, un possible partage du savoir et de l’information''<ref>{{ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Paul|nom1=Otlet|titre=[[w: fr: Traité de documentation|Traité de documentation]]|sous-titre=Le Livre sur le livre, théorie et pratique|passage=428|lieu=Bruxelles|éditeur=Editions Mundaneum|année=1934|date=|pages totales=431|isbn=}}.</ref>''.
<blockquote>
Ici, la Table de Travail n’est plus chargée d’aucun livre. À leur place se dresse un écran et à portée un téléphone. Là-bas, au loin, dans un édifice immense, sont tous les livres et tous les renseignements, avec tout l’espace que requiert leur enregistrement et leur manutention…
De là, on fait apparaître sur l’écran la page à lire pour connaître la question posée par téléphone avec ou sans fil. Un écran serait double, quadruple ou décuple s’il s’agissait de multiplier les textes et les documents à confronter simultanément ; il y aurait un haut-parleur si la vue devrait être aidée par une audition. Une telle hypothèse, un [[w:fr: H. G. Wells|Wells]] certes l’aimerait. Utopie aujourd’hui parce qu’elle n’existe encore nulle part, mais elle pourrait devenir la réalité de demain pourvu que se perfectionnent encore nos méthodes et notre instrumentation.
</blockquote>
[[Fichier:Le_Répertoire_Bibliographique_Universel_vers_1900.jpg|vignette|<small>Figure 12. Photographie de l’intérieur du Répertoire Bibliographique Universel prise aux alentours de 1900.</small>|400x400px|gauche]]
À peu de choses près, cette utopie décrite en 1934 par Otlet correspond à l'usage que l'on fait du réseau Internet et de son espace web, lorsqu'on recherche de l'information aujourd'hui. Premièrement, allumer un système informatique, avec ou sans fil et muni d'un écran, ensuite, poser une question dans un moteur de recherche, puis finalement, être redirigé, comme cela arrive très souvent, vers l'une des versions linguistiques de Wikipédia.<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Alexa|titre=Wikipedia.org Competitive Analysis, Marketing Mix and Traffic|url=https://web.archive.org/web/20201002021753/https://www.alexa.com/siteinfo/wikipedia.org|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
Ce scénario, dans lequel les moteurs de recherche jouent un rôle central, explique la popularité de l'encyclopédie libre. D'autres projets similaires étaient pourtant apparus sur le Web avant l'arrivée de Wikipédia. Environ trois ans avant sa création, [[w:fr: Aaron Swartz|Aaron Swartz]], un activiste de la culture libre qui avait juste douze ans à l'époque, avait par exemple lancé une sorte de site encyclopédique produit et régi par ses usagers<ref>Brian Knappenberger, {{Lien web|titre=The Internet's own boy: The Story of Aaron Swartz{{!}}The Internet's own boy: The Story of Aaron Swartz|url=https://archive.org/details/youtube-gpvcc9C8SbM|éditeur=[[w:fr:Participant Media|Participant Medi]]|année=2014|passage=6:29 - 7:31 min|Auteur1=Brian Knappenberger}}.</ref>. Appelé ''The Info Network,'' ce site web avait d'ailleurs permis à son auteur de recevoir l'''[[w:en:ArsDigita|ArsDigita]] Prize'', un prix décerné aux jeunes créateurs de projets « utiles, éducatifs, collaboratifs et non commerciaux<ref>{{Lien web|auteur=David Amsden|titre=The Brilliant Life and Tragic Death of Aaron Swarz|url=https://web.archive.org/web/20211010013454/https://www.rollingstone.com/culture/culture-news/the-brilliant-life-and-tragic-death-of-aaron-swartz-177191/|site=Penske Media Corporation|éditeur=|date=28/02/2013|consulté le=}}.</ref> ».
Il faut savoir ensuite que l'expression « encyclopédie libre et universelle » apparut pour la première fois sur le Net sous la plume de Richard Stallman et durant l'année 2000, soit approximativement un an avant la naissance de Wikipédia. C'était dans un essai intitulé ''[[metawiki:The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource|The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource]]''<ref>{{Lien web|auteur=Richard Stallman|titre=The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource (1998 draft)|url=https://web.archive.org/web/20211029155052/https://www.gnu.org/encyclopedia/free-encyclopedia-1998-draft.html|site=GNU|date=2021/01/04}}.</ref>, qui, selon son auteur, avait été rédigé deux ans avant sa publication sur la liste de diffusion du projet GNU<ref name="Stallman">{{Lien web|langue=|auteur=Richard Stallman|titre=The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource|url=https://web.archive.org/web/20090201021222/http://www.gnu.org:80/encyclopedia/anencyc.txt|site=GNU|date=18 décembre 2000|consulté le=}}.</ref>. Repris ci-dessous, un extrait de ce texte, présente les particularités du projet.
<blockquote>
Le World Wide Web a le potentiel de devenir une encyclopédie universelle couvrant tous les domaines de la connaissance et une bibliothèque complète de cours d’enseignement. Ce résultat pourrait être atteint sans effort particulier, si personne n’intervient. Mais les entreprises se mobilisent aujourd’hui pour orienter l’avenir vers une voie différente, dans laquelle elles contrôlent et limitent l’accès au matériel pédagogique, afin de soutirer de l’argent aux personnes qui veulent apprendre.
Nous ne pouvons pas empêcher les entreprises de restreindre l’information qu’elles mettent à disposition ; ce que nous pouvons faire, c’est proposer une alternative. Nous devons lancer un mouvement pour développer une encyclopédie libre universelle, tout comme le mouvement des logiciels libres nous a donné le système d’exploitation libre GNU/Linux. L’encyclopédie libre fournira une alternative aux encyclopédies restreintes que les entreprises de médias rédigeront<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : ''The World Wide Web has the potential to develop into a universal encyclopedia covering all areas of knowledge, and a complete library of instructional courses. This outcome could happen without any special effort, if no one interferes. But corporations are mobilizing now to direct the future down a different track--one in which they control and restrict access to learning materials, so as to extract money from people who want to learn. […] We cannot stop business from restricting the information it makes available ; what we can do is provide an alternative. We need to launch a movement to develop a universal free encyclopedia, much as the Free Software movement gave us the free software operating system GNU/Linux. The free encyclopedia will provide an alternative to the restricted ones that media corporations will write.''</ref>.
</blockquote>
[[Fichier:Wikimania_2016_-_Press_conference_with_Jimmy_Wales_and_Katherine_Maher_01_(centred_crop).jpg|vignette|<small>Figure 13. Jimmy Wales en 2016.</small>|365x365px]]
En parlant d'un « mouvement pour développer une encyclopédie libre universelle », Stallman anticipait donc, sans le savoir, l'arrivée du mouvement Wikimédia, qui ne se concrétisa que des années plus tard. Quant à la soixantaine de paragraphes qui décrivent son projet, on y retrouve, dans une forme presque identique, les cinq principes fondateurs qui ont guidé la création de Wikipédia et qui sont toujours actifs à ce jour<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikipédia|titre=Principes fondateurs|url=https://web.archive.org/web/20230610010746/https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Principes_fondateurs|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
Le premier consiste bien sûr à [[w:fr:Wikipédia:Wikipédia est une encyclopédie|créer une encyclopédie]] ; le deuxième réclame une [[w:fr: wikipédia: Neutralité de point de vue|neutralité de point de vue]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikipedia|titre=Information for "Wikipedia: Neutral point of view"|url=https://web.archive.org/web/20201115191610/https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Wikipedia%3ANeutral_point_of_view&action=info|site=|date=|consulté le=}}.</ref>, chose que Stallman expliquait déjà en écrivant qu’« en cas de controverse, plusieurs points de vue seront représentés » ; le troisième implique le respect des droits d’auteur et l’adoption d'une [[w:fr:Wikipédia:Droit d'auteur|licence libre]], celle précisément dont Stallman avait été l'initiateur ; le quatrième inscrit le projet dans une [[w:fr:Wikipédia:Règles de savoir-vivre|démarche collaborative]], alors que Stallman précisait déjà que « tout le monde est le bienvenu pour écrire des articles » ; et le cinquième enfin, stipule qu’il n’y a [[w:fr:Wikipédia:Interprétation créative des règles|pas d’autres règles fixes]], une position très courante dans le milieu des hackers dont Stallman faisait partie.
[[Fichier:L_Sanger.jpg|vignette|<small>Figure 14. Larry Sanger en 2010.</small>|gauche|370x370px]]
Contrairement à ce que l'on peut croire, le projet d'encyclopédie libre et universelle n'était donc pas une idée originale de [[w:fr: Jimmy Wales|Jimmy Wales]] et [[w:fr: Larry Sanger|Larry Sanger]], tous deux reconnus à ce jour comme les deux fondateurs de Wikipédia. Ce qu'ils firent en revanche, c'est d'exploiter l'idée au sein de la société [[w:fr:Bomis|Bomis]], détenue par Wales, pour enrichir son encyclopédie commerciale [[w:fr: Nupedia|Nupedia]]. Cette dernière avait été lancée en avril 2000, soit environ dix mois avant Wikipédia, et sa rédaction était assurée par des experts engagés au sein d’un processus éditorial strict et formel<ref>{{Cite book|first1=Ned|last1=Kock|first2=Yusun|last2=Jung|first3=Thant|last3=Syn|title=Wikipedia and e-Collaboration Research: Opportunities and Challenges|journal=[[International Journal of e-Collaboration]]|volume=12|issue=2|publisher=IGI Global|date=2016|issn=1548-3681|doi=10.4018/IJeC.2016040101|url=http://cits.tamiu.edu/kock/pubs/journals/2016JournalIJeC_WikipediaEcollaboration/Kock_etal_2016_IJeC_WikipediaEcollaboration.pdf|archive-url=https://web.archive.org/web/20160927001627/https://cits.tamiu.edu/kock/pubs/journals/2016JournalIJeC_WikipediaEcollaboration/Kock_etal_2016_IJeC_WikipediaEcollaboration.pdf|archive-date=September 27, 2016|pages=1–8|author1-link=Ned Kock|url-status=live}}.</ref>. Malheureusement pour la firme Bomis, le nombre d’articles ne progressait que très lentement.
Dans le but d'accélérer le processus, Larry Sanger, docteur en philosophie et employé par Bomis pour assurer le rôle de rédacteur en chef de Nupedia, eut l'idée d'installer un logiciel wiki sur les serveurs de son entreprise. L'objectif était d'ouvrir un site web participatif, dans lequel des volontaires pourraient créer des articles encyclopédiques, pour qu'ils soient ensuite intégrés dans le projet commercial. Malgré le manque d’enthousiasme de son employeur<ref>{{Lien web|langue=|auteur=|nom1=Sanger|prénom1=Larry|titre=Let's make a wiki|url=https://web.archive.org/web/20030822044513/www.nupedia.com/pipermail/nupedia-l/2001-January/000676.html|site=Nupedia-l|lieu=|date=10 janvier 2001|consulté le=}}.</ref>, Sanger mit ses idées en application, et c'est ainsi que débuta l’[[w:fr:Histoire de Wikipédia|histoire de Wikipédia]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Geere Duncan|titre=Timeline:Wikipedia's history and milestones|url=http://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=https://www.wired.co.uk/news/archive/2011-01/11/wikipedia-timeline|site=Wired UK|date=11 janvier 2011|consulté le=}}.</ref>, avec sa toute première version en anglais.
C’était le 15 janvier 2001, précisément le même mois où Richard Stallman mit en ligne son propre projet d’encyclopédie libre et universelle, qu'il souhaitait intituler [[w:fr: GNUPedia|GNUPedia]]. Étonnamment, les noms de domaine gnupedia .com .net et .org avaient déjà été enregistrés au nom de Jimmy Wales<ref>{{Lien web|auteur=Jimmy Wales|titre=Re: [Bug-gnupedia] gnupedia.org resolves to nupedia|url=https://web.archive.org/web/20210302175447/https://lists.gnu.org/archive/html/bug-gne/2001-01/msg00472.html|site=GNU Mailing Lists|date=21 janvier 2001|consulté le=}}.</ref>, ce qui obligea Stallman à rebaptiser son projet GNE. Ce fait est d'autant plus surprenant que Wales affirma des années plus tard<ref name="Poe">{{Lien web|langue=|auteur=Marshall Poe|titre=The Hive|url=https://web.archive.org/web/20210427075913/https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2006/09/the-hive/305118/?single_page=true|site=The Atlantic|date=27-04-2021|consulté le=}}.</ref> : « n’avoir eu aucune connaissance directe de l’essai de Stallman lorsqu’il s’est lancé dans son projet d’encyclopédie<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : ''« had no direct knowledge of Stallman’s essay when he embarked on his encyclopedia project »''</ref> ».
Le site GNE ne ressemblait cependant pas vraiment à une encyclopédie, mais plutôt à un blog collectif<ref>{{Cite book|title=The Future of the Internet--And How to Stop It|last=Zittrain|first=Jonathan|authorlink=Jonathan Zittrain|publisher=Yale University Press|year=2008|isbn=9780300145342|pages=140|url=https://archive.org/details/futureoftheinternetandhow00zitt}}.</ref> ou une [[w:fr:Base de connaissance|base de connaissance]]<ref>{{Cite book|title=Good Faith Collaboration: The Culture of Wikipedia|last=Reagle|first=Joseph Michael|publisher=MIT Press|year=2010|isbn=9780262014472|pages=54|url=https://archive.org/details/goodfaithcol_reag_2010_000_10578531|url-access=registration}}.</ref>, tandis que sa page d’accueil précisait clairement qu’il s’agissait d’une bibliothèque d’opinion<ref>{{Lien web|titre=Home|url=https://web.archive.org/web/20210307060715/http://gne.sourceforge.net/eng/|date=|consulté le=|auteur=GNE}}.</ref>. Quant à sa modération, elle avait demandé d'engager un employé, car elle s'est avérée bien plus compliquée que prévu. À côté de cela, et probablement grâce aux spécificités de l’environnement wiki et aux soutiens apportés par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia réussit à mettre en place une organisation efficace au sein d'une communauté d'éditeurs grandissante.
[[Fichier:En_Wikipedia_Articles.png|vignette|<small>Figure 15. Évolution graphique du nombre d’articles sur Wikipédia.</small>]]
[[Fichier:Citizendium_number_of_articles_graph.png|vignette|<small>Figure 16. Évolution graphique du nombre d’articles sur Citizendium.</small>]]
Peut-être en raison de la concurrence libre faite par le projet GNE, Jimmy Wales décida d'abandonner le copyright que Bomis détenait sur son encyclopédie commerciale Nupedia, pour le remplacer par une licence Nupedia Open Content<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Andrew|nom1=Lih|titre=The Wikipedia revolution: how a bunch of nobodies created the world's greatest encyclopedia|passage=35|éditeur=Aurum|date=2010|isbn=978-1-84513-516-4|oclc=717360697|consulté le=}}.</ref>. Peu de temps après, il décida finalement d'adopter la [[w:fr: Licence de documentation libre GNU|licence de documentation libre GNU]] conçue pour protéger les textes de documentation des logiciels libres. Ce dernier choix fut une stratégie efficace, puisque cela incita Richard Stallman à transférer tout le contenu de son projet GNE vers Nupedia, et à encourager tout le monde à contribuer sur Wikipédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=GNU|titre=Le projet d'encyclopédie libre|url=https://web.archive.org/web/20201031191252/http://www.gnu.org/encyclopedia/encyclopedia.fr.html|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
Parmi les autres actions de Jimmy Wales qui ont contribué au succès de Wikipédia, il y eut cette idée d'ouvrir le projet aux « gens ordinaires<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Timothy|titre=The Early History of Nupedia and Wikipedia : A Memoir|url=https://web.archive.org/web/20201002023421/https://features.slashdot.org/story/05/04/18/164213/the-early-history-of-nupedia-and-wikipedia-a-memoir|site=Slashdot|lieu=|date=2005|consulté le=}}.</ref> ». C’était un choix qui s’opposait aux idéaux de Larry Sanger, qui de loin préférait le modèle de Nupedia avec son système de relecture par des experts. Cependant, Jimmy Wales, en tant qu'homme d’affaires, visait une croissance plus rapide du contenu de l'encyclopédie<ref name="Poe" />.
Cette croissance ne s'est toutefois pas faite sans difficulté. Le 26 février 2002, en effet, l'[[w:Enciclopedia_Libre_Universal_en_Español|Enciclopedia Libre Universal en Español]], un projet dissident du projet Wikipédia, fit son apparition. C'était une réaction à de la censure, à l'existence d'une ligne éditoriale et à la possibilité de voir apparaitre des publicités dans Wikipédia<ref>{{Lien web|titre=Good luck with your WikiPAIDia: Reflections on the 2002 Fork of the Spanish Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20250927011327/https://networkcultures.org/cpov/2011/01/15/spanish_fork/|auteur1=Institute of network cultures}}</ref>. En raison des remises en question que cette séparation suscitait parmi les bénévoles actifs dans les projets, Jimmy Wales renonça finalement à l'usage de la publicité et mit de côté ses visions en matière de profit.
Il faut aussi tenir compte du fait que cet évènement est survenu lors de l'éclatement de la [[w:Bulle spéculative (Internet)|bulle spéculative Internet]] et du [[w:fr:Krach boursier de 2001-2002|krach boursier de 2001-2002]]. Une conjoncture qui plaçait la société Bomis dans des difficultés financières, et surtout, dans l'incapacité de payer le salaire de Larry Sanger, son seul employé. En mars 2002 et après un mois d’activité bénévole, l’ex-employé décida alors de quitter les fonctions, qu'il occupait depuis un peu plus d'un an, dans Nupedia et Wikipédia<ref>{{Lien web|auteur=Meta-Wiki|titre=My resignation|url=https://web.archive.org/web/20210226005328/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=My_resignation--Larry_Sanger&oldid=23899|site=|consulté le=}}.</ref>. Avec le seul soutien de Jimmy Wales, les deux encyclopédies purent toutefois poursuivre leurs développements, toujours avec le concours d'experts dans Nupedia et d'une communauté bénévole au niveau de Wikipédia. Néanmoins, en septembre 2003 et vu l'écart qui se creusait entre les deux projets, l'encyclopédie Nupedia fut fermée et ses quelques dizaines d'articles transférées vers les milliers d'autres que comprenait déjà le projet Wikipédia.
Trois ans plus tard, Larry Sanger n’avait pas dit son dernier mot. En septembre 2006, il décida en effet de lancer sur fonds propres une encyclopédie intitulée [[w:Citizendium|Citizendium]]. Cette plateforme écrite en anglais uniquement et toujours active à ce jour, repose sur un système d’expertise, dans lequel les contributrices et les contributeurs doivent déclarer leur identité réelle. En avril 2026 cependant, Citizendium reprenait moins de 2000 articles<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20260414234905/https://www.citizendium.org/|titre=Welcome to Cityzendium|auteur=Cityzendium}}</ref>, tout avancement confondu, tandis que le projet Wikipédia en anglais en regroupait déjà plus de 7 millions<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20260423065306/https://en.wikipedia.org/wiki/Main_Page|titre=Welcome to Wikipedia|auteur=Wikipedia}}</ref>
Voici donc comment est née la plus grande encyclopédie du monde, dont la taille et la visibilité n'avaient jamais été égalées auparavant. Une encyclopédie qui, de plus, s'est rapidement déclinée en de nombreuses versions linguistiques, à l'instar de sa version francophone, lancée moins de quatre mois après le projet original en anglais<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Jason Richey|titre=new language wikis|url=https://web.archive.org/web/20210131074026/https://lists.wikimedia.org/pipermail/wikipedia-l/2001-May/000116.html|site=Wikipedia-l|lieu=|date=11 mai 2001|consulté le=}}.</ref>. Toutes ces versions ont formé les premières bases d’une organisation mondiale, bientôt chapeautée par une fondation. Avant cela, d'autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour au côté de Wikipédia. Intitulés « projets frères », ceux-ci se constituent à leur tour en de nombreuses versions linguistiques, tout en poursuivant le processus de création du mouvement Wikimédia.{{AutoCat}}
d7wn0awqto6pp8f096aa2pk0ruhvtbi
Le mouvement Wikimédia/L'arrivée des projets frères
0
79273
765643
765552
2026-05-01T04:01:11Z
Lionel Scheepmans
20012
765643
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Dans le but de développer des contenus pédagogiques qui ne trouvaient pas leur place dans Wikipédia, d’autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour, pour former ce que l'on appelle couramment aujourd'hui : l’écosystème Wikimedia. La naissance de tous ces projets, ainsi que les évènements importants qui ont contribué au développement du mouvement, ont été repris dans une [[c:File:WikipediaTimeline.png|ligne du temps]] réalisée par [[m:user:Guillom|Guillaume Paumier]], à l’occasion du dixième anniversaire de Wikipédia. Grâce à ce graphique, on peut voir en détail l'évolution du nombre de projets, de versions linguistiques, de contributeurs et d'articles, et se faire une idée sur la vitesse à laquelle s'est développé le mouvement Wikimédia.[[Fichier:Wikimedia logo family complete-2022.svg|alt=Logo du mouvement Wikimédia entouré de 15 autres logos de projets actifs en son sein|vignette|<small>Figure 17. Logo de la Fondation Wikimédia entouré de 15 autres logos de projets actifs au sein du mouvement.</small>|300x300px|gauche]]Parmi tous les projets frères, le premier à apparaître fut Méta-Wiki, une plateforme de référence pour centraliser la gestion de l'ensemble des sites web hébergés par la fondation Wikimédia. Dans un premier temps, cet espace communautaire en ligne a répondu à la nécessité de traiter en un seul lieu les questions communes aux différentes versions linguistiques de Wikipédia. Aujourd'hui, le site web est le principal endroit de coordination et de gestion de l'ensemble du mouvement Wikimédia. On y retrouve énormément d'informations au sujet des projets en ligne, et peut-être plus encore, concernant la Fondation et les organismes affiliés.
Après Méta-Wiki, sept autres projets de partage de la connaissance ont fait leur apparition, avant d'être déclinés à leur tour en plusieurs versions linguistiques. Tous ces projets émergent en général sur l’initiative d’un petit groupe de personnes actives au sein d’un projet préexistant. Ce fut le cas du projet Wiktionnaire en anglais, le deuxième projet à voir le jour après Méta-Wiki, en décembre 2002, soit deux ans avant la version francophone apparue en mars 2004<ref>{{Lien web|auteur=Wiktionnaire|titre=Wiktionnaire:Historique du Wiktionnaire|url=https://web.archive.org/web/20200416091043/https://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Historique_du_Wiktionnaire|consulté le=}}.</ref>.
Il est intéressant d'observer que la version francophone du Wiktionnaire n’a pas été créée à partir du projet anglophone, mais bien depuis le projet Wikipédia en français. D'ailleurs, on peut retrouver dans les archives de ce dernier projet, un débat concernant la pertinence de cette création, dont voici un extrait.
<blockquote>
En fait, ce qui me peine vraiment avec le projet Wiktionary, c’est que alors qu’on essaie de rassembler les gens (pas facile) pour créer une sorte de tour de Babel de la connaissance (tâche bien longue et difficile), ce nouveau projet va disperser les énergies pour une raison qui ne me semble pas valable. C’est la création de Wiktionary qui va créer des redondances. À mon avis il existera rapidement des pages sur le même mot, mais ne contenant pas les mêmes informations. Pour quelle raison ces connaissances devraient-elles être séparées ? Les encyclopédies sur papier devaient faire des choix à cause du manque de place, mais nous, pourquoi le ferions-nous ??? "Wikipédia n’est pas un dictionnaire" n’est pas un argument à mon avis... si vraiment c’était pas un dictionnaire, il faudrait virer tout un tas d’article. Je ne comprends vraiment pas cette volonté de séparer la connaissance entre ce qui est "encyclopédique" et ce qui n’est "qu’une définition".
[Réponse]
Pour moi ce qu’est Wiktionary, c’est une partie de Wikipédia s’intéressant plus particulièrement aux aspects linguistiques des mots. La différence que je verrais entre la partie ''dictionnaire'' de Wikipédia et sa partie dite encyclopédique, c’est que la partie dictionnaire s’intéresserait au sens des mots eux-mêmes alors que la partie encyclopédie s’attache plus à faire ressortir un état des connaissances à un moment donné. Le pourquoi de la séparation d’avec la partie encyclopédie tient plus à des raisons techniques qu’à une volonté de monter un projet indépendant, en effet, à mon humble avis, un dictionnaire nécessite une plus grande rigueur (de présentation) qu’une encyclopédie. Ceci entraîne beaucoup de problème et entre autres le choix de la mise en forme des articles du dictionnaire.<ref>{{Lien web|auteur=Wiktionnaire|titre=Wiktionnaire:Historique du Wiktionnaire/Discussion Wikipédia:Wiktionary|url=https://web.archive.org/web/20140831102908/http://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Historique_du_Wiktionnaire/Discussion_Wikip%C3%A9dia:Wiktionary|date=|consulté le=}}.</ref>
</blockquote>
Créer un nouveau projet, c’est effectivement créer de nouveaux sites web, qui devront faire l’objet d’une nouvelle gestion, tant pour les serveurs de la Fondation, que pour la nouvelle communauté de contributeurs. L’importation de pages d’un projet à l'autre ou la traduction de celles-ci sont bien sûr toujours possibles, mais cela duplique alors aussi la maintenance et les mises à jour. Le choix de scinder un projet, en faveur d’une plus grande liberté, comporte donc certains coûts humains et financiers.
Ce prix à payer n'a pour autant pas empêché le projet anglophone Wikibooks de faire son apparition le 10 juin 2003, soit près d’un an avant Wikilivres, la version francophone du projet, apparue le 22 juillet 2004. Cette dernière création avait de nouveau été débattue au sein de la communauté Wikipédia en français, et non pas dans le Wikibooks en anglais. Quant à l'objectif commun aux deux projets linguistiques, il était de créer une « bibliothèque de livres pédagogiques libres que chacun peut améliorer »<ref>{{Lien web|auteur=Wikilivres|url=https://fr.wikibooks.org/w/index.php?title=Accueil&oldid=586825|titre=Acceuil|consulté le=}}.</ref>.
Environ un an après la création du projet en anglais, un nouvel [[w:fr:Espace de noms|espace de noms]] intitulé Wikijunior fut mis en place au sein de la bibliothèque en ligne. Ce sous-projet avait été créé pour répondre à un financement de la fondation ''[[w:en:Graham_Beck|Beck]],'' qui cherchait à promouvoir la production de nouvelles littératures pour des enfants de huit à onze ans<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Wikijunior/proposal to Beck Foundation|url=https://web.archive.org/web/20150925041619/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikijunior/proposal_to_Beck_Foundation|consulté le=}}.</ref>. Peu de temps après, cette tranche d’âge fut toutefois élargie de zéro à douze ans au niveau du projet francophone, quand le sous-projet y fut adopté<ref>{{Lien web|auteur=Wikilivres|titre=Wikijunior|url=https://web.archive.org/web/20210414045051/https://fr.wikibooks.org/wiki/Wikijunior|consulté le=}}.</ref>.
Ces deux évènements témoignent ainsi qu'il est toujours possible qu'un sous-projet apparaisse dans un projet Wikimédia. Comme autre exemple, il y a aussi le WikiJournal, un sous-projet développé au sein du projet Wikiversité en anglais et qui reçu le prix de l’''Open Publishing Awards'' en 2019<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Open Publishing Awards|titre=Results|url=https://web.archive.org/web/20201125093419/https://openpublishingawards.org/|site=|consulté le=}}.</ref>. Une demande fut faite pour qu'il puisse bénéficier d'un nouveau site web dans le but de pouvoir se développer en dehors de Wikiversité. Malheureusement pour les initiateurs, la demande est restée sans suite jusqu'à ce jour<ref>{{Lien web|langue=|auteur1=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Minutes/2020-02|url=https://web.archive.org/web/20201015115053/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Minutes/2020-02#WikiJournal|site=|éditeur=|date=|consulté le=}}.</ref>, après que le conseil d’administration de la Fondation, chargé de répondre à celle-ci, considéra que le projet n’était pas suffisamment abouti.
Il faut savoir qu'avant cela, le projet Wikiversité, dans lequel est né Wikijournal, avait lui-même été un sous-projet du projet Wikibook<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Talk:Wikiversity/Old|url=https://web.archive.org/web/20130723232149/http://meta.wikimedia.org/wiki/Talk:Wikiversity/Old|date=|consulté le=}}.</ref>. Initialement, il visait à « créer une communauté de personnes qui se soutiennent mutuellement dans leurs efforts éducatifs<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''create a community of people who support each other in their educational endeavors »''</ref> »<ref>{{Lien web|auteur=Wikibooks|titre=Wikiversity|url=https://web.archive.org/web/20210506184146/https://en.wikibooks.org/wiki/Wikiversity|date=|consulté le=}}.</ref>. Cependant, en août 2005, une longue discussion remit en question l’existence du sous-projet Wikiversité dans Wikibooks. Au terme de celle-ci, la décision fut prise de transférer Wikiversité et son contenu sur le site Méta-Wiki<ref name="Wikibooks">{{Lien web|titre=Wikibooks:Requests for deletion/Wikiversity|url=https://en.wikibooks.org/w/index.php?title=Wikibooks:Requests_for_deletion/Wikiversity&oldid=3490139|auteur=Wikibooks|consulté le=}}.</ref>, là où de nouvelles discussions ont abouti à l’idée de faire de Wikiversité un nouveau projet indépendant<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity&oldid=232819|auteur=Méta-Wiki|date=|consulté le=}}.</ref>.
Déjà à l'époque, le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia se montrait réticent à l'ouverture de nouveaux projets, et sa réaction fut de demander l'ouverture d'un sondage au sein de la communauté. Celui-ci devait rassembler une majorité des deux tiers en faveur de l'ouverture du nouveau site web<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity/Vote/fr|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity/Vote/fr&oldid=316555|consulté le=|auteur=Méta-Wiki}}.</ref>. Un résultat qui fut finalement obtenu, mais pas sans de longs débats, dont voici un extrait<ref name="Wikibooks" />.
<blockquote>
La principale raison pour laquelle la Fondation Wikimédia ne veut pas "lâcher le morceau" est une simple question de bureaucratie et la crainte que le projet ne devienne une autre Wikispecies [un projet de répertoire du vivant]. Wikispecies est une idée cool, mais les "fondateurs" du projet se sont dégonflés à mi-chemin de la mise en place du contenu et ont décidé de faire une révision majeure qui a pris plus de temps que ce que tout le monde était prêt à mettre.
Le même problème s’applique à Wikiversity en ce qui concerne la Fondation, parce que les objectifs et les buts de ce projet ne sont pas clairement définis, et il semble que les participants essaient de mordre plus qu’ils ne peuvent mâcher en proposant une université de recherche multi-collèges entière (avec un statut de recherche et une accréditation) à former de toutes pièces plutôt qu’un simple centre d’éducation pour adultes avec quelques classes.<ref>Texte original avant sa traduction par deepl.com/translator : « ''The main reason why the Wikimedia Foundation doesn't want to "turn it loose" is pure bureaucratic BS and a fear that it will turn into another Wikispecies. Wikispecies is a cool idea, but the "founders" of the project got cold feet part-way into putting in content and decided to do a major revision that took more time than anybody was willing to put into it. The same issue applies to Wikiversity so far as the Foundation is concerned, because the goals and purposes of this project are not clearly defined, and it seems like the participants are trying to bite off more than they can chew by proposing an entire multi-college research university (with Carnegie-Mellon research status and accreditation as well) to be formed out of whole cloth rather than a simple adult education center with a few classes. If more thought is done on how to "bootstrap" this whole project, perhaps some thoughts on how to convince the Foundation board to let a separate wiki be kicked loose to let this project try to develop on its own can be made''.--Rob Horning 11:21, 14 August 2005 (UTC) »</ref>
</blockquote>
En novembre 2005 et malgré les résultats positifs du sondage, l'indépendance du projet Wikiversité ne fut toutefois pas acceptée par cinq membres du conseil. Ceux-ci réclamaient une « réécriture de la proposition pour en exclure la remise de titre de compétence, la conduite de cours en ligne, et de clarifier le concept de plate-forme ''e-learning''<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''rewriting the proposal to'' ''exclude credentials, exclude online-courses and clarify the concept of elearning platform'' »</ref> »<ref>{{Lien web|auteur=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Meetings/November 13, 2005|url=https://foundation.wikimedia.org/w/index.php?title=Meetings/November_13,_2005&oldid=118181|consulté le=}}.</ref>. Quand ces rectifications furent faites, le projet bénéficia d'une période d’essai de plusieurs mois, jusqu'à ce que les amendements apportés au projet de départ soient enfin acceptés, le 31 juillet 2006. Ce long temps d'attente était justifié par la création du ''[[m:Special_projects_committee|special projects committee]]''<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity/Modified project proposal|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity/Modified_project_proposal&oldid=395364#Scope_of_Wikiversity%20scope|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>'','' qui, jusqu'en décembre 2021, fut chargé de soulager le conseil d’administration de la fondation, par rapport aux demandes de création de nouveaux projets Wikimédia<ref>{{Lien web|titre=Difference between revisions of "Special projects committee/Resolutions" - Meta|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Special_projects_committee/Resolutions&diff=prev&oldid=418944&diffmode=source|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>.
Un nouveau site, nommé Beta-Wikiversity, fut ainsi créé pour assister le lancement des différentes versions linguistiques de Wikiversité<ref>{{Lien web|titre=Wikiversité|url=https://fr.wikiversity.org/w/index.php?title=Wikiversité:Accueil&oldid=787344|auteur=Wikiversité|consulté le=}}.</ref>. Durant six mois, son premier objectif a d'abord été l'élaboration des lignes directrices concernant la potentialité de produire des recherches collaboratives au sein du projet<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''six months, during which guidelines for further potential uses of the site, including collaborative research, will be developed'' »</ref>. Par la suite, chaque nouvelle version linguistique, développée dans le projet Beta, devait avoir plus de 10 modifications par mois, réalisées par au moins trois personnes distinctes, avant de pouvoir bénéficier de son propre site web.
À l'image de Beta-Wikiversity, le projet Wikisource<ref>{{Lien web|auteur=Wikisource|titre=Wikisource|url=https://web.archive.org/web/20210303213629/https://wikisource.org/wiki/Main_Page|date=|consulté le=}}.</ref> possède lui aussi un site indépendant pour lancer ces nouvelles déclinaisons linguistiques. Tandis que pour tous les autres projets pédagogiques, ce lancement s'effectue sur la plateforme [[incubator:Main_Page|Wikimedia Incubator]]<ref>{{Lien web|auteur=Wikimédia Incubator|titre=Welcome to Wikimedia Incubator!|url=https://web.archive.org/web/20210227091859/https://incubator.wikimedia.org/wiki/Incubator:Main_Page|date=|consulté le=}}.</ref>'','' créée à la même époque que Beta-Wikiversity. Ces trois plateformes de lancement ne concernent pas les nouveaux projets, qui doivent faire l'objet d'une acceptation par le conseil d'administration de la Fondation Wikimédia, et qui peuvent avoir pour origines des processus de création divers.
Le projet Wikivoyage, par exemple, fut initialement créé en 2003 dans un Wiki extérieur au mouvement Wikimédia, là où il portait le nom de Wikitravel<ref>{{Lien web|auteur=Giles Turnbull|titre=The DIY travel guide|url=https://web.archive.org/web/20210116050802/http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/magazine/3614517.stm|site=BBC News|éditeur=|date=12 avril 2004|consulté le=}}.</ref>. Comme cela arrive parfois, ce projet sans but lucratif fut acheté par une entreprise commerciale en 2006. Mais en raison du changement de gouvernance et de l'apparition de publicités, une scission est apparue au sein de la communauté d’éditeurs. Les personnes désireuses de quitter Wikitravel lancèrent alors un nouveau site appelé Wikivoyage, qui reçut en 2007, le [[w:fr:Webby Award|''Webby Award'']] du meilleur guide de voyage Internet<ref>{{Lien web|auteur=Jake Coyle|titre=On the Net: Web Sites to Travel By|url=https://web.archive.org/web/20210121071600/https://www.foxnews.com/printer_friendly_wires/2007May30/0,4675,OntheNet,00.html|site=Fox News|date=30 mai 2007|consulté le=}}.</ref>.
L'intégration de Wikivoyage dans l'écosystème Wikimédia n'a cependant été faite qu'en 2012, à la suite d'un appel à commentaires durant lequel 540 personnes sur 699 furent en faveur de l’intégration du projet<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20210311055050/https://meta.wikimedia.org/wiki/Requests_for_comment/Travel_Guide|titre=Requests for comment/Travel Guide|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>. Comme cette nouvelle déclencha une migration importante depuis Wikitravel vers Wikivoyage, une plainte fut déposée par la société commerciale en charge du premier projet. Celle-ci fut toutefois rejetée et le projet Wikivoyage continua à prendre de l’ampleur au sein du mouvement Wikimédia, avec la création de nouvelles versions linguistiques<ref>{{Lien web|auteur=Steven Musil|titre=Wikimedia, Internet Brands settle Wikivoyage lawsuits|url=https://web.archive.org/web/20211116013544/https://www.cnet.com/tech/services-and-software/wikimedia-internet-brands-settle-wikivoyage-lawsuits/|site=CNET|éditeur=|date=17 février 2013|consulté le=}}.</ref>.[[Fichier:WikiMOOC - vidéo 23 - Les projets frères.webm|vignette|<small>Vidéo 1. Présentation des projets frères dans le cadre du WIKIMOOC 2016.</small>]]Le cas de Wikivoyage apparait toutefois comme une exception, car en général les nouveaux projets émergent des centaines de candidatures déposées sur le projet [[m:Proposals_for_new_projects|Méta-Wiki]]<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Proposals for new projects|url=https://web.archive.org/web/20211019173812/https://meta.wikimedia.org/wiki/Proposals_for_new_projects|date=|consulté le=}}.</ref>. Celles-ci se soldent bien souvent par un refus, comme ce fut le cas pour le projet WikiLang dont le but était de lancer un laboratoire linguistique<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=WikiLang|url=https://web.archive.org/web/20210109011449/https://meta.wikimedia.org/wiki/WikiLang|consulté le=}}</ref>. Quelques rares projets ont pourtant eu la chance d'être élus. Ce fut notamment le cas en octobre 2012, avec le lancement de la base de données structurée et sémantique [[w:Wikidata|Wikidata]] et de ses extensions [[w:Wikibase|Wikibase]], ou plus récemment, en 2020, avec l'arrivée du projet [[w:Abstract_Wikipedia|Abstract Wikipedia]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Resolution:Abstract Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20201026191716/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Resolution:Abstract_Wikipedia|date=|consulté le=}}.</ref> et [[w:Wikifunctions|Wikifunctions]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimedia Fundation|titre=Resolution:Abstract Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20200703234853/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Resolution:Abstract_Wikipedia}}</ref>.
Sans vouloir entrer dans les détails, il est intéressant de savoir que l'interconnexion entre ces trois projets permet de traduire automatiquement des articles encyclopédiques dans tous les langages naturels pris en charge par le mouvement Wikimédia. Plus précisément, les phrases des articles publiées sur Abstract Wikipédia, sont formulées par des fonctions informatiques produites dans le projet Wikifunctions, dans le but de traiter les informations de la base de données sémantique Wikidata. Autrement dit, un article dans Abstract Wikipédia ne possède qu'une seule page pour toutes les langues, pareillement aux pages d'entités de Wikidata, qui ont pour titre une lettre suivie d'un chiffre<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Thomas Douillard|titre=Abstract Wikipédia - LinuxFr.org|url=https://web.archive.org/web/20200923155546/https://linuxfr.org/news/abstract-wikipedia#fn1|site=Linux Fr|lieu=|date=05/09/20|consulté le=}}.</ref>.
À la suite de ces explications, on observe donc que ce n'est pas la complexité qui détermine le refus projet, mais plutôt une série de critères comparables à ceux retenus pour supprimer des projets ou versions linguistiques déjà existants. À ce propos, il existe sur Méta-Wiki une liste mise à jour des différents sites hébergés par la Fondation Wikimédia, dont l'existence est remise en cause<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Proposals for closing projects|url=https://web.archive.org/web/20210126030311/https://meta.wikimedia.org/wiki/Proposals_for_closing_projects|date=|consulté le=}}.</ref>. Dans celle-ci, on retrouve essentiellement des versions linguistiques de projets, qui n’ont pas réussi à poursuivre leurs développements, bien qu'un projet entier soit toujours susceptible d'être mis à l'arrêt. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé aux 31 versions linguistiques du projet Wikinews, qui, en date du 4 mai 2026, soit 22 ans après le lancement du site anglophone, sont accessibles [[n:fr:Wikinews_ne_sera_plus_mis_à_jour_à_partir_du_4_mai_2026|en mode lecture uniquement]]<ref>{{Lien web|auteur=Wikinews|titre=Wikinews ne sera plus mis à jour à partir du 4 mai 2026|url=https://web.archive.org/web/20260413082226/https://fr.wikinews.org/wiki/Wikinews_ne_sera_plus_mis_%C3%A0_jour_%C3%A0_partir_du_4_mai_2026}}.</ref>.
Dans le cas de Wikinews, ce fut le manque d'activité qui apparut comme principale justification de la suspension du projet. Cependant, d'autres raisons pourraient être invoquées, comme le prouve cet épisode de 2005, où, peu de temps après son lancement, la version francophone du recueil de citations [[w:Wikiquote|Wikiquote]] a bien risqué de disparaitre. Le projet fut effectivement accusé d’avoir récupéré le contenu d’une base de données soumise à un droit d’auteur, incompatible avec la licence Creative Commons appliquée sur l’ensemble des projets pédagogiques Wikimédia. Lorsqu'une plainte fut adressée à l’association Wikimédia France, pour être ensuite relayée sur le site Méta-Wiki, il fut bien question de fermer le projet<ref>{{Lien web|auteur1=Méta-Wiki|titre=Wikiquote FR/Closure of French Wikiquote|url=https://web.archive.org/web/20210204052058/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikiquote_FR/Closure_of_French_Wikiquote|date=}}.</ref>. Après de longues discussions, celui-ci fut toutefois maintenu, mais avec pour conditions de repartir de zéro, et d’établir une charte pour garantir la traçabilité des citations reprises par le projet<ref>{{Lien web|auteur1=Jean-Baptiste Soufron|titre=Redémarrage du Wikiquote Francophone / French Wikiquote Relaunch|url=https://web.archive.org/web/20200506074856/https://lists.wikimedia.org/pipermail/foundation-l/2006-March/019857.html|site=Foundation-l|lieu=|date=30 mars 2006}}.</ref>.
Voici donc de quoi se faire une idée sur la manière dont les projets pédagogiques et leurs déclinaisons linguistiques apparaissent et disparaissent au sein du mouvement. Les exemples repris ci-dessus suffisent effectivement pour comprendre les principes généraux qui sous-tendent leurs créations. En dehors de Méta-Wiki, Wikidata, Wikifunctions'','' Abstract Wikipédia et Wikimedia Commons, qui ne sont pas des projets de contenu pédagogique à proprement parler, tous les autres projets semblent effectivement provenir d’un désir de spécialisation d’un projet préexistant.
L'idée est généralement débattue dans un projet de même langue, avant de relayer la discussion vers le site Méta-Wiki. Si le projet y est jugé pertinent, il fait alors l'objet d'une candidature, qui doit actuellement être soumise au [[m:Wikimedia_Foundation_Community_Affairs_Committee/Sister_Projects_Task_Force/fr|groupe de travail des projets frères]] du [[m:Wikimedia_Foundation_Community_Affairs_Committee/fr|comité des affaires communautaires de la Fondation Wikimédia]]. Quant aux nouvelles versions linguistiques, elles doivent être aujourd'hui soumises à l'approbation du [[m:Language_committee/fr|comité des langues]], avant d'être testées sur les plateformes Incubator, Beta-Wikiversité ou Wikisource Multilingue, dans le but de bénéficier d’un site web indépendant.
Après ces explications concernant les projets frères et leurs variations linguistiques, il nous reste encore à parler des sites qui ont un lien avec le mot Wiki, soit par leur nom, soit par le logiciel utilisé. En 2024 effectivement, plus de 22 600 d'entre eux étaient répertoriés, dont plus de 95 % sans aucun lien avec le mouvement Wikimédia, en dehors du fait, peut-être, qu’ils utilisaient le logiciel MediaWiki développé par la Fondation Wikimédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=WikiIndex|titre=the index of all wiki|url=https://web.archive.org/web/20240906224607/https://wikiindex.org/Category:All|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
[[w:fr:WikiLeaks|WikiLeaks]] par exemple, créé par [[w:fr:Julian Assange|Julian Assange]] dans le but de publier des documents classifiés provenant de sources anonymes, n’est ni un projet Wikimédia, ni un site collaboratif. Quant au recueil universel et multilingue de guides illustrés [[w:fr:WikiHow|WikiHow]], si celui-ci fonctionne pour sa part de manière collaborative et avec le logiciel MediaWiki<ref>{{Lien web|auteur=WikiHow|titre=wikiHow:Powered and Inspired by MediaWiki|url=https://web.archive.org/web/20211030092737/https://www.wikihow.com/wikiHow:Powered-and-Inspired-by-MediaWiki|date=|consulté le=}}.</ref>, il n'a pourtant aucun lien avec le mouvement Wikimédia. D'ailleurs, son ergonomie, radicalement différente de celle des projets Wikimédia, permet de le comprendre au premier coup d’œil.
En revanche, Wikimini, l'encyclopédie libre pour les enfants, a une apparence tout à fait comparable à celle des projets Wikimédia, alors que le projet n’a jamais été accepté par la Fondation. Quant aux projets [[w:fr:WikiTribune|WikiTribune]] et [[w:fr:Wikia|Fandom]], l'ambiguïté qu'ils entretiennent avec le mouvement est d'autant plus grande qu'ils ont été créés par [[w:fr:Jimmy Wales|Jimmy Wales]], le fondateur de Wikipédia et de la [[w:fr:Wikimedia Foundation|Fondation Wikimédia]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Terry Collins|titre=Wikipedia co-founder launches project to fight fake news|url=https://web.archive.org/web/20201014061304/https://www.cnet.com/news/wikipedia-jimmy-wales-wikitribune-fighting-fake-news/|site=CNET|date=24 avril 2017|consulté le=}}.</ref>. Cependant, comme ce sont des projets commerciaux, ils ne peuvent en aucun cas être soutenus par une fondation sans but lucratif.
Au terme de cette présentation, il ne reste plus qu'à signaler que le mouvement Wikimédia ne fut conscientisé que tardivement par rapport à l'apparition des projets Wikimédia et de leurs différentes versions linguistiques. Pour qu'un sentiment de collectivité se manifeste entre tous ceux-ci, il fallut effectivement attendre qu'une coordination se développe sur la plateforme Méta-Wiki, mais également que de nombreuses rencontres et associations apparaissent en dehors de l'espace numérique. En ce sens, la naissance du mouvement ne fut pas un événement ponctuel, mais plutôt la réalisation d’un long processus de conscientisation.
{| class="wikitable"style="margin: auto;" "text-align:center;"
|+Codes QR
|[[Fichier:QR code page meta news.png|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_News]]
|[[Fichier:QR-Code ligne du temps projets Wikimédia.png|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b0/WikipediaTimeline.png]]
|[[Fichier:Code QR vidéo présentation projets frères WikiMooc 2016.svg|centré|sans_cadre|100x100px|lien=]]
|-
|{{Centrer|<small>QR 10. Meta-Wiki</small>}}
|{{Centrer|<small>QR 11. Ligne du temps</small>}}
|{{Centrer|<small>QR 12. Vidéo projets frères</small>}}
|}
{{AutoCat}}
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765644
765643
2026-05-01T04:02:50Z
Lionel Scheepmans
20012
765644
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Dans le but de développer des contenus pédagogiques qui ne trouvaient pas leur place dans Wikipédia, d’autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour, pour former ce que l'on appelle couramment aujourd'hui : l’écosystème Wikimedia. La naissance de tous ces projets, ainsi que les évènements importants qui ont contribué au développement du mouvement, ont été repris dans une [[c:File:WikipediaTimeline.png|ligne du temps]] réalisée par [[m:user:Guillom|Guillaume Paumier]], à l’occasion du dixième anniversaire de Wikipédia. Grâce à ce graphique, on peut voir en détail l'évolution du nombre de projets, de versions linguistiques, de contributeurs et d'articles, et se faire une idée sur la vitesse à laquelle s'est développé le mouvement Wikimédia.[[Fichier:Wikimedia logo family complete-2022.svg|alt=Logo du mouvement Wikimédia entouré de 15 autres logos de projets actifs en son sein|vignette|<small>Figure 17. Logo de la Fondation Wikimédia entouré de 15 autres logos de projets actifs au sein du mouvement.</small>|300x300px|gauche]]Parmi tous les projets frères, le premier à apparaître fut Méta-Wiki, une plateforme de référence pour centraliser la gestion de l'ensemble des sites web hébergés par la fondation Wikimédia. Dans un premier temps, cet espace communautaire en ligne a répondu à la nécessité de traiter en un seul lieu les questions communes aux différentes versions linguistiques de Wikipédia. Aujourd'hui, le site web est le principal endroit de coordination et de gestion de l'ensemble du mouvement Wikimédia. On y retrouve énormément d'informations au sujet des projets en ligne, et peut-être plus encore, concernant la Fondation et les organismes affiliés.
Après Méta-Wiki, sept autres projets de partage de la connaissance ont fait leur apparition, avant d'être déclinés à leur tour en plusieurs versions linguistiques. Tous ces projets émergent en général sur l’initiative d’un petit groupe de personnes actives au sein d’un projet préexistant. Ce fut le cas du projet Wiktionnaire en anglais, le deuxième projet à voir le jour après Méta-Wiki, en décembre 2002, soit deux ans avant la version francophone apparue en mars 2004<ref>{{Lien web|auteur=Wiktionnaire|titre=Wiktionnaire:Historique du Wiktionnaire|url=https://web.archive.org/web/20200416091043/https://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Historique_du_Wiktionnaire|consulté le=}}.</ref>.
Il est intéressant d'observer que la version francophone du Wiktionnaire n’a pas été créée à partir du projet anglophone, mais bien depuis le projet Wikipédia en français. D'ailleurs, on peut retrouver dans les archives de ce dernier projet, un débat concernant la pertinence de cette création, dont voici un extrait.
<blockquote>
En fait, ce qui me peine vraiment avec le projet Wiktionary, c’est que alors qu’on essaie de rassembler les gens (pas facile) pour créer une sorte de tour de Babel de la connaissance (tâche bien longue et difficile), ce nouveau projet va disperser les énergies pour une raison qui ne me semble pas valable. C’est la création de Wiktionary qui va créer des redondances. À mon avis il existera rapidement des pages sur le même mot, mais ne contenant pas les mêmes informations. Pour quelle raison ces connaissances devraient-elles être séparées ? Les encyclopédies sur papier devaient faire des choix à cause du manque de place, mais nous, pourquoi le ferions-nous ??? "Wikipédia n’est pas un dictionnaire" n’est pas un argument à mon avis... si vraiment c’était pas un dictionnaire, il faudrait virer tout un tas d’article. Je ne comprends vraiment pas cette volonté de séparer la connaissance entre ce qui est "encyclopédique" et ce qui n’est "qu’une définition".
[Réponse]
Pour moi ce qu’est Wiktionary, c’est une partie de Wikipédia s’intéressant plus particulièrement aux aspects linguistiques des mots. La différence que je verrais entre la partie ''dictionnaire'' de Wikipédia et sa partie dite encyclopédique, c’est que la partie dictionnaire s’intéresserait au sens des mots eux-mêmes alors que la partie encyclopédie s’attache plus à faire ressortir un état des connaissances à un moment donné. Le pourquoi de la séparation d’avec la partie encyclopédie tient plus à des raisons techniques qu’à une volonté de monter un projet indépendant, en effet, à mon humble avis, un dictionnaire nécessite une plus grande rigueur (de présentation) qu’une encyclopédie. Ceci entraîne beaucoup de problème et entre autres le choix de la mise en forme des articles du dictionnaire.<ref>{{Lien web|auteur=Wiktionnaire|titre=Wiktionnaire:Historique du Wiktionnaire/Discussion Wikipédia:Wiktionary|url=https://web.archive.org/web/20140831102908/http://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Historique_du_Wiktionnaire/Discussion_Wikip%C3%A9dia:Wiktionary|date=|consulté le=}}.</ref>
</blockquote>
Créer un nouveau projet, c’est effectivement créer de nouveaux sites web, qui devront faire l’objet d’une nouvelle gestion, tant pour les serveurs de la Fondation, que pour la nouvelle communauté de contributeurs. L’importation de pages d’un projet à l'autre ou la traduction de celles-ci sont bien sûr toujours possibles, mais cela duplique alors aussi la maintenance et les mises à jour. Le choix de scinder un projet, en faveur d’une plus grande liberté, comporte donc certains coûts humains et financiers.
Ce prix à payer n'a pour autant pas empêché le projet anglophone Wikibooks de faire son apparition le 10 juin 2003, soit près d’un an avant Wikilivres, la version francophone du projet, apparue le 22 juillet 2004. Cette dernière création avait de nouveau été débattue au sein de la communauté Wikipédia en français, et non pas dans le Wikibooks en anglais. Quant à l'objectif commun aux deux projets linguistiques, il était de créer une « bibliothèque de livres pédagogiques libres que chacun peut améliorer »<ref>{{Lien web|auteur=Wikilivres|url=https://fr.wikibooks.org/w/index.php?title=Accueil&oldid=586825|titre=Acceuil|consulté le=}}.</ref>.
Environ un an après la création du projet en anglais, un nouvel [[w:fr:Espace de noms|espace de noms]] intitulé Wikijunior fut mis en place au sein de la bibliothèque en ligne. Ce sous-projet avait été créé pour répondre à un financement de la fondation ''[[w:en:Graham_Beck|Beck]],'' qui cherchait à promouvoir la production de nouvelles littératures pour des enfants de huit à onze ans<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Wikijunior/proposal to Beck Foundation|url=https://web.archive.org/web/20150925041619/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikijunior/proposal_to_Beck_Foundation|consulté le=}}.</ref>. Peu de temps après, cette tranche d’âge fut toutefois élargie de zéro à douze ans au niveau du projet francophone, quand le sous-projet y fut adopté<ref>{{Lien web|auteur=Wikilivres|titre=Wikijunior|url=https://web.archive.org/web/20210414045051/https://fr.wikibooks.org/wiki/Wikijunior|consulté le=}}.</ref>.
Ces deux évènements témoignent ainsi qu'il est toujours possible qu'un sous-projet apparaisse dans un projet Wikimédia. Comme autre exemple, il y a aussi le WikiJournal, un sous-projet développé au sein du projet Wikiversité en anglais et qui reçu le prix de l’''Open Publishing Awards'' en 2019<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Open Publishing Awards|titre=Results|url=https://web.archive.org/web/20201125093419/https://openpublishingawards.org/|site=|consulté le=}}.</ref>. Une demande fut faite pour qu'il puisse bénéficier d'un nouveau site web dans le but de pouvoir se développer en dehors de Wikiversité. Malheureusement pour les initiateurs, la demande est restée sans suite jusqu'à ce jour<ref>{{Lien web|langue=|auteur1=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Minutes/2020-02|url=https://web.archive.org/web/20201015115053/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Minutes/2020-02#WikiJournal|site=|éditeur=|date=|consulté le=}}.</ref>, après que le conseil d’administration de la Fondation, chargé de répondre à celle-ci, considéra que le projet n’était pas suffisamment abouti.
Il faut savoir qu'avant cela, le projet Wikiversité, dans lequel est né Wikijournal, avait lui-même été un sous-projet du projet Wikibook<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Talk:Wikiversity/Old|url=https://web.archive.org/web/20130723232149/http://meta.wikimedia.org/wiki/Talk:Wikiversity/Old|date=|consulté le=}}.</ref>. Initialement, il visait à « créer une communauté de personnes qui se soutiennent mutuellement dans leurs efforts éducatifs<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''create a community of people who support each other in their educational endeavors »''</ref> »<ref>{{Lien web|auteur=Wikibooks|titre=Wikiversity|url=https://web.archive.org/web/20210506184146/https://en.wikibooks.org/wiki/Wikiversity|date=|consulté le=}}.</ref>. Cependant, en août 2005, une longue discussion remit en question l’existence du sous-projet Wikiversité dans Wikibooks. Au terme de celle-ci, la décision fut prise de transférer Wikiversité et son contenu sur le site Méta-Wiki<ref name="Wikibooks">{{Lien web|titre=Wikibooks:Requests for deletion/Wikiversity|url=https://en.wikibooks.org/w/index.php?title=Wikibooks:Requests_for_deletion/Wikiversity&oldid=3490139|auteur=Wikibooks|consulté le=}}.</ref>, là où de nouvelles discussions ont abouti à l’idée de faire de Wikiversité un nouveau projet indépendant<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity&oldid=232819|auteur=Méta-Wiki|date=|consulté le=}}.</ref>.
Déjà à l'époque, le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia se montrait réticent à l'ouverture de nouveaux projets, et sa réaction fut de demander l'ouverture d'un sondage au sein de la communauté. Celui-ci devait rassembler une majorité des deux tiers en faveur de l'ouverture du nouveau site web<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity/Vote/fr|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity/Vote/fr&oldid=316555|consulté le=|auteur=Méta-Wiki}}.</ref>. Un résultat qui fut finalement obtenu, mais pas sans de longs débats, dont voici un extrait<ref name="Wikibooks" />.
<blockquote>
La principale raison pour laquelle la Fondation Wikimédia ne veut pas "lâcher le morceau" est une simple question de bureaucratie et la crainte que le projet ne devienne une autre Wikispecies [un projet de répertoire du vivant]. Wikispecies est une idée cool, mais les "fondateurs" du projet se sont dégonflés à mi-chemin de la mise en place du contenu et ont décidé de faire une révision majeure qui a pris plus de temps que ce que tout le monde était prêt à mettre.
Le même problème s’applique à Wikiversity en ce qui concerne la Fondation, parce que les objectifs et les buts de ce projet ne sont pas clairement définis, et il semble que les participants essaient de mordre plus qu’ils ne peuvent mâcher en proposant une université de recherche multi-collèges entière (avec un statut de recherche et une accréditation) à former de toutes pièces plutôt qu’un simple centre d’éducation pour adultes avec quelques classes.<ref>Texte original avant sa traduction par deepl.com/translator : « ''The main reason why the Wikimedia Foundation doesn't want to "turn it loose" is pure bureaucratic BS and a fear that it will turn into another Wikispecies. Wikispecies is a cool idea, but the "founders" of the project got cold feet part-way into putting in content and decided to do a major revision that took more time than anybody was willing to put into it. The same issue applies to Wikiversity so far as the Foundation is concerned, because the goals and purposes of this project are not clearly defined, and it seems like the participants are trying to bite off more than they can chew by proposing an entire multi-college research university (with Carnegie-Mellon research status and accreditation as well) to be formed out of whole cloth rather than a simple adult education center with a few classes. If more thought is done on how to "bootstrap" this whole project, perhaps some thoughts on how to convince the Foundation board to let a separate wiki be kicked loose to let this project try to develop on its own can be made''.--Rob Horning 11:21, 14 August 2005 (UTC) »</ref>
</blockquote>
En novembre 2005 et malgré les résultats positifs du sondage, l'indépendance du projet Wikiversité ne fut toutefois pas acceptée par cinq membres du conseil. Ceux-ci réclamaient une « réécriture de la proposition pour en exclure la remise de titre de compétence, la conduite de cours en ligne, et de clarifier le concept de plate-forme ''e-learning''<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''rewriting the proposal to'' ''exclude credentials, exclude online-courses and clarify the concept of elearning platform'' »</ref> »<ref>{{Lien web|auteur=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Meetings/November 13, 2005|url=https://foundation.wikimedia.org/w/index.php?title=Meetings/November_13,_2005&oldid=118181|consulté le=}}.</ref>. Quand ces rectifications furent faites, le projet bénéficia d'une période d’essai de plusieurs mois, jusqu'à ce que les amendements apportés au projet de départ soient enfin acceptés, le 31 juillet 2006. Ce long temps d'attente était justifié par la création du ''[[m:Special_projects_committee|special projects committee]]''<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity/Modified project proposal|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity/Modified_project_proposal&oldid=395364#Scope_of_Wikiversity%20scope|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>'','' qui, jusqu'en décembre 2021, fut chargé de soulager le conseil d’administration de la fondation, par rapport aux demandes de création de nouveaux projets Wikimédia<ref>{{Lien web|titre=Difference between revisions of "Special projects committee/Resolutions" - Meta|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Special_projects_committee/Resolutions&diff=prev&oldid=418944&diffmode=source|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>.
Un nouveau site, nommé Beta-Wikiversity, fut ainsi créé pour assister le lancement des différentes versions linguistiques de Wikiversité<ref>{{Lien web|titre=Wikiversité|url=https://fr.wikiversity.org/w/index.php?title=Wikiversité:Accueil&oldid=787344|auteur=Wikiversité|consulté le=}}.</ref>. Durant six mois, son premier objectif a d'abord été l'élaboration des lignes directrices concernant la potentialité de produire des recherches collaboratives au sein du projet<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''six months, during which guidelines for further potential uses of the site, including collaborative research, will be developed'' »</ref>. Par la suite, chaque nouvelle version linguistique, développée dans le projet Beta, devait avoir plus de 10 modifications par mois, réalisées par au moins trois personnes distinctes, avant de pouvoir bénéficier de son propre site web.
À l'image de Beta-Wikiversity, le projet Wikisource<ref>{{Lien web|auteur=Wikisource|titre=Wikisource|url=https://web.archive.org/web/20210303213629/https://wikisource.org/wiki/Main_Page|date=|consulté le=}}.</ref> possède lui aussi un site indépendant pour lancer ces nouvelles déclinaisons linguistiques. Tandis que pour tous les autres projets pédagogiques, ce lancement s'effectue sur la plateforme [[incubator:Main_Page|Wikimedia Incubator]]<ref>{{Lien web|auteur=Wikimédia Incubator|titre=Welcome to Wikimedia Incubator!|url=https://web.archive.org/web/20210227091859/https://incubator.wikimedia.org/wiki/Incubator:Main_Page|date=|consulté le=}}.</ref>'','' créée à la même époque que Beta-Wikiversity. Ces trois plateformes de lancement ne concernent pas les nouveaux projets, qui doivent faire l'objet d'une acceptation par le conseil d'administration de la Fondation Wikimédia, et qui peuvent avoir pour origines des processus de création divers.
Le projet Wikivoyage, par exemple, fut initialement créé en 2003 dans un Wiki extérieur au mouvement Wikimédia, là où il portait le nom de Wikitravel<ref>{{Lien web|auteur=Giles Turnbull|titre=The DIY travel guide|url=https://web.archive.org/web/20210116050802/http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/magazine/3614517.stm|site=BBC News|éditeur=|date=12 avril 2004|consulté le=}}.</ref>. Comme cela arrive parfois, ce projet sans but lucratif fut acheté par une entreprise commerciale en 2006. Mais en raison du changement de gouvernance et de l'apparition de publicités, une scission est apparue au sein de la communauté d’éditeurs. Les personnes désireuses de quitter Wikitravel lancèrent alors un nouveau site appelé Wikivoyage, qui reçut en 2007, le [[w:fr:Webby Award|''Webby Award'']] du meilleur guide de voyage Internet<ref>{{Lien web|auteur=Jake Coyle|titre=On the Net: Web Sites to Travel By|url=https://web.archive.org/web/20210121071600/https://www.foxnews.com/printer_friendly_wires/2007May30/0,4675,OntheNet,00.html|site=Fox News|date=30 mai 2007|consulté le=}}.</ref>.
L'intégration de Wikivoyage dans l'écosystème Wikimédia n'a cependant été faite qu'en 2012, à la suite d'un appel à commentaires durant lequel 540 personnes sur 699 furent en faveur de l’intégration du projet<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20210311055050/https://meta.wikimedia.org/wiki/Requests_for_comment/Travel_Guide|titre=Requests for comment/Travel Guide|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>. Comme cette nouvelle déclencha une migration importante depuis Wikitravel vers Wikivoyage, une plainte fut déposée par la société commerciale en charge du premier projet. Celle-ci fut toutefois rejetée et le projet Wikivoyage continua à prendre de l’ampleur au sein du mouvement Wikimédia, avec la création de nouvelles versions linguistiques<ref>{{Lien web|auteur=Steven Musil|titre=Wikimedia, Internet Brands settle Wikivoyage lawsuits|url=https://web.archive.org/web/20211116013544/https://www.cnet.com/tech/services-and-software/wikimedia-internet-brands-settle-wikivoyage-lawsuits/|site=CNET|éditeur=|date=17 février 2013|consulté le=}}.</ref>.[[Fichier:WikiMOOC - vidéo 23 - Les projets frères.webm|vignette|<small>Vidéo 1. Présentation des projets frères dans le cadre du WIKIMOOC 2016.</small>]]Le cas de Wikivoyage apparait toutefois comme une exception, car en général les nouveaux projets émergent des centaines de candidatures déposées sur le projet [[m:Proposals_for_new_projects|Méta-Wiki]]<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Proposals for new projects|url=https://web.archive.org/web/20211019173812/https://meta.wikimedia.org/wiki/Proposals_for_new_projects|date=|consulté le=}}.</ref>. Celles-ci se soldent bien souvent par un refus, comme ce fut le cas pour le projet WikiLang dont le but était de lancer un laboratoire linguistique<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=WikiLang|url=https://web.archive.org/web/20210109011449/https://meta.wikimedia.org/wiki/WikiLang|consulté le=}}</ref>. Quelques rares projets ont pourtant eu la chance d'être élus. Ce fut notamment le cas en octobre 2012, avec le lancement de la base de données structurée et sémantique [[w:Wikidata|Wikidata]] et de ses extensions [[w:Wikibase|Wikibase]], ou plus récemment, en 2020, avec l'arrivée du projet [[w:Abstract_Wikipedia|Abstract Wikipedia]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Resolution:Abstract Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20201026191716/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Resolution:Abstract_Wikipedia|date=|consulté le=}}.</ref> et [[w:Wikifunctions|Wikifunctions]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimedia Fundation|titre=Resolution:Abstract Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20200703234853/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Resolution:Abstract_Wikipedia}}</ref>.
Sans vouloir entrer dans les détails, il est intéressant de savoir que l'interconnexion entre ces trois projets permet de traduire automatiquement des articles encyclopédiques dans tous les langages naturels pris en charge par le mouvement Wikimédia. Plus précisément, les phrases des articles publiées sur Abstract Wikipédia, sont formulées par des fonctions informatiques produites dans le projet Wikifunctions, dans le but de traiter les informations de la base de données sémantique Wikidata. Autrement dit, un article dans Abstract Wikipédia ne possède qu'une seule page pour toutes les langues, pareillement aux pages d'entités de Wikidata, qui ont pour titre une lettre suivie d'un chiffre<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Thomas Douillard|titre=Abstract Wikipédia - LinuxFr.org|url=https://web.archive.org/web/20200923155546/https://linuxfr.org/news/abstract-wikipedia#fn1|site=Linux Fr|lieu=|date=05/09/20|consulté le=}}.</ref>.
À la suite de ces explications, on observe donc que ce n'est pas la complexité qui détermine le refus projet, mais plutôt une série de critères comparables à ceux retenus pour supprimer des projets ou versions linguistiques déjà existants. À ce propos, il existe sur Méta-Wiki une liste mise à jour des différents sites hébergés par la Fondation Wikimédia, dont l'existence est remise en cause<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Proposals for closing projects|url=https://web.archive.org/web/20210126030311/https://meta.wikimedia.org/wiki/Proposals_for_closing_projects|date=|consulté le=}}.</ref>. Dans celle-ci, on retrouve essentiellement des versions linguistiques de projets, qui n’ont pas réussi à poursuivre leurs développements, bien qu'un projet entier soit toujours susceptible d'être mis à l'arrêt. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé aux 31 versions linguistiques du projet Wikinews, qui, en date du 4 mai 2026, soit 22 ans après le lancement du site anglophone, sont accessibles [[n:fr:Wikinews_ne_sera_plus_mis_à_jour_à_partir_du_4_mai_2026|en mode lecture uniquement]]<ref>{{Lien web|auteur=Wikinews|titre=Wikinews ne sera plus mis à jour à partir du 4 mai 2026|url=https://web.archive.org/web/20260413082226/https://fr.wikinews.org/wiki/Wikinews_ne_sera_plus_mis_%C3%A0_jour_%C3%A0_partir_du_4_mai_2026}}.</ref>.
Dans le cas de Wikinews, ce fut le manque d'activité qui apparut comme principale justification de la suspension du projet. Cependant, d'autres raisons pourraient être invoquées, comme le prouve cet épisode de 2005, où, peu de temps après son lancement, la version francophone du recueil de citations [[w:Wikiquote|Wikiquote]] a bien risqué de disparaitre. Le projet fut effectivement accusé d’avoir récupéré le contenu d’une base de données soumise à un droit d’auteur, incompatible avec la licence Creative Commons appliquée sur l’ensemble des projets pédagogiques Wikimédia. Lorsqu'une plainte fut adressée à l’association Wikimédia France, pour être ensuite relayée sur le site Méta-Wiki, il fut bien question de fermer le projet<ref>{{Lien web|auteur1=Méta-Wiki|titre=Wikiquote FR/Closure of French Wikiquote|url=https://web.archive.org/web/20210204052058/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikiquote_FR/Closure_of_French_Wikiquote|date=}}.</ref>. Après de longues discussions, celui-ci fut toutefois maintenu, mais avec pour conditions de repartir de zéro, et d’établir une charte pour garantir la traçabilité des citations reprises par le projet<ref>{{Lien web|auteur1=Jean-Baptiste Soufron|titre=Redémarrage du Wikiquote Francophone / French Wikiquote Relaunch|url=https://web.archive.org/web/20200506074856/https://lists.wikimedia.org/pipermail/foundation-l/2006-March/019857.html|site=Foundation-l|lieu=|date=30 mars 2006}}.</ref>.
Voici donc de quoi se faire une idée sur la manière dont les projets pédagogiques et leurs déclinaisons linguistiques apparaissent et disparaissent au sein du mouvement. Les exemples repris ci-dessus suffisent effectivement pour comprendre les principes généraux qui sous-tendent leurs créations. En dehors de Méta-Wiki, Wikidata, Wikifunctions'','' Abstract Wikipédia et Wikimedia Commons, qui ne sont pas des projets de contenu pédagogique à proprement parler, tous les autres projets semblent effectivement provenir d’un désir de spécialisation d’un projet préexistant.
L'idée est généralement débattue dans un projet de même langue, avant de relayer la discussion vers le site Méta-Wiki. Si le projet y est jugé pertinent, il fait alors l'objet d'une candidature, qui doit actuellement être soumise au [[m:Wikimedia_Foundation_Community_Affairs_Committee/Sister_Projects_Task_Force/fr|groupe de travail des projets frères]] du [[m:Wikimedia_Foundation_Community_Affairs_Committee/fr|comité des affaires communautaires de la Fondation Wikimédia]]. Quant aux nouvelles versions linguistiques, elles doivent être aujourd'hui soumises à l'approbation du [[m:Language_committee/fr|comité des langues]], avant d'être testées sur les plateformes Incubator, Beta-Wikiversité ou Wikisource Multilingue, dans le but de bénéficier d’un site web indépendant.
Après ces explications concernant les projets frères et leurs variations linguistiques, il nous reste encore à parler des sites qui ont un lien avec le mot Wiki, soit par leur nom, soit par le logiciel utilisé. En 2024 effectivement, plus de 22 600 d'entre eux étaient répertoriés, dont plus de 95 % sans aucun lien avec le mouvement Wikimédia, en dehors du fait, peut-être, qu’ils utilisaient le logiciel MediaWiki développé par la Fondation Wikimédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=WikiIndex|titre=the index of all wiki|url=https://web.archive.org/web/20240906224607/https://wikiindex.org/Category:All|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
[[w:fr:WikiLeaks|WikiLeaks]] par exemple, créé par [[w:fr:Julian Assange|Julian Assange]] dans le but de publier des documents classifiés provenant de sources anonymes, n’est ni un projet Wikimédia, ni un site collaboratif. Quant au recueil universel et multilingue de guides illustrés [[w:fr:WikiHow|WikiHow]], si celui-ci fonctionne pour sa part de manière collaborative et avec le logiciel MediaWiki<ref>{{Lien web|auteur=WikiHow|titre=wikiHow:Powered and Inspired by MediaWiki|url=https://web.archive.org/web/20211030092737/https://www.wikihow.com/wikiHow:Powered-and-Inspired-by-MediaWiki|date=|consulté le=}}.</ref>, il n'a pourtant aucun lien avec le mouvement Wikimédia. D'ailleurs, son ergonomie, radicalement différente de celle des projets Wikimédia, permet de le comprendre au premier coup d’œil.
En revanche, Wikimini, l'encyclopédie libre pour les enfants, a une apparence tout à fait comparable à celle des projets Wikimédia, alors que le projet n’a jamais été accepté par la Fondation. Quant aux projets [[w:fr:WikiTribune|WikiTribune]] et [[w:fr:Wikia|Fandom]], l'ambiguïté qu'ils entretiennent avec le mouvement est d'autant plus grande qu'ils ont été créés par [[w:fr:Jimmy Wales|Jimmy Wales]], le fondateur de Wikipédia et de la [[w:fr:Wikimedia Foundation|Fondation Wikimédia]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Terry Collins|titre=Wikipedia co-founder launches project to fight fake news|url=https://web.archive.org/web/20201014061304/https://www.cnet.com/news/wikipedia-jimmy-wales-wikitribune-fighting-fake-news/|site=CNET|date=24 avril 2017|consulté le=}}.</ref>. Cependant, comme ce sont des projets commerciaux, ils ne peuvent en aucun cas être soutenus par une fondation sans but lucratif.
Au terme de cette présentation, il ne reste plus qu'à signaler que le mouvement Wikimédia ne fut conscientisé que tardivement par rapport à l'apparition des projets Wikimédia et de leurs différentes versions linguistiques. Pour qu'un sentiment de collectivité se manifeste entre tous ceux-ci, il fallut effectivement attendre qu'une coordination se développe sur la plateforme Méta-Wiki, mais également que de nombreuses rencontres et associations apparaissent en dehors de l'espace numérique. En ce sens, la naissance du mouvement ne fut pas un événement ponctuel, mais plutôt la réalisation d’un long processus de conscientisation.
{| class="wikitable"style="margin: auto;" "text-align:center;"
|+Codes QR
|[[Fichier:QR code page meta news.png|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_News]]
|[[Fichier:QR-Code ligne du temps projets Wikimédia.png|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b0/WikipediaTimeline.png]]
|[[Fichier:Code QR vidéo présentation projets frères WikiMooc 2016.svg|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/89/WikiMOOC_-_vid%C3%A9o_23_-_Les_projets_fr%C3%A8res.webm]]
|-
|{{Centrer|<small>QR 10. Meta-Wiki</small>}}
|{{Centrer|<small>QR 11. Ligne du temps</small>}}
|{{Centrer|<small>QR 12. Vidéo projets frères</small>}}
|}
{{AutoCat}}
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765644
2026-05-01T04:11:50Z
Lionel Scheepmans
20012
765646
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Dans le but de développer des contenus pédagogiques qui ne trouvaient pas leur place dans Wikipédia, d’autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour, pour former ce que l'on appelle couramment aujourd'hui : l’écosystème Wikimedia. La naissance de tous ces projets, ainsi que les évènements importants qui ont contribué au développement du mouvement, ont été repris dans une [[c:File:WikipediaTimeline.png|ligne du temps]] réalisée par [[m:user:Guillom|Guillaume Paumier]], à l’occasion du dixième anniversaire de Wikipédia. Grâce à ce graphique, qui complète avantageusement la page Wikimedia News, on peut découvrir en détail l'évolution des projets, des versions linguistiques, du nombre de contributeurs et d'articles, tout en observant le développement du mouvement dans son ensemble.[[Fichier:Wikimedia logo family complete-2022.svg|alt=Logo du mouvement Wikimédia entouré de 15 autres logos de projets actifs en son sein|vignette|<small>Figure 17. Logo de la Fondation Wikimédia entouré de 15 autres logos de projets actifs au sein du mouvement.</small>|300x300px|gauche]]Parmi tous les projets frères, le premier à apparaître fut Méta-Wiki, une plateforme de référence pour centraliser la gestion de l'ensemble des sites web hébergés par la fondation Wikimédia. Dans un premier temps, cet espace communautaire en ligne a répondu à la nécessité de traiter en un seul lieu les questions communes aux différentes versions linguistiques de Wikipédia. Aujourd'hui, le site web est le principal endroit de coordination et de gestion de l'ensemble du mouvement Wikimédia. On y retrouve énormément d'informations au sujet des projets en ligne, et peut-être plus encore, concernant la Fondation et les organismes affiliés.
Après Méta-Wiki, sept autres projets de partage de la connaissance ont fait leur apparition, avant d'être déclinés à leur tour en plusieurs versions linguistiques. Tous ces projets émergent en général sur l’initiative d’un petit groupe de personnes actives au sein d’un projet préexistant. Ce fut le cas du projet Wiktionnaire en anglais, le deuxième projet à voir le jour après Méta-Wiki, en décembre 2002, soit deux ans avant la version francophone apparue en mars 2004<ref>{{Lien web|auteur=Wiktionnaire|titre=Wiktionnaire:Historique du Wiktionnaire|url=https://web.archive.org/web/20200416091043/https://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Historique_du_Wiktionnaire|consulté le=}}.</ref>.
Il est intéressant d'observer que la version francophone du Wiktionnaire n’a pas été créée à partir du projet anglophone, mais bien depuis le projet Wikipédia en français. D'ailleurs, on peut retrouver dans les archives de ce dernier projet, un débat concernant la pertinence de cette création, dont voici un extrait.
<blockquote>
En fait, ce qui me peine vraiment avec le projet Wiktionary, c’est que alors qu’on essaie de rassembler les gens (pas facile) pour créer une sorte de tour de Babel de la connaissance (tâche bien longue et difficile), ce nouveau projet va disperser les énergies pour une raison qui ne me semble pas valable. C’est la création de Wiktionary qui va créer des redondances. À mon avis il existera rapidement des pages sur le même mot, mais ne contenant pas les mêmes informations. Pour quelle raison ces connaissances devraient-elles être séparées ? Les encyclopédies sur papier devaient faire des choix à cause du manque de place, mais nous, pourquoi le ferions-nous ??? "Wikipédia n’est pas un dictionnaire" n’est pas un argument à mon avis... si vraiment c’était pas un dictionnaire, il faudrait virer tout un tas d’article. Je ne comprends vraiment pas cette volonté de séparer la connaissance entre ce qui est "encyclopédique" et ce qui n’est "qu’une définition".
[Réponse]
Pour moi ce qu’est Wiktionary, c’est une partie de Wikipédia s’intéressant plus particulièrement aux aspects linguistiques des mots. La différence que je verrais entre la partie ''dictionnaire'' de Wikipédia et sa partie dite encyclopédique, c’est que la partie dictionnaire s’intéresserait au sens des mots eux-mêmes alors que la partie encyclopédie s’attache plus à faire ressortir un état des connaissances à un moment donné. Le pourquoi de la séparation d’avec la partie encyclopédie tient plus à des raisons techniques qu’à une volonté de monter un projet indépendant, en effet, à mon humble avis, un dictionnaire nécessite une plus grande rigueur (de présentation) qu’une encyclopédie. Ceci entraîne beaucoup de problème et entre autres le choix de la mise en forme des articles du dictionnaire.<ref>{{Lien web|auteur=Wiktionnaire|titre=Wiktionnaire:Historique du Wiktionnaire/Discussion Wikipédia:Wiktionary|url=https://web.archive.org/web/20140831102908/http://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Historique_du_Wiktionnaire/Discussion_Wikip%C3%A9dia:Wiktionary|date=|consulté le=}}.</ref>
</blockquote>
Créer un nouveau projet, c’est effectivement créer de nouveaux sites web, qui devront faire l’objet d’une nouvelle gestion, tant pour les serveurs de la Fondation, que pour la nouvelle communauté de contributeurs. L’importation de pages d’un projet à l'autre ou la traduction de celles-ci sont bien sûr toujours possibles, mais cela duplique alors aussi la maintenance et les mises à jour. Le choix de scinder un projet, en faveur d’une plus grande liberté, comporte donc certains coûts humains et financiers.
Ce prix à payer n'a pour autant pas empêché le projet anglophone Wikibooks de faire son apparition le 10 juin 2003, soit près d’un an avant Wikilivres, la version francophone du projet, apparue le 22 juillet 2004. Cette dernière création avait de nouveau été débattue au sein de la communauté Wikipédia en français, et non pas dans le Wikibooks en anglais. Quant à l'objectif commun aux deux projets linguistiques, il était de créer une « bibliothèque de livres pédagogiques libres que chacun peut améliorer »<ref>{{Lien web|auteur=Wikilivres|url=https://fr.wikibooks.org/w/index.php?title=Accueil&oldid=586825|titre=Acceuil|consulté le=}}.</ref>.
Environ un an après la création du projet en anglais, un nouvel [[w:fr:Espace de noms|espace de noms]] intitulé Wikijunior fut mis en place au sein de la bibliothèque en ligne. Ce sous-projet avait été créé pour répondre à un financement de la fondation ''[[w:en:Graham_Beck|Beck]],'' qui cherchait à promouvoir la production de nouvelles littératures pour des enfants de huit à onze ans<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Wikijunior/proposal to Beck Foundation|url=https://web.archive.org/web/20150925041619/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikijunior/proposal_to_Beck_Foundation|consulté le=}}.</ref>. Peu de temps après, cette tranche d’âge fut toutefois élargie de zéro à douze ans au niveau du projet francophone, quand le sous-projet y fut adopté<ref>{{Lien web|auteur=Wikilivres|titre=Wikijunior|url=https://web.archive.org/web/20210414045051/https://fr.wikibooks.org/wiki/Wikijunior|consulté le=}}.</ref>.
Ces deux évènements témoignent ainsi qu'il est toujours possible qu'un sous-projet apparaisse dans un projet Wikimédia. Comme autre exemple, il y a aussi le WikiJournal, un sous-projet développé au sein du projet Wikiversité en anglais et qui reçu le prix de l’''Open Publishing Awards'' en 2019<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Open Publishing Awards|titre=Results|url=https://web.archive.org/web/20201125093419/https://openpublishingawards.org/|site=|consulté le=}}.</ref>. Une demande fut faite pour qu'il puisse bénéficier d'un nouveau site web dans le but de pouvoir se développer en dehors de Wikiversité. Malheureusement pour les initiateurs, la demande est restée sans suite jusqu'à ce jour<ref>{{Lien web|langue=|auteur1=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Minutes/2020-02|url=https://web.archive.org/web/20201015115053/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Minutes/2020-02#WikiJournal|site=|éditeur=|date=|consulté le=}}.</ref>, après que le conseil d’administration de la Fondation, chargé de répondre à celle-ci, considéra que le projet n’était pas suffisamment abouti.
Il faut savoir qu'avant cela, le projet Wikiversité, dans lequel est né Wikijournal, avait lui-même été un sous-projet du projet Wikibook<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Talk:Wikiversity/Old|url=https://web.archive.org/web/20130723232149/http://meta.wikimedia.org/wiki/Talk:Wikiversity/Old|date=|consulté le=}}.</ref>. Initialement, il visait à « créer une communauté de personnes qui se soutiennent mutuellement dans leurs efforts éducatifs<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''create a community of people who support each other in their educational endeavors »''</ref> »<ref>{{Lien web|auteur=Wikibooks|titre=Wikiversity|url=https://web.archive.org/web/20210506184146/https://en.wikibooks.org/wiki/Wikiversity|date=|consulté le=}}.</ref>. Cependant, en août 2005, une longue discussion remit en question l’existence du sous-projet Wikiversité dans Wikibooks. Au terme de celle-ci, la décision fut prise de transférer Wikiversité et son contenu sur le site Méta-Wiki<ref name="Wikibooks">{{Lien web|titre=Wikibooks:Requests for deletion/Wikiversity|url=https://en.wikibooks.org/w/index.php?title=Wikibooks:Requests_for_deletion/Wikiversity&oldid=3490139|auteur=Wikibooks|consulté le=}}.</ref>, là où de nouvelles discussions ont abouti à l’idée de faire de Wikiversité un nouveau projet indépendant<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity&oldid=232819|auteur=Méta-Wiki|date=|consulté le=}}.</ref>.
Déjà à l'époque, le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia se montrait réticent à l'ouverture de nouveaux projets, et sa réaction fut de demander l'ouverture d'un sondage au sein de la communauté. Celui-ci devait rassembler une majorité des deux tiers en faveur de l'ouverture du nouveau site web<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity/Vote/fr|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity/Vote/fr&oldid=316555|consulté le=|auteur=Méta-Wiki}}.</ref>. Un résultat qui fut finalement obtenu, mais pas sans de longs débats, dont voici un extrait<ref name="Wikibooks" />.
<blockquote>
La principale raison pour laquelle la Fondation Wikimédia ne veut pas "lâcher le morceau" est une simple question de bureaucratie et la crainte que le projet ne devienne une autre Wikispecies [un projet de répertoire du vivant]. Wikispecies est une idée cool, mais les "fondateurs" du projet se sont dégonflés à mi-chemin de la mise en place du contenu et ont décidé de faire une révision majeure qui a pris plus de temps que ce que tout le monde était prêt à mettre.
Le même problème s’applique à Wikiversity en ce qui concerne la Fondation, parce que les objectifs et les buts de ce projet ne sont pas clairement définis, et il semble que les participants essaient de mordre plus qu’ils ne peuvent mâcher en proposant une université de recherche multi-collèges entière (avec un statut de recherche et une accréditation) à former de toutes pièces plutôt qu’un simple centre d’éducation pour adultes avec quelques classes.<ref>Texte original avant sa traduction par deepl.com/translator : « ''The main reason why the Wikimedia Foundation doesn't want to "turn it loose" is pure bureaucratic BS and a fear that it will turn into another Wikispecies. Wikispecies is a cool idea, but the "founders" of the project got cold feet part-way into putting in content and decided to do a major revision that took more time than anybody was willing to put into it. The same issue applies to Wikiversity so far as the Foundation is concerned, because the goals and purposes of this project are not clearly defined, and it seems like the participants are trying to bite off more than they can chew by proposing an entire multi-college research university (with Carnegie-Mellon research status and accreditation as well) to be formed out of whole cloth rather than a simple adult education center with a few classes. If more thought is done on how to "bootstrap" this whole project, perhaps some thoughts on how to convince the Foundation board to let a separate wiki be kicked loose to let this project try to develop on its own can be made''.--Rob Horning 11:21, 14 August 2005 (UTC) »</ref>
</blockquote>
En novembre 2005 et malgré les résultats positifs du sondage, l'indépendance du projet Wikiversité ne fut toutefois pas acceptée par cinq membres du conseil. Ceux-ci réclamaient une « réécriture de la proposition pour en exclure la remise de titre de compétence, la conduite de cours en ligne, et de clarifier le concept de plate-forme ''e-learning''<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''rewriting the proposal to'' ''exclude credentials, exclude online-courses and clarify the concept of elearning platform'' »</ref> »<ref>{{Lien web|auteur=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Meetings/November 13, 2005|url=https://foundation.wikimedia.org/w/index.php?title=Meetings/November_13,_2005&oldid=118181|consulté le=}}.</ref>. Quand ces rectifications furent faites, le projet bénéficia d'une période d’essai de plusieurs mois, jusqu'à ce que les amendements apportés au projet de départ soient enfin acceptés, le 31 juillet 2006. Ce long temps d'attente était justifié par la création du ''[[m:Special_projects_committee|special projects committee]]''<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity/Modified project proposal|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity/Modified_project_proposal&oldid=395364#Scope_of_Wikiversity%20scope|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>'','' qui, jusqu'en décembre 2021, fut chargé de soulager le conseil d’administration de la fondation, par rapport aux demandes de création de nouveaux projets Wikimédia<ref>{{Lien web|titre=Difference between revisions of "Special projects committee/Resolutions" - Meta|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Special_projects_committee/Resolutions&diff=prev&oldid=418944&diffmode=source|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>.
Un nouveau site, nommé Beta-Wikiversity, fut ainsi créé pour assister le lancement des différentes versions linguistiques de Wikiversité<ref>{{Lien web|titre=Wikiversité|url=https://fr.wikiversity.org/w/index.php?title=Wikiversité:Accueil&oldid=787344|auteur=Wikiversité|consulté le=}}.</ref>. Durant six mois, son premier objectif a d'abord été l'élaboration des lignes directrices concernant la potentialité de produire des recherches collaboratives au sein du projet<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''six months, during which guidelines for further potential uses of the site, including collaborative research, will be developed'' »</ref>. Par la suite, chaque nouvelle version linguistique, développée dans le projet Beta, devait avoir plus de 10 modifications par mois, réalisées par au moins trois personnes distinctes, avant de pouvoir bénéficier de son propre site web.
À l'image de Beta-Wikiversity, le projet Wikisource<ref>{{Lien web|auteur=Wikisource|titre=Wikisource|url=https://web.archive.org/web/20210303213629/https://wikisource.org/wiki/Main_Page|date=|consulté le=}}.</ref> possède lui aussi un site indépendant pour lancer ces nouvelles déclinaisons linguistiques. Tandis que pour tous les autres projets pédagogiques, ce lancement s'effectue sur la plateforme [[incubator:Main_Page|Wikimedia Incubator]]<ref>{{Lien web|auteur=Wikimédia Incubator|titre=Welcome to Wikimedia Incubator!|url=https://web.archive.org/web/20210227091859/https://incubator.wikimedia.org/wiki/Incubator:Main_Page|date=|consulté le=}}.</ref>'','' créée à la même époque que Beta-Wikiversity. Ces trois plateformes de lancement ne concernent pas les nouveaux projets, qui doivent faire l'objet d'une acceptation par le conseil d'administration de la Fondation Wikimédia, et qui peuvent avoir pour origines des processus de création divers.
Le projet Wikivoyage, par exemple, fut initialement créé en 2003 dans un Wiki extérieur au mouvement Wikimédia, là où il portait le nom de Wikitravel<ref>{{Lien web|auteur=Giles Turnbull|titre=The DIY travel guide|url=https://web.archive.org/web/20210116050802/http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/magazine/3614517.stm|site=BBC News|éditeur=|date=12 avril 2004|consulté le=}}.</ref>. Comme cela arrive parfois, ce projet sans but lucratif fut acheté par une entreprise commerciale en 2006. Mais en raison du changement de gouvernance et de l'apparition de publicités, une scission est apparue au sein de la communauté d’éditeurs. Les personnes désireuses de quitter Wikitravel lancèrent alors un nouveau site appelé Wikivoyage, qui reçut en 2007, le [[w:fr:Webby Award|''Webby Award'']] du meilleur guide de voyage Internet<ref>{{Lien web|auteur=Jake Coyle|titre=On the Net: Web Sites to Travel By|url=https://web.archive.org/web/20210121071600/https://www.foxnews.com/printer_friendly_wires/2007May30/0,4675,OntheNet,00.html|site=Fox News|date=30 mai 2007|consulté le=}}.</ref>.
L'intégration de Wikivoyage dans l'écosystème Wikimédia n'a cependant été faite qu'en 2012, à la suite d'un appel à commentaires durant lequel 540 personnes sur 699 furent en faveur de l’intégration du projet<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20210311055050/https://meta.wikimedia.org/wiki/Requests_for_comment/Travel_Guide|titre=Requests for comment/Travel Guide|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>. Comme cette nouvelle déclencha une migration importante depuis Wikitravel vers Wikivoyage, une plainte fut déposée par la société commerciale en charge du premier projet. Celle-ci fut toutefois rejetée et le projet Wikivoyage continua à prendre de l’ampleur au sein du mouvement Wikimédia, avec la création de nouvelles versions linguistiques<ref>{{Lien web|auteur=Steven Musil|titre=Wikimedia, Internet Brands settle Wikivoyage lawsuits|url=https://web.archive.org/web/20211116013544/https://www.cnet.com/tech/services-and-software/wikimedia-internet-brands-settle-wikivoyage-lawsuits/|site=CNET|éditeur=|date=17 février 2013|consulté le=}}.</ref>.[[Fichier:WikiMOOC - vidéo 23 - Les projets frères.webm|vignette|<small>Vidéo 1. Présentation des projets frères dans le cadre du WIKIMOOC 2016.</small>]]Le cas de Wikivoyage apparait toutefois comme une exception, car en général les nouveaux projets émergent des centaines de candidatures déposées sur le projet [[m:Proposals_for_new_projects|Méta-Wiki]]<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Proposals for new projects|url=https://web.archive.org/web/20211019173812/https://meta.wikimedia.org/wiki/Proposals_for_new_projects|date=|consulté le=}}.</ref>. Celles-ci se soldent bien souvent par un refus, comme ce fut le cas pour le projet WikiLang dont le but était de lancer un laboratoire linguistique<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=WikiLang|url=https://web.archive.org/web/20210109011449/https://meta.wikimedia.org/wiki/WikiLang|consulté le=}}</ref>. Quelques rares projets ont pourtant eu la chance d'être élus. Ce fut notamment le cas en octobre 2012, avec le lancement de la base de données structurée et sémantique [[w:Wikidata|Wikidata]] et de ses extensions [[w:Wikibase|Wikibase]], ou plus récemment, en 2020, avec l'arrivée du projet [[w:Abstract_Wikipedia|Abstract Wikipedia]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Resolution:Abstract Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20201026191716/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Resolution:Abstract_Wikipedia|date=|consulté le=}}.</ref> et [[w:Wikifunctions|Wikifunctions]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimedia Fundation|titre=Resolution:Abstract Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20200703234853/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Resolution:Abstract_Wikipedia}}</ref>.
Sans vouloir entrer dans les détails, il est intéressant de savoir que l'interconnexion entre ces trois projets permet de traduire automatiquement des articles encyclopédiques dans tous les langages naturels pris en charge par le mouvement Wikimédia. Plus précisément, les phrases des articles publiées sur Abstract Wikipédia, sont formulées par des fonctions informatiques produites dans le projet Wikifunctions, dans le but de traiter les informations de la base de données sémantique Wikidata. Autrement dit, un article dans Abstract Wikipédia ne possède qu'une seule page pour toutes les langues, pareillement aux pages d'entités de Wikidata, qui ont pour titre une lettre suivie d'un chiffre<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Thomas Douillard|titre=Abstract Wikipédia - LinuxFr.org|url=https://web.archive.org/web/20200923155546/https://linuxfr.org/news/abstract-wikipedia#fn1|site=Linux Fr|lieu=|date=05/09/20|consulté le=}}.</ref>.
À la suite de ces explications, on observe donc que ce n'est pas la complexité qui détermine le refus projet, mais plutôt une série de critères comparables à ceux retenus pour supprimer des projets ou versions linguistiques déjà existants. À ce propos, il existe sur Méta-Wiki une liste mise à jour des différents sites hébergés par la Fondation Wikimédia, dont l'existence est remise en cause<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Proposals for closing projects|url=https://web.archive.org/web/20210126030311/https://meta.wikimedia.org/wiki/Proposals_for_closing_projects|date=|consulté le=}}.</ref>. Dans celle-ci, on retrouve essentiellement des versions linguistiques de projets, qui n’ont pas réussi à poursuivre leurs développements, bien qu'un projet entier soit toujours susceptible d'être mis à l'arrêt. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé aux 31 versions linguistiques du projet Wikinews, qui, en date du 4 mai 2026, soit 22 ans après le lancement du site anglophone, sont accessibles [[n:fr:Wikinews_ne_sera_plus_mis_à_jour_à_partir_du_4_mai_2026|en mode lecture uniquement]]<ref>{{Lien web|auteur=Wikinews|titre=Wikinews ne sera plus mis à jour à partir du 4 mai 2026|url=https://web.archive.org/web/20260413082226/https://fr.wikinews.org/wiki/Wikinews_ne_sera_plus_mis_%C3%A0_jour_%C3%A0_partir_du_4_mai_2026}}.</ref>.
Dans le cas de Wikinews, ce fut le manque d'activité qui apparut comme principale justification de la suspension du projet. Cependant, d'autres raisons pourraient être invoquées, comme le prouve cet épisode de 2005, où, peu de temps après son lancement, la version francophone du recueil de citations [[w:Wikiquote|Wikiquote]] a bien risqué de disparaitre. Le projet fut effectivement accusé d’avoir récupéré le contenu d’une base de données soumise à un droit d’auteur, incompatible avec la licence Creative Commons appliquée sur l’ensemble des projets pédagogiques Wikimédia. Lorsqu'une plainte fut adressée à l’association Wikimédia France, pour être ensuite relayée sur le site Méta-Wiki, il fut bien question de fermer le projet<ref>{{Lien web|auteur1=Méta-Wiki|titre=Wikiquote FR/Closure of French Wikiquote|url=https://web.archive.org/web/20210204052058/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikiquote_FR/Closure_of_French_Wikiquote|date=}}.</ref>. Après de longues discussions, celui-ci fut toutefois maintenu, mais avec pour conditions de repartir de zéro, et d’établir une charte pour garantir la traçabilité des citations reprises par le projet<ref>{{Lien web|auteur1=Jean-Baptiste Soufron|titre=Redémarrage du Wikiquote Francophone / French Wikiquote Relaunch|url=https://web.archive.org/web/20200506074856/https://lists.wikimedia.org/pipermail/foundation-l/2006-March/019857.html|site=Foundation-l|lieu=|date=30 mars 2006}}.</ref>.
Voici donc de quoi se faire une idée sur la manière dont les projets pédagogiques et leurs déclinaisons linguistiques apparaissent et disparaissent au sein du mouvement. Les exemples repris ci-dessus suffisent effectivement pour comprendre les principes généraux qui sous-tendent leurs créations. En dehors de Méta-Wiki, Wikidata, Wikifunctions'','' Abstract Wikipédia et Wikimedia Commons, qui ne sont pas des projets de contenu pédagogique à proprement parler, tous les autres projets semblent effectivement provenir d’un désir de spécialisation d’un projet préexistant.
L'idée est généralement débattue dans un projet de même langue, avant de relayer la discussion vers le site Méta-Wiki. Si le projet y est jugé pertinent, il fait alors l'objet d'une candidature, qui doit actuellement être soumise au [[m:Wikimedia_Foundation_Community_Affairs_Committee/Sister_Projects_Task_Force/fr|groupe de travail des projets frères]] du [[m:Wikimedia_Foundation_Community_Affairs_Committee/fr|comité des affaires communautaires de la Fondation Wikimédia]]. Quant aux nouvelles versions linguistiques, elles doivent être aujourd'hui soumises à l'approbation du [[m:Language_committee/fr|comité des langues]], avant d'être testées sur les plateformes Incubator, Beta-Wikiversité ou Wikisource Multilingue, dans le but de bénéficier d’un site web indépendant.
Après ces explications concernant les projets frères et leurs variations linguistiques, il nous reste encore à parler des sites qui ont un lien avec le mot Wiki, soit par leur nom, soit par le logiciel utilisé. En 2024 effectivement, plus de 22 600 d'entre eux étaient répertoriés, dont plus de 95 % sans aucun lien avec le mouvement Wikimédia, en dehors du fait, peut-être, qu’ils utilisaient le logiciel MediaWiki développé par la Fondation Wikimédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=WikiIndex|titre=the index of all wiki|url=https://web.archive.org/web/20240906224607/https://wikiindex.org/Category:All|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
[[w:fr:WikiLeaks|WikiLeaks]] par exemple, créé par [[w:fr:Julian Assange|Julian Assange]] dans le but de publier des documents classifiés provenant de sources anonymes, n’est ni un projet Wikimédia, ni un site collaboratif. Quant au recueil universel et multilingue de guides illustrés [[w:fr:WikiHow|WikiHow]], si celui-ci fonctionne pour sa part de manière collaborative et avec le logiciel MediaWiki<ref>{{Lien web|auteur=WikiHow|titre=wikiHow:Powered and Inspired by MediaWiki|url=https://web.archive.org/web/20211030092737/https://www.wikihow.com/wikiHow:Powered-and-Inspired-by-MediaWiki|date=|consulté le=}}.</ref>, il n'a pourtant aucun lien avec le mouvement Wikimédia. D'ailleurs, son ergonomie, radicalement différente de celle des projets Wikimédia, permet de le comprendre au premier coup d’œil.
En revanche, Wikimini, l'encyclopédie libre pour les enfants, a une apparence tout à fait comparable à celle des projets Wikimédia, alors que le projet n’a jamais été accepté par la Fondation. Quant aux projets [[w:fr:WikiTribune|WikiTribune]] et [[w:fr:Wikia|Fandom]], l'ambiguïté qu'ils entretiennent avec le mouvement est d'autant plus grande qu'ils ont été créés par [[w:fr:Jimmy Wales|Jimmy Wales]], le fondateur de Wikipédia et de la [[w:fr:Wikimedia Foundation|Fondation Wikimédia]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Terry Collins|titre=Wikipedia co-founder launches project to fight fake news|url=https://web.archive.org/web/20201014061304/https://www.cnet.com/news/wikipedia-jimmy-wales-wikitribune-fighting-fake-news/|site=CNET|date=24 avril 2017|consulté le=}}.</ref>. Cependant, comme ce sont des projets commerciaux, ils ne peuvent en aucun cas être soutenus par une fondation sans but lucratif.
Au terme de cette présentation, il ne reste plus qu'à signaler que le mouvement Wikimédia ne fut conscientisé que tardivement par rapport à l'apparition des projets Wikimédia et de leurs différentes versions linguistiques. Pour qu'un sentiment de collectivité se manifeste entre tous ceux-ci, il fallut effectivement attendre qu'une coordination se développe sur la plateforme Méta-Wiki, mais également que de nombreuses rencontres et associations apparaissent en dehors de l'espace numérique. En ce sens, la naissance du mouvement ne fut pas un événement ponctuel, mais plutôt la réalisation d’un long processus de conscientisation.
{| class="wikitable"style="margin: auto;" "text-align:center;"
|+Codes QR
|[[Fichier:QR code page meta news.png|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_News]]
|[[Fichier:QR-Code ligne du temps projets Wikimédia.png|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b0/WikipediaTimeline.png]]
|[[Fichier:Code QR vidéo présentation projets frères WikiMooc 2016.svg|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/89/WikiMOOC_-_vid%C3%A9o_23_-_Les_projets_fr%C3%A8res.webm]]
|-
|{{Centrer|<small>QR 10. Wikimedia News</small>}}
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{{AutoCat}}
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2026-05-01T04:13:16Z
Lionel Scheepmans
20012
765647
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Dans le but de développer des contenus pédagogiques qui ne trouvaient pas leur place dans Wikipédia, d’autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour, pour former ce que l'on appelle couramment aujourd'hui : l’écosystème Wikimedia. La naissance de tous ces projets, ainsi que les évènements importants qui ont contribué au développement du mouvement, ont été repris dans une [[c:File:WikipediaTimeline.png|ligne du temps]] réalisée par [[m:user:Guillom|Guillaume Paumier]], à l’occasion du dixième anniversaire de Wikipédia. Grâce à ce graphique, qui complète avantageusement la page [[m:Wikimedia_News|''Wikimedia News'']], on peut découvrir en détail l'évolution des projets, des versions linguistiques, du nombre de contributeurs et d'articles, tout en observant le développement du mouvement dans son ensemble.[[Fichier:Wikimedia logo family complete-2022.svg|alt=Logo du mouvement Wikimédia entouré de 15 autres logos de projets actifs en son sein|vignette|<small>Figure 17. Logo de la Fondation Wikimédia entouré de 15 autres logos de projets actifs au sein du mouvement.</small>|300x300px|gauche]]Parmi tous les projets frères, le premier à apparaître fut Méta-Wiki, une plateforme de référence pour centraliser la gestion de l'ensemble des sites web hébergés par la fondation Wikimédia. Dans un premier temps, cet espace communautaire en ligne a répondu à la nécessité de traiter en un seul lieu les questions communes aux différentes versions linguistiques de Wikipédia. Aujourd'hui, le site web est le principal endroit de coordination et de gestion de l'ensemble du mouvement Wikimédia. On y retrouve énormément d'informations au sujet des projets en ligne, et peut-être plus encore, concernant la Fondation et les organismes affiliés.
Après Méta-Wiki, sept autres projets de partage de la connaissance ont fait leur apparition, avant d'être déclinés à leur tour en plusieurs versions linguistiques. Tous ces projets émergent en général sur l’initiative d’un petit groupe de personnes actives au sein d’un projet préexistant. Ce fut le cas du projet Wiktionnaire en anglais, le deuxième projet à voir le jour après Méta-Wiki, en décembre 2002, soit deux ans avant la version francophone apparue en mars 2004<ref>{{Lien web|auteur=Wiktionnaire|titre=Wiktionnaire:Historique du Wiktionnaire|url=https://web.archive.org/web/20200416091043/https://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Historique_du_Wiktionnaire|consulté le=}}.</ref>.
Il est intéressant d'observer que la version francophone du Wiktionnaire n’a pas été créée à partir du projet anglophone, mais bien depuis le projet Wikipédia en français. D'ailleurs, on peut retrouver dans les archives de ce dernier projet, un débat concernant la pertinence de cette création, dont voici un extrait.
<blockquote>
En fait, ce qui me peine vraiment avec le projet Wiktionary, c’est que alors qu’on essaie de rassembler les gens (pas facile) pour créer une sorte de tour de Babel de la connaissance (tâche bien longue et difficile), ce nouveau projet va disperser les énergies pour une raison qui ne me semble pas valable. C’est la création de Wiktionary qui va créer des redondances. À mon avis il existera rapidement des pages sur le même mot, mais ne contenant pas les mêmes informations. Pour quelle raison ces connaissances devraient-elles être séparées ? Les encyclopédies sur papier devaient faire des choix à cause du manque de place, mais nous, pourquoi le ferions-nous ??? "Wikipédia n’est pas un dictionnaire" n’est pas un argument à mon avis... si vraiment c’était pas un dictionnaire, il faudrait virer tout un tas d’article. Je ne comprends vraiment pas cette volonté de séparer la connaissance entre ce qui est "encyclopédique" et ce qui n’est "qu’une définition".
[Réponse]
Pour moi ce qu’est Wiktionary, c’est une partie de Wikipédia s’intéressant plus particulièrement aux aspects linguistiques des mots. La différence que je verrais entre la partie ''dictionnaire'' de Wikipédia et sa partie dite encyclopédique, c’est que la partie dictionnaire s’intéresserait au sens des mots eux-mêmes alors que la partie encyclopédie s’attache plus à faire ressortir un état des connaissances à un moment donné. Le pourquoi de la séparation d’avec la partie encyclopédie tient plus à des raisons techniques qu’à une volonté de monter un projet indépendant, en effet, à mon humble avis, un dictionnaire nécessite une plus grande rigueur (de présentation) qu’une encyclopédie. Ceci entraîne beaucoup de problème et entre autres le choix de la mise en forme des articles du dictionnaire.<ref>{{Lien web|auteur=Wiktionnaire|titre=Wiktionnaire:Historique du Wiktionnaire/Discussion Wikipédia:Wiktionary|url=https://web.archive.org/web/20140831102908/http://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Historique_du_Wiktionnaire/Discussion_Wikip%C3%A9dia:Wiktionary|date=|consulté le=}}.</ref>
</blockquote>
Créer un nouveau projet, c’est effectivement créer de nouveaux sites web, qui devront faire l’objet d’une nouvelle gestion, tant pour les serveurs de la Fondation, que pour la nouvelle communauté de contributeurs. L’importation de pages d’un projet à l'autre ou la traduction de celles-ci sont bien sûr toujours possibles, mais cela duplique alors aussi la maintenance et les mises à jour. Le choix de scinder un projet, en faveur d’une plus grande liberté, comporte donc certains coûts humains et financiers.
Ce prix à payer n'a pour autant pas empêché le projet anglophone Wikibooks de faire son apparition le 10 juin 2003, soit près d’un an avant Wikilivres, la version francophone du projet, apparue le 22 juillet 2004. Cette dernière création avait de nouveau été débattue au sein de la communauté Wikipédia en français, et non pas dans le Wikibooks en anglais. Quant à l'objectif commun aux deux projets linguistiques, il était de créer une « bibliothèque de livres pédagogiques libres que chacun peut améliorer »<ref>{{Lien web|auteur=Wikilivres|url=https://fr.wikibooks.org/w/index.php?title=Accueil&oldid=586825|titre=Acceuil|consulté le=}}.</ref>.
Environ un an après la création du projet en anglais, un nouvel [[w:fr:Espace de noms|espace de noms]] intitulé Wikijunior fut mis en place au sein de la bibliothèque en ligne. Ce sous-projet avait été créé pour répondre à un financement de la fondation ''[[w:en:Graham_Beck|Beck]],'' qui cherchait à promouvoir la production de nouvelles littératures pour des enfants de huit à onze ans<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Wikijunior/proposal to Beck Foundation|url=https://web.archive.org/web/20150925041619/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikijunior/proposal_to_Beck_Foundation|consulté le=}}.</ref>. Peu de temps après, cette tranche d’âge fut toutefois élargie de zéro à douze ans au niveau du projet francophone, quand le sous-projet y fut adopté<ref>{{Lien web|auteur=Wikilivres|titre=Wikijunior|url=https://web.archive.org/web/20210414045051/https://fr.wikibooks.org/wiki/Wikijunior|consulté le=}}.</ref>.
Ces deux évènements témoignent ainsi qu'il est toujours possible qu'un sous-projet apparaisse dans un projet Wikimédia. Comme autre exemple, il y a aussi le WikiJournal, un sous-projet développé au sein du projet Wikiversité en anglais et qui reçu le prix de l’''Open Publishing Awards'' en 2019<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Open Publishing Awards|titre=Results|url=https://web.archive.org/web/20201125093419/https://openpublishingawards.org/|site=|consulté le=}}.</ref>. Une demande fut faite pour qu'il puisse bénéficier d'un nouveau site web dans le but de pouvoir se développer en dehors de Wikiversité. Malheureusement pour les initiateurs, la demande est restée sans suite jusqu'à ce jour<ref>{{Lien web|langue=|auteur1=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Minutes/2020-02|url=https://web.archive.org/web/20201015115053/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Minutes/2020-02#WikiJournal|site=|éditeur=|date=|consulté le=}}.</ref>, après que le conseil d’administration de la Fondation, chargé de répondre à celle-ci, considéra que le projet n’était pas suffisamment abouti.
Il faut savoir qu'avant cela, le projet Wikiversité, dans lequel est né Wikijournal, avait lui-même été un sous-projet du projet Wikibook<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Talk:Wikiversity/Old|url=https://web.archive.org/web/20130723232149/http://meta.wikimedia.org/wiki/Talk:Wikiversity/Old|date=|consulté le=}}.</ref>. Initialement, il visait à « créer une communauté de personnes qui se soutiennent mutuellement dans leurs efforts éducatifs<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''create a community of people who support each other in their educational endeavors »''</ref> »<ref>{{Lien web|auteur=Wikibooks|titre=Wikiversity|url=https://web.archive.org/web/20210506184146/https://en.wikibooks.org/wiki/Wikiversity|date=|consulté le=}}.</ref>. Cependant, en août 2005, une longue discussion remit en question l’existence du sous-projet Wikiversité dans Wikibooks. Au terme de celle-ci, la décision fut prise de transférer Wikiversité et son contenu sur le site Méta-Wiki<ref name="Wikibooks">{{Lien web|titre=Wikibooks:Requests for deletion/Wikiversity|url=https://en.wikibooks.org/w/index.php?title=Wikibooks:Requests_for_deletion/Wikiversity&oldid=3490139|auteur=Wikibooks|consulté le=}}.</ref>, là où de nouvelles discussions ont abouti à l’idée de faire de Wikiversité un nouveau projet indépendant<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity&oldid=232819|auteur=Méta-Wiki|date=|consulté le=}}.</ref>.
Déjà à l'époque, le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia se montrait réticent à l'ouverture de nouveaux projets, et sa réaction fut de demander l'ouverture d'un sondage au sein de la communauté. Celui-ci devait rassembler une majorité des deux tiers en faveur de l'ouverture du nouveau site web<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity/Vote/fr|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity/Vote/fr&oldid=316555|consulté le=|auteur=Méta-Wiki}}.</ref>. Un résultat qui fut finalement obtenu, mais pas sans de longs débats, dont voici un extrait<ref name="Wikibooks" />.
<blockquote>
La principale raison pour laquelle la Fondation Wikimédia ne veut pas "lâcher le morceau" est une simple question de bureaucratie et la crainte que le projet ne devienne une autre Wikispecies [un projet de répertoire du vivant]. Wikispecies est une idée cool, mais les "fondateurs" du projet se sont dégonflés à mi-chemin de la mise en place du contenu et ont décidé de faire une révision majeure qui a pris plus de temps que ce que tout le monde était prêt à mettre.
Le même problème s’applique à Wikiversity en ce qui concerne la Fondation, parce que les objectifs et les buts de ce projet ne sont pas clairement définis, et il semble que les participants essaient de mordre plus qu’ils ne peuvent mâcher en proposant une université de recherche multi-collèges entière (avec un statut de recherche et une accréditation) à former de toutes pièces plutôt qu’un simple centre d’éducation pour adultes avec quelques classes.<ref>Texte original avant sa traduction par deepl.com/translator : « ''The main reason why the Wikimedia Foundation doesn't want to "turn it loose" is pure bureaucratic BS and a fear that it will turn into another Wikispecies. Wikispecies is a cool idea, but the "founders" of the project got cold feet part-way into putting in content and decided to do a major revision that took more time than anybody was willing to put into it. The same issue applies to Wikiversity so far as the Foundation is concerned, because the goals and purposes of this project are not clearly defined, and it seems like the participants are trying to bite off more than they can chew by proposing an entire multi-college research university (with Carnegie-Mellon research status and accreditation as well) to be formed out of whole cloth rather than a simple adult education center with a few classes. If more thought is done on how to "bootstrap" this whole project, perhaps some thoughts on how to convince the Foundation board to let a separate wiki be kicked loose to let this project try to develop on its own can be made''.--Rob Horning 11:21, 14 August 2005 (UTC) »</ref>
</blockquote>
En novembre 2005 et malgré les résultats positifs du sondage, l'indépendance du projet Wikiversité ne fut toutefois pas acceptée par cinq membres du conseil. Ceux-ci réclamaient une « réécriture de la proposition pour en exclure la remise de titre de compétence, la conduite de cours en ligne, et de clarifier le concept de plate-forme ''e-learning''<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''rewriting the proposal to'' ''exclude credentials, exclude online-courses and clarify the concept of elearning platform'' »</ref> »<ref>{{Lien web|auteur=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Meetings/November 13, 2005|url=https://foundation.wikimedia.org/w/index.php?title=Meetings/November_13,_2005&oldid=118181|consulté le=}}.</ref>. Quand ces rectifications furent faites, le projet bénéficia d'une période d’essai de plusieurs mois, jusqu'à ce que les amendements apportés au projet de départ soient enfin acceptés, le 31 juillet 2006. Ce long temps d'attente était justifié par la création du ''[[m:Special_projects_committee|special projects committee]]''<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity/Modified project proposal|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity/Modified_project_proposal&oldid=395364#Scope_of_Wikiversity%20scope|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>'','' qui, jusqu'en décembre 2021, fut chargé de soulager le conseil d’administration de la fondation, par rapport aux demandes de création de nouveaux projets Wikimédia<ref>{{Lien web|titre=Difference between revisions of "Special projects committee/Resolutions" - Meta|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Special_projects_committee/Resolutions&diff=prev&oldid=418944&diffmode=source|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>.
Un nouveau site, nommé Beta-Wikiversity, fut ainsi créé pour assister le lancement des différentes versions linguistiques de Wikiversité<ref>{{Lien web|titre=Wikiversité|url=https://fr.wikiversity.org/w/index.php?title=Wikiversité:Accueil&oldid=787344|auteur=Wikiversité|consulté le=}}.</ref>. Durant six mois, son premier objectif a d'abord été l'élaboration des lignes directrices concernant la potentialité de produire des recherches collaboratives au sein du projet<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''six months, during which guidelines for further potential uses of the site, including collaborative research, will be developed'' »</ref>. Par la suite, chaque nouvelle version linguistique, développée dans le projet Beta, devait avoir plus de 10 modifications par mois, réalisées par au moins trois personnes distinctes, avant de pouvoir bénéficier de son propre site web.
À l'image de Beta-Wikiversity, le projet Wikisource<ref>{{Lien web|auteur=Wikisource|titre=Wikisource|url=https://web.archive.org/web/20210303213629/https://wikisource.org/wiki/Main_Page|date=|consulté le=}}.</ref> possède lui aussi un site indépendant pour lancer ces nouvelles déclinaisons linguistiques. Tandis que pour tous les autres projets pédagogiques, ce lancement s'effectue sur la plateforme [[incubator:Main_Page|Wikimedia Incubator]]<ref>{{Lien web|auteur=Wikimédia Incubator|titre=Welcome to Wikimedia Incubator!|url=https://web.archive.org/web/20210227091859/https://incubator.wikimedia.org/wiki/Incubator:Main_Page|date=|consulté le=}}.</ref>'','' créée à la même époque que Beta-Wikiversity. Ces trois plateformes de lancement ne concernent pas les nouveaux projets, qui doivent faire l'objet d'une acceptation par le conseil d'administration de la Fondation Wikimédia, et qui peuvent avoir pour origines des processus de création divers.
Le projet Wikivoyage, par exemple, fut initialement créé en 2003 dans un Wiki extérieur au mouvement Wikimédia, là où il portait le nom de Wikitravel<ref>{{Lien web|auteur=Giles Turnbull|titre=The DIY travel guide|url=https://web.archive.org/web/20210116050802/http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/magazine/3614517.stm|site=BBC News|éditeur=|date=12 avril 2004|consulté le=}}.</ref>. Comme cela arrive parfois, ce projet sans but lucratif fut acheté par une entreprise commerciale en 2006. Mais en raison du changement de gouvernance et de l'apparition de publicités, une scission est apparue au sein de la communauté d’éditeurs. Les personnes désireuses de quitter Wikitravel lancèrent alors un nouveau site appelé Wikivoyage, qui reçut en 2007, le [[w:fr:Webby Award|''Webby Award'']] du meilleur guide de voyage Internet<ref>{{Lien web|auteur=Jake Coyle|titre=On the Net: Web Sites to Travel By|url=https://web.archive.org/web/20210121071600/https://www.foxnews.com/printer_friendly_wires/2007May30/0,4675,OntheNet,00.html|site=Fox News|date=30 mai 2007|consulté le=}}.</ref>.
L'intégration de Wikivoyage dans l'écosystème Wikimédia n'a cependant été faite qu'en 2012, à la suite d'un appel à commentaires durant lequel 540 personnes sur 699 furent en faveur de l’intégration du projet<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20210311055050/https://meta.wikimedia.org/wiki/Requests_for_comment/Travel_Guide|titre=Requests for comment/Travel Guide|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>. Comme cette nouvelle déclencha une migration importante depuis Wikitravel vers Wikivoyage, une plainte fut déposée par la société commerciale en charge du premier projet. Celle-ci fut toutefois rejetée et le projet Wikivoyage continua à prendre de l’ampleur au sein du mouvement Wikimédia, avec la création de nouvelles versions linguistiques<ref>{{Lien web|auteur=Steven Musil|titre=Wikimedia, Internet Brands settle Wikivoyage lawsuits|url=https://web.archive.org/web/20211116013544/https://www.cnet.com/tech/services-and-software/wikimedia-internet-brands-settle-wikivoyage-lawsuits/|site=CNET|éditeur=|date=17 février 2013|consulté le=}}.</ref>.[[Fichier:WikiMOOC - vidéo 23 - Les projets frères.webm|vignette|<small>Vidéo 1. Présentation des projets frères dans le cadre du WIKIMOOC 2016.</small>]]Le cas de Wikivoyage apparait toutefois comme une exception, car en général les nouveaux projets émergent des centaines de candidatures déposées sur le projet [[m:Proposals_for_new_projects|Méta-Wiki]]<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Proposals for new projects|url=https://web.archive.org/web/20211019173812/https://meta.wikimedia.org/wiki/Proposals_for_new_projects|date=|consulté le=}}.</ref>. Celles-ci se soldent bien souvent par un refus, comme ce fut le cas pour le projet WikiLang dont le but était de lancer un laboratoire linguistique<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=WikiLang|url=https://web.archive.org/web/20210109011449/https://meta.wikimedia.org/wiki/WikiLang|consulté le=}}</ref>. Quelques rares projets ont pourtant eu la chance d'être élus. Ce fut notamment le cas en octobre 2012, avec le lancement de la base de données structurée et sémantique [[w:Wikidata|Wikidata]] et de ses extensions [[w:Wikibase|Wikibase]], ou plus récemment, en 2020, avec l'arrivée du projet [[w:Abstract_Wikipedia|Abstract Wikipedia]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Resolution:Abstract Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20201026191716/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Resolution:Abstract_Wikipedia|date=|consulté le=}}.</ref> et [[w:Wikifunctions|Wikifunctions]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimedia Fundation|titre=Resolution:Abstract Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20200703234853/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Resolution:Abstract_Wikipedia}}</ref>.
Sans vouloir entrer dans les détails, il est intéressant de savoir que l'interconnexion entre ces trois projets permet de traduire automatiquement des articles encyclopédiques dans tous les langages naturels pris en charge par le mouvement Wikimédia. Plus précisément, les phrases des articles publiées sur Abstract Wikipédia, sont formulées par des fonctions informatiques produites dans le projet Wikifunctions, dans le but de traiter les informations de la base de données sémantique Wikidata. Autrement dit, un article dans Abstract Wikipédia ne possède qu'une seule page pour toutes les langues, pareillement aux pages d'entités de Wikidata, qui ont pour titre une lettre suivie d'un chiffre<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Thomas Douillard|titre=Abstract Wikipédia - LinuxFr.org|url=https://web.archive.org/web/20200923155546/https://linuxfr.org/news/abstract-wikipedia#fn1|site=Linux Fr|lieu=|date=05/09/20|consulté le=}}.</ref>.
À la suite de ces explications, on observe donc que ce n'est pas la complexité qui détermine le refus projet, mais plutôt une série de critères comparables à ceux retenus pour supprimer des projets ou versions linguistiques déjà existants. À ce propos, il existe sur Méta-Wiki une liste mise à jour des différents sites hébergés par la Fondation Wikimédia, dont l'existence est remise en cause<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Proposals for closing projects|url=https://web.archive.org/web/20210126030311/https://meta.wikimedia.org/wiki/Proposals_for_closing_projects|date=|consulté le=}}.</ref>. Dans celle-ci, on retrouve essentiellement des versions linguistiques de projets, qui n’ont pas réussi à poursuivre leurs développements, bien qu'un projet entier soit toujours susceptible d'être mis à l'arrêt. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé aux 31 versions linguistiques du projet Wikinews, qui, en date du 4 mai 2026, soit 22 ans après le lancement du site anglophone, sont accessibles [[n:fr:Wikinews_ne_sera_plus_mis_à_jour_à_partir_du_4_mai_2026|en mode lecture uniquement]]<ref>{{Lien web|auteur=Wikinews|titre=Wikinews ne sera plus mis à jour à partir du 4 mai 2026|url=https://web.archive.org/web/20260413082226/https://fr.wikinews.org/wiki/Wikinews_ne_sera_plus_mis_%C3%A0_jour_%C3%A0_partir_du_4_mai_2026}}.</ref>.
Dans le cas de Wikinews, ce fut le manque d'activité qui apparut comme principale justification de la suspension du projet. Cependant, d'autres raisons pourraient être invoquées, comme le prouve cet épisode de 2005, où, peu de temps après son lancement, la version francophone du recueil de citations [[w:Wikiquote|Wikiquote]] a bien risqué de disparaitre. Le projet fut effectivement accusé d’avoir récupéré le contenu d’une base de données soumise à un droit d’auteur, incompatible avec la licence Creative Commons appliquée sur l’ensemble des projets pédagogiques Wikimédia. Lorsqu'une plainte fut adressée à l’association Wikimédia France, pour être ensuite relayée sur le site Méta-Wiki, il fut bien question de fermer le projet<ref>{{Lien web|auteur1=Méta-Wiki|titre=Wikiquote FR/Closure of French Wikiquote|url=https://web.archive.org/web/20210204052058/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikiquote_FR/Closure_of_French_Wikiquote|date=}}.</ref>. Après de longues discussions, celui-ci fut toutefois maintenu, mais avec pour conditions de repartir de zéro, et d’établir une charte pour garantir la traçabilité des citations reprises par le projet<ref>{{Lien web|auteur1=Jean-Baptiste Soufron|titre=Redémarrage du Wikiquote Francophone / French Wikiquote Relaunch|url=https://web.archive.org/web/20200506074856/https://lists.wikimedia.org/pipermail/foundation-l/2006-March/019857.html|site=Foundation-l|lieu=|date=30 mars 2006}}.</ref>.
Voici donc de quoi se faire une idée sur la manière dont les projets pédagogiques et leurs déclinaisons linguistiques apparaissent et disparaissent au sein du mouvement. Les exemples repris ci-dessus suffisent effectivement pour comprendre les principes généraux qui sous-tendent leurs créations. En dehors de Méta-Wiki, Wikidata, Wikifunctions'','' Abstract Wikipédia et Wikimedia Commons, qui ne sont pas des projets de contenu pédagogique à proprement parler, tous les autres projets semblent effectivement provenir d’un désir de spécialisation d’un projet préexistant.
L'idée est généralement débattue dans un projet de même langue, avant de relayer la discussion vers le site Méta-Wiki. Si le projet y est jugé pertinent, il fait alors l'objet d'une candidature, qui doit actuellement être soumise au [[m:Wikimedia_Foundation_Community_Affairs_Committee/Sister_Projects_Task_Force/fr|groupe de travail des projets frères]] du [[m:Wikimedia_Foundation_Community_Affairs_Committee/fr|comité des affaires communautaires de la Fondation Wikimédia]]. Quant aux nouvelles versions linguistiques, elles doivent être aujourd'hui soumises à l'approbation du [[m:Language_committee/fr|comité des langues]], avant d'être testées sur les plateformes Incubator, Beta-Wikiversité ou Wikisource Multilingue, dans le but de bénéficier d’un site web indépendant.
Après ces explications concernant les projets frères et leurs variations linguistiques, il nous reste encore à parler des sites qui ont un lien avec le mot Wiki, soit par leur nom, soit par le logiciel utilisé. En 2024 effectivement, plus de 22 600 d'entre eux étaient répertoriés, dont plus de 95 % sans aucun lien avec le mouvement Wikimédia, en dehors du fait, peut-être, qu’ils utilisaient le logiciel MediaWiki développé par la Fondation Wikimédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=WikiIndex|titre=the index of all wiki|url=https://web.archive.org/web/20240906224607/https://wikiindex.org/Category:All|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
[[w:fr:WikiLeaks|WikiLeaks]] par exemple, créé par [[w:fr:Julian Assange|Julian Assange]] dans le but de publier des documents classifiés provenant de sources anonymes, n’est ni un projet Wikimédia, ni un site collaboratif. Quant au recueil universel et multilingue de guides illustrés [[w:fr:WikiHow|WikiHow]], si celui-ci fonctionne pour sa part de manière collaborative et avec le logiciel MediaWiki<ref>{{Lien web|auteur=WikiHow|titre=wikiHow:Powered and Inspired by MediaWiki|url=https://web.archive.org/web/20211030092737/https://www.wikihow.com/wikiHow:Powered-and-Inspired-by-MediaWiki|date=|consulté le=}}.</ref>, il n'a pourtant aucun lien avec le mouvement Wikimédia. D'ailleurs, son ergonomie, radicalement différente de celle des projets Wikimédia, permet de le comprendre au premier coup d’œil.
En revanche, Wikimini, l'encyclopédie libre pour les enfants, a une apparence tout à fait comparable à celle des projets Wikimédia, alors que le projet n’a jamais été accepté par la Fondation. Quant aux projets [[w:fr:WikiTribune|WikiTribune]] et [[w:fr:Wikia|Fandom]], l'ambiguïté qu'ils entretiennent avec le mouvement est d'autant plus grande qu'ils ont été créés par [[w:fr:Jimmy Wales|Jimmy Wales]], le fondateur de Wikipédia et de la [[w:fr:Wikimedia Foundation|Fondation Wikimédia]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Terry Collins|titre=Wikipedia co-founder launches project to fight fake news|url=https://web.archive.org/web/20201014061304/https://www.cnet.com/news/wikipedia-jimmy-wales-wikitribune-fighting-fake-news/|site=CNET|date=24 avril 2017|consulté le=}}.</ref>. Cependant, comme ce sont des projets commerciaux, ils ne peuvent en aucun cas être soutenus par une fondation sans but lucratif.
Au terme de cette présentation, il ne reste plus qu'à signaler que le mouvement Wikimédia ne fut conscientisé que tardivement par rapport à l'apparition des projets Wikimédia et de leurs différentes versions linguistiques. Pour qu'un sentiment de collectivité se manifeste entre tous ceux-ci, il fallut effectivement attendre qu'une coordination se développe sur la plateforme Méta-Wiki, mais également que de nombreuses rencontres et associations apparaissent en dehors de l'espace numérique. En ce sens, la naissance du mouvement ne fut pas un événement ponctuel, mais plutôt la réalisation d’un long processus de conscientisation.
{| class="wikitable"style="margin: auto;" "text-align:center;"
|+Codes QR
|[[Fichier:QR code page meta news.png|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_News]]
|[[Fichier:QR-Code ligne du temps projets Wikimédia.png|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b0/WikipediaTimeline.png]]
|[[Fichier:Code QR vidéo présentation projets frères WikiMooc 2016.svg|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/89/WikiMOOC_-_vid%C3%A9o_23_-_Les_projets_fr%C3%A8res.webm]]
|-
|{{Centrer|<small>QR 10. Wikimedia News</small>}}
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|}
{{AutoCat}}
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765647
2026-05-01T04:43:18Z
Lionel Scheepmans
20012
765665
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Dans le but de développer des contenus pédagogiques qui ne trouvaient pas leur place dans Wikipédia, d’autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour, pour former ce que l'on appelle couramment aujourd'hui : l’écosystème Wikimedia. La naissance de tous ces projets, ainsi que les évènements importants qui ont contribué au développement du mouvement, ont été repris dans une [[c:File:WikipediaTimeline.png|ligne du temps]] réalisée par [[m:user:Guillom|Guillaume Paumier]], à l’occasion du dixième anniversaire de Wikipédia. Grâce à ce graphique, qui complète avantageusement la page [[m:Wikimedia_News|''Wikimedia News'']], on peut découvrir en détail l'évolution des projets, des versions linguistiques, du nombre de contributeurs et d'articles, tout en observant le développement du mouvement dans son ensemble.[[Fichier:Wikimedia logo family complete-2022.svg|alt=Logo du mouvement Wikimédia entouré de 15 autres logos de projets actifs en son sein|vignette|<small>Figure 17. Logo de la Fondation Wikimédia entouré de 15 autres logos de projets actifs au sein du mouvement.</small>|300x300px|gauche]]Parmi tous les projets frères, le premier à apparaître fut Méta-Wiki, une plateforme de référence pour centraliser la gestion de l'ensemble des sites web hébergés par la fondation Wikimédia. Dans un premier temps, cet espace communautaire en ligne a répondu à la nécessité de traiter en un seul lieu les questions communes aux différentes versions linguistiques de Wikipédia. Aujourd'hui, le site web est le principal endroit de coordination et de gestion de l'ensemble du mouvement Wikimédia. On y retrouve énormément d'informations au sujet des projets en ligne, et peut-être plus encore, concernant la Fondation et les organismes affiliés.
Après Méta-Wiki, sept autres projets de partage de la connaissance ont fait leur apparition, avant d'être déclinés à leur tour en plusieurs versions linguistiques. Tous ces projets émergent en général sur l’initiative d’un petit groupe de personnes actives au sein d’un projet préexistant. Ce fut le cas du projet Wiktionnaire en anglais, le deuxième projet à voir le jour après Méta-Wiki, en décembre 2002, soit deux ans avant la version francophone apparue en mars 2004<ref>{{Lien web|auteur=Wiktionnaire|titre=Wiktionnaire:Historique du Wiktionnaire|url=https://web.archive.org/web/20200416091043/https://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Historique_du_Wiktionnaire|consulté le=}}.</ref>.
Il est intéressant d'observer que la version francophone du Wiktionnaire n’a pas été créée à partir du projet anglophone, mais bien depuis le projet Wikipédia en français. D'ailleurs, on peut retrouver dans les archives de ce dernier projet, un débat concernant la pertinence de cette création, dont voici un extrait.
<blockquote>
En fait, ce qui me peine vraiment avec le projet Wiktionary, c’est que alors qu’on essaie de rassembler les gens (pas facile) pour créer une sorte de tour de Babel de la connaissance (tâche bien longue et difficile), ce nouveau projet va disperser les énergies pour une raison qui ne me semble pas valable. C’est la création de Wiktionary qui va créer des redondances. À mon avis il existera rapidement des pages sur le même mot, mais ne contenant pas les mêmes informations. Pour quelle raison ces connaissances devraient-elles être séparées ? Les encyclopédies sur papier devaient faire des choix à cause du manque de place, mais nous, pourquoi le ferions-nous ??? "Wikipédia n’est pas un dictionnaire" n’est pas un argument à mon avis... si vraiment c’était pas un dictionnaire, il faudrait virer tout un tas d’article. Je ne comprends vraiment pas cette volonté de séparer la connaissance entre ce qui est "encyclopédique" et ce qui n’est "qu’une définition".
[Réponse]
Pour moi ce qu’est Wiktionary, c’est une partie de Wikipédia s’intéressant plus particulièrement aux aspects linguistiques des mots. La différence que je verrais entre la partie ''dictionnaire'' de Wikipédia et sa partie dite encyclopédique, c’est que la partie dictionnaire s’intéresserait au sens des mots eux-mêmes alors que la partie encyclopédie s’attache plus à faire ressortir un état des connaissances à un moment donné. Le pourquoi de la séparation d’avec la partie encyclopédie tient plus à des raisons techniques qu’à une volonté de monter un projet indépendant, en effet, à mon humble avis, un dictionnaire nécessite une plus grande rigueur (de présentation) qu’une encyclopédie. Ceci entraîne beaucoup de problème et entre autres le choix de la mise en forme des articles du dictionnaire.<ref>{{Lien web|auteur=Wiktionnaire|titre=Wiktionnaire:Historique du Wiktionnaire/Discussion Wikipédia:Wiktionary|url=https://web.archive.org/web/20140831102908/http://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Historique_du_Wiktionnaire/Discussion_Wikip%C3%A9dia:Wiktionary|date=|consulté le=}}.</ref>
</blockquote>
Créer un nouveau projet, c’est effectivement créer de nouveaux sites web, qui devront faire l’objet d’une nouvelle gestion, tant pour les serveurs de la Fondation, que pour la nouvelle communauté de contributeurs. L’importation de pages d’un projet à l'autre ou la traduction de celles-ci sont bien sûr toujours possibles, mais cela duplique alors aussi la maintenance et les mises à jour. Le choix de scinder un projet, en faveur d’une plus grande liberté, comporte donc certains coûts humains et financiers.
Ce prix à payer n'a pour autant pas empêché le projet anglophone Wikibooks de faire son apparition le 10 juin 2003, soit près d’un an avant Wikilivres, la version francophone du projet, apparue le 22 juillet 2004. Cette dernière création avait de nouveau été débattue au sein de la communauté Wikipédia en français, et non pas dans le Wikibooks en anglais. Quant à l'objectif commun aux deux projets linguistiques, il était de créer une « bibliothèque de livres pédagogiques libres que chacun peut améliorer<ref>{{Lien web|auteur=Wikilivres|url=https://fr.wikibooks.org/w/index.php?title=Accueil&oldid=586825|titre=Acceuil|consulté le=}}.</ref> ».
Environ un an après la création du projet en anglais, un nouvel [[w:fr:Espace de noms|espace de noms]] intitulé Wikijunior fut mis en place au sein de la bibliothèque en ligne. Ce sous-projet avait été créé pour répondre à un financement de la fondation ''[[w:en:Graham_Beck|Beck]],'' qui cherchait à promouvoir la production de nouvelles littératures pour des enfants de huit à onze ans<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Wikijunior/proposal to Beck Foundation|url=https://web.archive.org/web/20150925041619/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikijunior/proposal_to_Beck_Foundation|consulté le=}}.</ref>. Peu de temps après, cette tranche d’âge fut toutefois élargie de zéro à douze ans au niveau du projet francophone, quand le sous-projet y fut adopté<ref>{{Lien web|auteur=Wikilivres|titre=Wikijunior|url=https://web.archive.org/web/20210414045051/https://fr.wikibooks.org/wiki/Wikijunior|consulté le=}}.</ref>.
Ces deux évènements témoignent ainsi qu'il est toujours possible qu'un sous-projet apparaisse dans un projet Wikimédia. Comme autre exemple, il y a aussi le WikiJournal, un sous-projet développé au sein du projet Wikiversité en anglais et qui reçu le prix de l’''Open Publishing Awards'' en 2019<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Open Publishing Awards|titre=Results|url=https://web.archive.org/web/20201125093419/https://openpublishingawards.org/|site=|consulté le=}}.</ref>. Une demande fut faite pour qu'il puisse bénéficier d'un nouveau site web dans le but de pouvoir se développer en dehors de Wikiversité. Malheureusement pour les initiateurs, la demande est restée sans suite jusqu'à ce jour<ref>{{Lien web|langue=|auteur1=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Minutes/2020-02|url=https://web.archive.org/web/20201015115053/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Minutes/2020-02#WikiJournal|site=|éditeur=|date=|consulté le=}}.</ref>, après que le conseil d’administration de la Fondation, chargé de répondre à celle-ci, considéra que le projet n’était pas suffisamment abouti.
Il faut savoir qu'avant cela, le projet Wikiversité, dans lequel est né Wikijournal, avait lui-même été un sous-projet du projet Wikibook<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Talk:Wikiversity/Old|url=https://web.archive.org/web/20130723232149/http://meta.wikimedia.org/wiki/Talk:Wikiversity/Old|date=|consulté le=}}.</ref>. Initialement, il visait à « créer une communauté de personnes qui se soutiennent mutuellement dans leurs efforts éducatifs<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''create a community of people who support each other in their educational endeavors »''</ref><ref>{{Lien web|auteur=Wikibooks|titre=Wikiversity|url=https://web.archive.org/web/20210506184146/https://en.wikibooks.org/wiki/Wikiversity|date=|consulté le=}}.</ref> ». Cependant, en août 2005, une longue discussion remit en question l’existence du sous-projet Wikiversité dans Wikibooks. Au terme de celle-ci, la décision fut prise de transférer Wikiversité et son contenu sur le site Méta-Wiki<ref name="Wikibooks">{{Lien web|titre=Wikibooks:Requests for deletion/Wikiversity|url=https://en.wikibooks.org/w/index.php?title=Wikibooks:Requests_for_deletion/Wikiversity&oldid=3490139|auteur=Wikibooks|consulté le=}}.</ref>, là où de nouvelles discussions ont abouti à l’idée de faire de Wikiversité un nouveau projet indépendant<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity&oldid=232819|auteur=Méta-Wiki|date=|consulté le=}}.</ref>.
Déjà à l'époque, le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia se montrait réticent à l'ouverture de nouveaux projets, et sa réaction fut de demander l'ouverture d'un sondage au sein de la communauté. Celui-ci devait rassembler une majorité des deux tiers en faveur de l'ouverture du nouveau site web<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity/Vote/fr|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity/Vote/fr&oldid=316555|consulté le=|auteur=Méta-Wiki}}.</ref>. Un résultat qui fut finalement obtenu, mais pas sans de longs débats, dont voici un extrait<ref name="Wikibooks" />.
<blockquote>
La principale raison pour laquelle la Fondation Wikimédia ne veut pas "lâcher le morceau" est une simple question de bureaucratie et la crainte que le projet ne devienne une autre Wikispecies [un projet de répertoire du vivant]. Wikispecies est une idée cool, mais les "fondateurs" du projet se sont dégonflés à mi-chemin de la mise en place du contenu et ont décidé de faire une révision majeure qui a pris plus de temps que ce que tout le monde était prêt à mettre.
Le même problème s’applique à Wikiversity en ce qui concerne la Fondation, parce que les objectifs et les buts de ce projet ne sont pas clairement définis, et il semble que les participants essaient de mordre plus qu’ils ne peuvent mâcher en proposant une université de recherche multi-collèges entière (avec un statut de recherche et une accréditation) à former de toutes pièces plutôt qu’un simple centre d’éducation pour adultes avec quelques classes.<ref>Texte original avant sa traduction par deepl.com/translator : « ''The main reason why the Wikimedia Foundation doesn't want to "turn it loose" is pure bureaucratic BS and a fear that it will turn into another Wikispecies. Wikispecies is a cool idea, but the "founders" of the project got cold feet part-way into putting in content and decided to do a major revision that took more time than anybody was willing to put into it. The same issue applies to Wikiversity so far as the Foundation is concerned, because the goals and purposes of this project are not clearly defined, and it seems like the participants are trying to bite off more than they can chew by proposing an entire multi-college research university (with Carnegie-Mellon research status and accreditation as well) to be formed out of whole cloth rather than a simple adult education center with a few classes. If more thought is done on how to "bootstrap" this whole project, perhaps some thoughts on how to convince the Foundation board to let a separate wiki be kicked loose to let this project try to develop on its own can be made''.--Rob Horning 11:21, 14 August 2005 (UTC) »</ref>
</blockquote>
En novembre 2005 et malgré les résultats positifs du sondage, l'indépendance du projet Wikiversité ne fut toutefois pas acceptée par cinq membres du conseil. Ceux-ci réclamaient une « réécriture de la proposition pour en exclure la remise de titre de compétence, la conduite de cours en ligne, et de clarifier le concept de plate-forme ''e-learning''<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''rewriting the proposal to'' ''exclude credentials, exclude online-courses and clarify the concept of elearning platform'' »</ref><ref>{{Lien web|auteur=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Meetings/November 13, 2005|url=https://foundation.wikimedia.org/w/index.php?title=Meetings/November_13,_2005&oldid=118181|consulté le=}}.</ref> ». Quand ces rectifications furent faites, le projet bénéficia d'une période d’essai de plusieurs mois, jusqu'à ce que les amendements apportés au projet de départ soient enfin acceptés, le 31 juillet 2006. Ce long temps d'attente était justifié par la création du ''[[m:Special_projects_committee|special projects committee]]''<ref>{{Lien web|titre=Wikiversity/Modified project proposal|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikiversity/Modified_project_proposal&oldid=395364#Scope_of_Wikiversity%20scope|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>'','' qui, jusqu'en décembre 2021, fut chargé de soulager le conseil d’administration de la fondation, par rapport aux demandes de création de nouveaux projets Wikimédia<ref>{{Lien web|titre=Difference between revisions of "Special projects committee/Resolutions" - Meta|url=https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Special_projects_committee/Resolutions&diff=prev&oldid=418944&diffmode=source|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>.
Un nouveau site, nommé Beta-Wikiversity, fut ainsi créé pour assister le lancement des différentes versions linguistiques de Wikiversité<ref>{{Lien web|titre=Wikiversité|url=https://fr.wikiversity.org/w/index.php?title=Wikiversité:Accueil&oldid=787344|auteur=Wikiversité|consulté le=}}.</ref>. Durant six mois, son premier objectif a d'abord été l'élaboration des lignes directrices concernant la potentialité de produire des recherches collaboratives au sein du projet<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''six months, during which guidelines for further potential uses of the site, including collaborative research, will be developed'' »</ref>. Par la suite, chaque nouvelle version linguistique, développée dans le projet Beta, devait avoir plus de 10 modifications par mois, réalisées par au moins trois personnes distinctes, avant de pouvoir bénéficier de son propre site web.
À l'image de Beta-Wikiversity, le projet Wikisource<ref>{{Lien web|auteur=Wikisource|titre=Wikisource|url=https://web.archive.org/web/20210303213629/https://wikisource.org/wiki/Main_Page|date=|consulté le=}}.</ref> possède lui aussi un site indépendant pour lancer ces nouvelles déclinaisons linguistiques. Tandis que pour tous les autres projets pédagogiques, ce lancement s'effectue sur la plateforme [[incubator:Main_Page|Wikimedia Incubator]]<ref>{{Lien web|auteur=Wikimédia Incubator|titre=Welcome to Wikimedia Incubator!|url=https://web.archive.org/web/20210227091859/https://incubator.wikimedia.org/wiki/Incubator:Main_Page|date=|consulté le=}}.</ref>'','' créée à la même époque que Beta-Wikiversity. Ces trois plateformes de lancement ne concernent pas les nouveaux projets, qui doivent faire l'objet d'une acceptation par le conseil d'administration de la Fondation Wikimédia, et qui peuvent avoir pour origines des processus de création divers.
Le projet Wikivoyage, par exemple, fut initialement créé en 2003 dans un Wiki extérieur au mouvement Wikimédia, là où il portait le nom de Wikitravel<ref>{{Lien web|auteur=Giles Turnbull|titre=The DIY travel guide|url=https://web.archive.org/web/20210116050802/http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/magazine/3614517.stm|site=BBC News|éditeur=|date=12 avril 2004|consulté le=}}.</ref>. Comme cela arrive parfois, ce projet sans but lucratif fut acheté par une entreprise commerciale en 2006. Mais en raison du changement de gouvernance et de l'apparition de publicités, une scission est apparue au sein de la communauté d’éditeurs. Les personnes désireuses de quitter Wikitravel lancèrent alors un nouveau site appelé Wikivoyage, qui reçut en 2007, le [[w:fr:Webby Award|''Webby Award'']] du meilleur guide de voyage Internet<ref>{{Lien web|auteur=Jake Coyle|titre=On the Net: Web Sites to Travel By|url=https://web.archive.org/web/20210121071600/https://www.foxnews.com/printer_friendly_wires/2007May30/0,4675,OntheNet,00.html|site=Fox News|date=30 mai 2007|consulté le=}}.</ref>.
L'intégration de Wikivoyage dans l'écosystème Wikimédia n'a cependant été faite qu'en 2012, à la suite d'un appel à commentaires durant lequel 540 personnes sur 699 furent en faveur de l’intégration du projet<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20210311055050/https://meta.wikimedia.org/wiki/Requests_for_comment/Travel_Guide|titre=Requests for comment/Travel Guide|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>. Comme cette nouvelle déclencha une migration importante depuis Wikitravel vers Wikivoyage, une plainte fut déposée par la société commerciale en charge du premier projet. Celle-ci fut toutefois rejetée et le projet Wikivoyage continua à prendre de l’ampleur au sein du mouvement Wikimédia, avec la création de nouvelles versions linguistiques<ref>{{Lien web|auteur=Steven Musil|titre=Wikimedia, Internet Brands settle Wikivoyage lawsuits|url=https://web.archive.org/web/20211116013544/https://www.cnet.com/tech/services-and-software/wikimedia-internet-brands-settle-wikivoyage-lawsuits/|site=CNET|éditeur=|date=17 février 2013|consulté le=}}.</ref>.[[Fichier:WikiMOOC - vidéo 23 - Les projets frères.webm|vignette|<small>Vidéo 1. Présentation des projets frères dans le cadre du WIKIMOOC 2016.</small>]]Le cas de Wikivoyage apparait toutefois comme une exception, car en général les nouveaux projets émergent des centaines de candidatures déposées sur le projet [[m:Proposals_for_new_projects|Méta-Wiki]]<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Proposals for new projects|url=https://web.archive.org/web/20211019173812/https://meta.wikimedia.org/wiki/Proposals_for_new_projects|date=|consulté le=}}.</ref>. Celles-ci se soldent bien souvent par un refus, comme ce fut le cas pour le projet WikiLang dont le but était de lancer un laboratoire linguistique<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=WikiLang|url=https://web.archive.org/web/20210109011449/https://meta.wikimedia.org/wiki/WikiLang|consulté le=}}</ref>. Quelques rares projets ont pourtant eu la chance d'être élus. Ce fut notamment le cas en octobre 2012, avec le lancement de la base de données structurée et sémantique [[w:Wikidata|Wikidata]] et de ses extensions [[w:Wikibase|Wikibase]], ou plus récemment, en 2020, avec l'arrivée du projet [[w:Abstract_Wikipedia|Abstract Wikipedia]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimedia Foundation Wiki|titre=Resolution:Abstract Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20201026191716/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Resolution:Abstract_Wikipedia|date=|consulté le=}}.</ref> et [[w:Wikifunctions|Wikifunctions]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimedia Fundation|titre=Resolution:Abstract Wikipedia|url=https://web.archive.org/web/20200703234853/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Resolution:Abstract_Wikipedia}}</ref>.
Sans vouloir entrer dans les détails, il est intéressant de savoir que l'interconnexion entre ces trois projets permet de traduire automatiquement des articles encyclopédiques dans tous les langages naturels pris en charge par le mouvement Wikimédia. Plus précisément, les phrases des articles publiées sur Abstract Wikipédia, sont formulées par des fonctions informatiques produites dans le projet Wikifunctions, dans le but de traiter les informations de la base de données sémantique Wikidata. Autrement dit, un article dans Abstract Wikipédia ne possède qu'une seule page pour toutes les langues, pareillement aux pages d'entités de Wikidata, qui ont pour titre une lettre suivie d'un chiffre<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Thomas Douillard|titre=Abstract Wikipédia - LinuxFr.org|url=https://web.archive.org/web/20200923155546/https://linuxfr.org/news/abstract-wikipedia#fn1|site=Linux Fr|lieu=|date=05/09/20|consulté le=}}.</ref>.
À la suite de ces explications, on observe donc que ce n'est pas la complexité qui détermine le refus projet, mais plutôt une série de critères comparables à ceux retenus pour supprimer des projets ou versions linguistiques déjà existants. À ce propos, il existe sur Méta-Wiki une liste mise à jour des différents sites hébergés par la Fondation Wikimédia, dont l'existence est remise en cause<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Proposals for closing projects|url=https://web.archive.org/web/20210126030311/https://meta.wikimedia.org/wiki/Proposals_for_closing_projects|date=|consulté le=}}.</ref>. Dans celle-ci, on retrouve essentiellement des versions linguistiques de projets, qui n’ont pas réussi à poursuivre leurs développements, bien qu'un projet entier soit toujours susceptible d'être mis à l'arrêt. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé aux 31 versions linguistiques du projet Wikinews, qui, en date du 4 mai 2026, soit 22 ans après le lancement du site anglophone, sont accessibles [[n:fr:Wikinews_ne_sera_plus_mis_à_jour_à_partir_du_4_mai_2026|en mode lecture uniquement]]<ref>{{Lien web|auteur=Wikinews|titre=Wikinews ne sera plus mis à jour à partir du 4 mai 2026|url=https://web.archive.org/web/20260413082226/https://fr.wikinews.org/wiki/Wikinews_ne_sera_plus_mis_%C3%A0_jour_%C3%A0_partir_du_4_mai_2026}}.</ref>.
Dans le cas de Wikinews, ce fut le manque d'activité qui apparut comme principale justification de la suspension du projet. Cependant, d'autres raisons pourraient être invoquées, comme le prouve cet épisode de 2005, où, peu de temps après son lancement, la version francophone du recueil de citations [[w:Wikiquote|Wikiquote]] a bien risqué de disparaitre. Le projet fut effectivement accusé d’avoir récupéré le contenu d’une base de données soumise à un droit d’auteur, incompatible avec la licence Creative Commons appliquée sur l’ensemble des projets pédagogiques Wikimédia. Lorsqu'une plainte fut adressée à l’association Wikimédia France, pour être ensuite relayée sur le site Méta-Wiki, il fut bien question de fermer le projet<ref>{{Lien web|auteur1=Méta-Wiki|titre=Wikiquote FR/Closure of French Wikiquote|url=https://web.archive.org/web/20210204052058/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikiquote_FR/Closure_of_French_Wikiquote|date=}}.</ref>. Après de longues discussions, celui-ci fut toutefois maintenu, mais avec pour conditions de repartir de zéro, et d’établir une charte pour garantir la traçabilité des citations reprises par le projet<ref>{{Lien web|auteur1=Jean-Baptiste Soufron|titre=Redémarrage du Wikiquote Francophone / French Wikiquote Relaunch|url=https://web.archive.org/web/20200506074856/https://lists.wikimedia.org/pipermail/foundation-l/2006-March/019857.html|site=Foundation-l|lieu=|date=30 mars 2006}}.</ref>.
Voici donc de quoi se faire une idée sur la manière dont les projets pédagogiques et leurs déclinaisons linguistiques apparaissent et disparaissent au sein du mouvement. Les exemples repris ci-dessus suffisent effectivement pour comprendre les principes généraux qui sous-tendent leurs créations. En dehors de Méta-Wiki, Wikidata, Wikifunctions'','' Abstract Wikipédia et Wikimedia Commons, qui ne sont pas des projets de contenu pédagogique à proprement parler, tous les autres projets semblent effectivement provenir d’un désir de spécialisation d’un projet préexistant.
L'idée est généralement débattue dans un projet de même langue, avant de relayer la discussion vers le site Méta-Wiki. Si le projet y est jugé pertinent, il fait alors l'objet d'une candidature, qui doit actuellement être soumise au [[m:Wikimedia_Foundation_Community_Affairs_Committee/Sister_Projects_Task_Force/fr|groupe de travail des projets frères]] du [[m:Wikimedia_Foundation_Community_Affairs_Committee/fr|comité des affaires communautaires de la Fondation Wikimédia]]. Quant aux nouvelles versions linguistiques, elles doivent être aujourd'hui soumises à l'approbation du [[m:Language_committee/fr|comité des langues]], avant d'être testées sur les plateformes Incubator, Beta-Wikiversité ou Wikisource Multilingue, dans le but de bénéficier d’un site web indépendant.
Après ces explications concernant les projets frères et leurs variations linguistiques, il nous reste encore à parler des sites qui ont un lien avec le mot Wiki, soit par leur nom, soit par le logiciel utilisé. En 2024 effectivement, plus de 22 600 d'entre eux étaient répertoriés, dont plus de 95 % sans aucun lien avec le mouvement Wikimédia, en dehors du fait, peut-être, qu’ils utilisaient le logiciel MediaWiki développé par la Fondation Wikimédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=WikiIndex|titre=the index of all wiki|url=https://web.archive.org/web/20240906224607/https://wikiindex.org/Category:All|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
[[w:fr:WikiLeaks|WikiLeaks]] par exemple, créé par [[w:fr:Julian Assange|Julian Assange]] dans le but de publier des documents classifiés provenant de sources anonymes, n’est ni un projet Wikimédia, ni un site collaboratif. Quant au recueil universel et multilingue de guides illustrés [[w:fr:WikiHow|WikiHow]], si celui-ci fonctionne pour sa part de manière collaborative et avec le logiciel MediaWiki<ref>{{Lien web|auteur=WikiHow|titre=wikiHow:Powered and Inspired by MediaWiki|url=https://web.archive.org/web/20211030092737/https://www.wikihow.com/wikiHow:Powered-and-Inspired-by-MediaWiki|date=|consulté le=}}.</ref>, il n'a pourtant aucun lien avec le mouvement Wikimédia. D'ailleurs, son ergonomie, radicalement différente de celle des projets Wikimédia, permet de le comprendre au premier coup d’œil.
En revanche, Wikimini, l'encyclopédie libre pour les enfants, a une apparence tout à fait comparable à celle des projets Wikimédia, alors que le projet n’a jamais été accepté par la Fondation. Quant aux projets [[w:fr:WikiTribune|WikiTribune]] et [[w:fr:Wikia|Fandom]], l'ambiguïté qu'ils entretiennent avec le mouvement est d'autant plus grande qu'ils ont été créés par [[w:fr:Jimmy Wales|Jimmy Wales]], le fondateur de Wikipédia et de la [[w:fr:Wikimedia Foundation|Fondation Wikimédia]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Terry Collins|titre=Wikipedia co-founder launches project to fight fake news|url=https://web.archive.org/web/20201014061304/https://www.cnet.com/news/wikipedia-jimmy-wales-wikitribune-fighting-fake-news/|site=CNET|date=24 avril 2017|consulté le=}}.</ref>. Cependant, comme ce sont des projets commerciaux, ils ne peuvent en aucun cas être soutenus par une fondation sans but lucratif.
Au terme de cette présentation, il ne reste plus qu'à signaler que le mouvement Wikimédia ne fut conscientisé que tardivement par rapport à l'apparition des projets Wikimédia et de leurs différentes versions linguistiques. Pour qu'un sentiment de collectivité se manifeste entre tous ceux-ci, il fallut effectivement attendre qu'une coordination se développe sur la plateforme Méta-Wiki, mais également que de nombreuses rencontres et associations apparaissent en dehors de l'espace numérique. En ce sens, la naissance du mouvement ne fut pas un événement ponctuel, mais plutôt la réalisation d’un long processus de conscientisation.
{| class="wikitable"style="margin: auto;" "text-align:center;"
|+Codes QR
|[[Fichier:QR code page meta news.png|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_News]]
|[[Fichier:QR-Code ligne du temps projets Wikimédia.png|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b0/WikipediaTimeline.png]]
|[[Fichier:Code QR vidéo présentation projets frères WikiMooc 2016.svg|centré|sans_cadre|100x100px|lien=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/89/WikiMOOC_-_vid%C3%A9o_23_-_Les_projets_fr%C3%A8res.webm]]
|-
|{{Centrer|<small>QR 10. Wikimedia News</small>}}
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|}
{{AutoCat}}
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Le mouvement Wikimédia/La conscientisation du mouvement
0
79275
765648
765554
2026-05-01T04:14:16Z
Lionel Scheepmans
20012
765648
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Avant d'aborder la question de la conscientisation du mouvement, il peut être intéressant de découvrir l'origine étymologique du mot « Wikim''é''dia ». Celui-ci est un [[w:fr:mot-valise|mot-valise]] composé du suffixe « média » et du préfixe « wiki » que l’on doit à cette expression hawaïenne « [[wikt:wikiwiki|wiki wiki]] », qui se traduit en français par l'expression : « vite, vite »<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wiktionnaire|titre=wiki|url=https://web.archive.org/web/20200905104709/https://fr.wiktionary.org/wiki/wiki|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. Celle-ci fut récupérée une première fois par Ward Cunningham, le créateur du premier moteur Wiki, avant d'être réutilisée dans les noms inventés pour d'autres logiciels de cette même famille. UseModWiki en est un bel exemple, puisqu'il fut le premier programme utilisé par la firme Bomis pour héberger son projet d’encyclopédie collaborative. Raison pour laquelle, sans doute, le terme « wiki » fut utilisé pour créer le mot Wikipédia, en l'associant au suffixe « pedia » qui fait référence au mot anglais ''encyclopedia'', selon un principe qui fut ensuite repris pour tous les autres projets du mouvement.
[[Fichier:Florence_Devouard_Wiki_Indaba_2017.jpg|vignette|<small>Figure 18. Florence Devouard en 2017.</small>|gauche]]
Le mot Wikimédia, pour sa part, n’est apparu que le seize mars 2003, lors d’une discussion concernant la déclinaison possible de l’encyclopédie en d’autres types de projets éditoriaux participatifs. Durant celle-ci, l’écrivain américain [[w:fr:Sheldon Rampton|Sheldon Rampton]] eut l’idée d’associer au terme wiki à celui de « média », afin de mettre en évidence la variété des médias produits et partagés par Wikipédia et ses projets frères<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Sheldon Rampton|titre=WikiEN-l Re:Current events|url=https://web.archive.org/web/20201029044620/https://lists.wikimedia.org/pipermail/wikien-l/2003-March/001887.html|site=Wikimedia-l|date=16 mars 2003|consulté le=}}.</ref>. Toutefois, c'est seulement en juin 2008 que [[w:fr:Florence Devouard|Florence Devouard]], présidente de la Fondation à cette époque, associe le mot Wikimédia à un mouvement social qu’elle voyait apparaître au sein des projets Wikimédia et de leurs communautés d'usagers.
Affirmer pour autant que ce moment précis coïncide avec la naissance du mouvement serait quelque peu arbitraire. Car si l’on peut déterminer plus ou moins facilement l’apparition d’une expression dans des archives, tout le monde sait qu’un mouvement social ne se forme pas en un seul instant. Dans le contexte de Wikimédia, sa naissance est bien sûr liée à celle du projet Wikipédia, mais également à tout ce qui permit la création de cette encyclopédie libre. Dans une autre perspective encore, on peut dater l'apparition du mouvement Wikimédia au 20 juin 2003<ref name="Création">{{Lien web|langue=|auteur=Division of Corporations - State of Florida|titre=Wikimedia Foundation, INC.|url=https://web.archive.org/web/20201021023841/http://search.sunbiz.org/Inquiry/CorporationSearch/SearchResultDetail?inquirytype=EntityName&directionType=Initial&searchNameOrder=WIKIMEDIAFOUNDATION%20N030000053230&aggregateId=domnp-n03000005323-6dc7ff3a-b7ba-4c97-9b9e-4545cef1ca0a&searchTerm=Wikimedia%20Foundation&listNameOrder=WIKIMEDIAFOUNDATION%20N030000053230|site=|consulté le=}}.</ref>, date de la création de la fondation qui porte le même nom. Ou pourquoi pas, associer la création du mouvement à la mise en ligne de la plate-forme Méta-Wiki, qui en représente le principal lieu de coordination.
Toujours est-il que l’expression « ''Wikimedia movement'' » est bien apparue en juin 2008, sous la plume de Florence Devouard. Cela s'est passé sur la liste de diffusion de la Fondation et peu de temps avant qu'elle quitte son poste de présidente<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Florence Devouard|titre=Candidacy to the board of WMF|url=https://web.archive.org/web/20201106192308/https://lists.wikimedia.org/pipermail/foundation-l/2008-May/043117.html|site=Foundation-l|date=19 mai 2008|consulté le=}}.</ref>. Dans son message, elle partageait l'idée de placer sous le nom de domaine wikimedia.org un site vitrine de présentation du mouvement Wikimédia qu'elle concevait de la sorte<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=Talk:Www.wikimedia.org template/2008|url=https://web.archive.org/web/20201103025847/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Talk%3AWww.wikimedia.org_template%2F2008|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
<blockquote>
Le mouvement Wikimédia, comme je l’entends est
– une collection de valeurs partagées par les individus (liberté d’expression, connaissance pour tous, partage communautaire, etc.)
– un ensemble d’activités (conférences, ateliers, wikiacadémies, etc.)
– un ensemble d’organisations (''Wikimedia Foundation'', Wikimedia Allemagne, Wikimedia Taïwan, etc.), ainsi que quelques électrons libres (individus sans chapitres) et des organisations aux vues similaires<ref>Texte original avant sa traduction par deepl.com/translator : « ''The Wikimedia Movement, as I understand it, is a collection of values shared by individuals (freedom of speech, knowledge for everyone, community sharing, etc.) a collection of activities (conferences, workshops, wikiacademies, etc.) a collection of organizations (Wikimedia Foundation, Wikimedia Germany, Wikimedia Taiwan, etc.), as well as some free electrons (individuals without chapters) and similar-minded organizations.'' »</ref>
</blockquote>
Avec autant de détails et d'explications, un tel message ne pouvait qu'accélérer la prise de conscience au sein du mouvement. Dans tous les cas, il mettait en évidence que les personnes actives dans les projets éditoriaux en ligne ou dans les organismes affiliés, faisaient partie de ce que [[w:fr:Ralf Dahrendorf|Ralf Dahrendorf]] appelle un « quasi-groupe<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Ralf|nom1=Dahrendorf|titre=Classes et conflits de classes dans la société industrielle.|éditeur=Mouton|date=1972|oclc=299690912}}.</ref> ». Autrement dit, un ensemble d’individus qui ont un mode de vie semblable, une culture commune, mais dont les points communs ne gravitent pas autour d’une prise de conscience de leur position commune dans la relation d’autorité<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Pierre|nom1=Desmarez|titre=Sociologie générale (syllabus)|passage=34|lieu=Bruxelles|éditeur=Presses universitaires de Bruxelles|date=2006|numéro d'édition=10|pages totales=194|isbn=|lire en ligne=}}.</ref>.
Après la naissance de Wikipédia et de nombreux projets frères, une dizaine d’années a donc été nécessaire pour que le mouvement Wikimédia prenne conscience de son existence. Aujourd’hui encore, et comme cela a déjà été vu, de nombreuses personnes actives dans les projets pédagogiques ne réalisent toujours pas qu’elles participent aux activités d’un mouvement social. Cela, contrairement aux personnes investies dans les activités en présentiel organisées au sein du mouvement, qui sont généralement plus conscientes de leur engagement. C’est là une raison de croire que le développement de la Fondation Wikimédia et de ses organismes affiliés a joué un rôle important dans l'apparition d'un sentiment d’appartenance.
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Lionel Scheepmans
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text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Avant d'aborder la question de la conscientisation du mouvement, il peut être intéressant de découvrir l'origine étymologique du mot « Wikim''é''dia ». Celui-ci est un [[w:fr:mot-valise|mot-valise]] composé du suffixe « média » et du préfixe « wiki » que l’on doit à cette expression hawaïenne « [[wikt:wikiwiki|wiki wiki]] », qui se traduit en français par l'expression : « vite, vite<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wiktionnaire|titre=wiki|url=https://web.archive.org/web/20200905104709/https://fr.wiktionary.org/wiki/wiki|site=|date=|consulté le=}}.</ref> ». Celle-ci fut récupérée une première fois par Ward Cunningham, le créateur du premier moteur Wiki, avant d'être réutilisée dans les noms inventés pour d'autres logiciels de cette même famille. UseModWiki en est un bel exemple, puisqu'il fut le premier programme utilisé par la firme Bomis pour héberger son projet d’encyclopédie collaborative. Raison pour laquelle, sans doute, le terme « wiki » fut utilisé pour créer le mot Wikipédia, en l'associant au suffixe « pedia » qui fait référence au mot anglais ''encyclopedia'', selon un principe qui fut ensuite repris pour tous les autres projets du mouvement.
[[Fichier:Florence_Devouard_Wiki_Indaba_2017.jpg|vignette|<small>Figure 18. Florence Devouard en 2017.</small>|gauche]]
Le mot Wikimédia, pour sa part, n’est apparu que le seize mars 2003, lors d’une discussion concernant la déclinaison possible de l’encyclopédie en d’autres types de projets éditoriaux participatifs. Durant celle-ci, l’écrivain américain [[w:fr:Sheldon Rampton|Sheldon Rampton]] eut l’idée d’associer au terme wiki à celui de « média », afin de mettre en évidence la variété des médias produits et partagés par Wikipédia et ses projets frères<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Sheldon Rampton|titre=WikiEN-l Re:Current events|url=https://web.archive.org/web/20201029044620/https://lists.wikimedia.org/pipermail/wikien-l/2003-March/001887.html|site=Wikimedia-l|date=16 mars 2003|consulté le=}}.</ref>. Toutefois, c'est seulement en juin 2008 que [[w:fr:Florence Devouard|Florence Devouard]], présidente de la Fondation à cette époque, associe le mot Wikimédia à un mouvement social qu’elle voyait apparaître au sein des projets Wikimédia et de leurs communautés d'usagers.
Affirmer pour autant que ce moment précis coïncide avec la naissance du mouvement serait quelque peu arbitraire. Car si l’on peut déterminer plus ou moins facilement l’apparition d’une expression dans des archives, tout le monde sait qu’un mouvement social ne se forme pas en un seul instant. Dans le contexte de Wikimédia, sa naissance est bien sûr liée à celle du projet Wikipédia, mais également à tout ce qui permit la création de cette encyclopédie libre. Dans une autre perspective encore, on peut dater l'apparition du mouvement Wikimédia au 20 juin 2003<ref name="Création">{{Lien web|langue=|auteur=Division of Corporations - State of Florida|titre=Wikimedia Foundation, INC.|url=https://web.archive.org/web/20201021023841/http://search.sunbiz.org/Inquiry/CorporationSearch/SearchResultDetail?inquirytype=EntityName&directionType=Initial&searchNameOrder=WIKIMEDIAFOUNDATION%20N030000053230&aggregateId=domnp-n03000005323-6dc7ff3a-b7ba-4c97-9b9e-4545cef1ca0a&searchTerm=Wikimedia%20Foundation&listNameOrder=WIKIMEDIAFOUNDATION%20N030000053230|site=|consulté le=}}.</ref>, date de la création de la fondation qui porte le même nom. Ou pourquoi pas, associer la création du mouvement à la mise en ligne de la plate-forme Méta-Wiki, qui en représente le principal lieu de coordination.
Toujours est-il que l’expression « ''Wikimedia movement'' » est bien apparue en juin 2008, sous la plume de Florence Devouard. Cela s'est passé sur la liste de diffusion de la Fondation et peu de temps avant qu'elle quitte son poste de présidente<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Florence Devouard|titre=Candidacy to the board of WMF|url=https://web.archive.org/web/20201106192308/https://lists.wikimedia.org/pipermail/foundation-l/2008-May/043117.html|site=Foundation-l|date=19 mai 2008|consulté le=}}.</ref>. Dans son message, elle partageait l'idée de placer sous le nom de domaine wikimedia.org un site vitrine de présentation du mouvement Wikimédia qu'elle concevait de la sorte<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=Talk:Www.wikimedia.org template/2008|url=https://web.archive.org/web/20201103025847/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Talk%3AWww.wikimedia.org_template%2F2008|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
<blockquote>
Le mouvement Wikimédia, comme je l’entends est
– une collection de valeurs partagées par les individus (liberté d’expression, connaissance pour tous, partage communautaire, etc.)
– un ensemble d’activités (conférences, ateliers, wikiacadémies, etc.)
– un ensemble d’organisations (''Wikimedia Foundation'', Wikimedia Allemagne, Wikimedia Taïwan, etc.), ainsi que quelques électrons libres (individus sans chapitres) et des organisations aux vues similaires<ref>Texte original avant sa traduction par deepl.com/translator : « ''The Wikimedia Movement, as I understand it, is a collection of values shared by individuals (freedom of speech, knowledge for everyone, community sharing, etc.) a collection of activities (conferences, workshops, wikiacademies, etc.) a collection of organizations (Wikimedia Foundation, Wikimedia Germany, Wikimedia Taiwan, etc.), as well as some free electrons (individuals without chapters) and similar-minded organizations.'' »</ref>
</blockquote>
Avec autant de détails et d'explications, un tel message ne pouvait qu'accélérer la prise de conscience au sein du mouvement. Dans tous les cas, il mettait en évidence que les personnes actives dans les projets éditoriaux en ligne ou dans les organismes affiliés, faisaient partie de ce que [[w:fr:Ralf Dahrendorf|Ralf Dahrendorf]] appelle un « quasi-groupe<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Ralf|nom1=Dahrendorf|titre=Classes et conflits de classes dans la société industrielle.|éditeur=Mouton|date=1972|oclc=299690912}}.</ref> ». Autrement dit, un ensemble d’individus qui ont un mode de vie semblable, une culture commune, mais dont les points communs ne gravitent pas autour d’une prise de conscience de leur position commune dans la relation d’autorité<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Pierre|nom1=Desmarez|titre=Sociologie générale (syllabus)|passage=34|lieu=Bruxelles|éditeur=Presses universitaires de Bruxelles|date=2006|numéro d'édition=10|pages totales=194|isbn=|lire en ligne=}}.</ref>.
Après la naissance de Wikipédia et de nombreux projets frères, une dizaine d’années a donc été nécessaire pour que le mouvement Wikimédia prenne conscience de son existence. Aujourd’hui encore, et comme cela a déjà été vu, de nombreuses personnes actives dans les projets pédagogiques ne réalisent toujours pas qu’elles participent aux activités d’un mouvement social. Cela, contrairement aux personnes investies dans les activités en présentiel organisées au sein du mouvement, qui sont généralement plus conscientes de leur engagement. C’est là une raison de croire que le développement de la Fondation Wikimédia et de ses organismes affiliés a joué un rôle important dans l'apparition d'un sentiment d’appartenance.
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Le mouvement Wikimédia/La création des organismes affiliés
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Lionel Scheepmans
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Si c’est grâce à l’arrivée des groupes et des organismes affiliés à la Fondation Wikimédia que l’idée d’un mouvement est probablement apparue, il est alors intéressant d'en décrire les processus de création. Mais puisque cela représente plusieurs centaines d’instances spécifiques, regroupées en plusieurs catégories détaillées en seconde partie d'ouvrage, aborder ici l’histoire de chacune d’entre elles serait une entreprise beaucoup trop fastidieuse.
De plus, s’il existe énormément d’archives numériques concernant la naissance des sites Wikimédia, ce n’est pas le cas pour ces organismes affiliés. Un bon nombre de ceux-ci se sont effectivement formés durant des rencontres ou des réunions hors ligne qui n'ont fait l’objet d’aucun enregistrement. Du reste, une bonne part des échanges effectués au sein de ces associations s'organise par des canaux de communication privés auxquels seuls les membres actifs ont accès.
Puisque je suis l'un des membres fondateurs, je me limiterai donc ici à parler de l’association [[w:fr:Wikimédia Belgique|Wikimédia Belgique]]. Celle-ci fut fondée le huit octobre 2014 en tant qu’association sans but lucratif, avant d'être reconnue le six août 2015 par le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20211106193619/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Resolution:Recognition_of_Wikimedia_Belgium|titre=Resolution:Recognition of Wikimedia Belgium|auteur=Wikimedia foundation Wiki|consulté le=}}.</ref>. Après plus de trois ans d’activités et de rencontres<ref>{{Lien web|titre=History|url=https://web.archive.org/web/20230324232839/https://be.wikimedia.org/wiki/History|auteur=Wikimedia Belgium}}.</ref> et sous l’impulsion de Maarten Deneckere, qui assuma le premier mandat de présidence, nous étions 8 personnes à signer la première version des statuts de l’association<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20210711060039/http://www.ejustice.just.fgov.be/tsv_pdf/2014/10/17/14190820.pdf|titre=Wikimedia Belgium vzw|auteur=Moniteur Belge|consulté le=}}.</ref>.
Jusqu’à ce jour, l’objet social de Wikimedia Belgique est d'« impliquer tout un chacun dans la connaissance libre<ref>{{Lien web|auteur=Wikimédia Belgique|titre=Wikimédia Belgique|url=https://web.archive.org/web/20211104105257/https://wikimedia.be/fr/|consulté le=}}.</ref> ». Contrairement à l'association Wikimédia Deutchland, la première à voir le jour en 2004 et qui rassemblait déjà en 2021 plus de 85 000 membres et près de 150 employés<ref name="Medieninsider">{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20210603013514/https://medieninsider.com/christian-humburg-wird-vorstandschef-von-wikimedia-deutschland/4846/|titre=Christian Humborg wird Vorstandschef von Wikimedia Deutschland|date=10 mai 2021|auteur1=Medieninsider|site=Medieninsider}}.</ref>, l’association belge n'a qu'une seule employée à temps partiel et 150 membres en 2025<ref>{{Lien web|url=https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_chapters/Reports/Wikimedia_Belgium/Financial/2025|titre=Activity report of Wikimedia Belgium over 2025|auteur=Wikimédia Belgique|consulté le=}}.</ref>.
[[Fichier:At Wikimania 2025 127.jpg|vignette|Figure 19. Les membres du comité d’affiliation en 2025.]]
Avant d’être reconnues par le comité d’affiliations chargé de seconder le conseil d’administration de la Fondation, toutes les associations nationales, dites « ''chapters'' » en anglais, et toutes les autres organisations affiliées doivent réaliser de nombreuses démarches. Celles-ci consistent à répondre à un ensemble de prérequis qui ont évolué suite à la création d'un comité décisionnel en avril 2006<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20060913000000/http://wikimediafoundation.org:80/wiki/Resolutions|titre=Resolution chapters committee|auteur1=Wikimedia Foundation Wiki}}.</ref>. Ces obligations diffèrent entre les groupes d’utilisateurs et d'utilisatrices et les associations locales ou thématiques. Parmi ceux-ci, on retrouve toutefois : un nombre minimum de membres et de référents, une mission et un règlement d’ordre intérieur conformes aux attentes du mouvement, la remise de plans et de rapports d’activités annuels, etc.<ref>{{Lien web|url=https://web.archive.org/web/20210307041150/https://meta.wikimedia.org/wiki/Template:Wikimedia_movement_affiliates/Requirements_comparison|titre=Template:Wikimedia movement affiliates/Requirements comparison|auteur=Méta-Wiki|consulté le=}}.</ref>.
On comprend donc qu’il n’est pas évident de créer une nouvelle instance au sein du mouvement. Pour bénéficier du soutien logistique et financier de la Fondation réservé aux organismes affiliés, c’est ainsi toute une série de rapports qu’il faut alors transmettre à divers comités et commissions chargés de leurs évaluations. Cela représente une quantité de tâches administratives qu’il n’est pas toujours facile d’assumer, surtout lorsque les membres de l’organisme affilié sont tous des bénévoles. D’où sans doute cette régulière disparition d’affiliations, pendant que d’autres se créent ou réapparaissent en fonction des énergies et du dynamisme disponibles dans les équipes.
Les activités liées à la récolte et à la redistribution des dons offerts au mouvement, ainsi que les autorisations d’usage de marques déposées, contrastent donc avec les valeurs de libre partage et d’autonomie décrites dans les projets pédagogiques. Cela confirme sans doute que la partie hors ligne du mouvement est plus influencée par le système économique qui l'entoure, pendant que la partie en ligne reste plus fidèle à l’héritage transmis depuis la contre-culture des années 1960. Pour conclure cette première partie d'ouvrage, voici donc quelques dernières considérations concernant cet héritage.
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Le mouvement Wikimédia/L'héritage d'une contre-culture
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Lionel Scheepmans
20012
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text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
[[Fichier:Wikimedia-logo black.svg|vignette|150x150px|<small>Figure 21. Logos du mouvement Wikimédia et de sa Fondation.</small>]]
[[Fichier:Peace sign.svg|vignette|150x150px|<small>Figure 22. Logo du mouvement hippie et de la contre-culture.</small>]]
Au terme de cette première partie d’ouvrage, il devient évident que la révolution numérique, que l’on considère généralement comme une révolution technique, fut aussi, et peut-être avant tout, une révolution sociale et culturelle. Quant à l'histoire de Wikimédia, reprise ici depuis les origines de son encyclopédie jusqu'à l'apparition de ses organismes affiliés, elle nous fit découvrir comment les idées de [[w:Contre-culture_des_années_1960|la contre-culture des années 1960]] furent transmises au mouvement.
En cas de doute, observons encore que Richard Stallman, celui qui a créé les concepts de licence et d'encyclopédie libre, fut désigné par certains comme le gourou de la contre-culture hacker<ref>{{Ouvrage|auteur=|prénom1=Divers|nom1=auteurs|titre=L'Éthique Hacker|passage=11|éditeur=U.C.H Pour la Liberté|date=Version 9.3|pages totales=56|lire en ligne=https://web.archive.org/web/20211031170831/https://repo.zenk-security.com/Others/L%20Ethique%20Hacker.pdf}}.</ref> et le père du système d’exploitation hippie<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Gavin Clarke|titre=Stallman's GNU at 30: The hippie OS that foresaw the rise of Apple — and is now trying to take it on|url=https://web.archive.org/web/20230602214539/https://www.theregister.com/2013/10/07/stallman_thiry_years_gnu/|site=Theregister|date=7 Oct 2013|consulté le=}}.</ref>. Une culture hippie, dont il est aussi troublant de constater que le renversement de son logo ressemble étrangement à celui du mouvement Wikimédia.
Incontestablement et au travers du mouvement des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc bien hérité des valeurs produites par les mouvements sociaux des années 1960. Des valeurs qui aujourd'hui contrastent fortement avec la marchandisation et la capitalisation du monde, dont l'espace web ne fait jamais que refléter ce qui se passe dans le reste de la société humaine. Or, ce phénomène ne date pas d'hier. En 2008 déjà, [[w:fr: André Gorz|André Gorz]], ce philosophe parmi les pères de la [[w:fr: Décroissance|décroissance]]<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=David|nom1=Murray|prénom2=Cédric|nom2=Biagini|prénom3=Pierre|nom3=Thiesset|prénom4=Cyberlibris|nom4=ScholarVox International|titre=Aux origines de la décroissance: cinquante penseurs|date=2017|isbn=978-2-89719-329-4|isbn2=978-2-89719-330-0|isbn3=978-2-89719-331-7|oclc=1248948596}}.</ref> et théoricien de l’[[w:fr: Écologie politique|écologie politique]]<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=André|nom1=Gorz|titre=Ecologie et politique: nouv. ed. et remaniee.|éditeur=Éditions du Seuil|date=1978|isbn=978-2-02-004771-5|oclc=796186896}}.</ref>, constatait déjà que :
<blockquote>
La lutte engagée entre les "logiciels propriétaires" et les "logiciels libres" [...] a été le coup d’envoi du conflit central de l’époque. Il s’étend et se prolonge dans la lutte contre la marchandisation de richesses premières – la terre, les semences, le génome, les biens culturels, les savoirs et compétences communs, constitutifs de la culture du quotidien et qui sont les préalables de l’existence d’une société. De la tournure que prendra cette lutte dépend la forme civilisée ou barbare que prendra la sortie du capitalisme. <ref>{{Lien web|langue=|auteur=André Gorz|titre=Le travail dans la sortie du capitalisme|url=https://web.archive.org/web/20200921155055/http://ecorev.org/spip.php?article641|site=Revue Critique d'Écologie Politique|lieu=|date=7 janvier 2008}}.</ref>
</blockquote>
[[Fichier:Wikimania_stallman_keynote2.jpg|alt=Photo de Richard Stallman lors du premier rassemblement Wikimania de 2005|vignette|<small>Figure 23. Photo de Richard Stallman lors du premier rassemblement internationnal du mouvement Wikimédia en 2005.</small>|gauche|300x300px]]
Dans cette lutte et avec le seul [[w:fr: Nom de domaine|nom de domaine]] non commercial parmi le top 100 des sites les plus fréquentés du Web<ref>{{Lien web|auteur=Alexa|titre=Top sites|url=https://www.alexa.com/topsites|consulté le=}}.</ref>, la galaxie Wikimédia apparait donc comme un des derniers lieux numériques de liberté, de partage et d'égalité. Un lieu qui, de plus, est connu mondialement, grâce au succès des plus de 350 déclinaisons linguistiques de Wikipédia, mais sans pour autant récolter d'informations sur l’identité et le comportement des internautes. Une nouvelle information importante donc, quand on sait que cette pratique est considérée, par certains, comme un « nouvel or noir » pompé du Web, pendant que d’autres préfèrent parler de « capitalisme 3.0<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Philippe|nom1=Escande|prénom2=Sandrine|nom2=Cassini|titre=Bienvenue dans le capitalisme 3.0|éditeur=Albin Michel|date=2015|isbn=978-2-226-31914-2|oclc=954080043}}.</ref> » ou de « capitalisme de surveillance<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Christophe|nom1=Masutti|prénom2=Francesca|nom2=Musiani|titre=Affaires privées : aux sources du capitalisme de surveillance|éditeur=Caen : C&F éditions|collection=Société numérique|date=2020|isbn=978-2-37662-004-4|oclc=1159990604|consulté le=}}.</ref><ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Shoshana|nom1=Zuboff|titre=L'âge du capitalisme de surveillance|éditeur=Zulma|date=2020|isbn=978-2-84304-926-2|oclc=1199962619}}.</ref> ».
Évidemment, les enjeux de cette lutte sont difficiles à comprendre. La complexité de l’infrastructure informatique, mais également le fait que tout cela s'inscrit dans une révolution que [[w:fr: Rémy Rieffel|Rémy Rieffel]] décrit comme « instable et ambivalente, simultanément porteuse de promesse, et lourde de menaces », ne facilitent pas les choses. Cela d'autant plus que tout cela se place « dans un contexte où s’affrontent des valeurs d’émancipation, et d’ouverture d’un côté et des stratégies de contrôle et de domination de l’autre<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Rémy|nom1=Rieffel|titre=Révolution numérique, révolution culturelle ?|passage=20|lieu=|éditeur=Folio|date=2014|pages totales=|isbn=978-2-07-045172-2|oclc=953333541|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref> » .
En fait d’ambivalence, il est surprenant d'apprendre, par exemple, que Jimmy Wales, créateur de Wikipédia et de la Fondation Wikimédia, est un adepte de l’[[w:fr:Objectivisme (Ayn Rand)|objectivisme]], alors que cette philosophie voit le capitalisme, comme un idéal de société<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Ayn|nom1=Rand|prénom2=Nathaniel|nom2=Branden|prénom3=Alan|nom3=Greenspan|prénom4=Robert|nom4=Hessen|titre=Capitalism: the unknown ideal|date=2013|isbn=978-0-451-14795-0|oclc=1052843511|consulté le=}}.</ref>, et l’égoïsme rationnel, comme une morale. Puis, concernant l'instabilité du numérique, il y a ces appels répétés de [[w:fr:Tim Berners-Lee|Tim Berners-Lee]] au sujet de la « [[w:fr:Redécentralisation d'Internet|redécentralisation]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Liat Clark|titre=Tim Berners-Lee : we need to re-decentralise the web|url=https://web.archive.org/web/20201111164058/https://www.wired.co.uk/article/tim-berners-lee-reclaim-the-web|site=Wired UK|éditeur=|date=6 February 2014|consulté le=}}.</ref> » et de la « régulation<ref>{{Lien web|auteur=Elsa Trujillo|titre=Tim Berners-Lee, inventeur du Web, appelle à la régulation de Facebook, Google et Twitter|url=https://web.archive.org/web/20201129111413/https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/03/12/32001-20180312ARTFIG00179-tim-berners-lee-inventeur-du-web-appelle-a-la-regulation-de-facebook-google-et-twitter.php|site=Le figaro|éditeur=|date=12/03/2018|consulté le=}}.</ref> » d'un espace web qu'il avait conçu dans un esprit tout à fait opposé. Quant aux pionniers d'Internet, ils n'ont probablement pas imaginé que leur création permettrait un jour, à des milliards d’[[w:Internet des objets|objets connectés]], de rapporter, rien qu'en France et en 2021, plus de 2,6 milliards d’euros<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Tristan Gaudiaut|titre=Infographie: L'essor de l'Internet des objets|url=https://web.archive.org/web/20211004110619/https://fr.statista.com/infographie/24353/chiffre-affaires-marche-iot-objets-connectes-france/|site=Statista Infographies|date=30 sept. 2021|consulté le=}}.</ref>.
Concernant le contrôle et au-delà de ce qui est opéré par les firmes commerciales, c'est bien sûr du côté des États qu'il faut porter son attention. Face à un mouvement émancipateur comme l'est Wikimédia, par moins de 18 pays ont déjà [[w:Censure_de_Wikipédia|censuré Wikipédia]] et parfois même l'ensemble des projets frères. Ce fut le cas par exemple pour la Turquie, la Russie, l'Iran, mais également le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, et c'est même le cas de manière permanente en Chine, depuis 2004<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Christine Siméone|titre=Censurée en Turquie et en Chine, remise en cause en Russie, ces pays qui en veulent à Wikipédia|url=https://web.archive.org/web/20200225091639/https://www.franceinter.fr/societe/censuree-en-turquie-et-en-chine-remise-en-cause-en-russe-ces-pays-qui-remettent-wikipedia-en-cause|site=France Inter|lieu=|date=2019-12-26|consulté le=}}.</ref>.
Dans certains cas, des procédures juridiques ont été utilisées pour intimider les membres du mouvement. C'est arrivé en France lorsque le directeur de l'association Wikimédia fut menacé de poursuites pénales par la [[w:Direction_générale_de_la_Sécurité_intérieure|Direction Centrale du Renseignement Intérieur]], après un refus de supprimer un article qui traitait d’une station militaire dans Wikipédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Stéphane Moccozet|titre=Une station hertzienne militaire du Puy-de-Dôme au cœur d'un désaccord entre Wikipédia et la DCRI|url=https://web.archive.org/web/20201124101244/https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/2013/04/06/un-station-hertzienne-militaire-du-puy-de-dome-au-coeur-d-un-desaccord-entre-wipikedia-et-la-dcri-229791.html|site=France 3 Auvergne-Rhône-Alpes|lieu=|date=06/04/2013|consulté le=}}.</ref>. Par chance, ce qui s'est passé en France ne dépassa pas le stade de l'intimidation. En [[w:Biélorussie|Biélorussie]] cependant, [[w:Mark_Bernstein|Mark Bernstein]], un contributeur aux projets Wikimédia, fut condamné à quinze jours de prison ferme, assortis de trois ans d’assignation à résidence, pour des propos tenus au sujet de la guerre en Ukraine<ref>{{Lien web|titre=Entrepreneur, Activist Mark Bernstein Detained In Minsk - Charter'97 :: News from Belarus - Belarusian News - Republic of Belarus - Minsk|url=https://web.archive.org/web/20220312011414/https://charter97.org/en/news/2022/3/11/458592/|site=Charter97|date=2022-03-11|consulté le=|auteur=Charter97}}.</ref>. Tout cela alors qu'actuellement, ce sont les conservateurs à la tête des États-Unis qui « veulent la peau de Wikipédia » en cherchant à obtenir l'identité réelle de certains contributeurs<ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Les conservateurs veulent la peau de Wikipédia|url=https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/veille-sanitaire/veille-sanitaire-du-mardi-09-septembre-2025-3262622|site=France Inter|date=2025-09-09|consulté le=2026-04-23}}</ref>.
[[Fichier:Davide_Dormino_-_Anything_to_say.jpg|alt=Davide Dormino prenant place sur sa sculpture debout sur une chaise à côté de trois lanceurs d'alertes|vignette|<small>Figure 24. Sculpture en bronze de Davide Dormino intitulée ''[[w:Anything_to_say?|Anything to say?]]'' à l’honneur des trois lanceurs d’alertes que sont de gauche à droite : Edward Snowden, Julian Assange et Chelsea Manning.</small>|350x350px]]
Le contrôle et le non-respect de la vie privée font ainsi appel à la figure emblématique du [[w:fr:Lanceur d'alerte|lanceur ou de la lanceuse d'alerte]], dont la posture contestataire fait penser aux personnes actives dans la contre-culture des années 1960. Parmi ceux-ci, on dit de [[w:Julian Assange|Julian Assange]], [[w:Edward Snowden|Edward Snowden]] et [[w:Chelsea Manning|Chelsea Manning]], qu'ils « ont perdu leur liberté pour défendre la nôtre<ref>{{Lien web|titre=Berlin: Des statues à l'effigie des lanceurs d'alerte Snowden, Manning et Assange|url=https://web.archive.org/web/20230326124921/https://www.20minutes.fr/insolite/1601039-20150504-berlin-statues-effigie-lanceurs-alerte-snowden-manning-assange|site=20minutes.fr|date=04/05/2015|consulté le=|auteur=B.D.}}.</ref> ». De manière similaire, on pourrait donc aussi dire que les Wikimédiens [[w:Aaron Swartz|Aaron Swartz]], [[w:Bassel Khartabil|Bassel Khartabil]], [[w:Pavel_Pernikov|Pavel Pernikov]], [[w:Ihor_Kostenko|Ihor Kostenko]] et [[w:Mark_Bernstein|Mark Bernstein]], se sont sacrifiés pour la liberté, le partage et la vérité.
Dans Wikimédia et comme ce fut expliqué dans l'introduction de cet ouvrage, une alerte peut prendre la forme d'un [[m:Requests_for_comment/fr|appel à commentaires]] en réaction à une décision ou une situation observée au sein du mouvement. C'est même là une pratique institutionnalisée, qui fait l'objet d'une procédure d'accompagnement et de suivi<ref>{{Lien web|langue=|titre=Appels à commentaires|url=https://meta.wikimedia.org/wiki/Requests_for_comment/fr|site=|consulté le=|auteur=Meta-Wiki}}</ref>. Toutes ces alertes concernent les dérives de certains projets, mais également de la Fondation et de certaines associations, qui peinent parfois à respecter les pratiques et les valeurs développées dans la partie en ligne. Ce qui n'empêche toutefois pas les projets éditoriaux d'avoir leurs propres [[w:Wikipédia:Règles_et_recommandations|règles et des recommandations]], ni de voir apparaitre, en 2020 et dans l'ensemble du mouvement, un [[m:Universal_Code_of_Conduct/fr|code de conduite universel]], qui détermine le « référentiel minimum des comportements acceptables et inacceptables »<ref>{{Lien web|titre=Policy:Universal Code of Conduct/fr|url=https://web.archive.org/web/20251007061014/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Policy:Universal_Code_of_Conduct/fr|site=|date=|consulté le=|auteur=Wikimedia Foundation Governance Wiki}}.</ref>.
L'idéologie transmise à Wikimédia, décrite en partie par Steven Levy dans son ouvrage ''L’Éthique des hackers''<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Steven|nom1=Levy|prénom2=Gilles|nom2=Tordjman|titre=L'éthique des hackers|éditeur=Globe|date=2013|isbn=978-2-211-20410-1|oclc=844898302}}.</ref>, est donc plus subtile qu'un simple refus d'autorité. Dans un esprit de partage, d'ouverture, de transparence, de liberté, d'égalité et d'autonomie, c'est une structure très complexe, tout en étant cosmopolite et mondiale, que le mouvement réussit à mettre en place. Une organisation qui, comme nous allons le découvrir dans la deuxième partie de ce livre, est très inspirante dans la manière de faire communauté, au sein d'un monde toujours plus global et numérique.{{AutoCat}}
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Lionel Scheepmans
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
[[Fichier:Wikimedia-logo black.svg|vignette|150x150px|<small>Figure 21. Logos du mouvement Wikimédia et de sa Fondation.</small>]]
[[Fichier:Peace sign.svg|vignette|150x150px|<small>Figure 22. Logo du mouvement hippie et de la contre-culture.</small>]]
Au terme de cette première partie d’ouvrage, il devient évident que la révolution numérique, que l’on considère généralement comme une révolution technique, fut aussi, et peut-être avant tout, une révolution sociale et culturelle. Quant à l'histoire de Wikimédia, reprise ici depuis les origines de son encyclopédie jusqu'à l'apparition de ses organismes affiliés, elle nous fit découvrir comment les idées de [[w:Contre-culture_des_années_1960|la contre-culture des années 1960]] furent transmises au mouvement.
En cas de doute, observons encore que Richard Stallman, celui qui a créé les concepts de licence et d'encyclopédie libre, fut désigné par certains comme le gourou de la contre-culture hacker<ref>{{Ouvrage|auteur=|prénom1=Divers|nom1=auteurs|titre=L'Éthique Hacker|passage=11|éditeur=U.C.H Pour la Liberté|date=Version 9.3|pages totales=56|lire en ligne=https://web.archive.org/web/20211031170831/https://repo.zenk-security.com/Others/L%20Ethique%20Hacker.pdf}}.</ref> et le père du système d’exploitation hippie<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Gavin Clarke|titre=Stallman's GNU at 30: The hippie OS that foresaw the rise of Apple — and is now trying to take it on|url=https://web.archive.org/web/20230602214539/https://www.theregister.com/2013/10/07/stallman_thiry_years_gnu/|site=Theregister|date=7 Oct 2013|consulté le=}}.</ref>. Une culture hippie, dont il est aussi troublant de constater que le renversement de son logo ressemble étrangement à celui du mouvement Wikimédia.
Incontestablement et au travers du mouvement des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc bien hérité des valeurs produites par les mouvements sociaux des années 1960. Des valeurs qui aujourd'hui contrastent fortement avec la marchandisation et la capitalisation du monde, dont l'espace web ne fait jamais que refléter ce qui se passe dans le reste de la société humaine. Or, ce phénomène ne date pas d'hier. En 2008 déjà, [[w:fr: André Gorz|André Gorz]], ce philosophe parmi les pères de la [[w:fr: Décroissance|décroissance]]<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=David|nom1=Murray|prénom2=Cédric|nom2=Biagini|prénom3=Pierre|nom3=Thiesset|prénom4=Cyberlibris|nom4=ScholarVox International|titre=Aux origines de la décroissance: cinquante penseurs|date=2017|isbn=978-2-89719-329-4|isbn2=978-2-89719-330-0|isbn3=978-2-89719-331-7|oclc=1248948596}}.</ref> et théoricien de l’[[w:fr: Écologie politique|écologie politique]]<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=André|nom1=Gorz|titre=Ecologie et politique: nouv. ed. et remaniee.|éditeur=Éditions du Seuil|date=1978|isbn=978-2-02-004771-5|oclc=796186896}}.</ref>, constatait déjà que :
<blockquote>
La lutte engagée entre les "logiciels propriétaires" et les "logiciels libres" [...] a été le coup d’envoi du conflit central de l’époque. Il s’étend et se prolonge dans la lutte contre la marchandisation de richesses premières – la terre, les semences, le génome, les biens culturels, les savoirs et compétences communs, constitutifs de la culture du quotidien et qui sont les préalables de l’existence d’une société. De la tournure que prendra cette lutte dépend la forme civilisée ou barbare que prendra la sortie du capitalisme. <ref>{{Lien web|langue=|auteur=André Gorz|titre=Le travail dans la sortie du capitalisme|url=https://web.archive.org/web/20200921155055/http://ecorev.org/spip.php?article641|site=Revue Critique d'Écologie Politique|lieu=|date=7 janvier 2008}}.</ref>
</blockquote>
[[Fichier:Wikimania_stallman_keynote2.jpg|alt=Photo de Richard Stallman lors du premier rassemblement Wikimania de 2005|vignette|<small>Figure 23. Photo de Richard Stallman lors du premier rassemblement internationnal du mouvement Wikimédia en 2005.</small>|gauche|300x300px]]
Dans cette lutte et avec le seul [[w:fr: Nom de domaine|nom de domaine]] non commercial parmi le top 100 des sites les plus fréquentés du Web<ref>{{Lien web|auteur=Alexa|titre=Top sites|url=https://www.alexa.com/topsites|consulté le=}}.</ref>, la galaxie Wikimédia apparait donc comme un des derniers lieux numériques de liberté, de partage et d'égalité. Un lieu qui, de plus, est connu mondialement, grâce au succès des plus de 350 déclinaisons linguistiques de Wikipédia, mais sans pour autant récolter d'informations sur l’identité et le comportement des internautes. Une nouvelle information importante donc, quand on sait que cette pratique est considérée, par certains, comme un « nouvel or noir » pompé du Web, pendant que d’autres préfèrent parler de « capitalisme 3.0<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Philippe|nom1=Escande|prénom2=Sandrine|nom2=Cassini|titre=Bienvenue dans le capitalisme 3.0|éditeur=Albin Michel|date=2015|isbn=978-2-226-31914-2|oclc=954080043}}.</ref> » ou de « capitalisme de surveillance<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Christophe|nom1=Masutti|prénom2=Francesca|nom2=Musiani|titre=Affaires privées : aux sources du capitalisme de surveillance|éditeur=Caen : C&F éditions|collection=Société numérique|date=2020|isbn=978-2-37662-004-4|oclc=1159990604|consulté le=}}.</ref><ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Shoshana|nom1=Zuboff|titre=L'âge du capitalisme de surveillance|éditeur=Zulma|date=2020|isbn=978-2-84304-926-2|oclc=1199962619}}.</ref> ».
Évidemment, les enjeux de cette lutte sont difficiles à comprendre. La complexité de l’infrastructure informatique, mais également le fait que tout cela s'inscrit dans une révolution que [[w:fr: Rémy Rieffel|Rémy Rieffel]] décrit comme « instable et ambivalente, simultanément porteuse de promesse, et lourde de menaces », ne facilitent pas les choses. Cela d'autant plus que tout cela se place « dans un contexte dans lequel s’affrontent des valeurs d’émancipation, et d’ouverture d’un côté et des stratégies de contrôle et de domination de l’autre<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Rémy|nom1=Rieffel|titre=Révolution numérique, révolution culturelle ?|passage=20|lieu=|éditeur=Folio|date=2014|pages totales=|isbn=978-2-07-045172-2|oclc=953333541|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref> » .
En fait d’ambivalence, il est surprenant d'apprendre, par exemple, que Jimmy Wales, créateur de Wikipédia et de la Fondation Wikimédia, est un adepte de l’[[w:fr:Objectivisme (Ayn Rand)|objectivisme]], alors que cette philosophie voit le capitalisme, comme un idéal de société<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Ayn|nom1=Rand|prénom2=Nathaniel|nom2=Branden|prénom3=Alan|nom3=Greenspan|prénom4=Robert|nom4=Hessen|titre=Capitalism: the unknown ideal|date=2013|isbn=978-0-451-14795-0|oclc=1052843511|consulté le=}}.</ref>, et l’égoïsme rationnel, comme une morale. Puis, concernant l'instabilité du numérique, il y a ces appels répétés de [[w:fr:Tim Berners-Lee|Tim Berners-Lee]] au sujet de la « [[w:fr:Redécentralisation d'Internet|redécentralisation]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Liat Clark|titre=Tim Berners-Lee : we need to re-decentralise the web|url=https://web.archive.org/web/20201111164058/https://www.wired.co.uk/article/tim-berners-lee-reclaim-the-web|site=Wired UK|éditeur=|date=6 February 2014|consulté le=}}.</ref> » et de la « régulation<ref>{{Lien web|auteur=Elsa Trujillo|titre=Tim Berners-Lee, inventeur du Web, appelle à la régulation de Facebook, Google et Twitter|url=https://web.archive.org/web/20201129111413/https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/03/12/32001-20180312ARTFIG00179-tim-berners-lee-inventeur-du-web-appelle-a-la-regulation-de-facebook-google-et-twitter.php|site=Le figaro|éditeur=|date=12/03/2018|consulté le=}}.</ref> » d'un espace web qu'il avait conçu dans un esprit tout à fait opposé. Quant aux pionniers d'Internet, ils n'ont probablement pas imaginé que leur création permettrait un jour, à des milliards d’[[w:Internet des objets|objets connectés]], de rapporter, rien qu'en France et en 2021, plus de 2,6 milliards d’euros<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Tristan Gaudiaut|titre=Infographie: L'essor de l'Internet des objets|url=https://web.archive.org/web/20211004110619/https://fr.statista.com/infographie/24353/chiffre-affaires-marche-iot-objets-connectes-france/|site=Statista Infographies|date=30 sept. 2021|consulté le=}}.</ref>.
Concernant le contrôle et au-delà de ce qui est opéré par les firmes commerciales, c'est bien sûr du côté des États qu'il faut porter son attention. Face à un mouvement émancipateur comme l'est Wikimédia, par moins de 18 pays ont déjà [[w:Censure_de_Wikipédia|censuré Wikipédia]] et parfois même l'ensemble des projets frères. Ce fut le cas par exemple pour la Turquie, la Russie, l'Iran, mais également le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, et c'est même le cas de manière permanente en Chine, depuis 2004<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Christine Siméone|titre=Censurée en Turquie et en Chine, remise en cause en Russie, ces pays qui en veulent à Wikipédia|url=https://web.archive.org/web/20200225091639/https://www.franceinter.fr/societe/censuree-en-turquie-et-en-chine-remise-en-cause-en-russe-ces-pays-qui-remettent-wikipedia-en-cause|site=France Inter|lieu=|date=2019-12-26|consulté le=}}.</ref>.
Dans certains cas, des procédures juridiques ont été utilisées pour intimider les membres du mouvement. C'est arrivé en France lorsque le directeur de l'association Wikimédia fut menacé de poursuites pénales par la [[w:Direction_générale_de_la_Sécurité_intérieure|Direction Centrale du Renseignement Intérieur]], après un refus de supprimer un article qui traitait d’une station militaire dans Wikipédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Stéphane Moccozet|titre=Une station hertzienne militaire du Puy-de-Dôme au cœur d'un désaccord entre Wikipédia et la DCRI|url=https://web.archive.org/web/20201124101244/https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/2013/04/06/un-station-hertzienne-militaire-du-puy-de-dome-au-coeur-d-un-desaccord-entre-wipikedia-et-la-dcri-229791.html|site=France 3 Auvergne-Rhône-Alpes|lieu=|date=06/04/2013|consulté le=}}.</ref>. Par chance, ce qui s'est passé en France ne dépassa pas le stade de l'intimidation. En [[w:Biélorussie|Biélorussie]] cependant, [[w:Mark_Bernstein|Mark Bernstein]], un contributeur aux projets Wikimédia, fut condamné à quinze jours de prison ferme, assortis de trois ans d’assignation à résidence, pour des propos tenus au sujet de la guerre en Ukraine<ref>{{Lien web|titre=Entrepreneur, Activist Mark Bernstein Detained In Minsk - Charter'97 :: News from Belarus - Belarusian News - Republic of Belarus - Minsk|url=https://web.archive.org/web/20220312011414/https://charter97.org/en/news/2022/3/11/458592/|site=Charter97|date=2022-03-11|consulté le=|auteur=Charter97}}.</ref>. Tout cela alors qu'actuellement, ce sont les conservateurs à la tête des États-Unis qui « veulent la peau de Wikipédia » en cherchant à obtenir l'identité réelle de certains contributeurs<ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Les conservateurs veulent la peau de Wikipédia|url=https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/veille-sanitaire/veille-sanitaire-du-mardi-09-septembre-2025-3262622|site=France Inter|date=2025-09-09|consulté le=2026-04-23}}</ref>.
[[Fichier:Davide_Dormino_-_Anything_to_say.jpg|alt=Davide Dormino prenant place sur sa sculpture debout sur une chaise à côté de trois lanceurs d'alertes|vignette|<small>Figure 24. Sculpture en bronze de Davide Dormino intitulée ''[[w:Anything_to_say?|Anything to say?]]'' à l’honneur des trois lanceurs d’alertes que sont de gauche à droite : Edward Snowden, Julian Assange et Chelsea Manning.</small>|350x350px]]
Le contrôle et le non-respect de la vie privée font ainsi appel à la figure emblématique du [[w:fr:Lanceur d'alerte|lanceur ou de la lanceuse d'alerte]], dont la posture contestataire fait penser aux personnes actives dans la contre-culture des années 1960. Parmi ceux-ci, on dit de [[w:Julian Assange|Julian Assange]], [[w:Edward Snowden|Edward Snowden]] et [[w:Chelsea Manning|Chelsea Manning]], qu'ils « ont perdu leur liberté pour défendre la nôtre<ref>{{Lien web|titre=Berlin: Des statues à l'effigie des lanceurs d'alerte Snowden, Manning et Assange|url=https://web.archive.org/web/20230326124921/https://www.20minutes.fr/insolite/1601039-20150504-berlin-statues-effigie-lanceurs-alerte-snowden-manning-assange|site=20minutes.fr|date=04/05/2015|consulté le=|auteur=B.D.}}.</ref> ». De manière similaire, on pourrait donc aussi dire que les Wikimédiens [[w:Aaron Swartz|Aaron Swartz]], [[w:Bassel Khartabil|Bassel Khartabil]], [[w:Pavel_Pernikov|Pavel Pernikov]], [[w:Ihor_Kostenko|Ihor Kostenko]] et [[w:Mark_Bernstein|Mark Bernstein]], se sont sacrifiés pour la liberté, le partage et la vérité.
Dans Wikimédia et comme ce fut expliqué dans l'introduction de cet ouvrage, une alerte peut prendre la forme d'un [[m:Requests_for_comment/fr|appel à commentaires]] en réaction à une décision ou une situation observée au sein du mouvement. C'est même là une pratique institutionnalisée, qui fait l'objet d'une procédure d'accompagnement et de suivi<ref>{{Lien web|langue=|titre=Appels à commentaires|url=https://meta.wikimedia.org/wiki/Requests_for_comment/fr|site=|consulté le=|auteur=Meta-Wiki}}</ref>. Toutes ces alertes concernent les dérives de certains projets, mais également de la Fondation et de certaines associations, qui peinent parfois à respecter les pratiques et les valeurs développées dans la partie en ligne. Ce qui n'empêche toutefois pas les projets éditoriaux d'avoir leurs propres [[w:Wikipédia:Règles_et_recommandations|règles et des recommandations]], ni de voir apparaitre, en 2020 et dans l'ensemble du mouvement, un [[m:Universal_Code_of_Conduct/fr|code de conduite universel]], qui détermine le « référentiel minimum des comportements acceptables et inacceptables »<ref>{{Lien web|titre=Policy:Universal Code of Conduct/fr|url=https://web.archive.org/web/20251007061014/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Policy:Universal_Code_of_Conduct/fr|site=|date=|consulté le=|auteur=Wikimedia Foundation Governance Wiki}}.</ref>.
L'idéologie transmise à Wikimédia, décrite en partie par Steven Levy dans son ouvrage ''L’Éthique des hackers''<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Steven|nom1=Levy|prénom2=Gilles|nom2=Tordjman|titre=L'éthique des hackers|éditeur=Globe|date=2013|isbn=978-2-211-20410-1|oclc=844898302}}.</ref>, est donc plus subtile qu'un simple refus d'autorité. Dans un esprit de partage, d'ouverture, de transparence, de liberté, d'égalité et d'autonomie, c'est une structure très complexe, tout en étant cosmopolite et mondiale, que le mouvement réussit à mettre en place. Une organisation qui, comme nous allons le découvrir dans la deuxième partie de ce livre, est très inspirante dans la manière de faire communauté, au sein d'un monde toujours plus global et numérique.{{AutoCat}}
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Lionel Scheepmans
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
[[Fichier:Wikimedia-logo black.svg|vignette|150x150px|<small>Figure 20. Logos Wikimédia.</small>]]
Au terme de cette première partie d’ouvrage, il devient évident que la révolution numérique, que l’on considère généralement comme une révolution technique, fut aussi, et peut-être avant tout, une révolution sociale et culturelle. Quant à l'histoire de Wikimédia, reprise ici depuis les origines de son encyclopédie jusqu'à l'apparition de ses organismes affiliés, elle nous fit découvrir comment les idées de [[w:Contre-culture_des_années_1960|la contre-culture des années 1960]] furent transmises au mouvement.
[[Fichier:Peace sign.svg|vignette|150x150px|<small>Figure 21. Logo hippie.</small>]]
En cas de doute, observons encore que Richard Stallman, celui qui a créé les concepts de licence et d'encyclopédie libre, fut désigné par certains comme le gourou de la contre-culture hacker<ref>{{Ouvrage|auteur=|prénom1=Divers|nom1=auteurs|titre=L'Éthique Hacker|passage=11|éditeur=U.C.H Pour la Liberté|date=Version 9.3|pages totales=56|lire en ligne=https://web.archive.org/web/20211031170831/https://repo.zenk-security.com/Others/L%20Ethique%20Hacker.pdf}}.</ref> et le père du système d’exploitation hippie<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Gavin Clarke|titre=Stallman's GNU at 30: The hippie OS that foresaw the rise of Apple — and is now trying to take it on|url=https://web.archive.org/web/20230602214539/https://www.theregister.com/2013/10/07/stallman_thiry_years_gnu/|site=Theregister|date=7 Oct 2013|consulté le=}}.</ref>. Une culture hippie, dont il est aussi troublant de constater que le renversement de son logo ressemble étrangement à celui du mouvement Wikimédia.
Incontestablement et au travers du mouvement des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc bien hérité des valeurs produites par les mouvements sociaux des années 1960. Des valeurs qui aujourd'hui contrastent fortement avec la marchandisation et la capitalisation du monde, dont l'espace web ne fait jamais que refléter ce qui se passe dans le reste de la société humaine. Or, ce phénomène ne date pas d'hier. En 2008 déjà, [[w:fr: André Gorz|André Gorz]], ce philosophe parmi les pères de la [[w:fr: Décroissance|décroissance]]<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=David|nom1=Murray|prénom2=Cédric|nom2=Biagini|prénom3=Pierre|nom3=Thiesset|prénom4=Cyberlibris|nom4=ScholarVox International|titre=Aux origines de la décroissance: cinquante penseurs|date=2017|isbn=978-2-89719-329-4|isbn2=978-2-89719-330-0|isbn3=978-2-89719-331-7|oclc=1248948596}}.</ref> et théoricien de l’[[w:fr: Écologie politique|écologie politique]]<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=André|nom1=Gorz|titre=Ecologie et politique: nouv. ed. et remaniee.|éditeur=Éditions du Seuil|date=1978|isbn=978-2-02-004771-5|oclc=796186896}}.</ref>, constatait déjà que :
<blockquote>
La lutte engagée entre les "logiciels propriétaires" et les "logiciels libres" [...] a été le coup d’envoi du conflit central de l’époque. Il s’étend et se prolonge dans la lutte contre la marchandisation de richesses premières – la terre, les semences, le génome, les biens culturels, les savoirs et compétences communs, constitutifs de la culture du quotidien et qui sont les préalables de l’existence d’une société. De la tournure que prendra cette lutte dépend la forme civilisée ou barbare que prendra la sortie du capitalisme. <ref>{{Lien web|langue=|auteur=André Gorz|titre=Le travail dans la sortie du capitalisme|url=https://web.archive.org/web/20200921155055/http://ecorev.org/spip.php?article641|site=Revue Critique d'Écologie Politique|lieu=|date=7 janvier 2008}}.</ref>
</blockquote>
[[Fichier:Wikimania_stallman_keynote2.jpg|alt=Photo de Richard Stallman lors du premier rassemblement Wikimania de 2005|vignette|<small>Figure 22. Photo de Richard Stallman lors du premier rassemblement internationnal du mouvement Wikimédia en 2005.</small>|gauche]]
Dans cette lutte et avec le seul [[w:fr: Nom de domaine|nom de domaine]] non commercial parmi le top 100 des sites les plus fréquentés du Web<ref>{{Lien web|auteur=Alexa|titre=Top sites|url=https://www.alexa.com/topsites|consulté le=}}.</ref>, la galaxie Wikimédia apparait donc comme un des derniers lieux numériques de liberté, de partage et d'égalité. Un lieu qui, de plus, est connu mondialement, grâce au succès des plus de 350 déclinaisons linguistiques de Wikipédia, mais sans pour autant récolter d'informations sur l’identité et le comportement des internautes. Une nouvelle information importante donc, quand on sait que cette pratique est considérée, par certains, comme un « nouvel or noir » pompé du Web, pendant que d’autres préfèrent parler de « capitalisme 3.0<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Philippe|nom1=Escande|prénom2=Sandrine|nom2=Cassini|titre=Bienvenue dans le capitalisme 3.0|éditeur=Albin Michel|date=2015|isbn=978-2-226-31914-2|oclc=954080043}}.</ref> » ou de « capitalisme de surveillance<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Christophe|nom1=Masutti|prénom2=Francesca|nom2=Musiani|titre=Affaires privées : aux sources du capitalisme de surveillance|éditeur=Caen : C&F éditions|collection=Société numérique|date=2020|isbn=978-2-37662-004-4|oclc=1159990604|consulté le=}}.</ref><ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Shoshana|nom1=Zuboff|titre=L'âge du capitalisme de surveillance|éditeur=Zulma|date=2020|isbn=978-2-84304-926-2|oclc=1199962619}}.</ref> ».
Évidemment, les enjeux de cette lutte sont difficiles à comprendre. La complexité de l’infrastructure informatique, mais également le fait que tout cela s'inscrit dans une révolution que [[w:fr: Rémy Rieffel|Rémy Rieffel]] décrit comme « instable et ambivalente, simultanément porteuse de promesse, et lourde de menaces », ne facilitent pas les choses. Cela d'autant plus que tout cela se place « dans un contexte dans lequel s’affrontent des valeurs d’émancipation, et d’ouverture d’un côté et des stratégies de contrôle et de domination de l’autre<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Rémy|nom1=Rieffel|titre=Révolution numérique, révolution culturelle ?|passage=20|lieu=|éditeur=Folio|date=2014|pages totales=|isbn=978-2-07-045172-2|oclc=953333541|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref> » .
En fait d’ambivalence, il est surprenant d'apprendre, par exemple, que Jimmy Wales, créateur de Wikipédia et de la Fondation Wikimédia, est un adepte de l’[[w:fr:Objectivisme (Ayn Rand)|objectivisme]], alors que cette philosophie voit le capitalisme, comme un idéal de société<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Ayn|nom1=Rand|prénom2=Nathaniel|nom2=Branden|prénom3=Alan|nom3=Greenspan|prénom4=Robert|nom4=Hessen|titre=Capitalism: the unknown ideal|date=2013|isbn=978-0-451-14795-0|oclc=1052843511|consulté le=}}.</ref>, et l’égoïsme rationnel, comme une morale. Puis, concernant l'instabilité du numérique, il y a ces appels répétés de [[w:fr:Tim Berners-Lee|Tim Berners-Lee]] au sujet de la « [[w:fr:Redécentralisation d'Internet|redécentralisation]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Liat Clark|titre=Tim Berners-Lee : we need to re-decentralise the web|url=https://web.archive.org/web/20201111164058/https://www.wired.co.uk/article/tim-berners-lee-reclaim-the-web|site=Wired UK|éditeur=|date=6 February 2014|consulté le=}}.</ref> » et de la « régulation<ref>{{Lien web|auteur=Elsa Trujillo|titre=Tim Berners-Lee, inventeur du Web, appelle à la régulation de Facebook, Google et Twitter|url=https://web.archive.org/web/20201129111413/https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/03/12/32001-20180312ARTFIG00179-tim-berners-lee-inventeur-du-web-appelle-a-la-regulation-de-facebook-google-et-twitter.php|site=Le figaro|éditeur=|date=12/03/2018|consulté le=}}.</ref> » d'un espace web qu'il avait conçu dans un esprit tout à fait opposé. Quant aux pionniers d'Internet, ils n'ont probablement pas imaginé que leur création permettrait un jour, à des milliards d’[[w:Internet des objets|objets connectés]], de rapporter, rien qu'en France et en 2021, plus de 2,6 milliards d’euros<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Tristan Gaudiaut|titre=Infographie: L'essor de l'Internet des objets|url=https://web.archive.org/web/20211004110619/https://fr.statista.com/infographie/24353/chiffre-affaires-marche-iot-objets-connectes-france/|site=Statista Infographies|date=30 sept. 2021|consulté le=}}.</ref>.
Concernant le contrôle et au-delà de ce qui est opéré par les firmes commerciales, c'est bien sûr du côté des États qu'il faut porter son attention. Face à un mouvement émancipateur comme l'est Wikimédia, par moins de 18 pays ont déjà [[w:Censure_de_Wikipédia|censuré Wikipédia]] et parfois même l'ensemble des projets frères. Ce fut le cas par exemple pour la Turquie, la Russie, l'Iran, mais également le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, et c'est même le cas de manière permanente en Chine, depuis 2004<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Christine Siméone|titre=Censurée en Turquie et en Chine, remise en cause en Russie, ces pays qui en veulent à Wikipédia|url=https://web.archive.org/web/20200225091639/https://www.franceinter.fr/societe/censuree-en-turquie-et-en-chine-remise-en-cause-en-russe-ces-pays-qui-remettent-wikipedia-en-cause|site=France Inter|lieu=|date=2019-12-26|consulté le=}}.</ref>.
Dans certains cas, des procédures juridiques ont été utilisées pour intimider les membres du mouvement. C'est arrivé en France lorsque le directeur de l'association Wikimédia fut menacé de poursuites pénales par la [[w:Direction_générale_de_la_Sécurité_intérieure|Direction Centrale du Renseignement Intérieur]], après un refus de supprimer un article qui traitait d’une station militaire dans Wikipédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Stéphane Moccozet|titre=Une station hertzienne militaire du Puy-de-Dôme au cœur d'un désaccord entre Wikipédia et la DCRI|url=https://web.archive.org/web/20201124101244/https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/2013/04/06/un-station-hertzienne-militaire-du-puy-de-dome-au-coeur-d-un-desaccord-entre-wipikedia-et-la-dcri-229791.html|site=France 3 Auvergne-Rhône-Alpes|lieu=|date=06/04/2013|consulté le=}}.</ref>. Par chance, ce qui s'est passé en France ne dépassa pas le stade de l'intimidation. En [[w:Biélorussie|Biélorussie]] cependant, [[w:Mark_Bernstein|Mark Bernstein]], un contributeur aux projets Wikimédia, fut condamné à quinze jours de prison ferme, assortis de trois ans d’assignation à résidence, pour des propos tenus au sujet de la guerre en Ukraine<ref>{{Lien web|titre=Entrepreneur, Activist Mark Bernstein Detained In Minsk - Charter'97 :: News from Belarus - Belarusian News - Republic of Belarus - Minsk|url=https://web.archive.org/web/20220312011414/https://charter97.org/en/news/2022/3/11/458592/|site=Charter97|date=2022-03-11|consulté le=|auteur=Charter97}}.</ref>. Tout cela alors qu'actuellement, ce sont les conservateurs à la tête des États-Unis qui « veulent la peau de Wikipédia » en cherchant à obtenir l'identité réelle de certains contributeurs<ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Les conservateurs veulent la peau de Wikipédia|url=https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/veille-sanitaire/veille-sanitaire-du-mardi-09-septembre-2025-3262622|site=France Inter|date=2025-09-09|consulté le=2026-04-23}}</ref>.
[[Fichier:Davide_Dormino_-_Anything_to_say.jpg|alt=Davide Dormino prenant place sur sa sculpture debout sur une chaise à côté de trois lanceurs d'alertes|vignette|<small>Figure 23. Sculpture en bronze de Davide Dormino intitulée ''[[w:Anything_to_say?|Anything to say?]]'' à l’honneur des trois lanceurs d’alertes que sont de gauche à droite : Edward Snowden, Julian Assange et Chelsea Manning.</small>]]
Le contrôle et le non-respect de la vie privée font ainsi appel à la figure emblématique du [[w:fr:Lanceur d'alerte|lanceur ou de la lanceuse d'alerte]], dont la posture contestataire fait penser aux personnes actives dans la contre-culture des années 1960. Parmi ceux-ci, on dit de [[w:Julian Assange|Julian Assange]], [[w:Edward Snowden|Edward Snowden]] et [[w:Chelsea Manning|Chelsea Manning]], qu'ils « ont perdu leur liberté pour défendre la nôtre<ref>{{Lien web|titre=Berlin: Des statues à l'effigie des lanceurs d'alerte Snowden, Manning et Assange|url=https://web.archive.org/web/20230326124921/https://www.20minutes.fr/insolite/1601039-20150504-berlin-statues-effigie-lanceurs-alerte-snowden-manning-assange|site=20minutes.fr|date=04/05/2015|consulté le=|auteur=B.D.}}.</ref> ». De manière similaire, on pourrait donc aussi dire que les Wikimédiens [[w:Aaron Swartz|Aaron Swartz]], [[w:Bassel Khartabil|Bassel Khartabil]], [[w:Pavel_Pernikov|Pavel Pernikov]], [[w:Ihor_Kostenko|Ihor Kostenko]] et [[w:Mark_Bernstein|Mark Bernstein]], se sont sacrifiés pour la liberté, le partage et la vérité.
Dans Wikimédia et comme ce fut expliqué dans l'introduction de cet ouvrage, une alerte peut prendre la forme d'un [[m:Requests_for_comment/fr|appel à commentaires]] en réaction à une décision ou une situation observée au sein du mouvement. C'est même là une pratique institutionnalisée, qui fait l'objet d'une procédure d'accompagnement et de suivi<ref>{{Lien web|langue=|titre=Appels à commentaires|url=https://meta.wikimedia.org/wiki/Requests_for_comment/fr|site=|consulté le=|auteur=Meta-Wiki}}</ref>. Toutes ces alertes concernent les dérives de certains projets, mais également de la Fondation et de certaines associations, qui peinent parfois à respecter les pratiques et les valeurs développées dans la partie en ligne. Ce qui n'empêche toutefois pas les projets éditoriaux d'avoir leurs propres [[w:Wikipédia:Règles_et_recommandations|règles et des recommandations]], ni de voir apparaitre, en 2020 et dans l'ensemble du mouvement, un [[m:Universal_Code_of_Conduct/fr|code de conduite universel]], qui détermine le « référentiel minimum des comportements acceptables et inacceptables »<ref>{{Lien web|titre=Policy:Universal Code of Conduct/fr|url=https://web.archive.org/web/20251007061014/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Policy:Universal_Code_of_Conduct/fr|site=|date=|consulté le=|auteur=Wikimedia Foundation Governance Wiki}}.</ref>.
L'idéologie transmise à Wikimédia, décrite en partie par Steven Levy dans son ouvrage ''L’Éthique des hackers''<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Steven|nom1=Levy|prénom2=Gilles|nom2=Tordjman|titre=L'éthique des hackers|éditeur=Globe|date=2013|isbn=978-2-211-20410-1|oclc=844898302}}.</ref>, est donc plus subtile qu'un simple refus d'autorité. Dans un esprit de partage, d'ouverture, de transparence, de liberté, d'égalité et d'autonomie, c'est une structure très complexe, tout en étant cosmopolite et mondiale, que le mouvement réussit à mettre en place. Une organisation qui, comme nous allons le découvrir dans la deuxième partie de ce livre, est très inspirante dans la manière de faire communauté, au sein d'un monde toujours plus global et numérique.{{AutoCat}}
no79prn2b0a32piukw6j364oz2j9pkz
765667
765650
2026-05-01T04:44:57Z
Lionel Scheepmans
20012
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
[[Fichier:Wikimedia-logo black.svg|vignette|150x150px|<small>Figure 20. Logos Wikimédia.</small>]]
Au terme de cette première partie d’ouvrage, il devient évident que la révolution numérique, que l’on considère généralement comme une révolution technique, fut aussi, et peut-être avant tout, une révolution sociale et culturelle. Quant à l'histoire de Wikimédia, reprise ici depuis les origines de son encyclopédie jusqu'à l'apparition de ses organismes affiliés, elle nous fit découvrir comment les idées de [[w:Contre-culture_des_années_1960|la contre-culture des années 1960]] furent transmises au mouvement.
[[Fichier:Peace sign.svg|vignette|150x150px|<small>Figure 21. Logo hippie.</small>]]
En cas de doute, observons encore que Richard Stallman, celui qui a créé les concepts de licence et d'encyclopédie libre, fut désigné par certains comme le gourou de la contre-culture hacker<ref>{{Ouvrage|auteur=|prénom1=Divers|nom1=auteurs|titre=L'Éthique Hacker|passage=11|éditeur=U.C.H Pour la Liberté|date=Version 9.3|pages totales=56|lire en ligne=https://web.archive.org/web/20211031170831/https://repo.zenk-security.com/Others/L%20Ethique%20Hacker.pdf}}.</ref> et le père du système d’exploitation hippie<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Gavin Clarke|titre=Stallman's GNU at 30: The hippie OS that foresaw the rise of Apple — and is now trying to take it on|url=https://web.archive.org/web/20230602214539/https://www.theregister.com/2013/10/07/stallman_thiry_years_gnu/|site=Theregister|date=7 Oct 2013|consulté le=}}.</ref>. Une culture hippie, dont il est aussi troublant de constater que le renversement de son logo ressemble étrangement à celui du mouvement Wikimédia.
Incontestablement et au travers du mouvement des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc bien hérité des valeurs produites par les mouvements sociaux des années 1960. Des valeurs qui aujourd'hui contrastent fortement avec la marchandisation et la capitalisation du monde, dont l'espace web ne fait jamais que refléter ce qui se passe dans le reste de la société humaine. Or, ce phénomène ne date pas d'hier. En 2008 déjà, [[w:fr: André Gorz|André Gorz]], ce philosophe parmi les pères de la [[w:fr: Décroissance|décroissance]]<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=David|nom1=Murray|prénom2=Cédric|nom2=Biagini|prénom3=Pierre|nom3=Thiesset|prénom4=Cyberlibris|nom4=ScholarVox International|titre=Aux origines de la décroissance: cinquante penseurs|date=2017|isbn=978-2-89719-329-4|isbn2=978-2-89719-330-0|isbn3=978-2-89719-331-7|oclc=1248948596}}.</ref> et théoricien de l’[[w:fr: Écologie politique|écologie politique]]<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=André|nom1=Gorz|titre=Ecologie et politique: nouv. ed. et remaniee.|éditeur=Éditions du Seuil|date=1978|isbn=978-2-02-004771-5|oclc=796186896}}.</ref>, constatait déjà que :
<blockquote>
La lutte engagée entre les "logiciels propriétaires" et les "logiciels libres" [...] a été le coup d’envoi du conflit central de l’époque. Il s’étend et se prolonge dans la lutte contre la marchandisation de richesses premières – la terre, les semences, le génome, les biens culturels, les savoirs et compétences communs, constitutifs de la culture du quotidien et qui sont les préalables de l’existence d’une société. De la tournure que prendra cette lutte dépend la forme civilisée ou barbare que prendra la sortie du capitalisme. <ref>{{Lien web|langue=|auteur=André Gorz|titre=Le travail dans la sortie du capitalisme|url=https://web.archive.org/web/20200921155055/http://ecorev.org/spip.php?article641|site=Revue Critique d'Écologie Politique|lieu=|date=7 janvier 2008}}.</ref>
</blockquote>
[[Fichier:Wikimania_stallman_keynote2.jpg|alt=Photo de Richard Stallman lors du premier rassemblement Wikimania de 2005|vignette|<small>Figure 22. Photo de Richard Stallman lors du premier rassemblement internationnal du mouvement Wikimédia en 2005.</small>|gauche]]
Dans cette lutte et avec le seul [[w:fr: Nom de domaine|nom de domaine]] non commercial parmi le top 100 des sites les plus fréquentés du Web<ref>{{Lien web|auteur=Alexa|titre=Top sites|url=https://www.alexa.com/topsites|consulté le=}}.</ref>, la galaxie Wikimédia apparait donc comme un des derniers lieux numériques de liberté, de partage et d'égalité. Un lieu qui, de plus, est connu mondialement, grâce au succès des plus de 350 déclinaisons linguistiques de Wikipédia, mais sans pour autant récolter d'informations sur l’identité et le comportement des internautes. Une nouvelle information importante donc, quand on sait que cette pratique est considérée, par certains, comme un « nouvel or noir » pompé du Web, pendant que d’autres préfèrent parler de « capitalisme 3.0<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Philippe|nom1=Escande|prénom2=Sandrine|nom2=Cassini|titre=Bienvenue dans le capitalisme 3.0|éditeur=Albin Michel|date=2015|isbn=978-2-226-31914-2|oclc=954080043}}.</ref> » ou de « capitalisme de surveillance<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Christophe|nom1=Masutti|prénom2=Francesca|nom2=Musiani|titre=Affaires privées : aux sources du capitalisme de surveillance|éditeur=Caen : C&F éditions|collection=Société numérique|date=2020|isbn=978-2-37662-004-4|oclc=1159990604|consulté le=}}.</ref><ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Shoshana|nom1=Zuboff|titre=L'âge du capitalisme de surveillance|éditeur=Zulma|date=2020|isbn=978-2-84304-926-2|oclc=1199962619}}.</ref> ».
Évidemment, les enjeux de cette lutte sont difficiles à comprendre. La complexité de l’infrastructure informatique, mais également le fait que tout cela s'inscrit dans une révolution que [[w:fr: Rémy Rieffel|Rémy Rieffel]] décrit comme « instable et ambivalente, simultanément porteuse de promesse, et lourde de menaces », ne facilitent pas les choses. Cela d'autant plus que tout cela se place « dans un contexte dans lequel s’affrontent des valeurs d’émancipation, et d’ouverture d’un côté et des stratégies de contrôle et de domination de l’autre<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Rémy|nom1=Rieffel|titre=Révolution numérique, révolution culturelle ?|passage=20|lieu=|éditeur=Folio|date=2014|pages totales=|isbn=978-2-07-045172-2|oclc=953333541|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref> » .
En fait d’ambivalence, il est surprenant d'apprendre, par exemple, que Jimmy Wales, créateur de Wikipédia et de la Fondation Wikimédia, est un adepte de l’[[w:fr:Objectivisme (Ayn Rand)|objectivisme]], alors que cette philosophie voit le capitalisme, comme un idéal de société<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Ayn|nom1=Rand|prénom2=Nathaniel|nom2=Branden|prénom3=Alan|nom3=Greenspan|prénom4=Robert|nom4=Hessen|titre=Capitalism: the unknown ideal|date=2013|isbn=978-0-451-14795-0|oclc=1052843511|consulté le=}}.</ref>, et l’égoïsme rationnel, comme une morale. Puis, concernant l'instabilité du numérique, il y a ces appels répétés de [[w:fr:Tim Berners-Lee|Tim Berners-Lee]] au sujet de la « [[w:fr:Redécentralisation d'Internet|redécentralisation]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Liat Clark|titre=Tim Berners-Lee : we need to re-decentralise the web|url=https://web.archive.org/web/20201111164058/https://www.wired.co.uk/article/tim-berners-lee-reclaim-the-web|site=Wired UK|éditeur=|date=6 February 2014|consulté le=}}.</ref> » et de la « régulation<ref>{{Lien web|auteur=Elsa Trujillo|titre=Tim Berners-Lee, inventeur du Web, appelle à la régulation de Facebook, Google et Twitter|url=https://web.archive.org/web/20201129111413/https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/03/12/32001-20180312ARTFIG00179-tim-berners-lee-inventeur-du-web-appelle-a-la-regulation-de-facebook-google-et-twitter.php|site=Le figaro|éditeur=|date=12/03/2018|consulté le=}}.</ref> » d'un espace web qu'il avait conçu dans un esprit tout à fait opposé. Quant aux pionniers d'Internet, ils n'ont probablement pas imaginé que leur création permettrait un jour, à des milliards d’[[w:Internet des objets|objets connectés]], de rapporter, rien qu'en France et en 2021, plus de 2,6 milliards d’euros<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Tristan Gaudiaut|titre=Infographie: L'essor de l'Internet des objets|url=https://web.archive.org/web/20211004110619/https://fr.statista.com/infographie/24353/chiffre-affaires-marche-iot-objets-connectes-france/|site=Statista Infographies|date=30 sept. 2021|consulté le=}}.</ref>.
Concernant le contrôle et au-delà de ce qui est opéré par les firmes commerciales, c'est bien sûr du côté des États qu'il faut porter son attention. Face à un mouvement émancipateur comme l'est Wikimédia, par moins de 18 pays ont déjà [[w:Censure_de_Wikipédia|censuré Wikipédia]] et parfois même l'ensemble des projets frères. Ce fut le cas par exemple pour la Turquie, la Russie, l'Iran, mais également le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, et c'est même le cas de manière permanente en Chine, depuis 2004<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Christine Siméone|titre=Censurée en Turquie et en Chine, remise en cause en Russie, ces pays qui en veulent à Wikipédia|url=https://web.archive.org/web/20200225091639/https://www.franceinter.fr/societe/censuree-en-turquie-et-en-chine-remise-en-cause-en-russe-ces-pays-qui-remettent-wikipedia-en-cause|site=France Inter|lieu=|date=2019-12-26|consulté le=}}.</ref>.
Dans certains cas, des procédures juridiques ont été utilisées pour intimider les membres du mouvement. C'est arrivé en France lorsque le directeur de l'association Wikimédia fut menacé de poursuites pénales par la [[w:Direction_générale_de_la_Sécurité_intérieure|Direction Centrale du Renseignement Intérieur]], après un refus de supprimer un article qui traitait d’une station militaire dans Wikipédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Stéphane Moccozet|titre=Une station hertzienne militaire du Puy-de-Dôme au cœur d'un désaccord entre Wikipédia et la DCRI|url=https://web.archive.org/web/20201124101244/https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/2013/04/06/un-station-hertzienne-militaire-du-puy-de-dome-au-coeur-d-un-desaccord-entre-wipikedia-et-la-dcri-229791.html|site=France 3 Auvergne-Rhône-Alpes|lieu=|date=06/04/2013|consulté le=}}.</ref>. Par chance, ce qui s'est passé en France ne dépassa pas le stade de l'intimidation. En [[w:Biélorussie|Biélorussie]] cependant, [[w:Mark_Bernstein|Mark Bernstein]], un contributeur aux projets Wikimédia, fut condamné à quinze jours de prison ferme, assortis de trois ans d’assignation à résidence, pour des propos tenus au sujet de la guerre en Ukraine<ref>{{Lien web|titre=Entrepreneur, Activist Mark Bernstein Detained In Minsk - Charter'97 :: News from Belarus - Belarusian News - Republic of Belarus - Minsk|url=https://web.archive.org/web/20220312011414/https://charter97.org/en/news/2022/3/11/458592/|site=Charter97|date=2022-03-11|consulté le=|auteur=Charter97}}.</ref>. Tout cela alors qu'actuellement, ce sont les conservateurs à la tête des États-Unis qui « veulent la peau de Wikipédia » en cherchant à obtenir l'identité réelle de certains contributeurs<ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Les conservateurs veulent la peau de Wikipédia|url=https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/veille-sanitaire/veille-sanitaire-du-mardi-09-septembre-2025-3262622|site=France Inter|date=2025-09-09|consulté le=2026-04-23}}</ref>.
[[Fichier:Davide_Dormino_-_Anything_to_say.jpg|alt=Davide Dormino prenant place sur sa sculpture debout sur une chaise à côté de trois lanceurs d'alertes|vignette|<small>Figure 23. Sculpture en bronze de Davide Dormino intitulée ''[[w:Anything_to_say?|Anything to say?]]'' à l’honneur des trois lanceurs d’alertes que sont de gauche à droite : Edward Snowden, Julian Assange et Chelsea Manning.</small>]]
Le contrôle et le non-respect de la vie privée font ainsi appel à la figure emblématique du [[w:fr:Lanceur d'alerte|lanceur ou de la lanceuse d'alerte]], dont la posture contestataire fait penser aux personnes actives dans la contre-culture des années 1960. Parmi ceux-ci, on dit de [[w:Julian Assange|Julian Assange]], [[w:Edward Snowden|Edward Snowden]] et [[w:Chelsea Manning|Chelsea Manning]], qu'ils « ont perdu leur liberté pour défendre la nôtre<ref>{{Lien web|titre=Berlin: Des statues à l'effigie des lanceurs d'alerte Snowden, Manning et Assange|url=https://web.archive.org/web/20230326124921/https://www.20minutes.fr/insolite/1601039-20150504-berlin-statues-effigie-lanceurs-alerte-snowden-manning-assange|site=20minutes.fr|date=04/05/2015|consulté le=|auteur=B.D.}}.</ref> ». De manière similaire, on pourrait donc aussi dire que les Wikimédiens [[w:Aaron Swartz|Aaron Swartz]], [[w:Bassel Khartabil|Bassel Khartabil]], [[w:Pavel_Pernikov|Pavel Pernikov]], [[w:Ihor_Kostenko|Ihor Kostenko]] et [[w:Mark_Bernstein|Mark Bernstein]], se sont sacrifiés pour la liberté, le partage et la vérité.
Dans Wikimédia et comme ce fut expliqué dans l'introduction de cet ouvrage, une alerte peut prendre la forme d'un [[m:Requests_for_comment/fr|appel à commentaires]] en réaction à une décision ou une situation observée au sein du mouvement. C'est même là une pratique institutionnalisée, qui fait l'objet d'une procédure d'accompagnement et de suivi<ref>{{Lien web|langue=|titre=Appels à commentaires|url=https://meta.wikimedia.org/wiki/Requests_for_comment/fr|site=|consulté le=|auteur=Meta-Wiki}}</ref>. Toutes ces alertes concernent les dérives de certains projets, mais également de la Fondation et de certaines associations, qui peinent parfois à respecter les pratiques et les valeurs développées dans la partie en ligne. Ce qui n'empêche toutefois pas les projets éditoriaux d'avoir leurs propres [[w:Wikipédia:Règles_et_recommandations|règles et des recommandations]], ni de voir apparaitre, en 2020 et dans l'ensemble du mouvement, un [[m:Universal_Code_of_Conduct/fr|code de conduite universel]], qui détermine le « référentiel minimum des comportements acceptables et inacceptables<ref>{{Lien web|titre=Policy:Universal Code of Conduct/fr|url=https://web.archive.org/web/20251007061014/https://foundation.wikimedia.org/wiki/Policy:Universal_Code_of_Conduct/fr|site=|date=|consulté le=|auteur=Wikimedia Foundation Governance Wiki}}.</ref> ».
L'idéologie transmise à Wikimédia, décrite en partie par Steven Levy dans son ouvrage ''L’Éthique des hackers''<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Steven|nom1=Levy|prénom2=Gilles|nom2=Tordjman|titre=L'éthique des hackers|éditeur=Globe|date=2013|isbn=978-2-211-20410-1|oclc=844898302}}.</ref>, est donc plus subtile qu'un simple refus d'autorité. Dans un esprit de partage, d'ouverture, de transparence, de liberté, d'égalité et d'autonomie, c'est une structure très complexe, tout en étant cosmopolite et mondiale, que le mouvement réussit à mettre en place. Une organisation qui, comme nous allons le découvrir dans la deuxième partie de ce livre, est très inspirante dans la manière de faire communauté, au sein d'un monde toujours plus global et numérique.{{AutoCat}}
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Le mouvement Wikimédia/Cosmographie du mouvement Wikimédia
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Lionel Scheepmans
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
[[Fichier:Strategy Graphic.pdf|vignette|400x400px|<small>Figure 25. Graphique en anglais illustrant la complexité de l’écosystème Wikimédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Ophelia Noor|titre=La Galaxie Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20200927075333/http://owni.fr/2011/01/15/2011/01/15/infographie-la-galaxie-wikimedia/index.html|site=Wikimedia Commons|lieu=|date=15 janvier 2011|consulté le=}}.</ref>.</small>]]
Voici venu le moment de faire une présentation « cosmographique » de Wikimédia, ou pour le dire autrement, de présenter une sorte d’organigramme du mouvement en m’inspirant du mot galaxie, utilisé lors du dixième anniversaire du projet Wikipédia<ref>{{Article|langue=|prénom1=Nathalie|nom1=Savary|titre=La galaxie Wikimédia|périodique=Le Débat|volume=170|numéro=3|date=2012|issn=0246-2346|pages=138}}.</ref>. Pour ma part, la découverte de cette galaxie a débuté en surfant d’un projet Wikimédia à l’autre, avec l’intention de découvrir tout ce qui se cache dans l’ombre de la planète Wikipédia. Après quoi, il me restait à découvrir toute la partie hors ligne du mouvement. Ce que je fis à partir du 10 octobre 2011, en rejoignant les membres fondateurs de l’association Wikimédia Belgique<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Wikimedia Belgium/Members|url=https://web.archive.org/web/20210305220128/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikimedia_Belgium%2FMembers&oldid=2979592|consulté le=}}.</ref>.
Lors de mes aventures, j’ai découvert que les activités hors ligne et en ligne au sein du mouvement évoluaient dans deux sphères et environnements différents, dans lesquels j'ai pu observer des organisations et des comportements parfois très divergents<ref>{{Lien web|auteur=Lionel Scheepmans|titre=Wikimania et les différences entre les cultures en ligne et hors ligne|url=https://web.archive.org/web/20210526053609/https://diff.wikimedia.org/fr/2015/05/12/wikimania-et-les-differences-entre-les-cultures-en-ligne-et-hors-ligne/|site=Diff|année=05/05/2015|consulté le=}}.</ref>. Certaines [[w:fr:Dissonance cognitive|dissonances cognitives]] me sont même apparues, mais sans que je puisse pour autant déduire qu'il existe de réelles incohérences au sein du mouvement. Ce qui est dû, je pense, à une forte adhésion générale au projet commun, que représente le libre partage de la somme des connaissances<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimédia|titre=Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20201102041842/https://www.wikimedia.org/|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
Au fil du temps, j’en suis venu à percevoir dans Wikimédia, une sorte de représentation miniature de cette hypercomplexité<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Lars|nom1=Qvortrup|titre=The hypercomplex Society|éditeur=Peter Lang|date=2003|isbn=978-0-8204-5704-8|oclc=59322051}}.</ref> qui caractérise notre société globale et numérique, depuis le début du XXIᵉ siècle. L’étude de l'organisation du mouvement me permit d'ailleurs de mieux comprendre les enjeux de la mondialisation structurelle et de la globalisation économique<ref>{{Lien web|auteur=Cynthia Ghorra-Gobin|titre=Notion en débat : mondialisation et globalisation|url=https://web.archive.org/web/20210127234505/http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/notion-a-la-une/mondialisation-globalisation|site=Géoconfluences|lieu=|date=20/12/2017|consulté le=}}.</ref>, apparues sous de nouvelles formes, suite au développement d’Internet. En offrant dans cette deuxième partie d’ouvrage, une vue d’ensemble de ce mouvement international, j’espère enfin aider ses membres à s’y retrouver plus facilement. Quant aux autres lecteurs, ils trouveront dans cette présentation, une belle occasion de découvrir à quoi peut ressembler, aujourd'hui, une organisation cosmopolite, internationale, interculturelle, et fortement connectée grâce à l'usage d'Internet.
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
[[Fichier:Strategy Graphic.pdf|vignette|400x400px|<small>Figure 25. Graphique en anglais illustrant la complexité de l’écosystème Wikimédia<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Ophelia Noor|titre=La Galaxie Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20200927075333/http://owni.fr/2011/01/15/2011/01/15/infographie-la-galaxie-wikimedia/index.html|site=Wikimedia Commons|lieu=|date=15 janvier 2011|consulté le=}}.</ref>.</small>]]
Voici venu le moment de faire une présentation « cosmographique » de Wikimédia, ou pour le dire autrement, de présenter une sorte d’organigramme du mouvement en m’inspirant du mot galaxie, utilisé lors du dixième anniversaire du projet Wikipédia<ref>{{Article|langue=|prénom1=Nathalie|nom1=Savary|titre=La galaxie Wikimédia|périodique=Le Débat|volume=170|numéro=3|date=2012|issn=0246-2346|pages=138}}.</ref>. Pour ma part, la découverte de cette galaxie a débuté en surfant d’un projet Wikimédia à l’autre, avec l’intention de découvrir tout ce qui se cache dans l’ombre de la planète Wikipédia. Après quoi, il me restait à découvrir toute la partie hors ligne du mouvement. Ce que je fis à partir du 10 octobre 2011, en rejoignant les membres fondateurs de l’association Wikimédia Belgique<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Wikimedia Belgium/Members|url=https://web.archive.org/web/20210305220128/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikimedia_Belgium%2FMembers&oldid=2979592|consulté le=}}.</ref>.
Lors de mes aventures, j’ai découvert que les activités hors ligne et en ligne au sein du mouvement évoluaient dans deux sphères et environnements différents, dans lesquels j'ai pu observer des organisations et des comportements parfois très divergents<ref>{{Lien web|auteur=Lionel Scheepmans|titre=Wikimania et les différences entre les cultures en ligne et hors ligne|url=https://web.archive.org/web/20210526053609/https://diff.wikimedia.org/fr/2015/05/12/wikimania-et-les-differences-entre-les-cultures-en-ligne-et-hors-ligne/|site=Diff|année=05/05/2015|consulté le=}}.</ref>. Certaines [[w:fr:Dissonance cognitive|dissonances cognitives]] me sont même apparues, mais sans que je puisse pour autant déduire qu'il existe de réelles incohérences au sein du mouvement. Ce qui est dû, je pense, à une forte adhésion générale au projet commun, que représente le libre partage de la somme des connaissances<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimédia|titre=Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20201102041842/https://www.wikimedia.org/|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
Au fil du temps, j’en suis venu à percevoir dans Wikimédia, une sorte de représentation miniature de cette hypercomplexité<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Lars|nom1=Qvortrup|titre=The hypercomplex Society|éditeur=Peter Lang|date=2003|isbn=978-0-8204-5704-8|oclc=59322051}}.</ref> qui caractérise notre société globale et numérique, depuis le début du XXIᵉ siècle. L’étude de l'organisation du mouvement me permit d'ailleurs de mieux comprendre les enjeux de la mondialisation structurelle et de la globalisation économique<ref>{{Lien web|auteur=Cynthia Ghorra-Gobin|titre=Notion en débat : mondialisation et globalisation|url=https://web.archive.org/web/20210127234505/http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/notion-a-la-une/mondialisation-globalisation|site=Géoconfluences|lieu=|date=20/12/2017|consulté le=}}.</ref>, apparues sous de nouvelles formes, suite au développement d’Internet. En offrant dans cette deuxième partie d’ouvrage, une vue d’ensemble de ce mouvement international, j’espère enfin aider ses membres à s’y retrouver plus facilement. Quant aux autres lecteurs, ils trouveront dans cette présentation, une belle occasion de découvrir à quoi peut ressembler, aujourd'hui, une organisation cosmopolite, internationale, interculturelle, et fortement connectée grâce à l'usage d'Internet.
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
[[Fichier:Strategy Graphic.pdf|vignette|400x400px|<small>Figure 25. Graphique en anglais illustrant la complexité de l’écosystème Wikimédia.</small>]]
Voici venu le moment de faire une présentation « cosmographique » de Wikimédia, ou pour le dire autrement, de présenter une sorte d’organigramme du mouvement en m’inspirant du mot galaxie, utilisé lors du dixième anniversaire du projet Wikipédia<ref>{{Article|langue=|prénom1=Nathalie|nom1=Savary|titre=La galaxie Wikimédia|périodique=Le Débat|volume=170|numéro=3|date=2012|issn=0246-2346|pages=138}}.</ref>. Pour ma part, la découverte de cette galaxie a débuté en surfant d’un projet Wikimédia à l’autre, avec l’intention de découvrir tout ce qui se cache dans l’ombre de la planète Wikipédia. Après quoi, il me restait à découvrir toute la partie hors ligne du mouvement. Ce que je fis à partir du 10 octobre 2011, en rejoignant les membres fondateurs de l’association Wikimédia Belgique<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Wikimedia Belgium/Members|url=https://web.archive.org/web/20210305220128/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikimedia_Belgium%2FMembers&oldid=2979592|consulté le=}}.</ref>.
Lors de mes aventures, j’ai découvert que les activités hors ligne et en ligne au sein du mouvement évoluaient dans deux sphères et environnements différents, dans lesquels j'ai pu observer des organisations et des comportements parfois très divergents<ref>{{Lien web|auteur=Lionel Scheepmans|titre=Wikimania et les différences entre les cultures en ligne et hors ligne|url=https://web.archive.org/web/20210526053609/https://diff.wikimedia.org/fr/2015/05/12/wikimania-et-les-differences-entre-les-cultures-en-ligne-et-hors-ligne/|site=Diff|année=05/05/2015|consulté le=}}.</ref>. Certaines [[w:fr:Dissonance cognitive|dissonances cognitives]] me sont même apparues, mais sans que je puisse pour autant déduire qu'il existe de réelles incohérences au sein du mouvement. Ce qui est dû, je pense, à une forte adhésion générale au projet commun, que représente le libre partage de la somme des connaissances<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimédia|titre=Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20201102041842/https://www.wikimedia.org/|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
Au fil du temps, j’en suis venu à percevoir dans Wikimédia, une sorte de représentation miniature de cette hypercomplexité<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Lars|nom1=Qvortrup|titre=The hypercomplex Society|éditeur=Peter Lang|date=2003|isbn=978-0-8204-5704-8|oclc=59322051}}.</ref> qui caractérise notre société globale et numérique, depuis le début du XXIᵉ siècle. L’étude de l'organisation du mouvement me permit d'ailleurs de mieux comprendre les enjeux de la mondialisation structurelle et de la globalisation économique<ref>{{Lien web|auteur=Cynthia Ghorra-Gobin|titre=Notion en débat : mondialisation et globalisation|url=https://web.archive.org/web/20210127234505/http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/notion-a-la-une/mondialisation-globalisation|site=Géoconfluences|lieu=|date=20/12/2017|consulté le=}}.</ref>, apparues sous de nouvelles formes, suite au développement d’Internet. En offrant dans cette deuxième partie d’ouvrage, une vue d’ensemble de ce mouvement international, j’espère enfin aider ses membres à s’y retrouver plus facilement. Quant aux autres lecteurs, ils trouveront dans cette présentation, une belle occasion de découvrir à quoi peut ressembler, aujourd'hui, une organisation cosmopolite, internationale, interculturelle, et fortement connectée grâce à l'usage d'Internet.
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
[[Fichier:Strategy Graphic.pdf|vignette|400x400px|<small>Figure 25. Graphique en anglais illustrant la complexité de l’écosystème Wikimédia.</small>]]
Voici venu le moment de faire une présentation « cosmographique » de Wikimédia, ou pour le dire autrement, de présenter une sorte d’organigramme du mouvement en m’inspirant du mot galaxie, utilisé lors du dixième anniversaire du projet Wikipédia<ref>{{Article|langue=|prénom1=Nathalie|nom1=Savary|titre=La galaxie Wikimédia|périodique=Le Débat|volume=170|numéro=3|date=2012|issn=0246-2346|pages=138}}.</ref>. Pour ma part, la découverte de cette galaxie a débuté en surfant d’un projet Wikimédia à l’autre, avec l’intention de découvrir tout ce qui se cache dans l’ombre de la planète Wikipédia. Après quoi, il me restait à découvrir toute la partie hors ligne du mouvement. Ce que je fis à partir du 10 octobre 2011, en rejoignant les membres fondateurs de l’association Wikimédia Belgique<ref>{{Lien web|auteur=Méta-Wiki|titre=Wikimedia Belgium/Members|url=https://web.archive.org/web/20210305220128/https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Wikimedia_Belgium%2FMembers&oldid=2979592|consulté le=}}.</ref>.
Lors de mes aventures, j’ai découvert que les activités hors ligne et en ligne au sein du mouvement évoluaient dans deux sphères et environnements différents, dans lesquels j'ai pu observer des organisations et des comportements parfois très divergents<ref>{{Lien web|auteur=Lionel Scheepmans|titre=Wikimania et les différences entre les cultures en ligne et hors ligne|url=https://web.archive.org/web/20210526053609/https://diff.wikimedia.org/fr/2015/05/12/wikimania-et-les-differences-entre-les-cultures-en-ligne-et-hors-ligne/|site=Diff|année=05/05/2015|consulté le=}}.</ref>. Certaines [[w:fr:Dissonance cognitive|dissonances cognitives]] me sont même apparues, mais sans que je puisse pour autant déduire qu'il existe de réelles incohérences au sein du mouvement. Ce qui est dû, je pense, à une forte adhésion générale au projet commun, que représente le libre partage de la somme des connaissances<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Wikimédia|titre=Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20201102041842/https://www.wikimedia.org/|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
Au fil du temps, j’en suis venu à percevoir dans Wikimédia, une sorte de représentation miniature de cette hypercomplexité<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Lars|nom1=Qvortrup|titre=The hypercomplex Society|éditeur=Peter Lang|date=2003|isbn=978-0-8204-5704-8|oclc=59322051}}.</ref> qui caractérise notre société globale et numérique, depuis le début du XXIᵉ siècle. L’étude de l'organisation du mouvement me permit d'ailleurs de mieux comprendre les enjeux de la mondialisation structurelle et de la globalisation économique<ref>{{Lien web|auteur=Cynthia Ghorra-Gobin|titre=Notion en débat : mondialisation et globalisation|url=https://web.archive.org/web/20210127234505/http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/notion-a-la-une/mondialisation-globalisation|site=Géoconfluences|lieu=|date=20/12/2017|consulté le=}}.</ref>, apparues sous de nouvelles formes, suite au développement d’Internet. En offrant dans cette deuxième partie d’ouvrage, une vue d’ensemble de ce mouvement international, j’espère enfin aider ses membres à s’y retrouver plus facilement. Quant aux autres lecteurs, ils trouveront dans cette présentation, une belle occasion de découvrir à quoi peut ressembler, aujourd'hui, une organisation cosmopolite, internationale, interculturelle, et fortement connectée grâce à l'usage d'Internet.
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Le mouvement Wikimédia/Le mouvement du logiciel libre
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Lionel Scheepmans
20012
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
L’un des premiers épisodes de la préhistoire de Wikipédia et du mouvement Wikimédia débuta en septembre 1983, lorsqu’un programmeur du ''[[w:fr:Massachusetts Institute of Technology|Massachusetts Institute of Technology]]'', appelé [[w:fr:Richard Stallman|Richard Stallman]], déposa un message sur la liste de diffusion net.unix-wizards. C’était un appel d’aide pour la création de [[w:Projet GNU|GNU]], un nouveau [[w:fr:Système d'exploitation|système d’exploitation]] qui devait réunir une suite de programmes que tout le monde pourrait utiliser librement sur son ordinateur personnel<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Richard M|nom1=Stallman|prénom2=Sam|nom2=Williams|titre=Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée|éditeur=Eyrolles|date=2013|oclc=708380925|lire en ligne=https://framabook.org/docs/stallman/framabook6_stallman_v1_gnu-fdl.pdf|consulté le=}}.</ref>. Dans son message transmis via [[w:Arpanet|ARPANET]], le premier réseau informatique à grande échelle qui précéda Internet, Stallman s’exprimait de la sorte<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Richard Stallman|titre=Système d'exploitation GNU – Annonce initiale|url=https://web.archive.org/web/20010106133800/http://www.gnu.org:80/gnu/initial-announcement.fr.html|site=GNU|date=3 décembre 2000|consulté le=}}.</ref>.
<blockquote>
Je considère comme une [[w:Règle d'or|règle d’or]] que si j’apprécie un programme je dois le partager avec d’autres personnes qui l’apprécient. Je ne peux pas en bonne conscience signer un accord de non-divulgation ni un accord de licence de logiciel. Afin de pouvoir continuer d'utiliser les ordinateurs sans violer mes principes, j’ai décidé de rassembler une quantité suffisante de logiciels libres, de manière à pouvoir m’en tirer sans aucun logiciel qui ne soit pas libre.
</blockquote>
Le projet de Stallman, qui reçut le soutien nécessaire à son accomplissement, marqua ainsi le début de l’[[w:Histoire_du_logiciel_libre|histoire du logiciel libre]]. Quant à la quantité d’aide fournie, elle permet de croire que Richard Stallman n’était pas seul à voir l’arrivée des [[w:Logiciel propriétaire|logiciels propriétaires]] d’un mauvais œil. Car pour les membres du projet GNU et du mouvement du logiciel libre en général, un bon programme informatique doit respecter ces quatre libertés fondamentales<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Karl Pradène|titre=Qu'est-ce que le logiciel libre ?|url=https://web.archive.org/web/20000511101640/http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html|site=GNU|date=6 mai 2000|consulté le=}}.</ref> :
<blockquote>
1. La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages.
2. La liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos besoins.
3. La liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre voisin.
4. La liberté d’améliorer le programme, et de publier vos améliorations, pour en faire profiter toute la communauté.
</blockquote>
[[w:Histoire_du_logiciel_libre|Lors de l'apparition du logiciel libre]], le marché de l’informatique était de fait en pleine mutation. L'habituel partage des codes informatiques entre les rares étudiants ou chercheurs, qui bénéficiaient d’un accès à un ordinateur, faisait l'objet d'une remise en question. Ce changement faisait notamment suite au [[w:Copyright_Act_(1976)|Copyright Act]] de 1976, une nouvelle loi qui autorisait l'application d'un [[w:Droit_d'auteur|droit d'auteur]] sur le code informatique, et donc qui permettait d'en interdire le partage ou la réutilisation sans autorisation. Des [[w:Clause_de_confidentialité|clauses de confidentialité]] ont ainsi fait leur apparition, pendant que les employés des firmes informatiques étaient nouvellement soumis à des contrats de confidentialité. C'était la fin de l’entraide et de la solidarité pratiquées chez les pionniers de l’informatique. À sa place s'installaient la concurrence et la compétitivité, bien connues dans le système capitaliste marchand.
[[Fichier:Commodore64withdisk.jpg|alt=Commodore 64 avec disquette et lecteur|gauche|vignette|<small>Figure 4. Commodore 64 avec disquette et lecteur.</small>|300x300px]]
Cette mutation coïncidait avec l’arrivée des premiers ordinateurs de taille réduite. Grâce à l’apparition des premiers [[w:Circuits_intégrés|circuits intégrés]], les premiers exemplaires avaient en effet été créés par l’industrie aérospatiale au début des années 1960. Cependant, il fallut attendre le début des années 1980 pour que le prix d’un ordinateur soit suffisamment bas pour en faire un [[w:Bien_de_grande_consommation|bien de grande consommation]]. En 1982, le [[w:Commodore 64|Commodore 64]] entrait ainsi dans le [[w:Livre_Guinness_des_records|livre Guinness des records]], avec plus de 17 millions d’exemplaires vendus dans le monde<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Brandon Griggs|titre=The Commodore 64, that '80 s computer icon, lives again|url=https://web.archive.org/web/20200706161515/http://edition.cnn.com/2011/TECH/gaming.gadgets/05/09/commodore.64.reborn|site=CNN|date=May 9, 2011|consulté le=}}.</ref>. Mais avant cela, en 1981, l’''[[w:fr:IBM PC|IBM Personal Computer]]'' avait déjà fait son apparition, en proposant une [[w:Architecture_(informatique)|architecture]] ouverte qui allait servir de modèle pour toute une gamme d’ordinateurs que l’on désigne toujours aujourd’hui par l’acronyme « PC ».
Pour faire fonctionner ses nouveaux modèles d'ordinateurs, la société IBM avait confié à l’entreprise [[w:Microsoft|Microsoft]], créée en 1975, la mission de les équiper d’un système d’exploitation. Le contrat signé entre les deux firmes fut une véritable aubaine pour le fournisseur des programmes informatiques. Car sans s'en apercevoir, et sans jamais anticiper que son matériel serait cloné à grande échelle, IBM avait en effet permis à Microsoft d'établir un monopole dans la vente de logiciels. Cela fut condamné pour [[w:Abus_de_position_dominante|abus de position dominante]]<ref name="Combier_2018_01_24">{{Lien web|langue=fr|auteur=Étienne Combier|titre=Abus de position dominante : les plus grosses amendes de la Commission européenne|url=https://web.archive.org/web/20230511110018/https://www.lesechos.fr/2018/01/abus-de-position-dominante-les-plus-grosses-amendes-de-la-commission-europeenne-982719|périodique=[[w:Les Échos|Les Échos]]|date=2018-01-24|consulté le=}}.</ref> et [[w:Vente_liée_de_logiciels_avec_du_matériel_informatique|vente liée du logiciel avec le matériel informatique]]<ref>{{Lien web|langue=fr|auteur=Marc Rees|titre=Pourquoi la justice européenne a sanctuarisé la vente liée PC et OS|url=https://web.archive.org/web/20230209112015/https://www.nextinpact.com/article/23625/101268-la-justice-europeenne-sanctuarise-vente-liee-pc-et-os|site=nextinpact.com|éditeur=[[w:Next INpact|Next INpact]]|date=2016-07-09|consulté le=}}.</ref>, mais sans pour autant empêcher [[w:Bill_Gates|Bill Gates]], le principal actionnaire de Microsoft, d'être l'homme le plus riche du monde en 1994.
[[Fichier:GNU_and_Tux.svg|alt=Mascotte du projet GNU à gauche et du projet Linux à droite.|vignette|<small>Figure 5. À gauche la mascotte du projet GNU ; à droite celle du projet Linux, appelée Tux.</small>]]
Toutefois, pendant que Microsoft renforçait sa position dominante, un nouvel événement majeur allait marquer l’histoire du logiciel libre. Celui-ci fut de nouveau déclenché par un appel à contribution, qui fut cette fois posté le vingt-cinq août 1991 par un jeune étudiant en informatique de 21 ans, appelé [[w:fr:Linus Torvalds|Linus Torvalds]]. Via le système de messagerie [[w:fr:Usenet|Usenet]], sa demande avait été postée dans une liste de diffusion consacrée au système d’exploitation [[w:fr:Minix|Minix]], une sorte d’[[w:UNIX|UNIX]] simplifié et développé dans un but didactique, par le programmeur [[w:fr:Andrew Tanenbaum|Andrew Tanenbaum]].
Loin d’imaginer que cela ferait de lui une nouvelle célébrité dans le monde du Libre<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Linus|nom1=Torvalds|prénom2=David|nom2=Diamond|prénom3=Olivier|nom3=Engler|titre=Il était une fois Linux|éditeur=Osman Eyrolles Multimédia|date=2001|isbn=978-2-7464-0321-5|oclc=48059105}}.</ref>, Torvalds entama son message par le paragraphe suivant<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Linus|nom1=Torvalds|prénom2=David|nom2=Diamond|titre=Just for fun : the story of an accidental revolutionary|éditeur=HarperBusiness|date=2002|isbn=978-0-06-662073-2|oclc=1049937833}}.</ref> :
<blockquote>
Je fais un système d’exploitation (gratuit) (juste un hobby, ne sera pas grand et professionnel comme gnu) pour les clones 386 (486) AT. Ce projet est en cours depuis avril et commence à se préparer. J’aimerais avoir un retour sur ce que les gens aiment ou n’aiment pas dans minix, car mon système d’exploitation lui ressemble un peu (même disposition physique du système de fichiers (pour des raisons pratiques) entre autres choses)<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''I'm doing a (free) operating system (just a hobby, won't be big and professional like gnu) for 386(486) AT clones. This has been brewing since april, and is starting to get ready. I'd like any feedback on things people like/dislike in minix, as my OS resembles it somewhat (same physical layout of the file-system (due to practical reasons)among other things) ».''</ref>.
</blockquote>
Bien qu’il fût présenté comme un passe-temps, le projet qui répondait au nom de « [[w:fr:Noyau Linux|Linux]] », fut rapidement soutenu par des milliers de programmeurs du monde entier, avant de devenir la pièce manquante du projet GNU. En effet, les contributeurs au projet de Stallman n’avaient pas encore terminé l’écriture du code informatique du [[w:noyau_de_système_d'exploitation|noyau]] [[w:GNU Hurd|Hurd]], alors qu'il était censé établir la communication entre la [[w:Suite_logicielle|suite logicielle]] produite par GNU et le [[w:Matériel informatique|matériel informatique]]. C'est donc la fusion des codes produits par les projets GNU et Linux qui permit la création du premier système complet, stable et entièrement libre baptisé [[w:GNU/Linux|GNU/Linux]].
[[Fichier:Debian-OpenLogo.svg|gauche|vignette|<small>Figure 6. Logo du système d’exploitation Debian.</small>|264x264px]]
Au départ de ce nouveau système informatique, de nombreuses variantes, que l’on nomme communément « [[w:Distribution_Linux|distributions]] », furent créées par des programmeurs de tous horizons. L’une de celles-ci s’intitule [[w:fr:Debian|Debian]] et tire sa réputation d'être simultanément libre, gratuite, très fiable et produite par une communauté sans lien direct avec une société commerciale<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Christophe|nom1=Lazaro|titre=La liberte logicielle|passage=|lieu=|éditeur=Academia Bruylant|collection=Anthropologie Prospective|date=2012|pages totales=56|isbn=978-2-87209-861-3|oclc=1104281978}}.</ref>. Quatre qualités qui expliquent pourquoi, Debian est à la base de plus de 150 distributions dérivées, et que de nombreuses organisations l'utilisent, comme le fait la [[w:Wikimedia_Foundation|Fondation Wikimédia]] sur [[metawiki:Wikimedia_servers/fr|les serveurs]] qui hébergent les projets qu'elle supporte<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=Serveurs Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20251113214321/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_servers/fr|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
Grâce à la naissance des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc la possibilité de faire tourner ses serveurs informatiques, avec un système d’exploitation fiable, libre et gratuit. Comme son [[w:Code_source|code source]] est ouvert, cela permet aussi à la Fondation Wikimédia de le modifier pour répondre aux besoins spécifiques du mouvement. À la suite de quoi, et selon les règles formulées par la [[w:Communauté_du_logiciel_libre|communauté du logiciel libre]], les modifications faites par la Fondation deviennent à leur tour, gratuitement et librement, utilisables par d’autres personnes ou organismes.
À ce premier héritage reçu par le mouvement Wikimédia, et toujours en provenance des logiciels libres, s’ajoute encore une innovation méthodologique. Dans son article ''[[w:La_Cathédrale_et_le_Bazar|La Cathédrale et le Bazar]]''<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Eric Steven|nom1=Raymond|titre=Cathedral and the bazaar|titre original=Cathedral and the bazaar|traduction titre=La cathédrale et le bazar|passage=|lieu=|éditeur=SnowBall Publishing|date=2010|pages totales=|isbn=978-1-60796-228-1|oclc=833142152|lire en ligne=}}.</ref>, [[w:Eric_Raymond|Eric Raymond]] mobilise en effet le terme « [[w:Cathédrale|cathédrale]] » pour désigner le mode de production des logiciels propriétaires, en opposition au mot « [[w:fr:Bazar|bazar]] », qu'il utilise pour qualifier le mode de développement des logiciels libres. D’un côté, il décrit une organisation pyramidale, rigide et statutairement hiérarchisée, comme on peut la voir souvent au sein des entreprises. Tandis que de l’autre, il parle d’une organisation horizontale, flexible et peu hiérarchisée, qu’il a lui-même expérimentée en adoptant le style de développement de Linus Torvalds, à savoir : « distribuez vite et souvent, déléguez tout ce que vous pouvez déléguer, soyez ouvert jusqu’à la promiscuité »<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Eric S. Raymond|traducteur=Sébastien Blondeel|titre=La cathédrale et le bazar|url=https://web.archive.org/web/20200203054716/http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar/cathedrale-bazar-1.html|site=Linux France|lieu=|date=1998|consulté le=}}.</ref>.
À l’instar de la métaphore du quartier numérique présentée dans le précédent chapitre, cette manière de décrire les projets open source nous aide donc ici à mieux comprendre ce qui se passe dans le mouvement Wikimédia. D'un côté, on retrouve effectivement cette « ouverture jusqu’à la promiscuité », dans le libre accès accordé aux projets Wikimédia, alors que de l'autre, tout le monde peut rejoindre les projets et associations Wikimédia. Ces deux observations corroborent ainsi l’existence d’un deuxième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre. Néanmoins, il nous reste encore à découvrir un phénomène négligé par Eric Raymond durant ses observations, et qui pourtant, a considérablement influencé l'histoire de la révolution numérique. Découvrons donc à présent, la licence libre et le mouvement de la [[w:Culture_libre|culture libre]], dont elle fut à l’origine.{{AutoCat}}
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Lionel Scheepmans
20012
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
L’un des premiers épisodes de la préhistoire de Wikipédia et du mouvement Wikimédia débuta en septembre 1983, lorsqu’un programmeur du ''[[w:fr:Massachusetts Institute of Technology|Massachusetts Institute of Technology]]'', appelé [[w:fr:Richard Stallman|Richard Stallman]], déposa un message sur la liste de diffusion net.unix-wizards. C’était un appel d’aide pour la création de [[w:Projet GNU|GNU]], un nouveau [[w:fr:Système d'exploitation|système d’exploitation]] qui devait réunir une suite de programmes que tout le monde pourrait utiliser librement sur son ordinateur personnel<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Richard M|nom1=Stallman|prénom2=Sam|nom2=Williams|titre=Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée|éditeur=Eyrolles|date=2013|oclc=708380925|lire en ligne=https://framabook.org/docs/stallman/framabook6_stallman_v1_gnu-fdl.pdf|consulté le=}}.</ref>. Dans son message transmis via [[w:Arpanet|ARPANET]], le premier réseau informatique à grande échelle qui précéda Internet, Stallman s’exprimait de la sorte<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Richard Stallman|titre=Système d'exploitation GNU – Annonce initiale|url=https://web.archive.org/web/20010106133800/http://www.gnu.org:80/gnu/initial-announcement.fr.html|site=GNU|date=3 décembre 2000|consulté le=}}.</ref>.
<blockquote>
Je considère comme une [[w:Règle d'or|règle d’or]] que si j’apprécie un programme je dois le partager avec d’autres personnes qui l’apprécient. Je ne peux pas en bonne conscience signer un accord de non-divulgation ni un accord de licence de logiciel. Afin de pouvoir continuer d'utiliser les ordinateurs sans violer mes principes, j’ai décidé de rassembler une quantité suffisante de logiciels libres, de manière à pouvoir m’en tirer sans aucun logiciel qui ne soit pas libre.
</blockquote>
Le projet de Stallman, qui reçut le soutien nécessaire à son accomplissement, marqua ainsi le début de l’[[w:Histoire_du_logiciel_libre|histoire du logiciel libre]]. Quant à la quantité d’aide fournie, elle permet de croire que Richard Stallman n’était pas seul à voir l’arrivée des [[w:Logiciel propriétaire|logiciels propriétaires]] d’un mauvais œil. Car pour les membres du projet GNU et du mouvement du logiciel libre en général, un bon programme informatique doit respecter ces quatre libertés fondamentales<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Karl Pradène|titre=Qu'est-ce que le logiciel libre ?|url=https://web.archive.org/web/20000511101640/http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html|site=GNU|date=6 mai 2000|consulté le=}}.</ref> :
<blockquote>
1. La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages.
2. La liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos besoins.
3. La liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre voisin.
4. La liberté d’améliorer le programme, et de publier vos améliorations, pour en faire profiter toute la communauté.
</blockquote>
[[w:Histoire_du_logiciel_libre|Lors de l'apparition du logiciel libre]], le marché de l’informatique était de fait en pleine mutation. L'habituel partage des codes informatiques entre les rares étudiants ou chercheurs, qui bénéficiaient d’un accès à un ordinateur, faisait l'objet d'une remise en question. Ce changement faisait notamment suite au [[w:Copyright_Act_(1976)|Copyright Act]] de 1976, une nouvelle loi qui autorisait l'application d'un [[w:Droit_d'auteur|droit d'auteur]] sur le code informatique, et donc qui permettait d'en interdire le partage ou la réutilisation sans autorisation. Des [[w:Clause_de_confidentialité|clauses de confidentialité]] ont ainsi fait leur apparition, pendant que les employés des firmes informatiques étaient nouvellement soumis à des contrats de confidentialité. C'était la fin de l’entraide et de la solidarité pratiquées chez les pionniers de l’informatique. À sa place s'installaient la concurrence et la compétitivité, bien connues dans le système capitaliste marchand.
[[Fichier:Commodore64withdisk.jpg|alt=Commodore 64 avec disquette et lecteur|gauche|vignette|<small>Figure 4. Commodore 64 avec disquette et lecteur.</small>]]
Cette mutation coïncidait avec l’arrivée des premiers ordinateurs de taille réduite. Grâce à l’apparition des premiers [[w:Circuits_intégrés|circuits intégrés]], les premiers exemplaires avaient en effet été créés par l’industrie aérospatiale au début des années 1960. Cependant, il fallut attendre le début des années 1980 pour que le prix d’un ordinateur soit suffisamment bas pour en faire un [[w:Bien_de_grande_consommation|bien de grande consommation]]. En 1982, le [[w:Commodore 64|Commodore 64]] entrait ainsi dans le [[w:Livre_Guinness_des_records|livre Guinness des records]], avec plus de 17 millions d’exemplaires vendus dans le monde<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Brandon Griggs|titre=The Commodore 64, that '80 s computer icon, lives again|url=https://web.archive.org/web/20200706161515/http://edition.cnn.com/2011/TECH/gaming.gadgets/05/09/commodore.64.reborn|site=CNN|date=May 9, 2011|consulté le=}}.</ref>. Mais avant cela, en 1981, l’''[[w:fr:IBM PC|IBM Personal Computer]]'' avait déjà fait son apparition, en proposant une [[w:Architecture_(informatique)|architecture]] ouverte qui allait servir de modèle pour toute une gamme d’ordinateurs que l’on désigne toujours aujourd’hui par l’acronyme « PC ».
Pour faire fonctionner ses nouveaux modèles d'ordinateurs, la société IBM avait confié à l’entreprise [[w:Microsoft|Microsoft]], créée en 1975, la mission de les équiper d’un système d’exploitation. Le contrat signé entre les deux firmes fut une véritable aubaine pour le fournisseur des programmes informatiques. Car sans s'en apercevoir, et sans jamais anticiper que son matériel serait cloné à grande échelle, IBM avait en effet permis à Microsoft d'établir un monopole dans la vente de logiciels. Cela fut condamné pour [[w:Abus_de_position_dominante|abus de position dominante]]<ref name="Combier_2018_01_24">{{Lien web|langue=fr|auteur=Étienne Combier|titre=Abus de position dominante : les plus grosses amendes de la Commission européenne|url=https://web.archive.org/web/20230511110018/https://www.lesechos.fr/2018/01/abus-de-position-dominante-les-plus-grosses-amendes-de-la-commission-europeenne-982719|périodique=[[w:Les Échos|Les Échos]]|date=2018-01-24|consulté le=}}.</ref> et [[w:Vente_liée_de_logiciels_avec_du_matériel_informatique|vente liée du logiciel avec le matériel informatique]]<ref>{{Lien web|langue=fr|auteur=Marc Rees|titre=Pourquoi la justice européenne a sanctuarisé la vente liée PC et OS|url=https://web.archive.org/web/20230209112015/https://www.nextinpact.com/article/23625/101268-la-justice-europeenne-sanctuarise-vente-liee-pc-et-os|site=nextinpact.com|éditeur=[[w:Next INpact|Next INpact]]|date=2016-07-09|consulté le=}}.</ref>, mais sans pour autant empêcher [[w:Bill_Gates|Bill Gates]], le principal actionnaire de Microsoft, d'être l'homme le plus riche du monde en 1994.
[[Fichier:GNU_and_Tux.svg|alt=Mascotte du projet GNU à gauche et du projet Linux à droite.|vignette|<small>Figure 5. À gauche la mascotte du projet GNU ; à droite celle du projet Linux, appelée Tux.</small>|300x300px]]
Toutefois, pendant que Microsoft renforçait sa position dominante, un nouvel événement majeur allait marquer l’histoire du logiciel libre. Celui-ci fut de nouveau déclenché par un appel à contribution, qui fut cette fois posté le vingt-cinq août 1991 par un jeune étudiant en informatique de 21 ans, appelé [[w:fr:Linus Torvalds|Linus Torvalds]]. Via le système de messagerie [[w:fr:Usenet|Usenet]], sa demande avait été postée dans une liste de diffusion consacrée au système d’exploitation [[w:fr:Minix|Minix]], une sorte d’[[w:UNIX|UNIX]] simplifié et développé dans un but didactique, par le programmeur [[w:fr:Andrew Tanenbaum|Andrew Tanenbaum]].
Loin d’imaginer que cela ferait de lui une nouvelle célébrité dans le monde du Libre<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Linus|nom1=Torvalds|prénom2=David|nom2=Diamond|prénom3=Olivier|nom3=Engler|titre=Il était une fois Linux|éditeur=Osman Eyrolles Multimédia|date=2001|isbn=978-2-7464-0321-5|oclc=48059105}}.</ref>, Torvalds entama son message par le paragraphe suivant<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Linus|nom1=Torvalds|prénom2=David|nom2=Diamond|titre=Just for fun : the story of an accidental revolutionary|éditeur=HarperBusiness|date=2002|isbn=978-0-06-662073-2|oclc=1049937833}}.</ref> :
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Je fais un système d’exploitation (gratuit) (juste un hobby, ne sera pas grand et professionnel comme gnu) pour les clones 386 (486) AT. Ce projet est en cours depuis avril et commence à se préparer. J’aimerais avoir un retour sur ce que les gens aiment ou n’aiment pas dans minix, car mon système d’exploitation lui ressemble un peu (même disposition physique du système de fichiers (pour des raisons pratiques) entre autres choses)<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''I'm doing a (free) operating system (just a hobby, won't be big and professional like gnu) for 386(486) AT clones. This has been brewing since april, and is starting to get ready. I'd like any feedback on things people like/dislike in minix, as my OS resembles it somewhat (same physical layout of the file-system (due to practical reasons)among other things) ».''</ref>.
</blockquote>
Bien qu’il fût présenté comme un passe-temps, le projet qui répondait au nom de « [[w:fr:Noyau Linux|Linux]] », fut rapidement soutenu par des milliers de programmeurs du monde entier, avant de devenir la pièce manquante du projet GNU. En effet, les contributeurs au projet de Stallman n’avaient pas encore terminé l’écriture du code informatique du [[w:noyau_de_système_d'exploitation|noyau]] [[w:GNU Hurd|Hurd]], alors qu'il était censé établir la communication entre la [[w:Suite_logicielle|suite logicielle]] produite par GNU et le [[w:Matériel informatique|matériel informatique]]. C'est donc la fusion des codes produits par les projets GNU et Linux qui permit la création du premier système complet, stable et entièrement libre baptisé [[w:GNU/Linux|GNU/Linux]].
[[Fichier:Debian-OpenLogo.svg|gauche|vignette|<small>Figure 6. Logo du système d’exploitation Debian.</small>|264x264px]]
Au départ de ce nouveau système informatique, de nombreuses variantes, que l’on nomme communément « [[w:Distribution_Linux|distributions]] », furent créées par des programmeurs de tous horizons. L’une de celles-ci s’intitule [[w:fr:Debian|Debian]] et tire sa réputation d'être simultanément libre, gratuite, très fiable et produite par une communauté sans lien direct avec une société commerciale<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Christophe|nom1=Lazaro|titre=La liberte logicielle|passage=|lieu=|éditeur=Academia Bruylant|collection=Anthropologie Prospective|date=2012|pages totales=56|isbn=978-2-87209-861-3|oclc=1104281978}}.</ref>. Quatre qualités qui expliquent pourquoi, Debian est à la base de plus de 150 distributions dérivées, et que de nombreuses organisations l'utilisent, comme le fait la [[w:Wikimedia_Foundation|Fondation Wikimédia]] sur [[metawiki:Wikimedia_servers/fr|les serveurs]] qui hébergent les projets qu'elle supporte<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=Serveurs Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20251113214321/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_servers/fr|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
Grâce à la naissance des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc la possibilité de faire tourner ses serveurs informatiques, avec un système d’exploitation fiable, libre et gratuit. Comme son [[w:Code_source|code source]] est ouvert, cela permet aussi à la Fondation Wikimédia de le modifier pour répondre aux besoins spécifiques du mouvement. À la suite de quoi, et selon les règles formulées par la [[w:Communauté_du_logiciel_libre|communauté du logiciel libre]], les modifications faites par la Fondation deviennent à leur tour, gratuitement et librement, utilisables par d’autres personnes ou organismes.
À ce premier héritage reçu par le mouvement Wikimédia, et toujours en provenance des logiciels libres, s’ajoute encore une innovation méthodologique. Dans son article ''[[w:La_Cathédrale_et_le_Bazar|La Cathédrale et le Bazar]]''<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Eric Steven|nom1=Raymond|titre=Cathedral and the bazaar|titre original=Cathedral and the bazaar|traduction titre=La cathédrale et le bazar|passage=|lieu=|éditeur=SnowBall Publishing|date=2010|pages totales=|isbn=978-1-60796-228-1|oclc=833142152|lire en ligne=}}.</ref>, [[w:Eric_Raymond|Eric Raymond]] mobilise en effet le terme « [[w:Cathédrale|cathédrale]] » pour désigner le mode de production des logiciels propriétaires, en opposition au mot « [[w:fr:Bazar|bazar]] », qu'il utilise pour qualifier le mode de développement des logiciels libres. D’un côté, il décrit une organisation pyramidale, rigide et statutairement hiérarchisée, comme on peut la voir souvent au sein des entreprises. Tandis que de l’autre, il parle d’une organisation horizontale, flexible et peu hiérarchisée, qu’il a lui-même expérimentée en adoptant le style de développement de Linus Torvalds, à savoir : « distribuez vite et souvent, déléguez tout ce que vous pouvez déléguer, soyez ouvert jusqu’à la promiscuité »<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Eric S. Raymond|traducteur=Sébastien Blondeel|titre=La cathédrale et le bazar|url=https://web.archive.org/web/20200203054716/http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar/cathedrale-bazar-1.html|site=Linux France|lieu=|date=1998|consulté le=}}.</ref>.
À l’instar de la métaphore du quartier numérique présentée dans le précédent chapitre, cette manière de décrire les projets open source nous aide donc ici à mieux comprendre ce qui se passe dans le mouvement Wikimédia. D'un côté, on retrouve effectivement cette « ouverture jusqu’à la promiscuité », dans le libre accès accordé aux projets Wikimédia, alors que de l'autre, tout le monde peut rejoindre les projets et associations Wikimédia. Ces deux observations corroborent ainsi l’existence d’un deuxième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre. Néanmoins, il nous reste encore à découvrir un phénomène négligé par Eric Raymond durant ses observations, et qui pourtant, a considérablement influencé l'histoire de la révolution numérique. Découvrons donc à présent, la licence libre et le mouvement de la [[w:Culture_libre|culture libre]], dont elle fut à l’origine.{{AutoCat}}
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Lionel Scheepmans
20012
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
L’un des premiers épisodes de la préhistoire de Wikipédia et du mouvement Wikimédia débuta en septembre 1983, lorsqu’un programmeur du ''[[w:fr:Massachusetts Institute of Technology|Massachusetts Institute of Technology]]'', appelé [[w:fr:Richard Stallman|Richard Stallman]], déposa un message sur la liste de diffusion net.unix-wizards. C’était un appel d’aide pour la création de [[w:Projet GNU|GNU]], un nouveau [[w:fr:Système d'exploitation|système d’exploitation]] qui devait réunir une suite de programmes que tout le monde pourrait utiliser librement sur son ordinateur personnel<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Richard M|nom1=Stallman|prénom2=Sam|nom2=Williams|titre=Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée|éditeur=Eyrolles|date=2013|oclc=708380925|lire en ligne=https://framabook.org/docs/stallman/framabook6_stallman_v1_gnu-fdl.pdf|consulté le=}}.</ref>. Dans son message transmis via [[w:Arpanet|ARPANET]], le premier réseau informatique à grande échelle qui précéda Internet, Stallman s’exprimait de la sorte<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Richard Stallman|titre=Système d'exploitation GNU – Annonce initiale|url=https://web.archive.org/web/20010106133800/http://www.gnu.org:80/gnu/initial-announcement.fr.html|site=GNU|date=3 décembre 2000|consulté le=}}.</ref>.
<blockquote>
Je considère comme une [[w:Règle d'or|règle d’or]] que si j’apprécie un programme je dois le partager avec d’autres personnes qui l’apprécient. Je ne peux pas en bonne conscience signer un accord de non-divulgation ni un accord de licence de logiciel. Afin de pouvoir continuer d'utiliser les ordinateurs sans violer mes principes, j’ai décidé de rassembler une quantité suffisante de logiciels libres, de manière à pouvoir m’en tirer sans aucun logiciel qui ne soit pas libre.
</blockquote>
Le projet de Stallman, qui reçut le soutien nécessaire à son accomplissement, marqua ainsi le début de l’[[w:Histoire_du_logiciel_libre|histoire du logiciel libre]]. Quant à la quantité d’aide fournie, elle permet de croire que Richard Stallman n’était pas seul à voir l’arrivée des [[w:Logiciel propriétaire|logiciels propriétaires]] d’un mauvais œil. Car pour les membres du projet GNU et du mouvement du logiciel libre en général, un bon programme informatique doit respecter ces quatre libertés fondamentales<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Karl Pradène|titre=Qu'est-ce que le logiciel libre ?|url=https://web.archive.org/web/20000511101640/http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html|site=GNU|date=6 mai 2000|consulté le=}}.</ref> :
<blockquote>
1. La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages.
2. La liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos besoins.
3. La liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre voisin.
4. La liberté d’améliorer le programme, et de publier vos améliorations, pour en faire profiter toute la communauté.
</blockquote>
[[w:Histoire_du_logiciel_libre|Lors de l'apparition du logiciel libre]], le marché de l’informatique était de fait en pleine mutation. L'habituel partage des codes informatiques entre les rares étudiants ou chercheurs, qui bénéficiaient d’un accès à un ordinateur, faisait l'objet d'une remise en question. Ce changement faisait notamment suite au [[w:Copyright_Act_(1976)|Copyright Act]] de 1976, une nouvelle loi qui autorisait l'application d'un [[w:Droit_d'auteur|droit d'auteur]] sur le code informatique, et donc qui permettait d'en interdire le partage ou la réutilisation sans autorisation. Des [[w:Clause_de_confidentialité|clauses de confidentialité]] ont ainsi fait leur apparition, pendant que les employés des firmes informatiques étaient nouvellement soumis à des contrats de confidentialité. C'était la fin de l’entraide et de la solidarité pratiquées chez les pionniers de l’informatique. À sa place s'installaient la concurrence et la compétitivité, bien connues dans le système capitaliste marchand.
[[Fichier:Commodore64withdisk.jpg|alt=Commodore 64 avec disquette et lecteur|gauche|vignette|<small>Figure 4. Commodore 64 avec disquette et lecteur.</small>]]
Cette mutation coïncidait avec l’arrivée des premiers ordinateurs de taille réduite. Grâce à l’apparition des premiers [[w:Circuits_intégrés|circuits intégrés]], les premiers exemplaires avaient en effet été créés par l’industrie aérospatiale au début des années 1960. Cependant, il fallut attendre le début des années 1980 pour que le prix d’un ordinateur soit suffisamment bas pour en faire un [[w:Bien_de_grande_consommation|bien de grande consommation]]. En 1982, le [[w:Commodore 64|Commodore 64]] entrait ainsi dans le [[w:Livre_Guinness_des_records|livre Guinness des records]], avec plus de 17 millions d’exemplaires vendus dans le monde<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Brandon Griggs|titre=The Commodore 64, that '80 s computer icon, lives again|url=https://web.archive.org/web/20200706161515/http://edition.cnn.com/2011/TECH/gaming.gadgets/05/09/commodore.64.reborn|site=CNN|date=May 9, 2011|consulté le=}}.</ref>. Mais avant cela, en 1981, l’''[[w:fr:IBM PC|IBM Personal Computer]]'' avait déjà fait son apparition, en proposant une [[w:Architecture_(informatique)|architecture]] ouverte qui allait servir de modèle pour toute une gamme d’ordinateurs que l’on désigne toujours aujourd’hui par l’acronyme « PC ».
Pour faire fonctionner ses nouveaux modèles d'ordinateurs, la société IBM avait confié à l’entreprise [[w:Microsoft|Microsoft]], créée en 1975, la mission de les équiper d’un système d’exploitation. Le contrat signé entre les deux firmes fut une véritable aubaine pour le fournisseur des programmes informatiques. Car sans s'en apercevoir, et sans jamais anticiper que son matériel serait cloné à grande échelle, IBM avait en effet permis à Microsoft d'établir un monopole dans la vente de logiciels. Cela fut condamné pour [[w:Abus_de_position_dominante|abus de position dominante]]<ref name="Combier_2018_01_24">{{Lien web|langue=fr|auteur=Étienne Combier|titre=Abus de position dominante : les plus grosses amendes de la Commission européenne|url=https://web.archive.org/web/20230511110018/https://www.lesechos.fr/2018/01/abus-de-position-dominante-les-plus-grosses-amendes-de-la-commission-europeenne-982719|périodique=[[w:Les Échos|Les Échos]]|date=2018-01-24|consulté le=}}.</ref> et [[w:Vente_liée_de_logiciels_avec_du_matériel_informatique|vente liée du logiciel avec le matériel informatique]]<ref>{{Lien web|langue=fr|auteur=Marc Rees|titre=Pourquoi la justice européenne a sanctuarisé la vente liée PC et OS|url=https://web.archive.org/web/20230209112015/https://www.nextinpact.com/article/23625/101268-la-justice-europeenne-sanctuarise-vente-liee-pc-et-os|site=nextinpact.com|éditeur=[[w:Next INpact|Next INpact]]|date=2016-07-09|consulté le=}}.</ref>, mais sans pour autant empêcher [[w:Bill_Gates|Bill Gates]], le principal actionnaire de Microsoft, d'être l'homme le plus riche du monde en 1994.
[[Fichier:GNU_and_Tux.svg|alt=Mascotte du projet GNU à gauche et du projet Linux à droite.|vignette|<small>Figure 5. À gauche la mascotte du projet GNU ; à droite celle du projet Linux, appelée Tux.</small>]]
Toutefois, pendant que Microsoft renforçait sa position dominante, un nouvel événement majeur allait marquer l’histoire du logiciel libre. Celui-ci fut de nouveau déclenché par un appel à contribution, qui fut cette fois posté le vingt-cinq août 1991 par un jeune étudiant en informatique de 21 ans, appelé [[w:fr:Linus Torvalds|Linus Torvalds]]. Via le système de messagerie [[w:fr:Usenet|Usenet]], sa demande avait été postée dans une liste de diffusion consacrée au système d’exploitation [[w:fr:Minix|Minix]], une sorte d’[[w:UNIX|UNIX]] simplifié et développé dans un but didactique, par le programmeur [[w:fr:Andrew Tanenbaum|Andrew Tanenbaum]].
Loin d’imaginer que cela ferait de lui une nouvelle célébrité dans le monde du Libre<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Linus|nom1=Torvalds|prénom2=David|nom2=Diamond|prénom3=Olivier|nom3=Engler|titre=Il était une fois Linux|éditeur=Osman Eyrolles Multimédia|date=2001|isbn=978-2-7464-0321-5|oclc=48059105}}.</ref>, Torvalds entama son message par le paragraphe suivant<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Linus|nom1=Torvalds|prénom2=David|nom2=Diamond|titre=Just for fun : the story of an accidental revolutionary|éditeur=HarperBusiness|date=2002|isbn=978-0-06-662073-2|oclc=1049937833}}.</ref> :
<blockquote>
Je fais un système d’exploitation (gratuit) (juste un hobby, ne sera pas grand et professionnel comme gnu) pour les clones 386 (486) AT. Ce projet est en cours depuis avril et commence à se préparer. J’aimerais avoir un retour sur ce que les gens aiment ou n’aiment pas dans minix, car mon système d’exploitation lui ressemble un peu (même disposition physique du système de fichiers (pour des raisons pratiques) entre autres choses)<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''I'm doing a (free) operating system (just a hobby, won't be big and professional like gnu) for 386(486) AT clones. This has been brewing since april, and is starting to get ready. I'd like any feedback on things people like/dislike in minix, as my OS resembles it somewhat (same physical layout of the file-system (due to practical reasons)among other things) ».''</ref>.
</blockquote>
Bien qu’il fût présenté comme un passe-temps, le projet qui répondait au nom de « [[w:fr:Noyau Linux|Linux]] », fut rapidement soutenu par des milliers de programmeurs du monde entier, avant de devenir la pièce manquante du projet GNU. En effet, les contributeurs au projet de Stallman n’avaient pas encore terminé l’écriture du code informatique du [[w:noyau_de_système_d'exploitation|noyau]] [[w:GNU Hurd|Hurd]], alors qu'il était censé établir la communication entre la [[w:Suite_logicielle|suite logicielle]] produite par GNU et le [[w:Matériel informatique|matériel informatique]]. C'est donc la fusion des codes produits par les projets GNU et Linux qui permit la création du premier système complet, stable et entièrement libre baptisé [[w:GNU/Linux|GNU/Linux]].
[[Fichier:Debian-OpenLogo.svg|gauche|vignette|<small>Figure 6. Logo du système d’exploitation Debian.</small>|396x396px]]
Au départ de ce nouveau système informatique, de nombreuses variantes, que l’on nomme communément « [[w:Distribution_Linux|distributions]] », furent créées par des programmeurs de tous horizons. L’une de celles-ci s’intitule [[w:fr:Debian|Debian]] et tire sa réputation d'être simultanément libre, gratuite, très fiable et produite par une communauté sans lien direct avec une société commerciale<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Christophe|nom1=Lazaro|titre=La liberte logicielle|passage=|lieu=|éditeur=Academia Bruylant|collection=Anthropologie Prospective|date=2012|pages totales=56|isbn=978-2-87209-861-3|oclc=1104281978}}.</ref>. Quatre qualités qui expliquent pourquoi, Debian est à la base de plus de 150 distributions dérivées, et que de nombreuses organisations l'utilisent, comme le fait la [[w:Wikimedia_Foundation|Fondation Wikimédia]] sur [[metawiki:Wikimedia_servers/fr|les serveurs]] qui hébergent les projets qu'elle supporte<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=Serveurs Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20251113214321/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_servers/fr|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
Grâce à la naissance des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc la possibilité de faire tourner ses serveurs informatiques, avec un système d’exploitation fiable, libre et gratuit. Comme son [[w:Code_source|code source]] est ouvert, cela permet aussi à la Fondation Wikimédia de le modifier pour répondre aux besoins spécifiques du mouvement. À la suite de quoi, et selon les règles formulées par la [[w:Communauté_du_logiciel_libre|communauté du logiciel libre]], les modifications faites par la Fondation deviennent à leur tour, gratuitement et librement, utilisables par d’autres personnes ou organismes.
À ce premier héritage reçu par le mouvement Wikimédia, et toujours en provenance des logiciels libres, s’ajoute encore une innovation méthodologique. Dans son article ''[[w:La_Cathédrale_et_le_Bazar|La Cathédrale et le Bazar]]''<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Eric Steven|nom1=Raymond|titre=Cathedral and the bazaar|titre original=Cathedral and the bazaar|traduction titre=La cathédrale et le bazar|passage=|lieu=|éditeur=SnowBall Publishing|date=2010|pages totales=|isbn=978-1-60796-228-1|oclc=833142152|lire en ligne=}}.</ref>, [[w:Eric_Raymond|Eric Raymond]] mobilise en effet le terme « [[w:Cathédrale|cathédrale]] » pour désigner le mode de production des logiciels propriétaires, en opposition au mot « [[w:fr:Bazar|bazar]] », qu'il utilise pour qualifier le mode de développement des logiciels libres. D’un côté, il décrit une organisation pyramidale, rigide et statutairement hiérarchisée, comme on peut la voir souvent au sein des entreprises. Tandis que de l’autre, il parle d’une organisation horizontale, flexible et peu hiérarchisée, qu’il a lui-même expérimentée en adoptant le style de développement de Linus Torvalds, à savoir : « distribuez vite et souvent, déléguez tout ce que vous pouvez déléguer, soyez ouvert jusqu’à la promiscuité »<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Eric S. Raymond|traducteur=Sébastien Blondeel|titre=La cathédrale et le bazar|url=https://web.archive.org/web/20200203054716/http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar/cathedrale-bazar-1.html|site=Linux France|lieu=|date=1998|consulté le=}}.</ref>.
À l’instar de la métaphore du quartier numérique présentée dans le précédent chapitre, cette manière de décrire les projets open source nous aide donc ici à mieux comprendre ce qui se passe dans le mouvement Wikimédia. D'un côté, on retrouve effectivement cette « ouverture jusqu’à la promiscuité », dans le libre accès accordé aux projets Wikimédia, alors que de l'autre, tout le monde peut rejoindre les projets et associations Wikimédia. Ces deux observations corroborent ainsi l’existence d’un deuxième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre. Néanmoins, il nous reste encore à découvrir un phénomène négligé par Eric Raymond durant ses observations, et qui pourtant, a considérablement influencé l'histoire de la révolution numérique. Découvrons donc à présent, la licence libre et le mouvement de la [[w:Culture_libre|culture libre]], dont elle fut à l’origine.{{AutoCat}}
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Lionel Scheepmans
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
L’un des premiers épisodes de la préhistoire de Wikipédia et du mouvement Wikimédia débuta en septembre 1983, lorsqu’un programmeur du ''[[w:fr:Massachusetts Institute of Technology|Massachusetts Institute of Technology]]'', appelé [[w:fr:Richard Stallman|Richard Stallman]], déposa un message sur la liste de diffusion net.unix-wizards. C’était un appel d’aide pour la création de [[w:Projet GNU|GNU]], un nouveau [[w:fr:Système d'exploitation|système d’exploitation]] qui devait réunir une suite de programmes que tout le monde pourrait utiliser librement sur son ordinateur personnel<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Richard M|nom1=Stallman|prénom2=Sam|nom2=Williams|titre=Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée|éditeur=Eyrolles|date=2013|oclc=708380925|lire en ligne=https://framabook.org/docs/stallman/framabook6_stallman_v1_gnu-fdl.pdf|consulté le=}}.</ref>. Dans son message transmis via [[w:Arpanet|ARPANET]], le premier réseau informatique à grande échelle qui précéda Internet, Stallman s’exprimait de la sorte<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Richard Stallman|titre=Système d'exploitation GNU – Annonce initiale|url=https://web.archive.org/web/20010106133800/http://www.gnu.org:80/gnu/initial-announcement.fr.html|site=GNU|date=3 décembre 2000|consulté le=}}.</ref>.
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Je considère comme une [[w:Règle d'or|règle d’or]] que si j’apprécie un programme je dois le partager avec d’autres personnes qui l’apprécient. Je ne peux pas en bonne conscience signer un accord de non-divulgation ni un accord de licence de logiciel. Afin de pouvoir continuer d'utiliser les ordinateurs sans violer mes principes, j’ai décidé de rassembler une quantité suffisante de logiciels libres, de manière à pouvoir m’en tirer sans aucun logiciel qui ne soit pas libre.
</blockquote>
Le projet de Stallman, qui reçut le soutien nécessaire à son accomplissement, marqua ainsi le début de l’[[w:Histoire_du_logiciel_libre|histoire du logiciel libre]]. Quant à la quantité d’aide fournie, elle permet de croire que Richard Stallman n’était pas seul à voir l’arrivée des [[w:Logiciel propriétaire|logiciels propriétaires]] d’un mauvais œil. Car pour les membres du projet GNU et du mouvement du logiciel libre en général, un bon programme informatique doit respecter ces quatre libertés fondamentales<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Karl Pradène|titre=Qu'est-ce que le logiciel libre ?|url=https://web.archive.org/web/20000511101640/http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html|site=GNU|date=6 mai 2000|consulté le=}}.</ref> :
<blockquote>
1. La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages.
2. La liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos besoins.
3. La liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre voisin.
4. La liberté d’améliorer le programme, et de publier vos améliorations, pour en faire profiter toute la communauté.
</blockquote>
[[w:Histoire_du_logiciel_libre|Lors de l'apparition du logiciel libre]], le marché de l’informatique était de fait en pleine mutation. L'habituel partage des codes informatiques entre les rares étudiants ou chercheurs, qui bénéficiaient d’un accès à un ordinateur, faisait l'objet d'une remise en question. Ce changement faisait notamment suite au [[w:Copyright_Act_(1976)|Copyright Act]] de 1976, une nouvelle loi qui autorisait l'application d'un [[w:Droit_d'auteur|droit d'auteur]] sur le code informatique, et donc qui permettait d'en interdire le partage ou la réutilisation sans autorisation. Des [[w:Clause_de_confidentialité|clauses de confidentialité]] ont ainsi fait leur apparition, pendant que les employés des firmes informatiques étaient nouvellement soumis à des contrats de confidentialité. C'était la fin de l’entraide et de la solidarité pratiquées chez les pionniers de l’informatique. À sa place s'installaient la concurrence et la compétitivité, bien connues dans le système capitaliste marchand.
[[Fichier:Commodore64withdisk.jpg|alt=Commodore 64 avec disquette et lecteur|gauche|vignette|<small>Figure 4. Commodore 64 avec disquette et lecteur.</small>]]
Cette mutation coïncidait avec l’arrivée des premiers ordinateurs de taille réduite. Grâce à l’apparition des premiers [[w:Circuits_intégrés|circuits intégrés]], les premiers exemplaires avaient en effet été créés par l’industrie aérospatiale au début des années 1960. Cependant, il fallut attendre le début des années 1980 pour que le prix d’un ordinateur soit suffisamment bas pour en faire un [[w:Bien_de_grande_consommation|bien de grande consommation]]. En 1982, le [[w:Commodore 64|Commodore 64]] entrait ainsi dans le [[w:Livre_Guinness_des_records|livre Guinness des records]], avec plus de 17 millions d’exemplaires vendus dans le monde<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Brandon Griggs|titre=The Commodore 64, that '80 s computer icon, lives again|url=https://web.archive.org/web/20200706161515/http://edition.cnn.com/2011/TECH/gaming.gadgets/05/09/commodore.64.reborn|site=CNN|date=May 9, 2011|consulté le=}}.</ref>. Mais avant cela, en 1981, l’''[[w:fr:IBM PC|IBM Personal Computer]]'' avait déjà fait son apparition, en proposant une [[w:Architecture_(informatique)|architecture]] ouverte qui allait servir de modèle pour toute une gamme d’ordinateurs que l’on désigne toujours aujourd’hui par l’acronyme « PC ».
Pour faire fonctionner ses nouveaux modèles d'ordinateurs, la société IBM avait confié à l’entreprise [[w:Microsoft|Microsoft]], créée en 1975, la mission de les équiper d’un système d’exploitation. Le contrat signé entre les deux firmes fut une véritable aubaine pour le fournisseur des programmes informatiques. Car sans s'en apercevoir, et sans jamais anticiper que son matériel serait cloné à grande échelle, IBM avait en effet permis à Microsoft d'établir un monopole dans la vente de logiciels. Cela fut condamné pour [[w:Abus_de_position_dominante|abus de position dominante]]<ref name="Combier_2018_01_24">{{Lien web|langue=fr|auteur=Étienne Combier|titre=Abus de position dominante : les plus grosses amendes de la Commission européenne|url=https://web.archive.org/web/20230511110018/https://www.lesechos.fr/2018/01/abus-de-position-dominante-les-plus-grosses-amendes-de-la-commission-europeenne-982719|périodique=[[w:Les Échos|Les Échos]]|date=2018-01-24|consulté le=}}.</ref> et [[w:Vente_liée_de_logiciels_avec_du_matériel_informatique|vente liée du logiciel avec le matériel informatique]]<ref>{{Lien web|langue=fr|auteur=Marc Rees|titre=Pourquoi la justice européenne a sanctuarisé la vente liée PC et OS|url=https://web.archive.org/web/20230209112015/https://www.nextinpact.com/article/23625/101268-la-justice-europeenne-sanctuarise-vente-liee-pc-et-os|site=nextinpact.com|éditeur=[[w:Next INpact|Next INpact]]|date=2016-07-09|consulté le=}}.</ref>, mais sans pour autant empêcher [[w:Bill_Gates|Bill Gates]], le principal actionnaire de Microsoft, d'être l'homme le plus riche du monde en 1994.
[[Fichier:GNU_and_Tux.svg|alt=Mascotte du projet GNU à gauche et du projet Linux à droite.|vignette|<small>Figure 5. À gauche la mascotte du projet GNU ; à droite celle du projet Linux, appelée Tux.</small>]]
Toutefois, pendant que Microsoft renforçait sa position dominante, un nouvel événement majeur allait marquer l’histoire du logiciel libre. Celui-ci fut de nouveau déclenché par un appel à contribution, qui fut cette fois posté le vingt-cinq août 1991 par un jeune étudiant en informatique de 21 ans, appelé [[w:fr:Linus Torvalds|Linus Torvalds]]. Via le système de messagerie [[w:fr:Usenet|Usenet]], sa demande avait été postée dans une liste de diffusion consacrée au système d’exploitation [[w:fr:Minix|Minix]], une sorte d’[[w:UNIX|UNIX]] simplifié et développé dans un but didactique, par le programmeur [[w:fr:Andrew Tanenbaum|Andrew Tanenbaum]].
Loin d’imaginer que cela ferait de lui une nouvelle célébrité dans le monde du Libre<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Linus|nom1=Torvalds|prénom2=David|nom2=Diamond|prénom3=Olivier|nom3=Engler|titre=Il était une fois Linux|éditeur=Osman Eyrolles Multimédia|date=2001|isbn=978-2-7464-0321-5|oclc=48059105}}.</ref>, Torvalds entama son message par le paragraphe suivant<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Linus|nom1=Torvalds|prénom2=David|nom2=Diamond|titre=Just for fun : the story of an accidental revolutionary|éditeur=HarperBusiness|date=2002|isbn=978-0-06-662073-2|oclc=1049937833}}.</ref> :
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Je fais un système d’exploitation (gratuit) (juste un hobby, ne sera pas grand et professionnel comme gnu) pour les clones 386 (486) AT. Ce projet est en cours depuis avril et commence à se préparer. J’aimerais avoir un retour sur ce que les gens aiment ou n’aiment pas dans minix, car mon système d’exploitation lui ressemble un peu (même disposition physique du système de fichiers (pour des raisons pratiques) entre autres choses)<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''I'm doing a (free) operating system (just a hobby, won't be big and professional like gnu) for 386(486) AT clones. This has been brewing since april, and is starting to get ready. I'd like any feedback on things people like/dislike in minix, as my OS resembles it somewhat (same physical layout of the file-system (due to practical reasons)among other things) ».''</ref>.
</blockquote>
Bien qu’il fût présenté comme un passe-temps, le projet qui répondait au nom de « [[w:fr:Noyau Linux|Linux]] », fut rapidement soutenu par des milliers de programmeurs du monde entier, avant de devenir la pièce manquante du projet GNU. En effet, les contributeurs au projet de Stallman n’avaient pas encore terminé l’écriture du code informatique du [[w:noyau_de_système_d'exploitation|noyau]] [[w:GNU Hurd|Hurd]], alors qu'il était censé établir la communication entre la [[w:Suite_logicielle|suite logicielle]] produite par GNU et le [[w:Matériel informatique|matériel informatique]]. C'est donc la fusion des codes produits par les projets GNU et Linux qui permit la création du premier système complet, stable et entièrement libre baptisé [[w:GNU/Linux|GNU/Linux]].
[[Fichier:Debian-OpenLogo.svg|gauche|vignette|<small>Figure 6. Logo du système d’exploitation Debian.</small>|396x396px]]
Au départ de ce nouveau système informatique, de nombreuses variantes, que l’on nomme communément « [[w:Distribution_Linux|distributions]] », furent créées par des programmeurs de tous horizons. L’une de celles-ci s’intitule [[w:fr:Debian|Debian]] et tire sa réputation d'être simultanément libre, gratuite, très fiable et produite par une communauté sans lien direct avec une société commerciale<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Christophe|nom1=Lazaro|titre=La liberte logicielle|passage=|lieu=|éditeur=Academia Bruylant|collection=Anthropologie Prospective|date=2012|pages totales=56|isbn=978-2-87209-861-3|oclc=1104281978}}.</ref>. Quatre qualités qui expliquent pourquoi, Debian est à la base de plus de 150 distributions dérivées, et que de nombreuses organisations l'utilisent, comme le fait la [[w:Wikimedia_Foundation|Fondation Wikimédia]] sur [[metawiki:Wikimedia_servers/fr|les serveurs]] qui hébergent les projets qu'elle supporte<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Méta-Wiki|titre=Serveurs Wikimedia|url=https://web.archive.org/web/20251113214321/https://meta.wikimedia.org/wiki/Wikimedia_servers/fr|site=|date=|consulté le=}}.</ref>.
Grâce à la naissance des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc la possibilité de faire tourner ses serveurs informatiques, avec un système d’exploitation fiable, libre et gratuit. Comme son [[w:Code_source|code source]] est ouvert, cela permet aussi à la Fondation Wikimédia de le modifier pour répondre aux besoins spécifiques du mouvement. À la suite de quoi, et selon les règles formulées par la [[w:Communauté_du_logiciel_libre|communauté du logiciel libre]], les modifications faites par la Fondation deviennent à leur tour, gratuitement et librement, utilisables par d’autres personnes ou organismes.
À ce premier héritage reçu par le mouvement Wikimédia, et toujours en provenance des logiciels libres, s’ajoute encore une innovation méthodologique. Dans son article ''[[w:La_Cathédrale_et_le_Bazar|La Cathédrale et le Bazar]]''<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Eric Steven|nom1=Raymond|titre=Cathedral and the bazaar|titre original=Cathedral and the bazaar|traduction titre=La cathédrale et le bazar|passage=|lieu=|éditeur=SnowBall Publishing|date=2010|pages totales=|isbn=978-1-60796-228-1|oclc=833142152|lire en ligne=}}.</ref>, [[w:Eric_Raymond|Eric Raymond]] mobilise en effet le terme « [[w:Cathédrale|cathédrale]] » pour désigner le mode de production des logiciels propriétaires, en opposition au mot « [[w:fr:Bazar|bazar]] », qu'il utilise pour qualifier le mode de développement des logiciels libres. D’un côté, il décrit une organisation pyramidale, rigide et statutairement hiérarchisée, comme on peut la voir souvent au sein des entreprises. Tandis que de l’autre, il parle d’une organisation horizontale, flexible et peu hiérarchisée, qu’il a lui-même expérimentée en adoptant le style de développement de Linus Torvalds, à savoir : « distribuez vite et souvent, déléguez tout ce que vous pouvez déléguer, soyez ouvert jusqu’à la promiscuité<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Eric S. Raymond|traducteur=Sébastien Blondeel|titre=La cathédrale et le bazar|url=https://web.archive.org/web/20200203054716/http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar/cathedrale-bazar-1.html|site=Linux France|lieu=|date=1998|consulté le=}}.</ref> ».
À l’instar de la métaphore du quartier numérique présentée dans le précédent chapitre, cette manière de décrire les projets open source nous aide donc ici à mieux comprendre ce qui se passe dans le mouvement Wikimédia. D'un côté, on retrouve effectivement cette « ouverture jusqu’à la promiscuité », dans le libre accès accordé aux projets Wikimédia, alors que de l'autre, tout le monde peut rejoindre les projets et associations Wikimédia. Ces deux observations corroborent ainsi l’existence d’un deuxième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre. Néanmoins, il nous reste encore à découvrir un phénomène négligé par Eric Raymond durant ses observations, et qui pourtant, a considérablement influencé l'histoire de la révolution numérique. Découvrons donc à présent, la licence libre et le mouvement de la [[w:Culture_libre|culture libre]], dont elle fut à l’origine.{{AutoCat}}
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Le mouvement Wikimédia/Les licences et la culture libres
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Lionel Scheepmans
20012
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text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Dans une biographie autorisée<ref name="Williams">{{Ouvrage|langue=|prénom1=Sam|nom1=Williams|prénom2=Richard M|nom2=Stallman|prénom3=Christophe|nom3=Masutti|titre=Richard Stallman et la révolution du logiciel libre : une biographie autorisée|passage=180|lieu=|éditeur=Livio éditions|date=2020|pages totales=|isbn=978-2-35455-034-9|oclc=1163855816}}.</ref>, Christophe Masutti explique à quel point la création de la [[w:Licence_publique_générale_GNU|Licence publique générale GNU]], en tant que première [[w:Licence_libre|licence libre]] créée par Richard Stallman, représente un épisode majeur de la révolution numérique. Selon lui :
<blockquote>
La GPL apparaît comme l’un des meilleurs ''hacks'' de Stallman. Elle a créé un système de propriété collective à l’intérieur même des habituels murs du copyright. Surtout, elle a mis en lumière la possibilité de traiter de façon similaire « code » juridique et code logiciel.
</blockquote>[[Fichier:GreenCopyleft.svg|alt=Classification des licences d'exploitation des œuvres de l'esprit.|vignette|<small>Figure 7. Symbole du copyleft</small> que l’on traduit par « gauche d’auteur » en français<small>.</small>|150x150px]]Le concept de distribution associé à ce nouveau type de licence fut baptisé « ''[[w:fr : Copyleft|copyleft]]'' », par inspiration d’un jeu de mots que Richard Stallman avait trouvé dans un courrier transmis par son collègue [[w:fr : Don Hopkins|Don Hopkins]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Richard Stallman|titre=Le projet GNU|url=https://web.archive.org/web/20001207151100/http://www.gnu.org:80/gnu/thegnuproject.fr.html|site=GNU|date=3 décembre 2000|consulté le=}}.</ref>. Le principe novateur de ce concept est d'obliger toute production de code dérivé à se soumettre à la même licence libre que le code d’origine<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Andrew M|nom1=St. Laurent|titre=Understanding open source & free software licensing [guide to navigating licensing issues in existing & new software|passage=157|lieu=|éditeur=Sebastopol, Ca : O'Reilly Media Inc.|date=2004|pages totales=|isbn=978-0-596-00581-8|oclc=314704943}}.</ref>. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de gens parlent de licence « virale » ou « récursive » en faisant référence à celle-ci. Quant à l'importance de cette clause, elle repose sur le fait d'interdire toute privatisation d'un code informatique produit sous licence libre. Sans celle-ci, un tel code risque en effet d'être récupéré, puis modifié, avant d’être placé sous un habituel copyright de type « tous droits réservés », dans le but de commercialiser son usage.
En 2001 et dans la mouvance provoquée par l'arrivée des premières licences libres, une organisation internationale sans but lucratif, intitulée [[w:Creative_Commons|Creative Commons]], a entamé la promotion du « partage et la réutilisation de la créativité et des connaissances grâce à la fourniture d’outils juridiques gratuits ». Pour ce faire, elle met régulièrement à jour une panoplie de licences inspirées par la GNU, mais spécialement adaptées aux œuvres de l'esprit<ref>{{Lien web|auteur=Creative Commons|titre=Foire aux questions|url=https://web.archive.org/web/20251210070542/https://creativecommons.org/faq/fr/}}.</ref>, telles que les productions littéraires, musicales, photographiques et vidéo, ainsi que les bases de données.
[[Fichier:Creative_commons_license_spectrum_fr.svg|alt=Classement des différentes licences, de la plus ouverte à la moins ouverte.|gauche|vignette|<small>Figure 8. Classement des différentes licences Creative Commons, de la plus ouverte à la moins ouverte.</small>]]
Contrairement aux licences libres fournies par la ''[[w:Free_Software_Foundation|Free Software Foundation]],'' conçues pour protéger du code informatique, les licences produites par Creative Commons offrent la possibilité de sélectionner de nombreuses clauses pour protéger une [[w:Œuvre_libre|œuvre libre]]. Avec le label CC, pour Creative Commons, on peut ainsi appliquer, ou ne pas appliquer, la clause « BY », qui oblige à créditer l'auteur, et la clause « SA », pour ''Share Alike'', qui ordonne le partage à l’identique comme décrit précédemment. Après quoi il est encore possible d'ajouter la clause « NC », qui impose un usage non commercial, et finalement, la clause « ND », pour ''Non Derivative'', qui exige que l’œuvre soit utilisée ou reproduite dans son intégralité et sans modification.
Le mouvement Wikimédia a choisi la licence CC.BY-SA pour protéger les contenus publiés dans tous ses projets. Cela à l'exception de la banque de données [[w:fr:Wikidata|Wikidata]], qui au même titre que les descriptions apportées aux fichiers téléchargés dans la médiathèque [[c:Commons:Licensing/fr#Text_(structured_data,_descriptions,_etc.)|Wikimedia Commons]]<ref>{{Lien web|titre=À propos des licences - Wikimedia Commons|url=https://web.archive.org/web/20250906064542/https://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Licensing/fr#Text_(structured_data,_descriptions,_etc.)|auteur=Wikimedia Commons}}</ref>, publie ses [[w:Informations_structurées|informations structurées]] sous [[w:Licence_CC0|licence CC0]]. Cette dernière licence est ainsi ce qui se rapproche le plus du [[w:domaine_public_(propriété_intellectuelle)|domaine public]], avec cet avantage de ne pas devoir mentionner les auteurs dans le traitement et la réutilisation du contenu de la base de données.
Cependant, il en résulte que les informations en question peuvent être réutilisées par des tiers qui ne sont plus obligés de citer leurs sources, comme le font les agents conversationnels des [[w:Intelligence_artificielle_générative|intelligences artificielles génératives]], appelés couramment [[w:Chatbot|chatbots]]. Contrairement à la licence CC.BY-SA, la licence CC0 est donc moins apte à pérenniser les projets Wikimédia, puisqu'elle permet d'invisibiliser ces derniers au risque de réduire les chances d'arrivée de nouveaux contributeurs et contributrices. De plus, sans la clause SA qui assure l'application du copyleft, toutes les informations récupérées au sein de Wikidata et de Wikimedia Commons sont aussi susceptibles de quitter le monde du libre.
Quoi qu’il en soit, les licences Creative Commons, inspirées par la licence libre de Richard Stallman, apparaissent finalement comme un troisième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre et de la [[w:Culture_libre|culture libre]] qui en est issue. Grâce à la licence CC.BY-SA, les éditeurs des projets Wikimédia bénéficient effectivement d'une certaine reconnaissance, tout en étant assurés qu'aucun copyright sur leurs travaux ne puisse exclusivement profiter à une personne ou une compagnie. De plus la licence libre appliquée au système d'exploitation installé sur les serveurs Wikimédia, garantit aussi un certain respect des contributeurs, puisqu'elle permet de vérifier si le code informatique ne compromet pas leurs vies privées.
Avec tous les autres apports en provenance du logiciel libre, ce sont là deux choses importantes qui ont permis l'apparition du mouvement Wikimédia. Toutefois, cela ne pouvait pas suffire à la création du projet Wikipédia qui en fut le point de départ. Car sans un espace numérique, mondial et libre d’accès, tel qu'il fut créé par Internet et l'espace web, aucune encyclopédie collaborative de cette envergure n'aurait pas pu voir le jour.{{AutoCat}}
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Lionel Scheepmans
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
Dans une biographie autorisée<ref name="Williams">{{Ouvrage|langue=|prénom1=Sam|nom1=Williams|prénom2=Richard M|nom2=Stallman|prénom3=Christophe|nom3=Masutti|titre=Richard Stallman et la révolution du logiciel libre : une biographie autorisée|passage=180|lieu=|éditeur=Livio éditions|date=2020|pages totales=|isbn=978-2-35455-034-9|oclc=1163855816}}.</ref>, Christophe Masutti explique à quel point la création de la [[w:Licence_publique_générale_GNU|Licence publique générale GNU]], en tant que première [[w:Licence_libre|licence libre]] créée par Richard Stallman, représente un épisode majeur de la révolution numérique. Selon lui :
<blockquote>
La GPL apparaît comme l’un des meilleurs ''hacks'' de Stallman. Elle a créé un système de propriété collective à l’intérieur même des habituels murs du copyright. Surtout, elle a mis en lumière la possibilité de traiter de façon similaire « code » juridique et code logiciel.
</blockquote>[[Fichier:GreenCopyleft.svg|alt=Classification des licences d'exploitation des œuvres de l'esprit.|vignette|<small>Figure 7. Symbole du copyleft</small> que l’on traduit par « gauche d’auteur » en français<small>.</small>|150x150px]]Le concept de distribution associé à ce nouveau type de licence fut baptisé « ''[[w:fr : Copyleft|copyleft]]'' », par inspiration d’un jeu de mots que Richard Stallman avait trouvé dans un courrier transmis par son collègue [[w:fr : Don Hopkins|Don Hopkins]]<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Richard Stallman|titre=Le projet GNU|url=https://web.archive.org/web/20001207151100/http://www.gnu.org:80/gnu/thegnuproject.fr.html|site=GNU|date=3 décembre 2000|consulté le=}}.</ref>. Le principe novateur de ce concept est d'obliger toute production de code dérivé à se soumettre à la même licence libre que le code d’origine<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Andrew M|nom1=St. Laurent|titre=Understanding open source & free software licensing [guide to navigating licensing issues in existing & new software|passage=157|lieu=|éditeur=Sebastopol, Ca : O'Reilly Media Inc.|date=2004|pages totales=|isbn=978-0-596-00581-8|oclc=314704943}}.</ref>. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de gens parlent de licence « virale » ou « récursive » en faisant référence à celle-ci. Quant à l'importance de cette clause, elle repose sur le fait d'interdire toute privatisation d'un code informatique produit sous licence libre. Sans celle-ci, un tel code risque en effet d'être récupéré, puis modifié, avant d’être placé sous un habituel copyright de type « tous droits réservés », dans le but de commercialiser son usage.
En 2001 et dans la mouvance provoquée par l'arrivée des premières licences libres, une organisation internationale sans but lucratif, intitulée [[w:Creative_Commons|Creative Commons]], a entamé la promotion du « partage et la réutilisation de la créativité et des connaissances grâce à la fourniture d’outils juridiques gratuits ». Pour ce faire, elle met régulièrement à jour une panoplie de licences inspirées par la GNU, mais spécialement adaptées aux œuvres de l'esprit<ref>{{Lien web|auteur=Creative Commons|titre=Foire aux questions|url=https://web.archive.org/web/20251210070542/https://creativecommons.org/faq/fr/}}.</ref>, telles que les productions littéraires, musicales, photographiques et vidéo, ainsi que les bases de données.
[[Fichier:Creative_commons_license_spectrum_fr.svg|alt=Classement des différentes licences, de la plus ouverte à la moins ouverte.|gauche|vignette|<small>Figure 8. Classement des différentes licences Creative Commons, de la plus ouverte à la moins ouverte.</small>]]
Contrairement aux licences libres fournies par la ''[[w:Free_Software_Foundation|Free Software Foundation]],'' conçues pour protéger du code informatique, les licences produites par Creative Commons offrent la possibilité de sélectionner de nombreuses clauses pour protéger une [[w:Œuvre_libre|œuvre libre]]. Avec le label CC, pour Creative Commons, on peut ainsi appliquer, ou ne pas appliquer, la clause « BY », qui oblige à créditer l'auteur, et la clause « SA », pour ''Share Alike'', qui ordonne le partage à l’identique comme décrit précédemment. Après quoi il est encore possible d'ajouter la clause « NC », qui impose un usage non commercial, et finalement, la clause « ND », pour ''Non Derivative'', qui exige que l’œuvre soit utilisée ou reproduite dans son intégralité et sans modification.
Le mouvement Wikimédia a choisi la licence CC.BY-SA pour protéger les contenus publiés dans tous ses projets. Cela à l'exception de la banque de données [[w:fr:Wikidata|Wikidata]], qui au même titre que les descriptions apportées aux fichiers téléchargés dans la médiathèque [[c:Commons:Licensing/fr#Text_(structured_data,_descriptions,_etc.)|Wikimedia Commons]]<ref>{{Lien web|titre=À propos des licences - Wikimedia Commons|url=https://web.archive.org/web/20250906064542/https://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Licensing/fr#Text_(structured_data,_descriptions,_etc.)|auteur=Wikimedia Commons}}</ref>, publie ses [[w:Informations_structurées|informations structurées]] sous [[w:Licence_CC0|licence CC0]]. Cette dernière licence est ainsi ce qui se rapproche le plus du [[w:domaine_public_(propriété_intellectuelle)|domaine public]], avec cet avantage de ne pas devoir mentionner les auteurs dans le traitement et la réutilisation du contenu de la base de données.
Cependant, il en résulte que les informations en question peuvent être réutilisées par des tiers qui ne sont plus obligés de citer leurs sources, comme le font les agents conversationnels des [[w:Intelligence_artificielle_générative|intelligences artificielles génératives]], appelés couramment [[w:Chatbot|chatbots]]. Contrairement à la licence CC.BY-SA, la licence CC0 est donc moins apte à pérenniser les projets Wikimédia, puisqu'elle permet d'invisibiliser ces derniers au risque de réduire les chances d'arrivée de nouveaux contributeurs et contributrices. De plus, sans la clause SA qui assure l'application du copyleft, toutes les informations récupérées au sein de Wikidata et de Wikimedia Commons sont aussi susceptibles de quitter le monde du libre.
Quoi qu’il en soit, les licences Creative Commons, inspirées par la licence libre de Richard Stallman, apparaissent finalement comme un troisième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre et de la [[w:Culture_libre|culture libre]] qui en est issue. Grâce à la licence CC.BY-SA, les éditeurs des projets Wikimédia bénéficient effectivement d'une certaine reconnaissance, tout en étant assurés qu'aucun copyright sur leurs travaux ne puisse exclusivement profiter à une personne ou une compagnie. De plus la licence libre appliquée au système d'exploitation installé sur les serveurs Wikimédia, garantit aussi un certain respect des contributeurs, puisqu'elle permet de vérifier si le code informatique ne compromet pas leurs vies privées.
Avec tous les autres apports en provenance du logiciel libre, ce sont là deux choses importantes qui ont permis l'apparition du mouvement Wikimédia. Toutefois, cela ne pouvait pas suffire à la création du projet Wikipédia qui en fut le point de départ. Car sans un espace numérique, mondial et libre d’accès, tel qu'il fut créé par Internet et l'espace web, aucune encyclopédie collaborative de cette envergure n'aurait pu voir le jour.{{AutoCat}}
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Le mouvement Wikimédia/Le réseau Internet
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Lionel Scheepmans
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
L’[[w:fr : Histoire d'Internet|histoire du réseau Internet]] constitue un nouvel épisode captivant de la révolution numérique, sans lequel le mouvement Wikimédia n’aurait jamais pu émerger. D’un point de vue purement technique, ce réseau informatique a été mis au point dans les années 1970, avant l’adoption généralisée du protocole [[w:fr : Suite des protocoles Internet|TCP/IP]], toujours en usage à ce jour. Ce dernier fut inventé par [[w:Vint_Cerf|Vint Cerf]] et [[w:fr : Bob Kahn|Robert Elliot Kahn]], quand ils travaillaient pour la ''[[w:fr : Defense Advanced Research Projects Agency|Defense Advanced Research Projects Agency]]'', rattachée au département de la Défense américaine<ref name="Chemla">{{Ouvrage|langue=|auteur=Laurent Chemla|prénom1=Djilali|nom1=Benamrane|nom2=Biens publics à l'échelle mondiale|nom3=Coopération solidarité développement aux PTT|titre=Les télécommunications, entre bien public et marchandise|passage=73 & 63 (par ordre de citation)|lieu=Une histoire d'Internet|éditeur=ECLM (Charles Leopold Mayer)|date=2005|pages totales=|isbn=978-2-84377-111-8|oclc=833154536|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref>. L'une des premières présentations de leur projet fut ainsi réalisée lors d’une conférence organisée par l’[[w:fr : International Network Working Group|International Network Working Group]], une instance créée pour assurer la gouvernance mondiale du réseau informatique.
Sur base de ces informations, on peut penser qu’Internet a été créé par des militaires. Cependant, ''[[w:Une_contre-histoire_de_l'Internet|Une contre-histoire de l’Internet]]''<ref>{{Ouvrage|éditeur=Premieres Lignes Television|titre=Une contre-histoire de l'Internet|année=2013|auteur=[[w:Sylvain Bergère|]]}}</ref>, nous révèle que les créateurs et les premiers utilisateurs d’[[w:ARPANET|ARPANET]], considéré comme l’ancêtre d’Internet, étaient davantage des étudiants [[w:Hippies|hippies]] et amateurs de [[w:LSD|LSD]], que des militaires bien drillés. D’ailleurs, avant la standardisation du protocole TCP/IP, ARPANET fonctionnait depuis plus d’un an avec un autre protocole de transition intitulé [[w:Network_Control_Program_(Arpanet)|''Network Control Program'']]. Or, celui-ci avait été mis au point, en février 1969, par le [[w:fr : Network Working Group|''Network Working Group'']], un groupe informel d’étudiants rassemblés autour de [[w:Steve_Crocker|Steve Crocker]], lorsqu’il ne détenait encore qu’une simple licence, au niveau de sa formation universitaire.
[[Fichier:Internet_map_1024.jpg|alt=Nuage filandreux de lignes multicolores|vignette|<small>Figure 9. Carte partielle d’Internet, créée sur base des données d’opte.org en date du 15 juin 2005.</small>|300x300px]]
Bien que rarement cité dans l’histoire d’Internet, ce groupe a pourtant mis en place la procédure RFC, pour ''[[w:Request_for_comments|Request For Comments]],'' reconnue comme « l’un des symboles forts de la "culture technique" de l’Internet, marquée par l’égalitarisme, l’autogestion et la recherche collective de l’efficience »<ref name="Serres">{{Article|auteur=|prénom1=Alexandre|nom1=Serres|prénom2=Christian|nom2=Le Moënne|prénom3=Jean-Max|nom3=Noyer|nom4=|titre=Aux sources d'internet : l'émergence d'Arpanet : exploration du processus d'émergence d'une infrastructure informationnelle : description des trajectoires des acteurs et actants, des filières et des réseaux constitutifs de la naissance d'Arpanet : problèmes critiques et épistémologiques posés par l'histoire des innovations|périodique=Thèse de doctorat|éditeur=Université Rennes 2|date=2000|issn=|lire en ligne=https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00312005/document|pages=481 & 488 (par ordre de citation)}}.</ref>. Soit trois principes et une procédure, qui aujourd’hui encore sont appliqués sur le site Méta-Wiki, dans lequel s'organise la gestion communautaire du mouvement Wikimédia. Cela alors qu'au sein des autres projets dédiés à la production de contenus pédagogiques, des processus similaires de recherche de consensus ont fait leur apparition.
Il faut ensuite savoir que les liens entre ARPANET et l’armée ont disparu avec l’apparition du [[w:en : MILNET|MILNET]], un réseau entièrement dédié aux activités militaires, rebaptisé [[w:en:NIPRNet|NIPRNet]], pour Non-classified Internet Protocol Router Network, en 1990. Après une séparation définitive en 1983, précisément l’année où [[w:Richard_Stallman|Richard Stallman]] postait sa demande d’aide pour le [[w:Projet_GNU|projet GNU]], le réseau ARPANET resta uniquement dédié à la recherche et au développement<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Stephen|nom1=Denneti|titre=ARPANET Information Brochure|passage=4|lieu=|éditeur=Defense Communications Agency|date=1978|pages totales=46|isbn=|oclc=476024876|lire en ligne=https://web.archive.org/web/20200710174908/https://apps.dtic.mil/dtic/tr/fulltext/u2/a164353.pdf}}.</ref>. À cette époque, le réseau ne comprenait pas plus de 600 machines connectées<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Solange|nom1=Ghernaouti-Hélie|prénom2=Arnaud|nom2=Dufour|titre=Internet|passage=|lieu=|éditeur=Presses universitaires de France|date=2012|pages totales=|isbn=978-2-13-058548-0|oclc=795497443|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref>, ce qui n'a donc rien de comparable avec ce vaste réseau informatique mondial que nous connaissons aujourd’hui et qui fut fortement développé au cours des années 1990.
Pour en assurer l’entretien technique, une [[w:Organisation_non_gouvernementale|organisation non gouvernementale]], a été créée en 1992, sous l'appellation d’''[[w:fr : Internet Society|Internet Society]]''. Celle-ci devait aussi veiller au respect des valeurs fondamentales liées au bon fonctionnement du réseau<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Étienne Combier|titre=Les leçons de l’Internet Society pour sauver la Toile|url=https://web.archive.org/web/20201024101959/https://www.lesechos.fr/2017/09/les-lecons-de-linternet-society-pour-sauver-la-toile-182263|site=Les Echos|éditeur=|date=2017-09-19|consulté le=}}.</ref>. Car avant d'atteindre des milliards d’appareils connectés, il a d’abord fallu réglementer les nombreuses [[w:Dorsale Internet|dorsales internet]] intercontinentales, sans lesquelles la transmission du protocole TCP/IP partout dans le monde n'aurait pas été possible.
Quant à l’état d’esprit des créateurs d'Internet, un article intitulé ''Quarante ans après : mais qui donc créa l’internet ?'' apporte un éclairage particulièrement intéressant au sujet des liens que l'on peut établir entre le mouvement Wikimédia et l'[[w:Histoire_d'Internet|histoire d'Internet]]. Dans son témoignage, [[w:fr:Michel Elie|Michel Elie]], cet ingénieur en informatique, membre du ''Network Working Group'' cité précédemment, et responsable de l’[[w:fr : Observatoire des usages de l'Internet|Observatoire des Usages de l’Internet]], nous explique en effet ceci.
<blockquote>
Le succès de l’internet, nous le devons aux bons choix initiaux et à la dynamique qui en est résultée : la collaboration de dizaines de milliers d’étudiants, ou de bénévoles apportant leur expertise, tels par exemple ces centaines de personnes qui enrichissent continuellement des encyclopédies en ligne telles que Wikipédia.''<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Michel Elie|titre=Quarante ans après : mais qui donc créa l'internet ?|url=https://web.archive.org/web/20200131180536/https://vecam.org/archives/article1123.html|site=Vecam|lieu=|date=2009|consulté le=}}.</ref>''
</blockquote>
Au courant des années 1990, le milieu informatique universitaire semblait donc toujours fortement imprégné des idéaux de la [[w:Contre-culture des années 1960|contre-culture des années 1960]], produit par les [[w:Baby_boomer|''baby boomers'']] dans le contexte de la [[w:Guerre_du_Vietnam|guerre du Vietnam]]. Afin d'illustrer les idées véhiculées à cette époque, voici un paragraphe extrait d'un ouvrage publié en 1970, et intitulé ''Vers une contre-culture : Réflexions sur la société technocratique et l’opposition de la jeunesse''<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Theodore|nom1=Roszak|prénom2=Claude|nom2=Elsen|titre=Vers une contre-culture. Réflexions sur la société technocratique et l'opposition de la jeunesse|passage=266-267|lieu=Paris|éditeur=Stock|date=1970|pages totales=318|isbn=978-2-234-01282-0|oclc=36236326}}.</ref>. Dans celui-ci, [[w:fr : Theodore Roszak|Théodore Roszak]] explique ceci :
<blockquote>
Le projet essentiel de notre contre-culture : proclamer un nouveau ciel et une nouvelle terre, si vastes, si merveilleux que les prétentions démesurées de la technique soient réduites à n’occuper dans la vie humaine qu’une place inférieure et marginale. Créer et répandre une telle conception de la vie n’implique rien de moins que l’acceptation de nous ouvrir à l’imagination visionnaire. Nous devons être prêts à soutenir ce qu’affirment des personnes telles que [[w:fr : William Blake|Blake]], à savoir que certains yeux ne voient pas le monde comme le voient le regard banal ou l’œil scientifique, mais le voient transformé, dans une lumière éclatante et, ce faisant, le voient tel qu’il est vraiment.
</blockquote>
À la suite de cette lecture, il peut sembler paradoxal qu’une contre-culture, qui voit la technique comme « inférieure » et assimile la science au « banal », puisse avoir un lien avec le milieu scientifique universitaire qui fut à l'origine d'Internet. Cependant, une réponse à cette énigme fut apportée par [[w:Fred_Turner_(professeur)|Fred Turner]], par la publication de son livre intitulé : « ''Aux sources de l’utopie numérique : De la contre-culture à la cyberculture, [[w:Stewart_Brand|Stewart Brand]], un homme d’influence »''<ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Fred|nom1=Turner|titre=Aux sources de l'utopie numérique: De la contre-culture à la cyberculture, Stewart Brand, un homme d'influence|éditeur=C & F Éditions|date=2021-07-07|isbn=978-2-37662-032-7}}.</ref>.
Grâce à cet ouvrage, on découvre que le mouvement Hippie utilisera tout ce qui était à sa disposition à l’époque pour parvenir à ses fins : LSD, spiritualités alternatives, mais également, objets technologiques les plus en pointe. Cela grâce notamment à l’influence de Steward Brand, le créateur d'un catalogue interactif, qui peut être considéré comme l'ancêtre analogique des groupes de discussions numériques apparus des années plus tard<ref>{{Lien web|auteur=Guillaume de Lamérie|titre=Aux sources de l’utopie numérique, de la contre-culture à la cyberculture|url=https://web.archive.org/web/20211021183032/https://www.afis.org/Aux-sources-de-l-utopie-numerique|site=Association française pour l’Information Scientifique|éditeur=|date=18 septembre 2013|consulté le=}}.</ref>.
Comme autre indication, il y a ensuite les propos tenus en 1992, lors d’une plénière de la 24ᵉ réunion du groupe de travail sur l’ingénierie Internet, par [[w:fr : David D. Clark|David D. Clark]], un autre pionnier d’Internet. Durant cette rencontre, ce chef de projet prononça des paroles<ref>{{Article|prénom1=Andrew L.|nom1=Russell|titre='Rough Consensus and Running Code' and the Internet-OSI Standards War|périodique=IEEE Annals Hist. Comput. IEEE Annals of the History of Computing|volume=28|numéro=3|date=2006|issn=1058-6180|pages=48–61}}.</ref> restées dans les annales. « Nous récusons rois, présidents et votes. Nous croyons au consensus et aux programmes qui tournent »<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''We reject: kings, presidents and voting. We believe: in rough consensus and running code »''</ref>. Deux phrases seulement, mais qui, dans le cadre du milieu informatique, permettent de croire que le mépris de la contre-culture envers la technique et la science, s'est transformé en un refus d’autorité et une recherche de consensus.
Quoi qu'il en soit, le développement du réseau Internet ne s'est pas fait sans conflits idéologiques importants. On peut d'ailleurs se demander aujourd'hui à quoi ressemblerait Internet, s'il n'avait jamais été [[w:en:Commercialization_of_the_Internet|commercialisé]]<ref>{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Shane|nom1=Greenstein|titre=How the Internet Became Commercial: Innovation, Privatization, and the Birth of a New Network|passage=79|éditeur=Princeton University Press|date=2017-09-26|isbn=978-0-691-17839-4|consulté le=2025-12-27}}</ref>. Cela s'est passé en novembre 1994, lorsque l’association sans but lucratif ''[[w:en:Advanced_Network_and_Services|Advanced Network and Services,]] chargée de g''érer les accès à Internet, a fait le choix de vendre ses activités. Cette décision faisait suite à un appel à des fonds privés pour financer d'importants changements dans l'infrastructure du réseau. Profitant de l'occasion, la société commerciale ''[[w:AOL|America Online]]'' a ainsi repris à son compte la gestion des connexions à Internet, après avoir effectué un versement de 35 millions de dollars<ref>{{Lien web|titre=ANS sold to America On-line|url=https://web.archive.org/web/20110927083123/http://www.merit.edu/mail.archives/mjts/1994-11/msg00023.html|site=www.merit.edu|auteur=Jeff.Ogden}}</ref>.
Trente ans plus tard, Internet est devenu ce réseau que nous expérimentons aujourd'hui, à savoir : un réseau dominé par des sociétés privées les plus riches au monde. Dans ce contexte et parmi les 100 [[w:_Liste_des_sites_web_les_plus_visités|sites web les plus visités]], seul le [[w:Nom_de_domaine|nom de domaine]] Wikipédia appartient à une organisation non lucrative<ref>{{Lien web|titre=Top 100 Most Visited Websites Worldwide (August 2025)|url=https://web.archive.org/web/20250923022332/https://www.similarweb.com/blog/research/market-research/most-visited-websites/|auteur=Similarweb}}</ref>. Cela explique donc pourquoi le mouvement Wikimédia, via son encyclopédie et la fondation qui l'héberge, représente à ce jour, et dans l'espace web, l'expression la plus visible de la philosophie des pionniers d’Internet.
Plus qu'un héritage, cette situation peut être vue comme une mission perpétuée au sein d'un espace envahi par une culture marchande et capitaliste. Il s'agit là d'une information importante qu'il faut retenir au sujet du mouvement Wikimédia. Elle ne clôture pas pour autant tout ce qu'il faut savoir au sujet des évènements qui ont permis la création d’une encyclopédie mondiale, libre et collaborative. Car avant cela, il nous reste encore à découvrir l'histoire du World Wide Web, un espace numérique sans lequel la création de Wikipédia n'aurait jamais été possible.{{AutoCat}}
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text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
L’[[w:fr : Histoire d'Internet|histoire du réseau Internet]] constitue un nouvel épisode captivant de la révolution numérique, sans lequel le mouvement Wikimédia n’aurait jamais pu émerger. D’un point de vue purement technique, ce réseau informatique a été mis au point dans les années 1970, avant l’adoption généralisée du protocole [[w:fr : Suite des protocoles Internet|TCP/IP]], toujours en usage à ce jour. Ce dernier fut inventé par [[w:Vint_Cerf|Vint Cerf]] et [[w:fr : Bob Kahn|Robert Elliot Kahn]], quand ils travaillaient pour la ''[[w:fr : Defense Advanced Research Projects Agency|Defense Advanced Research Projects Agency]]'', rattachée au département de la Défense américaine<ref name="Chemla">{{Ouvrage|langue=|auteur=Laurent Chemla|prénom1=Djilali|nom1=Benamrane|nom2=Biens publics à l'échelle mondiale|nom3=Coopération solidarité développement aux PTT|titre=Les télécommunications, entre bien public et marchandise|passage=73 & 63 (par ordre de citation)|lieu=Une histoire d'Internet|éditeur=ECLM (Charles Leopold Mayer)|date=2005|pages totales=|isbn=978-2-84377-111-8|oclc=833154536|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref>. L'une des premières présentations de leur projet fut ainsi réalisée lors d’une conférence organisée par l’[[w:fr : International Network Working Group|International Network Working Group]], une instance créée pour assurer la gouvernance mondiale du réseau informatique.
Sur base de ces informations, on peut penser qu’Internet a été créé par des militaires. Cependant, ''[[w:Une_contre-histoire_de_l'Internet|Une contre-histoire de l’Internet]]''<ref>{{Ouvrage|éditeur=Premieres Lignes Television|titre=Une contre-histoire de l'Internet|année=2013|auteur=[[w:Sylvain Bergère|]]}}</ref>, nous révèle que les créateurs et les premiers utilisateurs d’[[w:ARPANET|ARPANET]], considéré comme l’ancêtre d’Internet, étaient davantage des étudiants [[w:Hippies|hippies]] et amateurs de [[w:LSD|LSD]], que des militaires bien drillés. D’ailleurs, avant la standardisation du protocole TCP/IP, ARPANET fonctionnait depuis plus d’un an avec un autre protocole de transition intitulé [[w:Network_Control_Program_(Arpanet)|''Network Control Program'']]. Or, celui-ci avait été mis au point, en février 1969, par le [[w:fr : Network Working Group|''Network Working Group'']], un groupe informel d’étudiants rassemblés autour de [[w:Steve_Crocker|Steve Crocker]], lorsqu’il ne détenait encore qu’une simple licence, au niveau de sa formation universitaire.
[[Fichier:Internet_map_1024.jpg|alt=Nuage filandreux de lignes multicolores|vignette|<small>Figure 9. Carte partielle d’Internet, créée sur base des données d’opte.org en date du 15 juin 2005.</small>]]
Bien que rarement cité dans l’histoire d’Internet, ce groupe a pourtant mis en place la procédure RFC, pour ''[[w:Request_for_comments|Request For Comments]],'' reconnue comme « l’un des symboles forts de la "culture technique" de l’Internet, marquée par l’égalitarisme, l’autogestion et la recherche collective de l’efficience »<ref name="Serres">{{Article|auteur=|prénom1=Alexandre|nom1=Serres|prénom2=Christian|nom2=Le Moënne|prénom3=Jean-Max|nom3=Noyer|nom4=|titre=Aux sources d'internet : l'émergence d'Arpanet : exploration du processus d'émergence d'une infrastructure informationnelle : description des trajectoires des acteurs et actants, des filières et des réseaux constitutifs de la naissance d'Arpanet : problèmes critiques et épistémologiques posés par l'histoire des innovations|périodique=Thèse de doctorat|éditeur=Université Rennes 2|date=2000|issn=|lire en ligne=https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00312005/document|pages=481 & 488 (par ordre de citation)}}.</ref>. Soit trois principes et une procédure, qui aujourd’hui encore sont appliqués sur le site Méta-Wiki, dans lequel s'organise la gestion communautaire du mouvement Wikimédia. Cela alors qu'au sein des autres projets dédiés à la production de contenus pédagogiques, des processus similaires de recherche de consensus ont fait leur apparition.
Il faut ensuite savoir que les liens entre ARPANET et l’armée ont disparu avec l’apparition du [[w:en : MILNET|MILNET]], un réseau entièrement dédié aux activités militaires, rebaptisé [[w:en:NIPRNet|NIPRNet]], pour Non-classified Internet Protocol Router Network, en 1990. Après une séparation définitive en 1983, précisément l’année où [[w:Richard_Stallman|Richard Stallman]] postait sa demande d’aide pour le [[w:Projet_GNU|projet GNU]], le réseau ARPANET resta uniquement dédié à la recherche et au développement<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Stephen|nom1=Denneti|titre=ARPANET Information Brochure|passage=4|lieu=|éditeur=Defense Communications Agency|date=1978|pages totales=46|isbn=|oclc=476024876|lire en ligne=https://web.archive.org/web/20200710174908/https://apps.dtic.mil/dtic/tr/fulltext/u2/a164353.pdf}}.</ref>. À cette époque, le réseau ne comprenait pas plus de 600 machines connectées<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Solange|nom1=Ghernaouti-Hélie|prénom2=Arnaud|nom2=Dufour|titre=Internet|passage=|lieu=|éditeur=Presses universitaires de France|date=2012|pages totales=|isbn=978-2-13-058548-0|oclc=795497443|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref>, ce qui n'a donc rien de comparable avec ce vaste réseau informatique mondial que nous connaissons aujourd’hui et qui fut fortement développé au cours des années 1990.
Pour en assurer l’entretien technique, une [[w:Organisation_non_gouvernementale|organisation non gouvernementale]], a été créée en 1992, sous l'appellation d’''[[w:fr : Internet Society|Internet Society]]''. Celle-ci devait aussi veiller au respect des valeurs fondamentales liées au bon fonctionnement du réseau<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Étienne Combier|titre=Les leçons de l’Internet Society pour sauver la Toile|url=https://web.archive.org/web/20201024101959/https://www.lesechos.fr/2017/09/les-lecons-de-linternet-society-pour-sauver-la-toile-182263|site=Les Echos|éditeur=|date=2017-09-19|consulté le=}}.</ref>. Car avant d'atteindre des milliards d’appareils connectés, il a d’abord fallu réglementer les nombreuses [[w:Dorsale Internet|dorsales internet]] intercontinentales, sans lesquelles la transmission du protocole TCP/IP partout dans le monde n'aurait pas été possible.
Quant à l’état d’esprit des créateurs d'Internet, un article intitulé ''Quarante ans après : mais qui donc créa l’internet ?'' apporte un éclairage particulièrement intéressant au sujet des liens que l'on peut établir entre le mouvement Wikimédia et l'[[w:Histoire_d'Internet|histoire d'Internet]]. Dans son témoignage, [[w:fr:Michel Elie|Michel Elie]], cet ingénieur en informatique, membre du ''Network Working Group'' cité précédemment, et responsable de l’[[w:fr : Observatoire des usages de l'Internet|Observatoire des Usages de l’Internet]], nous explique en effet ceci.
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Le succès de l’internet, nous le devons aux bons choix initiaux et à la dynamique qui en est résultée : la collaboration de dizaines de milliers d’étudiants, ou de bénévoles apportant leur expertise, tels par exemple ces centaines de personnes qui enrichissent continuellement des encyclopédies en ligne telles que Wikipédia.''<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Michel Elie|titre=Quarante ans après : mais qui donc créa l'internet ?|url=https://web.archive.org/web/20200131180536/https://vecam.org/archives/article1123.html|site=Vecam|lieu=|date=2009|consulté le=}}.</ref>''
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Au courant des années 1990, le milieu informatique universitaire semblait donc toujours fortement imprégné des idéaux de la [[w:Contre-culture des années 1960|contre-culture des années 1960]], produit par les [[w:Baby_boomer|''baby boomers'']] dans le contexte de la [[w:Guerre_du_Vietnam|guerre du Vietnam]]. Afin d'illustrer les idées véhiculées à cette époque, voici un paragraphe extrait d'un ouvrage publié en 1970, et intitulé ''Vers une contre-culture : Réflexions sur la société technocratique et l’opposition de la jeunesse''<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Theodore|nom1=Roszak|prénom2=Claude|nom2=Elsen|titre=Vers une contre-culture. Réflexions sur la société technocratique et l'opposition de la jeunesse|passage=266-267|lieu=Paris|éditeur=Stock|date=1970|pages totales=318|isbn=978-2-234-01282-0|oclc=36236326}}.</ref>. Dans celui-ci, [[w:fr : Theodore Roszak|Théodore Roszak]] explique ceci :
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Le projet essentiel de notre contre-culture : proclamer un nouveau ciel et une nouvelle terre, si vastes, si merveilleux que les prétentions démesurées de la technique soient réduites à n’occuper dans la vie humaine qu’une place inférieure et marginale. Créer et répandre une telle conception de la vie n’implique rien de moins que l’acceptation de nous ouvrir à l’imagination visionnaire. Nous devons être prêts à soutenir ce qu’affirment des personnes telles que [[w:fr : William Blake|Blake]], à savoir que certains yeux ne voient pas le monde comme le voient le regard banal ou l’œil scientifique, mais le voient transformé, dans une lumière éclatante et, ce faisant, le voient tel qu’il est vraiment.
</blockquote>
À la suite de cette lecture, il peut sembler paradoxal qu’une contre-culture, qui voit la technique comme « inférieure » et assimile la science au « banal », puisse avoir un lien avec le milieu scientifique universitaire qui fut à l'origine d'Internet. Cependant, une réponse à cette énigme fut apportée par [[w:Fred_Turner_(professeur)|Fred Turner]], par la publication de son livre intitulé : « ''Aux sources de l’utopie numérique : De la contre-culture à la cyberculture, [[w:Stewart_Brand|Stewart Brand]], un homme d’influence »''<ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Fred|nom1=Turner|titre=Aux sources de l'utopie numérique: De la contre-culture à la cyberculture, Stewart Brand, un homme d'influence|éditeur=C & F Éditions|date=2021-07-07|isbn=978-2-37662-032-7}}.</ref>.
Grâce à cet ouvrage, on découvre que le mouvement Hippie utilisera tout ce qui était à sa disposition à l’époque pour parvenir à ses fins : LSD, spiritualités alternatives, mais également, objets technologiques les plus en pointe. Cela grâce notamment à l’influence de Steward Brand, le créateur d'un catalogue interactif, qui peut être considéré comme l'ancêtre analogique des groupes de discussions numériques apparus des années plus tard<ref>{{Lien web|auteur=Guillaume de Lamérie|titre=Aux sources de l’utopie numérique, de la contre-culture à la cyberculture|url=https://web.archive.org/web/20211021183032/https://www.afis.org/Aux-sources-de-l-utopie-numerique|site=Association française pour l’Information Scientifique|éditeur=|date=18 septembre 2013|consulté le=}}.</ref>.
Comme autre indication, il y a ensuite les propos tenus en 1992, lors d’une plénière de la 24ᵉ réunion du groupe de travail sur l’ingénierie Internet, par [[w:fr : David D. Clark|David D. Clark]], un autre pionnier d’Internet. Durant cette rencontre, ce chef de projet prononça des paroles<ref>{{Article|prénom1=Andrew L.|nom1=Russell|titre='Rough Consensus and Running Code' and the Internet-OSI Standards War|périodique=IEEE Annals Hist. Comput. IEEE Annals of the History of Computing|volume=28|numéro=3|date=2006|issn=1058-6180|pages=48–61}}.</ref> restées dans les annales. « Nous récusons rois, présidents et votes. Nous croyons au consensus et aux programmes qui tournent »<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''We reject: kings, presidents and voting. We believe: in rough consensus and running code »''</ref>. Deux phrases seulement, mais qui, dans le cadre du milieu informatique, permettent de croire que le mépris de la contre-culture envers la technique et la science, s'est transformé en un refus d’autorité et une recherche de consensus.
Quoi qu'il en soit, le développement du réseau Internet ne s'est pas fait sans conflits idéologiques importants. On peut d'ailleurs se demander aujourd'hui à quoi ressemblerait Internet, s'il n'avait jamais été [[w:en:Commercialization_of_the_Internet|commercialisé]]<ref>{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Shane|nom1=Greenstein|titre=How the Internet Became Commercial: Innovation, Privatization, and the Birth of a New Network|passage=79|éditeur=Princeton University Press|date=2017-09-26|isbn=978-0-691-17839-4|consulté le=2025-12-27}}</ref>. Cela s'est passé en novembre 1994, lorsque l’association sans but lucratif ''[[w:en:Advanced_Network_and_Services|Advanced Network and Services,]] chargée de g''érer les accès à Internet, a fait le choix de vendre ses activités. Cette décision faisait suite à un appel à des fonds privés pour financer d'importants changements dans l'infrastructure du réseau. Profitant de l'occasion, la société commerciale ''[[w:AOL|America Online]]'' a ainsi repris à son compte la gestion des connexions à Internet, après avoir effectué un versement de 35 millions de dollars<ref>{{Lien web|titre=ANS sold to America On-line|url=https://web.archive.org/web/20110927083123/http://www.merit.edu/mail.archives/mjts/1994-11/msg00023.html|site=www.merit.edu|auteur=Jeff.Ogden}}</ref>.
Trente ans plus tard, Internet est devenu ce réseau que nous expérimentons aujourd'hui, à savoir : un réseau dominé par des sociétés privées les plus riches au monde. Dans ce contexte et parmi les 100 [[w:_Liste_des_sites_web_les_plus_visités|sites web les plus visités]], seul le [[w:Nom_de_domaine|nom de domaine]] Wikipédia appartient à une organisation non lucrative<ref>{{Lien web|titre=Top 100 Most Visited Websites Worldwide (August 2025)|url=https://web.archive.org/web/20250923022332/https://www.similarweb.com/blog/research/market-research/most-visited-websites/|auteur=Similarweb}}</ref>. Cela explique donc pourquoi le mouvement Wikimédia, via son encyclopédie et la fondation qui l'héberge, représente à ce jour, et dans l'espace web, l'expression la plus visible de la philosophie des pionniers d’Internet.
Plus qu'un héritage, cette situation peut être vue comme une mission perpétuée au sein d'un espace envahi par une culture marchande et capitaliste. Il s'agit là d'une information importante qu'il faut retenir au sujet du mouvement Wikimédia. Elle ne clôture pas pour autant tout ce qu'il faut savoir au sujet des évènements qui ont permis la création d’une encyclopédie mondiale, libre et collaborative. Car avant cela, il nous reste encore à découvrir l'histoire du World Wide Web, un espace numérique sans lequel la création de Wikipédia n'aurait jamais été possible.{{AutoCat}}
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Lionel Scheepmans
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text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
L’[[w:fr : Histoire d'Internet|histoire du réseau Internet]] constitue un nouvel épisode captivant de la révolution numérique, sans lequel le mouvement Wikimédia n’aurait jamais pu émerger. D’un point de vue purement technique, ce réseau informatique a été mis au point dans les années 1970, avant l’adoption généralisée du protocole [[w:fr : Suite des protocoles Internet|TCP/IP]], toujours en usage à ce jour. Ce dernier fut inventé par [[w:Vint_Cerf|Vint Cerf]] et [[w:fr : Bob Kahn|Robert Elliot Kahn]], quand ils travaillaient pour la ''[[w:fr : Defense Advanced Research Projects Agency|Defense Advanced Research Projects Agency]]'', rattachée au département de la Défense américaine<ref name="Chemla">{{Ouvrage|langue=|auteur=Laurent Chemla|prénom1=Djilali|nom1=Benamrane|nom2=Biens publics à l'échelle mondiale|nom3=Coopération solidarité développement aux PTT|titre=Les télécommunications, entre bien public et marchandise|passage=73 & 63 (par ordre de citation)|lieu=Une histoire d'Internet|éditeur=ECLM (Charles Leopold Mayer)|date=2005|pages totales=|isbn=978-2-84377-111-8|oclc=833154536|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref>. L'une des premières présentations de leur projet fut ainsi réalisée lors d’une conférence organisée par l’[[w:fr : International Network Working Group|International Network Working Group]], une instance créée pour assurer la gouvernance mondiale du réseau informatique.
Sur base de ces informations, on peut penser qu’Internet a été créé par des militaires. Cependant, ''[[w:Une_contre-histoire_de_l'Internet|Une contre-histoire de l’Internet]]''<ref>{{Ouvrage|éditeur=Premieres Lignes Television|titre=Une contre-histoire de l'Internet|année=2013|auteur=[[w:Sylvain Bergère|]]}}</ref>, nous révèle que les créateurs et les premiers utilisateurs d’[[w:ARPANET|ARPANET]], considéré comme l’ancêtre d’Internet, étaient davantage des étudiants [[w:Hippies|hippies]] et amateurs de [[w:LSD|LSD]], que des militaires bien drillés. D’ailleurs, avant la standardisation du protocole TCP/IP, ARPANET fonctionnait depuis plus d’un an avec un autre protocole de transition intitulé [[w:Network_Control_Program_(Arpanet)|''Network Control Program'']]. Or, celui-ci avait été mis au point, en février 1969, par le [[w:fr : Network Working Group|''Network Working Group'']], un groupe informel d’étudiants rassemblés autour de [[w:Steve_Crocker|Steve Crocker]], lorsqu’il ne détenait encore qu’une simple licence, au niveau de sa formation universitaire.
[[Fichier:Internet_map_1024.jpg|alt=Nuage filandreux de lignes multicolores|vignette|<small>Figure 9. Carte partielle d’Internet, créée sur base des données d’opte.org en date du 15 juin 2005.</small>]]
Bien que rarement cité dans l’histoire d’Internet, ce groupe a pourtant mis en place la procédure RFC, pour ''[[w:Request_for_comments|Request For Comments]],'' reconnue comme « l’un des symboles forts de la "culture technique" de l’Internet, marquée par l’égalitarisme, l’autogestion et la recherche collective de l’efficience »<ref name="Serres">{{Article|auteur=|prénom1=Alexandre|nom1=Serres|prénom2=Christian|nom2=Le Moënne|prénom3=Jean-Max|nom3=Noyer|nom4=|titre=Aux sources d'internet : l'émergence d'Arpanet : exploration du processus d'émergence d'une infrastructure informationnelle : description des trajectoires des acteurs et actants, des filières et des réseaux constitutifs de la naissance d'Arpanet : problèmes critiques et épistémologiques posés par l'histoire des innovations|périodique=Thèse de doctorat|éditeur=Université Rennes 2|date=2000|issn=|lire en ligne=https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00312005/document|pages=481 & 488 (par ordre de citation)}}.</ref>. Soit trois principes et une procédure, qui aujourd’hui encore sont appliqués sur le site Méta-Wiki, dans lequel s'organise la gestion communautaire du mouvement Wikimédia. Cela alors qu'au sein des autres projets dédiés à la production de contenus pédagogiques, des processus similaires de recherche de consensus ont fait leur apparition.
Il faut ensuite savoir que les liens entre ARPANET et l’armée ont disparu avec l’apparition du [[w:en : MILNET|MILNET]], un réseau entièrement dédié aux activités militaires, rebaptisé [[w:en:NIPRNet|NIPRNet]], pour Non-classified Internet Protocol Router Network, en 1990. Après une séparation définitive en 1983, précisément l’année où [[w:Richard_Stallman|Richard Stallman]] postait sa demande d’aide pour le [[w:Projet_GNU|projet GNU]], le réseau ARPANET resta uniquement dédié à la recherche et au développement<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Stephen|nom1=Denneti|titre=ARPANET Information Brochure|passage=4|lieu=|éditeur=Defense Communications Agency|date=1978|pages totales=46|isbn=|oclc=476024876|lire en ligne=https://web.archive.org/web/20200710174908/https://apps.dtic.mil/dtic/tr/fulltext/u2/a164353.pdf}}.</ref>. À cette époque, le réseau ne comprenait pas plus de 600 machines connectées<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Solange|nom1=Ghernaouti-Hélie|prénom2=Arnaud|nom2=Dufour|titre=Internet|passage=|lieu=|éditeur=Presses universitaires de France|date=2012|pages totales=|isbn=978-2-13-058548-0|oclc=795497443|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref>, ce qui n'a donc rien de comparable avec ce vaste réseau informatique mondial que nous connaissons aujourd’hui et qui fut fortement développé au cours des années 1990.
Pour en assurer l’entretien technique, une [[w:Organisation_non_gouvernementale|organisation non gouvernementale]], a été créée en 1992, sous l'appellation d’''[[w:fr : Internet Society|Internet Society]]''. Celle-ci devait aussi veiller au respect des valeurs fondamentales liées au bon fonctionnement du réseau<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Étienne Combier|titre=Les leçons de l’Internet Society pour sauver la Toile|url=https://web.archive.org/web/20201024101959/https://www.lesechos.fr/2017/09/les-lecons-de-linternet-society-pour-sauver-la-toile-182263|site=Les Echos|éditeur=|date=2017-09-19|consulté le=}}.</ref>. Car avant d'atteindre des milliards d’appareils connectés, il a d’abord fallu réglementer les nombreuses [[w:Dorsale Internet|dorsales internet]] intercontinentales, sans lesquelles la transmission du protocole TCP/IP partout dans le monde n'aurait pas été possible.
Quant à l’état d’esprit des créateurs d'Internet, un article intitulé ''Quarante ans après : mais qui donc créa l’internet ?'' apporte un éclairage particulièrement intéressant au sujet des liens que l'on peut établir entre le mouvement Wikimédia et l'[[w:Histoire_d'Internet|histoire d'Internet]]. Dans son témoignage, [[w:fr:Michel Elie|Michel Elie]], cet ingénieur en informatique, membre du ''Network Working Group'' cité précédemment, et responsable de l’[[w:fr : Observatoire des usages de l'Internet|Observatoire des Usages de l’Internet]], nous explique en effet ceci.
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Le succès de l’internet, nous le devons aux bons choix initiaux et à la dynamique qui en est résultée : la collaboration de dizaines de milliers d’étudiants, ou de bénévoles apportant leur expertise, tels par exemple ces centaines de personnes qui enrichissent continuellement des encyclopédies en ligne telles que Wikipédia.''<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Michel Elie|titre=Quarante ans après : mais qui donc créa l'internet ?|url=https://web.archive.org/web/20200131180536/https://vecam.org/archives/article1123.html|site=Vecam|lieu=|date=2009|consulté le=}}.</ref>''
</blockquote>
Au courant des années 1990, le milieu informatique universitaire semblait donc toujours fortement imprégné des idéaux de la [[w:Contre-culture des années 1960|contre-culture des années 1960]], produit par les [[w:Baby_boomer|''baby boomers'']] dans le contexte de la [[w:Guerre_du_Vietnam|guerre du Vietnam]]. Afin d'illustrer les idées véhiculées à cette époque, voici un paragraphe extrait d'un ouvrage publié en 1970, et intitulé ''Vers une contre-culture : Réflexions sur la société technocratique et l’opposition de la jeunesse''<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Theodore|nom1=Roszak|prénom2=Claude|nom2=Elsen|titre=Vers une contre-culture. Réflexions sur la société technocratique et l'opposition de la jeunesse|passage=266-267|lieu=Paris|éditeur=Stock|date=1970|pages totales=318|isbn=978-2-234-01282-0|oclc=36236326}}.</ref>. Dans celui-ci, [[w:fr : Theodore Roszak|Théodore Roszak]] explique ceci :
<blockquote>
Le projet essentiel de notre contre-culture : proclamer un nouveau ciel et une nouvelle terre, si vastes, si merveilleux que les prétentions démesurées de la technique soient réduites à n’occuper dans la vie humaine qu’une place inférieure et marginale. Créer et répandre une telle conception de la vie n’implique rien de moins que l’acceptation de nous ouvrir à l’imagination visionnaire. Nous devons être prêts à soutenir ce qu’affirment des personnes telles que [[w:fr : William Blake|Blake]], à savoir que certains yeux ne voient pas le monde comme le voient le regard banal ou l’œil scientifique, mais le voient transformé, dans une lumière éclatante et, ce faisant, le voient tel qu’il est vraiment.
</blockquote>
À la suite de cette lecture, il peut sembler paradoxal qu’une contre-culture, qui voit la technique comme « inférieure » et assimile la science au « banal », puisse avoir un lien avec le milieu scientifique universitaire qui fut à l'origine d'Internet. Cependant, une réponse à cette énigme fut apportée par [[w:Fred_Turner_(professeur)|Fred Turner]], par la publication de son livre intitulé ''Aux sources de l’utopie numérique : De la contre-culture à la cyberculture, [[w:Stewart_Brand|Stewart Brand]], un homme d’influence<ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Fred|nom1=Turner|titre=Aux sources de l'utopie numérique: De la contre-culture à la cyberculture, Stewart Brand, un homme d'influence|éditeur=C & F Éditions|date=2021-07-07|isbn=978-2-37662-032-7}}.</ref>''.
Grâce à cet ouvrage, on découvre que le mouvement Hippie utilisera tout ce qui était à sa disposition à l’époque pour parvenir à ses fins : LSD, spiritualités alternatives, mais également, objets technologiques les plus en pointe. Cela grâce notamment à l’influence de Steward Brand, le créateur d'un catalogue interactif, qui peut être considéré comme l'ancêtre analogique des groupes de discussions numériques apparus des années plus tard<ref>{{Lien web|auteur=Guillaume de Lamérie|titre=Aux sources de l’utopie numérique, de la contre-culture à la cyberculture|url=https://web.archive.org/web/20211021183032/https://www.afis.org/Aux-sources-de-l-utopie-numerique|site=Association française pour l’Information Scientifique|éditeur=|date=18 septembre 2013|consulté le=}}.</ref>.
Comme autre indication, il y a ensuite les propos tenus en 1992, lors d’une plénière de la 24ᵉ réunion du groupe de travail sur l’ingénierie Internet, par [[w:fr : David D. Clark|David D. Clark]], un autre pionnier d’Internet. Durant cette rencontre, ce chef de projet prononça des paroles<ref>{{Article|prénom1=Andrew L.|nom1=Russell|titre='Rough Consensus and Running Code' and the Internet-OSI Standards War|périodique=IEEE Annals Hist. Comput. IEEE Annals of the History of Computing|volume=28|numéro=3|date=2006|issn=1058-6180|pages=48–61}}.</ref> restées dans les annales. « Nous récusons rois, présidents et votes. Nous croyons au consensus et aux programmes qui tournent »<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''We reject: kings, presidents and voting. We believe: in rough consensus and running code »''</ref>. Deux phrases seulement, mais qui, dans le cadre du milieu informatique, permettent de croire que le mépris de la contre-culture envers la technique et la science, s'est transformé en un refus d’autorité et une recherche de consensus.
Quoi qu'il en soit, le développement du réseau Internet ne s'est pas fait sans conflits idéologiques importants. On peut d'ailleurs se demander aujourd'hui à quoi ressemblerait Internet, s'il n'avait jamais été [[w:en:Commercialization_of_the_Internet|commercialisé]]<ref>{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Shane|nom1=Greenstein|titre=How the Internet Became Commercial: Innovation, Privatization, and the Birth of a New Network|passage=79|éditeur=Princeton University Press|date=2017-09-26|isbn=978-0-691-17839-4|consulté le=2025-12-27}}</ref>. Cela s'est passé en novembre 1994, lorsque l’association sans but lucratif ''[[w:en:Advanced_Network_and_Services|Advanced Network and Services,]] chargée de g''érer les accès à Internet, a fait le choix de vendre ses activités. Cette décision faisait suite à un appel à des fonds privés pour financer d'importants changements dans l'infrastructure du réseau. Profitant de l'occasion, la société commerciale ''[[w:AOL|America Online]]'' a ainsi repris à son compte la gestion des connexions à Internet, après avoir effectué un versement de 35 millions de dollars<ref>{{Lien web|titre=ANS sold to America On-line|url=https://web.archive.org/web/20110927083123/http://www.merit.edu/mail.archives/mjts/1994-11/msg00023.html|site=www.merit.edu|auteur=Jeff.Ogden}}</ref>.
Trente ans plus tard, Internet est devenu ce réseau que nous expérimentons aujourd'hui, à savoir : un réseau dominé par des sociétés privées les plus riches au monde. Dans ce contexte et parmi les 100 [[w:_Liste_des_sites_web_les_plus_visités|sites web les plus visités]], seul le [[w:Nom_de_domaine|nom de domaine]] Wikipédia appartient à une organisation non lucrative<ref>{{Lien web|titre=Top 100 Most Visited Websites Worldwide (August 2025)|url=https://web.archive.org/web/20250923022332/https://www.similarweb.com/blog/research/market-research/most-visited-websites/|auteur=Similarweb}}</ref>. Cela explique donc pourquoi le mouvement Wikimédia, via son encyclopédie et la fondation qui l'héberge, représente à ce jour, et dans l'espace web, l'expression la plus visible de la philosophie des pionniers d’Internet.
Plus qu'un héritage, cette situation peut être vue comme une mission perpétuée au sein d'un espace envahi par une culture marchande et capitaliste. Il s'agit là d'une information importante qu'il faut retenir au sujet du mouvement Wikimédia. Elle ne clôture pas pour autant tout ce qu'il faut savoir au sujet des évènements qui ont permis la création d’une encyclopédie mondiale, libre et collaborative. Car avant cela, il nous reste encore à découvrir l'histoire du World Wide Web, un espace numérique sans lequel la création de Wikipédia n'aurait jamais été possible.{{AutoCat}}
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Lionel Scheepmans
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text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
L’[[w:fr : Histoire d'Internet|histoire du réseau Internet]] constitue un nouvel épisode captivant de la révolution numérique, sans lequel le mouvement Wikimédia n’aurait jamais pu émerger. D’un point de vue purement technique, ce réseau informatique a été mis au point dans les années 1970, avant l’adoption généralisée du protocole [[w:fr : Suite des protocoles Internet|TCP/IP]], toujours en usage à ce jour. Ce dernier fut inventé par [[w:Vint_Cerf|Vint Cerf]] et [[w:fr : Bob Kahn|Robert Elliot Kahn]], quand ils travaillaient pour la ''[[w:fr : Defense Advanced Research Projects Agency|Defense Advanced Research Projects Agency]]'', rattachée au département de la Défense américaine<ref name="Chemla">{{Ouvrage|langue=|auteur=Laurent Chemla|prénom1=Djilali|nom1=Benamrane|nom2=Biens publics à l'échelle mondiale|nom3=Coopération solidarité développement aux PTT|titre=Les télécommunications, entre bien public et marchandise|passage=73 & 63 (par ordre de citation)|lieu=Une histoire d'Internet|éditeur=ECLM (Charles Leopold Mayer)|date=2005|pages totales=|isbn=978-2-84377-111-8|oclc=833154536|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref>. L'une des premières présentations de leur projet fut ainsi réalisée lors d’une conférence organisée par l’[[w:fr : International Network Working Group|International Network Working Group]], une instance créée pour assurer la gouvernance mondiale du réseau informatique.
Sur base de ces informations, on peut penser qu’Internet a été créé par des militaires. Cependant, ''[[w:Une_contre-histoire_de_l'Internet|Une contre-histoire de l’Internet]]''<ref>{{Ouvrage|éditeur=Premieres Lignes Television|titre=Une contre-histoire de l'Internet|année=2013|auteur=[[w:Sylvain Bergère|]]}}</ref>, nous révèle que les créateurs et les premiers utilisateurs d’[[w:ARPANET|ARPANET]], considéré comme l’ancêtre d’Internet, étaient davantage des étudiants [[w:Hippies|hippies]] et amateurs de [[w:LSD|LSD]], que des militaires bien drillés. D’ailleurs, avant la standardisation du protocole TCP/IP, ARPANET fonctionnait depuis plus d’un an avec un autre protocole de transition intitulé [[w:Network_Control_Program_(Arpanet)|''Network Control Program'']]. Or, celui-ci avait été mis au point, en février 1969, par le [[w:fr : Network Working Group|''Network Working Group'']], un groupe informel d’étudiants rassemblés autour de [[w:Steve_Crocker|Steve Crocker]], lorsqu’il ne détenait encore qu’une simple licence, au niveau de sa formation universitaire.
[[Fichier:Internet_map_1024.jpg|alt=Nuage filandreux de lignes multicolores|vignette|<small>Figure 9. Carte partielle d’Internet, créée sur base des données d’opte.org en date du 15 juin 2005.</small>]]
Bien que rarement cité dans l’histoire d’Internet, ce groupe a pourtant mis en place la procédure RFC, pour ''[[w:Request_for_comments|Request For Comments]],'' reconnue comme « l’un des symboles forts de la "culture technique" de l’Internet, marquée par l’égalitarisme, l’autogestion et la recherche collective de l’efficience<ref name="Serres">{{Article|auteur=|prénom1=Alexandre|nom1=Serres|prénom2=Christian|nom2=Le Moënne|prénom3=Jean-Max|nom3=Noyer|nom4=|titre=Aux sources d'internet : l'émergence d'Arpanet : exploration du processus d'émergence d'une infrastructure informationnelle : description des trajectoires des acteurs et actants, des filières et des réseaux constitutifs de la naissance d'Arpanet : problèmes critiques et épistémologiques posés par l'histoire des innovations|périodique=Thèse de doctorat|éditeur=Université Rennes 2|date=2000|issn=|lire en ligne=https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00312005/document|pages=481 & 488 (par ordre de citation)}}.</ref> ». Soit trois principes et une procédure, qui aujourd’hui encore sont appliqués sur le site Méta-Wiki, dans lequel s'organise la gestion communautaire du mouvement Wikimédia. Cela alors qu'au sein des autres projets dédiés à la production de contenus pédagogiques, des processus similaires de recherche de consensus ont fait leur apparition.
Il faut ensuite savoir que les liens entre ARPANET et l’armée ont disparu avec l’apparition du [[w:en : MILNET|MILNET]], un réseau entièrement dédié aux activités militaires, rebaptisé [[w:en:NIPRNet|NIPRNet]], pour Non-classified Internet Protocol Router Network, en 1990. Après une séparation définitive en 1983, précisément l’année où [[w:Richard_Stallman|Richard Stallman]] postait sa demande d’aide pour le [[w:Projet_GNU|projet GNU]], le réseau ARPANET resta uniquement dédié à la recherche et au développement<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Stephen|nom1=Denneti|titre=ARPANET Information Brochure|passage=4|lieu=|éditeur=Defense Communications Agency|date=1978|pages totales=46|isbn=|oclc=476024876|lire en ligne=https://web.archive.org/web/20200710174908/https://apps.dtic.mil/dtic/tr/fulltext/u2/a164353.pdf}}.</ref>. À cette époque, le réseau ne comprenait pas plus de 600 machines connectées<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Solange|nom1=Ghernaouti-Hélie|prénom2=Arnaud|nom2=Dufour|titre=Internet|passage=|lieu=|éditeur=Presses universitaires de France|date=2012|pages totales=|isbn=978-2-13-058548-0|oclc=795497443|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref>, ce qui n'a donc rien de comparable avec ce vaste réseau informatique mondial que nous connaissons aujourd’hui et qui fut fortement développé au cours des années 1990.
Pour en assurer l’entretien technique, une [[w:Organisation_non_gouvernementale|organisation non gouvernementale]], a été créée en 1992, sous l'appellation d’''[[w:fr : Internet Society|Internet Society]]''. Celle-ci devait aussi veiller au respect des valeurs fondamentales liées au bon fonctionnement du réseau<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Étienne Combier|titre=Les leçons de l’Internet Society pour sauver la Toile|url=https://web.archive.org/web/20201024101959/https://www.lesechos.fr/2017/09/les-lecons-de-linternet-society-pour-sauver-la-toile-182263|site=Les Echos|éditeur=|date=2017-09-19|consulté le=}}.</ref>. Car avant d'atteindre des milliards d’appareils connectés, il a d’abord fallu réglementer les nombreuses [[w:Dorsale Internet|dorsales internet]] intercontinentales, sans lesquelles la transmission du protocole TCP/IP partout dans le monde n'aurait pas été possible.
Quant à l’état d’esprit des créateurs d'Internet, un article intitulé ''Quarante ans après : mais qui donc créa l’internet ?'' apporte un éclairage particulièrement intéressant au sujet des liens que l'on peut établir entre le mouvement Wikimédia et l'[[w:Histoire_d'Internet|histoire d'Internet]]. Dans son témoignage, [[w:fr:Michel Elie|Michel Elie]], cet ingénieur en informatique, membre du ''Network Working Group'' cité précédemment, et responsable de l’[[w:fr : Observatoire des usages de l'Internet|Observatoire des Usages de l’Internet]], nous explique en effet ceci.
<blockquote>
Le succès de l’internet, nous le devons aux bons choix initiaux et à la dynamique qui en est résultée : la collaboration de dizaines de milliers d’étudiants, ou de bénévoles apportant leur expertise, tels par exemple ces centaines de personnes qui enrichissent continuellement des encyclopédies en ligne telles que Wikipédia.''<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Michel Elie|titre=Quarante ans après : mais qui donc créa l'internet ?|url=https://web.archive.org/web/20200131180536/https://vecam.org/archives/article1123.html|site=Vecam|lieu=|date=2009|consulté le=}}.</ref>''
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Au courant des années 1990, le milieu informatique universitaire semblait donc toujours fortement imprégné des idéaux de la [[w:Contre-culture des années 1960|contre-culture des années 1960]], produit par les [[w:Baby_boomer|''baby boomers'']] dans le contexte de la [[w:Guerre_du_Vietnam|guerre du Vietnam]]. Afin d'illustrer les idées véhiculées à cette époque, voici un paragraphe extrait d'un ouvrage publié en 1970, et intitulé ''Vers une contre-culture : Réflexions sur la société technocratique et l’opposition de la jeunesse''<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Theodore|nom1=Roszak|prénom2=Claude|nom2=Elsen|titre=Vers une contre-culture. Réflexions sur la société technocratique et l'opposition de la jeunesse|passage=266-267|lieu=Paris|éditeur=Stock|date=1970|pages totales=318|isbn=978-2-234-01282-0|oclc=36236326}}.</ref>. Dans celui-ci, [[w:fr : Theodore Roszak|Théodore Roszak]] explique ceci :
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Le projet essentiel de notre contre-culture : proclamer un nouveau ciel et une nouvelle terre, si vastes, si merveilleux que les prétentions démesurées de la technique soient réduites à n’occuper dans la vie humaine qu’une place inférieure et marginale. Créer et répandre une telle conception de la vie n’implique rien de moins que l’acceptation de nous ouvrir à l’imagination visionnaire. Nous devons être prêts à soutenir ce qu’affirment des personnes telles que [[w:fr : William Blake|Blake]], à savoir que certains yeux ne voient pas le monde comme le voient le regard banal ou l’œil scientifique, mais le voient transformé, dans une lumière éclatante et, ce faisant, le voient tel qu’il est vraiment.
</blockquote>
À la suite de cette lecture, il peut sembler paradoxal qu’une contre-culture, qui voit la technique comme « inférieure » et assimile la science au « banal », puisse avoir un lien avec le milieu scientifique universitaire qui fut à l'origine d'Internet. Cependant, une réponse à cette énigme fut apportée par [[w:Fred_Turner_(professeur)|Fred Turner]], par la publication de son livre intitulé ''Aux sources de l’utopie numérique : De la contre-culture à la cyberculture, [[w:Stewart_Brand|Stewart Brand]], un homme d’influence<ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Fred|nom1=Turner|titre=Aux sources de l'utopie numérique: De la contre-culture à la cyberculture, Stewart Brand, un homme d'influence|éditeur=C & F Éditions|date=2021-07-07|isbn=978-2-37662-032-7}}.</ref>''.
Grâce à cet ouvrage, on découvre que le mouvement Hippie utilisera tout ce qui était à sa disposition à l’époque pour parvenir à ses fins : LSD, spiritualités alternatives, mais également, objets technologiques les plus en pointe. Cela grâce notamment à l’influence de Steward Brand, le créateur d'un catalogue interactif, qui peut être considéré comme l'ancêtre analogique des groupes de discussions numériques apparus des années plus tard<ref>{{Lien web|auteur=Guillaume de Lamérie|titre=Aux sources de l’utopie numérique, de la contre-culture à la cyberculture|url=https://web.archive.org/web/20211021183032/https://www.afis.org/Aux-sources-de-l-utopie-numerique|site=Association française pour l’Information Scientifique|éditeur=|date=18 septembre 2013|consulté le=}}.</ref>.
Comme autre indication, il y a ensuite les propos tenus en 1992, lors d’une plénière de la 24ᵉ réunion du groupe de travail sur l’ingénierie Internet, par [[w:fr : David D. Clark|David D. Clark]], un autre pionnier d’Internet. Durant cette rencontre, ce chef de projet prononça des paroles<ref>{{Article|prénom1=Andrew L.|nom1=Russell|titre='Rough Consensus and Running Code' and the Internet-OSI Standards War|périodique=IEEE Annals Hist. Comput. IEEE Annals of the History of Computing|volume=28|numéro=3|date=2006|issn=1058-6180|pages=48–61}}.</ref> restées dans les annales. « Nous récusons rois, présidents et votes. Nous croyons au consensus et aux programmes qui tournent »<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''We reject: kings, presidents and voting. We believe: in rough consensus and running code »''</ref>. Deux phrases seulement, mais qui, dans le cadre du milieu informatique, permettent de croire que le mépris de la contre-culture envers la technique et la science, s'est transformé en un refus d’autorité et une recherche de consensus.
Quoi qu'il en soit, le développement du réseau Internet ne s'est pas fait sans conflits idéologiques importants. On peut d'ailleurs se demander aujourd'hui à quoi ressemblerait Internet, s'il n'avait jamais été [[w:en:Commercialization_of_the_Internet|commercialisé]]<ref>{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Shane|nom1=Greenstein|titre=How the Internet Became Commercial: Innovation, Privatization, and the Birth of a New Network|passage=79|éditeur=Princeton University Press|date=2017-09-26|isbn=978-0-691-17839-4|consulté le=2025-12-27}}</ref>. Cela s'est passé en novembre 1994, lorsque l’association sans but lucratif ''[[w:en:Advanced_Network_and_Services|Advanced Network and Services,]] chargée de g''érer les accès à Internet, a fait le choix de vendre ses activités. Cette décision faisait suite à un appel à des fonds privés pour financer d'importants changements dans l'infrastructure du réseau. Profitant de l'occasion, la société commerciale ''[[w:AOL|America Online]]'' a ainsi repris à son compte la gestion des connexions à Internet, après avoir effectué un versement de 35 millions de dollars<ref>{{Lien web|titre=ANS sold to America On-line|url=https://web.archive.org/web/20110927083123/http://www.merit.edu/mail.archives/mjts/1994-11/msg00023.html|site=www.merit.edu|auteur=Jeff.Ogden}}</ref>.
Trente ans plus tard, Internet est devenu ce réseau que nous expérimentons aujourd'hui, à savoir : un réseau dominé par des sociétés privées les plus riches au monde. Dans ce contexte et parmi les 100 [[w:_Liste_des_sites_web_les_plus_visités|sites web les plus visités]], seul le [[w:Nom_de_domaine|nom de domaine]] Wikipédia appartient à une organisation non lucrative<ref>{{Lien web|titre=Top 100 Most Visited Websites Worldwide (August 2025)|url=https://web.archive.org/web/20250923022332/https://www.similarweb.com/blog/research/market-research/most-visited-websites/|auteur=Similarweb}}</ref>. Cela explique donc pourquoi le mouvement Wikimédia, via son encyclopédie et la fondation qui l'héberge, représente à ce jour, et dans l'espace web, l'expression la plus visible de la philosophie des pionniers d’Internet.
Plus qu'un héritage, cette situation peut être vue comme une mission perpétuée au sein d'un espace envahi par une culture marchande et capitaliste. Il s'agit là d'une information importante qu'il faut retenir au sujet du mouvement Wikimédia. Elle ne clôture pas pour autant tout ce qu'il faut savoir au sujet des évènements qui ont permis la création d’une encyclopédie mondiale, libre et collaborative. Car avant cela, il nous reste encore à découvrir l'histoire du World Wide Web, un espace numérique sans lequel la création de Wikipédia n'aurait jamais été possible.{{AutoCat}}
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text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>
L’[[w:fr : Histoire d'Internet|histoire du réseau Internet]] constitue un nouvel épisode captivant de la révolution numérique, sans lequel le mouvement Wikimédia n’aurait jamais pu émerger. D’un point de vue purement technique, ce réseau informatique a été mis au point dans les années 1970, avant l’adoption généralisée du protocole [[w:fr : Suite des protocoles Internet|TCP/IP]], toujours en usage à ce jour. Ce dernier fut inventé par [[w:Vint_Cerf|Vint Cerf]] et [[w:fr : Bob Kahn|Robert Elliot Kahn]], quand ils travaillaient pour la ''[[w:fr : Defense Advanced Research Projects Agency|Defense Advanced Research Projects Agency]]'', rattachée au département de la Défense américaine<ref name="Chemla">{{Ouvrage|langue=|auteur=Laurent Chemla|prénom1=Djilali|nom1=Benamrane|nom2=Biens publics à l'échelle mondiale|nom3=Coopération solidarité développement aux PTT|titre=Les télécommunications, entre bien public et marchandise|passage=73 & 63 (par ordre de citation)|lieu=Une histoire d'Internet|éditeur=ECLM (Charles Leopold Mayer)|date=2005|pages totales=|isbn=978-2-84377-111-8|oclc=833154536|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref>. L'une des premières présentations de leur projet fut ainsi réalisée lors d’une conférence organisée par l’[[w:fr : International Network Working Group|International Network Working Group]], une instance créée pour assurer la gouvernance mondiale du réseau informatique.
Sur base de ces informations, on peut penser qu’Internet a été créé par des militaires. Cependant, ''[[w:Une_contre-histoire_de_l'Internet|Une contre-histoire de l’Internet]]''<ref>{{Ouvrage|éditeur=Premieres Lignes Television|titre=Une contre-histoire de l'Internet|année=2013|auteur=[[w:Sylvain Bergère|]]}}</ref>, nous révèle que les créateurs et les premiers utilisateurs d’[[w:ARPANET|ARPANET]], considéré comme l’ancêtre d’Internet, étaient davantage des étudiants [[w:Hippies|hippies]] et amateurs de [[w:LSD|LSD]], que des militaires bien drillés. D’ailleurs, avant la standardisation du protocole TCP/IP, ARPANET fonctionnait depuis plus d’un an avec un autre protocole de transition intitulé [[w:Network_Control_Program_(Arpanet)|''Network Control Program'']]. Or, celui-ci avait été mis au point, en février 1969, par le [[w:fr : Network Working Group|''Network Working Group'']], un groupe informel d’étudiants rassemblés autour de [[w:Steve_Crocker|Steve Crocker]], lorsqu’il ne détenait encore qu’une simple licence, au niveau de sa formation universitaire.
[[Fichier:Internet_map_1024.jpg|alt=Nuage filandreux de lignes multicolores|vignette|<small>Figure 9. Carte partielle d’Internet, créée sur base des données d’opte.org en date du 15 juin 2005.</small>]]
Bien que rarement cité dans l’histoire d’Internet, ce groupe a pourtant mis en place la procédure RFC, pour ''[[w:Request_for_comments|Request For Comments]],'' reconnue comme « l’un des symboles forts de la "culture technique" de l’Internet, marquée par l’égalitarisme, l’autogestion et la recherche collective de l’efficience<ref name="Serres">{{Article|auteur=|prénom1=Alexandre|nom1=Serres|prénom2=Christian|nom2=Le Moënne|prénom3=Jean-Max|nom3=Noyer|nom4=|titre=Aux sources d'internet : l'émergence d'Arpanet : exploration du processus d'émergence d'une infrastructure informationnelle : description des trajectoires des acteurs et actants, des filières et des réseaux constitutifs de la naissance d'Arpanet : problèmes critiques et épistémologiques posés par l'histoire des innovations|périodique=Thèse de doctorat|éditeur=Université Rennes 2|date=2000|issn=|lire en ligne=https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00312005/document|pages=481 & 488 (par ordre de citation)}}.</ref> ». Soit trois principes et une procédure, qui aujourd’hui encore sont appliqués sur le site Méta-Wiki, dans lequel s'organise la gestion communautaire du mouvement Wikimédia. Cela alors qu'au sein des autres projets dédiés à la production de contenus pédagogiques, des processus similaires de recherche de consensus ont fait leur apparition.
Il faut ensuite savoir que les liens entre ARPANET et l’armée ont disparu avec l’apparition du [[w:en : MILNET|MILNET]], un réseau entièrement dédié aux activités militaires, rebaptisé [[w:en:NIPRNet|NIPRNet]], pour Non-classified Internet Protocol Router Network, en 1990. Après une séparation définitive en 1983, précisément l’année où [[w:Richard_Stallman|Richard Stallman]] postait sa demande d’aide pour le [[w:Projet_GNU|projet GNU]], le réseau ARPANET resta uniquement dédié à la recherche et au développement<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Stephen|nom1=Denneti|titre=ARPANET Information Brochure|passage=4|lieu=|éditeur=Defense Communications Agency|date=1978|pages totales=46|isbn=|oclc=476024876|lire en ligne=https://web.archive.org/web/20200710174908/https://apps.dtic.mil/dtic/tr/fulltext/u2/a164353.pdf}}.</ref>. À cette époque, le réseau ne comprenait pas plus de 600 machines connectées<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Solange|nom1=Ghernaouti-Hélie|prénom2=Arnaud|nom2=Dufour|titre=Internet|passage=|lieu=|éditeur=Presses universitaires de France|date=2012|pages totales=|isbn=978-2-13-058548-0|oclc=795497443|lire en ligne=|consulté le=}}.</ref>, ce qui n'a donc rien de comparable avec ce vaste réseau informatique mondial que nous connaissons aujourd’hui et qui fut fortement développé au cours des années 1990.
Pour en assurer l’entretien technique, une [[w:Organisation_non_gouvernementale|organisation non gouvernementale]], a été créée en 1992, sous l'appellation d’''[[w:fr : Internet Society|Internet Society]]''. Celle-ci devait aussi veiller au respect des valeurs fondamentales liées au bon fonctionnement du réseau<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Étienne Combier|titre=Les leçons de l’Internet Society pour sauver la Toile|url=https://web.archive.org/web/20201024101959/https://www.lesechos.fr/2017/09/les-lecons-de-linternet-society-pour-sauver-la-toile-182263|site=Les Echos|éditeur=|date=2017-09-19|consulté le=}}.</ref>. Car avant d'atteindre des milliards d’appareils connectés, il a d’abord fallu réglementer les nombreuses [[w:Dorsale Internet|dorsales internet]] intercontinentales, sans lesquelles la transmission du protocole TCP/IP partout dans le monde n'aurait pas été possible.
Quant à l’état d’esprit des créateurs d'Internet, un article intitulé ''Quarante ans après : mais qui donc créa l’internet ?'' apporte un éclairage particulièrement intéressant au sujet des liens que l'on peut établir entre le mouvement Wikimédia et l'[[w:Histoire_d'Internet|histoire d'Internet]]. Dans son témoignage, [[w:fr:Michel Elie|Michel Elie]], cet ingénieur en informatique, membre du ''Network Working Group'' cité précédemment, et responsable de l’[[w:fr : Observatoire des usages de l'Internet|Observatoire des Usages de l’Internet]], nous explique en effet ceci.
<blockquote>
Le succès de l’internet, nous le devons aux bons choix initiaux et à la dynamique qui en est résultée : la collaboration de dizaines de milliers d’étudiants, ou de bénévoles apportant leur expertise, tels par exemple ces centaines de personnes qui enrichissent continuellement des encyclopédies en ligne telles que Wikipédia.''<ref>{{Lien web|langue=|auteur=Michel Elie|titre=Quarante ans après : mais qui donc créa l'internet ?|url=https://web.archive.org/web/20200131180536/https://vecam.org/archives/article1123.html|site=Vecam|lieu=|date=2009|consulté le=}}.</ref>''
</blockquote>
Au courant des années 1990, le milieu informatique universitaire semblait donc toujours fortement imprégné des idéaux de la [[w:Contre-culture des années 1960|contre-culture des années 1960]], produit par les [[w:Baby_boomer|''baby boomers'']] dans le contexte de la [[w:Guerre_du_Vietnam|guerre du Vietnam]]. Afin d'illustrer les idées véhiculées à cette époque, voici un paragraphe extrait d'un ouvrage publié en 1970, et intitulé ''Vers une contre-culture : Réflexions sur la société technocratique et l’opposition de la jeunesse''<ref>{{Ouvrage|langue=|prénom1=Theodore|nom1=Roszak|prénom2=Claude|nom2=Elsen|titre=Vers une contre-culture. Réflexions sur la société technocratique et l'opposition de la jeunesse|passage=266-267|lieu=Paris|éditeur=Stock|date=1970|pages totales=318|isbn=978-2-234-01282-0|oclc=36236326}}.</ref>. Dans celui-ci, [[w:fr : Theodore Roszak|Théodore Roszak]] explique ceci :
<blockquote>
Le projet essentiel de notre contre-culture : proclamer un nouveau ciel et une nouvelle terre, si vastes, si merveilleux que les prétentions démesurées de la technique soient réduites à n’occuper dans la vie humaine qu’une place inférieure et marginale. Créer et répandre une telle conception de la vie n’implique rien de moins que l’acceptation de nous ouvrir à l’imagination visionnaire. Nous devons être prêts à soutenir ce qu’affirment des personnes telles que [[w:fr : William Blake|Blake]], à savoir que certains yeux ne voient pas le monde comme le voient le regard banal ou l’œil scientifique, mais le voient transformé, dans une lumière éclatante et, ce faisant, le voient tel qu’il est vraiment.
</blockquote>
À la suite de cette lecture, il peut sembler paradoxal qu’une contre-culture, qui voit la technique comme « inférieure » et assimile la science au « banal », puisse avoir un lien avec le milieu scientifique universitaire qui fut à l'origine d'Internet. Cependant, une réponse à cette énigme fut apportée par [[w:Fred_Turner_(professeur)|Fred Turner]], par la publication de son livre intitulé ''Aux sources de l’utopie numérique : De la contre-culture à la cyberculture, [[w:Stewart_Brand|Stewart Brand]], un homme d’influence<ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Fred|nom1=Turner|titre=Aux sources de l'utopie numérique: De la contre-culture à la cyberculture, Stewart Brand, un homme d'influence|éditeur=C & F Éditions|date=2021-07-07|isbn=978-2-37662-032-7}}.</ref>''.
Grâce à cet ouvrage, on découvre que le mouvement Hippie utilisera tout ce qui était à sa disposition à l’époque pour parvenir à ses fins : LSD, spiritualités alternatives, mais également, objets technologiques les plus en pointe. Cela grâce notamment à l’influence de Steward Brand, le créateur d'un catalogue interactif, qui peut être considéré comme l'ancêtre analogique des groupes de discussions numériques apparus des années plus tard<ref>{{Lien web|auteur=Guillaume de Lamérie|titre=Aux sources de l’utopie numérique, de la contre-culture à la cyberculture|url=https://web.archive.org/web/20211021183032/https://www.afis.org/Aux-sources-de-l-utopie-numerique|site=Association française pour l’Information Scientifique|éditeur=|date=18 septembre 2013|consulté le=}}.</ref>.
Comme autre indication, il y a ensuite les propos tenus en 1992, lors d’une plénière de la 24ᵉ réunion du groupe de travail sur l’ingénierie Internet, par [[w:fr : David D. Clark|David D. Clark]], un autre pionnier d’Internet. Durant cette rencontre, ce chef de projet prononça des paroles<ref>{{Article|prénom1=Andrew L.|nom1=Russell|titre='Rough Consensus and Running Code' and the Internet-OSI Standards War|périodique=IEEE Annals Hist. Comput. IEEE Annals of the History of Computing|volume=28|numéro=3|date=2006|issn=1058-6180|pages=48–61}}.</ref> restées dans les annales. « Nous récusons rois, présidents et votes. Nous croyons au consensus et aux programmes qui tournent<ref>Texte original avant sa traduction par www.deepl.com/translator : « ''We reject: kings, presidents and voting. We believe: in rough consensus and running code »''</ref> ». Deux phrases seulement, mais qui, dans le cadre du milieu informatique, permettent de croire que le mépris de la contre-culture envers la technique et la science, s'est transformé en un refus d’autorité et une recherche de consensus.
Quoi qu'il en soit, le développement du réseau Internet ne s'est pas fait sans conflits idéologiques importants. On peut d'ailleurs se demander aujourd'hui à quoi ressemblerait Internet, s'il n'avait jamais été [[w:en:Commercialization_of_the_Internet|commercialisé]]<ref>{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Shane|nom1=Greenstein|titre=How the Internet Became Commercial: Innovation, Privatization, and the Birth of a New Network|passage=79|éditeur=Princeton University Press|date=2017-09-26|isbn=978-0-691-17839-4|consulté le=2025-12-27}}</ref>. Cela s'est passé en novembre 1994, lorsque l’association sans but lucratif ''[[w:en:Advanced_Network_and_Services|Advanced Network and Services,]] chargée de g''érer les accès à Internet, a fait le choix de vendre ses activités. Cette décision faisait suite à un appel à des fonds privés pour financer d'importants changements dans l'infrastructure du réseau. Profitant de l'occasion, la société commerciale ''[[w:AOL|America Online]]'' a ainsi repris à son compte la gestion des connexions à Internet, après avoir effectué un versement de 35 millions de dollars<ref>{{Lien web|titre=ANS sold to America On-line|url=https://web.archive.org/web/20110927083123/http://www.merit.edu/mail.archives/mjts/1994-11/msg00023.html|site=www.merit.edu|auteur=Jeff.Ogden}}</ref>.
Trente ans plus tard, Internet est devenu ce réseau que nous expérimentons aujourd'hui, à savoir : un réseau dominé par des sociétés privées les plus riches au monde. Dans ce contexte et parmi les 100 [[w:_Liste_des_sites_web_les_plus_visités|sites web les plus visités]], seul le [[w:Nom_de_domaine|nom de domaine]] Wikipédia appartient à une organisation non lucrative<ref>{{Lien web|titre=Top 100 Most Visited Websites Worldwide (August 2025)|url=https://web.archive.org/web/20250923022332/https://www.similarweb.com/blog/research/market-research/most-visited-websites/|auteur=Similarweb}}</ref>. Cela explique donc pourquoi le mouvement Wikimédia, via son encyclopédie et la fondation qui l'héberge, représente à ce jour, et dans l'espace web, l'expression la plus visible de la philosophie des pionniers d’Internet.
Plus qu'un héritage, cette situation peut être vue comme une mission perpétuée au sein d'un espace envahi par une culture marchande et capitaliste. Il s'agit là d'une information importante qu'il faut retenir au sujet du mouvement Wikimédia. Elle ne clôture pas pour autant tout ce qu'il faut savoir au sujet des évènements qui ont permis la création d’une encyclopédie mondiale, libre et collaborative. Car avant cela, il nous reste encore à découvrir l'histoire du World Wide Web, un espace numérique sans lequel la création de Wikipédia n'aurait jamais été possible.{{AutoCat}}
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Le mouvement Wikimédia
0
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765489
2026-05-01T03:28:25Z
Lionel Scheepmans
20012
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<!--<noinclude>{{NavDébut|book={{PAGENAME}}|page=Avant-propos|pageText=Démarrer}}</noinclude>-->
<noinclude>{{NavDébut|book=Le mouvement Wikimédia|page=Avant-propos|pageText=Démarrer}}</noinclude>
{{Page de garde
|image=Photo de couverture du wikilivre Le mouvement Wikimédia.jpg
|description=<big>'''{{Centrer|Dernier lieu de partage<br/>d'une connaissance libre et authentique ?}}'''</big><br/>
En lien avec la révolution numérique et la [[W:Contre-culture des années 1960|contre-culture des années 1960]], ce livre retrace les origines du [[W:Mouvement Wikimédia|mouvement Wikimédia]], avant d'en présenter l'organisation. Issu de la première partie d'une [[v:fr:recherche:Imagine_un_monde|thèse de doctorat rédigée sur Wikiversité]], il est accessible sur Wikilivres, chapitre par chapitre, ou [[Le mouvement Wikimédia/Version complète| en version complète sur une seule page]] que l'on peut imprimer avec son navigateur web.
Cet ouvrage est également disponible au format [https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/88/Le_mouvement_Wikim%C3%A9dia_%E2%80%94_Wikilivres.pdf PDF] et bientôt aux formats [https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/15/Le_mouvement_Wikim%C3%A9dia.oga audio], EPUB et livre de poche. Dans le but d'améliorer son contenu, les questions et les commentaires sont les bienvenus sur [[discussion:Le mouvement Wikimédia|cette page de discussion]].
|avancement=Terminé
|cdu=
* {{CDU item|3/31/316|316.3/316.35}}
{{Moteur}}
{{Version complète}}
{{Statistiques}}
}}
== Quatrième de couverture ==
{{/Quatrième de couverture}}
== Sommaire ==
{{/Sommaire}}
[[Catégorie:Livres]]
[[Catégorie:Étude du cyber-mouvement du logiciel libre (livre)]]
[[Catégorie:Anthropologie]]
[[Catégorie:Sciences humaines]]
[[Catégorie:Livres terminés]]
[[Catégorie:Le mouvement Wikimédia (livre)]]
[[Catégorie:Livres en vitrine]]
[[Catégorie:Le mouvement Wikimédia]]
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[[Catégorie:Mathc initiation (livre)]]
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[[Mathc initiation/Fichiers h : c44a4| Sommaire]]
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'''L'étude de ce chapitre peut ce faire à l'aide de cette [[https://youtube.com/playlist?list=PLi6peGpf8EPNFOUoRF9yRqe8RjpiltdCH&si=SQXp6fkAB0GZ0B9x Playlist]].'''
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* La transformée de Laplace va transformer les fonctions trigonométriques, exponentielles, ... en fonctions algébriques (+,-,*).
* La transformée de Laplace ne fonctionne que sur les '''fonctions causales'''.
[https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Causal_function_with_gnuplot_and_C_language.png Une '''fonction causale'''] est une fonction qui ne prend sa valeur que quand t est supérieur à zéro. La fonction est nulle entre moins l'infini et zéro.
Ceci se matérialise sur l'intégrale dont les bornes sont entre zéro et l'infini positif.
L'intégrale de la transformée de Laplace de F(t) :
/ +oo
|
L{F(t)} = | exp(-s t) F(t) dt = f(s)
|
/ 0
* Si G(t) est une fonction (sin, cos, exp, t^n, ...) alors :
F(t) = G(t) * U(t) est une fonction causale, ou '''U(t)''' est la fonction [[Mathc initiation/a579| '''Heaviside''']].
U(t) = 0 si t < 0
U(t) = 1 si t >= 0
Pour simplifier la lecture de ce texte j'ai remplacé systématiquement '''G(t) * U(t)''' par '''F(t)'''.
* La transformée de Laplace est un '''opérateur linéaire''' :
L{a F(t) + b G(t)} = a L{F(t)} + b L{G(t)}
* La transformée inverse de Laplace est un '''opérateur linéaire''' :
L<sup>-1</sup>{a f(s) + b g(s)} = a L<sup>-1</sup>{f(s)} + b L<sup>-1</sup>{g(s)}
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:
'''Se familiariser avec la transformée de Laplace : '''
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a513|* la Transformée de Laplace : Première approche]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a520|* la Transformée de Laplace : Deuxième approche]]}}
:
.
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{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a524|* La transformée de Laplace d'une intégrale]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a528|* La transformée de Laplace de la dérivée]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a532|* La transformée de Laplace de la dérivée seconde]]}}
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{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a559|* La transformée de Laplace : Multiplication par t^n]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc_initiation/a563|* La transformée de Laplace : Division par t]]}}
:
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:
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a536|* la Transformée de Laplace : Changement d'échelle]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a540|* la Transformée de Laplace : Translation de la variable s]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a551|* la Transformée de Laplace : Translation de la variable t]]}}
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'''Se familiariser avec la transformée Inverse de Laplace : '''
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a541|* la Transformée '''Inverse''' de Laplace : Première approche]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a542|* la Transformée '''Inverse''' de Laplace : Deuxième approche]]}}
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{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a545|* La transformée '''Inverse''' de Laplace de : (1/s)f(s)]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a546|* La transformée '''Inverse''' de Laplace de : (s)f(s)]]}}
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{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a554|* La transformée '''Inverse''' de Laplace de la dérivée de f(s)]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a555|* La transformée '''Inverse''' de Laplace de l'intégrale de f(s)]]}}
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{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a543|* la Transformée '''Inverse''' de Laplace : Changement d'échelle]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a544|* la Transformée '''Inverse''' de Laplace : Translation de la variable s]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a552|* la Transformée '''Inverse''' de Laplace : Translation de la variable t]]}}
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{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a570|* la Transformée '''Inverse''' de Laplace : La Méthode d'Expansion d'Heaviside]]}}
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{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a574|* la Transformée Inverse de Laplace : Le Théorème De Convolution]]}}
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'''Quelques applications : '''
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a547|* Résoudre l'équation : Y'+Y=1 avec Y(0) = 0]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a608|* Résoudre l'équation : Y ' ' - 9 Y = 0 avec Y(0) = 1 Y'(0) = 3]]}}
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{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a613|* Résoudre un sytème d'équations différentielles]]}}
:
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{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a580|* Évaluer l'intégrale impropre en posant s tend vers 0]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a564|* Évaluer l'intégrale impropre avec la propriété de la multiplication par t^n avec n = 1]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a565|* Évaluer l'intégrale impropre avec la propriété de la division par t]]}}
:
.
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'''Quelques rappels mathématiques : '''
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a566|* Trigonométriques. Trigonométriques hyperboliques]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a569|* Fractions partielles]]}}
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[[Catégorie:Mathc initiation (livre)]]
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:
[[Mathc initiation/Fichiers h : c44a4| Sommaire]]
:
{{Partie{{{type|}}}|Se familiariser avec la transformée en Z :}}
Soit f(n) un signal causal discret :
_oo+__
\
La transformée en Z de f(n) est F(z) = | f(n) z^(-n)
/_____
n = 0
1 1 1 1
Soit = f(0) ----- + f(1) ----- + f(2) ----- + ... + f(n) -----
z^(0) z^(1) z^(2) z^(n)
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a581|* Les suites usuelles :]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a582|* Transformées en Z usuelles, des signaux causales discrets ::]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a583|* Propriétés des transformées en Z : ]]}}
Se familiariser avec '''la transformée en Z Inverse''' :
Pour ce familiariser avec '''la transformée en Z''', je vous conseille de voir les sections précédentes en étudiant les colonnes de gauche à droite.
Pour '''la transformée en Z inverse''', il suffit de travailler avec les colonnes de droite à gauche.
Il faudra se familiariser avec [[Mathc initiation/a569|la méthode des fractions partielles]], et la division des polynômes. Vous pouvez revoir [[Mathc initiation/Fichiers h : c18|La méthode de Horner (Factoriser, diviser des polynômes)]] [[https://youtube.com/playlist?list=PLi6peGpf8EPNi7yzVpiRMwjFc4R1fJrxN Playlist]]
Les méthodes plus avancées dépassent mes compétences.
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Mathc complexes/a277
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[[Catégorie:Mathc complexes (livre)]]
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[[Mathc complexes/Sommaire| Sommaire]]
:
'''L'étude de ce chapitre peut ce faire à l'aide de cette [[https://youtube.com/playlist?list=PLi6peGpf8EPNHUnib_ehtvFhNxJMWqn5Y&si=KIbSRJw_xjHl815R Playlist]].'''
{{Partie{{{type|}}}| Matrices pour la transformée de Fourier discrète :}}
En mathématiques, la transformée de Fourier discrète (TFD, Eng. DFT) sert à traiter un signal numérique. Elle constitue un équivalent discret (c'est-à-dire pour un signal défini à partir d'un nombre fini d'échantillons) de la transformée de Fourier (continue) utilisée pour traiter un signal analogique. Plus précisément, la TFD est la représentation spectrale discrète dans le domaine des fréquences d'un signal échantillonné. [https://fr.wikipedia.org/wiki/Transformation_de_Fourier_discr%C3%A8te Wikipédia]
La transformée de Fourier discrète d'un signal s de N échantillons (s(0), s(1),..., s(N-1) est un vecteur (S(0),S(1), ..., S(N-1)) défini par :
_ N-1_
\
S(k) = | s(n) exp(-i 2kPI/N)^n pour 0 <= k < N
/_n=0_
On obtient ainsi une représentation spectrale discrète du signal échantillonné s(n).
Notre étude nous a permis de comprendre que l'on pouvait utiliser le calcul matriciel pour effectuer ce travail. Dans un premier temps nous construirons manuellement cette matrice. Dans un deuxième temps, nous demanderons au langage C de construire cette matrice.
Nous verrons qu'en prenant le conjugué, multiplié par l'inverse de N, (le nombre d'échantillons), nous allons obtenir la transformée de Fourier discrete inverse.
'''Copier ces fichier avec la bibliothèque sur les matrices complexes :'''
*[[Mathc complexes/a278| dft.h]]
*[[Mathc complexes/a279| f.h]]
'''Le fichier principal :'''
*[[Mathc complexes/a280| c0a3.c]] Une matrice 3x3
*[[Mathc complexes/a281| c0a4.c]] Une matrice 4x4
*[[Mathc complexes/a282| c0a.c]] Une matrice nxn
'''Propriétés :'''
*[[Mathc complexes/a283| c0b.c]] La formule de Bessel
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Mathc initiation/a592
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[[Catégorie:Mathc initiation (livre)]]
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[[Mathc initiation/Fichiers h : c44a4| Sommaire]]
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{{Partie{{{type|}}}| Se familiariser avec la transformée de Fourier discrète :}}
En mathématiques, la transformée de Fourier discrète (TFD, Eng. DFT) sert à traiter un signal numérique. Elle constitue un équivalent discret (c'est-à-dire pour un signal défini à partir d'un nombre fini d'échantillons) de la transformée de Fourier (continue) utilisée pour traiter un signal analogique. Plus précisément, la TFD est la représentation spectrale discrète dans le domaine des fréquences d'un signal échantillonné. [https://fr.wikipedia.org/wiki/Transformation_de_Fourier_discr%C3%A8te Wikipédia]
La transformée de Fourier discrète d'un signal s de N échantillons (s(0), s(1),..., s(N-1) est un vecteur (S(0),S(1), ..., S(N-1)) défini par :
_ N-1_
\
S(k) = | s(n) exp(-i 2kPI/N)^n pour 0 <= k < N
/_n=0_
On obtient ainsi une représentation spectrale discrète du signal échantillonné s(n).
Notre étude nous a permis de comprendre que l'on pouvait utiliser le calcul matriciel pour effectuer ce travail. Dans un premier temps nous construirons manuellement cette matrice. Dans un deuxième temps, nous demanderons au langage C de construire cette matrice.
Nous verrons qu'en prenant le conjugué, multiplié par l'inverse de N, (le nombre d'échantillons), nous allons obtenir la transformée de Fourier discrete inverse.
Pour travailler sur des matrices complexes, nous utiliserons le livre [[Mathc complexes/a277|Matrices pour la transformée de Fourier discrète]].
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2026-04-30T13:40:51Z
Xhungab
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[[Catégorie:Mathc initiation (livre)]]
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[[Mathc initiation/Fichiers h : c44a4| Sommaire]]
'''L'étude de ce chapitre peut ce faire à l'aide de cette [[https://youtube.com/playlist?list=PLi6peGpf8EPNHUnib_ehtvFhNxJMWqn5Y&si=KIbSRJw_xjHl815R Playlist]].'''
{{Partie{{{type|}}}| Se familiariser avec la transformée de Fourier discrète :}}
En mathématiques, la transformée de Fourier discrète (TFD, Eng. DFT) sert à traiter un signal numérique. Elle constitue un équivalent discret (c'est-à-dire pour un signal défini à partir d'un nombre fini d'échantillons) de la transformée de Fourier (continue) utilisée pour traiter un signal analogique. Plus précisément, la TFD est la représentation spectrale discrète dans le domaine des fréquences d'un signal échantillonné. [https://fr.wikipedia.org/wiki/Transformation_de_Fourier_discr%C3%A8te Wikipédia]
La transformée de Fourier discrète d'un signal s de N échantillons (s(0), s(1),..., s(N-1) est un vecteur (S(0),S(1), ..., S(N-1)) défini par :
_ N-1_
\
S(k) = | s(n) exp(-i 2kPI/N)^n pour 0 <= k < N
/_n=0_
On obtient ainsi une représentation spectrale discrète du signal échantillonné s(n).
Notre étude nous a permis de comprendre que l'on pouvait utiliser le calcul matriciel pour effectuer ce travail. Dans un premier temps nous construirons manuellement cette matrice. Dans un deuxième temps, nous demanderons au langage C de construire cette matrice.
Nous verrons qu'en prenant le conjugué, multiplié par l'inverse de N, (le nombre d'échantillons), nous allons obtenir la transformée de Fourier discrete inverse.
Pour travailler sur des matrices complexes, nous utiliserons le livre [[Mathc complexes/a277|Matrices pour la transformée de Fourier discrète]].
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Mathc initiation/a594
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[[Catégorie:Mathc initiation (livre)]]
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[[File:Fourier serie for my wikibook.png|thumb|Fourier serie f(x) = x with x[0..Pi]]]
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En analyse mathématique, les séries de Fourier sont un outil fondamental dans l'étude des fonctions périodiques. C'est à partir de ce concept que s'est développée la branche des mathématiques connue sous le nom d'analyse harmonique. [https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rie_de_Fourier wikipedia]
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'''Se familiariser avec les series de Fourier : '''
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a593|* La fonction : f(x) = x ........................ avec x = [0..PI]]]}}
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'''L'étude de ce chapitre peut ce faire à l'aide de cette [[https://youtube.com/playlist?list=PLi6peGpf8EPOQGZMpyjDEHjnf1wsQbDJG&si=mhV8SOb34ohQKvKm Playlist]].'''
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En analyse mathématique, les séries de Fourier sont un outil fondamental dans l'étude des fonctions périodiques. C'est à partir de ce concept que s'est développée la branche des mathématiques connue sous le nom d'analyse harmonique. [https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rie_de_Fourier wikipedia]
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Fonctionnement d'un ordinateur/Les circuits de calcul trigonométriques
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Les circuits qui effectuent des opérations trigonométriques existent. Ils sont un peu plus complexes que les circuits de calcul flottants basiques, ce qui explique sans doute qu'ils soient peu utilisés dans les ordinateurs actuels. De plus, les calculs trigonométriques sont assez rares et ne sont réellement utilisés que dans les jeux vidéos (pour les calculs des moteurs physique et graphique), dans les applications graphiques de rendu 3D et dans les applications de calcul scientifique. Ils sont plus courants dans les systèmes embarqués, bien que leur utilisation reste quand même peu fréquente.
Malgré leur rareté, il est intéressant de voir comment sont conçus ces circuits de calcul trigonométrique. Il existe des circuits de calcul trigonométrique en virgule fixe, d'autres en virgule flottante. Les calculs trigonométriques ou transcendantaux sont surtout utilisés avec des nombres flottants, le cas avec des nombres à virgule fixe étant plus rare. Une partie des techniques que nous allons voir marche aussi bien avec des flottants qu'avec des nombres à virgule fixe. D'autres sont spécifiques aux nombres à virgule fixe, d'autres aux flottants. Nous préciserons du mieux que nous pouvons si telle ou telle technique marche avec les deux ou un seul.
: Précisons que ce chapitre est facultatif, dans le sens où il n'introduit pas de concept ou de circuits nécessaires pour la suite de ce cours. Je recommande d'aborder ce chapitre comme s'il s'agissait d'une annexe, pour ceux qui sont vraiment motivés.
==L'algorithme CORDIC==
Sur du matériel peu puissant, les fonctions trigonométriques peuvent être calculées avec l''''algorithme CORDIC'''. Celui-ci est notamment très utilisé dans les calculatrices modernes, qui possèdent un circuit séquentiel ou un logiciel pour exécuter cet algorithme. Il fonctionne sur des nombres à virgule fixe, et plus précisément des nombres à virgule fixe ''codés en binaire''. Mais il existe des variantes conçues pour fonctionner avec des nombres à virgule fixe codés en BCD.
CORDIC fonctionne par approximations successives, chaque itération de l'algorithme permettant de s’approcher du résultat final. Il utilise les mathématiques du cercle trigonométrique (qui sont considérées acquises dans ce qui suit). Cet algorithme représente un angle par un vecteur unitaire dans le cercle trigonométrique, plus précisément par l'angle que forme le vecteur avec l'axe des abscisses. Le cosinus et le sinus de l'angle sont tout simplement les coordonnées x et y du vecteur, par définition. En travaillant donc directement avec les coordonnées du vecteur, l'algorithme peut connaître à chaque itération le cosinus et le sinus de l'angle. Dit autrement, pour un vecteur <math>V</math> de coordonnées (x,y) et d'ange <math>\gamma</math>, on a :
: <math> V = \begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} \cos \gamma \\ \sin \gamma \end{pmatrix}</math>
[[File:CORDIC Vector Rotation 1.svg|centre|vignette|CORDIC Vector Rotation 1]]
L'algorithme CORDIC part d'un principe simple : il va décomposer un angle en angles plus petits, dont il connaît le cosinus et le sinus. Ces angles sont choisis de manière à avoir une propriété assez particulière : leur tangente est une puissance de deux. Ainsi, par définition de la tangente, on a : <math>\frac{y}{x} = \frac{1}{2}, \frac{1}{4}, \frac{1}{8}, \frac{1}{16}, \frac{1}{32}, ...</math>. Vous aurez deviné que cette propriété se marie bien avec le codage binaire et permet de simplifier fortement les calculs. Nous verrons plus en détail pourquoi dans ce qui suit. Toujours est-il que nous pouvons dire que les angles qui respectent cette propriété sont les suivants : 45°, 26.565°, 14.036°, 7,125°, ... , 0.0009°, 0.0004°, etc.
L'algorithme part d'un angle de 0°, qu'il met à jour à chaque itération, de manière à se rapprocher de plus en plus du résultat. Plus précisément, cet algorithme ajoute ou retranche un angle précédemment cité à chaque itération. Typiquement, on commence par faire une rotation de 45°, puis une rotation de 26.565°, puis de 14.036°, et ainsi de suite jusqu’à tomber sur l'angle qu'on souhaite. À chaque itération, on vérifie si la valeur de l'angle obtenue est égale inférieure ou supérieure à l'angle voulu. Si l'angle obtenu est supérieur, la prochaine itération retranchera l'angle précalculé suivant. Si l'angle obtenu est inférieur, on ajoute l'angle précalculé. Et enfin, si les deux sont égaux, on se contente de prendre les coordonnées x et y du vecteur, pour obtenir le cosinus et le sinus de l'angle voulu.
[[File:CORDIC-illustration.svg|centre|vignette|upright=1|CORDIC-illustration]]
===Du principe aux calculs===
Cette rotation peut se calculer assez simplement. Pour un vecteur de coordonnées <math>(x , y)</math>, la rotation doit donner un nouveau vecteur de coordonnées <math>(x' , y')</math>. Pour une rotation d'angle <math>\gamma</math>, on peut calculer le second vecteur à partir du premier en multipliant par une matrice assez spéciale (nous ne ferons pas de rappels sur la multiplication matricielle ou les vecteurs dans ce cours). Voici cette matrice :
: <math> \begin{pmatrix} x' \\ y' \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} \cos \gamma & -\sin \gamma \\ \sin \gamma & \cos \gamma\end{pmatrix}. \begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix}</math>
Une première idée serait de pré-calculer les valeurs des cosinus et sinus, vu que les angles utilisés sont connus. Mais ce pré-calcul demanderait une mémoire assez imposante, aussi il faut trouver autre chose. Une première étape est de simplifier la matrice. En factorisant le terme <math>\cos(\gamma)~</math>, la multiplication devient celle-ci (les signes +/- dépendent de si on retranche ou ajoute l'angle) :
: <math> \begin{pmatrix} x' \\ y' \end{pmatrix} = \cos \gamma \begin{pmatrix} 1 & - \tan \gamma \\ \tan \gamma & 1 \end{pmatrix}\begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix} </math>
Encore une fois, la technique du précalcul serait utilisable, mais demanderait une mémoire trop importante. Rappelons maintenant que la tangente de chaque angle est une puissance de deux. Ainsi, la multiplication par <math>\tan \gamma</math> devient un simple décalage ! Autant dire que les calculs deviennent alors nettement plus simples. L'équation précédente se simplifie alors en :
: <math> \begin{pmatrix} x' \\ y' \end{pmatrix} = \cos(\arctan(2^{-i}))\begin{pmatrix} 1 & - 2^{-i} \\ 2^{-i} & 1 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix}</math>
Le terme <math> \cos(\arctan(2^{-i})) </math> sera noté <math>K(i)</math>, ce qui donne :
: <math> \begin{pmatrix} x' \\ y' \end{pmatrix} = K \begin{pmatrix} x - 2^{-i} \times y \\ x \times 2^{-i} + y \end{pmatrix} </math>
Il faut noter que la constante <math>K</math> peut être omise dans le calcul, tant qu'on effectue la multiplication à la toute fin de l'algorithme. À la fin de l'algorithme, on devra calculer le produit de tous les <math>K(i)</math> et y multiplier le résultat. Or, le produit de tous les <math>K(i)</math> est une constante, approximativement égale à 0,60725. Cette omission donne :
: <math> \begin{pmatrix} x' \\ y' \end{pmatrix} = \begin{pmatrix} x - 2^{-i} \times y \\ x \times 2^{-i} + y \end{pmatrix} </math>
Le tout se simplifie en :
: <math> x' = K ( x - 2^{-i} \times y) </math>
: <math> y' = K (x \times 2^{-i} + y) </math>
On peut alors simplifier les multiplications pour les transformer en décalages, ce qui donne :
: <math> x' = K ( x - y >> i) </math>
: <math> y' = K (x >> i + y) </math>
===Les circuits CORDIC===
Ainsi, une rotation demande juste de décaler x et y et d'ajouter le tout aux valeurs avant décalage d'une certaine manière. Voici le circuit qui dérive de la matrice précédente. Ce circuit prend les coordonnées du vecteur et lui ajoute/retranche un angle précis. On obtient ainsi le circuit de base de CORDIC.
[[File:CORDIC base circuits.PNG|centre|vignette|upright=1|CORDIC base circuits]]
Pour effectuer plusieurs itérations, il est possible de procéder de deux manières. La plus évidente est d'ajouter un compteur et des circuits à la brique de base, afin qu'elle puisse enchainer les itérations les unes après les autres.
[[File:CORDIC (Bit-Parallel, Iterative, Circular Rotation).svg|centre|vignette|upright=2|CORDIC (Bit-Parallel, Iterative, Circular Rotation)]]
La seconde méthode est d'utiliser autant de briques de base pour chaque itération.
[[File:CORDIC (Bit-Parallel, Unrolled, Circular Rotation).svg|centre|vignette|upright=2|CORDIC (Bit-Parallel, Unrolled, Circular Rotation)]]
==L'approximation par un polynôme==
Les premiers processeurs Intel, avant le processeur Pentium, utilisaient l'algorithme CORDIC pour calculer les fonctions trigonométriques, logarithmes et exponentielles. Mais le Pentium 1 remplaça CORDIC par une autre méthode, appelée l''''approximation polynomiale'''. L'idée est de calculer ces fonctions avec une suite d'additions/multiplications bien précises. Précisément, le circuit calcule un polynôme de la forme a x + b x^2 + c x^3 + d x^4, + ... Les coefficients a,b,c,d,e,... sont choisit pour approximer au maximum la fonction voulue.
Si vous avez déjà lu des livres de maths avancés, vous aurez peut-être pensé à utiliser les séries de Taylor, mais celles-ci donnent rarement de bons résultats en pratiques, ce qui fait qu'elles ne sont pas utilisées. A la place, les fonctions sont approximées avec des polynômes conçus pour, qui ressemblent aux séries de Taylor, mais dont les coefficients sont un peu différents. Les coefficients sont calculés via un algorithme appelé l'algorithme de Remez, mais nous ne détaillerons pas ce point, qui va bien au-delà du cadre de ce cours.
Les coefficients sont mémorisés dans une mémoire ROM spécialisée, avec les coefficients d'une même opération placés les uns à la suite des autres, dans leur ordre d'utilisation. La ROM des coefficients est adressée par un circuit de contrôle qui lit le bon coefficient suivant l’opération demandée et l'étape associée. Le circuit de contrôle est implémenté via un microcode, concept qu'on verra dans les chapitres sur la microarchitecture du processeur.
==L'usage d'une mémoire à interpolation==
Dans cette section, nous allons voir qu'il est possible de faire des calculs avec l'aide d'une '''mémoire de précalcul'''. Avec cette technique, le circuit combinatoire qui fait le calcul est remplacé par une ROM strictement équivalente, qui contient les résultats des calculs possibles. La technique marche immédiatement pour les calculs qui n'ont qu'une seule opérande, comme les calculs trigonométriques, le logarithme, l'exponentielle, la racine carrée, ce genre de calculs. L'opérande du calcul sert d'adresse mémoire, l'adresse contient le résultat du calcul demandé. Et on peut adapter cette technique pour les calculs à deux opérandes ou plus : il suffit de les concaténer pour obtenir une opérande unique.
[[File:ALU fabriquée à base de ROM.png|centre|vignette|upright=2|ALU fabriquée à base de ROM]]
Cependant, la technique ne marche pas si les opérandes sont codés sur plus d'une dizaine de bits : la mémoire ROM serait trop grosse. Avec des nombres à virgule fixe de plus de 16 bits, il faudrait une mémoire de 2^16 cases mémoire, chacune faisant 16 bits, soit 128 kiloctets, et ce pour une seule opération. C'est faisable, mais n'espérez pas faire la même chose avec des opérandes de 32 ou 64 bits ! Pour cela, on va donc devoir ruser pour réduire la taille de cette ROM, et donc mémoriser moins de résultats qu'avant. Par exemple, imaginons qu'on veuille implémenter une fonction trigonométrique pour des flottants de 16 bits, avec une ROM avec des adresses de 10 bits. Il y aura 65535 flottants différents en opérandes, mais seulement 1024 résultats différents dans la ROM. Et il faut gérer la situation. Les deux sections suivantes fournissent deux solutions possibles pour cela.
===Une première optimisation : éliminer les résultats redondants===
Pour cela, une solution serait d'éliminer les résultats redondants, où des opérandes différentes donnent le même résultat. Pour simplifier les explications, on prend des fonctions à une seule opérande : les fonctions trigonométriques comme sinus ou cosinus, tangente, ou d'autres fonctions comme logarithme et exponentielles. Il arrive que deux opérandes différentes donnent le même résultat, ce qui fait que les résultats sont légèrement redondants. Un exemple est illustré avec les identités trigonométriques basiques pour les sinus et cosinus.
* L'identité <math>\sin{-a} = - \sin{a}</math> permet d'éliminer la moitié des valeurs stocker dans la ROM. On a juste à utiliser des inverseurs commandables commandés par le bit de signe pour faire le calcul de <math>\sin{-a}</math> à partir de celui de <math>\sin{a} </math>.
* L'identité <math>\sin{a} = \sin{\pi - a}</math> permet de calculer la moitié des sinus quand l'autre est connue.
* La définition <math>\tan{a} = {\sin{a} \over \cos{a}}</math> permet de calculer les tangentes sans avoir à utiliser de ROM séparée.
* L'identité <math>\sin{a} = \cos{\frac{\pi}{2} - a}</math> permet de calculer des cosinus à partir de sinus, ce qui élimine le besoin d'utiliser une mémoire séparée pour les cosinus.
Et on peut penser à utiliser d'autres identités trigonométriques, d'autres formules mathématiques pour éliminer des résultats redondants. L'idée est alors de ne stocker le résultat qu'une seule fois dans la ROM, et d'ajouter des circuits autour pour que cette optimisation soit valide. L'idée est que des opérandes différentes vont pointer vers la même adresse dans la ROM des résultats, vers le même résultat. Pour cela, des circuits combinatoires déterminent l'adresse adéquate à partir des opérandes. Ce sont ces circuits qui appliquent les identités trigonométriques précédentes. Les circuits en question dépendent de l'identité trigonométrique utilisée, voire de la formule mathématique utilisée, aussi on ne peut pas faire de généralités sur le sujet.
===Une seconde optimisation : l'interpolation linéaire===
[[File:Interpolation memory - principe.PNG|vignette|upright=0.75|''Interpolation memory'' - principe]]
Malgré l'utilisation d'identités mathématiques pour éliminer les résultats redondants, il arrive que la mémoire de précalcul soit trop petite pour stocker tous les résultats nécessaires. Il n'y a alors pas le choix que de retirer des résultats non-redondants. Il y aura forcément des opérandes pour lesquelles la ROM n'aura pas mémorisé le résultat et pour lesquels la mémoire de précalcul seule ne peut rien faire.
Il reste cependant possible de calculer une approximation du résultat, quand le résultat ne tombe pas sur un résultat précalculé. L'approximation du résultat se calcule en faisant une '''interpolation linéaire''', à savoir une moyenne pondérée des deux résultats les plus proches. Par exemple, si on connaît le résultat pour sin(45°) et pour sin(50°), alors on peut calculer sin(47,5°), sin(47°), sin(45,5°), sin(46,5°) ou encore sin(46°) en faisant une moyenne pondérée des deux résultats. Une telle approximation est largement suffisante pour beaucoup d'applications.
Le circuit qui permet de faire cela est appelée une '''mémoire à interpolation'''. Le schéma de principe du circuit est illustré ci-contre, alors que le schéma détaillé est illustré ci-dessous.
[[File:Interpolation memory.PNG|centre|vignette|upright=2|''Interpolation memory''.]]
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{{NavChapitre | book=Fonctionnement d'un ordinateur
| prev=Les circuits de calcul flottant
| prevText=Les circuits de calcul flottant
| next=Les transistors et portes logiques
| nextText=Les transistors et portes logiques
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Les débats de Gérard de Suresnes/Puissance et gloire
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/* Le débat sur le cinéma */
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== Le débat sur l'affaire Bill Clinton ==
=== Contexte ===
On parlait de séisme radiophonique fin avril 1998 ? Voici sa réplique, le 28 septembre 1998. Après un dérapage de Mickael à l'antenne, le voici débarqué. Les matinales ne trouvant pas leur rythme de croisière et Max ayant le crédit que l'on sait depuis la rentrée 1998, l'improbable arrive : il reprend la nuit. Tranche qu'il ne lâchera plus jusqu'en janvier 2006.
Ce retour, il se fait dans la même configuration que l'essai de fin août 1998, avec Reego qui a désormais un contrat et un rôle assigné. Mais il y a plus fort : parmi la fine équipe, un nouvel assistant d'antenne vient de débarquer. Cet assistant, intérimaire et donc payé à ce titre, n'est autre que gérard Cousin, alias gérard de Suresnes. Fidèle au surréalisme de cette histoire, l'animateur décalé a fini par triompher, bien sûr grâce au soutien constant de Max, et le voilà salarié de la station Fun radio pour toute la saison 1998-1999. Je laisse Thibault Raisse décrire les détails de ce contrat et l'impact social qu'il a sur la vie de ce jeune homme, absolument majeur. On notera juste ici, pour comprendre de futures allusions, que le mariage envisagé avant l'été n'a pas eu lieu. Sandy évoquera plus tard des questions d'argent, ce qui est probable, mais il existe sans doute d'autres raisons moins connues, Sandy ayant une famille probablement réservée sur la rapidité des événements.
Si Gérard est assistant, c'est qu'il va intervenir très régulièrement aux côtés de Max : pour les conseils bien sûr, avec Sandy, pour des libres antennes, parfois le dimanche, et une foultitude de fois dans la semaine pour jouer des sketchs divers. Il est donc beaucoup mobilisé et son salaire se justifie, clairement. D'ailleurs, en inauguration, il sera présent dès le 28 septembre 1998.
Au cœur du projet, figurent évidemment les débats. Le premier, qui s'inspirera largement de l'essai estival, se tient le 1er octobre. Max est là, pour soutenir son ami, assurer la propulsion du programme. D'autant que d'emblée, le ton change : beaucoup moins consensuel que les matinales, Gérard aborde des sujets d'actualité, donc potentiellement risqués, d'autant qu'il n'est jamais à l'abri d'un dérapage.
Le sujet du soir, c'est l'affaire Bill Clinton. Terrible affaire qui secoue toute la presse internationale depuis quelques mois. Le président américain, démocrate, se voit accusé par une ancienne stagiaire de la Maison Blanche, Monica Lewinski, de harcèlement sexuel. L'affaire fait grand bruit et désordre. Le président passera à quelques voies de la destitution par le Congrès américain. En octobre, l'affaire touche à sa fin, mais gérard va donc s'emparer du sujet. C'est dire comment Max reste près de lui pour éviter un débordement qui serait dramatique. Le sujet, maîtrisé comme Gérard en était capable, devient un prétexte à une conversation digne du café du commerce, mêlée de surréalisme assumé et de comique de situations. Nous ne redévelopperons pas ici l'affaire, mais il faut se rappeler qu'elle a marqué toute la presse internationale de cette année-là et bien avant les grands scandales sur les rapports entre les célébrités et les femmes qui ont explosé dans la décennie 2020. Elle constitue en tout cas un précédent, qu'on retrouvera dans une autre forme à peine différente en 2011 et impliquant l'ancien patron du Fond monétaire international, Dominique Strauss Kahn, ce qui lui coûtera d'ailleurs la candidature à l'élection présidentielle en France.
Les fondamentaux routiniers qui se sont installés au premier trimestre 1998 puis dans l'essai de fin août reviennent : un avant-débat houleux avec le courrier, ,a présence de Sandy, les sketchs de Gérard, puis deux débats où domine le surréalisme, l'humour et la comédie. Auditeurs et équipe, désormais installés et régulièrement renforcés par des personnalités célèbres ou membres de la radio, conduisent les choses avec brillo dans des mécaniques qu'on a déjà évoquées et qu'on présentera pour celles qui ne font que commencer.
Cet avant-débat pourtant, il est particulièrement interrogeant sur Gérard et son état. Max se plaint déjà de son arrivée en retard, en taxi, avec ses menaces d'annulation. Mais surtout, ce soir-là, il démarre très énervé, rendant Sandy elle-même, à ses côtés, et Max perplexes. Il s'en prend toujours à son équipe, mais sous l'angle de la jalousie de sa relation amoureuse. C'est l'occasion pour Max de rappeler le cadre applicable, et notamment qu'il est désormais amené à avoir une attitude professionnelle. Parmi les composantes de cette attitude, on apprend que Sandy n'est plus admise dans le studio pour ne plus le distraire. Elle participera bien entendu à de nombreuses émissions, mais par téléphone, même si c'est dans un bureau non loin de là. Au final, c'est du grand spectacle, avec toutefois racadrage vigoureux de Max, entre humour et réalité. Dans ce sketch, Gérard s'avère quelque peu déstructuré, voire inctonrôlable. Max lui-même est en difficulté parfois pour refroidir le bouillant personnage.
=== Les personnages ===
* Franck Bargine : Max
* Gérard Cousin : Gérard de Suresnes
* Phildar et Manu
* Igor : Reego
* Olivier Bouchet : Olivier de la pro
* Mégane : Crevette
* Carambar : Cuvette
* Sandy Threadkell : Point d'interrogation
* Goldo : Tétard
* Mladen Derek : Coussin d'air
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Bonsoir, donc bonsoir à Reego sur Internet, bonsoir aux deux caves au standard.
'''Reego''' : Bonsoir Gérard.
'''Gérard''' : Donc bonsoir Olivier de la Pro. Donc on va accueillir Crevette, 21 ans...
'''Cuvette''' : Non, Cuvette, Cuvette, Cuvette.
'''Gérard''' : Non, Crevette !
'''Cuvette''' :On m'a dit Cuvette, moi.
'''Gérard''', ''[furieux]'' : Oh c'est... ça commence comment là ?
'''Phildar''' : Non parce qu'il y a un Crevette et un Cuvette.
'''Gérard''' : Non mais faut pas qu'on confonde tentacule et encule ta sœur, ok ? On commence pas comme ça, ok ?
'''Crevette''' : Bonsoir Gérard, je suis là, c'est Crevette.
'''Gérard''' : Alors Crevette, 21 ans de Rouen, on peut écouter Fun Radio sur 90.5. C'est bizarre parce que à Rouen, on m'a dit qu'il y avait pas de fréquence.
'''Crevette''' : Eh ben c'est tout nouveau.
'''Max''' : C'est revenu, ça va revenir, ouais, c'est-à-dire qu'il y a une fréquence pirate.
'''Gérard''' : Ok. Grosse caisse, 22 ans de Nantes, 90.5.
'''Grosse caisse''' : Ouais, salut. Ça va ?
'''Gérard''' : Qu'est-ce que ça peut te foutre ?
'''Grosse caisse''' : Bon, c'est parce que je t'aime bien, c'est tout.
'''Max''' : Ah, pour une fois qu'il est sympa, t'es vraiment dégueulasse avec les gens, Gérard. Tu perds de la popularité au niveau...
'''Gérard''' : Donc, point d'interrogation, je pense qu'on va l'avoir dans peu de temps. Donc, apparemment non, elle veut pas répondre. Donc, Tétard. La Bourboule sur 104 ?
'''Tétard''' : Et demi.
'''Gérard''' : Non, sur 104.
'''Tétard''' : Ah bon, excuse-moi, je suis un peu en avance.
'''Gérard''' : Ouais, t'es... d'accord. Je pense qu'à mon avis, on va s'amuser là, ce soir. Ouais, on va s'amuser, hein, Phildar et Manu au standard.
'''Manu''' : Bah ouais, on se marre déjà bien, nous.
'''Gérard''' : Ouais, ouais. On va s'amuser avec les anciens qu'on a eus, Tony et Arnett. Et toute la bande. Si, si, si. Non, non, mais...
'''Max''' : Moi, je pense que je vais pas pouvoir rester dans le studio, malheureusement.
'''Gérard''' : Petit Slip, 18 ans, 101.9.
'''Petit slip''' : Salut, GG, bon retour.
'''Gérard''' : Ouais, voilà. Comme d'hab. Ça m'aurait étonné.
'''Max''', ''[hilare]'' : C'est pas les mêmes, Gérard. C'est toi qui es une mauvaise langue.
'''Phildar''' : C'est la liste qu'on t'a montrée tout à l'heure. Ça, c'est des noms. Ça, c'est des noms, tu vois. Merguez, petit slip, voilà.
'''Max''' : Je t'ai demandé de te mettre là. ''[les personnes changent de place, Gérard prenant une place plus près de Reego et sur une chaise permettant à Gérard de parler devant son micro sans effort, le sujet étant récurrent chez Max]''.
'''Cuvette''' : Bonsoir, Gérard.
'''Manu''' : Il t'écoute pas, hein. Il est en train de se préparer, il faut du temps.
'''Gérard''' : Et Cuvette, on peut écouter... Sur Limoul.
'''Cuvette''' : Non, Lyon.
'''Gérard''' : Bon, alors... Hop ! ''[il froisse le papier et la lance vers le standard, hilare]''. Vous me refaites la fiche. Ça commence ! Non, mais c'est bien, tu vois ?
'''Max''' : Mais t'es super énervé.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non.
'''Max''' : Mais tu te rends pas compte le nombre d'erreurs qu'ils font chaque soir, c'est pas pour ça que je...
'''Gérard''' : Ouais, mais attends. Faut peut-être quand même... ''[il reprend une nouvelle feuille tendue par Phildar]''. Ouais, sur Lyon, sur 87.5. Alors, c'est 98.9.
'''Max''' : Ah, oui, ça, c'est vrai. ''[applaudissements]''. Je te signale, Phildar, au passage, que t'es en train, depuis tout à l'heure, de lui balancer les fréquences de Skyrock et de NRJ.
'''Manu''' : Je crois qu'il y en a une d'Europe 2 aussi.
'''Gérard''' : Bon, enfin, bref, c'est pas...
'''Max''', ''[sarcastique]'' : C'est pas grave de donner des fréquences des autres radios. Non, c'est pas grave pour Gérard, comme d'habitude.
'''Gérard''' : Non, mais, de toute manière... On verra bien. On verra bien comment que ça se passe, de toute manière...
'''Max''' : Mais calme, ce soir, avec le sourire. Tu vas me faire le maestro, tu vas me... L'animateur radio.
'''Gérard''' : Le mastro, c'est toi qui fais la prog. Je veux pas, ni d'Olivier, ni de...
'''Max''' : Ah, si. Ah, non, mais je fais pas les deux. Je fais pas les deux.
'''Gérard''' : Tu fais les deux.
'''Max''' : Non, faut que j'écoute.
'''Gérard''' : Si tu fais les deux... Non, mais tu permets ? Pour l'instant, je parle à mon chef.
'''Max''' : Si je fais les deux, quoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
'''Gérard''' : Tu fais les deux. Tu me fais les deux prog. Je veux pas de ces trois caves.
'''Max''' : Non, parce que si je suis là, tu vas profiter pour gueuler plus et me regarder, tu vas me demander de faire ton boulot. Moi, je n'interviens pas.
'''Gérard''' : Non, mais si tu vois que ça se passe mal, t'interviens quand même.
'''Max''' : T'es animateur radio, t'es payé pour ça.
'''Gérard''' : Bon, alors donc, tu restes pour les deux. C'est tout.
'''Cuvette''' : Gérard ? Oui, je voulais te dire que je suis vraiment ravi de te connaître parce que j'ai jamais eu l'occasion de discuter avec toi. C'est Cuvette, à l'appareil.
'''Gérard''' : On commence ? Donc, le premier débat, c'est sur l'affaire Bill Kinton. Vous avez tous entendu parler.
'''Térard''' : Tu pourrais rappeler les faits, Gérard ?
'''Gérard''' : Bon, tu permets, toi ? Tu vas pas commencer ! Alors, que pensez-vous de l'affaire Bill Kinton et l'affaire Morica Levins ?
'''Cuvette''' : J'ai aimé les hommes d'influence qu'il y avait derrière tout ça.
'''Tétard''' : C'est pas une bonne actrice, Morica.
'''Cuvette''' : Mais Levinson est meilleur.
'''Gérard''' : Bon, s'il vous plaît, vous répondez. Que pensez-vous de l'affaire Bill Kinton et Morica Levins ? Alors, Crevette !
'''Crevette''' : Alors, je trouve que Bill Clinton, il a pas trop assuré à ce niveau-là. Que la Monica Levins, elle aurait mieux fait de s'abstenir. Et puis, tout serait rentré dans l'ordre.
'''Gérard''' : Dans quel sens ?
'''Crevette''' : Tu veux que je te fasse des dessins en plus ? Ben, ça me paraît évident.
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, mais attends. Ça te paraît évident, mais comment ? Mais attends, mais attends. Tu suis les informations ou pas ?
'''Crevette''' : Évidemment, mais tu les suis aussi. Donc, tu dois savoir que ça paraît évident que c'est pas cool, quoi.
'''Gérard''' : Ouais, mais dans ce cas-là, que pensez-vous de l'affaire ? Que pensez-vous de cette histoire ?
'''Tétard''' : Ouais, ben déjà, moi, je pense que Morishka Lewins, là, déjà, c'est un boudin.
'''Gérard''' : Monika !
'''Tétard''' : Pardon, pardon, Monika, Lewins, déjà, c'est un boudin.
'''Gérard''' : Ben, comment que tu peux le savoir ?
'''Tétatd''' : Parce que je l'ai vue à la télé, tiens. Franchement, elle est pas belle. Enfin, ça dépend des références que t'as, mais elle est pas très belle.
''Gérard ''' : Ben, attends, qu'est-ce que tu veux réagir par les références que j'ai ? Attends, tu veux réagir par rapport avec Sandy, c'est ça ?
'''Tétard''', ''[caricaturalement outré]'' : Pas du tout.
'''Petit slip''' : Elle est très belle, Sandy, Gérard. Alors, moi, je pense que si Morishka et Eltsine boivent trop de vodka, c'est son problème.
'''Gérard''' : Bon, alors, toi, je pense que tu vas pas continuer longtemps.
'''Petit slip''' : Ouais, pourquoi ?
'''Gérard''' : Parce que, apparemment, t'as pas compris la question.
'''Petit slip''' : Tu peux la répéter, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Non, là, je répète pas les questions. Alors, déjà, tu me l'attrapes lui...
'''Phildar''' : Non, mais attends, parce que je crois qu'il a confondu...
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non, non, non. On va pas commencer la première. On va pas commencer comme ça. Ils vont pas me prendre la tête à me dire... Tu peux me répéter la question sans arrêt. Alors, ça, il est hors de question. ''[applaudissements de Phildar]''.
'''Cuvette''' : Moi, je suis genre... Ben, je vote plus pour Clinton, depuis, moi.
'''Gérard''' : Ouais, ben, on s'en fout de voter pour qui tu veux. Je te demande...
'''Max''' : T'as pas à voter pour Bill Kinton alors qu'il est Français, commeent il peut voter pour Bill Kinton ?
Qu'est-ce que tu penses de l'enfer... Euh... Qu'est-ce que tu penses de cette histoire ?
'''Cuvette''' : Ben, je te dis, moi, depuis, je vote plus.
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, t'as été à New York ?
'''Cuvette''' : Ben, je... Ben, non, mais...
'''Gérard''' : Non, ben, alors, si t'as pas été à New York, je vois pas comment tu peux voter pour lui.
'''Crevette''' : Pourquoi t'as été à New York, toi ?
'''Gérard''' : Oui, moi, j'ai été à New York, j'ai été voir... J'ai été voir Godzilla.
'''Crevette''' : Alors, tu peux voter pour Bill Clinton ? T'as le droit de voter ?
'''Gérard''' : Non, mais moi, je vote pour personne. De toute manière, j'en ai rien à foutre. De toute manière, tu votes et que ça soit n'importe quoi, de toute manière, on en chie.
'''Tétard''' : T'as été à New York avec Godzilla ?
'''Gérard''' : Bon, toi, tu vas commencer à te calmer. C'est un conseil que je te donne. Bon, le point d'interrogation, s'il vous plaît, il peut aller dans le bureau ?
'''Max''' : Allez, on peut avancer dans le débat, là, que de... À chaque fois que vous ouvrez... Même les auditeurs, vous ouvrez plein de petites parenthèses à droite à gauche, mais essayez de revenir dans le débat pour que ça soit intéressant.
'''Gérard''' : Bon, par contre, s'il y a des réactions, là, sur la première question, sur le Minitel, je voudrais bien...
'''Max''' : Pour l'instant, il y a trois connectés. C'est tellement intéressant, ce que tu racontes, puisque ça n'avance pas dans le débat. Tu changes de sujet... Si vous, les auditeurs, pouvez, par contre, essayer de revenir à chaque fois, aidez-nous à rester dans le débat, plutôt que de vous en écarter toutes les deux secondes, ça nous arrangerait.
'''Petit slip''' : Moi, je vais bien donner mon avis. C'est petit slip. Donc, je pense que si Bill Clinton se fait sucer par Monica Lewinsky, c'est son droit, quoi. C'est sa vie privée.
'''Gérard''' : Ben voilà. Pourquoi tu ne m'as pas répondu quand je te l'ai posée, la question ?
'''Petit slip''' : Oh, ben, je ne sais pas. Je devais être ailleurs.
'''Gérard''' : Oh, mais attends. Si tu es ailleurs, mon pote, autant que tu restes chez toi à écouter...
'''Crevette''' : Deuxième question.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Attends. Attends, petit slip. Si vous commencez à me prendre la tête, on n'a pas fini la première question. Tout le monde n'a pas fait le premier tour. Si, si, Crevette, tu commences à me prendre la tête, à dire, ouais, deuxième question, toi, tu vas retourner chez toi, tu vas aller dormir. Ça va aller vite. Non, non, mais moi, je vais vous dire une chose, que maintenant, ça va aller vite. Si vous ne voulez pas répondre aux premières questions, moi, ça va aller vite. Vous allez retourner chez vous.
'''Tétard''' : C'est bon, on a répondu.
'''Gérard''' : Ouais, mais pas tous... L'interrogation ?
'''Point d'interrogation''' : Allô ? Oui, donc c'est point d'interrogation.
'''Gérard''' : Bon, alors, que pensez-vous... Je répète la question, mais c'est la dernière fois, parce que je ne vais pas faire ça constamment.
'''Phildar''' : Excuse-moi, Gérard, elle appelle d'où ?
'''Manu''' : Et c'est quoi sa fréquence ?
'''Phildar''' : Parce qu'on n'a pas, sur la note, on n'a pas fiché.
'''Piont d'interrogation ''' : J'appelle de nulle part.
'''Manu''' : Et c'est quoi la fréquence de nulle part ?
'''Gérard''' : La fréquence de nulle part, c'est 0, 0, 1, c'est ça ? Ouais, c'est ça, oui. Ouais, trou du cul, tu vas voir taleur le trou du cul, ce qu'il va te faire, toi.
'''Manu''' : Il n'a pas dit trou du cul, il a dit comme ton QI.
'''Gérard''' : Bon, alors, que pensez-vous de l'affaire Bill Kinton et Monica Libiski ? Attends, c'est la dernière fois que je pose la question, parce qu'après, on enchaîne.
'''Point''' : Oui, donc, je vais te répondre. Donc, l'affaire Bill Clinton, je pense que c'est n'importe quoi, parce qu'ils font des cassettes vidéo, ils font des tas de trucs sur Bill Clinton, et ils ont même fait des poupées, Bill Clinton. Donc, je trouve que c'est vraiment n'importe quoi. Donc, voilà.
'''Gérard''' : Ok. Donc, je pense qu'il y a Reego qui me met l'IRC, c'est-à-dire ?
'''Reego''' : Oui, parce qu'il y a des réactions sur l'IRC. Alors, tout à l'heure, on me disait que Bill Clinton fait ce qu'il veut. S'il veut baiser un boudin, ça le regarde, n'est-ce pas, GG, on me dit. Et on me dit aussi que... c'est Ramsteff, il préfère l'Ara à la vodka que Monica le whisky.
'''Gérard''' : Oui, il fait ce qu'il veut. Ce n'est pas mon problème, merci Reego. Donc, on passe à la deuxième question...
Tu m'as oublié Gérard. Grosse Caisse.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Grosse Caisse, on t'a posé... De toute manière, je voudrais bien avoir les fréquences réelles, parce que ça m'étonnerait que Nantes, on écoute Fun Radio sur 90.5.
'''Manu''' : Si, c'est ça, mais enchaîne, Gérard.
'''Phildar''' : On va chercher, vas-y. Déjà, tu demandes à Grosse Caisse, et après, toi, tu réponds.
'''Grosse Caisse''' : Oui, je pense que ce n'est pas de la faute de Bill Clinton, il est tombé dans un piège. C'est Monica qui l'a dragué, et là, il a le droit de la niquer, ça lui fait plaisir.
'''Gérard''' : Non, mais attends... Tu crois qu'à ton avis, c'est lui qui aurait fait ça ?
'''Grosse caisse''' : Bah oui, c'est lui.
'''Gérard''' : Tu ne penses pas que ce serait elle qui serait venue vers lui ?
'''Grosse''' : Bah si, de toute façon, il y avait l'attrait du fric, c'est une salope, c'est tout.
'''Gérard''' : Bah oui, mais attends, parce que là, on ne va pas... On va pas rentrer là-dedans, parce que...
'''Tétard''' : Et on va rentrer en plein dedans.
'''Gérard''' : Non, non, mais parce que... Là, je pense qu'à mon avis, c'est... C'est de sa faute à elle. Non, mais ce n'est pas de sa faute à lui, c'est de sa faute à elle.
'''Crevette''' : Et l'amour dans tout ça ?
'''Grosse caisse''' : Il n'y a pas d'amour, il y a du cul là-dedans.
'''Gérard''' : Non, mais attendez, on va continuer. Donc, que pensez-vous... Pensez-vous que ce soit utile de vendre des cassettes vidéo ? Donc, si vous avez suivi les infos quand ça s'est passé, ils ont passé des cassettes vidéo justement à ce propos-là. Alors moi, je vous demande... Qu'en pensez-vous ? Alors on va y aller gentiment. On va demander à Crevette.
'''Crevette''' : C'est quoi sur les cassettes, c'est quand on le voit baiser avec Monica, c'est ça ?
'''Gérard''' : Mais non mais attends Crevette, l'histoire de la cassette vidéo. Mais sur la cassetter... t'avais qu'à suivre les informations ! Si tu suis pas les informations, tu peux pas... dans ces cas-là, je ne vois pas pourquoi tu as appelé pour réagir. ''[elle tente de reprendre la parole, ce qui agace Gérard, pris dans sa tirade]''. Mais attends, Crevette, s'il te plaît ! Je peux te répondre ? Si tu ne comprends pas le thème du débat, on parle de l'affaire Bill Kinton. Pensez-vous que c'est utile de vendre des cassettes vidéo ? Si tu n'as pas suivi le thème du débat, si tu n'as pas suivi les informations, pourquoi tu veux réagir là-dessus ? Arrêtez de renifler comme des boucs ! Parce que ça commence à m'énerver !
'''Phildar''' : Je crois que c'est point d'interrogation, je suis désolé.
'''Point''' : Non, non, non, c'est pas moi.
'''Cuvette''' : Non, c'était Cuvette, mais il ne s'occupe pas de moi, Gérard.
'''Point''' : T'es sûr que ce n'est pas toi, Gérard ?
'''gérard''' : Oh, je voudrais Crevette. Alors, tu réponds à la question.
'''Crevette''' : Ben, c'est pas bien, voilà.
'''Gérard''' : Ah ouais, mais alors... Attends, attends, tu me dis que ce n'est pas bien. Tout à l'heure, tu me dis, ouais, mais...
'''Crevette''' : Gérard, tu veux absolument une réponse. Quand je t'en donne une, tu ne l'acceptes pas, alors je t'en donne une autre, c'est tout. C'est pas bien.
'''Phildar''' : Je voulais te demander une question, Gérard. C'était sur quelle chaîne, quand tu as vu avec les vidéos, là ?
'''Gérard''' : Alors là, sur la chaîne, je ne donne pas des...
'''Phildar''' : C'était la une ? Parce qu'en fait, je crois que Crevette, elle n'a que la deux, donc si ça se trouve, c'était sur la une.
'''Crevette''' : Moi, j'ai que la deux, alors...
'''Gérard''' : De toute manière, tout ça, c'est passé sur toutes les chaînes.
'''Crevette''' : Ah non, pas sur la deux.
'''Gérard''' : Menteuse. T'es une menteuse, c'est passé sur toutes les chaînes. Ouais, vous n'avez qu'à suivre le journal de 13h et de 20h. Grosse caisse, on ne va pas s'éterniser sur une chaîne.
'''Grosse''' : Ben, ça dépend des vidéos. Si c'est une vidéo de cul, ça peut être intéressant, voir que la teb qu'a notre ami Bill, mais si c'est des histoires de conneries d'interview, ce n'est pas intéressant.
'''Gérard''' : Ben, justement, c'est là qu'est le problème. Donc, je suis d'accord avec toi. À mon avis, je pense que ça doit être une histoire d'interview qu'on était sortis sur cassette vidéo.
'''Grosse caisse''' : Ouais, mais à ce niveau-là, l'ami Bill, il peut dire n'importe quoi dans les interviews. Vu que c'est un politicien, c'est un menteur, donc on s'en fout. C'est pas intéressant.
'''Point''' : Ben, écoute, je pense que c'est n'importe quoi, parce que faire des cassettes vidéo sur des gens politiques, ça ne regarde personne. En fin de compte, c'est la vie privée des gens et puis s'ils font des cassettes sur ça, ils risquent de faire des cassettes sur leur famille et tout, c'est pas... Je trouve que c'est vraiment dégueulasse de faire ça. Ils devraient faire un procès contre eux.
'''Tétard''' : Ouais, ben, je suis d'accord avec l'invitée mystère, et je voulais savoir, quand t'étais à New York, t'en as pas vues, toi, des cassettes de Bill Clinton ?
'''Gérard''' : Bon, alors, Tétard, bonne nuit pour toi.
'''Manu et Phildar''' : Mais c'est une question, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais attends, on ne l'a pas vue ! Non, les cassettes vidéo sont sorties il y a... après.
'''Tétard''' : Et on peut en avoir où, alors ? Parce que moi, je l'ai raté à la télé.
'''Gérard''' : Tu l'as raté dans ces cas-là... Tu vas dans tous les magasins qui vendent des cassettes vidéo, tu la trouveras.
'''Tétard''' : À la FNAC, ils le vendent, à la FNAC, tu crois ? Dans les FNCA et Fuck, ils le vendent ?
'''Gérard''' : J'en sais rien. Petit slip.
'''Petit slip''' : Alors, moi, je pense que c'est malsain. Ben, parce que Bill Clinton, il va se servirer, mais néanmoins, il peut commencer une carrière dans le X. Ça peut être intéressant.
'''Reego''' : Dans quel sens ?
'''Petit slip''' : Dans le sens positif.
'''Gérard''' : Ouais, alors moi, tu penses qu'avec sa femme et ses deux filles...
'''Crevette''' : Non, il n'en a qu'une.
'''Gérard''' : Non, il en a deux.
'''Grosse caisse''' Deux femmes ?
'''Phildar''' : Non, deux filles.
'''Grosse caisse''' : Non, maintenant, deux femmes.
'''Gérard''' : Bon. Bon, c'est bon. Euh, cuvette.
'''Cuvette''' : Ouais, moi, je voudrais savoir déjà s'il a des... Qu'est-ce que propage la cassette ? Elle défend Bill Clinton ou... elle l'affiche ? Et puis qui en retire profit ?
'''Gérard''' : Non, elle... Elle lui dit comme ça, d'après... Moi, j'ai vu vaguement un reportage. Non, mais il y a un reportage... Il y a un reportage, ça s'est passé dans... Ça s'est passé au tribunal, comme quoi qu'elle... Elle a insisté, comme quoi qu'il lui avait fait des propositions. Max ? Max, s'il te plaît. Tu peux essayer de me couper, là, parce que là...
'''Phildar''' : C'est l'invitée mystère qui frotte avec son téléphone.
'''Gérard''' : Taleur je vais te frotter quelque chose, toi. Bon, donc... Donc, maintenant, tout le monde a répondu. Moi, je peux vous dire une chose. Maintenant, je vais vous répondre personnellement. Oh, s'il vous plaît ! Oh Manu, Tu me gères tout le monde là, le premier portable...
'''Manu''' : Il n'y a pas de portable, c'est le point d'interrogation qui... Bah oui, je suis désolé.
'''Point''' : Non, non, c'est pas moi, hein.
'''Manu''' : Bah si, je le vois. Je le vois, sur le standard, la petite lumière verte.
'''Gérard''' : Tu le vois, bien sûr, et là, moi, j'ai un son vachement grave dans les oreilles, c'est pas possible. Ah non, mets ton caxe, Max, tu vas voir que là... Là, je vais te dire une chose, c'est impossible.
'''Max''' : Attends, silence.
'''Gérard''' : Ah là, maintenant, non, c'est pareil. Non, mais attends... Bon, donc, moi, je peux répondre à...
'''Max''' : Ah oui, ça tord un peu, effectivement, il faut... Hein ? Non, mais c'est un peu criard, effectivement, les voix, là. C'est un peu... Alors, attends, je vais te mettre là-dessus, là, comme ça, c'est mieux, là, ou pas ? C'est un peu plus faible, mais c'est plus calme, écoute.
'''Gérard''' : Ouais, mais je sais pas si les... Non, bah là, tu me coupes... Tu me coupes, là, personne m'entend. Vous m'entendez ?
'''Les auditeurs''' : Oui, on entend, on entend.
'''Gérard''' : Pas moi.
'''Max''' : Bah si, parle.
'''Gérard''' : Bah non, bah allume.
'''Max''' : Bah écoute, c'est parce que je t'ai mis le son province. Vas-y, parle-leur.
'''Gérard''' : Mais ils m'entendent pas.
'''Max''' : Mais ils t'entendent, on t'entend.
'''Les auditeurs''' : On t'entend, Gérard.
'''Gérard''' : Attends, moi, j'ai plus rien, là.
'''Max''' : Bah, parce que j'ai baissé... Parce que j'ai mis le son différent. Mais si tu veux, je peux remettre... Alors, je te remets celui-là. Bon, bah d'accord, ok. Bah, à ce moment-là, tu baisses dans le casque, alors.
'''Gérard''' : Ok. Donc, moi, je peux vous dire que ces histoires de cassettes vidéo et tout ça, pour moi, c'est de la merde. Ça sert à rien de s'en prendre sur une personne pour vendre des trucs de cul. Parce que la personne fait ce qu'il veut. Bon, en fin de compte... Mais attendez, attendez, laissez-moi répondre. Moi, je vais vous donner la réponse. C'est que là, c'est une histoire, on sait pas comment ça va se terminer. C'est une histoire sans queue, sans tête. Ni queue, ni tête, en fin de compte. C'est une histoire ni queue, ni tête. On sait pas s'il va rester. S'il va partir ou autre. Donc là, on va en revenir. On va continuer le thème du débat. Donc, moi, je vous demande la question. Et j'espère... Oui ?
'''Phildar''' : Excuse-moi, Gérard. Donc, Cuvette est parti parce qu'en fait, il avait un téléphone pourri. Donc, on l'a dégagé. On a dit que c'était mieux pour le débat. Et on a Coussin d'air à la place, qui a 27 ans et qui appelle de Guadeloupe.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais attends. Attends, Phildar. Une chose. Une chose que je vais vous demander. N'essayez pas de changer les noms.
'''Phildar''' : Non, non, non, c'est pas le même.
'''Gérard''' : ...et qu'ils reprennent sous un autre nom. Parce que là, vous avez 24 lignes qui sonnent. Ça sonne. Donc, prenez-moi des gens sur les 24 lignes.
'''Phildar''' : Coussin d'air, tu marques à la place de Cuvette. Donc, Coussin d'air. ''[en mode dictée, tandis que Gérard écrit]'' C-O-U-S-I-N. A-I-N.
'''Gérard''' : A-I-R ! Merci. Conssin d'AIR !
'''Manu''' : Oui, mais... Coussin d'air. A-I-N.
'''Gérard''' : Ouais, merci. Coussin d'air, c'est C-O-U-S-I-N. Merci. Merci, Phildar, pour ton orthographe. Donc, je vous pose la...
'''Phildar''' : Tu peux lui dire bonjour.
'''Gérard''' : Bonjour à toi, Coussin d'air.
'''Coussin''', ''[après 3 secondes, voix saturant comme sur un téléphone mobile]'' : Bonsoir.
'''Gérard''' : Tu te réveilles ?
'''Grosse caisse''' : Il aurait dû s'appeler Airbag.
'''Phildar''' : Non, mais il a un décalage, Gérard. Il est en Guadeloupe.
'''Tétard''' : Attends, on va te dire un truc. Tu vas le recevoir dans deux secondes. Bouge pas.
'''Coussin''' : Allô ?
'''Gérard''' : Oh ! Bon, allez, hop.
'''Manu''' : Parle-lui, Gérard.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais attends. Ça veut dire quoi, là ? Oh ! Phildar ! Non, mais attends. Coussin d'air, t'es là ? Non.
'''Coussin''', ''[après 1 seconds]'' : Ah oui, je suis là.
'''Gérard''' : Non, il n'est pas là. Bonne nuit, bonne nuit. Allez ! Bonne nuit ! Allez ! Oh mais merde ! ''[Manuparodie une note de méditation zen, Max tente de reprendre la parole]''.
'''Max''' : Gérard, Gérard, Gérard. Gérard. Gérard. Il appelle de Guadeloupe. Donc, il y a un décalage d'une seconde. C'est normal, il reçoit après. Ça ne t'est jamais arrivé d'appeler, toi, à l'étranger, d'avoir une demi-seconde de décalage ? Bon, ben, tu m'entends, Coussin d'air ?
'''Coussin''', ''[1 seconde après]'' : Oui. Oui, je t'entends.
'''Max''' : Voilà. Il y a une demi-seconde de décalage, c'est tout. Lui, avec le décalage qu'il y a... Écoute-moi, Gérard. Gérard. Gérard. Avec le décalage qu'il a, ce monsieur du Guadeloupe, Coussin d'air, si je ne me trompe pas, toi, pour toi, on fait encore l'émission du matin. Le problème, c'est qu'il ne sait pas quand il va passer le soir. Il croit qu'on fait encore l'émission du matin, parce qui est un décalage tellement long en Guadeloupe que pour lui, il y a une semaine de retard, les émissions.
'''Coussin''' : Oui, c'est ça, absolument. Une semaine de retard, oui.
'''Gérard''' : D'accord, une semaine de retard. OK, merci.
'''Coussin''' : Je t'en prie.
'''Gérard''' : À quoi servira cet argent vendu par ces cassettes ? Alors, on va demander à Crevette.
'''Crevette''' : Ça va servir à payer ses frais d'avocat.
'''Gérard''' : D'accord. T'es à côté de la plaque.
'''Crevette''' : Ah ben, excuse-moi. C'est ce que j'avais entendu.
'''Gérard''' : Eh, au sondage, vous vous la fermez...
'''Manu''', ''[indigné, puis ferme]'' : On n'a rien dit. Reprends ton débat, Gérard, On n'a rien dit, alors vas-y.
'''Gérard''' : Donc, Crevette ?
'''Crevette''' : Oui, moi, j'ai entendu dire, en fait, il y a des acteurs qui ont filé de la thune à Bill Clinton pour qu'il paye son procès, ses frais de procès. Et l'argent des cassettes irait aussi pour payer les frais de procès. Ainsi que tous les gadgets vendus en sex-shop.
'''Gérard''' : Ah non, mais on parle de la cassette. La cassette vidéo, on ne parle pas des... Non, mais on ne parle pas des histoires de gadgets ou autres. Moi, je te parle de la cassette vidéo. Ok. Grosse caisse ?
'''Grosse caisse''' : Ben, ça fera de l'argent à Bill Clitoris. Comme ça, il pourra s'acheter de nouveaux trucs, des godes et tout ça pour sa femme. Ça pourrait être vachement sympa. Puis, peut-être une nouvelle paire de chaussettes pour l'hiver. Tu sais jamais.
'''Gérard''' : Ouais, d'accord. Point d'interrogation ?
'''Point''', ''[entrecoupée par les rires et les gens qui pouffent bruyamment]'' : Alors, je pense que... Cet argent, j'espère que lui, il va en faire bon usage pour les associations humanitaires ou quand même autre chose.
'''Tétard''' : Mon cul, ouais.
'''Gérard''', ''[rageux]'' : Attendez, attendez. Qui c'est qui vient de dire mon cul et qui rigole comme un con ? Alors, maintenant, Grosse caisse, Tétard et Petit slip, maintenant, c'est à vous trois que je m'en prends.
'''Grosse caisse''' : On n'a pas dit un mot.
'''Gérard''', ''[menaçant]'' : Alors, lequel qui rigole derrière ? Lequel ?
'''Max''' : Et comment tu veux qu'ils te répondent ? Parce qu'ils savent très bien que s'ils disent qui l'a fait, il va se faire virer. Donc, le mec, il répond pas.
'''Petit slip''' : Ouais, c'est Polo, c'est Polo. Si, si, c'est moi, c'est Polo.
'''Max''' : Bon, ben voilà, c'est bien qu'il l'ait dit, c'est bien.
'''Gérard''', ''[frustré]'' : Non, mais attends, ça commence à... Là, on va pas commencer comme ça, Phildar. Parce que tout à l'heure, moi, je vais prendre sur les 24 lignes.
'''Max''' : Mais arrête de faire allusion aux 24 lignes. Reviens dans ton débat, c'est bien depuis tout à l'heure.
'''Gérard''' : Donc, grosse caisse. Donc, toi, tu la fermes, toi. Toi, t'as répondu, point d'interrogation.
'''Point''' : Oui, donc, je t'ai répondu. J'espère que cet argent, il va en faire bon usage pour les aides humanitaires.
'''Tétard''' : Ouais, ben, je pense qu'avec la thune qu'il a faite, il va pouvoir se payer d'autres prostituées pour se faire éponger, quoi.
'''Gérard''' : Alors, Tétard, je vais te dire une chose. Pour l'instant, ça fait deux fois.
'''Tétard''' : Ben, attends, il l'a payée...
'''Gérard''' : Ça fait deux fois ! Il a rien payé.
'''Max''' : Il a pas le droit de répondre ça, maintenant ? Il faut donner des bonnes réponses ? Il fait ce qu'il veut, il répond ce qu'il veut. C'est un jeu ou quoi, ton truc ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, je vais voir. Parce qu'il y en a certains qui répondent à côté de la plaque.
'''Max''' : Non, ils répondent ce qu'ils ont envie de parler, ce qu'ils pensent.
'''Gérard''' : Ben, alors, Tétard, pour toi...
'''Tétard''' : Ben, il l'a payée, Monica Lewinsky, pour se faire éponger. Il l'a payée.
'''Gérard''' : Ok, ok, ok, c'est bon, c'est bon.
'''Max''' : Tu lui enlèves la croix.
'''Petit slip''' : Alors, moi, je pense que, à ce que j'ai entendu dire, que ça irait directement au don du Front de Libération des Nains de Jardin.
'''Grosse caisse''' : Ouais, c'est vrai.
'''Crevette''' : Ouais, enfin, ça, c'est une rumeur.
'''Gérard''' : Quoi, quoi, quoi, quoi, quoi, quoi ? Attendez, attendez, qui c'est qui réagit derrière Petit Slip ? Ouais, Crevette ?
'''Crevette''' : Oui, je te dis, c'est une rumeur, les Nains de jardin. Mais bon...
'''Grosse caisse''' : Moi, j'ai entendu dire ça, moi. C'est une rumeur qui court. c'est la vérité.
'''Coussin''' : Oui, Gérard. Moi, je crois qu'avec l'argent, il va réparer sa voiture et s'acheter des lacets.
'''Gérard''' : Bon, alors, moi, je peux vous dire une chose, que... Non, mais attends, Coussin d'Air, je pense que t'as vachement de... T'es vachement pas au courant de l'histoire.
'''Max''' : Il est en Guadeloupe, c'est pas encore arrivé, l'histoire.
'''Gérard''' : Donc, moi, je peux vous dire une chose, qu'à mon avis, je pense que...
'''Max''' : C'est Georges qui va l'amener, le scoop, là-bas. Georges. Ben, le tourbillon, là. Georges Bush.
'''Gérard''' : Ouais, ben, ça, cette histoire-là, je veux pas en entendre parler, parce que j'ai eu des...
'''Max''' : D'accord. Revenons, revenons au débat.
'''Gérard''' : Donc, je pense que, à mon avis, là, je pense que... Je suis d'accord avec le point d'interrogation, donc je pense qu'il devrait faire moins... L'argent qu'il va recevoir, on sait pas combien, mais je pense qu'il ferait mieux de s'occuper des associations humanitaires, c'est-à-dire moins... que les mômes, ils n'ayent pas de flingues, et tout ça, et qu'ils s'amusent pas à fumer, et autres. Donc, à mon avis... ''[applaudissements du studio]'' À mon avis, là-dessus, je pense qu'on sait pas encore. On sait pas, parce que, là, pour l'instant, ils en reparlent pas trop à la télé.
'''Max''' : Ben, là, il est une heure et une, peut-être.
'''Gérard''' : Mais on pense que... Je pense que cette histoire est loin d'être terminée, donc on verra bien par la suite. Donc, je vous pose d'autres questions, vous allez réfléchir. Donc, la quatrième question. « Croyez-vous que les journalistes s'occupent trop de la vie privée des stars ? » On va demander à Crevette... Non, on va pas demander à Crevette, on va demander à Coussin d'air, tiens.
'''Coussin''' : Moi, je crois que, en ce qui concerne les journalistes, ils font... Effectivement, ils s'occupent trop de la vie des autres journalistes qui sont stars.
'''Gérard''' : Ouais, mais... Dans ce cas-là, moi, je vais te poser... Mais attends, attends, Coussin d'air. Coussin d'air, je vais te demander... Coussin d'air, je vais te poser une question : est-ce que tu crois que, là-bas, vers chez toi, est-ce que t'as des journalistes qui s'occupent... qui s'occupent des personnes ?
'''Coussin''' : Alors, écoute, oui, il y a effectivement des journalistes. Moi, je vois, il y a eu le cas du chanteur Francky Vincent...
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, Francky Vincent, c'est pas pareil. Parce que, vas-y, Francky... C'est bon, c'est bon. Ouais, vas-y, Francky, c'est bon, c'est bon. Non, mais attends, Coussin d'air, moi, je te demande, là-bas, en Guadeloupe, est-ce que vous avez des journalistes qui s'occupent des stars ?
'''Coussin''' : Alors, c'était ma réponse, justement. J'étais en train de t'expliquer qu'il y a chez nous des journalistes qui, effectivement, se sont occupés de très, très près de Francky Vincent...
'''Gérard''' : Non, mais pourquoi tu parles de... Francky Vincent...
'''Crevette''' : c'est une star en Guadeloupe.
'''Gérard''' : Non, mais attends, rCevette. Mais attendez, attendez, pourquoi vous... Vous voulez parler de, tout de suite, Francky Vincent ? Vous avez... Mais vous avez d'autres chanteurs guadeloupéens, comme la compagnie Créole, tout ça ?
'''Manu''' : Il y a Demis Roussos, aussi.
'''Tétard''' : Adamo, Adamo...
'''Gérard''', ''[irrité par cette moquerie, soulignée par un élcat de rire de Reego]'' : Non, Demis Roussos... attends. Occupe toi du standard, toi.
'''Reego''' : Adamo, Adamo.
'''Coussin''' : Gérard, il faut que tu saches qu'ici, en Guadeloupe, de Pointe-à-Pitre à le Gosier, c'est Francky Vincent... Francky Vincent, la star.
'''Gérard''' : Attends, jusqu'où, tu m'as dit ? Je connais pas.
'''Manu''' : C'est juste en dessous de la langue.
'''Coussin''' : Et donc, voilà. Du fait que Francky Vincent soit une star, alors forcément, tous les journalistes s'en occupent, ils lui offrent des cadeaux...
'''Gérard''' : Ouais, non, mais attends, Coussin d'air, Coussin d'air, Coussin d'air, je vais pas... On va pas trop s'appuyer sur tout ça. Bon, moi, si je te dis, la compagnie Créole, qu'est-ce que ça donne, là-bas, en Guadeloupe ?
'''Max''' : Ce qui est bien, c'est que ça a super à voir avec le débat de...
'''Gérard''' : Non, non, non, non, parce qu'il veut parler de Francky Vincent, on va vite abréger.
'''Coussin''' : C'est-à-dire que la compagnie Créole, il n'y a plus que les vieux qui écoutent ça. Si tu veux, c'est assez ringard, maintenant, chez nous. Et celui qui cartonne vraiment, c'est Francky Vincent. Celui qui chante, tu sais, « Vas-y, Francky, c'est bon. Vas-y, Francky, c'est bon, bon, bon. »
'''Gérard''' : OK, OK, OK, Coussin d'air. Donc... ''[la musique de Haut-les-mains de la compagnie Créole, dans le refrain, apparaît. Coussin d'air reprend l'air et quand la musique est baissée puis interrompue, il continue, sans s'arrêter, reprenant en boucle trois fois le refrain, en solo, avec des paroles approximatives. Gérard, frustré mais patient, cherche à l'arrêter en citant son nom]''.
'''Max ''' : On peut reprendre le débat là, parce que les auditeurs vots zapper là... Zappez parce que là c'est pas possible.
'''Gérard''' : Petit slip, donc pour toi, croyez-vous que les journalistes s'occupent trop de la vie privée des stars, donc on va pas essayer de reprendre sur les stars de chansons, on reprend sur l'affaire Bill Kinton. ''[silence]'' Bon, petit slip une fois, petit slip deux fois, petit slip trois fois, au revoir !
'''Manu''' : C'était moi, c'est moi, désolé. Non, pas taper, c'était moi, je m'excuse. On reprend.
'''Gérard''' : Alors tu me mets tout le monde...
'''Manu''' : Ça y est, ça y est.
'''Gérard''' : Voilà, alors petit slip pour toi.
'''Max''' : On va les foutre en quarantaine.
'''Petit slip''' : Alors donc, moi je pense que les journalistes vont trop loin, puisqu'ils interviewent encore Elvis Presley, Bob Marley, Jimi Hendrix, quoi. Les salauds.
'''Gérard''' : Non mais attends, je te parle de l'affaire Bill Kinton, je te parle pas des chanteurs. Bon alors petit slip, c'est bon, je vois qu'apparemment tu t'endors.
'''Petit slip''' : Oh non, non, je suis réveillé. ''[blanc]''
'''Grosse caisse''' : Allez Gérard, on se réveille.
'''Gérard''' :Non mais c'est vous qui allez vous réveiller, parce que là pour l'instant... On parle pas des chanteurs, on parle de l'affaire Bill Kinton, ok ?
'''Petit slip''' : Ben toi Gérard, en tant que chancelier de l'Allemagne<ref name="explic1"></ref>, qu'est-ce que t'en penses de tout ça ?
'''Gérard''' : Non mais alors pour l'instant, Tétard. Bon alors Tétard, qu'est-ce que t'en penses toi ?
'''Tétard''' : Moi je pense qu'effectivement les journalistes, ils s'occupent beaucoup trop de la vie privée des stars, je pense que tu fais référence aux paparazite.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, attends.
'''Tétard''' : Si, si, forcément. Je voudrais que tu nous racontes ton expérience personnelle, et il faut lutter contre l'illettrisme en France, oui.
'''Gérard''' : Non, alors là je te répondrai pas là-dessus. Non, non, je te répondrai pas. Grosse caisse. Point d'interrogation ?
'''Point''' : Oui, je pense que là ils s'occupent un peu trop de la vie privée des gens, parce que... Parce que quand tu vois ce qui s'est passé avec Michael Jackson ou même Madonna je crois que...
'''Gérard''' : Non mais attends, toi t'es à côté de la plaque aussi, toi. Non mais t'as fumé la moquette durant l'Allemagne ?
'''Point''' : Non, non, ça m'arrive de fumer la moquette, mais pas...
'''Gérard''' : Ouais, je serais que toi je fumerais le cigare à moustache. Ouais, je crois que t'as fumé le cigare à moustache, hein.
'''Point''' : Donc pour te répondre, je pense que les journalistes ils s'occupent un peu trop des gens et ce qu'ils font c'est pas... C'est que ça regarde personne, quoi. En fin de compte, ils sont toujours là, dès qu'il y a une star qui arrive, ils sont toujours ici.
'''Gérard''' : Mais attends, point d'interrogation. Je crois que t'as pas... Non mais t'as pas compris. Hé, celui qui parle derrière, tu te la permets, parce que tout à l'heure tu vas retourner au standard, ça va aller vite. Bon, moi je te parle... Croyez-vous que les journalistes s'occupent trop de l'affaire des stars ?
'''Point''' : Justement, les journalistes, ils s'occupent un peu trop de la vie privée des gens.
'''Gérard''' : Dans quel sens ?
'''Point''' : Dans le sens qu'ils sont toujours là, dès qu'il y a une voiture qui passe, qu'ils sont dedans, ça y est, ils sont là, avec les photographes et tout, hein.
'''Petit slip''' : Il y a une Mercedes, là, qui a eu un accident, là...
'''Gérard''' : Bon, toi tu la perds ! Tu la fermes ! Toi, avec ta Mercedes, tout à l'heure, tu as dégagé, ça va aller vite, mais... Tu vas pas durer longtemps ! Bon, je sens qu'on va virer... Grosse caisse. Alors, grosse caisse, tu réponds ? Bon, hé ! On y va, on y va, hein ! Hé, on accouche !
'''Manu''' : Gérard, Gérard, Gérard, j'ai un petit truc pour revenir dans le débat, si tu veux. Donc, on a posé la question aux Français, que pensez-vous de l'affaire... Levinsky... ''[Gérard cherche à l'interrompre avec du non]'' s'il te plaît... Mais, laisse-moi lire mon sondage !
'''Max''', ''[agacé]'' : Mais attends, mais c'est une vraid question, rholàlà ! Tu veux faire avancer ton débat, ou c'est comme avant, c'est...
'''Gérard''' : Non, mais attends, parce qu'à mon avis, c'est eux qui ont fait ça.
'''Max''' : Attends, on va écouter, on va voir, on va juger.
'''Manu''' : À la question, que pensez-vous de l'affaire, Vivisky ? Donc, les Français ont répondu...
'''Gérard''' : Levinsky !
'''Manu''' : Levinsky ! Ok, excusez-moi, prononciation.
'''Max''' : Si tu ne sais pas le dire, demande-lui, ouais.
'''Manu''' : Donc, ils ont répondu non à 50%, mais pourquoi à 49% et 1% a dit : « Moi je pense que vu la circonstancialité du monde à notre époque, pourquoi ne pas envisager de répondre par la négation ? ». Et j'aimerais savoir ce que t'en penses.
'''Gérard''' : Bon, ça, j'en ai rien à foutre. Tte manière, à mon avis, c'est toi qui a... Bon, allez. On va demander à Grosse Caisse, parce que...
'''Max''' : On a fait ça sur les trottoirs du bois de Boulogne, hier, dans la nuit.
'''Petit slip''' : C'est quoi, Gérard, que tu vaux au bois de Boulogne ?
'''Gérard''' : Ouais, c'est toi qui viens de le marquer, connard ! Hé, tu me prends pour un con, là ?
'''Phildar''' : Non, je t'y laisse.
'''Gérard''' : Non, tu m'y laisses ? Bah, tu ferais mieux d'aller voir où c'est ta 205, abrouti. Occupe-toi de ton cul. ''[Applaudissements)''. Grosse Caisse, allez, on active, là, sur la question, là, parce que je pense que personne ne veut réagir. Bon, allez, Grosse Caisse !
'''Grosse caisse''' : Ouais, ouais, je suis là, je te parle. Bah, il y a un problème, c'est qu'aux Etats-Unis, c'est vachement trop libéral, comme pays, alors ce qui fait que les médias, ils font n'importe quoi, ils font chier n'importe qui, n'importe comment.
'''Crevette''' : Moi, je pense que c'est normal que les stars on connaisse leur vie privée, parce que c'est des personnages publics, et elles doivent être exemplaires, et donner l'exemple aux gens, donc c'est tout à fait normal de savoir si Bill Clinton se fait sucer la bite ou si Elton John est pédé.
'''Gérard''' : Bon, alors, je vais te dire une chose, Crevette, tu vois, là, moi, je te réponds tout de suite, et là, je vais te dire que là, t'as tout faux. Oh, s'il vous plaît, derrière, on se la ferme.
'''Max''', ''[hilare]'' : Gérard sait très bien si Elton John se fait sucer la bite.
'''Gérard''' : Là, ça, c'est une histoire. Non, mais c'est vrai. Attends, celle qui rigole comme... celle qui rigole ou autre...
'''Tétard''' : Non, mais Gérard, il a raison, on ne veut pas savoir que Mick Jagger, il encule David Bowie.
'''Max''' : Bon, allez...
'''Petit slip''' : Il encule Gérard.
'''Max''' : Ah, non, bon, alors là.
'''Gérard''' : Allez, hop. Dehors, dehors pour lui. Allez, hop. Cherche pas, tu me sors...
'''Manu''' : T'as compris, tu sors de chez toi, dehors.
'''Gérard''', ''[rageur]'' : Non, non, vous faites le boulot correctement, sinon, c'est moi qui le fais.
'''Max''', ''[retenant son rire]'' : Tu peux pas faire ton débat et ton ton standard d'émission.
'''Phildar''' : Donne un chiffre entre 1 et 6.
'''Gérard''' : Non, non, je veux pas le savoir. Tu me prends...
'''Tétard''' : C'était Pépito.
'''Manu''' : Dehors, Pépito.
'''Phildar''' : Bonne nuit, Pépito.
'''Max''' : T'as qu'à prendre Granola à la place.
'''Gérard''' : Voilà. Donc, moi, je peux vous dire une chose, parce que les journalistes s'occupent trop des affaires des personnes haut placées. Et ça... Non, mais ça, c'est un truc qui me dégoûte, parce que j'ai encore regardé un reportage ce soir, ça me prend la tête.
'''Manu''' : C'était X-file, non ?
'''Gérard''' : Non, non, X-file... Merci, t'éteins ton micro.
'''Manu''' : Je te demande, c'est tout.
'''Gérard''' : T'éteins ton micro, parce que X-file, je l'ai pas regardé. Donc, moi, je peux vous dire une chose, que là, là-dessus, ça... Ça me prend la tête. Ah ouais, que pensez-vous des Français... Alors, t'en as qui disent à 100%. Ah ben ouais, les Français, ils se débrouillent bien. De l'autre côté, t'en as 50% qui disent « Oh ben non, maintenant, on s'en fout, on regarde pas la télé, ceci, cela. » Donc, bref, passons. ''[fou rire du studio, applaudissements]''.
'''Max''' : Mais c'est extraordinaire !
'''Gérard''' : Non, mais moi, j'en ai rien à foutre, moi, de toute manière... De toute manière, on a voté, on en chie, on en chiera toujours. Et que ça soit dans n'importe quel pays, de toute manière, on va en chier partout.
'''Max''' : De toute façon, et je me demande même, je m'aventure un peu, je me demande si Chichi se fait pas des fois un petit peu..il a pas des gâteries dans le bureau ovale. On revient dans le débat.
'''Gérard''' : Non, mais ça, moi, je vais te répondre tout de suite à ta question. S'il vous plaît, merci !
'''Tétard''' : La pipe au sac à main.
'''Gérard''' : Tout à l'heure, y'en a un qui va dire la pipe au sac à main au standar, il va être clair et net. Donc moi, je peux répondre à ta question, de toute manière, on l'a voulu, on l'a. Maintenant on en chie. Et on va en chier pendant cinq ans.
'''Max''' : Eh, moi, je propose, la semaine prochaine, on fait un débat sur les pattes d'ef et sur la politique. Bon, alors, question suivante, on revient dans le débat.
'''Gérard''' : Mais c'est pas pour ça qu'on va avoir des augmentations ou autres et que tout va baisser. Au contraire.. Donc, pensez-vous que le président des USA sera démis de ses fonctions ? Donc, on va demander à Crevette.
'''Crevette''' : Ouais, je sais pas, Gérard, je suis pas voyante, je sais pas.
'''Gérard''' : Non, non, mais on s'en fout d'être voyante ou pas voyante, on en a rien à cirer.
'''Crevette''' :''' ''' : Je ne sais pas, Gérard, je ne sais pas s'il va être démis. Je fais pas partie du Congrès, je prends pas de décision aux Etats-Unis, je suis même pas américaine, donc je ne sais pas.
'''Gérard''' : Non, mais de toute manière, t'as pas besoin d'être américaine ou autre, tu peux très bien réagir vis-à-vis des informations que t'écoutes.
'''Crevette''' : Oui, mais bon, je ne sais pas, c'est pas moi qui prends la décision.
'''Gérard''' : D'accord. Grosse caisse ?
'''Grosse caisse''' : Ouais, bah, en fin de compte, je sais, j'ai une exclu, en fin de compte, je sais que Clinton, c'est pas lui qui va se faire virer, il va se désister, il va tourner dans une nouvelle série, au lieu de s'appeler X-Files, ça s'appellera X-Clinton, ça sera du cul, 100%.
'''Gérard''' : Alors, Grosse caisse, tu sais ce que tu me fais ?
'''Grosse caisse''' : Bah, j'ai pas une grosse caisse.
'''Gérard''' : Non, mais tu vas aller faire un gros dodo, tu vas retourner voir Phildar ou Manu qui t'ont...
'''Grosse caisse''' : Non, mais tu voulais des réponses, t'en as une ! C'est de la censure, t'es pire que le CSA, toi !
'''Gérard''' : Bon, alors tu dégages.
'''Phildar''' : C'est ça, pas de marque ! Pas de pub, pas de pub !
'''Gérard''' : Terminé, terminé, terminé pour lui. Terminé, tu le vires, tu me reprends quelqu'un d'autre. Terminé...
'''Phildar''' : Qu'est-ce que j'en fais ? Il a pas de contrat à Fun, je peux pas le vorer.
'''Gérard''' : TERMINÉ ! Eh ! Tu fais gaffe, sinon je vous vire tous les deux. Tu fais gaffe, sinon je vous vire tous les deux du standard. Alors, tu le vires. Point d'interrogation. Attendez, attendez, attendez, avant de répondre, peut-être une question IRC, non, Reego ?
'''Reego ''' : Oui, il y a des gens qui me demandent : si un jour tu deviens président, est-ce que tu te laisseras aller, toi aussi ? Est-ce que tu tromperais Sandy ?
'''Gérard''' : Ça, c'est un truc... C'est un truc personnel, donc je peux pas te répondre tout de suite.
'''Reego''' : On me dit aussi, vu que Sandy est déjà un bout... Enfin, non...
'''Gérard''' : Non, non, non ! Vu que Sandy est déjà un boudin, alors c'est qui qui a... Attends, attends, attends, s'il vous plaît, merci au standard. C'est qui qui a sorti ça au standard ?
'''Reego''' : C'est un mec qui s'appelle Reego, je sais pas qui c'est.
'''Gérard''' : Ah, Reego, c'est pas toi ?
'''Reego''' : Non, il y en a plusieurs, il y en a plusieurs.
'''Gérard''' : Donc, on revient sur le débat, donc point d'interrogation.
'''Point''' : Oui, bah... Attends, j'ai pas compris la question, déjà.
'''Tétard''' : C'est bête.
'''Gérard''' : Bon, attends, je te préviens, Grosse caisse, je le veux plus. Tu me reprends quelqu'un d'autre, hein ? Pas sous un autre nom. Alors, pensez-vous que... Que le président des USA sera démis de ses fonctions ?
'''Point''' : Oui, je pense qu'il sera sûrement... Soit c'est lui qui partira, ou s'il y a eu un jugement, je pense qu'il va sans doute en avoir un autre, je pense que c'est les juges qui vont juger, d'essayer de savoir s'il est coupable ou pas.
'''Gérard''' : D'accord. 5 minutes, oui ?
'''Manu''' : Oui, 5 minutes, donc on accueille Gicleur à la place de Grosse Caisse.
'''Gérard''' : Bon, de quelle ville ?
'''Gicleur''' : De quelle ville ? Grenoble.
'''Gérard''' : La fréquence ?
'''Gicleur''' : 98.8. C'est tout ? Tu veux savoir si je suis marié, non ?
'''Gérard''' : Bon, Gicleur, tu vas commencer à te la fermer, parce que je vais contrôler la fréquence tout à l'heure.
'''Gicleur''', ''[couvert par Gérard qui veut enchaîner]'' : Attends, qu'est-ce que tu vas me contrôler ? oh tu vas pas en plus me traiter de menteur, déjà que tu m'appelles à cette heure-ci... alors c'est gentil, quoi.
'''Gérard''' : Oh, si t'es pas content, tu retournes au standard, d'accord ?
'''Max''' : Il vient d'arriver, attends, ça fait 3 secondes qu'il est là. Parce que maintenant, t'as même plus confiance aux auditeurs qui te donnent les fréquences, tu veux vérifier, toi ?
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, parce qu'avec eux... Je suis con ? Avec un con comme moi, on s'amuse, avec un con comme toi, on se fait chier. Et con, ça veut dire champion olympique de natation.
'''Max''' : Non, mais maintenant, c'est bon, Grenoblois, maintenant, on va rentrer dans le thème du débat, si c'est pour foutre le bordel, il va redégager pour de bon...
'''Gérard''' : Allez, vas-y, tu réponds à la question ?
'''Gicleur''' : Ouais, ben, tu peux répéter la question, c'est Manu qui m'a appelé, j'ai pas pu entendre.
'''Gérard''' : Non, ben, je répète pas la question. Hop, basta. Ah non, mais attends, Manu, les mecs, s'ils écoutent la radio, ils...
'''Manu''' : Oui, mais je l'ai rappelé juste au moment où tu posais la question.
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, eh, moi, il me reste plus que 6 minutes à...
'''Manu''' : Et ben, répète ta question, et puis on envoie le son, on y va.
'''Max''' : Quand je te dis que le débat finit à 1h30, tu peux aller jusqu'à 32.
'''Gérard''' : Pensez-vous que le président des USA sera démis de ses fonctions ?
'''Max''' : Encore, t'en es que là ?
'''Gérard''' : Ben oui, mais attends, mais...
'''Crevette''' : Mais il avance pas.
'''Gicleur''' : Bah, écoute, moi, je pense qu'il va rester, parce qu'apparemment, les Américains veulent le garder. Et que c'est pas parce qu'il a fait une petite pipe qu'il est pas capable de gouverner son pays. Enfin, je pense.
'''Tétard''' : Ouais, ben, moi, je pense que le président des United States, là, machin, je sais pas quoi, là, il va être remis de ses onctions, ouais. Et il l'aura bien mérité, d'ailleurs, n'est-ce pas ?
'''Gérard''' : Oh, putain, hé, oh ! Hé, tu peux me la moquer, toi ?
'''Tétard''' : Ben quoi ? Tu me demandes s'il va être remis de ses jonctions, je te dis que oui.
'''Gérard''' : De ses fonctions !
'''Tétard''' : De ses fonctions, c'est pareil, c'est pareil, ouais, ouais, pas du tout, ouais.
'''Gérard''' : Bon, d'accord, apparemment, je crois que t'es... Euh, petit slip ?
'''Petit slip''' : Ben, moi, je pense qu'il est déjà démis de ses fonctions, puisqu'il est mort, John Kenedy.
'''Gérard''' : D'accord, alors, toi, tu peux dégager. Toi, c'est... Ça y est, c'est bonne nuit pour toi.
'''Petit slip''' : Bonne nuit, bonne nuit, bonne nuit.
'''Gérard''' : Bonne nuit, au revoir. Tu dégages. Euh, coussin d'air ?
'''Coussin d'air''' : Eh bien, moi, je crois que ce serait dommage qu'il soit démis de ses fonctions, parce que, maintenant, tout le monde est au courant aux États-Unis et dans le monde, alors, tu imagines pas le président aller à l'ANPE <ref name="hist1"></ref> et dire bonjour, etc., et les filles auront peur, il pourra même plus aller voir les prostituées, parce qu'il aura cette affaire de pipe, et forcément, les pipes, bon, ça engage à rien, ça entretient l'amitié, c'est pas méchant, et forcément, moi, je crois qu'il... Il devrait rester au pouvoir, hein.
'''Gérard''' : Ouais, mais cinq minutes, s'il vous plaît, merci. Bon, euh, je vais vous répondre après, mais, pour l'instant, moi, je peux vous dire qu'à mon avis, il sera des... Il restera, mais il faut attendre l'histoire, parce que c'est un peu trop long.
'''Gicleur''' : Mais toi, tu continues toujours à faire de la radio, pourtant.
'''Gérard''' : Ouais, mais ça, c'est mon problème, c'est pas le vôtre. Donc, il faut pas confondre la radio et...
'''Coussin''' : C'est parce que tu suces, c'est pour ça.
'''Gérard''' : Non, non, mais attends. Non, il y a tu suces et tu suces pas.
'''Manu''' : Bon, Gérard, à la place de Petit Slip que t'as dégagé, on accueille donc Serpillière.
'''Gérard''' : Ouais, bah d'accord. Alors, Manu... Non, non, mais Manu... Non, non, Manu, moi, je vais te dire une chose. Tu vois ? Là, ce que t'es en train de me faire, tu changes les noms.
'''Manu''' : Non, j'ai rappelé quelqu'un d'autre.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non, non, non, tu l'as repris, tu lui as dit. Au lieu de t'appeler Petit Slip, tu vas s'appeler Serpillière.
'''Max''' : Ceci dit, un slip, un slip, c'est un peu une Serpillière, quelque part.
'''Manu''' : Surtout ceux de Gérard.
'''Gérard''' : Moi, je vais sélectionner pour le deuxième débat.
'''Max''' : Parce que Gérard, il sait très bien, il met des Serpillières à la place de Petit Slip, il peut dire que...
'''Gérard''' : Donc, on va prendre Serpillière.
'''Manu''' : Voilà, et tu verras que c'est pas le même.
'''Gérard''' : Ouais, bah, on verra.
'''Max''' : On se dépêche, on se dépêche, Gérard. La dernière question, vite.
'''Gérard''', ''[écrit, lentement]'' : Serpillière. Alors, la dernière question. Les journalistes de la télé en font-ils pas un grand plat de cette histoire ? Je répète. Je récapitule depuis le début.
'''Max''' : Ça fait pas trop le con avec la politique, on va avoir des problèmes.
'''Gérard''' : Donc, les journalistes de la télé en font-ils pas... Pas un grand plat de cette affaire ? Donc, on va demander à Crevette.
'''Crevette''' : J'ai pas compris la question.
'''Gérard''' : Bon, alors, Crevette, c'est terminé pour toi. Tu comprendras mieux dans ton lit. Tétard ?
'''Tétard''' : Bah, moi, je pense qu'effectivement, il faut mettre les petits plats dans les grands et pas mettre les deux pieds dans le plat, ni tous ses œufs dans le même panier, c'est clair.
'''Gérard''' : Ouais, de toute manière, il y a un proverbe qui dit, il faut pas mettre les deux pieds dans le même sabot.
'''Tétard''', ''[sous les applaudissements du studio]'' : Tout à fait, surtout quand t'as des sabots.
'''Serpillère''' : Bah, moi, je pense qu'ils font vraiment un grand plat de choucroute, quoi.
'''Gérard''' : Non, mais attends, je vois pas le rapport avec l'affaire Bill Quinton, là.
'''Tétard''' : Bah, c'est mieux qu'un bon coup de pompe dans le cul, hein.
'''Gérard''' : Bon, d'accord, t'as pas compris la question. Non, mais je serais que toi, je prendrais mon balai brosse et je passerais la Serpillière dans tout l'appartement, OK ? Coussin d'air ! ''[applaudissements presque généraux]''
'''Gérard''' : L'autre abrutit, là, il applaudit pas parce que c'est lui qui l'a sélectionné. Donc, c'est bien... Donc, Coussin d'air. Euh, quoi, accouche ? Taleur, je vais t'accoucher, toi.
'''Finger''' : C'est Finger.
'''Gérard''' : Ouais, Finger, tu vas voir, taleur, Finger, je vais te manger par les deux bouts.
'''Gicleur''' : Bah, c'est Finger, il t'a mis un gros doigt.
'''Max''' : Faut qu'on fasse une réunion, c'est pas possible, le deuxième débat, on peut pas...
'''Gérard''' : Non, non, le deuxième débat, je le fais pas comme ça. Coussin d'air.
'''Coussin''' : Oui, alors, je disais que, moi, je trouve pas, au contraire, que les journalistes aient fait beaucoup, beaucoup de choses sur cette affaire-là, parce que je regardais pas plus tard que tout à l'heure, retransmis en Guadeloupe, le tiercet, et le journaliste a pas parlé une fois de l'affaire Bill Clinton.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Coussin d'air, Coussin d'air ! Hé, Coussin d'air ! Et celui qui se marre comme un bourrin, là, il la ferme.
'''Max''' : Ouais, mais enfin, ça sert à rien, arrête de dire « la ferme » toutes les deux secondes. Toi aussi, tu la fermes quand tu parles.
'''Gérard''' : Euh, Coussin d'air. Non, mais je vois pas le rapport avec l'affaire Bill Kinton et puis, euh, les chevaux. Non, attends, Coussin d'air, je te répète la question. Les journalistes de la télé en font-ils pas trop... En font-ils pas un grand plat de cette histoire ? C'est-à-dire, on parle de l'histoire de Bill Clinton, on parle pas des chevaux.
'''Coussin''' : Oui, et c'est pour ça que je te réponds, lors de la retransmission du tiercet, le journaliste qui commentait, il a parlé une seule fois... Une seule fois de l'affaire Bill Clinton, et c'est pour ça que je te dis que, non, je trouve pas les journalistes, ils en font trop.
'''Gérard''' : Non, mais je vois pas le rapport avec l'affaire Bill Clinton et...
'''Max''' : Repose-lui la question, repose-lui la question.
'''tétard''' : C'est parce que Monica Lewinsky, c'est une belle jument.
'''Gérard''' : Bon, d'accord, ouais, enfin, bref. Euh, point d'interrogation pour finir.
'''Point''' : Si, je pense qu'ils en font un peu trop, parce que quand tu vois un peu qu'ils en parlent tout le temps à la radio, même à la télé, tu allumes ton poste, t'entends que ça, je pense qu'ils en font quand même un peu trop.
'''Gicleur''' : Parce qu'en fait, ils sont jaloux, Gérard, c'est pour ça. Tu m'as pas posé la question. Donc, je vais quand même te répondre. Moi, je pense que les journalistes sont jaloux, tu vois, parce qu'en fait, ils pensaient que le président des Etats-Unis, c'était un métier qui était dur, tu vois, qui était sérieux. En fait, ils voient que le président se fait sucer par une petite jeune alors tu penses, ils sont jaloux, quoi. Ils ont pas voulu aller à l'école pour faire président.
'''Gérard''' : Donc, moi, je peux vous répondre là-dessus. Je pense que les journalistes en font un petit peu de trop. Parce qu'on parle trop de cette histoire-là, comme l'affaire...
'''Phildar''' : Titanic ?
'''Gérard''' : Non, non, non, pas l'affaire du Titanic, l'affaire de l'histoire, là, avec la nana de...
'''Phildar''' : Le paquebot qui a coulé ?
'''Gérard''', ''[détournant le regard et la bouche du micro, fusillant Phildar du regard et surtout, éteignant son micro]'' : Non, mais attends, toi, tu ferais mieux de la fermer pour dire tes conneries. Non, c'est pas la peine de le rallumer.
'''Max''' : Ah, pour la Formule 1, là, non ? Schumacher, qui change d'écurie, non ?
'''Gérard''', ''[à Phildar)'' : Je t'ai dit d'éteindre ton micro, d'accord ?
'''Reego''' : Ton débat, Gérard.
'''Max''' : Non, mais c'est bon. C'est bon, ils peuvent l'allumer. Tu parlais de quoi, là ? Tu parlais du tiercé, là ?
'''Gérard''' : Non, non, de la nana... de l'histoire des policiers, là, puis du chauffeur de taxi, là, je pense...
Ah, du taxi, Valais-Saint-Paradis ?
'''Max''' : Ah, Joe le taxi ? Vanessa Paradis ? Bon, alors, enfin, bref, Gérard, qu'est-ce que tu penses de cette histoire ?
'''Gérard''' : Non, moi, je pense que cette histoire, pour moi, c'est de... C'est des conneries, et ils feraient mieux de laisser ça. Chacun fait ce qu'il veut de son cul. C'est leur propre histoire. Bon, maintenant, il n'y a qu'une chose que je peux dire, c'est que...
'''Phildar''' : C'est clair, c'est pas des conneries, le Titanic a bien coulé.
'''Manu''' : Bien sûr, il y a des preuves.
'''Gérard''' : Et ta 205, elle a bien coulé, et toi, t'as... Et toi, t'as... Ton espèce de nana, elle n'a pas coulé, encore ?
'''Phildar''' : Pardon ?
'''Gérard''' : Ouais, deux, à trois, on saute, à quatre, on recommence.
'''Max''', ''[admiratif, applaudissant]'' : Oh là là !
'''Gérard''' : Donc, moi, pour moi, personnellement, c'est une histoire que je suivrai pas parce que ça me prend la tête, et j'en ai ras-le-bol d'en entendre parler, tous les...
'''Gicleur''' : C'est toi qui en parles, là. Pourquoi tu fais un débat dessus ? Pourquoi tu lances un débat, alors ?
'''Gérard''' : Parce que je fais un débat, c'est le premier des débats de la saison, donc je fais un débat là-dessus.
'''Max''' : C'est la conjoncture des débats qui vaut ça.
'''Gérard''' : Terminé, point final, à la ligne. Donc, voilà. Conclusion !
'''Max''' : Ouais, conclusion, alors, très rapide.
'''Gérard''' : Vite fait, Crevette.
'''Crevette''' : Ouais, conclusion, bah, écoute, j'en ai appris beaucoup. Et puis...
'''Max''' : C'est vrai qu'on prend prend une bonne claque avec Gérard.
'''Crevette''' : Et puis, bah, j'espère que tu vas continuer à nous informer, quand même, sur l'affaire même si ça t'intéresse pas.
'''Max''' : Bah, y'a France Info, puis y'a Gérard le jeudi.
'''Gérard''' : Non, mais vous avez d'autres chaînes de télé pour vous informer que moi.
'''Max''' : Surtout que c'est de la radio donc...
'''Gicleur''' : Ouais, bah, écoute, moi, je pense, là, qu'en une soirée, j'ai plus appris qu'en trois mois. Et la conclusion, bah, c'est que, finalement, c'est bien de se faire sucer et que Clinton, bah, il a bien raison.
'''Gérard''' : D'accord, bah, toi, tu préfères aller te faire sucer ?
'''Gicleur''' : Ouais, c'est une proposition, mais non, laisse tomber non.
'''Max''' : Voilà, c'était la conclusion, en fait, réponds pas à la...
'''Point''' : Alors, ma conclusion, c'est qu'ils arrêtent un peu d'harceler les stars, comme ça, parce que c'est vraiment chiant. Dès que tu vois... Tu peux même pas aller quelque part, t'as les journalistes qui sont autour de toi, c'est un peu embêtant, quand même.
'''Max''' : Ça peut te servir de pare-à-vent, quand il pleut, hein.
'''Gérard''' : Point d'interrogation, t'es encore là ? Non, mais on vient de te poser une question.
'''Max''' : C'est pas grave, c'était juste un commentaire que je faisais, c'est pas une question. Faut pas confondre les questions, les réponses et les affirmations.
'''Tétard''' : Ouais, bah, moi, en conclusion, ce que j'aurais voulu savoir, c'est déjà si elle s'était lavé les dents, là, Levinsky, là, et je voudrais que tu nous racontes vite fait l'histoire entre Gérard Kilton et Christine. Lewhisky..
'''Gérard''' : Comment, comment ?
'''Tétard''' : Je voudrais que tu nous racontes la jolie histoire de Gérard Kilton et Christine Lewhisky.
'''Gérard''' : Bon, alors, Tétard ? Tu te mets un gros doigt... Et tu te mets un gros doigt, quelque part, et...
'''Max''' : Tiens, dans le cul, par exemple, par hasard.
'''Serpillère''' : Bah, moi, je pense que Monika Lewhisky, elle a même sucé Richard Dixon.
'''Gérard''' : D'accord, alors, toi, t'as rien compris. Coussin d'air, pour finir ?
'''Coussin d'air''' : Ah bah, écoute, moi, j'ai trouvé le débat vraiment très intéressant, sauf que je regrette vraiment qu'on ait pas parlé plus longtemps de Francky Vincent et du tiercet.
'''Max''' : Je veux juste te dire, petit point, petite parenthèse, par contre, là, Coussin d'air qui est en Guadeloupe, toi, en ce moment, t'es là, avec nous ? Donc, toi, en ce moment, toi, tu es en direct en France, on rappelle que, toi, ce que t'es en train de faire, en ce moment, avec Gérard, c'est donc diffusé dans 15 jours, c'est ça ?
'''Coussin d'air''' : Oui, absolument, c'est ça.
'''Max''' : C'est avec le décalage horaire, justement, et ça nous amène, justement, au prochain débat, Gérard, décalage horaire.
'''Gérard''' : Voilà. Donc, moi, je réponds quand même...
'''Max''' : Oui, la conclusion de Gérard, bien sûr, sur son débat.
'''Gérard''' : Donc, sur cette conclusion-là, c'est dommage qu'on n'aille pas pu aller plus loin, parce qu'il y avait d'autres questions qui étaient intéressantes. Bon, c'est sûr qu'il y a les histoires de cassettes vidéo, je pense que, j'espère qu'ils vont en faire bon usage pour les aides humanitaires.
'''Max''' : J'espère qu'ils vont les mettre en location. Ah, pardon.
'''Gérard''' : Non, non, pour les aides humanitaires, c'est-à-dire, surtout à New York, parce que même là où c'est vendu, donc, j'espère qu'ils vont en faire bonne conclusion sur cette vente.
'''Max''' : On rappelle que tu as été à New York, quand même. Tu sais de quoi tu parles.<ref name="explic2"></ref>
'''Gérard''' : Voilà. Parce que là-bas, il faut dire que c'est un pays très, très chaud.
CMaxest quand même une ville qui n'a plus aucun secret pour toi, vu que tu y es passé quand même près de 48 heures.
'''Gérard''' : Non, 72.
'''Max''' : Donc, tu maîtrises bien le sujet de New York.
'''Phildar''' : Il a fait deux fois le tour.
'''Max''' : Est-ce que tu trouves que ce genre de problème, comme ça, ce problème, est-ce que tu crois que ça mérite un débat ?
'''Gérard''' : Ben, disons, j'ai voulu réagir là-dessus, parce qu'on en parle tellement. C'est que j'aurais préféré éviter d'en parler. Bon, t'as voulu qu'on en parle. Bon, ben, j'en ai parlé. Mais malheureusement, on n'a pas pu aller jusqu'au bout. Donc, si vous voulez réagir sur le deuxième débat.
'''Max''' : Débat sur le décalage horaire.
'''Gérard''' : Sur le décalage horaire. Donc, je pense que c'est moi qui va...
'''Max''' : On va voir ça hors antenne. Ça, c'est un truc, comme d'habitude, je Gérard n'a pas compris. Tu vas me laisser parler un petit peu. Je vais faire moi-même. Donc, si vous voulez participer au débat de Gérard, le deuxième de cette soirée pour le grand retour de GG dans les débats. Débat sur le décalage horaire. Vous appelez dès maintenant le standard de Fun Radio 0800 70 5000. Pour les Belges, 0033 800 70 5000. IRC, toujours, c'est-à-dire le site Internet où vous pouvez dialoguer en direct entre vous ou bien directement avec Reego, qui est dans le studio en ce moment.
'''Reego''' : Et avec Rousseau aussi.
'''Max''' : Et avec Rousseau également, qui est dans le coin. C'est irc.funradio.fr. Gérard est toujours là. Phildar Manu également aux manettes. On se retrouve dans tout juste 8 minutes. Le temps de faire le point avec un morceau de Astral Projection. Ah non, pardon, c'est pas ça. Non, ça a changé. C'est quoi ?
'''Gérard''' : Non, c'est, à mon avis, si on ne s'est pas trompé, c'est tiens, tiens bientôt, j'ai un gros caca avec des riettes. Voilà. Et on se retrouve tout à l'heure d'ici 5-10 minutes.
== Le débat sur les décalages horaires ==
=== Contexte ===
Le premier débat a clairement montré le nouvel environnement dans lequel s'inscrit l'émission, désormais mettant en scène une équipe rigolarde et un animateur payé, loufoque, surréaliste. Pourtant, on voit aussi d'emblée l'équilibre difficile auquel Max s'attaque : tenter de rassurer sa direction dans un style moins chaotique qu'en début d'année, tout en préservant le style inimitable de l'émission. Le second débat tente de confirmer cette tendance, avec un interventionnisme moindre de Max. C'est la première semaine du retour de Max, qui le met sous pression. D'abord car il a tout de même laissé une trace par son coup de poker d'août, ensuite car il vient de retrouver son créneau préféré après ce qui fut un vrai échec professionnel, enfin parce que la direction, de toute manière, transforme la station en profondeur. Les émissions emblématiques comme Lovin Fun, ainsi que leurs animateurs phares (Difool, le Doc) sont désormais partis, Max reste le seul emblême de l'époque de Fun radio de la première moitié des années 90, et la pression est donc grande. La station veut en effet cibler d'autres auditeurs, pour d'autres revenus, et Ma restera un épiphénomène fidélisant le passé mais presque gênant pour la direction.
Dans ce second débat, Max teste toutefois la formule où Phildar est à la manœuvre. Lui aussi, depuis la fin de Fun TV, a besoin de trouver sa place dans le métier. Mais un peu contre toute attente, l'autorité naturelle qui se dégage pour Gérard, c'est Reego. Il est épargné de ses foudres, il a sa confiance, quoiqu'il fasse, et très vite, il s'avère que c'est lui qui sera le bon régulateur de l'émission, par-delà tous les autres.
Sur le fond, il faut simplement se souvenir qu'à cette époque, le week-end précis où l'heure passait en hiver ou été n'était pas totalement figée. Celala ensuite changé lorsqu'elle s'est harmonisée au plan européen, mais tel n'était pas encore le cas. Cette mesure, étant d'abord destinée à s'adapter à la longueur des journées pour réguler la consommation d'une énergie coûtant cher, s'adaptait aussi à la température et à d'autres critères. Si bien que le décalage pouvait intervenir pendant n'importe quel week-end du mois d'octobre, voire en septembre, plus rarement.
=== Les personnages ===
* Gérard Cousin : Gérard
* Phildar, Manu
* Franck Bargine : Max
* Igor : Reego
* Mégane : Moustique
* Tony Morestin : Boudin noir
* Goldo : Boudin noir
* Cocker, Loudné (comprendre, Loup-de-nez)
* Sandy Threadkell : Point d'interrogation
* Nicolas : Merguez (il avait participé à un débat estival en 1997), Petit sucre
* Luigi : Couscous (retour d'une figure des dénats en 1997)
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Et voilà, 1h45, donc je fais rectification, c'est Tiens bientôt, je vais faire un gros caca avec Derriette et on va demander à Reego, il avait un petit message sur l'IRC, sur les questions qu'on a posées au départ.
'''Reego''' : Voilà, non c'était juste pour saluer les gens présents sur l'IRC, alors je salue Wynne, Clifford, Yankee, Fedji, TSM, Jock, Scoyote, Bip, VLR et les autres et l'IRC dans le studio a planté mais on va le relancer tout de suite, à tout à l'heure.
'''Gérard''' : Ok, à tout à l'heure, Reego, je te remercie.
'''Reego''' : De rien ma poule !
'''Gérard''' : Là, Manu, je te signale qu'il y en a un des deux qui va planter.
'''Manu''' : Ah bon, pourquoi ?
'''Gérard''' : Là, je pense que tu m'as fait une connerie.
'''Manu''' : Ah bon ? Si tu m'avais pas pris le standard pour rien foutre pendant le disque, j'aurais pu sélectionner des gens.
'''Phildar''' : C'est pas grave, on va voir, vas-y Gérard.
'''Gérard''' : Je vais voir, donc on accueille Moustique, merci pour les fréquences.
'''Manu''' : Je n'ai pas eu le temps, Gérard.
'''Moustique''' : Bonsoir Gérard.
'''Gérard''' : T'appelles d'où ?
'''Moustique''' : T'appelles de Poitiers.
'''Gérard''' : Poitiers, ta fréquence ?
'''Moustique''' : 89.6
'''Gérard''' : 89.6, ok. Boudin Noir.
'''Boudin noir''' : Bonsoir Gérard, bonsoir tout le monde.
'''Gérard''' : Bonsoir Tony. Merci Tony.
'''Boudin noir''' : J'ai changé.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, ta fréquence ?
'''Boudin noir''' : Moi, ma fréquence, moi j'écoute pas sur la radio, j'écoute sur la CB et je t'emmerde.
'''Gérard''' : Alors, tu m'emmerdes, ok. Alors, dégage Boudin Blanc. Allez hop, voilà.
'''Phildar''' : Ça commence bien, Manu, tu pourras gérer un peu mieux.
'''Gérard''' : Alors, Max, Max, s'il te plaît.
'''Phildar''' : Non, on va gérer, on va gérer Manu tout seul, Gérard, t'inquiète. Manu, tu fais gaffe.
'''Gérard''' : Hop, Boudin Blanc, terminé. Hop, tu le vires. Bon, ça commence ! Déjà, il commence. Alors, si Boudin Noir c'est le même nom...
'''Max''' : Non, mais peut-être que Tony, il a changé, il est peut-être venu...
'''Gérard''' : Non, non, non, il m'a dit, je t'emmerde sur la CB.
'''Max''', ''[hilare]'' : Ah, j'ai pas entendu. Non, mais c'est pas grave, mais si Tony veut bien venir, mais il se calme. Ça peut être sympa. On pourrait très bien se faire un feu de cheminée avec des merguez, on pourrait lier amitié.
'''Gérard''' : Non, non, c'est pour Boudin Blanc, terminé.
'''Manu''' : Moi, j'écoute le chef, il a dit, ça peut être sympa, je le laisse.
'''Gérard''' : Non, je dis, moi ! C'est pas lui qui...
'''Manu''' : Ah si, c'est Max qui commande.
'''Boudin noir''' : Je m'excuse, je m'excuse.
'''Gérard''' : Non, non, non, Tony, terminé, terminé, terminé, terminé, terminé, terminé, terminé, terminé, terminé, terminé, terminé.
'''Phildar''' : Hé, ce qu'on fait... Attends, Gérard. S'il vous plaît, disez-vous, s'il vous plaît, Tony. Ce qu'on fait, Gérard, on lui laisse une chance.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non, non, non, il n'y a pas de chance avec moi. Non ! Non, non, mais moi, je ne pardonne pas, c'est tout. Terminé, point final, à la ligne. Gamel ? Salut, t'appelles d'où ?
'''Gamel''' : De Verdun.
'''Gérard''' : Ta fréquence ?
'''Gamel''' : C'est 110.5.
'''Gérard''' : Boudin Noir.
'''Boudin noir''' : Ouais, salut, Gégé, j'appelle de Toulouse et la fréquence, c'est 117.3.
'''Gérard''' : 117.3, OK. Point d'interrogation ? T'appelles d'où ?
'''Point''' : J'appelle de nulle part, toujours.
'''Phildar''' : Bah oui, c'est la même.
'''Gérard''' : Donc, 101.9. OK, je te remercie. Donc, première question, c'est sur le décalage horaire. On est bien d'accord ? Alors, que pensez-vous du décalage horaire ? On va demander à Boudin Noir.
'''Boudin noir''' : Le décalage horaire, en fait, Gégé, on n'y peut pas. C'est des lois immuables de la nécessité naturelle et on ne peut pas faire grand-chose.
'''Gérard''' : Mais tu penses que ça, à ton avis...
'''Boudin noir''' : Non, mais c'est plutôt une bonne chose, quand même, dans l'absolu.
'''Gérard''' : Ouais, mais à ton avis, tu crois que ça va durer encore longtemps, cette histoire ?
'''Boudin noir''' : À mon avis, je ne pense pas... il y a peu de chances que ça change, parce que vu comment sont les gens, je ne vois pas pourquoi le décalage horaire, il changerait comme ça. Tu sais, c'est dans les mentalités, tout ça.
'''Gamel''' : Bah, décalage horaire, c'est décalage de toutes les heures, c'est ça ?
'''Phildar''' : Attends, Gérard, est-ce que tu peux expliquer ce que c'est, le décalage horaire, déjà ?
'''Gérard''' : Le décalage horaire, déjà, pour commencer, bon, ça, j'aurais pu attendre que tout le monde réponde.
'''Phildar''' : Mais non, mais s'ils ne comprennent pas déjà ce que ça veut dire...
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, Phildar, s'il te plaît. J'aurais pu attendre que tout le monde réponde, et j'aurais pu dire ce que c'était. Non, mais...
'''Phildar''' : Non, mais tu comprends ce que je veux dire. Si toi, on te pose une question et que tu ne sais pas ce dont on parle, tu ne peux pas répondre. Donc, il faut que tu expliques avant. Vas-y, explique.
'''Gérard''' : Donc, décalage horaire, c'est-à-dire vous avancez ou vous reculez votre monde d'une heure. D'accord ? On est bien d'accord, Gamel et Boudin Noir, si je t'ai mal expliqué ? Je pense que Boudin Noir, tu as bien compris la question, toi ?
'''Boudin noir''' : Oui, oui, tout à fait. En avant, en arrière, sur la droite et sur la gauche aussi.
'''Gérard''' : Non, mais d'accord. Toi, sur la droite et sur la gauche, toi, tu prends les clignotants ?
'''Boudin noir''' : Voilà, par exemple.
'''Gérard''' : Non, mais ça n'a rien à voir. Non, mais OK. Gamel ?
'''Gamel''' : Moi, je comprends pas, parce que j'ai une montre à quartz, et puis les aiguilles, elles n'avancent pas ou elles ne reculent pas.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Moi aussi, j'ai une montre à quartz, là sur ma montre, il est 1h51. Si tu veux, à l'heure actuelle, si on change d'heure, ça fera 0h51. Parce qu'on recule. On recule nos montres d'une heure.
'''Boudin noir''' : Comme en Allemagne, par exemple.
'''Gérard''' : Non, non, attends 5 minutes, s'il te plaît, merci.
'''Manu''' : Oui, donc, comme tu ne voulais pas de Tony, on accueille Bonne Nuit à la place. Salut, Bonne Nuit.
'''Bonne nuit''' : Allô, salut, G, tu vas bien ? Moi, j'appelle de Mont-Luçon, fréquence 112.18.
'''Phildar''' : Ah, c'est une nouvelle fréquence, ça.
'''Manu''' : Elle vient de s'installer, d'ailleurs. Tu peux saluer tous les auditeurs qui te rejoignent sur cette fréquence.
'''Gérard''' : Non, non, 112.18, ça existe pas, chez moi, à Montluçon. Montluçon, tout le monde descend, terminé. Hop, point final à la ligne. Alors, pour l'instant, Manu, t'es en train de me dire des...
'''Phildar''' : Bon, la suite, Gérard.
'''Gamel''' : Ça y est, j'ai reculé ma montre jusqu'à la cuisine, j'ai fait un calage horaire, là.
'''Gérard''' : Non, je ne vois pas le rapport. Je ne vois pas le rapport avec le décalage horaire. Point d'interrogation ?
'''Point''' : Effectivement, ça peut perturber un peu la vie quotidienne. Déjà, quand tu pars au travail le matin, tu peux être perturbé...
'''Gérard''', ''[par-dessus des bruits bruyants de pet]'' : Non, mais attends, point d'interrogation, pour l'instant, on... Celui qui s'amuse à péter derrière, arrête !
'''Reego''' : Excusez-moi, excusez-moi.
'''Phildar''' : Ça pue en plus.
'''Reego''' : Désolé, désolé, pardon.
'''Point''' : C'est vrai que tu peux être perturbé en prenant ta voiture, tu peux arriver en retard à ton travail.
'''Gérard''' : Bon, OK, c'est bon. Moustique ?
'''Boudin noir''', ''[pendant que Manu, micro éteint, fait le bruit du moustique]'' : Gérard, j'aimerais bien te ''[bruit d'une touche de téléphone numérique]'' Sous la table.
'''Gérard''', ''[crescendo]'' : Non, non, non, mais là, ça commence à bien faire ! ''[o Phildar]'' : Eh, toi, tu vas la prendre, toi ! Eh, tu dégages ! Tu dégages, je te veux plus ! Allez, hop !
'''Manu''' : Bon, bah, viens au standard !
'''Gérard''' : Tu dégages ! Au standard ! Au standard ! Au standard !
'''Max''' : C'est bon !
'''Gérard''' : Non, non, il commence pas ! Non, mais il commence pas ! D'accord ! Non, non, Manu, non plus !
'''Manu''' : Ben, j'ai rien fait !
'''Gérard''' : Non, non, Max !
'''Max''' : Je suis en train de brancher les filles là, je peux pas...
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, parce que là, ils vont pas... Ça va pas commencer comme ça, hein !
'''Max''' : Ben, quand ça va pas, tu fais tourner, regarde ! Là, t'as fait tourner l'équipe, regarde !
'''Gérard''' : Ouais, mais après, Reego, t'y vas ! Je pense qu'avec toi, ça va mieux aller !
'''Phildar et Manu''' : Mais il sait pas, Reego ! Il sait pas le faire !
'''Reego''' : Non, moi, je sais pas, j'ai pas le droit !
'''Gérard''' : Bon, Moustique !
'''Gamel''' : Gérard, tu fermes ta gueule, c'est moi qui commande, ici ! Tu fermes ta gueule, OK ?
'''Gérard''' : Bon, alors, hop ! Hop ! Euh, je te préviens ! Max !
'''Phildar''' : Non, mais je l'ai viré, maintenant, tu peux y aller !
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non ! Non, non, Max ! ''[Max revient, agacé, criant Merde en entrant dans le studio]''. Max, Max, Max ! Non, non, y'a pas de merde ! Tu viens ! Tu me les chopes au standard ! Tu les prends ! Le premier qui me dit merde, ou ta gueule, il dégage ! ''[par-dessus, quelqu'un demande à gérard de se faire par Sandy et de pas casser les pieds]'' : Alors, celui-là ! Celui-là qui vient dire Sandy, il dégage ! Hop ! Terminé pour lui !
'''Max''' : Non, qu'est-ce que t'es en train de me dire ? T'es en train de me dire que quand on dit merde ou enculé, faut zapper, donc quand on dit Sandy, c'est un... Donc, ça veut dire que Sandy, c'est un gros mot ?
'''Gérard''' : Pourquoi tu dis que je vais me faire enculer par Sandy ?
'''Phildar''' : Il a pas dit ça, hein !
'''Gérard''' : Non, à peine ! À peine ! À peine, tu l'as pas entendu, toi !
'''Max''' : Bon c'est bon ! Alors, maintenant, on reprend le débat normalement, s'il vous plaît, comme le premier, c'était très bien ! Manu va gérer tout ça !
'''Manu''' : Je gère ! T'inquiète pas, Gérard !
'''Gérard''' : Eh, je te préviens ! Première fausse note, tu dégages, je mets quelqu'un d'autre !
'''Manu''' : Y'aura pas de fausse note !
'''Gérard''' : Donc, alors, Moustique, pour la première question !
'''Moustique''' : Oui ? Euh... Bah, je sais plus, là ! C'était le décalage horaire, ce qu'on en pense ? Bah, c'est chiant, quoi ! Quand tu vas aux Etats-Unis, t'as 6 heures, donc, il faut... Tu recules de 6 heures, en fait, donc, faut tout réorganiser ta vie, parce que c'est carrément une demi-journée, quoi ! C'est un peu, en fait, astreignant, comme chose !
'''Gérard''' : Ouais, non, mais je pense que le décalage horaire... Je pense que le décalage horaire, c'est que... À chaque fois, tous les... 5 mois, je pense, à mon avis...
'''Moustique''' : Le visa, il dure 6 mois, donc...
'''Gérard''' : Non, mais faut qu'on change au mois de... Au mois de mars ! Et après, faut rechanger au mois d'octobre !
'''Moustique''' : Ouais, mais ça dépend quand il est tamponné, donc...
'''Gérard''' : Ouais, mais parce que là, je peux te dire que le décalage horaire, normalement, on aurait dû le faire cette semaine, là... Ce week-end...
'''Moustique''' : Ah bon, c'était là ?
'''Gérard''' : Bah, pour l'instant, personne n'en a parlé, donc... J'en parle maintenant, et normalement, on aurait dû le faire maintenant...
'''Manu''' : C'est le week-end prochain ?
'''Gérard''' : Bah, on sait pas, parce que... D'après ce que j'ai vu, moi... Sur des programmes,<ref name="hist2"></ref> ils en parlent pas, donc... Je sais pas si, cette année, on va faire le changement d'horaire...
'''Manu''' : Je crois que c'est le week-end prochain, mais je suis pas sûr...
'''Boudin noir ''' : Ya une grève, ya une grève.
'''Gérard''' : Non, non, mais attendez, attendez, attendez... Tu me dis ?
'''Manu''' : Je crois que c'est le week-end prochain qu'on change d'heure, mais je suis pas sûr...
'''Gérard''' : Non, moi, j'ai reçu le... Je te confirme, pour l'instant, on en... On n'a pas confirmation du décalage...
'''Manu''' : Ok, autant pour moi...
'''Phildar''' : Mais avant, il paraît que c'était le premier jour de l'automne qu'on changeait, c'est vrai ou pas ?
'''Gérard''' : Oui, mais là, normalement, on aurait dû changer... Non, mais attends, toi, avec ta grève, tu m'énerves !
'''Boudin noir''' : Il y a une grève du décalage d'horaire, tu devrais te tenir informé !
'''Gérard''' : Mais attends, toi, avec ta grève, ta grève, si tu fais partie de la RATP, tu dégages...
'''Boudin noir''' : Mais non, c'est la SNCF, c'est différent !
'''Gérard''' : Ouais, ben, dans ce cas-là, tu te tais, c'est tout, je réponds à la question... Voilà, merci !
'''Phildar''' : Gérard, donc, justement, à la place de Bonne-Nuit, on accueille Puceau...
'''Gérard''' : Puceau, bonne nuit ! Non, bonsoir, pardon...
'''Puceau''' : Bonsoir, qui ?
'''Gérard''' : Puceau !
'''Puceau''' : Puceau toi-même, ouais !
'''Gérard''' : Attends, tu restes poli, s'il te plaît !
'''Gamel''' : Moi, Gérard, je pense que le décalage d'horaire, c'est de la faute à Jospin, de toute façon.
'''Gérard''' : D'accord, alors là, je vois pas le décalage horaire, qu'est-ce qu'il a à faire dans la politique. Non, mais moi, je réponds à la question à Phildar, parce que tu m'avais dit...
'''Phildar''' : Généralement, c'est le premier jour de l'été.
'''Manu''' : Non, de l'automne.
'''Gérard''' : Donc, normalement, si t'es d'accord avec Manu, normalement, on aurait dû changer d'heure ce week-end.
'''Phildar''' : Le 20 septembre.
'''Gérard''' : Donc, c'est-à-dire, le week-end dernier. Donc, pour l'instant, on sait pas. Je réponds à la question à Manu. Donc, pour le week-end prochain, pour l'instant, pour ce week-end, j'en ai pas entendu parler.
'''Moustique''' : Et pourquoi, Gérard, on n'a pas changé ?
'''Gérard''' : Pourquoi ? Parce que, pour l'instant, personne n'en parle. Et donc, on sait pas.
'''Manu''' : Excuse-moi, je crois que c'est à cause de l'Europe. Pour se mettre à la même heure avec tout le monde.
'''Gérard''' : Non, mais apparemment, tout le monde a dit qu'on fait des décalages horaire tout le temps.
'''Phildar''' : Non, parce qu'en fait, ce qui va se passer, je crois qu'on aura des montres en euros. Il y aura plus d'heures.
'''Gérard''' : Non, mais ça, l'euro, là-dedans, je vois pas ce que... Non, non, mais je m'en fous. Deuxième question. Donc, alors, deuxième question. Qui est le plus atteint par le décalage horaire ?
'''Moustique''' :C'est les bovins. C'est les bovins, c'est les vaches. Elles arrivent pas à faire leur lait normalement quand l'heure, elle change. C'est prouvé scientifiquement, hein.
'''Gérard''' : Ouais, mais d'accord, Moustique. Mais je te demande qui est le plus atteint, parce qu'il n'y a pas que les bovins qui sont...
'''Moustique''' : Ah, mais les plus atteints, c'est les bovins. Après, c'est les vieux, quoi.
'''Gérard''' : Ah ouais, mais ça, on va... Je pense que... Non, mais je pense qu'on va en revenir sur les questions, parce que, de toute manière, de toute manière, si tu parles des bovins, dans ces cas-là, tu penses que les bêtes souffrent ?
'''Moustique''' : Non, non, je dis pas ça. Mais les vaches, elles arrivent pas à faire leur lait correctement parce qu'elles ont carrément changé d'heure, quoi.
'''Gérard''' : Oui, mais dans ces cas-là, Moustique, si je te dis, les bêtes souffrent-elles du décalage d'heure ?
'''Moustique''' : Bah moi, je te réponds non.
'''Gérard''' : Bah pourquoi ?
'''Moustique''' : Parce que, je te dis que ça se passe dans leur tête, elles sont complètement déréglées, mais elles n'en souffrent pas.
'''Gérard''' : Bah oui, mais dans ces cas-là, on revient à... Qui est le plus atteint par le décalage horaire, tu me dis les...
'''Moustique''' : Les bovins. Après, les vieux.
'''Gérard''' : Bah oui, mais dans ce cas-là, les bêtes souffrent.
'''Moustique''' : Bon, Gérard, on va pas faire une heure, je te dis, non, elles souffrent pas.
'''Gérard''' : Bah si, si, moi, je te dis que si.
'''Moustique''' : Bon, bah alors, si tu dis que si, d'accord, elles souffrent. Mais moi, je te dis que non.
'''Point''' : Oui, je pense que tout le monde peut en souffrir, surtout les bébés, ils peuvent pas avoir leur biberon en temps et en heure. Je pense que même, c'est pareil pour les personnes âgées, ou même pour les personnes qui doivent...
'''Gérard''' : Non, mais attends, eh oh point d'interrogation ? Eh, tu me... Tu réponds pas aux questions avant moi, parce que sinon, toi, je vais t'éclater ta tête.
'''Moustique''' : Bon, on a le droit de parler ?
'''Point''' : Ah non, faut pas m'éclater la tête, hein.
'''Gérard''' : Non, bah non, parce que là, t'es en train de me prendre...
'''Gamel''' : Non, Gérard, éclate-lui la chatte, plutôt.
'''Gérard''' : Non, toi, toi, tu la fermes. Ça vaudra mieux pour ton matricule.
'''Point''' : Non, mais comme je t'ai dit, je pense que tout le monde peut en souffrir, de ça.
'''Gamel''' : Bah moi, à mon avis, le plus atteint qui sera par le décollage horaire, c'est quand même Bill Clinton, parce qu'avec tous les problèmes qu'il a eus.
'''Gérard''' : Bon, allez, Boudin noir...
'''Phildar''' : Non, mais c'est Gamel, Gamel. Non, mais si ça se trouve, il y a un rapport.
'''Gérard''', ''[avec écho de Manu]'' : Mais non, ça n'a rien à voir ! Manu, s'il te plaît.
'''Manu''' : J'ai rien fait, Gérard.
'''Phildar''' : Bon... Il n'y a pas de rapport ? Mais pourquoi ?
'''Gérard''' : Non non mais... hop, Gamel, tu me l'envoies... Bonne nuit. Boudin noir, pourquoi ?
'''Boudin noir''' : Déjà, pour le problème des vaches, moi, je sais qu'il y a des paysans du Luberon qui ont fait une expérience. Il suffit juste de mettre une horloge dans l'étable.
'''Moustique''' : Ah bon, ça marche ?
'''Boudin noir''' : Ça suffit, ouais. Et en ce qui concerne les vieux, vous parliez des vieux, effectivement, les vieux, c'est pareil. Le matin, ils ont l'habitude de pisser à heure fixe. Et avec le décalage horaire, en fait, quand dans les maisons de retraite, les infirmières viennent, ils se sont tous chiés dessus parce qu'on ne les fait pas dégorger à temps, quoi.
'''Gérard''' : Donc, Pussot, t'es encore là ?
'''Puceau''' : Oui, moi, je voulais dire que les plus atteints, c'est les filles, quoi, parce qu'il y a des filles qui n'ont pas les règles en même temps.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Hé, Pussot ! Pussot ! Pussot ! Je ne vois pas le rapport avec le décalage horaire et les ragnanias des nanas.
'''Puceau''' : Les ragnanias, c'est normal, Gérard. Les ragnanias, elles ne les ont pas en même temps, donc il y a un décalage horaire.
'''Gérard''' : Mais attends, mais de toute manière, si elles ont leur ragnania, par exemple, aujourd'hui, d'ici un mois, si le décalage... Euh... D'ici une semaine, si le décalage change, elles les auront toujours en même temps.
'''Puceau''' : Ouais, mais si elles partent, il y a un décalage horaire, donc elles n'auront pas le même jour.
'''Gérard''' : Et alors, tu feras toujours des spaghettis avec ?
'''Puceau''' : Ben écoute, moi, je dis une chose, les spaghettis, c'est bien, mais les ragnanias, c'est mieux.
'''Gérard''' : Ouais, mais il faut mieux avoir des spaghettis aux ragnanias avec de l'ail.
'''Manu''', ''[écœuré]'' : Oh, Gérard, t'es poétique, vraiment, c'est super.
'''Phildar''' : Justement. On accueille deux nouveaux, on accueille Coquer, qui appelle de Niort. Et Merguez, de Toulouse.
'''Gérard''' : Euh, donnez-moi les fréquences, là.
'''Merguez''' : Moi, c'est Toulouse, c'est 105.9.
'''Boudin noir''' : Non, non, 117.5.
'''Gérard''' : Et Coquer, de Niort ?
'''Coquer''' : 93.4.
'''Gérard''' : Eh, Pussot, t'es d'où, toi ?
'''Puceau''' : Oui, je suis de Paris.
'''Boudin noir''' : Non, il est d'Italie, lui.
'''Gérard''' : Donc, troisième question. Depuis qu'il y a Manu et Phildar, c'est le vrai bordel.
'''Manu''' : Ben non, non, je sais pas qu'est-ce qu'il se passe, pourquoi ?
'''Gérard''' : Non, non, parce que là, ça devient le vrai bordel. On a des bruits et... ''[depuis quelques minutes, reego tape violemment sur les touches de son clavier, micro ouvert, Manu ronfle bruyamment, etc]'' Voilà, il y en a un qui ronfle.
'''Phildar''' : Il y a peut-être un qui s'endort, donc il faudrait peut-être que t'accouches.
'''Gérard''' : Non, je pense que ça va pas aller longtemps, vous deux.
'''Phildar''' : Allez, Gérard, la question, vite.
'''Gérard''' : Quoi, vite ? Si je veux !
'''Phildar''' : Bon, ben, prends ton temps.
'''Gérard''' : Les fermiers supportent-ils ce changement d'heure ? On va demander à Moustique.
'''Moustique''' : Ben, mieux que les vaches, en tout cas.
'''Gérard''' : Ben, donc, tu vois que je reviens à la première question. Bon, vous vous la fermez derrière quand je parle. Merci. Donc, tu vois, Moustique, je reviens avec la question numéro 2. Merci pour...
'''Manu''' : Pourquoi ?
'''Reego''', ''[alors que quelqu'un imite le moustique, micro éteint]'' : Il y a un moustique, là.
'''Boudin noir''' : Plutôt une mouche, ouais.
'''Gérard''' : Non, non, mais... Non, non, c'est pas toi. Non, non, mais je sens que tout à l'heure, ça va mal se terminer. Vous allez voir que... Je pense qu'on va pas faire les 10 questions, hein.
'''Boudin noir''' : C'est l'odeur.
'''Gérard''' : L'odeur, elle t'emmerde, toi, d'accord ? Donc, tu vas pas commencer tes conneries, ok ? En de bon entendeur, salut. Ok. Donc, Moustique. Donc, on revient à la question numéro 2. Donc, qui est le plus... Qui est le plus atteint par le décalage horaire ? Et les fermiers supportent-ils ce décalage horaire ? Donc, apparemment, tu reviens sur la même question.
'''Moustique''' : Non, moi, je te dis que c'est les vaches. Mais les fermiers supportent beaucoup mieux que les vaches.
'''Gérard''' : Non, non, non, mais attends. Parce que, eux, pour eux... Eux, si tu veux, les fermiers, eux, ils se lèvent un peu plus tard. Disons, avec le décalage horaire, ça va les changer. Parce que si, par exemple, ils font une traite à 6 heures, pour eux, ça fera 5 heures, si tu veux.
'''Moustique''' : Oui, mais les vaches... Et les vaches, elles ne le savent pas que l'horaire change.
'''Gérard''' : Eh oui, mais d'accord, mais attendez, s'il vous plaît, derrière.
'''Moustique''' : Ça les perturbe parce que le fermier, il vient leur titiller les pis, et elles n'ont pas de lait, donc ça les perturbe. Voilà.
'''Boudin noir''' : Mais non, parce qu'il y a le coq, vous oubliez le coq.
'''Gérard''' : Attends, toi, qui c'est qui parle du coq ? Ouais, mais Boudin Noir, tu vas aller bouffer ton coq au standard.
'''Boudin noir''' : Le coq, il chante toujours à la même heure. Donc le fermier, il se lève quand le coq, il chante, il est pénard.
'''Phildar''' : Ben voilà. ''[Reego continue à taper sur le clavier de l'ordianteur de bureau exagérément bruyamment dans le micro]''. Qu'est-ce que tu voulais dire, Gérard ?
'''Gérard''' : Non, mais là, ça commence à bien faire. Taleur, au premier débat, ça s'est bien passé. Maintenant, le deuxième, vous n'allez pas me le casser. Vous n'allez pas le casser, pour l'instant, vous êtes en train de le casser.
'''PHildar''' : Le coq, il n'a pas de montre. Donc, lui, il ne sait pas qu'il y a un décalage horaire. Donc, il chante tout le temps. Il chante à la même heure à chaque fois. T'es d'accord ? T'es d'accord, Gérard ?
'''Gérard''', ''[tournant le regard de partout et atterrissant sur Reego]'' : Merci, Reego.
'''Reego''' : Qu'est-ce qu'il y a ?
'''Gérard''' : Ah ouais, mais t'avais laissé ton micro allumé.
'''Manu''' : On entend tout, quand tu pianotes sur l'IRC.
'''Reego''' : Ah ouais ? Ah ouais, excusez-moi.
'''Gérard''' : Ouais. Je me disais aussi, il y avait un problème. Donc, point d'interrogation.
'''Phildar''' : Bon, t'as compris ou pas ce que je t'ai dit ? Gérard ?
'''Manu''' : Pour le coq.
'''Gérard''' : Ouais, mais je m'en fous, on continue le débat. Point d'interrogation.
'''Point''' : Oui, les fermiers peuvent en avoir des conséquences.
'''Phildar''', ''[après un bruit de pet avec la bouche]'' : Elle est indisposée, point d'interrogation.
'''Boudin noir''' : Point d'interrogation, pour une bohémienne, elle a une voix de bouveuse, hein.
'''Gérard''' : Bon. T'envoies un disque.
'''Merguez''' : Point d'interrogation, on lui parle de vaches et ça l'excite.
'''Gérard''' : Allez, hop.
'''Manu''' : Non, non, pas de disque, c'est pas possible.
'''Gérard''' : Non, non, Max ! Max ! Max !
'''Phildar''' : Non, il n'est pas là ! Il faut que tu continues.
'''Gérard''' : Non, non, moi je vous balance un disque. Troisième [question], vous allez réfléchir, moi je fais une pause.
'''Coquer''' : J'ai pas répondu, moi.
'''Gérard''' : Non non, Cocker, t’attends !
'''Phildar''' : Cocker il voulait répondre.
'''Gérard''' : C'est pas toi qui commandes, c'est moi.
'''Phildar et Manu''' : On n’a pas de disque, on n’a rien, donc pose ta question.
'''Gérard''' : Tu te démerdes.
'''Manu''' : Non, bah non... Bah chante alors !
'''Gérard''' : Non, non, tu te démerdes, moi je continue pas avec vous deux. Allez, hop, c’est basta !
'''Phildar''' : Bon, on va chercher Olivier de la prod. ''[il ouvre la porte et appelle Olivier, en criant]''.
'''Manu''' : Allez, allez ! Gérard, pour les auditeurs... Vous êtes là ? Ça vous plaisait le débat ? Tout va bien ?
'''Gérard''' : Non, non, vous êtes en train de faire les cons tous les deux...
'''Manu''' : Mais non, c’est toi qui veux pas continuer, Gérard !
'''Reego''' : Continue le débat, Gérard, il y a des gens qui s’intéressent au moins.
'''Gérard''' : Donc, Point d'intrrogation ?
'''Point''' : Oui, donc je te dis : les fermiers pourraient en avoir des conséquences. Et comme disait... les animaux, c’est vrai qu’ils peuvent avoir aussi des conséquences, telles des séquelles, tu vois, des choses comme ça.
'''Moustique''' : Dans quel sens ?
'''Gérard''' : Euh dans quel sens, Moustique, tu arrêtes s’il te plaît !
'''Moustique''' : Mais non, mais j’ai pas compris là !
'''Gérard''' : Non, mais tu arrêtes de dire "dans quel sens", parce qu’avec Phildar et Manu, c’est toujours "et pourquoi ?" et "dans quel sens ?". OK, d’accord. Bon, Puceau ?
'''Puceau''' : Allô ? Oui, moi je trouve que tu as raison là-dessus et je te donne carte blanche, je suis à 100 %.
'''Gérard''' : Tu n’as même pas compris la question !
'''Puceau''' : Bah si ! Si le coq avait un décalage horaire par rapport à la poule... Là, je suis d’accord avec toi.
'''Gérard''' : OK. Cocker ?
'''Cocker''' : Moi je pense que ce n’est pas les fermiers, mais plutôt les animaux qui subissent des conséquences, parce que le coq ne chante plus à l’heure. Donc il a des troubles psychologiques.
'''Merguez''' : Ouais, bah moi je pense pareil, quoi. Je pense plutôt que c’est les animaux qu’ont plus de conséquences parce qu’e bon on se comprend, eux, ils ont pas de montre, alors un coup il se lèvent trop tôt, un coup c’est trop tard, et c’est compliqué, quoi. Il n’y a que le fermier qui sait.
'''Puceau''' : Oui, mais moi je dis pas... alors comment ils font ? Après c’est Puceau... Moi je veux dire, Gérard, t'as raison, c'est les animaux parce que moi j’en connais un, quand il prend son joker, il est un peu dépoussolé, quoi.
'''Gérard''' : Ouais... Alors Puceau, tu sais ce que tu vas faire ? Tu vas te faire dépuceler au standard. Pour Puceau, terminé pour lui ! Allez, on continue. Donc, je réponds quand même à la question si ça dérange personne, et on va envoyer un disque.
'''Manu''' : Ah bah non, pas tout de suite ! Encore une question et après on l’envoie.
'''Gérard''' : Ouais, moi je peux vous dire une chose : quand je dis "les fermiers", oui, ils supportent... ils ont du mal à supporter le décalage d’heure parce que pour la récolte de tout ce qu’ils ont à faire, ils n’y arriveront pas. Ça...
'''Manu''' : Mais vas-y ! Mais vas-y, je coupe les auditeurs pour que tu puisses parler.
'''Gérard''' : Donc, moi je peux vous dire une chose que là, je me suis aperçu hier en allant se balader : c’est que dans certains coins, le maïs, pour l’instant, ils n’arrivent pas à le récolter
'''Phildar''' : Pourquoi ?
'''Boudin noir''' : Parce qu’ils se lèvent plus tôt le matin avec le décalage horaire, le maïs, il comprend plus rien.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, parce qu’avec le temps qu’ils ont, ils peuvent pas le récupérer.
'''Phildar''' : Est-ce qu’on change d’heure quand on va en Allemagne ? Puisque tu es allé en Allemagne hier, Gérard, est-ce que tu as dû changer d’heure ou pas ?
'''Gérard''' : Non, c’est toujours la même heure, l’heure française pour l’instant.
'''Phildar''' : Parce que ce que je comprends pas, c’est pourquoi on change d’heure en Italie et on change pas d’heure en Allemagne.
'''Gérard''' : Parce que le décalage d’heure... le décalage horaire en Italie, je sais pas s'il y a un décalage horaire.
'''Phildar''' : Il y a une heure en moins.
'''Gérard''' : Non, je pense pas.
'''Phildar''' : Si, si, si, je suis allé en Italie, je te jure, il y a une heure en moins !
''Manu ''' : Je croyais que ça venait des fuseaux horaires parce qu’en Italie ils en ont, et en fait en Allemagne ils portent des pattes d'eph, donc...
'''Gérard''' : Ouais, c’est ça... Faites votre popote hors antenne tous les deux ! Troisième question... et après on s’envoie... quatrième, pardon : Croyez-vous qu’on dépense moins de courant ? On va demander à Moustique.
'''Moustique''' : Ouais, alors ça c’est une légende urbaine. En fait c’est complètement faux, parce que tout le courant que tu économises le soir, tu le brûles le matin. Donc ça sert à rien du tout.
'''Gérard''' : De toute manière que tu le dépenses le matin ou le soir, c’est pareil.
'''Moustique''' : Voilà, donc le problème est le même.
'''Gérard''' : Donc en fin de compte, si tu veux, le décalage horaire ça sert à rien, parce que par exemple là tu allumes ta lumière, il est 2h10. Demain matin, tu vas rallumer ta lumière, il va être... ça dépend à quelle heure tu te lèves et ça dépend ce que tu fais comme boulot. Bon attends, derrière, toi tu la fermes ! D’accord ? Pour l’instant je réponds à Moustique. OK ? Alors toi, tu la fermes, OK ! Donc selon ce qu'on fait comme boulot, c’est pareil le matin, tu allumes ta lumière pour te préparer... Donc en fin de compte, tu n’économises pas du tout, tu n’économises pas de courant et tu en dépenses autant. Donc en fin de compte, ça sert à rien.
'''Reego''' : Gérard ? Oui, Gégé, sur IRC il y a Coyote Bip qui me demande ce que tu penses du décalage horaire de l’espace.
'''Gérard''' : Justement, c’est une question qu’on allait faire à la fin.
'''Merguez''' : Ouais, parce que si des ovnis viennent chez nous, comment on fait pour être à la même horaire ? Parce que imagine... imagine qu'ils n’ont pas l'heure que nous, ils viennent la nuit, qui sera là pour les accueillir ?
'''Moustique''' : Et ils ont quelle heure ?
'''Merguez''' : Bah oui mais on sait pas, parce qu’on n’arrête pas de décaler... alors c’est le bordel, quoi. Faudrait qu'on se mette tous d'accord.
'''Gérard''' : Point d’interrogation...
'''Point''' : Tu sais, tu es obligé d’allumer la lumière, même les personnes qui veulent faire des mots croisés ou quoi que ce soit, ils sont obligés d’allumer la lumière en même temps. Même les gens qui sont aveugles, ils sont obligés d'allumer la lumière.
'''Merguez''' : Parce que tu vas nous faire croire que tu fais des mots croisés peut-être ?
'''Gérard''' : Allez, hop ! tu me vires ! Tu me vires ! tu me changes parce que là... depuis que Max est parti, là vous me faites que déconner.
'''Manu''' : Tu veux qu'on te change, Gérard, t'as fait pipi ? Autant pour moi.
'''Boudin noir''' : Moi déjà, je vais te dire : je suis un homme des bois. Donc déjà j’habite dans les bois, comme tu as compris, et je me chauffe à la bûche et je m’éclaire à la chandelle. Donc à la limite, tes histoires de courant, je n’en ai rien à carrer. Je crois que toi aussi, t'es un peu un homme des bois quand même.
'''Gérard''' : Ben ferme-là, ça vaudra mieux. Faudra-t-il se coucher plus tôt qu’en été ? Et on s’écoute...
'''Phildar''' : Donc ça c’est la question à laquelle ils doivent réfléchir. D’accord ? Tu relances les numéros, tout ça...
'''Gérard''' : 0800 70 5000 et toujours le 36 15 code Fun Radio, rubrique direct. Et on a... on a qui sur le Minitel ? Quentin : « À vous deux, Max et Gérard, me devez 60 000 balles. » Je sais pas ce qu'il voudra dire... Ben tant pis pour toi ! Donc sur l'IRC, qui c’est qu'on doit saluer ?
'''Reego''' : On salue tout le monde : on salue Clifford, Nico-2, Serval, Trois Solos, Lenni, TSM, etc.
'''Gérard''' : Et le numéro IRC parce que je ne le connais pas de tête ?
'''Reego''' : : irc.funradio.fr. Voilà !
'''Gérard''' : Vous pouvez toujours continuer à nous appeler, donc on est toujours là pour la suite des débats à 2h13. Et on va s’écouter "Le Décalage Pubère, sans nous... avec eux...
'''Phildar''' : C’est super, on comprend tout ce que tu dis. ""{Musique]''.
'''Gérard''' : Voilà, c'était Décalage Pubère sont nus avec du pinard et donc vous pouvez toujours nous appeler au 0800 70 5000, toujours 36 15 code Fun Radio et sur IRC, Reego ?
'''Manu et Reego''' : irc.funradio.fr. Allez, allez, on y va, on est là !
'''Gérard''' : Donc on récupère Moustique. 99.6. Couscous.
'''Couscous ''' : Asalam Alaykoum Gérard. J'appelle de Verdun, 93.9.
'''Gérard''' : Point d'interrogation sur 101.9.
'''Point''' : Salut, mon amour.
'''Merguez''' : C'est à moi que tu parles ?
'''Boudin noir''' : Salut cochonne.
'''Gérard''' :Attends, toi ! Qui c’est qui vient de dire "cochonne" ?
'''Phildar''' : Je crois que c’est Petit Slip. Je vais le virer.
'''Max''' : Personne aurait cinq francs ?
'''Phildar''' : Non, désolé.
'''Gérard''' : Cinq francs ? ''[il fouille dans ses poches et sort une pièce de monnaie]''.
'''Manu''' : Gérard a cinq francs... Oh là là ! Mais qu’est-ce qui se passe ? On aura tout vu.
'''Gérard''' : C’est bizarre la fréquence là, Boudin Noir ! T’es de quel coin ?
'''Boudin noir''' : Toulouse Nord. Il y a deux fréquences à Toulouse, il y a Toulouse Nord et Sud, c'est pour ça.
'''Gérard''' : Ouais, c’est ça. Bon, Cocker, au 93.9...
'''Cocker''' : Bonsoir ma caille.
'''Gérard''' : Je suis pas ta caille, et tu commences à te calmer, sinon tu vas dégager.
'''Boudin noir''' : OK chéri.
'''Phildar''' : Je le calme.
'''Gérar''' : S’il te plaît tout de suite. Et tu éteins ton micro quand... après.
'''Coker''' : Quand tu parles...
'''Gérard''' : Petit Sucre ?
'''Petit Sucre''' : D'Amiens.
'''Boudin''' : Ça va ma poule ?
'''Gérard''' : Toi, ça va être pareil, tu vas aller voir au standard ce qui se passe, hein !
'''Petit Sucre''' : OK, d’accord, j’arrête alors.
'''Gérard''' : Donc la question c’est : "Faudra-t-il se coucher plus tôt qu’en été ?" Donc on va demander à... tiens, Petit Sucre.
'''Petit Sucre''' : Ouais, ouais... Bah non, pourquoi se coucher plus tôt ? C’est en hiver qu'on se couche plus tôt, parce que l’été tu as une heure de plus, donc le soleil dure plus longtemps. bah ouais, tu comprends ?
'''Gérard''' : Non, maintenant... Tu t’écrases quand je parle s’il te plaît !
'''Boudin''' : Alors ta gueule !
'''Gérard''' : Ta gueule, il t’emmerde ! Alors tu dégages !
'''Phildar''', ''[sévère]'' : Il parlait à Petit Sucre... arrête un peu, Gérard, tu suis un peu le débat un peu ?
'''Gérard''', ''[crescendo vers le hurlement]'' : Attends, tu permets ? Il y en a un qui me dit... oh oh oh... Tu vas t’occuper de ton standard toi !
'''Manu''' : Gérard ! C’est Manu. Écoute-moi, on va reprendre le débat et c’est pas à toi qu’il disait ça.
'''Gérard''' : Cocker ? Non, attends, Petit Sucre n’a peut-être pas fini.
'''Petit Sucre''' : Ouais, bah oui, je te disais que donc... l’été on se couche une heure plus tard parce qu’on a du soleil une heure plus tard parce qu’on a une heure en moins, donc le soleil se couche plus tard. C'est l'’hiver, où on se couche plus tôt, il faut se coucher plus tôt. ''[sur la dernière phrase, dans un combiné, on entend un bruit d'eau qui coule d'un robinet dans un lavabo]''.
'''Gérard''' : Tu sais pas d’où ça vient ça, toi ?
'''Phildar''' : Attends, je vais essayer... Ah oui, ça venait de chez Couscous.
'''Petit ucre''' : Ça t’intéresses pas ce que je dis ? Tu me posais une question, je te réponds tranquillement...
'''Gérard''' : Si, mais je répondrai... Tu permets ? TU PERMETS ?! OK, merci. Reego ?
'''Reego''' : Oui, sur IRC il y a Serval qui demande : "Alors, est-ce que c’est à cause du décalage horaire que les chauffeurs de Mercedes s’endorment au volant ?"
'''Gérard''' : Alors là, j’y réponds pas. Là, tu peux y mettre... Non.
'''Reego''' : Mais il t’entend. Tu peux lui dire... Il s'appelle Serval. Tu lui dis : « Serval, non... ».
'''Gérard''' : Serval, je peux te dire ta question, de toute manière je te répondrai pas dessus, parce que je sais à quoi tu veux en venir. Alors Cocker ?
'''Cocker''' : Je vais en discothèque.
'''Gérard''' : Cocker ?
'''Cocker''' : Oui ? Ah bah non, c’est le décalage horaire, je me suis trompé de débat.
'''Gérard''' : Bon bah OK ! Alors si tu t’es trompé de débat... Cocker ? Tu vas répondre ou pas à la question ?
'''Cocker''' : Bah non... La différence d'âge...
'''Gérard''' : Bonne nuit Cocker ! Terminé pour toi ! Boudin Noir ?
'''Boudin Noir''' : Ouais, moi je pense tu vois que... ça, ça dépend sous quelle latitude tu te trouves.
'''Gérard''' : Non, mais faudra-t-il se coucher plus tôt qu'en été ?
'''Boudin noir''' : Ça dépend, parce que, regarde, je vais te citer un exemple. Je regardais Star Trek, il y avait le Capitaine Kirk, il y avait Spock. Il y avait une téléportation, il y avait un décalage horaire.
'''Gérard''' : Non, mais attends, je ne vois pas du tout le rapport.
'''Boudin noir''' : Mais si, réfléchis un petit peu, c'est de la philosophie, c'est une énigme. C'est comme le père Fouras.
'''Gérard''' : Non, non, attends, boudin noir. Boudin noir, on fait un débat, on ne s'amuse pas...
'''Boudin''' : Mais ça dépend de la latitude.
'''Gérard''' : Moi, quand je fais un débat, je n'aime pas que vous vous amusez à dire « ouais » dans les...
'''Boudin noir''' : C'était une métaphore.
'''Gérard''' : Ok, d'accord. Je pense que tu es loin de comprendre le deuxième degré.
'''Boudin noir''' : J'ai du mal, le vocabulaire, j'ai du mal.
'''Gérard''' : Je pense que tu as du mal. Point d'interrogation.
'''Point''' : Oui, je pense qu'on sera obligé de se coucher un peu plus tôt que d'habitude.
'''Gérard''' : Dans quel sens ?
'''Point d'interrogation''' : Dans quel sens ? Si tu travailles ou si tu vas à l'école, tu es obligé de te coucher plus tôt.
'''Merguez''' : Alors va te coucher, c'est l'heure.
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire ça ? Alors, entre petit sucre et boudin noir, vous allez vous calmer, s'il vous plaît. Non, non, mais vous allez vous calmer, parce que je sens que c'est moi qui vais vous calmer tout à l'heure.
''Point ''' : Tout dépend si tu as envie de dormir ou pas.
'''Gérard''' : Non, mais attends. PHildar, tu vas commencer par me les calmer, parce que sinon... t'arrêtes pas ? pas, mais je crois que tu ne vas pas arrêter de les calmer, parce que sinon, il reste quatre questions à faire. Il est quelle heure ? Il est 2h23. Dans moins de 22 minutes, j'arrête tout.
'''Phildar''' : Ah non mais on change d'heure aujourd'hui. Il te reste 1h23 à faire.
'''Gérard''' : Oui, oui. Oui, Reego ?
'''Reego''' : Sur IRC, il y a Galéon qui demande : est-ce que l'hiver décale l'horaire de l'été ?
'''Gérard''' : Ben oui. En hiver, tu recules d'une heure ta montre. Donc là, si tu veux, les 2h24, ça fera 1h24.
'''Boudin''' : ON avance, on avance.
'''Gérard''' : Non, tu recules. Tu recules. En hiver, tu recules ta montre d'une heure. En été, tu l'avances d'une heure.
'''Boudin''' : Quand je recule, comment veux-tu ?
'''Gérard''' : Que je t'encule, d'accord ? Merci pour la blague, je la connais par cœur.
'''Manu''' : Et Gérard, il paraît qu'avec le décalage horaire à New York, quand il est midi, il y a beaucoup de gens qui sont en train de bouffer. C'est vrai ou pas ?
'''Gérard''' : Attends, là, il est 2h25, on dort, nous.
'''Manu''' : Non, mais je te parle à New York. Est-ce que tu penses que les gens sont en train de manger ?
'''Gérard''' : Non, mais attends. Quand il est midi à New York, vous, vous êtes en train de faire de la radio. Donc là, à l'heure actuelle, si tu veux, il est 2h24, donc nous, pour l'instant, on est en train de dormir.
'''Manu''' : Quel rapport avec les gens qui mangent à New York ?
'''Boudin''' : Pour eux, il est 15h du matin.
'''Merguez''' : Mais Gérard, quand les gens t'écoutent à New York, il est quelle heure, là-bas ?
'''Petit sucre''' : Est-ce qu'ils peuvent t'écouter, au moins ?
'''Gérard''' : De tte manière, tu regardes, tu fais un décalage, il est 2h25, tu fais moins 6h. Ça fait 12h25.
'''Couscous''' : Attends, mais Gérard, mais tu fais un balayage arrière ou avant ?
'''Gérard''' : Attends, c'est qui, lui ?
'''Phildar''' : C'est Couscous. ''[rot dans un combiné]''.
'''Gérard''' : Bon, attendez, attendez. Oh là. Alors, déjà, Phildar. Tu me calmes Boudin noir et sucre. Tu vas me les calmer tous les deux ! Parce que le premier qui rote, Je l'éclate. ''[le bruit reprend, Phildar ne bouge pas, Gérard tape sur la table]''. C'est toi que je vais t'éclater.
'''Phildar''' : Comment veux-tu que je rote avec le micro fermé ?
'''Merguez''' : Gérard, comment ça se fait qu'il y a pratiquement pas de femmes dans ton débat, ce oir ?
'''Gérard''' : Si, il y a moustique et point d'interrogation.
'''Couscous''' : C'est pas une femme, point d'interrogation. C'est une boule d'éléphant.
'''Gérard''' : Alors, Couscous. COUSCOUS !
'''Couscous''' : Mon cousin Gérard, tu vas bien ?
'''Gérard''' : Bon, tu réponds à la question, s'il te plaît.
'''Couscous''' : Ok, alors moi, écoute. Je suis comme toi, je vais au resto du cœur et je crois qu'en hiver, on mange plus tôt à 3h de l'après-midi. Donc, on peut se coucher plus tôt, tu as raison.
'''Moustique''' : Ben moi, je me couche plus tard en été, ouais. Parce qu'il fait beau et puis que je suis en vacances, donc je me couche plus tard.
'''Gérard''' : Ben voilà. Ouais, pourquoi ? Parce qu'en fin de compte... ''[Ouais est dit de manière légère, comme en espagnol. Phildar réagit directement en se moquant : Ouepa et Manu enchaîne sur Un, dos tres de Ricky Martins. Gérard se tourne vers Phildar et veut le frapper, mais reego le retient.]''.
'''Reego et Manu''' : Arrête, Gérard !
'''Gérard''' : Toi, tu te calmes là-bas, ok ? Parce que sinon, je t'éclate.
'''Manu''' : Oula. Ça va être chaud pour ton matricule, Phil.
'''Gérard''' : Toi, tu ne vas pas continué comme ça. Donc, je réponds à... Qui c'est qui m'a posé la question ? Non, c'est Moustique. Donc, moi, je vais dire une chose, que le mieux, c'est... ''[un rot]''. Manu, fais gaffe.
'''PHildar''' : Je t'éclate.
'''Gérard''', ''[le sourire gêné]'' : Hien Reego ?
'''Reego''' : Non c'est juste pour rire, j'ai...
'''Gérard''' : Non, non, mais... Arrêtez quand je réponds aux questions, parce que sinon, moi, je ne réponds pas. Je fais le débat sans répondre à aucune question.
'''Manu''' : Vas-y, réponds, réponds, réponds.
'''Gérard''' : Donc, je réponds à Moustique. Donc, c'est vrai que tu peux te coucher plus tard l'été, parce que le soleil, de toute manière, la nuit vient plus tard. Tu es d'accord avec moi ?
'''Moustique''' : Oui.
'''Max''' : Par exemple, excuse-moi, je pensais à un truc, parce que je me dis, par exemple, quand on dit le soleil vient de se lever, c'est encore une belle journée. On va bientôt s'amuser, l'ami Ricoré. C'est considéré comme du décalage horaire ou pas, ça ?
'''Gérard''' : Ça, je ne peux pas. Je ne peux pas te répondre là-dessus.
'''Boudin''' : Ah ouais, d'ailleurs, attends, Gérard, l'ami Ricoré, il vient toujours à la même heure ou pas ? C'est une question intéressante.
'''Merguez''' : Ah ouais, en fait, comment il fait, lui, pour le décalage horaire ?
'''Boudin''' : L'ami Ricoré, il a une heure, pendant une heure, il se fait chier, en fait, en hiver.
'''Gérard''' : Bon, il se fait chier. Si tu as envie de chier, tu vas à la deuxième porte à droite. Bon, pour l'instant, je réponds à la question à Moustique, s'il vous plaît. Merci.
'''Couscous''' : Gérard, tu as raison, parce que la deuxième porte à droite, c'est les chiottes de la Loco.
'''Gérard''', ''[sourire gêné, tentant maladroitement l'accent arabe sur le prénom]'' : Couscous tu vas te calmer. Tu te calmes, parce que cette histoire de chiottes de la Loco, je ne veux pas en entendre parler cette année.
'''Moustique''' : Gérard, tu sais, dans la chanson, il est 5h, Paris s'éveille. En hiver, c'est les 6h.
'''Gérard''' : Ouais, si tu veux. Bon, je réponds à ta question, quand même, parce que je ne voudrais pas qu'on s'éternise trop sur la même question. Alors, donc, moi, je peux te dire que c'est vrai qu'en été, tu peux te coucher vachement plus tard, parce que, bon, déjà, à 10h, il fait encore jour. Ouais, mais même, tu n'as pas besoin de faire la fête, tu peux te balader dans...
'''Boudin noir''' : Ouais, non, tu vas en soirée techno, tu vas à Cannes et tout, c'est bon.
'''Gérard''' : Non, mais ça y est, je réponds, s'il vous plaît, merci. Vous arrêtez de me couper sans arrêt. Donc, je réponds à Moustique. Donc, c'est vrai que tu peux te coucher plus tard la nuit, en été. Parce qu'à 10h, il fait quand même encore jour. Par rapport à maintenant, c'est qu'à partir de 8h, la nuit est carrément tombée. Là, tu ne peux plus rien faire.
'''Manu''' : Ouais, mais si chez toi, tu fermes les volets en été, il fait quand même...
'''Gérard''' : Bah non, mais même, de toute manière, en été... Non, mais que ce soit été comme hiver, de toute manière, tu as toujours du jour. Tu n'as pas besoin d'allumer ta lumière, même en ayant fermé les volets.
'''Manu''' : Même pour dormir, en fait.
'''Gérard''' : Moi, je ferme les volets de la chambre, c'est tout. Dans la salle, c'est allumé. Dans la cuisine, c'est allumé. Mais tu peux demander à point d'interrogation.
'''Phildar''' : Excuse-moi, Gérard, deux secondes avant de continuer. On accueille Loudné à la place de Coquer.
'''Gérard''' : Non, mais... Je te préviens. Ne me fais pas changer les noms. Non, Loudné, il est d'où ?
'''Phildar''' : Loudné, t'es d'où ?
'''Loudné''' : De Marseille. ''[Manu renifle, le nez encombré]''
'''Gérard''' : Fréquence ?
'''Phildar''' : 103.1.
'''Gérard''' : Celui qui ronfle, merci. Donc, les enfants souffrent-ils de ce...
'''Point''' : Je n'ai pas répondu. Point d'interrogation.
'''Merguez''' : Oui, mais ce n'est pas grave, tu comprends...
'''Gérard''' : Oh ! Vous fermez vos... Vous vous la fermez, s'il vous plaît, derrière. Merci.
'''Point''' : Tu peux me répéter juste la question.
'''Gérard''' : Alors, faudra-t-il se coucher plus tôt qu'en été ?
'''Point''' : Oui, je pense qu'il faudra se coucher quand même plus tôt qu'en été.
'''Gérard''' : Et pourquoi ?
'''Point''' : Parce qu'en été, tu vois, tu n'es pas obligé d'allumer la lumière, déjà, en été, qu'en hiver... Et je pense que tu peux te coucher plus tôt.
'''Gérard''' : Oui, mais... Non, mais comme Max, il posait la question, ou même Manu ou Phildar, je ne sais plus qui c'est, ou Reego, qui a posé la question. Si, par exemple, tu fermes les volets de la salle à manger ?
'''Point''' : Ben oui, là, t'es obligé d'allumer.
'''Gérard''' : Ah bon ? Tu penses qu'il faut allumer la...
'''Boudin noir''' : Non, non, quand on voit ta gueule, il vaut mieux éteindre.
'''Point''' : Ben, si tu n'es pas content, tu ne me parles pas.
'''Gérard''' : Non, non, non, attends, attends, attends, point d'interrogation. Maintenant, je veux savoir qui c'est qui a dit, quand tu vois ta gueule, machin chouette.
'''Manu''' : Dénoncez-vous, les mecs.
'''Boudin noir''', ''[voix efféminée]'' : C'est Richard.
'''Manu''' : Allez, Richard, dehors.
'''Point''' : Regarde déjà la tienne, ce sera déjà pas mal, hein.
'''Boudin''' : Oh, je viens d'arriver, je viens d'arriver, arrêtez.
'''Phildar''' : Non, Richard, tu vires, c'est tout.
'''Boudin''' : Ah, je me suis laissé aller, excusez-moi. Excusez-moi, je ne le ferai plus, allez, j'arrête.
'''Merguez''' : Ben, c'est vrai que c'est tentant.
'''Manu''' : Allez, Gérard, on y va.
'''Gérard''' : Donc, moi, je pense que tu as répondu quand même aux questions qu'on avait dites ? Attends, il y a... point d'interrogation... il y a une question IRC.
'''Reego''' : Oui, ça la concerne, en plus, c'est TSM qui me demande, enfin, qui te demande s'il y a un décalage horaire entre la fesse gauche et la fesse droite du point d'interrogation.
'''Phildar''' : Non, il y a un trou.
'''Reego''' : Pour ne pas la citer, hein, c'est Sandy.
'''Boudin''' : À peu près 70cm.
'''Reego''', ''[regard désespéré de Gérard]'' : C'est pas Snady, le point d'interrogation ?
'''Manu''' : Mais non !
'''Reego''' : Ah pardon, excusez-moi.
'''Phildar''' : T'es vraiment une cave, Reego.
'''Gérard''' : Alors, les enfants souffrent-ils de ce changement d'heure ?
'''Boudin noir''' : C'est dégueulasse, il ne faut pas laisser les enfants souffrir, c'est boudin, là.
'''Gérard''' : Oh, vous donnez vos noms, s'il vous plaît.
'''Boudin''' : Ouais, je dis, il ne faut pas laisser les enfants souffrir. C'est dégueulasse ce que fait le gouvernement avec le décalage. Les enfants, ils souffrent, ce n'est pas bien.
'''Gérard''' : Non, mais attends, ce n'est pas le gouvernement qui a décidé de changer d'heure.
'''Boudin''' : C'est qui, le décalage horaire, alors, d'après toi.
'''Couscous''' : Bon, ben, c'est Couscous. Moi, je crois aussi que les enfants, ils souffrent trop. Et moi, je suis d'accord avec toi, Gérard, que tu as beaucoup souffert lorsqu'on t'a mis dans la machine à laver. Ils t'ont mis en essorage, toi.
'''Gérard''' : Couscous ? Ça se voit qu'il y a longtemps qu'on ne t'a pas eu, parce que pour l'instant, tu es en train de déconner. Ouais, mais heureusement que tu es là pour mettre un peu du piment, mais...
'''Couscous''' : C'est pas du piment, c'est de la harissa.
'''Gérard''' : Ouais, mais Couscous ?
'''Couscous''' : Oui, mon cousin Gérard.
'''Gérard''' : Eh, calme-toi, on reprend là gentiment, mais déconne pas trop. On va demander à... Donc, pour toi, Couscous, les enfants, ils souffrent ou pas, toi ?
'''Couscous''' : Couscous, ils souffrent un maximum. Ouais, c'est comme si tu mangeais de la harissa.
'''Moustique''' : Ouais, bah je sais pas, moi je me souviens pas quand j'étais enfant, si je souffrais, donc... Les autres, je sais pas, ça c'est leur problème. Moi, je me souviens pas. Parce que quand j'étais petite, on changeait déjà d'horaire, et je me souviens pas si je souffrais.
'''Gérard''' : Non, mais attends. T'habites où, toi ?
'''Moustique''' : Euh, j'habite Poitiers.
'''Gérard''' : T'habites Poitiers ? T'as quel âge, sans indiscrétion ?
'''Moustique''' : 21.
'''Gérard''' : Euh, 21, et... Euh, t'as jamais souffert du décalage d'horaire depuis le temps qu'on en parle ?
'''Moustique''' : Bah, je m'en souviens pas, hein, quand j'étais petite, quand j'étais bébé, je sais pas si j'en souffrais, hein.
'''Manu''' : De toute façon, c'est tous les 22 ans, donc elle peut pas s'en souffrir.
'''Gérard''' : Non, c'est pas tous les 22 ans, c'est tous les ans qu'on change d'heure, hein.
'''Manu''' : Ah bon ? Ouais, mais avec le décalage, ça revient à 22 ans pour la Grèce.
'''Gérard''' : Non, non, attends, elle habite pas en Grèce, alors arrête tes conneries, toi. Bon, Boudin Noir ?
'''Boudin''' : T'as déjà répondu tout à l'heure, faut pas laisser les enfants souffrir, c'est pas bien. Tu veux traumatiser les futures générations ?
'''Petit sucre''' : Ouais, bah moi, je dis, je comprends pas du tout pourquoi on parle des enfants, euh... Je vois pas trop ce que ça a à faire là-dedans, hein. Faut les laisser tranquilles, les enfants. Faut vraiment que tu parles des enfants, quoi, parce que pour eux, c'est très dur de supporter ça. Et voilà, quoi, tu vois, en ce moment, là, s'il y en a qui nous écoutent, et bah, on est en train de leur rappeler des mauvais souvenirs.
'''Boudin''' : Voilà, on est avec vous, les enfants, on est avec vous.
'''Petit sucre''' : On n'est pas mercredi, c'est pas le jour des enfants, alors...
'''Boudin''' : Je veux dire, comme disait la Bardot, il faut sauver les bébés-enfants, hein.
'''Petit sucre''' : Ah, non, mais tu vois, je trouve vraiment que c'est trop facile, quoi, de parler des enfants comme ça, à la radio, hein.
'''Gérard''' : Alors, moi, je vais te répondre, petit sucre. C'est pas parce qu'on parle des enfants, c'est qu'il y a des nouveaux-nés, ils souffrent, quand même, pour prendre leur biberon. Parce qu'avec le décalage horaire, on ne sait plus à quelle heure leur donner. On est bien d'accord ? ''[applaudissements et ovation par Manu et Phildar]''. Donc, on parle pas d'autres enfants, on parle de ceux qui viennent de naître pour leur donner leur biberon.
'''Petit sucre''' : Ouais, bah, tu sais, ceux qui viennent de naître, c'est dur, la vie avec eux, tout ce qu'ils voyaient à la télé, tout, l'affaire Clinton, le décalage horaire...
'''Gérard''' : Non, mais attends, attends, attends, je vois pas le rapport là-dessus, d'accord ?
'''Petit sucre''' : Bah, eux, ils voient ça dès qu'ils sont tout petits.
Non, non, mais attends, ils comprennent rien, quand ils sont...
'''Gérard''' : Tiens, tiens, tiens, tu les prends pour des cons.
'''Petit sucre''' : Ils sont pas cons, ils comprennent.
'''Gérard''' : Non, mais ils sont moins cons que toi. D'accord ? Loundé ?
'''Loudné''' : Bah, moi, je pense que, oui, les jeunes enfants souffrent, parce que, mettons, un enfant qui, mettons, va faire sa crotte à 6h, lorsqu'il change d'heure, il la fait dans son lit.
'''Gérard''' : D'accord, je vois pas le rapport. Reego, t'avais une question IRC ?
'''Reego''' : Oui, c'est Coyote Bip qui te demande si c'est pas trop dur à gérer le décalage horaire quand on sait pas compter.
'''Gérard''' : Mais ça, je vois pas le rapport. Y'a pas besoin de savoir compter pour le décalage horaire. Donc, euh... Ouais, bah, il nous reste encore 10 minutes, donc, euh...
'''Petit sucre''' : Et moi, j'ai une question, Gérard. Toi, t'as pas peur d'arriver une heure plus tôt à la Loco avec le décalage horaire ?
'''Gérard''' : Alors, moi, je vais te dire une chose, que à la Loco, j'y vais plus. D'accord ?
'''Max''' : Quand est-ce que tu reviens, d'ailleurs ?
'''Gérard''' : Non, non, non, non ! Non, non, non, mais attends ! Moi, je vais répondre... Attendez, s'il vous plaît ! Parce que vos histoires de conneries, les chiottes de la loco et tout ça, maintenant, vous allez arrêter de me casser les couilles avec ça ! Parce que je commence à en avoir ras-le-bol ! Et celui qui s'amuse à envoyer des conneries chez moi, t'arrêtes encore ! Et maintenant, je vais demander à Phildar et à Manu, qui c'est qui a donné le numéro de portable ?
'''Manu''' : Mais c'est pas nous, Gérard ! On va pas revenir là-dessus, on va reprendre le débat, c'est pas nous, quoi !
'''Gérard''' : Non, non, non, mais moi, je vais régler mon histoire, maintenant ! Non, non, mais juste avant la huitième, maintenant, je veux savoir qui c'est qui a été balancer... Qui c'est qui nous a mis un papier dans la boîte aux lettres en nous donnant un numéro ?
'''Manu''' : Bah, j'en sais rien, moi !
'''Reego''' : C'est pas le thème du débat !
'''Gérard''' : Non, non, mais je préfère en parler quand même entre deux !
'''Point''' : Non, non, mais t'en parleras après, c'est pas grave ! Moi, j'ai pas répondu à la question, hein ! Donc, les bébés, oui, ils en souffrent, hein, parce que dès que tu leur donnes le biberon, déjà, qu'ils veulent pas le prendre, déjà, ils ont pas envie de le prendre, ils le prennent quand ils veulent, mais je pense qu'ils en souffrent beaucoup, hein, du décalage horaire, quand même, hein !
'''Gérard''', ''[tourné vers Reego, déconcentré]'' : Ouais, d'accord ! C'est bien ! Ouais, non, mais... Non, parce qu'il y a Reego qui voulait me dire quelque chose, euh... Donc, la huitième, le soleil est-il responsable du décalage horaire ? Moustique ?
'''Moustique''' : Bah, bonne question, là, tu vois, j'ai réfléchi, euh... Je pense que ça vient plutôt de la Lune et avec les marées.
'''Couscous''' : Moi, je suis d'accord avec toi, Gérard, parce que lorsque tu es resté trop longtemps au soleil, je crois que ton cerveau a fondu, et puis il y a eu un décalage horaire...
'''Gérard''' : Non, mais il n'y a pas que le savon qui fond, il y a pas mal de trucs, hein !
'''Couscous''' : Mais toi, en tant qu'ex-enfant, tu as souffert ?
'''Gérard''' : Euh, oui !
'''Couscous''' : Tu as beaucoup souffert, je crois, hein !
'''Gérard''' : Ouais !
'''Couscous''' : Tu peux nous en parler un petit peu ?
'''Gérard''' : Non, non, mais ça, ça, c'est un truc que j'ai souffert, que je dirais pas sur l'antenne, parce que ça regarde personne !
'''Phildar''' : T'as souffert du décalage horaire, Gérard ?
'''Gérard''' : Non, mais attends ! Parce que si tu veux, si tu veux, si tu veux, on arrête là, sur la huitième...
'''Phildar''' : Non, mais je te pose la question !
'''Gérard''' : Non, mais attends ! Non, mais attends ! Attends, attends, attends ! Attends, Phildar ! Phildar, moi, si tu veux, on arrête à la huitième, moi, je vais parler de toute ma vie !
'''Phildar''' : Ah non, bah non !
'''Boudin''' : Non, non, franchement, on s'en fout !
'''Gérard''' : Parce que sinon, moi, le prochain débat, on fait pourquoi l'enfance abandonnée.<ref name="explic3"></ref> Ça, si tu veux, là...
'''Phildar''' : On parlait du décalage horaire sur les enfants, c'est pour ça !
'''Gérard''' : Non, non, mais attends ! Mais dans ces cas-là, moi, je veux bien ! Mais moi, la semaine prochaine, on fait un débat sur l'enfance abandonnée et là, tu vas voir qu'on va avoir personne au standard ! Parce que ça, c'est un truc que je ne ferais pas !
'''Phildar''' : Ah oui, bah oui ! Non, mais t'as raison ! ''[bruit de rires d'enfants]''.
'''Gérard''' : Parce que... Attends, qui c'est qui se marre comme un perdu, là ? Ouais, bah, moi, je vais vous dire une chose ! Alors, avant de dire des conneries, de se marrer, essayez de comprendre dans votre tête ! Non, non, mais essayez de comprendre !
'''Max''' : Mais toi, t'as envie de nous casser le moral, là ? Non, mais c'est toi qui a inventé, reviens sur le débat !
'''Gérard''' : Alors Phildar, tu te calmes, ok ? Maintenant, t'éteins ton micro, je veux plus t'entendre !
'''Petit sucre''' : Ouais, t'es pas sur Europe 1 là, c'est bon, quoi !<ref name="hist3"></ref>
'''Boudin''' : Ouais, Gégé ! Gégé, c'est Boudin Noir ! Ouais, moi, je voulais dire, je comprends tout à fait, je sais que t'as été décalé, et je sais, en fait, que t'es retardé, quoi, c'est ça ?
'''Gérard''' : Non, attends, je vois pas du tout ce que tu...
'''Boudin''' : Attends, toi, t'es en avance, toi, c'est clair, t'es pas en avance, c'est clair ! Donc, bah, si t'es pas en avance, t'es retardé, quoi, je vois que ça !
Gérard''' ''' : Ouais, bah, attends, Boudin Noir ! Pour l'instant, je crois que t'es à côté de la plaque !
'''Boudin''' : Ah, bah, non, je suis en plein dedans, là !
'''Gérard''' : Ouais, bah, je pense que tu ferais mieux d'écouter ce qu'on dit !
'''Couscous''' : Et pourquoi on n'appelle pas Point d'interrogation Boudin ?
'''Gérard''' : Euh, non, parce que le point d'interrogation, c'est son nom ! Euh, Petit Sucre ! Donc, pour toi ?
'''Petit sucre''' : Ouais, ouais, ouais, bah, pour moi, non, je pense pas que c'est la faute du soleil, en fait, ça, c'est l'embrouille, quoi, ça, en fait, on nous ment. Pour moi, c'est... Parce que regarde, avant, ça existait pas, quoi, avant, Gérard, le décalage horaire, il y a, par exemple, 500 ans de ça. On parlait pas de ça ! L'horaire qu'il y avait aux Etats-Unis, tout le monde avait le même horaire ! Et tout ça, en fait, on parle des horaires pour pas parler d'autre chose, tu comprends ? Tu vois ce que je veux dire, tu comprends, toi ?
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, c'est pas nous qui avons décidé du décalage horaire !
'''Petit sucre''' : Bien sûr que si, parce qu'avant, il y en avait pas, avant, on en parlait même pas !
'''Gérard''' : Non, Petit Sucre, moi je vais te dire une chose, c'est pas nous qui avons, c'est pas nous, des gens comme tout le monde, c'est pas nous qui avons décidé ça, de changer les horaires. C'est le gouvernement ! Le gouvernement a décidé que maintenant, on changerait d'heure tous les ans, donc normalement, on devrait finir, ça devrait être la dernière année, et apparemment, on est toujours sur le même point. Tout le temps, on nous dit, oui, c'est la dernière année, c'est la dernière année, et en fin de compte, on s'aperçoit qu'on recommence, et ça va repartir l'année prochaine, au mois de mars, on va revenir en heure d'été, donc au lieu d'avancer nos montres, au lieu de les reculer, on va les avancer, au mois d'octobre ou au mois de septembre, septembre-octobre, on va encore reculer nos montres, on va plus savoir...
'''Manu''' : Et comment ça se fait, Gérard, justement, qu'ils ont décidé que c'est la dernière année, pourquoi ?
'''Gérard''' : De toute manière, c'est vis-à-vis du gouvernement, avec toutes les villes européennes, la Belgique a décidé qu'on arrêtait, l'Allemagne a dit on continue, donc ça a été voté à l'unanimité, donc pour qu'on continue. Mais moi, je trouve que pour moi, c'est de la merde de changer sans arrêt, parce qu'en fin de compte, qui c'est qui est perturbé ? C'est les petits bébés, c'est tout le monde, parce que les biberons sont décalés et tout ça, et eux, dans leur tête, ils ne peuvent pas le voir.
'''Manu''' : Et donc, en fait, l'année prochaine, il sera la même heure à New York qu'en France ?
'''Gérard''' : Mais non, je ne vois pas...
'''Manu''' : S'il n'y a plus de décalage horaire, il sera la même heure partout ?
'''Gérard''' : Mais si, mais non, mais de toute manière, le décalage horaire, on l'aura tout le temps. On l'aura tout le temps.
'''Couscous''' : Non, mais Gérard, écoute, c'est Couscous. Moi, je te dis la chose suivante. La semaine dernière, je t'entends parler à la radio le matin, et maintenant, je t'entends parler le soir.
'''Petit sucre''' : Et on a changé d'heure. Même à Fun.
'''Gérard''' : Là, moi, je vais vous répondre. De toute manière, ce n'est même pas à moi de vous répondre. Non, non, ce n'est pas un décalage horaire. C'est pas un décalage horaire, Couscous. Non, mais le matin, c'est pas moi qui avais décidé, c'est mon chef. Maintenant, si le chef, il a décidé de reprendre la nuit, c'est lui qui décide. C'est personne d'autre.
'''Phildar''' : Non, mais là, c'est-à-dire qu'on est en heure d'hiver, c'est tout.
'''Gérard''' : Non, mais attends, mais dans ce cas-là, je ne vois pas ce que tu vas dire, toi, parce que tout à l'heure, je vais t'en coller une, tu vas comprendre le décalage.
'''Manu''' : Oh, il n'a rien dit, il n'a rien dit, Gérard.
'''Phildar''' : Bon, on bosse en heure d'hiver. Allez, Gérard.
'''Reego''' : Bon, pour revenir au débat sur IRC, Gérard, on me demande si le décalage horaire est un pur tube.
'''Manu''' : Non, non, à mon avis, c'est juste un tube.
'''Petit sucre''' : Hé, Gérard, Gérard, j'ai une question, là, c'est petit sucre. Bon, ben, laisse-moi parler, je voulais savoir, avec l'Europe, tout ça,
est-ce qu'on va avoir tous les mêmes horaires, les pays, d'après toi ?
'''Gérard''' : Ben non, de toute manière, tout le monde...
'''Petit sucre''' : Eh ben si, il n'y a plus de décalage, on a tous les mêmes horaires. Quand c'est midi à Paris, c'est midi à Londres, c'est...
'''Gérard''' : Mais non, mais non, mais non, mais non. T'as qu'à trouver un bloc avec des décalages horaires, et tu verras que ce ne sera pas du tout la même heure. Non, non, essayez, essayez, stop, stop, stop, petit sucre.
'''Point''' : Je peux te poser une question ? Donc, moi, je voulais te poser une question : est-ce que tu crois qu'à l'époque de Jésus-Christ, le décalage horaire existait ?
'''Gérard''' : Bouarf là, tu me poses une colle, j'en sais rien, donc je te dis M-E-R-D-E.
'''Manu''' : Oh, carrément ?
'''Point''' : Oh, ben, merci, merci.
'''Gérard''' : Voilà. Donc, ben, je pense qu'on va faire un...
'''Reego''' : On va faire un tarot ?
'''Max''' : Non, mais il faut arrêter vers moins 5, donc on a encore 10 minutes, donc tu n'as plus de questions, là ?
'''Gérard''' : Ben, si, mais moi, je voulais faire un petit break, là.
'''Max''' : Une petite dernière question ? Ben, non, c'est fini, on va faire une question, puis après, on va arrêter, à la rigueur.
'''Gérard''' : Ben, voilà, comme je ne sais plus qui c'est qui avait posé de planète, on va y aller. Sur notre planète, existe-t-il un décalage horaire ? Donc, on va demander à Moustique.
'''Moustique''' : Ouais, alors, il paraît que sur Uranus, ce n'est pas 24 heures, c'est 75, donc c'est tout le bordel, parce que c'est 74 l'hiver, enfin, bon, ils n'arrivent pas à s'en sortir, les pauvres. Et puis, sur Mars, c'est à peu près comme sur Terre, parce que c'est la même grosseur. En fait, ça dépend de la grosseur de la planète. Ça dépend si elle tourne plus ou moins vite, et puis, ben, combien il y a de fuseaux sur la planète.
'''Couscous''' : Moi, j'ai entendu dire que les gens qui ont qu'une couille, ils ont souffert d'un décalage horaire. C'est vrai que toi, tu n'as qu'une couille, je crois, non ? Et l'autre, siliconée ?
'''Gérard''' : Non, mais je suis en train de chercher qui s'amuse à faire des conneries.
'''Point''' : J'ai pas compris la question.
'''Gérard''' : Sur une autre planète, existe-t-il un décalage horaire ?
'''Petit sucre''' : Elle va rien comprendre, déjà qu'elle capte rien sur notre planète, alors ailleurs... Ouais, ben, moi, je vais te dire, comme je disais tout à l'heure, euh, c'est sûr, euh... De toute façon, il faudrait se mettre d'accord avec les décalages horaires. Parce que si c'est un jour, c'est un jour, il y a des extraterrestres qui arrivent, que eux, ont un horaire qui n'est pas par rapport à nous, qui viennent en Europe... En Europe, que nous, on est tous d'accord, et que finalement, après, ils aillent aux Etats-Unis, c'est encore décalé, et finalement, après, ils atterrissent en Russie, euh, on va se planter, on sera... on pourra jamais tous se voir en même temps, tu comprends ce que je veux dire ? Donc, il faut trouver un système pour que ce soit un jour de partout pareil. Tu vois ?
'''Boudin noir''' : Ouais, tout à l'heure, il y avait, je crois que c'était Moustique qui parlait des planètes et de Uranus, ben, moi, je pense que dans l'espace, si on tombe sur le trou noir de ton anus, et ben, c'est clair, il y a un décalage.
'''Gérard''' : Et sur ta connerie ? Eh je pense que ta connerie, tu ferais mieux d'aller voir une nana, euh... une bonne pipeuse, et ça...
'''Petit sucre''' : Vas voir le point d'interrogation, elle est pas trop loin.
'''Gérard''' : Ouais, attends, euh, tu... Boudin noir, tu restes calme avec le point d'interrogation, d'accord ?
'''Boudin noir''' : Oui, ok, excuse-moi, le facocher.
'''Gérard''' : Alors, Boudin noir, tu dégages pour tout le temps. Hop, Boudin noir, tout le temps.
'''Petit sucre''' : Va te faire sucer par le point d'interrogation, allez, hop.
'''Gérard''' : Va le faire sauter, toi, abruti. Aller hop, terminé pour lui. Lui, c'est même pas la peine que je lui demande de...
'''Max''' : C'est mignon, facocher, hein ?
'''Reego''' : C'est... C'est beau, en plus, un facocher.
'''Loudné''' : Bah, moi, personnellement, j'arrive pas à y aller sur les autres planètes, donc je sais pas comment ça se passe.
'''Point ''' : J'ai pas répondu, hein.
'''Loudné''' : Toi, le travelo, ferme ta gueule.
'''Point''' : Non, mais je suis pas un travelo, hein.
'''Gérard''' : Alors, toi, petit sucre...
'''Phildar''' : Non, c'est pas un petit sucre.
'''Gérard''' : C'est qui ?
'''Phildar''' : Je sais pas, j'ai pas le droit de parler.
'''Gérard''' : Ouais, alors, tu me dégages. Loup de nez.
'''Manu''', ''[soufflant par le nez comme pour se moucher]'' : Attends, attends, je l'enlève. Vas-y, c'est bon.
'''Gérard''' : Non, non, tu me les dégages, ces deux-là. Vite fait. Parce que... la fin, c'est moi qui vais la faire. Donc, vas-y, point d'interrogation.
'''Point''' : Bah, je pense que, déjà, sur les autres planètes, je pense qu'il y peut y avoir un décalage horaire mais...
'''Petit sucre''' : Mais tu penses pas toi, tu parles, c'est tout ce que tu fais.
'''Gérard''', ''[hurle]'' : Ah, tu la fermes, ta gueule, toi !
'''Point''' : Mais pour ça, faudrait y aller, dans les autres planètes, pour savoir comment ça se passe.
'''Petit sucre''' : Ouais, t'as raison, tu devrais y aller. Putain !
'''Point''' : Bah, t'as qu'à y aller, toi, si t'es pas content.
'''Petit sucre''' : Et reviens pas, surtout, hein.
'''Point''' : Oh, bah, toi non plus, tu reviens pas.
'''Gérard''' : Hé, connard ! Hé, le connard ! Attends, tu me retires moustique. Tu me mets moustique en R. Tu me mets Couscous en R. Tu me mets point d'interrogation en R. Et tu me laisses, euh... Petit sucre et loup de nez. Et boudin. Hé, boudin noir ! Hé, connard ! Alors, connard, ça t'amuse, d'insulter point d'interrogation ?
'''Boudin noir''' : Mais c'est pas moi !
'''Gérard''' : Non, c'est pas toi, connard ! Non ! Non, c'est pas toi. Tu te foudras pas de ma gueule ? ''[Manu fait le moustique avec sa voix]''.
'''Boudin''' : Ah, y a une mouche.
'''Gérard''' : Ouais, y a une mouche, c'est ta connerie.
'''Boudin''' : Bah, le boudin noir, ça attire les mouches.
'''Gérard''' : Ouais, bah, le boudin noir, c'est de la merde. Bon, allez, va te coucher, ça vaudra mieux. Donc, bah, on va faire la conclusion du débat. Alors, celui qui s'amuse à rôter... AHein Max ! ''[rire]'' Oh, attends, devant mes yeux ! Grillé ! Devant mes yeux !
'''Max''' : Regarde, regarde, écoute, regarde ! ''[bruit de rôt dans un micro, mais ne venant pas de Max]''.
'''Max''' : Oh, c'était Manu !
'''Gérard''' : Attends, c'est l'autre abruti, là-bas, en face.
'''Manu''' : Merde, ça part tout seul, des fois.
'''Gérard''' : Bon, allez, conclusion du débat. Moustique.
'''Moustique''' : Ouais. ''[bruit de moustique par une voix, Manu dément, mais imite le pet avec sa bouche]''.
'''Gérard''' : Bon, allez ! Non, allez, on y va. Conclusion, conclusion.
'''Max''' : C'était bien comme débat, donc ça serait dommage que ça soit gâché.
'''Moustique''' : Voilà, c'était bien comme débat, et puis ce serait dommage que ça soit gâché par une mauvaise conclusion que j'aimerais te donner, mais que je ne te donnerais pas.
'''Max''' : Et Moustique, quand tu veux, tu nous envoies une photo de toi.
'''Moustique''' : Pas de problème, Max.
'''Couscous''' : Alors, moi, je pense que le débat, on devrait faire ça. ''[il tire la chasse d'eau]''.
'''Gérard''' : Ouais, ben, non, mais couscous, ta conclusion sur le débat.
'''Couscous''' : Bah, écoute, moi, je trouve que le... Je trouve que le débat a été super chiant, comme d'habitude, hein. Ouais, c'est tout, quoi. Et Gérard, n'oublie pas que t'es mon cousin, hein. Salut, mon cousin Gérard.
'''Gérard''' : Ok, je te remercie. Point d'interrogation ?
'''Point''' : Ben, réglez vos montres à l'heure, c'est tout.
'''Boudin''' : Ouais, ben, écoute, je suis toujours là. Je suis désolé que tu sois énervé sur moi. Sandy, je l'aime bien, en fait.
'''Gérard''' : Non, mais moi, je te demande la conclusion du débat.
?'''Boudin''' : Ben, ma conclusion, c'est Sandy, est-ce que tu veux m'épouser.
'''Point''' : Pas du tout, non.
'''Petit sucre''' : Ouais, ouais, ben, écoute, moi, je te souhaite bonne chance avec le décalage horaire, que tu restes pas à la porte de la Loco tous les vendredis. Et voilà, quoi. Puis, j'étais très content de t'avoir écouté, ça faisait un petit moment. Et débat, c'est bien sympa, quoi, t'es pas trop énervé. Pour une première salle, t'as bien géré tout ça.
'''Max''' : Ben, heureusement qu'il est pas trop énervé, si c'est que ça, qu'est-ce que ça va être en 15 jours.
'''Petit ucre''' : Et, euh, donc, ça va, puis je te souhaite de bien t'amuser avec mon interrogation.
'''Gérard''' : Ben, point d'interrogation, pour l'instant, on s'entend super bien, donc, y'a pas de problème là-dessus.
'''Petit sucre''' : Ben, surtout, tu la gardes, tu la refiles pas.
''' ''' : Ben, non, mais je vais pas te la refiler.
'''Manu''' : C'est comme une maladie, personne n'en veut, hein.
'''Gérard''' : Ben, t'inquiète pas, à la Loco, je suis pas prêt d'y retourner pour l'instant.
'''Max''' : Oh, tu viendras quand même, là, non ?
'''Gérard''' : Non, non, parce que, vu ce que j'ai reçu encore...
'''Max''' : Ouais, mais pour moi, t'es dégueulasse. Pour mon anniversaire, au moins.
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, on va demander à Loudné sa conclusion.
'''Loudné''' : Ben, moi, je dis que, par rapport à ce qui se passe en Amérique avec Bill Kinton, euh, moi, je pense que il faudrait faire gaffe dans les locaux de la radio, parce que, point d'interrogation pourra peut-être sucer le chef.
'''Gérard''' : Non, mais attends, hé ! Hé, Loudné, je te demande le thème du débat. Je te demande la conclusion sur le décalage horaire.
'''Max''' : C'était la clnclusion, il l'a faite. Oui, trop tard pour lui, allez, hop, suivant.
'''Gérard''' : Donc, ben, il n'y a plus que moi à faire la conclusion, donc, moi, je vais te répondre avant à ta question, pourquoi on ne revient pas à la...
'''Max''' : Ah non, je m'en fous de ça, je voulais savoir si tu voulais venir, je m'en fous, c'est pas intéressant, c'est le courrier, on verra ça, on s'en fout. Ta conclusion ?
'''Gérard''' : Ma conclusion, c'est que, c'est sûr que, pour l'instant, on a fait le décalage horaire, mais je l'ai fait un peu tôt, parce que, normalement...
'''Max''' : Non, ta conclusion sur le décalage horaire, t'en penses quoi ?
'''Gérard''' : Moi, personnellement, je trouve que c'est de la... Merde. Parce que... Que tu changes, que tu recules d'une heure, ou que t'avances d'une heure, de toute manière, tu boufferas autant de courant. Là, je vois, on est parti... On est parti mardi, avec Titi, en Allemagne.
'''Max''' : Titi, c'est un camionneur qui l'a pris hier et qui l'a emmené en Allemagne, Gérard et Sandy, et donc ?
'''Gérard''' : Donc, on s'est pris de la... On pensait avoir du soleil, et en fin de compte, on s'est pris de la flotte. On est revenu...
'''Max''' : Je ne sais pas si on va arriver au rapport avec le décalage horaire, si ?
'''Gérard''' : Non, mais... De toute manière, à la base, c'est que ça n'a pas été évident.
'''Max''' : D'accord. Rien à voir avec le décalage horaire, ce qui n'est pas bien.
'''Gérard''' : Non, mais le décalage horaire, pour moi, je trouve que...
'''Max''' : D'accord. Les débats de la semaine prochaine ?
'''Gérard''' : Les débats de la semaine prochaine... La pollution et cinéma. ''[ohlàlo de désespoir dans le studio]''. Non, mais attends, c'est pas toi qui commandes, d'accord ?
'''Reego''' : Sur IRC, on me dit que c'est naze, le cinéma.
'''Manu''' : Tu vois, tout le monde le dit.
'''Gérard''' : C'est moi qui commande et c'est tout.
'''Max''' : Voilà, exactement. Donc, ça sera un débat sur le cinéma et un débat sur la pollution.
'''Gérard''' : Et pour les conseils, point d'interrogation, t'es toujours là ?
'''Max''' : Non, non, c'est bon. C'est mardi, voilà.
'''Gérard''' : Ah oui, mais on peut donner quand même...
'''Max''' : On en parlera lundi, on en parlera demain ou lundi.
'''Gérard''' : Ah non, on va en parler maintenant.
'''Max''' : Non, mais les conseils, c'est pas toi, c'est les gens. C'est en fonction de leur demande à eux. On verra ce qu'ils voudront avoir comme conseils. Tu choisiras. On verra ça.
'''Gérard''' : Vu si ça fait comme mardi dernier...
'''Max''' : Ok, d'accord, ok, on en discute. Puisque tu parlais de la Loco, je vous rappelle que demain soir, à la Loco, il y aura Funky Data pour ceux qui aiment la house. C'est un live, c'est-à-dire qu'ils sont sur scène avec le matériel. C'est des grenoblois. Et qu'il y aura Jean-Marie K, DJ Sonic, qu'on va retrouver d'ailleurs Sonic dans un instant pour la conclusion de cette émission de ce soir. Et sinon, demain soir, il y a également le Marina, le club discothèque du côté de Port-Barcares. Alors, si vous voulez venir au Port-Barcares, au Marina, vous appelez maintenant le standard de Fun Radio, 0800 70 5000. Vous pouvez venir à la Loco également gratuitement vendredi soir, pareil, 0800 70 5000. Et si vous voulez empocher pour les 10 plus rapides des albums de Funky Data, pareil, 0800 70 5000. On vous retrouve tout à l'heure à partir de 22h.
== Le débat sur la pollution ==
=== Contexte ===
La saison est lancée, mais l'émission n'en finit pas de se chercher. En ce début de saison, l'équipe tente de faire parler Gérard sur des sujets sérieux, bien que détournés souvent vu sa difficulté à les comprendre, sans accrocs. Ces tentatives s'épuiseront rapidement dans l'ennui, ramenant l'équipe à se montrer plus proactive dans la mise en scène du débat et de son animateur. Pourtant, on est au cœur du surréalisme, où tout s'adjoint sans lien ni sens, reposant sur l'incompréension générale des sujets, d'une conversation, et la manipulation adroite du second degré par tout le monde. Sur la durée, tout le monde a conscience qu'il faudra alterner les provocations et les séquences purement surréalistes, mais on commence à voir la ligne que suivra ette émission.
Elle vivra aussi un moment marquant. Au fil des appels téléphoniques, Manu a fini par tomber amoureux d'une personne prénommée Laura. Elle deviendra sa femme, on le verra plus tard. Pour partager la passion de la radio avec son nouveau copain, elle participera à cette émission et ce soir est sa première. Première d'une longue série, car elle animera toute l'année 1998-1999 au moins.
Ce thème, lui, est d'actualité. La conscience écologique est naissante mais pas encore prégnante. Le passage sur le tabac en est une bonne démonstration. Il faut y noter que rien n'y est exagéré ni particulièrement surréaliste : ce qui est dit correspond à l'état d'esprit et aux débats des gens de l'époque sur la cigarette dans les lieux publics. Son interdiction en milieu fermé n'était pas vraiment appliquée et les débats allaient bon train entre les fumeurs et les autres.
=== Les personnages ===
* Gérard Cousin : Gérard
* Phildar, Manu
* Sandy Threadkell : Sandy
* Igor : Reego
* Franck Bargine : Max
* Laura : Cactus
* Mégane : Braguette
* Arnet : Briquet, Greenpeace
* Christian : Bounty
* Coquelicot, Sucre d'orge (deux filles)
* Moustache
* Kelnumero : déjà passé lors du débat sur auto-moto, entre autres
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Bonsoir à tous, 1h23... 0h23 pardon, on attaque avec 7 minutes d'avance, donc bonsoir Reego, donc Reego si t'as des réponses sur le thème du débat de ce soir, tu fais comme la semaine dernière, t'hésites pas.
'''Reego''' : ok pas de problème.
'''Gérard''' : Phildar...
'''Phildar''' : salut Gérard ça va ?
'''Gérard''' : Toi, pas comme la semaine dernière, ok ? Au débat Manu, au standard, donc pareil, s'il y a un problème, je te signale...
'''Manu''' : Tu dis le nom de l'auditeur et je le dégage aussi sec.
'''Gérard''' : Dt donc Olivier de la prod, qui est un peu plus loin derrière, qui viendra nous rejoindre tout à l'heure... qui viendra nous rejoindre pour le deuxième débat pour faire la réa, donc on va attaquer tout de suite avec Sucre d'orge...
'''Phildar''' : J'ai déjà Bernard sur le Minitel du 75 qui dit qu'il t'aime : « Gérard je t'aime. ». J'aime tes débats, il veut dire.
'''Gérard''' : non mais pour l'instant, on commence pas comme ça, on va déjà accueillir les gens, donc Sucre d'orge, bonsoir, 20 ans de Paris. Donc on peut écouter Fun Radio sur 101.9. Braguette, 22 ans de Clermont-Ferrand, on écoute Fun Radio sur 96.6. Coquelicot, 19 ans de Troyes, donc, on peut écouter Fun Radio sur 102.2 FM.
'''Phildar''' : Ouais, c'est chez moi !
'''Gérard''' : Ça c'est du côté de chez Phildar. Christian de la Celle-Saint-Cloud, 56 ans. Pourquoi Bounty ?
'''Phildar''' : Parce qu'il a voulu s'appeler Bounty, c'est drôle.
'''Gérard''' : Non mais on aurait pu laisser Christian, c'est pas grave. donc 101.9. Moustache, 21 ans de Toulon, on peut écouter Fun Radio sur 93.1. Et briquet.
'''Briquet''' : Bonsoir, j'allume le feu ce soir.
'''Gérard''' : Alors, Tony et Arnette, vous allez commencer à vous calmer tous les deux.
'''Phildar et Manu''' : non mais il n'y a pas de Tony et Arnette ce soir.
'''Gérard''' : non mais non, ils ne vont pas commencer à me dire, on va vous mettre le feu, ok ? Beson. donc on peut... 95, donc on peut écouter Fun Radio sur 101.9. Non, 104.8, n'est-ce pas Manu ? ok ? alors, première question, donc, je pense que vous l'avez écoutée, on en a discuté juste avant la pause,. Donc, pensez-vous que la Seine est trop polluée ?
'''Sucre d'orge''' : bah oui, elle brille. Il y a plein d'huile, toutes les couleurs, la Seine est de toutes les couleurs parce qu'elle est vraiment trop polluée, ça brille.
'''Braguette''' : oui, mais dans un autre sens, c'est joli.
'''Sucre d'orge''' : C'est joli, mais...
'''Gérard''' : non, non, non, non, non, attendez, attendez, attendez, stop, stop, stop... Pensez-vous que la Seine est trop polluée, moi, je peux... Allez-y, répondez tous, donc, sucre d'orge ?
'''SUcre''' : Moi, je dis que oui, bien sûr, elle est trop polluée, on peut pas se baigner.
'''Gérard''' : Oh, bah, tu crois que tu vas te baigner dans la Seine toi ?,
'''Sucre''' : Non, je te dis, elle est dégueulasse, elle est dégueulasse l'eau.
'''Coquelicot''' : Extrêmement polluée.
'''Braguette''' : Ouais, je trouve qu'elle est polluée, mais en même temps, c'est sympa, quoi, t'as des rats, t'as plein d'animaux, t'as des jolies couleurs, c'est vachement animé comme région.
'''Moustache''' : Ouais, bah, moi, je dis, ouais, elle est polluée, la Seine, voilà.
'''Briquet''' : Ouais, la Seine, c'est dégueulasse, il y a des gens qui balancent plein de trucs, alors qu'il y a à peu près, je sais pas. Il y a 80 ans, on pouvait se baigner dedans, quand même. Il y avait des gens qui allaient se baigner dans la Seine parce que c'était propre avant.
'''Gérard''' : Alors, moi, je vais te dire une chose. Tu pourrais me dire en quelle année que la Seine a été trop polluée et qu'on pouvait se baigner dedans ?
'''Briquet''' : Je crois que c'était en 1910, un truc comme ça.
'''Gérard''' : Ouais, bah, je pense qu'à mon avis, je crois que tu te trompes vachement, parce que la Seine, elle est polluée, et de toute manière, tu ne peux pas te baigner dedans. Pourquoi ? Parce que moi, je vais te dire pourquoi. Je pense que tout le monde va être d'accord avec moi, j'espère. C'est que toutes les personnes qui viennent avec leurs péniches ont l'habitude de balancer des saloperies, des ordures et tout. Et moi, je peux te dire une chose, que là... j'ai des écluses où que j'habite, et faites-moi confiance que là, à chaque fois qu'ils ouvrent les écluses pour laisser passer les péniches, eh ben, faites-moi confiance que ça reste bloqué. Il n'y a aucun truc qui s'en va.
'''Moustache''', ''[pendant que Manu applaudit]'' : Bien dit.
'''Briquet''' : mais il y a une centaine d'années, les gens faisaient pas ça.
'''Phildar''' : Ouais, mais il y a cent ans, ça n'existait pas, les péniches, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais attends, de toute manière, les péniches, je ne sais pas.
'''Manu''' : Il y a cent ans, je ne sais même pas si la Seine, elle existait.
'''Gérard''' : Non, non, mais moi, je peux vous dire une chose, qu'à l'heure actuelle, de toute manière, on ne peut pas se baigner. Moi, j'ai vu une fois une personne, je ne sais pas comment elle a fait son compte, elle est tombée. Je ne sais pas si c'est le mec qui a dérivé ou autre, mais le mec, il s'est gouré, et tout le monde est tombé, il y en a une qui est tombée dans la Seine, et justement, l'écluse s'eest ouvrée.
'''Max''' : Oui, mais c'est normal, c'est le mec, si c'était une ordure.
'''Gérard''' : Non, mais c'était une nana.
'''Max''' : C'était peut-être une ordure.
'''Gérard''' : Non, non, mais on ne sait jamais.
'''Manu''' : Donc, excuse-moi, moi, par contre, j'ai vu un mec tomber dans la Seine, eh ben, il est mort noyé, quoi.
'''Gérard''' : Non, mais attends, toi... Toi avec tes conneries...
'''Manu''' : Mais non, ce n'est pas une connerie, il est mort noyé. Est-ce que ça vient de la pollution ou pas ?
'''Gérard''' : Non, mais ça, c'est...
'''Briquet''' : Ça n'a pas de rapport avec le débat, de toute façon.
'''Gérard''' : De toute manière, ce n'est même pas une des questions.
'''Phildar''' : J'ai un petit message militel de Orem, qui a 23 ans, qui est dans le département 77, qui dit « La Seine, c'est dégueulasse, les poissons baissent dedans. »
'''Gérard''' : Non, non, non, non, mais ça, je vais te dire une chose, les gens qui s'amusent à pêcher dans la Seine... les poissons, ils peuvent les... Ils peuvent les laver au vinaigre. ''[rires et applaudissements de Manu]'' Ah, mais si ! Je peux te dire que les poissons sont... La personne qui va... qui pêche dans la Seine peut laver ses poissons avec le vinaigre parce que... Non, mais même ! Le poisson, il sera immangeable et tout.
'''Coquelicot''' : Parce qu'elle pue, la Seine !
'''Gérard''' : Ouais, mais elle pue, c'est de notre faute à nous ?
'''Moustache''' : Il y a les égoûs de Paris en même temps.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais il faut dire une chose, c'est qu'il faut voir que dans la Seine, que dans la Seine, à l'heure actuelle, les gens balancent n'importe quoi. Même ceux qui sont en péniche, je pense qu'on doit en avoir qui nous écoutent des...
'''Phildar''' : Des pénichiers, ouais.
'''Gérard''' : Des bâteliers. On appelle ça des bâteliers. Donc, je pense qu'ils doivent nous écouter. S'ils nous écoutent, arrêtez de balancer n'importe quoi. Quand on voit des bouteilles de flotte, des bouteilles de coca, tout ça... ''[les auditeurs confirment par des cris « c'est horrible », « c'est dégueulasse »]''. Mais attendez, moi je... Reego, une question internet ?
'''Reego''' : Sur l'IRC, il y a Shun qui me disait... Qu'est-ce que tu penses du fait que Jacques Chirac avait dit qu'il se baignerait dans la Seine ? Donc, moi, je peux vous dire une chose, c'est que... Là, c'est que ça va trop loin. Moi, je peux vous dire une chose, qu'il y a même les gens, ils s'amusent à nous balancer n'importe quoi, et après, ça reste coincé. Dès qu'ils ouvrent les écluses, ça reste coincé. Et je vois, c'est en 95 ou 96, la fois où on a eu une chaleur à crever, c'est que les points... les poissons, ils étaient morts, ils remontaient. Et là, ils ont fait appel donc aux... Non, non, aux responsables...
'''Phildar''' : de la DDE ? des travaux ?
'''Gérard''' : de la Seine pour nettoyer tout ça, parce que c'était impossibe. C'était impossibe de pouvoir continuer comme ça. Donc, deuxième question, faut-il... fumer, est-il un moyen de pollution ? Donc, on va demander à Briquet.
'''Briquet''' : Ouais, alors, moi, je m'allume des cigarettes. Et non. En fait, non, ça ne pollue pas. C'est bon pour la santé, c'est ce que m'a dit mon médecin.
'''Gérard''' : Ton médecin, tu me donneras son adresse, j'irai le voir. Moustache ?
'''Moustache''' : Moi, je vais te dire que ça pollue, parce que t'as vu le nombre de gens qui fument. Moi, je dis que ça fait beaucoup de fumée, tout ça.
'''Gérard''' : Non, mais attends, moustache. Moi, je vais te dire, fumer est-il un moyen de pollution ?
'''Moustache''' : Ouais, bah ouais, ça pollue non seulement le corps, mais en plus, ça pollue les gratte-ciel.
'''Gérard''' : Non, mais, de toute manière... Attendez, s'il vous plaît, derrière, là... Donc, moi, je vais répondre à moustache. Donc, pour toi, quand tu fumes, pour toi, ça... Tu veux dire que tu pollues tout le monde ? Moi, je vais te dire une chose. Moi, qui ai l'habitude de fumer, moi, je peux te dire une chose que... Bon, d'accord, Sandy, elle aime pas quand je fume, parce que si j'ouvre pas la fenêtre, elle peut pas supporter l'odeur de la cigarette.
'''Moustache''' : Normal, bah ouais, si elle aime pas, c'est logique.
'''Gérard''' : Bah oui, mais dans ces cas-là, quand elle est dans une voiture, admettons que tu conduises, que le chauffeur qui est à côté de toi, par exemple, le passager, ne fume pas, est-ce que tu vas continuer à fumer pour l'empester ?
'''Moustache''' : Bah non, carrément pas, quoi.
'''Gérard''' : Alors, attends, attends, moustache. Qui c'est qui dit oui ?
'''Braguette''' : C'est Braguette. S'il est pas content, il prend sa voiture. Moi, je fume dans ma voiture.
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, Braguette, si, par exemple, le passager ne fume pas, qu'est-ce que tu fais ?
'''Braguette''' : Je fume, moi, je suis dans ma voiture.
'''Bounty''' : On va dans un autre endroit.
'''Gérard''' : Donc, toi, tu l'as dans un autre endroit ou dans une autre salle.
'''Gérard''' : Ouais, mais, par exemple, mais admettons, admettons, Bounty, Christian. Admettons que t'as pas d'endroit pour non-fumeurs. Tu vas où ?
'''Bounty''' : Dans les WC.
'''Gérard''' : Ouais, mais si... admettons, dans les WC, c'est interdit.
'''Moustache''' : Bah, tu vas dehors.
'''Gérard''' : Ah, ouais, mais dans ces cas-là, dehors, ok. Mais est-ce que tu pourras re-rentrer dans là où t'étais ?
'''Phildar, Bounty et Braguette''' : Non, c'est interdit.
'''Phildar''' : Non, parce que, regarde, si tu fumes, tu vois, parce que t'es dans un lieu interdit, donc tu vas fumer dehors, mais le problème, c'est qu'après, tu sens la fumée et que t'as encore de la fumée, donc si tu rentres...
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, pour l'instant, Phildar, c'est pas toi que je m'intéressais, c'était Christian. ''[il éteint le micro de Phildar]''.
'''PHildar''' : Ah, pardon.
'''Gérard''' : Donc, Christian, admettons que tu sortes pour fumer une cigarette, est-ce que tu pourras re-rentrer dans la boîte ?
'''Braguette''' : Mais on était dans la voiture, là et tu nous parles de boîte.
'''Gérard''' : Bah, oui, mais dans les boîtes de nuit, de toute manière, souvent...
'''Braguette''' : Moi, j'y vais pas.
'''Gérard''' : Toi, tu fumes pas ?
'''Braguette''' : Bah, si, moi, je fume.
'''Gérard''' : Bon, bah, donc, dans les boîtes de nuit, de toute manière, on a le droit de fumer. On est bien d'accord ? Donc, par contre, si t'as une personne qui est à côté de toi, qui supporte pas la cigarette et qui te dit, « est-ce que vous pouvez arrêter de fumer », qu'est-ce que vous faites ?
'''Braguette''' : Bah, il sort.
'''Gérard''' : Ah, ouais, mais si elle est dans une boîte de nuit, tu vas lui demander de sortir ?
'''Braguette''' : Ah, bah, il fait ce qu'il veut. S'il supporte pas, il va plus loin.
'''Gérard''' : Bah, il change de coin.
'''Braguette''' : Exactement.
'''Gérard''' : Ah, voilà, c'est ce que je voulais entendre dire.
'''Moustache''' : Gégé, Gégé. Moustache. Moi, je dis, quand même, c'est celui qui fume qui doit se barrer, non pas celui qui fume pas et qui est dérangé.
'''Braguette''' : Ah, non, non.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais attends, moustache, tu vas pas demander, par exemple, si toi, t'as pas envie de fumer, tu vas pas dire à la personne, si tu fumes pas, tu dégages.
'''Moustache''' : Mais non, justement, c'est le contraire. La personne qui fume pas, normalement, elle doit rester à sa place.
'''Gérard''' : Ouais, mais c'est la plus gênée qui s'en va, alors. Ouais, mais dans une boîte de nuit, tu vas pas dire, bon, bah, tu fumes pas, tu dégages. Moi, je fume et c'est tout, point final à la ligne. Mais moi, je vois pas le rapport. Je vois pas le rapport sur la question. Parce que, d'accord, je sais...
'''Phildar''' : J'ai peut-être une solution, c'est qu'en fait, les personnes qui fument pas et donc qui sont avec des gens qui fument, en fait, ils sont privés parce qu'après, ils puent la fumée.
'''Gérard''' : Ouais, mais ça, ça s'imprime sur les vêtements, ça, je suis d'accord avec... Qui c'est qui vient de...
'''Phildar''' : Phildar, de Paris.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Attends, Phildar, on sait que c'est toi, de Paris. Donc, c'est Bounty ou... C'est Christian ou Moustache, là.
'''Moustache''' : Ouais, c'est Moustache, c'est Moustache.
'''Gérard''' : Non, mais je voudrais bien que les trois filles aussi réagissent un peu, là. Non, parce qu'on les entend pas assez, là.
'''COquelicot''' : Oui, non, mais nous, on est là, on écoute, on est passionnées. On se dit que fumer, de toute façon, ça salit. Onsent dans les doigts, on sent dans les vêtements, on sent partout, donc on est grillés, hein.
'''Braguette''' : C'est une bonne odeur qui pue bien, moi, je trouve.
'''Gérard''' : Ouais, mais moi, dans ces cas-là... Oh, là, qui c'est qui a un téléphone pourri, là ?
'''Sucre d'orge''' : Là, c'est Sucre d'Orge, là. Ouais, enfin, moi, je trouve que... je veux dire, tu sors dans la rue, les voitures, ça te dérange, tu vas pas dire aux gars... Enfin, si, tu vas pas dire au gars, vas-y, arrête de conduire, quoi.
'''Gérard''' : Non, non, attends, Sucre d'Orge. Sucre d'Orge. Je vois pas le rapport avec la fumée de cigarette.
'''Sucre d'orge''' : Ah, bah, si, c'est de la pollution, quoi, mais...
'''Gérard''' : Non, mais, justement, justement, on va en... On va en parler, on va en parler des voitures. Hein ? On va en parler. Donc, pour l'instant, je parle de fumée. Par exemple, moi, je peux vous dire une chose, qu'il est là, il peut très bien réagir, il est planqué derrière moi, là-bas, il peut très bien prendre la place à Phildar, c'est que lui, quand il vient dans les studios et qu'on fume, ça le dérange. Et dans les soirées, il y a certaines personnes qui fument, mais est-ce que ça te dérange à toi, Max ?
'''Max''', ''[faussement timidement]'' : Alors, d'abord, bonsoir.
'''Phildar''' : T'appelles d'où ?
'''Max''' : Donc, savoir si ça me dérange la cigarette. Dans des lieux comme les discothèques. Non, sauf si il y a une personne qui fume et qui va me mettre la fumée dans la gueule, quoi. J'ai remarqué ça dimanche en étant dans un lieu public qui était... le Parc des Princes et je voyais quand même des mecs qui fumaient le cigare. Eux, ils fument le cigare, donc c'est quand même un truc qui empeste. Mais eux, quand ils recrachent la fumée, à aucun moment, ils ne se la prennent pas dans la gueule. Mais par contre, ils l'envoient à la gueule de gens qui ne fument pas. Donc, le minimum, c'est au moins, quand tu fumes, c'est de voir si tu ne déranges pas des gens autour de toi.
'''Gérard''' : Mais moi, par contre, il y a une personne... Je pense que...
'''Max''', ''[en diva]'' : on pourrait me balancer deux, trois applaus, quand même...
'''Gérard''', ''[applaudissant avec Phildar et Manu, mollement]'' : Bravo, chef. Mais moi, je peux répondre à la personne, je ne sais pas, c'est Sucre d'Orge ou Braguette ou Coquelicot qui a dit ça. Quand on envoie la fumée sur la personne d'un mec, ça veut dire qu'on l'aime. Mais moi, je peux vous dire une chose, c'est qu'à l'heure actuelle, j'ai deux paquets de cigarettes, voire trois. Et sur les trois, c'est marqué... ''[il sort un paquet de sa poche]''
'''Phildar''' : Tu fais un débat sur la santé ?
'''Gérard''' : Nuit grave. Nuit gravement à la santé.
'''Max''' : Mais nuit ou jour ? C'est nuit et jour ou c'est nuit gravement, dans le sens de la nuit ?
'''Gérard''' : Non, c'est nuit gravement à la santé.
'''Max''' : C'est juste la nuit. Donc, le jour, c'est pas dangereux ?
'''Gérard''' : Fumer nuit, à votre entourage...
'''Max''' : Pourquoi ils parlent de la nuit ?
'''Gérard''' : C'est ce qui est marqué sur les paquets.
'''Max''' : Pourquoi ils disent que c'est la nuit ?
'''Gérard''' : Je sais pas. Je pense que ma nuit...
'''Max''' : Je sais pas si on est vraiment dans le débat de la pollution. Je sais pas si on fait un débat sur le tabac et sur le cancer ou si on fait un débat... Je crois qu'on est un peu sortis du débat, mais c'est vrai qu'il faut y réfléchir. Pourquoi on dit nuit gravement ? Pourquoi c'est la nuit grave ?
'''Gérard''' : Nuit gravement parce que ça esquinte... ça esquinte la santé. Ça, c'est un débat qu'on fera peut-être la semaine prochaine. ''[Manu applaudit]''.
'''Phildar''' : Toi, t'as répondu, Gérard. T'as répondu à la question. Donc, on peut passer à la troisième.
'''Gérard''' : Donc, un incident provoque-t-il une pollution ?
'''Sucre d'orge''' : Un quoi ?
'''Gérard''' : Un incident.
'''Phildar''' : C'est-à-dire ? Tu peux expliquer ce que t'entends par incident ? Un accident de voiture, des trucs comme ça ?
'''Gérard''' : Non, un incident.
'''Braguette''' : Quel genre d'incident ?
'''Gérard''' : Bon, même... un incendie... Ah, non ! Un incendie, oui. Pardon, pardon, pardon. Non, parce que... Non, c'est moi qui me suis trompé. C'est un incident provoque-t-il...
'''Manu''' : Un incendie, Gérard.
'''Gérard''' : Un incident, un incendie, pardon... Je vais y arriver. Un incendie provoque-t-il une pollution ? Donc, on va demander à... Sucre d'orge.
'''Sucre d'orge' '' : Un incendie, accidelleement incendieux ?
'''Géra''' : Non, mais un incend... Oh là, sucre d'orge, t'as un téléphone pourri !
Ah non, parce que là, j'ai un grésillement... C'est pas possibe.
'''Manu''' : Ça vient pas d'eux, en fait.
'''Sucre d'orge''' : En fait, je crois que c'est pas nous, c'est... C'est le standard de... C'est Phildar qui déconne, hein.
'''Phildar''' : Non, c'est le standard de fun, on peut rien faire, Gégé. Parce qu'ils sont en train de refaire, derrière. Moi aussi, j'ai le même, hein.
'''Manu''' : C'est pareil, partout.
'''Phildar''' : Ou baisses un peu ton casque, alors.
'''Sucre d'orge''' : Oui, ben, ça pollue, hein. T'as vu la fumée, quand il y a un incendie, dans le midi, là, avec les canadaires et tout, c'est de la folie. Ouais, ouais, ça pollue grave.
'''Gérard''' : Ouais, mais... Non, mais attends. Je vois pas le rapport avec un incendie et...
'''Sucre d'orge''' : Et un incident ?
'''Gérard''' : Non, mais... Un incendie, plus les canadaires. Parce que qu'est-ce que le canadaire a à voir dans les incendies ? Le canadaire, il provoque pas une pollution.
'''Sucre d'orge''' : Non, mais quand il y a un incendie, il y a un canadair.
'''Briquet''' : Si, Gérard, le canadaire, il provoque la pollution, puisqu'il va chercher l'eau dans la mer et certains endroits, tu vois, la mer, elle est polluée.
'''Sucre d'orge''' : Et quand le canadair, il s'ouvre, ça fait plein de fumée blanche sur le feu.
'''Gérard''' : Non, mais ça, c'est... Ça, c'est l'eau.
'''Sucre d'orge''' : Mais l'eau, elle peut être polluée.
'''Manu''' : Gérard, le canadaire, là, il y a bien de l'essence dedans. Donc ça pollue, de toute façon.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Manu, je sais pas si t'as regardé le reportage sur les canadaires. Ils ont une trappe en dessous qu'ils prennent l'eau...
'''Manu''' : Ouais, mais moi, justement, j'avais vu ce reportage, ils avaient pas de pastilles vertes sur le pare-brise, les canadaires.
'''Gérard''' : Non, mais on s'en fout de la pastille verte.<ref name="hist4"></ref>
'''Phildar''' : Non, mais Gérard, oui, ils prennent de l'eau pour éteindre le feu, mais pour décoller, pour voler, ils prennent bien de l'essence, ils volent pas à l'eau.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, là, je suis pas d'accord avec vous. Donc on va demander la Braguette. Par contre, t'essaies de voir avec sucre d'orge si elle peut pas changer de poste, parce que là...
'''Manu''' : Essaie de changer de poste, va à la Caisse d'Épargne.
'''Phildar''' : Non, non, non, t'es ailier droit, c'est ça ? Non, pilier.
'''Sucre d'orge''' : Je passe en avant ?
'''Gérard''' : Braguette ! ''[il réitère plusieurs fois mais Braguette ne répond pas, les échanges humoristiques sur le rugby se prolongeant]''.
'''Phildar''' : Ouvre-la un peu.
'''Braguette''' : Moi, je dis que, bah si, ça pollue, mais bon, c'est bien, quoi, parce qu'après, les forêts repoussent et c'est de la bonne pollution, quoi.
'''Phildar''' : Non, mais tu parles.
'''Gérard''' : Tu crois... Attends, attends, Braguette. Braguette. Tu crois que... Même en éteignant un incendie... Tu crois qu'après, ça va repousser ?
'''Braguette''' : Bah, exactement, ça repousse.
'''Gérard''' : Ah, oui ? Alors, ça met combien de temps pour repousser ?
'''Braguette''' : Ça met 10-20 ans, mais c'est de la bonne pollution qui va te donner une bonne forêt.
'''Gérard''' : Ah, oui ? Quand tu vois 120 000 hectares qui partent en fumée... Que les gens sont derrière, qui ont des habitations, qui ont l'habitude de voir de la verdure, et que maintenant, ils voient que simplement de... Des arbres qui sont partis en feu, tout ça, et tu crois que...
'''Braguette''' : Mais ça, c'est le coup du sort, Gérard, ça, c'est le coup du sort. C'est des pauvres gens, c'est grave pour eux. Mais bon, avoue quand même qu'une forêt incendiée, c'est vachement beau à regarder.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non, non, non, Braguette, non, braguette...
'''Phildar''' : Ferme-la un peu.
'''Gérard''' : Moi, je vais te dire une chose. Même derrière, là... Moustache et briquet, vous vous calmez, parce que... Je réponds à Braguette, d'accord ? Donc, moi, je peux te dire une chose, Braguette. Moi, cet été... J'ai regardé les infos, et quand tu vois ce qu'on a vu cette année, qui sont partis en fumée, fais-moi confiance que c'est toute la ville qui va payer pour... pour remettre tout ça en état. Et quand tu vois... Quand tu vois des arbres... Quand tu vois des arbres qui partent en fumée... C'est pas possibe. ''[applaudissements du studio]''.
'''Braguette''' : Tu trouves pas ça vachement beau, un arbre en feu ?
'''Gérard''' : Non. Moi, je vais te dire une chose, que je préfère regarder des arbres qui fleurissent et tout. ''[Manu applaudit]''.
'''Braguette''' : J'adore voir les arbres en feu. Ben, c'est chacun ses...
'''Gérard''' : Ouais, ben, dans ces cas-là, toi, du côté... Ah, c'est dommage. Tiens, en fait, braguette. Ça... Ça a rapport le thème du débat. À Clermont-Ferrand, est-ce qu'il y a des volcans ?
'''Braguette''' : Oui, oui, il y a des volcans à Clermont-Ferrand.
'''Gérard''' : D'accord. OK, je te remercie.
'''Braguette''' : Je t'en prie, Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, mais c'était simplement pour savoir. Donc, on va demander à Coquelicot de répondre.
'''Coquelicot''' : Ben oui, moi, je crois que ça pollue, mais je crois qu'on peut pas faire grand-chose, parce que c'est des choses qui arrivent naturellement et on peut pas arrêter ça, quoi.
'''Sucre d'orge''' : Contre. Moi, je suis contre, c'est Sucre d'orge.
'''Gérard''' : Oh là là, mais qui c'est qui a un téléphone pourri, là ?
'''Manu''' : Ça vient pas du standard, Gérard.
'''Gérard''' : Oh là là, c'est mauvais d'entendre un...
'''Phildar''' : C'est vrai que c'est chiant, mais on peut rien faire.
'''Bounty''' : Oui, ben, moi, je suis d'accord avec les autres. Il y a pas mal de fumée. Il y a des fumées de cheminée, exactement, aussi.
'''Phildar''' : Ça pollue, ça, au fait, Gérard, les feux de cheminée ou pas ?
'''Gérard''' : Non. Non, mais attends, ça dépend s'ils sont bien allumés dans l'appartement.
'''Briquet''' : Hé, Gérard ? Ça pollue les feux de bois ou pas ? Est-ce que ça pollue les feux dans les forêts ?
'''Gérard''' : Mais attends, on vient de... Hé ! Oh, Briquet, Briquet, Briquet, Briquet ! Tu vas aller voir Manu au standard, s'il te plaît. Non, non, mais attends ! Attends, tu vas aller... Tu vas être gentil, tu vas aller voir Manu au standard, parce que je viens de... J'ai répondu à la question à Braguette.
'''Phildar''' : Tu ne suis pas à Briquet, hein.
'''Briquet''' : Mais si, mais j'ai pas compris, en fait.
'''Gérard''' : Non, non, mais tu... Ouais, mais tu n'as pas compris, ben, tu vas aller voir Manu, il va te faire comprendre au standard.Reego ?
'''Reego''' : Oui, sur IRC, il y a Lagafou qui te demande si péter ça pollue.
'''Gérard''' : Ça dépend si les fenêtres sont toutes fermées, ça... Même dans un lit, ça ne peut polluer. Ça, je peux dire oui. Briquet, s'il te plaît ?
'''Manu''' : Il n'a rien dit, Gérard, ce n'est pas lui.
'''Gérard''' : Non, non. Mais Briquet, tu le reprends au standard, il va comprendre.
'''Phildar''' : Tu expliques la troisième question et tu le remets après.
'''Gérard''' : Non, non, mais... Là, on finit la troisième et je pose la quatrième. Bounty ? Ah ben, toi, t'as répondu. Tu m'as parlé de... Je ne sais plus quoi, là. Ouais, fumée de cheminée. Ok, t'as répondu. Donc, moustache ?
'''Moustache''' : Ouais, ben, alors, moi, je voudrais répondre à Coquelicot. Parce que Coquelicot, elle a dit... En fait, on ne pouvait rien faire contre les incendies. Eh ben, elle dit n'importe quoi. Parce que les incendies, il n'y en a pas que des naturels. Il y en a aussi qui sont provoqués par des gens.
'''Gérard''' : Attendez, attendez, attendez. Moustache et Coquelicot. Moustache et Coquelicot, s'il vous plaît. Vous écoutez ? Là, d'accord, je suis d'accord avec vous. Il y a des incendies qui sont... Je sais, il y a des incendies qui sont provoqués pendant l'été. Mais ça, on ne peut pas savoir qui c'est qui les provoque. Mais oui, mais de toute manière, quand vous prenez une nationale ou autre, vous voyez que c'est marqué interdit de fumer. Donc, je ne comprends pas pourquoi il y a des gens qui s'amusent à fumer ou qui laissent leur mégot.
'''Braguette''' : C'est des pétomanes, ça.
'''Gérard''' : Ben oui, mais dans ces cas-là, pourquoi ? Pourquoi que les gens savent que c'est interdit de fumer... Pourquoi qu'ils laissent leur mégot allumé ?
'''Braguette''' : Parce que c'est des pétomanes, ils le font exprès. Ça les fait jouir de mettre le feu.
'''Phildar''' : Donc, on peut dire que les pétomanes, c'est pour des pollueurs.
'''Gérard''' : Ben voilà. Donc, Briquet, il a quand même...
'''Manu''' : Oui, Briquet a tout pigé, a tout compris.
'''Briquet''' : Je me suis calmé, j'ai compris. C'est bon.
'''Gérard''' : Alors, pour toi ?
'''Briquet''' : En fait, vu que j'étais au standard avec Manu, je n'ai pas très bien compris ta question.
'''Manu''', ''[coupant Gérard dans son mouvement d'impatience]'' : Mais c'est normal, je lui ai expliqué, Gérard.
'''Briquet''' : Il m'expliquait de me calmer, tout ça, donc je n'ai pas pu entendre et mettre en feu.
'''Gérard''' : Donc, un incendie provoque-t-il une pollution ?
'''Briquet''' : Ben moi, je pense...
'''Gérard''' : Non, mais vite, vite.
'''Briquet''' : C'est bon, laisse-moi le temps de répondre. Je pense que oui.
'''Phildar''' : C'est une bonne réponse.
'''Gérard''' : Ouais, ben...
'''Phildar''' : Quoi ? Et toi, Gérard, qu'est-ce que tu penses de ça ?
'''Gérard''' : Moi, personnellement, je vais te dire une chose. Ce que je pense, c'est déjà qu'on devrait respecter tout ce qui nous est interdit quand on part en vacances. Et même à l'heure actuelle, c'est ce qu'on devrait respecter, les endroits qu'on n'a pas le droit de fumer. Moi, celui qui renifle comme un veau va se calmer.
'''Phildar''' : Il doit prendre ses comprimés parce qu'il est malade.
'''Gérard''' : S'il est malade, il va redégager au standard. Ça va aller vite pour moi.
'''Phildar''' : Et donc ?
'''Gérard''' : Dans ces cas-là, il faut mieux respecter la vie des gens. Il faut respecter la nature. Parce qu'en fin de compte, la nature, qui c'est qui la paye ? C'est nous. Qui c'est qui paye ?
'''Phildar''' : C'est cher, en plus.
'''Gérard''' : Oui, mais qui c'est qui paye derrière ?
'''Phildar''' : C'est le contribuab.
'''Gérard''' : Oui, mais on paye... On paye sur les impôts. On paye là-dessus pour redonner goût à la vie. On paye des impôts. On paye des impôts, donc c'est nous qui payons, en fin de compte. C'est pas parce qu'on achète une voiture. Si, par exemple, une voiture prend feu dans une forêt, la forêt va... Va prendre feu. Et en fin de compte, qui c'est qui est responsable ? C'est nous. Parce qu'après, il faut reconstruire tout ça. ''[applaudissements du studio]''.
'''PHildar''' : Il faut reconstruire la voiture.
'''Gérard''' : Donc, alors, la quatrième...
'''Phildar''' : Et on va mettre un petit disque.
'''Gérard''' : Et donc, alors, je pose la question. La télé est-elle un moyen de pollution ? et on va s'écouter Baba au Rome avec des petits... Des petits...
'''Phildar''' : Petits loups de nez. Tu peux rappeler les numéros, Gérard, aussi.
'''Gérard''' : 0803 08 5000 et 080070 5000 et toujours le 3615 code Fun radio et l'IRC... Reego s'il te plaît ?
'''Reego''' : Oui je suis là, irc.funradio.fr.
'''Phildar''' : Et il y a 25 connectés sur le Minitel quand même.
'''Gérard''' : Oui mais s'il y a des réponses aux questions, je voudrais bien que tu me les donnes, Reego, comme la semaine dernière. Merci.
''[Musique]''.
'''Gérard''' : Et voilà, vous nenez d'écouter Baba au rhum avec des petites...
'''Phildar''' : Des petits loups de nez, voilà.
'''Gérard''' : Donc vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0800 70 5000 et 3615 code Funradio, rubrique direct. Et bien sûr, l'Internet, où que Reego vous attend, vous pouvez réagir sur le débat, il n'y a pas de problème. Je vous répondrai en direct. Voilà. Donc, alors, quatrième question. La télé est-elle un moyen de pollution ? Donc, on va raccueillir sucre d'orge. Braguette. Coquelicot. Christian de la Celle-Saint-Cloud. Moustache. Briquet. Et...
'''Phildar''' : Et donc, on commence avec qui, Gérard ?
'''Gérard''' : Et on va commencer avec... On va commencer avec Sucre d'orge.
'''Sucre d'orge''' : Oui. Eh bien, oui, t'as raison, Gégé. La télé, c'est un moyen de pollution énorme de l'esprit. Surtout, certaines chaînes. Les premières, là, tu vois. Et si tu les regardes...
'''Gérard''' : Non, mais sans... Non, non, mais attends, attends.
'''Sucre d'orge''' : Je ne dis pas de nom de chaîne. Je dis simplement celles qui commencent les numéros, là. Eh bien, si tu les regardes trop souvent, tu finis par devenir comme elles, quoi.
'''Phildar''' : C'est pas mal, ce qu'elle dit. T'as compris, Gégé ?
'''Gérard''' : Non. Braguette ?
'''Braguette''' : Oui. Non, mais ce n'est pas un moyen de pollution, c'est un moyen de communication. On te communique des informations sur la pollution.
'''Sucre d'orge''' : Elle parle avec sa télé, elle ?
'''Gérard''' : Non, mais je pense qu'elle doit parler avec... Avec un gorille, elle, derrière. Donc, ça y est ? Ah, ben, c'est bien, Braguette. Coquelicot ?
'''Coquelicot''' : Oui, moi, je crois que c'est un moyen de pollution. Mais enfin, ça dépend pour qui. Parce que, moi, je dis... Je ne sais pas, il y a des trucs qui sont intéressants quand même. Il ne faut pas tout rejeter dans la télé.
'''Phildar''' : Est-ce que tu crois, Gérard, que la radio, c'est quelque chose qui pollue plus que la télé, Gérard ?
'''Briquet''' : Oui, quand on écoute Gérard, oui.
'''Phildar''', ''[alors que Gérard a la tête tournée vers la porte du studio, le regard ailleurs]'' : Gérard, on est là. Est-ce que tu crois que la radio, ça pollue plus que la télé ? C'est ce qu'on demande sur Minitel.
'''Gérard''' : Non, je ne pense pas. Non, je pense que le Minitel, de toute manière, c'est... C'est un truc pour les gamins. S'ils ont envie de dépenser leur pognon là-dedans, ils font ce qu'ils veulent.
'''Phildar''' : Ce n'est pas ça, la question. La question, c'est est-ce que la radio, ça pollue plus que la télé ?
'''Gérard''' : Moi, c'est ma réponse. ''[applaudissements sarcastiques devant cette citation politique]''. Christian ?
'''Bounty''' : Oui, moi, j'adore beaucoup le débat à la télé. Il y a pas mal de débats que j'écoute en deuxième et en première.
'''Gérard''' : D'accord. Non, mais je ne vois pas le rapport avec la question, Christian.
'''Phildar''' : C'est sa réponse. C'est un peu comme toi.
'''Moustache''' : Ouais, ben, moi, je veux dire que la télé, c'est... Bon, en ce moment, il n'y a un peu que de la merde, quoi. S'il y avait des émissions un petit peu plus intellectuelles, tu vois, ça serait mieux. Voilà, c'est tout ce que j'ai à dire.
'''Gérard''' : Non, mais attends, je ne vois pas... Ah, là... Là, Moustache ? Je pense que tu n'as pas très bien compris la question, mais ce n'est pas grave.
'''Moustache''' : Si, si, j'ai bien compris.
'''Gérard''' : Non, non, mais...
'''Gérard''' : Non, non, je pense, à mon avis, que tu n'as pas compris la question.
'''Moustache''' : Répète-la, moi, alors.
'''Gérard''' : Non je la rémèterai pas. Briquet ?
'''Briquet''' : Oui, alors, moi, avant de répondre à la question, je voudrais quand même te demander ton avis. Oui ou non, est-ce que ça pollue ? Toi, je voudrais que tu me répondes avant.
'''Gérard''' : Non, mais moi, maintenant, tu vas répondre à la question, parce que ce n'est pas toi qui me poses les questions, c'est moi qui vous les pose.
'''Briquet''' : J'aurais répondu par rapport à ta réponse, en fait.
'''Gérard''' : Non, non, mais moi, maintenant, tu vas me répondre à la question.
'''Phildar''' : Ben, aide-le. Aide-le un peu. Donne-lui ta réponse, déjà, comme ça, ça...
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, il va déjà répondre correctement. Après, je lui dirai.
'''Phildar''' : Il ne peut pas.
'''Briquet''' : Ouais, je ne peux pas si tu ne me donnes pas ta réponse avant.
'''Gérard''' : Non, ben, alors, dans ces cas-là, n'attends pas ma réponse. Sur Internet ?
'''Reego''' : Ouais, donc, sur l'IRC, il y a Fedji qui te demande si c'est la télé qui pollue ou si c'est les animateurs télé.
'''Gérard''' : Là-dessus, il faut dire une chose, c'est qu'en ce moment, vu ce qu'on voit à la télé, je pense qu'on a du mal à savoir ce qu'on va regarder comme chaîne.
'''Briquet''' : Ben ouais, mais alors, dans ce cas-là, toi aussi, tu pollues, puisque tu passes sur Fun TV.
'''Gérard''' : Alors là, je vais te dire une chose, Briquet... Tu vois, tu vois, Briquet... C'est con, ce que tu viens de dire. Parce que là, maintenant, tu dégages. Je ne veux plus te revoir. Salut à toi, Briquet. Salut à toi, Briquet !
'''Sucre d'orge''' : Gérard ? En plus, il a pas tort parce que ça pollue moins quand ça passe par satellite que quand ça passe par courant à la télé.
'''Moustache''' : Qu'est-ce qu'elle dit...
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire ça ? Ouais, ben, Sucre d'orge. Fais gaffe parce que tu risques de faire comme Briquet si tu continues.
'''Phildar''' : Non, mais c'est vrai. Non, Gérard, attends.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais il faut dire une chose. Il faut se dire une chose qu'à l'heure actuelle, pour voir des émissions de cons, des émissions qu'on ne sait même pas ce que ça veut dire...
'''Phildar''' : Donne des exemples. Donne des exemples pour toi d'émissions polluantes.
'''Gérard''' : Moi, je peux te dire une chose. Des émissions polluantes, tu sais ce que c'est ? C'est l'après-midi, hein, même le matin, sur les coups de 9h, c'est pas pour critiquer Françoise...
'''Phildar''' : C'est pas des émissions, c'est des séries, ça, nuance.
'''Gérard''' : Ouais, mais même, quand tu vois Amour, Gloire et Beauté, ça n'a ni queue ni tête parce que ça n'a rien à voir.
'''Braguette''' : T'as qu'à zapper.
'''Gérard''' : Ouais, mais Les feux de l'Amour, c'est pareil, ils ont signé pour 10 ans. de toute manière, tu peux rien voir... tu comprends même pas ce que ça veut dire.
'''Phildar''' : Et ça, c'est polluant.
'''Gérard''' : Victoria et Cool. Cool, je pense que c'est ça.
'''Phildar''' : Ouais, mais c'est de la merde, mais tu regardes. Alors faudrait savoir.
'''Gérard''' : Non, non, moi, je regarde pas ça.
'''Phildar''' : Attends, t'es en train de nous dire les prénoms et tout, là. Victoria sort avec machin, bidule. Non, mais on s'en fout, on s'en fout. Donc, c'est polluant pour toi.
'''Gérard''' : Pourquoi on s'en fout ? Elle peut réagir, quand même.
'''Phildar''' : Non, mais on s'en fout de la série, c'est ce que je veux te dire.
'''Gérard''' : Ouais, bah, peut-être. Moi, je vais te dire une chose. Je préfère regarder des reportages, comme j'ai vu hier... Malheureusement, je me suis endormi dessus. Je préfère regarder des reportages sur les routiers que de voir des émissions, des feuilletons qui durent, quoi, ils commencent à 14h05 et à 14h45, c'est terminé.
'''Phildar''' : Ouais, mais je vais te dire un truc, les routiers polluent, quand même.
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, les routiers polluent, peut-être, mais on est bien contents de les avoir pour se nourrir et pour nous ravitailler. Pour ravitailler les magasins et les stations-service. Parce qu'on est bien contents... On est bien contents de les avoir, grâce à eux. Qui c'est qui bouffe ? C'est quand même grâce à eux, si on bouffe.
'''Phildar''' : Ouais, mais ils polluent, quand même.
'''Gérard''' : Ouais, mais ils polluent... Mais grâce à qui t'as de l'essence dans ta voiture ? Grâce à eux.
'''Manu''' : Aux garagistes.
'''Gérard''' : Ouais, mais les garagistes, ils font appel à qui ? Au transport routier ! ''[triomphant]'' Eh, oui, Manu.
'''Manu''' : Bah non, c'est le train.
'''Gérard''' : Bah non, le train... Mais attends, le train, avec le train, tu vas...
'''Phildar''' : Tu vas pas loin.
'''Gérard''' : ...Je sais pas où. Surtout en ce moment, avec ce qu'il se passe.
'''Phildar''' : Allez, on revient sur le débat.
'''Manu''' : Sinon, excusez-moi, on accueille Greenpeace, 26 ans de Colmar, où on peut écouter Fun sur 92.2 FM. Bonjour, Greenpeace.
'''Phildar''' : À la place de Bricquet.
'''Gérard''' : Donc, sixième question. Peut-on faire l'amour en polluant ?
'''Greenpeace''' : Gérard, si Greenpeace, je peux répondre ? Alors, en fait, moi, je trouve qu'on peut effectivement faire l'amour en polluant. Si, par exemple, on fait de l'amour sur une péniche, et qu'après, en faisant l'amour, on voit une canette, je dirais pas la marque, et on la balance dans la Seine.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Là, je vais te dire une chose, Greenpeace... T'e Non, mais... Là, tu reviens tout à fait à la première question. Ouais, ouais. Ah, Tony ? Ouais, ouais.
'''Phildar''' : Non, mais on peut faire l'amour quand même sur une péniche. Puisque... On peut faire l'amour partout. Donc, à ton avis, est-ce qu'il a raison ? S'il n'a pas raison, t'expliques.
'''Gérard''' : Non, mais moi, je vais te dire une chose. C'est pas parce que tu vas faire l'amour et que tu rebalances des canettes dans la Seine. OK ?
'''Greenpeace''' : Bah, tu peux si t'es assoiffé en train de faire l'amour.
'''Phildar''' : Est-ce que t'as soif, toi, quand tu fais l'amour ?
'''Gérard''' : Non, moi, je fume une cigarette.
'''Phildar''' : Bah, tu pollues, alors.
'''Gérard''' : Ah, non, mais moi, je fume une cigarette chez moi. Nuance.
'''Phildar''' : Ouais, mais tu pollues quand même.
'''Gérard''' : Ah, non, mais moi, quand je fume une cigarette, j'ai la fenêtre ouverte.
'''Sucre d'orge''' : Ah, bah, ouais, donc tu pollues, hein.
'''Gérard''' : Un homme, non, mais je pollue quoi ? Je pollue personne.
'''Sucre d'orge''' : Tu pollues l'atmosphère.
'''Gérard''' : Bah, je pollue l'atmosphère... Mais dans ces cas-là, les pots d'échappement des voitures, ils polluent quoi ?
'''Phildar''' : Non, mais attends, pendant l'amour aussi, Gérard, il t'arrive d'avoir des pollutions nocturnes. On est d'accord.
'''Gérard''' : Ah, mais ça, il y a une personne qui pourra répondre si elle veut bien venir à côté de Manu pour répondre à la question, mais elle veut pas.
'''Phildar''' : Ah, mais c'est pas grave, on continue le débat, on va pas s'arrêter pour ça.
'''Moustache''' :Non, mais si tu veux, j'ai perdu une fil, donc... Je vais sauter cette question. Voilà, je vais écouter, comme ça, au moins, tu vois...
'''Gérard''' : Bon, bah, alors, Moustache, bonne nuit. Allez, hop. Au revoir. C'est pas la peine de le reprendre sur un autre nom, hein. Christian, de la Celle Saint-Cloud.
'''Bounty''' : Moi, j'aime bien faire l'amour, n'importe où. Même dans le foin.
'''Gérard''' : Ouais, mais... Peut-on faire l'amour en polluant ?
'''Bounty''' : Non, je crois pas.
'''Phildar''' : Pourquoi ?
'''Gérard''' : Non, mais pourquoi... Tu vois... Non, non, mais... On avait bien précisé. Il n'y a pas de pourquoi ni des comment. Donc, maintenant, tu le laisses répondre si...
'''Phildar''' : Alors, why ?
'''Bounty''' : C'est très difficile.
'''Gérard''' : Ouais, mais... Alors... Comment... Pourquoi...
'''Phildar''' : Ah, non, pas de pourquoi, Gérard.
'''Gérard''' : Ouais, mais...
'''Phildar''' : Ah, ouais, bah, ouais, t'es bien emmerdé, là.
'''Gérard''' : Dans quel sens...
'''Phildar''' : Non, non, pas dans quel sens, non plus.
'''Gérard''' : Non, non, parce que là, c'était des conneries, ici. Alors, moi, je fais ce que je veux.
'''Phildar''' : Ah, d'accord, toi, t'as le droit, OK.
'''Gérard''' : Donc, Christian, donc... Dans quel sens ? Peut-on faire l'amour en polluant ? Donc pour toi...
'''Bounty''' : Dans le foin.
'''Gérard''' : Ouais, dans le foin... Ouais, mais je vois pas... Je vois pas du tout le rapport. Parce que, dans ce cas-là, tu cherches une aiguille dans une botte de foin. ''[PHildar applaudit, les auditeurs ovationnent]''. Dans ce cas-là, Christian... Moi, je vais te dire une chose. Donc, je vais répondre à la question. Donc, si, admettons, t'arrives pas à trouver la foufoune de la personne, donc, t'es obligé de la chercher dans une botte de foin.
'''Bounty''' : Exactement.
'''Gérard''' : Alors, on va demander à Coquelicot.
'''Coquelicot''' : Non, moi, je crois pas que ça pollue. Franchement, non.
'''Gérard''' : Ouais, mais est-ce que t'as déjà essayé, toi ?
'''Coquelicot''' : Non, franchement, non.
'''Gérard''' : Non, mais attends, 19 ans, je pense que... C'est vrai, à Troyes, ils font pas beaucoup l'amour, hein. ''[rire bruyant, rocailleux, moqueur, envers Phildar, originaire de cette ville]''.
'''Phildar''' : Qu'est-ce que t'en sais, t'y habitais ?
'''Gérard''' : Hein, Phildar ? Braguette ?
'''Braguette''' : Oui ? Bah, moi, je suis d'accord avec Coquelicot. Je dis que ça pollue pas.
'''Gérard''' : Ouais, bah, toi non plus, t'as pas essayé, là-bas.
'''Braguette''' : Ah, si, si, moi, j'ai essayé... J'ai essayé dans les volcans, j'ai essayé dans les petites rivières autour des volcans et j'ai pas pollué.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais, de toute manière, les volcans, j'ai annulé... Normalement, c'était le thème du deuxième débat, mais je l'ai annulé parce que... C'était... C'était pas évident. Non, et puis même...
'''Braguette''' : Harroun Tazieff était pas libre.
'''Phildar''' : T'as trop de problèmes, en ce moment, avec les volcans, la grève et tout, c'est chiant.
'''Gérard''' : Non, non, non, mais même, les volcans, c'était pas... Ils en parlent pas assez à la télé, tout ça. Moi, je sais, je sais très bien que j'ai été sur Clermont, il y a 3-4 ans, j'ai été me balader. Je sais que c'est là-bas qu'on voit... Il y a un coin qui est... Qui est volcanique. En Auvergne, je sais que c'est le truc des volcans. Donc...
'''Braguette''' : T'as été à Vulcania, non ?
'''Gérard''' : Ben, j'y ai été, oui, mais c'est pas évident parce que quand tu y vas à pied, faut quand même monter la côte. Parce que tu peux pas y monter en voiture.
'''Greenpeace''' : Gérard, je voulais te poser une question, c'est Greenpeace. Est-ce que t'as vu ce qui s'est passé à San Francisco, Volcano ? Il y a un volcan qui est sorti de San Francisco.
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, pour l'instant, on est dans la pollution, d'accord ? Sucre d'orge.
'''Sucre d'orge''' : Oui. Ben, alors, moi, je trouve que l'amour, c'est trop beau, quoi. Ça pollue en aucun cas.
'''Gérard''' : Bon, ben, c'est tout ce que t'as à dire ? Non, mais je pense que, là, ce soir, on dirait que vous êtes pas réveillés, là.
'''Greenpeace''' : Mais si, Gérard.
'''Phildar''' : Non, ils sont calmes, nuance.
'''Greenpeace''' : Si tu veux, on peut s'exciter hein.
'''Sucre d'orge''' : Il y a un autre sucre d'orge là.
'''Gérard''' : Quoi, un autre sucre d'orge ?
'''Sucre d'orge''' : Ouais, il y a plusieurs sucres d'orge dans cette maison. On est trois sucres d'orge.
'''Greenpeace''' : Je vais te le foutre, mon sucre d'orge, moi, tu vas voir.
'''Phildar''' : Ben, réponds, alors, vas-y.
'''Sucre d'orge''' : Eh ben, moi, je me dis que ça pollue pas et que Gégé, je sais pas pourquoi il pose la question. T'as pollué en faisant l'amour, Gégé ?
'''Gérard''' : Ah, ben, ça, je vais te dire une chose, Sucre d'orge, tu vas te calmer, déjà.
'''Sucre d'orge''' : Mais non, mais je sais pas, j'ai pas compris ta question.
'''Phildar''' : Ouais, voilà pourquoi, toi, Gérard, t'as écrit cette question ? Pourquoi ? Toi, tu penses que l'amour, ça pollue ou pas ?
'''Gérard''' : Non, peut-on faire l'amour en polluant ? Bon, de toute manière, tu peux faire très bien l'amour comme Moustache disait, ou Greenpeace, ou Coquelicot, ou Bounty, je sais plus. Enfin, bref, on s'en passe. Mais je pense que faire l'amour, tu peux faire l'amour où que tu veux.
'''Phildar''' : Mais ça pollue pas.
'''Gérard''' : Ben oui, mais voilà, d'accord. Mais je crois pas pourquoi, tout de suite, y'en a qui s'attachent sur des trucs qu'on vient à voir sur ce thème du débat.
'''Phildar''' : Mais pourquoi t'as pensé à cette question, toi ?
'''Gérard''' : Ben, pourquoi ? Parce que c'était une question qui me venait à la tête. Je voulais savoir. C'est tout.
'''Phildar''' : D'accord. Comme ça, t'as la réponse. T'es content ?
'''Gérard''' : J'ai la réponse... De toute manière, y'a personne qui est capable de répondre. Alors, un orage provoque-t-il une pollution atmosphérique ?
'''Bounty''' : Un tonnerre. Un très fort tonnerre.
'''Gérard''' : Non, mais, un orage provoque-t-il une pollution atmosphérique ?
'''Christian''' : De gros dégâts. De gros... De gros... De gros... Accidents. Des gros... Qui provoquent pas mal de dégâts.
'''Gérard''' : D'accord. D'accord. Ouais, je vois ce que tu veux me dire. Sucre d'orge ?
'''Sucre d'orge''' : Moi, je dis que ça nettoie, un orage. Après, tout est beaucoup plus propre.
'''Gérard''' : Non, mais un orage... Un orage provoque-t-il une pollution atmosphérique ? Moi, je peux vous dire une chose que...
'''Sucre d'orge''' : Non, ça assainit.
'''Gérard''' : Non, non, mais... Non, mais attends, Sucre d'orge, je vais répondre à ta question, s'il te plaît. C'est que... Vu le cyclone Georges et tout ça... Ouais, mais ça, je vais vous dire une chose.
suPhildar''' : Et la couche d'ozone, ça a rapport ou pas ?
'''Gérard''' : Bah oui. Moi, je vais te dire une chose. Dans ces cas-là, on parle d'un orage. Tu viens de dire ?
'''Phildar''' : La couche d'eau jaune.
'''Gérard''' : La couche d'ozone. Donc, tu prends... le truc... météorologique. La couche d'ozone, avec les gaz d'échappement...
'''Phildar''' : Vous allez apprendre quelque chose ce soir, écoutez.
'''Gérard''' : Avec les gaz d'échappement, tu peux avoir plus de pollution. Donc, cet été, on a atteint le barème... voire 4, 5 à un moment donné sur Paris.
'''Bounty''' : Même 6.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, Christian. Non, non, on n'a pas dépassé le barème 5.
'''Phildar''' : Le 5,9, je crois.
'''Gérard''' : Non, on est resté à 5. Mais il faut dire une chose, c'est que là-dessus, quand on dit « ouais, les pastilles vertes », donc, les pastilles vertes, je vois pas ce qu'elles ont à faire là-dedans, parce que, de toute manière, les gens prendront toujours leur voiture pour se déplacer, pour aller au boulot.
'''Manu''' : Ouais, mais ils ont pas besoin de bouffer de pastilles Valda pour ça.
'''Gérard''' : Mais non, mais la pastille verte, c'est... Arrête tes conneries, toi. Occupe-toi de ton standard et réponds pas aux questions.
'''Manu''' : Je peux accueillir un nouvel auditeur, par contre ? Donc, on accueille Kelnumero, 20 ans, de Toulouse, sur 105.9.
'''Kelnumero''' : Bonsoir, Paris, et bonsoir, le bar où je travavaille, c'est-à-dire le Maxi Eiffel Fire.
'''Gérard''' : Salut à toi, Kelnumero !
'''Phildar''' : Non, c'est une petite pub.
'''Gérard''' : Non, mais les pubs, on les fait pas.
'''Phildar''' : C'est la nuit sans pub, OK ?
'''Max''' : Et Manu, tu prends sur les 24 lignes, ok ? Parce que je suis venu lui donner un coup de main, il y a 24 lignes.
'''Gérard''' : Ouais, alors, t'accouches. ''[Manu pousse des cris et des respirations rapides, comme ceux d'une emme qui accouche]''. Je senq due tout à l'heure, il y en a un qui va se prendre une pêche. Donc alors, un orage provoque-t-il une pollution atmosphérique ?
'''Kelnumero''' : Moi, je ne sais pas, je ne pense pas, mon cher Gérard, je ne crois pas.
'''Gérard''' : Ouais, mais... Réponds quand même à la question. Non, mais attends, Kelnumero, pourquoi tu appelles ?
'''Kelnumero''' : Ben non, mais pour participer au débat, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais je te pose la question. Si tu ne veux pas répondre, si tu n'as pas la réponse, c'est pas la peine d'appeler.
'''Phildar''' : Ah si, quand même, attends. C'est pas parce qu'il n'a pas une réponse à une question qu'il n'est pas obligé de participer à tout le débat.
'''Gérard''' : Mais là, pour l'instant, il n'est même pas capable de dire...
'''Phildar''' : Non, c'est pas grave, il répondra la prochaine.
'''Kelnumero''' : Avec les éclairs et tout, oui, oui, tout à fait, je pense, oui.
'''Phildar''' : Pour sortir un peu du débat, excuse-moi, il y a Steph sur le Minite qui demande si les pète-fouf polluent l'environnement.
'''Gérard''' : Bon, ben ça, c'était quand on faisait l'amour. Je ne vois pas du tout... Le rapport.
'''Phildar''' : C'est une sorte d'orage. C'est une sorte d'orage. Non, ça ne pollue pas, alors.
'''Gérard''' : Christian. Christian, pour toi ?
'''Bounty''' : Ben, moi, je suis tout à fait d'accord avec toi.
'''Greenpeace''' : Christian, je t'ai reconnu. Pourquoi, Tony, tu prends cette voix de mongole ?
'''Gérard''' : Bon, eh, vous commencez à vous calmer, là. Hein Kelnumero !
'''Kelnumero''' : C'est l'autre, là, Moustache, là.
'''Greenpeace''' : Ouais, Moustache, Gérard, tu devrais le virer parce qu'il fout la merde depuis...
'''Gérard''' : Non, mais c'est bizarre, Manu, je t'avais dit...
'''Manu''' : Mais Moustache est parti, donc...
'''Gérard''' : Non, mais pourquoi qu'on le récupère ?
'''Manu''' : Mais il n'est pas là !
Oui, ben, moi, je dis que ça... Je pense pas que ça pollue, non.
'''Gérard''' : Ouais, mais... Ben... T'as pourtant bien vu des orages ?
'''Sucre d'orge''' : Des fois, il y a des orages de pluie acide. Des fois, ça pollue tout sur le son passage.
'''Braguette''' : Moi, je dis que c'est le contraire, en fait. C'est la pollution atmosphérique qui provoque les orages. Mais c'est bon, en fait. Un bon orage, une bonne pollution d'orage, c'est bien. Ça assainit, elle a raison. Et puis, l'électricité statique, ça fait peur aux enfants, c'est...
'''Gérard''' : Non, non. Moi, je peux vous dire une chose, que l'orage, pour moi, personnellement, vu ce qu'on en... Reego, vas-y, avant que je termine.
'''Reego''' : Ouais, c'est juste Choune sur l'IRC qui te demande ce que veut dire atmosphérique, parce qu'il sait pas du tout.
'''Gérard''' : Ben, atmosphérique, c'est... Atmosphère.
'''Greenpeace''' : Et c'est quoi l'atmosphère ?
'''Gérard''' : L'atmosphère, c'est les nuages et c'est tout ça. Quand vous voyez des gros nuages noirs, là, vous pouvez être sûr d'avoir un gros orage. Quand vous voyez des éclairs, c'est pareil.
'''Greenpeace''' : Gérard, c'est Greenpeace, moi, j'ai pas répondu. Moi, je pense que les orages, ça pollue carrément pas, puisque, en fait, quand il y a de la pollution, c'est qu'il y a de la chaleur. Donc, les orages, il fait froid, généralement, et voilà, ça pollue pas.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non, non.
'''Phildar''' : Pourquoi, Gérard ?
'''Gérard''' : Non, non, je vais dire une chose. En été, quand on n'a pas de flotte, on se plaint parce qu'on a trop chaud. Et quand il pleut, c'est pareil, on se plaint parce qu'on a trop froid.
'''Greenpeace''' : Oui, mais Gérard, moi, ce que t'as pas compris, c'est que, tu vois, quand...
'''Gérard''' : Non, mais attends, dis carrément que je suis un con, que je comprends pas.
'''Greenpeace''' : Moi, je le... Enfin, non, mais bon.
'''Gérard''' : Non, tu le penses... Tu veux pas le dire, mais tu le penses.
'''Greenpeace''' : Exactement.
'''Gérard''' : Bon, alors, Greenpeace, bonne nuit. C'est bon. Non, non, Greenpeace et Moustache, bonne nuit à vous deux. Allez, hop, terminé. On va terminer... Il nous reste deux questions. On va terminer avec Sucre d'orge, Bragate, Coquelicot, Bounty et Kelnumero. Voilà. Alors, le parfum est-il un moyen de pollution ? On va demander à Kelnumero.
'''Kelnumero''' : Oui, alors, moi, j'estime que oui, parce que je vois des grosses bonnes femmes, des fois, qui se foutent de la cocotte et tout. Et, tu sais, quand t'es dans un endroit, dans un magasin et tout, et que t'es à côté d'elles, elles s'en foutent plein, plein, plein. C'est une horreur. C'est une pollution du nez, quoi, oui.
'''Gérard''' : Ouais, mais ça... Ça, je vais te dire, Kelnumero, moi, je peux te confirmer, c'est que... Je pense que Coquelicot, Bounty, Braguette et Sucre d'orge, je pense que vous allez tous être d'accord avec moi. Donc, je pense que je vais vous dire une chose là-dessus sur le parfum. C'est que dès que, par exemple, une personne va avec sa copine pour y acheter du parfum... Donc, déjà... Rien que si elle en met le peu sur la paume de sa main, déjà, tu vas le sentir pendant un bout de temps.
'''Braguette''' : Mais ça dépend quel parfum, en fait.
'''Gérard''' : Oui, mais même que ça soit du parfum pour femme ou pour homme...
'''Braguette''' : Non, non, mais c'est même pas ça. C'est qu'en fait, il y a des bons parfums et il y a des mauvais parfums. Les mauvais parfums, il y a des mauvaises choses dedans, et c'est les parfums qui puent, genre marque de sport. Tu vois ce que je veux dire ?
'''Gérard''' : Non, non. Attends, attends, attends. Attends, attends, attends. Qui c'est qui vient de me parler de marque de sport, là ?
'''Phildar''' : Est-ce que l'Adidas, ça pue ou pas ?
'''Gérard''' :Attends, attends, attends. Justement, tu me coupes...
'''Max''' : J'ai aussi un jeune, là, que j'ai à l'antenne, mais ils ont été au moins... On parle de la pollution des téléphones portables. Il voulait savoir si les portables, portab, téléphones polluent. Tout ce qui est électronique. C'est une question qui revient souvent.
'''Gérard''' : Ça, sur l'électronique, ça m'étonnerait que ça pollue. Ça dépend des gens qui veulent... Ils veulent l'acheter.
'''Manu''' : D'autre part, excusez-moi tout le monde, d'autre part, on accueille Prof Salade, qui est chercheur au CNRS à la place de Greenpeace.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Tu le dis au grand chef, parce que c'est lui qui l'a sélectionné.
'''Max''' : C'est moi qui l'ai sélectionné. Je ne sais pas s'il est valab.
'''Gérard''' : Oui, mais j'espère qu'ils n'ont pas changé de nom pour...
'''Max''' : Non, non, non. C'est moi qui viens de le rappeler, là, à l'instant, sur son portable. Par contre, il est sur son portable. Normal, il est dans son laboratoire.
'''Prof salade''' : Oui, allô ? Bonsoir, Gérard. Oui, je suis désolé de t'appeler d'un portable, mais voilà, je suis au moment... Oui, donc je vais te démontrer, comme deux et deux font trois...
'''Gérard''' : Non, deux et deux font quatre chez moi, pas trois.
'''Prof salade''' : C'est un incendie de forêt. Je suis désolé de revenir sur le début du débat...
'''Gérard''' : Non, non, non, non, on en est à la huitième, on parle du parfum,
on ne reprend pas les questions du départ. Parce que sinon, tu vas retourner voir le chef.
'''Prof salade''' : D'accord. Donc, est-ce que tu as fait de la chimie dans ta vie ? Voilà. Donc, est-ce que tu sais que la combustion du carbone avec de l'oxygène donne de l'eau et du CO2 ?
'''Gérard''' : Oui, mais attends, je vais te dire une chose, je me suis tapé de... Non, non, mais je me suis tapé des acides de carbone quand on était en Allemagne avec Sandy, chez Goodyear.
'''Phildar''' : C'est bon ? C'est pas mauvais, ça, non ?
'''Gérard''' : Oui, Reego ?
'''Reego''' : Non, rien.
'''Gérard''' : Non, je croyais que t'avais une question. Non, mais si t'avais... ...sur l'IRCE, moi, ça me dérange pas.
'''Reego''' : Non, on me dit juste que tu fumes des acides de carbone, mais je vois pas le rapport.
'''Gérard''' : Non, mais ça, moi non plus.
'''Prof salade''' : Les acides de carbone, ça n'existe pas, Gérard.
'''Gérard''' : Oui, ben, les acides de carbone, tu sais, ça sert à quoi ? À faire des pneus et des joints de voiture.
'''Phildar''' : Je le savais pas, en plus, je l'ai dit comme ça au hasard.
'''Sucre d'orge''' : Et Gérard, moi, je disais que les parfums, ben, ça pollue,
parce que c'est fait pour cacher les mauvaises odeurs, et les mauvaises odeurs, c'est de la pollution. Alors, les sportifs qui puent, ils mettent du parfum, et c'est pour cacher la pollution, et tout ça, c'est pour cacher la pollution. T'es d'accord ?
'''Gérard''' : Non, je suis pas d'accord avec toi.
'''Sucre d'orge''' : Mais il y a des parfums, quand ils sont doux, c'est agréable, ça pollue pas. Mais il y a les parfums de chiotte, aussi, ça pollue, parce que ça proue la couche d'ozone.
'''Bounty''' : Moi, je trouve que les parfums, ça sent très bon, même sur une femme. C'est très agréable. C'est très agréable à sentir, une femme qui a beaucoup de charme et du parfum.
'''Gérard''' : Ouais, mais, alors, Christian, moi, je vais te poser la question, et ça, toi, tu vas répondre, tu vas te mettre à côté de Phildar. Quoi, non ? Non, non, pourquoi ?
'''Phildar''' : Non, moi, je réponds pas, je croyais que je devais répondre, non, non.
'''Gérard''' : Parce que moi, je vais te dire une chose, une nana qui s'en met trop, par un moment donné, ça fait mal à la tête avec le...
'''Kelnumero''' : Pourquoi ?
'''Gérard''' : Non, attends, il n'y a pas de pourquoi, toi, tu vas la fermer ! C'est pas à toi que je m'adresse ! Quand je t'appellerai pot de chambre, tu sortiras de sous le lit, toi ! Ok ? ''[applaudissements du studio]''.
'''Kelnumero''' : D'accord, Gérard, je me soumets à ton courroux.
'''Gérard''' : Alors, dans ces cas-là, t'as qu'à fumer la moquette et on verra !
''Phildar ''' : Non, ça pollue, hein !
'''Gérard''' : Hein, ok ? Alors vas fumer la moquette !
'''Max''' : En même temps, je me permets, Max, c'est Max, si le mec, il dit, quand tu dis que quand une femme met trop de parfum, ça donne mal à la tête, quand il te demande pourquoi, c'est normal qu'il te pose pourquoi, parce qu'il est en train de savoir pourquoi.
'''Gérard''' : Ouais, mais j'en connais une, elle s'en met du matin au soir, c'est pas parce que moi, je m'en mets beaucoup, mais je voudrais bien qu'elle réagisse, là. Allez, hop !
'''Max''' : Ça, c'est peut-être pour camoufler la transpi, non ? ''[Sandy va s'asseoir près du icro mais peu convaincue]''
'''Braguette''' : Par contre, il y a des mecs qui se mettent pas de parfum...
'''Gérard''' : Non, non, attendez, s'il vous plaît, derrière, merci, il y a un morceau, là.
'''Sandy''' : Disons que le... Oui, bonsoir, disons que le parfum, c'est bien, t'es obligé d'en mettre, si tu vas à un rendez-vous, t'es obligé de mettre du parfum.
'''Gérard''' : Ah ouais, mais attends, attends, attends, tu vas à un rendez-vous, tu te mets... Attends, je te réponds à ta question, et là, je pense qu'on va se marrer sérieux. Tu crois que tu vas dans un bureau d'un directeur, par exemple, moi, je vais voir Axel. J'arrive, je suis avec ma bouteille, vas-y, hop ! ''[rires sarcastiques et forcés de tout le studio]''.
'''Sandy''' : Non, mais moi, je prends pas ma bouteille sur moi, hein.
'''Gérard''' : Non, mais attends, mais dans ces cas-là, c'est pareil.
'''Sandy''' : Et ce soir, j'ai même pas amené ma bouteille de parfum, donc tu vois...
'''Phildar''' : Elle est tombée dedans, OK ?
'''Gérard''' : Ouais, elle est tombée, parce que t'es à côté, toi. Tu te calmes, hein, tu gardes tes mains...
'''Phildar''' : Ah, t'inquiète. ''[le studio explose de rire]''. Je touche pas à ta cam'.
'''Gérard''' : Ça, c'est ma propriété. Défense d'y toucher.
'''Phildar''' : T'as un droit de bail, non ?
'''Gérard''' : Ouais, j'ai un droit. Donc, dernière question, je pense, ça, c'est... Le chef, il va répondre. Ça, c'est lui qui l'a sélectionnée. Moi, je pense que ça va me retomber sur la gueule, mais c'est pas grave. Les boissons sont-elles...
'''Kelnumero''' : Oui, oui.
'''Gérard''' : Ah, oui, oui ? qui ? Alors, Kelnumero, vas-y ?
'''Kelnumero''' : Bah oui.
'''Gérard''' : Bah oui, mais t'as même pas entendu la fin de la question.
'''Kelnumero''' : Est-ce que c'est une pollution pour toi ? Oui, certainement.
'''Gérard''' : Ah, voilà. T'es content de ta réponse ?
'''Kelnumero''' : Pour moi aussi, parce que moi, je bois beaucoup. Tu sais, ma mère est écossaise, donc... J'ai l'alcool dans le sang depuis que je suis petit donc...
'''Braguette''' : Ton père est boulonais, non ?
'''Prof salade''' : Euh, allô ? Est-ce que les chiottes de la Loco sont polluées ?
'''Gérard''', ''[explose]'': Bon alors Kelnumero, au revoir !
'''Kelnumero''' : Non, non, c'est pas moi.
'''Gérard''' : Bonne nuit ! Bonne nuit, bonne nuit, bonne nuit, bonne nuit !
'''Manu''' : C'est pas Kelnumero, c'est prof Salade. Ça y est. Voilà.
'''Gérard''' : Attends ! Hé, Manu ! Je te préviens !
'''Max''' : Non, parce qu'il avait son portable.
'''Gérard''' : Je te préviens ! J'avais prévenu. Ce soir, le premier débat, je veux pas le casser.
'''Phildar''' : C'est nickel, là.
'''Gérard''' : Là, t'es en train de me le niquer.
'''Manu''' : C'est prof Salade, il est parti.
'''Gérard''' : Alors maintenant, tu te démerdes. Je veux pas savoir. Euh... Bounki ? Bounky, pour toi ?
'''Bounty''' : Oui, bah moi, quand je vais dans... Quelque part, je bois de l'alcool, mais très modérément.
'''Coquelicot''' : Moi, je ne bois pas du tout. Donc, je peux pas répondre à cette question.
'''Braguette''' : Ouais, alors moi, je bois pas du tout et je supporte pas les gros cons qui picolent, quoi. Pour moi, c'est... Parce que eux, ce sont des pollueurs, oui.
'''Gérard''' : Alors, attends, euh... Je vais te dire une chose, Braguette. Quand tu vas dans une boîte de nuit, t'envoies des gros cons ?
'''Braguette''' : J'en vois pleins, oui.
'''Braguette''' : Et à Clermont-Ferrand, il y a des boîtes de nuit, quand même ?
'''Braguette''' : Et puis, il y a aussi des gros cons qui picolent.
'''Gérard''' : Alors, dans ces cas-là, pourquoi que tu vas dans les boîtes de nuit s'il y a des gros cons ?
'''Braguette''' : Bah, attends. J'ai le droit de sortir, quand même.
'''Sucre d'orge''' : T'as des bons DJs ?
'''Gérard''' : Ouais, sucre d'orge, pour finir ?
'''Sucre d'orge''' : Bah, moi, je bois beaucoup, mais que de l'eau. Alors, je peux répondre que boire, ça pollue pas quand tu bois de l'eau.
'''Gérard''' : Ouais, c'est ça.
'''Phildar''' : Ouais, c'est limite comme réponse.
'''Gérard''' : Ça m'étonnerait. À mon avis, ça m'étonnerait.
'''Sucre d'orge''' : Tu me crois pas ? Je bois un petit peu de champagne de temps en temps.
'''Gérard''' : Ouais, un petit peu, quand même.
'''Kelnumero''' : Est-ce que tu penses que, pour toi, ça en est une, Gérard ? Bah, une pollution.
'''Gérard''' : Non, mais moi, je vais te dire une chose, que si je bois, c'est mon problème, c'est pas le vôtre, et ça vous regarde pas, les auditeurs.
'''Phildar''' : C'était pas ça, la question, Gérard. C'était de savoir si c'est pour toi, de boire, c'est une pollution ou pas.
'''Gérard''' : Ben, ça regarde... Simplement, ma femme, c'est tout. Voilà, c'est tout. Ça regarde personne d'autre. Donc, conclusion...
'''Manu''' : Attends, Gérard, justement, pour la conclusion, on va accueillir Cactus, 22 ans, de Paris.
'''Cactus''' : Bonsoir, Gérard. Ça va ?
'''Gérard''' : J'ai pas regardé, ce matin.
'''Cactus''' : T'aurais dû regarder, comme ça, t'aurais pu me répondre.
'''Gérard''' : Ouais, ben, vas-y.
'''Cactus''' : Non, mais tu vas bien, Gérard ?
'''Gérard''' : Ben... Je sais pas, je te dis.
'''Phildar''' : Il a pas regardé, ce matin. Alors, ta conclusion, Cactus ?
'''Cactus''' : Alors, ma conclusion à tout ça... C'est que c'était un très long débat qui était très bien fait. Bien animé par Gérard. Et qui s'est vachement bien passé, pour une fois. Et puis, voilà. Voilà ma conclusion.
'''Gérard''' : D'accord. Ben, comme t'as fait la dernière question, tu vas rester sur le deuxième.
'''Phildar''' : Ah, la classe !
'''Gérard''' : On va demander à Sucre d'orge...
'''Sucre d'orge''' : Oui ? Eh bien, je crois que t'as... Enfin, ouais, bien organisé le truc. T'as viré ceux qu'il fallait virer, t'as gardé ceix qu'il fallait garder.
'''Gérard''' : Non, mais ça, je l'ai fait parce que j'avais...
'''Phildar''' : Ça vient du cœur, ce qu'il a fait.
'''Gérard''' : Non, non. Non, non. Ça, euh... Je le dois à quelqu'un, vu ce qu'il s'est passé mardi, donc... C'est tout. J'y avais promis que ce soir, le premier et le deuxième allaient bien se passer, donc...
'''Phildar''', ''[riant]'' : On avait pas dit le deuxième. On avait dit seulement le premier.
'''Gérard''', ''[souriant]'' : Attends, tu vois... Tu vois, c'est con, parce que toi, t'ouvres toute ta grande bouche. Mais manque de pot, tu vas te taper la réa ! Eh, les deux. Tu vas faire les deux. ''[Manu proeteste avec gestes à l'appui]''.
'''Manu''' : Oh, non, putain. Oh, mince. Je vais démissionner, moi.
'''Gérard''', ''[triomphant]'' : T'es baisé. T'es baisé, mon pote. Et toi aussi. Alors, Sucre d'orge. Conclusion.
'''Sucre d'orge''' : Eh bien, je pense que même si on a dit beaucoup de bêtises et beaucoup de choses intéressantes, le fait...
'''Gérard''' : Non, non, non, non.
'''Phildar''' : On n'a pas dit une chose intéressante. Je tiens à le signaler.
'''Manu''' : Par contre, on a dit de ces conneries...
'''Sucre d'orge''' : Non, mais le simple fait d'avoir répété le mot pollution toute la soirée, c'est bien parce que ça rentre dans la tête des gens et puis ils vont en prendre conscience petit à petit.
'''Braguette''' : Ouais, alors moi, sur le thème, en fait, sur la pollution, je trouve que c'est bien, la pollution, parce que ça fait réagir les gens, parce que maintenant, on privilégie l'électricité, on privilégie aussi le chauffage, tu vois, solaire. Et sinon, pour le débat en lui-même, quand t'es gentil avec les gens, les gens sont gentils avec toi.
'''Coquelicot''' : Moi, c'est la première fois que je viens à un débat avec toi. Je trouve ça très sympa et je trouve que ça a apporté beaucoup de choses quand même, même s'il n'y a pas que des choses intéressantes, c'est vrai, mais je trouvais que c'était très sympa et j'espère que ça va faire réagir des gens.
Christian de la Celle-Saint-Cloud.
'''Bounty''' : Oui, moi, j'adore beaucoup ton débat et c'est pas mal de... Ça apporte beaucoup de choses et j'adore pas mal ton émission.
'''Phildar''' : Qu'est-ce que ça t'a apporté, Christian, le débat de ce soir, toi ?
'''Bounty''' : Beaucoup de choses.
'''Phildar''' : C'est-à-dire ?
'''Bounty''' : Sur la pollution, sur le cinéma, sur le...
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, Christian, Christian, Christian ! Christian !
'''Phildar''' : On l'a pas encore fait.
'''Bounty''' : Non, sur la pollution, sur certaines choses, sur les orages, sur tout. Sur les parfums.
'''Gérard''' : Oui, mais t'avais pas autre chose à demander ? Parce que je t'ai entendu tout à l'heure à 22h. Non, c'est pas grave. Kelnumero ?
'''Kelnumero''' : Bon, alors pour ma toute première participation aux débats de Gérard, moi, j'ai trouvé ça bien, mais bon, je sais que la pollution, toi, c'est ce que tu vis au jour le jour et c'est...
'''Phildar''' : À Paris, ouais.
'''Kelnumero''' : C'est pénible pour toi.
'''Gérard''' : Non, mais de toute manière, la pollution, on la vit dans toutes les villes, hein. Je vais te dire une chose, ça, tu peux pas t'y échapper, que ce soit sur Paris, sur... Même en province, je pense que tu peux pas y échapper, hein.
'''Phildar''' : Il y a des endroits dans le monde où il n'y a pas de pollution, Gérard ?
'''Gérard''' : Euh, je pense pas, non. Donc, conclusion sur le premier débat. Donc, j'ai répondu quand même un peu aux gens. J'ai même coupé la parole pour répondre sur les questions.
'''PHildar''' : C'était bien, ouais. T'as bien fait.
'''Gérard''' : Donc, je pense que le deuxième, je voudrais qu'il se passe comme ça.
'''Phildar''' : D'accord, mais la pollution, la pollution.
'''Gérard''' : Ouais, mais il faudrait qu'on aye moins de pollution, moins de voitures. Parce que là-dessus, ça sera dur. Donc, le deuxième débat qui va porter sur le cinéma. Et on va s'écouter Bernard Mauvaise-Hallen avec Drajets Fuca. Et vous pouvez toujours nous appeler au 0800 70 5000 et 0803 70 5000 et toujours 3615 code Funradio, rubrique Direct. Et l'IRC qui... fonctionne bien je pense ?
'''Reego''' : Ca pulse à mort !
'''Gérard''' : On se retrouve tout à l'heure d'ici dix minutes.
''[Musique]''.
== Le débat sur le cinéma ==
=== Contexte ===
Second débat de Gérard de cette nuit du 8 octobre. Le principal fait à noter est l'émergence de Reego comme régulateur. Discret jusqu'ici, il commence à prendre de l'ampleur pour devenir le vrai thermomètre régulateur de Gérard dans ses virées d'humeur. Au surplus, combiné à Phildar et Manu, il ajoute la dimension qui manquerait au surréalisme sur la durée. Pour la première fois, Max se permet de ne pas rester jusqu'au bout de l'émission, confiant à son équipe la direction réelle des opérations de cette nuit. Il ne le fera pas souvent cette saison-là, mais le fera beaucoup ensuite pour gérer d'autres obligations professionnelles. Le fait est que le format, tout en prenant son envol, trouve aussi déjà sa limite. Gérard est tellement limité dans son contenu qu'il aparaît déjà évident qu'il va falloir combiner d'autres éléments comiques pour pérenniser l'émission, le registre sérieux pouvant devenri ennuyeux. Il est même probable que les acteurs habituels, les auditeurs, n'y trouvent pas leur compte. Mais pour l'heure, c'est bien ce format qui perdure.
Ce débat montre aussi, pour une nouvelle fois, l'ambiguïté de gérard, très pointilleux ici sur sa vie privée et sa pudeur, alors qu'il est prêt à tout dévoiler, sans filtre, dans d'autres circonstances moins adaptées voire risquées. C'est ici que l'instabilité psychique du personnage est claire, par-delà la dimension théâtrale de cette aventure.
=== Les personnages ===
* Gérard Cousin : Gérard
* Phildar, Manu
* Igor : Reego
* Franck Bargine : Max
* Olivier Bouchet : Olivier de la pro
* Mégane : Moulinette
* Tulipe: anciennement Coquelicot
* Scooby-doo : anciennement Kelnumero
* Laura : Cactus
* Goldo : Ananas, Yoshimitsu, Multiplex
* Christian
* Sandy Threadkell : Poussin
* Tony Morestin : Rocco (le nez pincé)
=== Transcription ===
'''Gérard''' : Et voilà, bonsoir à tous. Donc vous nenez d'écouter Baba au rhum avec des petits ...de loup dans le nez.
'''Phildar''' : Non, ça c'était il y a trois disques, Gérard.
'''Gérard''' : Oui, mais le deuxième c'était ?
'''Phildar''' : Non, le premier, tu peux rappeler le premier et je te donne le...
'''Gérard''' : Le deuxième, le premier, je l'ai, là, c'est Baba au rhum avec...
'''Phildar''' : Non, le premier disque, là, on en a passé deux. C'était Bernard Mauvais-Hallen. Et le deuxième, c'était Blur. Voilà.
'''Gérard''' : Et donc, continuez à nous appeler au 0800 70 5000 et 0803 08 5000 et toujours 3615 4 Fun Radio, rubrique direct et sur l'IRC, on continue de nous appeler.
'''Reego''' : Oui, toujours énormément de monde. Je salue Féji, Seb Zed, Gaëtan, Corben, Miss Lover et tous les autres qui sont là.
'''Gérard''' : Et on a combien de personnes sans indiscrétion, Reego ?
'''Reego''' : Une petite seconde, je tape un petit truc et c'est vrai que ce n'est pas très bien de le dire, mais il y a 56 personnes.
'''Phildar''' : Ne le dis pas, ça reste entre nous, non ?
'''Gérard''' : Non, mais c'est bien, 56 personnes, il est 1h39, c'est bien quand même.
'''Max''' : Dites-le en direct, mais pas trop fort, il ne faut pas que les gens l'entendent.
'''reego''', ''[à voix basse mais devant le micro]'' : 56, il y en a 56.
'''Phildar''' : Et sur le Minitel, Gilles, l'inconnu, il y a aussi Babette et Sandy.
'''Manu''' : Et moi, j'aimerais saluer ma mère et ma copine.
Moi, je salue Titi et la Madrilaine et voilà.
'''Reego''' : Pas de marque, pas de marque.
'''Gérard''' : Non, mais la Madridaine, il se reconnaîtra.
'''Manu''' : Si, si, c'est une marque de vélo.
'''Gérard''' : Mais il se reconnaîtra, la Madridaine. On va accueillir Moulinette, 21 ans de Dijon. On écoute Fun Radio... Fun Radio sur 90.7. Tulipe, 19 ans, Toulouse, 105.9. Ananas, Saint-Leu-la-Forêt sur 101.9. Scooby-Doo, 23 ans, Du Havre. On écoute Fun Radio sur 106.9. J'espère que c'est la bonne fréquence.
'''Manu''' : C'est la bonne fréquence, Gérard.
'''Scooby-doo''' : Oui, oui. Bonsoir, Paris. Bonsoir, la Dreamtease.
'''Gérard''' : Cactus. Rebonsoir. Donc, Paris, 101.9. Et Christian de la Celle SaintèCloud, 101.9 toujours. Donc, deuxième débat qui porte sur le cinéma. J'espère qu'il va se passer aussi bien que le premier.
'''Phildar''' : Bien péchu aussi, parce qu'il va se réveiller un petit peu, Gérard. Un petit peu, oui.
'''Gérard''' : Non, mais j'espère qu'il va se passer impeccab, comme le premier, c'est tout ce que je demande. Alors, avez-vous déjà été au cinéma cette année ? Alors, on va demander à... Non, ben, tiens, comme Christian, il a répondu le premier.
'''Christian''' : Oui, j'ai été souvent au cinéma. Oui. Et j'ai vu pas mal de films.
'''Phildar''' : Comme quoi ?
'''Christian''' : Comme Le Titanic, Dîner de con, Six jours sept nuits, Prends garde à toi et Pédale douce.
'''Gérard''' : D'accord. Pédale douce, je peux te dire une chose, c'est un film qui est passé dimanche sur...
'''Christian''' : Sur Première chaîne. Avec Richard Berry.
'''Manu''' : Christian, t'es allé manger chez Gérard ? Il t'a invité ?
'''Christian''' : Non.
'''Manu''' : Non, c'est pas grave. Ouais ! Non, mais j'ai rangé la blague, elle est pourrie.
'''Gérard ''' : Non, non, mais tu te calmes, Manu, parce que... Cactus ?
'''Cactus''' : Ben, moi, j'ai pas trop d'argent, alors tu vois, je me souviens pas avoir été au cinéma.
'''Scooby-doo''' : Moi, ben, j'ai pas tellement eu l'occasion parce que je suis serveur dans un bar. Euh, le problème, j'ai pas vu beaucoup, beaucoup de films cette année. J'en ai vu quelques-uns, mais... ''[pendant ce temps, Manu transmet discrètement une feuille à Phildar]''. Oh là ya larcène là. C'est Olivier à la pro ?
'''Gérard''' : Non, c'est Cactus, à mon avis, qui a... Non, c'est Scooby-Doo qui doit avoir un truc bidon. ''([regardant Phildar]'' Non, mais tu vois, là, ce que Manu t'a donné, c'est pas...
'''Phildar''' : C'est des sondages.
'''Gérard''' : Non, non, mais ça, j'en ai rien à foutre.
'''Phildar''' : D'accord. C'est pas grave.
'''Gérard''' : Tu vois, parce que moi, tes sondages, j'en ai rien à foutre. Alors, on fait pas de sondages lors des débats.
'''Moulinette''' : C'est intéressant, les sondages.
'''Phildar''' : Non, mais c'était pas un sondage, c'était des statistiques, en fait. C'était des questions, genre, pour ou contre le cinéma. C'était pour savoir ce que les Français...
'''Gérard''' : Non, non, mais tu vois, maintenant, dans mes débats, je mets plus des pour ou contre. OK ? Alors, ça, tu me le donnes ?
'''Phildar''' : Il y avait aussi Qu'aimez-vous dans le cinéma. Tu peux le lire, si tu veux, tiens. ''[il lui donne la feuille]''.
'''Gérard''' : Non, mais ça...
'''Gérard''' : Non, mais tu peux le lire, c'est vachement intéressant.
'''Gérard''' : Non, non, mais je verrai ça après. Ananas ?
'''Ananas''' : Ouais, ben, moi, je suis un vrai fan de ciné. Je vais souvent au cinéma. Et dernièrement, j'ai vu Une chatte sur un doigt brûlant.
'''Gérard''' : Non, non, mais attends. Toi, si tu commences ta vulgarisé... Si tu commences à être vulgaire...
'''Ananas''' : Ah, mais je suis pas vulgaire, Gérard.
'''Gérard''' : Non, non, mais attends, une chatte... Une chatte, tu sais ce que ça veut dire, pour moi ?
'''Manu''' : C'est un petit animal à poils courts...
'''Phildar''' : Attendez, il faut savoir si on considère que le cinéma pornographique ne fait pas partie du cinéma, Gérard.
'''Gérard''' : Mais justement... Non, mais justement... Donc, si Ananas veut répondre... bien avant moi à la cinquième question... Donc, dans ces cas-là, prends les questions à ma place.
'''Ananas''' : Ben, je peux pas savoir.
'''Phildar''' : Donc, Ananas, tu gardes ta réponse, parce que ça, c'est pour la cinquième question.
'''Ananas''' : OK, alors, je serre les fesses jusqu'à la cinquième.
'''Gérard''' : Bon, ben, alors, tu vas serrer les fesses avec Manu au standard.
'''Phildar''' : Il a l'habitude, Manu, de serrer les fesses.
'''Tulipe''' : Ben, moi, je suis un peu prise par le boulot, donc j'ai dû aller au cinéma quelquefois, mais en ce moment, je peux pas trop.
e ?
'''Moulinette''' : Oui, alors, moi, j'y suis allée, mais bon, je peux pas te dire si c'est souvent ou un peu, beaucoup. C'est... je sais pas, une fois tous les deux mois, quoi.
'''Gérard''' : Ouais, non, mais je pense qu'à l'heure actuelle, vous pouvez quand même aller voir certains films qui sont sortis. Peut-être Minitel, non ?
'''Phildar''' : Ouais, je pense qu'ils vont aussi au cinéma.
'''Gérard''' : Non, mais on a des réactions ou pas ? Parce que sur l'IRC, on a du monde. Si sur Minitel, ils veulent pas répondre...
'''Phildar''' : Ben, on a Dada sur Minitel qui dit que tu es quelqu'un qui parle plus vite qu'il ne réfléchit.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, dans ces cas-là...
'''Phildar''' : C'est flatteur.
'''Gérard''' : Non, non, mais dans ces cas-là, elle aurait pu dire l'homme qui parle plus vite que son ombre.
'''Phildar''' : Voilà, c'est un peu le même principe.
'''Gérard''' : Ou l'homme qui tire plus vite que son ombre, en parlant de Lucky Luke. Sur IRC ?
'''Reego''' : Oui, il y a Corben qui me demandait si le cinéma pollue.
'''Gérard''' : Oh, non, mais alors là...
'''Phildar''' : C'est plus le thème du débat.
'''Manu''' : Mais est-ce que la pollution, c'est du cinéma ?
'''Gérard''' : Non, non, mais ça... Non, non. Donc, alors là, je pense que c'est une question qui va faire plaisir à tout le monde. Je pense que tout le monde a entendu parler du film. On en a fait de la pub sur Fun Radio. Que pensez-vous du film Godzilla ?
'''Phildar''' : Ah, vous ne pouvez pas passer à côté.
'''Christian''' : Je trouve ça très bien, Christian. Zé vu le film, ze le trouve très formidable.
'''Gérard''' : Christian, sans indiscrétion, on va demander à Cactus, Scooby-Doo, Ananas, Tulip et Mouninette de se calmer. Où t'as été le voir ?
'''Christian''' : Au Gaumont-Parnasse, le matin de très tôt.
'''Reego''' : Pas de marque !
'''Philda''' : Gérard, il a été à New York alors...
'''Gérard''' : Tu vois, moi, j'ai été le voir avec Sandy qui se planque derrière là-bas.
'''Phildar''' : Il n'a rien compris. Il n'a rien compris, mais il l'a vu.
'''Manu''' : Tu as compris que c'était un monstre qui cassait une ville ?
'''Gérard''' : Oui, bien sûr. Je vais te dire une chose. Tu demanderas à Poussin de tout à l'heure, après l'émission, tu verras...
'''Phildar''' : C'est le nom qu'ils avaient donné au monstre dans le film.
'''Gérard''' : Non, non, mais tu demanderas à Poussin tout à l'heure. Donc, Christian, pour toi, tu as été le voir au Gaumont ?
'''Christian''' : Oui, au Gaumont-Parnasse, très tôt le matin.
'''Cactus''' : Écoute, moi, j'en ai entendu parler. J'en ai entendu parler que du bien. Donc, comme je te l'ai dit tout à l'heure, je n'ai pas d'argent. Je n'en ai pas beaucoup. Donc, je ne dépense pas mon argent là-dedans. Mais il paraît que c'est super bien. Mais dès que j'ai l'occasion d'y aller, j'irai le voir.
'''Gérard''' : Eh bien, il faudra peut-être se dépêcher parce que là, il est...
'''Manu''' : Il est déjà 1h46, c'est chaud, là.
'''Cactus''' : Non, mais ne t'inquiète pas, Gérard. Quand on veut voir un film, on arrive toujours à le voir.
'''Scooby-Doo''' : Gérard, je sens que tu vas me virer si je dis que je déteste Jean Reno, que je déteste les films américains de merde et tout ça, donc...
'''Gérard''' : Bon, alors... Non, non, non, mais là, Scooby-Doo !
'''Moulinette''' : Il a le droit, hein.
'''Scooby-doo''' : J'ai le droit, je ne l'ai pas vu et je n'ai pas envie de le voir.
'''Gérard''' : Oh, stop ! Stop ! On se calme. Scooby-Doo, si c'est pour insulter les acteurs de cinéma, dans ces cas-là, tu vas aller voir Manu parce que je pense que tu n'es pas encore rentré dans...
'''Scooby-doo''' : Je ne l'ai pas insulté. J'ai dit que je ne l'aimais pas.
'''Phildar''' : Ben oui, t'es sectaire quand même, Gérard. T'es un peu sectairé.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Non, mais attends, je vais te dire une chose. Quand t'insultes des acteurs de...
'''Phildar''' : Non, il n'a pas insulté, il a dit qu'il n'aimait pas. C'est-à-dire que, ça se trouve, il n'aime pas Jean Reno dans Godzilla parce que le rôle est bidon.
'''Gérard''' : Ah, non, mais attends. Son rôle est vachement bien dans...
'''Phildar''' : Ben, explique pourquoi.
'''Gérard''' : Son rôle est... Attends, Scooby-Doo, tu permets ? Non, non, Scooby-Doo. Scooby-Doo, tu me laisses parler ? Maintenant, je réponds à la question à Phildar. Moi, je vais te dire une chose. Jean Reno, dans le rôle qu'il a dans Godzilla, fais-moi confiance qu'il est vachement bien. Il joue le rôle d'un...
'''Moulinette''' : Le dis pas, je ne l'ai pas vu.
'''Gérard''' : Il joue le rôle d'un...
' ''Phildar''' : D'un agent secret, non ?
'''Gérard''' : D'un agent secret.
'''Moulinette''' : Faites chier, merde.
'''Gérard''' : Oh, qui c'est qui a envie de chier, là ? C'est la deuxième porte à droite.
'''Manu''' : Non, mais elle n'avait pas vu le film, vous lui dites la fin.
'''Moulinette''' : Ne racontez pas, je veux le voir.
'''Gérard''' : Non, non, mais je peux te dire une chose. Jean Reno joue là-dedans dans un super... Il a un très bon rôle.
'''Manu''' : Ce n'est pas le monstre ? Ce n'est pas le monstre, Jean Reno ?
'''Gérard''' : Non, non, non.
'''Scooby-doo''' : Gérard ? Ce n'est pas parce que je n'ai pas les mêmes goûts que toi que tu dois forcément t'énerver et vouloir me virer. J'ai vu tout un tas de films avec Jean Reno, je n'aime pas du tout ce type.
'''Gérard''' : Oui, mais si tu n'aimes pas Jean Reno, dans ces cas-là, c'est... Dans ces cas-là, est-ce que tu as regardé...
'''Scooby-doo''' : Léon, tout ça, mais je n'ai pas aimé.
'''Gérard''' : Mais il est passé, il y a... Quand est-ce que c'est ? Il a joué dans...
'''Moulinette''' : Highlander.
'''Gérard''' : Non, il n'a pas joué dans Highlander, il a joué dans...
'''Ananas''' : Les Bronzés, les Bronzés.
'''Gérard''' : Non, pas dans les Bronzés. Le film, l'opération Cornet de Beaf.
'''Christian''' : Ils l'ont passé à la télé.
'''Gérard''' : Oui, mais il était très bien comme film. Je suis désolé.
'''Scooby-doo''' : J'ai regardé Big avec Tom Hanks.
'''Gérard''' : Oui, tu as raison. Tulipe ? Non, Ananas.
'''Ananas''' : Ananas. Écoute, moi, ce n'est pas les acteurs qui me posent un problème, c'est la bestiole quoi. En fait Godzilla, c'est quand même un petit peu un monstre de tapette, parce que si tu le mets à côté de King Kong, il ne fait pas le poids, Godzilla. Attends, moi, je suis prêt à organiser un combat entre Godzilla et King Kong quand tu veux, je suis prêt à mettre de l'argent quand tu veux, moi, je te dis, King Kong, il met une branlée à Godzilla, c'est tout.
'''Gérard''' : Non, mais attends, King Kong et Godzilla sont de la même taille. Godzilla, c'est un gorille... c'est un gros lézard. Et King Kong, c'est un singe.
'''Ananas''' : Mais King Kong, il est plus fort, c'est tout.
'''Manu''' : Ce qu'on ne sait pas, c'est que dans la vie, ils sont amants.
'''Gérard''' : Non, non, non, non.
'''Ananas''' : Là Manu, tu as balancé quelque chose, là, il ne fallait pas en parler.
'''Gérard''' : Non, non, Tulip, Tulip, Tulip.
'''Tulip''' : Moi, j'ai trouvé ça super.
'''Gérard''' : Tu as été le voir ?
'''Tulip''' : Oui, oui, j'ai été le voir, oui, oui.
'''Moulinette''' : Alors, moi, je ne l'ai pas encore vu pour la simple et bonne raison que je ne regarde pas les films américains en français, mais je les regarde en anglais, donc j'attends qu'il passen en anglais.
'''Phildar''' : Tu l'as vu en anglais, Gérard ?
'''Gérard''' : Non, américain.
'''Phildar''' : Ah, pardon. Excuse-moi.
'''Manu''' : Phildar, tu as fait une erreur... C'est impardonnable.
'''Gérard''' : C'était américain. Moi, je peux vous dire une chose, que ce film-là est très beau à voir. Même Poussin l'a vu. Et je pense qu'elle peut dire que... C'est sûr qu'on a du mal à le comprendre, le film, mais il est très bien. IRC ?
'''Reego''' : Oui, sur l'IRC, il y a Fedji qui demande si, au cinéma, les monstres peuvent remplacer les acteurs.
'''Gérard''' : Ah ben, la preuve, c'est que Godzilla, le monstre, s'est vu opposé avec Jean Reno.
'''Phildar''' : C'est un peu la vedette, aussi.
'''Gérard''' : Oui, mais ça, c'est Jean Reno qui a fait son film, donc...
'''Phildar''' : Non, mais Godzilla, c'est la vedette. Et pourtant, on ne l'a pas vu à l'avant-première en smoking. Il n'est pas venu. Pourtant, c'est la vedette.
'''Gérard''' : Jean Reno...
'''Phildar''' : Non, Godzilla.
'''Scooby-doo''' :Est-ce que Godzilla il va monter les marches de Cannes ?
'''Scooby-doo''' : Tu mets Gérard en face de Françoise, t'as Godzilla 2.
'''Gérard''' : Qui c'est qui vient de dire ça ?
'''Phildar''' : Ça, c'est pas cool.
'''Gérard''' : Scooby-Doo, bonne nuit.
'''Manu''' : Par contre, moi, je croyais que le monstre Godzilla et le gars qui faisait sauver Willy, la baleine, c'était le même.
'''Reego''' : Gérard, justement sur IRC, on me demande si tu connais le nom de l'acteur qui joue Godzilla.
'''Ananas''' : Sandy.
'''Gérard''' : Alors, celui qui vient de dire Sandy, bonne nuit.
'''Phildar''' : Non, c'est Brandy, il a dit.
'''Gérard''' : Non, mais même, ce n'est pas une raison.
'''Manu''' : C'est le nom de l'acteur, Brandy.
'''Moulinette''' : Brandy Walker, son vrai nom.
'''Gérard''' : Oui, c'est ça. C'est faux.
'''Phildar''' : Je pense que tout le monde a répondu à Godzilla. Maintenant, Gérard, on peut peut-être passer à la prochaine.
'''Gérard''' : Donc, combien payez-vous la place de cinéma ? On va demander à Moulinette.
'''Moulinette''' : Moi, je la paye 47. Sauf quand c'est en tarif réduit, c'est 37.
'''Tulip''' : 52.
'''Gérard''' : Attends, 52 francs à Toulouse ?
'''Phildar''' : Ça fait 5 francs de plus ?
'''Ananas''' : Ouais, bah écoute, tu sais, moi, je fais le bon vieux truc. J'y vais avec un copain, puis il vient m'ouvrir la porte de sortie de secours près des chiottes, et puis je rentre gratos, quoi.
'''Gérard''' : Bon, bah alors, Ananas ?
'''Phildar''' : Ça, c'est n'importe quoi.
'''Ananas''' : J'ai le droit, non ?
'''Gérard''' : Ananas ? Tu vois ? C'est terminé pour toi. Au revoir !
'''Manu''' : Mais qu'est-ce qu'il a dit ?
'''Ananas''' : J'ai pas le droit de resquiller ?
'''Manu''' : Pourquoi tu payes le métro, toi ? Tu resquilles pas ?
'''Ananas''' : Toi aussi, tu truandes des fois, Gérard. Chacun ses business, hein, GG.
'''Gérard''' : Allez, allez, hop. Ananas, c'est terminé pour lui. Hop ! Scooby-Doo ?
'''Manu''' : Ah bah, il est parti, Scooby-Doo, tu l'as jeté.
'''Gérard''' : Ouais, mais... Eh, tu me prends des gens au standard, là, ou quoi, toi ?
'''Phildar''' : Ah, les 24 lignes, là.
'''Gérard''' : Non, mais attends, ça va, moi, je peux faire des débats comme ça... ''[il lève les jambes pour mettre ses pieds sur la table]''.
'''Manu''' : Non, parce que là, les pieds près de moi, c'est pas possible, Gérard.
'''Phildar''' : Ah, tu bosses un peu, Manu, quand même.
'''Manu''' : Ouais, bah, j'y vais, j'y vais, j'y vais.
Non, mais t'y vas maintenant ! Tu me reprends deux personnes à place d'Ananas et de Scooby-Doo.
'''Reego''' : Le débat, Gérard, le débat.
'''Cactus''' : Euh, c'est... Je crois que c'est 48 francs, la place, moi.
'''Christian''' : Moi, ze paye 56 francs.
'''Moulinette''', ''[réagissant au fait que Gérard note tous les chiffres qu'on lui donne]'' : Ça rentre pas dans les cases du loto.
'''Gérard''' : Alors, 56... Alors, moi, je peux vous dire une chose, que là, il y en a aucun... Personne m'a donné la bonne réponse. Les meilleures places, c'est 30 balles la place du cinéma.
'''Phildar''' : Où ça ? Dans tes rêves ?
'''Gérard''' : Non. Non, moi, je peux te dire une chose, UGC, c'est 30 balles.
'''Phildar''' : Mais pour les moins de 12 ans.
'''Cactus''' : En tarif réduit ?
'''Gérard''' : Non, non, il n'y a pas de tarif réduit.
'''Moulinette''' : Pour les mongoliens.
'''Phildar''' : Attends, Gérard. Moi, j'ai rarement vu des places à 30 balles à Paris. Et même en province, je pense que c'est pareil.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Toi, dans ta ville de Troyes, il n'y a pas de cinéma. J'y ai été une fois, il n'y a aucun cinéma dans ta ville de Troyes.
'''Phildar''' : Si, ya des cnnémas, mais moi je faisais comme Ananas. Je passais par derrière. Bon, le problème, c'est pas ça. Le problème, c'est que c'est 50 balles maintenant, parce que la vie évolue et qu'on pollue le système.
'''Gérard''' : Bon, quelle heure il est ?
'''Cactus''' : On revient toujours à la pollution.
'''Gérard''' : 1h50. 1h54. Non, on ne continue pas la pollution. Donc, oui...
'''Reego''' : Enchaîne la question.
'''Gérard''' : Vas-y, si quelqu'un voulait réagir sur les places.
'''Reego''' : Oui, alors, il y a Corben qui demande si Godzilla paye sa place quand la pollution est niveau 3.
'''Gérard''' : Non, mais ça, je ne vois pas le rapport.
'''Phildar''' : On s'en fout ça, Reego, on t'a déjà dit.
'''Reego''' : Non, non, mais il fait bien de poser la question, mais ce n'était pas le thème du débat. C'est qui sur IRC ?
'''Reego''' : C'était Corben.
'''Manu''' : Gérard, donc, à la place de Scooby-Doo, on accueille Poussin. Et à la place d'Ananas, on accueille Yoshimitsu de Caen, où on peut écouter Fun sur 96.3 FM.
'''Gérard''' : Donc, on va attaquer la quatrième. Regardez-vous la télé sur les films sortis ? Donc, alors, je refais la question. Par exemple, quand vous regardez la télé, par exemple, le mercredi... oh là, il y a des téléphones qui sont pourris, là, je n'aime pas ça.
'''Manu''' : Je crois que c'est Poussin.
'''Gérard''' : Eh Poussin, tu n'en es pas comme un bœuf.
'''Poussin''' : Non, non, ce n'est pas moi.
'''Phildar''' : Ben si, mais dès que tu parles, ça s'arrête.
'''Gérard''' : Donc, est-ce que vous regardez, par exemple, le mercredi, vous avez des films qu'on vous annonce à la télé ?
'''Cactus''' : Ça s'appelle des bandes annonces.
'''Gérard''' : Voilà, les bandes annonces.
'''Christian''' : Sur exclusif.
'''Yoshimitsu''' : Pas de gros mots.
'''Gérard''' : Non, sur exclusif, je ne pense pas que j'en ai encore eus. Alors, donc, est-ce que vous les regardez ? Est-ce que vous regardez l'avant-première du film qui sort ?
'''Phildar''' : Ah, il passe les avant-premières ?
'''Gérard''' : Oui, ils passent les bandes annonces du film. Et ça, je peux le confirmer. Donc, on va demander à Moulinette.
'''Moulinette''' : Alors, moi, je ne regarde jamais ça, parce que ça te donne toujours une image carrément faussée du film que tu vas aller voir. Je me fais une opinion plutôt par les journaux et plutôt par mes amis.
'''Gérard''' : Oui, mais attends, Moulinette. Dans ces cas-là, si tu ne regardes pas la bande annonce à la télé, donc, sur les journaux, c'est pareil. Donc, sur les journaux, ça te met la bande annonce du film qui sort. Donc, tu vois l'image.
'''Moulinette''' : Pas du tout, Gérard. Tu ne vois pas l'image sur le journal, Gérard.
'''Gérard''' : Moi, je peux te dire que si, et je peux...
'''Manu''' : C'est parce que tu lis des BD, Gérard.
'''Yoshimitsu''' : Avec Gérard, elle bouge l'image.
'''Gérard''' : Non, non, mais moi, je peux te ramener un journal, pas demain, mais mardi, si tu veux. Moi, je te ramène le journal, et tu vas voir que même mercredi, je peux te ramener le journal, comme quoi que la bande annonce... Ils vont te mettre la bande annonce des films qui sortent le jour même. Donc, Tulipe ?
'''Tulipe''' : Bah, moi, ça m'intéresse énormément, parce que vu le peu de films que je vais voir, je suis sûre au moins qu'il m'intéressera ou pas.
'''Gérard''' : Ouais, mais... Oh là, qui c'est qui a un téléphone pourri ?
'''Manu''' : C'est Poussin, je ne sais pas, elle le gratte sur son menton, c'est une horreur...
'''Yoshimitsu''' : C'est parce qu'elle a de la barbe ou quoi ?
'''Gérard''' : Oh vous vous calmez, s'il vous plaît, derrière, merci. Tulipe ? Je me demande si à Toulouse, vous avez... Je me demande si vraiment, vous avez des salles de cinéma.
'''Tulipe''' : Ah, si, si, franchement, Gérard, il y a des salles de cinéma, hein.
'''Gérard''' : Ouais, ça m'étonnerait, hein.
'''Moulinette''' : C'est pas le tiers-monde, hein.
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, à 19 ans, je crois que t'es en pleine études, ça m'étonnerait que t'ailles voir des films.
'''Tulipe''' : Je travaille, Gérard, je ne suis plus dans les études, moi.
'''Phildar''' : Moi, je voulais te poser une question, Gérard. Imagine, tu vois la bande annonce le mercredi. Une bande annonce, ça dure combien de temps ? Ça dure une minute, une minute trente. Qu'est-ce que tu vas te faire chier après à aller voir le film ?
'''Gérard''' : Non, mais toute manière, sur la bande annonce, tu ne vois presque rien. Tu ne vois presque rien, il faut voir le film réel. Par exemple, sur Godzilla, t'as vu quoi ? T'as vu simplement le monstre qui cassait carrément l'hôtel.
'''Manu''' : Ouais, mais il n'y a que ça dans le film, de toute façon.
'''Gérard''' : Oui, non, mais il ne fait que ça, je suis d'accord.
'''Moulinette''' : Raconte pas, raconte pas, raconte pas.
'''Gérard''' : Non, mais attendez, je réponds à Manu. Oui, d'accord, Manu, il ne fait que ça.
'''Phildar''' : Donc, je me dis, ça ne sert à rien d'aller voir le film après.
'''Gérard''' : Mais si, pour les gens qui aiment bien voir des films comme ça, peuvent aller le voir. Moi, je leur conseille d'aller le voir.
'''Phildar''' : Mais ça ne sert à rien de dépenser 50 balles si tu vois une bande annonce où il y a tout.
.
'''Gérard''' : Non, mais ils ne vont pas dépenser 50 balles parce que le mercredi, c'est moins cher. Là, sur tous les chiffres que j'ai eus, le moins cher, c'est 30 balles la place. Donc, Reego, oui ?
'''Reego''' : Oui, ça va. Ok, c'est bon, on peut y aller. Il y a encore Corben qui demande si le Titanic a coulé à cause de Godzilla qui était monté à bord.
'''Gérard''' : Alors là, c'est vrai qu'on parle de Godzilla, on ne parle pas du film Titanic avec Céline Dion et Leonardo DiCaprio. C'est vrai que ce film-là, c'est vrai... Non, mais... Non, mais c'est vrai que ce film-là a fait un ravage. Mais je pense qu'à l'heure actuelle, c'est pas lui qui sera dans les premiers.
'''Yoshimitsu''' : Eh, Gégé, c'est Céline Dion ou c'est Lara Fabian, t'es sûr ?
'''Gérard''' : Non, non, c'est Céline Dion. Attends, tu permets... Non, non, mais attends.
'''Yoshimitsu''' : Je ne l'ai pas vu.
'''Gérard''' : Non, non, mais tu ne l'as pas vu, mais moi, je peux te dire une chose, que c'est Céline Dion. C'est pas Laura Fabian.
'''Manu''' : D'ailleurs, elle est super belle dans ce film.
'''Moulinette''' : Elle est trop belle.
'''Gérard''' : Elle joue un rôle... Elle joue le rôle, si je me souviens bien, elle doit jouer le rôle de l'épouse...
'''Phildar''' : De la vieille, non ? De l'iceberg.
'''Gérard''' : Ah, mais arrêtez, là ! Parce que ta l'heure, toi, je vais t'éclater ton bénur. Tu vas pas me casser les burnes, ok ? Je pense qu'elle joue le rôle de la femme de Leonardo DiCaprio, mais je ne suis pas sûr. Donc, on va demander à... Yushimitsu, là.
'''Yoshimitsu''' : Non, non, non, attention. Yushimitsu, tu restes correct, quand même. Attends, moi, je ne t'appelle pas Gérald. Alors, c'est Yushimitsu. Ben, moi, je suis un vrai fan de cinéma. En plus, on n'est pas très riches. Donc, moi, je n'ai carrément pas la télé. Je ne vais qu'au cinéma. Donc, en fait, les bandes annonces, je ne les vois pas à la télé, quoi.
'''Gérard''' : OK, Poussin. Poussin ! ''[silence]''. Oh, putain, mais merde !
'''Manu''' : Mais je n'ai rien fait ! Elle est là ! Mais elle est là !
'''Poussin''' : Non, mais je suis là, hein. Non, moi, ce que je voulais dire, c'est que les bandes annonces, c'est bien, quand même, de pouvoir les voir à la télé. Au moins, ça te donne envie d'aller voir les films. Et au moins, tu peux savoir les extraits de films, comment ça se passe et tout ça. ''[les auditeurs ponctuent par « d'accord », en voix de tête, accompagnés de Moulinette]''. Donc, tu peux y aller et puis tu peux...
'''Gérard''' : Celui qui dit, d'accord, super, tu la fermes derrière, s'il te plaît. Merci.
'''Poussin''' : Si, par exemple, ça ne t'intéresse pas, ty vas pas. Comme ça, ça te donne un point de vue.
'''Cactus''' : Ouais, moi, je m'y intéresse beaucoup aux bandes annonces parce qu'en fait, je ne me fie pas aux opinions des autres et... Quand j'accroche avec une bande annonce, je vais voir le film et quand je n'accroche pas, je ne vais pas le voir, voilà.
'''Christian''' : Oui, les bandes d'annonces, moi, je les vois dans les salles de cinéma avant de commencer les films. Ils présentent beaucoup de bandes d'annonces.
'''Gérard''' : Que pensez-vous des journaux sur les films X même voire à la télé ? Donc, vous allez réfléchir et on va se retrouver d'ici... Trois minutes. Et on va s'écouter les petits poils de bouc avec des slips et toujours 0800 70 5000 et 3615 code Funradio, rubrique direct. Et toujours l'IRC. On vous retrouve d'ici trois minutes.
''[musique]''
'''Gérard''' : Et voilà, vous venez d'écouter les petits poils de bouc avec des slips et on récupère donc Moulinette. Tulip. Yo... Poussin. Cactus. Christian de la Celle-Saint-Cloud Donc alors, cinquième question, vous l'avez entendue.
'''Moulinette''' : Tu peux nous la rappeler, s'il te plaît ?
'''Gérard''' : Oh, non, non, mais attendez, je vais pas...
'''Yoshimitsu''' : C'est sur le cul, c'est sur le cul.
'''Gérard''' : Alors, que pensez-vous des journaux sur les films X ou à la télé ? Putain, mais arrêtez de renifler comme des boucs !
'''Phildar''' : C'est vrai, arrêtez de renifler, quoi. Arrêtez de respirer, c'est tout.
'''Yoshimitsu''' : Vas-y, laisse-nous vivre.
'''Gérard''' : Si ça te plaît pas, toi, c'est le même prix, tu vas dégager, OK ?
'''Phildar''' : Bon, alors, la question, Gérard, on y va, oui.
'''Gérard''' : Alors, que pensez-vous des journaux sur les films X et même à la télé ? Donc, on va demander à Moulinette.
'''Moulinette''' : Ouais, alors, moi, t'as du pot, parce que j'adore ça. J'adore regarder, en fait, les petits journaux qui vendent des cassettes porno,
parce que t'as toujours le résumé de l'histoire avec des mots super crus. Ça donne vachement envie de regarder le film. J'adore également le journal du hard, parce que ça me fait délirer.
'''Gérard''' : Non, mais attends, le journal du...
'''Moulinette''' : J'ai pas fini. C'est fait sur un ton comique. Et tu vois vraiment des images...
'''Gérard''' : Mais non, mais attends, attends, Moulinette, Moulinette. Moulinette ! Moi, attendez, s'il vous plaît, derrière, on se calme. Alors, t'as 21 ans, tu fais quoi dans la vie sans indiscrétion ?
'''Moulinette''' : Oui, je travaille dans une boulangerie.
'''Gérard''' : Ah, ouais ? Et tu crois que tu peux te permettre de t'acheter...
'''Moulinette''' : Mais je dis pas que je les achète, je dis que je les regarde, les...
'''Gérard''' : Non, non, mais est-ce que... est-ce que, est-ce que, en travaillant dans une boulangerie... Tu peux te permettre de louer Canal Plus ?
'''Moulinette''' : Bah, bien sûr, hein.
'''Gérard''' : Ouais, tu te fais combien sans indiscrétion par mois ?
'''Moulinette''' : Bah, ça, ça te regarde pas, mais oui, j'ai les moyens d'avoir Canal, je fais ce que je veux, Gérard.
'''Gérard''' : D'accord. Tulipe ?
'''Tulipe''' : Bah, moi, sans vouloir paraître coincée, bah, ça m'intéresse pas vraiment. Mais bon... si ça intéresse des gens, moi, je trouve que c'est bien.
'''Moulinette''' : Ah, faut que t'essayes Tulipe, c'est génial, hein.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Moulinette, pour l'instant, je demande à Tulipe, ok ?
'''Phildar''' : C'est plus Moulinex.
'''Gérard''' : Euh... Yo, Yoshimoutchou, là.
'''Yoshimitsu''' : Ah, Yoshimitsu, s'il te plaît, reste poli.
'''Gérard''' : Ouais, oh, t'as qu'à prendre un autre nom, d'accord ? Parce que tout à l'heure, je vais t'appeler, euh...
'''Yoshimitsu''' : T'es gentil, c'est mon vrai nom, je suis Thaïlandais, ça te pose un problème ? Bon, alors, tu te calmes. Bon, je te réponds, maintenant.
'''Gérard''' : Oh, oh, oh ! Oh, tu me parles sur un autre ton !
'''Phildar''' : Bah, toi aussi, Gérard.
'''Tulipe''' : T'énerve pas, Gérard, ça sert à rien, oh !
'''Yoshimitsu''' : On va repartir sur de bonnes bases, hein.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, ouais, je pense. Hein, Tony ?
'''Phildar''' : Bah, non, y a pas de Tony, ce soir. Ils sont en vacances, je te dis, ils sont...
'''Gérard''' : Ouais, ouais, ils sont en vacances, ça m'étonnerait.
'''Phildar''' : Ils sont en Afrique. Ils sont en vacances.
'''Yoshimitsu''' : Alors, moi, ouais, je suis un gros fan de films X, j'en consomme pas mal. Et, dernièrement, j'ai vu Ouvre la fenêtre que je te mette et Change de trou, ça fume. Et, franchement, je les conseille à tout le monde.
'''Gérard''' : Non, mais d'accord, je vois pas du tout le rapport avec la question. Euh, Poussin ?
'''Poussin''' : Bah, écoute, je pense que si ça intéresse des gens pour regarder des cassettes porno, moi, je pense que, personnellement, c'est pas utile de regarder des cassettes porno pour prendre son pied.
'''Moulinette''' : T'en regardes pas, toi ?
'''Poussin''' : Non, pas du tout, non. Je trouve que c'est... Enfin, s'il y en a qui veulent regarder ça, ils regardent ça s'ils veulent, mais... C'est pas intéressant, tu peux prendre ton pied autrement.
'''Moulinette''' : Et ton mec, il regarde ça ?
'''Yoshimitsu''' : Attends, GG ?
'''Gérard''' : Non, attendez, attendez, 5 minutes, attendez. Vous allez répondre après, mais il y a une question...
'''Reego''' : Oui, sur IRC, SebZ te demande, Gérard, si tu préfères les films X, Y ou Z.
'''Gérard''' : Euh... Aucun des trois.
'''Phildar''' : C'est quoi la différence ?
'''Gérard''' : X, Y, Z ?
'''Reego''' : Non, les films X, ou les films Y, ou les films Z.
'''Gérard''' : Bon, déjà, les films X, c'est les films porno. Les films Z, ça existe pas. Et les films, quoi après ? Y, non plus.
'''Reego''' : On me dit que ça existe, et qu'en fait, tu connais rien sur le cinéma, et que tu devrais pas faire un débat là-dessus.
'''Gérard''' : Eh ben, dans ce cas, s'il n'est pas content, il va au ciné de lui-même. Cactus ?
'''Cactus''' : Moi, honnêtement, je m'intéresse pas à ce genre de truc, parce que j'ai assez l'imagination pour me passer de ce truc-là. Mais pour taper un bon délire, ouais, ça me dérange pas de regarder. ''[souffle de quelqu'un qui rit dans le combiné]''.
'''Gérard''' : Oh, derrière, quand quelqu'un parle, s'il vous plaît.
'''Manu''' : C'est poussin, Gérard. Si, si, je l'enlève, je la remets, c'est elle.
'''Phildar''' : Ouais, c'est vrai, en plus.
'''Gérard''' : Non, non, bien sûr. Vous voulez la virer... Christian, pour finir ?
'''Christian''' : Oui, ben moi, j'adore ça. Ça, j'envoie pas mal de photos à Max. Chez moi, à la Celle-Saint-Cloud, j'ai pas mal de tableaux des femmes avec des culs nus. Même dans les chiottes.
'''Phildar''' : Excuse-moi, avant que tu réponds, j'ai une question de Sucette, 22 ans, sur le Minitel, qui demande à quel âge tu as vu ton premier film de cul.
'''Gérard''' : Ça, j'y répondrai pas, à elle.
'''Phildar''' : Ben pourquoi ? C'est indiscret ? T'en as déjà vu un, ou pas ?
'''Gérard''' : Non, mais c'est des questions qui sont atteinte à la vie privée, donc... Sur la vie privée, je réponds pas.
'''Phildar''' : À 17 ans ? À 17 ans, tu l'as vu ?
'''Gérard''' : Je répondrai pas. C'est tout.
'''Yoshimitsu''' : J.J., c'est Yoshimitsu. Tout à l'heure, Poussin... Elle disait qu'elle connaissait pas trop les films. Moi, si elle veut, je me propose gentiment de lui faire découvrir. On pourrait échanger nos coordonnées hors antenne.
'''Gérard''' : Non, mais tu vois... Je pense qu'à mon avis, Poussin, elle sera peut-être pas d'accord.
'''Poussin''' : Non, mais en fin de compte, ça m'attire pas trop.
'''Yoshimitsu''' : Non, mais je vais te faire découvrir, après, on essayera et tout, non ?
'''Poussin''' : Non, non, c'est pas un truc qui m'attire.
'''Yoshimitsu''' : Tu as ce qu'il faut à la maison ?
'''Poussin''' : Non, c'est pas ça, mais je regarde pas ce genre de choses. Je regarde plutôt des cassettes comiques ou des cassettes plus intéressantes que ça.
'''Phildar''' : Il y a aussi les mangas. Les mangas, c'est des dessins animés comiques et il y a du cul aussi.
'''Gérard''' : Ouais, mais ça... Moi je regarde pas les dessins animés. Donc une question... ça je pense que... c'est dommage parce qu'on n'en a pas beaucoup là. Et c'est bête, parce que cette question-là, je vais la poser.
'''Phildar''' : Aux nanas, c'est pour les nanas ?
'''Gérard''' : Non, ça concerne certaines personnes... donc c'est un reportage que j'ai vu hier, donc c'est malheureux. Je vais le passer parce que c'est ma question. Avez-vous déjà vu... Avez-vous déjà vu un film sur les routiers ? Ça, je sais, c'était...
'''Phildar''' : C'est du cinéma, ça ?
'''Yoshimitsu''' : De cul ?
'''Gérard''' : Non. Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, attendez, attendez. Je peux vous dire une chose que... Ça, avez-vous déjà vu... Avez-vous déjà vu un film sur les routiers ? Je peux dire une chose que c'est un film qui est passé sur... Je sais plus quelle chaîne.
'''Manu''' : Mais c'était pas un film, Gérard, c'était un reportage.
'''Gérard''' : Non, non, je sais, il y avait un reportage hier sur les routiers. Mais il y a un film qui est passé sur la 6, M6.
'''Yoshimitsu''' : Ça s'appelait Asphalt Fucker.
'''Gérard''' : Non, non, ça s'appelait Le Convoi.
'''Phildar''' : Non, c'était un non-voyant.
'''Cactus''' : C'était un téléfilm, ça n'a rien à voir avec le cinéma, Gérard.
'''Gérard''' : Moi, je vais dire une chose, Cactus, que le film est passé sur M6 et qui a duré pendant une heure et demi. C'est un mec...
'''<mznu''' : Gérard, Gérard, excuse-moi, il y a eu une grave erreur, pas de marque. Sur la chaîne...
'''Reego''' : Et à propos de films sur les routiers, on me conseille Mêlée Ouverte pour routiers à moustache.
'''Gérard''' : Non, mais ça...
'''Phildar''' : C'est un bon film, je l'ai vu, c'est un bon film. Il y a deux nanas moustachues là-dedans, ça s... grave.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non, allez. Non, non, allez. On revient sur la question des routiers. Donc, je peux vous dire que ce film-là est bien passé et je l'ai vu.
'''Christian''' : Avec Jean Gabin.
'''Manu''' : Attendez, excusez-moi, parce que, bon, Gérard, t'as vu le film, explique-nous un peu, peut-être, ce que ça racontait.
'''Gérard''' : Ben, attends, on va demander s'il y a des gens qui l'ont vu.
'''Yoshimitsu''' : Yoshimitsu, je l'ai vu. C'est l'histoire d'un routier qui glisse sur une plaque de verglas et ça se finit mal.
'''Gérard''' : Bon, alors, toi, tu peux dire...
'''Manu''' : Ça y est, il a fait ses valises. Ça y est, il est parti.
'''Gérard''' : C'est plus la peine qu'il revienne. Tu me prends quelqu'un d'autre sur les 24 lignes.
'''Manu''' : Non, sur les 3 lignes, là.
'''Gérard''' : Ah, il n'y a plus que 3 lignes ?
'''Manu''' : Non, c'est parce que c'est plus le 0800 70 5000, mais le 0803 08 5000 exclusivement.
'''Gérard''' : Alors, donc, si vous voulez nous appeler pour réagir sur cette question-là, faites vite, parce que dans 4 minutes, je change de question.
'''Phildar''' : Le numéro vert est toujours disponible sur IRC et sur Minitel.
'''Gérard''' : Donc, Christian ?
'''Christian''' : Oui, ben, moi, zé vu un film comme ça, de con... de routier.
'''Phildar''' : De con, oui, tu peux le dire.
'''Gérard''' : Non, non, c'est le titre du film. Ça s'appelle Le Convoi.
'''Christian''' : Oui, c'est ça, que j'avais vu avec Jean Gabin, puis qu'il traversait un camion.
'''Phildar''' : En moto ?
'''Gérard''' : Non, non, tu te trompes. Cactus ?
'''Cactus''' : Ben, écoute, personnellement, je ne l'ai pas vu, mais si tu me raconterais un petit peu de quoi ça parle, je pourrais te dire un petit peu mon avis.
'''Gérard''' : Non, ben, pour l'instant, je vous raconterai tout à l'heure, parce que je peux vous le dire, je l'ai vu, ce film-là, il est très beau à voir.
'''Cactus''' : Bon, ben, je ne me ferai pas d'opinion, alors.
'''Gérard''' : Non, mais j'expliquerai après. Poussin ?
'''Poussin''' : Ben, moi non plus, je n'ai pas vu le film, donc je ne pourrais pas te répondre.
'''Tulipe''' : Moi non plus, je n'ai pas vu.
'''Moulinette''' : Moi, je ne l'ai pas vu, et par contre, j'ai vu un épisode de Drôles de Dames où elles enquêtaient sur le milieu des routiers, et elles étaient routières.
'''Phildar''' : Ah, c'était bien, ça, je l'ai vu aussi, ouais.
'''Gérard''' : Non, je pense que là, vous faites illusion.
'''Phildar''' : Donc, c'est quoi l'histoire du film ?
'''Gérard''' L'hiistoire du film... en fin de compte, c'est un gars qui... qui part avec un autre pote, et bon, c'est malheureux à dire, c'est un black. Donc, il se fait taper sur la gueule.
'''Tulipe''' : Et pourquoi c'est malheureux à dire ?
'''Moulinette''' : Pourquoi c'est malheureux, Gérard ?
'''Phildar''' : Non, parce qu'il y avait un peu de racisme dans l'histoire du film, c'est ça.
'''Gérard''' : Voilà. Et en fin de compte, t'as tout le monde, t'as même un truc, ça, c'est ce qui m'a, dans le passage du film, ce qui m'a fait marrer le plus, et je voudrais bien qu'il repasse, c'est que tu vois des prêtres qui sont tous en train de dire « Amen ».
'''Phildar''' : Ouais, c'est excellent.
'''Gérard''' : Non, mais ils s'amusent, et en fin de compte, ils vont… Après, t'as les routiers…
'''Phildar''' : T'as Alain Delon, ouais.
'''Gérard''' : Non, non, il n'y avait pas Alain Delon. T'as tous les routiers qui organisent une chaîne, parce que… Non, qui organisent une chaîne, parce que…
'''Phildar''' : Parce que t'avais pété celle de ton vélo.
'''Gérard''' : Non, parce que lui, sa femme est enceinte, et il veut la retrouver.
'''Phildar''' : Ah, ils veulent la porter jusqu'à la clinique.
'''Gérard''' : En fin de compte, il se fait arrêter par les flics, il se fait tabasser dessus, à mort. Et en fin de compte, t'as tous les routiers qui se mettent… qui déboulent tous, tu vois, plus de 150 routiers…
'''Manu''' : Ah ben, ça doit faire un beau bordel.
'''Cactus''' : Ah, la solidarité.
'''Phildar''' : Ça fait un paquet de posters de cul aussi.
'''Gérard''' : Comme dit Manu… Ça fait un beau bordel. Quand tu vois 150 routiers, tu vois même les mecs qui nettoyent la route avec leur gros camion, là, et qui t'envoient de l'eau des deux côtés. Donc, tu les vois tous qui arrosent. T'as les motards qui les escortent jusqu'au bout. Et après, t'as tous les camions qui dépensent le commissariat. Et après, ils vont dans un stade et ils font le truc du corbillard parce que, soi-disant, qu'il serait morts. Et en fin de compte, tu le revois…
'''Moulinette''' : Raconte pas la fin.
'''Gérard''' : Non, mais c'est drôle à voir. Et en plus, c'est un camion, c'est un camion-citerne et il y a une nana qui est avec.
'''Moulinette''' : Enfin, faut aimer les camions, hein.
'''Gérard''' : Ah oui, ça, faut apprécier. Oui, Reego ?
'''Reego''' : Oui, la plupart des gens sur IRC disent que les routiers, c'est pas du tout le thème du débat.
'''Phildar''' : Et ça, tu le prends dans les dents, quand même. Déjà que t'en as plus beaucoup.
'''Gérard''' : Non, mais c'est peut-être pas le thème du débat, mais la question, c'est avez-vous déjà vu un film sur les routiers ?
'''Reego''' : Ok. Et il est bientôt 20, on va passer à une autre question.
'''Manu''' : Et d'ailleurs, Gérard, avant ta prochaine question, à la place de Yoshimitsu, on va accueillir Multiplex 19 ans de Toulon, où on peut écouter Fun sur 93.1 FM.
'''Multiplex''' : Oui, salut, bonsoir à tous.
'''Gérard''' : Salut à toi. Donc, t'as écouté la question, non ?
'''Multiplex''' : Ouais, c'est bon. Ouais, non, mais je voulais dire que moi, le film, le convoi, je l'ai vu. Je suis derrière toi à 100%.
'''Gérard''' : Voilà. Donc, regardez-vous les reportages sur le cinéma ? Eh ben, tiens, Multiplex, on va te demander à toi.
'''Multiplex''' : Les reportages sur le cinéma ? Du genre Exclusif et tout ça, c'est ça ?
'''Gérard''' : Non, mais pas spécialement Exclusif, n'importe quelle chaîne.
'''Multiplex''' : Je préfère regarder le cinéma directement, en fait. Le reportage, la vie des stars et tout, tout ça, ça nous intéresse pas, quoi. C'est un peu leur vie privée, quoi.
'''Gérard''' : Ouais, mais attends, Multiplex, je pense que tout le monde va réagir. Ils vont me dire, oui, mais la vie des stars, ça regarde personne. Mais en fin de compte, la vie des stars, c'est quand même eux qui font le film.
'''Multiplex''' : C'est quand même eux qui la vivent, la vie des stars.
'''Manu''' : Attends, Multiplex. On va demander à Christian de la Celle.
'''Manu''' : Non, ben justement, Christian, je viens de l'avoir, il est parti se coucher. Donc, 0803 08 5000 pour nous joindre.
'''Gérard''' : Donc, Cactus ?
'''Cactus''' : Ben, écoute, honnêtement, je m'intéresse pas trop à la vie privée. Chacun fait sa vie comme il veut. Tant que le film est bon, le reste, après, je m'en fiche, quoi.
'''Poussin''' : Ben, jusqu'à présent, j'ai pas vu de reportage sur les films. Mais, pourquoi pas, ça peut peut-être être intéressant.
'''Tulipe''' : Moi, je suis de son avis aussi, pareil.
'''Moulinette''' : Moi, j'aime bien savoir ce qu'il se passe dans la vie privée des stars. Parce que je suis une grande curieuse. Et j'aime bien savoir qui couche avec qui, enfin, tu vois. Et par contre, leur capacité à bien faire le film, ça passe après, quoi.
'''Phildar''' : C'est ça que je me demande. Je me posais comme question dans le cinéma, c'est est-ce que les stars, elles couchent vraiment ensemble dans les films ou pas ?
'''Moulinette''' : Ben, ouais, ouais, elles font pas semblant, hein.
'''Gérard''' : Non, Moulinette, je pense que tu te trompes.
'''Phildar''' : Ils mettent des capotes ou pas ?
'''Gérard''' : Ouais, ouais, ouais.
'''Phildar''' : Ils couchent ensemble, ils mettent des capotes. Pour éviter d'avoir des...
'''Gérard''' : Non, non, mais ça, c'est pour le film sur la scène.
'''Multiplex''' : Ouais, mais réel, hein.
'''Moulinette''' : Non, non, ils en mettent, hein.
'''Phildar''' : Des capotes réelles.
'''Gérard''' : Ouais, mais ça, ils mettent vraiment des capotes, mais je peux te dire une chose, que c'est le truc, bon, ben, c'est pour le passage du film. Bon, donc, tu vas les voir, ils vont s'embrasser sur la bouche et autres, ils vont mettre des capotes, ça, ok. Mais c'est simplement que pour le passage du film. Que pour le passage de l'extrait.
'''Phildar''' : Ah, ils couchent seulement pendant le passage, ils couchent pas pendant tout le film.
'''Gérard''' : Non, non, tout le film, tu les auras pas...
'''Phildar''' : en train de coucher ensemble.
'''Poussin''' : Comment tu peux le savoir qu'ils mettent des capotes ?
'''Gérard''' : Ben, attends, ça se voit, ça se voit vraiment.
'''Phildar''' : ça se sent.
'''Manu''' : Oui, donc, à la place de Christian qui est parti se coucher, on accueille Rocco, 26 ans, de Tignes. Et la fréquence sur Tignes, c'est 94.3 FM.
'''Rocco''' : Oui, tout à fait. Bonsoir.
'''Gérard''' : Salut. Donc, pour toi ?
'''Rocco''' : Ben, j'ai pas écouté la question.
'''Gérard''' : Oh, non, mais je vais pas m'amuser à faire que ça, hein.
'''Rocco''' : J'étais au standard, excuse-moi.
'''Gérard''' : Ouais, alors, regardez-vous les reportages sur le cinéma.
'''Rocco''', ''[retenant difficilement un fou-rire]'' : Ben, oui, tout à fait. Ouais, tout à fait, ouais.
'''Gérard''' : T'aurais pas fumé la moquette ?
'''Rocco''', ''[tousse pour tenter d'expulser son fou-rire]'' : Non, non, pas du tout, pas du tout.
'''Gérard''' : Non, t'aurais pas bu un coup ?
'''Phildar''' : Il est un peu malade, je crois.
'''Rocco''' : C'est pas évident de parler comme ça.
'''Gérard''' : Ouais, tu serais pas malade ?
'''Rocco''' : Un petit peu.
'''Gérard''' : Ouais, un petit peu. Alors, si t'as rien à dire dans ce cas-là...
'''Manu''' : Non, oui, moi, il m'a pas raconté plein de trucs au standard, mais bon.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Manu. Le premier s'est bien passé, le deuxième, pour l'instant, il a l'air de se passer impeccab. Non, mais je voudrais pas qu'il foire.
'''Manu''' : Non, mais, tranquille.
'''Reego''' : Non, c'est sur IRC, y'a un... Enfin, c'était juste pour dire à Manu qu'il faut qu'il rappelle Arnett.
'''Gérard''' : Non, non, non.
'''Phildar''' : Non, pour les cadeaux, parce qu'on lui a offert un CD de Céline Dion.
'''Rocco''' : Ça, faut rappeler Arnett. Pourquoi pas.
'''Gérard''' : Ouais, alors, Rocco, tu vas te coucher. D'accord, Tony ?
'''Rocco''' : Pas du tout.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, d'accord, Tony. Allez, bonne nuit. Allez, bonne nuit.
'''Phildar''' : Salut, Tony. C'est coupé. Coupé, c'est coupé, hein, avec Manu.
'''Manu''' : Non, bah, moi, tu me dis qu'on coupe, on coupe, hein.
'''Gérard''' : Non, mais, tu vois, j'aime pas trop avoir...
'''Phildar''' : Il aime pas trop, ça, tu le sais.
'''Gérard''' : J'aime pas, c'est pas parce que le chef, il est plus là que les souris dansent, hein. OK ? ''[applaudissement du studio]''.
'''TUlipe''' : Bravo, Gérard.
'''Gérard''' : Donc, tu me... Tu me... Tu m'envoies le disque, parce qu'il reste trois questions, donc...
'''Phildar''' : En pleine gueule ? Tu le veux en pleine gueule ou pas ? Non, mais je sais pas, je te demande.
'''Gérard''' : Tu veux un café en pleine gueule ?
'''Phildar''' : Non, non, mais tu peux peut-être poser la question, on gagnera du temps, déjà. Comme ça, ils pourront réfléchir.
'''Gérard''' : La Formule 1 est-elle un moyen de film ?
'''Phildar''' : Oh, non, c'est naze. Non, non, tu me dégages cette question, c'est...
'''Reego''' : Sur IRC, on m'a dit, s'il parle de Formule 1, il faut lui dire que c'est pas le thème du débat.
'''Phildar''' : Les auditeurs, vous avez déjà vu un film sur la Formule 1 ?
'''Gérard''' : Oui, oui. ''[les auditeurs dient non]''. Si, si, si, si, ça existe, ça existe, ça existe.
'''Reego''' : Sur IRC, c'est marqué.
'''Gérard''' : Non, mais sur IRC, ils me diront ce qu'ils veulent, mais moi, je peux vous dire que ça existe.
'''Phildar''' : Mais t'as vu ça où, toi ?
'''Gérard''' : Voilà. D'accord, super. ''[musique]''
'''Phildar''' : C'était les Rita Mitsuko avec le sexe des bébés éléphants est plus gros que le tien.
'''Gérard''' : Donc, on va faire un petit... statistique...
'''Phildar''' : Sur le cinéma. Et vous pouvez toujours appeler au 0803 08 5000 si vous voulez réagir, bien sûr, aux statistiques de Gérard sur le débat qui porte sur le cinéma.
'''Gérard''' : Et donc, toujours 3615, code...
'''Phildar''' : Fun Radio, rubrique direct... où il y a encore sucette, tige de cote, je sais pas ce que c'est.
'''Manu''' : Voilà, on accueille Tony, d'ailleurs.
'''Tony''' : Oh, bonsoir. Ça va bien se passer.
'''Gérard''' : Non, non, mais Tony, je t'ai dit quelque chose.
'''Phildar''' : De toute façon, t'as géré ça hors antenne, Gérard, donc c'est bon, on peut y aller.
'''Gérard''' : Donc, alors, les statistiques sur le débat sur le cinéma. Donc, à la question, que pensez-vous du cinéma ? Donc, il y a 40 personnes qui ont répondu... Bah, voilà, c'est tout. On répondu à la question...
'''Phildar''' : 40%, pas 40 personnes.
'''Gérard''' : Ouais, 40%, mais moi, j'aime bien quand on me donne des trucs comme ça. À la question, qu'avez-vous vu dans les cinémas, donc ? Alors, 20% aiment les pop-corn, donc je vois pas du tout le rapport avec le film. 30% aiment les ouvreuses, je vois pas du tout. Et 50% aiment rester chez eux.
'''Phildar''' : Ah, il y a pas beaucoup de gens qui aiment le cinéma, alors.
'''Gérard''' : Donc, 30% qui aiment les ouvreuses. Ça, j'en ai rien à foutre, parce que ça rentre pas dans les films.
'''Phildar''' : C'est quoi, les ouvreuses ?
'''Gérard''' : Les ouvreuses, c'est celles qui te placent.
'''Phildar''' : Mais il y en a plus beaucoup, en plus.
'''Gérard''' : Si, je crois qu'il y en reste encore pas mal sur...
'''Phildar''' : Il y en a deux sur Nantes, je crois.
'''Gérard''' : Ouais, et puis 20% qui aiment les pop-corn. Alors, ça, c'est les trucs qu'ils nous donnent pendant l'entract.
'''Phildar''' : Ouais, mais c'est vrai que les meilleurs pop-corn qu'on a pu manger, c'est quand même au cinéma.
'''Gérard''' : Ouais, mais ça, je vois pas du tout le rapport, donc pour moi, c'est...
'''Phildar''' : Donc, il y en a qui vont peut-être au cinéma seulement pour manger les pop-corn, qu'est-ce qu'on pense ?
'''Gérard''' : Ou voir les ouvreuses. Enfin. Alec, oui, Reego ?
'''Reego''' : Non, non, vas-y.
'''Gérard''' : Parce qu'Arnette, c'est pas la peine d'essayer d'appeler, on te... Ça sert à rien. Ça servira à rien pour toi. Donc, alors, à la question pour ou contre le cinéma, donc 30% qui sont pour. Donc, j'avais pas posé la question pour ou contre le cinéma, donc ça, je vois pas pourquoi qu'on me donne ça.
'''Phildar''' : Et peut-être que les auditeurs veulent répondre aussi aux questions des stats, Gérard.
'''Gérard''' : Ouais, mais 20% sont pas contre. 18% sont d'accord. Et 100% sont contre.
'''Phildar''' : Il y a une erreur de calcul, je crois. C'est 99.
'''Gérard''' : Ouais, ouais. Non, mais à mon avis, ça, c'est vous, là. Bande de guignols, là. Hein Olivier ? Non, c'est pas toi, non. Non, c'est pas toi. C'est jamais toi. Non, non, c'est jamais toi. C'est jamais toi qui fais des conneries.
'''Olivier''' : Mais j'ai rien fait, non.
'''Gérard''' : À la question, quel est votre acteur préféré ? Alors, 100% ont répondu Georgette Bitoun pour sa prestation dans Les Pigeons aiment les Goélands. Alors, ça, Olivier, ça, je vais te dire une chose, que maintenant, c'est toi. Alors, ça, c'est toi. Alors, il y a 100% qui dit, vos gueules, les mouettes, vlà les Goélands. Donc, tu ferais mieux de... Pas pour moi, tu me mouettes, alors là les Goélands. Allez, hop, dégage.
'''Phildar''', ''[hilare]'' : Tu peux rappeler le titre du film ?
'''Gérard''' : C'est 100% Les Pigeons aiment les Goélands. Donc, à mon avis, c'est 100% vos gueules, les mouettes, vlà les Goélands. Ok, Olivier ? Merci. Merci, Olivier, pour le larsen. Alors, à la question, quel est le dernier film que vous avez vu ? Alors, 50% ont vu O, les beaux camions. O, les beaux camions.
'''PHildar''' : Je l'ai vu aussi, il est super, celui-là.
'''Gérard''' : Avez-vous vu CB ? Hein, Olivier ? Et 100% ont vu, C'est pas le thème du débat. Olivier ! Olivier ! ''[il froisse le papier et le jette vers Olivier]'' Tu prends ça et tu vas te torcher les fesses avec.
'''Olivier''' : Mais c'est pas moi qui l'ai fait.
'''Gérard''' : Non, non, c'est pas toi.
'''Phildar''' : Mais c'est les Français qui ont répondu, c'est cool.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non. Ça, pour moi, c'est des conneries.
'''Reego''' : C'est un sondage.
'''Gérard''', ''[adouci]'' : Non, non, ouais, mais même pour moi, c'est des conneries.
'''Multiplex''' : C'est un sondage à la Goldo, ça.
'''Gérard''' : Ouais, ouais, ça, c'est un sondage bidon.
'''Olivier''' : C'est Sam Zell qui nous l'a passé.
'''Gérard''' : Bah oui, c'est Sam. T'as raison. Tu veux que je lui garde et que je lui fasse voir demain ?
'''Tony''' : Et tu pourrais rajouter sur ta liste, éclate-moi la chatte à la grenade.
'''Gérard''' : Ouais, bah, toi, tu ferais mieux d'éclater ta voix basse. OK ? Merci. Alors, les montgolfières ont-elles sorti un film ?
'''Phildar''' : Les sœurs montgolfières.
'''Poussin''' : Qu'est-ce que t'entends par là, Gégé ?
'''Gérard''' : Alors, les montgolfières... Les montgolfières, c'est un ballon dirigeable qui s'allume avec du gaz.
'''Poussin''' : Donc, ce n'est pas des parachutes, alors ?
'''Gérard''' : Non, c'est un zizi avec des poils qui tombe tout seul du désert et qu'on retient avec quelque chose.
'''Cactus''' : Eh ben voilà ! Maintenant, je comprends déjà beaucoup mieux ce que tu veux dire.
'''Poussin''' : Moi, personnellement, je n'en ai jamais vus.
'''Tony''' : Tu vois des b... avec des...
'''Gérard''' : Tony, Tony, Tony, Tony, Tony, Tony, Tony.
'''Phildar''' : Ça va ?
'''Gérard''' : Tony, tu vas la fermer parce que les ..., je ne veux pas entendre ça à 2h36 du matin. Alors, tu vas voir Manu au standard.
'''Phildar''' : Il va te donner, en fait, les synonymes qu'on peut dire à cette heure-là. Et tu reviens, ne t'inquiète pas. Donc, Poussin voulait répondre à toi.
'''Poussin''' : Donc, ce que je voulais dire, Gégé, c'est que les montgolfières, ça n'a rien à voir avec le cinéma. Je ne comprends pas pourquoi tu...
'''Gérard''' : Non mais il y a des films sur les montgolfières.
'''POussin''' : Oui, mais ça dépend si tu parles de reportages, oui, mais si tu parles de films, je n'en ai jamais vu.
'''Gérard''' : Ben, tu as qu'à regarder de temps en temps la télé. Oui, Reego ?
'''Poussin''' : Non, mais je n'ai pas le temps de regarder la télé.
'''Reego''' : Non, mais c'est bon, Poussin, merci. À propos de montgolfières, il y a Yankee qui demande si tu as un cerveau lent.
'''Gérard''' : Non, mais de toute manière, c'est pareil. Les cerfs-volants, tu les tires sur des trucs, mais il faut avoir du vent, pour les cerfs-volants. Les montgolfières, c'est avec du gaz.
'''Phildar''' : D'accord, mais ça, c'est super calé dans le ciné, ça.
'''Manu''' : Gérard, excuse-moi, on va peut-être revenir, justement, dans le thème du cinéma, parce que là, je crois qu'on s'égare. Donc, allez, on y va.
'''Gérard''' : Donc, tiens, Tony, maintenant, toi.
'''Tony''' : Oui, mais le problème, c'est que moi, je suis tout le temps au standard, pour un rien, pour un oui, pour un non. Alors, moi, je voudrais bien que tu me répètes la question, s'il te plaît.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Non, non, mais tu as entendu la question avant que tu ailles au standard.
'''Tony''' : Ah, les sœurs mongolfière ? Oui, je suis allé voir tous leurs films.
'''Phildar''' : D'accord, et qu'est-ce que tu en as pensé ?
'''Tony''' : Franchement, c'est de la balle.
'''Phildar''' : C'est planant, non ?
'''Tony''' : Oui, c'est planant, c'est le mot. J'aime bien passer comme ça, Philippe, quand tu es de bonne humeur. Je te kiffe.
'''Cactus''' : Oui, c'est vachement planant, comme film.
'''Multiplex''' : Moi, je suis tout à fait d'accord. C'est très bien, mais il ne faut pas se moquer de ces gens-là. Il n'y a pas de quoi être fier, c'est tout.
'''Tulipe''' : C'est super aussi, moi, je trouve.
'''Moulinette''' : Oui, moi, j'ai vu pas mal de films sur les Mongols. Maintenant, savoir s'ils étaient fiers, je ne sais pas.
'''Gérard''' : Bon, alors, Moulinette.
'''Manu et Phildar''' : Ils n'ont pas compris la question.
'''Gérard''' : Non, non, mais je pense qu'on parle des Mongolfières, on ne parle pas des Mongols. D'accord ? Parce que toi, pour l'instant, t'as une tête de Mongole, toi.
'''Multiplex''' : Et si je te dis trisomie 21 ?
'''Moulinette''' : Toi, t'a un QI de mongol.
'''Gérard''' : Alors, Moulinette, bonne nuit. Moulinette, au revoir.
'''Tony''' : On appelle Arnette.
'''Multiplex''' : Ou Goldo.
'''Gérard''' : Non, non, Moulinette, bonne nuit. De toute manière, on ne rappelle plus personne, là. Ça va être terminé, alors.
'''Olivier''' : Ah, c'est dommage, il y avait des filles qui voulaient te parler.
'''Multiplex''', ''[en voix de tête]'' : Allô ? Oui, Gérard ? C'est Conchita.
'''Gérard''', ''[crescendo]'' : Non, non, mais c'est bon, c'est pas la peine, j'ai dit. Conchita, tu vas faire ton ménage. Donc, dernière question. C'est la dernière, et là... Oui, c'est la dernière, il est 40 et on arrête après, c'est tout.
'''Tony''' : Ah, mais il faut ller jusqu'à 3h, là.
'''Gérard''' : Non, non, mais on arrête après, c'est tout.
'''Tony''' : T'as signé un contrat, il faut aller jusqu'à 3h.
'''Gérard''' : Mais attends, si t'es pas content, Tony, tu dégages.
'''Phildar''' : Non, mais attends, c'est vrai, Gérard. T'es payé pour trois heures de débat, si tu commences à te casser avant la fin...
'''Manu''' : On pourrait faire encore 2 questions.
'''Phildar''' : Non, mais j'aurai une question, j'aurai une question cinéma, après.
'''Multiplex''' : Il faut qu'il enlève 100 francs de ticket au restaurant, c'est tout.
'''Gérard''' : Alors, là, tu le dégages.
'''Tony et Multiplex''' : C'était Polo.
'''Manu''' : Bon, allez, on va reprendre, là. On enchaîne la question.
'''Gérard''' : La France sort-elle plus de films qu'aux Etats-Unis ?
'''Phildar''' : Ça, c'est une question intéressante.
'''Multiplex''' : Tout à fait, tout à fait. Tout à fait, je pense que la France sort, elle sort bien, elle sort tard, et beaucoup plus qu'aux Etats-Unis, bien sûr.
'''Gérard''' : Non, mais attends. Multiplex. La France sort-elle plus de films qu'aux Etats-Unis. Je ne vois pas du tout avec ce que les Français auront à faire dans la rue.
'''Multiplex''' : De toute façon, les chiffres, on leur fait dire ce qu'on veut.
'''Tony''' : Oui, mais la France, elle sort plus que 2 films par an.
'''Poussin''' : Gérard ? Donc, c'est Poussin. Moi, ce que je voulais dire, c'est que les films en Amérique, ils sortent plus... Enfin, ils sortent en première... Enfin, en première fois, par rapport aux Français. Ils sortent d'abord en Amérique et après, on les voit, ils sortent en France.
'''Multiplex''' : Non, non, non, on n'a rien à voir. Regarde, un film, regarde,
un film français, Les Visiteurs, tu ne vas pas me dire qu'il est sorti d'abord aux Etats-Unis.
'''Tony''' : Non mais quand Sandy et Gérard, ils sont allés à New York, c'était un peu Les Visiteurs.
'''Poussin''' : Godzilla, il est sorti en Amérique d'abord.
'''Gérard''' : Oui, et il est sorti en avant-première en Amérique. Tulipe ? ''[silence]''. TUlipe ?
'''Tulipe''' : Ah, pardon, excuse-moi, Gérard. Parce que je m'occupe d'une petite, alors elle pleurait. Excuse-moi.
'''Gérard''' : Ah, non, non, mais dans ces cas-là, si t'as quelqu'un avec toi, ça sert à rien de réagir.
'''Phildar''' : Non, mais elle fait du babysitting. ''[prononcé babysittinge)''.
'''Multiplex''' : Elle a besoin d'un rempotage, Tulipe. Moi, je vais te rempoter.
'''TUlipe''' : Eh bien, moi, je sais pas. Franchement, je sais pas. Pour la France et les Etats-Unis, je sais pas du tout.
'''Gérard''' : Alors, moi, je peux vous dire une chose, que le film Godzilla, qu'on a été voir en avant-première, est sorti à New York...
'''Phildar''' : Alors, explique-nous, Gérard, pourquoi, alors, Godzilla est sorti à New York en avant-première et pas en France, par exemple ?
'''GTony''' : C'est pour se faire pardonner parce qu'il a détruit New York.
'''Gérard''' : Non, non, non, non, non, non. Non, c'est un film qui est sorti à New York en premier. Ça a été sorti sur New York parce que c'est... C'est pas parce que c'est un film que Jean Reno a fait en avant-première, là-bas, dans les villes de New York, que... ça sort en premier. Donc, il est sorti, d'abord, en avant-première. Après, il est sorti sur les écrans parisiens depuis le 16 septembre.
''Multiplex ''' : En avant-dernière.
'''Gérard''' : Ben non, arrêtez vos conneries. Cactus ?
'''Cactus''' : Ben, moi, je dirais que... que je laisse la parole à quelqu'un d'autre parce que je ne sais pas quoi te répondre.
'''Phildar''' : Pourtant, c'est un sujet intéressant. Moi, j'aimerais bien savoir pourquoi, en fait...
'''Gérard''' : Non, mais, hé, Cactus ? T'as jamais été au cinéma, encore ?
'''Cactus''' : Mais si, j'ai déjà été au cinéma, Gérard.
'''Gérard''' : Non, mais attends, t'as jamais été voir des films ?
'''Cactus''' : Mais si, j'ai été voir Le Titanic. J'ai déjà été voir des films, t'inquiète pas pour moi, Gérard.
'''Phildar''' : Non, c'est ce que je voulais te demander, Gérard. Pourquoi... Ah, Reego, une question IRC, pardon.
'''Reego''' : Oui, on a Riff qui demande s'il y a plus de pollution en Amérique qu'en France.
'''Gérard''' : Non, mais ça... On est plus...
'''Manu''' : Reego, tu suis rien, hein.
'''Gérard''' : Non, non, mais... Non, non, mais c'est pas Reego, c'est l'IRC. La pollution, c'est terminé depuis une heure, donc...
'''Moulinette''' : Il y en a eu quand Gérard est arrivé...
'''Phildar''' : Donc, ce que je voulais te demander, Gérard, c'est que tu sais,
il y a des films français, par exemple, je sais pas si t'as vu 3 hommes et un coufin... Et ce film-là, tu sais, c'était un succès. Et les Américains l'ont copié et ont refait le même film en Amérique.
'''Tony''' : 3 hommes et un oursin, ouais.
'''Phildar''' : Qu'est-ce que tu penses, en fait, des versions dans le cinéma, par exemple, des films français qui ont du succès et qui se font aux Etats-Unis après ?
'''Multiplex''' : Longue ou courte.
'''Gérard''' : Non, mais attendez, s'il vous plaît. Oh, on se calme derrière, je réponds. Non, mais ça, de toute manière, que ça soit des films qui sortent en France, qui soient repris par des acteurs américains, de toute manière, en principe, ce qui sort en premier, c'est des films américains, non français.
'''Moulinette''' : N'importe quoi...
'''Gérard''' : Quoi, n'importe quoi, si ça te plaît pas, tu vas te faire foutre. OK ?
'''Phildar''' : Non, mais tu vois, parce que, en fait, le film avait tellement de succès en France que les Américains nous ont copiés. Est-ce que tu trouves ça normal ?
'''Gérard''' : Non, mais ça, c'est un truc, c'est à eux de voir. C'est pas à nous, parce que c'est... On sait pas...
'''Multiplex''' : C'est une histoire de fric. C'est une histoire de fric, c'est tout.
'''Gérard''' : Oui, mais de toute manière, c'est pas qu'il y a eu une histoire de fric, c'est de savoir... Mais c'est de savoir les nombres d'entrées qu'ils ont fait en salles.
'''Multiplex''' : Mais non, il y a des dessous de table.
'''Gérard''' : Non, mais attends, parce que moi, le film Godzilla, il a fait plus d'un million d'entrées en France. Et nous, quand on y a été, quand on a été le voir à New York en avant-première, il y a eu 150 000 personnes.
'''Moulinette''' : Tout ça pour toi ?
'''Gérard''' : Non, mais il y a eu 150 000 personnes et faites-moi confiance que 150 000 personnes dans une salle qui hurlent dès qu'ils voient Jean Reno dans un passage, la salle se met à hurler.
'''Manu''' : Pourquoi ils hurlent ? Il n'est pas beau, Jean Reno ?
'''Gérard''' : Non, mais c'est pas qu'il n'est pas beau, c'est que dès qu'ils le voient dans la... Dès qu'ils l'ont vu sur un passage, par exemple, quand il passe à...
'''Phildar''' : Un clouté, un passage clouté, tu vois.
'''Gérard''' : Non, quand il passe avec une voiture de l'armée et qu'il mâche un chewing-gum pour pas qu'on le reconnaisse, tout le monde, tu les entends tous hurler même quand il joue le rôle du médecin là-dedans.
'''Manu''' : Il mâche un chewing-gum pour pas qu'on le reconnaisse, donc.
'''Multiplex''' : C'est un gros chewing-gum alors.
'''Tony''' : Alors que moi, personne ne me reconnaît, je suis vraiment une merde.
'''Gérard''' : Bon, tais-toi, toi, Tony.
'''Multiplex''' : Et toi, attends, Gégé, et toi, New York, les gens, ils ne t'ont pas reconnu du coup, alors ? Vu qu'il y avait Jean Reno ?
'''Gérard''' : Mais attends, de toute manière, on paraît...
'''Phildar''' : C'est vrai qu'il t'a un peu pris la vedette, quand même.
'''Gérard''' : Non, non, il n'y a aucune personne qui nous a reconnu.
'''Poussin''' : Est-ce que tu penses que les acteurs américains jouent mieux dans les films que les acteurs français ?
'''Gérard''' : De toute manière, maintenant, voir comment qu'on a des films en salle, je vais te dire une chose, je pense que c'est les Américains qui vont bientôt nous dépasser.
'''Tony''' : Non, mais t'es d'accord, Gérard, qu'il y a une différence entre Al Pacino et Bernard Ménez, quand même.
'''Gérard''' : Non, mais attends, toi, Tony, Tony, dégage. Je veux plus t'entendre.
'''Manu''' : Non, non, il a raison.
'''Reego''' : Il a raison.
'''Gérard''' : Non, mais moi, je peux vous dire une chose, qu'à l'heure actuelle, maintenant, on n'a plus grand-chose parce que maintenant, il faut qu'on prenne des films américains.
'''Multiplex''' : Et pourquoi pas des films du Turcménistan ?
'''Manu''' : Non, regarde Un dîner de cons, justement, on en parlait tout à l'heure. Un dîner de cons, c'est français, ça a bien marché.
'''Gérard''' : Oui, mais attends, un dîner de cons, c'est sorti en cassette vidéo, ce n'est même pas sorti sur les grands écrans.
'''Manu''' : Je l'ai vu au cinéma.
'''Cactus''' : Et toi, tu préfères quoi, Gérard ? Les films américains ou les films français ?
'''Gérard''' : Moi, je n'en ai rien à foutre.
'''Cactus''' : Argumente ?
'''Gérard''' : Moi, personnellement, pour l'instant, je n'ai pas les moyens de me payer le ciné.
'''Phildar''' : Non, Gérard, il n'a pas les moyens d'aller au ciné, il préfère aller à New York voir le cinéma.
'''Gérard''' : Donc, voilà. Je pense que vous avez été contents de...
'''Phildar''' : De sa réponse. Ça vaut le détour.
'''Multiplex''' : Ce que j'aurais voulu savoir, c'est si une carrière, un jour d'acteur se présentait à toi, parce que tu as commencé dans la radio, mais tu vas peut-être aller plus haut. Si une grande carrière d'acteur, comme tout à l'heure, on parlait de Jean Gabin ou Lino Ventura, se présentait à toi, est-ce que tu penses que ça t'intéresserait ?
'''Gérard''' : Je peux te dire une chose que là-dessus, personnellement, non. Je préfère rester à la radio que d'aller faire du cinéma.
'''Multiplex''' : Il y a des rôles qui sont faits pour toi.
'''Phildar''' : Justement, en parlant des gens qui font un autre métier et qui veulent se lancer dans le cinéma, il y a Sucette sur le Minitel qui te pose la question, Gérard, est-ce que tu trouves qu'Ophélie Winter est une bonne actrice ? Et que penses-tu des chanteurs qui se lancent dans le ciné, justement ?
'''Gérard''' : Ça, chacun voit midi à sa porte dans les chanteurs. C'est vrai qu'on n'en a pas parlé. Je n'ai pas pensé à faire la question. C'est vrai qu'il y a beaucoup de chanteurs qui se lancent dans le cinéma.
'''Phildar''' : Est-ce que tu trouves que c'est bien et est-ce qu'ils sont bons
dans le cinéma aussi bien que dans la chanson ?
'''Gérard''' : Ophélie Winter, elle, je la vois mieux dans la chanson. Il y a Michel Sardou que j'adore. Lui, il a sorti deux films.
'''Phildar''' : Sur CD ?
'''Gérard''' : Il a sorti Cross, qui était pas mal. Il y a Patrick Bruel aussi.
'''Multiplex''' : Michel Sardou, il vaut mieux qu'il arrête de chanter, il vaut mieux qu'il arrête de faire des films et qu'il fasse de la poterie.
'''Gérard''' : Oui, qui c'est qui vient de dire ça ? Multiplex...
'''Phildar''' : Chacun ses goûts, Gérard.
'''Tony''' : Qu'est-ce que tu as pensé de la prestation de Guy Béard dans Scarface ?
'''Gérard''' : Non, mais là, tu te trompes. Allez, conclusion du débat.
'''Moulinette''' : À chier.
'''Gérard''' : À chier. Qui c'est qui vient de dire ça ?
'''Multiplex''' : Une fille. C'est toujours les filles qui foutent le bordel. Je ne sais pas si tu as remarqué. Avant, c'était les garçons, maintenant, c'est les filles.
'''Manu''' : Allez, chacun votre tour. Multiplex, conclusion.
'''Multiplex''' : Multiplex, moi, je pense que Gérard, tu pourrais faire carrière dans le cinéma. Je pense que notamment des rôles comme celui de Quasimodo te conviendra très bien.
'''Manu''' : Ou le bossu de Notre-Dame, non ?
'''Multiplex''' : C'est le même, c'est celui-là.
'''Tulipe''' : Moi, j'ai trouvé ça bien. C'est sympa.
'''Cactus''' : Moi, je pense que le cinéma n'existerait pas, on n'aurait pas eu de débat ce soir. Je trouve que c'est pas mal.
'''Tony''' : J'ai trouvé ça trop calme comme débat. Déjà, je voulais te le dire. Il faudrait que tu respectes un petit peu plus ton équipe parce qu'elle est quand même là pour travailler avec toi.
'''Gérard''' : Non, mais attends, Tony, déjà pour commencer, l'équipe ce soir, elle a bien travaillé. Je voulais la remercier.
'''Phildar''' : Merci, chef.
'''Gérard''' : Je voulais remercier Phildar quand même qui a fait les deux débats à la réa.
'''Phildar''' : Et tu sais que ça me démangeait.
'''Gérard''' : Manu, qui a fait un peu n'importe quoi au standard, mais c'est pas grave.
'''Manu''' : C'était nickel, il n'y a pas eu une insulte, pas eu un truc.
'''Gérard''' : Oui, mais quand je demande de retirer des gens, c'est pas la peine d'essayer de les passer sur d'autres personnes. Sur le premier débat, c'est ce que tu as voulu jouer et puis là, c'est le deuxième avec Ananas et l'autre et Multitex. On a vaguement repéré.
'''Tony''' : D'ailleurs, c'est Goldo, je te le dis.
'''Manu''' : Non, ce n'est pas possible, c'était un 03. Il n'a pas déménagé, Goldo, je l'ai vu ce midi.
'''Gérard''' : Je vais voir parce que j'ai gardé les fréquences.
'''Tony''' : Je n'aime pas trop que vous fassiez des coups comme ça à mon Gérard, je vous le dis.
'''Phildar''' : T'es un peu lèche-botte, Tony.
'''Gérard''' : Mais Rocco qui s'est fait passer pour Tony, donc on l'a reconnu tout de suite.
'''Tony''' : Non, ça c'est faux. C'est faux parce qu'ils m'ont appelé un quart d'heure avant la fin. Et Reego, tu l'as pas remercié ?
'''Gérard''' : Non, mais Reego, de toute manière, il a fait comme le mardi dernier. Il a bien travaillé. De toute manière, si j'ai qu'un truc à dire, c'est Reego qui a le mieux. C'est le mieux qui a travaillé parce qu'il a voulu que tout le monde réagisse sur l'Internet et je remercie.
'''Reego''' : Et d'ailleurs, pour la conclusion, il y a Arnette sur l'IRC qui chie sur ton débat.
'''Gérard''' : Eh bien, Arnette, moi je te...
'''Phildar''' : On a bien compris.
'''Poussin''' : Donc c'est vrai que les salles de cinéma, s'il n'y en avait pas, on ne pourrait pas en parler et puis on ne pourrait pas aller voir les films, c'est clair.
'''Gérard''' : Oui, mais il faut dire une chose que les salles de cinéma, c'est qu'il y en a beaucoup en France et elles sont moins fréquentées qu'avant.
'''Poussin''' : Mais il n'y en a pas beaucoup par contre dans les petites campagnes.
'''Gérard''' : Oui, mais ça dans... Oui, c'est...
'''Phildar''' : Excusez-moi, justement sur Minitel, il y a une question de Sucette encore qui dit étant donné qu'il y a trop de salles de cinéma, est-ce qu'il ne faudrait pas en abandonner sur le bord de la route ?
'''Gérard''' : Non, mais ça, voilà, Sucette, tu vois, je ne préfère même pas te répondre à ta question. Donc la semaine prochaine...
'''Phildar''' : Ta conclusion Gérard sur le cinéma avant ?
'''Gérard''' : Non, mais attends, je vais annoncer le thème du débat de la semaine prochaine. Donc la semaine prochaine, le premier débat, comme ça va intéresser tout le monde et qu'il y a longtemps qu'on ne l'a pas fait. Disons qu'on l'a fait mais on va le refaire. On va faire les boîtes de nuit.
'''Phildar''' : Oui, le milieu de la nuit, les DJ, tout ça.
'''Gérard''' : Voilà. Et le deuxième débat, on verra.
'''Phildar''' : D'accord. Tu vas réfléchir chaque semaine et tu vas donner ta conclusion sur le cinéma, bien sûr.
'''Gérard''' : Donc en conclusion sur le cinéma, je pense que ce soir ça s'est bien passé, les deux débats se sont bien passés, personne ne s'est énervé. Ça, c'est ce qui m'a fait le plus plaisir et ça fera plaisir à Max s'il est encore dans le quartier mais je ne pense pas. Et donc, j'espère que la semaine prochaine ça sera pareil. Et donc, on va se quitter pour finir avec Banga avec Montez-moi dessus sans selle et vous allez avoir Rousseau Rousseau pour la nuit sans pub et bien sûr demain 22h minuit Max, le Star System. Bonne nuit à tous et à la semaine prochaine.
== Le débat sur les boîtes de nuit ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Pas d'insultes de Gérard !
Et voilà donc bonsoir à tous, 0h42, on est un petit peu en retard donc c'est un peu de ma faute parce que j'ai eu des petits problèmes mais c'est pas grave
Donc là vous venez d'entendre deux passages des Bee Gees, Philippe si tu peux...
Elle est woman et le deuxième je te le laisse annoncer quand même
Ouais mais... Steve...
Alave
Steve Alave, donc c'était le un, je pense que ça devait être la fève du samedi soir
Non c'était Elle est woman
Non c'est le deuxième, la fève du samedi soir et le premier c'était...
Elle est woman
Ouais mais c'était quoi comme film à peu près ?
Ça devait être un film...
Rocky IV je crois
Ouais ça devait être dans Rocky
Non non non je pense pas
Enfin bref, c'était un bon film
Voilà, donc le premier débat il va apporter...
Il va apporter sur les boîtes de nuit
Donc on va accueillir pour ça Crouton, 21 ans de Beauvais
On peut écouter sans fin de radio sur 101.9
A mon avis, tu vois, Manu
A mon avis Beauvais, on écoute, Beauvais c'est dans l'Oise
Ouais, c'est 101.9
Non, à mon avis je pense pas
Bah c'est marqué sur mon truc
Ah ouais mais c'est marqué sur ton truc mais ton truc il doit pas être à jour
Ah ouais c'est marqué sur ton truc mais ton truc il doit pas être à jour
Ah ouais c'est marqué sur ton truc mais ton truc il doit pas être à jour
Ah ok
Alors je peux pas savoir, je m'en excuse
Donc alors Beauvais, ça m'étonnerait que ça soit sur 101.9
Crouton, t'es là pour me confirmer ?
Oui oui, bonsoir Gérard, mes respects d'abord
Bonsoir
Donc est-ce que... Merci Droté
C'est pas moi
Non non mais tu peux me confirmer la fréquence ?
101.9 oui
Ah non non, Beauvais dans l'Oise ?
Attends Gérard, elle habite dans l'Oise, si elle te dit que c'est sa fréquence c'est la sienne
Non non non, Beauvais dans l'Oise, si elle te dit que c'est sa fréquence c'est la sienne
Non mais attends
Bon on va faire des recherches, on va faire des recherches, on va continuer les présentations, allez on y va
Donc petit poil, donc il y a Bondy, donc 101.9, pas de problème pour cette fréquence, 23 ans
Bonsoir
Allo
Oui bonsoir
Oh là, vous vous réveillez quand je dis bonsoir ou pas là ?
Allo
Oui
Tu m'entends ? Allo
Oui
Bon bah bonsoir
Oh là, ça commence très très très mal hein ?
Fille d'art
Je sais pas comment vous...
Allo
Non mais elle t'entend Gérard
De toute manière, tuteur d'Aix-en-Provence, on peut écouter Fun Radio sur 103.1
Ouais c'est ça, c'est là-bas
Voilà
Oignon, donc Brest 98.9
Oui, bonsoir Gérard, bonsoir à toute l'équipe
Tony
Bonsoir Gérard, bonsoir tout le monde
Tony, 20 ans
20 ans
Arnett
Non, il n'y a pas d'Arnett
Oui mais...
Tony, gentil hein ?
Ah oui
Ok
Sans problème
Ok
On est gentil, donc on peut écouter...
On est gentil et puis on écoute Fun Radio sur 101.9
Voilà
Et...
Col roulé
Ouais, déjà
Donc...
Ou qu'on peut écouter Fun Radio Lille 96.8
Exact
Et voilà
Donc alors, les débats vont porter sur les boîtes de nuit
Donc...
Avez-vous déjà été en boîte de nuit ?
Ah bon ?
Non, non mais attendez
Là, je ne vais pas commencer à parler dans un mur
Calme-toi Gégé, calme-toi
Non, non mais attends, Tony, Tony
Tony
Attendez, attendez, s'il vous plaît derrière
Non, non, Tony, Tony
Oui
Tony, je vais me calmer
De toute manière, tu sais que la semaine dernière je t'ai eu, ok ?
Ouais, ouais, non mais...
Non mais moi je voudrais...
Quand je pose la première question
Je voudrais pas déjà...
J'aimerais déjà avoir un blanc
Parce que là...
Attends, j'ai une idée pour ça
Bon, barre de blanc
Quand tu poses la première question
Tu fais, par exemple, col roulé
Qu'est-ce que t'en penses ?
Voilà, c'est ça
Comme ça, il y aura moins de blancs
Alors, donc...
Donc, déjà
La première question
Avez-vous déjà été dans une boîte de nuit ?
On va demander à...
Col roulé
Ben voilà
Col roulé, pourquoi pas ?
Ouais, ben ok
Ouais, ben ouais
Moi, j'ai déjà été en boîte de nuit, ouais
Et puis, en fait, je voudrais dire que c'est vachement cool
Parce que tu rencontres plein de gens
Ouais, mais ça...
Non, mais attends
Là, déjà
Commencez pas à me casser le thème du débat
Parce que...
Petit à petit
On va y revenir, là-dessus
J'ai approfondi, j'ai approfondi
Voilà
Bon
Donc, pour toi
T'as déjà été en boîte de nuit ?
Ouais, voilà, quoi
Ouais
Tu peux me citer...
Euh...
Non
Non, non
J'allais dire
Tu peux me citer...
Non, pas de marque
Non, non
Euh...
Tony
Oui, oui, bien sûr
J'ai déjà allé en boîte de nuit
J'aime bien y aller
Mais je préfère plutôt les ambiances soirées
Euh...
Dans...
Dans quel sens ?
Si ça te dérange pas
Ça me dérange pas du tout
Moi, Gérard
Euh...
Bah, je préfère...
Si tu veux, je préfère les soirées
Parce qu'en boîte de nuit
Je trouve...
Bon, c'est bien
On s'éclate, on s'éclate bien
Ouais
Mais je trouve ça un petit peu...
Il y a trop de monde, si tu veux
On fait moins de rencontres
Que, par exemple, si on fait une petite soirée en appartement
Ouais, non, mais...
Euh...
Dans ces cas-là, Tony
Moi, je peux...
Je te renvoie là...
Oh, non, mais attendez derrière, s'il vous plaît
Tu me renvoies à haut, là
Parce que j'ai entendu un...
Non, non, non, non, non
Je t'envoie pas à un haut
Parce que je dis aux gens qui sont derrière
Qu'ils se calment
Parce que moi, je vais quand même répondre à la question
Donc, je suis d'accord avec toi
Donc, c'est vrai qu'on a du mal à...
Dans des boîtes de nuit
Je pense que c'est...
Colrouleux qui a dit
On préfère plus de rencontres
Moi, je suis pas d'accord
Ouais, moi non plus, hein
Non, bah si, mais ça dépend
Non !
Non, mais si, mais ça dépend
Tu vas vers les gens, franchement, tu peux faire des rencontres, quoi
Oui, mais, par exemple
Je pense que ce ne sont pas que des bonnes rencontres
Qui c'est qui...
Attendez, attendez, attendez
Attends, attends, Tony
Tony
Qui c'est qui vient de dire, derrière ?
C'est moi, c'est Crouton
Oui, Crouton
Bah, vas-y, alors, dis-toi
Dis ta pensée
Moi, personnellement, je crois que ce ne sont pas que des bonnes rencontres
Oui, mais dans ce cas-là
Je vais rejouer avec...
Les...
Les...
Les jeux avec Manu
Pourquoi et comment
Donc, pourquoi que ce ne sont pas des bonnes rencontres ?
Bah, quand je dis des bonnes...
Pas que des bonnes rencontres
Ça veut dire que tu peux retomber sur des gens sympas
Et des gens sincères
Comme tu peux tomber sur des...
Des gros obsédés, quoi, ouais
Non, non, non, non, mais...
Non, non, non, non, attendez, attendez, attendez
Non, moi, je suis pas...
Attendez, attendez, attendez
Là, je vais demander à...
Tony
Oui
Col roulé
Ouais, ouais, ouais
Crouton
Donc, on va laisser parler les autres
Après, on va essayer de...
De rentrer dans...
Dans le débat
Non, non, non, non
On va essayer de...
D'approfondir la question
Parce que moi, je...
Je peux...
Je peux vous dire que...
Des rencontres...
J'ai jamais eu l'occasion d'en faire là-dedans
Donc, petit poil pour toi
Alors, pour moi, j'aime bien...
J'aime bien aller en boîte pour m'éclater
Pas forcément pour draguer
Pour être dans mon trip sur la techno
J'aime bien aussi les soirées
Pour plus rigoler, faire connaissance
Voilà, comme moi
Ok
Tuteur ?
Moi, j'aime bien aller en boîte pour me détendre
Le week-end
Quand j'ai rien à faire
Et puis, on peut sûrement faire des rencontres sympas
Et puis, quand elles disent que...
Qu'on peut tomber sur des gens pas cool et tout ça
Ben, je veux dire
Où que t'ailles, de toute façon
Tu peux avoir des gens sympas ou pas, quoi
Donc...
Excuse-moi, Gérard
Est-ce que je peux poser une question à cette jeune demoiselle ?
Oui, tu peux, si tu veux
Mais attends, Tony
Oui
On a Ognon qui n'a pas répondu encore
Pardon
Ben, ouais, Gérard, bien sûr
Ouais, je vais en boîte
Je vais en boîte
Je vais en boîte
Je vais en boîte une fois par semaine, à peu près, quoi
Tous les week-ends
Plutôt le samedi
D'accord
Et voilà, quoi
Je m'éclate bien
Plutôt dans les boîtes techno
Ouais, mais...
Ouais, mais d'accord
Mais, bien sûr
Tout le monde me parle de boîtes techno
Mais il n'y a pas que la techno, en France
Ah ouais, mais ça, ça dépend en fonction de toi
Ton style de musique
Moi, je préfère aller dans une boîte pour m'éclater sur de la techno
Plutôt que...
Enfin, je sais pas
Je me vois mal en boîte pour danser sur du rap, par exemple
Ou du ragameuf
Ouais, voilà
Ouais, exactement
Non, non, non
Attendez, attendez, attendez
Attendez, attendez
On va quand même...
On va quand même éclaircir la question
C'est bien textuel, ce débat
Oulala
Ouais, mais...
Avez-vous déjà été en boîte de nuit ?
Donc, moi, je peux vous le dire, oui
Parce que j'y ai été plus d'une fois
J'ai...
Bon, Tony, je pense que tu dois savoir
À la loco ?
Voilà
Ah, malheureusement, on n'en parlerait pas
Non, mais justement, donc
On va en parler parce qu'il y a quand même Jean-Marie K
Tout à l'heure, qui était parmi...
Ouais
Avec Max, qui en a parlé
Donc, maintenant, si je ne retourne plus à la loco
C'est qu'à l'heure actuelle, bon, ben
Moi, j'ai trouvé ma...
La personne avec qui faire ma vie
Ouais, mais attends
Ouais, non, mais là...
Non, non, mais là, je mets ça du...
Je sais ce que tu veux me dire
Tu peux retourner en boîte pour t'exalter avec Cindy
Ben voilà
Non, non, mais même
Ce que je voulais dire, c'est qu'on n'est pas forcés d'aller en boîte
Pour trouver une nana
Voilà
Je pense qu'à la loco, de toute manière
Vous allez pas...
Vous allez pas trouver la chaussure à votre pied
Exactement
Pourquoi ?
Ah ben, je pense pas
Pourquoi ?
Ah non, parce qu'il y a trop de nanas
Ouais, il y a un tas de nafomanes, il faut le dire
Ouais, ben oui
Mais de toute manière, un tas de nafomanes
Attendez, attendez, attendez
Pour finir, pour répondre à la question à Tony
Oui
Donc, moi, je peux te dire
Des nafos
Je vais te dire une chose, c'est même pas un nafo
C'est quoi ?
C'est des allumeuses, pour moi
Ah ouais, exactement
T'as plus d'une personne
Ils vont te dire
Ouais, ben, tu me payes un verre
Et après, ça va se terminer
Juste
Juste
Attendez, attendez, attendez
Attendez
Tout le monde me dira oui ou non derrière
Si vous êtes pas d'accord
D'accord
Mais moi, je peux vous dire une chose
Que ça se termine
À la fin
Juste par un verre
Ou par une soirée
À la casse-bas
Et après, c'est terminé
Tu revois plus la personne
C'est une autre boîte, ça, la casse-bas ?
Non, ça c'est...
C'est mon terme
Ah, pour dire chez toi ?
Non, non, c'est mon nouveau...
Mon nouveau truc
J'ai envie de dire, c'est tout
Ah, d'accord
Donc, euh...
J'avais une question
Oui, mais attends
Attendez, attendez
Me laissez voir sur Internet
Si des fois, on a des réponses
Sur la première, non ?
Pas pour l'instant, non
Non, pas pour l'instant
On va qui rigole
Mais de toute manière, tu peux réagir sur Internet
Donc, c'est quoi le site Internet ?
C'est irc.funradio.fr
Voilà, donc, vous pouvez réagir sur le débat
De la boîte de nuit
Et le deuxième portera sur les routiers
Alors, donc, Ognon, tu voulais rajouter quelque chose ?
Ouais, est-ce que ça t'est déjà arrivé ?
Parce que, justement, je t'entends parler de ça
Est-ce que ça t'est déjà arrivé de te faire draguer par une allumeuse ?
Euh...
Ça m'est déjà arrivé, oui
Oui, oui, oui
Comment ça s'est passé ? Bien, toute honneur ?
Non, non, mais je peux te dire qu'en boîte de nuit
Même à la loco, même que j'étais avec Sandy
Sandy, ça fait 8 mois
Que je la connais
Je peux te dire une chose
J'ai eu des gens
Des nanas qui sont venus me voir
Ça s'est terminé, comme t'as dit, par un verre ?
Non, non, non, ça s'est pas terminé par un verre
C'est que...
Et avant Sandy ?
Avant Sandy, ben...
Avant Sandy, il n'y avait rien d'autre
T'avais connu qui ?
À part Christine
C'est tout
Tu l'avais rencontrée par la loco, celle-là ?
Non, non, mais Tony
On la salue pas
Ah, pardon
Tu t'avais rencontrée à la loco ?
Ben, j'ai rencontré plus d'une personne
Bon, ben, je pense qu'elle nous écoute
Donc, voilà
Non, mais c'est qui ?
Ah, non, mais je ne citerai pas tous les noms
Ah, pourquoi ?
Parce que ce n'est pas le thème du débat
Non, non, ce n'est pas le thème du débat
On peut répondre à la question que tu disais
Donc, il y a des nanas qui allument
Qui se font payer un verre et puis qui se cassent
C'est ça, hein ?
Donc, qui veut répondre à la question ?
Non, mais c'est...
C'est vrai, franchement, il y en a beaucoup comme ça
De toute manière, dans les boîtes de nuit
De toute manière, c'est ça
Si t'es à pied
Et que la nana, elle a un petit coup dans le verre
Un petit coup dans le nez
C'est de savoir si le mec, il a une voiture
Pour la raccompagner
Et après, ça s'ermine dans le plus marre
Non, non, non, attendez
Attendez, attendez
On se calme, Tony
Oui, ce qu'il faut dire, Gérard, aussi
Non, non, mais Tony, on ne dit pas
Ça s'ermine au tribunal, d'accord ?
Sinon, Tony
Non, non, mais attends, Tony
Ce n'était pas Tony, Gérard, c'était Oignon
C'était Oignon, c'est moi
Bon, Oignon
Manu, tu me prends Oignon
Et tu lui dis qu'il reste...
Non, je me calme, Gérard, je me calme
Donc, je lui prends l'Oignon
Et je lui dis...
Non, non, tu le prends hors antenne
Tu prends l'Oignon de Tony
Tu prends Oignon et tu lui dis...
Je me calme, je me calme
Non, non, mais tu vas aller voir Manu, là
Non, pas de problème, je me calme, Gérard
Non, non, mais parce que...
Non, non, mais parce que moi, cet après-midi
On a fait une réunion avec toute l'équipe
Donc, je voudrais...
Donc, cet après-midi, et là, il est 1h du matin
Oui, non, mais je voudrais que le débat se passe
Comme la semaine dernière, impeccable
Il y en a qui vont prendre le cul, là, parce que j'ai perdu
Oui, Gérard
Oui ?
Je voulais dire aussi, il ne faut pas généraliser
Toutes les filles ne sont pas comme ça, hein
Oui, non, mais attends, c'est qui qui parle, là ?
C'est Petit Poil, là
Oui, mais Petit Poil
Moi, je vais dire une chose
Tu as certaines nanas, quand tu les vois, là, locaux
Il faut dire une chose
Il faut voir comment vous êtes habillés
Parce que les trois quarts...
Oui, les trois quarts, mais pas toutes
Oui, mais...
Non, mais...
Il y en a aussi qui viennent
Moi, je crois qu'il ne faut pas généraliser
Oui, mais d'accord
Vous venez en boîte pour vous éclater
Vous éclater, pardon ?
Mais nous, on veut vous éclater, c'est ça, le truc
Mais n'est pas dans ces cas-là
Nous allumer
Oui, mais Gérard, si on vous allume
C'est pour avoir un verre, hein
Oui, mais nous, on veut bien payer un verre
Mais il faut que vous couchiez
Ah, oui, voilà
Voilà, non, bon
Tony, Tony, Tony
Je ne sais pas si tu es d'accord avec moi
Non, non, mais c'est bon, on arrête
Parce que là, sinon, la question, on va en faire...
Ok
On va garder...
Je veux dire quelque chose
C'est un tuteur qui parle
Oui
Il y a des filles, enfin, moi, j'en fais partie
J'en ai déjà fait partie, quoi
Qui viennent en boîte
Que pour trouver un mec
Donc...
Oui, mais, tuteur
Oui
Tuteur, est-ce que tu crois que dans une boîte de nuit
Tu as rencontré l'âme sœur ?
Non, non, on vit, quoi
Elle n'a rencontré que le roulé, c'est tranquille
Voilà
Non, non, mais col roulé, s'il te plaît, tu te calmes
Ok
Maintenant, on va passer à la deuxième question
Que pensez-vous des balles trappes en plein air ?
Des quoi ?
Des balles trappes
Alors, un balle trappe, c'est quoi ?
Rigaud, oui
Non, non, il se demande ce que c'est un balle trappe
Un balle ?
Un balle trappe, c'est des soirées qui sont organisées en plein air
Ah, ouais
Bon, si, par exemple, la fête...
Non, pas la fête à Neuneu
Parce qu'il n'y a pas de balle
La fête des loges ?
La fête des loges du trône ?
Non, non
Non, non, où c'est qu'on pourrait trouver des balles trappes ?
Bah, dans mon village, à la kermesse
Les kermesses, toutes les kermesses, il y a des balles à la fin
Voilà, voilà, genre kermesse
Il y a pas mal de balles tringues aussi, chez Manu
Non, des balles trappes, abrutis
Ah, pardon
Eh, commence pas, toi, parce que...
Sinon, je vais te gaufrer, toi
J'ai un sourire, c'est...
Oui, stop
On me dit que les balles trappes, c'est à trappes
Non, mais balles trappes, c'est à trappes
C'est des trucs pour danser
C'est pas à trappes spécialement
Ouais, mais t'as les farces à trappes aussi
Oui, mais ça, les farces à trappes, ça, c'est autre chose
Bah, c'est comme un balle, hein
Oui, mais... Non, non, mais... Donc, répondez déjà à la question
D'accord, alors...
Donc, Crouton
Bah, moi, je pense que c'est pas mal, mais enfin...
C'est peut-être réservé à une certaine catégorie d'âge
Oh là, mais Crouton
Oui ?
Crouton, t'as un téléphone sans fil ?
Bah, non, enfin, si, ouais, c'est un sans fil, mais c'est pas un portable
Ah, ça marche pas avec les...
Non, mais apparemment, t'as un décalage entre nous
C'est vrai ?
Ouais, parce que...
Bah, non, bah là...
Moi, je suis le plus près possible, je peux pas faire plus près
Allez, avale-le
Non, non, mais on se calme derrière, hein
Tony, on se calme
Désolé, c'est pas moi
Alors, moi, je suis pas d'accord avec Crouton
Non, non, mais attendez
Allez, on y va, répondez à la question sur les balles trappes
Petit poil
Petit poil, je suis pas d'accord avec Crouton
Oui ?
Pour que, à un certain âge
Moi, je dirais, quand tu vas dans des petits patelins
Il y a des jeunes aussi, ils ont pas le choix
Donc, il faut bien qu'ils aillent essayer les balles à trappes
Pour rencontrer des personnes
Ouais, non, mais balles trappes, c'est...
Non, mais attends, Tony, s'il te plaît
Pardon, pardon
Je vais y répondre quand même, parce que c'est quand même
Moi qui gère le débat
Oui, oui, tout à fait
Donc, le balle trappe, c'est un truc qui se passe en plein air
Avec de la musique
Ouais, mais...
C'est de la musique, quoi, c'est en plein air
Bah oui, si tu veux
C'est pour ça que je dis les balles trappes
Parce qu'on peut très bien parler de la fête de la musique
Justement, ça sera la onzième question
Donc, tu y reviens maintenant
Donc, c'est même pas la peine
Donc, c'est pareil
Sur la fête de la musique, est-ce que tu peux rencontrer des gens ?
Oui, oui
Bah, bien sûr, tu peux faire connaissance de plusieurs personnes
En, je sais pas, en prenant un verre
En dansant, en écoutant la musique
Moi, ce que je voulais dire, c'est que, petit point, là, elle dit qu'elle voit des jeunes
Mais moi, je suis déjà allé à des balles trappes
Bon, Tony, Tony
Oui ?
Bon, vas-y, alors, toi
Ouais, mais parce qu'il y a...
Non, mais, cours, cours, cours, hein, parce que...
Faut qu'à une heure, à une heure et demie
Faut qu'à une heure, non, non, mais faut qu'à une heure et demie, j'attaque le deuxième, hein
Non, on a pris plus tard, donc on peut aller au moins jusqu'à deux heures moins le quart, quand même
Non, non, non, non, une heure et demie, comme la semaine dernière
Non, non, non, oh, oh
Oh, non, non, mais, c'est pas...
Oh, c'est pas vous, hé !
Oh, pas de politique, là
Non, non, mais c'est pas vous qui commandez
Donc, moi, j'ai les consignes
C'est une heure et demie, terminé, le deuxième
Deux heures, euh...
Deux heures moins le quart, jusqu'à trois heures
Je peux réagir au débat, quand même
Bon, alors, euh, Tony
Oui, je voulais réagir à la personne qui vient de parler
Oui, petit point
Oui, ouais, tu disais que...
Mais tu sais qu'il y a un...
Attends, Tony
Moi, je voudrais savoir
Qui c'est qui a un téléphone qui est pourri
Parce que là, c'est impossible
On l'a dit, Gérard, c'est Petit Poil, c'est ça ?
Ah, non, non, c'est pas moi
C'est pas Petit Poil, c'est Crouton
C'est rapproché de la base et ça doit aller mieux
Ça va mieux, là
Là, on va pas continuer le débat
Avec un son comme ça
Mais écoute, Gérard, je suis déjà passée dans le débat
Et ça a jamais fait ça, quoi
Ah, mais alors, pourquoi qu'aujourd'hui, ça le fait ?
Eh ben, je suis désolée, je m'excuse, t'énerves pas
C'est peut-être pas...
C'est pas la première fois que t'appelles, toi
Ben non, c'est pas la première fois
Elle a appelé l'année dernière
Quand on faisait le débat la nuit
Bon, donc, Tony
Oui, moi, je voulais réagir à ce que disait Petit Poil
Parce qu'elle disait qu'il y avait beaucoup de jeunes qui venaient à Débaltrap
Moi, je suis allé à Débaltrap
Et les jeunes que j'ai vus, c'était des bouseux qui venaient en tracteur
Non, mais attends
Pourquoi des bouseux ?
Parce que c'est surtout...
Non, mais attends, Tony
Pourquoi que tu vas tout de suite chercher
Des trucs comme ça
Des gens
Bah, écoute, je te fais part de mon expérience
C'est peut-être pas dans les bons endroits que t'as été
Bah, écoute, moi, je suis allé à Jouy-en-Josa
Non, non, mais ça y est
C'est bon, c'est pas la peine de citer les villes
Ok, Tony
Donc, t'as été dans certaines villes
Et ça s'est mal terminé, c'est ça ?
Non, pas du tout, parce qu'elle disait que les jeunes
Il y avait beaucoup de jeunes, moi, j'ai vu que des vieux
Et puis des mecs qui venaient en tracteur
Bon, on va demander
On va demander à Twitter
Bah, moi, j'ai...
Moi, je sais pas, je suis jamais allée dans un baltrap
Mais je trouve que c'est pas très sympa de dire des bouseux
Parce que je trouve que c'est mépris
Non, mais attends, stop, Tony
Mais non, pas moi
Ah, c'est cool
Attends, Twitter, avec ça en Provence
Je pense que t'as dû
Déjà aller dans des baltraps
Me dis pas le contraire
Attends, avec ça en Provence
Y a un festival, en plus, là-bas
Y a pas mal de trucs
Mais si tu veux, ça fait que cette année
Que j'y habite, donc
Ah ouais, donc, y a pas longtemps
Parce qu'il y a le festival des baltraps, là-bas
Ok, Oignon
Ouais, bah, moi, j'ai jamais été dans un baltrap
Mais bon, pour les fans de Balmusette et Licence 4
En tout genre, ouais, ça peut être sympa
Non, mais ça, on en a rien à foutre de Licence 4
Non, non, non, non
Non, mais moi, je vais te dire tout de suite
Qu'on en a rien à foutre de Licence 4
Parce que je sais sur ce que tu veux me parler
C'est quoi la différence entre baltrap et balmusette, par exemple ?
Non, non, mais attends, Licence 4
Il veut parler de...
Viens boire un petit coup à la maison
Mais c'est du balmusette
Ouais, mais d'accord, mais...
Alors, quelle est la différence, Gérard ?
Entre baltrap et balmusette
Est-ce que tu pourrais expliquer la différence aux autres ?
Là-dessus, non
Pourquoi ?
C'est pas pareil
Ouais, c'est pas pareil
C'est peut-être pas la même musique
C'est pas du tout la même musique
Qu'est-ce qu'on écoute dans les baltraps, alors, comme musique ?
Un peu de tout, hein
C'est-à-dire ?
T'écoutes...
De l'accordéon
De l'accordéon, t'écoutes...
Il va d'envers
Non, non, de l'accordéon, on vient de le dire
Alors, euh...
De la guitare
Euh, de la guitare, euh...
Avec qui ?
Du synthé, hein
Euh...
Je pense pas que Jean-Michel Jarre
Prend un truc sur les baltrap, hein
Bah, si, de l'affaire
Non, non, non, non
Il joue de l'accordéon électronique, hein
Ah, ouais, ouais, non, mais attends
Euh, Tony
Oui ?
Tony
J'ai déjà vu, j'ai déjà vu, hein
Non, non, mais attends, c'est toi qui viens de dire
De l'accordéon électronique
Oui, tout à fait, ça existe
Eh ben, je vais te dire une chose
Que lui, Jean-Michel Jarre
Ah, merci
Je sais qu'il est coupé
C'était qui ?
C'est bon, c'était Oignon, mais je vais le rappeler tout de suite
Ah, ok
Oh, ouais, non, mais attends
Non, parce que, euh...
Il a un téléphone qui s'est déchargé
On va le rappeler tout de suite
Oh, ouais, non, mais attends
Manu, Manu, Manu
Ah, pause, pause
Manu, Manu
Oui, oui, je t'écoute, je t'écoute
Non, non, mais attends
Euh...
Si c'est un téléphone
Que la personne reste au bout d'une heure
Et que ça se termine
C'est pas la peine, hein
Bah, tout le débat dans une heure, il sera terminé, hein
Tu prends sur d'autres lignes, c'est tout, hein
Ok
Euh, donc, euh...
Non, on parlait de Jean-Michel Jarre
Ouais, je parlais à...
Je répondais à Tony
Oui
Donc, moi, je peux te dire une chose
Que Jean-Michel Jarre, quand il fait venir des gens
Euh...
Fais-moi confiance qu'il fait déplacer des camions
Et son truc, c'est...
C'est pas de l'accordéon
Comme tu dis
C'est ça ?
Non, non, mais attends, Tony
Tony, tu me laisses finir ?
De cette manière, on va faire...
Là, on va pas en discuter trop
Parce que je risque que la semaine prochaine
De faire un débat sur les santé
Carrément
Mais, Gérard, est-ce que...
C'est quoi, sur la santé ?
Non, le synthé
C'est quoi, ça ?
Le synthétiseur
Est-ce que t'as déjà joué du synthé, toi, Jean-Michel ?
Non
Oui
Est-ce que tu penses que, toi, les balles à trappe, c'est de la balle, hein ?
Euh...
Balle à trappe, c'est de la balle
Ça dépend dans quel sens que tu veux le dire
Bah, dans le sens figuré
Ouais, mais dans quel sens ?
Ouais, mais dans quel sens ?
Pas au sens figuré, pas au sens propre, hein ?
Ouais
Ouais, mais dans quel sens ?
Pour toi, tu veux le prendre, ça ?
Bah, c'est-à-dire que c'est de la balle, c'est bien, quoi
Ouais, c'est de la balle
Tu peux même dire que c'est de la bombe bébé
Ouais, c'est de la balle à demi
Ouais, voilà
On passe à la troisième
Il y a un col roulé qui n'a pas répondu
Ah ouais, col roulé, oui, pardon
Excuse-moi
Ouais, non, c'est pas grave, j'ai un tétout effusé
En fait, moi, je veux dire sur les balles à trappe
Que j'étais un petit peu de la vie de Tony
C'est que, en fait, bon, c'est réservé à une certaine catégorie
De gens, quoi, à peu près la cinquantaine, quoi
Et plus
Ouais, non, non, mais attendez, attendez
Attendez, attendez, oh, stop, stop, stop, stop
On va pas mettre
Les personnages là-dedans, parce que
De toute manière, un balle à trappe, c'est fait pour tout âge
Pour tout type
Pour tout type d'âge
Ça peut être de
7 ans jusqu'à
77 ans
Attendez, attendez
Si vous voulez, mais pas tous en même temps, hein, merci
Donc, ça peut être de 7 ans
A 77 ans
Et chacun fait ce qu'il veut
S'il n'a pas envie de danser
Sur la musique, ne danse pas
On est d'accord ?
Maintenant, j'ai pas fini de dire
Donc, j'ai dit qu'en fait, c'était réservé à une certaine catégorie d'âge
Il y avait aussi des gens
Qui étaient un petit peu moins âgés
Mais le problème, c'est qu'ils avaient le même tempérament, quoi
Bah oui, mais maintenant
C'est pour une certaine catégorie de gens, quoi
Ouais, mais col roulé
Moi, je vais te dire une chose
Dans les balles à trappe, tu vois, tout style d'âge
T'as pas
Un âge spécial
Non, d'accord, mais c'est tous des gens qui écoutent que de l'accordéon, quoi
Non, pas spécialement
Que de l'accordéon
Est-ce que tu as j'y étais, toi, Gérard ?
Euh, non
Tu verras jamais des jeunes danser sur Verschuren
Non, mais attendez
Mais attendez, non, mais on va pas s'amuser
A prendre des noms comme ça
Danser sur André Verschuren
Sur Éveille Turner
Ou sur...
Votre
Votre
Des accordéonistes
On en a pas mal
C'est bidon
Ouais, c'est bidon, bah, si ça te plaît pas
Ça dépend de l'âge
Non, mais attends, il y en a un qui vient de dire
Si c'est bidon
Pour toi, si c'est bidon, la question
C'est l'accordéon qui est bidon
Mais dans ce cas-là
Il en écoute pas, c'est tout
S'il aime pas, il en achète
Il en écoute pas les autres
Non, mais il achète autre chose, comme c'est né
On peut écouter les deux aussi
On peut aimer l'accordéon
Et la techno
Non, mais attendez, parce que là
Si on part comme ça sur l'accordéon
Et sur la techno
Je peux tenir jusqu'à 3h
Même à 4h
Et on fera qu'un débat
D'ailleurs, moi j'ai acheté
Cyber accordéon volume 4, c'était le top
Bah, bien sûr
Dis-moi plutôt, musique de nuit volume 4
Tu veux ?
Anthony
Non, non, mais
Musique de nuit volume 4
Ok, Tony
Terminé, terminé, stop
Donc, la troisième question
Quel genre de danse
Que vous aimez
Vous allez réfléchir à cette question
Je répète la question
Quel genre de danse aimez-vous, par exemple
Quand vous allez en boîte de nuit
Parce qu'il faut bien tourner la question
J'ai pas précisé, toujours
Le monde de la nuit, le monde des boîtes de nuit
Des DJ, tout ça
Et donc, on va s'écouter Guy Préjean
Avec bien
Viens voir la vie
De l'autre côté
De l'autoroute
Et vous pouvez tout nous
Toujours
Attends, on va la refaire
C'était une horreur
Donc, vous êtes toujours en direct de Fun Radio
C'est toujours les débats de Gérard
Et donc, vous venez d'écouter
Guy Préjean avec
Viens voir la vie de l'autre côté
De l'autoroute et on récupère
Crouton
Petit poil
Très bonsoir
Tuteur
Oignon
Oui, toujours fidèle
Le prochain coup que tu raccroches
On prend quelqu'un d'autre
Il n'y a pas de moi, ça vient de mon téléphone
Je te dis tout de suite
Dès que
Tu raccroches
On prend quelqu'un d'autre
Salut, je te kiffe
Moi, je te kiffe pas
Tony, tu restes poli, s'il te plaît, merci
Colle roulée
Pour terminer
Et donc
La question
C'était quoi ?
Donc, quel genre de danse
Que vous aimez en boîte de nuit ?
En boîte de nuit
Même voir autre
C'est-à-dire, bien sûr
Dans les balles trap
Oignon
Oui, oignon
Moi, je voulais répondre
Moi, il y a un style que j'adore
C'est les breakers
C'est ceux qui font des waves
Tout ça, c'est les vagues
C'est bien ça
Ça, c'est génial
En boîte, ça se voit
Ça se voit souvent en boîte de nuit
Généralement, vers 2-3 heures du matin
Ils sont tous pétés
Bon, enfin, bref
Ils roulent sur la tête
Comme des
Oh, ouais
Comme des
Cols roulés
Ouais, bah alors moi
Comme danse
Ce que j'aime bien
C'est le tango, tu vois
Ouais
Les balles trap
Ouais
Ouais, ouais
Parce qu'en fait
C'est une technique de drague, quoi
Non, mais attends
Cols roulés
Cols roulés
Cols roulés
Cols roulés
Je pense qu'à mon avis
Tu reviens dans la deuxième question
Et on va pas s'éterniser
Ouais, mais non
Je t'assure
En fait, tu vois
J'aime bien cette danse
Mais en plus
C'est une technique de drague, quoi
Bah oui, tout à fait
Je remue, tu vois
Mes petites fesses
C'est le métro qui passe, là
Ouais, voilà
Tu m'écoutes, DJ ?
Ouais, ouais
Donc en fait, tu vois
Quand je danse
Et quand je remue mes petites fesses
Mes trous de merde
Qui passent
Non, non, mais attends
Cols roulés
Je suis en train de
Dans Gérard est perturbé
Parce qu'il vient d'avoir un métro
À 1h15 du matin
Donc ça le perturbe
Non, mais là
Il est passé pressu, là
C'est la grève
Ah, c'est la grève
T'as raison, toi
Ils ont déjà déménagé
Et comment ça s'est passé ?
Non, non, ça y est, ça y est
Et hop
On va pas parler des métros
Tuteur
Non
ce n'est pas moi
Je ne sais pas
Moi, j'aime bien
Tous les styles de musique
Mais c'est vrai qu'en boîte
Quand il n'y a que de la techno
Enfin, moi, personnellement
Ça me lourde, quoi
Ouais
Je préfère aussi
Alors attends, Tuteur
Ouais
Dans ce qu'il y a là
Tu n'aimes pas du tout
Ce que Max y passe
Le soir
Non, non, non
Non, non, mais attendez
Attendez, attendez
Oignon
Oignon, Tony
Et Cols roulés
Ouais, ouais
Et Petit Poil et Crouton
Vous ne dites rien
Alors donc
Pour toi, Tuteur
Ce que Max y passe
Le soir
Entre 22h
Et 1h du matin
Donc
Ce n'est pas ton style de musique
Non, je ne sais pas
Je n'ai pas dit ça
J'ai dit qu'au bout d'un moment
Ça commençait à m'agacer
Ouais
Enfin, moi, j'aime
Moi, j'aime pas
Tout sur la techno
Je n'ai pas dit
Que je n'aimais pas écouter ça
Ouais, mais alors attends
Tuteur, Tuteur
Moi, je vais te poser une question
Ouais
Admettons que tu prennes ça
De 23h
Jusqu'à 6h du matin
Ouais
Ben, je ne peux pas
Ah, ben alors
Dans ce cas-là
Tu n'iras jamais
Du
Un cliché
Alors
Ben, si
Ben, non, ben, attends
Ça ne peut pas passer
Non, mais attends, Gérard
Dans toutes les boîtes
Il y a différents styles
Ouais, mais d'accord
À la loco
Puisque tu parles, en fait, de la loco
Ben, ouais
Tu restes au rez-de-chaussée
Tu as de la techno
Tu vas en bas
Tu as du rock
Et en haut, tu as de la funk
Tu as du rap
Ouais, mais attends
Dans ce cas-là
Dans ce cas-là
Pourquoi qu'elle dit
Qu'elle n'aime pas la techno
Donc, elle n'aime pas
Ce que Max y passe
Elle a le droit d'aimer ce qu'elle veut
Mais Max, il y a
On m'a dit ça, en plus, Gérard
Des fois, c'est pas ce que j'ai dit
J'aime pas
J'aime pas écouter
Trop de techno, quoi
Mais
Ben, ouais, mais dans ce cas-là
Dans ce cas-là
Toute la journée
T'écoutes que ça sur Fun
Non, on parle pas de Fun
On parle des boîtes
Ouais, voilà, en plus
Non, non, mais attends, moi
Je peux lui dire
Oh, non
Le dernier, Céline Dion
Est quand même super deep house
Parce que vous avez remarqué
C'est du deep core, mec
Ouais, ouais
Zora, Zora sourit
Ouais
Je l'ai vu
Mais de toute manière
C'est pas
Il faut mieux qu'elle arrête de sourire
On est d'accord
Elle est grave
Petit poil pour toi
Ouais, alors pour moi
J'aime bien tout style
Salsa
Zouk
Techno
J'aime bien faire des pogos
De temps en temps
Quand les mecs
Sont pas trop violents
J'aime pas trop le rap
J'aime bien le classique
J'aime bien un peu tout, quoi
Ouais, mais attends
Le classique
Tu verras jamais ça
Dans des boîtes de nuit
Du coup, tu vois
C'est des boîtes de classique
Si, si
Oh, ouais, mais où ?
Ben si, il y a des
Non, non, pas à la loco
A la loco, il y a
Non, non, pas à la loco
Qui s'appelle l'opéra
Où ils jouent plein de classiques
Ouais, non, mais attends
Dans ces cas-là
Si on prend l'opéra Garnier
Tout ça
Ouais, il n'y a pas que ça
Dans la journée
Il y a des boîtes
Comme, bon, je dirais pas le nom
Qui font du dancing
Pour les personnes
Ouais, ben je sais
Je vois
Tu veux dire
103 Avenue Foch
Non, non, c'est pas ça
79 ?
Non
Pas de marque
Non, mais au 103 Avenue Foch
Ils jouent pas mal de dancing
Ouais, mais c'est pas là
Ouais, mais c'est pas là
De toute manière
Là-dedans
Ils en jouent pas mal
Et en plus
C'est une radio
Que je déteste
Parce que ça
C'est une radio
De blaireau
De blaireau
Je parle pas de radio
Moi, hein
Je parle pas de radio
Non, non, mais moi
Je peux te dire une chose
Que
Cet homme-là
Où qu'il va
Au 103 Avenue Foch
C'est pas là
Au Avenue Foch
C'est une radio
De blaireau
C'est Radio Montmartre
Alors je vais dire
Un jour
Le mec qui a envie
De s'endormir
Avec Radio Montmartre
Et qui se réveille avec ça
Vous allez pas le dire
Non, mais
Non, mais
Il est complètement servi
Ah ouais, c'est clair
Là, tu tombes dans le gomme
À dire
Ah ben, alors là
T'entends du André Bershuren
Du Diver Turner
Tout ce qui s'en suit
Donc
On revient presque
À la deuxième question
Ouais
Donc, on entend
Ouais, je suis en train de manger
J'ai faim
J'ai pas mangé
Non, mais
Pildar
Pildar, t'es gentil
Bah quoi ?
Quand tu manges
T'éteins ton micro
Tu fais pas comme mon chef
Hein ?
Parce que là
On dirait un vrai porc
Qui mange
Ah, merci
On dirait un cochon
Alors
Le chef, il sait manger
Mais toi, tu manges
Comme un cochon
D'accord
Donc
Crouton
Oui
Bah moi, personnellement
Moi, j'adore me chauffer
Sur de la techno
Mais finir un peu
Sur du reggae, quoi
T'es chaude
Ah ouais, mais
S'il vous plaît
Allez, Tony
Tony
Elle aime bien se chauffer
Elle est chaude
Non, non, mais attends
Tony
Tu restes poli
Parce que
Sinon
Je vais t'obliger
De te zapper, toi
Chaude aussi, c'est une insulte
Faut me dire
Faut qu'il me fasse une liste
Ouais, bah alors
Euh
T'expliques à Tony
Qu'il se calme
Non, mais c'est rare
Chaude, c'est pas ça
Non, non, non, mais
Non, non, mais attends
Chaude, des fois, ça peut mettre
Même un train
Non, non, mais on va
On va pas s'éterniser
Parce qu'il reste encore
7 questions
Et il est quand même
1h20 du matin
Alors, vas-y
Pose ta 4ème question
Alors
Moi, je peux
Quel genre de danse
Réponds-moi la question, voilà
Qu'est-ce que t'aimes bien
En boîte de nuit
Moi
Ce que j'aime bien danser
C'est
Style
Bah, un techno
Parce que
J'ai l'habitude de
Au début, j'y allais
Bon
Je suis
Je suis plus
Maintenant
Techno
Slow
Et
Et un peu disco
D'accord
Bon, voilà
T'étais plus souvent au bar
Sans te manquer de respect
Bon, Tony
S'il te plaît
Oui
Mais c'est pas vrai, Gérard
Ok
Euh
Ça m'étonnerait
D'accord
Sortez-vous en boîte
Attention, c'est la 4ème question
Attention, accrochez-vous
C'est la meilleure
Sortez-vous en boîte
Pour draguer
Non, c'est faux
C'est pas la meilleure
Pourquoi, toi ?
Parce que
T'as déjà rencontré des nanas, toi
Dans une boîte ?
Non
T'as déjà dragué ?
Non
J'ai déjà dragué
Mais j'ai jamais rencontré une nana
Dans une boîte
Ouais, bah
Donc, Crouton ?
Bah, moi
Franchement
Je crois que la boîte
C'est bien pour s'éclater
Mais
Au niveau des gars
C'est pas ça, quoi
Parce qu'en fait
C'est le gars que tu chauffes
Pour la soirée
Enfin, personnellement
Moi, je le chauffe pas
Parce que j'aime pas ça
Mais c'est bien pour t'amuser
Une soirée, quoi
Puis après, bah, c'est ça, quoi
Enfin, moi, c'est mon avis, hein
Parce que
Sinon, après
Si tu commences à aller plus loin
En général, c'est sûr
Que ça va pas durer
Euh, qui c'est
Qui renupe comme un cochon, là
Parce que ça m'énerve
Mais c'est pas le souci
T'as même pas écouté
Ce qu'elle vient de dire, Crouton
C'est quoi, ce travail ?
Comment veux-tu, après, réagir
Par rapport à la question ?
Mais, attends
De toute manière
Tu vas pas
Sortez-vous en boîte
Pour draguer
À mon avis
T'es pas forcée
D'aller en boîte
Pour draguer
Je suis désolé
Non, moi, j'y allais
Petit poil
Bah, moi, j'y allais
Pour draguer
Quand j'avais 14-15 ans
Ouais, non, mais attends
À 14-15 ans
Tu crois que
Les bidards, ils te font rentrer ?
Bah, je suis désolée
Non, non, non, non, non
Avec un petit billet, si
Non, non, non
Je suis désolée
Je rentrais, hein
Non, non, non, mais attends
Quand t'es nana
Quand t'es nana
Il faut rentrer à partir de 14
Ouais, ouais, ouais
Et puis, maintenant
Maintenant, avec
Non, non, non, mais attendez
Attends, attends
Attends, petit poil
Tu me laisses finir ?
Ouais, vas-y
Euh, non, mais
C'est pour toi que j'appelle petit poil
Non, je sais pas
Toi, t'es trop de cul, toi
D'accord, si tu veux
Moi, j'ai des gros poils
Trop de cul
Donc, moi, je peux te dire une chose
Petit poil
Qu'il y a l'heure actuelle, maintenant
Pour aller en boîte de nuit
Si t'as pas la majorité
C'est pas la peine
Ah, ouais, bah
Je peux te dire qu'à la loco
Il y a des filles mineures
Qui rentrent, alors, hein
Ouais, ouais, ouais, ouais
Mais
Mais elles rentrent avec Gérard
Non, non
Ouais
Non, mais je rigole
Non, mais à l'époque
Moi, on me laissait rentrer
Attends, on est tous allés en boîte
À 15 ans, en fait
Donc, quand j'avais 15 ans
Non, non, non
Non, non, non, mais attendez
Attendez, attendez, attendez
Attendez, parce qu'il y a
Il y a d'autres personnes
Qui vont réagir
Donc, moi, petit poil
Moi, je peux te dire une chose
Là-dedans
C'est plutôt des soirées
Des après-midi
Que les boîtes sont ouvertes
On en a
Et c'est tout
Bah, moi, je suis pas d'accord
Moi, non plus
Non, non, mais
Tuteur
Tuteur
Les filles, enfin, je sais pas
Personnellement, moi, je suis rentrée
En boîte à 15 ans
J'avais un mec
Qui en avait 18
Donc, t'as aucun problème
Voilà, attends
Bah, ouais, mais de toute manière
Non, mais attendez
Mais attendez
Oui, je t'écoute
Et puis, c'est rare
Quand t'es
Enfin, les filles
De toute façon
Elles font toujours plus âgées, quoi
Ouais, ouais, ouais
Ouais, mais d'accord
Parce que la personne
À l'entrée
Ne fait pas gaffe
Aux cartes d'identité
Il y a aussi le maquillage
Les filles, elles se maquillent
Exactement
Et puis, ils vont pas
Réussir toutes les cartes d'identité
Mais c'est vrai
Que les jeunes
Qui vont en boîte
La plupart du temps
Enfin, c'est
C'est des gens
De mineurs, hein
Ouais, mais
Bah, ok
Moi, j'avais
J'ai une anecdote
À ce sujet
C'est
Je connaissais une fille
Qui n'était pas majeure
Et qui prenait
La carte d'identité
De sa mère
Pour aller en boîte
Ouais, mais
Et les mecs
Les videurs
Ils la laissaient rentrer
Ouais, non, mais attends
Dans ce cas
Si la personne
Prend la carte d'identité
Des parents
Ça sert à rien non plus
Bah, ouais, mais
Elle peut rentrer en boîte
Oignon
Ouais, Gérard
Oignon
Ouais, il y a un mec
Qui paye pas ses impôts
Bon, alors, toi, Oignon
Bonne nuit
Allez, hop, toi
Toi
Non, non
Non, non, non
Et toi, pour toi
C'est terminé, Oignon
Ça y est, ça y est
Ça y est, il est parti
Oh, tu sais ce qu'il dit
Il revient pas
Il reviendra
Il reviendra dans 2-3 mois
Quand on aura
Hop
Euh, Tony
Oui
Bah, oui
C'est sur la discothèque encore
Ouais
Bah, de toute manière
Il y a 10 questions, hein
Donc, euh
Je pense qu'on n'ira pas
Jusqu'au bout, hein
Non, moi, ce que je voulais dire
C'est que j'allais à la loco
De temps en temps
Et ce que j'aimais bien
C'est aller au 3ème
Enfin, au 1er étage
Non, mais
Attends
Sortez-vous
En boîte pour draguer
Tony
Tu réponds à la question
Ah, d'accord
Ou sinon
Je fais comme Oignon, toi
Ah, d'accord
Ouais, bah, oui
Je sors en boîte pour draguer
D'ailleurs, il y a même des fois
Ça me surprend
Parce que ça marche
Et, euh
C'était pas souvent, mais bon
Il y en a qui attendent que ça, aussi
Bon, bon, bon, bon
C'est bon, c'est bon, Tony
Tony, là
Ce que voulait dire Tony
Excuse-moi, Tony
Ce que voulait dire Tony
En fait, c'est quand il allait
Au 1er étage
C'est plus facile pour draguer
Parce que c'est pas évident
De draguer sur de la techno
Ouais, mais attends
Ouais, tu montes au 1er étage
C'est archi-plein
Tu descends en bois
En bas au...
C'est pas le problème
Qu'il y ait du monde ou pas
C'est ça
Mais même, de toute manière
Tu peux plus draguer sur de la musique
Que genre de la funk
Ou de la soul
Que de la techno
Ouais, bon, bref
C'est pas...
On va demander un col roulé
Ouais, d'accord
Ouais, bah, moi, je voudrais dire
Qu'en fait, je vais pas trop en boîte
Pour draguer
Mais plutôt pour ploter, quoi
Ouais, bah, d'accord
Je vois le style que t'es, toi
T'as un gros porc
T'aimes bien mettre la main au cul
Des nanas
Ouais, bah, si
Bah, si, de toute manière
Excuse-moi de te le dire, col roulé
Pour moi, t'as un gros pervers
Comme...
Comme Petit Poil, bien te dire
T'aimes bien mettre la main au cul
Des nanas
T'as un vice, là
Parce que si la nana
Si la nana est bien foutue
Tu vas lui mettre la main au cul
Et après, tu vas lui monter au sein
Et si elle est...
Si la nana est bien foutue
Si la nana est bien foutue
Si la jupe, elle a un ras des genoux
Elle tira...
Elle va rentrer sa queue
Si elle est pas bien, tu le fais quand même
Ou t'es le roulé ?
Non, bah, non
Si elle est pas bien, non
J'ai un code d'honneur, quand même
Ouais, ouais, ouais
Pourquoi ce serait toujours les canons
Qui se feraient ploter, pas les boudins ?
Non, non, non
Non, non, mais attends
Comment ?
Non, non
On va pas jouer aux 7 familles
C'est pas le cas
Non, non, mais de toute manière
Je m'en fous
Moi, je vais te dire une chose
Pourquoi les boudins ?
Parce que là-dessus
Je te répondrai pas
Ah, pourquoi ?
Oui, à Internet
Oui, il y a Davy1
Qui te demande, Gérard
Si tu aimes sortir en boîte
Avec des sardines
Euh, non
Et avec des ponts ?
Non plus
Et avec des macros ?
Non, bravo
Voilà, ok
Alors, je pense que
On va perdre
Pas de questions
Non, non
Pour l'instant, c'est moi
Qui va poser la question
Parce qu'il reste 3 minutes
Non, mais attends
On n'a pas 5 minutes
T'es un vrai fonctionnaire, maintenant, toi
Non, non
Et à 3h, t'arrêtes
3h pile, t'arrêtes
Ah, ouais
Ok, d'accord
Bon, alors pose ta question, vas-y
Alors
La question
Tiens
Tiens, celle-là, elle est bien
Tiens, toi
Ouais
Comme toi
Un apprenti des djudis
Ouais, vas-y
Lors de vos soirées
Est-ce que vous aimez mixer ?
Ou alors ça
Ah, ouais
C'est pas mal l'occasion, aussi
Gigi, Kaka, on t'écoute
Ah, non, mais c'est pas moi
Qui fait le débat, c'est vous
Ouais, ouais, mais
Hé, Gigi, Kaka
Ouais
Toi qui sais mixer
Comme un cave
Ouais
Parce que là, t'as un bon mixeur
Ouais
Là, lui, il sait mieux mixer que toi
Ouais, il fait des bons jus de fruits
Il fait des bons jus de fruits, Rigo
Ouais, non, non, mais
Lui, il sait mieux mixer que toi
Ouais
Et le chef, encore plus
Donc, toi, t'es un
Ouais
Kaka boudin
Petit Gigi
Ouais, un petit
Qui a besoin d'apprendre
Oui, Rigo
Oui, encore sur IRC
Il y a Malkavian qui me demande
C'est quelle marque, le mixeur ?
Ah, ouais
C'est bien
Non, mais ça
Pas de marque, Manu
Voilà
Manu, t'as rien dit ?
Non, c'est bon
Manu, je vais te mettre une gaufre
Avec du chocolat, s'il te plaît
Oui, non, mais moi, c'est
Mettre au sucre, la gaufre
Donc, alors
Crouton
Ben, ouais, ben, franchement
Moi, je crois que c'est bien, quoi
Mais faut savoir mixer, déjà
Parce que moi, personnellement
C'est pas mon cas, hein
Mais j'aimerais
Non, mais
Non, mais
Attends
Crouton
Oui ?
Moi, je peux te dire une chose
Je sais plus dans quel reportage que j'ai vu
Il y a quand même des nanas qui mixent
Oui, mais bien sûr, Gérard
Non, mais c'est pas ça que je te dis
Non, mais je veux dire
J'aimerais bien regarder, hein
Apprendre, je sais pas
C'est vrai que j'aime bien la techno
Mais j'apprécie ceux qui
Ouais, mais
Mais tiens, justement
Comme on parle de techno
Et qu'on parle de mixer
Oui
C'est dommage que Max, il soit pas là
Mais je vais demander à Rigo
Parce que tout le monde
Tout le monde me pose la question
Oui
Par exemple
Quand tu prends le vinyle ou le disque
Oui
Est-ce que ça esquinte le disque ou pas ?
Attends, attendez
C'est pas à vous que je m'adresse
Tu esquintes le disque de le passer ?
Non, mais quand tu fais le
De scratcher ?
Ouais
Ouais, ça l'abîme un peu quand même
Mais ça dépend du matériel
Avec du bon matériel, ça abîme pas beaucoup
Ah, voilà
Donc, parce qu'il y a certaines personnes
Qui m'ont demandé si on abîmait le disque
Des vigiles ?
Des vigiles ?
Des vinyles
Toi, tout à l'heure, toi, là-bas
Toi, tu vas te prendre des claques
Mais grosses
Non, mais qui t'a demandé ça ?
C'est intéressant
Non, non, mais ça, c'est des gens
Qui m'ont demandé
Même moi, personnellement
Quand j'ai vu Max faire
Dans des soirées, même à la loco
Même quand j'ai vu Rigo
Dans les studios derrière
Je me posais la question
Est-ce que...
On peut dire que ça use un peu
Parce qu'à la base, le disque, il est lisse
Et à force de passer le...
Le manche dessus, ça te fait un sillon
Non, parce que tu passes la main dessus
Toi
C'était pour savoir
Est-ce que le disque, après
Si tu veux le réécouter
Si t'as la platine tourne-disque
Est-ce que le disque n'est pas esquenté derrière ?
Ça dépend, parce que si t'as les ongles trop longs
Ça peut le rayer, quoi
Tu prends des disques spéciaux ?
Tu prends des disques spéciaux
Ou n'importe quel disque ?
On va demander à Rigo
Il y a des styles de...
De disques...
C'est ton débat avec les auditeurs
Mais attends, moi...
On peut dire qu'il y a des disques en laine
Il y en a aussi en marbre
Le mieux, c'est les disques en marbre
Non, les mises en marbre
C'est plus résistant
Je te montrerai, j'ai des disques en marbre
Tu me feras voir
Je demanderai au chef
Après
Petit poil
Petit poil, ben écoute
Elle a déjà mixé
Chez un copain
J'aime bien ça, par contre
J'ai pas le matos à la maison
Petit poil
Petit poil
Tony, s'il te plaît
On se calme
Merci
Petit poil, moi je pense que
A mon avis
Je sais pas si Filda pourra me répondre
Mais je pense que
Faut compter à peu près combien
Pour avoir une table de mixage
Et tout le bon matériel
En temps ou pas ?
Non, non
400 euros à tout casser
Bon, Tony, s'il te plaît
Non, mais c'est vrai
C'est 400 euros
Parce qu'en fait
Une bonne table de mixage
T'en as pour
Allez, disons 252
Entre 250 et 400 francs
Tu rigoles, toi ?
Non, sérieux
Non, mais attends
Attends
Tu vas aller
Combien coûte la table de mixage
Qu'on a derrière ?
Elle coûte 342 francs
Je crois, un truc comme ça
Ouais
Je pense que
C'est dommage que
Max ne soit pas là pour me répondre
Je pense qu'il faut compter
Entre 1 million et 2 millions
De francs en barre
Non, il y a beaucoup de magasins
2 millions, c'est cher
C'est moins cher maintenant
Et en Russie, c'est encore moins cher
Bon, Tony, s'il te plaît
C'est terminé pour toi
Au revoir
C'est vrai ce qu'il dit
Non, mais attends
Non, mais c'est la crise
Non, mais c'est vrai
Non, mais attends
Mais qu'est-ce qu'il se passe ?
Attendez, on a Olivier de la Pro
Un professionnel
Non, il faut compter au moins
50 millions maintenant
Moi, celle que j'ai là-bas
Dans le studio, c'est 50
Non, mais attends
Toi, c'est...
Ah, mais c'est big
Non, mais c'est de la pro
Ouais, mais toi, c'est pas pareil
C'est avec tous tes petits boutons
De caca-boudin
C'est tous tes boutons de caca
Bon, disons que c'est entre
1 million et 2 millions
De toute manière, je demanderai
Je demanderai à Max plus tard
C'est con qu'il ne soit pas là
Bon, Tony
Tony, pour lui, c'est terminé
Parce que là...
On va souhaiter une bonne soirée à Tony
Bon, bah, OK, alors
Ah, non, mais attendez
Il ne faut pas déconner, les mecs, là
Non, non, mais attends, Tony
S'il te plaît
Tony !
Ce qui est chiant, j'ai marre
Attends, Tony
Je vais te défendre
Non, non, mais Tony
Tony, s'il te plaît
Oui ?
Je pense que...
J'avais été clair la semaine dernière
Non, mais attends, qu'est-ce que j'ai fait ?
J'ai rien fait, là
Non, non, mais...
Alors, dans ce cas, si tu continues
Tu restes calme, OK ?
Attends, mais on ne peut pas parler des Russes
Je ne peux pas dire chaud
Non, non, non, non
C'est vrai que c'est vachement moins cher
En Russie, le matériel
Parce qu'il y a la crise
Non, mais qu'est-ce qu'on en a à foutre ?
Eh bien, c'est important
Imagine, il y a des DJs français
Mais attends, mais je ne veux pas faire un débat
Sur la politique, là-dessus
Il n'y a pas de polémique
Non, politique
Ah, pardon
Je veux dire que les DJs français
Qui n'ont pas beaucoup d'argent
Ils peuvent très bien aller acheter du matériel en Russie
Alors, dans ce cas-là
Dans ce cas-là
C'est dommage que Jean-Marie Cass
Ne soit plus là
Sonic non plus
Fais un appel
Fais un appel
Si tout DJ techno ou autre
Pourrait venir te renseigner
Tu peux le demander
Écoute, moi, je peux te renseigner
Gérard, puisque je mixe un petit peu
Ouais, non, non, non, mais attends
Pour l'instant
Non, non, allez, allez
On ne s'éternise pas là-dessus
Hop, la question avait vite passé
Juste un truc avant
J'attends toujours le cours de Max
Qui m'avait promis, mais bon
De quoi ?
Non, attendez, le message est passé
Ok, le message est passé
Ouais, allez, c'est bon, on enchaîne
Bon, ben, toi, tu verras ça
Avec Manu Oronten
Alors, dernière...
Oui ?
Il n'y a qu'à le rouler
Il n'y a pas répondu encore
T'arrêtes pas de m'oublier
Non, mais là, on ne va pas s'éterniser
Sur la question
Parce que là, je pense que...
Sinon...
De toute façon, je pense qu'on a le temps
Pour le débat des routiers
Parce que tu n'as pas fait les questions
Ouais, non, mais ça...
Donc, tu peux y aller
Tu peux embrayer une question, au moins
Non, mais de toute manière, ils vont...
Bon, alors, colle rouler, vas-y
Donc, en fait, moi, je dois dire que
Ouais, j'aime bien mixer
Quand je fais des soirées
En fait, je dois dire que
Le mieux, en fait, pour mixer, quoi
C'est que tu aies une grose sur la console
C'est vraiment comme ça
Tu la saisis vraiment
Oh, mais attends, mais attends
Colle rouler
Dans ces cas, tu prends...
Tu prends...
Le truc de la loco
Quand les nanas sont là
En train de danser
En train de s'éclater
Mais attends, mais je vois ça
Je vais regarder le reportage
Qui a lieu vendredi
Sur...
Une chaîne
Sur une chaîne
Et ça, c'est un truc spécial
Techno
Ouais
Techno...
Technomania ?
Technomax
Non, non, c'est pas Technomax
C'est pas ça
Technoparade
C'est pas...
C'est sur la tête à pain
A minuit ou une heure du matin
Tu l'as dit, hein
Demain ?
Tu l'as dit ?
Non, non, vendredi, oui
Oui, demain soir
Juste après, sans aucun doute
Voilà
En fait, ce soir
Gérard ?
Oui ?
Sur IRC, il y a Snul
Qui te demande
Si tu aurais aimé être DJ
Euh, non
Pourquoi ?
Personnellement, non
Pourquoi ?
Non
Pourquoi ?
Non, ça m'intéresse pas
Oui, mais pourquoi ?
DJ
Non
Non
Non
Non
Non
Trop de monde, non
DJ
C'est bien
Non, non
Donc
Gérard, avec tout ça
J'ai pas parlé
J'ai pas parlé de ma vie de DJ
Est-ce que je peux te raconter une anecdote ?
Bon, on se dépêche, Tony
Parce que
Parce que là, je pense que
Donc moi
Bon, je mixe un petit peu
Dans des soirées
Moi, ce que j'aime bien
C'est faire bouger la foule
Mais moi, j'aime pas trop
Qu'on me fasse chier
Quand je suis dans mes aigus
Ça, je voulais le signaler
Bon, ben
Et j'achète mes disques
À Techno
À Port
Voilà
Ouais, ben
Merci, Tony
Pour ta publicité
Dans ce cas-là
Tu veux aller voir Manu ?
Attends, attends
Gérard
Techno à Port
C'est le magasin
Où Max va acheter
Ben oui
Alors donc
On peut en parler
On peut le dire
On peut le dire
Ouais, non, mais
Tony
On n'a plus de vinyle
On n'a plus de vinyle gratos
Ouais, non, mais
Tony, tu veux
C'est bien, Tony, c'est bien
On retourne voir Manu
Au standard, après
OK ?
Y a pas de problème
On y passe tous
Ouais, non, mais
Non, non, mais
Je pense que pour toi
Ça va être terminé, là
Tu retourneras un jour, Gérard
Au standard
Hein ?
Qu'est-ce que tu dis, toi ?
Hein ?
Non, au standard ?
Ben, pour aider Manu, ouais
Non
C'est pas moi
Qui va
Qui va choper
Qui va répondre
Aux gens qui sont derrière
OK ?
Alors
Comment s'habiller
Pour aller en boîte ?
Donc, c'est la
Dernière question
La
La, la, la, la
Sixième
Oh, là, là
Merci pour l'arsène
Et donc
On va s'écouter
Joe
Couscous
Avec ma tante
Danse le
Oh, là, c'est de pire en pire
Les titres
Non, non, mais attends
C'est toi qui écris ?
Ben oui
Joe Couscous
Avec ma tante
Danse le reggae
Alors, danse le reggae
Donc, vous pouvez
Toujours nous appeler
Au 0803 085 000
0875 000
À venir
Le débat
Qui portera sur les routiers
Donc, vous pouvez déjà
Nous appeler
Appelez Manu
Voilà
Et il vous sélectionnera
Avec plaisir
Voilà
À tout de suite, Gérard
À tout de suite
Pour
Ben, Philippe
T'annonces le disque
Parce qu'à mon avis
C'était pas ça
Ben, c'est quoi, alors ?
Joe Couscous
Avec ma tante
Danse le reggae
Ah, bon, ben
C'est bizarre
Nouveauté
Ouais, une nouveauté
C'est pas mal, là
OK
Donc, on rappelle Crouton
Oui
Je suis toujours là, Gérard
Pensez pas
Petit poil
Bonsoir
Bonsoir
Tuteur
Je suis encore là, ouais
Tu tiens debout ?
Ouais, ouais
Ouais
Elle est facile, hein
Franchement
Ah, je sais, merci
Pardon
Oh
Bon, Gérard
Gérard, tu dégages au standard
Faut que je te calme
Faut que je te parle
Tu dégages au standard
Euh, Tony
Ouais
Toujours là pour
La pointe du débat
Ouais, le disque, c'était
Zoubir avec
Ouais, Zoubir à l'aide
Euh
Col roulé
Ouais, je veux dire
Ouais, je suis l'HG
Donc, à la place d'Ognon
On a qui ?
À la place d'Ognon
Pour l'instant, on n'a personne
Parce que la personne
Que je devais rappeler
Eh ben
J'y n'y arrive pas
Ouais, on est tous
OK
Donc, dernière question
Donc, comment
Êtes-vous habillé
Pour sortir en boîte ?
Col roulé
Col roulé
Oui
Ouais, ben alors moi
Je dois dire que
En fait, pour aller en boîte
Je vais habiller
Très classe, quoi
Ouais, mais attendez
Attendez, attendez
Avant de répondre à la question
J'aurais bien voulu
Que Rigaud me donne
Un petit point internet
Pour savoir
Le nombre de connectés
Alors
Petit point internet
Actuellement sur le site
Il y a
182 connectés
Tu vois, t'as la liste ici
La classe
C'est quand même la classe
Et
Il y a
Sean
Qui te demande
Si
Il peut passer un bonjour
À Nicolas
Ah, c'est pas le temps
Ben non, non, mais
Si, si
Si, si
On peut lui faire
Un petit coucou
À la personne
Bah, c'est fait
Donc, voilà
Ben
Donc
Ben, coucou
Non, non, mais
Donc, on remercie
Tous les gens
Qui sont sur internet
Ça me fait plaisir
Quand même
De voir
Un jeudi
182 connectés
Sur internet
Ça, c'est
C'est bon, c'est bon
Ça, c'est pas mal
J'applaudis
182
Eh ben
Continuez comme ça
Donc, c'est bizarre
Parce que
Là, j'ai fermé
Le Minitel
Mais si je peux
L'avoir devant mes yeux
Non, ça te ferait trop mal
Non
Il y a
Il y a zéro
47 connectés
Bon, attends
47 connectés
Fais voir, fais voir
Attends, tourne-moi le
Non, mais c'est pas grave
Je te le dis
Non, non, mais attends
Fais voir
Ouais, zéro connecté
Bien sûr
Putain, ça a chuté vite
Ah, non, mais
Il y a deux minutes
Il y en avait 47
Mais le temps
Le temps que tu retournes
Non, non, mais
De toute manière
Vous pouvez toujours
Nous appeler
Donc, 0803
085000
Et 0875000
Toujours
Le site internet
www.fr
Voilà, exactement
Après, je sais même plus
Et le Minitel
3615 Fun Radio
Voilà, toujours
3615 Fun Radio
J'essaierai de
De vous répondre
En direct
Mais si c'est pas
Des conneries
Donc
On va
Attaquer la dernière question
Oui, ça fait déjà
Trois fois que tu l'as posé
Comment je préférais-vous
Être habillé en boîte ?
Non, non, mais même
Je pense qu'on va en faire deux
Quand même
Parce qu'on est jolis
Et donc
Comme les gens sont
Un peu
Sympathes
Ils sont au week-end
Ça va être le week-end
Donc on va
Allez
Allez
On va faire 10 questions
Ah, non, non
Il reste
Il reste
Il restera encore
Deux questions après
La huitième
T'emballes pas
T'emballes pas non plus
On va en faire une
Et puis on va voir
Allez
Comment êtes-vous habillés
Pour sortir
En boîte de nuit ?
On va demander à Crouton
Alors moi
Je suis habillée sexy
Mais pas excentrique
C'est-à-dire ?
C'est-à-dire
J'évite tout ce qui est fluo
Tout ce qui est excentrique
Mais je suis sexy
Non, mais là
Sexy
C'est-à-dire
Un petit pantalon
Trompette
Tony, s'il te plaît
Non, c'était col roulé
Ouais, ben col roulé
Col roulé
Tu vas te calmer
Ouais, je me calme
Sinon moi
Je vais te calmer
Tu vas
Tu vas zapper direct
Je vais faire
Comme oignon
Parce que là
Maintenant
Faudra peut-être
Qu'on fasse
Des débats
Corrects
Non, mais ça se passe bien
Là, Gégé
Non, non, mais col roulé
Pour l'instant
Moi
Je peux
Je peux répondre à Crouton
Donc moi
Je peux vous dire une chose
Que les trois quarts des nanas
Sont habillés
Rats des genoux
Et
C'est
C'est tout juste
Si on ne leur voit pas
Leurs culottes
Ouais, c'est vrai
Non, mais pas tout
Elles ont le tuba quand même
Ouais, ou des grosses culottes
Non, non, non
Mais il faut dire
Il faut dire que
Quand même
Les nanas
Quand vous allez en boîte de nuit
Vous n'hésitez pas
Oui, Rigaud
À mettre quand
Qu'ils continuent ta phrase au moins
Les filles
Vous n'hésitez pas
Vous
Vous n'hésitez pas
À nous allumer
Ouais, mais n'empêche
Que vous aimez ça
Ouais, non, mais attends
Attends
On aime ça
Je fais moi confiance
Que
Tu vois
Comme Tony le sait
Et tout le monde le sait
Maintenant
Je suis avec Sandy
Et Sandy
Jamais
Jamais
Elle est sortie
Avec des trucs
Rats des genoux
Parce que moi
Moi je vais te dire une chose
Bon
Non, non, mais attendez
Moi je peux vous dire une chose
Que dans
Dans les métros
Quand je vois des trucs comme ça
Ça me dégoûte
Non, non
Non, ça me dégoûte
Quand tu vois des nanas comme ça
Ah oui
Qui sont
Qui sont habillées comme ça
Ah d'accord
Attends, parce que là
Non, non, ouais, ouais
Ouais, mais attends
Elles peuvent être bien foutues
Si on veut
Mais il y a des limites
Non, non, mais ouais
Non, mais il y a des limites
Non
Non, mais est-ce que
Les limites c'est des genoux
Voilà
Il y a des limites
Pour pas
Provoquer
Parce qu'après
Après dans ce cas-là
On va dire
Ouais, mais on se fait violer
Alors les nanas
Arrêtez
Hein, parce que
Attends, tu vas un peu loin Gérard
Ouais, ouais
Ouais, mais c'est pas
C'est pas parce que tu mets
Une mini-jupe en boîte
Que tu te fais violer automatiquement
Faut pas exagérer non plus
Ouais, mais attends
Combien que t'as le droit d'être
Combien que ton boîte viole
A l'heure actuelle
Non, mais ça on s'en fout
C'est pas le terme du débat
Bon, bah alors
Erreur
T'es pas obligé d'être en jupe
Parce qu'on va en boîte
Il y a des femmes
Qui sont en jupe
Parce qu'elles y sont
Obligées par leur boulot
Ouais, non, mais attends
Mais dans ce cas-là
Ouais, mais non, mais attends
Et qui c'est
Qui vient de poser cette question ?
Bah, c'est Crouton
Ouais, mais Crouton
Moi, dans ce cas-là
Moi, je vais te dire une chose
Dans ce cas-là
C'est de l'harcèlement sexuel
Et c'est tout
Bah, moi, je suis pas t'aider
Moi, je suis d'accord
Avec Gérard
T'as abusé là
Si, les trois quarts des patrons
Si t'es pas en mini-jupe
De toute manière
T'es pas pris
Et si t'as des culottes aussi
Faut pas en mettre
Alors, là-dessus
Moi, je suis secrétaire
Dans une entreprise
Et, excuse-moi
Mais je trouve pas ça très sympa
Quand tu dis que le patron
Nous accepte pas
Lorsqu'on n'a pas de mini-jupe
Je suis en jupe
Tout simplement
Et j'ai jamais été harcelée, quoi
Ouais, bah, moi, j'ai été harcelée, moi
Oui, qui ?
Petit poil
Oui
Parce qu'il m'oblige
À me mettre en mini-jupe
Et sans culotte
Ah, voilà
C'est dégueulasse
Ah, voilà
Ça, c'est en plus
C'est dans le débat
Ah, bah, attendez
C'est grave
C'est grave dans le débat
C'est grave
La nuit, la discothèque, tout ça
Bah, Gérard, ce que tu devrais faire
Tu veux...
T'as peut-être donné une bonne idée, là
Je sais plus si c'est Petit Poil
C'est Petit Poil, ouais
Petit Poil, tu pourrais peut-être faire
Dans les semaines à venir
Un débat sur le harcèlement
Ouais
Mais, pour l'instant
On est quand même dans la discothèque
Et le milieu de la nuit
Ouais
Il serait sage d'y revenir au plus vite
On va y revenir
Tu sais qu'on n'est pas restés longtemps
Dans la discothèque
Non, non
On a été partout
On a été partout
Justement, pour reparler de la discothèque
Il y a Snul sur IRC
Qui te demande, Gérard
Comment faut-il s'habiller
Pour aller en discothèque
Et pas se faire refouler
Par le gros gorille à l'entrée
Ouais
Alors, ça, c'est une très bonne question
Justement
C'est bien, Hugo
Tu travailles bien, toi
Merci, les gars
Non, non, mais de toute manière
Pour l'instant
Je ne vais pas trop me plaindre de Manu
À part qu'il n'a pas toujours
Fait ce que je lui ai demandé
Donc, la question
Pour toi, pour l'instant
Non, ça va
Tu te la couvres
La question, Gérard
Tu réponds
Donc, je réponds à la question
Donc, c'est qui, Hugo ?
C'est Snul
Alors, Snul
Moi, je peux te dire une chose
C'est que
J'ai quelqu'un
Une fois
Qui a voulu aller à la loco
Qui s'est pointé en jean
Et qui a été refoulé
Pourquoi ?
Il était habillé
Tout en jean
Comme moi
Souvent, je suis en jean
Et autres
Bon, ça va
Parce que moi
Je rentre avec vous
Et je suis habillé
Mais le mec
Il a été refoulé
Et il s'appelle
Titi
Et Titi
Je l'ai vu, ce mec-là
Il était venu en chausson
Et avec un boa aussi
Il s'était abusé
Ouais, ouais, t'as raison
C'est celui qui nous a emmené
En Allemagne
Avec Sandy, d'accord ?
Alors, tu le connais pas
Ok ?
Alors, tiens, Tony
Comme t'as une grande gueule
Comment que tu t'habilles, toi ?
Je vais l'ouvrir, je vais l'ouvrir, ouais
Ouais, bah, tu vas l'ouvrir, ta gueule
Ouais, ouais
Bah, parce que moi
Je vais, bon, classique
En jean
En basket
Et puis en chemise
Ouais, tu rentres pas en basket
Ouais, non, mais attendez
Moi, je rentre
Moi, je suis Tony
Tony, Tony
Dans ces cas-là
Pourquoi pas
Moi, il y a une question
Que je suis en train de me poser
Pourquoi pas y aller
En costume cravate ?
Bah, bah, oui
Tu te fais refouler, Gérard
En costume cravate
Bah, ouais, mais attendez
Mais costume cravate
Tu vois que ça
Toute la journée
Dans le métro
Que ça soit dans les bus
N'importe où
Tu vas dans un café
Pour prendre un sandwich
Moi, j'ai vu ça cet après-midi
Tu vois des mecs
En costume cravate
Ouais, mais c'est des cadres
Mais voilà
C'est des cadres
C'est des cadres
Mais attendez
Mais attendez
Mais dans ces cas-là
Pourquoi qu'on accepte
Des mecs en costume cravate
Dans des boîtes de nuit
Et pourquoi qu'on refoule
Des gens en jean ?
Moi, je ne suis pas d'accord
Je ne suis pas d'accord
Gérard, sur IRC
On me dit qu'on accepte
Les costards cravate
Parce qu'on n'accepte pas
Les costards crado
Bah, ouais, mais même
On accepte
Ça ne sert à rien
Ça ne sert à rien
Olivier
Olivier
Non, non
Non, non
Toi, tu as travaillé ailleurs
Je cherche les auditeurs
Non, non
Pour une fois qu'Olivier bosse
Je suis seul à bosser
Et qu'ils m'en sont déjà recadrés
Mais j'ai rien fait, Gérard
Non, non, mais attends
Depuis tout à l'heure
Ça se passe plutôt bien
Allô, allô, allô
Ah, d'accord
Et je viens de regarder
C'est toi
Alors, donc
Je ne dis plus allô
Non, non, mais dégage
Non, je te promets
Je ne dis plus allô
Ça s'est bien passé
Jusqu'à maintenant
Dégage
Et voilà
Hop, au revoir
J'ai rien fait
Dégage
Tu prends ton café
Tu vas sur le site internet
Tu vas dialoguer avec Rigaud
Toujours pareil
Et c'est tout
Voilà
Tu l'as vexé, Gérard
Non, mais même
Attends
Toi
Ça s'est bien passé jusqu'à maintenant
Je ne vois pas pourquoi qu'il arrive
Et j'entends des allôs et allôs
Oui, moi c'est clair
On ne m'entend pas dire allô
Donc
Je me demande comment tu fais
Pour être aussi concentré
Dans ton débat
Je ne sais pas
Tuteur
C'est extraordinaire
Tuteur
Oui, oui, je suis là
Donc toi ?
Personnellement, moi je m'habille en pantalon
Parce que j'ai
Enfin, je n'aime pas les jupes quoi
Mais bon, ça c'est
Mais c'est aussi plus agréable
D'être en pantalon pour danser
Parce que c'est plus pratique quoi
Si tu es en jupe
Bon, enfin
Puis comme disait Petit Poil
Oui
Je ne sais pas
Enfin, les jupes
C'est vrai que
C'est quand même
Ça allume pas mal quoi
Oh
Ouais
Réveille-toi Petit Poil
Non, mais allez
On va transer
Allez, qui c'est qui n'a pas répondu ?
Petit Poil
Tony ?
Non, Petit Poil, tu viens de répondre
Mais non, c'était pas moi
C'était Tuteur
Ah, c'était Tuteur, pardon, excuse-moi
Petit Poil, vas-y
Ouais, alors moi j'aime bien
Aller en boîte en taggeur
Et en robe longue
Pour
Donc pour pas allumer justement
T'as pas chaud avec tout ça ?
Non, je me déshabille vite fait
Bon, mais de toute manière
Pour voir
Il y a des vestiaires
Non, mais de toute manière
Il y a un vestiaire pour mettre les pringues
Mais faites-moi confiance
Quand vous voyez après
Vous êtes quand même des allumeuses
Alors venez pas nous dire le contraire
Mais il faut pas généraliser Gérard
Ouais, mais de toute manière
Je prends pas mon cas pour une généralité
D'accord ?
Ok, chef
Ok ?
Ok
Bon, alors maintenant
On fait la conclusion
Donc, Crouton
Bah, moi la conclusion
C'est que ça a pas apporté grand-chose
Sur ce débat
Du coup
Je veux dire, il y a eu des choses
Peut-être intéressantes pour certains
Enfin, pour moi, je trouve pas
Mais peut-être que pour certains
Il y a eu des choses intéressantes
Non, mais
Est-ce que
Est-ce que
Pour toi
Est-ce que
Le débat s'est bien passé ?
Ah oui, ça c'est sûr
Il s'est très bien passé
Mais il y a peu
Grand-chose d'intéressant
Parce que je trouve
Que tu t'es énervé un peu trop vite
Non, non, non, non, non
Non, non, non, non
Hé, Crouton
Crouton
Je me suis pas énervé
Je pense que
Je vous ai répondu
A chaque question
Que vous m'avez posée
Gérard
T'as trop généralisé
Sur tout le monde
T'as pris un exemple
Et ça y est
T'as généralisé
Bah oui, mais de toute manière
Là-dessus
Je suis obligé de
De voir
Pour essayer
De
De mettre un peu
D'ambiance
Ok ?
Ah, t'as eu raison
T'as un peu d'ambiance
On a un million
Ouais, bah
Pour un
À part oignon
Que j'ai viré
Signon
J'ai viré personne
Ah, maintenant
Max est là
Donc Max
Il va peut-être
Nous renseigner
Sur le prix
De
C'est deux millions
Deux millions
J'ai écouté, j'ai écouté
Donc pour toi
Dans les soirées
Est-ce que vous aimez mixer ?
Donc on m'a dit que
Bon
Non, toi
Dégage
Merci Olivier
Non, je t'écoute
C'est quoi la question ?
Non, parce que
J'ai demandé
Combien ?
J'ai écouté, j'ai écouté
Donc
On m'a
J'ai entendu des chiffres
J'ai entendu des chiffres
Donc Jean
Pour le prix
Combien coûte aujourd'hui
Du matériel pour mixer ?
Oui
Correctement
Donc j'ai entendu
Un, deux millions
Non, moi j'ai dit
C'est
Non, c'est toi
Non, Olivier a dit
Cinquante millions
J'ai écouté, c'est pour dire
Lui il m'a dit
Il a dit qu'il était comme toi
Peut-être entre un et deux millions
Non, non
Il m'a dit
Deux cent cinquante balles
Non, ça c'est la table de mixage
Oui
Et puis
L'ego a confirmé
J'ai écouté
Deux cent cinquante quatre francs
J'étais là
Oui
Et toi, pour toi
Personnellement, toi
Qui es
Qui es un grand amateur
De mixage
Toi qui aimes bien mixer
Donc
Pour toi
Le prix
On va
Alors moi
Je pense qu'il faut
Aujourd'hui
Plus d'un ou deux millions
C'est ça
C'est-à-dire que
Si tu veux du bon matériel
Pour mixer un peu
Comme à la loco
Je pense qu'il faut mettre
Dans les
Sept, huit millions
Ah
Nouveau
Donc
Ça fait
Soixante-dix mille
Soixante-dix mille francs
Soixante-dix mille
À quatre-vingt mille
Quatre-vingt mille francs
À peu près
Pour une table de mixage
J'entends
Si tu veux avec les platines
Moi j'ai ça chez moi
Il y en a pour cent-vingt mille balles
Ah bah d'accord
Attention
Non mais ce qui est bien
Après c'est qu'une fois
Que t'as le matos
Je parle pas des amplis
Des enceintes
S'il y a plus des amplis
Des enceintes
Faut rajouter
Quarante mille balles
Après ce qui est bien
C'est que les disques
Bon c'est du vinyle
Comme ça on importe
Souvent c'est des imports
Ouais comme Tony nous a dit
Bon je vais acheter ça
Tu l'as dit tout à l'heure
Sans faire de marques
Non non
C'est Tony qui l'a dit
C'est pas moi
C'est à peu près
Dans les quatre-cent francs
Un disque
Bon c'est pas très très cher
Après
Après c'est pas très très cher
Non
Quatre-cent francs le disque
C'est la passion
Moi j'en achète à peu près
Quarante
Je m'en sors pour
Quatre-mille à dix mille
Enfin entre
Quatre et
Quinze mille
Vingt mille francs
Une question
Une question
Qui brûle les lèvres
Que je voulais te poser
Elle te brûle les lèvres
Je crois non
Je l'ai posé à Régo
Et Régo m'a dit
Que ça
Il me dit oui
Est-ce que
Quand tu mixes
Par exemple avec le disque
Comme tu fais toi
À la loco
Ouais
Est-ce que ça l'abîme
Ou pas
Régo me dit oui
Régo m'a dit oui
Oui parce que le problème
C'est que lui c'est un DJ de hip-hop
Ils savent pas manier les disques
Il l'a dit trop vite
Oui
Dans la techno
Toi tu sais pas mixer
Alors
Toi va prendre un mixer
Non mais
En techno
En techno
On scratch pas
Comme ils scratch
Nous on utilise pas ça le scratch
On utilise un peu le velcro
Mais est-ce que ça
Est-ce que ça abîme
Non parce que ça agrippe
Non ça l'abîme pas
Ça abîme pas le disque
Que tu veux mettre
Parce que
Si tu veux pas abîmer le disque
Que tu veux mettre
Par exemple au lieu de jouer la phase A
Tu vas faire exprès de
Scratcher sur la phase B
Comme ça le disque
Que tu veux écouter
C'est sur la phase A
Tu l'abîmes pas le disque
C'est simple
Et tu veux pas abîmer
Non mais c'est une technique
C'est une technique
C'est très technique
Je reconnais
Je m'excuse
Je fais un peu une parenthèse
Si vous voulez pas mimer
Les morceaux que vous aimez bien
Sur le vinyle
Par exemple si sur la phase A
C'est le morceau que tu adores
Et que tu veux le mixer
Pour pas l'abîmer
Tu joues la phase B
Ouais mais dans ces cas là
Dans ces cas là
Tu passes à
Et tu retournes le disque
Mais comment tu peux
Retourner le disque
Quand t'es en boîte
Tu joues pas
Tu joues pas le disque
Tu l'écoutes pas c'est tout
C'est à dire que tu vas passer
Un disque en disant
Voilà sur la phase A
Je voulais passer le tube
De Das Fuck
Das Fuck
Das Fuck
Et bah tu te dis
Ok je vais pas mimer mon disque
En mettant les doigts dessus
Donc je joue l'autre phase
Donc c'est un morceau
Qui est pas connu
Mais les gens savent
Que sur ce morceau pas connu
Sur l'autre phase
Y'a le tube
Donc ça mime pas
Non ça mime pas la phase A
Ouais non mais
Même que ça soit
La phase A ou B
On s'en bat les
Non ça le bousille le disque
Ça le raye
D'accord
En gros t'achètes le disque
Tu le mets trois fois
En soirée
Il est mort
Faut en racheter un
Il a dit celui-ci ça coûte pas cher
Avec Rigaud
Il peut te dire
En hip hop
C'est à peu près pareil
A 5 francs près
C'est dans les 400 francs
Normal
En import
Ça va coûter 600 balles le disque
Mais ça vaut le coup
Et en marbre
Encore plus cher
Ouais mais je pense
Que maintenant
On n'arrive plus à trouver
Maintenant c'est
C'est-à-dire que
Si tu cherches le live
Du Palais d'Espoir
De Johnny en 77
En vinyle
C'est un peu dur
Non mais en techno
C'est à peu près
600 francs le disque
C'est pas très très cher
D'accord
Pour faire une bonne soirée
Pour faire un bon mix
De 3 heures
Il te faut à peu près
50 disques
Donc tu calcules
50 disques à peu près
On va dire 110
Pour faire une nuit complète
200 000
A 600 francs le disque
200 000
Ça fait à peu près
60 000 francs
Pour 60 000 francs
Tu peux faire une bonne soirée
Et donc
Grosso modo
Donc pour finir
Pour répondre
A la question
Que j'ai posée
De toute manière
J'aurais pu la poser
A la question
A tous les auditeurs
Oui vas-y pose la question
Donc même si c'est encore là
Oui mais vas-y pose la question
C'est quoi
Donc
C'est que
Pour toi
Donc tu serais prêt
A mettre combien
Dans toute une table
Donc toi pour toi
120 000
Ma bite entière
Ouais c'est ça
Ma bite entière
Ok
Je te remercie Max
Donc Crouton
Oui bah je viens de te faire
Ma conclusion
Donc petit poil
Ouais bah alors moi je dirais
Que certaines choses
T'as raison
Mais en fait
Certaines choses
Tu crois toujours avoir raison
Et en fait
Quand on n'est pas d'accord
Tu essaies toujours
D'avoir le dernier mot
Ce qui est dommage
Mais bon sinon
Ça s'est bien passé
C'était calme
On kifferait
Enfin ça serait bien
Que ça bouge un petit peu
Ah bah que ça bouge
C'est où elle est que ça bouge
Dans ces cas là
Le deuxième
Je vais bouger plus
Ok
Je vais m'énerver
Et ça va être encore plus dur
Mais non
Parce que là
Je vais m'attaquer
Je vais m'attaquer
Non mais attends
Petit poil
Là je vais m'attaquer
Sur un truc que j'ai vécu
C'est les transports routiers
C'est du lourd
Ouais mais on a déjà fait ça
Les routiers
Et alors
Si ça te plaît pas
Tu fais une chose
T'écoutes ta radio
Tu zappes sur une autre radio
Ok
Non je vais pas carrément
En deux bonnes entendeurs
Salut
Ouais bon bref
Non mais ce que je veux dire
Non mais t'es pas obligé
De t'énerver
Pour avoir de l'ambiance
Non mais attends
Dans ces cas là
Tu me dis
Ouais je me suis pas énervé
Mais attends
Moi c'est
C'est mon chef
Qui m'a dit
Ne pas m'énerver ce soir
Non mais tu peux t'énerver
Si ça reste cohérent
Si tu t'énerves sur quelqu'un
Qui dit des conneries
D'accord
Si tu t'énerves
Parce qu'un mec
A un moment donné
Parle au dessus d'un autre
C'est pas normal
Par contre sur les routiers
Ça risque de gueuler
Mais c'est normal
C'est ton métier
C'est un amour de métier
Ah ouais
Et ça
C'est de toi que tu parles
Putain merde
Alors tuteur
Tuteur
Moi c'est la première fois
Que je participe à ton débat
Et je trouve que c'était
Plutôt cool quoi
Mais c'est vrai qu'il faudrait
Qu'on s'écoute un peu plus
Les uns les autres
Parce que c'est un peu
Le bazar des fois
Ouais non mais attends
Écoutez-nous les uns les autres
Et mon nous aussi
Ouais il y a
Et mon nous
Et mon nous putain
Ok
Tony
Oui et mon nous
Et mon nous
Mais moi je vous les ai
Pas plus que Maxella
Il faudrait que tu lui demandes
Parce que tu ne me croyais pas
Le prix d'une platine russe
Alors le prix d'une platine russe
J'ai entendu parler d'en euros
400
Ouais c'était à peu près ça
Alors là en russe
Foul là là
Ça fait 24 francs français je crois
Je ne sais pas
Mais là-bas maintenant
Ça s'échange avec des bouteilles de vodka
Donc il ne faudrait pas aller en vodka
Je sais qu'une platine
Avec du bon matériel en URSS
Moi j'ai vu ça
Ça vaut
C'est Pierre Imporne
Ah
Pierre Imporne
Moi je l'ai vu chez Pierre Imporne
Je ne sais pas
Je crois que c'est
Pour
Deux putes ukrainiennes
Je pense que tu peux avoir du bon matos
Ouais c'est sûr
C'est sûr
C'est une demi-lada quoi
Ouais à peu près ouais
Bon
Col roulé pour terminer
Ouais voilà
Bon bah pour ma conclusion
Moi je voudrais dire que
Au début du débat
Je me doutais que les filles
Étaient des allumeuses en boîte de nuit
Mais là j'en ai eu confirmation
Voilà
De toute manière
J'ai beaucoup apprécié
Ce qu'elle a digéré
Effectivement pour les filles
Qui se permettent de mettre
Des choses râle à foufoune
Jusqu'à la hauteur des genoux
Moi je trouve ça
Également
Je trouve que c'est
En fin de compte
C'est provoquer
L'acte sexuel
Voilà
Donc moi conclusion
De ce débat
Bon bah
Je pense que
J'ai pas trop de choses
A rajouter
Parce que j'ai répondu
A peu près à vous
A toutes vos questions
Même sur internet
Peut-être que
J'ai pas pu
Tout
Tout le monde
A pas pu
Comprendre
Ce que je disais
En plus là ça augmente
Il y a 250 personnes
Oh la la
Ah bah ça va
Mais c'est en militage
Zéro
Le débat
Le débat
Qu'est-ce que tu donnes
Donc
Bon bah
Le deuxième débat
Portera sur les routiers
Donc
On va s'écouter
Patrick
Petit suisse
Avec
Ma cravate marche
Au diesel
Et vous pouvez
Toujours nous appeler
Bah mais attends
C'est l'autre
Cab
Donc
Les numéros
A rappeler
Manu
Ils ont changé
Ou quoi non
Non ça a l'air
De marcher toujours
0803
085000
Et 0870
0803
Si ça marche
Et toujours
3615
Porn Radio
Rubrique avec
Toujours l'internet
www.fr
Porn Radio
Et je vous retrouve
D'ici 10 minutes
== Le débat sur les routiers ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
C'est Patrick Petitsfils avec Macarvan, Marchaud, Diazel et donc c'est toujours les débats du rare 2h10
Donc vous pouvez toujours nous appeler au 0870 5000 et 0803 085000 et toujours le 3615
Code Pen Radio rubrique directe et pour l'instant j'ai zéro connecté
C'est pas cool ça hein ?
C'est une honte
Et sur internet donc vous pouvez toujours nous laisser des messages
Donc www.frfunradio.com
Et on va bientôt atteindre les 300 connectés
Oh là là, le blé qu'on va se faire encore
Eh ben c'est bien
Donc on va accueillir Arnett pour le deuxième débat qui portera sur les routiers quand même
Arnett bonsoir
Bonsoir Gérard
On peut écouter Fun Radio sur 101.9
Ouais exactement
Alors 35.9
C'est quoi là Manu ?
C'est moi
Non mais tu donnes ton nom correctement s'il te plaît
Parce que moi je vais pas m'amuser à faire 35 tonnes sans arrêt
C'est son, comment tu dis ça ?
Son QRZ
Son QRZ
Ouais QRZ ok
Voilà je suis un cibiste et tout
Ok donc on peut écouter Fun Radio à Arras sur 96.9
Tu me confirmes bien la fréquence ?
Ouais je te confirme ouais
Ok
Je te copie
Pas mal
Tout est bon
me saoule bonsoir mon amour il n'y a pas de ton amour d'accord ok tu as pas commencé comme ça ok
moi je te dis tout de suite je suis pas ton amour ok alors bon d'accord donc on peut écouter fun
radio à brest sur 98.9 non elle est pas là elle est pas là ou quoi elle qui ça tu me saoule ouais
mais si elle est là je suis là moi je t'écoute on peut écouter un peu de radio sur à brest sur 98.9
c'est bien ça c'est tout à fait ça non mais non c'est pas ça mais si ça lui fait plaisir donc
horloge 18 ans d'art cachons peut écouter fun radio sur 92.fm oui dégage non bonsoir gérard
je vais te calmer manu parce que sinon je vais t'attraper ta tête je vais te l'éclater
opération cornet de bif tu vois je vais prendre un pétard je vais te mettre ta cervelle sur une
bagnole ok alors tu éteins ton micro et je ne veux plus t'entendre ok donc dégage 21 ans on
peut écouter fun radio à la balle sur 102.3 exactement gérard pas du tout on peut écouter
qui sait qui commence là et frigo on va trouver qui c'est vas-y frigo oui bonsoir gérard big big up
à tous pardon voilà donc on peut toulon 93.1 je confirme je confirme ok donc première question
sur les routiers et que pensez-vous des routiers on va demander à un frigo ouais moi je trouve que
c'est une bonne solution parce que toute façon sur les routiers on pourrait pas manger c'est
clair ouais donc il en faut il en faut et oui mais moi si j'ai envie de manger j'ai envie de manger
mais moi si je te dis si on se met en grève et qu'on peut plus râler s'il peut plus rallye
alimenter les grandes surfaces que je fais c'est les emmerdeurs dans ces cas là ah ouais mais c'est
dans emmerdeurs mais attention c'est leur game pas quand même ah ouais mais faut pas qu'ils se mettent
en grève ah ouais mais attends dans ces cas là non mais attendez attendez parce que là je connais le
truc moi je peux vous dire une chose quand tu as un patron qui dit bon ben il faut que tu sois y'a
telle heure là bas ouais mais si t'es pas ouais mais faut que tu respectes quand même le temps
de coupure parce que moi j'ai vécu l'expérience avec un chauffeur là il y a quinze jours on était
en allemagne il fallait que quand même qu'ils respectent ces temps de coupure c'est quoi les
temps de coupure par exemple tu roules huit heures faut que tu t'arrêtes au moins trois quarts d'heure
pour pisser non non tu t'arrêtes trois quarts d'heure comment pendant les trois quarts d'heure
tu fais quoi eh ben tu te reposes tu te mets dans ta couchette et tu t'allonges et tu dors il foutait
rien ok ah ouais mais il foutait rien mais attends arnett il foutait rien c'était horloge ouais ben
horloge s'il foutait rien ben je suis désolé mais ils vont pas risquer leur vie à cause d'un patron
on est bien d'accord mais nous notre bouffe elle arrive en retard aussi ouais mais d'accord votre
bouffe elle arrive en retard mais de toute manière parce que trois quarts d'heure au départ ça fait
six sept jours à l'arrivée non non non non non non en plus elle est périmée en plus après ouais ouais
c'est ça t'as bien t'as raison tu me prends pour un con toi non non non non tu m'y prendrais pas
tu m'y laisserais ok alors attention à toi horloge ouais mais attention à toi horloge parce que
maintenant tiens ben comme t'as on va demander à des gages écoute moi Gérard c'est un métier que je respecte tout particulièrement
parce que je trouve que c'est un super métier d'accord alors maintenant horloge avec ta grande
gueule oui maintenant tu vas l'ouvrir bah écoute moi je pense que les routiers font pas aller ils
font pas un métier si difficile que ça faut pas exagérer non plus quoi non mais attends attends
tu sais combien de temps qu'ils passent sur la route non ils passent pas loin de sur un an par
exemple sur un an ils rentrent chez eux à peu près à peu près ça dépend des pays où qu'ils vont mais
t'en as les trois quarts ils sont à peu près cinq jours sur la route par an alors je vais dire une
chose non non non non non mais attention parce que là là je m'attaque à c'est moi qui ai décidé
de faire ce débat-là parce que normalement on avait prévu la politique et je veux pas leur en
faire donc avec Max on avait décidé de changer donc maintenant les questions sont pas préparées
maintenant ça va être des questions que je vais vous poser mais faites-moi confiance parce que
d'habitude quand tu les prépares tes questions c'est pas toi qui les pose si si ah bon d'accord
donc je peux je peux vous dire que le premier qui va déconner sur
là par contre moi je vais te dire une chose que c'est pas les routiers qui créent les accidents
parce qu'il faut dire une chose que d'accord on s'en prend toujours aux routiers mais il faut dire
une chose qu'on est bien content de les trouver mais les trois quarts du temps c'est c'est les
bagnoles c'est des nanas même
voire même des mecs ou même des motos qui s'amusent à perdre les cons par exemple moi je l'ai vu il y
a 15 jours trois semaines hein fais-moi confiance qu'un mec sur deux une pile ou que les routiers
ne peuvent pas doubler le mec qui roule à 60 je suis désolé le mec le routier c'est il y a des
panneaux qui sont interdits pour doubler pour eux il peut pas doubler il a beau faire des appels de
phare aux mecs eh ben le mec il n'en a rien à foutre
à part freiner les mecs qui s'amusent à perdre ça pour moi qui reste chez eux qui prennent leur
voiture le dimanche ou qui prennent les transports en commun ça sera mieux ça coûte encore moins cher
ça prend moins de pollution ouais mais le transport en commun sur l'autoroute c'est pas évident ouais
mais attends maintenant il y a le météore et puis il y a des tramways nommé désir ouais non mais t'as
des tramways et t'as des t'as des bus euh l'ailerois 6 bus tout ça ouais non mais t'as des bus hein donc
euh tu me saoules ouais bah moi c'est clair hyper sympa ouais mais néanmoins sur l'autoroute sache
qu'il me gonfle mais puissant quoi parce qu'il me bloque à chaque fois ah mais attends c'est pas toi
qui les emmerdes aussi euh non mais quand je te dis ça c'est qu'il roule pas vite et franchement ça
me fait perdre ouais mais ils sont ouais mais euh dans ces cas-là si tu peux pas les doubler dans
ces cas-là j'ai rien contre eux mais simplement ils me font chier ils me font chier sur la route
ouais mais mais attends dans ces cas-là si on vous fait chier sur la route si les les routiers te te
font chier sur la route dans ces cas-là pourquoi tu prends ta bagnole dans ces cas-là tu prends tu
prends une une mobilette et bien euh tu seras tranquille oui mais Gérard la route n'appartient
non mais attends sur autoroute tu as quatre voix alors viens pas me dire à moi que tu peux tu peux
pas doubler parce que là moi je vais te dire une chose que t'as eu ton permis dans une pochette
surprise il n'y a pas besoin de permis pour la mobilité ouais non mais peut-être mais c'est pas
moi les routiers je les aime bien mais ils me font chier c'est tout ouais bah alors dans ces cas-là le
jour où tu vas te faire quoi c'est entre deux routiers hein et tu verras que qu'est-ce que ça
va te faire 35 tonnes 35 tonnes ouais alors moi je voudrais dire en fait que les routiers bah je
les aime bien quoi parce que bon comme je suis comme je suis cibiste et tout bon des fois on
discute ensemble non mais attends est-ce que est-ce que t'es routier ou pas non non je suis
pas routier je suis cibiste moi c'est pas pareil non mais attends faut pas qu'on qu'on fonde ton
tracule et on cule ta sœur exactement c'est la cibille avec les routiers je vois pas
le rapport moi je te parle que pensez-vous des routiers donc je te demande pas si t'es
cibiste ou pas moi je m'en fous tout les routiers ont une cibille j'ai une cibille donc j'écoute les
routiers donc on discute ensemble et donc je dis qu'ils sont sympas voilà ah ok arnett internet
pardon tu m'excuses mais je prends une question je prends les questions les plus importants sur internet
bah tu l'as dit oui en attendant sur IRC il y a je sais plus comment il s'appelle des mercelles qui
disaient que il y a des pistes cyclables pourquoi il ferait pas des pistes camionnables ça n'existe
pas et je pense pas qu'ils en feront et pourquoi non mais pourquoi ils en feraient pas non mais
il n'y a pas il n'y a pas des des commandes les accidents c'est pas les routiers qui les font faut
pas dire tout ça que ça soit il est routier en fin de compte ils ont ils sont au volant 24 heures sur
24 tu t'affirmes toi d'accord merci donc les les chauffeurs sont au volant 24 heures sur 24 derrière
leur camion et les mecs qui sont en bagnole ils sont même pas 24 heures sur 24 ils prennent leur
boulot pour aller pour aller ils prennent leur bagnole pour aller au boulot ils posent leur
bagnole ils vont bosser et ils ont
rien à foutre de ce qui se passe après les routiers les routiers les routiers c'est leur
boulot c'est leur game pain ok alors arnette ouais alors moi j'aime bien les routiers mais quand même
il ya des limites parce qu'un jour j'ai voulu aller au disney à cause de j'ai pas pu puisqu'ils
étaient en grève et ils ont bouché l'autoroute dans un temps arnette ouais arnette déjà pour
aller à euro disney tu as deux possibilités tu prends ou l'autoroute ou la nationale en
vient pas me dire vient pas me dire qu'ils ont bloqué l'autoroute et la nationale parce que je te dirai
tu as un menteur bah ouais mais moi j'ai une voiture c'est pas pour prendre les transports au commun donc
voilà dans ce cas là tu as une voiture tu peux prendre la nationale bah oui mais c'est plus
rapide par l'autoroute donc j'ai pas peur de mon temps non plus et alors bah dans ce cas là t'avais
qu'à prendre la nationale ouais mais l'autoroute et de manière l'autoroute et de manière la
nationale elle est pour tout le monde elle est aussi bien pour les routiers pour que pour les
voitures oui l'autoroute est pareil justement il y a des routiers sur les nationales et sur les
autoroutes oui pour le raisonnement de tout à l'heure pourquoi les routiers ne prennent pas
les transports au commun dans ce cas là mais attend mais les gens quand ils partent de chez
eux pour aller bosser ils y vont comment comment tu veux mettre un camion dans un bus ah c'est vrai
désolé les gars on peut mettre un camion sur un train non mais attendez non mais ça l'histoire
du camion sur les trains ça c'est une histoire du gouvernement je trouve que le gouvernement il
est un peu con parce que s'ils vont mettre des l'histoire du gouvernement je trouve que le gouvernement il est un peu con parce que s'ils vont mettre des l'histoire du gouvernement je trouve que le gouvernement il est un peu con parce que s'ils vont mettre des
camions sur les trains fais moi confiance qu'on n'aura plus de routiers en france pourquoi pas
mettre des trains sur des camions et pourquoi pas mettre ta cervelle d'en faire plus de
taffes pour les routiers à broutille tu peux faire du standard et un peu micro que j'ai déjà dit ça
voudra mieux je suis donc deuxième question combien coûte un permis vl un permis quoi vpl
vpl
je préviens et quoi ça c'est le nom d'un vaccin tu dégages bonne nuit à toi c'est qui c'est d'être
une meuf mais c'est plus laquelle non mais là tu es tu cherches au port et hop tu me vers n'importe
donc un permis pl je pense que c'est un permis poids lourd voilà voilà alors combien ça peut
coûter à votre avis on va demander à arnette d'après moi
ça doit coûter genre dans les dix ans francs comme un paquet d'euros d'accord
mais tu n'as pas de permis de voiture toi
mais je n'ai pas payé très cher puisque je n'ai pas c'est aux états unis
tu as passé ton permis aux états unis tu me mets tu me prends pour un con quoi
j'ai passé un an d'études aux états unis et j'en ai profité pour passer mon permis là bas puisque
c'est moins cher d'accord
35 tonnes ouais alors moi je pense que tu as approximativement je pense que ça doit coûter
dans les 1 franc 52 francs il est lourd et moi en toi 35 tonnes 35 tonnes 1 franc 52 francs
non non non mais attends c'est le prix d'une communication téléphonique hockey ouais mais
non anciens je te dis pas nouveau m'arrête on attend l'ancien permis ou nouveau permis
non mais de toute manière il n'y a pas d'ancien ou nouveau permis non mais ancien franc tu comprends
il n'y a pas d'ancien ou nouveau permis maintenant bah si non bah si t'as le permis euro et t'as le
permis franc mais attends abrouti toi qu'est-ce que tu me parles de l'euro il y a le permis euro
mais attends t'es complètement si t'as le permis euro la gaffe d'accord fume l'avocate
ok
tu me saoules
ouais je sais pas ça doit certainement coûter la peau des fesses parce que vu le nombre de
manifestations qu'il faut attendre je crois que tu étais à la plaque aussi toi tu es comme
35 tonnes vous y allez à la mouiquette 1 tu me saoules ah ouais non mais moi quand je t'écoute je
déconne pas tu me saoules ah ouais non mais moi quand je t'écoute je déconne pas tu me saoules ah ouais non mais moi quand je t'écoute je déconne pas
Ah ouais ben fume la moquette
Fume la moquette ça vaudra mieux
Horloge
Oui ben moi je pense que le permis tu l'as
C'est celui qui arrive à boire le plus de bière à la suite
D'accord horloge
Parce que les routiers c'est alcoolique quand même
Horloge c'est terminé pour toi bonne nuit
Horloge terminé
Hop ça y est il est parti
Non non mais c'est même plus la peine qu'il revienne
Ah ben il revient plus
Pour lui Arcachon ben tant pis pour lui
Dégage
Ben moi franchement j'ai pas vraiment d'idée
Mais je pense quand même que ça doit valoir un tout petit peu plus cher
Que le permis voiture
C'est à dire dans les alentours
Je sais pas du permis voiture quoi
Non mais attends un permis voiture vaut combien à l'heure actuelle
Ben moi j'ai payé ça 10 000 balles quoi
Hein
Ah ben oui avec les cours excuse moi
On se tait derrière
Attendez attendez
Tu dis 10 000 balles
Ouais
Tu déconnes
J'ai l'impression
Dégage
Dégage
Non mais attends dégage
Dégage dégage
Et derrière vous vous la fermez
Merci
Et dégage
Déjà
Rien que le prix que tu m'as annoncé
C'est rien que le prix d'un permis voiture
Et encore si tu l'as du premier coup
Avec les formations qu'ils font
C'est ce que je te dis Gérard
Tu m'as demandé le prix que j'ai payé pour mon permis voiture
Je t'ai dit 10 000 balles
Ok
Frigo
Je sais pas je vais dire 100 000 francs hors taxes
Non j'en sais pas du tout
Hé Frigo
Je pense que tu ferais mieux d'aller voir
S'il n'y a pas quelque chose dans ton camion
Ah mais j'ai pas de camion moi Gérard
Oui
C'était pour vous dire qu'on accueillait donc à la place d'horloge
On accueille un petit routier
Je crois qu'il a eu un accident
Un truc pas possible un truc pénible
Bonsoir
Il va vous raconter bonsoir
Oui bonsoir
Salut
Bonsoir
Salut à toi
Bonsoir
Alors ?
Quand tu veux
Il a eu un problème avec un routier donc laisse le se remettre quand même
Non mais attends tu réponds maintenant
C'est pas la peine qu'il passe
Appelle-le
Allo
Oui bonsoir
Je vous écoute
Moi je t'écoute
Bon bah hop
Mais non mais il est là
Attends mais oh
Je vais pas passer ma
Je dois répondre à la question ou ?
Bah oui
Bah je viens d'arriver donc
Ouais bah alors
Combien quoi
Combien coûte un permis PL ?
Euh
C'est-à-dire c'est du
C'est quoi c'est du sans plomb ça ?
C'est du
Je dirais euh
Ce soir on vous met
Ce soir on vous met le feu
Ouais non mais je crois que
Pour l'instant
Justement vous êtes en train de chanter une chanson
Qui fait bien penser que les routiers quand même sont des alcooliques
Ouais
Parce que moi j'ai eu un accident avec
Ouais
Un camion
Ouais
Il y a combien de temps ?
Il y a un an et demi
Un accident
Ouais
Un petit accident mais pas méchant quoi
Mais bon le
Le routier avait un peu bu
Vous parlez
Vous rigolez depuis tout à l'heure sur les routiers
Mais je pense qu'il y a beaucoup de routiers
Vous qui vivez dans
Qui roulent beaucoup
Mais qui ont de l'alcool
Qui boivent un peu
Et je pense qu'on n'en parle pas
Les routiers c'est très dangereux
Parce qu'un camion c'est très dangereux
Alors
Euh
La double est que
Il est fatigué
Qu'il a pas dormi depuis
48 heures
Parce que les routiers vous dites
Qu'il s'arrête pour dormir
Mais ça il faut
Il s'arrête pas pour dormir
C'est pas vrai
Quand ils sont en retard
Ils s'arrêtent pas
Ouais quand ils sont en retard
Non mais attends
Il accélère
Attendez
Attendez
Attends
On va
Je vais répondre à la question
A Fildar
Alors Fildar
Moi je peux te dire une chose
Que si le patron
Lui dit
Tu vas
Qui va
C'est que c'est
Le patron
C'est de la faute du patron
Parce que le mec
Il risque sa vie aussi
C'est peut-être la faute du patron
Mais c'est pas le patron
Qui va tuer des gens
Le patron qui va tuer
Non mais attendez
Là je suis d'accord
Avec tout
Avec
Qui c'est qui vient de répondre
Aussi derrière
C'est Antti Routier
Et Trigo
Trigo qui a dit
C'est pas le patron
Qui va prendre
Oui
Ouais mais d'accord
Mais là-dedans
C'est pas le patron
Qui prend
Si
C'est Contribab
Non non non
Parce qu'il faut dire
Attends que toi le tronc
Contribu
Contribu
Oui oui
Il a raison
Attends
Mais attends
Tu crois que c'est le Contribab
Qui va redonner
Antti Routier
Antti Routier
Non mais je vais répondre
A la nana
Qui m'a dit
Ça coûte
1000 francs quoi
Ouais 1000 balles
Un permis poids lourd
Alors avec toi
Ça vaut
400 000 francs
Hein ?
400 000 francs
Bah oui bah voyons
Moi j'ai une question Gérard
Est-ce que dans le permis poids lourd
Il y a le camion
Qui est compris avec
Dans le prix
Quand t'achètes le permis
T'as le camion avec non ?
Non
En plus ou que t'achètes le camion ?
Non ça dépend
Moi j'ai la remorque en plus
Non mais attends
T'as l'air
Je vais t'acheter ta remorque
Je vais t'acheter
Que tu as dégagé
Non mais je me renseigne
C'est tout je sais pas
Ouais non mais moi je te dis
Tu as dégagé
Si tu continues
Pour le routier
C'est pas votre fort quand même
Non mais moi je peux vous dire
Moi je peux dire
Qu'un permis à l'heure actuelle
Coute plus de 20 000 balles
Euh Gérard
Non non non
Quoi non ?
Attends
T'es mieux renseigné que moi ?
Oui tout à fait monsieur
Je me suis renseigné
Tout à fait
Je peux vous dire
Qu'un permis à l'heure actuelle
On voit que ça fait longtemps
Que vous n'êtes plus routier
Ça vaut plus 20 000 francs
Ça vaut au moins
30 ou 40 000 francs
Ouais bah
Vous étiez peut-être routier
Vous vous êtes tout à fait
Le genre de routier
Le genre de routier
Des années 80
Mais aujourd'hui
On est à l'an 2000
Ouais mais non
Pour l'instant
On est en 1998
Ok ?
Non mais jouez pas sur les mots
Vous êtes bien routier
Ouais alors
La troisième question
La cible est-elle
Un moyen de communication ?
Ouais
Donc on va s'écouter
Gilbert
Bisous
Avec
Donne-moi
Du sud
Pour Noël
Et on se retrouve tout à l'heure
Pour la suite du débat
On doit marcher hein
Donc apparemment
Ça a l'air de bien fonctionner
Donc
C'est super ce soir
C'est super
C'est magnifique
Merci à tous
Sur internet
Ça a l'air de
De bien fonctionner
Aussi
Sur Minitel par contre
Là je suis pas content
Parce que
Sur Minitel
Y'a personne
C'est pas grave
Ça fait deux heures qu'on est là
Il a pas fonctionné
Donc on va attaquer
On va attaquer la troisième question
JG
Il m'énerve lui
Donc
Troisième question
La cible
Est-elle un moyen de communication ?
Donc 2h36
Et on est toujours
Sur le thème du débat des routiers
Donc on va demander à Arnett
Ouais
Tu sais
Tu peux me répéter la question
Non je sais
Non non non Arnett
C'est pas pour t'ennuyer
C'est pas pour t'ennuyer Gérard
Je te jure
Non non Arnett
Arnett
Je ne répète plus les questions
Moi je vais le répéter si tu veux
Merci Manu
T'es gentil
Alors vas-y
La cible est-elle un moyen de communication ?
Alors
Bah je pense que oui
Oui c'est sûr
Puisqu'on peut communiquer avec des gens en fait
D'accord
C'est automatiquement un moyen de communication
Ok
Ok
Donc pour toi
La cible c'est un moyen de communication ?
Oui
Ok
35 tonnes ?
Ouais bah je dirais un petit peu comme Arnett quoi en fait
C'est beaucoup de gens qui
Ouais non mais attends
35 tonnes
Ouais
Faut quand même essayer
Ouais non
De chercher
Non non mais vous avez eu le temps pendant la pause
Ouais ouais
De réfléchir
Faut pas dire
Tu t'fuis toi mais je suis
Ouais mais attends
35 tonnes tu permets ?
Ouais mais tout le monde est d'accord avec moi
C'est pour ça Gérard
Ouais mais attends Arnett
Arnett pour l'instant tu vas te taire s'il te plaît
Ah excuse-moi
Je suis pas d'accord moi
Non mais attends 35 tonnes
Ouais ouais je vais répéter
Bon et même les autres là qui sont pas d'accord
Ouais
Bon alors attends
Moi je te dis déjà
La cible à la base
C'est un moyen de communication
Tu vois comme le téléphone
Donc en fait ça c'est partagé
A plein de gens
De l'émotion quoi tu vois
Donc voilà c'est un moyen de communication
C'est tout
Ouais non mais
Donc tu reprends la question d'Arnett
Ben oui Arnett il t'a dit
Que c'était un moyen de communication
Non non non mais attendez
Attendez
Moi je vais vous dire une chose
Là si tout le monde me répond
Le même truc qu'Arnett
Je suis d'accord avec Tarnet
Ou avec toi 35 tonnes
Moi je vais vous dire une chose
Je vais zapper 8P
Les gens
Des questions
Allo c'est anti-routier là
Allo
Non non
Tu me saoules
Moi je trouve que la cible
C'est vachement important pour eux
Au moins quand il y a un contrôle
Tout de suite
Ben ils sont prévenus quoi
Parce que sinon
Non mais attends
Parce que j'ai pas
J'ai pas entendu
Ce que tu m'as dit
Parce qu'il y en a
Qui récanent derrière
Bon Arnett
Tu t'affirmes
C'est anti-routier
Bon alors anti-routier
Tu commences à me les gonfler
Sérieusement
Youpi
Parce que t'as pas laissé
Parler les hommes jusqu'au bout
Ouais mais attends
Moi je fais ce que je veux
D'accord
D'accord
En de bon entendeur
Salut
Alors pour l'instant
Tu t'écrases
Tu t'en vas ?
Non mais pour l'instant
Je t'ai pas demandé
Quelle heure il était
Ouais ben il y a eu 2h
Ouais ben quand je t'appelle
Avec Potium
Tu sortiras de sous le lit
Ok
Alors tu me saoules
Ouais donc je te disais
Que pour eux
Je trouve que c'est vachement
Important la cible
Parce que quand il y a
Des contrôles d'alco-test
Ils peuvent être prévenus
Et puis ça leur évite
De leur faire sauter
Leur permis
Ouais c'est ça
Non mais attendez
Attendez derrière
S'il vous plaît
Ils arrivent pas de boire
Oui mais Gérard
Mais qui ?
La sortie routier
Tu comprends que c'est normal
Vraiment qu'avec la cible
Justement qu'elle dit
Comme ça ça permet
Les routiers entre eux
D'éviter de prévenir l'autre
Pour que justement
Il y a des contrôles d'alcool
Non non non
Mais attendez
Attendez
Attendez
Attends
Tu es routier
Ça veut dire que
Un mec qui a bu au volant
Et on va le prévenir
Qu'attention il y a des flics
Donc on va essayer d'éviter
Qu'il puisse se faire arrêter
Donc il va continuer à conduire
Avec l'alcool au volant
Ah bah c'est ce que les routiers font
Ils continuent à conduire
Bah allez oh
C'est inadmissible
Oh tu me
Oh
Anti-routier
Tu me saoules s'il vous plaît
Vous vous calmez
Mais attends
Tu me saoules aussi
Anti-routier
Si ça te plaît pas
Tu dégages
Tu m'accroches
Je sais que c'était à moi
Que tu parlais
Anti-routier
Si ça te plaît pas
Tu t'écrases
Tu t'écrases
Bah Gérard
Ok
Gérard
Oui
Ouais c'est Frigaud
Je peux répondre
Non mais attends
On va demander
Je vais
On va demander
Dégage
Bah bon écoute
Gérard moi je crois
Que c'est quand même
Un moyen de communication
Vu le nombre de personnes
Qui ont la civile
Même dans les voitures
Moi je suis tout à fait d'accord
Parce que c'est quand même
Un moyen
Pour les routiers
De communiquer
Parce qu'à part
Le camion
Ils n'ont rien d'autre
Donc moi je suis tout à fait d'accord
Manu
Tu me dégages
En anti-routier
Là parce que ça
Y'a pas de merde
On peut même pas discuter
Ouais y'a pas de merde
Ok
Ah mais c'est incroyable
La vulgarité
Dans ce débat
Ah bah lui
Gérard
Gérard sur hier
C'est y'a Dav
Qui te demande
S'il est quitte main libre
Sibi dans un camion
Est-ce que c'est dangereux ?
Quitte main libre
Sur Sibi
Pour l'instant
J'en ai jamais
Entendu parler
Ça existe aux Etats-Unis
Ah si tu viens
D'en entendre parler là
Oh non mais
Avec ce qu'aux Etats-Unis
Non mais ça
Pour l'instant
Aux Etats-Unis
On me confirme
Aux Etats-Unis
En fait tu peux
Te masturber
Conduire
Et faire de la Sibi
Non c'est pas ça
Non
Non mais attends
Parce que toi
Tu te masturbes
En conduisant ta voiture
Et en faisant
Pourquoi les routiers
Ils font que ça
Puisqu'ils sont jamais
Avec leur femme
Alors attends
Alors là
Je vais te dire une chose
Qui c'est qui vient de dire ça ?
Eh oh
Alors tu es routier
Alors je vais te dire une chose
Que tu vois
La question que tu viens de dire
Non mais c'est pas une question
C'est une affirmation
Oui non mais moi
Je peux te dire une chose
Moi je vais te répondre
A ta question
Pendant que ta femme
Elle était au boulot
C'est ça ?
Oui non mais moi
Je vais te dire une chose
Attends
Je vais te dire une chose
Que tu crois
Que les routiers
Ont que ça à foutre
De se masturber
Dans leur camion
Non non non
Si si
Si si
Avec la main libre
Avec le système de main libre
Mais attends
Tu crois
Tu crois qu'ils ont
Ils ont des trucs
Automatiques
Non pas tout le temps
Je pense qu'ils sont
Suissis par des bruits
Mais par exemple
Au lieu de mettre
De la cibille
Il faudrait mieux
De mettre l'internet
Ouais
D'ailleurs
D'ailleurs
J'ai quelqu'un
Je vais te mettre
Un gros doigt dans le cul
Aussi
Pour toi
Ça c'est toi
Qui balance l'info
Là t'es bien routier
T'es bien vulgaire
T'es bien routier là
Attendez
S'il vous plaît
J'ai une question internet
Non c'est pas une question
C'était juste pour dire
Qu'il y a un certain Yoda
Sur IRC
Qui est en direct
Dans son camion
Bon
Il est actuellement
En direction vers Rouen
Direction vers Rouen
Est-ce que
Est-ce que l'internet
Ça vous sert
Est-ce que
Pardon
La cibille
Ça vous sert pas
Justement à savoir
Où est-ce qu'il peut
Voudrer du carré de vigne
Il y a deux heures du mat
Allez dégage toi
Allez
C'est terminé
C'est terminé
J'ai un petit frigo
Je peux répondre
GG
Ouais frigo
Ouais
Donc moi
Je trouve que c'est un bon moyen
De communication
La cibille
Puis ça permet aux routiers
De prévenir
Quand il y a un accident
Sur leur route
Ouais mais ça
Ça de toute manière
La cibille
Je pense que
Moi j'en ai fait
Je peux vous dire une chose
Que la cibille
Bon tu vas te calmer toi
Ok
Donc moi je peux vous dire
Une chose
Que la cibille
C'est un moyen de communication
Pour savoir
Où sont les radars
Et de savoir
Comment que ça roule
GG
Oui
J'ai une question internet
De la part d'Anakin
Qui me demande
Si t'as des calendriers
De femmes nues
Dans ta caisse de camion
Oui
Alors toi tu dégages
Non mais il est sur internet
En plus
Mais c'est pas lui
Qui doit dégager
C'est le mec sur internet
Ouais non mais lui
Tu lui dis
On lui répond plus
Gérard
Mais non
Il est sur internet
Gérard excuse-moi
On va accueillir deux personnes
On va accueillir Goldo
Ouais
Et on va accueillir Tam Tam
Salut
Salut GG
Il était temps
Qu'on va se...
Salut à tous
Salut Sean
Salut Arnett
Salut Goldo
Salut Goldo
Salut tout le monde
Bonsoir Gérard
Bonsoir
On se calme
Non c'est Gérard
Non c'est Gérard
Ben vas-y vas-y
Pose ta...
Tam Tam
Tam Tam ouais
Bonsoir
Salut Tam Tam
Bonsoir
Donc t'as entendu la question là ?
Oui
Donc je la répète pour Goldo et Tam Tam
Donc la Cibie était la moyenne de communication
En...
Pas 50 ans
Tout à fait
Oui
Pour moi oui
Pour moi Tam Tam c'est la moyenne de communication
Ça permet effectivement
Lors des accidents
Des contrôles radars
De prévenir
Voilà
Donc tu reviens à ce que
Ce que je disais
À l'instant
Attends 5 minutes Tam Tam
Oui sur IRC
On me demande
Si tu connais la mini Cibie
Mini Cibie
Oui c'est
Non c'est un petit truc
De poche
Ouais c'est un petit truc de poche
Un genre de portable
De toute manière
C'est ici
C'est ici
D'accord
C'est ici
Ouais ouais c'est des Cibie portables
Non non
Non non
Non non
Non non tu rigoles Pildar
Mais moi je réponds
Je réponds
Moi je vais dire une chose
Que la Cibie portable
Tu n'entends même pas
La personne que t'as
Ouais
Et t'es capable
Donc en fait t'es capable
T'es capable
De l'avoir dans la main
Ouais non mais
C'est comme un téléphone portable
Mais sauf
Sauf que
T'as les canaux
Qui s'affichent
C'est un peu incroyable non ?
La distance du portable
C'est à combien de distance ?
Euh
Sur la Cibie portable
Je pense que
C'est à peu près
La même distance
Que le portable
2 mètres 50
Ouais non même pas
Même pas
Mais il paraît que
Il paraît que le son
Est excès crabe
Ouais ben ça
Ça dépend de l'antenne qu'on a
Ça dépend des country bab
Non non non non
Ça dépend de l'antenne
Qu'on met dessus
Ça dépend de l'antenne
Non non mais stop
Là on va
On va couper
Parce qu'il est quand même
3h
2h45
Salut à tous
Merci en tout cas
C'est qui ?
Ah c'est pas fini ?
Là tu dis qu'on coupe
Alors non
Non non mais
On va abréger sur la question
Maintenant moi je vais
Une question
Qui m'est revenue
Et il y a
Il y a un auditeur
Qui est là
Et il y a un auditeur
Et qui m'a demandé
De la poser
Combien coûte
Pour faire décorer
Son camion ?
Oh là là
J'ai vu un reportage
Par exemple
Non non ouais ouais
Un reportage
Ouais voilà
Ouais
C'est qui ?
C'est qui là ?
Tam Tam
J'ai vu le reportage
Ouais
Arlette aussi je l'ai vu
Et c'est hallucinant
Ce que ça coûte cher
A ton avis
Non non mais
Grosso modo
On va
On va pas
S'acharner
Sur ça
A ton avis
Combien que ça peut coûter ?
Parce que
Manu m'a dit
Qu'il fallait que je réponde
En euros
C'est obligé ?
Non non non
Pas en euros
C'est mieux
C'est la nouvelle norme
Éteins s'il te plaît
Manu merci
Non non
Non non
Tam Tam
Non non mais sans
Sans parler d'euros
En franc français
Ouais
Je dirais
30 000 francs
30 ?
Ouais
30 000
Qui dit mieux
Donc pour toi
Ça coûterait
30 millions
Avec toutes les guirlandes
Et tout
A peu près
Non non non
Simplement
Pour faire décorer
L'extérieur
Pas l'intérieur
Ah pardon
Je dirais 100 000 francs
Ouais mais le tout
Grosso modo
Qui me dit
100 000 francs
100 000 francs alors
Pardon
Avec la peinture
100 000 francs
Avec 50 000 francs
Avec la peinture
Je te fais un prix
GG
Je te fais un prix moi
Ok
Attendez
Tam Tam
Tu me dis
50 ?
50 000 francs
Avec la peinture
50 000 avec la peinture
Ouais
Goldo
Ouais bah moi je te disais
Je te fais un prix
Si tu veux pour écrire
Un poste d'André
Ou un camion
C'est un camion
Pas de problème
Je te fais ça pour
Ouais bah Goldo
Goldo
Goldo
Au revoir
Va va va
Va va
Essaye de
De continuer
Non mais continue
Continue à voyager
Mais c'est une décoration
Non non non
Allez hop
Goldo terminé
C'est qu'il a pas compris
C'est pas les écritures
C'est les peintures
Les dessins
Tu parles de publicité
Tout ça
Poissonnerie
Boucherie
Pour les livraisons
Excuse moi
J'ai pas compris
Mais attends
Faut pas qu'on confonde
Tu veux dire
Genre un dessin
Genre tu te fais dessiner
Un cow-boy
Un indien
Un truc comme ça
Un paysage
Non mais n'importe
T'as pas besoin
De dessiner ce que tu veux
Qu'est-ce que tu dessinerais
Toi GG
Si tu pouvais décorer
Non non mais on va demander
A Prigo
Ouais moi je dirais
20 000 francs
20 000
Ouais ouais
Moi je dirais 10 000
Euh dégage
30 000
30 000
J'ai rien fait
Euh tu me saoules
Ah s'il vous plaît
Derrière merci
Tu me saoules aussi
Et oh
383,44
Oh quel écho
Bon allez dégage
Allez dégage
Allez dégage
Dégage moi ça
Dégage moi ça
Dégage
Allez hop
Bonne nuit
Euh 35 tonnes
Ah il est lourd celui-là
35 tonnes
Il est parti
C'est Goldo à la plage
Je te l'ai dit tout à l'heure
Ah bon
35 tonnes est parti
Alors avec qui
Euh Arnett
Euh ouais moi je pense
Que ça doit coûter
Aux alentours de 10 000 francs
Ah bah
Ah bah
Non non
Grosso modo
Je pense que
Ça c'est dommage
Que j'ai pas un routier
Qui pourrait me le confirmer
Mais c'est pas grave
Je le serai
Et puis je vous donnerai
Le prix réel
Il y en a un sur IRC
Il peut te répondre tout de suite
Si tu lui poses la question
Bah qu'il me dise
Quoi ?
Bah
Le prix
Que ça peut y coûter
S'il est sur IRC
Ça dépend ce que tu dis
Non mais
Le prix que
Que ça coûte
Un ordinateur
De francs
Ou 1500
Un truc comme ça
Non non non
29 la minute
Ça dépend si tu prends le clavier
Il est sur la route
Ça met un peu de temps à répondre
Il me dit
50 000 euros
Euh
Non mais ça
Non moi je peux vous dire
Eh je pense que
Je pense que
De toute manière
Tout le monde a regardé
Leur poste
Leur reportage
De la semaine dernière
Je pense
Tu ne l'as pas vu ?
Combien mais combien Gérard ?
Combien ?
Moi je peux vous dire que
Ça coûte plus de
10 000 balles
Gérard
À peu près
10 000 francs
À peu près
Non mais attendez
Pour nous renseigner
On a Marcel
Un routier là
Qui nous a appelé
Marcel salut
Oui bonsoir
Salut Marcel
Salut Marcel
Moi j'ai fait décorer mon camion
Là justement
Ça tombe vachement bien
Et là j'ai la facture
Sous le nez
J'en ai eu pour
25 367 francs
Acheté
Avec la TVA ou pas ?
Non non non
Non mais attends
Marcel
Oui
Non mais attendez
Les autres s'il vous plaît
Derrière
Vous me laissez
Vous me laissez parler
Oh
Avec ou sans TVA ?
Oh
Avec ou sans TVA
Toi tu as
T'as permis pour l'instant
Je vais discuter un peu
Avec Marcel
Oui
Bon toi Marcel
Tu me dis
25 367 francs
Acheté
Acheté
Donc hors taxe
Oui
Ok
Mais
T'as fait
L'extérieur
Ou l'intérieur
De ta cabine ?
La totale
Donc
La totale
Donc
T'as le volant
Avec
Oh attends
Il y a le volant
Tu me calmes
Seul qui régale
Comme une
Comme une bécasse
Parce que ça m'énerve
Tu as mis la photo
De ta femme
Sur le
Le volant
J'ai un volant
Le vis vitesse
Fildar
Attendez
Attendez
S'il vous plaît
Fildar
Tu me coupes tout le monde
Sauf
Je peux pas moi d'ici
C'est moi
C'est moi
Je vais le faire
Tu me laisses
Le dernier
Marcel
Donc pour toi
Marcel
Ça t'a coûté
25 000
267 francs
Quand même
25 300
Acheté
Attends
Attends
Marcel
Sur IRC
Donc il y a
Zioui
Qui te demande
Ce que tu préfères
Comme décoration
Sur un camion
Alors là
Ça c'est une très bonne question
Donc
La photo de Jacques Brel
Toi tu
Tu fermes ta gueule
Ça dépend du routier
Bon toi
Tu te la fermes aussi
C'est Marcel
Donc
Moi personnellement
Dessus
J'aurais bien vu
Mais je sais pas
Si ça existe
Le clos
Non
J'aurais bien vu
Ricky Martins
Non non
Un truc
Carrément
Avec
Un cibi président
Vas-y Gérard
Vas-y
T'en occupes pas
Donc
Moi je réponds
Donc c'est
C'est un truc
Avec carrément
La Formule 1 dessus
Non non mais
Mais
Mais peut-être
C'est un truc blaireau
Mais on peut dire une chose
Tu peux faire ça
En un poste
Comme ça
Tu mets
C'est là
Tu mets juste des briques
Ouais c'est ça
Alors bonne nuit à toi
Ok
Donc
Qui c'est
Comme on avait
Marcel ouais
Ouais
Donc
Ouais mais
T'as payé
Que l'extérieur
Toi pour toi
Ah non non
La totale
Donc
Intérieur et extérieur
Gérard
Tout routier qui se respecte
Et puis
Un petit frigo
Pour mettre les bières
Ouais ça
Le frigo
De toute manière
Tu peux le mettre
A l'extérieur
Oui
Quand tu dis
Que tu veux repeindre ton truc
En Formule 1
Parce que t'as l'impression
D'aller plus vite ou pas
Ou c'est juste pour un hommage
Non non non
Mais ça maintenant
Tu peux mettre n'importe quoi
Pour un hommage
Non mais je veux pas
Rendre hommage
A Arteon Senna
Ou autre
Non mais moi
Je te dis
Tu peux très bien
Tu peux très bien décorer
Ta cabine
Avec un truc de Formule 1
Pourquoi
Si t'as pas l'argent
Bah dans ce cas là
Tu le fais
Sur ton camion
Tu pourrais très bien marquer
Vroom
Quoi ?
Vroom
Bah ouais
Vroom
Ça veut dire quoi ?
Bah pour aller vite
Bah ouais
Non je suis pas d'accord
Formule 1
Ça fait
Vroom
Non non
Non non
Oui
Moi je veux bien te refaire ton intérieur
Y'a pas de problème
Bon bah toi
Toi tu t'appelles
Euh
Bon de toute manière
On s'écoute
Le
Dernier disque
Bah tu vas peut-être poser une question
Y'a encore des questions
Ouais
Bah
La dernière
C'est
Les routiers sur la route
Comment ?
Est-ce que les routiers
Quand vous faites la nuit
Quand vous roulez la nuit
Vous êtes obligés de vous arrêter
Sur l'autoroutier
Sur les aires d'autoroute
La nuit
Est-ce que vous vous arrêtez
Pour voir des putes
Dans les camionnettes
Dans les camionnettes
Dans les camionnettes
Oh là là
Il va dégager
Alors toi tu vas dégager
Tout de suite
Parce que
C'est pas le thème
Du débat
Bah si les routiers
Ah bah Gérard sur IRC
Yoda qui est dans son camion
Il me dit qu'il en a vu une
Tout à l'heure
Oh bah ça
Sur l'autoroute
Il pense qu'il vole
Alors la dernière question
C'est
Il n'a pas préparé son débat
Si si si
Il va la retrouver
Attends
Tu connais pas Gérard toi ?
Non
Non
Euh
Au hasard
Qui c'est qu'a une
Oui t'fais Alei
Ouais allez
Pourquoi les routiers
Sont trop cons ?
Non
Alors toi tu dégages
Pourquoi les routiers
N'ont pas de cuit ?
Non
Plus de routiers
Y a-t-il une différence ?
Non
Gérard sur IRC
La question
Attends y en avait une bien là
Y en avait une bien
Ouais
Eh salope
Merci
Merci
Alors
Malcavienne
Qui demande si
Ah bah c'est trop tard
Je l'ai raté
Non mais
Je pense que ça défile
Et j'ai pas eu le temps de le voir
Non
Est-ce que les routiers
Peuvent devenir des stars ?
Que font les routiers
Partant de Verglas ?
Non
Est-ce que
Le parc soleil vert
Transparent
Avec l'équipe
De faute préférée
Marquée dessus
Est obligatoire ?
Merci
C'était la question de Malcavienne
Voilà
Alors donc
La question
C'est combien de temps
Les routiers passent-ils sur la route
Et on se retrouve juste après
C'est naze
C'est naze
Attends
Tu l'as posé tout à l'heure
Tu l'as déjà posé
Oh mais merde
Derrière
C'est nul
C'est nul
Vous la fermez ou sinon
Allez hop
Conclusion
Non attends
Non non non
Ça y est j'ai une question
C'est peu
Allez
Calme-moi tout le monde
On va passer au séminaire
Gérard
Bon
Routier c'est un métier dur
On est d'accord
Combien de temps
Votre avis un routier
Peut-il exercer dans la profession de routier ?
Voilà
Ça c'est une bonne question
Voilà
Et on se retrouve après
On va s'écouter
Roger
Pussot
Avec ma sœur
Elle joue du pipo
C'est nul
Oh donc
Vous pouvez toujours nous appeler
Au 0800
08 5000
On est toujours dans le débat des routiers
Et la dernière question
C'était donc
A votre avis les auditeurs
Combien de temps
Un routier peut-il exercer
Dans cette profession si belle ?
Voilà
Tam Tam
Bah déjà
Moi je sais pas
Mais je pense qu'un routier
Peut tenir facilement
Jusqu'à
Bah
Les routiers de la retraite
C'est à quel âge Gérard ?
Euh ça je peux
Je peux
Non c'est la question je crois
Non non mais moi je te demande
Jusqu'à quel âge
Un routier peut-il continuer
De rouler ?
Un routier ça doit
La retraite ça doit être vers 55 ans
Non
Non 55 ans ça c'est
Ça c'est
C'est les mecs qui
Qui travaillent
Dans
À la retape
Moi je pense que bon
Les routiers c'est quand même
Un métier assez simple
Parce que tu fais que de la route
T'en balades et tout
Ouais
Je pense que ça devrait travailler
Jusqu'à peu près 70-75 ans
Parce que c'est quand même
Une profession de feignant
Ouais c'est facile ouais
Ouais non mais attends
Une profession de feignant
Fais-moi confiance
Non non mais attends
Celui qui vient de dire
Que c'est une profession de feignant
Fais-moi confiance
C'est Tam Tam
Celui qui vient de dire ça
Déjà c'est un con
Ouais
Et un boulot de feignant
C'est pas vrai
Parce qu'il faut dire une chose
Que les mecs
Vous allez voir
On bosse comme des tarés
Ouais
Comme des tarés
Ouais bah attends
Si t'es pas content
Tam Tam
Non mais d'accord
Non mais c'était pas Tam Tam
D'accord ok
Vous bossez 15h par jour
Mais je trouve que
Bosser 15h par jour
C'est quand même des feignants
Quand même
Attends
Tu crois que dans les bureaux
Ils comptent 15h par jour
Non mais c'est pas des feignants
Attends
Ils arrivent
Attends
Non mais attends
Attends Tam Tam
Moi je vais te répondre
A ta question
Le lundi ils arrivent
Hop
Ils commencent déjà
Par leur petit café
On parle des routiers
On parle des routiers
Non non non
Non mais attends
Non non non
Stop
Stop
Stop
Stop
Maintenant Tam Tam
Tu as bien m'écouté
Ouais
Tu as bien tout ouvert
Tes gourdes
Tes oreilles
Ouais ça tu dis
Qu'il est en train de boire
C'est tout ce que tu dis
Bon alors moi je peux te dire
Une chose
Que déjà
Les routiers
Ils commencent le dimanche soir
A 22h
Ils n'ont pas le droit
De rouler le week-end
Ils commencent le dimanche
A 22h
C'est pour arrêter
Le lendemain
Mon cul Pildar
Les routiers
Commencent à partir
De 22h
Ils n'ont pas le droit
Ils n'ont pas le droit
Aux autoroutes
Le lundi je fais
S'il vous plaît
Ouais mais non
Mais le lundi
Oh Tam Tam
Tam Tam
Oui
Tu t'écrases
Je vais te répondre moi
Alors déjà
Dans les bureaux
Ils ne font pas 55h
Non mais oui
Ils commencent à 8h du matin
Et pas à 22h
Ouais
Ah ouais
Alors dans ces cas-là
A 8h du matin
Le chauffeur
Il est déjà sur la route
On est bien d'accord
Alors à 8h du matin
La nana elle arrive au bureau
Elle dit à son copain
Oh ouais mais tu sais
A sa copine
Oh ouais mais tu sais
Mon mec il m'a bien
Baisé et tout
Hein
Alors
Que les routiers
Que les routiers
Les routiers
Partent
Non non
Non que les routiers
Que les routiers
Attendez s'il vous plaît
Que les routiers
Partent le dimanche soir
A 22h
Et ils disent
Au regard à leur femme
Ils ne savent même pas
S'ils vont rentrer
Ok
Ok
Alors on te parle
Tom Tom
Tu te la perds
Stop
Stop
Stop
Stop
Stop
J'ai une question
Un tarot
Il y a une question
Sur les tarots
Allez allez
Coupe-moi
Coupe-moi tout ça là
Je coupe qui ?
Enfin
Alors Hugo
Oui
Alors Hugo
S'il te plaît
C'est allé trop vite
C'est allé trop vite encore
J'ai vraiment pas le temps de lire
Vu qu'il y a environ 418 connectés
Et tu vois les
Je peux t'aider
Vas-y je t'écoute
C'était qui ?
C'était qui ?
C'était
Je crois que c'était ce nul
Je sais plus
Il y avait une question intéressante
Et j'ai pas eu le temps de la voir
C'est pas grave
Tu vas la retrouver
Frigo
Frigo
Oui je crois que les routiers
Peuvent conduire jusqu'à l'âge de 50 ans
Ah non
C'est des conneries ça
Bon attends
Je suis d'accord
J'ai lu un bouquin moi
Sur les routiers
Ouais
Et je peux te dire que dedans
Bon c'est
Le mec
Bon il disait que
Les routiers pouvaient rouler
Jusqu'à l'âge de 50 ans
Mais après au-dessus
Interdit
Ça dépend
Je pense pas
Je pense pas
Je pense pas à mon avis
Parce que moi
Moi je peux te dire une chose
C'est
C'est
C'est bête
Parce que à chaque fois
Je vais dire
Je vais reparler de Titi
Mais lui ça fait
Ça fait
Ça fait plus de 22 ans
Qu'il fait de la route
Et est-ce que t'as vu son gros nez ?
Et t'as vu déjà quel âge ?
Non mais
Ça
Son âge
Ça vous regarde pas
Gérard
Euh
Rigo
Rigo
Oui
Question internet pour finir
Non ?
Le point commun entre une femme
Non non
Non non
Allez
Allez
Non non non
Allez
Non non
Conclusion
Conclusion
Gégé
Gégé
J'ai une question internet
Je suis pas tous en même temps s'il vous plaît
Gégé
J'ai une question intéressante sur internet
Pourquoi les hommes éculent-ils par saccades ?
Ah là j'ai la même là
Tu vois
C'est pas le thème du débat
Parce que Gérard avale par gorgée
Gérard
Oui tu me le dégages
Hop là
Il y a terminé
On fait la conclusion là ?
Ouais
Ouais bah on fait conclusion
Parce qu'on arrête
Ouais
Bah moi ce que je conclue de ce débat
Bon c'est intéressant pour les routiers
Ce que je constate c'est que bon
Vous êtes
Vous écoutez que du Johnny et du Coluche
Et vous êtes des feignants
Non mais de toute manière
En plus c'était pas
C'est un débat
Un improvisé qu'on a fait
Ouais bah ça c'est bien entendu
On sent que tu connais pas le sujet
Tu nous fais croire que t'as été routier
Mais on se le demande
Euh
Alors je vais te dire une chose
Ouais ouais
Tu la diras tout à l'heure
Ouais bah
Honnêtement
Non c'est pas moi
Non mais je pense que
Celui qui s'amuse à faire des conneries comme ça
Va se calmer
Ouais
Bon est-ce que t'as été routier pour de vrai ou pas ?
Oui
Trouve-le
Non il a été routier sur internet
Est-ce que tu as glissé sur du verglas ?
Oui ou non ?
Non
Alors toi tu as
Non mais sérieusement
Est-ce que t'as été routier ?
Oui
Combien d'années ?
J'ai fait deux ans de route
Combien de kilomètres t'as fait ?
Euh
22
22
Non
J'ai fait
Plus de 10 000 bornes
Combien de putes ?
C'est tout
Combien de putes est ta soeur ?
Ta soeur elle est en train de se pas enculer
Non non non
Toi tu dégages
Il n'a pas de soeur
Il n'a pas de soeur
C'est un imbécile
Allez hop
Terminé pour celui-là
Ça y est
Ça y est
Ça y est
Allez on y va
La conclusion
Allez vite vite vite vite vite
Allez
Allez
Allez hop
Hop
Terminé
Terminé
Terminé
T'envoies le
Attends t'as conclu
10 000 kilomètres en deux ans
Comment ?
10 000 kilomètres en deux ans
C'est pas beaucoup quand même
Gérard
Oui
T'es un feignant
Ouais ben
Euh
Réveille-toi
Un broutier
Je vais te donner ma conclusion
Ouais
Alors je pense que
Je pense que les routiers
Ça peut
Ils travaillent dur
Et ils peuvent conduire encore longtemps
Nous en tout cas
On a fait ça sur la route
Toute la journée
Et on a mis
Beaucoup de routiers
On a la photo de toi Gérard
Pour se soutenir
Pour essayer d'aller
D'aller plus vite
D'aller plus vite
Parce que
Pour nous
T'es un symbole de réussite
Quoi quand même
Parce que tu fais de la radio maintenant
On va bien être tous à ta place
Ouais mais de toute manière
Faut dire une chose
Que grâce
Grâce aux routiers
Grâce
Grâce aux routiers
Qui nous écoutent encore
À l'heure actuelle
Et je sais que
Ils sont nombreux
Ils sont nombreux
Même les chopeurs de taxi
Tout ça
Grâce
Grâce à tout ça
Grâce à ces gens-là
C'est grâce à eux
Quand même si on peut
Même malgré les grèves
Qu'on peut
Qu'on puisse rentrer chez nous
Avec les chopeurs de taxi
Mais grâce aux routiers
Si
Oh s'il vous plaît
Laissez-le finir
Laissez-le finir
Grâce aux routiers
C'est grâce à eux
Si on mange
Quand même
Que les grandes surpasses
Soient
Ravitaillées
Si on n'a rien
Dans les grandes surpasses
On ne peut pas manger
Alors qu'est-ce que c'est vous ?
Qu'est-ce que c'est vous ?
Vous savez
Vous savez pas
Oui Rigo
Deux secondes
Sur IRC
Je trouve qu'il y a
Une conclusion intéressante
Si tu es routier
Que tu sors en boîte
Que tu sais mixer
Que tu mets un costard-cravate
Et qu'en plus
Tu as une CB
Avec un kit main libre
Et bien ça veut dire
Que tu deviendras
Un pote de GG
C'est pas possible
J'applaudis Dave
Sur l'IRC
De toute manière
Sur la CB
Sur la CB
C'est quand même aussi
Grâce
Il y a la CB
Il faut dire une chose
Avec la CB
On peut savoir
Pas mal de choses
Mais il faut dire une chose
Qu'à force
La CB
Ça commence
A devenir rengaine
Parce que sur le canal 19
C'est qu'il y en a
Qui s'amusent
A s'amuser
A nous mettre
De la radio constamment
Et on peut pas savoir
Où sont les barrages
Ni rien
Donc
Alors maintenant
Ceux qui s'amusent
A faire ça
Sur la CB
C'est pas possible
Pour moi
C'est des petits cons
C'est des petits branleurs
Alors maintenant
Qu'on respecte
Qu'on respecte
Le métier
Des routiers
Et des chauffeurs de taxi
Et des animateurs radio
C'est tout ce que j'ai à vous dire
En devant d'entendeurs
Salut
Vous allez
Vous allez retrouver
Danan
Danan ça y est
Ça y est c'est fini
J'ai pas fait ma conclusion
C'est bon
J'ai rien dans les conclusions
Alors allez-y vite fait
Alors c'est vrai
Ouais
Je te kiffe
Parce que franchement
Ce que t'as fait c'était bien
Non mais attends
Moi je te kiffe pas
Ok
Mais alors
Les routiers
C'est n'importe quoi
Le seul truc qu'ils savent faire
C'est se branler dans leur cabine
Alors Arnett
C'est terminé
C'est même pas la peine de continuer
Parce qu'il y a des routiers
Qui nous écoutent
Ok
Et qui se font la confiance
Qu'il y en a qui sont
À m'attendre
Ok
Salut Bouffon
Ouais bah Bouffon
Toi-même les connards
Ouais
GG c'est Goldo
Ouais
Je peux faire ma conclusion
Vas-y
Bah je voulais dire que déjà
Je suis derrière toi à fond
À 100% tout profond
Et que je voulais dire que
Bah les routiers
C'est quand même
Comme a dit Arnett
Un métier de feignasse
Qui s'ignole
Et t'es un digne représentant
De cette profession
Alors Goldo
Dégage
Bonne nuit
C'est terminé pour ta conclusion
Bonne soirée
Au revoir
Au revoir
Guérisse
Dégage
Ouais bah écoute
Moi je trouve que
Je savais pas grand chose
Sur les routiers
Mais j'en ai appris quelques-unes
Mais alors par contre
Il y a un truc que je reproche
Dans ce débat
C'est qu'il y a énormément
De vulgarité
Et j'aime pas ça
Et bah
C'est dommage parce que
C'est comme ça
C'est comme ça
C'est les routiers
Bah ouais mais c'est pas bien
Moi je trouve pas
Parce que franchement
Votre débat il est bien
Et s'il y avait un peu moins
De vulgarité
Je trouve que ça serait pas bien
Bah ouais mais dans ces cas là
Les routiers
Faut bien comprendre
C'est Max
Que c'est quelque chose de viril
On l'a compris encore par Gérard
Ce soir c'est normal
Et quand c'est routier
Que c'est viril
Forcément ça amène un peu
Au lieu d'en venir aux mains
Ça en vient un peu aux mots
Et même si ça a été un peu vulgaire
Je pense que ça a apporté beaucoup
Ah mais c'est sûr
C'est ce que j'ai dit à Gérard
J'ai appris beaucoup de choses
Ça vient du cœur
Et quand t'es un passionné
Le routier c'est un peu
Comme un animateur radio
C'est une passion
Et quand t'as une passion
Tu la défends
Et donc très vite
Tu peux devenir agressif
Parce que tu défends
Ta profession que tu aimes
Gérard
Je suis tout à fait d'accord
Avec Gérard
Ça c'est sûr
Non mais ça à toute manière
Moi c'est un truc
Que je défendrais jusqu'au bout
Et moi j'ai routier
Chapeau pour ce que vous faites
Je sais qu'il y en a
Qui sont là-haut
Il y a NJ qui est venu
Et qui m'a dit
Qu'ils étaient en haut
Et qu'ils voulaient me voir
Mais t'es d'accord avec moi
Comme quoi c'est une passion
Et que c'est normal qu'on s'énerve
Une passion de toute manière
Tu es obligé de la défendre
C'est un gain de pain
C'est tout ce que tu veux pour toi
C'est comme toi animateur radio
C'est comme
Quand on parle des passions
C'est aussi dépassionné que le papillon
C'est un gain de pain
Ça dépend des personnes
Vas-y
Didi
Didi
Dis ce que tu as à dire
Je n'ai pas besoin d'avoir le casque
Tu parles dans le micro
Je fais exactement ce que tu viens de faire
Il flippe
C'est pas grave
Vas-y c'est pas grave
Donc ta conclusion Gérard ?
Donc ma conclusion c'est dommage que
Je n'ai pas préparé ce débat là
Parce que ce n'était pas prévu
Pour une fois il était bien
C'est pas mal
A part qu'il y a eu des petits emmerdes
Non mais c'est normal
C'est un métier de passion
Mais donc
On vous retrouve
Jeudi prochain
Déjà pour les débats
Voilà
Donc
Ça s'apportera sur quoi d'ailleurs ?
On peut savoir les thèmes ou pas ?
T'avais pensé tout à l'heure au synthétiseur
Alors
Donc on va parler sur les synthés
Et sur le harcèlement sexuel
Donc on va se quitter
J'ai hâte d'écouter le débat sur le synthétiseur
C'est qu'il y a de la question quand même
Tu ne manges pas aux derniers moments
Comme d'habitude
Ou le mercredi
Tu viens me voir en me disant
Qu'est-ce que c'est ?
Que finalement tu n'y arrives pas
T'es sûr ?
C'est un débat sur le synthétiseur
Ah ouais
Alors là le synthé
T'as intérêt de me trouver
Du Jean-Michel Georges
J'en ai moi à la maison
On va s'en écouter
Un la semaine prochaine
Si si si
Le truc de la coupe du monde
Le coupe d'Europe
Coupe du monde
Ouais
J'en ai même plus
Que ça
Tu vas t'écouter
Donc
On se quitte
Et donc
Je vous retrouve jeudi prochain
Donc bonne nuit à tous
Et vous allez retrouver
Rousseau
Rousseau pour la nuit sans pub
Et on va se quitter avec la bande
C'est ça
Avec la bande de Billy
Du slip
Avec les cochons
On les grillons
Ah c'est bien ça
Qui chauffent
Vas-y
On le groin qui chauffe
Les cochons
C'est un groin
C'est pas un grillon
Bon attends
T'avais qu'à l'annoncer
Toi-même
Après tout
C'est toi qui fais la raya
Et puis c'est tout
Alors
Poupouille à toi
Ok
De bonheur
Sendeur
Salut
Et de la clinique
== Le débat sur les synthétiseurs ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Pas de radio et pas d'insultes de Gérard
Bienvenue sur Fun Radio, donc 0h37, c'est toujours Fun Radio que vous écoutez
Vous pouvez nous appeler si vous voulez participer toujours au débat sur les synthétiseurs
On va dire la musique électronique parce que si on dit que les synthés vont avoir peur
Sur la musique synthé, tout ce qu'on peut entendre joué par Jean-Michel Jarre
Ou autre comme chanteur
Donc on va accueillir Citron 19 ans de Mazanet
Bonsoir Gérard
Bonsoir
Et alors Tupu
Bonsoir Gérard, bonsoir Sandy, bonsoir Yargla
Non mais Sandy elle n'est pas à côté de moi donc désolé pour toi
Pardon
Elle est là mais elle ne veut pas venir écouter
On embrasse là pour moi
Ongle de pied
Bonsoir Gérard
Bonsoir
Machat
Bonsoir Gérard
Salut
Guillaume, Guimauve
Bonsoir
On va parler un peu plus fort déjà
Bonsoir
Bonsoir et Trou Noir
Bonsoir Gérard
Bonsoir
Donc premier débat, on va parler sur la musique des synthétiseurs
Donc il y a toujours le site internet
Non c'est moi qui parle à Manu Oranten, excuse-moi
Donc il y a toujours le...
L'internet
L'internet www.fr
Voilà, tout à fait
Double slash
Il y a déjà beaucoup de connectés
Donc voilà
Donc alors en gros
Aimez-vous la musique
Aimez-vous la musique jouée au synthé ?
Qui ça ?
Ben qui ça ?
La main de ma soeur dans les culottes d'un zouave qui joue
Oui ça commence
Non mais Gérard comme à chaque fois tu débutes tes débats
Tu dis jamais à qui tu t'adresses
Tu demandes à un auditeur de répondre
Alors ongle de pied
Moi j'adore franchement
Je trouve que c'est de la bonne musique
Mais bon chacun son style
Mais moi j'aime bien
Non mais toi dans l'ensemble
T'aimes bien
Ouais moi je trouve que c'est de l'ambiance
C'est bien au moins
Ouais ouais
D'accord
Tu pues ?
Ouais ben moi je pense que ce gars-là
C'est un peu comme Francis Cabrel
Il a su toujours se renouveler
C'est vraiment
Je trouve ça très fort
Non mais attends
Francis Cabrel il a jamais joué du synthé
Il a toujours joué de la guitare
Non attends
Faux
Il a fait des morceaux au synthé
Ouais mais je voudrais bien savoir quel morceau
C'était des sons de guitare
Mais c'était au synthé
Ouais
Ouais non mais
Non si
Gérard t'es d'accord avec nous
Qu'au synthé on peut faire
Plusieurs sons
On n'est pas obligé de faire
Plus de son canot
Ouais mais ça c'est
C'est une autre question
On verra par la suite
Ne vous inquiétez pas
Il a tout prévu Gérard
Citron
Oui
Oui moi j'aime bien aussi
Ouais
Par ordinateur aussi
Ouais mais
Ben synthé c'est quoi ?
Ça peut être très bien aussi
Sur ordinateur
Comme Jean-Michel Jarre
Il a fait
Lors du concert
Au Wembley
Le 14 juillet
A Wembley
Non à Paris
Ah ouais j'ai pas vu
Je l'enregistrerai
Faudrait que tu me le prêtes alors
Non non
Moi je prête pas
J'aimerais que cette vidéo
Que j'enregistre comme ça
Ben j'aimerais le voir chez toi
Non
Il est en deux questions
Attends
Euh
Machat
Ouais ouais
Ben moi je kiffe ça
Ouais j'adore
Techno House
Trouble ou Acide
Transdip Deepcore
Adfitcore
Tout ça ouais
Ouais j'aime bien ouais
Non mais je te parle
De la musique du santé
Ah ouais ben
C'est de la musique électronique
Ben c'est pareil
Ah bon ?
Ouais
Non mais ouais je kiffe
Ouais c'est bien
Ouais tu kiffes
Ouais je kiffe à mort
Euh Guimauve
Euh non moi j'aime pas
Ça me prend la tête
Et dans
Dans quel sens
S'il te plaît
Ça te prend la tête
Dans tous les sens du terme
C'est à dire
Ouais non mais attends
Tu vas répondre aux questions
Que je te pose
C'est tout
D'accord
Alors pourquoi que ça te prend la tête
Et dans quel sens
C'est tout
Parce que je trouve que
C'est pas de la musique
C'est pas de la musique pour moi
Bon alors c'est quoi alors ?
Ben alors
C'est des sons inventés
Sur des machines
Pour moi
Ben alors le synthétiseur
C'est quoi ?
C'est des
On invente des sons
Me dis pas
Me dis pas de conneries
Guimauve s'il te plaît
S'il te plaît
Ok
Non je suis pas d'accord
Bon d'accord
Ben pourquoi ?
Trou noir
Ah ben moi j'adore
Le synthé Gérard
Et puis je suis moi-même
Joueur de synthé
Ah c'est bien ça
Ok
Ben tiens ben justement
C'est une question
Peut-être sur IRC
Oui sur IRC
Déjà on te demande Gérard
Qu'est-ce que c'est un synthétiseur ?
Un synthé c'est une musique
Comme t'as là
Toi attends
Tu prendrais ça
Et que
Et on voit pas nous
Non mais vous voyez pas
Vous avez pas besoin de voir
Ah d'accord
Donc
Donc ça serait
Un genre d'appareil
Comme tu tapes
Sur un clavier
C'est-à-dire que là
Attends je vais essayer
De jouer un morceau
Voilà
Et dedans
Mais là
T'as l'écran
Et dessus
T'as toute la musique
Qui ressort
Mais bien sûr
Là t'as des noms
Mais ils peuvent modifier
Le truc
Ah c'est ça un synthétiseur alors ?
C'est pas comme un piano
Alors c'est différent
Ben le piano c'est
Le piano c'est le piano
Ouais mais ça c'est pas pareil
C'est-à-dire ?
C'est quoi la différence
Entre un synthé et un piano ?
Non mais justement
Arrêtez de me bouffer
Les questions
Ah merde
On s'intéresse
On s'intéresse
Ouais non mais attendez
On a faim
Donc comme un trou noir
Comme toi
Tu joues de
Donc jouez-vous
Du synthétiseur chez vous
Donc c'est une question
Qui est pour toi ?
Ah ben moi je joue
Du synthétiseur
Oui Gérard
Et puis
Ben synthétiseur
Ouais c'est loin d'être un piano
Mais comme je crois
Que c'est une de tes
Prochaines questions
Gris pas les questions
Trou noir s'il te plaît
Non non non
Par contre je vais dire
Quand même qu'un synthétiseur
Ben ouais c'est un générateur
De son
Et puis ça existe
Sous forme de sampleur
Maintenant sur pas mal de choses
C'est vrai que
Maintenant
Tout le monde
Tout le monde joue
Sur
Sur du
Des synthés
Ou sur
Des
Des genres de
Wetman
Spécialisés pour
Pour ça
Ouais ouais
Et même Francis Cabral
Gérard
Je confirme
Oh non mais ça
Je m'en fous moi
Personnellement
Tu vois c'est pas un chanteur
Qui m'intéresse
Gingmove
Bon toi je sais que ça
Ça t'intéresse pas
Non non moi j'en joue pas
Je préfère casser des assiettes
Et des verres
Ça fait le même bruit
Bon ben alors tu vois
Gingmove
Tu vas aller casser tes assiettes
Et tes verres
Chez toi
Parce que dans ce cas là
Je sais pas pourquoi
Qu'on t'a sélectionné
Bonne nuit
Bonne nuit
Il en faut qui aime
Et qui aime pas
Non mais attends
Non mais attends
Si toutes les questions
Je te les pose
Et que tu me dises
Moi j'aime pas
Je préfère casser ceci cela
Ben dans ce cas là
Tu restes chez toi
A écouter la radio
Ou si t'aimes pas
Les débats
Tu zappes
Tu vas sur une autre radio
C'est tout
Point final à la ligne
En devant d'entendeurs
Salut
Gérard
Gérard un débat
C'est des pour et des contre
Non non mais attends
Elle aime pas
Elle aime pas
La première question
Attends s'il te plaît
C'est moi qui fais les débats
C'est pas toi qui vas me commander
Ok ?
Ok
Donc vas-y explique
Donc la première question
T'as pas voulu me répondre
La deuxième je te demande
Jouez-vous du santé
Tu me dis non
Je préfère casser des assiettes
Alors si je te demande
Combien coûte un synthétiseur
Tu vas me dire
Ah ben je préfère acheter
Des assiettes et des verres
Alors dans ce cas là
C'est pas la peine
Mais non mais non
Alors si je te dis
La quatrième
Connaissez-vous le fonctionnement
Des synthés
Gris pas tes questions Gérard
Bon alors
Non mais moi je vois pas
Une nana comme ça
Qui
Non mais Gérard
Laisse-moi parler 30 secondes
Et après tu jugeras par toi-même
Je ne critique absolument pas
Les synthétiseurs
Je t'explique simplement
Que pour moi
Que je casse des assiettes
Ou que je joue sur un synthé
Ca fait exactement le même bruit
Mais non
Voilà c'est tout
Ouais mais attends
En tout cas c'est
Le synthé
Tu peux le faire réparer
Les assiettes
Faut que t'en rachètes
Alors attends
C'est pas con
La guimauve
Là je crois que
Moi qui t'as un peu de colle
Ouais
De la superglue
C'est ça
Ouais mais enfin
Dis-toi que
Ca revient moins cher
D'acheter les assiettes
Qu'un synthé quoi
Ouais bah justement
On verra ça tout à l'heure
Donc
Machette
Ouais bah moi je joue pas de synthé
Mais j'aimerais bien en jouer
C'est un instrument
Qui me plairait bien
La question c'était quoi Gérard
Ta question
Est-ce qu'on peut jouer du synthé
Chez soi
Jouez-vous du synthétiseur
Chez vous
Mais est-ce qu'on peut jouer
Du synthétiseur
Ailleurs que chez soi
Si je demande chez vous
Pour l'instant
J'ai pas dit où
Je pose chez vous
C'est tout
Ah d'accord
Mais tu vas
Tu vas
Après on peut peut-être
Par exemple savoir
Si on peut emmener un synthé
Si c'est
On peut en jouer en plein air
Ouais on peut en jouer en plein air
Si ça est portable
Si on en joue
Quand on fait des soirées
Automatiquement
Le synthétiseur
Tu vas pas le lécher chez toi
Tu vas l'emmener
Ah ouais
Donc il est portable
Ouais voilà
Ah d'accord
Sur IRC
Il y a Vatou
Qui demande
Si le synthé
Fait autant de bien
Que le synthol
Ah
Je vois pas du tout
Le rapport avec
Le synthol et le synthé
C'est pas grave
Bah si parce que
Le synthol ça relaxe
Aussi bien que
Le synthé
Quand on joue
Ah c'est ce qu'il nous dit
Ça s'écrit presque pareil
En plus ouais
Oncle de pied
Donc toi
Non bah moi malheureusement
J'ai pas l'occasion d'en jouer
Mais c'est vrai que j'aimerais bien
D'accord
Tu pues ?
Bah moi non
Tu sais j'habite à Gap
Et je sais
Bon
J'ai pas
J'ai pas le loisir
De pouvoir
T'es dans une cabine téléphonique ?
Je suis chez moi
Je suis désolé
Ça c'est bizarre
On vient d'entendre
Un genre de
De corne
De corne ?
Ouais c'est le groupe fun
Ah non c'est pas moi ça
Ah c'est pas moi
Ça doit être quelqu'un
Qui trafique dans les studios encore
Moi non mais je me doute
Qui c'est
Mais c'est pas grave
Citron
Oui alors moi
J'en joue pas chez moi
J'en joue chez ma tante
Parce qu'elle a un synthé
Donc comme j'ai joué
Un peu de synthé
Bah j'en joue chez ma tante
Ça se prête pas un synthé normalement ?
Bah je sais c'est personnel
Mais bon
Je l'ai dit
Normalement
Tous les appareils électroniques
C'est que
Ça se prête pas
C'est comme une femme
Une femme ça se prête pas
C'est à dire
Tu prêtes pas ton tatou
Tu prêtes pas ton portable
Une femme ?
Mais non mais tu dis
Tous les instruments électroniques
Ne se prêtent pas
Une femme
Une femme
Une femme
C'est pas électronique
Une femme ça se prête pas
Mais c'est pas électronique une femme
Ça dépend
Mais tu peux en mettre une
Sur Poupée Gonflop
Pour toi ça y est
Si tu veux
Gonflop
Gonflop ouais
Je me doute où que c'est maintenant
Ça doit être Trou Noir
Non non non
C'est pas Trou Noir
Tu vois c'est Olivier Dapro
Qui est en train de me brancher
Le synthé que vous avez
De l'autre côté
Me prends pas pour un compte
Tu veux ?
Ok
Non non je n'en serai surtout pas
Non non mais tu m'y laisseras
D'accord ?
Olivier
Olivier
Olivier
Il paraît que tu as un synthé là-bas
Ah ouais non
C'est n'importe quoi
T'as grillé Gérard
Il t'a grillé
Tiens tiens tiens
Ouais ouais t'es là
T'es en train de chercher
Pour en venir au débat
Pour en venir au débat
La plupart des gens sur IRC
Préfèrent les 3T au 5T
Je vois rien
Je vois pas le rapport
Avec le débat
Donc alors maintenant
Ta réponse à toi
C'est au standard
Ça se voit que c'est au standard
C'est un auditeur qui fait ça
Bah oui c'est ça
T'as raison
Prends-moi pour un compte aussi toi
Bon le synthé Gérard
Pour toi alors
Est-ce qu'il faut en jouer chez soi
Ou on peut en jouer ailleurs
Ta réponse
Bon celui qui s'est mis à ça
Arrête parce que ça commence
A me prendre la tête
Ouais
Donc
En plus il sait même pas bien jouer
C'est vrai
Ce serait agréable
Ça c'est un truc
On peut le prendre
Tu peux le transporter comme tu veux
A une condition
Que là où tu veux jouer
T'as
Une batterie
Non mais t'as la vide
Qui te donne le feu vert
Pour pouvoir brancher
Alors celui
Celui qui s'est mis à ça
Qui s'amuse à faire ça
Arrête ça
Parce que ça commence à me gonfler
Je sens que tu auras pas
L'éducation ce soir là
Ah si
Alors
Qu'il arrête tout de suite
Ça vaudra mieux
Donc troisième
Combien peut coûter
Un synthétiseur ?
Ouais
Bon Manu
Tu vas me gérer ça
Parce que sinon
Je vais te gaufrer
Oui mais le problème
C'est qu'ils me disent
Que personne n'a de synthé
Au standard
Ouais non mais personne
Ils se foutent de toi
Ils se foutent de toi
Les auditeurs Manu
Non mais c'est pas sûr
Non plus que ça vienne
Du standard
Ça peut venir de n'importe où
Ouais ouais
Non non non
C'est du standard
C'est sûr et certain
Gérard c'est quand tu veux
Citron
Oui
Comment ça coûte
Je sais pas
Entre 150 balles
Un bon tant pis
Et puis 30 ou 40 balles
Un bon synthé
Non mais attends
Tu sais ce que c'est
Un synthétiseur ?
Oui
Pas de marque
Oui oui je sais
Alors c'est quoi ?
Bah c'est un instrument
Sur lequel tu fais
De la musique électronique
Ouais
Et tu crois que ça vaut
150 balles ?
Un bon tant pis
Ouais un vrai bon
Un bon tant pis
Non mais là je crois
Non non là je crois
Que tu te mets de loin dans l'œil
Ah bah écoute non
Je pourrais t'apporter des preuves
Ouais bah tu les envoies à la radio
Y'a pas de problème
Tu pues ?
J'ai pas trop
Moi tu sais comme je te dis
J'habite un peu à Gap
Et donc j'ai
Enfin je sais pas
Un citron
Bah attends
Non non mais attends
Tu pues
Quand je demande un citron
Quoi ?
Le nom de la personne
Parce que ça c'est des
C'est des habituels
Qui ont compris les autres noms
Parce qu'hier ils étaient là
Ils étaient là
C'est Goldo, Arnett et Tony
Oh n'importe quoi
Ils ont voulu
Ouais non mais attends
Des noms comme ça
Ongdopi et Machat
Faudrait quand même
Vraiment parano
Hein ?
Ouais bah parano
Prenez des noms
Autrement que des noms
Qu'on a l'habitude d'employer
Parce qu'on veut
On veut jouer sur moi
Ok ?
Gérard il est pas parano
Il est perno
Hein ?
Alors maintenant
Réponds toi
Qui ça moi ?
Ouais tu pues
D'accord
Bah moi je sais pas
Je pense entre 100 ou 150 francs
Mais des francs anciens
Je sais pas trop exactement moi
Ouais d'accord
Apparemment
Tu dis que
Tu penses
Je suis pas de Paris moi
Je connais pas bien les prix
Je suis en haut dans la montagne
Je connais pas
C'est où que c'est ?
C'est derrière
Non mais de toute façon
Maintenant il faut se dire un truc
C'est qu'à Paris
On vend des synthés en euros
Ouais ouais
Non non attends
Pour l'instant l'euro
Ça sort pas encore
Ça sort pas avant l'année prochaine
Non mais il commence
Ongdopi
Bah écoute moi
J'ai pas vraiment d'idée
Mais je pense que ça doit
Tourner dans les alentours
De 10 000 francs
Je sais pas du tout
Combien ?
10 000 francs
Ah enfin
Une
Une qui répond à peu près
A la question
Parce que les deux autres
On met genoux
On peut avoir des synthés
De casse aussi
On est pas obligé
De l'acheter neuf
Attends un synthé
Tu vas trouver un synthé
Pour combien toi
De casse ?
Bah peut-être 150 balles
Bah ouais t'as raison
Bah c'est clair
Justement
Y'en a un qui va pouvoir
Nous répondre
Après
Il va venir
Il va venir
Et il va nous répondre
Machette
Ouais bah on va dire
2000 roubles
Bon alors toi
Toi ça va être pareil
Que Gimbaub
Soit tu vas répondre
Correctement aux questions
Soit tu vas virer
Pour 15 000 francs
Les bancos
15 000
15 000
15 000
Tu les fais cher toi
On est loin
Du prix encore
Génial
Toi
Oncle de pied
T'as dit 10 000
Ouais dans les alentours
Dans les alentours
De 10 000
10 000
Y'a combien de 0,4 ?
Guimauve
Si elle est encore là
Ouais je suis là
J'espère que je vais pas
Te décevoir dans ma réponse
Mais je dirais
5-6 000 francs
Ah bah d'accord
Ça c'est un truc
D'occasion pour moi
Bah ouais
Ça c'est clair
Non mais tout dépend
Si tu prends un matériel
De haute gamme
Ou un matériel
De gamme moyenne
Ouais mais de toute manière
Tout ça dépend
De la perfection
Que vous pouvez
Avoir pour en jouer
C'est-à-dire ?
Alors on va demander
Un trou noir
Est-ce que tu pourrais
Expliquer ça Gérard ?
Non non mais on va finir
Au moins répéter
Au moins répéter ta phrase
Parce qu'elle était très forte
Tout ça dépend
De la perfection
Que vous avez
Pour taper sur un synthé
Qu'est-ce que t'entends dire
Par perfection Gérard ?
Non non mais
Y'a y'a
C'est pas évident
C'est un genre de piano
Y'a quand même
Les touches noires et blanches
Donc faut bien savoir
Prendre dessus
Y'a peut-être une question
IRC
Sur IRC
Ils me disent
Qu'ils connaissent
Saint-Michel
Saint-François
Mais ils connaissent pas du tout
Synthétiseur
Bon bah ça
Trou noir
Oui donc
Bah moi Gérard
Ouais t'es quand même
Pas loin du vrai
Les synthétiseurs
T'en as à bas prix
Bon 150 francs
C'est n'importe quoi
Mais t'en as à 3500
Et puis ça peut aller
Jusqu'à 50 000 francs
T'as Jean-Michel Jarre
Qui avait un synthé
Qui coûtait 750 000 francs
Dans ses débuts
Aux époques
Des premiers albums
Oh mais
Qui c'est
Qui s'amuse avec ça là ?
C'est bizarre
Quand on se gueule
Ça s'arrête
Ah bah oui
Mais il peut pas t'entendre
Les jouets
Non ouais
Je me doute
D'où que ça devient
Olivier
Ça peut pas être Olivier
Gérard il est là
Attends ouais ouais
Dégage
Non non dégage
Je sais qui c'est
Qui a la roue
Non non
Non non
Dans ton studio
Y'a qui ?
Y'a un synthé
Y'a Max et Jean-Marie
Qui viennent d'arriver
Mais pas du tout
Ils sont en train justement
De préparer la soirée
De la loco demain
Donc Trou noir
Oui
Ils viennent de répondre Gérard
Donc toi tu me dis à peu près
Bah vas-y
Y'en a à tous les prix
Ça commence
Ça commence de 3 500
Jusqu'à 750 000 francs
Pour le Fairlight
Que Jean-Michel Jarre
A utilisé pour la Chine
Par exemple
C'est comme les prostituées
Non non non
Attends
Parce que là
Faut quand même pas confondre
Synthé et pute
Et une pute
Parce que la pute
A 100 balles
T'as quelque chose
Dans un synthé
Pour 100 balles
Tu l'auras pas
Et puis surtout
Elle fait pas le même bruit
Ma pierre elle balle pas
Non mais
Donc c'est Trou noir
T'aimes bien un peu
Jean-Michel Jarre quoi
Ah bah oui
Tiens
Je vais même te dire un truc
J'étais le voir
A un concert
Que t'étais même peut-être
Pas au courant
Le 18 septembre
Ça se passait
Dans un salon
D'une marque informatique
Que je vais peut-être
Pas citer à l'antenne
Ouais je sais
Il avait fait un salon
Au mois de septembre
Ouais c'était à la porte
De Versailles
Moi je l'ai vu
C'était sur Invitation
Alors donc
Attends
Je vais te
Redonne-moi le
Ah ouais
Parce qu'en fait
Gérard nous a mis
Un CD de Jean-Michel Jarre
Oxygène
Donc toi
Toi tu dois connaître
Parce que comme ça fait
Sur synthé
Tu connais à peu près
Tous les
Tous les oxygènes
Il y a oxygène
Il y en a beaucoup
J'ai l'oxygène
J'ai même
J'ai tout
Ouais ouais
J'ai même l'oxyde de carbone
Il y a tout
Non non non
Non mais attends
Trou noir
Je te parle
De Jean-Michel Jarre
Parce que moi
Moi une question
Que je voulais poser
Et c'est dommage
Parce qu'elle est pas
Elle sera pas dedans
Mais on
Donc tu la poses pas
Bah la pose pas
Si si
On va la poser
Donc pour moi
Pour vous
Est-ce qu'un synthétiseur
Comme Jean-Michel Jarre
Parce que Trou noir
Toi qui l'as
Qui l'as vu
A peu près jouer
Oui
Donc t'as vu
Qu'il joue avec des gants
Il a un genre de casque
C'est pour pas se brûler
Ah non non
Quand il joue avec des gants
C'est quand il joue
Avec l'harpe laser
Ouais bah
Donc le harpe laser
Donc c'est branché
Aussi sur santé
C'est branché sur synthétiseur
Mais c'est très technique
Je vais pas faire
Un cours de technique
À ce temps-là
Non non non
C'est pas le but du débat
Non non mais
Je te pose la question
Parce que toi
Je sais que
Apparemment
T'es un fan de
Jean-Michel Jarre
Comme moi
Donc c'est pour ça
Que je voulais te demander
Ah bah oui oui
Non mais quand il met les gants
Et les lunettes
C'est pour l'harpe laser
C'est pas de la frime
C'est parce que l'harpe laser
C'est quand même
Des lasers assez puissants
Et ça brûle un petit peu
Et puis bon
Les lunettes
Pour la protection des yeux
Et ça déclenche des synthés
Par un système midi
Mais c'est assez compliqué
Ok
Gérard
Oui
C'est Machat
Je voulais te poser une question
Est-ce que tu penses
Que le synthétiseur
C'est la musique du futur ?
Ça
À l'heure actuelle
Je ne sais pas
Parce qu'il faudrait
On est pas dans le futur encore
Non mais il faudrait voir
S'il y a des personnes
Qu'on a chez eux
Et qui pourraient
Nous le confirmer
Ah bah moi
J'ai des synthés chez moi
Bah ouais
Non mais
Par exemple
Des gens
Qui ont l'habitude
D'en jouer
Ou qui ont déjà été
Dans le futur
Et qui savent
Si ou non
Les synthés existent là-bas
Dans le futur
Je ne sais pas
Mais certainement oui
Donc
Je vais poser
La quatrième question
Et vous allez
Y réfléchir
Y réfléchir
Et on s'écoutera un disque
Donc connaissez-vous
Le fonctionnement
D'un synthétiseur
Et on va s'écouter
Gilbert Stradus
Avec
Au bébé
Mets-toi
De la crème
Sur les genoux
Toujours nous appeler
Au 0875000
Et donc
Il est 1h du matin
Et toujours
Le site internet
Donc
www.fr
www.fr
Et il y a
Environ
Je vais demander
Aux gens de l'IRC
De me dire
Combien il y a de connectés
Parce que je ne peux pas le voir
527 connectés
Ah c'est pas mal déjà
527
Déjà
La semaine dernière
Au premier débat
On était
On n'était même pas
A tout ça
On est meilleur
Et on aura peut-être
Une surprise
D'ici une dizaine de minutes
D'ici 10 minutes
On aura
Un spécialiste
Du débat
Sur le synthé
Donc la personne en question
Donc
Jean-Michel Jarre
Et par contre
S'il y en a
Qui s'y connaissent
En synthé
Donc n'hésitez pas
A nous appeler
Manu se fera un plaisir
De me gérer ça
Pas de problème
Je suis là
Je vous attends
Donc
Quatrième question
Connaissez-vous
Le fonctionnement
D'un synthé
Mais je vais répondre
Quand même à la question
Là tout à l'heure
Combien peut coûter
Un synthétiseur
Donc on va reprendre
Trou noir
Guignol
Machette
Ongle de pied
Tupu
Et citron
Donc
J'ai vu
Avec Jean-Marie K
Comme il est
Comme il est parmi nous
Là dans les studios
Pour une soirée spéciale
Une soirée spéciale
Anniversaire
Du Star System
Donc
Que j'y ai demandé
Donc en fin de compte
Si
Selon
Ce que vous voulez faire
C'est vrai
Que ça peut varier
Jusqu'à
750 000 francs
Ah ouais
Le synthé
Ouais ouais ouais
Et bah tu vois
Sinon
Sinon on peut tourner
Entre 5
Et 3 000 balles
Et en euros
5 balles ?
Non non
5
Entre 5 000
Et 3
Entre 3 000
5 000
Et 750 000 francs
Pour
Là 750 000 francs
Faut quand même
Avoir
Les moyens
En euros
Ça fait combien Gérard ?
Ça j'en sais rien
Mais Gérard
Gérard moi je voulais te demander
Ça fonctionne à quoi un synthé ?
C'est de l'essence ?
C'est du
Non non
Truc électrique
Ton micro
Ton micro devant la bouche
Non non c'est électrique
C'est électrique ?
Ça marche à pile
Non non ça marche pas à pile
Désolé
Le mien marche à pile
Donc
Ouais bah tiens
Il fonctionne à pile
Mais le mien il fonctionne pas à pile
Le mien j'en ai pas
Donc connaissez-vous
Le fonctionnement d'un synthétiseur ?
On va demander à Citron
Oui
Ouais bah t'appuies sur on
Ouais
Et après ça joue
Ah ouais
D'accord
T'appuies sur on
Après ça joue
Donc tu crois que
Alors tu vas
T'appuies sur on par exemple
Moi j'appuie sur le Minitel on
Et puis j'attends que
Que le Minitel il fonctionne
Bah voilà
Après tu joues
Tu joues avec tes doigts
Bah alors tu dis
J'attends qu'il fonctionne
Non je dis après tu joues
Bah ouais mais là
Tout le monde a entendu dans le studio
T'as dit
J'appuie sur on
Et après j'attends que ça joue
Ah non et après j'ai dit
Après ça joue
Après ça joue
Tu joues quoi
Donc
Par contre
J'ai eu un
Un petit sondage là
En même temps
Donc on va
On va prendre Tupu
Juste après
La question
Que pensez-vous
Des synthétiseurs
Donc il y a
40%
40% des gens
Qui ont
40% des gens
On dit
Qu'avec
Leur mode
103
Alliant
Plus vite
Allez plus vite
Allez plus vite
C'est pas ça du tout
C'est 40%
On pense avec
Avec leur synthé
Il y en a
Avec leur mob
Leur mob 103
Allez plus vite
Donc je vois
Pas le rapport
Là je vois pas le rapport
Avec le synthétiseur
Tu te sers du synthé
Comme kit
Non non mais attends
Et une mob
Tu sais c'est quoi
C'est une mobilette
Ok
Eh bah oui
Bon alors
60%
Non tu permets
60% des gens
On dit qu'ils aimaient
Qu'ils aimaient bien
Mais que
Jean-Michel Jarre
C'était de la merde
En boîte
Alors là
J'ai jamais vu
Jean-Michel Jarre
En boîte
Bon ça
Pour moi
Je continue même pas
Mais si
Après il y avait
Jean-Michel Jarre
Mais c'était
Non non
Non non
Non non
Ça tu vois
Hop
Voilà
Voilà
On rigole bien quand même
Enfin
J'ai un air d'emploi
Gérard deux secondes
Je voudrais préciser quelque chose
Aux gens de l'IRC
JMJ
JMJ
C'est Jean-Michel Jarre
C'est pas les journées mondiales
De la jeunesse
Merci
Voilà
Alors donc
Tu pues toi
Moi je connais pas exactement bien
Le mode de fonctionnement
Mais je pense que ça va être
Une histoire de multiplexeur
De bascule
De résistance en parallèle
Et de polymultiplier indexé
Oh la la la
C'est le genre de truc
Qui marche avec
Non mais attends
Le synthé
Tu le branches sur courant
T'as même pas besoin
D'une table de mixage
Tu branches ça
T'essayes de
Avec les enceintes
Mais en fait
Faut avoir des bonnes enceintes
Parce que si tu prends
Des petites enceintes de caca
Là je crois que tes enceintes
Elles crament
Tout à fait
Même ton appareil
Il crame derrière
D'accord
Ça dépend de ce que tu utilises
En série
Ouais mais
De toute manière
On va pas préciser les marques
Non mais ça dépend
Ça dépend si tu le branches
Dans le synthé en dérivation aussi
Ça c'est important
Ouais
Ok
Tu vois la différence
J'irai en série en dérivation ou pas ?
Non
Je t'expliquerai après
On va écouter les questions
Sur l'IRC
Il y a Ziwi
Qui te demande
Vu que sur son téléphone
Il a des touches noires
Et des touches blanches
Est-ce que son
Et qu'il fait des sons
Quand il appuie
Est-ce que c'est un synthétiseur ?
Non
Si c'en est un
Ah bon
C'est un synthétiseur
Par exemple
T'appuies sur une touche
Sur un téléphone
C'est un synthétiseur pour toi
Bah non
N'importe quoi
Ça remplit
Ça remplit le rôle
D'un synthétiseur
Mais oui
Les touches noires
Les touches blanches
Ça fait de la musique
C'est un synthé
Alors attends
Moi j'ai un téléphone
Quand j'appelle quelqu'un
Ça me fait pas de musique
Comme tu me dis
C'est très simple
Les auditeurs
Ils ont des téléphones
Ils ont qu'à essayer
De nous faire un morceau
Avec leur téléphone
Ouais bah on va voir
Non c'est pas un synthé
Si c'est un son de synthé ça
C'est bon c'est bon
C'est bon arrêtez
Arrêtez
Arrêtez
Arrêtez
J'ai reconnu
Ils jouent la marseillaise quand même
Putain mais hey
Tu vas où ?
Donc c'est bon tu vois
Ils t'ont fait
Ils t'ont montré
Ils t'ont fait l'exemple que
Oncle de pied
On peut se servir d'un téléphone comme synthé
Moi Gérard
J'ai jamais eu l'occasion
De toucher un synthé
Donc je peux vraiment pas te dire
Comment ça marche
D'accord
Ma chatte
Ouais alors c'est tout simple
Tu prends ton synthé play school
Tu le branches sur le gris peint
Tu mets une biscotte dedans
Dès que t'envoies la biscotte
Ça marche
Et si je mets ta connerie
Dans le gris peint
Dans le gris peint
Est-ce que
Est-ce que ta connerie
Va ressortir ?
Non je crois que ça marchera pas Gérard
Non ça marche pas
J'ai un synthé play school
Si tu veux
Bon j'ai plus de pied
J'ai plus de courant chez moi
Bon je m'éclaire la bougie
Est-ce que je peux
Attends t'as plus de courant
Et tu permets de nous appeler
Abrouti
Bah oui mais je t'appelle
D'un téléphone play school
Que je branche
Sur le frigo
C'est ça allez
Bah ouais le frigo
Ça marche au courant
Espèce de petit con
Non il pédale
Allez allez allez
Il peut très bien avoir
Des vietnamiens chez lui
Qui pédalent
C'est ça
Guillemove
D'après ce que je sais
Je crois que c'est
Des composants électroniques
Tu vois c'est des puces
Intégrées au synthé
Qui sont reliées
Par les électrodes
Au système central
Tu peux appuyer
Sur les touches
T'as les sons
Qui se forment
A l'aide d'un amplificateur
D'écoute
Ouais tout à fait
N'importe quoi
Elle a du coup quoi
Trou noir
Désolé
Moi je connais
Le fonctionnement d'un synthé
Mais tu veux savoir quoi
Exactement comment ça marche
Bah oui
Bah tu branches sur le courant
Tu branches un ampli
Une table de mixage
Des bonnes
Enfermes
Comme tu dis
Et t'appuies sur
Bah voilà
Mais moi ce que
J'aimerais bien comprendre
Gérard
J'aimerais bien que tu expliques
Aux auditeurs
Et ainsi qu'à moi-même
C'est comment
En appuyant sur une touche
Tu fais un son
Mais ça c'est
C'est à toi de le gérer
Pourtant vous en avez un
Synthé
Bah oui mais ça m'explique
Comment ça marche
Mais alors
Mais de toute manière
Vous avez différents sons
Donc c'est à vous
De choisir
Ce que vous voulez
Non mais
Je vais te l'expliquer
Non mais attends
Attends
Attends
Toi ça fait combien de temps
Que tu travailles à la radio ?
Je sais pas
Mais je vois pas
Non mais attends
Depuis le temps
Que tu es à la radio
Le synthé
Tu le connais pas ?
Oui mais moi
J'en ai déjà fait
Mais attends
Mais Max le matin
Lui ça fait plus longtemps
Qu'il est à la radio
Il connait comment
Il fonctionne le synthé
Alors toi
T'es à moitié cab
Bah non mais je le sais
T'es comme les auditeurs
T'es une cab
C'est tout
Vous avez entendu les auditeurs ?
Gérard
Gérard
Gérard
Oui
C'est Machat
Je voulais savoir
Si tu te foutais le synthé
Dans le cul
Est-ce que ça le faisait marcher ?
Alors toi Machat
Tu dégages
Au revoir pour toi
Bonne nuit
Ça y est
Terminé pour lui
Liquidé
C'est même pas la peine
Qu'il revienne sous un autre nom
Rasé
Direct
Je dégage Machat
Alors vas-y
Rien
Continue
Donc qu'est-ce qui vous plaît
Dans un synthé ?
Son cul
Oh non
Là sérieux
Fille d'air
Fais gaffe
Parce que tout à l'heure
Tu as dégagé plus vite
Chez toi
Qu'autre chose
D'accord
On va demander à Trou Noir
Qu'est-ce qui me plaît
Dans un synthé ?
Je parlais de cul
J'ai raison
C'est sensuel
Un synthé
C'est sensuel
Non mais qu'est-ce
Non mais qu'est-ce
Qu'est-ce qui te plaît
Toi dedans ?
Ah bah moi
Qu'est-ce qui me plaît
C'est les sons
C'est tout
Mais moi je te dis
Je suis joueur de synthé
Donc c'est les sons
C'est fabriquer ses sons
Faire sa musique
Et tout ça
Moi je dis
Tu peux
Oui
Moi je veux dire
Que ce qui est bien
Avec un synthé
C'est que vraiment
T'en fais ce que tu veux
Il t'obéit au doigt
Et à l'œil
Tu le manipules
C'est ça qui est vraiment
C'est ça qui est un peu jouissif
Tu vois
Non mais attends
Le synthé
Tu ne le manipules pas
C'est toi
C'est toi
Avec tes doigts
Avec tes mains
Qui le fais fonctionner
Ne me dis pas de conneries
Il y a des programmes aussi
Le synthé
On appuie sur une touche
Il marche tout seul
Ouais mais ça
Peut-être que
De toute manière
Il y aura sûrement
Une question là-dessus
Que je vais faire
Il y a peut-être
Une petite surprise
Bah voilà
La surprise que t'avais annoncée
Est arrivée
Donc tu peux dire bonjour
Au monsieur
Que
Tu peux dire bonjour
Au monsieur
Mais tu idolâtres
Donc JM
Oui bonsoir
C'est Jean-Michel Jarre
Oui bonsoir
Bonsoir à tous
Donc j'ai écouté le débat
Actuellement
Bon en jouant
Quelques petits morceaux synthétiques
Et j'en déduis
Que monsieur Gérard
Dit de Suren
Avait raison
Puisque
Un synthétiseur
Fonctionne bien
Par courant électrique
Et non pas à pile
Comme j'ai pu entendre
Dans ce débat
Et ma foi
Si vous voulez
Que je réagisse
Sur vos questions
Il n'y a pas de problème
Déjà je voulais quand même
Remercier Jean-Michel Jarre
D'être délégué
Avec nous ce soir
Oui je sais
J'ai un emploi
Le temps très chargé
Mais je me suis
Alors donc
Une question
Que je voulais te poser
Combien coûte un synthé ?
Un synthétiseur
Peut coûter environ
150 000 francs
C'est un bon synthé
C'est le synthé
Dont tu te sers Jean-Michel
Quand tu fais des concerts ?
Voilà
Non mais ça c'est
Le mien je le paye
Exactement 20 millions de francs
Mais un synthétiseur
D'occasion
150 000 francs
D'accord
Ok
Alors
Oui
Ça fait cher quand même
Je veux dire pour moi
Je sais que je pourrais
Jamais me payer
Un truc comme ça
Non mais donnez bon nom
Quand vous posez des questions
Excuse-moi
C'est Tupu
Je sais que bon
Quelle que soit
Ma future vie
Je pourrais pas me payer
Un truc comme ça
C'est beaucoup trop cher
Oui mais c'est normal
Vous vous utilisez
Du matériel de merde
Moi je me sers
De produits
Qui sont professionnels
Il y a une question
Hier c'est
Une question pour
Jean-Michel Jarre
Les gens de l'IRC
Se demandent
Si c'est le frère
De Maurice B. Jarre
Je vois pas du tout
Le rapport avec
La question sur les synthés
Excuse-nous Jean-Michel
Pour la question
Il y a pas le mal
Il y a pas le mal
Donc la question
Qu'on va poser aux auditeurs
Donc qu'est-ce qui vous plaît
Dans un synthé
Donc on va demander
Un citron
J'ai dit son cul
Alors moi ce qui me plaît
C'est que tu peux jouer
De la trompette
Sans avoir besoin
De savoir jouer
De la trompette
Je vois pas
Je vois pas tellement
Le rapport avec
Tu mets sur le programme
Trompette
Et tu joues du piano
Tu pianotes
Et ça fait de la trompette
Ah bon
T'as le son de trompette
En fait
Tu peux faire de la harpe
Tu peux faire des maracas
Tu peux faire du triangle
Tu peux faire
Je sais pas moi
Du piano
Tu peux faire du synthé techno
Du synthé moins techno
Non mais
Et là je pense que
Là t'es en train de nous citer
Pas mal de trucs
Donc ça
Je pense que
Jean-Michel pourra nous répondre
Là-dessus
Sur techno
Je me demande
Si on peut faire quelque chose
De potable
Même en house
En house
Oui c'est possible
Effectivement sur un synthétiseur
Mais techno
Je ne pense pas
House
Oui plutôt oui
Après on rajoute des voix dessus
Et on peut faire quelque chose
Exceptionnellement bien
Oui tout à fait
Ok
Tu pues ?
Moi je viens de te répondre
Je te l'ai dit tout à l'heure
Attends
T'as répondu
Ongle de pied
Ongle de pied est parti se coucher
Excuse-moi
Et entre temps
Donc j'ai rappelé
Comme t'as fait ton annonce tout à l'heure
Pour des gens qui s'occupaient de ça
Il y a Bernard
Qui est responsable d'un magasin
Il était sur Minitel
Et on l'a rappelé
Bernard
Voilà
Allo
Bonsoir
Bonsoir Bernard
Bonsoir
T'appelles d'où ?
De Saint-Etienne
Et on écoute Fun sur
Sur une radio pareil
Sur la radio
Sur la radio ouais
Non mais je demande à Manu la fréquence
Attends bouge pas je te trouve ça
Bah j'essaye
Donc bah
Ma chatte elle est partie
Game over
Moi je trouve
C'est l'esthétique
C'est vraiment joli
En plus genre
Faut que ta chatte elle est à l'accueil non ?
Gare à celui qui s'amuse à dire des conneries
Parce que ça va virer
Il va casser
Moi j'ai pas dit
J'ai pas dit pour lui Gérard
Donc game over
Ouais moi je t'ai dis
Donc c'est l'esthétique de la machine
T'as plein de touches
C'est vachement joli
C'est très esthétique
T'as des touches noires
Des touches blanches et tout
Ouais mais c'est ce que j'ai dit tout à l'heure
Je pense
Mais c'est toujours pareil en fait
C'est Bernard là
Oui Bernard
J'ai pas entendu la fréquence de Saint-Etienne
Non moi non plus
La fréquence de Saint-Etienne
86.3
Et non c'est 104.7
Ouais ça a changé
Ah mince
Bravo Manu
Bravo Manu
Bravo Manu hein
Je sais pas si ça a changé
Si ça a changé
Tu demandes à ce qu'on
Mette ton tableau à jour
Donc Bernard
Oui donc moi je tiens un magasin
De Saint-Et plus
A Saint-Et
Et je tiens à dire
Qu'il n'y a plus que des touches
Noires et blanches
Qu'on peut les faire
De couleurs différentes
Les gens peuvent demander
Aujourd'hui de faire des synthétiseurs
A la couleur dont ils veulent
Comme on fait les matriculations
Des voitures
Donc si on veut avoir
Les touches jaunes
Et je sais pas moi
La place des touches noires
On peut avoir les touches noires
Oranges
Non mais Bernard
Oui
Quel est le
Je vois pas le
Le rapport avec la question
Non parce que
T'as l'air
Non mais Bernard
Bernard
Bernard
Quel est le rapport
Avec la question
Tu peux m'appeler Nanar
Enfin bon comme Bernard
Non non mais
Non non mais
Je vois pas le rapport
Parce qu'on parlait
Des touches noires
On a
C'est pas parce que j'ai dit
Qu'il y avait des touches noires
Et blanches
Sur un Saint-Et
Je vois pas le rapport
Avec le thème du
Le thème du débat
Sur les Saint-Et
Non mais c'était juste
En jaune
En jaune
Ou
Orange
Orange
Ou bleu
Ou vert si tu veux
C'est pas grave
C'est Jean-Michel
Je voulais préciser que
Moi je connais
C'est Bernard
Pardon
C'est Bernard
C'est Bernard à l'appareil
Ouais bah Bernard
Tu te calmes
C'est le passé versé
Jean-Michel avait
Jean-Michel avait déjà acheté
Du matériel chez moi à l'époque
Quand il travaillait
Oui c'est vrai
Tu sais on se connait bien
Moi je voulais préciser d'ailleurs
Que bon
Moi je connais
Des joueurs de synthétiseur
Qui sont racistes
Et qui jouent
Que des touches blanches
Il fallait le préciser ce soir
C'est vrai
C'est bien placé pour
Pour le
C'est pour ça
C'est pour ça que des fois
On m'a demandé
Est-ce que les touches noires
Soient jaunes ou oranges
Voilà
Les jaunes c'est des chinois
D'accord
Non mais on fait pas du monde
Là-dessus
Donc moi
Il y a une question
Il y a une question IRC
Une question IRC
Non non pas du tout
Ils ont marre des synthétiseurs
Ça les fait chier
Ah bah ça les fait chier
Qu'ils arrêtent
Et puis qu'ils aillent se coucher
Gérard
Ça me prend les vacances
Gérard
Oui
Oui donc c'est Bernard
Parce que moi je suis
Donc je tiens un magasin
Où je ne fais que du synthé
Et de l'orgue
Et j'ai entendu quand même
Beaucoup de choses
Assez absurdes ce soir
Heureusement que Jean-Michel Jarre
Est venu intervenir
Alors il est vrai
Qu'il y a des synthés
Qui peuvent coûter 150 francs
Mais bon ce sont des synthés
Qui ne contiennent plus qu'une note
Oui mais ça existe
Oui mais seulement
Tu peux choisir la note
Do ou ré
Mais bon ça ne te fait pas
Non plus le
Voir le la
Le la
Et effectivement
Il y a des synthés
Qui coûtent très très cher
Alors il y a aussi
Ce qu'on appelle
Les systèmes de disquettes
Incorporés en fusion
C'est-à-dire que là
Par contre c'est directement
Avec un ordinateur
Et là ça coûte
Oui on parle en euros
Ou pas non ?
Non pas ce soir
Bon si Jean-Michel est d'accord
On peut parler en euros
Gérard on peut parler en euros
Oui on peut parler en euros
Ce soir c'est important
Bon bah d'accord alors
Je peux préciser
Ça vaut à peu près
150 000 euros
Donc on multiplie par 6
Ça vous donne
Bon c'est pas très très cher
Il y en a pour 250 000 francs
D'accord
Ok
Donc prochaine question
Donc
Que peut-on rajouter
Comme musique
Sur un synthé ?
Ah c'est une bonne question ça
Pour 250 000 francs
Ça peut paraître cher
Mais bon
Mais
Oui
C'est Jean-Michel Gérard
Je peux répondre à cette question
Oui
Peut-être que Bernard
A pas terminé la question d'avant
Je pense
Non non mais c'est bon
On va pas s'éterniser
Sur une question
Ça me semble cher
250 000 francs
Mais c'est vrai qu'il y a des gens
Qui viennent acheter
Pour 250 000 francs
Non mais attends
Il revient sur la troisième
Alors qu'on est déjà
A la septième
Ah Bernard
Non mais c'était juste
Pour préciser quoi
Non mais non mais
Il y a un curé qui est venu
Qui voulait acheter un orgue
Parce qu'on parle des synthés
Mais on parle pas des orgues
Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre moi
Des curés
Des
Des curés
Qui a des camarades
Qui a des coups qui vendent
C'est tout
Gérard c'est Jean-Michel
C'est vulgaire
Oui c'est vrai c'est vulgaire
Oui donc
Vous posez la question
Sur les
Avec un synthétiseur
On peut rajouter des bruits
De paix
De rot
Ou de tout ce qui s'ensuit
Voir une chiasse
Ou quelque chose
Dans ce genre là
On peut faire tout
Avec un synthétiseur
Des pets de fous
Oui d'accord
Des pets de fous
Ok
Bernard
Bernard
Bernard
Oui non mais
Je sais pas
Je suis un peu déçu
Parce que j'ai l'impression
Que le débat
Bon moi je suis
Un responsable d'un magasin
Qui ne fait que du synthétiseur
Et avec ce débat de ce sort
Malheureusement
Vous ne donnez pas
Une belle image
De cet instrument
Qui est comme l'avait
Très bien dit
Un de vos réalisateurs
L'instrument du futur
Et j'ai l'impression
Que vous en parlez
Comme si c'était
Une vieille harpe
Alors que
Je trouve ça un peu dur
Pour tous les fans
De synthétiseurs
Non mais Bernard
On va essayer de se rattraper
Gérard il faut que tu remontes
Le truc là
Non mais le problème
C'est que bon
C'est bien de faire un débat
Sur les synthétiseurs
Mais quand on
En animateur
Quand on n'est pas
Le sujet
Je pense qu'il vaut mieux
Non je connais pas
Le synthé
Je connais pas
La musique du synthé
Non mais vous connaissez
Non mais je connais pas
La musique
Non presque pas
Mais tout à l'heure
J'entendais
Vous voulez savoir
Comment fonctionnaient
Les sons de synthé
Je veux dire
Et alors
Parce que
C'est moi qui fais
Les débats
C'est tout
Oui mais d'accord
Mais si ça vous plaît pas
Dans ce cas là
Vous faites une chose
Vous raccrochez votre téléphone
Et vous changez de radio
Vous écoutez
Vous écoutez ça chez vous
Et c'est tout
Ça sert à rien
De réagir comme ça
Guimauve
Je pense que ce débat
Peut apporter beaucoup
Pour les novices
En la matière du synthétiseur
Complètement
Jean-Michel a raison
Guimauve
Vous demandez des réactions
Quand même de spécialistes
Moi personnellement
Je pense qu'il n'y a pas besoin
De rajouter d'autres instruments
Parce que le synthé
C'est quand même quelque chose
D'assez complet
Non mais comme musique
Ouais
Comme musique
Guimauve
Parle devant ton téléphone
Ma chérie
Mais j'ose pas
Je suis un peu inquiétée
Ouais mais fais-le quand même
C'est encore Bernard là
Parce que
On
On parle des synthés
Mais on peut y faire des violons
On peut mettre des violons dedans
On peut mettre toutes les machines
On peut mettre d'autres instruments
Pour en faire plus qu'un
Aujourd'hui il y a des gens
Des artistes
Qui vont mettre par exemple
Un bruit de
Un bruit d'orgue dans le synthé
Un bruit de violon
Et qui vont faire des violons
Avec des synthés
Donc avec un synthé
On peut faire un morceau
Comme s'il y avait
150 000 instruments
Et 250 000 personnes
Je veux dire
Non mais à ce compte là
A ce compte là
Bernard et Jean-Michel
Je pense qu'ils seraient d'accord avec nous
C'est qu'il faut avoir une remorque
Une remorque pour synthé
Oui
C'est une remorque
Américaine d'ailleurs
Exceptionnellement pardon
Dans les magasins
Qui vendent des synthétiseurs
Bah chez moi par exemple
Mais tu vends des remorques
Bernard ?
Ah ça c'est plus
Oui alors le problème
C'est pas trop de pub Bernard quand même
Je lui en ai déjà acheté
Plus ou moins
Parce que Gérard
Il va te choper ça
Non mais
Tu pues
Oui
Toi même
Oui c'était quoi ta question ?
Je suis désolé mais j'ai
On parlait des remorques
Des synthés
Que peut-on ajouter
Comme musique sur un synthé ?
Bah je pense qu'on peut
On peut rajouter tout ce qui nous passe
Par la tête quoi
Non non non
Une sonnerie de voiture
Enfin une sonnerie
N'importe quoi non ?
Moi je connais pas très bien
Vous savez
J'aimerais bien
J'aimerais bien connaître un peu plus
Citron ?
Oui
Tu peux mettre des animaux
Qui font des bruits
Ou tu peux mettre
Le bruit de la mer
Ou tu peux mettre ce que tu veux
C'est vrai
C'est tellement facile
Elle est toute naze elle
C'est pas possible
Il faut la vivre elle
Elle ne connait rien
Non moi dans mon magasin
Saint-Etienne
Pas de marque
Bernard ça commence à bien perdre
Parce que je voudrais
Quoi ?
Je vais préciser Gérard
Car moi j'ai besoin
De faire un peu de pub
Pour acheter des synthés
Dont je me sers
Ouais mais toi
Toi Jean-Michel
C'est pas pareil
Donc on va passer
A une autre question
Non mais Gérard
T'es en train de bâcler le débat là
Non mais c'est une erreur
Parce qu'il y a des mecs
Qui écoutent
Et qui sont intéressés du synthé
On a des professionnels
En plus on a Jean-Michel Jarre
Quand même
Ouais Bernard est là
Et on attend lui
Lui pour l'instant
Il est en train de me sortir
Son truc de Saint-Etienne
On en a rien à foutre
A Saint-Etienne
Vous pouvez m'appeler Jean-Mich
Bon
Bernard
Oui
Il faut que tu donnes envie
A Gérard
De continuer le débat
Et d'intéresser les gens du synthé
Moi ce que je peux dire
C'est que je l'invite
De venir à mon magasin
A Synthé Plus
Magmar
De toute manière
J'irai jamais à Saint-Etienne
Allez hop
Quel genre de musique
Peut-on jouer sur un synthé ?
Ah bah du synthé
Qui ?
Bernard du synthé
Bah tout le monde
Bah d'accord
On appelle ça
Une musique synthétique Gérard
Voilà
En fait c'est quoi
Le nom de ton magasin ?
Non mais attends
Le nom du magasin
Si vous voulez
Des renseignements
Vous attendez hors antenne
S'il vous plaît
Merci
8 Avenue du Mer
Ouais bah alors Bernard
Bonne nuit
Gérard
A quel coin ?
Hop
Pour l'adresse c'est très bien
Lui tu peux l'envoyer se coucher
Synthé Plus
8 Boulevard du Mer
D'accord merci
Avenue du Mer
Avenue du Mer pardon
Non mais c'est bien pour lui
Hop
Terminé pour lui
Comme ça il comprendra
Sa douleur aussi celui-là
Ça en fait déjà
Trois
On me souvient
Trois dans un premier débat
Faut le faire
Gérard c'est trop noir
Oui
Oui et tu m'as pas laissé répondre
A la question tout à l'heure
Tu m'as un petit peu oublié
A la première
A ta question d'avant
Que peut-on
Que peut-on rajouter
Comme musique sur un synthé ?
Ouais bah moi je voulais dire
Qu'on peut pas rajouter de musique
Sur un synthé
Un synthé ça sert à rajouter
Par dessus de la musique
Normalement
Non c'est faux monsieur
Bah si
C'est tout à fait
Maintenant
On prend les vieux disques
Pas tous en même temps
C'est pas
C'est pas un champ de bagarre
Maintenant
On prend les vieux disques
On les sample
Ça c'est des boîtes à rythme
Actuellement
C'est des boîtes à rythme
C'est des boîtes à rythme
C'est des boîtes à rythme
C'est même pas la musique électronique
En elle-même
Non non ça y est c'est bon
On se calme
Parce que moi je tiens un magasin
Également à cette année
Qui s'appelle Rythme Plus
Non mais ça y est
On se calme
On se calme
C'est Bernard ou quoi là ?
Oui
Boîte à rythme plus
C'est encore lui ?
J'avais repris un autre
Mais je sais pas
Je me suis fait blouser quoi
C'est quoi la rue ?
Il doit repasser sur les lits
7 avenue du maire
C'est même pas la peine
Il parlera pas lui
Parce que
Je lui laisse pas la parole
Donc la question suivante
Maintenant c'est
Quel genre de musique
Peut-on jouer
Au santé ?
Au santé ?
Oui
Bah sur un synthétiseur
On peut jouer
On peut jouer à la musique synthétique
Je viens de vous le dire
C'est qui ?
C'est Jean-Michel
C'est à dire plusieurs styles de musique
On peut jouer de la techno
Comme de la house
Comme du rock
Comme du rap
Oui de la house
Si vous voulez
Ok
Au standard
Oui un autre professionnel du synthé
Qui s'appelle Tristan
Et j'ai pas eu le temps de lui demander
D'où il...
Ah je le connais aussi
Bonsoir
Bonsoir Tristan
Bonsoir
T'appelles d'où Tristan ?
De Lyon
De Lyon d'accord
Et tu fais quoi ?
Je travaille également
Dans la musique
Je travaille pour un magasin
Et la fréquence de Lyon ?
C'est quoi le nom de ton magasin ?
Non non mais c'est
On va pas commencer comme ça
Musique plus à Lyon
Oui voilà
Je connais bien lui aussi
C'est quoi la rue ?
Bon
Citron
Guillaume
Je sens que pour vous
Ça va mal s'écarmer
On n'a rien fait
Alors nous on voit
Également des guitares électroniques
Non mais c'est pas
Je crois que c'est pas
Le thème du débat
Donc c'est quel
Quel jour
On parle de la musique
On parle de synthé
Mais c'est la musique électronique
Et il y a également
Des saxophones électroniques
Des
Même des accordéons
Des accordéons électroniques
Il y a même aujourd'hui
Le nouveau
Comment on appelle ça
Les
On se fout là
L'harmonica électronique
Les putain bec électronique
Également
Voilà donc
Bon bah moi je vous invite
Tous à venir à
Où ça ?
Non non il n'y a pas
D'où ça
Pas de pub
Tristan fais gaffe
Gigmove
Moi je vous invite
A Musique Plus à Lyon
Gigmove
Oui mais en fait
Je ne coupe pas la parole
Il est en train de parler
Non non mais
Maintenant tu réponds
Tu réponds à la question
Je te demande de répondre
D'accord
C'est celui du général Leclerc
Alors lui
Tristan terminé
Lui
Au revoir Tristan
Salut
Ça en fait 4
C'est bien
Continuez comme ça
Bien manu
Contre le deuxième débat
Il n'y en aura pas
Ah tiens c'est nous
Attention
Je dirais
Toutes les
Toutes les personnes
Qui sont intéressantes
Qui parlent de synthétiseurs
Sans donner
Sans préciser
Les adresses où qu'ils sont
Donc ça fait déjà le deuxième
Qui s'amuse comme ça
Donc moi j'aime pas
Ça leur apporte beaucoup
Pour leur magasin
Oui mais peut-être
Peut-être pour eux
Mais pas pour moi
Je dois seulement te dire
Gérard tu n'es pas très crédible
Par rapport à Jean-Michel Gérard
Qui est avec nous
Gigmove
Oui alors
On peut faire de la musique techno
Oui
La house
Tout ça
Et on peut même faire
De la musique classique
Et puis on peut faire
Un peu tous
Tous les styles de musique
Il y a même la musique orientale
Maintenant
Qui se fait sur synthétiseur
Oui d'accord
Tu peux ?
Moi je crois que
Comme l'a dit Jean-Michel
Oui Jean-Michel
Je n'ai pas ma place
Excuse-moi Jean-Michel
Tout le monde l'a dit
Juste après
On peut vraiment jouer
Quasiment de tout
De la techno
De la house
De la synthétise
De rien ajouter
Là on va
Sur
IRC
Non au standard
Ou non IRC
Tout de suite
C'est juste une conclusion
IRC
Bon on va attendre un peu
Alors on va prendre
Au standard
On va prendre Guillaume
Qui est musicien lui-même
Qui voulait réagir
Genre de synthé aussi non ?
Oui oui oui
Tout à fait musicien
Il est d'où ?
Il est de Limoges
Et la fréquence
Je vais vous la dire tout de suite
A moins que Guillaume
Veuille la dire lui-même
Je la connais pas
Ah mince
Alors tu habites Limoges
Et tu connais pas
La fréquence de
De fin de radio
Je suis pas de Limoges
Je suis en concert en ce moment
Là-bas
Je travaille
Enfin mon nom d'artiste
C'est Bébert
Ah Guillaume
Je le connais bien lui aussi
92.2 FM à Limoges
Pourquoi ?
On m'a dit
C'était 93.4 moi
Ah putain Manu
Mais c'est pas vrai
C'est lui qui fait une erreur
Vous pourrez
Peut-être accorder
Vos violons
Guillaume
Guillaume
Bonsoir
Donc pour toi
Alors moi je travaille
Dans un
Je peux juste dire
Que je travaille
Avec un groupe
Qui s'appelle
Les Electrochocs
Ouais alors vas-y
La Russe s'il te plaît
Non non mais
Sinon ça va
Je sens que
De toute manière
On va faire conclusion
Comme ça
Mais c'est un groupe
En fait qui
Non mais écoutez
Laissez parler
Moi je travaille
Dans l'électronique
Je sais pas que je
Moi je travaille
Sur un synthé
Toyota 130
Voilà pour bien préciser
La marque
C'est important
Parce qu'il en existe
Plusieurs marques
Et c'est une marque
Que j'affectionne
Tout particulièrement
Moi j'ai testé
Plusieurs synthés
Et c'est vrai
Je connais d'ailleurs
Musique Plus
Là de Lyon
Je connais bien
Mais ça on en a rien à foutre
Guillaume
Et je trouve
Oui
D'abord
Grand respect à Jean-Michel
Je passerai
Samedi
Prendre mes bons tempis
Oui
Non mais ça
Vous règlez
Votre popote
Hors antenne
Ah oui mais je suis
Overbooké
Il faut que je règle
Donc Citron
Oui
Donc toi
Vite parce qu'elle est
Assez pressée
C'était quoi déjà
Excuse-moi
La question
Quel genre de musique
Peut-on jouer
Sur un synthé
Tout
Surtout la musique
Faut que je fasse vite
Parce qu'il faut que je répète
Là
Ouais ben
Magne-toi de poser des questions
Tout
Non mais
Magne-toi de poser des questions
Si je veux Guillaume
Tu peux m'appeler Bébert
Ouais non mais
Tu vas te calmer
Mon ascard
Parce que
Sinon tu vas aller vite
Répéter
Je peux juste faire un peu de pub
Pour le groupe
Les électrochats
Non non non
Y'a pas de pub à faire
Ils se produisent où ?
Ouais
Donc
Le 27 octobre
On reste à Limoges
Oh
Tu
Quoi mais quoi ?
Les plats sont de 20
Mais t'es con
Pourquoi t'es un connard ?
Mais Manu
C'est toi
C'est toi qui gère les auditeurs
Fil d'art
Pas connard
En plus
Pauvre con va
T'es vraiment
Une bite
Une bite con
Putain
C'est pas bon
C'est pas vrai
De devoir
Travailler avec
Une équipe de cons
C'est fou ça
Je crois que vous avez
Un petit en besogne
Monsieur Gérard
Mais
Terminé
Conclusion
Orgue plus à Paris
Pour mon frère
Bon Gérard
Je vais faire la conclusion
De l'IRC
Vas-y
Fais conclusion
Tous les gens de l'IRC
Sont d'accord
Ils savaient que
Tu étais un gros teaser
Et maintenant
Ils savent que tu n'es pas sain
Voilà
C'est bien
Donc Citron pour toi
Oui conclusion
Oui
Je vais continuer à jouer
Sur l'orgue de ma tante
Ah non
Faut jouer avec un Toyota 130
Ouais mais j'ai un bon tampi
Moi à 150 balles
Mais moi je possède
Des
Tu viens de la part de Bébert
Tu viens
Mon Bébert
Tu fermes
Tu fermes
Ta goule
Vous venez de la part du groupe
Les électrochocs
Vous avez 5%
Bon Manu
Tu me le vire
Lui c'est terminé
C'est le boulevard de Clichy
Ouais
Dans le 18ème
Ok
Il a été vachement viré
Bravo Manu
C'est le standard
Tactile
J'arrive pas
Oui oui oui
C'est là
Je vais te calculer quelque chose
Moi mon con
Mon con je pense
Tu pubs pour finir
Conclusion
Oui bah moi je voulais dire
Que j'étais très content
Quand même de parler
Avec
Jean-Michel Jarre
Et je suis aussi content
D'avoir plein d'adresses
Maintenant pour les
Saintes
Ouais mais
Vérifie bien
Vérifie bien
Que c'est des bonnes adresses
Parce qu'à mon avis
C'est des fausses adresses
Alors Manu
Tu dégages
Tu fais pas le deuxième débat
Je te veux plus au standard
D'accord
Tu peux prendre ton VTT
Non mais faites pas de pub comme ça
Tu prends ton VTT
Et tu te passes
Ok
Allez Gérard
Y'a Jean-Michel Jarre
Qui s'en passe
Game over
Ouais bah moi je vais continuer
A casser mes assiettes
D'accord bah c'est bien
Maintenant on rachètera
Sur le marché
La semaine prochaine
Exactement
Jean-Michel Jarre
Pourquoi la conclusion ?
Le débat n'a rien apporté
Vu qu'on a entendu
Un mec bourré comme vous
Qui a porté des choses
Complètement abstraites
Envers la musique synthétisante
Non
Et je ne vous salue pas
Monsieur Gérard
Et bah c'est bien
Dans ce cas là
On va s'écouter
Je vous mets une quexotte
Dans le cul
Et bah c'est bien
Vous pouvez garder
Vos musiques de naze alors
Et continuer
On va pas l'écouter alors
On va peut-être pas en mettre
Un de morceau
On va pas l'écouter
Si c'est prévu
Sur la fin du débat
Il t'a insulté ?
On va s'écouter
Surtout toi
Tu fais pas de conclusion
Bah moi conclusion
Conclusion c'est que toi
Ouais
T'as d'habitude
Quand c'est Max
Ça se passe impeccable
Là tu m'as fait des conneries
Tu l'as
T'as laissé les gens en parler
Mais c'est pas moi
Qui tire les gens
C'est Manu
Non mais lui
Lui de toute manière
Il va reprendre son VTT
Il va rentrer chez lui
C'est moi qui vais rentrer chez moi
Et puis toi aussi
Comme ça je vais être tranquille
Comme ça Rigo
Va passer au standard
Et sur l'IRC
On aura personne
Et Olivia la prend
Si il faut quelqu'un sur l'IRC
Ah non
Personne à l'IRC
Donc pour le deuxième débat
Il y a 800 connectés
Je peux pas les laisser
C'est vrai
Donc conclusion c'est con
Parce que Manu
Tu m'as fait du boulot dégueulasse
Ça c'est un peu de ta faute
Pour moi je suis désolé
Je savais pas que ça allait partir en couille
Avec Jean-Michel
Mais non
Mais non
T'es jamais au courant
Abrouti
La semaine dernière
Tu me fais du boulot
Du bon boulot
Cette semaine
Tu m'as fait du boulot
Tu me fais de la merde
Mais ça arrive
Maintenant si c'est pour me faire de la merde
Tous les jeudis
C'est pas la peine
Je t'ai commis vu
Tu viens jusqu'à minuit
Et après minuit
Dès que tu me vois
Tu te casses
Ça vaudra mieux pour toi
Il y a un niveau du débat
Sur les synthés
Toi le synthé
Moi le synthé
C'est une musique que j'adore
C'est ta passion
Moi j'aime bien
La musique
C'est tout
D'accord
Donc le synthé
C'est bien
Voilà
D'accord
Donc on va se quitter
Enfin on va finir le débat
Avec un morceau
De Jean-Michel Jarre
C'est lequel ?
C'est toi qui as choisi
C'est la plage 2
C'est la plage 2
Et sur la plage 2
J'ai
Oxygène numéro 8
Et on se retrouve tout de suite après
Pour le deuxième débat
Qui va porter sur
L'harcèlement sexuel
L'harcèlement sexuel
Les numéros
0875000
Et toujours l'IRC
Pour un peu le radio
Et 0803
Aussi 085000
Au cas où le numéro vert
Ne fonctionne plus bien sûr
== Le débat sur le harcèlement sexuel ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Et voilà, vous m'avez écouté Jean-Michel Jarre, donc Oxygène 8, et donc pour l'instant on va attendre qu'au standard on me donne les auditeurs, donc le débat, ça porte sur les harcèlements sexuels, alors donc on va déjà poser, comme on attend, je vais attendre encore un petit peu,
donc la première c'est, que veut dire, alors on a Marmite, on a Frisbee, Cassoulet, on a Bidon d'huile, on a Point Noir, attends, Ericou est en train de gérer parce que c'est pas son taf, donc t'as voulu que ce soit rigolo, ça a l'air sérieux c'est les casques, et Point Noir.
Sinon, moi je peux peut-être dire un petit truc sur l'IRC, on est 858.
Eh ben c'est bien, voilà.
Ok.
Alors donc, Marmite, bah d'accord ça commence déjà bien.
C'est pas très professionnel ça quand même.
Donc Marmite, bonsoir, donc on écoute Fun Radio à Rouen sur 104.8.
Ouais c'est ça, ouais.
Et toi là, comme d'habitude.
Ah ouais, c'est vrai avec...
D'accord, dégage.
Ah mais ça va ?
Dégage, dégage.
Mais ça va pas, t'es fou ?
Dégage un maximum.
Ah mais oui, je dégage.
Dégage.
Un maximum, ça vaudra mieux pour toi.
Donc Marmite, on peut écouter Rouen, à Rouen, Fun Radio sur 104.8.
Ouais c'est ça.
Donc Frisbee's, 22 ans de Bordeaux sur 101.7, Fun Radio.
C'est exact, j'écoute sur Internet, c'est exactement ça.
C'est pas sur Internet, c'est sur l'AFM, d'accord ?
Pardon.
C'est pas du tout pareil.
Cassoulet, Disneyland, Seine-et-Marne...
Je gère Cassoulet, pour l'instant elle est pas là.
Ah d'accord.
Donc Bidon d'huile, on peut écouter Fun Radio...
C'est Bidon d'huile qui a raccroché.
Non mais hé, oh !
Tu vas pas commencer à foutre ta merde avant que je te gouffe, toi !
Moi je suis pas là, c'est la merde au standard.
C'est de ma faute, c'est la première fois que je fais le standard, excuse-moi Gérard.
Alors c'est qui qui est parti ?
Donc Bidon d'huile est parti, et je suis en train de gérer Cassoulet.
Et je rappelle des gens.
Ah bah là, ça commence bien.
On a Poupon, on a Poupon aussi.
Bonsoir Poupon.
Poupon, bonsoir.
Oui, salut, bonsoir.
Donc t'es d'où ?
Je suis de Paris, je suis de Paris.
Donc t'as quel âge ?
J'ai 23 ans.
23, et on écoute...
101.9.
101.9.
Et on accueille aussi...
On accueille aussi Point Noir.
Bonsoir Gérard, bonsoir Manu, bonsoir tout le monde.
Bonsoir.
Alors donc, première question.
Donc que veut dire le mot harcèlement sexuel ?
On va demander à Marmite.
Ouais, ça veut dire quand t'es harcelé sexuellement.
Ouais mais...
Que veut dire exactement ce mot ?
Ouais bah ça veut dire que t'es un canon,
et puis tu te prends plein de mains au cul.
Ouais non mais attends, t'es un canon,
tu veux dire un top modèle ?
Ah non, t'es un canon.
Non mais attends, un canon, un canon, un canon,
tu veux dire quoi dans...
Bah t'es un canon, t'es super belle.
Ah bah donc, je viens de te dire,
un top modèle, tu me dis non.
Ah non mais t'es pas forcément top belle.
Bah mais attends, un canon pour moi c'est un top modèle,
je suis désolé.
Ah bah ouais d'accord,
mais on n'avait pas le même mot alors.
Bah oui mais un canon ça veut dire ça pour moi.
Ah d'accord.
J'ai récupéré le bidon d'huile.
Salut Jean.
Salut le bidon d'huile.
Donc cassoulet...
J'ai trouvé quelqu'un d'autre.
Ok, donc on n'a pas de cassoulet, c'est bon.
C'est pas grave, j'ai trouvé une choucroute.
Bah tiens, on a une choucroute là,
comme elle veut faire partie du deuxième débat.
Ah non, non, non.
Quoi non, si.
L'invité mystère.
Le bulldog.
Le bulldog.
Le bulldog il t'emmerde.
Putain.
Tu vois, comme ça t'es tout de suite servi là toi.
Alors attends, celui qui vient de dire le bulldog,
maintenant tu vas répondre à la question.
Ça va t'apprendre à ouvrir ta gueule.
Allô ?
Bah qu'il réponde.
Ouais bah qu'il réponde, alors c'est qui ?
Entre Poupou, Point Noir, Bidon d'huile ?
Ah c'est pas Poupou.
C'est pas Bidon d'huile Jean.
Non et c'est pas Point Noir.
Ah non, non, j'ai rien dit moi.
Ouais c'est Pierrot.
Hein ?
Ouais c'est Pierrot qui a dit ça.
Non mais attends,
il sort d'où celui-là là ?
Bah excuse,
je suis arrivé,
on va pas avancer.
Il sort d'où, il sort d'où lui ?
Non c'est Bidon d'huile.
Non c'est pas moi Jean.
Excusez-moi,
pour répondre à la question c'est...
Eh moi je suis...
Eh Gérard,
c'est le bordel hein,
quand c'est Rigaud.
Eh mais c'est pas là,
allez, allez, allez,
Rigaud,
tu retombes là,
quand tu retombes là-bas,
non non,
parce que là c'est le bordel.
Si je peux me permettre quelque chose,
excusez-moi,
on nous dit un canon,
on nous dit un canon,
c'est fun,
et on nous dit que le boulet c'est Gérard,
merci Jean-Denis.
Non pas t'es fatigué,
tu rentres chez toi.
Ah ouais,
j'ai compris là.
Hein, t'es fatigué,
tu rentres chez toi toi.
C'est chaud là.
Hein,
parce que là,
c'est le vrai bordel.
Là c'est...
Je peux pas,
je peux pas commencer le premier débat,
le deuxième débat,
dans des conditions de merde.
Ouais.
Alors Pildar,
Pildar.
Bon les mecs.
Pildar.
Calme-toi.
Dégage chez toi,
t'es fatigué.
Allez hop.
Manu au standard.
Manu au standard.
Manu au standard.
Allez c'est bon,
ça y est,
on se calme.
Pildar,
tu rentres chez toi,
t'es fatigué.
Allez hop.
Ça vaudra mieux.
Alors donc,
pour toi Marmite,
toi,
le moins harcèlement sexuel,
pour toi c'est un canon.
Bah ouais.
Donc canon,
donc c'est comme j'ai dit tout à l'heure,
c'est un top modèle,
tu m'as démenti.
Ouais d'accord.
Hein ?
D'accord,
on est bien d'accord.
Oui d'accord.
C'est ta réponse.
Ouais.
Frisbee.
Euh oui,
je crois que l'harcèlement sexuel,
ça doit avoir un rapport avec Binkington,
non ?
Non mais attends.
Non.
Eh Frisbee.
Oui ?
Oui,
je suis là.
Que veut dire le mot harcèlement sexuel ?
C'est pas de savoir si Bill Clinton,
il a été harcelé,
ça on en a rien à foutre.
On est bien d'accord.
Quand même,
il a été harcelé quand même.
Non mais attends,
ça c'est son problème,
c'est sa vie privée,
c'est pas la mienne.
D'accord.
Gérard,
on va accueillir le dernier auditeur,
il s'appelle Sifflet.
Allo ?
Salut.
Bonsoir.
Bonsoir.
Salut Sifflet.
T'appelles d'où ?
De nulle part.
De nulle part.
Alors donc,
la fréquence c'est nulle part,
d'accord.
Dis-moi Sifflet,
je peux t'y faire dedans ?
Bidon d'huile.
Ouais,
donc pour moi,
le mot harcèlement sexuel en lui-même,
pour moi,
c'est les gens qui ont des problèmes
à faire l'amour.
Non mais attends.
Je crois que c'est ça.
On te demande,
je te pose la question
parce que je commence à en avoir marre.
Que veut dire le mot harcèlement sexuel ?
Je vais te le dire,
c'est les gens qui n'arrivent pas à baiser.
Non mais attends,
toi t'es con.
Il n'a rien compris.
Non,
il ne comprend pas lui.
Non mais attends,
prends-le hors antenne
et explique plus sur lui.
Je vais m'expliquer
parce qu'ils ne sont pas capables.
Prends-le bien.
T'es même plus capable
de faire des débats correctement
à part faire la réa,
c'est tout ce que t'es capable de faire.
Ouais.
Bidon d'huile.
C'était lui,
c'était lui.
Je viens de le dire Gérard.
Non,
c'était Frisbee
qui ne comprenait pas.
Frisbee,
je suis toujours là.
Mais alors toi,
pour toi ?
Mais je viens de répondre.
Mais c'est quoi là ce bordel ?
Ah,
ce n'est pas moi,
je ne suis plus là-bas.
C'est quoi là ce bordel ?
Frisbee vient de répondre,
bidon d'huile.
Eh,
il faudrait peut-être savoir.
Il est bidon d'huile.
Mais je suis là Gérard.
Alors pour toi ?
Ouais,
donc en fait,
le harcèlement sexuel,
c'est ceux qui sont harcelés sexuellement.
C'est ceux qui sont,
on va dire,
comment je pourrais t'expliquer ça ?
C'est par exemple,
c'est comme l'affaire Big Litton,
voilà.
Bon,
non,
je ne vois pas du tout le rapport.
Point noir,
tu es là toujours ?
Ouais,
je suis là.
Donc pour toi ?
C'est persécuter quelqu'un
physiquement et moralement
pour avoir son cul.
Ouais,
c'est ce que je voulais dire.
Ouais,
mais toi,
de toute manière,
tu veux toujours dire
ce que les gens
ils répondent avant toi.
Il est heureux.
Poupou ?
Ouais,
ben en fait,
le harcèlement sexuel,
c'est,
tu as une fille,
elle est là.
Ok,
après tu as un mec,
il est là.
La fille,
elle se met comme ça.
Et puis le mec,
il arrive comme ça.
Et puis il lui met là.
Et puis la fille,
elle dit ça.
Oh non,
ben attends.
C'est aussi dans l'autre sens
quand même.
Oh non,
mais il peut y avoir des variables.
Attendez,
il y a une question IRC.
Oui,
sur IRC,
on me demande
pourquoi le harcèlement sexuel
est-il sexuel ?
Ça,
tu vois,
c'est une question
qu'on m'avait demandé
de poser
et que je ne poserai pas
parce que je ne vois pas
du tout le rapport.
Parce que si on parle
de l'harcèlement sexuel,
de toute manière,
automatiquement,
harcèlement sexuel
est sexuel.
Donc,
je ne vois pas du tout
la question
de poser aux gens
parce que
si je demande
à une personne
de me répondre
sur cette question-là,
qu'est-ce qu'elle va me répondre ?
Parce que c'est sexuel.
C'est sexuel,
c'est tout.
C'est tout.
C'est Frisby, là.
Je crois qu'on peut
faire un harcèlement sexuel
avec les pieds,
par exemple.
Mais non,
mais est-ce que
t'as compris
la question IRC
qu'on a eue ?
Je crois.
Répète-la-moi
si je me suis perdu.
Alors,
la question,
c'était
est-ce que
l'harcèlement sexuel
est sexuel ?
Pourquoi est-il sexuel ?
Pourquoi est-il sexuel ?
Moi, je peux répondre.
Qui ?
C'est Point Noir.
Oui.
Parce qu'il n'y a pas
que l'harcèlement sexuel.
Il y a tout le sexe allemand aussi.
Mais attends,
dans ce cas-là,
pourquoi est-ce qu'il est sexuel
si c'est sexuel ?
Automatiquement,
si on parle
de l'harcèlement sexuel,
de toute manière,
on va parler de sexe.
Donc,
l'autre,
avec sa question,
je voyais pas le rapport.
Si, Gérard,
regarde-moi.
Moi, sur l'IRC,
c'est du harcèlement textuel.
Oui, mais c'est pas pareil, toi.
S'il te plaît.
Oui, moi...
Attendez, attendez, attendez.
Quand même pas tout le temps les mêmes.
Moi, je considère
que l'harcèlement sexuel
peut être vécu comme un viol.
Oui, mais ça...
Parce que si la personne
ou si la nana
n'est pas consentante,
c'est considéré comme un viol
et comme un crime.
Oui, alors,
dans ce cas-là,
moi, la question que je vais poser,
parce que là,
je pense que je vais pas faire
toutes les questions,
on n'aura pas le temps.
Donc, moi,
je vais déjà attaquer
sur la 3.
C'est pas grave
si on a 2.
C'était quoi, la 2 ?
C'était quoi ?
Non, c'est curieuse que ton
en pratiquant
le harcèlement sexuel,
mais ça...
C'est un déclin.
C'est pas mal.
Oui, alors,
qui veut répondre ?
Tiens, ben, Poupon ?
Non, s'il te plaît,
s'il te plaît, pardon,
Poupon.
S'il te plaît.
Moi, je pense que
les personnes qui font ça,
qui violent des personnes
ou qui font
du harcèlement sexuel
peuvent faire au moins
de la prison
et peuvent avoir aussi
des amendes.
Donc,
je suis d'accord
avec toi, s'il te plaît.
Là, il y a...
On m'a donné un...
un sondage.
Donc, alors,
sur la question
le harcèlement sexuel,
donc,
que pensez-vous
du harcèlement sexuel ?
Donc, il y a 20%
des gens
n'ont jamais fait l'amour.
30% des gens
sont puceaux
et 50%
des gens
sont vierges.
Oh, Gérard !
Oui ?
Moi, j'avais entendu dire
que 70% des gens
étaient valences.
À 100%,
dans le cancer.
Alors, attends.
Là, je vais te dire une chose.
C'est qui qui vient dire ça ?
C'est Bidon d'huile.
Alors, Bidon d'huile.
Et Bidon.
Et Bidon.
Et Bidon.
Bidon d'huile.
Ouais.
Tu vois, ton nom,
il porte bien.
Bah, t'es vraiment Bidon.
Parce que là,
tu viens de jouer
sur le signe astrologique
du CEP.
Il a pas entendu.
J'ai entendu vierge.
Donc, moi, je pensais
que c'était
le signe astrologique.
Bah, ouais, attends.
Et la main de ma soeur
dans la culotte d'un zouave,
c'est astrologique, ça ?
Bon, ça, c'est pour problème, hein ?
Bravo.
Bravo.
Alors, Bidon d'huile,
adieu pour toi.
Bon, j'ai eu le choix.
Gérard,
il y a Devi1
sur l'IRC
qui te demande,
alors,
est-ce qu'il y a
des endroits spécifiques
pour se faire harceler
et est-ce que tu peux
donner les adresses ?
Euh, non, je donne...
Je connais tes adresses, oui.
Non, non, mais ça, je...
On parle pas de la vie privée.
Loco ?
Ah, non.
Frisbeez,
tu vas te calmer.
Bah, moi, j'ai dit
qu'on parlait pas de la loco, moi.
Marmite ou Point Noir,
vous allez vous calmer
toutes les deux parce que...
Non, non, j'ai rien dit,
tu plaisantes ou quoi ?
Oui, c'est une fille,
elle a été sifflée, alors.
Bon.
Donc, que risque-t-on
en pratiquement
le harcèlement sexuel ?
On va demander à Poupon.
Ouais, bah, déjà,
je voulais dire à Sifflé
qu'il y a une différence
entre se faire violer
et se faire ploter les fesses,
par exemple, tu vois,
une main aux fesses
ou un viol,
c'est pas la même chose.
Et deuxièmement,
bon, bah, tu risques
une bonne paire de claques,
quand même.
Ouais, mais attends,
alors, moi,
je vais te renvoyer la balle.
Vas-y, renvoie.
Par exemple,
si la personne n'est pas consentante
et qu'elle n'est même pas capable
de te mettre une claque
dans la figure,
comme tu viens de dire,
et qu'elle porte plainte.
Pourquoi ?
T'as parlé de mettre
la main aux fesses à des manchots ?
Pourquoi elle peut pas
me mettre de claques ?
Non, mais attends,
Sifflé, elle t'a bien dit,
c'est entre ces deux trucs-là.
Par exemple,
si la personne ne peut pas,
comment que tu vas faire ?
Tu peux me la faire décoder,
j'ai pas...
Attends, toi, bidon d'huile,
tu la permes.
Oui, je sais.
Je t'ai dit de dégager.
Alors, lui, il dégage pour de bon.
Ouais, je parlais avec mon professeur.
Ok, je l'avais calmé,
mais bon, je vois que
c'est pas calmé,
donc hop, il dégage.
Hop, terminé pour lui,
c'est même pas la peine
qu'il revienne sous un autre nom.
Ouais.
Donc, point noir.
Bah, au pire,
ce qui peut arriver au gars,
c'est de se faire du bien, quoi.
S'il arrive assez fin.
C'est-à-dire,
ouais, mais tu crois que
en harcelant une nana
dans la rue,
tu crois qu'il va pouvoir
coucher avec ?
Bah, attends, Gérard,
il y en a qui aiment ça.
Bon, bah, attends,
peut-être des nanas
qui aiment ça.
Bah, des mecs aussi, hein.
Bah, ouais.
Non, non, non, non, non, non, non, non.
En vrai, c'est...
Non, non, qui, qui, qui, qui, qui, qui ?
Non, mais ça peut être du jeu, Gérard.
Ouais.
Non, mais attendez,
attendez, attendez, attendez,
pas tous à la fois.
Qui est pas d'accord
avec moi ?
Moi, moi, moi, moi.
Poupon, poupon.
Poupon, bah, moi, je dis,
s'il y a des punis
qui a des filles,
il y a forcément des garçons avec.
Elles sont pas toutes seules.
Elles se produisent pas toutes seules.
D'accord.
S'il plaît,
tu voulais peut-être répondre
à la...
sur ce qu'elle vient de dire,
là, Point Noir ?
Euh, non, pas du tout, non.
Non ?
Euh...
Oui ?
Couscous ?
Bonjour, Gérard.
Bonsoir à tous.
C'est Gérard.
J'aime bien tes débats.
Bonjour, Couscous.
Salut, Couscous.
Salut, Gérard.
Ça va ?
Ça va, ça va, Couscous.
Y a pas de problème.
J'ai pas regardé ce matin, quand même,
mais ça va, carrément.
OK.
Bon, Gérard, on y va, là, un peu.
Alors, euh...
Donc, Prisby...
Euh...
Prisby ?
Oui ?
Donc, toi ?
Vas-y, pose-moi...
Oh, non, mais attends, hé, oh !
Tu l'as entendu ?
Je vais pas m'amuser, là, hein.
La deuxième ou la troisième ?
Non, non, c'est la deux.
Que risque-t-on
en pratiquant le harcèlement sexuel ?
Hop.
Ben...
En même temps, Couscous,
tu réfléchis à la question, hein.
D'accord, Gérard.
Je pense que c'est vrai.
On peut passer devant les tribunaux
et puis se faire emprisonner, quoi.
C'est risqué, hein.
Faut faire attention, hein.
Faut vraiment bien prévoir
ce harcèlement, hein.
Sinon, bon, on risque,
comme je t'ai dit,
voire même de se faire, après,
harceler en prison, aussi.
Et ça, c'est plus...
De toute manière,
c'est ce qui est arrivé
à je sais plus qui.
Je veux pas en citer de nom,
parce que, de toute manière,
ça me regarde pas.
Ouais, non.
Tapis ?
Non, non, non, non, non, non.
Sur celui qui a voulu jouer le con
avec ses enfants,
c'est ce qu'il y a.
Lui, il s'est fait prendre...
Il s'est fait tabasser dessus.
Marmite ?
Oui ?
Donc, pour toi ?
Tu risques gros
et dans certains pays,
tu peux même te faire couper les couilles.
Ouais, non, mais ça, je pense...
Ouais, non, mais ça,
je pense qu'en France,
c'est ce qu'on devrait faire
sur ceux qui pratiquent ça,
sur les mineurs.
Ça va pas ?
Ah oui, sur les mineurs,
mais c'est pas du harcèlement sexuel.
Non, mais alors, c'est quoi ?
Attends.
Non, non, mais attends.
Hé, Marmite !
Attendez, attendez, attendez.
Marmite, Marmite.
Attendez, attendez.
Marmite.
Oui ?
Moi, je vais te dire une chose.
Alors, si c'est pas de harcèlement sexuel
quand tu t'attaques sur un mineur,
sur une mineure de 15-16 ans,
alors c'est quoi pour toi ?
Moi, je pensais qu'on parlait
de harcèlement sexuel au travail.
Non, mais attends.
On parle pas aux fesses.
Non, mais que risque-t-on
en pratiquant le harcèlement sexuel ?
C'est-à-dire, si tu t'en prends
sur une jeune de 16 ans
dans la rue,
il faut pas qu'il arrête de parler de ça.
Bon, ben alors ?
Gégé, on parle pas des mineurs.
Euh, couscous.
Attends, attends, couscous.
Minitel.
Pas Minitel.
Oui, sur Internet.
Donc voilà, sur l'IRC.fanradio.fr,
je le rappelle quand même,
il y a Nesquik qui te demande
si le harcèlement sexuel
est une discipline olympique.
Je vois pas du tout le rapport.
C'est un tournoi de kékaraté.
Ouais, demande-lui
s'il y a pas un tournoi de kékaraté, lui,
pour dire des conneries comme ça.
Tu peux lui demander toi-même.
T'as juste à dire.
Tu peux lui dire dans le micro.
Ben, tu réponds à la question.
Est-ce que t'es ce tournoi de kékaraté
pour me sortir des conneries ?
Donc, couscous pour toi.
Ouais, ben moi, Gérard,
je pense qu'avec le harcèlement sexuel,
on peut prendre un grand coup de merguez
dans la boîte à smoules.
Ça, ça m'aurait étonné
que tu me sors pas
l'histoire de ta merguez
avec ton couscous.
Ah, ouais, il y avait longtemps
que j'étais pas passé sur l'antenne.
Eh ouais, mais si, t'es passé
il y a quand même 15 jours.
Ouais.
Qui c'est qui voulait réagir,
l'habitude ?
Moi, je voulais dire que
dans ton débat, là, quand même,
c'était un peu...
On se sent un peu chier,
et puis, bon, je raccroche.
C'est de la merde.
Au revoir.
Au revoir.
Au revoir, comme ça.
Bonne nuit.
C'était bien, Frisbee.
Frisbee.
Ah, ben, on se sent bien.
Frisbee, il est parti.
Une place de libre.
Ah, ben, c'est bien,
ça fait une place de libre
pour les autres.
Ouais.
Comme ça, si tout le monde
pouvait me dire que mes débats,
c'était de la merde,
eh ben, dans ce cas-là,
on fera plus de débats.
Non, non, Gérard,
c'est bon, il est là,
on pète les barres.
Très bien, Gérard.
Moi, je m'en fous, hein.
Non, mais j'adore tes débats, Gérard.
Moi, si tout le monde se plaint
que les débats,
c'est de la merde,
dans ce cas-là, moi,
je fais encore une question,
à deux heures,
je laisse la place à Rousseau,
je rentre chez moi,
et...
Non, il était gris,
il était gris,
je sais pas ce qu'il avait.
Non, mais on s'imagine, Gérard,
on reprend, on reprend tout.
Votre patron vous a-t-il
déjà harcelé ?
Donc, voilà,
on va revenir avec la question
que Marmite m'avait posée
en premier.
D'accord.
Donc, voilà.
Donc, je te pose
la même question aussi, toi.
D'accord.
Moi, ouais, ça m'est arrivé,
ça m'arrive encore, ouais.
Mais elle aime ça,
donc je dis rien, quoi,
au contraire.
Ah ouais, non, mais attends.
Attends, dans ces cas-là...
C'est une cochonne,
c'est une cochonne.
Non, non, attendez,
attendez, attendez,
attends, Poupou.
Ouais, Poupou.
Ouais, Poupou.
Ouais, bah, c'est qu'elle aime ça,
si elle dit rien,
c'est que ça lui plaît, en fait.
Bah, ouais, mais dans ces cas-là,
pourquoi...
Dans ces cas-là,
pour pas qu'ils viennent se plaindre,
après, ils t'ont...
Bah, ouais, mais dans ces cas-là,
si t'aimes ça,
c'est que t'as envie
d'avoir plus que les autres
qui travaillent avec toi,
c'est ça ?
Non, c'est pas ça,
c'est que ça permet de coucher
sans t'engager, quoi.
T'as pas de mec,
tu couches avec tes collègues,
comme ça.
Ouais, non, mais attends,
dans ces cas-là,
si tu couches avec ton patron,
c'est parce que tu veux avoir
un peu plus que les autres,
c'est tout.
Je suis désolé.
Si, si, je suis désolé.
Je suis désolé.
Je suis désolé.
Stop, stop, stop, parmi...
Non, juste, vite fait,
il y a Titus sur l'IRC,
il demande ton patron
ou ta patronne.
Ah ouais ?
Ouais, mais ça, ça...
Il a pas tort.
Ouais, j'aurais pu préciser.
Oui, Manu ?
Donc, à la place de Frisbee,
ce qui est raccroché,
on accueille Focu,
il appelle d'Angoulême
sur 92.4.
Bonsoir, Gérard.
Salut.
Focu.
93.4, voilà.
OK, donc...
Qu'est-ce qu'il nous reste ?
Bidon d'huile est parti.
Qui ?
Moi, j'ai couscous.
Ouais, il y a couscous à sa place.
Donc, point noir.
Ah ouais ?
Ben, moi, c'est pas mon patron
qui me harcèle,
c'est moi qui le harcèle.
Ben non, alors attends.
Encore une cochonne.
Ah non, non, attendez, attendez.
Il y a que des cochonnes.
Non, mais attends.
Il y a que des cochonnes.
Je suis désolé, regarde.
Il y en a une qui se laisse faire
et c'est l'autre qui harcèle son patron.
Ouais, non, mais attends.
Poupon, poupon, poupon.
Ouais, ouais, ouais.
C'est toi qui viens de réagir comme ça, non ?
C'est moi, ouais.
Non, mais attends.
Si.
Il y a que Sifflet qui n'est pas cochonne.
Il y a que Sifflet qui est normal.
Ouais, mais Sifflet,
ça, c'est son problème,
c'est pas le vôtre.
Elle va répondre, elle.
Le boss, il va être content.
Qui ?
Ben, rien, non, rien.
Ben si, fini ta pensée.
Ben rien, je sais pas.
Sifflet, elle a peut-être pas de boss,
c'est peut-être pour ça.
Moi, c'est mon cas, en fait.
Je suis chômeur,
donc j'ai pas de patron.
Ouais.
Ben, je peux pas me faire harceler, quoi.
En fait, c'est mon problème.
OK.
Alors, attends.
Point noir à 17 ans,
c'est toi qui te fais harceler par un patron ?
Ben oui.
C'est toi qui harcèles les patrons à 17 ans ?
Ben oui.
Non, mais tu me prends pour qui, là ?
Ben, pourquoi ?
Je fais un contrat d'apprentissage
dans une boulangerie, je travaille.
Ouais.
Et mon patron, il me plaît,
donc je fais du harcèlement sexuel.
Ah ouais ?
Ben, dans ces cas-là,
à 4 heures...
Attends, attendez, attendez.
Dans ces cas-là,
à 4 heures du matin,
tu te réveilles
et tu vas y ploter des...
des coucouillettes
alors qu'il fait sa baguette ?
Non, non, non.
Elle va lui ploter les pois chiches.
Je le touche pas, je le provoque.
Je le travaille au corps.
C'est pas pareil.
Non, mais alors, c'est pareil.
Non, c'est pas pareil.
C'est pareil, parce que tu...
En travaillant sur le corps,
tu peux descendre...
Mais pourquoi tu lui plotes les pois chiches ?
Le couscous, il a réponse à tout, hein.
Euh, s'il plaît.
Non, je pense que...
Non, attends, attends.
Poupon, poupon.
Ben, je t'ai déjà répondu,
moi, je t'ai dit, j'ai pas de boss,
donc au pire, je peux me faire harceler
par la nana de la NPE, quoi.
Mais, euh, non, je peux pas me faire harceler
par mon boss, y a pas rien.
T'aimerais ça si t'avais une patronne ?
Euh, si j'avais une patronne
ou un patron pas des masses.
Ouais.
Parce que je suis pas fan de l'usine à six fers, quoi,
mais une patronne, j'ai pas.
Pourquoi pas.
Euh, s'il plaît.
Non, je me suis jamais fait harceler
par un patron, ni rien du tout.
Oh, ben, c'est clair.
Non, mais pourquoi ?
Dans quel sens ?
Ben, elle a pas de patron.
Bah, parce que j'ai jamais eu l'occasion...
Elle travaille pas.
D'après moi, elle doit pas être bien belle.
Bon, toi, tu peux mieux te regarder ta montre, hein.
Oh, là.
Joli !
Joli, joli.
Je sais pas qui c'est qu'a voulu lui poser ce...
Je pense qu'elle a une voix bien mignonne.
Je l'habituerai bien, ma couscous par contre.
Elle a l'air sexy, hein.
Euh, couscous, pour toi.
Oui, ben, j'ai pas entendu la question, excuse-moi.
Oh, ben, d'accord.
Euh, votre patron vous a-t-il déjà harcelé ?
Ben, moi, je travaillais à l'usine.
Alors, mon patron, c'est un mec,
et moi, j'aime que les grosses Fatma.
Alors, je peux pas me faire harceler.
D'accord.
Euh...
Focu, pour terminer sur ce question...
Moi, Gérard, j'étais au standard avec Manu,
j'ai pas entendu la question.
Non, mais attends, ouais.
Non, c'est vrai, c'est vrai.
Non, mais t'aurais pu lui expliquer la question.
Je l'ai calmé, j'ai pas eu le temps, tu viens de l'appeler, donc...
Alors, Focu, pour la dernière fois, je répète la question.
Votre patron vous a-t-il déjà harcelé ?
Euh...
Non, j'ai pas de patron.
D'accord.
Et donc, tu t'es jamais fait harceler ?
Ben non, parce que je suis mon propre patron,
donc quand je me tape des branlettes,
à la rigueur, je me harcèle tout,
d'accord.
Et tu te tapes des branlettes avec...
Ah là là, il est chaud comme la braise.
Eh, eh, Focu,
à mon avis, tu te tapes des branlettes
avec tes secrétaires.
Ah non ?
Ah ben si, t'as quand même des secrétaires, si t'es patron.
Euh...
Non, des secrétaires, mais mal.
Ouais, des mauvaises, d'accord.
IRC, oui, sur IRC,
il y a Cab qui te demande s'il y a harcèlement sexuel
quand on branche son synthé.
Ah ben...
Rien à voir.
C'est pas du tout le...
Oui.
Alors, la question, peut-on...
On va réfléchir, vous allez réfléchir à la question.
Vous allez réfléchir à la question.
Peut-on dire que c'est un produit vendu en magasin
et on va s'écouter les gens débiles ?
Je respire la sardine.
Et on se retrouve tout de suite après.
Vous pouvez nous appeler au 0800 308 5000
et toujours le...
IRC.
IRC.
www.frfanradio.
A tout de suite.
Et voilà, vous venez d'écouter les gens débiles.
Je respire la sardine.
Je ne sais pas si c'est vraiment ça comme titre.
On nous a laissé ça, donc en...
Il est parti, donc il nous a laissé ça.
Donc maintenant, vous pouvez nous appeler au 0800 308 5000
et toujours le...
L'IRC qui marche...
Super bien, je crois.
Combien de connectés, à peu près ?
On a dépassé les 800.
J'espère atteindre les 1000 d'ici 3h du matin.
Combien ?
On me dit 989.
On y est presque.
Joli !
Attends, déjà, la semaine dernière, on était à 856.
On bat les records, ce soir encore.
C'est dommage que l'humidité ne fonctionne pas
parce que je crois qu'à partir de 200 connectés,
il n'y a plus personne.
Ça a sauté.
Ah ben alors, c'est dommage.
Donc, on va récupérer Marmite.
Marmite !
J'ai allumé, hein.
Oh !
Ouais, ouais.
Ouais, pardon, pardon.
C'est bon.
Marmite.
Bonsoir.
Rebonsoir.
Rebonsoir.
Point noir.
Salut.
Rebonsoir.
Poupon.
Oui, bonsoir à tous.
Rebonsoir.
Oui.
Sifflet.
Bonsoir.
Rebonsoir.
Qu'est-ce que ça a été, Merguez ?
Allô, vrai body.
Ah, c'est Ashley Body.
OK.
Faut que...
Faut que...
Oh, oui.
Faut que...
Je vais répéter la question pour qu'il la comprenne bien.
Non, non, mais quand je dis...
On reprend et on n'attend plus.
Faucu, t'es là ?
Ouais, ouais, tranquille.
OK, c'est bon.
Donc, la question, je ne vous la repose pas.
Ouais.
Donc, maintenant, on va demander...
Tiens, Faucu, comme t'étais au standard,
on va savoir ce que t'en penses, toi.
Moi, je ne suis pas trop d'accord, en fait.
Alors, explique.
Ça ne peut pas être une marque.
Non, mais attends.
Je te demande d'expliquer.
Si tu me dis que ça ne peut pas être une marque
et que tu me fais un blanc, ce n'est pas la peine.
C'est tout.
Non, mais je pense que ça ne peut pas être une marque
parce que je ne vais pas acheter
de harcèlement sexuel.
Mais est-ce que c'est un produit vendu en magasin,
c'est tout ?
Je ne te demande pas si c'est une marque.
Ben, si c'est un produit vendu en magasin,
tu vas acheter du harcèlement, toi ?
Je peux te dire, moi, je vais acheter du chewing-gum,
je ne sais pas quoi,
et dedans, on va me mettre du sperme
et je vais manger ça.
Bon, ben alors ?
Et alors ?
Et c'est un produit qui est vendu, quand même.
Je suis d'accord avec toi,
mais tu ne vas pas aller dans un magasin et dire
bonjour, je vais acheter un petit peu de harcèlement
et un petit peu de sexuel.
Euh, ok.
Couscous ?
Ouais, ben moi, j'achète du harcèlement sexuel
à l'épicerie de chez Bébé.
Ouais, ok. Tu achètes les couscous,
les pois chiches et les merguez ?
Ouais, ouais, il n'y a pas de problème, genre.
Le mouton et le poulet ?
Il n'y a pas de problème, mais fais quand tu veux
pour qu'on fasse une couscous party et je te mettrai la merguez.
D'accord.
Sifflez.
Oui, je pense que ça peut être un produit vendu en magasin
parce que l'église fait bien le viagra.
Ouais, non, mais attends,
toi, si tu commences à me bouffer les questions,
je pense que tu as passé...
Non, mais c'est vrai, Gérard, il exhibe bien le viagra,
donc pourquoi pas...
Non, mais ça, le viagra...
Le viagra, c'est pour ceux qui sont...
Oui, ceux qui sont impuissants.
Ouais, ben tiens, justement,
tu peux bien en parler, du viagra, tiens.
Voilà les deux thèmes de la semaine prochaine,
on les a trouvés.
Le viagra et le gras.
Donc pourquoi pas, hein ?
Ouais, pourquoi pas. Poupon ?
Ouais, ben le vieux gras, moi, j'aime pas trop, mais...
Non, non, non, mais attends, ça, c'est pour la semaine prochaine,
la question...
Le débat, c'est pas pour cette semaine.
C'est pas pour le vieux gras, c'est ça ?
Non, pour l'instant, c'est sur l'harcèlement sexuel,
c'est pas sur le vieux gras.
Alors, en supermarché, moi, je dis que vous avez rien compris,
si tu veux trouver du harcèlement sexuel en supermarché,
tu vas au rayon, je sais pas,
poissonnerie ou légumes, n'importe quoi,
et tu verras, ben, le chef de rayon,
s'il met la main aux fesses, ben, aux vendeuses
ou aux caissières, ben, là, il y a harcèlement, c'est tout.
Non, mais attends, comment tu peux...
C'est tout, c'est tout. Ben, écoute,
le harcèlement, c'est que tu veux le trouver, sinon.
Forcément, il y a des mains qui plotent des fesses
dans les supermarchés, donc il y a du harcèlement.
Non, mais moi, de toute manière, une fois,
je pense que, s'il plaît,
elle peut le dire, une fois, j'étais dans un supermarché...
Et tu t'es fait ploter les fesses.
Non, non, c'est pas ça, c'est qu'on était en train de boire
de l'eau, parce qu'il y a...
Il y avait de l'eau à dispo...
Attends, attends, attends...
Tu bois de l'eau, toi ? Toi, t'es allergique ?
Non, non, je bois de l'eau, tu vois,
alors me prends pas les...
Arrête, non, bah...
Non, tiens, Sifflé, elle peut te le dire,
sans le faire exprès, c'est elle qui...
Je sais pas comment j'y ai fait,
j'avais pas envie de finir mon verre,
et elle était juste derrière moi, je me suis retourné,
j'ai balancé le verre dans la tête.
Tu la connais ? Tu connais Sifflé ?
Tu connais Sifflé et Sifflé ?
Je me rappelle pas du tout, non.
Tu t'en souviens pas ? Bah, c'est pas grave.
Donc, à la question, comment faites-vous...
Comment faites-vous...
Comment vous vous faites harceler sexuellement ?
Donc, il y a 10% de gens qui se font
harceler sexuellement,
qui se font harceler sexuellement par téléphone.
Ça, c'est vrai que par téléphone, c'est...
Ça, c'est... Je pense qu'ils auraient été
un peu plus nombreux, ça aurait été mieux.
C'est horrible. 60% des gens
se font harceler par courrier.
Ça, j'en connais un qui est bien placé.
C'est clair.
Merci, chef, de mettre
la super musique de boîte de nuit.
30% des gens
se font harceler par des rapports.
1% des gens
ont dit...
Ils me mettent sa bite dans ma chatte.
Moi, j'aimerais bien avoir le numéro de téléphone
du 1%, là.
Ouais, bah...
Bah, Manu, il va se faire un plaisir de te trouver ça.
Je vais te trouver ça, il n'y a pas de souci.
Parce que là, je sais qu'il y en a une, pour l'instant,
elle attend encore mon chef, là-haut.
C'est grave, hein.
Elle est grave, elle, encore, là-haut.
Gérard, sur IRC, il y a 6 gars
qui te demandent si le harcèlement est héréditaire.
Comment ça ?
Impossible.
C'est des histoires de famille, ça.
C'est des histoires.
Tu m'éteins ça avant que...
Que je me déplace et que je t'éclate
tes petites lunettes.
Vite !
OK ?
Bon.
Bon, Gérard, t'as pas répondu à la question
est-ce que le harcèlement est héréditaire ?
Ça, je peux pas savoir,
parce que j'ai pas goûté à tout ça.
Donc, point noir.
Écoute-moi, en magasin, franchement, j'en ai jamais vu.
Par contre...
Toi, tu travailles en boulangerie,
donc en grande surface, ça m'étonnerait que tu puisses voir ça.
Ouais, non, mais attends,
je fais des courses quand même,
quoi, je veux dire.
Mais par contre, par correspondance,
oui. En fait, on te vend des cours,
donc c'est des cours qui sont payants,
et tu payes après les résultats.
Donc, si leur technique marche,
tu payes, et si ça marche pas...
Ouais, dans ces cas-là,
on vient sur les 60% qui sont harcelés
par courrier.
Ah non, non, non, absolument pas.
En fait, moi, j'ai fait appel
à une société
qui te vend des cours
d'harcèlement sexuel,
donc ils t'envoient
une technique de
savoir-faire, tout ça,
donc ils t'envoient ça par courrier,
donc tu suis à la lettre, toutes les instructions.
Ensuite, quand t'as envie de harceler quelqu'un,
comme moi, j'ai harcelé mon patron,
ça a marché, j'ai payé, et quand
la technique ne marche pas, tu payes pas.
Et si tu veux, je peux te donner
une adresse. Non, non, non, on s'en fout.
On s'en fout. Mais attends, point noir,
tu vas pas me dire que
t'as payé ton patron pour te faire harceler.
Non, mais attends, tu captes vraiment rien.
Non, c'est dalle. Attends, si je suis grave
dans ces cas-là, t'as qu'à pas dire de conneries, parce que j'ai bien
entendu dire que t'avais payé.
Gérard, elle a payé un organisme
pour lui harceler.
Non, non, elle a payé aussi le patron.
Bon, Marmite. Oui.
Moi, une fois, j'ai piqué un truc dans un magasin,
donc c'est pas bien, mais bon, je me suis
fait choper, donc j'ai été emmenée au directeur,
donc j'ai proposé de me harceler.
Et comme ça, on a annulé la situation.
Elle a assisté le vigile.
Elle a assisté le vigile et ça se fait pas.
Ouais, je pense.
Non, mais ça, je peux vous dire
une chose que je sais pas, parce que moi,
j'ai jamais eu l'occasion de me faire harceler
dans un magasin. Bah, t'as pas de chance.
Bah, je préfère.
Ah ouais. Alors, moi, je préfère
être tranquille que de me faire harceler
par des emmerdeuses. Ah ouais.
Voilà. Donc, moi, c'est pas moi
qui aurais payé pour
me faire harceler.
Ouais, ça, ça s'appelle une putain, quand même.
J'ai le droit de demander un truc ?
C'est qui, c'est qui, c'est qui ?
C'est Fokur.
Il y a Manuel sur Minitel
qui demande si tu fuches pour une binouze.
Bon, alors, Fokur,
Fokur, tu sais ce que tu as fait, alors, hein ?
Tu vas aller voir Manuel Standard parce que tu commences
à me gonfler avec tes conneries.
Il a raison, il a raison, c'est un message Minitel.
Ouais, non, non, mais attends, les messages
Minitel, pour l'instant, le Minitel,
il y a plus de 100 connectés, donc il fonctionne pas.
Donc, je vois pas pourquoi qu'il s'amuse
à me dire des conneries comme ça. Donc, Fokur, tu vas
voir Manuel Standard. Si ça va pas, tu vas
dégager. J'ai le calme, j'ai le calme.
Si ça va pas, tu vas dégager.
Donc, le harcèlement
sexuel, peut-il être
petit ? Peut-il être
consentant ?
Donc, je répète, le harcèlement sexuel
peut-il
être consentant ?
Fokur, écoute,
moi, j'ai un exemple. Je me souviens
il y a quelques années, je me suis
harcelé par une fille, donc une femme
qui était ma patronne à l'époque, et
elle sentait du con, donc elle avait le con
consentant, ouais. Ouais, non, mais
elle était consentante. J'allais la faire, merde.
Ah, je suis désolé.
Je suis désolé, Régo.
T'étais consentant ? Non, moi, j'étais juste d'accord.
Ah, t'étais d'accord, donc tu te sentais
consentant, tu te sentais bien
dans ta peau quand t'as proposé ? Ah, je me sentais
carrément con, ça c'est clair. Ah, bah ouais, d'accord.
Fokur, s'il s'est calmé ?
Ouais.
Oui, je me suis bien calmé. Donc, alors,
vas-y. Mais, je me suis
calmé, j'ai pas pu entendre rien.
Ouais, là, je crois qu'il y a... Ah, j'ai dû répéter,
il voulait savoir si t'étais consentant
pour te faire harceler dans le sexuel, voilà.
Ah, oui, mais, bah, vu que moi, je suis mon propre
patron, je peux pas être consentant ou pas, puisque
j'ai pas ce problème-là. Bah, si, ta main droite, elle est d'accord
avec ta main gauche quand tu te pignoles, donc t'es
consentant. Ouais.
Bah, ouais, donc... Bon, on est d'accord. Bah, oui.
Là, je pense que... Mais, le problème, c'est...
Non, c'est que j'ai pas de problème, en fait, de se
projeter là, puisque je suis mon propre boss.
Ouais, d'accord. Donc, voilà. Poupon, ça prend la peine
d'essayer d'y faire comprendre
parce qu'apparemment, il a l'air de nous prendre pour
des cons. Bah, j'essaye de l'aider, quoi.
Non, non, mais il nous... Non, non, mais il nous prend
pour des cons, donc...
Allez, tu me prends quelqu'un
d'autre à la place parce que ça vaudra mieux.
On va pas s'amuser avec...
J'arrête, je coupe, là.
Non, non. Euh... Couscous.
J'ai coupé.
Ah, Rachida, sur la couscous, hier, j'ai mis
un grand coup de chipolata, elle est consentante. Il y a pas de problème.
Non, mais attends, parce qu'Olivier, il vient
de reprendre la pro parce qu'il y en a un
qui était crevé, donc il commence à
s'amuser à me faire des conneries.
Donc...
Welcome back, Olivier.
Donc, pour toi, Couscous,
donc... Ah, il y a pas de problème.
Moi, je suis toujours consentant pour faire l'amour,
il y a pas de problème. Ok. Euh...
S'il plaît. Non, je pense que là, seulement
c'est seul, il peut pas être consentant.
Bon, ça va, là,
vous me laissez parler, un peu ?
Oh, Pascal !
Oh là là !
Olivier, tu commences pas, d'accord ?
J'ai rien fait. Non, non, t'as rien fait,
à peine. Et les autres,
vous vous tchalmez quand je pose une question, s'il plaît,
d'accord ? Y a pas de problème. Ouais. Bon.
Donc, je disais, non, le harcèlement sexuel
peut être considéré comme...
peut être consentant.
Oh, putain, moi, j'arrête, hein.
Oh là là ! Putain, elle a une belle voix,
c'est dommage. Oh, les charmes, Antoine !
Elle est pas conne, en plus.
Et voilà. Merci, merci !
Merci pour celui qui s'amuse
à faire cette connerie.
Donc, là, elle a arrêté, c'est même pas la peine d'essayer
de la rappeler, elle reprendra pas.
Alors, point noir. Je voulais juste dire que sur IRC,
tout le monde est content qu'il ait pu siffler.
Appelez l'invité mystère, soit fait l'invité mystère.
Sur IRC, moi, je les emmerde
que, s'il plaît, je sois plus là, c'est tout.
Gérard.
Au standard, à la place de
Faucu, qui était tout bidon, on accueille
Mathieu, lui, il s'est fait harceler
sexuellement par sa patronne, et en fait,
ça a fini par une belle histoire d'amour, quoi, en gros.
Non, mais attends, pour l'instant, on n'en est pas là-dessus,
on est sur le consentement.
Je t'annonce... Ben oui, mais
je t'explique ce qui s'est passé dans sa vie.
Ok. Point noir.
Est-ce que tu peux me répéter la question, s'il te plaît ?
Putain, mais vous allez faire ça
jusqu'à 3h du matin, là ?
Bon, les filles... Ben attends, c'est la première fois que je te demande de répéter.
Le harcèlement sexuel, petit L...
Petit L, consentant.
Euh, tout à fait, ouais.
Petit L, non.
Petit L, grand L.
C'est petit L, c'est ce que je voulais dire. Voilà.
D'accord. Donc, le harcèlement, petit L, consentant.
Voilà. Ouais, d'accord.
Ouais, moi, je pense que, ouais.
Enfin, c'est un avis personnel, mais ouais, je pense, ouais.
D'accord. Marnit ?
Ben oui, moi, oui, c'est clair.
Oui, je suis consentante.
Ça, de toute manière, je pense que les trois quarts
des personnes
sont toutes consentantes
sur des problèmes, comme ça, hein.
Le harcèlement ?
Euh, Mathieu ?
Oui, ben moi, j'étais complètement consentant,
puisque j'ai eu, donc, un harcèlement sexuel
de ma patronne, et ben maintenant,
je suis marié avec.
Ah, d'accord. Et ben oui.
Et t'as quel âge, sans indiscrétion ?
J'ai 23 ans.
Et t'appelles à elle d'où, sans...
D'un tourneur.
Bon, Olivier, tu vas commencer par t'écraser,
parce que tout à l'heure, tu l'as dégagé, ça va aller vite fait.
D'accord.
Donc, t'appelles d'où ?
De Toulouse.
De Toulouse, de la fréquence ?
Ben, moi, je sais pas, parce que je l'écoute sur Internet.
En 17.5.
Ouais, ben, non, je pense pas, hein.
Si, si, je crois pas, je sais pas, je dis ça comme ça, hein.
Non, parce que c'est pas la première fois qu'on a des gens de Toulouse.
C'est en 3 points de la fréquence, tu verras.
Non, mais moi, je pense que, si je la demande à Manu,
le temps qu'il achète, on verra.
Alors, donc, moi, je peux vous dire que je me suis jamais fait harceler,
donc, même le jour où ça arriverait, je sais pas si je serais consentant là-dessus.
Donc, voilà.
Pourquoi ? Ben, attends, explique-nous pourquoi.
Ben, parce que je veux pas me faire harceler par n'importe qui, déjà, pour commencer.
Ah, mais elle est mignonne.
Non, mais ça, ça dépendra de la personne.
Et tu donnerais pas ton consentement ?
Non.
Non.
Donc, les animaux pratiquent-ils le harcèlement sexuel ?
On va demander à Marmite.
Ouais, les chiens.
Il y en a plein, ils viennent sur moi,
puis ils frottent les cheveux.
Ils mettent leurs zigounettes sur ma jambe, c'est désagréable.
Moi, je vais te dire une chose, Marmite,
je pense que Point Noir...
Oui ?
Point Noir, ça va être pareil.
Ouais, ouais.
C'est surtout chez les bulldogs.
Oh là là !
Olivier, tu fais gaffe !
Il y a Gérard qui m'attaque.
Olivier, tu fais gaffe, c'est la dernière fois !
D'accord, d'accord.
On a Olivier, c'est content de t'avoir.
T'amuses pas à faire des conneries, toi.
Gérard ?
Oui ?
On accueille Casse-toi à la place de Sifflet.
Salut, Gérard.
Salut, Casse-toi.
Casse-toi, salut. T'appelles d'où ?
Et j'appelle de Seine-et-Marne.
Et la fréquence, c'est 101.9.
Ouais, voilà, 101.9.
Donc, on va demander à Point Noir.
Attends, Marmite, tu me disais, toi ?
Que j'étais sexuellement harcelée par les chiens.
Non, mais ça, je peux...
Maintenant, il y a quand même trois filles.
Trois filles et trois garçons.
Oui.
Je pense que...
Les trois quarts du temps, les nanas,
c'est quand vous avez vos règles.
Et ça, je peux vous le dire, moi, j'ai le...
J'ai le temps par les...
Non, non, non, mais attendez, attendez, attendez.
Je vais continuer.
Moi, j'ai le chien de ma copine, donc...
Il se frotte toujours à ta jambe quand t'attends.
Non, non, non.
Comme ça ?
Non, non.
Il va carrément sur sa sœur.
Ouh là !
Donc, je pense, à chaque fois, il va...
Dès qu'elle a ses règles, hop, tu peux être sûr
que t'as le clé barqué, là.
Il suffit juste de te laver, Gérard.
Tu sens pas, ça sent pas.
Faut te laver, c'est tout.
Non, mais c'est pas moi qui...
Non, mais dis-le à ta belle-sœur.
Non, mais de toute manière...
Ou à ta meuf.
Non, mais attends, ma meuf, attends, merde, toi.
D'accord ?
Tiens, ben, Poupon.
Oui.
Donc, pour toi ?
Ben, écoute, moi, bon, déjà, j'ai un gros problème.
Je sais que tu vas pas être d'accord,
mais moi, j'aime pas les animaux.
Donc, je vais te dire, le premier clé barqué,
qui vient se frotter sur ma jambe,
il prend un coup de savate, quoi.
Non, mais alors, dans ce cas-là,
je vais te dire une chose, que...
Non, non, non, non, non, non.
Ça dépend du chien, ça dépend du chien.
Non, mais t'es vraiment dégueulasse de dire ça, c'est tout.
Si t'es un gros rottweiler, je le laisse terminer.
Si t'es un caniche, je le fous.
Non, mais attends, moi...
Ah, c'est dégueulasse, là, franchement.
N'importe quoi.
Attends, j'ai pas envie de me faire spermer
par un clé bar sur la jambe.
Pousse, pousse.
Ouais, Gérard.
Moi, j'ai déjà vu deux dromadaires
qui se frottaient là-bas, aussi.
Ils étaient en train de se masturber, eux-mêmes.
Dans le désert du Sahara, en plus.
Attends, attends, hé, hé, hé, hé.
À la place des dromadaires,
il n'y avait pas des chameaux ?
Oui, il n'y a pas de problème,
mais c'est pas le même nombre de bosses,
donc ça fait pas le même effet.
Ouais, les chameaux, ils ont deux bosses ?
Ouais.
Non, une, une, une.
Non, ils en ont deux.
Non, ils en ont deux.
Les dromadaires, ils en ont une.
Oh, les filles, bravo.
Ça veut dire deux en arabe.
Mathieu ?
Ouais, bah moi, je pense pas
que les chiens et les animaux
sont capables de nous harceler sexuellement.
Je pense que c'est pas...
Ils ont tout ce qu'il faut, hein.
Ils ont une quéquette, ça suffit, hein.
Bah ouais, mais comment tu veux
qu'ils reproduisent, alors ?
Faut bien qu'ils aillent sur une femelle.
En plus, ils arrivent à se la lécher.
Bah ouais, c'est ça.
Oui, ça, oui.
Attends, moi, je sais qu'il y a déjà
des chiens qui m'ont mis des mains au cul.
C'est pas super agréable, quoi.
Attends, un chien te met une main, une couille.
Ouais, c'est ça.
Tu dirais qu'ils te mettent une patte, ouais.
C'est plutôt malin de te toucher une couille.
Moi, ça m'est déjà arrivé, un chien
qui me fait un clin d'œil, par contre.
Bon, toi...
Attends, Couscous.
L'autre, quand il me dit
qu'il y a un chien qui lui a fait un clin d'œil,
vu qu'il a ouvert ta tranche,
ça m'étonne pas de toi, hein.
Ça m'étonne pas de toi, hein.
Bravo.
Les premiers chiens que tu vois dans la rue,
ils sont pour toi, hein.
Casse-toi.
Gérard, sur IRC, on me demande
si tu t'es déjà toi-même harcelé sexuellement.
Non.
Avec ta main droite ou gauche ?
Non plus.
Alors, casse-toi.
Oui, ben, excuse-moi,
j'ai pas entendu la question.
Tu peux la répéter ?
Les animaux pratiquent-ils le harcèlement sexuel ?
Ah, j'y crois pas, là, du tout.
C'est quoi le débat, Gérard ?
Les animaux.
J'étais pas là au début.
Non, ben, toi, les oreilles,
c'est comme le cul, ça se lave.
T'étais dans l'ossidio en train de faire le con, alors...
C'est sur les animaux, les animaux.
Ils travaillaient.
Oh, non, ben, ils travaillaient,
mais ils n'avaient qu'à écouter.
Et tu m'éteins ce son,
parce que tout à l'heure,
je vais te faire du...
Je vais te mettre une barf.
Je vais te mettre une barf.
Alors, septième question, Manu,
tu m'éteins...
Tu veux répondre, moi ?
Qui ?
Point noir.
T'avais pas répondu, toi.
Non, j'ai pas répondu.
Tu m'as posé la question,
et puis tu m'as coupé en plein milieu.
Ah, bon, ben, alors, vas-y.
Ouais.
Donc, je voulais te dire que c'est vrai
qu'effectivement, les chiens sont réputés
pour faire du harcèlement sexuel,
et surtout la race des bulldogs.
Ouais, mais ça, c'est partout.
C'est pas drôle.
Donc, voilà.
Moi, je peux...
Oui ?
Non, rien, rien, rien.
Donc, je peux vous dire une chose,
que j'ai jamais vu des animaux le faire,
mais bon, peut-être que jour, je m'en verrai.
Donc, la question...
Avez-vous déjà été harcelé ?
Je pense que je l'avais posé, cette question-là.
Ouais.
Ouais, j'ai hâte.
Ouais, j'avais oublié de donner les sondages.
Donc, il y a 55% des gens qui répondent
qui ne sont pas bricoleurs.
Donc, je vois pas le rapport
avec le harcèlement.
40% des gens répondent
qu'ils préfèrent le foot.
Donc, je vois pas du tout le...
Le foot ?
Le foot.
Ah, pardon.
Le football.
Donc, je vois pas du tout
le rapport avec le harcèlement sexuel.
Ça, c'est les sondages.
Donc, 5% des gens répondent
qu'ils s'en foutent de la politique.
Je vois pas du tout le rapport
avec le harcèlement sexuel.
Rien à voir.
0% des gens n'ont pas compris la question.
Alors, s'ils n'ont pas compris
la question...
Donc, il y a 0%
qui n'ont pas compris la question.
C'est bien.
Comme ça, ça me fait plaisir.
Moi...
C'est des Mongols.
Pour moi, c'est des Mongols.
C'est des petits cons.
Ouais.
Sur Minital, il y a Caroline DS
qui dit qu'elle veut te voir à la loco.
Mais écoute, il n'y a personne.
Tiens.
Regarde.
Ah, il y a un connecté.
Deux.
Ah, un connecté.
Bah, allez, non, ça...
C'est les parents, Olivier, de toute façon.
Ah, bravo.
Non, je pense pas.
Le téléphone ne répond plus, Max.
Je te branche.
Bon, bon, d'accord.
Bon, bah...
OK.
Donc, septième question.
Avant qu'on fasse la pub.
Non, non, non, non, non, non.
La pub ?
Il n'y a pas de pub, Gérard.
Il n'y a pas de pub.
La pub, à 2h30 du matin.
Gérard, il veut de la pub.
Non, non, avant qu'on...
On va faire la pub.
Avant qu'on s'envoie à un petit disque.
Alors, être harcelé sexuellement
peut-il devenir une maladie ?
On va demander à...
Casse-toi.
J'ai pas compris ta question, Gérard.
Tu peux répéter.
J'ai rien compris.
Être harcelé sexuellement
peut-il devenir une maladie ?
Ah, pas du tout.
Bien sûr, bien sûr.
Mais alors, ça n'a aucun rapport, quoi, je veux dire.
Si, moi, je sais, moi, je sais, moi.
Qui ?
Poupon, Poupon, Poupon.
Ouais, vas-y, Poupon.
Bah, déjà, si tu penses que ça peut être une maladie,
il faut que tu vois ça, en fait, avec ton boss,
parce que ton boss, il a fait l'émission du dimanche soir,
c'est Malade Nocturne.
Ouais.
Et Malade Nocturne, c'est donc pour guérir, justement,
la maladie du harcèlement sexuel.
Non, mais attends, mon boss,
mon boss, déjà, il a un nom, il s'appelle Max.
Bon, Max.
Hein ?
Il a fait...
Il a fait...
Voilà, comme dit Couscous.
Mais il n'a pas fait ça dans le but de faire chier...
C'est tout.
Mais je ne t'ai pas dit dans le but de faire chier,
c'est pour soigner la maladie, c'est fait pour ça.
Mais attends, mais ce n'est pas avec la musique
que tu vas te faire harceler, espèce d'abruti.
Mais non, ça guérit du harcèlement,
et c'est pour ça que ça s'appelle...
Ah ouais, tu crois que la musique a guéri le harcèlement sexuel ?
C'est une nouvelle thérapie New Age Goer,
le malade nocturne.
Ouais, une malade nocturne.
Ok, une question IRC.
Oui, il y a Nostradaminus...
Nostradaminus ?
Non, Nostradaminus.
Il te demande s'il existe des traitements
à base de médicalement.
De médicament, non.
Pas de médicament, de médicalement.
Non, pas à ma connaissance.
Normal.
Qu'est-ce que c'est ?
Je t'ai répondu, Gérard.
Non, ce n'est pas toi qui...
Il vient de me répondre, c'est Poupon.
J'ai répondu juste avant que je disais
que ça n'avait aucun rapport.
Bon, ok. Mathieu ?
Moi, je pense que oui, ça peut être une maladie
de harcèler sexuellement.
Ok. Koskos ?
Ouais, ça peut être une maladie, mais il faut consulter
un bon médecin qui peut te traiter
au Koskos pour que tu te soignes.
Ouais, d'accord, avec les merguez,
les pois chiches...
Que la semoule. Pourquoi pas avec une carotte ?
Non, mais il la fume, la semoule, ou quoi, lui ?
Non, mais attends, il fait bien
et...
Il habite dans une couscoussière...
Non, non, mais lui...
Restez quand même polis,
parce que c'est quand même bien qu'il y ait un mec comme lui,
au moins pour nous donner un peu d'ambiance
dans les débats, parce qu'avec vous, je crois qu'on s'ennuie rien.
Je peux t'en mettre, si tu veux.
Moi, je suis gentil, Gérard.
C'est pas qu'une ambiance.
Poupon ?
Oui, je t'ai déjà répondu, je te dis malade nocturne.
Alors, point noir ?
Moi, je pense pas que ça peut devenir une maladie,
par contre, je pense que ça peut devenir un remède.
Ouais.
Euh, Marmite ?
Non, mais Olivier, c'est pas la peine
de t'amuser, parce que tout à l'heure,
je vais terminer à deux heures et demie, moi, ça va aller vite.
Oh non, oh non, oh non, oh non, oh non.
Marmite ? Oui ?
Oh non, Gérard. Marmite ?
Oh non, oh non. Non, Gérard.
Ah, s'il vous plaît, derrière, vous laissez...
Vous laissez finir
les questions, là. Marmite ?
Moi, ça me rend malade quand je me fais parceler, ouais.
Bon, ben, toi, c'est...
C'est carrément...
Ça, c'est carrément une maladie.
C'est une maladie pour toi.
Ouais, ben, toi, si t'en as pas,
t'es malade. Ben, carrément, ouais.
Donc, plus t'en as, plus t'en veux.
Ben, plus j'en ai, plus j'en ai, plus j'en veux, ouais.
Ouais, mais plus t'en... Si t'en as pas,
ça devient grave. C'est comme de la drogue.
Ouais, c'est une drogue, ouais.
Ouais, ben...
Tu la roules, tu la fumes ?
Mais attendez, attendez, il y a une question hier, c'est...
Oui, c'est une question, Gérard.
Alors, attends. Est-ce que lorsque
l'on pense à toi, Gérard, c'est du
harcèlement mental ?
C'est clair.
Ça, ça dépend
des nanas, et
c'est leur problème.
C'est leur problème, c'est pas le mien, et c'est tout.
Donc, je pose la huitième.
Pourquoi que les gens ont peur
de parler de ce problème, et on va s'écouter
les poules
qui puent avec...
J'ai un oeuf pourri dans le trou
d'épaisse, et vous pouvez
toujours nous appeler au 0803 085000
et toujours le Minitel
et à tout de suite.
... des débats
du jeudi avec Gérard, donc il est
2h31 et on vient
de s'écouter
les poules qui puent
avec... J'ai un oeuf
pourri dans le trou d'épaisse
et on va récupérer
Marmite.
Marmite !
Allô ?
Allô ?
Marmite !
Allô ?
Tu me les calmes, j'irai !
Allô ?
Allô ?
Manu ?
On n'entend plus rien.
On n'entend plus rien.
Vous m'entendez, moi, ou pas ?
Allô ? Allô ?
Allô ? Est-ce que vous m'entendez, moi ?
Gérard, essaye de parler pour voir s'il t'entend.
Il y avait un problème de micro.
Marmite !
Allô ?
J'entends rien.
Allô, couscous ?
Allô ?
Allô ?
Il est parti, Gérard ?
Attends, essaye.
Marmite !
Il a quitté le studio, Gérard ?
Bon, Olivier, tu me fais quoi, là ?
Je fais rien.
Et voilà, c'est pour moi.
Allô, Popan ?
Ça marche, là ?
Marmite !
Ah, ben voilà, ça y est, ça marche.
Marmite !
Ah, salut !
Marmite, rebonsoir.
T'étais où ?
J'étais là, mais c'est Olivier qui s'est mis à faire le con.
C'est pas grave.
Marmite, donc, tu es toujours là ?
Toujours là, ouais.
Point noir ?
Ouais, je suis là.
Toujours là.
Allô, Popan ?
Ouais, je suis là, ouais.
Toujours là.
Couscous ?
Toujours, fidèle.
Toujours là.
Mathieu ?
Encore là.
Toujours là.
Et Castoy ?
Salut, Gégé.
Salut, Castoy.
Donc, toujours là.
Donc, huitième question.
Pourquoi les gens ont peur de parler de ce problème ?
Mais de quel problème ?
On a...
Il y a Dark Vader qui vient d'arriver.
Oh là là !
Dark Vader.
Oh, la force de Dieu !
J'ai rien fait, moi.
Petit Jedi.
J'ai rien fait, moi, Gérard.
C'est quoi ?
C'est quoi, cette histoire de merde ?
Bah, allez, on continue, on continue.
Donc, Castoy ?
Oui, oui, oui, je suis là.
Castoy ?
Oui, Gérard.
Donc, pour toi ?
Bah, écoute, je sais pas du tout, moi.
Personnellement, c'est pas un problème pour moi d'en parler.
Donc, si des gens n'en parlent pas, c'est que ça les gêne, je sais pas, j'imagine.
Allô ?
Allô ?
Donc, Mathieu ?
Mathieu ?
Je vais calmer tout le monde.
Je vais calmer tout le monde, Gérard, c'est pour ça, excuse-moi.
Il est en train de me calmer.
Direct, il me calme.
Bon, alors, Mathieu, pourquoi ?
Bah, ouais, moi, je pense que c'est dur d'en parler, de harcèlement sexuel, quand même.
Parce que si on a peur de se faire harceler, on a automatiquement peur d'en parler.
Ouais, bah, ça, c'est un problème qui se passe à l'arrêt de cause, c'est que personne veut en parler.
Ouais, parce que les gens ont peur.
Non, moi, j'en parle.
Non, mais faut en parler, parce que sinon...
Attendez, attendez, attendez.
Attendez, parce que les gens de l'IRC n'ont pas entendu la question.
Alors, pourquoi les gens ont peur de parler de ce problème ?
Ah, ok, merci.
Gérard, c'est Couscous, je peux répondre ?
Ouais, Couscous.
Bah, moi, j'en parle pas, parce que si j'en parle, si tu parles d'harcèlement sexuel, tu te fais forcément harceler sexuellement.
Donc, j'en parle pas.
Non, mais je vois pas, mais si...
Bon, bah, toi, si tu te fais harceler sexuellement...
Mais si j'en parle à une personne, imaginons, j'en parle à Bébert et Rachida, ils vont m'harceler sexuellement.
Bah, non, si tu leur en parles, que t'as déjà eu des problèmes comme ça...
Ah, bah, ça se voit que tu les connais pas, hein.
Ah, non, mais...
Mais ça, je connais pas tes problèmes, moi.
Euh, Poupon ?
Bah, écoute, les gens ont peur d'en parler, parce que c'est dangereux, c'est une maladie, et...
Bah, y'a des médecins qui font une série, des psychologues, des harceleurs sexuels, des marabouts, tout ça.
Non, non, mais attends, là, Poupon, non, mais non, y'a d'autres personnes, bon, d'accord, tu peux aller...
C'est une peur, c'est une peur.
Non, mais si la personne a peur d'aller en parler à un psychologue ou autre, ça, c'est son problème.
Non, mais si c'est une peur, c'est une phobie, c'est un zombie...
C'est sexuel, donc forcément, tu vas voir un sexologue.
Ah, tiens, y'a une question, Colgate, alors là, elle commence à s'amuser.
Gérard, t'es déjà été harcelé dans un couscoussier par les merguez, alors après, t'as Gérard, t'es déjà harcelé...
Allô ? Allô ? Allô ?
Allô ? Allô, Gérard ? Allô, Gérard ?
J'ai rien fait.
Allô, j'entends ?
Est-ce qu'on m'entend, moi ? Allô ?
Allô, le micro, là, celui-là, il marche pas.
Non, non, mais si !
Celui-là, il marche pas.
Mais forcément, c'est toi.
Ben voilà, ben voilà, attends.
Ça va marcher, là.
Attendez, attendez, les auditeurs, ça va marcher, ça va marcher.
Vas-y, parle, Gérard.
Allô ? Allô ? Allô ?
Vous l'entendez, là, vous l'entendez, Gérard.
Ça marche.
Ça marche !
Gérard, t'as vu, toi ?
Si, vous l'entendez.
Ça marche.
Non, j'ai pas les CD, arrête !
Allô, j'ai pas les CD !
J'ai pas les CD, j'ai connu !
Voilà, ça y est, ça marche.
Parle dans ton micro, Gérard, parle dans ton micro.
Vous l'entendez, là.
Là, il va vous parler, il va vous parler, vous l'entendez, c'est sûr.
C'est toi qui arrête pas de déconner, Gérard !
J'ai rien fait !
On t'entend, même.
Hein ?
On t'entend, Gégé.
Ouais, y'a pas de problème, y'a pas de problème !
Eh, vous l'entendez, vous l'entendez, vous l'entendez.
Non, tout le monde !
Oui, je suis là.
Tout le monde ?
Oui, oui, oui, oui.
Ben, toi ?
Ben, tu peux m'éviter la question, parce qu'avec tout ce bazar,
avec les problèmes techniques, là, ça devient dur, hein.
Pourquoi que les gens ont peur de parler de ce problème ?
Ben, ce que je te disais, si t'as peur, t'as une phobie, ok ?
Ah, ben, ouais, t'avais déjà répondu quand je t'avais dit...
C'est sexuel, voilà, c'est bon.
Ok.
Point noir.
Ben, moi, j'ai pas peur d'en parler, au contraire, c'est Mexique.
Ben...
Non, mais attends...
Ouais, je pense, parce qu'à ton âge,
à ton âge, je pense que j'irais voir quelqu'un pour en parler quand même, hein.
Non, je préfère pas en parler, je préfère le faire.
Oh, là, non, d'accord.
N'importe quoi.
Marmite.
Ouais, ben, moi aussi, j'en parle, hein, je m'en fous, hein.
Oh, les cochons...
Ouais, mais t'en parles dans ton entourage.
Ouais, moi, j'en parle à tout le monde, t'as vu, là, je t'ai appelée pour t'en parler, hein.
Non, mais attends, c'est pas moi qui t'ai appelée, c'est au standard qu'on t'a appelée.
Non, c'est moi qui t'ai appelée.
Ouais, mais après, le standard t'a rappelée pour participer au débat.
On l'a harcelée.
On l'a harcelée.
Ils m'ont un peu harcelée sur la scène.
Non, je l'ai téléphoné uniquement.
Hum-hum.
Tu le disais, Couscous ?
Je disais qu'ils l'ont harcelée téléphoniquement.
Non, mais ça...
Ouais, mais c'est si bon.
On l'a bien fait, là, un peu !
Moi, je voulais juste rajouter que vous avez quand même harcelé le boss, quoi.
Ouais.
Ouais, on a harcelé le boss depuis le radio.
Je vais te dire que le boss, on a été à deux doigts de l'enlever, de le torturer, c'est clair.
C'est clair, c'est clair, quand même.
Ça, il sévire, quand même.
Moi, je l'ai harcelée à coups de saucisse dans le derrière.
Il a bien fait de lâcher... Oh, non !
Bon, on reprend pour ton débat.
Donc, neuvième question.
Devrais-t-on créer une école sur le harcèlement sexuel ?
Oh, oui !
On va demander ça, tiens, point noir, parce qu'à 17 ans...
Point noir, j'ai t'éclaté, ouais.
Ah, ouais, non, mais moi, je suis tout à fait d'accord pour cette initiative, ouais.
Ah, ouais, il n'y a aucun problème.
Bah, déjà, comme je te disais tout à l'heure, on fait des trucs par correspondance.
Mais alors, si on ouvre une école, ah, ouais, moi, j'arrête la boulangerie et je vais dedans, quoi, c'est clair.
Moi aussi, hein. Moi, je fais prof.
Qui, qui, qui, qui ?
J'en fais prof, j'harcèle tout le monde, hein.
Moi, je veux bien des cours particuliers, à ce moment-là.
Bah, il n'y a pas de problème.
Ah, moi aussi, hein.
Non, mais attendez, attendez, attendez, attendez, attendez.
Alors, Marmite, toi, t'es d'accord avec point noir, poupon ?
Bah, moi, je dis qu'effectivement, il faut des pédagogues pour faire des écoles, c'est clair.
Des pédologues.
Non, des pédagogues.
Des pédagogues.
Des pédologues.
Mais, d'accord, allez-y, allez-y.
Tu vas du tube.
Jeune Skywalker.
Ah, tu vois ?
Je vais aller voir la Blancie.
Couscous.
Oui, Gérard.
Ouais, moi, je pense que ça serait bien, mais il faudrait que la professeure, elle soit bien roulée, hein.
Ouais, mais ça, c'est...
Ah, parce que sinon, il n'y a pas moyen d'apprendre, hein.
Toi, tu ne peux pas trouver des propres...
Donc, elle écarte bien les cuisses, pour qu'on va bien la foufler, quoi.
Non, bah, t'es vraiment un cochon, toi.
Ouais, mais il faudrait qu'il n'y ait pas que de la théorie, il faudrait qu'il y ait de la pratique aussi.
Mathieu ?
Bah, évidemment.
Oui, alors moi, je pense que ça serait une bonne initiative de faire une école sur le harcèlement.
Puisque, comme ça, je pourrais être professeur et je pourrais faire mes mises avec des...
D'accord, euh...
Casse-toi.
Bah, écoute, moi, Gérard, je suis tout à fait d'accord.
Elle s'est cassée.
Pourquoi tu l'as dit, casse-toi ?
Je ne sais pas, il l'a pris pour lui, quoi.
Tu lui dis, casse-toi.
Je vais le rappeler, je crois que c'est Couscous, en plus.
Couscous, il l'a mal...
Non, il n'est plus là.
Il l'a mal pris, ce que tu lui as dit.
Bon, bah, il y a une place, hein.
Bon, donc, moi, je peux vous dire une chose.
Moi, je peux vous dire une chose.
Des écoles, je ne voudrais pas que ça existe.
Bah, pourquoi ?
Ouais, non, pas avec les profs, hein.
Eh, l'école, c'est bien, quand même.
Ouais, non, mais peut-être...
Attends, je vais te dire, s'il y avait des cours de quéquette à l'école,
les lycéens, ils ne seraient pas en grève, hein.
Tu m'étonnes, tu m'étonnes.
Non, mais attends, ça...
Non, non, ça, là-dessus, c'est...
Attends, ils feraient des heures supplémentaires en permanence et tout, tout ce que tu veux.
Il y a une question, IRC...
Il y a une bonne question, IRC, de Kevin Klein.
Gérard, comment reconnaître un harceleur potentiel ?
Voilà, euh...
C'est trop compliqué pour lui.
C'est pas les harceleurs potentiels, en plus, c'est les harceleurs sexuels.
Tu dis n'importe quoi, Rigo.
Non, mais même, de toute manière, là-dessus, je peux rien dire.
Non.
Alors, dernière question.
Déjà ?
Eh oui, bah...
Attends, il reste encore 20 minutes.
Bah non, bah...
Après, on verra...
Moi, j'ai plein de questions sur l'IRC, si tu veux, Gérard.
Est-ce que c'est du harcèlement sexuel si on fait l'amour ?
Ouais.
Alors, Marmite ?
Euh... Ouais.
Bon, toi...
De toute manière, toi, t'es...
Ouais, ouais, moi, j'aime tout, quoi.
Toi, t'es carrément branché...
Toi, t'es carrément branché à fond, là-dedans, hein.
Bah, à fond, ouais.
Ah, ça y est, c'est lui qui applaudit.
Donc, euh...
Pour toi, donc, euh...
Ça te dérange pas ?
Oh, non, non, non, rien ne me dérange.
Toi, Noir ?
Oh, bah, moi, tant qu'il y a de la vie, tout va bien.
Oh, bah, toi, à 17 ans...
Oh, non, non, non, alors...
À quel âge que t'as perdu ta...
Ta petite flamme ?
À quel âge que t'as été...
À quel âge que t'as commencé tes relations ?
À 14 ans.
Oh.
Allez-y, j'espère que vous serez demain à la locaux, hein.
À 14 ans ?
14 ans ?
Ouais, 14 ans.
Oh !
On jette rien, tu vois.
On jette rien.
J'ai rien fait, mais...
14 ans que je te balance un micro !
Je suis sûre que je t'en apprendrai des trucs.
Olive ?
OK, OK.
J'ai rien fait.
Non, presque pas.
Euh, Poupon ?
Ouais, bah, écoute, moi, je dis, dans ces cas-là,
on sait à quoi on s'expose.
On peut perdre sa place de président, hein.
Non, ça, je crois pas.
Non, mais ça...
On va pas parler de vie privée,
mais tu sais très bien de quoi on parle.
Tu crois que Chirac...
Bah, je veux dire, avec la gueule de Bernadette,
moi, je comprendrais qu'il a garcelé ailleurs.
Mathieu ?
Mathieu ?
Il y a quelqu'un qui applaudit, ça me gêne.
Ça commence à me prendre...
Olivier, fais gaffe, parce que tout à l'heure,
je vais te balancer quelque chose, toi.
Tu vas comprendre.
Je vais te balancer la douleur.
Chirac, excusez-moi, on retrouve Couscous.
Ouais, bonsoir, Chirac.
Il l'avait mal pris, mal pris, quand tu lui as dit,
casse-toi, mais je lui ai expliqué que c'était pas lui.
OK.
Voilà, Chirac, en attendant...
Alors, attends, je vais retrouver,
j'arrive plus à savoir où c'est.
C'est Disco qui dit,
si Adam avait pas harcelé Ève,
on serait pas là.
Exact.
Ouais, bah, ça, peut-être.
Donc...
Ah, bah non, sûrement.
Bah, oui.
Mathieu, pour toi ?
Donc, oui, je pense que le harcèlement sexuel,
c'est faire l'amour, c'est sûr.
Ouais, mais casse-toi.
Moi, je crois pas qu'il y ait de l'harcèlement là-dedans,
parce qu'étant donné que je suis une entente
entre les deux, moi, je crois pas, non, franchement.
Et Couscous ?
J'ai pas entendu, parce que tu viens de me rappeler.
Alors, est-ce que c'est du harcèlement sexuel
si on fait l'amour ?
Ah, bah, ça dépend comment tu le prends
et ça dépend comment tu le fais, par derrière.
Comment tu l'apprends ?
En sodomie, moi, j'aime bien.
Non, mais ça, c'est...
Moi, je crois pas que c'est du harcèlement sexuel.
Du moment que tu fais l'amour, il n'y a pas de problème.
Ouais, mais...
Ah, il y a un mec qui est malade.
On coule, les mecs, on coule.
Je suis en évasion dans mes chiottes.
Par contre, Gérard, moi, j'ai une question pour toi.
Est-ce que tu crois que quand on drague une fille,
on peut considérer ça comme du harcèlement ?
Ouais.
Non, non, non, non.
Parce qu'au début, t'insistes.
Si elle veut pas, t'insistes.
Ouais, ça, s'il te plaît.
Non, mais je peux dire que t'as pas besoin d'insister.
Ouais, mais toi, c'est parce que t'es un sex-symbole
que t'as pas besoin d'insister.
Il pense à tous les Tony, Arnett et Goldo comme William Graham.
Non, mais ça, chacun...
Attendez, laissez parler Gérard.
Non, mais chacun voit midi à sa...
Chacun voit midi quoi ?
Chacun voit midi à sa porte et c'est tout.
Ça, je vois pas du tout le rapport.
Si la nana veut pas sortir avec toi,
elle sortira pas avec toi, c'est tout.
Donc...
Confusion !
Bravo.
Bravo.
Conclusion, Marmite ?
Ben, conclusion, vive la bite.
Mais pas déjà, attends, il reste un quart d'heure.
Non, mais c'est pas grave, après, on fait un mini-débat improvisé.
Il reste un quart d'heure, j'ai inventé une question, improvise.
Un débat sur les portes clés, après, ça va être génial.
Allez, on...
Non, non !
Une question sur l'IRC, une question sur l'IRC.
On fait con...
On est bien !
Tu veux du tube ?
Oh, oh, oh !
On dit...
Alors, à la demande des auditeurs,
on a une petite question IRC de Compi Musique.
8ème com, c'est un peu long comme nom.
Le harcèlement donne-t-il la chiasse ?
Si oui, de quel côté ?
Du côté droit.
Ouais, c'est clair.
De la fête droite.
Non, je vois pas du tout le rapport.
C'est connu, pour vrai.
C'est connu, Gérard.
Non, on fait la conclusion sur...
Alors, attends, attends, parce qu'il y a une question.
Vas-y, Gérard.
Vas-y, excuse-moi.
Oh, bon, ben...
Est-ce que, par exemple, la pilule Viagra incite au harcèlement ?
Bon, Manu, ta question retourne en standard.
Tu veux du tube ?
Pas forcément, Manu, parce que moi, je prends pas de Viagra
et j'harcèle, quoi.
Tu vois, c'est une bonne question.
Non, mais ça, c'est le débat de la semaine prochaine.
On est bien, t'as-tu un ?
Eh, dégage, dégage !
Je veux plus te voir, là !
Ah, j'ai pas fait exprès.
Bon, en attendant, j'ai Davy1, Davy1, sur l'IRC,
qui est allé voir la définition du harcèlement sexuel dans le dictionnaire.
Ouais, quand même !
Et on y apprend que le petit Robert a harcelé la rousse.
Ah, ah, ah !
Donc, conclusion marmite, on fait conclusion sur ce débat et c'est terminé, après.
Ouais, ben, vive la vie.
Et puis, prends garde le sourire, Gérard.
Ouais, mais...
C'est important, là.
Il y a certains trucs...
Demain, je viens te harceler dans les chiottes de la loco.
Ouais, ben, t'as raison.
Tu verras comment tu vas être aussi avec moi, demain.
Ben, d'accord.
À demain.
Ouais, ben, on verra.
Dans les toilettes, hein.
Point noir.
Oui, oui.
Ben, écoute-moi, Gérard, honnêtement, t'es devenu ma proie.
Je vais t'harceler, ça va être puissant, quoi.
Tu suis ?
Je dis, ça va être puissant, parce que tu m'as donné l'envie de t'harceler.
Et franchement, tu...
Ouais, non, mais attends, moi, je sors pas avec des mineurs, hein.
Tu vas subir.
Tu vas subir ce que jamais t'as subi, Gérard.
Ouais, ben, moi, je sors pas...
Tu vas pouvoir définir le terme harcèlement.
Ouais, ben, moi, je ne sors pas...
Ah, les mineurs !
D'ici, tu me sauteras, Gérard.
C'est ça, ben, alors, je préfère me mettre une capote avant d'attraper des morpions avec toi.
C'est plutôt l'inverse, je crois.
Poupon !
Il sort pas avec des mineurs, il sort que avec des horreurs.
Alors, Poupon, ta conclusion, je viens de l'entendre.
Terminé pour toi.
Mathieu ?
Ouais, je me suis mis à skier tranquille, donc, Gérard, tes débats, bof.
Et puis, mais par contre, moi aussi, je vais t'harceler, je vais te faire ta fête demain, tu vas voir.
Ouais, ben, on verra.
Je te dis bon.
Ouais, ben, surtout de Toulouse, t'as raison.
Tu crois que...
Attends, tu crois quoi ?
Moi, j'ai une voiture, hein.
Moi, j'ai une voiture, mon pote.
Casse-toi.
Ah, ben, écoute, moi, Gérard, ton débat, il m'a vachement chauffé.
Ouais, casse-toi, mais casse-toi.
Bon.
Bon, ouais, tu me vires la chialose, là.
Ouais, mais bon, tu l'as déçu, quoi.
Et alors, j'en ai rien à foutre.
Casse-toi.
Ouais, Gégé.
Ben, écoute, Gérard, je viens de te le dire, je t'ai dit, ton débat, il était vachement chaud, et maintenant, j'ai vachement chaude.
Ah, ben, c'est bien.
Ouais, Gégé.
Couscous.
Couscous.
Oui.
Il y a de la soule dans les oreilles.
Couscous.
Ouais, il y a pas de problème.
Moi, je dis que le harcèlement sexuel, c'est pas bien, mais fais quand même gaffe à ton derrière.
Il y a un accident si vite arrivé, Gérard.
Non, mais t'inquiète pas, j'ai mon cadre du corps.
Moi, je vais te le prendre le derrière comme il faut, tu vas voir.
J'ai rien fait.
Olivier, tu m'éteins ce micro vite fait.
Tu m'éteins ça vite fait.
Ça y est, ça y est.
C'est toi qui joue.
C'est toi qui joue depuis tout à l'heure.
M'éteins ça.
Bon, ça va, Simon, les auditeurs ?
Ouais, ça va, il n'y a pas de problème.
M'éteins, sinon, tu vas le payer dix-cinq.
C'est un petit débat.
Tu es du tube.
Tu es du proche.
C'est bon, Gérard ?
Donc, moi, la conclusion sur le harcèlement sexuel, c'est la dernière fois, Olivier, que tu fais la pro.
Oh non !
Non, mais je peux te le dire, c'est la dernière.
C'est pas une conclusion.
Déjà, tu m'as fait taper ton bordel, donc t'as gagné.
Et voilà, je ne fais jamais rien, c'est toujours ce que j'arrive à faire.
Non, non, là, tu viens d'appeler.
Alors, t'éteins ça, parce que...
Ok, ok, ok.
Tu ne me jettes pas ce laser dans la figure.
Ouais, mais c'est pas le tien, c'est à moi.
Alors, ça te coûte dix-cinq.
Ouais, mais ça peut lui faire mal aussi, quand même.
Tu veux me jeter un laser dessus et tu veux me le faire payer.
C'est un peu de pratique.
Donc, si vous avez des questions à me poser, moi, je peux...
Allez, chacun son tour, chacun son tour, une question.
Alors, on va demander à Marmite.
Vous avez encore dix minutes.
Euh, même pas...
Si, si, si, un quart d'heure, dix minutes.
Non, non, non, non.
Fais tourner, fais tourner.
Marmite !
Ouais, attends, je réfléchis, là.
Non, mais vous, il faut faire vite.
Ouais, ouais, non, mais je réfléchis.
Si un jour, tu travailles,
est-ce que toi,
si tu travailles,
si t'étais patron, tu harcelerais tes secrétaires ?
Non.
Oh.
Pourquoi ?
Je t'ai vu harceler des fois des filles ici.
Oh, mytho, Gérard.
Non, mais attends, toi, Olivier, tu t'écrases,
tu pourrais mieux t'occuper de ton boulot.
Quand Sandi n'est pas là...
Mais attends, attends.
J'ai vu harceler des mecs.
Eh, tu veux qu'on n'en passe des cendres ?
Des chiens, mais...
T'es vraiment un bâtard, hein.
Oh, là, là, là, là, là.
T'es vraiment un bâtard, quoi, de dire des conneries comme ça.
Là, t'es en train de le...
Le harceler, verbalement.
Tu dégages.
Allez, hop.
Tu vires.
On finit.
Tu vires.
Non, non, non, tu vires.
Je veux plus te voir dans les studios, toi, maintenant.
Bonne nuit.
Hop, casse-toi.
On en parle tout à l'heure.
Non, non, non, non.
Ah, OK.
Gérard, sur IRC,
Gérard, sur IRC,
il y a Axel Durot qui dit conclusion
quand tu passes à mon bureau.
Moi, qui veux.
Ça m'étonnerait que ça soit le vrai.
On verra demain.
Un avertissement.
On verra demain.
On voit noir.
Ouais, ben, moi, j'ai pas de questions spéciales,
mais je voulais simplement te dire
que te retrouve jamais tout seul
parce que sinon, je vais te sauter dessus, quoi.
Ouais, ben, attends.
Déjà, à 17 ans,
faudrait que tu sais que tu m'attrapes.
Ouais, il faudrait...
Je cours pas super vite, Gérard.
Elle peut te rattraper, hein.
Ouais, non, mais attends.
Je pars du principe
que quand on veut quelque chose, on l'a.
Ouais.
Tu crois que je vais quitter Sandy pour toi ?
Ah, non, absolument pas.
Tu peux la garder.
Moi, ça me dérange pas.
Je préfère être la maîtresse.
Ah, non, ben, alors là,
je vais te dire une chose.
Tu te mets le doigt bien profond, que je pense.
Tu te quittes pas, je basse mon flip et je le mets.
Ouais, ben...
La cochonne, la cochonne.
T'es vraiment une allumeuse, toi.
Salope.
Ah, la salope.
Je sais pas, je voulais pas dire ce mot.
Et tu l'as dit pourtant.
Non, non, c'est pas moi qui te l'ai dit.
Gérard, est-ce que je peux me faire un fist ?
Qui ?
Mermitte.
Moi, je te fais un foot, hein.
Non, Mathieu.
Ouais, ben, moi, je voudrais savoir
quand est-ce que tu vas t'acheter un rasoir
parce que là, t'as vraiment une tête de pignouf, en fait.
Ben, quand j'en ai les moyens.
Ben, je t'en amènerai un de ces quatre, alors.
D'accord, ben, tu l'envoies à la radio.
Pas de problème, pas de problème.
Et casse-toi.
Mais, Gérard, j'ai pas de questions pour toi, désolée, mais...
Tu veux du tube ?
Arrête, arrête, arrête, arrête.
Mais y a un gamin ou quoi ?
Qui c'est qui vient avec un niard ?
Qui c'est qui a un gamin, Manu ?
Je sais pas, moi, c'était pas...
Non, c'était pas prévu, mais tu prenais mieux de le prévoir.
Ben, tu sais pas, moi, c'était pas...
Tu vois, quand c'est du harcèlement, ça finit par faire des gosses, hein, toi.
Ben, voilà.
Ça fait rire les gamins, le harcèlement.
Non, mais tu es le premier de prévoir.
Ah !
Ça, c'est la génération, le harcèlement.
T'as été le premier de prévoir.
Ben, le gamin, il rigole.
Tu l'amuses, tu l'amuses.
Non, mais attends, parce que...
Casse-toi, j'ai pas compris sa question.
Et couscous, c'est à proposer.
Et poupons non plus.
Quoi ?
Et poupons non plus.
Si, tu l'as déjà posé, toi, ta question.
Non, c'était Mathieu.
Euh, casse-toi.
Ben, donc, Gérard, ça va être difficile de comprendre ma question,
étant donné que j'en ai pas posé.
Oh, pardon.
Olivier !
Je l'ai coupé.
Arrête !
J'ai coupé, c'est ça, exprès.
Toi, je sens qu'il y a une ramette de papier, là.
Je pense qu'avant la fin de la soirée,
elle va voler dans ta tranche.
Cool, cool.
Dans ta tranche.
Alors, casse-toi, donc.
T'as pas de questions ?
Non, j'ai toujours pas de questions.
Eh ben, t'inquiètes pas.
Ben, casse-toi.
Ben, voilà.
Tu peux...
Moi, j'en ai une.
Est-ce que, Sandi, tu la harcèles sexuellement ?
Alors, non, c'est qu'elle a...
Ah, et vice-versa.
On me dit sur IRC.
Tu fais 849, on va lui demander qu'un réagisse.
Ok, ok, ok.
Donc, Couscous...
849 kilos ?
Oh, là, là.
C'est gentil, ça, hein.
Non, mais continue ton débat.
Attends, j'attends que Couscous pose la question.
Et tu éteins ce doublasson !
Oh, Chewbacca.
Oh, oh, oh !
Éteins ça, là.
Quoi ?
Éteins, éteins.
Tu m'excites, Gérard, quand tu cries.
Elle mouille, elle mouille.
Je suis trompée, hein.
Eh ben, eh ben, voilà, Gérard.
Gérard, quand tu veux, hein.
Gérard, elle est là, ta femme.
Donc, la question, c'est quoi ?
Est-ce que Gérard harcèle sexuellement et vice-versa ?
D'accord.
Alors...
Ah, ben, raconte-nous.
Oui, effectivement, il harcèle,
mais c'est uniquement pour lui ramener le café le matin.
Oh, là, là !
Chotte comme la moelle.
Je crois que, là, si je ramène pas le café le matin,
là, il me fait une crise, hein.
Ah, ouais.
Oui, moi, j'étais poupon.
Ouais, poupon, oui.
Ouais, je voulais dire,
vous parlez beaucoup du harcèlement sexuel,
mais, effectivement, on parle pas du harcèlement ménager
ou du harcèlement culinaire.
Merci.
Où l'homme force sa copine à la cuisine et le ménage.
Ça, c'est du harcèlement ménager et culinaire.
C'est un peu macho, Gérard, en fait.
Ah, Gérard, t'es couscous.
Ouais, couscous.
Pour finir...
Est-ce que tu penses que le harcèlement sexuel est en principe ?
Hein ? Principe ?
Par rapport au site.
Si tu parles de la syntaxe des palmypèdes
dans la pédagogie instinctive, c'est sûr.
Non, mais c'est pas con, ça.
C'est pas con, Gérard.
Qu'est-ce que t'en penses ?
Personnellement, rien du tout.
Ouais, en fait, tout est lié, quoi.
Pourquoi ?
Ça serait pas entre un site par rapport au site du texte.
Non, si tu reviens au concept abstrait de la prévision...
Laissez parler un peu Gérard, aussi.
Non, non, mais moi, de toute manière,
sur la question, je peux pas répondre.
Non, mais c'est du con.
Ça dépend de quelle façon t'interprètes la réponse.
Voilà.
Si uniquement tu vas à la lignée 1, c'est pas possible.
Non, mais là, on va se quitter.
On va se quitter, là-dessus.
6 minutes, encore.
Non, non, 6 minutes.
Non, mais c'est vrai, tu as 10 minutes.
Oh, 6 minutes ?
Jusqu'au bout, ton boulot.
Gérard, c'est Bousco, je peux te poser une question ?
Vas-y.
Est-ce que t'as déjà vu des personnes faire du harcèlement sécuel ?
Euh, jusqu'à maintenant, non, pas encore.
Eh ben, tu vas bientôt pouvoir le voir.
Mais attends, toi, à 17 ans, tu vas pas me prendre la tête.
Elle va te prendre le cul.
Non, mais attends, toi, à 17 ans, déjà,
t'es pas sûr de rentrer à la loco.
À mon avis, t'es une grosse allumeuse.
Toi, t'es une... Ouais, Gérard, encore mieux.
Et je préfère maintenant...
T'es une grosse pétasse, aussi, hein.
Non, mais...
Elle est jalouse.
Oui, elle est jalouse, et elle a très bien...
C'est pas la question d'être jalouse, c'est la question que ça se fait pas.
Quand t'as un mec, tu vas pas aller voir ailleurs,
tu vas pas allumer les autres mecs pour le plaisir.
Attends, je vais te quitter, j'ai un mec.
Non, non, mais attends, eh.
Attends, eh, euh...
Elle, elle va allumer Gégé.
Eh, point noir, point noir.
Pourquoi pas, pourquoi pas.
Eh, point noir.
Bon, l'anniversaire.
Eh, point noir, quand même, tu pourrais te faire plaisir, j'ai...
Eh, point noir, déjà, à 17 ans,
t'es pas sûr de rentrer à la loco, déjà ?
Je la ferai en...
Je peux t'attendre à la sortie.
Ouais, bah, là, là, tu sauras même pas comment que je serai allumé.
Ouais, mais Gérard, j'ai pris selon son nom,
et je l'ai mis plus un sur le liste.
Ouais, bah, dans ce qu'elle a...
Je vais la faire rentrer.
Attends, eh, tiens, point noir.
Je vais la faire rentrer, moi, je vais la faire rentrer.
T'as qu'à allumer le bouboulot standard.
Elle veut pas de moi, elle veut de toi.
Non, mais moi, j'en veux pas, moi, j'ai appris.
Alors, dans ce qu'elle a, tu vois, point noir,
ce que tu viens de dire,
eh ben, tu vas gâcher l'anniversaire à Max,
et que demain, je reste chez moi.
Voilà, bravo, point noir.
Ah, bah, pour une fois, j'étais décidée d'y aller.
Bah, ouais, mais tu diras merci à point noir.
Gérard, c'est pas à cause d'une fille de 17 ans
que tu vas pas venir dans l'anniversaire.
Moi, je réponds pas à des questions d'une petite...
Mais t'es une vraie gonzesse, toi, à 39 ans,
tu perds les pédales pour une fille de 17 ans.
17 ans, tu dis, 17 ans, c'est une anniveuse.
Elle rentrera pas, elle rentrera pas.
Mais c'est quoi, ce délire, là ?
Gérard, si ça peut te rassurer, je travaille le week-end.
Bah, ouais, c'est ça, t'as...
Gérard, tu vas venir vendredi à la loco, puis c'est tout.
Attends, tu vas pas discuter, attends, ça va.
On a besoin de toi, Gégé, on t'aime.
DJ sur N.
Ouais, un couscous.
Oui.
Bah, toi, alors, qu'est-ce que t'as de spécial à poser
comme question ? Parce qu'à force...
Non, ça suffit, derrière, là.
Moi, j'en ai une, Gérard.
Bah, moi, je prends un Mars et ça repart.
Ok, bah, ça, c'est bien comme pub.
Ouais, qui ?
C'est moi, deux trucs, c'est...
Qui, qui, qui, qui ? Marmite !
Non, c'est Marmite, en premier.
Est-ce que tu crois que le thème du...
Arrête, arrête.
Bon, eh, tu me laisses Marmite pour un instant,
tu me coupes les autres parce qu'ils me font chier.
Eh, bah, non, ouais.
Est-ce que tu crois que le thème du...
Oh !
Ah, non !
Eh !
C'est marmite !
Eh bah, ouais, ça y est, j'enlève les autres !
Putain, il m'a mis une claque, j'ai réussi.
Eh, ouais, eh !
Tu vois, tu ne t'y attendais pas.
Ah, ça, c'est éventuellement bien.
Voilà, je réponds. Alors, Marmite !
Eh, Gérard !
Gérard, est-ce que tu crois que le thème du harcèlement...
Oh, les mecs !
...pourrait être porté au cinéma ?
Gérard, tu pourrais te retenir.
Marmite !
Gérard, est-ce que tu crois que le thème du harcèlement
pourrait être porté au cinéma ?
Bah, de toute manière, ça se voit
dans les films.
Harcèlement sexuel.
T'as vu des films de harcèlement ?
Quand tu vois Brigitte Laé ou...
C'est un film de boules, ça.
Ouais, mais même, quand tu vois les trucs sur la mode,
fais-moi confiance.
Les mecs, ils se rincent bien l'œil
quand ils préparent les nanas
pour défiler.
C'est sifflé. Est-ce que t'as vu le film
Le harcèlement, avec Demi Moore ?
Alors, le film Harcèlement
avec Demi Moore...
Demi Moore !
Oui, c'est vrai que...
Bien sûr, c'est...
Avec Roger Moore.
Avec Demi Moore.
Avec Roger Moore.
De toute manière, tu l'as, la maison.
C'est pas...
Oh !
C'est pas harcèlement, c'est striptease.
C'est striptease.
Il est encore sifflé, ou quoi ?
Non, je sais pas, je crois que c'est en haut,
à l'accueil, ils font la toffe.
Moi, j'ai vu un autre film d'harcèlement,
ça s'appelait Ferme la porte, que j'ai écarté.
Moi, j'ai vu un truc,
c'est que maintenant, je vais vous laisser.
Gérard, c'est Couscous, j'ai une question.
Ouais, vas-y, la dernière.
Est-ce que tu peux me reciter une fable de La Fontaine ?
Le corbeau et le renard, voilà, terminé, point final à la ligne.
Gégé, Gégé, 9.9, ça fait combien ?
9.9, 68.
Non, arrêtez, c'est pas grave.
Bon, Gégé, moi, je voulais te dire, la semaine prochaine,
tu fais un débat sur le vieux gras,
et je voudrais savoir où c'est qu'il faut le mettre, le vieux gras.
Non, mais le vieux gras, c'est un truc
que tu mets dans ta bouche et que...
Il est là, le vieux gras.
C'est sûr que c'est pas des suppos de vieux gras ?
Bon, alors, conclusion vite faite, Gérard,
pour le débat de ce soir, qui était bien, quand même,
à part Olivier, qui a perturbé un petit peu la fin de ce débat,
dommage.
Donc, tu ne feras pas partie de l'équipe la semaine prochaine.
Pour commencer.
Donc, tu es renvoyé, tu ne fais plus partie de notre équipe le jeudi.
Alors, la conclusion, Gérard, s'il te plaît,
parce que tu t'écares toujours du débat.
C'est toujours aussi mauvais.
Ben non, conclusion, c'est dommage
que ça soit terminé comme ça, sinon, je pense que
c'était un bon débat, à part le premier,
qui a foiré.
Non, il était bien, il était bien.
Il a quand même foiré, mais je pense que
sur l'IRC...
Ça a répondu présent, c'était parfait.
La conclusion sur le harcèlement sexuel,
parce que ce n'est pas ça ce qu'on attend de toi,
c'est de parler du débat.
Je pense que c'est un peu con
ce qui arrive aux gens, maintenant,
quand ils vont voir les patrons.
Voilà.
D'accord.
Quand la nana va voir le patron, si t'es bien,
si t'es canon, comme Marmite a dit, t'es prise.
Si t'es pas bien,
tu retournes chez Noir.
C'est canon, Marmite, tu crois ?
Je ne sais pas.
Moi, je m'en fous, personnellement.
Mais moi, je peux te dire que
si t'es bien, t'es prise.
Si t'es pas bien, ben...
C'est simple, il va te dire, on te rappelle.
Et puis, ta candidature, elle va, comme Manu vient de faire,
hop, à la poubelle.
Voilà, exactement.
Donc, la semaine prochaine, les deux thèmes du débat.
Donc, on va parler sur le Viagra,
qui est sorti, là, depuis peu.
Et bien sûr, le fameux débat,
tu veux que je fasse à tout prix, mais...
Je ne suis pas chaud, mais on va le faire quand même
en deuxième partie du...
En deuxième...
Deuxième partie.
Ça sera sur la politique.
Et voilà.
Donc, deux débats qui risquent d'être, quand même...
Assez mouvementés.
Assez mouvementés et assez chauds.
Et on va se quitter avec...
Avec Jazz.
Jazz.
C'est pas ça, c'est...
Non, c'est pas ça.
Non, c'est pas celui-là.
Jazz sur Fun Radio.
Je vous souhaite une bonne nuit.
Demain, 22h, bien sûr.
Et puis, on vous souhaite une bonne nuit avec Rousseau.
Et puis, on se retrouve jeudi prochain.
Et sinon, demain soir, avec nous, à la loco,
pour fêter mon birthday.
Ça sera en direct, d'ailleurs, de minuit.
Nuit à 4h du matin.
Bonne nuit.
== Le débat sur la politique ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
21 ans de Mazamé
Mérice Pédissoir Gérard
Cassenoisette
19 ans de Niort
Ça va bien ?
Je sais pas, j'ai pas regardé ce matin
Plotte-moi, 20 ans de Gap
Bonsoir Gérard, bonsoir Yargla
Bonsoir Tuiline, je te kiffe bébé
Pas de message
Les messages terminés, c'est bon pour toi
Tony
Et bonsoir, j'adore la politique
20 ans de Paris
C'est tout, on va les rappeler
Non, on va les rappeler, ils sont pas encore là
Alors pourquoi vous me donnez des fiches
Avec des noms qui sont pas là, des auditeurs
Alors commencez pas à faire votre travail à moitié
Au boulot
Ce soir faut être sérieux, on va arrêter de déconner
Parce que ça commence à déconner à plat tube
Donc dans un instant, débat de Gérard
Comme chaque jeudi bien sûr, sur la politique
On récupère saucisson à l'ail qu'on a eu tout à l'heure
Bon, rebonsoir
Rebonsoir Gérard
Cassenoisette, rebonsoir
Rebonsoir Gérard
Parle un tout petit peu
Parle un tout petit peu
Parle un tout petit peu
Un petit peu plus fort s'il te plaît, merci
Rebonsoir Gérard
Plotte-moi 20 ans de gap
Oui bonsoir, je tiens à préciser que je ne foutrai pas le bordel ce soir
Ouais ben j'espère pour toi
Et ceux qui ont des téléphones pourris, vous me le dites
Attends, Manu il va gérer ça
Parce qu'il y en a qui ont un téléphone vraiment pourri, on va le trouver
Tony, rebonsoir
20 ans Paris
Rebonsoir Gérard
Tête bête
Salut Gérard
20 ans de dîner
Et gros string, 23 ans de bourge
On peut écouter Fun Radio sur 96.7
J'ai oublié de préciser les fréquences
Ouais c'est ça, salut Gérard
Bonsoir, donc tête bête c'est
Dîner en 103.5
Tête bête, pas tête bête
Dîner en 103.5
Paris 101.9
Gap 93 FM
New York 93.4
Mazamé 99.4
Celui qui s'amuse avec les sonnettes
Son prier d'arrêter, merci d'avance
C'est chez toi Gérard
Non mais je ne suis pas chez moi pour l'instant
Celui qui s'amuse avec les sonnettes
Gare
Alors première question
Donc le premier débat c'est sur la politique
J'ai oublié de préciser
Ma passion
Donc à quoi sert le vote en politique ?
Anthony comme c'est ta passion, vas-y
Le vote en politique, c'est pour élire les élus
Et c'est très important
Parce que c'est ceux qui nous représentent
Au sommet de l'Etat
Donc c'est eux qui nous disent
Tu vas payer tant d'impôts chaque mois
Et qui nous prennent un cinquième de notre salaire
Et je trouve ça dégueulasse
Il n'y a pas qu'un cinquième de notre salaire
Et qui nous prennent quand même plus aussi
Parce qu'il faut dire aussi qu'il y a la
La CPG aussi
Non non il y a un autre truc
La CSG quand même il nous retire pas mal
C'est un syndicat ça
Grosse ring
Grosse ring pour toi
Moi je trouve que déjà
Si tu veux le vote quelque part
Ça fait une sortie quoi
Une ou deux fois par an tu vas voter
Tu votes deux fois dans
Deux fois, tu as deux tours
Faut préciser
Ouais
Non mais toi si tu votes deux fois
C'est ton problème quoi
Non mais il y a deux tours
Faut bien préciser
Si ça t'a plu tu peux y retourner
Je suis d'accord
Non mais attends
Si au premier tour ça passe pas
Tu re-votes une deuxième fois
C'est ça que je veux te dire
Si t'es pas éliminé au premier tour
Non mais attends je sais
Non mais attends
Si j'y avais pas la première fois
Je peux y aller la deuxième
Si je loupe
Bah oui mais même si t'as pas envie d'y aller
Que t'es ailleurs
De toute manière il y a une question là-dessus
Je pense que c'est sûrement l'affaire
T'es bête
Ouais ça sert à rien
Pourquoi ?
Parce que c'est
C'est triché quoi
On sait déjà qui c'est qui va être élu
Donc c'est pas la peine d'y aller
Ah non mais attends
Tu peux pas le savoir dès le premier
Tu peux pas le savoir
Mais non tu peux
Non mais attends
Attends tu peux pas le savoir
Dès le départ
Qui c'est qui va être élu au début
Je crois qu'aux dernières élections
Il y avait les résultats sur internet
Deux jours avant
Bah oui
Ouais mais tu peux pas savoir
Tout de suite au premier tour
Qui c'est qui sera là
Mais si j'arrange un peu
Mais non mais non mais non
Mais non tu connais rien
Quoi j'y connais rien
Attends tu as pas commencé
Parce que sinon toi tu as
Tu as retourné à dix noms
Vite fait toi
D'accord
Hein
Euh
Plote moi
Euh oui
Non non non non non
Pas de ça
Non bah c'est son nom
Il pourrait peut-être trouver
D'autres noms
Des noms comme ça
Excuse-moi c'est pas ma faute
Bon et qui c'est qui s'amuse
Avec les réveils là
Ça commence à me prendre la tête là
Je me réveille tôt demain
Bon alors
Tu peux y aller Jean
Ouais ouais vas-y
Comme a dit monsieur Tony
Là je crois que c'est vrai
C'est les élus quoi
Ils nous enculent un peu
Et en plus
Eh tu restes poli
S'il te plaît quand même
À 0h42
J'ai pas dit qu'ils nous enculaient
J'ai dit que c'était des gros pédés
Ouais bah tu restes poli Tony
Parce que sinon
Tu vas faire un stage au standard
Toi aussi tout à l'heure
Parce que si tu veux faire les débats
Tu restes calme
C'est ce qu'on avait bien précisé
Quand t'étais venu
Le jour de l'anniversaire à Max
D'accord ?
Bon anniversaire
Ouais d'accord
Alors donc pour toi
Donc plot moi
Donc on continue avec toi
Avant de demander à Casse-Noisette
Et Saucisson à l'Aïr
Bah moi je crois que
Effectivement c'est vrai quoi
Ils nous
Bon je vais pas dire enculer
Parce qu'ils nous enculent pas
Mais ils nous prennent vraiment de la thune
Et c'est ça qui est vraiment chiant quoi
Ça m'énerve moi
C'est toi qui joues avec un réveil ?
Moi ?
Ouais
Bah non mais tu déconnes
J'ai pas de réveil
Non mais qui c'est qui joue avec un réveil là ?
Ça commence à m'énerver là
Casse-Noisette
Ouais bah moi je trouve que
Ça sert à rien d'aller voter
D'accord
Question réaction
Oui sur IRC
Il y a Snul qui me dit
Que le vote est une chose bien
Surtout pour Miss T-shirt mouillée
Non bah ça
Peut-être pour lui
C'est pas
C'est pas
Il y a pas deux tours là
Il y a qu'un tour de poitrine
Ah ok donc
C'est pas valable
Ouais mais il y a deux seins quand même
Ouais mais c'est pas valable
Ouais mais il y a qu'un tour
Non mais ça y est c'est bon
On va pas s'éterniser sur
Les T-shirts mouillées
Donc Casse-Noisette
Moi j'aime bien toucher les parties
Bon Anthony
Tu t'écrases s'il te plaît un peu maintenant
Casse-Noisette
Ouais bah moi je trouve que
Ça sert à rien d'aller voter quoi
Mais pourquoi toi ?
Pourquoi ?
Bah c'est tout simple
Tu te pointes là-bas
Tu vas voter
Tout est truqué
Tout est déjà fait d'avance
Non non non non non
C'est pas
Non non non non non
Je te dis que non
Non
Non je te dis
Mais si Gérard
Non non mais attends
Moi j'ai insisté à un dépouillement
Dans la région où j'habite
Et j'ai même insisté
Au truc des bottes
Et fais-moi confiance
Que c'est pas truqué
Je peux te le dire tout de suite
Moi je te dis quelque chose Gérard
C'est que je suis très bien placée
Qui ? Qui ? Qui ?
C'est Casse-Noisette
Je suis très bien placée pour le savoir
Je te dirai pas ce que je fais dans la vie
Mais je suis très bien placée pour le savoir
Bah peut-être pour toi
Mais moi je te dis tout de suite
Que c'est pas truqué
C'est pas truqué d'entrer c'est tout
Saucisson à l'ail
Bah écoute moi je suis un peu d'accord
Avec tout le monde
Mais moi aussi je dis que c'est truqué quoi
Parce que des fois tu vois les chiffres
Ça monte, ça descend
C'est n'importe quoi
C'est vrai c'est n'importe quoi
Mais non mais
Je suis pas trop d'accord avec vous
Parce que là
Non non mais attendez
Moi je vais donner quand même mon truc
Moi je peux vous
Non mais
Je peux vous dire
Je peux vous dire une chose
Que c'est pas possible
Que ça soit truqué d'entrer
C'est impossible
C'est contrôlé
Donc ça peut pas être truqué tout de suite
Pourquoi ?
Dans quel sens ?
Non non mais y'a pas de dans quel sens
Pourquoi ?
Moi je te dis que ça peut pas être truqué
Oui Rigo
Attendez attendez
Oui y'a
Y'a Goldberg sur IRC
Qui demande c'est quoi un épouillage ?
Un épouillage c'est de retirer le bulletin
Non le sac d'une petite vieille
Dans la rue
Non non non
Attends Fildar
T'écrases s'il te plaît merci
C'est quoi l'épouillage alors ?
Non dépouillage
Il a pas compris ce que j'ai voulu dire
Donc dépouillage c'est de retirer le bulletin
Qu'on a mis dans une enveloppe
Et on le met de côté
Et on fait des tailles
Après on les compte pour savoir
Qui passe
Qui sera
Élu ou pas
Voilà c'est tout
Ça sert à quoi de le mettre dans une enveloppe
Si après ils nous le retirent ?
Mais non mais on le retire
Et après ils ont tout ce qu'ils veulent
Ça sert à fabriquer des enveloppes
Voilà
Donc deuxième question
La politique vous rend-elle amoureuse ?
On va demander
Bon celui qui avec son réveil t'arrête
C'est clair et net
Parce que je vais pas chercher
Le midi à 14h tout à l'heure
Je vais en virer
Ouais
Parce qu'il y a d'autres personnes
Qui attendent pour participer
C'est bien clair
Ouais moi je voulais répondre à la question
C'est que
Moi je trouve
Ton nom c'est quoi ?
Tony
Ouais bah précisez vos noms
Quand vous voulez parler
D'accord
Ouais mais on le reconnait quand même
Moi je voulais dire que
Elisabeth Guigou
Je la trouvais bonne
Non mais attends
T'arrêtes de donner des noms
S'il te plaît
Bah écoute c'est son nom
C'est de la politique
Ouais ouais
C'est pas la peine de citer les noms
Des personnes politiques
Gérard
Oui
C'est Grosstring
Moi je voulais
Je voulais dire que
Moi c'était Ségolène Royal
Que je trouvais bonne
Bon et
Grosstring et Tony
Soit que vous vous calmez
Et vous arrêtez de donner des noms
Pas de marge
Soit que vous gerbez
Ça va aller vite vous deux
C'est pas la peine
De sauter de ma gueule derrière
Parce que sinon
Vous allez virer tout de suite
C'est clair et net
Mais pourquoi ?
Non y'a pas de pourquoi
C'est ta question
Excuse-nous
Alors t'es bête
Ouais
Donc toi ?
Ouais moi une fois
J'ai rencontré un mec
Dans l'isoloir
On a fait crac crac machin
Et tout
Et ouais j'étais amoureuse
Donc c'est bien
C'est bien
D'accord
Plotte moi
Non
Mais si
Non
Si quand même merde
Un peu
Oh
Oui bah j'y vais
Ah non
Plotte moi
Bon Manu
T'essaies de me choper
Le réveil
Et celui
Qui a du monde chez lui
Parce que ça m'énerve là
Je crois qu'il attend des invités
Ouais mais je sais pas qui c'est
Ouais mais moi je veux pas le savoir
Si il participe au débat
S'il a des invités
Il dégage
Écoute qu'elle est rentrée
Mais elle est dans la cuisine
Et puis on en parle plus
Bon alors
Plotte moi
Il y a peut-être un mec
Qui est un policier
Qui l'attend des gens
Genre le marché
Y'a pas moyen que tu rentres
Ah ça finit
Oui là avec les noms
Ouais arrêtez c'est vrai
Bon merde je peux parler un peu là
Euh comme on dit les autres là
Bon avec les guigous et tout ça
Moi c'est la mère
La mère Tiberie je crois
D'accord
Je pense que
Plotte moi
Et Tony
Et Grossim
Je crois que vous allez pas finir
Le débat
J'ai rien vu
Non non mais vous donner des noms
Comme ça
C'est pas tellement bon
Casse-noisette
Ouais bah moi je pense pas
Que la politique rend amoureuse
Néanmoins
Moi quand je vais voter
Je vote pour celui
Qui a apparemment
La plus grosse queue quoi
D'accord carrément
Saucisson à l'ail
Bah écoute moi
Je vois pas vraiment le rapport
Mais je vais quand même te répondre
Bah moi ça me rend pas amoureuse
C'est bien
Ah bah c'est pas mal
Moi je peux vous dire une chose
Que moi non plus
Ça me rend pas du tout amoureux
Je croyais que t'étais amoureux
De Jaco pourtant
Non non non
Moi ce que je voulais dire
C'est que les membres
Du parti communiste
Ils sont pas très brandants
Bon Tony
Oui
Encore une connerie comme ça
Et tu t'en vas
Pas de marque Tony
Pas de marque
Ok t'as pas besoin de citer les partis
Pardon la prochaine fois
Je dis que t'es initial
Ah ouais
Gérard j'ai une question
Minitel de Merlot
Du département 44
Qui demande
Enfin il veut revenir
A la question précédente
Très rapidement
Est-ce que Gérard
Mets un timbre à l'enveloppe
Quand il va voter
Je vois pas du tout le rapport
Je vois pas du tout le rapport
Là dessus
Bah si
Comme tu prends une enveloppe
Et que tu la déposes
Est-ce que tu prends soin
De mettre un timbre avant
Pour qu'elle arrive bien
A destination
C'est quoi l'adresse aussi
Non non non
Attends déjà
C'est pas ça
A quoi sert le vote en politique
C'est quand tu vas dans les urnes
Tu t'amuses pas à voter
Avec des timbres sur les enveloppes
Ah d'accord
Ça c'est une autre question
C'est pas les mêmes enveloppes
Voilà c'est pas du tout pareil
Gérard
Je peux te poser une question
Je voudrais savoir
Si des fois
Tu te grappes les urnes
N'importe quoi toi
Moi par contre
J'avais une question
Comment c'est fait
Un urinoir
Parce que moi je sais pas
Je suis jamais allé voter
Bah c'est simple
C'est une petite cabine
Avec un rideau
C'est tout
Pour pas qu'on voie
Et tu mets 2 francs
Tu mets 2 francs
Pour pas qu'on voie
Pour qui tu votes
Et quand t'as 10 000 votés
Tu tires la chasse
Ils te donnent une petite serviette
Pour t'essuyer
Peut-être
On sait pas
Donc troisième question
Les enfants ont-ils le droit
De faire de la politique
On va demander ça
A Castenoisette
Comme elle est bien placée
Oui
Il y en a déjà
Qui ont tenté le coup
Gérard
Et je peux te confirmer
Que effectivement
Bientôt
Les médias vont parler
D'un petit jeune
Qui a 14 ans
Et qui s'y met vachement
Et en fait
Castenoisette
Parle plus fort un peu
Castenoisette
Tu parles plus fort
Il y a du monde derrière toi
Oui donc
Ouais bah alors
Tu demandes aux gens
Il y a personne
Il y a personne
Il y a absolument personne
Je suis toute seule
Assise sur ma chaise
Comme une clocharde
Non bah c'est bizarre
On entend du monde
Chez quelqu'un
Mais je voudrais bien savoir
Chez qui
Ah oui mais non
Mais moi c'est pas chez moi
Donc alors
Donc tu disais
Ouais donc je te disais
Bientôt
Il y a un petit jeune
De 14 ans
Qui commence à se mettre
A la politique
Et les médias
Vont bientôt en parler
Je peux pas en dire plus
Parce que sinon
Ça serait divulguer
Des secrets
Des secrets d'état
Néanmoins sache
Que tu vas bientôt
Entendre parler
D'un petit jeune
De 14 ans
C'est pas Jordi
Non non mais c'est bon
On a pas besoin
De savoir les noms
D'accord
Je ne donne pas de noms
Oui non mais je sais
Ouais je sais
Casse-moi cette
C'est pas pour toi
Que je parle
C'est pour Tony
Qui veut dire
Sûrement de qui il veut parler
Je vois à peu près
Ah oui
Donc
Moi je voudrais parler
Attends 5 minutes
Oui Gérard
Il y a un certain Max
Sur l'IRC
Qui me demande
Si les animaux
Ont le droit de voter
Je vois pas comment
Qui pourraient voter
Les animaux
Il me dit
Dans la mesure
Où certains hommes politiques
Sont des chiens
Les animaux pourraient voter
Ouais mais ça
Maintenant avec les trucs
Sur les guignols de l'info
Comme ils font pas mal
De conneries
Ils s'amusent
A faire des
Des figurines
Des hommes
Politiques
En tête de chien
Et tout ça
On nous aurait menti
Alors
Saucisson à l'ail
J'étais venu à toi
Bah écoute
Moi je pense
Qu'ils ont pas vraiment
Le droit
Mais c'est pas pour ça
Que ça les empêche
De le faire quoi
D'accord
Ok
Plotte-moi
Je veux dire
Pardon
Oui
Oh c'est fini
Derrière
Putain ma caisse
Ah il y a un mec
Qui se fait tirer sa caisse
Là on dirait
Bon bah alors
S'il se fait tirer sa bagnole
Je sais pas qui mais
Putain les enculés
Oh tu restes poli
S'il te plaît
Plotte-moi parce que tout à l'heure
Tu vas virer
Je pense qu'il vient de parler là
Elle a ma BM
Alors plotte-moi vas-y
Euh oui donc je crois
Que c'est un peu bizarre
Ce qu'elle a dit tout à l'heure
Parce que moi
J'ai entendu parler
Qu'il fallait quand même
Avoir 23 ans
Il me semble
Non là
Tu peux
Non c'est 21
Non si je me souviens
Si je me trompe pas
Non non c'est
Non non pour être
Pour machiner
Pour avoir 21 ans
A peu près
Pour voter
Pour se présenter
Aux élections
C'est combien
C'est quel âge
21 ans
Normalement
Je peux rajouter
Juste quelques
Oui oui vas-y
Il faut savoir
Qu'en fait
Cet enfant là
Ce jeune adolescent
Va demander l'anticipation
Ah d'accord
D'accord
Donc c'est pour ça
Que je répondais
A la question
Je ne peux pas dire
Julien
C'est quand même
Un secret d'état
C'est pas moi d'en parler
Les médias vont faire
Leur boulot
Beaucoup mieux que moi
Et donc voilà
C'est tout ce que je voulais
C'est ton gosse
Jérôme
Non c'est
On se calme
Je viens d'entendre
Un nom
Que j'aime pas
Par contre
Là on vient de me
Donner
Un petit sondage
Il y a 20
Donc pour ou contre
La politique
Mais ça
J'en avais pas parlé
Donc je vois pas
Pourquoi qu'on met
Pour ou contre
Donc il y a 20%
Des gens qui
Qu'ont dit
Qu'ils n'aimaient pas
La grossièreté
Ca c'est vrai
40% des gens
Ont dit
Que les
Que les types
C'étaient des
Petits parasites
Parasites
Que l'éthique
L'éthique
C'étaient des petits parasites
Ouais que c'était
L'éthique
C'étaient des petits parasites
Que l'on trouve
Sous les
Sous le chien
Et 40% des gens
Ont dit
Qu'ils n'en avaient
Rien à foutre
Et ça
Je suis bien d'accord
Avec les 40%
Qui disent
Qu'on en a rien à foutre
Ca pour moi
C'est réel
Donc Tony
Pour toi
J'ai pas suivi la question
Parce qu'avec tes sondages
Là tu m'as perturbé
Alors
Les enfants ont-ils le droit
De faire de la politique
Voilà la question
Bah oui tout à fait
Moi je pense que les enfants
Ca serait pas pire
Que ce qu'il y a maintenant
Enfin moi je sais pas
Si par exemple
Une fille de 12 ans
Elle est aussi bien galpée
Qu'Elisabeth Guigou
Bon Tony
Tony c'est la dernière fois
Tu vas retourner
Voir Manu au standard
Ah il est impossible ce Tony
Alors c'est fini
Non non Tony
Je te l'avais dit gentiment
Tout à l'heure
De ne pas citer
Le nom des personnes politiques
Si si t'as très bien entendu
Donc c'est terminé
C'est terminé Tony
C'est terminé
C'est terminé
C'est terminé
Terminé pour toi Tony
Au revoir
Et sur IRC
On me dit
Tony tu dégages
Voilà bah ça y est
Il est parti
Donc Tébette
Moi je dis que les gosses
Ils ont rien à faire
Dans la politique
Oui
Il ferait mieux de jouer au Lego
Et de pas nous faire chier quoi
C'est une affaire d'adultes
Et c'est pas du tout
Une affaire de gamins quoi
Ouais mais
Comme je disais tout à l'heure
Donc faut bien avoir
La majorité pour y être
Mais c'est même pas
Une question de majorité
C'est que les gosses
Ils ont rien à faire là-dedans quoi
Ils jouent aux billes
Et puis c'est tout
Ouais mais t'en as beaucoup
Qui veulent se lancer dedans aussi
Mais ouais
Mais c'est des petits cons
Bon ok
Grosse frigne
Bah moi je sais pas
Mais je sais pas
Si tu regardes des fois
Ils invitent des mômes
A l'Assemblée Nationale
Ouais mais ça
Ouais mais ça c'est
Pour faire des séances et tout
Et pour s'intégrer un peu
Ouais non mais attends
Ça
Merde ils posent tous
La même question
Quand est-ce qu'on mange
Ils veulent tous
Aller pisser en même temps
Ouais non mais
Et en plus
Ils dégueulassent
Tous les sièges
Des députés
Ouais mais non mais attends
Attends je parle s'il te plaît
Moi je trouve que
Vraiment
Les mômes
C'est à l'école
A la crèche
Ou à la babysitting
Et tout
Et puis c'est pas
Dans la politique quoi
Ça va
Non mais faut dire
Qu'aussi avec ce qui se passe
A l'heure actuelle
Bon bah
Les étudiants
Les trois quarts
Ont 15, 16
Voire 17 ans
C'est des petits cons
Les étudiants
Ouais mais attends
Mais c'est quand même
C'est quand même
C'est quand même
Leur problème
Parce que bon
Faut dire une chose
Que si
Ils sont trop nombreux
Dans les classes
Faut voir aussi
Le nombre de personnes
Qu'il y a dans les classes
Mais attends
Attendez
Attendez
Attendez
Attendez
Attendez
Attendez
Laissez-moi finir
J'ai entendu dire
Qu'ils étaient jusqu'à
50 personnes
Dans une classe
70 moi j'ai entendu
70
Ouais il y a
J'ai entendu 40
50 et 70
Aussi par là
Oui
Excuse-moi
Mais même s'ils sont
50 par classe
C'est pas beaucoup
T'en mets 20 dans la classe
Et 30 dans le couloir
Tu laisses la porte ouverte
Et tout le monde peut suivre
Ouais non non non
Non non
Attends attends
Attends attends
Gros string
Gros string
Gros string
S'il te plaît
Attends il y a une question
IRC
Oui gros string
Je suis désolé
Il y a Erki sur IRC
Donc qui te demande
Gérard
Combien d'érections
As-tu participé
Non mais ça
J'y répondrai pas
Parce que c'est pas le thème
Du débat politique
Et Gérard
Ah si en politique
Les élections c'est normal
A la place
Les clochettes c'est bon
A la place de Tony
On accueille Kyra
Qui appelle de Sarcelles
101.9
Bonsoir Laska
Allo
Bonsoir Laska
Non tu parles comme Hippo
Je suis Kyra
Moi je voulais dire
Que je vote
Je vote et
Voilà
Tu votes pour qui toi
Moi je vote pour
Pour ceux qui
Légaliseront le vol
De
Des mobilettes
Voilà
D'accord
Ok
D'accord
Tu peux répondre
A la question
J'ai pas entendu
Il était au standard
Alors les enfants
Ont-ils le droit
De faire de la politique
Tout à fait
Moi je suis
Tout à fait d'accord
Que pourquoi
Il y aurait
Des discriminations
Comme ça
Dès le plus jeune âge
Non mais
Pourquoi
Qu'est-ce qu'il y a
Moi je peux vous dire
Moi je peux vous dire
Une chose
Que j'ai
Je voudrais pas
Que mon enfant
S'amuse à faire de la politique
Parce que ça
Ça me plairait pas du tout
Déjà moi j'en fais pas
Donc
Et pourquoi justement
Justement sur Minitel
En plus ça cartonne
Ce soir on est 30 connectés
Il y a un auditeur
Qui s'appelait
Je sais plus comment
Yann
Qui voulait te demander
Pourquoi toi tu ferais pas
De la politique
Et pourquoi tu serais pas
Ministre de la route
Non non mais ça
Moi c'est un truc
Qui me branche pas
Et quand j'entends parler
De ce qu'il parle
A la télé
Même sur les radios
Fais-moi confiance
Que c'est une prise de tête
Pas possible
C'est-à-dire
Donc
C'est sans arrêt
En train de nous dire
Ouais mais de toute manière
Comme ils disent
Pour les étudiants
C'est malheur d'en parler
Ils disent ouais
De toute manière
On vous promet des bourses
Et puis tout ça
Et puis en fin de compte
Ils ont jamais rien
Les étudiants
C'est dégueulasse
Ils ont jamais rien eu
Et c'est pour ça
Moi je leur donne raison
De faire ce qu'ils font
C'est tout
C'est quand même leur truc
Pour avoir un bac
Et donc moi je leur donne raison
C'est tout
Continuez
En attendant Gérard
Gérard président
Gérard président
A ce propos
Y'a Yankee sur IRC
Qui me dit
Si Gérard était président
C'est l'état qui se fera enculer
Bon bah ça
Il se démerde
Donc
Quatrième question
Oh ça suffit
Avec les sonnettes
Oh ça suffit
Merci
Pensez-vous
Que l'on parle
Bon Manu
Tu me le gères s'il te plaît
Parce que ça me prend la tête
Ou sinon
Je gère la sonnette
La sonnette tu dégages
Alors pensez-vous
Que l'on parle trop de politique
Putain
J'ai dit tu dégages
Ça commence à me prendre
Ça commence à me prendre la tête là
Euh
Caria
Caillera
Caillera
Moi je suis d'accord
Avec toi Gérard
Parce que
Moi y'a
Dans la PC
Il tourne
Y'a le maire
L'autre fois il est venu
Et il nous parle
Il nous prend la
Il nous prend la
Il nous prend la gueule
Il nous fait
Arrêter de fumer des tarpés
Trouver un diable
Tout ça
Mais non on s'en fout
Non on s'en fout
Parce que
On casse des trucs
Ok
Grosse ligne
Bah moi je trouve que
On en parle pas
Pas tellement en fait
Là pas plus tard que
Attends ouais c'était hier
J'ai regardé le juste prix
Que dalle
Non mais attends
Eh
Toh
Oh grosse ligne
Tu crois
Tu crois qu'ils en parlent pas assez
Ils ont fait
Ils ont fait carrément
Tout un truc sur
Euh
Sur Bill Clinton
A 23h10
Attends
Tu te fous de moi là
J'ai jamais de l'avis
Dans le juste prix
T'es fou
Non non mais attends
Dans ce cas là
Si tu regardes le juste prix
C'est pas la peine de participer
Au débat sur la politique
Quand au journal télévisé
Là tout à l'heure
Ils ont pas vendu
Tout ce qu'ils ont montré
C'est la fusée qui les colle
Bah ouais mais ils ont quand même
Parlé de la politique
Je suis désolé
Ils ont parlé de politique
Les astronautes
Quand ils décollaient
J'en sais rien mais
Non non mais ils en ont quand même
Parlé à 20h
Je suis désolé
À 20h
Moi j'allume à 20h02
Ils n'en parlaient plus déjà
Alors
Non non mais attends
T'es bête
T'es bête
Toupé
Toupé à Québec
Vas-y Toupé
Oh
Tu te réveilles
Allez hop
Bonne nuit pour lui
Allez hop
Celui-là c'est
Comme ça il se réveillera
Oui Rigo
Oui il y a
Vomis de porc sur IRC
Qui te demande
Gérard
Pourquoi tu dis
Qu'il y a trop de poils éthiques
Tu aimes les hommes imberbes
Non n'importe quoi
N'importe quoi
Plote moi
Ouais moi je pense que
Non
Il y a trop de
Il y a trop de
Il y a trop de politiques
D'ailleurs on devrait directement
Passer au deuxième débat
Non mais alors
Pour l'instant c'est pas
Toi tu n'as qu'à acheter toi
Non mais attends
Toi si t'es pas content
Tu vas faire comme Tony
T'es bête
Tu vas gerber aussi
Comme ça on va prendre
D'autres personnes
Tu vois j'ai envie de
Ce soir
On est à la troisième
Il y a 12 questions
Alors soit que tu réponds
Gentiment à la question
Soit que tu vires
Tu choisis
Je veux bien faire comme Tony
Parce que mon nom
Il me plaît pas trop là
Eh ben alors
C'est bien alors
Pareil
Allez salut
Salut à toi
Salut
C'est bien il ne nous reste plus
Qu'un, deux, trois, quatre
Il nous en reste plus que quatre
Alors casse-moi Z
On accueille
Attends excuse-moi Gérard
On accueille quand même Citrouille
Eh salut Gérard
Salut Citrouille
On t'appelle d'où ?
J'appelle de Paris
Ok
Alors donc je répète la question
Comme tu viens d'arriver
Oui s'il te plaît
Alors pensez-vous
Qu'on parle trop de politique
On va demander à casse-moi Z
Comme j'étais sur elle en premier
Ouais ben on en parle beaucoup
Oh le porc là
On en parle beaucoup
C'est vrai mais à tort et à travers
Tu vas dire que je vais remettre
L'histoire de Clinton sur le tapis
Non mais justement
J'en ai parlé aussi moi
Donc
Bon je vais t'expliquer en gros
Moi j'ai dû partir là-bas
J'ai dû partir aux Etats-Unis
Parce que je travaille au Parlement
Et on a dû donc aller là-bas
Et on a eu des réunions
Donc avec Bill Clinton
Et il faut savoir
Qu'il y a des choses qui sont vraies
Et qu'il y a des choses qui ne sont pas vraies
C'est-à-dire qu'on va revenir
Sur le harcèlement avec
Ouais mais on ne va pas s'éterniser là-dessus
Non non non
Mais il y a des choses
Il faut savoir que
Bon il ne l'a pas harcelée quoi
Elle était tout à fait d'accord
Et bon
Elle était consentante
Elle était tout à fait consentante
Elle adorait le sucer
Elle ravalait tout
Elle était contente
Et puis voilà quoi
D'accord
Attendez attendez
Il y a une question IRC
Oui enfin c'est une réaction
A ce sujet
On te demande Gérard
A ton avis
Est-ce que
Pour qu'un président
Fasse parler de lui
Il faut qu'il se fasse sucer
Non pas spécialement
On va peut-être pas revenir
Sur l'affaire Bill Clinton
Non mais
En deux mots
Moi je lui dis
Là je peux y répondre
De toute manière
Ça sert à rien
Strictement
C'est casse-couille
Ouais mais Gérard
Il faut reconnaître
Que ça aide quand même
Ouais mais ça
Je vois pas où ça fait du bien
S'il y avait un président
Par exemple
Un président bulgare
Ou un truc comme ça
Un mec
On n'en entend jamais parler
Il se faisait pomper un bon coup
Je suis sûr que dès demain
On en entendrait parler quoi
C'est clair
Non mais ça
T'as vu l'accueil des
Attendez attendez
Cueil gras
Cueil gras 5 minutes oui
On accueille casse-couille
Bonsoir
Bonsoir à tous
Bonsoir aux 20 millions d'auditeurs
Qui nous écoutent quand même
Eh celui qui s'amuse
A
A faire ça
Là il va se calmer
Il est d'où lui ?
Bah écoute
Demande lui
Parce que j'ai pas eu le temps
J'ai 19 ans
Et j'appelle de Mont-de-Marsan
Et la fréquence de Mont-de-Marsan ?
Euh alors ça
Je sais plus moi
Je vais la trouver
Il va nous la donner
Il y en a un qui est malade là
Ouais je crois
La malade c'est le deuxième de bas
Celui qui s'amuse à faire ça
Va se calmer
Parce que sinon
C'est moi qui vais le calmer
Aurentaine
C'est la chiasse
Alors casse-noisette
Oui
Donc pour toi
Non toi tu viens de répondre
Ah oui
Sois-ci son à l'aïe
Bah écoute moi Gérard
Moi je pense que la politique
Si tu veux en entendre parler
T'en entends parler
Mais si tu veux pas en entendre parler
T'en entends pas
Bah voilà
Donc je suis tout à fait
Euh Citrouille
T'avais pas répondu
Ouais mais alors moi je dis
On parle pas assez de la vie privée
Des hommes politiques
Ah si si
Attends attends
Citrouille Citrouille
Citrouille
Citrouille
Attends Citrouille
Je vais te dire une chose
On en a quand même
On en entend parler sans arrêt
Parce qu'hier
Y'a un truc sur la première
Qui a passé carrément
Toute la partie
Une bonne partie de la nuit
Ils ont fait ça à 23h30
Sur la 1
Je sais plus le nom du reportage
Je crois que c'est reportage
Ils nous ont cassé les burnes
Avec la paire Bill Kington
Pourquoi t'as regardé ?
Non non je vais pas regarder
J'ai zappé parce que ça me prenait la tête
Moi je dis qu'il faudrait faire ça
Toutes les semaines
Si Chirac il a des maîtresses
Si Jospin il a une grosse piste
Ouais bah c'est bon
On en a rien à foutre
Ouais casse couille
Ouais
Gérard
Ouais c'est qui ?
Ouais c'est gros string
Je voulais juste dire un truc
Sur la vie privée des hommes politiques
Je sais pas si t'as remarqué
Mais l'été
Dans tous les magazines
Genre
Paris Match
Gala etc
C'est que des photos
Des hommes politiques
Qui sont
Qui sont moules couilles
Sur la plage
Ouais mais d'accord
Mais ça c'est
Non mais ça c'est leur problème
On a même vu Barthez en jet ski
T'imagines
Casse couille
Tu veux répondre
Avant qu'on pose la cinquième
Ce qu'il y a c'est que moi
J'étais au standard
Alors pensez-vous
Qu'on parle trop de politique
Manu tu me gères celui
Qui arrête pas de roter
Comme un porc
Parce que ça m'énerve ça
Pas de problème
Il va aller gerber
Il va revenir
Ouais bah il va aller gerber
Il va aller gerber
Chez lui définitivement
Gérard
Ah bon ouais
Calmez-vous s'il vous plaît
Il y a Gognol sur IRC
Qui te demande
Comment tu ferais
Pour boucher le trou de la sécu
Ah bah ça
C'est pas mon problème
Ça c'est pas mes problèmes
Pour les trous de la sécu
Ils sont assez grands
De s'en occuper
Ça ça me regarde
Bah apparemment non
Ouais mais attends
C'est bien aux hommes politiques
De s'occuper du trou de la sécu
Manu tu me le calmes
S'il te plaît
Parce que sinon
Ça va chauffer pour toi
Alors casse-couille pour toi
Oui au fait
Alors pensez-vous
Que l'on parle trop de politique
Donc c'était la question
Comme tu étais au standard
Ouais je tiens à préciser
Que d'abord
Que la fréquence
C'est 52.6 à Mont-de-Marsan
Vu que je l'avais pas dit
Tout à l'heure
Donc effectivement
Je trouve qu'on en parle beaucoup
Mais on en parle quand même
Un peu moins
Que quand il y a les élections
Là on en a
24 heures sur 24
Il y a que de ça
Ah ouais mais
Mais non mais casse-couille
N'empêche je suis au directeur
C'est une chose que
D'accord on en parle moins
Avant qu'il y ait eu les élections
Mais là quand même
Ils nous bassinent encore
A l'heure actuelle
Avec l'affaire Big Clinton
Et l'affaire
Les visqués
Avec les visqués
Ouais mais je croyais
Que tu voulais pas en parler
Non non mais moi je te dis
Tu dis qu'on en parle pas assez
Si ils sont en train
De nous bassiner avec tout ça
Mais ils en parlent pas assez
Bah ouais mais on en a ras-le-bol
D'entendre parler de ça sans arrêt
Mais non
Donc alors vous allez réfléchir
A la question
Avez-vous un membre
De votre famille
Qui fait de la politique
Et on va s'écouter
Pierre de la Montagne
Avec
Elles sont blanches
Mes chaussettes
Et elles puchent
Et on se retrouve tout de suite après
T'appeler au 0800 308 5000
Et 0870 5000
Toujours le 36 15 4
Fun Radio
Rubrique directe
Et lire c'est
www.fr
Fun
Euh
Fun Radio
Flash Fun Radio
On a 921 connectés quand même
Gérard ce qui est énorme
Ouais
J'en veux 1000
J'en veux 1000 avant
Avant une heure et demie
Ça arrive
Ça arrive
Et alors on va
T'as trouvé là
Qui c'est qui
Ça y est
Il est allé
Il est allé aux toilettes
Il a fait ses besoins
Il est revenu
Il est en pleine forme
Super
Ok
Donc on récupère
Saucisson à l'ail
Toujours là Gérard
Casse-noisette
Ouais je suis là
Gros string
Ouais
Euh
Queyra
Soir non
Citrouille
Ouais salut
Et casse-couille
Oui si tu pouvais donner
Le label
La maison d'édition
Des disques que tu mets
Ça m'aiderait
Bon alors là
Faut demander ça
A Filda
C'est le label rouge
C'est approuvé
D'accord merci
Je connais
Je connais
Tu es pas people
Ouais
Bon c'est bien
C'est bien comme ça
Donc vous avez eu le temps
De réfléchir
A la question
On va demander
Bah tiens casse-couille
Moi non
J'ai pas de
J'ai pas de membre
Ni de ma famille
Ni de mon corps
Qui participe
A la politique
Ouais
Voilà
Ok
Je suis désolé
D'accord
Citrouille
Ouais moi j'ai un oncle
Mais bon c'est l'athéon
Il est communiste
Alors on lui parle plus
Non non non
Non non mais ça
On fait pas de politique
Ah ok ouais
Bon bah on lui parle plus
Quand même
Parce que c'est un gros con
Ok
Ah bah c'est bien
Alors Keira
Ouais moi je
Mais nous
Ils veulent pas de nous
Parce qu'on a
Avec des tepeaux
On a voulu faire
Un parti politique
Ouais
Et on est allé
A la mairie
Et ils ont pas voulu
De nous
Ces messieurs
D'accord
Grosse ring
Bah moi j'ai un cousin
Ouais qui fait de la politique
Ouais
Et il colle des affiches
Hum
Et bah voilà quoi
Un jour il était dans la merde
Parce que
Il avait emmené
Qu'un tube de colle
Et il a pu en coller
Que trois quoi
D'accord
D'accord
Je vois pas du tout
Le rapport
On prend pas de la colle
On prend pas des tubes de colle
On prend pas des tubes de colle
Les mecs
Y'en a qui sont avec des seaux
Et qui préparent déjà
Ouais ouais
Non mais c'est bon
Tu me laisses
Reparler s'il te plaît
Merci
Bah non je crois
Qu'il y a un moment
Si tu sais pas
Comment on colle des affiches
Moi je peux rien faire
Pour tout le monde
Non mais attends
Tu demanderas
A ceux qui
Quand ils les colleront
Pour les élections
Tu leur demanderas
Excuse moi
J'ai beaucoup de respect pour toi
Bon alors celui-là
Ça commence à m'énerver
Il a passé
Mon cousin
Il a passé un CAP
En collage d'affiches
Et il sait certainement
Beaucoup mieux
Que quiconque
Coller des affiches
Peut te le dire
Non non non
Si si si
Casse-moi Z
Ouais bah moi
J'ai pas sa amie
Qui travaille là-dedans
Mais bon moi
Je suis dans le milieu
Je travaille pour le parti
De Jean-Marie Le Pen
Bon bah alors
Casse-moi Z
C'est bon là pour toi
C'est terminé
Elle a le droit de parler
Non non non
J'avais précisé
De pas donner de
Pas de FN
Allez hop
Terminé c'est bon
Allez hop
Hop
Oh non non non
Alors
Je m'en fous de celui
Qui s'amuse à faire ça
De tout à l'heure
Ça va mal
C'est terminé pour lui
Saucisson à l'ail
Bah écoute Gérard
Moi chez moi
Tout le monde est contre
Oh non non non
Oh
Oh si
Bah qu'est-ce que j'ai dit
Saucisson à l'ail
Continue
Non non mais j'arrête
Celui qui s'amuse là
Ah ok excuse-moi
Moi je t'ai dit
Mais chez moi
Tout le monde est contre
Oh non non non
Mais quoi
Et ça commence à bien faire là
Un fil d'art
Non c'est pas moi
Non c'est pas toi
Qui t'amuses avec
Un petit bouton là
Non
Non non
Toi tu es en train
De me percer les miens
Mais ça c'est
T'en regardes pas
Oui oui oui
Mais t'es en train
De t'amuser là-bas
Ok
C'est vu
Donc Saucisson à l'ail
Toi pourquoi
Gérard deux secondes
J'ai une question sur Minitel
On est encore 23 connectés
De R2D2
Je trouve qu'il y a
Beaucoup trop d'hétérosexuels
Dans le milieu de la politique
Et toi Gégé
Que t'en penses quoi
Moi j'en pense
Rien du tout de ça
Mais est-ce que tu trouves
Que en fait
Justement en ce moment
On parle du PAX
Je sais pas si tu
Non non mais ça
C'est pas
Ça rien
J'en parle pas
Pour le mariage
Des homosexuels
Qui font de la politique
J'en parle pas là-dedans
Ce soir
Pourquoi
Parce que ça m'intéresse pas
C'est tout
Mais c'est intéressant
Les gens ils aimeraient savoir
Ouais bah peut-être
Mais moi
Gérard
Excuse-moi
Excuse-moi gros string là
T'aimerais pas
De faire introduire
Dans le milieu
Non non non
On va faire sur le côté
On accueille X
S'il vous plaît
Oui bonsoir Gérard
X bonsoir
Oh elle est bien elle
T'appelles d'où
Bah j'appelle de chez moi apparemment
Un appartement très bien d'ailleurs
Manu Manu
Quel fréquent
S'il te plaît
Non mais je te dis
J'appelle de mon appartement
Donc région parisienne
Région parisienne
Le truc que tu paies 900 balles là
Région parisienne
90 mètres carrés là
Région parisienne
Bah oui région parisienne
Ok 101.9
Merci d'apprécier
Ainsi de suivre
Donc à toi X
Alors de répondre
Bah si tu peux me répéter la question
Avez-vous un membre
Avez-vous un membre de votre famille
Qui fait de la politique
Non malheureusement
J'ai pas
J'ai pas quelqu'un
Qui fait de la politique
Dans mon entourage
Ni dans ma famille
Non
C'est la vie des mystères ça
Non
D'accord
Donc moi je peux vous dire
Que moi non plus
Comme j'ai pratiquement personne
Que de son entourage
Moi là-bas
Je suis tranquille
Oui c'est qui
C'est gros string
Ton membre
Il fait pas de politique
Bah en gros string
Tu veux parler de quel membre
Alors vas-y
Ton membre
A toi
Tu nous demandes
Nos membres à nous
Maintenant
De la famille s'il vous plaît
Que je demande
Ah ouais d'accord
Faut pas confondre
Les torchons et les serviettes
D'accord
Et alors ta femme
Ma femme à temps merde
Ma femme
Ma femme à temps merde
Tu sais ce qu'il dit
Le vieux porc
Exactement
Alors
Sixième question
Déjà ça passe tellement vite
Bah oui
Doit-on voter
Pour
Peut-être une question
Hier c'est avant
J'en aurai une
J'en aurai une
Vas-y
Vas-y
Fildar
Ok donc c'est Paul Ethic
Qui te demande
Gérard as-tu un membre actif
Dans les parties
Non
Donc il reste serré
Sur IRC
Pardon
Il y a SNUL
Qui te demande
Si tu connais le parti
GNB
Non plus
On est combien là maintenant
On est
On est 7 ou 8 dans le studio
Non non mais ça
Je m'en fous
Je veux savoir
Sur l'IRC
Si on va dépasser
Les milles ce soir
986
On y arrive bientôt
Putain t'es 12
Alors c'est bon
Merci le pape
Alors on continue
Donc sixième question
Doit-on voter
Pour avoir une copine
On va demander ça
A Grossring
Comme il n'arrête pas
De jacter sans arrêt
Est-ce que tu peux répéter
J'ai mal compris
Doit-on
Doit-on voter
Pour avoir une copine
C'est la dernière fois
Que je répète la question
Alors ouvrez bien les oreilles
Alors j'ai compris
Mais il faut articuler aussi un peu
Alors est-ce qu'on doit voter
Pour avoir une copine
Moi je dis
Oui si on veut
Si on veut
Niquer une nana
Qui fait de la politique
Genre
Je sais pas moi par exemple
Comment elle s'appelle
L'autre là
Ah la blonde là
Elisabeth
Elisabeth Kikou
Alors
Alors
C'est Kaira
C'est Kaira
Oui Kaira
Elisabeth Kikou
Alors c'est bon Kaira
Tu peux partir
Et Grossring avec
Tous les deux
Tu peux partir
Allez viens avec moi
Viens
Tu rentres chez toi
Et c'est bon
Voilà alors
Je t'aide un peu
Je t'aide un peu
Parce que t'as du mal
Fais gaffe
Fais gaffe
Donc
On a plus Kaira
On a Grossring
Non plus
On va demander
Sa saucisson à laïc
Bah écoute
Moi franchement
Je dis que non
Ça dépend
Mais franchement
Je dis que non
D'accord
Je vois
Bien ce que tu veux dire
Citrouille
Ouais moi je me suis jamais
Fait de meuf
Alors je suis pas
Non mais doit-on voter
Pour avoir une copine
Ou un copain
Si tu veux
Dans l'ensemble
Bah moi j'ai plein de copines
Non mais
Putain mais
T'es bouchée ou quoi
Toi ce soir
Non pourquoi
T'as mangé quoi là
T'as mangé
Du poulet
Du poulet enragé
On dirait
Non il était pas enragé
Bah dis donc
On le dirait
Parce que je crois
Je crois que tu comprends pas
Ce que je veux dire
Peut-être les champignons
Ils vont pas être frais alors
Ouais d'accord
Gérard il y a Turpentine
Sur IRC
Qui te demande
Si tu as voté
Pour trouver Sandy
Personnellement
Non je l'ai
Il a voté nul ouais
Attends je l'ai voté
Par pochette surprise
Dans
IP Magazine
Ça va lui faire plaisir
C'est pas un truc
De homo ça ?
Non non
C'est un magazine
Comme ça
Donc
Qui c'est qui nous reste
Cascouille
Oui bah moi
J'ai très bien entendu
Ta question
Mais je la comprends
Pas très bien quoi
Alors doit-on
J'ai compris
J'ai très bien compris
Doit-on voter
Pour avoir
Une copine
Ou un copain
Bah je comprends pas
Le rapport là
Bah doit-on voter
Par exemple
Si tu veux voter
Pour qui
Tu peux voter
Si tu veux
Tu peux voter
Pour retrouver une copine
T'as le droit
Bah logiquement
Quand tu votes
C'est pour
Pour élire quelqu'un
Bah oui
Bah dans
Dans la politique
Y'a bien des nanas
Qui font de la politique
Donc si tu veux
Être copine avec elle
Faut bien que tu votes
Pour elle voyons
Ah ouais mais faut avoir
Des business
Quoi qui c'est
Qui dit n'importe quoi
Qui c'est qui vient de dire
N'importe quoi
Je crois que c'est X
Oh X
Eh toi la grosse
Déboue espèce de filiasse là
Eh ça va toi là-bas
Elle a dit
Calme ta joie toi
Eh tu vas te calmer
Ta joie là ou quoi là
Eh toi la grosse
Déboue espèce de filiasse là
Oh ça suffit là
Pile d'art
Ou sinon je t'en vois
Je sais pas ce quoi là
Euh bah
Bah X
Eh toi la grosse
Déboue espèce de filiasse là
Ils sont trop
Non mais attends
Je crois que ce soir
Ils ont fumé la moquette
Ou ils ont fumé
Ils ont bouffé
Je sais pas quoi
Y'a pas de moquette à fun
Merde
Ouais alors
Donc on accueille Téton
Et on accueille aussi
Bulldog Mystère
Oui bonsoir
Bulldog Mystère
Bonsoir Gérard
Bonsoir tout le monde
C'est ce qu'il m'a donné
Comme nom Gérard
Me regarde pas comme ça
Alors lui tu peux
Tu peux lui dire
Qu'il prenne un autre nom
Non mais je restais
Je restais dans l'anonymat
Qu'est-ce que c'est encore
Ce travlot là
Eh bah écoute
Je vote
Eh c'est pas un débat
Sur les travlots
C'est un débat sur la politique
Je vote aussi bien que toi
Ouais bah moi je tombe
Donc
Mystère Bulldog
Bulldog Mystère
Ouais si je veux
Les fréquences là
S'il vous plaît
96.10
Pour qui ?
Pour Bulldog Mystère
Ouais 96.10
96.10 ?
Oui
Et Téton ?
Bah moi j'appelle Delil
Fréquences ?
J'ai pas encore
96.8
J'ai pas encore de Téton moi
96.8
Ok
Et alors X ?
Ouais bah je pense
Qu'il faudrait
Oh tu mettais en la musique là
Non non mais c'est pas moi
Non non mais il y a
J'ai de la musique là
Oh une collègue
Moi j'ai rien
Là tu sais rien moi
Bon X ?
Non je pense qu'on devrait
Créer des écoles
Pour voter
Pour essayer d'avoir
Une copine ou quoi
Ah fil d'art
T'arrêtes avec cette
Cette chanson là
Parce que ça me prend
Ça me prend la tête
C'est la fête
C'est la fête
Ouais ouais bah c'est bon
On l'a fait assez hier la fête
Ça c'est la fête
Euh
Téton ?
Oui bah si tu voudrais
Répéter la question
Parce que j'étais au standard
Il a dit qu'il la répétait pas
Alors doit
Ça commence à bien faire
Faudrait peut-être écouter
Quand je leur parle
Quand je leur parle
Ils peuvent pas t'entendre Gérard
Donc euh
Gérard il y a une bonne question
De Toons sur l'IRC
Est-ce qu'il est normal
Que tout le monde
Aie le droit de voter ?
Bah ça dépend des âges
En principe
Tu as le droit de voter
Qu'à partir de 18 ans
Mais donc
Si t'as moins de 18 ans
Tu n'as pas le droit de voter
Et on est mille sur l'IRC ça y est
Ah ça y est
On a atteint les mille hein
Ouais
On a atteint les mille quand même
Il est normal
20h20
J'avais dit avant 1h30
C'est bien
Continuez
Moi Gérard en tant que Travlo
J'estime que tout le monde
A le droit de voter
Non mais attends
Pour l'instant je demande à Téton
Je demande pas au Bulldog
Tu m'as toujours pas répété la question
Alors doit-on voter pour
Pour choisir une copine
Ou un copain ?
Doit-on voter pour choisir
Un copain ou une copine ?
Voilà
Euh ouais peut-être
Pourquoi pas ouais
Ouais
Ouais mais c'est pas mal
Là ta réponse
Ah qu'est-ce que t'en penses ?
Ouais bah elle est nulle à chiquer
Bah ouais
Missère
Bulldog missère là
Comme la question
Attends si t'es pas contente
Tu raccroches
Et tu vas faire dodo
Écoute
Moi je vote
Mais c'est pas pour trouver une copine
Parce que je suis hermaphrodite
Donc
Pas d'insulte
Pardon
Bon et les autres derrière
Vous le laissez parler
On vous a laissé parler
Alors vous le laissez parler
Un petit peu de respect quand même
Je suis différent de vous
Mais je suis quand même
J'estime
T'as le droit de t'exprimer
Bah oui
T'inquiète pas
Merci Sildar
De rien
Tu connais ce problème en plus
Ouais non mais vas-y
Accouche là
On va pas
Bah oui bah je te dis
Moi j'ai pas besoin de voter
Pour
Pour trouver un copain
D'accord
Même en boîte
Même en boîte
De toute manière
Tu peux te trouver facilement
Des copains ou des copines
J'ai vaguement entendu
Sur l'antenne
C'est pas le terme du débat
Non mais je peux répondre
Que j'ai vaguement entendu
Ce soir
Qu'il y en a une
Elle savait pas du tout
Ce qu'elle voulait faire
Avec le mec
Qu'elle a rencontré
Vendredi à la loco
Donc c'est pas grave
Oui
Rigaud
Oui il y a Le Chiant sur IRC
Qui te demande
Si on peut voter
Dans tous les pays
Euh
Très bonne question
Je vais y réfléchir
Je vous donnerai les réponses
Tout à l'heure
Ok
Alors
La septième
Peut-on faire de la politique
Pour être une star
On va demander ça
A
Bulldog Mystère
Apparemment
Tu m'aimes bien
Ouais bah
Tu vas parler
Comme c'est toi
Le dernier arrivé
Donc tu parles un peu
Euh
Alors peut-on faire de la politique
Pour être une star
Ouais
Bah oui
Bah tu vois bien
Qu'on a parlé
De l'habit à Clinton
Assez souvent
Que maintenant
Je pense qu'il peut faire
Un film de boule
Sans problème
L'habit à Clinton
Est connu
Du monde entier
Bah ouais
Non mais
Sur internet
Ouais bah ça
Je sais pas
Sur internet
Si c'est vraiment vrai
Écoute
J'ai cliqué dessus
Hier
Toute l'après-midi
Je peux te dire
Que sa bite
Est sur le net
Si si c'est vrai
Ouais je sais
Il paraît qu'ils veulent
Qu'ils font des photos dessus
Euh
Tétons
Bah moi je suis d'accord
Avec ce que tu dis Gérard
Bah mais
C'est à dire
Bah c'est à dire
Que je suis d'accord
Non mais
C'est pas la peine de dire
Que t'es d'accord avec moi
Mais tu précises
Ta réponse
Bah je pense
Exactement comme toi
Alors
C'est à dire
Bah c'est à dire
Que oui
Je pense que oui
Ouais effectivement
Vu les circonstances
Ouais je pense
Euh
X
Bah écoute
Une collègue
Oh
Bouledogue Missaire
Je suis pas du tout
Un collègue à toi
T'inquiète pas
Hé Bouledogue Missaire
Tu t'as mis un petit peu en veilleuse
T'es jalouse parce que j'ai une vie
Tu t'as mis en veilleuse
S'il te plaît merci
Bon tu peux me la répéter
Parce qu'elle arrête pas de parler
Et j'entends rien
Alors peut-on faire de la politique
Pour être une star
Non je pense pas
Qu'on peut faire de la politique
Pour être une star
Parce que toi t'es déjà une star
Non mais attends
J'ai pas
T'as pourtant pas fait de politique
N'importe quoi
Qui c'est qui dit n'importe quoi ?
Bah non
Bah pourquoi tu dis n'importe quoi ?
Il est vrai ce qu'il dit
N'importe quoi
Hé celle qui est pas contente
Alors tu rentres chez toi
Et tu t'écrases d'accord ?
T'as des meilleures réponses toi ?
Euh casse couille
Non tu m'as pas répondu
Connerie à la radio
Casse couille
Moi tout d'abord un truc
Que je comprends pas là
Euh
Bouledogue Missaire et X
C'est pas la même personne ?
Non
Non c'est ma soeur
Ouais c'est ta soeur
À Balbeur entre les cuisses
D'un catcheur
Ouais
Ouais
Alors casse couille
Alors moi je pense que ça
Ça devrait te donner des idées d'ailleurs
Vu que tu fais quand même
Aujourd'hui même ce soir
20 millions d'auditeurs
Je pense que tu devrais
Te mettre dans la politique
Non non attends
Pour l'instant
On a pas fait 20 millions d'auditeurs
La semaine dernière
On a fait 15 millions d'auditeurs
Là ce soir
La semaine dernière
On avait plus de
On avait 1000 connectés
À je sais plus quelle heure
Et là il y a
À 1h20
On était déjà 1000 connectés
Sur le net
Et là
On atteint bientôt les 1200
Et là on va arriver
On va arriver sur
1200 connectés
D'ici deux heures
Ouais mais
Ouais mais Gérard
Oui
Imagine
T'es 15 millions là
15 millions d'auditeurs
Imagine ils votaient pour toi
Et tu serais président quand même
Ouais mais ça on verra
Bah faudrait que
Tu vois faudrait que tu réfléchisses
À ce genre d'hypothèse
Non faut pas que tu réfléchisses
Non mais
Celle qui dit
Faut pas que je réfléchisse
Je fais ce que je veux
T'es méchant
Comme ça vous êtes en train de feu
Euh Citrouille
Oui
Donc toi
Moi je dis qu'il faut être une star
Pour faire la politique
Et pas le contraire
Non mais doit-on
Elle est mal tournée ta question
Moi je dis si Depardieu
Fait de la politique
T'es sûr il est élu
Moi je dis qu'il faut être une star
Pour faire la politique
Bon ok
C'est ton opinion
Mais moi personnellement
Non je te dis tout de suite
Bah tu la partages pas
C'est pas tant pis pour toi
Mais moi je te dis que c'est ça
Ok
Tu verras on en reparlera
On en reparlera
Ceux-ci sont à l'aïe
Bah écoute moi je suis pas tellement d'accord
Parce que je dis que
C'est pas parce qu'on fait de la politique
Qu'on est une star hein
Hum
Parce que
Il y a bien des gens
Qui font de la politique
Et puis
On s'en fout totalement
On en entend jamais parler
C'est quoi ça ?
Allo ?
Ceux-ci sont à l'aïe
Je crois que c'est X
Qui a raccroché
Non non je suis là moi
Merde
Merde, merde, merde, merde, merde
Euh
Bulldog mystère
Tu dis encore une seule fois
Un gros mot
Tu gerbes
Merde
Alors tu dégages
Bonne nuit
Non c'est pas moi
C'est pas moi
Non c'est pas toi
C'est ma soeur
Ceux-ci sont à l'aïe
Donc t'as peut-être pas fini
Si si j'ai fini Gérard
C'est bon ?
Gérard
Oui
Il y a Serval qui me demande
Enfin qui te demande
S'il y a être une star politique
S'il vous plaît
S'il y a être une star politique
Dans les Mercedes
C'est dangereux
Non
Je vois le rapport
Qui veut en venir
Mais
Moi je vois pas
Je le vois pas Gérard
Si si
Non mais moi je vois
Hey Bulldog mystère
Là tu t'écrases
Ça commence à bien faire
Bulldog mystère
Quoi il y a histoire d'un pont
Dans la
Non non mais c'est bon
Je vois ce qu'il voulait dire
Donc c'est pour ça
Que j'y réponds pas
Alors
Ok
Voilà
Donc
Huitième question
Les extras
Les extras
Les extra-intérêts
Doivent-ils faire
De la politique
On va demander ça
Attends Manu
Oui oui oui
A la place de X
Qui est raccroché
On ne sait pas pourquoi
On accueille Jean-Pitivier
Ben X
C'est plus là
Non elle est raccrochée
Alors donc
Ben faudra la rappeler
Jean-Pitivier
On n'a plus de ligne
Pour l'instant Gérard
Jean-Pitivier
Tu me refais
Une fiche
Je veux qu'on rappelle
Ma sœur
Oh toi
Bulldog mystère
Tout à l'heure
C'est toi
Qui m'a rappelé
Tu m'as dégagé
Oui ça va me faire
Une ligne de libre
Oui bonsoir Jean-Pitivier
Oui bonsoir
Bonsoir
Alors je travaille
Je suis
Maire, sénateur, député
De l'Aviron
J'écoute vos débats
Depuis tout à l'heure
Sur la politique
Je trouve ça très sympathique
Mais je trouve que ça n'a aucun intérêt
Pourquoi je m'explique
Vous vous allez parler
D'ailleurs je vous ai entendu dire
Là où sont les extra-intérêts
Je pense que vous prenez
Un petit peu à la légère
La politique
Et qu'on est en train
De dénaturer un petit peu
Tout ce milieu de la politique
Qui est certes
Magouille et peau de vin
Mais c'est en même temps
Grâce à la politique
Qu'on peut faire avancer le pays
Et je vous entends tout à l'heure
Poser des questions du genre
Est-ce qu'on peut être amoureux
En faisant de la politique
C'est bidon
C'est admissible
Bon alors Bulldog Milster
Tu dégages pour deux
Bon ce coup là
Allez hop
Ça t'apprendra à couper
La parole Jean
Je pense que vous abusez un petit peu
Que vous avez tendance
Un petit peu à prendre à la légère
Ça sert à rien de faire
Un débat sur la politique
Si c'est pour l'aborder
D'une manière rigolote
À ce moment-là
Vous faites un débat
Sur les strings
Ou sur la sodomie
Mais ne venez pas nous emmerder
On va faire des débats
Sur la politique
Oui la sodomie
La sodomie ça c'est bien ça
Bon de toute manière
C'est pas moi qui ai décidé
De faire ce débat là
Dans ces cas-là
Vous appellerez
Non mais dans ces cas-là
Monsieur vous assumez
Vos responsabilités
Bon alors dans ces cas-là
Si c'est pour réagir comme ça
C'est pas la peine d'appeler
Ok ?
Non mais écoutez
J'essaie de le dire
Vous êtes en train de vous énerver
On dirait
Vous êtes vous-même
Un homme politique
Et je trouve ça très décevant
De votre part
Non mais moi je fais les débats
Qu'on me dit de faire
Parce que vous avez l'air
Aussi débile qu'un homme politique
Ouais bah alors si ça vous plaît pas
Bah dans ces cas-là
Vous restez chez vous
Moi ça me plaît
Mais c'est sûr que je voterai pas
Pour votre gueule
Bah tant mieux
Bah moi non plus
Et moi je voulais dire
Que j'avais la Gérardo Zablak
Bon allez
Celui-là tu me le vire là
Le bulldog mystère
J'avais pas entendu
Hop terminé pour lui
Monsieur Gérard
Est-ce que vous avez voté
Dernièrement pour les cantonales ?
Ça ça vous regarde pas
Voilà
D'accord ?
Est-ce que toi t'as déjà été voté ?
C'est une bonne question ça
On parle de politique
Bah de toute manière
J'ai déjà été voté
C'est tout
Pourquoi vous êtes de droite RPR ?
Non non mais ça c'est pas
Ça je vous dirai pas mon parti
Parce qu'on parlait tout à l'heure
De Jean-Marie Guigou
Un homme politique
Que j'aime beaucoup
Demeurent
Et on parle pas suffisamment
D'hommes politiques
Des politiques
Je veux dire
Qu'est-ce que vous pensez de la gauche ?
Le RPR de gauche ?
Non non mais ça
On en a rien à foutre
J'ai dit que
Je voulais pas parler des partis
Alors vous n'en avez rien à foutre
Et dès qu'il faut parler de politique
Vous quand même parlez des partis
Non non mais moi je parle pas des partis
C'est tout
Si ça vous plaît pas
Vous raccrochez
Vous restez chez vous
C'est tout
Non mais c'est débile
De parler de politique
Avec des extraterrestres
Bon c'est bon
Ça y est ça y est
On a compris
Merci
Vous êtes cons alors
A la place de Bulldog Mystère
On accueille Pitbull secret
Bonsoir
Gérard vite fait
Sur IRC
Y'a ce nul
Qui te demande
Si tu connaîtrais
Un président idéal
Non
Alors donc
On va poser la
Il répond à aucune question
Il est con comme ça
Bon alors
Jean-Petit
Viens vous dégagez
Ça vous apprendra
De m'insulter
Hop
Tu peux le dire
Attendez monsieur
Insulter
Allez allez
C'est bon c'est bon
C'est bon c'est bon
Insulter ça fait partie
Du milieu politique
C'est normal
C'est ça c'est ça
Allez restez chez vous
On insulte
Allez allez
C'est bon c'est bon
C'est bon
Allez allez
Alors les extraterrestres
Doivent-ils perdre la politique
On se retrouve tout de suite après
Vous allez y réfléchir
Et on va s'écouter
Gilles Duboudin
Avec mes
Des baskets
Pour manger
Du pâté
Et on se retrouve tout de suite après
On va saluer à tout le monde
Voilà je voulais saluer
Tous les gens de l'IRC
A savoir
On est quand même
1350,2
Mais ça je suis perso
On s'en fout
Ce qui est pas mal
Je voulais saluer
Est-ce que je les cite tous
Non non non
C'est bon
C'est bon
Salut le pop
Avant de
Jérin
Avant de reprendre
On accueille
Jean Cotivier
Bonsoir
Bonsoir
Bonsoir
Ça s'appelle un blanc
Merci Gérard
Bonsoir
Donc
On va parler
On va
Je vais vous donner
Un petit sondage là quand même
Parce que
Rapidement
Allo
Rapidement
Oui
Donc qu'est-ce qu'il nous fait lui là ?
Gère-le
Gère-le là
Parce que ça va pas
Donc tout le monde
A la question
Tout le monde
Peut-il faire de la politique
Allo
Bon tu te tais s'il te plaît
Merci
A la question
Tout le monde
Peut-il faire de la politique
Alors il y a 50% des gens
Qui ont répondu
Qu'il faut obligatoirement
Posséder
Allo
Et moi j'entends plus Gérard
Il y a un problème au standard ou quoi ?
Allo
Allo
Qu'est-ce qu'il se passe là Mani ?
Bah non il y a rien
Il y a rien
Allo
Et là c'est bon ?
Allo
Vous nous entendez là ?
Bah non
On t'entend plus Gérard mais
Vous m'entendez ?
Vous m'entendez ? Allo
Allo
Allo
J'entends Mani ouais
Gérard parle un coup
Allo
Allo
On n'entend plus Gérard
Ouais mais qu'est-ce que tu me fais toi là ?
Fildar
Fildar merde
C'est toi qui fais des conneries encore
Mais non j'ai bien fait
Allo
On t'entend pas Gérard
Assuré RC ils t'entendent plus non plus
Qu'est-ce qu'il se passe là Fildar ?
Qu'est-ce que t'es en train de déconner là ?
J'ai vu une claque
J'attends Fildar
Le bouton là Fildar
Lequel ?
Celui-là le petit blanc là
Désenclenche-le
Voilà
Voilà j'ai bon
Voilà on t'entend là
Voilà Fildar
T'arrêtes de faire tes conneries oui
Allo moi j'entends rien
Allo
Wow
Ah ça a coupé encore
Allo
Fildar merde
Bon voilà la question
Tout le monde peut-il faire de la politique
Allo
Oh t'arrêtes avec tes allos toi
Monsieur vous m'entendez ?
Est-ce que vous nous entendez là ?
Gérard est-ce que tu...
Allo
Oh Fildar merde
Mais j'ai rien fait
Mais lui de droite
Mais y'a rien là
Y'a rien
Y'a rien
Y'a rien
Y'a rien là
Mais c'est encore coupé là
Mais Fildar je suis fait là
Fildar il se fout de toi
Mais lui de droite
Gérard on n'entend plus ta grosse gamelle
Oh c'est quoi ce bordel là ?
Mais non mais moi je continue pas comme ça
Allo les auditeurs
Les auditeurs vous m'entendez ?
Attends je vais laisser ce bouton là
Et là ça va mieux ?
Mais non n'insistez pas
On n'entend pas on vous dit
Et là ?
Et là vous vous entendez ?
Non on n'entend pas
N'insistez pas
On n'entend pas
On n'entend pas le gros con là
Le gros con il t'emmerde toi pédé
Mais d'où ce con là ?
Je comprends pas
Manu c'est du standard
C'est pas possible
Ça vient pas de moi
Ça vient pas de moi
Ah ça y est on entend
Allo ?
Ouais
Ouais bah c'est bon allo
Ah bah voilà
Ah oui voilà c'est bon
Donc y'a la question
Tout le monde peut-il perdre la politique ?
Celui qui m'a traité de gros con
Je te préviens que je t'emmerde
Toi gros pédé d'accord ?
Oh Gérard
Pas de vulgarité
Je te préviens
Tu restes poli ok ?
C'est bon c'est bon Gérard
On y va
Alors donc 50% des gens ont répondu
Qu'il faut obligatoirement procéder
Oh putain Manu
C'est bien tu me sacs
Tu me sacs celui de Allo
C'est pas de sa faute
C'est nous
Non non mais il va pas me percher
Toute la soirée avec
Allo allo allo
Qu'est-ce qu'il se passe Manu ?
On entend plus Gérard là
Bon qu'est-ce que t'as fait Gérard ?
Tout marchait bien là
T'arrêtes de déconner ou quoi ?
Ouais bah je vous entends moi aussi
Mais vous entendez plus Gérard
Bah je sais pas ce qu'il se passe
Il est parti là ?
Gérard t'es là ?
Non non il est là mais
Je pense que le débat il va s'arrêter
N'invitez pas on vous entend pas
Non mais attends il déconne depuis tout à l'heure lui
Y'a rien là
Ah mais ouais mais c'est normal
Faut appuyer là t'appuyez là
Voilà c'est bon vous m'entendez là ?
Ouais impeccable
Ohlala t'es vraiment un cave
Impeccable Gérard
Bah je le savais pas
Ouais non mais tu vas le savoir
Tout à l'heure tu vas te prendre une gaufre
Ils ont changé
Bah au chocolat
Alors tout le monde doit-il
Tout le monde peut-il perdre de la politique
Sur la question
Donc y'a 50% des gens qui ont répondu
Qu'il faut obligatoirement posséder
Un chromosome de 2 mois
Je vois pas ce que ça veut
Si c'est plus ça va mieux
Quand t'as un chromosome de 2 mois
T'as moins de chance
40% des gens ont répondu
Que oui puisque c'est Gérard
Et le président des cons
Bah moi je l'emmerde celui qui a répondu ça
Ça c'est des sondages de merde
Non Olivier Delapro
Et voilà ça m'étonne pas lui
10% des gens qui ont répondu merde
Ah bah c'est bien
Si c'est Olivier Delapro
Qui s'amuse à faire des sondages comme ça
Le deuxième il passe le carré au cul
C'est quoi ce chromosome ?
J'en sais rien
Sinon sur l'ERC
Y'a un seigneur qui dit
Que son chien fait de la politique
Sa queue part en sucette vers la droite
Et il a son permis d'érection
Alors saucisson à laïc t'es toujours là ?
Oui oui je suis toujours là
Casse couille
Pas de problème je suis là
Toujours là
Cétrouille
Ouais je suis là
Téton
Bah ouais
Pic boule
Pic bulle
Pic bulle secret
Pic bulle
Bonsoir
Bonsoir et...
Jean
Jean Cotivier
Jean Cotivier
Oui
Oh tu te réveilles hein ?
Allo
Oh tu te réveilles ?
Allo
Oui
Allo
On entend une barbe
Merde
C'est trop facile
Non fais gaffe
Parce que tu as retourné chez toi tout à l'heure
Je le sens hein
Dans ta voiture caca
Ouais
Dans sa merde
Bon la question Gérard
Alors donc
Vous avez
Bon s'il vous plaît vous vous calmez
Merci
Pour les écologistes dans 15 jours
Pour les élections
Je voudrais parler du pétard à Guigou
Bon toi ta gueule
D'accord
Donc vous avez
On a dit qu'on allait changer la question
Sans écologie
Extraterrestre
Et qu'on allait parler du président de l'Allemagne
Ouais donc qui s'appelle ?
Gérald Krafner
Voilà
Donc vous en avez entendu
Gérald Roswell
Putain tu vas fermer ta gueule toi
Tu vas la fermer ta gueule quand je parle ?
C'est quoi l'histoire de l'Allemagne ?
C'est quoi ?
J'ai pas compris
Non c'est un pays qui était
Qui était machiné par un autre chancelier
Et maintenant ça a changé
Non un chandelier
Un chandelier
Un chancelier
Non on me confirme c'est chandelier
Non c'est chanc...
Chancelier vous savez rien du tout
Alors taisez-vous
Chancouille
C'est les bougies là
Mais vous allez vous chalmer ou quoi là ?
Gérald ça se trouve où l'Allemagne ?
L'Allemagne ça se trouve du côté de
Du Pakistan un peu ou pas ?
Non du côté de Strasbourg par là
Vers Strasbourg de toute manière
Il y a une frontière qui se trouve à la limite de Strasbourg
Dans la banlieue ?
Il y a une île pas loin non ?
Non il n'y a pas d'île
Parce que toi tu viens d'une île toi ?
Bah ouais Tahiti excuse-moi
Ouais tu viens d'une île des cacahuètes
Donc alors je pense que vous en avez tout le temps
Je voulais savoir juste l'Allemagne
C'est bien là où il y avait eu Marguerite
Non c'est pas du tout là
Ça c'est en Angleterre
On va peut-être pas confondre l'Angleterre et l'Allemagne
Bon alors c'est quoi la question ?
Donc vous en avez entendu parler
Donc qu'est-ce que vous pensez qu'il va faire lui maintenant ?
Ben Edmund Cole je pense que c'est bien qu'il soit passé au pouvoir
Non mais il a été viré
Il a été remplacé à Brouty
Vous êtes peut-être au courant de choses que nous on ne sait pas
Moi en tout cas je sais que
Moi en tout cas je sais qu'Edmund Cole
Qui est en contact avec Marguerite Thatcher
Non mais écoute
Écoute bien ce qu'on vient de te dire
Qui n'est plus
Président de l'Allemagne
Je fais de la politique alors
En Allemagne moi je sais de quoi je parle
Parce que moi j'ai vécu en Allemagne
La capitale à Bucarest pendant pas mal d'années
Non mais Bucarest c'est pas la capitale de l'Allemagne à Brouty
C'est la préfecture
C'est la préfecture
C'est en Suisse Bucarest
Ah ouais c'est une ville jumelée
Je pense qu'on va pas s'éterniser trop
Sur cette question là
Justement si il y a un mec qui veut répondre à cette question
C'est ça qu'a merde
Il dit qu'il va faire comme Clinton
Il va sauter sa secrétaire
C'est bien il fait ce qu'il veut
Il fait ce qu'il veut de son cul
Juste c'est dire que l'Allemagne c'est quand même la plus belle ville fleurie
C'est tout
Avec Strasbourg derrière
Le secrétaire allemand démangeait de la bière
Et puis il buvait des patates
Tu te calmes un petit peu toi
J'étais trop bonne
Mais ta question c'est quoi ?
Ma question je vais vous la poser
Parce que c'était pas du tout prévu dans ce truc là
Il y a eu une question avant sur IRC
Une question de Turpentine qui te demande Gérard
Où est-ce que tu es ?
Est-ce qu'on peut apprendre à voter ?
Où on peut apprendre à voter ?
Il n'y a pas besoin d'apprendre
Non pas du tout
Alors toi tu as commencé par fermer ton clapet
Parce que tu as viré toi
Tu as déjà voté Gérard ?
Tu commences à être vulgaire encore toi
Une dédiffune à Elisabeth Guigou
Ça nous écoute
Alors toi Jean Gauthier ou Pitbull
Vous allez vous calmer parce que vous allez rejerber
Je pense que je vous avais dit de ne pas revenir
Vous êtes revenu sous d'autres noms
Non à peine
Parce que pas
On va peut-être revenir
Gérard il a décidé de s'arrêter de voter
Le jour au Krasniki il a décidé d'arrêter la politique
Et ta connerie elle a arrêté de voter quand toi ?
Gérard c'est Krasniki
Avec 15 000 millions d'auditeurs
15 000 millions
1 million
15 000 millions d'auditeurs
Reprends la question
Tu te calmes
Je vais les calmer mais reprends
15 000 millions d'auditeurs
Reprends le débat Gérard
Reprends la question on y va
Alors donc il y a une question que je voulais poser
Parce que tout le monde...
15 000 millions d'auditeurs
15 000 millions
Putain je t'entends plus Gérard encore
Putain merde
Manu s'il te plaît
Vous l'entendez Gérard là ?
Fildar qu'est-ce que tu t'amuses là ?
Je cherche un disque
Fildar !
Quoi ?
Max il t'a dit d'aider alors tu remets les auditeurs
Regarde tu lui mets des bâtons dans les crouilles
Vous avez entendu parler des grèves en ce moment
Je pense que vous en avez tous ras le bol
Ah bon il y a des grèves ?
Oui il y a des grèves
Il y a des grèves encore
Où ça ?
Bah la grève du coeur
Non il n'y a pas des grèves
Ça c'est la grève à Brouty
Les routiers sont en grève
Non non vous avez...
Les routiers c'est des feignants
Oh ta gueule toi
Là comme ça t'es tranquille toi
Au moins je vais t'avoir répondu tout de suite toi
Il y a la grève des...
Il n'y a que de kilomètres qui parcourent
Il y a la grève des porcs là
Des trucs de porcs en ce moment
Ouais il y a ça
Il y a aussi...
Demain il y a la RATP je crois
Demain...
Ah s'il vous plaît vous fermez vos gueules quand je parle
Merci
C'est la grève des porcs
C'est-à-dire que ta femme elle est en grève en ce moment
Tu sais qu'il vient de dire ça
Ça te rend le kilo de Sandy là
Alors tu me viens...
Je ne sais pas qui c'est
Tu gères Manu parce que là on n'en a pas le bol
Je sais je sais je vais essayer
C'est impossible de faire un débat potable
Non non non moi je n'ai rien fait moi
Non non c'est pas...
On ne peut pas faire un débat potable
Donc vous avez entendu ?
Moi je me casse, salut
Salut
Au revoir
C'est un con Svab
C'est qui ?
C'est Jean Cotivier
Il n'est pas content comme ça il...
Gérard
Pour revenir sur le débat
Sur IRC on me demande si un bulletin blanc est réutilisable
Non
Non un bulletin blanc ne peut...
Un bulletin blanc de toute manière ne servira à rien
Parce que c'est un bulletin qu'il n'y a rien à écrire
Non non non
C'est simplement une enveloppe blanche qui ne peut pas être réutilisable
Au deuxième tour peut-être si
Parce que si la personne veut re-voter blanc
Re-vote blanc
Non non non il ne la garde pas
Ils n'ont pas le droit
Mais est-ce qu'ils gardent le même...
Est-ce qu'ils gardent le même ticket ou...
Non non non
Bah si on peut réécrire dessus
Mais c'est une technique écrécrable
Non non mais attendez
Moi je trouve ça lamentable
C'est bon
Non mais moi je peux vous dire une chose
Que les papiers une fois qu'ils sont servis
Sont détruits ou même brûlés
Mais c'est n'importe quoi
Non mais attend c'est ce que je parle
Mais ils en font du PQ après
Mais oui c'est ça
Non parce que je suis désolé
Parce que les billets ce n'est pas combustible
Non non mais attend
Si tu parles du prix comme Gainsbourg
Qui a brûlé 500 balles en direct à la télé
Fais-moi confiance qu'il faut complètement être starbé
Il n'y a pas de rapport
Donc alors moi je peux vous dire qu'en ce moment
Vas-y vas-y
Non non vas-y
Alors oui bon vite fait
Il y a Turpentine
Qui te demande si tu as déjà voté par procuration
Justement c'est la question
On allait en venir
On accueille Vaseline
A la place de Cotivier
Salut Vaseline
Salut Vaseline
Alors donc
On était sur les grèves
Vous en avez entendu parler
Je pense qu'il y en a pas mal d'entre vous
Je crois qu'ils sont encore étudiants je pense
J'ai une question de
J'ai pété
Gérard est-ce que c'est vrai que les électeurs
Pour voter doivent glisser leurs enveloppes
Dans ton urne à caca
Alors là tu peux dire à ce petit con
C'est qui
C'est Pitbull
Non mais il est là
Non mais il n'y en a pas qu'un Pitbull en France
Non mais je vais dire que celui-là
Je l'emmerde sur Minitel d'accord
Fildar je t'ai prévenu de ne pas me couper
Sur des questions con Minitel
Au lieu de te marrer parce que tout à l'heure
Je vais me lever et tu vas te foutre une gaufre
De toute manière au deuxième débat
C'est là ta place
Ouais je vais l'arrêter
Voilà
Tu te trompes
Non mais c'est bon c'est bon
Tu calmes tes nerfs Manu
Mais t'éteins ton micro merci
Alors donc je pense que
Certains d'entre vous sont encore étudiants
Dans tout ce qu'il nous reste
Saucisson à l'ail
Donc t'es encore étudiante toi
Non pas du tout
Oui moi je fais des études en sorcellerie
Et j'ai pris option en chaudronnerie
N'importe quoi
Citrouille
Non moi je ne suis pas étudiante je ne suis pas une saignante
D'accord Teton
Ouais moi je suis étudiante
Pitbull
Moi je suis Alénal Clodo
Bon toi tu vas te calmer parce que tout à l'heure tu as viré
Hein Tony ?
Hein Tony ?
De quoi tu parles là genre ?
Tony il est parti tout à l'heure
Vaseline donc toi ?
Bah moi je suis dans la vie rétroactive
Non mais est-ce que t'es étudiant ou pas ?
Bah non je suis dans la vie rétroactive
T'es dans un tube aussi
Bah en tube ou en comprimé
Non mais je pense que
Pour ceux qui sont étudiants je pense que pour vous les grèves
Vous en avez ras le bol aussi vous
Vous avez bien que vous vous attendez
Je pense que vous voulez bien que ça se termine
Et qu'ils trouvent un moyen
Pour que ça cesse
Le nombre d'élèves dans les classes
Ah bah tu m'étonnes on a envie de bosser nous
En plus ils peuvent même pas aller faire la grève
Parce qu'il y a les grèves des métros
Non non non
Si demain ?
Non
Je te jure que si
Moi je te dis que non
Alors là tu te mets bien profond dans le cul toi
Mais attends
C'est pas imaginable
Donc je peux vous dire que ça ça faudrait que ça cesse
Et que l'autre là celui qui s'occupe de ça
Des étudiants
Face à ce qu'il a promis
Parce que sa confiance
A devenir chiant pour vous
Vous pouvez pas suivre vos études
Voilà bravo
On va pas s'éterniser sur cette question
C'est un petit point
Que je voulais faire parce que Maxime en a parlé
Donc on a fait le tour à peu près de la question
Donc maintenant je vais vous demander
Est-ce qu'il y en a parmi vous
Qui ont déjà voté par correspondance ?
Ouais moi
Non mais parmi les auditeurs
Ah non moi j'étais abonné à J'aime lire c'est tout
Non mais attends toi tu vas répondre correctement
A la question parce que sinon tu vas gerber
Très vite maintenant
Parce que je veux pas me laisser emmerder
Dans les douze dernières minutes qui nous restent du débat
Je vous préviens d'entrer
Alors Vaseline
Par correspondance
Tu peux préciser un petit peu
Qu'est-ce que tu veux dire
C'est-à-dire que t'envoies ton bulletin de vote à de la famille
Non non non par correspondance
Par exemple si tu pars en vacances au moment des élections
Tu peux demander à quelqu'un de ta famille
De voter pour toi en laissant ta carte
D'identité c'est ça la correspondance
Si j'étais moins con il serait pas des élections
Pendant les vacances
Non mais regarde quand il y a des ponts
Par exemple comme au mois de mai
Comme ça s'est passé là
Au mois de mai abruti
Non mais on parle pas du pont de l'Allemagne
C'était pas au mois de mai c'était au mois d'août en plus
C'est quoi une procuration ?
Une procuration c'est que tu donnes l'autorisation par exemple
A quelqu'un de ta famille pour aller voter pour toi
Et comment on fait pour donner l'autorisation ?
Comment ?
Et comment on fait pour donner l'autorisation ?
Au commissariat de police
Le plus proche de chez toi
Ou tu vas même à la mairie et tu leur demandes
Tu dis voilà je suis pas là
Pendant le temps des élections
Est-ce que je peux donner l'autorisation à mes parents ?
Donc en fait si toi tu vas pas voter
Je peux me pointer à ta mairie et dire voilà
Je viens de la part de Gérard et je vais voter pour lui
Non mais à une condition que moi je signe
Parce qu'il faut que la personne intéressée signe aussi
Mais comment peux-tu être sûr
Que la personne va voter ce que tu veux ?
Ah non mais ça c'est sûr ça là-dessus
Je suis d'accord avec toi
Mais ça c'est
C'est pour voir avec quelqu'un de ta famille
Tu peux très bien dire à la personne de ta famille
Tu mets rien dans l'enveloppe, basta
Ouais mais je crois que c'était personnel
Que t'avais le droit de le dire à personne
Ouais mais si tu veux voter blanc, tu votes blanc c'est tout
Gérard il fait caca partout mais il vote écologiste
Ouais moi je t'emmerde toi
J'ai vraiment pique-bulle
Oui Régo
Sur IRC il y a Pingouin qui te demande s'il faut un isoloir
Pour voter par correspondance
Non pas spécialement
Est-ce qu'il faut un abonnement ?
Non plus
Est-ce qu'on peut voter dans le noir ?
En principe quand tu tires le rideau
Bien sûr tu peux voter dans le noir
Comment ça ?
Normalement t'es une voiture, moi je regarde l'émission tous les soirs
Non t'es toi toi
Et il y a Le Chien aussi qui te demande si on peut continuer à voter
Quand le vote est fini
Non je pense pas, une fois que c'est terminé à partir de 8h
A partir de 20h ils peuvent plus voter
Mais alors pourquoi les résultats ils arrivent après 8h ?
Parce que le temps
Il y a le dépouillement déjà à 8h
S'il vous plaît vous me laissez parler
Je réponds à Régo
Donc déjà à 8h ils commencent déjà à faire un sondage
BBVA pour te dire à peu près
Le nombre
Si ça s'appelle comme ça
Il y a le BBVB aussi
Non BBVA et
IFOPS
Donc ils commencent déjà à te donner
Un point de vue sur le nombre
De personnes qui ont voté, le nombre d'abstentions
Une estimation
Une estimation voilà
Quand tu parles de dépouillage ça veut dire qu'en fait
Ils se bourrent la gueule juste avant quoi
Non mais attends c'est qui là qui parle ?
C'est qui qui vient de poser là ?
C'était ton ?
Ouais c'est moi ouais
Non mais je crois que la question sur le dépouillage
Il y a longtemps qu'elle a été posée
Je vois pas ce que tu vas ramener
Attends je réponds
Je suis en train de te poser une question qui a tout à fait rapport avec ce que tu viens de dire
Parce qu'on dit que les résultats sont après 8h
Et pendant ce temps là ils font le dépouillage
Le dépouillage c'est quoi ?
C'est se bourrer la gueule avant ?
Mais non c'est de retirer les papiers qui sont dans les enveloppes
Voilà tu vois que t'es capable de répondre quand tu veux
Il y a longtemps que j'avais répondu déjà
Fallait te réveiller un peu
A ce sujet Gérard il y a Turpentine qui me demande si c'est des facteurs qui dépouillent les enveloppes
Non c'est des gens comme nous
Des toxicomanes ?
Non non ça peut être des gens comme nous
Pas comme toi quand même
Moi si je l'ai déjà fait
Il l'a fait ?
Ah oui il s'est déjà dépouillé
Tu l'as fait ?
Oui oui ça y est
Ça m'étonne pas que la droite est passée
Doit-on parler de politique en cours ?
Ça va concerner ceux qui font
Attends doit-on parler de quoi ?
De politique en cours
En cours voilà
En cours de quoi ?
En cours quand t'es à l'école
Quand tu cours ?
En cours
Quand on fait du jogage ?
Non non non
C'est toi qui me parle en même temps
Je croyais que c'était l'autre dindon là-bas
Donc saucisson à l'ail
Bah écoute moi ça fait longtemps que je suis plus à l'école
Parle un peu plus fort
Je dis ça fait longtemps que je suis plus allée à l'école
Donc je peux pas vraiment répondre
Mais je pense que de toute façon c'est interdit
Ouais bah de toute manière
Tu peux enculer à partir du moment où tu parles de politique
Non mais t'en as beaucoup qui essayent d'en parler
Oui qui essayent mais enfin ils se font vite
Vite casser en général
Ouais mais dans les lycées je pense que
S'ils sont pas pronds ils peuvent en discuter entre eux
Ah ouais non mais là y'a pas de problème c'est sûr
Ok
Casse-couille
Ouais non en cours non on parle pas de politique
A part des fois d'Elisabeth Guigou mais sinon
Bon alors casse-couille là tu te casses
Comme ça tu me les casseras plus
Allez c'est terminé pour lui
Ça a commencé à me les gonfler
Qu'on arrête pas de parler d'elle
Alors ce coup là terminé
C'est trouille
Ouais alors moi une fois y'a un prof qu'on a parlé
Il a pas le droit
J'ai porté plainte
Et le mec il est radié d'éducation nationale
Non mais attends parce que souvent
Ah attendez s'il vous plaît
Je vais répondre quand même à cette rouille
Souvent t'as des profs qui en parlent pour dire à peu près
Ce qu'ils en pensent
C'est sûr que normalement ils ont pas le droit
Ils ont pas le droit
C'est pour essayer de machiner un peu l'atmosphère
Mais je pense que c'est sûr
Ils ont pas le droit
Mais oui je sais
Donc t'es ton ?
Non ils ont pas le droit d'en parler c'est interdit par la loi
D'accord
Pic Bull
Bah moi j'échangerais jamais un cours de politique
Contre le cours de bio
La reproduction des bonus colantartiques
Ouais c'est ça t'as raison toi
Gérard excuse moi à la place de caisse
Couille on accueille Pé de Burne
Bonsoir Gérard bonsoir à tous
Salut Pé de Burne
Vas-y Gérard je crois que tu peux parler maintenant
Donc je te répète la question
Comme t'étais au standard
Donc doit-on parler de
De politique en cours
Donc
Donc
Pour toi
Bah je pense que les élèves quand ils sont en cours
Ils ont d'autres trucs à faire
Bah oui mais est-ce qu'on a le droit d'en parler
Tu me diras surtout qu'en ce moment il y a certains problèmes
On en a discuté tout à l'heure
Sur les histoires des grèves qui commencent à nous prendre la tête
On en a ras le bol
Pour les étudiants ils en ont marre aussi
C'est des feignants
Mais ouais mais c'est des feignants
Non c'est pas des feignants
C'est les profs qui sont des feignants
Parce qu'ils veulent pas
Comme les routiers c'est des feignants
Oh ta gueule toi
C'est des alcooliques
Bon alors toi ces trucs tu dégages
C'est pas moi
Non mais t'es pas visé qu'on dit alcoolique
Non mais t'es ton pour toi
Oui
Donc toi
Oh vous vous réveillez là
Vous répondez aux questions
Mais je t'entends pas Gérard
Alors peut-on
Doit-on parler de politique en cours
Allo
C'est interdit
C'est quoi
Ah ça c'est Fildar ça
Ah là là
Mais lui une droite
Tu me fais pas gueule ou quoi toi là
Bah j'ai rien fait
Non tu me coupes les auditeurs
Ça va pas non
Bah oui j'ai guéri dans la gueule
Donc t'es ton
Ouais bah je t'ai répondu il y a deux minutes Gérard
Donc Pic Bull
Bah moi aussi
Ok
Vaseline
Ouais bah doit-on en parler en cours
Moi je dis si les filles elles se mettent des doigts dans les cours
Ça le fait pas
Bon d'accord je vois pas du tout le rapport
Bah doit-on tu dis doit-on
Bah si elles se touchent c'est pas bien
Bon alors les sondages
Avant de faire la conclusion
Je vais donner les
Un petit sondage rapide ouais
Les deux derniers sondages qu'on a
Donc à la question
La politique est-elle bien faite en France ?
Il y a 60% des gens qui disent qu'elle est bonne
Avec des dessins énormes
Ça je vois pas
Ça c'est bien signé Olivier de la production
Pour me sortir des conneries comme ça
40% des gens qui disent
Que la maquette on voit des traces de colle
Donc ça je vois pas du tout le rapport
Avec la politique Olivier de la pro
Après question
À la question
Votez-vous
Non non t'as rien fait
Tu me prends pour un con toi
Tu me prends pour un con non ?
Termine Gérard termine
Donc à la question
Votez-vous souvent
Donc il y a 40% des gens
Qui disent qu'ils votent
Qu'ils rotaient seulement après avoir bu du coca
Donc je vois pas du tout
C'est bien lui
36% des gens qui ont dit
Qu'ils votaient plus de 6 fois par jour
Donc je vois pas du tout le rapport non plus
Et 30% des gens
Qui ont dit
Qu'ils ne votaient jamais
Car Gérard ne s'est jamais présenté
Aux élections
Et je me présenterai jamais
Donc pour terminer
Une petite question
Vite fait sur IRC
Il y a Orki qui te demande
Qu'est-ce qu'on gagne
Quand notre bulletin est tiré au sort
En fait
Non mais attends
Je vois pas du tout
Son bulletin au sort
C'est dans les jeux
Donc ça je m'en fous
C'est pas dans la politique
Une Twingo
Ouais une Twingo
Une Kangoo tiens
Ouais pourquoi pas s'il veut
Donc on va perdre la conclusion du débat
Ouais
Donc il est 57
Donc saucisson à la gueule
Bah écoute
Laisse passer les autres
Après je répondrai
Bon ok
Vaseline
Ouais bah je sais pas
Je voulais te féliciter
Pour la manière dont t'as présenté
La dualité indicible
De la phénoménologie intrinsèque du problème
Et puis au revoir pour ton débat
Bon allez ça commence à devenir l'autre
Ta conclusion c'était ça pour me dire ?
C'était bidon
Bon alors pig bull
Pig bull une fois
Ouais ouais c'est moi
Alors
Donc moi je fais toujours ma dédicienne
A Elisabeth Guigou si tu m'écoutes
Alors allez hop c'est bien
Tu peux rentrer chez toi
Maintenant t'as la conclusion à la fête
Voilà
Alors Vaseline
Vaseline
C'est la fête
Déjà fait
Déjà fait ?
Non parce que j'ai pas
Si si
Non t'es ton parton
Bah moi je dirais que la politique
C'est comme toi Gérard
C'est catastrophique quand on en parle
Eh bah c'est bien
Si c'est pour ça que t'as voulu participer au débat
C'est bien
Bah ouais je fais ce que je veux
Je suis assez grande
Bah de toute manière tu fais ce que tu veux
Moi aussi je fais ce que je veux
Bah moi aussi je fais ce que je veux
Je suis majeur à vacciner
J'ai pas besoin de
Pourquoi tu me parles d'abord ?
Bon bah alors je te demande la conclusion
Donc tu réponds et c'est tout
Eh bah donc la conclusion
C'est la politique
C'est comme toi
C'est catastrophique quand on en parle
Point barre
Eh bah alors ok bah salut
Allez bonne nuit
Citrouille
Ouais
Moi je dis
Des poivrons
Hein ?
Je dis les politiciens
C'est comme les routiers
C'est des poivrons
D'accord
Eh bah alors c'est sympa
C'est bien parce qu'il y en a beaucoup
Qui ont entendu ce que tu viens de dire
Petite Burne
Pet Burne
Pet Burne
Ouais
Moi je dois dire que
T'as souvent trouvé
Qu'il y avait des questions
Qui avaient pas de rapport
Mais faut être indulgent
Avec ceux qui disent des trucs
Qui ont pas de rapport
Parce que toi tes questions
Bon elles ont pas trop de rapport
Entre elles aussi donc
Non mais attends
Mais dans ces cas là
T'avais qu'à écouter dès le début
T'aurais peut-être pu
Comprendre plus
Ouais bah dans ces cas là
T'avais qu'à comprendre
Les questions qu'on a posées
Parce que je trouve que
On a fait quand même
Largement le tour
De tout ce qui se passe
En France
Ouais mais t'as quand même parlé
Des extraterrestres
Bon
Non non non
Justement ça a pas été fait
Je suis désolé
La question elle a pas été faite
On a passé sur le truc
Ouais mais tu l'as cité quand même
Ouais non non
Mais on l'a pas faite
Donc nuance
Faut pas confondre
Entre citer et l'avoir fait
Ok ?
Euh oui
Pour finir Hugo alors
Oui donc une conclusion
Hier c'est de Daube
Avant de voter
Mettez une capote
C'est important
Contre le cancer du sida
Surtout si vous êtes
Homosexuel
Non mais ça c'est
C'est même pas une question
Que je vais faire
Dans les maladies
Tout à l'heure
Après les deux disques
Saut s'ils sont à l'aïe
Pour terminer la conclusion
Bah écoute
J'ai pas trouvé
Que c'était un débat
Très intéressant
Parce que vu les conneries
Que tout le monde faisait
C'était pas génial
Ouais non mais d'accord
Bah c'est ça
De toute manière
Je m'en doutais un peu
De toute manière
Que ça allait foirer
Un tout petit peu
Non c'était bien
C'était bien
Ouais ouais
Non non mais quand j'ai
Un abruti de câble
Qui me fait que des conneries
Je vais faire la vraie
Un fil d'art
Donc moi je peux vous dire
Une chose
Que c'est dommage
Qu'on a pas trop de temps
Pour continuer
Parce qu'on a
C'est vrai que t'as tellement
De trucs à dire sur la politique
On est tellement pris
Par le temps
Donc moi je peux vous dire
Une chose
C'est qu'à l'heure actuelle
C'est vrai
Ce qui est bien en même temps
Excuse-moi c'est Max
C'est que tu disais au début
Que tu voulais pas faire un débat
Et en même temps
Ta conclusion c'est dommage
Qu'on ait pas eu assez de temps
D'en parler plus longtemps
Tu voudrais parler plus longtemps
D'un débat que tu ne veux pas faire
C'est bien ?
Non parce qu'il y a
Certaines questions
Qu'on aurait pu plus approfondir
C'est à dire sur les grèves
Il devrait y avoir la suite
Dans les mois à venir
Ouais bah ça
On verra
On attendra le sondage
Du premier
On attend de voir
Si Bill Clinton est encore
Au président
Soit écrase
Donc la conclusion
C'est vrai qu'en ce moment
On a parlé pas mal de grèves
Et ça c'est vrai
Que c'est chiant pour tout le monde
Les grèves
Ce qui se passe à l'heure actuelle
Donc maintenant
C'est au gouvernement
De s'en prendre après
Ils font ce qu'ils veulent
Ils nous emmerdent pas
Avec leur connerie
Et ils font ce qu'ils peuvent
Ok voilà
Donc on va se quitter
Et on va se quitter pour
Pour mieux se retrouver tout à l'heure
Pour mieux se retrouver tout à l'heure
Sur les maladies
Donc on va se quitter
Avec Marie-Josée Perrec
Avec les cafards
C'est meilleur chez soi
Et vous pouvez nous appeler
Toujours au 0803 0803
5 000
Toujours 36 15
Camphone Radio
Rubrique directe
Et l'IRCD
On était combien ?
On est actuellement
1428,6
C'est bien
On continue
On continue
Allez à tout de suite
== Le débat sur les maladies ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
C'était bien ça, c'est quoi ?
C'était Marie-Josée Perrecq avec les capards C'est Meilleur Chez Soi
Donc vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 08 175 000
Toujours 36 15 4 Fun Radio rubrique directe et sur l'internet de Rigaud qui y est toujours
Donc www.frfunradio je sais plus quoi
Slash Fun Radio
Ouais Slash Fun Radio on était 1400 je sais plus combien
On a dépassé, on arrive à 1584,1
Oh là là là, bravo Gérard
Combien j'ai cru mal entendre là ?
1584,1
Ah d'accord, c'est pas mal
Alors on va accueillir Potchambe, 21 ans de Montluçon
On écoute Fun Radio sur 92.1
Bonsoir
Bonsoir
Jamal, 24 ans de Brest, 103.2
Ouais salut
Girose, 20 ans
Cirose
Cirose, du foie
20 ans Paris, 101.9
Bonsoir
Bonsoir, je sens pas bon je sais pas ce que c'est encore
Ouais non
C'est quand le matin tu t'habilles et que tu sors directement
Quoi ?
Hé, à 2h du matin il est pas encore couché lui là ?
Il a quel âge ?
12 ans
Hé non non
Salut, salut
Non non, ça va pas non ?
Bah quoi ?
Ouais bah j'ai le droit quand même, j'ai pas le cours, je suis en vacances
C'est les vacances Gérard
C'est les vacances on peut
On écoute Fun Radio Gap 90.7
On écoute, t'as pas de problème
S'il te plaît, 22 ans de Dieppe, on écoute Fun Radio 100.1
S'il te plaît, 22 ans de Dieppe, on écoute Fun Radio 100.1
S'il te plaît, 22 ans de Dieppe, on écoute Fun Radio 100.1
Salut Gérard
Salut, répondez bien quand je parle hein, surtout
Dites pas bonsoir quand on vous parle hein, surtout
Bonsoir Gérard
Oui, bonsoir de 17 ans, on écoute Fun Radio
J'habite en Belgique
A Bourbon ?
A Bourbon
A Bourbon ?
A Bourlon
A Bourlon, pas Bourbon, à Brouty
Oh là là, fil d'art
Oh là là
Et on écoute Fun Radio Belgique 100.9, c'est ça ?
Euh ouais, c'est ça
Ok
Ok
Donc alors, le débat c'est sur la maladie
Les maladies
Les maladies
Les petites maladies
Donc je pense qu'on en avait déjà discuté la semaine dernière qu'on allait faire ce débat-là
Alors, on va poser la question
La grippe s'attrape-t-elle sur le menton ? On va demander ça
Tiens ben, ah oui
De Bourlon
Tu peux remettre s'il te plaît ?
Oh non ouais, ça va pas commencer hein
J'ai pas entendu, j'ai pas entendu la fin de ta putain de question
Ma putain de question
Attends, merde, si t'es pas contente ma petite
Tu vas perdre ton nom
Tu vas aller au standard, je vous ai dit
Je vais pas me prendre la tête là-dessus
Alors, la grippe s'attrape-t-elle sur le menton ?
Bah moi je trouve que la grippe s'attrape partout
J'en ai attrapé sur la plante de pied, ça me fait prendre du mal
D'accord
Ok, s'il te plaît, va, s'il te plaît
Bah t'es poli, c'est bon
Donc toi ?
Dans le métro
D'accord, je pense que vous êtes vachement bien réveillé pour le deuxième débat, ça fait peur
Merci pour le Larsen
De rien
Dans le TGV aussi
Alors, je sens pas bon
Bah moi, j'ai pas de
J'ai pas de grave maladie
Mais bon, je suis jeune, mais je suis déjà très précise quand même
Mais la grippe, je sais pas
La grippe s'attrape-t-elle sur le menton ?
C'est la question, c'est pas une autre question que je te pose
Bah moi, les maladies, on m'a pas encore pu
Expliquer encore, moi j'ai rien eu au menton
Non mais attends
En 12 ans, t'as pas eu de maladie, tu me prends pour un con là ?
Ouais, j'ai eu la coqueluche, mais c'est tout quoi
Ouais, la coqueluche
T'as pas un petit problème de voix là ?
Si, si, un petit peu, ouais
Il a pas encore muté, c'est pour ça
Bah ouais, à 12 ans, dis donc, ça fait bien
Cirrhose, du foie
Bah écoute, je pense que la
La grippe peut s'attraper aussi sur le menton
Parce que tu peux avoir aussi des boutons sur le menton
Ouais, mais de toute manière, la grippe
Elle peut s'attraper sur les
La grippe peut s'attraper partout
Sur les parties les plus sensibles du codor
C'est-à-dire celles du milieu
Et à 12 ans, tu
L'achète, l'achète
Ouais, bah, oh sinon
Hey, gamin, là, tu vas te calmer
Parce que tout à l'heure, tu es allé voir Fildar au standard
Excuse-moi, papa
Ouais, bah, si tu veux pas choper la grippe sur le menton
Tu mets une écharpe, simplement
Ouais, d'accord
Bah, on dirait que ça vous fait peur
Quand je fais le débat sur la maladie
Parce que vous êtes à moitié endormi là-dessus
Ouais, on a peur de la personne
Ils sont reculés un peu de la radio
Pour essayer de choper un truc
Attends, qu'est-ce que tu viens de dire ?
Je sens pas bon, là
Je sens pas bon, qu'est-ce que tu viens de dire ?
On a pas envie d'avoir une femme
Parce que je suis, voilà
Ouais, t'es puceau, mais attends
Ça va venir
Ça va venir, Gérard, il l'a encore
Rigo
Oui ?
Ouais, je suis malade
Salut
Non, non, mais
Alors, faut demander à Gérard
Si on peut soigner l'acné juvénile
Et si on a des chances un jour
De trouver un vaccin pour éradiquer cette maladie
Non, mais ça, le problème sur l'acné
On va en parler aussi
Est-ce qu'il y a plus de chances
Ça, c'est Orki qui me demande
Enfin, c'est Orki qui me demande
Qui te demande
Est-ce qu'il y a plus de chances
D'attraper des maladies
Dans les chiottes de la loco ?
Ah, non
Non, c'est Gérard
Excuse-moi, j'avais pas lu
C'est Gérard, il y traîne, ouais
Tu sais qui vient de dire ça ?
C'est le petit, mais il s'est pas au courant
Non, non, non, ça, c'est une bonne nana
Donc, pot de chambre ?
Ouais, bah moi, je pense que
En fait, ça s'attrape par les cheveux
Hein ?
Par les cheveux, peut-être
Par ?
Les cheveux
Par les cheveux ?
Les tifs
Ouais, bah, je vois pas du tout le rapport
Les poils, les poils
Si tu mets pas de bonnet, ça va pas après
Moi, Gérard
Moi, Gérard
Je voulais dire que
J'avais aussi attrapé un truc, là
Chez le Tobib
C'est la Gérardite aiguë
Et je peux forniquer qu'avec des boudins
Ouais, ouais, je sens pas bon
Je sens pas bon
Tu vois ce que tu as fait ?
Tu vas aller faire dodo
Au revoir
Sois tolérant
Allez, hop
Bonne nuit pour lui
Gérard
Oui ?
J'aimerais te poser une question
Est-ce que tu crois qu'on peut attraper
Les maladies par téléphone ?
Euh, non, pas spécialement
Pourquoi ?
Heureusement
Bah, je pense que
Je sais pas
On sait jamais, hein
Bon, ok
Gérard
Oui ?
Sur Minitel, il y a
Comment il s'appelle ?
Non, je vais pas donner le nom
Il nous dit que t'as une tête d'hémorroïde
Non, bah, lui
C'est quoi un hémorroïde ?
C'est beau un hémorroïde
Bah, je sais pas
C'est pour ça que je demande à Gérard
Des hémorroïdes
Ça s'attrape
Aux couilles
Non, non, non
C'est dans le derrière
Ouais, bah, ouais
Ça y est
À force de mettre du coton-tige
Non, mais c'est que
Souvent, Gérard
Il a des couilles très proches du derrière
C'est peut-être pour ça
Alors, là, j'en connais
J'en connais
Qui parle de coton-tige
Si tu continues
Je vais pas chercher midi à 14h
Je vais en saquer un au hasard
Ouais, c'est pas mal
Dans ton cul
Alors, oui, tu dégages
Allez
Vous avez dit un dit ?
Non, non, c'est personne
Je sens pas bon
Et je viens de le virer
Non, non, mais lui
Tu le vires complètement
Non, mais ça y est, ça y est
Putain, attends, Gérard
Je dis rien, tu veux me virer ?
Non, non, non, ça y est, ça y est
On a trouvé qui c'était
C'est bon
Oui, Rigaud, il y avait une question
Non, qui a passé trop vite
Oui, oui, il y en a plein
Il y a Viandox qui te demande
Si on a des séquelles
Après une maladie mortelle
Non, ben, je vois pas
Parce que si t'es mort
Tu peux pas avoir de séquelles
Bravo
C'est la première fois
Donc, la diarrhée s'attrape-t-elle ?
Par contre, moi, je peux vous dire une chose
Que la grippe
Je l'ai jamais attrapée
Sous le menton, en principe
Tu l'as attrapée où ?
Tu l'as attrapée où ?
Je l'ai attrapée dans la gorge
C'est tout
À force de gueuler
Elle vient de sortir
Souvent, t'as plus de voix
Non, mais gorge profonde ou pas ?
Ben, ça dépend
Des maladies
Je pense que t'es plutôt gorge profonde
Ouais, gorge profonde à fond
Bon, alors, la diarrhée
Elle est bien pleine aussi, quand même
Tu sais qui parle, là, comme ça ?
Ah, c'est pas drôle
C'est oui
Oui, oui
Oui, alors ?
Tu disais ?
Ah, non, mais attends
C'est pas moi, j'ai rien dit
S'il te plaît, tu disais ?
Moi, je disais rien
Ouais, c'est bizarre
Il y a une question, là
Sur un sondage, encore
Je me demande si c'est pas encore
Des petites conneries, ça
Non, celui-là, il est officiel
C'est moi qui l'ai récupéré
Hop
Hop
Bon, excuse-moi, Gérard
Je sens pas bon
On a Viagra
27 ans
De Boulogne
Alors, Viagra, bonsoir
Bonsoir
Il est au travail
Ouais
Salut, Viagra
Donc, moi, je voudrais témoigner
En expérience
Non, mais tu retires
Tu retires tes lois de thé d'arrêt
Donc, je te donnerai mieux
Non, mais je suis enrhumé
C'est sur les maladies
Donc, ça tombe très bien
Donc, moi, ce que j'ai fait
C'est que, bon, là
Pauline Viagra
Vient d'être introduite en France
Non, non, mais attends
Attends, pour l'instant
Tu vois, c'est pas
Je suis pas encore arrivé
A cette question-là
Alors, tu commences pas
A jouer les gros caïds
Ok, pas de problème
Ok
Alors, maintenant
Je vais faire le petit sondage
Là, qu'on m'a donné
Ouais
Donc, alors
Pour ou contre les maladies
Ça, de toute manière
J'avais jamais
J'en ai marre qu'on mette
Des pour ou contre
Lors des
Sur les
Non, mais c'est important
De demander ça aux auditeurs
Ouais, alors, il y a 10%
Qui ont répondu
Que la question était trop compliquée
Ben, c'est pas mal
Ça, c'est
60% des gens ont répondu
Mais on ne
On ne s'en souvient plus
Et 30% des gens
Qui sont contre les maladies
De l'éléphant qui pue
Alors, ça
Fille d'or, tu vois
Ton sondage comme ça
Tu peux te carrer dans le cul
Et te torcher avec
C'est pas moi
On a fait un sondage
Sur les auditeurs
Comme là, tu vois
Ça, c'est
La dernière question
Avez-vous déjà vu
Des maladies
Et si oui, pourquoi
Tu vois
Là, je ne vais même pas y répondre
Ça va aller vite fait
Voilà
Bonjour
Allez
Alors, l'autre question
La diarrhée s'attrape-t-elle
En été
Ou en hiver
En hiver ou en été
On va demander à Viagra
Ben, c'est plus en été
Parce qu'il fait chaud
Donc, on transpire
Ouais
Donc, parce qu'en fait
En hiver
Le caca a tendance
A se solidifier
Ouais
Donc, ça fait
Qu'on chie des pavés de merde
D'accord
Euh, oui
Pour toi
Ben, moi, c'est ni en hiver
Ni en été
C'est en automne
D'accord
Ben, c'est bien
Ben, pourquoi
C'est la saison des feuilles
Ah ouais, d'accord
C'est pas mal
Tu vois quoi
Ah non, non, mais c'est pas mal
Ouais, c'est bien
S'il te plaît
Ouais, moi, j'ai la diarrhée
Quand j'ai la chiasse
La chiasse, c'est quoi ?
La chiasse, c'est la diarrhée
Gérard, est-ce que tu pourrais
S'il y a une différence
Expliquer
Ben, c'est pareil
C'est de l'eau
Quand t'as la chiasse
Tu fais de l'eau
Et quand t'as la diarrhée
Tu fais de l'eau
C'est-à-dire
Quand t'as la diarrhée
Tu chies de l'eau
Donc, c'est pareil
Tu peux la récupérer
Pour la boire, alors ?
Non, non, je pense pas
Parce que c'est dégueulasse
Pourquoi c'est sans bulle ?
Elle recycle tout, l'écologie
Euh, c'est plus le thème
Sur la politique, bien grave
Ok
Euh, cirrhose
Du foie
Alors, tu peux avoir
La diarrhée à tout moment
Et à toute saison
J'en ai rien à foutre
Mais alors ?
Donc, à toute saison
Tu peux avoir la diarrhée
À n'importe quel moment
Voilà, ça c'est
C'est une bonne question
Ce que je voulais dire
Mais c'est bien
On me retire les parles de
On me retire les verres du nez
J'avale
Les verres du cul, c'est la diarrhée
Ta gueule, toi
J'avale
Ouais, ben écoute
Plutôt, plutôt en hiver
Parce que moi, dans la fois
Que j'ai eu la diarrhée
J'avais chopé une hépatite G
Et j'avais eu
Et en plein hiver
Et j'avais une chiasse
Mais l'enfermé
D'accord
Un moustache
Euh
Non mais euh
C'est bien
Que j'ai ton micro
Quand on
Là, c'est pareil
Alors, euh
Donc, euh
Peau de chambre
Ouais, ben moi
Je pense que c'est en automne
Puisque je l'ai eu
Il y a deux jours
Ben, euh
Pour un
Non, tu l'as eu
Il y a deux jours ?
Ouais
Ah ben d'accord
Donc, euh
Tu pourrais préciser ?
Prouve-le
La chiasse, c'est tout
Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?
Prouve-le, pétaco
Oh, ça y est
Vous vous calmez là-derrière
S'il vous plaît
Merci
Moi, je peux vous dire
Que c'est rare
Quand j'ai la diarrhée
Et ça m'arrive pratiquement jamais
Ouais, non
Toi, c'est toi la diarrhée
Heureusement
Parce que ça sera
Un sacré bordel chez toi
Alors, euh
T'es tout petit
Tu en dis encore
Un mot de travers
Je me lève
Et je ne mets plus ma main
Dans ta gueule
C'est pas ta directe
Que de la gueule
Ok
Alors
Doit-on
Troisième question
Doit-on trouver un vaccin
Contre le Viagra ?
On va demander ça
Peau de chambre
Ouais, je pense, ouais
Ben, allô ?
Oh, là, là, là, là, là
J'arrête d'être marreuse
Sans colline, toi
Gérard, ton débat
Assieds-toi
Fais ton débat
Alors, euh
Peau de chambre
Ouais, j'ai dit ouais
Dans quelle phase ?
Ben, je dis oui
Que je suis d'accord, quoi
Mais putain
Mais tu vas laisser ton micro
Éteint
Tu vas faire ton boulot
Comme il faut
Au standard
Ou tu finis le truc de classe
Regarde des connards
Là, qui font le bordel
Tu gères rien
Fille d'art
C'est une honte
Putain, mais
Mais quoi
Ah, putain
Putain, t'es péché, Fille d'art
Ouais, ça y est, ça y est
La droite, elle est partie, ça y est
Ouais, j'ai un coup de tête
Un coup de tête
Putain, Fille d'art
Tu as bossé un peu, là
Parce que ça devient
Rangaine avec toi, hein
Bon, Gérard, en attendant
On a une question sur l'IRC
Que je trouve intéressante
De Blue Falcon
Comment attrape-t-on le Viagra ?
Alors, ça, le Viagra
C'est...
Je peux témoigner
Moi, je pensais
Qu'on l'attrapait au lasso
Moi, je peux témoigner
C'est Viagra
Donc, moi, ce que j'ai fait
J'ai un peu décollé, quoi
Parce que le Viagra
Est venu en France
C'est que j'ai pris
Dix pilules d'un coup
Donc, maintenant
À chaque instant, je bande
Non, mais ça
Ça, de toute manière
Normalement, la pilule
La pilule contre le Viagra
La pilule
Le truc du Viagra
Normalement, c'est prescrit
Par les médecins
Et c'est bien précisé
Combien qu'il faut en prendre
C'est pas un médecin agréé
Donc, il va prescrire
Attends, ce qui dit n'importe quoi
Tu commences à me casser les couilles, toi
Non, mais c'est bon
On m'a fait un vaccin
Une picousse dans la bite
Et maintenant, c'est encore pire
Parce que c'était de l'adrénaline
Bon, ça y est
Toi, t'as rappelé
Le tour de la question
Gérard, c'est quoi le Viagra ?
Le Viagra, c'est une pilule
Pour ceux qui sont impuissants
Bah, c'est quoi, impuissants ?
C'est pas une maladie ?
Impuissants ?
Non, non, les impuissants
C'est quelqu'un comme Gérard
Ouais, mais attends
Moi, je t'emmerde, toi, connard
Hé, Gérard
Oui ?
Est-ce que tu prends du Viagra, toi ?
Non
Et toi, quoi ?
Non, il a déjà du gras à la maison
Il a déjà du gras à la maison
Il n'y a pas ta gueule, toi
Je ne vais pas te louper, tout à l'heure
Si tu veux saccager le boulot
Tu le saccages
Et tu dégages
Ça va chier pour toi, Filder
Alors, on va demander à...
Oui ?
Salut, ça va ?
Ouais, et toi ?
Tranquille ?
Oui
Allô ?
Oui
Allô ?
Gérard, Gérard, Gérard
Tu as géré les auditeurs
Ta mère !
Oh, la vache, Fildar, il est par terre
Il vient de se prendre un coup de feuille
Un coup de savate
Tu viens de me faire gosser, ou quoi ?
Tu vas se faire gosser
Les gladiateurs
Bon, on va reprendre le thème
Ouais
Allez
T'as l'état de ton micro ?
Arrête, c'est bon
Gérard, assieds-toi, vas-y
Pousse le bout, merde
Il tape Fildar avec des bouts de cadeaux
Vous ne pourriez plus rien gagner dans la journée
Gérard
Arrête, Filipe
Mais tout à l'heure, je l'ai éclaté pour de bon
Je vais laisser le débat terminé
Je vais laisser Rousseau maintenant
Je crois qu'on avait prévenu
Toi, ça avait prévenu avant
Je me perds un boulot comme Hippo
Alors tu vas chercher le connard
Mais vite fait
Salut, ça va ?
Et alors, troisième question, on va demander à Potchambe
Arrête de me barrer, fais le boulot, putain
On va demander à Potchambe
Doit-on trouver un vaccin contre le Viagra ?
Mais je t'ai dit oui tout à l'heure
Tu m'as posé la question en premier
Ouais, d'accord
Déjà, moi, je voulais te dire que le Viagra, ça m'intéresse
Parce que je suis atteint de mini-zobisme
Et je voudrais savoir
Parce qu'apparemment, Viagra, là, il est dans le business
Et je voulais savoir
S'il pouvait justement me businesser
Me dealer 2-3 Viagra, là, parce que je suis en galère
Bah écoute, y'a pas de problème, j'ai acheté une cartouche de vin
Non, non, non, mais
J'avais le Viagra, là
Vous verrez ça pendant la pause publicitaire
Moi, j'aimerais bien me faire mettre une cartouche
En parlant de ça
Gérard, ton débat
T'as dit que t'avais des auditeurs ou c'était quoi ?
Comment ça me fait chier, là ?
Salut, ça va ?
Bon, envoie un disque
Non, non, on peut pas, on peut pas tout de suite
Non, non, c'est moi, t'envoie
On va reprendre dans le calme
Sur l'IRC, y'a au moins 200 personnes qui sont parties
Suite au débordement de Fildar
Merci Fildar
Et on est plus que 2 sur Minitel aussi
Un broutille, va
Combien c'est ?
Plus que 2 ?
Eh ben c'est bien
Tu gères un peu, Phil
Si Rose
Donc toi, pour toi
Je pense qu'on peut pas trouver de vaccin
Contre le Viagra
Parce que le Viagra, c'est un médicament
Le Viagra, c'est un médicament
Tu le prends si t'es impuissant
Je vois pas quel est le rapport avec la question
D'avoir un vaccin
Contre l'obésité, y'a un truc ou pas ?
Contre la connerie
Je sens que tout à l'heure
Y'en a qui vont se prendre des claques
Ça va leur faire tout drôle
Et là, t'arrêtes aussi, Manu
T'arrêtes avec l'appareil
Parce que ça me gonfle, c'est toi
C'est toi, je viens de te voir appuyer sur les touches
J'ai fait ça, regarde, j'ai appuyé là
Ça fait quoi ?
Y'a pas de son
Donc, s'il te plaît
Ne me marre pas, toi, parce que tout à l'heure
Ça va te faire tout drôle, toi
S'il te plaît
S'il te plaît, tu réponds
Oui, je réponds
Moi, je dis que le Viagra,
c'est bien, mais il faut pas en abuser
D'accord, et oui ?
Bah, écoute, Fildar vient juste me remettre
à l'antenne à l'instant, donc j'ai pas entendu la question
Bon, alors, Fildar
C'est pas vrai, je te jure, j'ai pas touché aux touches
Fildar, tu vas dégager pour de bon, toi
Mais non, mais oui, réponds, c'est faux
T'es plus dans l'équipe
Tu vires, tu peux rester chez toi
Non, mais Fildar, arrête de nous couper
Oui, donc, toi
Si tu pourrais me répéter la question, je suis désolée, mais c'est Fildar
Doit-on trouver
un vaccin contre le Viagra ?
Euh, non, je pense pas, non, parce qu'au contraire
je pense que le Viagra ne peut qu'améliorer
les cas désespérés, quoi
D'accord, donc Viagra, t'avais répondu, toi
Non, mais répondez pas
Non, non, il est là, il est là
Ouais, je suis là, je suis là
Donc, pour toi ?
Bah, ouais, tout à fait
D'accord, alors, quatrième question
Je pense qu'on va arrêter avant 3h
à cause de Fildar
Non, c'est vachement intéressant
Tu vas pas arrêter à cause de Fildar
Non, non, à cause de la merde que t'as foutue, tu vois
Maintenant, sur IRC, on était 1400
Maintenant, il n'y a plus personne
Bravo, Fildar, de tes conneries
On est quand même plus de 1000, ce qui est déjà très bien, Gérard
Non, mais tout à l'heure, on était à 1400
S'il n'avait pas déconné, on aurait été à plus de 1600
Là, Gérard, sur le 3615 Fun Radio
ça remonte, vu qu'on est quand même à 47
Ouais, bah, d'accord
Et Gérard, pour reparler de l'IRC, je lis vite fait
Alors, il y a Turpentine qui te demande
GG, est-ce que tu es dérangé par tes bourrelets de vieux gras ?
Non, bah, ça, c'est
je ne vois pas du tout le rapport avec le vaccin
contre le vieux gras
Donc, avoir la cangrène
est-elle une maladie ?
C'est quoi la cangrène ?
Alors, j'explique tout de suite
le truc
C'est un ongle qui est incarné
Je croyais que
Gérard, excuse-moi, je croyais que la réincarnation
c'était dans le bouddhisme
Non, non, la cangrène, c'est une maladie
qui peut
être très grave
et malheureusement, il y en a beaucoup
qui ne sont pas soignés
à temps contre ça
et ils risquent de perdre un membre de leur famille
Non, non, un membre
sur eux
Si tu as un ongle incarné
et que tu ne te fais pas soigner, ça va continuer
de s'infecter et tout
Donc, à un moment donné, ça va venir
sur la main, ça va monter dans le bras
et ils seront obligés de te couper le bras
Et là, j'ai une personne que j'ai connue
T'as vu sa vie ?
Non, non, qui avait eu la cangrène
Elle n'a pas voulu se faire soigner
Oh, s'il vous plaît, vous me laissez parler, merci
Elle n'a pas voulu se faire soigner à temps
et elle a perdu carrément une jambe
Mais bon, ça, c'est une maladie grave
On ne va pas en parler
Je suis désolé
La question, elle est faite comme ça
Je la pose et c'est tout
Donc, vous allez y réfléchir
et on va s'écouter Guy Brouty
avec des mots fléchés sur
Télé 7 jours
Et on se retrouve tout de suite après
2h32, donc vous pouvez toujours nous appeler
au 0800 308
0875000
et 0875000
Toujours le 3615, Capone Radio, rubrique directe
et toujours l'IRC qui doit revenir normalement
Oui, on remonte d'ailleurs, on a redépassé
quand ils ont entendu que tu virais Fildar du Standard
Ils sont revenus et il y a 1685 personnes
Virgule 4
Fildar, je t'ai dit dehors
Alors, tu vois ?
Attends, attends
Tu me retires le casque, je ne t'ai pas demandé
de le remplacer pour foutre ta merde non plus
Pardon
Alors, on récupère pas de chambre
Bonsoir
Bonsoir
Jamal, rebonsoir
Jamal Doudou
Zirose, pardon
Bonsoir
S'il te plaît
Rebonsoir, oui
Oui, s'il te plaît
Je suis là, mais Manu vient de me rebalancer maintenant
Non, c'est pas Manu
Excusez-moi, je suis à l'arrière
Manu, il m'a mis tout le monde
Là, ça doit être Olivier qui doit s'amuser
Ah bah c'est Olivier, alors c'est un des deux
Viagra, donc, qui est toujours parmi nous
Putain, j'ai la gaule
Bon bah, tu restes poli, s'il te plaît
Donc, alors, la question...
La question, vous l'avez compris ?
Non
Ouais, tranquille, ouais
Mais faudrait que tu la répètes, en fait, ouais
Alors, avoir la gangrène est-elle une maladie ?
Donc, on m'a demandé ça, bah, à Viagra
Bah, oui, bah, si tu le dis que c'est une maladie
Je pense que c'est une maladie, mais moi, je...
Bah, si t'arrives pas à comprendre
C'est pas la peine de continuer le débat comme ça, toi
C'est sûr, avec une bite dans l'oreille, quand même
Allez, hop, s'il vous plaît, là
Vous me virez à Viagra, parce que j'aime pas ça
Gérard
Oui
Merci, il y a Davy One
Oui
Qui me dit, alors...
Est-ce qu'il y a un bébé qui naît
Quand le monsieur met la petite gangrène dans la madame ?
Bah, en principe, oui, hein
Et il me demande aussi combien ça fait en euros
Ah, ça, je sais pas
Voilà
Donc, on va demander à Oui
C'est pas une maladie, en fait
Non, c'est quoi, alors ?
Bah, c'est toi qui la provoque
Une grippe, ça s'attrape, tu...
Olivier, s'il te plaît
Je peux parler, Gérard ?
Oui
Ouais, donc, je disais
Une grippe, ça s'attrape dans la rue, tu vois
Tu la sens pas venir
Tandis que la gangrène, c'est...
C'est quand tu te soignes pas que tu l'attrapes
C'est ce que j'ai dit
C'est ce que j'ai précisé
Bien avant le disque
Eh ben, c'est pour ça que je t'ai dit
Que c'est pas une maladie
Bah, si, ça peut être une maladie, quand même
C'est pas une maladie, quand même
Ça s'attrape pas
D'accord
Non, mais j'ai pas dit que ça...
J'ai pas dit que ça s'attrapait
Nuance, j'ai demandé
Est-ce qu'avoir la gangrène est-elle une maladie ?
J'ai pas dit si ça s'attrapait
Eh ben, moi, je te dis non
Parce qu'une maladie, ça s'attrape
Et la gangrène, ça s'attrape pas
D'accord
Ok, alors, s'il te plaît
Oui
Oui
Oui, ben, je t'écoute
Oui
C'est une maladie, oui
Ah ben, c'est tout ce que tu me réponds ?
Bah oui, c'est une maladie
Bah oui
Bon, alors, Olivier
Tu retournes
Allez, retourne
Non, mais je me suis trompé
Non, mais retourne d'où tu viens
Non, je voulais juste te dire
Parce qu'en fait, à la place de Viagra
On accueille Syphilis
Voilà
Bonjour
Comment ?
Je suis Jean-Louis Connard
Salut, Connard
Salut, Connard
Salut, Jean-Louis
Je suis pas rien
Connard
Donc, on va préciser Jean-Louis
Parce que...
Ouais, non, mais non
T'as pas compris
Non, Jean-Louis Syphilis
Mais c'est Syphilis son prénom
Mais il se l'appelait Connard
Je suis grec
Alors, si...
Ben, tiens, Jean-Louis
Jean-Louis, la gangrène est une maladie
Ok
Ça, c'est sûr
Non, mais tu peux préciser ?
Précise
Jean-Louis, Jean-Louis
Oh, tu précises ?
Oui, c'est Jean-Louis
Salut, Connard
Connard, voilà
Bon, allez, gros
Tous les deux, là
Vous me gérez, là
Parce qu'il comprend rien, là
Je comprend rien
C'est Jean-Louis ou Syphilis ?
Non, c'est Jean-Louis Syphilis
C'est mon prénom et mon nom
Mais tu peux l'appeler Connard
Non, c'est Syphilis
Il t'a dit que oui, c'était une maladie
Donc c'est bon, il t'a répondu
Il est où, Michel ?
Syrose
Oui, ben moi, je suis pas d'accord
Avec lui qui disait que la gangrène
C'est pas une maladie
Moi, je pense que c'est une maladie
Parce que si tu peux la raper, la gangrène...
Bon, elle est celle qui dit n'importe quoi
Tu as commencé par te la fermer
Ouais, tu la vires, tu la vires
Mais par contre, si tu attrapes la gangrène
Est-ce qu'on peut te couper tous les membres ?
N'importe quoi
J'ai le droit de répondre aussi
J'ai le droit de l'exprimer
Sur Yancy, on me demande
Quelle est la personne pas intelligente
Qui essaye de s'exprimer ?
Je suis sûre, ça doit être toi
C'est peut-être une bouffonne, je sais pas
Bon, alors, tu me gères...
Attends, attends, je vire la bouffonne
Non, non, tu la laisses, la bouffonne
Non, mais j'ai viré la bouffonne
Syrose, donc, toi
T'as répondu ?
Oui, c'est une maladie, la gangrène
Mais tais-toi
J'ai le droit de répondre, hein
Non, Gérard, passe aux autres auditeurs, c'est bon
Je crois que tu vas me prendre un peu
Sur les nanas, là
Parce que ça commence à me prendre la tête, là
Javal
Ouais, mais on parlait de petites graines
Moi, je suis donneur, et quand tu veux...
De la gangrène, abruti !
Quand tu veux, les petites graines dans ta turbine à chocolat
Bon, alors, Javal, tu dégages, bonne nuit
Allez, hop, celui-là, on l'envoie se coucher
Il aura tout compris
Il est où, Michel ?
Pot de chambre
Oui, qui c'est qui veut réagir ?
Pot de chambre
Ouais, je t'appellerai, c'est le lit, tout ça, je connais
Donc, ouais, non, ça le saoule, cette question
Non, alors, elle te saoule ?
Tu veux continuer le débat, ou pas ?
Ouais, c'est pour ça, il vaut mieux qu'on passe à une autre question, c'est mieux
Non, mais attends, je fais ce que je veux
Non, elle est nulle, la question
Bon, Olivier, si t'es pas content, tu retournes de l'autre côté
Non, mais non, je suis pas content, mais elle est nulle
Moi, je fais ce que je veux, d'accord ?
Il a raison, Olivier
Moi, je fais ce que je veux
Bon, alors, pot de chambre, tu dégages, bonne nuit pour toi
Allez, hop
Il n'y a plus personne
Non, non, mais vous m'avez récupéré d'autres personnes, vite fait
Sur les 24 lignes, on y va
Alors, les piqûres d'insectes...
D'insectes ?
Les piqûres d'insectes, rendent-ils malades ?
On va demander ça à Jean-Louis
Les piqûres d'insectes ?
Oui
Bah oui, bah oui, tout à fait
Moi, j'ai eu... Enfin, il y a un moustique qui m'a piqué
Et cet enculé, il avait le sida
D'accord
Donc, je l'ai attrapé aussi
D'accord, Jean-Louis, pour l'instant, j'ai pas envie de parler de sida de ça, ce soir
Ah ouais, tu parles de la gangrène, mais tu parles pas de sida
Non, mais je parle pas... J'ai pas envie d'en parler, c'est tout
Parce que c'est un truc qui est trop long à gérer
Ah, ok, excuse-moi
Ok
Je suis désolé
Euh, oui, pour toi
Euh, ouais, moi, une fois, je me suis fait piquer sur le clito
Depuis ce temps-là, ça n'a pas dégonflé, donc ça craint un peu, quoi
Ouais, mais dans ce cas-là, t'as qu'à aller voir un médecin
Bah ouais, mais tu sais, le médecin, tu sais ce qu'il va...
En fait, non, je vais t'expliquer, Gérard
Moi, j'ai un antidote, c'est ma salive
Une fois, je me suis fait bronzer, donc j'étais à poil
Et, si tu veux, il y a une abeille qui est rentrée à l'intérieur
Donc j'ai été voir le gynéco, le gynéco m'a dit
Bah écoute, il n'y a qu'une solution
Vous savez, mademoiselle, il n'y a qu'une solution
Donc en fait, au bout de son temps, il a mis du miel
Et puis il est passé à l'intérieur, tu vois, il me l'a rentré
Comme ça, il s'est dit, l'abeille va sortir
Va s'accrocher sur le miel
Et puis en fait, donc il se retire
Et puis l'abeille n'était pas là
Et puis en fait, il continue, et puis il fait des va-et-vient
Tu vois, et puis alors là, vraiment carrément, quoi
Donc je lui dis, mais qu'est-ce que vous faites ?
Ouais, mais ça y est, ça y est, on a compris, on a compris
Non, c'est pas fini !
Ouais, mais maintenant, dépêche-toi, parce qu'il y a d'autres personnes
Et puis il y a une question IRC
Donc à la fin, il me dit, bah, en fait, vu qu'elle ne veut pas venir
Vu qu'elle ne veut pas se coller, maintenant, il faut la noyer
Bon, ça y est ?
Donc sur IRC, il y a Snul qui te demande
Est-ce que quand on est malade et qu'un insecte nous pique
L'insecte peut-il tomber malade ?
Euh, ça, je pense pas, mais...
Je t'en dis, ouais
Alors toi, je t'emmerde, toi, oui
D'accord ?
Bah non
Voilà, comme on sait que c'est elle qui s'amuse depuis tout à l'heure
Bon, j'ai rien, j'ai rien
Et la question, alors, tu penses quoi ?
Donc, bah, attends, tout le monde n'a pas répondu
Non, mais pour l'insecte malade, là, parce que t'as répondu
Non, non, mais je pense pas qu'il peut être malade en même temps
Ça, j'ai jamais vu un insecte malade comme ça
On a qu'une cuvette à la place de...
Je sais pas
À la place de peau de chambre
Salut, Gégé
On accueille Chippo à la place de Javal
Salut, ça glisse ?
Ok
Alors, s'il te plaît
Ouais
Donc, pour toi, la question
Les piqûres d'insectes rendent-ils malades ?
Bah, moi, ça m'a rendu pas mal malade
Il y a une fourmi qui m'a piqué entre les deux seins
Et maintenant, j'en ai trois
Non, mais attends, c'est des fourmis rouges
Ouais, je suis allée en Amazonie intérieure
Et...
Je me suis fait piquer par une fourmi rouge
Bah, maintenant, j'ai dit
Bah, toi, il est soutif, quoi
Non, mais t'as pas...
Tu t'es pas fait vacciner pour aller là-bas ?
Pas contre les fourmis rouges, j'ai pas pensé
Non, mais il y a...
Attendez, s'il vous plaît
Il y a quand même des vaccins
Il faut quand même se faire vacciner
Avant de partir dans certains pays
Oui, mais...
Lesquels, Gérard ?
Non, mais...
Il y a plusieurs pays comme...
Surène
Surène
Ouais, bah, c'est ça
Alors, fermez vos gueules
Si le prochain que j'entends dire Surène, il va dégager
Je vais pas chercher qui c'est maintenant
Non, mais la personne qui a trois seins
Comment elle s'appelle ?
Elle s'appelle...
S'il te plaît, merci pour l'arsène
Parce que même avec trois ou quatre seins
Moi, je m'en fiche
Bon, ok, bah, c'est bon
Alors, vous allez vous calmer
S'il vous plaît, merci
Elle a parlé qu'elle veut vite
Oh !
Regonne, la cuvette est suppos, là
J'ai rien dit
Ouais, on a rien dit
Bon, bah, vous vous calmez, merci
Je veux être calme
Si rose
Oui, je pense que les insectes, ils peuvent...
Elle est encore là, elle est...
Hé, je vous en avoue, je vous emmerde, elle est OK
Non, mais j'ai le droit d'exprimer, quand même
Non, t'as pas le droit
Non, t'as pas le droit
Tu me vires tous les autres
Et tu gardes si rose
Et tu me prends d'autres personnes
Je reprends pas le...
Je continue pas le débat comme ça
C'est bon, c'est bon, j'ai viré si rose
Et j'ai gardé tous les autres
C'est bon, c'est bon, c'est bon
Je vire si rose
Bonjour, c'est l'inverse
Ah, merde
Gérard
Voilà
Alors, tu vires tous les autres
Et je continue pas
Je t'en fais une fiche, Gérard
Alors, donc, ouais
Pourquoi tu connais pas la mouche testée
Qui donne la maladie du sommeil ?
C'est qui ?
Bah, c'est...
C'est si rose
Ouais
Non, mais attends
Mais moi, je te parle
Les piqûres d'insectes
Rendent-ils malades ?
C'est ça, la question
C'est pas...
Justement, il y a la mouche testée
Qui donne la maladie du sommeil
Ah, d'accord
Parce que t'as déjà testé une mouche
Toi, qui rendait malade
Bah, oui, j'ai...
On fait une épidémie
Sur une ville
Que je dirais...
Attends, c'est ce que tu fais, toi
Attends, parce que là
Gérard, il t'écoute plus
Gérard, écoute au moins les auditeurs
C'est ça, mais j'ai entendu ce qu'elle disait
Donc, c'est bon
Donc, alors, maintenant
On va...
On va attendre un petit peu
Que Fildar me retrouve
Des auditeurs potables
Et qu'ils arrêtent de...
Il n'y a plus d'appel
Il n'y a plus un seul appel
Moi, j'ai plein de questions, hier
Ah, oui, connard
Celui qui s'amuse à ça
Va se calmer, Manu, d'accord ?
Sinon, tu vas faire un standard
Ouais, bah...
Alors, il y a...
En attendant
Alors, il y a Turpentine
Qui te demande
Si un lépreux peut attraper la gangrène
Un lépreux, bah, de toute manière
C'est un peu...
Ça vient de chez eux
Ils sont déjà souvent en train
De la gangrène, aussi, là-bas
Chez eux, hein
D'accord
Ouais
Et...
Dub, tu te demandes...
Excuse-moi, quand tu dis chez eux
C'est le pays, ou c'est le...
Ouais, ouais, ouais
Dans leur pays
Non, parce qu'il y a...
Bah, il y a la gangrène
Et la hougraine, aussi
Non, non, non
J'ai oublié d'en parler tout à l'heure
Toi...
C'est peut-être ta réa, tranquille
Non, mais voilà
Fais du bon boulot
Et tu resteras dans l'équipe
Sinon, tu retournes au standard
Avant la fin de l'émission
Oui, chef !
Alors, il y a...
Serval qui me dit
La mouche de la cirrhose
Elle donne la maladie de Parkinson
Non, je comprends rien
Ouais
Est-ce que quand on perd ses doigts
On peut les remplacer ?
De quoi ?
De quoi ?
De quoi ?
De quoi ?
Est-ce que quand on perd ses doigts...
Attends, attends
C'est Baby One qui me dit
Est-ce que quand on perd ses doigts
On peut les remplacer par des Twix ?
Euh, non
Non, parce que quand tu perds tes doigts
Tu peux pas les remplacer, en principe
Ça, c'est pas mal
Et on me demande aussi
Si cirrhose pique quand elle se rince, pas ?
Non, c'est pas les femmes qui piquent
C'est les hommes qui piquent
Quand ils se rasent pas comme moi
Voilà, donc, alors...
Alors, à la place de cuvette
On accueille cuvette numéro 2
Ouais, bien sûr
On accueille suppo 2
Bien sûr, et tu reprends toujours les mêmes espèces de connards
Non, c'est pas vrai
Syphilis 2
Vous vous êtes pas pris la tête
Soutif et pâté de flotte
Non, mais vous avez...
Alors, par contre, il y a cirrhose qui s'en va
Non, cirrhose, elle s'en va
Allez, hop, allez
Ah, on fait une bonne nouvelle
Alors, hé, je vous préviens
Vous vous êtes pas fait chier
Vous avez viré tous les autres
Et vous les avez repris sous d'autres noms
Non, mais cirrhose, remplace-la par boulimie
Quand je t'appellerai peau de chambre, tu sortiras de sous le...
Toi, tu fermes ta gueule
Maintenant qu'on a des nouveaux auditeurs
On va reprendre le débat et on se calme
Ouais, on se calme, tout de suite
Donc, alors, il y a un sondage, déjà, je vais le faire
Oh, là, là, là
À la question, être malade peut provoquer des maladies
Alors, ça, c'est même pas la peine que je dirais
Qu'on a ça
Non, non, ça, c'est des conneries
Non, non, non
Les oreillons vont-ils malades ?
On va demander à cuvette 2
Ouais, alors, les oreillons, non, ça rend pas malade
Ça fait juste mal aux oreilles, en fait
Ouais, mais ça peut rendre malade
Oh, non, non
D'accord, suppos ?
Ouais, bah, écoute, j'ai eu les oreillons
Et ça m'a filé une transpirationite aiguë
Et je pense que tu connais le problème
Non, je vois pas du tout ce que tu veux dire
Fais-moi un...
Ok, cirrhose ?
Oui, les oreillons peuvent être une maladie
Mais ça, c'est surtout pour les garçons
C'est pas pour les filles
Oui, ça paraît que ça fait gonfler les couilles
Non, mais attends, vous allez...
Je vous préviens, vous allez arrêter de dire des conneries comme ça
Parce que sinon, la sixième question, ça va être la dernière
On va faire conclusion et je rentre chez moi
Ça va être clair et net
Ça, ça serait bien
Alors là, faudrait peut-être vous calmer un peu
Non, mais ce qu'il faudrait, c'est que tu leur expliques
Non, non, mais attends, au standard, vous êtes pas fait chier
Non, non, non
Moi, perso, ils m'ont dit qu'ils s'emmerdaient grave, ce soir
C'est nul, ton truc, là
Ils sont nuls, toi, tu dégages
Dégage, maintenant
Non, mais non, c'est bon
Je gère
Non, non, tu dégages
Tu dégages
Je vais voir
Donc, euh...
Syphilis ?
Oui
D'accord, et toi ?
Les oreillons, je les ai eus quand j'étais petit
D'accord
Et ça m'a laissé des séquelles
Ouais, bah, je pense pas
Soutif ?
Oui
Donc, toi ?
Les oreillons, oui, c'est une maladie
Et il y en a qui ont eu la gangrène des oreilles et elles sont tombées
Non, mais attends, les oreillons, ça donne pas la gangrène, hein
Ah si, je te jure, hein
Ah ouais, bah, tu me diras...
Je travaille dans le milieu hospitalier
Je peux te dire que ça arrive
D'accord
Une question...
Oui, il y a Serval qui te demande
Si on attrape les oreillons en écoutant trop fort son Walkman
Euh, non, pas spécialement
Pas telle fois
Oui, bah, tout d'abord, bonsoir, Gérard
Bonsoir
Donc, je viens d'arriver
Oui, bonsoir
Salut
Donc, bah, ouais, il paraît, il paraît, ouais
C'est quoi ta maladie ?
C'est une maladie sexuellement transmissible, en plus
C'est quoi ta maladie, à toi ?
Non, mais les oreillons, bon, je peux...
Bon, qui c'est qui veut poser la question, là, vite fait ?
Voilà, vous répondez, là ?
C'est moi, c'est moi, c'est Syphilis
Je voulais lui demander quelle était sa maladie
À celle qui vient d'arriver, pas telle fois
Bah, pas telle fois, vas-y, pas telle fois, on te pose la question
Bah, moi, j'ai attrapé l'oreillon d'une seule oreille
Suite à un rapport sexuel
Un dérapage de coton-tige
Mais t'es toujours baisable ?
Euh, ouais, je suis toujours baisable
Alors, Syphilis, tu vas te calmer
Comment tu l'as appelé ?
Tu fais quoi, toi ?
Et celui qui vient de dire, en parlant des coton-tiges
Toi, ça va être la dernière fois parce que tu as dégagé
Hé, ça va, tous les deux, là ?
Ça va, là, je vous emmerde trop
Gérard, Gérard
Reviens au débat
Sur Minital, on nous demande si t'as eu la congraine du cerveau
Tellement t'es con
Non, c'est plutôt lui qui a eu la congraine
C'est qui qui dit ça ?
C'est Bibitte
Bibitte, il a quel âge ?
Il a 112 ans
Ouais, c'est ça, j'ai mon cul avec l'orage
Je crois que ça s'attrape dans les toilettes, surtout
Bon, toi, tu fermes ta gueule
Bon, alors, encore une fois
Cette manière, c'est la dernière question
Parce que vous me cassez les couilles à cause des deux du standard
À cause des deux du standard, c'est tout
Ils sont même pas capables de faire un boulot comme une fois
Ces deux connards
Après, c'est qui qui paye ? C'est les auditeurs
C'est pas de ma faute, dans ces cas, vous avez qu'à vous apprendre
Après, Olivier et Fildar
C'est pas de notre faute si t'es une équipe de merde
Pour l'instant, il y en a deux qui font du bon boulot
C'est Manu et Fildar
Et Rigaud
C'est Manu et Rigaud qui font du bon boulot
Les deux autres, c'est deux cons
Alors, l'éthique
C'est des faillots
L'éthique, sont-ils des maladies
Qu'on peut avoir en
automne ?
Qui c'est qui pose et qui répond
comme ça ?
Non mais donnez pas vos noms, s'il vous plaît
C'est Pedro
Putain, allez, c'est la dernière question
Vous me cassez les couilles, là
Là, au standard, vous me cassez
Vous faites du boulot dégueulasse
Vous m'avez fait du boulot dégueulasse
Le deuxième débat, vous me cassez
J'aimerais bien que vous
réfléchissez un peu aux questions de Gérard
et que vous fassiez un débat un peu plus potable
parce qu'après, c'est nous qui prenons
et l'émission est pourrie
C'est facile, ça
J'aimerais bien que quand on vous sélectionne
que vous fassiez quand même un minimum d'effort
pour comprendre, c'est quand même pas compliqué ces questions
Il faut qu'il nous cite
Celui qui a voulu répondre
répond maintenant
Tu donnes ton nom et tu réponds
Gérard, il se casse le cul une semaine pour faire un débat
Putain, mais c'est quoi cet auditeur
qui a voulu répondre et qui ne veut plus répondre maintenant ?
C'est qui, encore ?
Moi, je vais répondre
C'est Philippe, dégage, on va terminer pour toi
Mais c'est pas moi
Celui qui se marre va dégager aussi
Oh là là
Celui-là, je crois que ça commence à bien faire
Je leur ai dit ce qu'il fallait qu'il fasse
Non, non, mais attends
Le premier débat, il est potable
Le deuxième, c'est de la merde
À cause de vous deux
Pour l'instant, il y a Crico qui va, c'est Manu
Ouais, ouais, ouais
Attendez, après le débat, on va discuter la semaine prochaine
Oh, j'ai rien fait, Gérard
Non, non, je veux pas le savoir, vous faites du boulot de merde
Alors, pas cette fois pour toi
Tu peux répéter la question, s'il te plaît ?
L'éthique
De quoi ?
L'éthique, sont-ils des maladies qu'on peut avoir en automne ?
Non, c'est des petites bêtes que les chiens attrapent
Voilà, d'accord
C'est ce que je voulais t'entendre dire
Soutif
Allô ?
Oh, Gérard, Gérard, Gérard
Arrête de t'en faire sur tout le monde, Gérard
Plus jamais, merde
Non, c'est ma faute, c'est ma faute
C'est ma faute, excuse-moi
Non, non, oui, tu dégages
Gérard, pour revenir au débat
Attendez, les auditeurs, attendez
Pour revenir au débat
Enfin, on va faire un vrai débat
Il y a un petit débat
Merde, là
Et toi, t'arrêtes de bosser comme il faut
Sinon, t'en prends autant
D'accord
Bon, ben voilà
Ben non, je l'ai raté
Ben, le...
Bravo, le fil d'art
Merci, merci, fil d'art
L'auditeur qui a voulu poser la question, celui-là
C'est, s'il te plaît, tu peux revenir
Je te remercie
C'était Oxyd, Oxyd, tu peux répéter
Reviens, tu connais l'adresse
Je l'ai, je l'ai
Alors, la politique des maladies gêne-t-elle les camionneurs qui jouent du synthé ?
Ça, je vois pas du tout le rapport avec les maladies
C'est pas grave
Donc, à la place de Syphilippe, tu me prends quelqu'un d'autre
Ben, si, Jean-Pierre, là
Fais gaffe, fil d'art
Parce que tu vas t'en prendre autant qu'Olivier
Je vais trouver un truc
Si, Rose
Oui, ben, comme elle disait, paté de foie
Les tiques, ça s'attrape
C'est dans les animaux, quoi
C'est dans leur poil, quoi
D'accord
Suppos de...
Quoi ?
Ouais, ben...
C'est dans leur poil
Ouais, c'est dans les...
Mais non, un tique, c'est genre quand tu clignes de l'œil
C'est un tique
Il y en a, mais il y a...
Ouais, mais il y a...
Attendez, paté de foie
Bon, mon tique, c'est le prout
Oh, ta gueule, toi
Bon, alors, suppos, tu dégages
C'est pas grave, réponds, vas-y, vas-y, vas-y
Réponds, parce que moi, ça m'intéresse, ça
Non, parce que les tiques, il y a certaines personnes
Qui ont des tiques qui n'arrêtent pas de bouger les épaules
Ou de se gratter la moustache
Ouais, comme moi
Moi, c'est un tique de me gratter la moustache
Voilà, c'est ça que je voulais dire
Donc, c'est pas du tout dans les bêtes, paté de foie
Ah, ouais, non, mais enfin, moi, tu me parles de tiques
Moi, tout de suite, je...
Non, mais des tiques, t'as certaines personnes
Qui ont des tiques sans arrêt
Non, mais tu comprends bien
Oui, mais, ouais, bien sûr
Ça peut aussi aller dans les animaux
Je suis d'accord avec Siron
Donc, suppos, t'as répondu
Alors, réponds
Les tiques en automne, ouais, les taques en hiver
Les tiques en été et les toques au printemps
D'accord, ben...
Gérard, on me demande si les tiques sont politiques
Non, non, je vois pas
Merci, merci
Je vois pas du tout le truc
Excuse-moi, Gérard
C'est drôle
C'est galéré
Donc, en fait, c'est un prénom composé
C'est Marc, Serge, Thierry, mais tu peux l'appeler MST
Bonsoir
Salut
Salut
C'est Cuvette, j'ai pas répondu à la question
Vas-y
Je pense que c'est des petites bêtes qui mangent les caniches
Mais je viens de te dire
Que ça servait
C'est aussi sur les humains, mais
Je suis sûr que les chiens aussi, quand même
D'accord, donc, MST
Oui, alors, les tiques, ben oui, comme disait la génération
Demoiselle, qui est toujours baisable
J'ai bien repéré son nom
C'est qui, alors, vas-y ?
Celle qui a trois seins
Alors, moi, je dirais
Elle est plus là, celle qui a trois seins, je te signale
Dommage, dommage
Elle est morte, elle avait quoi comme maladie ?
Non, mais je vais te dire, depuis tout à l'heure
C'est l'autre auditeur qu'on a
Ah, Syrose, il y aurait Syrose
Ouais, ben, Syrose, elle vous emmerde
D'accord, bon, que moi, les tiques, ouais, c'est comme disait la personne
C'est pour les chiens, c'est une maladie des chiens
Non, mais, on vient de dire tout
MST, t'as pas encore
Euh, pâte-toi, tu te calmes, s'il te plaît
C'est un espèce de
Non, mais, les tiques, c'est un espèce de morpion canin
Qu'il y a sur les tresses
Quoi ?
C'est un espèce de morpion canin qu'il y a sur les tresses
C'était tout, en fait
Ah, mais je te jure
Bon, de toute manière, il est 50-30
De toute manière, je pense qu'on n'ira pas jusqu'au 10
Bonjour, c'est un message qui s'adresse
Au connard qui habite à côté de chez moi
C'est moi
Euh, ça y est, pour celui qui s'amuse à ça
Gérard ?
Je peux te répondre ?
Ouais, sous-type
Moi, j'ai des tiques, mais la décence m'interdit de le dire au téléphone
Je te mets des doigts
D'accord
Peut-être une voix qui m'excite pas du tout, je te l'aide, je le dis
Bah, toi-même
S'il vous plaît, ça va, de faire votre propre
On va peut-être revenir dans le débat
De toute manière, c'est la dernière question
Mais non
J'en ai plein pour toi
Si c'est tout, là, si tu dégages, MST, d'accord ?
Allez, allez, la question
Alors, à l'heure des coups de soleil, vous rendent-ils
malades ? On va demander à
Cubette
Ouais, ouais, moi, ça me rend vraiment malade
Bah, t'en as déjà eu ?
Euh, non
Non, bah, alors, comment tu peux...
Bah, parce que je dois pas me mettre au soleil
Mais on m'a dit que ça me rendait malade, donc je prends pas le risque, en fait
D'accord
C'est pas con, ça, hein
Je suis courageux, mais pas téméraire
D'accord, ok, suppos
Ouais, non, les coups de soleil, moi, ça me dérange pas
Les coups de victoire non plus
Non, mais attends, tu réponds correctement à la question
Pas à côté, s'il te plaît
Les coups de soleil, ça me dérange pas
Et les coups de victoire non plus
Les coups de...
Victoire
D'accord, mais non, mais je crois que, toi, tu comprends
Pourquoi ?
Non, mais je crois que t'as un peu bouché des oreilles
Ouais, ouais, bah, j'ai...
C'est une maladie
Parce que depuis, depuis le temps que tu dois écouter Fun et que je fais des débats, tu dois comprendre les questions
Alors, si tu comprends pas la question que je viens de poser, ça servait à rien de faire le débat
D'accord ?
Mais là, tu penses que t'es un solotone ?
Ouais
Alors, Siroze ?
Non, moi, les coups de soleil ne me font pas attraper de maladie, c'est que...
On en a déjà
Non, non, c'est pas ça, mais c'est que moi, je brosse facilement, j'ai une peau...
C'est black ?
Non, elle est pas black
Ah non, tu la connais ?
Non, non, elle a une jolie peau, elle est belle, tout ça
Elle est pas black, elle est sale
Oh, s'il vous plaît, là, vous la laissez parler, merci
Même si on attrape des coups de soleil, je pense qu'il faut quand même mettre de la crème et se protéger en mettant un chapeau, tout ça
Gérard ?
Ouais, de la crème sur le chapeau
On nous dit sur Minitel que contre les coups de soleil, le meilleur remède, c'est de superposer plein de couches de fond de teint
Non
Ils nous disent que c'est un super remède
Non, pas du tout
MST ?
Bah oui, c'est comme l'invité mystère, moi, c'est... je mets de la crème, mais pas sur le chapeau, je suis pas débile
Non, mais attends, toi, t'es un peu...
Non, mais je crois que MST, il est un peu con, lui
Non, non, mais attends, elle a dit qu'elle mettait de la crème sur le chapeau, ça sert à rien
Mais non, je mets de la crème sur le corps
Oh, encore pire
Tu veux me faire vomir ou quoi ?
Non, mais attendez, il y a des...
Oh, je vous signale qu'il y a des crèmes solaires pour...
Pour le corps, hein, au corps, vous le saurez pas
On appelle ça de la vaseline
Ouais, c'est ça, et ta connerie, on appelle ça de la merde
Ah, si tu veux
Ok, alors Soutif
Oui ?
Donc, pour toi ?
Bah moi, quand j'ai des coups de soleil, c'est un foulard carré
Ah bon, d'accord, carrément, toi ?
Bah carrément, j'évite de me faire bronzer le derrière, puisque à chaque fois, ça le fait, alors...
Attends, Soutif, je te coupe 5 minutes
Celui qui s'amuse encore à redire à la personne qui parle de dégager, je vais pas chercher entre MST, suppo et cuvette, je vais en virer un des trois au hasard
Au hasard
Ok
Discrimination, c'est pas du tout
Alors, Soutif
Oui ?
Donc, si tu me disais...
Bah, ça me fout la diarrhée, donc j'évite de partir au soleil en vacances, je me fais des vacances d'été en Normandie, en Norvège, des choses comme ça
Ouais, mais en Normandie, je pense qu'il y a quand même pas mal de soleil
Je suis allée un an en Normandie, il y a eu 15 jours de pluie, et les 15 autres jours, il a plu
Attends, je comprends pas, t'as eu 15 jours de pluie et les 15 autres jours de...
Eh non, mais attends, ça veut dire que t'es...
Que t'es partie un mois, et pendant un mois, t'as eu de la pluie
Oh, bah, t'as tout compris
Ah, d'accord
Oui, j'ai pas trouvé, donc j'ai pas eu la diarrhée
Ça te sert d'aller au restaurant, hein ?
Euh, oui
Avant qu'on n'ait pas t'étoie
Voilà, il y a Le Chiant sur l'IRC qui te demande si les coups de lune sont-ils aussi dangereux que les coups de soleil
Non, dans la lune
Non, mais, alors là, je vais te dire une chose
Chiant, c'est même pas la peine que je réponde à ta question
C'est Le Chiant
Le Chiant, t'as même pas compris la question
Non, mais ça existe, les coups de lune
Euh, pâté de foie
Les coups de dent, la lune
Ouais, bah...
Non, mais il comprend rien
Ouais, c'est...
En fait, avec les coups de soleil, on peut attraper les maladies de la peau
Donc, moi, pour me protéger, au lieu de mettre de la crème solaire, bah, je mets de l'huile abronzée
Comme ça, au moins, je suis sûre de pas attraper de coups de soleil
Donc, tu reviens à ce que je te disais, qu'il y avait des crèmes solaires pour éviter d'attraper des coups de soleil
Ah, c'est l'huile solaire
Voilà, mais il y a bien de...
Avec un indice, zéro
Ok
Au moins, tu comprends
Euh, qui c'est qui vient s'amuser à dire ça ?
Mais c'est une vieille chanson
C'est sympa, cette chanson
C'est la fête, fête, la fête
Ouais, bah, je pense pas
Alors, moi, je peux vous dire une chose, que les coups de soleil, il y a certaines crèmes solaires qui servent pour éviter qu'on les attrape
Parce que les écrans totales, ça fait bronzer, hein, Gérard
Comment ?
Les écrans totales, ça fait attraper des coups de soleil
Euh...
L'huile
Ouais, mais t'as certains trucs, comment qu'on appelle ?
Non, non, c'est des conneries, l'écran total, c'est des conneries, c'est de l'huile qu'il faut mettre pour pas attraper des coups de soleil
Non, mais il y a aussi les...
Manu, si tu pouvais m'aider, là, tu sais ?
Oui, les gens, là, au...
Ah, sur les sonos...
Ah, je peux t'aider, Gérard ?
Les UV
Non, mais quoi ?
Les crans anales
Non, non, toi, tu m'as fait du mauvais boulot
L'autobronzant
Ouais, il y a les...
Les trucs où tu te mets dans une machine, là, et ça te...
C'est des sonars, ou sinon, il y a...
Un bronzé
Il y a aussi...
Là, il y a un problème
Il y a des néons aussi, je sais plus comment qu'on...
Les UV
Ah, ouais, les UV
C'est moi qui t'ai aidé
Non, mais toi, tu fermes...
Toi, je t'ai dit de la fermer, je veux que tu m'entendes
Je t'ai fait du boulot de merde
Allez, hop, dégage
Alors, tu t'es...
Gérard, c'est pas le thème du débat
Au standard
Alors, sur IRC, il y a Dimitri qui te demande si on peut attraper des coups de soleil sous l'eau
Par exemple, dans sa baignoire
Euh, non
Et pendant une éclipse de lune, demande Turpentine
Putain, mais c'est bidon, l'Internet, c'est pas les maladies, ça
Bah si, on parle des coups de soleil dans cette question
Mais attends, ils sont moins cons que toi
J'aimerais bien faire un débat un peu potable
Ouais, mais attends, c'est...
T'as déjà foutu ta merde, alors ça suffit comme ça
Franchement, t'as fait des trucs trop inconcevables ce soir
Alors, dernière question, parce que...
Ouais, mais il a été avec ses crabes
Il est inconvenable
Oh là là
C'est horrible
C'est lamentable
Oula
Je sens que Fildar, tu vas t'en prendre une, hein
Mais c'est un débat constructible
Alors, l'acné, euh...
Tu te calmes, toi, parce que avant que tu gerbes...
Je vais t'emmener mon rib
Je sens que tout à l'heure, on va finir à trois que six
À trois que six ?
À trois auditeurs au lieu de six
Attention, parce que je vais pas chercher tout à l'heure
Je vais se virer au hasard
Bah non, il est là
Alors, l'acné, est-elle une maladie qui s'a...
L'acné
L'acné ?
La quenée
La quenée ?
La quenelle
L'apostrophe A-C-N-E
Bon, tu me dégages, je vais m'ester, allez hop
J'ai pas le vaccin
L'acné, L'apostrophe A-C-N-E
Dans la queue au bout du nez, on dit
Euh...
C'est toi qui viens de dire ça, là-bas ?
Non, j'ai rien dit, moi, par contre
Alors, donc, on va demander à Cubette
Ouais, bah moi, je pense que c'est pas...
Je sais pas ce que c'est comme maladie, en fait
Bah, tu sais pas que t'as jamais eu de l'acné ?
Bah, si, peut-être, mais je connaissais pas, en fait
Je savais pas que ça existait
Bah, si, ça existe, hein
Ça existe
Et c'est quoi, comme truc ?
Bah, je te le dirai tout à l'heure
Suppos
Ouais, bah, moi, quand j'étais petit, à l'école, on m'appelait coccinelle
Parce que c'était bouton rouge, point noir
Bouton rouge, point noir
Bouton rouge, point noir
D'accord, et t'as pas...
Et à part bouton rouge, point noir, bouton rouge, point noir
T'avais pas autre chose qu'on te disait ?
Ouais, toi, on devait t'appeler le trou noir, à l'école, avec ton petit truc
Et toi, on t'a jamais appelé tête de con ?
On met une cliquette dedans, elle disparaît, hein, hop
Allez, hop, suppos de la bonne nuit pour lui
Je voulais dire que j'avais fait de l'acné
Mais ce qui me dérangeait, c'était les méduses
C'est qui qui vient de répondre ?
Qui c'est qui vient de répondre, là ?
Je sais pas, moi
MST, t'as un nom de maladie ?
MST, je te l'avais dit de dégager, Fildar
Alors, il dégage
Gérard, mais t'es nul
Gérard, il y a TomJPSG qui me demande
Si l'acné sur le sexe existe
Ouais
Attends, il rajoute
Surtout suite à la sodomie dans les chiottes de la...
Ah, excuse-moi
Ouais, d'accord, lui, il peut garder ses réflexions
Siroge
Oui, l'acné
C'est quoi, c'est...
L'acné, tu ne peux être une maladie
On n'écoute même pas la question
Oh, tu t'écrases, tu vas être, s'il te plaît, merci
Si j'essayais de parler tous en même temps, je pourrais répondre
Mais qu'est-ce que c'est ?
Donc, l'acné est une maladie
Puisque tu peux avoir des boutons partout
Sur le corps
Donc, ça peut être une maladie très contagieuse
D'accord
Soutif ?
Oui
Donc, pour toi ?
Ben, moi, je travaille dans le milieu hospitalier
Et il nous arrive d'avoir des petits jeunes qui ont de l'acné, effectivement
C'est une maladie
Que l'on soigne très bien, effectivement
Ouais, mais...
Grèves de peau, des choses comme ça
Ouais, mais je pense qu'il y a certaines personnes
Qui vont voir des médecins qui disent
Qu'ils veulent se faire soigner contre l'acné
Puis qu'en fin de compte, on leur prescrit des médicaments
Et ils n'en ont rien à foutre
Bon, alors, on a un petit secret qu'on ne dit pas, en fait
Parce que, bon, on n'a pas envie de faire notre business
Mais la masturbation enlève les boutons
Ah, d'accord
Ben, ça, c'est la première fois que j'en sens ça
Gérard, sur Minitel, on nous demande
Si toi, plus jeune, tu as eu de l'acné, justement
Attends, laisse-moi finir avec pâté de foie
Sur IRC, on me demande combien de temps
T'arrives à tenir en acné
Bon, ben ça, je ne répondrai même pas à cette question
Excuse-moi, Gérard, à la place d'émission, on accueille Petit Quiste
Non, mais, hé, ce n'est pas la peine
Je suis dans le cours
Je suis dans le cours
Non, mais, t'es vraiment une pute
T'es vraiment une pute
Je t'ai dit que ce n'était plus la peine de prendre d'auditeur
J'ai arrêté
Je suis dans le cours
Je suis dans le cours
Et à la place de suppôt 2, on a suppôt 3
Non, non, non, c'est pas la peine
Non, non, mais c'est terminé, là, le débat
Bon, arrête, on fait la conclusion, au moins
Non, non, non, vous avez été trop cons
Grâce à Fildar
On a perdu près de 200 personnes sur l'IRC
Merci, Fildar
Ils sont revenus, on est presque 2000
Grâce à lui, on avait perdu
Quand même 200 personnes
Oui, mais ils sont revenus et on est presque 2000, Gérard
Donc, si tu pouvais continuer le débat calmement
Pour faire plaisir à ces gens-là
Pâté de foie pour la dernière question
Ouais, bah, moi, tout ce que je sais, c'est que l'acné, maintenant
On peut la résoudre à l'aide de la chirurgie esthétique
N'importe quoi
Bon, allez, tu me dégages ces trois caves
Elle a raison
Tu me viens de suppôt 2
Et le dernier est arrivé
Terminé, terminé, terminé
Terminé, terminé, terminé
J'en ai ras-le-bol
À chaque fois que les naines apparlent, on leur coupe les paroles
Alors, maintenant, c'est terminé, tu me les vires
Hop, bah, ça
Ça va aller plus vite, on termine le débat
Avec trois...
Ça sera évident, quand même
Non, non, pareil
Non, petit quiste, il a rien dit, tu vois, c'est bon, quoi
Alors, cuvette, j'en veux plus
Ouais, c'est bon, cuvette, il est viré
Et, euh, voilà
Alors, donc, pâté de foie pour toi
Donc, tu me disais
Pâté de foie, s'il te plaît
Je suis d'accord avec la fille qui parlait juste avant
Parce que la chirurgie esthétique, maintenant, on l'emploie pour, justement, enlever l'acné
D'accord
Alors, l'acné au visage, l'acné sur les bras
L'acné sur le bout des seins
Dans le dos
Dans le dos, c'est dégueulasse
Ouais, dans le dos, aussi, ouais
Donc, Rigaud, comme je vois qu'il y a des questions, je pense
Bah, ouais, il y a dévi1 qui te demande où t'as mis l'acné de chez lui
Parce qu'il est dehors et il sait pas
Non, non, mais on s'est même pas dit
Donc, Manu, tout à l'heure, tu m'avais posé une question, toi, sur l'acné
Oui, on demandait sur Minitel, je sais plus trop qui
Demandait si, toi, quand t'étais jeune, t'as eu de l'acné
Et si oui, comment tu t'es soigné et pourquoi, dans quel sens
Alors, ça, de l'acné, de toute manière, ça s'attrape
Facilement, souvent, il y en a qui disent que c'est en mangeant trop de charcuterie
Ça, c'est des dermatologues qui l'ont dit
T'as dû bouffer du saucisson, quand même
Non, non, mais ça, attends, laisse-moi finir
Ou en pétant avec une trouille
Oh, ta gueule, toi, petit kiste
Donc, il y a certains dermatologues qui m'ont dit
Qu'à force de manger trop de charcuterie, on pouvait attraper de l'acné
Maintenant, comment que ça se soigne ?
Ça se soigne avec des produits style...
Merde, comment on...
Pas de marque
Non, mais il y a des savons spécialisés
Des savons spécialisés, et puis des trucs comme du pouce-mousse-mousse
Du quoi, du quoi, du quoi ?
Pas de marque
Des gens de pouce-pouce, là, pour se laver les mains
C'est un produit spécial, donc...
Du directol
Alors, dernière question pour finir le débat
On remercie en pile d'art du bordel qu'il a fait jusqu'à maintenant
Alors...
Qui c'est qui parle, là ?
Petit kiste
Alors, petit kiste, ça, ouais, tiens, je...
Je l'avais pas vu, lui
Tiens, réponds, toi
Ah, bah, je suis là, regarde
Bah, réponds
Ouais, bah, oui, l'acné, moi, j'en ai jamais eu
Mais j'espère que j'en aurai jamais
Non, mais...
T'en as jamais eu, d'accord ?
Mais si un jour, t'en attrapes, tu te demanderas pourquoi
Je te le refile
Ouais, non, mais je te demande si c'est une maladie
Bah, ouais, c'est une maladie, hein
Bon, bah, alors...
Il y a des personnes qui ont...
Mais il y a des personnes aussi, c'est tout concentré
Dans une partie du corps
Mais si je dis le coup, ça va te vexer, donc je le dis pas
Moi-même, de toute manière, je le sais
Mais moi, c'est pas de l'acné que j'ai dans le cou, tu vois
Oh, pourtant, il y a du pus dedans, c'est pareil
Non, non, non, c'est pas du tout, c'est pas...
D'ailleurs, Gérard, il y a un seigneur qui demande
Si on peut se nourrir du pus de l'acné
Ah, non, là, je vais te dire une chose
Le mec, voilà, c'est une question
C'est seigneur, quand même
Ça donne faim, toi
Arrête, Gérard, assis-toi
Gérard, Gérard
Ah, ouais, non, mais Gérard, c'est pas de ta faute
Alors, pour terminer la dernière question
Donc, tout le monde a répondu
Comme il ne reste plus que Syros, Petit Kist, Soutif et Paté Toit
Donc, dernière question
Non, suppos, j'ai dit que c'était terminé pour toi
Non, mais deux, on a trois, il est là
Non, mais attends, parce que
On a peut-être que vous passiez votre boulot correctement
Ce temps-là
Au premier débat, Manu l'a fait
Manu l'a fait super bien
Toi, c'est de la merde
Écoute, Gérard, on a réussi à envoyer deux suppos
On peut en envoyer un troisième, quand même
Non, mais c'est de la merde, parce que t'as repris la même personne
Tu lui as dit, je te fais passer pour suppo 3
D'accord ? Manu, quand j'ai dit
Qu'il vire quelqu'un, il a fait son boulot correctement
C'est faux
Toi, à part
Chercher une voiture caca, c'est tout ce que tu sais faire
Qu'on vire ta merde
Ok, dernière question
Petit Kist, deux
Ouais, c'est ça, bien sûr
Gégé, écoute-moi, la famille suppos
On est trois frères, c'est comme les Hansons
Parce que nous, c'est les suppos, c'est tout
Bon, c'est bon, arrêtez vos conneries, parce que vous commencez à me les gonfler
Allez, Gérard, dernière question
Allez, allez, on y va
Il est 3h10, donc le débat
Le dépistage peut-il vous rendre malade ?
Ouais, je pense que ouais
Ouais, alors vas-y
Je pense que ça peut te rendre malade
Ça s'arrête là
Non mais attends, dans quel sens
Que ça peut te rendre malade ?
Allô ?
Allô, Gérard ?
Non, mais Gérard, j'ai été coupé par Phil là encore
A tous les coups
Non, je disais donc que ça peut rendre malade
Dans le sens où ça peut rendre malade
D'accord, c'est bien
Petit Kist, tu vois bien que le dépistage
Ça rend malade, je sais pas si t'as vu
Quand Chomara, elle a fait une queue de poisson à Jacques Villeneuve
Il a eu la chiasse, Chomara
Et ta connerie, elle a eu la chiasse ?
Non mais tu parles de ça, du dépistage, moi je te réponds
Il a dépisté, voilà
Non mais attends, le dépistage, tu sais ce que c'est ?
Bah oui, c'est quand il sort de la piste, voilà
N'importe quoi, enfin bref
C'est quoi le dépistage, Gérard ?
Non mais je vais laisser tout le monde parler, après je...
Non mais comme ça tu diras pas, bien sûr
Le dépistage sur IRC...
Attends, toi tu m'éteins le micro et tu t'écrases maintenant
Je peux t'entendre jusqu'à la fin, ok ?
Sur IRC, on me dit, le dépistage, c'est quand tu...
Quand tu coupes tes pistaches en D
Non plus
Alors, Sirose
C'est le dépistage, quoi ?
Bah le dépistage, peut-il vous rendre mal...
Eh, qu'est-ce qu'elle éconne, à ton mère, toi pétasse, là
T'as compris ?
Ah mais pourquoi ils sont méchants avec moi, je comprends
Non mais attends, celle-là, je vais la calmer
Parce qu'elle va répondre tout de suite
Soutif ou peut-être moi, maintenant vous répondez toutes les deux
Oui, Gérard
Alors vas-y
Alors tu réponds
Vas-y Soutif
Vas-y Soutif, je te laisse la parole
Euh, le dépistage...
Ouais, ouais
Regarde Richard Virac
Bon d'accord, toi...
Pas de marque, pas de marque
On l'a dopé à la suite de son plein gré, maintenant il est malade
Donc on le soigne en lui faisant des piqûres
Mais je vois pas du tout le rapport
Je te dis qu'il est malade, donc il a été dépisté gravement même
N'importe quoi, toi tu comprends
Je crois que t'as été...
Je me demande si t'es vraiment une infirmière
Gérard
Gérard, c'est moi
Ouais, sur Minitain, on...
On nous demande si chez toi aussi, ta pisse, elle tâche
Ah, exactement
Alors, qui c'est qui pose cette question con ?
Euh...
Question con
Sur IRC, c'est pour continuer
Bah, question con, bah c'est un con
Voilà, c'est tout
Est-ce que la piste tâche ?
Ouais, pareil
Ce serait pareil sur l'IRC
Pas tête-poids pour finir ?
Euh, non, non, le dépistage, au contraire, c'est fait justement pour éviter les maladies
Et voilà, quoi, point barre
D'accord, bah, c'est bien
Gérard, il y a Yankee qui te conseille d'aller faire un dépistage de trisomie
Bon, bah, lui, il ferait mieux de faire...
De se taire un petit peu pour dire des conneries
Cyrus, pour finir ?
Bah, non, le dépistage peut pas être une maladie
Dépose, dépose, dépose
Merci
Allez, faites la fête
Gérard, la conclusion aussi
Non, non, mais vous laissez Cyrus finir, s'il vous plaît, merci
Allez, la grosse, là, dépose, espèce de fainéance
Alors, petit kiss, tu dégages
Allez, hop
Tu viens dans le coup, hein
Allez, hop, dans le coup
Un coup de calpe
Pas dans le cul, parce que je suis poli
Quelqu'un a dit comment vous voulez, hein ?
Non, moi, je veux m'appeler...
Bon !
Et on n'a que une chaude pisse
Et vous êtes vraiment des fils de putes, hein ?
Vous êtes vraiment des fils de putes de faire chier les gens comme ça
Oh, là, là, moi, je suis outrée, là
Ouais, salut, c'est Blénoragie
Je peux répondre, Gégé ?
Vas-y
Je voulais dire que le dépistage, ça peut pas être une maladie
Vu que le dépistage, c'est fait pour, justement, déceler les maladies
Voilà, et donc, je peux vous dire une chose
Que le dépistage sert vraiment à quelque chose, surtout
Chez les femmes et pour nous, les hommes
Si on veut pas avoir certaines maladies
Surtout, il y a les cancers du sein que je voulais pas aborder
Parce que sinon, le débat aurait duré au moins jusqu'à 4 heures
Ça, c'est une question que j'ai pas parlé
J'ai pas voulu parler non plus du sida
Parce que c'était un problème trop important
Et ça, je ferais un débat dessus avec le cancer du sein
Je ne sais pas quand
Je vais voir ça avec le chef
Mais sans fil d'art au standard
Faut vraiment qu'on le travaille, ce débat
C'est le débat
2012, le débat, hein ?
Là, ça peut être joli
Ça peut être votre dernier
Non mais attends, c'est un point
On va voir, mais je pense qu'on l'est pas du tout
On le fait, on le rejette, on l'envoie à la CLT, à la CIA
On l'envoie à la CSA, à tout le monde
Ils valident
Qui serait qui reste, là, maintenant ?
Alors, on va demander à la cuvette
3h12, hein, Gérard
On fait conclusion, hein ?
Donc, conclusion, cuvette ?
Ouais, bah, ton débat, il y a mieux
Parce que, enfin bon, c'était un peu trop compliqué pour moi, je pense
Non, bah, t'avais qu'à comprendre un peu
T'avais qu'à comprendre, t'avais qu'à mieux dire
T'avais qu'à mieux t'exprimer, surtout, en fait
Ouais, non, mais vous avez qu'à vous adresser à Pildar
Non, non, non, c'est tout
Tu fais mal ton boulot
Non, non, mais c'est Pildar qui a foutu sa merde
C'est Pildar qui a foutu sa merde, cuvette, d'accord ?
Alors, tu le remercieras en lui disant au revoir
Suppos
Ouais, bah, je voulais dire que j'entends que Max est revenu
On l'appelle le star system
Toi, Gérard, je pense que t'es le star cystite
C'est-à-dire le roi des infections urinaires
Alors, toi, mon pote, c'est la dernière fois
que tu passeras dans mes débats, d'accord ?
Ok
Petit quiste
Oui, bah, alors là, t'as fait fort, Gérard
Moi, je me suis bien marré
Donc, il faudrait que tu continues comme ça
sans t'en prendre à ton équipe, quand même
Bah, si, parce que c'est grâce à Pildar
si c'est un merdé
Non, mais non, mais non
C'est la cause
La cause, c'est Pildar
Parce que, maintenant, Rigaud, avant que tu termines
On va essayer d'avoir...
On demandera le chiffre après
Après, après
Donc, pour toi, alors
Ouais, faut pas que tu t'en prennes à tout le monde
Il faut pas que tu passes ton temps à virer des gens, aussi
Tu comprends ?
Bah, ouais, mais dans ce cas-là
Quand je vous pose des questions
Si vous voulez pas répondre dans ce cas-là
Ça sert à rien qu'on vous sélectionne pour faire les débats
Si vous ne voulez pas répondre
On veut répondre, mais bon, des fois
On répond à côté de la plaque
Mais c'est pas pour autant qu'il faut virer des gens
Mais ouais, mais si vous répondez à côté des questions
Ça sert à rien non plus de vous sélectionner pour faire les débats
C'est tout
Bon, d'accord, je suis d'accord avec toi
Voilà
Je te souhaite une bonne soirée
Ok, bah, moi aussi
Soutif
Moi, je suis déçue parce que, bon
Je suis quand même dans le milieu hospitalier
Donc, j'aurais aimé participer à tout le débat
Parce que j'avais des choses intéressantes à dire
Néanmoins, bah, c'était nul
Et j'ai Fildar
Ouais, bah, c'est bien
Tu peux retourner le voir, alors
Voilà
Donc, pas tête-fois pour toi
Ouais, bah, comme d'habitude, tes débats
C'était vraiment de la débilité grave, quoi
Et néanmoins, faut pas t'en prendre à Fildar
Si tu sais pas gérer toi-même ton équipe
Ouais, bah, dans ce cas-là
Fildar, il avait qu'à pas faire le con
Parce que c'est grâce à lui
Si, à un moment donné
Sur l'IRC, on avait des petits problèmes
Ouais, mais enfin, c'est quand même grâce à lui
Que t'as des auditeurs, quoi
Ouais, non, mais c'est grâce
Quand je lui demande de virer certains auditeurs
C'est pas la peine qu'il essaye de les reprendre après
Pour leur dire
Vous passez sous un autre nom
Ouais, enfin, Gérard
Si t'es pas capable de gérer
C'est ton problème
De toute manière, dans l'équipe
Y'en a que deux qui font bien leur boulot
Et c'est tout
Les autres
Ouais, bah, ouais
T'as encore raison
De toute façon, ton débat
Ça a encore été de la merde
Et puis, voilà, quoi
Eh bah, si t'es pas content
Tu as bouffé ton pâté de foie
Ok, salut
Oh, joli
Cirrhose, pour finir
Cirrhose
T'es vraiment une tue, toi
Mais c'est pas moi
Mais c'est pas moi
Mais c'est pas moi
Je crois que, voilà
Tu peux arrêter la sonnerie, finalement
Voilà
Attends, toi, je te jure
C'est la dernière fois
Donc, conclusion
Ouais, conclusion
Donc, sur l'IRC
On était presque 2000
On est arrivé jusqu'à 1995
Jusqu'au moment où tu as insulté un auditeur
Tu l'as traité deux fois de fils de pute
Et y'a au moins 500 personnes qui sont parties
Et y'a beaucoup de gens
Qui ont été outrés par ton langage
Et je te lis quelques conclusions
Encore une fois
Un débat sans queue ni tête
Comme Gérard
Le Viagra est au sec
Ce que la connerie est à Gérard
Le Viagra fait partie de l'acné
Et le dépistage permet d'éviter les coups de soleil
Non, mais pas du tout
Pas du tout
Mais bon, y'a quand même combien de connectés ?
Y'en a eu
On a fait 1995
Ah bah
Bravo Gérard
C'est l'exploit
C'est le record
Je crois que c'est un record mondial, alors même
Bravo
Non, non, mais toi
Toi, tu m'en as fait virer quand même 200
Il a eu du mal à les récupérer
Ouais, beaucoup de mal
Mais t'avais perdu les numéros, aussi
Ouais, mais
En plus
Quand tu as une personne
Qui n'a pas fait sa conclusion
Tu l'as carrément raccroché au nez
Non, c'est elle qui a coupé
Non, non, non
Non, non, non
Non, parce que je vais l'appeler
Je vais demander
Ah, tu la connais ?
Bien sûr
Ah bon
C'est qui ?
Non, à ton avis
Ah, c'est Sandy
Ouais, bah bravo
Bravo Gérard
Alors, fais-moi confiance
C'était qui ?
C'était Sandy
Non, mais
De quoi ?
Personne n'a reconnu
Mais qui ? C'était quoi son nom ?
Cirrhose
Oh
T'as déguisé bien sa voix
C'est pour ça qu'on entendait
Vas-y, là
Ah, non
De quoi ?
Je comprends mieux
Non, mais je comprends mieux
Je comprends mieux
Ouais, ça m'étonne pas de Manu
Bah, conclusion
C'est dommage que Fildar
Il a foutu sa merde
Ah, oui, je sais
C'est une belle conclusion
Ouais, bah, de toute manière
J'espère que la semaine prochaine
Tu seras pas dans l'équipe
Parce que je veux pas de toi
C'est simple
À moins qu'il travaille
À moins qu'il travaille
Non, non, bah, il va travailler
Déjà, il va essayer
Je vais essayer de rattraper des points
Je vais faire un stage
J'ai entendu ce soir
Qu'il attendait 11h30
Pour trouver des auditeurs
Bah, si c'est Manu
Qui doit trouver des auditeurs
Autant le mettre tout seul
Avec une nana
Et lui, on peut le virer
Bah, on va le mettre
Avec Bébé Rose, ouais
Voilà
Avec la catastrophe
Donc, moi, je peux
Comment ça, la catastrophe ?
Moi, je peux dire quand même
Merci à Manu
Des deux débats
Parce que c'est la première fois
En je sais pas combien de temps
Que tu me remercies, Gérard
Donc, et puis, surtout
Merci, Rigo
D'avoir fait ton boulot
Correctement
De rien, Gérard
Fildar, je te remercie pas
Parce que tu m'as fait de la merde
Je te sers pas la main
Donc, voilà
Donc, on s'écoute
Ah, je sais pas
Le disque
Bah, moi, je sais plus
Je sais pas
Allez, file le dernier titre
Je suis parti de l'équipe
Mais moi, je te réintègre
Allez, vas-y
Non, non, c'est pas lui
Qui commande
Dans les débats
Le jeudi, c'est moi
Je crois que c'est
Technolab avec Fusion
Voilà
Et demain
Ben, le droit de l'impro
Y'a pas de problème
Là, vous allez retrouver
Rigo pour la nuit sans pub
Ouais, je vais faire
La nuit sans pub, ouais
Vous allez retrouver
Rousseau pour la nuit sans pub
Et dès demain matin
6h, Barthe
Avec des scooters à gagner
Et bien sûr, demain soir
Dès 22h
On se retrouve
Le Star System
Yes
Et moi, je vous retrouverai
Dans le courant de la semaine
S'il y a des petites réactions
Par le
Par le guet
Des auditeurs
Par le guet
Par les guets, ouais
Voilà
Il y en aura plein, t'inquiète pas
Bonne nuit à tous
Et à la semaine prochaine
Ouais
À la semaine prochaine
== Le débat sur l'armée ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Et on est déjà 1664 !
Ah bah d'accord, on commence déjà fort !
1664 !
On commence déjà fort, il est 0h19, on accueille Canif... Caniche...
On fait quel débat là Gérard ?
Sur l'armée !
Voilà, donc on accueille les auditeurs.
Canis !
Canif !
On peut écouter FN Radio sur 94.5
Bonsoir Gérard !
Bonsoir, Tagada 21 ans, Paris 101.9
Salut !
Salut !
Ah, Tagada !
Andouille, 20 ans de chinois, on peut écouter FN Radio sur 100.2
Salut Gérard !
Salut !
Croupion, 22 ans, Verdun, 93.9, FN Radio
Bonsoir Gérard !
Bonsoir, Tony !
Bonsoir Gérard, bonsoir toute l'équipe !
Bonsoir !
Paris, FN Radio 101.9
Yes !
Et... Prothèse, 21 ans, Royan, 99 FM
Bonsoir Gérard, bonsoir à tous !
Bonsoir !
Donc, première...
Comment ?
Big up !
Merci pour Rigaud, donc...
Merci pour Rigaud, c'est pas mal.
Alors, bon, on commence.
Celui qui a un téléphone portable ou pourri, là, qu'il dise tout de suite, parce que ça commence déjà mal.
De toute façon, Darty s'est fermé à ce temps-là.
Non, mais dans ce cas-là, s'il a un téléphone pourri, dans ce cas-là, il va avoir Manu au standard, ça ira plus vite tout de suite.
Je vais le trouver.
Donc, alors, première question, avez-vous fait déjà l'armée ?
Si oui, dans quelle arme ? On va demander à...
Andouille !
Bah, écoute, moi, je suis désolée, mais j'ai jamais fait l'armée.
D'accord.
Canis ?
Bah, moi, écoute, Gérard, en tant que fille, j'ai jamais fait l'armée, mais j'aurais aimé, franchement.
D'accord.
De toute manière, ça, c'est des questions qu'on va aborder lors du sujet aussi, hein.
Ouais, ouais, ok.
Donc, Tagada ?
Moi, oui.
Dans quelle arme ?
L'armée de terre.
À 21 ans, t'as déjà fait l'armée, donc t'as devancé l'appel, alors ?
Bah, non.
Bah, si.
Bah, non, ils sont venus me chercher.
Non, non, non, non, non, attends.
Commence pas à dire des conneries, toi, parce que...
Je te dis tout de suite que...
T'as eu des mises ?
Ouais, ouais, non, non, mais Tagada...
Oh, oh, Tagada, Tagada, Tagada.
Oui.
Soin de toi.
On se calme, ok ?
Donc, à mon avis, t'as devancé l'appel parce qu'à 21 ans, ils viennent pas te chercher comme ça, hein.
Alors, me prends pas pour un con.
Me prends pas pour un con, s'il te plaît.
Ça dépend si vous voulez s'engager.
Tu voulais t'engager, Tagada, ou pas ?
Bah, oui.
Non, mais attends, ça, les trucs sur l'engagement, c'est moi qui les pose, les questions, c'est pas toi, d'accord ?
Non, mais tu dis que c'est pas possible.
Non, mais tu as pas commencé déjà le premier débat comme ça.
D'accord, je voulais poser une question, je suis désolé.
Euh, Andouille, toi-même.
Oui, bah moi, j'ai déjà répondu, j'ai déjà répondu.
Ah, t'as déjà répondu, c'est vrai, je t'ai passé en premier.
Croupion ?
Ouais, alors moi, je suis totalement anti-militariste, donc il est hors de question que je mette les pieds dans une caserne avec des cons, quoi.
Ouais, mais ça...
Oh là, merci pour le Larsen.
De toute manière, ça, je vais te dire une chose, que maintenant, ça va être bientôt obligatoire, alors donc, t'auras pas le choix.
Euh...
Tony ?
Moi, je suis pro-militariste, mais je me suis fait réformer.
D'accord. À 20 ans, t'en es sûr de ce que tu me dis, là ?
Ah, sûr et certain, ouais.
Ouais. Je pense pas à moi, à mon avis.
Et je te jure, et puis je te raconterai même l'histoire, si tu veux.
Ouais, non, non, mais j'ai pas besoin de savoir toute l'histoire complète.
Prothèse ?
Ouais, bah moi, je voulais m'engager, mais je me suis fait réformer parce que j'étais pas assez con pour faire l'armée, quoi.
De toute manière, y a pas besoin d'être con pour faire l'armée, d'accord ?
Parce que si tu... Non, mais attends, si tu veux dire ça pour moi, tu vois, je vais te dire une chose...
Non, non, mais y a pas besoin d'être con pour faire l'armée, de toute manière, l'armée, c'est obligatoire et c'est tout.
Tu m'as dit tout à fait, les cons, de toute façon, ils sont chefs.
Ouais, bah, de toute manière, avec un con comme moi, on s'amuse, avec un con comme toi, on se fait chier, d'accord ?
Sur IRC, y a Zioui qui te demande si tu aimes ramer.
Je vois pas du tout le rapport avec le débat, hein.
Bah, pourtant...
Donc, moi, je peux vous dire que j'ai fait l'armée, dans quelle arme...
Eh, en fait, personne m'a dit dans quelle arme...
Ouais, dans quelle arme, Gérard, au fait ?
Non, mais...
Au fait, Gérard, dans quelle arme ?
Prothèse, ouais, pour l'instant, c'est moi qui pose les questions.
Ouais, mais dans quelle arme, au fait, Gérard ?
C'est moi qui pose les questions, c'est pas vous.
Oui, mais dans quelle arme ?
C'est pas... C'est moi qui pose les questions, toi, Prothèse.
Au fait, ouais.
Dans quelle arme, toi ?
Bah, j'ai été réformé, je t'ai dit.
Eh, c'est le qui dit au fait, tout à l'heure, tu vas te calmer, toi.
Je voulais m'engager dans les RIMA, Régiment d'Infanterie, Marie.
Ouais, dans l'infanterie.
Ouais, j'suis en ligne.
Tony ?
Bah, je te dis, je me suis fait réformer, mais moi, je voulais n'importe quoi, de la cuisine, de n'importe quoi, moi, j'aurais fait.
Croupion ?
Oui, tout sauf la Légion.
Ouais.
Andouille ?
Moi, je serais plutôt partie dans l'arme blanche.
C'est-à-dire, chasseur alpin ?
C'est du ninja.
Tu m'as outé les mots de la bouche.
Bah, c'est chasseur alpin, hein, les plus blanches, ouais.
Les samouraïs.
Euh, Tagada ?
C'est quoi, la question ?
Non, mais je te demande dans quelle arme, abruti, parce que tout à l'heure, tu as dégagé, ça va aller vite.
Abruti, toi, si tu commences.
Dans quelle arme, quoi ?
J'ai fait l'armée ?
Ouais.
Bah, je te l'ai dit tout à l'heure, dans l'armée de terre.
Ah, non, tu ne l'as pas dit, nuance.
Je l'ai dit, je l'ai dit, j'ai...
Euh, Canis ?
Bah, moi, j'ai rien fait.
Canif ?
Canif, ouais.
Bah, j'ai rien fait, mais ouais, dans l'armée de terre, j'aurais aimé.
Bah, moi, j'ai...
Tu verras, il y a des mâles dans l'armée de terre.
Ouais, bah, oh, tu te calmes, toi, parce que tout à l'heure, tu as fait comme la semaine dernière, Tony.
Attends, Gérard, toi, tu l'as fait dans quelle armée, alors ?
C'est... Moi, c'est... J'étais dans l'infanterie, dans le 110e R.I. en Allemagne.
Et t'inventais quoi ?
T'inventais quoi ?
Non, mais c'est le 110e Régiment d'Infanterie, Abruti.
Ah, Infanterie, j'ai compris.
Et toi, dans quelle arme ? Tu ne l'as pas fait, tu ne l'as pas fait, parce que toi, t'es trop con, alors ?
Déjà, lui, il est trop con, déjà, pour faire son stand-up, il attend 11h à nuit.
Il y a un petit sondage qui nous a été communiqué, donc, à la question, pour ou contre l'armée,
20% des gens...
Non, mais c'est important de savoir, Gérard.
Ouais, mais ça, on n'en a rien à foutre des pour ou contre, parce que c'est pas...
C'est un débat, on en parle, vas-y, Manu.
Donc, 20% des gens sont pour Alain Prost, 30% des gens n'ont pas de permis,
et 50% n'ont jamais été alarmés en un seul mot.
Bon, alors, déjà, les deux premières questions, je ne vois pas ce que ça vient tout là-dedans.
Les gens ont répondu ça, ils sont...
Ouais, mais ceux qui répondent ça, c'est des cons, ce n'est pas de ma faute.
Donc, deuxième question, à quoi l'armée sert-elle de nos jours ?
Aujourd'hui, on va demander ça à, ben, Tony.
Non, on va demander à Tagada.
Pardon ?
Tagada.
À se faire des mecs ?
Putain, mais, hé, hé, hé, non, mais t'es vraiment con, toi !
Il y a eu le sergent du mec, après, il y a eu l'infirmier, je m'en rappelle...
À quoi sert l'armée de nos jours, aujourd'hui, Tagada ?
Tu réponds comme rectement, ou sinon, tu gerbes.
Bon.
Euh...
À former des hommes, des vrais, des mâles, hein.
Bon, maintenant...
Tu me prends Tagada, tu lui expliques comment que ça se passe, un débat.
Ouais, mais peut-être que pour lui, justement, l'armée...
C'est mon point de vue, hein.
Ouais, non, mais...
Non, mais explique-lui quand même comment que ça se passe, un débat, parce que...
Toi, tu poses une question, il doit répondre.
Ouais, ben, pour l'instant, s'il répond à côté de la plaque, c'est pas la peine de...
Non, il répond ce qu'il veut.
Il répond au mot de l'acteur.
Euh, Rigaud, attendez, c'est vous, ok ?
Rigaud, il y a une question, non ?
Euh, ça va très vite, vu qu'on est en train de dépasser les 1800 connectés.
Oh, lol, lol, lol, lol.
Alors, l'armée sert à se mettre des cotons-tiges dans le cul ?
Non, non, ça c'est bon, ça va trop vite, j'ai pas trop le temps.
C'est qui qui s'amuse à dire ça ?
Ben, c'était un certain Gérard que...
Ah bon, d'accord, ouais, ok.
Euh, Andouille ?
Ouais, ben, l'armée, ça sert à se battre.
Ah bon, pour toi, l'armée, on se bat ?
Ouais, ouais, c'est une école de bagarre.
Ah bon ?
Ah, ok, attends, attends, on va...
C'est excellent.
Ah ouais, d'accord.
Alors, tu crois que c'est l'armée qui fout le bordel dans les rues ?
Non, non, non, mais je pense que là-bas, c'est une bonne école pour apprendre à se battre.
Ça fait qu'après, quand tu rentres chez toi, tu peux te battre tranquille, quoi.
Ah bon, c'est nouveau, ça ?
Ouais, vive la guerre.
Ah ouais, ouais, c'est nouveau, ça, ça vient de sortir.
Tiens, il faudrait que je réfléchisse à cette question.
Euh, Canip ?
Ben, écoute, moi, Gérard, pour moi, je sais vraiment pas à quoi ça sert,
parce que vu le peu de gens qui veulent y aller, ça doit pas servir à grand-chose.
Ben, disons, ça sert pas à grand-chose dans l'ensemble.
En fin de compte, tu perds carrément facilement un an de...
Si t'es en stage ou au boulot, tu perds facilement une année pour rien.
Ouais, mais maintenant...
Non, non, mais attends, j'ai pas fini avec tout le monde, là, on va demander à tout le monde.
Andouille, elle a répondu.
Croupion ?
Ouais ?
Donc, toi ?
L'armée, ça sert à faire chier les gens, à faire chier les Parisiens tous les 14 juillets pour voir défiler 5 000...
Bon, ben, ça...
Bon, là, merci pour le Larsen.
Y a pas de quoi.
Euh, Tony ?
À se faire sodom.
Ah, ouais, d'accord.
Alors, Tony, tu me redis encore une connerie comme ça, je te préviens, tu fais comme la semaine dernière,
je te gerbe au premier débat, OK ?
Tu me poses une question, je te réponds.
Non, non, mais je te demande, sois un peu moins con, hein, que tu l'aies.
Tu réponds correctement aux questions, sinon tu gerbes.
Je te le dis tout de suite, parce que j'ai pas l'intention de me faire chier ce soir.
Je suis désolé.
Gérard, sur IRC, il y a Le Chiant qui te demande s'il faut savoir faire du rouille.
Du windsurf pour faire l'armée de l'air.
Oh, non, c'est quoi, ça ?
C'est quoi, du windsurf ?
Si quelqu'un pouvait me le dire, c'est quand tu sautes en parachute avec ton tank.
Ah, d'accord.
Non, non, non, tu sautes, alors tu vois, t'as un petit string rose.
Qui, qui, qui, qui, qui c'est ?
Ah, c'est Tagada.
T'as un petit string rose avec des petites dentelles sur le côté.
Ensuite, t'as une jartière, voilà.
T'es sur un surf et tu prends un gros code.
Alors, le code, tu le décides.
Non, non, c'est bon, Tagada, ça y est, ça y est, ça y est, c'est bon, on a compris.
Prothèse pour finir le thème de...
Ouais, bah, l'armée, je dirais que ça sert à apprécier le kaki et les corvées de chiotte.
Bon, bah, ça, donc, moi, je...
Comment ?
Ouais.
Non, mais rien.
Qui c'est qui a voulu rajouter quelque chose ?
Tagada.
Tagada ?
Non, c'est pas moi.
C'est pas moi.
Bon, alors...
Non, mais c'est pas grave, vas-y.
Donc, c'est pas...
Donc, l'armée, à l'heure actuelle, sert à quoi ?
Bon, bah, en fin de compte, comme j'ai dit tout à l'heure sur Andouille ou Croupion qui m'avaient parlé de ça,
bon, bah, j'avais vaguement dit,
donc, normalement, l'armée, c'est, en fin de compte, vous perdez un an de salaire,
parce qu'en fin de compte, vous n'êtes pas sûr, quand vous ressortez de l'armée, de récupérer votre emploi.
Normalement, si, vis-à-vis de la loi et selon les collections collectives de la société,
normalement, ils sont obligés de vous reprendre, quand vous avez terminé l'armée,
ils sont obligés de vous reprendre facilement, normalement, si je ne me trompe pas,
et je pense que Manu ou Fildar ou Grégoire pourront me confirmer,
je crois que, normalement, c'est un mois, un mois, normalement.
Par contre, Gérard, c'est Manu, là.
Ouais, l'armée, ça sert pas, tu peux pas passer ton permis gratuitement, tout ça, des trucs comme ça ?
Mais, justement, mais attends...
Mais, c'est pas les bonnes questions, Manu, que tu poses.
Je savais pas, je savais pas.
Justement, celle-là, celle-là, on va la poser, mais c'est la toute dernière.
Je savais pas, je suis désolé, Gérard.
Vu qu'on a commencé plus tôt...
Et, Gérard, je vais te demander, ceux qui vont à l'armée et qui, avant, n'avaient pas de travail,
est-ce qu'ils le récupèrent, après ?
Ben, ça, s'ils en ont pas, ils pourront pas en retrouver derrière.
Donc, c'est l'arnaque.
S'ils en avaient pas au départ, ils en auront pas à la sortie.
Ouais, mais ça, c'est regrettable.
Non, non, sauf parce que, maintenant, il faut dire une chose.
Quoi sert l'armée ?
C'est qu'on peut très bien, aussi, trouver...
Un job.
Faire un job à l'armée, à la sortie, si vous avez été compétent pendant les 12 mois qu'on...
10 mois.
Est-ce que tu peux avoir un petit pot ?
Non, non, mais ça, les...
Un dipôme.
Est-ce qu'il peut avoir un dipôme à l'armée, ou pas ?
Non, non, non.
Non, c'est impossible.
Déjà, c'est tout juste s'il y en a un qui arrive à récupérer leur permis de conduire, à la fin.
Ils savent même pas lire.
Mais s'ils ont pas son permis à l'armée, est-ce que c'est envisageable d'avoir dans le civil ?
C'est qui, ça, qui me pose ça ?
Oui, mais attends, Tony, c'est la 11e question.
C'est la dernière question, Tony.
Ah, pardon, excusez-moi.
Donc, si vous voulez commencer par la 11e, on va le faire tout de suite, et...
Non, ben non, on va...
Non, mais si, on va...
Ben si, comme t'en parles.
Bon, ben allez, on fait la 11e, ça va.
Donc, Tony, comme t'en parles, on fait la 11e.
Après, je veux la 8 et la 6, si c'est possible.
Bon, ça y est.
A la bouche.
Donc, alors, avez-vous eu l'occasion de percer votre permis de conduire, donc, à l'armée ?
Non, qu'on m'a demandé la prothèse ?
Non.
Non.
Je voulais, mais c'est justement pour ça que je voulais m'engager.
C'est pour passer tous mes permis, puis après, tu verras quoi.
Mais j'ai pas pu.
Oh, non, mais attends, parce que de toute manière...
Mais attends, si tu t'engages, faut bien préciser...
Je vais préciser une chose, que si tu veux passer ton permis, de toute manière, même en t'engageant, t'es obligé de faire ton engagement jusqu'au bout.
Ah ouais, justement.
Et si tu t'engages, normalement, c'est pour 2 ou 3 ans, ça dépend du temps que tu veux faire.
Ça dépend de l'armée aussi.
Moi, on m'a dit que les épreuves de conduite, elles étaient, à l'armée, elles étaient redoutables.
C'est vrai.
C'est Tony, ça ?
Oui.
Ouais, non, mais ça, je vais te dire...
Attends, Tony, je te prends tout de suite, oui ?
Ouais, prends.
Oui, tu me rends compte que t'en as de la chance.
Merci, qui te demande si t'as été maître chien à l'armée, est-ce que c'est de là que vient ton histoire d'amour récente ?
Euh, non, maître chien, je pense pas que...
Et pourquoi t'as tué le chien aussi ?
Euh, Tony ?
Oui ?
Je t'ai dit, tu arrêtes tes conneries, sinon tu vas dégager avant 1h du matin, toi.
Mais ça, c'est pas envisageable.
Ouais, c'est envisageable, alors fais bien gaffe.
C'est inadmissible.
Ouais, alors donc, tu disais, toi, tout à l'heure, comme t'avais une question à me poser, donc tu peux peut-être finir ta pensée.
Hein ?
Bon, d'accord, Tony, je crois que...
Ah, non, non, non, c'est pas moi qui ai parlé, là.
Non, mais...
T'avais une question tout à l'heure, Tony, à poser, vas-y.
T'avais une question.
Ça se finissait par B, c'est ça ?
Bon, d'accord.
Tony, ça commence à bien faire pour toi.
Non, mais c'est quoi, la question ?
Croupion, Croupion.
Non, non, ça y est, ça y est, ça y est, ça y est, ça y est, Tony.
Ça y est, Tony.
Croupion, Croupion.
Ouais ?
Donc, toi ?
Ouais, bah, moi, de toute façon, j'ai pas fait l'armée, hein.
Mais il est hors de question que je passe mon permis à l'armée.
Mais ouais, non, mais c'est la condition sine qua non, si tu veux rentrer.
Oh, là, là !
Hé, Croupion !
Oui ?
Attendez, s'il vous plaît, Croupion !
Oui ?
T'as pas un téléphone pourri ?
Non, non.
Ça, c'est...
Ça fait drôle, hein.
Mais il est possible.
J'ai l'impression que c'est elle, hein.
Je vais voir, je vais voir.
Un portable, ça, hein.
Andouille.
Oui ?
Bah, moi, comme je t'ai dit, donc, j'ai pas fait l'armée.
Hum ?
Mais, euh...
Non, mais, de toute façon, moi, ça m'intéresse pas de passer mon permis.
Je préfère profiter des gens, tu vois, profiter de leur voiture.
Comme ça, je paye en réunion.
Ouais, mais ça, c'est un peu dégueulasse, n'empêche.
Ouais, mais enfin, chacun vit sa vie comme il veut.
Ouais, c'est vrai.
OK.
Est-ce que tu le payes, le permis à l'armée, ou pas ?
Non, mais attends, justement, je vais répondre après à la question.
Ah, d'accord.
Euh, Tagada.
Eh, on m'a fait un au revoir.
Oh, Tagada, tu réponds correctement, parce que tout à l'heure, ça m'a...
La bouche pleine.
Ça m'a gerbé, toi.
Déjà, quand je te parle, t'évites de manger, t'évites de faire comme Fildar.
Non, il mange pas, là.
Deux secondes, je voulais juste dire, quand même, remercier les gens de l'IRC,
parce qu'on est déjà plus de 2000, on est 2011.
Oh là là !
Et je voulais saluer Yannick, qui nous écoute en direct du Canada.
Ils sont beaucoup à nous écouter, on t'écoute à travers le monde.
Ouais, bah, c'est bien.
C'est pas mal, ouais.
Et beaucoup de militaires, aussi.
Je crois qu'on va battre les records, encore.
Ah, c'est déjà fait.
Euh, Canif.
Ouais, bah, non, écoute, Ira.
Moi, j'ai pas passé mon permis à l'armée, non.
D'accord.
Donc, alors, tu voulais me poser une question ?
Ouais, tu t'en rappelles plus ?
Non.
Bah, maintenant, tu vas la répéter.
Est-ce qu'on paye le permis de conduire à l'armée ?
Non.
Pourquoi ?
Ça, c'est...
Tu le payes pas, parce que c'est toi qui demandes à passer ton permis,
donc c'est gratuit.
Et combien coûte ?
Zéro point, de toute manière.
Ça dépend du contingent, dans quel contingent tu te situes pour passer ton permis.
C'est quoi, un contingent, Gérard ?
Par exemple, on est en combien, là ?
C'est comme un compte en banque ?
Novembre ?
Non, non, non, c'est pas du tout pareil.
Contingent, c'est par exemple du...
C'est peut-être des naissances.
Non, plus !
Arrête de dire des conneries, toi, quand je parle.
Merci.
Contingent, c'est par exemple...
C'est tous les deux mois.
Donc, tous les deux mois, t'as un contingent.
Comme là, le mois prochain, ça sera la 98-12.
Ah, d'accord.
C'est ça qu'on appelle des contingents.
Ouais, c'est l'année plus le mois.
Voilà.
98-12, c'est quelle ville, ça ?
Oh, t'as gueule, toi.
Donc, voilà, comme ça, t'es servi.
Et tu peux passer tous les permis ?
Bateau, tout ça ?
Non, non, non, tu passes uniquement que le permis B
ou le gros, là, le 40 tonnes.
Mais par contre, il faut bien dire une chose,
que celui qui passe son permis à l'armée,
ils ont un certain nombre de kilomètres à faire
pendant leur armée
pour qu'ils soient validés après dans le civil.
Mais par contre, il y a un permis qui n'est pas validé
et c'est dommage.
Il est valable ou pas ?
Disons non, il ne sert à rien.
On a dans le civil, en fin de compte, ce permis-là,
c'est le permis VAB véhicule d'avant-blindé.
C'est les fameux trucs, là, tu vois, les sirous,
comme les gendarmes mobiles qu'ils ont, là, en ce moment.
Ah, comme dans la 7e compagnie ?
Ouais, voilà, grosso modo.
Non, mais ça, c'est avec des chenilles, c'est pas pareil.
Ah, d'accord.
Gérard ?
Oui ?
Il y a un autre petit sondage.
À la question, êtes-vous déjà allé voir une armée ?
25% des gens, ils sont allés avec leur femme.
35%, ils sont allés avec leurs enfants.
Et 40% ont demandé l'arme et qu'elle a.
Qu'est-ce que t'en penses ?
Non, mais attends, parce que là, il y a un truc.
Avez-vous déjà été voir l'armée ?
Je ne vois pas du tout le rapport.
On peut visiter, non ?
Ça ne se visite pas ?
C'est pas un parc ?
C'est pas comme la tour Eiffel ?
Non, non, non.
Il n'y a pas de...
Je crois que c'est la garde républicaine, si je me souviens bien,
qui s'amuse à faire des trucs porte ouverte pour...
C'est con.
Pour simplement voir des chevaux.
C'est tout.
Gérard, il y a vomi de porc sur l'IRC
qui te demande si tu as fait la Deuxième Guerre mondiale.
Non.
Il te demande pourquoi.
Et la Troisième ?
Il n'y en a pas trois.
Il y en a eu deux, donc je n'ai jamais fait ça.
La Guerre du Golfe ?
Non, mais ça, ça n'a rien à voir.
Ça, c'est des questions...
Il te demande pourquoi tu ne l'as pas faite.
Je ne l'ai pas faite, c'est tout.
Il n'était pas engagé, il n'a pas gagné.
Tu étais réformé ?
Non, non, j'ai fait mon armée normalement comme tout le monde.
Donc, j'ai fait douze mois.
Ils t'ont accepté, toi, là-bas ?
Ben oui.
Pourquoi ?
Oui.
Je voulais savoir, est-ce que tu avais participé au défilé du 14 juillet ?
En Allemagne, oui.
Mais pas sur Paris.
Tu as défilé ?
Ben, en Allemagne, oui, à moins 17 degrés.
Où ça ?
Et tu as défilé en quelle tenue ?
En treillis, avec les chevaux.
Non, non.
Il avait un petit string à dentelles roses.
Bon, ta gueule, tu t'écrases parce que tout à l'heure, tu as dégagé, toi.
OK ?
Donc, troisième question.
Peut-on faire carrière en faisant l'armée ?
On va s'écouter un petit disque.
Un petit disque, et puis on se retrouve tout de suite après.
Ouais, on est en train d'atteindre les 2300, là.
Ça va arriver bientôt.
Gérard, ce soir, tu cartonnes.
Mais ça, c'était prévu qu'il fallait qu'on cartonne ce soir, donc...
Allô ?
Allô, Gérard ?
Canis.
Allô ?
Allô ?
Allô ?
On n'entend plus rien.
Et Gérard ?
Ça y est, pile d'art.
Tu n'as rien fait, Gérard.
Ça y est, ça commence.
Les auditeurs, vous entendez, là ?
C'est imperceptible.
On n'entend rien.
Attends, je vais toucher un bouton.
Je vais toucher un bouton.
Allô ?
Allô ?
Allô, vous l'entendez, là ?
Allô ?
C'est mieux, là.
C'est mieux.
C'est pas 30 secondes, on l'entend pas.
Canis !
Vous l'entendez, Gérard, là ?
Oui, on l'entend.
Vas-y, parle.
Parle, Gérard, parle.
Canis !
On t'entend, impeccable.
C'est bon, c'est bon, c'est bon.
On récupère Canis.
Oh !
Merci, quand je parle.
OK.
Canis, le jour-là.
Tagada.
Oui.
Andouille.
Oui.
Croupion.
Je suis d'Andouille.
Oh, tu t'écrases, toi.
Tony.
Bonsoir.
Et prothèse pour terminer.
Et donc, vous avez pu réfléchir à la question, donc je la répète.
Peut-on faire carrière en faisant l'armée ?
On va demander à Tony.
Moi, je sais pas.
Enfin, moi, si j'avais l'occasion de faire carrière en faisant l'armée, je la ferais.
Mais ça me branche pas du tout, l'armée.
Pas chaud.
Mais la Légion, il parle.
Il paraît qu'on peut faire carrière.
De toute manière, quand tu fais l'armée dans la Légion, de toute manière, tu t'engages un peu.
Ouais, ouais.
Non, mais il y a des débouchés en tant que, je crois, on m'a dit, un gardien de chef dans l'Atlas.
Ouais, c'est ça.
Alors, Tony.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tony, tu réponds correctement à la question, parce que sinon, ça va mal se terminer pour toi.
Tu vas retourner chez toi.
Écoute, c'est ce qu'on m'a dit.
Je sais pas, moi.
Ouais, ouais, ouais.
C'est ce qu'on t'a dit.
Depuis tout à l'heure, tu m'assumes que moi, je reste imperturbable.
Ouais, ouais, tu restes imperturbable, mais tu réponds la moitié à côté des questions.
Bah non.
Quand on te pose des questions, tu réponds les trois quarts à côté.
OK ?
Alors, si c'est pour répondre des conneries, c'est pas la peine qu'on t'appelle constamment pour faire les débats.
OK ?
Je me drogue.
OK, bah si tu te drogues, tout à l'heure, tu vas retourner écouter la radio tranquillement.
C'est tourné, Tony.
Prothèse.
Ouais, je pense que c'est possible, ouais.
Ouais, mais dans quel sens ?
Pour toi, ça peut être possible.
Toi, ça m'étonnerait, parce que c'est lui que tu t'es fait réformer, donc...
Bah ouais, justement, je m'étais renseigné au début à la caserne de chez moi.
On m'avait dit que je pouvais faire carrière dans Maître Chien.
D'accord, on verra ça après.
Rigo, t'avais peut-être une question ?
Non, il y a juste Davy One.
Attends, je lis vite fait.
Il demande si lorsque t'as fini de faire l'amour avec Sandy, tu l'as remis le couvert.
Non, mais ça, c'est pas du tout le thème du débat.
Donc, si c'est pour dire des conneries comme ça, comment qu'il s'appelle ?
C'était Davy One, et on te demande aussi, c'est Oxyd qui te demande si quand t'as été parachuté,
est-ce que ton débat est suite au fait que tu n'avais pas de parachute ?
Ouais, ça, je vois pas du tout.
C'est incompréhensible.
Ouais, c'est incompréhensible.
Prothèse, toi ?
J'ai déjà répondu, genre.
Donc, t'as répondu, croupion.
Ouais.
Donc, pour toi ?
Bah, malheureusement, parce que malheureusement, on peut faire carrière.
Donc, c'est chiant, il y a des gens qui font la guerre, ça, c'est chiant.
Et heureusement pour certains.
Parce que tous ceux qui ont échoué au concours de maître chien, au concours de la police,
bah, ils vont dans l'armée, quoi.
De toute manière, dans l'armée, tu peux très bien faire ton service militaire dans la gendarmerie ou dans la police.
Faut pas l'oublier.
Ouais, non, mais en général, ceux qui font carrière, ils font pas carrière dans la police.
Non, mais ceux qui veulent passer, ceux qui veulent être gendarmes ou policiers,
peuvent le faire en faisant leurs 12 mois.
Ouais, c'est parce qu'ils ont raté leur concours.
Non, non, non, non, non.
Non, parce que...
À l'armée, à l'armée, ils te demandent ce que tu veux faire,
et tu peux préciser si tu veux être dans la gendarmerie ou dans la police,
ou passer tes permis.
Ou coiffeur.
Ou même, ça, cuisinier.
Ouais, t'as plusieurs trucs, t'as cuisinier, t'as un permis, coiffeur,
on va passer, on va pas s'éterniser sur tout ça.
Andouille.
Parce que généralement, comme Tagada, les gens, si Tagada avait fait l'armée,
il aurait fait coiffeur.
Non, mais attends, on va demander à Andouille.
Et pas le mitrailleur.
Andouille.
Oui, bah, écoute, moi, je pense qu'effectivement, c'est possible.
Oh là là, mais qui c'est qui a un téléphone pourri, là ?
C'est pas moi.
C'est un portable.
Donc, toi, alors ?
C'est quelqu'un qui a un portable.
Non, mais c'est tout à fait possible, à partir du moment, déjà, où on le veut vraiment,
parce qu'il y en a qui y vont uniquement, ça leur fait chier.
Ouais.
Et puis, il y en a qui...
Oh, on laisse parler les gens, s'il vous plaît, merci.
Ouais, on me laisse parler, moi.
Et d'autre part, il y en a qui aiment vraiment ça, donc ils finissent par s'engager.
Et c'est particulièrement les gens qui aiment bien se faire boucher le cul, quoi.
Ouais, mais...
Non, mais ça...
Bon, ça, Andouille, je vais te dire une chose, que la personne qui veut s'engager...
Euh, Fildar, s'il te plaît, merci.
Y a rien, Gérard.
Ceux qui veulent s'engager, c'est leur problème, hein.
Oh, t'arrêtes de s'y plaître, toi, quand je parle, s'il te plaît, merci.
Donc, je réponds à la question d'Andouille.
Donc, y a certaines personnes qui peuvent s'engager au bout de 6-7 mois, hein.
Voilà.
T'es gada ?
T'es engagé à quoi ?
Dans l'armée.
Ah, d'accord.
Et faire, en fait, leur métier de l'armée.
Ouais, ils peuvent s'engager sur une...
Sur une durée, je crois que c'est de 2 ou 3 ans, je sais plus exactement.
Mais c'est quoi, le métier de l'armée ?
Ça consiste en quoi, faire l'armée comme métier ?
Ben, c'est obligatoire, hein.
Maintenant, tu peux pas y échapper, hein.
Sauf si t'es père de famille ou si t'es...
Non, mais si, par exemple, toi, t'imagines, toi, tu t'es engagé à l'armée, à faire 3 ans d'armée.
Qu'est-ce que tu fais à l'armée pendant 3 ans ?
Ben, pendant 3 ans, tu peux monter de grade et tu peux commander ceux qui vont à l'heure actuelle.
Mais faire quoi ?
Ben, j'ai commandé à faire quoi ?
Faire leur lieu au carré, à éplucher des patates ?
Ben ouais, ça, éplucher des patates.
Maintenant, à l'armée, faut dire une chose qu'ils ont...
Non, non, il y a des mixeurs.
Non, non, ils ont des trucs exprès.
Tagada.
Ah, non, attends.
Oui, il y a INT qui te demande si t'as appris à lire à l'armée.
De toute manière, t'as pas besoin d'apprendre à lire à l'armée, tu...
Ça se saurait, sinon.
T'as pas besoin de savoir lire pour faire l'armée ?
Pas besoin, hein.
Il suffit de savoir te torcher, c'est tout.
Voilà.
Tagada.
Tang, T-A-N-K.
Tagada !
Oui ?
Alors, moi, je pense que...
Franchement, non.
Alors, tu peux préciser ?
Euh... Non.
Non ?
Alors, Tagada, je te conseille une chose.
Soit que tu réponds correctement aux questions quand on te les pose,
et quand on te demande de préciser, tu le fais, ou sinon, tu gerbes.
C'est bien précis.
C'est admissible.
C'est clair ?
Ok.
Ok ?
C'est net.
Alors, je te préviens, c'est le dernier avertissement que je te donne depuis tout à l'heure.
Merci.
Au prochain, tu dégages.
Hein ?
Ou sinon, tu vas passer voir Manu, il va te mettre les points sur les îles et barres sur l'été, comme je dis souvent.
Tu sais qu'il va mettre les barres ?
Ouais, ouais, tu vas voir.
Alors, Tagada, tu vas voir Manu, s'il te plaît.
Allez, hop.
Euh...
Canis...
Canis...
Moi, Gérard, si j'avais dû rentrer dans l'armée,
ben, ouais, j'aurais bien voulu...
J'aurais bien voulu, mais...
Oui, on peut, je pense, ouais.
Oh là là, elle est où, elle ?
Elle est où, elle ?
Elle est où ?
Si tu t'amuses à faire des conneries, tout à l'heure, je vais me lever, je vais te massacrer.
Ah ouais ?
Ok.
Tu vas pas commencer le premier débat ?
Tu vas me faire des tortures indiennes et tout ?
Ah ouais, tu vas voir.
Pulgure au poing !
Ouais, t'as l'air pulgure au poing.
Flak au gire !
Donc, Canif, pour terminer.
Ben, je pense que Gérard, moi, je pense qu'on peut...
Oui, on peut s'engager dedans, ouais.
Non, mais est-ce qu'on peut faire carrière ?
Ben oui, c'est ce que je te dis, on peut faire carrière dedans, ouais.
D'accord.
Gérard, t'es prothèse ?
Ouais, prothèse.
Je voulais savoir, parce que comme toi, t'as fait ton service, t'es un peu enseigné sur le tout, quoi.
Je voulais savoir si on pouvait faire un animateur radio à leur maison.
Non, pas du tout, tu vois.
Tu peux inventer une radio, Radio Kaki, par exemple ?
Non, parce qu'ils ont leur système de radio à eux, donc c'est pas...
C'est de la Cibi qui font ça, Gérard ?
Non, non, non, non, non, non.
Ils font quoi ?
Euh, oui.
Il y a Cyber Ticket...
Titi sur l'IRC qui dit que la fanfare de la caserne de Surenge ou Terremix pour motiver les troupes de Corvée de Chiotte, c'est vrai ?
N'importe quoi, lui.
Bon, t'arrêtes, Fildar, avec ça.
Ça, on le sait, hein.
Donc, quatrième question, ça, ça va intéresser Canif, Andouille et Croupion.
Ah, c'est une question pour des meufs.
Peut-il supprimer l'armée aux femmes de nos jours ?
Alors, on va demander à Canif, parce qu'apparemment, vous êtes vachement bien réveillé, ça fait peur.
Ben écoute, Gérard, on attend que tu nous cites, quand même.
Mais non, mais, hé, au début, je vous pose la première question, je vous demande à tous de réagir.
Maintenant, quand je demande, faut-il supprimer l'armée aux femmes, quand j'ai pas besoin de préciser, donc...
Bah, tu vas pas te plaindre !
Bon, écoute, Gérard, on va pas te plaindre.
Oh, tu te calmes, toi !
Comment elle parle, là ?
C'est laquelle, là, qui s'énerve, là ?
Oh, tu parles à Gérard, là, ou...
C'est quoi, c'est quoi, cette bouffonne ?
C'est laquelle, là, qui s'énerve ?
Ben, mais j'ai lu une !
Andouille !
Oh, pisseuse, va !
Et Andouille !
Andouille !
Va m'emmener au standard, si j'y suis !
Allez !
Allez, Gérard !
Allez, Gérard !
Allez !
De voir !
Canip !
Bon, écoute...
Moi, je veux ce numéro, parce que j'adore les dominants.
Non, non, non, c'est bon, c'est bon !
Canip !
Oui, oui, bon, donc, ben non, je pense pas, parce que moi, j'aurais bien voulu, mais bon, la plupart des meufs, elles veulent pas la faire.
Ouais, non, mais, je te demande, faut-il supprimer...
Je te dis, je te dis, pour moi, moi, pour moi, non, je pense pas, parce que moi, j'aurais bien voulu la faire, l'armée, mais...
Il y en a beaucoup qui veulent pas le faire, donc, je pense que, vu la majorité, ouais, je pense qu'il faut le supprimer, ouais.
Ouais, mais, de toute manière, toi, à 19 ans, je pense que c'est un peu...
C'est un peu jeune, encore, hein ?
Ah, mais, de toute façon, je les ai fait tomber, hein, donc...
Ouais, non, non, mais, même, de toute manière, faut que tu te fasses recenser d'être la majorité, hein, donc...
Ouais, ils en parlent...
Oh, là, qui c'est qui s'amuse, là ?
Ça commence à bien faire !
Tagada !
Chier, hein !
Et je peux répondre à la question, Gérard ?
Non, mais, à la minute, toi !
Vas-y, 5 minutes !
Tagada !
Oui, moi, j'étais avec Manu, tu peux me répéter la question ?
Alors, faut-il supprimer l'armée aux femmes ?
Ah, oui !
C'est pour toi, ça, Tagada !
Alors, moi, tu vois, je me l'ai pas fait écouter assez tôt, donc j'ai dû la faire.
Ouais.
J'étais dégoûté. Bon, maintenant, ça va mieux.
C'est propre, hein, tu me diras.
Non, mais, Tagada, tu prends ta voix normale, tu prends pas la voix d'un travelo, d'accord ?
Parce que, tout à l'heure, tu as dégagé, ça va être le dernier...
Ça va être vite fait pour toi, parce qu'il y a d'autres personnes qui veulent participer au débat.
Ok ?
Alors, soit que tu réponds correctement, soit que tu dégages.
Alors, je viens de répondre correctement, et t'as vraiment aucun respect pour la dignité humaine, hein,
parce que c'est, depuis l'opération, c'est ma nouvelle voix, tu vois ?
Ça me plaît pas ?
Hop, c'est bon, Manu, tu me mets quelqu'un d'autre, parce que là, je crois que c'est pas...
Je vais pas continuer avec lui comme ça.
Gérard, je voulais te demander, est-ce que les femmes, elles font la même chose que les hommes à l'armée, ou pas ?
Euh, oui.
C'est-à-dire ?
Ben, ils sont obligés de faire...
Elles font pipi debout, tout ça ?
Non, non, mais...
Non, mais ça, c'est...
Non, c'est pas pareil.
Mais elles sont obligées de faire comme les hommes, c'est-à-dire les corbets...
Les pompes, tout ça ?
Ouais, mais ça, c'est obligé.
Attendez, s'il vous plaît, merci.
Attendez, parce qu'il y a Sexe sur l'IRC qui te demande si, quand tu étais à l'armée,
tu te mettais la mitraillette dans le cul quand on te privait de coton-tige.
Bon, ça, je vais même pas y répondre.
Je réponds pas aux conneries comme ça sur l'IRC.
Est-ce que je peux répondre ?
Euh, Andouille.
C'est pas grave.
Donc, je te mets à préciser que Manu m'a repris à l'antenne,
et qu'il m'a calmée.
Ouais, bah, t'as intérêt de te calmer, sinon tu vas faire comme ta gada,
tu vas avoir...
Pisseuse.
Bah, tu te calmes, hein.
Ouais, bah, c'est toi qui vas te calmer,
parce que tout à l'heure, je vais passer à croupion tout de suite.
Alors, fais gaffe.
Ouais, passe à moi.
Moi, je suis à ton numéro, parce que t'es une dominante, toi.
C'est bon, je peux parler ?
Vas-y, alors, dépêche-toi.
Toi, tu m'excites.
Oh, Tony, tu t'écrases, s'il te plaît.
T'aurais été sergent-chef ?
Alors, bah, moi, non, moi, je suis contre.
Parce qu'en fait, si les ananas, elles ont envie de s'engager,
bah, elles ont bien raison.
Et moi, personnellement, j'irais quand je serais plus défait au mec.
Mais pour l'instant, ça va, donc j'irais pas.
Bah, de toute manière, tu serais obligé d'y aller, hein.
Faut pas l'oublier.
Gérard, à la place...
Pardon, à la place de ta gada, on a que je m'en fous.
Ouais, c'est léger.
Je m'en fous.
Moi, Génie, je voudrais répondre à la question sur l'armée, là.
Parce que tu parlais des filles.
Moi, j'ai un copain qui fait l'armée, et il m'a dit que les filles...
Eh, tu peux préciser ton nom quand tu parles ?
C'est Tony.
C'est Tony, bonsoir.
Ouais, bah, pour l'instant, je vais demander à Croupion, tu vois.
Toi, t'es un peu trop pressé.
Toi, tu m'aimes pas, je sais pas pourquoi tu m'aimes pas.
Ouais, bah, tu vas te calmer, s'il te plaît.
Moi, je t'aime bien, Tony.
Ah, merci.
En plus, toi, t'es une dominante.
Moi, tu m'écoutes, y a de la meuf.
Oh, ça supplie, là !
Allez, on revient au débat.
Croupion.
Oui.
Bah, y a des femmes, oui, qui sont dans l'armée.
Mais, en général, c'est des lesbiennes ou des mal baisées, donc...
Non, mais...
C'est pas gênant pour la société qu'elles soient là-dedans, quoi.
Eh, Croupion !
Oui ?
Croupion, t'évites un peu trop les vulgarités, quand même.
Il est 0h54, on va pas commencer à jouer sur des saloperies, hein.
Mais non, je dis pas des saloperies.
Les femmes dans l'armée, c'est des saloperies.
Oh, Tony, s'il te plaît, merci.
Eh, Croupion, vous vous calmez.
Rigo, pour l'IRC.
Sur l'IRC, on me demande si, en fait, c'est l'armée du salut que t'as fait.
Non.
Euh, Tony, maintenant.
Donc, ouais, tu parlais des femmes.
Moi, j'ai un copain qui fait l'armée.
Et il m'a dit que les femmes, fallait pas croire que c'était, enfin, des mimours,
G.I. Jane, tout ça.
T'as des copains, toi ?
Parce que...
Ouais, ouais, j'ai des copains et des copines, aussi.
Oh, on se calme, là, derrière, quand y en a qui parlent.
Parce que ça, tout à l'heure, ça m'a chauffé.
Un petit peu de respect, quand même, merde.
Tony !
Ouais, euh...
Donc, ouais, c'est ce que je disais.
Et, euh...
Donc, ouais, les femmes, faut pas croire qu'elles ressemblent à...
C'est des canons, quoi.
Parce que, en fait, c'est des boudins.
Bah, oui.
Là, je vais te dire...
C'est la plupart.
Et puis, ouais, elles sont souvent à l'infirmerie.
Et puis, euh...
Enfin, les bidasses, elles font tout pour pas se blesser, en fait.
Elles ont toujours leurs règles.
Enfin, bon, c'est chiant.
Oh, mais ça, euh...
Ça, c'est...
Ça, c'est leur problème.
Oh !
On meurt, les meufs, là.
Eh, oh, on se calme.
Vas-y, je t'en prie.
On se calme un peu, là, derrière, s'il vous plaît.
Merci.
Prothèse.
Ouais, bah, moi, Gérard, je pense qu'il faudrait leur supprimer, parce que...
Si les femmes se mettent à faire l'armée, après, il n'y aura plus personne pour faire
la cuisine quand on regarde la télé, quoi.
Non, mais attends, Prothèse, je vais te le dire, maintenant, ça va devenir...
Ça devient obligatoire, hein.
C'est inadmissible.
Ouais, mais ça devient obligatoire, hein, maintenant.
C'est obligatoire, maintenant, hein.
Oh, mais ça y est, là !
Celui qui n'arrête pas de jacter, là, ça commence à bien faire.
Euh, Rigo ?
Ouais, c'est encore Cybertiti.
Comme tu lui as dit que t'avais pas fait l'armée du salut, il te demande si t'as fait
l'armée des douze singes.
Mais lui, il a pas fait l'armée des cons, lui, ça vaudra mieux.
Je m'en fous, maintenant, pour finir.
Euh, bah, moi, personnellement, les meufs, elles font ce qu'elles veulent, quoi.
C'est tout ce que tu peux préciser ?
Bah, je suis pas une meuf, alors je m'en fous, quoi.
Bah, ouais, mais je te demande, est-ce qu'il faut supprimer l'armée aux femmes, maintenant,
oui ou non ?
Bah, tu peux essayer de préciser ta pensée, quand même.
Bah, franchement, je sais pas.
Hé, hé, hé !
Hé, avant qu'on t'appelle, t'aurais pas fumé la moquette, toi ?
Mais t'es pas le tabou, là ?
Parce que, dis donc, apparemment, vous avez l'air de répondre la moitié des...
à côté des questions, hein.
Mais c'est toi qui mets pas le feu, Gérard.
Non, mais attends, je mets pas le feu.
Je disais mieux, les gars, vous répondez à côté.
Franchement, hier, c'était plus...
Enfin, je sais pas, ça pulsait, quoi.
Là, c'est...
T'as pas le droit, t'as pas le droit.
C'est tout, tout je m'endors et tout.
Non, je critique pas ton débat, GG1, je constate, simplement.
Et alors, mais de toute manière, le premier débat, il se passe toujours...
Ah, d'accord, excuse-moi, je vais attendre le deuxième.
Non, non, mais de toute manière, au deuxième, c'est pas sûr qu'on reprenne les mêmes, hein, pour s'y déconner, hein.
C'est la première fois que je passe à l'émission de Gérard.
Stop !
Pour reprendre un peu le thème du débat et parler de l'armée un peu...
Fais-nous un petit sondage.
Voilà, c'est ce que je vais faire, un petit sondage.
À la question, combien donneriez-vous à une armée ?
32% des gens ont dit qu'ils donneraient 2 euros.
28% donneraient leurs animaux.
40% donneraient leurs domestiques.
40% donneraient leur approbation.
Et 1% ont déjà donné leurs dents et n'ont pas voulu donner leur moustache.
Qu'est-ce que t'en penses ?
N'importe quoi !
Rigo, sur IRC ?
Sur IRC, il y a toujours du monde.
Enfin, bon, je passe les questions, genre, GG est-il homo ?
A-t-il eu des rapports agibles avec une femme depuis son adolescence ?
Ça sert à rien, quoi.
Non, mais ça, c'est pas du tout...
Ah, on te demande si tu connais Rambo.
Non.
C'est ça.
J'ai un peu, peut-être.
Bon, on va continuer, là, parce que...
Il est quand même déjà, j'ai erreur, 57, donc il faudrait peut-être qu'on accélère.
Il reste encore 1, 2, 3, 4, 5, 6 questions.
On a déjà fait l'armée.
Oui, mais plus que 3 minutes, GG.
Alors, quels sont les inconvénients de...
Ça va suffire, Manu.
Quels sont les inconvénients ou les avantages de l'armée ?
On va demander ça, ben, je m'en fous.
Franchement, tu vois, les inconvénients...
Ben, je sais pas, quoi.
Je l'ai pas fait, moi, l'armée.
L'auditeur qui siffle, il faut qu'il arrête, hein.
Ouais, franchement, ouais.
Ouais, GG, je te dis, moi, j'ai pas fait l'armée, donc je connais pas les inconvénients ni les avantages, donc je m'en fous, quoi.
D'accord, tu t'en fous complètement.
Non, je te dis, je l'ai pas fait, donc je peux pas te répondre, quoi.
Prothèse.
C'est logique.
Ok, prothèse.
Ouais, je pense que les inconvénients, ça pourrait être qu'on peut pas se faire les meufs, comme on l'a précisé tout à l'heure.
C'était des gros boudins.
Elles sont où, les meufs ?
Et les avantages, je sais pas, j'en vois pas trop.
Tony ?
Ouais, les inconvénients, c'est qu'on peut pas se baisser, et les avantages, c'est que...
Enfin, y'en a pas, en fait.
Alors, attends, tu peux préciser, là, parce que je vois pas du tout le...
Tu veux que je précise ?
Ton nom.
Non, mais tu précises la pensée que t'as.
C'est qu'on peut pas se baisser, mais je peux pas le dire, ça passe pas.
Ouais, d'accord. Alors, Tony, ça commence à bien faire, hein, toi.
Non, il faut analyser la chose.
Groupion ! Groupion !
Les avantages, c'est que quand t'es illettré, bah, tu peux trouver du travail.
Mais les inconvénients, bah, c'est que ça fait chier tout le monde, quoi.
Tu peux préciser le...
Les petits jeunes qui ont pas envie de le faire, et puis ils sont emmerdés pour donner dix mois de leur vie à ces connards, quoi.
Non, mais attends, parce que...
Oh, Tony, ça commence à bien faire, toi, là, maintenant.
C'est pas moi, là, là.
Ouais, bah, tu vas te calmer, parce que tout à l'heure, ça va être...
Arrête de t'en prendre toujours à Tony.
Oh, Andouille, tu te la permes !
Maintenant, tu vas répondre !
Oh, Andouille, je vais te parler à...
Eh, ta gueule, Andouille !
Bon, alors...
Tu sais pas, là, bordel !
Eh, eh, tu mets Tony et Andouille ensemble, là, qu'ils arrangent leur salade, quand ils auront terminé...
Nous, dimanche aussi, on va se marier.
Ouais, ça suffit !
Tu mets Tony et Groupion, là, en rentonne, ils vont faire leur petite popote ensemble, parce que c'est pas dans le débat qu'on fait leur popote.
Euh, Canif ?
Bah, écoute...
Écoute, tu peux me répéter la question, s'il te plaît, Gégé ?
Alors, quels sont les inconvénients ou les avantages de l'armée ?
Bah, écoute, pour moi, les inconvénients, c'est l'uniforme.
Ouais.
Et puis, l'avantage, bah, je sais pas, il y a plein de gars, quoi.
T'as le choix, au moins, hein.
Là, t'es sûre de pas être toute seule, hein.
Ouais, mais, euh...
Comment ça, euh...
Bah, je veux dire, si t'es infirmière, là-dedans, je veux dire...
Bah, c'est un ken, quoi.
Tu peux y aller, hein.
Ouais, mais ça, de toute manière, tu peux très bien faire ton armée en étant infirmier ou infirmière, hein.
Ça, c'est strictement pareil, hein.
Ouais, non, mais pour moi, c'est ça, les avantages, hein.
Ouais, mais ça revient à peut-on faire carrière en faisant l'armée, tu vois.
C'est à peu près le même rapport que ce que tu me dis.
C'est à peu près pareil que la troisième question qu'on avait posée, hein.
Ouais, ouais, c'est vrai.
Euh, Rigo ?
Oui, il y a Davy1 sur IRC qui te demande si tu connais le...
Enfin, si tu as connu le soldat inconnu.
Non.
Non, ok.
Et Ryan, non, tu ne connais pas Ryan ?
Bah, enfin, sur IRC, on m'a dit que Gérard, c'était le soldat Ryan qu'on n'a pas retrouvé.
Euh, est-ce qu'on va le sauver, au moins ?
Ça y est, ils ont...
Bah, il n'a pas été sauvé, ouais.
Toi, fais gaffe, parce que tout à l'heure, je vais te sauver ma main sur ta gueule, quand même.
Oh, oui, c'est calme, là.
Ouais, c'est bon, c'est bon, c'est bon.
Alors, ennui, maintenant.
Ouais, alors, l'inconvénient, c'est qu'on a l'impression de perdre son temps là-bas.
Ouais.
Et l'avantage, c'est que, justement, on ne perd pas son temps là-bas.
Alors, tu peux préciser le fond ?
Bah, oui, donc, l'inconvénient, c'est que tu perds ton temps quand tu es là-bas.
Ouais.
Et l'avantage, c'est que tu ne perds pas ton temps quand tu es là-bas.
Ok.
Ouais, d'accord, je vois à peu près.
C'est logique.
Ouais, c'est logique.
Non, mais de toute manière, je pense qu'il n'y a pas beaucoup d'inconvénients ni d'avantages là-dedans,
parce qu'en fin de compte, les avantages que tu as, c'est que...
De toute façon, tu es obligé de la faire, donc...
Voilà.
Et en plus, t'es payé.
Ouais, t'es payé.
T'es payé combien, Gérard, à l'armée, justement ?
Je crois que c'est 4 euros.
Non, non, non, attends, normalement, si je me...
Oh, on se...
Bon, ça y est, oui.
Je les ai coupés, je les ai coupés.
Exprès.
Normalement, je pense que ça ne te fait même pas la moitié de ton salaire.
Tu dois toucher à peu près 1 500 balles...
C'est le SMAC ou pas, la main ?
Non, même pas.
Même pas ?
T'as le droit à une cartouche de cigarette par mois et tout.
Gérard ?
Oui ?
Ouais, c'est prothèse.
On a parlé ce soir, je voulais savoir si t'avais fait le parcours du con en te battant.
Alors, quand tu dis des trucs comme ça, tu vois, au lieu de dire con et puis battant,
parce que toi, t'as l'air d'être con quand tu poses une question,
donc pour toi, tu ne l'auras pas fait, le parcours du combattant,
et ça, c'est un truc qui est assez dangereux à faire.
Ouais, bravo, Gégé.
Bravo.
Il y a de l'air, alors ?
Donc, la sixième question...
C'est plus fort.
C'est la sixième question, là ?
Ouais.
Déjà ?
Ouais !
Vous allez réfléchir et on va s'écouter un petit morceau, à moins qu'il y ait une question IRC...
Non, il y avait juste Denis qui donne les avantages de l'armée.
C'est le premier lieu où on a accepté Gégé sans faire d'histoire.
Le désavantage, c'est qu'ils ne l'ont pas gardé.
Bon, ça, je ne vois pas du tout le rapport.
Gégé ?
Ouais ?
C'est qui ?
Je m'en fous, là.
Tu peux te mettre en antenne avec Andoï, là, il y a moyen de moyenner.
Ben, rien.
Vous allez aller tous en antenne, maintenant ?
Je vais vous poser la sixième question.
La sixième question, là ?
Peut-on s'engager dans l'armée si on n'a pas de boulot ?
Oui, on va s'écouter Thierry Big Hop avec Yo-Yo, Passe-moi la moutarde, pour mon old dog.
On se retrouve tout de suite après.
Donc, un petit point sur l'IRC, on a dépassé les 2500, on en est à 2684, moins 3.
Pourquoi moins 3 ?
Parce qu'il y en a 3 qui viennent de partir.
Ah bon, alors donc, on récupère Canif.
Oui, c'est vrai.
Oui, c'est vrai, je suis toujours là.
Bonsoir, Andoï, j'espère que tu t'es calmée depuis tout à l'heure.
Non, pas vraiment.
Pas vraiment, mais tu vas te calmer.
Non, je suis déjà pisseuse.
Croupion ?
Oui.
Croupion ?
Oui, oui.
Tony ?
Oui.
Prothèse ?
Salut, les loulous.
Eh, je m'en fous.
Ouais, je m'en fous.
Donc, t'as pu discuter avec Andoï ?
Non, j'ai pas pu, personne me...
Non, n'importe quoi, on m'a filé un disque, là.
Elle est où, la fameuse ?
La fameuse, ben, tu as...
Comment il parle de...
Tu vas la récupérer tout à l'heure en rentonne,
vous allez gérer votre petite salade, à l'instant.
Non, mais j'ai...
C'est ma miche, moi, c'est ma miche.
Oh, ça y est, vous, merci.
Donc, alors, on va demander à Canif si elle a compris la question.
Ben, écoute, je m'en rappelle plus, j'ai rien.
Ah, non, mais faudrait peut-être écouter quand je pose des questions.
Je peux la remonter après le disque ?
Je pense aux auditeurs qui viennent seulement de nous rejoindre.
Alors, peut-on s'engager dans l'armée si on n'a pas de boudreaux ?
Donc, Canif ?
Ben, ouais, je pense, ouais.
Mais tu fais quoi ?
Tu fais quoi, toi, au fait, comme boudreau ?
Moi, je suis secrétaire.
Secrétaire ?
Secrétaire comptable.
T'es en tailleur ?
Oh, hé, vous me tchonnez derrière, là !
Et vos commentaires, moi, je vous emmerde.
Voilà.
Comme ça, c'est bien répondu, tout ça.
Moi, j'aime les femmes qui ont du caractère.
Oh, tu t'écrases, toi !
Ça, tout à l'heure, tu as dégagé, toi, maintenant.
Je vous préviens que, là, à 1h10, je vais gerber, hein.
Ça va gerber sec.
Non, gerbe pas.
Voilà, c'est pas mal.
C'est qui ?
Ah, c'est une... parce que...
C'est, ouais, c'est Prothès, c'était une cabine, je vais le rappeler.
D'habiter mystère.
OK.
Donc, Canif a répondu.
Andouille ?
Ouais, bah, moi, je pense qu'on peut s'engager, effectivement.
Voilà.
Et j'ai rien d'autre à rajouter, parce que sinon, tu vas encore me gerber, alors je préfère rien dire.
Voilà.
Bon, alors, Andouille, c'est la dernière, c'est simple.
Soit que tu réponds correctement, soit que tu gerbes tout de suite.
C'est pas simple.
Tu choisis.
Non, non, non, elle passe à moi, avant.
Hein ?
Alors, Croupion ?
Ouais.
Donc, pour toi ?
Bah, ça sert justement, quand t'as pas de boulot, à t'engager, ouais.
Ouais, mais ça, c'est...
Je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui vont me répondre ça.
Et quand ils arrêtent l'école, aussi, les gamins, ils vont à l'armée, non ?
Non, non, non, non, ça...
Non, mais attends, parce que l'armée...
Faut que tu te fasses recenser à 18 ans.
C'est une poubelle, l'armée, on dirait.
Bah non, mais...
Oui, oui, oui, c'est qui, c'est qui, là ?
Canif, on peut ajouter quelque chose ?
Oui ?
Moi, aussi, j'avais entendu parler que, quand on voulait s'engager dans l'armée,
il fallait pas avoir plus de 25 ans, je crois.
Euh, non, je pense pas, parce que ça, j'en ai pas entendu parler, à mon avis.
Non, non, attends, Tony, il y a une question, hier.
Oui, il y a un Réa qui te demande si tu as rencontré Sandy à l'armée.
Non, pas du tout.
Sandy, je l'ai déjà dit la semaine dernière, comment que je l'avais rencontrée sur un magazine.
Non, mais Sandy, elle a fait l'armée, par contre.
C'est pas le débat sur les pouces qu'il fait.
Elle réparait les tanks.
D'accord, Tony ?
Quoi ?
C'est toi qui viens de répondre les tanks ?
Pas du tout, pas du tout.
Non, c'est moi, c'est moi, j'ai dit.
Non, elle bosse à la banque.
Donc, Tony ?
Ouais.
Donc, pour toi ?
Ouais, bah, c'est sur l'engagement, c'est ça ?
Hein ?
Ouais.
Peut-on s'engager dans l'armée si on n'a pas de boulot ?
Peut-on s'engager dans l'armée si on n'a pas de boulot ?
Bah oui, parce qu'on fout rien, on peut y aller.
Non, je dirais...
Hé, Tony !
Non, mais non.
Attends, attends, j'essaye de réfléchir, là.
Non, non, mais tu réfléchis vite, puis...
Non, mais non, Gérard, ils te prennent pas à l'armée si t'as pas de boulot ?
Bah, de toute manière, tu peux t'engager si t'as pas de boulot, hein.
Pourquoi tu t'engages pas, toi, Gérard ?
Eh, qu'est-ce que ça...
Pourquoi que...
Je t'emmerde, toi.
Oh, oh !
Oh, oh, oh !
Non, mais moi, par contre...
Eh, Tony, tu réponds, s'il te plaît.
Ouais, bah, ouais, mais je suis tout à fait d'accord avec ce qu'a dit Rigaud, là.
Par contre, moi, j'ai un exemple.
J'ai une amie qui s'appelle Mélanie, et qui avait son bac.
Et, euh...
Donc, elle voulait s'engager à l'armée parce qu'elle s'est dit,
« Ouais, j'ai un bac, maintenant, j'aimerais bien faire l'armée. »
Et ils l'ont pas accepté.
Mais attends, t'as pas besoin d'avoir un bac pour aller à l'armée ?
Non, non, mais...
T'as pas le droit à l'armée d'avoir un bac.
Faut complètement instarber.
Euh, Tony !
Pourquoi ?
Tu réponds ?
J'ai répondu, j'ai répondu.
Attends, c'est bizarre, j'ai pas entendu ta réponse.
C'est pas grave.
Ouais, bah, Tony, je pense que...
Non, mais non, mais vas-y, continue, continue.
Y a pas que moi, allez, vas-y.
Non, non, mais tu réponds !
Non, mais...
Ça y est, l'engagement, il faut se faire en sensé.
D'accord, voilà.
Eh ben, enfin, dis-donc, t'es lourd à la détente, toi.
C'est clair.
Gérard, par rapport à l'armée, y a des V1 qui disent
« Les fusils servent à fusiller, et les tanks, ils servent à t'enculer. »
Ouais, bah, ça, je l'emmerde, lui.
Euh, Manu ?
Encore un petit sondage.
La seule dernière, j'espère.
L'avant-dernière.
À la question « Combien donneriez-vous à une armée ? »
32% ont dit qu'ils donneraient 2 euros.
Mais ça y est, tu l'as déjà fait, alors...
Excuse-moi, il y en a une autre, il y en a une autre, il y en a une autre.
Qu'aimez-vous chez une armée ?
50% des gens aiment bien, 25% des gens aiment beaucoup,
et 100% aiment le balcon avec les drapeaux fan radio, je comprends pas.
Ça...
Toi, toi, toi, toi, tu vois, Pildar, tes conneries, ça, c'est tes conneries, ça.
Non, c'est pas mes conneries.
C'est tes conneries.
On va demander la prothèse.
Si...
Oui, je suis là, ouais.
C'est quoi, ça ?
C'est Noël ou quoi ?
Pildar, tu m'éteins ça tout de suite !
Ça me l'a dit.
Pildar, t'éteins ça tout de suite !
Ouais, Gérard, c'est prothèse.
Prothèse ?
Ouais.
Je pense qu'il est préférable de s'engager contre...
Bon, t'arrêtes, Pildar, ou quoi, là ?
Allô ?
Allô, Gérard ?
Allô ?
Gérard, souris...
Allô ?
Vous entendez, Gérard, là ?
Allô ?
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Il a failli balancer le disque d'origo, donc...
Prothèse !
Ouais, donc, je pense qu'il est préférable de s'engager quand on n'a pas de boulot,
vu qu'on est payé à rien froté par tes caquilles, et j'aime bien les trahis.
D'accord. Et je m'en fous, pour finir ?
Bah, franchement...
Il s'en fout ?
Bah non, ouais, je sais pas.
Oh là là, Doc Gynéco.
Toi, tu vas gerber, toi.
Ah ouais ?
Ils sont pas réveillés, les auditeurs ?
Je m'en fous, tu te réveilles, s'il te plaît, ou tu dégages !
Bah, je sais pas, franchement, si j'ai pas de ta faute...
Mais il sait jamais rien, lui, pourquoi il vient !
Fume trop, lui !
Eh, tu reprends, je m'en fous, au standard, là, ça va pas.
Ça va pas, là.
Fume trop, là, ce gars.
Enfin, bref.
Donc, je peux vous dire une chose,
que pour ceux qui ont envie de s'engager,
ils peuvent le faire s'ils ont pas de boulot,
mais comme l'histoire du bac, ça existe pas.
Il n'y a pas besoin d'avoir un bac pour aller à l'armée.
Ça, c'est des conneries.
Quoi ?
Même pas.
Non, plus.
Ok, alors voilà.
Et toi, Gérard, alors, qu'est-ce que t'en penses de cette question ?
Bah, moi, je viens d'y répondre.
Mais je t'écoute pas.
Bah, t'écoutes pas, t'as qu'à te déboucher les oreilles
au lieu de faire des conneries.
Alors, septième question.
Faut-il parler de l'armée en cours ou à la télé ?
On va demander à...
Je m'en fous si ça va mieux pour lui.
Ça va mieux pour lui.
Ouais, j'espère.
Alors, je m'en fous.
Bah, à la télé, ouais, on voit des émissions, quoi.
Non, mais je pense qu'on t'a demandé de te réveiller, là.
Apparemment...
Je réponds à ta question, là.
Bon, alors, vas-y.
Je te dis, les pubs et tout, on les voit à la télé, à l'école,
il y a des mecs qui passent et tout, ils te parlent de l'armée,
ils sont engagés, c'est beau et tout, c'est un métier.
Et voilà, quoi.
Ok. Prothèse ?
Ouais, ouais, je sais pas.
Je pense qu'il faut pas trop en parler à l'école et à la télé
parce que ça pourrait donner des idées aux gens, quoi.
Mais non, mais de toute manière, c'est ce qu'ils font, là, avec les...
En cours, je ne sais pas, parce qu'on n'a pas des...
On n'a pas d'étudiants.
On n'a pas d'étudiants, là, avec nous, c'est dommage.
J'aurais bien voulu avoir un étudiant pour savoir...
Eh, moi, je suis étudiant.
Qui ?
Moi.
Qui ?
Moi, je m'en fous.
Eh, t'appelles d'où, toi ?
Je fais une thèse sur le shit, de Nantes.
De Nantes ?
Ouais.
Et donc, à ton avis, ils en parlent, là ?
Mais t'es étudiant en armée, toi.
Non, mais est-ce qu'ils en parlent, là ?
Est-ce qu'ils en parlent, là ?
Bah ouais, il y a plein de pubs partout.
Ah bon ?
Il fait une thèse sur le shit, là, sur les tableaux.
Une thèse sur le shit.
D'accord.
Je pense qu'à mon avis, je crois que t'es en train de me dire des conneries.
Tony !
Ouais, il y a trop de pubs.
L'autre fois, j'entendais, même sur Fun Radio, j'entendais une pub...
L'armée de terre.
Ouais, l'armée de terre occulte un mec avec une clé de 13 pour réparer les tanks.
Donc, je trouve ça inadmissible.
Tony !
C'est de la propagande.
Tony, t'es sûr de ce que t'inventes, là ?
Non, mais je te jure que ça passait.
Non, mais il y a une pub en ce moment qui veut...
Parce qu'en fait, j'ai l'impression qu'il n'y a pas assez de gens à l'armée.
Ouais.
Ils ne veulent plus y aller, donc ils font des pubs.
Le pire, c'est qu'ils te mettent ça entre deux tubes.
Ah, d'accord, entre deux tubes, t'as raison.
Croupion.
Ouais ?
Bien tenu.
Moi, je dis que non, il ne faut surtout pas en parler.
Ça pourrait inciter les gens à le faire.
Non, mais ça va, là...
Bon, Gérard, t'écoutes les auditeurs, non ?
Je suis en train de régler un problème avec Manu, ça ne te dérange pas, non ?
Bon, Croupion.
Oui, je te dis qu'il ne faut surtout pas en parler.
Ça pourrait inciter les gens à le faire.
De toute manière, pourquoi...
S'ils en parlent, c'est pour inciter les jeunes à y aller, hein ?
Oui, ben justement.
Ok. Andouille ?
Ouais, ben je suis désolée, moi, Fildar vient de me prendre en rentaine,
donc je n'ai pas entendu la question.
Non, attends, Fildar vient de te prendre en rentaine.
Non, mais attends, Fildar, il est à l'arrière.
Attends, attends, attends, Gégé, deux secondes.
Hé, Fildar, tu te calmes, là ?
Non, mais attends, c'est qui qui parle, là ?
Comment tu parles à Fildar ?
Qui c'est qui parle, là ?
C'est mon père, non ?
Non, mais attends, pour l'instant,
ce n'est pas Fildar qui commande, c'est moi, c'est Médéba.
Non, non, c'est pas toi.
Non, non, je suis d'accord, Gégé, mais voilà, quoi.
C'est Fildar qui commande.
Non, non, c'est pas Fildar, non, Médéba, c'est moi.
Alors, Andouille ?
Fildar, c'est un petit teigneux, mais je l'aime bien, quand même.
Bon, je m'en fous, tu te calmes, toi.
Hé, Andouille, t'es blonde ou brune, concrètement, là ?
Bon, je m'en fous, t'arrêtes ou tu dégages ?
Andouille, elle est pour moi.
C'est un boulot de merde, Manu, ça, je suis d'accord avec toi.
Non, non, non, c'est pas Manu.
Je m'en fous, t'arrêtes pas de faire chier son monde.
Alors, Andouille, pour la dernière fois.
S'il te plaît ?
Andouille !
Oui ? Non, mais je te demande poliment si tu pourrais me répéter la question, s'il te plaît.
Alors, faut-il parler de l'armée en cours ou à la télé ?
Moi, je trouve qu'il faut pas en parler parce qu'on fait pas de politique à l'école.
Non, mais attends, on parle de l'armée, on parle pas de la politique.
Ouais, mais c'est la même question que la politique, faut pas nous prendre pour des cons, aussi.
T'as changé armée par politique.
Tony, si t'es pas content, tu dégages, OK ?
Non, non, mais je suis content.
Non, mais bon, c'est pour le dire aux auditeurs que t'as 15 millions d'auditeurs, faut les respecter, quand même.
Ouais, ben attends, pour l'instant, toi, t'as...
Parce que depuis 10 ans, c'est les mêmes débats et tu ranges...
Bon, alors, Tony, tu dégages, allez, hop, t'es ennumé !
Hop, au revoir, Tony !
Non, je pense pas que t'es ennumé, hein !
Toi, Andouille, c'est pareil, au revoir, Andouille !
Allez, dégage, Andouille, allez !
Bah, si Andouille part, je pars.
Ouais, ben, c'est bien, aussi, je m'en fous.
Allez, dégage, je m'en fous.
C'est bien, récupère...
On est dans la merde, on n'a plus qu'à...
Tu récupères 3 éditeurs, Manu, s'il te plaît.
J'y vais, j'y vais, je les récupère, je vais les chercher, là, devant l'avenue, là.
Alors, Canip ?
Bah, écoute, Gérard, je crois que, de toute façon, notre avis compte pas vraiment là-dedans,
parce que s'ils ont envie d'en parler, ils en parlent quand même, hein.
Non, mais donc, je reviens à ce que Tony, soi-disant, qui disait,
que c'était pareil qu'on... la politique, non.
Parce que si on en parle à la télé, c'est que ça insiste pas les jeunes à vouloir perdre de l'armée.
Comme Andouille a voulu.
Comme Andouille a voulu les dire.
Mais, moi, je pense qu'ils ont tout à fait raison de nous parler de ce qui se passe à l'heure actuelle dans certains pays.
Donc, ça va être...
Bah, ça va m'intéresser certains, de toute façon.
Ouais, mais ça, ça va être la dernière question qu'on va poser.
C'est rare, moi.
Oui ?
Tes prothèses, je voulais savoir, si, quand tu te mettais au garde-à-vous devant le général, t'avais la gaule ?
Pas obligatoirement, non. Pourquoi ? Parce que ça t'est déjà arrivé, toi ?
Bah, non, mais je te posais la question.
Incroupion !
Oui ?
Si on te gêne, tu nous le dis, hein.
Ah, non, mais je vous écoute.
Non, mais tu peux quand même parler, hein, parce que, pour l'instant...
Le problème, c'est que, quand je parle, tu me dis de me taire, donc...
Non, non, non, attends, pour l'instant, je t'ai rien dit, donc je te demande de réagir.
Oui, bah, c'est...
Parce que vous êtes plus que 3 sur 7... 6, hein.
D'accord.
Donc, tout le monde a fait le tour de la question.
Ouais, ouais.
Alors, là, il y a une question qui va être bien, parce que je pense que c'est Canif qui a voulu en parler, ou même toi, Incroupion.
C'est laquelle question, Gérard ? C'est la numéro combien ?
C'est la 8.
Encore ? 2, putain.
Ouais, ouais.
Non, mais, hé, si t'es pas content, tu vois, tu poses ton casque et tu dégages.
OK, tu rentres chez toi.
Aïe.
Hé, Rigo, c'est pas à toi que je m'adresse.
Putain, maintenant, je barre aussi.
Alors, pourquoi faut-il faire 10 mois au lieu de 12, maintenant ?
Alors, on m'a demandé à Canif.
Bah, là, là, j'en ai vraiment aucune idée, Gégé.
Non, mais, avant, c'était 12 mois, maintenant, c'est passé à 10, donc, le pourquoi ?
Ah, mais, c'est ce que je te dis, je ne sais absolument pas.
Hum, d'accord.
Et toi, croupion ?
Euh, c'est pour des questions de budget.
Comment ça ?
Bah, il gagne 2 mois, il gagne du fric en se vendant que 10 mois.
Bah, non, euh...
C'est parce que ça a trop gueulé, je pense.
Non, mais, je pense...
Non, mais, comme ça, il ne paye pas les mecs pendant 2 mois, il ne les paye plus, quoi.
Ah, ouais, c'est une bonne idée, ça, je crois.
Bah, non, mais, même, de toute manière, ils sont...
Oh, vous arrêtez, là, derrière, là ?
Vous revenez bosser, là, correctement ?
Bon, attendez, je reviens.
Ah, d'accord.
OK, on est tous 3, là.
Bon, bah, euh...
OK, ça va ?
Bon, on rigole, vous revenez, là.
Donc, prochaine question.
Alors, Prothès, tu peux répondre, s'il te plaît ?
Ouais, ouais, donc, euh...
Bah, tu peux me répéter, j'ai pas bien entendu.
Donc, la question, euh...
Pourquoi faut-il faire 10 mois au lieu de 12 ?
Disons, avant, c'était de 12, et maintenant, c'est passé à 10.
C'est moi qui me suis trompé dans ma question.
C'est des problèmes de calendrier avec les années bisextiles, non ?
Non, non, non, non, non, parce qu'avant, c'était 12 mois, comme c'est...
Et puis, maintenant, ça passe à 10 mois.
Donc, on se demande pourquoi ils s'amusent à changer...
Oh, vous arrêtez avec la lumière et vous revenez bosser, là !
Parce que tout à l'heure, ça va chauffer pour vous 3, là, hein !
Tu fais des blancs, Gérard.
Donc, euh... Prothès, toi, alors ?
Ouais, donc, je te disais, je pense que c'était un problème de calendrier, non ?
Bah, non, parce qu'en fin de compte, non, il n'y a pas d'histoire de calendrier, là-dedans, hein.
Ah bon ?
Parce que c'est... Au début, c'était passé de...
C'était 12, maintenant, on est...
Ils sont descendus à 10, on ne sait pas pourquoi.
Ils ont raison, finalement, on se fait moins chier à 10 mois que 12 mois.
Ils vont descendre à une semaine, là, ça va être une semaine, après.
On récupère, ok ?
Ouais, alors, on accueille 3 nouveaux auditeurs, on accueille Face de Paix, Petit Fion et Général Moncu.
Bonsoir.
Bonsoir à tous.
On a un Général, ouais, qui vient d'un petit peu de corps d'armée.
De l'armée de l'air.
Général Moncu, ouais.
Apparemment, c'est ce que... Et l'autre ?
Il y a Petit Fion.
Ouais, bah voilà, c'était Petit Fion, pour finir.
Petit Fion, bonjour.
J'ai avec moi le sergent Susmon Gould, si vous voulez.
Ouais, non, mais ça y est, bon, alors, maintenant, on va demander à Face de Paix...
Et Face de Paix, là.
Bon, Face de Paix.
Ouais, salut.
Salut.
Ça va ?
Donc, toi ?
Oui.
Donc, la...
Alors, tu vois, moi, alors, je t'explique.
Moi, je pense que, ouais, bah, 10 mois, franchement, c'est plus cool que 12, quoi, parce que les mecs, déjà, ils y vont, c'est pas marrant, quoi, t'sais, ça les galère.
10 mois quoi ?
Bah, 10 mois de l'armée, quoi, c'est mieux que 12, quoi.
De l'armée ?
De l'armée !
De l'armée.
De l'armée.
Bon, euh...
Fildar !
Ouais.
D'accord.
T'écrases.
D'accord.
Donc, euh, vas-y, je t'écoute.
Bah, c'était pas bien.
Je vais t'écraser.
Ouais, alors, moi, je disais que, voilà, quoi, quand tu fais 10 mois, c'est classe, parce que 12 mois, c'est relou.
Non, franchement, concrètement, le mec qui part faire son service militaire...
Ouais.
On est d'accord, c'est relou, 10 mois, 12 mois.
Alors, il vaut mieux qu'il en fasse 10, t'as compris ?
Non, mais de toute manière, maintenant, au début, c'était 12, maintenant, c'est passé à 10, on se demande pourquoi.
Mais de toute manière, que tu partes 10 mois ou 12 mois, de toute manière, tu perds quand même ton temps en faisant l'armée.
Dans quel sens ?
Oh là là !
Manu, ça suffit, toi.
Je demande, parce que je comprends pas.
La semaine dernière, t'as fait du bon boulot, si tu commences à foutre ta merde, ça va...
De toute façon, vous parlez de 10 et 12 mois, mais c'est pas ça, l'armée, c'est une semaine, maintenant.
Non, non, non, non, non, non, non.
Toi, tu l'as même pas faite, alors tu t'écrases.
Si, si, Fildar, il a fait l'armée, mais pour revenir au débat, sur IRC, on te demande, on te dit en même temps, que maintenant, l'armée, elle est plus obligatoire.
Pourquoi ?
Si, l'armée est toujours obligatoire, encore.
Non, c'est pour devenir un métier.
L'armée est obligatoire.
L'armée est obligatoire.
Non, c'est tout.
Généralement, tu...
En tant que général, je peux témoigner, quand même.
Vas-y.
Parce que, maintenant...
Maintenant, on recrute, surtout dans le civil.
C'est fini, tout ce recrutement administratif.
D'accord.
Petit pion.
Alors, tout d'abord, bonsoir, Gérard.
Bonsoir.
Bonsoir.
Bonsoir.
Ouais, bah, dis-moi...
Ça te dirait de faire l'amour avec un gradé ?
Oh !
Merci.
Bah, écoute, on se retrouvera en peine, alors ?
Pas de problème.
Hé, attends, attends, attends, moi, je suis plus grand des clés.
Hé ! Oh !
On accouche.
On accouche, maintenant, là, sur la question.
On va pas s'éterniser, là-dedans, hein.
Bah, dis-moi, ça fait...
12 mois, c'est trop long, quoi.
Bah, 10 mois, c'est pareil, hein.
Bah, non, c'est 2 mois de moins.
Bah, il y a 2 mois de différence.
Bah, ouais, mais si tu fais le con pendant tes 10 mois,
tu refais un mois de plus, donc ça fait 11 mois.
Ouais, mais Gérard...
Si tu fais le con au bout de 12 mois, tu t'en retapes un de plus.
Que si tu fais le con au bout de 10 mois,
tu t'en retapes un de plus aussi,
mais seulement, ça fait plus 13, mais ça fait 11.
C'est cumulable.
Ouais, OK.
Bah, Gérard, c'est prothèse.
Ouais, je crois que c'est clair.
Tu fais 10 mois, tu pars la fleur au fusil,
puis tu fais 12 mois, bon, tu pars la baïonnette dans le cul, alors...
Ouais, bah, de toute manière, moi, j'ai fait 12 mois,
et je vais te dire une chose,
que quand tu reviens, c'est chiant.
Que ça soit 12 mois ou 10 mois,
de toute manière, c'est vraiment des conneries, je sais pas pourquoi.
Et t'avais des permes, ou pas ?
Ouais, mais, je vais te dire, les permes, c'est 48 heures,
et t'as une PLD, une...
PLD, c'est une période de longue durée,
c'est 10 jours.
Dis-moi, Gérard, je peux te poser une question ?
Est-ce que ça t'a plu, l'armée ?
Non, pas du tout, je me suis fait chier, je viens de le dire.
Pourquoi ?
Bah, c'est la question. Est-ce qu'on s'amuse en pesant l'armée ?
Ce sera la dernière question, après, on fera une petite conclusion rapide.
De nos jours. Non, il reste encore...
Non, non, non, on va abréger, on va abréger.
On peut pas. On n'a pas le temps.
Non, je te dis que...
Non, Max, Max, il est venu,
il a dit que tu gérais pas le débat,
c'est à chier, donc on va faire l'autre débat.
C'est toi qui poudre ta merde,
alors toi, tu vas commencer par la permer.
Non, Gérard, continue ton débat, c'est pas du tout la faute de fil.
Alors, est-ce qu'on s'amuse en pesant l'armée
de nos jours ? On va demander ça à Canif.
Bah, écoute, ouais, je pense
qu'il y en a qui s'amusent et d'autres qui s'emmerdent.
Donc, c'est pour toi,
de toute manière,
même en faisant l'armée, on peut s'amuser
avec ses copains, hein ?
Pendant la récré, ils font des jeux, non ?
J'ai des copains qui ont fait l'armée,
et puis ils m'ont dit que même si des fois, c'était un peu chiant,
ils avaient quand même de bons souvenirs.
Ouais, mais ça, de toute manière, tu gardes quand même
à la fin, tu gardes quand même un bon souvenir aussi, non ?
Attends, faut quand même faire quelque chose,
parce que si tu passes 12 mois
à t'emmerder, faut quand même faire quelque chose.
D'accord.
Ouais, donc moi,
je dis que dans l'armée, tu t'amuses pas beaucoup,
parce que c'est clair
qu'à part que si t'as des G.I. Joe
ou des Small Soldiers, tu peux t'amuser.
D'accord, je vois pas du tout le...
C'est un sujet, un sujet.
Groubillon ?
Ouais, non, tu te fais chier à l'armée.
Ah bah d'accord, toi, c'est carrément ta réponse.
Bah oui, ça les passionne pas, les naines à l'armée.
Faut abréger, même, toi.
Attends, toi, pour l'instant,
tu vas la fermer !
Ok ? Tu vas fermer ta gueule, maintenant.
Ça va être clair.
Passe de paix.
Bon, on va se polier.
Passe de paix, s'il te plaît.
Je suis dans la hanche, moi.
Passe de paix.
Oui, je suis là.
Gérard, c'est Prothèse, je suis dans la hanche.
Ouais, mais Prothèse, tu t'écrases, maintenant, s'il te plaît.
Merci.
Gérard, assieds-toi bien, parce que là, j'ai un peu de mal.
Bon, allez, Prothèse, tu me dégages.
Hop, terminé pour Prothèse, comme ça, il fera moins le con.
Il fera le con chez lui, à Rouen.
Je suis dans la hanche, Gérard.
Passe de paix.
Hop, on termine.
Ouais, si, c'est cool, l'armée, tu fais le con, quoi.
Ouais, bah, tu t'amuses ou pas ?
Bah ouais, parce que t'as pas envie de faire la reconnerie,
alors que tu fais le con, donc tu t'éclates.
J'ai l'air qu'il va t'éclater, parce que tout le monde
devait se foutre de ta gueule avec ta face de paix.
Non, mais tu peux pas.
Non, non, attends, attends, attends, oh !
Toi, Pildar, tu as...
Ouais, mais tu vas t'écraser un peu, toi.
Tu vas laisser finir les gens parler, OK ?
Trois minutes, trois minutes.
Face de paix, vite paix, vite paix, là, on accouche, là.
Je peux finir, là ?
On accouche.
Bon, alors...
Gérard, je suis dans la hanche.
Ouais, mais je peux finir.
Prothèse, tu dégages !
Je voudrais dire aussi que quand on a les oreilles...
Quand on a les oreilles...
Dégage-moi la prothèse, là.
Aïe !
Est-ce que je peux finir ?
Non.
Non ?
Oui ?
Aïe !
Non, mais aïe !
Arrêtez !
Aïe !
Non, mais aïe !
Vous vous chalmez, là, ou je vous chale, moi, maintenant ?
Oh !
Alors, face de paix, tu réponds correctement.
Ben, moi, ça y est, j'ai répondu.
D'accord, général de mon cul, là.
Ouais, répétez, première classe.
Général de mon cul.
On accouche.
Je suis dans la hanche, répétez.
Ta gueule, prothèse !
Répétez la question, s'il vous plaît.
Bon, allez, vous me faites chier, je répète plus la question.
Allez, conclusion.
Hop, basta.
Conclusion.
Janif.
Fais passer les autres, j'ai l'air.
D'accord, petit pion.
Petit pion.
Petit pion.
Petit pion.
Petit pion, une fois, petit pion, deux fois, petit pion.
Je suis là, je suis là.
Conclusion.
Je suis là.
Mais bouge pas ta hanche.
Prothèse, ta gueule.
Donc, tu veux ma conclusion ?
Ouais.
Ben, écoute.
J'ai écouté ton débat parce qu'en fait, je viens d'arriver sur la chaîne, donc
j'ai eu le temps d'écouter très attentivement.
Et ben, moi, je trouve que l'armée, c'est...
En concluant vraiment très, très brièvement, parce que je sais que t'as pas trop le temps,
mais il paraît que l'armée, c'est aussi excitant que de te rencontrer dans les chiottes
de la loco.
Alors, moi, je t'emmerde, petit pion, dégage, bonne nuit, au revoir.
Général, mon cul.
Aïe.
Alors, c'était un très bon débat.
Oui.
Je voulais le dire.
Et j'aimerais dire aussi un petit message pour...
Non, non, il n'y a pas de message.
C'est un dénommé Philippe qui est dans le truc.
Non, non, il n'y a pas de message.
Salut.
Phase de paix.
Je voulais dire.
Phase de paix.
Phase de paix.
Oui, c'est phase de paix.
Général, mon cul, vous voulez dire.
Allez, vous me faire foutre dans son oeuvre.
C'est bon, c'est bon.
Je vous respecte, je te mets au trou.
D'accord, allez, phase de paix.
Oui, phase de paix, là.
Ben, moi, est-ce que ce serait possible d'avoir Troufion, là, en quarantaine ?
Ben, pas de problème.
Bon, alors, tu...
C'est pas la conclusion, ça.
Allez, Gérard.
Conclusion du débat, phase de paix, dernière fois.
La ramée, c'est de la merde.
Bon, alors, ben, d'accord.
Pour toi, c'est la conclusion.
Croupion.
Ouais ?
Ben, débat pourri, et puis regardez la 6, il y a Maxou, quoi.
Ah, ben, alors, c'est vrai.
Alors, attends, Croupion.
Moi, je vais te dire une chose.
Si mon débat, c'est de la merde, et que tu regardes M6 à la place,
dans ce cas-là, t'as le cas de ne pas participer au débat.
OK ?
Regarde le chien.
Va bouffer tes croupions.
Mais arrête de bouger de la hanche.
Cani ?
Euh, ben, j'ai pas vraiment de conclusion.
Mais enfin, si, quand même, c'était pas mal.
Mais, euh, bon, voilà, c'était spécial, mais pas mal.
Eh, quand je vous demande des conclusions,
quand vous me dites, faites passer les autres,
je voudrais bien que, quand tout le monde passe,
que vous ayez quelque chose à dire.
Parce que si c'est pour me dire,
ah, ben, pour mieux écouter, regarder M6,
il y a Max qui passe.
Eh, mais, Gérard, t'énerves pas sur moi, j'y suis pour rien.
Non, mais, c'est pour Croupion que je m'adresse spécialement.
Ben, ouais, c'est pas moi qu'il faut engueuler, hein.
Donc, on le sait, on l'a aussi dans les studios, Max.
Alors, donc, voilà.
On en a parlé en début d'émission.
Bon, ça y est, euh...
Gérard, j'ai une conclusion sur l'IRC.
Alors, Davy One, qui donne sa conclusion,
il dit, eh bien, si la plus petite unité de temps,
c'est la milliseconde,
la plus petite unité de longueur, c'est le millimètre,
la plus petite unité de l'intelligence,
c'est le militaire.
Ah, ben, d'accord, c'est pas mal sa conclusion.
Moi, conclusion, c'est dommage que, ben,
qu'on a été forcés d'abréger sur la neuvième,
parce que sinon, ça s'était bien passé
dans la deuxième.
Moi, j'ai pas appris grand-chose, hein.
Toi, t'as rien appris parce que t'es con,
toi, c'est pas de ta faute.
Donc, toi, de toute manière, tu resteras toujours content de ta vie, alors...
T'attends onze heures et demie pour bosser au standard,
donc ça sert à même pas...
Donc, conclusion, c'est...
Dans l'ensemble, ça s'était bien passé.
Si t'es pas content, je t'emmerde.
Tu prends une chose, tu prends tes clics et tes claques
et tu te taches chez toi.
Comme ça, ça nous prend des vacances.
Donc, conclusion, sinon, c'était pas mal dans l'ensemble.
Je pense qu'on a atteint combien, là ?
On a perdu...
On a perdu, suite à la fin du débat,
où les gens, en partant, m'ont dit que c'était vraiment trop le bordel
et trop con et trop nul.
Donc là, apparemment, on est descendu sous la barre des 2000.
On doit être 1000... Attends, je regarde...
1597.
Ben, c'est dommage.
C'est dommage que les trois derniers que tu m'as récupérés
ont foutu la merde.
Ils me disent pas que c'est à cause des auditeurs.
Ils me disent que c'est à cause de toi, Gérard.
Non, c'est pas moi qui ai foutu la merde, c'est eux qui n'ont pas voulu répondre aux questions.
Donc, voilà. Alors, le disque qu'on va s'écouter,
c'est Gérard, du côté, avec la boule de travers.
Et donc, vous pouvez nous appeler pour le deuxième débat
qui va porter sur la prostitution.
Ah, enfin, le débat.
Attends, toi, tu vas rester à l'arrière, tu vas fermer ta gueule.
Ah, non, non.
Si, si, parce que je te bats pas en standard.
Je te bats pas en standard.
Ah, si, si, si, moi j'en ai marre, ça fait depuis 22 que je suis là, Gérard.
Ouais, ben, tant pis.
Donc, on écoute le disque et vous pouvez appeler Manu, bien sûr, les numéros, Gérard, vas-y.
C'est 0803 085000 et toujours le...
www.funradio.
Et on se retrouve tout de suite après.
J'espère qu'il y aura des putes, quand même.
Ben, toi, t'en fais partie.
== Le débat sur la prostitution ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
C'est le deuxième débat et on salue les gens qui sont sur IRC, on salue un peu tout le monde, on leur fait les coucous, on les remercie d'être là.
On a redépassé les 2000, quand ils ont entendu qu'on changeait de débat, ils sont tous revenus et on est 2147 plus 3.
Par contre, il y a un petit problème avec Andouillette, je suis désolé pour toi mais je ne vais pas pouvoir te prendre pour le débat.
Pourquoi ?
Non parce que 13 ans et demi, je ne veux pas.
C'est tout ?
Non, non, non, il est hors de question.
Non mais moi je suis précoce moi.
Non, non, je ne veux pas le savoir, 13 ans et demi, je n'en veux pas dans le débat.
J'ai dit non.
J'ai dit non.
Bon ok, je le jare.
Ce n'est pas croyable.
Voilà, c'est tout, moi je ne prends pas des mineurs dans mes débats.
Et donc le disque, oh ça suffit là.
Le disque qu'on venait d'écouter, c'est Gérard Ducoté avec la boule de travers et donc on va accueillir pour ça Barakouda, 21 ans, de la mode Beuvron.
Oui, mais reste du soir.
On écoute Fun Radio sur 106.4.
Et demi, et demi.
106.4, j'ai moi.
Et demi, ou alors je suis en avant, on ne sait pas.
Oui, ce n'est pas grave.
Grosse Bertha, 22 ans, Bordeaux, 91.8.
Salut.
Salut Grosse Bertha.
Sanisette, 19 ans, Bourricot, c'est la ville ça ?
On appelle de Bourricot.
On écoute Fun Radio 97.3.
Eh oh, il faut peut-être vous réveiller.
Quand je vous parle, vous allez me dire si c'est bien les fréquences.
Je t'ai dit oui.
Ok.
On se réveille.
Bourricot.
Sanisette, on se réveille.
Moi, je te dis réveille-toi, je t'ai déjà répondu.
Ok.
Alors Twingo, 21 ans, Paris, sur 101.9.
Ouais.
Et Petit Suisse, 19 ans, Brest, 98.9.
Ouais, bonsoir Gérard.
Bonsoir.
Donc le débat, ça porte sur...
Les putes.
Comment ?
Les putes.
Les putes.
Sur la prostitution.
Ouais, c'est pareil.
Je tiens à rappeler, Gérard, quand même, qu'on a une prostitue avec nous.
Ouais, je sais, j'ai vu.
Donc tu charges quelqu'un à la place d'Andouillette, s'il te plaît.
Merci, tu fais ton boulot.
Vite fait, bien fait.
Sinon, gare à ton matricule pour toi.
Alors, la première question, donc, avez-vous déjà été voir une pute ?
Si oui, pourquoi on va demander ça à un petit Suisse ?
Ouais, ouais, j'y vais deux fois par semaine pour me vider les couilles.
Ouais.
Ouais, je ferai un maximum de plaisir à faire ça.
D'accord.
C'est pas mal.
Voilà.
Et donc, Twingo ?
Oui, alors moi, je suis prostituée de profession.
Ouais.
Donc j'ai l'occasion d'en voir pas mal.
Ouais, je vois mes copines qui sont prostituées aussi, quoi.
Uh-huh.
Donc ouais, je vais les voir des fois, on se fait des bouches.
Donc je vais voir des putes.
Uh-huh.
Voilà.
D'accord.
Sanisette ?
Ouais, bah moi, j'exerce occasionnellement pour arrondir mes femmes, moi.
D'accord.
Bah c'est pas mal.
C'est pas mal comme truc, grosse Bertha.
Bah non.
Non, mais tu peux préciser ?
Bah non, parce que j'en suis une.
Non, mais attends, t'as un mec, commence pas à dire des conneries.
C'est un guignol.
Un peu, ouais.
Ouais, bah, et Fildar, quand je t'appellerai potchampe, tu le sortirais dessous le standard.
D'accord, mais des prostituées, mec, ça s'appelle des guignols.
Pour l'instant, tu vas éteindre ton micro et tu vas faire ton boulot comme je te le demande, ok ?
Des guignolos.
Alors, Barakouda ?
Des guignolos, s'il vous plaît, je préfère.
Oh, grosse Bertha, tu te tais, c'est le top, là, merci.
Barakouda ?
Ouais, bah moi, j'y vais comme tout le monde, pour l'hygiène, pour me vidanger, quoi.
D'accord, il n'y a pas d'autre solution que d'aller en voir.
Tu peux me dire, attends, grosse Bertha, Barakouda, tu peux me dire s'il y en a de ton côté, là-bas ?
Bah ouais, c'est quand même assez blindé au niveau pute, ouais, il y a tout ce qu'il faut, quoi, ouais.
C'est abominable.
De quel côté qu'il y en a ? Parce que je connais un peu...
Des gauches.
Tu connais les coins putes ?
Non, mais je connais la mode Beuvron parce que j'y étais, alors donc...
Ouais, mais je ne voudrais pas trop, trop citer parce que je ne voudrais pas qu'on me répète.
Après, du boulevard Jean Jaurès, quand même.
D'accord, mais c'est pas mal, c'est bien précisé, quand même, le...
T'as bien précisé, quand même, le nom de la rue.
Il n'y a pas de problème.
À la place d'Andouillette, on accueille M. Claude.
Bonsoir, je suis Macron.
Salut.
Et je le revendique.
Salut, Macron.
Bonsoir.
C'est Barakouda.
Salut, Macron.
Ouais, ça y est, ça y est, ça y est.
Donc, pour toi, M. Claude ?
Ouais, bah écoute, moi, je mets des putes sur le marché.
Ouais.
Et ce qui se passe, c'est que c'est sur le boulevard Baie.
Alors, hé, encore une fois, je tiens à préciser que le prochain qui me donne un nom de boulevard gerbe, c'est clair, net, précis.
C'est pas valable.
C'est pas valable ? Attends, toi, tu risques de gerber vite fait, toi.
Je vais pas chercher qui c'est, hein.
C'est horrible.
Ok.
Horrible.
Alors, euh...
C'est trop susceptible.
Oh ! On s'écrase.
Inonible.
On s'écrase.
Donc, M. Claude, pour continuer...
Ouais, donc, excuse-moi, j'étais un peu...
Je voulais faire un peu de débordement.
Ouais.
Je voulais faire un peu de pub pour mon commerce, je suis désolé.
Ouais.
Donc, euh...
Oui, tout à fait.
Mais je respecte ces femmes à leur juste valeur.
De traîner.
D'accord.
S'il vous plaît.
Oui, oui, c'est qui, là ?
Euh, c'est, euh, Twingo.
Ouais.
Je ne supporte pas...
Pas de marque.
Oh !
Pas de marque.
Ouais.
Eh oh ! Le prochain qui ouvre sa gueule !
Quand quelqu'un parle, gerbe !
Ok, ouais.
Ok, ok.
Ok.
Ouais.
Alors, Twingo.
Oui, je vous demande juste d'avoir un langage.
Un langage correct en parlant de nous.
On n'est pas détraînés.
Ouais, mais toi, t'es pas de série déposée, toi.
Ok, salope.
Oh !
Qui c'est qui s'amuse à dire des saloperies, là ?
Allez, hein !
Barakouda.
Barakouda, bonne nuit !
Salut !
Non, c'est pas Barakouda, Gérard.
Gère un peu, je vais essayer de voir qui c'est, mais fais quelque chose, quoi.
Ouais, mais attends.
Toi, je t'ai dit d'éteindre ton micro.
C'est pas moi.
C'est un Gérard.
Bon, Gérard.
C'est une odibe.
Gérard.
Oh !
Gérard, pour reprendre le débat, on a un petit sondage, allez.
Donc, à la question pour ou contre la prostitution, 20% des gens...
Attends, hé, Manu !
Ouais.
Les pour ou contre, ça commence à me casser les...
Non, mais tu vas voir, il est bien, celui-là.
Il est bien, il va avoir des réactions.
20% des gens sont pour Alain Prost, 30% n'ont pas le permis, et 50% n'ont jamais été
routiers, donc ne connaissent pas les prostituées.
Alors, hé, tu vois, Manu ?
Voilà.
Ta réaction, là.
Ouais.
Ça, c'est de la connerie, donc c'est pas la peine d'intervenir pour modérer...
Donner des réactions, puis...
Bah, je sais pas, ça aurait...
Non, parce qu'Alain Prost n'a rien à voir dans le débat de la prostitution, OK ?
Alors, c'est pas la peine de dire des conneries, d'accord ?
OK, d'accord.
Les routiers, ils ont quand même à voir, hein.
Bon, toi, tu t'écrases pour l'instant, OK ?
Non, mais attends, j'ai été routier, et je me suis arrêté voir des putes dans les
camionnettes, je sais pas de quoi je parle.
Ouais, bah, de toute manière, il y en a un peu partout, hein.
Des camionnettes ou des routiers ?
OK, bon, qui c'est qui veut rajouter quelque chose ?
Il y a une nana qui voulait parler, c'est qui ?
Bon, bien, c'est bien, quand je demande qui veut parler, il n'y a plus personne.
C'est pas mal.
Nous t'écoutons.
Bon, alors...
J'ai des bons de réduction sur les fellations, si ça intéresse quelqu'un.
C'est qui, c'est qui, c'est qui, ça ?
C'est M. Claude.
Ouais.
Les dix premiers, plus un invité, j'ai une réduction sur les fellations.
D'accord, eh ben...
Prisca et Zoubira.
D'accord, OK, on a très bien compris le message, donc...
J'ai pas les manques, j'en ai peur.
J'ai le sucre, je suis trop heureux.
Oh, on se calme un peu, là, ou quoi ?
Donc, alors, moi, je vais répondre quand même à la question.
Il faut.
Je vais quand même répondre à la question, parce que...
Avez-vous déjà été voir des putes, si oui, pourquoi ?
Moi, je peux vous dire une chose, que je n'ai pas eu l'occasion d'y aller.
C'est tout.
Oh, Gérard.
Tu peux nous le dire, tu peux nous le dire, on est entre nous.
Non, non, non, non, mais ça y est, j'ai répondu, donc...
Ils veulent pas de lui.
C'est bon, c'est bon, c'est bon.
C'est qui ?
Ça s'est peut-être arrivé, ça, Gérard, de te faire recaler par une pute, non ?
Non, non, pas du tout.
Deuxième.
Non, mais...
Quand vous voulez jacter, vous donnez vos noms, parce que j'en ai marre d'entendre...
Ouais, c'est Polo, c'est un menteur.
C'est qui ?
C'est Polo.
Ouais, il n'y a pas de Polo dans le débat.
C'est Polo, et c'est un menteur.
Bon, attends, toi, tu vas commencer à t'écraser.
Hein ?
OK ?
Oui, c'est Pepito, je vous l'ai dit.
Écrase !
Oh, Fildar.
Ah, on sonne à la porte.
Fildar !
Fildar !
Putain, j'ai oublié !
Putain, j'ai oublié !
Oh, s'il vous plaît, vous vous tchalmez !
C'est Lolo Ferrari.
Bon, Fildar !
Oh, quand je te parle, les oreilles, là !
Elle sonne avec son téton.
Putain, c'est pas possible de travailler avec un con comme lui, hein !
Ah, Blinquillon !
Lolo Ferrari, elle est pas baisable.
Elle est pas baisable, cette meuf.
Non, mais quand vous aurez fini vos conneries, on pourra peut-être...
Hé, Fildar, tu gères un peu, là, au lieu de faire le con ?
Mais quoi, je gère ? Je dis rien.
Non, tu gères en rien, pour l'instant.
Tu dis que t'as l'air de t'appeler pour les caméras...
Pour revenir au débat...
Pour revenir au débat, il y a un réa sur IRC
qui te demande si tu connais personnellement une prostituée.
Non, pas du tout.
C'est Sandy ?
Euh, qui c'est qui vient de dire ça ?
Je te préviens, Fildar !
Troisième édition.
Si ça recommence à parler de Sandy,
tu me vires où, où, où, Sanisa Toutingo,
je cherche pas à qui savoir.
Ok, d'accord.
J'ai trop de respect pour cette profession.
Ok, alors, je te signale, t'as intérêt de te réveiller
quand je te parle, parce que tout à l'heure, tu as morflé.
Que pensez-vous des tarifs
selon ce que vous voulez faire ?
On va demander à Barakouda.
Allô ?
Barakouda, vas-y, réponds.
Barakouda !
Il dort.
Il est là, il est là !
Il est où, Michel ?
Il est où, pute ?
Allô, Gérard ?
Barakouda, tu réponds, s'il te plaît.
Ouais, je te disais, moi, j'ai une carte d'abonnement.
J'ai souscrit à la carte Tepu.
J'ai droit à une fédération gratuite
pour 3 sauts demi-achetés.
D'accord.
Ça vaut relativement le coup.
Ça marche aussi à Paris, dans tous les coins.
C'est intéressant.
D'accord. Grosse Berthe ?
Alors, moi, mes tarifs...
Pardon.
Bon, je sens que tout à l'heure,
je vais m'énerver, ça va...
Je vais en saquer, déjà, vite fait.
Je pense que les tarifs varient entre 5 et 10 000 francs
sur l'avenue Foch, de Paris.
Alors,
Grosse Berthe, au revoir.
Ça t'apprendra de préciser.
J'avais bien précisé
de ne plus donner de nom. Grosse Berthe, terminé.
Il n'y a plus de pute à l'avenue Foch.
C'est terminé, ça, Gérard.
Terminé pour Grosse Berthe.
Sanisette.
Oui, en fait,
moi, je te disais, je pratique à l'occasion
pour arrondir mes fins de mois.
Et en général, les tarifs, ça dépend des putes.
Ça dépend
de ce qu'elles font aussi.
Et moi, en général,
je demande pas mal, quoi.
Salope.
Toi, le salaud, tu vas faire mettre ta gueule.
Alors, je t'explique pourquoi
je demande pas mal.
Honnêtement, en toute franchise, moi, j'aime la bite.
Donc, forcément, je me donne à fond.
Et donc, forcément, on revient me voir très souvent.
Et donc, forcément, j'augmente mes tarifs.
D'accord. Gérard,
il y a Yopi sur IRC
qui te demande si tu connais la différence entre une pute
et une pizza. Non, mais
ça, c'est quoi ? La pizza, tu peux l'avoir
sans champignon. D'accord.
Twingo.
Oui, c'est dégueulasse. Pas de marque.
Twingo. Oui, oui, oui.
Moi, je suis... Bon, je suis
prostituée de profession.
Mais je fais pas n'importe quoi non plus.
Donc, la pipe à 100 balles, c'est même pas la peine
à 10 ans de paie.
Mes tarifs commencent à 10 000.
Et en fait, je fais 5-6 passes dans le mois.
D'accord.
Petit Suisse.
Ouais, moi, j'ai des tickets Sodo.
Donc, j'ai des promotions sur les Sodo.
Je rappelle que je ne prends pas les tickets
de la vie. Non, mais attends.
Petit Suisse, je crois qu'il n'a pas
tellement compris la question, lui.
Si, si, j'ai des tickets Sodo pour avoir des réductions
sur les tarifs. Non, mais que pensez-vous des tarifs
selon ce que vous voulez faire, abruti ?
Ah, ben, je pense que c'est excellent, quoi.
C'est bien, hein. D'accord.
On n'a rien à voir des réductions comme ça.
Non, mais je crois que pour l'instant,
je pense que vous
déconnez à ce temps-ci.
Non. Non, presque pas.
C'est pas le genre de la maison. Non, pas du tout.
C'est pas le genre de la maison. Non, presque pas.
Donc, tu as dit qu'on se marrait.
Non, presque pas.
Bon, Jérôme, tais-toi, écoute-moi.
On accueille à la place de...
Attends, tais-toi et tu fermes ta gueule, toi.
On accueille à la place de M. Claude qui est parti se coucher
queue de velours. Et à la place de...
M. Claude. La grosse Bertha,
je cherche encore. Attends, c'est pas évident
à trouver. Qui ? C'est qui ?
Queue de velours. Ok.
Bonsoir. Bonsoir.
Alors, petit Suisse,
t'as répondu, toi.
Alors, donc, queue de velours pour toi.
Excuse-moi, je me faisais une queue.
Ouais, salut. Ah, d'accord.
Je pense que, tout à l'heure, tu as retourné d'où que tu deviens.
Fais gaffe que je te sperme pas dessus, quand même.
Ouais, ben, moi, je te dis fais gaffe parce que, tout à l'heure,
tu as retourné d'où que tu viens.
Bonsoir. Alors,
Sanisette, c'est terminé pour toi. Au revoir.
Hop. Voilà. Bonne nuit pour elle.
Terminé, ça y apprendra de
parler de Sanisette. Ok, je l'en remets.
Une admissible. Je te dis de la gerber.
Et tu fais ton boulot correctement
avant que je t'éclate. Bon.
Ok ? Queue de velours, là, pareil.
Queue de velours pour toi.
Pour moi, quoi ?
Que pensez-vous des tarifs selon ce que
vous voulez faire ? C'est la dernière fois que je répète
la question parce que vous commencez à me les gonfler,
là, sur le deuxième débat.
Les tarifs sont variés en fonction de Paris
ou la province. Moi, j'ai le souvenir
d'une époque, je t'écoute depuis très longtemps,
où, apparemment, pour 1200 francs,
on pouvait avoir une sode de mie plus un breakfast.
Oui.
Tu vois, ça peut rire les autres
abrutis derrière, mais tu veux dire ça pour qui ?
Pour toi, je me souviens qu'à une époque,
il y avait des tarifs, c'était 50 francs la pipe,
et 1200 francs pour un breakfast.
Donc, à mon avis,
à mon avis, t'es...
Non, mais, à mon avis, t'es vachement au courant
de cette publicité, donc je me demande si c'est pas...
Parce que t'en avais pas l'avantage, il y a deux ans, espèce de con.
Espèce de con, je t'emmerde, alors tu dégages
Queue de velours, merci.
Voilà.
J'aurais bien mis un coup de langue à Queue de velours.
Bon, Gérard, on a des nouveaux, on a Kékéthos.
Non, non, mais tu me remplis une fiche...
À chaque fois que tu me fais le coup,
tu sais pas écrire ou quoi ?
Non, non, mais tu te démerdes, tu me...
Bonjour, Guillaume, c'est Kékéthos.
Alors...
Il est où, Michel ?
Je sens que Fildard, tout à l'heure,
avant la troisième question, je vais te mettre
une gaufre, mais tu as ton souvenir, toi.
Chocolat chantilly, pour moi.
Banane, banane, chocolat.
Bon,
une question IRC, non ?
Oui, si tu veux.
Alors, est-ce que la carte ImagineR
peut servir pour les putes ?
Non.
Moi, j'ai une question pour les mecs de l'Internet.
gringo tu peux me trouver un site sur jacques vapeur alors toi je vais dire une chose que
si tu as un truc à demander à rigaud pour le site internet comme ça tu fais le 01 40 521 521 voilà
comme ça tu seras tout de suite renseigné merci gérard et vous pouvez toujours bien sûr laisser
des messages sur le répondeur j'ai ou j'avais oublié de préciser donc allô allô allô allô
bon ça y est vous avez fini la bouconnerie alors croyez vous qu'il faut laisser ouvert les maisons
closes on va demander ça à barakouda sont fermés fils d'art tu cherches des ans et tu fermes ta
gueule pour la deuxième fois ok gérard sur rc on me dit que si une maison est close elle peut pas
être ouverte mais il y en a qui seront ouvertes ou fermées mais je pense que les trois quarts
maintenant sont fermés on va demander à barakouda ouais il a pris le goldorak en plastique et donc à
la place de sa visite on accueille bermuda et je suis en train et à la place de queue de velours on
accueille à nu sans sky
alors salut tous ceux qui viennent de nous récuer que revenir alors barakouda pour toi
pour revenir au débat à turpentine qui te demande gérard vu que tu parles de maisons
closes est ce qu'il y a des immeubles clos non pas ma connaissance ouais ouais je voudrais encore
mon jingle un coup là non tu es tu réponds à la question s'il te plaît bon d'accord que je te
propose c'est un compromis en fait les maisons closes tu les laisses entre ouvertes à l'eau
à l'eau à l'eau à l'eau à l'eau à l'eau et quand vous aurez fini vos conneries vous vous ne direz
alors barakouda ouais tu m'écoutes je t'écoute alors je te disais à l'eau à l'eau à l'eau à l'eau
à l'eau les auditeurs vous m'entendez un bon moment temps manu mais c'est pas moi j'ai rien
fait ils sont là rien et moi vous m'entendez pas moi à kouda vous faites quoi là soir je sais pas
mais là ça vient pas nous allons touche derrière ton micro voilà vous l'entendez là vous l'entendez
gérard maintenant c'est bon barakouda troisième fois barakouda c'est la troisième fois que je
pense de la caisse je te fais appeler donc c'est barakouda de l'agence touriste que je voulais dire
c'est que ben je te propose un compromis donc les maisons closes et bien au lieu de les ouvrir tu
les laisses juste entre ouvertes ça suffira à quoi je pense qu'ils vont s'offiler ouais d'accord
quelques toss ouais bah moi les maisons closes je trouve ça abominable et je trouve qu'on devrait
tous les faire mais c'est horrible d'accord abominable bienvenue à tous les abominables
moi personnellement j'en ai rien à foutre qu'elle soit fermée ou ouverte j'en ai rien à
foutre c'est pas mon problème à ce propos gérard y'a yopi derrière merci yopi sur rc qui demande
s'il faut une clé pour rentrer dans les maisons non maintenant c'est les personnes qui l'utilisent
ont avec l'info une passe fil d'art tout écran s'il te plaît merci on m'a dit que c'était plusieurs euros
tout est une baule il me posait une question qui est bien oui j'aurais voulu savoir si je
travaillais dans une maison close qui serait ce type de passer non parce que je vais j'ai déjà
ce qu'il me faut j'ai trouvé même alors qui c'est qu'il vient d'être c'est pas moi c'est pas moi
j'ai rien dit je crois que c'est un animal c'était moi j'ai pas la zik de m'animal et les obis de lépreux
c'est moi je fais dans la bouche je vais essayer de trouver jean je sens que vous commencez déjà
toute la merde troisième question je sens qu'on va changer les auditeurs j'ai pas répondu moi on va
demander un twingo oui à deux marques oui bah moi j'ai commencé ma carrière dans ce genre de
détachement il y avait c'est mignon il y avait des mains de jardin dans la cour et tout mais
voilà elle a fermé et bon je me suis retrouvé à la rue donc il a fallu que je me brouille par
mes propres moyens donc au début c'était un peu dur j'étais dans une petite chambre de bonne mais
j'avais juste un petit lavabo de merde et puis bon bah là je me suis dit que ça s'emballe et puis je me suis dit mais attends
si tu prennes ta vie en main faut que tu t'assures quoi d'accord twingo twingo oui twingo cinq minutes
celui qui s'amuse à jacter alors que la personne parle va virer mais vite je vais pas chercher
gérard pour revenir dans le thème du débat il y a davy one encore lui non s'il vous plaît il y a
davy one sur l'IRC qui te demande s'il faut payer un supplément à la prostituée si on veut qu'elle
nous mette un coton-tige qu'est-ce que t'as fait là oh là là il a tout cassé t'as même pas entendu ma
question non parce que j'étais en train de regarder ce qu'il était en train de faire manu à l'arrêt
en train de faire des conneries je répète si t'es pas content tu dégages toi il y a davy one qui te demande le
prix d'un supplément pour une prostituée quand tu veux qu'elle te mette un coton-tige non j'ai
répondrai pas du tout comme ça ça va aller clair et c'est j'essaie d'être répondu à sa question à
celui-là ouais on va demander à anus rancelet rancel pardon ouais concernant les maisons closes
ouais nous on a eu des problèmes c'est qu'on moi j'ai travaillé pour une maison close qui a bien
marché dans les années 70 et le problème qu'on a eu c'est qu'on a eu effectivement une prostituée
qui s'est échappée ouais alors non mais on la recherche aujourd'hui on croit qu'elle traîne du
côté de suren alors anus en sky terminé pour toi au revoir terminé pour toi c'est fini elle s'appelait
christine et bah tu dégages allez hop tu me le vire terminé pour lui il a pas dit qu'elle était grosse
petit suisse pour finir ouais donc moi je trouve ça inadmissible carrément les maisons closes
surtout que moi j'ai la pute que je fréquente elle s'appelle pupute et moi j'aimais bien quand
tu avais des journées cuisses ouvertes d'accord c'est pas mal moi je pense que à mon avis comme
vous allez comme vous êtes en train de vous les gens s'il te plaît tu me laisse parler s'il te
plaît comment est un temps merde ma copine tu vois c'est clair net et précis ce coup là tu vois à temps
merde et atchi dans la gueule non non non alors maintenant celui qui s'amuse à déconner avec ça
n'a dégagé tout de suite c'est n'importe quoi alors parce que ça commence à bien faire alors
filard tu vas faire ton boulot correctement et tu as fermé ton micro c'est pas évident de chier
dans la gueule ouais ben toi tu gérard on a on a perdu environ 500 personnes quand tu as parlé
de ce qu'il y a non c'est une honte non mais c'est dégueulasse mais gérard vient t'asseoir il a rien
fait fil d'art lui t'a pas dessus tu as tu as le permis le micro je te préviens toi donc quatrième
question celui que ça plaît pas il peut ranger peut raccrocher on prend d'autres personnes il ya
du monde derrière t'attends allez-y pose la question gérard faut-il se produisait pas et
où il va il va se faire lui là avec ses allô alors faut-il se prostituer pour avoir du boulot et on va
s'écouter avec une scie pour se raser les boules donc on va récupérer pour sa barracuda en espérant
que vous vous êtes calmés durant ce disque ouais je suis là j'aimerais bien un peu mon jingle manu
c'est plus la peine de le passer quand il te le demande parce que sinon il va il va gerber lui
commence à m'énerver à l'opinion qui est aussi tu t'écrases pour un sens je récupère tous ceux
qui étaient là ok animal ok merci bon alors barakouda était toujours là toujours présent
avec mes chiens l'honore qui est quête hausse j'ai la gaule toujours la bernuda ah oui ça chauffe
oh tu te calmes bernuda s'il te plait merci bon fils d'art soit tu me les chagnes ou soit tu me
prends d'autres personnes parce que ça commence à gonfler ça commence à me gonfler c'est pas
dirigeable alors twingo toujours là gérard est-ce que tu peux répéter la question s'il
te plaît mais on va finir tout une pointe go toujours là et petit suisse ouais salut à la
place d'annus en sky on accueille fleur de lotus je te préviens n'essaye pas de les repasser sur
d'autres non je t'ai dit non le fleur de lotus lotus et donc salut à toi alors faut-il se
prostituer pour avoir du boulot voilà la question que l'on me demandait sur l'hier c'est donc on va
demander à barakouda non non ils ont jamais demandé ça je répète la question comme tu
me l'as demandé donc barakouda tu réponds s'il te plaît c'était sur l'armée tout à l'heure tu m'entends
moi je t'écoute ok je te dis objectivement dans la vie tu as une sale gueule et que tu peux rien
faire d'autre moi je crois que ouais vaut mieux ok donc pour toi pour mieux avoir une seule gueule et
puis se prostituer écoute si tu n'as pas le choix et que tu es obligé de vivre à la sueur de tes fesses
écoute faut assumer quoi je pense que d'autres sont passés par là avant n'est ce pas ok t'inquiète
hausse non je pense pas que ce soit un vrai métier quand même mais c'est bien pratique d'accord n'est
ce pas oui je t'écoute non j'ai dit n'est-ce pas d'accord question à toi l'encontre bernuda écoute
moi plus ça chauffe entre mes fesses c'est mieux c'est quoi tu me files ton number ça commence à
bien faire là vous allez vous calmer avec les avec les gens quand ils parlent ok mais c'est que des
cochons pour toi moi c'est un vrai métier donc je peux pas me permettre de dire que que plus ça
chauffe je chauffe c'est vrai j'adore le cul mais bon toi t'es plus trop fou les deux moi je fais
pas très sérieusement très sérieusement d'accord toi tu déclares pas tout exactement je le fais
payer en liquide gg tu fais du black moi je veux bien payer en nature et vous précisez vos noms
quand vous voulez parler
ouais je voulais savoir si c'est un vrai travail et il y a quoi il y a des acédiques pour les
il y a une retraite pour les putes tout ça tu cotises sur tes putes les prostituées payent une
retraite tout à fait c'est à quoi où c'est que tu cotises à la banque du sang en fait non tu as une
assurance personnelle est-ce qu'on touche les sodomisations sociales c'est à 80% est-ce que
t'as un compte épargne à la banque du sperme celui qui s'amuse je vais faire des dépôts
et des retraits assez souvent alors
petit suisse pour toi ouais bah moi j'en profite parce que en tant que client quoi mais bon si elles
veulent faire ça quoi donc c'est tout ce que tu as à dire ouais ok fleur de lotus écoute moi je veux
prostituer avec grand plaisir mais je trouve ça un peu dégradant et ça ne m'empêche pas du tout
d'aller aux putes sans sans sans problème sans après qu'il n'y ait aucun on va chez les putes
et au cul au cul ok d'accord et chez le coiffeur on fait quoi voilà ok alors moi je peux vous dire
une chose que celui qui veut faire son boulot son boulot comme ça bah tant pis non personnellement
dans un fil d'art puis là si ça ne dérange pas tu non mais il est parti chercher un truc c'est pas
grave par contre moi j'ai un petit son un petit sondage qui est bien par contre là à la question
n'en rigolez pas à la question êtes vous déjà allé voir une prostituée 25% des gens ils sont
allés avec leurs femmes 35% ils sont avec aller avec leurs enfants et 40% ont demandé mais alain
prostituée qui n'importe quoi ça y est là vous vous calmez un petit peu là on se calme l'ascar
et en mire toi d'accord c'est à moi qui parlais vas-y jara alors cinquième question pourquoi que
les jeunes se mettent à la prostitution on va demander à fleurs de lotus
pourquoi que pourquoi les jeunes se mettent à la prostitution écoute de la prostitution c'est le
chemin le plus facile pour pour gagner de l'argent quand tu vois que j'ai pas il ya des jeunes qui
veulent être cadre c'est pas de +2 alors que tu te fais sur le trottoir des cartes les cuisses
et c'est parti alors je vais dire une chose que plus d'euros et puis dans le but c'est plutôt
bien bien comment je fais maintenant moi il ya
sur irc il ya un réa qui te demande s'il ya des réductions pour les prostituées après 19h comme
france télécom non je vois pas de réduction alors petit suisse à la minute vient de couper petit
suisse tu prends quelqu'un d'autre et c'est tout on va demander à twingo oui pas de marques gérard
faut arrêter la balade qu'elle a qu'à prendre un autre nom qu'une marque de voitures c'est tout un
appel toi qu'ils ont rappelé quito je faisais je voulais dire oui moi j'ai choisi d'être de
prostituées parce que je moi j'avais envie de travailler dans la rue donc c'était ça ou
pervenche donc mettre des pvc pas trop mon truc donc j'ai choisi prostituées et tu préfères te
faire la chance de faire revanche oui j'ai eu de la chance à l'été il y en a sont trop moches pour
faire plus tant qu'ils font elles font pervenche bernuda ben moi j'ai commencé à faire ça l'âge de
18 ans j'en ai 21 et je m'aperçois en fait avec les années qui passent que plus j'en ai eu et plus
j'en demande ça suffit derrière s'il vous plaît parce que là ça commence à bien perdre maintenant
vous allez vous tenez vous allez éviter de dire des cochonneries comme ça ok sur les putes tu veux
qu'on parle de poésie si ça te plaît pas toi tu peux tu peux raccrocher ton téléphone ça nous prend
des vacances je voudrais te faire un bisou ma pute tu dégages sinon à la place de petit suisse on
accueille plus pute bonsoir gérard salut salut salut ça va c'est ça peut te foutre des médecins
à laquelle vulgarité on va demander à bâtir on va demander on va demander toi pourquoi que les
jeunes se mettent à la prostitution pas que j'en sais moi en tout cas moi j'ai fait la pute un bon
parce que je n'avais pas j'ai pas d'autres moyens de gagner de l'argent et j'adore les grosses textes
excuse moi non je pense que les jeunes qui se mettent à la prostitution c'est pas vrai il y a
beaucoup plus de vieilles mamies toutes pas belles qui prennent un fric fou et je comprends pas c'est
faux mais si c'est vrai non pilar tu t'écrases pour l'instant je donnerai mes réactions moi même
je connais jeanette qui est avenue bip et bah un coup d'oeil pour finir ok bon manu ça suffit j'aime
bien ce zik ouais mais moi j'en ai ras le bol hé non mais vous avez vous avez les idées de gâcher
les débats ou quoi là ce soir gérard j'ai un sondage qu'on m'a rapporté sur internet par
kevin klein alors quels moyens de paiement utilisez-vous ouais mais non mais tu gueules tu
dis tu gueules il fait ça il fout sa merde avec la cause de barracuda l'autre qui fait la moitié du
boulot il y a pour l'instant il y a krigo et ouais avec moi c'est abominable oh vous vous fermez vos
gueules maintenant donc j'ai un sondage vite fait quels sont les moyens de paiement que vous
utilisez lorsque vous allez voir une prostituée 55% utilisent la carte bleue 12% la carte jeune
et 15% la carte routière non bah ça normalement les cartes jeunes et cartons routières ça passe pas
vous avez commencé par vous tchalmé maintenant maintenant sa barracuda de réagir ok alors moi
je veux dire déjà que les putes moi je paye en liquide déjà c'est clair deuxièmement je suis
tout à fait d'accord il ya beaucoup de vieilles qui se prostituent et je sais pas si tu t'es déjà
fait attend attend excuse moi une seconde barracuda barracuda c'est la dernière fois que tu me met ça
terminé pour lui c'est futé
je sens que tout à l'heure je vais je vais rester avec le twin go et bernuda vous allez dégager
le débat c'est sur les prostituées là j'aimerais bien qu'on suive un peu le débat et qu'on arrête
de délirer ouais bah toi le premier tu fais ton boulot correctement temps je te défends merde
bon non mais tu vas me chercher un autre une autre personne j'arrête pas vite fait tu te démerde ya
ya des lignes qui sonne alors donc il ya comme un gars qui sait qu'elle a pas répondu tout le monde
a répondu non j'ai pas répondu moi j'ai raté non tu as déjà répondu je te fais passer je t'étais
passé d'ailleurs en premier première alors donc je peux vous dire une chose qu'il ya beaucoup de jeunes
qui se mettent à la prostitution maintenant on sait pas pourquoi ça faudrait voir parce que
c'est quand même inadmissible d'avoir des jeunes qui si qui s'y mettent aussi maintenant pas fait
de recherches gérard sur ce sujet tu sais pas pourquoi toi mais c'est une petite idée ça vient
d'où si ils ont envie de se prostituer c'est leur problème c'est pas de mien en personnellement moi
là dessus j'irai pas me foutre à la prostitution comme ça c'est à dire voilà s'habiller comme ça
toi que tu cherches
les gens et tu fais vite fait toi alors les stars d'aujourd'hui ce prostitutel on va demander à quelques
tous tu peux répéter parce que j'ai mal compris les stars d'aujourd'hui ce prostitutel mais n'importe
quoi les stars propres à protéger à la prostitu pas alors tu peux préciser un max de pognon et
voilà donc elles n'ont pas besoin d'argent ben ok mais ailleurs peuvent le faire gratuitement bon ça
ça m'étonnerait moi c'est que la dernière fois je me suis tapé pamela henderson bon le seul truc qui
m'a repoussé ses pieds mais sinon va pas demander d'argent j'ai pas l'air ça malibu comme si non mais
manu tu arrêtes un peu tes conneries s'il te plaît la prochaine fois je m'appelle mitch ouais ben la
prochaine fois tu vas t'appeler ferme ta gueule maintenant pas de problème ok bernuda ouais ben
moi j'ai déjà eu des clients effectivement des stars et des politiciens également c'est jean-marie le pen
bernuda pas de marque tu vas tu vas te calmer avec des conneries comme ça d'accord sinon tu
vas dégager pas d'insultes je dis plus de non alors enfin je voulais quand même que tu saches
que le monde des stars c'est quand même un monde très très vicieux et que en fait vous seriez bien
surpris de des gens de personnalités qui vient vous voir et surtout ce qui vous demande quoi
c'est exact moi je me suis déjà pris entre autres des coton-tiges mais j'ai pas eu que ça quoi je
veux dire c'est quand même affolant les gens de la radio ou pas des gens de la radio on peut pas
donner de nom moi j'ai pas de marque moi je suis sûr que tu t'es déjà tu as tu t'écrases excuse
moi tu dis par exemple le prénom et le nom genre sable z alors quelque chose terminé pour toi au
revoir c'est pas quelque chose je l'avais viré je vais gérer sinon la place de barracuda on
accueille giclette bonsoir là je vais te dire une chose que si c'est les mêmes mais non garat j'ai pris
25 lignes et valide en ligne alors on va demander à pleurs de lotus nantes windows a pas répondu j'ai
pas répondu je suis d'accord avec les stars sont des putes dans le sens où bah oui j'aime pas peut
venir nous voir quoi c'est des gens qui payent et qui paye bien donné quelques exemples vont
s'entretenir de nom mais j'ai dû fouetté
un comique un petit comique sans cheveux tu vois qu'avec une drôle de tête je les fouette et
pendant trois heures d'accord avec fleurs de lotus il me semble que certains stars de la télé se
prostituent certains stars enfin de la télé des animatrices qui couche avec des producteurs et ça
je dirais pas de nom et je le sais mais personne ne me le fera avouer ok c'est qu'il s'est dit c'est
et personne ne me le fera avouer ok c'est qu'il s'est dit c'est
qu'il y avait il ya des stars qui doivent se prostituer oui c'est possible pour se faire
encore plus d'argent mais c'est tout ce que tu peux préciser toi maintenant je suis en train de
pomper j'ai pas que ça sert non bon alors dans ce cas là tu as pas que ça paie va continuer à pomper
en voir allez allez hop et giclette ouais déjà bonsoir j'ai un soir et je vais dire que déjà les
stars ils vont pas voir des plus qui vont voir des gold girls comme on dit et je pense que des
google girls on connaît tu peux préciser on va pas donner de nom gérard non mais tu peux préciser
non mais on va pas parler des stars de cinéma voilà quand même c'est leur vie privée on va
être pas parasites quoi moi je peux vous dire une chose que à ma connaissance personnellement j'ai
jamais vu de stars qui se mettait à la prostitution donc non j'ai jamais vu ça encore ça m'étonnerait
que yann haye qu'il fasse un homme et gérard il ya fait plus de films bien et où elle a pu de
reconnaissance à des plus célèbres elle peut tomber dans la prostitution ça on sait pas oui donc sur
irc on me demande à propos des stars est-ce que les stars du x on peut les considérer comme des
prostituées ben t'en as certaines qui font tout en faisant des films x donc je pense que si ici
ils choisissent de faire ce boulot là c'est que c'est vraiment eux qu'on choisit c'est pas la
prostitution les films x les deux s'ils se mettent dans le hic s'ils font de la prostitution quand
même donc c'est la même chose voilà donc justement 20
la sixième basse ailleurs on vient de la paire 7e avant avant je voudrais m'adresser aux gens du
standard que c'est possible d'avoir une invitée mystère qu'aurait fait pute alors je préviens
qui s'amuse à demander ça alors pleurs de lotus tu dégages voilà comme ça plus vite alors septième
question il ya plus y at il plus de femmes que d'hommes qui se prostituent on va demander à bernudas
honnêtement j'en sais rien parce que dans le quartier où je bosse ya que des nanas mais je
suis persuadé qu'il ya autant de mecs que non mais je te demande de ce qu'il y en a plus ou moins
d'accord twingo il y en a un peu moins quand il ya un peu moins de mecs au fait de moi dans mon secteur
mais il arrive qu'on fasse des trucs ensemble pour un client c'est lui qui s'amuse à faire
du bordel avec son téléphone est prié d'arrêter tout de suite inadmissible ok qui c'est qui nous
reste quelque chose non je crois que quelque chose je t'avais dit de dégager pas loin si tu veux
répondre ouais je pensais beaucoup plus de filles qui se protégent et qui se prostituent ouais mais
s'il ya plus de femmes que d'hommes et il ya plus de femmes que d'hommes et ceux qui se marrent comme
un boucle avant à se calmer des oreilles oh là là tu vas te calmer parce que tu as dégagé c'est pas
moi allez gérard je peux répondre ouais
c'est ma croix la moutarde non tu sors d'où toi j'ai remplacé pupitre temporairement non
non on l'avait viré j'ai oublié de le dire excuse moi c'est ma croix là mais non mais
attend fil d'art tu es prié de faire ton boulot correctement c'est la dernière semaine que tu
paies les débats j'étais dans les 24 lignes je peux pas tout faire ça y est ça se calme derrière
où je vire tout le monde pour revenir au débat voilà comme allait dire manuel
il ya rocco sur irc qui te demande si le téléphone rose est considéré comme une forme de prostitution
justement on va on va en parler tout à tout à l'heure par contre moi gérard j'ai un j'ai un
petit sondage donc à la question combien donneriez-vous à une pute donc 32% donnerait
2 euros 28 28% dans leurs animaux domestiques et 40% donnera leur approbation et 1% déjà donné
leurs dents et n'ont pas voulu donner leur moustache alors je vais dire une chose soit
tu étais tu étais truc de merde la sondage c'est à peu près le même sondage que le premier c'est
même plus la peine de la marque et non mais pour l'instant tu as moitié bouché aveugle dimanche tu
vas te pliancer passé dix ans tu en train de foutre ta merde aujourd'hui la semaine dernière tu faisais
du bon boulot cette semaine que tu m'aimes tu es comme fil d'art fermez vos gueules bon je sens que
moi je pense qu'il ya autant de putes au féminin qu'au masculin mais des masculins il en faut mais
c'est tout bah ouais j'y clette il ya quand même vachement plus de femmes que d'hommes qui tu tu
as qu'à voir les deux gros salope on a là au téléphone ça explique pas mal de choses quand
même je suis désolé je ne peux pas laisser passer ça gérard vous êtes comme des grosses chiennes les
filles tu vois à l'effort des pierres ça y est vous avez fini le profession mais je ne suis pas
une chienne à moi je suis une chaîne vous savez ce que vous allez faire vous allez régler votre
merde en antenne non ça y est c'est fini on va on va s'écouter roger le peu le pipeau avec du saoul
parce que c'est dur de péter et on se retrouve après en espérant que vous vous êtes calmé et on
récupère quelques tosses en espérant que ça s'est calmé ce coup là pas de problème moi je suis très
calme et je te kiffe et bah moi je t'en moi je te dis merde ça veut dire que je t'aime bien bah moi
aussi mais moi alors ok bernuda dans le bermuda est parti on accueille laura ingalls et laura ingalls
manu s'il te plaît laura ingalls
je vous préviens vous allez vous calmer maintenant donc on a toujours twingo on récupère twingo à la
main macro on l'a il est parti macro on a su son c'est un il a encore plus haut donc il voudra en
parler et savoir à suivre pour le débat bonsoir puceau pardon s'ils sont excuse moi plus on est
des puceaux et on l'athlète dans l'éclaté toujours là et on l'a toujours tu m'aimais tu m'aimes tu m'aimes
il est plus haut et on l'athlète dans l'éclaté toujours là et à la place de fleurs de lotus qui
est parti aussi on a pu le sort ok ouais ben c'est pas mal ok donc on va reprendre oui rigaud alors
pour reprendre le thème du débat il ya access sur rc qui te demande comment on désigne une
plutôt masculin un put ou une pute simplement il n'y a pas de mais quand tu t'en prends un fil
d'art tu lui dis que c'est une pute c'est un rappeur toi toi je vais t'attraper celui qui
s'amuse à dire ça parce qu'elle met tout de suite sinon il va il va retourner au standard et on va
prendre quelqu'un d'autre ok alors je peux bien que celui qui redit des conneries dégage maintenant
je peux pas je vais pas m'emmerder longtemps ouais ouais je vais dire aux clients est
alors que pensez-vous de l'amour par téléphone donc on revient à la question qui avait été
posée sur lire c'est donc voilà alors plus le sort le l'amour au téléphone je suis pas très
je suis pas très friands de ça en fait mais que pensez-vous de l'amour par téléphone oui c'est
ce que je dis l'amour par téléphone moi j'aime pas trop j'aime bien le contact de boîte une peau
sur une peau et les effets les étrances ravageuses des chaussures ouais ok ok j'ai pas fini ouais
bah vas-y
non mais attends je vois pas du tout le rapport avec
d'accord quelques tosses ouais bah moi je trouve ça là vous l'avoir par téléphone
comme le mec avant le sort du sort faut du contact non mais non mais ça suffit toi l'horreur
tous les jours il faut du contact mais non mais ça suffit toi l'horreur non mais ça suffit toi l'horreur
non mais ça suffit toi l'horreur non mais ça suffit toi l'horreur non mais ça suffit toi l'horreur
ou tout le beau, vous allez vous calmer
cigarette ?
non mais ça y est là ?
moi j'en ai plus
moi il m'en reste 10
donc je te disais, il faut du contact
sinon c'est pas bon
je pense que t'es d'accord avec moi Gérard
moi personnellement, j'irais pas m'amuser à faire ça
par téléphone
nuance, Laura
écoute Gérard, moi je suis encore vierge
et je veux faire ma virginité
avec l'homme de ma vie
donc pour moi, faire l'amour par téléphone
c'est quelque chose de vachement important
parce que ça me permet de m'extérioriser
Manu, tu m'éteins ça s'il te plaît
juste en fond
tu m'éteins ça s'il te plaît
Manu, sérieusement, c'est chiant
on peut pas bosser
Manu, tu m'éteins ça
Manu
Manu
pour ta virginité, si tu veux, je peux te prendre ce service
je voulais lui dire
pour la mort du téléphone
non mais pour l'instant, vous allez vous taire quand Manu
on arrêtera ces conneries avant que je me lève
oui, tu m'arrêtes ça s'il te plaît
ok, ok, ok
d'accord, alors Laura
ouais, donc je te disais, en fait, moi je suis encore vierge
et je voudrais faire ma virginité
avec l'homme de ma vie
je suis l'artiste, c'est bien
oh, derrière, on se calme s'il vous plaît, merci
je suis fière d'être encore vierge
à 19 ans
et en fait, j'aime bien faire l'amour par téléphone
parce que vu que je ne l'ai jamais fait
toi t'es chum, toi
ça me permet en fait de voir un petit peu ce que ça fait
et puis donc, j'aime bien, j'aime bien
je préfère parce que je t'ai dit, je ne l'ai encore jamais fait
et j'attends vraiment le bon moment
donc pour moi, par téléphone, pour l'instant
c'est ce qui me convient le mieux
ok, question
attends, 5 minutes, 5 minutes
oh, s'il te plaît, on se calme
oui, donc il y a Rocco qui te demande
est-ce qu'il peut faire l'amour par téléphone
même s'il a un téléphone bleu au lieu qu'il soit rose
de toute manière
la couleur n'a rien à voir
alors pourquoi rose ?
parce que c'est un truc
il y a des téléphones
téléphones roses, c'est des trucs
c'est des magazines
qui peuvent trouver
un téléphone, c'est pas un magazine
dans les magazines, t'as des numéros de téléphone
et tu peux faire ça par téléphone
mais pourquoi Gérard, on appelait ça des téléphones roses ?
eh ben, tu demanderas à ceux
qui s'amusent à en faire
c'est pas les téléphones rouges ou verts
non, il n'y en a pas
Twingo
Laura, tu voulais peut-être rajouter quelque chose avant ?
non, ben non, c'est pas grave
Manu, c'est la dernière
pourquoi tu me mets ça ?
tu mets ta ça, s'il te plaît, tout de suite
Twingo
oui, moi ça m'est arrivé
de me prendre des téléphones
dans des délires sadomaso
mais c'est pas
ce qu'il y a de plus agréable en fait
c'est vrai que la chaleur moite
c'est mieux que la
froideur du plastique
d'accord, Giclette ?
ouais ben
même en par téléphone, là je suis en plein dedans
et je vais t'embêter plein la tronche
bon, alors Giclette, tu dégages comme ça, t'es tranquille
terminé pour Giclette
non, non, non, c'est terminé pour toi
c'est terminé
terminé
sussons
ouais, ouais, donc moi
vu que je suis puceau et que j'ai pas eu le cran
d'aller aux putes, je suis assez friand de ça
d'accord
c'est assez cher, en plus je me suis fait couper la lime
par ma mère, quoi, 223 francs la minute
ça fait un peu cher
c'est excessif, oui
voilà
voilà
je pense que aujourd'hui
vous avez décidé de foutre votre merde
hein, Manu et Puldar
vous avez l'intention de foutre la merde
combien de temps, là, jusqu'à la fin du débat ?
ben je sais pas, ouais, encore une demi-heure
ouais, ben encore une demi-heure, ça se voit que dimanche
tu vas passer au pli en sac parce que
la semaine dernière, t'as fait un boulot correct
cette semaine tu me foutes la merde
parce que t'as Laura, tu t'amuses à me mettre
des jingles pourris, t'as l'autre
qu'on lui demande quelque chose, qu'il veut rien foutre
moi je le fais, hein
ouais, ben attends
t'as intérêt de te réveiller vite fait, toi
parce que ça va pas aller longtemps, toi
alors, je peux vous dire que ça
ceux qui s'amusent à faire ça par téléphone
c'est vraiment qu'ils ont du fric à poutre en l'air
à propos de téléphone, Gérard, sur IRC
on me demande si avec un portable, c'est possible
euh, mais ça coûte aussi cher
qu'une communication normale
c'est plus cher, en plus
ça dépend des...
et c'est accessible ?
tu peux y avoir accès, facilement, oui
pourquoi pas ?
ok
non mais ce qui est mieux, c'est d'avoir
quand c'est comme ça
quand tu veux faire du temps
avec ton téléphone rose, avec ton portable
c'est d'avoir un forfait
ouais, mais de toute manière, le forfait
tu le vides facilement avec ça
non mais le forfait rose
ouais, le forfait rose
ouais, non mais ça, je sais pas si ça existe encore
Gérard, c'est Lorraine Galf
je peux juste rajouter quelque chose
c'est que moi, en fait
on paye pas 2,23 francs la minute
c'est qu'on m'appelle directement chez moi
sur ma ligne privée
donc si ça intéresse quelqu'un
tu verras ça après en rentonne avec Fildar
ça va pas rester plus tellement
non, non, non
il y a moyen d'aller plus tard
30 minutes
pour l'instant, on continue le débat
et vous gérerez ça
après, hors antenne
alors, que pensez-vous des sex-shop dans toute la France ?
on va demander
à Pulsor
c'est quoi cette question ?
c'est pas sur la prostitution, ça ?
non, les sex-shop, c'est pas sur la prostitution
les sex-shop, non, c'est pas la prostitution
non, ça n'a rien à voir
c'est n'importe quoi
si ça te plaît pas, tu plies le bagage
tu vas voir ta copine
ta copine, ok
on va demander à Pulsor
ouais, les sex-shop, je connais pas trop ce milieu
mais, bon, enfin, j'ai pas trop d'avis, en fait
sur les sex-shop
mais j'aime bien le rap
d'accord, Laura ?
bah écoute, donc moi, comme je te disais, je suis vierge
mais enfin, ça m'est déjà arrivé d'aller dans ce genre d'endroit
mais enfin, je me déguise un petit peu
pour pas qu'on me reconnaisse
parce que je suis vraiment très physique
tu te rases
et donc, en fait, je prends certains objets, c'est vrai
et je les donne à ma mère
et je regarde un peu ce que mes parents font
ok, Tungo ?
oui
bah moi, j'ai l'occasion, oui, souvent d'y aller
soit pour m'alimenter en film
ou en gadget d'hiver, quoi
parce que mes clients sont demandeurs
j'enfonce souvent des godes aux clients
enfin, tu vois, des choses comme ça
des menottes, des choses en cuir
des cafés de porno
d'accord
ok, euh, Susson ?
Susson !
oui ?
tu te réveilles s'il te plaît
parce que là, vous commencez à dormir, ça m'énerve
ok, donc moi, j'étais routier avant
donc j'allais dans les sex shops
pour acheter des posters pour mettre dans mon camion
mais sinon, j'y allais très rarement, quoi
c'est difficile, là, c'est routier
hé, je vais te dire une chose
que pour l'instant, t'es en train de dire
n'importe quoi
de dire des conneries
donc je pense que pour toi, ça va être terminé
non, c'est vrai
non, c'est des pervers
donc je peux te dire une chose
que c'est beau
là, t'es en train de massacrer
t'es en train de massacrer
le boulot routier
ouais, c'est vrai
donc t'as intérêt de te calmer avant que je te vire
c'est génial, c'est routier
ok
alors, ceux qui sont pas contents
vous allez dégager
parce que je vais pas chercher midi à 14h maintenant
ok ?
ok
alors, tout le monde a répondu
donc, des sex shops, si ça existe
il y en a un peu partout en France
et c'est dommage que ça existe
t'en as plein sur Paris
pourquoi c'est dommage ?
non, parce que je trouve que c'est dégueulasse
parce que c'est dégueulasse
parce que les gens
ouais, mais attends
t'as les mecs qui sont là
et dès qu'ils te voient y passer
ils insistent pour que tu rentres
mais n'importe quoi
ça c'est pas de la prostitution, ça Gérard
non, mais ils insistent pour aller voir
ce que la nana est en train de faire
et les trois quarts du temps
c'est pas une prostituée, elle bosse
tu l'es, ta mère
va te faire chanter, toi, espèce de connard
ta mère, c'est désordre
putain
tu vas te faire mettre la gueule, toi, quand je parle
ou sinon tu gerbes, ok ?
eh, debout, Sandi, debout, espèce de fainéant, toi
viens avec l'où ?
allez hop, dégage-moi celui-là
pourquoi t'es tout mou, toi ?
t'as rien fait, t'as rien fait ?
c'est que...
donc, euh...
alors, on va...
allez, paumez, Gérard, c'est plus bien
non, parce qu'il y en a qui s'amusent à dire des conneries
je sens que le débat, il va être terminé vite fait
Gérard, on est...
pourquoi t'es tout mou, putain ?
depuis minuit, il se passe rien ?
on est presque mille sur l'IRC, là
oh la la, la catastrophe !
on en a perdu énormément
ouais
la catastrophe
bah ouais, mais euh...
tant pis, hein
je veux dire, je suis désolé, on peut plus faire de débats, ça sert à rien, c'est tout
eh bah, dans ce cas-là, on arrête, je pose même pas la dixième question, et puis c'est tout
si, regarde, j'ai un petit sondage, peut-être, ça va t'aider
bah oui
donc, à la question : qu'aimez-vous chez une prostituée ?
58% des gens aiment bien
25% des gens aiment beaucoup
et 100% aiment le balcon avec les drapeaux, fun radio, je comprends pas, non
tu vois, c'est la dernière fois que tu t'amuses à balancer des conneries comme ça
parce que sinon, je vais t'éclater ta gueule à bout
c'est pas moi, c'est toi qui balance des saloperies
mais non !
alors, je te préviens, c'est la dernière fois
la semaine prochaine, tu vas dégager
et je te le dis tout de suite
la semaine prochaine, je veux pas de toi
Maitre Olivier
alors, y a-t-il autant de prostituées et d'homo dans les autres pays que la France ?
on va demander un plus de sort pour terminer le débat
euh... oui, bah, la France n'a pas le... comment dirais-je...
le truc, comment... je trouve pas le mot
l'ethnopole
voilà, bah...
en Allemagne, y avait le Titi récemment
l'ethnopole... la France n'a pas l'ethnopole
et les autres pays, pourquoi pas ?
Manu, c'est la dernière fois que tu dis des conneries aussi, pourquoi ?
c'est que le pote a gégé
et il va en camion, il l'amène en Allemagne, alors un peu de respect, quand même
alors, Laura ?
ouais, bah, tu sais, moi, au départ, je suis originaire des Philippines
et en fait, on m'a demandé... enfin, je me suis fait rapatrier en France
parce qu'au début, on voulait me mettre sur le trottoir
donc j'ai réussi à m'en sortir malgré tout
de toute manière, la question, c'est... y a-t-il autant de prostituées et d'homo ?
dans les autres pays que la France ?
non, je pense pas
je te parle des Philippines
je pense pas
au Philippines...
Pildar, tu fermes ta gueule et c'est tout
ouais, je t'écoute, Laura
il faudrait que Pildar, il la ferme un peu, ça m'énerve
non, mais on t'écoute, vas-y
ouais, donc je te dis, aux Philippines, ça cartonne, mais quelque chose de grave
parce que t'as tout, t'as même des gosses
donc t'as des gosses, t'as des homos, t'as des vieilles, t'as des grosses
t'as rien, t'as tout, quoi
mais ça, de toute manière, faut dire que
dans ces pays-là, c'est...
en fin de compte, c'est des personnes qui viennent les chercher
qui les pensent à se prostituer
c'est des pays sous-développés, là-bas
donc en fait, pour eux, y a que le cul
c'est parce que c'est des pays pauvres, en fait
voilà, c'est ça
y a une question, IRC, Rigaud, non ?
non, y a juste Arnett qui demande à Pildar de le rappeler
non, non, c'est plus la peine
le débat, il va être terminé, alors c'est pas la peine
t'as tes mots
alors, Twingo
déjà, je vois pas le rapport avec les homos, excuse-moi
mais y a aucun rapport avec les homos et les prostituées
donc tu pourrais reformuler ta question
ouais
alors, y a-t-il autant de prostituées et d'homos dans les autres pays que la France ?
oui, ben non, je te dis qu'il y a aucun rapport avec les homos, quoi
ça me déplie
ouais, on parle pas des homos, on parle de la prostitution, là
voilà
tu peux être homo sans être prostituée
voilà
donc, c'est ta réponse ?
non, non, moi je te dis que c'est pareil, quoi
y en a partout, hein
et à ton avis, Gérard
dans les pays, y a le plus de prostituées ?
euh, c'est dans les pays étrangers, comme...
mais ça, on en a parlé avec Laura tout à l'heure
on l'a dit, c'est dans... c'est les...
c'est les adultes qui vont chercher les mômes pour les prost...
pour les mettre à la prostitution
connard, on va te faire péter l'anus, du con
ouais, ouais, ça c'est vrai aussi
moi, dans la place
Fildard, tu vas essayer de me choper tout de suite celui-là ?
== Le débat sur les catastrophes naturelles ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Et pas d'insultes de Gérard !
Et voilà donc bonsoir à tous, 0h41 donc vous pouvez toujours nous appeler pour les débats du jeudi
donc au 0800 308 5000 et 0870 5000 toujours l'IRC www.funradio.fr
Oui tout à fait 1782,6 connectés quand même
C'est bien
Et donc n'essayez pas d'appeler sur le Minitel, il ne fonctionne pas
Donc on va remercier Tony de l'IRC pour ce que j'avais demandé à Rigaud qui a été fait
Donc je remercie Tony en passant
Et moi Gérard, s'il te plaît, avant de commencer j'ai une dédicace à faire, dédicace à Sandy
Et toi la grosse, debout espèce de peignasse là !
Tu vois pas que les autres s'amusent là ? Allez debout !
Viens avec nous !
C'est bon Magui, c'est bon ! C'est bon on va commencer, on va accueillir Gemma Lopez, 21 ans de Valence, 98.8 !
Ouais !
Bourdon, 20 ans Paris, 101.9 !
Ouais mais restez du soir Gérard !
Bonsoir !
Bonsoir !
Bonsoir !
Suisse la moi, 23 ans, Damien, on écoute Fun Radio, 91.8 !
Quand tu veux Gérard !
Astico, tu commences pas s'il te plaît, merci !
Astico, 18 ans, Pontiby, on écoute Fun Radio sur 94.1 !
Bonsoir Gérard !
Prout, 25 ans, Toulouse, 105.9 !
Bonsoir Gérard !
Et Tekel, d'Arcachon, 22 ans, on écoute Fun Radio sur 92...
Salut Gégé !
Sur 92, voilà, terminé !
Donc on attaque sur les catastrophes naturelles
Alors, la première question : comment se déclenche une tempête, on va demander à Astico
Tant tu peux passer à quelqu'un d'autre parce que là je suis en train de mettre mon tampon
et puis...
D'accord, alors si ça commence comme ça, ça va pas aller, alors on va prendre Suisse
moi là !
Oui, comment ça commence une tempête ?
Ouais !
Comment se déclenche une tempête ?
Je sais pas, t'appuies sur un interrupteur, ou je sais pas...
Euh non !
Qui c'est qui veut répondre ?
C'est Bourdon, c'est Bourdon !
Ouais bah vas-y !
Alors je fais des études de météorologie, et alors il faut savoir qu'il y a des nuages,
alors t'as des cumulonimbus et des cumulohannus, ok, c'est deux types de nuages bien différents,
et quand t'as le cumulopinus qui rentre dans le cumulohannus, ça fait une différence de
température et ça fait un orage forcément, même une tempête !
D'accord, mais tu...
Oh, Bourdon !
Oui ?
Tu parles bien devant ton micro, tu t'éloignes pas quand tu parles, ok ?
Ouais mais ça c'est à cause des elfes !
J'ai mal aux fesses !
Ouais bah en fait les tempêtes c'est à cause des courants d'air quoi, parce que parfois
ça fait du vent, et quand il y a beaucoup de vent comme ça, et bah ça fait beaucoup
de vent et ça peut faire des tempêtes quoi.
D'accord !
Et parfois ça...
Ouais mais dans ces cas-là tu fermes la fenêtre et puis c'est bon !
Ouais mais il faut le dire aux gens qu'ils ferment la fenêtre, mais si jamais il y
a beaucoup de courants d'air dans le monde et ça fait des tempêtes quoi...
Bah fermez les fenêtres alors, fermez les fenêtres !
Ouais il faut fermer les fenêtres en fait quoi !
Un sticot, un sticot c'est le top !
Ça peut être dangereux quoi !
Un sticot !
Ok donc j'ai fini de le mettre, donc la question c'est comment se déclenche une tempête
c'est ça ?
Ouais ! Parce que je ne vais pas m'amuser à les répéter alors vous écoutez bien
quand je pose les questions hein !
D'accord Gérard !
Ouais bah je l'ai bien écouté hein la preuve !
Alors vas-y !
Alors bah une tempête c'est très simple, c'est dû à une différence de température,
c'est-à-dire que quand il fait chaud chez toi tu ouvres la fenêtre pour que l'air
rentre, et quand il fait froid tu la refermes, et quand il fait vraiment très très chaud
tu ouvres les deux et là ça fait un courant d'air, et là il y a un choc thermique et
la tempête arrive.
Good !
Moi je crois que c'est par rapport à l'atmosphère quoi !
Eh celui qui s'amuse à faire des conneries derrière va se calmer parce qu'il va pas
rester longtemps celui-là !
Ouais !
Alors Prout pour continuer ?
Bah moi je pense que c'est l'atmosphère avec le vent tout ça quoi !
Bah voilà quoi sinon moi je sais pas trop donc je réponds ce que je sais quoi !
D'accord ! T'es quelle ?
Bah moi je pense qu'au contraire une tempête est déclenchée par une voluote !
Oh tu te calmes derrière s'il te plaît merci !
Si tu m'as parlé vous avez déjà parlé donc c'est bon hein !
Eh j'ai mal au peintre, j'ai mal au peintre, j'ai mal au peintre !
Bourdon là vous allez vous calmer s'il vous plaît hein !
Au contraire c'est déclenché par une violente perturbation atmosphérique et le vent peut
souffler à... ce que je veux savoir c'est que le vent il peut souffler de 1802 km/h !
Ok ! Moi j'ai pu voir à peu près sur un dictionnaire donc c'est une violente perturbation atmosphérique
et le vent peut souffler à...
Et le vent il peut souffler à...
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== Le débat sur les moyens de communication ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Et voilà, toujours la suite du débat de Gérard, 1h54 et on vient s'écouter, au début c'était les mouettes de Boulogne avec la chaise dans les chaussettes et là c'était...
Je sais pas, c'est toi qui avais le titre Gérard ?
Bah moi j'ai la mouette de Boulogne avec la chaise dans les chaussettes et là j'ai pas le deuxième.
Mais ça c'est la suite, c'est les colons de Neuilly avec ce que tu veux autour...
Avec du caca sur les ailes qui pue.
Ok, donc vous pouvez toujours nous joindre au 0800 75 000 et 0800 308 5000, toujours Rigo sur l'IRC www.funradio.
On va passer des petits bonjours, aujourd'hui assez, Compi Music, Big Up, Super Ouragan, Davy One, Jarvis Cooker, Torkane, The We, Oxide, Junkhead et compagnie.
Et on va saluer aussi les gens de Belgique.
Et Coton-Tige !
Il y en a un qui s'appelle Coton-Tige.
Et on va saluer aussi quand même les gens de Belgique.
Et Yanti !
Yanti, pardon.
Qui nous écoutent.
Donc on va attaquer le deuxième débat, les moyens de communication.
Donc on va attendre que M. Fildar se réveille.
C'est arrivé Gérard !
Parce que là pour l'instant j'ai pas de nom à vous annoncer.
Donc si ça y est c'est fait.
Ok, alors on va accueillir Karambar, 23 ans d'Angoulême.
Bonsoir Paris, bonsoir Christophe Coutant.
Comment ?
Non, t'énerves pas Gérard.
Non mais quand on dit bonsoir, tu dis bonsoir.
D'accord ?
Bonsoir, oui.
Alors Bénur, 27 ans Paris, on écoute...
Non, 21 ans, pas 27, excuse-moi, 21 ans.
Oui, bonsoir Gégé, bonsoir Adé, bonsoir la France.
Bonsoir.
Bonsoir.
On appelle un accueil...
Pustule !
Pustule !
Pustule, 27 ans d'Onis, où qu'on peut écouter Fun Radio sur 107.2.
Bonsoir Gérard, bonsoir les garçons.
Bonsoir Pustule.
Bonsoir.
Bonsoir Adé.
Je parie qu'elle est dans le coup elle aussi.
Ah ouais ?
Tourniquet !
Tourniquet, 26 ans Damien.
Oui, bonsoir.
Eh oh !
Ah merde, c'est de Tourniquet Gérard.
Non, non, non.
J'ai un Bourriquet et un Tourniquet.
C'est Bourriquet, moi.
Non, mais attends, pour l'instant, je ne t'ai pas appelé.
Alors, on dit bonsoir Tourniquet.
Bonsoir Tourniquet.
Bonsoir Gérard.
Bonsoir.
Bonsoir.
Bourriquet, maintenant.
Oui, bonsoir Gérard, bonsoir...
19 ans d'Orléans.
Salut, bonsoir Fildard, bonsoir Ego.
Salut Bourriquet.
Bonsoir à tous.
Bonsoir Bourriquet.
Oh, ça y est, ça y est.
Bonsoir à Gaëlle, qui nous écoute aussi chez elle.
Bonsoir à Gélie, s'il vous plaît.
Comment ?
Qui ?
Gaëlle.
Non, mais attends, c'est bien de dire des conneries comme ça.
Ah, ok.
Proute apparente de Versailles.
Poutre.
Salut Gérard, c'est dommage que vous ne m'ayez pas appelé le débat précédent.
J'avais des choses marrantes, là, ça va être tourette, je vous le dis direct.
C'est bon, tu peux te lâcher.
C'est reconnu.
Non, mais ça y est, vous vous calmez, merci.
On connaît les voix.
Non, c'est moi qui commande, pour l'instant, ce n'est pas vous.
Non, c'est bon.
Ok, alors, le débat, c'est moyen de communiquer.
Donc, quel moyen de communication possédez-vous ?
On va demander à Carmbar.
Les hormones.
Hein ?
Les hormones, les papillons, tout ça, voilà.
Ah, ça va pour toi, c'est un moyen de communication, les hormones ?
Oui, avec les pets que je lâche, des fois, ça fait fuir mes copains et tout,
et ils comprennent tout de suite que j'essaie de communiquer.
D'accord.
C'est quand tu veux qu'ils s'en aillent de chez toi, c'est ça ?
Voilà.
Bien sûr.
Moi, j'ai la bouche, comme tout le monde, pour communiquer.
D'accord.
J'ai aussi un portable.
D'ailleurs, j'ai ton numéro.
Ouais.
Benioir, tu fais gaffe, parce que tout à l'heure, tu as...
C'est pas moi, c'est pas moi, c'est pas moi.
C'est qui qui vient de dire qu'il y avait mon numéro ?
Volo.
Hein ?
Jean-Luc.
Jean-Luc !
Jean-Luc !
Jean-Luc !
Pussule.
Oui ?
Moi, je possède des phéromones, qui sont des hormones sexuelles, voilà.
Et aussi un téléphone.
Pas de marque.
Comme moi, cochonne.
Ton Ike ?
Moi, j'ai un portable.
Ouais, c'est tout ?
Ouais, c'est tout, mais c'est déjà pas mal, tu sais.
Ouais, bon, Ike ?
Moi, j'ai un portable, j'ai un tatou.
J'ai une Sibi.
Hein ?
Et voilà, j'ai du papier, du stylo, j'ai tout, quoi.
D'accord.
Question.
Je vais laisser un petit sondage, vite fait.
Par le biais de quel appareil préférez-vous communiquer ?
96% par la bite, 15% par la langue, 45% par portable, 25% par téléphone, 28% par Game Boy
et les autres consoles de jeux vidéo.
Et pour toute l'apparente ?
Ouais, moi, j'ai un PC.
C'est Jean Voyageur qui fait caca sur les balcons.
Non, attends, je vois pas.
Regarde bien, regarde bien.
Regarde bien sur ta terrasse.
Ouais, bah, fais gaffe, toi, parce que tu pourras peut-être dégager avant la fin du débat.
C'est bien possible.
On dégage jamais, lui.
Ouais, non, mais c'est ce qu'on verra.
Parce que c'est pas lui qui commande, ça sera moi.
Donc, qu'est-ce que je voulais dire d'autre ?
Quel moyen de communication posséder ?
Moi, j'ai simplement un portable.
Qu'est-ce que t'as, toi, Gérard ?
Moi, j'ai simplement un tatou.
Ça me suffit.
Largement.
Non, t'as un portable.
Un tatou.
Les hémorroïdes.
Le portable et le tatou, voilà.
C'est tout.
Et quand même, Gérard, tous les gens de l'IRC reconnaissent qu'ils utilisent Internet pour communiquer.
Ouais, mais ça, justement...
Internet.
Voilà.
Donc, pensez-vous que l'Internet a beaucoup changé de nos jours ?
On va demander à 40 bars.
Comme dit Tony, pourquoi moi ?
Alors, 40 bars...
Ouais, mais ouais, Internet, bien sûr que ça m'a changé ma vie.
Bien sûr que je fais mes courses par Internet.
Plein de trucs par Internet, bien sûr, c'est génial.
Internet par vous, Internet.
Merci, Internet.
Non, mais attends, parce que tu vois, là, ce que tu dis, de faire ses courses par Internet...
Moi, je vais te dire une chose, hier, ils m'ont appelé pour ça, et justement, j'avais vu le reportage là-dessus,
comme quoi tu pouvais acheter des vaches et tout ça par le site, par le moyen de l'Internet.
Attends, toi, qui c'est qui vient de sortir ça ?
Je sais pas, on va chercher.
C'est bon, on gère.
Continue, continue.
Bénure.
Non, mais continue, ce que t'es en train de dire, Gégésie, sur ce que t'avais à la télé.
Non, parce que sur...
Parce qu'on parle de l'Internet, donc c'est vrai que tu peux acheter beaucoup de choses.
Qu'est-ce que tu peux acheter, par exemple, sur Internet ?
Ben, tu peux faire tes courses, tu peux acheter des vaches, des bagnoles, un appartement, tout, tout ce que tu peux trouver.
Avant tout, carrément ?
Ben, ce que t'as besoin dessus.
D'accord, donc si tu veux, tu passes une annonce, tu tapotes, là, ouais, je cherche une vache, des années 80, d'occasion.
Même des CD, je pense que tu peux trouver ça par le bien de l'Internet, maintenant.
Ah, carrément.
Et puis, l'Edric et Martin ?
Bénure.
C'est Bénure, et je voulais dire que, comme on dit, ouais, ça a bien changé.
C'était plus que c'était, à l'époque, au bon vieux temps, on faisait des Pac-Man, maintenant, c'est Internet, c'est autre chose.
Ben non, mais pour toi, est-ce que...
Et je pense que toi, t'en es resté quand même un peu à l'époque du Pac-Man, en général, quand même, non ?
N'importe quoi, toi.
Quand même, quand même.
Pistule.
Ouais, moi, j'ai pas Internet, je suis pas in, par contre, j'ai une console ségale.
Et là, c'est pour le Larsen.
Merci pour le son.
Tournique.
Ouais, ben, moi, j'ai Internet, et depuis le temps que je l'ai, ben, je bouge plus de chez moi.
Et tu peux préciser ?
Ben oui, je fais mes courses, au lieu d'aller au supermarché, je vais sur Internet.
Je veux des cigarettes, et ben, je vais sur Internet.
Je veux tout ce que je veux, je le prends sur Internet, et je bouge plus de chez moi.
Une bille.
Tu prends ton pied sur Internet, aussi, non ?
Euh, ça dépend avec qui, ouais.
En général, ouais, parce que je loue les services...
Tu prends ton pied sur Internet ?
De Rigaud, de Rigaud.
Tu prends ton...
Oh là !
Tu prends ton pied ?
Oh, Rigaud, il s'en fait pas mal, hein, le Rigaud, là.
Alors, euh, ça y est, bon, bourriqué.
Ça crache cher.
Oh !
On se calme.
On reste, on reste tranquille.
Oh !
On ne touche pas que des boutons, hein.
Tu ne caches pas derrière ton écran.
Bourriqué.
Oui, bonsoir à tous.
Oui, donc, c'est vrai, ça a bien changé, l'Internet.
Moi, je me souviens encore du temps où ça s'appelait Intermarché.
J'ai compliqué de faire mes courses, et puis, j'ai dragué la caissière.
Bourriqué.
Bourriqué.
Attendez, hé, bourriqué.
Ouais.
Ouais.
Ouais.
T'as bien compris le sens de la question ?
Ah, bah, ouais, aussi bien que toi.
Non, mais je ne crois pas, hein.
Ok.
T'avais qu'à écouter ce que j'ai dit, déjà, tout à l'heure.
D'accord.
Prout apparente.
Oh !
Putre !
Bon, alors, qui c'est qui a un portable et qui s'amuse avec de la flotte, là, depuis
tout à l'heure ?
Ouais, parce que ça me donne envie de pisser.
C'est moi, je suis dans ma main, je veux faire un jardin secret.
Hé, ça commence à bien faire, vos conneries, maintenant.
Je vais venir me masser le dos, là.
Ah, il y en a un qui a coupé.
C'est pas moi.
Manu.
Donc, prout apparente.
Je kiffe aussi les boom blasters qui ont...
Quand tu baisses les basses, c'est un son pourri.
Et quand tu montes, c'est carrément une discothèque.
N'importe quoi.
Oh, là, là, il y a des portes.
Hé, qui c'est ?
Oh, là, là, on t'appelle de partout, là.
Oh, Manu !
C'est pas moi qui ai pris les auditeurs, c'est Fildar.
Moi, je ne comprends rien à ce qui se passe.
Pour en revenir au débat et à Internet, il y a Delight qui dit qu'Internet, ça a bien
changé.
Il y a même des blaireaux comme toi qui savent ce que c'est.
Si je suis un blaireau, ben lui, pourquoi il s'amuse à tapoter pour avoir des notes
astronomiques ? Parce qu'il n'y a pas que l'Internet qui fonctionne aussi de nos jours,
qui peut changer.
Il y a aussi le bien du Minitel, mais ça coûte plus cher que l'Internet, je crois.
Donc, le Minitel, ça coûte cher et l'Internet, c'est pareil, ça doit coûter aussi cher
parce que déjà, il faut que tu t'abannes là-dessus.
C'est faux.
Non ?
C'est faux.
Non, ça m'étonnerait.
C'est faux.
Ça m'étonnerait, moi, je te dis.
T'as cherché dans le dico si ça voulait dire Internet ou pas ?
Non.
Pourquoi ?
Non, parce que j'ai pas pensé à regarder et Internet, ça veut dire ce que ça veut
dire.
Et toi, celui qui me dit abrège, il va se calmer.
Fildard, tu as commencé par te calmer parce que tu m'as trouvé des auditeurs qui sont
nazes.
Oui, c'est vrai.
Attends, tu crois que c'est facile en 5 minutes de trouver des gens potables ?
Gérard, d'ailleurs, il y a Bourriquet qui est parti et on accueille Je Pus de l'Arrêt.
Oui, bonsoir.
C'est l'invité mystère.
Donc, c'est Je Pus de l'Arrêt à la place de Bourriquet.
Appelle l'invité mystère.
Bonsoir.
Gérard, bonsoir à tous.
Salut, à Tulipe.
Salut.
Donc, alors, je te répète la question.
D'accord.
Pensez-vous que l'Internet a changé beaucoup de nos jours ?
Ouais, c'est vrai que ça a pas mal.
Ça a pas mal.
Oh, mais c'est pas un bordel, là !
Manu, tu vas te prendre une gaufre, hein !
À propos d'Internet, il y a Ouragan sur l'IRC qui dit que le meilleur moyen de communiquer
maintenant, c'est le site gg-mois-le-cul.com.
N'importe quoi.
N'importe quoi, ce con.
Alors, Je Pus de l'Arrêt, donc, pour toi...
Ouais, ouais, ça a pas mal évolué.
J'ai déjà cliqué sur Mulo hier soir.
J'ai été d'ailleurs sur ton site de www.tantous-de-surenne.fr.
Alors, Je Pus de l'Arrêt, tu dégages à ton mère, tu dégages.
Voilà, comme ça, ça va être vite fait, Je Pus de l'Arrêt.
C'est un nouveau, celui-là.
Je me disais bien que tu Pus de l'Arrêt.
C'est un nouveau, celui-là.
C'est pas un habitué.
Merci pour les Larsen, encore !
Eh ben, c'est pas la cateaube !
Possédez-vous un portable, un tatou pour votre travail ?
On va demander à 40 barres.
Non, ni l'un ni l'autre, et j'aimerais bien que tu m'en offres un jour.
Non, ben, ça, tu vois, tu fais comme tu viens de faire.
Tu demandes à ta pelle quand il y a la possibilité d'en gagner.
Tu téléphones, tu fais 0875 000 et...
Non, ben, tu n'as qu'à regarder Fun TV, il y en a gagné cette semaine.
Voilà.
Donc, pour toi...
Voilà, cateaube !
Putain, il commence à me penser les couilles, ce espèce de petit con, là.
C'est au standard, Ben Hur.
Eh, connard !
Alors, Ben Hur.
Voilà, cateaube !
C'est le gamin qui a l'habitué, là.
Ben Hur !
Oui, je suis là. Non, mais il a raison, le gamin.
Ben Hur, tu réponds correctement, tu dégages !
Ouais, ben, je voulais te dire que j'ai un portable,
et si tu veux le numéro pour marceler, là, ce quart, tu peux toujours rêver.
Ben, toi aussi, tu peux rêver.
Mais je t'ai redemandé.
Non, ben, alors, tant mieux.
Mais tu peux me le filer, quand même.
Non, ben, là, tu iras te faire sodomiser.
Gérard, j'ai calmé, je pue de l'arrêt.
Non, non, non, je t'ai dit de le dégager.
Non, mais moi, je veux plus le savoir, moi.
Quand je te dis de virer la personne, tu la vires.
C'est pas la peine de le calmer, tu le vires.
C'est tout, c'est tout.
Ça va vite avec moi.
Il est propre, il sent bon de l'arrêt, maintenant.
Alors, Pissul.
Ouais, moi, j'ai ni tatoune ni portable,
et je veux bien le numéro de portable de Ben Hur.
0-1-42-3-1, là.
Euh, hé, c'est...
Oh !
92-4-6-9.
92, c'est bien.
Non, c'est bon, là, Manu.
Tu peux me gérer, là ?
Il y en a deux, là, qui sont en train de s'échanger des numéros.
Oh, mince.
À l'antenne, merde, Manu.
C'est nul.
C'est naze.
0-1-43.
Oh, putain.
Je suis là, hein.
Euh, Tourniquet.
Oui.
Euh, oui, ben, moi, je m'en sers énormément
parce qu'en fait, je suis commerciale.
Et, euh, en fait, donc, je vends des portables.
Ouais.
Et je m'en sers énormément
parce que j'ai des clés...
J'ai de la clientèle qui m'appelle régulièrement
pour, justement, acheter des portables.
Bon, attends, parce que là, ça commence...
C'est lui qui est dans sa baignoire, là.
C'est qui, là, qui est dans sa baignoire ?
C'est moi, c'est moi.
C'est qui ?
Moi, moi, c'est Poutre Apparente.
Ah, mais attends, je voulais dire une chose,
que peut-être que Poutre Apparente,
il est dans sa baignoire,
mais lui, au moins, il se lave, quoi.
Attends, moi, je t'en viens, d'accord ?
C'est qui ?
C'était Pépito.
Eh, putain, mais, eh.
Manu.
Manu, je sais pas par où il passe,
je sais pas ce que Fildar a sélectionné.
J'ai la proute.
Proute Apparente.
Proute Apparente qui répond à la question
et je sens qu'on va poser une question,
on va mettre un disque
et on va changer d'auditeur.
Ah, carrément.
À la place de, je sais plus,
je suis plus de l'arrêt,
on accueille Viens dans mon trou.
Non, mais t'as fait c'est quoi ?
Bonsoir.
Bonsoir.
Bonsoir.
Bonsoir.
Bonsoir à tous.
Salut.
Bonsoir.
Bonsoir.
Bonsoir à tous les auditeurs de fun.
Répète-la, s'il te plaît.
Proute Apparente.
Répète la question.
Non, non, attends,
tu me fous de ma gueule ou quoi ?
Pour calmer le débat,
Manu, sur IRC,
il y a Arnaud qui te demande de le rappeler.
Non, non.
Dès que j'ai une ligne.
Ouais, dès que tu viens,
le nouveau qui vient d'arriver.
Alors, Proute Apparente.
Ouais, je te copie,
c'est pas un habitué, lui.
Ah, ouais, ouais.
Non, mais répète-la moi
parce que j'étais au standard,
s'il te plaît,
parce que j'ai du Larsen,
c'est vrai en plus.
Possédez-vous un portable
ou un tatou pour votre travail ?
Non, non, non, non.
Je travaille pas,
je suis au chômage.
D'accord.
J'ai des émergements, en fait.
Eh, Viens dans mon trou.
Faut pas trop le dire.
Ouais, ouais, ouais.
Faut pas trop le dire
parce que je suis dans la balette.
Pas tous en même temps, s'il vous plaît.
Pas tous en même temps.
Allô ?
Pas tous en même temps, merci.
Ouais, Viens dans mon trou.
Ouais, moi, j'ai un portable,
j'ai un tatou
et j'ai deux pots de yaourt
avec une ficelle.
D'accord.
Celui qui s'amuse à faire du mort s'arrête.
Pourtant, c'est le débat.
Attends.
Celui qui fait du mort s'arrête.
Attends, j'essaye de te rappeler, là.
Grosse merde.
Ta femme, elle pue, là.
Bon, alors...
Ça y est, ça y est.
Le disque.
Le disque.
Le disque, ouais.
Ben, pose la question, moi, Gérard.
Non, non, mais de toute manière,
on va changer, parce que là,
ça va pas être...
Tu peux poser...
On va changer tout le monde.
Tu peux poser la question
pour les futurs auditeurs
qui écoutent déjà la question de chez eux.
Alors, pensez-vous que le phoque
est un meilleur moyen de communication
que le mort, c'est ça ?
Ah, ben, tu vois, on y revient.
Et on se retrouve juste après.
Donc, vous pouvez toujours nous appeler
au 0800 308 5000
et 0800 75 000.
Et toujours, il y a Rigo
qui vous attend sur l'IRC www.fanradio.
Et on s'écoute...
Un petit cadeau.
C'est un petit remix.
Donc, bonsoir à Rigo.
Et voilà, donc, vous pouvez toujours
nous appeler au 0...
Qui c'est qui s'amuse avec ça, là,
depuis tout à l'heure ?
Manu, Manu !
Y a personne honneur au standard ?
Si.
C'est bizarre, parce que là,
ça s'arrête, là, comme par hasard, Manu.
Donc, qui c'est qui répond déjà, là ?
Je dis, il était pour le remix.
Alors, si t'es pas content,
tu restes chez toi, toi.
C'est Jean-Luc.
Jean-Luc !
Alors, tu dégages,
tu peux rester chez toi,
ça me perd des vacances.
Donc, vous pouvez toujours nous appeler
au 0800-308-5000
et 0870-5000
et toujours
www.funradio.fr
ce .fr
funradio sur l'IRC.
Donc, Rigo, vous êtes...
Roger !
Vous fermez vos gueules, là,
ou quoi, quand on parle ?
Gérard, à propos de ta question,
il y a quelqu'un qui répondait
tout à l'heure à ta question.
Tu vas la reposer, peut-être,
pour les gens qui n'ont pas entendu.
Euh...
Laquelle ?
La dernière.
Que pensez-vous
que le FOC
est un meilleur moyen
de communication
que le...
le morse ?
Celui qui s'amuse à ça,
comment s'amuse...
Justement, il y a
un panel sur l'IRC
qui me demande la différence
entre l'invité mystère
et un FOC.
Il me dit que...
Il me dit qu'il y en a un
qui a des moustaches
qui sent le poisson
et qui est énorme
et l'autre,
c'est un mammifère marin.
Non, ça, c'est
les auditeurs, Gérard.
Bon, Manu,
t'essaies de me trouver
qui c'est qui s'amuse à ça.
Ça y est, j'ai trouvé.
Je vais aller le kiquer
en live, tout à l'heure.
Il y a l'un des deux
qui s'est jonglé
avec un ballon, aussi.
Alors, j'avais oublié.
J'ai un petit truc
à vous dire.
Sur la première question,
quel moyen d'économisation
procédez-vous ?
Donc, il y a 40% des Français
qui n'en veulent pas chez eux.
20% de Français
ne savent pas ce que c'est.
18% des Français
n'ont pas compris la question.
Et 15% des Français
aiment le commus clinique.
Alors, ça, je vois
pas du tout ce que c'est.
Le commus clinique.
Le commus clinique.
Le commus clinique.
Alors, on récupère 40 barres.
Ouais, bonsoir.
Ouais, bonsoir.
Moros.
Bonsoir, monsieur.
Non, non, c'est...
Vous fermez vos gueules !
Et pas tous en même temps,
s'il vous plaît.
Merci.
Ouros, il s'appelle.
Ouais, c'est Ouros.
Ouais.
C'est Yougoslav.
Moros.
Moros.
Oui, je suis là, bonsoir.
Bonsoir.
C'est un nom de pédé, ça.
Tomate.
Eh, je te permets pas.
Oh, mais parlez plus fort
devant les combinés
quand je vous...
Parlez pas tous en même temps,
surtout, parce qu'on n'y comprend rien, sinon.
Alors, Tomate.
Salut, Gérard.
Salut.
Luciole.
Salut, Gérard.
Salut.
Blanche, suis-moi la...
La caverne.
La caverne.
Salut, Gérard.
Salut.
Et je pue la pisse.
Ouais, je sais pas, ça, c'est moi.
Non, c'est...
Non, c'est toi.
Je ne sais pas lire, pardon.
Ouais, ouais.
T'as compris,
y'a que moi qui ai un nom normal, quoi.
Ouais.
À part des noms des autres
qui prennent des noms de...
Non, non.
Vous êtes habitués,
vous prenez vos noms, merde.
Non, mais attends, Gérard.
Ouais, je te copie.
Roger.
Ouais, bref, go, t'as taillé.
Oh, tu t'es fait un peu, là, toi !
Bac de verre gras.
Bac de verre gras à 300 mètres.
S'il vous plaît, s'il vous plaît,
vous gérez un peu, là.
Manu, tu gères un petit peu, là.
Pose ta...
Pose ta question et on enchaîne, quoi.
Eh, mais merde, tu vas...
Je vais pas la répéter 50 fois,
tu vas calmer tes...
Demande aux gens, à part un, alors.
Alors, 40 barres.
Oui, au début, ouais,
avant que je le quittais.
D'accord.
Tu sais ce qu'il aime bien ?
Qu'est-ce que c'est que ce salope, là ?
Tu sais ce qu'il aime bien ?
Je te jure, je sais pas.
Il faut qu'il y ait dans le porte-monnaie.
Tu sais ce qu'il aime bien ?
Non.
Non, non, non, non, ça, non.
40 barres.
Oui, tu peux répéter,
parce qu'il y a quelque chose
qu'il n'a pas entendu.
Oh, non, non, non, mais vous commencez
à me les casser à 2h14, là, hein ?
Alors, pensez-vous que l'époque
est un meilleur moyen de communication
que le morse ?
Ben, ouais.
Et celui qui s'est mis à ça, arrête, eux !
Manu !
Je vois pas la lumière verte.
Bon, Gérard, pour revenir au débat,
il y a D-Light qui dit qu'on utilise le morse
parce que le phoque est en voie de disparition
et qu'on n'a plus le droit de l'utiliser.
Moi, je pense, ouais.
Moi, enfin...
Ouais, je suis d'accord, ouais.
40 barres, toi ?
Je vais dire ouais, encore.
D'accord, ben, toi, 40 barres,
ça va être...
J'ai un manque d'inspiration,
j'ai ce soir, je sais pas ce qu'il...
Ouais, ben, dans ces cas-là,
si t'es malade, tu dégages.
Mais non, ça va bien.
T'as qu'à te liser, comme moi,
drogue-toi.
Ouroz !
Ouais, c'est Ouroz.
Ben, je voulais dire,
tu parles des phoques,
je crois qu'on devrait appeler Brigitte Bardot,
y'a que ça à faire,
parce que les phoques,
comme on l'a déjà dit,
c'est une espèce protégée.
Et je pense que l'armée,
parce que c'est l'armée
qui utilise le morse et le phoque,
devrait pas se servir de ce genre de choses
et je voulais savoir
si toi, c'est vrai que t'étais spécialiste
non pas en phoque, mais en phoque.
Non, pas du tout.
D'accord.
Une question IRC.
Oui, sur IRC,
y'a Superouragan qui m'explique
qu'on utilise le morse
parce que le TKL est trop lourd à porter.
N'importe quoi, lui.
Euh, Tomate.
Ben, il est monté sur moi !
Fildar, fais gaffe à ce...
Mais c'est pas moi !
Fais gaffe, Fildar.
Fais gaffe à toi, Fildar.
Fildar, la DAT, merde.
Tomate !
Je sais pas,
parce qu'il dit que c'est ses amis qu'à lui,
il faut pas que je t'effraie
avec ses amis, tout part.
Au début, c'est...
Eh, ça commence à bien faire !
Qu'est-ce qu'il aime bien ?
Non !
J'ai coupé.
Tomate !
Tomate, Tomate !
Voilà, je sens que la conclusion
va se faire vite.
Non, non, Tomate, Tomate.
Gérard, parle bien dans ton micro, aussi.
Tomate !
Oui, je te réponds, regarde.
On utilise le morse
parce qu'ils arrivent mieux à voler
que les pigeons voyageurs.
Non, mais ça, je vois...
Non, mais le morse,
c'était un moyen de communication avant.
Oui, mais le pigeon voyageur aussi,
les morses arrivent moins bien à voler
que les pigeons, donc...
Ouais, mais le morse,
il est quand même long à...
Il était quand même long à...
à envoyer, hein.
Ouais, il nage vite.
Oh, je doute !
Non ?
Luciole !
Ouais, ben, en fait,
le phoque comme le morse
c'est quand même assez dépassé
comme moyen de communication, maintenant.
Ben, maintenant, ça n'existe plus aussi.
Non ?
Je crois que ça n'existe plus.
Si, si, ça existe encore
dans certaines postes.
Hum, hum.
Et, non, mais maintenant,
il y a des moyens
beaucoup plus adaptés
comme le courrier, par exemple.
C'est toi qui mets les tampons ?
Ouais.
Bon, ça y est...
C'est une technique
et je les mets avec les dents.
Blanche, suis-moi la caverne !
Ouais, ouais, ouais.
Moi, je voulais dire
que j'étais pédé comme un phoque
et il y avait ma grosse bite
qui s'amorce.
Oh, là, là, là, là.
Oh, ça, c'est pas mal, ça.
Ouais.
Et, je sais...
Ça peut faire du genre au casse, ça.
Ben, il s'est pour moi fêté !
Je ne sais pas lire !
Ben, ouais, euh...
Il s'est pour moi fêté !
Non, le morse,
je ne le maîtrise pas trop.
Gérard ?
Ouais ?
Blanche, suis-moi la caverne,
je veux savoir si...
Je veux savoir si t'es...
Ah, j'entends pas ce que tu parles.
Toi, toi, t'es un rigolo, toi.
Vas-y, vas-y.
Justement, j'avais déjà utilisé
les Toki Whiskey.
Les Toki Walkie ?
Les Toki Whiskey.
Zéro, allez, viens-le, reprends.
Ça, c'est raide, ça.
Oh, mais vous fermez vos gueules
un peu, maintenant !
On est en net, merde.
Je ne sais pas lire.
Ben, il montait sur moi.
Ouais, ouais, non, non, non.
Le morse, je t'ai dit
que je ne maîtrisais pas.
Je préférais le...
Enfin, c'est tout, ouais,
comme tu disais, là, je...
Mais, puis l'art !
Mais, il me faut rire,
les auditeurs, Gérard,
j'y peux rien.
Fais gaffe, parce que
tu as pris une taille
de commande de la télé,
on en a besoin.
Bon, eh, Manu !
Je te préviens !
Putain, c'est bon,
c'est le connard, là,
au deuxième débat.
Parce que c'est pas possible
de travailler comme ça.
Ça marche.
Et toi, t'arrêtes de balancer
n'importe quoi !
Arrêtez, là, le débat,
c'était bien, là.
Eh, dégage !
On est pour le cul, Gérard !
Non, dégage !
Non, non !
C'est toi qui fais des conneries,
tu sais, non ?
C'est vraiment une merde.
Toi, t'es un branleur
fort possible, hein.
Tiens, tout ça,
de mes couilles !
C'est bon, c'est bon, c'est bon !
Eh, on parle de tes 4%,
ça m'étonne pas
que t'es aussi con !
Bon, Gérard...
Bon, allez, vous fermez
le global, maintenant !
Gérard, pour revenir au débat,
on me demande
si tu préfères le Morse
ou le FistFox.
Je vois pas...
Je vois pas du tout
le rapport.
Vous n'y êtes pas.
Ah !
Vous n'y êtes pas !
Ah, vas-y, vas-y !
Gérard, t'as arrêté
le débat !
Attends, Gérard,
il est debout ?
Il a lancé quelque chose
contre Fildar ?
T'es gaffe !
T'es gaffe !
T'es gaffe !
Vas-y, droite, gauche,
dans le ciguerie !
T'es gaffe !
T'es gaffe !
T'es gaffe !
T'es gaffe !
T'es gaffe !
T'es gaffe !
T'es gaffe !
Mais qu'est-ce que je fais,
moi, Gérard, là ?
Rigo, faut que tu viennes
m'aider, là !
Ouais, je vais au standard.
Arrêtez le merde,
tout le monde a la DAT, là !
Viens m'aider !
Bon, je veux juste dire
aux gens de l'IRC
que je vais au standard
vu qu'il n'y a plus Fildar
là-là, il faut que Manu y aille.
Alors, donc,
pour la question sur le morceau...
Oh là là, ça commence
à m'énerver, ce soir.
Le con, le roi des cons !
Bon, Manu, tu vois, là,
il y a des trucs qui vont pas, là.
Bah, attends, je viens d'arriver,
je regarde, je regarde.
M'excuse, m'excuse !
Non, non, toi, tu vas dégager.
Ouais, vas-y, hein !
Non, non, t'inquiète !
Non, non, tu vas là, tu vas là,
tu vas là, je veux plus te voir !
Je veux plus te voir !
Je veux pas te voir à l'arrière,
tu vas y, au standard !
Non, je te promets, Gérard !
Je te promets, Gérard, j'arrête.
Non, c'est Gérard !
Je te promets, fais gaffe !
Non, j'arrête, promis.
Fais gaffe !
Ouais, je fais gaffe.
C'est Gérard, c'est lui qui décide, hein !
Fais gaffe.
Alors, tu vas au standard !
Non, parce que je connais pas
les auditeurs, j'aime pas.
Ouais, bah, t'aimes pas,
tu vas peut-être faire ton boulot
correctement, parce que tu commences
à faire chier ton monde, toi,
aujourd'hui, hein !
Alors...
Oh, non !
Bon, Manu, t'essayes...
Bon, Manu, je vais essayer de gérer.
C'est quand même...
Non, non, non !
C'est toi qui fais des conneries.
Moi, je fais mon possible, hein !
Ouais, mais il peut les calmer, quand même.
Alors, bon...
Pour la cinquième question,
Jésus, J.S.
Utilisait-il encore
des pigeons voyageurs
pour communiquer ?
Jésus ?
Putain !
Ils vont se calmer,
ces bandes de cons ?
Eh, oh !
Eh, tu te calmes, Goliens ?
S'il te plaît, mon Goliens !
Reste poli, là !
Et si vous êtes pas contents,
vous raccrochez vos téléphones,
on prend d'autres personnes.
Mais tu nous parles sur un autre ton ?
Ouais, bah, si je veux, d'accord !
Il va se calmer, l'hydro-stéphane.
Comment il est ?
Le bulbeur achidien.
Bon, euh...
Décode le trisome.
Alors, 40 bars.
Oui, est-ce que tu peux répéter, s'il te plaît ?
Alors, J.S.
Utilisait-il encore...
J.S. ?
J.S.
Non, non, c'est pas J.S.
Oh, là, là, oh !
Non, mais vous êtes lourds, ce soir, hein !
J.S. utilisait-il quoi ?
Des pigeons,
des pigeons voyageurs
pour communiquer.
Bien sûr,
et même, c'était dans la Bible et tout.
Ah, c'était beau, c'était...
Oui.
D'accord.
Euh, O.R.O.S.
J.S. n'y est pas !
Oh, là, là, oh !
Tu sais qu'il s'amuse à personne, là !
Mais c'est la D.A.T., putain !
C'est ça !
Ouais, c'est O.R.O.S.
Ouais ?
Ouais, je voulais dire que J.S.,
le KGB, la CIA,
tout le monde utilisait
des pigeons voyageurs.
C'était nul.
D'accord.
Tomate ?
Ouais, euh...
Il utilisait les pigeons voyageurs,
et, en fait, quand il en recevait,
il les bouffait.
Hum ?
Il m'a volé baldis,
dans mon porte-monnaie.
Euh...
Si ça vous fait rire,
moi, ça me fait pas rire,
parce que celui qui s'amuse à ça,
il m'a dégagé,
je vais pas chercher qui c'est, maintenant.
Oh, non, non, non, non, non.
Le ciel !
Ouais, tu peux répéter la question,
s'il te plaît ?
Alors, J...
Mais fais gaffe, toi, le connard,
à ce que tu dis, toi.
Ouais.
Et O ?
Alors, J.S.,
utilisait-il encore
des pigeons voyageurs
pour communiquer ?
C'est qui, J.S. ?
Oui, mais c'est qui, J.S. ?
À votre avis ?
Je sais pas, je te demande.
C'est pas le gars d'Andalas ?
Non.
C'est pas le gars d'Andalas ?
Oh, là, là, là, là, là, là, là.
John Soros.
Mais non, mais dis-leur,
tu sais, parce qu'ils captent pas.
J'ai écrit,
on voulait pas le dire,
espèce de con, ma nuit, aussi.
Je commence à faire...
Ouais, mais gagne-toi.
Ils captent pas, les auditeurs,
faut bien leur expliquer.
Alors, voilà, Luciole, maintenant.
Ouais, mais c'est pas le gars d'Andalas.
Oh, là, là, là, là, là, là, là !
Oh, là, là !
Là, vous avez fait rire le gars,
quand les gens y parlent, maintenant !
Tu vois, pour une fois que c'est pas moi.
Luciole !
Ouais, ben, on fait pas de religion
à la radio, Gérard.
Là, c'est n'importe quoi.
Là, je crois, de cette manière,
ça va être la fin,
j'arrête à la 5.
Non, non, non, mais là,
il faut remettre Manu.
Ça y est, c'est bon ?
Non, mais le standard...
Non, non, mais attends,
pour l'instant, que...
Tu les calmes, hein.
Ça y est.
Ouais, ben, tu vas les calmer.
Tu vas voir, t'écoutes, tu vas voir.
Luciole !
J'ai dit, ben, te laver les feux,
tu pues.
Oh, là, là !
Non, mais, Gérard,
Gérard, sur IRC,
il trouve ton débat tellement nul
qu'il se demande si t'es le vrai Gérard.
Non, ben, attends,
si ça leur plaît pas,
dans ce cas-là, ils arrêtent,
ils se demandent,
ils empruntent après Manu
et puis, là, ils font les cons.
Alors, Luciole,
tu veux...
Tu es bon, maintenant ?
J'ai dit, ben, te laver les feux,
tu pues.
Bon, alors...
Dégagez, dégagez, dégagez.
Bon, terminé pour celle-là,
ça va vite, c'est moi, maintenant.
Ça y est, ça y est.
Alors, blanchis-moi, là, à la caverne.
J'ai dit, ben, te laver les feux,
tu pues.
Attends, Manu, tu gères, là.
J'ai pu, personne, merde !
Attends, c'est pas n'importe quoi,
ce que tu dis, hein.
Ouais, ouais.
Blanchis-moi, à la caverne.
Non, maintenant, j'ai pas le temps.
Mais quoi, il est ouvert en bouquet ?
Allô ?
Ouais.
Ouais.
Donc, c'est pour toi ?
Attends, j'entendais pas
parce que je l'ai pas sur l'antenne.
Putain, mais vous avez décidé
de me faire crier ou quoi,
aujourd'hui, là ?
Tu peux me répéter, s'il te plaît ?
Alors, Jésus-Christ utilisait-il encore
les moyens des pigeons voyageurs
pour communiquer pour un sixième point
à la question que je répète ?
Ouais, c'est fort possible.
Ouais, je pense que, ouais,
ça doit être écrit dans la Bible
et puis, tout ça, c'est de la religion.
Ouais, je pense que c'est possible.
D'accord.
Je ne sais pas lire.
En fait, ces animaux-là,
c'est un don de table
parce que c'est pas comme les chiens,
ils donnent pas de papade, tout ça.
Tu leur dis d'aller porter un message
à ta dulcinée
et ce qu'ils font,
c'est quitter les corps des grains de pain
et ils t'écoutent pas, ces animaux-là.
Non, mais attends, de toute manière,
les pigeons, les pigeons...
Bon, attends, n'importe quoi,
les pigeons voyageurs,
de toute manière, ça existait.
On n'a jamais délivré les messages.
Si.
Non, non, non, attends,
faut pas déconner.
Non, non, c'est ce que je dis.
J'ai essayé d'en dresser quelques-uns
et j'ai jamais réussi.
Si je leur attachais des trucs à la patte,
des bagues,
ouais, voilà, des bagues avec des messages,
oui, j'ai envie de te baisser
comme une chienne, tout ça.
On m'avait coupé le portable, en fait,
et j'envoyais le pigeon comme ça
et jamais il n'y allait.
D'accord.
J'ai eu des problèmes, je me suis retrouvé...
Non, mais ça y est, on a compris.
Je me suis retrouvé avec une grosse force.
Ça y est, on a compris.
Oui, Gérard, sur IRC,
il y a Super Ouragouin,
il te demande comment tu fais
pour envoyer les pigeons voyageurs assez loin.
Eh ben...
Avec une bague.
Avec une bague ?
T'arrives à lancer les pigeons avec une bague ?
Non, mais...
Les pigeons voyageurs,
tu l'envoies à 2000 kilomètres,
comment tu fais ?
Non, mais...
Ils s'envolent,
ils prennent leurs ailes
et puis ils volent.
Oula, j'ai perdu 1000 personnes, là,
d'un coup,
ils m'ont dit que c'était à cause de Manu.
Voilà, voilà, bravo.
Non, c'est à cause de Christy,
bravo Manu.
Donc, c'est quoi comme...
On va s'écouter un disque,
tu poses la question, Gérard,
le temps que je te donne la question.
Non, je ne sais pas si tu puisses.
Celui-là, tu me le vires.
Tu le vires, mais...
Je l'ai trouvé, je le viens.
Non, non, mais tu vois,
ça va aller vite, là.
Alors, pour...
Oui, Rigo ?
Non, non, Rigo, pendant que...
Pose une question Internet
pendant que je note le disque.
Alors, peut-on dire
que Gégé est transgénique
mi-pigeon, mi-phoque ?
C'est quoi, ça ?
Je ne sais pas.
C'est Citrouille qui demande ça.
Et il y a Jarvis Cooker
qui demande si on peut attraper
des maladies viagras ou autres
en communiquant.
Non, ça, c'est plus le débat
sur les maladies.
Qui c'est qui s'amuse
avec cette musique de là ?
Et sinon, il y a Yankee
qui me dit qu'on utilise
le morse maintenant
parce que les phoques
font de la radio.
Non, mais je ne vois pas
du tout le rapport.
Donc, sixième question.
Pour draguer, vous servez-vous
de votre regard
comme moyen de communication ?
Et vous pouvez toujours
nous appeler au 0875 000
0803 085 000
et toujours Rigo
qui vous attend
sur le site www...
Je n'arrête pas d'attendre
depuis...
.funradio
et on s'écoute
Riri...
Riri.
Riri, Fifi, Loulou
avec Moi, c'est mieux
avec du couscous.
Et on se retrouve
tout de suite après
pour la suite du débat
et la fin.
''Musique''
Et voilà, donc vous êtes toujours sur PUN Radio, c'est la suite du débat sur les moyens de communication,
et on vient de s'écouter Ricky, Fluffy, Loulou, avec ses... moi c'est mieux, avec du couscous.
Donc en parlant de couscous, on va être bien servi, parce qu'il y a justement...
Ah, il y en a quelqu'un qui a amené du couscous ?
Non, non, mais on a un auditeur qui s'appelle Couscous, qu'on avait vu depuis longtemps, donc on récupère...
Ah, il y a Couscous qui est là ?
Carambar, bonsoir.
Oui, bonsoir. Eh Gérard, est-ce que tu me permets pour une fois d'être gentil ?
Je voudrais dire bonsoir à ma petite amie Jessica, bonsoir Paris, bonsoir Jessica.
Voilà, ok.
T'as pas de petite amie.
Bon, ça y est, vous n'allez pas recommencer pour la pain ?
Oui.
Ok.
Ou Rose ?
Ouais, je suis dans la place, et je voudrais dire bonsoir à ma main droite.
Ok, Tomate ?
Bonsoir à tous, je suis Carrie, à la main droite.
Carotte ?
Salut.
Salut.
Couscous ?
Oui, bonsoir.
Ah, Couscous !
Ouais.
Bonsoir à tous, bonsoir à ma main, et bonsoir à Abdel Wahid.
Ok, c'est bon, Couscous.
Vous n'avez pas remarqué que les autres habitués en voulaient pas, là ?
Ce mec, là.
Oh ! On se calme, s'il vous plaît, hein, maintenant.
Et bonsoir à tous les terroristes qui m'aiment.
Non, non, non, non, non.
Eh, ta gueule toi-même, toi, connard.
Oh là là.
Eh, mon doigt.
J'aime pas Couscous.
Mon doigt sent le caca, là.
Mon doigt sent le caca, pour terminer.
Ouais, ouais, bah ouais.
Alors.
Bonsoir.
Bonsoir, ça y est, là, oui.
On va commencer, on va finir le débat, maintenant.
Non, non, ils sont cools, hein, ils sont cools.
Alors, pour draguer, vous servez-vous de votre regard comme moyen de communication ?
On va demander à 40 barres.
Ouais, pour comment, encore ?
Bah, ouais, tout à fait, ouais.
Énormément, ouais.
La persuasion, et en plus...
Attends, bouge pas, je change de côté la cassette.
Non, non, mais attends, si t'enregistres en même temps...
En plus, tout ça, c'est des trucs à moi, ça.
Ouais, pour lui, après.
En plus, je suis serveur, donc ça aide.
D'accord.
Et je me fais plein de nanas, mais là, depuis quelques temps, je me suis calmé,
je suis avec une super fille, et je l'embrasse très fort.
Ok, d'accord.
Non, mais...
Je t'aime.
Attends, il passe ses messages persos, c'est quoi, ça ?
Il est amoureux.
Euh, 40 barres !
Alisabeth Guigou ?
Non, 40 barres, c'est bon, c'est...
J'ai été dit, ça nous écoute...
Comment pour 40 barres, hein ?
Tu m'as dévibré, Alisabeth.
Ouros !
Ouais, bah, écoute, moi, j'ai un petit problème dans la vie,
c'est que j'ai un regard de tueur,
donc, bon, je suis un peu obligé de mettre des lunettes de soleil,
parce que c'est...
Désormais, les filles, j'ai fusé, j'ai regardé...
Oh, vous arrêtez de vous marrer, là ?
Ah, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y...
Oh, non, non, non, non, non !
Je sens que ça va se terminer vite fait, Manu, avec toi.
C'est que ça vient de moi, je les ai presque...
Vas-y, vas-y, vas-y, c'est bon.
Tomate !
C'est quoi, la boîte mobilique, là, c'est quoi ?
Tomate !
Moi, j'ai un petit appareil, dont je ferai le nom,
qui, en fait, envoie des messages à quelqu'un qui a le même appareil.
Donc, si j'ai envie de...
Si je crois que quelqu'un est dans la rue et que j'appuie sur un bouton,
ça sonne sur son appareil.
Ouais, c'est le nouveau truc, Gérard.
T'as vu à la télé ?
C'est le truc pour les amoureux, là.
On est des espèces de beepers.
Ah, ouais, mais...
Les fucklovers, là, les fucklovers.
Ouais, ouais, ouais.
J'avais vraiment vu ça, ouais.
Carotte ?
Bah, moi, j'ai des sales yeux, donc je m'en sers pas...
Je me sers pas du regard pour draguer.
C'est un du cul, toi.
D'ailleurs, je ne drague pas et puis on ne drague jamais parce que je suis moche, on se compare toujours à Sandy, donc tu vois, ça n'arrange pas.
Alors, Carotte, tu vois, tu viens de dire un nom qu'il ne fallait pas, donc tu peux retourner chez toi, c'est terminé pour toi. Au revoir.
Ça y est.
Salut.
Couscous.
Coucou.
Coucou.
Vous êtes un méchant chiant ou pas, là ?
Couscous, on t'écoute.
Pas de marque.
Moi, on m'appelle la Clash, Couscous. Moi, quand je la regarde, c'est méchant, c'est terroriste.
D'accord. Mais moi, je dois être dans le caca, là.
Non, moi, je suis borgue.
Non, mais tu peux quand même répondre à la question ou pas ?
Je suis borgue, j'ai qu'un oeil, donc ça ne le fait pas, tu vois.
Bon, d'accord.
Sans manquer de respect, il ne faut pas se moquer des aveugles.
Oui, entre parenthèses, voilà.
Super Montagné, si tu nous regardes.
Oh, c'est bon, on a pu, on se calme.
Ouais, euh...
Non, non, il n'y a personne à la place de Carotte.
Il n'y a personne.
Attends, je vais, je vais.
Tu vas, tu vas, tu vas te manier, maintenant.
Oh, merci, c'est Carotte.
Alors, euh...
Question IRC.
Oh, oh, oh !
Appelle le TK de Mystère.
On se calme, là !
Le TK de Mystère, il t'emmerde !
Le TK de Mystère !
Ok.
Alors, Rigaud, une question IRC.
Alors, question de Hatt.
Les pigeons, ouais, mais voilà, ils parlent des pigeons voyageurs parce qu'il y a un délai avec Internet.
Quand ils écoutent par Internet, ils écoutent ce qu'il y avait il y a 20 minutes.
Donc, ils me parlent encore des pigeons voyageurs.
Eh, Gérard, je voudrais demander à TK si c'est possible qu'elle me suce ma saucisse à quatre pattes.
Va te faire foutre, t'abrouti !
C'est qui qui vient de dire ça ?
C'est qui qui vient de s'amuser à dire ça ?
Je vais le trouver, Gérard, continue.
Et d'ailleurs, d'ailleurs, à la place de, je ne sais plus trop qui, on accueille Tom à la Catalane.
À la place de Carotte, alors.
Voilà, exactement.
Alors, vas-y, Tom.
Oui, bonsoir, Gérard.
Bonsoir.
C'est Griselda.
C'est encore la même.
Bon, tu as compris la...
Pour draguer, servez-vous de votre regard comme moyen de communication pour toi, la question.
Oui, ben en fait, je louche, alors tu vois, c'est pas très évident pour moi.
Non, c'est sûrement, c'est tout.
Oh non.
Oh, ça commence à...
Vous laissez parler les gens ou pas ?
C'est Groton qui vient de dire ça.
Il n'arriverait pas à me faire jouiller.
Non, je vous ai pas sympa parce que je louche et j'ai un grave problème.
Eh, je sens que le prochain qui s'amuse à dire ça...
Ça va dégager !
Il jouait pas, c'est tout.
Il jouait pas.
Il jouait pas.
Si je jouais, je suis juste resté avec lui.
Euh, Manu, quand tu vas...
Ouais, je vais, je suis en train de les chercher.
Ouais, alors...
Je suis en train de les chercher dans mon porte-pone.
Donc, euh...
Gérard ?
Donc, ouais, oui ?
Il y a Ertonio sur l'IRC qui te demande si on peut draguer avec leur regard aussi bien que...
Parce qu'il a des lunettes, en fait.
Il voulait savoir si c'est pareil que quand on n'a pas de lunettes.
Ben, je pense, oui.
Ben, il est monté sur moi, c'est tout.
C'est tout, hein ?
Et il manque plus que les doubles sons, maintenant.
Ben, quand vous aurez fini...
Quand vous aurez fini vos conneries...
Ouais, j'en ai...
On pourra demander à Ton qui va répondre.
Je passe le bonjour à tous les égords d'Israël.
Hé, Couscous !
Couscous, ça suffit !
C'est abusé, ça !
C'est abusé, là.
Elle est tensionnée, là.
Oh là là !
Mais c'est quoi, là, ce bordel, là, Manu, là ?
Tu me l'as...
Tu peux peut-être les calmer, mais je peux les calmer, tu vois, un par un, donc...
Couscous, il a abusé, là.
Alors, Ton...
Ouais, alors, moi, je te disais, je louche.
C'est un gros problème.
J'ai des doubles foyers, donc tu vois, ça m'arrange pas,
alors je vous demanderais un petit peu de pitié pour moi, quand même.
Euh, je te calme, moi.
En plus de ça, donc, j'ai une sale gueule, donc il y a rien qui m'arrange.
C'est clair.
Et, ben, du coup, je sais pas quoi faire.
D'accord.
Et en plus, ton pote, il s'est fait virer de la sécu, alors c'est la top.
Je sens que ça va...
Ça va jarcler, ça va jarcler.
Ça y est, ça y est.
Ça va...
Alors, quel mot...
Quel est le moyen de communication...
Quel est le moyen de con...
Quel est le moyen de communication quand on a n'a pas...
Donc, on va demander...
Le meilleur moyen, quel est le meilleur moyen...
Voilà, de communication quand on a n'a pas.
On va demander à Karnevar.
Euh, le P, le...
Non, la lettre ou la parole, je sais pas, moi.
Hum.
Voilà, Gérard.
Euh, Ouros ?
Bah, je sais pas, je dirais un français correct.
Ouais.
Euh, Thomas ?
Il faut crier très fort.
Comment ? Dans quel sens ?
Bah, il faut crier très fort.
Bah, si t'es autiste, hein, j'en sais pas.
Hum-hum.
Ok.
Euh...
Thomas ?
Tu veux que tu viennes répondre ?
Ton, euh...
Je sais pas, à quoi, là ?
À la Catalane.
Ton, à la Catalane ?
Ouais, bah, moi, je me sers du téléphone.
Au moins, on me voit pas.
Et puis, on peut pas imaginer le monstre que je suis.
D'accord.
J'aime bien ta voix, moi, gros boudin, là.
Oh, vous fermez vos gueules, s'il vous plaît, derrière.
Merci.
Elle est moche, elle est moche.
Ouais, euh...
Sur IRC, il y a Arnette qui dit que quand on n'a pas de moyen de communication,
elle ferme sa gueule.
Bah, voilà.
Eh, couscous ?
Le téléphone à arme.
On raconte pas n'importe quoi.
Sinon, on leur coupe les cordes vocales à coups de rachois.
Ouais, ouais, ouais, mais...
Couscous, tu réponds comme il faut à la question.
Bah, je te dis que le téléphone à arme.
Moi, je te dis le téléphone à arme.
D'accord.
Euh...
Mets-moi le doigt...
Oh, putain, non !
Ouais, Gérard.
Mets-moi le...
Embrasse-moi.
Mets-moi le doigt dans le caca.
Ouais, viens, t'assures que sur mon sexe, on est réactifs.
Bon, allez, allez.
Hop.
Terminé pour lui, il répondra même pas.
Allez, hop, c'est fini.
Il dégage.
Voilà.
Allez, hop.
Alors, euh, donc, euh...
Alors, il y a un petit sondage, là, pour ou contre les moyens de...
Bon, couscous, s'il te plaît, tu me laisses finir ?
Ouais, d'accord, mais je t'emmerde.
D'accord, mais je t'emmerde.
Euh, là, je crois que...
C'est pas moi, Gérard.
C'est un mec qui s'est émimité.
C'est qui ?
C'est pas moi.
C'est ce moule.
Ouais, mais restez quand même polis, s'il vous plaît, avec les gens qui vous emmerdent.
Merci.
S'il vous plaît.
C'est pas gênant.
Faut pas être tentaculé en cul de tâcheur.
Euh, donc, pour ou contre les moyens de communication, il y a 60% qui n'ont pas le temps de répondre à la question.
Hum.
Il y a 30% des Français pensent pouvoir le faire eux-mêmes.
Hum.
Et 10% des Français qui estiment que ce n'est pas le thème du débat.
Ben, je vois pas pourquoi que 10% disent que c'est pas le thème du débat, alors que c'est le thème du débat.
Ben, ouais.
Mais j'étais sur moi, c'est tout.
Oh, là, là !
C'est pas moi.
C'est à toi, Gérard.
Moi, euh...
Alors, euh...
Excuse-moi, Gérard.
Quand même, à la place de mon doigt, sans le caca, machin, on accueille Gilles Comoisy.
Bonsoir.
Bonsoir.
Salut, Gilles Comoisy.
Salut.
Bonsoir, tu vas bien ?
Salut.
A tous.
Salut, chat de pourri.
Alors, donc, la question, donc, Carambar, tu réponds, s'il te plaît ?
Tu peux répéter, s'il te plaît.
Alors, quel est le meilleur moyen de communication quand on n'en a pas ?
J'ai déjà répondu, j'ai dit la lettre ou la parole.
C'est vrai, il avait déjà répondu.
Ah, ok.
Où, Rose ?
Ben, j'ai déjà répondu, tu ne suis rien à ton débat ou quoi ?
Mais attends, tu restes poli, toi, parce que tu n'avais même pas répondu.
Mais si je te dis un français correct, alors tu es un peu ce qui se passe, quand même, putain.
Le roi des cons, ouais.
Thomas ?
J'ai aussi répondu, Gérard.
Ben, ton... ton, elle a...
Je t'ai déjà répondu aussi, Gérard.
Alors, pousse, pousse.
Je t'ai déjà dit, téléphone arabe, putain, t'es sourd.
Elle t'a peut-être posé cette question-là, déjà, Gérard.
Non, mais il y en a un, il y a le Comoisy, là.
Si, j'ai le Comoisy.
Ben, alors ?
Tu devrais le savoir.
Non, non, non, pas de moyen de communication.
D'accord.
Je vis dans une grotte.
Ok.
Alors, huitième question.
Les hommes utilisent-ils les animaux pour communiquer ?
Les hommes utilisent-ils...
Les hommes utilisent-ils les animaux pour communiquer ?
Ah, ben, t'es bien placé pour en répondre.
Oui, tout à fait, ouais.
Attends, tu sais qu'ils viennent parler, comme ça, là ?
Ils sont à la Catalane.
Ah, ben, répond à la Catalane, tu peux.
Tu me viens répondre à la Catalane, ça y apprendra de répondre des conneries.
Je mets pas à mine à l'huile, à la place.
Bienvenue chez les pizzas, avec la pépère au lait.
Alors, 40 bars.
On va t'en faire de la colisse de bras.
40 bars, s'il te plaît, tu réponds comme il faut.
Ah, mais vous vous salmez un peu, là, maintenant ?
La pépère au lait, là.
Ouais, Christine en est l'exemple.
40 bars, quand même.
Oui.
Pour toi ?
Euh, je suis d'accord.
Ouais, je pense que oui, oui, tout à fait, ouais.
Je tiens, ouais.
Ouais ?
Ouais.
Euh, Ouros ?
Ah, pardon, il est parti.
C'était lui, les conneries.
Ouais, ben, c'est bien, alors.
Ouais, ben, t'as bien fait ton boulot, une fois, Manu.
Ouais.
Gérard, sur l'IRC, il y a D-Light qui dit, oui, on peut utiliser des animaux pour communiquer.
La preuve, les dirigeants de Fun Radio utilisent bien Gérard pour communiquer avec les animaux.
Oh, n'importe quoi, lui.
Tomate ?
Ouais.
Euh, ben, j'ai connu un mec qui utilisait des puces savantes et des morpions.
D'accord.
Ouais, à la place de ton à la Catana, Catalane, pardon, on accueille Oasis.
S'il n'y a pas de bulles, là.
Oasis, OK.
Bonsoir, Oasis.
Elle veut te planter, c'est pas le gars.
Ah !
Oasis, c'est pas le gars.
Elle veut te planter, c'est pas le gars.
Oasis, c'est pas le gars.
Il n'y a personne qui va oser s'appeler Fildar, là, pour les chaussettes.
Je sens qu'on va conclure le débat ici.
4%, il ne faut pas déconner.
Oui.
Donc, Oasis.
Moi, si tu pourrais me répéter la question, je viens d'arriver, donc...
Les hommes utilisent...
Qu'utilisent-ils les animaux pour communiquer ?
Euh...
Ouais, ouais, ouais, c'est...
C'est un excellent moyen de communication, de...
De prendre, par exemple, un chien avec soi.
Oui.
Ça permet, franchement, de développer...
J'aimerais te dire que je t'aime avec un tatou.
T'as le cœur de l'oreille.
Je voudrais te dire que je t'aime, mais tu ne me réponds pas.
C'est où ?
C'est les feuilles, c'est ce qui s'allume en vert, Manu.
Je voudrais te dire que je t'aime, mais tu ne me réponds pas.
Bon.
C'est vrai, Manu, il est nu, ce soir.
Alors, je sens que c'est...
Non, mais ce qu'il faut faire...
Gérard, Gérard, Gérard, Gérard.
Tu fous un coup de fouet à Manu, là, hein ?
Non, non, mais ça va aller vite, c'est la...
Ça va être la dernière question.
Je ne sais pas si...
Parce que ça y est, j'ai retrouvé quelqu'un.
C'est pour ça que j'ai galéré.
Ah, ouais, d'accord.
À la place de Ouros, on accueille Préparation H.
Bonsoir, c'est Préparation H, Fably.
Préparation H.
Oui, bonsoir.
A tous.
Oui, alors...
Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe.
Oui, tout à fait, oui.
On se calme.
Vous ne l'avez pas, celui-là ?
Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, c'est pas mal.
Avec qui, la chaise, là ?
Le tabouret.
Et puis le trou du cul qui saigne.
Voilà.
Non, mais quand vous aurez fini vos conneries,
les gens, ils pourront peut-être répondre.
Oui, c'est vrai.
Il y en a qui veulent répondre et faire un débat sérieux.
Alors, euh...
Est-ce que vous l'avez, ce capsule ?
Euh...
C'est qui qui demande ça ?
C'est Finger.
Je sens que tout à l'heure, on va conclure, hein ?
Oui.
Alors, préparation H.
Oui, ben, je viens d'arriver, j'ai pas entendu la question.
Alors, les hommes utilisent-ils des animaux pour communiquer ?
Les hommes, ben non, je crois que c'est interdit par la loi
d'utiliser les animaux pour niquer, donc...
Pour communiquer !
Ben, que ce soit en communauté ou pas, c'est pareil, c'est interdit, c'est tout.
Non, mais je crois que...
Non, mais discute pas, c'est tout, c'est la loi.
La loi, elle est appliquée, il faut se plier, c'est tout.
Moi, je suis d'accord.
Ben, couscous.
Non, non, moi, je suis d'accord.
Non, non, moi, je suis pas d'accord.
C'est impossible, on peut pas niquer dans la commune avec un dromadaire.
Fais pas les animaux !
Fais pas les animaux, t'écorches les moutons, salauds !
Putain, t'en as qui sautent des phacochères...
Vous allez énerver, couscous, arrêtez !
Intégriste !
Hé, Gérard, c'est pas parce que tu niques un phacochère que tout le monde a le droit, hein ?
Ça y est.
C'est le combat.
Non, mais...
C'est pour l'eau, c'est pour l'eau, c'est pour l'eau, pardon, Gérard.
J'ai le cou moisi, là.
Ouais, moi, je veux bien me sacrifier et m'appeler Fildar, t'as qu'à faire.
Non, non, c'est bon, c'est bon, ça va aller.
Pour passer la pub des chaussettes qui te puent.
Non, ça va.
Alors, moi, je peux vous dire une chose, comme vous êtes en train de déconner,
le débat, il s'arrête là.
Non, non, Gérard.
Encore une question.
Non, non, non, non.
Encore une, là.
Il était bien, il est bien, le débat.
Non, non, ils sont tous gentils, n'est-ce pas, les auditeurs, vous êtes gentils ?
C'est là pour comprendre les gens qu'on est cons.
Ouais, c'est vrai.
Non, Manu ?
Alors, les transmissions de pensées, est-il un moyen de communication en faisant l'amour ?
Et ça sera la dernière question.
Est-ce que tu peux la répéter, s'il te plaît ?
Alors, les transmissions de pensées, est-il un moyen de communication en faisant l'amour ?
Manu ?
Quoi ?
Tu fais chier.
Alors, 40 bars.
Est-ce que, à ton avis, tu sais à quoi je pense, là ?
Non, eh bien, tu vas le dire.
Ben, contenté, Jean.
D'accord, eh ben, bonne nuit pour toi, 40 bars.
Faisons-te...
Non, non, c'est bon, c'est terminé.
Est-ce que t'as une réponse à donner ?
Qu'est-ce que t'as à donner sur la question, 40 bars ?
Les transmissions de pensées.
Moi, je sais qu'avec ma copine, sans faire exprès, on dit beaucoup de choses semblables ensemble.
C'est-à-dire ?
Eh ben, c'est-à-dire, oui, avec nos meilleurs potes, c'est ça.
On a la même expression, des fois, ou des trucs comme ça, quoi, en faisant l'amour,
et tout, c'est bien.
Vous faites quoi ?
Hein ?
C'est...
Ah, vas-y, c'est bon, c'est bon, c'est bon.
C'est très bon.
Préparation H.
Je ne vais pas le dire, celui-là.
Oui, ben, moi, je suis sûr qu'après l'amour, comme tu disais, toi et ta copine, vous avez de la transmission de pensée,
que vous avez envie d'une gamelle de fresquises au même moment.
Toi, tu ferais mieux de faire des préparations pour cons.
Fildar, mets-nous un double son, là.
Ah, j'ai pas, j'ai pas envie.
Non, arrête, arrête, arrête.
Fildar, il t'a un peu le faux cul, là, ce soir.
Ouais.
J'ai pas besoin d'utiliser la pensée, parce que je crie très fort, donc je pense qu'il entend assez.
Fildar, mets les auditeurs en double son.
Tu jouis ?
Je jouis, je jouis, je jouis très fort.
Tu jouis très fort ?
Je jouis et pas.
Lui, je jouis, ça dépend.
Oh, Aziz !
Fildar, mets les auditeurs en double son.
Ben, moi, sexuellement, avec mon copain, ça se passe très bien.
Ah, t'es un copain, toi ?
Ouais, ouais, ouais.
Tant pis, Tony.
Je crois que c'est un dommage.
On est au top au niveau transmission de pensée, et puis tout va bien, quoi.
On est exactement sur la même longueur d'onde.
Moi, je vais te transmettre, moi, salope.
Tu viens de trouver quand tu veux.
Ton tampon, il vient de tomber, là.
Ça arrive.
Là, quel équerre on va faire ?
Vous êtes perpés, vous.
Vas-y, Gérard, on enchaîne.
Non, non, mais on prendra peut-être qu'il se calme.
Donc, Aziz.
J'ai absolument pas envie de faire ça.
Couscous.
Ouais, Gérard, c'est vrai que depuis que tu t'es fait enculer par une lampe torche, on t'appelle la luciole.
Couscous, tu restes poli, parce que sinon, ça va mal finir pour toi.
Ouais, tu vas gerber, hein.
Moi, je suis d'accord avec Aziz.
Gérard, je te...
Sous la console, là.
Je le coumoisille.
La transmission de pensée, pourquoi pas.
D'accord.
Alors, moi, je peux vous dire une chose.
Il y avait un truc que je voulais dire.
C'est que pour les aveugles, le moyen de communication...
Le moyen de communication...
Bon, tu es calme, s'il te plaît, Manu.
Merci.
Et après, on fait la conclusion, comme ça, ça va être terminé.
Donc, pour les aveugles, c'est sûr que c'est pas évident pour eux de pouvoir communiquer.
Et c'est...
Maintenant, je crois qu'il y a des nouveaux trucs qu'ils font.
Donc, on va demander la conclusion du débat à 40 bars.
À moins qu'il y avait une question hier, c'est non ?
Oui, il y a Sandi, la pute, qui demande qui veut lui bouffer le cul.
Mais bon, c'était pas le thème du débat.
Voilà, bon, donc, 40 bars, conclusion.
Deux choses à dire.
Déjà, tu t'es fait griller parce que 40 bars, en fait, c'était 40 bars.
Et deuxièmement, toutes les expressions de Christine, c'était moi.
Donc, j'ai pris le plaisir.
OK, ben...
À la semaine prochaine, Gérard.
C'est ça, ben, tu repasseras pas la semaine prochaine pour toi.
Et ils vont être sur moi.
C'est ça.
OK, ben, tu repasseras pas la semaine prochaine pour toi.
Préparation, préparation H.
Ouais, alors, deux choses aussi.
La première, c'est que je te mets un fulgurant pour où je pense.
Et la deuxième, c'est que tu t'es trompé.
Tu l'as appelé j'ai le coup moisi au lieu de j'ai le con moisi.
Et on savait déjà que t'avais le coup moisi, c'est clair.
D'accord, ouais, tu l'as dit, Thomas.
Enculpant qui ?
Ouais, ben ouais, c'est comme d'habitude.
Toujours aussi nul, toujours aussi à chier, toujours aussi...
Toujours aussi Gérard, quoi.
Eh ben, dans ces cas-là, Thomas, c'est simple.
Tu allais bouffer tes tomates, comme ça, tu nous emmerderas plus qu'on nous fait des conneries.
Bravo Gérard, ouazis, t'es bien calmé.
Ouais, eh ben, moi j'ai trouvé que le thème du débat, il était franchement très très intéressant.
Ouais.
Il était vraiment bien, mais c'est dommage que ce soit toi qui l'a présenté.
Ah mince.
Pourquoi ?
Ça parlait bien.
Pourquoi ?
Ben, parce que t'es toujours aussi catastrophique et rien ne change, quoi.
Ben, dans ces cas-là, tu fais pareil, tu la gardes ton ouazis.
Ouais.
Gossos.
Gossos.
Ouais, ouais, ben, le débat, il était pas trop mal.
Bon, il y avait un petit peu de bordel dans la maison, mais sinon, c'est toujours de la merde.
Ouais, mais de toute manière, eh, Gossos, non, n'empêche, on aime bien t'avoir dans...
J'aime bien t'avoir quand même dans les débats.
Tu le sais bien, on rigole bien avec toi.
Ah, d'accord, je te réserverai une petite égorgerie de...
C'est ça.
Ok, allez, bonne soirée à toi, Gossos.
J'ai le coup moisi pour finir.
Ah, mais je rouillais pas.
Bah oui, je sais, on fait tous ça.
Ouais, moi, je voulais seulement dire, enfin, je voulais seulement te demander si je pouvais avoir la grosse vilaine au standard, après.
La grosse vilaine, c'est qui ? C'est laquelle ?
C'est quel mystère ?
Euh, non, tu vois, tu l'auras pas.
Donc, voilà, donc, c'est tout, c'était ta conclusion ?
Ah, bah ouais.
Eh ben, c'est bien.
Je te souhaite une bonne nuit aussi.
Eh ben, moi aussi.
Je te kiffe, l'ascar.
Eh ben, moi, je veux pas moi, ok ?
Donc, c'est dommage qu'il y ait eu des petits...
Petite conclusion de l'IRC, quand même, avant de finir, de Yankee.
Quand on se balade avec un tekelborg et qu'on n'a pas d'amis, on fait pas des débats sur la communication.
Euh, Gérard, c'est une pute.
Non, on va pas dire ça, quand même, c'est pas gentil.
Et, euh, bah, c'est... Apparemment, il y a que des trucs méchants.
Eh, on était combien, quand même, là ?
On est remontés à combien ?
Là, on est quand même remontés à 3867.
Combien ?
3867.
C'est le record, non ?
Je sais pas.
Bah, si, c'est le record, 3867, je crois.
Je crois qu'à la dernière fois, on avait fait 3400, là.
Donc, là, à mon avis, on a battu le record, ouais.
Eh ben, on aura les sondages, les mecs, ça va faire plaisir, hein.
Bravo.
Bravo, bravo.
On aurait peut-être été un peu plus s'il n'y avait pas eu le problème avec Manu, en ce temps-là.
Ouais.
Ouais, ça, c'est vrai que Manu, cette semaine, t'as fait chier le monde.
Ouais, mais toi aussi, t'as quand même fait un peu ta merde.
Non, je t'ai...
C'est ça, ça fait quand même un peu ta merde aussi, toi.
Faut pas l'oublier.
Donc, voilà.
Oui, Rigo, pour finir ?
Non, rien, j'attendais une félicitation de papa.
Non, mais c'est bien, de toute manière, il a bien bossé, Rigo.
Il y a que lui.
Il y a que lui qui bosse bien, en ce moment, alors.
C'est bizarre, quand même.
Ouais, non, mais il y a que lui.
Ça cache quelque chose.
Non, non, mais il y a que lui.
Il y a que lui qui bosse comme il faut.
J'ai remarqué aussi.
Parce que lui, on ne l'entend pas.
Quel plaisir de te retrouver, en tout cas.
Donc, pour moi, la conclusion des moyens de communication,
dommage que ça foirait,
mais sinon, je pense que dans l'ensemble, c'était pas...
Bon, écoute, je crois que tous les records ont été battus.
Bravo.
Un fil d'art, tu continues, ça se voit que c'est terminé.
C'est terminé pour toi, un fil d'art.
Tout ça, la semaine prochaine, on trouvera peut-être quelqu'un d'autre.
Ouais, j'ai l'impression, parce que là, le double son, j'aime pas trop.
Par contre, je voulais signaler
que celui qui s'amusa à envoyer un truc bidon sur l'IRC
en mettant avec 10 poules...
Oui, donc c'est faux.
Voilà.
Donc, je vous souhaite une bonne nuit.
Vous allez retrouver Rousseau pour la nuit sans pub.
Et demain, 6h-9h, Barthes.
Et puis, Max à partir de 22h.
Arrête.
Tu vas prendre une gaufre avant la fin, toi.
Et vous allez retrouver Max
à partir de 22h.
Il y aura des surprises, d'ailleurs.
Il y aura des surprises.
Déjà, il y aura Jean-Denis Debert, puis il y aura plein de petites surprises, peut-être.
Non, mais pas par rapport à toi,
mais des trucs nouveaux.
Et moi, je vous retrouverai la semaine prochaine,
si tout va bien.
Bon, à la bonne nuit à tous.
Et je voulais faire un petit cadeau,
je voulais me faire plaisir,
parce que tu as 10 minutes avant,
avant de reprendre le programme officiel de l'antenne,
où il y a une compilation qui s'appelle
F-Communication, la belle français.
Ils ont sorti des compilations
Musique pour Plante Verte.
Ils avaient également sorti déjà une compilation
Megasoft Office 97.
Ils viennent de sortir la compile 98,
avec dedans Nova Nova, LJIA,
Frédéric Galliano, Readymade.
Que les artistes français ont fait un compte
avec des noms un peu étrangers.
Et là, sauf un ou deux,
et là on va écouter Aquabassino
qui s'appelle The Melokey
Voilà.
== Le débat sur New York ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Les débats pas de radio et pas d'insultes de Gérard
Et voilà, donc bienvenue pour, donc Gérard 35, donc bienvenue pour le premier débat
Alors ça, ça, une fille d'art, tu vas te prendre une claque
Tu vas te prendre une gaufre, mais méchante tout à l'heure
Pourquoi ?
Tu me refais ça
Mais attends c'est propre
Non mais je lui avais dit qu'elle avait un surnom
Elle ne me l'a pas dit donc je ne peux pas le démerder
C'est moi qui vais me démerder, c'est pas grave
Donc premier débat qui va porter sur New York
Donc vous pouvez toujours nous appeler au 0875 000
0803 08 5000 et toujours IRC, donc www.fr, jeune radio
Et ça n'arrête pas de monter, on est déjà à 2413,8 connectés
Eh ben c'est joli Gérard
Alors on va accueillir Cutepool, 24 ans, qu'on écoute Fun Radio à New York sur 93.4
Bonjour Cutepool
Salut Gérard
On va accueillir Saucisson à l'ail, 101.9 Paris
Allo
Allez y'a toi, c'est bon
Allo
Salut Gégé
Salut
Non mais c'est parce que je t'entendais pas, donc c'est pour ça
Allo
Allo
Allo
Allo
Allo
Allo
Ça commence
C'est quoi ça ?
C'est à côté, là, ils font des essais, là
C'est ce truc, là
Non
Ça y est, merci
Euh, Sufboun, 21 ans, 103 points, 100.3 à Le Mans
Bonsoir Bill
Big Bill
Big Bill
Euh, tu dis bonsoir correctement et tu l'as pas commencé
Parce que sinon tu vas pas faire la première question, je te le dis tout de suite, ok ?
Bah tu viens de dire que c'était toi qui faisais Bill dans le Big Bill
Bon, je t'ai pas demandé si...
Je t'ai pas demandé à quelle heure elle était, si ta sœur faisait du vélo
Ok
Alors euh...
T'as l'air prêt ou pas ?
Ouais, toi, je te signale que tu es allé voir Pildar tout de suite au standard
Jérard, t'accueille les gens, s'il te plaît
Hé, Gérard, Gérard, Gérard, le...
Non, non, non, j'ai rien
J'ai rien
J'ai rien
J'ai rien
Ah bon ?
Donc euh...
Non, j'ai rien dans le froc
J'ai rien dans le froc
Donc 22 ans, une écoute 94.6 à Salo
Allo
Exactement, bonsoir
Salut, Tony, ça t'apprendra ce qu'on t'avait vachement reconnu
C'est pas grave, c'est pas grave
Ah mais j'ai rien dans le froc, Tony, tu vois
Voilà, donc euh...
Non, mais on va mettre Tony
C'est mon nom de famille
Tony, c'est Arnett
Ouais, c'est ça, t'as raison
Avec cuisses de blours
Salut, Gérard
On écoute à hausse 98.7, hein
Et peau de chambre à dinant 103.5
Ouais, salut, Gérard, ça va ?
Salut
Donc, alors, première question qui porte sur New York
Alors, êtes-vous allé à New York ?
Bon, celui qui commence à rôter déjà, il va commencer à fermer sa gueule
Parce que ça va aller vite avec lui
D'accord ?
C'est du calme, Gérard
Ok, ben celui qui rote aussi
Alors, première question : êtes-vous allé à New York ?
Si oui, quel type de transport avez-vous pris ?
On va demander à Saucisson à l'ail
Ouais, j'y suis déjà allée
Et donc, le transport que j'ai pris, c'est bien sûr l'avion
Et quand j'ai pris l'avion, j'ai énormément faim
D'accord
Question de Gérard, je suis en train de parler
Il y a Davey1 sur l'IRC qui te demande : c'est quoi la fréquence de fun à New York ?
Alors là, je ne sais pas
Et il faudra demander ça à Pildar
Attends, je vais vous donner ça dans deux minutes
Alors, cul de poule
Oui, moi j'y suis allée
J'ai pris des gros taxis jaunes
D'accord
Sous ce boule
Moi, je n'y ai jamais été, mais ça me dirait bien
Tony ?
Non, je ne suis jamais allé à New York
D'ailleurs, j'ai été un petit peu vexé que tu ne m'aies pas invité à aller en avant-première
Attends, ce n'est pas moi qui ai décidé, c'est la radio, d'accord ?
Désolé
Cuisse de blour
Oui, moi j'ai décidé d'aller et j'ai pris l'avion
D'accord
J'ai la fréquence, Gérard
Oui
A hundred four four five
Six point five seven
Non, mais tu parles français, s'il te plaît
You got a man in the film
Oh, derrière vous, vous vous calmez, s'il vous plaît, merci
Non, non, non
La fréquence
A hundred five four point seven
Bon, alors quand tu parleras en français, je te répondrai
Cent quatre point sept
Cent quatre point sept, ça m'étonnerait
Il parlait pour les New Yorkais
chambre oui oui non pas de chambre tu apprends la question qui m'a dégagé bon j'étais en état
plein avec le micro d'accord je crois que t'as pas tellement compris d'aller la question je crois
que non mais je crois que t'as pas tellement compris êtes-vous allé à new york si oui quel
type de transport avez-vous pris tu lui expliques comment ça se passe en débat il comprend mais je
lui dis tu y expliques tu y expliques tu y expliques parce à mon avis il n'a pas tellement
compris le truc donc alors moi tu utilises à brèze d'un gérard pose des conditions et
d'abord
c'est n'importe quoi
avant la fin de l'émission tu pourras peut-être recevoir le restant du café surtout sur ta gueule
ok donc qu'est ce que je voulais dire ouais je voulais dire que donc bon ben j'ai été à
new york on était j'ai été avec samedi donc on a pris l'avion c'était
super bien alors les habitants de new york paye-t-il moins d'impôts qu'à paris on va demander à
peau de chambre bon alors et peau de chambre on t'a sélectionné c'est pour quoi faire
seulement on t'a sélectionné c'était pourquoi faire pour participer au débat ou pour te foutre
de ma gueule je peux vous pas de ta gueule je réponds même pas new yorkien je suis à paris moi
non mais moi je te demande à paris c'est pour ça que j'ai 103.5 dix noms ah oui ah ouais dix noms tu
prendrais pas les gens pour des cons celui qui s'amuse à seul qui s'amuse à dire que je suis
dehors tout à l'heure avait dégagé et je veux pas chercher je vous préviens soit vous répondez
correctement question soit vous vous foutez de ma gueule et vous n'avez pas envie de participer
au débat ça sert à rien qu'on vous sélectionne ok c'est clair et net oui il y a encore des v1 qui 2
qui te demandent si les nouilles york c'est un plat surrénien à la fin pour l'instant on n'est
pas arrivé à la question qu'est-ce qu'on mange là bas alors on va demander un peu de chambre
s'il est réveillé alors tu as commencé à tout de ma gueule là ou quoi je n'ai pas entendu la
question alors que j'ai demandé la première fois apparemment il a dit j'ai pas envie d'y répondre
alors s'il a pas envie d'y répondre du parti c'est pas au débat ça sert à rien de se laisser
s'il vous plaît c'est moi qui commande je vous préviens si on vous sélectionne
on se calme si on vous sélectionne c'est pour participer au débat si vous voulez
pas participer ça sert à rien qu'on vous sélectionne c'est clair et net alors pas
de chambres les habitants de new york fait une moins d'impôts qu'à paris
d'accord pourquoi aussi il faut peut-être expliquer un peu alors tu peux expliquer
non mais attends non mais là je crois que tu as compris ta question mais je ne sais pas
y répondre j'habite pas à new york et voilà je crois pas trop mieux maroc et cuisses de
blour tu peux répéter la question elle vous commence à me les gonfler là mais non mais
j'ai pas entendu mais les oreilles c'est comme le cul ça ça vous avez très bien compris la
question maintenant j'arrête et tu me suis pas avec une semaine alors si j'ai si tu n'as pas
compris la question je passe à tony merci je crois qu'il comprenne pas le sens de tes questions mon
gg alors tony moi je voulais dire que les habitants de new york ils doivent payer un
petit peu plus d'impôts parce qu'il me semble que le dollar c'est plus fort en amérique qu'en
france en fait ouais mais d'ailleurs tu pourrais témoigner même toi parce que tu as vu que mon
c'est qu'ils ont payé plus plus d'impôts parce qu'il paraît qu'il ya un gros monstre qui a tout
détruit dans la ville ça fait qu'en fait ils ont payé plus d'impôts mais attendez il ya une question
il ya booster qui te demande enfin il te demande pas il explique que les habitants de new york ne
paye pas souvent de pot c'est pour ça que les bistrots sont vides non mais non mais je vois
pas du tout le rapport gérard thiel et dans les histoires la bataille qui peut nous en parler non
non pour l'instant on n'est pas en train de parler des cafés d'accord si je boule je pense que le gros
monstre de payer beaucoup d'impôts parce que les gens vont fuir l'art tu me cherches celui qui fait
le con était un ton micro parce que tout à l'heure je vais ça va même se terminer pour
ton matricule alors si vous pour toi moi je pense que il fait beaucoup d'impôts parce que le gros
monstre à l'oeuvre de new york il doit avoir une grosse maison quand même ok saucisse en
l'aïe sérieusement moi je pense qu'à new york que les gens ont plus d'avantages que la france
parce que notamment les problèmes des impôts comme on parle non mais tu peux préciser le fond de ta
mais pourquoi pourquoi parce que il faut qu'il paye des impôts et c'est comme ça d'accord c'est
en dollars gérard non sans de son dollar pour l'instant c'est lui de chercher qui c'est qu'on
est en train de faire le compte de l'euro pour l'instant c'est lui de chercher qui c'est qu'en
train de faire le compte de l'euro pour l'instant c'est lui de chercher qui c'est qu'en train de faire
le compte c'est pas demandé de filard ce signal au lieu d'allumer ta club tu essaies de savoir qui
fait le con parce que sinon c'est toi qui déroule je te préviens tu la cherches tu de suite jamais
toi ce qui fait un l'aïe mystère permet ça suffit d'accord alors tu poules oui ça dépend de ta vie
dans new york et à côté du tower bridge tu payes tu peux répéter la piste et j'ai pas compris le
tu peux répéter la piste et j'ai pas compris le
je peux pas vous dire parce que comme nous on a été on a été dans new york tout ça va être à
new york trois jours tu peux pas dire tu connais le york non maintenant en trois jours tu peux
visiter new york je suis désolé gérard tu as été dans le groupe quoi tu as été dans le groupe c'est
où ça c'est à côté de harlem normal à temps il ya des grands négros avec des couteaux de châssis
c'est tout ce signal qu'on a on a visité certains quartiers et je peux vous dire une chose que c'est
quand même pas évident de se balader là dedans pour vous dire ça tu dis au fil d'art oui mais
je peux pas deviner je n'avais tu peux pas dire c'est ton boulot tu veux faire le sondage maintenant
tu fais ton boulot correctement pas du tout d'accord ok gérard en attendant à propos du
bronx sur hier c'est on me demande si tu as coulé un bon non non donc j'ai pas vous dire s'il paye
plus d'impôts que nous à paris ça je peux pas vous le dire parce qu'on n'a pas eu à faire des
recherches non on n'a pas eu l'occasion de trop discuter avec les gens et tout donc en porte que
on ta gueule à toi je t'emmerde et est-ce que tu as rencontré à bittelborg de quoi tu as rencontré
à bittelborg n'importe quoi toi tu es en train de planer à 24 alors j'ai un tel et à new york pour
voir un film c'est ça bah oui c'était quoi le film de cul à zobzila contre les présences n'a
rien fait gaffe à toi tony parce que tu as l'heure tu as dégagé je te signale tentera de rester à
carreau si tu veux finir les dix questions non mais moi je te dis t'as intérêt à te calmer ok
pas de problème mais pour l'instant on n'en est pas arrivé là d'accord d'accord alors on
commence quand on est à new york leur spécialité d'abord pour vous donc on va demander à
un mec en moto
toi tu cherches d'une sorte un trou bleu il est un portable en plus c'est sûr
allez-y continuer et attend parce que lui veut pas faire son boulot au
c'est bon apparement apparemment il s'est arrêté apparemment il s'est arrêté basique
à tout à l'heure je vais me lever j'ai tant que les mines ça va faire tout drôle à vendre
avant la fin toi je te le dis merci alors pour calmer le débat oxy qui dit qu'un jour il ira à
new york avec toi on y jouera tu verras non mais ça c'est une chanson donc je m'en fous alors que le
mensonge c'est pas gentil de ta part m'a ainsi votre manière j'irai pas à new york avec lui j'irai plutôt
avec ma femme non personnellement j'ai pas trop on comprend pas trop bien ce qu'ils nous disent à
part excuse me excuse me ou qu'un tueur et ça c'est ça là donc on revient sur la 6 à l'aïe
il n'a rien fait gérard il ya jupilère qui te demande si à new york a vu starsky hutch non alors
on revient à la troisième question que m'en sont quand on est à new york leur spécialité on va
demander ça à peau de chambre vous commencez vous commencez à me casser les couilles sérieusement
on est déjà la troisième question vous commencez à foutre un foot boîte merde c'est pas bon une amie si
ça va pas être bon pour le deuxième débat je le sens alors peau de chambre
tu crois qu'ils mangent des frites à bas
tous en même temps s'il vous plaît cuisse de velours je viens de répondre à la question
non mais je demande à peau de chambre c'est pas qui répond c'est pas mal
tony
il me semble aussi que c'est beaucoup d'aval de sauvetage de viande rouge et de frites d'accord
ce boulot moi j'étais dans un fast food et j'ai pris un menu mcgaver
anthony tony tony tony laisse le parler donc j'ai pris un menu mcgaver un couteau suisse
d'accord tu vois mon pote à temps qu'il y a un couteau suisse une boussole et un sandwich au paté
d'accord tu vois mon pote attendez j'ai un couteau suisse j'ai un couteau suisse et un sandwich au pâté
d'accord tu vois mon pote attendez j'ai un couteau suisse et un sandwich au pâté
ça c'est pas comestible dans ce cas tu sais ce que tu vas faire tu vas aller voir fildar
tu vas aller voir fildar au standard maintenant ça va être terminé pour toi
je peux pas l'aider hein non non mais c'est bon tu prends quelqu'un d'autre parce que j'aime pas les cons qui s'amusent à dire des conneries
donc on n'a pas le droit d'être drôle saucisson à l'ail
alors la nourriture la plus répandue je dirais les hamburgers les hot dogs les frites et les oeufs brouillés
et comme c'est ça je prendrais une pomme d'accord cuttool
bah moi j'ai entendu dire qu'ils faisaient des hot dogs avec des chiens écrasés mais bon
alors cuttool cuttool oui je crois que t'as pas tellement bien compris la question
bah si arrête pas vas-y non mais attends tu crois que je m'amuse à faire que ça toute la soirée
je vous demande ce qu'ils mangent je t'ai dit ils mangent des hamburgers faits avec des chiens écrasés
ouais bah ça ça rend signe qu'on mange des bêtes
non mais pas du tout j'ai l'impression que moi j'ai l'impression que tu saurais ce qu'ils font des hot dogs avec des chiens écrasés
d'accord alors moi je peux te dire une chose que c'est beau donc le
les plats le plus qu'il y ait demandé
attends c'est le qui s'amuse à
à rnipler comme un comme un un bœuf
c'est Sandy alors Sandy à ton merde toi d'accord pétasse
ça ça va aller vite maintenant
je vous préviens je modère pas mes mots alors
ah bon on a vu là
gare au gorille
donc donc qu'est-ce que je disais donc ouais je voulais répondre donc bah c'est sûr que
la spécialité d'avoir c'est hamburger brouillé voire même café du café souvent c'est hamburger café là-bas en règle générale donc
ouais non mais c'est vrai qu'ils mangent aussi des glaces mais je pense que merci pour le larsen quand je parle c'est sympa donc je peux dire que c'est vrai qu'il y a aussi il y a des glaces mais quand il fait froid ça m'étonnerait
c'est vrai qu'il y a beaucoup Gérard c'est vrai qu'il y a beaucoup d'obèses aux états unis
non non mais je peux je peux dire que en règle générale là dans dans dans les quartiers attendez s'il vous plaît merci déjà je vais couper je vais te répondre Tony après mais il y a une question hier c'est que peut-être important oui il y a Jardis Couture qui te demande quand tu es allé à New York est-ce qu'il y avait encore le vaisseau d'indépendance B au-dessus de l'Empire State Building non qu'est-ce que je voulais dire
merci c'est pas à Manu qu'il faut les envoyer c'est à moi d'accord
alors pour la première question êtes-vous déjà allé à New York alors il y a 50% des gens qui ne connaissent pas New York dans la Manche alors ça la Manche c'est dans le département 50 donc je vois pas du tout l'Europe
il y a New York là-bas non mais il faut passer par la Manche pour la New York c'est la mer la mer tu connais pas la Manche non mais attends tu me dirais il faut traverser la Seine pour aller à Suresnes c'est pareil à Broutille
32% des gens répondent ne répondent pas aux mondiaux donc je vois pas du tout le rapport avec êtes-vous déjà allé à New York qu'est-ce qu'il y a encore 18% sont allés à Euro Disney alors je sais pas si Euro Disney ils veulent parler d'Euro Disney celui qu'il y a à Paris mais à New York ça s'appelle pas Euro Disney
c'est même pas Disneyland
c'est Disney World
c'est Disney World
je crois que
le parc d'attractions là il est en
il est en voie de disparition
oui Rigo
il y a Raptor qui te demande
vu qu'il n'y avait pas le vaisseau d'indépendance D
est-ce qu'il y avait King Kong sur l'Empire State Building
non plus
donc je répondais à qui c'était
donc Tony tu peux me
je répète pas la question
donc tu voulais me parler s'il y avait des obèses
voilà j'ai très bien compris
je répète pas la question
si ça te plaît pas mon pote tout à l'heure tu vas dégager
et puis je vais pas te répondre tout de suite
vas-y on te réponds quand même
alors donc pour te dire s'il y avait des obèses là-bas
je sais qu'on en a vu pas mal
et c'est vrai qu'il faut voir aussi ce qu'ils mangent
parce que quand tu vois le nombre de restaurants
qui sont les uns à côté des autres
ça fait un restaurant tous les 20 mètres à peine
grosso modo
et je peux te dire une chose
grosso modo
il y avait un restaurant tous les 20 mètres
oui Rigaud avant qu'on fasse une pause
non il me demande si
attends
c'est méchant il parle de Sandy
bon alors c'est pas la peine
donc alors
j'ai une question
est-ce qu'ils ont toujours le syndrome de la vache folle au McDo
non mais attends je vois pas du tout le rapport
avec New York là
dans les hamburgers
non mais attends je vois pas du tout le rapport
parce que le temps c'est pas le temps
je vois pas du tout le rapport parce que le temps c'est pas le temps
je vois pas du tout le rapport parce que le temps c'est pas le temps
je vois pas du tout le rapport parce que le temps c'est pas le temps
le truc sur la vache folle
ça vient pas de New York
ça vient d'Angleterre
donc
vas-y toi
parle plus fort comme ça
on comprendra bien
donc
oui
moi j'aimerais te poser une question
est-ce que tu crois que la viande qu'ils mettent dans les hamburgers
est-ce que c'est la même viande qu'on prend
attends 5 minutes
tu parles encore plus fort je comprends pas
c'est de la viande de riz
c'est de la viande de riz dans les hamburgers
attends mais je pense à les 24 lignes
je suis en train de me faire une question je suis méchant
attends 5 minutes
je vais bouffer ton saucisson en lait
attends tu fermes ta gueule toi connard
ok connard
écoute je fais les 24 lignes
ouais tu fais les 24 lignes et tu parles moins fort
quand les gens ils parlent ok
allô
non Gérard arrête arrête
arrête de le frapper
Gérard arrête
il continue ton débat
bon alors saucisson en lait
vas-y je t'écoute
vas-y
avant qu'on fasse ta pause
oui donc je voulais te poser la question suivante
est-ce que tu crois que la viande qu'ils mettent dans les hamburgers
est-ce que tu crois que c'est la même viande qu'en France ?
si je pense si parce que c'est
faut dire une chose que les hamburgers
donc c'est des trucs qui sont apportés d'un peu partout dans le monde
donc c'est de la viande hachée
donc je pense que
ça peut être de la viande fabriquée aussi
ouais mais je pense
bon on arrête pour cette question
maintenant tout le monde a répondu
alors que représente New York pour vous
et on va s'écouter
on va s'écouter quoi ?
la croûte des pieds de ma femme
sont bonnes avec du caviar
et on se retrouve tout de suite après
au 0800 308 5000
et 0870 5000
et toujours www.inter.radio
sur le site internet
que Rigo vous attend
à tout de suite
à tout de suite
à tout de suite
au revoir
bonne radio
et donc il y a toujours Rigo
qui vous attend sur le site
internet www.fr
j'ai une grande nouvelle
on a déjà dépassé les 3000 personnes
alors qu'il est qu'une heure du matin
on est en train de voir tout l'heure ce qu'on a
3104,3
ouais mais j'espère qu'il y en a pas
qui vont s'en aller à cause de fil d'arbre
on vient de s'écouter quoi Gigi ?
on vient de s'écouter
les croûtes de pieds de ma femme sont bonnes
avec du caviar
vous pouvez toujours nous appeler
au 0800 308 5000
il y a toujours monsieur fil d'arbre
quand il sera décidé à faire son boulot correctement
parce que les 24 lignes sautent
mais il prend personne au standard
donc ceux qui essayent d'appeler
n'ayez crainte
c'est fil d'arbre qui déconne
allô ?
hein ?
on retient les lignes qui sautent
alors donc on récupère cul de poule
c'est bien si Manu ?
oui
je peux avoir les gens ?
ah bah excuse-moi
merci
donc on récupère cul de poule
oui je suis là
rebonsoir
rebonsoir
saucisson à l'ail
salut
salut
euh sudboule
toi tu viens d'arriver
bonsoir
euh Tony
salut ma couille
salut
cuisse de poule
cuisse de blour pardon
moi je suis là
euh pot de chambre pour terminer
allô Gérard
ok
alors donc la question c'est
que représente New York pour vous ?
alors on va demander ça
bah on va demander ça
bah bah bah
cuisse de blour tiens
bah pour moi ça représente un lieu historique
enfin je parle de la société de liberté
ouais
et
et
voilà c'est tout
ça euh
pour toi euh
ah ouais mais toi tu y as jamais été
ouais ouais je parle de
ouais ouais
donc euh
avec les boutiques en fait
hum d'accord
mais euh t'as pas eu l'occasion de
d'aller dans
dans dans le centre de
dans le centre ?
non non
d'accord
euh pot de chambre ?
ouais bah moi ça me fait penser aussi à ce qu'il y a de la liberté
et puis au cinéma
mais attends
mais pourquoi le cinéma ?
euh je sais pas si t'as vu Dimorphi dans la presse à New York ?
mais non mais mais attends
mais mais attends pot de chambre
non mais je vois pas du tout le rapport que représente New York pour vous
toi tu me dis la statue de la liberté et les cinémas
mais attends mais je vois pas du tout le
il a raison moi j'ai vu aussi euh perversion
non mais attends Tony pour l'instant je demande à pot de chambre
oui oui
bon alors vas-y Tony si tu... bon toi pour toi c'est le cinéma et la statue de la liberté c'est ça pot de chambre ?
hum
hein
euh Tony
non mais je voulais dire qu'il avait raison parce que moi j'avais vu perversion anal à New York aussi
et ça parlait de New York et puis il y avait Antoine Lefond de New York
ah Delphine excuse moi
allô ?
ouais salut chérie ça va ?
ça va ?
ouais
non mais euh Tony
ouais
Tony tu arrêtes s'il te plaît ?
je te rappelle plus tard là je parle à Jean-Loup
non Tony s'il te plaît
je parle au bouffe de l'antenne
ok ok
Tony !
euh ouais et puis aussi ce que ça m'inspire aussi New York c'est des filles blondes qui vont se baigner à moitié à poil en baillot de bain rouge dans la tamise
non mais attends parce que là je vois pas le rapport
tu veux dire la série ?
euh Suzeboule
ouais ça me fait penser à King Kong et Godzilla
d'accord
ouais tu vois tu peux...
je vais répéter la première question du débat je vais y répondre
non non je répète plus les questions
euh saucisson à l'ail
alors ce que ça représente bah la statue de la liberté les vacances et évidemment les beaux garçons
d'accord ah ben
donc voilà
cul de poule
ouais moi ça représente 6 mois de ma vie
je suis partie 6 mois là-bas j'ai fait la fête pendant 6 mois quoi
ouais mais alors pas con alors comme toi tu y as été pendant 6 mois
ouais
donc tu peux me dire qu'est-ce que t'as visité ?
j'ai visité plein de trucs mais j'ai surtout fait la fête
en fait j'étais dans les boîtes
j'étais pas là-bas pour visiter vraiment quoi
j'allais à la statue de la liberté dans l'Empire State Building
pourrais-tu nous inviter quand même ?
voilà
pourrais-tu nous inviter ?
mais attend
non mais la prochaine fois j'y retourne bientôt
y'a une question hier c'est Rigaud non ?
ouais y'a Davy Wan
laisse tomber Rigaud laisse tomber
non mais attends
euh Rigaud
impose-toi Rigaud
assieds-toi Gérard
toi fais gaffe parce que tout à l'heure j'étais éclaté toi
Gérard y'a juste Davy Wan qui te demandait si New York c'était la capitale des Etats-Unis
euh je... non c'est Washington
pour le remettre à sa place
voilà alors euh donc tout le monde a répondu donc euh
pour moi que représente New York ?
donc bah bien sûr y'a la statue de la liberté
y'a le stadium building
y'a le central park
y'a la cinquième avenue qui est super belle à visiter avec euh
Manhattan
hein ?
Manhattan
c'est où ça ?
c'est New York
ouais mais euh attends tu peux préciser le fond de...
Manhattan bah euh
Manhattan ?
ouais
ouais bien sûr on a visité tous ces coins là
on a même visité
le Wood Boulevard ?
mais on a même visité le... les quartiers euh chinois, italiens et... et autres
t'as visité le Wood Boulevard Gérard ?
hum ?
t'as visité le Wood Boulevard ?
bah bien sûr on... je t'ai... qu'est-ce que je viens de dire ?
on a fait la cinquième avenue on a... on a fait qu'une marché de... durant les... les trois jours
mais qu'est-ce que t'as dit en le...
attendez attendez tout le... tout le monde... bah pas tous en même temps
ouais mais Tony je voulais te demander si t'étais allé dans le quartier euh Black à Amsterdam
bah je viens de... eh qu'est-ce que je viens de dire dans les quartiers noirs espèce de... d'abruti ?
ah excuse-moi j'ai pas entendu un pralem donc
c'est un pralem ?
bon euh celui qui... celui qui reçoit du monde là c'est plus la peine qu'il... qu'il participe au débat parce que ça commence à m'énerver
eh dégage de chez toi tu les fais pas rentrer
ok
ok
on veut pas... on veut pas... on veut personne
arrêtez de rigoler là
tu gères un peu ?
eh tu fais quoi ?
oh non je fais...
tu fous ta merde
mais non
mais j'ai pas que j'ai une émission à faire avec le boeuf de soin de...
oh non
mais t'es en train de foutre ta merde ou quoi toi ?
oh là là c'est nous
New York
euh donc qu'est-ce que je voulais dire moi c'est tout
Gérard ?
oui
il y a Ethan sur IRC qui te demande si t'as rencontré des stars à New York
euh alors qu'on... non on a pas eu l'occasion d'en voir à part que ils puissent... ceux-ci sont à l'aïe il y en a dû voir euh...
euh moi j'ai vu Al Pacino et... et Jean Reno
bon alors celui-là c'est plus la peine maintenant Fildar tu fais ton boulot correctement
président de la république des Etats-Unis Bill Clinton
d'accord euh Fildar
écoute ton micro et tu me gères celui qui est en train de recevoir du monde parce que ça m'énerve
je voulais te poser une question Gérard je voulais te poser une question
est-ce que t'as été dans la... dans la rue tu sais où ils font leurs... ils laissent des empreintes de pieds là c'est avec leur nom ?
euh ouais on l'a visité aussi ça on y est passé
c'est Hollywood ?
ouais c'est dans Hollywood boulevard
bon Fildar tu gères maintenant ça commence à bien faire
je vais ouvrir alors
d'ailleurs je vais t'ouvrir mon poing dans ta gueule toi
t'es allé à South Fork ?
non
euh les touristes vont tu le puces ?
je vais plus facilement à New York qu'à Roubaix
c'est pas la même ambiance
ouais ouais c'est sûr
c'est pas pareil
elle est bien elle est bien la question
donc euh on va demander à Tupoul
ouais bah ouais moi je vais plus facilement à New York ouais
je suis désolée pour les gens qui habitent Roubaix mais euh non non je peux pas là
d'accord euh... ceux-ci sont à l'aïe ?
non moi je pense que les touristes peuvent se rendre plutôt à Roubaix plus facilement
ouais non mais attends
parce que y'en a un qui est en train de faire le con tout à l'heure si je me lève il va s'en prendre une il va dégager des studios vite fait lui
ouais donc je te disais je pense que les touristes peuvent se rendre plus facilement à Roubaix
je vais t'expliquer pourquoi
parce qu'à Roubaix ils peuvent s'y rendre en voiture ou en train et que c'est moins cher que l'avion
c'est à quoi avoir à Roubaix ?
à l'avion quand tu payes ton billet de train déjà que ça te fait cher
en plus tu fais la queue pour avoir ton billet de train donc euh...
mais t'as pas la statut de la liberté à Roubaix
mais y'a des "bouldings" à Roubaix ?
y'a pas de "bouldings" là-bas
non mais vous la laissez parler c'est tout
ok, bon merci
euh... Susboul ?
bah moi je pense que c'est quand même plus facile d'aller à Trifouille et Jours parce que c'est en France et c'est plus près
n'importe quoi toi
Tony ?
ouais moi tant qu'à faire je préférerais aller à New York avec plus de poules qu'aller à Roubaix
ouais ouais ouais ouais
euh... Cuisse de Blour ?
bon bah je préfère aller à New York c'est clair
on t'emmènera
on fera des trucs à Troyes
attends attends
y'a D-Light sur IRC
ils demandent quelle langue on parle à Roubaix
bah à Roubaix on...
Roubaix quoi ?
euh... non on parle le ch'ti-mi
donc comme Roubaix c'est dans le nord donc on parle le ch'ti-mi
voilà euh...
Potcham pour terminer
ouais mais on s'intéresse plus facilement à New York aussi ouais
on part tous les 5 là
d'accord, bah moi je peux vous dire
je préfère aller à New York qu'à Roubaix
parce que à New York au moins c'est...
on t'en met un peu comme moi alors ?
moi je préfère aller à New York parce qu'il y a plus de trucs à visiter que dans le nord de la France
voilà voilà voilà
donc alors y'a peut-être un...
un petit sondage là mais je pense que
ça m'étonnerait que ça fasse plaisir aux gens
non monsieur Edou...
Edou New-Yorkais de naissance
60% ont répondu euh...
euh... 60%
des gens le sont depuis le 1er janvier
je vois pas du tout le rapport
ça ça a rien à voir
euh... après j'ai 30%
des gens sont...
des gens le sont depuis
que Dieu est là
alors là je vois pas du tout le rapport
10% des gens se...
se sont fait vacciner
contre New York cet après-midi
n'importe quoi
ça c'est des conneries au PD de...
au PD de Fildar
donc ça a rien à voir avec les questions
donc je sais même pas pourquoi qu'on me donne
des sondages comme ça, ça sert à rien
du tout
la sixième question celui qui s'amuse
à vouloir répondre qui est pas sur l'antenne
il va s'écraser merci
bonjour Gérard
alors qu'est-ce qui vous fait le...
qu'est-ce qui vous a fait rêver à New York
bonjour Gérard
hé ça y est t'as fini
ça y est t'as fini toi de dire allô Gérard là le connard
putain c'est bizarre on l'entend plus
alors euh...
bonjour Gérard
bah moi je sais pas aller à New York alors euh...
je peux pas savoir ce qui peut me faire rêver le plus quoi
non mais attends tu peux imaginer parce que t'as...
ils en parlent quand même...
non mais tu peux imaginer ils en parlent quand même à la télé
non mais tu peux imaginer ils en parlent quand même à la télé
non mais tu peux imaginer ils en parlent quand même à la télé
ouais d'accord je crois que euh...
il est blasé il est blasé
non non pas du tout mais euh...
j'ai une idée je crois que je vais le dégager
ouais je pense
plus de blours
bah les beaux garçons le soleil
t'as pas besoin d'aller à New York ma petite
t'as pas besoin d'aller à New York ma petite tu viens à Paris
bon Tony s'il te plaît tu te calmes
non mais Tony tu te calmes ou sinon tu vas faire comme pas de chambre
non mais Tony tu te calmes ou sinon tu vas faire comme pas de chambre
non mais pourquoi aller si loin
on la laisse parler ok
vous la laissez vous la laissez
Tony s'il te plaît tu laisses parler les gens
après on te laissera parler d'accord
alors tu laisses parler un peu les gens aussi
ok merci
donc cuisse de blours
c'est bien ce que je dis
mais je suis allée que 3 jours donc euh...
tu y as été 3 jours ? ouais
et de quand à quand ?
bah j'en sais rien moi il y a 2 ans au moins
d'accord Tony donc maintenant
ouais mais New York j'ai eu l'occasion de connaître
ouais mais New York j'ai eu l'occasion de connaître
mais en fait que par la télé
et puis ça me dit rien en fait je viens à Paris
oui oui
donc New York pour toi
personnellement ça
ça me dit rien franchement
d'accord euh...
suisse boule ?
bah moi j'aurais voulu rencontrer Jock Ewing
mais il est mort
non mais attends
qu'est ce qui vous a fait
rêver à New York ?
bah c'est Jock Ewing dans son orange
non mais attends je vois pas du tout le rapport
avec la question
Tony s'il te plaît
merci
bon alors suisse boule ?
et bah c'est Jock Ewing parce que...
bah vous vous réveillez un peu parce que là c'est mort quoi
oh punaise bon allez
au revoir pour les saucissons à l'ail
oui alors moi je vais te dire
franchement ce qui me fait vraiment rêver
c'est d'habiter dans un grand building
et de voir les habitants de haut
n'importe quoi
non mais ça euh...
même si on monte au 40ème étage on te voit
non là je vais te dire une chose
que ça m'étonnerait Tony
non non Tony
je vais te dire une chose
Tony
non mais moi j'ai pas d'odeur
Tony s'il te plaît
merci
tu te poules
bah moi en fait j'ai rêvé de tout
et puis en fait si tu claques un peu de frites
tu peux assouvir tous tes fantasmes là bas quoi
d'accord je répondrai après
oui Rigo
sur l'IRC qui te demande
si tu t'es bien bourré la gueule à New York
là je vais te dire une chose tu vois
là c'est que
le plus gros problème à New York
c'est que si tu te fais piquer avec de l'alcool
tu vas directement en cabane
donc il faut
mais il n'y a pas beaucoup de cafés à New York
euh non c'est plus des
c'est plus au nord hein
on va préciser même avec saucisson à l'ail
comme on y a été donc on peut préciser
c'est que là bas c'est rare que tu as le droit de boire de l'alcool
ou sinon faut que tu la planque dans un espace
moi je crois pas y avoir été avec toi
c'est moi qui y suis allée
c'est pour ça que là tu dois faire
arrête arrête c'était avec toi
vous êtes allé voir Zodzilla ?
saucisson à l'ail ?
tu te fous de moi là ?
bah oui je me fous de toi
attends toi je te jure
t'as intérêt de répondre aux prochaines questions correctes
il y a Rennes sur l'IRC
qui te demande si tu te fais piquer avec de l'Adidas
tu vas en prison aussi
parce que le parfum tu as le droit d'en acheter
mais pour revenir à la question d'Ethan
donc pour l'alcool
il faut que ça soit planqué
et ça je pense que personne
pourra me le contredire
c'est qu'ils mettent ça dans des
dans des poches
dans des trucs
qu'on fasse pas les gars
ah mais quand tu vas dans les cafés
c'est pas dans les cafés
arrête
arrête de lui mettre des coups de pied
arrête de lui mettre des coups de pied
tu vas te prendre le poing dans ta gueule dans peu de temps
allez enchaîne le
alors donc moi qu'est-ce qu'il m'a fait
qu'est-ce qu'il me fait rêver
oh vous fermez votre gueule ou quoi là maintenant
ah ouais Gérard ce que tu aurais dû faire c'est
mettre de l'eau de vie dans une bouteille d'évian
comme ça tu aurais eu ta douce quotidienne d'alcool
oh Gérard
ah oui
j'ai fait un like et il m'écrit pas du tout
il est parti ?
non d'accord vous allez arrêter de punir votre connerie
maintenant vous allez peut-être reprendre le débat correctement
I'm leaving today
branche ta gueule toi connard
un jour Gérard sera à New York avec toi
Gérard Gérard Gérard Gérard
Gérard Gérard Gérard Gérard
Gérard ton débat toi Gérard
assieds-toi
Gérard assieds-toi
et reprends dans le calme avec les auditeurs
c'est bon un jour Gérard sera à New York avec lui
allez allez allez
ouais marque toi bien toi
espèce de connard va
c'est une question
bon les auditeurs
oui
la question de Gérard
on écoute
alors pensez-vous qu'il fait jour
et qu'il bouge salope
bon
et ben c'est simple on va s'envoyer un livre
non mais on peut pas
non non tu peux pas je veux pas le savoir
moi Fildar il fait pas son boulot
on va reprendre le calme Gérard
on arrête on arrête
il y a un petit débat calmement
il y a D-Light sur l'IRC qui te demande
si tu étais en première classe dans l'avion
et où étaient la piscine et les cours de tennis dans l'avion
déjà pour lui dire
il n'y a pas de piscine et il n'y a pas de cours de tennis
en première classe c'est réservé aux hôtesses de l'air
donc on n'a pas eu l'occasion
d'être en première classe
il n'y a pas de première classe dans les avions
il y a un écran Gégé
comment ? il y a un écran
ouais il y a un écran télé
donc qu'est-ce que je voulais dire
du béton et du macadam
la plus belle piscine
c'est la plage
tu sais ce qu'on va faire
si tu veux poser la question
on va mettre un petit disque
je crois que c'est mieux
toi tu vas me gérer ça
parce que tout à l'heure je vais t'éclater
je le sens
combien on est ?
on est toujours plus de 3500
ça va alors je peux faire le con
je crois que tu vas faire le con
on va le faire avec mon pied dans le cul
pose la question Gérard
alors pensez-vous qu'il fait jour
à New-York quand il est 18h à Paris
et qu'il pleut et on s'écoute
les petits pousseaux en Paname
avec les chiens d'Henri en break
je te signale
et voilà donc on vient de s'écouter
les petits pousseaux de Paname
avec les chiens d'Henri en break
il est toujours 1h22
exactement
donc vous êtes toujours sur Fun Radio
donc vous pouvez toujours nous appeler au 0803 085
ou au 0875
où il y a Fildar
qui vous y accueille
qui ne veut pas vous répondre
c'est pas de notre faute
et puis Rigo toujours
toujours l'internet
lui il bosse bien
donc www.fairfunradio.fr
et
ouais ? donc tu me disais ?
il y a rien là maintenant ?
on est un peu moins de 4000
3856
moins 3 parce qu'il y en a 3 qui viennent de partir
bah ouais à cause de Fildar
bravo
ils allaient se coucher ils connaissent New-York
et ils s'en foutent de ton débat
tant pis pour eux donc on est quand même à 3800
c'est quand même pas mal
à 1h23 du matin
donc c'est bien
donc on récupère Cutpool
bonsoir Gérard, bonsoir Manu, bonsoir Fildar
bonsoir
bonsoir à tous
je te prends
par devant et par derrière
y'a pas de problème
t'es salope
t'es salope à ton merde toi pétasse
c'est quand tu veux hein
oh ceci soit à l'aïe attend
je réponds à celle qui vient de dire
y'a pas de problème Gégé
non mais moi je t'emmerde salope au pied
c'est gentil hein
d'accord ? alors celle qui s'amuse à dire des conneries
va dire tout de suite d'accord ?
c'est clair et net
plus de blour
j'ai le boule
j'ai les boules
j'ai les boules
attends j'ai les boules
c'est pas moi
c'est bien c'est bien
pour en venir au débat
pour en venir au débat
tu le dois
1h24 on recommence
juste après la pause
toi tu fous ta merde
tu les laisse dire les auditeurs
c'est bien ils ont raison continue
à cause de toi ça va descendre
celui qui s'amuse à recevoir du monde
c'est pareil
donc j'accueille le dernier auditeur
c'est Géléboule qui gratte
bonsoir
dis donc tu pourrais mieux écrire
on t'a pas appris à écrire
bonsoir à tous
bonsoir
bonsoir
bonsoir
bonjour
bonjour
enchaîne Gérard
alors 7ème question
le menu il est vélaire aujourd'hui
bon toi tu le teues s'il te plait
pensez vous qu'il fasse
pensez vous qu'il fesse
oh tu la viens une salope
ok quitte poule
ou puce de blour
là je vous préviens vous allez vous calmer
les deux salopes qui nous restent
Gérard pour en revenir au débat
il y a Yankee sur l'IRC qui te demande
si on peut payer les putes de New York en euros
alors là pour l'instant
je peux pas répondre parce que
l'euro c'est pas avant janvier 99
et les billets sont pas avant
ça sera que les pièces qui seront sorties maintenant
toi je t'emmerde
ok
bonsoir lui
bonsoir
allez pour Tony c'est terminé
Tony c'est terminé pour lui
allez hop
tu le bires tu prends quelqu'un d'autre
allez hop terminé
comme ça on entendra pas
le téléphone sans arrêt
Gérard c'était pas la même sonnerie
que le téléphone de Tony
c'était chez moi mais j'ai décroché
ça commence à bien faire
ça y est j'ai décroché le téléphone
Manu tu m'éteins le double son
j'ai rien mis Gérard
mais j'ai rien mis
je m'en fous
je pense pas à la 7ème question
vas-y vas-y
bon alors fil d'art
tu gères ou sinon je t'éclate
écoute je cherche des auditeurs je peux pas tout faire
autrement je fais la vaisselle aussi
pensez-vous qu'il fasse jour à New York quand il est 18h à Paris
et qu'il pleut
on va demander à ça à cul de poule
ça dépend
ça dépend
ça dépend qu'il soit laissé lever ou pas
non mais
tu m'as arrêté de dire allo constamment
parce que ça commence à me faire chier là
d'accord
bon alors tu t'écrases toi pour l'instant
quand je t'appellerai poitrine
tu sortiras de sous le lit toi
excuse moi à la place de Tony
j'ai trouvé un auditeur très sympa au demeurant qui s'appelle mon chéri.
Salut ! Salut mon chéri ! Tu peux foutre où tu veux, tu le sais. Salut ! Salut ! Je te signale,
Fildar, fais gaffe à ce que tu me prends comme auditeur parce que c'est toi qui es responsable
si tu ne me prends pas au-dessus des 24 lignes. D'accord ? On verra toi. Alors saucisson à l'ail.
Alors te dire qu'il pleut quand il est 18 heures, je ne crois pas. Pensez-vous qu'il fasse jour à
New-York quand il est 18 heures ? Et qu'il pleut ? Je n'ai pas compris la question. Alors je te dire
qu'il pleut là-bas, je ne crois pas. D'accord. Je ne pense pas non plus. Attends, saucisson à l'ail,
je te préviens, tu es de poule ou tu es de mort, vous avez vu ce que j'ai fait ? Vous avez vu ce que
j'ai fait ? Je te préviens, tu es de poule ou tu es de mort, vous avez vu ce que j'ai fait ? Je te préviens,
tu es de poule ou tu es de mort, vous avez vu ce que j'ai fait ? Vous fermez-vous sur vos gueules,
vous fermez-vous sur vos gueules, les deux pétasses. Ce n'est pas moi. Tu ne nous insultes
pas comme ça, alors ce n'est pas moi. Alors vous fermez vos gueules. Ce n'est pas nous. Mais
effectivement, je crois qu'il peut faire jour quand il est 18 heures à Paris, voilà. Et quand
vous avez fini de prendre de la poudre de ma gueule, là. Je sens qu'il va prendre mon poing dans
ta gueule. Tu n'écoutes même pas ce que je te dis, là. Pour l'instant, il y a des connards. Moi,
tu n'écoutes même pas les questions qu'on te pose.
Gérard, t'as payé combien pour faire la big pile ?
Et ta soeur, elle a payé combien pour faire une pipe ?
Bon, Gérard, tu continues ton débat, là ? Tu sues, franchement ?
Bon, s'il vous plaît, s'il vous plaît, les auditeurs, on se répond à la question.
Alors, on continue, je repose la question. Saucisson à l'ail, pensez-vous qu'il passe
jour à New York quand il est 18 heures à Paris et qu'il pleut ?
Je viens de te répondre, je viens de te dire qu'il ne pleut pas et que là-bas, effectivement,
il peut faire 18 heures quand il fait jour, là-bas.
D'accord, je te prends.
Moi aussi.
Bon, alors, toi, tu dégages comme ça, t'as tout de suite répondu.
Mais il n'a pas répondu, Gérard, laisse-le répondre.
Mais attends, pour l'instant, il est en train de me prendre pour un con.
J'ai dit que tu voulais que je te prenne, c'est pour ça.
Toi, Manu, tu fermes ta gueule et tu fais ton boulot correctement.
Je n'ai rien dit.
Quand je te prends, tu réponds à la question pour la dernière fois.
Mais bon, moi, je pense qu'il fait nuit à New York.
Quand il fait jour, à Paris, du Luxembourg.
Bon, alors toi, tu n'as pas compris la question, tu dégages ça.
Réexplique-lui, Gérard, plutôt.
Pensez-vous qu'il passe jour à New York quand il est 18 heures à Paris et qu'il pleut ?
C'est clair, net, précis.
Non, moi, je pense qu'il fait nuit à New York et qu'il neige à 18 heures à Paris.
A 18 heures, il fait déjà jour à New York et à Paris, il fait nuit.
Je te signale.
Oui, mais ça, c'est pas vrai.
Parce qu'il y a un décalage d'horaire de 6 heures.
Pourquoi tu ne l'expliques pas, ça, au lieu de leur poser une question ?
Toi, tu fais ton boulot, tu la perds.
Ce n'est pas au Big Bill, là.
Ce n'est pas à toi que je m'adresse.
Ce n'est pas au Big Bill, tu ne poses pas des questions pour gagner des cadeaux.
Ce n'est pas à toi que je m'adresse.
Gérard.
Oui ?
Ça dépasse, ça dépasse, quoi.
C'est qui ?
C'est les saucissons à l'ail.
Oui ?
Gérard, pour revenir au débat, il y a un VNS sur l'IRC qui te demande si les New Yorkais dorment sous la pluie le jour à cause du décalage d'horaire.
Ça, je ne peux pas dire parce que le décalage d'horaire, je ne sais pas s'ils le font aussi ou pas.
Donc, je ne peux pas lui dire.
Est-ce que toi, tu en as vu qui dormait le jour sous la pluie ?
Là-bas, on n'a pas eu l'occasion d'avoir de pluie, donc je ne peux pas le dire.
On n'a pas eu l'occasion d'avoir de pluie.
OK.
Alors, tu es en série ?
Oui.
Moi, je pense qu'à New York, déjà, il pleut tout le temps.
Ah oui ?
C'est un phénomène qu'on peut se trouver.
Et en fait, à cette heure-ci, à New York, il doit faire jour.
Il est quelle heure ? Une heure plus ?
Il est 18h17 à New York, exactement.
Oui, il y a...
Oui, oui, oui, 18h17.
OK.
Cuisse de blour ?
Je n'en sais rien du tout.
Attends.
Tu n'en sais rien ?
Oui, c'est vrai.
Non, mais ça va, tu ne veux pas que Sam t'achète un lit non plus, non ?
Oui.
Tu fais bien ton boulot, là ?
Bah ouais.
Oui.
Ah bah, dis donc.
Tu ne me dirais pas.
Bonne nuit à toi.
Ouais, bah, l'autre, il est vautré sur les deux sièges.
Monsieur, il n'est même pas capable de prendre les gens au standard.
Alors, les 24 lignes sonnent.
Les gens, ils s'amusent à appeler.
Monsieur ne veut rien prendre.
Monsieur, il est fatigué, il faut le comprendre.
Non, mais il est fatigué pour rien de la journée.
Bon, Gérard, pour en revenir au débat, il y a Ethan sur IRC qui demande si tu as visité une radio à New York, genre Fun Radio.
Non, là-bas, on n'a pas eu l'occasion de visiter.
Tu as visité des radios.
Si, à ce qui paraît, tu as été invité pour l'émission de World Siam.
C'est ça, tu as raison, toi.
J'ai les boules qui grattent.
Il y a des champagnes pour ça.
Oui, Gérard.
Moi, je suis, je suis d'origine New Yorker.
OK.
Et je pense que, enfin, je pense que, enfin, le temps, le temps, oui.
Oui, oui.
OK.
D'accord.
D'accord.
Tu as vu Big Bill ?
J'ai les boules qui grattent.
Tu dégages.
Au revoir.
Au revoir.
Au revoir.
Tu ne veux pas dégager.
Il vient de New York.
Non, je ne le dégagerai pas.
Au revoir.
Au revoir.
Je ne le dégagerai pas.
Il est de New York.
C'est intéressant.
Il prend son boulot comme il faut.
J'ai vu la Big Bill Tower.
OK.
Bon, ben, moi, quand Pilar prend son boulot, je continuerai le débat.
Attends, j'essaye d'avoir des New Yorkais parce que tu fais un débat sur New York.
Je me suis fait chasser ta journée.
Le New York.
Quand ?
Quand ?
Quand ?
Quand ?
Tu n'as rien foutu.
Tu n'as rien foutu.
Tu n'as rien foutu.
Alors, on le dégage.
Non, on le garde.
Non, non, non, non.
Gérard, il y a Turpentine sur l'IRC qui te demande si tu es monté sur la statue de la
liberté.
Est-ce que d'en haut, tu as vu la tour Eiffel ?
Non.
La statue de la liberté, de toute manière, elle était trop loin et on n'a pas pu monter
dessus.
Elle était partie ?
Non, elle est trop loin par rapport à là où on était du 102ème étage du… je ne
sais plus où.
Vous étiez au 102ème étage ?
Je ne sais pas si il n'y a que 100.
Il n'y a que 50 étages.
Alors, Tony, je te signale que je viens de te faire connaître encore.
Non, Tony n'est pas là.
Il n'est pas là.
Tony, il s'est couché.
Oui, oui.
Enfin, bref.
Fildar, il fait vachement bien son boulot.
Ça se voit qu'il va vite dégager de ce qu'on a.
Il fait bien son boulot comparé à certains.
Oui, il ferait mieux son boulot.
Ça irait peut-être mieux pour gérer le débat.
Pour l'instant, il fait que de la merde.
Oui, c'est ça.
C'est ça.
Bon, Gérard, c'est mieux ton boulot.
Il pose ta question, là.
Enchaîne.
Attends.
Toi, si tu n'es pas content, tu vas dégager.
Ok, super.
Ok ?
Ok, super.
Bon.
Alors, huitième question.
New York est-elle une ville plus dangereuse que Paris ? Si oui, pourquoi ? On va demander
à Saucisson à l'ail.
Oui, absolument.
Parce que New York, je pense qu'il y a plus de problèmes avec la police.
Oui.
Et on entend que c'est plus dangereux que Paris.
Oui, oui.
Parce que New York, c'est moins dangereux que Paris.
Et New York, c'est moins dangereux que Paris.
Et on entend souvent les sirènes.
Les sirènes des polices, si tu veux.
Oui, il y a la police et les ambulances.
Et il y a souvent des meurtres aussi.
Mais ce qu'il y a, c'est que, comme on y avait été, c'est bête qu'on n'a pas
pu voir les…
Oui, mais voilà.
C'est un genre de sirène comme ça.
Voilà.
Non, non, non.
Pour l'instant, c'est un genre de sirène.
pour l'instant celui-là c'en est un qui s'amuse
donc ok
c'est bien comme réponse
mais parle un peu plus fort devant ton combiné s'il te plaît
s'il s'en aille parce que
c'est ce que je fais mais je peux pas faire autrement
ok, cute poule
non non c'est pas plus dangereux
New York, il suffit de pas sortir la nuit
bah de toute manière
il y a des gens qui sortent
quand même la nuit
tu sors dans la journée, tu crains rien
même dans la journée je peux te dire
on peut te confirmer avec saucisson à l'ail
on pourra te...
je t'ai dit Gérard que je ne te connaissais pas
donc pourquoi tu crois que je te connais
moi je te connais pas
ouais ouais, friconne ma gueule toi
je me fous pas, tu dis ça pas mal que je ne te connais pas
c'est ça, t'as raison
je te prends
quand tu veux
y'a pas de problème
non tu réponds
bon d'accord, c'est terminé pour lui
je te prends, t'es là
tu réponds
allô
on entend très mal
ouais, c'est vrai ça
c'est bon, je me prends
je te prends, tu réponds à la question, s'il te plaît
je me prends par la barbichette
le premier de nous deux qui...
ne me fais pas comme Fildar, d'accord ?
je me prends contre lui
sinon tu seras pas celle du standard, toi
ah merde
DG ?
je te prends par la bistouquette
moi je t'emmerde
t'emmerde parce qu'ils sont à l'ail, c'est bien ?
t'emmerde ?
je te prends, tu m'emmerdes ?
bravo, bravo
j'ai le débat
ok connard
bon allez hop, terminé, moi je fais conclusion, je retourne à la septième
terminé, grâce à Fildar, on arrête ici
mais non, c'est pas de ma faute
attends, tu traites saucisson à l'ail et c'est de ma faute ?
t'es égal, tu fais même pas ton boulot
mais je le fais mon boulot, il est fait
non, attends, il est mal fait
t'es même pas capable de dire à l'autre
t'es à l'antenne, tu réponds à la question
mais si, t'attendais
non, même pas, même pas
attends, t'es pas capable de répondre
si tu réponds à la statue de la liberté tu sais même pas répondre
ta gueule
ferme ta gueule et c'est tout
alors je te prends pour la dernière fois
ah la derbichette
ok
ok ok
ah Gérard, j'ai perdu 200 personnes sur l'IRC parce que t'as dit trop de gros mots
non mais c'est bien, merci Fildar aussi
non mais c'est toi qui les a dit les gros mots Gérard
ouais mais Fildar il fait même pas son boulot, il est même pas capable de gérer un stand-up
bon je te prends
bon je te prends
à part travailler pour Max à partir de 11h30
lui trouver des auditeurs potables
le débat c'est sur New York
il y a que Manu qui est capable de bosser
en plus ça continue c'est Manu qui va prendre le standard
ça commence à bien faire
alors je t'en prends pour la troisième fois
tu réponds à la question ou tu dors
je t'en prends pour la troisième fois
mais faut que tu me prennes moi
mais c'est qui celui qui dit allo ?
putain mais tu commences à me cacher toi
allo
allo
je t'écoute Gérard
je t'écoute Gérard
2276 ça va ?
bon allez les gars vous me faites chier j'arrête
mais non mais non
je te prends tu es tout seul à l'antenne
comme ça Gérard t'entendra vas-y
je t'écoute Gérard
non tu réponds à la question je ne la répète plus
peux-tu la répéter s'il te plait
putain mais
Fildar tu commences à me cacher les couilles sérieusement
tu commences à me cacher les couilles sérieusement
c'est pas de la faute de Fildar
sérieusement tu commences à me cacher les couilles
allo ?
il y a tellement de boxons que j'ai pas entendu la question
alors New York est-il une ville plus dangereuse que Paris si oui pourquoi ?
alors New York est-il une ville plus dangereuse que Paris si oui pourquoi ?
bah oui parce que je pense qu'il peut y avoir des criminels à New York comme à Paris
bah oui parce que je pense qu'il peut y avoir des criminels à New York comme à Paris
d'accord
alors mon chéri maintenant
ouais bah moi je pense que New York
c'est bien plus dangereux que Paris
une question IRC
une question IRC
est-ce que tu t'es fait arrêter à la douane
pour transport de substances illicites dans ton froc ?
est-ce que tu t'es fait arrêter à la douane
pour transport de substances illicites dans ton froc ?
non parce que à la douane
donc pour répondre à cette personne
donc à la douane on est passé
ils nous ont simplement souhaité un bon séjour
ils nous ont simplement souhaité un bon séjour
donc c'est tout
voilà ce que je pouvais dire
ouais bah toi détecteur
détecteur de bagages
détecteur de bagages je voudrais bien savoir
qui c'est qui vient de me sortir ça encore comme connerie
Gérard il y a Turpentine qui te demande
est-ce que c'est vrai qu'à côté de la statue de la liberté
ils ont mis le gargantua de Mirapolis ?
non
non pas du tout
alors cuisse de blour
c'est bon
cuisse de blour
bah je viens de répondre là
ok donc qui c'est qui nous reste
l'autre joli boutique
moi je pense que c'est plus dangereux
parce qu'il y a plus de circulation dans la ville
parce qu'il y a plus de circulation dans la ville
j'ai vécu à New York
j'ai vécu à New York
j'ai vécu à New York
et je pense que c'est plus dangereux
et je pense que c'est plus dangereux
et j'ajoute
et j'apprécie beaucoup
ok donc
celui qui recommence à faire ça va dégager
celui qui recommence à faire ça va dégager
si vous pouvez arrêter de jouiller merci Ça commence à me gonfler, là. Déjà, le premier débat, ça va aller vite. Je fais la dernière question, là. Il est 1h40. Je fais la dernière question. Alors, à votre avis, quelle est la différence entre Paris et New York ? Oui, c'est bon. Vas-y, vas-y. C'est qu'est-ce que j'aime bien ? Non ? Mais t'as contenté, j'en sens plus. Oh là là ! C'est énorme, je le dirais.
C'est énorme, mais c'est bon. Alors, je répète. On a compris Paris et New York. Je n'y voyais pas. Donc, quelle est la différence entre Paris et New York ? Voilà. Donc, je peux répondre, c'est saucisson à l'ail. Vas-y. Donc, là-bas, à New York, l'avantage, c'est que les gens, en particulier en été, sont plus habillés cool que les Français à Paris. Et l'inconvénient, c'est qu'il n'y a pas de papier par terre, évidemment.
Tu as une amende, quoi. D'accord. Et en plus, tu te fais arrêter par la police. C'est dangereux. Vas-y, c'est bon, c'est bon. Alors, vous arrêtez quand je parle. OK, super. Celui qui s'amuse à faire des conneries quand les gens parlent, tout à l'heure va gerber. Je ne vais pas le chercher. Alors, cul de poule. Oui. Il y a 6 000 bornes entre Paris et New York. Non, mais attends. Allô ? Allô ? Bonjour. Allô ? Allô ?
Ah là là, on n'entend rien. TF1, bonsoir. A votre avis, quelle est la différence entre Paris et New York ? Cul de poule. S'il te plaît, tu réponds. Oui, je viens de te répondre. Vas-y, vas-y, vas-y. Oui, il y a 6 000 kilomètres. Alors, je te prends. Non, mais non, je ne veux pas que tu me prennes. Tu réponds à la question ou tu dégages ? Bonne nuit pour lui. Alors, ce coup-là, c'est terminé. Le fil d'air, c'est fait.
Mon chéri. Fais gaffe parce que toi aussi, tu vas faire comme lui. OK. Alors, la différence entre Paris et New York, je pense qu'il n'y en a pas beaucoup. Alors, tu peux expliquer pourquoi ? Parce que la Tour Eiffel, la Statue de la Liberté, déjà, ce n'est pas pareil. Non, attendez. Tu n'as jamais vu la Statue de la Liberté à Paris, toi ? Non. Il y a une mini-Statue de la Liberté à Paris. Tu l'as déjà vue, Gérard, quand même, près de la Seine. Non, mais je ne vois pas du tout le rapport. Je te demande, à votre avis, quelle est la différence.
C'est cassé, c'est tout. Voilà. D'accord. Regarde, Gérard, il y a Choc Norris à la télé. Fils de bleu, toi, tu fais ton boulot et tu fermes ta gueule. Quel chêne, quel chêne ? Non, mais l'autre, il est complètement charbé. Il est à moitié fou, lui. Fils de bleu. Oui, je pense qu'à New York, c'est toujours beau. Et à Paris, je ne peux pas. Vous vous tenez derrière. Sans déconner, vous êtes trop lourds. Oui, on est comme nous.
Oh là là, je sens. Fils de bleu, tu réponds et c'est terminé, on fait conclusion. Non, non, non. Le premier, c'est de la merde. Grâce à lui, le deuxième, ça va être encore pire. Alors, je crois qu'autant conclure sur la neuvième et terminer. On attaque le deuxième. Excuse-moi, Gérard, avant qu'on fasse ta conclusion, à la place de Je te prends, on accueille Chias de Noël. Bien sûr. C'est encore des mecs. C'est encore des mecs.
Ça fait une heure que j'appelle au standard. J'ai galéré, arrête. Je veux bien croire. On verra. Gérard, il y a René sur IRC qui te demande si à New York, les gens qui crient sont considérés comme des criminels. Alors, les gens qui crient sont-ils considérés comme des criminels ? Je ne pense pas. Tu n'entends pas condamnément crier dans New York, à mon avis. Gérard ? Oui ? Ces soucis sont là et j'aimerais te poser une question. Oui ?
Gérard ? Oui ? Do you speak English ? C'est bon, vas-y, c'est bon, vas-y. Non, mais ça suffit. Vous arrêtez maintenant. Moi aussi, je vous parle. D'accord ? Donc, je vous pose une question à Gérard. Do you speak English ? Yes. Donc, yes, tu parles anglais. Voilà. Voilà, c'est tout ce que je voulais savoir. Tu es de l'homme lourd. Pour finir. Je disais qu'à Paris, c'est jamais beau. Pas le temps de merde. Et à New York,
c'est bien. D'accord. Donc, je tiens sur... Hello ? I don't know if I have a question. If you speak English, I don't have a question. Just to answer the question, please. Vas-y, Rick. Yes, I think the difference between New York and Paris is because there are more circulation in New York. And that is between the person dancing. Non, mais attends, mais lui, de toute manière, c'est même plus la peine que tu le dis.
Regarde dans l'équipe. Bon, euh... Gérard, t'as dit que tu parlais anglais. Tu peux traduire, s'il te plaît ? Non, va pire tout, toi. Tu vas te faire enculer. Chiasse de... Je sais pas quoi, là. De Noël. Chiasse de Noël, ça va arriver bientôt. Vas-y, toi. Écoute, c'est dommage, parce que moi, j'arrive à la fin du débat et, en fait, j'aurais pu te faire plein de trucs parce que mes parents sont américains. Donc, voilà, c'est dommage que j'arrive à la fin. Ben, je suis désolé. Voilà, ben, écoute... C'est pas de ma faute, parce que... Non, non, non, attends, je vais te dire chiasse de Noël.
C'est pas de ma faute. Ah, bien sûr, bien sûr. Non, non, c'est pas moi. C'est pas moi qui... C'est jamais, jamais, jamais. C'est vous, pas les auditeurs. Moi, je peux soumettre une idée, c'est qu'étant donné qu'il vient d'arriver, Gérard, on peut le garder pour le deuxième débat. Non, c'est pas toi qui commandes. C'est moi. Je te demande. C'est moi qui commande. Je te demande. Tu me donnes l'air au deuxième débat, t'es pas là, tu te casses. Non, non, t'es plus là. T'es plus là. T'es plus là, toi. C'est ton chéri. Vu que je suis à l'arrivée, je peux rester aussi. Non. Ben, ouais, je peux rester. Non, pas de rien.
S'il te plaît. Bon, vous, je vais répondre à votre avis. Quelle est la différence entre Paris et New York ? C'est que, comme Saucisson a dit, là-bas, les gens sont plus cools, sont mieux habillés que dans Paris et que là-bas, c'est plus propre parce que dès que tu jettes un papier par terre, de toute manière, t'es tout de suite sanctionné. Tandis qu'à Paris, c'est dé-gueu-lasse. C'est quoi, c'est la ville la plus dégueulasse que d'autres villes. Moi, je peux vous dire que New York, par rapport à Paris,
c'est vachement plus propre et les gens sont vachement plus cools que Paris. C'est pas que tu y es resté moins longtemps qu'en France, non ? Non, non, mais même, les gens sont vachement plus cools. Deux petites bouscules. Attends, tu permets que je réponde à Manu, OK ? Les gens sont vachement plus cools parce que dès qu'ils te bousculent, ils te disent excuse-moi. Tandis qu'à Paris, dès qu'ils te bousculent ici, ils n'en ont rien à foutre. J'en ai eu l'expérience, je ne sais plus quand, avec Saucisson à l'ail. Elle a été bousculée. On n'y a même pas dit pardon.
Elle a été bousculée complètement. Elle n'est pas tombée enceinte, quand même. Non. Donc, voilà. Je le demandais par rapport à New York. Tu dis que c'est différent de Paris. C'est quoi les sanctions que tu peux avoir à New York si, par exemple, tu jettes un papier par terre ? Là-bas, tu te chopes une amende et tu peux te retrouver au commissariat de police. Carrément. Tu peux faire de la prison ou pas ? Ça dépend. Si tu es pris pour la première fois, tu te chopes une amende. Si tu es pris pour la deuxième fois, tu te prends une deuxième amende et puis tu es en garde à vue pendant 48 heures. Mais il n'y a pas des noirs ? Et si les amendes peuvent aller,
très loin, plus cher que Paris par rapport aux voitures. Si tu es pris pour la troisième fois, tu te chopes une amende et puis là, tu passes au tribunal et tu te retrouves en taule. Gérard, tu parles de la propreté dans les rues. Moi, je voulais savoir, vu que tu as été à New York avec ton chien, qu'est-ce qui se passe si ton chien fait caca sur le trottoir ? C'est pareil. Sauf que, bon, à Paris, maintenant, tu as des... C'est quoi, la de chute of the dog ? Donc, je réponds à celui...
Tu aurais pu préciser ce mot. Donc, je te réponds. Donc, là-bas, bon, c'est pareil à peu près qu'à Paris. Je pense que tu as des petites poches pour te ramasser et puis tu prends ça dans une poubelle. Donc, voilà. Donc, conclusion de ce débat. On n'ira pas plus loin. On pourrait la faire, notre conclusion, quand même. C'est un peu le solitaire. Vous allez attendre. Il y a encore... Qui c'est qui veut poser une question ? J'ai un sondage sur l'IRC, Gérard. Oui. Alors, un sondage effectué auprès des habitants de New York. A la question.
Quelles souvenirs gardez-vous du passage de Gérard ? 2% réclament l'annulation de la dette que la ville avait... Alors, attends. ...que la ville avait envers les autres pays pour cause de catastrophes naturelles. 5% déclarent être opposés à son éventuel retour. Et 100% du personnel de son hôtel durant son séjour lui rappellent que c'est inadmissible non seulement de venir avec un chien... Oh là là ! Non, je continuerai pas. D'accord. Mais de manière... Moi, je vais... Avant que vous fassiez la conclusion, donc, je vais marquer à la question. MFV ou New York ? Il y a 70% des gens...
...répondent qu'ils ne trompaient jamais leur conjoint. Donc, je vois pas du tout le rapport. 20% des gens qui préfèrent les pizzas au... au pépéronis. Alors là, je vois... Ça, c'est même pas la peine que je continue. Et 55% des gens n'aiment rien. Et 55% des gens, j'ai dit qu'on terminait pas. D'accord. C'est toi qui fais des... des trucs de con. Alors, cul de poule, conclusion du débat.
Alors, cul de poule, je te dis une chose. Si t'es pas contente, le prochain coup, tu restes chez toi. Donc, je vais parler de New York comme on l'a vécu, et c'est tout. D'accord ? D'accord ? Oui, oui, non, mais c'est n'importe quoi. Alors, euh... J'ai les boules qui grattent. Volga, derrière !
Allô ? Je pense que ce soir, c'était un débat très intéressant. Et d'autant plus que ce soir, avec ta coupe de cheveux, tu serais plutôt le... le... comment dire ? Le Ducon Blero du Tétanos. Et je pense que c'est toujours aussi un peu de la chute, le débat. D'accord. Eh ben, si c'est un chien, le prochain coup, tu restes chez toi. Tu se dobes lourd pour continuer. Ouais, ben, tout le monde devrait y aller pour voir la Statue de la Liberté, parce que c'est assez important, quand même. Bah oui, mais ça, de toute manière, la Statue de la Liberté, de toute manière, il faut prendre les bateaux,
la cervelle en hélicoptère, mais je ne sais pas... C'est faux. Quoi, c'est faux ? Tu sais même pas ce que tu dis, toi. Alors, écrase, occupe-toi de ton standard. Occupe-toi de prendre des gens pour le deuxième débat, espèce d'abruti. Non, mais tu m'as dit... Tu peux répéter la première question du débat ? Je voulais répondre. Non, non, je ne répète plus. Tu se dobes lourd, donc pourquoi ? Ben voilà, donc, j'ai dit. Mon chéri, pour conclure... J'aime quand tu me parles comme ça. Ouais, ben, moi, j'aime pas. Alors, tu fais la conclusion et tu t'écrases. Tu m'appelles comme ça. Bon, ben, ton débat,
je dirais, franchement, tu fais mal ton boulot, Gérard. Et puis, voilà, quoi, tu devrais être plus sympa avec ton équipe. C'est ça, c'est ça, c'est ça. Chiasse de Noël. Ouais, alors, ben, écoute, c'est chiasse de Noël. Alors, ce que je voulais te dire, c'est que, je sais pas si tu sais, mais New York, on appelle ça The Big Apple. Toi, je trouve que ça tombe bien parce que t'es quand même The Big Poirot. Et deuxièmement, est-ce que c'est vrai que tu vas servir de modèle pour la Statue de la Propreté ? Et toi, est-ce que c'est vrai que tu sers comme un... que t'es un con quand on te demande une conclusion ? Ben, c'est une conclusion. Ben, moi, je te dis que t'es un con.
Voilà. Ceux-ci sont là, ils peuvent finir. Alors, moi, je veux te dire que c'est un excellent débat, mais le problème, c'est que t'as pas posé la deuxième question. Et je voulais te poser une question. Est-ce que tu veux partir à New York avec... Arrête ! Gérard, Gérard, Gérard ! Mais t'es fou ! Gérard, arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Oh, fils de pute ! Oh, l'enculé ! Oh, l'enculé !
Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé, Gérard ? On a rien vu ici. Qu'est-ce que t'as fait, Phil ? Oh, l'enculé ! Elle a fait quoi, là ? Gérard, reste dans le studio. Qu'est-ce qui se passe ? Je veux plus de vie, là. Qu'est-ce qui se passe ? Tu me dégages de l'équipe pour tout le temps. Tu me dégages ! Allez, sors, Phil, là. Ah, là, toi, tu dégages ! Là, t'es vraiment un enculé ! Alors, tu dégages, je vais te faire râper. C'est bon, on va la râper, Bernard. Ah, l'enculé, les barres ! Bon, Gérard, reprends, là.
Non, mais de toute manière, il a coupé une saucisson à l'ail. Donc, moi, conclusion. Il s'est coupé une tranche ? Attends, il va y avoir des auditeurs, encore. Hugo, va voir s'il y a des auditeurs. Ils ont fait tous leurs conclusions. Donc, sur l'IRC, une petite conclusion. On est combien, là ? Alors, attends, je vais demander combien on est, parce que j'ai pas trop le temps de regarder. Donc, s'il vous plaît, les gens, est-ce que vous pouvez me dire combien ? Nous sommes 3 654. Ouais, on a perdu un peu, parce que tu t'es énervé, t'as pas arrêté de gueuler. Et... Est-ce que t'es allé au...
aux Etats-Unis à deux de baleine sur Sandy ? Je sais pas, je comprends pas. Ah, Gérard, il y a quelqu'un. Non, mais c'est bon, la conclusion, ils l'ont toute faite. Donc, tu peux me donner ton air. Attends, parle-lui, Gérard. Ouais, je t'écoute. C'est qui ? Bah, réponds, maintenant ! Allô ? Non, tu réponds ! Bon, allez, c'est bon, on va pas faire de blague. Il est là, pourtant, il est là. Non, mais il répond pas, alors. Attends, je suis au standard, je vais essayer de le trouver. Non, c'est qui, là ? Tu donnes ton mot ?
Je précise ton nom. Donne ton nom. Non, mais attends, pour l'instant, il veut pas, donc c'est pas grave, c'est pas grave. Allez, hop, c'est terminé. Moi, pour conclusion, c'est... Ce combat, c'est d'habitude... Allô ? C'était quoi, ça ? Je sais pas. Non, ça doit être toi, Rigo, sans le faire exprès. Donc, conclusion, c'est dommage, parce que le premier débat, d'habitude, toutes les semaines, il se passe bien. Là, ça foirait complètement grâce à Pildar. Bon, il y en a que deux qui ont bien fait leur boulot, c'est Rigo... Non, non, Pildar,
tu dégages. Ouais, ouais, bah, tu dégages, parce que je veux plus de toi ici. Non, mais c'est sûr. Non, non, mais tu prends ton casque et tu t'en vas. Allô ? Il reste quelqu'un, il reste quelqu'un, Gérard. Ouais, mais on n'arrive pas à voir son nom. C'est qui, Pildar ? Allô ? Allô ? Allô ? Allô ? Bon, et hop, c'est ce qu'il fait. Allô ? Ah, ouais, bah... Donc, alors... Précise, qu'est-ce que c'est que le deuxième débat, quand même ? Donc, le deuxième débat, ça sera sur les grappes. Bon, je vais pas continuer la conclusion du premier. Donc, grâce à Pildar, ça a foiré, le premier, et j'aime pas trop que...
Le premier débat a foiré. Donc, il y en a que deux qui ont bien bossé, c'est Manu et Rigo, pour... Comme d'habitude. On est arrivé à 3600. Donc... J'espère qu'on ira plus loin sur le deuxième. Donc... Il reste quelqu'un, Gérard, hein ? Mais non, mais on n'arrive pas à l'avoir, il répond pas. Donc, alors, on va se retrouver pour le deuxième débat qui va partir sur les grèves. Donc, vous pouvez nous appeler au 0800 308 5000 et 0875 000, et toujours lire, c'est www.funradio.
Plus grosse poitrine de Suren, avec des... des gars, des os. Et on se retrouve tout de suite après pour le deuxième débat. A tout de suite !
== Le débat sur les grèves ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Oh, minuit, 2h
Tu dégages, tu dégages
Pourquoi, connard ?
Allez, hop dehors
Les débats de Gérard
Et voilà, 2h du matin, donc vous pouvez toujours nous appeler au 0800 08 5000 et 0800 308 5000
C'est Manu qui va vous accueillir au standard, les bras ouverts
Oui, je suis là
Et donc, je pense que ça sera mieux qu'au premier débat, je l'espère
Espérons, c'est pas gagné
Et donc, on venait de s'écouter la plus grosse poitrine de Suren avec un dégât des eaux
Et il y a toujours Rigaud qui est sur l'IRC, donc www.funradio
Et là, c'était un de tes remixes, Gérard, c'était pas la plus grosse poitrine de Suren
Oui, non, mais c'était le premier parce que le deuxième, je l'ai pas eu, d'accord ? Merci
Le deuxième, c'est un remix de toi, donc
Donc voilà, et donc, on a toujours Rigaud qui est sur l'IRC
Salut Rigaud
Salut à tous
Ça va, ouesh, ouesh
Salut, ça va, tranquille, pépère
Je voulais passer quelques bonjours quand même à tous
Bonjour qui sont là, quand même
Si, si, on peut saluer les gens de l'IRC
On va saluer Yankee, Arnett, Philippe Détoubifry quand même
C'est quel honneur
Jarvis Cooker, Oxyd, Prez, Youpla, Booba Fett, Olaf Kool, Turpentine
Pff, j'en oublie, Terry, Spiral, Tony, Tachat, Cyril, Terry, etc
Ok, et donc
McFisto
D'accord, ok, donc
Et Ethan
Ok, c'est bon
Il y en a fait d'autres ?
Cybersep, bah tu sais, on est quand même 4822, donc si je le cite tous
Bah balance tous les noms, Rigaud
Non, non, mais c'est bon, combien ?
Alors on a Workboss, on a Oxyd, on a Delight
C'est bon, on salue tous ceux qui sont, tous les gens qui sont sur IRC, c'est-à-dire les
Une bulle de bonbons, choupa choups, choupa choups
Alors, Fildar
Non, c'est pas moi
Non, tu commences pas s'il te plaît, d'accord ?
Donc, on va saluer tous ceux qui sont dessus, donc les 4822 personnes
Et on va saluer tous ceux de la Belgique aussi, s'ils pouvaient nous appeler
Au 0033147
Euh...
7995000
7995000, donc...
On salue aussi tous les Belges qui sont sur l'IRC
Alors, il y a Davy, il y a Ethan aussi, qui est Belge apparemment
Et bah, il y en a plein, quoi
Il y a Perfouras aussi, d'ailleurs, il m'a dit qu'il t'invitait à Fort-Bayard
D'accord, d'ailleurs, Gérard, il va falloir que tu fasses une dédicace pour tous les internautes
Non, bah, on verra ça plus tard, d'accord ?
Donc, on va accueillir Josson Loirent
Allô ?
Oui, salut
Allô ?
Putain, mais il sort...
Il recommence celui-là ou quoi, là ?
Oui, il sort...
Là, ça doit venir de nous
Allô ?
On t'entend peut-être pas, je sais pas
Allô ?
Allô ?
Josson Loirent
Allô ?
Salut
Salut
Allô ?
Comme toi
Salut
Salut
Coca de Pâques
Non, caca de Pâques
Caca de Pâques, pardon
Oui, salut à toi, camarade
Trou du cul
Je t'emmerde
Je t'emmerde, moi aussi, connard
Non, je te remercie, je te remercie, ouais
Je te remercie, putain, lave-toi les oreilles
Bon, tu partes sur un autre tourne, d'accord ?
Bonsoir à toi
Là, je t'attends un peu
Ouais, c'est vrai, ouais
Eh, la chagatte
Là, je t'attends un peu
Je suis là
Eh, ping-pong pour terminer
Salut Gérard, salut Manu, salut Fida, salut Gigi Goré
Salut
Gigi Goré, le pauvre, comment tu t'appelles ?
Ça te fait marrer ?
Non, mais moi, ça me fait pas rire, c'est con
Eh, Rigo, t'as oublié D-Light, Grindr aussi
Non, mais ça y est, ça y est, ça y est, ça y est
Ça y est, on se calme un peu, là
Putain, mais vous allez vous calmer ou quoi, là ?
Eh, bonjour, hein, bâton
Bon, alors, le thème du deuxième débat porte sur les grèves
Allô ?
Merde à toi, celui qui dit allô
Faut faire la grève, moi, je dis
Alors, tu as pensé...
Tu en veux de la bonne grève ?
Moi, j'en veux
Tu en veux de la bonne grève ?
S'il vous plaît, les auditeurs, j'aimerais bien qu'on se calme
Parce que le premier débat était de la merde
Ouais, grâce à toi
Le deuxième, ça sera peut-être de la chasse
Ouais, ben, j'espère pas, parce que c'est Manu qui est au standard
Et avec Manu, vous allez pas rigoler longtemps
C'est moi qui vous le dis
Salut, c'est moi
Salut
Salut
Donc, la première question
Que pensez-vous des...
Ah, il est pas possible
Putain, mais il nous fait chier, ce mec
Je vais le trouver
Enchaîne ta question, je vais le trouver
Alors, que pensez-vous des grèves de nos jours ou de nos nuits ?
À quoi cela sert-il ?
On va demander à...
C'est tout ce que tu dis
Je sens le haron
Alors, moi, je vais te dire que je pense que
De nos jours ou de nos nuits, les grèves
Je pense que ça sert tout simplement à rien
Parce que, tu vois, ils bloquent les passagers
Sur les quais de métro ou même de bus
Et quand ils veulent se rendre à leur travail
C'est quand même assez difficile
C'est pas le haron qu'elles sont, elles
Et de plus, la nuit, c'est difficile
Parce qu'il y a moins de monde
D'accord
Comme toi
Donc, c'est pas sa grève
D'accord, ok, ok, ok
C'est...
Attends, je m'excuse parce que je t'ai coupé
Parce qu'il y en a un qui s'amuse à parler sur toi
Celui qui...
Celui qui...
Tu penses aussi quand tu fais caca ?
Celui qui s'amuse à reparler quand les gens parlent
Je vais pas chercher midi à 14h
C'est clair, net, précis
Le premier qui...
Le premier qui déconne va dégager
Je vais pas chercher
Comme toi
Hé, Gérard
Tu penses aussi quand tu fais caca ?
Comme toi
Tu réponds ?
Oui, ben je te réponds
Ils font la grève parce qu'ils ont que ça à foutre
Ils sont payés à rien foutre
Non mais que pensez-vous des grèves de nos jours ?
Ou de nos nuits ?
Oh là là là
Un peu mal
Bon, oh
Celui...
Eh, ça y est, vous arrêtez quand les gens y parlent
S'il vous plaît
Bon, ça y est ?
Bon, alors...
Caca de Pike
Ouais, c'est caca de Pike
Ben écoute, je pense que tous les camarades ont droit à la grève
Je pense que c'est un droit auquel
Tous les camarades ont droit
C'est le cas de le dire
Et faites la grève, moi je dis un maximum
Faut pas emmerder le monde, faut faire chier les gens
Faut que ça bouge
Mais ouais, c'est ça, tu crois qu'on est pas assez emmerdés ?
Mais attends, les routiers sont les premiers à faire la grève
Ah ouais, non mais attends, pour l'instant
C'est peut-être les routiers qui ont commencé les premiers
Je suis d'accord avec toi
Mais faut dire une chose, c'est que maintenant
Les routiers, ils ont obtenu satisfaction
C'est pas eux qui commencent, maintenant c'est les RATP et la SNCF
Et alors, ils ont le droit de faire la grève aussi
D'ailleurs, c'est aujourd'hui, Gérard
Tu te rappelles l'article qu'on a vu dans l'aujourd'hui ?
C'est aujourd'hui la grève
C'est depuis 20h ce soir
Donc je pourrais vous dire à peu près
Pour ceux qui auront l'occasion de se déplacer
Je pourrais vous donner des...
Oui, faut pas aller
Non, je pourrais vous donner à peu près
Les...
Les trains, combien il y aura de trains qui circulera
Et autres, mais...
Un peu plus tard, pas lors de la première question
Gérard ?
Attendez, s'il vous plaît, on se calme
S'il vous plaît, sur IRC, il y a Turpentine
Qui te demande si ton école, elle était en grève
Pendant toute ta scolarité
De toute manière, il y a...
Je vois pas du tout le rapport avec la question
Mais Gérard, c'est trop du cul aussi
Non mais attends, tu permets ?
Attends, c'est quelque part que j'avais pas fini
Ce que je voulais dire, c'est que j'encourage tous les gens
À aller voir les camarades
Pour les piquer de grève, pour leur amener des merguez
Et des cronambours, parce qu'on se les gêne
Et on se fait chier, quoi, quand même
Non mais attends, là, je crois que tu...
Je crois que tu vas un peu loin, toi, quand tu réponds
Moi, j'appelle tous les gens à aller bloquer
Les voies de métro et de RER, demain
D'accord, eh ben...
Fais comme tu veux, toi, mais...
Mais oui, c'est ça, c'est ça
Et je pense que tu devras les toucher à travers de la voie
Ça fera un bon débat
Ouais, bah, moi, je pense que la grève, c'est très très bien
Et on devrait la faire plus souvent
Parce que ça emmerde bien le monde et c'est...
C'est bien sympa, voilà
Et d'ailleurs, en parlant de grève, il y a Yankee sur IRC
Qui me demande... Ce qui est dommage avec Gégé
C'est que chez lui, c'est le cerveau qui est en grève
Je dois savoir ce que t'en penses
Alors, trou du cul, si tu réponds aux questions
De l'IRC, tu restes chez toi, d'accord ?
Bah non, mais...
C'est pas la première question que tu vas commencer à foutre ta merde
Parce que tu as dégagé, là, maintenant
Je te le dis tout de suite, lâche ton feu
Bah, en fait, ouais
La grève, ça sert un peu à rien
Si on la fait pendant un mois, ça peut marcher
Mais sinon...
Non, mais là, je peux te dire que pour l'instant
Ils parlent de l'affaire
Jusqu'à vendredi soir
Mais ça peut aller plus loin
Ça peut...
Tu sais qui vient de dire ça ?
Qui vient de dire ça ?
Je sais pas, j'ai pas vu, moi
C'est pas moi, quoi
Y'a la grosse qui a parlé, mais...
Attends, la grosse, ça t'emmerde, connard
Voilà, alors, ping-pong
Ouais, ouais, moi, je dis que la grève, c'est excellent
Faut foutre le bordel, on descend dans la rue
Et tout de suite, on devrait faire le blocus général
Non, mais c'est bien, la grève
Faut descendre avec les pancartes, les pochettes bouchées
Faut les emballer, tous ces mecs
Non, mais c'est clair, faut foutre le souk, quoi
Non, mais foutons le bordel !
Ouais !
Demain, je vais aller faire une grève
Je vais me mettre sur les voies du RER
Et puis, ça va être bien
Tu fais ça, puis tu penses que j'y arriverai, moi, tout seul
Allons-y, camarade
Révolution !
Unissons-nous, quoi
J'ai rien à dire ?
Donc, moi, je pense que ceux qui s'amusent à faire grève
C'est qu'ils se rendent pas compte
Hey, Dark Vador
Oui, vas-y, parle, on t'écoute
Fildar, fais gaffe, parce que tout à l'heure, tu vas dégager, toi
J'ai rien fait, j'ai rien fait
Donc, je disais que les grèves, ça sert à rien
Parce que ça fait chier le monde
Alors, je peux vous dire
Qu'à l'heure actuelle, depuis ce soir, 20h
Et c'est jusqu'à samedi, 8h du matin
Donc, voici les premières prévisions des trafics
Donc, TGV Sud-Est et Atlantique
1 train sur 3
TGV Provence sur...
À quelle heure, aussi ?
Oui, tu dis pas...
Oui, bonjour, je voudrais...
Bonjour, je voudrais un billet pour Valence, s'il vous plaît
C'est bien ou pas, Gérard ?
Le petit Gérard, attention
Gérard, tu continues ?
Ça commence à être relou, celui qui parle sur moi
Donc, TGV Provence-Provence
1 train sur 3
TGV Paris-Lille, légère perturbation
Thalys-Paris-Bruxelles
Amsterdam-Cologne
Trafic normal
Eurostar-Paris-London
Trafic normal
Eurostar-Lille-Bruxelles
Eurostar-Paris-Bruxelles
Trafic normal
Et...
Traf...
Pardon
Le petit Gérard, s'il te plaît, tu vas...
Et moi, je t'emmerde, espèce de fils de con !
Non, non, non !
Hop, hop, hop, hop, hop, hop
Ok
Et...
Très grande ligne
1 train sur 3
En moyenne
Transport express régionaux
TER
Trafic très perturbé
Avec en moyenne un train...
RER, répète, RER ?
Non, trafic...
Non, TER
Et le RER, il s'est pas écrit ?
Si, mais...
Il y a Tony sur ERC qui me demande le RER
RER A
Et moi, je voulais savoir...
Trafic normal
Et le B ?
Le B, 1 train sur 4
Sur la branche nord
Entre Gare du Nord et Roissy
Et le F, merde !
Et le F
Y'a pas de F, espèce de con !
Ah, pardon
Mais toi, si tu veux prendre le F, toi, t'en as pas besoin
Et si sur la ligne 15, y'a des...
Gérard, Gérard, Gérard
C'est qui ?
C'est K4PAC, oui, j'ai une question
Je suis à Denfert-Rochemont
Et je vais aller me faire sucer par une pute à Pigalle
C'est où, le changement ?
Tu te démerdes !
Trop du cul !
Bon, ça y est, je peux...
L'heure des grèves, payez-vous votre titre de transport
Putain !
Fil d'art, fil d'art
Manu ?
Ouais, bah, j'essaye, hein
T'essayes de gérer, s'il te plaît
J'ai une question à deux balles
C'est clair
Allô ?
Qui c'est qui a le téléphone, les mecs ?
Ça se fait pas
Bonsoir, je voudrais avoir un renseignement, s'il vous plaît
Je voulais savoir si la gare Montparnasse était ouverte
Ah, il se renseigne
Alors, pas du tout, monsieur
Pas du tout pour ce soir
Très bien, je vous emmerde, au revoir
Alors, la deuxième question
L'heure des grèves, payez-vous...
Rigaud, une question IRC avant
Oui, il y a Turpentine qui te demande
Est-ce que c'est plus facile d'avoir la grève l'hiver ?
Bah, ça fait chier plutôt les gens
Pour mieux qu'ils se mettent en grève l'été, ça serait...
Ou sinon, ils mettent une écharpe
Non, mais en hiver, c'est plutôt chiant que de la faire en été
Donc, l'heure des grèves, payez-vous votre titre de transport
On va demander à Ping Pong
Bah non
Bah non, puisqu'on fait la grève, donc
Non, mais tu peux préciser ?
Bah non
On fait pas...
Punaise, vous allez...
Vu qu'on fait grève, on risque pas de payer le titre de transport à Bruxelles
Alors, abruti, t'emmerdes, tu dégages
C'est bon, tu dégages, ça t'apprendra
Au revoir, Ping Pong
Au revoir, Ping Pong
Non, mais attends, hey
Si on répond ce con, hein
Il était poli, ouais
Tu fais des questions à deux balles
T'as tendance à dire
C'est terminé pour lui
Attends, il a dit abruti, il aurait pu dire ça
En plus, il est en train de jouer, c'est une honte
Non, non, mais c'est bon, il peut dégager
Il peut dégager
Celui qui joue au Ping Pong, là
Il aurait pu dire enculé aussi, je veux dire
Ouais, c'est vrai
Il aurait pu dire bien d'autres choses encore
Bon, Gérard, qu'est-ce que tu fais, là ?
Non, non, mais attends, mais moi
Pour l'instant, quand ils se calmeront
On continuera le débat
Alors, la chatte en feu
Ouais
Donc, pourquoi ?
Oui, je suis d'accord
Tu peux préciser ?
Ben...
Non, mais si tu dors
Tu le dis tout de suite, tu vas...
On va te laisser dormir, hein
Gérard, je vais te choper à la sortie de la radio
T'as l'air ta gueule
On va te niquer, on va te niquer
Manu, s'il te plaît, tu me gères un peu
Pour l'instant, on accueille à la place de Ping Pong
On accueille Badminton
Ouais, non, mais attends
Manu, tu me prends d'autres personnes que les mêmes
Ben non, non, c'est pas le même
C'est Badminton, c'est pas Ping Pong
Bonsoir à tous
Bonsoir
Alors, trou du cul
Ouais, trou du cul
Bon, ben, tu disais
Ouais, non, moi, je paye jamais
Le métro, je paye jamais
Non, tu peux préciser
Tu fraudes ?
Je fraude, je suis un sale fraudeur
Je suis un enfoiré, mais je m'en fous, je paye pas
Je vais pas payer le métro, faut pas déconner
C'était que là
S'il y a du monde, ils font chier
On voit des gens comme toi
Non, c'est pas possible, le métro, franchement
Alors, je préviens que celui qui recommence
Ça va être clair, il est 2h13
Soit que vous vous calmez
Non, non, non, non, non
Soit que vous vous calmez
Que vous répondez correctement aux questions
Ou soit j'en arrête là
Et je rentre chez moi
Vous choisissez
Ok ?
Alors, on va demander à K4Pack
Ouais, c'est comme mon camarade
Déjà, je paye pas en temps normal
Tu crois pas que je vais raquer les jours
Il y a grève, en plus
Tu sais qui s'amuse à faire des conneries comme ça ?
Bah, c'est toi
Non, c'est pas moi qui s'amuse à faire des bisous, d'accord ?
Ah, ok
GG, c'est K4Pack
J'ai un plan pour toi, si tu veux
Si t'as des PV et des contraventions à faire sauter
Par les contrôleurs
Je peux t'arranger le coup, si tu veux
Non, mais j'ai pas besoin de toi, merci
Comme toi
Ah, vas-y, vas-y, c'est bon
Moi, je paye pas le bus, c'est un agresse de bus
Parce qu'il y a pas de bus, donc j'ai pas à payer
C'est tout ce que t'as à dire ?
Bah oui, il y a pas de bus, donc j'ai pas à payer un ticket de bus
J'ai des sous dans mon porte-monnaie
Manu, je sais pas ce que tu fous
Mais c'est pourri, le standard
Bon, allez, on enchaîne
Non, mais attends, il est moins pourri qu'avec toi
Attends, attends, attends
J'ai un gros problème
Ils ont tous fait grève
Je suis tout seul
Ils font grève sur Internet ?
Bien joué
Je sens le harangue, pour finir
Gérard, j'ai un problème
Ils ont tous fait grève au standard
Bon, alors moi, j'en répète
J'arrête, comment je fais ?
Gérard, t'as l'air, s'il te plaît ?
J'arrête
Il en reste un, apparemment
Ouais, mais je sais pas où il est
Non, non, mais t'as gerbé tout le monde, donc j'arrête, c'est terminé
Allô ?
Allô ?
Allô, trou du cul ?
Non, mais ils sont là, ils sont là
Allô ?
Allô ?
VOLGAIL !
Trou du cul
Allô ?
Allô, connard ?
On entend plus le connard, là
Connard ?
Gérard, il fait grève ?
Non, mais moi, là, j'arrête, là
C'est plus la peine
C'est pas la peine, là
Non, non, mais j'arrête, parce qu'il y en a l'autre
C'est pas moi, là, non, j'ai rien fait, moi
Ah, ils sont tous revenus, c'était une grève d'une minute
Alors, je sens le harang pour...
Juste une minute
Comment il y a de connectés ?
Là, on est à 4028
Quand même, hein ?
On a perdu un peu, mais c'est déjà beaucoup
Donc, je sens le harang pour toi
Eh, tu viens chez moi, après, Gérard ?
Je sens le harang
Je sens le harang
Tu réponds ?
Mais elle est conne, celle-là, elle répond jamais aux questions, putain
Non, mais tu vas voir ailleurs si j'y suis, si t'es pas content
Bah, réponds, réponds
Justement, je réponds, mais tu me laisses pas parler
Maintenant, vous fermez vos gueules, vous laissez parler, les gens
Eh, tu viens chez moi, après, Gérard ?
Moi, je t'emmerde
Alors, je sens le harang
Donc, pour la troisième fois, je réponds à ta question
Donc, non, je mets jamais de ticket
Parce que, déjà, le ticket, ça coûte énormément cher
Ça coûte 8 francs
Et moi, j'ai pas 8 francs à mettre pour un ticket
Et, de toute façon, j'aime pas les fonctionnaires
D'accord
C'est bien, parce que, moi, je...
Moi, non plus, c'est que je suis pareil
Moi, les fonctionnaires, je dirais un seul mot, mais je peux pas le dire
Ouais, je sais qu'on les emmerde
Eh ben, moi, je le dis pour toi
Bravo
Donc, moi, tous ceux qui sont fonctionnaires de la RATP
Eh ben, n'ayez crainte que vous nous faites chier
Et je sais même pas pourquoi qu'on paye un titre de transport avec vous
Parce que, là, vous nous faites chier en fin de mois
Et en début de mois, vous allez nous coller des amendes
Alors que c'est vous qui nous faites chier
Alors, ça sert à rien
Eh, Gégé, Gégé, Gérard
Gérard, je te laisse parler
Je voudrais savoir un truc
Si, si, comment, tu sens le harant, c'est ça ?
Elle paye pas dans le métro, c'est bien ça ?
Non, mais elle paye au carré
Alors, comment tu fais pour rentrer dedans ?
Elle paye pas dans les portillons
Je tape sur le nec et puis, voilà, je l'avais déjà
Non, mais comment elle fait pour rentrer dans le métro si elle paye pas le ticket ?
Bah, il monte
Non, mais, de toute manière
Tu vas pas me dire qu'elle escalade
Attendez, attendez, attendez, là
Qui c'est qui demande ça, là ?
Je sens le harant
Mon Dieu, tu peux préciser ton nom, s'il te plaît, merci
Non, mais même
De toute manière, maintenant, il y a des portillons
Tu peux essayer de...
Trou du cul
Calme, calme, calmez-vous
Tu disais, Gérard, donc, des portillons
Non, il y a des portillons
Tu peux essayer de passer
Dès qu'il y a des gens qui sortent, maintenant
Gérard, c'est badminton
J'ai pas répondu, je peux répondre
Ouais, bah, vas-y
Ouais, moi, donc, je paie pas mes billets de transport, j'en fais en papier
Hum, attends
J'ai mal compris la question, parce qu'il y en a un qui s'amuse
Je paie pas mes tickets de transport
Je prends un paquet de clapes, et puis je découpe
Et puis je passe direct
Un coup de feutre, et puis c'est bon
Gérard, si t'as des amendes, je peux te les faire sauter
Si tu me laisses te faire sauter le cul
Ouais, bah, là, tu vas te faire foutre, toi, abrouti
C'est gentil ce qu'il te dit
Si t'as des amendes, c'est pour toi, moi, je m'en fiche
C'est dans ton intérêt
Les oreilles, c'est comme le cul, ça se lave
Ouais, vous restez polis, parce que sinon
Je vais virer tout le monde et je vais en garder qu'une
De tout à l'heure
Gérard, c'est moi, Fildar, tu veux un
Un bubblegum, gros et tout mou
Non ?
Non, mais je crois que toi, la semaine prochaine, tu vas plus être là
Donc, il y a une question hier
C'est pour là
Une réponse
Peut-être des informations là-dessus
Oui, non, peut-être pas là-dessus
Mais, est-ce que quand tu pointais
A la NPE, ils étaient en grève ?
Ouais, mais ça, la question va y venir aussi
Alors, donc, je vois pas du tout
Tu peux pas répondre
On va y venir
On va y venir sur cette question-là
Donc, ça sera que la neuvième
J'en ai le temps, Manu
Il y a D-Light qui te dit que tu dois pas t'inquiéter
Si tu reçois une amende de la RATP
Parce qu'il a filé ton nom et ton adresse quand il s'est fait attraper
Mais c'est ça, c'est bien
Alors, troisième question
Avec quel...
Ça y est, celui qui s'amuse
Ça y est, celui qui s'amuse
Allo
Il y a un mec qui a une double ligne
Je m'excuse de vous déranger, pourrais-je pas ?
J'appelle des gens, là, Gérard
Donc, je vais gérer après la double ligne
Non, non, mais faut quand même gérer en même temps
Ouais, quand même que t'accouches, Manu
Alors, avec quels moyens de transport vous déplacez-vous lors des grèves ?
On va demander ça
Oh, ils suivent
Parfait, gars
Récupère ton briquet
Et leur lance plus comme ça
Toi, la semaine prochaine, c'est plus toi ici
Non, ça, c'est terminé
C'est terminé pour toi
Je suis pas un putois, hein
Ouais, bah, c'est terminé
C'est terminé pour ta gueule, je vois plus de quoi dans mes débats
C'est tout
Manu ?
Ouais, à la place de trou du cul, on accueille fromage de cul
Allo
Ça tourne autour du cul, hein, le débat, là
Beaucoup, beaucoup, bonsoir, Gérard
Bonsoir, c'est le même défi
Salut
Salut à toi
Salut, Paco
Alors, donc, la troisième question
Avec quels moyens de transport vous déplacez-vous ?
Avec mon vélo à 4 roues
Alors, on va demander à Babington
Ouais, Babington, je te prie
Hum ?
Je me déplace en patinette
Ouais, mais non, mais tu peux préciser
Euh, à 2 roues
Hum ?
Voilà
Ok
Euh, l'achat en feu ?
Avec mes rollers
D'accord, bah, c'est bien, mais...
Ouais, je pense que vous vous creusez pas trop la tête pour répondre aux questions, hein
Bon, merci pour le Larsen, là
Je pense que vous avez pas l'intention de répondre aux questions, hein, donc...
Mais si, mais si
Bah non, euh...
Mais si, je t'ai dit
Bah, mais ça y est, le Larsen, là
Alors, euh...
Fromage du cul
Ouais
Fromage de cul, je sais pas quoi, là
Oh là là, de Larsen, oh !
Oh, le...
Arrêtez de Larsen, là, c'est...
C'est pas un petit peu de sérieux, là
T'es un hélicoptère privé
Oh là là !
Bon, allez, répondez !
Oh, fromage, là !
Ouais, ouais, je me déplace à pied, moi
D'accord
J'ai pas de voiture, j'ai rien
Ok, caca de Pâques
Ouais, caca de Pâques, bah, avec des chaussures du genre, bon, sans citer de marque, hein, sans citer de marque
Des Nike, des Adidas
Des 4R
Ou des Reeboks
Euh...
Comme toi
Comme toi
Moi, j'ai une Mégane coupée, donc j'ai pas besoin de prendre les...
Les transports en commun
Ça, c'est pas bien, ça
Non, mais...
Moi, je peux...
Moi, je vais...
Je sens...
Pas de marque ?
Ouais, mais elle est un peu politique
Mégane coupée, c'est un peu...
C'est un peu merdique, comme voiture, ça
Non, non, c'est vachement bien, t'es fou
Grigo, ou non ?
Euh...
Y'a Oxide qui demande à combien on peut faire une grève
Bon, euh...
À plusieurs
À plusieurs ?
C'est combien, à plusieurs ?
Bon, à plusieurs, c'est...
C'est tous ceux qui...
Qui sont...
Vous pouvez être une vingtaine, cinquantaine, centaine, mille, voire deux mille, vingt mille ou autres
Et plus à la rigueur
Et y'a des...
Y'a des V1 qui te demandent, quand on fait grève, qui c'est qui fait le rôle du piquet ?
Bah, tout le monde
C'est tout le monde qui se met sur le devant et qui empêche les bus de sortir ou autre
C'est comme un ski, alors ?
Non, pas spécialement, non
Et y'a Ethan qui te demande si on peut faire grève tout seul
Euh...
Ça, c'est dur
Parce que si tu fais grève tout seul...
Tu y arrives, toi ?
Non
Ouais, mais regarde, la grève de la fin, c'est des gens...
Les gens, ils font grève tout seuls
Ouais, non, mais ils se mettent...
Après, ils se retrouvent à plusieurs quand même, ils se...
Ils se font une bouffe ?
Non, mais ils se rejoignent
Ils se rejoignent
Donc, voilà
Donc, je sens le harang pour conclure sur le thème de la troisième question
Oui, alors moi, je me déplace souvent avec mon cheval Tupu
Quoi ?
Je me déplace souvent avec mon cheval Tupu
Avec ton cheval qui pue ?
Tupu
Qui s'appelle Tupu
C'est quoi, c'est quoi ?
C'est une oise
C'est son nom, mon cheval, non ?
C'est le nom de ton cheval ?
C'est le nom de ton cheval ?
Bah ouais, c'est le nom de mon cheval
Non, mais attends, mais...
Mais elle est drôle ou pas, elle ?
Non, mais attends, mais c'est quoi, là ?
C'est la réponse à la question ?
Bah bien sûr que c'est la réponse à la question
Gérard, tu devrais la dégager, parce qu'elle répond pas à la question
Oh, toi, je sens qu'il va t'arriver...
Tu vas finir sans culotte, toi
On peut dépasser un cheval dans les rues de Paris
Ouais, bah toi, je crois que tu vas finir sans culotte ce soir
Ouais
Alors ça, ça m'étonnerait
Ouais, bah...
T'inquiète entre les dents
C'est ce qu'on verra
Attends, j'ai pas besoin de t'attraper pour t'avoir
Bah toi, on a pas besoin de te trouver, on sait où t'es
Alors, donc, avec quels moyens vous vous déplacez-vous pour leur dégrève ?
Bon, il y en a qui ont dit en roller, ça c'est vrai
Mais je pensais qu'on allait dire souvent en vélo
Ou même voire en covoiturage
C'est quoi ça, Gérard ?
Le covoiturage, donc, c'est des gens qui habitent pas loin
Qui sont à peu près dans la même société
Qui s'appellent le soir, comme là, en ce moment
Là, je pense qu'on peut dire que c'est un peu comme ça
On va parler, ça va en parler beaucoup, du covoiturage
Donc, ils s'appellent entre eux le soir
Et ils disent, bon, bah, tu viens me chercher à telle heure le matin
Pour m'emmener au boulot
Mais tu peux faire du co-vélonnage
Ou du co-camionnage
Ou un truc comme ça ?
Du co-vélonnage, je pense pas
Du co-camionnage, c'est à peu près comme le covoiturage
C'est à peu près pareil
Donc, pour répondre à ça
Je pense que
Le plus gros, c'est ou le vélo
Ou le covoiturage
Qui se fait
Régulièrement lors des grèves
Alors, donc, je vais vous donner quand même
Encore des chiffres pour ceux qui ont
Un petit sondage, non ?
Pour ceux qui vont se déplacer
Tout à l'heure pour aller à leur travail
Alors, en Ile-de-France, réseau banlieue
Intens sur 30 devrait circuler
Sur les lignes de Paris-Montparnasse
Paris-Saint-Lazare et Paris-Est
1 sur 4 sur Paris-Nord
Question RER
Donc, trafic
RER à trafic normal
RER en mer de crédit
C'est France Info, là ?
RER-B
1 train sur 4 sur la branche
RER-B, ça m'intéresse
Tu peux répéter, j'ai pas entendu
1 train sur 4 sur la branche
Nord, entre Gare du Nord et Roissy
Et Mitry
Interconnexion suspendue
En Gare du Nord
Il y a le Roissybus, quand même, qui passe
Attention, le mouvement de grève
Engagé hier matin sur la branche
De l'Arme
Sur la branche Gare du Nord
Mitry pourrait se poursuivre
Ce matin
Question RER-C
Pour ceux que ça intéresse toujours
1 train sur 3
RER-D
1 train sur 3
Voilà ce que je pouvais vous dire
Je crois qu'il y a Corsair
Tu peux donner les horoscopes du TGV Atlantique ?
Alors, TGV Atlantique
Pour les béliers seulement
Non, je parle pas
TGV Atlantique, je sais même pas
Je pense qu'ils en parlent pas dessus
Si, c'est en bas, vers la Corse
N'importe quoi, toi
Donc, on va récupérer
Je sens le harang
Tu viens chez moi, après, Gérard ?
Putain, lui, il commence à me gonfler
Je sens le harang
Est-ce qu'elle est toujours là ?
Salut
Re-salut
Comme toi
Re-salut
Re-salut, caca de Pâques
Ouais, salut à toi, Lascar
Fromage de...
De cul
De cul
Ouais, bonsoir
Je voudrais parler à...
À la fille qui était chatte en feu tout à l'heure
Allô ?
Chatte en feu
Oui
Allô ?
Et Babinton
Allô ?
Ouais, salut à toi, poète de l'an 2000
Allô ?
Donc, la question...
Allô ?
Putain, mais il est chiant, celui-là
Allô ?
Alors, donc, la quatrième question
Vous avez eu le temps d'y réfléchir ?
Non, non, non
Alors, pensez-vous...
Vous voulez parler à la chatte en feu, on n'a pas pu la voir
Alors, je répète la question et on se calme
Là, il est 2h32 même
Donc, pensez-vous normal que les jeunes
Ne laissent pas leur place aux personnes âgées
Ou autres, lors des grèves ?
On va demander ça
Gérard, je vais te choper à la sortie de la radio
T'as l'air ta gueule
On va te niquer, on va te niquer
On va demander à Babinton
C'est relou
Ouais, ouais, ouais
C'est de la merde
On va te marrer, on va te marrer
Ouais, ouais
Babinton
Ouais, ouais, ils ont raison, les jeunes
Mais faut les virer, les vieux crotins de mammouth
Faut les têches
Ouais
Babinton
Faut les têches, faut prendre leur place
Ouais, mais tu m'écoutes, là ?
Ouais
Il a marre des gros, ça, là
Alors ?
Ouais, ben c'est bon, je t'ai dit
Faut les virer, tous les dieux
Bon, donc, apparemment, t'as pas envie de répondre correctement à la question, toi
Ben, c'est son avis, hein
Je t'ai dit que j'étais d'accord
La chatte en feu ?
Non, elle est chaude
T'es en train d'énerver, est-ce que tu peux répéter la question ?
Oh non, non, elle va s'énerver, non
Pensez-vous normal que les jeunes ne laissent pas leur place aux personnes âgées ou autres lors des grèves ?
Ben ouais, c'est normal
C'est normal, toi ?
Ouais
Alors donc, toi, tu laisserais pas ta place à une personne âgée pour qu'elle s'assoie avec ?
Ben non
Ben non
Ben non, faut les virer
Ouais, ben d'accord
Elle paye quand même leur transport comme nous
Non, mais c'est égal, c'est égal
Non, ils ont une carte vermeille
Fromage de cul
Ouais, euh, non
En fait, moi, sérieusement, je laisse ma place aux personnes âgées, c'est normal
Ben oui, c'est normal
Parce que moi, j'aimerais que quand je sois un petit peu plus vieux, qu'on fasse la même chose pour moi
Non, mais ça, je pense que c'est tout le monde, tout le monde a envie de faire pareil que toi
Ouais, mais là, j'entends des témoignages qui me laissent pas trop
Non, non, pas du tout
Je suis désolé, je suis désolé
Mais pourquoi ?
Non, non, mais attendez
Non, non, moi, je suis pas d'accord avec ça
Que quand une jeune te laisse la place
Faut pas, faut pas t'en amuser quand même
C'est quoi, t'es pas d'accord avec ça ?
Alors, c'est la consommation à tout prix, c'est ça ?
Alors, c'est pour rendre un service, voilà ?
On a un coup de dévié qui pue le roquefort de 5 mètres
Non, mais elle pue l'eau de Cologne
Excusez-moi les auditeurs, excusez-moi les auditeurs
Ça y est, vous avez...
Ah non, mais là, je peux pas laisser à dire ça
À la rigueur, on lui pique
On les coupe ou quoi, Manu ? Tu joues à quoi, là ?
Bah, ça y est, j'ai trouvé celui qui foutait le bordel
Tu te paluches, là ?
Alors, comme toi
Oui
Donc, pour toi
Ah non, moi, je laisse jamais ma place aux vieux dans les bus
Moi, je trouve que les vieux, il faut les tuer à la naissance, donc...
Non, mais attends, je vois...
Toi, t'es vraiment dégueulasse, alors
Bah ouais, je suis pas dégueulasse
Mon avis, c'est le chien, bien sûr
Ils prennent toujours le bus quand il y a du monde dans le bus
T'as un petit peu de respect pour les vieux, quand même, merde
Mais non
On se calme, vous laissez les gens répondre, s'il vous plaît, merci
Ils ont qu'à prendre des taxis, puis ils puent la mort, quoi, c'est horrible
Non, en plus, on peut pas laisser dire ça, Gérard
Bon, je sens le harang
Ouais, non, moi, je pense que c'est pas normal
Parce qu'il y a aussi des personnes de 30 ans
En plus, aussi, qui laissent pas
Qui laissent pas leur place aux personnes âgées
Et il y a également aussi les femmes enceintes
Les femmes enceintes, tu leur laisses pas la place
Ah, si, parce que de toute manière
La personne qui est enceinte, moi, je peux te...
Oui, mais les personnes qui veulent s'asseoir
Les gens, ils se laissent pas
Pour laisser la place à une femme enceinte
Mais moi, je peux te dire une chose, que la personne âgée
Va voir carrément le machiniste
Et demande à ce qu'elle s'assoie
Et fais-moi confiance que le machiniste
Il a le droit de faire dégager une personne
Pour laisser la place
Si, si, si, si
Si, si, si, si, c'est vrai
Si, si, non, non, mais moi, je peux...
Oh, vous me laissez répondre
Donc, moi, je peux...
Il y en a qui se marrent, Manu
Non, mais je sens que...
Et ça recommence
Tony
Comme ça, Manu, putain
Je sens qu'il y a du Tony là-dedans
Ça, c'est encore lui
Donc, moi, je peux... Je réponds à...
Attends, j'ai pas répondu
Non, mais attends, si, t'as déjà répondu, toi
Non, c'est qu'à 4 packs, c'est qu'à 4 packs, j'ai répondu
J'ai pas répondu
Non, mais attends, toi, t'es en train de jacquer
Pendant que tout le monde répondait, alors
Pas du tout
Alors, tu réponds
Bah, je voulais te dire qu'effectivement
Il faut éliminer les cartes vermeilles, c'est clair
Y'a pas besoin de laisser des places
Dans les transports en commun pour les vieux croutons
Elle disait, il faut les tuer à la naissance
Moi, je dirais même, il faut les empêcher de se reproduire
Passer 80 ans
Tony, tu t'écrases
On parlait de l'odeur, c'est vrai que ça fouette
Mais y'a pas que chez les vœux
Y'a aussi des gens de 38 ans qui sentent à 5 mètres
Ouais, y'en a qui puent la mort aussi à 38
Voilà, ça sent la mort
Il peut rien si ça sent le cercueil
Tu crois qu'il sent ?
Alors, moi, je réponds
Maintenant, ça y est, vous avez assez répondu
Maintenant, c'est à moi
Donc, moi, je peux vous dire une chose
Y'a les personnes âgées
Putain, il commence à me casser les couilles, ce mec
Donc, je peux vous dire une chose
Y'a certaines personnes qui laissent pas les places
Je trouve ça dégueulasse de leur part
Et pour les femmes enceintes
Ils vont s'adresser au machiniste
Le machiniste lui demande à se convaincre
On lui laisse la place
Et y'a d'autres personnes qui ont le droit
Tout comme toutes les personnes âgées de s'asseoir
Et les femmes enceintes, c'est les aveugles
Bon, écrase-toi
Rigaud, une question
Oui, y'a Davy One
Qui te demande combien ça coûte
Une grève en euros
Et est-ce qu'il y a des réductions pour les cartes vermeilles
Et les militaires ?
Non, y'a aucune réduction pour tout ça
Et combien ça coûte alors ?
Je n'en sais rien
On est pas encore au moment de l'euro
Alors, les gens
Lors des grèves
Il y avait un petit Larsen
J'ai Manu
Non, non, non
Ouais, ouais, Pildar, fais le malin
Fais le malin
Fais bien le malin, toi
Lors des grèves
T'es un pauvre type
Ça vient d'où ?
Moi, ça le fait pas
Si ça le fait, regarde
Mais qu'est-ce que c'est que tu fais ?
Mais c'est quoi ce bordel ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Non, mais Pildar
Pildar, quand t'auras fini, tu vois ?
Non, non, non, non, non
Il ouvre la boîte, ça marche
Connard, dès qu'il arrive, tu l'arrêtes
Alors, fais pas chier ton monde, toi
J'ai rien fait, moi
Pauvre con, va
Là ?
Non, mais là, c'est bon
Mais non, c'est Pildar qui s'amuse, alors
T'inquiète pas, il s'amuse
Il s'amuse depuis tout à l'heure
Non, là, j'ai plus rien
Non, non, il s'amuse, là
Il s'amuse
Ah, c'est ça
Ouais, ouais
Péga, parce que tout à l'heure, je vais t'éclater, toi
Tu m'énerves
Dans les deux débats, c'était le bordel
Ouais
Non, mais on peut remercier Pildar
L'audience
Et lui, là, au standard, t'as mis le bordel, toi
Attends, je suis en train
Et lui, c'est Manu
Je peux pas me concentrer avec tous tes pauvres sons, là
Non, ouais, c'est lui qui s'amuse aussi
Tu mets ça sur le doigt à Manu, tu vois, mon cul
Ouais, ouais
Tu vas te choper à la sortie de la radio, t'as l'air ta gueule
On va te niquer, on va te niquer
Bon, ces bandes de petits cons, là, je les emmerde
Alors, lors des grèves, tripotez-vous, les gens
Les jeunes femmes ou des siens
C'est n'importe quoi, le standard, ce soir
Je suis dégoûté
Non, mais moi, je suis plus dégoûté parce que c'est toi qui fous le plus ta merde
Non
Nuance
Alors, lors des grèves, tripotez-vous, les jeunes femmes ou des siens
Quand il y a les trains qui sont complets
On va demander à Babington
Eh, tu viens chez moi, après, Gérard ?
Babington
Ouais, ouais, ouais
Ouais, ouais, moi, je pense que ouais
Tu peux préciser ?
Parce que c'est toujours le mercredi, c'est comme ça
C'est toujours comme ça
Donc, c'est tout, c'est toute la précision
Voilà, voilà, mais c'est toujours complet, comme ça
D'accord, lâche ça, t'en veux
Oh, je te baisse
Lâche ça, t'en veux, s'il te plaît
Je ne réponds pas à cette question
Alors, dans ce cas-là, tu réponds pas à cette question
C'est terminé pour toi, le débat
Au revoir
Au revoir pour elle
Alors, fromage de cul
Ouais, moi, je fais
Qu'un intérêt de
De faire des grèves si on peut pas tripoter
Des nanas, je veux dire
C'est normal, c'est tout à fait
Je suis sûr que toi, petit vicieux, tu l'as fait aussi quand t'étais jeune
Non, ça m'est arrivé, ouais
Oh, raconte !
Allez, raconte
Les premières expériences sexuelles dans le RER
Qu'est-ce qu'elle raconte ?
Vas-y, raconte avant
Non, si je laisse parler, toi, tu t'écrases
Les auditeurs voulaient qu'ils racontent
Bien sûr, bien sûr
Pour l'instant, je demande aux auditeurs
Leur truc
Qu'est-ce qu'elle raconte ?
Ouais, raconte quand tu mettais des oeufs dans le cul au chien, vas-y
Qu'est-ce qu'elle raconte ?
Ouais, bah, je vais te dire que moi, ça m'est déjà arrivé
Je vais te raconter une petite anecdote
L'autre fois, c'était genre dans l'ouest parisien
Et j'ai touché une espèce de grosse vache
Avec des tresses qui sentaient pas très bon
Alors, caca de Pâques, c'est même plus la peine
Caca de Pâques, c'est plus la peine
Terminé !
Attends, j'ai le droit de toucher des grosses qui sentent mauvais
Je me suis tapé des mycoses, des champignons sur les doigts
C'est pas ma faute, mais j'ai le droit
Non, non, mais c'est terminé pour toi, tu peux...
C'est terminé, ça t'apprendra
Comme toi...
T'as pas le monopole des grosses, je te signale
T'as pas le monopole des grosses
Comme toi...
Ouais, moi, je touche pas les femmes ni les chiens
Ça me dégoûte un peu, mais bon, je touche d'autres trucs
D'accord
Ça te dirait de me tripoter
C'est bien, parce que fromage de cul, c'était Tony
Et Tony, il fait les deux débats
N'importe quoi, c'est pas grave, c'est pas grave, enchaîne
Donc, comme toi, c'était ta réponse ?
Oui, c'était ma réponse
Ok
Je sens le harangue, ou à moins qu'il y ait une question IRC
Non, on voulait juste dire que même s'il n'y a pas de grève, on peut tripoter les filles dans le train, et pas que dans le train
Bah ouais
Ok, donc, je sens le harangue
Je viens droguer
Je me drogue à la frite
Je ne peux pas me passer de frites, c'est plus fort que moi, ça me rend fou
Je ne pense qu'à ça, manger des frites
Non, mais tu crois que c'est Manu, alors que c'est toi qui viens d'allumer le truc
Pff, n'importe quoi, ça c'est pour régler le son du CDR
Mais oui, le CDR, on me fout de con, on va
Je te disais que je tripote les fesses des hommes, parce que c'est ce que je regarde en premier chez un mec
Et après...
T'as vraiment des goûts de merde ?
Non, mais il s'amuse
Attends, je sens le harangue, parce que là, Max, il vient d'arriver
Donc, c'était pour préciser que ce n'était pas pour régler le CDR qui s'amusait
C'est qu'il est en train de s'amuser à mettre une connerie là-haut
Salut Max
Donc, je sens le harangue
Tu viens chez moi après, Gérard ?
Je sens le harangue
Non, mais je te réponds, là
Donc, je te disais que je tripote souvent les fesses des hommes
Ah, vas-y, j'en dis, vas-y encore
Dans le tramway ou dans le métro
Et donc, je regarde ce que je regarde en premier
Vous laissez parler les gens ou quoi ?
Donc, voilà, je t'ai répondu
D'accord
Si t'as pas entendu, sens le harangue
J'ai compris quand même ce que tu m'avais dit
Alors, pendant les grèves SNCF ou autres, les trimpes ont-ils l'amour ?
On va demander à Babinton
Chérin
Babinton
Oui, tu peux répéter la question, s'il te plaît ?
J'ai pas bien entendu avec le bruit
Alors, pendant les grèves SNCF ou autres, les trimpes ont-ils l'amour ?
Euh, ouais, je pense que c'est possible
Comment on peut répondre ?
C'est possible techniquement
Techniquement
Par contre, je pense que ça arrive que sur certaines voies ferrées
Pas partout en France
D'accord
Que dans les grandes gares
Tony ?
Quand je suis contre tes pieds
Les trains, ils ont pas d'appareil génital
Non, mais, généto
Merci Tony pour...
Généto, si tu veux
C'est des bateaux, généto
Parce que c'est transitif, c'est ça ?
Non, c'est transpirif
Ah, ok
Donc, alors
Gérard ?
Oui, Manu ?
Donc, on accueille
Je t'écoute à la place de Caca de Pâques
Oui, allô ?
Et on accueille Slogan à la place de
J'ai la chatte en feu
Les routiers, c'est tous des enfoirés
La CGT au pouvoir
Enfoiré
C'est Slogan, ça, c'est Slogan
Il est dans le débat de la grève, grave
Non, non, non, mais je crois que tu lui dis qu'il se calme
Non, mais il va t'écouter, y'a pas de soucis
Donc, Tony ?
Ouais, ça y est, j'ai répondu, j'ai répondu, ils ont pas d'appareil génital
Ok, alors, je t'écoute ?
Ouais, je t'écoute
Vas-y, je t'écoute, GG
Non, mais tu réponds à la question
Bah, écoute, des trains qui coculent, non, pas des masses
Mais il y a quand même
Eh, eh, eh, on me laisse parler
Il y a quand même un maximum de gens
Qui sont enculés dans les chiottes de la loi
Je t'écoute
Alors, je t'écoute, tu vois
On t'a très bien entendu
Maintenant, tu dégages, au revoir
Moi, j'ai une aventure
Voilà, c'est très bien
Alors, comme toi
Bah non, les trains peuvent pas faire l'amour
Par contre, ça baisse le sexe dans les trains
Quand il y a grève
Ouais, bah ça, ça revient presque à la
Sur quelle ligne ?
Bah, ça revient presque à la cinquième
Tu viens chez moi, c'est ça, Gérard ?
Ça revient presque à la cinquième question
Ce que tu veux dire
C'est quoi la cinquième ?
Bah, la cinquième, c'était lors des grèves
Tripotez-vous les jambes en arté
Il y a une différence entre tripoter et faire l'amour
D'accord
Tu fais l'amour sur quelle ligne, toi ?
Slogan, toi, tu veux répondre, là ?
RRB
Slogan, tu réponds à la question ou pas ?
Bah, j'ai vu que j'étais au standard
J'ai pas tout entendu
Alors, pendant les grèves
SNCF ou autre, les trains font-ils l'amour ?
Ouais, Gérard, tu peux répéter la première question du débat ?
Je voulais répondre
Attends, tu me laisses parler, s'il te plaît
Les trains font-ils l'amour ?
Tu me prends pour un con ou quoi ?
Non, je t'y prends pas
Stylès
Ouais, mais c'est pas moi qui l'ai dit, alors
Pauvre chave
C'est pas moi qui l'ai dit, slogan
C'est vraiment un bacard, hein
Abrouti, va
Espèce de doigt en douille, va
Tu travailles, hein ?
Non
Alors, c'était un...
Il y a un autre Gérard, il y a un autre Gérard
Ouais, il y a un autre Gérard à l'antenne, là
Slogan !
Ouais, bah, je viens de répondre
Ok, alors, je sens le marrant
Alors, effectivement, je pense que les trains ont une vie sexuelle plus épanouie
Oh, la folle
Parce qu'ils peuvent faire ça à une vitesse plus rapide
Non, non, c'est toi, Fildor
Ils vont plus vite, quoi, si tu veux
N'importe quoi
Ils peuvent avoir une vie sexuelle plus épanouie
Vu qu'ils vont plus vite
J'aimerais te dire je t'aime à la loco
J'aimerais te dire je t'aime quand je fais un travlo
Celui qui s'amuse à dire ça va se calmer
T'as compris ce que je t'ai dit, Gérard ?
Ouais, ouais, j'ai entendu
Donc, y'a pas de problème
Ok, alors, sixième, septième question
Pourquoi faire grève lorsqu'on est bien payé ?
Gérard ?
Oui
Juste avant que tout le monde réponde
Donc, on accueille
J'ai des poux
Sous les bras, j'ai des poux
Pardon, excuse-moi, c'est un peu compliqué
Oui, allô, bonsoir
Et on accueille, donc, Couscous
À la place de Badminton
Salut
Couscous
Couscous
Couscous
Couscous
Couscous
Allô, couscous
Couscous
Allô, vrai bonnet
Je passe le bonjour à Abdel Wahed
Salut
Tu m'éteins ça, toi ?
Tu m'éteins ça, là-bas ?
Couscous, c'est une dédicace, hein, ce soir
Alors, donc, euh...
Bon, vous fermez votre gueule un peu, maintenant
On salue, on salue
Sous les bras, j'ai des poux
Bonsoir à toi
Oui, bonsoir
Eh, Couscous, bonsoir à toi
Bonsoir, tout le monde
Eh bien, bien revenu dans les débats du jeudi, toi
Bonsoir à tous les bouddhistes
Alors, donc, pourquoi faire...
Bon, maintenant, vous allez vous calmer
Parce qu'il est 2h45
Et je voudrais terminer le débat correctement
On peut se...
Allô ?
Allô ?
Ne quittez pas, ne quittez pas
Allô, bébé ?
Oui, ça va, tranquille
Ça va, ça va
On peut savoir le nombre de personnes qu'il y a sur internet
Puis le darpega, parce que tout à l'heure, ça va mal se finir pour toi
Sur...
Alors, allô ?
Oui, on t'écoute
Allô ?
Allô ?
Allô ?
Ok, non, c'était pour...
FILDAR !
Oui, Fede, bonsoir, c'est au standard
Oui, Fede, bonsoir, c'est au standard
Euh, s'arrêtez de bouger
Bon, Fildar, tu dégages
Non, non, mais là, ça commence à bien faire, lui
Oui, Fede, bonsoir, c'est au standard, tu veux parler de quoi ?
Ouais, salut
Fede, c'est à l'antenne, c'est pour...
Bon, ça y est, c'est Manu, là, t'as vu ?
Gérard, on est 4131
FILDAR, TU LÊTES PAS LES RIGAUX, QUOI ?
Fais ce con !
4131
Bon, moi, j'arrête le débat
On est 4131
Arrête
Non, mais là, c'est pas Manu
C'est Fildar qui déconne
Bon, c'est Fildar, t'arrêtes maintenant
D'accord, j'arrête
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Donc, on est...
Ça va ou pas ?
Non, mais qu'est-ce que c'est que ce bordel, là ?
Non, mais je crois qu'il y a un problème
Non, il n'a rien allumé
Fildar, ça commence à bien faire
Il n'a rien allumé !
Regarde !
Il n'y a pas de problème
Non, mais il s'amuse, là-bas
Non, mais c'est pas grave
Manu, c'est la dernière semaine que tu peux les débattre, toi
Ça, la semaine prochaine, c'est terminé pour toi
On verra
Non, non, il n'y a plus de... On verra maintenant, c'est fini
Deux semaines qui me foutent la merde, c'est pas la peine
Donc, on est 4000...
4000...
4000...
Arrêtez, derrière...
C'est quoi ce bruit qu'on entend ?
Je ne sais pas, je...
C'est dingue
Bon, on est 4321, c'est en train de remonter un petit peu
Mais on n'atteindra pas...
Je vais m'accrocher, Gérard
On n'atteindra pas les 3000 ce soir
Non, les 5000
Les 5000 ce soir, excuse-moi, je suis fatigué
Alors, septième question
Je vais m'accrocher, Gérard
Pourquoi faire grève lorsqu'on est bien payé ?
On va demander à Couscous
Moi, je ne sais pas
Je ne vois pas le problème dans la...
Est-ce que tu fais des grèves, toi, Couscous, des fois ?
Oui, ça m'arrive
Tu fais des grèves de la faim, non ?
Oui, j'ai déjà fait le ramadan
J'ai déjà fait le ramadan
Mais je me suis déjà fait aussi des grèves des poumons
Des grèves du cœur, des grèves du foie
D'accord
Sous les bras, j'ai des poux
Je suis en point
Tu réponds ?
Mais tu es en point, Gérard
Tu réponds ou tu ne réponds pas ?
Tu réponds, c'est bien
Si tu ne réponds pas, attends
Manu, tu le prends...
Tu réponds ou tu réponds fort ?
Manu, tu le récupères
On va passer à Slogan
La question, j'attends un peu trop
On va s'écouter un petit morceau
Vos gueules !
Moi, je ne réponds pas aux questions
Je ne réponds pas à la question dans ces conditions
Il faudrait que tu mènes un peu mieux ton débat
Alors, Slogan
Répète-la, répète-la
Répète la question
N'échouiez pas !
Pauvre con, va
Arrête tes conneries, tu veux ?
Arrête tes conneries depuis tout à l'heure
Arrête !
Arrête !
Ce que tu m'énerves !
De poisson !
Lorsque Slogan !
Ouais !
Il y a de l'écho dans la maison
C'est Notre-Dame de Paris, là
Arrête !
Arrête, Gérard !
Gérard, arrête !
Arrête, arrête, arrête !
Bonne heure, Gérard !
Bonsoir à tous les égorgeurs de France !
Bon, allez, hop, terminé
Ce n'est même plus la peine de continuer le débat
J'arrête, hop, terminé
Fildar, tu dégages, c'est fini pour toi
Moi, j'arrête, je continue pour le débat
Bonsoir à tous, vous faites les conclusions
Couscous pour la conclusion du débat
Non, ils sont tous là, Gérard
Non, non, non, tu dégages
Je ne vois pas le savoir
Ces conclusions, c'est tout
Tu as bien foutu ta mère lors des deux débats
Mais non !
Tu as foutu ta mère pour lors des deux débats
Le report a été battu partout
On fait ça pour Internet, alors
Fais-le pour Internet
Il y a encore plus de 4000 personnes
On peut peut-être continuer pour eux
Toi, tu...
Tu vires
Non, mais je ne fais plus rien
Tu vires, tu vires, c'est des roms
Je ne bouge plus
Alors, Slogan, si tu veux répondre correctement à la question
Ben oui, mais il y avait tellement de brouhaha que je n'ai pas entendu
Alors, il faudrait que tu répètes
Ce n'est pas possible
Tu peux répéter, s'il te plaît ?
Pourquoi faire grève lorsqu'on est bien payé ?
Alors là, c'est une question bien difficile
C'est une bonne question, ça
C'est une bonne question
Je ne sais pas ce qui t'arrive en ce moment
Gérard, sur l'IRC, on me demande que tu répètes cette question, justement
Alors, pourquoi faire grève lorsqu'on est bien payé ?
Gérard, au standard, on me demande aussi que tu la répètes encore une fois
Non, non, mais ils me font chier, au standard
Ben ouais, mais bon
Gérard, sur Minitel, moi, ils me demandent que tu fermes ta gueule
Non, ben toi, tu vas fermer ta grande gueule de con
C'est Minitel
C'est Minitel
C'est Minitel
Oh là là
Eh Gérard, tu penses aussi quand tu fais caca ?
Voilà, pour le Minitel, il ne fonctionnera plus
Ah, bien joué
Alors, slogan, si tu veux répondre correctement à la question, maintenant
Ben, je la trouve tellement compliquée
Ben, non, je pense que ce n'est pas utile de faire grève quand on est bien payé
D'accord
Donc, Tony
Ouais, non, en fait, ce n'est pas les riches qui font grève
C'est les pauvres comme nous
Ben ouais, mais...
Non, mais Tony
Oui
Est-ce que...
Pourquoi faire grève lorsqu'on est bien payé ?
Non, mais tu ne comprends pas que c'est les pauvres, les pauvres qui font grève
Ce n'est pas les riches
Les riches, ils n'ont pas besoin de faire grève puisqu'ils ont déjà tout ce qu'il faut
Mais n'essaye pas de l'inscrire
Ils font des émissions sur M6, ils ont la radio et tout ça
Tony, tu évites de dire des noms
Eh Gérard, tu penses aussi quand tu fais caca ?
On est pauvres, on est pauvres, on est pauvres
Donc, la semaine prochaine, pas de Tony
Alors, comme toi
Ouais
De toute manière, c'est la fin du débat, il est 2h51, j'arrête un peu
Mais Gérard, mais t'es où ?
Comme toi
Ouais
Bah non, c'est pas utile, moi je suis le même avis que Tony
D'accord, et je sens le harangue pour finir
Alors, quoi te dire ?
Je pense que c'est pour emmerder les gens
Tu ne crois pas ?
Elle est con
Non, mais ce n'est pas la question, ça
Ça n'a rien à voir avec la question
Elle n'a rien dans la tête
Viens là, viens là, viens là, la cinglée
Elle est con
Allez hop
Alors, je vous préviens
Elle est priso
Elle est moins con que vous parce qu'elle sait répondre aux questions que vous, vous ne savez pas répondre
Alors, moi, pour vous dire
Oh, vous fermez vos jeunes maintenant
Merci
Alors, moi, pour vous répondre, je ne sais pas
Pourquoi ça sert de faire grève lorsqu'on est bien payé
Vu qu'il y en a qui se touchent des briques par mois
Combien ?
Des millions par mois, je me demande pourquoi ils font grève
Ça ne sert strictement à rien
Tu peux toujours réclamer 200 balles de titres qui restent en plus
Et alors ?
Ça dépense
Mais ouais, c'est pas possible
Conclusion
Je sens le harangue et que tu suces la bite, ça y est
Non, non, non, mais il ne faut pas déconner
J'ai un problème au standard
Donc, c'est terminé
C'est rien terminé du tout, tu continues
Allez, je ne sais pas, fais pas la pute
Il y a un problème au standard
C'est un problème d'insert, quand même
Si quelqu'un m'entend dans le CD-ROM
Allô, je suis perdu, là
C'est mieux, déjà
Conclusion
Gérard, avant de finir, quand même, il y a Davy1 qui te pose une question
Est-ce qu'il y a des universités où on apprend à faire grève ?
Arrête, Gérard, il ne sait pas ce que c'est, une université
Ça a merdé encore
Personnellement, non, je ne pense pas
De toute manière, même les lycéens font grève
Mais comment on sait comment il faut faire la grève, alors ?
Ça, c'est eux qui savent
S'ils sont mal payés, ils font grève
Non, non, mais ce n'est pas que ça
Je vais t'expliquer, par exemple, tu es étudiant, tu n'as jamais fait de grève
Il y a quelqu'un qui dit, bon, on va faire la grève
Si tu ne sais pas comment on fait, qu'est-ce que tu fais ?
Tu l'essuies, c'est tout
Tu l'essuies, tu fais quoi ? Tu l'essuies comme un mouton ?
Tu rentres dans le truc, et puis c'est tout
Tu l'essuies avec un chiffon, non ?
Mais non, tu fais comme ils font, et c'est tout
Donc, conclusion du débat, on va demander à Couscous
C'est bâclé, ton débat
Tu n'avais qu'à moi faire le compte, ça ne serait peut-être pas arrivé
Ça n'a rien à voir
Je les coupe, ils rigolent
Couscous
Continue, continue, Gérard
Non, non, c'est terminé
C'est terminé
Allez, une question
Continue ton débat
Combien coûte une grève en général ?
Bon, laisse tomber, on conclut
Bon, alors, conclusion, Tony, conclusion
Allez, hop
Merci, Tony
C'était bien, bravo
C'était bien marré
C'était bien, bravo
C'est un peu trop le bordel, quand même
Et qui est-ce qui paye ? C'est les auditeurs
Donc, j'aimerais que la prochaine fois, on fasse ça mieux que ça
Voilà, comme d'habitude
Et puis, c'est tout
Ok
C'est qui ?
C'est Goldo
Qu'est-ce qu'il vient faire ?
Non, je te jure
Slogan
Slogan
Sérieusement, pour une fois
Plus t'avances dans le temps, plus c'est de la merde ce que tu fais
Et faudra que tu...
C'est faux
C'est faux
C'est faux
C'est faux
Franchement, on te prendra pas
Toi, tu resteras chez toi
Alors, sous les bras, j'ai des poux
Non, mais j'ai pas fini
Non, non, mais ça y est
Si, t'as fini
Sous les bras, j'ai des poux
Ouais, bah, donc, je continue avec ma soucoupe volante
Je voulais dire que tu mets tout sur le dos de Fildar
Mais faudrait quand même un petit peu que tu te calmes, quand même
Non, mais attends, qui c'est qui a foutu sa merde au premier débat ?
T'as quand même déjà la grosse qui n'aide pas du tout le débat, quand même
Non, Manu n'est pas grosse
Non, mais je parle pas de Manu
Elle apporte pas des réponses très constructives
Et déjà, tes questions ne volent pas très haut
Après, si tu mets ça sur le dos de Fildar, ça le fait pas
Mais attends, les questions de la grève
Fildar, il travaille, regarde-le, il travaille, il s'acharne et tout
Et toi, tu le tapes
Les questions de la grève, on les a revues et corrigées avec Rigaud et Manu
Donc, je vois pas du tout pourquoi c'est de la merde
Et c'est pas une raison pour faire du kickboxing avec Fildar
C'est terminé
Ok, couscous
Ouais, bah, le débat, il aurait été plus intéressant
Si t'avais pas trop gueulé sur tes standardistes
Non, mais j'ai pas gueulé sur mes standardistes
Manu, il a bien fait son boulot au deuxième débat
Rigaud, il bosse toujours bien sur l'IRC
Donc, je vois pas, au deuxième débat, je vois pas sur qui j'allais gueuler
À part Fildar qui s'amusait à passer des doubles sons
Ça, c'est tout
T'es d'accord, couscous ?
Y'a pas de problème
Bon, Gérard
Y'a quand même quelques conclusions sur l'IRC
On va pas lire les 4000, quand même
Alors, y'a Turpentine qui dit que ton débat avait ni queue ni tête comme toi
Comme d'habitude
Y'a, je sais plus qui, qui disait qu'ils ont apprécié la grève de ton cerveau
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Euh, voilà, donc, ça sert à rien de faire la grève
Mieux vaut tenter sa chance au Big Bill si on veut plus d'argent
Ouais
Si c'est pour insulter ses assistants et passer son temps à gueuler en bâclant les débats
GG devrait faire grève
C'est vrai, ça ferait du bien que tu nous fasses une grève de débat
C'est ce qui pourrait peut-être se produire
Ouais
Ok
Et je voulais juste finir pour dire que le 13 décembre
Y'a une grève planétaire des internautes contre France Télécom
Ouais
J'en reparlerai dans la semaine
Ouais, ouais, c'est 9h
Comme toi
Ouais
Donc pour toi, conclusion
Déjà, je vous fais tous des gros bisous
Et puis, je voulais dire que tu pues la moule
Faudrait mieux qu'elle reste chez elle
Parce qu'elle a déjà les questions à l'avance
Elle répond n'importe quoi
Elle sait pas du tout avancer le débat
Ça commence vraiment à puer la moule
Tu pues la moule, reste chez toi
Ben, c'est simple parce que j'ai pas de personne
Mais si, c'est le poisson là
C'est le thon
C'est le thon
Le harangue pourri
C'est le thon
Ah non, le harangue, pardon
Gérard
C'est qui ?
C'est Pierre Fulain
Non, mais c'est bien
C'est de la merde, peut-être
Je sens le harangue pour conclure
Je sens le harangue
Allô, je sens le harangue
Elle est là
Allô
Pas elle là, pas elle là, son piquet
Si, il est là, son piquet
Pas elle là, pas elle là, son piquet
Oui, il est là
Hein ?
Ouais
Tu as pas entendu ce que j'ai dit ?
Non
Non
Gérard, je t'attends à la sortie de la radio
Donc, je te répète, c'est comme t'as pas entendu
Ouais
Donc, j'ai un truc au départ
Gérard, je t'attends à la sortie de la radio
Bon, celui qui s'amuse à dire des conneries, vous laissez parler des gens, merci
Gérard, je t'attends à la sortie de la radio
Donc, ouais, je t'écoute
Et j'écoute pas trop souvent quand même
D'accord
Bon, bah, c'est pas grave, j'ai vaguement entendu ce que tu me disais parce que c'est coupé à moitié
Fildar, tu recommences ?
Non, non, mais tu recommences, c'est bien, mais ça c'est terminé pour toi
Est-ce que tu fais des bêtises, celui-là ?
Alors, on va s'écouter, pour moi, la conclusion, c'était de la merde
Le débat, c'était comme le premier, j'ai pas pensé que ça allait se terminer comme ça, c'est grâce à Fildar quand même
Parce que celui qui a foutu sa merde, on termine avec combien de personnes sur l'IRC quand même, Rigo ?
Allô, Gérard ?
Non, mais...
Allô, Gérard ?
Manu, là, fait quelque chose
Allô, Gérard ?
Non, mais je peux pas parler si...
Donc c'est bon
Alors, on a fini à 4563 personnes, ce qui est vraiment excellent
C'est pas mal
Franchement, Gérard, y'a aucune radio qui va faire un...
Non, mais je pense que d'ici...
On aurait pu faire mieux s'il y avait moins eu de bordel avec Fildar
Oh non !
Tu te rends compte, Gérard, qu'il fait de la merde et t'as 4000...
Non, non, mais c'est toi qui a foutu ta merde, t'as foutu ta merde sur les deux débats
Allô, Gérard ?
Y'en a que deux qui ont bien bossé, c'est Manu et Rigo, c'est tout
Y'a que eux qui bossent bien lors des deux débats
Alors, on va s'écouter...
Ah, c'est clair, y'a même pas toi, toi tu bosses pas non plus bien
Allô, Gérard ?
Pour terminer, 256, on va laisser Rousseau pour la nuit sans pub
Allô, Gérard ?
Demain matin, 6h, vous allez retrouver Bart
Allô, Gérard ?
Et demain soir, 22h, vous allez retrouver le Star System
Et surtout, y'a des places à la loco et...
Y'a Jean-Denis Berre demain, c'est...
Jean-Denis Berre, pour en offrir, là ?
On peut en offrir
Eh ben, pour demain soir, ceux qui veulent venir à la loco avec le DJ Regueuillat, je serai là
Et puis, y'aura également DJ Sinclair, c'est maintenant qu'ils appellent au standard
On va prendre les 3, 4, 5, 6 premiers
Avec la personne de leur choix, ils viennent gratos
Grâce à Gégé, quand même
Et donc, samedi, t'es où, tu peux préciser ?
Samedi à Vannes, on est à...
Malverne
Malverne
Voilà, donc, je vous souhaite une bonne nuit
Je vous retrouve la semaine prochaine
Et on s'écoute les poules du Cirque Pain d'Air
Avec du saucisson
Bonne nuit à tous et à la semaine prochaine
== Le débat sur les jeux télé ==
=== Le contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Nous avons une parodie de Gérard, sympathique paraît-il, bonsoir faux Gérard. Allo ? Oh putain, tu es réveillé, c'est grave. Il est dans une cabine, ça va Gérard ? Bonsoir à tous, donc bon ben, petite parodie des débats je crois. D'accord, ben le vrai Gérard t'écoute, on y va. Donc balance le jingle et c'est bon. Ah faut que je mette le jingle, pardon, alors excuse-moi, vous l'avez calé, attention on y va, prêt, 3, 2, 1, top.
Et voilà, donc bonsoir à tous et bonjour, c'est les débats de Gérard, donc on va saluer Rigaud à l'internet www.funradio.fr. Oui, bonsoir, big big up. Ok, donc Manu au standard 0870 5000. Ouais, en gros, salut. Et Fildar à la pro.
Ok, donc on va accueillir Couille de loup. Bonsoir Gérard. Couille de loup, bonsoir. Bonsoir Gérard. Bonsoir. Bouledogue mystère. Oui, bonsoir Gérard, t'aurais pu m'imiter aussi, je suis quand même une star, merde. Ouais, salut. Donc le débat, je pense, va porter sur la poésie. Donc première question, que pensez-vous de la poésie, si oui, pourquoi ? Donc on va demander à Bouledogue mystère.
C'est bien tu Gérard. La poésie. Non mais tu travailles. Est-ce que tu peux me répéter la question ? Non mais tu te fous de ma gueule, alors bonne nuit, dégage. Hop, tu me gères ça, d'accord ? Ouais, Gérard, c'est Manu. En gros, à la place de Bouledogue mystère, on accueille Saucisson à l'ail. Ok, donc Saucisson à l'ail, bonsoir. Bonsoir. Allo. Bonsoir. Saucisson à l'ail une fois, Saucisson à l'ail deux fois. Je suis là, je suis là. Bon, alors t'as écouté la question ? Ouais.
Donc pour toi ? Ouais, bah moi j'aime bien la poésie, je trouve que ça ouvre l'intellect sur... Non mais attends, Saucisson à l'ail, on va pas aller voir l'intellect ou autre, hein. On va pas chercher Midi à 14h, d'accord ? Que penses-tu de la poésie ? Bah en fait, j'aime bien. Donc couche de loup pour toi ? Ouais, bah moi j'aime pas ça. Je trouve que ça sert à rien, on nous fait chier à l'école, là, toujours, apprendre des poésies, on s'en fout.
Mais bon, c'est bien parce que t'apprends à lire quand même. Non mais attends. Quoi ? Attends, à l'école, déjà d'une. Quoi ? Déjà, à l'école, la poésie, ça m'étonnerait qu'on en apprenne, je suis désolé. Ah bon ? Non mais attends, moi je veux te dire une chose que... T'es à quelle école, toi ? Non mais attends, déjà, moi je veux te dire une chose que l'école, bon bah, je sais pas que j'ai pas été, mais j'ai pas trop pratiqué de ce métier. Mais je veux te dire une chose, tu vois, ça m'étonnerait, hein. Donc... Tu changes d'école, hein. Ah ok. Donc moi, en ce qui me concerne,
c'est dommage parce que, bon bah, moi, la poésie, c'est un truc que j'aime bien. C'est pas un truc qui me déteste. Donc, moi, je veux te dire une chose que, d'ailleurs, ce chisson-là, il pourra confirmer. Ouais, tout à fait. Tout à fait. Déjà, ce soir, toi, je vais te bouffer ta petite chatte. Je veux te dire une chose que, tu vois, la poésie, c'est un truc que, moi, pour faire craquer les filles, c'est ok, quoi. Voilà, donc, bon bah, on va... On s'écoute un petit disque ou pas, là ? On fait quoi ? Non, conclusion, d'accord. Donc, conclusion,
c'est pas mal. C'est dommage que, bon, les auditeurs, c'est un peu des habituels, j'ai l'impression. C'est Tony, on t'a reconnu. Donc, tu pourras pas dire que c'est le contraire. Et toi, ce chisson-là, je t'attends, je sais pas. Dans mon lit, on va faire la fête. Rigaud, sans indiscrétion, on a combien de monde, là, sur Internet ? Oui, énormément de monde sur Internet. On est deux. Il y a moi et un mec de France Télécom à qui, d'ailleurs, je fais une petite casse-déli. Ok. Donc,
là, je crois que le record mondial d'Internet est pas prêt d'être battu, parce que, là, c'est bizarre. La semaine dernière, on avait atteint les plus de 3000. Et maintenant, on est que deux. Donc, là, je crois qu'on touche le fond du rouleau. Donc, bon, bah, on va s'écouter un petit disque, quand même. On va s'écouter des annus sans feu avec Bouffe-moi la chatte le week-end, mais pas la semaine, je travaille. Voilà, donc, dans un instant, vous allez retrouver Blondo pour les nuits sans pub. Et bonne nuit à tous. Bravo, t'es bien assuré. Excellent. Bravo.
Il faut l'embaucher, il faut l'embaucher. Ah, là, franchement... Big up, big up. Ah, ouais, big up à toi, parce que, franchement, bravo. Bravo. Dommage, tu peux me refaire un petit coup de fil d'art ? C'est dommage qu'on n'ait pas entendu assez fil d'art. C'est hallucinant, c'est hallucinant. C'est hallucinant, hein, Tony ? On connaît bien la voie du fil d'art. Putain. Tony, entre Tony, Manu et fil d'art, et Rigo, putain, mais c'est hallucinant.
qui n'a pas trop apprécié qu'on se foute de sa gueule, il s'est vexé. Alors que je lui ai expliqué que c'est un peu comme les guignols, c'est la consécration que quand on est une star, on est imité. Gérard fait une parodie. Gérard est en train de fumer sa cigarette dans le couloir, il n'est pas content, il fait la gueule. C'est dommage, mais en tout cas, vraiment félicitations. Il n'y a rien à dire, c'est du top top de chez Top Top. Quand tu as l'occasion de nous en refaire d'autres, n'hésite pas. J'avais prévu de faire ça toutes les semaines, mais je ne sais pas si... Ah si ? Je ne sais pas. Avec grand plaisir. Avec grand plaisir.
Merci encore. N'hésite pas quand de temps en temps, Pierre Fula, tu peux également nous faire des petites engueulades entre Gérard et Fildar. Si tu avais à inclure ça dans tes débats, je sais que ce n'est pas facile. Petit à petit. Merci. Qu'est-ce qu'il y a, Gérard ? On l'a repris en antenne. Qu'est-ce qu'il y a ? Bah non, fais pas la gueule, merde ! Il est vraiment... Il est vraiment... Il est vraiment phénomène !
Il est vraiment... Il rigole, vas-y ! Il est vraiment phénomène ! Allez, Gérard ! Bon, allez ! Dans moins de 5 minutes, sur Fun Radio, les débats de Gérard vont démarrer. La pression est mise à son maximum, que les radios d'en face s'accrochent, car le bulldozer de la bande FM va arriver. Le monstre, par définition.
C'est Alain Delon au cinéma. On a connu Spielberg en tant que metteur en scène. Et il y a sur la bande FM l'animateur qui, sans nul doute, va marquer ses 5 dernières années. Et à mon avis, c'est loin d'être terminé. On est au début d'une grande aventure. Encore 15 ans de signature pour un débat de Gérard, comme chaque jeudi. Un sur la posie et un sur les séries télévisées. TF1, entre autres, qui sont remis bien largement en avant grâce au Big Bill. Les débats de Gérard, si vous voulez y participer.
75 000, Internet également à votre disposition. irc.funradio.fr Et dans l'immédiat, Lenny Kravitz pour foutre la pression, les enfants. Toute la bande FM, ce soir encore, va cramer dans tous les sens. Prévenez-les, Sky, Energy, RFM, Chérie FM, Nostalgie, RNC. Ils sont morts, eux. Europe 1, RTL. Gérard de Suren déboule sur la bande FM.
Les débats, pas de radio et pas d'insultes de Gérard.
Qui vous attend sur l'Internet. www.frfunradio.fr On est combien, là, pour l'instant, Rigo ? On est déjà 1280. Et ça arrive, ça n'arrête pas d'arriver. Et tu vois, plus ça va, plus ça monte. Donc, le premier débat va porter sur les jeux télé. Donc, on va accueillir pour ça Je Pue, Je Pue la Crotte, Je Pue la Crotte, Yetto,
On peut écouter Fun Radio sur... Ifto, Gérard, excuse-moi. Ifto. Ah, Ifto. D'accord. T'écriras mieux, d'accord ? Non, non, mais t'écriras mieux. C'est Manu qui a écrit. Gérard, c'est mon écriture, tout ce qui est ville et fréquence. Ok, je te remercie, Manu, de préciser. Donc, on peut écouter Fun Radio sur 97.9. Oui, bonsoir, Gérard. Bonsoir à tous. Oui, bonsoir, Tony. Mais non, Tony, il est là. Écoute, Tony, allô. Oui, bonsoir, Gérard. Bonsoir à tous. C'est pas moi.
Bien sûr, Tony à Brest. C'est ça. Alors, Tony, c'est Paris. Il a le droit de voyager ? Dans Vacances à Brest. Enfin, bref. Pipouin. Pipion. Pipion. Albi. 97.1. Ouais, c'est ça. Non, mais répondez pas quand je parle. Bon, Pipouin, là. Pipion. Pipion, tu réponds ou quoi ?
Il est là, merde. Oh, quoi, merde ? Je vais pas te faire foutre, ok ? Oh, Gérard, doucement, quand même. C'est le début. Pute de nuit. Pute de nuit, Aras. C'est ça. Bon, bien sûr. Allez, foutez-vous de ma gueule. Foutez-vous de ma gueule. Allez, hop. On attaque. Comme ça. Non, mais présente quand même tout le monde, Gégé. Attends. Pour un instant, c'est quoi ce bordel que tu me fais ? Tu commences. Gérard. Tu commences. Tu commences. C'est juste le nom. Attendez, attendez.
Merde ! Putain, mais c'est quoi ce bordel ? Moi, je fais le standard. Mais quoi ? J'ai rien fait. Mais t'es dans ce bordel. Putain, mais c'est quoi ? Putain, rigole pas. On va avoir trois auditeurs. Oh, non, non, non, non. Mais attends. C'est quoi ce bordel qu'il nous fait ? Quoi ? Il y a je pue la crotte. Non, non, non. Allez, hop. Allez, hop. Allez, hop. Mais calme-toi. T'es énervé pour rien. Putain, mais merde. Qu'est-ce qu'il me fait, là ? Qu'est-ce que c'est que ce nom ? C'est surnom. J'y peux rien.
Attends. Je te jure. Dégage. Dégage. Je veux plus te voir ici. Dégage. Casse-toi. Casse-toi. Casse-toi. Mais qu'est-ce qu'il va faire, le standard ? Comment on fait, Gérard ? Attends, putain. Non, mais Gérard, ça va. Moi, j'en ai ras-le-bol. J'en ai ras-le-bol. Toutes les semaines, c'est le bordel. Mais non. Mais si, ce soir, ça va être le bordel. Mais non. Mais si. Je vois le coup arriver. Mais arrête des bêtises. C'est toi qui es énervé, ce soir. Attends. Moi, je vois le coup. Non, t'es énervé d'office. Alors, Tony. Ça va bien se passer. Ça va bien se passer. Bien sûr.
C'est le bordel. T'as décidé. Donc, c'est ta faute. Oui, pourquoi ? Parce qu'il est là. Il n'a pas été... Je ne voulais pas ce soir. Mais qui est à ta place ? C'est bon. Je ne veux pas. D'accord. Tu choisis quelqu'un. Alors, il n'y a personne au standard. Comment on fait ? Non, mais là, il voulait quelqu'un. C'est lui qui remplace. C'est lui le chef. J'en ai parlé hier. Bon. C'est Gérard au standard. Il fait tout, Gérard. Françoise. Oui ? Bonsoir. Bonsoir, Gérard. Ah, Françoise, salut. Oh, on se calme. Bah, écoute, j'ai le droit de dire bonjour, quand même.
Elle est quand même Gérard, la star. Ouais. C'est clair. Vas-y, Gérard. Allez. Ça commence à... Allez, boum. Première question. Allez. Génial. Voilà. C'est bien. Fais voir. Non, non, non. Attends. C'est quoi, les noms que tu me cherches ? J'en ai rien à foutre. J'en ai rien à foutre. Vas-y, j'en ai rien à foutre. Salut, Gérard. Ça va ? Salut. Hé, Gérard, est-ce que tu pourrais me prendre au standard, là ? J'ai quelque chose à te dire, s'il te plaît. Non, non, non, non, non, non. C'est qui ? C'est qui qui veut me parler ? Rodrigo.
Hein ? Rodrigo. Bon, Gérard, allez, on y va. On y va, on y va. Parce qu'il n'y a personne au standard, c'est la merde. Alors, vas-y, Gérard. Première question. Dans le débat, dans le débat. Première question, c'est sur les jeux télé. Quel est votre jeu télévisé préféré ? On va demander ça à Je Pus La Crotte. Je Pus La Crotte, bonsoir. Moi, mes jeux télévisés préférés ? Alors, mon jeu télévisé préféré, c'est quand même le Big Bill. Il faut le dire, c'est un jeu passionnant et j'adore. J'adore la gaffe. Oui. Voilà.
C'est tout ? Ouais. Alors, Pipion ? Moi, c'est sans aucun doute le juste prix. Ouais. C'est vraiment bien, quoi. C'est intéressant et c'est culturel. Enfin, c'est tout, quoi. Ouais, d'accord. Vous cherchez pas trop à... Bah, c'est vrai. Non, mais vous cherchez pas trop à répondre aux questions. Bah, pourquoi ? Bah, tu me dis... Alors, Pute de Nuit ? Ouais, moi, c'est 100% question sur Arte. Comment ? Moi, c'est 100% question sur Arte.
Non, sur Arte... Non, non, non, non. Sur Arte, y'a rien. Si, si, y'a Formos sur... Il y a assez Formos qui me précise. Le mieux, c'est 100% question. Pas d'animateur, pas de décor, pas de candidat. Non, non, non. Sur Arte, y'a aucun jeu télévisé. Je suis désolé. C'est pas Arte, c'est la cinquième. C'est la cinquième. Arte, ça fait un peu plus... Artoni ? Ouais, non, moi, en fait, j'aime pas trop les jeux sur TF1. Je trouve que c'est un peu débile, quoi. J'ai l'impression que c'est un peu pour les beaufs. Moi, ce que j'aime bien, c'est les jeux sur France 3, question pour un champion.
Et puis, aussi, 100% question. Le Cadoc ? Pardon ? Le Cadoc ? Le Cadoc, non, j'aime pas trop, parce que ça me fait trop penser à la 4-10-9. La famille en or ? Non, non plus, parce que c'est sur TF1. Et alors ? Ouais, ben, j'aime pas, non, en fait, non. Dans ce cas-là, si ça te plaît pas, tu changes de chaîne, c'est tout. Voilà, il a le droit de pas aimer. Il a le droit de pas aimer. Il regarde les autres chaînes. Ben ouais, c'est ce que je fais, c'est ce que je t'ai dit. Françoise ? La gaffe. La gaffe, le juste prix,
et puis... Là-haut de la fortune ? Oui, avec Philippe, ouais. Philippe, tu le connais ? Ben, bien sûr, ouais. Ah bon ? Ouais, ouais. T'as déjà couché avec lui, Françoise, non ? Oh, Manu, ça suffit. Oh, je demande, je me renseigne. Et Françoise, tu regardes Cascado ou pas ? Non. Et j'en ai rien à foutre pour terminer ? Moi, c'est le Big Bill, mon préféré, et j'ai pas tribu une fois. Et, en fait, derrière Zeno, j'ai une botte de coton-tige. Alors, toi, j'en ai rien à foutre.
J'en ai rien à foutre, c'est terminé pour toi. Non, mais je l'ai vu, je l'ai vu, cette émission, c'est vrai. Ben oui, c'est vrai. Bon, alors, si vous commencez à me casser les bureaux... Mais je te casse pas les bureaux, Gérard. C'est vrai, j'ai participé. Tu réponds comme il faut à la question, et tu la fermes. Bon, alors, c'est le Big Bill, voilà. Parce que, pour l'instant, vous avez... Là, pour l'instant, vous êtes en train de me casser les couilles, et j'aime pas ça. C'est bon signe, alors. Allez, Gérard.
Allez, continuez. Continuez comme ça, vous allez... Allez, enchaîne un peu, là. Quoi ? Qu'est-ce que t'as, toi ? Ben quoi ? T'es animateur radio ou t'es un branquin ? Qu'est-ce que t'as ? Qu'est-ce que t'as, là ? Ben quoi ? Tu me cherches, là ? Vas-y, j'ai quatre palmanouches qui s'éveillent en moi. Eh, si t'es pas content, tu te casses. Ok ? Allez, Gérard, arrête d'être agressif. Allez, enchaîne, enchaîne. Alors, lors des émissions des jeux, jouez-vous à deux, ou à plus, ou à autres ? On va demander à Françoise. À plusieurs.
Tu peux préciser ? C'est-à-dire que je joue moi, mon fils, et puis mon partenaire. Ouais, mais tu peux préciser sur quels jeux, à peu près, Françoise ? La plupart, c'est Laïga. C'est un cycle juste pris. D'accord. J'en ai rien à foutre. Ben moi, disons que je joue tout seul, parce que j'ai qu'un chat, donc je joue tout seul. D'accord. Je crois que toi, pour l'instant, t'as pas l'air de comprendre
ce qu'on pose comme question. Rico ? Oui, sur IRC, il y a Davy1 qui te demande si il serait intéressé... Est-ce que tu serais intéressé de présenter un jeu télé sur Fun Radio ? Non. Présenter un jeu télé sur Fun Radio, ça m'étonnerait. Bon, alors celui qui s'est mis à rôter va arrêter. Ça pourrait s'appeler le Fun Big Bill. Allô ? Allô ? Non, mais c'est...
Vous allez pas commencer le premier débat comme ça ! Bon, allez, tu poses ta question. Un jeu comme le pauvre Blaireau, ça t'intéresserait pas ? Alors, Tony ? Oui ? Le Blaireau, il t'emmerde ! Non, mais c'est un jeu sur Fun Radio, c'est un pauvre Blaireau, là. Bingo ! Bon, Gérard, je sais pas, fais quelque chose. Non, non, mais attends, pour l'instant... Non, non, mais attends, pour l'instant, personne n'est capable de gérer l'autre. L'autre, Pildar, il prend des cons.
Personne au standard, tu l'as viré, c'est pour ça que c'est la merde. Tu vas là. C'est un Gérard. Olivier ! Olivier ! Olivier, c'est quoi, là ? Allez, vos dialles derrière, s'il vous plaît, merci. C'est un Gérard. Olivier ! Olivier, merde ! Olivier, tu peux laisser en l'air. Non, non, tu laisses ouvert. Non, non, tu peux laisser en l'air, tu me calmes tout le monde déjà pour commencer. Bon, vous vous calmez un peu. Non, non, mais...
Prends-moi, prends-moi. Il y a Tony qui veut te parler, donc tu te débrouilles avec lui. Donc... Allez ! J'en ai rien à foutre. Tu peux reposer les questions, s'il te plaît ? Non, non, non, non, non, non, non. Je repose plus les questions. Même les gens de l'IRC, ils l'ont pas compris, la question. Alors, à l'heure des émissions de G, jouez-vous à deux ou... ou autres ? Bon, alors... Bon...
Alors, quand vous avez fini de me faire chier comme ça, ben, vous me le dites. Tu peux répondre, Gérard ? C'est qui ? Ben, vas-y. Ben, moi, je suis un peu comme l'autre garçon, j'ai aussi qu'un chat, donc, ben, je joue toute seule, mais... Ben, oui. J'ai joué avec lui, je veux bien, hein. Ben, Gérard, tu gueules, mais si on n'a qu'un chat, comment tu veux qu'on fasse ? Ben, attends, pour l'instant, je t'ai pas sonné, toi. Ben, si, tu m'as engueulé tout à l'heure. Non, mais pour l'instant, moi, je t'ai dit que je t'ai pas sonné. Donc, tu laisses parler les gens. Donc, pute de nuit. Ouais.
Pourquoi ? Ben, je t'ai dit, je joue avec mon chat aussi, donc, jouer à deux, c'est plus sympa. Donc, si le garçon veut que j'aille jouer avec lui, il n'y a pas de problème. OK. Pipion ? Ben, moi, je regarde comme ça. Je regarde la télé, je joue pas, ça m'intéresse pas. J'avais les fesses. Voilà. OK. Euh... Je pue la crotte ? Ouais, ouais, je tue la crotte, bonsoir. Moi, je joue avec mon chat aussi. D'accord. Euh... Tony ?
Il est au standard avec Olivier, Tony. Ouais, ouais, je suis là, je suis là. Donc, moi, GG, moi, je joue en famille. Question pour un champion, mais comme c'est... J'ai une famille d'immigrés, c'est... Enfin, ils arrivent pas à répondre aux questions, donc c'est moi qui gagne tout le temps. Bon, Tony, tu vas te calmer. Non, mais c'est vrai, écoute, c'était... Tu vas te calmer parce que tu passes sous le test pendant les débats. Écoute, ben, je te kiffe, c'est pour tes 100% FN. Ben, moi, je te kiffe, je t'emmerde, OK ? Mais Gérard, il a rien dit, là. Ben, t'es pas insulté, là. Et pour le même prix, je t'insulte, je te le dis direct.
De dos, quoi, Gérard. Comprends-le. Bon, allez, Gérard, on enchaîne. Allez, allez. Alors, troisième question. Et je répondrai après aux questions. On y abrège. Attends, si t'es pas content, toi, tu dégages, OK ? Allô ? Allô ? Allô ? Allô ? Allô ? Allô ? Allô ? Ben, Gérard, allez ! Non, mais attends ! Celui qui s'amuse à dire que j'insulte ton cul, je l'emmerde ! Allez, Gérard. Pas d'insulte. Parce que là, ça va pas commencer comme ça.
C'est pas forcément à toi qu'il parle. Vas-y, enchaîne, enchaîne. Trouvez... Qu'est-ce que t'as, Tony ? Je t'ai dit de dégager. Mais il sait pas, Tony. Allez, Gérard ! Je sens la crotte, c'est bon. Allez, enchaîne. Allez, allez. Eh, putain, vous savez pas comment ça me casse les couilles au premier ! Gérard, on dit rien, alors fais ton débat. Alors, trouvez-vous qu'il y a trop de pubs entre deux ? Entre deux quoi ? Entre deux quoi ? Entre deux cul. De toute manière, vous allez réfléchir, on va s'écouter. Les six sont... Attends, attends, repose la question. Calmement.
Alors, trouvez-vous qu'il y a trop de pubs entre deux ? Et on va s'écouter. Voilà, attends, où est-ce que les gens peuvent nous appeler ? Aux heures 875 000, c'est Olivier qui vous attend. Et sur l'IRC, il y a toujours Rigaud. Ouais ! Donc, vous pouvez toujours essayer de nous appeler sur l'IRC. Donc, www.fr, Fun Radio. Voilà, tout à fait. Et on a dépassé les 2500, on est à 2782. Ouais, c'est bien. Ça monte bien, quoi. Donc, Gérard, j'aimerais bien que ton débat se passe bien pour ces gens-là qu'on essaye encore de battre.
Moi aussi, je voudrais bien que ça se passe bien. Donc, on va s'écouter les soupçons de ma grosse. Elles sont les meilleures avec des portes gertelles. Et on se retrouve tout de suite après. Les débats. Pas de radio et pas d'insultes. De Gérard. Et voilà, donc, on se retrouve. Il est 0h45. Donc, c'est toujours Olivier qui est au standard, qui vous attend aux heures 8.
0800. 0800 08 5000 et 0800 3. 0800 70 5000. 0800 70 5000 et 0800 3 08 5000. Et toujours Rigaud qui est sur l'Internet. Donc, vous pouvez toujours nous laisser des petits messages sur l'Internet. www.fr. Tout à fait. Oui, Rigaud. Oui, tout à fait. Non, mais je te laisse finir. T'allais dire quoi ? On va saluer quand même les Belges parce qu'on n'a pas beaucoup de Belges. Si, si. Contrairement à ce que tu crois, il y en a beaucoup sur l'IRC, justement, vu qu'il y a des gens de partout à travers le monde.
Et voilà, les Belges, ils sont en train de s'exciter parce que je parle d'eux. Et il y a même des gens de très, très loin. Et malheureusement, il y a des gens qui ne captent pas TF1. Ils écoutent quand même le débat via Internet. Donc, on va réécouter. On récupère. Je pue la crotte. Pardon, c'est moi. Merci, Manu. Donc, je pue la crotte. Donc, j'espère que vous avez compris ce qu'Olivier vous a dit. Donc,
Pipion. Oui, bonsoir. 18 ans. Pute de nuit. Bonsoir, Gérard. Donc, Tony. Bonsoir. Françoise. Bonsoir, Gérard. Et j'en ai rien à foutre. Bonsoir. Alors, donc, maintenant, je vais quand même répondre aux deux questions. Non, mais vous commencez pas. D'accord ? Parce qu'Olivier vous a calmé. Si vous continuez, de toute manière, on va changer les noms. Non, mais de toute manière,
on va reprendre d'autres personnes à la place. Parce qu'il y a quand même 24 lignes qui sonnent. Donc, je voudrais bien que vous répondiez, qu'on fasse des débats corrects. Je voudrais bien qu'on arrive à faire au moins les deux débats potables. Pas comme toutes les semaines que ça foire. D'accord. Donc, alors, la première question. Quel est votre jeu télévisé préféré ? Donc, j'ai pas répondu. Maintenant, je vais vous répondre. Donc,
comme Françoise a l'écoute et puis tout le monde, je pense, regarde TF1. Donc, il y a le Big Bill. Il y a le Juste Prix. Il y a le Millionnaire. Il y a Drôle de Jeux. Et il y a plusieurs jeux qu'on peut regarder. Bon, bien sûr, ceux qui adorent le Big Bill. Donc, c'est sûr qu'ils regardent tous TF1. Bon, sur la deuxième question. Lors des émissions
de jeux, jouez-vous à deux ou autres ? Bon, là-dessus, je pense que là, c'est un peu dur de répondre. Parce qu'en fin de compte, on peut regarder le Big Bill ou autre. Même le Juste Prix. Bon, c'est sûr que c'est pas évident à trouver sur des chansons. Parce que là, ce soir, j'ai écouté. Les chansons, elles étaient faciles. D'habitude, c'est un un
un Gigi qui le fait. Et donc, c'est pas évident à trouver les chansons. Donc, la troisième question. Trouvez-vous qu'il y a trop de pubs entre deux ? Alors, que je m'explique bien, les pubs, dès que le début de l'émission commence, au bout d'une demi-heure,
à peu près, vous avez une pub. Est-ce que vous trouvez ça normal ou pas ? Donc, on m'a demandé à... À la française. J'en ai rien à foutre. Non, je trouve pas que c'est normal du tout. Ils mettent beaucoup trop de pubs. Ouais, mais tu peux te l'expliquer ? Bah... Disons qu'ils mettent une à deux pubs pendant une émission qui est une demi-heure. Ça fait beaucoup trop. Ouais, mais... Bon, d'accord. Non, ok. T'inquiète pas. De toute manière, je vais avoir une réponse aussi là-dessus. Rigo ? Non, Gérard, j'ai un sondage.
Vite fait, sur Internet. Alors, sondage sur Internet. 32% des internautes se cuisent des choux de Bruxelles en regardant le Big Bill. 23% des auditeurs voudraient savoir ce qu'ils peuvent gagner en répondant au sondage. 20% des auditeurs ne trouvent plus leur télécommande. 15% des auditeurs ne savent pas suivre les jeux TV car ils n'ont pas Arte. Et 7% des auditeurs préfèrent regarder Santa Belgica. Ok. Bah, de toute manière, sur Arte, il n'y a pas beaucoup de pubs. Il n'y a pas beaucoup de jeux sur Arte.
Tu regardes souvent, Arte ? Non. Non ? Bah, comment tu peux savoir, alors ? Non, parce que je regarde plus la première, comme Françoise. Donc, bah, Françoise ? Bah, moi, tout ce que je peux te répondre, moi, je trouve un peu dommage qu'ils mettent trop de pubs, mais d'un sens, comme tu regardes la gaffe, ça permet aux candidats qui sont au téléphone en direct de chercher dans leur dictionnaire.
Non, non, attends. Tony, Tony, Tony, Tony. Non, non, non, non, c'est pas truqué. Parce que moi, je vais te dire une chose, que ce soir, la question a été, qu'est-ce que c'est un palindrome ? C'est une... C'est un mot qu'on peut prononcer d'un sens à un autre. Et tu le savais, ça ? T'as un exemple ? C'est-à-dire, ouais, un exemple, ouais, parce que moi, je ne capte pas. Palindrome, par exemple, tu prends en cassette. Tu fais...
Tu prends à l'envers. Ça fait... 7K. 7K, mais c'est du... C'est du verlan, ça. Wesh, wesh. Bah, ouais. Ouais, wesh, wesh. Big up. Bah, ouais. Tu connais quoi, en verlan ? Comment ? Non, j'ai rien dit. Non, tu connais quoi, en verlan, toi, Gérard ? Non, non, mais moi, en verlan, je connais rien du tout. Comment on dit, Gérard ? En verlan, comment tu dirais ? Je sais pas, moi. Bonjour à tous, en verlan. Coton-tige. Olivier ? Non, pardon.
Gérard, en verlan, c'est feu beau, feu beau. Bon, on va demander à Tony, maintenant. Ouais, je trouve qu'il y a trop de pubs à la télé, c'est vrai, mais c'est surtout sur TF1. C'est clair. Ouais, parce que France 2, ils n'en ont pas trop, de pubs, en fait. De toute manière, ils n'en mettent quasiment pas du tout. Ouais, c'est vrai. France 2, tu rigoles ? Non, non, non, non, non, non. Non, attendez, attendez, attendez, attendez. Attends, Tony. Tony, Tony, Tony, Tony. Oui, ouais. Tony, laisse parler... Laisse la finir. C'est qui qui...
vient de dire ? C'est Pute de Nuit. Ouais, ben, maintenant, ça va être à ton tour. Après, je vais vous répondre. Je te disais qu'il y avait autant de pubs, en fait, sur la 2, sauf que eux, ils ne coupent pas les émissions, donc il y en a encore plus entre les émissions. Ah, d'accord. OK. Gérard, je sens l'accroche, tu peux répondre. Non, non, attends, t'as déjà... Non, j'ai pas répondu. Non, non, mais attends, on va demander à Pipion. Tu peux répondre à ta question, quand même ? Mais qui c'est qui a coupé, là ? Qui c'est qui a coupé ? Non, non, c'était Pierre Fulain, mais j'ai rappelé. Bon, c'est Pipion, je peux répondre ?
Attends... Eh, Olivier ! Je sens l'accroche, bonsoir. Quoi ? Non, mais c'était pour moi, je veux dire, il m'a appelé pour moi, pour demain. Non, non, mais Olivier, ça va pas aller, hein. Quand quelqu'un coupe, tu me prends d'autres personnes, hein. Ah, d'accord. Ben, je prends des appels. Ouais, bon, moi, je trouve qu'il y a beaucoup trop de pubs. Il faut pas trop se plaindre, parce qu'en Amérique, il y en a encore beaucoup plus. Donc, voilà. Bon, d'accord. Toi, je crois que t'es carrément à côté de la plaque. Ah, ouais, comme ça.
Je sens la crotte. C'est pas je sens la crotte, c'est je pue la crotte qu'on m'a marqué. Donc moi je trouve ça normal qu'il y ait de la pub sur TF1 vu que c'est TF1. TF1 c'est 100% pub, c'est pas 100% tube comme fan, c'est 100% pub. Donc c'est normal. Mais sur France 2, je confirme, il y en a bien. Il y en a trop. Avant de regarder l'épisode de Friends, il y a un quart d'heure. Non, non, non, attendez, attendez. Attendez, attendez. C'est qui, c'est qui là qui veut
répondre avant moi ? Elle est chaude elle. Non mais tu réponds comme il faut s'il te plaît. Oui, non mais je te réponds. C'est vrai, avant Friends, il y a un quart d'heure de pub. Non, moi je peux te confirmer. Moi je te confirme que de moins 25 jusqu'à 50, il y a de la pub. Bon, moi je peux confirmer. Et ça je reviens. Oh ça y est, derrière. Le seul pub que j'apprécie c'est quand on voit Jennifer Niston. Ouais, à la fin. Bon, vous me laissez
parler ou pas ? Moi Ross, je trouve qu'il a un peu une tête de chien battue quand même. Tony ! Ouais, ouais. Tu te calmes. D'accord. Donc je vais répondre à Françoise. Oui. Donc de toute manière, tu m'as appelé. Ouais. Donc on a regardé vaguement et t'as vu comme moi, c'est qu'ils ont passé des pubs. Donc moi je trouve une chose. Et ça,
je pense que personne ne me le contredira. C'est que sur TF1, c'est malheureux à dire, c'est que sur TF1... Oh, vous arrêtez derrière de remplir comme des putes ! C'était un bruit de mobilette. Ouais, mais les bruits de mobilette, ils vont se classer. Je vais les calmer. Je vais calmer les mobilettes. Hein ? Continuez à ce que vous disiez. Ça commence à bien faire. Allez, Gérard, vas-y. Continue sur TF1. Donc, tout à l'heure, la question c'était qu'est-ce qu'est un palindrome ? Ouais. Donc,
ils ont passé la pub. Il y a eu 4 minutes de pub. Pendant ces 4 minutes-là, t'as rien pu comprendre. Parce que t'as eu la pub et après tu l'as eue. Et ça, c'est un truc que je trouve dégueulasse. 4 minutes ? Il y a eu 4 minutes. Gérard, s'il y a de la pub dans une émission, ça veut dire que ça marche ? Donc c'est plutôt bien, quoi. Non, mais même, moi je trouve pas... Non, non. Moi je trouve que lors des jeux... Moi je suis d'accord avec Gérard. Moi, lors des jeux, tu mets pas
de pub. C'est fou. Mais non, mais attends, dans ces cas-là, t'es lancé dans un jeu... Bon, c'est bon ! Laissez Gérard parler. Lors d'un jeu, de toute manière, on peut pas se concentrer pour trouver quelque chose. Par exemple, sur la 2, il n'y a pas de pub. Il n'y a aucune pub. D'ailleurs, il y a plus de gens qui gagnent sur la 2 que sur la 1. Ouais. Parce qu'il n'y a pas de pub. Parce que, que ce soit le millionnaire ou juste le prix, de toute manière, il y a des pubs dans
partout. Mais faut pas non plus se concentrer pour jouer au juste prix. Faut arrêter d'halluciner, quoi. Ouais, mais attends, au juste prix, de toute manière, t'es sélectionné, faut bien te concentrer pour trouver le cadeau, pour trouver le rideau. Gérard, sur IRC, il y a Alf qui dit qu'en fait, la pub, ça sert à réfléchir pour trouver les bonnes réponses. Non, non, non, non, non. Et Gérard, est-ce que tu regardes le jeu, là, après Friends, là, c'est Kiki, c'est avec Marie-Ange Nardino. Euh, qui est qui ? Non. Kiki, c'est avec Marie-Ange Nardino.
Non, je le regarde pas. Non, non, mais même... Bon, Tony ? C'est pas lui, c'est pas lui. C'est qui ? C'est le but du jeu, hein, qui est qui, faut retrouver qui c'est, quoi. Ouais, mais même, de toute manière, moi, je trouve que c'est un peu con, parce que... Non, mais même, de toute manière, tu peux pas regarder dans un dico... Non, mais c'est clair, moi, j'ai du mal à me concentrer quand je vois le millionnaire, il met une pub, j'arrive pas à tourner la roue de mon VTT, c'est clair. Bon, alors toi, tu vas tourner,
la roue de ton VTT avec Olivier au standard. Salut à toi, salut à toi, tu vas tourner la roue de ton VTT. Je dégage, je dégage. Ouais, ouais, ouais. Pour calmer le débat, il y a Oxip qui te demande comment on fait pour gagner Marie-Ange Nardi, comment on fait pour la gagner. Euh... Comment ? C'est Marie-Ange Nardi Namoc. Euh, Tony, tu te calmes. D'accord ? Parce que toi aussi, tu vas faire comme les autres. Non, mais c'est son vrai nom, mais c'est un nom d'artiste, elle l'a coupé en deux. Elle est gentille, cette Marie-Ange.
On se calme. Ouais, mais elle a un petit peu grossi, hein. Je sais pas, depuis qu'elle s'est fait griffer par le tigre, là. C'était un lion. C'est bizarre, hein. On se calme. Ah, c'était un lion, excuse-moi. Alors, avez-vous déjà participé à un jeu télé ? Si oui, lequel ? On va demander ça à Je Pus La Crotte. C'est parce qu'elle avait ses règles. Je Pus La Crotte ! Non, non, tu l'as viré. Je viens de le virer, là. C'est celui que t'as viré tout à l'heure. Ah bon, euh... Celui ? Je suis en train d'appeler quelqu'un d'autre. Ok. Euh, mais, euh... Olivier ? Pas... Pas sur le même nom ? Hein ? Non, d'accord, non, non.
Tu me prends sur les... Non, mais j'ai appelé quelqu'un d'autre, là. Voilà. Euh, donc, on va demander à Pipion. Non, j'ai assisté à aucune émission télé. Non, non, non, non, Pildar ! Non, non, Pildar ! Attends, Pipion, avant que je te parle... Non, non, c'est pas la peine d'essayer de donner des numéros à Olivier. Olivier, il prend le standard et c'est tout. Ouais, sur les marketing. Non, c'est moi qui l'ai pris, Gérard. C'est une vraie auditrice qui a participé au Big Bill. Voilà, elle vient de m'appeler.
Elle vient de me rappeler. Elle voudrait participer au débat. Elle a 40 ans, elle est amoureuse de toi, elle est folle de toi. Non, non, non, non, mais... Mais si ! Il faut qu'on la rappelle, Gérard. Elle a participé à un jeu télé, c'est la question. Vas-y, vas-y, vas-y. Vas-y, tu l'appelles, donc. On va demander à Pipion. Gérard, pour revenir au débat, il y a Le Chiant sur IRC qui te demande si les jeux télé sont tous en direct. Euh, oui. Oui. Mais en direct d'où ? Non, non, ils sont en direct dans les studios comme là où on est.
C'est bien fait en direct, c'est pas truqué. Non, non, je crois pour Gérard. Est-ce que tu crois que c'est le même public qui fait toutes les émissions toute la journée ? Le public change. Mais de toute manière, je peux le certifier. Et ça, Françoise pourra le confirmer parce que Françoise, elle va... Elle me l'a dit tout à l'heure au téléphone quand elle m'a appelé chez moi. Elle va participer dans... Oh ! On a un scoop. On se tait.
Le scoop, c'est que Françoise va être dans le public le 18 janvier. De quel jeu ? Lors du Big Bill ! Ouais ! Et Françoise, fais-nous un coucou. Si la caméra, elle est sur moi, oui, bien sûr. Tu fais une bonne rôle, Max par système. Voilà, tu fais un peu de pub pour Fun Radio. Ne vous inquiétez pas pour ça. Donc, on va demander à Pipion. Attends, Gérard.
Autretemps, Gérard. C'est là-bas, ça se passe là-bas. Autretemps, on accueille On Se Calme avant d'accueillir Béatrice aussi. Mais d'abord, On Se Calme. C'est un auditeur. Donc, je t'écoute. On Se Calme. Oui. Bonsoir à toi. Bonsoir. Allô ? Oui, je t'écoute. Ouais. Je viens d'arriver. Tu peux me poser la question ? Donc, avez-vous déjà participé à un jeu télé ? Si oui, lequel ? Donc, je demande à Pipion. Non, non, j'ai off. Je n'ai pas assisté à vos émissions.
Donc, toi, pour toi, tu n'as jamais été sur un plateau télé ? Non, mais ça ne m'intéresse pas trop. Mais pourquoi ? Parce que je n'ai pas envie qu'on me voit à la télé. Tu es moche, toi. Non, non, attends. Tony, s'il te plaît. On Se Calme, là, parce que c'est moi. C'est moi qui pose les questions, d'accord ? Donc, je voudrais avoir plus de renseignements. Non, je n'ai pas envie de passer à la télé.
Donc, toi, pour toi, si un jour, on t'appelle chez toi, tu ne voudras jamais participer à un jeu télé ? Non, non, je ne veux pas. Parce que tu ne veux pas qu'on voie avec ta tête ? Non, ce n'est pas ça. Mais je n'ai pas envie. Ça ne m'intéresse pas. Ouais, mais précise. Je ne sais pas comment dire. Précise ton nom. Non, non. Tony, s'il te plaît. Non, ce n'est pas lui. Non, mais tu m'en veux, là, ou quoi ? Ou j'en ai rien à foutre, là. Tu te calmes.
Hein ? Bon, ok. Je n'ai pas du genre à crier sur un plateau. Voilà, c'est tout. Mais non, de toute manière, tu n'as pas à crier. Tu as simplement à applaudir. Et toi, tu as envie de le faire, Gérard ? Personnellement, non. Tu n'as pas envie d'aller gagner des trucs à la télé ? Non, non, non, non. Tu n'as pas envie d'aller gagner une bagnole ? Une bagnole ou un petit million, Gérard ? Tu ne dirais pas non, quand même ? Une bagnole, à la rigueur, je ne dirais pas non. Bon, on va demander à plus de deux nuits.
C'est 7 ans. C'est à Paris. Je ne sais plus du tout comment ça s'appelle, mais je sais qu'il y avait Rika Zaraï. Parce que c'était à fond dans le studio. Elle est moche, elle. Non, mais attends. À 7 ans, tu peux participer à un jeu télé ? Oui, c'est vrai. C'est vrai que, là, ce soir, j'ai regardé, il y avait des enfants qui avaient 5, 6 ans à peu près. Je confirme, il y avait un bébé de 2 semaines aussi. Non, non, non. Il y avait un bébé pas né aussi dans le public, ici. Il y avait même des femmes enceintes.
Non, non, non. Tony ? Moi, j'ai participé à Fort Boyard, mais j'ai failli me noyer, en fait. D'accord. Toi, quand tu répondras correctement aux questions, avant de demander à Françoise, Rigaud, oui ? Oui. Est-ce que... Non, mais parce qu'ils sont en train de se parler entre eux. Ils sont en train de tous... Ils s'en foutent. ...de se raconter leur jeu télé. Pour l'instant, ils ne t'écoutent pas vraiment, mais depuis que j'en parle, ils n'arrêtent pas. Turpentine te demande si tu as déjà joué à Top Santé.
Non. Top Santé, c'est quoi ? Ça n'a jamais été un jeu. Tu peux gagner des rasages gratuits, je crois. Non. Si, je te jure. Tu peux te faire opérer du kiss gratuitement, je crois. Tony, tu te calmes, s'il te plaît. Bon, Tony, tu retournes voir Olivier au standard. C'est le jeu, c'est comme ça. Tu retournes voir Olivier au standard, s'il te plaît, merci. Olivier. Tu gagnes un an de kiss gratuit. Oui, je gère, je gère. Olivier, tu prends Tony, tu lui dis qu'il se calme, sinon il s'en va. Terminé.
Françoise. Oui ? Donc, toi. Moi, ça y est, j'ai déjà répondu. Ça ne va pas, là. Tu fais du bordel, tu vois. Tu ne peux pas aller. Ouais. Tu te calmes. Bonjour. Bonsoir. Ton cul, ton cul. Donc, toi, Françoise, pour l'instant, tu n'as jamais participé, donc tu as participé pour la première poêle. Je n'ai pas participé. Tu vas faire... Je vais être seulement spectateur.
Donc, tu vas y être à partir du 18 janvier. 18 janvier. Lundi 18 janvier. Ok. J'en ai rien à foutre. Moi, j'ai participé à l'école des fans, là, avec le gros porc. Le gros porc, le gros porc, tu restes poli, s'il te plaît. Avec Jacques Vartin, et j'ai gagné un circuit électrique et deux patins de... Deux paires de patins à roulettes. Ouais, c'est ça. Alors, j'en ai rien... J'en ai rien à foutre.
Tu retournes voir Olivier Austandard, c'est Paris pour toi. Je ne peux plus, là. Je ne peux plus. On se calme, je peux répondre. Bien fait. Alors, on se calme maintenant pour toi. Ouais, donc, moi, j'ai participé à un jeu, ça s'appelait Les grosses têtes, avec Philippe Bouvard sur RTL. Et ouais, c'était assez sympa, quoi. J'ai pu avoir un autographe de Castelli et puis le cheveu sur la langue d'Isabelle Mergot. Non, mais attends. Un jeu de télé. Un jeu de télé. Il ne faut pas confondre.
Tu avais fait un abruti. Un abruti, va te faire sauter, toi, connard. Oui. Ok ? Oui. Alors, tu dégages, on se calme. Allez, hop. Mais non, mais non. Terminé pour toi. Tu dégages tout le monde aujourd'hui, Gérard. Ça ne rigole pas, hein. Allez. On tue ton cul. Tiens, on accueille tout de suite. Tu dégages à l'antenne. Non, non, non. Non, non, tu dégages. Je l'ai déjà eu la semaine dernière. J'en vois plus. Hop. Oui, mais il va être sage. Il va être sage. Il va être sage. Il a plein de choses à dire sur le téléphone, Canal+, tout ça.
Non, non, non, non, non, non, non. Mais Gérard, allez, fais pas le con. Non, non, non, non. Allez, fais pas la pute. Oui, bonsoir. Donc, aujourd'hui, les jeux de 21 avec Gérard Dessuren, le plus beauf des plus beaufs. Bon, alors, Gérard. Enfin, alors, donc, on reste avec Pipion. Gérard, sur IRC, il y a Kenji qui te demande si tu as déjà joué par téléphone à Hugo Délire. Non. Non, je ne pense pas que ça existe. Parce qu'il a eu une cassette et il a enregistré et il me dit que c'est ta voix
que Karine Chéril. Alors, donc, vous allez... Gérard, j'aimerais savoir si c'est vrai que Sandy, elle a couru dans Interville et pourquoi est-ce que... Alors, Tony, tu dégages. Alors, Tony, tu dégages. Tony, c'est terminé. Terminé pour Tony. Terminé. C'est terminé pour lui. Ah, non, pas Tony. Non, non, terminé, terminé, terminé, terminé. Alors, Tony, j'en ai rien à... J'en ai rien à foutre et on se calme. Attends, attends, attends.
J'ai pas suivi. J'en ai rien à foutre aussi. Il est parti. Il était méchant. Alors, j'en ai rien à foutre. On se calme. Et Tony, ils s'en vont. Et tu me récupères d'autres personnes sur les 24 lignes qui sonnent. Connard. Connard va te faire enculer, toi, bâtard. Gérard, pas de... Alors, le Big Bill était vraiment un extraterrestre et on se retrouve tout de suite après. Et vous pouvez toujours appeler Olivier au standard.
Gérard, vous pouvez toujours appeler Olivier au standard au 0875 000 et 0803 08 5000. Et toujours sur l'IRC, il y a toujours Rigaud qui vous attend. On est combien ? On a dépassé les 3000. On est à 3280,8. Donc, ça booste, ça booste. Voilà. Donc... Big Big Up. Heureusement que t'es là pour faire du boulot. T'inquiète. T'inquiète. Donc, on va s'écouter Bouffe du couscous avec des petits beurres. S'il te plaît.
Merde. Ah ben, c'est bien, ça. C'est bien, hein. Et on se retrouve tout de suite après. Et voilà, vous venez de vous écouter Bouffe du couscous avec des petits beurres. S'il te plaît. Merde. Donc, c'est ce que Manu m'a donné comme disque. C'est bien, hein. À mon avis, c'est un truc techno. C'est de la techno. C'est techno. C'est techno grave. Grave, grave.
Bon, alors, donc, la question. François, c'était toujours.
Ah oui, je suis là. Ah oui, je t'avais oublié. Non, non, mais tu m'as cité. Tu m'as cité, hein. Ah, OK. OK, OK. Je croyais que je t'avais... J'avais pas... Non, non, tu m'as cité. OK. Donc, alors, la question, c'est que le Big Bill est-il vraiment un extraterrestre ? Eh ben, on va demander à Pipion. Pipion. Pipion. Pipion. Ouais, donc, non, Big Bill n'est pas un extraterrestre, évidemment. Et,
c'est juste un... C'est virtuel, quoi. C'est en 3D. C'est un truc... Une image de synthèse. Ouais, une image de synthèse, ouais. Qui c'est qui répond, là ? C'est Chang. Heureusement qu'il m'a aidé parce que je cherchais le mot, en fait. C'est le terme technique. Ouais. Alors, on va demander à... à Pute de Nuit. Ouais. Ben, Big Bill, c'est un vrai extraterrestre. D'ailleurs, t'as sa famille aussi. Donc, c'est la preuve. Ouais, non, mais dans la famille,
bon, c'est sûr, ça, c'est pour faire voir aux candidats ce qu'ils veulent comme cadeau. T'as le frère, t'as... T'as la soeur. T'as la soeur et t'as la mère. Ouais, mais c'est vrai. C'est sa vraie famille. Non, mais ça, on le sait pas. Ben, si, ils le disent. Non, non, non, non, non, non. Ils ont la même tête. Non, non, non, non, non, mais... Non, non, non. Moi, je peux te confirmer qu'à mon avis, je pense pas. Donc, qui c'est qui a un...
Il y a un double son, là. Il y a... Il y a un double son. On va régler ça. Donc, Françoise ? Oui ? Moi, je te dis non. Pour la bonne raison, c'est qu'on l'a déjà vu une fois, en vrai, sur Drôle de Jeu. Ouais, ouais. Ouais, je pense que... Ouais, j'ai... Non ! Manu, s'il te plaît ! Je te jure que je touche à rien ! Mais si ! Mais non ! Manu ! Tu faisais du bon travail ! Mais attends ! Micro ! Mais attends, tu joues à quoi, là ? Ah non, regarde, tu vas voir.
Françoise a bien de le confirmer. Il y a... Elle vient de le confirmer. Bon, reprends, Gérard. Reprends le débat. Donc, Françoise. Oui ? Ah ouais, ouais, ouais. Toi, tu m'as dit qu'on l'avait vu à Drôle de Jeu. Bon, toi, tu dégages. Avant que je t'éclate. Avec ta caméra, là. Toi, tu as dégagé ! Avec ta caméra. C'est dangereux, Gérard. Euh, Shang. Oui, donc...
C'est une image de synthèse. C'est obligé. Et... Je ne l'ai jamais vue en 20 ans. Non, mais tu peux préciser si ça ne te dérange pas ? Shang. Tu peux préciser ? Oui, c'est une image de synthèse. C'est-à-dire que c'est fait par ordinateur. On te demande si c'est... La question est... Le Big Bill est-il vraiment un extraterrestre ? Est-ce que tu peux préciser ta pensée ? C'est pas un extraterrestre. C'est une image de synthèse. C'est fait par ordinateur. Donc, un extraterrestre, c'est... Oh là là !
Mais attends, mais toi, t'as... Mais c'est pas vrai ! C'est toi qui comprends pas. Là, tu comprends rien du tout, Shang. Mais si il a tout compris, c'est toi qui comprends pas. Non, mais attends ! Moi, je demande si le Big Bill est vraiment un extraterrestre. Mais il l'a jamais vu ! Mais attends, il me dit que c'est une image de synthèse. Non, c'est pas une... Non, non, non, non, non, non ! Il travaille sur Nintendo et sur Sony. Je peux te dire que c'est une image de synthèse. Je suis programmeur. Ça vient d'où, ça ? Le Big Bill est une image de synthèse, c'est tout. Mais qu'est-ce que tu fais ? Attendez, il y a Gérard qui se lève. J'ai besoin de toi, Gérard. Non, non, mais ça, tu...
Mais j'ai quelque chose d'autre, là ! Non, non, mais non, non ! J'en ai besoin ! Ouais, non, mais... C'est pas tout ! Ouais, non, mais t'amuses pas à faire ça. Bon, Gérard, reprends le débat, là, parce que là, tu parles. Bon, alors, qui c'est qu'il nous reste à répondre ? Il y a moi. Il y a Fleur d'Anus aussi, t'as pas accueilli. Fleur d'Anus. Qu'on accueille. Bonsoir. Salut. Salut, Fleur d'Anus. Ça sent bon, hein ? Ça sent bon, le sperme, là. Quelle bonne odeur de merde. Vous fermez vos gueules ou quoi, là ? J'aime. Eh, putain, mais... Allô ?
Gérard, je peux répondre ? Pour calmer le débat. Dégage ! Avec ta caméra. Dégage, Gérard ! Arrête, arrête ! Gérard, assieds-toi. Gérard, donc, il y a Paradox sur IRC qui te demande si tu serais au courant que Bill serait le cousin de E.T. Non. Non, mais ça, tu vois, j'ai vu des truculations, des sondages, j'en parle même pas parce que c'est des conneries. C'est des conneries, ouais. Tony, c'est bien.
Gérard, c'est Fleur d'Anus, je peux répondre ? Ouais, bah, réponds. Donc, moi, je pense que le Big Bill n'est pas un extraterrestre. C'est comme disait Chang, c'est un personnage inventé qui a été dessiné sur un ordinateur et qui a été envoyé sur l'écran. Non, mais... Non, mais je pense... Gérard, tu veux dire que c'est un mec qui est dans un gros truc bleu ? Voilà, un mec qui est dans une boîte. Tu veux dire que c'est un costume qu'il porte ? Voilà, c'est ça, en fait. Ah, d'accord.
Voilà, avec des ampoules pour... Attends, Casimir, qui c'est qui parle de Casimir, là ? C'est moi, c'est Françoise à l'appareil. Ah, c'est Françoise qui parle de Casimir. C'est le cousin de Casimir. Toi, je te dis que tu... Dégage tes caméras, Fildar ! Fildar, tu as dégagé mes bits ! Allez, hop, pile d'art ! Alors, donc... Moi, est-ce que je peux parler, là ? Mais c'est qui ? Tenez d'art. Ouais, le Big Bill, c'est pas un extraterrestre. C'est le nom de l'émission, c'est Bill qui est l'extraterrestre. Comment ? C'est Bill qui est l'extraterrestre.
Le Big Bill, c'est le nom de l'émission. Ah, voilà quelqu'un qui répond à la question. Hé, attends, le Big Bill, c'est quoi pour toi ? Le Big Bill, c'est le nom de l'émission. Big Bill. Big Bill. Big Bill. Bon, enfin, bref. Apparemment, je pense que... Il a pas compris la question, il répond à côté. Non, mais... Non, c'est le seul qui répond à côté. Ah, non, Bill, c'est un extraterrestre, d'accord. Non, mais t'es le seul qui répond à côté. Ah, vas-y, elle a pas... Tony, d'accord ? Il est pas là, Tony. Non, presque pas.
À partir de quel âge peut-on jouer ? Attends, moi, j'ai un petit sondage, moi, avant la question. On a un petit sondage, quand même. À la question pour ou contre les jeux télé, il y a 52% des gens qui sont pour. Non, non, non, mais attends. 36% des gens qui sont contre. Péter la nuit. Hop. Alors, moi, si ça commence comme ça, c'est simple. Le premier débat. Va ça. Oh, non. Il jouillait pas. Va te laver les fesses, tu pues. Arrête, tu vas faire bander. Bah, Gérard, t'envoies le bois, là, un peu.
Ça y est, vous avez fini vos conneries ? Oh, les blancs. Ouais, bah, les blancs, celui qui s'amuse à mettre des conneries. Maintenant, ça commence à me faire chier. Je sens que tout à l'heure, on va garder que Françoise et on va reprendre d'autres personnes au standard. Ça va aller vite fait. Pipillon et Pute de Nuit aussi, elles ont été sages. Ah, ouais. Moi aussi. À partir de quel âge peut-on participer à un jeu télé ? On va demander à Fleur Danus. Moi, je pense qu'on peut participer
dès l'âge qu'on peut participer. C'est-à-dire à partir de 10 ans. Voilà. Pute de Nuit. Bah, moi, je pense qu'il faut être majeur. Non, non. Parce que quand même, tu gagnes des jeux. Gérard, Gérard, arrête. Qu'est-ce que tu fais ? Gérard, assieds-toi. Arrête. Il veut taper Fildar. Laisse Fildar. Avec la cam. Non. Pute de Nuit. Gérard, t'occupes pas de la caméra. Continue. Moi, je te disais, je pense qu'il faut avoir 18 ans parce que j'imagine que tu joues au beat-beat. Bien le standard, Olive. Tu sais pas d'où ça vient. Je comprends.
Non, mais là... Là, je pense que... Olivier, ça commence à bien faire. Je sens que dans deux minutes, j'arrête. Ouais, bah, si t'es pas content, tu dégages. Et Manu, tu me coupes le double son. Ouais. C'est Big Bill qui nous parlait. C'est un auditeur qui fait ça. Je sais pas. Max, il a dit que ça venait peut-être du standard. Bah oui, ça vient du standard. C'est ça. J'ai l'impression que vous avez l'intention de me faire chier sur les débats jusqu'à la fin de l'année. Pas du tout.
Parce que pas. Non, c'est toi qui te fais chier tout seul. Attends. Comment ? Bon, allez, allez, allez. Hop. Alors... Plus de deux nuits. Oui. Ça fait cinq minutes que je te réponds, mais tu m'écoutes pas, Gérard. Je te disais qu'à mon avis, il faut être majeur. Parce que si tu participes au Big Bill et t'as 10 ans et que tu gagnes une voiture, t'as pas l'air con. Au moins, c'est ton permis. Non, mais attends. T'as pas ton permis, tu peux pas participer. Ça dépend, il faut gagner des voitures à pédales aussi. Tony, tu fermes ta gueule ! C'est pas Tony.
Barnette ! Alors, celui qui a... Putain, Olivier ! Olivier, tu me calmes ça ! Tu calmes ! Oui, je calme, je calme. Magne ! Oh ! On se calme ! C'est bon, c'est bon. On se calme. Alors, Pipion ? Je suis d'accord avec Tony. Il faut être quand même mineur ou majeur. Ah, le blanc.
Non, non, mais attendez, parce que là, je suis en train de... Non, parce que Gérard, Gérard, tu suis pas ton débat, c'est tout, et c'est pour ça qu'il y a des blancs, quoi. Fais attention à ce que les gens disent plutôt que ce qui se passe en studio. Alors, euh... Il me manque de la maturité, en fait. Et on a 2 francs en égo, s'il te plaît. T'as 2 francs ? Prenez-la. T'as 2 francs en égo, s'il te plaît. Non, mais vous jouez à quoi, là ? Ça dit le gras, ça. Oh ! Mais j'ai dit quoi ? Gérard ! Gérard ! Gérard, tu t'appelles... Dégage ! Dégage du studio, toi ! Dégage ! Dégage ! Dégage !
Dégage ! Dégage ! Reprenez-le. Dégage ! Non, mais sors de là, si tu veux qu'il dégage. Dégage ! Va t'asseoir, va t'asseoir. Je vous explique, il est en train... Gérard est en train de courser, fil d'art, dans le studio. Dégage ! Oui, oui, il dégage, il dégage, il s'en va. Vas-y, je te couvre. Il s'en va, il s'en va. Allez ! Voilà. Gérard, pour calmer le débat, il y a Izen sur l'Internet qui te demande si, toi, dans la radio, là, tu te sens pas un peu comme Big Bill dans sa télé. Non.
Pas du tout. Et on n'a qu'avec Pot de Couille. Non, euh... Bah si, on n'a qu'avec Pot de Couille, à la place de Canada qui est raccroché. Bonjour, Gérard. Pot de Couille. Bonjour, Gérard. J'ai pas entendu la question, hein. Salut, Pot de Couille. À partir de quel âge peut-on jouer aux jeux de télé ? À partir de quel âge ? Bah, pour le Big Bill, le truc pas fut-fut, là, je sais pas, 8 ans ? Bill. Big Bill, ouais. Non, mais... Non, mais je t'écoute ! Bah oui, j'ai dit 8 ans. 8 ans, d'accord.
Shang ? Bah, je crois qu'il faut avoir la majorité pour participer à un jeu de télé. Majorité absolue ? Ouais. Non, mais tu... Vous pouvez préciser ou pas, là ? Bah oui, il faut avoir la majorité, c'est-à-dire 18 ans... 18 ans, c'est-à-dire un peu plus de 7, 17 ans. Bon, d'accord. Et toi, quand t'auras fini de te foutre de ma gueule, tu me préviendras. Ok. Françoise ? Ouais, bah moi, je réponds à partir de la majorité. Attends, Françoise. 5 minutes. Olivier ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Le Shang, sinon, parce que ça va pas aller long. Ça va pas durer. Maintenant, on répond au début. Non, non, mais ça va pas durer longtemps, hein. Je sens que... Non, mais je le calme, je le calme. Réponds à Françoise. Il y aura pas... Je vais pas faire 11 questions. Mais toi, à la question, tu penses quoi, d'ailleurs ? Enfin, quel âge a-t-on vu ? Donc, toi, Françoise ? À partir de la majorité. Ouais, mais je pense, là, ce soir, t'as regardé comme moi ? Bah oui. Bon, donc, t'as vu qu'il y avait des personnes avec leurs enfants,
donc... Oui, mais ils ont pas le droit de participer, hein. Bah oui, mais ça, je suis d'accord avec toi. Mais je pense que t'as plusieurs personnes qui ont... Il y a des enfants qui se mettent de la peinture sous les pieds. Ils sauraient pas répondre aux questions, aussi. Comment ? Quand on est trop petit, on peut pas répondre aux questions. Ouais, mais attends, faut quand même dire, c'est que y a le mari, y a les enfants qui sont là pour essayer de conseiller. Gérard, depuis tout à l'heure, tu demandes est-ce qu'il faut avoir la majorité à partir de quel âge, mais est-ce qu'il y a...
Un âge limite ? Est-ce qu'on peut être trop vieux pour participer à un jeu ? Non ! Voilà, exactement, parce qu'il y a Yanki sur l'IRC, il te demande jusqu'à quel âge on peut jouer au Monopoly. Par exemple. Non, mais ça, le Monopoly, t'as pas d'âge, c'est comme le Scrabble, t'as pas d'âge pour jouer là-dessus. Là, c'est autorisé à toute personne. C'est pas possible qu'il y ait une dame de 94 ans qui joue au Big Bill ? Bah si, si,
j'espère, parce que... T'as déjà vu, toi, qui regardes tous les soirs ? Non, mais tu peux demander à Françoise, on a vu des personnes qui étaient assez vieilles, donc, qui ont joué. Bon, c'est sûr... Elles ont pas gagné, alors ? Bah si, tu peux gagner. Ouais, mais c'est pas toujours évident, parce que c'est pas facile. T'as déjà vu à Fort Boyard une mémé faire un soir à l'élastique, toi ? Non, non, attends, là, Fort Boyard... Mais faut pas comparer Fort Boyard avec Big Bill. Non, parce que là...
Yann Or, c'est pareil, les trucs comme ça. Non, mais... Françoise, sur IRC, on me dit que c'est aussi dangereux. Bah oui, c'est dangereux. Imagine, ils font une crise cartel, ils gagnent une bagnole. Non, non, mais attendez, attendez, attendez, attendez, attendez, là, on va éclaircir un peu les jeux. Tiens, mets de la lumière pour éclaircir au lit, s'il te plaît. On va éclaircir un peu le système des jeux. Là, faut dire une chose, qu'aujourd'hui, dans la famille Yann Or, il y avait une qui s'est... Dans les...
Les imitatrices. Je pense que, Françoise, tu l'as regardée comme moi. Dans quoi ? Dans la famille Yann Or. Non, je regarde pas la famille Yann Or. Bon, donc, y'en avait une qui se faisait passer pour Madonna. Ouais, bah ça, j'ai vu le passage. Y'a Colombo et tout ça, mais disons que je ne regarde pas, c'est... Je ne regarde plus la famille Yann Or pour la bonne raison, c'est que depuis qu'il y a Pascal, ça n'est plus pareil. Ouais, ouais, mais... Non, non, non, non, non, non, non. C'est plus qu'à brûler.
Attendez, attendez ! Bouge ton cul, toi, va te faire enculer, toi, connard ! C'est pas Patrick Roy ? Non, bah non, il faut pas parler de Patrick Roy. Attendez, attendez ! On accueille Benjamin. Allô ? Benjamin, bonsoir. Bonsoir, bonsoir. Donc, une question IRC avant que Benjamin réponde. Oui, on me demandait si on peut jouer à la famille Yann Or tout seul. Euh, non, pour être 5... Ah, mais si on n'a pas de famille, et qu'on peut être la famille... Non, mais tu peux très bien trouver des gens que tu connais,
et tu les inscris avec toi, c'est tout. Mais s'ils ne sont pas de ta famille... Mais même... C'est plus une famille en or. Comment tu fais ? C'est des copains en plomb. Non, non, non, même si c'est pas de ta famille, tu peux... Mais non, c'est pas possible. C'est pas possible s'ils ne sont pas de ta famille, si c'est une famille en or. J'ai coupé les auditeurs pour pas qu'ils te... Gérard, mais comment on fait ? Et quand on n'a pas d'amis... Et quand on n'a pas d'amis... Attendez, attendez, attendez ! Pas les trois d'un seul coup, donc Rigaud. Rigaud en priorité. Quand t'as pas de famille et pas d'amis, et que t'es tout seul, comment tu fais pour gérer une famille en or ? C'est discriminatoire.
De toute manière, tu peux prendre quelqu'un que tu connais bien. C'est plus une famille. Donc le titre du jeu, il a plus rien à voir. Non, je m'inscris en faux, je suis désolé, c'est pas possible. C'est discriminatoire. Toi, tu fais la réa, tu te tais. Ouais, mais c'est pas possible, ça ! Non, c'est pas possible ! C'est pas possible ! On me dit aussi que si on est tout seul, on peut peut-être amener des animaux avec soi, non ? Pour faire une famille. Là, dans une famille en or, il y avait le faux Colombo qui est venu avec son chien.
C'était quoi ? Un chien, c'est... Un boule-boule ? Non, c'était pas un pic-boule. Donc, Benjamin ! Allô ? Ouais, excuse-moi, Gérard, je suis en train de regarder le Big Bill, en même temps. Non, mais Benjamin ! Benjamin ! Ouais ? Tu dégages ! Bah attends ! Oh non, non, Gérard ! Je sais pas où il est ! Je sais pas où il est !
Non, non, non, Benjamin, c'est terminé. Ouais, non, donc je disais, tu... Donc, par rapport à la question, moi, j'aime bien les jeux de télé, quand même. Non, mais je te demande, à partir de quel âge peut-on jouer ? Bah, je pense que ça dépend des jeux, hein. Parce qu'il y a des jeux qui sont faits pour les enfants, et des jeux qui sont faits pour les adultes, il y en a qui sont faits pour les vieux, il y en a qui sont faits pour les ados... Il y en a qui sont faits pour les adultes... Comment ? Il y en a qui ont dit un truc pas cool, là. Non, mais... J'ai l'impression que tout à l'heure,
je vais tous vous zapper, et on va rencontrer d'autres personnes. C'est clair, comme ça, ça vous matra, bande de connards. Oui. Ça, je pense que ça va aller vite fait, tout à l'heure. Ouais. Je le sens. T'as raison, Gérard. Je le sens. Donc, Rigo, oui, une question hier, c'est avant... Maintenant, ça parle de questions pour un champion. Gérard, t'es un mec cool. Merci, Benjamin. On me dit, est-ce que c'est pas discriminatoire, aussi, quoi ? Parce que les questions qu'il pose, il y a plein de gens. Toi, si tu regardes questions pour un champion, tu peux répondre à combien de questions ? Vraiment. Moi, deux.
Manu, pour l'instant, tu... Gérard, aucune visite, juste un bonjour. Sur toutes les questions de Julien Boubert. Non, là, sur questions sur un champion, il faut vraiment avoir les trucs en tête. Donc, c'est discriminatoire. Attendez, s'il vous plaît, derrière, on se calme, je réponds à Rigo. T'es un mec cool, Gérard. Benjamin, tu te tais, s'il te plaît. Il dit que t'es cool. Il dit un truc gentil, et toi, tu te tais. Non, non, mais pour l'instant, je réponds. Je voudrais répondre à Rigo. Mais laissez-le répondre,
merde. Gérard, lui, c'est plus histoire naturelle, ces jeux, quoi. Olivier, pour l'instant, tu es à ton micro. Merci. Donc, alors, la question. Ta question, donc, c'était... Est-ce que t'arrives à répondre à combien de questions de Julien Boubert dans Questions pour un champion ? Sur Julien Le Perse, pour questions sur un champion, fais-moi confiance que c'est pas évident. Déjà, pour que tu puisses savoir toutes les questions, il faudrait que tu regardes sur l'audito, mais t'as pas le temps. Vraiment, t'as...
C'est ça, le jeu. Surtout sur le plateau, quoi. T'as vu quelqu'un avec un dico ? Non, mais attends, mais même... Vas-y, t'as moins de 20 secondes pour répondre. La question pour un poupon, parce que j'ai jamais vu ce truc. Quand tu connais le champion... T'as une question, Gérard ? Non, mais ce que je voulais dire, c'est que quand tu connais le champion, tu peux répondre aux questions sur le champion. Ouais, non, mais c'est pas évident. Parce que, par exemple, je vais poser une question à Manu. Quelle est la capitale de... Quelle est la plus grande ville...
Quelle est la... La capitale de New York ? Bangkok. Non. Ah, je sais pas. De quoi ? La capitale de New York. La capitale de New York. Attends, merde, je sais pas. Le Bronx ? Non. La capitale de New York. C'est un grand pays, en plus. C'est simple. Washington. Eh ouais, la capitale de New York. Non, Washington, non. C'est Washington. Non, si, c'est ça. Non, c'est ça, c'est Washington, la capitale de New York. Donc, par exemple, quelle est... T'as une autre question ? Quelle est la plus grande pute de Paris ?
Ça, je sais, mais je vais pas le dire. Ça va avec, c'est ta femme. Ça va avec, c'est ta femme, donc je... Moi, je sais pas. T'es vraiment accueillé, toi. C'est la Tour Eiffel, parce qu'elle écarte les jambes. Allez, allez, allez. On récupère Flore Danus. Flore Danus. Oui. Attends, qui c'est qui vient de parler de Sandy, là ? T'as un mec cool, Gérard. Non, mais attends, Benjamin, pour l'instant, je veux savoir qui c'est qui s'amuse à parler de Sandy. Moi, c'est une conne.
Laisse tomber. Attends, c'est une conne. Attends, merde, toi, d'accord ? Mais non, mais pas Sandy. Pas Sandy, c'est le qui a dit ça. Grillez. Les boules d'encre sont de nos jamais. Et il faut les aimer, aussi. Ouais, calmez-vous, les mecs. Ouais, calmez-vous, les mecs. Flore Danus. Oui, Gérard. T'es cool, Gérard. Toujours là. Pipion. Ouais. Pute de nuit. Ouais, je suis là. Françoise. Oui, je suis là. Pot de couille. Ouais, je suis là. Et Benjamin. Ouais, je suis là, et je veux dire que t'es un mec cool. Alors, être animateur...
Oh, vous vous calmez, s'il vous plaît. Bonjour. Bonjour. Bonjour. Non, mais quand vous aurez fini, je pourrais peut-être poser ma septième question. Vas-y, vas-y, vas-y. Et très... Ah, vas-y, vas-y. Eh, je t'en tue, je t'en tue, tu vas pas en tuer, toi, sale pédé ! Oh ! OK. C'est bon, c'est bon, c'est bon. T'es un mec cool. Alors, être animateur d'un jeu... Bon. Eh, Olivier, tu fais quoi, là ?
Ben, de toute manière, c'est tous les jeudis, c'est comme ça. Eh, Gérard ! Gérard ! Il te parle, Benjamin. Ouais, Benjamin, je t'écoute. J'aimerais bien qu'on fasse un peu le débat, parce que moi, tu sais... Il a raison. J'ai des trucs à faire, j'ai pas que ça à foutre. Ouais, mais pour l'instant, je voudrais bien savoir qui c'est qui s'amuse à dire des conneries. Ben, je vais essayer de le trouver, t'inquiète pas. Alors, donc, être animateur d'un jeu, vous tente-t-il ? Ouais, Benjamin, je veux répondre. Ouais. Ouais, parce qu'en fait, voilà, je vais te le dire tout net, en fait, j'écoute tes débats depuis longtemps,
je m'appelle, je vais le dire, je m'en fous, je m'appelle Benjamin Rizzoli. Oh, non ! Et en fait, mon père, c'est Philippe Rizzoli, quoi. C'est pas vrai. C'est l'une des deux. Non, non, non, sans déconner, c'est sérieux, et donc, moi, je suis bien passé pour en parler, parce que, étant donné que mon père, il fait le millionnaire, ainsi que la roue de la fortune, euh, non, merde, j'ai un trou. Le juste prix, excusez-moi. Donc, moi, je peux vous dire que c'est un métier qui en vaut, quoi. Ah, ouais. Parce que, moi, je sais qu'on a pas mal de thunes,
qu'on en profite grave, et, euh, moi, je conseille à tout le monde de devenir un animateur télé, hein. Bon, ok. On va demander un pot de couille. Gérard ? C'est qui ? C'est Benjamin, encore. Non, mais attends, Benjamin, attends. Non, je veux seulement dire que t'étais cool. Bon, ok, ça y est, j'ai compris. Pot de couille. Ouais. Ouais. Bon, tu réponds ? Bah, je sais pas. Non, bon, alors, vas-y, hop. Bah, non, vas-y, attends, vas-y, répète. Hé, non, non, non, retends, moi. Bah, répète. Bah, non, non, je répète plus. Moi, t'as dit que t'étais cool. Moi, t'as dit que t'étais cool. Attends, dégage.
Allez, allez, dégage, dégage, dégage. Allez, hop. Je te dégage. Dégage-le, dégage-le, dégage-le, dégage-le. Hop, hop, hop. Allez, dégage-le. Euh, Françoise. Toi aussi, je vais te dégager. Je suis là, je suis là, je suis là. Françoise. Disons que, euh, disons que, non, moi, ça m'intéresserait pas de... de remplacer quelqu'un, euh... C'est quoi, cette colonne-là ? Non, ça, c'est Olivier. Olivier, je te dis de me dégager, l'autre. Et c'est ça qui nous fait des jingles, putain. Putain.
Il fait des jingles et il est même pas capable de faire un standard. Pour l'instant, vous êtes en... C'est la septième question et c'est de la merde. Il est déjà 1h33... Euh... 1h34. On est à la septième. Et pour l'instant, c'est de la merde que vous me faites. Pour revenir au débat, super, les auditeurs. Il y a Formos qui te demande si tu animerais... si tu aimerais animer un jeu télé et si oui, lequel ? Alors, tu peux répéter la question. Alors, Formos sur l'IRC te demande si tu...
si tu voulais animer un jeu télévisé, est-ce que ça t'intéresserait et si oui, lequel ? Non, ça m'intéresserait... Ça m'intéresserait pas de... Ça m'intéresse pas. Manu, s'il te plaît, quand je te demande de me couper tout le monde, tu le fais et tu te tais, maintenant. D'accord. Donc, pour très... Bon, Manu, ça commence à bien faire ! J'ai rien fait ? Oh là là là là ! Mais je touche à rien !
C'est mon micro ! Viens, mais t'es chiant, hein ! On n'a qu'à effacer. Ouais, non, mais attends, attends, attends, pour l'instant... Non, j'ai bien l'antenne, ça. Donc, pour te répondre, je prendrais... Je ne ferais même pas de débat télé ni rien du tout. Non, un jeu, pas un débat, un jeu. Non, mais même un jeu télé, je ne le ferais pas. Allez, pourquoi ? Tu serais bon, en plus. Non, non, je ne le ferais pas. De remplacer la gaffe. Non, non, non. Oh, Gérard... On peut t'inscrire à des jeux, ici. Non, non, non, non.
De toute manière, rien qu'à voir les emmerdeurs, c'est bon. Sinon, il y a Philou... Attends deux secondes, il y a Philou qui te demande si tu comprends le principe des chiffres et des lettres. Oui. Le principe. Le principe, c'est de trouver le compte est bon et de chercher des mots. Il ne faudrait pas quand même qu'il me prenne pour un con, lui, sur lire, c'est... Donc, passé. T'as compris, Philou ? Oui, je réponds à la question ? Oui. Moi, je ne voudrais pas être animateur télé, non. Je ne sais pas, je ferais plutôt de la radio comme toi,
à rien foutre, à faire des émissions à la con. C'est qui qui s'amuse avec son téléphone ? Ça va gerber ? Qui c'est qui s'amuse ? Ça va casser, sinon. Ton cul, ton cul ! Bon, là, c'est Benjamin. Arrêtez avec le téléphone, c'est chiant. Bon, Benjamin, pour l'instant, ce n'est pas toi que je m'adresse. On va demander à Françoise. Gérard, c'est trop cool. Je t'ai répondu, Gérard. Oui, aussi, c'est bon, c'est bon. Plus de deux nuits. Moi, je ne voudrais pas être animatrice parce que je ne pourrais pas gagner les cadeaux. Non, mais de toute manière, tu n'as pas besoin d'être animatrice.
Non, mais quand tu es animatrice, tu ne peux pas gagner les cadeaux. Rigo ! Moi, j'aimerais bien gagner des cadeaux. Rigo, c'est Benjamin. Est-ce que Fleur d'Anus, elle est sur l'Internet, là ? Non. Parce que je suis en train de faire de l'Internet en même temps. Et tu ne la trouves pas ? Ben non. Va voir sur Dièse Fleur d'Anus. Ou Dièse en couleur de GG. Merci. Qu'est-ce que tu viens de dire ? C'est rien, c'est rien. C'est les noms des serveurs. Et le débat ? Benjamin ! Benjamin ! Excuse-moi, GG.
Benjamin ! Ouais ? Si tu paies de l'Internet en faisant les débats, ce n'est pas la peine. Ok, super. Gérard, c'est Fleur d'Anus. Je peux répondre ? Oui, je t'écoute. Justement, ils te cherchent, Benjamin. Ouais. Non, mais ce n'est pas le même. Oui, ce n'est pas le même. Je ne suis pas au mot. C'est mon frère jumeau. Donc, oui, moi, je n'ai pas l'intention de devenir animateur de jeux télévisés parce que c'est complètement débile. D'accord. Pipion ? Je ne veux pas être animatrice. D'accord. C'est bien, toi, tu réponds.
Comme pute de nuit. Pute de nuit, c'est pareil. Oui, d'accord. Tu sais, tu as des questions des villes. Alors, nous aussi, on répond des villes. De toute manière, si ça ne vous plaît pas, les débats dans ces cas-là, pourquoi qu'on vous sélectionne ? Si, c'est génial. Tu es trop cool. Non, mais là, pour l'instant, on n'est même pas arrivé à... On s'endort, surtout, quoi. Parce que tu n'es plus dans ton débat. Donc, reprends-le. Non, mais toi, pour l'instant, quand tu me prends du boulot correctement... Je ne fais pas le boulot correctement, là. Non, mais pour l'instant... Reprends, reprends. Comment ? Qui c'est qui n'est pas contente, là ?
C'est qui qui n'est pas contente, là ? C'est laquelle qui vient de dire Jabrej ? C'est laquelle, pauvre meuf, qui a dit ça, là ? Benjamin, tu dégages. Entre pute de nuit et pipion, là, c'est laquelle des deux ? C'est Benjamin. C'est Benjamin. C'est Benjamin, il a mis... C'est Benjamin, il faut le gerber. C'est Benjamin. Mais, Gérard, ils veulent me gerber, ça va ? Alors, que doit-on supprimer comme jeu télé ? On va demander ça à pute de nuit ? Ben, je ne te dirai pas le fond de ma pensée, mais...
Je voudrais changer un peu le concept de ces jeux. Non, c'est faux. Ben, Benjamin, s'il te plaît, tu te calmes. Ben, attends, si jamais ils arrêtent tous les jeux, moi, mon père, il n'a plus de taf, j'ai plus de thune. Benjamin, tu te tais ! Il va sur une autre chaîne, ton père. C'est connu. Bon, pute de nuit, tu réponds correctement à la question, parce que ça commence à être lourd. C'est vrai, tu dis que des conneries. Gérard ? Les jeux de TF1, pour moi, c'est bidon, c'est rien, quoi. T'apprends rien. Ouais, elle a raison, cette fille. À propos des jeux de TF1, il y a... Alors, ce qui s'était, c'est Chocobo sur l'IRC
qui a dit à tourner Manège. Non, mais justement... Non, c'était dans 30 millions d'amis. Qui c'est qui vient de dire ça ? C'est Benjamin. Alors, Benjamin, tu dégages. Benjamin, tu dégages ! Et pourtant, t'es un mec. Tant pis pour toi ! Mais non, t'es trop cool, Gérard, tu peux pas me virer, t'es trop cool comme mec. Je sais pas où il est. Je te suis depuis 10 ans. Ah, c'est bon, je crois que j'ai trouvé. Je suis dans la rue depuis 10 ans, Gérard. Il est super cool, Benjamin. Et c'est lui qui t'amène des lettres. Ça y est, vous avez fini,
quoi, connerie ! Bon, Benjamin, je suis désolé. Je dégage. Alors, Françoise. Oui. Moi, en supprimer un, je supprime la famille en or. Pourquoi ? Parce que j'aime pas Pascal du tout. Non, mais c'est sûr... Non, non, non, non, attends... C'est plus Cabroule, là, je sais plus trop quoi. Cabroule, non. C'est qui, maintenant ? C'est Pascal Bonner.
Parce qu'il a chanté sur la 3. Un tout naze, lui. Attends, attends, attends, Françoise. Il y a une question IRC. Non. Il te demande... Enfin, ça change de jeu encore, mais c'est Oxide qui te demande comment on reconnaît les billets gagnants du millionnaire. Comment on fait ? Alors, pour le millionnaire, tu grattes et si t'as 3 télés, tu passes à la télé. C'est 4. C'est 4. Non, 3. Non, c'est les morpions. Non, c'est 3 télés. C'est 3 télés pour passer directement à la télé. Eh, eh, eh ! Directement ? Eh !
Eh, sans déconner ! Sans déconner ! D'accord, Françoise ? D'accord, Gérard. Sans déconner ! Sans déconner ! Donc, c'est vrai qu'avant, on avait... Cabroule. Vincent Cabroule. Et Patrick Roy, avant. Non, non, non, non, non, non. Non, mais Patrick Roy... Non, non, non, attendez, attendez, attendez. Celui qui a créé le premier jeu télé, ça a été...
Patrick Roy, ça, je suis d'accord avec Françoise. C'est lui qui a... qui a rentré là-dedans lors du... juste prix. Après, il y a eu Vincent Cabroule, qui a capé... Il a fait quoi, lui ? Capé... Merde, comment qu'on appelle... Les marches des héros. La famille en or. Après, ça a été repris par... Maintenant, c'est repris par Pascal Bruner, donc maintenant, il faut dire que
c'est vrai que... Il y a pas eu l'autre pédale de Montiel, aussi, là ? Bernard Montiel, oui. Gérard, en parlant de Rizzoli, en parlant de Rizzoli, il y a Davy One sur l'IRC qui a une question pour Benjamin. Et on a qu'avec Pipo, en même temps, tiens. Bon, c'est dommage que Benjamin n'est plus là. Mais il se demandait comment Philippe Rizzoli fait pour présenter le juste prix à une millionnaire. Est-ce qu'à chaque fois, tous les jours, il doit gratter pour trouver trois télés ? Non, non, non, non, non. Allô ? Ouais, Pipo. Ah, quand même ? Ouais, ben attends, cinq minutes, je réponds quand même au
question Internet. Ben attends, c'est bon, ça fait déjà un quart d'heure que je suis en attente. Ouais, ben attends, pour l'instant, si t'es pas content, pour l'instant, je réponds aux questions Internet avant vous, d'accord ? Mais putain, c'est quoi cette organisation à deux francs, là ? Eh, si t'es pas content, tu restes chez toi, d'accord ? C'est chez moi, hein. Connard. Vas-y, reste poli. Donc, je réponds à la question. Donc, la question, c'était... C'était comment Rizzoli fait pour trouver trois télés tous les jours pour aller au millionnaire. Non, non, mais attends. Mais ben, d'artiller, hein. Oh, mais ça y est, Pipo, tu la fermes un peu !
C'est bon, Pipo, t'es cool. Ouais, putain, mets-moi tout le monde en attente. Hop. Donc, pour te répondre à ta question, donc, il gratte pas trois télés, c'est lui qui anime deux jeux à l'heure actuelle. Et c'est sûr que je voudrais bien savoir comment qu'il fait pour animer le millionnaire le samedi... Ben, il court vite. Non, mais... C'est presque dans les mêmes... Dans les mêmes locaux que là où il fait le juste prix.
Donc, il a juste le temps de changer et il reprend tout de suite le millionnaire, le juste prix. Tu crois qu'il change même de slip ou... Il fait comme Superman, il passe par une cabine. Voilà. Combien qu'on est sur IRC, Rigo, quand même ? On flotte autour de 3400, 3500. En plus ? Ouais, on n'arrête pas de flotter, là, parce que... C'est nul, par rapport à l'Europe. Ouais. Il y a des gens, ils viennent, ils écoutent par l'Internet et ils s'en vont parce qu'ils trouvent que tu gueules. Alors, Flore Danus. Ouais, mais moi, j'ai tout zappé, là. Ah ben...
Dans ces cas-là, c'est pas grave. On va s'écouter... Attends, finis ta question. Allô ? Alors, Flore Danus. Ouais ? Tu réponds ? Ça n'avance pas, hein. Bon, tu réponds. Allô ? Flore Danus, tu réponds. Ouais, donc, moi, je pense que les jeux de téléphone, c'est de la merde et c'est bien normal, quoi. D'accord. Ah ben, dans ces cas-là, tu changes de chaîne, ça ira plus vite. Pipion. Ouais ? Donc, pour toi. Non, c'est Pipo, moi. Pipion ! Je ne me souviens plus de la question.
Putain, t'es lourde, toi. Tu commences à me casser les couilles. Allez, hop, dégage. Je t'emmerde, d'accord ? Je t'emmerde, moi, je te pisse au cul, toi, salope ! Allez, hop, dégage ! Hop, Pipion, tu me la dégages. Qu'est-ce que je fais ? Je la dégage, je la garde ? Non, non, tu me la gardes. C'est dommage, elle était cool. Non, non, je n'aime pas les connes. On aime ton cul, Gérard. T'as un problème de voix, Gérard. Ah, Manu ! Ouais, Manu ? On travaille bien ! On travaille bien ! Ah, Manu ! Ah, Manu !
Allez, hop, terminé ! Conclusion du débat ! Allez ! Conclusion ! Maintenant, je prends ce soir. Comment ? Or, toi, tu dégages. Gérard, calme-toi. Calme-toi, Gérard. Hop, terminé. Hop, terminé. Donc, on va s'écouter. Je me mets une pisse sale dans l'arrière avec des punaises et des clous. Conclusion ! Mais Gérard, putain ! Mais conclusion ! Mais quoi ? Mais arrête !
Dégage ! Dégage ! Dégage de là toi ! Qu'est-ce que tu fais ? Arrête, tu vas faire un blanc Gérard. Qu'est-ce qui se passe ? Ça marche bien là ! Qu'est-ce que tu fais ? Tu vas tout couper, arrête Gérard. Dégage ! Fais de la merde ! T'es aussi con que Pildor ! Toi c'est pareil ! Dégage ! Dégage ! Dégage !
Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? J'arrête ! Parce que là tu viens de firer Olivier, Manu et Pildor. Il ne reste plus que Rigaud. Moi je ne sais rien faire. Moi je ne sais pas faire le standard, je ne sais pas faire l'arrêtage, je ne sais rien faire. Alors qu'est-ce qu'on fait ?
Non mais on va s'écouter, je me mets une ficelle dans l'arrêt avec des punaises et des clous. Mais ce n'est pas une solution ça Gérard. Non mais on met ça comme disque et je vais essayer de voir si je trouve des gens au standard. C'est impossible. C'est impossible de travailler comme ça. C'est impossible de faire des débats que je dis comme ça. Non mais là d'accord, mais attends. Là c'est impossible. Manu, il fait le coup, il s'amuse là.
On met des doubles sons. L'autre qui lui demande de virer des gens, il ne les vire pas. Pour l'instant il y a Rigaud qui bosse. Moi je commence à avoir mal bol. Moi je vais finir par ne plus faire de débats. Mais là il faut faire super gaffe parce que... Attends, regarde. Tu as 24 lignes qui sonnent. Là je ne suis pas d'accord. Alors qu'on soit allé où ? Tu peux revenir Gérard ? Attends Gérard, tu parleras avec eux. Qu'est-ce qu'on fait ?
Pour l'instant tu mets 2 10. Non, non, non, non. Toi tu dégages. Toi tu dégages. On n'a rien fait. Allez Gérard. Allez Olivier, c'est bien. Non mais claque pas la porte comme ça, tu vas tout casser putain. Toi Manu. Ah non les gars. Manu ça commence à bien faire. Je peux revenir Gégé ou pas ? Attends, vous me prenez déjà au standard moi. Il y a le 10 que là tout tourne. Alors François ça allait où ? Non mais attends, on s'en fout de François.
Qu'est-ce qu'on fait ? Non mais moi pour l'instant tu mets 2 disques. Ah non, non, non. Si, si, si, si. Pour prendre le débat là Gérard. Non, non, là c'est même plus possible. Gérard, Gérard, je vais perdre des gens. Je vais perdre des gens sur l'IRC. Je vais perdre des gens sur l'IRC. Mais même, on est à 3500, moi je ne suis pas d'accord. Je ne suis pas d'accord qu'on soit à 3500 à 1h46. C'est bien. C'est vachement bien. Non mais attends. Nous la semaine on est à 100. On est à 100 pendant toutes les 10. Non mais là il faut pas déconner. Il faut pas déconner.
Attends. Les mecs ils ne veulent même pas répondre aux questions. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? C'est terminé. Maintenant tu ne me prends plus de personne avant. Tu ne me prends plus personne avant les débats. Tu attends que j'arrive et je sélectionne les gens. Parce que Tony j'en veux plus. Arnett aussi, Goldo, tout ça. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Là je n'écoutais pas. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Attends, l'autre il me met du double son. Mais non. J'ai rien fait. J'ai rien fait. Je suis innocent.
Olivier, elle est un sable. On va reprendre l'antenne. Olivier, qu'est-ce qu'il se passe ? Olivier, c'est pareil. Tu me demandes de dégager quelqu'un. Il ne va pas. On ne peut pas déconner. Moi je ne continue pas les débats comme ça. Non mais c'est clair. Je suis d'accord. C'est pas vrai. Tu n'as rien fait. Non, tu n'as rien fait. C'est pas vrai. Tu n'as rien fait. Attends. Tu n'as rien fait. Je te demande 150 fois de me virer des mecs. Tu me les reprends. Tu les remets sous le dos de ton nom. Alors qu'il y a 24 lignes qui sonnent. Arrête tes conneries. Dégage.
Va faire ton truc à la pointe. Attends, ça va. Il a fait du bon boulot. Alors qui c'est qui fait le truc ? Attends, l'autre s'il se calme. Il revient au standard. Je suis hyper calmé. Il faut que je m'accroche. C'est tout. Alors qu'est-ce qu'on fait ? Qui fait quoi ? Qu'est-ce qu'on fait ? Non, je n'ai pas raccroché aux gens. Qu'est-ce qu'on fait ? Pour l'instant, il reste combien de temps sur le disque ? Il reste 40 secondes. Même pas. Plus tard, il revient au standard. Il me laisse François Zéon.
Il me reprend l'autre genre. Bon, alors OK. Allez, on se remet à l'antenne. On reprend dans 40 secondes. Allez, on reprend dans 40 secondes.
Et voilà, vous venez d'écouter. Je mets une picelle dans l'arrêt avec des punaises et des clous. Ça, c'est ce que tu m'as donné comme papier. C'est ça. Excuse-moi, Gérard. Je vais chercher un stylo. Je n'en ai pas. Oh non. Tiens, un fil d'arbre. Attends. Olivier est là.
Il a volé le stylo, Olivier. Olivier ! Non, non, dégage, quoi. Quoi ? Fil d'arbre, fil d'arbre, fil d'arbre. Fil d'arbre ! Fil d'arbre ! Bon, ça y est. Alors, tu me récupères les gens, là, vite fait. Allez. Alors, donc, maintenant, c'est fil d'arbre que vous avez au standard. Bonsoir à tous. J'espère qu'il va prendre des gens sur les 24 lignes. Tu es trop cool. Tu es cool, Phil.
Tu te dépêches ? Hé, Phil, t'es cool. Alors, donc, il nous reste qui, normalement ? On devrait avoir Françoise. Françoise, ouais. Françoise ? Ouais, je suis là. Qui c'est qu'il nous reste ? Bah, c'est tout. Non, père. Bien joué, bien joué. T'as plus que toute seule. Je sais pas. Si tu veux garder qui, tu m'as dit de virer tout le monde. Bah, tu remets plus de deux nuits. Plus de deux nuits. Allez, là, ouais. Plus de deux nuits. Ouais, je suis là. Salut. T'as au boulot, toi ? Ouais, non, non. Non, non, mais après, tu me prends d'autres personnes, là.
T'as mes règles. Ouais, t'as tes règles. T'as l'air que tu vas avoir tes règles. Tu vas aller voir Phil Dard. Il va t'arranger ça. T'aimes changer mon tampon ? Ouais, il va... Avec les noms. Il va te les retirer, tes tampons, tu vas voir. Bon, alors, qu'est-ce que... Hé, Dard. Oui ? Il y a une personne qui voudrait participer au débat. C'est possible de l'appeler ? C'est qui ? C'est qui ? C'est un certain Guillaume. Pas de favoritisme. Ouais. Ouais, mais là, je sais pas. T'aurais dû demander ça.
À Phil Dard. Bah oui, mais disons que... Bon, je veux pas être toute seule sur le... Sur le débat. Bah, je suis là. Bah oui, mais t'es toute seule. On est que deux, là. Bah, on est deux. Non, mais attends. Pour l'instant, qui c'est qui me reprend, Phil Dard ? C'est Max. Juste deux secondes, Gérard. Juste qu'il est 1h50 et qu'après, il y a ton deuxième débat qui est intéressant. Donc, dans 10 minutes, il faut passer au deuxième. Ouais, bah, dans ces cas-là, on fait conclusion sur celui-là, puis c'est tout. C'est qu'on... Conclusion, et on met un disque, cette fois-ci. Ouais. On met deux disques.
On vient d'en mettre un. Jouge. Jouge. D'habitude, entre deux débats, on met Jouge. J'ai t'expliqué. On vient de mettre un disque et à l'époque, il y avait trois heures de débat. Maintenant, ça dure deux heures et demie. Donc, on met plus qu'un disque. On attaque à minuit et demi, on arrête à trois heures. T'es d'accord ? Et les gens, ils demandent. Il y a combien de connectés, Rigo ? 3008, 3009 ? Non, on est redescendus suite à l'engueulade avec Olive. Et ouais, putain ! Et on est sous les 3000, mais c'est en train de remonter parce qu'ils sentent que le débat est plus calme. Ah, et puis, Fildar est revenu. Ils sont peut-être contents aussi. Ils sont contents.
Ils le trouvent super cool. Dommage, on ne va pas pouvoir continuer la fin du premier débat parce que c'est bête, parce qu'il y avait quand même des questions qui étaient intéressantes. On l'a fait. Pourquoi les jeux télévision existent-ils ? C'est nul. C'est nul si t'es pas contente, c'est le même prix. Peut-on tomber amoureux d'un jeu télé ? C'est nul. C'est nul si t'es pas contente, tu vas te coucher. Et d'après vous, les jeux télé sont-ils truqués ?
C'est nul. Dans ce cas-là, tu vas te faire foutre. Tu vas aller retirer tes tampons. Comme ça, t'auras plus tes règles. Donc, la conclusion du premier débat... Non, c'était pas mal. Non, c'était pas mal. C'était bien. Bien sûr, on a fait que cette question, ça a été le bordel. Donc, le deuxième débat va porter sur les poèmes. Et je peux vous dire que je suis venu avec 4 poèmes.
Mais toi, tu vas faire le standard. Et tu vas la fermer. Tu vas la fermer. Tu vas pas t'amuser à ouvrir le micro. Ça sert à quoi que je revienne, moi, pour faire 2 minutes, là-haut ? Tu crois que je suis payé à ça, moi ? Attends, toi, pour l'instant, on est en train de chercher quelqu'un pour te remplacer. Alors, tu vas pas nous les gonfler ? Sans déconner. Sans déconner ! Donc, pour l'instant, il y en a qu'un qui travaille le mieux, c'est Régo à l'Internet.
Oui ? Bip bip. Comment ? Bip bip. C'est qui, ça ? Bip bip. Bip bip. Ah, bip bip. Ouais, OK, d'accord. Je vois pas ce que tu veux me dire, mais c'est pas grave. Bip bip. L'autre a dit bip bip. Mais non, la gaffe, quand il arrive, il fait bip bip. Mais non. Tu sais même pas ce que c'est, le bip bip. Tais-toi, tais-toi, tais-toi. Écrase, écrase, écrase. T'es un faux fan du bip bip, en fait. Écrase. T'es un faux. Un faux fan. Ce soir, je l'ai regardé.
Fais-moi confiance. Je me suis bien marré. C'est quoi qui t'a fait marrer, ça ? Ouais. Hein, Françoise ? Ouais, ouais, ouais. L'autre que t'aimes pas, là, comment tu l'appelles ? Vous l'avez regardé ensemble ? Non, non, ben... Non, on l'a pas regardé ensemble. Non, mais... On était au téléphone ensemble. Et quand on a arrêté de se parler au téléphone, il y avait Ramucho qui... Ouais, avec une... Avec carrément la maison sur la tête.
Ramucho ! T'as cru que c'était la gueule ! Ah, t'es trop cool ! Ah ouais, c'est cool ! Elle est cool, Ramucho. Non, mais attends. T'inquiète pas, Françoise. C'est Manu et Fildar. Ils pètent les plombs, là. Je crois qu'ils ont fumé la moquette. L'autre, il doit faire du 90B, maintenant.
Rigaud ! Il est trop rigolo. Rigaud ! T'es marre pas, Rigaud, c'est pas drôle. Rigaud, il y a... Oui, qui y a-t-il, Gérard ? Rigaud, il y a que toi qui bosses bien dans... Fais pas le con ! Fais pas le con ! Moi, je bosse bien parce que les gens de l'IRC sont bien. Fais pas le con, Rigaud ! Bon, conclusion ! Qu'est-ce qu'on se marre ! Alors, conclusion, donc, on... Ben... Il n'y a plus personne pour la conc... Ah, si, il y a Françoise. Ouais. Ben, je veux pas te...
te vexer, mais j'ai trouvé ça nul. Eh ouais, mais... Tu sais à qui t'en prendre ? Ben oui, je sais à qui m'en prendre. C'est dommage parce que c'est rare que je participe à tes débats, mais là, je l'avoue, c'est franchement nul. Ben ouais, mais ça, tu sais à qui t'en prendre, hein. Tu t'en prends après Manu et Olivier de la... Voilà. Gérard, conclusion,
si toi... Et toi, qu'est-ce que t'en prends ? Ben, moi, je suis comme toi. Comme toi. C'est de la merde complète. Et j'aime pas ça. Donc, j'espère que le deuxième... J'espère que le deuxième, il sera aussi bien, mais disons que moi, je participe pas. Pourquoi ? Parce que t'as vu qu'il a retenu, il est 2h05, et puis, bon, il est temps que t'avais une couche. Ok. Pute de nuit. Ouais. Ben, c'était à chier, ouais, la raison, Françoise. Et tes fins, ben, c'est chaîne de beau.
De toute façon, on te l'a dit, hein. Si tu m'aimes pas, tu changes de chaîne, hein. Ben, justement, moi, je regarde RC, donc... Eh ben, dans ces cas-là, tu nous emmerdes pas, puis c'est tout. Gérard, sur IRC, il y a la conclusion de Turpentine qui dit que ton débat, il avait ni queue ni tête comme toi. Non, mais ça, de toute manière, à chaque fois, moi, je commence à en avoir ras-le-bol. Putain, celui qui a un micro derrière, il va se prendre mon poing dans la gueule. Hein, Manu ? Quoi ?
C'est bien de parler derrière moi. Hein ? Bon, les conclusions, de toute manière, je pense qu'on va perdre plus qu'un débat par semaine, et ça sera terminé. Allez, on se retrouve pour le deuxième, pour les poèmes, et à tout de suite.
== Le débat sur les poèmes ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Les débats, pas de radio et pas d'insultes de Gérard
Eh bah lui tu peux annoncer le disque
Le disque c'était je sens pas bon entre les cuisses avec mais je me soigne
Et bah voilà, donc alors on va écouter, on accueille Verlaine de Montigny le Bretonneux
On écoute Fun Radio sur 101.9
Oui bonsoir c'est Montigny le Bretonneux
Ouais bah je le sais
D'accord
Puis celle du sud
Salut Gérard
Bonsoir
Petit Nénuphar
Salut Gérard
Bonsoir à toi
Et String en fleurs
String à fleurs oui, Ami Poète du soir, bonsoir
De Montluçon
De Montluçon oui
On écoute Fun Radio sur 87.8
Exactement
Et puis celle du sud c'est 98.9 c'est ça ?
Exact
Excuse moi Gérard on a un nouveau là j'ai eu le temps d'en faire
Enfin une nouvelle c'est la chaude
Salut Gérard
Salut la chaude
Salut la chaude
Salut la chaude
Salut ça va ?
Ça va la chaude ?
Je suis grave excité le soir avec Gérard
Tu fermes ta gueule toi
Non mais calme toi la chaude
Gérard tu m'excites putain
Mais calme toi la chaude quand même
Ok
D'accord ?
Oui
Donc tu as 19 ans c'est ça ?
C'est ça
Et tu appelles de ?
J'appelle de la chambre
Ouais mais de quelle ville ?
Ouais ta chambre
Ok j'appelle Versailles
Versailles voilà
101.9
Fm
Je sais que tu es chaude
Oui je suis chaude je sais que tu es chaude
Oui je suis chaude j'ai un doigt dans la chaude
Non non attends
T'as reconnu que t'étais en vie là
T'as l'air tu vas être vachement chaude
Que tu as dégagé
C'est un débat sur la poésie donc tu dis que tu mets un doigt dans ton sexe féminin
D'accord
Voilà
Ouais ben toi Pildor tu commences à t'écraser d'accord ?
Alors le deuxième débat se portera sur les poésies
Les poèmes
Et n'ayez crainte
Y'en a quand même 4 après
Oh non
Qui seront à lire
Oh non
On fera des poèmes après
Moi je raccroche pas
Euh ce que ça plaît pas
Ça sera le même prix
Moi je raccroche
Si t'es pas contente que tu vas te faire foutre
D'accord ?
Tu vas pas commencer à me casser les couilles
Ok ?
C'est bien compris ?
Oui
C'est bien compris
Hein ?
Alors comment doit être réalisé un poème ?
On m'a demandé ça à la chaude là comme elle a un doigt dans la chaude
Alors comment doit être réalisé un poème ?
On m'a demandé ça à la chaude là comme elle a un doigt dans la chaude
Comment je l'ai retiré ?
Oui c'est quoi la question ? Comment est-ce qu'on doit réaliser un poème ?
Oui c'est quoi la question ? Comment est-ce qu'on doit réaliser un poème ?
Non c'est comment qu'on encule ta sœur ?
Non c'est comment qu'on encule ta sœur ?
Non c'est comment qu'on encule ta sœur ?
Non c'est comment qu'on encule ta sœur ?
Non c'est comment qu'on encule ta sœur ?
Non c'est comment qu'on encule ta sœur ?
Non c'est comment qu'on encule ta sœur ?
Bravo là
Bravo là
C'est à l'heure
Oui donc répète ta question s'il te plaît
Bon elle tu me la prends au centre
Attends j'ai envie de répondre
Alors tu réponds tout de suite
Alors c'est quoi la question ?
Non bah allez hop on va demander à Verlaine
Comment doit-on réaliser un poème ?
Moi je pense le plus simplement du monde
Avec des phrases, des mots, des virgules, des points à la ligne
Et surtout un point final
Voilà un point final à la ligne c'est ça ?
Un point final et tout à fait
Ok
Je pense
Puis celle du sud
Ouais il faut compter les pieds pour faire des vers
Donc c'est soit douce, tu fais des alexandrins
Soit moins, soit plus
Mais ouais tu fais des rimes, tu fais des jolis mots
Des jolies phrases qui vont ensemble
Ok
Voilà
Petit nénuphar
Bah oui donc tu dois faire des tercets, des vers
Faut que ça rime etc
Faut que ça ait du son, de la tonalité
Bon c'est quoi là ce bordel là ?
C'est que tu m'as écouté j'espère
Parce que je répète pas
On va pisser Manu il n'y a pas de problème
Non mais c'est bon là Régo
On travaille
Gérard j'ai un super service à te demander
Ça va te faire chier mais il faut que j'aille faire pipi
Bah tu es sûr ?
Non mais attends Manu
Avant de sortir je te demande l'autorisation
Mais Manu tu veux pas que j'aille te la tenir ?
Non ça va mais je te demande si je peux y aller quoi
Bah tu te démerdes tu te mailles
Bah merci Gérard je reviens
Je te lave les mains
Alors petit nénuphar
Bah je t'ai répondu tu vois tu m'as pas écouté comme d'hab
Non mais c'est pas de ma faute
Donc vas-y
Donc il faut que les phrases aient de la tonalité
De l'expression etc
D'accord string en fleur ?
Bah écoute moi je dis qu'il faut trois choses que je suis pas sûr que t'aies
C'est l'art de conjuguer, le sens de l'orthographe et quand même un minimum de syntaxe
Non mais de toute manière il y a
Si si quand même
Non attends attends
C'est n'importe quoi ça donne je voudrais te dire je t'aime et puis bon
Non mais de toute manière il y a pas spécialement je veux dire je t'aime ça c'est mes trucs à moi ça c'est
Il faut de la syntaxe toi tu mets de la syntaxe dans tes poèmes t'en mets un maximum
Il en faut il faut de la syntaxe il faut aussi de la conjugaison
Il faut du Becherel du bled
J'ai pété les rimes aussi hein voilà ouais
Non mais attendez attendez on accueille qui là maintenant ?
Attends pas encore non non non je vais la rappeler parce que j'ai besoin d'une ligne
Alors tu bières la chaude et puis tu prends la ligne ?
Rappelle le secret
Ouais voilà le bulldog secret tu vois tout le monde le veut et apparemment il y en a un qui s'appelle Arnett ou Tony ?
Non
Non ?
Ouais
Alors donc comment doit être réalisé un poème bon bah de toute manière ça va être des rimes
Mais j'ai pas répondu
Non mais toi tu vas te faire foutre
Je rentre s'il te plaît
Bravo
Mais non
Mais je t'ai dit de toute manière je veux pas t'entendre toi
Je t'ai dit de toute manière je veux pas t'entendre toi
Je t'ai dit de toute manière je veux pas t'entendre toi
T'as pas envie de me dire comment je réalise mes chers poèmes ?
T'as pas envie de me dire comment je réalise mes chers poèmes ?
Ouais vas-y
Ouais vas-y
Eh bien moi j'aime deux doigts de sensualité avec un tiers de whisky et un tiers de Gérard
Eh bien moi j'aime deux doigts de sensualité avec un tiers de whisky et un tiers de Gérard
Eh bien moi j'aime deux doigts de sensualité avec un tiers de whisky et un tiers de Gérard
Ouais alors tu vois
Fildar
Fildar
Fildar
Fildar
Fildar
Fildar
Quoi ?
Fildar
Quoi ?
Fildar
Quoi ?
On travaille
T'as laissé le pisser un peu ?
Oh Benjamin
Je m'amuse bien je fais de la Gameboy
Oh putain l'autre au lieu de travailler il est en train de faire de la Gameboy en plein
Oh putain l'autre au lieu de travailler il est en train de faire de la Gameboy en plein
Oh putain l'autre au lieu de travailler il est en train de faire de la Gameboy en plein
Oh putain l'autre au lieu de travailler il est en train de faire de la Gameboy en plein
Oh putain l'autre au lieu de travailler il est en train de faire de la Gameboy en plein
Non mais il est cool
Non mais il est cool
Non mais il est cool
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Ouais il est cool Fildar
Bah apparemment comme il a pas l'air de vouloir travailler au standard c'est…
Bah il est cool
De Turpentine, est-ce que tu comptes tes pieds pour faire un poème ?
Laisse-le Gérard, il répond à la question.
Donc tu me disais ?
Est-ce que tu comptes tes pieds quand tu écris un poème ?
Non.
Non, pas du tout.
Et tu comptes tes verres ?
Non plus.
Non, il picole les verres.
Les verres du cul.
Les verres du cul, toi, tu la fermes un peu.
Donc string en fleur.
Oui, tu peux draguer, c'est clair, ça aide à draguer les poèmes.
Moi, je me souviens, l'autre fois, j'ai branché une nana, je lui ai récité un poème.
C'était un truc du genre, je ne sais pas, viens là cochonne, que je te ramone avec mon gros dard,
je vais t'éclater ta boîte à souchards.
Et direct, j'ai réussi à la serrer, direct.
Et tu as pu trouver quelqu'un comme ça ?
J'ai pu trouver plein, plein, plein, ça marche à chaque fois.
Ça marche à chaque fois, tu leur fais deux, trois rimes et c'est bon, pas mal.
Oui, mais je ne pense pas, mon ami.
Toi, tu as fait pareil, tu as bien conquis.
Des dizaines et des dizaines de femmes grâce à tes poèmes.
Non, je pense qu'à mon avis, là, tu te trompes, vraiment, vraiment, tu te trompes.
On reconnaît que tes poèmes ont quand même fait ta gloire.
Ah mais attends, mais ce que je lis à l'antenne, ça c'est différent.
Mais ça n'attire pas les femmes ?
Non.
La chaude, tu t'écrases un peu.
Mais tu m'as touché, moi.
Non, mais toi, tu as t'écrasé parce que tu m'énerves.
Tu t'as touché où, la chaude ?
Donc, on accueille, on accueille Santa Belgica, il nous appelle de Belgique.
Et voilà, il est cool, il a...
T'as quel âge, Santa Belgica ?
J'ai 23 ans.
Voilà.
Salut, Santa Belgica.
Salut, toi.
Salut, Belle.
Bonjour.
Donc, patinez du phare.
Putain !
C'est quoi, cette merde, là ?
Calmez-vous, les auditeurs, merde.
N'oubliez pas.
C'est bon, quoi.
Oh, putain !
Non, on se dépêche.
Gérard, vas-y, continue le débat, je vais essayer.
Allez, encule ton cul, toi, la salope.
Là, tu vas permettre ta gueule pour deux bons.
Mais c'est la chaude.
Hein, la chaude ?
C'est un conseil que je te donne avant que...
Allez, dégage !
Hop !
T'es pas très poli.
T'es pas très poli, Gérard.
T'es pas très poli, tu puisses.
Calmez-vous pour la chaude.
Il est monté sans moi.
Quel bordel, dans ce débat.
Donc, petit délire char.
Ouais.
Donc, c'est quoi, la question ?
Alors...
Peut-on séduire avec un poème ?
Peut-on utiliser un poème pour séduire ?
Manu, fais gaffe !
Tu te calmes, Manu, hein.
Bah, j'en sais rien, parce que...
Donc, un mec m'a séduite avec un poème.
Ah ! Ah !
Pour l'instant.
Ah ! Ah ! Ah !
Ah, mais je sais pas.
Ah ! Ah ! Ah !
Ah, bah, ils s'en foutent, là.
Ils sont déjà partis.
Attends, c'est quoi, ça, Gérard ?
Ça vient d'où, ça ?
Non, mais, Fildar, quand tu feras bien ton boulot...
Qu'est-ce qui se passe ?
Ouais, Fildar !
Bravo !
Merde !
Qu'est-ce que t'as fait ?
Non, non, non, non.
Non, non.
Non, non, non, non, non.
C'est quoi ?
Non, non, tu l'auras pas.
Mais c'est quoi ?
Je sais même pas ce que c'est.
J'aurais quoi ?
Tu l'auras pas, parce que tu vas le mettre là, MD ?
Ouais, ouais.
Ouais, c'est un petit truc...
MD, GG, insert.
Gérard ?
Avec Niette.
Gérard ?
C'est qui ?
C'est un remix, un exclusif que je voulais pas te dire,
parce que c'était une surprise.
C'est qui ?
C'est Verlaine.
Ouais, Verlaine.
Moi, je pense quand même qu'on peut, pour revenir un peu dans le débat,
je pense qu'on peut répondre à la question, quand même,
parce que t'as réussi à séduire la grosse Sandy avec tes poèmes.
Verlaine, tu restes poli, parce que la grosse Sandy, elle t'emmerde.
Oui, c'est vrai, pardon, mais c'est comme toi,
c'est parce que tu l'appelles comme ça, toi,
donc je pensais qu'on pouvait l'appeler comme ça, quoi.
Non, non, mais attends, moi, je lui dis ce que je veux.
C'est vrai, c'est vrai.
Enfin, voilà, quoi.
Bon, alors, dans ce cas-là, comme vous faites les cons,
eh ben, on arrête.
Oh, non !
Non, on n'arrête pas !
On arrête !
Non, j'ai dit pas ça, là.
Sur l'IRC, on a dépassé les 4 1882,4.
Je suis tranquille, on commence à arriver vers notre record,
alors j'aimerais bien que le débat se passe calmement.
Non, mais moi, dans ce cas-là, je voudrais bien que les gens,
je voudrais bien que Fildar fasse bien son boulot
avant qu'il se prenne des claques.
Allô ?
Gérard ?
Oui, allô, fun, bonsoir.
C'est qui ?
Oui, t'es au standard, tu veux parler de quoi ?
Mais qu'est-ce que c'est que ça, Phil ?
Tu veux parler au doc, oui, quitte pas.
Bon, Gérard...
Fildar !
Moi, j'attends que tu fasses ton débat,
moi, je peux rien faire sans toi.
Ouais, c'est bon, c'est bon.
Je peux rien faire sans toi, Gérard.
Non, non, mais...
Bon, Gérard, pour en revenir au débat,
il y a Turpentine qui te demande
si t'as séduit Sandy grâce à tes poèmes.
Ah, ça, c'est une bonne question.
Ça, c'est une question que tout le monde voudrait savoir.
Est-ce que ça attire les animaux ?
Comment ?
Est-ce que ça attire les animaux,
les poèmes ?
Est-ce que ça attire ta connerie ?
Ah, t'es drôle.
Gérard ?
On va demander à Petit Nénuphar.
Oui ?
Tu m'as pas écouté une fois de plus.
Bon, alors, vas-y, dis.
Non, c'est bon, j'ai répété, c'est bon.
Je peux aller passer à un autre ?
Donc, on va demander
à Pucelle de Nuit.
Allez, Pucelle du Sud.
Gérard, on me repose la question sur IRC.
On me redemande si Sandy...
Sandy, on ne me la redemande pas.
Non, attends, Manu, s'il te plaît,
c'est pas toi qui commandes, c'est Régo, toi.
Tu ne fais rien et tu te tais.
Elle va venir plus tard, la question.
Non, je la garde pour...
La grosse, ça t'emmerde, toi, connard !
Elle va venir plus tard, la grosse.
Tu peux répondre ?
On reprend le débat, là. T'as un nouvel auditeur, en plus.
Alors, on a Santa Belgica
et Potiron du Sexe.
Oui, salut, Coco.
Oh !
Salut, Potiron.
Salut, Potiron.
Allô, Coco ?
Potiron, tu réponds comme il faut !
Ouais, bonjour. Salut, ça va ?
Oh là là ! Putain !
C'est quoi, là, ces auditeurs que tu me prends, toi ?
Qu'est-ce que c'est que ça, là ?
Putain !
Attends, Gérard, j'ai rappelé un mec de Belgique parce que tu voulais des Belges dans le débat.
En plus, c'est quelqu'un de l'Internet
et tu ne l'as toujours pas fait participer.
C'est Santa Belgica. Il n'a toujours pas répondu à ta question.
C'est un Belge et il attend.
Oui, Gérard ?
Alors, toi,
toi, ça qui est plus sale du sud,
tu vas fermer ta gueule un peu.
Non, mais dis rien. Vas-y, réponds, Santa Belgica.
Alors, je voudrais savoir si...
En fait, je suis poète à mi-temps en Belgique.
Je voudrais savoir si Gérard connaît mes oeuvres.
Non !
Non, mais je peux lire un poème, peut-être ?
Non ! Oh, mais tant pis, quand même.
Une mélodie est née
le jour où nous nous sommes rencontrés.
Et cette mélodie...
Il a mis sa gueule à lui !
Elle sera toute notre vie.
Vas-y, gros.
Voilà, c'est fait.
C'est génial, quand même.
Deuxième débat, vous allez me foutre la mère d'encore !
Il était beau, son poème.
Gérard, tu pourrais faire correctement ton travail.
Mais c'est pas vrai, hein !
Gérard, il était beau, son poème.
Tu pourrais écouter.
Ça m'a pris trois ans pour faire ce poème.
Plus sale du sud.
Oui, Gérard.
Moi, on ne me séduit pas avec des poèmes.
Avec des billets,
avec des carottes râpées, des clés de douze,
des choses comme ça.
Hum.
Verlaine.
Oui, moi, je pense que je suis d'accord
avec plus sale du sud.
Non, mais tu es précise.
C'est-à-dire qu'on peut,
effectivement, ou on ne peut pas.
Maintenant, chacun a un peu pour soi.
Et pour un marque, tu fais quoi ?
Non, il n'y a pas de marque.
C'est-à-dire que, par exemple,
quelque chose comme Orangina ou Coca-Cola...
Bon, alors...
Verlaine, au revoir !
Pour en revenir à ma question de tout à l'heure,
donc, sur IRC, on te demandait
si Sandy avait été charmée par tes poèmes.
Tais-toi, la grosse débout, espèce de finiasse, là !
Tu ne vois pas que les autres s'habillent, là ?
Allez, débout !
T'es vraiment un bâtard, toi, là-bas !
Quoi ?
Dédicace ?
T'es vraiment...
T'es vraiment un fumier, là !
Tu nous le demandes à chaque fois !
Ouais, mais attends !
Tais-toi, la grosse débout, espèce de finiasse, là !
On va l'appeler.
Bon, ben, justement, on accueille Poupou le mystère.
Salut, Poupou !
Salut, le sanglier !
Salut, le sanglier !
Salut, le sanglier !
Tais-toi, la grosse débout, espèce de finiasse, là !
Tu ne vois pas que les autres s'habillent, là ?
Allez, débout !
Et ils sont bien avec nous !
C'est la fête !
C'est la fête !
C'est la fête !
C'est la fête !
C'est la fête !
C'est la fête !
Poupou le mystère !
C'est la fête !
C'est la fête !
Oui, c'est la fête !
C'est la fête !
C'est ça, la fête !
Bon, ça y est !
Ça y est, là, ça y est !
Bon, alors, Poupou le mystère !
Oui, bonjour, Gérard !
Bon, t'es là ?
Oui, oui, je suis là, t'inquiète pas !
T'es bonne ?
Bonsoir !
Bon, donc...
T'es bonne ?
Bonsoir, bonsoir !
Bon, Poupou, t'as bien vu que c'était pour toi ?
Oui, oui, j'ai bien vu, oui !
T'inquiète pas, j'ai bien écouté la musique !
Donc, alors, maintenant, comme tout le monde sur IRC me demande si je t'ai séduit avec mes poèmes,
donc, est-ce que tu peux répondre à la question IRC ?
En sachant que c'est Poulmystère !
Voilà, en sachant que c'est Poulmystère comme rigolo !
Il y a trop de mystère dans ce truc !
Non, non, mais vous la laissez répondre, d'accord, maintenant ?
Non, je pense qu'en effet, tu m'as séduit avec tes poèmes !
Oh, tu peux faire moins de bruit, s'il te plaît, joue, là !
Attends, toi !
Gérard, Gérard, arrête, le tape pas, le tape pas !
Ah, mais Gérard, si tu ne m'écoutes pas, c'est pas un problème !
Mais non, il ne t'écoute pas, là, il est en train de taper Fildar !
Il te fait parler, c'est un poème de quel siècle ?
Gérard, Gérard, vas-y !
Maîtrise quelque chose, là, au lieu de taper Fildar, reprends !
Je t'écoute !
Il y a Poupou le mystère qui te parlait, tu ne l'as même pas écouté, du coup !
Donc, alors, vas-y !
Moi, j'ai fait un poème sur le pont de l'Alma !
Non, ta gueule, à toi, sur le pont de l'Alma !
Non, mais ça, en plus, ça n'a rien à voir avec toi !
Oh, Mercedes !
Putain, putain, putain, putain !
Mais, balance, balance-moi un disque !
Mais non, j'ai pas un disque !
Toi, pilier du pont de l'Alma que j'aime tant !
Toi, haussier !
Au pont de l'Alma, non, je ne l'écoute pas !
Il est incroyable !
Alors, tu le prends, tu l'emmènes dans ton bureau, tu ne lui donnes plus !
Ah, d'accord !
Tu l'emmènes dans ton bureau, tu vas jouer avec !
Quand je m'éclate dans un pylône !
Bon, alors, attendez, attendez, attendez, attendez !
Oh ! Maintenant !
C'est combien, Game Boy ?
Oh oui, Sandy, je joue, oui !
Oh oui !
Alors, on va garder Poupou le mystère !
Oui, je suis là !
Donc, tu restes !
Potiron du sexe !
Toi, tu vas te calmer, ou sinon, tu vas dégager !
D'accord !
Puis celle du sud !
Oui !
On va te garder !
Attends, c'est moi qui décide !
Attends, c'est toi qui décide, c'est moi qui commande, d'accord ?
Oui, d'accord !
Ok !
Donc, Manu, tu me balances le disque !
Tout de suite ?
Oui, oui, oui !
Il est 2h18, vous allez réfléchir à la troisième question !
D'accord !
Quels sont, pour vous, les poèmes les plus beaux ?
Et on répondra, avec Poupou le mystère, à la question IRC,
tout à l'heure, qu'on nous demande, comment j'ai fait pour...
Non, mais ils s'en foutent, maintenant !
Ils m'ont dit que Manu, on s'en fout !
Non, ils ne veulent pas que tu répondes, ils vont s'en aller, si tu réponds, alors !
Non, non, mais on va leur répondre, avec Poupou le mystère, et on se retrouve...
On va perdre des gens, Gérard, on va perdre des gens !
Eh ben, dans ce cas-là, on va s'écouter, quoi ?
On va s'écouter, attends que je te dise pas de conneries !
Je me mets...
Quoi ?
Je me mets un doigt dans le cul, non ?
Non, c'est pas ça !
Bouge la grosse !
Non, non, non !
Je me mets un carton dans les fesses, parce que je ne me suis pas essuyé !
Mais quand est-ce qu'on va l'avoir en CD, Bouge la grosse ?
Ah ben ça, je sais pas, faudra voir si tes débats sont bien !
Ouais, mais faudrait qu'on l'aille en entier !
Donc, pour l'instant, c'est, je viens de te le dire, le titre...
C'est, ben...
C'est toi qui l'as...
J'ai un carton dans les fesses, quoi ?
Attends, il y a Max...
Avec Je me suis mal essuyé !
Avec Je me suis mal essuyé, et donc, vous réfléchissez à la question...
Je me suis mal essuyé !
Avec Je me suis mal essuyé, et donc, vous réfléchissez à la question...
Quels sont pour vous les plus beaux poèmes ?
Donc, vous pouvez toujours nous appeler au 0800 70 5000...
Et 0800 308 5000...
Oh, ta gueule !
Ta gueule, toi, tu es un peu ignorant !
Bon à rien, qu'est-ce qu'il fait, là ?
T'es tombé dans la poubelle ?
Pauvre tâche !
Pauvre tâche !
Tâche !
Tildar !
Allez !
Attends, parce qu'on ne l'avait pas mis en entier, le truc, elle est là, grosse !
Elle est où ?
Elle est au standard !
Ta gueule, elle est au standard, attends !
Merde, ma grosse, ok ?
Tu ne vas pas lui raccrocher au nez, comme tu as l'habitude de faire ?
Donc, on se met le carton dans l'arrêt, et puis, voilà !
On se retrouve tout de suite après !
Manu, annonce le disque, s'il te plaît !
J'ai un carton dans l'arrêt, avec Je me suis mal essuyé !
Ok !
Voilà, et vous pouvez nous appeler au 0800 70 5000...
0800 808 5000 !
Et toujours l'IRC !
Toujours l'IRC !
www.funradio !
Et donc, c'est Rigo qui vous répond !
Voilà, on est...
C'est les débats de Gérard, quand même !
C'est toujours les débats !
Le !
Gérard, ok !
Sur Funradio !
Sur Funradio !
Par rapport à l'IRC, vite fait, je voulais juste dire qu'on a dépassé les 4500 quand même,
ce qui est un record, même si ça ne fait pas encore 4900 !
On est 4623, et je voulais saluer quelques personnes, Spoutnik, Izen, Cédric,
Yankee, Ice-T, Chocobo, Cédric, et les autres, quoi !
Allez, faites-moi plaisir !
Faites-moi plaisir !
Aujourd'hui, on est...
On est le...
Combien ?
On est le 3 décembre ?
Ouais !
Non, le 4 décembre !
Allez, faites-moi plaisir !
Montez-moi l'IRC !
Faites-moi monter l'Internet !
Faites-moi monter l'Internet à 5000 personnes !
Allez, on récupère !
Allez, allez !
Spring en fleurs !
Oui, mais restez à toi, Gérard !
Ouais, salut !
Salut !
Pour le...
Pour le...
Match Talk...
Chose...
Mystère !
Allez, bouge la grosse, là !
T'inquiète pas, on a une surprise !
Salut, Rigaud !
Salut, Manu !
Et salut, Fildard !
Salut, machin mystère !
Ouais, salut à tous !
Et puis moi, je pue de la gueule !
Ouais !
Non, je viens de te dire salut, Gégé, donc t'as pas entendu !
Ouais !
Non, mais moi, j'ai mal entendu ce que tu m'as dit !
Bon, allez, c'est pas grave, on y va !
C'est pas grave !
Puis, celle du Sud, j'espère que tu t'es calmée !
Salut, Gérard !
Verlaine !
Oui, bonsoir, Gérard !
Tu t'es calmée ?
Oui !
Euh...
Potiron du sexe, j'espère que tu t'es calmée !
Oui !
Et Santa Belgica aussi !
Oh, j'étais pas énervé, moi !
Bon, alors...
Ouais, Gégé, toi, t'es calmée ?
Maintenant, on va continuer le débat !
Sérieusement !
Je suis pas calmée, je te le dis !
Bon, qui qui est pas calmée ?
C'est String Enfleur, tu m'as pas demandé si j'étais calmée !
Bon, tu t'es calmée ?
Ouais !
Bon, alors, maintenant, on y va !
Quels sont pour vous les plus beaux...
Quels sont pour vous...
Les poèmes les plus beaux ?
On va demander ça à Santa Belgica !
Eh bien, un des poèmes les plus beaux qui existe,
c'est Ecolalie de la mémoire,
arborescent au trédit bitoir.
Tu le connais ?
Comment ?
C'est Ecolalie de la mémoire, arborescent au trédit bitoir.
C'est un poème belge.
Euh, je connais pas.
C'est beau, en tout cas.
Enfin, euh...
Potiron du sexe !
Ouais, bah, moi, le poème qui m'a le plus touché,
c'était le grand classique de la charcuterie,
ça, c'est un truc, ça m'a touché,
parce que ça parle de la mormoine poêleuse,
et j'aime bien.
Tu aimes aussi, Gérard ?
Non.
Mais tu connais ?
Non, je connais pas.
Tu veux que je t'envoie ?
Non, euh...
Oui, tu peux l'envoyer au 143 menu Charles de Gaulle,
92 521,
noyé sur scène SEDEX.
Oh, quelle belle voix !
Donc, tu peux...
T'es vrai, Gérard ?
Non, mais vous pouvez toujours nous écrire,
et puis m'envoyer des petits poèmes.
On peut t'écrire directement à toi ?
Oui, bah, vous mettez à l'intention de Gérard,
et...
N'ayez crainte.
Je serais...
Fildar m'avait dit qu'on pouvait pas.
Ah bon, Fildar, depuis quand que...
Attends, mais maintenant, il va vous rater.
Depuis quand que les gens,
ils ont plus le droit de m'écrire ?
Ouais, c'est quoi ce bordel, là ?
Fildar m'avait dit qu'on pouvait plus.
Il a dit qu'il y avait pas de fan club au 143 menu Charles de Gaulle.
Tu réponds, tu réponds.
Non, je parle pas, je parle pas.
Tu réponds aux auditeurs !
Faut savoir ce que tu veux, là.
Tu dis que j'éteins mon micro,
donc je parle pas.
Attends, Gérard ?
Oui ?
Je t'ai envoyé des chocolats,
tu les as reçus ou pas ?
Non.
Moi, j'ai envoyé des bonbons.
Attends, mais on t'a envoyé des trucs,
comment ça se fait que tu les as reçus ?
J'avais mis l'attention de Fildar pour Gérard.
C'est Fildar qui les a gardés ?
Fildar ?
C'est où ?
Je comprends pas.
C'est chez moi ?
Avec des millionnaires.
Moi, je lui ai envoyé des photos intimes, mais bon...
Qui c'est qui a envoyé des millionnaires ?
Verlaine, j'avais envoyé pour Noël, déjà, les cadeaux,
l'attention de Fildar pour Gérard,
parce que Fildar m'avait dit qu'il fallait lui envoyer à lui.
Ah non, mais Fildar, tu t'en...
Mais Fildar m'a dit qu'il fallait tout lui envoyer à lui.
C'est pour ça que j'ai envoyé une télévision couleur.
Mais Fildar, c'est pour ça que t'as des nouvelles sapes ?
Ah, le salaud !
Max !
Je t'ai envoyé des coton-tits,
je t'ai envoyé des t-shirts Nike.
Je t'ai envoyé une pochette surprise millionnaire,
tu sais, avec 20 tickets de millionnaire dedans.
Attends, l'autre, il m'a envoyé des trucs...
Oh !
Ah, mais calme-toi, Gégé !
Je comprends pas.
Ouais, je t'avais envoyé des chocolats, hein.
Attends, et l'autre, il me pique mon courrier !
Et les chocolats ?
Très déçu.
Il y avait des bons tickets au kiwi.
Eh non, il pique ton courrier !
On en parlera après.
Eh ben, je t'en faisais Chantal Goya, il l'a eu.
Bon, alors, question Verlaine.
Quels sont les...
Je tenais quand même à vous remercier pour les millionnaires et tout ça, les mecs, c'est cool.
Non, mais c'est un bâtard, lui, c'est pas grave, on va régler ça après.
Pour en revenir à l'IRC, il y a Fiji Lido qui te demande
si t'as entendu parler de l'hypraconductivité des poèmes le soir quand il fait nuit.
Non.
Non, j'ai pas eu l'occasion d'en entendre parler, de ça.
Attends, je comprends pas, qu'est-ce que ça veut dire, ça, Gérard ?
Ben, justement, moi non plus.
L'hypraconductivité, tu vois ?
Non, je sais pas ce que c'est.
Moi, je t'expliquerai après, là.
Tu me l'expliqueras.
Donc, Verlaine ?
Oui, ben moi, bizarrement, c'est un poème à toi qui m'avait le plus marqué, mais il y a longtemps, quoi.
Ah, ben, dis, dis, dis !
Ben, je me souviens à peu près du texte, je sais pas si t'en souviendrais, c'était, bien sûr, je voudrais te dire je t'aime.
Ouais.
C'était dans un camion frigo, c'était sur un air de trompette, avec, sur un fendrier, je sais pas si tu te souviens.
Ah, bon, ben, c'est...
Sur un aigle.
Ouais, ouais, ouais, c'est la merde.
Ben, Gérard, c'est vrai que tu couches avec Big Bill ?
Qui, qui, qui, qui, qui demande ça ?
Ben, moi.
Euh, Pissache du Sud.
Oui.
Donc, toi ?
Ben, moi, ce sont les poèmes de Yaponov.
Ben, Gérard, c'est vrai que tu couches avec Big Bill ?
Oh, là, là.
Pissache du Sud.
Ouais, moi, c'est un poète russe dont les oeuvres ont été traduites en français, c'est très beau.
C'est très dépouillé, t'as un mot par page, mais c'est très bien pensé.
Ben, Gérard, c'est vrai que tu couches avec Big Bill ?
Euh, Poupou le mystère.
Oui, ben, écoute, moi, ce que je peux te dire, c'est que, pour moi, les poèmes les plus beaux, c'est Baudelaire.
Ouais.
C'est très, très beau.
Oh, non !
Et, euh, bien sûr, les dix.
Oh !
C'est exactement grâce à ça, grâce à tes poèmes, que je t'ai connue, quoi.
Que j'ai fait ta connaissance, et puis, voilà.
Ah, ben, voilà, elle répond à la question de l'Internet, Gérard.
Il me mentait dessus, c'est tout.
Ben, la question...
Non, mais il y en a une autre.
Ah, une autre ?
Parce que l'IPRA, il perd contre l'activité, apparemment, tu sais pas ce que c'est.
On te demande si c'est vrai que...
Alors, attends, si les poèmes du Figaro signés Gégé de Suren, est-ce que c'est les tiens, c'est Chocobo qui demande ça ?
Non, c'est le Figaro.
J'ai jamais mis de poèmes sur le Figaro, et j'irai jamais mettre des poèmes.
C'est quelqu'un d'autre, alors.
Non, mais, là-dedans, j'irai jamais mettre...
Ben, il faut payer, en plus.
Comment ?
Il faut payer.
Oui, il faut payer.
Et, Poupou le Mister, pour l'instant, je réponds, tu me laisses parler, s'il te plaît, merci.
Ok, y a pas de problème.
Avant que je t'assomme.
Alors, ça, sûrement pas, parce que t'as pas...
Bon, allez, c'est bon, c'est bon, laisse-le répondre, putain.
Eh, oh, tu la laisses parler, toi ?
Tu la laisses parler, toi ?
Comment ?
Eh, Gérard, t'as le juste prix de ton cul ?
Euh, string en fleur...
Euh, donc, euh...
Tu réponds ?
Pour répondre à la question IRC, donc, non...
Vite, vite, vite, vite, vite.
Donc, on va demander à...
Ben, string en fleur, maintenant.
Eh, Gérard, t'as le juste prix de ton cul ?
String en fleur.
Voilà, oui, déjà, je voulais dire que Moby Dick Mister, là,
elle a pas beaucoup de goût au niveau des poèmes.
Et, deuxièmement, les plus beaux poèmes,
ben, c'est ceux qu'on fait avec le cœur, hein,
ou ceux qu'on fait avec l'alcool.
Non, mais, de toute manière, en principe,
quand tu fais un poème, tu le fais du fond du cœur,
pour la personne que t'aimes.
Ouais, tu peux le faire du fond du cul, aussi.
Non.
String en fleur.
Ouais, mais je te disais, avec l'alcool, reconnais que
quand t'es un peu éméché, ça aide pour l'inspiration.
Euh, non, je vais te dire une chose que...
Non, non, non !
Les plus grands poètes, ils ont toujours consommé un maximum, quand même.
Eh, je vais te dire une chose que...
Ouais, il y a autre chose.
Ben, attends, il y en a un, là, pour l'instant...
J'ai rien fait !
Non, mais c'est lui, là.
Tu vois, Pildar, tu me laisses ton micro,
et c'est tout. D'accord ?
Euh, Rigo ?
Question IRC, avant que je réponde.
Alors, est-ce que c'est vrai que j'ai lu
dans le Surenois magazine que Gégé donne
des cours de poème ? C'est Turpentine qui te demande ça.
Non, je donne pas des cours
de poème, et...
C'est peut-être une idée, ça.
Non, mais même, je donnerai pas mes cours...
Je donnerai pas comment que je fais mes poèmes,
ni rien du tout.
De toute façon, t'as pas le temps, t'es pas bouqué.
Comme Coca-Cola, c'est top.
Est-ce que tu lui donnes des cours de comique involontaire ?
Oh !
On se calme, derrière, on laisse parler
la personne qui pose la question.
Oui, donc, c'est beaucoup plus clair.
Donc, ce que je voulais te dire, c'est que
si, moi, tu me donnes des cours par correspondance
pour faire des poèmes.
Alors, les cours par correspondance...
Et donc, ce que tu n'as pas dit ?
On n'entend rien à ce qu'elle dit.
Non, mais c'est normal, parce que Pildar, il parle
dessus. Donc, alors,
les cours par...
Les cours par correspondance... Manu, tu vas te taire,
s'il te plaît. Donc, les cours par correspondance...
Putain, ça commence à bien faire.
Je vais pouvoir répondre.
Quel bordel !
Oui, mais je pense que ça va être les deux débats
qui vont foirer.
Si les deux débats foirent, la semaine prochaine,
j'en ferai qu'un, ça sera les jeux vidéo.
Donc, alors, avis aux amateurs...
Pour les autres...
Gérard, pour revenir au débat,
bravo, déjà. Et il y a
Chocobo, encore, qui te demande où est-ce qu'on peut trouver
ton papier peint, les poèmes de Gégé,
avec tes poèmes d'écrit dessus.
Alors, là, dans ces cas-là,
le truc avec les poèmes de Gégé,
donc, dans ces cas-là, vous achetez le best-of
qu'on a fait avec Max...
Le papier peint ? Non, mais le papier peint,
ça n'existe pas. Si, lui, il l'a vu
chez des gens. Oui, ben, il l'a peut-être vu
chez des gens. Moi, j'ai vu du papier toilette à Saint-Ouen,
la dernière fois. Je te jure, c'est vrai. Ouais, ben, moi, j'en ai rien
à foutre. Donc, si vous voulez savoir
plus... On me dit qu'il y en a qui ont vu
des 4x3 sur des nationales, aussi.
Non, ben, ça, c'est des conneries.
À côté du Mans. Oui, c'est ça.
T'as raison, toi, pucelle du Sud.
Continue comme ça,
et tu m'intéresses. Vas-y, cochonne.
Alors, donc,
pour répondre
à la question
quels sont, pour vous, les poèmes
les plus beaux, donc, c'est sûr qu'il y a
Verlaine, il y a Baudelaire,
il y a... Même, je pense
qu'il y a plusieurs personnes
qu'on en fait. Bon, pour dire que...
Herbert Léonard ?
Non, Herbert Léonard, c'est un chanteur.
Voyons, voyons.
On ne confond pas les chanteurs.
C'est un peu des poètes, les chanteurs.
Non, non, non. Justement, Gérard, on avait récupéré
sur Internet un petit sondage
à la question quel est votre poète préféré.
Donc, il y avait 43%
des gens qui préfèrent Pythagore.
24% des gens
préfèrent Lili à poil.
Ah, très bien. Et 100% des gens
détestent le poète de Suren.
Ah, là, c'est clair.
Non, non, mais ça, c'est des trucs confidentiels.
Non, c'est ma pochette, ça, Gérard.
Du calme. Non, non, mais attends.
Déjà, il y a un truc
que j'ai retiré.
Parce que dessus, c'est marqué Lili.
Alors, il est hors de question, donc tu fais gaffe
à ce que tu vas lire.
T'as jamais lu ses poèmes ?
La tienne, toi, connard.
Alors, doit-on parler plus souvent de...
Doit-on parler le plus souvent de quoi ?
Je n'ai pas répondu à ta question.
C'est qui ?
Je t'écoute.
Les poètes que j'admire beaucoup,
il y a par exemple un poète belge
qui est très connu, c'est Hergé,
qui a écrit les poèmes de Tintin et Mille.
Donc, il y a Rigaud
qui a une question IRC, non ?
Non, la question, c'est pourquoi mon micro
il ne s'éteint plus ?
Ben si, il s'éteint.
Alors, ça y est, Rigaud.
Ça y est, ça y est, ça y est.
On se calme, hein.
On va essayer de continuer le...
Doit-on parler plus souvent de...
Attends.
Doit-on...
Attends, attends.
Calme-toi, Gérard.
On reprend un peu de sa petite...
Doit-on parler plus souvent...
On va parler plus souvent des poèmes à la télé.
On va demander ça à Stringanfleur.
C'est quoi cette obsession du doit-on, là ?
Qu'est-ce que ça peut te foutre ?
Si tu ne veux pas répondre, tu le dis.
On prend quelqu'un d'autre à ta place
parce qu'il y a 24 lignes qui sonnent.
Gérard, toi, perso,
rapport au doit-on, tu mets un doigt ou deux doigts ?
Voilà, exactement.
Et toi, est-ce qu'on te demande
si tu mets deux doigts ou un doigt ?
Mais non, mais moi, je te le demande.
Gérard, pour revenir au débat,
Gérard, pour revenir au débat,
il y a Formos qui me dit que...
pour les débats à la télé,
il ne devrait plus s'en parler dans le Big Wheel.
Ouais, mais ça, c'est pas évident.
Donc, Stringanfleur ?
Tu peux me refaire la question, là,
parce que je suis largué.
Alors, doit-on parler plus souvent des poèmes à la télé ?
À la télé, non.
Je pense que, franchement,
les poèmes, ça reste dans le milieu de la radio.
Je pense qu'il y a quand même déjà suffisamment de gens
qui souffrent avec tes poèmes.
Donc, il ne faut pas trop que ça se diffuse à la télé
parce que sinon, tu pourrais quand même
contaminer pas mal de monde.
Non, mais attends, Stringanfleur,
dans ces cas-là,
moi, les poèmes que je fais,
c'est pour tout le monde.
C'est pour tous les auditeurs et les auditrices.
Je sais, c'est là qu'il y a le danger, justement.
C'est qu'il peut toucher tout le monde, ton poème.
Non, mais ça, de toute manière,
ça a touché déjà...
Bon, on va...
Non, non, mais attends...
Oui, Sylvain, tu parles de tes conneries, là ?
Allez, c'est tranquille.
C'est un peu le mystère, là.
C'est un peu le mystère, là.
Non, parce que tu me remets à l'antenne
et après, tu me remets à le standard, là.
Ça va pas du tout, hein ?
C'est vrai que t'es pas bon, ta fille d'art.
Il fait ça à tout le monde, hein ?
Ah, la menteuse.
Ah, non, non, je suis pas une menteuse.
Je dis toujours la vérité, hein.
Alors, Poupou le mystère.
Oui ?
Attends, attends.
Oui, Rigo ?
Alors...
On te demande si t'es bourré quand tu fais tes poèmes.
Non.
Bah non, je l'ai dit tout à l'heure.
J'en ai parlé tout à l'heure.
Gégé, c'est qui, ta muse ?
C'est Sandy, ta muse, ou pas ?
Non, Gégé, c'est Mumus tout seul.
Ah, est-ce que Sandy, c'est ta muse ?
C'est ton égérie ?
Est-ce que c'est là que tu trouves ton expiration, par exemple ?
C'est qui qui parle, là ?
C'est String en fleurs.
Bon, alors, String en fleurs, pour l'instant, tu viens de répondre, tu laisses parler, les gens.
Donc, Poupou le mystère.
Poupou le mystère.
Eh oui !
Elle est là !
Gérard, elle est là !
Elle est là, elle est là !
Elle est là, elle est là !
Elle est là, elle est là !
Elle est là, elle est là !
Elle est là, elle est là !
Elle est là, elle est là !
Elle est là, elle est là !
Vous m'entendez, là ?
Elle est là, elle est là !
Elle est là, c'est bon, Gérard, reviens !
Bon, alors, Gérard, c'est absenté du studio, je ne sais pas pourquoi.
C'est pareil, il est parti dans le...
Je sais, je vais te répondre !
Attends, c'est pas la peine, Poupou le mystère, il est parti.
Il va revenir, là.
Poupou le mystère, t'as pas un poème pour Gérard, pour le faire revenir ?
Bah, écoute, je vais essayer de trouver dans mes affaires, et puis je vais le lire par...
Allez, charge bien.
Gérard, Poupou le mystère, elle veut te lire un poème.
Et si, pas bien, il va te lire un poème.
Tiens, je t'en prie.
Non, mais là, il n'arrête pas de...
Les gens sont en art, comme ça, ça va pas.
Allô ?
Là, moi, c'est terminé.
Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
J'en comprends rien, là.
C'est Caliméron le mystère.
Allô ?
T'es là, Poupou le mystère, Poupou le mystère, t'es là.
Oui, t'es là, sans doute.
Vas-y, balance.
Allô, l'autruche ?
Bah, il m'écoute, j'ai le jeu, ou pas ?
J'écoute !
Donc, c'était quoi, déjà, la question ?
Alors, doit-on...
Non, mais attends, ça va lâcher encore pas le dégât.
Mais non, il y a une basse cour derrière.
Elle suit pas, Gérard.
Non, mais moi, c'est simple, il est 2h40, je pense que je vais arrêter.
Ça va aller plus vite, hein.
Que certains auditeurs se calment de temps en temps, que ça fasse pas masse et que tout le monde s'y mette, quoi.
Alors, Poupou le mystère, tu veux répondre ?
Donc, c'est, doit-on parler plus souvent des poèmes, je sais pas quoi, là ?
Ouais, à la télé.
Ouais, bah, je pense qu'on devrait, sans doute, consacrer des reportages à propos des poèmes.
Des poèmes.
Et essayer de parler de ça, parce que c'est vrai qu'on n'en parle pas assez à la télé.
Et donc, voilà.
Moi, je pense qu'on devrait faire des reportages, quoi.
D'accord.
Régo ?
Oui ?
Attends, excuse-moi, Poupou le mystère, il y a une question hier, c'est ?
Oui, on te demande combien de poèmes tu as écrits dans ta vie ?
Alors...
C'est toujours le même.
Donc, les poèmes que j'ai écrits dans ma vie, donc, à l'heure actuelle, il y en a plus de 200.
Oh, quand même.
Alors...
200 quoi ?
200 feuilles ?
Non, non, mais attends, toi, t'éteins ton micro, parce que c'est moi qui ai la feuille, maintenant.
Bah, je te pose une question, Gérard.
Ouais, non, mais moi, c'est 200 poèmes que j'ai sur des feuilles.
Alors, à la question, quel est votre poète ?
Après, vous allez... Puis, celle du Sud ?
Oui.
Verlaine ?
Ouais.
Potiron du sexe ?
Oui.
Et Santa Belgica, donc, n'ayez crainte, je vois...
Vous allez répondre à...
Je vais répondre à la question, je vais quand même lire un petit sondage, là, que j'ai sur les yeux.
Il y en a un, par contre.
Celui-là, il va être vite lu.
Alors...
Ok, à quel poète aimeriez-vous ressembler ?
Merde.
C'est Gérard.
Celui-là...
C'est à la question, quel est votre poète préféré ?
Tarié ?
Non, mais ça, j'ai déjà lu.
On l'a déjà lu, celui-là.
Non, non, non, non, il a lu la haute.
Non, il a lu celui-là, tu t'es énervé à cause de ça, tu ne te rappelles même plus pourquoi tu...
Alors, à la question...
Que verriez-vous comme thème de poésie ?
Donc, 20% des gens sont aveugles et n'en font que d'écouter.
25% des gens verraient mieux avec des lunettes.
37% des gens ne voient pas le rapport.
Et 43% des gens n'aiment pas la question.
Donc, des trucs comme ça, moi, ce n'est même plus la peine qu'on fasse des débats.
Ça ne sert à rien d'essayer de jouer au con comme ça, à fil d'art.
Allez bien, tu vois, tu pourrais répéter la dernière question.
Pucelle du Sud.
Oui.
Donc, pour toi.
C'était quoi déjà ? Parce qu'on a beaucoup parlé, là.
Alors, doit-on parler plus souvent des poèmes à la télé ?
Non, non, je pense que c'est bien.
C'est bien que les gens ignorent que les poèmes existent.
Comme ça, ils ne vont pas évoluer culturellement.
Et puis, ça ne fera pas des intellectuels.
Verlaine ?
Oui, je pense qu'on amènerait une transaction translative si on parlait plus des poèmes à la télévision.
Ce qui permettrait de...
De plus voir en quoi est constitué le poème.
Et ça revaloriserait l'ensemble du monde de la poésie.
Ouais.
Potiron du sexe.
Il est parti, il est parti, il est parti.
Ah, il est parti.
Alors, Santa Belgica.
Ben oui, écoute, Gérard, puisque je représente le public belge,
il faut savoir qu'à la télévision belge, il y a énormément d'émissions de poésie.
Ça passe toute la journée avec des musiques de violon.
C'est un petit peu chiant.
D'accord.
Merci, Fildor, de le couper quand...
Ah, il est là, il est là.
C'est tout ce que tu avais à me dire ?
Santa Belgica.
Oui.
J'ai juste dit que c'était un petit peu chiant, et c'est tout.
Ah, d'accord.
Là, je ne comprends pas, parce que les trois quarts du temps, ça saute.
Je me demande ce qui se passe.
Pourquoi ? Les poèmes sautent.
Non, non, non, mais la ligne saute.
Ah, ce sont des poèmes en octosyllabes, alors.
C'est quoi ce bordel, là ?
Je ne sais pas.
Tu as bien vu, je ne touche à rien.
Si tu veux que je te dise...
Oui, je ne sais pas d'où ça vient, moi.
Putain, mais Léo !
Vous savez, ça veut dire quoi, là, ce bordel ?
Je ne sais pas.
Putain, mais ce n'est pas possible.
Depuis quelle date existent les poèmes ?
On va demander à Stringham Pleur.
Gérard, Gérard, Gérard !
Tu as ta gueule !
Va te faire enculer, connard !
Oh là là, ça dégénère.
Ouais, Gérard ?
Stringham Pleur.
Ouais, bah écoute, les poèmes, je pense que ça remonte à l'aube des temps.
Tu peux préciser ?
Bah, je ne sais pas, l'Antiquité, la Renaissance...
Le Moyen-Âge, la Grèce antique, tout ça.
Tout ça, il y avait déjà les plus grands poètes à cette époque-là.
D'accord.
On n'a pas entendu que tu arrives, heureusement, d'ailleurs, pour avoir des grands poètes, quand même.
Non, mais attends, moi, je les ai fait sur l'antenne de Paine Radio depuis 93.
Non, mais je sais, mais heureusement qu'on n'a pas attendu
et qu'il y avait des Platons et des Dioscures et tout ça avant toi, parce que...
Voilà, quoi.
Attends, Marc.
Si ça ne te plaît pas, ce que je fais comme poème...
Non, mais attends, écoute-moi...
Écoute-moi, si ça ne te plaît pas, dans ce cas-là, tu changes de radio, c'est tout, ça va plus vite.
Mais si, Gérard, je te dis que tu es le digne représentant de la lignée des pédagogues,
c'est plutôt un compliment, je veux dire, arrête.
Bon, Poupou le mystère.
Bah, écoute, moi, ce que je peux te dire, c'est que les poèmes existent déjà depuis Jésus-Christ.
Ah, bah, depuis 1900, hein, OK ?
Non, même avant 1900.
Ah, bon ?
Parce que Jésus-Christ, il est né avant 1900.
Ouais.
Donc, c'est un cas...
Mais moi, je suis bien né avant Jésus-Christ.
Ouais, mais toi, tu n'es pas Jésus-Christ.
Non, mais je suis qui ?
Je m'excuse, mais en fait, ça existe depuis que Jésus est écrit.
Oh, on se tait derrière, on la laisse parler.
Donc, tu disais, toi ?
Ouais, donc, je pense que les poèmes ont été créés à l'époque de Jésus-Christ.
Et alors, moi, je suis bien né avant Jésus-Christ.
Non, t'es né après...
Tu ne comprends pas ce que je veux te dire, mais...
Non, non, mais de toute manière, je ne comprends pas le français.
Ah, bah, si ce n'est pas qui le dit, alors, tu le reconnais, eh ben...
Puis, celle du Sud.
Ouais.
Bah, les poèmes, ça date depuis que les gens écrivent.
Hum.
On a commencé par ça, en fait.
D'accord.
On a commencé par l'écriture cunéiforme, et ils ont fait des poèmes, tout de suite,
pour séduire leur belle pour les sodomiser.
Ouais, bah, de toute manière, on n'a pas besoin de séduire sa belle pour la sodomiser,
comme tu dis si bien.
Mais, à l'époque, si.
Ouais, bah, peut-être.
Mais, je ne pense pas, à mon avis.
Euh, Verlaine ?
Oui, bah, moi, je pense que les poèmes existent depuis très, très longtemps, quand même.
Je ne sais pas exactement depuis quand.
Par contre, je suis sûr que la poésie, elle est apparue il y a trois ou quatre ans avec toi.
D'une camille téléphonique assurée, la vraie poésie, la pure.
Bah, disons, ça m'est venu comme ça, d'en faire.
Et puis, maintenant, ça ne m'empêche pas de continuer de les faire.
Non, c'est sûr.
C'est sûr que...
Attends, Verlaine.
C'est sûr qu'au début, tout le monde me disait, bon, bah, que j'en repasse.
Bon, c'est...
Tout le monde, même Max, m'a demandé à ce que j'en repasse.
Oui, vas-y, continue, je t'écoute.
Donc, bah, là, il y en a...
Il y en a quatre pour ce soir, donc on ne va pas faire les temps sereins, non ?
Je le sais bien.
Et d'ailleurs, Gérard, si tu pouvais me permettre, moi, j'en ai fait un petit.
J'aimerais bien que tu l'écoutes à la fin, à la fin, avec les tiens, pour me dire ce que tu en penses plus tard.
Non, mais de toute manière, tu vas lire le tien, toi, en premier.
D'accord.
Et moi, je lirai les quatre miens.
Maintenant, bon, bah, écoute, je vais te le lire maintenant.
Bah, vas-y, vas-y, fais-en un tout de suite.
Les gens de l'IRC, ils ne veulent pas t'entendre.
Ah, c'est comme ça ?
Enfin !
Ah, putain !
Mais, je...
Arrête !
Gérard !
Carrel !
On l'enlève, là !
Ah, il copie, là !
Arrête de taper !
Arrête de taper avec le téléphone !
Ah, bah, voilà, tu l'as trouvé !
Ah, bah, voilà, tu l'as trouvé !
Alors, il est où ?
Eh, tu viens chez moi après, Gérard !
C'est vachement bien !
Bon, Gérard, tu fais quoi, là, oh ?
Alors ?
Eh, tu l'as coupé !
Putain, t'es vraiment un bâtard, toi !
Ah, mais c'est vraiment très beau, tes poèmes, hein !
Eh, tu viens chez moi après, Gérard !
Ta gueule, toi, va te faire foutre !
Donc, de toute manière, on ne va pas continuer, on va s'arrêter.
Eh, tu viens chez moi après, Gérard !
Va te faire foutre, toi !
Vas-y, enchaîne, enchaîne, Gérard !
Non, non, mais, de toute manière, on arrête, là !
Oh, non, non, non !
On continue, on continue, là !
Je n'ai pas attendu tout ce temps pour rire !
Gérard, tu me le gères !
Allez, je te fais une petite surprise, pour les dix dernières minutes,
j'accueille Couscous à la place de Poitiron du Sexe.
Bonsoir, Gérard !
Bonsoir, à tous !
Salut, Couscous !
Bonsoir !
Bon, alors, Couscous, depuis quelle date existent les poèmes ?
Ah, moi, je pense que ça existe depuis que les poétons existaient, disons,
dans les années 1900.
Ah, ben, 1900, c'est la date que j'ai lue.
Hum ?
Après Jésus-Christ.
Bon, Verlaine, tu fermes ta gueule !
Ah, c'est pas Verlaine, là, hein ?
Eh, s'il crie, c'est à cause des clous, hein !
Ah, c'est bon, Gérard, rentre chez toi !
Allô, c'est Couscous, là !
Ouais, Couscous !
Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
Allô, c'est Merguez !
Putain, Fuldar...
Gérard, pour revenir au débat sur l'IRC,
il y a D-Light qui te demande si, comme lui,
tu es fan du poète grec Sergei Boubka.
Je connais pas.
Pourtant, il a écrit de super trucs !
Il est génial !
Il est grand, il a un grand grand stylo !
Donc, il est 2h48,
2h49,
ça y est ?
Oh oui, oh oui, oh oui !
Allô, qu'est-ce qu'il se passe ?
Allô, c'est quoi ce bordel ?
Allô ?
Oui, allô, Fede, bonsoir, t'es au standard ?
Ouais, bonsoir, c'est Couscous, ça va pas ?
Bon, Gérard, pour continuer le débat, vu qu'apparemment, tu veux pas continuer,
moi, j'ai des questions à te poser.
Il y a Izen sur l'IRC qui te demande
lequel de tes poèmes aimes-tu le plus
? Ah, c'est une bonne question, ça.
Non, ça, justement, je l'ai pas là, et j'en ai fait
quatre nouveaux pour éviter
de changer.
Donc,
je vais en faire un,
et puis après, je pense qu'on va se mettre...
Non, on se met un disque...
Non, on se met pas de disque, Gérard.
On fera la conclusion...
On finit dans dix minutes, donc...
On fera une conclusion,
donc...
Donc, alors...
T'as pas répondu, Gérard, en fait, c'est lequel de tes poèmes que t'aimes le plus
? Le mieux que j'aime,
c'est... Je voudrais
te dire « I love you », mais tu
écoutes ton « What man ». C'est celui-là
qui me touche le plus,
et que tout le monde a apprécié.
Je sais, si je peux me permettre, Gérard,
j'étais pas encore ici, mais je t'écoutais
déjà, et il y en avait un où...
Je me souviens d'une phrase, en fait, mais ça faisait
« J'aimerais te tenir la main sur le dos d'une vache ».
Non. Et je pense que dans ce poème-là,
il m'avait captivé.
Non, je vais te dire une chose que là, tu vois...
Non, je décroche, je m'en souviens.
Non, mais attends, Manu, là, j'ai jamais été lire
ce que tu viens d'annoncer,
tu peux redire la phrase ?
« J'aimerais te tenir la main sur le dos d'une vache ».
Non. Ah si ? Non. Témoin.
Non, non, non, non, non. Alors là,
je peux te dire une chose que j'ai jamais
été lire ça à l'antenne. Bon, c'est pas grave.
C'était dans un poème. C'est pas grave, c'est pas grave.
Non, mais attends, il y a un nouvel auditeur
à la place de Verlaine que t'as viré, on a son copain Rambo.
Non, mais c'est pas la peine, Manu, c'est
de l'occlusion. Salut Rambo.
Donc, alors, on va...
Allô, on m'entend ?
Salut Rambo. Allô ?
Ouais, c'est Rambo, là.
T'es bonne, Gérard.
Elle mesure 1 mètre pour 400 kilos.
C'est le Sandy !
Eh, Sandy, attends, merde !
Ok ?
Sandy !
Voilà, alors...
Allô ?
Bon, ça y est, pour l'instant,
je veux lire les poèmes. Manu, tu mets
le double son, s'il te plaît.
On m'entend bien, là, je suis au Vietnam, là.
J'entends, j'entends. Gérard, on a Rambo au Vietnam,
donc tu peux... Bah, j'en ai rien à poutre.
C'est un grand poème, Rambo.
On peut me perdre parce que je suis sur une valise satellite, hein.
Putain, mais il va fermer sa gueule, lui.
Merci.
Alors, ça s'intitule
Mon bébé. On le fait tout de suite ?
Oui, on les paie maintenant.
Bon, bah, on y va, on y va.
On devrait plutôt peut-être faire la conclusion,
ensuite tes poèmes. Non. Je pense que
c'est mieux, quoi. Non, je paie. Non, mais vraiment.
Non, mais c'est pas toi qui commandes, c'est moi.
Non, mais comme ça, il fait les poèmes avec les auditeurs,
comme ça, c'est cool. Non, mais c'est pas...
C'était juste une suggestion, quoi.
Non, mais de toute manière, on va faire...
De toute façon, Max, il vient de me dire,
Max, on fait la conclusion et après, on fait les poèmes.
Voilà, tu vois, c'est pour ça que je te dis ça.
Sinon, je te le dirai pas, on est venus me le dire.
On est venus me le dire.
Tu m'éteins ton micro et tu te la fermes.
Fais la conclusion ! Non. Conclusion, d'abord, si, si, si.
Mon bébé, fais-moi l'amour. Non, sérieux.
Putain, mais c'est moi qui commande
le jeudi, d'accord ?
Bah, tu verras avec Max après, hein.
C'est toi qui vois, hein.
Mais bon, conclusion d'abord, quoi.
Non.
Bon, s'éclate-moi les fesses.
Non, mais quand vous aurez
fini de commander...
C'est pas nous.
Bon, Rigaud, tu peux me donner
le nom de combien de personnes ?
On a perdu, là.
Si tu fais pas ta conclusion tout de suite, ils s'en vont, les gens.
On a perdu 1200 personnes, là.
Oh !
Non, non, non, non, ça, j'y crois
pas trop, non plus, là-dedans. Bah, tu verras.
Bon, donc,
mon bébé.
Mon bébé, fais-moi l'amour dans un camion.
Manu, tu fermes ta gueule !
Non, mais, bah, je sais pas
ce que t'en penses, Phil, mais moi, je pense que la conclusion,
elle serait la bienvenue. Bon, alors, vous me faites chier,
il y aura pas de poème ce soir, c'est tout.
On fait conclusion et voir.
Ok, poème d'abord, ok. Non, non, non, non, conclusion.
Conclusion, on va demander à Serignan-Fleur,
comme ça, ça va aller plus vite.
Mais non, mais attends !
C'est qui qui commande le jeudi ? C'est moi ?
Non, c'est moi.
C'est toi qui ferme ta gueule ! T'as compris ?
Tu fermes ta gueule !
Tu fermes ta gueule !
T'es bon, Gérard. Ok ?
Là !
Maintenant, c'est moi qui commande. Alors, conclusion,
il y aura pas de poème. Bah, moi, pourquoi il y a pas de poème ?
Bah, ça, c'est pas à eux de commander,
c'est à moi. Pourquoi il y aurait pas de poème ?
Donc, moi, je fais les poèmes et je fais les conclusions
derrière. Bah, tu crois pas que ça serait peut-être plus intelligent
de faire la con ? Non. Non, parce que t'as tous les auditeurs
qui vont t'alentir, ils vont pas arrêter de t'emmerder. Et après, tu vas
gueuler. Tu fais ta conclusion, tu fais vite
une torchade en 10 secondes et tu prends
5 minutes de ton temps, entre vos 55
et l'heure, pour faire tes 4 poèmes tranquilles.
Alors, string en pleurs. Ah, c'est quand même inadmissible,
ça. Ta gueule à toi !
On te l'a vu. Ta gueule !
Ouais, GG.
String en pleurs, conclusion. Oui, tu m'entends, là ?
Oui. Ok, donc, bah, je voulais
te dire en conclusion que quand je suis
dans ma Mercedes et que je suis
à fond la caisse, je m'éclate
sur un pylône et que je me fracasse
la colonne.
Quand il y a du verglas, non, je ne déraperai pas
sous le pont de l'Allemagne.
Voilà, c'était pour toi, Gérard.
Gérard, pourquoi tu vas taper
Fildar tout le temps ? Il était beau, son poème.
Allez, à suivre. Poupou le mystère.
Poupou le mystère. Moi, ce que j'ai à dire à GG,
c'est que, là, franchement, je suis vachement dégoûtée
parce que, là, les débats se passent
très mal. On lui pose des questions,
il répond pas correctement
en question. C'est vrai. Et, là,
je comprends pas, là.
Pour moi, c'était nul.
Merci, au revoir.
Après, c'est...
Attends, merci, au revoir.
Attends, c'est toi qui commande depuis quand ?
Pourquoi tu coupes saucisson à l'ail ?
Poupou le mystère.
Poussel du Sud.
Poupou le mystère.
Ouais, non, mais je suis là.
Tu restes là parce que tu me diras
ce que tu penses des quatre poèmes.
Non, mais dépêche-toi parce que j'ai une grosse envie d'aller aux toilettes.
C'est que ça contient...
Allez, Poussel du Sud.
Bon, Poussel du Sud.
Moi, je voudrais te faire une conclusion en faisant un poème.
Gérard est optimiste
rien ne lui résiste
car il a des kystes.
Ok, merci.
Verlaine ?
Non, c'est Rambo.
Rambo ?
Allô ?
Allô ?
Rambo, ouais.
Ouais.
Vous m'entendez, là ?
Ah, tu fais ta conclusion !
Gérard, il est au Vietnam.
Attends, il y a un décalage.
Non, je suis au Cambodge, j'ai changé.
Ah.
Ouais, bientôt, tu seras à Paris.
Eh, il va vite, ton hélico.
Je voulais juste dire
qu'au niveau des poèmes,
bon, je te laisse parce qu'il y a des Khmer rouges.
Il dégage.
Hop.
Santa Belgica.
Oui, Gérard, un instant,
parce que j'étais en pleine création.
Alors, eh bien, c'est très simple.
Moi, mon père spirituel,
c'est un certain J.Suren,
qui est un auteur contemporain,
plutôt temporain, d'ailleurs.
Et je trouve qu'il était nécessaire
de présenter, avec le maximum de rigueur,
ce trésor de mots français
qui est classé selon l'homophonie des syllabtoniques.
D'accord, d'accord.
OK, on a compris.
Hop.
Euh, couscous ?
Ouais, Gérard, il n'y a pas de problème.
Mais le débat, il était pas mal.
Sauf que ça gueule un petit peu trop,
mais il n'y a pas de problème.
Quand tu veux, tu viens à la maison.
OK, j'y pense.
Toi, Manu, je vais t'éclater.
Qu'est-ce que j'ai fait ?
Toi aussi, je pense que tu vas perdre comme Filda.
J'ai rien fait ?
Je pense que...
Tout à l'heure, on va discuter.
Hein ?
Rigo, combien sur l'Internet ?
On a perdu un peu.
On est quand même à 3000 et quelques.
Je demande vite fait.
3000 combien, les gars ?
3125.
C'est pas mal.
On est à 4500.
Bah ouais, mais je t'ai dit,
si tu faisais pas ta conclusion tout de suite,
ils partaient, les gens, ils sont partis.
Non, mais il y en a...
Bon, euh...
Regarde, ben regarde, regarde.
Tu vois où, un son, là ?
Là, tu commences à m'énerver.
Ça ?
Vas-y, écoute.
Attends, me prends pas pour un con.
Ouais, c'est pareil.
Ça, c'est Olivier.
Voilà, donc c'est pas moi.
Bon, ben, y aura pas de poème.
Y a pas de double son, là !
Non, non, attends, faut pas déconner.
Il te reste 3 minutes, dépêche-toi.
Y a rien, là.
Allez, allez, allez.
Poupou le mystère, elle est toujours là ?
Ouais.
Non, mais toi, t'es...
Non, mais elle est là !
Je suis là.
T'es là, Poupou le mystère ?
Ouais.
Poupou le mystère, t'es là ?
Poupou le mystère !
Oui, je suis là.
Non, c'est pas toi.
Mais si !
Non, c'est pas elle.
J'ai envie de faire pipi.
Attends, c'est un trap.
T'as un trap, ça, attends.
Me fais pas chier, toi.
Pêche-toi, j'ai envie de faire pipi.
Voilà, bravo.
Bon, Gérard, y a quand même sur IRC une conclusion de paradoxe.
Il dit que...
T'as cassé, regarde !
Oh, il a pété le standard.
Bon, je vais refaire ma conclusion de IRC, de paradoxe.
Conclusion, les poèmes de Gégé sont aussi nasses que les surprises Kinder,
que le dernier top album d'André Verschuren,
et que les Feux de l'Amour, et que Témoin numéro 1, et que Skyro très unis.
Alors là, André Verschuren, c'est pas moi.
Bon, Manu, ça suffit, s'il te plaît !
Ça suffit, maintenant !
Vous faites que du boulot de naze, là !
On fout, maintenant !
Pour les émissions de demain, comment je vais faire, moi, à cause de toi ?
Bah, attends, tu t'en prends après lui ?
Non, non, c'est toi qui a cassé le truc en baissant le truc, en cassant.
Bah, vas-y, maintenant, Gérard, vas-y.
Donc, si elle écoute Poupou le Mister, c'est pour elle, les quatre qui sont dédiés.
Donc, mon bébé.
Mon bébé, fais-moi l'amour dans un camion.
Mon bébé, fais-moi l'amour sur une voiture.
Mon bébé, fais-moi l'amour dans une niche.
Celui qui s'amuse avec les micros va fermer sa gueule et vite.
D'accord ?
Mon bébé, fais-moi l'amour sur un Magnum.
Mon bébé, fais-moi l'amour sur mon Godot.
Godzilla.
Mon bébé, fais-moi l'amour sur un Saint-Pangé.
Mon bébé, fais-moi l'amour sur une toupie.
Mon bébé, fais-moi l'amour quand tu as tes règles.
Mon bébé, fais-moi l'amour sur un Bambi.
Mon bébé, fais-moi l'amour sur une girafe.
Voilà, le premier.
Le deuxième.
Bravo.
Le deuxième, aimer.
Alors, je voudrais dire je t'aime sur une carte orange.
Je voudrais te dire je t'aime sur un trèfle.
Je voudrais te dire...
Je t'aime sur un compresseur.
Je voudrais te dire je t'aime quand ça ne va pas.
Je voudrais te dire je t'aime sur un livre.
Je voudrais te dire je t'aime sur un cheval.
Je voudrais te dire je t'aime sur une cornemuse.
Je voudrais te dire je t'aime sur un dalmatien.
Je voudrais te dire je t'aime sur un concombre.
Je voudrais te dire je t'aime sur un corbeau.
Troisième, amour.
Mon amour, je voudrais te faire des caresses sur une chouette.
Mon amour, je voudrais te faire des caresses sur une cigale.
Mon amour, je voudrais te faire des caresses sur un cormorant.
Mon amour, je voudrais te faire des caresses sur un nuage.
Gérard, excuse-moi, c'est quoi un cormorant ?
Ta gueule.
C'est quoi un nuage ?
Va te faire foutre, toi.
Mon amour, je voudrais te dire je t'aime.
Je voudrais te faire des caresses sur une...
Cigogne.
Mon amour, je voudrais te faire des caresses dans l'espace.
Mon amour, je voudrais te faire des caresses sur un chevreuil.
Mon amour, je voudrais te faire des caresses sur une chicorée.
Mon amour, je voudrais te faire des caresses sur un chouca.
Mon amour, je voudrais te faire des caresses sur un chromosome.
Le dernier.
Il s'intitule poulette.
Ma poulette, donne-moi ton amour sur un mini-tel.
Ma poulette, donne-moi ton cœur sur une platine.
Ça, je pense, en parlant de platine, c'est...
C'est au DJ.
Au DJ.
Il faut dire quand même.
Donc, ma poulette, donne-moi ton cœur sur un briquet.
Ma poulette, donne-moi ton cœur sur une carotte.
Sur une carotte.
Ma poulette.
Donne-moi ton cœur sur un fax.
Ma poulette, donne-moi ton cœur sur un radis.
Ma poulette, donne-moi ton...
Donne-moi ton cœur sur un volcan.
Pardon.
Oh, le déculasse.
Ma poulette, donne-moi ton cœur sur une assiette.
Ma poulette, donne-moi ton cœur sur un livre.
Et ma poulette, donne-moi ton cœur quand je te dis grenouille.
Voilà, terminé. Point final à la ligne.
Et on se retrouve la semaine prochaine.
Le thème du débat portera sur les jeux vidéo.
Et c'est tout.
Gérard, quand tu dis donne-moi ton cœur sur un radis,
tu parlais pour les jardiniers ?
Pierre Pout, à toi, c'est pas toi que je m'adresse.
Et pour faire plaisir à Sandy,
à moins que Rigaud, il y a peut-être une question inversée.
Oui, conclusion, la poésie est écrite par des vieux frustrés
qui devraient se pendre pour faire un minimum d'argent.
Moralité, t'en vas à la cruche à l'eau
qu'à la fin, Gérard nous les brise.
Eh ben, c'est dommage.
Très beau, dit-on.
C'est dommage parce que...
Les...
Il y a une autre question.
Une autre conclusion de Turpentine.
Le débat n'avait ni queue ni tête comme toi.
Eh ben, c'est bien.
Eh donc...
Ça s'est plutôt bien passé.
Ouais, ben...
Non, non, mais ce que toi t'as cru,
mais de l'autre côté, je peux t'assurer que c'était vraiment bien.
Donc maintenant, est-ce qu'on peut avoir...
Fildar était quand même meilleur.
Vas-y, passe-la nous.
Poupou le mystère.
S'il te plaît.
Poupou le mystère.
Poupou le mystère.
Putain, Fildor.
C'est lui.
C'est toi, Gérard, quand t'as pété le scandale.
Non, non, non, non, non.
Putain.
Qu'est-ce que tu fais, là ?
Allô ?
Elle est où ?
Ben...
On repasse l'heure directe.
Oh là là, là, là, là, là.
T'as bêté vraiment.
Putain, mais c'est...
Dégage, dégage.
Viens.
Mais qu'est-ce que tu fais, Gérard ?
Viens de là.
Mais quoi ? C'est bon, je pourrais se faire le coin.
Viens, viens.
Je veux te voir.
Allez, rappelle l'heure directe, s'il te plaît.
Attends, je vais en numéro, si tu veux.
Non, non, je te le permets.
Ça va, c'est pas toi.
Viens, viens, viens.
Bon.
Il sait même pas son numéro.
Oh là là, là, là, là.
Dépêche-toi, fais vite.
Il reste deux minutes.
Oh là là, là, là, là.
Hop.
C'est long, c'est long.
Mais t'as fait deux fois le zéro.
T'as pas besoin.
Y a pas besoin, oui.
Oh là là.
Dégage, je vais le faire.
Laisse-moi faire.
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Ben, il arrive pas à faire son numéro au téléphone, le Gérard.
Allez, dépêche-toi.
On va pas lui dire, parce qu'il entend même pas.
Si, vas-y.
Y a Dylan qui dit qu'il a trouvé...
Il a trouvé que Gérard avait réagi avec poésie ce soir.
C'était très romantique.
Merci, Gégé, pour cet intense moment d'extase littéraire.
Sergueï Boubka n'aurait pas fait mieux.
Vas-y, Manu.
Vas-y.
Allô ?
Salut.
Viens, t'es un peu le Messire.
Putain, non, tu es...
Oh là là.
Mais j'ai rien fait !
Arrête !
Arrête, Gérard !
Ça va pas, Gérard, arrête !
Mais elle est là !
Mais qu'est-ce que t'as fait ?
T'as fait la mauvaise ligne, elle est là.
Mais qu'est-ce qu'il se passe, Gégé ?
Ben alors ?
Qu'est-ce que ça sert de t'énerver, Gérard ?
Bon, pour le Messire.
Oui ?
Ben, c'est moi.
C'est moi.
Alors ?
Alors, qu'est-ce que t'en as pensé ?
Alors ?
J'ai rien touché.
Bon, dégage, Manu.
Je prends la banque.
Dégage.
Ben, si tu veux, vas-y.
Casse-toi, casse-toi.
Ben, vas-y, vas-y, fais ton malin.
Fais ton malin.
Vas-y, tu vas bien me faire rigoler.
On va dire que c'est l'autre, là-bas.
Oh l'enculé, là.
Oh la pisse de pute.
Gérard, il est parti.
Il faut peut-être expliquer aux gens.
Je ne capte rien.
L'enculé est parti.
En fait...
Bon, on va couper ça.
Bon, alors, Gérard, qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Il lui a raccroché au nez, fil d'arbre ?
Un machin mystère ?
Bon, on recommence.
Bon, allez, refais le numéro, mais vite, Gérard.
Vite.
Attends, laisse allumer la micro.
Allez, Gégé.
Vas-y, Gérard.
Ah, il est parti se planquer, tu m'étonnes.
Ah, putain.
C'est occupé ?
Ouais.
Ouais, maintenant, ça, c'est un occupé.
Elle ne répondra plus.
Putain, putain.
Oh là là.
Putain, putain.
Bon, sinon, moi, j'ai trouvé ça bien, quand même, tes débats, ce soir, Gérard.
Franchement.
Moi aussi, ouais.
Putain, cause de putain.
C'est dommage qu'on n'ait pas pu aller plus loin dans les jeux vidéo, mais...
Putain.
Dans les jeux vidéo, dans les jeux télé.
Putain.
Gérard, tu...
Qu'est-ce qu'il y a ?
Gérard, reviens !
Gérard !
Il est parti.
Ils sont partis en courant, dans le couloir.
Bon.
Ben, reviens.
C'était débat, on fait quoi, avec Rigaud, nous ?
On n'a pas de micro pour arriver dans le couloir.
Les gens, ils nous écoutent.
Bon, ça va, Rigaud, c'était bien le Cosmic Laser, cet après-midi, quand même.
C'était cool.
C'était bien marré.
Non, mais moi, je vais lire un petit peu l'IRC, alors...
Il n'y a plus personne, là, à l'antenne, là ?
Allô, l'IRC ?
Gérard, fais quelque chose, là-dedans, on est en train de...
Vas-y, tu mets la chanson, j'essaie de...
Ma poulette, j'y...
T'as eu une course poursuite dans les locaux de la radio,
il a failli se faire déchirer la gueule.
Dégage, toi !
Non, Gérard, maintenant, reste là, Gérard !
Arrête, c'est bon !
Let's groove tonight.
Bon, finis là, on arrête là, c'est bon, on s'en fout,
tu lui demandes en antenne, on lui demande en direct ?
Vas-y.
Il compose le numéro.
Voilà, c'est bon.
Je m'en occupe, je m'en occupe, vas-y, va te mettre en face.
Allez.
C'est là, là ?
Vas-y, Gérard.
Allez, on y va.
Vas-y, mets à ta place !
Reprends-moi mon casque, là.
Je la prends, là.
Oh là là, t'es relou, Gérard.
C'est tout au standard, Manu.
Allô ?
Oui ?
Euh, bébé ?
Ouais ?
Bon, qu'est-ce que t'en as pensé ?
Comment ?
Qu'est-ce que t'en as pensé des quatre poèmes ?
Ben, écoute, ça m'a touché énormément, hein.
Ouais, ben, t'inquiète pas, tu étais encore plus touché.
Parce que...
Putain, qu'est-ce que t'as fait, encore ?
T'es là ?
Au fil d'art !
Putain, mais vous me faites chier, allez, au fil d'art !
Hop, on...
Non, c'est le truc qu'elle fait, là.
C'est le fil d'art qui a encore fait ça.
Là, le truc, le potard qu'elle fait.
Bon, pour...
Là ?
Ouais.
Faites la fête, la grosse !
Et voilà, c'est dédié pour samedi, et on se retrouve la semaine prochaine.
Sur Femme Radio !
Sur Femme Radio, et demain, Max, le Star System, à partir de 22h !
Wouhou !
C'est le café !
== Le débat sur l'argent ==
=== Contexte ===
Ce débat occupe une place particulière dans la compréhension de cette émission. Sa clôture illutre un point clé, souvent débattu, quant à l'innocence de Gérard de Suresne sur le système autour de lui et de son émission. En effet, en din d'émission, alors qu'il identifie, très clairement, que les titres qu'il lit sont faux et loufoques, il veut lire les vrais, il n'y arrive pas. Il revient alors aux titres écrits par l'équipe. C'est une preuve absolue qu'il est parfaitement conscient de ce qu'il se passe, mais s'en acquitte de bonne grâce parce qu'il sait ce qu'il en tire, malgré le prix à payer à son niveau. Prix à relativier quand on sait l'apport de l'émission dans sa vie et que, cette même vie, il la réécrit souvent au gré d'une mémoire authentiquement traumatique.
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Les débats, pas de radio et pas d'insultes de Gérard.
Et voilà, donc vous venez d'écouter Manu s'il te plaît.
C'est Roudoudou avec Peace and Tranquility to Earth.
Et voilà, il est 0h32, donc bienvenue sur VN Radio.
Vous pouvez nous appeler au 0875 000 et 0803 085 000.
Et toujours sur l'IRC www.fr, il y a Rigaud qui vous attend.
Et Rigaud, si tu pouvais nous dire à peu près combien qu'on est.
Je suis là, bonsoir à tous.
On a dépassé les 2000 déjà, ça va très vite ce soir.
On est à 2543,1, c'est pas mal.
C'est beau ce que tu fais Gérard, c'est beau.
Donc j'espère que ça ne va pas faire comme la semaine dernière.
On s'échappe, la semaine dernière on était à combien Rigaud à peu près ?
Je ne sais plus, mais on n'avait pas fait beaucoup la semaine dernière.
Je crois qu'on était des...
Descendus à 3005.
Oui, mais ça va aller ce soir.
Donc à un moment donné, ça va aller.
Ça va aller, ça va aller Gérard.
On espère.
Ça va aller.
Un fil d'art.
Ça va aller Gérard.
Ça va aller, on fait le débat.
On y va Gérard, j'arrive.
On y va.
Bah oui, mais on y va.
Ton premier débat portera sur quoi Gérard ?
Sur l'argent.
Sur l'argent.
Alors la première question donc...
Vas-y, pose la première question pour les auditeurs qui nous écoutent déjà.
Alors pour vous, l'argent, fait-il votre bonheur ?
Donc voilà, et donc on va accueillir...
Merci fil d'art.
On va accueillir des gens, oui.
Donc on va accueillir Tony.
Tony, bonsoir.
Bonsoir Gégé, bonsoir Manu.
Bonsoir Tony.
Bonsoir fil d'art.
Salut.
Bonsoir.
Salut Tony.
Non, non mais...
Tu vois, il y a un problème fil d'art.
Ouais.
C'est que Tony, il faudrait que...
Permettez qu'on passe toutes les semaines.
Non mais j'ai des choses à dire, c'est pour ça.
Non, non mais attends.
103.3.
Déjà 101.
Non mais je me suis trompé parce que tu vois, j'ai rayé là.
C'est pas ça.
Ouais, ouais, c'est 101.
101.9.
101.9.
101.9.
Tony, tu ne commences pas, d'accord ?
Ok.
La suite, Tabouret, bonjour.
Alors Tabouret.
Salut Gérard.
10 demandes d'Axe, on peut écouter Fun Radio sur 95.3.
Ouais, c'est ça.
Donc Sandwich, 23 ans de tour.
Bonsoir Gégé.
102.8.
Oui, c'est ça.
Alors, tu me fais bouder, 10 demandes.
Bonsoir Gérard.
Tu me fais bander.
Ouais, bander.
Ouais, ben, non mais tu vois, Fildar.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Non, non, attends, Fildar.
Là, il y a...
Oh, qui c'est qui a un portable ?
C'est Sandwich, mais elle n'a que ça.
Ah non.
Non, parce que les portables, c'est pitoyable.
Tony, pour l'instant, tu t'écrases.
Non, mais elle n'a que ça parce que chez elle, elle n'a pas le télécom.
Ah ouais, non mais attends.
Moi, dans ce cas-là, moi, je ne fais pas des débats avec des portables.
C'était bien prévu.
Parce que regarde, là, déjà...
Ça commence.
Je vais essayer de la rappeler, on va voir si la ligne passe mieux, OK ?
Et puis tu la reprends dans deux minutes.
Alors, tu me fais...
Bon, allez, tu ne commences pas, d'accord ?
Tu me fais bander.
Oui, je suis là.
Donc, on peut écouter, donc, à Ifto, 96.9.
Ah, tu me confirmes la fréquence ou pas ?
Oui, oui.
Ouais, bien sûr, pas dans mon cul, ma tête est malade.
On le savait, ça, Gérard.
Non, non, mais attends.
Déjà, hé, Fildar, tu me la reprends, tu la réveilles un peu, parce qu'à 19 ans...
Allez, Gérard, on y va, on y va, on enchaîne.
Après, on a...
Fildar, le prochain coup, tu écris mieux.
Oseille.
Oseille.
Ouais, bonsoir, Gégé, bonsoir.
Donc, maintenant, Royan sur 99.
Salut, Oseille, ça roule ?
Ouais, ça roule.
Et après, j'écarte...
Quoi ?
Barret.
J'écarte Barret.
J'écarte Barret, Paris, 101.9.
Bah, si tu le dis, hein.
Bah, ça va, et toi, Gérard, mon petit Gérard, comment vas-tu ?
Non, non, mais attends, je suis pas ton petit Gérard, d'accord ?
Vous allez pas me casser les couilles, maintenant ?
C'est mignon.
OK ?
Alors, première question, donc, vous l'avez entendue.
Pour vous, l'argent peut-il le bonheur ?
Ouais, ouais, ouais, oh !
Qui c'est qui commence à dire, tu peux la répéter ?
Parce que je vais pas répéter les questions 50 fois, hein.
Bon, d'accord.
D'accord.
Alors...
Allez, première question, on y va, on répond.
Bouge ton doigt, mets ton doigt dans mon cul.
Celui qui dit ça, ou celle qui dit ça, bah, commencez par la fermer, d'accord ?
Et puis, vous allez arrêter de redipler comme des porcs.
Gérard, si tu commences jamais, on fera jamais le débat, hein, donc pose la question.
Alors, première question...
Tony, tu la fermes, c'est pas toi qui commandes.
Non, mais Tony est en attente, donc il est pas là, donc vas-y, j'ai l'attaque.
Alors, première question...
Première question...
Pour vous, l'argent fait-il le bonheur ?
On va demander à Tony s'il est là.
J'ai pu en attendre, là ?
Non.
Ah, c'est dommage.
Non, t'as alors... Pourquoi c'est dommage ?
Non, non, parce que j'avais dit des choses marrantes, mais c'est pas grave.
Bon, alors, tu dégages.
Allez, hop, il a...
Retourne voir, puis le dernier...
Non, non, mais attends, j'ai rien dit, là.
Il a rien dit, là, Gérard.
Je réponds à la question.
Y a pas de souci, hein.
Je réponds à la question.
Parce que là, tu as pas commencé.
Tu passes toutes les semaines dans les débats.
J'ai des choses à dire.
Non, mais tu passes toutes les semaines dans les débats.
Tiens, oh !
C'est moi qui commande !
Bon, pour répondre à la question, moi, j'ai pas trop d'argent.
Eh, oh !
Toi, déjà.
Hop !
J'en veux pas.
Pas de problème.
OK ?
Pas de souci.
Allô ?
Ça va pas faire comme la semaine dernière.
Tu peux répondre ?
Attends.
Eh, oh !
Moi, c'est pareil.
D'accord ?
Parce que là, ce soir, vous avez pas me cassé les couilles.
Parce que sinon, je suis caléba et je me casse.
Oh non !
OK ?
Ouais, d'accord, d'accord, d'accord.
On y va.
Non, mais calme-toi, calme-toi.
Bon, alors, Tony, pour l'instant, tu réponds à la question.
Ça fait toutes les semaines que tu passes.
Ouais, mais arrête de m'agresser comme ça.
Moi, je veux...
Non, mais attends.
La semaine dernière, t'es passé.
Alors, on dirait rien de bon.
Mais non, mais s'il dit rien de méchant...
Bah ouais.
Non, mais même.
Moi, j'ai pas.
Même.
Même.
Eh, y a 24 lignes qui sonnent.
Donc, faut prendre sur les 24 lignes.
Je les ai fait sonner, les 24 lignes, moi.
Non, mais tu les as fait sonner, mon cul !
Bon, alors, moi, j'ai pas beaucoup d'argent, mais je suis heureux.
Voilà.
Hop, je les ai zappés.
Hop.
Alors, tabouret.
Ouais, moi, je pense que l'argent...
Eh, là, attends, tabouret.
Ouais.
Mais attends, Fildar, tu me prends quelqu'un d'autre.
OK.
D'accord ?
OK.
Non, non, mais...
Eh, là, ça commence à bien faire !
Alors...
Oh, bah, dis donc, Gérard, calme-toi.
Bon, Gérard, là, on va pas avancer, quoi, si tu commences comme ça, sans déterminer.
Non, mais, sans déconner, moi, je vais te dire une chose...
Sans déconner...
Bon, ça y est...
Mais, Gérard, ça fait 8 minutes qu'on attend le débat, ça commence !
Alors, tabouret ?
Ouais, bah, moi, je pense que l'argent fait le bonheur de ceux qu'on n'ont et le malheur de ceux qu'on n'ont pas.
Tu peux expliquer ?
Bah, comme disait Coluche, quoi, l'argent fait pas le bonheur des pauvres.
D'accord.
Euh, sandwich ?
Bah, écoute, moi, je crois que l'argent fait pas vraiment le bonheur, parce que c'est pas parce que t'as du fric que tu vas être heureux, quoi.
D'ailleurs, si t'as des problèmes de santé ou même si t'as pas d'amis, je veux dire, tu te méfies, quoi.
Ah, voilà !
Voilà ce que...
Oh, qui c'est qui a un portable, là ?
C'est moi, c'est moi, j'ai un petit...
Bah, c'est, euh, sandwich.
J'ai rappelé, mais c'est toujours pareil, je suis désolé.
Bon.
Là, je peux vraiment pas faire mieux, hein.
D'accord.
Euh, tu...
Tu me fais bander, là ?
Ouais, ouais, ouais.
Enfin, moi, j'ai pas beaucoup d'argent, mais je veux dire, moi, je suis heureuse dans ma vie, et puis, de toute façon, quand on est trop riche, on a plein d'hypocrites autour de nous.
Voilà.
Euh, Ozaï ?
Ouais, bah, c'est un peu ce qui m'est arrivé, moi, ça m'a fait mon malheur, parce que j'ai fait un gros héritage, et depuis que j'ai plein de thunes, et bah, tout le monde arrête pas d'essayer de me taper, parce qu'il y a ma famille, mes amis, et voilà.
La nuit, vous ?
Ouais, y a pas que moi, hein.
Ouais, bah, ouais.
Bah, ouais, hein.
Non, euh...
J'ai la carte, euh, Rigo, oui.
Y a une question sur IRC, c'est Oxip qui te demande s'il faut beaucoup d'argent pour être pauvre.
Euh, ça, je vais répondre.
Oh !
Tu sais qui veut répondre à ma place, là ?
Toi.
Non, mais, euh, faudrait peut-être...
Ton cerveau.
Attends, mon cerveau, tu sais ce qu'il te dit, toi ?
Pas grand-chose.
Il me dit, euh...
Oh, ouais, Fildar !
Fildar, on commence pas la première question avec des gens pourris, hein.
Bah non, mais c'est des gens que j'ai pris sur les 24 lignes, j'essaie d'en trouver d'autres, Gérard.
Alors, euh, Tony, pour l'instant, tu t'écrases.
Mais il est pas là, Tony, Gérard.
Il est pas là.
Alors, euh, j'ai... j'ai carte...
Marais.
J'ai carte Marais.
Euh, si tu le dis, mais moi, en fait, moi, j'ai eu le même problème que...
Je crois que c'est Oseille.
J'ai le fils de milliardaire.
Je n'aimerais pas la marque.
Et, euh, bah, il y a plein de gens autour de moi qui savent ne pas que c'est mon pognon et c'est l'or.
Bon, alors, euh...
D'accord.
T'as pas 10 balles ?
Euh...
Je peux te faire un million.
Euh, par contre, qui c'est qui a un sandwich, je pense,
qui avait posé une... qui avait répondu à la question.
Oui, c'est...
Et quand t'as des amis, t'as...
Et quand t'as de l'argent, t'as des amis.
Et quand t'as pas d'argent, t'as plus d'amis, c'est ça ?
Non, mais ce que je veux dire, c'est pas parce que t'as du fric que tu vas forcément avoir de bons amis, hein.
Non, mais...
Ouais.
Non, mais, attendez, attendez.
J'étais un peu d'accord.
J'étais un peu d'accord avec la personne qui avait répondu comme quoi on avait des hypocrites,
mais je suis un peu d'accord avec elle, c'est vrai, hein.
Bon, alors, moi...
Les gens, ils n'y aiment rien pour ton fric, quoi.
Hum ?
Non, mais, Malheur, il y a une question que...
Oh, mais, c'est quoi, là, le son, là ?
Bah, écoute, le son, il est comme il est, hein.
Il faut s'en accommoder, puis y aller, quoi, hein.
Non, mais, Gérard, excuse-moi, je peux raccrocher, hein ?
Non, non, non, non, non, non, non, non.
Gérard ?
Euh, oui, Rigo ?
Oui, à propos d'argent, il y a Yankee sur IRC qui te demande combien t'as payé pour animer les débats.
Alors, ça, ça regarde personne, et c'est tout.
Donc, sa question ne tient pas debout.
Donc, je vais répondre à peu près à la question.
Vas-y.
Donc, alors, pour vous, l'argent peut-il le bonheur ?
De toute manière, je vais répondre la question à Sandwich.
Hum, hum. Vas-y, vas-y, vas-y.
Euh, donc, moi, je peux dire une chose.
C'est quand t'as des amis, tu as de l'argent, et quand t'as pas d'argent, tu n'as plus personne.
Donc, tu te démerdes toi-même.
Ouais.
Ouais.
Hein ?
Donc, ça veut dire ?
Ouais.
Bon, allez, vous arrêtez, là, parce que vous commencez à me casser les couilles.
Tout à fait, ouais.
Non, mais ils t'écoutent. Vas-y, Gérard, continue.
Ouais, ouais, attends.
Continue ce que tu voulais dire.
Ah, ah, hum, hum, hum.
Non, mais...
Je veux dire pas, là, à ces auditeurs, c'est qui qui les a choisis ?
Ben, j'en sais rien, moi, continue.
Donc, c'est pas la peine d'essayer de vouloir me contredire.
Donc, là-dessus, quand t'as de l'argent, t'auras toujours quelqu'un qui t'aidera.
Ta gueule, toi !
Bon, alors, vous me faites chier, je réponds pas à la question.
Mais vas-y !
Non, non, non, non, non.
Non, pour l'instant, vous déconnez !
Vous avez pas à commencer comme ça, tous les deux !
Parce que sinon, je vous balance !
Ok ?
Mais arrête de gueuler, on n'a rien fait !
C'est toi qui crie tout seul, là !
Non, non, non, non, pour l'instant, qu'est-ce que tu me fais, là ?
Ben, je fais rien, je vais couper les auditeurs pour qu'ils répondent à la question.
Arrête de gueuler !
Arrête de gueuler !
C'est bon, il faut les couper.
Mais ils sont coupés !
Non, non, tu es...
Non, mais au moins ça, parce que sinon, il est minuit et demi, on tiendra pas.
Pour l'instant, Manu, tu as...
Ils sont coupés, tu réponds pas à la question, Gérard, j'y peux rien, après.
Non, Manu !
Mais crie pas, il n'y a pas besoin de crier pour parler.
Punaise, mais...
Eh, Manu, toi, je crois que ça va être pareil, hein.
Allez, vas-y.
Donc, alors, je vais répondre à Sandwich.
Vas-y, Gérard !
Non, mais attends, tu permets ?
Ben, vas-y !
Ben, ça fait qu'un quart d'heure qu'on a démarré, d'accord ?
Mais pour l'instant, ça fait un quart d'heure que tu me fais de la merde !
Ben, un quart d'heure que t'avances pas, aussi.
Ouais, mais ça fait un quart d'heure que t'es en train de me faire de la merde !
Gérard, tu peux parler du débat et arrêter de parler de l'équipe ?
Ouais, mais attends, pourquoi ?
Non, mais là, tu continues, parle du débat, on fait le débat.
Non, mais attends, Rigaud !
Rigaud, pour l'instant, il n'y a que toi qui fais du bon boulot,
les deux autres, là, pour l'instant, nous font de la merde !
Ok ?
Alors, c'est clair et net.
Ou on travaille en équipe, on fait du bon boulot,
ou on travaille pas !
Un patron, il s'énerve pas, il gueule pas !
Il n'y a pas besoin de gueuler !
Hein ?
D'accord, Manu ?
Ça y est ?
D'accord, Pildar ?
Ah, moi, je suis ok, hein !
D'accord, Gérard ?
Bon, alors maintenant, il n'y a que Rigaud qui va faire du bon boulot.
Comme d'hab !
D'accord, ok !
Vous faites de la merde, les mecs !
Nous, on fait rien !
Ouais, pour l'instant, vous me faites de la merde !
Bon, on y va, on y va, on y va, on y va, on y va !
Quand tu fais ton débat, parle pas de ce qui se passe ici,
passe plutôt aux auditeurs, à ceux qui écoutent la radio.
Alors, avez-vous de l'argent de poche par vos parents ?
On m'a demandé un tabouret !
Ouais, non, moi, je travaille, donc mes parents ne me donnent pas d'argent.
Je suis bien toute seule à mes besoins.
Ouais, mais... d'accord.
Ouais, mais quand j'étais petite, ouais, ils m'en donnaient un peu, ouais.
Ah, voilà !
Je piquais dans le porte-monnaie de ma mère.
C'est qui, celui-là, qui dit tout à fait ?
Bah, c'est vrai !
Quand elle était gamine, tout à fait, il lui donnait de l'argent.
Non, mais attends !
C'est qui, là ?
C'est qui qu'on récupère ?
Non, non, c'est...
Attends, que je retrouve...
Apparemment, tiens, je t'ai récupéré un truc.
Oui, c'est ce que j'ai déguisé.
Spécial sur l'Internet, avec...
J'ai récupéré l'adresse.
Et là, t'as des questions...
Il y a des trucs qui ont été faits, c'est sur le...
C'est pour l'euro.
Il y a un 36, un www.euro.
C'est des questions qu'ils posent sur l'agence, sur des jeunes étudiants.
C'est marqué où, www.euro ?
Non, c'est pas marqué, là, mais...
C'est là où ça a été pris.
Je l'ai récupéré, ça, sur le site de l'euro.
D'accord.
Sandwich ?
Sandwich !
Oui, oui, je suis là, Gérard.
Bon, tu réponds à la question, ou pas ?
Bah, écoute, tu m'as coupé dans mon élan.
J'étais en train de parler, je t'explique, quand même.
Alors, j'étais en train de te dire que j'étais plus chez moi,
et que, bon, bah, je travaille, mais étant petite,
moi aussi, j'avais un peu d'argent de poche, mais...
C'est pas la grosse fortune, quoi, quand même.
Hum.
Voilà.
Tu me fais bander ?
Bah, non, mes parents me donnent pas d'argent tous les mois,
mais quand je leur demande, ils me le donnent facilement.
Ouais.
Ouais.
Euh, Oseille ?
Ouais, alors, tu m'entends ?
Ouais.
Ce qui se passe, c'est que moi, j'ai fait un héritage, donc, en fait, je suis...
Bon, alors, Oseille !
Oseille, ton héritage, on n'en a rien à foutre, OK ?
Alors, tu vas avoir...
Non, non, tu vas avoir pile d'or au standard.
Attends, il répond à la question, et toi, tu t'énerves.
On n'a pas le droit d'être riche, dans le débat ?
Alors, ouais, c'est vrai.
Non, mais attends, on parle pas d'héritage !
Bah, écoute, écoute...
Je te demande, avez-vous eu de l'argent de poche par vos parents ?
Eh ben, il a eu un héritage !
Pourquoi ? Parce que t'as eu un héritage, toi ?
Eh ben, ouais.
Bah, ouais.
Eh, alors ?
C'est que là, j'en veux pas de ça !
Et maintenant, attends, je t'explique, maintenant, c'est moi qui donne de l'argent de poche à mes parents,
parce qu'ils se sentent...
Non, mais c'est ça, allez, hop !
Allez, hop, bonne nuit !
C'est sympa !
Allez, hop !
Allez, hop, Gérard, Gérard, Gérard !
Allez, hop, Gérard, Gérard, Gérard !
Ça y est, je l'ai viré, Gérard.
Non, mais là, tu vas pas commencer, toi.
Non, bah, je vais lui repiquer ses thunes, et puis il aura pu dire...
Non, non, mais tu te démerdes !
D'accord.
Eh là, vous me faites du bon boulot, parce que, pour l'instant, vous commencez à me...
À Brèges !
Comment ?
Non, elle dit, continue la question.
Non, elle dit à Brèges !
Ouais, bah, c'est un peu...
À Liège ! À Liège, en Belgique, je crois qu'elle est belge.
Oh, ouais, c'est ça, t'as raison, Manu.
Fous-toi bien de ma gueule !
Ouais, ouais, c'est ça.
Ah, le métro, deux secondes.
Euh, j'ai les cartes marées.
Non, j'ai les cartes marées.
J'ai les cartes marées, c'est vrai.
J'ai les cartes marées, vas-y.
Bah, en fait, moi, je t'ai dit, je suis fils d'Axel, de milliardaire,
et moi, en fait, je cite pas de marque,
j'envoie mes domestiques travailler à ma place, au McDo,
pour qu'ils me gagnent de l'argent de poche.
Putain, mais vous savez...
Eh, vous savez ce que c'est, un débat ?
Bah, moi, je te réponds à la question que tu poses ici.
Non, mais moi, je te demande, est-ce que tu sais ce que c'est, un débat ?
Oui, un débat, on pose une question et j'en réponds.
Ouais, et bah, pour l'instant,
t'es à moitié dehors.
J'ai pas besoin d'argent de poche de mes parents,
puisque j'envoie mes domestiques travailler.
D'accord, allez-y, allez-y, faites de la scène.
Moi, là, je dis, l'équipe va pas.
Comment ?
L'équipe, elle va pas, là.
Ouais, bah, pour l'instant, c'est vous qui allez pas.
J'ai répondu aux questions.
Euh, qu'est-ce que c'est ?
Tabouret, je pense qu'elle a répondu.
Donc, à la place de Tony, on accueille J'ai pas une thune.
Ouais, ouais, mais attends, Fildar.
Oui.
Non, non, non, non, non.
Non, non, Fildar.
Non, non, non, non, non.
Non, Fildar.
Mais pourquoi ?
Fildar, non.
Non, je te dis.
Il t'a dit non.
Tu vois, parce que là, pour l'instant,
t'as pas viré, tu l'as pas viré,
tu l'as fait prendre sur un autre nom.
Pas du tout, bonsoir.
T'es en mon cul, Tony.
Alors, c'est pas la peine.
Non, non, non, non, non, non, non, non, non. Moi, je...
Non, non, je travaille pas. Je travaille pas comme ça.
Bon, alors, on reprend tabouret, sandwich.
Euh...
Non, non, mais tu vas sur les 24.
Oui, bah oui, sur les 24. Je monte sur les 24.
Ouais, bah, tu te dépêches.
Parce que, pour l'instant, pour l'instant, je crois qu'avec Manu, j'ai dit, on fait du bon travail ce soir.
Oui, mais là, Gérard, c'est toi qui avances pas, quoi. Il l'a viré, maintenant, Tony. Alors, on y va.
Non, mais attends, pour l'instant, il reprend sur un autre nom.
Non, non, moi, je suis pas d'accord.
Je suis pas d'accord.
Gérard, il y a plein de questions sur l'IRC, donc je vais en lire une vite fait.
Il y a Kenéda qui te demande combien tu donnes d'argent de poche à Sandy pour qu'elle reste avec toi.
Alors, à Sandy, ça, ça regarde personne, donc c'est mon problème personnel, donc...
C'est un problème, quand même, alors.
Non, non, mais ça, ça regarde personne.
Ouais, mais c'est toi, même, tu dis, c'est un problème.
Ça regarde pas les auditeurs, donc, ça questionne, j'y réponds pas.
Après, Rigo ?
Quoi ?
D'autres questions, non ?
Si, si, peut-on acheter de l'intelligence avec son argent de poche ? Demande Blouder.
De l'intelligence, je pense pas, non.
Non ?
Non, après ?
Non, et je sais plus qui c'est qui me demandait combien d'argent t'avais pris dans la poche de Christine.
De Christine, alors ça, tu vois, le mec, celui qui parle de Christine, il va...
Il va faire du bonheur.
Ouais, ben, bien sûr...
En monnaie !
Donc, si c'est pour entendre des conneries comme ça, c'est pas la peine.
Donc, alors, je peux vous dire une chose, avez-vous de l'argent de poche par vos parents, donc, ça dépend des parents,
parce qu'il y a des parents qui peuvent vous donner jusqu'à 50 francs, d'autres qui vous donnent rien du tout,
donc, là-dessus, c'est des parents qui sont pas très riches.
Ben, moi, parce qu'ils veulent pas.
Ben, ouais, c'est qu'ils veulent pas, toi...
Non, mais il y a des parents qui veulent pas donner d'argent de poche à leurs enfants.
Ouais, mais ça, c'est...
Ils préfèrent qu'ils le gagnent par eux-mêmes, en faisant des petits boulots.
Ouais, mais ça, de toute manière, si les parents n'aident pas leurs enfants pour trouver quelque chose,
je pense qu'on n'y arrivera pas.
C'est-à-dire ?
Donc, pour que les jeunes aillent de l'argent, il faut quand même que les parents soient derrière pour les aider.
Ouais, mais tu vois...
Parce que si on n'a pas...
C'est peut-être que de les aider, il faut qu'ils aillent trouver un petit boulot.
Ouais, mais si on n'a pas de parents...
Ouais.
Donc, tu peux pas avoir d'argent pour les aider.
Tu comprends ?
Ouais, ouais, ouais, je comprends, je comprends, je t'écoute.
Toi aussi ?
Ouais.
Donc, si t'as des parents qui veulent te donner de l'argent, ils seront là.
Moi, je comprends pas, j'ai pas...
Ben si, ben...
Attends...
Si t'as pas de parents, ils peuvent pas te donner d'argent de poche, regarde.
Ah ouais, voilà.
Donc, ils peuvent pas t'aider.
T'es obligé de le voler.
Pareil, euh...
Non.
Quoi, dans la poche de ton ex ?
Non, non, non.
Non, non, y a pas de voler.
C'est que là, bon, ben, tu fais carrément la manche.
T'es le distor.
Non, non, non, t'es pas obligé de faire la manche comme tes gamins, que t'as pas de parents.
Attends, attends, si, si, si, si, si, si.
Tu fais des petits boulots.
Mais oui, non, non, non.
Tu livres du lait, tu t'achètes des gens.
Non, non, non, non, t'as des gens qui font la manche, je veux pas dire...
Ouais, mais on parle de l'argent de poche.
On parle pas des S9.
Les S9, ils veulent pas de l'argent de poche.
Quand ils sont dans la rue, ils veulent de l'argent pour manger, nuance.
Bon, Rigo, tu voulais rajouter quelque chose ?
Ouais, je voulais te demander comment on fait si on a des parents,
mais qui sont pauvres et qui peuvent pas te donner de l'argent de poche.
Ben, le problème, c'est que tu reviens à la manche.
Ah, tu vas faire la manche, finalement.
Ben oui.
T'as pas assez de thunes pour aller en Méditerranée, donc t'es baisé, quoi.
Voilà.
Alors, troisième question.
Vas-y.
Je te refais une liste, Gérard.
T'inquiète pas, ça arrive.
Donc, on a toujours tabouret, sandwich, tu me fais bander.
À la place de Oseille, il n'y a pas rappelé.
Oui, bonsoir.
Oui, bonsoir.
Et on a toujours G4 Marais, voilà.
Ouais.
Toujours là.
Oui, salut.
En espérant que...
T'en es sûr de ce que tu me racontes, Filtre ?
C'est-à-dire ?
T'en es vraiment sûr des noms, là ?
Ben oui.
Ouais, ben, je pense que...
Pour l'instant...
Manu.
T'as prévu, Gérard, que tu peux te dépêcher.
Non, non, mais si t'as envie d'aller pousser...
Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non. Non. Non. Non, mais dépêche-toi un petit peu, parce que quand même, il est une heure, et si on continue comme ça, on va pas y arriver.
Attends, si t'es pas contente...
Et si vous êtes pas contentes dans ces cas-là...
Non, non, je suis très content, mais bon, tu fais du boulot.
Bon, alors, si t'es... Alors, toi, c'est qui, toi ?
T'es qui, toi, qui vient de dire ça ?
C'est un bon auditeur.
Ouais.
Qui tient rien. T'as la liste.
C'est la police, un peu, Gégé, ça va plus, là.
Non, non, mais de toute manière, ça va être Fildar. Maintenant, Fildar...
Non, c'est pas Fildar. Arrête avec Fildar.
Ok, mais vous vous calmez derrière, s'il vous plaît, c'est moi qui commande le jeudi.
Bon, la question, c'est...
Gérard, j'ai une bonne question, là, sur IRC.
Voilà.
Y a Turpentine qui te demande comment on fait pour avoir de l'argent de poche quand on a pas de poche.
Ah, tu peux acheter en fait.
Comment ?
Tu peux acheter en fait.
Mais c'est... Tu piasses dans le sac.
Non, tu peux acheter un sac.
Ouais, ben, le mieux, c'est de voler dans un sac à main.
Et c'est pas tellement...
C'est pas tellement recommandé.
Ouais, non, faut pas le faire, même, ouais.
Quoi, tu dis aux gens de voler dans un sac à main ?
Non, non, non, non, non, même... Je le déconseille.
Je le déconseille complètement.
Alors, donc, troisième question.
Est-ce que... Est-ce que vous travaillez pour avoir de l'argent ?
On va demander à Tabouret.
Ouais, ouais, moi, je travaille. Et je gagne de l'argent.
Sans indiscrétion, tu fais quoi comme travail ?
Ben, je trouve que c'est indiscret, donc...
Je te réponds pas.
D'accord. Alors, dans ces cas-là...
Non, j'ai pas envie de te dire ce que je fais. Je trouve ça indiscret.
Parce que, bon, c'est pas...
C'est pas quelque chose dont on parle à la radio si facilement.
Bon, attends. Dans ces cas-là, quand Max...
Quand Max vous demande ce que vous faites comme boulot, vous lui répondez.
Et quand c'est moi, vous me répondez non.
Non, mais...
C'est pas du tout ça.
C'est bon, Tabouret. C'est bon.
Sandwich. Sandwich. Sandwich.
J'en ai pas non plus.
Sandwich.
Tu vois comment faire ?
Je suis là, je suis là.
Oui, moi, je travaille, oui.
Et sans indiscrétion, tu fais quoi ?
Moi, je suis secrétaire dans une entreprise.
Voilà.
Tu me fais bonder ?
Ben, je travaille pas, mais voilà.
Et tu cherches quelque chose ?
Non, pas pour l'instant, d'abord.
Non, mais pour l'instant, tu t'empoutes, tu te dis...
Je touche plus par le chômage, c'est pas la peine que je travaille.
Non, attends, je... Non, euh...
T'es étudiante, à mon avis ?
Oui.
Dix ?
Euh... Dix-deux ans, ouais.
Ok.
Euh... Gérard ?
Oui ?
Sur IRC, il y a Philippe Détoubifry, le vrai,
qui te demande combien tu serais prêt à payer pour virer Fildar.
Bonne question.
Ça, j'attends toujours.
Apparemment, on devait nous trouver d'autres personnes pour remplacer Fildar, parce que...
Non, mais c'est pas le débat.
Non, mais c'est pas ça, la question.
La question, c'est combien tu paierais pour le virer.
Oh, mais moi, je paye pas, c'est pas à moi de le payer, c'est à la direction.
Ok.
Donc, euh...
J'ai carte marée, là, je sais pas quoi.
Allô, oui, je suis... Tu vois, j'ai pas besoin de travailler, parce que je suis milliardaire, en fait,
et je vis de l'argent que je place en bourse, et je comprends vraiment pas que les pauvres travaillent,
parce que c'est si facile de gagner de l'argent en bourse.
Non, mais attends, tu... Eh, tu te fous de ma gueule, à 19h, t'es...
À 19 ans...
À 19 ans, t'es milliardaire...
À 19 ans, t'es milliardaire...
Ah, oui, parce que je suis le fils d'Axel... Tu vois, je suis un fils de milliardaire...
Ouais, bah, alors, pour l'instant, tu vas fermer ta gueule...
D'accord ?
Tu vas fermer ta gueule, parce que pour l'instant, t'es en train de me dire des conneries.
D'accord ?
Comment ?
C'est quand même le fils du boss, hein.
Ça peut aller loin, Gérard, s'il y a...
Ouais, non, mais attends...
Mais attends...
Comment ?
Ouais, t'as raison.
Eh, ma mère ! Ma mère, tu sais ce qu'elle est ?
Eh, je t'en meurs, c'est une pute !
Eh, bah, la tienne, elle t'en meurt, espèce de salope !
Allez, vous me faites chier !
Ça, c'est des filles, ça...
Hop, terminé ! Je vous répondrai pas !
Oh, mais si, Gérard !
Non, non, non !
Castez-vous le plus souvent avec votre argent ! Hop !
Avant la question, Gérard, il y a une autre question de l'IRC, de Chocobo Gold,
qui te demande combien il doit payer pour avoir l'honneur ou l'horreur de te rencontrer.
Zéro franc !
Eh, Fildar !
Oui ?
Fildar !
Fildar, maintenant, tu vas prendre 24 lignes,
et tu vas te manier le cul, parce que là, tu commences à me faire du boulot de merde !
D'accord, je...
Il est zéro heure !
Il est presque une heure du matin !
Ouais ?
Pour l'instant, tu me donnes que des cons !
D'accord, bah, je vais essayer de trouver des gens intelligents, d'accord ?
Ouais, ouais !
Non, non, mais, hé, là !
Gérard ?
Oui, mais j'arrête pas de rappeler !
Gérard, depuis que t'as dit qu'on pouvait te rencontrer gratos,
ils veulent tous te rencontrer,
et il y en a un maximum qui vont venir devant la radio.
T'es énervé ? T'es énervé ?
Ouais, je suis énervé, pourquoi ?
Parce que, normalement, j'ai eu Manu !
Avec Manu, il m'a dit qu'il me faisait du bon boulot !
Attends, il fait du bon travail !
Tu t'énerves pour rien, tu réponds jamais aux questions !
Il me fait du boulot de merde !
Non, mais t'arrêtes pas, il s'en fait une demi-heure !
Mais il me fait du boulot de merde !
Ça fait une demi-heure que je t'écoute, ça fait une demi-heure que je t'entends le cul gueuler,
j'en ai rien vu !
Moi, je zappe, j'écoute pas, ce soir, y a pas d'audience !
Et alors ?
Non, c'est pas de sa faute, c'est de la tienne, tu t'énerves, tu n'arrives pas à gérer !
Tu gères pas ton débat !
Je te repasse encore la liste, une dernière fois !
Vas-y, vas-y, trouve-moi des auditeurs, et pas des...
Non, non, non, non, prends pas les mêmes, et demande pas qu'ils changent leur nom !
Poussin, bonjour !
Salut !
Voilà, merci !
On va mettre un disque après, parce que là...
De toute manière, c'est maintenant !
On va peut-être...
On va peut-être accueillir les auditeurs, et tu vas poser des questions pour qu'ils réfléchissent, bah si !
Cachez-vous avec votre argent de poche,
cachez-vous le plus souvent avec votre argent,
et on s'écoute !
On s'écoute, j'ai pas de tude pour me faire tirer l'arrêt avec des petits suisses !
Bah ouais !
Eh, c'est pas mal, parce que là, j'ai aucune fiche pour annoncer les disques,
donc vous pouvez nous appeler au 0803 085000 et 0870 5000 !
Et voilà, donc, toujours le débat de Gérard, il est 1h03 du matin,
donc vous pouvez toujours nous appeler au 0803 085000, même si ça répond pas, ce n'est pas grave,
donc, ou sinon, au 0870 5000...
Et c'est fan radio, quand même !
La radio où tu bosses, c'est fan radio !
Toujours, toujours, toujours, Rigo qui vous attend sur l'IRC www.fr !
Ouais !
Et donc, vous êtes bien sur un fan radio...
Ouais, on est 3482-4, donc on y va, on fait ça bien !
C'est pas mal, c'est pas mal !
Gérard, on fait ça bien !
Donc...
On l'écoute même pas !
Si, si, si, j'ai entendu, Rigo, 3000...
Non, mais le débat, il va bien se passer !
Ouais, mais j'espère !
Si, si !
J'espère !
Je l'espère, parce que si ça se passe mal, la semaine prochaine, il n'y aura rien !
De toute manière, comme ça va être bientôt les vacances de Noël, donc...
C'est pas le débat, ça, Gérard !
On va se mettre un peu en vacances !
On va écueillir Poussin, 20 ans de besoins, donc on peut écouter un peu de radio sur 100.9.
Poussin, bonjour !
Salut, Gégé !
Bon, allez, vous arrêtez derrière, parce que là, vous commencez à me casser les couilles !
Ok !
La suite, donc, on a toujours Tabouret, Gérard ?
Tabouret, 10 demandes d'Axe, c'est bien, parce que tu pourrais me mettre les fréquences,
Ah, si ça ne te dérange pas, Pildar !
Non, mais ce n'est pas grave, on va la trouver, vas-y !
Celui d'après, c'est qui ?
Sandwich, 23 ans de tour !
Oui, salut, Gérard !
Tu me fais bander !
Ouais, salut !
Non, mais tu peux répondre comme il faut ?
Bah oui ! Bonjour, Gérard ! Bonsoir, Gérard !
Pas à pluie !
Oui, enchanté de pouvoir enfin te parler, Gérard !
De 21 ans, Royan !
Ça fait !
Et...
Camembert !
Bonsoir, je suis Camembert, j'appelle de Chuby, j'ai 19 ans.
Ouais, et...
Ah, 19 ans ?
C'est bizarre, parce que j'ai 20 ans, moi !
Je me suis trompé, je suis désolé !
Non, mais...
C'est rien !
C'est rien, c'est rien ! Arrête de t'acharner sur lui, on a l'impression que c'est une bête fauve, c'est bon, fous-lui la paix !
Fous-lui la paix, Gérard, Pildar !
Ouais, mais attends !
Tu me donnes bien les fréquences !
Mais alors ?
Toi, t'écoches bien les noms, toi tu fais bien des fautes de français, je te dis pas, t'es gentil, quand tu vas faire de la radio, tu fais pas de fautes de français !
Alors, Camembert, 20 ans, de Chuby-Z, donc on peut écouter plein de radios sur 101.9.
C'est FM.
Hein ?
T'es gentil, quand tu dis 101.9, c'est FM, si c'est pour dire n'importe quoi, Gérard, tu les dis pas.
101, 101.9, FM.
Voilà !
Voilà, il faut être précis.
Si ça te plaît pas, c'est le même prix, Camembert.
Allez, ça recommence.
D'accord !
Et je la regarde tous les vendredis soir.
Comment ?
Je regarde ton émission tous les jeudis soir.
D'accord ! Donc, t'as tes PS ?
Bah ouais, je regarde celle-ci.
Ouais, bah...
Eh ! Eh ! Eh ! Stop ! Stop !
Y'a une chose que j'ai oubliée, pour tous les auditeurs...
Vous y allez plus.
Pour... Manu, tu me l'es mis en attente ?
Ça y est.
Donc, pour tous les éditeurs de Fun, qui écoutent à l'heure actuelle Max, le Sarc Système,
dans 10 minutes...
Vous avez Techno Max sur M6. Donc...
Et pour le moment, c'est le débat, hein. Ouais, c'est quand même ton débat, quoi.
Et on reprend le débat. Donc, cachez-vous le plus souvent avec votre argent. On va demander
à Poussin.
Oui ?
Oui, Poussin. Oui, Poussin. C'est quand tu veux, tu réponds.
Bah, qu'est-ce que j'achète le plus souvent ? Bah, des fringues, du maquillage. Et puis,
bah, c'est tout.
Ouais, ouais, ouais.
Et puis, bah, c'est tout.
Et puis, bah, c'est tout.
Et puis, bah, c'est tout.
Et puis, bah, c'est tout.
Et puis, bah, c'est tout.
Et à boire. Qu'on boive en boîte.
Et puis, des clopes.
Et puis, des clopes.
Et puis, des clopes.
D'accord. T'achètes pas mal de trucs, elle, quand même, hein.
D'accord.
D'accord. T'achètes pas mal de trucs, elle, quand même, hein.
Ouais, ouais.
Ouais, ouais. Non, mais, de manière... Je répondrai moins.
Ouais, ouais. Non, mais, de manière... Je répondrai moins.
Ouais, ouais. Non, mais, de manière... Je répondrai moins.
D'accord.
Euh, t'as bourré.
Ouais, bah, moi, j'achète à bouffer, parce que... Il faut que je me nourrisse et mon
loyer, là, aussi. Il faut que je paye mon loyer. Donc, tu vois, j'ai pas trop de fric
pour m'acheter des fringues, ni du maquillage, ni...
Non, mais, attends. À 19 ans...
... acheter à bouffer, enfin...
T'as bourré. T'as bourré. T'as bourré.
Ouais, ouais.
T'as bourré.
Oui.
Pour l'instant, t'es étudiante, toi ?
Non, pas du tout. Je travaille. Qu'est-ce que tu crois ? C'est pas parce qu'on a 19
ans qu'on est étudiant, hein.
Non, mais, eh... Tout à l'heure. Tout à l'heure.
Non, mais, eh... Tout à l'heure. Tout à l'heure.
Maintenant, je me démerde. Mes parents m'ont foutu dehors. Donc, je me démerde. C'est
tout.
Ouais, non, mais, attends. Attends. T'as bourré. T'as bourré. Ça, c'est... C'est
un truc que...
Quoi ?
Je veux pas parler. Donc, dans ces cas-là, t'avais qu'à... Quand je t'ai demandé :
"Avez-vous de l'argent de poste par vos parents ?"
Ouais.
Donc, t'aurais pu me répondre correctement à la question.
Bah, je t'ai répondu correctement. Je t'ai dit que je travaillais, que mes parents
m'en donnaient pas.
Hum-hum.
Et...
Ouais.
Et...
Ouais.
Ouais.
Ouais.
Ouais.
par vos parents.
Donc, tu auras pu me répondre
correctement à la question.
Je t'ai répondu correctement. Je t'ai dit que je travaillais,
que mes parents ne m'en donnaient pas.
Non, non, mais ce n'est pas ce que je voulais faire.
Bon.
Donc, tu as bourré, toi, alors ?
Oui, je t'ai dit.
Il faut que je me nourrisse.
C'est tout.
Ça part de là. Mais vas-y, passe à autre chose.
C'est lourd.
Oui, mais ça, c'est...
Fais gaffe, elle va tomber du tabouret, si tu comptes.
Non, non, non, non, non, non.
On rééquilibre la mortelle.
Non, non, mais attends. Pour l'instant,
son truc,
il est foireux. Elle va réfléchir et on la reprendra.
Non, non, non, non, non.
Non, non, il n'est pas foireux.
Mais vas-y, ne te l'amende pas, ce n'est pas grave.
Non, non, mais ne t'inquiète pas,
j'ai connu ta situation.
Oui, mais c'est bien, je te l'amende pas, passe à autre chose.
Ok. Sandwick ?
Ben écoute, moi, déjà, j'ai mon loyer à payer.
Et puis, en deuxième,
j'ai des petits cadeaux à mon copain,
du moins, mon nouveau petit copain,
parce que je suis très attentionnée, voilà.
D'accord.
Tu me fais bonder ?
Ouais, ben, j'achète des disques,
des casquettes de théo,
ben tout, quoi, les vêtements, tout ça.
Ouais.
Par à lui ?
Ouais, ben moi, écoute, je dépense ma thune, quand même,
pour sortir un petit peu, aller dans les boîtes,
boire des coups, tout ça.
Et, ben, quand même, il faut reconnaître que,
je ne sais pas si tu vas encore poser ton boîte, mais ça,
écoute, quand même, un maximum de fric.
Ouais, mais...
Ben, voilà.
Non, mais attends.
Quand t'es jeune, tout ton argent de poche,
il passe dans le compot.
Attends, quand t'as pas de fric,
quand t'as pas de fric,
comment tu peux faire pour aller en boîte ?
Mais si, j'ai de l'argent de poche,
même si j'en ai pas beaucoup,
moi aussi, j'ai le droit de me déchirer un peu, quoi.
Donc, voilà.
Mais je viens de te poser la question,
si tu n'as pas de fric,
quand tu n'as pas d'argent,
comment tu fais pour aller en boîte ?
Ben, tu...
Par exemple, j'ai des mecs qui bossent...
Oh, le dernier, vous pouvez la fermer !
Tu connais, par exemple,
des mecs qui bossent dans une radio
et puis ils te font rentrer gratos à la boîte
et ils te payent des coûts ?
Bon, euh...
Pas appuyé !
Ben, non, mais c'est un exemple,
tu me demandes, moi.
Je sais pas, cherche-toi,
tu connais des gens de la radio,
donc peut-être que tu peux rentrer gratuit
et boire à l'oeil, j'en sais rien, moi.
Non, non, attends...
Je sais pas si t'as quand même remarqué,
le prix des consos
et le prix de l'argent en boîte,
c'est quand même cher,
tu peux pas dire le contraire.
Non, mais si !
Le prix de l'argent, c'est inabordable.
Le prix de l'argent...
Non, mais attends...
Je veux tirer 100 balles,
ça t'en coûte 500,
je veux dire, c'est quoi, ces histoires ?
Attends, tu payes combien pour aller en boîte ?
En général, vous aurez autour de 300 balles,
ça dépend de la boîte,
mais vous aurez autour de 300 balles, quoi.
Ben ouais...
Si tes parents te filent 50 balles
et que la conso, c'est 50 balles,
tu peux même pas boire dans la boîte,
tu dois être obligé de boire dehors.
Voilà, exactement.
Camembert !
Je fais une collection
et donc ça me coûte très cher
d'acheter des choses pour la collection.
En général, j'achète...
Ouais, parce que je collectionne les ampoules.
Alors j'achète beaucoup d'ampoules
pour ma collection.
Non, mais attends, Camembert,
t'as bien compris la question ?
Oui, je te dis,
j'achète des ampoules pour ma collection.
Gégé, pour une collection d'ampoules,
c'est pas une lumière, hein.
Non, mais pour un cent,
je crois que t'es en dehors de la plaque.
Non, mais attends,
je te dis que j'achète des ampoules.
Je pense...
Non, mais attends,
t'achètes des ampoules pour quoi faire ?
Ben, je fais collection.
T'es grillé, toi, ou quoi ?
Non, attends, je suis grillé pour un cent,
c'est toi qui es grillé.
Non, l'auditeur est grillé.
Il est grillé complet.
C'est toi.
Ben, dis-donc, c'est dis-donc, c'est...
C'est toi qui es grillé
parce que tu réponds pas
à la question correctement.
Bon, tu veux que je te dise quoi ?
Que j'achète des disques,
que je veux au ciné...
Attends, c'est qui, là ?
C'est Camembert.
Attends, Camembert...
T'as fermé ta boîte à Camembert.
Tu as pas de poutre de ma gueule,
tu vas répondre correctement
à la question.
Je vais te foutre de ta gueule, putain.
Il y a pas de putain, d'accord ?
D'accord.
On dit moment de travail,
OK, Tony ?
Ah, non, non, c'est pas toi.
Non, non, c'est pas Tony.
Non, c'est pas moi, Tony,
je te promets.
Bon, ben, attends, je vois...
Attends, c'est la voix de Tony.
Tony, il a une voix de canard.
Non, de toute manière,
n'ayez crainte,
j'ai l'impression que ce soir,
vous avez envie de me faire chier.
Et toi, c'est pas grave.
Qu'est-ce que tu fais ?
C'était quoi la question, déjà ?
Parce que j'ai un peu oublié.
Non, mais attends, toi, pour l'instant,
c'est pas toi que je m'adresse.
Moi, ce que je fais,
c'est que je m'achète à bouffer
et, bon, je me paye des vêtements.
Tu fais des petits cadeaux.
Oui, des cadeaux à 100 euros.
On me demande combien ça te coûte
de l'Adidas tous les mois.
De l'Adidas tous les mois,
pour l'instant,
je n'en trouve pas dans les magasins.
C'est ça qui m'emmerde.
Tu veux le faire importer en France, non ?
Parce que si tu n'en trouves pas en France,
eh bien...
Attends, toi,
je vais te faire importer
une voiture, toi.
D'accord, c'est cool.
Sinon, en parlant de petits cadeaux,
tu fais bien des petits cadeaux à Sandy
ou des trucs comme ça, non ?
Ah oui, mais ça, Sandy, c'est différent.
Bah non, c'est là où tu dépenses ton argent.
C'est quand même dans le débat.
Non, mais attends, Sandy,
c'est différent.
Sandy, c'est ma femme.
Donc, à une femme,
tu as le droit d'y faire ce que tu veux.
Toi, par exemple,
est-ce que tu fais des cadeaux à ta femme ?
Non, jamais.
Non ?
Non.
T'es un peu vache.
Bah ouais.
Moi, jamais.
Même pas.
Moi, j'aimerais bien avec des tresses.
Même pas.
Ou des chaussures compensées.
Je ne sais pas.
Filder, fais gaffe,
parce que tout à l'heure,
tu vas te prendre un café dans la tranche.
Non, j'aimerais bien les tresses à ma copine.
T'as même pas essayé
d'y acheter un petit bouquet de fleurs
à ta copine.
Rien, rien, rien.
Je suis un rat.
Putain, t'es un rat d'un.
Eh ouais, j'ai plein de filles,
mais je garde tout pour ma gueule.
Je suis un rat.
T'es un rat d'un, Rigo.
Oui, il y a Desesperado
qui te demande
combien t'as acheté samedi.
Zéro franc.
Ah bah ouais, on le savait.
Ah si, ah si.
Ah.
Ah si, trois francs.
Prix de gros.
Ah bah non, trois francs.
C'est dans le sentier, non ?
Euh, Manu.
Ah, j'ai rien mis.
Alors là, j'ai rien fait.
T'éteins ton micro, tu bosses.
Quoi ?
Trois francs, c'est quoi ?
Pourquoi trois francs ?
Trois francs, c'est le prix d'une lettre.
Ah !
Il est malade !
Il y a Yannix qui te demande
trois francs, ça fait combien en euros ?
Alors, trois francs en euros,
alors là, je peux pas lui répondre.
50 centimes, c'est la moitié.
Ouais.
Non, c'est 7 francs 50 l'euro.
Non, c'est 6 francs 60 l'euro.
Donc ça fait, ça fait 3 euros.
Bon, j'ai un sondage sauf frais, sinon,
concernant l'argent.
À la question, avez-vous de l'argent,
15% des personnes répondent
oui,
38,654% répondent des fois,
127% répondent 1,
et 2% répondent j'aime pas, j'ai rien.
C'est bien, si c'est même pas bas,
qui reste chez eux.
Ils y sont, je crois.
Donc, pensez-vous,
pensez-vous que sans argent,
pensez-vous que sans argent,
la vie serait plus dure ?
On va demander à Poussin.
De quoi ?
De quoi ?
J'ai pas entendu la question,
j'ai pas entendu la question,
j'étais avec Fildar.
Ah, t'étais avec Fildar.
Je vous demandais de se réveiller un peu,
parce que, Gérard,
si tu peux parler bien devant ton micro,
par contre, ce serait super sympa.
Pensez-vous que l'argent serait plus dur ?
Pensez-vous que sans argent,
la vie serait plus dure ?
Bah ouais, c'est clair.
Donc, tu peux préciser ?
Bah, je peux préciser, en effet.
Bah, l'argent, en fait, c'est matériel, quoi.
Comment ça ?
Eh bah, ça sert à vivre,
sans ça, tu peux pas avoir une maison,
à manger.
Voilà, quand l'argent, t'es pas le bonhomme,
il contribue.
Ouais, mais sans argent, donc,
tu fais quoi, alors ?
Tu fais rien.
Bah, sans argent, t'es à la rue, c'est clair,
t'es sous les ponts.
Hum, d'accord.
OK, je vois à peu près ce que tu veux me dire.
Tabouret ?
Ouais, bah, moi, je pense que sans argent,
la vie serait géniale.
Y'avait pas d'argent, en fait, du tout.
Donc, t'aurais pas besoin de payer pour avoir les choses,
t'aurais les choses naturellement.
Non, mais attends.
Attends, tabouret.
Oui ?
T'as vraiment compris le sens de la question ?
Oui, oui, j'ai compris.
Je veux dire, si l'argent n'existait pas,
bah, t'aurais pas de problème du tout
pour acheter les choses,
puisque t'aurais rien à acheter.
T'aurais même pas à faire le geste,
tout sera à toi.
T'en fous ?
Non, mais attends, je crois que, là,
tabouret, ça m'étonnerait que tu comprennes ma question.
Euh, sandwich ?
Ouais, Gérard, je trouve que, déjà,
la vie est assez dure comme ça.
Déjà, rien qu'avec du fric.
Alors, si on en avait pas,
je crois que c'est la question.
Ah, enfin !
Une qui répond bien à la question.
Elle a un portable, c'est pour ça que t'as...
C'est pas moi, hein ?
On n'y peut rien, je suis désolé.
Le sandwich, c'est avec un portable ?
Oui.
Ah là là, ah là là !
Non, j'avais bien précisé, lors des débats,
pas de portable !
Bah oui, je suis déjà passée plusieurs fois,
j'avais pas de portable avant,
mais là, je suis désolée.
Ouais, mais...
C'est pas tellement aujourd'hui, hein ?
Ah ouais, mais, dans ce cas-là,
t'essayes de voir...
Tu demandes à...
à Fildar qui te rappelle
sur une cabine téléphonique, parce que là...
Non, mais là, j'ai l'air...
Non, mais attends, là, dans ton portable...
Non, mais attends !
Attends, sandwich ! Là, pour l'instant,
dans ton portable, on entend ma voix.
Oui.
C'est agréable, quand même.
Alors là, moi, ça me plaît pas.
D'accord ?
T'essaies de trouver une cabine téléphonique
et tu dis à Fildar
où qu'on peut t'appeler.
C'est impossible.
C'est impossible, Gérard, là.
Ouais, ben, si.
Y a rien qui est impossible.
Gérard, sur Yanty, y a Yanty qui te demande
comment tu fais sans argent pour payer ton portable.
Alors, sans argent,
ben, de toute manière...
Euh...
Une fois que la carte
était à mon nez, ben,
je la renouvelle pas.
Alors, tu me fais bander.
Ben ouais, ben, c'est clair, quand on a pas d'argent,
on peut pas s'en sortir, mais...
Si on a la volonté de réussir,
et de travailler,
c'est sûr qu'on peut en gagner facilement.
Sondier, t'es grillé.
Non, c'est pas Sondier, tu vois.
C'est pas Sondier, là,
qui est au téléphone.
Donc, t'as tout pour celui
qui dit que c'est Sondier.
Parce que pour l'instant, Sondier, elle est en train de...
Elle fait quoi, Sondier ?
Pour l'instant, Sondier, elle t'emmerde.
Mais ils ont rien dit, c'est pas grave.
Non.
Alors, pas à lui.
Ouais, ben, écoute, bon, moi, je suis tout à fait d'accord avec lui.
Je pense que, effectivement, sans argent, la vie est plus dure.
Ça, je crois que c'est clair, c'est acquis.
Par contre, ce qu'il faudrait savoir,
savoir si c'est inné, d'ailleurs,
c'est, est-ce qu'avec de l'argent,
la vie est-elle plus molle ?
Moi, je pense que c'est plutôt à ça qu'il faudrait s'intéresser.
Je voudrais savoir ce que t'en penses.
Non, mais, je te demande si, pour vous,
pensez-vous que, sans argent, la vie est plus dure ?
Tout à fait, tout à fait.
Mais est-ce qu'elle est plus molle si t'en as, quoi, avec ?
Attends, on te me dit, la vie sera plus dure,
même que t'ailles avec de l'argent ou pas ?
Parce que, je reviens,
je reviens à une question.
Est-ce que,
pour, je ne sais même plus la question
que j'avais répondue, de manière,
voilà, pour vous, l'argent fait-il le bonheur ?
De manière, je reprends les questions,
donc, c'est à peu près
à la question numéro un
que tu veux répondre, toi.
Non, ce que je voudrais savoir, en fait, c'est que tu parles de la vie est dure,
est-ce que toi, t'es dur pour de l'argent, quoi ?
Non, non, non, non, non, attends,
tu deviens dur si on te donne de l'argent ou pas ?
Non. Non ? Tu restes mou ?
Non, mais moi, de manière,
avec de l'argent, de manière,
t'iras partout. Sans argent,
t'auras rien. Et de manière,
je reviens à la première
question, pour vous, l'argent
fait-il le bonheur ? De manière, je ne sais plus
qui c'est qui m'avait posé
la question, la question
est simple. De manière,
quand t'as de l'argent, t'as des amis,
et quand t'as pas d'argent,
tu n'as personne. Et ça,
c'est un truc qui me dégoûte,
c'est bien ça.
Ça, c'est bien ça, parce que
quand t'as de l'argent, tu as tout le monde
qui vient te voir, qui vont venir te dire
« Ah, bah oui, tiens,
je réponds tout après. »
Rigaud, oui ? Bah non, continue de répondre.
Non, non, vas-y, vas-y.
C'était juste Mulder, le vrai,
sur l'IRC, qui te demande
si tu penses que sans argent, t'aurais pu téléphoner
tous les soirs à la fin de ta cabine.
Ah, bah ça, de manière, vu que
c'est un numéro vert, tu peux téléphoner,
téléphoner comme tu veux.
Il n'y a pas de problème, même avec
une carte ou qu'il te reste une unité,
tu peux appeler le 0875000,
que si tu vois que ça sonne occupé,
tu vas taper le service et t'insistes.
Et Gérard, est-ce que tu penses que c'est la monnaie
qui dirige le monde, c'est la monnaie qui dirige la Terre
et qu'on ne peut rien y faire ?
La vie, c'est comme ça, on n'a pas tout ce qu'on veut, mon gars.
Qu'on le veuille ou non, quoi.
De toute manière, maintenant, il faut...
Non, mais...
Non, mais il y a des trucs qui...
qui sont assez durs à l'heure actuelle,
c'est que maintenant, sans argent, tu ne peux rien faire.
Donc toi, tu penses qu'il faut arrêter de compter
à mon barrette et compter...
Si tu n'as pas de caillasse, t'es un chien, hein ?
Non, mais même...
Si tu n'as pas de thune, tu ne vaux rien, c'est clair.
Mais même, c'est pas parce que tu n'as pas de thune
que tu ne vaux rien.
C'est quand même beau, la vie, quoi.
Viens voir le docteur, n'aie pas peur.
Le docteur Doc, il n'est plus là.
Tu viens d'avoir 15 ans,
intéressant, quoi.
Arrête tes conneries, Filder, s'il te plaît.
Ah, il fait chaud, hein ?
Non, il est grave.
Pour l'instant, Filder, lui...
Lui, il ferait mieux de se taire.
Camembert, Camembert, pourquoi ?
C'est un passement de jambe sur le bit de flambe, hein ?
Comment ?
C'est un passement de jambe sur le bit de flambe.
Non, non, d'accord. Alors, Camembert, c'est terminé pour toi.
Non, non, pour l'instant, tu viens de répondre
à côté de la plateforme.
J'ai compris la question, effectivement.
Je pense que si on n'avait pas d'argent,
moi, sans argent, je ne pourrais pas tâcher
puisque je ne pourrais même pas avoir un téléphone
puisqu'il faut déjà l'acheter avant de pouvoir faire le 0800.
Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
Le téléphone, tu dois l'acheter.
Non, tu n'as pas besoin d'acheter un téléphone.
Le truc,
une chose
qu'il faut bien se dire dans sa tête,
tu prends une carte,
pour prendre une carte téléphonique
et avec une carte téléphonique,
tu peux avoir,
tu peux l'avoir, le numéro.
Parce que...
Pour avoir une carte téléphonique,
il faut l'acheter,
même si tu n'as pas d'argent.
Il faut l'acheter, même si tu n'as pas d'argent.
Il faut l'acheter, même si tu n'as pas d'argent.
Et s'il ne reste plus qu'une unité, il faut déjà l'acheter.
Non, non, non, non, attends, le 0803-08-5000,
il est gratuit.
Donc moi, je peux te confirmer,
moi, je l'ai déjà fait plus d'une fois,
avec une unité.
Oui, mais je suis d'accord.
Non, non, mais attends, tiens mon verre,
pour un instant, tu me laisses répondre.
Je réponds à ta question, on est bien d'accord.
Avec la carte, avec une unité,
tu peux appeler toute la nuit,
jusqu'à temps qu'on te réponde.
Je suis d'accord, mais pour appeler,
il faut déjà avoir une unité.
Et pour avoir une unité,
il faut déjà avoir acheté une carte.
Et pour avoir acheté une carte, il faut avoir de l'argent.
Bon, dans ce cas-là,
t'essayes de voir si t'as des bons amis.
De toute manière, les amis,
il faut les compter sur les 5 doigts d'une main.
On est d'accord, Camembert ?
Nous sommes d'accord, mon petit Gégé.
Donc, moi, pour l'instant,
j'ai que 3 amis.
Donc, sur 3 amis,
je peux m'en sortir.
Mais oui, mais moi, j'ai pas d'argent,
donc j'ai pas d'argent.
Donc, je peux pas me faire passer de carte.
Mais non, mais attends,
t'as des voisins ?
Oui, mais non, je suis SDF.
Non, mais attends, tu te fous de ma gueule, là, ou quoi ?
Non, non, je t'appelle d'une cabine.
Bah, la carte, je l'ai trouvée dans le nom de la cabine.
Ah, il a du bol, quand même.
Il a quand même un peu de bol, ce mec.
J'ai peur qu'il me demande qui sont tes amis.
Qui sont tes amis ?
Mes amis sont...
Je donnerai pas les noms à l'antenne.
Non, mais tu donnes pas les noms.
Non, mais je sais pas, ça peut être une voisine,
ça peut être un copain,
un copain d'école, j'en sais rien.
Non, non, je donne pas les noms à l'antenne.
Mais c'est pas des noms, ça, de dire que c'est ta voisine ou un copain d'école.
C'est pas les noms, c'est de dire ce que c'est.
Non, non, mais j'ai trois amis,
et ces trois amis-là, j'y tiens.
Atos, Porto, c'est Aramis, non ?
Voilà.
Tu peux me donner
la petite fiche, là ?
Ah, pour le disque ?
Donc, pose la question.
C'est la combien ?
La sixième.
Ah, encore quatre.
Je taquine. Vas-y, pose.
Alors, avoir un portable
avec ou sans argent,
peut-on y arriver ?
Et on va s'écouter.
Si quelqu'un veut gagner de la thune
à ma place,
c'est OK.
Avec des cacahuètes en plus.
Donc, vous pouvez toujours nous appeler
au 0803 085000 et 0870 5000.
Et toujours lire
c'est www.fr.
Et pour les Belges,
0033 147 259 50.
Et on se retrouve tout de suite après.
Et voilà, donc, vous venez d'écouter
un remix qui a été fait
par un auditeur, donc,
deux sur moi, donc...
Qui se vend sous le menton, je te rappelle.
Donc, je sais pas qui c'est qui a fait ce remix.
On sait pas non plus que ça se vend sur les marchés au puce.
Ouais, c'est ça.
Et donc,
qu'est-ce que je voulais vous dire d'autre ?
Donc, le premier disque, c'était
si quelqu'un veut gagner
de la thune avec ma
place, c'est OK.
Donc, avec des cacahuètes en plus.
Donc, pour l'instant,
vous pouvez toujours nous appeler au 0803 085000
et 0870 5000.
Et toujours lire
c'est www.fr.
Rigo vous y attend.
Voilà, et ça cartonne grave du fait que le débat s'est calmé.
Il y a beaucoup plus de gens.
On a dépassé les 4000 déjà.
On est à 4122, moins en racine de 3.
4000, un 4, un 1.
4000, un 1.
4122.
Racine de 3 qui vaut à 4 quand même.
Non, non, 4122.
Donc,
alors, qu'est-ce que je voulais vous dire d'autre ?
On va peut-être faire un petit sondage, non ?
Un petit sondage, alors.
Combien dépensez-vous d'argent par mois ?
Donc, 50%
dépensent plus de
100 000 euros.
Donc, pour l'instant, l'euro,
on n'y est pas encore.
Oui, mais ça a été cherché sur le site de l'euro.
C'est pour ça que c'est en...
1 euro.
D'accord, Régo.
Attends, il y a le métro, là.
Je m'en fous.
20% dépensent moins de 3 francs.
Ça, c'est pas beaucoup.
Donc, ça, je ne sais pas.
25% veulent être payés
pour répondre à la question.
Ils vont se faire foutre.
Que dalle.
5%
pensent que Gérard de Suren
gagne de trop.
Alors, ça...
Hop !
Qu'est-ce que t'en penses, toi ?
Poubelle !
Qu'est-ce que t'en penses, Gérard de Suren ?
Poubelle, c'est des conneries.
Tu crois que tu ne gagnes pas assez ?
Ça, c'est pas ton problème.
C'est pas ton problème, c'est mon problème.
Est-ce que t'aimerais être augmenté, alors ?
Ça, tu peux le dire.
La direction écoute.
Ça, ça ne regarde personne.
Si j'ai besoin de demander quelque chose,
je passe par mon chef.
Moi, je te dis, pour ce que tu fais,
je donnerais beaucoup plus.
Je te donnerais beaucoup plus d'argent.
Toi, pour l'instant, tu fais déjà ton boulot.
Je suis prêt à donner
la moitié de ma paie, si tu comptes.
Pour l'instant, donne...
Attends, attends...
C'était pour blaguer, vas-y.
Non, non, non, non, non, non, non.
Mes genoux.
Gérard de Suren fout.
Pensez-vous que l'argent est important ?
Donc, 60%
ne savent pas à quoi ça sert.
C'est ça, à quoi l'argent ?
En fin de compte, ça sert à manger.
Donc, 20%
préfèrent l'art.
Alors là, je ne vois pas le rapport
avec l'argent.
Bah si, ils préfèrent l'art que les gens.
L'argent.
Bah, dans ces cas-là,
30% n'ont jamais répondu.
Alors, est-ce que l'argent
fait le bonheur ?
Donc, c'était la question...
C'était la question, la question,
la question, la question...
1.
Alors, donc, 50% ne savent pas
ce que c'est le bonheur.
C'est dommage, parce que le bonheur,
ça n'arrive pas qu'aux autres.
Ça peut arriver à tout le monde dans la vie.
Et c'est simple.
Et il y en a, il y en a qui se moquent
parce qu'ils n'ont pas encore trouvé
leurs chaussures à leurs pieds.
N'est-ce pas, chef ?
Allez, hop !
Oh, tu l'as cassé, hein !
Tu l'as cassé, hein !
On va te mettre un peu de...
On va te mettre un peu de sucre, hein !
On va te mettre un peu de sucre sous les pieds.
Ah, ça va donner un...
Pour que tu trouves la chaussure, on va te mettre du sucre.
Ne t'inquiète pas, tu vas la trouver.
Tu vas voir.
Je pense qu'avant...
D'ici...
D'ici le...
5 ou 10 ans, ça sera bon.
Non, d'ici le 2-3 janvier,
tu auras quelqu'un de sûr.
Tu verras.
Tu verras.
Tu trouveras ton bonheur.
Gérard, tu me dis,
il y a Yankee qui te demande si le bonheur, pour toi,
c'est pas de te payer un cerveau.
Non. Moi, mon bonheur, je l'ai maintenant.
Je suis tranquille.
Ah, t'es insortable ?
Non, mais moi, j'ai mon bonheur.
Moi, j'ai pas eu...
Moi, j'ai...
J'ai trouvé la chaussure à mon pied.
Ouais.
Donc, le chef, il va la trouver pour le 2-3 janvier.
Coupe-toi les ongles, quand même, des pieds.
Non, non, mais...
C'est des corps, à ce niveau-là.
Non, non, mais faut qu'il essaye de voir.
Tu mets des chaussures en transpiration ?
20% n'ont pas d'argent.
Ça, c'est sûr que...
Là-dessus, on peut rien faire.
Et 30% ne comprennent pas la question.
Alors, là...
Ils sont cons, parce que c'est quand même simple.
Parce que l'argent fait le bonheur.
Le bonheur, c'est l'argent, c'est tout.
Ouais, non, mais...
Ils ne comprennent pas la question, donc c'est pas grave.
Bon, on n'a pas d'argent, ça, c'est sûr que...
De toute manière, avec...
Si t'as pas d'argent, de toute manière, tu peux rien faire.
De toute façon, c'est la conjoncture.
Voilà.
Avec Patel.
Donc, on va...
La conjoncture qui vit.
Donc, on va récupérer Poussin.
Allô ?
Ouais, Poussin.
Ouais, Poussin, ouais.
Donc, tabouret.
Ouais, toujours là.
Sandwich.
Toujours là aussi.
Tu me fais bander.
Toujours là aussi.
Parapluie.
Galopos.
Et Camembert.
Je suis dans ma cabine, c'est ça.
C'est bon.
C'est quoi, là ?
Donc, Camembert, s'il repasse avec...
Non, mais c'est pas Camembert, c'était une fille.
Je sais pas si t'as remarqué, mais t'as quatre nanas, quand même.
Quatre nanas.
T'as quatre nanas, gamin.
C'est parce que ça groove.
Ça groove grave, là.
Ça prend la couche.
Tu vois, elle écoute de la musique, en plus.
Faudrait peut-être qu'elle arrête aussi.
Tu vois, ou tu me fais bander, t'arrêtes ta musique.
Elle brandit, là.
Voilà.
Donc, avoir un portable...
Elle est chouette, en plus.
Merci, je peux poser la question ?
Vas-y.
Bon, oui.
Avoir...
Gérard ?
Attends, il pose la question, Camembert.
Vas-y, Gérard.
Vas-y.
Avoir un portable, avec ou sans argent, peut-on y arriver ?
Oui.
On va demander à Poussin.
Moi, je pense que, déjà, quand on achète un portable, il faut avoir de l'argent.
Et quand on vend un portable, il faut...
Bah, il faut investir.
Et que ça se réfléchit, quoi.
Parce que, déjà, ça rapporte, quoi.
Ouais, mais tu peux aller plus loin dans...
Bah, pour m'analyser ?
Bah...
C'est vrai, c'est une analyse.
Bah, aller plus loin, euh...
Non, mais tu...
Hé, Fildard.
Tu coupes la personne qui s'amuse à dire ça, et tu coupes ton micro quand je parle.
D'accord.
Je vous rends de ça.
Tu devrais le savoir, de toute façon.
Le dictateur.
Alors, euh...
Donc, euh...
Pour toi, Poussin.
Ouais.
Bah, moi, j'ai répondu.
Ah, t'as répondu ?
Bah, oui, moi, je pense que...
Je sais pas, avoir un portable...
Je sais pas, il faut investir...
Je sais pas, ça s'investit, quoi.
Non, mais attends...
Ça s'est réfléchi.
Non, mais attends.
Par exemple, si quelqu'un te vend un portable...
Ouais.
Tu...
T'achètes une carte ?
Une carte ?
T'achètes une carte, euh...
Sans abonnement.
Bah...
Bon, c'est...
Hé !
Attends, Poussin.
Hé, celui qui s'amuse derrière à dire des conneries, arrête !
Allô ?
Parce qu'elle est avec ses copines, Poussin, c'est pour ça, quoi.
Non, non, non, c'est pas Poussin, attends.
Non, t'es pas mort !
Non, moi, je suis toute seule, moi.
Attends, Pilsard, tu...
Pilsard, tu me fais du bon boudon ?
On avait comment...
On avait...
Bah, c'est impeccable, vas-y, je vais...
Ouais.
Ouais, c'est impeccable.
Donc, t'as bourré.
Moi, j'ai pas fait une réponse.
Réponds-moi !
Bah, vas-y, Poussin.
Bah, moi, je dis que quand on a un téléphone, il faut investir, voilà.
C'est pour ça que tu m'interromps ?
Ouais, t'avais déjà fini, alors, Poussin, hein.
Ouais, bah ouais, d'accord.
Ok.
Ah, d'accord.
Euh, t'as bourré.
Derrière, les mecs, vous fermez vos gueules.
Ok.
Merci.
Ouais, bah...
T'as bourré.
Ouais, bah, moi, une fois, j'ai gagné un portable sur Fun.
Ouais.
Et, euh...
Et, en fait, quand j'ai reçu le dossier, les abonnements étaient trop chers.
Donc, j'ai pas pris, quoi.
Non, non, mais attends, attends.
Et, de toute façon, mes amis m'ont dit qu'ils m'appelleraient pas sur un portable, c'était trop cher.
Alors, t'as bourré.
Je vais te dire une chose.
Ouais.
Que lorsque tu gagnes un portable...
Ouais.
Sur Fun Radio...
Ouais.
Normalement, la mise en service, c'est gratuit.
Oui, la mise en service, oui, mais tu payes tous les mois un abonnement, et moi...
Et alors, bah, dans ce cas-là, si t'as pas envie de payer d'abonnement, tu reprends, tu fais une chose...
Ouais.
T'en gagnes un tous les mois.
Tu retournes là où le portable, tu l'as eu...
Ouais.
Et tu demandes à avoir une MobiCard.
Ouais.
C'est clair, net, précis ?
C'est la pub, ma...
Hein ?
OK.
Ouais, ouais.
Bah, je ferai ça, ouais, avec mon dossier.
Ouais.
OK.
D'accord ?
Ouais, mais enfin, merci quand même à Fun de m'avoir offert un portable.
Y a pas de quoi, y a pas de quoi.
Et tu l'as gagné quand, par Fun Radio ?
Oh là là, y a, je sais pas, six mois.
Ouais.
Ouais, c'est ça.
Ah, c'est pas mal, hein.
C'est pas mal.
Ouais.
Bon, fil d'or.
Hop.
Je peux même pas participer.
Non, non, toi, tu t'écrases.
Ah, super.
Toi, tu t'écrases, tu fais ton boulot.
Ouais, bah, je veux faire.
Hein, OK.
Euh...
Tu me fais bander.
Merde.
Merde ?
OK, bah, t'fais refoutre.
C'est bon pour...
Tu me fais bander, tu me...
Tu me prends quelqu'un d'autre.
OK.
T'as rappelé ?
Ouais, bah, écoute, c'est clair qu'il faut avoir de l'argent pour avoir un portable potable, quoi.
Donc, moi, ce que je te conseille, c'est le Tattoo.
C'est un peu moins cher.
C'est tous les trucs genre Tattoo, Tamtam, Cobi.
Oui.
Parce que tu vois, bon, alors, après, le problème, c'est que tu ne peux pas que ton numéro passe à l'antenne.
Je crois que tu connais le problème.
Sinon, bah, tu peux...
Tu prends un téléphone avec un fil et puis tu tiens une rallonge.
C'est des merdes.
Euh...
Bah, tu tiens un câble, il n'y a que ça à faire.
Si t'as pas de thunes pour avoir un sans-fils...
Non, mais attends, tu vois, le Tattoo, c'est pareil.
De quoi ?
Parce que le Tattoo...
Non, non, mais attends, attends, attends.
Attends, je vais te répondre par appui.
Le Tattoo, d'accord, on...
Moi, j'ai eu des problèmes avec.
Mais j'ai été forcé de faire changer mon numéro.
Hein, t'es...
Ouais, je me souviens, ouais.
Donc, t'es au courant ?
Yes.
Hein ?
Do you know...
Do you know speak English ?
Yes, I want to talk to you in the ass.
Yeah.
Yes.
Yes, I want to explore...
Yeah, yeah, yeah.
Ah, non.
Ah, non.
You want to talk to me in the ass ?
Non, je...
Euh...
Déjà, je peux te dire une chose.
Il faut que tu mettes une pile dedans.
C'est vrai.
Ouais, une pile, ça coûte pas trop cher, c'est bon.
Euh...
Ouais, mais...
Vu les piles qu'on a dedans, c'est pas évident.
Si tu reçois beaucoup de messages que t'es une star,
c'est sûr, les piles, elles se vivent rapidement, quoi.
Dites-le moi en position vibrante, en permanence, dans la poche,
tu vois ce que je vais dire ?
C'est sûr, ça se vive.
Hum-hum.
Ah ouais.
Non, mais, te dire, le tatou...
Ouais.
Le tatou avec la pile, si personne t'appelle,
donc, il va s'éteindre à une certaine heure que tu programmes,
il va se rallumer à la même heure.
Ouais, Gérard, sans vouloir te vexer,
c'est pas...
Ni le débat, c'est pas les tatous ni les portables, quoi.
C'est la thune.
Ouais, mais...
Donc...
Donc, j'ai bien répondu à ta question, par appui ?
Ouais, impeccable.
Camembert ?
Pardon, impeccable.
Ouais, on aime mieux ça.
Camembert ?
Oui, ben moi, en fait, je pense qu'on peut avoir un portable sans avoir l'argent,
parce que j'étais dans la rue, parce que je fais le def,
et puis il y a un camion qui est passé,
et puis il y a une caisse qui est tombée,
et puis il y avait plein de portables dedans.
Non, mais attends, là, pour l'instant, Camembert,
t'es en train de me dire des conneries,
Alors si c'est pour continuer à dire des conneries. Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
Gérard, Gérard, sur l'internation, on te demande de répéter la question parce qu'ils n'ont pas entendu.
Alors, avoir un portable avec ou sans argent, peut-on y arriver ?
Ok.
Alors, septième question. D'après vous, l'euro sera-t-il plus efficace que le franc ?
Ça, c'est une bonne question.
On va demander à Poussin.
C'est dégueulasse.
Je n'ai pas entendu la question.
Oh !
Est-ce que l'euro est quoi ?
Est-ce que l'euro sera plus efficace que le franc ?
Non, moi, je pense que non. Parce que déjà, pour les personnes âgées, ça va être compliqué.
Et le temps qu'on assimile tout ça, il nous faudra bien, je ne sais pas, au moins cinq ans.
Non, mais déjà, déjà, il faut se dire une chose.
Ouais.
Avant que tous les autres répondent.
Moi, je peux vous dire une chose, que l'euro, pour l'instant, c'est prévu pour là, 2000, pour 1999.
Donc, ça ne sera que les pièces.
Les billets seront prévus qu'en l'an 2000 ou 2002.
Ben, vas-y, continue !
En l'an 2000 ou 2002.
Donc, maintenant, j'ai vu des pubs.
Il paraît qu'on peut...
On peut garder même la carte bancaire.
Les petits dessins animés, là, à la télé, c'est ça ?
Ouais.
Des trucs.
Ouais.
Ils peuvent...
On peut garder...
Par exemple, t'as une carte bancaire, tu vois, une carte bleue.
Ouais.
Et tu pourras payer avec ta carte bancaire.
En franc.
En franc ou en euro.
Et comment je fais pour choisir ?
Avec ma carte bleue, il y aura un bouton dessus ?
Non, non, mais...
Je sélectionne euro ou...
Non, non, ça sera là, au magasin, où tu iras.
Gérard ?
Oui, euh...
Si on regarde ici, on me dit que l'euro, c'est quand t'as bien mangé.
Non, non, non, non.
Ça, ça n'a rien à voir.
Et on te demande si l'euro sera plus fort qu'elle le paie.
Non, ça, je ne réponds même pas.
C'est Zeewee qui demande ça.
Ouais, ben, Zeewee, je n'y réponds même pas à sa question.
Pas de politique.
Donc, poussin.
Ouais.
Donc, pourquoi ?
Ben, pour moi, c'est une source d'emmerde, quoi, parce que ça ne sert à rien.
Déjà, l'avantage, c'est que ça va être une monnaie européenne.
Et moi, je pense que, déjà, moi, déjà, ça me fait chier parce que ça ne sert à rien, voilà,
quoi.
Les personnes âgées, ça va, ça va...
Franchement, les personnes âgées, ça va leur faire chier, quoi, tant qu'elles affluent
tout ça.
Elles vont crever, donc...
Voilà, quoi.
Tu sais, qui c'est qui dit que les personnes âgées peuvent crever, là ?
Je n'ai pas dit qu'elles peuvent crever, j'ai dit que...
Ah, c'est dégueulasse, Sam.
C'est dégueulasse.
Mais non.
Non, non, non, mais attendez, attendez, attendez.
Il faut bien se dire une chose, que l'euro, ça va emmerder tout le monde.
C'est que là, ça ne sert à rien.
Et ça, ça va, je dis, emmerder plus les personnes âgées.
Le tabouret.
Oui.
Donc, pour toi ?
Moi, je pense que c'est génial, l'euro.
Et moi, j'attends vraiment une monnaie mondiale.
Ce n'est pas que pour l'Europe, c'est vraiment pour le monde.
Je ne sais pas, ça paraît le mondiaux, je ne sais pas, le périod.
On ne s'emmerderait plus, au fond de terre, à changer les monnaies.
Ce serait la même monnaie partout, pareil.
Non, mais de toute manière, l'euro, tu vas être obligée de changer, hein ?
Oui, non, mais je suis d'accord, mais...
En euro, par exemple.
Mais tu vas être obligée de changer.
Tu vas être obligée de changer le franc contre l'euro.
Oui, bien sûr.
D'accord.
D'accord ?
Il y a quelqu'un qui se fait tirer sa caisse, hein ?
Tu me fais bander.
Non, elle est partie, tu me fais bander.
C'est pour ça que je voulais t'annoncer.
Donc, ta sandwich, quand même, Gérard, ne t'oublie pas.
Puis tout à l'heure, elle est là, elle attend.
Ben, sandwich.
Ben, merci, quand même, ouais.
Tu as répondu à la sixième ?
Ben non, je n'ai pas répondu, mais bon, ce n'est pas grave.
Non, non, mais attends, je...
Non, elle veut...
Non, non, non, attends.
Avoir un portable avec ou sans argent, peut-on y arriver, donc, pour toi ?
Ben non, pas pour moi, non.
Non ?
OK, septième.
Merci.
Septième, ouais.
Ouais, donc, je voulais...
Ouais, mais attends, il faut préciser les gens qui restent.
Ben oui, ben, c'est marqué.
Ben ouais, mais si tu me dis...
Si je fais tout le monde et que tu ne me précises pas qu'il y a une personne qui n'a pas répondu,
il faut me le dire, hein.
Ben oui.
Non, c'est alors sandwich.
Ben, écoute, moi, pour moi, au niveau de la manifestation qu'elle finit, elle parlait, là.
Moi, je suis un peu...
Je suis un peu...
Comment dire ?
Je ne suis pas vraiment d'accord, parce que je crois que ça va être trop tard, de toute façon.
La manifestation, elle ne changera rien, hein.
Non, mais même, de toute manière, l'euro, là, il arrive dans moins de 15 jours.
Oui.
Donc, juste après les fêtes de...
L'arrêt de vous ?
Ah, c'est le 1er janvier, l'euro ?
L'arrêt de vous ?
Ouais.
1er janvier, là ?
Le 2 janvier.
2 janvier 99, t'auras les pièces.
On va faire comme toi, on va payer notre dinde en euros, là.
Non, non, non, tu vas faire les fêtes de fin d'année, si tu veux, avec le fond normal.
Ah, là ?
Et au moment de...
Le 2 janvier, juste après les fêtes de fin d'année, tu vas avoir de l'euro.
Mais là, par contre, il ne faudra pas mélanger, par exemple...
C'est un bordel, hein.
Non, mais attends, regarde.
T'as déjà des euros ?
Non, non.
Je prends 5 francs.
Moi aussi, j'en ai.
Tu vas avoir des euros en plus.
Et là, je ne sais pas, parce que...
Des zéros ou des euros ?
Oh, tais-toi, toi.
Non, il faut savoir.
Tais-toi, toi.
Tu l'ais, toi.
Bah, OK.
Non, je ne sais pas, parce que moi, j'ai une pièce, là, je ne sais pas, d'où qu'elle sort.
Il faudrait que je voie si c'est pas un euro ou pas.
Non, mais c'est un genre de pièce d'emprunte.
Mais il y en a déjà, des euros, actuellement ?
Non.
Ben, je pense.
Gérard, il y a Turpentine qui te demande si la vie sera moins dure avec l'euro.
Euh, non, je pense qu'elle sera pareille, hein.
Ouais, c'est la même chose, c'est de la monnaie, de toute façon.
Ouais, mais même, elle sera aussi dure, hein.
De toute manière, en fin de compte, c'est pas pour nous que ça va être le plus dur.
Ça va être pour les personnes âgées, comme certaines personnes m'ont dit.
Ouais, tout à fait, tout à fait.
Ouais.
Ça va être le plus dur, ça va être pour les personnes âgées.
Il faut les tuer à la naissance.
Ouais, non, mais attends, il faut les tuer à la naissance, et si on vous tue, vous, à la naissance,
bande de cabs.
Gérard, sur IRC, il y a Daf qui me dit que le masque de Zorro, il est déjà sorti, hein.
Bon, ben, attends, lui, il est carrément en dehors de la plaque.
Après, Sandwich, donc, à la place de Tu me fais bander, on a Roblochon, 19 ans, de Brest.
Salut, Roblochon.
Salut.
Voilà, donc, il peut répondre.
Ouais, Roblochon, je t'écoute.
Ben, ouais, je sais pas, tu peux répéter la question, parce que j'ai pas bien écouté, là, en fait.
Eh, putain, mais merde !
Il est au standard avec moi, GG, merde.
Non, mais attends.
Non, moi, quand je suis...
Gérard, arrête de tourner comme ça, tu fais mal à la tête, t'as vu ?
Ah, le portable qui vient, là.
Ouais, le portable...
En plus, il y a quelqu'un...
En plus, il sonne, ben, je vais essayer de gérer le portable, Gérard, vas-y, pas la Roblochon.
Alors, Roblochon, je t'écoute.
Non, mais attends, tu peux répéter la question, parce que j'ai...
Alors, d'après vous, l'euro sera-t-il plus efficace que le franc ?
Ben, ouais, je sais pas, peut-être.
Ouais, ouais, ouais, ouais.
Hum ?
Par rapport à d'autres pays, ouais, ça ira mieux.
Euh, Camembert ?
Euh, non, Camembert, attends, 5 minutes.
Sur IRC, il y a Sardine qui te demande, avec l'euro, est-ce qu'il va falloir changer les billets du Monopoly ?
Ben, pour l'instant, les billets ne sont pas prévus.
Donc, les billets sont pas avant l'an de...
Pas avant 2002.
Donc, qui commence pas à nous casser les burnes ?
Ben, il y aura que des pièces au début.
Au début, oui.
On aura des pièces de 5000 balles ?
Non, ça sera des pièces... Je sais même pas...
Des pièces de voiture, des pièces de moto ?
Non, euh, donc...
Donc, Camembert ?
Non, parapluie, Camembert, il est parti.
Alors, parapluie ?
Ouais, ben, écoute, moi, ce que je peux te dire, c'est que l'euro, ça marchera mieux en Europe.
Et que, si t'es en dehors de l'Europe, donc, par exemple, en France, ben, il vaut mieux utiliser le franc.
Hum.
Par contre, ce que je peux te dire, c'est que ça va poser des problèmes, parce que, tu vois, ça va plus te faire des contrôles.
C'est-à-dire que, bon, je prends un exemple, faut pas que tu t'énerves, imagine, tu vas aux putes te faire sucer, ça coûtait 100 francs.
Hum.
Maintenant, il va falloir que tu viennes avec de la monnaie.
Parce que, t'imagines la galère, les putes, elles vont se travailler avec des sacs entiers de monnaie.
Parce que, 100 francs, ça fait quoi ? Ça fait 15 euros et des centimes, tu vois ?
C'est clair.
Et, t'imagines, les putes, elles vont passer leur temps avec des tonnes et des tonnes de monnaie.
Ouais, avant...
Oh, oh, oh, derrière, vous le laissez parler.
Avant, quand j'allais pécho une red bat kiff, c'est 100 francs.
Là, pareil, ça va plus faire des contrôles, c'est pas possible, ça va être trop une galère.
Ouais, tu m'étonnes, maintenant, on va avoir plein de pièces dans les poches, et voilà.
Mais, ouais, mais, mais, attends, attendez, attends, attends, attends, reblechons, reblechons.
Ouais.
Je vais calmer tout le monde.
De toute manière, s'assoyez avec des pièces ou des billets, de toute manière, on sera toujours emmerdés.
Mais, on sera toujours bien sucés, ça c'est clair.
Ça c'est clair.
Mais, t'imagines, les putes, elles vont se trimballer avec des sacs en deux pour se trimballer la monnaie, quoi.
Mais, tu dis pas putes, c'est ce que tu dis.
Ah, pardon, les péris, pas péris.
On dit maman travaille, ok, on passe péris.
Gérard, attends, sur l'URC, il y a Mulder, le vrai, donc le vrai, qui te demande si l'euro fera de toi un homme riche.
Non.
Non, pourquoi ?
De toute manière, même avec de l'euro, tu pourras pas être riche, c'est pas facile.
Mais dans quel sens ?
Non, mais ça serait impossible, tu peux pas être riche avec de l'euro, ça c'est impossible.
De toute manière, ça va être un débat que je pense qu'on...
Ah, on va le faire, ce truc-là ?
On le fera l'année prochaine.
Si, si, tu l'as déjà fait l'année dernière.
Ah, je pense qu'on l'a cassé.
On a déjà fait un débat sur l'euro.
Ah, je m'en souviens.
Comme si j'y avais participé, je m'en souviens.
Mais t'as pas fait sur l'EP, par contre.
Ah ouais, c'est vrai.
T'as fait sur l'euro, mais pas sur l'EP.
Euh, Vasquerie.
Oui, bonsoir, je suis Vasquerie, j'ai 21 ans, j'appelle de Lyon.
Ouais, ben, on le sait, j'ai la fiche...
Ouais, ben, je t'écoute.
En fait, moi, j'ai de la famille en Italie.
Ouais, mais t'as pas une vache qui pleure ?
Je suis pas t'excité.
Oh, c'est rien, ouais !
T'as pas une vache qui pleure ?
Tu m'as vanné, tu m'as vanné.
Mais par contre, oui, donc j'ai de la famille en Italie, donc je voyage beaucoup.
Et c'est clair, quand je passe au change,
parce qu'il faut changer l'argent,
ben, je perds beaucoup.
Tandis qu'avec l'euro, je perdrai moins.
Le voyage sera plus abordable.
Par contre, c'est un aspect négatif,
parce qu'en Italie...
Hé, là, attends.
Vache qui rit.
Hé, la salope !
Qui est en train de se prendre son pied.
Arrête !
Et par contre, je vais saluer
un petit Lyonnais qui travaille à la radio
le matin de 6h à 9h.
C'est M. Babart !
Parce qu'il nous écoute,
et il me dit à chaque fois...
À ce temps-là, il écoute, c'est sûr.
C'est con, parce qu'on ne lui sait pas le débat.
Non, oui.
Ouais, ben, on se calme après, Bart.
Il va vous laisser, il va vous réveiller
demain matin, entre 6h et 9h.
Euh, on se calme derrière !
Pour revenir au débat,
il y a Perforas sur l'IRC
qui te demande comment...
Le vrai ?
Ouais, le vrai, aussi.
Et, putain, il y a de la célébrité ce soir.
Comment est-ce qu'on pourra jouer pile ou face avec l'euro ?
Eh, c'est pas con.
Ah, ben, alors là, déjà,
il faudrait que j'aille d'une pièce d'euro
pour essayer de savoir d'où
est le côté pile ou face.
Donc, huitième question.
Bon, parce qu'après, on va attaquer
le deuxième débat.
Oh !
Ouais, mais ça y est, pour moi, t'as fini.
Attends, je voulais juste ajouter
que, ben, l'euro, tu vois,
qu'en Italie, un euro, ça vaut 6 000 lire.
Non, ça vaut pas 6 000 lire,
ça vaut 6 francs, 6 francs 50.
C'est pas en Italie, c'est pas en Italie.
Oh, mais, mon dieu !
Un euro, ça vaut 6 000 lire italienne.
T'en fous de ton cul !
Eh, moi, t'en es une salope !
Attends, attends, attends !
Mais, c'est un mec, ça.
S'il vous plaît, s'il vous plaît !
Un peu de calme !
Non, ça y est, c'est terminé.
Non, mais attends, j'ai pas fini. Maintenant, tu me laisses parler.
Oh, si je veux !
Erreur, je peux te poser une question ?
Oh, ta gueule, elle est la tienne !
Non, mais calme !
Donc, tu me laisses...
Tu me laisses parler, Gérard ?
Non, t'accouches, parce qu'il a déjà eu...
Donc, en Italie, un euro, ça vaut 2 500 lire.
Et donc, tu passes de 2 500 à
un, donc tu y perds.
Quoi ?
Attends, attends, je prends des notes, je fais des divisions.
En Italie, un euro...
Gérard, prends des notes, merde !
Tu fais une tournée en Italie, après.
Alors, un euro, ça fait...
Non, non, laisse tomber, laisse tomber, laisse tomber !
Mettez-vous de l'argent !
Un euro...
Mettez-vous de l'argent aux autres !
Bon, ça y est, ça y est, ça y est, ça y est !
Oh !
253 couronnes.
Non !
Gérard, assieds-toi, assieds-toi, frappe pas, file d'un.
3, 2, tu marques, ok ?
Voilà.
Oh, merde !
Et sinon, Gérard, il y a Yannix sur l'IRC qui te demande
comment on fera pour retirer de l'argent
quand ce sera en euros, vu que là, on tire
100 francs, c'est un billet, mais...
En euros, on va tirer des pièces ?
Ah, voilà. Voilà la question
que j'attendais. Enfin, une bonne question sur l'IRC !
Il y a que toi qui parraille bien,
pour l'instant, Rigo.
C'était une question de Yannix.
Le vrai Yannix.
Mais ça y est, Gérard,
arrête de me faire des signes, je sais ce que je fais.
Alors, donc, pour...
Bon, ça y est, bravo !
C'est le tel à bien travailler !
Bravo, Rigo !
Merci, les mecs.
Bon, faut s'appeler les Blancs, hein.
Donc, pour l'instant, les billets,
ils sont prévus
pour 2002.
Donc,
par distributeur,
je sais pas si t'auras les pièces, t'auras toujours
les billets normaux. C'est faux.
Quoi, c'est faux ?
Ouais.
C'est grave.
Pourquoi c'est faux ?
Bah, je sais pas, c'est toi qui pose la question.
Ah non, moi, j'ai pas le micro allumé, hein.
Bon, enfin, bref.
Mettez-vous de l'argent.
G, G, G, G, G, G.
Ok.
Je vous écoute.
Ouais, c'est par rapport à ce que les billets
et les pièces, c'était en 2002.
T'es juste comme un héros.
Attends, toi, la salope,
tu vas te faire baiser par
quelqu'un d'autre, Gérard.
Oh, qui t'en cul.
Bah, moi, je t'emmerde.
Gérard, je te pose une question.
Vas-y.
En fait, je voulais te demander, tu me dis, à partir de 99, on va avoir des pièces en euros.
C'est pour ça, je le dis, parce qu'elle a pas donné son prénom.
C'est pour ça, ouais, c'est pour ça.
Ouais, bah, faudrait peut-être préciser. Vas-y, je t'écoute.
Excuse-moi, excuse-moi, Gégé.
En fait, je voulais te demander, tu vois, par exemple, dans les téléphones,
dans les cabines, il y a des téléphones à pièces.
Non, non, depuis maintenant, non.
Maintenant, c'est des cabines à cartes.
Ouais, bah, disons, dans les péages, dans les billards,
dans les baby-foot, il va falloir payer en euros, maintenant.
Ah bah, oui.
Et ils vont faire comment ? Ils vont changer les baby-foot ?
Ils vont changer les pièges ?
Non !
Les pièges, ils vont acheter des jetons.
Non, non, non, non, non.
Les pièges, elles seront de la même taille, en fait.
Non, non, non, non.
Ce qui va se produire, et ça, là, je pense que je suis pas assez informé dessus.
Faudrait voir avec des personnes des champs de café
que là où ils ont les plus peur les billards et les baby-foot ou autres,
donc, pour savoir comment ça va se passer avec les pièces en euros.
Oui, alors, Rigaud ?
Oui, il y a Benichou, le vrai, sur l'IRC, qui donne un petit sondage sauf presse.
Est-ce que l'euro sent mauvais ?
23% des gens ont répondu non.
38,894% disent oui quand il sort de la Lyonnaise.
Et 86,70% disent oui quand il sort de la poche de Gérard.
Ouais, bah, ça...
Merci, merci, Rigaud.
Bravo.
Le truc, je vois pas du tout...
Je vois pas du tout le rapport avec les questions.
On est combien ? On est combien, là ?
On est à 4, là.
On stagne autour de...
Ça va, toi, Phil ?
Non, on est 4 dans le studio.
Toi, t'as ton micro et...
Ça tourne autour de 4 500, quoi.
On stagne un peu, mais c'est déjà énorme.
4 500 ?
Ouais.
Ça a monté par rapport à tout à l'heure.
Ouais, mais c'est un peu mieux que la semaine dernière, parce que la semaine dernière...
Je demande combien on est.
4,5 et 2,0, j'ai dit.
4 528, toi.
Ah, bon.
Ah, 2 et...
On n'est plus que 4 522, maintenant.
Non, Gérard, on va faire la conclusion, là, parce que c'est 2 heures.
D'accord ?
Ben, non, on peut se...
Ah, ben non, attends.
Si on veut faire l'autre débat, on va jamais arriver à 3 heures.
On arrête à 3 heures, donc on va faire la conclusion, quand même.
Ben, attends, pour l'instant, c'est toi qui commande.
Ben, attends, depuis quand t'es passé chef, toi ?
T'es passé chef ?
Non, mais je suis pas passé chef, je te demande si on peut faire la conclusion.
Non, mais attends, pour l'instant...
Eh, c'est moi qui commande.
C'est moi qui commande.
C'est moi qui commande.
Ben, dis ta question.
C'est moi qui commande, Gégé.
Alors ?
Conclusion.
Les femmes devraient-elles payer leur mari ?
Attends, on va demander à Poussin.
Poussin !
Oui !
Les femmes devraient-elles payer leur mari ?
Ouais.
Pourquoi elles devraient payer leur mari ?
Ah, je te pose la question.
Ben, non.
C'est les mecs qui payent leurs femmes, quoi.
Ils les entretiennent.
Ah, d'accord.
C'est normal, parce qu'une femme, elle est censée faire la cuisine.
C'est les mecs qui le disent, ça.
Hum ?
Alors, voilà, quoi.
C'est les mecs qui entretiennent les femmes.
Moi, c'est comme ça, quoi.
Et tu crois qu'on va continuer à vous entretenir ?
Ben, non.
Ça rêve, là.
De toute façon, maintenant, les femmes, elles sont égales aux hommes.
Alors, je sais pas, moi.
Ah, non, non, non, non.
Attends, Poussin, Poussin.
Bon, attendez, attendez, attendez.
On va répondre à ces conneries, là, Gérard.
Attendez, attendez, attendez.
Mais c'est pas macho ?
Mais dis-tu que ça, Gérard ?
Bon, Poussin.
Attendez, Gérard.
Gérard va répondre.
Attendez.
On laisse...
On va demander à Tabou.
Ouais, je vais répondre juste derrière.
Gérard, Tabouret.
Ouais, ben, manquerait plus que ça, encore, qu'on paye les hommes.
Hum ?
Sandwich.
Des fois, ouais, si je pouvais payer le mien pour qu'il ferme sa gueule, je le ferais.
Attends, qui c'est qui vient de dire ça ?
C'est Tabouret, Tabouret.
Tabouret.
Sandwich.
Sandwich est parti, Gérard.
Son portable est mort.
Ah, ben, d'accord.
C'est quoi, là, ses conclusions, Gérard ?
Non, non, c'est pas la conclusion, c'est...
Gâteau, désespère pas, ça va arriver, hein.
C'est la dixième.
Ça va bien, alors.
En notion ?
Ben, moi, je pense que ouais, parce que, vu qu'elle nous font chier toute la journée,
ça serait à peu près normal, quoi.
Puis, ouais...
Attends, attends.
Hé, derrière, derrière, vous vous taisez ?
Ah, les filles.
Hein, Tabouret et Poussin, toutes tes...
Ouais, ça me vaut les gueules, un peu.
Oh, tu restes poli, tu...
Tu restes poli, Robleson.
Ouais, on parle pas comme ça aux salopes.
Bah, toi, le salope, tu fermes ta gueule.
Ouais, excuse.
Ok ?
Ouais, tu fermes ta gueule, pas de ta mère.
Ok, cochonne.
Oh !
Bon, Robleson.
Ouais.
Robleson.
Robleson, tu dégages ta conclusion, je la veux pas.
Non, mais c'est pas Robleson qui dit...
Ouais, tu dégages, salut.
Hop, le Robleson, il...
Ça sent pas bon, là.
Il pue, voilà.
Parapluie.
Ouais, bah, écoute, moi, je suis plutôt dans le style gigolo,
donc me faire entretenir par des vieilles cochonnes de 50 ans
qui sont pétées de thunes, ça le fait.
Non, mais attends.
Attends, attends.
Parapluie.
Ouais.
Hé, les femmes de Bretel, payez leur mari.
Bah, justement, moi, je te dis, je prends des vieilles,
je leur mets une cartouche une fois dans le mot, elles sont contentes,
en attendant, elles m'arrosent deux thunes, et c'est bon.
OK.
Voilà.
Euh, Vasquerie ?
Bah, moi, je pense que c'est une bonne idée,
parce que c'est toujours nous qui payons tout,
le ciné, les sorties, machin, tout ça,
et ce serait une bonne idée qu'on retourne et nous fait d'un salaire.
Alors, là, moi, je suis pas d'accord avec vous,
parce qu'en fin de compte,
en fin de compte, les femmes,
elles sont là pour nous faire à bouffer,
elles sont là pour nous laver notre linge,
pour nous entretenir,
pour faire la vaisselle et tout.
Maintenant...
Non, non, non.
Non.
Qu'est-ce qu'il faut pas ?
Tu vas pas te faire sucer par ton chien,
c'est bien ta femme qui te suce,
donc elles sont là aussi pour sucer.
Attends, toi, tu fermes ta gueule,
tu vas te faire sucer par une pute.
Bah, écoute, c'est logique, non,
j'ai ce qu'il faut faire.
C'est des femmes.
Ouais, mais, de toute manière,
jusqu'à maintenant, moi...
C'est pas la loco.
Alors, moi, la loco, attends, merde,
alors, conclusion, ça t'apprendra.
À cause de toi, je...
Merci beaucoup.
On va commencer ta conclusion.
Non, non, mais, vous allez voir.
Vous allez voir au deuxième débat.
La conclusion de l'IRC, Gérard.
Ouais, donc, il y a Yankee sur l'IRC.
Attends, faut que je la retrouve,
parce que je sais plus où elle est passée.
Conclusion, pour faire un débat sur l'argent,
il faut déjà en posséder.
Quand on fouille dans les poubelles,
il faudra mieux qu'on fasse un débat
sur les déchets domestiques.
Ça, c'est pas un débat que je ferai.
Et il y a Turpentine sur l'IRC
qui dit que ton débat,
il avait ni queue ni tête comme toi.
Dans ces cas-là,
si ça leur plaît pas sur l'IRC,
dans ces cas-là,
qu'ils arrêtent de dépenser leurs poignons.
De toute manière,
l'IRC,
il faut le payer.
Avec de l'argent.
Donc, il faut avoir de l'argent.
Quand est-ce que c'est la grève, Rigo ?
Le 13.
Je crois que
c'est pour bientôt.
Il vient de te dire le 13, on est le 11.
Donc, dans deux jours,
merde !
C'est bien marrant tout ça !
Un dimanche !
T'as tout compris, t'assures.
C'est vraiment mortel.
Alors, conclusion, on va demander à Poussin.
La conclusion, moi, je dirais que ce débat
était très intéressant.
Grâce à toi, Gégé, j'en ai pris plus sur l'euro.
Puis voilà, merci Gégé.
Il n'y a pas de quoi.
Tabouret ?
Moi, l'argent, j'en ai pas.
Donc, je lance un appel.
S'il y a un vieux qui est prêt à claquer, qui m'écoute
et qui a plein de fric, je suis prête.
Non, mais attends, Tabouret.
Tu te fous de ma gueule ?
Non, mais je crois que tu prends le train.
Tu prends le train.
Pourquoi ?
Parce que tout à l'heure, quand je t'ai posé une question
sur de l'argent,
tu m'as dit
je ne suis pas lycéenne et je travaille.
Oui, ben oui, mais je travaille
mais je ne gagne pas beaucoup d'argent.
Une fois que le loyer est payé, je n'ai plus rien, c'est tout.
Moi, je cherche un vieux.
A la rigueur, je l'aide à mourir
et puis j'ai tout son fric et je m'éclate avec.
Je l'aime à mourir, c'est ça ?
Oui, c'est ça.
Robloçon, il n'est plus là ?
Non, tu l'as vu ?
Non.
Un parapluie ?
Oui, ben écoute, l'argent, l'euro,
je voulais juste te dire que je ne sais pas si tu savais,
mais avant l'euro, ça s'appelait l'écu
et je voulais savoir pourquoi la Banque de France et toi
vous visez des fixations sur le gerbille et le caca
et je voulais te dire que tu as bien une tronche
à être payé en monnaie de singe, voilà.
Alors moi, je vais te dire une chose, parapluie.
Non, mais attends.
C'est coupé.
Toi, tu mets ça à ton micro, tu m'énerves avec ton micro.
Maintenant, tu me remets parapluie à l'antenne ?
Oui, je suis là.
Ben moi, je vais te dire une chose,
parce que ce que tu viens de me dire comme conclusion,
ben moi, je t'emmerde.
Ah ben, on est deux alors.
Ok ?
Et je te chie dans le bec.
Vas-y.
Ok, alors bonne nuit.
Bonne nuit.
Vas-y, Ray, pour terminer.
Ben moi, j'ai trouvé que c'était un débat assez intéressant.
On a appris pas mal de choses
et je voudrais terminer, si tu le permets,
sur une citation de Descartes
qui est tout à fait dans le cadre du débat
de plus à quoi servirait l'infinie puissance
de cet infini imaginaire
s'il ne pouvait jamais rien créer.
Voilà.
Bonne soirée.
Ok, bonne soirée à toi.
Donc, moi, ma conclusion,
il y a peut-être une autre conclusion, non ?
Conclusion, Fildar,
passe-moi ton stylo, s'il te plaît.
Ouais.
Jolie conclusion, Hugo.
C'est toi qui bosses le mieux.
Voilà.
Alors, moi, conclusion,
ben moi, ce que je peux vous dire,
c'est que pour l'argent,
donc sur l'euro,
donc maintenant,
ça va être assez compliqué
parce que ça va être pour les personnes âgées,
donc ça, ça va être le plus dur.
Sinon, qu'est-ce que je pouvais vous rapporter,
vous dire d'autre ?
Bon, ben,
donnez à ceux que...
Donnez ce que vous pouvez
à des associations
que vous êtes sûrs
de connaître,
mais faites attention.
Faites attention parce que
l'argent ne fait pas le bonheur.
En fin de compte,
on croit que l'argent fait le bonheur,
et en fin de compte, non.
C'est pas avec de l'argent qu'on y est.
Avec de l'argent,
on peut aller partout dès qu'on en a,
mais si on n'en a pas, ben...
Qu'est-ce que je peux vous dire d'autre ?
Si on n'a pas d'argent,
ben, on crève.
Et donc, comme j'ai dit,
comptez vos amis.
Parce que les amis, ça se compte sur les 5 doigts d'une main.
1, 2, 3 !
Ouais, moi, j'en ai que 3.
Et comme le remix, il dit,
et 1, et 2,
et 3, 0.
Donc, voilà.
Bravo, bravo, bravo !
Alors, on va se retrouver pour le deuxième débat
qui va porter sur les jeux vidéo.
Et donc, on va s'écouter.
La petite fermière du bois
avec des oursins dans le cul.
Ouais, les Zeldas où il y a...
Plus le...
Plus le remix de merde.
Euh...
Alors, toi,
quand tu viens là,
tu vas prendre une blague dans ta gueule.
Oh, mais, Gérard !
Alors, plus le remix de merde.
C'est pas ça.
Donc, tu me donnes la pochette, Manu, si tu veux.
Quelle pochette ? Mais tu vas rien comprendre.
La pochette de quoi ?
Ça, on ne le met pas tout de suite, ça.
Si, si.
Non, on ne le met pas tout de suite.
Si, c'est le deuxième.
C'est ça.
Parce que plus le remix de merde.
Eh ben, alors, tu me les donnes.
Je vais les annoncer gentiment.
Eh ben, vas-y, fais le malin.
Alors, euh...
Vas-y, on va se marrer, là.
Vas-y, fais le malin.
Alors, le premier, c'est quoi ?
Le premier, c'est...
C'est plage 10.
Plage 10.
Alors, plage 10...
On va se marrer.
Allez.
Alors, c'est, euh...
Soon...
Soon die.
Oui, one...
D'accord.
Donc, en fin de compte,
je vous dirais pas le premier donc c'est en fin de compte le premier c'est la première du bois
avec des oursins dans le cul et le deuxième pour terminer donc un remix de merde donc c'est pas
c'est ça le noir là c'est qui qui pro prodigy avec firest artères donc à tout à l'heure pour le
deuxième débat sur fun radio n'oubliez pas
ce système s'empêcher
== Le débat sur les jeux vidéo ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Et voilà, donc vous venez d'écouter. Fildar, s'il te plaît, tu peux l'annoncer. C'était les Pro DJ avec Firestarter, c'est ce que tu as dit tout à l'heure, Gégé. Ah ouais, mais moi, c'était pas ce qui était annoncé, c'était en principe plus un remix de merde. Ah non, mais on l'a pas mis, parce qu'on a changé au dernier moment la prog. Ah ouais, ben d'accord. Ok, donc vous êtes toujours sur PN Radio, donc au standard, c'est Manu qui vous attend. Ouais ! Donc au 0803 0803.
0800 75 000 à moins que le 0803 le 0800 ne fonctionne plus. Ils essayent les deux et puis ils verront bien. Ouais, voilà. Donc Manu vous attend toujours au standard. Rigaud toujours sur l'internet, prêt à répondre aux questions. Ouais. Donc... Ouais, y'a pas de problème. Et ben... Fildar à la réa, en espérant qu'il va me faire du bon petit boulot comme le premier. J'espère.
Donc, il y aura une surprise pour... Ben, pour les auditeurs qui ont l'habitude d'écouter Max le soir. Je vous dis pas quoi, parce que sinon... Bon, sinon, on peut l'annoncer, Fildar ? Ben, je sais pas, je sais pas, c'est une surprise, je sais pas. Ben si, ben, tu l'as, là. C'est... Ça va être dévié pour toi, Sandy, ma chérie. Ça va être fête à fête. Relaxation, ouais. Le pouvoir de la méditation. Mais non, c'est pas ça !
Là, tu l'as, là, là, devant tes yeux. Je te suis dessus, Christo. Mais non, mais non, c'est pas ça. Ça va être... Ça va être dédié pour Sandy, ça va être fête à fête. C'est ça ? Voilà ! Voilà. OK, d'accord. Et comme elle l'adore, on va lui dédier, malgré qu'elle... Ça lui rappelle des souvenirs. Ouais, mais... Non, mais ça lui rappelle pas des souvenirs, Manu. Ben, je sais pas pourquoi, elle l'aime bien. C'est pas le débat, c'est pas le débat. Non, mais elle aime bien, parce que... Depuis qu'elle l'a écouté, bon, ben... Ben, voyons, balance tout, toi.
Gérard, on va peut-être commencer à accueillir les auditeurs, parce qu'il est déjà 2h20. Donc, le deuxième débat, donc, il est 2h18. Oui, c'est vrai, il faut qu'on avance. Donc, le deuxième débat porte sur les jeux vidéo. Et pour les jeux vidéo, on va accueillir Monica Latégresse. Salut, Gégé. 19 ans, de Paris. On peut écouter FN Radio sur 101.9 FM. Ouais, salut, Gégé. Donc, bonsoir à toi. Bulbul Gomme, 20 ans, de Marseille. On peut écouter FN Radio sur 103.9 FM.
Salut, Gérard. Salut, Philippe Barre. Salut, Manu. Salut. Lara... Lara Graff. Hein ? Lara Graff. Ah, ben, moi, j'ai Graff. Ah, c'est Graff. Donc, 21 ans de Max et Bill. On peut écouter FN Radio sur 95 FM. Bonsoir, Gérard. Bonsoir, Manu. Bonsoir, Philippe Barre. Et bonsoir, Max. Max, il est... Pour l'instant, il est en train de préparer son petit...
Ah, j'ai regardé Techno Max tout à l'heure. Ah, ben, c'est bien. Ah, ben, au moins des... J'espère que tout le monde l'a regardé. Ouais. Et l'éditeur suivant, c'est quoi ? Donc, c'est Pierre Mario. C'est Lara Graff. Bonsoir. Super Mario, 19 ans, de... Albertville. D'Albertville. On peut écouter FN Radio sur 97.5 FM. Oui, Rigo. Je voulais juste dire à Super Mario que je suis fan. Ah, OK. Ah, merci. Pac-Man, 23 ans. Oui, bonsoir, toute la populace. Salut. On peut écouter...
On peut écouter FN Radio sur 101.9. Yes, c'est pareil. OK. Et Sonic, 19 ans, de Tokyo. Oui, j'appelle du Japon. J'ai un décalage. Je vous écoute sur Internet. Et il est 8h du matin à Tokyo. Ah, OK. Il fait beau, non ? Non, il se clope. Alors, donc, que peut-on faire avec des jeux vidéo ? On va demander ça à Monica la tigresse. Ben, qu'est-ce qu'on peut faire ? Ben, on peut jouer avec.
C'est une bonne chose. Ben, en principe, des jeux... En principe, les jeux vidéo, c'est pour jouer avec. Ben, qu'est-ce qu'on peut faire avec ? C'est pas pour se branler. Ben, on peut... Ça passe longtemps, quoi. On se défoule dessus. Quand on a passé une journée de travail, on est stressé et tout. Et le soir, quand on rentre, une partie de Tekken... Ah, une partie de Tekken ! Attends... Une partie de Tekken ! Non, mais... Ah, non, mais là... Non, mais là... Vraiment trop con, hein.
Là, t'es vraiment trop conne, hein. Ouais. Là, t'es vraiment une tigresse, hein. Ben, c'est une partie de Tekken. Allez, c'est bon, va te coucher. Oui, ben, ça sert à se défendre. Ça sert à se défendre. Et puis, ça sert à se défouler quand les gens nous prennent la tête. Parce qu'on fait des petits Mortal Kombat, des choses comme ça. Voilà, tu peux répéter, parce que là, j'ai... Je te dis que ça sert à se défouler quand il y a des gens qui t'ont pris la tête. C'est un Mortal Kombat.
Non, mais celui qui a une... Il y en a un qui est en train de jouer aux jeux vidéo, en plus, c'est pas cool. J'ai l'impression que c'est... Tiens, ça, je reconnais ce... Celui-là, je l'ai pas, je suis jaloux. Non, mais moi, je le reconnais, parce que c'était la première fois que j'ai connu Max. Oh, ta gueule derrière !
On va demander à l'oragraphe. L'oragraphe. Ouais, ben, je sais pas qui c'est qui m'a écrit ce nom-là, mais je prononce comme c'est marqué. Allez ! Ouais, donc, normalement, c'est fait pour se défouler, mais aussi, si t'as la table qui est bancale, tu peux le mettre sur le pied. Ah, sur le pied ? Ouais, sur le pied de la table. Comme ça, ça te fait une table droite. Ah, une table droite ?
Ben, la boîte. La console. La console, tu la mets dans ta PlayStation, et puis, la boîte, tu la mets sous le... sous le pied. Ouais, d'accord. Attends, je regarde vite fait. Oui, il y a Oxyd sur IRC qui te demande si c'est vrai que Sandy a fait des jeux vidéo quand elle jouait avec ton joystick et que toi, en même temps, t'appuies sur tous ses boutons. Et c'est toujours Game Over. Alors, lui, je lui réponds même pas à la question. Ça vaudra plus... Ça ira plus vite. Super Mario. Et sinon, il y a Yankee qui te demande
si c'est vrai que Tom. C'est clair. C'est un nouvel manette de jeu, ça. C'est clair, ouais. Euh, je réponds même pas à des questions pourrites sur l'Internet, parce que là... Mais qu'est-ce que c'est pourrite ? C'est pourrite. Tes questions, Rodrigo. Non, non, mais... Non, mais c'est pas les miennes, non. Non, non, mais... Les gens d'IRC posaient des questions qui... Qui mettent en valeur robot, quoi. Merde. Qui ont un rapport... Posez des questions qui ont un rapport avec des jeux. Filder, pour l'instant, tu t'écrases, parce que... Allez, mortel débat.
On y va. Euh... Super Mario. Bah, moi, je pense que les jeux vidéo, ça se sert déjà pour se défouler. Puis en plus, on peut se détendre surtout avec, quoi. Comment ? On peut se détendre avec. On se détend, quoi, le soir. Parce que parfois, c'est relou qu'on rentre le soir, on est bien vénère et tout. Alors, on se détend. Voilà. Et par exemple, si t'as... Si t'as pas de jeux de vidéo, si t'as pas de PlayStation, tout ça, c'est quoi ? Comment tu fais ? Bah, je sais pas. Tu te débrouilles. Tu m'as de quoi ?
Tu t'es fait un pote. Qui en a eu ? Comment ? Tu tapes sur ta femme. Oh, non. Mais attends. Alors, là, qui c'est qui vient me dire ça ? Les filles. Non, mais dis ton nom, celle qui vient me dire ça. T'as le courage de dire ton nom, mais... Pétasse, là, qui vient me dire ça ? C'est quoi, Sam ? Oh, là, là, putain, j'aime bien... Elle vient pas de fou, hier. J'aime bien les salopes, là, comme ça. C'est pas moi. Bon, mais attends, c'est pas moi, c'est... C'est pas moi, c'est pas moi. Mais non, mais c'est jamais personne. Mais allez, arrêtez vos conneries, là.
Non, non, bah, c'est pas moi. Non, il y en a trois. Moi, je suis respectueuse. Euh, Pacam. Non, Pacman. Pacman. Pacman. Pacman. Pacman. Écoute, une console, ça te sert, bah, par exemple, si t'es chômeur ou t'es étudiant et qu'il sèche les cours, déjà, ça t'occupe. Et puis, deuxièmement, ça peut aussi te servir à mettre une branlée à Tekken 3 à des standardistes dans une radio, quoi. Ouais, bah, alors, Pacman, je vais te dire une chose, que si c'est pour me dire des conneries comme ça sur... Excuse-moi, Gérard, j'ai une rectification à faire à des gars qui s'occupent de l'IRC et des branlées. Merci.
D'accord. Attends, Gérard, moi aussi, j'ai Internet, j'ai un message IRC, je peux te le lire ? Non. Non, non, non, non, non, non, non, non, il y a pas de message à lire. Hop, terminé. Ah, moi, j'en ai un, par contre. Ouais. Il y a un truc qui dit qu'il y a un jeu où on est camionnaire et on gagne des points en faisant des bouchons et les ennemis, c'est des plaques de verglas, ça s'appelle Super GG Bros. Ah, bah, lui, je l'emmerde. Euh, Sonic. Euh, oui, en fait, moi, effectivement, les jeux vidéo, ça me servait avant, quand c'était des cartouches, à caler mes meubles.
Au bon cas, je mettais les cartouches, mais maintenant, avec les CD, c'est galère. Donc, j'ai décidé de me reconvertir en pirate, je grave des CD, je me fais de la tuerie. Oh, ça s'interdit, ça. Euh, Sonic. Attends, tu demandes combien tes disques ? Sonic ! Sonic ! Sonic ! Je suis intéressée. Euh, terminé pour lui. Hop. Allô ? Bon, euh, puis... C'est pas moi, hein.
Eh, là, ça... Manu, tu gères un peu, là. Bon, Manu, euh... On va voir que c'est bien du standard. Hop, je coupe. Je remets, je coupe. Tu vois ? Gérard ? Sur l'IC, il y a des V1 qui te demandent comment on fait pour graver un CD, justement, c'est avec un marteau et un bureau. Ouais. Ouais. Gagné. Bah, je peux peut-être répondre. Ouais, doit-on être intelligent ? Attends, moi, je m'y connais, je peux peut-être répondre. Encore les deux. Allô ?
Donc, doit-on être intelligent pour jouer aux jeux vidéo, c'est ça ? Euh, Fuldard ? Oui ? Pour l'instant, tu fermes ta gueule, c'est moi qui pose les questions. D'accord. Toi, t'es payé pour faire l'arrière. Gérard, tu t'es en train de faire la gueule, t'allais pas la poser, il a bien fait de la poser. Ouais, mais c'est pas lui. De toute manière, c'est moi qui pose les questions, c'est pas lui. Alors, doit-on être intelligent pour faire de la Game Boy ou autre ? Gérard ?
Comment la pétasse, là ? Ouais. Y a Fuldard de mon sur la tête. Non, non, non, la pétasse, là, qui vient de dire que je sais pas parler, tu peux dire ton nom, là ? Voilà, Game Boy, hein. Bon, allez, hop. Gernier pour Rég. Allez, hop, celle-là. Gérard, Gérard. Deux secondes, il y a une question internet. Gérard ? Ouais, une question internet. Tu me prends quelqu'un d'autre, hein, parce que là... Gérard, y a Chandler, le vrai, qui te demande si tu fais de la magie noire avec ta...
Vaudou 2. Non. Doit-on être intelligent pour faire de la... Oh, ça y est ! Gérard ? Ouais. Oh, oh, oh. Hé, Fuldard ! Hé, Fuldard ! Hé, Gérard ! Hé, qu'est-ce que tu fais, là ? Tes mains, tu les mets là. Gérard, t'as déjà la Game Boy ? Hein, parce que là, c'est le jeu, là. T'as le cadeau. Tu vois que c'est pas lui, arrête de... C'est les éditeurs. C'est les éditeurs. Bon, hé, Manu ! C'est bon, ils sont coupés, là, on y va, on y va, on y va.
Alors... Donc, on m'a demandé à Monica, la tigresse. Ouais. Ouais, ben moi, je pense que... Gérard ? Ta gueule, derrière, pour un second ! T'as déjà joué, là, Gérard ? Monica, réponds, vas-y. Ben, je réponds. Donc, moi, je pense que, oui, faut être intelligent, hein, parce que ça montre de l'esprit et de la réflexion. Et voilà, quoi. Quand même. Ouais, on va rajouter, quoi. Ok, euh... Buble... Buble-gum, là. Double-gum. Ouais. Ben, non, moi, je pense que un QI de 30, ça suffit.
Il faut juste appuyer sur deux boutons, donc c'est pas forcé. Tout le monde peut le faire. Oui. Qu'est-ce qu'on veut dire, c'est ? Ouais, il y a Yankee, le vrai, qui te demande si tu sais jouer à la console, toi. Non. Non, donc... Là, euh... Donc, il faut bien être intelligent pour jouer à une console, alors. De toute manière, il y en a un qui est super intelligent parce qu'il a gagné à la coupe. Il s'appelle Manu. Ah, mais c'est parce que j'étais pas là. Sans préciser. J'étais pas là, c'est bon. Merci, j'ai... Ah, c'est... Non, j'étais pas là. Si j'étais là, c'est moi qui aurais gagné. La coupe de TKL 3.
Ah, ouais ? Ben, si, t'es... J'étais pas là. Mais si, t'étais là. Ben, ouais, ça s'est passé dans les studios. Me dis pas que t'étais pas là. Enfoiré. Ben, ouais, t'étais là, Hugo. Voyons. Euh... Là, là, là, euh... Là, Croft. Ouais, Croft. Ouais, vas-y. Ouais, ben, moi, je pense qu'il faut pas être intelligent. Avoir le QI d'une mouche, tu peux jouer à ça, hein. Et juste appuyer sur deux boutons, comme ça. Comment ?
Ouais, ça, c'est Monica qui parle, hein. C'est pas moi. Ouais, ben, alors, Monica, tu t'écrases. T'en as rien dit, Monica, hein. Mais si. Je crois que c'est moi, peut-être. Le raccroche. Ouais, ça y est, j'ai répondu à la question. Faut écouter, hein. J'ai dit qu'en fait, il fallait avoir le QI d'une mouche pour jouer à ce jeu. C'est tout. D'accord. J'ai pas appuyé sur les boutons. Euh, Super Mario ? Moi, je pense que ouais, parce que parfois, il y a des notices, quoi. Elles sont tellement énormes qu'il y en a, ils peuvent pas comprendre, quoi.
T'es intelligent, pour toi ? Ben, ça dépend pour qui, ouais. Des fois, la notice, elle est écrite en anglais, hein. Ouais, des fois, même à l'écran japonais, parfois. Ouais, c'est ça. Prends-moi pour un con. Un con. Ah, mais non, c'est vrai, hein. Et t'as le double son, pildard ! Arrête ! Et t'as le double son, pildard ! Arrête ! Et t'as le double son, pildard ! Arrête ! Et t'as le double son, pildard ! Arrête ! Et t'as le double son, pildard !
Arrête ! Et t'as le double son, pildard ! Arrête ! Et t'as le double son, pildard ! Arrête ! Et t'as le double son, pildard ! Arrête ! Et t'as le double son, pildard !
Arrête ! Et t'as le double son, pildard ! Arrête ! Et t'as le double son, pildard !
Arrête ! Et t'as le double son, pildard !
Arrête ! Et t'as le double son, pildard !
Arrête ! Et t'as le double son, pildard !
Arrête ! Et t'as le double son, pildard !
Arrête ! Et t'as le double son, pildard !
Arrête ! Et t'as le double son, pildard ! Arrête ! Et t'as le double son, pildard !
Arrête ! Et t'as le double son, pildard !
Arrête ! Et t'as le double son, pildard ! Arrête ! Et t'as le double son, pildard !
Arrête ! Et t'as le double son, pildard ! Arrête ! Et t'as le double son, pildard ! Arrête !
Et t'as le double son, pildard ! Arrête ! Et t'as le double son, pildard !
Arrête ! Et t'as le double son, pildard !
Arrête ! Et t'as le double son, pildard !
C'est une simulation virtuelle de soirée de richesse de la loco. Alors toi, c'est terminé pour toi. Au revoir aussi ! Au revoir aussi ! Salut ! Au revoir ! Alors, Gérard, à la place de Lara Croft, on accueille Paul Fénix. Bonsoir. Salut, Gérard. Salut, Paul Fénix. Salut. Salut. Et à la place de Pac-Man, on accueille Fantôme Glouton. Salut à tous. Salut. Salut. Manu ? Oui ? J'espère que c'est pas les mêmes. Ah non, c'est pas les mêmes, c'était une meuf, t'as un mec.
Ah non, c'est pas les mêmes, c'était une meuf, t'as un mec. Ah non, c'est pas les mêmes, c'était une meuf, t'as un mec. Ah non, c'est pas les mêmes, c'était une meuf, t'as un mec. Ah non, c'est pas les mêmes, c'était une meuf, t'as un mec.
Ah non, c'est pas les mêmes, c'était une meuf, t'as un mec. Ah non, c'est pas les mêmes, c'était une meuf, t'as un mec.
Ah, on se met le petit cadeau. Ouais. Dédié pour Sandy. C'est ça la fête ! Et on se retrouve tout de suite après aux heures 800, 308, 5000, 0800, 70, 5000. Et toujours lire cww.fr. Et vous êtes toujours sur Fond Radio, il est 2h39. C'est ça la fête !
Tous ceux qui ont l'habitude d'écouter Max, le Star System, le soir, on vient de vous mettre fête à fête. Donc, vous êtes toujours sur Fond Radio. Donc, vous pouvez nous écouter sur 101.9 et il est 2h42. Donc, Manu vous attend toujours aux 0800, 308, 5000. Excuse-moi Gérard, du coup, à la place de Sonic que t'as viré tout à l'heure, on accueille Zelda. Ah ben, tu me... Voilà. Ça te dérange de me faire une fiche ? Ouais, ouais, ça me fait chier.
Ça te fait chier ? Ouais, ben ouais, tu me demandes, je te le dis. Ça te fait chier ? Ben, pas moi. C'est ton butier, c'est... Ouais, je sais, je sais. Tu connais les toilettes de Fond Radio ? Ouais, ouais, ouais. Bon. Oui, Rigo ? Non, je voulais juste dire à Zelda que je suis fan. Ah, ok. Alors, donc, vous venez d'écouter Fête à Fête et vous êtes toujours sur Fond Radio. Donc, 2h43 du matin. Donc, Manu vous attend au standard aux 0800, 308, 5000. Tu l'as déjà dit ça, Gérard.
On est débat de Gérard du jeudi soir. Disons, on est vendredi. Donc, le débat, ça porte sur les jeux vidéo. Et on récupère donc... Monica, la tigresse. Salut, Gégé. Rebonsoir à toi. Ouais. Double gomme. Salut. Paul... Paul Fénix. Paul Fénix. Excuse-moi, j'étais en train de me faire une partie de Super Bulldog Mister 3. Ouais, ben, Super Bulldog Mister 3.
Il t'emmerde. Attends, je suis contre le son de dinosaure, là. Ouais, ben, son de dinosaure, tu dégages. Ok. Oh ! Calme-toi, lui. Ça a été trop vite. Là, ben, lui, ça a été tout le visqueux. C'est la lumière. Il faut qu'il prenne les proutes magiques, là, pour dégommer son de dinosaure. Ouais, ben, son de dinosaure, pour l'instant, tu la laisses. Elle est en train de nous enregistrer, là, la peau. Ah bon ? Ouais. Elle pourrait un peu... C'est pas la grâce de vous, espèce de filiaste, là. Ouais, ouais.
Ouais, elle remue pas trop bien. Oh, t'as encore une place pour elle. Ah non, hein ? Oh, si. Il n'y a plus de place, là. À la place de Paul Romix. Non, non. Bah, ouais, bien sûr, on va dégager quelqu'un d'intéressant pour quelqu'un de... Ouais, et alors ? Je vais te dire un truc, c'est que tu nous as saoulés toute la journée pour pas avoir d'habituel, alors il n'y a pas moyen. Ouais, ben, attends, on a bien eu Tony au premier débat. Ouais, mais il s'est fait garter. Ouais, ben, tiens. T'es pas encore là, toi ? Ben, non, c'est pas Tony. C'était pas Tony, ça. Super Mario.
Oh, tu vois, quand je demande les noms, vous répondez ou pas ? Bon, d'accord. Super Mario. Ouais. T'es là ? Ouais. T'as répondu ? Ouais. Ouais, ben... Bon, d'accord. Fantôme Glouton ! Il est vieux, Super Mario. Ouais, celui-là, il a... Putain ! Oh, les grosses sanguines. Hé, les grosses sanguines, attends, merde, toi, salope ! Oh, là, là. Ah, mais les grosses, c'est celle-là, là.
Ah, ça va mettre, avec le tampon vert. Attends, c'est pas moi le standard, hein. C'est toi qui gère, Manu, hein. Merci. Merci, Manu. Fantôme Glouton. Eh, celui-là. Oui, t'es gaffe, c'est Glouton qui attaque. Bon, alors, tu dégages, toi. Hop, terminé. C'était pas lui, c'était Zelda, je l'ai dégagé. Allez, hop. Zelda. Non, je viens de te dire que c'était lui qui avait dit ça.
Regarde, Fantôme Glouton, il m'a dégagé, Zelda. Ok, alors... Donc, quatrième question, parce qu'on va faire vite, là. Alors, d'après vous, les jeux... D'après vous, jouer à un jeu vidéo est-il réservé aux garçons ? On va demander ça à Monica. Non, non, non, non, non. Non, non. C'est autant réservé aux filles qu'aux garçons, je suis désolée. Et voilà, quoi. Je vois pas pourquoi ce serait réservé qu'aux garçons, après tout. Ouais, mais de toute manière, il y a plusieurs parties.
Hugo ? Oui, sur IRC, il y a Sardine qui te demande comment on fera pour compter les points en euros sur les consoles. Toi, je sais pas. C'est n'importe quoi, Hugo. Par contre, par contre, par contre... Oh, la salope, là, qui est incarnée comme une pute ! Arrête d'être vulgaire, Gérard. Ça sert à rien. Ouais, ben, toi, tu peux mieux... Ah, oui, j'ai pas. Manu... On peut rien faire.
On peut pas faire un débat potable avec toi, Manu. Non, non, mais je pense que ça va aller vite fait. Hugo, on est combien, là, sur l'IRC ? Ben, on a perdu, quand t'as gueulé un peu trop, on est à 3852. 3852 ? C'est pas terrible, hein. Tu notes pas ? 3852. 3852. Allez, pas trop vite, quand même. En plus, je me suis renseigné par quelqu'un. Comment ? Tu vas les donner à Jean Donnader, les numéros ? Non, non, non.
Je me suis renseigné par une personne qui peut avoir aussi Internet. Sur son tatou ? On peut avoir plus de 6000 personnes sur l'Internet. Mais ça dépend de l'appareil qu'on a. C'est pas le thème du débat. OK. Alors, Monica. Oui ? On m'accueille, pardon, à la place de Zelda.
Link. Bonsoir. On s'accueille tous les jours. Gérard, deux secondes. Link. Oui, bonsoir. Ouais, je suis fan. Ouais, je te remercie. Je t'en remercie. C'est vraiment assez bio. Euh, oui, mais moi, par rapport au... Ouais, je pense que... Oui, je suis les filles aussi, pas que je joue à la vidéo. Eh, bonsoir, quand même. Bonsoir. Non, mais... Non, mais comment tu fais que je me concentre avec tous ces gens qui taisent autour de moi ? C'est vrai que c'est pas évident. Manu, tu pourras gérer un peu.
Non, mais c'est bien. Là, je crois que le deuxième débat, il va être vite terminé. C'est n'importe quoi, Gérard. C'est vrai. Je t'écoute, Luc. Link. Link, mais moi, j'ai déjà répondu. Je t'ai dit que oui, les filles pouvaient effectivement jouer aux jeux vidéo. C'est les filles qui apprennent les consoles roses et les mecs les consoles bleues. C'est des consoles pour vie et des consoles pour garçons.
C'est pour les filles, quoi. Ah, ouais. C'est une équivalentité. Super Mario ? Bah, moi, je pense que ouais, mais ça dépend des jeux, quoi. Ouais, mais tu peux préciser ? Bah, les jeux trop violents, quoi. Il vaut mieux que ça s'arrête. Il vaut mieux laisser des jeux de boysband aux filles. Ouais. C'est moi qui suis en temps. C'est moi qui suis en temps. Voilà. OK. Paul Fenix ? Non. Ouais. Je suis encore là. J'ai vu que Manu m'a calmé au standard. Je voudrais que tu me répètes la question, s'il te plaît, parce que j'ai pas pu entendre.
Alors, d'après vous, un jeu vidéo, est-il réservé aux garçons ? Euh, je pense que oui, parce que j'ai jamais vu de console rose ou quoi que ce soit. Euh, si. Non, non, non. Bah, tu peux le reprendre. Ouais. OK. Une petite peinture ou de la gouache. Tu peux reprendre ta peinture. Voilà, OK. Euh, Bubblegum ? Euh, ouais, bah, moi, j'ai un jeu vidéo, donc je joue avec. Ouais, ouais, j'ai une manette ergonomique qui nous permet de faire plein de solutions et plein de sauts périlleux en arrière.
Euh, Monica ? Oui ? Oui, Brandy ? Hein ? Oui, bravo. Oh, il a une licence. Il est fan, hein ? Vous laissez répondre, les gens, s'il vous plaît. Merci, Monica. Tu réponds à la question. Quelle question ? J'ai déjà répondu, j'ai... Ah bon, bah, alors, on va passer à la seconde. Eh, Fantôme Glouton, j'ai pas répondu. Quoi ? T'es encore là, toi ? Bah, oui, c'est Zelda qu'on a dégagé tout à l'heure. Voilà. Et Yannick, elle a...
Merci, Rigo. Euh, pour gaucher, alors, ça, faudrait qu'on pose la question à un gaucher. Y'en a au Japon. Y'en a au Japon. T'es gaucher, non ? Non, du tout. Ah, merde. Non. Merde, non, ça, c'est pas... Et toi aussi, si elle est tout bitrée, mais ça n'a rien à voir. Ou alors, toi, tu t'écrases. Ouais, Gérard ? Quoi ? Fantôme Glouton, je continue, parce que je parlais quand Rigo m'a coupé. Bon, attends, pour l'instant, si Rigo, il vous coupe, c'est parce qu'il y a des questions
IRC qui sont plus importantes que vos conneries. L'IRC, c'est un véhicule prioritaire, je sais. Voilà. Il y a des jeux pour les filles. Moi, j'ai une petite sœur. J'ai une petite sœur, elle joue aussi, ouais. J'ai une petite sœur, elle joue à Salope Fighting Beach 4. C'est un jeu de combat pour filles, quoi. Y'a que des filles dedans. Tu me les vires, celui-là, Manu ? Tu me les vires ? Pour vous jouer...
C'est un Game Boy ? Non, mais il est mort, là. Il a Game Over. Vas-y, on y va. Game Over. Pour vous, jouez-vous à la Game Boy ? Est-il un passe-temps ? On va demander à Monica. De quoi ? De quoi ? De quoi ? Jouez-vous à la Game Boy ? Est-il un passe-temps ? Ben oui, je pense que oui. Ben, tu peux préciser ? Ben oui, c'est un passe-temps. Un jeu vidéo est un passe-temps. Non, mais tu peux préciser ? Ben, préciser comment, Gégé ? Précise ton nom. Non, mais tu précises ? Ton nom.
Ton nom ? Ton numéro de téléphone, ton adresse, ta carte de crédit. Oh, tiens, tu permets ta gueule ! C'est un passe-temps, je crois plutôt que c'est un passe-temps. Ou un passe-partout. Voilà, un passe-partout. Gérard ? Oui ? Y'a Turpentine qui te demande si tu connais... Ah ouais, j'en ai pas, il a dit que les autres comme toi, Gérard. Mais vu que tu connais la Game Boy, est-ce que tu connais la Game Girl ? Non. Pulder, t'arrêtes, s'il te plaît, quand on parle. Tu n'as rien fait, Gégé. Donc, tu me disais quoi, Rigo ?
Je te demandais si tu connaissais, comme il y a la Game Boy pour les garçons, est-ce que tu connais la Game Girl ? Non. Non, pas du tout. Et pourquoi ? Il n'y a pas de pourquoi. Donc, eh... Bubu le gomme. Ouais. Moi, non, je trouve que c'est une perte de temps, plutôt. Je préfère jouer avec mon tamamochi. C'est pas un jeu vidéo, ça ! Non, mais attends ! Eh, les tomatochips, là, c'est le truc... Les tomatochips, là ! C'est n'importe quoi, ce que tu dis.
Bah, non, c'est bidon. Ah, ok. Bah, moi, tu perds pas ton temps, comme quand tu joues au Game Boy. Bah, ouais, mais de toute manière, si t'as de l'argent à foutre là-dedans, en l'air, tu peux, hein. Mais pas en l'air, je le fais en mon tamamochi. Bah, ouais, mais de toute manière, il faut bien lui donner à bouffer, ton tomatochi. Bah, oui, mais bon, ça coûte pas cher en bouffe, un tamamochi. Et quand il meurt, tu fais quoi ? Bah, quand il meurt, je rachète un autre. Et puis, attends, la thune dépensée, c'est n'importe quoi. Paul Phoenix. Tu rires. Avec Rigo. Bah, allô ? Attends, attends.
Bubblegum ? Oui ? Tu veux retourner sur l'IRC ? Mais non, c'est une blague. Parce que sinon, y'a pas de problème. Non, mais elle l'a pas, IRC, comme elle fait chez elle. Tu demandes à Manu, et puis c'est bon. Il t'en achète un. Il t'achète un Internet, Manu, tu demandes, il est sympa. Pas de problème. Gérard, y'a Ziwi qui te demande si tu connais la console Neo-GGO. Non. Paul Phoenix. Ouais, c'est un passe-temps. Je voudrais savoir si, d'ailleurs, toi aussi, t'as un passe-temps.
Si tu connais la Game Boy, mais est-ce que tu connais la Game Boy ? La Game Boys. Non, mais... Avec le jeu Super Penetrator 4. Tu connais pas ? Non. Tu peux préciser le fond de ta pensée ? En tout son cul. En tout son cul, toi, salope. Voilà, salope. Et hop, terminé. Moi, de toute manière, 2h53, dans 7 minutes, j'arrête. Ok, Michel. Super Mario.
Moi, ouais, je pense que c'est un passe-temps, parce que, franchement, quand on a rien à foutre, c'est bien agréable d'avoir un truc pour s'occuper, quoi. Ouais, t'as qu'à toucher la cliquette, quoi. Ouais, mais bon, ça, c'est différent, quoi. C'est plus rapide, quoi. T'as qu'à toucher la cliquette, quoi. Voilà. Gérard. C'est pour ça que j'ai arrêté, quoi, à force, quoi. J'ai une info du vrai Yankee sur l'IRC. Le jeu de l'année, c'est Carmine Affion sur la console Gris.
Carmine Affion. Il est pas mal, ce Yankee, je l'ai vu. Il tue, quoi. Je crois que c'est le jeu numéro 1. Qu'est-ce qu'il y a, Gérard ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a ? Mais arrête ! Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde !
Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde ! Regarde !
Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a ?
C'est plus fort que ça, le DG, merde. Dernière question. Ah bon ? Pas... Pas... Fais-le exprès, toi ! Mais attends, c'est pas moi qui fais la technique, hein. Ils sont là-bas, ils sont en rue Bayard. Ils sont en rue Bayard, j'ai pas rien, hein. Dernière question. Genre, avant la dernière question, il y a Turpentine sur l'IRC qui te dit que, vu que t'as jamais joué à la Game Boy, elle va t'envoyer une Game Goal. Une Go-Goal. Ah bah, c'est bien. Une Game Goal. Une Go-Goal 64. Ouais. T'en passes pas.
Sur l'IRC, il y a... Tu le veux dans la gueule, là ? Tu me tiens, ça ? C'est un quoi ? Une Go-Goal 64. Mais viens vérifier, c'est un truc d'allumé. Alors, attendez. Attendez, attendez deux secondes. Gérard va vérifier si c'est un truc d'allumé. Ah ouais ? Ah ouais ? Ça, c'est ce que c'est ? C'est le micro. Ça, qu'est-ce que tu veux que j'allume ou que j'éteigne ? C'est allumé... Tu comprends pas, hein ? Gérard ? C'est vrai que c'est un truc d'allumé. Non, c'est... Terminé ! Non, mais attends, t'as posé trois pauvres questions. C'est quoi, le débat ? C'est quoi, le débat ?
Si vous plaît, les auditeurs. Si vous plaît, les auditeurs. Gérard va poser la dernière question. Gérard va poser la dernière question. D'accord, on écoute. On écoute, Gérard. Comment ? On écoute. Attends, celui qui vient de poser une question qui dise son nom. Non, je l'ai coupé parce que c'était pas bien. Et la dernière question. Avez-vous déjà participé à un championnat de Game Boy ? Oui.
C'est quoi, ce travail ? C'est quoi, ce bordel ? C'est quoi, ces gens ? Et la laine avec le micro ? Vous répondez. Qui répond à la question, Gégé ? Personne. Monica ? Je vais être brève, Gégé. Non, j'ai jamais participé à des championnats de Game Boy. D'accord. Gérard, tu crois que c'est intéressant ou pas ? Pour l'instant, c'est pas toi que je m'adresse. Sur IRC, on me dit que sur Street Fighter 2, pour avoir les turbos de 10 étoiles, il faut faire bas, R, O, L, Y, B, X.
Ah. C'est pas vrai, il faut les relancer des petits mains aussi. T'as oublié R2, hein. R2, voilà. Bon, enfin, bref. Je parlais du 2. Du 2, pas trop mieux. Pas du Alpha, machin. Du Alpha, c'est pas vrai. Double Gun ? Ouais. Non, moi, j'ai jamais participé à un championnat de Game Boy. Par contre, j'ai gagné un championnat de T-shirt mouillé. D'accord. Où ? Où ? À la mer. Ouais. Paul... Paul Phoenix ?
Ouais, ouais. J'ai jamais participé de ma vie à un truc qui a... Bon, en conclusion, il y a plus de... Il y a plus de questions. Ouais. Laisse-moi répondre. Ouais, je... Gérard, je voudrais... Putain. Mais qu'est-ce qui... Mais qu'est-ce qui... Gérard, je voudrais répondre. Vas-y. D'abord, je voudrais dire... En fait, je comprends pas pourquoi toutes les questions tournent autour de la Game Boy. J'ai jamais participé à un championnat de Game Boy. Et je voudrais qu'on réhabilite ce soir la Master System. Non, mais maintenant, c'est fini. Mais non, la console a taré. Laisse-moi parler. Mais la Master System... Conclusion !
Je peux conclure, Gérard ? Ouais. C'est qui ? C'est qui ? C'est Link. C'est Link. Ouais. Je voulais d'abord dire que c'était un débat un peu moins intéressant que le premier, mais qu'on a quand même appris des choses. On a déjà beaucoup appris sur les jeux vidéo. Et je voudrais aussi... Tu peux même dire ce que t'as appris sur les jeux vidéo. J'ai appris que Gérard utilisait parfaitement le vocabulaire du jeu vidéo. Et que c'était toutes les nouveautés. D'accord. Et j'ai appris également que mon jeu allait sortir demain. Sortira demain, Link, quoi ? Ouais, je sais, ouais. Ah, c'est de la bonne chance.
Conclusion ! Conclusion ! Conclusion ! Je vais parler, là. Il disait, la plénitude n'est que ce que l'homme recherche. Ok. Bon, Gérard. Ouais. C'est qui ? C'est qui ? Paul Félix. Ok. Je vais conclure en disant Game Over. Et aussi, je vais donner un petit tips pour le jeu Super League Mystery 3. Non, non, pas de marque. Pour buter le mode de fin, il faut lui envoyer un petit kiss puant dans la gueule. Et ça marche à tous les coups. Bravo, Manu. Merci, Manu. Merci.
Euh... Qu'est-ce qu'il nous reste ? GG. GG. Et le fantôme glouton. Ouais. Ouais, alors, en conclusion, je veux dire, je suis déçu parce que t'as pas posé beaucoup de questions. Et je voulais dire que sur les jeux vidéo, est-ce que c'est vrai que toi, t'es comme la Nintendo 64, c'est-à-dire 64 bits par minute ? Alors, moi, je sors meilleur. Bah, attends, je te demande. Super Mario. Bah, la conclusion, moi, il y a un pote qui m'avait dit que tes dévats étaient nuls. Mais bon, en fait, non, c'est pas vraiment nul. C'est carrément pourri, quoi. Mais bon,
c'est pas grave, quoi. Paul Fenix. Ouais, bah, on va en faire une deuxième, pendant qu'on y est. J'ai pas trop quoi dire, moi, j'ai tout balancé, donc... Bon, ça... Un autre tips, non ? Ouais, bah, moi, je voudrais dire que j'aimerais bien qu'il fasse partie d'un des personnages de Street Fighter, comme ça, je pourrais t'en parler ta gueule. Bah, moi, c'est ton merde, connasse. Euh, Monica.
Je me suis sentie trop concernée par ce débat. Mais je voulais dire que si un auditeur se le m'appelait, y'a pas de problème. Enfin, pute. Ok. Connasse. Ok, bah, c'est bien. Régo, conclusion ? Elle était jouée à Insultator 3. Euh, conclusion ? Alors, conclusion de l'IRC, y'a Turpentine qui dit que ton débat, il avait ni queue ni tête comme toi. Y'a... Oh là là, parce que ça va trop vite, là. Entre les mecs qui parlent d'argent ou alors qui n'en ont pas, et ceux qui parlent de console, enfin, bon, là, j'arrive pas à suivre.
Il est temps que GG s'achète une console avec son argent de poche en euros pour pouvoir connaître les règles du jeu. Et sinon, si les consoles n'existaient pas, on a quand même GG pour foutre la merde sur l'IRC. Et combien de personnes ? Douze. On en a perdu quand t'as gueulé. Ouais, là, on est descendu sous les 2000, je préfère pas en parler. Non, bah, ça me fait une dalle. C'est lamentable. Donc, conclusion, bah, c'est... Gérard, sinon, y'a le vrai Arnette sur l'IRC en conclusion, il dit que tu pues la merde. Alors, moi, je dors merde. Moi, je dors merde et j'y suis dans...
Oh là là, c'est dégueulasse. Donc, alors, tu me casses pas les couilles. Bah, c'est tout ce que j'ai à lui dire. Donc, vous allez retrouver Rousseau pour la... Ta conclusion, Gérard, ta conclusion, quand même. Ma conclusion, c'était de la merde parce que tu pues ta merde toutes les semaines, comme d'habitude. D'accord. Manu, pour un sens, ça pouvait aller. Y'en a qu'un qui fait bien son boulot. Y'a que Rigaud qui sait travailler. Y'a que moi. Y'a que lui.
C'est incroyable. Y'a que lui qui arrive à nous faire quelque chose. Donc, maintenant, vous allez retrouver Rigaud. Attends, attends, j'ai une conclusion sur l'IRC. Deux secondes. Rigaud, Ré va te donner du plaisir. Qu'est-ce que ça peut te foutre, toi ? Toi, t'es vraiment le pédé. C'est tout ce que j'ai à te dire. Il te fait quelque chose. Y'a que lui qui fait bien son boulot. C'est vrai. Et y'a Ziwi sur l'IRC qui conclut en disant que les jeux vidéo,
c'est beau et que GG, t'es un chier. C'est bien. Donc, qu'est-ce que j'ai à vous dire d'autre ? La semaine prochaine, les débats... On sait pas. Non mais, Pildar, quand t'auras pris une idée connerie, tu me le diras. Donc, maintenant, vous allez retrouver Rigaud pour la nuit sans pub. 6h-9h. C'est moi, là, je fais la nuit sans pub. Rousseau, pardon, pas Rigaud. Qu'est-ce que je dis ? Rousseau pour la nuit sans pub. Demain matin, 6h-9h.
Max, et après... Merde ! La grillantaine, elle est belle. Tu fais quelle heure, toi ? Tu fais le décrochage vocal, non ? Oh là là ! La nuit sans pub, avec Rousseau. Sans pub, y'a pas de pub cette nuit. Gérard, y'a quand même une conclusion du vrai muldeur des X-Files. Il dit qu'il aurait mieux fait de jouer à sa console que d'écouter ton débat de merde. Merci Rigaud, tu nous donnes du plaisir. Alors, donc... T'as donné du plaisir. Vraiment, donc...
Là, vous allez retrouver Rousseau pour la nuit sans pub. 6h-9h. Barthes. Et 22h, Max, pour la libre-antenne avec Jean Deneuver. Donc, vous pouvez appeler... Dès maintenant, appeler dès maintenant. Appeler dès maintenant pour Jean Deneuver. Appeler dès maintenant pour la... Manu reste jusqu'à 6h. Pour la libre-antenne, donc, demain soir. Et moi, je vous retrouverai la semaine prochaine, si tout va bien. On a le temps, on a le temps.
Je voulais juste dire à tous les auditeurs qui voudraient encore aller sur l'IRC, y'a Sandy qui vous attend, la vraie. Non. Sandy Amatora à la maison. Bonne nuit, Gérard. Le disque pour skitter, tu connais pas ? Ah, non. Zintonic, tu connais ? Euh... C'est le truc pour danser. One, two, three, four. Non. Tu connais pas ?
== Le débat sur la CB (Cibie) ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Pas de radio et pas d'insultes de Gérard.
Et voilà, vous venez donc d'écouter un petit remix qui a été passé hier soir lors de l'émission de Max.
Non, non, non, c'est ce qu'on a récolté dans une boîte de nuit.
Voilà.
Dans une boîte de nuit, c'était pas sur le répondeur ?
À la chunga.
Ah, à la chunga, d'accord.
Gérard, il dit des conneries.
Vas-y, commence-toi.
Gérard, c'est Turpentine de l'Internet qui l'a récupéré.
Voilà, je la remercie.
Et là, avant, j'étais en train de demander à Rigo combien qu'on était.
On est déjà 3 000...
On était 3 582 quand je te l'ai dit.
On est déjà à 3 722 moins 4.
Donc, le premier débat va porter sur la cibille des erreurs 55.
Donc, on va accueillir Cendrier.
Oui, allô ?
20 ans, Mazamé.
On écoute Fun Radio sur 99.4.
Oui.
Bonsoir à toi.
Bonsoir.
Mets ton doigt.
Oui.
Salut, Gérard.
18 ans, Verdun.
On écoute Fun Radio 93.9.
Oui, c'est ça.
Tais-toi.
Oui, bonsoir, Gérard.
22 ans.
Bonsoir, Gérard.
Bonsoir à tous.
22 ans de...
De...
De...
De...
De...
La Cachan.
Oui.
Bonsoir.
La Cadeau, pardon.
On écoute Fun Radio 98.6.
Exact.
Bonsoir, Gérard.
Bonsoir à toi.
Petite truie.
19 ans de Alès.
On écoute Fun Radio 95.6, pardon.
Oui, bonsoir à toi, Gégé.
Bonsoir à l'équipe.
Bonsoir.
Salut, tout le monde.
Salut.
Fesse de taureau.
Bonsoir, Gégé.
25 ans.
Isola 2000.
On écoute Fun Radio 101.7.
Exactement.
Ça va bien, Gégé ?
Je sais pas.
Je n'ai pas regardé ce matin, ça.
Ah, Gégé.
C'est la fin de la tournée.
Et...
Sans pitié.
19 ans.
10 ans.
103.5.
C'est sans pitié.
Ben oui, ben.
C'est ce que je viens de dire.
C'est ça.
Bon, alors, les oreilles, c'est comme le cul, ça se lave.
Mais sans contotiche, d'accord ?
Ouais.
Ok.
C'est clair.
Bon, alors, on y va.
On attaque.
Première question.
Est-ce que vous possédez une CBC, oui ?
À quoi cela vous sert-elle ?
On va demander ça à Tétois.
Ouais, ouais.
J'en possède une.
Ben, en fait, ça me remplace le téléphone chez moi.
Non, mais...
Ben, ça y est.
Ça, je m'en serais douté.
Ah, ben ouais.
Je m'en serais douté qu'on m'aurait dit que ça remplace le téléphone.
Tu t'en redoutes aussi.
Ouais.
Donc, tu peux préciser ta...
Ma phrase ?
Ta réponse.
Ouais.
Donc, ben ouais.
Je m'en sers comme téléphone parce qu'en fait, j'ai pas le téléphone.
Ça coûte trop cher.
Puis, c'est pas ce téléphone.
C'est pas ce télécom.
Ouais.
Non, mais attends.
Attends, attends, attends, attends, attends, attends, attends.
Commence pas.
Quoi, quoi, quoi, quoi, quoi ?
Oh, hé, hé.
Hé, tu vas te calmer parce que sinon, c'est moi qui te calme.
Ok ?
Ok, gamin.
Oh, c'est Michel.
Oh !
C'est moi qui parle.
Ok ?
Ouais.
Ça parle, alors.
Non, vas-y.
Alors, déjà, la CBI, ça a été agréé par les PTT, mais maintenant, ça y est plus.
Ok ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Euh...
Parce que maintenant, la CBI, tu peux la posséder comme tu veux.
Ça veut dire...
Vas-y, vas-y.
Ouais, je sais pas ce que ça veut dire, agréé.
Agréé, c'est...
Ben...
Quand t'achètes un téléphone dans un magasin, c'est agréé PTT.
Donc, derrière ton téléphone, t'as une marque.
Et dessus, c'est marqué agréé PTT.
Petit travail tranquille.
Ouais.
Voilà, ça veut dire ça, PTT.
Mais ça n'existe plus, les PTT, hein ?
Ah non, presque pas.
C'est eux qui nous envoient le courrier.
Quand ça marche...
À une condition que ça fonctionne bien.
Ok ?
Ok.
Euh, Cendrier ?
Oui ?
Tu t'écoutes ?
Non, ben attends, je t'écoute, c'est moi qui t'écoute, maintenant.
Tu réponds à la question, ou si tu réponds pas, ben, on va te dire bonne nuit.
Ok, bon, ben moi, j'ai pas de CBI, mais je compte bientôt en prendre une.
Ouais.
Donc, je sais pas, c'est laquelle la moins chère ?
Alors ça, pour l'instant, tu vois, là, tu commences déjà à me parler des questions qu'on n'est pas dedans encore.
Ah, excuse-moi, d'accord, j'attends.
Ok ?
Ok.
Alors, pour toi, ça va être...
Euh, si, la question que je vais te poser, à quoi ça va te servir ?
Ben, en fait, ouais, c'est une bonne question, à quoi ça va me servir ?
Ben, je sais pas, garder le contact avec les gens, c'est cool, avec les camionneurs, tout ça, c'est bien.
Non, mais, Fildar !
Non, mais, je prends un gâteau, mais...
Non, mais, attends, Fildar, s'il te plaît !
Attends, Fildar !
Excuse-moi.
L'autre, il ouvre carrément le paquet.
J'avance au micro.
Gérard, pour commencer, enfin, pour le début du débat, il y a...
Perforas, le vrai Perforas sur l'IRC, d'ailleurs, il te salue.
Il te demande qu'est-ce que ça veut dire, 6 billes ?
6 billes, en fin de compte, ça veut dire...
Ben, justement, c'est la question.
Ça veut dire 4 bancaires ou...
Ouais, ben, ça veut dire 4 bancaires ou...
Ben, oui, c'est tout, hein.
4 bancaires ou 4...
Cues bouchées, cues bouchées.
Cues bouchées, cues de bite...
Lâche-toi, lâche-toi, Lascar, vas-y.
Ok, non, allez, allez, allez...
Non, mais...
Moi, je croyais que ça voulait dire communication brève.
Ok.
La prévision de 6 billes, non ?
Moi, je croyais que ça voulait dire 6 billes trop, en fait.
Comment ?
Je croyais que ça voulait dire 6 billes trop.
Sur l'IRC aussi, l'indie, ça veut dire connard bourré.
Bon, ben, ça, ils peuvent dire ce qu'ils veulent, hein, de toute manière, tu peux...
N'importe quel nom.
C'est une bonne définition, quand même.
Mets ton doigt.
Mets ton doigt, tu réponds, s'il te plaît.
Ouais, c'est moi, je dirais.
Ah, il a son pont, lui.
Vas-y, laisse ton doigt.
Ouais, vas-y, vas-y, vas-y.
Eh, mets ton doigt dans mon cul, là, celui qui s'amuse à passer à chanter ça, il va commencer par fermer sa gueule.
Ok, merci.
Ça a coupé, hein, Manu.
Bon, Manu, c'est quoi, ce bordel, là, déjà ?
Je sais pas, l'auditeur, il a raccroché.
Ah, il a raccroché, mets ton doigt.
Ah, ben, c'est bon, tu prends quelqu'un d'autre.
C'est bon, c'est bon, c'est bon.
Allez, là, mais en plus, c'est cause, je crois que c'est un passionné de 6 billes et qu'il en a une.
Parce que, euh, sur le téléphone, tu peux...
Tu peux pas parler de tout.
Parce que, des fois, il y a des gens qui t'écoutent.
Ouais.
Donc, nous, avec mes potes, on a des business un peu chelous, donc on est obligés de passer par la 6 billes, on se met sur le canal 19, et là, personne ne nous entend.
Non, presque pas, presque pas.
Sur le canal 19, personne ne t'entend.
Non, mais attends.
Non, non, c'est privé, c'est un canal privé.
Ah, ouais, mais attends, tu me prends pour un con ou tu me laisses ?
Non, non, c'est pour moi et mes potes les routiers.
Non, non, mais attends, attends.
Ouais.
Petite truie.
Oui, je suis là.
C'est toi qui viens de me répondre ?
Ouais, ouais, tout à fait, ouais.
Bon, je te demande si tu me prends pour un con ou tu me laisses ?
Bon, comme tu veux, je te laisse, vas-y.
Ouais, eh ben, je vais te dire une chose, que sur le canal 19, déjà, une, tu peux pas rester 50 ans à raconter ta vie.
Ah, t'sais, j'ai pas besoin de 50 ans pour faire mes business, t'inquiète.
Ouais, ouais, non, mais moi, je te dis, sur le canal 19, t'as pas besoin de...
C'est quoi, le canal 19, Gérard ?
Le canal 19, ça va être la question 4.
D'accord, vous attendez la question 4.
Ok, mais Gégé, tu fais quoi au niveau de la juridiction pénale à ce niveau-là ?
Je veux dire, la civile, c'est quand même réglementé, tu fais quoi dans ce cas-là ?
Non, plus maintenant.
Ah, si, si.
Non.
Non.
Ah bon, t'es sûr ?
Maintenant, tu peux te procurer une civile comme tu veux.
Ah, donc, en gros, il y a un mec qui peut prendre une civile et puis il fait une radio locale dans sa chambre, c'est ça ?
Non, mais attends, déjà, une civile, tu sais ce que c'est ?
Euh, ouais, c'est le truc avec des boutons et des numéros pour...
Voilà, c'est un petit appareil comme, je dirais, un téléphone.
Ouais.
Hein ?
T'as un mic ?
Ouais, t'as un mic ?
Tu branches ton mic sur la civile ?
Tu tires une antenne.
Tu tires un fil qui te donne l'alimentation avec ton antenne et là, tu peux parler.
Attends, est-ce que t'as checké le flot d'abord ?
Comment ?
Tu checkes le flot d'abord ou pas ?
Attends, tu parles français, toi ?
Est-ce que tu checkes le flot d'abord ?
C'est quoi, ça ?
Avant de balancer la purée.
T'es dans la place ou quoi ?
Bon, j'ai la fièvre, je dirais.
Bon, fesse de taureau, fesse de taureau, allez.
Ouais, bah moi...
J'achète pas de civile parce que je trouve que le son, il est pourra.
T'as bien raison.
Tout naze, le son, tout pourri.
Il faut mettre une antenne.
C'est vrai qu'entre un téléphone et une civile, il n'y a pas de flot d'aujourd'hui.
Non, non, non, mais alors là...
Là, par contre, fesse de taureau...
Tu m'as un petit lobby avec cette antenne.
L'antenne, l'antenne...
Oh, s'il vous plaît !
Attendez, Gérard, réponds.
Ouais.
Fesse de taureau.
Ouais.
Si déjà, t'achètes une civile sans antenne, tu peux être sûr que t'entendras rien.
Bah, je sais, mais même avec une antenne, le son, il est naze.
Non.
Mais pourquoi, Gérard ?
Non, parce que là, il faut se dire une chose.
Avec une antenne de civile, donc tu la branches sur ton TX et ça a toi de...
C'est quoi, un TX ?
Un TX, c'est un appareil, comme dirait le Minitel ou téléphone.
Mais pourquoi, par exemple, quand tu branches une civile, ça fait...
Non, mais ça, c'est...
Non, mais c'est normal.
Non, mais c'est bouffé.
Attendez, il répond, il répond.
Non, parce qu'il y a certains TX...
Non, euh...
T'as du mal à les régler.
Mais c'est à toi de les régler, parce que, pourquoi ?
Faut se dire une chose, qu'avec l'antenne de civile, il te faut un TOS.
Un TOSmètre.
Ce qui te permet...
Un TOS, non ?
Non, non, non.
Non, non, un TOSmètre, c'est...
Ce qui te permet...
Gérard, un peu de respect.
Attends, s'il vous plaît !
Respect, respect, respect, c'est pas la chose.
Attends, j'en ai fait de la civile, donc je sais ce que c'est un TOSmètre, ok ?
Un TOSmètre, ça te permet de régler ton antenne.
Correctement, pour pas avoir de problèmes.
D'infrastructure.
Donc, si la personne ne sait pas régler son antenne, c'est son problème.
D'accord, et pour régler une antenne, il faut un TOSmètre.
Voilà, un travailleur clandestin, quoi.
Non, non, non, non.
Et il va vite, il est quick ou pas ?
Non, non, ça dépend d'où tu te trouves, et je vais même pas insister sur vos questions.
Sans pitié.
Ouais, ça sert à rencontrer des gens, et il paraît que face à la région du Nant, on peut rencontrer des gens.
Il y a des mecs sur la Cibi, je crois, n'est-ce pas ?
Ouais, ouais, moi j'ai entendu qu'il y avait un réseau de cul, Cibi, c'est ça ?
Ouais, non, mais attendez, attendez, attendez.
Attendez, parce que Gérard a un petit sondage, justement, sur ce que vient de dire, sans pitié.
Alors, donc il y a 45% des gens qui utilisent la Cibi pour faire des connaissances, et plus il y a infinité.
Mais ça, c'est des questions...
Infinité.
Ouais, mais...
Ouais, ouais, plus c'est infinité, ouais.
Ouais, mais ça...
Comment ?
Qui c'est qui a parlé derrière ?
Bon, les filles...
Sans pitié.
Ouais, sans pitié, je t'écoute.
Sans pitié.
Ouais, ben je te disais, il y a un réseau de rencontres sur du Nant assez cul sur la Cibi, donc je vais essayer de m'en procurer une.
Ouais.
Donc ce serait bien que tu m'expliques un peu comment ça marche.
Enfin, je vais écouter le débat, et puis je vais essayer d'apporter mes lumières.
Ah, mais ça, pour t'expliquer comment marche une Cibi...
Ouais.
Déjà, quand...
Quand tu viens chez toi.
Non, non, non, non, non.
Quand il n'y a pas de problème.
Non, non, non, non, il n'y a pas besoin de venir chez moi.
Elle achète sa Cibi à demande au vendeur.
Le vendeur lui explique comment que ça fonctionne.
Maintenant, si elle ne sait pas, eh ben, elle se débrouille.
C'est un petit poil.
C'est tout.
De toute façon, il y a une notice, Gérard, quand tu achètes une Cibi.
Bah oui.
Mais si la notice est en japonais.
Comment, comment ?
Si la notice est en japonais, je fais comment ?
Eh, si c'est des poignées de ton petit nègre, comment qu'on fait ?
Je te l'envoie, tu m'en prêtes ?
Ah, le roi de l'imitation de Gérard.
Ah, Gérard, pas de Gérard.
Bon, alors, deuxième question.
Graines de déchets.
Euh, Rigaud, une question IRC avant.
Euh, oui, on te demande, Le Chiant, il te demande depuis quand la Cibi existe-t-elle ?
Euh, ça, je sais pas, j'ai pas les dates, j'ai pas les dates approximatives, mais je pense que ça existe depuis longtemps.
Début juin, on m'a dit, 47.
Non, non, non, non, non, non, attends, la Cibi, ça va pas depuis juin.
Ça fait combien de temps que ça existe, la Cibi, à ton avis ?
Je sais pas, moi.
Ça fait plus de 20 ans, plus de 30 ans ?
Ouais.
Euh, attends, euh, la Cibi, c'est, c'est connu, t'as, t'as même des, des Cibis portables.
Ah, oui.
Sur Titanic, il paraît qu'ils en avaient une, les Cibis.
Non, non, mais c'est pas...
C'était une Cibi sur le Titanic ?
Eh, toi, fais gaffe là-bas, parce que je vais te faire avaler tes lunettes, si tu fais le con.
Mais non, c'est pour la télé, vas-y.
Donc, euh, deuxième question, Gégé.
Deuxième question.
Ouais.
Euh, de quoi parlent les Cibistes, en, en général, là ?
On va demander ça à...
C'est d'autant.
Non, ben, euh, ouais, ben, tiens, euh, voilà.
Voilà.
Comme tu l'as ouverte.
Parce que c'est que des routiers, je pense.
Hum ?
De cul.
Parce qu'il y a que les routiers qui...
Ah, il y a, à, à, à, à ton avis, il y a, il y a que les routiers qui...
Non, mais il y a bien 90% de Cibistes, euh, c'est des routiers, je pense.
Bon, alors, moi, je vais te dire une chose, que tu te trompes déjà.
Bon, c'est sûr que, euh, il y a, il y a pas mal de routiers, je suis d'accord avec toi.
Mais tu te trompes.
Mais faut te dire une chose, que il y a des chauffeurs de taxi qui, qui, qui l'utilisent.
Ouais, je voudrais dire aussi qu'il y a aussi des prostituées.
Ouais, ben, ça, euh, c'est leur problème, c'est...
Ça, c'est leur problème, c'est pas le mien !
Ben, avant, moi, je dis, les, les, les, les putes, elles tapinaient sur le trottoir.
Et maintenant, je trouve ça un truc scandaleux, parce qu'elles viennent tapiner sur la Cibi.
Et franchement, ça brouille les canaux, surtout si tu vas sur le canal 69, c'est un vrai bordel, là-dedans.
Ah, ouais, attends, attends, attends, qui c'est qui vient de, qui c'est qui vient de parler ?
C'est Petite Truie.
Alors, Petite Truie, j'ai jamais vu, euh, 69 canals sur, euh, sur une Cibi.
Il y en a combien, d'ailleurs ?
Euh, t'en as 40.
Des canals ?
Hum.
T'as, euh, tu passes du 1 au 40 et c'est tout.
À moins que t'as la, euh, la BLU, là, tu peux...
C'est quoi, la BLU ?
La quoi, la quoi ?
La BLU, c'est, c'est un, euh...
C'est un petit gâteau, ça, non ?
Non, non, c'est, c'est un truc que...
Un de marque, Gérard.
C'est un violet en plante d'arbre.
Mais attends, BLU, t'es toi, toi ?
Pas de pub ?
Bon, ouais, oh, vous, vous...
Non, c'est quoi, la BLU ? C'est quoi, la BLU ?
Non, euh, la BLU, c'est, c'est, ça permet que lorsque tu vas à l'introngé, tu peux correspondre avec quelqu'un qui est en France.
Donc, il te parle en étranger, en, je sais pas, en américain ?
Non, non, en étranger, non, mais par exemple, t'as...
Bon, s'il vous plaît, vous vous taisez quand je parle ?
Merci.
Ok.
Oh !
Merci !
La BLU, c'est, c'est un appareil que, euh, tu payes pour que ta cible soit homologuée pour ça, donc.
T'as, ça s'appelle la BLU, donc, homologuée.
Tu payes combien ?
Euh, je crois que...
Je crois que c'est...
Tu payes 250 balles en plus du prix de ta cible.
Par jour ?
Non, non, non, non.
Tu payes 250 balles plus le prix de ta cible.
Pour la vie ?
Pour tout le temps.
Et la BLU, ça te permet de correspondre, par exemple, toi, t'es ici à Neuilly.
Par exemple, t'as, je sais pas, je vais prendre quelqu'un au hasard de ta famille, ta sœur, qui est, qui est du côté de la Thaïlande.
Ouais, bah, putain, elle est en Inde.
Ouais, mais, de la Thaïlande.
Bien joué.
Ah, en Thaïlande.
On fait des massages, ouais.
À peu, à peu t'appeler.
Sur ma cible ?
Oui.
Mais attends, Gérard, avant...
Non, mais, non, mais, attends.
Attends, je vais, je vais expliquer pourquoi.
Parce que la BLU, ça te permet d'avoir plus de correspondance avec l'étranger qu'on a à l'heure actuelle, nous, en France.
Ça sert à quoi qu'on ait inventé Internet, alors ?
Bah oui, mais, mais, ça, attends.
On n'arrête pas le progrès.
Attends, moi, non, mais, Gérard.
Oui ?
Imagine quelqu'un qui est sourd, il peut pas être sur, il peut pas être sur le téléphone ou la cible, donc, forcément, il est sur Internet, c'est tout.
Non, mais...
Mais, mais, attends.
Attends, déjà sur...
Attends, le mec qui est sourd...
Pardon.
Excuse-moi, j'ai fait une fausse manip.
Je crois que toi, t'as l'air, je vais te mettre, et toi, la grosse bouche de l'âge, je vais te mettre, et toi, le maigre, tais-toi.
C'est celle dédicace pour Mobilik.
Comment ?
Je disais, c'est celle dédicace pour Mobilik.
Le film, le film, le film.
Qui c'est, qui c'est, qui s'appelle comme ça ?
Rodrigo.
Pierre Chalot.
C'est ça, c'est ça, oui, bon.
Donc, Sandrier, il y avait une question Internet, non, Rodrigo ?
Ben, il y en a plein, on est plus de 4000 déjà.
Oh là là, ouais !
Alors, il y a Davy One qui te demande s'il faut éteindre sa CB quand on va au cinéma.
Alors, là, c'est une bonne question.
C'est une sacrée bonne question de putain de merde.
Une colle.
Donc, de toute manière, oui.
Je vais dire que oui.
Et Turpentine, elle te demande combien ça coûte l'abonnement à la CB et c'est quoi le prix des communications ?
Est-ce qu'il y a des forfaits ?
Non.
Non ?
Non, non.
Il n'y a pas de forfaits sur la CB.
Mais comment ça coûte l'abonnement ?
Il n'y a que SFR et Itinéris.
Non, non, non.
Non, il y a Bouille aussi.
Non, non, non.
Ben, attends, mais arrête de parler, toi.
Les Maudit Cards, c'est pour ton taf, les CB.
Mais non !
Puneuse, mais, hé !
Non, mais t'as le 7 aussi de CGTL.
Voilà, t'as le 7 de CGTL et puis t'as le 3615 aussi qui fonctionne, hein ?
Ouais.
D'accord.
Il y a Ante sur l'IRC qui me dit qu'il y a le câble aussi.
Non, mais attends, ça, ça n'a rien à voir avec mes questions.
Oh, Sandrier.
Ouais, allô ?
Ouais.
Tu peux m'envoyer la question, s'il te plaît ?
Non, non, non, non, non.
Je répète plus les questions.
Non, non, on est déjà à la bourre.
Je répète plus les questions.
Alors, on accouche.
Ok, d'accord.
Bon, alors, en fait, de quoi ils parlent, les gars ?
Ben, sur les directions à prendre, tout ça, non ?
Éviter les bouchons...
Attendez, laissez-la parler !
Ouais, s'il te plaît, ouais.
Donc, je sais pas, éviter les bouchons sur la route, les directions à prendre, tout ça, non ?
Non, mais ça, c'est la...
Ça, c'est la...
Ouais, ben, à la rigueur, ouais.
Donc, en fin de compte...
Bon, je vais te répondre après, Sandrier, avant qu'on mette un disque.
Tais-toi.
Moi, je pense que les civils, attention, on peut les appeler, ils parlent le langage civique sur la route.
Donc, ils doivent se dire, ouais, salut, salut, Robert, disons que je te file des calendriers de cul de playboy.
Je t'échange un playboy contre un penthouse.
Ouais, je t'ai déjà dit, ouais.
Moi, je t'échange ma main dans ta gueule contre une connerie.
Ok.
On se fait chier avec quelqu'un comme moi, on s'en vise.
Mais attends.
Non, mais moi, je t'emmerde.
Oh là là.
Ok.
Justement, Gérard, par rapport au sondage, là, t'as vu la deuxième ?
Ouais, ouais, mais attends, on va finir.
Petite prie.
Petite prie, je t'ai déjà répondu, mon amant.
Attends, je suis pas ton amour, d'accord ?
Alors, tu vas te faire sauter, toi, connard.
Je te kiffe.
Bon, alors, hop, bonne nuit à toi.
Allez, hop, celui-là, dégagez.
Fermez le vent, lui.
Hop, fesse de taureau.
Tiens, Michel, je t'ai déjà répondu.
Ok.
Sans pitié.
Ça sert à communiquer.
Ça sert à communiquer.
Vous kiffez, ça, les gars.
De quoi, de quoi ?
Ça sert à communiquer des plans cul.
Quoi ?
Ça sert à communiquer.
Hé, parle un petit peu plus fort devant ton combiné, parce que j'entends pas.
C'est un téléphone de merde, hein.
Ça sert à communiquer des plans cul sur la région du Nant.
Ouais, d'accord.
Je crois que tu vas retourner dans ton lit.
Ouais.
Tu vas continuer avec ta cibille pour essayer d'avoir des petits cochons qui veulent bien te sodomiser.
Ouais.
Hein ?
Et puis, on va te dire une bonne nuit.
Ouais.
Ok ?
D'accord.
D'accord.
Eh ben voilà, bonne nuit à toi.
Salut.
Il y a du poids sur la cibille, toi, là.
Bon, c'est...
Merci.
Donc, sur la question, là...
Attends, il y a Métondoa qui n'a pas répondu, s'il te plaît, Gérard.
Ah, c'est...
Ouais, Gérard, excuse-moi, mais tu m'as pas appelé.
Ah, oui, oui, oui, excuse-moi.
Ouais.
Ouais, alors, moi, j'ai dit que sur la cibille, ils parlent un peu de tout, quoi.
Mais quand ils parlent...
Tu veux, là, j'ai la cibille à côté de moi et...
Ouais.
Allume-la, va.
Tu mets quelle la 19, là ?
Allume-la, allume-la, allume-la, vas-y.
Tu mets quelle la 19, hein ?
Vas-y, vas-y, vas-y.
Voilà.
Vas-y, demande...
Demande quelque chose.
Eh, il y a quelqu'un, là ?
Déjà, pour commencer...
Ouais, ben, ça gueule, mais c'est ce qu'ils font, hein.
Non, non, attends, attends.
Déjà, pour commencer, on ne demande pas.
Il y a quelqu'un ? Tu demandes.
Qu'est-ce qu'il faut dire, justement, voilà.
C'est quoi ton QRZ ?
Euh, moi, c'est DJ Boost.
Bon, alors, tu dis DJ Boost...
DJ... DJ Boss...
Pour un...
DJ...
DJ...
Ouais.
DJ Boss pour un STTX.
OK, alors, attends, j'essaie.
Vas-y.
Ouais, attention, les stations, c'est DJ Boss pour un STTX.
Là, il a transformé les stations.
Voilà.
Donc, là, il y a du monde.
Voilà.
Donc, il y a du monde.
Donc, là, quelqu'un répond, c'est ça, Gérard ?
Donc, là, tu demandes...
T'as demandé...
Attends, attends, attends.
Oh, mets ton doigt.
Mets ton doigt !
Ah, là, ben, c'est ton doigt.
C'est ton doigt !
C'est ton doigt !
C'est ton doigt, Manu.
Ouais !
Faut que tu commences, là !
Ça y est !
Voilà, donc, là, je peux vous dire que, pour faire...
Déjà, quand vous achetez un STTX, déjà, la première chose que vous faites, vous allez...
Non, j'ai pris un 103XPX, moi.
Non, non, non, non, non, mais attends.
Déjà, pour commencer, quand vous achetez un STTX que vous savez pas vous en servir,
déjà, le vendeur vous explique comment que ça marche.
Après, vous allez sur le canal 19, vous dites, voilà, par exemple, un QRZ bidon,
puis la pisse pour un STTX.
Non, mais comme ça, tu vois, c'est un QRZ que je prends au hasard.
Le mec, il va te dire, bon, ben, c'est OK, ça passe.
Je te change ton slip.
Stop, stop, stop !
Je dirais, sur IRC, il y a Sardine qui te demande si on peut mettre sa 6 billes sur liste rouge.
Non.
Oh, putain.
Mais attends, mais c'est pas des téléphones, une 6 billes ?
Moi, j'en sais rien.
Non, mais tu vois, les gens de l'Internet, ils sont largués en 6 billes.
Ils connaissent que leur...
Ils arrivent pas à se connecter sur la 6 billes avec l'Internet.
On peut pas ?
Mais non, c'est impossible.
C'est impossible.
Donc, alors, à la question que je vais poser...
Donc, là, va mettre un disque, mon chéri.
Mon chéri...
Attends, je suis pas ton chéri, d'accord ?
Pas de marque !
Toi, tu vas te faire sodomiser, toi.
Donc, il y a 23% des routiers qui utilisent...
Utilisent seulement leur 6 billes pour trouver un endroit pour faire leurs besoins.
Alors ça, Gaël...
Ouais, Gaël...
Gaël, je vais te dire une chose.
Que là, t'as...
Le sondage que tu viens de trouver des 23%, je sais pas où t'as été me le chercher.
Peut-être qu'elle a voulu dire, tu vois, comme ils sont sur la route, par exemple,
ils veulent une station-service parce qu'ils ont envie de faire leurs besoins,
ils peuvent peut-être pas s'arrêter sur le bord de la route pour pisser dans le...
Non, non, mais attends.
Surtout sur l'autoroute, Gérard.
C'est dangereux, un camion qui s'arrête sur l'autoroute, c'est dangereux.
Non, mais sur l'autoroute, faut se dire une chose.
Une chose, par contre...
Merde, j'ai y arrivé.
Par contre ?
Faut se dire une chose, par contre, que t'as plusieurs aires de repos.
On l'a bien vu quand on a été avec Max, je sais plus, à...
Non, mais ne le dis pas, ça le dit pas où on est allé, ne le dis pas, ne le dis pas.
Je sais plus, du côté du Havre, là-bas.
Ouais, on a pris des photos et tout.
Faire une soirée.
Hum, hum.
Donc, il y avait...
Il y avait pas mal d'aires de repos.
Donc, là, ils peuvent s'arrêter.
Donc, il y a plusieurs routiers, donc ils peuvent papoter ensemble.
Donc...
Ah, d'accord.
La troisième question qu'on va poser, c'est...
C'est, peut-on acheter la Cibi en allant à la banque ou autre ?
Et on va s'écouter les petits bois du bois de boulagne avec des envies de caca.
Et on se retrouve tout de suite après au 0803 085000 et 0870 5000.
C'est quoi ?
C'est le disque ?
Ah bah, dis-donc, il est pourri, hein ?
Et voilà, c'était les petits bois du bois de boulagne avec des envies de caca.
Et donc, il est 1h... 1h21 et vous êtes toujours sur Fun Radio.
Donc, vous pouvez toujours nous appeler au 0803 085000 0870 5000.
Et toujours lire, c'est www.fr.funradiorigo.
On est combien, s'il te plaît ?
On est 4324,2.
Ça cartonne fort, ce soir.
Le débat se passe bien.
Je salue 2-3 personnes visées.
Je salue Paradox, Bacchus, Christophe, Izen, Sardine, Le Vrai de Marseille, etc.
Il est là, Davy One ?
Ouais, bien sûr, il est là.
Ah, c'est cool.
Et moi, je salue une personne, un cibiste.
Tout particulièrement, donc je vais saluer 2 cibistes aussi.
Donc, c'est-à-dire Lolo91.
C'est son QRZ, ça ?
On va peut-être l'appeler tout à l'heure.
On va l'appeler tout à l'heure, oui.
On devrait l'avoir dans nos débats.
Et je salue Petit Guépard qui est sur la route.
Ah, Petit Guépard.
Le guépard qui nous écoute.
Le guépard.
Donc, je te fais des gros bisous.
Et on va récupérer Sandrine.
Oui, allô ?
Bonjour. Rebonsoir, pardon.
Mets ton doigt.
Ouais, rebonsoir, Gérard.
Tais-toi.
Salut, les bébés.
Fesse de taureau.
Sringue terre ouverte.
Sringue terre ouverte, bonsoir.
Oui, bonsoir, c'est Sringue terre ouverte.
Fesse de taureau.
Ouais, rebonsoir.
Gérard, tu peux me redonner le titre du livre parce que j'ai bien kiffé.
T'as bien kiffé ?
Ouais, j'ai bien kiffé.
Je kiffe.
Tu kiffes à la FNAC, c'est tout ?
Tu le kiffes à la FNAC ?
Et puis, basse-toi.
Ok, et Camembert ?
Salut, Gérard.
Alors, donc, troisième question.
Peut-on acheter la CB en allant à la banque ou autre ?
On va demander ça à Sandrier.
Ouais, ben moi, je pense pas.
À la banque, on peut pas trop acheter des CB, quoi.
Mais je pense qu'ailleurs, ouais, genre au supermarché, au casino, des trucs comme ça.
Pas de marque ?
Pas de marque.
Non, mais elle te m'a dit, en fin de compte, si on vient bien à la banque, on peut acheter des CB.
Si on vient bien sur le débat, CB, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire carte bancaire.
Ça n'a rien à voir.
Ah, très bien.
N'importe quoi, ça.
Quoi, n'importe quoi ?
Si vous êtes pas contents, derrière, vous vous écrasez.
Bien sûr, Gérard, ça veut dire ça.
Je comprendrais pas le principe, alors.
Non, mais attends.
Tout le monde me dit, ouais, mais CB, ça veut dire quoi ?
Bon, ben, maintenant, je dis, ça veut dire carte bancaire.
Il faut un code.
Si tu veux faire de la CB, il faut avoir un code.
Ah, oui, mais en fin de compte, t'as pas besoin d'avoir un code pour acheter une CB.
Donc, mettons-lui un Z.
Il y a une puce dans le soleil.
CB, ça veut dire carte bancaire.
Mets ton doigt.
Ouais, Gérard, écoute.
Ben, écoute, pour moi, la CB, moi, en ce moment, j'anime une radio gay sur Verdun.
À partir de la CB, justement.
Ah, bien.
Donc, la CB, c'est pas moi qui l'ai achetée, donc je peux pas te répondre.
Et le matos, on l'a déjà.
Moi, la CB, je l'ai chez moi, mais c'est juste pour m'entraîner, quoi.
Ouais, mais, donc...
J'attends que 2-3 routiers, puis on se parle, et puis voilà, quoi.
Ah, ben, attends.
Mais attends, tu te fous de moi, toi ?
Ben, non.
Ben, si.
Ben, pourquoi ?
Je te demande de quoi parlent les cibistes, en général.
Tu m'as même pas répondu.
Tu m'as répondu à travers la plaque.
Mais si, t'as répondu.
Il t'a dit que lui, il faisait une radio sur CB, donc c'est de ça qu'il parle.
Bon, OK.
OK, merci, Rigo.
Est-ce que tu vois ?
Merci, Rigo.
Euh, tais-toi.
Ouais, ouais.
Tais-toi.
Ouais, ben.
Moi, donc, ouais, ben, moi, ma CB, comme je t'ai dit, bon, j'en ai déjà une, hein,
ça remplace le téléphone.
Ouais.
Je l'ai acheté dans un petit magasin qui s'appelle les CB Fuckers, et puis...
Ouais, ben, euh, tais-toi, tu, tu, tu, tu pressurises pas les noms, d'accord ?
Ouais, y a pas de pub, hein, sur le son.
J'ai acheté dans un magasin de CB, et je voulais dire que c'était un gros routier poilu
qui était à la caisse, d'ailleurs, il a voulu me prendre quand tu t'es fait tomber ma CB.
Je sais pas trop.
Hop, vas-y.
Bonne nuit.
Merci, tais-toi.
Non, non, mais...
Merci, merci.
Tais-toi, tais-toi, tais-toi, tais-toi.
Tais-toi, tais-toi, tais-toi, c'est bon, c'est bon.
Tu es fier pour toujours.
Au revoir.
Mais par rapport, justement, par rapport au petit sondage de Gaël, là, y a 61%...
Non, non, mais attends, euh, j'ai pas fini avec les jambes, là.
Ah, d'accord, non, mais par rapport, tu vois, on peut...
Ouais, non, mais, ouais, mais, euh...
Ok, parce qu'il y en a pas mal, les sondages.
Non, non, ouais, mais après, ben, là, c'est un peu trop long, tous les sondages.
Ben, justement, en temps de temps en temps, ils peuvent réagir en même temps de la question.
Fin de chair ouverte.
Fin de chair ouverte.
Ouais.
Bon, je t'écoute.
Quand je t'ai rencontré, j'y ai pas cru.
Ça va pas, fin de chair ouverte, t'as un problème ?
J'ai des bouffées de chaleur, là, je sais pas ce qui se passe.
Ouais, ouais, je crois que, t'as l'air, tu vas avoir des bouffées de chaleur...
En standard.
Manu, au standard.
Ok, bon, alors, ce que je voulais dire, c'est que j'écoute souvent Radio Vazdine, là, l'autre, Tarlouz, là.
Ouais, ouais, ouais, c'est bon, c'est bon, allume, allume, allume, hop, hop, hop, hop, hop, terminé pour toi.
Baisse de taureau.
Ouais, alors, donc, moi, je sais pas, je pense pas qu'on puisse acheter une cibille dans une banque.
Pardon.
Mais peut-être, je sais pas, moi, dans un truc Paris pas cher, tu vois, un truc dans le style, tu peux trouver ça, quoi.
Voilà.
Ok.
Tu as mon verre ?
Ouais, bah, moi, j'ai acheté une cibille à mon copain, je l'ai acheté chez mon boulanger.
Parce qu'en fait, ils vendaient la sienne, donc j'ai acheté une cibille chez mon boulanger.
Justement, par rapport à ce qu'elle vient de dire, Gérard, est-ce que tu crois que c'est mieux d'acheter une cibille neuve ou d'occase ?
Euh, ça, c'est une bonne question.
Non, parce qu'en fin de compte, si t'achètes une cibille d'occase, tu sais pas sur quel matos tu vas tomber.
Le mieux, c'est d'acheter une neuve.
Mais les prix, je pense qu'on va en parler, on va essayer de...
On va aborder le sujet ou pas ?
Ouais, on va...
On en parle maintenant.
Non, non, mais on va aborder le sujet sur savoir combien coûte une cibille, parce que là, vu les questions qu'on a et puis vu l'heure qu'il est, donc faudrait qu'on écoute les questions.
Ouais, Gérard ?
Oui ?
Ouais, une petite question, je vais faire un peu.
C'est qui ?
C'est qui ?
C'est qui ?
C'est André, excuse-moi.
Oui ?
Je veux savoir comment t'écris, cibille.
Cibille ?
Ouais.
Alors ?
Ouais.
Une cibiste ?
Non, cibille, une cibille.
Cibille, bah, un CB.
Pardon ?
CB.
CB, en anglais, quoi, cibille, c'est ça ?
Bah, un CB ?
Ah, ouais, pas bête, je viens de comprendre, ok.
C'est pas français, alors ?
Pardon ?
C'est pas français comme matos ?
Ah, si.
Ah, pourquoi on dit cibille comme les anglais ?
Ah, ouais, c'est ça.
Mais non, bah, attends.
Comment on dirait un CB, une CB ?
Non, mais un CB, CB, c'est carte bancaire.
C'est des feuilles, les CB.
CB, c'est des feuilles pour rouler des joints ou autres.
Des joints ou autres ?
Non, mais...
Mais, cibille, en fin de compte, c'est quoi ?
C'est français, hein ?
Tu peux le trouver ?
Bah, cibille, non, cibille, c'est pas français, c'est anglais, comme tu dis, CB.
Non, parce que moi, je voulais mettre une annonce dans le journal, quoi, parce que je cherche
maintenant, ça m'intéresse, maintenant qu'on en parle, je cherche une cibille, quoi.
Donc, je vais savoir comment l'écrire, et voilà.
Ouais, euh...
Donc, CB, ok.
D'accord.
Ok.
Après, question, ouais.
Attends, attends, attends.
Si le copain de Gégé pouvait raccrocher son téléphone pour que je le rappelle, ce serait
sympa, mais...
Euh, Laurent, s'il te plaît, si tu peux raccrocher, si tu pouvais raccrocher, on essaye de te
joindre, alors raccroche.
Laurent, scan the phone.
Merci.
For tonight.
Alors, donc, 61% des cibistes préfèrent utiliser leur téléphone portable, donc je
vois pas...
Bah, par rapport à la cibille, tu vois, il y en a peut-être qui considèrent que c'est
mieux, le portable.
Non, mais...
Non, mais...
Ah, oui.
D'accord, je vois...
Tu vois ?
Je vois le rapport, le sondage que Gaël vient de me donner.
Donc, en fin de compte, c'est vrai qu'il y a des cibilles portables.
Ah, oui ?
Et c'est un genre de petit Akiwalki.
C'est un genre de petit Akiwalki comme un téléphone...
Portable.
Portable.
Et en fin de compte, sauf que dessus, au lieu d'avoir marqué n'importe quoi comme
nom, c'est des canaux.
Donc, tu peux aller du 1 au 40 aussi.
Oui.
Gérard, sur IRC, il y a Sardine, le vrai de Marseille, qui dit qu'il ne faut pas acheter
une cibille à un routier parce que c'est des voleurs.
Non, c'est faux.
Non, mais c'est une cibille d'occasion aussi, donc c'est des voleurs.
C'est faux, c'est faux, c'est faux.
Oui, Manu, on accueille ton pote, alors.
Alors, à la place...
Oh, l'eau !
A la place de...
Bah, à la place de qui ?
A la place de Tétois.
A la place de Tétois.
Salut, Laurent.
Salut, Gégé.
Salut, tout le monde.
Salut.
Salut.
Salut.
comment vas tu toi sans déconner bon alors sans déconner tu peux tu peux répondre à la troisième
et aussi moi qui commande il est là il est là j'ai envie de revenir au débat il ya 10 ans sur
l'hiver c'est qu'ils demandent si une cibi ça se nettoie avec des coton-tiges non j'y réponds même
pas non c'est lourd on laisse parler laurent
laurent
donc alors peut-on peut-on acheter la cibi en allant à la banque ou autres non mais en fin de
compte c'est quoi une cibi c'est bien c'est bien ça veut bien dire carte bancaire merci
mais ça veut dire carte bleue carte bancaire si lolo explique nous ce que ça veut dire si
oui c'est tout de quoi communication bref c'est ce que j'ai dit tout à l'heure
il dit quelque chose de bien
pour une fois à la classe donc troisième
il ya zz sur l'hiver c'est qu'ils demandent si tu utilises l'antenne de ta cibi quand t'as pas de
coton-tiges mais je ne réponds pas tu fais un boulot de merde ce soir à la plage de cinq terres
ouvertes on accueille zona oui bonsoir c'est zonat n'accueille pas oui c'est zonat zonat allez tout le
monde salut donc sur les cibi alors je tiens un petit magasin de cibi à paris
donc sans citer l'adresse c'est boulevard du général tu peux retourner chez toi j'invite
tous les cibistes à venir s'affolusionner boulevard voltaire
terminé pour lui combien plus précisément non mais ça y est il est plus là donc alors en antenne il m'a dit 115 à l'heure en antenne il m'a dit 115
ah merci qu'est ce qui se passe tant à l'heure j'ai peut-être à 115 dans le cul toi ouais quel est
et quel est les codes cibi les plus employés alors on va demander à cendrier celui qui fait du bruit
derrière arrête parce que ça commence à m'énerver non c'est pas un portable on va demander à cendrier
ouais les codes en cibi les plus connus ouais franchement je sais pas je connais pas trop la cibi donc je peux pas te répondre ah bah d'accord
alors pourquoi tu participes au débat sur la cibi pour en savoir plus
bah voilà c'est ça il faut être ouvert un peu quoi il faut comprendre il faut savoir
ok t'es ouvert toi gérard
ouais moi la cibi moi je la connais sur le bout des doigts
la cibi moi c'est mon rayon
euh mets ton doigt
où je le mets où
on l'a dégagé mets ton doigt
ah en plus
ah bon bah oui
on l'a remplacé par le lot il est là bah non non non
ah non c'est tais toi qu'on a viré
t'es un manu tu lui fais un boulot de merde ce soir
manu tu vas prendre le débat
vas-y mets ton doigt
ouais alors les codes les plus courants
il y en a plein quoi
donc t'es qtrs qtrz
ouais
toi t'es tataillé gérard je crois
ouais bah attends gérard t'écoute pas il est en train de se battre avec manu
gérard écoute le débat
ouais je t'écoute
ouais alors ton qtrz t'est tataillé c'est ça
non
non ça l'est plus parce que gérard arrête la cibi il a eu un accident
hein
t'as eu un accident
t'as eu un mur avec
oh oh au moins qu'on le voit
ouais bah arrête c'est ton débat là
mais mets ton doigt
allez allez
allez c'est bon c'est bon c'est bon
allez on active là
bah ouais bah je te parle gérard tu me réponds pas
bah vas-y
bah y'a qtrs y'a qrl y'a euh y'en a plein
ouais c'est des faux codes hein
yl aussi ouais c'est des faux codes mais
c'est utile hein c'est utile
attends bon ok
laurent
oui
donc pourquoi
non on dirait pas à white
y'a gaso liquide gaso solide
ouais
c'est manger boire
ouais
un bisu c'est euh quand on se rencontre
hum hum
mais y'en a plein d'autres
bon j'ai mon papier devant la porte mais je m'en rappelle plus
non mais là
devant ton téléphone mon coco
comment
devant voilà très bien devant le téléphone
non mais je sais pas celui là
t'as la petite chiasse aussi t'as grosse colique t'as
j'ai pas du tout soin de vous et tout ça des trucs comme ça
non et non
gérard
oui
c'est un fvc qui te demande si c'est dangereux la cibi
non
totalement totalement
non
non
gérard
excuse moi à la place de zona que t'as dégagé on accueille blénaud
bonsoir
ouais blénaud
oui bonsoir tout le monde
bonsoir blénaud
oui alors je vous appelle je vous appelle de limoges bonsoir à tous
ouais mais on s'en fout que t'appelles de limoges
attends je me présente mais la fréquence c'est 127.5
non non mais moi je m'en bats les couilles
ok
ben je tenais à dire sur le débat que donc moi je connais un endroit sympathique qui s'appelle cibi and trucks
c'est 13 avenue clémento
c'est à limoges
ça c'est malin ça
fesses de taureau
viens nous dire à l'antenne que oui c'est à limoges
ah d'accord
et au combien déjà
fesses de taureau
ouais alors moi les surnoms que j'emprunte je sais pas du tout puisque j'ai pas de cibi
et donc justement je participe à ce débat pour me renseigner
ok
ben moi je pourrais te renseigner après avec laurent on pourra discuter de certains
de l'antenne tout ça
ouais on en discutera un peu après
ouais ouais pas de problème
euh camembert
ben moi je connais ben comme les autres quoi ykl qrz
il y a un bruit de portante ça devient lourd là
manu
ben attends
je gère
je sais pas d'où ça vient à mon avis c'est laurent là il fait marcher son bordel
non non non ça et le métro on est bavard on est vernis
ouais en plus c'est le dernier métro
ben c'est un film ça
ouais
euh camembert
oui je t'ai dit gérard
ouais
je te copie
hum hum
etc etc
ok mais en fin de compte personne personne essaye de d'aller d'aller au fond des pensées
parce que en fin de compte qth c'est là où t'habites comme laurent disait hein laurent
oui tout à fait
ouais
euh ykl bon ben ça c'est pour les nanas
euh
yc c'est quoi
non yc euh ça existe pas
ouais
après t'as ton qrz c'est c'est ton nom de de siby
ouais puis y'a quoi d'autre lpf
non non non t'as oh t'as t'as plusieurs codes mais ça faudrait tpsg t'as
non non non non non y'a y'a y'a y'a plus y'a plusieurs codes euh
ouais gérard gérard c'était les tons d'oie là j'aurais en rajouté un petit peu quelques-uns là
ouais vas-y
y'a qra aussi c'est l'endroit où t'habites
ouais euh ouais
et puis je crois que y'a d'autres qra aussi quand tu vas aux toilettes je crois
eh ben eh euh laurent il te l'a dit hein c'est
eh
de quoi
euh laurent il l'a bien dit euh
gastrolytique
gastro liquide
gastro liquide
ah le gastro encériste quand tu vas aux toilettes aussi
nan nan nan nan nan mais attends
eh déjà qth c'est pareil que qra
ah non
ah ah bon
nan qth c'est l'endroit où tu te trouves et qra c'est où t'habites
eh ben alors
c'est pas pareil
euh si
nan on peut trouver c'est dans pendant quand t'es en voiture t'habites pas dans ta voiture
ah ouais mais attends nan nan mais nan nan merde
on peut avoir une cibi en voiture hein
ouais mais euh si en si euh en voiture si
bah oui si
si si en voiture
parce que moi mon oncle mon oncle il a acheté une voiture de case le mec il l'a vendu avec une cibi dedans avec l'antenne et tout
ça y est il l'a changé
euh c'est quoi son qrz
ah ben il en a jamais fait mais s'il veut il peut en faire parce que moi une fois j'ai branché
et euh j'ai mis sur le canal 19 après j'ai appelé ma grand-mère sur le canal 22
ouais
que j'avais dit de se mettre sur le canal 22 pour être peinard
ouais
et euh ça t'intéresse ce que je dis ou pas
mais t'as pas appelé ta sœur sur le canal 22
- Elle n'a pas la fenêtre à serre sur le canal 50. - Non, parce qu'elle n'a pas la BLU. C'est pour ça.
- Manu. - Oui, pardon, à la place de Blénaud, on accueille Sistitz.
- Bonsoir. - Salut Sistitz. - Bonsoir à toutes les filles en particulier. - Salut. - On t'écoute.
- Donc, je vous appelle de Toulouse. - Ouais, ben, ouais, eh oh !
Si c'est pardonné un truc que tu lui dis : "Ouais, j'ai un magasin à telle adresse", c'est même pas la peine.
- C'est 12 rue du Capitole ! - Comme ça, tu iras faire le Capitole chez toi.
- Il me dirait que c'est bien à Toulouse. - D'accord. - Et c'est 12 rue du Capitole.
- C'est 12 rue du Capitole. - Ouais, c'est ça. - C'est à Toulouse. - Pas de pub, merde.
- Alors, il y a un sondage. 32 des gens pensent que l'abonnement de Chibi est trop cher.
- Donc, il n'y a pas d'abonnement. - Il n'y a pas d'abonnement. - Non.
- D'accord, tu peux en faire une autre alors. - Euh... - Gérard ?
- Oui ? - Tu veux dire que si il y a des vieillasses qui te donnent...
- Tu me demandes ce que c'est ? - Il est là, lui !
- Salut, Davy One ! - Bon !
- Le GPT-AQBCOPIDKCLKKIRCT... Qu'est-ce que c'est ? - Quoi ?!
- Attends, hé ! - C'est long, c'est long.
- Hé, Davy One ! Tu t'essayes d'abréger parce que là, je comprends pas ce que tu me demandes.
- Ouais, c'est pas grave. - Euh... Donc, euh... 32...
- Ah, tu as fait celle-là. - Donc, 32%... Ouais.
- Ouais. Après, 86% des gens ? - Alors, 86% des gens qui ont une Chibi...
...sont sourds et n'ont pas... n'ont pas le bac. Alors ça, euh... ça, c'est pour les étudiants.
- Ouais. - Ça, on n'en a rien à foutre. - D'accord.
- Mais ça, euh... je vais te dire une chose, si les étudiants se t'emballent avec une Chibi dans leur lycée...
- Ouais, c'est mal. - Ils sont complètement starbés. - C'est clair.
- Étudiants ou étudiantes. - C'est clair. 12% des gens...
- 12% des gens rêvent toute la nuit de se prendre une bonne grosse Chibi. Alors là, je voudrais bien savoir...
Euh...
Je voudrais bien savoir le rapport avec le débat sur la Chibi.
- Mais peut-être qu'il y en a qui, tu sais, qui rêvent d'avoir une Chibi... - Non, mais Gaëlle...
- Non, non, mais attends... - Gaëlle, si tu écoutes Gaëlle...
- On va demander... on va demander à Gaëlle... - Bonne fête, Gaëlle, aussi.
- Ah, c'était la 5, Gaëlle. Bonne fête. - Bonne fête, Gaëlle.
- Donc, on va demander à Gaëlle qu'elle me trouve une réponse à la... à la... au pourcentage qu'elle m'a donné.
- Ok. - Donc, cinquième question. Pensez-vous que la Chibi devrait-elle être utilisée sur une autre personne ?
- La Chibi devrait-elle être utilisée sur une autre planète ? On va demander ça...
- Oui, euh... - Pardon, avant que tu commences, à la place de... de Blénaud...
- Non, à la place de Sissi. - Non, à la place de Sissi, on accueille Veru.
- Oui, bonsoir. - Salut, Veru.
- Bonsoir à tous. - Manu.
- Manu. - Ouais ?
- On prend sur les 24 signes. - C'est ce que je fais, Gérard, regarde.
- Bon, Gérard, pour revenir au débat, il y a Turpentine qui te demande si, avec la Chibi, on peut parler en morse avec une otarie.
- Alors, euh... parler en morse avec une otarie, je ne pense pas.
- Je ne pense pas, parce que... déjà, les otaries, c'est des... ça doit être des poiscailles, ça ?
- Ouais, c'est... ouais. C'est des animaux. - C'est des animaux en plus, Gérard.
- Comment ? - Tu vives au Kenya.
- Mais tu fuckes un peu ou pas ? - Comment ?
- Tu fuckes un peu ou pas ? - Non, je fuck pas. Je fuck ma wife.
- T'en as pas, d'otaries, toi ? - Non, moi, j'ai pas d'otaries, moi, j'ai qu'une truie.
- Moi, je fuck pas ta wife, hein. - J'ai qu'une truie.
- Comment, ta truie ?
- Elle s'appelle... elle s'appelle "Je t'emmerde".
- Ah, d'accord, OK. - Elle s'appelle "Je t'emmerde" ?
- Ouais, elle s'appelle "Je t'emmerde". Et elle vous chie dans le cul.
- C'est fin. - Euh, Régo ?
- C'est fin. On a perdu 1200 personnes, là.
- Merde. - À cause de quoi, Régo ?
- Bah, chie dans le cul, là. Ils ont pas aimé... Attends, je regarde un truc.
- Ouais, ben, donc, je pose la question. Pensez-vous que la CBD devrait être utilisée sur une autre planète ?
- On va... on va la faire, la question. Après, on va... - Ouais, on mettra le disque après, ce soir.
- On le mettra après, vu qu'on a commencé à la bourre. Donc, Rousseau, il est pas pressé, hein.
- Ouais, OK, comme Régo, je pense.
- Ouais, ben, il va prendre à 5 heures du matin, et puis c'est tout, hein. Wesh, wesh, wesh, hein.
- Ouais, ouais. - Ouais, wesh, wesh.
- Donc, on va demander à Cendrier, allez.
- Ouais, franchement, ce serait trop bien, hein, qu'on puisse communiquer avec les extraterrestres, tout ça.
- Ouais. - Et tout ça.
- En plus, t'imagines, avec le visiophone, ce serait génial, hein.
- Ouais, mais... - On pourrait voir la touche des extraterrestres, tout ça, ce serait cool, hein.
- Ouais, mais faut voir Canal.
- Non, non, mais attendez, moi, je vais vous demander une chose.
Ça, c'est une question que je vous pose à tous, donc vous allez me répondre.
Là, ça fait deux choses, hein.
Vous allez me répondre : est-ce que vous pensez que le Big Bill...
- Rien d'info du Big Bill, on parle des CB.
- Non, mais est-ce que le Big Bill, qui est à la télé, pourrait avoir une CB pour communiquer avec Vincent Lagaffe ?
- Mais non, il a trop de tuts, ce mec-là, il a pas besoin, il a pas besoin, ouais.
- Non, mais c'est bon, on n'est pas à un mariage, hein, pour mettre les klaxons, hein.
On parle pas de mariage, hein.
- Lagaffe, il communique pas, hein.
- Ah non, il communique avec qui ?
- Bah, je sais pas, mais il fait tout le temps des bruits et tout, je sais pas ce qu'il fait, ce mec-là, mais...
- Il a pas de potes, il a pas de potes.
- Il communique pas, c'est pas...
- Bon, allez, allez, allez, mets ton doigt, là.
- Un pauvre gars. - Ouais, Gérard.
Bah écoute, moi, je dis qu'il est déjà tellement la merde sur la CB...
- Ouais.
- ... que si on en est ailleurs, bah voilà, c'est encore plus inaudible.
- Ouais. - On a eu des bruits de routiers sur la route,
alors en plus, ils continuent de nous rajouter de l'espace, on est mal, en plus...
- Non, mais attends.
Attends, mets ton doigt.
Je vais te dire une chose, qu'on est bien contents
de posséder une CB dans sa voiture
et de communiquer avec des routiers
pour savoir comment que ça roule.
Hein, on est bien d'accord.
Oh, mets ton doigt.
Oh ! - Gérard se riaissait hier,
il me dit : "La CB, c'est bien en abusé, ça craint."
- Ben, ça, c'est vrai que...
Après,
une fois que t'es dedans,
tu peux plus t'en...
C'est comme une drogue.
Tu peux plus t'en passer, c'est comme...
C'est comme fumer...
C'est comme fumer ou boire, voilà.
Celui qui vient de dire "Merci".
- T'as tous les vis, toi, alors.
- Non, non.
Moi, j'ai... Ah, il me manque un vis.
C'est de baiser.
C'est ça qu'il me manquait.
- Non, non, non, non.
- C'est pas ce que j'ai fait avec Bulldog Mister.
- Bulldog Mister, attends, merde, toi, connard.
T'as compris ça ?
- Ouais, j'ai compris.
- OK.
- Et tu sais pourquoi il te dit ça ?
- Il est vraiment...
Il est vraiment...
Il est vraiment phénoménal !
La, la, la, la, la, la, la, la, la...
- Eh ben...
- Bon, Laurent...
- Il est vraiment...
- Oh, mon gueule derrière, s'il vous plaît !
Merci !
- Eh, t'es vraiment...
- Eh, non, mais attendez !
Mais attendez !
Il est 1h43, pour l'instant, ça s'est bien passé.
Je voudrais que ça continue comme ça.
- Non, mais GG, je disais juste que t'étais à fond anal, c'est tout.
Je suis d'accord.
- C'est qui ?
- C'est un verru.
- Un verru !
- C'est pas un verru !
- Ben voilà, t'as répondu, donc on passera ton tour après.
Laurent ?
- Oui, j'écoute.
- Donc, pour toi...
- Barry Walt.
- Eh, Barry Walt !
Barry Walt.
- Ouais, c'est ça.
- Oh, sans déconner, là !
- Sans déconner.
- Oui, pourquoi pas ?
- Sans déconner.
- Pourquoi, mon gueule, le lagaffe ?
- Pourquoi pas ?
- Pourquoi pas ?
- Pourquoi pas ?
- Oui, pourquoi ils sont de l'Est ?
- Ben oui !
Donc, c'est pour aller avec sans déconner, avec lagaffe.
Je pourrais te demander, est-ce qu'il a des chiens, Laurent ?
- Oui, j'en ai vu.
- Avec un break, non ?
- Ah, ben ça, ça te regarde pas.
- Gégé ?
- Quoi ?
- Ce verru, je voulais juste dire que Laurent, avec sa grosse voix, il me fait un peu penser
à un genre de Tony déguisé.
Je voudrais dire que c'est lui qu'on a vu pas d'habitude.
- Là, je vais te dire une chose, verru, tu te mets une grosse verrue dans le cul.
- Ouais, c'est sûr.
Je vais te dire une chose, je prends mon pied.
- Ouais, ben, tu prends ton pied, ben, moi, je prends pas mon pied avec toi, d'accord ?
Pesse de taureau !
- Il est tenu dans la boîte à quelqu'un, ça peut le faire, quand même.
- Bon, verru, tu fermes ta gueule, maintenant.
- Oui, chef.
- D'accord.
Euh, pesse de taureau.
- Ouais, ben, vu que j'ai deux au standard, tu peux m'appeler de la question, s'il te plaît ?
- Si, je l'ai calmé, parce qu'il avait dit un truc pas bien, donc...
Alors, pesse de taureau, pensez-vous que la Cibi devrait être utilisée sur une autre planète ?
Bon, allez hop, terminé pour lui.
Camembert !
- Qu'est-ce qu'il y a, Manu, au standard ?
- Je sais pas, je l'ai coupé, ça le fait toujours.
Terminé !
Camembert !
J'ai coupé tout le monde, ça le fait toujours, ça vient pas de moi.
- Y a un problème standard, là ?
C'est la table télécom, ça ?
- Ah ouais, y a un problème au standard, hein, Fulda ?
- Ah, regarde, c'est moi, ça ?
- Bon, c'est chef de taureau, donc c'était pas moi qui ai fait le con.
- C'est quoi, ce bordel ?
- Euh, donc, je voudrais répondre à la question, non, je pense pas que...
À ma connaissance, hein, enfin, je suis pas sûr, mais je pense pas qu'on puisse aller sur une autre planète.
- Ouais.
- Euh, donc, impossible d'avoir une Cibi sur une autre planète.
- Ok.
- Surtout, tu parles bien devant ton combiné, toi.
- Ouais, je comprends.
- On dirait que t'es un nouveau dans le truc.
- Bah ouais, moi, j'arrive, moi.
- Camembert, Camembert !
- On va te former, alors.
- Ok.
- Camembert !
- Ouais, moi, je dis, il faut avoir un grand BLU, sinon t'arrives pas à capter.
- C'est quoi, un BLU ?
- Bah, c'est le truc, là, pour parler en Thaïlande.
- Ah, ok.
- Ok.
Bon, donc, euh, en fin de compte, euh...
- T'as emmerdé, là, non ?
- Non, je pense pas qu'on pourrait avoir des...
des cibistes sur notre planète.
- Pourquoi ?
- Euh...
- Ça coûterait trop cher, en fil ?
- Ouais, je pense.
Rigaud ?
- Oui, y a un petit sondage que Booster est allé chercher sur l'Internet.
Alors, 45% des personnes interrogées n'en ont rien à foutre de la Cibie, 23% n'aiment
pas les routiers cibistes, 15% pensent que la Cibie... qu'avec la Cibie, ils vont pouvoir
décoder Canal+ et 5% se rappellent de tatailler lors des rencontres cibistes et auraient bien
aimé l'enculé.
- Ouais, bah, c'est bien.
Euh...
Donc...
je vais poser.
- Oh, Steve ! Oh, Steve ! Arrête !
- Tu peux virer Steve Austin au standard ? Vas-y, Gérard, vas-y, vas-y, vas-y.
- Donc, la question...
Manu...
- Tu fais chier.
- Manu, tu vas prendre une baffe.
- Je vais gérer.
- Ouais, ouais, tu vas prendre une baffe.
Euh...
Pensez...
Pensez-vous que la Cibie est-elle réservée plus aux hommes qu'aux femmes ou autres,
et on s'écoute comme un ouragan : "Je pète avec des fleurs, je pète avec des fleurs,
je pète avec des fleurs à épines."
Et on se retrouve tout de suite après, au 0800 308 5000 et 0870 7000 et tout ça.
Le Fun Radio est www.fr.
Rigaud vous y attend et je vous retrouve tout de suite après.
Vous êtes bien sur Fun Radio.
A tout de suite pour la suite.
- Les débats...
- Pas de radio et...
- Pas d'insultes ?
- De chien.
- Et voilà.
Donc, on va faire une petite pause.
''Musique'
Vous êtes toujours sur Plein Radio. Il est 1h50. C'était un bon scud. C'était quoi ? Comme un ouragan, je pète avec des pleurs à épines. En espérant que je n'ai pas écorché les noms. Ce que tu viens d'annoncer, à mon avis, c'est un tube. C'est Pildar qui me donne les titres. Il n'y a pas de plantade. On va finir le débat sur la CBI. On va finir le débat sur la CBI.
Pour ça, on récupère Cendrier. Salut. Mets ton doigt. Salut. Laurent. Salut. Sans déconner. Celui qui dit Tarlouse, il ferme sa gueule. Toi, tu dégages. Bonne nuit. C'était qui ? Je ne sais pas. C'était pas lui. Verru. Fesse de taureau.
C'est une passion. C'est moi qui commande. C'est pas vous. C'est lui le boss. Et Camembert pour terminer. Il en a des boss. Donc alors, la question, vous l'avez toute comprise. Vous avez bien compris la question. Non, non. Non, non, mais là, vous n'allez pas me faire chier maintenant. Alors, pensez-vous que la CBI est-elle réservée plus aux hommes qu'aux femmes ?
Alors, Cendrier. Oui, je t'écoute. Ben écoute, ouais, ben en fait, c'est plus pour les deux, quoi. Parce que maintenant, il y a autant d'hommes que de femmes dans la profession de routier, quoi. Et donc, je ne sais pas, ça concerne de plus en plus de femmes, quoi. Salut, je réponds bien. Voilà, j'ai terminé. Mets ton doigt. Ouais, Gérard, ben écoute, moi, je pense que déjà, pour les hommes et les femmes, ben, c'est pareil, quoi. Ils ont le droit tous les deux. Et puis, autre,
ben, moi, je pense à mon chien qui s'y entraîne, mais il a du mal quand même. Ça, c'était un méga job. Ok. Moi, je mettrais bien une super cartouche à Super Jimmy. Ben, moi, je vais te mettre une cartouche qui va fermer ta gueule, maintenant. Putain, Wonder Woman, elle est bonne, quand même. Ouais, ben, je t'emmerde. Euh, Laurent ? On parle de votre combiné, Laurent, t'es pas un gamin. Ah, ben, mon téléphone, il y a un problème, là. Ouais, ouais, il est dans son break, alors. Non, non, les chiennes.
C'est ce qui pousse, et tout. Oh ! Ouais ! Eh ! Oh ! Bon, ouais. Gérard, t'arrêtes, s'il te plaît. Ça me prend la tête, ça. T'arrêtes, parce que, pour l'instant, ça s'est bien passé, alors tu vas pas commencer à me faire... Non, il y a rien que du bon boulot. Donc, Laurent ? Non, non, mais, c'est mieux pour les hommes que pour les femmes, hein, pareil. Pas de problème. Ouais, mais, par contre, si j'ai... Ou autre, tu veux à peu près ? Ou autre ? Ou autre ? Pas du tout.
Je pense pas que des chiens peuvent avoir des cimis. Ah, ben, non. Bah, les perroquets ! Attendez ! Si je vous dis un perroquet, est-ce qu'il peut se faire vivre d'une cimis ? Non. Si... Si il a un QRZ ? Avec ses pattes ? S'il a un QRZ, ouais. Et alors ? Quand tu sonnes chez toi, et qu'il y a personne, et que t'as un perroquet, qu'est-ce qu'il dit, le perroquet ? Allô ? Eh, Gérard ? Ouais ? Je veux pas être méchant, mais si le perroquet, il tient la cimis, il se perce la gueule du perchoir, hein. Ouais, ben, alors là, là, non, pas du tout. Euh, Rigo ? Oui, il y a Canard WC sur l'IRC,
il te demande si... Est-ce qu'il existe des cimis modèle Batman ? Non. Et est-ce qu'il y a des cimis de couleur, ou elles sont toutes noires ? Euh... Alors là, c'est une très bonne question. Merci, tu fais du bon boulot, ça, hein, Gérard. Et ça, je... J'en ai vu avec... Avec... Je dirais pas son nom. Donc, j'ai vu des cimis, c'est vrai que t'as des cimis qui sont carrément en forme de bois, mais teintés. Ah ouais ? Comme l'intérieur, avec des...
T'as des branches avec des feuilles ? Non, non. Non, t'as... T'as... C'est une cimis, euh... Par exemple, tu vois, euh... Tu vas... Tu vas chez... Chez Ikea ? Non, chez... Dans un concessionnaire. Dans un... Dans un concessionnaire. Ouais, à Carrefour, au Champs, des trucs comme ça. Non, non, la concession... Bon, s'il vous plaît, derrière, vous fermez vos gueules, merci. Des marques de cimis ? Non, non, mais tu vas... Tu peux aller n'importe où, moi, j'en ai vu une, à Vaud, euh... Ben, justement, ça va être la question suivante, le prix. Donc, vers U. Je dis, la cimis,
c'est pas réservé que aux hommes, les femmes, elles y ont droit, y'a pas que des cons, y'a aussi des connes, quoi. Bon, alors, vers U. Vers U. Vers U, terminé pour toi. Allez, hop. Terminé ! Je l'ai éclaté, je l'ai éclaté, la vers U. Baisse de taureau. Ouais, je pense que la cimis, euh... Ce serait plus pour les bouseux qu'autre chose. Comment ? La cimis, c'est plus pour les bouseux qu'autre chose. Alors, tu peux préciser ? Aïe ! C'est parce que c'est un bouseux. Pour toi, tu devrais le savoir, hein. Tu prends un coup de jus. Je m'en fous, moi.
C'est un bouseux. Ben, en camembert. Ouais. Moi, je pense que c'est plus pour les hommes que pour les femmes, parce que les femmes sont un peu plus intelligentes pour qu'elles utilisent le téléphone. Non, ben, alors, attendez, parce que là, pour l'instant, vous répondez tous à côté de la plaque. C'est ce que j'allais dire en même temps que toi, en plus, t'as vu ? C'est fort. Donc, moi, je peux juste prendre contre ? Il est imprévisible, Gérard. Manu, tu vas commencer à être calmé. Ouais, t'éteins ton micro. D'accord ! Tu peux fermer un peu ta gueule ?
D'accord ! Merci. Donc, je peux vous dire une chose, que maintenant, comme il y a l'égalité des hommes et l'égalité des femmes, donc il y a l'égalité des deux, donc, des sexes, donc là, la Cibi, c'est très bien réservé. Devant ton micro. Pour les hommes, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Parce qu'en fin de compte, t'as aussi bien, t'as autant de femmes routiers que d'hommes. Non, mais il n'y a pas que les routiers. Oui, mais il y a tout. Il y a les chauffeurs de taxi,
il y a les routiers, donc en... Est-ce que, par exemple, les prostituées pourraient avoir une Cibi pour avoir des clients ? C'est plus simple. Non, je pense pas. Pourquoi ? Je peux pas te dire pourquoi. Attends, je suis en train de chercher... Qui c'est qu'il y a d'autres qui pourraient avoir des Cibis ? Souvent, des ambulanciers en ont. Ah oui ? Puis, bien sûr, nous, on peut s'en servir comme moyen de... De locomotion ? Non, oui. Gérard, il y a Canard DC qui te demande, est-ce que les marabouts peuvent guérir
des gens par la Cibi ? Non. J'ai une question, Internet. Non, mais Manu, pour l'instant, tu te... Hein ? Non, mais attends, pour l'instant, toi, t'arrêtes avec ta merde. Toi, t'es un... Toi, tu... Hein, bande de nazes ? Hop ! Arrête, Manu, t'es pénible. Attends, c'est mon standard, ça fait des étincelles. Arrête, tout à l'heure, ton standard, il va... Tout à l'heure, ton standard, il va te mettre une barbe, toi. Donc, alors, à la question, donc, il y a...
du débat sur la Cibi, donc, que Gaël m'a donné. Ouais. Il y a 47% des routiers n'utilisent leur Cibi qu'entre 21h et 21h. Alors, ça, ça m'étonnerait. Elle a dû se planter, voilà. Ouais, parce que là, 21h et 21h, je vois pas... Ouais, je vois pas trop le rapport. Je vois pas le rapport non plus. Ouais, du cheval. Donc, après, il y a 16% des gens sont prêts à tuer leur chien pour avoir une Cibi. Alors là, Gaël, tu vois... Là, tu chies. Tu chies dans la colle. Ouais.
Et donc, la dernière question. Ouais. Quelle heure est-elle ? Elle est 1h57. 1h58. On a encore le temps de faire une question et la conclusion. Deux, deux, deux. Non, non, non. Non, non, deux. Une. Bah, tu choisis la meilleure. Tu choisis la meilleure. Bah, c'est moi qui commande. Je fais la sept. Et après, je repose une question. OK ? C'est pas toi qui commande, c'est moi. Non, ta gueule, toi. Non, mais... Ta gueule. C'est pas cool, ce qui m'arrive. Ta gueule. J'ai envie de faire caca et j'ai pas mon téléphone. Eh bah alors, si t'as envie de faire caca,
tu fais une chose, tu raccroches ton téléphone et tu appaires caca. J'ai plus mon téléphone, je t'en fiche. Eh bah, je m'en fous. J'ai l'habitude de chier pendant les débats. Alors, euh... Devrait-on consacrer une émission de télé sur la Cibi ou à l'école ? Manu ? Oh non ! Oh non, Gérard. Devrait-on consacrer une émission de télé...
Regarde. C'est pas toi. Non, je te jure que c'est pas moi, Gérard. C'est pas toi, c'est mes premiers trucs. C'est les premiers trucs que j'ai fait quand j'étais à la... Mais tout le monde de là, ça... Non, non. Devrait-on consacrer une émission de télé sur la Cibi ou à l'école ? On va demander ça à Camembert. Ouais, bah surtout pas, parce que la Cibi, c'est quand même réservé à une élite. Et si on apprend ça des tout jeunes aux gamins,
la Cibi et le Canal 19, ils vont être complètement saturés. Non, mais déjà, le Canal 19, c'est saturé, déjà. Bon, tu t'écrases ? Je réponds aussi avec... Non, non, mais attends, tu t'écrases ? D'accord. Pour l'instant, c'est moi qui commande. D'accord, excuse-moi. Euh, fesses de taureau ? Ouais. Bah, je pense qu'enseigner ça aux gosses, c'est vraiment un truc à pas faire. Parce que, après, voilà, quoi, c'est pas cool. Bon, d'accord, euh... C'est tout ta réponse ? Bah non, mais qu'est-ce que tu veux enseigner de la Cibi aux gosses ? C'est impossible.
Ça va leur niquer la tête, c'est clair, ça va les ruiner. Non, je pense pas. Stop, stop, stop. Rigaud. Gérard, il y a le vrai Perforas, si on y a assez, qui te demande quel est le jour de la grève des Cibistes pour faire grève contre France Télécom, c'est quel jour ? Il y en a pas. Pourquoi ? Parce que maintenant, c'est la Cibi, et ça, Laurent, il pourra le confirmer. Maintenant, la Cibi n'est plus agréée par les PTT. Tu confirmes la tarlouze ? Non, je te parle. La tarlouze à ton maire, toi, connard ! La France Télécom, Gérard. Elle confirme ?
C'est Pedro. Euh, pour l'instant... Attends, Laurent. Celui qui s'amuse à insulter les gens comme ça, pour l'instant, va fermer sa gueule, ou sinon, il va dégager ! C'est pas cool. C'est Pedro, j'aimerais parler comme tout le monde, c'est Pedro. Moi, je t'emmerde, espèce de salope ! Oh, pas trop de vulgarité, quand même. Ouais, mais attends ! On se calme, Gérard, on se calme. Dis à Manu de les gérer, c'est son taf, hein. Laurent ! Au lieu de jouer à Zelda, là. Oh, ta gueule ! Laurent, tu peux confirmer ce qu'on vient de dire ? Tout à fait, Gérard.
T'as tout à fait raison. Donc, pour toi, donc, le canal 19, c'est vrai que maintenant, il est... C'est un canal d'appel, donc, pour avoir d'autres renseignements, il faut changer de canal. Voilà. Voilà. Donc, tu peux... Donc, est-ce qu'on... D'après toi, est-ce qu'on peut enseigner ça... À l'école, peut-être ? Est-ce qu'on pourrait faire une émission de télé, ou d'enseigner ça à des jeunes...
Qui seraient capables ? Pas question. Putain, celui-là, il va fermer sa gueule quand je parle. Merci. Mais pourquoi ? Tu veux les traumatiser, les gamins. Ben non, mais... Mais ça fracasse la tête. Regarde, t'en es le digne exemple. Je veux dire, qu'est-ce que faire de la cibier aux gamins ? Ils vont parler avec des mecs comme toi, après. Et alors ? Imagine le genre de fréquentation. Comment tu veux qu'ils évoluent dans un milieu stimulant, après ça ? Bon, écrases-toi. Je veux plus vivre dans un monde... Allez, tais-toi, tais-toi, tais-toi, tais-toi, tais-toi, tais-toi. Tout n'est pas si facile. Tais-toi !
Tais-toi, tais-toi, tais-toi. Donc, Laurent, donc, pour toi... Non, mais déjà, à l'école, ils ont toujours aimé parler l'histoire, et puis français, alors... Tu leur apprends à parler la cibier, alors... Ok. Mets ton doigt. Ouais, Gérard. Ben, écoute, si on enseigne ça, déjà, aux gamins, comme disait la demoiselle tout à l'heure, je crois que c'est ton rire qui... C'est Camembert. C'est Camembert, excuse-moi, Camembert. Ben, écoute, très saturé, on puisse faire atteindre gamins qui diraient des conneries partout, et puis, en plus, leur apprendre à boire à cet âge-là, c'est chaud.
Bon, alors, mets ton doigt. Pour l'instant, c'était pas la... C'est pas... Tu réponds à côté de la plaque. Ben, si, l'alcooliste des mineurs, c'est ça, la question. Ouais, c'est ça. Allez, hop. Vas-y, hop. Au revoir, pour lui. Au revoir. Au revoir. Au revoir, mets ton doigt. Au revoir, mets ton doigt. Tu peux l'enlever, tu peux l'enlever. Allez, au revoir, mets ton doigt. Enlève-le. Euh, cendruyer. Cendruyer ! Ouais, mais, en fait, moi, je suis pas d'accord pour qu'on puisse enseigner la cibie dans les écoles, quoi.
Arrêter l'école et tout, quoi. En plus, on se prend la tête pour, je sais pas, aménager les horaires, les réduire, tout ça. On perd du temps à leur enseigner la cibie. Moi, je trouve ça inadmissible. D'abord, il y a mathématiques, le français, après, on parle de la cibie. En option, en terminale, j'en sais rien. En plus, à la télé, c'est pas la peine, parce que tu mesures un peu la face télé, non ? Oh, tu t'écrases derrière celui qui fait... Je suis partie dans mon truc et tout, là. Ouais, c'est clair, ouais. Bon, ça y est, ça y est, c'est terminé. Donc, dernière question, il est... Deux heures d'heure, on va peut-être faire conclure.
Non, deux heures trois. Là, conclue. Deux heures trois. Bon, ben, on va faire, alors, vas-y. Deux heures trois, parce que là, t'as pendule de nas. Ouais, c'est le truc, elle est réglée sur RTL. Bon, allez, tiens, voilà mes genoux. Moi, j'ai l'heure pile. L'heure des cibies. Ouais. L'heure des cibies. Alors, donc, moi, je vais vous poser une question. Vas-y, pose. Ça va être la dernière. Combien peut coûter une cibie, en général ? Et on va demander à Cendrier, tiens. Encore ? Eh ben oui, encore. Je vais te donner une fourchette. Attends, attends, attends, cinq minutes.
Question, à la place de mets ton doigt que t'as viré, on accueille Pines de Chacal, qui fait de la cibie aussi. C'est ce que tu es, RZ. Salut. Salut, Pines de Chacal. Salut, tout le monde. Salut, Chacal. Salut. On peut t'appeler Pines ? Ouais, pas de problème. Bon, allez. Donc, Cendrier. Bonjour. Moi, je te donne une fourchette entre 2 et 4 millions de francs. Ah ! Non, mais entre 2 francs et 4 millions de francs, non ? Ok, alors toi, t'es le comique. Ouais, t'as dit ça. Toi, pour l'instant, derrière, tu vas t'écraser. Donc, toi, tu dis combien ? Entre 2 francs et 4 millions de francs.
4 millions. Voilà, comme ça. Ok. Pines de Chacal, ouais. Moi, je suis pas trop d'accord que tes potes les blaireaux, ils passent dans les débats comme ça. Bah, moi, je t'emmerde. Donc, toi, tu vas répondre à la question ou pas du tout ? Ouais, bah, répète-la-moi, je t'emmerde. Non, bah, alors là, tu vas plus écouter. Non, mais répète-la-moi. Il m'expliquait son QRZ. Non, non, non, non, non, non, non. Il a très bien entendu la question. Non, je te jure que non. Répète-la-moi, s'il te plaît. Combien coûte une cibie en général ? Ah, bah, moi, la mienne, je l'ai payée 500 balles. Et c'est du bon matos. Là, ça le fait.
D'accord. Laurent ? Je voulais témoigner d'un truc aussi. Moi, ce que je m'amuse, parce que je suis un petit plaisantin, je m'amuse à faire des faux radioguidages. Eh bah, alors, dans ces cas-là, Pines de Chacal, au revoir pour toi, tu prends même pas la conclusion. Terminé, terminé. Excellent. Terminé, terminé, terminé, terminé. Ok. Laurent ? Premier prix, c'est 60 francs, c'est 1 000 dans les canaux. Et la plus chère, c'est 2 000, 8 000, 6 000, 3 000. Euh... Entre deux... Entre 500 et ? Entre 500 et 2 000, 8 000.
Ok. Gérard ? Gérard ? Gérard, oui ? Je voulais revenir sur l'histoire des radioguidages. Non, non, non, non, il n'y a pas de radioguidages, tu donnes. Effectivement, il avait tout à fait raison. Moi, je sais que pendant des années, j'ai passé du temps à orienter des cars de bonnes soeurs et de maisons de retraite dans des ravins, des plans dans ce genre-là. Voilà, merci, Laurent. Merci, Beru. Baisse de taureau. Baisse de taureau ! Bah, tu m'écoutes ou pas ? Tu réponds ou pas ? Bah, je réponds.
On a mis en rentaine, c'est tout. Oh ! Oh ! Euh, ça doit coûter... Ouais, je sais pas, parce que j'ai pas jamais été... Ouais, il y a du bruit derrière. Bon, tu réponds ? Ouais, 200 à 300 francs. C'est ça. Euh, Camembert, pour finir ? Bah, moi, celle de mon copain, j'ai payé 10 000 francs d'occasion, ce qui fait à peu près 200 euros. Ouais, d'accord. Et on parle pas des gens... Donc, moi, je peux vous dire une chose. Que là, Sibi, Laurent étaient plus proches. En fin de compte, ça vaut presque entre 500 et 2 et 3 000 francs.
La quelle est la mieux ? Celle qui fait 500 ou 2 000 ? Euh, le mieux, c'est carrément d'acheter une neuve. Au moins, t'as une garantie. Mais là, tu payes pas loin de 2 500 à 3 000 francs. 3 000 balles, la garantie, c'est cher. Normalement. Bon, ça y est, derrière... Oh, espèce de connard, là ! Eh ! Oh, Dieu ! Et il y en a un qui a la diarrhée, hein. Ouais, lui, il commence à me casser les couilles. C'est pas pareil.
Quitte, parce que ça revient quand même vachement moins cher. Eh, t'as... Eh, t'es sûr que je vais te demander, à toi qui réponds, t'as jamais entendu parler d'Essibi en soutien-gorge ? Non, non. Non, j'en parlerai pas. Non. Alors, donc, conclusion. Ok, Michel. Donc, Cendrier. Gérard, Gérard, Gérard. Il y a un... Non, non, non, non, non, c'est terminé. Il voulait faire sa conclusion. Bah si, pour la conclusion. Il s'appelle Quiquette de Bison. Non, non, attends. Non, non, non. Ouais, salut. Ouais, Quiquette de Bison va faire foutre. Cendrier. Ouais. Conclusion.
Le débat, en fait, il s'est pas trop mal passé. Non, c'était bien. C'était bien, Gérard. Ouais, c'était bien. On peut dire que c'était la merde, quand même. Ouais. Et puis, bon, bah, je suis contente. Je connais un peu plus sur l'Essibi, quoi. Et puis, demain, j'irai dans une banque pour m'acheter une. Est-ce que Gérard a une envie d'en assumer ? Non, mais attends. Non, mais attends, Cendrier. Il faut te dire une chose, que là, on n'a pas un débat sur l'Essibi. On aurait pu le faire plus longtemps, parce que j'aurais pu faire carrément un débat entier sur l'Essibi. Merci pour celui qui rote, espèce de gros porc.
Ouais, non, non. Je disais que j'aurais pu aller plus loin. J'aurais pu faire carrément toute la nuit pour faire toute la soirée, pour faire un débat sur l'Essibi. Pourquoi on l'a pas fait ? Parce que ça coûte cher, tout simplement. Et c'est tout. Laurent, qui c'est qu'on a à la place de Pindochacal ? Je t'ai dit, Quiquette de Bison. Alors, Quiquette de Bison, ta conclusion ? Est-ce qu'il y a le temps de faire une petite anecdote, là ? Non.
Alors, ma conclusion, c'était bien. On a bien appris ce que c'était l'Essibi. Ouais. T'es enrhumé, non ? Ouais. T'es enrhumé, Tony, hein ? T'es pas le choix. T'es enrhumé, Tony. T'es enrhumé, Tony. T'es bien enrhumé, hein ? OK. Alors, salut à toi, Tony. Laurent. Ça a été bien, pour une fois. C'était super bien, pour une fois. Il n'y a pas eu de problème. Il faut bien faire que ça se passe bien. OK. Vers une.
Ouais, ben moi, je voulais dire que le débat a été, donc, comme d'hab, constructive. La voix de Laurent m'a bien fait kiffer. Je suis sûr que ça se pignole dans les cabines. Et je voulais dire que l'Essibi, c'est sûrement le moyen de communication de l'an 2000, oui. Alors, Verru, Verru, je vais te dire une chose, que Laurent, il t'emmerde. Et moi aussi. Il y a beaucoup de filles, je suis sûr, qui vont vouloir son numéro standard. Tu ne peux pas dire le contraire. C'est ça, t'as raison. Ben là, tu rêves. Tu te mets un doigt dans le cul. C'est pour lui, hein ? Tu te mets un gros doigt dans le cul. Mais doucement, quand même. OK ?
Bon, alors, dégage. Bonne nuit.
== Le débat sur les Miss France ==
=== Contexte ===
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Donc vous êtes toujours sur Fun Radio, c'est le deuxième débat, donc il est 2h21 et donc pour le deuxième débat vous pouvez toujours nous appeler au 0800 308 5000, puis l'art est au standard donc il va vous accueillir.
Bonjour !
Bonjour à toi Brouty, Rigaud le super chef de l'internet qui fait du bon boulot toutes les semaines donc qui vous attend au www.frfunradio.
Donc on est combien la matin Rigaud ?
Tu peux l'appeler par téléphone avec ?
T'as l'air Fildar, tu vas te prendre une baffe, ce coup là je vais pas te rater toi.
Donc on est combien ?
On est 4282, ce qui est beaucoup.
Donc je voudrais qu'on aille jusqu'à 5000 et puis Manu qui est à l'Aria.
Bonsoir à tous !
La grosse ça t'emmerde toi la grosse espèce de con.
C'est pas bien de parler de la femme de Gérard comme ça.
Donc on va accueillir Mego.
Mego de 19 ans de Brest.
Salut Gérard, ça va ?
Je sais pas, j'ai pas regardé ce matin.
Bravo !
Pierre, 24 ans de Bourbon, annoncez-moi les fréquences de Mego, Brest.
Ouais, 84.16.
84.16 ?
Ouais voilà.
Ouais mon cul tiens.
Ok excuse-moi 84.6, excuse-moi.
Ouais bah je préfère.
Pierre ?
Salut.
La fréquence ?
Euh, 82.
Ouais tu connais pas ta fréquence alors on va te faire sauter.
Tu connais pas ta fréquence alors on va te faire sauter.
Ouais tu connais pas ta fréquence alors on va te faire sauter.
Miss Essonne, 19 ans, de Saint-Etienne.
Miss Essonne, 19 ans, de Saint-Etienne.
On a une Miss France, j'avais oublié de te le préciser.
Miss Essonne qui était première dauphine en…
Ohlala le 9 ans, le 9 ans.
Au régional.
La même suite de gaz quoi.
Miss Essonne, 19 ans, de Saint-Etienne.
Votre ablot, tu réponds.
Salut le brésilien.
Tu vas chanter à l'Eurovision bientôt.
Oulala lalalala.
Elle est enrouée.
Ça commence, ça commence, ça commence, ça commence.
Elle est enrouée.
Elle est enrouée.
Ça commence, ça commence, ça commence.
Elle est enrouée.
Elle est enrouée.
Tu réponds ! Salut le brésilien ! Tu vas chanter à l'Eurovision bientôt ! Ça commence, ça commence, ça commence, ça commence ! C'est une nana, c'est un trablos, qui c'est qui m'a choisi ça ? Fildar ! Fildar ! Fildar ! Mon pote Fildar ! Un Fildar !
Donc Mikos, 20 ans de Lyon, Kudan, 24 ans de Nogent-sur-Marne, on écoute...
Non c'est ça, 101.9, d'accord ? Fous-toi pas de ma gueule !
Foufoune de Nantre ! Salut à toi !
Non c'est Lady de Nantre !
Fildar, fais gaffe parce que tout à l'heure ça...
C'est Lady Di !
Pas le tunnel Manu !
Pas l'alma !
Pas le tunnel anal !
Gérard, Gérard, assieds-toi, assieds-toi, t'as pas Fildar dès le début !
Je commence pas, d'accord ?
Sinon tu retournes en arrière !
Pas le tunnel anal, on a dit !
Bon ta gueule à toi !
C'est Monsieur Bouygues !
Bon continuez, continuez à me casser les burnes au deuxième débat, on va éclaircir vite le débat !
Ouais !
Ça commence bien !
Allez on va creuser, vas-y !
Alors que préférez-vous dans Miss France ? On va demander ça à Mego !
Moi j'aime bien ses robes !
Ouais !
Ouais, je trouve que c'est des bons couturiers !
Elles sont vachement cultivées je trouve !
Non mais tu peux donner plus de précision ?
Bah je trouve que, je sais pas moi...
Ouais, elles sont cultivées quoi !
Tu peux leur poser n'importe quelle question, genre...
Quelqu'un l'a fait hier, tu vois, à chaque fois elles te répondent bien !
Ouais !
Tranquille hein !
Ouais tranquille, tout à l'heure tu vas faire tranquille au standard toi !
Tranquille !
Pierre !
Ouais, moi j'aime bien les hawaïennes !
Donc j'aime bien son boule en fait et c'est ça !
Ouais Tony !
Ok Tony !
Allez !
Allez !
Allez Tony, terminez pour toi !
Non mais Gérard, Gérard là il a rien dit quoi !
Non mais attends, faut pas déconner !
Hier il est passé, il passe pas dans les débats aujourd'hui !
C'est clair, net, très précis !
J'ai dit, j'en veux pas !
Ok, et toi tu vas me faire du boulot correct ce coup-là !
Si Tony il peut plus passer jamais,
s'il passe plus jamais, qu'est-ce qu'il va faire dans sa vie ?
Et alors ?
Qu'est-ce qu'il va faire dans sa vie ?
Et alors ?
Bah non, il faut le passer !
Il passe dans la semaine et c'est tout !
Mais il y a rien à côté !
On peut pas, on peut pas !
Ou alors on essaie de voir, parce que c'est vrai que dans la vie, bon, toi j'ai...
Non, faut arrêter là de le passer !
Ou alors on teste, faut qu'on teste !
Bah la première incartade...
Parce qu'à toute manière il est pas de Bourbon !
Il va en prison !
Mais non parce qu'il est pas de Bourbon !
Si si, il est en vacances !
Non non non, attends !
Je suis en vacances !
Bah ouais t'as mon cul !
Hier t'étais à Paris et puis là ce soir t'es à Bourbon !
Bah attends, ça t'arrive jamais toi !
Moi le soir je suis à Paris, le soir je suis à Lyon,
quand je vais faire une soirée, je mets pas dix jours pour y aller !
Enfin !
Il y va hein !
Il a un scooter, c'est tout !
Et alors Tony, vas-y !
Non mais j'aime bien la wayenne là en fait !
Je l'ai trouvée très séduisante !
Mais c'est Tony !
Bah ouais c'est le Tony, c'est celui qui est passé hier avec toi !
Non mais il est bien, il est bien, il est bien !
Il a le cul propre en plus en ce moment !
Il a une belle boîte à caca, j'aime bien la wayenne en fait !
Bon non mais je te demande, que préparez-vous dans Miss France ?
Ouais mais il paraît que c'était truqué !
Je sais pas si t'as entendu ça !
Non mais attends, pour l'instant Tony, tu dis pas de conneries !
Parce que c'est pas le...
Non mais c'est vrai !
C'est pas les questions, d'accord ?
Alors ou tu réponds correctement ou tu dégages !
Je vois que t'es un peu trop sur moi là, mais moi je te dis, moi j'aime bien Miss France !
Bon, ok !
Décale-toi un peu Gérard, t'es trop sur lui !
Ouais, trop sur moi !
Recule, recule que je m'interromps !
Gérard, il y a Madame de Fontenay sur l'IRC, la vraie !
La vieille là ?
Ouais, qui voulait te prévenir que si tu dis que les élections de Miss France sont truquées, elle t'attaque en justice !
Eh bah, elle fait ce qu'elle veut, moi je l'emmerde !
Oh là là, procès !
Miss Saison !
Elle va te mettre un procès au cul !
On l'emmerde la vieille !
Miss Saison !
Oui, j'écoute !
Alors, quand est-ce que tu t'es fait opérer, toi ?
Bon, allez, hop !
Raconte-nous tout !
Allez, hop !
Terminer, moi !
Non, non, mais moi, allez, hop !
Bonne nuit, bonne nuit, bonne nuit, bonne nuit, bonne nuit !
Allez, hop !
J'ai pas sommeil !
Non, non, mais bonne nuit pour Miss Saison, hop !
C'est fini pour elle, j'aime pas...
Quand je pose des questions, j'aime pas qu'elle réponde à moi...
Je peux la garder, quand même ?
Non, non, non, tu la...
Pour moi, pour moi !
Non, non, mais tu...
Pourquoi tu la kiffes ?
T'as qu'à la sauter, si tu veux, moi, j'en ai rien à foutre !
Euh, Mycose ?
Ouais, bah, écoute, euh...
Ce que je préfère chez les Miss, c'est quand même leur cul, hein, on va pas dire le contraire !
Ouais !
Faut être franc, leur cul est leur nibard !
Ouais !
Par contre, c'est vrai qu'il y a un peu de la triche, elles sont dopées à mort, c'est clair !
Euh, attends...
Elles sont dopées, elles sont dopées !
Attends, attendez, attendez, attendez !
Attendez, attendez, attendez !
Attendez 5 minutes !
Je te laisse, je te souhaite une bonne nuit !
Et je te rappellerai peut-être la semaine prochaine !
Ouais, ouais !
Salut !
Et tu vas pas la rappeler, d'accord ?
Et elle change pas sur un autre nom !
Mais tu...
Tu joues à quoi, Fildar ?
C'est parce que t'es là, tu vois ?
Tu vas laisser ta place à Manu...
Ah non, non, non, non, non !
Et tu vas se dégager là-haut !
Oh non, il fait du bon boulot, au standard, Fildar !
Ah ouais, ouais, il fait du bon boulot, tiens !
Non, c'est le meilleur, c'est le meilleur !
Ouais, ouais !
Et si on perd du monde à cause...
Sur l'IRC, à cause de lui, faudra pas se plaindre !
Pas de soucis, on en gagne, on en gagne !
Merci !
Micose !
Oui, donc, je te disais, elles sont quand même dopées au maximum !
Je sais pas si t'as vu les formes qu'elles ont,
je veux dire, s'il y a pas de l'hormone bovine là-dedans,
je sais plus, je m'y connais plus, quoi, tu vois ?
Madame de Fontenay, elle refile quand même pas mal de saloperies à ses miss !
Le PO ?
Ouais, je crois, entre autres choses...
Arrête, Gérard !
Bon, Gérard, c'est avec...
Viens t'asseoir, écoute les auditeurs, au moins !
On fait le travail à ta place !
Euh, Cudan !
Ouais, bah alors, moi, les nanas de Miss France, tout ça,
je sais pas, je leur trouve rien de spécial, des fois, je...
Je sais pas, dans la rue, on a des mieux, quoi !
C'est ça que je comprends pas, ça t'intéresse pas les femmes, toi !
Ouais, c'est clair !
Foufoun !
J'aime pas trop ce que tu viens de dire !
Bon, ça y est, on se calme derrière, s'il vous plaît, merci !
Foufoun !
Moi, j'aime bien leurs dents, et Jean-Pierre Foucault !
Je trouve qu'elles ont des super belles dents !
Non, mais attends, hé !
Fildar, attends, attends 5 minutes !
Fildar !
Tu, euh, si tu veux, t'as qu'à allumer ton micro,
et puis gueuler dans le micro, dire « Allô, Fun Radio ! »
Je travaille !
Attends, c'est pourquoi, t'as besoin de gueuler comme ça ?
Bah, ils m'entendent pas !
Bon, allez !
Bon, alors, Foufoun !
Ouais, moi, je te disais, j'aime bien leurs dents, et Jean-Pierre Foucault !
C'est ça, bah, t'as qu'à l'appeler, puis tu lui demanderas ce que c'est !
Non, mais moi, je le trouve vachement séduisant, puis...
Non, non, mais attends, t'as qu'à lui demander !
T'as qu'à lui demander ce qu'il s'est passé pour élire Miss Tahiti !
Ok !
Gérard ?
Non, attends, Rigo ?
Oui, il y a Miss Devi One sur l'IRC,
qui te demande si Sandy a gagné le concours Gros Plein de Soupe !
Miss Gros Plein de Soupe !
Alors, euh, c'est qui ?
C'est Miss Devi One !
Alors, Miss Devi One, Sandy a ton merde !
Ok, pour toi !
Voilà !
Tony, tu...
Non, c'est pas moi, c'est pas moi !
Gérard, il te dit qu'il t'emmerde, lui aussi !
Eh bah, c'est bien, maintenant !
C'est pas moi, c'est pas moi !
Le mec, là, il peut laisser des messages,
c'est même plus la peine de me les annoncer pour lui !
Ah, je vais aller me connecter, là !
Sandy, c'est dommage pour son corps, parce qu'elle a une belle tête !
Tony, Sandy a ton merde !
Non, mais c'est vrai qu'elle est belle !
Sandy a ton merde !
Mais il dit qu'elle est belle !
Sandy t'emmerde !
Bon, alors, Tony, tu te calmes !
Sinon, on accueille à la place de Miss Essonne,
Georges, 43 ans, de Saint-Louis,
qui, en fait, est le père de Miss Berry.
Tu sais, c'est le cas perdu !
Je l'ai au standard sur les 24 lignes !
Bonsoir !
Elle est sur IRC, Miss Berry.
Oui, bonsoir.
Bonsoir, Georges.
Oui, bonsoir, Monsieur Georges.
Oui, Georges, ta fille, c'est un boudin.
Ça y est, derrière, oui !
C'est normal qu'elle ait perdu, c'est un plomb !
Elle est plus de points, aussi.
Bon, tu me calmes un peu, ça, parce que ça va...
Mais qui ? Je te calme qui ?
C'est un peu un plomb, on va dire.
Voilà.
Par bien.
Allez, allez, allez !
Mais quoi, j'ai rien fait !
Bravo, le boulot que t'es en train de me faire !
Bravo !
Tu nous fais de la merde !
Attends, tu peux mieux dresser à l'aria, ça vaudra mieux.
Non, non, non, c'est bien, là.
Alors, seriez-vous d'accord pour inscrire votre copine
au concours de Miss France ?
On m'a demandé ça à Mégo.
Ouais, mais en fait, ma copine, elle a déjà concouru
pour l'élection l'année dernière,
mais le problème, c'est qu'elle est perdue, quoi.
Donc, depuis, elle est un peu traumatisée, quoi.
Et donc, voilà.
Mais Gérard, il ne vous écoute pas,
il est en train de taper fil d'art !
Putain, Manu !
Ah non, non, non, c'est pas possible, ça.
Ça, c'est pas possible, Gérard.
Bon, ben moi, dans ce cas-là, moi...
Dans 14 minutes, j'arrête.
Gérard, s'il te plaît.
Dans 14 minutes, j'arrête.
On repose la question, s'il te plaît.
14 minutes, j'arrête.
Gérard.
Il fait que tu as de la merde.
Il est en train de se...
Il fait que des conneries,
donc moi, dans 14 minutes, j'arrête.
Je ne fais même pas les 11 questions.
Non, moi, j'écoute.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Mais attends, il est en train de faire que des conneries.
Tu fais que des conneries !
Mais qu'est-ce qu'il a fait ?
Ça s'est bien passé dans le premier débat.
Ouais, pour l'instant,
il est en train de me faire que des conneries.
Pourquoi ?
Mais qu'est-ce qu'il a fait ?
J'écoute, moi, je n'ai pas compris.
Je lui demande quelque chose.
Ah oui, vas-y, donne des raisons.
Donne des raisons.
Donne une raison, j'écoute, moi.
Qu'est-ce qu'il se passait à l'antenne
qu'il ne te plaisait pas ?
Moi, je lui demande de calmer les gens,
il ne les calme pas.
Si !
Non, non, il ne les a pas calmés,
il est en train de se...
Tout le monde se fout de la gueule des gens.
Et lui, il ne fait rien.
Il n'est même pas capable
de faire un boulot correctement.
Si, le premier débat, à l'arrière.
Alors, autant mettre Manu au standard,
ça vaudra mieux.
Gérard ?
Oui ?
Non, ce n'est pas possible.
Sur IRC, il y a Mister Yankee
qui dit qu'avec une perruque
et sans ta moustache,
tu ferais bien, Miss Bois de Boulogne.
Ça, je m'en fous.
Mégo ?
J'ai déjà répondu, moi.
Tu ne m'écoutais pas, aussi, là.
Ben non, vas-y, dis.
Non, mais je disais,
ouais, c'est quoi la question ?
Ça ne m'a plus, là.
Alors, seriez-vous d'accord
pour inscrire votre copine
au concours de Miss France ?
Euh, non, je ne serais pas d'accord.
Et arrête de renifler.
Oh, excuse-moi, là, oh, là, là.
T'es égrue, ce soir.
Bon, non, moi, je ne suis pas d'accord.
Je ne suis pas d'accord
pour faire subir ça à mes copines.
D'abord, c'est des amis,
je ne leur ferai jamais ça.
D'accord.
Voilà.
Euh, Tony ?
Ouais, non, moi, je la garde pour moi.
Ben, tu peux préciser ?
Elle est trop chême.
Comment ?
Elle est trop chême.
Elle est moche.
Elle est laide.
Ouais, tu peux préciser le pont de ta pensée ?
Affreuse.
Vilaine.
Il y a des concours pour ça, hein ?
Berck.
Bon, OK.
Georges ?
Gérard, attends, attends, attends.
Sur IRC, il y a Miss Olio
qui te demande
si les Miss France t'excitent.
Non, pas du tout.
Pas du tout.
Georges ?
Pourquoi ?
Il te demande pourquoi elle ne t'excite pas.
Parce que ça ne m'intéresse pas.
Trop belle.
Bon, Tony, ça suffit.
D'accord.
Maintenant, tu laisses parler les gens.
Mais Miss Berrick, qui dit que t'es un menteur ?
Je m'en fous.
Georges ?
Après Miss France, il faut avoir 20 ans.
Ma femme, elle a 56.
C'est pour après être Miss France.
Elle est vieille, ta femme.
Je ne l'ai pas vraiment.
Je venais à 56.
Il y a Miss Tigri qui t'encule.
Je l'ai viré juste quand j'ai entendu ça, Gérard.
Alors, lui, c'est terminé.
Terminé pour lui.
Mycose.
Justement, je l'ai viré
parce que c'est lui qui foutait le bordel tout à l'heure.
Alors, c'est bien.
Donc, à la place, on a Clafoutis,
19 ans, qui appelle de Brest.
Au jour d'aujourd'hui,
14 heures précises,
je viens faire une requête au sieur.
Peri Grigali !
Et qui appelle de Brest
et qui te souhaite une bonne soirée.
Au jour d'aujourd'hui...
Salut, Gérard.
Salut.
C'est Clafoutis.
Alors, moi, j'ai été hôtesse de présélection
des Miss.
Et j'ai été refoulée
parce que j'avais une jambe plus courte que l'autre.
Et ça se voyait en maillot de bain.
D'accord.
Alors, je trouve que c'est inadmissible.
Ok.
Voilà.
Kudan ?
Moi, la question va être vite réglée.
Je n'ai pas de copine.
Ok.
Foufoune ?
Moi, j'avais une copine.
Enfin, une copine.
Je ne pouvais pas la blairer.
Et je l'ai inscrite au concours de Miss Boudin Noir
à la CUSA l'année dernière
pendant les vacances de ski.
Et cette conne, elle a gagné.
Et ça y est, c'est tout ?
C'est tout ce que tu as à me dire ?
Ben oui, ça y est, c'est tout.
Gérard ?
Oui ?
Sur IRC, il y a Miss Devitou
qui te demande
est-ce que les Miss,
quand elles gagnent le concours,
elles gagnent une CB ?
Non.
Ce n'est même plus le thème des débats sur les CB.
Demande à machin Devitou
s'il ne gagne pas une Dreamcast.
Puis tu lui demanderas
qu'il réponde correctement aux questions
en dehors des débats.
Gérard, il y a Madame de Fontenay
qui te dit que vu que
ces Miss ne t'excitent pas,
elles supposent que tu es homo.
Et alors, qu'est-ce que ça peut y foutre ?
Ah, c'est vrai.
Ben alors, Gégé, quoi ?
Non, mais attends,
qui c'est qui s'amuse à faire des conneries derrière ?
J'ai coupé les auditeurs, là, Gérard.
Donc, troisième question.
De nos jours, la beauté de Miss France
est-elle importante ?
Non, elle n'est pas importante.
Ouais, ben justement,
Gégé ?
À partir de 17h.
Tu fais une partouze à 17h,
moi je t'emmerde et tu vas fermer ta gueule maintenant.
C'est où, c'est où ?
Ouais, c'est 12 rues.
Ouais, oh !
Du château, hein.
Château comment ?
Tu me calmes ça, là ?
Déjà, tu me calmes Tony
parce que là, il commence à...
Ouais, il fout la merde.
...à me gonfler, lui.
Et en plus, il est sourd.
Tony.
Non, non, non, non, non, non, non.
Tony, tu te calmes.
Non, tu les prends en antenne,
ils se calment.
Autrement, tu dégages, Tony.
Moi, je te dis, à l'antenne,
comme ça, il va flipper.
Ouais, ben, il va dégager
dans moins de deux minutes, lui,
si il continue.
Non, mais je sais même pas
quand je suis à l'antenne,
quand je suis hors antenne.
Non, mais pour l'instant,
tu vas répondre
à la question, maintenant.
Non, mais répète-la, moi,
parce que je sais pas...
Non, non, non, non, non, non, non.
Non, non, non, non, non.
Non, non, non, non, non, non.
Non, non, non, non, non, non.
Je répète plus les questions.
Alors, attends,
je vais te faire une...
Attends, je vais la répéter
pour toi, Tony.
Mego.
Mego.
Ouais, je t'écoute, là.
Ben, en fait, ouais,
c'est vachement important,
surtout pour les vicieux
qui regardent, hein.
Et puis, ouais,
enfin, moi, je m'en fous un peu,
quoi, de la beauté
des Miss France, là.
Voilà.
Donc, pour toi,
la beauté, c'est pas importante ?
Ben, c'est important
pour les vicieux qui regardent.
Sinon, pour moi, non,
c'est pas important, quoi.
OK.
Ça y est, j'ai compris la question.
Je peux répondre ?
Ouais.
Ouais, c'est très important,
la beauté.
Sinon, à quoi ça sert
de regarder Miss France ?
OK.
Hé, Gérard.
Quoi ?
Tu sais ce qu'elle fait,
Miss France, quand elle voit...
C'est qui ?
C'est Cudan.
Tu sais ce qu'elle fait,
Miss France,
quand elle voit
une peau de banane par terre ?
Non.
Merde, je vais encore
me casser la gueule.
Ouais, ben alors, merde.
Moi, je vais te dire une chose,
que là, maintenant,
tu peux dégager.
Ben, c'est pas méchant.
C'est pas grave.
Ben, c'est pas méchant.
Bon, putain !
C'est pas méchant.
Putain, mais arrête
avec ta merde, là.
Tu me gères un peu ça, là.
Tu me fais quoi, là,
de la merde ?
T'as compris ?
Tu me vires Cudan.
Hop, terminé.
Ouais, c'était sympa, la blague.
Hop, terminé.
Georges.
Oui, la beauté, ça,
c'est...
Faut pas tenter la France,
quand même.
Même, on aurait...
Sinon, on aurait
une mauvaise image
de la France.
La beauté, c'est ça.
Euh, Clafoutis.
Bonjour.
Ouais, c'est pas...
Moi, je trouve que la beauté,
c'est n'importe quoi,
parce que c'est pas parce
que j'ai une jambe
plus courte que l'autre
que, en fait,
ben, j'étais pas belle, quoi.
C'est n'importe quoi.
En fait, j'étais aussi belle
que les autres,
mais évidemment,
maillot de bain,
ça se voit de trop, quoi.
C'est ça, le problème.
Non, mais tu peux préciser ?
Eh ben, je précise
que, ben, la beauté,
c'est pas si important que ça, quoi.
On peut avoir
une jambe en moins et...
Ouais, c'est vrai.
Ben ouais.
Ouais.
Et puis être miss, quoi.
Ouais.
Eh, Gégé,
tu veux pas faire
une blague à Sandy
et l'inscrire à Miss France ?
Comment ?
Tu veux pas faire
une blague à Sandy
et l'inscrire à Miss France ?
C'est qui ?
C'est qui qui parle ?
Rodrigo.
Bon.
J'ai l'impression...
J'ai l'impression
qu'on va s'arrêter
dans moins de 3 minutes.
Oh non, Gérard !
On continue ton débat, là.
C'est bien, non ?
Franchement, c'est cool, ouais.
C'est bien, on s'éclate.
Ouais.
Alors, Foufoune ?
Ouais.
Ben, je pense que c'est un minimum,
ouais, qu'elle soit jolie au moins
et puis qu'elle sache
aligner deux mots, quoi.
Ouais.
Bonjour, ça va ?
Oui, ça va.
Là, j'ai dit 3 mots, t'as vu ?
Ouais, 3 mots.
Bonjour.
Gégé, tout à l'heure,
il y a une fille qui disait
qu'elle avait inscrit
sa copine à Miss France.
Moi, j'ai inscrit un copain,
tu sais, question pour un champion
pour lui faire une blague
et il a été éliminé
au 4 à la suite.
C'est pas le thème du débat !
Hop, terminé pour Tony.
Non, non, mais attends.
Terminé pour toi,
c'est fini, là, maintenant.
Non, mais t'es pas insulté, là.
Ça est terminé !
OK, alors retourne à la danse,
espèce d'enculé.
Bon, moi, je t'en mets,
salaud !
Oh, là, tu me le vires
complètement.
Il est viré, il est viré.
Là, moi, un connard comme ça,
moi, j'en veux pas.
Alors, maintenant,
tu m'envoies la musique,
on va calmer tout le monde, maintenant.
OK, OK, OK.
Bah, t'annonces les numéros
de téléphone et tout ça,
s'il te plaît ?
Alors, donc, vous pouvez toujours
nous appeler au 0803 08 5000
et 0870 5000
et toujours de lire
cww.fr
ou que Rigaud vous attend.
Rigaud, tu peux nous dire
combien qu'on est ?
Je crois qu'on a dû perdre...
4 382, c'est bien,
et on s'écoute le disque.
4 300 ?
Bon, ça va.
Donc, on se retrouve
tout de suite après.
Voilà, vous venez d'écouter
les petits sissons de la bonne
avec des bas résiliés.
Résilés, pardon.
Et donc, vous êtes toujours
sur Fun Radio,
donc, 2h44 du matin.
Ouais.
Donc, j'espère qu'on va atteindre,
et ça, mon chef,
il vient de me le demander,
j'espère qu'avec Rigaud,
on va atteindre
des 5 000
avant la fin de l'année.
C'est ça, c'est ça.
C'est ça, c'est ça.
3h du matin.
Je pense que ça devait être possible.
J'espère.
Possible.
Si les bas se passent bien
et que tu gueules pas trop,
ça devrait le faire.
Vu que là,
quand le disque s'est arrêté,
on était à 4 462 moins 4,
ça devrait le faire.
OK.
Alors, donc,
on récupère Margot.
Mégot.
Mégot, pardon.
Ouais, ouais.
Excuse-moi, excuse-moi,
excuse-moi.
D'accord, je t'excuse.
J'ai dit Margot,
mais c'est pas grave.
Ouais, c'est bon, Margot, non ?
Bah ouais, pourquoi pas,
c'est le nom d'un chien, en plus.
Ouais, d'accord, OK, bon.
OK.
Ouais, c'est ça.
OK.
Poussin.
Bonjour.
Oui, donc, bonsoir à tous.
Bonsoir, Mégot.
24 ans de...
Bonsoir, Balut.
Bonsoir, Fildar.
Bonsoir, Max.
Salut.
Bonsoir, mon chien.
Bonsoir, Poussin Mystère.
Ah, bonsoir, Gérard.
Excuse-moi, je t'avais oublié.
Ah ouais, bah, c'est simple.
Georges.
Bonsoir à tout le monde.
Bonsoir, Clapouti.
Ouais, salut, toujours là.
Bouledopu.
Oh, Bouledopu !
C'est quoi, ce bordel ?
Salut, salut, salut, salut, Gégé.
Bouledopu.
Ouais, je suis là.
Bonsoir, Gérard.
Bonsoir, Sandi Capé.
Bonsoir, tout le monde.
Sandi Capé, je vais te dire une chose, que Bouledopu, tu vas pas commencer tes conneries,
d'accord ?
C'est pas le problème.
C'est pas le problème.
Moi, je suis calme.
T'es dans le coup, aussi, non ?
Ouais, à fond.
Et Foufoune ?
Ouais, salut, Gérard.
Salut, Sandi.
Alors...
Je vous rassure tout de suite, je m'appelle pas Sandi.
Tu me rassures.
Alors, la quatrième question, donc...
Non, c'était la troisième.
Non, quatre.
D'après vous, comment je les...
Comment je...
Comment je les misse France ?
Ça doit être de la bite.
Comment ?
À mon avis, c'est des crudités, hein.
Attends, attends, attends, attendez, attendez.
Qui c'est qui vient de répondre, là, que c'est de la bite ?
Pas moi.
Pas moi.
Pas moi non plus.
Bon, alors, on va demander à Foufoune.
Ouais.
Je sais pas, ils sont allés au grain, en plein air, dans le foin.
Non, mais tu peux préciser.
Elles mangent des choses saines, sans bactéries, sans EPO.
Elles sont des picoses et elles font de l'agime.
D'accord.
Elles sont bien gaulées, donc il y a du travail, quoi.
Elles passent par la chirurgie esthétique, elles mettent des millions là-dedans pour faire Miss France.
Ouais, mais ça, c'est pas elles, en fin de compte, c'est pas elles qui payent.
Ah non, c'est Madame de Fontenay qui paye.
Non, non, non, non, non, non.
Faut bien se dire une chose.
Non, c'est les Restos du Coeur qui payent.
Non, mais attends, toi, t'es à ton micro.
Donc, faut se dire une chose.
Pour être Miss France, déjà, c'est pas Madame de Fontenay, comme tu viens de dire.
Ouais, c'est les impôts.
Donc, ça passe par des concours de mode et tout ça.
Donc, on va demander à Bouledopu.
Gérard, avant, sur IRC, il y a Triso, Miss Triso, qui te demande quel est le QRZ de Madame de Fontenay.
Ça, c'est pas le thème des débats.
Pas belle, je crois.
Pas belle, ou vilaine.
Non, non, mais c'est même, c'est pas du tout le thème des débats.
La Cibi est terminée, maintenant, c'est sur les Miss France.
Donc, on va demander à Clapouti.
Bah, je pue de la gueule, moi.
Ouais.
Qui ?
Bouledopu.
Bah, tu viens de répondre.
Bah, non, j'ai pas répondu.
Bah, alors, tu réponds.
Ouais, alors, je pense que, je sais pas, je dois vous faire 2-3 Big Macs le midi.
Un bon sauciflard le soir et un rôti de veau.
On va avoir une belle ligne.
D'accord.
Tu crois qu'en mangeant tout ça, elles auront une belle ligne ?
Je crois que le midi, elles mangent des frites, moi.
J'en suis la preuve.
Bah, attends, parce que t'es belge, toi.
Ah non, je sais pas, je dis ça comme ça.
Eh, t'es devenu belge ?
Et après, chez elles, ça pue l'huile.
Ouais, mais t'es...
Non, ça pue l'huile.
Eh, t'es bien.
Ouais, mais t'es devenu belge, toi.
Hein, non, non.
Ouais, mais t'es comme Pildar, vous devenez belge, là, tous les deux.
Bah, alors, toi, qu'est-ce que t'es, Gérard ?
Clapouti.
Euh, ouais, bah, moi, je pense qu'elles mangent des asperges en boîte.
Ouais.
C'est super bon pour la forme.
Et qu'elles boivent du lait de chèvre.
Parce que ça, c'est super top pour le teint.
Et puis, bah, en fait, la Fontenay, par contre, elle, elle mange des frites.
Non, non, mais attends.
Eh, Clapouti.
Ouais.
On n'en a rien à foutre de la Fontenay, d'accord ?
Ouais, mais c'est quand même une mise.
Non, non, mais on n'en a rien à foutre.
On n'en a rien à foutre.
On s'en fout de la Fontenay.
Non, elle voit le régime dragounien.
Elle mange de la salade.
Elle mange vraiment de la grasse.
On peut grossir.
Qu'est-ce que t'as donné à manger à ta fille, toi, avant qu'elle fasse le concours, Georges ?
On a été voir un diététicien.
Il a fait un régime pour les salignes.
Puis c'est tout.
On s'en fout de la grasse.
Hum, hum.
Euh, Poussin ?
Ouais, bah, moi, je suis d'accord avec Georges.
C'est vrai qu'il mange surtout des salades, tu vois, prodités, concombres, même des...
Ok, super.
Bon, derrière, vous laissez les gens répondre, s'il vous plaît.
Oh !
Excuse-moi.
Vous laissez les gens répondre.
Ça vaudra mieux pour tout le monde.
Parce qu'il est 2h49, et on n'est qu'à la quatrième, et il y a 11 questions.
Oh, putain.
On dit pas putain.
Euh, bah, qu'est-ce que je dis ?
Alors, donc, pour finir, Poussin, si tu pouvais continuer ce que tu me disais.
Ouais, donc, je te disais, bah, tu sais, les Miss France, ils ont franchement un régime draconien,
parce qu'il faut qu'elles mangent des croûtes.
Oui, des pétraves, des salades.
Donc, ils n'ont pas le droit à la graisse, ni au sucre, rien du tout.
D'accord.
Euh, Margot...
Euh, Mégo, pardon.
C'est pas cool.
Moi, je dis que les Miss France, là, elles mangent rien.
Elles pensent à rien, elles mangent rien.
Et puis, je dis, quand elles ont vraiment, vraiment faim, au bout d'une semaine, elles mangent une courgette.
D'accord.
Question IRC.
Oui, une question de Madame de Fontenay, la vraie.
Elle te demande pour quelle Miss tu aurais voté.
Euh, personnellement, moi, je...
Bonne question, ça.
Moi, je voterais pour personne.
Oh, t'as regardé ou pas ? T'as bien un petit avis, quand même.
Non, non, mais même...
Lequel tu préférais ?
Non, non, mais même, vu ce qui s'est passé, ça m'intéresse pas.
Mais...
Non, non, mais...
T'avais bien une préférence, je veux dire, moi, j'avais une préférence, Rigo, il avait une préférence.
Il s'est passé quoi ?
Euh, j'aurais...
Qu'est-ce qui s'est passé ?
De toute manière, ça va être la dernière question.
Donc, on n'est pas couchés.
Donc, 43% des gens utilisent la Miss France pour découvrir la région de la France.
Les régions de France, pardon.
Bah ouais.
28% des Miss France utilisent seulement les portables pour s'appeler entre elles.
Ça, je vois pas du tout le rapport.
71% des Miss France préfèrent être Miss Univers...
Univers Solitaire.
Univers Solitaire, c'est quoi, ça ?
Au-dessus de...
T'as Miss France, t'as Miss Monde, t'as Miss Univers et Univers Solitaire.
C'est le top des Miss.
Ouais, bah, c'est bien.
23% des gens...
Des gens pensent que la Miss France ne sert à rien sauf pour se masturber.
Alors ça, euh...
Ça, c'est vraiment des...
Il y a beaucoup de gens qui pensent ça, quand même, hein.
Ouais, bah, ouais.
Si, si.
Combien y en a ?
23%.
C'est énorme, hein.
Ouais, ça fait beaucoup, hein.
Et 32% des gens pensent que l'abonnement aux Miss France est trop cher.
Il n'y a pas besoin d'abonnement.
Voilà.
Si !
Non.
Quoi, si ?
C'est ça, Rigaud, hein.
Je me suis pas trompé dans...
Dans les sondages ?
Non, non, c'est ça.
T'as bien joué.
Alors, une question que je vais poser à tout le monde, et ça, je peux préciser que sur
la question que je pose, personne n'a été capable de me le donner sur les sondages,
et ça, c'est bête.
Donc, d'après vous, depuis quelle date Miss France existe-t-elle ?
On va demander à Mégo.
Ouais, bah, écoute, ça a toujours existé depuis la nuit des temps, parce que, au départ,
l'élection de Miss France...
C'est une légende.
C'est une légende, et puis ça s'est perpétué, et puis...
Pardon ?
Allô ?
Ouais, on t'écoute.
Ouais, je disais, donc...
Ouais, ça date de la...
Bon, on me laisse parler, là ?
C'est possible ?
Ah, vas-y !
Ouais, bonjour, c'est Boule de Pue.
Ouais, ouais, attends, Boule de Pue, pour l'instant, tu...
C'est pas fini.
Oh, Manu...
Fildar !
Ouais ?
Calme-moi, Boule de Pue, là, pour l'instant, c'est pas son tour.
Ouais, calme-moi, Fildar.
Ouais.
Mégo, donc, précise.
Ouais, alors, donc, je disais, ça a toujours existé, depuis le début, au départ, c'était
une légende, et, en fait, voilà, comme maintenant, ça se concrétise, tout le monde peut voter,
tout le monde peut participer, maintenant, c'est génial, voilà.
D'accord.
C'est pas pour Boule de Pue.
Ok.
Rigo ?
Oui, il y a Miss Assetton qui te demande, c'est quand l'élection des Miss Calendrier
de Routier ?
Ça, je sais pas.
Ça, je pourrais pas lui répondre.
Qui c'est qui va passer derrière ?
C'est quoi, ça ?
Je sais pas.
Ah, c'est le poussin vert mystère, là ?
Un poussin mystère tout court.
Un poussin vert mystère.
Écoche pas mon nom, s'il te plaît.
Bon, c'est ce que je vote, toi, d'accord ?
Un poussin vert mystère.
Bah, écoute, moi, ce que je peux te répondre, c'est que ça existe déjà depuis très, très
longtemps.
Ouais.
Et que, déjà, à l'époque de Cro-Magnon, ça existait.
À l'époque de qui ?
À l'époque de Cro-Magnon.
C'était qui, Cro-Magnon ?
C'était qui ?
C'était qui, Cro-Magnon, là ?
C'était qui, Cro-Magnon ?
C'était les hommes historiques.
Oh !
On se calme derrière, on laisse passer le poussin vert mystère de mes genoux, là.
Faites place, faites place.
Ah, c'est les hommes préhistoriques.
Ah !
Ah, mais c'est un homme préhistorique.
Bon, non, c'est à l'époque des hommes préhistoriques, quoi.
Ah !
Ah, attends, mais ça...
Il y avait des femmes qui étaient mythes.
Ah, ouais, mais c'est à l'époque où Jésus-Christ est allé sur la Lune.
Ok, super.
Hein, poussin ?
Ça va être l'humour, ce soir, Gérard.
Oh, putain.
C'est cool, Gérard.
Oh, poussin !
Oui ?
C'est à l'époque où le premier homme est monté sur la Lune.
Ouais, c'est super beau, oui.
Gérard ?
Allô ?
Poussin ?
Oui ?
Quand tu parles de l'époque préhistorique, c'est l'époque des 100 dinosaures ?
Oui, voilà, les 10 dinosaures, et puis je ne sais plus quoi, là, les...
Les tranctosaures, là, les trucs comme ça.
Ah, les brunosaures, les...
Les brontosaures, les tricérapthos.
Ouais, bon, Georges, les 100 dinosaures.
Depuis le temps, trop tard.
Georges ?
Oui ?
Comment c'est, en 1956 ?
66 ?
Non, 56.
56 ?
Oui.
Je ne suis pas trop d'accord avec toi.
Pourquoi ?
Ah bon ?
Non, non, mais on va laisser tout le monde répondre clapoutis.
Ouais, moi, je pense que c'était en 1789, parce que la première, elle s'appelait Marianne, je crois.
Oh, ouais, bah d'accord.
Alors là, toi, t'es carrément parti sur...
C'est vieux, hein ?
Ouais, mais c'est vachement vieux, en fait.
Oh, ouais, vache.
Oh, la vache.
Eh, pourquoi c'était pas l'année de la vache, les Miss France ?
Mais non...
Non, mais tu te rappelles pas, Marianne, avec son chapeau, là, et tout ça ?
C'est clair, quoi, c'était elle, c'était l'ancêtre, déjà, de l'autre, là, Geneviève, et tout.
Elle avait le chapeau, c'est clair, c'est 1789.
Bon, ok, d'accord.
Ok.
Boule de puce ?
Ouais, alors moi, je sais pas du tout.
Faudrait pas te dire une date exacte, mais je sais que je regarde depuis l'âge de ma naissance.
Que je kiffe Miss France.
Elles sont bonnes, quoi.
D'accord.
Foufoune ?
Ça existe depuis que Madame de Fontenay a pris un extra, en 1962.
Et depuis, elle s'en est parmise.
Je voudrais se partir avec Laurent Gardier.
Elle a m'enflé, hein.
À mon avis, je pense que vous vous trompez tous, ça existe depuis 1965, et il y a eu un reportage...
Ah, j'ai fait trois ans.
Il y a eu un reportage de fait...
N'importe quoi.
C'est faux !
Tu mens, Gérard.
Tu mens comme tu respires.
Ouais, moi, je t'emmerde !
N'importe quoi.
Bon, tu me mets tout le monde en air.
On est en air.
En air.
Tranquille.
J'en connais un tout à l'heure, il va se prendre une bobe si je l'attrape, lui.
Ouais, c'est ça.
Bon, tu me mets...
Tu me coupes tout le monde.
Voilà.
Voilà.
Donc, alors, moi, je peux vous dire une chose, que ça existe depuis 1965, et ça, c'est
vrai, parce qu'il y a eu un reportage qui a été fait samedi, sur la Une, avec...
Patrick De Carolis.
Non.
Non ?
Non, sur la première, c'est pas avec...
C'est Emmanuel Chien.
Henri Chambon.
Ah, avec Henri Chambon.
Et donc, ça existe depuis 1965.
Exactement.
Les sélections de Miss France.
Moi aussi, Chambon.
Regarde, Chambon, Gérard, sans...
Hop, on...
Suivante question.
Sortirez-vous avec la Miss France en boîte ou autre ?
Allô ?
Allô ?
Attendez, parce qu'il est parti savater Olivier, parce qu'il a eu le double saut.
Olivier, casse-toi.
Casse...
Dégage, Olivier !
Arrête tes conneries, d'accord ?
Et avec qui ?
Je t'en reviens dans le studio, tu me fais une connerie, je te claque.
Ok ?
Allez, reviens, Gégé.
Allez.
On reprend, on reprend les auditeurs.
Allez, c'est parti.
Ok.
Alors, on va demander à Foufoune.
Ouais, non, moi j'irai pas avec elle.
Mais tu peux expliquer ?
Parce que je vais dans des boîtes pas très saines et je pense que pendant un an, elle
n'a pas trop le droit de fréquenter ce genre d'endroits, donc non, j'irai pas avec elle.
Non, bah là, tu te trompes.
Ah bon ?
Montez sur moi, c'est tout.
Euh, Manu !
Tu arrêtes avec ce remix !
Regarde, tu arrêtes !
Ça, c'est du mix.
Tu arrêtes ou sinon j'arrête, là.
J'ai rien fait.
J'arrête dans 4 minutes les débats.
Bah ouais, c'est le but.
D'accord ?
Bon, allez, on y va.
Donc, Foufoune, je suis...
Il y a Miss Davy Free qui te demande si on peut lire dans les chromosomes d'un embryon
si le bébé, il sera futur Miss France.
Et si c'est un garçon, comment on fait ?
Non, je pense pas qu'on peut lire là-dedans.
Et il te demande combien ça fait en euros.
Ouais, ça, j'en sais rien.
Euh, boule de puce.
Bah alors, moi, je suis chaud comme la brèze pour sortir avec une meuf, une Miss France.
Elles n'ont pas le droit...
Pendant l'année où elles sont Miss France, de sortir avec des garçons.
Interdit d'avoir des gosses.
Interdit de rien faire, les pauvres.
C'est ça, bah...
Je crois que tu te trompes complètement.
Euh, non, pas du tout.
Mais t'as dit au GG.
Tu te trompes.
Tu te trompes parce que...
Les nanas qui sont élus ont le droit de sortir.
Et après, une fois qu'elles sont élus, je t'explique pas les soirées qu'ils font.
C'est quoi comme soirée ?
À poil et tout.
Non, non, mais attends...
Des trucs cul-cul-cul ?
Non, mais...
Avec des menottes et tout.
Non, non, après, ils sont invités dans...
Dans des soirées...
Moulin Rouge ou autre...
Non, Ritz.
Après, ils vont en Ritz.
Ils prennent des Mercedes.
Bon, Fildar, tu fermes ta gueule, maintenant.
Euh, Georges ?
Non, mais moi, j'ai ma femme.
Elle s'est obligée.
D'accord.
Euh, Poussin ?
Comme un bon sûr de ça.
Comme un boule de pute, tu t'écrases.
Oh, oh, oh.
J'étais contentisant.
C'est bon.
Donc, Georges ?
Ouais, non, mais avec ma femme, elle s'est obligée.
Ok.
Euh, Poussin ?
Mystère.
Poussin, Mystère.
Putain !
Quelle bouffonne, celle-là, sérieusement.
T'es la grosse.
Bah, t'es toi, la grosse.
T'es boule à dos, t'as fait finir ça.
Putain !
Fildar !
Eh, mais calme-toi, là-bas, le vieux con, là.
Mais non, mais Gérard, c'est bon, il revient.
Reviens, Gérard.
Attends, l'autre, il arrête pas de me couper les jambes.
Il a laissé son truc, là, il me coupe n'importe qui.
Là, il va se prendre des claques dans sa gueule, encore.
Qu'est-ce que t'as fait ?
C'est navrant.
Y'a rien, hein ?
Y'a rien, regarde, regarde.
Viens voir, viens voir, viens voir.
Mais, mais, mais, là, là.
C'est-à-dire que là, ils sont tous talentés.
Mais, bien sûr, pourquoi t'avais été là ?
C'est moi qui viens de le remettre.
Ah.
Il l'avait mis en air, encore.
Alors, il va se prendre des claques dans sa gueule.
En air, c'est quand t'es à l'antenne.
Il l'avait mis en out.
En vête.
Ouais.
Il voulait pas qu'elle parle.
Ah, c'était une erreur.
Comme d'habitude.
C'était une erreur.
Ouais, ouais, c'est une erreur.
Attends, tu vas te prendre des claques dans ta gueule.
C'est comme un faux numéro, c'est pareil.
Alors, Poussin.
Ouais, bah, tu m'écoutes, Gégé, ou pas ?
Je t'écoute.
Fildar a fait un bon premier débat.
Ouais, mais là, pour l'instant, il fait de la merde.
Oui, mais comme tu me l'as pas remercié au début,
tu remercies pas les gens quand ils font du beau boulot.
Pour l'instant, au premier débat...
Il fait que c'est crabe.
Il fait un truc avec ses crabes.
Bah, ouais, mais il va pas continuer comme ça.
Mais d'accord, mais ça s'est bien passé.
Ouais, bah, alors, dans ce cas-là,
qui me passe un deuxième débat ?
Qui bosse bien pour le moment ?
Qui bosse bien ?
Pour l'instant, Rigaud,
on est à combien sur l'Internet ?
On a perdu.
Quand t'as dit que tu te cassais,
il y en a plus de 1 000 qui sont partis.
On est à 3 722.
Donc, j'espère qu'on va récupérer.
Bah, dis-leur de revenir, dis-leur de revenir.
Manu, au premier débat,
il a fait du bon boulot, au standard.
Oh, merde, c'est pas vrai.
Attends, c'était pas vrai.
T'as gueulé dessus.
Non, non, non, non.
Bah, j'ai la DAT, t'as gueulé dessus.
J'ai la DAT.
Sur certains auditeurs...
On va reprendre le débat juste pour dire à Rigaud,
là, tu peux leur demander de revenir au 1000.
Donc, tous ceux qui sont partis, là, sur Minitel,
essayez de revenir...
Non, Internet, ça s'appelle.
Sur l'Internet, pas sur le Minitel,
parce qu'il fonctionne pas.
Non, mais Minitel, Internet,
vas-y, parle de l'Internet.
Donc, l'Internet,
vous pouvez toujours nous joindre au www.frfunradio.
Revenez, revenez, revenez.
On va battre le record, ce soir, Rigaud, s'il te plaît.
Faut qu'on arrive à 5000.
Faut que tu nous en trouves 5000.
Et là, il est 3h01, normalement.
Moi, je devrais avoir fini le débat.
On va chercher, on va chercher.
Donc, Poussin.
Oui, donc, je te disais,
je pense que les...
Ah oui, c'est sortir avec les Miss France.
Oui.
C'est pas sortir avec moi.
Poussin.
Moi, personnellement,
je pourrais pas sortir avec une Miss France,
vu que je suis une nana.
Mais avec un mec qui fait Miss France,
oui, pourquoi pas.
Ah bah, t'as déjà vu des mecs...
Je regarde si ça fonctionne.
C'est pas facile pour les contourneurs de beauté.
Qu'est-ce qu'elle est taubée, celle-là ?
Qu'est-ce que tu fais, Gérard ?
Non, je suis pas taubée, c'est vrai.
Attendez, attendez.
Non, non, on arrête, on arrête.
Qu'est-ce que tu fais, Gérard ?
On arrête, on arrête.
Pourquoi tu...
Mais non, on n'arrête pas, hein.
Non, non, il recommence, il recommence.
Il recommence, il recommence.
Je suis là, je suis là.
Poussin.
Ah, mais c'est Manu.
Mais non, parce que là, je les coupe, parce que tu parlais.
Oui ?
C'est Manu qui coupait.
T'as été coupée combien de fois ?
Manu, c'était Manu.
Je peux pas te dire, parce que j'ai pas fait gaffe.
Ouais.
C'est pas la religion, en plus, on parle pas de la religion.
Euh, donc, qui c'est qu'il me reste ?
Mego ?
Ouais, bah moi, je suis d'accord avec Poussin Mystère, là.
Je trouve qu'elle a bien répondu à la question,
et moi, je suis d'accord avec elle.
- Hum ? - Voilà.
Mais tu peux préciser, quand même, le fond de ta pensée ?
Bah, que moi, je pourrais pas sortir avec une fille
qui est dans l'élection de Miss France,
parce que je suis pas intéressée par les filles.
Et puis, par contre, un mec,
qui va dans l'élection de Miss France,
ouais, je suis d'accord, pourquoi pas ?
- D'accord. - Voilà, c'est ce qu'elle a dit, non ?
- Euh, ouais. - Voilà.
De toute manière, y a pas que les boîtes.
En fin de compte, qu'on peut inviter une Miss France,
tu peux l'inviter au restaurant et autant.
Ouais, mais il faut du pognon, putain.
Ouais, mais ça, euh...
Tu m'en prêtes ?
Tu peux l'inviter à faire les boutiques, aussi, hein ?
Ouais. T'as des lèches vitrines, t'as...
- Fils de cul... - Poussin Mystère ?
- Oui ? - Ouais, quand tu fais les boutiques,
tu vas où, toi ?
- De quoi ? - Quand tu fais les boutiques,
tu vas où, toi ?
Moi, je vais généralement dans Paris.
Ouais, mais où, dans Paris ?
Bah, y a une ville, mais je pourrais pas citer, quoi,
parce que sinon, ça ferait trop de marques.
Bon, bon, bon, bon, on va peut-être reprendre les débats, Gérard.
Tu gères un peu, on y va.
Donc, alors, sur la question, donc...
Oui, Rigaud, une question, avant ?
On va danser sur le débat ou pas, là ?
Y en a plein. Y a Miss Paradox qui te demande :
"Est-ce que tu penses que l'élection de Miss France,
c'est pas un racket visant à enrichir France Télécom ?"
Je pense pas.
Mais ça... Mais justement,
cette question-là, tout le monde l'attend,
mais je vais la poser tout de suite, là.
Non, non, je l'attends pas.
Bon, attends, toi, tu perds de ta gueule et c'est tout.
- Euh, Manu ? - Ah non.
Tu me fais du bon boulot ?
Bah ouais, je fais que ça, hein.
Je fais que ça.
Alors, donc, y a 86 % des gens...
Bon, allez, hop, conclusion terminée, moi, j'arrête.
Bah non, maintenant, Gérard,
je suis en train d'essayer de récupérer des gens.
Regarde, on va battre leur corps.
On est remontés au-dessus de 4 000, Gérard.
Gérard, reste, Manu, on y va, on y va, on continue.
Alors, y a 86 % des gens qui ont vu Miss France
ont vomi et s'en remettent pas.
Donc ça, je vais te dire une chose, Gaël,
quand tu me sortiras des trucs comme ça, tu me feras signe.
53 % des gens rêvent toutes les nuits
de se prendre une bonne grosse Miss France.
Donc, je sais pas où est-ce qu'elle est.
Alors là, l'histoire des calendriers,
je la pose pas, ça sert à rien.
- Pourquoi ? Elle est bien. - Non, non.
- C'est des routiers.
- 47 % des routiers ont des calendriers de Miss France nus
dans leur camion, c'est vrai ou pas ?
- Non, c'est faux. Alors, toi, tu t'écrases.
Toi, tu fais ton boulot et tu t'es...
36 % des gens ont tué Miss France pour avoir un chien.
Alors là, Gaël, je vais te dire une chose,
que là, je termine même plus.
- Elle t'embrasse, elle t'embrasse comme elle te dit bisous, Gégé.
- Allez, hop.
- Sondage paru dans Miss France News.
- T'as oublié de dire que 43 % des gens pensent que Miss France
est une salope et que 1 % des gens préfèrent Monsieur France
en string que Miss France en short.
- Eh ben, ça y est, le sondage est terminé pour...
- Ouais, c'est fini.
- Bon, alors, maintenant, on va continuer le débat.
Alors, l'élection de Miss France est-elle truquée ?
Donc, on va demander ça à mégots.
- Euh, non, non, elle n'est pas truquée.
Je trouve qu'elle se passe normalement devant un huissier et tout ça.
Voilà.
- T'es sûre ? - Ouais, ouais, je suis sûre.
- T'es sûre ? - Si, si, non, non, non.
Moi, je pense que c'est tout à fait légal et puis il n'y en a aucune
qui ait choisi dès le départ et puis voilà, quoi.
Moi, je pense que c'est tout à fait légal.
- D'accord. Pouce en mystère ?
- Non, moi, je pense qu'au contraire, c'est truqué
parce que quand tu vois ce qui s'est passé à la télé
il y a à peu près 2-3 jours, ils ont expliqué que normalement,
c'était la Miss Berry qui devait être élue.
- Miss Berry ? - À la place de la Miss...
- Miss Berry ? - Ouais, Miss Berry à la place de Miss...
- Berry ! - Si, Berry !
- Oh, t'as le cœur de Paris. - Oui, c'est Berry, c'est ça que j'ai dit, Berry.
- Euh, Georges ? - Oui, monsieur Aurélien, ma fille.
- Mais, il y a Delphi.
- C'est truqué, c'est un scandale, de toute façon.
- C'est truqué.
- D'accord. Question Minital... IRC, pardon.
- Non, c'est pas une question, c'est...
Attends, parce qu'il faut que je la retrouve...
Je sais plus qui c'était qui me disait que c'est truqué, en fait,
pour gagner Fos-Sucé.
- Je ne pense pas.
Euh, Clapouti ?
- Bah, je me demande si Fos-Sucé est Geneviève ou quoi.
- Non, Fos-Sucé est Jean-Pierre Foucault.
- Ah, Foucault ! - Ouais, d'accord.
- Ouais, ça. Boules de pus ?
- Ouais, bah, moi, je pense que c'est bien truqué,
parce que je me souviens, en 1975,
il y a Sandy Plodocus qui a gagné le concours,
et je voudrais savoir... C'est pas possible, quoi.
- Puis, euh... Fildar, s'il te plaît.
- Ouais ? - Tu me vires Boules de pus.
- Salut, mec ! - Non, mais c'est intéressant,
ce qu'il dit, Gérard, t'inquiète pas.
- Euh, Foufoune ?
- Ouais, bah, euh... C'est pas truqué.
- Bah, tu peux expliquer ?
- Parce que Sandy a dit que c'était truqué,
donc je veux pas dire comme elle.
- Alors, moi, je peux te dire une chose.
- Oui ? - Bonjour.
- Bonjour.
- Gérard, en attendant, il y a Miss Davy Ford sur l'IRC
qui dit qu'en tout cas, s'il voit Sandy au Miss France,
il considérera que c'est clair que c'est truqué.
- Mais n'importe quoi.
Euh, donc, moi, je peux vous dire une chose,
que l'histoire de Miss France...
Bon, alors, pour moi, terminé, je...
- Non, non, Gérard, c'est bon, là !
- Gérard, t'es niaque pas !
- Regarde !
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Regarde, Gérard !
- Hé, Olivier, t'arrêtes, t'as pas tes conneries derrière !
- Allez, assieds-toi, Gérard, c'est bon, reviens, allez, allez.
- Fais pas le con, toi, non plus !
- Olivier, il travaille dans le studio à côté, alors c'est lui.
- Alors, fais pas le con, toi. - Salut, c'est pas moi, Gérard.
- Fais pas le con, parce que de toute manière, c'est terminé.
Moi, je fais la dernière question.
- On te fatigue pas, Gégé, c'est bon.
- Non, non, mais c'est terminé, maintenant. Allez, hop.
Moi, je peux vous dire une chose, que ça a été truqué,
parce que, pour une bonne chose,
c'est que la ministre Haïti pleurait avant,
la présidente qui a donné un mouchoir pour qu'elle s'essuie les yeux,
et normalement, c'était Miss Berry, qui devait être élue non Miss Haïti.
Donc, pour moi, ça a été truqué, ça a été truqué.
Et ça, dans la presse, ils en ont parlé, mais maintenant, ils écrasent.
Pour l'instant, ils ont camouflé, ils ont mis fin,
comme dans un jury, ils ont dit : "C'est une affaire classée."
Donc, pour moi, c'est de la merde.
- On m'excuse.
- Voilà.
- Donc, conclusion du débat.
- Ah !
- Non, déjà ?
- Non !
- Non, c'est pas possible.
- Je suis en train de rattraper des gens, là.
Si tu veux qu'on dépasse les 5 000, il faut continuer le débat, là.
On est à 4 722, on est beaucoup remontés.
Ils ne m'écoutent même pas.
- Si, si.
- Non, mais non.
- J'écoute, Rigaud.
- Non, mais tu ne m'écoutes pas.
- On était à 4 000.
- Tu ne m'écoutes pas.
- On est à combien ? 4 722.
Voilà.
- Bon, ça va, tu m'écoutes, c'est bien.
- Alors, devrait-on faire une élection de Miss Boudin ?
On va demander à Mégo.
- Moi, je suis d'accord avec cette idée-là.
Je pense qu'il n'y a pas que les beautés qui doivent participer à l'élection.
Il y a aussi les boudins, il n'y a pas que des beautés sur Terre.
Voilà, je pense que chacun y trouvera son compte, non ?
- Je pense.
Poussin vers Mystère.
- Oui, donc moi aussi, je pense que pourquoi pas ?
Parce qu'il y a bien aussi des Miss pour les personnes âgées,
pour les mamies, il y a des Miss mamies.
- Et il y a des mêmes, je dirai plus tard, Georges ?
- Oui, tout le monde doit être égaux.
- Ah bah, c'est bien, toi.
- Bah oui.
- Donc, on peut élire n'importe qui.
Qui c'est qu'un téléphone pourri, là ?
- Eh Gérard, là, c'est Poussin.
Je voulais te dire qu'en Amérique, ils font aussi les concours d'élections
sur les femmes qui sont un peu fortes.
Et donc, ça fait les élections de Miss ronde.
- D'accord.
Ok, Poussin, Mystère, bière.
- Tu t'es inscrit, non ?
- Euh, Clapouti ?
- Ouais, j'avais une question.
Comment on fait pour les maillots de bain, alors ?
- Bah, tu peux préciser ?
- Bah, si on fait l'élection de Miss Boudin,
on fait comment pour les maillots de bain, quoi ?
- Bah, tu peux trouver des maillots de bain...
- Taille unique.
- Taille unique ?
- Ouais, si taille unique, ça craint.
- Non, mais de toute manière, tu peux trouver des maillots de bain
qui sont assez...
qui sont faits pour ta taille.
- Eh, j'ai des toiles de teint.
- Faut pas qu'ils crassent, ici.
- Gérard, sur IRC, il y a Miss Pourras qui demande :
"Est-ce que c'est vrai que Miss France est à la beauté,
ce que Sandi est au saucisson à l'ail ?"
- Ah, bah, ça, peut-être.
On verra, on lui demandera.
Euh, boule de pus ?
- Ouais ?
- Boule de pus !
- Tu l'as virée !
- Ah, bah...
- Ah, bah, oui, quand même, je suis là.
Bah, vu que Fildar,
il m'a pas mal calmé, il m'a bien engueulé au standard.
- Ouais, il t'a vachement calmé,
il est en train de faire le con avec sa caméra.
- Non, c'est quelqu'un d'autre, je sais pas qui c'est,
je connais pas les voix.
Mais t'as pas entendu la question.
- Ah, bah, t'as pas entendu la question, je répète pas.
- S'il te plaît, j'ai pas été méchant pendant le débat.
- C'était l'élection de Miss Boudin.
- Voilà. - Voilà, Miss Boudin.
Et c'était quoi ? Répète, répète.
- Non, mais attends, répète, maintenant, t'as compris.
- C'était l'élection de Miss Boudin, c'est ça ?
- Bah, si Sandy participe, y a pas de problème, ouais.
- Alors, Sandy, attends, merde, tu dégages pour de bon pour toi.
C'est terminé. Allez, hop !
Hop là ! - Alors, euh...
Qui c'est qu'il nous reste, donc, boule de pus ?
Tu me reprends quelqu'un d'autre, hein ?
Oh là là, fil d'art !
- Quoi ? - Tu me trouves quelqu'un d'autre ?
- Non, j'ai pas le temps. - Ouais, t'as pas le temps,
tu vas travailler. Foufoune ?
- Ouais, euh... Bah, pourquoi pas, non plus,
faire l'élection de Miss Jambe de Bois, Miss Oeil de Vert,
ou Miss Culotte de Cheval, quoi, c'est ridicule.
- Hum-hum. - Voilà.
- D'accord. - Gérard ? - Oui ?
- Y a Miss Eason qui me demande :
"Est-ce qu'une fille qui n'est pas française
peut participer à Miss France ?"
- Je pense.
- Ouais ! - C'est faux, c'est faux !
- Pour une fois, elle a raison, c'est faux, hein.
- Ouais, mais attends ! - Non, mais attends !
- Non, non, ça... Non, non, ça, moi, je peux vous dire une chose,
y a toutes les villes qui participent.
- Ouais, mais c'est français, les villes.
- Gérard, y a Miss Paradox qui me dit qu'il a vu Sandy
à l'élection de Mister Nobile 92.
- C'est bien.
C'est bien, c'est pas mal.
Donc, moi, je peux vous dire une chose,
qu'on pourrait faire...
plus de...
Bon, celui qui s'amuse derrière, il arrête !
Bon, allez, terminé, conclusion. Hop.
Voilà, c'est fini.
Conclusion, donc...
- Attends, on est combien sur Internet ?
- Combien, Internet, Rigaud ? - On a perdu, conclusion, il se casse.
- Mais non, mais non ! - Mais non, Rigaud, t'es con !
Combien, sur Internet ? - Combien ?
- 4 722. - Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe.
- Non, c'est pas grave.
- La semaine prochaine, c'est les vacances,
donc ça devrait cartonner, là.
- Peut-être que dans la conclusion, ils vont peut-être...
- Ils vont revenir ! - Tu t'écrases !
- Si ça se passe bien, mon avis, ils vont revenir.
- Tu me fais du boulot de nasse, tu t'écrases au standard !
- Sinon, Gérard, Nassim... - Bon premier débat !
- Gérard ? - Oui, Rigaud ?
- Nassim, il donne sa conclusion tout de suite avant de se barrer.
Il dit que si Miss France s'est truquée,
il n'y aurait que des Sandy en finale.
Donc c'est pas truqué.
- Si, ça a été...
Ça a été truqué.
Euh, Nassim, eh !
N'essaye pas de me virer tout le monde au standard
avant les conclusions, parce que sinon...
- Ouais, non.
- Tiens, ça commence !
- Gérard, arrête, tu le tapes pas dessus !
- Arrête ! - Allez !
Gueule pas, ils vont pas revenir sur Internet, après.
- Mais go !
- Ouais, conclusion, là, donc ?
- Ouais, on arrête, là, c'est fini.
- Bah écoute...
Moi, Gérard, je vais te dire une chose.
Pendant le débat, je suis tombée amoureuse de toi.
- Non, bah c'est bien, mais je suis bien pris.
- Moi, je suis tombée amoureuse de toi, grave.
Je n'ai pensé qu'à toi, cette nuit, là.
- Eh bah, c'est bien, t'as...
- Non, s'il te plaît, fais quelque chose, là.
- Non, non, mais moi, je peux rien faire pour toi.
- Parole gentille, non, mais quelque chose de gentil, seulement.
- Bah, attends, attends, tu reprends le fil d'art, il va...
Tu reprends le fil d'art, pouce en vert.
- Ouais, j'ai dessiné son numéro !
- Ouais, bah écoute, je pense que c'est...
- Fil d'art !
- Allô ?
Y a quelqu'un ?
- Oui, y a moi, y a moi.
- Pouce en vert !
- Oui, non, mais je suis là, t'inquiète pas, hein.
- Conclusion ?
- Tu m'entends, là ?
- Ouais.
- Donc, conclusion, bah, ce que j'ai à te dire,
c'est que c'est un très bon débat, le meilleur que t'aies fait,
et en fin de compte, bah, je pense que je vais m'inscrire
à l'élection Miss France.
- Non, non, non, non, non !
- Si, si, si, si !
- D'accord.
- Jean !
- J'en comprends le tout, hein.
- Georges !
- C'était bien, mais à la prochaine fois, ma fille,
ça va être Miss France.
- De quoi ?
- Berry, l'année prochaine.
- Qui ?
- Ma fille.
Miss Berry, ça sera Miss France l'année prochaine.
- D'accord.
- Voilà.
- Tlapouti ?
- Ouais, bah moi, je pense qu'il faut garder l'émission
des Miss France, parce que comme ça,
on peut bien se marrer à la télé, quoi.
- Ouais, non, mais y a des limites.
Et Foufoun ?
- Salut, Gérard !
- Tlapouti, tu me rappelles après ?
Et, euh...
- De quoi ?
- De quoi ?
Qui c'est que je rappelle après ?
- C'est un message personnel.
- Allô ?
- Je voulais dire qu'il te crevait pas trop le cul,
parce que, depuis la rentrée, tu fais un débat suivant le reportage
qui est passé samedi d'avant sur la Une.
Donc, je pense que tu pourrais faire preuve
d'un peu plus d'imagination et d'un peu plus de culture.
Surtout que, en de bon intendeur...
- Salut ! Eh bah, la prochaine fois, on t'appellera pas,
parce que les débats que je fais sont déjà convenus avec Max,
et ça, on en avait discuté.
Donc, le débat sur Miss France,
c'était prévu.
Normalement, on devait faire la solitude et j'ai annulé.
- Parce qu'on voulait rebondir... - Fils France !
- Fils France, ouais.
On voulait rebondir sur l'actualité de Fils France.
- Fils France ! - Fils fucking !
- Toi, écrases !
- Jérard... - Donc, moi, je voulais...
- J'ai une grande nouvelle, on a dépassé les 5000, enfin.
- Ouais !
- Quand ils ont entendu que j'avais demandé de revenir pour la conclusion,
ils sont revenus.
On est à 5003.
- Ouais !
- Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe !
- Je vais citer quelques conclusions.
- On va peut-être remercier les 5000.
- Bah ouais, on va remercier...
- On va peut-être les citer, on va peut-être donner leur pseudo.
Ça va peut-être être un peu long.
- Miss Acetone, Miss Boudin, Miss Devi One, Miss Coras, Miss Zed Zed,
Miss Olio, Rip, Ara, Beko, Bénichou, Bigo Pleu,
Hélène Dille, Finger Eater, Jean Lucien...
- C'est bon !
- C'est bon !
- Attendez, il m'en reste...
Je n'ai pas fini.
Triso, Web Shark, Sweet Boy...
- Ça y est, ça y est, c'est bon !
- Rigaud, Rigaud, c'est bon, c'est bon !
- OK, et une petite conclusion ?
Une petite conclusion quand même de Miss Turpentine.
Elle dit que ton débat, il n'avait ni queue ni tête comme toi.
- Bon bah ça, je m'en doute.
C'est toutes les semaines que j'entends ça.
- Sinon, il y a aussi Yankee, il y a aussi Madame de Fontenay, quand même.
- Merci Rigaud, c'est bon.
- Miss France, Miss Berry, Miss...
- Salut, salut !
- Salut, salut !
- Donc, de toute manière, là, vous allez retrouver Rigaud.
- J'ai oublié Beko, j'ai oublié Beko.
- Ouais, bah Beko...
- Je suis désolé.
- Donc, voilà, merci à tous d'être restés.
- Je voulais saluer les demoiselles auditrices.
Il y en a 4 ou 5 qui sont venus ce soir du Havre.
- Il y a 4 personnes du Havre qui sont venues.
- Les 4 pour filles, là.
- Qui sont venues aussi pour toi, spécialement, que pour moi.
- Oh si, oh si, oh si, elles ont entendu.
- Par contre, il y en a une qui t'a posé un lapin.
- C'est qui ?
- Ah ah ah !
- Cette semaine ?
- Ouais.
- Il y a eu deux lapins en l'espace d'une semaine.
- Rien que toi, j'ai plus de batterie.
- Bah non, t'as plus de batterie.
- Gérard, j'ai oublié Miss LGM.
- Ouais, bah ça, je vais pas aller.
Bon.
- Conclusion du débat, Gérard, toi, de Miss France.
Qu'est-ce que tu penses de Miss France et de tout ça ?
- Personnellement, j'en pense que c'est...
En fin de compte, ça a vraiment été un peu...
- Et Miss Paradoxe, excuse-moi.
- C'est bien.
Donc, pour moi, je pense qu'à mon avis, ça a été un peu truqué.
Parce qu'il faut se dire une chose,
que ça, ça a bien été précisé dans la presse.
Même sur Exclusif, ça a bien été dit,
comme quoi la présidente avait bien donné son mouchoir.
À Miss Tahiti.
Et que normalement, ça devait être bien Miss Berry qui devait être élue.
Donc, la semaine prochaine, étant donné...
- C'est le 24 au soir.
Et non seulement nous serons là pour fêter Noël avec vous,
pour tous les pauvres paumés qui sont de l'autre côté
et qui fêtent pas Noël et qui sont malheureux.
Donc, nous, on fêtera pas Noël en famille,
en ce qui nous concerne, et on sera là.
Et comme ça tombe un jeudi...
- Ça tombe un jeudi.
- Donc, Gérard sera là pour ses débats.
Et un débat de trois heures.
- Vas-y, dis, Gérard.
- Un débat qui va porter uniquement sur mes copains les routiers !
- Ouais !
- Et je veux des routiers à l'antenne !
Et même devant la radio pour Noël, je veux entendre klaxonner !
- Voilà, donc un débat de trois heures avec à peu près 20 questions.
- Euh, on va faire 22 questions.
- Ouais !
- On va essayer d'avoir 22 questions.
Et je vais les travailler pendant...
- Avec la même équipe, quand même ?
- Ouais, si ça se calme.
Donc, vous allez retrouver, pour finir, Rousseau.
Excuse-moi du temps, tu reprends avec un peu de retard, mais c'est pas grave.
Je t'avais dit avant 4 heures, donc on n'est pas loin.
- T'as de la veine.
- Donc, Rousseau pour la nuit sans pub.
6h-9h, Barthes, après la suite des émissions.
Bien sûr, demain soir, 22h, minuit max, avec Jean Deneuver.
Et bien sûr,
si vous voulez des places à La Loco,
n'hésitez pas, Fildar va vous attendre.
Il va vous récupérer pour avoir des places à La Loco.
Donc, sur ce, je vous souhaite une bonne nuit à tous.
- Des places de ciné aussi, des places de parking, des places de...
- Tout ce que tu veux.
Et bien sûr, demain soir, n'hésitez pas.
Branchez-vous tous sur FUN.
- Aucune hésitation possible.
- Maintenant, vous n'avez plus le droit de vous tromper.
Écoutez FUN.
- Moi, je vous mets sur Énergie.
- Oh, ma gueule à toi !
Toi, tu vas te faire sauter, tu vas aller dans une poubelle
sur Énergie.
- Voilà.
Le dernier disque, avant de se dire au revoir, c'est...
- Le dernier disque, c'est :
"Mets tes doigts dans les fesses, avec le beurre, c'est mieux."
"Avec du beurre, c'est mieux."
Et c'est...
Tu n'aimes même pas ça ?
- Si !
"Avec du beurre, c'est mieux."
== Le débat sur les routiers ==
=== Contexte ===
Nous l'avons dit, l'époque était particulière. Époque des grands passionnés, des jeunes gens, d'une sorte d'euphorie. Pour ces gens, travailler à des moments sacrés n'était pas un problème. C'est évident pour Gérard, vu son manque de socialisation et de lien avec l'aspect familial de telles fêtes, mais ça l'est moins pour l'équipe régulière de la radio. Et pourtant, pas de best of, les animateurs sont là, au grand complet.
Alors pourquoi ne pas fêter en direct Noël ? Et se faire plaisir avec un débat de Gérard, dans la pure tradition surréaliste. C'est à ça que ressemblera la messe de minuit de Fun radio. Pour faire plaisir à l'animateur, Max accepte son thème favori : les routiers. C'est un peu redondant par rapport à celui de la semaine d'avant, mais ce ne sera pas la seule redondance de ce thème. Et là-dessus, il est intarrissable.
COmme si les astres étaient alignés, et cela n'arrivera plus ensuite, même les audituers vedettes étaient là, sans exception, malgré le moment. De quoi offrir un beau cadeau de Noël à la jeunesse adolescente de l'époque.
=== Les personnages ===
=== Transcription ===
Je tais toi, je parle à Gérard, oh là là ! Bonne soirée Anne-Joëlle, merci, au revoir ! Allez hop, on dégage ça. Suivant ! Ah je peux plus Anne-Joëlle, je peux plus. C'est même pas physique, c'est vocal là. En plus c'est pas gentil ce qu'elle t'a dit. Ouais mais attends, tu vas voir ton répondeur, il va être blindé pour elle. Alors, donc ce soir, minuit pile dans 20 secondes, les conseils de Gérard et Sandy jusqu'à minuit et demi, une heure moins le quart, on va voir comment ça va se passer. Et même si ça se passe même plutôt bien,
on fera peut-être jusqu'à une heure les conseils de Gérard et Sandy, c'est sympathique. Non mais moi j'aurais bien voulu un petit jeu de la vérité, un petit peu quand même ! En règle générale ça se termine toujours mal parce que les questions sont assez dures et il faut voir si vous assumez, on va voir. On va déjà démarrer la première demi-heure et voir comment ça va se passer. Qui allons-nous accueillir Gérard et Sandy ? Alors on va accueillir Nina, 17 ans de Paris. Nima ! 17 ans de Paris. Oui bonsoir. Oui bonsoir. Bonsoir Max. Salut Nima. Bonsoir. Joyeux Noël à tous. Merci. De même pour toi. Ouais merci.
Bonsoir Michel. Oui alors j'ai un petit problème. Comment ? Non non moi c'est Sandy. T'énerves pas. C'est pas ta chienne d'accord ? Michel ! C'était l'américaine, bonsoir Michel et tu fiches pas ta chienne. D'accord. Tu commences à te calmer d'accord ? Ouais. Parce que sinon on passe à quelqu'un d'autre. Non non attendez, on va y aller mollo parce qu'il est minuit, il faut aller jusqu'à 4h. Donc tranquille les gars, tranquille les gars. Alors ton conseil c'est quoi ? Ce n'est pas offert de... Non mais attends il va le dire lui-même. Non mais Gérard, Gérard.
Gérard. Oh non mais concentre-toi. Arrête de les emmerder toutes les deux secondes au standard. C'est à lui de poser son problème. Parce qu'il est noté sur ta feuille que tu dois dire pourquoi ton... Hein ? Bon merci Max. Qu'est-ce qu'il t'amène Ringo ? Quoi ? Allez vas-y magne ! Bon alors en fait mon conseil c'est que j'ai pas de cadeau pour ma mère pour demain. Et je vous donne un conseil de cadeau. Déjà moi j'ai une question à te poser. Qu'est-ce que ta mère elle aime ? Elle aime forcément quelque chose. Si c'est des fleurs ou si c'est... Je sais pas moi. Elle aime les voitures.
Ouais. Quel genre de voiture ? Ah les voitures jaunes. De couleur jaune. Ouais. Et de quelle marque ? Une marque japonaise. Une marque japonaise ? Mais quelle marque ? Il y a plusieurs marques japonaises. Mais non mais non non non non non non non non. Non mais là déjà on va avoir des problèmes. Non non excuse-moi. On va avoir des problèmes avec ça direct parce que vous avez dit... Pas de marque. Une marque japonaise. Une marque japonaise c'est une marque. Donc... D'ailleurs on sait que tous ceux qui conduisent avec une voiture japonaise c'est une marque.
Comme pourrait l'être Renault. Moi j'ai... T'as quoi comme voiture une japonaise ? C'est une marque. Pas de pays rien. A la rigueur des affluents ou des... Vous avez le droit à... Mais pas... Le parfum. Qu'est-ce qu'elle aime comme parfum ? Oh tu te réveilles ? Allo ? Une. Ouais. Bah alors tu réponds pas aux questions que je... Oh tu te réveilles ou quoi là ? Ou je te réveille moi de tout à l'heure ? Donc en fin de compte elle aime les voitures et qu'est-ce qu'elle aime d'autres ? Elle aime un peu de tout. Les parfums.
Les vêtements. Ouais. Bon bah moi je serais avec toi. Mais tu disposes de combien d'argent déjà ? 200 balles. 200 balles. Donc déjà pour 200 balles je pense que tu peux lui offrir une bouteille de parfum. Une bouteille de parfum ? Je pense que c'est déjà bien quand tu... Une bouteille c'est grand. Comment ? C'est beaucoup une bouteille. Non mais attends tu trouves du parfum à moins de 200 balles. Arrête tes conneries toi. Comment tu vas faire ? Tu peux avoir du parfum pour moins cher. C'est sûr. Maintenant si tu veux lui offrir un bouquet de fleurs je pense que tu peux aussi.
Poignée avec la bouteille de parfum. D'accord. Donc voilà mais tout dépend de ce qu'elle aime aussi. Elle aime les parfums exotiques. Les parfums exotiques. C'est-à-dire ? C'est quoi ? Quel parfum exotique ? Je ne saurais pas te dire précisément mais... Attends parce que du parfum exotique il y en a plusieurs. Alors précise. Avec la noix de coco ? Avec la noix de coco tout ça non ? Non mais attends. Laisse le préciser lui.
Alors avec la noix de coco ? Ouais vas-y. Parce qu'on vient de te le dire. Vas-y. Non avec la noix de coco, ananas... Ouais c'est ça. T'as déjà vu du parfum à l'ananas toi ? Ah si si si. Il y a même du parfum à la pêche aussi. Non mais attends. Du parfum à l'ananas t'en as déjà vu toi ? Oui j'en ai déjà vu. T'as vu jouer ça dans Spirou Magazine ? Non pas dans Spirou Magazine. Non mais dans Tintin Milou. Non non plus non. Non mais dans Hercule. Non plus. Hercule et Pif. Non mais donc voilà tu peux lui offrir une bouteille de parfum accompagnée d'un bouquet de fleurs.
Et puis ça... Non le mieux. Moi le mieux à ce que je te propose. Ouais. C'est d'y offrir un bouquet de fleurs. Ouais. Bah oui c'est ce que je viens de dire. Avec une petite carte. Et je mets quoi dans la carte ? Bah attends. Joyeux Noël et puis bonne fête et puis... Bah attends. Tu sais pas ce qu'on met sur une carte de bonne année toi. Broutille. Bah c'est pour ça que j'appelle. Comment ? C'est pour ça que j'appelle. Ah ouais. Non non mais attends. Tu nous demandes pour offrir un cadeau et tu nous demandes comment qu'on écrit une carte. Bah tu me dis de...
Prendre un bouquet de fleurs avec une carte. Tu écris. Tu paies une carte. Tu mets Joyeux Noël et bonne année et bonne santé. Voilà. 99. Hein ? Ouais. Accompagné des fleurs et puis du parfum. Ouais d'accord. D'accord ? Je trouve pas que c'est un peu commun comme cadeau Gérard de toujours offrir des fleurs ou du parfum. Ouais c'est classique. Bah tout dépend de ce qu'elle aime. Mais ouais mais de toute manière il nous dit pas ce qu'elle aime. A part les voitures. Mais attends. Est-ce qu'il a l'argent pour acheter une voiture ?
100 balles pour acheter une bagnole. Non mais il peut peut-être déjà acheter une maquette. Non ? Ou un truc. Bah non mais attends. Une maquette. Ouais une maquette. Elle fait collection des voitures. Ouais ouais. Pourquoi pas. Ouais c'est ça. Ou alors moi ce que je te propose c'est que tu achètes une voiture pas trop chère. Tu vois. Une petite voiture miniature. T'achètes aussi une bouteille de parfum pour accompagner la voiture. Et en même temps tu lui offres des fleurs parce que c'est normal. Tu vas pas y aller. Donc voilà ce que je peux te répondre. J'espère qu'on a pu t'aider quand même un petit peu. Ouais un petit peu. Non mais moi...
Ouais je pense le mieux. Le mieux c'est que tu y alles avec... Si elle aime le parfum. Le plus grand cadeau que tu peux faire à une personne comme ça. Elle a quel âge ta maman déjà ? Elle a 45 ans. 45 ans. Donc le mieux c'est que tu y achètes une bouteille de parfum. Ouais. Et tu lui offres un bouquet de fleurs. Ouais d'accord mais j'ai un autre problème aussi. C'est que tout est fermé là. Ouais mais attends. Demain c'est ouvert. Demain c'est ouvert.
Demain c'est ouvert. D'accord. Y'a des grandes surfaces demain qui sont ouvertes. Le 25 t'es sûr ? Oui oui oui. Jusqu'à midi normalement. Jusqu'à midi ? Ouais. Et si elle se réveille avant ? De quoi ? Et si elle se réveille avant ? Mais alors ? Mais c'est à toi de te réveiller avant midi. Non mais d'accord. Non mais attends. Tu comprends ce qu'on te dit ou pas là ? Non mais crie pas. Non mais attends je crie pas. C'est bon c'est Noël. Pour l'instant on te demande quelque chose. Est-ce que tu seras réveillé avant midi ? Oui ou non ?
Ma mère imagine elle se réveille à 8h. Moi et toi tu te réveilles à 9h. Non mais t'inquiète pas. Tu fais comme on t'a dit. T'achètes un bouquet de fleurs. T'achètes ce qu'on t'a dit quoi. Avec la voiture. Si elle aime les voitures. Ou si elle préfère le parfum. T'achètes le parfum quoi. Ça dépend. C'est toi qui vois avec l'argent que t'as. D'accord. Mais vous êtes sûr que demain c'est ouvert ? Bah oui c'est ouvert demain. Mais moi je penserais plus pour acheter du parfum que d'acheter la voiture. Parce que la voiture c'est une voiture de collection. Mais le parfum tu peux le mettre tout le temps.
Dans la voiture. Tu vois l'huile de voiture. Et voilà quoi. Bah merci beaucoup. C'est tout ce que je peux te dire moi. Ok bon bah je suis pas avancé. Donc je te souhaite de bonnes fêtes. Et puis bah amuse-toi bien. Bon bah joyeux Noël quand même. D'accord merci. A toi aussi. Salut. Le second c'est quoi ? C'est qui ? Le second c'est Valérie. 35 ans de Paris. Bonjour. Bonsoir. Bonsoir. Je vous souhaite un joyeux Noël Gérard. Bah moi aussi.
Je te souhaite un joyeux Noël. Hein Christine ? Oui c'est Christine. Ouais c'est ça. Alors bonne nuit. Au revoir. Au revoir Christine. Au revoir. Au revoir. Mais elle a besoin d'un conseil. Elle a besoin d'un conseil. Ah non Christine ? Oui. Comment vas-tu ? C'est l'ex de Gérard. Ah ? Ça va ? Ça va bien ? Oui. Non mais t'inquiète pas. Gérard c'est Noël. Fais le gentleman. Il pourrait être une meuf. Bon j'étais mauve avec lui quand même. Il soit poli un peu. Non mais t'inquiète pas. Ça va s'arranger. Bah oui.
Faut rester cool quoi. Bah oui. Moi c'est vrai que des fois je suis un peu... Dès que je suis là je me dis oh mince. Mais bon. Faut pas crisper quoi. On n'est pas des gamins pour se disputer. Bah ouais c'est vrai. C'est vrai t'as raison. Je suis d'accord avec toi. Bah oui genre. De ça qu'on fait le gamin. On n'est pas des gosses. Faut rester zen quoi. Bah oui. Bravo Sandy. Ouais Sandy. T'as profité de ta vie un peu. Bah alors vas-y Christine. Donc à part ça qu'est-ce que t'as à dire ? Moi bah j'ai dit c'est joyeux Noël et puis c'est tout. Bah c'est gentil ça. Voilà. T'as besoin d'un conseil non ?
Vous êtes heureux tous les deux que ça marche très bien pour vous deux. Bah je t'en remercie. Moi je te dis de même que la vie soit belle pour toi et puis que bah si t'as des enfants ou pas je sais pas bah que tu sois heureuse quoi. Je peux pas en avoir. Donc je sais pas t'as pas de conseil à demander ou... Non rien. Bah c'est cool Christine. Non mais c'est gentil d'avoir téléphoné et puis... Bon bah c'est gentil Christine on te souhaite un joyeux Noël. Bon réveillon l'amoureux. Ouais. D'accord merci. Je t'en remercie beaucoup. Ouais je vais faire le réveillon avec Sandy demain.
C'est cool. Bon Sandy tu dois avoir une autre fiche là. Tu vas être à Yanis. Ouais attends je vais... Parce que Gérard est parti on sait pas où il est il va certainement revenir. Attends ça c'est... Ah non c'est pas fait ça. Conseil GG Sandy a un problème pour faire la cuisine. Voilà Yanis. Si si. Donc on va accueillir Yanis 18 ans de Limoges. Salut. Allo ? Allo ? Salut Yanis. Salut joyeux Noël. Oui toi aussi. Bon je vais te parler j'ai vraiment des gros problèmes pour faire la cuisine. J'arrive réellement pas. Mes parents sont pas venus ce soir pour Noël. J'en prends marée de médecine alors je travaille.
J'essaie de faire la cuisine pour manger un peu. J'ai fait des pâtes et tout a brûlé. C'est tout cramé à l'intérieur. Je sais pas comment il faut faire. Mais comment t'as fait pour faire cuire les pâtes et que ce soit brûlé comme ça ? J'ai pris une casserole. J'ai pris de l'eau. J'ai mis les pâtes dessus et je sais pas j'ai laissé. Une demi-heure et puis après pouf. Une demi-heure t'as mis les pâtes ? Bah ouais faut que ce soit bien chaud. Non non attends attends. Attends attends attends. Déjà les pâtes tu les fais pas cuire une demi-heure. Tu les fais cuire maximum.
10 minutes à 15 heures. 10 minutes. Ça va être froid après. Non non non. Après tu peux les faire réchauffer. Tu vois si t'as un micro-ondes tu peux les faire réchauffer. J'ai pas de micro-ondes. J'ai juste une petite plaque. Et t'as pas un petit four où tu pourrais faire tu vois des plats cuisiniers genre surgelés les trucs comme ça ? Non non j'ai juste une plaque chauffante. J'ai une chambre d'étudiants donc j'ai juste une petite plaque. Et qu'est-ce que t'aimes exactement comme nourriture ? Tu dois avoir une préférence. Je sais pas moi. Si t'aimes je sais pas soit les surgelés soit les boîtes de conserve je sais pas. J'aime bien les raviolis. Ah t'aimes bien les raviolis.
Les raviolis c'est pas dur à faire chauffer. Tu prends une casserole et puis bon c'est bon. Comment on fait des raviolis Sandy ou Gérard ? Je sais pas vous pouvez nous dire. Non mais attends. Une boîte. Tu ouvres la boîte. Ouais. Tu la mets dans une casserole. Sans te couper les doigts. Ouais. Sans te couper les doigts. Pas faire comme Sandy. Tu mets la boîte dans la casserole où tu vis. Non non mais pas faire comme Sandy pour un avocat prendre son doigt pour un avocat. On parle des raviolis Gérard. L'avocat c'est pas une boîte de conserve. Donc pour ces raviolis le mieux c'est de faire une chose. C'est couper ta boîte.
Non mais attends. C'est des plaques sur pente ? Bah ouais. Ah c'est plaques électriques. Ouais. Alors sur plaques électriques tu les mets à... 10 ? Non ? Non non non pas à 10 parce que c'est trop. À 3 peut-être ? Trop. 3-4 ? 3-4 ? Ouais je pense. Ouais. Et tu fais attention que ça crame pas. Tu surveilles et tu touilles de temps en temps pour voir si ça crame pas dans la casserole. Est-ce qu'il faut mettre de l'eau avec les raviolis dans la casserole ou pas ? Non non parce qu'il y a de la sauce déjà.
Il y a de la sauce. Ou du beurre pour pas que ça attache. Si si si. Il faut mettre quoi Gérard ? Attends attends attends. Attends Sandy Gérard c'est mieux que toi. Non non attends attends. Une fois que t'as retiré tes raviolis de la boîte. Ouais. Il te reste un peu de sauce dedans. De quoi ? De la sauce ? Ouais de la sauce. De quoi comme sauce ? De la sauce tomate abrutie ! Bah ouais mais j'en ai pas de sauce tomate moi. Non mais ils sont déjà dans les raviolis. Oh mais c'est pas possible ! Tu comprends ce qu'on veut dire ?
Bah ouais bah ouais. Dès que t'as les raviolis on t'ouvre la boîte. Attends Gérard excuse-moi. C'est Max. Il y a des fois les gens ne comprennent pas toujours. Moi je comprends pas tout lui je te le dis. Attends comment que tu fais une omelette toi ? Bah avec des oeufs. Et tu mets quoi dans ta poêle ? Je mets ce qu'il y a dans la coquille c'est-à-dire l'oeuf et la sauce. Le blanc. Et comment que tu les fais cuire tes oeufs ? Bah je fais chauffer. Ouais avec quoi ? Bah avec du gaz. Ouais et tu mets quoi pour que ça chauffe ?
Bah il peut mettre des lardons. Bah j'en sais rien du beurre ou du beurre. La crème fraîche. La crème fraîche ? Non la crème fraîche c'est quand tu veux faire des champignons à la crème fraîche. Mais moi des fois je mets un peu d'herbe de Provence avant. Pour bien que ça saisisse l'affaire. N'importe quoi toi. Donc on revient aux raviolis donc Gérard les raviolis. Bon les raviolis. Donc pour en finir avec tes raviolis là. Ouais. Donc tu mets un peu d'eau dans ta boîte. Pas beaucoup. Non dans la casserole. Dans la boîte ? Non dans la boîte pour bien retirer. Ah pour diluer. Ah ok. Pour diluer ce qui reste.
Tu mets pas beaucoup. Tu prends une cuillère à boire pour tourner de temps en temps. Tu surveilles. Rigaud oui une question internet. Ouais Gérard il y a Steph sur l'IRC qui te demande si tu l'invites à bouffer demain parce qu'il aime bien tes conseils cuisine. Non. Pourquoi ? Non j'invite personne à bouffer chez moi demain. Pourquoi ? Hein ? Non le 31 ils sont tous invités. Ah ouais ouais j'ai vu l'affiche ouais. Vous êtes tous invités le 31. Le 31 ils sont tous ceux qui vont venir vont être aux flics. Donc ? Nuance.
Ouais bah pour les raviolis Gérard. Ouais ouais. Non mais tu ferais une parenthèse d'ailleurs pour en parler tout à l'heure et en montrant. Ouais. Elle est où l'affiche ? L'affiche est là et en plus il faut qu'on parle du courrier parce que t'as reçu du courrier pour Noël en plus. Ah ouais si c'est des conneries ça sert à rien. Non non non. Non c'est des bons cadeaux. Donc ton histoire de raviolis. J'en mets combien ? Un demi litre ? Mais non tu t'en mets un petit peu. Un petit peu. Un verre ? Ouais tu mets un verre dans ta boîte tu secoues et tu remues le restant de la sauce tomate. Ok.
Et tu le mets dans ta casserole ? Il y a des raviolis dans la casserole normalement. Oh là là. Ouais. Mais non les raviolis tu les mets dans la casserole donc si tu les mets pas ils peuvent pas y être. Bah ouais. Donc c'est logique. Ok ok ouais. Ouais. Et qu'est-ce que t'aimes d'autre à part les raviolis ? Bah les pâtes j'aime bien mais bon ça cramait tout à l'heure j'en ai plus là. Donc les pâtes bon c'est des spaghettis ? Non non c'est des petites coquillettes là. Bah les coquillettes tu les fais chauffer à je sais pas 5-10 minutes et ce que tu peux faire
de l'huile avec du sel. Ah ok. Et tu remues de temps en temps pour pas que ça colle. Ah ok. Et si tu veux me faire des nouilles à la sauce tomate tu mets de la sauce tomate dedans mais après tu les égouttes. Ouais mais la sauce tomate c'est des trucs en briques ou les... Bah ce que tu veux. Oh tu peux avoir ce que tu veux des petites boîtes ou des grandes boîtes ça dépend. Ouais. Enfin voilà Yanis. Ça y est t'es renseigné au moins tu peux faire quelque chose de main de potable. Ok. Comme dirait Gérard ok ? Ok. Bah bonne soirée à toi. Merci. Ouais bonne soirée. Gérard le suivant ?
Bonsoir. Allo. Allo. Allo. Y'a quelqu'un ? Ah bah elle est partie. Y'a quelqu'un dans la secoupe ? Bah c'est pas grave c'est pas grave. Bon. Elle est manouillée. Je sais pas. C'est pas grave. C'est pas grave. On va accueillir Thomas 25 ans. Ouais. 25 ans de Nice. Ouais salut à tous. Bonsoir. Bonsoir à toi. Salut Sandy. Salut. Oui salut. Bah bon joyeux Noël quand même. Merci. Ouais j'espère que vous avez passé un bon réveillon. Bah tu vois là on y est. On est en plein dedans.
Ok. Bah écoute moi je t'appelle justement c'est un peu à cause de ça parce qu'en fait j'ai bien fait la teuf et j'ai un petit peu trop mangé j'ai un petit peu trop bu et j'ai peur demain d'être un petit peu malade et d'avoir un petit peu la gueule de bois donc on m'a dit que t'étais calé sur le sujet donc j'aurais voulu savoir si t'avais des petits trucs pour éviter si tu veux d'avoir la gueule de bois ou la chiasse. D'accord. Alors ce que je te conseille pour pas avoir pour pas avoir envie de... Pas manger de chocolat d'abord. Est-ce que t'as mangé du chocolat ?
Ouais ouais il y avait de la bûche au chocolat en dessert. Non mais ça c'est pas ça qui va te... Attends attends Thomas. Oui oui oui. Pour l'instant le réveillon n'est pas terminé. Ah bah oui mais moi j'étais fini de manger là j'ai déjà mangé de la bûche. Mais qu'est-ce que t'as mangé exactement ? Alors en entrée il y avait des huîtres. Ouais. Après j'ai bouffé de la moule quand même un petit peu. Ouais. Après on a enchaîné foie gras saumon tu vois bien classique. Ouais. Ok. Après un bon petit rôti, fromage et puis la bûche. Bon ça va là c'est pas trop c'est pas un grand repas comme il y en a qui font.
Si tu veux moi j'ai un petit estomac quoi. Tout le monde n'a pas la chance d'arriver à digérer des quantités de nourriture faramineuse peut-être comme toi Sandy mais moi... Ah non non moi je te rassure tout de suite je mange pas beaucoup. Tu manges pas beaucoup ? Par rapport à ce que tout le monde peut croire... Menteuse ! Non elle mange pas beaucoup. Menteuse ! Menteuse ! Menteuse ! Menteuse ! Attends attends Thomas. Moi je démens ce qu'elle vient de dire. Ouais c'est vrai c'est dégueulasse ce que t'as dit. Elle a dit qu'elle mange pas beaucoup mais elle arrête pas de manger du chocolat du matin au soir. Donc c'est une menteuse. Non pas en ce moment.
Une menteuse ! Elle mange plus de boîte de pales d'affilée. Elle est peut-être enceinte Gérard si elle mange du chocolat non ? Bah oui. Attends ça c'est pour le jeu de la vérité d'accord ? Ah ouais merde. Ok. C'est vrai que si elle est enceinte tout de suite elle mange plus mais moi je suis pas enceinte et je te dis je mange pas beaucoup. Non mais moi de toute manière un conseil que je vais te donner pour pas avoir la gueule de bois si t'as bien bu si t'as bien arrosé le réveillon un conseil que je te donne c'est de boire un café salé. Un café salé ? Non mais ça c'est pour faire vomir ça le café salé. Ah oui mais justement.
J'ai pas envie de vomir justement j'ai pas envie d'être malade c'est ça le problème. Et bah alors dans ce cas là tu fais une chose tu bois un café sans sel. Ou sinon si t'es malade. Ah merde. Tu peux faire du vélo aussi si tu veux. Un café sans sel. Non Gégé le problème le problème c'est que là quand je vais aller Un café sans sucre excuse moi. Ok quand je vais aller me coucher avec ma copine déjà premièrement je pue de la gueule et deuxièmement j'ai pas envie de lui dégobiller dessus. Bon alors dans ce cas là tu fais une chose tu bois un café sans sucre et avant de faire l'amour avec ta copine t'essayes de
te laver... De te laver les dents quand même. De te laver les dents. Non pas la quéquette attends et oh. Bah si il peut hein. Je me lave pas la quéquette ? Attends si il veut faire la gueule il peut te laver la quéquette hein. Ah bah ouais. Bah attends mais attends. Non mais je suis d'accord avec toi. Mais de toute manière et oh. Ouais. Moi je vais te dire une chose. T'en dis est-ce que tu te laves la quéquette avant l'amour ? Moi d'abord je te rassure j'ai pas de quéquette. Ouais la chounette. Ouais la chounette bah ça dépend hein si j'ai pas envie je la lave pas hein. Ouais ça peut être souvent. Mais t'as vraiment envie non ? Mais ça ça dépend hein moi je prends une douche.
Deux fois par jour donc y'a pas de problème. Un jour. Non non pas par mois. Non pas par mois non. J'en connais tout à l'heure qui vont se prendre des baffes. Ouais Manu. Hein Fildar et Manu ? Voilà. Attends attends attends. Juste pour dire qu'il faudra quand même penser à... On plaisante on plaisante mais ça serait bien quand même qu'on fasse un tout petit point sur... Ouais un petit point courrier mais justement on va abréger. On va finir avec Thomas. C'est fini parce que je voyais parler entre vous. Ah non non non.
Bah lui il est là. Bah lui il est là. Je pense que pour toi Thomas la solution donc c'est déjà si t'as envie de faire l'amour là maintenant. Ouais. Donc... J'ai peur de vomir pendant l'amour. Surtout y'a un truc que je te conseille si tu me le permets c'est que bon dès que tu veux faire ça avec ta copine surtout tu te protèges. Oui non mais ça y'a pas de problème. Bon bah voilà ça y'est ça y'est ça y'est c'est bon. Le problème c'est le mal de mer. Je vais avoir le mal de mer c'est tout. Ouais non mais attends. Ou sinon tu prends un cachet d'aspirine si ça va pas. C'est bon c'est bon c'est bon.
Terminé apparemment il a assez de conseils ou pas ? Bah pas des masses. T'es conseillé ou pas Thomas ? Bah je trouve que c'est léger quand même au niveau du conseil. C'est normal. Je vais lui vomir dessus c'est tout. C'est comme ça que ça va finir. Non mais si t'as envie de vomir tu vas dans les cabinets et puis tu vomis c'est tout. Ouais ouais. Et puis une fois que t'as fini bon bah tu retournes la voir et puis gentiment. Voilà. Sans lui vomir dessus en principe. Attends tu vomis pas sur ta copine attends arrête de dire des bêtises là. Tu lui demandes avant. J'aimerais bien éviter. Ou sinon tu peux prendre des sacs et puis tu vomis dans un sac.
Et puis après tu mets ça dans le vide d'ordure. Voilà. Bah même tu prends un préservatif et tu vomis dans le préservatif et puis basta. Mais non attends. C'est cramé ça Gérard. Hop terminé. Bah merci Thomas. Terminé Thomas. Bon bah bonne chance à toi. Merci à toi. Au revoir. Bon alors Gérard. On pourrait. Ouais. On a reçu du courrier donc déjà du. On a reçu du pâté de foie. Non non. Non non non. Ça c'est pas fesse de babouin. Gourmet. Gourmet. Gourmet trois étoiles. Mousseline de soie. De sol. De sol.
De sol. Faudra que tu le goûtes quand même avant de partir. Non ça me paraît bizarre ça. Donc apparemment t'es abonné à Atlas. Voilà ça. Tu peux ouvrir. Non mais ouvre. Non non mais attends. Ça c'est. C'est pas grave. L'abonnement c'est 8000 francs par trimestre. Non non mais ça c'est. C'est le mec. Parce que les mecs qui t'ont abonné ils demandent l'argent apparemment à Atlas. Donc moi j'ai dit que c'était pas fun. Ça c'est le mec. C'est le mec qui s'amusait à m'envoyer les trucs de camion et qui me demande. Bah voilà. C'est bien ce que. D'accord. Voilà. C'est quoi t'as des étiquettes de camion là ? Et t'avais une lettre non ?
Ouais en fait on a reçu le colis tu vois. C'est rare. C'est Fès de Babouin qui t'a envoyé donc ce colis là. Le beau colis. Et donc en fait c'est pour Noël bien sûr. C'est pour toi. Et en fait dans ce paquet il y a un voyage. Destination au choix. Il y a des millionnaires. Des bancos. Un abonnement au journal France Soir. Un réveil. Un réveil fun radio. Unique. Des tickets à restaurant. Des écouteurs de Wackman. Un CD. Deux livres. Un stylo. Un déodorant. Un protège-dents. On va ouvrir tout ça. Un père Noël. Une carte magnétique. Ton cutter.
14 piles. Un ticket RATP SNCF. Une ampoule. Un calendrier Spirou. Un rouleau de scotch. Quelques brochures sur la Bretagne. Si tu as envie d'aller en Bretagne. Deux autocollants. Un paquet de mouchoirs. Un savon. Et une pomme de terre. Donc voilà. Donc j'espère qu'il y a le compte. Donc Gérard est en train de nous voir en direct. Donc attends. Ça fait beaucoup pour tenir dans une boîte. Non ça tient. Non c'est miniature. Calme Gérard. Alors. On récupère. Alors donc il y a les autocollants.
Des autocollants. J'ai effectivement l'ampoule. Voilà. L'ampoule est belle. Ah sympa. Ah c'est sympa ça. Elle est peut-être grillée. Mais bon. Le réveil fun radio. Ah ouais. Tiens. Ah il est classe. Là. Les tickets à restaurant. Les tickets à restaurant. Il ne reste plus beaucoup. Le CD. Le CD. Ah il est beau le réveil. C'était marqué un CD. 50 heures gratuites. De CD-ROM. Super pour internet. C'est pour avoir internet ça. Tu pourras demander à Régo.
Là. Le patrimoine religieux de la Bretagne. Donc pour voyager. Ouais. Ça c'est les brochures sur la Bretagne. Non mais attends. C'est pas de la religion. C'est bien. On va pouvoir lire. Voyage. Voyage. C'est des voyages. Voilà. Voyage gratuit. Je m'en fous. Il y a des millionnaires et des bancos aussi Max. T'as un calendrier. Ouais. Non mais attends. Toi. Quoi ? Toi. Attends. Attends. Un savon. Ah ouais. Il y a effectivement des Kleenex. Ouais. Qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Regarde dans l'enveloppe. Il y a du scotch. Il y a un rouleau de scotch vide. Ça peut toujours servir.
Il y a une enveloppe aussi. Ah ouais. Normalement. Ouais. Du scotch vide. Sauf s'il y en a plus. Ah merde. Là il y a des écouteurs de Wackman. Ouais. Bon. En pièces détachées. Mais ils sont là. Ouais. Non mais c'est bien parce que le réveil. Il n'y a pas les aiguilles. Il n'y a pas d'aiguilles. Et puis à mon ami. Il est naze. C'est l'attention qui compte. Ouais. Il est naze. Attends. Je crois qu'il y a une enveloppe aussi. T'as pas une enveloppe dans la... Ah bah attends. Les Wackman ils sont à moitié cassés. Ça c'est le parfum. C'est le déodorant. Écoutez bien. Écoutez bien. Attendez.
Après l'Adidas. Après l'Antarctique. Gérard va se parfumer à quoi à votre avis ? Je sais pas. Au tsar. Tu veux voir ? Ah bah on est dans la merde. Oh non. Tiens je connaissais pas ce parfum. Attendez. Ah non non mais c'est bon. Tout à fait. Non mais non. Il n'y a rien dedans. La bouteille est vide. Non mais c'est pas mal. Non la bouteille est vide. Mais t'as plus qu'à la remplir. Le must du must. Un dentier. Un protège-dents. Un protège-dents. Un protège-dents. N'importe quoi.
C'est pas grave. Il y avait une enveloppe. Il y a une enveloppe non ? Pour Gérard c'est pas un protège-dents. C'est un protège-dents. Ouais mais attends. Toi l'enveloppe. Je me demande si tu l'as pas piqué comme t'as l'habitude de me faire. Hein Gérard ? Mais non c'est marqué une enveloppe avec des bancos et des millionnaires. Ouais le protège-dents. Ouais bah ça. Mais ça. Hop. La fausse dent en plus. Ah bah voilà. Ah les bancos et les millionnaires. Ouais mais attends. C'est quoi ? C'est quoi Gérard ? C'est quoi ? Je vois pas. C'est cool non ? C'est quoi ? Des bancos. Des bancos ? Ils ont déjà été grattés.
0, 0, 0, 0, 0, 0, 0, 0, 0, 0, 0, 0, 0, 0. Putain, il y en a plein en plus. T'as gagné ou pas ? Non mais regarde les touches Gérard, ça se trouve il y en a un gagnant dans le tas. Non, non, il n'y a aucun gagnant. Donc ça, ça va à la poubelle. 14 piles normalement. 1, 2, 3, 4, 5. C'est bien ça ! Ah ça c'est gentil. À mon avis elle fonctionne à mort.
Ouais c'est ça. Pour écouter Wakeman c'est bien. La pomme de terre. Ah c'est une pierre hindoue. C'est une noix de coco miniature. C'est exotique, c'est beau. Ça c'est une patate. Ça retourne là-dedans. Il y a un stylo aussi normalement. Et t'as aussi une brochure France 3. Non, non, ça c'est un abonnement à France Soir. C'est ça. Non, non, mais il va se faire foutre. Tu dois avoir aussi de la monnaie.
Voyage, RATP. C'est ça, c'est ça. Donc poubelle, c'est pas la peine. Regarde, t'arrives réduit. Mais non, non, non. Il y a bien marqué, vous pouvez gagner un abonnement à France Soir. C'est bien ça. Mais attends. Attends, c'est pas du bidon ce courrier. C'est pas bidon. C'est pour moi que... Il doit y avoir un stylo aussi Max, normalement. Et une carte magnétique. Il y a dit... Il y a dit Fning. C'est de la monnaie allemande.
Non, mais c'est bien parce que le bouchon, il est où ? C'est pas grave. Regarde s'il écrit. Il s'est peut-être perdu dans la boîte. Il écrit le stylo Gérard. Il y a un stylo. Et il y a de la monnaie allemande. Normalement. Voilà, la carte magnétique. C'est pas du bidon. Avec ça, tu peux passer partout. C'est ça. C'est surtout que tout est retiré.
Je sais pas, tu peux essayer dans les distributeurs. Il manque le magnétisme. Mais la carte magnétique est quand même là. Attends. Un petit savon. C'est quoi ça ? À la vendeur shop. Violent, là. Tiens, tiens, tiens. Un petit courrier quand même pour Gérard. Merci. Tu gardes quand même la carte ? Coubelle. Alors attention, qu'est-ce qu'il se dit ? Je suis un grand fan de tes débats.
Première, la façon que tu les mènes. Je les trouve très intéressants. Surtout quand ils sont collants à l'actualité. Comme aujourd'hui avec Miss France. J'aimerais avoir ta photo de toi. De tes préférés dédicacés. C'est sympa ça. C'est quoi ? C'est très sympa. Termine. Laisse-moi. T'aimer ? Ainsi.
Que toi et Sandy, en espérant une réponse... Attends, attends, attends. T'as peut-être oublié des mots. Je suis un grand fan de tes débats. Et j'admire la façon... La façon que tu les mènes. Dont tu les mènes. Je les trouve très intéressants. Surtout quand ils collent à l'actualité. Comme aujourd'hui avec Miss France. Ouais, d'accord. J'aurais aimé avoir des photos de toi.
De préférence dédicacés. Ainsi que de toi avec Sandy. C'est normal. En espérant une réponse positive. Positive, ouais. Il a oublié le F. Demande ton micro. Je te souhaite de joyeuses fêtes. Demande ton micro. C'est bon ? Ouais, c'est bon. T'inquiète pas. Il a oublié le F à positive. Sans fil d'art. Ah, je suis désolée fil d'art. Ah oui, t'es là. Excuse-moi. Merci. Hermine. Donc voilà. Hermine, bah... C'était bien ce que t'avais mis, mais t'avais oublié quelques mots. C'est la nageuse, la Muriel Hermine. Ouais, Muriel Hermine. C'est ça.
C'est Hermine Robin. Ah oui, oui. Tu peux mettre ça. Tu peux mettre tout ça. Même, tiens. Quoi encore ? Le parfum, il en reste. Ouais, garde-le, le parfum. On sait jamais pour demain. Pour le réveillon, là. Puis ça, bah ça, on goûtera pour voir si... Ouais, on goûtera si c'est... On essaiera de tester. On essaiera de savoir si c'est pas des trucs pour chien. Non, non, non. Attends, c'est pas pour chien, ça. Non, non, c'est pas pour chien, ça.
C'est ce qu'on a mangé dans le bureau tout à l'heure. Ouais, c'est la même boîte. Attends, j'arrive pas à lire ce qu'il y a marqué. C'est du Trois Étoiles, ça. Non, mais cherche pas à comprendre. Non, mais c'est écrit trop petit. C'est rien, c'est gourmet. Ouais, cherche pas à comprendre. Attends, toi, tu as commencé par... Attends, attends, dis tout de suite qu'elle est conne. Ah non, pas du tout. Non, non, non. Non, mais attends, dis qu'elle est conne, ça vaudra mieux, d'accord ? Non, c'est pas vrai. Ah non ? Attends, il y a marqué chat adulte. Ah, chat adulte, alors poubelle. Mais attends, j'ai pas commencé encore. Attends, je suis pas un chien. Je suis pas un chat.
Servir à température ambiante. Mais non, mais ça, c'est de la nourriture pour des gens qui ont des chats. C'est ça. Pourquoi tu moques ça ? Parce qu'ils croient que je suis un chat. Mais non, peut-être que t'as un chat. Peut-être que t'as des animaux. Ah, il y a du poisson quand même dedans. C'est bon pour la mémoire. Hop, poubelle. Attends, j'aurais quand même pu goûter. Bah ouais, merde, elle aurait pu goûter, Gérard. Attends, toi, tu vas me goûter ça, toi ? Qu'est-ce qu'on va accueillir ?
C'est Noël ? Qu'est-ce qu'on accueille ? Bonsoir, Olivier et monsieur Prodigy de La Loco. Ouais, bonsoir. Qu'est-ce qu'on fait, Gérard ? On fait un conseil, là, ou pas ? Non, bah, on va s'écouter un petit disque si tu me donnes le titre. C'est chasse. On parlera du courrier d'affiche. Ouais. Mais en dernier... Non. Pourquoi ? On parlera pas du courrier d'affiche. Non, non, non. Non, tout bas, tout bas. C'est chasse.
Chasse. C'est quoi ? Chasse. Encore une fois, tu sais, là. Encore une fois ? Ouais. Alors, vas-y. C'est parti. Et on se retrouve tout à l'heure pour la suite des conseils. Et même... Même, vous pouvez appeler maintenant. On va arrêter les conseils et on va prendre le jeu de la vérité. Donc, vous pouvez nous appeler au 0803 08 5000 et 0803 70 5000 et toujours lire. C'est W2E.fr Fun Radio.
A tout de suite. Et voilà, c'était Sass dans Inertis. Donc, vous pouvez toujours nous appeler au 0803 08 5000 et 0870 5000. Manu, vous attend au standard. Il est 0h35. Bon avion à tous ceux qui sont en pleine fête. En pleine bourre, ouais. En pleine bourre. Donc, ceux qui sont sur la route comme des chauffeurs de taxi, on va quand même les saluer. Ils sont à la bourre aussi, non ? Non, non, mais on va les saluer parce que
grâce à eux... Tu peux me rendre le carton pour le CD, c'est mieux. Ça le protège. Merci. Voilà. Donc, on salue tous les chauffeurs de taxi. S'il y en a qui veulent passer, nous dire un petit coucou, ils seront les bienvenus. Donc, il y a toujours Rigo qui vous attend sur l'Internet. W2E.fr Fun Radio. On est combien, Rigo, s'il te plaît ? Ça n'arrête pas de monter. On est 4347. Et tout à l'heure, j'ai écouté... Combien on était tout à l'heure ? 90 !
Mais comment c'est possible, Rigo, ça ? D'ailleurs, vous étiez 90 et là, maintenant, on est à 4300. Les fans de Gérard. Ça, c'est normal. Ça ne se calcule pas, ça. Alors... Plus de 6000. Ah ouais, mais ce soir, comme c'est Noël, et comme c'est la dernière ce soir pour des débats de l'année 98, donc je voudrais qu'on aille jusqu'à 6500 personnes sur l'Internet.
Rien que pour mettre les boules au chef. Comme ça, son patron, son boss, il va lui dire Oh, mais qu'est-ce qu'il fait ? Il ne nous fait rien sur l'Internet. 90 personnes tout à l'heure. J'ai écouté, j'étais là-haut. 90 ! Bon, attends, toi, t'es naze, tu peux te taire, toi. Oui, il est naze. Mais attends, toi aussi, t'es naze. Toi, tu ne bosses pas avant 11h30. Donc, qu'est-ce qu'on fait, là, Gérard ? Le jeu de la vérité ? Alors, on va faire le jeu de la vérité, mais j'aurais bien voulu que Sandy,
maille de truffion. Elle se vide. Bon, eh, eh, eh, eh, eh, eh, Fildar, vas-y, mets-moi la grosse. Allez, bouge de là. Tu veux que je la mette ? Allez, allez, allez. Je n'ai pas trop envie ce soir de la mettre. Ah si, allez, allez. Non, je n'ai pas trop envie de la mettre la grosse ce soir. Mais si, allez. On va la faire revenir plus vite qu'elle est sortie. Eh toi, la grosse, débouche, espèce de fainéante. Tu ne vois pas que les autres s'amusent là. Allez, débouche. Allez, débouche. Viens avec nous.
C'est ça la fête ! C'est ça la fête ! C'est ça la fête ! C'est ça la fête ! C'est ça la fête ! C'est fini la fête. Donc Gérard, on accueille le premier auditeur. On accueille Sylvain, 23 ans, de Calais. Oui, bonsoir, bonsoir. Bonsoir. Salut, bonne Pâques à tous. J'espère que t'as trouvé beaucoup d'œufs en chocolat dans le jardin, Gégé. C'est ça. Attends, bonne Pâques. Je vais te dire une chose, qu'on n'est qu'à Noël. Alors, je serais classe, tu vois. Je dirais joyeux Noël, bonne année et joyeuses Pâques. Attends, Sylvain, t'appelles d'où aussi ? Il appelle de Calais.
Tout à fait, c'est une petite ville de la Guadeloupe. Et il fête Pâques. Ah ouais, c'est ça. Calais à la Guadeloupe ? Oui, tout à fait, tout à fait. Non mais attends, tu prendrais pas les gens pour des cons, toi ? C'est pas plutôt au nord de la France, plutôt ? Non, non, non. Si, si, si. Pas du tout, c'est New Calais comme New York. Ouais, c'est ça. C'est un peu pareil. C'est ça. Alors vas-y, ta question. Alors, le jeu de la vérité, on va monter le niveau d'un cran. Ouais, vas-y. C'est une question un peu personnelle qui vous concerne tous les deux, donc c'est bien que Sandi soit revenu. Ouais, vas-y. Vous avez beaucoup parlé à la fin de l'année dernière que vous alliez vous marier.
Pourquoi vous étiez pas marié ? Et j'ai demandé un petit peu autour de moi, on m'a fourni quelques réponses. Alors il y en a qui disent que c'est parce que le maire de Surin ne voulait pas. Ouais. Et il y en a d'autres qui disent que c'est parce que Sandi, elle est bohémienne et donc il faudrait que tu te convertisses à la religion des manouches. Eh ben alors, dans ces cas-là, tu sais... Ah non, non, pas du tout. Non, non, attends, attends, Sandi. Non, attends, Gérard, je vais te rappeler le principe du jeu de la vérité. Non, non, attends. C'est pas dans ces cas-là que tu dégages le standard. C'est Joker. Ah mais t'en as pas... Joker. Non, non. Déjà, tu poses la question à qui ? A moi ou à Gérard ? A vous deux.
à Gégé parce que c'est quand même l'homme, donc c'est lui qui porte la jupe, donc c'est quand même à lui de répondre. Non, c'est moi qui porte la jupe. Dans ce cas-là, Joker. Joker, hop, terminé. Et bien voilà. Il n'y a pas besoin de Joker. Gérard, Sandy peut répondre. Moi, je peux répondre. Vas-y, Sandy. Donc, si on ne s'est pas marié, c'est tout simplement, ce n'est pas parce qu'on ne veut pas, c'est tout simplement parce qu'on manque d'argent. Et comme on manque d'argent, Gégé travaille, d'accord. Mais tu n'es pas bohémienne. Non, je ne suis pas bohémienne. Tu es quoi ? Je suis d'origine anglaise. Non, non, non.
Si, si, si, je suis d'origine anglaise. T'es sûr que t'es pas gitane ? Non, non, je suis pas gitane. D'abord, je me sens pas une gitane. T'es manouche, toi, t'es manouche, direct. Bon, allez, terminez pour toi. Gérard, qu'est-ce que tu disais ? Au revoir, au revoir, au revoir. Au revoir pour lui, terminé. Mais attends, j'ai même pas répondu. Elle a le droit de répondre, Gérard. C'est le jeu de la vérité. Non, non, mais attends. Moi, je vais te dire une chose. Pour l'instant, mon beau-père est emmerdé.
Soyez emmerdé, vu ce qu'elle vient de dire. Le jeu de la vérité, c'est le jeu de la vérité. Ça n'a rien à voir avec mon père. Pour l'instant, j'ai dit qu'on ne pouvait pas se marier. Et elle a dit qu'elle était d'origine anglaise. Et j'ai dit que j'étais pas bohémienne non plus. C'est le jeu de la vérité, elle a répondu. Ça ne sert à rien de t'énerver. C'est toi qui as pris ton joker, donc ça te fait un point en moins. Voilà, t'es tout naze. Ça te fait un point en moins, c'est tout. Horror, 21 ans de maniaque. Allô ? Oui, bonsoir.
Question pour vous deux. Je voulais savoir quel est le plus beau cadeau qu'on vous ait jamais fait. Alors, le plus beau cadeau qu'on nous a jamais offert, tu veux dire ? Ouais. Tu dis la vérité, Gérard. Donc, c'est une voiture. Une voiture ? Ouais. Qui c'est qui t'a offert une voiture ? Bah non, personne. Non, moi, ce que j'aimerais plutôt que quelque chose qu'on m'a jamais offert, c'est un voyage. Non, mais attendez, vous n'avez pas compris la question. La question d'Horror, c'est quel est le cadeau qu'on vous a... Enfin, quel est le plus beau cadeau qu'on vous a jamais fait ? C'est-à-dire, quel est le plus beau cadeau qu'on vous a fait ?
Tu vois ? Quel est le plus beau cadeau que vous avez eu ? Voilà. Ah, le plus beau cadeau qu'on a eu ? Voilà. Ouais. Moi, le cadeau que j'ai eu, le plus, c'est un ordinateur. Ouais ? Un ordinateur ? Ouais. Parce que c'est mon père qui me l'avait offert, parce qu'il m'avait dit, bon bah, écoute, si tu réussis ton CAP, je t'offre un ordinateur. À l'heure d'immidi, là. L'heure d'immidi, pour apprendre les couleurs. Et comme j'aime bien l'ordinateur, donc... Et pourquoi pas un vélo d'appartement, quand tu pensais à moi, avant que tu me connaisses ? Non, mais attends, un vélo d'appartement, c'est pour ceux qui vont mourir.
Attends, attends, attends, attends, attends. Attends, tu permets ? Quand je t'ai vu la première fois, tu m'as dit que tu pensais à moi avec ton vélo d'appartement. Non, non, non. C'est, c'est, c'est, c'est, c'est. Vas-y, vas-y. Sandy, il y a Olio sur l'IRC qui te demande si t'es branché sur Internet, parce qu'il a trouvé un site www.vientbrouterlecute sandy. Ah, non, non, pas du tout, je connais pas. C'est pas toi ? Moi, je l'ai vu aussi. Je suis pas branchée à Internet, et là... Ouais, tu veux même, toi ? Pour ? Pour...
Pour te les gratter ? Non, ça va. Donc, Gérard, le plus beau cadeau qu'on t'ait jamais fait, c'est quoi, toi ? Moi, le plus beau cadeau qu'on m'a jamais fait, ben, c'est de m'offrir une voiture. Putain, mais t'as pas compris la question. Quel est le plus beau cadeau qu'on t'a fait, alors ? Non. Qu'on t'ait jamais fait. Non, qu'on t'ait jamais fait. Pas qu'on t'a, qu'on t'ait jamais fait, c'est-à-dire être. Donc, tu l'as, le cadeau, tu l'as. Ben... Ça peut être tout ce que tu veux. Ben, de toute manière, le plus beau,
le plus beau cadeau que j'attendais, c'était de faire une émission de radio. Et là, maintenant, je l'ai. Ah, ouais, c'est un beau cadeau, ça. C'est ça, ouais. Grâce à... Grâce à... Grâce à... Grâce à Manu, je sais. Max. Max, le meilleur. Max. Max, mon chef. Grâce à lui, c'est grâce à lui si je fais de la radio. Parce que sinon, j'en aurais jamais fait. Et je rêvais toujours d'en faire. C'est pas... Attends. Vas-y, gratte-toi. Tu veux que je te gratte aussi, moi ? Tu faisais de la Cibi, quand même. Ouais, ouais. C'est un peu de la radio, la Cibi.
C'est pas pareil. Moi, par contre, ce que j'ai à dire, c'est que, bon, c'est vrai que je rêvais jamais de faire de la radio. Mais, enfin, en faisant de la radio, je prends plaisir à en faire. Et plus j'en fais, plus j'ai envie de continuer. Ouais, mais grâce à qui ? Grâce à Max. Le meilleur de... Il est là. Tu dis que la Cibi, c'est pas pareil que la radio. C'est quoi, vraiment, la différence ? Parce qu'on fera un débat sur les routiers. C'est quoi, la vraie différence entre la radio et la Cibi ? Ben... En fin de compte, si tu veux, la Cibi, c'est pas du tout pareil. Parce que sur la Cibi, t'as un QRZ.
Comme il y en a un qui m'a piqué mon QRZ. La radio, c'est différent. Parce que t'as Manu et Fildar, qui sont au standard, qui prennent des gens. Tu discutes avec les gens. Même sur la Cibi, tu peux discuter avec eux. Mais tu peux pas être avec Fildar et Manu, au standard. Moi, je peux faire son standard Cibi, si tu veux. Non, mais c'est pas pareil, la Cibi et le standard. Et tu peux pas avoir un QRZ en radio ? Non. Pourquoi ? Non, c'est pas possible. Et pourquoi ? Non, mais c'est pas possible.
C'est différent. Pourtant, les gens pensent que c'est la même chose. Non, non. C'est quoi, la grande différence entre les deux ? La grande différence, c'est qu'il faut se dire une chose dans sa tête. C'est qu'à la Cibi, t'as un mic, t'appuies dessus. Tandis que là, t'es devant un micro, tu peux l'éteindre. C'est plutôt un kintosh, ici. Tu peux l'éteindre comme tu veux, ton micro. En Cibi, t'as des mics, et en radio, t'as des kintosh. T'appuies sur le bouton, là. Hop. Voilà. Et tu laisses tout le monde.
Je peux te demander un truc ? Chaque animateur radio a un QRZ ? Parce que, regarde, Max, c'est pas son vrai prénom. Donc Max, c'est son QRZ. Mais on le sait. Mais pourquoi, moi, on me dit GG ? Moi, j'aurais bien voulu trouver un autre nom pour passer à la radio. Un QRZ, c'est un prénom qui passe bien en radio. Gérard, ça passe en radio. Gérard, sur Fun Radio, ça fait pas pareil que Franck sur Fun Radio. Ouais, mais ça... C'est pas de ta faute si t'as un prénom. Dévoile pas trop ton identité, toi. Ta cutie. Dévoile pas trop ta cutie.
C'est pour ça que j'éteins la lumière du studio, pour pas qu'on regarde de mon visage. Voilà. Bien vu, Max. Et donc, c'est bon, Aurore ? Ouais. Ouais, donc c'était ça, ton plus beau cadeau ? Voilà. Ouais, ok. Alors... Donc voilà, j'espère qu'on a répondu à tes questions. Et puis, on te souhaite de bonnes fêtes, de la part de moi et Gérard. Ouais, ben moi aussi. Et puis, un joyeux nouvel an, quoi. Ben, passe une bonne année. Pense pas trop sur l'alcool, quand même. Passe une bonne fête de fin d'année 98. Ouais, ben toi aussi.
Ben, on va essayer. On va essayer, c'est pas évident. Ciao, Aurore. Ouais, allez. Allez, à bientôt. Allez, salut. David, 19 ans, de Nantes. Oui, bonsoir. Bonsoir. Bonjour, Sandy. Bonsoir. Alors, ma question, c'est... Je voudrais savoir, en fait, quel a été ton plus beau souvenir de routier, Gérard ? Alors, mon plus beau souvenir de routier, ben... C'est de faire de la route. C'est-à-dire ? C'est-à-dire, ben... Là, tu vois...
C'est bête, parce que j'aurais préféré qu'on te garde pour ce débat. Ah, mais t'as jamais eu, je veux dire, de problème ? Jamais ? Non. T'as toujours bien vaché ? Jamais de dérapage, ni rien ? Ah, ben, si. Ça va faire 4 ans que j'ai eu ça, hein. Ah, d'accord. OK. OK. Et c'est tout ? Ben, oui. Et sinon, j'ai entendu Sandy qui parlait d'un voyage, tout à l'heure. Eh ben, moi, je suis prêt à lui offrir un voyage au fin fond de mon lit. Qu'est-ce que ça l'attend ?
Attends, Gérard, Gérard. La question, ça ne reste à Sandy, pas à Gérard. Mais c'est un voyage, pour combien de temps ? Ben, ça ne reste pas dur, avant longtemps, je te le dis direct. Tiens, à mon avis, l'auditeur, il fait ça rapide. Pour une journée, ou pour deux jours, ou pour une semaine ? Ah, non, non, non. C'est un précoce, l'auditeur. 5 minutes, 5 minutes, 5 minutes. Oh, ben, 5 minutes, ça ne m'intéresse pas. Non. Rigo, on est combien sur l'Internet, s'il te plaît, avant qu'on accueille Bertrand ? On est 4367,4, ce qui n'est pas mal. Ça monte, ça monte, ça monte.
Allez-y, je veux 6000 personnes avant la fin. Et même Sandy vous dit, allez-y, foncez, allez sur l'Internet. Faites comme le Téléthon, donnez vos dons, donnez vos dons. Soyez généreux. Voilà. On accueille Bertrand. On peut peut-être déjà dire au revoir, quand même, à l'auditeur qui était avec nous. David, on te souhaite de bonnes fêtes de fin d'année. A toi aussi. A la prochaine, ciao. Salut. Alors, Bertrand, 25 ans de Lyon. Oui, bonsoir, bonsoir à tous, bonsoir l'équipe.
Salut Gégé, salut Sandy. Bonsoir. Salut. Avant toute chose, je voulais vous souhaiter une bonne Saint-Valentin. Merci. Non, ce n'est pas la Saint-Valentin. Non, mais à l'Avance. À l'Avance, oui, c'est bientôt. Qui vous a rappelé. À l'Avance. Moi, en échange, je te souhaite de bonnes fêtes de fin d'année. C'est gentil, je te remercie. Moi, je voulais vous poser une question qui concerne votre avenir. Je voulais savoir si vous aviez l'intention d'avoir une grande famille et donc d'avoir des enfants très prochainement dans l'avenir futur. Non, attends, je ne veux pas prendre le choker. Ah ben non.
Je voulais juste savoir si vous allez avoir des miens. Qu'est-ce qu'il se passe ? Non, il y a eu un problème avec Manu. Non, non, non, ce n'est pas Manu, c'est toi. Ah, pardon. Non, non, ce n'est pas Fildar. Donc la question, Sandy. Sandy, la réponse. C'était quoi déjà ta question ? C'est pour quand les gamins ? Voilà, les miens. Une grande famille. Les tiens ? Non, les tiens. Non, les vôtres. Ah, les nôtres. Les nôtres. Oui, ben, les enfants, tu vois, ça se fait à deux. Ouais. Donc, je pense que l'enfant, il viendra quand il viendra. Pour l'instant, on essaye le tout pour le tout, mais bon.
Vous essayez en ce moment d'avoir un enfant ? Ouais. Non, mais ça, ça ne te regarde pas, toi. Non, mais c'est le jeu de la vérité, Gérard. Je te pose une question. En fait, il faut dire la vérité dans le jeu de la vérité. C'est normal. Moi, je vais te dire une chose. J'essaye le tout pour le tout. Ça ne vient pas. Ça ne vient pas, c'est tout. Et vous faites comment ? Vous faites comment pour essayer ? Qu'est-ce que tu appelles le tout pour le tout ? Moi, je reste zen. Je fais, tu vois, je reste cool. Bon, ben, si ça vient, ça vient. Si ça ne vient pas, ben, tant pis. Tu as une érection, Gérard, quand même ? Ça demande ou pas ? C'est vrai que cette question s'adresse à toi. Non, mais moi, je pose Joker.
Ben, tu n'en as plus. Tu l'as déjà posé. Non, il y a un Joker. Il n'y a pas trois Jokers. Non, il y en a trois Jokers. Ah, tu n'as pas d'érection en ce moment, mais c'est normal. Tu as laissé tous tes Jokers, déjà ? C'est pas de ta faute. Gérard, est-ce que Sandy ? Ben, non, moi, je pense qu'un enfant, ben, ça vient quand ça vient. C'est pas... Mais, ouais, moi, ce que je voulais savoir, si vous faites une portée, vous pouvez m'en garder un, petit chihuahua ? Ouais, c'est ça, Tony. Non, c'est pas Tony, Gérard. C'est pas la voix de Tony. Il ne faut pas confondre avec les chiens et puis les personnes humaines. Mais le vétérinaire, il en pense quoi ?
Ça peut marcher, un cachalot avec un sanglier ? Ça va le faire ? Qu'est-ce que tu entends parler par cachalot et je ne sais pas quoi ? Baleine et puis, ben, ouais, sanglier, quoi, c'est clair. Non, mais là, on ne parle pas des animaux. On parle juste de nous deux. Moi et Gérard, on n'est pas des animaux. On est des personnes humaines, tu vois, comme toi et moi. Moi, je pense qu'un enfant, ça vient quand ça vient, c'est tout. Maintenant, les animaux, ils font ce qu'ils veulent. S'ils ont envie d'avoir des petits, ben, ils font ce qu'ils veulent. Moi, ce que je dis, c'est qu'il faut peut-être chercher les causes de pourquoi le gamin, il n'a pas envie de venir. Est-ce que c'est une question d'hygiène ?
Cette non-envie de venir de la part du gamin ? Mais non, non, non, attends, attends, attends, Bertrand. Moi, je vais te dire une chose. Ça dépend de l'homme et la femme, d'accord ? Vous avez de quoi l'accueillir ? Ben oui, oui, oui, t'inquiète pas, t'inquiète pas. T'inquiète pas, il y a ce qu'il faut. Là-dedans, j'ai tout ce qu'il faut. Donc, si j'ai besoin de quelque chose, j'ai une roue de secours. Gérard, sur l'IRC, la plupart des gens comprennent parfaitement pourquoi l'enfant, il ne veut pas venir. Donc, s'il y en a qui...
qui pouvaient préciser sur l'IRC... Leur nom ? Non, mais qui nous disent à peu près ce qu'ils en pensent, eux. Ben, il y a le gérard masqué qui dit que t'as des couilles au cul, mais je vois pas le rapport. Non, mais ça, ça n'a rien à voir. Ça aide pas pour la reproduction. Comment ? Je dis que ça aide pas pour la reproduction d'avoir des couilles au cul. Non, mais tu sais, il y a bien des singes en voie de... De disparition. De disparition, donc ça fait comme des enfants. Ouais, c'est clair. Ouais, parce qu'il y a des enfants qui sont...
Ouais, ben écoute, merci du conseil. Ben, de rien. En conclusion, je voulais dire, vive l'avortement. Ben, ouais, ben... Moi, je vais te dire une chose. Là, je suis contre. Alors là, je vais te dire une chose. C'est terminé pour toi. Au revoir. Allez, salut. Non, non, attends. Pourquoi t'es contre, Gérard, l'avortement ? C'est le jeu de la vérité. Tu réponds, laisse-le parler. C'est vrai que moi aussi, je suis contre. Pourquoi vous êtes contre ? Moi, je suis pas d'accord parce que si tu veux un enfant, dans ce cas-là, c'est la personne qui le veut.
On s'amuse pas à se faire avorter. Mais c'est pas qu'une personne qu'ils veulent. C'est les deux personnes. C'est les deux personnes. C'est le couple. Ils sont à deux pour le faire. Donc, si on se fait avorter dans ces cas-là, moi, je suis pas d'accord. On tue un être humain. Donc, il est hors de question qu'on tue un être humain là-dessus. Voilà, on prend ses précautions avant. Il faut se protéger. Il y a des moyens pour se protéger. Il y a le préservatif et la pilule. Donc, c'est pour ça que je vais pas m'éterniser là-dessus. Voilà. Donc, Fildar, on s'écoute.
T'as sur l'IRC qui dit que si vous y arrivez pas, c'est qu'il y a incompatibilité gégétique. Ça, ça dépend parce que ça peut être très bien aussi... Ça peut provenir aussi bien de moi que de Sandy. Ah, OK. Mais moi, de toute façon, je suis bien placée sur la question parce que comme j'ai déjà eu un enfant, donc je sais ce que c'est. Et moi, je sais que je peux en avoir. Donc, voilà. Donc, on s'écoute. On s'écoute le TGV avec Va plus vite, il faut que j'arrive à l'heure.
Et on se retrouve tout de suite après pour le dernier... Le dernier... Auditeur. Le dernier auditeur pour le droit de réponse. Vous pouvez nous appeler au 0800 308 5000 0800 75 000 et toujours l'IRC www.rfr.radio pour les débats qui vont porter sur les routiers. Après... À tout de suite ! Et joyeux Noël à tous !
Et voilà, vous venez d'écouter... Le TGV va plus vite parce que je risque d'arriver en retard. Voilà. Donc, vous êtes au 0800 308 5000 et 0800 75 000 et toujours Manu qui vous attend en standard. Donc, W... Et puis, Rigaud qui vous attend sur l'Internet www.fr.radio. Tout à fait. Et on est combien, Rigaud, s'il te plaît, là, maintenant ? On est à peu près comme tout à l'heure. On est 4424,8. Oh, non, mais attends ! Il est minuit.
Il est 0h56. Ils sont encore à table, là. Faut les laisser le temps. Bah ouais, mais... J'ouvre une parenthèse simplement pour dire, puisque tu salues les gens de l'Internet, pour saluer les gens qui viennent nous voir. Bah oui, mais je sais... Qui viennent de partout. Il y a un routier qui est passé à l'instant. Bah oui, je l'ai vu. Et il y a encore des gens qui viennent devant la radio pour visiter les locaux. Il y a pas mal de personnes qui viennent. Et là, vous n'allez pas... Le macro qui est venu, là, spécialement, ils vont aller aux putes, mais ils sont venus de dire bonsoir. Il est de Cannes. C'est un mec, un ancien dealer.
Deux auditrices. Oh, la vache, elle lui fait la bise. Oh, la vache, t'as pas peur. Sandy. La belle Sandy. Il y a le bulldog mystère, là-bas. Le top modèle. Je t'en prie, Gérard. Bah, attends... À la tienne. Salut. Je t'en prie. Oh, bah quoi ? Ah, trop fort. Et alors ? Encore, vous avez pas vu. Moi, je suis là. Oh, la vache. Mais attends, c'est ce que je veux. T'es à moi, maintenant. Ouais, mais tu me fais mal aussi. Tu tapes trop fort.
Pas trop fort. Il y a une personne. Heureusement qu'elle est là. Elle est forte. Il y a une personne qui va... Bah, j'ai la pêche. Ah, la patate, hein. Voilà. Sans déconner. J'aimerais bien avoir la banane, aussi. T'as pas la banane ? C'est une patate. Non, non, j'ai pas la banane. C'est toi qui as la banane. Ah, la banane du curé. Merde. Elle est où ? Tu sais où ? Entre mes jambes ? Bah, voilà. Elle est trouvée. On y va, on y va. Allez. Il y a une personne qui va vous parler. C'est un de tes copains qui est venu ce soir ? Ouais, mais ça, tu sais très bien qui c'est.
C'est qui ? C'est le seul. C'est le seul qui a voulu venir pour fêter Noël avec nous. C'est le seul. Parmi tous les auditeurs. L'invité mystère, vas-y. Bonsoir. Ah. Et là, tout le monde l'a reconnu, bien sûr, c'est... Bonsoir. Alain Le Beig. Voilà. Bienvenue, Alain. C'est le seul. C'est le seul qui est venu parmi tous les habituels. C'est le seul qui pouvait, donc. Voilà. C'est tout ce qu'on pouvait dire, quoi. Vas-y, Alain.
N'aie pas peur. Arrête, arrête. Bonsoir. Donc, on va accueillir... Le dernier. C'est qui ? Alain. Alain, tu restes zen. Ouais, ouais, il reste zen, Alain. Bon, ouais. Tranquille, hein. Ouais, tranquille. Tranquille. Tranquille, hein. Enfin, ça me fait plaisir que tu sois y venu. Ça fait plaisir à Max. Et que tu sois resté, surtout.
On est que les trois à être là. Bah oui, mais... Hé, hé, Gégé. Mais non, mais non, mais Max, c'est pas pareil. Lui, c'est le chef. Mais non, mais lui, c'est le chef. Parmi tous ces habituels. Gérard. On est que les trois. Gérard. Oui. Tu dis qu'on est tous les trois, d'accord, mais il y a quand même Max, il y a quand même Manu, il y a quand même tout le monde. Mais non, mais... Et il y a tous ceux qui sont derrière le poste de radio, aussi. Ouais, mais il y a tous ceux qui nous écoutent, il y a tous ceux qui viennent nous faire un petit coucou. Ça, on les remercie. Oui, on vous remercie, là.
Donc... Du fond du cœur. Donc, venez. Venez encore nombreux, si vous voulez, jusqu'à 4h du matin, de toute manière. On va tenir jusqu'à 4h. Surtout sur Internet. Et l'Internet, Rigo, s'il te plaît. Oui, c'est moi. Ouais, donc, combien ? Pour bouger ? Si, si, ça n'arrête pas de monter. Là, on est à 4524 moins 2. Ça va, ça booste. Bon, bah, ça va. Donc, Rigo... Oui, c'est moi. Non, c'est Manu. Non, non, excuse-moi. Manu, c'est qui ? C'est Audrey, tu l'as devant toi. Audrey.
Bonsoir. Audrey, 19 ans de New York. Bonsoir, Audrey. Bonsoir, Gérard. Bonsoir, Sandy. Bonsoir, Alain. Bonsoir. Bonsoir. Alors, moi, c'est une question. Je voulais savoir si vous étiez déjà fait cocu. C'est-à-dire si Gérard avait fait cocu Sandy et Sandy avait fait cocu Gérard. C'est une très bonne question. C'est ce que j'allais dire. Bah, écoute, moi, non. Je pense pas que, tu vois, quand tu es dans un couple, ça se fait pas... Si t'es avec quelqu'un, c'est pas normal si tu vas voir ailleurs ou alors si t'aimes pas vraiment la personne.
Ouais, mais ça peut arriver des fois comme ça. Oui, c'est vrai que ça peut arriver. Tu peux flasher pour quelqu'un, mais pas forcément pour aller coucher tout de suite avec elle. Oh bah, pourquoi pas ? Sauf si la personne n'est pas visible. Non, je te demande. Moi, je vais te dire une chose, tu vois. Je suis fidèle à Sandy. Ça va faire un an qu'on est ensemble. Eh ouais, déjà. Ça va faire un an que je la supporte. Eh moi, je te supporte aussi. Gérard, est-ce que t'as déjà trompé Sandy avec elle ? Non. Jamais ? Non. Et moi, jamais non plus.
J'irai pas voir ailleurs. J'irai pas voir ailleurs parce que je l'aime de trop. Même pas si t'as un super canon. Non, non, non. Gérard, il y a Anonyme sur l'IRC qui dit que tu mens. Non, c'est faux. Elle se rappelle de toi. Qui ? Je la connais pas. Anonyme. Je la connais pas. Elle veut pas dire son nom. Elle veut pas dire son nom, elle est Anonyme. Moi, je te connais pas, Anonyme, sur l'IRC. Donc, voilà. Donc, Anonyme, si tu pouvais préciser, comme ça, je pourrais avoir des renseignements, quoi. Ok. Non, parce que Gérard,
moi, je me rappelle tous les deux... De quoi, de quoi, de quoi, de quoi, de quoi ? Bah, toi et moi. Ah bon ? Quand ? Quand, quand, quand, quand ? Bah, c'était le mois dernier. Ah, le mois dernier, ça m'étonnerait parce que j'étais encore avec Sandy. Ah bah, ça n'empêche, hein. Non, non, non, non, non. Là, tu dis des mensonges. Tu peux préciser le jour... Précise, précise, précise. Précise. Je précise, je précise. Précise le jour, la date et l'heure. Et où, comment ? Le jour, la date et l'heure, bah, c'était le 27.
Il était... Le 27 de quel mois ? Bah, du mois dernier. Donc, on est... Le mois de novembre. Le 27 novembre, vas-y. L'heure ? Il devait être une heure ou deux du matin, je ne sais plus. Pardon, pardon, pardon, pardon. Je me suis trompé de bouton. Et Gérard, en attendant, il y a Anonyme sur l'IRC qui dit que c'était le 18 06 98 nu dans sa piscine. Non, c'est faux. Donc, je ne la connais pas. Elle a des photos. Elle m'a dit qu'elle allait les afficher dans Suren. Ah bah, c'est bien.
Et puis en plus, c'était très bien. Ouais. Ouais, ouais, ouais. Non, non, moi je pense pas. Non, non, t'es une menteuse. Tu vois, moi j'ai confiance en Gérard et je pense pas qu'il me ferait une chose pareille. Là, tu mens. Et si par exemple, un jour, Gérard, tu vois, je sais pas, ça peut arriver, tu vois, il te trompe, est-ce que tu lui pardonnerais ou pas ? Non, je crois pas. Qu'est-ce que tu ferais ? Moi, je pardonne pas, moi. Tu te barres. Tu te casses, tu le laisses. Ouais, je prends mes affaires et je m'en vais, quoi. D'accord, bah fais gaffe à toi, Gérard. Moi, je suis comme ça. Non, mais t'as raison, c'est normal.
Alors, elle dit, là, devant des millions d'auditeurs, mais en fin de compte... Ah non, mais je te jure, je pardonne pas. Mais non, mais attends. J'ai même pas pris mon joker, alors tu vois. Et alors, t'as pas besoin de joker, tu réponds à toutes les questions. Bah oui, donc toi, t'as pris tes trois jokers et puis moi, j'ai pas pris mes jokers, donc... J'ai répondu à toutes les questions. Bah alors, tu prends tes clics et tes claques et tu te casses. Bon, bah c'est sympa, alors. Voilà, c'est tout. Bah alors, toi, c'est pareil. Tu prends tes clics et tes claques et tu t'en vas, comme la chanson de Mélilique,
c'est quoi déjà ? Bye bye. Hé, Mélilique ! Bye bye ! Ah, c'est Mélilique qui chante bye bye ? Bah oui. Non, bah si, il chante bye bye, mais si tu veux, dans la chanson, tu prends tes clics et tes claques et tu te casses. N'importe quoi, ça a jamais été Mélilique. Mais si, c'est Mélilique. C'est MC Solar. C'est MC Solar. Alors ? Mais non, c'est pas MC Solar. Mais c'est MC Solar. Non, non, non, non. Mais c'est MC Solar, on l'a encore vu ce matin à 7h à la...
à la télé. Attends, arrête de dire des bêtises. Non, parce que Mélilique, je le reconnais, c'est à coiffure, donc... Ah ouais, bah bien sûr, il est coiffé comme toi. Non, non, non, pas tout à fait. Non ? Ah, avec Léopatra. Juste avec des petites tresses, quoi. Ouais, avec Léopatra. Pas comme moi. Ouais, mais c'est vrai que t'es... Eh, c'est vrai, sans déconner. Ouais, sans déconner. Sans déconner, comme Max il dit. Sans déconner, c'est vrai que t'as une tête de Cléopatra, hein. Ouais. C'est quoi pour toi une tête de Cléopatra, Gérard ? Eh, Cléopatra, c'est celle qu'on voit, là, sans arrêt. Ah, oui, d'accord. C'est vrai, hein.
Comment la petite, là ? Audrey. Elle s'appelait Audrey. On a répondu à ta question, Audrey ? Bah ouais, ouais. Mais bon, Gérard, t'as pas dit la vérité, quoi. Bah moi, j'ai pas dit la vérité. Moi, je t'ai dit que je suis toujours fidèle à Sandy et j'y resterai. Bah ouais, mais... Jusqu'à la fin. Jusqu'à la fin. Jusqu'à la fin. Non, mais ça se trouve, c'était un autre Gérard. Tu t'es peut-être trompé. Non, non, mais attendez, attendez, attendez, attendez. Ouais, faut peut-être arrêter les conneries. Parce qu'il y a des gens qu'on a marre d'être... qui sont harcelés.
Qui sont harcelés. Attends, Gégé... Elle veut pas le dire. C'est perso. Non, non, non, mais vas-y. Tu l'as vu. Tu as eu un rendez-vous avec elle. Enfin, avec lui, pardon. Tu l'as vu et tout ça. Ah bon ? Ah bon ? C'est bon ? Avec elle. Avec elle, avec elle, avec elle. C'est bon. Alors, vas-y. Donc, tu peux préciser plus ta pensée, là ? De quoi ? Tu veux que je donne des détails ? Ouais. Attends, je peux donner des détails ? Non, c'est perso, ça. Attends. Non, moi, je suis d'accord avec elle. Si elle veut garder ça pour elle,
elle le fera dans neuf mois, au pire. Ouais, voilà. Parce que t'avais pas mis de capote, je te signale, et moi, je prends pas la pilule. Non, non, bon, allez, on va s'arrêter, là. Non, non, bah, allez, c'est bon. C'est bon, donc. Audrey ? Ouais ? Bah, on va te souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année. Ouais, bah, OK. Ouais, bonnes fêtes. Et puis, bah, à l'année prochaine, si tout va bien. D'accord. OK ? Donc, on va se retrouver, là, maintenant, pour attaquer les débats. Ah, le débat, ouais. Donc, le débat sur les routiers. Donc, on va... Il y a Manu et...
Manu, qui est au standard. Ouais. Donc, qui vous attend, les bras ouverts. Donc, 0803 08 5000. Rigaud, toujours sur l'Internet, au www.fr. Donc, si vous voulez nous appeler, n'hésitez pas. On est là. Et si vous voulez toujours passer, voir comment ça se passe dans les studios, c'est fini, là. Je pense que... Le chef, il vient de me faire... Hop ! Le chef, il m'a fait... Hop ! Il m'a fait... Hop ! Ça fait trois jours que tu me dis.
Comment on va faire visiter, surtout, personne pendant tes débats ? Et maintenant, t'arrêtes pas de demander aux gens de venir pendant tes débats. Bah, alors ? Non, bah, non. C'est toi qui as demandé à ce qu'il y ait personne. Bah, alors ? Bah, dans ce cas-là, on laisse la porte ouverte. On relance pas une annonce. C'est bon. Bah, si. Bah, si. Maintenant, c'est les concerts. On va... Attends. Maintenant, c'est les débats. S'il y a des gens qui veulent venir... Débat sur les routiers. Et voilà. Donc, s'il y a des gens qui veulent venir, donc, ils peuvent venir. Mais pas trop nombreux dans les studios. C'est tout ce que je demande.
Attendez la pub. C'est... Ouais, bah, attendez longtemps. Ouais, d'accord. La pub. Vous attendez la pause musicale. Je viendrai vous dire un bonjour. D'accord, ok. Bon, ça, c'est notre problème. D'accord, ok. Bon, bah, alors, les débats sur... Enfin, le débat sur les routiers. Le débat sur les routiers. Trois heures de débat. Il y a... 120 questions. Il y a 23 questions. Et que de la bombe, hein. Ouais. Et c'est de la bombe bébé. Comme dirait... Je sais pas qui, là. Ça, c'est... Ayam. Ouais. Et donc... Ayam.
on va garder... Cléopatra est toujours là. Cléopatra va réagir quand même. La bombe bébé, c'est réciproque. Chicho. La bombe bébé, Chicho. Fais-moi plaisir. C'est Noël. C'est Noël. Faites la fête. On va mettre un petit remix. On le mettra tout à l'heure. Faites la fête maintenant. Faites la fête.
Faites la fête. Faites la fête. Faites la fête. Tu peux arrêter deux minutes ? Je propose un truc. Tant qu'il n'y a pas les 6500 connectés sur Internet, on ne le met pas. Non. Ça les forcera à venir. Ça les forcera à venir. Non, non, non. Ce n'est pas toi qui commandes, c'est moi. D'accord. On le met alors. C'est moi. On y va. On se retrouve dans un instant, c'est ça ? On se retrouve tout de suite après aux 0803, 085000 et 0875000. Il n'y a plus qu'une personne au standard, c'est Manu. Ce n'est pas grave. Oui, mais toi, tu vas y retourner. Oui, d'accord. D'accord, mon canard.
Ok. Ok. Et c'est quoi là qu'on s'écoute ? Naromix.
Comment ? Comment ? Alors là, c'est une très bonne question. Ah, bon ? D'accord, je vois. Celui qui fait du bruit derrière, arrête. Parce que ça commence à m'énerver. C'est moi qui commande. Mais non ! Hey, hey. Sans déconner. Sans déconner.
Non, non, non. Attends, je t'écoute. C'est moi qui t'écoute maintenant. Tu réponds à la question ou si tu réponds pas, on va te dire pas.
Bonne nuit. Bonne nuit à toi. Allez, celui-là, dégage. Fais gaffe là-bas parce que j'ai l'air de faire avaler tes lunettes si tu fais le con. Mais attends, tu te fous de moi, toi ? Quoi ? Quoi ? Parle un petit peu plus fort devant ton combiné parce que j'ai un téléphone de merde. Toi, tu as l'air de faire sodomiser, toi. Sans déconner.
Remix ! Remix ! Remix ! Remix !
Remix ! Remix ! Remix !
Remix !
Il y a Gilbert, il y a Patrick, il y a pas mal de gens. Il y a pas mal de gens, donc je remercie tous les gens. Et il y a d'autres personnes encore qui sont en haut à l'accueil. C'est des routiers, hein ? Ouais. Il y a des triplés routiers, en plus. Derrière, juste derrière. Bon, toi, pour l'instant, tu as de terre et c'est tout. Non, mais c'est une routière qui est venue spécialement. Elle va livrer bientôt dans la Haute-Savoie. Elle est venue te dire bonsoir. Ouais, mais de toute manière, en fin de compte... Ah, les canons, hein, si t'étais célibate, si t'étais pas maqué. Non, mais je sais bien.
Moi, j'ai mon bébé. J'ai mon bébé rose. Je le garde, mon bébé rose. Non, s'il te plaît. Excuse-moi, là, je me porte en faux. C'est pas ton bébé rose, merci. Attends, toi, t'étais bien contente ? Ouais, bébé rose, c'est moi. Donc, toi, c'est bébé vert, bébé marron, bébé ce que tu veux, mais bébé rose, c'est moi. Ouais, mais t'étais bien content quand t'avais Aurélie, là, dans les studios, hier. Mais Aurélie, je lui ai rien dit, moi, Aurélie. C'est rigolo, hein ? Menteur ! Menteur, menteur.
Allez, sans déconner. Allez, sans rancune. On y va. 1h17, c'est parti. On accueille sans problème 20 ans de Niort. On écoute Fun Radio sur 93.3. Bonjour, Gérard. Bonjour. Joyeux Noël à toi. Bon anniversaire. Ah bah, d'accord. Toi, t'es vachement en avance. À l'avance, à l'avance. Chute 19 ans de Laval, 102.3. Oui, tout à fait. Salut, joyeux Halloween à tous. Salut à bébé gros.
Comment ? J'ai dit salut à bébé gros. Euh... Là, tu vas te calmer, toi. Allez, hop. C'est Noël, on écoute. Ouais, c'est Noël, Gégé. Allez-vous, allez-vous. Tranquille. Non, non, hé. Tu me l'attrapes et tu me le calmes déjà, lui. Ça y est, il commence déjà à faire sa somme dictature, le latin. Allez ! Hop. Couille de loup, 23 ans de Toulouse. On écoute Fun Radio sur 105.9. Bonsoir. Bonsoir. Petit téton, 18 ans.
Presse, 98.9. Oui, bonsoir et joyeux Noël. Eh ben, de même à toi. Euh... Raisin sec, 25 ans d'Alès. Bonsoir, joyeux Noël. 96.5. 65. Euh... 96.6, pardon. 65, genre. 96... 96... 95.6. OK. On écoute Fun Radio sur 95.6. Oui, si tu veux. Allez, hop. Allez, hop, il dégage, celui-là. Allez. Oh ! Vous avez vu, calmez.
La suite, Gégé. Eh... Poil de nez. Oui, bonsoir. 20 ans de Nantua. 99.4. Bonsoir, Paris. Bonsoir, Goumaud. Salut à toi. Parle bien dans ton téléphone, hein, Poil de nez. Ouais. Pardon ? Ouais, parle un peu mieux dans ton téléphone et... D'accord, mais je suis dans une cabine en pleine campagne, donc ça, c'est pas nouveau. Oh là là là là là ! C'est un portable, c'est un portable ! Non, non, c'est pas un portable. C'est ici, c'est un portable. C'est pas nouveau, bon. Oh, vous vous calmez, c'est pas vous qui commandez, c'est moi. OK, on y va, Gégé. OK.
Donc, c'est le débat sur les routiers, hein. Tu le rappelles, voilà. Donc, la question, excuse-moi, parce que j'ai pas écouté. Bon, la question, de toute manière, t'as pas besoin de l'écouter, toi. Ah, d'accord, bon. Toi, tu fais la réalisation, tu me donnes les fiches avec les titres de chansons. D'accord. OK. Rigaud, oui ? Oui. Bonsoir. Bonsoir. Débat sur les routiers, oui, tout à fait. Donc, y avait pas une petite question avant qu'on...
Spoutnik qui te demande comment il doit faire pour manger sa dinde de Noël avec des baguettes au resto chinois. Ah, là, je sais pas. Là, je sais pas du tout. Donc, la question, donc, un routier peut-il conduire 24h sur 24 sans s'arrêter ? Allez, hop ! Non, mais merci, Fildar. Mais ils sont là, les auditeurs, Gérard. Non, mais bravo, Fildar, tu commences. Bravo, Fildar. Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo !
Je pense qu'il n'y avait aucun auditeur. Un routier peut-il conduire 24h sur 24 sans s'arrêter ? Impossible. On va demander à 100 problèmes. Pas de problème. Impossible. 24h sur 24, c'est impossible. Il y a quelqu'un qui mange. Non, mais... Non, mais ça dépend. Il dort, mais qu'il fasse autre chose.
Attendez, déjà, pas tous en même temps, parce qu'on ne comprend rien, s'il vous plaît. Vous coupez la radio. Qui c'est qui a une radio pourrite, là ? Elle est pourrite, ta radio, en plus. Pas moi non plus. Pas moi non plus. Qui c'est qui a une radio ? Je remercie celui qui met le son, parce que j'ai l'image, je n'avais pas le son. Gérard, il met de Goldorak, Manu... C'est bon, c'est bon, il gère, Manu.
Vas-y, Gérard. Alors, chute. Chute, à toi. C'est bon, je le calme. Bon, d'accord. C'était chute qui mettait Goldorak, c'est pour ça. C'est parce que je suis fan, je suis fan. Alors, tu peux... J'ai connu des routiers qui conduisaient beaucoup plus que 24h d'affilée, ça dépend à quoi ils tournent. Et moi, je dis, il y a des routiers qui ne respectent pas les consignes de sécurité, qui conduisent beaucoup plus que ce qu'ils devraient. Parce qu'il y a des accidents, comme d'habitude. D'accord. Oh, on se tait !
Si on est du routier qui tourne aux enfaites, je vais dire, ça sera conduit 72h, 96h de suite sans problème. Ils partent de Amsterdam, ils vont jusqu'à Tomboucou direct. D'accord. De toute manière, ce n'est pas la question. Bah si, il est routier, c'est quand même... Non, non, mais ce n'est pas la question, d'accord ? C'est international. Ce n'est pas la question ! Oh là là. C'est pas le thème du débat. Oh, le grand stratégaire ! Oh yes ! Oh là là ! Oh là là ! Eh putain, vous ne me faites pas là ! Oh, Manu, Manu, Manu. Bon, allez, stop. C'est bon.
Allez, Gérard. Oh, euh... Faut... Faut peut-être que tu te calmes, Manu. Gérard, sur IRC, il y a Sardine, le vrai de Marseille, qui te dit que s'il n'y a pas de feu rouge sur l'autoroute, il peut ne pas s'arrêter pendant au moins 120h, le routier. Non, mais attends, les feux rouges, je ne vois pas le rapport avec... Un routier peut-il conduire 24h sur 24h ? Bah si. Non, mais je ne vois pas le rapport avec les feux rouges. Ah si, s'il n'y a pas de feux rouges, il ne peut pas s'arrêter de rouler. Bah ouais, mais attends. Un routier qui conduit 24h sur 24h,
déjà, je n'en ai jamais vu. Bah alors, c'est quoi ta question ? Justement, c'est une question que je pose. C'est une question con. Bah ouais, si tu sais que ce n'est pas vrai, pourquoi tu poses la question ? Parce que... Parce que cette question-là, elle n'a jamais été posée lors qu'on a fait les débats sur les routiers. Donc c'était important de la poser, parce que comme ça n'avait jamais été fait... Gérard, sur IRC, on me demande si c'est que des questions à la con, comme ça, pendant tout le débat. Si ça ne leur plaît pas, c'est qui qui te demande ça ? C'est un peu tout le monde.
Fais gaffe, parce que si tu leur dis à tous de se casser, on va être mal. Donc, on va demander à Chut. Ouais. Bah écoute, moi je voulais te dire que des routiers qui conduisent plus de 24h, comme je t'ai dit tout à l'heure, il n'y a aucun problème. Ouais. Si Manuel Générix fout la main, si tu prends Steve Austin, il conduit largement plus de 24h. C'est pas moi l'arrière. Si tu prends Steve Austin, il peut conduire largement plus de 24h. Lui, c'est un show aussi, quoi. Ah bah ouais, non, mais je veux dire, ça, c'est du super routier, quoi. Ah, c'est clair.
Ouais, bah ouais, d'accord, t'as raison. Tu ne prends pas parti des ports, toi ? Ils ne prennent pas l'avion, Gérard. Non, non, mais tu ne prends pas parti des ports ? C'est important que tu transportes les cochons, alors, en France. Pourquoi tu veux tout de suite citer le nom de Manu ? Ah ! Tu n'as pas parlé de Manu, je t'ai demandé comment t'avais fait la fête. Manu, je l'ai vu en live, il n'est pas gros. Comment t'avais affrété ta meuf ?
Dégage-moi ce abruti, là. Ok, ça y est. Ah, tu vas voir, toi. On va s'occuper de toi, hein. Je vais savoir qui c'est. Qui c'est qui s'amuse à parler de Sandy ? C'est Robert. Non, il n'y a pas de Robert. On n'a pas de Robert, là, sur la liste. Gérard, à propos de Sandy, il y a Olio qui te demande combien de temps tu roules sans t'arrêter.
Je ne roule pas, je t'assure, mais bon, je ne peux pas te répondre à cette question. Tu flottes, alors, si tu ne roules pas. Donc, je prends un joker. Ce n'est pas le jeu de la vérité, c'est les débats. Alors, couille de loup. Moi, tu vois, je pense que ça dépend. En fait, s'il a pris du speed, il peut aller rouler plus de 24 heures. Je ne sais pas s'il roule plus vite aussi, ça dépend de la vitesse, en fait. Ça dépend à quelle vitesse il roule. Non, mais attends.
Facilement, plusieurs heures. Moi, je vais te dire une chose. Tu as déjà vu à combien ils sont limités, les routiers ? Ah ben non, moi, je ne suis pas routière. Non, tu n'es pas routière. 20, 30 à l'heure, je crois. Oui, c'est ça. Qui c'est qui vient de dire ça ? Chaudreau, Chaudreau. Qui ? Ils sont limités à combien, Gérard ? Toi, tu peux peut-être leur dire. Alors, limitation de vitesse. Manu, tu vas me faire du bon boulot.
S'il te plaît, pour la dernière. Gérard ! Il y a des routiers, ce soir. Il y a des routiers avec toi, en plus. Ils vont confirmer. Oui, je l'ai vu. Donc, il pourra le confirmer. Donc, je pense que les routiers sont limités à 80. Tu peux le confirmer ou pas ? 60, 80, voire 90, pas plus. C'est faux ! 90 sur autoroute. C'est faux ! Non, non, laisse-le réagir. Laisse-le s'exprimer. Non, non, mais c'est un vrai routier. 90 sur autoroute.
Ce n'est pas vrai ! C'est une honte ! Ce n'est pas vrai ! Attends, toi. Toi, avec ton vélo, tu roules à combien ? 91. 91 km heure. Tu fais moins le malin. Mais attends, ton vélo, on te le prend entre deux camions, tu n'as plus de vélo. C'est une boîte à conserve. Oui, mais moi, je prends ton camion entre deux vélos. C'est moins le malin. Mon camion entre deux vélos, tu as raison. Prends... Ouais. Donc, petit téton. Oui, bien sûr, il peut conduire...
Oh, ta gueule, toi ! Ça s'appelle des routiers somnambules. Ah, d'accord. Des routiers somnambules. Tu as vu jouer ça dans Spirou Magazine ou dans Tintin Milou ? Non, dans Mickey. Ah, dans Mickey. Moi, je crois que j'ai vu jouer ça dans L'île aux enfants avec Casimir. Ne cherche pas à être drôle, Gérard. Ça ne marche pas, Gérard. Gérard, sur IRC, il y a Sean qui te demande de répéter la question. Ah non, je ne répète plus les questions, maintenant. On accélère. Raisin sec.
Alors, les routiers, ils sont limités à 230, normalement, non ? Bien sûr. Pourquoi pas 250 km heure aussi ? La dernière fois, j'étais à 140, je me suis fait doubler par un camion. Alors, je ne comprends plus, maintenant. Euh, Gégé ? Ouais ? Si son problème, ça ne te dit pas, on fait une petite pause pendant un quart d'heure et on met le son de Goldorak. Non, non, non, non, non, non. Alors, son problème, terminé pour toi. Est-ce qu'il joue de la guitare, là ? Non, personne ne joue de la guitare. Non, non, Actarus. Euh, Poil Donné.
Tu n'as pas répondu à ma question. Qui ? Raisin sec. Alors, vas-y. Je t'ai demandé comment ça se faisait que j'étais à 150 sur le tour de route et qu'un camion m'a doublé. Non, mais attends. Tu étais avec quoi ? Avec ma voiture. Gérard, ça peut rouler au maximum à combien, un camion, un semi ? Un camion, de toute manière, on a confirmation, c'est limité à 90. Non, mais c'est limité. Mais si ça dépasse la limite, ça peut rouler à combien ? Non, il n'y a pas de si il dépasse la limite. Il y a son mouchard.
Il y a un petit voyant rouge. Donc, le mouchard, pour préciser, pour ceux qui ne sont pas routiers, qui n'ont pas l'habitude de le faire, et là, on a deux... Ils peuvent confirmer. On a des routiers qui sont là, qui peuvent confirmer. Donc, le mouchard, c'est là où qu'on met le disque pour savoir à combien qu'on roule et tout ça. Donc, c'est un boîtier comme un... Attends, parce que tu dis que ce n'est pas un lecteur CD pour mettre le disque, c'est un radio cassette. Non, mais c'est à peu près comme ton disque.
Oui, c'est ça. Tu as le disque qui tourne... C'est un lecteur cassette, CD. Même, non. On appelle ça des mouchards. Oui, les mouchards, ce sont ceux qui disent des... Non, non, non. Comme les Kleenex, des trucs comme ça ? Mais non, attends, toi... C'est exactement ce qu'on demande à un salarié. Non, non, non. Là, on a des routiers. Donc, on peut confirmer. Les mouchards, c'est un truc où tu mets ton disque. Tu mets ton nom. Ton disque CD ou vinyle ? Mais non, tu mets un disque normal. Tu prends ça.
C'est faux ! Mais arrêtez vos conneries, putain ! Mais moi, c'est ce que je dis. Alors, toi, tu t'écrases, ok ? Ouais, non, mais attendez. Un disque, c'est un genre de truc comme ça. Ah, une feuille de papier. Non, mais qui est trouée là. Montre bien, parce que les gens ne voient pas bien, peut-être. Là, tu as tout ça. Tout ça, c'est un disque. Et tout de suite... Ah, tu fais une horloge, comme une radio. C'est une horloge. Mais si tu n'as pas d'horloge, tu peux mettre quoi ? Non, tu ne peux pas.
Tu ne peux pas. Réveil ! Non, non, tu ne peux pas. Pas de réveil ? Non, non. Non. Ah bon. Tu ne peux pas machiner là-dessus. Ah, tu ne peux pas machiner, surtout. Alors... Je voulais dire quand même que les routiers, c'est des grosses balances, quand même. Ta gueule, là, toi. Toi, la balance, tu sais où tu vas terminer, toi ? Là. Ah ouais, ah ouais, ah ouais. Gérard ? Excuse-moi. Vas-y, Manu, vas-y. À la place de sans problème, on accueille n'importe quoi. Euh... Je vais te dire une chose. Attends, tu permets sans problème ? Euh... Il n'est plus là, il n'est plus là. Il est parti sans problème.
C'est n'importe quoi. N'importe quoi. Ouais. Je vais te dire une chose, Manu. Ouais. Pas comme toutes les semaines. Ah, excuse-moi. Dis plus rien, parce que sinon, ça fera plus d'une chose. Là, tu ne peux pas dire... Tu ne peux pas dire sur les 24 lignes, parce qu'il n'y en a plus que 12, mais... Ouais, ouais, non, mais je voudrais qu'on prenne un peu, là. Sur les 12 lignes, Manu. Donc, c'est comment, son nom ? N'importe quoi. N'importe quoi. Attends, Gérard, j'ai lutté pour essayer de vous joindre. Ouais, donc, tu peux répondre à la première question ? Bah, j'ai pas entendu, j'étais au standard avec Manu. Alors, la première question, donc, je la rappelle,
parce que tout le monde a à peu près fait le tour. Donc, n'importe quoi pour toi. Je répète. Un routier peut-il conduire 24 heures sur 24 sans s'arrêter ? Euh... Si c'est mon argent. Oui, je pense, oui. S'il prend de la caféine. C'est ça, t'as raison. Et celui qui dit « fais chier maman », c'est ton... C'est mon argent. Ouais, c'est ça. Et celui qui fait le porc, c'est pareil. Il n'y a personne qui peut m'enregistrer l'épisode de Goldo en DVD ? Non, non, non, non, il n'y a personne qui peut t'enregistrer Goldo en DVD.
Il est monté sur moi, c'est tout. Oh... Gérard, tu parlais des mouchards. Moi, je voulais savoir quelle est ta théorie sur le Morbac. Non, il n'y en a pas. Alors, comment s'organise un routier ? Attends, Paul Donnet, il n'a pas répondu. Non, vas-y. Bon, alors, tu parlais de... C'est quoi déjà la question ? Oh, allez, tu me prends pour un con, là. Allez, va retirer tes poils de nez. Allez, hop. Hop, terminé. Va retirer tes poils de nez. Je m'en souviens. Non, non, c'est bon, c'est bon. Joyeux Noël à toi.
Va retirer tes poils de nez. Hop, terminé pour toi. Alors, comment s'organise un routier quand il s'ennuie ? On va demander ça à n'importe quoi. Je pense qu'il se tape une grosse branlette. Alors, tu peux... Vas-y. Rigo, attends, attends. Justement, à ce propos, il y a un misto sur l'IRC qui dit que 99% des routiers se branlent quand ils se font chier et l'autre pour cent sont des neuneux. Alors, là, je vais te dire une chose. Qui c'est qui a dit ça sur l'IRC ? Misto. Misto.
Je vais te dire une chose que là, tu as ouvert la réponse dans peu de temps parce qu'il y a des routiers qui sont là. Toi, tu ne peux pas répondre. Ils peuvent confirmer. C'est bon. Ils peuvent confirmer que c'est faux. Non, non, non, c'est faux. Il ne faut pas déconner. Attendez. Il ne faut pas. N'importe quoi. Putain, il fait la transformation. Excuse-moi. Donc, Gérard. Bon, allez, hop. Attends, il fait la transformation. Non, non, non, non, non. Non, non, ouais. Je ne sais pas d'où ça vient.
Gérard. Gérard. Allez, allez, allez. Manu. Manu, bosse un peu. Putain, autrement, tu dégages. Rigo. Non, non. Tu le tais, toi. Non, il y a juste Misto qui dit que si tu ne fais pas partie des 99% qui se branlaient, c'est que tu étais un neuneu. Et alors ? Tous les routiers ne se branlent pas dans leur camion. Attends. Tous les routiers ne sont pas neuneux. 99%. Tous les routiers ne sont pas des cochons comme la question va être posée. Donc, je...
Je sais qu'il n'y en a pas beaucoup qui sont sur les routes, malheureusement. Ah, pourquoi ? C'est les fêtes. Quoi, il y a du gel ? Eh non, mais... Ça gèle ? Non, mais il n'y a pas de routiers. Ouais, vas-y, toi. Je voulais juste te dire qu'à la place de Poil Donné, on accueillait Sandrine, c'est tout. Alors, Sandrine, bonsoir. Non, non, c'est bien, ça. Oui, bonsoir, Gérard. Salut, Sandrine. Salut, Sandrine. Bonsoir, c'est Sandrine de France. Ouais, c'est ça, Travelo. Bon, vous fermez un peu vos gueules. Ok, super. Merci.
Ah, on va peut-être plus avoir de confirmation, mais c'est pas grave. Salut, les routiers. Salut, les routiers. Salut à vous. Bonne route, vous êtes sympas. Bonne bourre. Bonne bourre et prudence sur les routes. Ouais. Passez la deuxième, quand même, des fois. Sortez couverts, les mecs. Gérard. Oui ? C'est Sandrine. Est-ce que je peux avoir la question ? Parce que Manu m'a pris sur le standard. Ouais, ouais, ouais. En plus, il est sourd. Oh, tu te tais, toi. Ferme-toi, s'il te plaît. Moi, ça va. Alors, comment s'organise un routier quand il s'ennuie ? Oh, putain, mais vous me faites ça, mec !
Bon, moi, j'arrête à 3 heures, hein. Allez, hop ! Allez, allez, allez. Manu, c'est quoi, ce bordel ? C'est nul. Nul, nul, nul, nul. Faut me mettre à l'aréa, moi, je pense. Allez, on va s'écouter, Sacha, avec Fête la Fête et La Grosse. Et on se retrouve après pour la deuxième question. Comment s'organise un routier quand il s'ennuie ? A tout de suite.
Sous-titrage Société Radio-Canada
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... Et voilà, c'était Saga avec Fête la Fête et... Saga Africa ? Non, c'est Saga avec Fête la Fête à La Grosse. Donc, c'était dédié pour... La Grosse ? Pour ma petite femme que j'aime de tout mon cœur. Avant de recommencer avec les auditeurs, j'ai un petit sondage sur l'Internet.
Alors, c'est de paradoxe. Alors, attention, parce que ça défile très vite. Alors, sondage reçu par l'AFP. 15% des routiers sont des maniaco-dépressifs. 23,78% sont en proie à de gros problèmes sexuels. 36% prennent du Viagra. 3% sont sans emploi. Et 90,3% auraient préféré être CRS. Parce qu'ils ont le même QI. Euh... CRS, non, je vois pas trop le rapport.
N'importe quoi, bonsoir. Bonsoir, Gérard, comment vas-tu ? Re-bonsoir. Chut, derrière, vous fermez vos gueules. Oh putain, mais... Oh, Manu ! Faut gérer un peu, là, parce que ça commence à bien faire. Chut. Il y a un mec qui fait le malin, derrière. Oh là là, Goldorak, Manu ! Ça vient pas de chez moi ! Oh, moi, j'en ai ras-le-bol, là !
Mais y a personne ! Regarde un peu, y a personne en air ! Putain, tu as bossé comme il faut, toi ! Mais y a personne, ça vient pas de moi, hein ! Si t'as pas envie de bosser, ce soir de Noël, tu retournes voir ton bébé rose ! Mais y a personne ! Tu nous fais chier, là ! Ouais, c'est vrai. D'accord, retournez voir ton bébé rose ! Ouais, d'accord. Ouais, Gérard, on y va, on y va. Euh, chut ! Ouais. Ouais, d'accord, euh... Couille de loup ! Ouais. Re-bonsoir. Bonsoir. Petit téton. Oui. Re-bonsoir.
Raisin sec ! Raisin sec ! Oui ! Ouais. Oh, tu travailles ou quoi, là ? Excuse-moi, ça va ! Eh, Sandrine ! Dis le trableau ! T'es sourd ! C'est-à-dire GG. Moi, je kiffe bien sur tes pantoufles internes. Bon, alors... Celui-là... Il dégage ! Il dégage ! C'est Pedro qui a dit ça ! Bon, vous fermez ! Maintenant, vous allez vous la fermer ! Ok. Allez, hop ! Eh, Gérard ! De quoi ?
Comment ? Tu voudrais être routier ? C'est qui ? Petit téton. Petit téton ? Ben, tu retournes voir Manu, il va... Il va... Gérard, elle te pose la question. Est-ce que t'aimerais redevenir routier ? Non. Pas pour l'instant. Pourquoi ? Parce que j'ai une bonne place. C'est tout. Alors, maintenant, comment s'organise... Comment s'organise un routier quand il s'ennuie ? Sandrine. Alors, Sandrine, vas-y, le trableau. Alors, la question de facilité, ce serait de dire, bon, la branlette, mais à mon avis, c'est pas ça.
Donc, un routier, qu'est-ce qu'il va faire ? Il va chez Ypres. Je donne pas la marque de la station au service. Ouais. Il va acheter des cassettes de cul. Ou alors, des calendriers de cul, de la bouffe, et tout ça. C'est quoi, ça ? C'est la solvée. Et voilà. Merde en figure ! Putain, Manu, Manu, Manu ! Voilà, Gérard. J'essaie de gérer, ça y est. Non, mais si tu veux, on peut arrêter à 3h.
Parce que c'est ce qu'on va faire, on va pas faire les deux débats. Parce que là... Non, mais moi, ça m'emmerde pas. C'est toi que ça emmerde. Parce que toi, pour l'instant, t'es en train de me foutre de la merde. Ça se voit que c'est le dernier débat de l'année. Parce que t'es pas avec ton bébé rose. Et moi, je suis pas... Moi, elle est là, mais on n'a pas fait de réveillon encore. Gérard, pour revenir au débat, il y a Chandler, le vrai, sur l'IRC, qui te demande qu'est-ce qu'il faut faire comme étude pour devenir routier.
Justement, ça, c'est dans le deuxième débat. Donc, c'est pas maintenant. Gérard ? Oui ? C'est Sandrine, donc j'ai pas fini. Ouais, vas-y. Parle dans ton téléphone, Sandrine. Pardon ? Parle dans ton téléphone. Ouais, mais attends, attends, Sandrine. Toi, tu recommences pas ce que tu viens de faire. Parce que c'est toi qui t'amuses à... Non, c'est pas moi qui mets Goldorak. Non, non, tiens. Ah, tu vois, c'était pas moi. Tiens, tiens, tiens, tiens. C'est pas parce que je mets main là que je mets Goldorak. Parce que tu veux que je te le mette, Goldorak, tu vas avoir un autre son, regarde. Ah, ouais, ouais.
Ça, c'est Goldorak. C'est mon Goldorak, c'est pas l'auditeur, là. Ouais, ouais, ouais. Tu vois ? Ouais, ouais, c'est ça, allez. Laisse-le. Toi, il y a une différence. Bon, allez. Bon, Gérard, c'est de la bombe, c'est un épisode. Gérard ! C'est Sandrine, j'ai pas fini, donc. Bon, alors, dépêche-toi. Le routier, s'il s'ennuie vraiment, à mon avis, ils peuvent même aller jouer aux flippers, style Sugar Ray, par exemple, les flippers qui marchent pas, ou la PlayStation. D'accord. Gérard, résin sec. Ouais. Alors, je voulais dire que, bon, les routiers, quand ils s'ennuient,
ils peuvent appeler leur famille, hein. Ils sont pas tout seuls, ils doivent avoir des enfants, aussi, les routiers. Non ? Ben, à mon avis, s'ils sont sur la route, ils peuvent pas être chez eux, hein. Non, mais ils peuvent avoir un portable pour appeler de leur route. Petit téton ! Ben, ils écoutent la radio. Ah, d'accord, carrément, toi. Ben, écoute, c'est une réponse intelligente, hein. Ah, ouais, ben, je vois. Euh, couille de loup. Non, moi, je pense qu'il doit se taper une grosse.
Gérard ! Ah, ta gueule. Oh ! Oh, vous gâlez un peu ! Ouais. Bon, allez, vas-y, cochon. Couille de loup ! Attends, la cochonne, attends, merde, toi ! C'est pas une cochonne, c'est une salope ! Oh ! Oh, tu calmes tes nerfs, toi, ou je te calme ? Ouais, c'est clair, arrêtez. Ben, heureusement que je suis pas marié avec lui ! Parlez pas comme ça aux chiennes, mec. Oh ! Gérard, on pourrait revenir un peu dans le débat avec les auditeurs, parce que c'est n'importe quoi. Ouais, mais c'est n'importe quoi, tu demanderais,
t'es à l'hôte, là. Manu, on pourrait revenir dans le débat, parce que c'est n'importe quoi, là. Non ! Gérard, à propos du débat, reviens dans le débat, Gérard, s'il te plaît. Tu m'écoutes ? Oui, Rigo. Il y a Rainbow, le vrai arc-en-ciel, qui te demande si un routier a une prime pour Noël s'il travaille pour le réveillon. Ah, c'est une bonne question, ça. Voilà la question que je m'attendais. Mais ça, c'est dommage qu'il soit parti. Ah, ils peuvent plus approuver, là.
Une prime, non, mais être payé double, oui. C'est faux. Attends, toi, tu fermes ta... ta gueule, hein ? Tu fermes ta gueule, et tu me fais du boulot correct, ok ? C'est tout ce qu'on te demande, Manu, merde. C'est tout ce que je te demande, avant que je te mette une claque dans... Dans le museau. Fais le con.
Fais le con. Tu vas voir tout à l'heure. Tout à l'heure, tout à l'heure, tu vois ce qu'il reste de coca ? Allez, on y retourne, Gérard. On y va, on y va, on y va. Alors... Chut ! Ah, on n'est plus en antenne, c'est bon. Chut ! J'ai pas répondu, ouais. Allô, Gérard ? Oh, ta gueule, toi. Oh, putain, ferme-la, couillon. Ouais, Gégé, on va... Ta gueule, un peu. Voilà. Gégé, c'est chute ? Ouais. Moi, je voulais te dire que j'ai connu des routiers qui, quand ils s'emmerdaient, bah, tout simplement, ils classaient, ils avaient des collections de calendriers de cul. Allô, Gérard ?
Ils classaient leurs calendriers de cul, bah, quand ils se faisaient chier, quoi, pour couper. Et je voulais savoir si tu confirmais. Oui. Gérard, t'as même pas écouté la question. Ouais, c'est pas poli, Gérard. Tu sais, j'ai très bien compris, et je vais te dire une chose. Vas-y, dis ta chose. Vas-y, dis une chose, Gérard. Moi, je peux vous dire une chose, que les routiers n'ont pas de calendriers de femmes à poil dans leurs camions. C'est faux ! Vous mentez tous ! Vous êtes tous des menteurs ! Vous êtes tous des menteurs ! C'est faux !
C'est faux ! C'est faux ! N'importe quoi ! C'est pas pareil ! Je suis là, je suis là, je suis là ! Qu'est-ce qu'il y a, Gégé ? Tu réponds à la question ? J'ai déjà répondu tout à l'heure, donc, voilà, quoi. Je t'ai déjà dit que, quand ils se faisaient chier, ils se tapaient des petites pignoles dans leur cabine. Non, ça dépend. S'ils sont à deux, ils s'en couillent. S'ils sont à deux, ils s'en couillent. S'ils sont à deux, ils s'en couillent. Troisième question.
Allez, Gérard ! Allez ! Allez ! Attendez, Gérard est en train de dealer un truc. Mais non, il n'y a pas Tony ! Arrête tes conneries ! Il n'y a pas Tony ! Gérard, pour calmer le débat, il y a Scone sur l'IRC qui souhaite un joyeux Noël à tout le monde, quand même. C'est sympa. C'est bien, on te souhaite un joyeux Noël aussi, à toi. Moi, je t'emmerde, toi. Peut-on tricher sur les puces de paille d'un routier ? Ta gueule ! Tu peux m'écouter ? Peut-on quoi ? Peut-on tricher sur une puce de paille d'un routier ? Tout à fait.
Alors, n'importe quoi. Oui, je pense. C'est possible. C'est possible, non ? Tu pirates ton salaire, et c'est bon, il n'y a pas de problème après. Tu gagnes le pognon que tu veux par mois. D'accord. Chut ! Moi, je pense qu'on ne peut pas tricher sur une puce de paille d'un routier. Tu peux préciser ? Vu les sommes qu'il y a, je crois qu'il n'y a pas de quoi tricher. De 1 franc, tu passeras à 2 francs. Oui, mais ça ne fait pas tricher. Couille de loup !
Oui, non, moi, je ne pense pas, parce qu'ils ne doivent pas avoir le QI assez élevé pour pouvoir piger comment on fait. De quoi ? Non, je dis, je ne crois pas qu'ils doivent être assez intelligents pour comprendre comment on fait pour falsifier la feuille. Non, mais attends. Peut-on tricher ? Peut-on tricher sur les puces de paille d'un routier ? Je vais te dire une chose, c'est que c'est le patron qui triche. Ce n'est pas le routier, d'accord ? C'est faux ! Toi, Manu, tu fermes ta gueule, maintenant. C'est faux ! Bon, Manu, tu dégages, tu pousses le camp à l'arrière. D'accord !
Non, non, non, non, non. Si, si, si, si, si, si. Non, mais attends. Non, mais c'est bon, attendez. Faites un débat correct, on verra après. Non, non, mais attends, pour l'instant, il est en train de me foutre de la merde. Euh, petit téton. Eh, tu viens chez moi, après, Gérard. Ta gueule ! Je peux parler ? Oui, ben, je ne sais pas du tout répondre. Non, mais, eh ! Oh ! Quoi, qu'est-ce qu'il y a, Gérard ? Oh, Max ! Eh, tu lui demandes qu'il me passe du bon boulot, là,
pour la dernière de l'année, ou pas ? J'étais pas là, moi. Non, t'étais pas là. T'étais où, bâtard ? T'étais où ? J'ai arrêté ma cassette vidéo, là. Ouais, t'as arrêté ta cassette vidéo. Moi, de toute manière, on ne va pas durer jusqu'à 4h du matin. Eh, tu viens chez moi, après, Gérard. Bon. Qui c'est qui a donné tout ça aux auditeurs ? J'ai personne. J'ai personne à l'antenne. Non, non, non, non, non. C'est pas possible, là. Allez, hop.
Hop, envoie-moi la musique. Attends, j'ai pas de disque, là, Gérard. Envoie ! Envoie ! Je m'en fous, je veux pas le savoir. Envoie la musique. Allez, hop. Envoie la musique. Bah, attends, je vais en trouver, alors. Je veux pas le savoir, tu te démerdes. Tu m'envoies un truc. Attends, attends, moi, j'ai des questions pour toi, pour calmer le débat, auxquelles tu peux répondre. Alors, il y a... Attends que je retrouve. Il y a Chandler, le vrai sur l'IRC, qui te demande combien représente le salaire d'un routier. Bah, justement, ça...
On se calme, les gars, on se calme un peu. La question, on n'en est pas là. Non, mais réponds, réponds. La question, combien... Non, mais Gérard, à chaque fois que je te pose une question, tu dis, c'est pas la question, on viendra plus tard. Réponds tout de suite. Combien gagne un routier ? Voilà. Bon, un routier, à l'heure actuelle, si tu veux, gagne entre 10 000 et 15 000 francs. Donc, selon là où il s'en va. Oh là là ! Bon, toi, toi,
tu vas me faire du bon boulot. Mais, Fildar... Attends, je cherche. Non, non, mais tu cherches, tu vas pas chercher longtemps, parce que sinon, sinon, le débat, il s'arrête et on va laisser Rousseau. Ouais, attends deux secondes, j'ai trouvé un truc super, là. Non, non, mais je m'en fous. On peut pas laisser Rousseau, il joue à la PlayStation. La disco ? Tu veux de la disco ? Bah, je m'en fous, tu mets ce que tu veux, mais moi, soit que Yannin, il fait du bon boulot. Non, mais si Manu faisait du bon boulot, il n'y aurait pas de problème. Soit qu'on fait du bon boulot, on continue.
Soit que j'arrête maintenant. C'est simple. Gérard ? Et si j'arrête maintenant, on est combien ? Non, mais non, on n'arrête pas, là. On est presque 5 000, on est 4 852 moins 4. C'est très bien, j'aimerais bien qu'on booste bien. Les gars ! Et il y a quelqu'un, je me rappelle plus qui c'est, sur l'IRC, qui te demandait le salaire, ça fait combien en euros ? C'est pas la question. En euros, là, je peux pas trop lui répondre, parce que l'euro, il est à 6... Non, il est à 5,57. Non, 6,50.
6,50, oui, pardon. Il est à 6,50, ça devrait faire 6 500 euros. Oui. À quelque chose près. Il y a des milliers d'euros, de soi. Au lieu de dire que je sais pas et de bouffer ton gobelet quand Maxi parle, tu la fermes et tu me calmes les auditeurs. Avant que moi, je te calme. Bon, alors les gars, on refait de réunion. Gérard, qu'est-ce que t'as à dire ? Pour un cent... Eh oui, eh oui, filard, fais du bon boulot. Pour un cent.
Oui. Rigaud, c'est bon. Mais l'autre, parce qu'il est pas avec son bébé rose, il fout de la merde. Il est en train de nous foutre de la merde. Non, c'est pas vrai, je te bosse bien. Mais si, mais si, mais si. Non, je fais du bon taf. Mais non, pour un cent, t'es en train de me faire de la merde, on est à la troisième question, et il y a 23 questions en tout. Eh ben, on a le temps jusqu'à 4 heures. Ouais, ben, tu crois que je vais durer jusqu'à 4 heures ? Ça m'étonnerait. Bah si. Je crois pas. Parce que c'était prévu qu'avec Maxi, ça se passait mal,
t'es à 3 heures, et je pense que je vais arrêter à 3 heures. C'est bien, là, pourtant, parce que... Alors, on va s'écouter Moby Dick avec des prouts. Des prouts en plus, et on se retrouve aussitôt après.
Pour ceux qui sont encore en plein réveillon, ben, bon réveillon de Noël. Ça m'étonnerait qu'il y en ait encore à 2 heures qui mangent la dinde. Ah bon ? T'inquiète pas, il y en a encore. On peut la manger jusqu'à quelle heure, la dinde ? Je sais pas. Il y a peut-être des mecs qui baisent. Manu ! T'éteins ton micro pour deux mots maintenant, et tu t'écrases. D'accord ! Je disais, il y a peut-être des mecs qui baisent ! La dinde ! Bon, tu t'écrases, c'est tout. D'accord ! Donc, je sais qu'il y en a...
qui sont sur les routes. Ouais. Donc, prudence à eux. Ils font réveillon sur la route ? Non, peut-être pas. Non, non. Oui, Rigaud. Oui, je voulais juste dire qu'on a dépassé les 5000. Ouais. On est à 5123,4. Ouais. Donc, si tu peux les remercier. Ben, je remercie tous ceux qui sont... C'est pas assez. Tous ceux qui sont sur l'Internet. Donc, je vous souhaite un joyeux Noël. C'est pas assez, hein, 5000 fois. Et une bonne et heureuse année 99, parce que j'aurais pas l'occasion de... de vous avoir pour le réveillon.
Ouais. Donc, ben... Voilà. Voilà ce que je peux vous dire. Donc, on récupère n'importe quoi. Eh, tu viens chez moi, après, Gérard ? Ah, ta gueule, à toi ! Oh là là ! Ouais, c'est moi. N'importe quoi. Ah, je vais passer à l'entrée, d'ailleurs, là, dans 5 minutes. Oh là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là là Et je baisse dans une demi-heure. Et moi, je t'emmerde. Je t'emmerde. Bon, allez, on se dépêche. Bon, n'importe quoi. Eh, tu viens chez moi, après, Gérard ?
Bonsoir, Gégé ! Joyeux Noël à toi ! Chut ! Ouais, salut. Bon 14 juillet à tous. Ouais, c'est ça. Joyeux Pâques. Couille de loup. Ouais, salut. Petit téton. Salut. Raisin sec. Non, excuse-moi, il est parti. On n'a que Jean-Pul, à la place. Non, mais alors, attends. Manu ! Ouais ? Un conseil que je te donne. Ouais. Tu vois, tu fais une chose, tu me prends,
sur les 12 lignes qui sortent. Ce que j'ai fait, c'est un nouveau. Non, non, non, non, non, non. Bah si, je suis désolé. Tu prends sur les deux lignes. Alors, c'est comment ? Jean-Pul. Jean-Pul. Ouais, mais attends. Jean-Pul. Ouais. Non, Jean-Pul. Bon, alors, tu te démerdes, tu me fais une fiche propre. Ouais, une fiche propre, Gérard. Quand même. Alors, la question, ben, peut-on tricher sur les fiches de pays d'un routier ? Donc, je pense que vous avez réfléchi. Ouais. Donc, ben... Oui ? Oui, tu m'as oublié. Ben,
je t'écoute. Rebonsoir, Gérard. Ben, rebonsoir à toi. Donc, allez-y, posez... Ouais, c'est chute. Ouais, chute. Ouais, moi, ce que je voulais dire, c'était que si les routiers, il fallait qu'ils trafiquent leurs fiches de pays, il faudrait déjà qu'ils sachent compter. Non, mais attends. Attends, attends. Attends, chute. Chute, chute, chute, chute. Chute. Chute. Écoute-moi bien. Oui, chute. Peut-on tricher sur les fiches de pays d'un routier ? Oui, ben, justement. S'il faut qu'ils trichent... Attends, celui qui rentre derrière, arrête ! Jean-Pul. Jean-Pul.
Il faudrait qu'ils sachent compter. Et je pense, bon, je me permets d'émettre un léger doute, quoi, tu vois. Mais je croyais que ça se faisait par ordinateur, maintenant, les fiches de paye. Ouais, mais de toute manière, il faut se dire une chose, qu'il y a certains patrons qui trichent quand même sur certaines fiches de paye. Ouais, mais sur les leurs, pas sur celles de leurs employés, si. Jean, à peine. Ils retirent de l'argent sur leurs payes, alors ? Bon, alors. Mais comment ça se passe ? Un routier, c'est payé au kilomètre ? Comment ? Non, c'est pas payé au kilomètre, en fin de compte.
Comme une personne... Oh, t'as de jolle ! D'accord, c'est... Maintenant, tu m'emmerdes, toi. Ouais. Voilà. Donc, tu disais, GG ? Non, mais, en fin de compte, c'est pas payé... Au kilomètre ? Au kilomètre, c'est payé comme toi et moi. Non, mais c'est payé comme toi et moi. D'accord. Par exemple, le mec, il va rester... De nuit, ça va être payé un peu plus cher. Et ainsi de suite. D'accord. En fait, il doit faire...
Il doit faire 39 heures par semaine, comme un employé... Ah, non, non, non ! Non, c'est pas 39 heures ? Non, non, parce qu'il faut se dire une chose, que les routiers, à l'heure actuelle, passent plus de temps sur les routes que chez eux. Donc, il faut bien se dire... Il faut bien se mettre à la place d'un routier. Je y ai été. Donc, je peux savoir ce que c'est. D'accord. Et je vais te dire une chose, que... Bon, j'ai pas fait de la route. Ouais. Mais ceux qui font de la route ne sont pas tout le temps là. Ah, d'accord. Gérard ? Oui, Rigaud ? Il y a Sardine de Marseille qui te demande
des routiers abandonnés par leur camion sur les aires de repos de l'autoroute. Euh... Des routiers abandonnés... Des routiers qui font du stop pour rentrer chez eux les week-ends, oui. Mais des routiers abandonnés, non. Jamais. Ouais. Gégé ? Oui ? Oui, je voulais savoir... On m'a dit qu'être routier, c'était un métier qui nécessitait de la sueur. On disait que c'était un métier dur, qu'il fallait transpirer et tout. Et je voulais savoir si c'est pour ça que, dès tout jeune, tu avais trouvé ta vocation dans ce milieu-là. C'est clair. Euh...
Ouais. Laquelle ? Laquelle ? Laquelle ? Laquelle ? Oh ! Tu te tais, toi ! Ouais, vas-y, j'ai répondu. Un routier. Donc, c'est toi qui viens de poser la question. C'est comme... C'est chute, c'est chute. C'est chute. Ouais. Donc, ta question, tu peux me la reposer, s'il te plaît ? Ouais, donc, je te disais, il paraît qu'être routier, c'est un métier qui demande de la sueur et de la transpiration. Et je voulais savoir si c'est ça qui, dès ton enfance, t'avais quand même donné ta vocation pour savoir ce que t'allais faire plus tard. Alors, moi, je vais te dire une chose. Qu'un routier transpire beaucoup,
ça, c'est vrai. Parce qu'il faut se dire une chose, que certains routiers sont obligés de décharger. Pas tous. C'est clair. Mais certains. Ouais. Donc, d'autres, quand ils arrivent, ils sont dans la cabine, ils dorment et... Oh là là ! Celui-là, il va se faire virer une fille, non ? Manu ! Non, mais continue, Gégé, continue. Manu, tu fais ton boulot correct ou pas ?
Tu fais ton boulot correctement ou pas du tout ? Ou tu pires ? Ah, correctement, correctement. Ou tu retournes voir ton bébé rose ? Ouais. Gégé, t'en étais au problème de décharger. Donc, t'as certains routiers qui sont obligés de vider leur camion, d'autres, non. Pourquoi ? Parce que quand ils arrivent, ils se mettent hackés, ils sont dans leur cabine et ils dorment. Ouais, mais pour... Oh là là ! Pour le problème de la douche, Gégé, ils font comment, les routiers ? Parce qu'il y a un lit à l'arrière du camion, mais il n'y a pas de douche. Non, mais ça...
Ça, pour les douches et tout ça, ils s'arrêtent dans... Bon ! Je réponds à Chut. Ça, pour cette histoire de se laver, ils peuvent s'arrêter dans des aires de repos. Il y a des douches, spécialement, qui sont dans les aires de repos, qui peuvent se laver et tout. Ouais, mais ils ne se lavent pas souvent, du coup. Si, si, si, si, si. Et je voulais savoir si, toi, pourquoi, depuis que t'avais arrêté le métier, t'avais quand même gardé des manières de routier, quoi ?
Même si t'es plus dans le métier, je veux dire, tu transpires encore beaucoup et tu ne te laves pas souvent et tu décharges pas mal. Non, non, mais attends, je transpire beaucoup parce que là, il n'y a même plus de ventilation dans les studios, je ne sais pas pourquoi. Ils ont déménagé la ventile, hein. Ouais, mais là, ça devient inadmissible. Euh... Gérard ? Ouais. Gérard, il y a le vrai canard vissé sur l'IRC qui te demande pourquoi les routiers pissent sur le long des routes et pas sur les aires de repos. Attends, attends. Ça, c'est complètement faux.
Euh... Ouais. Non, non, non, non, non, non. Chute, tu t'es, chute, tu t'es. C'est une anecdote. Non, non, mais je réponds. Je peux prévenir tout de suite, là. Je réponds à canard vissé que c'est faux qu'il n'y ait aucun routier qui s'arrête sur les bandes d'arrêt d'urgence. Non, non, non, non, non. Les bandes d'arrêt d'urgence, ça fait pourquoi ? Pour les arrêts d'urgence. Alors, vas-y, vas-y. Le mec, il n'était pas arrêté sur la bande d'arrêt d'urgence, il était garé en triple fil sur l'autoroute et donc, il y pissait. C'est ça. Tu ne prendras pas les...
Tu ne prends pas les gens pour des cons, toi ? Non, mais c'est réel. Non, tu les laisses. C'est réel. Que transporte un routier en fin de journée ? Que transporte un routier en fin de journée ? Que transporte un routier en fin de journée ? Que transporte un routier en fin de journée ? Oui, oui. Gérard, tu m'excites avec tes moustaches. Ta gueule ! Tu m'excites avec tes moustaches. C'est n'importe quoi, Gégé, je vais répondre. Gérard, tu m'excites avec tes moustaches. Vas-y, jouis. Oui, oui, oui, Gérard. Gégé. Chute, chute, chute.
Vas-y. Je voulais te dire qu'un routier, après avoir déchargé toute la journée, à mon avis, à la fin de la journée, il est vide, quoi. Oui, mais... Il t'enrôde un sec. Ah, attends, là. Pour toi, il est vide. Ah oui, il est vide. Il t'enrôde un sec. Moi, je pense qu'à mon avis, il repart recharger pour aller vider quelque part d'autre. Ah non, il faut qu'il s'arrête, quand même. Non, non, mais attends. Tu ne peux pas décharger si tu ne récupères pas au moins un quart d'heure ou une demi-heure entre deux décharges. Non, non, mais attends, ce n'est pas un quart d'heure ou une demi-heure. Tu t'épuies si tu ne fais pas une petite pause. Ce n'est pas un quart d'heure.
Une demi-heure qui prend, c'est deux heures de repos maximum. Tu vois, donc il faut bien se reposer entre deux décharges. Maximum. OK. OK. Alors, n'importe quoi ? Oui, à part transporter des dindons et des cachalots, je ne vois pas ce qui... Bon, alors, n'importe quoi, c'est terminé. Ce n'est pas méchant. Dindons et cachalots, moi, je t'emmerde. Ce n'est pas pour toi, Gégé. Moi, je t'emmerde. Mais je te kiffe. Je t'emmerde. Hop, terminé pour lui. Bon, allez, hop, au standard. Hop. Non, non, mais c'est bon pour lui. Allez, chute.
Standard. C'est pas chute, hein. Merci, c'est chute qui a dit ça. Oh, gamin. Bon, Gégé, c'est bon. Voilà. Voilà. Lui, c'est terminé. Au revoir. Au revoir. Alors, chute. Ah, ben non, je viens de te répondre, Gégé. Je viens de te répondre, mon Gégé. Ah, tu viens de répondre ? Ah, oui, oui. Coup de loup. Tu répètes la question, s'il te plaît ? Allez. Alors, c'est la dernière fois que je répète la question. Que transporte un routier en fin de journée ? Gérard ? Oui. En attendant, il y a un rainbow, le vacancier sur l'IRC, qui te demande quand tu étais routier,
t'as été attaqué par le gang des chasseurs de routiers sur l'autoroute. Non. Des mecs qui volent les cargaisons. Ouais. Ça, c'est vrai, ça s'est produit en Russie, je crois. Il y a un routier qui s'est fait... qui s'est fait agresser. Ils lui ont piqué carrément son camion, plus la cargaison, carrément. Ouais, ouais, ouais. Ça coûte cher, un camion ? Un camion, je peux te dire une chose, c'est dommage qu'on n'aille pas,
tous là, les routiers, mais un camion, ça vaut plus de 150 000 francs. C'est vrai ? Carrément ? 150 000 francs ? 150 000, hein. Ah bah, ça va. C'est pas trop cher, hein. Ouais, bah, attends, ça dépend, ça dépend ce que tu prends comme camion, hein. Donc, euh... Oui, Rigo ? Excuse-moi, j'avais éteint mon micro. Sinon, il y a Chantelor qui te demande comment fait un routier, puisque tu disais qu'ils s'arrêtent pas... ils s'arrêtent qu'aux aires de repos pour faire leurs besoins, mais comment ils font quand ils ont la diarrhée et qu'ils sont dans leur camion ?
Ben, ils peuvent s'arrêter, mais dès qu'ils trouvent une aire de repos, hein. Ben, ça, justement, c'est des questions... Elles vont venir après, les questions, j'ai l'impression qu'internet, ils ont des questions... Non, non, non, non, non, non, non. Attends, euh... Fildar, c'est moi qui... C'est mes débats, donc c'est moi qui commande. Ok. Donc, euh... Là, pour te dire une chose, en fin de compte, on va... Oh ! Oh, t'es pas dans un salon de thé, là ? Eh ! Oh, on n'est pas dans un salon de coiffure,
c'est papa-maman, là, hein ! Bon, on s'affirme quand je parle un peu. Alors ? J'ai fermé la porte, alors, ouais. Oh, ça veut dire quoi, là ? Vous jettez dehors et c'est tout ? Ok. Vous allez jeter dehors ? Ouais, tu vas voir, tout à l'heure, toi, je vais te kiffer, moi. Je vais te mettre une bombe dans... Moi, je vais te mettre une bombe, tu vas voir. Une bombe de routier, tu vas voir ce que ça donne. Bon, ouais. Alors ? Je vais te faire une petite marque, mais bon... Fais gaffe ! Alors, on était où, nous ? On parlait de quoi, là ? Euh... Des questions, si on est...
Ah, ouais. Ouais, donc, les questions, là, sur Internet, donc, je vous en supplie, répondez aux premières questions, parce que le deuxième... Non, ils répondent pas, ils t'en posent. Bah, ouais, mais c'est la suite. Ça fera le deuxième. Tu vois, il y a Sardine de Marseille qui te demande si t'as déjà posé pour un calendrier de routier. Mais non, mais ça... Ça, là-dessus, non. Moi, je voudrais... Combien qu'on est, maintenant, sur Internet ? Allez.
5288. Oh, ça baissait, là ! Non, non, non. Non, non, non. Non, non, non. 5144, on est. Ah, d'accord. 5200. Ah, d'accord. Euh... Excusez-moi. Ouais ? À la place de n'importe quoi, on accueille Billy. Allô ? Allô, quoi ? Salut, Billy. Salut, Billy. Salut, Billy. Salut, Billy. Salut, Billy. Alors, euh... Bon, la question, que transporte un routier en fin de journée, Billy ? Tu peux répéter la question ? Merde ! Ah, ça va répondre.
Non, non, t'es en antenne, là, connard ! Bon, laissez parler le gamin, là. Allez, le gamin, là, accouche. Ouais, moi, je pense qu'il se transporte des cadeaux pour aider le Père Noël. Hein ? Tu vois pas ? Non, mon ami, je pense pas. Non, je pense que le Père Noël, il va se transporter des cadeaux, et voilà. Non, mais ça va, le mec, avec son klaxon de mariage, tranquille ? Ça, c'est un klaxon de routier, ça, hein ?
Attends, Billy, tu dégages. Ah, Gérard, Gérard, Gérard ! Au revoir, au revoir, au revoir, au revoir, au revoir ! Allez, euh... Coup de loup. Tu peux répéter la question ? Non. Mais Gérard, Gérard, c'est pas pour toi ! Gérard, attendez, parce que Billy a foutu la merde. Oh là là, oh là là, oh là là, Manu ! Gérard ? Manu ! Gérard, calme-toi, il y a Scone sur l'IRC qui te demande si les conducteurs de J9 font partie des routiers. Alors, J9, c'est des véhicules légers.
T'as une tartine ? Non, mais, euh, ça y est, ça... Merci, Cathy. Tu veux une tartine, Gégé ? Tu veux une tartine ou pas ? T'as l'air, je t'en mets tout une tartine, moi ! Tu vas l'avaler ! Ouais, deux, trois tartines, ce serait bien. Tu peux répéter la question ? Oh là là, oh, putain, vous commencez à me casser les couilles, hein ? Allez, on enchaîne. Billy, il a mis la merde, alors on n'a pas entendu. Non, couille de loup ! Ouais, ben, je pense qu'il transporte...
d'autres trucs. Tu peux préciser ? Ben, je sais pas, moi, il a déchargé, après, il remballe d'autres machins, et puis, bah, il continue sa tournée. Ah, ben, voilà, enfin ! Ah, ben, alors ! Voilà, enfin, une bonne question ! Bon, je pense qu'on a une bonne réponse, plutôt, ouais. Ben, ouais ! Ben, voilà ce que j'attendais ! Petit piéton ! Petit piéton ! Gérard, t'es beau ! Ta gueule ! Il peut tout transporter ! Allô ? Ben, je sais pas, moi, n'importe quoi ! Tu te reviens un petit peu ?
Petit piéton, là ? Ouais. C'est quoi, ça ? C'est un gros piéton ! Allez, dégage-la, allez ! Allez, hop ! Hop, hop, hop, hop, hop ! Euh, Jean-Pulle ! C'est beau ! Jean-Pulle ! Ouais, je suis là, je suis là, je suis là ! Eh ben, je sais pas, c'est pas mal ! Oh, non ! Comme un camion ! Allô ? Oh, là, là, là, là, là, là ! Bon, allez, moi, j'attaque le deuxième, hein ! Hop, terminé ! Attends, j'ai un... Ouais, Rigo ! Il y a... Attends, j'ai un... Voilà, c'est Oxyd sur l'IA3.
Qui te demande par où rentre le Père Noël dans les camions, vu qu'il n'y a pas de cheminée ? Le pot, le pot. Par, euh... Au déchagement. Par les portes. Ah, ok. Voilà. Euh, Puldar ! J'aimerais répondre. Puldar ! Il est parti chercher sa tartine. Sinon, Gérard, il y a Turcontine sur l'IA3 qui te demande pourquoi tous les routiers sont-ils vulgaires ? Euh, pourquoi que les routiers sont tous vulgaires, t'en as certains, mais pas tous. Donc, euh... Oui, mais pourquoi ? Non, non.
Non, non, il y a... Tous les routiers ne sont pas vulgaires, ça, c'est faux. Ouais, mais pourquoi ils sont vulgaires ? Non, non, non, non, non, non. C'est faux ! Non, non, il y a... Non, mais tu dis pas non quand je te demande pourquoi. Pourquoi ils sont vulgaires ? Voilà. En fin de compte, euh... On n'a jamais été vulgaires vis-à-vis des gens. Non, mais est-ce que vous êtes grossier, alors ? Euh... C'est quoi ? Est-ce que vous êtes grossier ? Euh... Dans quel sens que tu veux... Non, parce qu'il y a aussi le pape, le vrai pape, sur l'IA3, qui me dit que...
Un routier, quand tu le regardes, il fait une sale gueule, toujours. Au feu rouge ou sans être en route. Ouais, non, mais attends. On a toujours l'impression qu'un routier, c'est malheureux. Bah ouais. C'est vrai ou pas ? Bah, pourquoi ? Bah, bien sûr, ils sont malheureux. Pourquoi ? Parce qu'ils passent trop de temps sur les routes. Non, mais c'est leur métier. Bah oui, mais... De toute manière, tout le monde a... Comme je l'ai dit, euh... Dans... Dans un best-of, dans ton livre. Non, non, dans un best-of, chacun... Chacun fait... Bois midi à sa porte. Le routier, il a choisi de faire...
Faire ça, c'est son boulot. Donc... Faux ! Oh, putain, mais t'as gueule à toi ! J'ai rien dit ? Donc, euh... Les routiers... Ouais. Ont choisi leur boulot, c'est leur... C'est leur métier. Maintenant, s'ils veulent pas faire ça, bah... Ils le font parce qu'ils peuvent rien faire d'autre. Ouais, mais attends. Un routier, s'il choisit, c'est sa vocation. S'il choisit de faire ça, c'est sa vocation. Ouais, donc... Un routier, pour moi, c'est quelqu'un de...
Qui est né pour faire de la route. Qui est né pour faire de la route, dans un sens, si tu veux, oui. Mais, en fin de compte, il peut très bien changer, après. Si ça, il peut plus, il peut changer. Ah, il peut faire quoi, des chemins ? Non, mais... Il peut... Il peut changer. Il peut... Il peut se retrouver employé de bureau ou animateur radio. Ah, oui. Comme moi. Ah, oui. Voilà. T'as gueule. Donc, on s'écoute. Euh... Oh, c'est bon. Euh... Oui, alors...
Il y a Nassim qui te demande pourquoi tous les routiers ont-ils une moustache ? Si oui, est-ce que cela leur sert d'airbag ? Non. Alors, tous les routiers... Il y a des routiers qui ont des moustaches, mais ça leur sert pas d'airbag pour... Quand ils ont un accident. Donc, voilà la réponse. Sinon, il y a Sardine sur l'IRC qui dit que comme tous les routiers sont des pédés, est-ce que les lesbiennes ont le droit d'être routières ? Ah... Une bonne question. Alors, tous les routiers ne sont pas des pédés. Déjà, une pour commencer.
Non. Non. Ça, c'est faux. C'est faux. C'est faux, c'est faux, c'est faux. Voilà, c'est tout. Euh... On s'écoute. Ah, tu m'as posé une question avant quand même qu'il réfléchisse. Alors, que pensez-vous ? Pensez-vous que les routiers sont des vieux cochons ? Non, monsieur. Allez, on s'écoute. Non, non, non. Ah, bah, non, mais vas-y. Ben, couche. Mais ça, mais ton boulot, au lieu de bouffer, là, il devrait être fait. Il devrait être fait.
Les numéros de téléphone, l'Internet... Donc, alors, vous pouvez toujours nous appeler au 0870 5000 et 0803 75 000. Non, non, non. C'est pas ça du tout. Quoi ? Dis les numéros correctement. On les dit pas. Attends, je les dis pas. Je les dis pas, abruti. Non, mais les dis pas. Tu dis n'importe quoi. C'est pas ça, le bon numéro. Dis le bon numéro. Quoi ? C'est 0870 5000 et 0803 75 000 ? Non, 0803 08 5000. Eh ben, alors ? Eh ben, t'as qu'à les annoncer, toi. Ben, tu me donnes ta paye.
Et Rigo vous attend. Et Rigo, tu peux nous dire combien qu'on est, là ? Ouais, dis-le, dis-le. Ça monte, ça monte. 5 432. Ouais. Aïe, aïe, aïe. J'ai l'impression qu'avant 4 heures du matin, on va aller à 10 000. C'est faux ! Oh, arrête. 4 heures, j'ai fait une barbe, ça va être faux. Alors, on s'écoute les petits poussins avec des verres dans la raie et on se retrouve tout de suite après.
Vous venez d'écouter les petits poussins avec... Des verrues. Des verrues dans la raie. Et vous êtes toujours sur pleine radio. Il est 2h19 du matin. Donc, joyeux Noël à tous. Malgré qu'on ne l'a pas assez annoncé. Ah oui, peut-être que je ne l'ai pas assez dit. J'ai dit au moins 200 fois déjà. Ah ouais, mais alors, c'est normal. Donc, ouais, tu voulais dire quoi ? Je voulais dire qu'à la place de Billy, que t'as dégagé sauvagement, on accueille Marcel et c'est un routier.
Ah, enfin ! Marcel, bonsoir. D'accord. Salut, Marcel. Bonsoir, c'est bon. Salut, Marcel. Salut, bien. Le 27 ? Oui. Ok. Je t'appelle. Eh, qui c'est qui regarde les textes avoués, là ? Non, mais tu le calmes, là, ou quoi ? J'ai rien à calmer, moi. Non, mais ça va pas. Alors, la question... Ouais. Gérard. Allez, hop.
Oh là là ! 5 630,2. Et je salue Ice-T. Ok. Eh ben, on salue tous les gens. Eh, bousclez un peu, là. Il en manque 500, là. On salue tous les gens ? Ok. Alors, on salue... Non, mais... On salue Seb, on salue Tony. On salue... Non, il n'est pas là, il est à Lille. C'est marrant, on le salue quand même. On salue Acta, on salue Canard WC, Chamicha, Chand, Chocapic, Lisenne, Geoffroy, Ouls, Ice-T, je viens de le citer,
Le Pape, Malcolm X, Le Vrai, Ressuscité, Miss Lover, Nassim, No Live, Paradox, Sardine, Scorpion, Shun, Symbol, Thanatos, Ben non, c'est... Ça sert à rien, mais bon, c'est pas grave. Titos, Turpentine, Zirt, Keneda, Steph, Redox, Olio, Acide, Inc. Ça y est, c'est bon. C'est bon, Régo. C'est bon, ça y est. Ouais. C'est Marcel. Il y a quelque chose que je comprends pas. Ouais, vas-y. Sur mon ordinateur, je tape www.fr,
mais je n'arrive pas à aller sur le Channel Fun Radio. Alors, le Channel Fun Radio, c'est www.frfunradio. D'accord ? Merci, merci. Ok. D'accord. Alors, en de bon entendeur, salut, si tu veux pas participer au débat. Mais bien sûr que si, mais c'était juste pour me renseigner. Bah, et t'es qui, toi ? Je suis Marcel. Bon, bah alors... Alors, pensez-vous que les routiers sont de vieux cochons ? On va demander, ben...
Ouais, bah écoute, moi, je suis tout à fait d'accord pour dire que c'est des gros pervers. Ouais. Je crois qu'on peut pas nier quand même que ça se tignole dans les cabines. Et tout à l'heure, il y avait le pape, je crois, sur Internet qui demandait pourquoi il faisait la grimace. Bah, tout simplement parce qu'ils sont concentrés sur leur banlette, c'est tout. D'accord. Ok. Euh... Couille de loup ? Ouais, moi, je pense qu'il y en a plein, ouais. Il faut les voir, ils roulent toute la journée, alors forcément... Non, mais tu peux préciser le point de ta pensée ?
Oui. La façon de ma pensée, oui, c'est qu'il y en a. Jérôme ? Euh... Oui, Rigo ? Ouais, il y a Sardine de Marseille sur l'IRC qui te demande si tu peux faire une pause parce qu'il voudrait aller aux toilettes et qu'il a pas la radio aux toilettes. Copyright, copyright. Non, non, euh... Non, non. Pause caca. Non, non, il y a pas de pause. C'est plus de pause, là. Là, la prochaine pause, c'est pas avant 3h. Euh... Non, 2h30, 3h moins le quart, à peu près. Et c'était de qui, le copyright ? Oh, mec, je sais pas, je comprends pas. Bon, ok. C'est pas grave. Euh...
Ouais. Euh... Petit Tétron ? Ouais, moi, je trouve que c'est les plus délicieux et à mon avis, ils ont des photos pernos dans leur camion. Ouais. Non, moi, je te démends. Je démends ! Non, Gégé, Gégé. C'est qui ? C'est Mortel. Ouais, bah, pour l'instant, c'est pas toi que je m'adresse. Euh... J'en pulle. J'en pulle une fois, j'en pulle deux fois, j'en pulle trois fois. Au revoir ! Il est là, Gérard. Il est là, si tu croyais. Non, non, si tu croyais pas, tu l'entendrais.
Eh, Gérard, crie pas, tu fais mal aux oreilles. Ouais, bah, si tu te fais mal aux oreilles, t'es avec un wetman ? Non, non, non. Non ? T'es avec la main de ma soeur dans la chouette dans ce web ? Ouais... Tu t'en t'en pulls et on cule ta soeur ? Ok, le comique. Alors, j'en pulle. Euh... Bah, je suis d'accord. D'accord. Alors, toi, t'es d'accord sur la question ? C'est tout ce que t'as à me dire ? Euh... Bah, ouais, je suis d'accord avec toi. Ah, bah, c'est bien. Ah, bah, Sardine. C'est bien, si t'es d'accord. Sardine. Sardine.
Ouais, Sardine. Ouais, ça fait un moment que je gueule parce que j'étais pas à l'antenne. Ouais. Euh... Ouais, je pense que oui. Je pense que ce sont des gros dégueulasses et qu'ils mettent plein de poupées espagnoles dans leur... Je sais de quoi je parle. Euh... Tu peux préciser le point que t'as pensé ? Bah... En tant qu'agent de l'OT, quand ils prennent leur retrait chez eux, ils mettent des poupées espagnoles sur leur armoire. Et... Voilà. Alors, Marcel ?
D'ailleurs, je vais faire aller CTX avec la simile. Il y a tout le monde qui te salue, hein. Non, mais... Tu réponds à la question, s'il te plaît. Bah, en fait... Ouais, bon... Faut pas dire que les routiers sont des pervers. Bon, moi, j'ai quelques magazines. Mais, euh... Ça va pas à plus de 400 pignoles par jour. Donc, voilà, quand même, hein. Au revoir. Le 28, sinon. Ouais, non, mais... Je t'écoute. Il y en a un tout à l'heure... Il y en a un tout à l'heure qui va se prendre une bouteille de coca, ça va lui faire tout drôle.
Il va prendre facilement dans la gueule, ouais. Hein ? J'aime pas, Gégé. J'aime pas, Fildar. Gérard, est-ce que t'as mangé le pâté qu'un auditeur t'a offert, là ? Mais qu'est-ce que ça peut te foutre, à toi ? Non, non, parce que j'ai pas... Combien gagne un routier en euros ? N'importe quoi ! Combien gagne un routier en euros ? N'importe quoi ! Manu ! C'est la dernière fois que je te demande de faire ton boulot ! Ok. Sinon, tu sais ce que tu fais.
Tu prends tes clics et tes claques, et tu vas avoir ton bébé rose. D'accord. Ok ? Ok. Et on va mettre Sandi à ta place au standard. Ok, mais je commence à ronger, alors. Ouais. Ouais, tu peux, tu peux. C'est de la place, c'est de la place. Tu peux, tu peux. Tu peux commencer à ronger, si ça va pas. C'est de la place, Manu. Non, non, mais tu peux. Attends, attends, merde, le Sandi, d'accord ? C'est de la place, Manu. Ouais, bah attends, toi, tu dégages. Le boulot mystère. Allez, hop. C'est quoi ? Faut vider le studio, là, si t'as bien le rang. Ouais, bah, tu peux commencer à ronger.
Bah ouais. Ouais, bah, t'inquiète pas. Tu peux commencer, là. C'est la table. Manu, Manu, Manu. Eh, Manu. Ouais. Tu peux commencer à ronger, je crois. Je suis en train, je suis en train. Tu vas dégager vite fait, bien fait. Enlevez la table dans le couloir, vite. Tu vas vite fait dégager. Ouais, ouais. J'ai l'impression. Ouais. Vite fait, vite fait, hein. Vite, vite, vite. Vite, parce qu'on va mettre Sandi, là. Non, non. Fais de la place, alors. Combien gagne un euro ?
Un euro en routier. Combien gagne un routier en euro ? Sandrine. Sandrine. Je sais pas très bien, en fait. Déjà, je connais pas très, très bien ton salaire de routier, donc en euro, je peux pas trop convertir, en fait. Ouais. Alors, je vais te dire une chose, que l'euro, il est à 6,50. Ouais. D'accord ? C'est faux. Oh là là. 6,50. C'est pas moi qui dis ça. Arrête d'halluciner un peu. Toi, tu commences à me les gonfler.
Ouais. Donc, Sandrine ? 6,50, tu dis mieux. Alors, le euro, il est à 6,50, hein, Gérard. Oui, il y a Titeuf. Il y a Titeuf sur l'IRC qui te demande dans quel pays il paye en euros. Ah ouais ? Non, mais ça va, toi, si t'as envie de bailler. Non, tu te bailles pas, je fais ah oui. Non, mais attends, parce que j'ai pas trop compris la question. Rigo, tu peux me la... C'est bizarre que Gérard comprenne pas les questions. On te demande.
Dans quel pays on paye en euros ? Ben, pour l'instant, l'euro, d'une part... Bon, toi, tu... Tu t'écrases ? D'accord. Ok. Hein ? Pour l'instant, l'euro, il sort qu'à partir de... Ben, nulle part. De 6 jours. Non, putain que... Toi, t'éteins ton micro, je te dis que... Je te dis que tu prends tes clics, etc., que tu passes, tu vas voir ton bébé rose. Ok. Et tu nous fais pas fier. Hein ? Hein ? Donc, l'euro sort pas avant 6 jours.
En fait, au début de l'année. Il sort au début de l'année 99. Ouais. C'est-à-dire, pour le premier janvier 99, ce qui va se produire, c'est qu'on va avoir des pièces euros, mais on n'aura pas encore les billets. Parce que les billets sont... Ta gueule ! Merci. Donc, je disais, donc, ça va être en pièces. Les billets seront pas avant 2001, voire 2002.
Donc, pour l'instant, ça sera uniquement qu'en pièces. D'accord. En plus, il y a Canada qui dit que c'est faux. Ah bon ? Ben... N'importe quoi ! Eh ben, dans ces cas-là, si c'est faux, qu'elle écoute bien les informations, parce qu'ils arrêtent pas d'en parler, que maintenant, c'est dans moins de 6 jours qu'on a l'euro en pièces. Les billets sont pas avant l'an 2000 ou 2002. Bon, enfin. Bref. Passons. Donc, Marcel. Ouais.
Euh... J'étais en antenne. J'étais là, et Manu m'ont calmé, ou je sais pas qui c'était. Non, mais pour l'instant, tu réponds à la question. J'ai pas très bien entendu la question. Justement. Tu réponds... C'est bien que le salaire d'un routier en euros, c'est ça ? Voilà. Ok. Alors, ouais, ça doit être... Ça doit tourner aux alentours de 15, 20 euros, un truc comme ça. Voilà, Michel. Alors, c'est tout à deux. Il y en a un qui entend le calmer, c'est Manu, parce que...
Pour l'instant, il est en train de... Il est en train de me foutre du boulot de merde ! Qu'est-ce qu'il fait, Manu ? Bon, Manu... Non, il disait les routes viraux rouges, les heures à éviter, tout ça, pour les bouchons. Ça, c'est du journal en plein débat, ça. Ça doit être intéressant. Non, mais... À part ça, après... Après, il va dire... Ah ouais, mais moi, j'ai fait du bon boulot ! C'est faux. Alors que c'est faux. Pour l'instant, il me fait de la merde. Non, c'est bien, moi, je trouve. Ouais, et qui c'est qui met sa musique, là ? Bah, je sais pas, j'ai pas d'auditeur à l'antenne. Ah non, t'as pas d'auditeur. Ah non, regarde.
J'ai pas d'auditeur. Euh, Jean-Pul ! C'est moi, c'est moi ! Jean-Pul ! Y a personne, là. Non, c'est Manu. Regarde, là, c'est là. Regarde. C'est bien Gérard. C'est bien Manu. Il y avait encore de la musique. Non, y a pas de musique. C'est faux. Ils sont tous en attente, là. C'est faux. Tu vois ? Alors, tu me les mets tous en l'air et tu le suites. Allez, Manu ! Mais pas des auditeurs, la musique. Allez, Manu ! Je suis perdu. Jean-Pul ! Oui, c'est moi. Donc, c'est à toi. Euh...
- Je vais lui donner un coup de Tokyo Rock en revanche. - 4 euros ? - Oui, mais c'est peu. - A mon avis, ça m'étonnerait. - Ah non ! - Eh, attends, je veux dire... - J'en pull. - Toujours le même rang au gueule. - J'en pull. - Oui, ça sûrement. - Je veux dire une chose, ça m'étonnerait qu'un routier gagne 4 euros, parce que pour 4 euros, il travaillera pour un mec. Bon. Allez, hop. Qu'est-ce qu'il y a, Gérard ?
- Tu vas où, là ? - C'est de la faute de fil d'or, encore. - Mais non, justement, reviens. - Gérard ! - Oh là là. - Gérard, attends. Bon, Manu. - Ouais ? - C'est toi qui as foutu la merde, tu vas le chercher. - Ah, ça va pas, non ? - Attends, tu vas le chercher, toi tu combles. Ouais, parce que là, regarde, maintenant, on est... Bon, les auditeurs, vous patientez, parce que là, en fait, Gérard est sorti du studio, je sais pas pourquoi. Attendez, alors, voilà. Non. Assis. Assis, il y a Max et il y a Gérard. Allez, Gérard, assis-toi. Mais tu le calmes. J'ai rien fait, là, Gérard. Non, non, tu ne fais rien, tu ne fais même pas ton boulot.
- C'est terminé, toi. - Non, mais c'est bon, je vais le calmer. Je vais le calmer deux secondes. - Non, non, non. - Manu. Tu me demandes de le calmer, tu me demandes pas de le zapper. - Non, non, mais ouais, est-ce qu'on continue pas... - Alors, donc, silence. - Ah... - Manu. Manu. - Ouais, ouais, ouais. - Tu te calmes. - OK. - Non, mais... - Merci, chef, de m'avoir calmé comme ça. Et là, il va être calmé, hein. - Mais je m'en fous, moi. - Mais je m'en fous.
Je m'en fous, il fait son boulot correctement. Pas du tout. - Mais pense au gamin défavorisé qui écoute la radio. - Mais attends, il fait un boulot de merde. - T'as fait un peu la cité de la 94. - Mais attends. - T'es un peu le père Noël du 94, toi. - Mais attends, il fait du boulot de merde, là. - C'est quoi, ce bordel ? - Attends, c'est quoi, ce bordel ? Il me reprend même pas. Les auditeurs, il met une message de non. - Non, c'est pas vrai, j'ai un routier. - Non, non, non, il n'y a pas de routier.
- Non, c'est tout. - C'est un routier. - Non, c'est un boulot au standard. - Ouais, allez, au standard. - Ah non. - Hop, t'envoies la musique, t'es terminé. Allez, hop, passe ça. Allez, hop, deux heures et demie, pause. Comme on est là jusqu'à quatre heures, pause. Hop, pause. - Pause quoi ? - Pause, je t'envoie un vide. Je t'ai même pas donné le disque. Tu mets, tu l'annonceras. Allez, on fait une pause, allez, hop. On l'annonce après, alors. T'envoies, et c'est tout. D'accord.
Alors, donc, on récupère... Qu'est-ce qu'on a ? On a Marcel, pute, couille de loup, petit téton, j'en pue les cendrilles. Bon, vous fermez un peu vos jolles. Oh, putain, mais ta gueule, toi, mec, Gérard ! Oh, Gérard ! Tu me commences à me casser les couilles. Putain, mais, tu vas les calmer, là. Oh, merde !
Gérard ! Gérard ! Gérard ! Je t'avais dit, Fildar, avec tes pauvres sons, là, j'ai tout le monde. T'as l'air égoûté, gros. T'as l'air chiant, les auditeurs, parce que tu regardes les Gérards avec tes mauvais, quoi. T'abuses, Fildar, ils nous ont fait calmer, là. Fildar, honnêtement, arrête. Non, mais... Ah, il y a rien... Ils arrêtent pas, là, mais ils vont te calmer, ou quoi ? Bah oui. Calmez-vous, les auditeurs. Non, non, arrête, arrête. Mais donc, tu l'as arrêté, ok ? Mais quoi ? J'ai rien fait.
Mais ça, ça, là ! C'est quoi, là ? Ça, là ! Mais c'est un remix ! Oui, alors ? Oui, alors, c'est toi qui t'amuses ? Mais non, c'est un remix ! C'est un remix de... C'est des remixes de la... Mais moi, ils sont très calmes, les auditeurs, là. Non, mais ça, je vais écouter, je vais surveiller. Le premier qui fait une merde, il jarte ! Ça, c'est un general ball ! Mais attends, mais ça, c'est pas quand même connecté. 5 940, j'aimerais bien qu'on arrive à... 5 60, merde ! 5 60 pour arriver à 6 000, Gérard, à 6 000.
Allez ! Allez, bonsoir ! Ça, moi, je commence à me... Rêve de ta gueule ! Ça a tombé par aussi ! Rêve ! Rêve ! Rêve ! Rêve ! Rêve ! Rêve ! Rêve ! C'est bon, Gérard, t'es prêt, là ? Parce que ça fait une heure. Non, il a pété son casque ! Oh, merde ! Non, c'est bon, il le répare, Gérard. Tu peux quand même commencer à...
reprendre les auditeurs avec tout ça, hein. Ouais, ouais. C'est bon ? T'es là, encore, hein. Ah, là, là, là. Non, merci, chef. Ah, ouais. Alors, là, je vais écouter le premier qui fait une merde, il dégage. Non, mais là, maintenant, il... Non, mais je vais surveiller Manu, je vais surveiller Manu. Parfait. Eh, ensuite... Oui, je suis là, oui. Petit Delou. Oui ? Petit Téton. Eh, mais merde ! Mais ils sont là, Gérard. Mais attends, il n'est pas là, Jean-Pulle ! Qu'est-ce que tu demandes ?
Ah, tu ne m'as pas appelé ? Non, à peine ! Tu me prends pour un con, là ! Ça va pas, non ? Mais non ! Sandrine ! Oui, je suis là. Et Marcel ! Alors, la question... Pensez-vous que les routiers sont des vieux cochons ? Oui. Alors, qui, oui ? Banane. Banane. Attends, Banane, elle sort d'où ? Eh, je ne sais pas quoi elle a à faire ! Je ne sais pas, je ne sais que la tête à gueule !
Je ne sais pas d'où elle sort. Putain de merde ! Je ne sais pas. Tu me fais quoi, là ? Ben, je ne sais pas d'où elle sort, je vais la trouver. Putain, c'est pas vrai, hein ! Eh, merde, il y a un gourmet qui l'a mangé. C'est le pâle qui t'a mangé. Voilà ! Voilà, continue ! Laissez-le dire des conneries ! Ben, c'est toi qui... Oh, tu mets ta cop, là ! Arrête ! Hop, allez hop ! C'est écrasé !
C'est quoi, ce bordel ? C'est quoi ? C'est quoi, ce bruit ? Quel bruit ? Ouais, tu as mon cul ! Oui, je suis là. Salut à tout le 94 et spéciale dédicace à la prison de freine. Allez, hop, dégage pour toi ! Hop, au revoir ! Hop, au revoir ! Ok, Michel ! Hop, écoute Delou ! Ouais ? Tu réponds ? Eh ben, ouais. J'ai déjà répondu tout à l'heure. Non, tu n'as pas répondu à la question. Si ! Alors, ouais,
ce sont tous des cochons, ouais. D'accord. Et pourquoi c'est des cochons ? C'est ça qu'il faut savoir. Est-ce qu'il y a un cochon ? Oui, c'est un cochon. Mais pourquoi il est cochon ? Ben, parce qu'ils n'ont rien d'autre à foutre dans leur camion toute la journée. Ouais. Ils pensent à ça. Ouais, mais attends. Tu crois que le routier, il n'en a pas marre de passer... Je ne crois pas en penser au cul, mais je ne crois pas, non. Non, mais tu crois qu'il n'en a pas marre d'être sur la route constamment 24 heures sur 24 en pensant...
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Manuel de terminale de philosophie/Art
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L'art occupe une place importante dans nos vies. Nous le rencontrons dans les musées, dans les rues, dans la musique que nous écoutons ou les films que nous regardons. Mais qu'est-ce que l'art exactement ? Une chanson populaire est-elle de l'art au même titre qu'un opéra ? Un urinoir signé par Marcel Duchamp et exposé dans un musée est-il une œuvre d'art ? Et quand nous disons d'un tableau qu'il est beau, exprimons-nous un simple goût personnel ou prétendons-nous à quelque chose de plus ?
Ces questions ne sont pas seulement curieuses : elles touchent à des problèmes philosophiques bien réels. Définir l'art, c'est aussi se demander ce que cherche l'artiste, ce que l'œuvre nous fait, et ce que nous attendons d'elle. Ce chapitre suit un fil directeur : comprendre pourquoi il est si difficile de dire ce qu'est l'art, et examiner les principales réponses que les philosophes ont proposées. Nous verrons que chaque grande conception, qu'il s'agisse de l'art comme imitation, comme expression ou comme institution, éclaire un aspect du problème sans le résoudre complètement. La question du rapport entre art et technique reste, encore aujourd'hui, l'une des plus vives.
== I. Qu'est-ce que l'art ? ==
=== Une première difficulté : définir l'art ===
Définir l'art n'est pas simple. À première vue, nous reconnaissons tous un tableau, une sculpture ou une chanson. Pourtant, quand on essaye de dire précisément ce qui fait qu'une chose est de l'art, les difficultés commencent. Un urinoir exposé dans un musée est-il de l'art ? Une photographie peut-elle être de l'art au même titre qu'une peinture ? Une bande dessinée a-t-elle la même valeur artistique qu'un roman ?
Une difficulté supplémentaire vient du mot lui-même. Le terme français « art » vient du latin ''ars'', qui traduit le grec ''tekhnê''. Or, dans l'Antiquité, ces mots désignaient un savoir-faire au sens large : il y avait un art du médecin, un art du cordonnier, un art du peintre. Le sens moderne d'« art », qui désigne avant tout les beaux-arts (peinture, sculpture, musique, poésie...), ne s'est imposé qu'au XVIII{{e}} siècle. Rappelons donc que la séparation entre « art » et « technique » n'a pas toujours existé, et qu'elle reste philosophiquement discutée.
Les philosophes ont proposé plusieurs définitions de l'art au sens moderne. Pour certains, l'art se définit par sa fonction : il doit produire du beau, exprimer des émotions, ou imiter la réalité<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 595a-605c, trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934</ref>. Pour d'autres, l'art se définit par son contexte social : est art ce qu'une société ou une institution culturelle reconnaît comme tel<ref>George Dickie, ''Art and the Aesthetic: An Institutional Analysis'', Ithaca : Cornell University Press, 1974, p. 34</ref>.
=== L'art et le beau ===
[[Fichier:Mona Lisa, by Leonardo da Vinci, from C2RMF retouched.jpg|vignette|gauche|Léonard de Vinci, ''La Joconde'', 1503-1506, Musée du Louvre]]
Pendant longtemps, on a pensé que l'art avait pour fonction principale de produire de la beauté. Cette idée traverse une grande partie de l'histoire de la philosophie. Mais que signifie exactement dire d'une œuvre qu'elle est belle ?
Emmanuel Kant, au XVIII{{e}} siècle, propose une analyse célèbre de ce type de jugement. Quand je dis qu'une chose est belle, je n'exprime pas seulement mon plaisir personnel, comme lorsque je dis que j'aime le chocolat. Je prétends à quelque chose de plus : je demande en quelque sorte l'accord des autres, comme si la beauté de l'objet devait s'imposer à eux aussi<ref>Emmanuel Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §6, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>. C'est ce que Kant appelle l'universalité subjective du jugement de goût : je ne peux pas démontrer scientifiquement qu'une chose est belle, mais je prétends quand même que mon jugement vaut pour tout le monde. Le jugement de goût est subjectif (il porte sur mon sentiment), mais il prétend à une validité universelle.
Pour Kant, le beau se caractérise aussi par une forme qui plaît sans concept, c'est-à-dire sans que nous ayons besoin de savoir à quoi sert l'objet ou ce qu'il représente<ref>Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §2, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>. Quand nous admirons une fleur, nous la trouvons belle non pas parce qu'elle est utile, mais simplement parce que sa forme nous plaît, indépendamment de tout intérêt pratique.
Lier l'art à la beauté pose pourtant problème. Beaucoup d'œuvres d'art contemporaines ne cherchent pas à être belles : elles peuvent être dérangeantes, laides, provocatrices. Cela signifie-t-il qu'elles ne sont pas de l'art ? Au XX{{e}} siècle, de nombreux artistes ont remis en question l'idée que l'art doive produire du beau<ref>Arthur C. Danto, ''The Abuse of Beauty: Aesthetics and the Concept of Art'', Chicago : Open Court, 2003</ref>.
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== II. Les grandes conceptions de l'art ==
=== L'art comme imitation : la théorie de la mimésis ===
Pour Platon, certains arts, particulièrement la peinture et la poésie, sont essentiellement une imitation (''mimésis'') de la réalité<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 595a-608b, trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934</ref>. Soulignons que la critique de Platon ne porte pas sur tous les arts au sens grec (la médecine, l'architecture ou la rhétorique sont aussi des ''tekhnai''), mais spécifiquement sur les arts mimétiques qui produisent des images.
Cette critique repose sur la théorie des Idées. Pour Platon, le monde sensible que nous percevons n'est qu'une copie imparfaite des Idées éternelles, qui sont la véritable réalité. Or l'artiste qui peint un lit copie un lit sensible, qui est lui-même une copie de l'Idée du lit. L'art pictural est donc une copie de copie, deux fois éloignée de la vérité.
Cette vision de l'art mimétique est négative chez Platon. Pour lui, le peintre ne possède pas de connaissance véritable : il ne sait pas comment fabriquer un lit, il sait seulement comment représenter ses apparences. De plus, l'art mimétique s'adresse à la partie émotive de l'âme plutôt qu'à notre raison, ce qui peut nous égarer<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 605c</ref>. C'est pourquoi Platon va jusqu'à proposer d'exclure les poètes de la cité idéale.
[[Fichier:Greece Epidauros - ancient theatre.jpg|vignette|droite|Le théâtre d'Épidaure (IV{{e}} siècle av. J.-C.), Grèce]]
Aristote reprend l'idée de mimésis mais lui donne une signification beaucoup plus positive. Pour lui, l'imitation est naturelle à l'être humain : nous apprenons en imitant, et nous prenons plaisir à voir des imitations<ref>Aristote, ''Poétique'', 1448b4-17, trad. Dupont-Roc et Lallot, Paris : Seuil, 1980</ref>. La tragédie, par exemple, imite des actions humaines sérieuses et permet au spectateur de vivre une expérience particulière : la catharsis<ref>Aristote, ''Poétique'', 1449b24-28</ref>. Le sens exact de ce terme est discuté depuis l'Antiquité : on le traduit le plus souvent par « purification » des émotions de pitié et de peur, mais on a aussi proposé « purgation », « clarification » ou encore « mise en forme » des affects. Toutes ces traductions tentent de saisir l'idée que la tragédie agit sur les émotions du spectateur d'une manière bénéfique. Le théâtre grec, avec ses grandes représentations tragiques, illustre cette conception de l'art comme imitation capable de toucher profondément le spectateur.
;Mimésis
:Terme grec qui signifie « imitation ». Dans la philosophie antique, la mimésis désigne la représentation de la réalité par certains arts, notamment la peinture, la sculpture et la poésie.
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=== L'art comme expression ===
Une autre grande conception définit l'art comme expression des émotions. Selon cette théorie, l'artiste ne copie pas la réalité, mais exprime ses sentiments intérieurs à travers son œuvre. Quand un musicien compose une mélodie triste, il ne décrit pas la tristesse de l'extérieur, il la rend sensible directement dans les sons<ref>R. G. Collingwood, ''The Principles of Art'', Oxford : Clarendon Press, 1938</ref>.
Cette idée s'est développée surtout au XIX{{e}} et au XX{{e}} siècle, notamment avec le romantisme qui valorise la subjectivité de l'artiste et le processus créatif. L'œuvre d'art devient alors le moyen par lequel l'artiste communique avec le public : elle transmet des émotions que les mots ordinaires ne peuvent pas toujours formuler<ref>Léon Tolstoï, ''Qu'est-ce que l'art ?'', 1897</ref>.
Cette conception soulève cependant des questions. Toutes les œuvres d'art expriment-elles vraiment des émotions ? Et si oui, s'agit-il toujours des émotions de l'artiste ? Certaines œuvres peuvent être froides, calculées, conceptuelles, sans rapport apparent avec les sentiments personnels de leur créateur. Comment, par ailleurs, distinguer l'art de la simple décharge émotionnelle ? Crier sa colère n'est pas faire une œuvre : encore faut-il que l'émotion soit travaillée, mise en forme, partagée.
=== L'art comme institution sociale ===
[[Fichier:Marcel Duchamp, 1917, Fountain, photograph by Alfred Stieglitz.jpg|vignette|gauche|Marcel Duchamp, ''Fontaine'', 1917 (photographie d'Alfred Stieglitz)]]
Au XX{{e}} siècle, une nouvelle approche apparaît, souvent appelée théorie institutionnelle de l'art. Selon cette approche, ce qui fait qu'un objet est une œuvre d'art, ce n'est pas ses qualités propres (beauté, expression, imitation), mais le fait qu'il soit reconnu comme art dans un certain contexte.
Deux philosophes américains ont joué un rôle majeur dans cette approche, mais avec des accents différents. Arthur Danto insiste sur le fait qu'un objet ordinaire devient œuvre d'art quand il est inséré dans une « atmosphère de théorie artistique » et un « monde de l'art » (''artworld'') qui lui donne du sens<ref>Arthur C. Danto, « The Artworld », ''The Journal of Philosophy'', vol. 61, n° 19, 1964, p. 571-584</ref>. Pour Danto, c'est l'interprétation, la lecture culturelle de l'objet, qui le constitue comme œuvre. George Dickie propose une formulation plus structurelle : une œuvre d'art est un artefact sur lequel une personne agissant au nom du monde de l'art confère le statut de « candidat à l'appréciation »<ref>George Dickie, ''Art and the Aesthetic'', Ithaca : Cornell University Press, 1974, p. 34</ref>. Dickie met davantage l'accent sur le rôle des institutions concrètes (musées, galeries, critiques) qui attribuent ce statut.
Le « monde de l'art » désigne ainsi l'ensemble des institutions, des personnes et des pratiques qui entourent l'art : les musées, les galeries, les critiques, les conservateurs, les artistes eux-mêmes. Cette théorie explique pourquoi Marcel Duchamp a pu présenter un urinoir renversé, intitulé ''Fontaine'' (1917), comme une œuvre d'art. L'objet en lui-même n'a rien d'artistique : c'est un objet manufacturé ordinaire. Mais en le signant, en lui donnant un titre et en le présentant dans un contexte artistique, Duchamp l'a transformé en art. Ces objets, que Duchamp appelait des « ready-made », remettent en question l'idée traditionnelle selon laquelle l'artiste doit fabriquer ou transformer matériellement son œuvre.
Cette approche a l'avantage d'expliquer l'évolution de l'art et sa diversité. Elle montre que ce qui compte comme art change selon les époques et les sociétés. Elle soulève cependant plusieurs questions : qui décide ce qui est art ? Le monde de l'art a-t-il tous les pouvoirs ? Cette approche ne risque-t-elle pas de justifier n'importe quoi ? On lui objectera notamment qu'elle décrit le fonctionnement social de l'art sans dire pourquoi telle œuvre mérite plutôt qu'une autre d'être reconnue.
{{clr}}
== III. Art, technique et création ==
=== L'artiste et l'artisan ===
Comme nous l'avons vu, le mot « art » vient du latin ''ars'', qui traduit le grec ''tekhnê'' : ces termes désignaient à l'origine tout savoir-faire. Au sens ancien, le médecin, le menuisier et le peintre exerçaient tous un « art ». La distinction moderne entre l'artiste (qui crée des œuvres uniques) et l'artisan (qui fabrique des objets utiles selon des règles) n'a donc pas toujours existé.
Cette distinction s'établit progressivement à partir de la Renaissance et surtout au XVIII{{e}} siècle, avec la séparation des « beaux-arts » et des « arts mécaniques ». On peut la formuler par plusieurs critères, qu'il faut comprendre comme des tendances générales et non comme des oppositions absolues :
{| class="wikitable"
! L'artisan !! L'artiste
|-
| Fabrique surtout des objets utiles || Crée des œuvres dont la valeur n'est pas l'utilité
|-
| Suit le plus souvent des règles transmises || Invente parfois ses propres règles
|-
| Tend à reproduire le même type d'objet || Crée plutôt des œuvres singulières
|-
| Travaille pour un commanditaire ou un usage || Cherche l'expression ou la beauté
|}
Cette opposition reste fragile. Un artisan peut être créatif, inventer de nouvelles formes, faire preuve de goût. Inversement, un artiste suit aussi des techniques, apprend un métier, applique des règles. L'artisanat d'art produit des pièces uniques, tandis que certaines pratiques artistiques modernes ou contemporaines utilisent au contraire la série, la reproduction, voire la délégation de la fabrication à des assistants. Beaucoup d'œuvres anciennes étaient elles-mêmes produites par des ateliers fonctionnant comme des entreprises artisanales (pensons à l'atelier de Rubens). La frontière entre art et artisanat est donc plus souple qu'elle n'y paraît, et elle dépend en grande partie de la manière dont une société valorise certaines productions plutôt que d'autres.
=== Le génie et le travail ===
Une autre question concerne le rôle du génie et du travail dans la création artistique. Le mot « génie » désigne, dans la tradition philosophique, un don naturel exceptionnel. Pour Kant, le génie est le « talent (don de la nature) qui donne ses règles à l'art »<ref>Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §46, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>. Le génie crée des œuvres originales sans suivre de règles préétablies, et ces œuvres deviennent elles-mêmes modèles pour d'autres.
Cette conception, qui sera ensuite amplifiée par le romantisme, a parfois été contestée. De nombreux artistes ont insisté sur le fait que la création est aussi le résultat d'un long travail, d'une pratique patiente, d'un apprentissage technique. L'inspiration ne suffit pas : elle suppose une discipline régulière, sans laquelle l'œuvre ne peut prendre forme.
Génie et travail ne sont donc peut-être pas opposés. La création artistique semble exiger les deux : un don ou une sensibilité particulière, et l'effort patient qui permet à ce don de s'incarner dans une œuvre.
=== L'art est-il soumis à des règles ? ===
Cette question fait écho à la précédente. Si l'artiste est un créateur libre, doit-il respecter des règles ? La tradition classique affirmait l'existence de règles précises (perspective, harmonie, composition, proportions) que l'artiste devait connaître et suivre. Au XIX{{e}} et au XX{{e}} siècle, beaucoup d'artistes ont au contraire revendiqué la rupture avec les règles établies : peinture abstraite, musique atonale, poésie en vers libres.
Remarquons cependant que rompre avec certaines règles, c'est souvent en suivre d'autres ou en inventer de nouvelles. Une œuvre totalement sans règle serait-elle encore une œuvre, ou seulement un chaos ? La question, plutôt que de savoir s'il faut ou non des règles, est peut-être de savoir quel type de règles permet à la créativité de s'exprimer pleinement.
{{clr}}
== IV. Les enjeux de l'art ==
=== L'art et la vérité ===
:''Approfondir'' : [[Dictionnaire de philosophie/Art et Vérité|Art et Vérité]]
Une question décisive est de savoir si l'art peut dire quelque chose de vrai sur le monde. Pour Platon, comme nous l'avons vu, les arts mimétiques sont éloignés de la vérité puisqu'ils n'imitent que les apparences. On peut cependant penser autrement. Aristote considérait que la poésie révèle des vérités plus universelles que l'histoire, parce qu'elle dit non pas ce qui est arrivé, mais ce qui pourrait arriver selon la nécessité ou la vraisemblance<ref>Aristote, ''Poétique'', 1451b5-10</ref>.
Au XIX{{e}} siècle, Hegel affirme que l'art est une façon pour l'esprit de se manifester et de se connaître lui-même. L'art exprime la vérité de manière sensible, à travers des images et des formes, plutôt que par des concepts abstraits<ref>G. W. F. Hegel, ''Esthétique'', Introduction, trad. Charles Bénard revue par Benoît Timmermans, Paris : Le Livre de Poche, 1997 [1835]</ref>. Toutefois, Hegel ne place pas l'art à égalité avec la philosophie : pour lui, l'art, la religion et la philosophie sont les trois formes de l'« esprit absolu », et la philosophie occupe le rang le plus élevé parce qu'elle exprime conceptuellement, donc plus complètement, ce que l'art exprime sensiblement. L'art reste néanmoins une voie d'accès à la vérité, irremplaçable parce qu'il rend la pensée perceptible.
Deux leçons opposées peuvent ainsi être tirées de cette tradition : soit l'art s'éloigne de la vérité (Platon), soit il en est une forme privilégiée mais incomplète (Hegel). Dans tous les cas, la question du rapport entre art et vérité ne se réduit pas à celle de l'exactitude documentaire : un roman peut être faux dans les détails et révéler quelque chose de profondément vrai sur l'existence humaine.
=== L'art et la société ===
L'art n'existe jamais en dehors d'un contexte social. Il reflète la société dans laquelle il naît, avec ses valeurs, ses conflits, ses espoirs et ses contradictions. L'art peut être vu comme un miroir de la société, mais aussi comme un moyen de la critiquer ou de la transformer.
L'art peut avoir plusieurs fonctions sociales : renforcer l'identité d'un groupe, transmettre des traditions culturelles, célébrer des événements importants, contester l'ordre établi, dénoncer des injustices, ou imaginer d'autres façons de vivre. L'art politique, par exemple, utilise les images et les symboles pour faire passer des messages sur les questions sociales et politiques<ref>Walter Benjamin, « L'œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique », 1936</ref>.
Méfions-nous toutefois des interprétations trop simples. L'art n'est pas seulement un reflet passif de la société : il participe activement à la construction de nos façons de voir et de penser le monde. Les œuvres d'art peuvent ouvrir des perspectives nouvelles, faire voir des choses que l'on n'avait pas remarquées, faire éprouver des émotions que l'on ne connaissait pas. C'est en ce sens que l'art peut transformer la société : en transformant d'abord notre regard.
=== L'art et la liberté ===
Un dernier enjeu concerne la liberté de l'art. Faut-il que l'art soit complètement libre, sans contraintes ni obligations ? Ou doit-il se mettre au service de causes morales, politiques ou sociales ?
Cette question divise les philosophes et les artistes. Certains défendent l'idée de « l'art pour l'art », c'est-à-dire l'idée que l'art doit rester autonome et ne servir aucun but extérieur. D'autres pensent au contraire que l'art doit être engagé et servir des objectifs sociaux<ref>John Dewey, ''L'art comme expérience'', trad. J.-P. Cometti et al., Paris : Gallimard, « Folio essais », 2010 [1934]</ref>.
Cette tension traverse toute l'histoire de l'art moderne et contemporain. Elle pose une question décisive : l'art peut-il être à la fois libre et utile ? Peut-il échapper aux contraintes sociales tout en gardant une dimension collective et partagée ?
== V. Exemples de sujets de dissertation ==
=== Sujets sur la définition et la nature de l'art ===
* Qu'est-ce qu'une œuvre d'art ?
:Cette question nous demande de réfléchir aux critères qui font qu'un objet mérite le nom d'œuvre d'art. Est-ce la beauté ? Le fait d'être fabriqué par un artiste ? Le fait d'être exposé dans un musée ? Il faut examiner les différentes définitions possibles et leurs limites.
* L'art peut-il se passer de la référence au beau ?
:Pendant longtemps, on a pensé que l'art devait créer du beau. Mais beaucoup d'œuvres contemporaines sont laides, violentes ou dérangeantes. Peut-on les considérer comme de l'art ? Ce sujet interroge le lien entre art et beauté.
* Une œuvre d'art peut-elle ne pas être belle ?
:Cette question ressemble à la précédente mais insiste sur un cas particulier : peut-on appeler « œuvre d'art » quelque chose qui n'est pas beau ? Il faut distinguer la beauté d'autres qualités que peut avoir l'art : l'expression, la force, la provocation.
* L'originalité suffit-elle à faire la valeur d'une œuvre d'art ?
:On valorise souvent l'originalité en art : être nouveau, surprendre, innover. Mais est-ce suffisant ? Une œuvre simplement originale mais sans profondeur a-t-elle de la valeur ? Il faut peser ce qui compte vraiment dans une œuvre.
=== Sujets sur l'art et l'imitation ===
* L'œuvre d'art est-elle une imitation de la nature ?
:Selon Platon et Aristote, certains arts imitent la réalité. Un peintre copie un paysage, un sculpteur reproduit un corps humain. Mais tous les arts imitent-ils vraiment ? La musique abstraite ou la peinture non-figurative imitent-elles quelque chose ?
* L'art doit-il suivre la nature ?
:Ce sujet demande si l'artiste doit prendre la nature comme modèle ou s'il peut s'en écarter librement. Faut-il représenter les choses telles qu'elles sont ou peut-on les transformer, les déformer, les réinventer ?
* Faut-il prendre la nature pour modèle ?
:Question proche de la précédente. Elle interroge la légitimité de la nature comme référence pour l'art. L'artiste doit-il chercher à égaler ou dépasser la nature ? Ou doit-il créer quelque chose de totalement différent ?
* L'imitation en art est-elle aliénation ou invention ?
:Imiter, est-ce se soumettre à un modèle extérieur (aliénation) ou est-ce une façon de créer quelque chose de nouveau (invention) ? Même en copiant, l'artiste n'ajoute-t-il pas sa vision personnelle ?
=== Sujets sur l'art et la création ===
* L'artiste est-il un créateur ?
:Le terme « créateur » est fort : il désigne celui qui fait exister quelque chose à partir de rien. L'artiste crée-t-il vraiment ou se contente-t-il de transformer des matériaux existants ? Sa création est-elle comparable à celle d'un dieu ?
* L'artiste est-il nécessairement un homme de génie ?
:Le génie désigne un don naturel exceptionnel. Pour faire de l'art, faut-il être un génie ou peut-on être simplement talentueux, travailleur ? L'art est-il réservé à quelques élus ou accessible à tous ?
* L'art est-il le fruit du travail ou du génie ?
:Ce sujet oppose deux visions : l'art comme résultat d'un effort, d'une technique acquise par l'exercice (travail) ou l'art comme don spontané, inspiration venue naturellement (génie). Les deux sont-ils nécessaires ?
* L'artiste est-il maître de son œuvre ?
:L'artiste contrôle-t-il totalement ce qu'il crée ? Ou bien son œuvre lui échappe-t-elle une fois créée ? D'autres facteurs (l'inconscient, l'inspiration, le hasard, le public) n'interviennent-ils pas dans la création ?
=== Sujets sur l'art et la vérité ===
* L'art peut-il être un moyen d'accéder à la vérité ?
:Pour Platon, l'art mimétique nous éloigne de la vérité car il imite les apparences. Mais d'autres pensent que l'art révèle des vérités profondes sur l'existence humaine. Un roman, un tableau peuvent-ils nous apprendre quelque chose de vrai ?
* L'art nous éloigne-t-il de la réalité ?
:L'art crée des mondes imaginaires, invente des histoires, transforme les choses. Ne nous fait-il pas fuir la réalité plutôt que nous aider à la comprendre ? Ou bien nous permet-il de mieux voir cette réalité en la présentant autrement ?
* L'artiste nous fait-il découvrir des vérités ?
:Ce sujet demande si l'artiste a un rôle de révélateur : nous montre-t-il des aspects cachés du monde ou de nous-mêmes ? Ou bien nous offre-t-il seulement du plaisir et du divertissement ?
* L'art nous apprend-il quelque chose ?
:L'art a-t-il une fonction éducative ? Nous enseigne-t-il des connaissances, des émotions, des façons de voir ? Ou reste-t-il dans le domaine du sentiment sans nous transmettre de savoir véritable ?
=== Sujets sur l'art et la société ===
* L'art peut-il transformer la société ?
:L'art a-t-il un pouvoir politique et social ? Peut-il changer les mentalités, faire évoluer les mœurs, provoquer des changements collectifs ? Ou reste-t-il sans effet réel sur la vie sociale ?
* Une société peut-elle se passer d'art ?
:L'art est-il un luxe dont on pourrait se passer ou un besoin fondamental ? Toutes les sociétés humaines ont produit de l'art : est-ce un hasard ou une nécessité ?
* L'art est-il le reflet d'une société ?
:Ce sujet interroge le lien entre art et société. L'art exprime-t-il simplement les valeurs, les croyances, les problèmes d'une époque ? Ou possède-t-il une autonomie qui le met à distance de la société ?
* Les pratiques artistiques transforment-elles le monde ?
:Question proche de « l'art peut-il transformer la société ? » mais qui insiste sur l'action concrète. Les artistes, par leur travail quotidien, changent-ils vraiment quelque chose au monde ou leurs œuvres restent-elles sans conséquence ?
=== Sujets sur l'art et la liberté ===
* La liberté de l'artiste rend-elle impossible toute définition de l'art ?
:Si l'artiste est totalement libre de créer ce qu'il veut, peut-on encore définir ce qu'est l'art ? La liberté artistique ne conduit-elle pas à ce que n'importe quoi puisse être appelé art ?
* L'artiste doit-il chercher à plaire ?
:L'artiste crée-t-il pour son public ou pour lui-même ? Doit-il tenir compte des goûts de ceux qui regardent son œuvre ou peut-il les ignorer complètement ? Le succès commercial ou populaire est-il un critère de qualité ?
* L'artiste peut-il tout se permettre ?
:La liberté artistique a-t-elle des limites ? Peut-on tout montrer, tout dire au nom de l'art ? Y a-t-il des règles morales, politiques ou esthétiques que l'artiste doit respecter ?
* En quoi l'art favorise-t-il la liberté ?
:Ce sujet demande de montrer le lien positif entre art et liberté. Comment l'art nous libère-t-il ? En nous faisant imaginer d'autres possibles ? En nous permettant de critiquer l'ordre existant ? En développant notre sensibilité ?
=== Sujets sur l'art et la technique ===
* Y a-t-il une différence essentielle entre l'artiste et l'artisan ?
:L'artisan fabrique des objets utiles selon des règles établies. L'artiste crée des œuvres uniques et originales. Mais cette distinction est-elle vraiment fondamentale ? Un artisan ne peut-il pas être créatif ? Un artiste ne suit-il pas aussi des techniques ?
* L'art est-il soumis à des règles ?
:Peut-on faire de l'art sans respecter certaines règles (perspective, harmonie, composition) ? Ou bien l'artiste est-il totalement libre de s'affranchir de toute contrainte ? Les règles tuent-elles la créativité ou la rendent-elles possible ?
* Y a-t-il une beauté des objets techniques ?
:Un objet purement fonctionnel (une voiture, un pont, un ordinateur) peut-il être beau ? La technique et l'art sont-ils compatibles ou opposés ? La beauté nécessite-t-elle une intention artistique ?
=== Sujets sur la fonction de l'art ===
* L'art est-il nécessaire à l'homme ?
:Ce sujet demande si l'art répond à un besoin humain fondamental. Pourrait-on vivre sans art ou manquerait-il quelque chose d'essentiel à notre existence ? Qu'apporte l'art que rien d'autre ne peut apporter ?
* L'art est-il utile ?
:L'utilité désigne ce qui sert à quelque chose de pratique. L'art a-t-il une fonction précise ou reste-t-il dans le domaine du gratuit, du désintéressé ? Peut-on mesurer l'utilité de l'art ?
* La valeur de l'art réside-t-elle dans son inutilité ?
:Paradoxe : et si justement la grandeur de l'art était de ne servir à rien de pratique ? L'art nous permet-il d'échapper à la logique de l'utilité qui domine notre vie ? Son « inutilité » n'est-elle pas sa plus grande qualité ?
* L'homme a-t-il besoin de l'art ?
:Question proche de « l'art est-il nécessaire ? » mais formulée différemment. Elle insiste sur le besoin humain : qu'est-ce qui, dans notre nature, nous pousse vers l'art ? Quel manque l'art vient-il combler ?
== VI. Extraits d'œuvres philosophiques à étudier ==
=== Platon, ''La République'', Livre X (598b-c) ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| — Maintenant considère ceci. Quel but se propose la peinture relativement à chaque objet ? Est-ce de représenter ce qui est tel qu'il est, ou ce qui paraît tel qu'il paraît ; est-ce l'imitation de l'apparence ou de la réalité ?
— De l'apparence, dit-il.
— L'art d'imiter est donc bien éloigné du vrai, et, s'il peut tout exécuter, c'est, semble-t-il, qu'il ne touche qu'une petite partie de chaque chose, et cette partie n'est qu'un fantôme.|Platon, ''La République'', Livre X, 598b-c<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 598b-c, trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934</ref>}}
==== Explication ====
Dans ce passage, Socrate interroge la nature de la peinture, prise comme exemple d'art mimétique. Il établit une distinction fondamentale entre deux types de représentation :
* représenter les choses telles qu'elles sont (leur réalité essentielle)
* représenter les choses telles qu'elles paraissent (leur apparence sensible)
La réponse de son interlocuteur est claire : la peinture imite l'apparence, pas la réalité profonde.
Cette conclusion conduit Platon à affirmer que l'art mimétique est « bien éloigné du vrai ». Le peintre ne produit que des « fantômes », des simulacres qui ne touchent qu'une « petite partie » superficielle des choses.
Cette critique s'inscrit dans la théorie platonicienne des Idées : seules les Idées sont véritablement réelles, tandis que le monde sensible n'en est qu'une copie imparfaite, et la peinture n'est qu'une copie de cette copie. Précisons que la critique vise spécifiquement les arts mimétiques (peinture, poésie), et non tout savoir-faire (''tekhnê'').
;À retenir
:Pour Platon, les arts mimétiques s'éloignent de la vérité car ils imitent l'apparence et non l'essence des choses.
=== Aristote, ''Poétique'', chapitre 4 (1448b 4-19) ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| Il semble bien que deux causes, et deux causes naturelles, aient donné naissance à la poésie. Imiter est naturel aux hommes et se manifeste dès leur enfance (l'homme diffère des autres animaux en ce qu'il est très apte à l'imitation et c'est au moyen de celle-ci qu'il acquiert ses premières connaissances) et, en second lieu, tous les hommes prennent plaisir aux imitations.|Aristote, ''Poétique'', chapitre 4, 1448b<ref>Aristote, ''Poétique'', chapitre 4, 1448b, trad. Dupont-Roc et Lallot, Paris : Seuil, 1980</ref>}}
==== Explication ====
Aristote présente ici une conception profondément différente de l'imitation que celle de Platon. Pour Aristote, l'imitation (''mimésis'') n'est pas un éloignement dangereux de la vérité, mais une tendance naturelle de l'être humain, présente dès l'enfance.
Aristote identifie deux raisons pour lesquelles l'art imitatif existe et s'est développé :
# L'imitation comme moyen d'apprentissage : c'est en imitant que l'enfant acquiert ses premières connaissances. L'art a donc une fonction cognitive.
# L'imitation comme source de plaisir : nous prenons plaisir à reconnaître dans une représentation ce qu'elle représente, et nous prenons aussi plaisir au processus créateur lui-même.
L'art répond ainsi à un besoin humain fondamental.
;À retenir
:Pour Aristote, l'imitation est naturelle à l'homme et lui permet d'apprendre tout en lui procurant du plaisir.
=== Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §1 et §5 ===
==== Texte (§1) ====
{{Citation bloc| Pour décider si quelque chose est beau ou non, nous ne rapportons pas par l'entendement la représentation à l'objet en vue d'une connaissance, mais par l'imagination (peut-être liée à l'entendement) nous la rapportons au sujet et au sentiment de plaisir ou de peine de celui-ci. Le jugement de goût n'est donc pas un jugement de connaissance ; par conséquent il n'est pas logique, mais esthétique.|Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §1<ref>Emmanuel Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §1, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>}}
==== Texte (§5) ====
{{Citation bloc| Le goût est la faculté de juger d'un objet ou d'une représentation par une satisfaction dégagée de tout intérêt. L'objet d'une semblable satisfaction s'appelle beau.|Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §5<ref>Emmanuel Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §5, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>}}
==== Explication ====
Dans le premier extrait (§1), Kant établit la distinction entre jugement de connaissance et jugement de goût.
{| class="wikitable"
! Jugement de connaissance !! Jugement de goût
|-
| Porte sur l'objet || Porte sur le sentiment du sujet
|-
| Logique || Esthétique
|-
| Cherche à connaître || Exprime un plaisir
|}
Quand je juge qu'une chose est belle, je ne cherche pas à connaître l'objet mais j'exprime un sentiment. Le jugement esthétique ne porte pas sur les propriétés objectives de l'objet, mais sur l'effet que sa représentation produit en moi.
Le second extrait (§5) introduit la première des caractéristiques du beau : le désintéressement. Le jugement de goût doit être « dégagé de tout intérêt » : je ne dois pas me demander si l'objet m'est utile, ni s'il existe réellement, ni s'il satisfait mes désirs. Seuls comptent la représentation de l'objet et le plaisir qu'elle me procure.
Mais il faut compléter ce point par une autre idée centrale chez Kant, exposée plus loin (§6 et suivants) : le jugement de goût prétend à l'universalité subjective. Quand je dis « cette œuvre est belle », je ne dis pas seulement « elle me plaît », je demande l'accord d'autrui, comme si le beau valait pour tous. Cette prétention à l'universel est subjective, parce qu'elle ne repose pas sur un concept objectif : je ne peux pas démontrer la beauté comme on démontre un théorème. Le jugement esthétique est donc à la fois subjectif (par sa source) et universel (par sa prétention), ce qui en fait, pour Kant, un type de jugement très particulier.
;À retenir
:Pour Kant, le jugement de goût est désintéressé (sans considération d'utilité) et prétend à une universalité subjective : il vaut pour tous, mais sans reposer sur un concept démontrable.
=== Hegel, ''Esthétique'', Introduction ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| Mais il est permis de soutenir dès maintenant que le beau artistique est plus élevé que le beau dans la nature. Car la beauté artistique est la beauté née et comme deux fois née de l'esprit. Or autant l'esprit et ses créations sont plus élevées que la nature et ses manifestations, autant le beau artistique est lui aussi plus élevé que la beauté de la nature.|Hegel, ''Esthétique'', Introduction<ref>G. W. F. Hegel, ''Esthétique'', Introduction, trad. Charles Bénard revue par Benoît Timmermans, Paris : Le Livre de Poche, 1997 [1835]</ref>}}
==== Explication ====
Hegel renverse ici la hiérarchie traditionnelle qui plaçait la beauté naturelle au-dessus de la beauté artistique. Pour lui, une œuvre d'art, même médiocre, est supérieure à la plus belle chose naturelle, car elle est le produit de l'esprit.
L'expression « deux fois née de l'esprit » signifie que l'œuvre d'art est doublement spirituelle :
# Première naissance : elle est créée par un esprit humain (l'artiste)
# Seconde naissance : elle contient en elle un contenu spirituel (une idée, une signification)
La nature, au contraire, est privée d'esprit : elle existe de manière immédiate, sans réflexion ni liberté. L'œuvre d'art manifeste la liberté créatrice de l'esprit humain, et c'est cette dimension spirituelle qui fait sa valeur.
Précisons toutefois la position de l'art dans la philosophie hégélienne. L'art appartient, avec la religion et la philosophie, à ce que Hegel appelle l'« esprit absolu ». Mais ces trois formes ne sont pas équivalentes : l'art exprime la vérité de manière sensible (par des images), la religion sous la forme de la représentation, et la philosophie sous la forme du concept. La philosophie occupe donc le rang le plus élevé, parce qu'elle saisit conceptuellement ce que l'art ne fait que rendre sensible. L'art reste néanmoins une forme essentielle de manifestation de la vérité.
;À retenir
:Pour Hegel, l'art est supérieur à la nature parce qu'il est produit par l'esprit, mais il reste subordonné à la philosophie qui exprime conceptuellement ce que l'art exprime sensiblement.
=== Nietzsche, ''La Naissance de la tragédie'', §1 ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| Nous aurons beaucoup gagné pour la science esthétique quand nous serons parvenus non seulement à la compréhension logique, mais à la certitude immédiate de cette idée que le développement de l'art est lié à la dualité de l'apollinien et du dionysiaque, de même que la procréation suppose la dualité des sexes, au sein d'une lutte perpétuelle et par des réconciliations seulement périodiques.|Nietzsche, ''La Naissance de la tragédie'', §1<ref>Friedrich Nietzsche, ''La Naissance de la tragédie'', §1, trad. Michel Haar, Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy, Paris : Gallimard, 1977</ref>}}
==== Explication ====
Nietzsche introduit ici sa distinction fondamentale entre deux pulsions artistiques : l'apollinien (du nom du dieu Apollon) et le dionysiaque (du dieu Dionysos). Ces deux forces sont en tension permanente, comme les deux sexes dans la procréation, et leur union produit les plus grandes œuvres d'art.
{| class="wikitable"
! Apollinien !! Dionysiaque
|-
| Principe d'individualisation || Principe de dissolution
|-
| Forme, mesure, clarté || Ivresse, fusion, chaos
|-
| Beauté harmonieuse || Extase musicale
|-
| Images claires (sculpture) || Musique et danse
|-
| Rêve || Ivresse
|}
Nietzsche montre que l'art grec, et particulièrement la tragédie, réalise la synthèse de ces deux principes : le chœur dionysiaque et le dialogue apollinien s'unissent pour créer une œuvre qui permet d'affronter le tragique de l'existence.
;À retenir
:Pour Nietzsche, l'art naît de la tension entre deux forces : l'apollinien (ordre et forme) et le dionysiaque (ivresse et dissolution).
== Conclusion ==
L'art est une notion complexe qui ne se laisse pas enfermer dans une définition unique. Les différentes conceptions que nous avons présentées (l'art comme imitation, comme expression, comme institution) ne sont pas nécessairement contradictoires : elles éclairent des aspects différents de ce phénomène multiple qu'est l'art. La question du rapport entre art et technique, longtemps minorée par la tradition moderne, montre par ailleurs que les frontières du « beau » sont plus mouvantes qu'on ne le croit.
Plutôt que de chercher une réponse définitive à la question « qu'est-ce que l'art ? », le travail philosophique consiste donc à mettre en évidence les tensions qui traversent cette notion : entre imitation et création, entre génie et travail, entre liberté et engagement, entre vérité sensible et vérité conceptuelle. Comprendre ce qu'est l'art, c'est aussi comprendre quelque chose d'essentiel sur ce que nous sommes en tant qu'êtres humains capables de produire et de reconnaître des œuvres.
== Notes et Références ==
{{references}}
== Bibliographie ==
=== Œuvres classiques ===
* [[s:Auteur:Platon|Platon]], ''[[s:La République|La République]]'', trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934, Livre X
* Aristote, ''Poétique'', trad. Roselyne Dupont-Roc et Jean Lallot, Paris : Seuil, 1980
* Kant, Emmanuel, ''Critique de la faculté de juger'', trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993
* Hegel, Georg Wilhelm Friedrich, ''Esthétique'', trad. Charles Bénard revue par Benoît Timmermans, Paris : Le Livre de Poche, 1997 [1835]
* Nietzsche, Friedrich, ''La Naissance de la tragédie'', trad. Michel Haar, Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy, Paris : Gallimard, 1977
=== Études contemporaines ===
* Danto, Arthur C., ''La Transfiguration du banal'', trad. Claude Hary-Schaeffer, Paris : Seuil, 1989
* Dewey, John, ''L'art comme expérience'', trad. J.-P. Cometti et al., Paris : Gallimard, « Folio essais », 2010 [1934]
* Genette, Gérard, ''L'Œuvre de l'art'', Paris : Seuil, 1994-1997, 2 volumes
* Jimenez, Marc, ''Qu'est-ce que l'esthétique ?'', Paris : Gallimard, « Folio essais », 1997
* Schaeffer, Jean-Marie, ''L'Art de l'âge moderne : l'esthétique et la philosophie de l'art du XVIII{{e}} siècle à nos jours'', Paris : Gallimard, 1992
[[Catégorie:Manuel de terminale de philosophie (livre)]]
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L'art occupe une place importante dans nos vies. Nous le rencontrons dans les musées, dans les rues, dans la musique que nous écoutons ou les films que nous regardons. Mais qu'est-ce que l'art exactement ? Une chanson populaire est-elle de l'art au même titre qu'un opéra ? Un urinoir signé par Marcel Duchamp et exposé dans un musée est-il une œuvre d'art ? Et quand nous disons d'un tableau qu'il est beau, exprimons-nous un simple goût personnel ou prétendons-nous à quelque chose de plus ?
Ces questions ne sont pas seulement curieuses : elles touchent à des problèmes philosophiques bien réels. Définir l'art, c'est aussi se demander ce que cherche l'artiste, ce que l'œuvre nous fait, et ce que nous attendons d'elle. Ce chapitre suit un fil directeur : comprendre pourquoi il est si difficile de dire ce qu'est l'art, et examiner les principales réponses que les philosophes ont proposées. Nous verrons que chaque grande conception, qu'il s'agisse de l'art comme imitation, comme expression ou comme institution, éclaire un aspect du problème sans le résoudre complètement. La question du rapport entre art et technique reste, encore aujourd'hui, l'une des plus vives.
== I. Qu'est-ce que l'art ? ==
=== Une première difficulté : définir l'art ===
Définir l'art n'est pas simple. À première vue, nous reconnaissons tous un tableau, une sculpture ou une chanson. Pourtant, quand on essaye de dire précisément ce qui fait qu'une chose est de l'art, les difficultés commencent. Un urinoir exposé dans un musée est-il de l'art ? Une photographie peut-elle être de l'art au même titre qu'une peinture ? Une bande dessinée a-t-elle la même valeur artistique qu'un roman ?
Une difficulté supplémentaire vient du mot lui-même. Le terme français « art » vient du latin ''ars'', qui traduit le grec ''tekhnê''. Or, dans l'Antiquité, ces mots désignaient un savoir-faire au sens large : il y avait un art du médecin, un art du cordonnier, un art du peintre. Le sens moderne d'« art », qui désigne avant tout les beaux-arts (peinture, sculpture, musique, poésie...), ne s'est imposé qu'au XVIII{{e}} siècle. Rappelons donc que la séparation entre « art » et « technique » n'a pas toujours existé, et qu'elle reste philosophiquement discutée.
Les philosophes ont proposé plusieurs définitions de l'art au sens moderne. Pour certains, l'art se définit par sa fonction : il doit produire du beau, exprimer des émotions, ou imiter la réalité<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 595a-605c, trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934</ref>. Pour d'autres, l'art se définit par son contexte social : est art ce qu'une société ou une institution culturelle reconnaît comme tel<ref>George Dickie, ''Art and the Aesthetic: An Institutional Analysis'', Ithaca : Cornell University Press, 1974, p. 34</ref>.
=== L'art et le beau ===
[[Fichier:Mona Lisa, by Leonardo da Vinci, from C2RMF retouched.jpg|vignette|gauche|Léonard de Vinci, ''La Joconde'', 1503-1506, Musée du Louvre]]
Pendant longtemps, on a pensé que l'art avait pour fonction principale de produire de la beauté. Cette idée traverse une grande partie de l'histoire de la philosophie. Mais que signifie exactement dire d'une œuvre qu'elle est belle ?
Emmanuel Kant, au XVIII{{e}} siècle, propose une analyse célèbre de ce type de jugement. Quand je dis qu'une chose est belle, je n'exprime pas seulement mon plaisir personnel, comme lorsque je dis que j'aime le chocolat. Je prétends à quelque chose de plus : je demande en quelque sorte l'accord des autres, comme si la beauté de l'objet devait s'imposer à eux aussi<ref>Emmanuel Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §6, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>. C'est ce que Kant appelle l'universalité subjective du jugement de goût : je ne peux pas démontrer scientifiquement qu'une chose est belle, mais je prétends quand même que mon jugement vaut pour tout le monde. Le jugement de goût est subjectif (il porte sur mon sentiment), mais il prétend à une validité universelle.
Pour Kant, le beau se caractérise aussi par une forme qui plaît sans concept, c'est-à-dire sans que nous ayons besoin de savoir à quoi sert l'objet ou ce qu'il représente<ref>Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §2, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>. Quand nous admirons une fleur, nous la trouvons belle non pas parce qu'elle est utile, mais simplement parce que sa forme nous plaît, indépendamment de tout intérêt pratique.
Lier l'art à la beauté pose pourtant problème. Beaucoup d'œuvres d'art contemporaines ne cherchent pas à être belles : elles peuvent être dérangeantes, laides, provocatrices. Cela signifie-t-il qu'elles ne sont pas de l'art ? Au XX{{e}} siècle, de nombreux artistes ont remis en question l'idée que l'art doive produire du beau<ref>Arthur C. Danto, ''The Abuse of Beauty: Aesthetics and the Concept of Art'', Chicago : Open Court, 2003</ref>.
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== II. Les grandes conceptions de l'art ==
=== L'art comme imitation : la théorie de la mimésis ===
Pour Platon, certains arts, particulièrement la peinture et la poésie, sont essentiellement une imitation (''mimésis'') de la réalité<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 595a-608b, trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934</ref>. Soulignons que la critique de Platon ne porte pas sur tous les arts au sens grec (la médecine, l'architecture ou la rhétorique sont aussi des ''tekhnai''), mais spécifiquement sur les arts mimétiques qui produisent des images.
Cette critique repose sur la théorie des Idées. Pour Platon, le monde sensible que nous percevons n'est qu'une copie imparfaite des Idées éternelles, qui sont la véritable réalité. Or l'artiste qui peint un lit copie un lit sensible, qui est lui-même une copie de l'Idée du lit. L'art pictural est donc une copie de copie, deux fois éloignée de la vérité.
Cette vision de l'art mimétique est négative chez Platon. Pour lui, le peintre ne possède pas de connaissance véritable : il ne sait pas comment fabriquer un lit, il sait seulement comment représenter ses apparences. De plus, l'art mimétique s'adresse à la partie émotive de l'âme plutôt qu'à notre raison, ce qui peut nous égarer<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 605c</ref>. C'est pourquoi Platon va jusqu'à proposer d'exclure les poètes de la cité idéale.
[[Fichier:Greece Epidauros - ancient theatre.jpg|vignette|droite|Le théâtre d'Épidaure (IV{{e}} siècle av. J.-C.), Grèce]]
Aristote reprend l'idée de mimésis mais lui donne une signification beaucoup plus positive. Pour lui, l'imitation est naturelle à l'être humain : nous apprenons en imitant, et nous prenons plaisir à voir des imitations<ref>Aristote, ''Poétique'', 1448b4-17, trad. Dupont-Roc et Lallot, Paris : Seuil, 1980</ref>. La tragédie, par exemple, imite des actions humaines sérieuses et permet au spectateur de vivre une expérience particulière : la catharsis<ref>Aristote, ''Poétique'', 1449b24-28</ref>. Le sens exact de ce terme est discuté depuis l'Antiquité : on le traduit le plus souvent par « purification » des émotions de pitié et de peur, mais on a aussi proposé « purgation », « clarification » ou encore « mise en forme » des affects. Toutes ces traductions tentent de saisir l'idée que la tragédie agit sur les émotions du spectateur d'une manière bénéfique. Le théâtre grec, avec ses grandes représentations tragiques, illustre cette conception de l'art comme imitation capable de toucher profondément le spectateur.
;Mimésis
:Terme grec qui signifie « imitation ». Dans la philosophie antique, la mimésis désigne la représentation de la réalité par certains arts, notamment la peinture, la sculpture et la poésie.
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=== L'art comme expression ===
Une autre grande conception définit l'art comme expression des émotions. Selon cette théorie, l'artiste ne copie pas la réalité, mais exprime ses sentiments intérieurs à travers son œuvre. Quand un musicien compose une mélodie triste, il ne décrit pas la tristesse de l'extérieur, il la rend sensible directement dans les sons<ref>R. G. Collingwood, ''The Principles of Art'', Oxford : Clarendon Press, 1938</ref>.
Cette idée s'est développée surtout au XIX{{e}} et au XX{{e}} siècle, notamment avec le romantisme qui valorise la subjectivité de l'artiste et le processus créatif. L'œuvre d'art devient alors le moyen par lequel l'artiste communique avec le public : elle transmet des émotions que les mots ordinaires ne peuvent pas toujours formuler<ref>Léon Tolstoï, ''Qu'est-ce que l'art ?'', 1897</ref>.
Cette conception soulève cependant des questions. Toutes les œuvres d'art expriment-elles vraiment des émotions ? Et si oui, s'agit-il toujours des émotions de l'artiste ? Certaines œuvres peuvent être froides, calculées, conceptuelles, sans rapport apparent avec les sentiments personnels de leur créateur. Comment, par ailleurs, distinguer l'art de la simple décharge émotionnelle ? Crier sa colère n'est pas faire une œuvre : encore faut-il que l'émotion soit travaillée, mise en forme, partagée.
=== L'art comme institution sociale ===
[[Fichier:Marcel Duchamp, 1917, Fountain, photograph by Alfred Stieglitz.jpg|vignette|gauche|Marcel Duchamp, ''Fontaine'', 1917 (photographie d'Alfred Stieglitz)]]
Au XX{{e}} siècle, une nouvelle approche apparaît, souvent appelée théorie institutionnelle de l'art. Selon cette approche, ce qui fait qu'un objet est une œuvre d'art, ce n'est pas ses qualités propres (beauté, expression, imitation), mais le fait qu'il soit reconnu comme art dans un certain contexte.
Deux philosophes américains ont joué un rôle majeur dans cette approche, mais avec des accents différents. Arthur Danto insiste sur le fait qu'un objet ordinaire devient œuvre d'art quand il est inséré dans une « atmosphère de théorie artistique » et un « monde de l'art » (''artworld'') qui lui donne du sens<ref>Arthur C. Danto, « The Artworld », ''The Journal of Philosophy'', vol. 61, n° 19, 1964, p. 571-584</ref>. Pour Danto, c'est l'interprétation, la lecture culturelle de l'objet, qui le constitue comme œuvre. George Dickie propose une formulation plus structurelle : une œuvre d'art est un artefact sur lequel une personne agissant au nom du monde de l'art confère le statut de « candidat à l'appréciation »<ref>George Dickie, ''Art and the Aesthetic'', Ithaca : Cornell University Press, 1974, p. 34</ref>. Dickie met davantage l'accent sur le rôle des institutions concrètes (musées, galeries, critiques) qui attribuent ce statut.
Le « monde de l'art » désigne ainsi l'ensemble des institutions, des personnes et des pratiques qui entourent l'art : les musées, les galeries, les critiques, les conservateurs, les artistes eux-mêmes. Cette théorie explique pourquoi Marcel Duchamp a pu présenter un urinoir renversé, intitulé ''Fontaine'' (1917), comme une œuvre d'art. L'objet en lui-même n'a rien d'artistique : c'est un objet manufacturé ordinaire. Mais en le signant, en lui donnant un titre et en le présentant dans un contexte artistique, Duchamp l'a transformé en art. Ces objets, que Duchamp appelait des « ready-made », remettent en question l'idée traditionnelle selon laquelle l'artiste doit fabriquer ou transformer matériellement son œuvre.
Cette approche a l'avantage d'expliquer l'évolution de l'art et sa diversité. Elle montre que ce qui compte comme art change selon les époques et les sociétés. Elle soulève cependant plusieurs questions : qui décide ce qui est art ? Le monde de l'art a-t-il tous les pouvoirs ? Cette approche ne risque-t-elle pas de justifier n'importe quoi ? On lui objectera notamment qu'elle décrit le fonctionnement social de l'art sans dire pourquoi telle œuvre mérite plutôt qu'une autre d'être reconnue.
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== III. Art, technique et création ==
=== L'artiste et l'artisan ===
Comme nous l'avons vu, le mot « art » vient du latin ''ars'', qui traduit le grec ''tekhnê'' : ces termes désignaient à l'origine tout savoir-faire. Au sens ancien, le médecin, le menuisier et le peintre exerçaient tous un « art ». La distinction moderne entre l'artiste (qui crée des œuvres uniques) et l'artisan (qui fabrique des objets utiles selon des règles) n'a donc pas toujours existé.
Cette distinction s'établit progressivement à partir de la Renaissance et surtout au XVIII{{e}} siècle, avec la séparation des « beaux-arts » et des « arts mécaniques ». On peut la formuler par plusieurs critères, qu'il faut comprendre comme des tendances générales et non comme des oppositions absolues :
{| class="wikitable"
! L'artisan !! L'artiste
|-
| Fabrique surtout des objets utiles || Crée des œuvres dont la valeur n'est pas l'utilité
|-
| Suit le plus souvent des règles transmises || Invente parfois ses propres règles
|-
| Tend à reproduire le même type d'objet || Crée plutôt des œuvres singulières
|-
| Travaille pour un commanditaire ou un usage || Cherche l'expression ou la beauté
|}
Cette opposition reste fragile. Un artisan peut être créatif, inventer de nouvelles formes, faire preuve de goût. Inversement, un artiste suit aussi des techniques, apprend un métier, applique des règles. L'artisanat d'art produit des pièces uniques, tandis que certaines pratiques artistiques modernes ou contemporaines utilisent au contraire la série, la reproduction, voire la délégation de la fabrication à des assistants. Beaucoup d'œuvres anciennes étaient elles-mêmes produites par des ateliers fonctionnant comme des entreprises artisanales (pensons à l'atelier de Rubens). La frontière entre art et artisanat est donc plus souple qu'elle n'y paraît, et elle dépend en grande partie de la manière dont une société valorise certaines productions plutôt que d'autres.
=== Le génie et le travail ===
Une autre question concerne le rôle du génie et du travail dans la création artistique. Le mot « génie » désigne, dans la tradition philosophique, un don naturel exceptionnel. Pour Kant, le génie est le « talent (don de la nature) qui donne ses règles à l'art »<ref>Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §46, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>. Le génie crée des œuvres originales sans suivre de règles préétablies, et ces œuvres deviennent elles-mêmes modèles pour d'autres.
Cette conception, qui sera ensuite amplifiée par le romantisme, a parfois été contestée. De nombreux artistes ont insisté sur le fait que la création est aussi le résultat d'un long travail, d'une pratique patiente, d'un apprentissage technique. L'inspiration ne suffit pas : elle suppose une discipline régulière, sans laquelle l'œuvre ne peut prendre forme.
Génie et travail ne sont donc peut-être pas opposés. La création artistique semble exiger les deux : un don ou une sensibilité particulière, et l'effort patient qui permet à ce don de s'incarner dans une œuvre.
=== L'art est-il soumis à des règles ? ===
Cette question fait écho à la précédente. Si l'artiste est un créateur libre, doit-il respecter des règles ? La tradition classique affirmait l'existence de règles précises (perspective, harmonie, composition, proportions) que l'artiste devait connaître et suivre. Au XIX{{e}} et au XX{{e}} siècle, beaucoup d'artistes ont au contraire revendiqué la rupture avec les règles établies : peinture abstraite, musique atonale, poésie en vers libres.
Remarquons cependant que rompre avec certaines règles, c'est souvent en suivre d'autres ou en inventer de nouvelles. Une œuvre totalement sans règle serait-elle encore une œuvre, ou seulement un chaos ? La question, plutôt que de savoir s'il faut ou non des règles, est peut-être de savoir quel type de règles permet à la créativité de s'exprimer pleinement.
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== IV. Les enjeux de l'art ==
=== L'art et la vérité ===
:''Approfondir'' : [[Dictionnaire de philosophie/Art et Vérité|Art et Vérité]]
Une question décisive est de savoir si l'art peut dire quelque chose de vrai sur le monde. Pour Platon, comme nous l'avons vu, les arts mimétiques sont éloignés de la vérité puisqu'ils n'imitent que les apparences. On peut cependant penser autrement. Aristote considérait que la poésie révèle des vérités plus universelles que l'histoire, parce qu'elle dit non pas ce qui est arrivé, mais ce qui pourrait arriver selon la nécessité ou la vraisemblance<ref>Aristote, ''Poétique'', 1451b5-10</ref>.
Au XIX{{e}} siècle, Hegel affirme que l'art est une façon pour l'esprit de se manifester et de se connaître lui-même. L'art exprime la vérité de manière sensible, à travers des images et des formes, plutôt que par des concepts abstraits<ref>G. W. F. Hegel, ''Esthétique'', Introduction, trad. Charles Bénard revue par Benoît Timmermans, Paris : Le Livre de Poche, 1997 [1835]</ref>. Toutefois, Hegel ne place pas l'art à égalité avec la philosophie : pour lui, l'art, la religion et la philosophie sont les trois formes de l'« esprit absolu », et la philosophie occupe le rang le plus élevé parce qu'elle exprime conceptuellement, donc plus complètement, ce que l'art exprime sensiblement. L'art reste néanmoins une voie d'accès à la vérité, irremplaçable parce qu'il rend la pensée perceptible.
Deux leçons opposées peuvent ainsi être tirées de cette tradition : soit l'art s'éloigne de la vérité (Platon), soit il en est une forme privilégiée mais incomplète (Hegel). Dans tous les cas, la question du rapport entre art et vérité ne se réduit pas à celle de l'exactitude documentaire : un roman peut être faux dans les détails et révéler quelque chose de profondément vrai sur l'existence humaine.
=== L'art et la société ===
L'art n'existe jamais en dehors d'un contexte social. Il reflète la société dans laquelle il naît, avec ses valeurs, ses conflits, ses espoirs et ses contradictions. L'art peut être vu comme un miroir de la société, mais aussi comme un moyen de la critiquer ou de la transformer.
L'art peut avoir plusieurs fonctions sociales : renforcer l'identité d'un groupe, transmettre des traditions culturelles, célébrer des événements importants, contester l'ordre établi, dénoncer des injustices, ou imaginer d'autres façons de vivre. L'art politique, par exemple, utilise les images et les symboles pour faire passer des messages sur les questions sociales et politiques<ref>Walter Benjamin, « L'œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique », 1936</ref>.
Méfions-nous toutefois des interprétations trop simples. L'art n'est pas seulement un reflet passif de la société : il participe activement à la construction de nos façons de voir et de penser le monde. Les œuvres d'art peuvent ouvrir des perspectives nouvelles, faire voir des choses que l'on n'avait pas remarquées, faire éprouver des émotions que l'on ne connaissait pas. C'est en ce sens que l'art peut transformer la société : en transformant d'abord notre regard.
=== L'art et la liberté ===
Un dernier enjeu concerne la liberté de l'art. Faut-il que l'art soit complètement libre, sans contraintes ni obligations ? Ou doit-il se mettre au service de causes morales, politiques ou sociales ?
Cette question divise les philosophes et les artistes. Certains défendent l'idée de « l'art pour l'art », c'est-à-dire l'idée que l'art doit rester autonome et ne servir aucun but extérieur. D'autres pensent au contraire que l'art doit être engagé et servir des objectifs sociaux<ref>John Dewey, ''L'art comme expérience'', trad. J.-P. Cometti et al., Paris : Gallimard, « Folio essais », 2010 [1934]</ref>.
Cette tension traverse toute l'histoire de l'art moderne et contemporain. Elle pose une question décisive : l'art peut-il être à la fois libre et utile ? Peut-il échapper aux contraintes sociales tout en gardant une dimension collective et partagée ?
== V. Exemples de sujets de dissertation ==
=== Sujets sur la définition et la nature de l'art ===
* Qu'est-ce qu'une œuvre d'art ?
:Cette question nous demande de réfléchir aux critères qui font qu'un objet mérite le nom d'œuvre d'art. Est-ce la beauté ? Le fait d'être fabriqué par un artiste ? Le fait d'être exposé dans un musée ? Il faut examiner les différentes définitions possibles et leurs limites.
* L'art peut-il se passer de la référence au beau ?
:Pendant longtemps, on a pensé que l'art devait créer du beau. Mais beaucoup d'œuvres contemporaines sont laides, violentes ou dérangeantes. Peut-on les considérer comme de l'art ? Ce sujet interroge le lien entre art et beauté.
* Une œuvre d'art peut-elle ne pas être belle ?
:Cette question ressemble à la précédente mais insiste sur un cas particulier : peut-on appeler « œuvre d'art » quelque chose qui n'est pas beau ? Il faut distinguer la beauté d'autres qualités que peut avoir l'art : l'expression, la force, la provocation.
* L'originalité suffit-elle à faire la valeur d'une œuvre d'art ?
:On valorise souvent l'originalité en art : être nouveau, surprendre, innover. Mais est-ce suffisant ? Une œuvre simplement originale mais sans profondeur a-t-elle de la valeur ? Il faut peser ce qui compte vraiment dans une œuvre.
=== Sujets sur l'art et l'imitation ===
* L'œuvre d'art est-elle une imitation de la nature ?
:Selon Platon et Aristote, certains arts imitent la réalité. Un peintre copie un paysage, un sculpteur reproduit un corps humain. Mais tous les arts imitent-ils vraiment ? La musique abstraite ou la peinture non-figurative imitent-elles quelque chose ?
* L'art doit-il suivre la nature ?
:Ce sujet demande si l'artiste doit prendre la nature comme modèle ou s'il peut s'en écarter librement. Faut-il représenter les choses telles qu'elles sont ou peut-on les transformer, les déformer, les réinventer ?
* Faut-il prendre la nature pour modèle ?
:Question proche de la précédente. Elle interroge la légitimité de la nature comme référence pour l'art. L'artiste doit-il chercher à égaler ou dépasser la nature ? Ou doit-il créer quelque chose de totalement différent ?
* L'imitation en art est-elle aliénation ou invention ?
:Imiter, est-ce se soumettre à un modèle extérieur (aliénation) ou est-ce une façon de créer quelque chose de nouveau (invention) ? Même en copiant, l'artiste n'ajoute-t-il pas sa vision personnelle ?
=== Sujets sur l'art et la création ===
* L'artiste est-il un créateur ?
:Le terme « créateur » est fort : il désigne celui qui fait exister quelque chose à partir de rien. L'artiste crée-t-il vraiment ou se contente-t-il de transformer des matériaux existants ? Sa création est-elle comparable à celle d'un dieu ?
* L'artiste est-il nécessairement un homme de génie ?
:Le génie désigne un don naturel exceptionnel. Pour faire de l'art, faut-il être un génie ou peut-on être simplement talentueux, travailleur ? L'art est-il réservé à quelques élus ou accessible à tous ?
* L'art est-il le fruit du travail ou du génie ?
:Ce sujet oppose deux visions : l'art comme résultat d'un effort, d'une technique acquise par l'exercice (travail) ou l'art comme don spontané, inspiration venue naturellement (génie). Les deux sont-ils nécessaires ?
* L'artiste est-il maître de son œuvre ?
:L'artiste contrôle-t-il totalement ce qu'il crée ? Ou bien son œuvre lui échappe-t-elle une fois créée ? D'autres facteurs (l'inconscient, l'inspiration, le hasard, le public) n'interviennent-ils pas dans la création ?
=== Sujets sur l'art et la vérité ===
* L'art peut-il être un moyen d'accéder à la vérité ?
:Pour Platon, l'art mimétique nous éloigne de la vérité car il imite les apparences. Mais d'autres pensent que l'art révèle des vérités profondes sur l'existence humaine. Un roman, un tableau peuvent-ils nous apprendre quelque chose de vrai ?
* L'art nous éloigne-t-il de la réalité ?
:L'art crée des mondes imaginaires, invente des histoires, transforme les choses. Ne nous fait-il pas fuir la réalité plutôt que nous aider à la comprendre ? Ou bien nous permet-il de mieux voir cette réalité en la présentant autrement ?
* L'artiste nous fait-il découvrir des vérités ?
:Ce sujet demande si l'artiste a un rôle de révélateur : nous montre-t-il des aspects cachés du monde ou de nous-mêmes ? Ou bien nous offre-t-il seulement du plaisir et du divertissement ?
* L'art nous apprend-il quelque chose ?
:L'art a-t-il une fonction éducative ? Nous enseigne-t-il des connaissances, des émotions, des façons de voir ? Ou reste-t-il dans le domaine du sentiment sans nous transmettre de savoir véritable ?
=== Sujets sur l'art et la société ===
* L'art peut-il transformer la société ?
:L'art a-t-il un pouvoir politique et social ? Peut-il changer les mentalités, faire évoluer les mœurs, provoquer des changements collectifs ? Ou reste-t-il sans effet réel sur la vie sociale ?
* Une société peut-elle se passer d'art ?
:L'art est-il un luxe dont on pourrait se passer ou un besoin fondamental ? Toutes les sociétés humaines ont produit de l'art : est-ce un hasard ou une nécessité ?
* L'art est-il le reflet d'une société ?
:Ce sujet interroge le lien entre art et société. L'art exprime-t-il simplement les valeurs, les croyances, les problèmes d'une époque ? Ou possède-t-il une autonomie qui le met à distance de la société ?
* Les pratiques artistiques transforment-elles le monde ?
:Question proche de « l'art peut-il transformer la société ? » mais qui insiste sur l'action concrète. Les artistes, par leur travail quotidien, changent-ils vraiment quelque chose au monde ou leurs œuvres restent-elles sans conséquence ?
=== Sujets sur l'art et la liberté ===
* La liberté de l'artiste rend-elle impossible toute définition de l'art ?
:Si l'artiste est totalement libre de créer ce qu'il veut, peut-on encore définir ce qu'est l'art ? La liberté artistique ne conduit-elle pas à ce que n'importe quoi puisse être appelé art ?
* L'artiste doit-il chercher à plaire ?
:L'artiste crée-t-il pour son public ou pour lui-même ? Doit-il tenir compte des goûts de ceux qui regardent son œuvre ou peut-il les ignorer complètement ? Le succès commercial ou populaire est-il un critère de qualité ?
* L'artiste peut-il tout se permettre ?
:La liberté artistique a-t-elle des limites ? Peut-on tout montrer, tout dire au nom de l'art ? Y a-t-il des règles morales, politiques ou esthétiques que l'artiste doit respecter ?
* En quoi l'art favorise-t-il la liberté ?
:Ce sujet demande de montrer le lien positif entre art et liberté. Comment l'art nous libère-t-il ? En nous faisant imaginer d'autres possibles ? En nous permettant de critiquer l'ordre existant ? En développant notre sensibilité ?
=== Sujets sur l'art et la technique ===
* Y a-t-il une différence essentielle entre l'artiste et l'artisan ?
:L'artisan fabrique des objets utiles selon des règles établies. L'artiste crée des œuvres uniques et originales. Mais cette distinction est-elle vraiment fondamentale ? Un artisan ne peut-il pas être créatif ? Un artiste ne suit-il pas aussi des techniques ?
* L'art est-il soumis à des règles ?
:Peut-on faire de l'art sans respecter certaines règles (perspective, harmonie, composition) ? Ou bien l'artiste est-il totalement libre de s'affranchir de toute contrainte ? Les règles tuent-elles la créativité ou la rendent-elles possible ?
* Y a-t-il une beauté des objets techniques ?
:Un objet purement fonctionnel (une voiture, un pont, un ordinateur) peut-il être beau ? La technique et l'art sont-ils compatibles ou opposés ? La beauté nécessite-t-elle une intention artistique ?
=== Sujets sur la fonction de l'art ===
* L'art est-il nécessaire à l'homme ?
:Ce sujet demande si l'art répond à un besoin humain fondamental. Pourrait-on vivre sans art ou manquerait-il quelque chose d'essentiel à notre existence ? Qu'apporte l'art que rien d'autre ne peut apporter ?
* L'art est-il utile ?
:L'utilité désigne ce qui sert à quelque chose de pratique. L'art a-t-il une fonction précise ou reste-t-il dans le domaine du gratuit, du désintéressé ? Peut-on mesurer l'utilité de l'art ?
* La valeur de l'art réside-t-elle dans son inutilité ?
:Paradoxe : et si justement la grandeur de l'art était de ne servir à rien de pratique ? L'art nous permet-il d'échapper à la logique de l'utilité qui domine notre vie ? Son « inutilité » n'est-elle pas sa plus grande qualité ?
* L'homme a-t-il besoin de l'art ?
:Question proche de « l'art est-il nécessaire ? » mais formulée différemment. Elle insiste sur le besoin humain : qu'est-ce qui, dans notre nature, nous pousse vers l'art ? Quel manque l'art vient-il combler ?
== VI. Extraits d'œuvres philosophiques à étudier ==
=== Platon, ''La République'', Livre X (598b-c) ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| — Maintenant considère ceci. Quel but se propose la peinture relativement à chaque objet ? Est-ce de représenter ce qui est tel qu'il est, ou ce qui paraît tel qu'il paraît ; est-ce l'imitation de l'apparence ou de la réalité ?
— De l'apparence, dit-il.
— L'art d'imiter est donc bien éloigné du vrai, et, s'il peut tout exécuter, c'est, semble-t-il, qu'il ne touche qu'une petite partie de chaque chose, et cette partie n'est qu'un fantôme.|Platon, ''La République'', Livre X, 598b-c<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 598b-c, trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934</ref>}}
==== Explication ====
Dans ce passage, Socrate interroge la nature de la peinture, prise comme exemple d'art mimétique. Il établit une distinction fondamentale entre deux types de représentation :
* représenter les choses telles qu'elles sont (leur réalité essentielle)
* représenter les choses telles qu'elles paraissent (leur apparence sensible)
La réponse de son interlocuteur est claire : la peinture imite l'apparence, pas la réalité profonde.
Cette conclusion conduit Platon à affirmer que l'art mimétique est « bien éloigné du vrai ». Le peintre ne produit que des « fantômes », des simulacres qui ne touchent qu'une « petite partie » superficielle des choses.
Cette critique s'inscrit dans la théorie platonicienne des Idées : seules les Idées sont véritablement réelles, tandis que le monde sensible n'en est qu'une copie imparfaite, et la peinture n'est qu'une copie de cette copie. Précisons que la critique vise spécifiquement les arts mimétiques (peinture, poésie), et non tout savoir-faire (''tekhnê'').
;À retenir
:Pour Platon, les arts mimétiques s'éloignent de la vérité car ils imitent l'apparence et non l'essence des choses.
=== Aristote, ''Poétique'', chapitre 4 (1448b 4-19) ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| Il semble bien que deux causes, et deux causes naturelles, aient donné naissance à la poésie. Imiter est naturel aux hommes et se manifeste dès leur enfance (l'homme diffère des autres animaux en ce qu'il est très apte à l'imitation et c'est au moyen de celle-ci qu'il acquiert ses premières connaissances) et, en second lieu, tous les hommes prennent plaisir aux imitations.|Aristote, ''Poétique'', chapitre 4, 1448b<ref>Aristote, ''Poétique'', chapitre 4, 1448b, trad. Dupont-Roc et Lallot, Paris : Seuil, 1980</ref>}}
==== Explication ====
Aristote présente ici une conception profondément différente de l'imitation que celle de Platon. Pour Aristote, l'imitation (''mimésis'') n'est pas un éloignement dangereux de la vérité, mais une tendance naturelle de l'être humain, présente dès l'enfance.
Aristote identifie deux raisons pour lesquelles l'art imitatif existe et s'est développé :
# L'imitation comme moyen d'apprentissage : c'est en imitant que l'enfant acquiert ses premières connaissances. L'art a donc une fonction cognitive.
# L'imitation comme source de plaisir : nous prenons plaisir à reconnaître dans une représentation ce qu'elle représente, et nous prenons aussi plaisir au processus créateur lui-même.
L'art répond ainsi à un besoin humain fondamental.
;À retenir
:Pour Aristote, l'imitation est naturelle à l'homme et lui permet d'apprendre tout en lui procurant du plaisir.
=== Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §1 et §5 ===
==== Texte (§1) ====
{{Citation bloc| Pour décider si quelque chose est beau ou non, nous ne rapportons pas par l'entendement la représentation à l'objet en vue d'une connaissance, mais par l'imagination (peut-être liée à l'entendement) nous la rapportons au sujet et au sentiment de plaisir ou de peine de celui-ci. Le jugement de goût n'est donc pas un jugement de connaissance ; par conséquent il n'est pas logique, mais esthétique.|Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §1<ref>Emmanuel Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §1, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>}}
==== Texte (§5) ====
{{Citation bloc| Le goût est la faculté de juger d'un objet ou d'une représentation par une satisfaction dégagée de tout intérêt. L'objet d'une semblable satisfaction s'appelle beau.|Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §5<ref>Emmanuel Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §5, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>}}
==== Explication ====
Dans le premier extrait (§1), Kant établit la distinction entre jugement de connaissance et jugement de goût.
{| class="wikitable"
! Jugement de connaissance !! Jugement de goût
|-
| Porte sur l'objet || Porte sur le sentiment du sujet
|-
| Logique || Esthétique
|-
| Cherche à connaître || Exprime un plaisir
|}
Quand je juge qu'une chose est belle, je ne cherche pas à connaître l'objet mais j'exprime un sentiment. Le jugement esthétique ne porte pas sur les propriétés objectives de l'objet, mais sur l'effet que sa représentation produit en moi.
Le second extrait (§5) introduit la première des caractéristiques du beau : le désintéressement. Le jugement de goût doit être « dégagé de tout intérêt » : je ne dois pas me demander si l'objet m'est utile, ni s'il existe réellement, ni s'il satisfait mes désirs. Seuls comptent la représentation de l'objet et le plaisir qu'elle me procure.
Mais il faut compléter ce point par une autre idée centrale chez Kant, exposée plus loin (§6 et suivants) : le jugement de goût prétend à l'universalité subjective. Quand je dis « cette œuvre est belle », je ne dis pas seulement « elle me plaît », je demande l'accord d'autrui, comme si le beau valait pour tous. Cette prétention à l'universel est subjective, parce qu'elle ne repose pas sur un concept objectif : je ne peux pas démontrer la beauté comme on démontre un théorème. Le jugement esthétique est donc à la fois subjectif (par sa source) et universel (par sa prétention), ce qui en fait, pour Kant, un type de jugement très particulier.
;À retenir
:Pour Kant, le jugement de goût est désintéressé (sans considération d'utilité) et prétend à une universalité subjective : il vaut pour tous, mais sans reposer sur un concept démontrable.
=== Hegel, ''Esthétique'', Introduction ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| Mais il est permis de soutenir dès maintenant que le beau artistique est plus élevé que le beau dans la nature. Car la beauté artistique est la beauté née et comme deux fois née de l'esprit. Or autant l'esprit et ses créations sont plus élevées que la nature et ses manifestations, autant le beau artistique est lui aussi plus élevé que la beauté de la nature.|Hegel, ''Esthétique'', Introduction<ref>G. W. F. Hegel, ''Esthétique'', Introduction, trad. Charles Bénard revue par Benoît Timmermans, Paris : Le Livre de Poche, 1997 [1835]</ref>}}
==== Explication ====
Hegel renverse ici la hiérarchie traditionnelle qui plaçait la beauté naturelle au-dessus de la beauté artistique. Pour lui, une œuvre d'art, même médiocre, est supérieure à la plus belle chose naturelle, car elle est le produit de l'esprit.
L'expression « deux fois née de l'esprit » signifie que l'œuvre d'art est doublement spirituelle :
# Première naissance : elle est créée par un esprit humain (l'artiste)
# Seconde naissance : elle contient en elle un contenu spirituel (une idée, une signification)
La nature, au contraire, est privée d'esprit : elle existe de manière immédiate, sans réflexion ni liberté. L'œuvre d'art manifeste la liberté créatrice de l'esprit humain, et c'est cette dimension spirituelle qui fait sa valeur.
Précisons toutefois la position de l'art dans la philosophie hégélienne. L'art appartient, avec la religion et la philosophie, à ce que Hegel appelle l'« esprit absolu ». Mais ces trois formes ne sont pas équivalentes : l'art exprime la vérité de manière sensible (par des images), la religion sous la forme de la représentation, et la philosophie sous la forme du concept. La philosophie occupe donc le rang le plus élevé, parce qu'elle saisit conceptuellement ce que l'art ne fait que rendre sensible. L'art reste néanmoins une forme essentielle de manifestation de la vérité.
;À retenir
:Pour Hegel, l'art est supérieur à la nature parce qu'il est produit par l'esprit, mais il reste subordonné à la philosophie qui exprime conceptuellement ce que l'art exprime sensiblement.
=== Nietzsche, ''La Naissance de la tragédie'', §1 ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| Nous aurons beaucoup gagné pour la science esthétique quand nous serons parvenus non seulement à la compréhension logique, mais à la certitude immédiate de cette idée que le développement de l'art est lié à la dualité de l'apollinien et du dionysiaque, de même que la procréation suppose la dualité des sexes, au sein d'une lutte perpétuelle et par des réconciliations seulement périodiques.|Nietzsche, ''La Naissance de la tragédie'', §1<ref>Friedrich Nietzsche, ''La Naissance de la tragédie'', §1, trad. Michel Haar, Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy, Paris : Gallimard, 1977</ref>}}
==== Explication ====
Nietzsche introduit ici sa distinction fondamentale entre deux pulsions artistiques : l'apollinien (du nom du dieu Apollon) et le dionysiaque (du dieu Dionysos). Ces deux forces sont en tension permanente, comme les deux sexes dans la procréation, et leur union produit les plus grandes œuvres d'art.
{| class="wikitable"
! Apollinien !! Dionysiaque
|-
| Principe d'individualisation || Principe de dissolution
|-
| Forme, mesure, clarté || Ivresse, fusion, chaos
|-
| Beauté harmonieuse || Extase musicale
|-
| Images claires (sculpture) || Musique et danse
|-
| Rêve || Ivresse
|}
Nietzsche montre que l'art grec, et particulièrement la tragédie, réalise la synthèse de ces deux principes : le chœur dionysiaque et le dialogue apollinien s'unissent pour créer une œuvre qui permet d'affronter le tragique de l'existence.
;À retenir
:Pour Nietzsche, l'art naît de la tension entre deux forces : l'apollinien (ordre et forme) et le dionysiaque (ivresse et dissolution).
== Conclusion ==
L'art est une notion complexe qui ne se laisse pas enfermer dans une définition unique. Les différentes conceptions que nous avons présentées (l'art comme imitation, comme expression, comme institution) ne sont pas nécessairement contradictoires : elles éclairent des aspects différents de ce phénomène multiple qu'est l'art. La question du rapport entre art et technique, longtemps minorée par la tradition moderne, montre par ailleurs que les frontières du « beau » sont plus mouvantes qu'on ne le croit.
Plutôt que de chercher une réponse définitive à la question « qu'est-ce que l'art ? », le travail philosophique consiste donc à mettre en évidence les tensions qui traversent cette notion : entre imitation et création, entre génie et travail, entre liberté et engagement, entre vérité sensible et vérité conceptuelle. Comprendre ce qu'est l'art, c'est aussi comprendre quelque chose d'essentiel sur ce que nous sommes en tant qu'êtres humains capables de produire et de reconnaître des œuvres.
== Notes et Références ==
{{Références|colonnes = 2}}
== Bibliographie ==
=== Œuvres classiques ===
* [[s:Auteur:Platon|Platon]], ''[[s:La République|La République]]'', trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934, Livre X
* Aristote, ''Poétique'', trad. Roselyne Dupont-Roc et Jean Lallot, Paris : Seuil, 1980
* Kant, Emmanuel, ''Critique de la faculté de juger'', trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993
* Hegel, Georg Wilhelm Friedrich, ''Esthétique'', trad. Charles Bénard revue par Benoît Timmermans, Paris : Le Livre de Poche, 1997 [1835]
* Nietzsche, Friedrich, ''La Naissance de la tragédie'', trad. Michel Haar, Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy, Paris : Gallimard, 1977
=== Études contemporaines ===
* Danto, Arthur C., ''La Transfiguration du banal'', trad. Claude Hary-Schaeffer, Paris : Seuil, 1989
* Dewey, John, ''L'art comme expérience'', trad. J.-P. Cometti et al., Paris : Gallimard, « Folio essais », 2010 [1934]
* Genette, Gérard, ''L'Œuvre de l'art'', Paris : Seuil, 1994-1997, 2 volumes
* Jimenez, Marc, ''Qu'est-ce que l'esthétique ?'', Paris : Gallimard, « Folio essais », 1997
* Schaeffer, Jean-Marie, ''L'Art de l'âge moderne : l'esthétique et la philosophie de l'art du XVIII{{e}} siècle à nos jours'', Paris : Gallimard, 1992
[[Catégorie:Manuel de terminale de philosophie (livre)]]
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{{ManuelPhilo}}
L'art occupe une place importante dans nos vies. Nous le rencontrons dans les musées, dans les rues, dans la musique que nous écoutons ou les films que nous regardons. Mais qu'est-ce que l'art exactement ? Une chanson populaire est-elle de l'art au même titre qu'un opéra ? Un urinoir signé par Marcel Duchamp et exposé dans un musée est-il une œuvre d'art ? Et quand nous disons d'un tableau qu'il est beau, exprimons-nous un simple goût personnel ou prétendons-nous à quelque chose de plus ?
Ces questions ne sont pas seulement curieuses : elles touchent à des problèmes philosophiques bien réels. Définir l'art, c'est aussi se demander ce que cherche l'artiste, ce que l'œuvre nous fait, et ce que nous attendons d'elle. Ce chapitre suit un fil directeur : comprendre pourquoi il est si difficile de dire ce qu'est l'art, et examiner les principales réponses que les philosophes ont proposées. Nous verrons que chaque grande conception, qu'il s'agisse de l'art comme imitation, comme expression ou comme institution, éclaire un aspect du problème sans le résoudre complètement. La question du rapport entre art et technique reste, encore aujourd'hui, l'une des plus vives.
== I. Qu'est-ce que l'art ? ==
=== Une première difficulté : définir l'art ===
Définir l'art n'est pas simple. À première vue, nous reconnaissons tous un tableau, une sculpture ou une chanson. Pourtant, quand on essaye de dire précisément ce qui fait qu'une chose est de l'art, les difficultés commencent. Un urinoir exposé dans un musée est-il de l'art ? Une photographie peut-elle être de l'art au même titre qu'une peinture ? Une bande dessinée a-t-elle la même valeur artistique qu'un roman ?
Une difficulté supplémentaire vient du mot lui-même. Le terme français « art » vient du latin ''ars'', qui traduit le grec ''tekhnê''. Or, dans l'Antiquité, ces mots désignaient un savoir-faire au sens large : il y avait un art du médecin, un art du cordonnier, un art du peintre. Le sens moderne d'« art », qui désigne avant tout les beaux-arts (peinture, sculpture, musique, poésie...), ne s'est imposé qu'au XVIII{{e}} siècle. Rappelons donc que la séparation entre « art » et « technique » n'a pas toujours existé, et qu'elle reste philosophiquement discutée.
Les philosophes ont proposé plusieurs définitions de l'art au sens moderne. Pour certains, l'art se définit par sa fonction : il doit produire du beau, exprimer des émotions, ou imiter la réalité<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 595a-605c, trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934</ref>. Pour d'autres, l'art se définit par son contexte social : est art ce qu'une société ou une institution culturelle reconnaît comme tel<ref>George Dickie, ''Art and the Aesthetic: An Institutional Analysis'', Ithaca : Cornell University Press, 1974, p. 34</ref>.
=== L'art et le beau ===
[[Fichier:Mona Lisa, by Leonardo da Vinci, from C2RMF retouched.jpg|vignette|gauche|Léonard de Vinci, ''La Joconde'', 1503-1506, Musée du Louvre]]
Pendant longtemps, on a pensé que l'art avait pour fonction principale de produire de la beauté. Cette idée traverse une grande partie de l'histoire de la philosophie. Mais que signifie exactement dire d'une œuvre qu'elle est belle ?
Emmanuel Kant, au XVIII{{e}} siècle, propose une analyse célèbre de ce type de jugement. Quand je dis qu'une chose est belle, je n'exprime pas seulement mon plaisir personnel, comme lorsque je dis que j'aime le chocolat. Je prétends à quelque chose de plus : je demande en quelque sorte l'accord des autres, comme si la beauté de l'objet devait s'imposer à eux aussi<ref>Emmanuel Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §6, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>. C'est ce que Kant appelle l'universalité subjective du jugement de goût : je ne peux pas démontrer scientifiquement qu'une chose est belle, mais je prétends quand même que mon jugement vaut pour tout le monde. Le jugement de goût est subjectif (il porte sur mon sentiment), mais il prétend à une validité universelle.
Pour Kant, le beau se caractérise aussi par une forme qui plaît sans concept, c'est-à-dire sans que nous ayons besoin de savoir à quoi sert l'objet ou ce qu'il représente<ref>Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §2, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>. Quand nous admirons une fleur, nous la trouvons belle non pas parce qu'elle est utile, mais simplement parce que sa forme nous plaît, indépendamment de tout intérêt pratique.
Lier l'art à la beauté pose pourtant problème. Beaucoup d'œuvres d'art contemporaines ne cherchent pas à être belles : elles peuvent être dérangeantes, laides, provocatrices. Cela signifie-t-il qu'elles ne sont pas de l'art ? Au XX{{e}} siècle, de nombreux artistes ont remis en question l'idée que l'art doive produire du beau<ref>Arthur C. Danto, ''The Abuse of Beauty: Aesthetics and the Concept of Art'', Chicago : Open Court, 2003</ref>.
{{clr}}
== II. Les grandes conceptions de l'art ==
=== L'art comme imitation : la théorie de la mimésis ===
Pour Platon, certains arts, particulièrement la peinture et la poésie, sont essentiellement une imitation (''mimésis'') de la réalité<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 595a-608b, trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934</ref>. Soulignons que la critique de Platon ne porte pas sur tous les arts au sens grec (la médecine, l'architecture ou la rhétorique sont aussi des ''tekhnai''), mais spécifiquement sur les arts mimétiques qui produisent des images.
Cette critique repose sur la théorie des Idées. Pour Platon, le monde sensible que nous percevons n'est qu'une copie imparfaite des Idées éternelles, qui sont la véritable réalité. Or l'artiste qui peint un lit copie un lit sensible, qui est lui-même une copie de l'Idée du lit. L'art pictural est donc une copie de copie, deux fois éloignée de la vérité.
Cette vision de l'art mimétique est négative chez Platon. Pour lui, le peintre ne possède pas de connaissance véritable : il ne sait pas comment fabriquer un lit, il sait seulement comment représenter ses apparences. De plus, l'art mimétique s'adresse à la partie émotive de l'âme plutôt qu'à notre raison, ce qui peut nous égarer<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 605c</ref>. C'est pourquoi Platon va jusqu'à proposer d'exclure les poètes de la cité idéale.
[[Fichier:Greece Epidauros - ancient theatre.jpg|vignette|droite|Le théâtre d'Épidaure (IV{{e}} siècle av. J.-C.), Grèce]]
Aristote reprend l'idée de mimésis mais lui donne une signification beaucoup plus positive. Pour lui, l'imitation est naturelle à l'être humain : nous apprenons en imitant, et nous prenons plaisir à voir des imitations<ref>Aristote, ''Poétique'', 1448b4-17, trad. Dupont-Roc et Lallot, Paris : Seuil, 1980</ref>. La tragédie, par exemple, imite des actions humaines sérieuses et permet au spectateur de vivre une expérience particulière : la catharsis<ref>Aristote, ''Poétique'', 1449b24-28</ref>. Le sens exact de ce terme est discuté depuis l'Antiquité : on le traduit le plus souvent par « purification » des émotions de pitié et de peur, mais on a aussi proposé « purgation », « clarification » ou encore « mise en forme » des affects. Toutes ces traductions tentent de saisir l'idée que la tragédie agit sur les émotions du spectateur d'une manière bénéfique. Le théâtre grec, avec ses grandes représentations tragiques, illustre cette conception de l'art comme imitation capable de toucher profondément le spectateur.
;Mimésis
:Terme grec qui signifie « imitation ». Dans la philosophie antique, la mimésis désigne la représentation de la réalité par certains arts, notamment la peinture, la sculpture et la poésie.
{{clr}}
=== L'art comme expression ===
Une autre grande conception définit l'art comme expression des émotions. Selon cette théorie, l'artiste ne copie pas la réalité, mais exprime ses sentiments intérieurs à travers son œuvre. Quand un musicien compose une mélodie triste, il ne décrit pas la tristesse de l'extérieur, il la rend sensible directement dans les sons<ref>R. G. Collingwood, ''The Principles of Art'', Oxford : Clarendon Press, 1938</ref>.
Cette idée s'est développée surtout au XIX{{e}} et au XX{{e}} siècle, notamment avec le romantisme qui valorise la subjectivité de l'artiste et le processus créatif. L'œuvre d'art devient alors le moyen par lequel l'artiste communique avec le public : elle transmet des émotions que les mots ordinaires ne peuvent pas toujours formuler<ref>Léon Tolstoï, ''Qu'est-ce que l'art ?'', 1897</ref>.
Cette conception soulève cependant des questions. Toutes les œuvres d'art expriment-elles vraiment des émotions ? Et si oui, s'agit-il toujours des émotions de l'artiste ? Certaines œuvres peuvent être froides, calculées, conceptuelles, sans rapport apparent avec les sentiments personnels de leur créateur. Comment, par ailleurs, distinguer l'art de la simple décharge émotionnelle ? Crier sa colère n'est pas faire une œuvre : encore faut-il que l'émotion soit travaillée, mise en forme, partagée.
=== L'art comme institution sociale ===
[[Fichier:Marcel Duchamp, 1917, Fountain, photograph by Alfred Stieglitz.jpg|vignette|gauche|Marcel Duchamp, ''Fontaine'', 1917 (photographie d'Alfred Stieglitz)]]
Au XX{{e}} siècle, une nouvelle approche apparaît, souvent appelée théorie institutionnelle de l'art. Selon cette approche, ce qui fait qu'un objet est une œuvre d'art, ce n'est pas ses qualités propres (beauté, expression, imitation), mais le fait qu'il soit reconnu comme art dans un certain contexte.
Deux philosophes américains ont joué un rôle majeur dans cette approche, mais avec des accents différents. Arthur Danto insiste sur le fait qu'un objet ordinaire devient œuvre d'art quand il est inséré dans une « atmosphère de théorie artistique » et un « monde de l'art » (''artworld'') qui lui donne du sens<ref>Arthur C. Danto, « The Artworld », ''The Journal of Philosophy'', vol. 61, n° 19, 1964, p. 571-584</ref>. Pour Danto, c'est l'interprétation, la lecture culturelle de l'objet, qui le constitue comme œuvre. George Dickie propose une formulation plus structurelle : une œuvre d'art est un artefact sur lequel une personne agissant au nom du monde de l'art confère le statut de « candidat à l'appréciation »<ref>George Dickie, ''Art and the Aesthetic'', Ithaca : Cornell University Press, 1974, p. 34</ref>. Dickie met davantage l'accent sur le rôle des institutions concrètes (musées, galeries, critiques) qui attribuent ce statut.
Le « monde de l'art » désigne ainsi l'ensemble des institutions, des personnes et des pratiques qui entourent l'art : les musées, les galeries, les critiques, les conservateurs, les artistes eux-mêmes. Cette théorie explique pourquoi Marcel Duchamp a pu présenter un urinoir renversé, intitulé ''Fontaine'' (1917), comme une œuvre d'art. L'objet en lui-même n'a rien d'artistique : c'est un objet manufacturé ordinaire. Mais en le signant, en lui donnant un titre et en le présentant dans un contexte artistique, Duchamp l'a transformé en art. Ces objets, que Duchamp appelait des « ready-made », remettent en question l'idée traditionnelle selon laquelle l'artiste doit fabriquer ou transformer matériellement son œuvre.
Cette approche a l'avantage d'expliquer l'évolution de l'art et sa diversité. Elle montre que ce qui compte comme art change selon les époques et les sociétés. Elle soulève cependant plusieurs questions : qui décide ce qui est art ? Le monde de l'art a-t-il tous les pouvoirs ? Cette approche ne risque-t-elle pas de justifier n'importe quoi ? On lui objectera notamment qu'elle décrit le fonctionnement social de l'art sans dire pourquoi telle œuvre mérite plutôt qu'une autre d'être reconnue.
{{clr}}
== III. Art, technique et création ==
=== L'artiste et l'artisan ===
Comme nous l'avons vu, le mot « art » vient du latin ''ars'', qui traduit le grec ''tekhnê'' : ces termes désignaient à l'origine tout savoir-faire. Au sens ancien, le médecin, le menuisier et le peintre exerçaient tous un « art ». La distinction moderne entre l'artiste (qui crée des œuvres uniques) et l'artisan (qui fabrique des objets utiles selon des règles) n'a donc pas toujours existé.
Cette distinction s'établit progressivement à partir de la Renaissance et surtout au XVIII{{e}} siècle, avec la séparation des « beaux-arts » et des « arts mécaniques ». On peut la formuler par plusieurs critères, qu'il faut comprendre comme des tendances générales et non comme des oppositions absolues :
{| class="wikitable"
! L'artisan !! L'artiste
|-
| Fabrique surtout des objets utiles || Crée des œuvres dont la valeur n'est pas l'utilité
|-
| Suit le plus souvent des règles transmises || Invente parfois ses propres règles
|-
| Tend à reproduire le même type d'objet || Crée plutôt des œuvres singulières
|-
| Travaille pour un commanditaire ou un usage || Cherche l'expression ou la beauté
|}
Cette opposition reste fragile. Un artisan peut être créatif, inventer de nouvelles formes, faire preuve de goût. Inversement, un artiste suit aussi des techniques, apprend un métier, applique des règles. L'artisanat d'art produit des pièces uniques, tandis que certaines pratiques artistiques modernes ou contemporaines utilisent au contraire la série, la reproduction, voire la délégation de la fabrication à des assistants. Beaucoup d'œuvres anciennes étaient elles-mêmes produites par des ateliers fonctionnant comme des entreprises artisanales (pensons à l'atelier de Rubens). La frontière entre art et artisanat est donc plus souple qu'elle n'y paraît, et elle dépend en grande partie de la manière dont une société valorise certaines productions plutôt que d'autres.
=== Le génie et le travail ===
Une autre question concerne le rôle du génie et du travail dans la création artistique. Le mot « génie » désigne, dans la tradition philosophique, un don naturel exceptionnel. Pour Kant, le génie est le « talent (don de la nature) qui donne ses règles à l'art »<ref>Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §46, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>. Le génie crée des œuvres originales sans suivre de règles préétablies, et ces œuvres deviennent elles-mêmes modèles pour d'autres.
Cette conception, qui sera ensuite amplifiée par le romantisme, a parfois été contestée. De nombreux artistes ont insisté sur le fait que la création est aussi le résultat d'un long travail, d'une pratique patiente, d'un apprentissage technique. L'inspiration ne suffit pas : elle suppose une discipline régulière, sans laquelle l'œuvre ne peut prendre forme.
Génie et travail ne sont donc peut-être pas opposés. La création artistique semble exiger les deux : un don ou une sensibilité particulière, et l'effort patient qui permet à ce don de s'incarner dans une œuvre.
=== L'art est-il soumis à des règles ? ===
Cette question fait écho à la précédente. Si l'artiste est un créateur libre, doit-il respecter des règles ? La tradition classique affirmait l'existence de règles précises (perspective, harmonie, composition, proportions) que l'artiste devait connaître et suivre. Au XIX{{e}} et au XX{{e}} siècle, beaucoup d'artistes ont au contraire revendiqué la rupture avec les règles établies : peinture abstraite, musique atonale, poésie en vers libres.
Remarquons cependant que rompre avec certaines règles, c'est souvent en suivre d'autres ou en inventer de nouvelles. Une œuvre totalement sans règle serait-elle encore une œuvre, ou seulement un chaos ? La question, plutôt que de savoir s'il faut ou non des règles, est peut-être de savoir quel type de règles permet à la créativité de s'exprimer pleinement.
{{clr}}
== IV. Les enjeux de l'art ==
=== L'art et la vérité ===
:''Approfondir'' : [[Dictionnaire de philosophie/Art et Vérité|Art et Vérité]]
Une question décisive est de savoir si l'art peut dire quelque chose de vrai sur le monde. Pour Platon, comme nous l'avons vu, les arts mimétiques sont éloignés de la vérité puisqu'ils n'imitent que les apparences. On peut cependant penser autrement. Aristote considérait que la poésie révèle des vérités plus universelles que l'histoire, parce qu'elle dit non pas ce qui est arrivé, mais ce qui pourrait arriver selon la nécessité ou la vraisemblance<ref>Aristote, ''Poétique'', 1451b5-10</ref>.
Au XIX{{e}} siècle, Hegel affirme que l'art est une façon pour l'esprit de se manifester et de se connaître lui-même. L'art exprime la vérité de manière sensible, à travers des images et des formes, plutôt que par des concepts abstraits<ref>G. W. F. Hegel, ''Esthétique'', Introduction, trad. Charles Bénard revue par Benoît Timmermans, Paris : Le Livre de Poche, 1997 [1835]</ref>. Toutefois, Hegel ne place pas l'art à égalité avec la philosophie : pour lui, l'art, la religion et la philosophie sont les trois formes de l'« esprit absolu », et la philosophie occupe le rang le plus élevé parce qu'elle exprime conceptuellement, donc plus complètement, ce que l'art exprime sensiblement. L'art reste néanmoins une voie d'accès à la vérité, irremplaçable parce qu'il rend la pensée perceptible.
Deux leçons opposées peuvent ainsi être tirées de cette tradition : soit l'art s'éloigne de la vérité (Platon), soit il en est une forme privilégiée mais incomplète (Hegel). Dans tous les cas, la question du rapport entre art et vérité ne se réduit pas à celle de l'exactitude documentaire : un roman peut être faux dans les détails et révéler quelque chose de profondément vrai sur l'existence humaine.
=== L'art et la société ===
L'art n'existe jamais en dehors d'un contexte social. Il reflète la société dans laquelle il naît, avec ses valeurs, ses conflits, ses espoirs et ses contradictions. L'art peut être vu comme un miroir de la société, mais aussi comme un moyen de la critiquer ou de la transformer.
L'art peut avoir plusieurs fonctions sociales : renforcer l'identité d'un groupe, transmettre des traditions culturelles, célébrer des événements importants, contester l'ordre établi, dénoncer des injustices, ou imaginer d'autres façons de vivre. L'art politique, par exemple, utilise les images et les symboles pour faire passer des messages sur les questions sociales et politiques<ref>Walter Benjamin, « L'œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique », 1936</ref>.
Méfions-nous toutefois des interprétations trop simples. L'art n'est pas seulement un reflet passif de la société : il participe activement à la construction de nos façons de voir et de penser le monde. Les œuvres d'art peuvent ouvrir des perspectives nouvelles, faire voir des choses que l'on n'avait pas remarquées, faire éprouver des émotions que l'on ne connaissait pas. C'est en ce sens que l'art peut transformer la société : en transformant d'abord notre regard.
=== L'art et la liberté ===
Un dernier enjeu concerne la liberté de l'art. Faut-il que l'art soit complètement libre, sans contraintes ni obligations ? Ou doit-il se mettre au service de causes morales, politiques ou sociales ?
Cette question divise les philosophes et les artistes. Certains défendent l'idée de « l'art pour l'art », c'est-à-dire l'idée que l'art doit rester autonome et ne servir aucun but extérieur. D'autres pensent au contraire que l'art doit être engagé et servir des objectifs sociaux<ref>John Dewey, ''L'art comme expérience'', trad. J.-P. Cometti et al., Paris : Gallimard, « Folio essais », 2010 [1934]</ref>.
Cette tension traverse toute l'histoire de l'art moderne et contemporain. Elle pose une question décisive : l'art peut-il être à la fois libre et utile ? Peut-il échapper aux contraintes sociales tout en gardant une dimension collective et partagée ?
== V. Exemples de sujets de dissertation ==
=== Sujets sur la définition et la nature de l'art ===
* Qu'est-ce qu'une œuvre d'art ?
:Cette question nous demande de réfléchir aux critères qui font qu'un objet mérite le nom d'œuvre d'art. Est-ce la beauté ? Le fait d'être fabriqué par un artiste ? Le fait d'être exposé dans un musée ? Il faut examiner les différentes définitions possibles et leurs limites.
* L'art peut-il se passer de la référence au beau ?
:Pendant longtemps, on a pensé que l'art devait créer du beau. Mais beaucoup d'œuvres contemporaines sont laides, violentes ou dérangeantes. Peut-on les considérer comme de l'art ? Ce sujet interroge le lien entre art et beauté.
* Une œuvre d'art peut-elle ne pas être belle ?
:Cette question ressemble à la précédente mais insiste sur un cas particulier : peut-on appeler « œuvre d'art » quelque chose qui n'est pas beau ? Il faut distinguer la beauté d'autres qualités que peut avoir l'art : l'expression, la force, la provocation.
* L'originalité suffit-elle à faire la valeur d'une œuvre d'art ?
:On valorise souvent l'originalité en art : être nouveau, surprendre, innover. Mais est-ce suffisant ? Une œuvre simplement originale mais sans profondeur a-t-elle de la valeur ? Il faut peser ce qui compte vraiment dans une œuvre.
=== Sujets sur l'art et l'imitation ===
* L'œuvre d'art est-elle une imitation de la nature ?
:Selon Platon et Aristote, certains arts imitent la réalité. Un peintre copie un paysage, un sculpteur reproduit un corps humain. Mais tous les arts imitent-ils vraiment ? La musique abstraite ou la peinture non-figurative imitent-elles quelque chose ?
* L'art doit-il suivre la nature ?
:Ce sujet demande si l'artiste doit prendre la nature comme modèle ou s'il peut s'en écarter librement. Faut-il représenter les choses telles qu'elles sont ou peut-on les transformer, les déformer, les réinventer ?
* Faut-il prendre la nature pour modèle ?
:Question proche de la précédente. Elle interroge la légitimité de la nature comme référence pour l'art. L'artiste doit-il chercher à égaler ou dépasser la nature ? Ou doit-il créer quelque chose de totalement différent ?
* L'imitation en art est-elle aliénation ou invention ?
:Imiter, est-ce se soumettre à un modèle extérieur (aliénation) ou est-ce une façon de créer quelque chose de nouveau (invention) ? Même en copiant, l'artiste n'ajoute-t-il pas sa vision personnelle ?
=== Sujets sur l'art et la création ===
* L'artiste est-il un créateur ?
:Le terme « créateur » est fort : il désigne celui qui fait exister quelque chose à partir de rien. L'artiste crée-t-il vraiment ou se contente-t-il de transformer des matériaux existants ? Sa création est-elle comparable à celle d'un dieu ?
* L'artiste est-il nécessairement un homme de génie ?
:Le génie désigne un don naturel exceptionnel. Pour faire de l'art, faut-il être un génie ou peut-on être simplement talentueux, travailleur ? L'art est-il réservé à quelques élus ou accessible à tous ?
* L'art est-il le fruit du travail ou du génie ?
:Ce sujet oppose deux visions : l'art comme résultat d'un effort, d'une technique acquise par l'exercice (travail) ou l'art comme don spontané, inspiration venue naturellement (génie). Les deux sont-ils nécessaires ?
* L'artiste est-il maître de son œuvre ?
:L'artiste contrôle-t-il totalement ce qu'il crée ? Ou bien son œuvre lui échappe-t-elle une fois créée ? D'autres facteurs (l'inconscient, l'inspiration, le hasard, le public) n'interviennent-ils pas dans la création ?
=== Sujets sur l'art et la vérité ===
* L'art peut-il être un moyen d'accéder à la vérité ?
:Pour Platon, l'art mimétique nous éloigne de la vérité car il imite les apparences. Mais d'autres pensent que l'art révèle des vérités profondes sur l'existence humaine. Un roman, un tableau peuvent-ils nous apprendre quelque chose de vrai ?
* L'art nous éloigne-t-il de la réalité ?
:L'art crée des mondes imaginaires, invente des histoires, transforme les choses. Ne nous fait-il pas fuir la réalité plutôt que nous aider à la comprendre ? Ou bien nous permet-il de mieux voir cette réalité en la présentant autrement ?
* L'artiste nous fait-il découvrir des vérités ?
:Ce sujet demande si l'artiste a un rôle de révélateur : nous montre-t-il des aspects cachés du monde ou de nous-mêmes ? Ou bien nous offre-t-il seulement du plaisir et du divertissement ?
* L'art nous apprend-il quelque chose ?
:L'art a-t-il une fonction éducative ? Nous enseigne-t-il des connaissances, des émotions, des façons de voir ? Ou reste-t-il dans le domaine du sentiment sans nous transmettre de savoir véritable ?
=== Sujets sur l'art et la société ===
* L'art peut-il transformer la société ?
:L'art a-t-il un pouvoir politique et social ? Peut-il changer les mentalités, faire évoluer les mœurs, provoquer des changements collectifs ? Ou reste-t-il sans effet réel sur la vie sociale ?
* Une société peut-elle se passer d'art ?
:L'art est-il un luxe dont on pourrait se passer ou un besoin fondamental ? Toutes les sociétés humaines ont produit de l'art : est-ce un hasard ou une nécessité ?
* L'art est-il le reflet d'une société ?
:Ce sujet interroge le lien entre art et société. L'art exprime-t-il simplement les valeurs, les croyances, les problèmes d'une époque ? Ou possède-t-il une autonomie qui le met à distance de la société ?
* Les pratiques artistiques transforment-elles le monde ?
:Question proche de « l'art peut-il transformer la société ? » mais qui insiste sur l'action concrète. Les artistes, par leur travail quotidien, changent-ils vraiment quelque chose au monde ou leurs œuvres restent-elles sans conséquence ?
=== Sujets sur l'art et la liberté ===
* La liberté de l'artiste rend-elle impossible toute définition de l'art ?
:Si l'artiste est totalement libre de créer ce qu'il veut, peut-on encore définir ce qu'est l'art ? La liberté artistique ne conduit-elle pas à ce que n'importe quoi puisse être appelé art ?
* L'artiste doit-il chercher à plaire ?
:L'artiste crée-t-il pour son public ou pour lui-même ? Doit-il tenir compte des goûts de ceux qui regardent son œuvre ou peut-il les ignorer complètement ? Le succès commercial ou populaire est-il un critère de qualité ?
* L'artiste peut-il tout se permettre ?
:La liberté artistique a-t-elle des limites ? Peut-on tout montrer, tout dire au nom de l'art ? Y a-t-il des règles morales, politiques ou esthétiques que l'artiste doit respecter ?
* En quoi l'art favorise-t-il la liberté ?
:Ce sujet demande de montrer le lien positif entre art et liberté. Comment l'art nous libère-t-il ? En nous faisant imaginer d'autres possibles ? En nous permettant de critiquer l'ordre existant ? En développant notre sensibilité ?
=== Sujets sur l'art et la technique ===
* Y a-t-il une différence essentielle entre l'artiste et l'artisan ?
:L'artisan fabrique des objets utiles selon des règles établies. L'artiste crée des œuvres uniques et originales. Mais cette distinction est-elle vraiment fondamentale ? Un artisan ne peut-il pas être créatif ? Un artiste ne suit-il pas aussi des techniques ?
* L'art est-il soumis à des règles ?
:Peut-on faire de l'art sans respecter certaines règles (perspective, harmonie, composition) ? Ou bien l'artiste est-il totalement libre de s'affranchir de toute contrainte ? Les règles tuent-elles la créativité ou la rendent-elles possible ?
* Y a-t-il une beauté des objets techniques ?
:Un objet purement fonctionnel (une voiture, un pont, un ordinateur) peut-il être beau ? La technique et l'art sont-ils compatibles ou opposés ? La beauté nécessite-t-elle une intention artistique ?
=== Sujets sur la fonction de l'art ===
* L'art est-il nécessaire à l'homme ?
:Ce sujet demande si l'art répond à un besoin humain fondamental. Pourrait-on vivre sans art ou manquerait-il quelque chose d'essentiel à notre existence ? Qu'apporte l'art que rien d'autre ne peut apporter ?
* L'art est-il utile ?
:L'utilité désigne ce qui sert à quelque chose de pratique. L'art a-t-il une fonction précise ou reste-t-il dans le domaine du gratuit, du désintéressé ? Peut-on mesurer l'utilité de l'art ?
* La valeur de l'art réside-t-elle dans son inutilité ?
:Paradoxe : et si justement la grandeur de l'art était de ne servir à rien de pratique ? L'art nous permet-il d'échapper à la logique de l'utilité qui domine notre vie ? Son « inutilité » n'est-elle pas sa plus grande qualité ?
* L'homme a-t-il besoin de l'art ?
:Question proche de « l'art est-il nécessaire ? » mais formulée différemment. Elle insiste sur le besoin humain : qu'est-ce qui, dans notre nature, nous pousse vers l'art ? Quel manque l'art vient-il combler ?
== VI. Extraits d'œuvres philosophiques à étudier ==
=== Platon, ''La République'', Livre X (598b-c) ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| — Maintenant considère ceci. Quel but se propose la peinture relativement à chaque objet ? Est-ce de représenter ce qui est tel qu'il est, ou ce qui paraît tel qu'il paraît ; est-ce l'imitation de l'apparence ou de la réalité ?
— De l'apparence, dit-il.
— L'art d'imiter est donc bien éloigné du vrai, et, s'il peut tout exécuter, c'est, semble-t-il, qu'il ne touche qu'une petite partie de chaque chose, et cette partie n'est qu'un fantôme.|Platon, ''La République'', Livre X, 598b-c<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 598b-c, trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934</ref>}}
==== Explication ====
Dans ce passage, Socrate interroge la nature de la peinture, prise comme exemple d'art mimétique. Il établit une distinction fondamentale entre deux types de représentation :
* représenter les choses telles qu'elles sont (leur réalité essentielle)
* représenter les choses telles qu'elles paraissent (leur apparence sensible)
La réponse de son interlocuteur est claire : la peinture imite l'apparence, pas la réalité profonde.
Cette conclusion conduit Platon à affirmer que l'art mimétique est « bien éloigné du vrai ». Le peintre ne produit que des « fantômes », des simulacres qui ne touchent qu'une « petite partie » superficielle des choses.
Cette critique s'inscrit dans la théorie platonicienne des Idées : seules les Idées sont véritablement réelles, tandis que le monde sensible n'en est qu'une copie imparfaite, et la peinture n'est qu'une copie de cette copie. Précisons que la critique vise spécifiquement les arts mimétiques (peinture, poésie), et non tout savoir-faire (''tekhnê'').
;À retenir
:Pour Platon, les arts mimétiques s'éloignent de la vérité car ils imitent l'apparence et non l'essence des choses.
=== Aristote, ''Poétique'', chapitre 4 (1448b 4-19) ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| Il semble bien que deux causes, et deux causes naturelles, aient donné naissance à la poésie. Imiter est naturel aux hommes et se manifeste dès leur enfance (l'homme diffère des autres animaux en ce qu'il est très apte à l'imitation et c'est au moyen de celle-ci qu'il acquiert ses premières connaissances) et, en second lieu, tous les hommes prennent plaisir aux imitations.|Aristote, ''Poétique'', chapitre 4, 1448b<ref>Aristote, ''Poétique'', chapitre 4, 1448b, trad. Dupont-Roc et Lallot, Paris : Seuil, 1980</ref>}}
==== Explication ====
Aristote présente ici une conception profondément différente de l'imitation que celle de Platon. Pour Aristote, l'imitation (''mimésis'') n'est pas un éloignement dangereux de la vérité, mais une tendance naturelle de l'être humain, présente dès l'enfance.
Aristote identifie deux raisons pour lesquelles l'art imitatif existe et s'est développé :
# L'imitation comme moyen d'apprentissage : c'est en imitant que l'enfant acquiert ses premières connaissances. L'art a donc une fonction cognitive.
# L'imitation comme source de plaisir : nous prenons plaisir à reconnaître dans une représentation ce qu'elle représente, et nous prenons aussi plaisir au processus créateur lui-même.
L'art répond ainsi à un besoin humain fondamental.
;À retenir
:Pour Aristote, l'imitation est naturelle à l'homme et lui permet d'apprendre tout en lui procurant du plaisir.
=== Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §1 et §5 ===
==== Texte (§1) ====
{{Citation bloc| Pour décider si quelque chose est beau ou non, nous ne rapportons pas par l'entendement la représentation à l'objet en vue d'une connaissance, mais par l'imagination (peut-être liée à l'entendement) nous la rapportons au sujet et au sentiment de plaisir ou de peine de celui-ci. Le jugement de goût n'est donc pas un jugement de connaissance ; par conséquent il n'est pas logique, mais esthétique.|Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §1<ref>Emmanuel Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §1, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>}}
==== Texte (§5) ====
{{Citation bloc| Le goût est la faculté de juger d'un objet ou d'une représentation par une satisfaction dégagée de tout intérêt. L'objet d'une semblable satisfaction s'appelle beau.|Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §5<ref>Emmanuel Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §5, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>}}
==== Explication ====
Dans le premier extrait (§1), Kant établit la distinction entre jugement de connaissance et jugement de goût.
{| class="wikitable"
! Jugement de connaissance !! Jugement de goût
|-
| Porte sur l'objet || Porte sur le sentiment du sujet
|-
| Logique || Esthétique
|-
| Cherche à connaître || Exprime un plaisir
|}
Quand je juge qu'une chose est belle, je ne cherche pas à connaître l'objet mais j'exprime un sentiment. Le jugement esthétique ne porte pas sur les propriétés objectives de l'objet, mais sur l'effet que sa représentation produit en moi.
Le second extrait (§5) introduit la première des caractéristiques du beau : le désintéressement. Le jugement de goût doit être « dégagé de tout intérêt » : je ne dois pas me demander si l'objet m'est utile, ni s'il existe réellement, ni s'il satisfait mes désirs. Seuls comptent la représentation de l'objet et le plaisir qu'elle me procure.
Mais il faut compléter ce point par une autre idée centrale chez Kant, exposée plus loin (§6 et suivants) : le jugement de goût prétend à l'universalité subjective. Quand je dis « cette œuvre est belle », je ne dis pas seulement « elle me plaît », je demande l'accord d'autrui, comme si le beau valait pour tous. Cette prétention à l'universel est subjective, parce qu'elle ne repose pas sur un concept objectif : je ne peux pas démontrer la beauté comme on démontre un théorème. Le jugement esthétique est donc à la fois subjectif (par sa source) et universel (par sa prétention), ce qui en fait, pour Kant, un type de jugement très particulier.
;À retenir
:Pour Kant, le jugement de goût est désintéressé (sans considération d'utilité) et prétend à une universalité subjective : il vaut pour tous, mais sans reposer sur un concept démontrable.
=== Hegel, ''Esthétique'', Introduction ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| Mais il est permis de soutenir dès maintenant que le beau artistique est plus élevé que le beau dans la nature. Car la beauté artistique est la beauté née et comme deux fois née de l'esprit. Or autant l'esprit et ses créations sont plus élevées que la nature et ses manifestations, autant le beau artistique est lui aussi plus élevé que la beauté de la nature.|Hegel, ''Esthétique'', Introduction<ref>G. W. F. Hegel, ''Esthétique'', Introduction, trad. Charles Bénard revue par Benoît Timmermans, Paris : Le Livre de Poche, 1997 [1835]</ref>}}
==== Explication ====
Hegel renverse ici la hiérarchie traditionnelle qui plaçait la beauté naturelle au-dessus de la beauté artistique. Pour lui, une œuvre d'art, même médiocre, est supérieure à la plus belle chose naturelle, car elle est le produit de l'esprit.
L'expression « deux fois née de l'esprit » signifie que l'œuvre d'art est doublement spirituelle :
# Première naissance : elle est créée par un esprit humain (l'artiste)
# Seconde naissance : elle contient en elle un contenu spirituel (une idée, une signification)
La nature, au contraire, est privée d'esprit : elle existe de manière immédiate, sans réflexion ni liberté. L'œuvre d'art manifeste la liberté créatrice de l'esprit humain, et c'est cette dimension spirituelle qui fait sa valeur.
Précisons toutefois la position de l'art dans la philosophie hégélienne. L'art appartient, avec la religion et la philosophie, à ce que Hegel appelle l'« esprit absolu ». Mais ces trois formes ne sont pas équivalentes : l'art exprime la vérité de manière sensible (par des images), la religion sous la forme de la représentation, et la philosophie sous la forme du concept. La philosophie occupe donc le rang le plus élevé, parce qu'elle saisit conceptuellement ce que l'art ne fait que rendre sensible. L'art reste néanmoins une forme essentielle de manifestation de la vérité.
;À retenir
:Pour Hegel, l'art est supérieur à la nature parce qu'il est produit par l'esprit, mais il reste subordonné à la philosophie qui exprime conceptuellement ce que l'art exprime sensiblement.
=== Nietzsche, ''La Naissance de la tragédie'', §1 ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| Nous aurons beaucoup gagné pour la science esthétique quand nous serons parvenus non seulement à la compréhension logique, mais à la certitude immédiate de cette idée que le développement de l'art est lié à la dualité de l'apollinien et du dionysiaque, de même que la procréation suppose la dualité des sexes, au sein d'une lutte perpétuelle et par des réconciliations seulement périodiques.|Nietzsche, ''La Naissance de la tragédie'', §1<ref>Friedrich Nietzsche, ''La Naissance de la tragédie'', §1, trad. Michel Haar, Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy, Paris : Gallimard, 1977</ref>}}
==== Explication ====
Nietzsche introduit ici sa distinction fondamentale entre deux pulsions artistiques : l'apollinien (du nom du dieu Apollon) et le dionysiaque (du dieu Dionysos). Ces deux forces sont en tension permanente, comme les deux sexes dans la procréation, et leur union produit les plus grandes œuvres d'art.
{| class="wikitable"
! Apollinien !! Dionysiaque
|-
| Principe d'individualisation || Principe de dissolution
|-
| Forme, mesure, clarté || Ivresse, fusion, chaos
|-
| Beauté harmonieuse || Extase musicale
|-
| Images claires (sculpture) || Musique et danse
|-
| Rêve || Ivresse
|}
Nietzsche montre que l'art grec, et particulièrement la tragédie, réalise la synthèse de ces deux principes : le chœur dionysiaque et le dialogue apollinien s'unissent pour créer une œuvre qui permet d'affronter le tragique de l'existence.
;À retenir
:Pour Nietzsche, l'art naît de la tension entre deux forces : l'apollinien (ordre et forme) et le dionysiaque (ivresse et dissolution).
== Conclusion ==
L'art est une notion complexe qui ne se laisse pas enfermer dans une définition unique. Les différentes conceptions que nous avons présentées (l'art comme imitation, comme expression, comme institution) ne sont pas nécessairement contradictoires : elles éclairent des aspects différents de ce phénomène multiple qu'est l'art. La question du rapport entre art et technique, longtemps minorée par la tradition moderne, montre par ailleurs que les frontières du « beau » sont plus mouvantes qu'on ne le croit.
Plutôt que de chercher une réponse définitive à la question « qu'est-ce que l'art ? », le travail philosophique consiste donc à mettre en évidence les tensions qui traversent cette notion : entre imitation et création, entre génie et travail, entre liberté et engagement, entre vérité sensible et vérité conceptuelle. Comprendre ce qu'est l'art, c'est aussi comprendre quelque chose d'essentiel sur ce que nous sommes en tant qu'êtres humains capables de produire et de reconnaître des œuvres.
== Notes et Références ==
{{Références|colonnes = 2}}
== Bibliographie ==
=== Œuvres classiques ===
* [[s:Auteur:Platon|Platon]], ''[[s:La République|La République]]'', trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934, Livre X
* Aristote, ''[[s:Poétique (trad. Ruelle)|Poétique]]'', trad. Roselyne Dupont-Roc et Jean Lallot, Paris : Seuil, 1980
* Kant, Emmanuel, ''[[s:Critique du jugement|Critique de la faculté de juger]]'', trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993
* Hegel, Georg Wilhelm Friedrich, ''[[s:Cours d'Esthétique (Hegel)|Esthétique]]'', trad. Charles Bénard revue par Benoît Timmermans, Paris : Le Livre de Poche, 1997 [1835]
* Nietzsche, Friedrich, ''[[s:L’Origine de la Tragédie|La Naissance de la tragédie]]'', trad. Michel Haar, Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy, Paris : Gallimard, 1977
=== Études contemporaines ===
* Danto, Arthur C., ''La Transfiguration du banal'', trad. Claude Hary-Schaeffer, Paris : Seuil, 1989
* Dewey, John, ''L'art comme expérience'', trad. J.-P. Cometti et al., Paris : Gallimard, « Folio essais », 2010 [1934]
* Genette, Gérard, ''L'Œuvre de l'art'', Paris : Seuil, 1994-1997, 2 volumes
* Jimenez, Marc, ''Qu'est-ce que l'esthétique ?'', Paris : Gallimard, « Folio essais », 1997
* Schaeffer, Jean-Marie, ''L'Art de l'âge moderne : l'esthétique et la philosophie de l'art du XVIII{{e}} siècle à nos jours'', Paris : Gallimard, 1992
[[Catégorie:Manuel de terminale de philosophie (livre)]]
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{{ManuelPhilo}}
L'art occupe une place importante dans nos vies. Nous le rencontrons dans les musées, dans les rues, dans la musique que nous écoutons ou les films que nous regardons. Mais qu'est-ce que l'art exactement ? Une chanson populaire est-elle de l'art au même titre qu'un opéra ? Un urinoir signé par Marcel Duchamp et exposé dans un musée est-il une œuvre d'art ? Et quand nous disons d'un tableau qu'il est beau, exprimons-nous un simple goût personnel ou prétendons-nous à quelque chose de plus ?
Ces questions ne sont pas seulement curieuses : elles touchent à des problèmes philosophiques bien réels. Définir l'art, c'est aussi se demander ce que cherche l'artiste, ce que l'œuvre nous fait, et ce que nous attendons d'elle. Ce chapitre suit un fil directeur : comprendre pourquoi il est si difficile de dire ce qu'est l'art, et examiner les principales réponses que les philosophes ont proposées. Nous verrons que chaque grande conception, qu'il s'agisse de l'art comme imitation, comme expression ou comme institution, éclaire un aspect du problème sans le résoudre complètement. La question du rapport entre art et technique reste, encore aujourd'hui, l'une des plus vives.
== I. Qu'est-ce que l'art ? ==
=== Une première difficulté : définir l'art ===
Définir l'art n'est pas simple. À première vue, nous reconnaissons tous un tableau, une sculpture ou une chanson. Pourtant, quand on essaye de dire précisément ce qui fait qu'une chose est de l'art, les difficultés commencent. Un urinoir exposé dans un musée est-il de l'art ? Une photographie peut-elle être de l'art au même titre qu'une peinture ? Une bande dessinée a-t-elle la même valeur artistique qu'un roman ?
Une difficulté supplémentaire vient du mot lui-même. Le terme français « art » vient du latin ''ars'', qui traduit le grec ''tekhnê''. Or, dans l'Antiquité, ces mots désignaient un savoir-faire au sens large : il y avait un art du médecin, un art du cordonnier, un art du peintre. Le sens moderne d'« art », qui désigne avant tout les beaux-arts (peinture, sculpture, musique, poésie...), ne s'est imposé qu'au XVIII{{e}} siècle. Rappelons donc que la séparation entre « art » et « technique » n'a pas toujours existé, et qu'elle reste philosophiquement discutée.
Les philosophes ont proposé plusieurs définitions de l'art au sens moderne. Pour certains, l'art se définit par sa fonction : il doit produire du beau, exprimer des émotions, ou imiter la réalité<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 595a-605c, trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934</ref>. Pour d'autres, l'art se définit par son contexte social : est art ce qu'une société ou une institution culturelle reconnaît comme tel<ref>George Dickie, ''Art and the Aesthetic: An Institutional Analysis'', Ithaca : Cornell University Press, 1974, p. 34</ref>.
=== L'art et le beau ===
[[Fichier:Mona Lisa, by Leonardo da Vinci, from C2RMF retouched.jpg|vignette|gauche|Léonard de Vinci, ''La Joconde'', 1503-1506, Musée du Louvre]]
Pendant longtemps, on a pensé que l'art avait pour fonction principale de produire de la beauté. Cette idée traverse une grande partie de l'histoire de la philosophie. Mais que signifie exactement dire d'une œuvre qu'elle est belle ?
Emmanuel Kant, au XVIII{{e}} siècle, propose une analyse célèbre de ce type de jugement. Quand je dis qu'une chose est belle, je n'exprime pas seulement mon plaisir personnel, comme lorsque je dis que j'aime le chocolat. Je prétends à quelque chose de plus : je demande en quelque sorte l'accord des autres, comme si la beauté de l'objet devait s'imposer à eux aussi<ref>Emmanuel Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §6, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>. C'est ce que Kant appelle l'universalité subjective du jugement de goût : je ne peux pas démontrer scientifiquement qu'une chose est belle, mais je prétends quand même que mon jugement vaut pour tout le monde. Le jugement de goût est subjectif (il porte sur mon sentiment), mais il prétend à une validité universelle.
Pour Kant, le beau se caractérise aussi par une forme qui plaît sans concept, c'est-à-dire sans que nous ayons besoin de savoir à quoi sert l'objet ou ce qu'il représente<ref>Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §2, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>. Quand nous admirons une fleur, nous la trouvons belle non pas parce qu'elle est utile, mais simplement parce que sa forme nous plaît, indépendamment de tout intérêt pratique.
Lier l'art à la beauté pose pourtant problème. Beaucoup d'œuvres d'art contemporaines ne cherchent pas à être belles : elles peuvent être dérangeantes, laides, provocatrices. Cela signifie-t-il qu'elles ne sont pas de l'art ? Au XX{{e}} siècle, de nombreux artistes ont remis en question l'idée que l'art doive produire du beau<ref>Arthur C. Danto, ''The Abuse of Beauty: Aesthetics and the Concept of Art'', Chicago : Open Court, 2003</ref>.
{{clr}}
== II. Les grandes conceptions de l'art ==
=== L'art comme imitation : la théorie de la mimésis ===
Pour Platon, certains arts, particulièrement la peinture et la poésie, sont essentiellement une imitation (''mimésis'') de la réalité<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 595a-608b, trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934</ref>. Soulignons que la critique de Platon ne porte pas sur tous les arts au sens grec (la médecine, l'architecture ou la rhétorique sont aussi des ''tekhnai''), mais spécifiquement sur les arts mimétiques qui produisent des images.
Cette critique repose sur la théorie des Idées. Pour Platon, le monde sensible que nous percevons n'est qu'une copie imparfaite des Idées éternelles, qui sont la véritable réalité. Or l'artiste qui peint un lit copie un lit sensible, qui est lui-même une copie de l'Idée du lit. L'art pictural est donc une copie de copie, deux fois éloignée de la vérité.
Cette vision de l'art mimétique est négative chez Platon. Pour lui, le peintre ne possède pas de connaissance véritable : il ne sait pas comment fabriquer un lit, il sait seulement comment représenter ses apparences. De plus, l'art mimétique s'adresse à la partie émotive de l'âme plutôt qu'à notre raison, ce qui peut nous égarer<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 605c</ref>. C'est pourquoi Platon va jusqu'à proposer d'exclure les poètes de la cité idéale.
[[Fichier:Greece Epidauros - ancient theatre.jpg|vignette|droite|Le théâtre d'Épidaure (IV{{e}} siècle av. J.-C.), Grèce]]
Aristote reprend l'idée de mimésis mais lui donne une signification beaucoup plus positive. Pour lui, l'imitation est naturelle à l'être humain : nous apprenons en imitant, et nous prenons plaisir à voir des imitations<ref>Aristote, ''Poétique'', 1448b4-17, trad. Dupont-Roc et Lallot, Paris : Seuil, 1980</ref>. La tragédie, par exemple, imite des actions humaines sérieuses et permet au spectateur de vivre une expérience particulière : la catharsis<ref>Aristote, ''Poétique'', 1449b24-28</ref>. Le sens exact de ce terme est discuté depuis l'Antiquité : on le traduit le plus souvent par « purification » des émotions de pitié et de peur, mais on a aussi proposé « purgation », « clarification » ou encore « mise en forme » des affects. Toutes ces traductions tentent de saisir l'idée que la tragédie agit sur les émotions du spectateur d'une manière bénéfique. Le théâtre grec, avec ses grandes représentations tragiques, illustre cette conception de l'art comme imitation capable de toucher profondément le spectateur.
;Mimésis
:Terme grec qui signifie « imitation ». Dans la philosophie antique, la mimésis désigne la représentation de la réalité par certains arts, notamment la peinture, la sculpture et la poésie.
{{clr}}
=== L'art comme expression ===
Une autre grande conception définit l'art comme expression des émotions. Selon cette théorie, l'artiste ne copie pas la réalité, mais exprime ses sentiments intérieurs à travers son œuvre. Quand un musicien compose une mélodie triste, il ne décrit pas la tristesse de l'extérieur, il la rend sensible directement dans les sons<ref>R. G. Collingwood, ''The Principles of Art'', Oxford : Clarendon Press, 1938</ref>.
Cette idée s'est développée surtout au XIX{{e}} et au XX{{e}} siècle, notamment avec le romantisme qui valorise la subjectivité de l'artiste et le processus créatif. L'œuvre d'art devient alors le moyen par lequel l'artiste communique avec le public : elle transmet des émotions que les mots ordinaires ne peuvent pas toujours formuler<ref>Léon Tolstoï, ''Qu'est-ce que l'art ?'', 1897</ref>.
Cette conception soulève cependant des questions. Toutes les œuvres d'art expriment-elles vraiment des émotions ? Et si oui, s'agit-il toujours des émotions de l'artiste ? Certaines œuvres peuvent être froides, calculées, conceptuelles, sans rapport apparent avec les sentiments personnels de leur créateur. Comment, par ailleurs, distinguer l'art de la simple décharge émotionnelle ? Crier sa colère n'est pas faire une œuvre : encore faut-il que l'émotion soit travaillée, mise en forme, partagée.
=== L'art comme institution sociale ===
[[Fichier:Marcel Duchamp, 1917, Fountain, photograph by Alfred Stieglitz.jpg|vignette|gauche|Marcel Duchamp, ''Fontaine'', 1917 (photographie d'Alfred Stieglitz)]]
Au XX{{e}} siècle, une nouvelle approche apparaît, souvent appelée théorie institutionnelle de l'art. Selon cette approche, ce qui fait qu'un objet est une œuvre d'art, ce n'est pas ses qualités propres (beauté, expression, imitation), mais le fait qu'il soit reconnu comme art dans un certain contexte.
Deux philosophes américains ont joué un rôle majeur dans cette approche, mais avec des accents différents. Arthur Danto insiste sur le fait qu'un objet ordinaire devient œuvre d'art quand il est inséré dans une « atmosphère de théorie artistique » et un « monde de l'art » (''artworld'') qui lui donne du sens<ref>Arthur C. Danto, « The Artworld », ''The Journal of Philosophy'', vol. 61, n° 19, 1964, p. 571-584</ref>. Pour Danto, c'est l'interprétation, la lecture culturelle de l'objet, qui le constitue comme œuvre. George Dickie propose une formulation plus structurelle : une œuvre d'art est un artefact sur lequel une personne agissant au nom du monde de l'art confère le statut de « candidat à l'appréciation »<ref>George Dickie, ''Art and the Aesthetic'', Ithaca : Cornell University Press, 1974, p. 34</ref>. Dickie met davantage l'accent sur le rôle des institutions concrètes (musées, galeries, critiques) qui attribuent ce statut.
Le « monde de l'art » désigne ainsi l'ensemble des institutions, des personnes et des pratiques qui entourent l'art : les musées, les galeries, les critiques, les conservateurs, les artistes eux-mêmes. Cette théorie explique pourquoi Marcel Duchamp a pu présenter un urinoir renversé, intitulé ''Fontaine'' (1917), comme une œuvre d'art. L'objet en lui-même n'a rien d'artistique : c'est un objet manufacturé ordinaire. Mais en le signant, en lui donnant un titre et en le présentant dans un contexte artistique, Duchamp l'a transformé en art. Ces objets, que Duchamp appelait des « ready-made », remettent en question l'idée traditionnelle selon laquelle l'artiste doit fabriquer ou transformer matériellement son œuvre.
Cette approche a l'avantage d'expliquer l'évolution de l'art et sa diversité. Elle montre que ce qui compte comme art change selon les époques et les sociétés. Elle soulève cependant plusieurs questions : qui décide ce qui est art ? Le monde de l'art a-t-il tous les pouvoirs ? Cette approche ne risque-t-elle pas de justifier n'importe quoi ? On lui objectera notamment qu'elle décrit le fonctionnement social de l'art sans dire pourquoi telle œuvre mérite plutôt qu'une autre d'être reconnue.
{{clr}}
== III. Art, technique et création ==
=== L'artiste et l'artisan ===
Comme nous l'avons vu, le mot « art » vient du latin ''ars'', qui traduit le grec ''tekhnê'' : ces termes désignaient à l'origine tout savoir-faire. Au sens ancien, le médecin, le menuisier et le peintre exerçaient tous un « art ». La distinction moderne entre l'artiste (qui crée des œuvres uniques) et l'artisan (qui fabrique des objets utiles selon des règles) n'a donc pas toujours existé.
Cette distinction s'établit progressivement à partir de la Renaissance et surtout au XVIII{{e}} siècle, avec la séparation des « beaux-arts » et des « arts mécaniques ». On peut la formuler par plusieurs critères, qu'il faut comprendre comme des tendances générales et non comme des oppositions absolues :
{| class="wikitable"
! L'artisan !! L'artiste
|-
| Fabrique surtout des objets utiles || Crée des œuvres dont la valeur n'est pas l'utilité
|-
| Suit le plus souvent des règles transmises || Invente parfois ses propres règles
|-
| Tend à reproduire le même type d'objet || Crée plutôt des œuvres singulières
|-
| Travaille pour un commanditaire ou un usage || Cherche l'expression ou la beauté
|}
Cette opposition reste fragile. Un artisan peut être créatif, inventer de nouvelles formes, faire preuve de goût. Inversement, un artiste suit aussi des techniques, apprend un métier, applique des règles. L'artisanat d'art produit des pièces uniques, tandis que certaines pratiques artistiques modernes ou contemporaines utilisent au contraire la série, la reproduction, voire la délégation de la fabrication à des assistants. Beaucoup d'œuvres anciennes étaient elles-mêmes produites par des ateliers fonctionnant comme des entreprises artisanales (pensons à l'atelier de Rubens). La frontière entre art et artisanat est donc plus souple qu'elle n'y paraît, et elle dépend en grande partie de la manière dont une société valorise certaines productions plutôt que d'autres.
=== Le génie et le travail ===
Une autre question concerne le rôle du génie et du travail dans la création artistique. Le mot « génie » désigne, dans la tradition philosophique, un don naturel exceptionnel. Pour Kant, le génie est le « talent (don de la nature) qui donne ses règles à l'art »<ref>Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §46, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>. Le génie crée des œuvres originales sans suivre de règles préétablies, et ces œuvres deviennent elles-mêmes modèles pour d'autres.
Cette conception, qui sera ensuite amplifiée par le romantisme, a parfois été contestée. De nombreux artistes ont insisté sur le fait que la création est aussi le résultat d'un long travail, d'une pratique patiente, d'un apprentissage technique. L'inspiration ne suffit pas : elle suppose une discipline régulière, sans laquelle l'œuvre ne peut prendre forme.
Génie et travail ne sont donc peut-être pas opposés. La création artistique semble exiger les deux : un don ou une sensibilité particulière, et l'effort patient qui permet à ce don de s'incarner dans une œuvre.
=== L'art est-il soumis à des règles ? ===
Cette question fait écho à la précédente. Si l'artiste est un créateur libre, doit-il respecter des règles ? La tradition classique affirmait l'existence de règles précises (perspective, harmonie, composition, proportions) que l'artiste devait connaître et suivre. Au XIX{{e}} et au XX{{e}} siècle, beaucoup d'artistes ont au contraire revendiqué la rupture avec les règles établies : peinture abstraite, musique atonale, poésie en vers libres.
Remarquons cependant que rompre avec certaines règles, c'est souvent en suivre d'autres ou en inventer de nouvelles. Une œuvre totalement sans règle serait-elle encore une œuvre, ou seulement un chaos ? La question, plutôt que de savoir s'il faut ou non des règles, est peut-être de savoir quel type de règles permet à la créativité de s'exprimer pleinement.
{{clr}}
== IV. Les enjeux de l'art ==
=== L'art et la vérité ===
:''Approfondir'' : [[Dictionnaire de philosophie/Art et Vérité|Art et Vérité]]
Une question décisive est de savoir si l'art peut dire quelque chose de vrai sur le monde. Pour Platon, comme nous l'avons vu, les arts mimétiques sont éloignés de la vérité puisqu'ils n'imitent que les apparences. On peut cependant penser autrement. Aristote considérait que la poésie révèle des vérités plus universelles que l'histoire, parce qu'elle dit non pas ce qui est arrivé, mais ce qui pourrait arriver selon la nécessité ou la vraisemblance<ref>Aristote, ''Poétique'', 1451b5-10</ref>.
Au XIX{{e}} siècle, Hegel affirme que l'art est une façon pour l'esprit de se manifester et de se connaître lui-même. L'art exprime la vérité de manière sensible, à travers des images et des formes, plutôt que par des concepts abstraits<ref>G. W. F. Hegel, ''Esthétique'', Introduction, trad. Charles Bénard revue par Benoît Timmermans, Paris : Le Livre de Poche, 1997 [1835]</ref>. Toutefois, Hegel ne place pas l'art à égalité avec la philosophie : pour lui, l'art, la religion et la philosophie sont les trois formes de l'« esprit absolu », et la philosophie occupe le rang le plus élevé parce qu'elle exprime conceptuellement, donc plus complètement, ce que l'art exprime sensiblement. L'art reste néanmoins une voie d'accès à la vérité, irremplaçable parce qu'il rend la pensée perceptible.
Deux leçons opposées peuvent ainsi être tirées de cette tradition : soit l'art s'éloigne de la vérité (Platon), soit il en est une forme privilégiée mais incomplète (Hegel). Dans tous les cas, la question du rapport entre art et vérité ne se réduit pas à celle de l'exactitude documentaire : un roman peut être faux dans les détails et révéler quelque chose de profondément vrai sur l'existence humaine.
=== L'art et la société ===
L'art n'existe jamais en dehors d'un contexte social. Il reflète la société dans laquelle il naît, avec ses valeurs, ses conflits, ses espoirs et ses contradictions. L'art peut être vu comme un miroir de la société, mais aussi comme un moyen de la critiquer ou de la transformer.
L'art peut avoir plusieurs fonctions sociales : renforcer l'identité d'un groupe, transmettre des traditions culturelles, célébrer des événements importants, contester l'ordre établi, dénoncer des injustices, ou imaginer d'autres façons de vivre. L'art politique, par exemple, utilise les images et les symboles pour faire passer des messages sur les questions sociales et politiques<ref>Walter Benjamin, « L'œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique », 1936</ref>.
Méfions-nous toutefois des interprétations trop simples. L'art n'est pas seulement un reflet passif de la société : il participe activement à la construction de nos façons de voir et de penser le monde. Les œuvres d'art peuvent ouvrir des perspectives nouvelles, faire voir des choses que l'on n'avait pas remarquées, faire éprouver des émotions que l'on ne connaissait pas. C'est en ce sens que l'art peut transformer la société : en transformant d'abord notre regard.
=== L'art et la liberté ===
Un dernier enjeu concerne la liberté de l'art. Faut-il que l'art soit complètement libre, sans contraintes ni obligations ? Ou doit-il se mettre au service de causes morales, politiques ou sociales ?
Cette question divise les philosophes et les artistes. Certains défendent l'idée de « l'art pour l'art », c'est-à-dire l'idée que l'art doit rester autonome et ne servir aucun but extérieur. D'autres pensent au contraire que l'art doit être engagé et servir des objectifs sociaux<ref>John Dewey, ''L'art comme expérience'', trad. J.-P. Cometti et al., Paris : Gallimard, « Folio essais », 2010 [1934]</ref>.
Cette tension traverse toute l'histoire de l'art moderne et contemporain. Elle pose une question décisive : l'art peut-il être à la fois libre et utile ? Peut-il échapper aux contraintes sociales tout en gardant une dimension collective et partagée ?
== V. Exemples de sujets de dissertation ==
=== Sujets sur la définition et la nature de l'art ===
* Qu'est-ce qu'une œuvre d'art ?
:Cette question nous demande de réfléchir aux critères qui font qu'un objet mérite le nom d'œuvre d'art. Est-ce la beauté ? Le fait d'être fabriqué par un artiste ? Le fait d'être exposé dans un musée ? Il faut examiner les différentes définitions possibles et leurs limites.
* L'art peut-il se passer de la référence au beau ?
:Pendant longtemps, on a pensé que l'art devait créer du beau. Mais beaucoup d'œuvres contemporaines sont laides, violentes ou dérangeantes. Peut-on les considérer comme de l'art ? Ce sujet interroge le lien entre art et beauté.
* Une œuvre d'art peut-elle ne pas être belle ?
:Cette question ressemble à la précédente mais insiste sur un cas particulier : peut-on appeler « œuvre d'art » quelque chose qui n'est pas beau ? Il faut distinguer la beauté d'autres qualités que peut avoir l'art : l'expression, la force, la provocation.
* L'originalité suffit-elle à faire la valeur d'une œuvre d'art ?
:On valorise souvent l'originalité en art : être nouveau, surprendre, innover. Mais est-ce suffisant ? Une œuvre simplement originale mais sans profondeur a-t-elle de la valeur ? Il faut peser ce qui compte vraiment dans une œuvre.
=== Sujets sur l'art et l'imitation ===
* L'œuvre d'art est-elle une imitation de la nature ?
:Selon Platon et Aristote, certains arts imitent la réalité. Un peintre copie un paysage, un sculpteur reproduit un corps humain. Mais tous les arts imitent-ils vraiment ? La musique abstraite ou la peinture non-figurative imitent-elles quelque chose ?
* L'art doit-il suivre la nature ?
:Ce sujet demande si l'artiste doit prendre la nature comme modèle ou s'il peut s'en écarter librement. Faut-il représenter les choses telles qu'elles sont ou peut-on les transformer, les déformer, les réinventer ?
* Faut-il prendre la nature pour modèle ?
:Question proche de la précédente. Elle interroge la légitimité de la nature comme référence pour l'art. L'artiste doit-il chercher à égaler ou dépasser la nature ? Ou doit-il créer quelque chose de totalement différent ?
* L'imitation en art est-elle aliénation ou invention ?
:Imiter, est-ce se soumettre à un modèle extérieur (aliénation) ou est-ce une façon de créer quelque chose de nouveau (invention) ? Même en copiant, l'artiste n'ajoute-t-il pas sa vision personnelle ?
=== Sujets sur l'art et la création ===
* L'artiste est-il un créateur ?
:Le terme « créateur » est fort : il désigne celui qui fait exister quelque chose à partir de rien. L'artiste crée-t-il vraiment ou se contente-t-il de transformer des matériaux existants ? Sa création est-elle comparable à celle d'un dieu ?
* L'artiste est-il nécessairement un homme de génie ?
:Le génie désigne un don naturel exceptionnel. Pour faire de l'art, faut-il être un génie ou peut-on être simplement talentueux, travailleur ? L'art est-il réservé à quelques élus ou accessible à tous ?
* L'art est-il le fruit du travail ou du génie ?
:Ce sujet oppose deux visions : l'art comme résultat d'un effort, d'une technique acquise par l'exercice (travail) ou l'art comme don spontané, inspiration venue naturellement (génie). Les deux sont-ils nécessaires ?
* L'artiste est-il maître de son œuvre ?
:L'artiste contrôle-t-il totalement ce qu'il crée ? Ou bien son œuvre lui échappe-t-elle une fois créée ? D'autres facteurs (l'inconscient, l'inspiration, le hasard, le public) n'interviennent-ils pas dans la création ?
=== Sujets sur l'art et la vérité ===
* L'art peut-il être un moyen d'accéder à la vérité ?
:Pour Platon, l'art mimétique nous éloigne de la vérité car il imite les apparences. Mais d'autres pensent que l'art révèle des vérités profondes sur l'existence humaine. Un roman, un tableau peuvent-ils nous apprendre quelque chose de vrai ?
* L'art nous éloigne-t-il de la réalité ?
:L'art crée des mondes imaginaires, invente des histoires, transforme les choses. Ne nous fait-il pas fuir la réalité plutôt que nous aider à la comprendre ? Ou bien nous permet-il de mieux voir cette réalité en la présentant autrement ?
* L'artiste nous fait-il découvrir des vérités ?
:Ce sujet demande si l'artiste a un rôle de révélateur : nous montre-t-il des aspects cachés du monde ou de nous-mêmes ? Ou bien nous offre-t-il seulement du plaisir et du divertissement ?
* L'art nous apprend-il quelque chose ?
:L'art a-t-il une fonction éducative ? Nous enseigne-t-il des connaissances, des émotions, des façons de voir ? Ou reste-t-il dans le domaine du sentiment sans nous transmettre de savoir véritable ?
=== Sujets sur l'art et la société ===
* L'art peut-il transformer la société ?
:L'art a-t-il un pouvoir politique et social ? Peut-il changer les mentalités, faire évoluer les mœurs, provoquer des changements collectifs ? Ou reste-t-il sans effet réel sur la vie sociale ?
* Une société peut-elle se passer d'art ?
:L'art est-il un luxe dont on pourrait se passer ou un besoin fondamental ? Toutes les sociétés humaines ont produit de l'art : est-ce un hasard ou une nécessité ?
* L'art est-il le reflet d'une société ?
:Ce sujet interroge le lien entre art et société. L'art exprime-t-il simplement les valeurs, les croyances, les problèmes d'une époque ? Ou possède-t-il une autonomie qui le met à distance de la société ?
* Les pratiques artistiques transforment-elles le monde ?
:Question proche de « l'art peut-il transformer la société ? » mais qui insiste sur l'action concrète. Les artistes, par leur travail quotidien, changent-ils vraiment quelque chose au monde ou leurs œuvres restent-elles sans conséquence ?
=== Sujets sur l'art et la liberté ===
* La liberté de l'artiste rend-elle impossible toute définition de l'art ?
:Si l'artiste est totalement libre de créer ce qu'il veut, peut-on encore définir ce qu'est l'art ? La liberté artistique ne conduit-elle pas à ce que n'importe quoi puisse être appelé art ?
* L'artiste doit-il chercher à plaire ?
:L'artiste crée-t-il pour son public ou pour lui-même ? Doit-il tenir compte des goûts de ceux qui regardent son œuvre ou peut-il les ignorer complètement ? Le succès commercial ou populaire est-il un critère de qualité ?
* L'artiste peut-il tout se permettre ?
:La liberté artistique a-t-elle des limites ? Peut-on tout montrer, tout dire au nom de l'art ? Y a-t-il des règles morales, politiques ou esthétiques que l'artiste doit respecter ?
* En quoi l'art favorise-t-il la liberté ?
:Ce sujet demande de montrer le lien positif entre art et liberté. Comment l'art nous libère-t-il ? En nous faisant imaginer d'autres possibles ? En nous permettant de critiquer l'ordre existant ? En développant notre sensibilité ?
=== Sujets sur l'art et la technique ===
* Y a-t-il une différence essentielle entre l'artiste et l'artisan ?
:L'artisan fabrique des objets utiles selon des règles établies. L'artiste crée des œuvres uniques et originales. Mais cette distinction est-elle vraiment fondamentale ? Un artisan ne peut-il pas être créatif ? Un artiste ne suit-il pas aussi des techniques ?
* L'art est-il soumis à des règles ?
:Peut-on faire de l'art sans respecter certaines règles (perspective, harmonie, composition) ? Ou bien l'artiste est-il totalement libre de s'affranchir de toute contrainte ? Les règles tuent-elles la créativité ou la rendent-elles possible ?
* Y a-t-il une beauté des objets techniques ?
:Un objet purement fonctionnel (une voiture, un pont, un ordinateur) peut-il être beau ? La technique et l'art sont-ils compatibles ou opposés ? La beauté nécessite-t-elle une intention artistique ?
=== Sujets sur la fonction de l'art ===
* L'art est-il nécessaire à l'homme ?
:Ce sujet demande si l'art répond à un besoin humain fondamental. Pourrait-on vivre sans art ou manquerait-il quelque chose d'essentiel à notre existence ? Qu'apporte l'art que rien d'autre ne peut apporter ?
* L'art est-il utile ?
:L'utilité désigne ce qui sert à quelque chose de pratique. L'art a-t-il une fonction précise ou reste-t-il dans le domaine du gratuit, du désintéressé ? Peut-on mesurer l'utilité de l'art ?
* La valeur de l'art réside-t-elle dans son inutilité ?
:Paradoxe : et si justement la grandeur de l'art était de ne servir à rien de pratique ? L'art nous permet-il d'échapper à la logique de l'utilité qui domine notre vie ? Son « inutilité » n'est-elle pas sa plus grande qualité ?
* L'homme a-t-il besoin de l'art ?
:Question proche de « l'art est-il nécessaire ? » mais formulée différemment. Elle insiste sur le besoin humain : qu'est-ce qui, dans notre nature, nous pousse vers l'art ? Quel manque l'art vient-il combler ?
== VI. Extraits d'œuvres philosophiques à étudier ==
=== Platon, ''La République'', Livre X (598b-c) ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| — Maintenant considère ceci. Quel but se propose la peinture relativement à chaque objet ? Est-ce de représenter ce qui est tel qu'il est, ou ce qui paraît tel qu'il paraît ; est-ce l'imitation de l'apparence ou de la réalité ?
— De l'apparence, dit-il.
— L'art d'imiter est donc bien éloigné du vrai, et, s'il peut tout exécuter, c'est, semble-t-il, qu'il ne touche qu'une petite partie de chaque chose, et cette partie n'est qu'un fantôme.|Platon, ''La République'', Livre X, 598b-c<ref>Platon, ''La République'', Livre X, 598b-c, trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934</ref>}}
==== Explication ====
Dans ce passage, Socrate interroge la nature de la peinture, prise comme exemple d'art mimétique. Il établit une distinction fondamentale entre deux types de représentation :
* représenter les choses telles qu'elles sont (leur réalité essentielle)
* représenter les choses telles qu'elles paraissent (leur apparence sensible)
La réponse de son interlocuteur est claire : la peinture imite l'apparence, pas la réalité profonde.
Cette conclusion conduit Platon à affirmer que l'art mimétique est « bien éloigné du vrai ». Le peintre ne produit que des « fantômes », des simulacres qui ne touchent qu'une « petite partie » superficielle des choses.
Cette critique s'inscrit dans la théorie platonicienne des Idées : seules les Idées sont véritablement réelles, tandis que le monde sensible n'en est qu'une copie imparfaite, et la peinture n'est qu'une copie de cette copie. Précisons que la critique vise spécifiquement les arts mimétiques (peinture, poésie), et non tout savoir-faire (''tekhnê'').
;À retenir
:Pour Platon, les arts mimétiques s'éloignent de la vérité car ils imitent l'apparence et non l'essence des choses.
=== Aristote, ''Poétique'', chapitre 4 (1448b 4-19) ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| Il semble bien que deux causes, et deux causes naturelles, aient donné naissance à la poésie. Imiter est naturel aux hommes et se manifeste dès leur enfance (l'homme diffère des autres animaux en ce qu'il est très apte à l'imitation et c'est au moyen de celle-ci qu'il acquiert ses premières connaissances) et, en second lieu, tous les hommes prennent plaisir aux imitations.|Aristote, ''Poétique'', chapitre 4, 1448b<ref>Aristote, ''Poétique'', chapitre 4, 1448b, trad. Dupont-Roc et Lallot, Paris : Seuil, 1980</ref>}}
==== Explication ====
Aristote présente ici une conception profondément différente de l'imitation que celle de Platon. Pour Aristote, l'imitation (''mimésis'') n'est pas un éloignement dangereux de la vérité, mais une tendance naturelle de l'être humain, présente dès l'enfance.
Aristote identifie deux raisons pour lesquelles l'art imitatif existe et s'est développé :
# L'imitation comme moyen d'apprentissage : c'est en imitant que l'enfant acquiert ses premières connaissances. L'art a donc une fonction cognitive.
# L'imitation comme source de plaisir : nous prenons plaisir à reconnaître dans une représentation ce qu'elle représente, et nous prenons aussi plaisir au processus créateur lui-même.
L'art répond ainsi à un besoin humain fondamental.
;À retenir
:Pour Aristote, l'imitation est naturelle à l'homme et lui permet d'apprendre tout en lui procurant du plaisir.
=== Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §1 et §5 ===
==== Texte (§1) ====
{{Citation bloc| Pour décider si quelque chose est beau ou non, nous ne rapportons pas par l'entendement la représentation à l'objet en vue d'une connaissance, mais par l'imagination (peut-être liée à l'entendement) nous la rapportons au sujet et au sentiment de plaisir ou de peine de celui-ci. Le jugement de goût n'est donc pas un jugement de connaissance ; par conséquent il n'est pas logique, mais esthétique.|Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §1<ref>Emmanuel Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §1, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>}}
==== Texte (§5) ====
{{Citation bloc| Le goût est la faculté de juger d'un objet ou d'une représentation par une satisfaction dégagée de tout intérêt. L'objet d'une semblable satisfaction s'appelle beau.|Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §5<ref>Emmanuel Kant, ''Critique de la faculté de juger'', §5, trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993</ref>}}
==== Explication ====
Dans le premier extrait (§1), Kant établit la distinction entre jugement de connaissance et jugement de goût.
{| class="wikitable"
! Jugement de connaissance !! Jugement de goût
|-
| Porte sur l'objet || Porte sur le sentiment du sujet
|-
| Logique || Esthétique
|-
| Cherche à connaître || Exprime un plaisir
|}
Quand je juge qu'une chose est belle, je ne cherche pas à connaître l'objet mais j'exprime un sentiment. Le jugement esthétique ne porte pas sur les propriétés objectives de l'objet, mais sur l'effet que sa représentation produit en moi.
Le second extrait (§5) introduit la première des caractéristiques du beau : le désintéressement. Le jugement de goût doit être « dégagé de tout intérêt » : je ne dois pas me demander si l'objet m'est utile, ni s'il existe réellement, ni s'il satisfait mes désirs. Seuls comptent la représentation de l'objet et le plaisir qu'elle me procure.
Mais il faut compléter ce point par une autre idée centrale chez Kant, exposée plus loin (§6 et suivants) : le jugement de goût prétend à l'universalité subjective. Quand je dis « cette œuvre est belle », je ne dis pas seulement « elle me plaît », je demande l'accord d'autrui, comme si le beau valait pour tous. Cette prétention à l'universel est subjective, parce qu'elle ne repose pas sur un concept objectif : je ne peux pas démontrer la beauté comme on démontre un théorème. Le jugement esthétique est donc à la fois subjectif (par sa source) et universel (par sa prétention), ce qui en fait, pour Kant, un type de jugement très particulier.
;À retenir
:Pour Kant, le jugement de goût est désintéressé (sans considération d'utilité) et prétend à une universalité subjective : il vaut pour tous, mais sans reposer sur un concept démontrable.
=== Hegel, ''Esthétique'', Introduction ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| Mais il est permis de soutenir dès maintenant que le beau artistique est plus élevé que le beau dans la nature. Car la beauté artistique est la beauté née et comme deux fois née de l'esprit. Or autant l'esprit et ses créations sont plus élevées que la nature et ses manifestations, autant le beau artistique est lui aussi plus élevé que la beauté de la nature.|Hegel, ''Esthétique'', Introduction<ref>G. W. F. Hegel, ''Esthétique'', Introduction, trad. Charles Bénard revue par Benoît Timmermans, Paris : Le Livre de Poche, 1997 [1835]</ref>}}
==== Explication ====
Hegel renverse ici la hiérarchie traditionnelle qui plaçait la beauté naturelle au-dessus de la beauté artistique. Pour lui, une œuvre d'art, même médiocre, est supérieure à la plus belle chose naturelle, car elle est le produit de l'esprit.
L'expression « deux fois née de l'esprit » signifie que l'œuvre d'art est doublement spirituelle :
# Première naissance : elle est créée par un esprit humain (l'artiste)
# Seconde naissance : elle contient en elle un contenu spirituel (une idée, une signification)
La nature, au contraire, est privée d'esprit : elle existe de manière immédiate, sans réflexion ni liberté. L'œuvre d'art manifeste la liberté créatrice de l'esprit humain, et c'est cette dimension spirituelle qui fait sa valeur.
Précisons toutefois la position de l'art dans la philosophie hégélienne. L'art appartient, avec la religion et la philosophie, à ce que Hegel appelle l'« esprit absolu ». Mais ces trois formes ne sont pas équivalentes : l'art exprime la vérité de manière sensible (par des images), la religion sous la forme de la représentation, et la philosophie sous la forme du concept. La philosophie occupe donc le rang le plus élevé, parce qu'elle saisit conceptuellement ce que l'art ne fait que rendre sensible. L'art reste néanmoins une forme essentielle de manifestation de la vérité.
;À retenir
:Pour Hegel, l'art est supérieur à la nature parce qu'il est produit par l'esprit, mais il reste subordonné à la philosophie qui exprime conceptuellement ce que l'art exprime sensiblement.
=== Nietzsche, ''La Naissance de la tragédie'', §1 ===
==== Texte ====
{{Citation bloc| Nous aurons beaucoup gagné pour la science esthétique quand nous serons parvenus non seulement à la compréhension logique, mais à la certitude immédiate de cette idée que le développement de l'art est lié à la dualité de l'apollinien et du dionysiaque, de même que la procréation suppose la dualité des sexes, au sein d'une lutte perpétuelle et par des réconciliations seulement périodiques.|Nietzsche, ''La Naissance de la tragédie'', §1<ref>Friedrich Nietzsche, ''La Naissance de la tragédie'', §1, trad. Michel Haar, Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy, Paris : Gallimard, 1977</ref>}}
==== Explication ====
Nietzsche introduit ici sa distinction fondamentale entre deux pulsions artistiques : l'apollinien (du nom du dieu Apollon) et le dionysiaque (du dieu Dionysos). Ces deux forces sont en tension permanente, comme les deux sexes dans la procréation, et leur union produit les plus grandes œuvres d'art.
{| class="wikitable"
! Apollinien !! Dionysiaque
|-
| Principe d'individualisation || Principe de dissolution
|-
| Forme, mesure, clarté || Ivresse, fusion, chaos
|-
| Beauté harmonieuse || Extase musicale
|-
| Images claires (sculpture) || Musique et danse
|-
| Rêve || Ivresse
|}
Nietzsche montre que l'art grec, et particulièrement la tragédie, réalise la synthèse de ces deux principes : le chœur dionysiaque et le dialogue apollinien s'unissent pour créer une œuvre qui permet d'affronter le tragique de l'existence.
;À retenir
:Pour Nietzsche, l'art naît de la tension entre deux forces : l'apollinien (ordre et forme) et le dionysiaque (ivresse et dissolution).
== Conclusion ==
L'art est une notion complexe qui ne se laisse pas enfermer dans une définition unique. Les différentes conceptions que nous avons présentées (l'art comme imitation, comme expression, comme institution) ne sont pas nécessairement contradictoires : elles éclairent des aspects différents de ce phénomène multiple qu'est l'art. La question du rapport entre art et technique, longtemps minorée par la tradition moderne, montre par ailleurs que les frontières du « beau » sont plus mouvantes qu'on ne le croit.
Plutôt que de chercher une réponse définitive à la question « qu'est-ce que l'art ? », le travail philosophique consiste donc à mettre en évidence les tensions qui traversent cette notion : entre imitation et création, entre génie et travail, entre liberté et engagement, entre vérité sensible et vérité conceptuelle. Comprendre ce qu'est l'art, c'est aussi comprendre quelque chose d'essentiel sur ce que nous sommes en tant qu'êtres humains capables de produire et de reconnaître des œuvres.
== Notes et Références ==
{{Références|colonnes = 2}}
== Bibliographie ==
=== Œuvres classiques ===
* [[Pour lire Platon|Platon]], ''[[s:La République|La République]]'', trad. Émile Chambry, Paris : Les Belles Lettres, 1934, Livre X
* Aristote, ''[[s:Poétique (trad. Ruelle)|Poétique]]'', trad. Roselyne Dupont-Roc et Jean Lallot, Paris : Seuil, 1980
* Kant, Emmanuel, ''[[s:Critique du jugement|Critique de la faculté de juger]]'', trad. Alexis Philonenko, Paris : Vrin, 1993
* Hegel, Georg Wilhelm Friedrich, ''[[s:Cours d'Esthétique (Hegel)|Esthétique]]'', trad. Charles Bénard revue par Benoît Timmermans, Paris : Le Livre de Poche, 1997 [1835]
* Nietzsche, Friedrich, ''[[s:L’Origine de la Tragédie|La Naissance de la tragédie]]'', trad. Michel Haar, Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy, Paris : Gallimard, 1977
=== Études contemporaines ===
* Danto, Arthur C., ''La Transfiguration du banal'', trad. Claude Hary-Schaeffer, Paris : Seuil, 1989
* Dewey, John, ''L'art comme expérience'', trad. J.-P. Cometti et al., Paris : Gallimard, « Folio essais », 2010 [1934]
* Genette, Gérard, ''L'Œuvre de l'art'', Paris : Seuil, 1994-1997, 2 volumes
* Jimenez, Marc, ''Qu'est-ce que l'esthétique ?'', Paris : Gallimard, « Folio essais », 1997
* Schaeffer, Jean-Marie, ''L'Art de l'âge moderne : l'esthétique et la philosophie de l'art du XVIII{{e}} siècle à nos jours'', Paris : Gallimard, 1992
[[Catégorie:Manuel de terminale de philosophie (livre)]]
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Discussion:Manuel de terminale de philosophie/Art
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>Maintenant que le lien entre la création d'Internet et le mouvement Wikimédia est établi, découvrons à présent l'application la plus connue du réseau, que l'on nomme le ''[[w:World Wide Web|World Wide Web]]'', ou plus simplement ''« Web »''. C'est [[w:fr : Tim Berners-Lee|Tim Berners-Lee]] qui en fut l’inventeur, lorsqu’il était encore actif à l'[[w:Organisation_européenne_pour_la_recherche_nucléaire|Organisation européenne pour la recherche nucléaire]]. Il avait pour idée de créer un espace d’échange public par l’intermédiaire d'Internet, et pour y parvenir, il mit au point le logiciel « [[w:fr:WorldWideWeb|''WorldWideWeb'']] », rebaptisé Nexus pour éviter toute confusion entre les deux termes<ref>{{Lien web|langue=|auteur=W3C|titre=Tim Berners-Lee : WorldWideWeb, the first Web client|url=https://web.archive.org/web/20201104024350/http://www.w3.org/People/Berners-Lee/WorldWideWeb.html|site=|consulté le=}}.</ref>[[Fichier:Sir Tim Berners-Lee (cropped).jpg|vignette|<small>Figure 10 : Tim Berners-Lee en 2014.</small>|gauche|375x375px]]
Grâce à un système d’indexation appelé [[w:Hypertexte|hypertexte]], ce programme informatique a permis de produire et de connecter des espaces numériques, que l'on intitule sites Web. Ceux-ci sont composés de pages web, hébergées sur des ordinateurs distants, mais connectés entre eux au travers du réseau Internet. Pour permettre ce type de connexion, Berners-Lee mit au point le ''[[w:fr : Hypertext Transfer Protocol|Hypertext Transfer Protocol]]'' ou HTTP, un nouveau protocole de communication simple en soi, mais dont la mise en œuvre technique est compliquée.
Pour veiller au bon fonctionnement et au bon usage de l'espace web, des règles de standardisation ont tout d'abord été édictées par l’association ''[[w:fr : Internet Society|Internet Society]]''. Après quoi, Berners-Lee fonda le [[w:W3C|W3C]], un consortium international dont la devise est : « un seul Web partout et pour tous »<ref>{{Lien web|langue=|auteur=W3C|titre=La mission du W3C|url=https://web.archive.org/web/20201031040456/https://www.w3c.fr/a-propos-du-w3c-france/la-mission-du-w3c/|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. Si ce slogan nous apparaît très naturel aujourd’hui, il faut toutefois savoir que l'espace Web a bien failli être régi séparément par des acteurs commerciaux, avec tous les droits d'accès que cela aurait pu engendrer.
À partir du trente avril 1993, jour du dépôt du logiciel Nexus dans le [[Le domaine public|domaine public]] par [[w:Robert Cailliau|Robert Cailliau]], un collègue de Berners-Lee chargé de la promotion de son projet, un tel scénario était en effet possible. Sauf qu'après le départ de Berners-Lee, devenu président du W3C, [[w:François Flückiger|François Flückiger]], qui avait repris son poste au sein du [[w:Organisation_européenne_pour_la_recherche_nucléaire|CERN]]<ref>{{Ouvrage|auteur1=James Gillies|auteur2=Robert Cailliau|titre=How the Web Was Born – The Story of the World Wide Web|éditeur=Oxford University Press|date=septembre 2000|pages totales=372|isbn=978-0-19-286207-5}}.</ref>, eut la présence d'esprit de réagir à temps. Selon le livre ''Alexandria'' qui parcourt l'histoire de Robert Caillau''<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Quentin|nom1=Jardon|titre=Alexandria : les pionniers oubliés du web : récit|passage=154|lieu=Paris|éditeur=Gallimard|date=2019|pages totales=|isbn=978-2-07-285287-9|oclc=1107518440}}.</ref>'', voici ce qui aurait pu se passer si le code de l’éditeur HTML n'avait finalement pas été placé sous licence libre.
<blockquote>
La philanthropie de Robert, c’est très sympa, mais ça expose le Web à d’horribles dangers. Une entreprise pourrait s’emparer du code source, corriger un minuscule bug, s’approprier le « nouveau » logiciel et enfin faire payer une licence à ses utilisateurs. L’ogre Microsoft, par exemple, serait du genre à flairer le bon plan pour écraser son ennemi Macintosh. Les détenteurs d’un PC devraient alors débourser un certain montant pour profiter des fonctionnalités du Web copyrighté Microsoft. Les détenteurs d’un Macintosh, eux, navigueraient sur un Web de plus en plus éloigné de celui vendu par Bill Gates, d’abord gratuit peut-être, avant d’être soumis lui aussi à une licence.
</blockquote>
Face à un tel scénario, nous découvrons de nouveau à quel point le concept de licence libre a fondamentalement changé le cours de la révolution numérique. Sans cela, nos expériences et nos usages de l'espace numérique auraient été totalement différents. L'utopie Wikipédia, par exemple, n'aurait certainement pas vu le jour, en raison de l'éclatement des espaces numériques et des coûts d'accès auxquels seraient confrontés les bénévoles qui ont construit le projet. Quoi qu'il en soit, et au niveau technique, une fois l'espace web apparu, il ne manquait plus que l'apparition des plateformes wiki pour permettre la création d'une encyclopédie collaborative au format numérique.{{AutoCat}}
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Lionel Scheepmans
20012
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<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>Maintenant que le lien entre la création d'Internet et le mouvement Wikimédia est établi, découvrons à présent l'application la plus connue du réseau, que l'on nomme le ''[[w:World Wide Web|World Wide Web]]'', ou plus simplement ''« Web »''. C'est [[w:fr : Tim Berners-Lee|Tim Berners-Lee]] qui en fut l’inventeur, lorsqu’il était encore actif à l'[[w:Organisation_européenne_pour_la_recherche_nucléaire|Organisation européenne pour la recherche nucléaire]]. Il avait pour idée de créer un espace d’échange public par l’intermédiaire d'Internet, et pour y parvenir, il mit au point le logiciel « [[w:fr:WorldWideWeb|''WorldWideWeb'']] », rebaptisé Nexus pour éviter toute confusion entre les deux termes<ref>{{Lien web|langue=|auteur=W3C|titre=Tim Berners-Lee : WorldWideWeb, the first Web client|url=https://web.archive.org/web/20201104024350/http://www.w3.org/People/Berners-Lee/WorldWideWeb.html|site=|consulté le=}}.</ref>[[Fichier:Sir Tim Berners-Lee (cropped).jpg|vignette|<small>Figure 10. Tim Berners-Lee en 2014.</small>|gauche|375x375px]]
Grâce à un système d’indexation appelé [[w:Hypertexte|hypertexte]], ce programme informatique a permis de produire et de connecter des espaces numériques, que l'on intitule sites Web. Ceux-ci sont composés de pages web, hébergées sur des ordinateurs distants, mais connectés entre eux au travers du réseau Internet. Pour permettre ce type de connexion, Berners-Lee mit au point le ''[[w:fr : Hypertext Transfer Protocol|Hypertext Transfer Protocol]]'' ou HTTP, un nouveau protocole de communication simple en soi, mais dont la mise en œuvre technique est compliquée.
Pour veiller au bon fonctionnement et au bon usage de l'espace web, des règles de standardisation ont tout d'abord été édictées par l’association ''[[w:fr : Internet Society|Internet Society]]''. Après quoi, Berners-Lee fonda le [[w:W3C|W3C]], un consortium international dont la devise est : « un seul Web partout et pour tous »<ref>{{Lien web|langue=|auteur=W3C|titre=La mission du W3C|url=https://web.archive.org/web/20201031040456/https://www.w3c.fr/a-propos-du-w3c-france/la-mission-du-w3c/|site=|date=|consulté le=}}.</ref>. Si ce slogan nous apparaît très naturel aujourd’hui, il faut toutefois savoir que l'espace Web a bien failli être régi séparément par des acteurs commerciaux, avec tous les droits d'accès que cela aurait pu engendrer.
À partir du trente avril 1993, jour du dépôt du logiciel Nexus dans le [[Le domaine public|domaine public]] par [[w:Robert Cailliau|Robert Cailliau]], un collègue de Berners-Lee chargé de la promotion de son projet, un tel scénario était en effet possible. Sauf qu'après le départ de Berners-Lee, devenu président du W3C, [[w:François Flückiger|François Flückiger]], qui avait repris son poste au sein du [[w:Organisation_européenne_pour_la_recherche_nucléaire|CERN]]<ref>{{Ouvrage|auteur1=James Gillies|auteur2=Robert Cailliau|titre=How the Web Was Born – The Story of the World Wide Web|éditeur=Oxford University Press|date=septembre 2000|pages totales=372|isbn=978-0-19-286207-5}}.</ref>, eut la présence d'esprit de réagir à temps. Selon le livre ''Alexandria'' qui parcourt l'histoire de Robert Caillau''<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Quentin|nom1=Jardon|titre=Alexandria : les pionniers oubliés du web : récit|passage=154|lieu=Paris|éditeur=Gallimard|date=2019|pages totales=|isbn=978-2-07-285287-9|oclc=1107518440}}.</ref>'', voici ce qui aurait pu se passer si le code de l’éditeur HTML n'avait finalement pas été placé sous licence libre.
<blockquote>
La philanthropie de Robert, c’est très sympa, mais ça expose le Web à d’horribles dangers. Une entreprise pourrait s’emparer du code source, corriger un minuscule bug, s’approprier le « nouveau » logiciel et enfin faire payer une licence à ses utilisateurs. L’ogre Microsoft, par exemple, serait du genre à flairer le bon plan pour écraser son ennemi Macintosh. Les détenteurs d’un PC devraient alors débourser un certain montant pour profiter des fonctionnalités du Web copyrighté Microsoft. Les détenteurs d’un Macintosh, eux, navigueraient sur un Web de plus en plus éloigné de celui vendu par Bill Gates, d’abord gratuit peut-être, avant d’être soumis lui aussi à une licence.
</blockquote>
Face à un tel scénario, nous découvrons de nouveau à quel point le concept de licence libre a fondamentalement changé le cours de la révolution numérique. Sans cela, nos expériences et nos usages de l'espace numérique auraient été totalement différents. L'utopie Wikipédia, par exemple, n'aurait certainement pas vu le jour, en raison de l'éclatement des espaces numériques et des coûts d'accès auxquels seraient confrontés les bénévoles qui ont construit le projet. Quoi qu'il en soit, et au niveau technique, une fois l'espace web apparu, il ne manquait plus que l'apparition des plateformes wiki pour permettre la création d'une encyclopédie collaborative au format numérique.{{AutoCat}}
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Lionel Scheepmans
20012
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text/x-wiki
<noinclude>{{Le mouvement Wikimédia}}</noinclude>Maintenant que le lien entre la création d'Internet et le mouvement Wikimédia est établi, découvrons à présent l'application la plus connue du réseau, que l'on nomme le ''[[w:World Wide Web|World Wide Web]]'', ou plus simplement ''« Web »''. C'est [[w:fr : Tim Berners-Lee|Tim Berners-Lee]] qui en fut l’inventeur, lorsqu’il était encore actif à l'[[w:Organisation_européenne_pour_la_recherche_nucléaire|Organisation européenne pour la recherche nucléaire]]. Il avait pour idée de créer un espace d’échange public par l’intermédiaire d'Internet, et pour y parvenir, il mit au point le logiciel « [[w:fr:WorldWideWeb|''WorldWideWeb'']] », rebaptisé Nexus pour éviter toute confusion entre les deux termes<ref>{{Lien web|langue=|auteur=W3C|titre=Tim Berners-Lee : WorldWideWeb, the first Web client|url=https://web.archive.org/web/20201104024350/http://www.w3.org/People/Berners-Lee/WorldWideWeb.html|site=|consulté le=}}.</ref>[[Fichier:Sir Tim Berners-Lee (cropped).jpg|vignette|<small>Figure 10. Tim Berners-Lee en 2014.</small>|gauche|375x375px]]
Grâce à un système d’indexation appelé [[w:Hypertexte|hypertexte]], ce programme informatique a permis de produire et de connecter des espaces numériques, que l'on intitule sites Web. Ceux-ci sont composés de pages web, hébergées sur des ordinateurs distants, mais connectés entre eux au travers du réseau Internet. Pour permettre ce type de connexion, Berners-Lee mit au point le ''[[w:fr : Hypertext Transfer Protocol|Hypertext Transfer Protocol]]'' ou HTTP, un nouveau protocole de communication simple en soi, mais dont la mise en œuvre technique est compliquée.
Pour veiller au bon fonctionnement et au bon usage de l'espace web, des règles de standardisation ont tout d'abord été édictées par l’association ''[[w:fr : Internet Society|Internet Society]]''. Après quoi, Berners-Lee fonda le [[w:W3C|W3C]], un consortium international dont la devise est : « un seul Web partout et pour tous<ref>{{Lien web|langue=|auteur=W3C|titre=La mission du W3C|url=https://web.archive.org/web/20201031040456/https://www.w3c.fr/a-propos-du-w3c-france/la-mission-du-w3c/|site=|date=|consulté le=}}.</ref> ». Si ce slogan nous apparaît très naturel aujourd’hui, il faut toutefois savoir que l'espace Web a bien failli être régi séparément par des acteurs commerciaux, avec tous les droits d'accès que cela aurait pu engendrer.
À partir du trente avril 1993, jour du dépôt du logiciel Nexus dans le [[Le domaine public|domaine public]] par [[w:Robert Cailliau|Robert Cailliau]], un collègue de Berners-Lee chargé de la promotion de son projet, un tel scénario était en effet possible. Sauf qu'après le départ de Berners-Lee, devenu président du W3C, [[w:François Flückiger|François Flückiger]], qui avait repris son poste au sein du [[w:Organisation_européenne_pour_la_recherche_nucléaire|CERN]]<ref>{{Ouvrage|auteur1=James Gillies|auteur2=Robert Cailliau|titre=How the Web Was Born – The Story of the World Wide Web|éditeur=Oxford University Press|date=septembre 2000|pages totales=372|isbn=978-0-19-286207-5}}.</ref>, eut la présence d'esprit de réagir à temps. Selon le livre ''Alexandria'' qui parcourt l'histoire de Robert Caillau''<ref>{{Ouvrage|langue=|auteur=|prénom1=Quentin|nom1=Jardon|titre=Alexandria : les pionniers oubliés du web : récit|passage=154|lieu=Paris|éditeur=Gallimard|date=2019|pages totales=|isbn=978-2-07-285287-9|oclc=1107518440}}.</ref>'', voici ce qui aurait pu se passer si le code de l’éditeur HTML n'avait finalement pas été placé sous licence libre.
<blockquote>
La philanthropie de Robert, c’est très sympa, mais ça expose le Web à d’horribles dangers. Une entreprise pourrait s’emparer du code source, corriger un minuscule bug, s’approprier le « nouveau » logiciel et enfin faire payer une licence à ses utilisateurs. L’ogre Microsoft, par exemple, serait du genre à flairer le bon plan pour écraser son ennemi Macintosh. Les détenteurs d’un PC devraient alors débourser un certain montant pour profiter des fonctionnalités du Web copyrighté Microsoft. Les détenteurs d’un Macintosh, eux, navigueraient sur un Web de plus en plus éloigné de celui vendu par Bill Gates, d’abord gratuit peut-être, avant d’être soumis lui aussi à une licence.
</blockquote>
Face à un tel scénario, nous découvrons de nouveau à quel point le concept de licence libre a fondamentalement changé le cours de la révolution numérique. Sans cela, nos expériences et nos usages de l'espace numérique auraient été totalement différents. L'utopie Wikipédia, par exemple, n'aurait certainement pas vu le jour, en raison de l'éclatement des espaces numériques et des coûts d'accès auxquels seraient confrontés les bénévoles qui ont construit le projet. Quoi qu'il en soit, et au niveau technique, une fois l'espace web apparu, il ne manquait plus que l'apparition des plateformes wiki pour permettre la création d'une encyclopédie collaborative au format numérique.{{AutoCat}}
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text/x-wiki
__NOTOC__
[[Catégorie:Mathc initiation (livre)]]
:
[[Mathc initiation/Fichiers h : c44a4| Sommaire]]
:
{{Partie{{{type|}}}|'''Intégrale triple : [[https://youtube.com/playlist?list=PLi6peGpf8EPMKdEqBCjrt2bxZi0aKt-jT&si=gOto_G6Z5NyluA2Q Playlist]]'''}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/Fichiers h : c36|* Intégrale triple]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/001S|* Intégrale triple : Propriétés linéaires]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/002b|* Intégrale triple : Fonctions impaires]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a403|* Intégrale triple : Variables sont séparables]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a475|* Intégrale triple : Changement de variables avec le jacobien (Forme cylindrique)]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/Fichiers c : c52c1b|* Intégrale triple : Changement de variables avec le jacobien (Forme sphérique)]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/002i|* Intégrale triple : Changement de variables avec le jacobien ]]}}
==== Application :====
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a424|* Calculer le volume sous la fonction]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a430|* Calculer le volume entre deux fonctions]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a441|* Centre de masse et les moments d'inerties d'une fonction]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/004d|* Centre de masse et les moments d'inerties de deux fonctions]]}}
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text/x-wiki
__NOTOC__
[[Catégorie:Mathc initiation (livre)]]
[[Mathc initiation/Fichiers h : c44a4| Sommaire]]
{{Partie{{{type|}}}|'''Intégrale curviligne : [[https://youtube.com/playlist?list=PLi6peGpf8EPMer_neINrOz6gSu6Otmzk2&si=_mxkgMWXrugqrsoR Playlist]]'''}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/Fichiers h : c45|* L'intégrale curviligne (ds,dx,dy)]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/Fichiers h : c46|* L'intégrale curviligne (ds,dx,dy,dz)]]}}
==== Application : ====
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a329|* Quelques applications des intégrales curvilignes ]]}}
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text/x-wiki
__NOTOC__
[[Catégorie:Mathc initiation (livre)]]
[[Mathc initiation/005i| Sommaire]]
Le théorème de Stoke (version II)
a) dS = [(f_x)^2+(f_y)^2+1]^1/2 dA dA = dxdy
//
||
|| (curl F).n dS = (-f_xi-f_yj+k)
|| b) n = -----------------------
// [(f_x)^2+(f_y)^2+1]^1/2
S
n: dS:
// //
|| || ( (-f_xi-f_yj+k)
|| (curl F).n dS = || (curl F).( ------------------------ [(f_x)^2+(f_y)^2+1]^1/2 dA
|| || ( [(f_x)^2+(f_y)^2+1]^1/2)
// //
S S
Si vous simplifiez par [(f_x)^2+(f_y)^2+1]^1/2 vous allez obtenir la version I
Le théorème de Stoke (version I)
// //
|| ||
|| (curl F).n dS = || (curl F).(-f_xi-f_yj+k) dA
|| ||
// //
S S
Le théorème de Stoke (version III)
Dans cette version on a déterminé le vecteur constant u géométriquement.
Il est introduit en début du fichier *.c par : v3d u = {1,2,3};
// //
|| ||
|| (curl F).n dS = || (curl F).(-(u.i), -(u.j), 1) dA =
|| ||
// //
S S
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Mathc initiation/005g
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text/x-wiki
__NOTOC__
[[Catégorie:Mathc initiation (livre)]]
:
[[Mathc initiation/005i| Sommaire]]
:
{{Partie{{{type|}}}| Le théorème de Stoke (version III) }}
En mathématiques, et plus particulièrement en géométrie différentielle, le théorème de Stokes est un résultat central sur l'intégration des formes différentielles, qui généralise le second théorème fondamental de l'analyse, ainsi que de nombreux théorèmes d'analyse vectorielle.
[https://fr.khanacademy.org/math/multivariable-calculus/greens-theorem-and-stokes-theorem/stokes-theorem/v/stokes-theorem-intuition Khanacademy : stokes-theorem-intuition] ...
[https://fr.khanacademy.org/math/multivariable-calculus/greens-theorem-and-stokes-theorem/stokes-proof/v/stokes-theorem-proof-part-1 Khanacademy : stokes-theorem-proof]
Le théorème de Stoke (version III)
Dans cette version on a déterminé le vecteur constant u géométriquement.
Il est introduit en début du fichier *.c par : v3d u = {1,2,3};
// //
|| ||
|| (curl F).n dS = || (curl F).(-(u.i), -(u.j), 1) dA =
|| ||
// //
S S
Copier la bibliothèque dans votre répertoire de travail :
* [[Mathc initiation/005a|x_afile.h ............ Déclaration des fichiers h]]
* [[Mathc initiation/Fichiers h : c30a2|x_def.h .............. Déclaration des utilitaires]]
* [[Mathc initiation/Fichiers c : c47ca|x_strcp.h ........... Déclaration des structures (points, vecteurs)]]
* [[Mathc initiation/Fichiers h : c26a4|x_fxyz.h]]
* [[Mathc initiation/Fichiers h : c59ab|x_curl.h ............. Calculer le rotationel ]]
* [[Mathc initiation/005b|x_stokxy.h ........... L'intégrale de Stoke ]]
* [[Mathc initiation/005c|x_stokyx.h]]
les fonctions f :
* [[Mathc initiation/005d|f.h]]
Résolution avec :
* [[Mathc initiation/005e|c0a1.c .............. L'intégrale de Stoke dxdy]]
* [[Mathc initiation/005f|c0b1.c .............. L'intégrale de Stoke dydx]]
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Mathc initiation/005h
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wikitext
text/x-wiki
__NOTOC__
[[Catégorie:Mathc initiation (livre)]]
[[Mathc initiation/Fichiers h : c44a4| Sommaire]]
{{Partie{{{type|}}}|'''L'intégrale de surface : [[https://youtube.com/playlist?list=PLi6peGpf8EPMJE5T0_kvxcaW7IB2RGx69&si=XUZGZrWpuwuZg6bn Playlist]]'''}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/Fichiers h : c50a1|* L'intégrale de surface (forme explicite réduite)]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/Fichiers h : c53a5|* L'intégrale de surface (en coordonnée polaire)]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/Fichiers h : c60|* L'intégrale de surface (forme explicite) ]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a450|* L'intégrale de surface définie paramétriquement ]]}}
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wikitext
text/x-wiki
__NOTOC__
[[Catégorie:Mathc initiation (livre)]]
[[Mathc initiation/Fichiers h : c44a4| Sommaire]]
{{Partie{{{type|}}}|'''Intégrale curvilignes dans un champ de vecteurs : [[https://youtube.com/playlist?list=PLi6peGpf8EPMer_neINrOz6gSu6Otmzk2&si=_mxkgMWXrugqrsoR Playlist]]'''}}
=== Calculer '''le travail''' le long d'une courbe dans un champ vectoriel ===
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/005m|* Intégrale curviligne dans un champ vectoriel (dx,dy)]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/005n|* Intégrale curviligne dans un champ vectoriel (dx,dy,dz)]]}}
=== Intégrale curviligne dans un champ vectoriel conservatif ===
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/Fichiers h : c65|* Intégrale curviligne dans un champ vectoriel conservatif (dx,dy)]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/Fichiers h : c66|* Intégrale curviligne dans un champ vectoriel conservatif (dx,dy,dz)]]}}
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text/x-wiki
__NOTOC__
[[Catégorie:Mathc initiation (livre)]]
[[Mathc initiation/Fichiers h : c44a4| Sommaire]]
{{Partie{{{type|}}}|''' L'intégrale de flux de surface : [[https://youtube.com/playlist?list=PLi6peGpf8EPNWq84v9eVy0rKMh52--be8&si=DUyGiRB8AKcDDaBN Playlist]]'''}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/Fichiers h : c61|* L'intégrale de flux de surface]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/Fichiers h : c62|* L'intégrale de flux de surface, simplifiée]]}}
{{Partie{{{type|}}}|[[Mathc initiation/a458|* L'intégrale de flux de surface définie paramétriquement, simplifiée]]}}
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Le mouvement Wikimédia/Livre audio
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Lionel Scheepmans
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text/x-wiki
'''LE MOUVEMENT WIKIMÉDIA.'''
'''Dernier partage altruiste de la connaissance libre ?'''
De Lionel Scheepmans.
Avec l'aide de la communauté Wikimédia.
'''Quatrième de couverture.'''
'''Le mouvement Wikimédia, l'aventure inspirante d'une organisation mondiale et altruiste, au service d'un savoir libre et vérifiable.'''
Quel est ce seul acteur à but non lucratif présent dans le top 100 des sites les plus visités sur le Web ?
Comment incarne-t-il l’expression la plus visible des valeurs de liberté, d’égalité et de partage, héritées de la révolution numérique et des mouvements sociaux des années 1960 ?
Comment, à partir de Wikipédia et suite à la création d’une quinzaine de projets frères, distribués en centaines de versions linguistiques, le mouvement social Wikimédia a imaginé un monde dans lequel le savoir se produit et se partage librement ?
Et comment, en toute autonomie, des dizaines de projets pédagogiques, édités par des millions de bénévoles, soutenus par une fondation et près de 200 associations et groupes locaux, produisent-ils la plus grande intelligence collective au monde ?
Avec de nombreux codes QR, cet ouvrage répond à ces questions, tout en permettant de mieux comprendre le monde global et numérique qui nous entoure.
Lionel Scheepmans est docteur en sciences politiques et sociales, militant de la culture libre et professeur d’anthropologie numérique. Il occupe plusieurs postes d’administrateur au sein du mouvement Wikimédia qu’il observe de manière participative depuis 2011. Ses travaux universitaires, du master à la thèse de doctorat, furent consacrés à l’organisation et aux enjeux de Wikipédia et du mouvement Wikimédia.
'''Avant-propos'''
Pour offrir un confort de lecture sur papier sans perdre la puissance du numérique, des codes QR sont affichés tout au long de cet ouvrage. À l’aide d’une tablette ou d’un smartphone, ils offrent un accès direct à ce qui serait coûteux ou impossible à imprimer.
Par exemple, le code QR 1, présent à la fin de cette page, donne accès directement à la page web qui reprend l’intégralité de l’ouvrage. Une fois sur celle-ci, on peut alors visionner les illustrations en couleur ou les enregistrements qui s’y trouvent et consulter ensuite leurs pages de descriptions en cas de besoin. Cette version numérique comprend aussi de nombreux hyperliens pointant vers Wikipédia et d’autres sites du mouvement Wikimédia, où se trouvent des compléments d’informations et leurs mises à jour.
Pour économiser du papier lors de l’impression, la section regroupant les notes et les références de l’ouvrage n’est disponible qu’au format numérique, mais est directement accessible via le code QR 2 repris ci-dessous. Grâce aux indices de renvoi chiffrés et placés en exposant dans le texte imprimé, il est alors possible, au départ d'un smartphone ou d'une tablette, de retrouver les notes et les références en fonction de leur numérotation. Lorsque la référence correspond à une page web, un lien pointant vers le projet Internet Archive s’y trouve repris, pour garantir un accès aux archives des pages citées dans l’ouvrage, si jamais elles avaient disparu du web. Quant aux pages toujours existantes, elles restent accessibles via leurs hyperliens originels, pour consulter leurs éventuelles évolutions.
Étant donné que ce livre est produit sur une plateforme collaborative, tout le monde est invité à améliorer les prochaines versions. On peut le faire en corrigeant des fautes d’orthographe ou de syntaxe sur les pages web qui constituent les différents chapitres de l’ouvrage, ou encore en apportant des commentaires sur les pages de discussion qui leur sont associées. Cela peut se faire très simplement en cliquant sur « Modifier » , quand on est sur la page d'un chapitre, et sur « Ajouter un sujet » lorsque l'on est sur une page de discussion.
Une page de discussion générale est aussi accessible grâce au code QR 3. Elle permet de commenter le livre dans son ensemble, ou de poser une question à son sujet. Il suffit pour cela d’indiquer un titre dans le champ « Démarrer un nouveau sujet », avant d'écrire le contenu de son message dans l’encadré situé juste en dessous, et de cliquer finalement sur le bouton « Ajouter un sujet de manière anonyme », pour publier celui-ci.
Enfin, pour ceux qui voudraient agrémenter leur lecture d’un fond sonore relaxant et original, le code QR 4 donne accès à une page web qui diffuse une musique mélodieuse. Celle-ci est composée de sons spécifiquement produits chaque fois qu’une modification est apportée sur un projet Wikimédia, ou qu’un nouveau compte y est créé. Ce dispositif ingénieux offre ainsi, aux lecteurs qui le souhaitent, une ambiance sonore particulièrement confortable, ainsi qu’une nouvelle expérience immersive au sein du mouvement Wikimédia.
'''Introduction : Wikimédia n’est pas Wikipédia.'''
Depuis le succès initial de Wikipédia, une myriade de projets de partage des connaissances, d’organisations et de groupes de soutien ont émergé pour former ce qu’on appelle aujourd’hui le mouvement Wikimédia. Même si l’encyclopédie libre reste l'activité phare du mouvement à ce jour, il serait regrettable de réduire l’ensemble du mouvement à cet unique projet pédagogique. Malheureusement, il arrive bien trop souvent qu'une seule version linguistique de Wikipédia suffise pour cacher l’étendue de la forêt Wikimédia.
En réalité, Wikimédia représente un mouvement social, international et interculturel complexe, au sein duquel Wikipédia n’est qu’une composante parmi d’autres. Dans le cadre d'un mémoire de master, on peut ainsi fournir en quelques mois une ethnographie du projet Wikipédia en français. Alors que pour synthétiser les origines, l’organisation et les dynamiques globales du mouvement Wikimédia, une thèse de doctorat et cinq années de recul supplémentaires furent nécessaires.
À la fin de l'année 2025, l’ampleur numérique du mouvement est effectivement impressionnante. Chaque mois, des millions de modifications bénévoles sont effectuées sur plus de 500 millions de pages, réparties sur plus d’un millier de sites web, dont 358 seulement, correspondent aux versions linguistiques de Wikipédia. Ce qui prouve donc clairement que les activités en ligne portées par l'ensemble du mouvement Wikimédia dépassent largement ce qui se passe au sein de l’encyclopédie.
Il existe ainsi cinq autres espaces collaboratifs d'écriture susceptibles d'atteindre un jour l'envergure et la notoriété de Wikipédia, avec un objectif et un fonctionnement spécifiques à chacun. De manière détaillée, Wikilivres crée des livres pédagogiques ; Wikiversité rassemble des supports d'enseignement et des travaux de recherche ; Wikivoyage développe un guide touristique mondial ; Wikispecies établit un répertoire du vivant, tandis que Wiktionnaire définit des mots de toutes les langues, dans toutes les langues.
Contrairement à Wikipédia, tous ces projets ne sont pas soumis à une neutralité de point de vue, ni limités à l'usage de sources secondaires reconnues, au niveau de la rédaction des articles. La plupart d'entre eux acceptent aussi la publication de travaux de recherche ou de productions personnelles, alors que cela est tout à fait interdit dans Wikipédia.
Selon l'étymologie du mot encyclopédie, le but de Wikipédia est en effet de synthétiser ou, plus précisément, d'encercler le savoir humain déjà préexistant. Cette contrainte éditoriale limite donc les contributeurs et contributrices à l'usage de sources secondaires et tertiaires présentes dans des publications externes au projet. De ce fait, Wikipédia reproduit fatalement les biais systémiques, tels que les déséquilibres et les surreprésentations de genre et de culture, présents dans un monde de l'édition majoritairement occidental. Or, cette impasse éditoriale propre à Wikipédia n'existe pas dans les autres projets pédagogiques.
Comme ces projets frères, Wikipédia n'est pas non plus un projet complètement autonome des autres projets Wikimédia. L'encyclopédie compte en effet sur le projet Wikimedia Commons pour héberger l'ensemble de sa médiathèque. Elle utilise ensuite le contenu du projet Wikidata comme base de données structurée. Quant aux personnes qui produisent l'encyclopédie, elles peuvent aussi puiser leurs sources dans la bibliothèque Wikisource ou se référer à des citations d'auteurs collectées dans le projet Wikiquote. Tout cela sans oublier que des dizaines de sites web traitent l'archivage permanent de Wikipédia et des autres projets Wikimédia, dans le but de fournir des analyses précieuses et totalement libres d’accès.
Enfin, il faut aussi garder à l'esprit qu'au-delà de tous ces sites web, Wikimédia, c'est aussi de nombreuses institutions et organisations affiliées au mouvement et dispersées dans le monde. Autour de la Fondation Wikimédia chargée de la gestion et de l’organisation internationales, avec près de 650 salariés de nationalités diverses, se regroupent des centaines d'organisations satellites. Parmi celles-ci, on retrouve 2 associations thématiques, 40 associations locales, dont Wikimedia Deutschland qui regroupe plus de 170 employés, et finalement 141 groupes d’utilisateurs et utilisatrices.
Tout ce qui vient d'être exposé dans cette introduction justifie donc la nécessité de distinguer le mouvement Wikimédia du projet Wikipédia. Imaginons seulement que l’on se limite à citer Paris pour décrire et comprendre un pays aussi vaste que la France. Certes, Paris est une ville mondialement connue et qui compte plus de deux millions d’habitants et un patrimoine culturel impressionnant. Mais est-ce pour autant qu'il faudrait oublier les autres villes, villages et métropoles françaises ? Sans compter que la France regroupe aussi des départements et des territoires d’outre-mer et qu'elle entretient des relations et des partenariats internationaux qui dépassent de loin ce qui se passe entre Paris et le reste du monde. Ne pas confondre le mouvement Wikimédia avec le projet Wikipédia relève donc du bon sens.
En 2019 cependant, la Fondation Wikimédia a envisagé de se renommer en Fondation Wikipédia et de remplacer le terme « Wikimédia » par celui de « Wikipédia » partout où ce terme est utilisé dans la sphère hors ligne du mouvement. Le but était d’acquérir une plus grande visibilité et d’attirer des milliards de personnes, grâce au nom de marque Wikipédia, considéré comme l’un des plus connus au monde. Ce changement n’a toutefois pas été accepté par de nombreuses personnes actives au sein du mouvement. En janvier 2020, ces opposants ont ainsi créé une page d’appel à commentaires, qui fut le siège d’un long débat. À l’issue de ce dernier, 73 représentants d’organisations affiliées et 984 personnes ont signé une lettre ouverte adressée à la Fondation, qui comprenait le paragraphe suivant.
« Depuis 20 ans, les bénévoles ont bâti la réputation de Wikipédia en tant que ressource indépendante et communautaire. Les projets du mouvement Wikimédia, dont Wikipédia, se développent autour de la décentralisation et du consensus. Il est essentiel d’établir des distinctions claires entre la Fondation Wikimédia, les affiliés et les contributeurs individuels. Tout changement qui affecte cet équilibre exige le consentement éclairé et la collaboration des communautés. Il est donc très préoccupant de voir Wikipédia présenté pour le nom de l’organisation et du mouvement malgré le mécontentement général de la communauté. »
En s’opposant aux idées de la Fondation, ces membres de la communauté Wikimédia ont ainsi fait preuve de sagesse. De plus, ils ont signalé dans de nombreux commentaires que beaucoup de personnes connaissent le mouvement Wikimédia uniquement au travers de son encyclopédie. Il est même étonnant d'observer que la méconnaissance du mouvement existe au sein même de sa propre communauté. Comme exemple, on peut observer que l'article Wikipédia en anglais, consacré au mouvement Wikimédia, ne s’est développé qu’à partir de 2016, tandis que celui de la version francophone de l'encyclopédie, n’est apparu qu’en 2019. Quant aux autres versions linguistiques, il est tout aussi étonnant de constater qu'en octobre 2025, seulement 39 d'entre elles, sur un total de 358, possédaient un article dédié au mouvement Wikimédia.
Tous ces éléments justifient donc la nécessité d’offrir au monde, une meilleure connaissance du mouvement Wikimédia et des nombreux projets et organisations, qui participent à sa mission de partage du savoir. En ce sens, ce livre est une contribution importante aux défis stratégiques que doit relever le mouvement Wikimédia à l’approche de 2030. Car au-delà des résolutions prises pour développer de nouveaux processus participatifs et délibératifs concernant les questions de marque, c’est avant tout un travail d’information et de sensibilisation à destination du public qu'il reste à faire.
'''Première partie : La naissance du mouvement Wikimédia.'''
Il existe dans l'espace web, une multitude d’archives permettant de retracer les événements, qui ont conduit à la naissance du mouvement Wikimédia. Cette « préhistoire » du mouvement peut notamment être explorée grâce au réseau d’éducation populaire Framasoft, dont le site est apparu environ un an avant la création de la version francophone de Wikipédia. On trouve sur cette plateforme une mine d’informations concernant les logiciels libres et la culture libre, soit deux épisodes majeurs de l’histoire de l’informatique et d’Internet, malheureusement méconnus du grand public.
Grâce à Framasoft et bien d’autres associations, il est possible de découvrir l’organisation et les motivations des millions de personnes qui participent au mouvement du logiciel libre. On peut apprend par exemple, que ce mouvement politique et social, au sein du milieu informatique, a été initié en 1983 par [[w:fr: Richard Stallman|Richard Stallman]]. Programmeur du [[w:Massachusetts_Institute_of_Technology|MIT]] à cette époque, c'est en effet lui qui fut le premier à proposer une alternative à la marchandisation du secteur informatique.
La philosophie de libre partage, apparue au sein du projet de Stallman, reflétait une certaine éthique et une organisation de travail originale, développées au sein d’une sous-culture, en vogue dans le milieu informatique depuis les années 1950. Celle-ci fut documentée dans de nombreux ouvrages, dont « L’éthique hacker », un livre remarquable, dans lequel le philosophe finlandais, Pekka Himanen, analyse en détail les origines de la culture hacker.
Un simple extrait de sa quatrième de couverture, repris ci-dessous, permet d’appréhender la manière de penser de ces informaticiens, rejoints par Richard Stallman durant ses études universitaires, avant d'en devenir l’une des figures les plus charismatiques.
« On considérait jusqu’à présent le « hacker » comme un voyou d’Internet, responsable d’actes de piratage et de vols de numéros de cartes bancaires. Le philosophe Pekka Himanen voit au contraire les hackers comme des citoyens modèles de l’ère de l’information. Il les considère comme les véritables moteurs d’une profonde mutation sociale. Leur éthique, leur rapport au travail, au temps ou à l’argent, sont fondés sur la passion, le plaisir ou le partage. Cette éthique est radicalement opposée à l’éthique protestante, telle qu’elle est définie par Max Weber, du travail comme devoir, comme valeur en soi, une morale qui domine encore le monde aujourd’hui. »
En introduisant cette première partie d'ouvrage de la sorte, nous pouvons déjà comprendre que le mouvement Wikimédia plonge ses racines dans une transition culturelle remplie d’utopie. Une utopie qui s’oppose notamment à ce que l’historien et anthropologue Karl Polanyi désignait, en 1944 déjà, comme un libéralisme économique qui « subordonne les objectifs humains à la logique d’un mécanisme de marché impersonnel ». Étape par étape et en commençant par analyser cette utopie spécifiquement au niveau du mouvement Wikimédia, voyons maintenant ce qui s'est passé tout au long de cette révolution culturelle et numérique.
'''Chapitre 1 : L'utopie Wikimédia.'''
Au fil du temps, Wikipédia fut perçu comme une utopie en marche, puis comme une utopie réalisée, et finalement comme la dernière utopie collective du Web. Mais qu'en est-il de l'ensemble du mouvement Wikimédia ? Pour nous aider à comprendre ce qui se passe dans la dimension numérique de ce mouvement, voici une métaphore qui décrit un quartier établi au sein d'une ville, imaginée au départ de l'espace web ». Dans cette ville imaginaire, Internet représenterait le réseau routier, pendant que des serveurs informatiques feraient office de bâtiments, et que les pages web qu'ils hébergent, constitueraient les différentes pièces de ces édifices.
En visitant le quartier Wikimédia, on découvrirait donc plus d’un millier de bâtiments. Au sein de ceux-ci et à l’exception de quelques lieux administratifs, chaque pièce peut être visitée gratuitement, mais aussi modifiée au niveau de son contenu. On peut ainsi y ajouter de nouvelles choses, telles que du texte, des photos, des vidéos ou des documents sonores, et même changer ou supprimer ce qui a été créé ou modifié par d’autres. Tout cela, bien sûr, dans le but de rendre ces endroits plus esthétiques, ou plus authentiques et en tenant compte des différentes idées et des éventuelles oppositions de point de vue concernant les aménagements. Pour faciliter l'entente entre les personnes qui s'investissent dans les modifications, chaque pièce des bâtiments Wikimédia possède un espace annexe dédié à la discussion.
Dans la plupart des bâtiments Wikimédia, une personne malintentionnée peut même faire disparaitre tout le contenu d'une pièce. Néanmoins, dans la seconde qui suit, un robot remettra tout en place, avant de transmettre un message concernant le traitement du vandalisme. Lorsqu'une action plus discrète n'est pas détectée par un robot, une personne qui surveille la pièce prendra certainement le relais pour annuler les changements malveillants, et contacter la personne responsable. En cas de multirécidive, celle-ci peut se voir privée de sa capacité de modifier les pièces, soit dans le bâtiment vandalisé, soit dans tout le quartier quand cela se justifie. Après discussion, cette sanction sera mise en application par un administrateur ou une administratrice bénévole, choisi ou choisie par l'ensemble des autres bénévoles qui prennent soin des bâtiments.
On comprend donc que tout le monde peut enrichir, mais également surveiller et protéger les richesses partagées dans le quartier Wikimédia. Il suffit pour cela de rejoindre le mouvement en se créant un compte et de profiter de nombreux outils, dont un système de notification qui envoie un message dès qu'une pièce que l'on veut surveiller est modifiée. Pour créer ce compte, il n'est pas nécessaire de fournir une adresse ou un numéro de téléphone. Les seules informations personnelles indispensables au bon fonctionnement du quartier Wikimédia sont les adresses IP des visiteurs. Car contrairement à ce qui se passe dans les quartiers commerciaux de la grande ville numérique, tels que les GAFAM, NATU, BATX, le quartier Wikimédia ne récolte et ne vend aucune donnée à des fins d'exploitation.
Même les adresses IP enregistrées par le système ne sont pas visibles par les autres visiteurs. Elles sont remplacées par les noms et les pseudonymes fournis lors de la création des comptes, ou masquées par des comptes temporaires pour les modifications faites par des personnes non connectées. Seules quelques personnes accréditées par la communauté pour effectuer des contrôles d’usurpation d’identité ont accès à ces informations. C’est là une précaution nécessaire au bon déroulement des votes qui succèdent parfois aux recherches de consensus concernant l'aménagement du quartier Wikimédia.
Dans cette ville numérique que constituerait l'espace web, Wikimédia apparait ainsi comme le plus grand quartier dédié au partage de la connaissance. Tout d'abord, il y a les plus de 350 bâtiments Wikipédia, chacun dédié à une version linguistique de l'encyclopédie. Toujours séparés en versions linguistiques, on trouve ensuite : les bibliothèques Wikilivres et Wikisource, les bâtiments lexicaux Wiktionnaire, le journal Wikinews, le centre pédagogique et de recherche Wikiversité, le syndicat d’initiative Wikivoyage, le répertoire des êtres vivants Wikispecies et enfin l'institut des citations d’auteurs Wikiquote. Cela sans oublier le musée médiatique Wikimedia Commons et la banque Wikidata, reconnue comme étant la plus grande banque d’informations structurées au monde. Deux bâtiments dont l'une des fonctions principales communes est d’enrichir les pièces situées dans les autres buildings du quartier Wikimédia.
Dans tous ces immeubles, il arrive souvent que plus de la moitié des étages soient uniquement attribués à l'organisation des activités qui s'y déroulent. Chaque bâtiment peut aussi compter sur le soutien d'autres édifices tels que MediaWiki, Wikitech, Phabricator, qui sont trois lieux entièrement dédiés aux maintenances techniques sur l'ensemble du quartier. Concernant les aspects administratifs, c'est dans le bâtiment Méta-Wiki que s'opère la gouvernance générale du quartier, alors que les courriers adressés à ce dernier sont traités en première ligne dans le bâtiment Wikimedia VRT. À la suite de quoi, il ne reste plus qu'à citer le bâtiment Wikimedia Outreach, pour des initiatives de sensibilisation, et le bâtiment du journal Diff Wikimedia, comme lieu de publication d'actualités sur le mouvement.
En dehors de certains aspects techniques, tous ces bâtiments sont gérés exclusivement par des communautés bénévoles, qui sont toujours prêtes à accueillir de nouveaux membres. Les seuls immeubles du quartier qui diffèrent de ce principe sont les bâtiments vitrines de la Fondation Wikimédia et des autres associations Wikimédia qui engagent du personnel. Quant au bâtiment du conseil d'administration de la Fondation, des raisons officielles justifient le fait que la modification de ses pièces est réservée à ces membres et aux employés qui les soutiennent.
Face à tant d'utopies, on en vient donc à se demander comment tout cela fut rendu possible. Mais pour répondre à cette question, il faut alors parcourir tout un pan de l'histoire de la révolution numérique, depuis la contre-culture des années 1960 jusqu'à nos jours. On y découvre que les pionniers du réseau Internet étaient des chercheurs et étudiants en informatique, fortement influencés par de nouvelles idéologies, telles que celles qui furent à la source des évènements de mai 68 en France. C'est donc de là que naîtra la philosophie de partage, de liberté, de décentralisation et ce mode d’organisation tout à fait spécifique, que l'on observe aujourd'hui au sein du mouvement Wikimédia.
Il y eut tout d'abord la création d'Internet, comme réseau mondial de communication en libre accès, et le développement du World Wide Web, qui a grandement facilité les interactions humaines à l’échelle planétaire. Puis, ce fut l'arrivée du Web 2.0, caractérisé par l'apparition de nouveaux sites web directement modifiables à l'aide d’un simple navigateur. Or, parmi ceux-ci se trouvent les moteurs de Wiki, dont le plus puissant d’entre eux, MediaWiki, est un logiciel libre développé par la Fondation Wikimédia. Le moment est donc venu d'en savoir plus sur ce type de programme informatique, ainsi que sur le mouvement du logiciel libre, qui a fortement influencé la philosophie et les valeurs véhiculées au sein du mouvement.
'''Chapitre 2 : Le mouvement du logiciel libre.'''
L’un des premiers épisodes de la préhistoire de Wikipédia et du mouvement Wikimédia débuta en septembre 1983, lorsqu’un programmeur du Massachusetts Institute of Technology, appelé Richard Stallman, déposa un message sur la liste de diffusion net.unix-wizards. C’était un appel d’aide pour la création de GNU, un nouveau système d’exploitation qui devait réunir une suite de programmes que tout le monde pourrait utiliser librement sur son ordinateur personnel. Dans son message transmis via ARPANET, le premier réseau informatique à grande échelle qui précéda Internet, Stallman s’exprimait de la sorte.
Je considère comme une règle d’or que si j’apprécie un programme, je dois le partager avec d’autres personnes qui l’apprécient. Je ne peux pas en bonne conscience signer un accord de non-divulgation ni un accord de licence de logiciel. Afin de pouvoir continuer à utiliser les ordinateurs sans violer mes principes, j’ai décidé de rassembler une quantité suffisante de logiciels libres, de manière à pouvoir m’en tirer sans aucun logiciel qui ne soit pas libre.
Le projet de Stallman, qui reçut le soutien nécessaire à son accomplissement, marqua ainsi le début de l’histoire du logiciel libre. Quant à la quantité d’aide fournie, elle permet de croire que Richard Stallman n’était pas seul à voir l’arrivée des logiciels propriétaires d’un mauvais œil. Car pour les membres du projet GNU et du mouvement du logiciel libre en général, un bon programme informatique doit respecter ces quatre libertés fondamentales :
1. La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages.
2. La liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos besoins.
3. La liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre voisin.
4. La liberté d’améliorer le programme, et de publier vos améliorations, pour en faire profiter toute la communauté.
Lors de l'apparition du logiciel libre, le marché de l’informatique était de fait en pleine mutation. L'habituel partage des codes informatiques entre les rares étudiants ou chercheurs, qui bénéficiaient d’un accès à un ordinateur, faisait l'objet d'une remise en question. Ce changement faisait notamment suite au Copyright Act de 1976, une nouvelle loi qui autorisait l'application d'un droit d'auteur sur le code informatique, et donc qui permettait d'en interdire le partage ou la réutilisation sans autorisation. Des clauses de confidentialité ont ainsi fait leur apparition, pendant que les employés des firmes informatiques étaient nouvellement soumis à des contrats de confidentialité. C'était la fin de l’entraide et de la solidarité pratiquées chez les pionniers de l’informatique. À sa place s'installaient la concurrence et la compétitivité, bien connues dans le système capitaliste marchand.
Cette mutation coïncidait avec l’arrivée des premiers ordinateurs de taille réduite. Grâce à l’apparition des premiers circuits intégrés, les premiers exemplaires avaient en effet été créés par l’industrie aérospatiale au début des années 1960. Cependant, il fallut attendre le début des années 1980 pour que le prix d’un ordinateur soit suffisamment bas pour en faire un bien de grande consommation. En 1982, le Commodore 64 entrait ainsi dans le livre Guinness des records, avec plus de 17 millions d’exemplaires vendus dans le monde. Mais avant cela, en 1981, l’IBM Personal Computer avait déjà fait son apparition, en proposant une architecture ouverte qui allait servir de modèle pour toute une gamme d’ordinateurs que l’on désigne toujours aujourd’hui par l’acronyme « PC ».
Pour faire fonctionner ses nouveaux modèles d'ordinateurs, la société IBM avait confié à l’entreprise Microsoft, créée en 1975, la mission de les équiper d’un système d’exploitation. Le contrat signé entre les deux firmes fut une véritable aubaine pour le fournisseur des programmes informatiques. Car sans s'en apercevoir, et sans jamais anticiper que son matériel serait cloné à grande échelle, IBM avait en effet permis à Microsoft d'établir un monopole dans la vente de logiciels. Cela fut condamné pour abus de position dominante et vente liée du logiciel avec le matériel informatique, mais sans pour autant empêcher Bill Gates, le principal actionnaire de Microsoft, d'être l'homme le plus riche du monde en 1994.
Toutefois, pendant que Microsoft renforçait sa position dominante, un nouvel événement majeur allait marquer l’histoire du logiciel libre. Celui-ci fut de nouveau déclenché par un appel à contribution, qui fut cette fois posté le vingt-cinq août 1991 par un jeune étudiant en informatique de 21 ans, appelé Linus Torvalds. Via le système de messagerie Usenet, sa demande avait été postée dans une liste de diffusion consacrée au système d’exploitation Minix, une sorte d’UNIX simplifié et développé dans un but didactique, par le programmeur Andrew Tanenbaum.
Loin d’imaginer que cela ferait de lui une nouvelle célébrité dans le monde du Libre, Torvalds entama son message par le paragraphe suivant.
« Je fais un système d’exploitation gratuit (juste un hobby). Il ne sera pas grand et professionnel comme gnu pour les clones 386. Ce projet est en cours depuis avril et commence à se préparer et j’aimerais avoir un retour sur ce que les gens aiment ou n’aiment pas dans minix, car mon système d’exploitation lui ressemble un peu, même disposition physique du système de fichiers pour des raisons pratiques entre autres. »
Bien qu’il fût présenté comme un passe-temps, le projet qui répondait au nom de « Linux », fut rapidement soutenu par des milliers de programmeurs du monde entier, avant de devenir la pièce manquante du projet GNU. En effet, les contributeurs au projet de Stallman n’avaient pas encore terminé l’écriture du code informatique du noyau Hurd, alors qu'il était censé établir la communication entre la suite logicielle produite par GNU et le matériel informatique. C'est donc la fusion des codes produits par les projets GNU et Linux qui permit la création du premier système complet, stable et entièrement libre baptisé GNU/Linux.
Au départ de ce nouveau système informatique, de nombreuses variantes, que l’on nomme communément « distributions », furent créées par des programmeurs de tous horizons. L’une de celles-ci s’intitule Debian et tire sa réputation d'être simultanément libre, gratuite, très fiable et produite par une communauté sans lien direct avec une société commerciale. Quatre qualités qui expliquent pourquoi, Debian sert de base à plus de 150 distributions dérivées, et que de nombreuses organisations l'utilisent, comme le fait la Fondation Wikimédia sur les serveurs qui hébergent les projets qu'elle supporte.
Grâce à la naissance des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc la possibilité de faire tourner ses serveurs informatiques, avec un système d’exploitation fiable, libre et gratuit. Comme son code source est ouvert, cela permet aussi à la Fondation Wikimédia de le modifier pour répondre aux besoins spécifiques du mouvement. À la suite de quoi, et selon les règles formulées par la communauté du logiciel libre, les modifications faites par la Fondation deviennent à leur tour, gratuitement et librement, utilisables par d’autres personnes ou organismes.
À ce premier héritage reçu par le mouvement Wikimédia, et toujours en provenance des logiciels libres, s’ajoute encore une innovation méthodologique. Dans son article La Cathédrale et le Bazar, Eric Raymond mobilise en effet le terme « cathédrale » pour désigner le mode de production des logiciels propriétaires, en opposition au mot « bazar », qu'il utilise pour qualifier le mode de développement des logiciels libres. D’un côté, il décrit une organisation pyramidale, rigide et statutairement hiérarchisée, comme on peut la voir souvent au sein des entreprises. Tandis que de l’autre, il parle d’une organisation horizontale, flexible et peu hiérarchisée, qu’il a lui-même expérimentée en adoptant le style de développement de Linus Torvalds, à savoir : « distribuez vite et souvent, déléguez tout ce que vous pouvez déléguer, soyez ouvert jusqu’à la promiscuité ».
À l’instar de la métaphore du quartier numérique présentée dans le précédent chapitre, cette manière de décrire les projets open source nous aide donc ici à mieux comprendre ce qui se passe dans le mouvement Wikimédia. D'un côté, on retrouve effectivement cette « ouverture jusqu’à la promiscuité », dans le libre accès accordé aux projets Wikimédia, alors que de l'autre, tout le monde peut rejoindre les projets et associations Wikimédia. Ces deux observations corroborent ainsi l’existence d’un deuxième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre. Néanmoins, il nous reste encore à découvrir un phénomène négligé par Eric Raymond durant ses observations, et qui pourtant, a considérablement influencé l'histoire de la révolution numérique. Découvrons donc à présent, la licence libre et le mouvement de la culture libre, dont elle fut à l’origine.
'''Chapitre 3 : Les licences et la culture libres.'''
Dans une biographie autorisée, Christophe Masutti explique à quel point la création de la Licence publique générale GNU, en tant que première licence libre créée par Richard Stallman, représente un épisode majeur de la révolution numérique. Selon lui :
La GPL apparaît comme l’un des meilleurs hacks de Stallman. Elle a créé un système de propriété collective à l’intérieur même des habituels murs du copyright. Surtout, elle a mis en lumière la possibilité de traiter de façon similaire « code » juridique et code logiciel.
Le concept de distribution associé à ce nouveau type de licence fut baptisé « copyleft », par inspiration d’un jeu de mots que Richard Stallman avait trouvé dans un courrier transmis par son collègue Don Hopkins. Le principe novateur de ce concept est d'obliger toute production de code dérivé à se soumettre à la même licence libre que le code d’origine. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de gens parlent de licence « virale » ou « récursive » en faisant référence à celle-ci. Quant à l'importance de cette clause, elle repose sur le fait d'interdire toute privatisation d'un code informatique produit sous licence libre. Sans celle-ci, un tel code risque en effet d'être récupéré, puis modifié, avant d’être placé sous un habituel copyright de type « tous droits réservés », dans le but de commercialiser son usage.
En 2001 et dans la mouvance provoquée par l'arrivée des licences libres, une organisation internationale sans but lucratif, intitulée Creative Commons, a entamé la promotion du partage et la réutilisation de la créativité et des connaissances grâce à la fourniture d’outils juridiques gratuits. Pour ce faire, elle met régulièrement à jour une panoplie de licences inspirées par la GNU, mais spécialement adaptées aux œuvres de l'esprit, telles que les productions littéraires, musicales, photographiques et vidéo, ainsi que les bases de données.
Contrairement aux licences libres fournies par la Free Software Foundation, conçues pour protéger du code informatique, les licences fournies par Creative Commons offrent la possibilité de sélectionner de nombreuses clauses pour protéger une œuvre. Avec le label CC, pour Creative Commons, on peut ainsi appliquer, ou ne pas appliquer, la clause « BY », qui oblige à créditer l'auteur, et la clause « SA », pour Share Alike, qui ordonne le partage à l’identique comme décrit précédemment. Après quoi il est encore possible d'ajouter la clause « NC », qui impose un usage non commercial, et finalement, la clause « ND », pour Non Derivative, qui exige que l’œuvre soit utilisée ou reproduite dans son intégralité et sans modification.
Le mouvement Wikimédia a choisi la licence CC.BY-SA pour protéger les contenus publiés dans tous ses projets. Cela à l'exception de la banque de données Wikidata, qui au même titre que les descriptions apportées aux fichiers téléchargés dans la médiathèque Wikimedia Commons, publie ses informations structurées sous licence CC0. Cette dernière licence est ainsi ce qui se rapproche le plus du domaine public, avec cet avantage de ne pas devoir mentionner les auteurs dans le traitement et la réutilisation du contenu de la base de données.
Cependant, il en résulte que les informations en question peuvent être réutilisées par des tiers qui ne sont plus obligés de citer leurs sources, comme le font les agents conversationnels des intelligences artificielles génératives, appelés couramment chatbots. Contrairement à la licence CC.BY-SA, la licence CC0 est donc moins apte à pérenniser les projets Wikimédia, puisqu'elle permet d'invisibiliser ces derniers au risque de réduire les chances d'arrivée de nouveaux contributeurs et contributrices. De plus, sans la clause SA qui assure l'application du copyleft, toutes les informations récupérées au sein de Wikidata et de Wikimedia Commons sont aussi susceptibles de quitter le monde du libre.
Quoi qu’il en soit, les licences Creative Commons, inspirées par la licence libre de Richard Stallman, apparaissent finalement comme un troisième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre et de la culture libre qui en est issue. Grâce à la licence CC BY SA, les éditeurs des projets Wikimédia bénéficient effectivement d'une certaine reconnaissance, tout en étant assurés qu'aucun copyright sur leurs travaux ne puisse exclusivement profiter à une personne ou une compagnie. De plus, la licence libre appliquée au système d'exploitation installé sur les serveurs Wikimédia, garantit elle aussi un certain respect des contributeurs, puisqu'elle permet de vérifier si le code informatique ne compromet pas leurs vies privées.
Avec tous les autres apports en provenance du logiciel libre, ce sont là deux choses importantes qui ont permis l'apparition du mouvement Wikimédia. Toutefois, cela ne pouvait pas suffire à la création du projet Wikipédia qui en fut le point de départ. Car sans un espace numérique, mondial et libre d’accès, tel qu'il fut créé par Internet et l'espace web, aucune encyclopédie collaborative de cette envergure n'aurait pu voir le jour.
'''Chapitre 4 : Le réseau Internet.'''
L’histoire du réseau Internet constitue un nouvel épisode captivant de la révolution numérique, sans lequel le mouvement Wikimédia n’aurait jamais pu émerger. D’un point de vue purement technique, ce réseau informatique a été mis au point dans les années 1970, avant l’adoption généralisée du protocole TCP/IP, toujours en usage à ce jour. Ce dernier fut inventé par Vint Cerf et Robert Elliot Kahn, quand ils travaillaient pour la Defense Advanced Research Projects Agency, rattachée au département de la Défense américaine. L'une des premières présentations de leur projet fut ainsi réalisée lors d’une conférence organisée par l’International Network Working Group, une instance créée pour assurer la gouvernance mondiale du réseau informatique.
Sur base de ces informations, on peut penser qu’Internet a été créé par des militaires. Cependant, Une contre-histoire de l’Internet, nous révèle que les créateurs et les premiers utilisateurs d’ARPANET, considéré comme l’ancêtre d’Internet, étaient davantage des étudiants hippies et amateurs de LSD, que des militaires bien drillés. D’ailleurs, avant la standardisation du protocole TCP/IP, ARPANET fonctionnait depuis plus d’un an avec un autre protocole de transition intitulé Network Control Program. Or, celui-ci avait été mis au point, en février 1969, par le Network Working Group, un groupe informel d’étudiants rassemblés autour de Steve Crocker, lorsqu’il ne détenait encore qu’une simple licence, au niveau de sa formation universitaire.
Bien que rarement cité dans l’histoire d’Internet, ce groupe a pourtant mis en place la procédure RFC, pour Request For Comments, reconnue comme « l’un des symboles forts de la "culture technique" de l’Internet, marquée par l’égalitarisme, l’autogestion et la recherche collective de l’efficience ». Soit trois principes et une procédure, qui aujourd’hui encore sont appliqués sur le site Méta-Wiki, dans lequel s'organise la gestion communautaire du mouvement Wikimédia. Cela alors qu'au sein des autres projets dédiés à la production de contenus pédagogiques, des processus similaires de recherche de consensus ont fait leur apparition.
Il faut ensuite savoir que les liens entre ARPANET et l’armée ont disparu avec l’apparition du MILNET, un réseau entièrement dédié aux activités militaires, rebaptisé NIPRNet, pour Non-classified Internet Protocol Router Network, en 1990. Après une séparation définitive en 1983, précisément l’année où Richard Stallman postait sa demande d’aide pour le projet GNU, le réseau ARPANET resta uniquement dédié à la recherche et au développement. À cette époque, le réseau ne comprenait pas plus de 600 machines connectées, ce qui n'a donc rien de comparable avec ce vaste réseau informatique mondial que nous connaissons aujourd’hui et qui fut fortement développé au cours des années 1990.
Pour en assurer l’entretien technique, une organisation non gouvernementale, a été créée en 1992, sous l'appellation d’Internet Society. Celle-ci devait aussi veiller au respect des valeurs fondamentales liées au bon fonctionnement du réseau. Car avant d'atteindre des milliards d’appareils connectés, il a d’abord fallu réglementer les nombreuses dorsales internet intercontinentales, sans lesquelles la transmission du protocole TCP/IP partout dans le monde n'aurait pas été possible.
Quant à l’état d’esprit des créateurs d'Internet, un article intitulé : Quarante ans après, mais qui donc créa l’internet ? apporte un éclairage particulièrement intéressant au sujet des liens que l'on peut établir entre le mouvement Wikimédia et l'histoire d'Internet. Dans son témoignage, Michel Elie, cet ingénieur en informatique, membre du Network Working Group cité précédemment, et responsable de l’Observatoire des Usages de l’Internet, nous explique en effet ceci.
Le succès de l’internet, nous le devons aux bons choix initiaux et à la dynamique qui en est résultée : la collaboration de dizaines de milliers d’étudiants, ou de bénévoles apportant leur expertise, tels par exemple ces centaines de personnes qui enrichissent continuellement des encyclopédies en ligne telles que Wikipédia.
Au courant des années 1990, le milieu informatique universitaire semblait donc toujours fortement imprégné des idéaux de la contre-culture des années 1960, produit par les baby boomers dans le contexte de la guerre du Vietnam. Afin d'illustrer les idées véhiculées à cette époque, voici un paragraphe extrait d'un ouvrage publié en 1970, et intitulé Vers une contre-culture : Réflexions sur la société technocratique et l’opposition de la jeunesse. Dans celui-ci, Théodore Roszak explique ceci.
Le projet essentiel de notre contre-culture : proclamer un nouveau ciel et une nouvelle terre, si vastes, si merveilleux que les prétentions démesurées de la technique soient réduites à n’occuper dans la vie humaine qu’une place inférieure et marginale. Créer et répandre une telle conception de la vie n’implique rien de moins que l’acceptation de nous ouvrir à l’imagination visionnaire. Nous devons être prêts à soutenir ce qu’affirment des personnes telles que Blake, à savoir que certains yeux ne voient pas le monde comme le voient le regard banal ou l’œil scientifique, mais le voient transformé, dans une lumière éclatante et, ce faisant, le voient tel qu’il est vraiment.
À la suite de cette lecture, il peut sembler paradoxal qu’une contre-culture, qui voit la technique comme inférieure et assimile la science au banal, puisse avoir un lien avec le milieu scientifique universitaire qui fut à l'origine d'Internet. Cependant, une réponse à cette énigme fut apportée par Fred Turner, par la publication de son livre intitulé : « Aux sources de l’utopie numérique : De la contre-culture à la cyberculture ».
Grâce à cet ouvrage, on découvre que le mouvement hippie utilisera tout ce qui était à sa disposition à l’époque pour parvenir à ses fins : LSD, spiritualités alternatives, mais également, objets technologiques les plus en pointe. Cela grâce notamment à l’influence de Steward Brand, le créateur d'un catalogue interactif, qui peut être considéré comme l'ancêtre analogique des groupes de discussions numériques apparus des années plus tard.
Comme autre indication, il y a ensuite les propos tenus en 1992, lors d’une plénière de la 24ᵉ réunion du groupe de travail sur l’ingénierie Internet, par David D. Clark, un autre pionnier d’Internet. Durant cette rencontre, ce chef de projet prononça des paroles restées dans les annales. « Nous récusons rois, présidents et votes. Nous croyons au consensus et aux programmes qui tournent ». Deux phrases seulement, mais qui, dans le cadre du milieu informatique, permettent de croire que le mépris de la contre-culture envers la technique et la science, s'est transformé en un refus d’autorité et une recherche de consensus.
Quoi qu'il en soit, le développement d'Internet ne s'est pas fait sans conflits idéologiques importants. On peut d'ailleurs se demander aujourd'hui à quoi ressemblerait Internet, s'il n'avait jamais été commercialisé. Cela s'est passé en novembre 1994, lorsque l’association sans but lucratif Advanced Network and Services, chargée de gérer les accès à Internet, a fait le choix de vendre ses activités. Cette décision faisait suite à un appel à des fonds privés pour financer d'importants changements dans l'infrastructure du réseau. Profitant de l'occasion, la société commerciale America Online a ainsi repris à son compte la gestion des connexions à Internet, après avoir effectué un versement de 35 millions de dollars.
Trente ans plus tard, Internet est devenu ce réseau que nous expérimentons aujourd'hui, à savoir : un réseau dominé par des sociétés privées les plus riches au monde. Dans ce contexte et parmi les 100 sites web les plus visités, seul le nom de domaine Wikipédia appartient à une organisation non lucrative. Cela explique donc pourquoi le mouvement Wikimédia, via son encyclopédie et la fondation qui l'héberge, représente à ce jour, et dans l'espace web, l'expression la plus visible de la philosophie des pionniers d’Internet.
Plus qu'un héritage, cette situation peut être vue comme une mission perpétuée au sein d'un espace envahi par une culture marchande et capitaliste. Il s'agit là d'une information importante qu'il faut retenir au sujet du mouvement Wikimédia. Elle ne clôture pas pour autant tout ce qu'il faut savoir au sujet des évènements qui ont permis la création d’une encyclopédie mondiale, libre et collaborative. Car avant cela, il nous reste encore à découvrir l'histoire du World Wide Web, un espace numérique sans lequel la création de Wikipédia n'aurait jamais été possible.
'''Chapitre 5 : Le World Wide Web.'''
Maintenant que le lien entre la création d'Internet et le mouvement Wikimédia est établi, découvrons à présent l'application la plus connue du réseau, que l'on nomme le World Wide Web, ou plus simplement « Web ». C'est Tim Berners-Lee qui en fut l’inventeur, lorsqu’il était encore actif à l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire. Il avait pour idée de créer un espace d’échange public par l’intermédiaire d'Internet, et pour y parvenir, il mit au point le logiciel « WorldWideWeb », ensuite rebaptisé Nexus, pour éviter toute confusion entre les deux termes.
Grâce à un système d’indexation appelé hypertexte, ce programme informatique a permis de produire et de connecter des espaces numériques, que l'on intitule sites Web. Ceux-ci sont composés de pages web, hébergées sur des ordinateurs distants, mais connectés entre eux au travers du réseau Internet. Pour permettre ce type de connexion, Berners-Lee mit au point le Hypertext Transfer Protocol ou HTTP, un nouveau protocole de communication simple en soi, mais dont la mise en œuvre technique est compliquée.
Pour veiller au bon fonctionnement et au bon usage de l'espace web, des règles de standardisation ont tout d'abord été édictées par l’association Internet Society. Après quoi, Berners-Lee fonda le W3C, un consortium international dont la devise est : « un seul Web partout et pour tous ». Si ce slogan nous apparaît très naturel aujourd’hui, il faut toutefois savoir que l'espace Web a bien failli être régi séparément par des acteurs commerciaux, avec tous les droits d'accès que cela aurait pu engendrer.
À partir du trente avril 1993, jour du dépôt du logiciel Nexus dans le domaine public par Robert Cailliau, un collègue de Berners-Lee chargé de la promotion de son projet, un tel scénario était en effet possible. Sauf qu'après le départ de Berners-Lee, devenu président du W3C, François Flückiger, qui avait repris son poste au sein du CERN, eut la présence d'esprit de réagir à temps. Selon le livre Alexandria qui parcourt l'histoire de Robert Caillau, voici ce qui aurait pu se passer si le code de l’éditeur HTML n'avait finalement pas été placé sous licence libre.
La philanthropie de Robert, c’est très sympa, mais ça expose le Web à d’horribles dangers. Une entreprise pourrait s’emparer du code source, corriger un minuscule bug, s’approprier le « nouveau » logiciel et enfin faire payer une licence à ses utilisateurs. L’ogre Microsoft, par exemple, serait du genre à flairer le bon plan pour écraser son ennemi Macintosh. Les détenteurs d’un PC devraient alors débourser un certain montant pour profiter des fonctionnalités du Web copyright Microsoft. Les détenteurs d’un Macintosh, eux, navigueraient sur un Web de plus en plus éloigné de celui vendu par Bill Gates, d’abord gratuit peut-être, avant d’être soumis lui aussi à une licence.
Face à un tel scénario, nous découvrons de nouveau à quel point le concept de licence libre a fondamentalement changé le cours de la révolution numérique. Sans cela, nos expériences et nos usages de l'espace numérique auraient été totalement différents. L'utopie Wikipédia, par exemple, n'aurait certainement pas vu le jour, en raison de l'éclatement des espaces numériques et des coûts d'accès auxquels seraient confrontés les bénévoles qui ont construit le projet. Quoi qu'il en soit, et au niveau technique, une fois l'espace web apparu, il ne manquait plus que l'apparition des plateformes Wiki pour permettre la création d'une encyclopédie collaborative au format numérique.
'''Chapitre 6 : Les plateformes Wiki.'''
Un wiki, ou un moteur de wiki, est un logiciel que l'on installe sur un serveur informatique pour permettre la création d’un site web éditable et configurable à l’aide d’un simple navigateur. Plus précisément, c’est un système de gestion de contenu, dans lequel le code HTML, CSS, JavaScript et Lua, ainsi que certains paramètres, peuvent être modifiés par tous les internautes. Cela peut se faire en se connectant à un compte utilisateur, afin de bénéficier des droits de modification et d’administration qui lui sont accordés, ou en utilisant la configuration attribuée par défaut aux personnes non connectées.
Sur les pages web d'un wiki, chaque modification provoque un nouvel enregistrement complet du code source qui la compose. De la sorte, il est toujours possible, à partir d’une page reprenant l’historique des modifications, de rétablir l'une de ses anciennes versions. Grâce à ce système, on peut ainsi savoir quelle personne, ou quelle adresse IP est à l’origine d’un changement, et même voir l’endroit où la modification a été faite, et à quel moment celle-ci a été réalisée.
Le premier logiciel Wiki, qui portait le nom de WikiWikiWeb, a été créé et placé sous licence libre GPL par Ward Cunningham en mars 1995. Grâce à la licence, d’autres programmes wiki ont vu le jour en copiant ou s’inspirant du code source de WikiWikiWeb, ou des autres projets wiki qui l'avaient fait auparavant. Cette émulation récursive, qui donna naissance à toute une panoplie de projets wiki, est donc à nouveau une belle illustration des retombées positives que peut susciter l'application d'une licence libre.
Parmi les différents logiciels Wiki disponibles, UseModWiki fut choisi par la société Bomis qui finança la création du premier projet Wikipédia en anglais. C'était un choix judicieux, car l’éclatement de la bulle spéculative d’Internet, à la fin des années 2000, confrontait l'entreprise à de grosses difficultés financières. Un programme gratuit, simple d’utilisation et peu gourmand en ressources informatiques, convenait donc parfaitement dans ce cadre. UseModWiki fut par après remplacé par un autre moteur de Wiki sans nom, mais plus performant et toujours produit sous licence libre. Ce dernier fut ensuite amélioré par plusieurs programmeurs, dont Brion Vibber, le premier employé de la Fondation Wikimédia, avant d’être finalement intitulé MediaWiki.
Avec l’aide de nouveaux employés et des bénévoles actifs sur le site mediawiki.org, ce système de gestion de contenu finit par apparaitre en tête du classement des wikis les plus utilisés. Toujours grâce à sa licence libre, des milliers d'autres personnes et projets ont effectivement pu développer des sites Web, sans nécessairement faire partie du mouvement Wikimédia. Ce succès a par ailleurs justifié la programation de rassemblements annuels entre 2016 et 2020, entre personnes et organismes qui utilisent le programme, pour discuter de son développement et de ses usages.
Ceci étant dit, il existe dans la liste des Wikis d’autres logiciels libres intéressants, tels que DokuWiki, rendu populaire par sa simplicité d’installation et d’usage. Jusqu’à ce jour cependant, seul MediaWiki semble suffisamment stable et puissant pour permettre le développement optimal de l’ensemble des projets Wikimédia. Avec parmi ceux-ci, bien sûr, Wikipédia, l'encyclopédie libre et universelle, dont nous allons enfin découvrir la mise en place dans ce prochain chapitre.
'''Chapitre 7 : L’encyclopédie libre et universelle.'''
Dans les chapitres précédents, nous avons découvert toutes les innovations techniques et culturelles, sans lesquelles Wikipédia n’aurait jamais pu devenir la plus grande encyclopédie libre et universelle connue au monde. Son objectif est de synthétiser la totalité du savoir humain, ce qui n’est autre finalement, qu’un vieux rêve de notre humanité. Trois cents ans avant Jésus-Christ et durant la création de la bibliothèque d’Alexandrie, ce désir était aussi celui de Ptolémée Iᵉʳ. Puis, deux siècles plus tard, Denis Diderot publie, avec Jean Le Rond d'Alembert et Louis de Jaucourt en 1751, la première édition de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. Quant à Paul Otlet, qui a créé avec Henri La Fontaine la classification décimale universelle en usage depuis 1905, il s’était mis en tête de répertorier l’ensemble du savoir humain au sein d'un seul édifice.
Peu connu à ce jour, ce documentaliste belge rêvait pourtant de cataloguer le monde et de rassembler toutes les connaissances humaines, sous la forme d’un gigantesque répertoire bibliographique universel, situé à l'intérieur d'un Mundaneum. En 1934, dans le Traité de documentation écrit par celui qui voulait « classer le monde », Otlet décrit, de manière particulièrement visionnaire, un possible partage du savoir et de l’information.
Ici, la Table de Travail n’est plus chargée d’aucun livre. À leur place se dresse un écran et à portée un téléphone. Là-bas, au loin, dans un édifice immense, sont tous les livres et tous les renseignements, avec tout l’espace que requiert leur enregistrement et leur manutention…
De là, on fait apparaître sur l’écran la page à lire pour connaître la question posée par téléphone avec ou sans fil. Un écran serait double, quadruple ou décuple s’il s’agissait de multiplier les textes et les documents à confronter simultanément ; il y aurait un haut-parleur si la vue devrait être aidée par une audition. Une telle hypothèse, un Wells certes l’aimerait. Utopie aujourd’hui parce qu’elle n’existe encore nulle part, mais elle pourrait devenir la réalité de demain pourvu que se perfectionnent encore nos méthodes et notre instrumentation.
Avant l'apparition des intelligences artificielles et à peu de choses près, cette utopie décrite en 1934 par Otlet correspond à l'usage que l'on fait du réseau Internet et de son espace web, lorsqu'on recherche de l'information. Premièrement, allumer un système informatique, avec ou sans fil et muni d'un écran, ensuite, poser une question dans un moteur de recherche, puis finalement, être redirigé, comme cela arrive très souvent, vers l'une des versions linguistiques de Wikipédia.
Ce scénario, dans lequel les moteurs de recherche jouent un rôle central, explique la popularité de l'encyclopédie libre. D'autres projets similaires étaient pourtant apparus sur le Web avant l'arrivée de Wikipédia. Environ trois ans avant sa création, Aaron Swartz, un activiste de la culture libre qui avait juste douze ans à l'époque, avait par exemple lancé une sorte de site encyclopédique produit et régi par ses usagers. Appelé The Info Network, ce site web avait d'ailleurs permis à son auteur de recevoir l'ArsDigita Prize, un prix décerné aux jeunes créateurs de projets « utiles, éducatifs, collaboratifs et non commerciaux ».
Il faut savoir ensuite que l'expression « encyclopédie libre et universelle » apparut pour la première fois sur le Net sous la plume de Richard Stallman et durant l'année 2000, soit approximativement un an avant la naissance de Wikipédia. C'était dans un essai intitulé The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource, qui, selon son auteur, avait été rédigé deux ans avant sa publication sur la liste de diffusion du projet GNU. Repris ci-dessous, un extrait de ce texte, présente les particularités du projet.
Le World Wide Web a le potentiel de devenir une encyclopédie universelle couvrant tous les domaines de la connaissance et une bibliothèque complète de cours d’enseignement. Ce résultat pourrait être atteint sans effort particulier, si personne n’intervient. Mais les entreprises se mobilisent aujourd’hui pour orienter l’avenir vers une voie différente, dans laquelle elles contrôlent et limitent l’accès au matériel pédagogique, afin de soutirer de l’argent aux personnes qui veulent apprendre.
Nous ne pouvons pas empêcher les entreprises de restreindre l’information qu’elles mettent à disposition ; ce que nous pouvons faire, c’est proposer une alternative. Nous devons lancer un mouvement pour développer une encyclopédie libre universelle, tout comme le mouvement des logiciels libres nous a donné le système d’exploitation libre GNU/Linux. L’encyclopédie libre fournira une alternative aux encyclopédies restreintes que les entreprises de médias rédigeront.
En parlant d'un « mouvement pour développer une encyclopédie libre universelle », Stallman anticipait donc, sans le savoir, l'arrivée du mouvement Wikimédia, qui ne se concrétisa que des années plus tard. Quant à la soixantaine de paragraphes qui décrivent son projet, on y retrouve dans une forme presque identique, les cinq principes fondateurs, qui ont guidé la création de Wikipédia et qui sont toujours actifs à ce jour.
Le premier consiste bien sûr à créer une encyclopédie ; le deuxième réclame une neutralité de point de vue, chose que Stallman expliquait déjà en écrivant qu’en cas de controverse, plusieurs points de vue seront représentés, le troisième implique le respect des droits d’auteur et l’adoption d'une licence libre, celle précisément dont Stallman avait été l'initiateur, le quatrième inscrit le projet dans une démarche collaborative, là ou Stallman précisait déjà que « tout le monde est le bienvenu pour écrire des articles », et le cinquième enfin, stipule qu’il n’y a pas d’autres règles fixes, une position somme toute très courante dans le milieu des hackers dont Stallman faisait partie.
Contrairement à ce que l'on peut croire, le projet d'encyclopédie libre et universelle n'était donc pas une idée originale de Jimmy Wales et Larry Sanger, tous deux reconnus à ce jour comme les deux fondateurs de Wikipédia. Ce qu'ils firent en revanche, c'est d'exploiter l'idée au sein de la société Bomis, détenue par Jimmy Wales, pour enrichir son encyclopédie commerciale Nupedia. Cette dernière avait été lancée en avril 2000, soit environ dix mois avant Wikipédia, et sa rédaction était assurée par des experts engagés au sein d’un processus éditorial strict et formel<ref>{{Cite book|first1=Ned|last1=Kock|first2=Yusun|last2=Jung|first3=Thant|last3=Syn|title=Wikipedia and e-Collaboration Research: Opportunities and Challenges|journal=[[International Journal of e-Collaboration]]|volume=12|issue=2|publisher=IGI Global|date=2016|issn=1548-3681|doi=10.4018/IJeC.2016040101|url=http://cits.tamiu.edu/kock/pubs/journals/2016JournalIJeC_WikipediaEcollaboration/Kock_etal_2016_IJeC_WikipediaEcollaboration.pdf|archive-url=https://web.archive.org/web/20160927001627/https://cits.tamiu.edu/kock/pubs/journals/2016JournalIJeC_WikipediaEcollaboration/Kock_etal_2016_IJeC_WikipediaEcollaboration.pdf|archive-date=September 27, 2016|pages=1–8|author1-link=Ned Kock|url-status=live}}.</ref>. Malheureusement pour la firme Bomis, le nombre d’articles ne progressait que très lentement.
Dans le but d'accélérer le processus, Larry Sanger, docteur en philosophie et employé par Bomis pour assurer le rôle de rédacteur en chef de Nupedia, eut l'idée d'installer un logiciel wiki sur les serveurs de son entreprise. L'objectif était d'ouvrir un site web participatif, dans lequel des volontaires pourraient créer des articles encyclopédiques, pour qu'ils soient ensuite intégrés dans le projet commercial. Malgré le manque d’enthousiasme de son employeur, Sanger mit ses idées en application, et c'est donc ainsi que débuta l’histoire de Wikipédia, avec sa toute première version en anglais.
C’était le 15 janvier 2001, précisément le même mois où Richard Stallman mit en ligne son propre projet d’encyclopédie libre et universelle, qu'il souhaitait intituler GNUPedia. Étonnamment, les noms de domaine gnupedia .com .net et .org avaient déjà été enregistrés au nom de Jimmy Wales, ce qui obligea Stallman à rebaptiser son projet GNE. Ce fait est d'autant plus surprenant que Wales affirma des années plus tard : « n’avoir eu aucune connaissance directe de l’essai de Stallman lorsqu’il s’est lancé dans son projet d’encyclopédie ».
Le site GNE ne ressemblait cependant pas vraiment à une encyclopédie, mais plutôt à un blog collectif ou une base de connaissance, tandis que sa page d’accueil précisait clairement qu’il s’agissait d’une bibliothèque d’opinion. Quant à sa modération, elle avait demandé d'engager un employé, car elle s'est avérée bien plus compliquée que prévu. À côté de cela, et probablement grâce aux spécificités de l’environnement wiki et aux soutiens apportés par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia réussit à mettre en place une organisation efficace au sein d'une communauté d'éditeurs grandissante.
Peut-être en raison de la concurrence libre faite par le projet GNE, Jimmy Wales décida d'abandonner le copyright que Bomis détenait sur son encyclopédie commerciale Nupedia, pour le remplacer par une licence Nupedia Open Content. Peu de temps après, il décida finalement d'adopter la licence de documentation libre GNU conçue pour protéger les textes de documentation des logiciels libres. Ce dernier choix fut une stratégie efficace, puisque cela incita Richard Stallman à transférer tout le contenu de son projet GNE vers Nupedia, et à encourager tout le monde à contribuer sur Wikipédia.
Parmi les autres actions de Jimmy Wales qui ont contribué au succès de Wikipédia, il y eut cette idée d'ouvrir le projet aux « gens ordinaires ». C’était un choix qui s’opposait aux idéaux de Larry Sanger, qui de loin préférait le modèle de Nupedia avec son système de relecture par des experts. Cependant, Jimmy Wales, en tant qu'homme d’affaires, visait une croissance plus rapide du contenu de l'encyclopédie.
Cette croissance ne s'est toutefois pas faite sans difficulté. Le 26 février 2002, en effet, l'Enciclopedia Libre Universal en Español, un projet dissident du projet Wikipédia, fit son apparition. C'était une réaction à de la censure, à l'existence d'une ligne éditoriale et à la possibilité de voir apparaitre des publicités dans Wikipédia. En raison des remises en question que cette séparation suscitait parmi les bénévoles actifs dans les projets, Jimmy Wales renonça finalement à l'usage de la publicité et mit de côté ses visions en matière de profit.
Il faut aussi tenir compte du fait que cet évènement est survenu lors de l'éclatement de la bulle spéculative Internet et du krach boursier de 2001-2002. Une conjoncture qui plaçait la société Bomis dans des difficultés financières, et surtout, dans l'incapacité de payer le salaire de Larry Sanger, son seul employé. En mars 2002 et après un mois d’activité bénévole, l’ex-employé décida alors de quitter les fonctions, qu'il occupait depuis un peu plus d'un an, dans Nupedia et Wikipédia. Avec le seul soutien de Jimmy Wales, les deux encyclopédies purent toutefois poursuivre leurs développements, toujours avec le concours d'experts dans Nupedia et d'une communauté bénévole au niveau de Wikipédia. Néanmoins, en septembre 2003 et vu l'écart qui se creusait entre les deux projets, l'encyclopédie Nupedia fut fermée et ses quelques dizaines d'articles transférées vers les milliers d'autres que comprenait déjà le projet Wikipédia.
Trois ans plus tard, Larry Sanger n’avait pas dit son dernier mot. En septembre 2006, il décida en effet de lancer sur fonds propres une encyclopédie intitulée Citizendium. Cette plateforme écrite en anglais uniquement et toujours active à ce jour, repose sur un système d’expertise, dans lequel les contributrices et les contributeurs doivent déclarer leur identité réelle. En avril 2026 cependant, Citizendium reprenait moins de 2000 articles, tout avancement confondu, tandis que le projet Wikipédia en anglais en regroupait déjà plus de 7 millions.
Voici donc comment est née la plus grande encyclopédie du monde, dont la taille et la visibilité n'avaient jamais été égalées auparavant. Une encyclopédie qui, de plus, s'est rapidement déclinée en de nombreuses versions linguistiques, à l'instar de sa version francophone, lancée moins de quatre mois après le projet original en anglais. Toutes ces versions ont formé les premières bases d’une organisation mondiale, bientôt chapeautée par une fondation. Avant cela, d'autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour au côté de Wikipédia. Intitulés projets frères, ceux-ci se constituent à leur tour en de nombreuses versions linguistiques, tout en poursuivant le processus de création du mouvement Wikimédia.
'''Chapitre 8 : L'arrivée des projets frères.'''
Dans le but de développer des contenus pédagogiques qui ne trouvaient pas leur place dans Wikipédia, d’autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour, pour former ce que l'on appelle couramment aujourd'hui : l’écosystème Wikimedia. La naissance de tous ces projets, ainsi que les évènements importants qui ont contribué au développement du mouvement, ont été repris dans une ligne du temps réalisée par Guillaume Paumier, à l’occasion du dixième anniversaire de Wikipédia. Grâce à ce graphique, on peut voir en détail l'évolution du nombre de projets, de versions linguistiques, de contributeurs et d'articles, et se faire une idée sur la vitesse à laquelle s'est développé le mouvement Wikimédia.
Parmi tous les projets frères, le premier à apparaître fut Méta-Wiki, une plateforme de référence pour centraliser la gestion de l'ensemble des sites web hébergés par la fondation Wikimédia. Dans un premier temps, cet espace communautaire en ligne a répondu à la nécessité de traiter en un seul lieu les questions communes aux différentes versions linguistiques de Wikipédia. Aujourd'hui, le site web est le principal endroit de coordination et de gestion de l'ensemble du mouvement Wikimédia. On y retrouve énormément d'informations au sujet des projets en ligne, et peut-être plus encore, concernant la Fondation et les organismes affiliés.
Après Méta-Wiki, sept autres projets de partage de la connaissance ont fait leur apparition, avant d'être déclinés à leur tour en plusieurs versions linguistiques. Tous ces projets émergent en général sur l’initiative d’un petit groupe de personnes actives au sein d’un projet préexistant. Ce fut le cas du projet Wiktionnaire en anglais, le deuxième projet à voir le jour après Méta-Wiki, en décembre 2002, soit deux ans avant la version francophone apparue en mars 2004.
Il est intéressant d'observer que la version francophone du Wiktionnaire n’a pas été créée à partir du projet anglophone, mais bien depuis le projet Wikipédia en français. D'ailleurs, on peut retrouver dans les archives de ce dernier projet, un débat concernant la pertinence de cette création, dont voici un extrait.
En fait, ce qui me peine vraiment avec le projet Wiktionary, c’est que alors qu’on essaie de rassembler les gens (pas facile) pour créer une sorte de tour de Babel de la connaissance, tâche bien longue et difficile, ce nouveau projet va disperser les énergies pour une raison qui ne me semble pas valable. C’est la création de Wiktionary qui va créer des redondances. À mon avis il existera rapidement des pages sur le même mot, mais ne contenant pas les mêmes informations. Pour quelle raison ces connaissances devraient-elles être séparées ? Les encyclopédies sur papier devaient faire des choix à cause du manque de place, mais nous, pourquoi le ferions-nous ??? "Wikipédia n’est pas un dictionnaire" n’est pas un argument à mon avis... si vraiment c’était pas un dictionnaire, il faudrait virer tout un tas d’article. Je ne comprends vraiment pas cette volonté de séparer la connaissance entre ce qui est encyclopédique et ce qui n’est qu’une définition.
[Réponse]
Pour moi ce qu’est Wiktionary, c’est une partie de Wikipédia s’intéressant plus particulièrement aux aspects linguistiques des mots. La différence que je verrais entre la partie dictionnaire de Wikipédia et sa partie dite encyclopédique, c’est que la partie dictionnaire s’intéresserait au sens des mots eux-mêmes alors que la partie encyclopédie s’attache plus à faire ressortir un état des connaissances à un moment donné. Le pourquoi de la séparation d’avec la partie encyclopédie tient plus à des raisons techniques qu’à une volonté de monter un projet indépendant, en effet et à mon humble avis, un dictionnaire nécessite une plus grande rigueur (de présentation) qu’une encyclopédie. Ceci entraîne beaucoup de problème et entre autres le choix de la mise en forme des articles du dictionnaire.
Créer un nouveau projet, c’est effectivement créer de nouveaux sites web, qui devront faire l’objet d’une nouvelle gestion, tant pour les serveurs de la Fondation, que pour la nouvelle communauté de contributeurs. L’importation de pages d’un projet à l'autre ou la traduction de celles-ci sont bien sûr toujours possibles, mais cela duplique alors aussi la maintenance et les mises à jour. Le choix de scinder un projet, en faveur d’une plus grande liberté, comporte donc certains coûts humains et financiers.
Ce prix à payer n'a pour autant pas empêché le projet anglophone Wikibooks de faire son apparition le 10 juin 2003, soit près d’un an avant Wikilivres, la version francophone du projet, apparue le 22 juillet 2004. Cette dernière création avait de nouveau été débattue au sein de la communauté Wikipédia en français, et non pas dans le Wikibooks en anglais. Quant à l'objectif commun aux deux projets linguistiques, il était de créer une « bibliothèque de livres pédagogiques libres que chacun peut améliorer ».
Environ un an après la création du projet en anglais, un nouvel espace de noms intitulé Wikijunior fut mis en place au sein de la bibliothèque en ligne. Ce sous-projet avait été créé pour répondre à un financement de la fondation Beck, qui cherchait à promouvoir la production de nouvelles littératures pour des enfants de huit à onze ans. Peu de temps après, cette tranche d’âge fut toutefois élargie de zéro à douze ans au niveau du projet francophone, quand le sous-projet y fut adopté.
Ces deux évènements témoignent ainsi qu'il est toujours possible qu'un sous-projet apparaisse dans un projet Wikimédia. Comme autre exemple, il y a aussi le WikiJournal, un sous-projet développé au sein du projet Wikiversité en anglais et qui reçut le prix de l’Open Publishing Awards en 2019. Une demande fut faite pour qu'il puisse bénéficier d'un nouveau site web dans le but de pouvoir se développer en dehors de Wikiversité. Malheureusement pour les initiateurs, la demande est restée sans suite jusqu'à ce jour, après que le conseil d’administration de la Fondation, chargé de répondre à celle-ci, considéra que le projet n’était pas suffisamment abouti.
Il faut savoir qu'avant cela, le projet Wikiversité, dans lequel est né Wikijournal, avait lui-même été un sous-projet du projet Wikibooks. Initialement, il visait à « créer une communauté de personnes qui se soutiennent mutuellement dans leurs efforts éducatifs ». Cependant, en août 2005, une longue discussion remit en question l’existence du sous-projet Wikiversité dans Wikibooks. Au terme de celle-ci, la décision fut prise de transférer Wikiversité et son contenu sur le site Méta-Wiki, là où de nouvelles discussions ont abouti à l’idée de faire de Wikiversité un nouveau projet indépendant.
Déjà à l'époque, le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia se montrait réticent à l'ouverture de nouveaux projets, et sa réaction fut de demander l'ouverture d'un sondage au sein de la communauté. Celui-ci devait rassembler une majorité des deux tiers en faveur de l'ouverture du nouveau site web. Un résultat qui fut finalement obtenu, mais pas sans de longs débats, dont voici un extrait.
La principale raison pour laquelle la Fondation Wikimédia ne veut pas lâcher le morceau est une simple question de bureaucratie et la crainte que le projet ne devienne une autre Wikispecies. Wikispecies est une idée cool, mais les fondateurs du projet se sont dégonflés à mi-chemin de la mise en place du contenu et ont décidé de faire une révision majeure qui a pris plus de temps que ce que tout le monde était prêt à mettre.
Le même problème s’applique à Wikiversity en ce qui concerne la Fondation, parce que les objectifs et les buts de ce projet ne sont pas clairement définis, et il semble que les participants essaient de mordre plus qu’ils ne peuvent mâcher en proposant une université de recherche multi-collèges entière, avec un statut de recherche et une accréditation, à former de toutes pièces plutôt qu’un simple centre d’éducation pour adultes avec quelques classes.
En novembre 2005 et malgré les résultats positifs du sondage, l'indépendance du projet Wikiversité ne fut toutefois pas acceptée par cinq membres du conseil. Ceux-ci réclamaient une réécriture de la proposition pour en exclure la remise de titre de compétence, la conduite de cours en ligne, et de clarifier le concept de plate-forme e-learning. Quand ces rectifications furent faites, le projet bénéficia d'une période d’essai de plusieurs mois, jusqu'à ce que les amendements apportés au projet de départ soient enfin acceptés, le 31 juillet 2006. Ce long temps d'attente était justifié par la création du special projects committee, qui, jusqu'en décembre 2021, fut chargé de soulager le conseil d’administration de la fondation, par rapport aux demandes de création de nouveaux projets Wikimédia.
Un nouveau site, nommé Beta-Wikiversity, fut ainsi créé pour assister le lancement des différentes versions linguistiques de Wikiversité. Durant six mois, son premier objectif a d'abord été l'élaboration des lignes directrices concernant la potentialité de produire des recherches collaboratives au sein du projet. Par la suite, chaque nouvelle version linguistique, développée dans le projet Beta, devait avoir plus de 10 modifications par mois, réalisées par au moins trois personnes distinctes, avant de pouvoir bénéficier de son propre site web.
À l'image de Beta-Wikiversity, le projet Wikisource possède lui aussi un site indépendant pour lancer ces nouvelles déclinaisons linguistiques. Tandis que pour tous les autres projets pédagogiques, ce lancement s'effectue sur la plateforme Wikimedia Incubator, créée à la même époque que Beta-Wikiversity. Ces trois plateformes de lancement ne concernent pas les nouveaux projets, qui doivent faire l'objet d'une acceptation par le conseil d'administration de la Fondation Wikimédia, et qui peuvent avoir pour origines des processus de création divers.
Le projet Wikivoyage, par exemple, fut initialement créé en 2003 dans un Wiki extérieur au mouvement Wikimédia, là où il portait le nom de Wikitravel. Comme cela arrive parfois, ce projet sans but lucratif fut acheté par une entreprise commerciale en 2006. Mais en raison du changement de gouvernance et de l'apparition de publicités, une scission est apparue au sein de la communauté d’éditeurs. Les personnes désireuses de quitter Wikitravel lancèrent alors un nouveau site appelé Wikivoyage, qui reçut en 2007, le Webby Award du meilleur guide de voyage Internet.
L'intégration de Wikivoyage dans l'écosystème Wikimédia n'a cependant été faite qu'en 2012, à la suite d'un appel à commentaires durant lequel 540 personnes sur 699 furent en faveur de l’intégration du projet. Comme cette nouvelle déclencha une migration importante depuis Wikitravel vers Wikivoyage, une plainte fut déposée par la société commerciale en charge du premier projet. Celle-ci fut toutefois rejetée et le projet Wikivoyage continua à prendre de l’ampleur au sein du mouvement Wikimédia, avec la création de nouvelles versions linguistiques.
Le cas de Wikivoyage apparait toutefois comme une exception, car en général les nouveaux projets émergent des centaines de candidatures déposées sur le projet Méta-Wiki. Celles-ci se soldent bien souvent par un refus, comme ce fut le cas pour le projet WikiLang dont le but était de lancer un laboratoire linguistique. Quelques rares projets ont pourtant eu la chance d'être élus. Ce fut notamment le cas en octobre 2012, avec le lancement de la base de données structurée et sémantique Wikidata et de ses extensions Wikibase, ou plus récemment, en 2020, avec l'arrivée du projet Abstract Wikipedia et Wikifunctions.
Sans vouloir entrer dans les détails, il est intéressant de savoir que l'interconnexion entre ces trois projets permet de traduire automatiquement des articles encyclopédiques dans tous les langages naturels pris en charge par le mouvement Wikimédia. Plus précisément, les phrases des articles publiées sur Abstract Wikipédia, sont formulées par des fonctions informatiques produites dans le projet Wikifunctions, dans le but de traiter les informations de la base de données sémantique Wikidata. Autrement dit, un article dans Abstract Wikipédia ne possède qu'une seule page pour toutes les langues, pareillement aux pages d'entités de Wikidata, qui ont pour titre une lettre suivie d'un chiffre.
À la suite de ces explications, on observe donc que ce n'est pas la complexité qui détermine le refus projet, mais plutôt une série de critères comparables à ceux retenus pour supprimer des projets ou versions linguistiques déjà existants. À ce propos, il existe sur Méta-Wiki une liste mise à jour des différents sites hébergés par la Fondation Wikimédia, dont l'existence est remise en cause. Dans celle-ci, on retrouve essentiellement des versions linguistiques de projets, qui n’ont pas réussi à poursuivre leurs développements, bien qu'un projet entier soit toujours susceptible d'être mis à l'arrêt. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé aux 31 versions linguistiques du projet Wikinews, qui, en date du 4 mai 2026, soit 22 ans après le lancement du site anglophone, sont accessibles en mode lecture uniquement.
Dans le cas de Wikinews, ce fut le manque d'activité qui apparut comme principale justification de la suspension du projet. Cependant, d'autres raisons pourraient être invoquées, comme le prouve cet épisode de 2005, où, peu de temps après son lancement, la version francophone du recueil de citations Wikiquote a bien risqué de disparaitre. Le projet fut effectivement accusé d’avoir récupéré le contenu d’une base de données soumise à un droit d’auteur, incompatible avec la licence Creative Commons appliquée sur l’ensemble des projets pédagogiques Wikimédia. Lorsqu'une plainte fut adressée à l’association Wikimédia France, pour être ensuite relayée sur le site Méta-Wiki, il fut bien question de fermer le projet. Après de longues discussions, celui-ci fut toutefois maintenu, mais avec pour conditions de repartir de zéro, et d’établir une charte pour garantir la traçabilité des citations reprises par le projet.
Voici donc de quoi se faire une idée sur la manière dont les projets pédagogiques et leurs déclinaisons linguistiques apparaissent et disparaissent au sein du mouvement. Les exemples repris ci-dessus suffisent effectivement pour comprendre les principes généraux qui sous-tendent leurs créations. En dehors de Méta-Wiki, Wikidata, Wikifunctions, Abstract Wikipédia et Wikimedia Commons, qui ne sont pas des projets de contenu pédagogique à proprement parler, tous les autres projets semblent effectivement provenir d’un désir de spécialisation d’un projet préexistant.
L'idée est généralement débattue dans un projet de même langue, avant de relayer la discussion vers le site Méta-Wiki. Si le projet y est jugé pertinent, il fait alors l'objet d'une candidature, qui doit actuellement être soumise au groupe de travail des projets frères du comité des affaires communautaires de la Fondation Wikimédia. Quant aux nouvelles versions linguistiques, elles doivent être aujourd'hui soumises à l'approbation du comité des langues, avant d'être testées sur les plateformes Incubator, Beta-Wikiversité ou Wikisource Multilingue, dans le but de bénéficier d’un site web indépendant.
Après ces explications concernant les projets frères et leurs variations linguistiques, il nous reste encore à parler des sites qui ont un lien avec le mot Wiki, soit par leur nom, soit par le logiciel utilisé. En 2024 effectivement, plus de 22 600 d'entre eux étaient répertoriés, dont plus de 95 % sans aucun lien avec le mouvement Wikimédia, en dehors du fait, peut-être, qu’ils utilisaient le logiciel MediaWiki développé par la Fondation Wikimédia.
WikiLeaks par exemple, créé par Julian Assange dans le but de publier des documents classifiés provenant de sources anonymes, n’est ni un projet Wikimédia, ni un site collaboratif. Quant au recueil universel et multilingue de guides illustrés WikiHow, si celui-ci fonctionne pour sa part de manière collaborative et avec le logiciel MediaWiki, il n'a pourtant aucun lien avec le mouvement Wikimédia. D'ailleurs, son ergonomie, radicalement différente de celle des projets Wikimédia, permet de le comprendre au premier coup d’œil.
En revanche, Wikimini, l'encyclopédie libre pour les enfants, a une apparence tout à fait comparable à celle des projets Wikimédia, alors que le projet n’a jamais été accepté par la Fondation. Quant aux projets WikiTribune et Fandom, l'ambiguïté qu'ils entretiennent avec le mouvement est d'autant plus grande qu'ils ont été créés par Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia et de la Fondation Wikimédia. Cependant, comme ce sont des projets commerciaux, ils ne peuvent en aucun cas être soutenus par une fondation sans but lucratif.
Au terme de cette présentation, il ne reste plus qu'à signaler que le mouvement Wikimédia ne fut conscientisé que tardivement par rapport à l'apparition des projets Wikimédia et de leurs différentes versions linguistiques. Pour qu'un sentiment de collectivité se manifeste entre tous ceux-ci, il fallut effectivement attendre qu'une coordination se développe sur la plateforme Méta-Wiki, mais également que de nombreuses rencontres et associations apparaissent en dehors de l'espace numérique. En ce sens, la naissance du mouvement ne fut pas un événement ponctuel, mais plutôt la réalisation d’un long processus de conscientisation.
'''Chapitre 9 : La conscientisation du mouvement.'''
Avant d'aborder la question de la conscientisation du mouvement, il peut être intéressant de découvrir l'origine étymologique du mot « Wikimédia ». Celui-ci est un mot-valise composé du suffixe « média » et du préfixe « wiki » que l’on doit à cette expression hawaïenne « wiki wiki », qui se traduit en français par l'expression : « vite, vite ». Celle-ci fut récupérée une première fois par Ward Cunningham, le créateur du premier moteur Wiki, avant d'être réutilisée dans les noms inventés pour d'autres logiciels de cette même famille. UseModWiki en est un bel exemple, puisqu'il fut le premier programme utilisé par la firme Bomis pour héberger son projet d’encyclopédie collaborative. Raison pour laquelle, sans doute, le terme « wiki » fut utilisé pour créer le mot Wikipédia, en l'associant au suffixe « pedia » qui fait référence au mot anglais encyclopedia, selon un principe qui fut ensuite repris pour tous les autres projets du mouvement.
Le mot Wikimédia, pour sa part, n’est apparu que le seize mars 2003, lors d’une discussion concernant la déclinaison possible de l’encyclopédie en d’autres types de projets éditoriaux participatifs. Durant celle-ci, l’écrivain américain Sheldon Rampton eut l’idée d’associer au terme wiki à celui de « média », afin de mettre en évidence la variété des médias produits et partagés par Wikipédia et ses projets frères. Toutefois, c'est seulement en juin 2008 que Florence Devouard, présidente de la Fondation à cette époque, associe le mot Wikimédia à un mouvement social qu’elle voyait apparaître au sein des projets Wikimédia et de leurs communautés d'usagers.
Affirmer pour autant que ce moment précis coïncide avec la naissance du mouvement serait quelque peu arbitraire. Car si l’on peut déterminer plus ou moins facilement l’apparition d’une expression dans des archives, tout le monde sait qu’un mouvement social ne se forme pas en un seul instant. Dans le contexte du de Wikimédia, sa naissance est bien sûr liée à celle du projet Wikipédia, mais également à tout ce qui permit la création de cette encyclopédie libre. Dans une autre perspective encore, on peut dater l'apparition du mouvement Wikimédia au 20 juin 2003, date de la création de la fondation qui porte le même nom. Ou pourquoi pas, associer la création du mouvement à la mise en ligne de la plate-forme Méta-Wiki, qui en représente le principal lieu de coordination.
Toujours est-il que l’expression « Wikimedia movement » est bien apparue en juin 2008, sous la plume de Florence Devouard. Cela s'est passé sur la liste de diffusion de la Fondation et peu de temps avant qu'elle quitte son poste de présidente. Dans son message, elle partageait l'idée de placer sous le nom de domaine wikimedia.org un site vitrine de présentation du mouvement Wikimédia qu'elle concevait de la sorte.
Le mouvement Wikimédia, comme je l’entends est
– une collection de valeurs partagées par les individus (liberté d’expression, connaissance pour tous, partage communautaire, etc.)
– un ensemble d’activités (conférences, ateliers, wikiacadémies, etc.)
– un ensemble d’organisations (Wikimedia Foundation, Wikimedia Allemagne, Wikimedia Taïwan, etc.), ainsi que quelques électrons libres (individus sans chapitres) et des organisations aux vues similaires.
Avec autant de détails et d'explications, un tel message ne pouvait qu'accélérer la prise de conscience au sein du mouvement. Dans tous les cas, il mettait en évidence que les personnes actives dans les projets éditoriaux en ligne ou dans les organismes affiliés, faisaient partie de ce que Ralf Dahrendorf appelle un « quasi-groupe ». Autrement dit, un ensemble d’individus qui ont un mode de vie semblable, une culture commune, mais dont les points communs ne gravitent pas autour d’une prise de conscience de leur position commune dans la relation d’autorité.
Après la naissance de Wikipédia et de nombreux projets frères, une dizaine d’années a donc été nécessaire pour que le mouvement Wikimédia prenne conscience de son existence. Aujourd’hui encore, et comme cela a déjà été vu, de nombreuses personnes actives dans les projets pédagogiques ne réalisent toujours pas qu’elles participent aux activités d’un mouvement social. Cela, contrairement aux personnes investies dans les activités en présentiel organisées au sein du mouvement, qui sont généralement plus conscientes de leur engagement. C’est là une raison de croire que le développement de la Fondation Wikimédia et de ses organismes affiliés a joué un rôle important dans l'apparition d'un sentiment d’appartenance.
'''Chapitre 10 : La création des organismes affiliés.'''
Si c’est grâce à l’arrivée des groupes et des organismes affiliés à la Fondation Wikimédia que l’idée du mouvement est probablement apparue, il est alors intéressant d'en décrire les processus de création. Mais puisque cela représente plusieurs centaines d’instances spécifiques, regroupées en plusieurs catégories détaillées en seconde partie d'ouvrage, aborder ici l’histoire de chacune d’entre elles serait une entreprise beaucoup trop fastidieuse.
De plus, s’il existe énormément d’archives numériques concernant la naissance des sites Wikimédia, ce n’est pas le cas pour ces organismes affiliés. Un bon nombre de ceux-ci se sont effectivement formés durant des rencontres ou des réunions hors ligne qui n'ont fait l’objet d’aucun enregistrement. Du reste, une bonne part des échanges effectués au sein de ces associations s'organise par des canaux de communication privés auxquels seuls les membres actifs ont accès.
Puisque je suis l'un des membres fondateurs, je me limiterai donc ici à parler de l’association Wikimédia Belgique. Celle-ci fut fondée le huit octobre 2014 en tant qu’association sans but lucratif, avant d'être reconnue le six août 2015 par le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia. Après plus de trois ans d’activités et de rencontres et sous l’impulsion de Maarten Deneckere, qui assuma le premier mandat de présidence, nous étions 8 personnes à signer la première version des statuts de l’association.
Jusqu’à ce jour, l’objet social de Wikimedia Belgique est d'impliquer tout un chacun dans la connaissance libre. Contrairement à l'association Wikimédia Deutchland, la première à voir le jour en 2004 et qui rassemblait déjà en 2021 plus de 85 000 membres et près de 150 employés, l’association belge n'a qu'une seule employée à temps partiel et 150 membres en 2025.
Avant d’être reconnues par le comité d’affiliations chargé de seconder le conseil d’administration de la Fondation, toutes les associations nationales, dites « chapters » en anglais, et toutes les autres organisations affiliées doivent réaliser de nombreuses démarches. Celles-ci consistent à répondre à un ensemble de prérequis qui ont évolué suite à la création d'un comité décisionnel en avril 2006. Ces obligations diffèrent entre les groupes d’utilisateurs et d'utilisatrices et les associations locales ou thématiques. Parmi ceux-ci, on retrouve toutefois : un nombre minimum de membres et de référents, une mission et un règlement d’ordre intérieur conformes aux attentes du mouvement, la remise de plans et de rapports d’activités annuels, etc.
On comprend donc qu’il n’est pas évident de créer une nouvelle instance au sein du mouvement. Pour bénéficier du soutien logistique et financier de la Fondation réservé aux organismes affiliés, c’est ainsi toute une série de rapports qu’il faut alors transmettre à divers comités et commissions chargés de leurs évaluations. Cela représente une quantité de tâches administratives qu’il n’est pas toujours facile d’assumer, surtout lorsque les membres de l’organisme affilié sont tous des bénévoles. D’où sans doute cette régulière disparition d’affiliations, pendant que d’autres se créent ou réapparaissent en fonction des énergies et du dynamisme disponibles dans les équipes.
Les activités liées à la récolte et à la redistribution des dons offerts au mouvement, ainsi que les autorisations d’usage de marques déposées, contrastent donc avec les valeurs de libre partage et d’autonomie décrites dans les projets pédagogiques. Cela confirme sans doute que la partie hors ligne du mouvement est plus influencée par le système économique qui l'entoure, pendant que la partie en ligne reste plus fidèle à l’héritage transmis depuis la contre-culture des années 1960. Pour conclure cette première partie d'ouvrage, voici donc quelques dernières considérations concernant cet héritage.
'''Chapitre 11 : L'héritage d'une contre-culture.'''
Au terme de cette première partie d’ouvrage, il devient évident que la révolution numérique, que l’on considère généralement comme une révolution technique, fut aussi, et peut-être avant tout, une révolution sociale et culturelle. Quant à l'histoire de Wikimédia, reprise ici depuis les origines de son encyclopédie jusqu'à l'apparition de ses organismes affiliés, elle nous fit découvrir comment les idées de la contre-culture des années 1960 furent transmises au mouvement.
En cas de doute, observons encore que Richard Stallman, celui qui a créé les concepts de licence et d'encyclopédie libre, fut désigné par certains comme le gourou de la contre-culture hacker et le père du système d’exploitation hippie. Une culture hippie, dont il est aussi troublant de constater que le renversement de son logo ressemble étrangement à celui du mouvement Wikimédia.
Incontestablement et au travers du mouvement des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc bien hérité des valeurs produites par les mouvements sociaux des années 1960. Des valeurs qui aujourd'hui contrastent fortement avec la marchandisation et la capitalisation du monde, dont l'espace web ne fait jamais que refléter ce qui se passe dans le reste de la société humaine. Or, ce phénomène ne date pas d'hier. En 2008 déjà, André Gorz, ce philosophe parmi les pères de la décroissance et théoricien de l’écologie politique, constatait déjà que :
La lutte engagée entre les "logiciels propriétaires" et les "logiciels libres" [...] a été le coup d’envoi du conflit central de l’époque. Il s’étend et se prolonge dans la lutte contre la marchandisation de richesses premières – la terre, les semences, le génome, les biens culturels, les savoirs et compétences communs, constitutifs de la culture du quotidien et qui sont les préalables de l’existence d’une société. De la tournure que prendra cette lutte dépend la forme civilisée ou barbare que prendra la sortie du capitalisme.
Dans cette lutte et avec le seul nom de domaine non commercial parmi le top 100 des sites les plus fréquentés du Web, la galaxie Wikimédia apparait donc comme un des derniers lieux numériques de liberté, de partage et d'égalité. Un lieu qui, de plus, est connu mondialement, grâce au succès des plus de 350 déclinaisons linguistiques de Wikipédia, mais sans pour autant récolter d'informations sur l’identité et le comportement des internautes. Une nouvelle information importante donc, quand on sait que cette pratique est considérée, par certains, comme un « nouvel or noir » pompé du Web, pendant que d’autres préfèrent parler de « capitalisme 3.0 » ou de « capitalisme de surveillance ».
Évidemment, les enjeux de cette lutte sont difficiles à comprendre. La complexité de l’infrastructure informatique, mais également le fait que tout cela s'inscrit dans une révolution que Rémy Rieffel décrit comme instable et ambivalente, simultanément porteuse de promesse et lourde de menaces, ne facilitent pas les choses. Cela d'autant plus que tout cela se place dans un contexte où s’affrontent des valeurs d’émancipation, et d’ouverture d’un côté et des stratégies de contrôle et de domination de l’autre.
En fait d’ambivalence, il est surprenant d'apprendre, par exemple, que Jimmy Wales, créateur de Wikipédia et de la fondation Wikimédia, est un adepte de l’objectivisme, alors que cette philosophie voit le capitalisme, comme un idéal de société, et l’égoïsme rationnel, comme une morale. Puis, concernant l'instabilité du numérique, il y a ces appels répétés de Tim Berners-Lee au sujet de la redécentralisation et de la régulation d'un espace web, qu'il avait conçu dans un esprit tout à fait opposé. Quant aux pionniers d'Internet, ils n'ont probablement pas imaginé que leur création permettrait un jour, à des milliards d’objets connectés, de rapporter, rien qu'en France et en 2021, plus de 2,6 milliards d’euros.
Concernant le contrôle et au-delà de ce qui est opéré par les firmes commerciales, c'est bien sûr du côté des États qu'il faut porter son attention. Face à un mouvement émancipateur comme l'est Wikimédia, par moins de 18 pays ont déjà censuré Wikipédia et parfois même l'ensemble des projets frères. Ce fut le cas par exemple pour la Turquie, la Russie, l'Iran, mais également le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, et c'est même le cas de manière permanente en Chine, depuis 2004.
Dans certains cas, des procédures juridiques ont été utilisées pour intimider les membres du mouvement. C'est arrivé en France lorsque le directeur de l'association Wikimédia fut menacé de poursuites pénales par la Direction Centrale du Renseignement Intérieur, après un refus de supprimer un article qui traitait d’une station militaire dans Wikipédia. Par chance, ce qui s'est passé en France ne dépassa pas le stade de l'intimidation. En Biélorussie cependant, Mark Bernstein, un contributeur aux projets Wikimédia, fut condamné à quinze jours de prison ferme, assortis de trois ans d’assignation à résidence, pour des propos tenus au sujet de la guerre en Ukraine. Tout cela alors qu'actuellement, ce sont les conservateurs à la tête des États-Unis qui « veulent la peau de Wikipédia » en cherchant à obtenir l'identité réelle de certains contributeurs.
Le contrôle et le non-respect de la vie privée font ainsi appel à la figure emblématique du lanceur ou de la lanceuse d'alerte, dont la posture contestataire fait penser aux personnes actives dans la contre-culture des années 1960. Parmi ceux-ci, on dit de Julian Assange, Edward Snowden et Chelsea Manning, qu'ils « ont perdu leur liberté pour défendre la nôtre ». De manière similaire, on pourrait donc aussi dire que les Wikimédiens Aaron Swartz, Bassel Khartabil, Pavel Pernikov, Ihor Kostenko et Mark Bernstein, se sont sacrifiés pour la liberté, le partage et la vérité.
Dans Wikimédia et comme ce fut expliqué dans l'introduction de cet ouvrage, une alerte peut prendre la forme d'un appel à commentaires en réaction à une décision ou une situation observée au sein du mouvement. C'est même là une pratique institutionnalisée, qui fait l'objet d'une procédure d'accompagnement et de suivi. Toutes ces alertes concernent les dérives de certains projets, mais également de la Fondation et de certaines associations, qui peinent parfois à respecter les pratiques et les valeurs développées dans la partie en ligne du mouvement. Ce qui n'empêche toutefois pas les projets éditoriaux d'avoir leurs propres règles et des recommandations, ni de voir apparaitre, en 2020 et dans l'ensemble du mouvement, un code de conduite universel, qui détermine le référentiel minimum des comportements acceptables et inacceptables.
L'idéologie transmise à Wikimédia, et décrite en partie par Steven Levy dans son ouvrage L’Éthique des hackers, est donc plus subtile qu'un simple refus d'autorité. Dans un esprit de partage, d'ouverture, de transparence, de liberté, d'égalité et d'autonomie, c'est en fin de compte une structure très complexe, tout en étant cosmopolite et mondiale, que le mouvement réussit à mettre en place. Une organisation qui, comme nous allons le découvrir dans la deuxième partie de ce livre, apparait très inspirante dans la manière de faire communauté, au sein d'un monde toujours plus global et numérique.
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Lionel Scheepmans
20012
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'''LE MOUVEMENT WIKIMÉDIA.'''
'''Dernier partage altruiste de la connaissance libre ?'''
De Lionel Scheepmans.
Avec l'aide de la communauté Wikimédia.
'''Quatrième de couverture.'''
'''Le mouvement Wikimédia, l'aventure inspirante d'une organisation mondiale et altruiste, au service d'un savoir libre et vérifiable.'''
Quel est ce seul acteur à but non lucratif présent dans le top 100 des sites les plus visités sur le Web ?
Comment incarne-t-il l’expression la plus visible des valeurs de liberté, d’égalité et de partage, héritées de la révolution numérique et des mouvements sociaux des années 1960 ?
Comment, à partir de Wikipédia et suite à la création d’une quinzaine de projets frères, distribués en centaines de versions linguistiques, le mouvement social Wikimédia a imaginé un monde dans lequel le savoir se produit et se partage librement ?
Et comment, en toute autonomie, des dizaines de projets pédagogiques, édités par des millions de bénévoles, soutenus par une fondation et près de 200 associations et groupes locaux, produisent-ils la plus grande intelligence collective au monde ?
Avec de nombreux codes QR, cet ouvrage répond à ces questions, tout en permettant de mieux comprendre le monde global et numérique qui nous entoure.
Lionel Scheepmans est docteur en sciences politiques et sociales, militant de la culture libre et professeur d’anthropologie numérique. Il occupe plusieurs postes d’administrateur au sein du mouvement Wikimédia qu’il observe de manière participative depuis 2011. Ses travaux universitaires, du master à la thèse de doctorat, furent consacrés à l’organisation et aux enjeux de Wikipédia et du mouvement Wikimédia.
'''Avant-propos'''
Pour offrir un confort de lecture sur papier sans perdre la puissance du numérique, des codes QR sont affichés tout au long de cet ouvrage. À l’aide d’une tablette ou d’un smartphone, ils offrent un accès direct à ce qui serait coûteux ou impossible à imprimer.
Par exemple, le code QR 1, présent à la fin de cette page, donne accès directement à la page web qui reprend l’intégralité de l’ouvrage. Une fois sur celle-ci, on peut alors visionner les illustrations en couleur ou les enregistrements qui s’y trouvent et consulter ensuite leurs pages de descriptions en cas de besoin. Cette version numérique comprend aussi de nombreux hyperliens pointant vers Wikipédia et d’autres sites du mouvement Wikimédia, où se trouvent des compléments d’informations et leurs mises à jour.
Pour économiser du papier lors de l’impression, la section regroupant les notes et les références de l’ouvrage n’est disponible qu’au format numérique, mais est directement accessible via le code QR 2 repris ci-dessous. Grâce aux indices de renvoi chiffrés et placés en exposant dans le texte imprimé, il est alors possible, au départ d'un smartphone ou d'une tablette, de retrouver les notes et les références en fonction de leur numérotation. Lorsque la référence correspond à une page web, un lien pointant vers le projet Internet Archive s’y trouve repris, pour garantir un accès aux archives des pages citées dans l’ouvrage, si jamais elles avaient disparu du web. Quant aux pages toujours existantes, elles restent accessibles via leurs hyperliens originels, pour consulter leurs éventuelles évolutions.
Étant donné que ce livre est produit sur une plateforme collaborative, tout le monde est invité à améliorer les prochaines versions. On peut le faire en corrigeant des fautes d’orthographe ou de syntaxe sur les pages web qui constituent les différents chapitres de l’ouvrage, ou encore en apportant des commentaires sur les pages de discussion qui leur sont associées. Cela peut se faire très simplement en cliquant sur « Modifier » , quand on est sur la page d'un chapitre, et sur « Ajouter un sujet » lorsque l'on est sur une page de discussion.
Une page de discussion générale est aussi accessible grâce au code QR 3. Elle permet de commenter le livre dans son ensemble, ou de poser une question à son sujet. Il suffit pour cela d’indiquer un titre dans le champ « Démarrer un nouveau sujet », avant d'écrire le contenu de son message dans l’encadré situé juste en dessous, et de cliquer finalement sur le bouton « Ajouter un sujet de manière anonyme », pour publier celui-ci.
Enfin, pour ceux qui voudraient agrémenter leur lecture d’un fond sonore relaxant et original, le code QR 4 donne accès à une page web qui diffuse une musique mélodieuse. Celle-ci est composée de sons spécifiquement produits chaque fois qu’une modification est apportée sur un projet Wikimédia, ou qu’un nouveau compte y est créé. Ce dispositif ingénieux offre ainsi, aux lecteurs qui le souhaitent, une ambiance sonore particulièrement confortable, ainsi qu’une nouvelle expérience immersive au sein du mouvement Wikimédia.
'''Introduction : Wikimédia n’est pas Wikipédia.'''
Depuis le succès initial de Wikipédia, une myriade de projets de partage des connaissances, d’organisations et de groupes de soutien ont émergé pour former ce qu’on appelle aujourd’hui le mouvement Wikimédia. Même si l’encyclopédie libre reste l'activité phare du mouvement à ce jour, il serait regrettable de réduire l’ensemble du mouvement à cet unique projet pédagogique. Malheureusement, il arrive bien trop souvent qu'une seule version linguistique de Wikipédia suffise pour cacher l’étendue de la forêt Wikimédia.
En réalité, Wikimédia représente un mouvement social, international et interculturel complexe, au sein duquel Wikipédia n’est qu’une composante parmi d’autres. Dans le cadre d'un mémoire de master, on peut ainsi fournir en quelques mois une ethnographie du projet Wikipédia en français. Alors que pour synthétiser les origines, l’organisation et les dynamiques globales du mouvement Wikimédia, une thèse de doctorat et cinq années de recul supplémentaires furent nécessaires.
À la fin de l'année 2025, l’ampleur numérique du mouvement est effectivement impressionnante. Chaque mois, des millions de modifications bénévoles sont effectuées sur plus de 500 millions de pages, réparties sur plus d’un millier de sites web, dont 358 seulement, correspondent aux versions linguistiques de Wikipédia. Ce qui prouve donc clairement que les activités en ligne portées par l'ensemble du mouvement Wikimédia dépassent largement ce qui se passe au sein de l’encyclopédie.
Il existe ainsi cinq autres espaces collaboratifs d'écriture susceptibles d'atteindre un jour l'envergure et la notoriété de Wikipédia, avec un objectif et un fonctionnement spécifiques à chacun. De manière détaillée, Wikilivres crée des livres pédagogiques ; Wikiversité rassemble des supports d'enseignement et des travaux de recherche ; Wikivoyage développe un guide touristique mondial ; Wikispecies établit un répertoire du vivant, tandis que Wiktionnaire définit des mots de toutes les langues, dans toutes les langues.
Contrairement à Wikipédia, tous ces projets ne sont pas soumis à une neutralité de point de vue, ni limités à l'usage de sources secondaires reconnues, au niveau de la rédaction des articles. La plupart d'entre eux acceptent aussi la publication de travaux de recherche ou de productions personnelles, alors que cela est tout à fait interdit dans Wikipédia.
Selon l'étymologie du mot encyclopédie, le but de Wikipédia est en effet de synthétiser ou, plus précisément, d'encercler le savoir humain déjà préexistant. Cette contrainte éditoriale limite donc les contributeurs et contributrices à l'usage de sources secondaires et tertiaires présentes dans des publications externes au projet. De ce fait, Wikipédia reproduit fatalement les biais systémiques, tels que les déséquilibres et les surreprésentations de genre et de culture, présents dans un monde de l'édition majoritairement occidental. Or, cette impasse éditoriale propre à Wikipédia n'existe pas dans les autres projets pédagogiques.
Comme ces projets frères, Wikipédia n'est pas non plus un projet complètement autonome des autres projets Wikimédia. L'encyclopédie compte en effet sur le projet Wikimedia Commons pour héberger l'ensemble de sa médiathèque. Elle utilise ensuite le contenu du projet Wikidata comme base de données structurée. Quant aux personnes qui produisent l'encyclopédie, elles peuvent aussi puiser leurs sources dans la bibliothèque Wikisource ou se référer à des citations d'auteurs collectées dans le projet Wikiquote. Tout cela sans oublier que des dizaines de sites web traitent l'archivage permanent de Wikipédia et des autres projets Wikimédia, dans le but de fournir des analyses précieuses et totalement libres d’accès.
Enfin, il faut aussi garder à l'esprit qu'au-delà de tous ces sites web, Wikimédia, c'est aussi de nombreuses institutions et organisations affiliées au mouvement et dispersées dans le monde. Autour de la Fondation Wikimédia chargée de la gestion et de l’organisation internationales, avec près de 650 salariés de nationalités diverses, se regroupent des centaines d'organisations satellites. Parmi celles-ci, on retrouve 2 associations thématiques, 40 associations locales, dont Wikimedia Deutschland qui regroupe plus de 170 employés, et finalement 141 groupes d’utilisateurs et utilisatrices.
Tout ce qui vient d'être exposé dans cette introduction justifie donc la nécessité de distinguer le mouvement Wikimédia du projet Wikipédia. Imaginons seulement que l’on se limite à citer Paris pour décrire et comprendre un pays aussi vaste que la France. Certes, Paris est une ville mondialement connue et qui compte plus de deux millions d’habitants et un patrimoine culturel impressionnant. Mais est-ce pour autant qu'il faudrait oublier les autres villes, villages et métropoles françaises ? Sans compter que la France regroupe aussi des départements et des territoires d’outre-mer et qu'elle entretient des relations et des partenariats internationaux qui dépassent de loin ce qui se passe entre Paris et le reste du monde. Ne pas confondre le mouvement Wikimédia avec le projet Wikipédia relève donc du bon sens.
En 2019 cependant, la Fondation Wikimédia a envisagé de se renommer en Fondation Wikipédia et de remplacer le terme « Wikimédia » par celui de « Wikipédia » partout où ce terme est utilisé dans la sphère hors ligne du mouvement. Le but était d’acquérir une plus grande visibilité et d’attirer des milliards de personnes, grâce au nom de marque Wikipédia, considéré comme l’un des plus connus au monde. Ce changement n’a toutefois pas été accepté par de nombreuses personnes actives au sein du mouvement. En janvier 2020, ces opposants ont ainsi créé une page d’appel à commentaires, qui fut le siège d’un long débat. À l’issue de ce dernier, 73 représentants d’organisations affiliées et 984 personnes ont signé une lettre ouverte adressée à la Fondation, qui comprenait le paragraphe suivant.
« Depuis 20 ans, les bénévoles ont bâti la réputation de Wikipédia en tant que ressource indépendante et communautaire. Les projets du mouvement Wikimédia, dont Wikipédia, se développent autour de la décentralisation et du consensus. Il est essentiel d’établir des distinctions claires entre la Fondation Wikimédia, les affiliés et les contributeurs individuels. Tout changement qui affecte cet équilibre exige le consentement éclairé et la collaboration des communautés. Il est donc très préoccupant de voir Wikipédia présenté pour le nom de l’organisation et du mouvement malgré le mécontentement général de la communauté. »
En s’opposant aux idées de la Fondation, ces membres de la communauté Wikimédia ont ainsi fait preuve de sagesse. De plus, ils ont signalé dans de nombreux commentaires que beaucoup de personnes connaissent le mouvement Wikimédia uniquement au travers de son encyclopédie. Il est même étonnant d'observer que la méconnaissance du mouvement existe au sein même de sa propre communauté. Comme exemple, on peut observer que l'article Wikipédia en anglais, consacré au mouvement Wikimédia, ne s’est développé qu’à partir de 2016, tandis que celui de la version francophone de l'encyclopédie, n’est apparu qu’en 2019. Quant aux autres versions linguistiques, il est tout aussi étonnant de constater qu'en octobre 2025, seulement 39 d'entre elles, sur un total de 358, possédaient un article dédié au mouvement Wikimédia.
Tous ces éléments justifient donc la nécessité d’offrir au monde, une meilleure connaissance du mouvement Wikimédia et des nombreux projets et organisations, qui participent à sa mission de partage du savoir. En ce sens, ce livre est une contribution importante aux défis stratégiques que doit relever le mouvement Wikimédia à l’approche de 2030. Car au-delà des résolutions prises pour développer de nouveaux processus participatifs et délibératifs concernant les questions de marque, c’est avant tout un travail d’information et de sensibilisation à destination du public qu'il reste à faire.
'''Première partie : La naissance du mouvement Wikimédia.'''
Il existe dans l'espace web, une multitude d’archives permettant de retracer les événements, qui ont conduit à la naissance du mouvement Wikimédia. Cette « préhistoire » du mouvement peut notamment être explorée grâce au réseau d’éducation populaire Framasoft, dont le site est apparu environ un an avant la création de la version francophone de Wikipédia. On trouve sur cette plateforme une mine d’informations concernant les logiciels libres et la culture libre, soit deux épisodes majeurs de l’histoire de l’informatique et d’Internet, malheureusement méconnus du grand public.
Grâce à Framasoft et bien d’autres associations, il est possible de découvrir l’organisation et les motivations des millions de personnes qui participent au mouvement du logiciel libre. On peut apprend par exemple, que ce mouvement politique et social, au sein du milieu informatique, a été initié en 1983 par Richard Stallman. Programmeur du MIT à cette époque, c'est en effet lui qui fut le premier à proposer une alternative à la marchandisation du secteur informatique.
La philosophie de libre partage, apparue au sein du projet de Stallman, reflétait une certaine éthique et une organisation de travail originale, développées au sein d’une sous-culture, en vogue dans le milieu informatique depuis les années 1950. Celle-ci fut documentée dans de nombreux ouvrages, dont « L’éthique hacker », un livre remarquable, dans lequel le philosophe finlandais, Pekka Himanen, analyse en détail les origines de la culture hacker.
Un simple extrait de sa quatrième de couverture, repris ci-dessous, permet d’appréhender la manière de penser de ces informaticiens, rejoints par Richard Stallman durant ses études universitaires, avant d'en devenir l’une des figures les plus charismatiques.
« On considérait jusqu’à présent le « hacker » comme un voyou d’Internet, responsable d’actes de piratage et de vols de numéros de cartes bancaires. Le philosophe Pekka Himanen voit au contraire les hackers comme des citoyens modèles de l’ère de l’information. Il les considère comme les véritables moteurs d’une profonde mutation sociale. Leur éthique, leur rapport au travail, au temps ou à l’argent, sont fondés sur la passion, le plaisir ou le partage. Cette éthique est radicalement opposée à l’éthique protestante, telle qu’elle est définie par Max Weber, du travail comme devoir, comme valeur en soi, une morale qui domine encore le monde aujourd’hui. »
En introduisant cette première partie d'ouvrage de la sorte, nous pouvons déjà comprendre que le mouvement Wikimédia plonge ses racines dans une transition culturelle remplie d’utopie. Une utopie qui s’oppose notamment à ce que l’historien et anthropologue Karl Polanyi désignait, en 1944 déjà, comme un libéralisme économique qui « subordonne les objectifs humains à la logique d’un mécanisme de marché impersonnel ». Étape par étape et en commençant par analyser cette utopie spécifiquement au niveau du mouvement Wikimédia, voyons maintenant ce qui s'est passé tout au long de cette révolution culturelle et numérique.
'''Chapitre 1 : L'utopie Wikimédia.'''
Au fil du temps, Wikipédia fut perçu comme une utopie en marche, puis comme une utopie réalisée, et finalement comme la dernière utopie collective du Web. Mais qu'en est-il de l'ensemble du mouvement Wikimédia ? Pour nous aider à comprendre ce qui se passe dans la dimension numérique de ce mouvement, voici une métaphore qui décrit un quartier établi au sein d'une ville, imaginée au départ de l'espace web ». Dans cette ville imaginaire, Internet représenterait le réseau routier, pendant que des serveurs informatiques feraient office de bâtiments, et que les pages web qu'ils hébergent, constitueraient les différentes pièces de ces édifices.
En visitant le quartier Wikimédia, on découvrirait donc plus d’un millier de bâtiments. Au sein de ceux-ci et à l’exception de quelques lieux administratifs, chaque pièce peut être visitée gratuitement, mais aussi modifiée au niveau de son contenu. On peut ainsi y ajouter de nouvelles choses, telles que du texte, des photos, des vidéos ou des documents sonores, et même changer ou supprimer ce qui a été créé ou modifié par d’autres. Tout cela, bien sûr, dans le but de rendre ces endroits plus esthétiques, ou plus authentiques et en tenant compte des différentes idées et des éventuelles oppositions de point de vue concernant les aménagements. Pour faciliter l'entente entre les personnes qui s'investissent dans les modifications, chaque pièce des bâtiments Wikimédia possède un espace annexe dédié à la discussion.
Dans la plupart des bâtiments Wikimédia, une personne malintentionnée peut même faire disparaitre tout le contenu d'une pièce. Néanmoins, dans la seconde qui suit, un robot remettra tout en place, avant de transmettre un message concernant le traitement du vandalisme. Lorsqu'une action plus discrète n'est pas détectée par un robot, une personne qui surveille la pièce prendra certainement le relais pour annuler les changements malveillants, et contacter la personne responsable. En cas de multirécidive, celle-ci peut se voir privée de sa capacité de modifier les pièces, soit dans le bâtiment vandalisé, soit dans tout le quartier quand cela se justifie. Après discussion, cette sanction sera mise en application par un administrateur ou une administratrice bénévole, choisi ou choisie par l'ensemble des autres bénévoles qui prennent soin des bâtiments.
On comprend donc que tout le monde peut enrichir, mais également surveiller et protéger les richesses partagées dans le quartier Wikimédia. Il suffit pour cela de rejoindre le mouvement en se créant un compte et de profiter de nombreux outils, dont un système de notification qui envoie un message dès qu'une pièce que l'on veut surveiller est modifiée. Pour créer ce compte, il n'est pas nécessaire de fournir une adresse ou un numéro de téléphone. Les seules informations personnelles indispensables au bon fonctionnement du quartier Wikimédia sont les adresses IP des visiteurs. Car contrairement à ce qui se passe dans les quartiers commerciaux de la grande ville numérique, tels que les GAFAM, NATU, BATX, le quartier Wikimédia ne récolte et ne vend aucune donnée à des fins d'exploitation.
Même les adresses IP enregistrées par le système ne sont pas visibles par les autres visiteurs. Elles sont remplacées par les noms et les pseudonymes fournis lors de la création des comptes, ou masquées par des comptes temporaires pour les modifications faites par des personnes non connectées. Seules quelques personnes accréditées par la communauté pour effectuer des contrôles d’usurpation d’identité ont accès à ces informations. C’est là une précaution nécessaire au bon déroulement des votes qui succèdent parfois aux recherches de consensus concernant l'aménagement du quartier Wikimédia.
Dans cette ville numérique que constituerait l'espace web, Wikimédia apparait ainsi comme le plus grand quartier dédié au partage de la connaissance. Tout d'abord, il y a les plus de 350 bâtiments Wikipédia, chacun dédié à une version linguistique de l'encyclopédie. Toujours séparés en versions linguistiques, on trouve ensuite : les bibliothèques Wikilivres et Wikisource, les bâtiments lexicaux Wiktionnaire, le journal Wikinews, le centre pédagogique et de recherche Wikiversité, le syndicat d’initiative Wikivoyage, le répertoire des êtres vivants Wikispecies et enfin l'institut des citations d’auteurs Wikiquote. Cela sans oublier le musée médiatique Wikimedia Commons et la banque Wikidata, reconnue comme étant la plus grande banque d’informations structurées au monde. Deux bâtiments dont l'une des fonctions principales communes est d’enrichir les pièces situées dans les autres buildings du quartier Wikimédia.
Dans tous ces immeubles, il arrive souvent que plus de la moitié des étages soient uniquement attribués à l'organisation des activités qui s'y déroulent. Chaque bâtiment peut aussi compter sur le soutien d'autres édifices tels que MediaWiki, Wikitech, Phabricator, qui sont trois lieux entièrement dédiés aux maintenances techniques sur l'ensemble du quartier. Concernant les aspects administratifs, c'est dans le bâtiment Méta-Wiki que s'opère la gouvernance générale du quartier, alors que les courriers adressés à ce dernier sont traités en première ligne dans le bâtiment Wikimedia VRT. À la suite de quoi, il ne reste plus qu'à citer le bâtiment Wikimedia Outreach, pour des initiatives de sensibilisation, et le bâtiment du journal Diff Wikimedia, comme lieu de publication d'actualités sur le mouvement.
En dehors de certains aspects techniques, tous ces bâtiments sont gérés exclusivement par des communautés bénévoles, qui sont toujours prêtes à accueillir de nouveaux membres. Les seuls immeubles du quartier qui diffèrent de ce principe sont les bâtiments vitrines de la Fondation Wikimédia et des autres associations Wikimédia qui engagent du personnel. Quant au bâtiment du conseil d'administration de la Fondation, des raisons officielles justifient le fait que la modification de ses pièces est réservée à ces membres et aux employés qui les soutiennent.
Face à tant d'utopies, on en vient donc à se demander comment tout cela fut rendu possible. Mais pour répondre à cette question, il faut alors parcourir tout un pan de l'histoire de la révolution numérique, depuis la contre-culture des années 1960 jusqu'à nos jours. On y découvre que les pionniers du réseau Internet étaient des chercheurs et étudiants en informatique, fortement influencés par de nouvelles idéologies, telles que celles qui furent à la source des évènements de mai 68 en France. C'est donc de là que naîtra la philosophie de partage, de liberté, de décentralisation et ce mode d’organisation tout à fait spécifique, que l'on observe aujourd'hui au sein du mouvement Wikimédia.
Il y eut tout d'abord la création d'Internet, comme réseau mondial de communication en libre accès, et le développement du World Wide Web, qui a grandement facilité les interactions humaines à l’échelle planétaire. Puis, ce fut l'arrivée du Web 2.0, caractérisé par l'apparition de nouveaux sites web directement modifiables à l'aide d’un simple navigateur. Or, parmi ceux-ci se trouvent les moteurs de Wiki, dont le plus puissant d’entre eux, MediaWiki, est un logiciel libre développé par la Fondation Wikimédia. Le moment est donc venu d'en savoir plus sur ce type de programme informatique, ainsi que sur le mouvement du logiciel libre, qui a fortement influencé la philosophie et les valeurs véhiculées au sein du mouvement.
'''Chapitre 2 : Le mouvement du logiciel libre.'''
L’un des premiers épisodes de la préhistoire de Wikipédia et du mouvement Wikimédia débuta en septembre 1983, lorsqu’un programmeur du Massachusetts Institute of Technology, appelé Richard Stallman, déposa un message sur la liste de diffusion net.unix-wizards. C’était un appel d’aide pour la création de GNU, un nouveau système d’exploitation qui devait réunir une suite de programmes que tout le monde pourrait utiliser librement sur son ordinateur personnel. Dans son message transmis via ARPANET, le premier réseau informatique à grande échelle qui précéda Internet, Stallman s’exprimait de la sorte.
Je considère comme une règle d’or que si j’apprécie un programme, je dois le partager avec d’autres personnes qui l’apprécient. Je ne peux pas en bonne conscience signer un accord de non-divulgation ni un accord de licence de logiciel. Afin de pouvoir continuer à utiliser les ordinateurs sans violer mes principes, j’ai décidé de rassembler une quantité suffisante de logiciels libres, de manière à pouvoir m’en tirer sans aucun logiciel qui ne soit pas libre.
Le projet de Stallman, qui reçut le soutien nécessaire à son accomplissement, marqua ainsi le début de l’histoire du logiciel libre. Quant à la quantité d’aide fournie, elle permet de croire que Richard Stallman n’était pas seul à voir l’arrivée des logiciels propriétaires d’un mauvais œil. Car pour les membres du projet GNU et du mouvement du logiciel libre en général, un bon programme informatique doit respecter ces quatre libertés fondamentales :
1. La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages.
2. La liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos besoins.
3. La liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre voisin.
4. La liberté d’améliorer le programme, et de publier vos améliorations, pour en faire profiter toute la communauté.
Lors de l'apparition du logiciel libre, le marché de l’informatique était de fait en pleine mutation. L'habituel partage des codes informatiques entre les rares étudiants ou chercheurs, qui bénéficiaient d’un accès à un ordinateur, faisait l'objet d'une remise en question. Ce changement faisait notamment suite au Copyright Act de 1976, une nouvelle loi qui autorisait l'application d'un droit d'auteur sur le code informatique, et donc qui permettait d'en interdire le partage ou la réutilisation sans autorisation. Des clauses de confidentialité ont ainsi fait leur apparition, pendant que les employés des firmes informatiques étaient nouvellement soumis à des contrats de confidentialité. C'était la fin de l’entraide et de la solidarité pratiquées chez les pionniers de l’informatique. À sa place s'installaient la concurrence et la compétitivité, bien connues dans le système capitaliste marchand.
Cette mutation coïncidait avec l’arrivée des premiers ordinateurs de taille réduite. Grâce à l’apparition des premiers circuits intégrés, les premiers exemplaires avaient en effet été créés par l’industrie aérospatiale au début des années 1960. Cependant, il fallut attendre le début des années 1980 pour que le prix d’un ordinateur soit suffisamment bas pour en faire un bien de grande consommation. En 1982, le Commodore 64 entrait ainsi dans le livre Guinness des records, avec plus de 17 millions d’exemplaires vendus dans le monde. Mais avant cela, en 1981, l’IBM Personal Computer avait déjà fait son apparition, en proposant une architecture ouverte qui allait servir de modèle pour toute une gamme d’ordinateurs que l’on désigne toujours aujourd’hui par l’acronyme « PC ».
Pour faire fonctionner ses nouveaux modèles d'ordinateurs, la société IBM avait confié à l’entreprise Microsoft, créée en 1975, la mission de les équiper d’un système d’exploitation. Le contrat signé entre les deux firmes fut une véritable aubaine pour le fournisseur des programmes informatiques. Car sans s'en apercevoir, et sans jamais anticiper que son matériel serait cloné à grande échelle, IBM avait en effet permis à Microsoft d'établir un monopole dans la vente de logiciels. Cela fut condamné pour abus de position dominante et vente liée du logiciel avec le matériel informatique, mais sans pour autant empêcher Bill Gates, le principal actionnaire de Microsoft, d'être l'homme le plus riche du monde en 1994.
Toutefois, pendant que Microsoft renforçait sa position dominante, un nouvel événement majeur allait marquer l’histoire du logiciel libre. Celui-ci fut de nouveau déclenché par un appel à contribution, qui fut cette fois posté le vingt-cinq août 1991 par un jeune étudiant en informatique de 21 ans, appelé Linus Torvalds. Via le système de messagerie Usenet, sa demande avait été postée dans une liste de diffusion consacrée au système d’exploitation Minix, une sorte d’UNIX simplifié et développé dans un but didactique, par le programmeur Andrew Tanenbaum.
Loin d’imaginer que cela ferait de lui une nouvelle célébrité dans le monde du Libre, Torvalds entama son message par le paragraphe suivant.
« Je fais un système d’exploitation gratuit (juste un hobby). Il ne sera pas grand et professionnel comme gnu pour les clones 386. Ce projet est en cours depuis avril et commence à se préparer et j’aimerais avoir un retour sur ce que les gens aiment ou n’aiment pas dans minix, car mon système d’exploitation lui ressemble un peu, même disposition physique du système de fichiers pour des raisons pratiques entre autres. »
Bien qu’il fût présenté comme un passe-temps, le projet qui répondait au nom de « Linux », fut rapidement soutenu par des milliers de programmeurs du monde entier, avant de devenir la pièce manquante du projet GNU. En effet, les contributeurs au projet de Stallman n’avaient pas encore terminé l’écriture du code informatique du noyau Hurd, alors qu'il était censé établir la communication entre la suite logicielle produite par GNU et le matériel informatique. C'est donc la fusion des codes produits par les projets GNU et Linux qui permit la création du premier système complet, stable et entièrement libre baptisé GNU/Linux.
Au départ de ce nouveau système informatique, de nombreuses variantes, que l’on nomme communément « distributions », furent créées par des programmeurs de tous horizons. L’une de celles-ci s’intitule Debian et tire sa réputation d'être simultanément libre, gratuite, très fiable et produite par une communauté sans lien direct avec une société commerciale. Quatre qualités qui expliquent pourquoi, Debian sert de base à plus de 150 distributions dérivées, et que de nombreuses organisations l'utilisent, comme le fait la Fondation Wikimédia sur les serveurs qui hébergent les projets qu'elle supporte.
Grâce à la naissance des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc la possibilité de faire tourner ses serveurs informatiques, avec un système d’exploitation fiable, libre et gratuit. Comme son code source est ouvert, cela permet aussi à la Fondation Wikimédia de le modifier pour répondre aux besoins spécifiques du mouvement. À la suite de quoi, et selon les règles formulées par la communauté du logiciel libre, les modifications faites par la Fondation deviennent à leur tour, gratuitement et librement, utilisables par d’autres personnes ou organismes.
À ce premier héritage reçu par le mouvement Wikimédia, et toujours en provenance des logiciels libres, s’ajoute encore une innovation méthodologique. Dans son article La Cathédrale et le Bazar, Eric Raymond mobilise en effet le terme « cathédrale » pour désigner le mode de production des logiciels propriétaires, en opposition au mot « bazar », qu'il utilise pour qualifier le mode de développement des logiciels libres. D’un côté, il décrit une organisation pyramidale, rigide et statutairement hiérarchisée, comme on peut la voir souvent au sein des entreprises. Tandis que de l’autre, il parle d’une organisation horizontale, flexible et peu hiérarchisée, qu’il a lui-même expérimentée en adoptant le style de développement de Linus Torvalds, à savoir : « distribuez vite et souvent, déléguez tout ce que vous pouvez déléguer, soyez ouvert jusqu’à la promiscuité ».
À l’instar de la métaphore du quartier numérique présentée dans le précédent chapitre, cette manière de décrire les projets open source nous aide donc ici à mieux comprendre ce qui se passe dans le mouvement Wikimédia. D'un côté, on retrouve effectivement cette « ouverture jusqu’à la promiscuité », dans le libre accès accordé aux projets Wikimédia, alors que de l'autre, tout le monde peut rejoindre les projets et associations Wikimédia. Ces deux observations corroborent ainsi l’existence d’un deuxième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre. Néanmoins, il nous reste encore à découvrir un phénomène négligé par Eric Raymond durant ses observations, et qui pourtant, a considérablement influencé l'histoire de la révolution numérique. Découvrons donc à présent, la licence libre et le mouvement de la culture libre, dont elle fut à l’origine.
'''Chapitre 3 : Les licences et la culture libres.'''
Dans une biographie autorisée, Christophe Masutti explique à quel point la création de la Licence publique générale GNU, en tant que première licence libre créée par Richard Stallman, représente un épisode majeur de la révolution numérique. Selon lui :
La GPL apparaît comme l’un des meilleurs hacks de Stallman. Elle a créé un système de propriété collective à l’intérieur même des habituels murs du copyright. Surtout, elle a mis en lumière la possibilité de traiter de façon similaire « code » juridique et code logiciel.
Le concept de distribution associé à ce nouveau type de licence fut baptisé « copyleft », par inspiration d’un jeu de mots que Richard Stallman avait trouvé dans un courrier transmis par son collègue Don Hopkins. Le principe novateur de ce concept est d'obliger toute production de code dérivé à se soumettre à la même licence libre que le code d’origine. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de gens parlent de licence « virale » ou « récursive » en faisant référence à celle-ci. Quant à l'importance de cette clause, elle repose sur le fait d'interdire toute privatisation d'un code informatique produit sous licence libre. Sans celle-ci, un tel code risque en effet d'être récupéré, puis modifié, avant d’être placé sous un habituel copyright de type « tous droits réservés », dans le but de commercialiser son usage.
En 2001 et dans la mouvance provoquée par l'arrivée des licences libres, une organisation internationale sans but lucratif, intitulée Creative Commons, a entamé la promotion du partage et la réutilisation de la créativité et des connaissances grâce à la fourniture d’outils juridiques gratuits. Pour ce faire, elle met régulièrement à jour une panoplie de licences inspirées par la GNU, mais spécialement adaptées aux œuvres de l'esprit, telles que les productions littéraires, musicales, photographiques et vidéo, ainsi que les bases de données.
Contrairement aux licences libres fournies par la Free Software Foundation, conçues pour protéger du code informatique, les licences fournies par Creative Commons offrent la possibilité de sélectionner de nombreuses clauses pour protéger une œuvre. Avec le label CC, pour Creative Commons, on peut ainsi appliquer, ou ne pas appliquer, la clause « BY », qui oblige à créditer l'auteur, et la clause « SA », pour Share Alike, qui ordonne le partage à l’identique comme décrit précédemment. Après quoi il est encore possible d'ajouter la clause « NC », qui impose un usage non commercial, et finalement, la clause « ND », pour Non Derivative, qui exige que l’œuvre soit utilisée ou reproduite dans son intégralité et sans modification.
Le mouvement Wikimédia a choisi la licence CC.BY-SA pour protéger les contenus publiés dans tous ses projets. Cela à l'exception de la banque de données Wikidata, qui au même titre que les descriptions apportées aux fichiers téléchargés dans la médiathèque Wikimedia Commons, publie ses informations structurées sous licence CC0. Cette dernière licence est ainsi ce qui se rapproche le plus du domaine public, avec cet avantage de ne pas devoir mentionner les auteurs dans le traitement et la réutilisation du contenu de la base de données.
Cependant, il en résulte que les informations en question peuvent être réutilisées par des tiers qui ne sont plus obligés de citer leurs sources, comme le font les agents conversationnels des intelligences artificielles génératives, appelés couramment chatbots. Contrairement à la licence CC.BY-SA, la licence CC0 est donc moins apte à pérenniser les projets Wikimédia, puisqu'elle permet d'invisibiliser ces derniers au risque de réduire les chances d'arrivée de nouveaux contributeurs et contributrices. De plus, sans la clause SA qui assure l'application du copyleft, toutes les informations récupérées au sein de Wikidata et de Wikimedia Commons sont aussi susceptibles de quitter le monde du libre.
Quoi qu’il en soit, les licences Creative Commons, inspirées par la licence libre de Richard Stallman, apparaissent finalement comme un troisième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre et de la culture libre qui en est issue. Grâce à la licence CC BY SA, les éditeurs des projets Wikimédia bénéficient effectivement d'une certaine reconnaissance, tout en étant assurés qu'aucun copyright sur leurs travaux ne puisse exclusivement profiter à une personne ou une compagnie. De plus, la licence libre appliquée au système d'exploitation installé sur les serveurs Wikimédia, garantit elle aussi un certain respect des contributeurs, puisqu'elle permet de vérifier si le code informatique ne compromet pas leurs vies privées.
Avec tous les autres apports en provenance du logiciel libre, ce sont là deux choses importantes qui ont permis l'apparition du mouvement Wikimédia. Toutefois, cela ne pouvait pas suffire à la création du projet Wikipédia qui en fut le point de départ. Car sans un espace numérique, mondial et libre d’accès, tel qu'il fut créé par Internet et l'espace web, aucune encyclopédie collaborative de cette envergure n'aurait pu voir le jour.
'''Chapitre 4 : Le réseau Internet.'''
L’histoire du réseau Internet constitue un nouvel épisode captivant de la révolution numérique, sans lequel le mouvement Wikimédia n’aurait jamais pu émerger. D’un point de vue purement technique, ce réseau informatique a été mis au point dans les années 1970, avant l’adoption généralisée du protocole TCP/IP, toujours en usage à ce jour. Ce dernier fut inventé par Vint Cerf et Robert Elliot Kahn, quand ils travaillaient pour la Defense Advanced Research Projects Agency, rattachée au département de la Défense américaine. L'une des premières présentations de leur projet fut ainsi réalisée lors d’une conférence organisée par l’International Network Working Group, une instance créée pour assurer la gouvernance mondiale du réseau informatique.
Sur base de ces informations, on peut penser qu’Internet a été créé par des militaires. Cependant, Une contre-histoire de l’Internet, nous révèle que les créateurs et les premiers utilisateurs d’ARPANET, considéré comme l’ancêtre d’Internet, étaient davantage des étudiants hippies et amateurs de LSD, que des militaires bien drillés. D’ailleurs, avant la standardisation du protocole TCP/IP, ARPANET fonctionnait depuis plus d’un an avec un autre protocole de transition intitulé Network Control Program. Or, celui-ci avait été mis au point, en février 1969, par le Network Working Group, un groupe informel d’étudiants rassemblés autour de Steve Crocker, lorsqu’il ne détenait encore qu’une simple licence, au niveau de sa formation universitaire.
Bien que rarement cité dans l’histoire d’Internet, ce groupe a pourtant mis en place la procédure RFC, pour Request For Comments, reconnue comme « l’un des symboles forts de la "culture technique" de l’Internet, marquée par l’égalitarisme, l’autogestion et la recherche collective de l’efficience ». Soit trois principes et une procédure, qui aujourd’hui encore sont appliqués sur le site Méta-Wiki, dans lequel s'organise la gestion communautaire du mouvement Wikimédia. Cela alors qu'au sein des autres projets dédiés à la production de contenus pédagogiques, des processus similaires de recherche de consensus ont fait leur apparition.
Il faut ensuite savoir que les liens entre ARPANET et l’armée ont disparu avec l’apparition du MILNET, un réseau entièrement dédié aux activités militaires, rebaptisé NIPRNet, pour Non-classified Internet Protocol Router Network, en 1990. Après une séparation définitive en 1983, précisément l’année où Richard Stallman postait sa demande d’aide pour le projet GNU, le réseau ARPANET resta uniquement dédié à la recherche et au développement. À cette époque, le réseau ne comprenait pas plus de 600 machines connectées, ce qui n'a donc rien de comparable avec ce vaste réseau informatique mondial que nous connaissons aujourd’hui et qui fut fortement développé au cours des années 1990.
Pour en assurer l’entretien technique, une organisation non gouvernementale, a été créée en 1992, sous l'appellation d’Internet Society. Celle-ci devait aussi veiller au respect des valeurs fondamentales liées au bon fonctionnement du réseau. Car avant d'atteindre des milliards d’appareils connectés, il a d’abord fallu réglementer les nombreuses dorsales internet intercontinentales, sans lesquelles la transmission du protocole TCP/IP partout dans le monde n'aurait pas été possible.
Quant à l’état d’esprit des créateurs d'Internet, un article intitulé : Quarante ans après, mais qui donc créa l’internet ? apporte un éclairage particulièrement intéressant au sujet des liens que l'on peut établir entre le mouvement Wikimédia et l'histoire d'Internet. Dans son témoignage, Michel Elie, cet ingénieur en informatique, membre du Network Working Group cité précédemment, et responsable de l’Observatoire des Usages de l’Internet, nous explique en effet ceci.
Le succès de l’internet, nous le devons aux bons choix initiaux et à la dynamique qui en est résultée : la collaboration de dizaines de milliers d’étudiants, ou de bénévoles apportant leur expertise, tels par exemple ces centaines de personnes qui enrichissent continuellement des encyclopédies en ligne telles que Wikipédia.
Au courant des années 1990, le milieu informatique universitaire semblait donc toujours fortement imprégné des idéaux de la contre-culture des années 1960, produit par les baby boomers dans le contexte de la guerre du Vietnam. Afin d'illustrer les idées véhiculées à cette époque, voici un paragraphe extrait d'un ouvrage publié en 1970, et intitulé Vers une contre-culture : Réflexions sur la société technocratique et l’opposition de la jeunesse. Dans celui-ci, Théodore Roszak explique ceci.
Le projet essentiel de notre contre-culture : proclamer un nouveau ciel et une nouvelle terre, si vastes, si merveilleux que les prétentions démesurées de la technique soient réduites à n’occuper dans la vie humaine qu’une place inférieure et marginale. Créer et répandre une telle conception de la vie n’implique rien de moins que l’acceptation de nous ouvrir à l’imagination visionnaire. Nous devons être prêts à soutenir ce qu’affirment des personnes telles que Blake, à savoir que certains yeux ne voient pas le monde comme le voient le regard banal ou l’œil scientifique, mais le voient transformé, dans une lumière éclatante et, ce faisant, le voient tel qu’il est vraiment.
À la suite de cette lecture, il peut sembler paradoxal qu’une contre-culture, qui voit la technique comme inférieure et assimile la science au banal, puisse avoir un lien avec le milieu scientifique universitaire qui fut à l'origine d'Internet. Cependant, une réponse à cette énigme fut apportée par Fred Turner, par la publication de son livre intitulé : « Aux sources de l’utopie numérique : De la contre-culture à la cyberculture ».
Grâce à cet ouvrage, on découvre que le mouvement hippie utilisera tout ce qui était à sa disposition à l’époque pour parvenir à ses fins : LSD, spiritualités alternatives, mais également, objets technologiques les plus en pointe. Cela grâce notamment à l’influence de Steward Brand, le créateur d'un catalogue interactif, qui peut être considéré comme l'ancêtre analogique des groupes de discussions numériques apparus des années plus tard.
Comme autre indication, il y a ensuite les propos tenus en 1992, lors d’une plénière de la 24ᵉ réunion du groupe de travail sur l’ingénierie Internet, par David D. Clark, un autre pionnier d’Internet. Durant cette rencontre, ce chef de projet prononça des paroles restées dans les annales. « Nous récusons rois, présidents et votes. Nous croyons au consensus et aux programmes qui tournent ». Deux phrases seulement, mais qui, dans le cadre du milieu informatique, permettent de croire que le mépris de la contre-culture envers la technique et la science, s'est transformé en un refus d’autorité et une recherche de consensus.
Quoi qu'il en soit, le développement d'Internet ne s'est pas fait sans conflits idéologiques importants. On peut d'ailleurs se demander aujourd'hui à quoi ressemblerait Internet, s'il n'avait jamais été commercialisé. Cela s'est passé en novembre 1994, lorsque l’association sans but lucratif Advanced Network and Services, chargée de gérer les accès à Internet, a fait le choix de vendre ses activités. Cette décision faisait suite à un appel à des fonds privés pour financer d'importants changements dans l'infrastructure du réseau. Profitant de l'occasion, la société commerciale America Online a ainsi repris à son compte la gestion des connexions à Internet, après avoir effectué un versement de 35 millions de dollars.
Trente ans plus tard, Internet est devenu ce réseau que nous expérimentons aujourd'hui, à savoir : un réseau dominé par des sociétés privées les plus riches au monde. Dans ce contexte et parmi les 100 sites web les plus visités, seul le nom de domaine Wikipédia appartient à une organisation non lucrative. Cela explique donc pourquoi le mouvement Wikimédia, via son encyclopédie et la fondation qui l'héberge, représente à ce jour, et dans l'espace web, l'expression la plus visible de la philosophie des pionniers d’Internet.
Plus qu'un héritage, cette situation peut être vue comme une mission perpétuée au sein d'un espace envahi par une culture marchande et capitaliste. Il s'agit là d'une information importante qu'il faut retenir au sujet du mouvement Wikimédia. Elle ne clôture pas pour autant tout ce qu'il faut savoir au sujet des évènements qui ont permis la création d’une encyclopédie mondiale, libre et collaborative. Car avant cela, il nous reste encore à découvrir l'histoire du World Wide Web, un espace numérique sans lequel la création de Wikipédia n'aurait jamais été possible.
'''Chapitre 5 : Le World Wide Web.'''
Maintenant que le lien entre la création d'Internet et le mouvement Wikimédia est établi, découvrons à présent l'application la plus connue du réseau, que l'on nomme le World Wide Web, ou plus simplement « Web ». C'est Tim Berners-Lee qui en fut l’inventeur, lorsqu’il était encore actif à l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire. Il avait pour idée de créer un espace d’échange public par l’intermédiaire d'Internet, et pour y parvenir, il mit au point le logiciel « WorldWideWeb », ensuite rebaptisé Nexus, pour éviter toute confusion entre les deux termes.
Grâce à un système d’indexation appelé hypertexte, ce programme informatique a permis de produire et de connecter des espaces numériques, que l'on intitule sites Web. Ceux-ci sont composés de pages web, hébergées sur des ordinateurs distants, mais connectés entre eux au travers du réseau Internet. Pour permettre ce type de connexion, Berners-Lee mit au point le Hypertext Transfer Protocol ou HTTP, un nouveau protocole de communication simple en soi, mais dont la mise en œuvre technique est compliquée.
Pour veiller au bon fonctionnement et au bon usage de l'espace web, des règles de standardisation ont tout d'abord été édictées par l’association Internet Society. Après quoi, Berners-Lee fonda le W3C, un consortium international dont la devise est : « un seul Web partout et pour tous ». Si ce slogan nous apparaît très naturel aujourd’hui, il faut toutefois savoir que l'espace Web a bien failli être régi séparément par des acteurs commerciaux, avec tous les droits d'accès que cela aurait pu engendrer.
À partir du trente avril 1993, jour du dépôt du logiciel Nexus dans le domaine public par Robert Cailliau, un collègue de Berners-Lee chargé de la promotion de son projet, un tel scénario était en effet possible. Sauf qu'après le départ de Berners-Lee, devenu président du W3C, François Flückiger, qui avait repris son poste au sein du CERN, eut la présence d'esprit de réagir à temps. Selon le livre Alexandria qui parcourt l'histoire de Robert Caillau, voici ce qui aurait pu se passer si le code de l’éditeur HTML n'avait finalement pas été placé sous licence libre.
La philanthropie de Robert, c’est très sympa, mais ça expose le Web à d’horribles dangers. Une entreprise pourrait s’emparer du code source, corriger un minuscule bug, s’approprier le « nouveau » logiciel et enfin faire payer une licence à ses utilisateurs. L’ogre Microsoft, par exemple, serait du genre à flairer le bon plan pour écraser son ennemi Macintosh. Les détenteurs d’un PC devraient alors débourser un certain montant pour profiter des fonctionnalités du Web copyright Microsoft. Les détenteurs d’un Macintosh, eux, navigueraient sur un Web de plus en plus éloigné de celui vendu par Bill Gates, d’abord gratuit peut-être, avant d’être soumis lui aussi à une licence.
Face à un tel scénario, nous découvrons de nouveau à quel point le concept de licence libre a fondamentalement changé le cours de la révolution numérique. Sans cela, nos expériences et nos usages de l'espace numérique auraient été totalement différents. L'utopie Wikipédia, par exemple, n'aurait certainement pas vu le jour, en raison de l'éclatement des espaces numériques et des coûts d'accès auxquels seraient confrontés les bénévoles qui ont construit le projet. Quoi qu'il en soit, et au niveau technique, une fois l'espace web apparu, il ne manquait plus que l'apparition des plateformes Wiki pour permettre la création d'une encyclopédie collaborative au format numérique.
'''Chapitre 6 : Les plateformes Wiki.'''
Un wiki, ou un moteur de wiki, est un logiciel que l'on installe sur un serveur informatique pour permettre la création d’un site web éditable et configurable à l’aide d’un simple navigateur. Plus précisément, c’est un système de gestion de contenu, dans lequel le code HTML, CSS, JavaScript et Lua, ainsi que certains paramètres, peuvent être modifiés par tous les internautes. Cela peut se faire en se connectant à un compte utilisateur, afin de bénéficier des droits de modification et d’administration qui lui sont accordés, ou en utilisant la configuration attribuée par défaut aux personnes non connectées.
Sur les pages web d'un wiki, chaque modification provoque un nouvel enregistrement complet du code source qui la compose. De la sorte, il est toujours possible, à partir d’une page reprenant l’historique des modifications, de rétablir l'une de ses anciennes versions. Grâce à ce système, on peut ainsi savoir quelle personne, ou quelle adresse IP est à l’origine d’un changement, et même voir l’endroit où la modification a été faite, et à quel moment celle-ci a été réalisée.
Le premier logiciel Wiki, qui portait le nom de WikiWikiWeb, a été créé et placé sous licence libre GPL par Ward Cunningham en mars 1995. Grâce à la licence, d’autres programmes wiki ont vu le jour en copiant ou s’inspirant du code source de WikiWikiWeb, ou des autres projets wiki qui l'avaient fait auparavant. Cette émulation récursive, qui donna naissance à toute une panoplie de projets wiki, est donc à nouveau une belle illustration des retombées positives que peut susciter l'application d'une licence libre.
Parmi les différents logiciels Wiki disponibles, UseModWiki fut choisi par la société Bomis qui finança la création du premier projet Wikipédia en anglais. C'était un choix judicieux, car l’éclatement de la bulle spéculative d’Internet, à la fin des années 2000, confrontait l'entreprise à de grosses difficultés financières. Un programme gratuit, simple d’utilisation et peu gourmand en ressources informatiques, convenait donc parfaitement dans ce cadre. UseModWiki fut par après remplacé par un autre moteur de Wiki sans nom, mais plus performant et toujours produit sous licence libre. Ce dernier fut ensuite amélioré par plusieurs programmeurs, dont Brion Vibber, le premier employé de la Fondation Wikimédia, avant d’être finalement intitulé MediaWiki.
Avec l’aide de nouveaux employés et des bénévoles actifs sur le site mediawiki.org, ce système de gestion de contenu finit par apparaitre en tête du classement des wikis les plus utilisés. Toujours grâce à sa licence libre, des milliers d'autres personnes et projets ont effectivement pu développer des sites Web, sans nécessairement faire partie du mouvement Wikimédia. Ce succès a par ailleurs justifié la programation de rassemblements annuels entre 2016 et 2020, entre personnes et organismes qui utilisent le programme, pour discuter de son développement et de ses usages.
Ceci étant dit, il existe dans la liste des Wikis d’autres logiciels libres intéressants, tels que DokuWiki, rendu populaire par sa simplicité d’installation et d’usage. Jusqu’à ce jour cependant, seul MediaWiki semble suffisamment stable et puissant pour permettre le développement optimal de l’ensemble des projets Wikimédia. Avec parmi ceux-ci, bien sûr, Wikipédia, l'encyclopédie libre et universelle, dont nous allons enfin découvrir la mise en place dans ce prochain chapitre.
'''Chapitre 7 : L’encyclopédie libre et universelle.'''
Dans les chapitres précédents, nous avons découvert toutes les innovations techniques et culturelles, sans lesquelles Wikipédia n’aurait jamais pu devenir la plus grande encyclopédie libre et universelle connue au monde. Son objectif est de synthétiser la totalité du savoir humain, ce qui n’est autre finalement, qu’un vieux rêve de notre humanité. Trois cents ans avant Jésus-Christ et durant la création de la bibliothèque d’Alexandrie, ce désir était aussi celui de Ptolémée Iᵉʳ. Puis, deux siècles plus tard, Denis Diderot publie, avec Jean Le Rond d'Alembert et Louis de Jaucourt en 1751, la première édition de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. Quant à Paul Otlet, qui a créé avec Henri La Fontaine la classification décimale universelle en usage depuis 1905, il s’était mis en tête de répertorier l’ensemble du savoir humain au sein d'un seul édifice.
Peu connu à ce jour, ce documentaliste belge rêvait pourtant de cataloguer le monde et de rassembler toutes les connaissances humaines, sous la forme d’un gigantesque répertoire bibliographique universel, situé à l'intérieur d'un Mundaneum. En 1934, dans le Traité de documentation écrit par celui qui voulait « classer le monde », Otlet décrit, de manière particulièrement visionnaire, un possible partage du savoir et de l’information.
Ici, la Table de Travail n’est plus chargée d’aucun livre. À leur place se dresse un écran et à portée un téléphone. Là-bas, au loin, dans un édifice immense, sont tous les livres et tous les renseignements, avec tout l’espace que requiert leur enregistrement et leur manutention…
De là, on fait apparaître sur l’écran la page à lire pour connaître la question posée par téléphone avec ou sans fil. Un écran serait double, quadruple ou décuple s’il s’agissait de multiplier les textes et les documents à confronter simultanément ; il y aurait un haut-parleur si la vue devrait être aidée par une audition. Une telle hypothèse, un Wells certes l’aimerait. Utopie aujourd’hui parce qu’elle n’existe encore nulle part, mais elle pourrait devenir la réalité de demain pourvu que se perfectionnent encore nos méthodes et notre instrumentation.
Avant l'apparition des intelligences artificielles et à peu de choses près, cette utopie décrite en 1934 par Otlet correspond à l'usage que l'on fait du réseau Internet et de son espace web, lorsqu'on recherche de l'information. Premièrement, allumer un système informatique, avec ou sans fil et muni d'un écran, ensuite, poser une question dans un moteur de recherche, puis finalement, être redirigé, comme cela arrive très souvent, vers l'une des versions linguistiques de Wikipédia.
Ce scénario, dans lequel les moteurs de recherche jouent un rôle central, explique la popularité de l'encyclopédie libre. D'autres projets similaires étaient pourtant apparus sur le Web avant l'arrivée de Wikipédia. Environ trois ans avant sa création, Aaron Swartz, un activiste de la culture libre qui avait juste douze ans à l'époque, avait par exemple lancé une sorte de site encyclopédique produit et régi par ses usagers. Appelé The Info Network, ce site web avait d'ailleurs permis à son auteur de recevoir l'ArsDigita Prize, un prix décerné aux jeunes créateurs de projets « utiles, éducatifs, collaboratifs et non commerciaux ».
Il faut savoir ensuite que l'expression « encyclopédie libre et universelle » apparut pour la première fois sur le Net sous la plume de Richard Stallman et durant l'année 2000, soit approximativement un an avant la naissance de Wikipédia. C'était dans un essai intitulé The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource, qui, selon son auteur, avait été rédigé deux ans avant sa publication sur la liste de diffusion du projet GNU. Repris ci-dessous, un extrait de ce texte, présente les particularités du projet.
Le World Wide Web a le potentiel de devenir une encyclopédie universelle couvrant tous les domaines de la connaissance et une bibliothèque complète de cours d’enseignement. Ce résultat pourrait être atteint sans effort particulier, si personne n’intervient. Mais les entreprises se mobilisent aujourd’hui pour orienter l’avenir vers une voie différente, dans laquelle elles contrôlent et limitent l’accès au matériel pédagogique, afin de soutirer de l’argent aux personnes qui veulent apprendre.
Nous ne pouvons pas empêcher les entreprises de restreindre l’information qu’elles mettent à disposition ; ce que nous pouvons faire, c’est proposer une alternative. Nous devons lancer un mouvement pour développer une encyclopédie libre universelle, tout comme le mouvement des logiciels libres nous a donné le système d’exploitation libre GNU/Linux. L’encyclopédie libre fournira une alternative aux encyclopédies restreintes que les entreprises de médias rédigeront.
En parlant d'un « mouvement pour développer une encyclopédie libre universelle », Stallman anticipait donc, sans le savoir, l'arrivée du mouvement Wikimédia, qui ne se concrétisa que des années plus tard. Quant à la soixantaine de paragraphes qui décrivent son projet, on y retrouve dans une forme presque identique, les cinq principes fondateurs, qui ont guidé la création de Wikipédia et qui sont toujours actifs à ce jour.
Le premier consiste bien sûr à créer une encyclopédie ; le deuxième réclame une neutralité de point de vue, chose que Stallman expliquait déjà en écrivant qu’en cas de controverse, plusieurs points de vue seront représentés, le troisième implique le respect des droits d’auteur et l’adoption d'une licence libre, celle précisément dont Stallman avait été l'initiateur, le quatrième inscrit le projet dans une démarche collaborative, là ou Stallman précisait déjà que « tout le monde est le bienvenu pour écrire des articles », et le cinquième enfin, stipule qu’il n’y a pas d’autres règles fixes, une position somme toute très courante dans le milieu des hackers dont Stallman faisait partie.
Contrairement à ce que l'on peut croire, le projet d'encyclopédie libre et universelle n'était donc pas une idée originale de Jimmy Wales et Larry Sanger, tous deux reconnus à ce jour comme les deux fondateurs de Wikipédia. Ce qu'ils firent en revanche, c'est d'exploiter l'idée au sein de la société Bomis, détenue par Jimmy Wales, pour enrichir son encyclopédie commerciale Nupedia. Cette dernière avait été lancée en avril 2000, soit environ dix mois avant Wikipédia, et sa rédaction était assurée par des experts engagés au sein d’un processus éditorial strict et formel. Malheureusement pour la firme Bomis, le nombre d’articles ne progressait que très lentement.
Dans le but d'accélérer le processus, Larry Sanger, docteur en philosophie et employé par Bomis pour assurer le rôle de rédacteur en chef de Nupedia, eut l'idée d'installer un logiciel wiki sur les serveurs de son entreprise. L'objectif était d'ouvrir un site web participatif, dans lequel des volontaires pourraient créer des articles encyclopédiques, pour qu'ils soient ensuite intégrés dans le projet commercial. Malgré le manque d’enthousiasme de son employeur, Sanger mit ses idées en application, et c'est donc ainsi que débuta l’histoire de Wikipédia, avec sa toute première version en anglais.
C’était le 15 janvier 2001, précisément le même mois où Richard Stallman mit en ligne son propre projet d’encyclopédie libre et universelle, qu'il souhaitait intituler GNUPedia. Étonnamment, les noms de domaine gnupedia .com .net et .org avaient déjà été enregistrés au nom de Jimmy Wales, ce qui obligea Stallman à rebaptiser son projet GNE. Ce fait est d'autant plus surprenant que Wales affirma des années plus tard : « n’avoir eu aucune connaissance directe de l’essai de Stallman lorsqu’il s’est lancé dans son projet d’encyclopédie ».
Le site GNE ne ressemblait cependant pas vraiment à une encyclopédie, mais plutôt à un blog collectif ou une base de connaissance, tandis que sa page d’accueil précisait clairement qu’il s’agissait d’une bibliothèque d’opinion. Quant à sa modération, elle avait demandé d'engager un employé, car elle s'est avérée bien plus compliquée que prévu. À côté de cela, et probablement grâce aux spécificités de l’environnement wiki et aux soutiens apportés par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia réussit à mettre en place une organisation efficace au sein d'une communauté d'éditeurs grandissante.
Peut-être en raison de la concurrence libre faite par le projet GNE, Jimmy Wales décida d'abandonner le copyright que Bomis détenait sur son encyclopédie commerciale Nupedia, pour le remplacer par une licence Nupedia Open Content. Peu de temps après, il décida finalement d'adopter la licence de documentation libre GNU conçue pour protéger les textes de documentation des logiciels libres. Ce dernier choix fut une stratégie efficace, puisque cela incita Richard Stallman à transférer tout le contenu de son projet GNE vers Nupedia, et à encourager tout le monde à contribuer sur Wikipédia.
Parmi les autres actions de Jimmy Wales qui ont contribué au succès de Wikipédia, il y eut cette idée d'ouvrir le projet aux « gens ordinaires ». C’était un choix qui s’opposait aux idéaux de Larry Sanger, qui de loin préférait le modèle de Nupedia avec son système de relecture par des experts. Cependant, Jimmy Wales, en tant qu'homme d’affaires, visait une croissance plus rapide du contenu de l'encyclopédie.
Cette croissance ne s'est toutefois pas faite sans difficulté. Le 26 février 2002, en effet, l'Enciclopedia Libre Universal en Español, un projet dissident du projet Wikipédia, fit son apparition. C'était une réaction à de la censure, à l'existence d'une ligne éditoriale et à la possibilité de voir apparaitre des publicités dans Wikipédia. En raison des remises en question que cette séparation suscitait parmi les bénévoles actifs dans les projets, Jimmy Wales renonça finalement à l'usage de la publicité et mit de côté ses visions en matière de profit.
Il faut aussi tenir compte du fait que cet évènement est survenu lors de l'éclatement de la bulle spéculative Internet et du krach boursier de 2001-2002. Une conjoncture qui plaçait la société Bomis dans des difficultés financières, et surtout, dans l'incapacité de payer le salaire de Larry Sanger, son seul employé. En mars 2002 et après un mois d’activité bénévole, l’ex-employé décida alors de quitter les fonctions, qu'il occupait depuis un peu plus d'un an, dans Nupedia et Wikipédia. Avec le seul soutien de Jimmy Wales, les deux encyclopédies purent toutefois poursuivre leurs développements, toujours avec le concours d'experts dans Nupedia et d'une communauté bénévole au niveau de Wikipédia. Néanmoins, en septembre 2003 et vu l'écart qui se creusait entre les deux projets, l'encyclopédie Nupedia fut fermée et ses quelques dizaines d'articles transférées vers les milliers d'autres que comprenait déjà le projet Wikipédia.
Trois ans plus tard, Larry Sanger n’avait pas dit son dernier mot. En septembre 2006, il décida en effet de lancer sur fonds propres une encyclopédie intitulée Citizendium. Cette plateforme écrite en anglais uniquement et toujours active à ce jour, repose sur un système d’expertise, dans lequel les contributrices et les contributeurs doivent déclarer leur identité réelle. En avril 2026 cependant, Citizendium reprenait moins de 2000 articles, tout avancement confondu, tandis que le projet Wikipédia en anglais en regroupait déjà plus de 7 millions.
Voici donc comment est née la plus grande encyclopédie du monde, dont la taille et la visibilité n'avaient jamais été égalées auparavant. Une encyclopédie qui, de plus, s'est rapidement déclinée en de nombreuses versions linguistiques, à l'instar de sa version francophone, lancée moins de quatre mois après le projet original en anglais. Toutes ces versions ont formé les premières bases d’une organisation mondiale, bientôt chapeautée par une fondation. Avant cela, d'autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour au côté de Wikipédia. Intitulés projets frères, ceux-ci se constituent à leur tour en de nombreuses versions linguistiques, tout en poursuivant le processus de création du mouvement Wikimédia.
'''Chapitre 8 : L'arrivée des projets frères.'''
Dans le but de développer des contenus pédagogiques qui ne trouvaient pas leur place dans Wikipédia, d’autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour, pour former ce que l'on appelle couramment aujourd'hui : l’écosystème Wikimedia. La naissance de tous ces projets, ainsi que les évènements importants qui ont contribué au développement du mouvement, ont été repris dans une ligne du temps réalisée par Guillaume Paumier, à l’occasion du dixième anniversaire de Wikipédia. Grâce à ce graphique, on peut voir en détail l'évolution du nombre de projets, de versions linguistiques, de contributeurs et d'articles, et se faire une idée sur la vitesse à laquelle s'est développé le mouvement Wikimédia.
Parmi tous les projets frères, le premier à apparaître fut Méta-Wiki, une plateforme de référence pour centraliser la gestion de l'ensemble des sites web hébergés par la fondation Wikimédia. Dans un premier temps, cet espace communautaire en ligne a répondu à la nécessité de traiter en un seul lieu les questions communes aux différentes versions linguistiques de Wikipédia. Aujourd'hui, le site web est le principal endroit de coordination et de gestion de l'ensemble du mouvement Wikimédia. On y retrouve énormément d'informations au sujet des projets en ligne, et peut-être plus encore, concernant la Fondation et les organismes affiliés.
Après Méta-Wiki, sept autres projets de partage de la connaissance ont fait leur apparition, avant d'être déclinés à leur tour en plusieurs versions linguistiques. Tous ces projets émergent en général sur l’initiative d’un petit groupe de personnes actives au sein d’un projet préexistant. Ce fut le cas du projet Wiktionnaire en anglais, le deuxième projet à voir le jour après Méta-Wiki, en décembre 2002, soit deux ans avant la version francophone apparue en mars 2004.
Il est intéressant d'observer que la version francophone du Wiktionnaire n’a pas été créée à partir du projet anglophone, mais bien depuis le projet Wikipédia en français. D'ailleurs, on peut retrouver dans les archives de ce dernier projet, un débat concernant la pertinence de cette création, dont voici un extrait.
En fait, ce qui me peine vraiment avec le projet Wiktionary, c’est que alors qu’on essaie de rassembler les gens (pas facile) pour créer une sorte de tour de Babel de la connaissance, tâche bien longue et difficile, ce nouveau projet va disperser les énergies pour une raison qui ne me semble pas valable. C’est la création de Wiktionary qui va créer des redondances. À mon avis il existera rapidement des pages sur le même mot, mais ne contenant pas les mêmes informations. Pour quelle raison ces connaissances devraient-elles être séparées ? Les encyclopédies sur papier devaient faire des choix à cause du manque de place, mais nous, pourquoi le ferions-nous ??? "Wikipédia n’est pas un dictionnaire" n’est pas un argument à mon avis... si vraiment c’était pas un dictionnaire, il faudrait virer tout un tas d’article. Je ne comprends vraiment pas cette volonté de séparer la connaissance entre ce qui est encyclopédique et ce qui n’est qu’une définition.
Réponse
Pour moi ce qu’est Wiktionary, c’est une partie de Wikipédia s’intéressant plus particulièrement aux aspects linguistiques des mots. La différence que je verrais entre la partie dictionnaire de Wikipédia et sa partie dite encyclopédique, c’est que la partie dictionnaire s’intéresserait au sens des mots eux-mêmes alors que la partie encyclopédie s’attache plus à faire ressortir un état des connaissances à un moment donné. Le pourquoi de la séparation d’avec la partie encyclopédie tient plus à des raisons techniques qu’à une volonté de monter un projet indépendant, en effet et à mon humble avis, un dictionnaire nécessite une plus grande rigueur (de présentation) qu’une encyclopédie. Ceci entraîne beaucoup de problème et entre autres le choix de la mise en forme des articles du dictionnaire.
Créer un nouveau projet, c’est effectivement créer de nouveaux sites web, qui devront faire l’objet d’une nouvelle gestion, tant pour les serveurs de la Fondation, que pour la nouvelle communauté de contributeurs. L’importation de pages d’un projet à l'autre ou la traduction de celles-ci sont bien sûr toujours possibles, mais cela duplique alors aussi la maintenance et les mises à jour. Le choix de scinder un projet, en faveur d’une plus grande liberté, comporte donc certains coûts humains et financiers.
Ce prix à payer n'a pour autant pas empêché le projet anglophone Wikibooks de faire son apparition le 10 juin 2003, soit près d’un an avant Wikilivres, la version francophone du projet, apparue le 22 juillet 2004. Cette dernière création avait de nouveau été débattue au sein de la communauté Wikipédia en français, et non pas dans le Wikibooks en anglais. Quant à l'objectif commun aux deux projets linguistiques, il était de créer une « bibliothèque de livres pédagogiques libres que chacun peut améliorer ».
Environ un an après la création du projet en anglais, un nouvel espace de noms intitulé Wikijunior fut mis en place au sein de la bibliothèque en ligne. Ce sous-projet avait été créé pour répondre à un financement de la fondation Beck, qui cherchait à promouvoir la production de nouvelles littératures pour des enfants de huit à onze ans. Peu de temps après, cette tranche d’âge fut toutefois élargie de zéro à douze ans au niveau du projet francophone, quand le sous-projet y fut adopté.
Ces deux évènements témoignent ainsi qu'il est toujours possible qu'un sous-projet apparaisse dans un projet Wikimédia. Comme autre exemple, il y a aussi le WikiJournal, un sous-projet développé au sein du projet Wikiversité en anglais et qui reçut le prix de l’Open Publishing Awards en 2019. Une demande fut faite pour qu'il puisse bénéficier d'un nouveau site web dans le but de pouvoir se développer en dehors de Wikiversité. Malheureusement pour les initiateurs, la demande est restée sans suite jusqu'à ce jour, après que le conseil d’administration de la Fondation, chargé de répondre à celle-ci, considéra que le projet n’était pas suffisamment abouti.
Il faut savoir qu'avant cela, le projet Wikiversité, dans lequel est né Wikijournal, avait lui-même été un sous-projet du projet Wikibooks. Initialement, il visait à « créer une communauté de personnes qui se soutiennent mutuellement dans leurs efforts éducatifs ». Cependant, en août 2005, une longue discussion remit en question l’existence du sous-projet Wikiversité dans Wikibooks. Au terme de celle-ci, la décision fut prise de transférer Wikiversité et son contenu sur le site Méta-Wiki, là où de nouvelles discussions ont abouti à l’idée de faire de Wikiversité un nouveau projet indépendant.
Déjà à l'époque, le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia se montrait réticent à l'ouverture de nouveaux projets, et sa réaction fut de demander l'ouverture d'un sondage au sein de la communauté. Celui-ci devait rassembler une majorité des deux tiers en faveur de l'ouverture du nouveau site web. Un résultat qui fut finalement obtenu, mais pas sans de longs débats, dont voici un extrait.
La principale raison pour laquelle la Fondation Wikimédia ne veut pas lâcher le morceau est une simple question de bureaucratie et la crainte que le projet ne devienne une autre Wikispecies. Wikispecies est une idée cool, mais les fondateurs du projet se sont dégonflés à mi-chemin de la mise en place du contenu et ont décidé de faire une révision majeure qui a pris plus de temps que ce que tout le monde était prêt à mettre.
Le même problème s’applique à Wikiversity en ce qui concerne la Fondation, parce que les objectifs et les buts de ce projet ne sont pas clairement définis, et il semble que les participants essaient de mordre plus qu’ils ne peuvent mâcher en proposant une université de recherche multi-collèges entière, avec un statut de recherche et une accréditation, à former de toutes pièces plutôt qu’un simple centre d’éducation pour adultes avec quelques classes.
En novembre 2005 et malgré les résultats positifs du sondage, l'indépendance du projet Wikiversité ne fut toutefois pas acceptée par cinq membres du conseil. Ceux-ci réclamaient une réécriture de la proposition pour en exclure la remise de titre de compétence, la conduite de cours en ligne, et de clarifier le concept de plate-forme e-learning. Quand ces rectifications furent faites, le projet bénéficia d'une période d’essai de plusieurs mois, jusqu'à ce que les amendements apportés au projet de départ soient enfin acceptés, le 31 juillet 2006. Ce long temps d'attente était justifié par la création du special projects committee, qui, jusqu'en décembre 2021, fut chargé de soulager le conseil d’administration de la fondation, par rapport aux demandes de création de nouveaux projets Wikimédia.
Un nouveau site, nommé Beta-Wikiversity, fut ainsi créé pour assister le lancement des différentes versions linguistiques de Wikiversité. Durant six mois, son premier objectif a d'abord été l'élaboration des lignes directrices concernant la potentialité de produire des recherches collaboratives au sein du projet. Par la suite, chaque nouvelle version linguistique, développée dans le projet Beta, devait avoir plus de 10 modifications par mois, réalisées par au moins trois personnes distinctes, avant de pouvoir bénéficier de son propre site web.
À l'image de Beta-Wikiversity, le projet Wikisource possède lui aussi un site indépendant pour lancer ces nouvelles déclinaisons linguistiques. Tandis que pour tous les autres projets pédagogiques, ce lancement s'effectue sur la plateforme Wikimedia Incubator, créée à la même époque que Beta-Wikiversity. Ces trois plateformes de lancement ne concernent pas les nouveaux projets, qui doivent faire l'objet d'une acceptation par le conseil d'administration de la Fondation Wikimédia, et qui peuvent avoir pour origines des processus de création divers.
Le projet Wikivoyage, par exemple, fut initialement créé en 2003 dans un Wiki extérieur au mouvement Wikimédia, là où il portait le nom de Wikitravel. Comme cela arrive parfois, ce projet sans but lucratif fut acheté par une entreprise commerciale en 2006. Mais en raison du changement de gouvernance et de l'apparition de publicités, une scission est apparue au sein de la communauté d’éditeurs. Les personnes désireuses de quitter Wikitravel lancèrent alors un nouveau site appelé Wikivoyage, qui reçut en 2007, le Webby Award du meilleur guide de voyage Internet.
L'intégration de Wikivoyage dans l'écosystème Wikimédia n'a cependant été faite qu'en 2012, à la suite d'un appel à commentaires durant lequel 540 personnes sur 699 furent en faveur de l’intégration du projet. Comme cette nouvelle déclencha une migration importante depuis Wikitravel vers Wikivoyage, une plainte fut déposée par la société commerciale en charge du premier projet. Celle-ci fut toutefois rejetée et le projet Wikivoyage continua à prendre de l’ampleur au sein du mouvement Wikimédia, avec la création de nouvelles versions linguistiques.
Le cas de Wikivoyage apparait toutefois comme une exception, car en général les nouveaux projets émergent des centaines de candidatures déposées sur le projet Méta-Wiki. Celles-ci se soldent bien souvent par un refus, comme ce fut le cas pour le projet WikiLang dont le but était de lancer un laboratoire linguistique. Quelques rares projets ont pourtant eu la chance d'être élus. Ce fut notamment le cas en octobre 2012, avec le lancement de la base de données structurée et sémantique Wikidata et de ses extensions Wikibase, ou plus récemment, en 2020, avec l'arrivée du projet Abstract Wikipedia et Wikifunctions.
Sans vouloir entrer dans les détails, il est intéressant de savoir que l'interconnexion entre ces trois projets permet de traduire automatiquement des articles encyclopédiques dans tous les langages naturels pris en charge par le mouvement Wikimédia. Plus précisément, les phrases des articles publiées sur Abstract Wikipédia, sont formulées par des fonctions informatiques produites dans le projet Wikifunctions, dans le but de traiter les informations de la base de données sémantique Wikidata. Autrement dit, un article dans Abstract Wikipédia ne possède qu'une seule page pour toutes les langues, pareillement aux pages d'entités de Wikidata, qui ont pour titre une lettre suivie d'un chiffre.
À la suite de ces explications, on observe donc que ce n'est pas la complexité qui détermine le refus projet, mais plutôt une série de critères comparables à ceux retenus pour supprimer des projets ou versions linguistiques déjà existants. À ce propos, il existe sur Méta-Wiki une liste mise à jour des différents sites hébergés par la Fondation Wikimédia, dont l'existence est remise en cause. Dans celle-ci, on retrouve essentiellement des versions linguistiques de projets, qui n’ont pas réussi à poursuivre leurs développements, bien qu'un projet entier soit toujours susceptible d'être mis à l'arrêt. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé aux 31 versions linguistiques du projet Wikinews, qui, en date du 4 mai 2026, soit 22 ans après le lancement du site anglophone, sont accessibles en mode lecture uniquement.
Dans le cas de Wikinews, ce fut le manque d'activité qui apparut comme principale justification de la suspension du projet. Cependant, d'autres raisons pourraient être invoquées, comme le prouve cet épisode de 2005, où, peu de temps après son lancement, la version francophone du recueil de citations Wikiquote a bien risqué de disparaitre. Le projet fut effectivement accusé d’avoir récupéré le contenu d’une base de données soumise à un droit d’auteur, incompatible avec la licence Creative Commons appliquée sur l’ensemble des projets pédagogiques Wikimédia. Lorsqu'une plainte fut adressée à l’association Wikimédia France, pour être ensuite relayée sur le site Méta-Wiki, il fut bien question de fermer le projet. Après de longues discussions, celui-ci fut toutefois maintenu, mais avec pour conditions de repartir de zéro, et d’établir une charte pour garantir la traçabilité des citations reprises par le projet.
Voici donc de quoi se faire une idée sur la manière dont les projets pédagogiques et leurs déclinaisons linguistiques apparaissent et disparaissent au sein du mouvement. Les exemples repris ci-dessus suffisent effectivement pour comprendre les principes généraux qui sous-tendent leurs créations. En dehors de Méta-Wiki, Wikidata, Wikifunctions, Abstract Wikipédia et Wikimedia Commons, qui ne sont pas des projets de contenu pédagogique à proprement parler, tous les autres projets semblent effectivement provenir d’un désir de spécialisation d’un projet préexistant.
L'idée est généralement débattue dans un projet de même langue, avant de relayer la discussion vers le site Méta-Wiki. Si le projet y est jugé pertinent, il fait alors l'objet d'une candidature, qui doit actuellement être soumise au groupe de travail des projets frères du comité des affaires communautaires de la Fondation Wikimédia. Quant aux nouvelles versions linguistiques, elles doivent être aujourd'hui soumises à l'approbation du comité des langues, avant d'être testées sur les plateformes Incubator, Beta-Wikiversité ou Wikisource Multilingue, dans le but de bénéficier d’un site web indépendant.
Après ces explications concernant les projets frères et leurs variations linguistiques, il nous reste encore à parler des sites qui ont un lien avec le mot Wiki, soit par leur nom, soit par le logiciel utilisé. En 2024 effectivement, plus de 22 600 d'entre eux étaient répertoriés, dont plus de 95 % sans aucun lien avec le mouvement Wikimédia, en dehors du fait, peut-être, qu’ils utilisaient le logiciel MediaWiki développé par la Fondation Wikimédia.
WikiLeaks par exemple, créé par Julian Assange dans le but de publier des documents classifiés provenant de sources anonymes, n’est ni un projet Wikimédia, ni un site collaboratif. Quant au recueil universel et multilingue de guides illustrés WikiHow, si celui-ci fonctionne pour sa part de manière collaborative et avec le logiciel MediaWiki, il n'a pourtant aucun lien avec le mouvement Wikimédia. D'ailleurs, son ergonomie, radicalement différente de celle des projets Wikimédia, permet de le comprendre au premier coup d’œil.
En revanche, Wikimini, l'encyclopédie libre pour les enfants, a une apparence tout à fait comparable à celle des projets Wikimédia, alors que le projet n’a jamais été accepté par la Fondation. Quant aux projets WikiTribune et Fandom, l'ambiguïté qu'ils entretiennent avec le mouvement est d'autant plus grande qu'ils ont été créés par Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia et de la Fondation Wikimédia. Cependant, comme ce sont des projets commerciaux, ils ne peuvent en aucun cas être soutenus par une fondation sans but lucratif.
Au terme de cette présentation, il ne reste plus qu'à signaler que le mouvement Wikimédia ne fut conscientisé que tardivement par rapport à l'apparition des projets Wikimédia et de leurs différentes versions linguistiques. Pour qu'un sentiment de collectivité se manifeste entre tous ceux-ci, il fallut effectivement attendre qu'une coordination se développe sur la plateforme Méta-Wiki, mais également que de nombreuses rencontres et associations apparaissent en dehors de l'espace numérique. En ce sens, la naissance du mouvement ne fut pas un événement ponctuel, mais plutôt la réalisation d’un long processus de conscientisation.
'''Chapitre 9 : La conscientisation du mouvement.'''
Avant d'aborder la question de la conscientisation du mouvement, il peut être intéressant de découvrir l'origine étymologique du mot « Wikimédia ». Celui-ci est un mot-valise composé du suffixe « média » et du préfixe « wiki » que l’on doit à cette expression hawaïenne « wiki wiki », qui se traduit en français par l'expression : « vite, vite ». Celle-ci fut récupérée une première fois par Ward Cunningham, le créateur du premier moteur Wiki, avant d'être réutilisée dans les noms inventés pour d'autres logiciels de cette même famille. UseModWiki en est un bel exemple, puisqu'il fut le premier programme utilisé par la firme Bomis pour héberger son projet d’encyclopédie collaborative. Raison pour laquelle, sans doute, le terme « wiki » fut utilisé pour créer le mot Wikipédia, en l'associant au suffixe « pedia » qui fait référence au mot anglais encyclopedia, selon un principe qui fut ensuite repris pour tous les autres projets du mouvement.
Le mot Wikimédia, pour sa part, n’est apparu que le seize mars 2003, lors d’une discussion concernant la déclinaison possible de l’encyclopédie en d’autres types de projets éditoriaux participatifs. Durant celle-ci, l’écrivain américain Sheldon Rampton eut l’idée d’associer au terme wiki à celui de « média », afin de mettre en évidence la variété des médias produits et partagés par Wikipédia et ses projets frères. Toutefois, c'est seulement en juin 2008 que Florence Devouard, présidente de la Fondation à cette époque, associe le mot Wikimédia à un mouvement social qu’elle voyait apparaître au sein des projets Wikimédia et de leurs communautés d'usagers.
Affirmer pour autant que ce moment précis coïncide avec la naissance du mouvement serait quelque peu arbitraire. Car si l’on peut déterminer plus ou moins facilement l’apparition d’une expression dans des archives, tout le monde sait qu’un mouvement social ne se forme pas en un seul instant. Dans le contexte du de Wikimédia, sa naissance est bien sûr liée à celle du projet Wikipédia, mais également à tout ce qui permit la création de cette encyclopédie libre. Dans une autre perspective encore, on peut dater l'apparition du mouvement Wikimédia au 20 juin 2003, date de la création de la fondation qui porte le même nom. Ou pourquoi pas, associer la création du mouvement à la mise en ligne de la plate-forme Méta-Wiki, qui en représente le principal lieu de coordination.
Toujours est-il que l’expression « Wikimedia movement » est bien apparue en juin 2008, sous la plume de Florence Devouard. Cela s'est passé sur la liste de diffusion de la Fondation et peu de temps avant qu'elle quitte son poste de présidente. Dans son message, elle partageait l'idée de placer sous le nom de domaine wikimedia.org un site vitrine de présentation du mouvement Wikimédia qu'elle concevait de la sorte.
Le mouvement Wikimédia, comme je l’entends est
– une collection de valeurs partagées par les individus (liberté d’expression, connaissance pour tous, partage communautaire, etc.)
– un ensemble d’activités (conférences, ateliers, wikiacadémies, etc.)
– un ensemble d’organisations (Wikimedia Foundation, Wikimedia Allemagne, Wikimedia Taïwan, etc.), ainsi que quelques électrons libres (individus sans chapitres) et des organisations aux vues similaires.
Avec autant de détails et d'explications, un tel message ne pouvait qu'accélérer la prise de conscience au sein du mouvement. Dans tous les cas, il mettait en évidence que les personnes actives dans les projets éditoriaux en ligne ou dans les organismes affiliés, faisaient partie de ce que Ralf Dahrendorf appelle un « quasi-groupe ». Autrement dit, un ensemble d’individus qui ont un mode de vie semblable, une culture commune, mais dont les points communs ne gravitent pas autour d’une prise de conscience de leur position commune dans la relation d’autorité.
Après la naissance de Wikipédia et de nombreux projets frères, une dizaine d’années a donc été nécessaire pour que le mouvement Wikimédia prenne conscience de son existence. Aujourd’hui encore, et comme cela a déjà été vu, de nombreuses personnes actives dans les projets pédagogiques ne réalisent toujours pas qu’elles participent aux activités d’un mouvement social. Cela, contrairement aux personnes investies dans les activités en présentiel organisées au sein du mouvement, qui sont généralement plus conscientes de leur engagement. C’est là une raison de croire que le développement de la Fondation Wikimédia et de ses organismes affiliés a joué un rôle important dans l'apparition d'un sentiment d’appartenance.
'''Chapitre 10 : La création des organismes affiliés.'''
Si c’est grâce à l’arrivée des groupes et des organismes affiliés à la Fondation Wikimédia que l’idée du mouvement est probablement apparue, il est alors intéressant d'en décrire les processus de création. Mais puisque cela représente plusieurs centaines d’instances spécifiques, regroupées en plusieurs catégories détaillées en seconde partie d'ouvrage, aborder ici l’histoire de chacune d’entre elles serait une entreprise beaucoup trop fastidieuse.
De plus, s’il existe énormément d’archives numériques concernant la naissance des sites Wikimédia, ce n’est pas le cas pour ces organismes affiliés. Un bon nombre de ceux-ci se sont effectivement formés durant des rencontres ou des réunions hors ligne qui n'ont fait l’objet d’aucun enregistrement. Du reste, une bonne part des échanges effectués au sein de ces associations s'organise par des canaux de communication privés auxquels seuls les membres actifs ont accès.
Puisque je suis l'un des membres fondateurs, je me limiterai donc ici à parler de l’association Wikimédia Belgique. Celle-ci fut fondée le huit octobre 2014 en tant qu’association sans but lucratif, avant d'être reconnue le six août 2015 par le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia. Après plus de trois ans d’activités et de rencontres et sous l’impulsion de Maarten Deneckere, qui assuma le premier mandat de présidence, nous étions 8 personnes à signer la première version des statuts de l’association.
Jusqu’à ce jour, l’objet social de Wikimedia Belgique est d'impliquer tout un chacun dans la connaissance libre. Contrairement à l'association Wikimédia Deutchland, la première à voir le jour en 2004 et qui rassemblait déjà en 2021 plus de 85 000 membres et près de 150 employés, l’association belge n'a qu'une seule employée à temps partiel et 150 membres en 2025.
Avant d’être reconnues par le comité d’affiliations chargé de seconder le conseil d’administration de la Fondation, toutes les associations nationales, dites « chapters » en anglais, et toutes les autres organisations affiliées doivent réaliser de nombreuses démarches. Celles-ci consistent à répondre à un ensemble de prérequis qui ont évolué suite à la création d'un comité décisionnel en avril 2006. Ces obligations diffèrent entre les groupes d’utilisateurs et d'utilisatrices et les associations locales ou thématiques. Parmi ceux-ci, on retrouve toutefois : un nombre minimum de membres et de référents, une mission et un règlement d’ordre intérieur conformes aux attentes du mouvement, la remise de plans et de rapports d’activités annuels, etc.
On comprend donc qu’il n’est pas évident de créer une nouvelle instance au sein du mouvement. Pour bénéficier du soutien logistique et financier de la Fondation réservé aux organismes affiliés, c’est ainsi toute une série de rapports qu’il faut alors transmettre à divers comités et commissions chargés de leurs évaluations. Cela représente une quantité de tâches administratives qu’il n’est pas toujours facile d’assumer, surtout lorsque les membres de l’organisme affilié sont tous des bénévoles. D’où sans doute cette régulière disparition d’affiliations, pendant que d’autres se créent ou réapparaissent en fonction des énergies et du dynamisme disponibles dans les équipes.
Les activités liées à la récolte et à la redistribution des dons offerts au mouvement, ainsi que les autorisations d’usage de marques déposées, contrastent donc avec les valeurs de libre partage et d’autonomie décrites dans les projets pédagogiques. Cela confirme sans doute que la partie hors ligne du mouvement est plus influencée par le système économique qui l'entoure, pendant que la partie en ligne reste plus fidèle à l’héritage transmis depuis la contre-culture des années 1960. Pour conclure cette première partie d'ouvrage, voici donc quelques dernières considérations concernant cet héritage.
'''Chapitre 11 : L'héritage d'une contre-culture.'''
Au terme de cette première partie d’ouvrage, il devient évident que la révolution numérique, que l’on considère généralement comme une révolution technique, fut aussi, et peut-être avant tout, une révolution sociale et culturelle. Quant à l'histoire de Wikimédia, reprise ici depuis les origines de son encyclopédie jusqu'à l'apparition de ses organismes affiliés, elle nous fit découvrir comment les idées de la contre-culture des années 1960 furent transmises au mouvement.
En cas de doute, observons encore que Richard Stallman, celui qui a créé les concepts de licence et d'encyclopédie libre, fut désigné par certains comme le gourou de la contre-culture hacker et le père du système d’exploitation hippie. Une culture hippie, dont il est aussi troublant de constater que le renversement de son logo ressemble étrangement à celui du mouvement Wikimédia.
Incontestablement et au travers du mouvement des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc bien hérité des valeurs produites par les mouvements sociaux des années 1960. Des valeurs qui aujourd'hui contrastent fortement avec la marchandisation et la capitalisation du monde, dont l'espace web ne fait jamais que refléter ce qui se passe dans le reste de la société humaine. Or, ce phénomène ne date pas d'hier. En 2008 déjà, André Gorz, ce philosophe parmi les pères de la décroissance et théoricien de l’écologie politique, constatait déjà que :
La lutte engagée entre les logiciels propriétaires et les logiciels libres a été le coup d’envoi du conflit central de l’époque. Il s’étend et se prolonge dans la lutte contre la marchandisation de richesses premières – la terre, les semences, le génome, les biens culturels, les savoirs et compétences communs, constitutifs de la culture du quotidien et qui sont les préalables de l’existence d’une société. De la tournure que prendra cette lutte dépend la forme civilisée ou barbare que prendra la sortie du capitalisme.
Dans cette lutte et avec le seul nom de domaine non commercial parmi le top 100 des sites les plus fréquentés du Web, la galaxie Wikimédia apparait donc comme un des derniers lieux numériques de liberté, de partage et d'égalité. Un lieu qui, de plus, est connu mondialement, grâce au succès des plus de 350 déclinaisons linguistiques de Wikipédia, mais sans pour autant récolter d'informations sur l’identité et le comportement des internautes. Une nouvelle information importante donc, quand on sait que cette pratique est considérée, par certains, comme un « nouvel or noir » pompé du Web, pendant que d’autres préfèrent parler de « capitalisme 3.0 » ou de « capitalisme de surveillance ».
Évidemment, les enjeux de cette lutte sont difficiles à comprendre. La complexité de l’infrastructure informatique, mais également le fait que tout cela s'inscrit dans une révolution que Rémy Rieffel décrit comme instable et ambivalente, simultanément porteuse de promesse et lourde de menaces, ne facilitent pas les choses. Cela d'autant plus que tout cela se place dans un contexte où s’affrontent des valeurs d’émancipation, et d’ouverture d’un côté et des stratégies de contrôle et de domination de l’autre.
En fait d’ambivalence, il est surprenant d'apprendre, par exemple, que Jimmy Wales, créateur de Wikipédia et de la fondation Wikimédia, est un adepte de l’objectivisme, alors que cette philosophie voit le capitalisme, comme un idéal de société, et l’égoïsme rationnel, comme une morale. Puis, concernant l'instabilité du numérique, il y a ces appels répétés de Tim Berners-Lee au sujet de la redécentralisation et de la régulation d'un espace web, qu'il avait conçu dans un esprit tout à fait opposé. Quant aux pionniers d'Internet, ils n'ont probablement pas imaginé que leur création permettrait un jour, à des milliards d’objets connectés, de rapporter, rien qu'en France et en 2021, plus de 2,6 milliards d’euros.
Concernant le contrôle et au-delà de ce qui est opéré par les firmes commerciales, c'est bien sûr du côté des États qu'il faut porter son attention. Face à un mouvement émancipateur comme l'est Wikimédia, par moins de 18 pays ont déjà censuré Wikipédia et parfois même l'ensemble des projets frères. Ce fut le cas par exemple pour la Turquie, la Russie, l'Iran, mais également le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, et c'est même le cas de manière permanente en Chine, depuis 2004.
Dans certains cas, des procédures juridiques ont été utilisées pour intimider les membres du mouvement. C'est arrivé en France lorsque le directeur de l'association Wikimédia fut menacé de poursuites pénales par la Direction Centrale du Renseignement Intérieur, après un refus de supprimer un article qui traitait d’une station militaire dans Wikipédia. Par chance, ce qui s'est passé en France ne dépassa pas le stade de l'intimidation. En Biélorussie cependant, Mark Bernstein, un contributeur aux projets Wikimédia, fut condamné à quinze jours de prison ferme, assortis de trois ans d’assignation à résidence, pour des propos tenus au sujet de la guerre en Ukraine. Tout cela alors qu'actuellement, ce sont les conservateurs à la tête des États-Unis qui « veulent la peau de Wikipédia » en cherchant à obtenir l'identité réelle de certains contributeurs.
Le contrôle et le non-respect de la vie privée font ainsi appel à la figure emblématique du lanceur ou de la lanceuse d'alerte, dont la posture contestataire fait penser aux personnes actives dans la contre-culture des années 1960. Parmi ceux-ci, on dit de Julian Assange, Edward Snowden et Chelsea Manning, qu'ils « ont perdu leur liberté pour défendre la nôtre ». De manière similaire, on pourrait donc aussi dire que les Wikimédiens Aaron Swartz, Bassel Khartabil, Pavel Pernikov, Ihor Kostenko et Mark Bernstein, se sont sacrifiés pour la liberté, le partage et la vérité.
Dans Wikimédia et comme ce fut expliqué dans l'introduction de cet ouvrage, une alerte peut prendre la forme d'un appel à commentaires en réaction à une décision ou une situation observée au sein du mouvement. C'est même là une pratique institutionnalisée, qui fait l'objet d'une procédure d'accompagnement et de suivi. Toutes ces alertes concernent les dérives de certains projets, mais également de la Fondation et de certaines associations, qui peinent parfois à respecter les pratiques et les valeurs développées dans la partie en ligne du mouvement. Ce qui n'empêche toutefois pas les projets éditoriaux d'avoir leurs propres règles et des recommandations, ni de voir apparaitre, en 2020 et dans l'ensemble du mouvement, un code de conduite universel, qui détermine le référentiel minimum des comportements acceptables et inacceptables.
L'idéologie transmise à Wikimédia, et décrite en partie par Steven Levy dans son ouvrage L’Éthique des hackers, est donc plus subtile qu'un simple refus d'autorité. Dans un esprit de partage, d'ouverture, de transparence, de liberté, d'égalité et d'autonomie, c'est en fin de compte une structure très complexe, tout en étant cosmopolite et mondiale, que le mouvement réussit à mettre en place. Une organisation qui, comme nous allons le découvrir dans la deuxième partie de ce livre, apparait très inspirante dans la manière de faire communauté, au sein d'un monde toujours plus global et numérique.
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Lionel Scheepmans
20012
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'''LE MOUVEMENT WIKIMÉDIA.'''
'''Dernier partage altruiste de la connaissance libre ?'''
De Lionel Scheepmans.
Avec l'aide de la communauté Wikimédia.
'''Quatrième de couverture.'''
'''Le mouvement Wikimédia, l'aventure inspirante d'une organisation mondiale et altruiste, au service d'un savoir libre et vérifiable.'''
Quel est ce seul acteur à but non lucratif présent dans le top 100 des sites les plus visités sur le Web ?
Comment incarne-t-il l’expression la plus visible des valeurs de liberté, d’égalité et de partage, héritées de la révolution numérique et des mouvements sociaux des années 1960 ?
Comment, à partir de Wikipédia et suite à la création d’une quinzaine de projets frères, distribués en centaines de versions linguistiques, le mouvement social Wikimédia a imaginé un monde dans lequel le savoir se produit et se partage librement ?
Et comment, en toute autonomie, des dizaines de projets pédagogiques, édités par des millions de bénévoles, soutenus par une fondation et près de 200 associations et groupes locaux, produisent-ils la plus grande intelligence collective au monde ?
Avec de nombreux codes QR, cet ouvrage répond à ces questions, tout en permettant de mieux comprendre le monde global et numérique qui nous entoure.
Lionel Scheepmans est docteur en sciences politiques et sociales, militant de la culture libre et professeur d’anthropologie numérique. Il occupe plusieurs postes d’administrateur au sein du mouvement Wikimédia qu’il observe de manière participative depuis 2011. Ses travaux universitaires, du master à la thèse de doctorat, furent consacrés à l’organisation et aux enjeux de Wikipédia et du mouvement Wikimédia.
'''Avant-propos'''
Pour offrir un confort de lecture sur papier sans perdre la puissance du numérique, des codes QR sont affichés tout au long de cet ouvrage. À l’aide d’une tablette ou d’un smartphone, ils permettent un accès direct à ce qui serait coûteux ou impossible à imprimer.
Par exemple, le code QR 1, présent à la fin de cette page, donne accès directement à la page web qui reprend l’intégralité de l’ouvrage. Une fois sur celle-ci, on peut alors visionner les illustrations en couleur ou les enregistrements qui s’y trouvent et consulter ensuite leurs pages de descriptions en cas de besoin. Cette version numérique comprend aussi de nombreux hyperliens pointant vers Wikipédia et d’autres sites du mouvement Wikimédia, où se trouvent des compléments d’informations et leurs mises à jour.
Pour économiser du papier lors de l’impression, la section regroupant les notes et les références de l’ouvrage n’est disponible qu’au format numérique, mais est directement accessible via le code QR 2 repris ci-dessous. Grâce aux indices de renvoi chiffrés et placés en exposant dans le texte imprimé, il est alors possible, au départ d'un smartphone ou d'une tablette, de retrouver les notes et les références en fonction de leur numérotation. Lorsque la référence correspond à une page web, un lien pointant vers le projet Internet Archive s’y trouve repris, pour garantir un accès aux archives des pages citées dans l’ouvrage, si jamais elles avaient disparu du web. Quant aux pages toujours existantes, elles restent accessibles via leurs hyperliens originels, pour consulter leurs éventuelles évolutions.
Étant donné que ce livre est produit sur une plateforme collaborative, tout le monde est invité à améliorer les prochaines versions. On peut le faire en corrigeant des fautes d’orthographe ou de syntaxe sur les pages web qui constituent les différents chapitres de l’ouvrage, ou encore en apportant des commentaires sur les pages de discussion qui leur sont associées. Cela peut se faire très simplement en cliquant sur « Modifier » , quand on est sur la page d'un chapitre, et sur « Ajouter un sujet » lorsque l'on est sur une page de discussion.
Une page de discussion générale est aussi accessible grâce au code QR 3. Elle permet de commenter le livre dans son ensemble, ou de poser une question à son sujet. Il suffit pour cela d’indiquer un titre dans le champ « Démarrer un nouveau sujet », avant d'écrire le contenu de son message dans l’encadré situé juste en dessous, et de cliquer finalement sur le bouton « Ajouter un sujet de manière anonyme », pour publier celui-ci.
Enfin, pour ceux qui voudraient agrémenter leur lecture d’un fond sonore relaxant et original, le code QR 4 donne accès à une page web qui diffuse une musique mélodieuse. Celle-ci est composée de sons spécifiquement produits chaque fois qu’une modification est apportée sur un projet Wikimédia, ou qu’un nouveau compte y est créé. Ce dispositif ingénieux offre ainsi, aux lecteurs qui le souhaitent, une ambiance sonore particulièrement confortable, ainsi qu’une nouvelle expérience immersive au sein du mouvement Wikimédia.
'''Introduction : Wikimédia n’est pas Wikipédia.'''
Depuis le succès initial de Wikipédia, une myriade de projets de partage des connaissances, d’organisations et de groupes de soutien ont émergé pour former ce qu’on appelle aujourd’hui le mouvement Wikimédia. Même si l’encyclopédie libre reste l'activité phare du mouvement à ce jour, il serait regrettable de réduire l’ensemble du mouvement à cet unique projet pédagogique. Malheureusement, il arrive bien trop souvent qu'une seule version linguistique de Wikipédia suffise pour cacher l’étendue de la forêt Wikimédia.
En réalité, Wikimédia représente un mouvement social, international et interculturel complexe, au sein duquel Wikipédia n’est qu’une composante parmi d’autres. Dans le cadre d'un mémoire de master, on peut ainsi fournir en quelques mois une ethnographie du projet Wikipédia en français. Alors que pour synthétiser les origines, l’organisation et les dynamiques globales du mouvement Wikimédia, une thèse de doctorat et cinq années de recul supplémentaires furent nécessaires.
À la fin de l'année 2025, l’ampleur numérique du mouvement est effectivement impressionnante. Chaque mois, des millions de modifications bénévoles sont effectuées sur plus de 500 millions de pages, réparties sur plus d’un millier de sites web, dont 358 seulement, correspondent aux versions linguistiques de Wikipédia. Ce qui prouve donc clairement que les activités en ligne portées par l'ensemble du mouvement Wikimédia dépassent largement ce qui se passe au sein de l’encyclopédie.
Il existe ainsi cinq autres espaces collaboratifs d'écriture susceptibles d'atteindre un jour l'envergure et la notoriété de Wikipédia, avec un objectif et un fonctionnement spécifiques à chacun. De manière détaillée, Wikilivres crée des livres pédagogiques ; Wikiversité rassemble des supports d'enseignement et des travaux de recherche ; Wikivoyage développe un guide touristique mondial ; Wikispecies établit un répertoire du vivant, tandis que Wiktionnaire définit des mots de toutes les langues, dans toutes les langues.
Contrairement à Wikipédia, tous ces projets ne sont pas soumis à une neutralité de point de vue, ni limités à l'usage de sources secondaires reconnues, au niveau de la rédaction des articles. La plupart d'entre eux acceptent aussi la publication de travaux de recherche ou de productions personnelles, alors que cela est tout à fait interdit dans Wikipédia.
Selon l'étymologie du mot encyclopédie, le but de Wikipédia est en effet de synthétiser ou, plus précisément, d'encercler le savoir humain déjà préexistant. Cette contrainte éditoriale limite donc les contributeurs et contributrices à l'usage de sources secondaires et tertiaires présentes dans des publications externes au projet. De ce fait, Wikipédia reproduit fatalement les biais systémiques, tels que les déséquilibres et les surreprésentations de genre et de culture, présents dans un monde de l'édition majoritairement occidental. Or, cette impasse éditoriale propre à Wikipédia n'existe pas dans les autres projets pédagogiques.
Comme ces projets frères, Wikipédia n'est pas non plus un projet complètement autonome des autres projets Wikimédia. L'encyclopédie compte en effet sur le projet Wikimedia Commons pour héberger l'ensemble de sa médiathèque. Elle utilise ensuite le contenu du projet Wikidata comme base de données structurée. Quant aux personnes qui produisent l'encyclopédie, elles peuvent aussi puiser leurs sources dans la bibliothèque Wikisource ou se référer à des citations d'auteurs collectées dans le projet Wikiquote. Tout cela sans oublier que des dizaines de sites web traitent l'archivage permanent de Wikipédia et des autres projets Wikimédia, dans le but de fournir des analyses précieuses et totalement libres d’accès.
Enfin, il faut aussi garder à l'esprit qu'au-delà de tous ces sites web, Wikimédia, c'est aussi de nombreuses institutions et organisations affiliées au mouvement et dispersées dans le monde. Autour de la Fondation Wikimédia chargée de la gestion et de l’organisation internationales, avec près de 650 salariés de nationalités diverses, se regroupent des centaines d'organisations satellites. Parmi celles-ci, on retrouve 2 associations thématiques, 40 associations locales, dont Wikimedia Deutschland qui regroupe plus de 170 employés, et finalement 141 groupes d’utilisateurs et utilisatrices.
Tout ce qui vient d'être exposé dans cette introduction justifie donc la nécessité de distinguer le mouvement Wikimédia du projet Wikipédia. Imaginons seulement que l’on se limite à citer Paris pour décrire et comprendre un pays aussi vaste que la France. Certes, Paris est une ville mondialement connue et qui compte plus de deux millions d’habitants et un patrimoine culturel impressionnant. Mais est-ce pour autant qu'il faudrait oublier les autres villes, villages et métropoles françaises ? Sans compter que la France regroupe aussi des départements et des territoires d’outre-mer et qu'elle entretient des relations et des partenariats internationaux qui dépassent de loin ce qui se passe entre Paris et le reste du monde. Ne pas confondre le mouvement Wikimédia avec le projet Wikipédia relève donc du bon sens.
En 2019 cependant, la Fondation Wikimédia a envisagé de se renommer en Fondation Wikipédia et de remplacer le terme « Wikimédia » par celui de « Wikipédia » partout où ce terme est utilisé dans la sphère hors ligne du mouvement. Le but était d’acquérir une plus grande visibilité et d’attirer des milliards de personnes, grâce au nom de marque Wikipédia, considéré comme l’un des plus connus au monde. Ce changement n’a toutefois pas été accepté par de nombreuses personnes actives au sein du mouvement. En janvier 2020, ces opposants ont ainsi créé une page d’appel à commentaires, qui fut le siège d’un long débat. À l’issue de ce dernier, 73 représentants d’organisations affiliées et 984 personnes ont signé une lettre ouverte adressée à la Fondation, qui comprenait le paragraphe suivant.
« Depuis 20 ans, les bénévoles ont bâti la réputation de Wikipédia en tant que ressource indépendante et communautaire. Les projets du mouvement Wikimédia, dont Wikipédia, se développent autour de la décentralisation et du consensus. Il est essentiel d’établir des distinctions claires entre la Fondation Wikimédia, les affiliés et les contributeurs individuels. Tout changement qui affecte cet équilibre exige le consentement éclairé et la collaboration des communautés. Il est donc très préoccupant de voir Wikipédia présenté pour le nom de l’organisation et du mouvement malgré le mécontentement général de la communauté. »
En s’opposant aux idées de la Fondation, ces membres de la communauté Wikimédia ont ainsi fait preuve de sagesse. De plus, ils ont signalé dans de nombreux commentaires que beaucoup de personnes connaissent le mouvement Wikimédia uniquement au travers de son encyclopédie. Il est même étonnant d'observer que la méconnaissance du mouvement existe au sein même de sa propre communauté. Comme exemple, on peut observer que l'article Wikipédia en anglais, consacré au mouvement Wikimédia, ne s’est développé qu’à partir de 2016, tandis que celui de la version francophone de l'encyclopédie, n’est apparu qu’en 2019. Quant aux autres versions linguistiques, il est tout aussi étonnant de constater qu'en octobre 2025, seulement 39 d'entre elles, sur un total de 358, possédaient un article dédié au mouvement Wikimédia.
Tous ces éléments justifient donc la nécessité d’offrir au monde, une meilleure connaissance du mouvement Wikimédia et des nombreux projets et organisations, qui participent à sa mission de partage du savoir. En ce sens, ce livre est une contribution importante aux défis stratégiques que doit relever le mouvement Wikimédia à l’approche de 2030. Car au-delà des résolutions prises pour développer de nouveaux processus participatifs et délibératifs concernant les questions de marque, c’est avant tout un travail d’information et de sensibilisation à destination du public qu'il reste à faire.
'''Première partie : La naissance du mouvement Wikimédia.'''
Il existe dans l'espace web, une multitude d’archives permettant de retracer les événements, qui ont conduit à la naissance du mouvement Wikimédia. Cette « préhistoire » du mouvement peut notamment être explorée grâce au réseau d’éducation populaire Framasoft, dont le site est apparu environ un an avant la création de la version francophone de Wikipédia. On trouve sur cette plateforme une mine d’informations concernant les logiciels libres et la culture libre, soit deux épisodes majeurs de l’histoire de l’informatique et d’Internet, malheureusement méconnus du grand public.
Grâce à Framasoft et bien d’autres associations, il est possible de découvrir l’organisation et les motivations des millions de personnes qui participent au mouvement du logiciel libre. On peut apprend par exemple, que ce mouvement politique et social, au sein du milieu informatique, a été initié en 1983 par Richard Stallman. Programmeur du MIT à cette époque, c'est en effet lui qui fut le premier à proposer une alternative à la marchandisation du secteur informatique.
La philosophie de libre partage, apparue au sein du projet de Stallman, reflétait une certaine éthique et une organisation de travail originale, développées au sein d’une sous-culture, en vogue dans le milieu informatique depuis les années 1950. Celle-ci fut documentée dans de nombreux ouvrages, dont « L’éthique hacker », un livre remarquable, dans lequel le philosophe finlandais, Pekka Himanen, analyse en détail les origines de la culture hacker.
Un simple extrait de sa quatrième de couverture, repris ci-dessous, permet d’appréhender la manière de penser de ces informaticiens, rejoints par Richard Stallman durant ses études universitaires, avant d'en devenir l’une des figures les plus charismatiques.
« On considérait jusqu’à présent le « hacker » comme un voyou d’Internet, responsable d’actes de piratage et de vols de numéros de cartes bancaires. Le philosophe Pekka Himanen voit au contraire les hackers comme des citoyens modèles de l’ère de l’information. Il les considère comme les véritables moteurs d’une profonde mutation sociale. Leur éthique, leur rapport au travail, au temps ou à l’argent, sont fondés sur la passion, le plaisir ou le partage. Cette éthique est radicalement opposée à l’éthique protestante, telle qu’elle est définie par Max Weber, du travail comme devoir, comme valeur en soi, une morale qui domine encore le monde aujourd’hui. »
En introduisant cette première partie d'ouvrage de la sorte, nous pouvons déjà comprendre que le mouvement Wikimédia plonge ses racines dans une transition culturelle remplie d’utopie. Une utopie qui s’oppose notamment à ce que l’historien et anthropologue Karl Polanyi désignait, en 1944 déjà, comme un libéralisme économique qui « subordonne les objectifs humains à la logique d’un mécanisme de marché impersonnel ». Étape par étape et en commençant par analyser cette utopie spécifiquement au niveau du mouvement Wikimédia, voyons maintenant ce qui s'est passé tout au long de cette révolution culturelle et numérique.
'''Chapitre 1 : L'utopie Wikimédia.'''
Au fil du temps, Wikipédia fut perçu comme une utopie en marche, puis comme une utopie réalisée, et finalement comme la dernière utopie collective du Web. Mais qu'en est-il de l'ensemble du mouvement Wikimédia ? Pour nous aider à comprendre ce qui se passe dans la dimension numérique de ce mouvement, voici une métaphore qui décrit un quartier établi au sein d'une ville, imaginée au départ de l'espace web ». Dans cette ville imaginaire, Internet représenterait le réseau routier, pendant que des serveurs informatiques feraient office de bâtiments, et que les pages web qu'ils hébergent, constitueraient les différentes pièces de ces édifices.
En visitant le quartier Wikimédia, on découvrirait donc plus d’un millier de bâtiments. Au sein de ceux-ci et à l’exception de quelques lieux administratifs, chaque pièce peut être visitée gratuitement, mais aussi modifiée au niveau de son contenu. On peut ainsi y ajouter de nouvelles choses, telles que du texte, des photos, des vidéos ou des documents sonores, et même changer ou supprimer ce qui a été créé ou modifié par d’autres. Tout cela, bien sûr, dans le but de rendre ces endroits plus esthétiques, ou plus authentiques et en tenant compte des différentes idées et des éventuelles oppositions de point de vue concernant les aménagements. Pour faciliter l'entente entre les personnes qui s'investissent dans les modifications, chaque pièce des bâtiments Wikimédia possède un espace annexe dédié à la discussion.
Dans la plupart des bâtiments Wikimédia, une personne malintentionnée peut même faire disparaitre tout le contenu d'une pièce. Néanmoins, dans la seconde qui suit, un robot remettra tout en place, avant de transmettre un message concernant le traitement du vandalisme. Lorsqu'une action plus discrète n'est pas détectée par un robot, une personne qui surveille la pièce prendra certainement le relais pour annuler les changements malveillants, et contacter la personne responsable. En cas de multirécidive, celle-ci peut se voir privée de sa capacité de modifier les pièces, soit dans le bâtiment vandalisé, soit dans tout le quartier quand cela se justifie. Après discussion, cette sanction sera mise en application par un administrateur ou une administratrice bénévole, choisi ou choisie par l'ensemble des autres bénévoles qui prennent soin des bâtiments.
On comprend donc que tout le monde peut enrichir, mais également surveiller et protéger les richesses partagées dans le quartier Wikimédia. Il suffit pour cela de rejoindre le mouvement en se créant un compte et de profiter de nombreux outils, dont un système de notification qui envoie un message dès qu'une pièce que l'on veut surveiller est modifiée. Pour créer ce compte, il n'est pas nécessaire de fournir une adresse ou un numéro de téléphone. Les seules informations personnelles indispensables au bon fonctionnement du quartier Wikimédia sont les adresses IP des visiteurs. Car contrairement à ce qui se passe dans les quartiers commerciaux de la grande ville numérique, tels que les GAFAM, NATU, BATX, le quartier Wikimédia ne récolte et ne vend aucune donnée à des fins d'exploitation.
Même les adresses IP enregistrées par le système ne sont pas visibles par les autres visiteurs. Elles sont remplacées par les noms et les pseudonymes fournis lors de la création des comptes, ou masquées par des comptes temporaires pour les modifications faites par des personnes non connectées. Seules quelques personnes accréditées par la communauté pour effectuer des contrôles d’usurpation d’identité ont accès à ces informations. C’est là une précaution nécessaire au bon déroulement des votes qui succèdent parfois aux recherches de consensus concernant l'aménagement du quartier Wikimédia.
Dans cette ville numérique que constituerait l'espace web, Wikimédia apparait ainsi comme le plus grand quartier dédié au partage de la connaissance. Tout d'abord, il y a les plus de 350 bâtiments Wikipédia, chacun dédié à une version linguistique de l'encyclopédie. Toujours séparés en versions linguistiques, on trouve ensuite : les bibliothèques Wikilivres et Wikisource, les bâtiments lexicaux Wiktionnaire, le journal Wikinews, le centre pédagogique et de recherche Wikiversité, le syndicat d’initiative Wikivoyage, le répertoire des êtres vivants Wikispecies et enfin l'institut des citations d’auteurs Wikiquote. Cela sans oublier le musée médiatique Wikimedia Commons et la banque Wikidata, reconnue comme étant la plus grande banque d’informations structurées au monde. Deux bâtiments dont l'une des fonctions principales communes est d’enrichir les pièces situées dans les autres buildings du quartier Wikimédia.
Dans tous ces immeubles, il arrive souvent que plus de la moitié des étages soient uniquement attribués à l'organisation des activités qui s'y déroulent. Chaque bâtiment peut aussi compter sur le soutien d'autres édifices tels que MediaWiki, Wikitech, Phabricator, qui sont trois lieux entièrement dédiés aux maintenances techniques sur l'ensemble du quartier. Concernant les aspects administratifs, c'est dans le bâtiment Méta-Wiki que s'opère la gouvernance générale du quartier, alors que les courriers adressés à ce dernier sont traités en première ligne dans le bâtiment Wikimedia VRT. À la suite de quoi, il ne reste plus qu'à citer le bâtiment Wikimedia Outreach, pour des initiatives de sensibilisation, et le bâtiment du journal Diff Wikimedia, comme lieu de publication d'actualités sur le mouvement.
En dehors de certains aspects techniques, tous ces bâtiments sont gérés exclusivement par des communautés bénévoles, qui sont toujours prêtes à accueillir de nouveaux membres. Les seuls immeubles du quartier qui diffèrent de ce principe sont les bâtiments vitrines de la Fondation Wikimédia et des autres associations Wikimédia qui engagent du personnel. Quant au bâtiment du conseil d'administration de la Fondation, des raisons officielles justifient le fait que la modification de ses pièces est réservée à ces membres et aux employés qui les soutiennent.
Face à tant d'utopies, on en vient donc à se demander comment tout cela fut rendu possible. Mais pour répondre à cette question, il faut alors parcourir tout un pan de l'histoire de la révolution numérique, depuis la contre-culture des années 1960 jusqu'à nos jours. On y découvre que les pionniers du réseau Internet étaient des chercheurs et étudiants en informatique, fortement influencés par de nouvelles idéologies, telles que celles qui furent à la source des évènements de mai 68 en France. C'est donc de là que naîtra la philosophie de partage, de liberté, de décentralisation et ce mode d’organisation tout à fait spécifique, que l'on observe aujourd'hui au sein du mouvement Wikimédia.
Il y eut tout d'abord la création d'Internet, comme réseau mondial de communication en libre accès, et le développement du World Wide Web, qui a grandement facilité les interactions humaines à l’échelle planétaire. Puis, ce fut l'arrivée du Web 2.0, caractérisé par l'apparition de nouveaux sites web directement modifiables à l'aide d’un simple navigateur. Or, parmi ceux-ci se trouvent les moteurs de Wiki, dont le plus puissant d’entre eux, MediaWiki, est un logiciel libre développé par la Fondation Wikimédia. Le moment est donc venu d'en savoir plus sur ce type de programme informatique, ainsi que sur le mouvement du logiciel libre, qui a fortement influencé la philosophie et les valeurs véhiculées au sein du mouvement.
'''Chapitre 2 : Le mouvement du logiciel libre.'''
L’un des premiers épisodes de la préhistoire de Wikipédia et du mouvement Wikimédia débuta en septembre 1983, lorsqu’un programmeur du Massachusetts Institute of Technology, appelé Richard Stallman, déposa un message sur la liste de diffusion net.unix-wizards. C’était un appel d’aide pour la création de GNU, un nouveau système d’exploitation qui devait réunir une suite de programmes que tout le monde pourrait utiliser librement sur son ordinateur personnel. Dans son message transmis via ARPANET, le premier réseau informatique à grande échelle qui précéda Internet, Stallman s’exprimait de la sorte.
Je considère comme une règle d’or que si j’apprécie un programme, je dois le partager avec d’autres personnes qui l’apprécient. Je ne peux pas en bonne conscience signer un accord de non-divulgation ni un accord de licence de logiciel. Afin de pouvoir continuer à utiliser les ordinateurs sans violer mes principes, j’ai décidé de rassembler une quantité suffisante de logiciels libres, de manière à pouvoir m’en tirer sans aucun logiciel qui ne soit pas libre.
Le projet de Stallman, qui reçut le soutien nécessaire à son accomplissement, marqua ainsi le début de l’histoire du logiciel libre. Quant à la quantité d’aide fournie, elle permet de croire que Richard Stallman n’était pas seul à voir l’arrivée des logiciels propriétaires d’un mauvais œil. Car pour les membres du projet GNU et du mouvement du logiciel libre en général, un bon programme informatique doit respecter ces quatre libertés fondamentales :
1. La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages.
2. La liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos besoins.
3. La liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre voisin.
4. La liberté d’améliorer le programme, et de publier vos améliorations, pour en faire profiter toute la communauté.
Lors de l'apparition du logiciel libre, le marché de l’informatique était de fait en pleine mutation. L'habituel partage des codes informatiques entre les rares étudiants ou chercheurs, qui bénéficiaient d’un accès à un ordinateur, faisait l'objet d'une remise en question. Ce changement faisait notamment suite au Copyright Act de 1976, une nouvelle loi qui autorisait l'application d'un droit d'auteur sur le code informatique, et donc qui permettait d'en interdire le partage ou la réutilisation sans autorisation. Des clauses de confidentialité ont ainsi fait leur apparition, pendant que les employés des firmes informatiques étaient nouvellement soumis à des contrats de confidentialité. C'était la fin de l’entraide et de la solidarité pratiquées chez les pionniers de l’informatique. À sa place s'installaient la concurrence et la compétitivité, bien connues dans le système capitaliste marchand.
Cette mutation coïncidait avec l’arrivée des premiers ordinateurs de taille réduite. Grâce à l’apparition des premiers circuits intégrés, les premiers exemplaires avaient en effet été créés par l’industrie aérospatiale au début des années 1960. Cependant, il fallut attendre le début des années 1980 pour que le prix d’un ordinateur soit suffisamment bas pour en faire un bien de grande consommation. En 1982, le Commodore 64 entrait ainsi dans le livre Guinness des records, avec plus de 17 millions d’exemplaires vendus dans le monde. Mais avant cela, en 1981, l’IBM Personal Computer avait déjà fait son apparition, en proposant une architecture ouverte qui allait servir de modèle pour toute une gamme d’ordinateurs que l’on désigne toujours aujourd’hui par l’acronyme « PC ».
Pour faire fonctionner ses nouveaux modèles d'ordinateurs, la société IBM avait confié à l’entreprise Microsoft, créée en 1975, la mission de les équiper d’un système d’exploitation. Le contrat signé entre les deux firmes fut une véritable aubaine pour le fournisseur des programmes informatiques. Car sans s'en apercevoir, et sans jamais anticiper que son matériel serait cloné à grande échelle, IBM avait en effet permis à Microsoft d'établir un monopole dans la vente de logiciels. Cela fut condamné pour abus de position dominante et vente liée du logiciel avec le matériel informatique, mais sans pour autant empêcher Bill Gates, le principal actionnaire de Microsoft, d'être l'homme le plus riche du monde en 1994.
Toutefois, pendant que Microsoft renforçait sa position dominante, un nouvel événement majeur allait marquer l’histoire du logiciel libre. Celui-ci fut de nouveau déclenché par un appel à contribution, qui fut cette fois posté le vingt-cinq août 1991 par un jeune étudiant en informatique de 21 ans, appelé Linus Torvalds. Via le système de messagerie Usenet, sa demande avait été postée dans une liste de diffusion consacrée au système d’exploitation Minix, une sorte d’UNIX simplifié et développé dans un but didactique, par le programmeur Andrew Tanenbaum.
Loin d’imaginer que cela ferait de lui une nouvelle célébrité dans le monde du Libre, Torvalds entama son message par le paragraphe suivant.
« Je fais un système d’exploitation gratuit (juste un hobby). Il ne sera pas grand et professionnel comme gnu pour les clones 386. Ce projet est en cours depuis avril et commence à se préparer et j’aimerais avoir un retour sur ce que les gens aiment ou n’aiment pas dans minix, car mon système d’exploitation lui ressemble un peu, même disposition physique du système de fichiers pour des raisons pratiques entre autres. »
Bien qu’il fût présenté comme un passe-temps, le projet qui répondait au nom de « Linux », fut rapidement soutenu par des milliers de programmeurs du monde entier, avant de devenir la pièce manquante du projet GNU. En effet, les contributeurs au projet de Stallman n’avaient pas encore terminé l’écriture du code informatique du noyau Hurd, alors qu'il était censé établir la communication entre la suite logicielle produite par GNU et le matériel informatique. C'est donc la fusion des codes produits par les projets GNU et Linux qui permit la création du premier système complet, stable et entièrement libre baptisé GNU/Linux.
Au départ de ce nouveau système informatique, de nombreuses variantes, que l’on nomme communément « distributions », furent créées par des programmeurs de tous horizons. L’une de celles-ci s’intitule Debian et tire sa réputation d'être simultanément libre, gratuite, très fiable et produite par une communauté sans lien direct avec une société commerciale. Quatre qualités qui expliquent pourquoi, Debian sert de base à plus de 150 distributions dérivées, et que de nombreuses organisations l'utilisent, comme le fait la Fondation Wikimédia sur les serveurs qui hébergent les projets qu'elle supporte.
Grâce à la naissance des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc la possibilité de faire tourner ses serveurs informatiques, avec un système d’exploitation fiable, libre et gratuit. Comme son code source est ouvert, cela permet aussi à la Fondation Wikimédia de le modifier pour répondre aux besoins spécifiques du mouvement. À la suite de quoi, et selon les règles formulées par la communauté du logiciel libre, les modifications faites par la Fondation deviennent à leur tour, gratuitement et librement, utilisables par d’autres personnes ou organismes.
À ce premier héritage reçu par le mouvement Wikimédia, et toujours en provenance des logiciels libres, s’ajoute encore une innovation méthodologique. Dans son article La Cathédrale et le Bazar, Eric Raymond mobilise en effet le terme « cathédrale » pour désigner le mode de production des logiciels propriétaires, en opposition au mot « bazar », qu'il utilise pour qualifier le mode de développement des logiciels libres. D’un côté, il décrit une organisation pyramidale, rigide et statutairement hiérarchisée, comme on peut la voir souvent au sein des entreprises. Tandis que de l’autre, il parle d’une organisation horizontale, flexible et peu hiérarchisée, qu’il a lui-même expérimentée en adoptant le style de développement de Linus Torvalds, à savoir : « distribuez vite et souvent, déléguez tout ce que vous pouvez déléguer, soyez ouvert jusqu’à la promiscuité ».
À l’instar de la métaphore du quartier numérique présentée dans le précédent chapitre, cette manière de décrire les projets open source nous aide donc ici à mieux comprendre ce qui se passe dans le mouvement Wikimédia. D'un côté, on retrouve effectivement cette « ouverture jusqu’à la promiscuité », dans le libre accès accordé aux projets Wikimédia, alors que de l'autre, tout le monde peut rejoindre les projets et associations Wikimédia. Ces deux observations corroborent ainsi l’existence d’un deuxième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre. Néanmoins, il nous reste encore à découvrir un phénomène négligé par Eric Raymond durant ses observations, et qui pourtant, a considérablement influencé l'histoire de la révolution numérique. Découvrons donc à présent, la licence libre et le mouvement de la culture libre, dont elle fut à l’origine.
'''Chapitre 3 : Les licences et la culture libres.'''
Dans une biographie autorisée, Christophe Masutti explique à quel point la création de la Licence publique générale GNU, en tant que première licence libre créée par Richard Stallman, représente un épisode majeur de la révolution numérique. Selon lui :
La GPL apparaît comme l’un des meilleurs hacks de Stallman. Elle a créé un système de propriété collective à l’intérieur même des habituels murs du copyright. Surtout, elle a mis en lumière la possibilité de traiter de façon similaire « code » juridique et code logiciel.
Le concept de distribution associé à ce nouveau type de licence fut baptisé « copyleft », par inspiration d’un jeu de mots que Richard Stallman avait trouvé dans un courrier transmis par son collègue Don Hopkins. Le principe novateur de ce concept est d'obliger toute production de code dérivé à se soumettre à la même licence libre que le code d’origine. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de gens parlent de licence « virale » ou « récursive » en faisant référence à celle-ci. Quant à l'importance de cette clause, elle repose sur le fait d'interdire toute privatisation d'un code informatique produit sous licence libre. Sans celle-ci, un tel code risque en effet d'être récupéré, puis modifié, avant d’être placé sous un habituel copyright de type « tous droits réservés », dans le but de commercialiser son usage.
En 2001 et dans la mouvance provoquée par l'arrivée des licences libres, une organisation internationale sans but lucratif, intitulée Creative Commons, a entamé la promotion du partage et la réutilisation de la créativité et des connaissances grâce à la fourniture d’outils juridiques gratuits. Pour ce faire, elle met régulièrement à jour une panoplie de licences inspirées par la GNU, mais spécialement adaptées aux œuvres de l'esprit, telles que les productions littéraires, musicales, photographiques et vidéo, ainsi que les bases de données.
Contrairement aux licences libres fournies par la Free Software Foundation, conçues pour protéger du code informatique, les licences fournies par Creative Commons offrent la possibilité de sélectionner de nombreuses clauses pour protéger une œuvre. Avec le label CC, pour Creative Commons, on peut ainsi appliquer, ou ne pas appliquer, la clause « BY », qui oblige à créditer l'auteur, et la clause « SA », pour Share Alike, qui ordonne le partage à l’identique comme décrit précédemment. Après quoi il est encore possible d'ajouter la clause « NC », qui impose un usage non commercial, et finalement, la clause « ND », pour Non Derivative, qui exige que l’œuvre soit utilisée ou reproduite dans son intégralité et sans modification.
Le mouvement Wikimédia a choisi la licence CC.BY-SA pour protéger les contenus publiés dans tous ses projets. Cela à l'exception de la banque de données Wikidata, qui au même titre que les descriptions apportées aux fichiers téléchargés dans la médiathèque Wikimedia Commons, publie ses informations structurées sous licence CC0. Cette dernière licence est ainsi ce qui se rapproche le plus du domaine public, avec cet avantage de ne pas devoir mentionner les auteurs dans le traitement et la réutilisation du contenu de la base de données.
Cependant, il en résulte que les informations en question peuvent être réutilisées par des tiers qui ne sont plus obligés de citer leurs sources, comme le font les agents conversationnels des intelligences artificielles génératives, appelés couramment chatbots. Contrairement à la licence CC.BY-SA, la licence CC0 est donc moins apte à pérenniser les projets Wikimédia, puisqu'elle permet d'invisibiliser ces derniers au risque de réduire les chances d'arrivée de nouveaux contributeurs et contributrices. De plus, sans la clause SA qui assure l'application du copyleft, toutes les informations récupérées au sein de Wikidata et de Wikimedia Commons sont aussi susceptibles de quitter le monde du libre.
Quoi qu’il en soit, les licences Creative Commons, inspirées par la licence libre de Richard Stallman, apparaissent finalement comme un troisième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre et de la culture libre qui en est issue. Grâce à la licence CC BY SA, les éditeurs des projets Wikimédia bénéficient effectivement d'une certaine reconnaissance, tout en étant assurés qu'aucun copyright sur leurs travaux ne puisse exclusivement profiter à une personne ou une compagnie. De plus, la licence libre appliquée au système d'exploitation installé sur les serveurs Wikimédia, garantit elle aussi un certain respect des contributeurs, puisqu'elle permet de vérifier si le code informatique ne compromet pas leurs vies privées.
Avec tous les autres apports en provenance du logiciel libre, ce sont là deux choses importantes qui ont permis l'apparition du mouvement Wikimédia. Toutefois, cela ne pouvait pas suffire à la création du projet Wikipédia qui en fut le point de départ. Car sans un espace numérique, mondial et libre d’accès, tel qu'il fut créé par Internet et l'espace web, aucune encyclopédie collaborative de cette envergure n'aurait pu voir le jour.
'''Chapitre 4 : Le réseau Internet.'''
L’histoire du réseau Internet constitue un nouvel épisode captivant de la révolution numérique, sans lequel le mouvement Wikimédia n’aurait jamais pu émerger. D’un point de vue purement technique, ce réseau informatique a été mis au point dans les années 1970, avant l’adoption généralisée du protocole TCP/IP, toujours en usage à ce jour. Ce dernier fut inventé par Vint Cerf et Robert Elliot Kahn, quand ils travaillaient pour la Defense Advanced Research Projects Agency, rattachée au département de la Défense américaine. L'une des premières présentations de leur projet fut ainsi réalisée lors d’une conférence organisée par l’International Network Working Group, une instance créée pour assurer la gouvernance mondiale du réseau informatique.
Sur base de ces informations, on peut penser qu’Internet a été créé par des militaires. Cependant, Une contre-histoire de l’Internet, nous révèle que les créateurs et les premiers utilisateurs d’ARPANET, considéré comme l’ancêtre d’Internet, étaient davantage des étudiants hippies et amateurs de LSD, que des militaires bien drillés. D’ailleurs, avant la standardisation du protocole TCP/IP, ARPANET fonctionnait depuis plus d’un an avec un autre protocole de transition intitulé Network Control Program. Or, celui-ci avait été mis au point, en février 1969, par le Network Working Group, un groupe informel d’étudiants rassemblés autour de Steve Crocker, lorsqu’il ne détenait encore qu’une simple licence, au niveau de sa formation universitaire.
Bien que rarement cité dans l’histoire d’Internet, ce groupe a pourtant mis en place la procédure RFC, pour Request For Comments, reconnue comme « l’un des symboles forts de la "culture technique" de l’Internet, marquée par l’égalitarisme, l’autogestion et la recherche collective de l’efficience ». Soit trois principes et une procédure, qui aujourd’hui encore sont appliqués sur le site Méta-Wiki, dans lequel s'organise la gestion communautaire du mouvement Wikimédia. Cela alors qu'au sein des autres projets dédiés à la production de contenus pédagogiques, des processus similaires de recherche de consensus ont fait leur apparition.
Il faut ensuite savoir que les liens entre ARPANET et l’armée ont disparu avec l’apparition du MILNET, un réseau entièrement dédié aux activités militaires, rebaptisé NIPRNet, pour Non-classified Internet Protocol Router Network, en 1990. Après une séparation définitive en 1983, précisément l’année où Richard Stallman postait sa demande d’aide pour le projet GNU, le réseau ARPANET resta uniquement dédié à la recherche et au développement. À cette époque, le réseau ne comprenait pas plus de 600 machines connectées, ce qui n'a donc rien de comparable avec ce vaste réseau informatique mondial que nous connaissons aujourd’hui et qui fut fortement développé au cours des années 1990.
Pour en assurer l’entretien technique, une organisation non gouvernementale, a été créée en 1992, sous l'appellation d’Internet Society. Celle-ci devait aussi veiller au respect des valeurs fondamentales liées au bon fonctionnement du réseau. Car avant d'atteindre des milliards d’appareils connectés, il a d’abord fallu réglementer les nombreuses dorsales internet intercontinentales, sans lesquelles la transmission du protocole TCP/IP partout dans le monde n'aurait pas été possible.
Quant à l’état d’esprit des créateurs d'Internet, un article intitulé : Quarante ans après, mais qui donc créa l’internet ? apporte un éclairage particulièrement intéressant au sujet des liens que l'on peut établir entre le mouvement Wikimédia et l'histoire d'Internet. Dans son témoignage, Michel Elie, cet ingénieur en informatique, membre du Network Working Group cité précédemment, et responsable de l’Observatoire des Usages de l’Internet, nous explique en effet ceci.
Le succès de l’internet, nous le devons aux bons choix initiaux et à la dynamique qui en est résultée : la collaboration de dizaines de milliers d’étudiants, ou de bénévoles apportant leur expertise, tels par exemple ces centaines de personnes qui enrichissent continuellement des encyclopédies en ligne telles que Wikipédia.
Au courant des années 1990, le milieu informatique universitaire semblait donc toujours fortement imprégné des idéaux de la contre-culture des années 1960, produit par les baby boomers dans le contexte de la guerre du Vietnam. Afin d'illustrer les idées véhiculées à cette époque, voici un paragraphe extrait d'un ouvrage publié en 1970, et intitulé Vers une contre-culture : Réflexions sur la société technocratique et l’opposition de la jeunesse. Dans celui-ci, Théodore Roszak explique ceci.
Le projet essentiel de notre contre-culture : proclamer un nouveau ciel et une nouvelle terre, si vastes, si merveilleux que les prétentions démesurées de la technique soient réduites à n’occuper dans la vie humaine qu’une place inférieure et marginale. Créer et répandre une telle conception de la vie n’implique rien de moins que l’acceptation de nous ouvrir à l’imagination visionnaire. Nous devons être prêts à soutenir ce qu’affirment des personnes telles que Blake, à savoir que certains yeux ne voient pas le monde comme le voient le regard banal ou l’œil scientifique, mais le voient transformé, dans une lumière éclatante et, ce faisant, le voient tel qu’il est vraiment.
À la suite de cette lecture, il peut sembler paradoxal qu’une contre-culture, qui voit la technique comme inférieure et assimile la science au banal, puisse avoir un lien avec le milieu scientifique universitaire qui fut à l'origine d'Internet. Cependant, une réponse à cette énigme fut apportée par Fred Turner, par la publication de son livre intitulé : « Aux sources de l’utopie numérique : De la contre-culture à la cyberculture ».
Grâce à cet ouvrage, on découvre que le mouvement hippie utilisera tout ce qui était à sa disposition à l’époque pour parvenir à ses fins : LSD, spiritualités alternatives, mais également, objets technologiques les plus en pointe. Cela grâce notamment à l’influence de Steward Brand, le créateur d'un catalogue interactif, qui peut être considéré comme l'ancêtre analogique des groupes de discussions numériques apparus des années plus tard.
Comme autre indication, il y a ensuite les propos tenus en 1992, lors d’une plénière de la 24ᵉ réunion du groupe de travail sur l’ingénierie Internet, par David D. Clark, un autre pionnier d’Internet. Durant cette rencontre, ce chef de projet prononça des paroles restées dans les annales. « Nous récusons rois, présidents et votes. Nous croyons au consensus et aux programmes qui tournent ». Deux phrases seulement, mais qui, dans le cadre du milieu informatique, permettent de croire que le mépris de la contre-culture envers la technique et la science, s'est transformé en un refus d’autorité et une recherche de consensus.
Quoi qu'il en soit, le développement d'Internet ne s'est pas fait sans conflits idéologiques importants. On peut d'ailleurs se demander aujourd'hui à quoi ressemblerait Internet, s'il n'avait jamais été commercialisé. Cela s'est passé en novembre 1994, lorsque l’association sans but lucratif Advanced Network and Services, chargée de gérer les accès à Internet, a fait le choix de vendre ses activités. Cette décision faisait suite à un appel à des fonds privés pour financer d'importants changements dans l'infrastructure du réseau. Profitant de l'occasion, la société commerciale America Online a ainsi repris à son compte la gestion des connexions à Internet, après avoir effectué un versement de 35 millions de dollars.
Trente ans plus tard, Internet est devenu ce réseau que nous expérimentons aujourd'hui, à savoir : un réseau dominé par des sociétés privées les plus riches au monde. Dans ce contexte et parmi les 100 sites web les plus visités, seul le nom de domaine Wikipédia appartient à une organisation non lucrative. Cela explique donc pourquoi le mouvement Wikimédia, via son encyclopédie et la fondation qui l'héberge, représente à ce jour, et dans l'espace web, l'expression la plus visible de la philosophie des pionniers d’Internet.
Plus qu'un héritage, cette situation peut être vue comme une mission perpétuée au sein d'un espace envahi par une culture marchande et capitaliste. Il s'agit là d'une information importante qu'il faut retenir au sujet du mouvement Wikimédia. Elle ne clôture pas pour autant tout ce qu'il faut savoir au sujet des évènements qui ont permis la création d’une encyclopédie mondiale, libre et collaborative. Car avant cela, il nous reste encore à découvrir l'histoire du World Wide Web, un espace numérique sans lequel la création de Wikipédia n'aurait jamais été possible.
'''Chapitre 5 : Le World Wide Web.'''
Maintenant que le lien entre la création d'Internet et le mouvement Wikimédia est établi, découvrons à présent l'application la plus connue du réseau, que l'on nomme le World Wide Web, ou plus simplement « Web ». C'est Tim Berners-Lee qui en fut l’inventeur, lorsqu’il était encore actif à l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire. Il avait pour idée de créer un espace d’échange public par l’intermédiaire d'Internet, et pour y parvenir, il mit au point le logiciel « WorldWideWeb », ensuite rebaptisé Nexus, pour éviter toute confusion entre les deux termes.
Grâce à un système d’indexation appelé hypertexte, ce programme informatique a permis de produire et de connecter des espaces numériques, que l'on intitule sites Web. Ceux-ci sont composés de pages web, hébergées sur des ordinateurs distants, mais connectés entre eux au travers du réseau Internet. Pour permettre ce type de connexion, Berners-Lee mit au point le Hypertext Transfer Protocol ou HTTP, un nouveau protocole de communication simple en soi, mais dont la mise en œuvre technique est compliquée.
Pour veiller au bon fonctionnement et au bon usage de l'espace web, des règles de standardisation ont tout d'abord été édictées par l’association Internet Society. Après quoi, Berners-Lee fonda le W3C, un consortium international dont la devise est : « un seul Web partout et pour tous ». Si ce slogan nous apparaît très naturel aujourd’hui, il faut toutefois savoir que l'espace Web a bien failli être régi séparément par des acteurs commerciaux, avec tous les droits d'accès que cela aurait pu engendrer.
À partir du trente avril 1993, jour du dépôt du logiciel Nexus dans le domaine public par Robert Cailliau, un collègue de Berners-Lee chargé de la promotion de son projet, un tel scénario était en effet possible. Sauf qu'après le départ de Berners-Lee, devenu président du W3C, François Flückiger, qui avait repris son poste au sein du CERN, eut la présence d'esprit de réagir à temps. Selon le livre Alexandria qui parcourt l'histoire de Robert Caillau, voici ce qui aurait pu se passer si le code de l’éditeur HTML n'avait finalement pas été placé sous licence libre.
La philanthropie de Robert, c’est très sympa, mais ça expose le Web à d’horribles dangers. Une entreprise pourrait s’emparer du code source, corriger un minuscule bug, s’approprier le « nouveau » logiciel et enfin faire payer une licence à ses utilisateurs. L’ogre Microsoft, par exemple, serait du genre à flairer le bon plan pour écraser son ennemi Macintosh. Les détenteurs d’un PC devraient alors débourser un certain montant pour profiter des fonctionnalités du Web copyright Microsoft. Les détenteurs d’un Macintosh, eux, navigueraient sur un Web de plus en plus éloigné de celui vendu par Bill Gates, d’abord gratuit peut-être, avant d’être soumis lui aussi à une licence.
Face à un tel scénario, nous découvrons de nouveau à quel point le concept de licence libre a fondamentalement changé le cours de la révolution numérique. Sans cela, nos expériences et nos usages de l'espace numérique auraient été totalement différents. L'utopie Wikipédia, par exemple, n'aurait certainement pas vu le jour, en raison de l'éclatement des espaces numériques et des coûts d'accès auxquels seraient confrontés les bénévoles qui ont construit le projet. Quoi qu'il en soit, et au niveau technique, une fois l'espace web apparu, il ne manquait plus que l'apparition des plateformes Wiki pour permettre la création d'une encyclopédie collaborative au format numérique.
'''Chapitre 6 : Les plateformes Wiki.'''
Un wiki, ou un moteur de wiki, est un logiciel que l'on installe sur un serveur informatique pour permettre la création d’un site web éditable et configurable à l’aide d’un simple navigateur. Plus précisément, c’est un système de gestion de contenu, dans lequel le code HTML, CSS, JavaScript et Lua, ainsi que certains paramètres, peuvent être modifiés par tous les internautes. Cela peut se faire en se connectant à un compte utilisateur, afin de bénéficier des droits de modification et d’administration qui lui sont accordés, ou en utilisant la configuration attribuée par défaut aux personnes non connectées.
Sur les pages web d'un wiki, chaque modification provoque un nouvel enregistrement complet du code source qui la compose. De la sorte, il est toujours possible, à partir d’une page reprenant l’historique des modifications, de rétablir l'une de ses anciennes versions. Grâce à ce système, on peut ainsi savoir quelle personne, ou quelle adresse IP est à l’origine d’un changement, et même voir l’endroit où la modification a été faite, et à quel moment celle-ci a été réalisée.
Le premier logiciel Wiki, qui portait le nom de WikiWikiWeb, a été créé et placé sous licence libre GPL par Ward Cunningham en mars 1995. Grâce à la licence, d’autres programmes wiki ont vu le jour en copiant ou s’inspirant du code source de WikiWikiWeb, ou des autres projets wiki qui l'avaient fait auparavant. Cette émulation récursive, qui donna naissance à toute une panoplie de projets wiki, est donc à nouveau une belle illustration des retombées positives que peut susciter l'application d'une licence libre.
Parmi les différents logiciels Wiki disponibles, UseModWiki fut choisi par la société Bomis qui finança la création du premier projet Wikipédia en anglais. C'était un choix judicieux, car l’éclatement de la bulle spéculative d’Internet, à la fin des années 2000, confrontait l'entreprise à de grosses difficultés financières. Un programme gratuit, simple d’utilisation et peu gourmand en ressources informatiques, convenait donc parfaitement dans ce cadre. UseModWiki fut par après remplacé par un autre moteur de Wiki sans nom, mais plus performant et toujours produit sous licence libre. Ce dernier fut ensuite amélioré par plusieurs programmeurs, dont Brion Vibber, le premier employé de la Fondation Wikimédia, avant d’être finalement intitulé MediaWiki.
Avec l’aide de nouveaux employés et des bénévoles actifs sur le site mediawiki.org, ce système de gestion de contenu finit par apparaitre en tête du classement des wikis les plus utilisés. Toujours grâce à sa licence libre, des milliers d'autres personnes et projets ont effectivement pu développer des sites Web, sans nécessairement faire partie du mouvement Wikimédia. Ce succès a par ailleurs justifié la programation de rassemblements annuels entre 2016 et 2020, entre personnes et organismes qui utilisent le programme, pour discuter de son développement et de ses usages.
Ceci étant dit, il existe dans la liste des Wikis d’autres logiciels libres intéressants, tels que DokuWiki, rendu populaire par sa simplicité d’installation et d’usage. Jusqu’à ce jour cependant, seul MediaWiki semble suffisamment stable et puissant pour permettre le développement optimal de l’ensemble des projets Wikimédia. Avec parmi ceux-ci, bien sûr, Wikipédia, l'encyclopédie libre et universelle, dont nous allons enfin découvrir la mise en place dans ce prochain chapitre.
'''Chapitre 7 : L’encyclopédie libre et universelle.'''
Dans les chapitres précédents, nous avons découvert toutes les innovations techniques et culturelles, sans lesquelles Wikipédia n’aurait jamais pu devenir la plus grande encyclopédie libre et universelle connue au monde. Son objectif est de synthétiser la totalité du savoir humain, ce qui n’est autre finalement, qu’un vieux rêve de notre humanité. Trois cents ans avant Jésus-Christ et durant la création de la bibliothèque d’Alexandrie, ce désir était aussi celui de Ptolémée Iᵉʳ. Puis, deux siècles plus tard, Denis Diderot publie, avec Jean Le Rond d'Alembert et Louis de Jaucourt en 1751, la première édition de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. Quant à Paul Otlet, qui a créé avec Henri La Fontaine la classification décimale universelle en usage depuis 1905, il s’était mis en tête de répertorier l’ensemble du savoir humain au sein d'un seul édifice.
Peu connu à ce jour, ce documentaliste belge rêvait pourtant de cataloguer le monde et de rassembler toutes les connaissances humaines, sous la forme d’un gigantesque répertoire bibliographique universel, situé à l'intérieur d'un Mundaneum. En 1934, dans le Traité de documentation écrit par celui qui voulait « classer le monde », Otlet décrit, de manière particulièrement visionnaire, un possible partage du savoir et de l’information.
Ici, la Table de Travail n’est plus chargée d’aucun livre. À leur place se dresse un écran et à portée un téléphone. Là-bas, au loin, dans un édifice immense, sont tous les livres et tous les renseignements, avec tout l’espace que requiert leur enregistrement et leur manutention…
De là, on fait apparaître sur l’écran la page à lire pour connaître la question posée par téléphone avec ou sans fil. Un écran serait double, quadruple ou décuple s’il s’agissait de multiplier les textes et les documents à confronter simultanément ; il y aurait un haut-parleur si la vue devrait être aidée par une audition. Une telle hypothèse, un Wells certes l’aimerait. Utopie aujourd’hui parce qu’elle n’existe encore nulle part, mais elle pourrait devenir la réalité de demain pourvu que se perfectionnent encore nos méthodes et notre instrumentation.
Avant l'apparition des intelligences artificielles et à peu de choses près, cette utopie décrite en 1934 par Otlet correspond à l'usage que l'on fait du réseau Internet et de son espace web, lorsqu'on recherche de l'information. Premièrement, allumer un système informatique, avec ou sans fil et muni d'un écran, ensuite, poser une question dans un moteur de recherche, puis finalement, être redirigé, comme cela arrive très souvent, vers l'une des versions linguistiques de Wikipédia.
Ce scénario, dans lequel les moteurs de recherche jouent un rôle central, explique la popularité de l'encyclopédie libre. D'autres projets similaires étaient pourtant apparus sur le Web avant l'arrivée de Wikipédia. Environ trois ans avant sa création, Aaron Swartz, un activiste de la culture libre qui avait juste douze ans à l'époque, avait par exemple lancé une sorte de site encyclopédique produit et régi par ses usagers. Appelé The Info Network, ce site web avait d'ailleurs permis à son auteur de recevoir l'ArsDigita Prize, un prix décerné aux jeunes créateurs de projets « utiles, éducatifs, collaboratifs et non commerciaux ».
Il faut savoir ensuite que l'expression « encyclopédie libre et universelle » apparut pour la première fois sur le Net sous la plume de Richard Stallman et durant l'année 2000, soit approximativement un an avant la naissance de Wikipédia. C'était dans un essai intitulé The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource, qui, selon son auteur, avait été rédigé deux ans avant sa publication sur la liste de diffusion du projet GNU. Repris ci-dessous, un extrait de ce texte, présente les particularités du projet.
Le World Wide Web a le potentiel de devenir une encyclopédie universelle couvrant tous les domaines de la connaissance et une bibliothèque complète de cours d’enseignement. Ce résultat pourrait être atteint sans effort particulier, si personne n’intervient. Mais les entreprises se mobilisent aujourd’hui pour orienter l’avenir vers une voie différente, dans laquelle elles contrôlent et limitent l’accès au matériel pédagogique, afin de soutirer de l’argent aux personnes qui veulent apprendre.
Nous ne pouvons pas empêcher les entreprises de restreindre l’information qu’elles mettent à disposition ; ce que nous pouvons faire, c’est proposer une alternative. Nous devons lancer un mouvement pour développer une encyclopédie libre universelle, tout comme le mouvement des logiciels libres nous a donné le système d’exploitation libre GNU/Linux. L’encyclopédie libre fournira une alternative aux encyclopédies restreintes que les entreprises de médias rédigeront.
En parlant d'un « mouvement pour développer une encyclopédie libre universelle », Stallman anticipait donc, sans le savoir, l'arrivée du mouvement Wikimédia, qui ne se concrétisa que des années plus tard. Quant à la soixantaine de paragraphes qui décrivent son projet, on y retrouve dans une forme presque identique, les cinq principes fondateurs, qui ont guidé la création de Wikipédia et qui sont toujours actifs à ce jour.
Le premier consiste bien sûr à créer une encyclopédie ; le deuxième réclame une neutralité de point de vue, chose que Stallman expliquait déjà en écrivant qu’en cas de controverse, plusieurs points de vue seront représentés, le troisième implique le respect des droits d’auteur et l’adoption d'une licence libre, celle précisément dont Stallman avait été l'initiateur, le quatrième inscrit le projet dans une démarche collaborative, là ou Stallman précisait déjà que « tout le monde est le bienvenu pour écrire des articles », et le cinquième enfin, stipule qu’il n’y a pas d’autres règles fixes, une position somme toute très courante dans le milieu des hackers dont Stallman faisait partie.
Contrairement à ce que l'on peut croire, le projet d'encyclopédie libre et universelle n'était donc pas une idée originale de Jimmy Wales et Larry Sanger, tous deux reconnus à ce jour comme les deux fondateurs de Wikipédia. Ce qu'ils firent en revanche, c'est d'exploiter l'idée au sein de la société Bomis, détenue par Jimmy Wales, pour enrichir son encyclopédie commerciale Nupedia. Cette dernière avait été lancée en avril 2000, soit environ dix mois avant Wikipédia, et sa rédaction était assurée par des experts engagés au sein d’un processus éditorial strict et formel. Malheureusement pour la firme Bomis, le nombre d’articles ne progressait que très lentement.
Dans le but d'accélérer le processus, Larry Sanger, docteur en philosophie et employé par Bomis pour assurer le rôle de rédacteur en chef de Nupedia, eut l'idée d'installer un logiciel wiki sur les serveurs de son entreprise. L'objectif était d'ouvrir un site web participatif, dans lequel des volontaires pourraient créer des articles encyclopédiques, pour qu'ils soient ensuite intégrés dans le projet commercial. Malgré le manque d’enthousiasme de son employeur, Sanger mit ses idées en application, et c'est donc ainsi que débuta l’histoire de Wikipédia, avec sa toute première version en anglais.
C’était le 15 janvier 2001, précisément le même mois où Richard Stallman mit en ligne son propre projet d’encyclopédie libre et universelle, qu'il souhaitait intituler GNUPedia. Étonnamment, les noms de domaine gnupedia .com .net et .org avaient déjà été enregistrés au nom de Jimmy Wales, ce qui obligea Stallman à rebaptiser son projet GNE. Ce fait est d'autant plus surprenant que Wales affirma des années plus tard : « n’avoir eu aucune connaissance directe de l’essai de Stallman lorsqu’il s’est lancé dans son projet d’encyclopédie ».
Le site GNE ne ressemblait cependant pas vraiment à une encyclopédie, mais plutôt à un blog collectif ou une base de connaissance, tandis que sa page d’accueil précisait clairement qu’il s’agissait d’une bibliothèque d’opinion. Quant à sa modération, elle avait demandé d'engager un employé, car elle s'est avérée bien plus compliquée que prévu. À côté de cela, et probablement grâce aux spécificités de l’environnement wiki et aux soutiens apportés par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia réussit à mettre en place une organisation efficace au sein d'une communauté d'éditeurs grandissante.
Peut-être en raison de la concurrence libre faite par le projet GNE, Jimmy Wales décida d'abandonner le copyright que Bomis détenait sur son encyclopédie commerciale Nupedia, pour le remplacer par une licence Nupedia Open Content. Peu de temps après, il décida finalement d'adopter la licence de documentation libre GNU conçue pour protéger les textes de documentation des logiciels libres. Ce dernier choix fut une stratégie efficace, puisque cela incita Richard Stallman à transférer tout le contenu de son projet GNE vers Nupedia, et à encourager tout le monde à contribuer sur Wikipédia.
Parmi les autres actions de Jimmy Wales qui ont contribué au succès de Wikipédia, il y eut cette idée d'ouvrir le projet aux « gens ordinaires ». C’était un choix qui s’opposait aux idéaux de Larry Sanger, qui de loin préférait le modèle de Nupedia avec son système de relecture par des experts. Cependant, Jimmy Wales, en tant qu'homme d’affaires, visait une croissance plus rapide du contenu de l'encyclopédie.
Cette croissance ne s'est toutefois pas faite sans difficulté. Le 26 février 2002, en effet, l'Enciclopedia Libre Universal en Español, un projet dissident du projet Wikipédia, fit son apparition. C'était une réaction à de la censure, à l'existence d'une ligne éditoriale et à la possibilité de voir apparaitre des publicités dans Wikipédia. En raison des remises en question que cette séparation suscitait parmi les bénévoles actifs dans les projets, Jimmy Wales renonça finalement à l'usage de la publicité et mit de côté ses visions en matière de profit.
Il faut aussi tenir compte du fait que cet évènement est survenu lors de l'éclatement de la bulle spéculative Internet et du krach boursier de 2001-2002. Une conjoncture qui plaçait la société Bomis dans des difficultés financières, et surtout, dans l'incapacité de payer le salaire de Larry Sanger, son seul employé. En mars 2002 et après un mois d’activité bénévole, l’ex-employé décida alors de quitter les fonctions, qu'il occupait depuis un peu plus d'un an, dans Nupedia et Wikipédia. Avec le seul soutien de Jimmy Wales, les deux encyclopédies purent toutefois poursuivre leurs développements, toujours avec le concours d'experts dans Nupedia et d'une communauté bénévole au niveau de Wikipédia. Néanmoins, en septembre 2003 et vu l'écart qui se creusait entre les deux projets, l'encyclopédie Nupedia fut fermée et ses quelques dizaines d'articles transférées vers les milliers d'autres que comprenait déjà le projet Wikipédia.
Trois ans plus tard, Larry Sanger n’avait pas dit son dernier mot. En septembre 2006, il décida en effet de lancer sur fonds propres une encyclopédie intitulée Citizendium. Cette plateforme écrite en anglais uniquement et toujours active à ce jour, repose sur un système d’expertise, dans lequel les contributrices et les contributeurs doivent déclarer leur identité réelle. En avril 2026 cependant, Citizendium reprenait moins de 2000 articles, tout avancement confondu, tandis que le projet Wikipédia en anglais en regroupait déjà plus de 7 millions.
Voici donc comment est née la plus grande encyclopédie du monde, dont la taille et la visibilité n'avaient jamais été égalées auparavant. Une encyclopédie qui, de plus, s'est rapidement déclinée en de nombreuses versions linguistiques, à l'instar de sa version francophone, lancée moins de quatre mois après le projet original en anglais. Toutes ces versions ont formé les premières bases d’une organisation mondiale, bientôt chapeautée par une fondation. Avant cela, d'autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour au côté de Wikipédia. Intitulés projets frères, ceux-ci se constituent à leur tour en de nombreuses versions linguistiques, tout en poursuivant le processus de création du mouvement Wikimédia.
'''Chapitre 8 : L'arrivée des projets frères.'''
Dans le but de développer des contenus pédagogiques qui ne trouvaient pas leur place dans Wikipédia, d’autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour, pour former ce que l'on appelle couramment aujourd'hui : l’écosystème Wikimedia. La naissance de tous ces projets, ainsi que les évènements importants qui ont contribué au développement du mouvement, ont été repris dans une ligne du temps réalisée par Guillaume Paumier, à l’occasion du dixième anniversaire de Wikipédia. Grâce à ce graphique, on peut voir en détail l'évolution du nombre de projets, de versions linguistiques, de contributeurs et d'articles, et se faire une idée sur la vitesse à laquelle s'est développé le mouvement Wikimédia.
Parmi tous les projets frères, le premier à apparaître fut Méta-Wiki, une plateforme de référence pour centraliser la gestion de l'ensemble des sites web hébergés par la fondation Wikimédia. Dans un premier temps, cet espace communautaire en ligne a répondu à la nécessité de traiter en un seul lieu les questions communes aux différentes versions linguistiques de Wikipédia. Aujourd'hui, le site web est le principal endroit de coordination et de gestion de l'ensemble du mouvement Wikimédia. On y retrouve énormément d'informations au sujet des projets en ligne, et peut-être plus encore, concernant la Fondation et les organismes affiliés.
Après Méta-Wiki, sept autres projets de partage de la connaissance ont fait leur apparition, avant d'être déclinés à leur tour en plusieurs versions linguistiques. Tous ces projets émergent en général sur l’initiative d’un petit groupe de personnes actives au sein d’un projet préexistant. Ce fut le cas du projet Wiktionnaire en anglais, le deuxième projet à voir le jour après Méta-Wiki, en décembre 2002, soit deux ans avant la version francophone apparue en mars 2004.
Il est intéressant d'observer que la version francophone du Wiktionnaire n’a pas été créée à partir du projet anglophone, mais bien depuis le projet Wikipédia en français. D'ailleurs, on peut retrouver dans les archives de ce dernier projet, un débat concernant la pertinence de cette création, dont voici un extrait.
En fait, ce qui me peine vraiment avec le projet Wiktionary, c’est que alors qu’on essaie de rassembler les gens (pas facile) pour créer une sorte de tour de Babel de la connaissance, tâche bien longue et difficile, ce nouveau projet va disperser les énergies pour une raison qui ne me semble pas valable. C’est la création de Wiktionary qui va créer des redondances. À mon avis il existera rapidement des pages sur le même mot, mais ne contenant pas les mêmes informations. Pour quelle raison ces connaissances devraient-elles être séparées ? Les encyclopédies sur papier devaient faire des choix à cause du manque de place, mais nous, pourquoi le ferions-nous ??? "Wikipédia n’est pas un dictionnaire" n’est pas un argument à mon avis... si vraiment c’était pas un dictionnaire, il faudrait virer tout un tas d’article. Je ne comprends vraiment pas cette volonté de séparer la connaissance entre ce qui est encyclopédique et ce qui n’est qu’une définition.
Réponse
Pour moi ce qu’est Wiktionary, c’est une partie de Wikipédia s’intéressant plus particulièrement aux aspects linguistiques des mots. La différence que je verrais entre la partie dictionnaire de Wikipédia et sa partie dite encyclopédique, c’est que la partie dictionnaire s’intéresserait au sens des mots eux-mêmes alors que la partie encyclopédie s’attache plus à faire ressortir un état des connaissances à un moment donné. Le pourquoi de la séparation d’avec la partie encyclopédie tient plus à des raisons techniques qu’à une volonté de monter un projet indépendant, en effet et à mon humble avis, un dictionnaire nécessite une plus grande rigueur (de présentation) qu’une encyclopédie. Ceci entraîne beaucoup de problème et entre autres le choix de la mise en forme des articles du dictionnaire.
Créer un nouveau projet, c’est effectivement créer de nouveaux sites web, qui devront faire l’objet d’une nouvelle gestion, tant pour les serveurs de la Fondation, que pour la nouvelle communauté de contributeurs. L’importation de pages d’un projet à l'autre ou la traduction de celles-ci sont bien sûr toujours possibles, mais cela duplique alors aussi la maintenance et les mises à jour. Le choix de scinder un projet, en faveur d’une plus grande liberté, comporte donc certains coûts humains et financiers.
Ce prix à payer n'a pour autant pas empêché le projet anglophone Wikibooks de faire son apparition le 10 juin 2003, soit près d’un an avant Wikilivres, la version francophone du projet, apparue le 22 juillet 2004. Cette dernière création avait de nouveau été débattue au sein de la communauté Wikipédia en français, et non pas dans le Wikibooks en anglais. Quant à l'objectif commun aux deux projets linguistiques, il était de créer une « bibliothèque de livres pédagogiques libres que chacun peut améliorer ».
Environ un an après la création du projet en anglais, un nouvel espace de noms intitulé Wikijunior fut mis en place au sein de la bibliothèque en ligne. Ce sous-projet avait été créé pour répondre à un financement de la fondation Beck, qui cherchait à promouvoir la production de nouvelles littératures pour des enfants de huit à onze ans. Peu de temps après, cette tranche d’âge fut toutefois élargie de zéro à douze ans au niveau du projet francophone, quand le sous-projet y fut adopté.
Ces deux évènements témoignent ainsi qu'il est toujours possible qu'un sous-projet apparaisse dans un projet Wikimédia. Comme autre exemple, il y a aussi le WikiJournal, un sous-projet développé au sein du projet Wikiversité en anglais et qui reçut le prix de l’Open Publishing Awards en 2019. Une demande fut faite pour qu'il puisse bénéficier d'un nouveau site web dans le but de pouvoir se développer en dehors de Wikiversité. Malheureusement pour les initiateurs, la demande est restée sans suite jusqu'à ce jour, après que le conseil d’administration de la Fondation, chargé de répondre à celle-ci, considéra que le projet n’était pas suffisamment abouti.
Il faut savoir qu'avant cela, le projet Wikiversité, dans lequel est né Wikijournal, avait lui-même été un sous-projet du projet Wikibooks. Initialement, il visait à « créer une communauté de personnes qui se soutiennent mutuellement dans leurs efforts éducatifs ». Cependant, en août 2005, une longue discussion remit en question l’existence du sous-projet Wikiversité dans Wikibooks. Au terme de celle-ci, la décision fut prise de transférer Wikiversité et son contenu sur le site Méta-Wiki, là où de nouvelles discussions ont abouti à l’idée de faire de Wikiversité un nouveau projet indépendant.
Déjà à l'époque, le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia se montrait réticent à l'ouverture de nouveaux projets, et sa réaction fut de demander l'ouverture d'un sondage au sein de la communauté. Celui-ci devait rassembler une majorité des deux tiers en faveur de l'ouverture du nouveau site web. Un résultat qui fut finalement obtenu, mais pas sans de longs débats, dont voici un extrait.
La principale raison pour laquelle la Fondation Wikimédia ne veut pas lâcher le morceau est une simple question de bureaucratie et la crainte que le projet ne devienne une autre Wikispecies. Wikispecies est une idée cool, mais les fondateurs du projet se sont dégonflés à mi-chemin de la mise en place du contenu et ont décidé de faire une révision majeure qui a pris plus de temps que ce que tout le monde était prêt à mettre.
Le même problème s’applique à Wikiversity en ce qui concerne la Fondation, parce que les objectifs et les buts de ce projet ne sont pas clairement définis, et il semble que les participants essaient de mordre plus qu’ils ne peuvent mâcher en proposant une université de recherche multi-collèges entière, avec un statut de recherche et une accréditation, à former de toutes pièces plutôt qu’un simple centre d’éducation pour adultes avec quelques classes.
En novembre 2005 et malgré les résultats positifs du sondage, l'indépendance du projet Wikiversité ne fut toutefois pas acceptée par cinq membres du conseil. Ceux-ci réclamaient une réécriture de la proposition pour en exclure la remise de titre de compétence, la conduite de cours en ligne, et de clarifier le concept de plate-forme e-learning. Quand ces rectifications furent faites, le projet bénéficia d'une période d’essai de plusieurs mois, jusqu'à ce que les amendements apportés au projet de départ soient enfin acceptés, le 31 juillet 2006. Ce long temps d'attente était justifié par la création du special projects committee, qui, jusqu'en décembre 2021, fut chargé de soulager le conseil d’administration de la fondation, par rapport aux demandes de création de nouveaux projets Wikimédia.
Un nouveau site, nommé Beta-Wikiversity, fut ainsi créé pour assister le lancement des différentes versions linguistiques de Wikiversité. Durant six mois, son premier objectif a d'abord été l'élaboration des lignes directrices concernant la potentialité de produire des recherches collaboratives au sein du projet. Par la suite, chaque nouvelle version linguistique, développée dans le projet Beta, devait avoir plus de 10 modifications par mois, réalisées par au moins trois personnes distinctes, avant de pouvoir bénéficier de son propre site web.
À l'image de Beta-Wikiversity, le projet Wikisource possède lui aussi un site indépendant pour lancer ces nouvelles déclinaisons linguistiques. Tandis que pour tous les autres projets pédagogiques, ce lancement s'effectue sur la plateforme Wikimedia Incubator, créée à la même époque que Beta-Wikiversity. Ces trois plateformes de lancement ne concernent pas les nouveaux projets, qui doivent faire l'objet d'une acceptation par le conseil d'administration de la Fondation Wikimédia, et qui peuvent avoir pour origines des processus de création divers.
Le projet Wikivoyage, par exemple, fut initialement créé en 2003 dans un Wiki extérieur au mouvement Wikimédia, là où il portait le nom de Wikitravel. Comme cela arrive parfois, ce projet sans but lucratif fut acheté par une entreprise commerciale en 2006. Mais en raison du changement de gouvernance et de l'apparition de publicités, une scission est apparue au sein de la communauté d’éditeurs. Les personnes désireuses de quitter Wikitravel lancèrent alors un nouveau site appelé Wikivoyage, qui reçut en 2007, le Webby Award du meilleur guide de voyage Internet.
L'intégration de Wikivoyage dans l'écosystème Wikimédia n'a cependant été faite qu'en 2012, à la suite d'un appel à commentaires durant lequel 540 personnes sur 699 furent en faveur de l’intégration du projet. Comme cette nouvelle déclencha une migration importante depuis Wikitravel vers Wikivoyage, une plainte fut déposée par la société commerciale en charge du premier projet. Celle-ci fut toutefois rejetée et le projet Wikivoyage continua à prendre de l’ampleur au sein du mouvement Wikimédia, avec la création de nouvelles versions linguistiques.
Le cas de Wikivoyage apparait toutefois comme une exception, car en général les nouveaux projets émergent des centaines de candidatures déposées sur le projet Méta-Wiki. Celles-ci se soldent bien souvent par un refus, comme ce fut le cas pour le projet WikiLang dont le but était de lancer un laboratoire linguistique. Quelques rares projets ont pourtant eu la chance d'être élus. Ce fut notamment le cas en octobre 2012, avec le lancement de la base de données structurée et sémantique Wikidata et de ses extensions Wikibase, ou plus récemment, en 2020, avec l'arrivée du projet Abstract Wikipedia et Wikifunctions.
Sans vouloir entrer dans les détails, il est intéressant de savoir que l'interconnexion entre ces trois projets permet de traduire automatiquement des articles encyclopédiques dans tous les langages naturels pris en charge par le mouvement Wikimédia. Plus précisément, les phrases des articles publiées sur Abstract Wikipédia, sont formulées par des fonctions informatiques produites dans le projet Wikifunctions, dans le but de traiter les informations de la base de données sémantique Wikidata. Autrement dit, un article dans Abstract Wikipédia ne possède qu'une seule page pour toutes les langues, pareillement aux pages d'entités de Wikidata, qui ont pour titre une lettre suivie d'un chiffre.
À la suite de ces explications, on observe donc que ce n'est pas la complexité qui détermine le refus projet, mais plutôt une série de critères comparables à ceux retenus pour supprimer des projets ou versions linguistiques déjà existants. À ce propos, il existe sur Méta-Wiki une liste mise à jour des différents sites hébergés par la Fondation Wikimédia, dont l'existence est remise en cause. Dans celle-ci, on retrouve essentiellement des versions linguistiques de projets, qui n’ont pas réussi à poursuivre leurs développements, bien qu'un projet entier soit toujours susceptible d'être mis à l'arrêt. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé aux 31 versions linguistiques du projet Wikinews, qui, en date du 4 mai 2026, soit 22 ans après le lancement du site anglophone, sont accessibles en mode lecture uniquement.
Dans le cas de Wikinews, ce fut le manque d'activité qui apparut comme principale justification de la suspension du projet. Cependant, d'autres raisons pourraient être invoquées, comme le prouve cet épisode de 2005, où, peu de temps après son lancement, la version francophone du recueil de citations Wikiquote a bien risqué de disparaitre. Le projet fut effectivement accusé d’avoir récupéré le contenu d’une base de données soumise à un droit d’auteur, incompatible avec la licence Creative Commons appliquée sur l’ensemble des projets pédagogiques Wikimédia. Lorsqu'une plainte fut adressée à l’association Wikimédia France, pour être ensuite relayée sur le site Méta-Wiki, il fut bien question de fermer le projet. Après de longues discussions, celui-ci fut toutefois maintenu, mais avec pour conditions de repartir de zéro, et d’établir une charte pour garantir la traçabilité des citations reprises par le projet.
Voici donc de quoi se faire une idée sur la manière dont les projets pédagogiques et leurs déclinaisons linguistiques apparaissent et disparaissent au sein du mouvement. Les exemples repris ci-dessus suffisent effectivement pour comprendre les principes généraux qui sous-tendent leurs créations. En dehors de Méta-Wiki, Wikidata, Wikifunctions, Abstract Wikipédia et Wikimedia Commons, qui ne sont pas des projets de contenu pédagogique à proprement parler, tous les autres projets semblent effectivement provenir d’un désir de spécialisation d’un projet préexistant.
L'idée est généralement débattue dans un projet de même langue, avant de relayer la discussion vers le site Méta-Wiki. Si le projet y est jugé pertinent, il fait alors l'objet d'une candidature, qui doit actuellement être soumise au groupe de travail des projets frères du comité des affaires communautaires de la Fondation Wikimédia. Quant aux nouvelles versions linguistiques, elles doivent être aujourd'hui soumises à l'approbation du comité des langues, avant d'être testées sur les plateformes Incubator, Beta-Wikiversité ou Wikisource Multilingue, dans le but de bénéficier d’un site web indépendant.
Après ces explications concernant les projets frères et leurs variations linguistiques, il nous reste encore à parler des sites qui ont un lien avec le mot Wiki, soit par leur nom, soit par le logiciel utilisé. En 2024 effectivement, plus de 22 600 d'entre eux étaient répertoriés, dont plus de 95 % sans aucun lien avec le mouvement Wikimédia, en dehors du fait, peut-être, qu’ils utilisaient le logiciel MediaWiki développé par la Fondation Wikimédia.
WikiLeaks par exemple, créé par Julian Assange dans le but de publier des documents classifiés provenant de sources anonymes, n’est ni un projet Wikimédia, ni un site collaboratif. Quant au recueil universel et multilingue de guides illustrés WikiHow, si celui-ci fonctionne pour sa part de manière collaborative et avec le logiciel MediaWiki, il n'a pourtant aucun lien avec le mouvement Wikimédia. D'ailleurs, son ergonomie, radicalement différente de celle des projets Wikimédia, permet de le comprendre au premier coup d’œil.
En revanche, Wikimini, l'encyclopédie libre pour les enfants, a une apparence tout à fait comparable à celle des projets Wikimédia, alors que le projet n’a jamais été accepté par la Fondation. Quant aux projets WikiTribune et Fandom, l'ambiguïté qu'ils entretiennent avec le mouvement est d'autant plus grande qu'ils ont été créés par Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia et de la Fondation Wikimédia. Cependant, comme ce sont des projets commerciaux, ils ne peuvent en aucun cas être soutenus par une fondation sans but lucratif.
Au terme de cette présentation, il ne reste plus qu'à signaler que le mouvement Wikimédia ne fut conscientisé que tardivement par rapport à l'apparition des projets Wikimédia et de leurs différentes versions linguistiques. Pour qu'un sentiment de collectivité se manifeste entre tous ceux-ci, il fallut effectivement attendre qu'une coordination se développe sur la plateforme Méta-Wiki, mais également que de nombreuses rencontres et associations apparaissent en dehors de l'espace numérique. En ce sens, la naissance du mouvement ne fut pas un événement ponctuel, mais plutôt la réalisation d’un long processus de conscientisation.
'''Chapitre 9 : La conscientisation du mouvement.'''
Avant d'aborder la question de la conscientisation du mouvement, il peut être intéressant de découvrir l'origine étymologique du mot « Wikimédia ». Celui-ci est un mot-valise composé du suffixe « média » et du préfixe « wiki » que l’on doit à cette expression hawaïenne « wiki wiki », qui se traduit en français par l'expression : « vite, vite ». Celle-ci fut récupérée une première fois par Ward Cunningham, le créateur du premier moteur Wiki, avant d'être réutilisée dans les noms inventés pour d'autres logiciels de cette même famille. UseModWiki en est un bel exemple, puisqu'il fut le premier programme utilisé par la firme Bomis pour héberger son projet d’encyclopédie collaborative. Raison pour laquelle, sans doute, le terme « wiki » fut utilisé pour créer le mot Wikipédia, en l'associant au suffixe « pedia » qui fait référence au mot anglais encyclopedia, selon un principe qui fut ensuite repris pour tous les autres projets du mouvement.
Le mot Wikimédia, pour sa part, n’est apparu que le seize mars 2003, lors d’une discussion concernant la déclinaison possible de l’encyclopédie en d’autres types de projets éditoriaux participatifs. Durant celle-ci, l’écrivain américain Sheldon Rampton eut l’idée d’associer au terme wiki à celui de « média », afin de mettre en évidence la variété des médias produits et partagés par Wikipédia et ses projets frères. Toutefois, c'est seulement en juin 2008 que Florence Devouard, présidente de la Fondation à cette époque, associe le mot Wikimédia à un mouvement social qu’elle voyait apparaître au sein des projets Wikimédia et de leurs communautés d'usagers.
Affirmer pour autant que ce moment précis coïncide avec la naissance du mouvement serait quelque peu arbitraire. Car si l’on peut déterminer plus ou moins facilement l’apparition d’une expression dans des archives, tout le monde sait qu’un mouvement social ne se forme pas en un seul instant. Dans le contexte du de Wikimédia, sa naissance est bien sûr liée à celle du projet Wikipédia, mais également à tout ce qui permit la création de cette encyclopédie libre. Dans une autre perspective encore, on peut dater l'apparition du mouvement Wikimédia au 20 juin 2003, date de la création de la fondation qui porte le même nom. Ou pourquoi pas, associer la création du mouvement à la mise en ligne de la plate-forme Méta-Wiki, qui en représente le principal lieu de coordination.
Toujours est-il que l’expression « Wikimedia movement » est bien apparue en juin 2008, sous la plume de Florence Devouard. Cela s'est passé sur la liste de diffusion de la Fondation et peu de temps avant qu'elle quitte son poste de présidente. Dans son message, elle partageait l'idée de placer sous le nom de domaine wikimedia.org un site vitrine de présentation du mouvement Wikimédia qu'elle concevait de la sorte.
Le mouvement Wikimédia, comme je l’entends est
– une collection de valeurs partagées par les individus (liberté d’expression, connaissance pour tous, partage communautaire, etc.)
– un ensemble d’activités (conférences, ateliers, wikiacadémies, etc.)
– un ensemble d’organisations (Wikimedia Foundation, Wikimedia Allemagne, Wikimedia Taïwan, etc.), ainsi que quelques électrons libres (individus sans chapitres) et des organisations aux vues similaires.
Avec autant de détails et d'explications, un tel message ne pouvait qu'accélérer la prise de conscience au sein du mouvement. Dans tous les cas, il mettait en évidence que les personnes actives dans les projets éditoriaux en ligne ou dans les organismes affiliés, faisaient partie de ce que Ralf Dahrendorf appelle un « quasi-groupe ». Autrement dit, un ensemble d’individus qui ont un mode de vie semblable, une culture commune, mais dont les points communs ne gravitent pas autour d’une prise de conscience de leur position commune dans la relation d’autorité.
Après la naissance de Wikipédia et de nombreux projets frères, une dizaine d’années a donc été nécessaire pour que le mouvement Wikimédia prenne conscience de son existence. Aujourd’hui encore, et comme cela a déjà été vu, de nombreuses personnes actives dans les projets pédagogiques ne réalisent toujours pas qu’elles participent aux activités d’un mouvement social. Cela, contrairement aux personnes investies dans les activités en présentiel organisées au sein du mouvement, qui sont généralement plus conscientes de leur engagement. C’est là une raison de croire que le développement de la Fondation Wikimédia et de ses organismes affiliés a joué un rôle important dans l'apparition d'un sentiment d’appartenance.
'''Chapitre 10 : La création des organismes affiliés.'''
Si c’est grâce à l’arrivée des groupes et des organismes affiliés à la Fondation Wikimédia que l’idée du mouvement est probablement apparue, il est alors intéressant d'en décrire les processus de création. Mais puisque cela représente plusieurs centaines d’instances spécifiques, regroupées en plusieurs catégories détaillées en seconde partie d'ouvrage, aborder ici l’histoire de chacune d’entre elles serait une entreprise beaucoup trop fastidieuse.
De plus, s’il existe énormément d’archives numériques concernant la naissance des sites Wikimédia, ce n’est pas le cas pour ces organismes affiliés. Un bon nombre de ceux-ci se sont effectivement formés durant des rencontres ou des réunions hors ligne qui n'ont fait l’objet d’aucun enregistrement. Du reste, une bonne part des échanges effectués au sein de ces associations s'organise par des canaux de communication privés auxquels seuls les membres actifs ont accès.
Puisque je suis l'un des membres fondateurs, je me limiterai donc ici à parler de l’association Wikimédia Belgique. Celle-ci fut fondée le huit octobre 2014 en tant qu’association sans but lucratif, avant d'être reconnue le six août 2015 par le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia. Après plus de trois ans d’activités et de rencontres et sous l’impulsion de Maarten Deneckere, qui assuma le premier mandat de présidence, nous étions 8 personnes à signer la première version des statuts de l’association.
Jusqu’à ce jour, l’objet social de Wikimedia Belgique est d'impliquer tout un chacun dans la connaissance libre. Contrairement à l'association Wikimédia Deutchland, la première à voir le jour en 2004 et qui rassemblait déjà en 2021 plus de 85 000 membres et près de 150 employés, l’association belge n'a qu'une seule employée à temps partiel et 150 membres en 2025.
Avant d’être reconnues par le comité d’affiliations chargé de seconder le conseil d’administration de la Fondation, toutes les associations nationales, dites « chapters » en anglais, et toutes les autres organisations affiliées doivent réaliser de nombreuses démarches. Celles-ci consistent à répondre à un ensemble de prérequis qui ont évolué suite à la création d'un comité décisionnel en avril 2006. Ces obligations diffèrent entre les groupes d’utilisateurs et d'utilisatrices et les associations locales ou thématiques. Parmi ceux-ci, on retrouve toutefois : un nombre minimum de membres et de référents, une mission et un règlement d’ordre intérieur conformes aux attentes du mouvement, la remise de plans et de rapports d’activités annuels, etc.
On comprend donc qu’il n’est pas évident de créer une nouvelle instance au sein du mouvement. Pour bénéficier du soutien logistique et financier de la Fondation réservé aux organismes affiliés, c’est ainsi toute une série de rapports qu’il faut alors transmettre à divers comités et commissions chargés de leurs évaluations. Cela représente une quantité de tâches administratives qu’il n’est pas toujours facile d’assumer, surtout lorsque les membres de l’organisme affilié sont tous des bénévoles. D’où sans doute cette régulière disparition d’affiliations, pendant que d’autres se créent ou réapparaissent en fonction des énergies et du dynamisme disponibles dans les équipes.
Les activités liées à la récolte et à la redistribution des dons offerts au mouvement, ainsi que les autorisations d’usage de marques déposées, contrastent donc avec les valeurs de libre partage et d’autonomie décrites dans les projets pédagogiques. Cela confirme sans doute que la partie hors ligne du mouvement est plus influencée par le système économique qui l'entoure, pendant que la partie en ligne reste plus fidèle à l’héritage transmis depuis la contre-culture des années 1960. Pour conclure cette première partie d'ouvrage, voici donc quelques dernières considérations concernant cet héritage.
'''Chapitre 11 : L'héritage d'une contre-culture.'''
Au terme de cette première partie d’ouvrage, il devient évident que la révolution numérique, que l’on considère généralement comme une révolution technique, fut aussi, et peut-être avant tout, une révolution sociale et culturelle. Quant à l'histoire de Wikimédia, reprise ici depuis les origines de son encyclopédie jusqu'à l'apparition de ses organismes affiliés, elle nous fit découvrir comment les idées de la contre-culture des années 1960 furent transmises au mouvement.
En cas de doute, observons encore que Richard Stallman, celui qui a créé les concepts de licence et d'encyclopédie libre, fut désigné par certains comme le gourou de la contre-culture hacker et le père du système d’exploitation hippie. Une culture hippie, dont il est aussi troublant de constater que le renversement de son logo ressemble étrangement à celui du mouvement Wikimédia.
Incontestablement et au travers du mouvement des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc bien hérité des valeurs produites par les mouvements sociaux des années 1960. Des valeurs qui aujourd'hui contrastent fortement avec la marchandisation et la capitalisation du monde, dont l'espace web ne fait jamais que refléter ce qui se passe dans le reste de la société humaine. Or, ce phénomène ne date pas d'hier. En 2008 déjà, André Gorz, ce philosophe parmi les pères de la décroissance et théoricien de l’écologie politique, constatait déjà que :
La lutte engagée entre les logiciels propriétaires et les logiciels libres a été le coup d’envoi du conflit central de l’époque. Il s’étend et se prolonge dans la lutte contre la marchandisation de richesses premières – la terre, les semences, le génome, les biens culturels, les savoirs et compétences communs, constitutifs de la culture du quotidien et qui sont les préalables de l’existence d’une société. De la tournure que prendra cette lutte dépend la forme civilisée ou barbare que prendra la sortie du capitalisme.
Dans cette lutte et avec le seul nom de domaine non commercial parmi le top 100 des sites les plus fréquentés du Web, la galaxie Wikimédia apparait donc comme un des derniers lieux numériques de liberté, de partage et d'égalité. Un lieu qui, de plus, est connu mondialement, grâce au succès des plus de 350 déclinaisons linguistiques de Wikipédia, mais sans pour autant récolter d'informations sur l’identité et le comportement des internautes. Une nouvelle information importante donc, quand on sait que cette pratique est considérée, par certains, comme un « nouvel or noir » pompé du Web, pendant que d’autres préfèrent parler de « capitalisme 3.0 » ou de « capitalisme de surveillance ».
Évidemment, les enjeux de cette lutte sont difficiles à comprendre. La complexité de l’infrastructure informatique, mais également le fait que tout cela s'inscrit dans une révolution que Rémy Rieffel décrit comme instable et ambivalente, simultanément porteuse de promesse et lourde de menaces, ne facilitent pas les choses. Cela d'autant plus que tout cela se place dans un contexte où s’affrontent des valeurs d’émancipation, et d’ouverture d’un côté et des stratégies de contrôle et de domination de l’autre.
En fait d’ambivalence, il est surprenant d'apprendre, par exemple, que Jimmy Wales, créateur de Wikipédia et de la fondation Wikimédia, est un adepte de l’objectivisme, alors que cette philosophie voit le capitalisme, comme un idéal de société, et l’égoïsme rationnel, comme une morale. Puis, concernant l'instabilité du numérique, il y a ces appels répétés de Tim Berners-Lee au sujet de la redécentralisation et de la régulation d'un espace web, qu'il avait conçu dans un esprit tout à fait opposé. Quant aux pionniers d'Internet, ils n'ont probablement pas imaginé que leur création permettrait un jour, à des milliards d’objets connectés, de rapporter, rien qu'en France et en 2021, plus de 2,6 milliards d’euros.
Concernant le contrôle et au-delà de ce qui est opéré par les firmes commerciales, c'est bien sûr du côté des États qu'il faut porter son attention. Face à un mouvement émancipateur comme l'est Wikimédia, par moins de 18 pays ont déjà censuré Wikipédia et parfois même l'ensemble des projets frères. Ce fut le cas par exemple pour la Turquie, la Russie, l'Iran, mais également le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, et c'est même le cas de manière permanente en Chine, depuis 2004.
Dans certains cas, des procédures juridiques ont été utilisées pour intimider les membres du mouvement. C'est arrivé en France lorsque le directeur de l'association Wikimédia fut menacé de poursuites pénales par la Direction Centrale du Renseignement Intérieur, après un refus de supprimer un article qui traitait d’une station militaire dans Wikipédia. Par chance, ce qui s'est passé en France ne dépassa pas le stade de l'intimidation. En Biélorussie cependant, Mark Bernstein, un contributeur aux projets Wikimédia, fut condamné à quinze jours de prison ferme, assortis de trois ans d’assignation à résidence, pour des propos tenus au sujet de la guerre en Ukraine. Tout cela alors qu'actuellement, ce sont les conservateurs à la tête des États-Unis qui « veulent la peau de Wikipédia » en cherchant à obtenir l'identité réelle de certains contributeurs.
Le contrôle et le non-respect de la vie privée font ainsi appel à la figure emblématique du lanceur ou de la lanceuse d'alerte, dont la posture contestataire fait penser aux personnes actives dans la contre-culture des années 1960. Parmi ceux-ci, on dit de Julian Assange, Edward Snowden et Chelsea Manning, qu'ils « ont perdu leur liberté pour défendre la nôtre ». De manière similaire, on pourrait donc aussi dire que les Wikimédiens Aaron Swartz, Bassel Khartabil, Pavel Pernikov, Ihor Kostenko et Mark Bernstein, se sont sacrifiés pour la liberté, le partage et la vérité.
Dans Wikimédia et comme ce fut expliqué dans l'introduction de cet ouvrage, une alerte peut prendre la forme d'un appel à commentaires en réaction à une décision ou une situation observée au sein du mouvement. C'est même là une pratique institutionnalisée, qui fait l'objet d'une procédure d'accompagnement et de suivi. Toutes ces alertes concernent les dérives de certains projets, mais également de la Fondation et de certaines associations, qui peinent parfois à respecter les pratiques et les valeurs développées dans la partie en ligne du mouvement. Ce qui n'empêche toutefois pas les projets éditoriaux d'avoir leurs propres règles et des recommandations, ni de voir apparaitre, en 2020 et dans l'ensemble du mouvement, un code de conduite universel, qui détermine le référentiel minimum des comportements acceptables et inacceptables.
L'idéologie transmise à Wikimédia, et décrite en partie par Steven Levy dans son ouvrage L’Éthique des hackers, est donc plus subtile qu'un simple refus d'autorité. Dans un esprit de partage, d'ouverture, de transparence, de liberté, d'égalité et d'autonomie, c'est en fin de compte une structure très complexe, tout en étant cosmopolite et mondiale, que le mouvement réussit à mettre en place. Une organisation qui, comme nous allons le découvrir dans la deuxième partie de ce livre, apparait très inspirante dans la manière de faire communauté, au sein d'un monde toujours plus global et numérique.
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Lionel Scheepmans
20012
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'''LE MOUVEMENT WIKIMÉDIA.'''
'''Dernier partage altruiste de la connaissance libre ?'''
De Lionel Scheepmans.
Avec l'aide de la communauté Wikimédia.
'''Quatrième de couverture.'''
'''Le mouvement Wikimédia, l'aventure inspirante d'une organisation mondiale et altruiste, au service d'un savoir libre et vérifiable.'''
Quel est ce seul acteur à but non lucratif présent dans le top 100 des sites les plus visités sur le Web ?
Comment incarne-t-il l’expression la plus visible des valeurs de liberté, d’égalité et de partage, héritées de la révolution numérique et des mouvements sociaux des années 1960 ?
Comment, à partir de Wikipédia et suite à la création d’une quinzaine de projets frères, distribués en centaines de versions linguistiques, le mouvement social Wikimédia a imaginé un monde dans lequel le savoir se produit et se partage librement ?
Et comment, en toute autonomie, des dizaines de projets pédagogiques, édités par des millions de bénévoles, soutenus par une fondation et près de 200 associations et groupes locaux, produisent-ils la plus grande intelligence collective au monde ?
Avec de nombreux codes QR, cet ouvrage répond à ces questions, tout en permettant de mieux comprendre le monde global et numérique qui nous entoure.
Lionel Scheepmans est docteur en sciences politiques et sociales, militant de la culture libre et professeur d’anthropologie numérique. Il occupe plusieurs postes d’administrateur au sein du mouvement Wikimédia qu’il observe de manière participative depuis 2011. Ses travaux universitaires, du master à la thèse de doctorat, furent consacrés à l’organisation et aux enjeux de Wikipédia et du mouvement Wikimédia.
'''Avant-propos'''
Pour offrir un confort de lecture sur papier sans perdre la puissance du numérique, des codes QR sont affichés tout au long de cet ouvrage. À l’aide d’une tablette ou d’un smartphone, ils permettent un accès direct à ce qui serait coûteux ou impossible à imprimer.
Par exemple, le code QR 1, présent à la fin de cette page, donne accès directement à la page web qui reprend l’intégralité de l’ouvrage. Une fois sur celle-ci, on peut alors visionner les illustrations en couleur ou les enregistrements qui s’y trouvent et consulter ensuite leurs pages de descriptions en cas de besoin. Cette version numérique comprend aussi de nombreux hyperliens pointant vers Wikipédia et d’autres sites du mouvement Wikimédia, où se trouvent des compléments d’informations et leurs mises à jour.
Pour économiser du papier lors de l’impression, la section regroupant les notes et les références de l’ouvrage n’est disponible qu’au format numérique, mais est directement accessible via le code QR 2 repris ci-dessous. Grâce aux indices de renvoi chiffrés et placés en exposant dans le texte imprimé, il est alors possible, au départ d'un smartphone ou d'une tablette, de retrouver les notes et les références en fonction de leur numérotation. Lorsque la référence correspond à une page web, un lien pointant vers le projet Internet Archive s’y trouve repris, pour garantir un accès aux archives des pages citées dans l’ouvrage, si jamais elles avaient disparu du web. Quant aux pages toujours existantes, elles restent accessibles via leurs hyperliens originels, pour consulter leurs éventuelles évolutions.
Étant donné que ce livre est produit sur une plateforme collaborative, tout le monde est invité à améliorer les prochaines versions. On peut le faire en corrigeant des fautes d’orthographe ou de syntaxe sur les pages web qui constituent les différents chapitres de l’ouvrage, ou encore en apportant des commentaires sur les pages de discussion qui leur sont associées. Cela peut se faire très simplement en cliquant sur « Modifier » , quand on est sur la page d'un chapitre, et sur « Ajouter un sujet » lorsque l'on est sur une page de discussion.
Une page de discussion générale est aussi accessible grâce au code QR 3. Elle permet de commenter le livre dans son ensemble, ou de poser une question à son sujet. Il suffit pour cela d’indiquer un titre dans le champ « Démarrer un nouveau sujet », avant d'écrire le contenu de son message dans l’encadré situé juste en dessous, et de cliquer finalement sur le bouton « Ajouter un sujet de manière anonyme », pour publier celui-ci.
Enfin, pour ceux qui voudraient agrémenter leur lecture d’un fond sonore relaxant et original, le code QR 4 donne accès à une page web qui diffuse une musique mélodieuse. Celle-ci est composée de sons spécifiquement produits chaque fois qu’une modification est apportée sur un projet Wikimédia, ou qu’un nouveau compte y est créé. Ce dispositif ingénieux offre ainsi, aux lecteurs qui le souhaitent, une ambiance sonore particulièrement confortable, ainsi qu’une nouvelle expérience immersive au sein du mouvement Wikimédia.
'''Introduction : Wikimédia n’est pas Wikipédia.'''
Depuis le succès initial de Wikipédia, une myriade de projets de partage des connaissances, d’organisations et de groupes de soutien ont émergé pour former ce qu’on appelle aujourd’hui le mouvement Wikimédia. Même si l’encyclopédie libre reste l'activité phare du mouvement à ce jour, il serait regrettable de réduire l’ensemble du mouvement à cet unique projet pédagogique. Malheureusement, il arrive bien trop souvent qu'une seule version linguistique de Wikipédia suffise pour cacher l’étendue de la forêt Wikimédia.
En réalité, Wikimédia représente un mouvement social, international et interculturel complexe, au sein duquel Wikipédia n’est qu’une composante parmi d’autres. Dans le cadre d'un mémoire de master, on peut ainsi fournir en quelques mois une ethnographie du projet Wikipédia en français. Alors que pour synthétiser les origines, l’organisation et les dynamiques globales du mouvement Wikimédia, une thèse de doctorat et cinq années de recul supplémentaires furent nécessaires.
À la fin de l'année 2025, l’ampleur numérique du mouvement est effectivement impressionnante. Chaque mois, des millions de modifications bénévoles sont effectuées sur plus de 500 millions de pages, réparties sur plus d’un millier de sites web, dont 358 seulement, correspondent aux versions linguistiques de Wikipédia. Ce qui prouve donc clairement que les activités en ligne portées par l'ensemble du mouvement Wikimédia dépassent largement ce qui se passe au sein de l’encyclopédie.
Il existe ainsi cinq autres espaces collaboratifs d'écriture susceptibles d'atteindre un jour l'envergure et la notoriété de Wikipédia, avec un objectif et un fonctionnement spécifiques à chacun. De manière détaillée, Wikilivres crée des livres pédagogiques ; Wikiversité rassemble des supports d'enseignement et des travaux de recherche ; Wikivoyage développe un guide touristique mondial ; Wikispecies établit un répertoire du vivant, tandis que Wiktionnaire définit des mots de toutes les langues, dans toutes les langues.
Contrairement à Wikipédia, tous ces projets ne sont pas soumis à une neutralité de point de vue, ni limités à l'usage de sources secondaires reconnues, au niveau de la rédaction des articles. La plupart d'entre eux acceptent aussi la publication de travaux de recherche ou de productions personnelles, alors que cela est tout à fait interdit dans Wikipédia.
Selon l'étymologie du mot encyclopédie, le but de Wikipédia est en effet de synthétiser ou, plus précisément, d'encercler le savoir humain déjà préexistant. Cette contrainte éditoriale limite donc les contributeurs et contributrices à l'usage de sources secondaires et tertiaires présentes dans des publications externes au projet. De ce fait, Wikipédia reproduit fatalement les biais systémiques, tels que les déséquilibres et les surreprésentations de genre et de culture, présents dans un monde de l'édition majoritairement occidental. Or, cette impasse éditoriale propre à Wikipédia n'existe pas dans les autres projets pédagogiques.
Comme ces projets frères, Wikipédia n'est pas non plus un projet complètement autonome des autres projets Wikimédia. L'encyclopédie compte en effet sur le projet Wikimedia Commons pour héberger l'ensemble de sa médiathèque. Elle utilise ensuite le contenu du projet Wikidata comme base de données structurée. Quant aux personnes qui produisent l'encyclopédie, elles peuvent aussi puiser leurs sources dans la bibliothèque Wikisource ou se référer à des citations d'auteurs collectées dans le projet Wikiquote. Tout cela sans oublier que des dizaines de sites web traitent l'archivage permanent de Wikipédia et des autres projets Wikimédia, dans le but de fournir des analyses précieuses et totalement libres d’accès.
Enfin, il faut aussi garder à l'esprit qu'au-delà de tous ces sites web, Wikimédia, c'est aussi de nombreuses institutions et organisations affiliées au mouvement et dispersées dans le monde. Autour de la Fondation Wikimédia chargée de la gestion et de l’organisation internationales, avec près de 650 salariés de nationalités diverses, se regroupent des centaines d'organisations satellites. Parmi celles-ci, on retrouve 2 associations thématiques, 40 associations locales, dont Wikimedia Deutschland qui regroupe plus de 170 employés, et finalement 141 groupes d’utilisateurs et utilisatrices.
Tout ce qui vient d'être exposé dans cette introduction justifie donc la nécessité de distinguer le mouvement Wikimédia du projet Wikipédia. Imaginons seulement que l’on se limite à citer Paris pour décrire et comprendre un pays aussi vaste que la France. Certes, Paris est une ville mondialement connue et qui compte plus de deux millions d’habitants et un patrimoine culturel impressionnant. Mais est-ce pour autant qu'il faudrait oublier les autres villes, villages et métropoles françaises ? Sans compter que la France regroupe aussi des départements et des territoires d’outre-mer et qu'elle entretient des relations et des partenariats internationaux qui dépassent de loin ce qui se passe entre Paris et le reste du monde. Ne pas confondre le mouvement Wikimédia avec le projet Wikipédia relève donc du bon sens.
En 2019 cependant, la Fondation Wikimédia a envisagé de se renommer en Fondation Wikipédia et de remplacer le terme « Wikimédia » par celui de « Wikipédia » partout où ce terme est utilisé dans la sphère hors ligne du mouvement. Le but était d’acquérir une plus grande visibilité et d’attirer des milliards de personnes, grâce au nom de marque Wikipédia, considéré comme l’un des plus connus au monde. Ce changement n’a toutefois pas été accepté par de nombreuses personnes actives au sein du mouvement. En janvier 2020, ces opposants ont ainsi créé une page d’appel à commentaires, qui fut le siège d’un long débat. À l’issue de ce dernier, 73 représentants d’organisations affiliées et 984 personnes ont signé une lettre ouverte adressée à la Fondation, qui comprenait le paragraphe suivant.
« Depuis 20 ans, les bénévoles ont bâti la réputation de Wikipédia en tant que ressource indépendante et communautaire. Les projets du mouvement Wikimédia, dont Wikipédia, se développent autour de la décentralisation et du consensus. Il est essentiel d’établir des distinctions claires entre la Fondation Wikimédia, les affiliés et les contributeurs individuels. Tout changement qui affecte cet équilibre exige le consentement éclairé et la collaboration des communautés. Il est donc très préoccupant de voir Wikipédia présenté pour le nom de l’organisation et du mouvement malgré le mécontentement général de la communauté. »
En s’opposant aux idées de la Fondation, ces membres de la communauté Wikimédia ont ainsi fait preuve de sagesse. De plus, ils ont signalé dans de nombreux commentaires que beaucoup de personnes connaissent le mouvement Wikimédia uniquement au travers de son encyclopédie. Il est même étonnant d'observer que la méconnaissance du mouvement existe au sein même de sa propre communauté. Comme exemple, on peut observer que l'article Wikipédia en anglais, consacré au mouvement Wikimédia, ne s’est développé qu’à partir de 2016, tandis que celui de la version francophone de l'encyclopédie, n’est apparu qu’en 2019. Quant aux autres versions linguistiques, il est tout aussi étonnant de constater qu'en octobre 2025, seulement 39 d'entre elles, sur un total de 358, possédaient un article dédié au mouvement Wikimédia.
Tous ces éléments justifient donc la nécessité d’offrir au monde, une meilleure connaissance du mouvement Wikimédia et des nombreux projets et organisations, qui participent à sa mission de partage du savoir. En ce sens, ce livre est une contribution importante aux défis stratégiques que doit relever le mouvement Wikimédia à l’approche de 2030. Car au-delà des résolutions prises pour développer de nouveaux processus participatifs et délibératifs concernant les questions de marque, c’est avant tout un travail d’information et de sensibilisation à destination du public qu'il reste à faire.
'''Première partie : La naissance du mouvement Wikimédia.'''
Il existe dans l'espace web, une multitude d’archives permettant de retracer les événements, qui ont conduit à la naissance du mouvement Wikimédia. Cette « préhistoire » du mouvement peut notamment être explorée grâce au réseau d’éducation populaire Framasoft, dont le site est apparu environ un an avant la création de la version francophone de Wikipédia. On trouve sur cette plateforme une mine d’informations concernant les logiciels libres et la culture libre, soit deux épisodes majeurs de l’histoire de l’informatique et d’Internet, malheureusement méconnus du grand public.
Grâce à Framasoft et bien d’autres associations, il est possible de découvrir l’organisation et les motivations des millions de personnes qui participent au mouvement du logiciel libre. On peut apprendre par exemple, que ce mouvement politique et social, au sein du milieu informatique, a été initié en 1983 par Richard Stallman. Programmeur du MIT à cette époque, c'est en effet lui qui fut le premier à proposer une alternative à la marchandisation du secteur informatique.
La philosophie de libre partage, apparue au sein du projet de Stallman, reflétait une certaine éthique et une organisation de travail originale, développées au sein d’une sous-culture, en vogue dans le milieu informatique depuis les années 1950. Celle-ci fut documentée dans de nombreux ouvrages, dont « L’éthique hacker », un livre remarquable, dans lequel le philosophe finlandais, Pekka Himanen, analyse en détail les origines de la culture hacker.
Un simple extrait de sa quatrième de couverture, repris ci-dessous, permet d’appréhender la manière de penser de ces informaticiens, rejoints par Richard Stallman durant ses études universitaires, avant d'en devenir l’une des figures les plus charismatiques.
« On considérait jusqu’à présent le « hacker » comme un voyou d’Internet, responsable d’actes de piratage et de vols de numéros de cartes bancaires. Le philosophe Pekka Himanen voit au contraire les hackers comme des citoyens modèles de l’ère de l’information. Il les considère comme les véritables moteurs d’une profonde mutation sociale. Leur éthique, leur rapport au travail, au temps ou à l’argent, sont fondés sur la passion, le plaisir ou le partage. Cette éthique est radicalement opposée à l’éthique protestante, telle qu’elle est définie par Max Weber, du travail comme devoir, comme valeur en soi, une morale qui domine encore le monde aujourd’hui. »
En introduisant cette première partie d'ouvrage de la sorte, nous pouvons déjà comprendre que le mouvement Wikimédia plonge ses racines dans une transition culturelle remplie d’utopie. Une utopie qui s’oppose notamment à ce que l’historien et anthropologue Karl Polanyi désignait, en 1944 déjà, comme un libéralisme économique qui « subordonne les objectifs humains à la logique d’un mécanisme de marché impersonnel ». Étape par étape et en commençant par analyser cette utopie spécifiquement au niveau du mouvement Wikimédia, voyons maintenant ce qui s'est passé tout au long de cette révolution culturelle et numérique.
'''Chapitre 1 : L'utopie Wikimédia.'''
Au fil du temps, Wikipédia fut perçu comme une utopie en marche, puis comme une utopie réalisée, et finalement comme la dernière utopie collective du Web. Mais qu'en est-il de l'ensemble du mouvement Wikimédia ? Pour nous aider à comprendre ce qui se passe dans la dimension numérique de ce mouvement, voici une métaphore qui décrit un quartier établi au sein d'une ville, imaginée au départ de l'espace web ». Dans cette ville imaginaire, Internet représenterait le réseau routier, pendant que des serveurs informatiques feraient office de bâtiments, et que les pages web qu'ils hébergent, constitueraient les différentes pièces de ces édifices.
En visitant le quartier Wikimédia, on découvrirait donc plus d’un millier de bâtiments. Au sein de ceux-ci et à l’exception de quelques lieux administratifs, chaque pièce peut être visitée gratuitement, mais aussi modifiée au niveau de son contenu. On peut ainsi y ajouter de nouvelles choses, telles que du texte, des photos, des vidéos ou des documents sonores, et même changer ou supprimer ce qui a été créé ou modifié par d’autres. Tout cela, bien sûr, dans le but de rendre ces endroits plus esthétiques, ou plus authentiques et en tenant compte des différentes idées et des éventuelles oppositions de point de vue concernant les aménagements. Pour faciliter l'entente entre les personnes qui s'investissent dans les modifications, chaque pièce des bâtiments Wikimédia possède un espace annexe dédié à la discussion.
Dans la plupart des bâtiments Wikimédia, une personne malintentionnée peut même faire disparaitre tout le contenu d'une pièce. Néanmoins, dans la seconde qui suit, un robot remettra tout en place, avant de transmettre un message concernant le traitement du vandalisme. Lorsqu'une action plus discrète n'est pas détectée par un robot, une personne qui surveille la pièce prendra certainement le relais pour annuler les changements malveillants, et contacter la personne responsable. En cas de multirécidive, celle-ci peut se voir privée de sa capacité de modifier les pièces, soit dans le bâtiment vandalisé, soit dans tout le quartier quand cela se justifie. Après discussion, cette sanction sera mise en application par un administrateur ou une administratrice bénévole, choisi ou choisie par l'ensemble des autres bénévoles qui prennent soin des bâtiments.
On comprend donc que tout le monde peut enrichir, mais également surveiller et protéger les richesses partagées dans le quartier Wikimédia. Il suffit pour cela de rejoindre le mouvement en se créant un compte et de profiter de nombreux outils, dont un système de notification qui envoie un message dès qu'une pièce que l'on veut surveiller est modifiée. Pour créer ce compte, il n'est pas nécessaire de fournir une adresse ou un numéro de téléphone. Les seules informations personnelles indispensables au bon fonctionnement du quartier Wikimédia sont les adresses IP des visiteurs. Car contrairement à ce qui se passe dans les quartiers commerciaux de la grande ville numérique, tels que les GAFAM, NATU, BATX, le quartier Wikimédia ne récolte et ne vend aucune donnée à des fins d'exploitation.
Même les adresses IP enregistrées par le système ne sont pas visibles par les autres visiteurs. Elles sont remplacées par les noms et les pseudonymes fournis lors de la création des comptes, ou masquées par des comptes temporaires pour les modifications faites par des personnes non connectées. Seules quelques personnes accréditées par la communauté pour effectuer des contrôles d’usurpation d’identité ont accès à ces informations. C’est là une précaution nécessaire au bon déroulement des votes qui succèdent parfois aux recherches de consensus concernant l'aménagement du quartier Wikimédia.
Dans cette ville numérique que constituerait l'espace web, Wikimédia apparait ainsi comme le plus grand quartier dédié au partage de la connaissance. Tout d'abord, il y a les plus de 350 bâtiments Wikipédia, chacun dédié à une version linguistique de l'encyclopédie. Toujours séparés en versions linguistiques, on trouve ensuite : les bibliothèques Wikilivres et Wikisource, les bâtiments lexicaux Wiktionnaire, le journal Wikinews, le centre pédagogique et de recherche Wikiversité, le syndicat d’initiative Wikivoyage, le répertoire des êtres vivants Wikispecies et enfin l'institut des citations d’auteurs Wikiquote. Cela sans oublier le musée médiatique Wikimedia Commons et la banque Wikidata, reconnue comme étant la plus grande banque d’informations structurées au monde. Deux bâtiments dont l'une des fonctions principales communes est d’enrichir les pièces situées dans les autres buildings du quartier Wikimédia.
Dans tous ces immeubles, il arrive souvent que plus de la moitié des étages soient uniquement attribués à l'organisation des activités qui s'y déroulent. Chaque bâtiment peut aussi compter sur le soutien d'autres édifices tels que MediaWiki, Wikitech, Phabricator, qui sont trois lieux entièrement dédiés aux maintenances techniques sur l'ensemble du quartier. Concernant les aspects administratifs, c'est dans le bâtiment Méta-Wiki que s'opère la gouvernance générale du quartier, alors que les courriers adressés à ce dernier sont traités en première ligne dans le bâtiment Wikimedia VRT. À la suite de quoi, il ne reste plus qu'à citer le bâtiment Wikimedia Outreach, pour des initiatives de sensibilisation, et le bâtiment du journal Diff Wikimedia, comme lieu de publication d'actualités sur le mouvement.
En dehors de certains aspects techniques, tous ces bâtiments sont gérés exclusivement par des communautés bénévoles, qui sont toujours prêtes à accueillir de nouveaux membres. Les seuls immeubles du quartier qui diffèrent de ce principe sont les bâtiments vitrines de la Fondation Wikimédia et des autres associations Wikimédia qui engagent du personnel. Quant au bâtiment du conseil d'administration de la Fondation, des raisons officielles justifient le fait que la modification de ses pièces est réservée à ces membres et aux employés qui les soutiennent.
Face à tant d'utopies, on en vient donc à se demander comment tout cela fut rendu possible. Mais pour répondre à cette question, il faut alors parcourir tout un pan de l'histoire de la révolution numérique, depuis la contre-culture des années 1960 jusqu'à nos jours. On y découvre que les pionniers du réseau Internet étaient des chercheurs et étudiants en informatique, fortement influencés par de nouvelles idéologies, telles que celles qui furent à la source des évènements de mai 68 en France. C'est donc de là que naîtra la philosophie de partage, de liberté, de décentralisation et ce mode d’organisation tout à fait spécifique, que l'on observe aujourd'hui au sein du mouvement Wikimédia.
Il y eut tout d'abord la création d'Internet, comme réseau mondial de communication en libre accès, et le développement du World Wide Web, qui a grandement facilité les interactions humaines à l’échelle planétaire. Puis, ce fut l'arrivée du Web 2.0, caractérisé par l'apparition de nouveaux sites web directement modifiables à l'aide d’un simple navigateur. Or, parmi ceux-ci se trouvent les moteurs de Wiki, dont le plus puissant d’entre eux, MediaWiki, est un logiciel libre développé par la Fondation Wikimédia. Le moment est donc venu d'en savoir plus sur ce type de programme informatique, ainsi que sur le mouvement du logiciel libre, qui a fortement influencé la philosophie et les valeurs véhiculées au sein du mouvement.
'''Chapitre 2 : Le mouvement du logiciel libre.'''
L’un des premiers épisodes de la préhistoire de Wikipédia et du mouvement Wikimédia débuta en septembre 1983, lorsqu’un programmeur du Massachusetts Institute of Technology, appelé Richard Stallman, déposa un message sur la liste de diffusion net.unix-wizards. C’était un appel d’aide pour la création de GNU, un nouveau système d’exploitation qui devait réunir une suite de programmes que tout le monde pourrait utiliser librement sur son ordinateur personnel. Dans son message transmis via ARPANET, le premier réseau informatique à grande échelle qui précéda Internet, Stallman s’exprimait de la sorte.
Je considère comme une règle d’or que si j’apprécie un programme, je dois le partager avec d’autres personnes qui l’apprécient. Je ne peux pas en bonne conscience signer un accord de non-divulgation ni un accord de licence de logiciel. Afin de pouvoir continuer d'utiliser les ordinateurs sans violer mes principes, j’ai décidé de rassembler une quantité suffisante de logiciels libres, de manière à pouvoir m’en tirer sans aucun logiciel qui ne soit pas libre.
Le projet de Stallman, qui reçut le soutien nécessaire à son accomplissement, marqua ainsi le début de l’histoire du logiciel libre. Quant à la quantité d’aide fournie, elle permet de croire que Richard Stallman n’était pas seul à voir l’arrivée des logiciels propriétaires d’un mauvais œil. Car pour les membres du projet GNU et du mouvement du logiciel libre en général, un bon programme informatique doit respecter ces quatre libertés fondamentales :
1. La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages.
2. La liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos besoins.
3. La liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre voisin.
4. La liberté d’améliorer le programme, et de publier vos améliorations, pour en faire profiter toute la communauté.
Lors de l'apparition du logiciel libre, le marché de l’informatique était de fait en pleine mutation. L'habituel partage des codes informatiques entre les rares étudiants ou chercheurs, qui bénéficiaient d’un accès à un ordinateur, faisait l'objet d'une remise en question. Ce changement faisait notamment suite au Copyright Act de 1976, une nouvelle loi qui autorisait l'application d'un droit d'auteur sur le code informatique, et donc qui permettait d'en interdire le partage ou la réutilisation sans autorisation. Des clauses de confidentialité ont ainsi fait leur apparition, pendant que les employés des firmes informatiques étaient nouvellement soumis à des contrats de confidentialité. C'était la fin de l’entraide et de la solidarité pratiquées chez les pionniers de l’informatique. À sa place s'installaient la concurrence et la compétitivité, bien connues dans le système capitaliste marchand.
Cette mutation coïncidait avec l’arrivée des premiers ordinateurs de taille réduite. Grâce à l’apparition des premiers circuits intégrés, les premiers exemplaires avaient en effet été créés par l’industrie aérospatiale au début des années 1960. Cependant, il fallut attendre le début des années 1980 pour que le prix d’un ordinateur soit suffisamment bas pour en faire un bien de grande consommation. En 1982, le Commodore 64 entrait ainsi dans le livre Guinness des records, avec plus de 17 millions d’exemplaires vendus dans le monde. Mais avant cela, en 1981, l’IBM Personal Computer avait déjà fait son apparition, en proposant une architecture ouverte qui allait servir de modèle pour toute une gamme d’ordinateurs que l’on désigne toujours aujourd’hui par l’acronyme « PC ».
Pour faire fonctionner ses nouveaux modèles d'ordinateurs, la société IBM avait confié à l’entreprise Microsoft, créée en 1975, la mission de les équiper d’un système d’exploitation. Le contrat signé entre les deux firmes fut une véritable aubaine pour le fournisseur des programmes informatiques. Car sans s'en apercevoir, et sans jamais anticiper que son matériel serait cloné à grande échelle, IBM avait en effet permis à Microsoft d'établir un monopole dans la vente de logiciels. Cela fut condamné pour abus de position dominante et vente liée du logiciel avec le matériel informatique, mais sans pour autant empêcher Bill Gates, le principal actionnaire de Microsoft, d'être l'homme le plus riche du monde en 1994.
Toutefois, pendant que Microsoft renforçait sa position dominante, un nouvel événement majeur allait marquer l’histoire du logiciel libre. Celui-ci fut de nouveau déclenché par un appel à contribution, qui fut cette fois posté le vingt-cinq août 1991 par un jeune étudiant en informatique de 21 ans, appelé Linus Torvalds. Via le système de messagerie Usenet, sa demande avait été postée dans une liste de diffusion consacrée au système d’exploitation Minix, une sorte d’UNIX simplifié et développé dans un but didactique, par le programmeur Andrew Tanenbaum.
Loin d’imaginer que cela ferait de lui une nouvelle célébrité dans le monde du Libre, Torvalds entama son message par le paragraphe suivant.
« Je fais un système d’exploitation gratuit (juste un hobby). Il ne sera pas grand et professionnel comme gnu pour les clones 386. Ce projet est en cours depuis avril et commence à se préparer et j’aimerais avoir un retour sur ce que les gens aiment ou n’aiment pas dans minix, car mon système d’exploitation lui ressemble un peu, même disposition physique du système de fichiers pour des raisons pratiques entre autres. »
Bien qu’il fût présenté comme un passe-temps, le projet qui répondait au nom de « Linux », fut rapidement soutenu par des milliers de programmeurs du monde entier, avant de devenir la pièce manquante du projet GNU. En effet, les contributeurs au projet de Stallman n’avaient pas encore terminé l’écriture du code informatique du noyau Hurd, alors qu'il était censé établir la communication entre la suite logicielle produite par GNU et le matériel informatique. C'est donc la fusion des codes produits par les projets GNU et Linux qui permit la création du premier système complet, stable et entièrement libre baptisé GNU/Linux.
Au départ de ce nouveau système informatique, de nombreuses variantes, que l’on nomme communément « distributions », furent créées par des programmeurs de tous horizons. L’une de celles-ci s’intitule Debian et tire sa réputation d'être simultanément libre, gratuite, très fiable et produite par une communauté sans lien direct avec une société commerciale. Quatre qualités qui expliquent pourquoi, Debian sert de base à plus de 150 distributions dérivées, et que de nombreuses organisations l'utilisent, comme le fait la Fondation Wikimédia sur les serveurs qui hébergent les projets qu'elle supporte.
Grâce à la naissance des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc la possibilité de faire tourner ses serveurs informatiques, avec un système d’exploitation fiable, libre et gratuit. Comme son code source est ouvert, cela permet aussi à la Fondation Wikimédia de le modifier pour répondre aux besoins spécifiques du mouvement. À la suite de quoi, et selon les règles formulées par la communauté du logiciel libre, les modifications faites par la Fondation deviennent à leur tour, gratuitement et librement, utilisables par d’autres personnes ou organismes.
À ce premier héritage reçu par le mouvement Wikimédia, et toujours en provenance des logiciels libres, s’ajoute encore une innovation méthodologique. Dans son article La Cathédrale et le Bazar, Eric Raymond mobilise en effet le terme « cathédrale » pour désigner le mode de production des logiciels propriétaires, en opposition au mot « bazar », qu'il utilise pour qualifier le mode de développement des logiciels libres. D’un côté, il décrit une organisation pyramidale, rigide et statutairement hiérarchisée, comme on peut la voir souvent au sein des entreprises. Tandis que de l’autre, il parle d’une organisation horizontale, flexible et peu hiérarchisée, qu’il a lui-même expérimentée en adoptant le style de développement de Linus Torvalds, à savoir : « distribuez vite et souvent, déléguez tout ce que vous pouvez déléguer, soyez ouvert jusqu’à la promiscuité ».
À l’instar de la métaphore du quartier numérique présentée dans le précédent chapitre, cette manière de décrire les projets open source nous aide donc ici à mieux comprendre ce qui se passe dans le mouvement Wikimédia. D'un côté, on retrouve effectivement cette « ouverture jusqu’à la promiscuité », dans le libre accès accordé aux projets Wikimédia, alors que de l'autre, tout le monde peut rejoindre les projets et associations Wikimédia. Ces deux observations corroborent ainsi l’existence d’un deuxième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre. Néanmoins, il nous reste encore à découvrir un phénomène négligé par Eric Raymond durant ses observations, et qui pourtant, a considérablement influencé l'histoire de la révolution numérique. Découvrons donc à présent, la licence libre et le mouvement de la culture libre, dont elle fut à l’origine.
'''Chapitre 3 : Les licences et la culture libres.'''
Dans une biographie autorisée, Christophe Masutti explique à quel point la création de la Licence publique générale GNU, en tant que première licence libre créée par Richard Stallman, représente un épisode majeur de la révolution numérique. Selon lui :
La GPL apparaît comme l’un des meilleurs hacks de Stallman. Elle a créé un système de propriété collective à l’intérieur même des habituels murs du copyright. Surtout, elle a mis en lumière la possibilité de traiter de façon similaire « code » juridique et code logiciel.
Le concept de distribution associé à ce nouveau type de licence fut baptisé « copyleft », par inspiration d’un jeu de mots que Richard Stallman avait trouvé dans un courrier transmis par son collègue Don Hopkins. Le principe novateur de ce concept est d'obliger toute production de code dérivé à se soumettre à la même licence libre que le code d’origine. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de gens parlent de licence « virale » ou « récursive » en faisant référence à celle-ci. Quant à l'importance de cette clause, elle repose sur le fait d'interdire toute privatisation d'un code informatique produit sous licence libre. Sans celle-ci, un tel code risque en effet d'être récupéré, puis modifié, avant d’être placé sous un habituel copyright de type « tous droits réservés », dans le but de commercialiser son usage.
En 2001 et dans la mouvance provoquée par l'arrivée des licences libres, une organisation internationale sans but lucratif, intitulée Creative Commons, a entamé la promotion du partage et la réutilisation de la créativité et des connaissances grâce à la fourniture d’outils juridiques gratuits. Pour ce faire, elle met régulièrement à jour une panoplie de licences inspirées par la GNU, mais spécialement adaptées aux œuvres de l'esprit, telles que les productions littéraires, musicales, photographiques et vidéo, ainsi que les bases de données.
Contrairement aux licences libres fournies par la Free Software Foundation, conçues pour protéger du code informatique, les licences fournies par Creative Commons offrent la possibilité de sélectionner de nombreuses clauses pour protéger une œuvre. Avec le label CC, pour Creative Commons, on peut ainsi appliquer, ou ne pas appliquer, la clause « BY », qui oblige à créditer l'auteur, et la clause « SA », pour Share Alike, qui ordonne le partage à l’identique comme décrit précédemment. Après quoi il est encore possible d'ajouter la clause « NC », qui impose un usage non commercial, et finalement, la clause « ND », pour Non Derivative, qui exige que l’œuvre soit utilisée ou reproduite dans son intégralité et sans modification.
Le mouvement Wikimédia a choisi la licence CC.BY-SA pour protéger les contenus publiés dans tous ses projets. Cela à l'exception de la banque de données Wikidata, qui au même titre que les descriptions apportées aux fichiers téléchargés dans la médiathèque Wikimedia Commons, publie ses informations structurées sous licence CC0. Cette dernière licence est ainsi ce qui se rapproche le plus du domaine public, avec cet avantage de ne pas devoir mentionner les auteurs dans le traitement et la réutilisation du contenu de la base de données.
Cependant, il en résulte que les informations en question peuvent être réutilisées par des tiers qui ne sont plus obligés de citer leurs sources, comme le font les agents conversationnels des intelligences artificielles génératives, appelés couramment chatbots. Contrairement à la licence CC.BY-SA, la licence CC0 est donc moins apte à pérenniser les projets Wikimédia, puisqu'elle permet d'invisibiliser ces derniers au risque de réduire les chances d'arrivée de nouveaux contributeurs et contributrices. De plus, sans la clause SA qui assure l'application du copyleft, toutes les informations récupérées au sein de Wikidata et de Wikimedia Commons sont aussi susceptibles de quitter le monde du libre.
Quoi qu’il en soit, les licences Creative Commons, inspirées par la licence libre de Richard Stallman, apparaissent finalement comme un troisième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre et de la culture libre qui en est issue. Grâce à la licence CC BY SA, les éditeurs des projets Wikimédia bénéficient effectivement d'une certaine reconnaissance, tout en étant assurés qu'aucun copyright sur leurs travaux ne puisse exclusivement profiter à une personne ou une compagnie. De plus, la licence libre appliquée au système d'exploitation installé sur les serveurs Wikimédia, garantit elle aussi un certain respect des contributeurs, puisqu'elle permet de vérifier si le code informatique ne compromet pas leurs vies privées.
Avec tous les autres apports en provenance du logiciel libre, ce sont là deux choses importantes qui ont permis l'apparition du mouvement Wikimédia. Toutefois, cela ne pouvait pas suffire à la création du projet Wikipédia qui en fut le point de départ. Car sans un espace numérique, mondial et libre d’accès, tel qu'il fut créé par Internet et l'espace web, aucune encyclopédie collaborative de cette envergure n'aurait pu voir le jour.
'''Chapitre 4 : Le réseau Internet.'''
L’histoire du réseau Internet constitue un nouvel épisode captivant de la révolution numérique, sans lequel le mouvement Wikimédia n’aurait jamais pu émerger. D’un point de vue purement technique, ce réseau informatique a été mis au point dans les années 1970, avant l’adoption généralisée du protocole TCP/IP, toujours en usage à ce jour. Ce dernier fut inventé par Vint Cerf et Robert Elliot Kahn, quand ils travaillaient pour la Defense Advanced Research Projects Agency, rattachée au département de la Défense américaine. L'une des premières présentations de leur projet fut ainsi réalisée lors d’une conférence organisée par l’International Network Working Group, une instance créée pour assurer la gouvernance mondiale du réseau informatique.
Sur base de ces informations, on peut penser qu’Internet a été créé par des militaires. Cependant, Une contre-histoire de l’Internet, nous révèle que les créateurs et les premiers utilisateurs d’ARPANET, considéré comme l’ancêtre d’Internet, étaient davantage des étudiants hippies et amateurs de LSD, que des militaires bien drillés. D’ailleurs, avant la standardisation du protocole TCP/IP, ARPANET fonctionnait depuis plus d’un an avec un autre protocole de transition intitulé Network Control Program. Or, celui-ci avait été mis au point, en février 1969, par le Network Working Group, un groupe informel d’étudiants rassemblés autour de Steve Crocker, lorsqu’il ne détenait encore qu’une simple licence, au niveau de sa formation universitaire.
Bien que rarement cité dans l’histoire d’Internet, ce groupe a pourtant mis en place la procédure RFC, pour Request For Comments, reconnue comme « l’un des symboles forts de la "culture technique" de l’Internet, marquée par l’égalitarisme, l’autogestion et la recherche collective de l’efficience ». Soit trois principes et une procédure, qui aujourd’hui encore sont appliqués sur le site Méta-Wiki, dans lequel s'organise la gestion communautaire du mouvement Wikimédia. Cela alors qu'au sein des autres projets dédiés à la production de contenus pédagogiques, des processus similaires de recherche de consensus ont fait leur apparition.
Il faut ensuite savoir que les liens entre ARPANET et l’armée ont disparu avec l’apparition du MILNET, un réseau entièrement dédié aux activités militaires, rebaptisé NIPRNet, pour Non-classified Internet Protocol Router Network, en 1990. Après une séparation définitive en 1983, précisément l’année où Richard Stallman postait sa demande d’aide pour le projet GNU, le réseau ARPANET resta uniquement dédié à la recherche et au développement. À cette époque, le réseau ne comprenait pas plus de 600 machines connectées, ce qui n'a donc rien de comparable avec ce vaste réseau informatique mondial que nous connaissons aujourd’hui et qui fut fortement développé au cours des années 1990.
Pour en assurer l’entretien technique, une organisation non gouvernementale, a été créée en 1992, sous l'appellation d’Internet Society. Celle-ci devait aussi veiller au respect des valeurs fondamentales liées au bon fonctionnement du réseau. Car avant d'atteindre des milliards d’appareils connectés, il a d’abord fallu réglementer les nombreuses dorsales internet intercontinentales, sans lesquelles la transmission du protocole TCP/IP partout dans le monde n'aurait pas été possible.
Quant à l’état d’esprit des créateurs d'Internet, un article intitulé Quarante ans après, mais qui donc créa l’internet ? apporte un éclairage particulièrement intéressant au sujet des liens que l'on peut établir entre le mouvement Wikimédia et l'histoire d'Internet. Dans son témoignage, Michel Elie, cet ingénieur en informatique, membre du Network Working Group cité précédemment, et responsable de l’Observatoire des Usages de l’Internet, nous explique en effet ceci.
Le succès de l’internet, nous le devons aux bons choix initiaux et à la dynamique qui en est résultée : la collaboration de dizaines de milliers d’étudiants, ou de bénévoles apportant leur expertise, tels par exemple ces centaines de personnes qui enrichissent continuellement des encyclopédies en ligne telles que Wikipédia.
Au courant des années 1990, le milieu informatique universitaire semblait donc toujours fortement imprégné des idéaux de la contre-culture des années 1960, produit par les baby boomers dans le contexte de la guerre du Vietnam. Afin d'illustrer les idées véhiculées à cette époque, voici un paragraphe extrait d'un ouvrage publié en 1970, et intitulé Vers une contre-culture : Réflexions sur la société technocratique et l’opposition de la jeunesse. Dans celui-ci, Théodore Roszak explique ceci.
Le projet essentiel de notre contre-culture : proclamer un nouveau ciel et une nouvelle terre, si vastes, si merveilleux que les prétentions démesurées de la technique soient réduites à n’occuper dans la vie humaine qu’une place inférieure et marginale. Créer et répandre une telle conception de la vie n’implique rien de moins que l’acceptation de nous ouvrir à l’imagination visionnaire. Nous devons être prêts à soutenir ce qu’affirment des personnes telles que Blake, à savoir que certains yeux ne voient pas le monde comme le voient le regard banal ou l’œil scientifique, mais le voient transformé, dans une lumière éclatante et, ce faisant, le voient tel qu’il est vraiment.
À la suite de cette lecture, il peut sembler paradoxal qu’une contre-culture, qui voit la technique comme inférieure et assimile la science au banal, puisse avoir un lien avec le milieu scientifique universitaire qui fut à l'origine d'Internet. Cependant, une réponse à cette énigme fut apportée par Fred Turner, par la publication de son livre intitulé : « Aux sources de l’utopie numérique : De la contre-culture à la cyberculture ».
Grâce à cet ouvrage, on découvre que le mouvement hippie utilisera tout ce qui était à sa disposition à l’époque pour parvenir à ses fins : LSD, spiritualités alternatives, mais également, objets technologiques les plus en pointe. Cela grâce notamment à l’influence de Steward Brand, le créateur d'un catalogue interactif, qui peut être considéré comme l'ancêtre analogique des groupes de discussions numériques apparus des années plus tard.
Comme autre indication, il y a ensuite les propos tenus en 1992, lors d’une plénière de la 24ᵉ réunion du groupe de travail sur l’ingénierie Internet, par David D. Clark, un autre pionnier d’Internet. Durant cette rencontre, ce chef de projet prononça des paroles restées dans les annales. « Nous récusons rois, présidents et votes. Nous croyons au consensus et aux programmes qui tournent ». Deux phrases seulement, mais qui, dans le cadre du milieu informatique, permettent de croire que le mépris de la contre-culture envers la technique et la science, s'est transformé en un refus d’autorité et une recherche de consensus.
Quoi qu'il en soit, le développement d'Internet ne s'est pas fait sans conflits idéologiques importants. On peut d'ailleurs se demander aujourd'hui à quoi ressemblerait Internet, s'il n'avait jamais été commercialisé. Cela s'est passé en novembre 1994, lorsque l’association sans but lucratif Advanced Network and Services, chargée de gérer les accès à Internet, a fait le choix de vendre ses activités. Cette décision faisait suite à un appel à des fonds privés pour financer d'importants changements dans l'infrastructure du réseau. Profitant de l'occasion, la société commerciale America Online a ainsi repris à son compte la gestion des connexions à Internet, après avoir effectué un versement de 35 millions de dollars.
Trente ans plus tard, Internet est devenu ce réseau que nous expérimentons aujourd'hui, à savoir : un réseau dominé par des sociétés privées les plus riches au monde. Dans ce contexte et parmi les 100 sites web les plus visités, seul le nom de domaine Wikipédia appartient à une organisation non lucrative. Cela explique donc pourquoi le mouvement Wikimédia, via son encyclopédie et la fondation qui l'héberge, représente à ce jour, et dans l'espace web, l'expression la plus visible de la philosophie des pionniers d’Internet.
Plus qu'un héritage, cette situation peut être vue comme une mission perpétuée au sein d'un espace envahi par une culture marchande et capitaliste. Il s'agit là d'une information importante qu'il faut retenir au sujet du mouvement Wikimédia. Elle ne clôture pas pour autant tout ce qu'il faut savoir au sujet des évènements qui ont permis la création d’une encyclopédie mondiale, libre et collaborative. Car avant cela, il nous reste encore à découvrir l'histoire du World Wide Web, un espace numérique sans lequel la création de Wikipédia n'aurait jamais été possible.
'''Chapitre 5 : Le World Wide Web.'''
Maintenant que le lien entre la création d'Internet et le mouvement Wikimédia est établi, découvrons à présent l'application la plus connue du réseau, que l'on nomme le World Wide Web, ou plus simplement « Web ». C'est Tim Berners-Lee qui en fut l’inventeur, lorsqu’il était encore actif à l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire. Il avait pour idée de créer un espace d’échange public par l’intermédiaire d'Internet, et pour y parvenir, il mit au point le logiciel « WorldWideWeb », ensuite rebaptisé Nexus, pour éviter toute confusion entre les deux termes.
Grâce à un système d’indexation appelé hypertexte, ce programme informatique a permis de produire et de connecter des espaces numériques, que l'on intitule sites Web. Ceux-ci sont composés de pages web, hébergées sur des ordinateurs distants, mais connectés entre eux au travers du réseau Internet. Pour permettre ce type de connexion, Berners-Lee mit au point le Hypertext Transfer Protocol ou HTTP, un nouveau protocole de communication simple en soi, mais dont la mise en œuvre technique est compliquée.
Pour veiller au bon fonctionnement et au bon usage de l'espace web, des règles de standardisation ont tout d'abord été édictées par l’association Internet Society. Après quoi, Berners-Lee fonda le W3C, un consortium international dont la devise est : « un seul Web partout et pour tous ». Si ce slogan nous apparaît très naturel aujourd’hui, il faut toutefois savoir que l'espace Web a bien failli être régi séparément par des acteurs commerciaux, avec tous les droits d'accès que cela aurait pu engendrer.
À partir du trente avril 1993, jour du dépôt du logiciel Nexus dans le domaine public par Robert Cailliau, un collègue de Berners-Lee chargé de la promotion de son projet, un tel scénario était en effet possible. Sauf qu'après le départ de Berners-Lee, devenu président du W3C, François Flückiger, qui avait repris son poste au sein du CERN, eut la présence d'esprit de réagir à temps. Selon le livre Alexandria qui parcourt l'histoire de Robert Caillau, voici ce qui aurait pu se passer si le code de l’éditeur HTML n'avait finalement pas été placé sous licence libre.
La philanthropie de Robert, c’est très sympa, mais ça expose le Web à d’horribles dangers. Une entreprise pourrait s’emparer du code source, corriger un minuscule bug, s’approprier le « nouveau » logiciel et enfin faire payer une licence à ses utilisateurs. L’ogre Microsoft, par exemple, serait du genre à flairer le bon plan pour écraser son ennemi Macintosh. Les détenteurs d’un PC devraient alors débourser un certain montant pour profiter des fonctionnalités du Web copyright Microsoft. Les détenteurs d’un Macintosh, eux, navigueraient sur un Web de plus en plus éloigné de celui vendu par Bill Gates, d’abord gratuit peut-être, avant d’être soumis lui aussi à une licence.
Face à un tel scénario, nous découvrons de nouveau à quel point le concept de licence libre a fondamentalement changé le cours de la révolution numérique. Sans cela, nos expériences et nos usages de l'espace numérique auraient été totalement différents. L'utopie Wikipédia, par exemple, n'aurait certainement pas vu le jour, en raison de l'éclatement des espaces numériques et des coûts d'accès auxquels seraient confrontés les bénévoles qui ont construit le projet. Quoi qu'il en soit, et au niveau technique, une fois l'espace web apparu, il ne manquait plus que l'apparition des plateformes Wiki pour permettre la création d'une encyclopédie collaborative au format numérique.
'''Chapitre 6 : Les plateformes Wiki.'''
Un wiki, ou un moteur de wiki, est un logiciel que l'on installe sur un serveur informatique pour permettre la création d’un site web éditable et configurable à l’aide d’un simple navigateur. Plus précisément, c’est un système de gestion de contenu, dans lequel le code HTML, CSS, JavaScript et Lua, ainsi que certains paramètres, peuvent être modifiés par tous les internautes. Cela peut se faire en se connectant à un compte utilisateur, afin de bénéficier des droits de modification et d’administration qui lui sont accordés, ou en utilisant la configuration attribuée par défaut aux personnes non connectées.
Sur les pages web d'un wiki, chaque modification provoque un nouvel enregistrement complet du code source qui la compose. De la sorte, il est toujours possible, à partir d’une page reprenant l’historique des modifications, de rétablir l'une de ses anciennes versions. Grâce à ce système, on peut ainsi savoir quelle personne, ou quelle adresse IP est à l’origine d’un changement, et même voir l’endroit où la modification a été faite, et à quel moment celle-ci a été réalisée.
Le premier logiciel Wiki, qui portait le nom de WikiWikiWeb, a été créé et placé sous licence libre GPL par Ward Cunningham en mars 1995. Grâce à la licence, d’autres programmes wiki ont vu le jour en copiant ou s’inspirant du code source de WikiWikiWeb, ou des autres projets wiki qui l'avaient fait auparavant. Cette émulation récursive, qui donna naissance à toute une panoplie de projets wiki, est donc à nouveau une belle illustration des retombées positives que peut susciter l'application d'une licence libre.
Parmi les différents logiciels Wiki disponibles, UseModWiki fut choisi par la société Bomis qui finança la création du premier projet Wikipédia en anglais. C'était un choix judicieux, car l’éclatement de la bulle spéculative d’Internet, à la fin des années 2000, confrontait l'entreprise à de grosses difficultés financières. Un programme gratuit, simple d’utilisation et peu gourmand en ressources informatiques, convenait donc parfaitement dans ce cadre. UseModWiki fut par après remplacé par un autre moteur de Wiki sans nom, mais plus performant et toujours produit sous licence libre. Ce dernier fut ensuite amélioré par plusieurs programmeurs, dont Brion Vibber, le premier employé de la Fondation Wikimédia, avant d’être finalement intitulé MediaWiki.
Avec l’aide de nouveaux employés et des bénévoles actifs sur le site mediawiki.org, ce système de gestion de contenu finit par apparaitre en tête du classement des wikis les plus utilisés. Toujours grâce à sa licence libre, des milliers d'autres personnes et projets ont effectivement pu développer des sites Web, sans nécessairement faire partie du mouvement Wikimédia. Ce succès a par ailleurs justifié la programmation de rassemblements annuels entre 2016 et 2020, entre personnes et organismes qui utilisent le programme, pour discuter de son développement et de ses usages.
Ceci étant dit, il existe dans la liste des Wikis d’autres logiciels libres intéressants, tels que DokuWiki, rendu populaire par sa simplicité d’installation et d’usage. Jusqu’à ce jour cependant, seul MediaWiki semble suffisamment stable et puissant pour permettre le développement optimal de l’ensemble des projets Wikimédia. Avec parmi ceux-ci, bien sûr, Wikipédia, l'encyclopédie libre et universelle, dont nous allons enfin découvrir la mise en place dans ce prochain chapitre.
'''Chapitre 7 : L’encyclopédie libre et universelle.'''
Dans les chapitres précédents, nous avons découvert toutes les innovations techniques et culturelles, sans lesquelles Wikipédia n’aurait jamais pu devenir la plus grande encyclopédie libre et universelle connue au monde. Son objectif est de synthétiser la totalité du savoir humain, ce qui n’est autre finalement, qu’un vieux rêve de notre humanité. Trois cents ans avant Jésus-Christ et durant la création de la bibliothèque d’Alexandrie, ce désir était aussi celui de Ptolémée Iᵉʳ. Puis, deux siècles plus tard, Denis Diderot publie, avec Jean Le Rond d'Alembert et Louis de Jaucourt en 1751, la première édition de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. Quant à Paul Otlet, qui a créé avec Henri La Fontaine la classification décimale universelle en usage depuis 1905, il s’était mis en tête de répertorier l’ensemble du savoir humain au sein d'un seul édifice.
Peu connu à ce jour, ce documentaliste belge rêvait pourtant de cataloguer le monde et de rassembler toutes les connaissances humaines, sous la forme d’un gigantesque répertoire bibliographique universel, situé à l'intérieur d'un Mundaneum. En 1934, dans le Traité de documentation écrit par celui qui voulait « classer le monde », Otlet décrit, de manière particulièrement visionnaire, un possible partage du savoir et de l’information.
Ici, la Table de Travail n’est plus chargée d’aucun livre. À leur place se dresse un écran et à portée un téléphone. Là-bas, au loin, dans un édifice immense, sont tous les livres et tous les renseignements, avec tout l’espace que requiert leur enregistrement et leur manutention…
De là, on fait apparaître sur l’écran la page à lire pour connaître la question posée par téléphone avec ou sans fil. Un écran serait double, quadruple ou décuple s’il s’agissait de multiplier les textes et les documents à confronter simultanément ; il y aurait un haut-parleur si la vue devrait être aidée par une audition. Une telle hypothèse, un Wells certes l’aimerait. Utopie aujourd’hui parce qu’elle n’existe encore nulle part, mais elle pourrait devenir la réalité de demain pourvu que se perfectionnent encore nos méthodes et notre instrumentation.
Avant l'apparition des intelligences artificielles et à peu de choses près, cette utopie décrite en 1934 par Otlet correspond à l'usage que l'on fait du réseau Internet et de son espace web, lorsqu'on recherche de l'information. Premièrement, allumer un système informatique, avec ou sans fil et muni d'un écran, ensuite, poser une question dans un moteur de recherche, puis finalement, être redirigé, comme cela arrive très souvent, vers l'une des versions linguistiques de Wikipédia.
Ce scénario, dans lequel les moteurs de recherche jouent un rôle central, explique la popularité de l'encyclopédie libre. D'autres projets similaires étaient pourtant apparus sur le Web avant l'arrivée de Wikipédia. Environ trois ans avant sa création, Aaron Swartz, un activiste de la culture libre qui avait juste douze ans à l'époque, avait par exemple lancé une sorte de site encyclopédique produit et régi par ses usagers. Appelé The Info Network, ce site web avait d'ailleurs permis à son auteur de recevoir l'ArsDigita Prize, un prix décerné aux jeunes créateurs de projets « utiles, éducatifs, collaboratifs et non commerciaux ».
Il faut savoir ensuite que l'expression « encyclopédie libre et universelle » apparut pour la première fois sur le Net sous la plume de Richard Stallman et durant l'année 2000, soit approximativement un an avant la naissance de Wikipédia. C'était dans un essai intitulé The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource, qui, selon son auteur, avait été rédigé deux ans avant sa publication sur la liste de diffusion du projet GNU. Repris ci-dessous, un extrait de ce texte, présente les particularités du projet.
Le World Wide Web a le potentiel de devenir une encyclopédie universelle couvrant tous les domaines de la connaissance et une bibliothèque complète de cours d’enseignement. Ce résultat pourrait être atteint sans effort particulier, si personne n’intervient. Mais les entreprises se mobilisent aujourd’hui pour orienter l’avenir vers une voie différente, dans laquelle elles contrôlent et limitent l’accès au matériel pédagogique, afin de soutirer de l’argent aux personnes qui veulent apprendre.
Nous ne pouvons pas empêcher les entreprises de restreindre l’information qu’elles mettent à disposition ; ce que nous pouvons faire, c’est proposer une alternative. Nous devons lancer un mouvement pour développer une encyclopédie libre universelle, tout comme le mouvement des logiciels libres nous a donné le système d’exploitation libre GNU/Linux. L’encyclopédie libre fournira une alternative aux encyclopédies restreintes que les entreprises de médias rédigeront.
En parlant d'un « mouvement pour développer une encyclopédie libre universelle », Stallman anticipait donc, sans le savoir, l'arrivée du mouvement Wikimédia, qui ne se concrétisa que des années plus tard. Quant à la soixantaine de paragraphes qui décrivent son projet, on y retrouve, dans une forme presque identique, les cinq principes fondateurs, qui ont guidé la création de Wikipédia et qui sont toujours actifs à ce jour.
Le premier consiste bien sûr à créer une encyclopédie ; le deuxième réclame une neutralité de point de vue, chose que Stallman expliquait déjà en écrivant qu’en cas de controverse, plusieurs points de vue seront représentés, le troisième implique le respect des droits d’auteur et l’adoption d'une licence libre, celle précisément dont Stallman avait été l'initiateur, le quatrième inscrit le projet dans une démarche collaborative, là ou Stallman précisait déjà que « tout le monde est le bienvenu pour écrire des articles », et le cinquième enfin, stipule qu’il n’y a pas d’autres règles fixes, une position somme toute très courante dans le milieu des hackers dont Stallman faisait partie.
Contrairement à ce que l'on peut croire, le projet d'encyclopédie libre et universelle n'était donc pas une idée originale de Jimmy Wales et Larry Sanger, tous deux reconnus à ce jour comme les deux fondateurs de Wikipédia. Ce qu'ils firent en revanche, c'est d'exploiter l'idée au sein de la société Bomis, détenue par Jimmy Wales, pour enrichir son encyclopédie commerciale Nupedia. Cette dernière avait été lancée en avril 2000, soit environ dix mois avant Wikipédia, et sa rédaction était assurée par des experts engagés au sein d’un processus éditorial strict et formel. Malheureusement pour la firme Bomis, le nombre d’articles ne progressait que très lentement.
Dans le but d'accélérer le processus, Larry Sanger, docteur en philosophie et employé par Bomis pour assurer le rôle de rédacteur en chef de Nupedia, eut l'idée d'installer un logiciel wiki sur les serveurs de son entreprise. L'objectif était d'ouvrir un site web participatif, dans lequel des volontaires pourraient créer des articles encyclopédiques, pour qu'ils soient ensuite intégrés dans le projet commercial. Malgré le manque d’enthousiasme de son employeur, Sanger mit ses idées en application, et c'est donc ainsi que débuta l’histoire de Wikipédia, avec sa toute première version en anglais.
C’était le 15 janvier 2001, précisément le même mois où Richard Stallman mit en ligne son propre projet d’encyclopédie libre et universelle, qu'il souhaitait intituler GNUPedia. Étonnamment, les noms de domaine gnupedia .com .net et .org avaient déjà été enregistrés au nom de Jimmy Wales, ce qui obligea Stallman à rebaptiser son projet GNE. Ce fait est d'autant plus surprenant que Wales affirma des années plus tard : « n’avoir eu aucune connaissance directe de l’essai de Stallman lorsqu’il s’est lancé dans son projet d’encyclopédie ».
Le site GNE ne ressemblait cependant pas vraiment à une encyclopédie, mais plutôt à un blog collectif ou une base de connaissance, tandis que sa page d’accueil précisait clairement qu’il s’agissait d’une bibliothèque d’opinion. Quant à sa modération, elle avait demandé d'engager un employé, car elle s'est avérée bien plus compliquée que prévu. À côté de cela, et probablement grâce aux spécificités de l’environnement wiki et aux soutiens apportés par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia réussit à mettre en place une organisation efficace au sein d'une communauté d'éditeurs grandissante.
Peut-être en raison de la concurrence libre faite par le projet GNE, Jimmy Wales décida d'abandonner le copyright que Bomis détenait sur son encyclopédie commerciale Nupedia, pour le remplacer par une licence Nupedia Open Content. Peu de temps après, il décida finalement d'adopter la licence de documentation libre GNU conçue pour protéger les textes de documentation des logiciels libres. Ce dernier choix fut une stratégie efficace, puisque cela incita Richard Stallman à transférer tout le contenu de son projet GNE vers Nupedia, et à encourager tout le monde à contribuer sur Wikipédia.
Parmi les autres actions de Jimmy Wales qui ont contribué au succès de Wikipédia, il y eut cette idée d'ouvrir le projet aux « gens ordinaires ». C’était un choix qui s’opposait aux idéaux de Larry Sanger, qui de loin préférait le modèle de Nupedia avec son système de relecture par des experts. Cependant, Jimmy Wales, en tant qu'homme d’affaires, visait une croissance plus rapide du contenu de l'encyclopédie.
Cette croissance ne s'est toutefois pas faite sans difficulté. Le 26 février 2002, en effet, l'Enciclopedia Libre Universal en Español, un projet dissident du projet Wikipédia, fit son apparition. C'était une réaction à de la censure, à l'existence d'une ligne éditoriale et à la possibilité de voir apparaitre des publicités dans Wikipédia. En raison des remises en question que cette séparation suscitait parmi les bénévoles actifs dans les projets, Jimmy Wales renonça finalement à l'usage de la publicité et mit de côté ses visions en matière de profit.
Il faut aussi tenir compte du fait que cet évènement est survenu lors de l'éclatement de la bulle spéculative Internet et du krach boursier de 2001-2002. Une conjoncture qui plaçait la société Bomis dans des difficultés financières, et surtout, dans l'incapacité de payer le salaire de Larry Sanger, son seul employé. En mars 2002 et après un mois d’activité bénévole, l’ex-employé décida alors de quitter les fonctions, qu'il occupait depuis un peu plus d'un an, dans Nupedia et Wikipédia. Avec le seul soutien de Jimmy Wales, les deux encyclopédies purent toutefois poursuivre leurs développements, toujours avec le concours d'experts dans Nupedia et d'une communauté bénévole au niveau de Wikipédia. Néanmoins, en septembre 2003 et vu l'écart qui se creusait entre les deux projets, l'encyclopédie Nupedia fut fermée et ses quelques dizaines d'articles transférées vers les milliers d'autres que comprenait déjà le projet Wikipédia.
Trois ans plus tard, Larry Sanger n’avait pas dit son dernier mot. En septembre 2006, il décida en effet de lancer sur fonds propres une encyclopédie intitulée Citizendium. Cette plateforme écrite en anglais uniquement et toujours active à ce jour, repose sur un système d’expertise, dans lequel les contributrices et les contributeurs doivent déclarer leur identité réelle. En avril 2026 cependant, Citizendium reprenait moins de 2000 articles, tout avancement confondu, tandis que le projet Wikipédia en anglais en regroupait déjà plus de 7 millions.
Voici donc comment est née la plus grande encyclopédie du monde, dont la taille et la visibilité n'avaient jamais été égalées auparavant. Une encyclopédie qui, de plus, s'est rapidement déclinée en de nombreuses versions linguistiques, à l'instar de sa version francophone, lancée moins de quatre mois après le projet original en anglais. Toutes ces versions ont formé les premières bases d’une organisation mondiale, bientôt chapeautée par une fondation. Avant cela, d'autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour au côté de Wikipédia. Intitulés projets frères, ceux-ci se constituent à leur tour en de nombreuses versions linguistiques, tout en poursuivant le processus de création du mouvement Wikimédia.
'''Chapitre 8 : L'arrivée des projets frères.'''
Dans le but de développer des contenus pédagogiques qui ne trouvaient pas leur place dans Wikipédia, d’autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour, pour former ce que l'on appelle couramment aujourd'hui : l’écosystème Wikimedia. La naissance de tous ces projets, ainsi que les évènements importants qui ont contribué au développement du mouvement, ont été repris dans une ligne du temps réalisée par Guillaume Paumier, à l’occasion du dixième anniversaire de Wikipédia. Grâce à ce graphique, on peut voir en détail l'évolution du nombre de projets, de versions linguistiques, de contributeurs et d'articles, et se faire une idée sur la vitesse à laquelle s'est développé le mouvement Wikimédia.
Parmi tous les projets frères, le premier à apparaître fut Méta-Wiki, une plateforme de référence pour centraliser la gestion de l'ensemble des sites web hébergés par la fondation Wikimédia. Dans un premier temps, cet espace communautaire en ligne a répondu à la nécessité de traiter en un seul lieu les questions communes aux différentes versions linguistiques de Wikipédia. Aujourd'hui, le site web est le principal endroit de coordination et de gestion de l'ensemble du mouvement Wikimédia. On y retrouve énormément d'informations au sujet des projets en ligne, et peut-être plus encore, concernant la Fondation et les organismes affiliés.
Après Méta-Wiki, sept autres projets de partage de la connaissance ont fait leur apparition, avant d'être déclinés à leur tour en plusieurs versions linguistiques. Tous ces projets émergent en général sur l’initiative d’un petit groupe de personnes actives au sein d’un projet préexistant. Ce fut le cas du projet Wiktionnaire en anglais, le deuxième projet à voir le jour après Méta-Wiki, en décembre 2002, soit deux ans avant la version francophone apparue en mars 2004.
Il est intéressant d'observer que la version francophone du Wiktionnaire n’a pas été créée à partir du projet anglophone, mais bien depuis le projet Wikipédia en français. D'ailleurs, on peut retrouver dans les archives de ce dernier projet, un débat concernant la pertinence de cette création, dont voici un extrait.
En fait, ce qui me peine vraiment avec le projet Wiktionary, c’est que, alors qu’on essaie de rassembler les gens (pas facile) pour créer une sorte de tour de Babel de la connaissance, tâche bien longue et difficile, ce nouveau projet va disperser les énergies pour une raison qui ne me semble pas valable. C’est la création de Wiktionary qui va créer des redondances. À mon avis il existera rapidement des pages sur le même mot, mais ne contenant pas les mêmes informations. Pour quelle raison ces connaissances devraient-elles être séparées ? Les encyclopédies sur papier devaient faire des choix à cause du manque de place, mais nous, pourquoi le ferions-nous ??? "Wikipédia n’est pas un dictionnaire" n’est pas un argument à mon avis... si vraiment c’était pas un dictionnaire, il faudrait virer tout un tas d’article. Je ne comprends vraiment pas cette volonté de séparer la connaissance entre ce qui est encyclopédique et ce qui n’est qu’une définition.
Réponse
Pour moi, ce qu’est Wiktionary, c’est une partie de Wikipédia s’intéressant plus particulièrement aux aspects linguistiques des mots. La différence que je verrais entre la partie dictionnaire de Wikipédia et sa partie dite encyclopédique, c’est que la partie dictionnaire s’intéresserait au sens des mots eux-mêmes alors que la partie encyclopédie s’attache plus à faire ressortir un état des connaissances à un moment donné. Le pourquoi de la séparation avec la partie encyclopédie tient plus à des raisons techniques qu’à une volonté de monter un projet indépendant. En effet, et à mon humble avis, un dictionnaire nécessite une plus grande rigueur (de présentation) qu’une encyclopédie. Ceci entraîne beaucoup de problème et entre autres le choix de la mise en forme des articles du dictionnaire.
Créer un nouveau projet, c’est effectivement créer de nouveaux sites web, qui devront faire l’objet d’une nouvelle gestion, tant pour les serveurs de la Fondation, que pour la nouvelle communauté de contributeurs. L’importation de pages d’un projet à l'autre ou la traduction de celles-ci sont bien sûr toujours possibles, mais cela duplique alors aussi la maintenance et les mises à jour. Le choix de scinder un projet, en faveur d’une plus grande liberté, comporte donc certains coûts humains et financiers.
Ce prix à payer n'a pour autant pas empêché le projet anglophone Wikibooks de faire son apparition le 10 juin 2003, soit près d’un an avant Wikilivres, la version francophone du projet, apparue le 22 juillet 2004. Cette dernière création avait de nouveau été débattue au sein de la communauté Wikipédia en français, et non pas dans le Wikibooks en anglais. Quant à l'objectif commun aux deux projets linguistiques, il était de créer une « bibliothèque de livres pédagogiques libres que chacun peut améliorer ».
Environ un an après la création du projet en anglais, un nouvel espace de noms intitulé Wikijunior fut mis en place au sein de la bibliothèque en ligne. Ce sous-projet avait été créé pour répondre à un financement de la fondation Beck, qui cherchait à promouvoir la production de nouvelles littératures pour des enfants de huit à onze ans. Peu de temps après, cette tranche d’âge fut toutefois élargie de zéro à douze ans au niveau du projet francophone, quand le sous-projet y fut adopté.
Ces deux évènements témoignent ainsi qu'il est toujours possible qu'un sous-projet apparaisse dans un projet Wikimédia. Comme autre exemple, il y a aussi le WikiJournal, un sous-projet développé au sein du projet Wikiversité en anglais et qui reçut le prix de l’Open Publishing Awards en 2019. Une demande fut faite pour qu'il puisse bénéficier d'un nouveau site web dans le but de pouvoir se développer en dehors de Wikiversité. Malheureusement pour les initiateurs, la demande est restée sans suite jusqu'à ce jour, après que le conseil d’administration de la Fondation, chargé de répondre à celle-ci, considéra que le projet n’était pas suffisamment abouti.
Il faut savoir qu'avant cela, le projet Wikiversité, dans lequel est né Wikijournal, avait lui-même été un sous-projet du projet Wikibooks. Initialement, il visait à « créer une communauté de personnes qui se soutiennent mutuellement dans leurs efforts éducatifs ». Cependant, en août 2005, une longue discussion remit en question l’existence du sous-projet Wikiversité dans Wikibooks. Au terme de celle-ci, la décision fut prise de transférer Wikiversité et son contenu sur le site Méta-Wiki, là où de nouvelles discussions ont abouti à l’idée de faire de Wikiversité un nouveau projet indépendant.
Déjà à l'époque, le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia se montrait réticent à l'ouverture de nouveaux projets, et sa réaction fut de demander l'ouverture d'un sondage au sein de la communauté. Celui-ci devait rassembler une majorité des deux tiers en faveur de l'ouverture du nouveau site web. Un résultat qui fut finalement obtenu, mais pas sans de longs débats, dont voici un extrait.
La principale raison pour laquelle la Fondation Wikimédia ne veut pas lâcher le morceau est une simple question de bureaucratie et la crainte que le projet ne devienne une autre Wikispecies. Wikispecies est une idée cool, mais les fondateurs du projet se sont dégonflés à mi-chemin de la mise en place du contenu et ont décidé de faire une révision majeure qui a pris plus de temps que ce que tout le monde était prêt à mettre.
Le même problème s’applique à Wikiversity en ce qui concerne la Fondation, parce que les objectifs et les buts de ce projet ne sont pas clairement définis, et il semble que les participants essaient de mordre plus qu’ils ne peuvent mâcher en proposant une université de recherche multicollèges entière, avec un statut de recherche et une accréditation, à former de toutes pièces plutôt qu’un simple centre d’éducation pour adultes avec quelques classes.
En novembre 2005 et malgré les résultats positifs du sondage, l'indépendance du projet Wikiversité ne fut toutefois pas acceptée par cinq membres du conseil. Ceux-ci réclamaient une réécriture de la proposition pour en exclure la remise de titre de compétence, la conduite de cours en ligne, et de clarifier le concept de plate-forme e-learning. Quand ces rectifications furent faites, le projet bénéficia d'une période d’essai de plusieurs mois, jusqu'à ce que les amendements apportés au projet de départ soient enfin acceptés, le 31 juillet 2006. Ce long temps d'attente était justifié par la création du special projects committee, qui, jusqu'en décembre 2021, fut chargé de soulager le conseil d’administration de la fondation, par rapport aux demandes de création de nouveaux projets Wikimédia.
Un nouveau site, nommé Beta-Wikiversity, fut ainsi créé pour assister le lancement des différentes versions linguistiques de Wikiversité. Durant six mois, son premier objectif a d'abord été l'élaboration des lignes directrices concernant la potentialité de produire des recherches collaboratives au sein du projet. Par la suite, chaque nouvelle version linguistique, développée dans le projet Beta, devait avoir plus de 10 modifications par mois, réalisées par au moins trois personnes distinctes, avant de pouvoir bénéficier de son propre site web.
À l'image de Beta-Wikiversity, le projet Wikisource possède lui aussi un site indépendant pour lancer ces nouvelles déclinaisons linguistiques. Tandis que pour tous les autres projets pédagogiques, ce lancement s'effectue sur la plateforme Wikimedia Incubator, créée à la même époque que Beta-Wikiversity. Ces trois plateformes de lancement ne concernent pas les nouveaux projets, qui doivent faire l'objet d'une acceptation par le conseil d'administration de la Fondation Wikimédia, et qui peuvent avoir pour origines des processus de création divers.
Le projet Wikivoyage, par exemple, fut initialement créé en 2003 dans un Wiki extérieur au mouvement Wikimédia, là où il portait le nom de Wikitravel. Comme cela arrive parfois, ce projet sans but lucratif fut acheté par une entreprise commerciale en 2006. Mais en raison du changement de gouvernance et de l'apparition de publicités, une scission est apparue au sein de la communauté d’éditeurs. Les personnes désireuses de quitter Wikitravel lancèrent alors un nouveau site appelé Wikivoyage, qui reçut en 2007, le Webby Award du meilleur guide de voyage Internet.
L'intégration de Wikivoyage dans l'écosystème Wikimédia n'a cependant été faite qu'en 2012, à la suite d'un appel à commentaires durant lequel 540 personnes sur 699 furent en faveur de l’intégration du projet. Comme cette nouvelle déclencha une migration importante depuis Wikitravel vers Wikivoyage, une plainte fut déposée par la société commerciale en charge du premier projet. Celle-ci fut toutefois rejetée et le projet Wikivoyage continua à prendre de l’ampleur au sein du mouvement Wikimédia, avec la création de nouvelles versions linguistiques.
Le cas de Wikivoyage apparait toutefois comme une exception, car en général les nouveaux projets émergent des centaines de candidatures déposées sur le projet Méta-Wiki. Celles-ci se soldent bien souvent par un refus, comme ce fut le cas pour le projet WikiLang dont le but était de lancer un laboratoire linguistique. Quelques rares projets ont pourtant eu la chance d'être élus. Ce fut notamment le cas en octobre 2012, avec le lancement de la base de données structurée et sémantique Wikidata et de ses extensions Wikibase, ou plus récemment, en 2020, avec l'arrivée du projet Abstract Wikipedia et Wikifunctions.
Sans vouloir entrer dans les détails, il est intéressant de savoir que l'interconnexion entre ces trois projets permet de traduire automatiquement des articles encyclopédiques dans tous les langages naturels pris en charge par le mouvement Wikimédia. Plus précisément, les phrases des articles publiées sur Abstract Wikipédia, sont formulées par des fonctions informatiques produites dans le projet Wikifunctions, dans le but de traiter les informations de la base de données sémantique Wikidata. Autrement dit, un article dans Abstract Wikipédia ne possède qu'une seule page pour toutes les langues, pareillement aux pages d'entités de Wikidata, qui ont pour titre une lettre suivie d'un chiffre.
À la suite de ces explications, on observe donc que ce n'est pas la complexité qui détermine le refus projet, mais plutôt une série de critères comparables à ceux retenus pour supprimer des projets ou versions linguistiques déjà existants. À ce propos, il existe sur Méta-Wiki une liste mise à jour des différents sites hébergés par la Fondation Wikimédia, dont l'existence est remise en cause. Dans celle-ci, on retrouve essentiellement des versions linguistiques de projets, qui n’ont pas réussi à poursuivre leurs développements, bien qu'un projet entier soit toujours susceptible d'être mis à l'arrêt. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé aux 31 versions linguistiques du projet Wikinews, qui, en date du 4 mai 2026, soit 22 ans après le lancement du site anglophone, sont accessibles en mode lecture uniquement.
Dans le cas de Wikinews, ce fut le manque d'activité qui apparut comme principale justification de la suspension du projet. Cependant, d'autres raisons pourraient être invoquées, comme le prouve cet épisode de 2005, où, peu de temps après son lancement, la version francophone du recueil de citations Wikiquote a bien risqué de disparaitre. Le projet fut effectivement accusé d’avoir récupéré le contenu d’une base de données soumise à un droit d’auteur, incompatible avec la licence Creative Commons appliquée sur l’ensemble des projets pédagogiques Wikimédia. Lorsqu'une plainte fut adressée à l’association Wikimédia France, pour être ensuite relayée sur le site Méta-Wiki, il fut bien question de fermer le projet. Après de longues discussions, celui-ci fut toutefois maintenu, mais avec pour conditions de repartir de zéro, et d’établir une charte pour garantir la traçabilité des citations reprises par le projet.
Voici donc de quoi se faire une idée sur la manière dont les projets pédagogiques et leurs déclinaisons linguistiques apparaissent et disparaissent au sein du mouvement. Les exemples repris ci-dessus suffisent effectivement pour comprendre les principes généraux qui sous-tendent leurs créations. En dehors de Méta-Wiki, Wikidata, Wikifunctions, Abstract Wikipédia et Wikimedia Commons, qui ne sont pas des projets de contenu pédagogique à proprement parler, tous les autres projets semblent effectivement provenir d’un désir de spécialisation d’un projet préexistant.
L'idée est généralement débattue dans un projet de même langue, avant de relayer la discussion vers le site Méta-Wiki. Si le projet y est jugé pertinent, il fait alors l'objet d'une candidature, qui doit actuellement être soumise au groupe de travail des projets frères du comité des affaires communautaires de la Fondation Wikimédia. Quant aux nouvelles versions linguistiques, elles doivent être aujourd'hui soumises à l'approbation du comité des langues, avant d'être testées sur les plateformes Incubator, Beta-Wikiversité ou Wikisource Multilingue, dans le but de bénéficier d’un site web indépendant.
Après ces explications concernant les projets frères et leurs variations linguistiques, il nous reste encore à parler des sites qui ont un lien avec le mot Wiki, soit par leur nom, soit par le logiciel utilisé. En 2024 effectivement, plus de 22 600 d'entre eux étaient répertoriés, dont plus de 95 % sans aucun lien avec le mouvement Wikimédia, en dehors du fait, peut-être, qu’ils utilisaient le logiciel MediaWiki développé par la Fondation Wikimédia.
WikiLeaks par exemple, créé par Julian Assange dans le but de publier des documents classifiés provenant de sources anonymes, n’est ni un projet Wikimédia, ni un site collaboratif. Quant au recueil universel et multilingue de guides illustrés WikiHow, si celui-ci fonctionne pour sa part de manière collaborative et avec le logiciel MediaWiki, il n'a pourtant aucun lien avec le mouvement Wikimédia. D'ailleurs, son ergonomie, radicalement différente de celle des projets Wikimédia, permet de le comprendre au premier coup d’œil.
En revanche, Wikimini, l'encyclopédie libre pour les enfants, a une apparence tout à fait comparable à celle des projets Wikimédia, alors que le projet n’a jamais été accepté par la Fondation. Quant aux projets WikiTribune et Fandom, l'ambiguïté qu'ils entretiennent avec le mouvement est d'autant plus grande qu'ils ont été créés par Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia et de la Fondation Wikimédia. Cependant, comme ce sont des projets commerciaux, ils ne peuvent en aucun cas être soutenus par une fondation sans but lucratif.
Au terme de cette présentation, il ne reste plus qu'à signaler que le mouvement Wikimédia ne fut conscientisé que tardivement par rapport à l'apparition des projets Wikimédia et de leurs différentes versions linguistiques. Pour qu'un sentiment de collectivité se manifeste entre tous ceux-ci, il fallut effectivement attendre qu'une coordination se développe sur la plateforme Méta-Wiki, mais également que de nombreuses rencontres et associations apparaissent en dehors de l'espace numérique. En ce sens, la naissance du mouvement ne fut pas un événement ponctuel, mais plutôt la réalisation d’un long processus de conscientisation.
'''Chapitre 9 : La conscientisation du mouvement.'''
Avant d'aborder la question de la conscientisation du mouvement, il peut être intéressant de découvrir l'origine étymologique du mot « Wikimédia ». Celui-ci est un mot-valise composé du suffixe « média » et du préfixe « wiki » que l’on doit à cette expression hawaïenne « wiki wiki », qui se traduit en français par l'expression : « vite, vite ». Celle-ci fut récupérée une première fois par Ward Cunningham, le créateur du premier moteur Wiki, avant d'être réutilisée dans les noms inventés pour d'autres logiciels de cette même famille. UseModWiki en est un bel exemple, puisqu'il fut le premier programme utilisé par la firme Bomis pour héberger son projet d’encyclopédie collaborative. Raison pour laquelle, sans doute, le terme « wiki » fut utilisé pour créer le mot Wikipédia, en l'associant au suffixe « pedia » qui fait référence au mot anglais encyclopedia, selon un principe qui fut ensuite repris pour tous les autres projets du mouvement.
Le mot Wikimédia, pour sa part, n’est apparu que le seize mars 2003, lors d’une discussion concernant la déclinaison possible de l’encyclopédie en d’autres types de projets éditoriaux participatifs. Durant celle-ci, l’écrivain américain Sheldon Rampton eut l’idée d’associer au terme wiki à celui de « média », afin de mettre en évidence la variété des médias produits et partagés par Wikipédia et ses projets frères. Toutefois, c'est seulement en juin 2008 que Florence Devouard, présidente de la Fondation à cette époque, associe le mot Wikimédia à un mouvement social qu’elle voyait apparaître au sein des projets Wikimédia et de leurs communautés d'usagers.
Affirmer pour autant que ce moment précis coïncide avec la naissance du mouvement serait quelque peu arbitraire. Car si l’on peut déterminer plus ou moins facilement l’apparition d’une expression dans des archives, tout le monde sait qu’un mouvement social ne se forme pas en un seul instant. Dans le contexte du de Wikimédia, sa naissance est bien sûr liée à celle du projet Wikipédia, mais également à tout ce qui permit la création de cette encyclopédie libre. Dans une autre perspective encore, on peut dater l'apparition du mouvement Wikimédia au 20 juin 2003, date de la création de la fondation qui porte le même nom. Ou pourquoi pas, associer la création du mouvement à la mise en ligne de la plate-forme Méta-Wiki, qui en représente le principal lieu de coordination.
Toujours est-il que l’expression « Wikimedia movement » est bien apparue en juin 2008, sous la plume de Florence Devouard. Cela s'est passé sur la liste de diffusion de la Fondation et peu de temps avant qu'elle quitte son poste de présidente. Dans son message, elle partageait l'idée de placer sous le nom de domaine wikimedia.org un site vitrine de présentation du mouvement Wikimédia qu'elle concevait de la sorte.
Le mouvement Wikimédia, comme je l’entends est
– une collection de valeurs partagées par les individus (liberté d’expression, connaissance pour tous, partage communautaire, etc.)
– un ensemble d’activités (conférences, ateliers, wikiacadémies, etc.)
– un ensemble d’organisations (Wikimedia Foundation, Wikimedia Allemagne, Wikimedia Taïwan, etc.), ainsi que quelques électrons libres (individus sans chapitres) et des organisations aux vues similaires.
Avec autant de détails et d'explications, un tel message ne pouvait qu'accélérer la prise de conscience au sein du mouvement. Dans tous les cas, il mettait en évidence que les personnes actives dans les projets éditoriaux en ligne ou dans les organismes affiliés, faisaient partie de ce que Ralf Dahrendorf appelle un « quasi-groupe ». Autrement dit, un ensemble d’individus qui ont un mode de vie semblable, une culture commune, mais dont les points communs ne gravitent pas autour d’une prise de conscience de leur position commune dans la relation d’autorité.
Après la naissance de Wikipédia et de nombreux projets frères, une dizaine d’années a donc été nécessaire pour que le mouvement Wikimédia prenne conscience de son existence. Aujourd’hui encore, et comme cela a déjà été vu, de nombreuses personnes actives dans les projets pédagogiques ne réalisent toujours pas qu’elles participent aux activités d’un mouvement social. Cela, contrairement aux personnes investies dans les activités en présentiel organisées au sein du mouvement, qui sont généralement plus conscientes de leur engagement. C’est là une raison de croire que le développement de la Fondation Wikimédia et de ses organismes affiliés a joué un rôle important dans l'apparition d'un sentiment d’appartenance.
'''Chapitre 10 : La création des organismes affiliés.'''
Si c’est grâce à l’arrivée des groupes et des organismes affiliés à la Fondation Wikimédia que l’idée du mouvement est probablement apparue, il est alors intéressant d'en décrire les processus de création. Mais puisque cela représente plusieurs centaines d’instances spécifiques, regroupées en plusieurs catégories détaillées en seconde partie d'ouvrage, aborder ici l’histoire de chacune d’entre elles serait une entreprise beaucoup trop fastidieuse.
De plus, s’il existe énormément d’archives numériques concernant la naissance des sites Wikimédia, ce n’est pas le cas pour ces organismes affiliés. Un bon nombre de ceux-ci se sont effectivement formés durant des rencontres ou des réunions hors ligne qui n'ont fait l’objet d’aucun enregistrement. Du reste, une bonne part des échanges effectués au sein de ces associations s'organise par des canaux de communication privés auxquels seuls les membres actifs ont accès.
Puisque je suis l'un des membres fondateurs, je me limiterai donc ici à parler de l’association Wikimédia Belgique. Celle-ci fut fondée le huit octobre 2014 en tant qu’association sans but lucratif, avant d'être reconnue le six août 2015 par le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia. Après plus de trois ans d’activités et de rencontres et sous l’impulsion de Maarten Deneckere, qui assuma le premier mandat de présidence, nous étions 8 personnes à signer la première version des statuts de l’association.
Jusqu’à ce jour, l’objet social de Wikimedia Belgique est d'impliquer tout un chacun dans la connaissance libre. Contrairement à l'association Wikimédia Deutchland, la première à voir le jour en 2004 et qui rassemblait déjà en 2021 plus de 85 000 membres et près de 150 employés, l’association belge n'a qu'une seule employée à temps partiel et 150 membres en 2025.
Avant d’être reconnues par le comité d’affiliations chargé de seconder le conseil d’administration de la Fondation, toutes les associations nationales, dites « chapters » en anglais, et toutes les autres organisations affiliées doivent réaliser de nombreuses démarches. Celles-ci consistent à répondre à un ensemble de prérequis qui ont évolué suite à la création d'un comité décisionnel en avril 2006. Ces obligations diffèrent entre les groupes d’utilisateurs et d'utilisatrices et les associations locales ou thématiques. Parmi ceux-ci, on retrouve toutefois : un nombre minimum de membres et de référents, une mission et un règlement d’ordre intérieur conformes aux attentes du mouvement, la remise de plans et de rapports d’activités annuels, etc.
On comprend donc qu’il n’est pas évident de créer une nouvelle instance au sein du mouvement. Pour bénéficier du soutien logistique et financier de la Fondation réservé aux organismes affiliés, c’est ainsi toute une série de rapports qu’il faut alors transmettre à divers comités et commissions chargés de leurs évaluations. Cela représente une quantité de tâches administratives qu’il n’est pas toujours facile d’assumer, surtout lorsque les membres de l’organisme affilié sont tous des bénévoles. D’où sans doute cette régulière disparition d’affiliations, pendant que d’autres se créent ou réapparaissent en fonction des énergies et du dynamisme disponibles dans les équipes.
Les activités liées à la récolte et à la redistribution des dons offerts au mouvement, ainsi que les autorisations d’usage de marques déposées, contrastent donc avec les valeurs de libre partage et d’autonomie décrites dans les projets pédagogiques. Cela confirme sans doute que la partie hors ligne du mouvement est plus influencée par le système économique qui l'entoure, pendant que la partie en ligne reste plus fidèle à l’héritage transmis depuis la contre-culture des années 1960. Pour conclure cette première partie d'ouvrage, voici donc quelques dernières considérations concernant cet héritage.
'''Chapitre 11 : L'héritage d'une contre-culture.'''
Au terme de cette première partie d’ouvrage, il devient évident que la révolution numérique, que l’on considère généralement comme une révolution technique, fut aussi, et peut-être avant tout, une révolution sociale et culturelle. Quant à l'histoire de Wikimédia, reprise ici depuis les origines de son encyclopédie jusqu'à l'apparition de ses organismes affiliés, elle nous fit découvrir comment les idées de la contre-culture des années 1960 furent transmises au mouvement.
En cas de doute, observons encore que Richard Stallman, celui qui a créé les concepts de licence et d'encyclopédie libre, fut désigné par certains comme le gourou de la contre-culture hacker et le père du système d’exploitation hippie. Une culture hippie, dont il est aussi troublant de constater que le renversement de son logo ressemble étrangement à celui du mouvement Wikimédia.
Incontestablement et au travers du mouvement des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc bien hérité des valeurs produites par les mouvements sociaux des années 1960. Des valeurs qui aujourd'hui contrastent fortement avec la marchandisation et la capitalisation du monde, dont l'espace web ne fait jamais que refléter ce qui se passe dans le reste de la société humaine. Or, ce phénomène ne date pas d'hier. En 2008 déjà, André Gorz, ce philosophe parmi les pères de la décroissance et théoricien de l’écologie politique, constatait déjà que :
La lutte engagée entre les logiciels propriétaires et les logiciels libres a été le coup d’envoi du conflit central de l’époque. Il s’étend et se prolonge dans la lutte contre la marchandisation de richesses premières – la terre, les semences, le génome, les biens culturels, les savoirs et compétences communs, constitutifs de la culture du quotidien et qui sont les préalables de l’existence d’une société. De la tournure que prendra cette lutte dépend la forme civilisée ou barbare que prendra la sortie du capitalisme.
Dans cette lutte et avec le seul nom de domaine non commercial parmi le top 100 des sites les plus fréquentés du Web, la galaxie Wikimédia apparait donc comme un des derniers lieux numériques de liberté, de partage et d'égalité. Un lieu qui, de plus, est connu mondialement, grâce au succès des plus de 350 déclinaisons linguistiques de Wikipédia, mais sans pour autant récolter d'informations sur l’identité et le comportement des internautes. Une nouvelle information importante donc, quand on sait que cette pratique est considérée, par certains, comme un « nouvel or noir » pompé du Web, pendant que d’autres préfèrent parler de « capitalisme 3.0 » ou de « capitalisme de surveillance ».
Évidemment, les enjeux de cette lutte sont difficiles à comprendre. La complexité de l’infrastructure informatique, mais également le fait que tout cela s'inscrit dans une révolution que Rémy Rieffel décrit comme instable et ambivalente, simultanément porteuse de promesse et lourde de menaces, ne facilitent pas les choses. Cela d'autant plus que tout cela se place dans un contexte dans lequel s’affrontent des valeurs d’émancipation, et d’ouverture d’un côté et des stratégies de contrôle et de domination de l’autre.
En fait d’ambivalence, il est surprenant d'apprendre, par exemple, que Jimmy Wales, créateur de Wikipédia et de la fondation Wikimédia, est un adepte de l’objectivisme, alors que cette philosophie voit le capitalisme, comme un idéal de société, et l’égoïsme rationnel, comme une morale. Puis, concernant l'instabilité du numérique, il y a ces appels répétés de Tim Berners-Lee au sujet de la redécentralisation et de la régulation d'un espace web, qu'il avait conçu dans un esprit tout à fait opposé. Quant aux pionniers d'Internet, ils n'ont probablement pas imaginé que leur création permettrait un jour, à des milliards d’objets connectés, de rapporter, rien qu'en France et en 2021, plus de 2,6 milliards d’euros.
Concernant le contrôle et au-delà de ce qui est opéré par les firmes commerciales, c'est bien sûr du côté des États qu'il faut porter son attention. Face à un mouvement émancipateur comme l'est Wikimédia, par moins de 18 pays ont déjà censuré Wikipédia et parfois même l'ensemble des projets frères. Ce fut le cas par exemple pour la Turquie, la Russie, l'Iran, mais également le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, et c'est même le cas de manière permanente en Chine, depuis 2004.
Dans certains cas, des procédures juridiques ont été utilisées pour intimider les membres du mouvement. C'est arrivé en France lorsque le directeur de l'association Wikimédia fut menacé de poursuites pénales par la Direction Centrale du Renseignement Intérieur, après un refus de supprimer un article qui traitait d’une station militaire dans Wikipédia. Par chance, ce qui s'est passé en France ne dépassa pas le stade de l'intimidation. En Biélorussie cependant, Mark Bernstein, un contributeur aux projets Wikimédia, fut condamné à quinze jours de prison ferme, assortis de trois ans d’assignation à résidence, pour des propos tenus au sujet de la guerre en Ukraine. Tout cela alors qu'actuellement, ce sont les conservateurs à la tête des États-Unis qui « veulent la peau de Wikipédia » en cherchant à obtenir l'identité réelle de certains contributeurs.
Le contrôle et le non-respect de la vie privée font ainsi appel à la figure emblématique du lanceur ou de la lanceuse d'alerte, dont la posture contestataire fait penser aux personnes actives dans la contre-culture des années 1960. Parmi ceux-ci, on dit de Julian Assange, Edward Snowden et Chelsea Manning, qu'ils « ont perdu leur liberté pour défendre la nôtre ». De manière similaire, on pourrait donc aussi dire que les Wikimédiens Aaron Swartz, Bassel Khartabil, Pavel Pernikov, Ihor Kostenko et Mark Bernstein, se sont sacrifiés pour la liberté, le partage et la vérité.
Dans Wikimédia et comme ce fut expliqué dans l'introduction de cet ouvrage, une alerte peut prendre la forme d'un appel à commentaires en réaction à une décision ou une situation observée au sein du mouvement. C'est même là une pratique institutionnalisée, qui fait l'objet d'une procédure d'accompagnement et de suivi. Toutes ces alertes concernent les dérives de certains projets, mais également de la Fondation et de certaines associations, qui peinent parfois à respecter les pratiques et les valeurs développées dans la partie en ligne du mouvement. Ce qui n'empêche toutefois pas les projets éditoriaux d'avoir leurs propres règles et des recommandations, ni de voir apparaitre, en 2020 et dans l'ensemble du mouvement, un code de conduite universel, qui détermine le référentiel minimum des comportements acceptables et inacceptables.
L'idéologie transmise à Wikimédia, et décrite en partie par Steven Levy dans son ouvrage L’Éthique des hackers, est donc plus subtile qu'un simple refus d'autorité. Dans un esprit de partage, d'ouverture, de transparence, de liberté, d'égalité et d'autonomie, c'est en fin de compte une structure très complexe, tout en étant cosmopolite et mondiale, que le mouvement réussit à mettre en place. Une organisation qui, comme nous allons le découvrir dans la deuxième partie de ce livre, apparait très inspirante dans la manière de faire communauté, au sein d'un monde toujours plus global et numérique.
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Lionel Scheepmans
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'''LE MOUVEMENT WIKIMÉDIA.'''
'''Dernier partage altruiste de la connaissance libre ?'''
De Lionel Scheepmans.
Avec l'aide de la communauté Wikimédia.
'''Quatrième de couverture.'''
'''Le mouvement Wikimédia, l'aventure inspirante d'une organisation mondiale et altruiste, au service d'un savoir libre et vérifiable.'''
Quel est ce seul acteur à but non lucratif présent dans le top 100 des sites les plus visités sur le Web ?
Comment incarne-t-il l’expression la plus visible des valeurs de liberté, d’égalité et de partage, héritées de la révolution numérique et des mouvements sociaux des années 1960 ?
Comment, à partir de Wikipédia et suite à la création d’une quinzaine de projets frères, distribués en centaines de versions linguistiques, le mouvement social Wikimédia a imaginé un monde dans lequel le savoir se produit et se partage librement ?
Et comment, en toute autonomie, des dizaines de projets pédagogiques, édités par des millions de bénévoles, soutenus par une fondation et près de 200 associations et groupes locaux, produisent-ils la plus grande intelligence collective au monde ?
Avec de nombreux codes QR, cet ouvrage répond à ces questions, tout en permettant de mieux comprendre le monde global et numérique qui nous entoure.
Lionel Scheepmans est docteur en sciences politiques et sociales, militant de la culture libre et professeur d’anthropologie numérique. Il occupe plusieurs postes d’administrateur au sein du mouvement Wikimédia qu’il observe de manière participative depuis 2011. Ses travaux universitaires, du master à la thèse de doctorat, furent consacrés à l’organisation et aux enjeux de Wikipédia et du mouvement Wikimédia.
'''Avant-propos'''
Pour offrir un confort de lecture sur papier sans perdre la puissance du numérique, des codes QR sont affichés tout au long de cet ouvrage. À l’aide d’une tablette ou d’un smartphone, ils permettent un accès direct à ce qui serait coûteux ou impossible à imprimer.
Par exemple, le code QR 1, présent à la fin de cette page, donne accès directement à la page web qui reprend l’intégralité de l’ouvrage. Une fois sur celle-ci, on peut alors visionner les illustrations en couleur ou les enregistrements qui s’y trouvent et consulter ensuite leurs pages de descriptions en cas de besoin. Cette version numérique comprend aussi de nombreux hyperliens pointant vers Wikipédia et d’autres sites du mouvement Wikimédia, où se trouvent des compléments d’informations et leurs mises à jour.
Pour économiser du papier lors de l’impression, la section regroupant les notes et les références de l’ouvrage n’est disponible qu’au format numérique, mais est directement accessible via le code QR 2 repris ci-dessous. Grâce aux indices de renvoi chiffrés et placés en exposant dans le texte imprimé, il est alors possible, au départ d'un smartphone ou d'une tablette, de retrouver les notes et les références en fonction de leur numérotation. Lorsque la référence correspond à une page web, un lien pointant vers le projet Internet Archive s’y trouve repris, pour garantir un accès aux archives des pages citées dans l’ouvrage, si jamais elles avaient disparu du web. Quant aux pages toujours existantes, elles restent accessibles via leurs hyperliens originels, pour consulter leurs éventuelles évolutions.
Étant donné que ce livre est produit sur une plateforme collaborative, tout le monde est invité à améliorer les prochaines versions. On peut le faire en corrigeant des fautes d’orthographe ou de syntaxe sur les pages web qui constituent les différents chapitres de l’ouvrage, ou encore en apportant des commentaires sur les pages de discussion qui leur sont associées. Cela peut se faire très simplement en cliquant sur « Modifier » , quand on est sur la page d'un chapitre, et sur « Ajouter un sujet » lorsque l'on est sur une page de discussion.
Une page de discussion générale est aussi accessible grâce au code QR 3. Elle permet de commenter le livre dans son ensemble, ou de poser une question à son sujet. Il suffit pour cela d’indiquer un titre dans le champ « Démarrer un nouveau sujet », avant d'écrire le contenu de son message dans l’encadré situé juste en dessous, et de cliquer finalement sur le bouton « Ajouter un sujet de manière anonyme », pour publier celui-ci.
Enfin, pour ceux qui voudraient agrémenter leur lecture d’un fond sonore relaxant et original, le code QR 4 donne accès à une page web qui diffuse une musique mélodieuse. Celle-ci est composée de sons spécifiquement produits chaque fois qu’une modification est apportée sur un projet Wikimédia, ou qu’un nouveau compte y est créé. Ce dispositif ingénieux offre ainsi, aux lecteurs qui le souhaitent, une ambiance sonore particulièrement confortable, ainsi qu’une nouvelle expérience immersive au sein du mouvement Wikimédia.
'''Introduction : Wikimédia n’est pas Wikipédia.'''
Depuis le succès initial de Wikipédia, une myriade de projets de partage des connaissances, d’organisations et de groupes de soutien ont émergé pour former ce qu’on appelle aujourd’hui le mouvement Wikimédia. Même si l’encyclopédie libre reste l'activité phare du mouvement à ce jour, il serait regrettable de réduire l’ensemble du mouvement à cet unique projet pédagogique. Malheureusement, il arrive bien trop souvent qu'une seule version linguistique de Wikipédia suffise pour cacher l’étendue de la forêt Wikimédia.
En réalité, Wikimédia représente un mouvement social, international et interculturel complexe, au sein duquel Wikipédia n’est qu’une composante parmi d’autres. Dans le cadre d'un mémoire de master, on peut ainsi fournir en quelques mois une ethnographie du projet Wikipédia en français. Alors que pour synthétiser les origines, l’organisation et les dynamiques globales du mouvement Wikimédia, une thèse de doctorat et cinq années de recul supplémentaires furent nécessaires.
À la fin de l'année 2025, l’ampleur numérique du mouvement est effectivement impressionnante. Chaque mois, des millions de modifications bénévoles sont effectuées sur plus de 500 millions de pages, réparties sur plus d’un millier de sites web, dont 358 seulement, correspondent aux versions linguistiques de Wikipédia. Ce qui prouve donc clairement que les activités en ligne portées par l'ensemble du mouvement Wikimédia dépassent largement ce qui se passe au sein de l’encyclopédie.
Il existe ainsi cinq autres espaces collaboratifs d'écriture susceptibles d'atteindre un jour l'envergure et la notoriété de Wikipédia, avec un objectif et un fonctionnement spécifiques à chacun. De manière détaillée, Wikilivres crée des livres pédagogiques ; Wikiversité rassemble des supports d'enseignement et des travaux de recherche ; Wikivoyage développe un guide touristique mondial ; Wikispecies établit un répertoire du vivant, tandis que Wiktionnaire définit des mots de toutes les langues, dans toutes les langues.
Contrairement à Wikipédia, tous ces projets ne sont pas soumis à une neutralité de point de vue, ni limités à l'usage de sources secondaires reconnues, au niveau de la rédaction des articles. La plupart d'entre eux acceptent aussi la publication de travaux de recherche ou de productions personnelles, alors que cela est tout à fait interdit dans Wikipédia.
Selon l'étymologie du mot encyclopédie, le but de Wikipédia est en effet de synthétiser ou, plus précisément, d'encercler le savoir humain déjà préexistant. Cette contrainte éditoriale limite donc les contributeurs et contributrices à l'usage de sources secondaires et tertiaires présentes dans des publications externes au projet. De ce fait, Wikipédia reproduit fatalement les biais systémiques, tels que les déséquilibres et les surreprésentations de genre et de culture, présents dans un monde de l'édition majoritairement occidental. Or, cette impasse éditoriale propre à Wikipédia n'existe pas dans les autres projets pédagogiques.
Comme ces projets frères, Wikipédia n'est pas non plus un projet complètement autonome des autres projets Wikimédia. L'encyclopédie compte en effet sur le projet Wikimedia Commons pour héberger l'ensemble de sa médiathèque. Elle utilise ensuite le contenu du projet Wikidata comme base de données structurée. Quant aux personnes qui produisent l'encyclopédie, elles peuvent aussi puiser leurs sources dans la bibliothèque Wikisource ou se référer à des citations d'auteurs collectées dans le projet Wikiquote. Tout cela sans oublier que des dizaines de sites web traitent l'archivage permanent de Wikipédia et des autres projets Wikimédia, dans le but de fournir des analyses précieuses et totalement libres d’accès.
Enfin, il faut aussi garder à l'esprit qu'au-delà de tous ces sites web, Wikimédia, c'est aussi de nombreuses institutions et organisations affiliées au mouvement et dispersées dans le monde. Autour de la Fondation Wikimédia chargée de la gestion et de l’organisation internationales, avec près de 650 salariés de nationalités diverses, se regroupent des centaines d'organisations satellites. Parmi celles-ci, on retrouve 2 associations thématiques, 40 associations locales, dont Wikimedia Deutschland qui regroupe plus de 170 employés, et finalement 141 groupes d’utilisateurs et utilisatrices.
Tout ce qui vient d'être exposé dans cette introduction justifie donc la nécessité de distinguer le mouvement Wikimédia du projet Wikipédia. Imaginons seulement que l’on se limite à citer Paris pour décrire et comprendre un pays aussi vaste que la France. Certes, Paris est une ville mondialement connue et qui compte plus de deux millions d’habitants et un patrimoine culturel impressionnant. Mais est-ce pour autant qu'il faudrait oublier les autres villes, villages et métropoles françaises ? Sans compter que la France regroupe aussi des départements et des territoires d’outre-mer et qu'elle entretient des relations et des partenariats internationaux qui dépassent de loin ce qui se passe entre Paris et le reste du monde. Ne pas confondre le mouvement Wikimédia avec le projet Wikipédia relève donc du bon sens.
En 2019 cependant, la Fondation Wikimédia a envisagé de se renommer en Fondation Wikipédia et de remplacer le terme « Wikimédia » par celui de « Wikipédia » partout où ce terme est utilisé dans la sphère hors ligne du mouvement. Le but était d’acquérir une plus grande visibilité et d’attirer des milliards de personnes, grâce au nom de marque Wikipédia, considéré comme l’un des plus connus au monde. Ce changement n’a toutefois pas été accepté par de nombreuses personnes actives au sein du mouvement. En janvier 2020, ces opposants ont ainsi créé une page d’appel à commentaires, qui fut le siège d’un long débat. À l’issue de ce dernier, 73 représentants d’organisations affiliées et 984 personnes ont signé une lettre ouverte adressée à la Fondation, qui comprenait le paragraphe suivant.
« Depuis 20 ans, les bénévoles ont bâti la réputation de Wikipédia en tant que ressource indépendante et communautaire. Les projets du mouvement Wikimédia, dont Wikipédia, se développent autour de la décentralisation et du consensus. Il est essentiel d’établir des distinctions claires entre la Fondation Wikimédia, les affiliés et les contributeurs individuels. Tout changement qui affecte cet équilibre exige le consentement éclairé et la collaboration des communautés. Il est donc très préoccupant de voir Wikipédia présenté pour le nom de l’organisation et du mouvement malgré le mécontentement général de la communauté. »
En s’opposant aux idées de la Fondation, ces membres de la communauté Wikimédia ont ainsi fait preuve de sagesse. De plus, ils ont signalé dans de nombreux commentaires que beaucoup de personnes connaissent le mouvement Wikimédia uniquement au travers de son encyclopédie. Il est même étonnant d'observer que la méconnaissance du mouvement existe au sein même de sa propre communauté. Comme exemple, on peut observer que l'article Wikipédia en anglais, consacré au mouvement Wikimédia, ne s’est développé qu’à partir de 2016, tandis que celui de la version francophone de l'encyclopédie, n’est apparu qu’en 2019. Quant aux autres versions linguistiques, il est tout aussi étonnant de constater qu'en octobre 2025, seulement 39 d'entre elles, sur un total de 358, possédaient un article dédié au mouvement Wikimédia.
Tous ces éléments justifient donc la nécessité d’offrir au monde, une meilleure connaissance du mouvement Wikimédia et des nombreux projets et organisations, qui participent à sa mission de partage du savoir. En ce sens, ce livre est une contribution importante aux défis stratégiques que doit relever le mouvement Wikimédia à l’approche de 2030. Car au-delà des résolutions prises pour développer de nouveaux processus participatifs et délibératifs concernant les questions de marque, c’est avant tout un travail d’information et de sensibilisation à destination du public qu'il reste à faire.
'''Première partie : La naissance du mouvement Wikimédia.'''
Il existe dans l'espace web, une multitude d’archives permettant de retracer les événements, qui ont conduit à la naissance du mouvement Wikimédia. Cette « préhistoire » du mouvement peut notamment être explorée grâce au réseau d’éducation populaire Framasoft, dont le site est apparu environ un an avant la création de la version francophone de Wikipédia. On trouve sur cette plateforme une mine d’informations concernant les logiciels libres et la culture libre, soit deux épisodes majeurs de l’histoire de l’informatique et d’Internet, malheureusement méconnus du grand public.
Grâce à Framasoft et bien d’autres associations, il est possible de découvrir l’organisation et les motivations des millions de personnes qui participent au mouvement du logiciel libre. On peut apprendre par exemple, que ce mouvement politique et social, au sein du milieu informatique, a été initié en 1983 par Richard Stallman. Programmeur du MIT à cette époque, c'est en effet lui qui fut le premier à proposer une alternative à la marchandisation du secteur informatique.
La philosophie de libre partage, apparue au sein du projet de Stallman, reflétait une certaine éthique et une organisation de travail originale, développées au sein d’une sous-culture, en vogue dans le milieu informatique depuis les années 1950. Celle-ci fut documentée dans de nombreux ouvrages, dont « L’éthique hacker », un livre remarquable, dans lequel le philosophe finlandais, Pekka Himanen, analyse en détail les origines de la culture hacker.
Un simple extrait de sa quatrième de couverture, repris ci-dessous, permet d’appréhender la manière de penser de ces informaticiens, rejoints par Richard Stallman durant ses études universitaires, avant d'en devenir l’une des figures les plus charismatiques.
« On considérait jusqu’à présent le « hacker » comme un voyou d’Internet, responsable d’actes de piratage et de vols de numéros de cartes bancaires. Le philosophe Pekka Himanen voit au contraire les hackers comme des citoyens modèles de l’ère de l’information. Il les considère comme les véritables moteurs d’une profonde mutation sociale. Leur éthique, leur rapport au travail, au temps ou à l’argent, sont fondés sur la passion, le plaisir ou le partage. Cette éthique est radicalement opposée à l’éthique protestante, telle qu’elle est définie par Max Weber, du travail comme devoir, comme valeur en soi, une morale qui domine encore le monde aujourd’hui. »
En introduisant cette première partie d'ouvrage de la sorte, nous pouvons déjà comprendre que le mouvement Wikimédia plonge ses racines dans une transition culturelle remplie d’utopie. Une utopie qui s’oppose notamment à ce que l’historien et anthropologue Karl Polanyi désignait, en 1944 déjà, comme un libéralisme économique qui « subordonne les objectifs humains à la logique d’un mécanisme de marché impersonnel ». Étape par étape et en commençant par analyser cette utopie spécifiquement au niveau du mouvement Wikimédia, voyons maintenant ce qui s'est passé tout au long de cette révolution culturelle et numérique.
'''Chapitre 1 : L'utopie Wikimédia.'''
Au fil du temps, Wikipédia fut perçu comme une utopie en marche, puis comme une utopie réalisée, et finalement comme la dernière utopie collective du Web. Mais qu'en est-il de l'ensemble du mouvement Wikimédia ? Pour nous aider à comprendre ce qui se passe dans la dimension numérique de ce mouvement, voici une métaphore qui décrit un quartier établi au sein d'une ville, imaginée au départ de l'espace web ». Dans cette ville imaginaire, Internet représenterait le réseau routier, pendant que des serveurs informatiques feraient office de bâtiments, et que les pages web qu'ils hébergent, constitueraient les différentes pièces de ces édifices.
En visitant le quartier Wikimédia, on découvrirait donc plus d’un millier de bâtiments. Au sein de ceux-ci et à l’exception de quelques lieux administratifs, chaque pièce peut être visitée gratuitement, mais aussi modifiée au niveau de son contenu. On peut ainsi y ajouter de nouvelles choses, telles que du texte, des photos, des vidéos ou des documents sonores, et même changer ou supprimer ce qui a été créé ou modifié par d’autres. Tout cela, bien sûr, dans le but de rendre ces endroits plus esthétiques, ou plus authentiques et en tenant compte des différentes idées et des éventuelles oppositions de point de vue concernant les aménagements. Pour faciliter l'entente entre les personnes qui s'investissent dans les modifications, chaque pièce des bâtiments Wikimédia possède un espace annexe dédié à la discussion.
Dans la plupart des bâtiments Wikimédia, une personne malintentionnée peut même faire disparaitre tout le contenu d'une pièce. Néanmoins, dans la seconde qui suit, un robot remettra tout en place, avant de transmettre un message concernant le traitement du vandalisme. Lorsqu'une action plus discrète n'est pas détectée par un robot, une personne qui surveille la pièce prendra certainement le relais pour annuler les changements malveillants, et contacter la personne responsable. En cas de multirécidive, celle-ci peut se voir privée de sa capacité de modifier les pièces, soit dans le bâtiment vandalisé, soit dans tout le quartier quand cela se justifie. Après discussion, cette sanction sera mise en application par un administrateur ou une administratrice bénévole, choisi ou choisie par l'ensemble des autres bénévoles qui prennent soin des bâtiments.
On comprend donc que tout le monde peut enrichir, mais également surveiller et protéger les richesses partagées dans le quartier Wikimédia. Il suffit pour cela de rejoindre le mouvement en se créant un compte et de profiter de nombreux outils, dont un système de notification qui envoie un message dès qu'une pièce que l'on veut surveiller est modifiée. Pour créer ce compte, il n'est pas nécessaire de fournir une adresse ou un numéro de téléphone. Les seules informations personnelles indispensables au bon fonctionnement du quartier Wikimédia sont les adresses IP des visiteurs. Car contrairement à ce qui se passe dans les quartiers commerciaux de la grande ville numérique, tels que les GAFAM, NATU, BATX, le quartier Wikimédia ne récolte et ne vend aucune donnée à des fins d'exploitation.
Même les adresses IP enregistrées par le système ne sont pas visibles par les autres visiteurs. Elles sont remplacées par les noms et les pseudonymes fournis lors de la création des comptes, ou masquées par des comptes temporaires pour les modifications faites par des personnes non connectées. Seules quelques personnes accréditées par la communauté pour effectuer des contrôles d’usurpation d’identité ont accès à ces informations. C’est là une précaution nécessaire au bon déroulement des votes qui succèdent parfois aux recherches de consensus concernant l'aménagement du quartier Wikimédia.
Dans cette ville numérique que constituerait l'espace web, Wikimédia apparait ainsi comme le plus grand quartier dédié au partage de la connaissance. Tout d'abord, il y a les plus de 350 bâtiments Wikipédia, chacun dédié à une version linguistique de l'encyclopédie. Toujours séparés en versions linguistiques, on trouve ensuite : les bibliothèques Wikilivres et Wikisource, les bâtiments lexicaux Wiktionnaire, le journal Wikinews, le centre pédagogique et de recherche Wikiversité, le syndicat d’initiative Wikivoyage, le répertoire des êtres vivants Wikispecies et enfin l'institut des citations d’auteurs Wikiquote. Cela sans oublier le musée médiatique Wikimedia Commons et la banque Wikidata, reconnue comme étant la plus grande banque d’informations structurées au monde. Deux bâtiments dont l'une des fonctions principales communes est d’enrichir les pièces situées dans les autres buildings du quartier Wikimédia.
Dans tous ces immeubles, il arrive souvent que plus de la moitié des étages soient uniquement attribués à l'organisation des activités qui s'y déroulent. Chaque bâtiment peut aussi compter sur le soutien d'autres édifices tels que MediaWiki, Wikitech, Phabricator, qui sont trois lieux entièrement dédiés aux maintenances techniques sur l'ensemble du quartier. Concernant les aspects administratifs, c'est dans le bâtiment Méta-Wiki que s'opère la gouvernance générale du quartier, alors que les courriers adressés à ce dernier sont traités en première ligne dans le bâtiment Wikimedia VRT. À la suite de quoi, il ne reste plus qu'à citer le bâtiment Wikimedia Outreach, pour des initiatives de sensibilisation, et le bâtiment du journal Diff Wikimedia, comme lieu de publication d'actualités sur le mouvement.
En dehors de certains aspects techniques, tous ces bâtiments sont gérés exclusivement par des communautés bénévoles, qui sont toujours prêtes à accueillir de nouveaux membres. Les seuls immeubles du quartier qui diffèrent de ce principe sont les bâtiments vitrines de la Fondation Wikimédia et des autres associations Wikimédia qui engagent du personnel. Quant au bâtiment du conseil d'administration de la Fondation, des raisons officielles justifient le fait que la modification de ses pièces est réservée à ces membres et aux employés qui les soutiennent.
Face à tant d'utopies, on en vient donc à se demander comment tout cela fut rendu possible. Mais pour répondre à cette question, il faut alors parcourir tout un pan de l'histoire de la révolution numérique, depuis la contre-culture des années 1960 jusqu'à nos jours. On y découvre que les pionniers du réseau Internet étaient des chercheurs et étudiants en informatique, fortement influencés par de nouvelles idéologies, telles que celles qui furent à la source des évènements de mai 68 en France. C'est donc de là que naîtra la philosophie de partage, de liberté, de décentralisation et ce mode d’organisation tout à fait spécifique, que l'on observe aujourd'hui au sein du mouvement Wikimédia.
Il y eut tout d'abord la création d'Internet, comme réseau mondial de communication en libre accès, et le développement du World Wide Web, qui a grandement facilité les interactions humaines à l’échelle planétaire. Puis, ce fut l'arrivée du Web 2.0, caractérisé par l'apparition de nouveaux sites web directement modifiables à l'aide d’un simple navigateur. Or, parmi ceux-ci se trouvent les moteurs de Wiki, dont le plus puissant d’entre eux, MediaWiki, est un logiciel libre développé par la Fondation Wikimédia. Le moment est donc venu d'en savoir plus sur ce type de programme informatique, ainsi que sur le mouvement du logiciel libre, qui a fortement influencé la philosophie et les valeurs véhiculées au sein du mouvement.
'''Chapitre 2 : Le mouvement du logiciel libre.'''
L’un des premiers épisodes de la préhistoire de Wikipédia et du mouvement Wikimédia débuta en septembre 1983, lorsqu’un programmeur du Massachusetts Institute of Technology, appelé Richard Stallman, déposa un message sur la liste de diffusion net.unix-wizards. C’était un appel d’aide pour la création de GNU, un nouveau système d’exploitation qui devait réunir une suite de programmes que tout le monde pourrait utiliser librement sur son ordinateur personnel. Dans son message transmis via ARPANET, le premier réseau informatique à grande échelle qui précéda Internet, Stallman s’exprimait de la sorte.
Je considère comme une règle d’or que si j’apprécie un programme, je dois le partager avec d’autres personnes qui l’apprécient. Je ne peux pas en bonne conscience signer un accord de non-divulgation ni un accord de licence de logiciel. Afin de pouvoir continuer d'utiliser les ordinateurs sans violer mes principes, j’ai décidé de rassembler une quantité suffisante de logiciels libres, de manière à pouvoir m’en tirer sans aucun logiciel qui ne soit pas libre.
Le projet de Stallman, qui reçut le soutien nécessaire à son accomplissement, marqua ainsi le début de l’histoire du logiciel libre. Quant à la quantité d’aide fournie, elle permet de croire que Richard Stallman n’était pas seul à voir l’arrivée des logiciels propriétaires d’un mauvais œil. Car pour les membres du projet GNU et du mouvement du logiciel libre en général, un bon programme informatique doit respecter ces quatre libertés fondamentales :
1. La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages.
2. La liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos besoins.
3. La liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre voisin.
4. La liberté d’améliorer le programme, et de publier vos améliorations, pour en faire profiter toute la communauté.
Lors de l'apparition du logiciel libre, le marché de l’informatique était de fait en pleine mutation. L'habituel partage des codes informatiques entre les rares étudiants ou chercheurs, qui bénéficiaient d’un accès à un ordinateur, faisait l'objet d'une remise en question. Ce changement faisait notamment suite au Copyright Act de 1976, une nouvelle loi qui autorisait l'application d'un droit d'auteur sur le code informatique, et donc qui permettait d'en interdire le partage ou la réutilisation sans autorisation. Des clauses de confidentialité ont ainsi fait leur apparition, pendant que les employés des firmes informatiques étaient nouvellement soumis à des contrats de confidentialité. C'était la fin de l’entraide et de la solidarité pratiquées chez les pionniers de l’informatique. À sa place s'installaient la concurrence et la compétitivité, bien connues dans le système capitaliste marchand.
Cette mutation coïncidait avec l’arrivée des premiers ordinateurs de taille réduite. Grâce à l’apparition des premiers circuits intégrés, les premiers exemplaires avaient en effet été créés par l’industrie aérospatiale au début des années 1960. Cependant, il fallut attendre le début des années 1980 pour que le prix d’un ordinateur soit suffisamment bas pour en faire un bien de grande consommation. En 1982, le Commodore 64 entrait ainsi dans le livre Guinness des records, avec plus de 17 millions d’exemplaires vendus dans le monde. Mais avant cela, en 1981, l’IBM Personal Computer avait déjà fait son apparition, en proposant une architecture ouverte qui allait servir de modèle pour toute une gamme d’ordinateurs que l’on désigne toujours aujourd’hui par l’acronyme « PC ».
Pour faire fonctionner ses nouveaux modèles d'ordinateurs, la société IBM avait confié à l’entreprise Microsoft, créée en 1975, la mission de les équiper d’un système d’exploitation. Le contrat signé entre les deux firmes fut une véritable aubaine pour le fournisseur des programmes informatiques. Car sans s'en apercevoir, et sans jamais anticiper que son matériel serait cloné à grande échelle, IBM avait en effet permis à Microsoft d'établir un monopole dans la vente de logiciels. Cela fut condamné pour abus de position dominante et vente liée du logiciel avec le matériel informatique, mais sans pour autant empêcher Bill Gates, le principal actionnaire de Microsoft, d'être l'homme le plus riche du monde en 1994.
Toutefois, pendant que Microsoft renforçait sa position dominante, un nouvel événement majeur allait marquer l’histoire du logiciel libre. Celui-ci fut de nouveau déclenché par un appel à contribution, qui fut cette fois posté le vingt-cinq août 1991 par un jeune étudiant en informatique de 21 ans, appelé Linus Torvalds. Via le système de messagerie Usenet, sa demande avait été postée dans une liste de diffusion consacrée au système d’exploitation Minix, une sorte d’UNIX simplifié et développé dans un but didactique, par le programmeur Andrew Tanenbaum.
Loin d’imaginer que cela ferait de lui une nouvelle célébrité dans le monde du Libre, Torvalds entama son message par le paragraphe suivant.
« Je fais un système d’exploitation gratuit (juste un hobby). Il ne sera pas grand et professionnel comme gnu pour les clones 386. Ce projet est en cours depuis avril et commence à se préparer et j’aimerais avoir un retour sur ce que les gens aiment ou n’aiment pas dans minix, car mon système d’exploitation lui ressemble un peu, même disposition physique du système de fichiers pour des raisons pratiques entre autres. »
Bien qu’il fût présenté comme un passe-temps, le projet qui répondait au nom de « Linux », fut rapidement soutenu par des milliers de programmeurs du monde entier, avant de devenir la pièce manquante du projet GNU. En effet, les contributeurs au projet de Stallman n’avaient pas encore terminé l’écriture du code informatique du noyau Hurd, alors qu'il était censé établir la communication entre la suite logicielle produite par GNU et le matériel informatique. C'est donc la fusion des codes produits par les projets GNU et Linux qui permit la création du premier système complet, stable et entièrement libre baptisé GNU/Linux.
Au départ de ce nouveau système informatique, de nombreuses variantes, que l’on nomme communément « distributions », furent créées par des programmeurs de tous horizons. L’une de celles-ci s’intitule Debian et tire sa réputation d'être simultanément libre, gratuite, très fiable et produite par une communauté sans lien direct avec une société commerciale. Quatre qualités qui expliquent pourquoi, Debian sert de base à plus de 150 distributions dérivées, et que de nombreuses organisations l'utilisent, comme le fait la Fondation Wikimédia sur les serveurs qui hébergent les projets qu'elle supporte.
Grâce à la naissance des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc la possibilité de faire tourner ses serveurs informatiques, avec un système d’exploitation fiable, libre et gratuit. Comme son code source est ouvert, cela permet aussi à la Fondation Wikimédia de le modifier pour répondre aux besoins spécifiques du mouvement. À la suite de quoi, et selon les règles formulées par la communauté du logiciel libre, les modifications faites par la Fondation deviennent à leur tour, gratuitement et librement, utilisables par d’autres personnes ou organismes.
À ce premier héritage reçu par le mouvement Wikimédia, et toujours en provenance des logiciels libres, s’ajoute encore une innovation méthodologique. Dans son article La Cathédrale et le Bazar, Eric Raymond mobilise en effet le terme « cathédrale » pour désigner le mode de production des logiciels propriétaires, en opposition au mot « bazar », qu'il utilise pour qualifier le mode de développement des logiciels libres. D’un côté, il décrit une organisation pyramidale, rigide et statutairement hiérarchisée, comme on peut la voir souvent au sein des entreprises. Tandis que de l’autre, il parle d’une organisation horizontale, flexible et peu hiérarchisée, qu’il a lui-même expérimentée en adoptant le style de développement de Linus Torvalds, à savoir : « distribuez vite et souvent, déléguez tout ce que vous pouvez déléguer, soyez ouvert jusqu’à la promiscuité ».
À l’instar de la métaphore du quartier numérique présentée dans le précédent chapitre, cette manière de décrire les projets open source nous aide donc ici à mieux comprendre ce qui se passe dans le mouvement Wikimédia. D'un côté, on retrouve effectivement cette « ouverture jusqu’à la promiscuité », dans le libre accès accordé aux projets Wikimédia, alors que de l'autre, tout le monde peut rejoindre les projets et associations Wikimédia. Ces deux observations corroborent ainsi l’existence d’un deuxième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre. Néanmoins, il nous reste encore à découvrir un phénomène négligé par Eric Raymond durant ses observations, et qui pourtant, a considérablement influencé l'histoire de la révolution numérique. Découvrons donc à présent, la licence libre et le mouvement de la culture libre, dont elle fut à l’origine.
'''Chapitre 3 : Les licences et la culture libres.'''
Dans une biographie autorisée, Christophe Masutti explique à quel point la création de la Licence publique générale GNU, en tant que première licence libre créée par Richard Stallman, représente un épisode majeur de la révolution numérique. Selon lui :
La GPL apparaît comme l’un des meilleurs hacks de Stallman. Elle a créé un système de propriété collective à l’intérieur même des habituels murs du copyright. Surtout, elle a mis en lumière la possibilité de traiter de façon similaire « code » juridique et code logiciel.
Le concept de distribution associé à ce nouveau type de licence fut baptisé « copyleft », par inspiration d’un jeu de mots que Richard Stallman avait trouvé dans un courrier transmis par son collègue Don Hopkins. Le principe novateur de ce concept est d'obliger toute production de code dérivé à se soumettre à la même licence libre que le code d’origine. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de gens parlent de licence « virale » ou « récursive » en faisant référence à celle-ci. Quant à l'importance de cette clause, elle repose sur le fait d'interdire toute privatisation d'un code informatique produit sous licence libre. Sans celle-ci, un tel code risque en effet d'être récupéré, puis modifié, avant d’être placé sous un habituel copyright de type « tous droits réservés », dans le but de commercialiser son usage.
En 2001 et dans la mouvance provoquée par l'arrivée des licences libres, une organisation internationale sans but lucratif, intitulée Creative Commons, a entamé la promotion du partage et la réutilisation de la créativité et des connaissances grâce à la fourniture d’outils juridiques gratuits. Pour ce faire, elle met régulièrement à jour une panoplie de licences inspirées par la GNU, mais spécialement adaptées aux œuvres de l'esprit, telles que les productions littéraires, musicales, photographiques et vidéo, ainsi que les bases de données.
Contrairement aux licences libres fournies par la Free Software Foundation, conçues pour protéger du code informatique, les licences fournies par Creative Commons offrent la possibilité de sélectionner de nombreuses clauses pour protéger une œuvre. Avec le label CC, pour Creative Commons, on peut ainsi appliquer, ou ne pas appliquer, la clause « BY », qui oblige à créditer l'auteur, et la clause « SA », pour Share Alike, qui ordonne le partage à l’identique comme décrit précédemment. Après quoi il est encore possible d'ajouter la clause « NC », qui impose un usage non commercial, et finalement, la clause « ND », pour Non Derivative, qui exige que l’œuvre soit utilisée ou reproduite dans son intégralité et sans modification.
Le mouvement Wikimédia a choisi la licence CC.BY-SA pour protéger les contenus publiés dans tous ses projets. Cela à l'exception de la banque de données Wikidata, qui au même titre que les descriptions apportées aux fichiers téléchargés dans la médiathèque Wikimedia Commons, publie ses informations structurées sous licence CC0. Cette dernière licence est ainsi ce qui se rapproche le plus du domaine public, avec cet avantage de ne pas devoir mentionner les auteurs dans le traitement et la réutilisation du contenu de la base de données.
Cependant, il en résulte que les informations en question peuvent être réutilisées par des tiers qui ne sont plus obligés de citer leurs sources, comme le font les agents conversationnels des intelligences artificielles génératives, appelés couramment chatbots. Contrairement à la licence CC.BY-SA, la licence CC0 est donc moins apte à pérenniser les projets Wikimédia, puisqu'elle permet d'invisibiliser ces derniers au risque de réduire les chances d'arrivée de nouveaux contributeurs et contributrices. De plus, sans la clause SA qui assure l'application du copyleft, toutes les informations récupérées au sein de Wikidata et de Wikimedia Commons sont aussi susceptibles de quitter le monde du libre.
Quoi qu’il en soit, les licences Creative Commons, inspirées par la licence libre de Richard Stallman, apparaissent finalement comme un troisième héritage en provenance du mouvement du logiciel libre et de la culture libre qui en est issue. Grâce à la licence CC BY SA, les éditeurs des projets Wikimédia bénéficient effectivement d'une certaine reconnaissance, tout en étant assurés qu'aucun copyright sur leurs travaux ne puisse exclusivement profiter à une personne ou une compagnie. De plus, la licence libre appliquée au système d'exploitation installé sur les serveurs Wikimédia, garantit elle aussi un certain respect des contributeurs, puisqu'elle permet de vérifier si le code informatique ne compromet pas leurs vies privées.
Avec tous les autres apports en provenance du logiciel libre, ce sont là deux choses importantes qui ont permis l'apparition du mouvement Wikimédia. Toutefois, cela ne pouvait pas suffire à la création du projet Wikipédia qui en fut le point de départ. Car sans un espace numérique, mondial et libre d’accès, tel qu'il fut créé par Internet et l'espace web, aucune encyclopédie collaborative de cette envergure n'aurait pu voir le jour.
'''Chapitre 4 : Le réseau Internet.'''
L’histoire du réseau Internet constitue un nouvel épisode captivant de la révolution numérique, sans lequel le mouvement Wikimédia n’aurait jamais pu émerger. D’un point de vue purement technique, ce réseau informatique a été mis au point dans les années 1970, avant l’adoption généralisée du protocole TCP/IP, toujours en usage à ce jour. Ce dernier fut inventé par Vint Cerf et Robert Elliot Kahn, quand ils travaillaient pour la Defense Advanced Research Projects Agency, rattachée au département de la Défense américaine. L'une des premières présentations de leur projet fut ainsi réalisée lors d’une conférence organisée par l’International Network Working Group, une instance créée pour assurer la gouvernance mondiale du réseau informatique.
Sur base de ces informations, on peut penser qu’Internet a été créé par des militaires. Cependant, Une contre-histoire de l’Internet, nous révèle que les créateurs et les premiers utilisateurs d’ARPANET, considéré comme l’ancêtre d’Internet, étaient davantage des étudiants hippies et amateurs de LSD, que des militaires bien drillés. D’ailleurs, avant la standardisation du protocole TCP/IP, ARPANET fonctionnait depuis plus d’un an avec un autre protocole de transition intitulé Network Control Program. Or, celui-ci avait été mis au point, en février 1969, par le Network Working Group, un groupe informel d’étudiants rassemblés autour de Steve Crocker, lorsqu’il ne détenait encore qu’une simple licence, au niveau de sa formation universitaire.
Bien que rarement cité dans l’histoire d’Internet, ce groupe a pourtant mis en place la procédure RFC, pour Request For Comments, reconnue comme « l’un des symboles forts de la "culture technique" de l’Internet, marquée par l’égalitarisme, l’autogestion et la recherche collective de l’efficience ». Soit trois principes et une procédure, qui aujourd’hui encore sont appliqués sur le site Méta-Wiki, dans lequel s'organise la gestion communautaire du mouvement Wikimédia. Cela alors qu'au sein des autres projets dédiés à la production de contenus pédagogiques, des processus similaires de recherche de consensus ont fait leur apparition.
Il faut ensuite savoir que les liens entre ARPANET et l’armée ont disparu avec l’apparition du MILNET, un réseau entièrement dédié aux activités militaires, rebaptisé NIPRNet, pour Non-classified Internet Protocol Router Network, en 1990. Après une séparation définitive en 1983, précisément l’année où Richard Stallman postait sa demande d’aide pour le projet GNU, le réseau ARPANET resta uniquement dédié à la recherche et au développement. À cette époque, le réseau ne comprenait pas plus de 600 machines connectées, ce qui n'a donc rien de comparable avec ce vaste réseau informatique mondial que nous connaissons aujourd’hui et qui fut fortement développé au cours des années 1990.
Pour en assurer l’entretien technique, une organisation non gouvernementale, a été créée en 1992, sous l'appellation d’Internet Society. Celle-ci devait aussi veiller au respect des valeurs fondamentales liées au bon fonctionnement du réseau. Car avant d'atteindre des milliards d’appareils connectés, il a d’abord fallu réglementer les nombreuses dorsales internet intercontinentales, sans lesquelles la transmission du protocole TCP/IP partout dans le monde n'aurait pas été possible.
Quant à l’état d’esprit des créateurs d'Internet, un article intitulé Quarante ans après, mais qui donc créa l’internet ? apporte un éclairage particulièrement intéressant au sujet des liens que l'on peut établir entre le mouvement Wikimédia et l'histoire d'Internet. Dans son témoignage, Michel Elie, cet ingénieur en informatique, membre du Network Working Group cité précédemment, et responsable de l’Observatoire des Usages de l’Internet, nous explique en effet ceci.
Le succès de l’internet, nous le devons aux bons choix initiaux et à la dynamique qui en est résultée : la collaboration de dizaines de milliers d’étudiants, ou de bénévoles apportant leur expertise, tels par exemple ces centaines de personnes qui enrichissent continuellement des encyclopédies en ligne telles que Wikipédia.
Au courant des années 1990, le milieu informatique universitaire semblait donc toujours fortement imprégné des idéaux de la contre-culture des années 1960, produit par les baby boomers dans le contexte de la guerre du Vietnam. Afin d'illustrer les idées véhiculées à cette époque, voici un paragraphe extrait d'un ouvrage publié en 1970, et intitulé Vers une contre-culture : Réflexions sur la société technocratique et l’opposition de la jeunesse. Dans celui-ci, Théodore Roszak explique ceci.
Le projet essentiel de notre contre-culture : proclamer un nouveau ciel et une nouvelle terre, si vastes, si merveilleux que les prétentions démesurées de la technique soient réduites à n’occuper dans la vie humaine qu’une place inférieure et marginale. Créer et répandre une telle conception de la vie n’implique rien de moins que l’acceptation de nous ouvrir à l’imagination visionnaire. Nous devons être prêts à soutenir ce qu’affirment des personnes telles que Blake, à savoir que certains yeux ne voient pas le monde comme le voient le regard banal ou l’œil scientifique, mais le voient transformé, dans une lumière éclatante et, ce faisant, le voient tel qu’il est vraiment.
À la suite de cette lecture, il peut sembler paradoxal qu’une contre-culture, qui voit la technique comme inférieure et assimile la science au banal, puisse avoir un lien avec le milieu scientifique universitaire qui fut à l'origine d'Internet. Cependant, une réponse à cette énigme fut apportée par Fred Turner, par la publication de son livre intitulé : « Aux sources de l’utopie numérique : De la contre-culture à la cyberculture ».
Grâce à cet ouvrage, on découvre que le mouvement hippie utilisera tout ce qui était à sa disposition à l’époque pour parvenir à ses fins : LSD, spiritualités alternatives, mais également, objets technologiques les plus en pointe. Cela grâce notamment à l’influence de Steward Brand, le créateur d'un catalogue interactif, qui peut être considéré comme l'ancêtre analogique des groupes de discussions numériques apparus des années plus tard.
Comme autre indication, il y a ensuite les propos tenus en 1992, lors d’une plénière de la 24ᵉ réunion du groupe de travail sur l’ingénierie Internet, par David D. Clark, un autre pionnier d’Internet. Durant cette rencontre, ce chef de projet prononça des paroles restées dans les annales. « Nous récusons rois, présidents et votes. Nous croyons au consensus et aux programmes qui tournent ». Deux phrases seulement, mais qui, dans le cadre du milieu informatique, permettent de croire que le mépris de la contre-culture envers la technique et la science, s'est transformé en un refus d’autorité et une recherche de consensus.
Quoi qu'il en soit, le développement d'Internet ne s'est pas fait sans conflits idéologiques importants. On peut d'ailleurs se demander aujourd'hui à quoi ressemblerait Internet, s'il n'avait jamais été commercialisé. Cela s'est passé en novembre 1994, lorsque l’association sans but lucratif Advanced Network and Services, chargée de gérer les accès à Internet, a fait le choix de vendre ses activités. Cette décision faisait suite à un appel à des fonds privés pour financer d'importants changements dans l'infrastructure du réseau. Profitant de l'occasion, la société commerciale America Online a ainsi repris à son compte la gestion des connexions à Internet, après avoir effectué un versement de 35 millions de dollars.
Trente ans plus tard, Internet est devenu ce réseau que nous expérimentons aujourd'hui, à savoir : un réseau dominé par des sociétés privées les plus riches au monde. Dans ce contexte et parmi les 100 sites web les plus visités, seul le nom de domaine Wikipédia appartient à une organisation non lucrative. Cela explique donc pourquoi le mouvement Wikimédia, via son encyclopédie et la fondation qui l'héberge, représente à ce jour, et dans l'espace web, l'expression la plus visible de la philosophie des pionniers d’Internet.
Plus qu'un héritage, cette situation peut être vue comme une mission perpétuée au sein d'un espace envahi par une culture marchande et capitaliste. Il s'agit là d'une information importante qu'il faut retenir au sujet du mouvement Wikimédia. Elle ne clôture pas pour autant tout ce qu'il faut savoir au sujet des évènements qui ont permis la création d’une encyclopédie mondiale, libre et collaborative. Car avant cela, il nous reste encore à découvrir l'histoire du World Wide Web, un espace numérique sans lequel la création de Wikipédia n'aurait jamais été possible.
'''Chapitre 5 : Le World Wide Web.'''
Maintenant que le lien entre la création d'Internet et le mouvement Wikimédia est établi, découvrons à présent l'application la plus connue du réseau, que l'on nomme le World Wide Web, ou plus simplement « Web ». C'est Tim Berners-Lee qui en fut l’inventeur, lorsqu’il était encore actif à l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire. Il avait pour idée de créer un espace d’échange public par l’intermédiaire d'Internet, et pour y parvenir, il mit au point le logiciel « WorldWideWeb », ensuite rebaptisé Nexus, pour éviter toute confusion entre les deux termes.
Grâce à un système d’indexation appelé hypertexte, ce programme informatique a permis de produire et de connecter des espaces numériques, que l'on intitule sites Web. Ceux-ci sont composés de pages web, hébergées sur des ordinateurs distants, mais connectés entre eux au travers du réseau Internet. Pour permettre ce type de connexion, Berners-Lee mit au point le Hypertext Transfer Protocol ou HTTP, un nouveau protocole de communication simple en soi, mais dont la mise en œuvre technique est compliquée.
Pour veiller au bon fonctionnement et au bon usage de l'espace web, des règles de standardisation ont tout d'abord été édictées par l’association Internet Society. Après quoi, Berners-Lee fonda le W3C, un consortium international dont la devise est : « un seul Web partout et pour tous ». Si ce slogan nous apparaît très naturel aujourd’hui, il faut toutefois savoir que l'espace Web a bien failli être régi séparément par des acteurs commerciaux, avec tous les droits d'accès que cela aurait pu engendrer.
À partir du trente avril 1993, jour du dépôt du logiciel Nexus dans le domaine public par Robert Cailliau, un collègue de Berners-Lee chargé de la promotion de son projet, un tel scénario était en effet possible. Sauf qu'après le départ de Berners-Lee, devenu président du W3C, François Flückiger, qui avait repris son poste au sein du CERN, eut la présence d'esprit de réagir à temps. Selon le livre Alexandria qui parcourt l'histoire de Robert Caillau, voici ce qui aurait pu se passer si le code de l’éditeur HTML n'avait finalement pas été placé sous licence libre.
La philanthropie de Robert, c’est très sympa, mais ça expose le Web à d’horribles dangers. Une entreprise pourrait s’emparer du code source, corriger un minuscule bug, s’approprier le « nouveau » logiciel et enfin faire payer une licence à ses utilisateurs. L’ogre Microsoft, par exemple, serait du genre à flairer le bon plan pour écraser son ennemi Macintosh. Les détenteurs d’un PC devraient alors débourser un certain montant pour profiter des fonctionnalités du Web copyright Microsoft. Les détenteurs d’un Macintosh, eux, navigueraient sur un Web de plus en plus éloigné de celui vendu par Bill Gates, d’abord gratuit peut-être, avant d’être soumis lui aussi à une licence.
Face à un tel scénario, nous découvrons de nouveau à quel point le concept de licence libre a fondamentalement changé le cours de la révolution numérique. Sans cela, nos expériences et nos usages de l'espace numérique auraient été totalement différents. L'utopie Wikipédia, par exemple, n'aurait certainement pas vu le jour, en raison de l'éclatement des espaces numériques et des coûts d'accès auxquels seraient confrontés les bénévoles qui ont construit le projet. Quoi qu'il en soit, et au niveau technique, une fois l'espace web apparu, il ne manquait plus que l'apparition des plateformes Wiki pour permettre la création d'une encyclopédie collaborative au format numérique.
'''Chapitre 6 : Les plateformes Wiki.'''
Un wiki, ou un moteur de wiki, est un logiciel que l'on installe sur un serveur informatique pour permettre la création d’un site web éditable et configurable à l’aide d’un simple navigateur. Plus précisément, c’est un système de gestion de contenu, dans lequel le code HTML, CSS, JavaScript et Lua, ainsi que certains paramètres, peuvent être modifiés par tous les internautes. Cela peut se faire en se connectant à un compte utilisateur, afin de bénéficier des droits de modification et d’administration qui lui sont accordés, ou en utilisant la configuration attribuée par défaut aux personnes non connectées.
Sur les pages web d'un wiki, chaque modification provoque un nouvel enregistrement complet du code source qui la compose. De la sorte, il est toujours possible, à partir d’une page reprenant l’historique des modifications, de rétablir l'une de ses anciennes versions. Grâce à ce système, on peut ainsi savoir quelle personne, ou quelle adresse IP est à l’origine d’un changement, et même voir l’endroit où la modification a été faite, et à quel moment celle-ci a été réalisée.
Le premier logiciel Wiki, qui portait le nom de WikiWikiWeb, a été créé et placé sous licence libre GPL par Ward Cunningham en mars 1995. Grâce à la licence, d’autres programmes wiki ont vu le jour en copiant ou s’inspirant du code source de WikiWikiWeb, ou des autres projets wiki qui l'avaient fait auparavant. Cette émulation récursive, qui donna naissance à toute une panoplie de projets wiki, est donc à nouveau une belle illustration des retombées positives que peut susciter l'application d'une licence libre.
Parmi les différents logiciels Wiki disponibles, UseModWiki fut choisi par la société Bomis qui finança la création du premier projet Wikipédia en anglais. C'était un choix judicieux, car l’éclatement de la bulle spéculative d’Internet, à la fin des années 2000, confrontait l'entreprise à de grosses difficultés financières. Un programme gratuit, simple d’utilisation et peu gourmand en ressources informatiques, convenait donc parfaitement dans ce cadre. UseModWiki fut par après remplacé par un autre moteur de Wiki sans nom, mais plus performant et toujours produit sous licence libre. Ce dernier fut ensuite amélioré par plusieurs programmeurs, dont Brion Vibber, le premier employé de la Fondation Wikimédia, avant d’être finalement intitulé MediaWiki.
Avec l’aide de nouveaux employés et des bénévoles actifs sur le site mediawiki.org, ce système de gestion de contenu finit par apparaitre en tête du classement des wikis les plus utilisés. Toujours grâce à sa licence libre, des milliers d'autres personnes et projets ont effectivement pu développer des sites Web, sans nécessairement faire partie du mouvement Wikimédia. Ce succès a par ailleurs justifié la programmation de rassemblements annuels entre 2016 et 2020, entre personnes et organismes qui utilisent le programme, pour discuter de son développement et de ses usages.
Ceci étant dit, il existe dans la liste des Wikis d’autres logiciels libres intéressants, tels que DokuWiki, rendu populaire par sa simplicité d’installation et d’usage. Jusqu’à ce jour cependant, seul MediaWiki semble suffisamment stable et puissant pour permettre le développement optimal de l’ensemble des projets Wikimédia. Avec parmi ceux-ci, bien sûr, Wikipédia, l'encyclopédie libre et universelle, dont nous allons enfin découvrir la mise en place dans ce prochain chapitre.
'''Chapitre 7 : L’encyclopédie libre et universelle.'''
Dans les chapitres précédents, nous avons découvert toutes les innovations techniques et culturelles, sans lesquelles Wikipédia n’aurait jamais pu devenir la plus grande encyclopédie libre et universelle connue au monde. Son objectif est de synthétiser la totalité du savoir humain, ce qui n’est autre finalement, qu’un vieux rêve de notre humanité. Trois cents ans avant Jésus-Christ et durant la création de la bibliothèque d’Alexandrie, ce désir était aussi celui de Ptolémée Iᵉʳ. Puis, deux siècles plus tard, Denis Diderot publie, avec Jean Le Rond d'Alembert et Louis de Jaucourt en 1751, la première édition de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. Quant à Paul Otlet, qui a créé avec Henri La Fontaine la classification décimale universelle en usage depuis 1905, il s’était mis en tête de répertorier l’ensemble du savoir humain au sein d'un seul édifice.
Peu connu à ce jour, ce documentaliste belge rêvait pourtant de cataloguer le monde et de rassembler toutes les connaissances humaines, sous la forme d’un gigantesque répertoire bibliographique universel, situé à l'intérieur d'un Mundaneum. En 1934, dans le Traité de documentation écrit par celui qui voulait « classer le monde », Otlet décrit, de manière particulièrement visionnaire, un possible partage du savoir et de l’information.
Ici, la Table de Travail n’est plus chargée d’aucun livre. À leur place se dresse un écran et à portée un téléphone. Là-bas, au loin, dans un édifice immense, sont tous les livres et tous les renseignements, avec tout l’espace que requiert leur enregistrement et leur manutention…
De là, on fait apparaître sur l’écran la page à lire pour connaître la question posée par téléphone avec ou sans fil. Un écran serait double, quadruple ou décuple s’il s’agissait de multiplier les textes et les documents à confronter simultanément ; il y aurait un haut-parleur si la vue devrait être aidée par une audition. Une telle hypothèse, un Wells certes l’aimerait. Utopie aujourd’hui parce qu’elle n’existe encore nulle part, mais elle pourrait devenir la réalité de demain pourvu que se perfectionnent encore nos méthodes et notre instrumentation.
Avant l'apparition des intelligences artificielles et à peu de choses près, cette utopie décrite en 1934 par Otlet correspond à l'usage que l'on fait du réseau Internet et de son espace web, lorsqu'on recherche de l'information. Premièrement, allumer un système informatique, avec ou sans fil et muni d'un écran, ensuite, poser une question dans un moteur de recherche, puis finalement, être redirigé, comme cela arrive très souvent, vers l'une des versions linguistiques de Wikipédia.
Ce scénario, dans lequel les moteurs de recherche jouent un rôle central, explique la popularité de l'encyclopédie libre. D'autres projets similaires étaient pourtant apparus sur le Web avant l'arrivée de Wikipédia. Environ trois ans avant sa création, Aaron Swartz, un activiste de la culture libre qui avait juste douze ans à l'époque, avait par exemple lancé une sorte de site encyclopédique produit et régi par ses usagers. Appelé The Info Network, ce site web avait d'ailleurs permis à son auteur de recevoir l'ArsDigita Prize, un prix décerné aux jeunes créateurs de projets « utiles, éducatifs, collaboratifs et non commerciaux ».
Il faut savoir ensuite que l'expression « encyclopédie libre et universelle » apparut pour la première fois sur le Net sous la plume de Richard Stallman et durant l'année 2000, soit approximativement un an avant la naissance de Wikipédia. C'était dans un essai intitulé The Free Universal Encyclopedia and Learning Resource, qui, selon son auteur, avait été rédigé deux ans avant sa publication sur la liste de diffusion du projet GNU. Repris ci-dessous, un extrait de ce texte, présente les particularités du projet.
Le World Wide Web a le potentiel de devenir une encyclopédie universelle couvrant tous les domaines de la connaissance et une bibliothèque complète de cours d’enseignement. Ce résultat pourrait être atteint sans effort particulier, si personne n’intervient. Mais les entreprises se mobilisent aujourd’hui pour orienter l’avenir vers une voie différente, dans laquelle elles contrôlent et limitent l’accès au matériel pédagogique, afin de soutirer de l’argent aux personnes qui veulent apprendre.
Nous ne pouvons pas empêcher les entreprises de restreindre l’information qu’elles mettent à disposition ; ce que nous pouvons faire, c’est proposer une alternative. Nous devons lancer un mouvement pour développer une encyclopédie libre universelle, tout comme le mouvement des logiciels libres nous a donné le système d’exploitation libre GNU/Linux. L’encyclopédie libre fournira une alternative aux encyclopédies restreintes que les entreprises de médias rédigeront.
En parlant d'un « mouvement pour développer une encyclopédie libre universelle », Stallman anticipait donc, sans le savoir, l'arrivée du mouvement Wikimédia, qui ne se concrétisa que des années plus tard. Quant à la soixantaine de paragraphes qui décrivent son projet, on y retrouve, dans une forme presque identique, les cinq principes fondateurs, qui ont guidé la création de Wikipédia et qui sont toujours actifs à ce jour.
Le premier consiste bien sûr à créer une encyclopédie ; le deuxième réclame une neutralité de point de vue, chose que Stallman expliquait déjà en écrivant qu’en cas de controverse, plusieurs points de vue seront représentés, le troisième implique le respect des droits d’auteur et l’adoption d'une licence libre, celle précisément dont Stallman avait été l'initiateur, le quatrième inscrit le projet dans une démarche collaborative, là ou Stallman précisait déjà que « tout le monde est le bienvenu pour écrire des articles », et le cinquième enfin, stipule qu’il n’y a pas d’autres règles fixes, une position somme toute très courante dans le milieu des hackers dont Stallman faisait partie.
Contrairement à ce que l'on peut croire, le projet d'encyclopédie libre et universelle n'était donc pas une idée originale de Jimmy Wales et Larry Sanger, tous deux reconnus à ce jour comme les deux fondateurs de Wikipédia. Ce qu'ils firent en revanche, c'est d'exploiter l'idée au sein de la société Bomis, détenue par Jimmy Wales, pour enrichir son encyclopédie commerciale Nupedia. Cette dernière avait été lancée en avril 2000, soit environ dix mois avant Wikipédia, et sa rédaction était assurée par des experts engagés au sein d’un processus éditorial strict et formel. Malheureusement pour la firme Bomis, le nombre d’articles ne progressait que très lentement.
Dans le but d'accélérer le processus, Larry Sanger, docteur en philosophie et employé par Bomis pour assurer le rôle de rédacteur en chef de Nupedia, eut l'idée d'installer un logiciel wiki sur les serveurs de son entreprise. L'objectif était d'ouvrir un site web participatif, dans lequel des volontaires pourraient créer des articles encyclopédiques, pour qu'ils soient ensuite intégrés dans le projet commercial. Malgré le manque d’enthousiasme de son employeur, Sanger mit ses idées en application, et c'est donc ainsi que débuta l’histoire de Wikipédia, avec sa toute première version en anglais.
C’était le 15 janvier 2001, précisément le même mois où Richard Stallman mit en ligne son propre projet d’encyclopédie libre et universelle, qu'il souhaitait intituler GNUPedia. Étonnamment, les noms de domaine gnupedia .com .net et .org avaient déjà été enregistrés au nom de Jimmy Wales, ce qui obligea Stallman à rebaptiser son projet GNE. Ce fait est d'autant plus surprenant que Wales affirma des années plus tard : « n’avoir eu aucune connaissance directe de l’essai de Stallman lorsqu’il s’est lancé dans son projet d’encyclopédie ».
Le site GNE ne ressemblait cependant pas vraiment à une encyclopédie, mais plutôt à un blog collectif ou une base de connaissance, tandis que sa page d’accueil précisait clairement qu’il s’agissait d’une bibliothèque d’opinion. Quant à sa modération, elle avait demandé d'engager un employé, car elle s'est avérée bien plus compliquée que prévu. À côté de cela, et probablement grâce aux spécificités de l’environnement wiki et aux soutiens apportés par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia réussit à mettre en place une organisation efficace au sein d'une communauté d'éditeurs grandissante.
Peut-être en raison de la concurrence libre faite par le projet GNE, Jimmy Wales décida d'abandonner le copyright que Bomis détenait sur son encyclopédie commerciale Nupedia, pour le remplacer par une licence Nupedia Open Content. Peu de temps après, il décida finalement d'adopter la licence de documentation libre GNU conçue pour protéger les textes de documentation des logiciels libres. Ce dernier choix fut une stratégie efficace, puisque cela incita Richard Stallman à transférer tout le contenu de son projet GNE vers Nupedia, et à encourager tout le monde à contribuer sur Wikipédia.
Parmi les autres actions de Jimmy Wales qui ont contribué au succès de Wikipédia, il y eut cette idée d'ouvrir le projet aux « gens ordinaires ». C’était un choix qui s’opposait aux idéaux de Larry Sanger, qui de loin préférait le modèle de Nupedia avec son système de relecture par des experts. Cependant, Jimmy Wales, en tant qu'homme d’affaires, visait une croissance plus rapide du contenu de l'encyclopédie.
Cette croissance ne s'est toutefois pas faite sans difficulté. Le 26 février 2002, en effet, l'Enciclopedia Libre Universal en Español, un projet dissident du projet Wikipédia, fit son apparition. C'était une réaction à de la censure, à l'existence d'une ligne éditoriale et à la possibilité de voir apparaitre des publicités dans Wikipédia. En raison des remises en question que cette séparation suscitait parmi les bénévoles actifs dans les projets, Jimmy Wales renonça finalement à l'usage de la publicité et mit de côté ses visions en matière de profit.
Il faut aussi tenir compte du fait que cet évènement est survenu lors de l'éclatement de la bulle spéculative Internet et du krach boursier de 2001-2002. Une conjoncture qui plaçait la société Bomis dans des difficultés financières, et surtout, dans l'incapacité de payer le salaire de Larry Sanger, son seul employé. En mars 2002 et après un mois d’activité bénévole, l’ex-employé décida alors de quitter les fonctions, qu'il occupait depuis un peu plus d'un an, dans Nupedia et Wikipédia. Avec le seul soutien de Jimmy Wales, les deux encyclopédies purent toutefois poursuivre leurs développements, toujours avec le concours d'experts dans Nupedia et d'une communauté bénévole au niveau de Wikipédia. Néanmoins, en septembre 2003 et vu l'écart qui se creusait entre les deux projets, l'encyclopédie Nupedia fut fermée et ses quelques dizaines d'articles transférées vers les milliers d'autres que comprenait déjà le projet Wikipédia.
Trois ans plus tard, Larry Sanger n’avait pas dit son dernier mot. En septembre 2006, il décida en effet de lancer sur fonds propres une encyclopédie intitulée Citizendium. Cette plateforme écrite en anglais uniquement et toujours active à ce jour, repose sur un système d’expertise, dans lequel les contributrices et les contributeurs doivent déclarer leur identité réelle. En avril 2026 cependant, Citizendium reprenait moins de 2000 articles, tout avancement confondu, tandis que le projet Wikipédia en anglais en regroupait déjà plus de 7 millions.
Voici donc comment est née la plus grande encyclopédie du monde, dont la taille et la visibilité n'avaient jamais été égalées auparavant. Une encyclopédie qui, de plus, s'est rapidement déclinée en de nombreuses versions linguistiques, à l'instar de sa version francophone, lancée moins de quatre mois après le projet original en anglais. Toutes ces versions ont formé les premières bases d’une organisation mondiale, bientôt chapeautée par une fondation. Avant cela, d'autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour au côté de Wikipédia. Intitulés projets frères, ceux-ci se constituent à leur tour en de nombreuses versions linguistiques, tout en poursuivant le processus de création du mouvement Wikimédia.
'''Chapitre 8 : L'arrivée des projets frères.'''
Dans le but de développer des contenus pédagogiques qui ne trouvaient pas leur place dans Wikipédia, d’autres projets pédagogiques et collaboratifs ont vu le jour, pour former ce que l'on appelle couramment aujourd'hui : l’écosystème Wikimedia. La naissance de tous ces projets, ainsi que les évènements importants qui ont contribué au développement du mouvement, ont été repris dans une ligne du temps réalisée par Guillaume Paumier, à l’occasion du dixième anniversaire de Wikipédia. Grâce à ce graphique, qui complète avantageusement la page Wikimedia News, on peut découvrir en détail l'évolution des projets, des versions linguistiques, du nombre de contributeurs et d'articles, tout en observant le développement du mouvement dans son ensemble.
Parmi tous les projets frères, le premier à apparaître fut Méta-Wiki, une plateforme de référence pour centraliser la gestion de l'ensemble des sites web hébergés par la fondation Wikimédia. Dans un premier temps, cet espace communautaire en ligne a répondu à la nécessité de traiter en un seul lieu les questions communes aux différentes versions linguistiques de Wikipédia. Aujourd'hui, le site web est le principal endroit de coordination et de gestion de l'ensemble du mouvement Wikimédia. On y retrouve énormément d'informations au sujet des projets en ligne, et peut-être plus encore, concernant la Fondation et les organismes affiliés.
Après Méta-Wiki, sept autres projets de partage de la connaissance ont fait leur apparition, avant d'être déclinés à leur tour en plusieurs versions linguistiques. Tous ces projets émergent en général sur l’initiative d’un petit groupe de personnes actives au sein d’un projet préexistant. Ce fut le cas du projet Wiktionnaire en anglais, le deuxième projet à voir le jour après Méta-Wiki, en décembre 2002, soit deux ans avant la version francophone apparue en mars 2004.
Il est intéressant d'observer que la version francophone du Wiktionnaire n’a pas été créée à partir du projet anglophone, mais bien depuis le projet Wikipédia en français. D'ailleurs, on peut retrouver dans les archives de ce dernier projet, un débat concernant la pertinence de cette création, dont voici un extrait.
En fait, ce qui me peine vraiment avec le projet Wiktionary, c’est que, alors qu’on essaie de rassembler les gens (pas facile) pour créer une sorte de tour de Babel de la connaissance, tâche bien longue et difficile, ce nouveau projet va disperser les énergies pour une raison qui ne me semble pas valable. C’est la création de Wiktionary qui va créer des redondances. À mon avis il existera rapidement des pages sur le même mot, mais ne contenant pas les mêmes informations. Pour quelle raison ces connaissances devraient-elles être séparées ? Les encyclopédies sur papier devaient faire des choix à cause du manque de place, mais nous, pourquoi le ferions-nous ??? "Wikipédia n’est pas un dictionnaire" n’est pas un argument à mon avis... si vraiment c’était pas un dictionnaire, il faudrait virer tout un tas d’article. Je ne comprends vraiment pas cette volonté de séparer la connaissance entre ce qui est encyclopédique et ce qui n’est qu’une définition.
Réponse
Pour moi, ce qu’est Wiktionary, c’est une partie de Wikipédia s’intéressant plus particulièrement aux aspects linguistiques des mots. La différence que je verrais entre la partie dictionnaire de Wikipédia et sa partie dite encyclopédique, c’est que la partie dictionnaire s’intéresserait au sens des mots eux-mêmes alors que la partie encyclopédie s’attache plus à faire ressortir un état des connaissances à un moment donné. Le pourquoi de la séparation avec la partie encyclopédie tient plus à des raisons techniques qu’à une volonté de monter un projet indépendant. En effet, et à mon humble avis, un dictionnaire nécessite une plus grande rigueur (de présentation) qu’une encyclopédie. Ceci entraîne beaucoup de problème et entre autres le choix de la mise en forme des articles du dictionnaire.
Créer un nouveau projet, c’est effectivement créer de nouveaux sites web, qui devront faire l’objet d’une nouvelle gestion, tant pour les serveurs de la Fondation, que pour la nouvelle communauté de contributeurs. L’importation de pages d’un projet à l'autre ou la traduction de celles-ci sont bien sûr toujours possibles, mais cela duplique alors aussi la maintenance et les mises à jour. Le choix de scinder un projet, en faveur d’une plus grande liberté, comporte donc certains coûts humains et financiers.
Ce prix à payer n'a pour autant pas empêché le projet anglophone Wikibooks de faire son apparition le 10 juin 2003, soit près d’un an avant Wikilivres, la version francophone du projet, apparue le 22 juillet 2004. Cette dernière création avait de nouveau été débattue au sein de la communauté Wikipédia en français, et non pas dans le Wikibooks en anglais. Quant à l'objectif commun aux deux projets linguistiques, il était de créer une « bibliothèque de livres pédagogiques libres que chacun peut améliorer ».
Environ un an après la création du projet en anglais, un nouvel espace de noms intitulé Wikijunior fut mis en place au sein de la bibliothèque en ligne. Ce sous-projet avait été créé pour répondre à un financement de la fondation Beck, qui cherchait à promouvoir la production de nouvelles littératures pour des enfants de huit à onze ans. Peu de temps après, cette tranche d’âge fut toutefois élargie de zéro à douze ans au niveau du projet francophone, quand le sous-projet y fut adopté.
Ces deux évènements témoignent ainsi qu'il est toujours possible qu'un sous-projet apparaisse dans un projet Wikimédia. Comme autre exemple, il y a aussi le WikiJournal, un sous-projet développé au sein du projet Wikiversité en anglais et qui reçut le prix de l’Open Publishing Awards en 2019. Une demande fut faite pour qu'il puisse bénéficier d'un nouveau site web dans le but de pouvoir se développer en dehors de Wikiversité. Malheureusement pour les initiateurs, la demande est restée sans suite jusqu'à ce jour, après que le conseil d’administration de la Fondation, chargé de répondre à celle-ci, considéra que le projet n’était pas suffisamment abouti.
Il faut savoir qu'avant cela, le projet Wikiversité, dans lequel est né Wikijournal, avait lui-même été un sous-projet du projet Wikibooks. Initialement, il visait à « créer une communauté de personnes qui se soutiennent mutuellement dans leurs efforts éducatifs ». Cependant, en août 2005, une longue discussion remit en question l’existence du sous-projet Wikiversité dans Wikibooks. Au terme de celle-ci, la décision fut prise de transférer Wikiversité et son contenu sur le site Méta-Wiki, là où de nouvelles discussions ont abouti à l’idée de faire de Wikiversité un nouveau projet indépendant.
Déjà à l'époque, le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia se montrait réticent à l'ouverture de nouveaux projets, et sa réaction fut de demander l'ouverture d'un sondage au sein de la communauté. Celui-ci devait rassembler une majorité des deux tiers en faveur de l'ouverture du nouveau site web. Un résultat qui fut finalement obtenu, mais pas sans de longs débats, dont voici un extrait.
La principale raison pour laquelle la Fondation Wikimédia ne veut pas lâcher le morceau est une simple question de bureaucratie et la crainte que le projet ne devienne une autre Wikispecies. Wikispecies est une idée cool, mais les fondateurs du projet se sont dégonflés à mi-chemin de la mise en place du contenu et ont décidé de faire une révision majeure qui a pris plus de temps que ce que tout le monde était prêt à mettre.
Le même problème s’applique à Wikiversity en ce qui concerne la Fondation, parce que les objectifs et les buts de ce projet ne sont pas clairement définis, et il semble que les participants essaient de mordre plus qu’ils ne peuvent mâcher en proposant une université de recherche multicollèges entière, avec un statut de recherche et une accréditation, à former de toutes pièces plutôt qu’un simple centre d’éducation pour adultes avec quelques classes.
En novembre 2005 et malgré les résultats positifs du sondage, l'indépendance du projet Wikiversité ne fut toutefois pas acceptée par cinq membres du conseil. Ceux-ci réclamaient une réécriture de la proposition pour en exclure la remise de titre de compétence, la conduite de cours en ligne, et de clarifier le concept de plate-forme e-learning. Quand ces rectifications furent faites, le projet bénéficia d'une période d’essai de plusieurs mois, jusqu'à ce que les amendements apportés au projet de départ soient enfin acceptés, le 31 juillet 2006. Ce long temps d'attente était justifié par la création du special projects committee, qui, jusqu'en décembre 2021, fut chargé de soulager le conseil d’administration de la fondation, par rapport aux demandes de création de nouveaux projets Wikimédia.
Un nouveau site, nommé Beta-Wikiversity, fut ainsi créé pour assister le lancement des différentes versions linguistiques de Wikiversité. Durant six mois, son premier objectif a d'abord été l'élaboration des lignes directrices concernant la potentialité de produire des recherches collaboratives au sein du projet. Par la suite, chaque nouvelle version linguistique, développée dans le projet Beta, devait avoir plus de 10 modifications par mois, réalisées par au moins trois personnes distinctes, avant de pouvoir bénéficier de son propre site web.
À l'image de Beta-Wikiversity, le projet Wikisource possède lui aussi un site indépendant pour lancer ces nouvelles déclinaisons linguistiques. Tandis que pour tous les autres projets pédagogiques, ce lancement s'effectue sur la plateforme Wikimedia Incubator, créée à la même époque que Beta-Wikiversity. Ces trois plateformes de lancement ne concernent pas les nouveaux projets, qui doivent faire l'objet d'une acceptation par le conseil d'administration de la Fondation Wikimédia, et qui peuvent avoir pour origines des processus de création divers.
Le projet Wikivoyage, par exemple, fut initialement créé en 2003 dans un Wiki extérieur au mouvement Wikimédia, là où il portait le nom de Wikitravel. Comme cela arrive parfois, ce projet sans but lucratif fut acheté par une entreprise commerciale en 2006. Mais en raison du changement de gouvernance et de l'apparition de publicités, une scission est apparue au sein de la communauté d’éditeurs. Les personnes désireuses de quitter Wikitravel lancèrent alors un nouveau site appelé Wikivoyage, qui reçut en 2007, le Webby Award du meilleur guide de voyage Internet.
L'intégration de Wikivoyage dans l'écosystème Wikimédia n'a cependant été faite qu'en 2012, à la suite d'un appel à commentaires durant lequel 540 personnes sur 699 furent en faveur de l’intégration du projet. Comme cette nouvelle déclencha une migration importante depuis Wikitravel vers Wikivoyage, une plainte fut déposée par la société commerciale en charge du premier projet. Celle-ci fut toutefois rejetée et le projet Wikivoyage continua à prendre de l’ampleur au sein du mouvement Wikimédia, avec la création de nouvelles versions linguistiques.
Le cas de Wikivoyage apparait toutefois comme une exception, car en général les nouveaux projets émergent des centaines de candidatures déposées sur le projet Méta-Wiki. Celles-ci se soldent bien souvent par un refus, comme ce fut le cas pour le projet WikiLang dont le but était de lancer un laboratoire linguistique. Quelques rares projets ont pourtant eu la chance d'être élus. Ce fut notamment le cas en octobre 2012, avec le lancement de la base de données structurée et sémantique Wikidata et de ses extensions Wikibase, ou plus récemment, en 2020, avec l'arrivée du projet Abstract Wikipedia et Wikifunctions.
Sans vouloir entrer dans les détails, il est intéressant de savoir que l'interconnexion entre ces trois projets permet de traduire automatiquement des articles encyclopédiques dans tous les langages naturels pris en charge par le mouvement Wikimédia. Plus précisément, les phrases des articles publiées sur Abstract Wikipédia, sont formulées par des fonctions informatiques produites dans le projet Wikifunctions, dans le but de traiter les informations de la base de données sémantique Wikidata. Autrement dit, un article dans Abstract Wikipédia ne possède qu'une seule page pour toutes les langues, pareillement aux pages d'entités de Wikidata, qui ont pour titre une lettre suivie d'un chiffre.
À la suite de ces explications, on observe donc que ce n'est pas la complexité qui détermine le refus projet, mais plutôt une série de critères comparables à ceux retenus pour supprimer des projets ou versions linguistiques déjà existants. À ce propos, il existe sur Méta-Wiki une liste mise à jour des différents sites hébergés par la Fondation Wikimédia, dont l'existence est remise en cause. Dans celle-ci, on retrouve essentiellement des versions linguistiques de projets, qui n’ont pas réussi à poursuivre leurs développements, bien qu'un projet entier soit toujours susceptible d'être mis à l'arrêt. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé aux 31 versions linguistiques du projet Wikinews, qui, en date du 4 mai 2026, soit 22 ans après le lancement du site anglophone, sont accessibles en mode lecture uniquement.
Dans le cas de Wikinews, ce fut le manque d'activité qui apparut comme principale justification de la suspension du projet. Cependant, d'autres raisons pourraient être invoquées, comme le prouve cet épisode de 2005, où, peu de temps après son lancement, la version francophone du recueil de citations Wikiquote a bien risqué de disparaitre. Le projet fut effectivement accusé d’avoir récupéré le contenu d’une base de données soumise à un droit d’auteur, incompatible avec la licence Creative Commons appliquée sur l’ensemble des projets pédagogiques Wikimédia. Lorsqu'une plainte fut adressée à l’association Wikimédia France, pour être ensuite relayée sur le site Méta-Wiki, il fut bien question de fermer le projet. Après de longues discussions, celui-ci fut toutefois maintenu, mais avec pour conditions de repartir de zéro, et d’établir une charte pour garantir la traçabilité des citations reprises par le projet.
Voici donc de quoi se faire une idée sur la manière dont les projets pédagogiques et leurs déclinaisons linguistiques apparaissent et disparaissent au sein du mouvement. Les exemples repris ci-dessus suffisent effectivement pour comprendre les principes généraux qui sous-tendent leurs créations. En dehors de Méta-Wiki, Wikidata, Wikifunctions, Abstract Wikipédia et Wikimedia Commons, qui ne sont pas des projets de contenu pédagogique à proprement parler, tous les autres projets semblent effectivement provenir d’un désir de spécialisation d’un projet préexistant.
L'idée est généralement débattue dans un projet de même langue, avant de relayer la discussion vers le site Méta-Wiki. Si le projet y est jugé pertinent, il fait alors l'objet d'une candidature, qui doit actuellement être soumise au groupe de travail des projets frères du comité des affaires communautaires de la Fondation Wikimédia. Quant aux nouvelles versions linguistiques, elles doivent être aujourd'hui soumises à l'approbation du comité des langues, avant d'être testées sur les plateformes Incubator, Beta-Wikiversité ou Wikisource Multilingue, dans le but de bénéficier d’un site web indépendant.
Après ces explications concernant les projets frères et leurs variations linguistiques, il nous reste encore à parler des sites qui ont un lien avec le mot Wiki, soit par leur nom, soit par le logiciel utilisé. En 2024 effectivement, plus de 22 600 d'entre eux étaient répertoriés, dont plus de 95 % sans aucun lien avec le mouvement Wikimédia, en dehors du fait, peut-être, qu’ils utilisaient le logiciel MediaWiki développé par la Fondation Wikimédia.
WikiLeaks par exemple, créé par Julian Assange dans le but de publier des documents classifiés provenant de sources anonymes, n’est ni un projet Wikimédia, ni un site collaboratif. Quant au recueil universel et multilingue de guides illustrés WikiHow, si celui-ci fonctionne pour sa part de manière collaborative et avec le logiciel MediaWiki, il n'a pourtant aucun lien avec le mouvement Wikimédia. D'ailleurs, son ergonomie, radicalement différente de celle des projets Wikimédia, permet de le comprendre au premier coup d’œil.
En revanche, Wikimini, l'encyclopédie libre pour les enfants, a une apparence tout à fait comparable à celle des projets Wikimédia, alors que le projet n’a jamais été accepté par la Fondation. Quant aux projets WikiTribune et Fandom, l'ambiguïté qu'ils entretiennent avec le mouvement est d'autant plus grande qu'ils ont été créés par Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia et de la Fondation Wikimédia. Cependant, comme ce sont des projets commerciaux, ils ne peuvent en aucun cas être soutenus par une fondation sans but lucratif.
Au terme de cette présentation, il ne reste plus qu'à signaler que le mouvement Wikimédia ne fut conscientisé que tardivement par rapport à l'apparition des projets Wikimédia et de leurs différentes versions linguistiques. Pour qu'un sentiment de collectivité se manifeste entre tous ceux-ci, il fallut effectivement attendre qu'une coordination se développe sur la plateforme Méta-Wiki, mais également que de nombreuses rencontres et associations apparaissent en dehors de l'espace numérique. En ce sens, la naissance du mouvement ne fut pas un événement ponctuel, mais plutôt la réalisation d’un long processus de conscientisation.
'''Chapitre 9 : La conscientisation du mouvement.'''
Avant d'aborder la question de la conscientisation du mouvement, il peut être intéressant de découvrir l'origine étymologique du mot « Wikimédia ». Celui-ci est un mot-valise composé du suffixe « média » et du préfixe « wiki » que l’on doit à cette expression hawaïenne « wiki wiki », qui se traduit en français par l'expression : « vite, vite ». Celle-ci fut récupérée une première fois par Ward Cunningham, le créateur du premier moteur Wiki, avant d'être réutilisée dans les noms inventés pour d'autres logiciels de cette même famille. UseModWiki en est un bel exemple, puisqu'il fut le premier programme utilisé par la firme Bomis pour héberger son projet d’encyclopédie collaborative. Raison pour laquelle, sans doute, le terme « wiki » fut utilisé pour créer le mot Wikipédia, en l'associant au suffixe « pedia » qui fait référence au mot anglais encyclopedia, selon un principe qui fut ensuite repris pour tous les autres projets du mouvement.
Le mot Wikimédia, pour sa part, n’est apparu que le seize mars 2003, lors d’une discussion concernant la déclinaison possible de l’encyclopédie en d’autres types de projets éditoriaux participatifs. Durant celle-ci, l’écrivain américain Sheldon Rampton eut l’idée d’associer au terme wiki à celui de « média », afin de mettre en évidence la variété des médias produits et partagés par Wikipédia et ses projets frères. Toutefois, c'est seulement en juin 2008 que Florence Devouard, présidente de la Fondation à cette époque, associe le mot Wikimédia à un mouvement social qu’elle voyait apparaître au sein des projets Wikimédia et de leurs communautés d'usagers.
Affirmer pour autant que ce moment précis coïncide avec la naissance du mouvement serait quelque peu arbitraire. Car si l’on peut déterminer plus ou moins facilement l’apparition d’une expression dans des archives, tout le monde sait qu’un mouvement social ne se forme pas en un seul instant. Dans le contexte du de Wikimédia, sa naissance est bien sûr liée à celle du projet Wikipédia, mais également à tout ce qui permit la création de cette encyclopédie libre. Dans une autre perspective encore, on peut dater l'apparition du mouvement Wikimédia au 20 juin 2003, date de la création de la fondation qui porte le même nom. Ou pourquoi pas, associer la création du mouvement à la mise en ligne de la plate-forme Méta-Wiki, qui en représente le principal lieu de coordination.
Toujours est-il que l’expression « Wikimedia movement » est bien apparue en juin 2008, sous la plume de Florence Devouard. Cela s'est passé sur la liste de diffusion de la Fondation et peu de temps avant qu'elle quitte son poste de présidente. Dans son message, elle partageait l'idée de placer sous le nom de domaine wikimedia.org un site vitrine de présentation du mouvement Wikimédia qu'elle concevait de la sorte.
Le mouvement Wikimédia, comme je l’entends est
– une collection de valeurs partagées par les individus (liberté d’expression, connaissance pour tous, partage communautaire, etc.)
– un ensemble d’activités (conférences, ateliers, wikiacadémies, etc.)
– un ensemble d’organisations (Wikimedia Foundation, Wikimedia Allemagne, Wikimedia Taïwan, etc.), ainsi que quelques électrons libres (individus sans chapitres) et des organisations aux vues similaires.
Avec autant de détails et d'explications, un tel message ne pouvait qu'accélérer la prise de conscience au sein du mouvement. Dans tous les cas, il mettait en évidence que les personnes actives dans les projets éditoriaux en ligne ou dans les organismes affiliés, faisaient partie de ce que Ralf Dahrendorf appelle un « quasi-groupe ». Autrement dit, un ensemble d’individus qui ont un mode de vie semblable, une culture commune, mais dont les points communs ne gravitent pas autour d’une prise de conscience de leur position commune dans la relation d’autorité.
Après la naissance de Wikipédia et de nombreux projets frères, une dizaine d’années a donc été nécessaire pour que le mouvement Wikimédia prenne conscience de son existence. Aujourd’hui encore, et comme cela a déjà été vu, de nombreuses personnes actives dans les projets pédagogiques ne réalisent toujours pas qu’elles participent aux activités d’un mouvement social. Cela, contrairement aux personnes investies dans les activités en présentiel organisées au sein du mouvement, qui sont généralement plus conscientes de leur engagement. C’est là une raison de croire que le développement de la Fondation Wikimédia et de ses organismes affiliés a joué un rôle important dans l'apparition d'un sentiment d’appartenance.
'''Chapitre 10 : La création des organismes affiliés.'''
Si c’est grâce à l’arrivée des groupes et des organismes affiliés à la Fondation Wikimédia que l’idée du mouvement est probablement apparue, il est alors intéressant d'en décrire les processus de création. Mais puisque cela représente plusieurs centaines d’instances spécifiques, regroupées en plusieurs catégories détaillées en seconde partie d'ouvrage, aborder ici l’histoire de chacune d’entre elles serait une entreprise beaucoup trop fastidieuse.
De plus, s’il existe énormément d’archives numériques concernant la naissance des sites Wikimédia, ce n’est pas le cas pour ces organismes affiliés. Un bon nombre de ceux-ci se sont effectivement formés durant des rencontres ou des réunions hors ligne qui n'ont fait l’objet d’aucun enregistrement. Du reste, une bonne part des échanges effectués au sein de ces associations s'organise par des canaux de communication privés auxquels seuls les membres actifs ont accès.
Puisque je suis l'un des membres fondateurs, je me limiterai donc ici à parler de l’association Wikimédia Belgique. Celle-ci fut fondée le huit octobre 2014 en tant qu’association sans but lucratif, avant d'être reconnue le six août 2015 par le conseil d’administration de la Fondation Wikimédia. Après plus de trois ans d’activités et de rencontres et sous l’impulsion de Maarten Deneckere, qui assuma le premier mandat de présidence, nous étions 8 personnes à signer la première version des statuts de l’association.
Jusqu’à ce jour, l’objet social de Wikimedia Belgique est d'impliquer tout un chacun dans la connaissance libre. Contrairement à l'association Wikimédia Deutchland, la première à voir le jour en 2004 et qui rassemblait déjà en 2021 plus de 85 000 membres et près de 150 employés, l’association belge n'a qu'une seule employée à temps partiel et 150 membres en 2025.
Avant d’être reconnues par le comité d’affiliations chargé de seconder le conseil d’administration de la Fondation, toutes les associations nationales, dites « chapters » en anglais, et toutes les autres organisations affiliées doivent réaliser de nombreuses démarches. Celles-ci consistent à répondre à un ensemble de prérequis qui ont évolué suite à la création d'un comité décisionnel en avril 2006. Ces obligations diffèrent entre les groupes d’utilisateurs et d'utilisatrices et les associations locales ou thématiques. Parmi ceux-ci, on retrouve toutefois : un nombre minimum de membres et de référents, une mission et un règlement d’ordre intérieur conformes aux attentes du mouvement, la remise de plans et de rapports d’activités annuels, etc.
On comprend donc qu’il n’est pas évident de créer une nouvelle instance au sein du mouvement. Pour bénéficier du soutien logistique et financier de la Fondation réservé aux organismes affiliés, c’est ainsi toute une série de rapports qu’il faut alors transmettre à divers comités et commissions chargés de leurs évaluations. Cela représente une quantité de tâches administratives qu’il n’est pas toujours facile d’assumer, surtout lorsque les membres de l’organisme affilié sont tous des bénévoles. D’où sans doute cette régulière disparition d’affiliations, pendant que d’autres se créent ou réapparaissent en fonction des énergies et du dynamisme disponibles dans les équipes.
Les activités liées à la récolte et à la redistribution des dons offerts au mouvement, ainsi que les autorisations d’usage de marques déposées, contrastent donc avec les valeurs de libre partage et d’autonomie décrites dans les projets pédagogiques. Cela confirme sans doute que la partie hors ligne du mouvement est plus influencée par le système économique qui l'entoure, pendant que la partie en ligne reste plus fidèle à l’héritage transmis depuis la contre-culture des années 1960. Pour conclure cette première partie d'ouvrage, voici donc quelques dernières considérations concernant cet héritage.
'''Chapitre 11 : L'héritage d'une contre-culture.'''
Au terme de cette première partie d’ouvrage, il devient évident que la révolution numérique, que l’on considère généralement comme une révolution technique, fut aussi, et peut-être avant tout, une révolution sociale et culturelle. Quant à l'histoire de Wikimédia, reprise ici depuis les origines de son encyclopédie jusqu'à l'apparition de ses organismes affiliés, elle nous fit découvrir comment les idées de la contre-culture des années 1960 furent transmises au mouvement.
En cas de doute, observons encore que Richard Stallman, celui qui a créé les concepts de licence et d'encyclopédie libre, fut désigné par certains comme le gourou de la contre-culture hacker et le père du système d’exploitation hippie. Une culture hippie, dont il est aussi troublant de constater que le renversement de son logo ressemble étrangement à celui du mouvement Wikimédia.
Incontestablement et au travers du mouvement des logiciels libres, le mouvement Wikimédia a donc bien hérité des valeurs produites par les mouvements sociaux des années 1960. Des valeurs qui aujourd'hui contrastent fortement avec la marchandisation et la capitalisation du monde, dont l'espace web ne fait jamais que refléter ce qui se passe dans le reste de la société humaine. Or, ce phénomène ne date pas d'hier. En 2008 déjà, André Gorz, ce philosophe parmi les pères de la décroissance et théoricien de l’écologie politique, constatait déjà que :
La lutte engagée entre les logiciels propriétaires et les logiciels libres a été le coup d’envoi du conflit central de l’époque. Il s’étend et se prolonge dans la lutte contre la marchandisation de richesses premières – la terre, les semences, le génome, les biens culturels, les savoirs et compétences communs, constitutifs de la culture du quotidien et qui sont les préalables de l’existence d’une société. De la tournure que prendra cette lutte dépend la forme civilisée ou barbare que prendra la sortie du capitalisme.
Dans cette lutte et avec le seul nom de domaine non commercial parmi le top 100 des sites les plus fréquentés du Web, la galaxie Wikimédia apparait donc comme un des derniers lieux numériques de liberté, de partage et d'égalité. Un lieu qui, de plus, est connu mondialement, grâce au succès des plus de 350 déclinaisons linguistiques de Wikipédia, mais sans pour autant récolter d'informations sur l’identité et le comportement des internautes. Une nouvelle information importante donc, quand on sait que cette pratique est considérée, par certains, comme un « nouvel or noir » pompé du Web, pendant que d’autres préfèrent parler de « capitalisme 3.0 » ou de « capitalisme de surveillance ».
Évidemment, les enjeux de cette lutte sont difficiles à comprendre. La complexité de l’infrastructure informatique, mais également le fait que tout cela s'inscrit dans une révolution que Rémy Rieffel décrit comme instable et ambivalente, simultanément porteuse de promesse et lourde de menaces, ne facilitent pas les choses. Cela d'autant plus que tout cela se place dans un contexte dans lequel s’affrontent des valeurs d’émancipation, et d’ouverture d’un côté et des stratégies de contrôle et de domination de l’autre.
En fait d’ambivalence, il est surprenant d'apprendre, par exemple, que Jimmy Wales, créateur de Wikipédia et de la fondation Wikimédia, est un adepte de l’objectivisme, alors que cette philosophie voit le capitalisme, comme un idéal de société, et l’égoïsme rationnel, comme une morale. Puis, concernant l'instabilité du numérique, il y a ces appels répétés de Tim Berners-Lee au sujet de la redécentralisation et de la régulation d'un espace web, qu'il avait conçu dans un esprit tout à fait opposé. Quant aux pionniers d'Internet, ils n'ont probablement pas imaginé que leur création permettrait un jour, à des milliards d’objets connectés, de rapporter, rien qu'en France et en 2021, plus de 2,6 milliards d’euros.
Concernant le contrôle et au-delà de ce qui est opéré par les firmes commerciales, c'est bien sûr du côté des États qu'il faut porter son attention. Face à un mouvement émancipateur comme l'est Wikimédia, par moins de 18 pays ont déjà censuré Wikipédia et parfois même l'ensemble des projets frères. Ce fut le cas par exemple pour la Turquie, la Russie, l'Iran, mais également le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, et c'est même le cas de manière permanente en Chine, depuis 2004.
Dans certains cas, des procédures juridiques ont été utilisées pour intimider les membres du mouvement. C'est arrivé en France lorsque le directeur de l'association Wikimédia fut menacé de poursuites pénales par la Direction Centrale du Renseignement Intérieur, après un refus de supprimer un article qui traitait d’une station militaire dans Wikipédia. Par chance, ce qui s'est passé en France ne dépassa pas le stade de l'intimidation. En Biélorussie cependant, Mark Bernstein, un contributeur aux projets Wikimédia, fut condamné à quinze jours de prison ferme, assortis de trois ans d’assignation à résidence, pour des propos tenus au sujet de la guerre en Ukraine. Tout cela alors qu'actuellement, ce sont les conservateurs à la tête des États-Unis qui « veulent la peau de Wikipédia » en cherchant à obtenir l'identité réelle de certains contributeurs.
Le contrôle et le non-respect de la vie privée font ainsi appel à la figure emblématique du lanceur ou de la lanceuse d'alerte, dont la posture contestataire fait penser aux personnes actives dans la contre-culture des années 1960. Parmi ceux-ci, on dit de Julian Assange, Edward Snowden et Chelsea Manning, qu'ils « ont perdu leur liberté pour défendre la nôtre ». De manière similaire, on pourrait donc aussi dire que les Wikimédiens Aaron Swartz, Bassel Khartabil, Pavel Pernikov, Ihor Kostenko et Mark Bernstein, se sont sacrifiés pour la liberté, le partage et la vérité.
Dans Wikimédia et comme ce fut expliqué dans l'introduction de cet ouvrage, une alerte peut prendre la forme d'un appel à commentaires en réaction à une décision ou une situation observée au sein du mouvement. C'est même là une pratique institutionnalisée, qui fait l'objet d'une procédure d'accompagnement et de suivi. Toutes ces alertes concernent les dérives de certains projets, mais également de la Fondation et de certaines associations, qui peinent parfois à respecter les pratiques et les valeurs développées dans la partie en ligne du mouvement. Ce qui n'empêche toutefois pas les projets éditoriaux d'avoir leurs propres règles et des recommandations, ni de voir apparaitre, en 2020 et dans l'ensemble du mouvement, un code de conduite universel, qui détermine le référentiel minimum des comportements acceptables et inacceptables.
L'idéologie transmise à Wikimédia, et décrite en partie par Steven Levy dans son ouvrage L’Éthique des hackers, est donc plus subtile qu'un simple refus d'autorité. Dans un esprit de partage, d'ouverture, de transparence, de liberté, d'égalité et d'autonomie, c'est en fin de compte une structure très complexe, tout en étant cosmopolite et mondiale, que le mouvement réussit à mettre en place. Une organisation qui, comme nous allons le découvrir dans la deuxième partie de ce livre, apparait très inspirante dans la manière de faire communauté, au sein d'un monde toujours plus global et numérique.
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